Dès sa fondation en 1852, le Crédit Foncier de France, dont l’objet principal est de consentir des prêts immobiliers garantis par une hypothèque de premier rang, devient également un acteur incontournable du marché des prêts aux collectivités locales françaises. Il y conserve une position dominante jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. Depuis les années 1950, un grand nombre de missions d’intérêt public lui ont été confiées et il a joué un rôle prépondérant dans le secteur de l’immobilier.
En 1999, le Crédit Foncier de France est adossé au Groupe Caisse d’Épargne, qui devient en 2009 le Groupe BPCE lors de son rapprochement avec les Banques Populaires. En cette même année 1999, la Compagnie de Financement Foncier, société de crédit foncier et filiale à 100 % du Crédit Foncier est créée. Elle est aujourd’hui un acteur de référence sur le marché des covered bonds.
1852
Création de la première banque hypothécaire française, le Crédit Foncier de France
Premières émissions d’obligations foncières
1860s
Le Crédit Foncier devient le premier acteur du financement des collectivités locales françaises
1950s
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le Crédit Foncier est l’acteur principal du financement du logement social. En distribuant les prêts aidés, il joue un rôle majeur dans la reconstruction de la France
1999
Adossement du Crédit Foncier au Groupe Caisse d’Epargne (GCE) le 25 juin
Instauration d’un nouveau cadre légal pour les obligations foncières (loi Epargne et sécurité financière du 25 juin 1999)
Création de la Compagnie de Financement Foncier, société de crédit foncier du Crédit Foncier de France (filiale à 100 %)
Émission inaugurale pour un montant de 1,5 Md€ et maturité 11 ans
2009
Création de BPCE par rapprochement des organes centraux des Caisses d’Epargne et des Banques Populaires, et intégration de fait du Crédit Foncier et de la Compagnie de Financement Foncier
2012
Adhésion au label Covered Bond ECBC
2019
Repositionnement de la Compagnie de Financement Foncier sur le refinancement d’actifs du Secteur public et assimilés du Groupe BPCE
2022
Obtention du label « Obligation garantie européenne de qualité supérieure »
Émission CHF maturité sept ans contrevaleur 255 M€
2023
Émission sociale inaugurale : 500 M€
4,8 Md€ : montant total des refinancements accordés aux établissements du Groupe BPCE
2024
Stratégie de diversification en devises : CHF et USD
Émission sociale : 500 M€
6,3 Md€ : montant total des refinancements accordés aux établissements du Groupe BPCE
2025
4,3 Md€ : montant total des émissions publiques et des placements privés
4,4 Md€ : montant total des refinancements accordés aux établissements du Groupe BPCE
Le Crédit Foncier est une filiale à 100 % de BPCE et fait ainsi partie intégrante du Groupe BPCE, 2e groupe bancaire en France(1).
Le Groupe BPCE, avec son modèle de banque coopérative universelle, représenté par 9,6 millions de sociétaires, est le 2e acteur bancaire en France. Avec plus de 100 000 collaborateurs, il est au service de 35 millions de clients dans le monde, particuliers, professionnels, entreprises, investisseurs et collectivités locales. Il est présent dans la banque de proximité et l’assurance en France avec ses deux grands réseaux Banque Populaire et Caisse d’Epargne ainsi que la Banque Palatine. Il déploie également, avec Natixis, les métiers mondiaux de Gestion d’actifs, de Banque de grande clientèle, Assurances et de Paiements.
À travers ce dispositif, il propose à ses clients une offre complète et diversifiée : solutions d’épargne, de placement, de trésorerie, de financement, d’assurance et d’investissement. La solidité financière du Groupe est reconnue par quatre agences de notation financière, Moody’s (A1, perspective negative), Standard & Poor’s (A+, perspective stable), Fitch (A+, perspective stable) et R&I (A+, perspective stable).
Le cadre réglementaire des covered bonds est défini dans les textes européens et nationaux. Au niveau européen, trois textes constituent le socle : la directive UCITS, la directive Covered Bonds et le règlement Capital Requirements Regulation (CRR). Le Code monétaire et financier (CMF) et le règlement du comité de la réglementation Bancaire et Financière (CRBF) n° 99-10 intègrent ces textes européens.
Dans sa version transposée en droit français, la directive Covered Bonds du 27 novembre 2019 (directive (UE) 2019/2162) est entrée en application le 8 juillet 2022. Les émissions de la Compagnie de Financement Foncier bénéficient du label « obligation garantie européenne de qualité supérieure » depuis cette date.
Les covered bonds sont des obligations garanties, c’est-à-dire sécurisées par un portefeuille d’actifs éligibles : les flux financiers issus des actifs permettent de rembourser les porteurs d’obligations garanties. Ces porteurs sont des créanciers privilégiés qui bénéficient du privilège de remboursement sur les actifs sous-jacents en cas de défaut de l’émetteur, par préférence à tous les autres créanciers.
Pour garantir un niveau de qualité suffisant, les actifs éligibles sont strictement définis par la réglementation (principalement des créances immobilières avec garantie de premier rang ou équivalent et des créances sur les entités publiques centrales, locales ou régionales).
La directive Covered Bonds établit deux niveaux de qualité pour les covered bonds, sanctionnés par deux labels : « obligation garantie européenne » et « obligation garantie européenne de qualité supérieure » qui font l’objet d’une validation préalable par l’ACPR (dont le contrôle est en partie délégué au contrôleur spécifique).
L’obtention du label « obligation garantie européenne » impose de se conformer uniquement aux règles d’éligibilité de droit français post-transposition de la directive Covered Bonds. L’obtention du label « obligation garantie européenne de qualité supérieure » impose en sus le respect des critères d’éligibilité posés par l’article 129 du règlement CRR.
L’ACPR a validé dès le 8 juillet 2022 que les nouvelles émissions d’obligations garanties de la Compagnie de Financement Foncier bénéficient du label « obligation garantie européenne de qualité supérieure ».
Le règlement CRR porte sur l’adéquation des fonds propres réglementaires. Il fait bénéficier les porteurs d’obligations garanties, et en particulier les banques et assurances européennes, d’un cadre prudentiel favorable dans la mesure où les obligations garanties obtenant la meilleure notation et/ou dont les actifs respectent certains critères de qualité bénéficient d’une pondération en risque avantageuse pour leurs détenteurs.
Dans l’Union Européenne, les OPCVM et les autres investisseurs régulés ont la possibilité de détenir jusqu’à 25 % de leurs actifs en titres d’un même émetteur de covered bonds à la condition que lesdits covered bonds respectent les caractéristiques énoncées par l’article 52 (4) de la directive européenne UCITS (2009/65/CE modifiée) :
Enfin, le règlement LCR (Liquidity Coverage Ratio) permet aux investisseurs d’intégrer dans leur réserve de liquidité les covered bonds qui respectent certains critères.
Les principaux critères d’éligibilité des covered bonds à chaque niveau de la réserve de liquidité sont les suivants :
Critères d’éligibilité | Niveau 1 | Niveau 2A Émetteur | Niveau 2B* |
|---|---|---|---|
Conformité à l’article 52 (4) de la directive UCITS ou à l’article 129 de la CRR |
| ||
Notation minimum ou, à défaut de notation, pondération | AA- ou 10 % | A- ou 20 % | NA |
Taille minimum de l’émission | 500 M€ | 250 M€ | 250 M€ |
Respect du ratio de surdimensionnement minimum | 2 % | 7 % ou 2 % si | 10 % et publication mensuelle |
Publication des informations de transparence visées à l’article 14 | trimestrielle | trimestrielle | trimestrielle |
Décote appliquée sur la valeur du marché | 7 % | 15 % | 30 % |
| |||
Dans le cadre du reporting au titre du Covered Bond Label de la Fédération européenne des émetteurs d’obligations foncières (ou European Covered Bond Council – ECBC), la Compagnie de Financement Foncier publie sur son site Internet (www.foncier.fr) les informations de transparence requises avec une périodicité trimestrielle.
L’ECBC, association regroupant des émetteurs dont les membres représentent plus de 95 % des encours d’obligations garanties, a créé en 2012 le Covered Bond Label, doté d’une gouvernance propre au sein de laquelle les émetteurs français sont représentés. Pour les investisseurs, régulateurs et principaux acteurs du marché, ce label de qualité favorise l’accès à une information pertinente, homogène et transparente au niveau de 120 émetteurs répartis sur 30 juridictions.
Pour les émetteurs, ce label requiert la conformité aux articles 52 (4) de la directive UCITS, 129 du règlement CRR et 14 (2) de la directive Covered Bond. Les informations destinées aux investisseurs font l’objet d’un reporting ECBC spécifique avec une partie commune harmonisée et une partie spécifique qui tient compte des particularités du marché national de chacun des membres du label.
La Compagnie de Financement Foncier respecte l’ensemble des conditions du Label et a une nouvelle fois renouvelé son adhésion. Toutes les informations et reportings sont disponibles sur le site Internet www.coveredbondlabel.com.
En 1999, le Parlement entérine une loi sur la modernisation de l’ancien cadre des obligations foncières. Cette loi permet aux marchés financiers français de disposer d’une catégorie d’instruments obligataires compétitifs et homogènes en ce qui concerne les risques et la liquidité, placée sous le contrôle de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) (2) et d’un contrôleur spécifique. Depuis 1999, l’activité des sociétés de crédit foncier est régie par le Code monétaire et financier (CMF) qui a codifié les dispositions de la loi de 1999. Les textes UCITS et CRR sont venus compléter le corpus de règles applicables aux obligations garanties.
Enfin, le 8 juillet 2022 marque l’entrée en application de la transposition de la directive Covered Bond qui vise à harmoniser le marché des covered bonds en Europe et crée deux labels de qualité.
Ces différents textes ont été repris en droit français, en particulier dans le CMF :
Le cadre légal français impose de surcroît des exigences supplémentaires en termes de liquidité et de reporting.
Les sociétés de crédit foncier sont des établissements de crédit spécialisés dont l’unique objet est défini par l’article L. 513-2 du CMF : consentir ou acquérir des prêts garantis, c’est-à-dire assortis d’hypothèques de premier rang ou de sûretés immobilières conférant une garantie au moins équivalente, ou des expositions sur des personnes publiques et de les financer par l’émission d’obligations foncières. Leur champ d’activité est restreint par la loi : elles ne peuvent détenir ni participation ni portefeuille d’actions.
Les obligations foncières et assimilées, finançant les créances éligibles, sont des dettes sécurisées bénéficiant d’un privilège légal qui confère à leurs porteurs un droit prioritaire sur les flux issus des actifs sous-jacents.
Les critères d’éligibilité des actifs des sociétés de crédit foncier à compter du 8 juillet 2022, date de mise en application de la transposition de la directive Covered Bonds, sont définis par les articles L. 513-3 à L. 513-7 du CMF. Sont ainsi éligibles :
Selon l’article L. 513-11 du CMF qui définit le privilège légal sur les flux des actifs et les conditions de sa garantie, les actifs détenus par une société de crédit foncier assurent en priorité le remboursement des obligations foncières et assimilées. Ce privilège légal sur les flux des actifs est l’élément fondateur et essentiel de la sécurité juridique pour les porteurs d’obligations foncières et ne peut pas être remis en cause par la faillite ou la mise en redressement judiciaire de la société de crédit foncier ou de sa maison mère. Il garantit donc une protection optimale aux investisseurs. Les obligations foncières et assimilées sont payées à leur échéance contractuelle, par priorité à toutes les autres dettes tant en intérêts qu’en principal, jusqu’à leur remboursement total.
Les investisseurs en obligations foncières sont également protégés par les dispositifs légaux et réglementaires ci-dessous décrits.
Le montant total des éléments d’actif éligibles pondérés des sociétés de crédit foncier doit être supérieur au montant des éléments de passif bénéficiant du privilège. L’article R. 513-8 du CMF et l’article 129 du CRR instaurent un minimum légal de surdimensionnement de 105 %.
Le respect de ce principe de surdimensionnement fait partie des éléments vérifiés par le contrôleur spécifique.
L’article 12 du règlement 99-10 du CRBF impose que la congruence en maturité et en taux de l’actif et du passif soit respectée dans la gestion de bilan des sociétés de crédit foncier. Le contrôleur spécifique s’assure du respect d’un écart maximum de durée de vie moyenne de 18 mois entre actifs et passifs privilégiés (arrêté du 26 mai 2014).
L’arrêté du 26 mai 2014 impose par ailleurs aux sociétés de crédit foncier d’établir annuellement une estimation du niveau de couverture des ressources privilégiées jusqu’à leur échéance par les actifs éligibles disponibles et les futurs actifs éligibles refinancés sous des hypothèses conservatrices.
Les sociétés de crédit foncier doivent assurer à tout moment la couverture de l’ensemble de leurs besoins de trésorerie sur une période de 180 jours.
En application de l’article R. 513-7 du CMF, les sociétés de crédit foncier doivent couvrir en permanence l’ensemble des besoins de trésorerie identifiés pour les 180 jours suivants. Pour ce faire, elles peuvent utiliser :
Les covered bonds, tels que les obligations garanties de la Compagnie de Financement Foncier, jouissent d’un régime légal spécial au terme duquel, en raison du privilège légal spécial accordé aux détenteurs d’obligations foncières et assimilées par l’article L. 513-11 CMF, ils sont exclus de toute opération liée à une procédure de sauvegarde, de redressement ou de liquidation judiciaires ou à des mesures de résolution telles que prévues à l’article L. 613-49 du CMF, ouvertes à l’encontre d’une société de crédit foncier. L’article 44 de la directive n° 2014/59 de l’UE modifiée (la « BRRD »), transposé dans le CMF à l’article L. 613-55-1, précise de plus explicitement que les actifs du cover pool d’un émetteur de covered bonds sont exclus du périmètre d’application du bail-in.
Les groupes bancaires mutualistes français disposent d’un organe central et certaines de leurs filiales peuvent bénéficier d’un mécanisme spécifique de sécurisation : l’affiliation (articles L. 512-106 à L. 512-108 du CMF), régime qui impose à l’organe central d’assurer la liquidité et la solvabilité des affiliés.
L’ensemble des établissements affiliés à l’organe central du Groupe BPCE – incluant la Compagnie de Financement Foncier – bénéficie d’un système de garantie et de solidarité qui a pour objet, conformément aux articles L. 511-31 et L. 512.107-6 du Code monétaire et financier, de garantir la liquidité et la solvabilité de l’ensemble des établissements affiliés, et d’organiser la solidarité financière au sein du Groupe. Cette solidarité financière repose sur des dispositions législatives instituant un principe légal de solidarité obligeant l’organe central à restaurer la liquidité ou la solvabilité d’affiliés en difficulté, et/ou de l’ensemble des affiliés du Groupe. En vertu du caractère illimité du principe de solidarité, BPCE est fondé à tout moment à demander à l’un quelconque ou plusieurs ou tous les affiliés de participer aux efforts financiers qui seraient nécessaires pour rétablir la situation, et pourra si besoin mobiliser jusqu’à l’ensemble des disponibilités et des fonds propres des affiliés en cas de difficulté de l’un ou plusieurs d’entre eux.
Ainsi, en cas de difficultés de la Compagnie de Financement Foncier, BPCE devra faire tout le nécessaire pour rétablir la situation de la Compagnie de Financement Foncier et pourra notamment mettre en œuvre le mécanisme de solidarité interne qu’il a mis en place en (i) mobilisant en premier lieu ses fonds propres au titre de son devoir d’actionnaire ; (ii) s’ils ne suffisent pas, BPCE pourrait faire appel au fonds de garantie mutuel créé par BPCE, doté au 31 décembre 2025 d’un total de 422,8 M€ d’actifs apportés paritairement par les deux réseaux Banque Populaire et Caisse d’Epargne et qui est amené à croître par abondement annuel (sous réserve des montants qui seraient utilisés en cas d’appel au fonds) ; (iii) si les fonds propres de BPCE et ce fonds de garantie mutuel ne suffisaient pas, BPCE pourrait faire appel (à parts égales) aux fonds de garantie propres à chacun des deux réseaux Banque Populaire et Caisse d’Epargne d’un montant total de 900 M€ et au Fonds de garantie mutuel des Banques Populaires et Caisse d’Epargne, constitué des dépôts effectués par les Banques Populaires et les Caisses d’Épargne dans les livres de BPCE sous la forme de comptes à terme d’une durée de dix ans et indéfiniment renouvelables ; (iv) si l’appel aux fonds propres de BPCE et à ces trois fonds de garantie ne suffisait pas, des sommes complémentaires seraient demandées à l’ensemble des Banques Populaires et des Caisses d’Épargne. Il est précisé que les fonds de garantie visés ci-dessus constituent un mécanisme de garantie interne à Groupe BPCE, activé à l’initiative du Directoire de BPCE, ou d’une autorité compétente en matière de crise bancaire, qui peut demander qu’il soit mis en œuvre s’il l’estime nécessaire ; (v) en outre, BPCE pourra également recourir de façon illimitée aux ressources de l’un quelconque, de plusieurs ou de tous les autres affiliés.
En raison de cette solidarité légale, pleine et entière, un ou plusieurs affiliés ne sauraient se retrouver en liquidation judiciaire, ou être concernés par des mesures de résolution au sens de la directive de l’UE pour le redressement et la résolution des établissements de crédit n° 2014/59 modifiée par la directive de l’UE n° 2019/879 (la « BRRD »), sans que l’ensemble des affiliés le soit également.
Conformément à l’article L. 613-29 du CMF, toute procédure de liquidation judiciaire serait mise en œuvre de façon coordonnée à l’égard de l’organe central et de l’ensemble de ses affiliés.
En cas de liquidation judiciaire portant ainsi nécessairement sur l’ensemble des affiliés, les créanciers externes de même rang ou jouissant de droits identiques à ceux de tous les affiliés seraient traités dans l’ordre de la hiérarchie des créanciers de manière égale et ce indifféremment de leur rattachement à une entité affiliée particulière. Cela a pour conséquence notamment que les détenteurs d’AT1, et autres titres pari passu, seraient plus affectés que les détenteurs de Tier 2, et autres titres pari passu, eux-mêmes plus affectés que les détenteurs de dettes externes seniors non préférées, eux-mêmes plus affectés que les détenteurs de dettes externes seniors préférées. En cas de résolution et conformément à l’article L. 613-55-5 du Code monétaire et financier, des taux de dépréciation et/ou de conversion identiques seraient appliqués aux dettes et créances d’un même rang et ce indifféremment de leur rattachement à une entité affiliée particulière dans l’ordre de la hiérarchie rappelée ci-dessus.
En raison de l’affiliation de la Compagnie de Financement Foncier à l’organe central BPCE et du caractère systémique du Groupe BPCE et de l’appréciation actuellement portée par les autorités de résolution, des mesures de résolution seraient le cas échéant plus susceptibles d’être prises que l’ouverture d’une procédure de liquidation judiciaire. Une procédure de résolution peut être initiée à l’encontre de BPCE et de l’ensemble des entités affiliées si (i) la défaillance de BPCE et de l’ensemble des entités affiliées est avérée ou prévisible, (ii) il n’existe aucune perspective raisonnable qu’une autre mesure puisse empêcher cette défaillance dans un délai raisonnable et (iii) une mesure de résolution est requise pour atteindre les objectifs de la résolution : (a) garantir la continuité des fonctions critiques, (b) éviter les effets négatifs importants sur la stabilité financière, (c) protéger les ressources de l’État par une réduction maximale du recours aux soutiens financiers publics exceptionnels et (d) protéger les fonds et actifs des clients, notamment ceux des déposants. Un établissement est considéré comme défaillant lorsqu’il ne respecte pas les conditions de son agrément, qu’il est dans l’incapacité de payer ses dettes ou autres engagements à leur échéance, qu’il sollicite un soutien financier public exceptionnel (sous réserve d’exceptions limitées) ou que la valeur de son passif est supérieure à celle de son actif.
Outre le pouvoir de renflouement interne, les autorités de résolution sont dotées de pouvoirs élargis afin de mettre en œuvre d’autres mesures de résolution eu égard aux établissements défaillants ou, dans certaines circonstances, à leurs groupes, pouvant inclure, entre autres : la vente intégrale ou partielle de l’activité de l’établissement à une tierce partie ou à un établissement-relais, la séparation des actifs, le remplacement ou la substitution de l’établissement en tant que débiteur des instruments de dette, les modifications des modalités des instruments de dette (y compris la modification de l’échéance et/ou du montant des intérêts payables et/ou la suspension provisoire des paiements), la suspension de l’admission à la négociation ou à la cote officielle des instruments financiers, le renvoi des dirigeants ou la nomination d’un administrateur provisoire (administrateur spécial) et l’émission de capital ou de fonds propres.
Les détenteurs d’obligations foncières et assimilées sont toutefois exclus (i) de toute opération liée à une procédure de sauvegarde, de redressement ou de liquidation judiciaires ou à des mesures de résolution (art L. 513-11 CMF) et (ii) du périmètre d’application du bail-in (art. L. 613-55-1 CMF).
En droit français, la société de crédit foncier bénéficie d’un cadre légal spécifique conférant aux porteurs d’obligations foncières un traitement favorable, en situation normale de gestion mais également dans l’hypothèse de l’ouverture d’une procédure de résolution de sa société mère.
Les flux des actifs restent, en toute situation, affectés prioritairement au remboursement des dettes privilégiées. En outre, dans l’hypothèse d’une faillite de sa société mère, la société de crédit foncier et ses porteurs d’obligations foncières sont donc totalement immunisés grâce à cette règle de non-extension.
Si une société française fait l’objet d’une procédure de faillite, la loi prévoit qu’il n’y aura pas de vacance du pouvoir à son niveau, un administrateur judiciaire assurant la continuité de gestion.
En tant qu’entité juridique distincte, la société de crédit foncier n’étant pas affectée par la faillite de sa société mère, la gestion de la société de crédit foncier sera assurée in bonis, c’est-à-dire en situation normale de gestion, par ses propres dirigeants.
Si la société mère fait l’objet d’une procédure de sauvegarde ou de redressement judiciaire, ses contrats de prestation et de gestion de créances pourront être résiliés par sa société de crédit foncier si celle-ci l’estime opportun. La société de crédit foncier peut donc changer de prestataire pour protéger la pérennité de la gestion de ses actifs et de ses ressources.
En vertu de l’article R. 513-14 du CMF, la société de crédit foncier doit procéder à l’identification des personnels et moyens nécessaires au recouvrement des créances et à l’application des contrats conclus. Il est également nécessaire d’inclure dans le plan préventif de rétablissement les modalités de transfert éventuel de l’ensemble des moyens techniques et des données nécessaires à la poursuite des actions en recouvrement.
Dans l’hypothèse de l’ouverture d’une procédure de résolution à l’encontre d’une société de crédit foncier, les porteurs de ses obligations garanties sont totalement immunisés par les mécanismes suivants :
La liquidation judiciaire d’une société de crédit foncier n’a pas pour effet de rendre exigibles les obligations foncières et autres dettes bénéficiant du privilège ; celles-ci sont remboursées à leurs échéances contractuelles et par priorité sur toutes les autres créances assorties ou non de privilèges ou de sûretés (article L. 513-11-2 CMF).
Le paiement de tous les autres créanciers (y compris l’État) est suspendu jusqu’au complet désintéressement des porteurs d’obligations foncières. Par dérogation aux nullités de la période suspecte, définie comme la période au cours de laquelle les actes passés par une société en difficulté financière sont susceptibles d’être remis en cause, les cessions d’actifs intervenues avant la déclaration de cessation des paiements restent valides.
L’article L. 612-34 du CMF dispose que, selon le cas, l’administrateur provisoire désigné par l’ACPR peut superviser ou conseiller les dirigeants, ou bien être doté des pleins pouvoirs. L’administrateur dispose de la même latitude de gestion du bilan que lorsque la société est in bonis.
Toutes les activités se poursuivent pour assurer la bonne gestion de l’entreprise et le remboursement de l’ensemble des dettes privilégiées dans le respect des engagements pris.
En cas de faillite de la société de crédit foncier, l’article L. 513-24 du CMF précise que le contrôleur spécifique produit auprès du mandataire judiciaire la déclaration des créances privilégiées pour le compte des créanciers privilégiés.
Il continue par ailleurs à remplir son devoir de contrôle, d’information et d’alerte vis-à-vis de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution.
La réglementation européenne définit un cadre pour le redressement et la résolution des établissements de crédit et des entreprises d’investissement (la réglementation « BRRD »). Ces règles transposées en droit français prévoient la mise en place d’un mécanisme de résolution unique conférant aux autorités de résolution le pouvoir de « renflouement interne » qui vise à lutter contre les risques systémiques attachés au système financier et à éviter l’intervention financière des États en cas de crise. Ces autorités, dans l’hypothèse où une institution financière ou le groupe auquel elle appartient, devient défaillante ou est proche de l’être, ont le pouvoir de déprécier, annuler ou convertir en actions, les titres et les engagements éligibles de l’institution financière défaillante. Outre la possibilité d’utilisation de ce mécanisme de « renflouement interne », la BRRD accorde aux autorités de résolution des pouvoirs plus étendus.
Les détenteurs d’obligations foncières et assimilées sont toutefois exclus (i) de toute opération liée à une procédure de sauvegarde, de redressement ou de liquidation judiciaires ou à des mesures de résolution (art L. 513-11 CMF) et (ii) du périmètre d’application du bail-in (art. L. 613-55-1 CMF).
Les sociétés de crédit foncier, eu égard à leur statut d’établissement de crédit spécialisé, sont placées sous la supervision de l’ACPR par délégation de la Banque centrale européenne (BCE).
L’ACPR exerce sur ces sociétés un contrôle régulier à distance, par l’examen des rapports et des états comptables qu’elles sont tenues de lui fournir, mais dispose également d’un droit d’investigation sur place.
En tant qu’établissement de crédit, les sociétés de crédit foncier sont tenues de fournir des informations relatives :
Les sociétés de crédit foncier doivent également publier des rapports spécifiques portant sur :
Le rapport sur ces informations, complété d’autres indicateurs réglementaires, est certifié par le contrôleur spécifique et remis dans les trois mois suivant la fin de chaque trimestre à l’ACPR.
Les sociétés de crédit foncier déterminent sur base sociale les ratios de solvabilité et le surdimensionnement réglementaire fournis ensuite à l’ACPR. Ces contrôles exercés par l’ACPR sont une garantie supplémentaire pour les porteurs d’obligations foncières.
Les sociétés de crédit foncier, en tant que sociétés anonymes de droit français, sont soumises aux contrôles des Commissaires aux comptes. L’article L. 511-38 du CMF impose le contrôle des établissements de crédit par au moins deux Commissaires aux comptes, issus de deux cabinets différents.
Ils sont nommés par l’assemblée générale, pour six exercices.
Leurs missions, permanentes, reposent sur l’obligation légale de s’assurer de la qualité et de la fiabilité de l’information financière et comptable produite par les entreprises et se décomposent comme suit :
Selon le Code de commerce, les Commissaires aux comptes certifient, en justifiant de leurs appréciations, que les comptes annuels sont réguliers, sincères et donnent une image fidèle du résultat des opérations de l’exercice écoulé ainsi que de la situation financière et du patrimoine de la société à la fin de chaque exercice. Leur certification est publiée dans le Document d’enregistrement universel. À cet effet, ils mettent en œuvre un audit, en application des normes d’exercice professionnel arrêtées par la Compagnie Nationale des Commissaires aux comptes (CNCC).
Les Commissaires aux comptes rendent compte dans leur rapport à l’assemblée générale ordinaire de l’accomplissement de leurs missions. Ils expriment, par leur certification, qu’ayant effectué leur mission, ils ont acquis l’assurance raisonnable que les comptes annuels ne comportent pas d’anomalies significatives.
Ils signalent à l’assemblée générale les irrégularités ou les inexactitudes dont ils auraient eu connaissance au cours de leur mission.
Les Commissaires aux comptes vérifient la sincérité et la concordance avec les comptes annuels et semestriels :
Pour exercer leur mission, les Commissaires aux comptes disposent de droits étendus.
Selon la loi, à toute époque de l’année, les Commissaires aux comptes, ensemble ou séparément, opèrent toutes vérifications et tous contrôles qu’ils jugent opportuns et peuvent se faire communiquer sur place toutes les pièces qu’ils estiment utiles à l’exercice de leur mission et notamment tous contrats, livres, documents comptables et registres de procès-verbaux.
Ces investigations peuvent être faites tant auprès de la société que des sociétés mères ou, le cas échéant, auprès des filiales et de l’ensemble des entreprises comprises dans le périmètre de consolidation.
Le contrôleur spécifique est choisi parmi les personnes inscrites sur la liste nationale de la Compagnie Nationale des Commissaires aux comptes. Sa nomination, proposée par la direction Générale de la société de crédit foncier, est approuvée par l’ACPR pour un mandat de quatre ans. Il a pour mission de vérifier la bonne réalisation des opérations et de veiller au strict respect de la législation en vigueur. Afin d’éviter tout conflit d’intérêts, le contrôleur spécifique ne peut exercer aucun mandat de commissariat aux comptes dans le groupe consolidant la société de crédit foncier. Conformément aux dispositions législatives et réglementaires, le contrôleur spécifique doit s’assurer que la société de crédit foncier met en œuvre les moyens nécessaires à la sécurisation du remboursement des obligations foncières, ainsi que des autres ressources privilégiées. Dans cette perspective, le contrôleur spécifique doit, de façon permanente ou au cours d’événements spécifiques :
Ses contrôles s’ajoutent aux contrôles classiques du dispositif interne de la société et à ceux effectués par les Commissaires aux comptes.
Dans le cadre de ses missions, définies par la loi (articles L. 513-23 et 24 du CMF), et pour l’exercice desquelles il dispose d’un droit d’investigation étendu, le contrôleur spécifique est également amené à :
Dans le cas d’une procédure de redressement ou de liquidation judiciaire de la société de crédit foncier, il pourrait devenir le représentant légal des porteurs d’obligations foncières et de ressources privilégiées.
BPCE SA, organe central du Groupe BPCE est également chargé du contrôle des risques et de la régularité des activités du Crédit Foncier et de la Compagnie de Financement Foncier. Elle garantit la liquidité du groupe en déterminant les règles de gestion. Elle peut prendre toutes dispositions pour que l’activité soit conforme à l’ensemble des dispositions applicables aux établissements de crédit (articles L. 512-107 et L. 512-108 CMF).
Les établissements assujettis doivent également se doter d’outils et de méthodes de mesure afin d’assurer une gestion efficace de leurs risques et leur surveillance. Des dispositifs de sélection (limites fixées, délégations, méthodes d’analyse) ainsi que des outils et procédures de surveillance leur permettent d’évaluer régulièrement les niveaux de risques gérés.
Le règlement prévoit la nécessité d’une révision périodique de ces méthodes et outils de mesure.
Les différentes natures de risques qui font l’objet de ces dispositions d’évaluation, de sélection et de surveillance sont les risques :
Chaque établissement assujetti est en particulier tenu de documenter :
L’information revêt un caractère obligatoire vis-à-vis des organes de contrôle et de surveillance :
Différentes actions sont mises en œuvre pour assurer la publicité de l’ensemble des informations. Le Document d’enregistrement universel et son amendement semestriel sont mis à la disposition du public sur le site Internet de la Compagnie de Financement Foncier : https://foncier.fr. Ils sont également déposés auprès de l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) et sont publiés au format ESEF conformément à la réglementation.
L’activité de refinancement de la Compagnie de Financement Foncier l’expose principalement aux marchés suivants :
La Compagnie de Financement Foncier refinance les crédits octroyés par les entités du Groupe BPCE.
Le marché immobilier français est porté depuis de nombreuses années par un besoin récurrent de nouveaux logements, notamment du fait de la croissance démographique du pays et des évolutions sociétales telles que l’accroissement de la durée de vie ou la fragmentation de la cellule familiale.
Au 1er janvier 2025, la France métropolitaine compte 37,4 millions de logements, soit 13,8 millions de logements supplémentaires depuis 1982. En moyenne, depuis le début des années 1980, le parc des logements s’est accru de 1,1 % par an avec un taux de croissance qui a peu évolué sur l’ensemble de la période même s’il est un peu moins élevé depuis 2010.
Sur la période 2015 – 2025, les logements collectifs ont augmenté de 1,9 millions d’unités et les logements individuels de 900 000 unités.
En France métropolitaine, la part des résidences principales a diminué entre 1983 et 1990, passant de 82,5 % à 82,1 %, puis a augmenté jusqu’en 2006, passant de 82,1 % à 83,9 % avant de diminuer à nouveau depuis pour atteindre 82,2 % en 2025.
Ces évolutions s’expliquent par une croissance un peu moins soutenue du nombre de résidences principales par rapport à l’ensemble du parc.
Après une période de forte hausse entre 2005 et 2019, la part des logements vacants atteint 7,7 % en 2025. Un logement peut être inoccupé pour différentes raisons : départ en maison de retraite, attente de règlement de succession, vétusté, inadéquation avec les attentes des ménages (localisation, taille, prix).
L’habitat individuel représente 54,4 % des logements. La part de ce type d’habitat a tendance à diminuer avec des dynamiques différentes selon la catégorie de logements. Parmi les résidences principales, elle diminue depuis une dizaine d’années (de 57,0 % en 2013 à 55,5 % en 2025), mais c’est au sein des résidences secondaires ou logements occasionnels qu’elle a le plus baissé, passant de 61,7 % en 2006 à 52,3 % en 2025. Elle baisse plus récemment au sein des logements vacants, passant de 49,0 % en 2016 à 45,1 % en 2025.
57,4 % des ménages sont propriétaires de leur résidence principale. Cette part est quasi-stable depuis 2014 (- 0,2 points en 11 ans). La part des propriétaires sans charge de remboursement diminue depuis 2013 pour atteindre 34,9 % en 2025. La part des propriétaires accédants qui ont un emprunt en cours, est de 22,6 % en 2025. La part des ménages locataires de leur résidence principale se maintient aux environs de 40 % depuis 1982. Les logements détenus par des bailleurs publics représentent 17,6 % du parc des résidences principales, ceux détenus par des bailleurs privés 22,8 %. Enfin, la proportion de ménages logés à titre gratuit est infime (2,2 %).
Le volume de transactions de logements anciens à fin décembre 2025, en cumul sur les douze derniers mois, atteint 945 000 transactions après 778 000 en 2024 et 869 000 en 2023. Le marché immobilier ancien confirme ainsi une reprise de l’activité sans pour autant renouer avec les volumes des cycles précédents. Cette progression marque une amélioration tangible après deux années de contraction sévère. Néanmoins, les volumes restent inférieurs au pic atteint à l’été 2021.
Les prix des logements anciens se sont stabilisés au 3ème trimestre 2025 et progressent modérément sur un an, principalement portés par les appartements. Les projections issues des avant-contrats confirment la poursuite de cette tendance au cours des prochains mois, avec des évolutions contenues et différenciées selon les territoires et les typologies de biens.
En France métropolitaine, au 3ème trimestre 2025, les prix des logements anciens sont en hausse sur un an pour le troisième trimestre consécutif : + 0,7 % après + 0,5 % au 2ème trimestre et + 0,3 % au 1er trimestre. Les prix augmentent de 1,3 % pour les appartements et de 0,2 % pour les maisons.
En province, les prix des logements anciens augmentent sur un an pour le troisième trimestre consécutif : + 0,7 % comme au 2ème trimestre. La hausse est plus marquée pour les appartements (+ 1,3 % après + 0,9 %) que pour les maisons (+ 0,5 % après + 0,6 %).
En Île-de-France, sur un an, les prix des logements anciens repartent à la hausse, après 10 trimestres de baisse : +0,4 % au 3ème trimestre 2025, après - 0,1 % au 2ème trimestre et et - 0,7 % au 1er trimestre. Cette hausse est portée par les appartements (+ 1,3 % après + 0,3 %, tandis que les prix des maisons poursuivent leur baisse (- 1,3 % après - 0,7 %). Les prix des appartements augmentent sur un an à Paris (+ 1,9 % après + 0,4 %), en petite couronne (+ 1,2 % après + 0,3 %), et, dans une moindre mesure en grande coronne (+ 0,2 % après - 0,1 %).
Le marché du logement neuf, déjà fragilisé depuis plusieurs années, demeure largement et durablement diminué. La faiblesse persistante des autorisations de construire, la hausse des coûts de production, des exigences normatives continuellement rehaussées et l’attentisme des investisseurs continuent de peser sur l’offre.
La poursuite de l’amélioration des volumes de ventes dépendra du maintien de prix en adéquation avec le pouvoir d’achat des ménages et de taux d’emprunt suffisamment attractifs.
Sur l’année 2025, en données brutes cumulées sur un an, les volumes de logements autorisés et de logements commencés s’élèvent respectivement à 379 000 et 275 000, soit pour les logements autorisés 49 000 de plus qu’en 2024 et pour les logements commencés 12 000 de plus qu’en 2024.
Cette amélioration est significative. Néanmoins, les volumes restent encore à des niveaux assez bas. Par type de destination, l’accession et le locatif intermédiaire sont les moteurs de cette reprise (respectivement + 13 % et + 9 %). Cependant, par sous-marché, deux situations dissemblables coexistent pour les logements neufs.
D’une part la promotion immobilière inscrit un plus bas historique pour la 3ème année consécutive, à un niveau 30 % inférieur à celui qui prévalait sur la période 2018-2022. La demande des particuliers recule pour la 4ème année consécutive. Au niveau des territoires, les dynamiques opposées des transactions et des prix signalent une déconnexion entre l’offre et la demande.
D’autre part, la production de logements individuels purs connaît une nette reprise sur les 6 derniers mois de l’année 2025 (+ 20 % par rapport aux six mois précédents), bénéficiant de l’élargissement du prêt à taux zéro depuis le 1er avril 2025. Toutefois, les volumes cumulés sur un an restent proches des plus bas niveaux enregistrés sur les 70 dernières années.
Après 3 années de baisse consécutive, liée à la remontée des taux d’intérêt, la production de prêts à l’habitat a rebondi de 33 % en 2025 pour atteindre 146,5 Md€.
La baisse puis la stabilisation des taux d’intérêt des crédits immobiliers a soutenu cette reprise, permettant d’afficher à mi-année une croissance à 2 chiffres par rapport au 1er semestre 2024 (+ 52 %).
La clientèle des primo-accédants est la composante la plus importante et la plus dynamique tant en nombre de dossiers qu’en montant (46 % et 44 % respectivement du total au 1er semestre 2025). Les secundo-accédants, ayant acheté plus cher juste après la crise sanitaire et à des taux assez bas, sont au contraire restés plus hésitants, souhaitant éviter une moins-value sur leur bien et contracter des crédits à des taux moins avantageux.
Sur l’année, le marché du crédit a progressé plus fortement que les variables immobilières (à savoir + 10 % de transactions et + 1 % de prix). La baisse des taux d’intérêt (en moyenne sur l’année de 3,15 % après 3,73 % en 2024) a soutenu le retour de clients sur le marché du crédit. La part des ménages ayant recours au crédit a repassé au 1er semestre 2025 la barre des 70 % et le montant emprunté s’est lui-aussi réorienté à la hausse (200 000 € par dossier de financement)
En 2026, l’élan moins porteur du contexte budgétaire et financier pourrait impacter négativement les décisions d’achat de logements des ménages.
Les renégociations de crédits à l’habitat atteignent 26 Md€, soit 3 Md€ de plus qu’en 2024.
Le taux d’intérêt des nouveaux crédits à l’habitat a atteint 3,0 % en décembre 2025 contre 3,12 % en décembre 2024.
En 2025, l’économie française évolue dans un contexte marqué par une croissance modérée du PIB (+ 0,9 %) et par un environnement géopolitique et politique demeurant incertain. Malgré ces facteurs, le marché de l’immobilier d’entreprise montre une amélioration sensible, avec un volume d’investissement atteignant 17,1 Md€, contre 15 Md€ en 2024. Cette progression demeure toutefois différenciée selon les classes d’actifs.
Le marché a enregistré 797 transactions en 2025, portant la taille moyenne unitaire des opérations à 21 M€, en hausse continue depuis deux ans. Ce mouvement traduit un retour progressif des investisseurs vers des actifs de plus grande envergure. Les transactions supérieures à 100 M€ demeurent significatives avec 29 opérations représentant 37 % des volumes investis.
Les investisseurs privés ont confirmé leur dynamisme, tandis que les capitaux internationaux – notamment en provenance d’Amérique du Nord, du Royaume-Uni et d’Allemagne – continuent de jouer un rôle structurant. Leur retour soutient un environnement favorable à la stabilisation puis à la reprise du marché. Dans ce contexte, les volumes d’investissement pourraient se maintenir autour de 17 à 18 Md€ en 2026 avant d’amorcer une phase de croissance plus marquée à l’horizon 2027–2028.
En 2025, le marché de l’immobilier de bureau concentre 40 % des volumes engagés, principalement portés par l’Ile-de-France qui totalise 2,4 Md€ de transactions au quatrième trimestre. Paris intra-muros demeure la zone la plus dynamique, représentant 80 % des volumes franciliens. À l’inverse, les marchés régionaux affichent un recul de 19 %, en particulier à Lyon et Lille, tandis que Toulouse et Bordeaux montrent davantage de résilience.
L’investissement dans les actifs commerciaux dépasse la barre des 3 Md€ en 2025, soit une progression de 14 % par rapport à 2024. Le commerce de centre-ville reste prépondérant (56 % des montants engagés). Paris intra-muros totalise plus de la moitié des volumes investis sur cette classe d’actifs. Les investisseurs européens, et principalement français (57 %), dominent ce segment.
Le secteur logistique et des locaux d’activité connaît un ralentissement marqué, avec une baisse de 18 % des montants investis après plusieurs années dynamiques. Les opérations unitaires deviennent majoritaires au détriment des portefeuilles. Les surfaces concernées reculent, passant de plus de 5 millions de m² au T1 2022 à environ 2,9 millions de m² au T3 2025. La taille moyenne des opérations reste stable autour de 17 000 m². Plusieurs secteurs traditionnellement consommateurs d’espaces (textile, mobilier, décoration, bâtiment, etc.) sont affectés par une hausse des défaillances d’entreprises, entraînant d’importantes libérations de surfaces. À l’inverse, l’agroalimentaire, l’énergie, la défense, l’aéronautique et la grande distribution maintiennent une forte demande.
Le marché hôtelier enregistre un regain avec une croissance annuelle de 9 % des volumes investis. L’Ile-de-France concentre 53 % des opérations mais les régions bénéficient également d’un dynamisme notable. En 2025, seules deux transactions supérieures à 200 M€ ont été réalisées, tandis que les hôtels 3 et 4 étoiles continuent de constituer la majorité des investissements. Les investisseurs français représentent 59 % des volumes engagés. La reprise du tourisme soutient l’attractivité durable de cette classe d’actifs.
Au 31 décembre 2025, la Compagnie de Financement Foncier refinance, par mobilisation sous le format prévu par l’article L.211-38 du Code monétaire et financier, un encours de 772 M€ de prêts hypothécaires aux Corporates privés.
En 2025, le montant de la DGF s’est établi à 27,4 Md€, soit une augmentation de près de 200 M€ par rapport à 2024. Les communes et les EPCI (établissement public de coopération intercommunale) ont reçu en 2025, 70 % du montant total de la DGF, soit 19,2 Md€ et les départements 30 %, soit 8,2 Md€.
Pour l’année 2026, une DGF de 27,4 Md€ est inscrite dans la loi de finances du 19 février 2026.
En 2025, les recettes de fonctionnement (RRF) des collectivités locales sont estimées en progression de 2,2 % pour atteindre 283,7 Md€. Cette évolution résulte pour l’essentiel de la croissance des produits des services.
Les recettes fiscales (18,1 Md€) progresseraient de 2,4 %, soit une croissance plus forte qu’en 2024 (+ 1,9 %). Cette augmentation serait pour près de la moitié la conséquence de la nette reprise des DMTO (droits de mutation à titre onéreux). Après deux années de forte baisse (- 22,3 % et - 12,8 %), ceux-ci enregistreraient une forte progression de l’ordre de 14 %. Ils seraient soutenus par une hausse des prix et des transactions immobilières et de façon plus marginale par la mesure de la loi de finances 2025 qui a autorisé les départements à relever provisoirement le taux plafond de 4,5 % à 5,0 %.
La seconde moitié de l’augmentation serait liée à l’évolution de la fiscalité directe. Ainsi, la taxe foncière sur les propriétés bâties (43,9 Md€) serait en hausse de 2,7 %. Le produit de la cotisation foncière des entreprises (8,5 Md€) enregistrerait une croissance plus marquée (+ 5,3 %). En revanche, le produit de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires (3,5 Md€) serait de nouveau en baisse.
Enfin, le produit de la TVA (52,7 Md€) serait équivalent à celui de 2024 compte tenu de la mesure de gel prévue par la loi de finances 2025.
Les participations reçues (16,7 Md€) en provenance de l’État, de l’Europe ou d’autres organismes publics ralentiraient nettement (+ 1,7 % après + 7,0 %).
Les dépenses de fonctionnement (241,4 Md€) s’inscriraient en hausse de 2,5 % après + 3,7 % en 2024. Les charges à caractère général qui étaient à l’origine de la hausse de 2024 (+ 5,7 %), contribueraient en 2025 à leur diminution avec une croissance limitée à 1,6 %, les collectivités locales n’étant quasiment plus impactées par la crise inflationniste. Les frais de personnel (85,8 Md€) progresseraient de 3,3 %, soit un rythme en deçà de celui de 2024 (+ 4,2 %).
Les dépenses d’intervention (82,6 Md€) qui intègrent les différentes actions des collectivités locales envers leurs territoires et leurs administrés, augmenteraient de 2,5 %. Les dépenses d’action sociale représentent à elles-seules la moitié de ce poste (41,9 Md€).
Les intérêts de la dette verraient leur croissance limitée à 1,5 % (vs + 29,6 % en 2023 et + 12,8 % en 2024), conséquence de la baisse des taux d’intérêt.
L’épargne brute (42,3 Md€) qui sert à financer les remboursements d’emprunt et les investissements serait en hausse de 0,9 %. Par niveau de collectivité, les tendances seraient différentes. Les départements bénéficieraient d’une augmentation de leur épargne brute de 14,4 % tandis que celle des régions se replierait de 7,5 %. L’épargne du bloc communal se stabiliserait à 30 Md€, niveau proche des deux dernières années. Une fois déduits les remboursements d’emprunts (19,2 Md€), l’épargne nette, avec un niveau de 23,0 Md€, financerait 29 % des investissements, soit un niveau inférieur à la moyenne des quatre dernières années.
Concernant les investissements, ceux-ci enregistreraient une progression de 1,2 % à 80 Md€ avec des disparités importantes entre niveaux de collectivités locales : + 4,9 % pour le bloc communal, - 6,9 % pour les départements et - 8,5 % pour les régions. En termes de politiques publiques priorisées, l’analyse d’un échantillon de budgets primitifs montre que pour le bloc communal, la priorité serait donnée à l’enseignement et à la culture. Les départements favoriseraient l’aménagement du territoire tandis que les régions orienteraient leurs investissements sur les transports.
Les emprunts nouveaux (27,7 Md€) seraient en hausse de 3,6 % par rapport à 2024. Les remboursements de la dette augmenteraient peu comme en 2024 et atteindraient 19,2 Md€. L’endettement serait donc positif de 8,5 Md€. L’encours de dette des collectivités locales atteindrait 221,2 Md€.
La Compagnie de Financement Foncier détient, au 31 décembre 2025, 19,496 Md€ de créances aux collectivités locales.
La Compagnie de Financement Foncier est un établissement de crédit agréé en qualité d’établissement de crédit spécialisé et de société de crédit foncier. Filiale à 100 % du Crédit Foncier, affiliée à BPCE, elle est un émetteur actif de covered bonds et l’un des véhicules de refinancement du Groupe BPCE.
Depuis la réorientation stratégique du Crédit Foncier le 1er avril 2019, la Compagnie de Financement Foncier est principalement utilisée pour assurer le refinancement des créances du Groupe BPCE sur le Secteur public et assimilés.
Le modèle de refinancement covered bond est très sécurisé car il bénéficie d’un surdimensionnement d’actif et repose sur une sélection rigoureuse de créances éligibles de qualité. Ces créances sont refinancées par l’émission d’obligations foncières et autres dettes privilégiées. La loi accorde aux porteurs de ces émissions un privilège sur les flux financiers issus des actifs à titre de garantie de paiement.
Tout refinancement de créance éligible par la Compagnie de Financement Foncier, par voie de cession (true sale) ou de mobilisation (L. 211-38 CMF), fait l’objet d’un examen rigoureux pour confirmer sa qualité et sa conformité avec la politique des risques.
La réglementation impose le respect de critères d’éligibilité stricts afin de sélectionner les actifs refinancés et les garanties associées. La qualité des actifs de la Compagnie de Financement Foncier résulte tout d’abord de leurs caractéristiques intrinsèques : il s’agit d’expositions sur le Secteur public ou bénéficiant de garanties du Secteur public, et de prêts à la clientèle assortis d’une hypothèque de premier rang sur un bien immobilier, ou d’une garantie équivalente.
L’approche spécifique de la Compagnie de Financement Foncier ajoute un second niveau d’exigence avec des critères d’éligibilité supplémentaires plus rigoureux, issus du savoir-faire spécifique des équipes expertes du Crédit Foncier. L’application d’un filtre d’achat apporte une sécurisation supplémentaire, basée sur les notations de crédit des actifs.
Pour les créances hypothécaires à l’habitat, le refinancement par obligations garanties est limité à une quotité financée maximale de 80 % de façon standard (LTV – Loan To Value : rapport entre le capital restant dû de la créance et la valeur du gage apporté en garantie). La valeur des gages est actualisée chaque année de façon conservatrice, sur la base des caractéristiques à long terme de l’immeuble, des conditions du marché local, de l’usage actuel du bien et des autres usages qui pourraient lui être destinés. Le process de réévaluation se fonde sur des indices d’évolution des prix de l’immobilier fournis par BPCE Expertises immobilières, filiale de BPCE, certifiée Veritas et dont les experts sont agréés auprès des tribunaux et/ou qualifiés Chartered Surveyors (MRICS) (11). Le contrôleur spécifique vérifie et valide annuellement le processus de revalorisation décrit dans le rapport sur le contrôle et suivi des risques du présent document.
Les actifs conformes aux critères du filtre d’achat sont acquis moyennant un prix déterminé à partir des caractéristiques propres des actifs et des coûts de refinancement. Le prix agréé vise une rentabilité satisfaisante pour la Compagnie de Financement Foncier.
Ce dispositif de sélection renforcé fait l’objet d’un processus de contrôle permanent visant à assurer un haut niveau de qualité des actifs refinancés ainsi qu’une sécurité élevée pour les porteurs d’obligations foncières.
La gestion des actifs de la Compagnie de Financement Foncier est confiée au Crédit Foncier.
Le processus de gestion et de recouvrement repose sur une analyse précise du risque, un suivi rigoureux des dossiers, une approche proactive visant à prévenir les difficultés, et enfin la mise en œuvre des garanties si nécessaire.
Pour les Particuliers, la politique de recouvrement comprend trois phases graduelles :
La Compagnie de Financement Foncier doit respecter à tout moment deux ratios de surdimensionnement (cf. art. L. 513-12 CMF et art. 129 CRR). Les éléments d’actifs pondérés doivent représenter à tout moment au moins 105 % des éléments constituant le passif privilégié.
Les deux ratios de surdimensionnement font l’objet d’un contrôle permanent agrémenté de plans d’actions précis et immédiats en cas de dépassements de seuils minimum de gestion.
Le contrôleur spécifique contrôle et atteste chaque trimestre du niveau des deux ratios.
Le niveau minimal des deux ratios réglementaires a toujours été supérieur à 108 % depuis la création de la Compagnie de Financement Foncier en 1999.
Afin d’obtenir le meilleur niveau de notation, la Compagnie de Financement Foncier a pris des engagements de gestion envers les agences de notation.
Ces engagements intègrent le respect d’un ratio de surdimensionnement spécifique calculé pour chacune des agences de notation en fonction de sa méthodologie.
Au 31 décembre 2025, le programme d’émission de la Compagnie de Financement Foncier est noté par trois agences de notation internationales : Standard & Poor’s (S&P), Moody’s et Scope.
Les notations financières des agences de notation ont pour objet de mesurer le risque de non-remboursement à bonne date des dettes émises. Pour apprécier le risque au niveau des obligations garanties (covered bonds), les agences ont développé des méthodes et indicateurs propres. Elles s’appuient généralement sur les facteurs suivants :
L’évaluation de ces facteurs détermine le niveau de surdimensionnement minimum requis pour atteindre une notation donnée pour le programme d’obligations garanties.
L’agence S&P suit un processus de notation multi-étapes pour évaluer la notation maximale atteignable par les émissions covered bonds.
Les facteurs spécifiques à l’émetteur de covered bond (risques juridiques, réglementaires, opérationnels et administratifs) sont d’abord analysés, ainsi que le régime de résolution applicable [directive Bank Recovery and Resolution Directive (BRRD)].
Le risque souverain et le soutien juridictionnel national sont ensuite appréciés. L’agence peut appliquer un cap lié au niveau du risque souverain dans le processus de notation. Enfin, la nature et la qualité intrinsèque du cover pool, ainsi que l’adossement de son refinancement font l’objet d’une revue quantitative.
S&P accorde le meilleur échelon de qualité de crédit (AAA) au programme de la Compagnie de Financement Foncier.
Moody’s emploie le modèle Expected Loss (EL) pour déterminer la notation maximale que le programme d’émission peut atteindre. La notation repose sur la probabilité de défaut du sponsor et sur les pertes estimées suite à ce défaut.
L’agence détermine en premier lieu la notation intrinsèque du sponsor (niveau de note Counterparty Risk (CR)) puis l’ajuste selon le régime de résolution applicable au covered bond (directive BRRD).
Puis l’agence calcule un niveau de rehaussement de la note de base (CR) à partir de la qualité de crédit du cover pool mesurée via le modèle EL (Expected Loss).
Enfin, l’agence estime la probabilité de paiement à bonne date des flux des obligations garanties (indicateur Timely Payment Indicator (TPI)). Les facteurs retenus dans l’analyse sont le risque de refinancement et la résilience juridictionnelle. Cette dernière étape peut modérer le niveau de rehaussement de la note de base (CR).
Moody’s accorde le meilleur échelon de qualité de crédit (Aaa) au programme d’émission de la Compagnie de Financement Foncier.
La méthodologie de notation Scope comporte deux étapes.
La première étape consiste à analyser le soutien juridictionnel (solidité du cadre réglementaire, importance systémique des covered bonds et éligibilité à un régime de résolution) pour déterminer le nombre de crans de rehaussement de la note de base du sponsor.
La seconde étape évalue la qualité minimale requise des actifs du cover pool et leur résilience en période de stress afin d’accorder des crans de rehaussement supplémentaires.
Scope accorde le meilleur échelon de qualité de crédit (AAA) au programme de la Compagnie de Financement Foncier.
La Compagnie de Financement Foncier acquiert des actifs au prix de marché. Dès leur entrée au bilan, les actifs sont, si nécessaire, transformés en éléments à taux variable en euros par la mise en place de dérivés de taux (swaps).
La Compagnie de Financement Foncier s’impose de maintenir le niveau de ses impasses de taux à l’intérieur de limites définies par horizon temporel et de corriger tout dépassement au plus tard dans le trimestre suivant :
Horizon | Limites exprimées (en Md€) |
|---|---|
Moins de 2 ans | 1,5 |
2-4 ans | 1,7 |
4-8 ans | 2,1 |
Seuil d’observation 8-16 ans | 2,1 |
Les sociétés de crédit foncier vérifient à tout moment la couverture efficace de l’ensemble de leurs besoins de trésorerie sur une période de 180 jours. La Compagnie de Financement Foncier effectue un suivi spécifique de sa trésorerie nette à 180 jours. Ceci lui garantit à tout moment d’honorer ses engagements de passifs privilégiés pendant au moins 180 jours.
La qualité des créances détenues au bilan de la Compagnie de Financement Foncier lui permet d’avoir un accès immédiat au refinancement de banques centrales comme la BCE pour des volumes importants.
La Compagnie de Financement Foncier dispose de plusieurs ressources afin d’assurer les paiements dus au titre de sa dette privilégiée sur les 180 prochains jours : la trésorerie disponible, les flux de capital et d’intérêt issus de ses actifs, la mobilisation de ses expositions sûres et liquides et de ses actifs liquides de niveau 1, 2A et 2B [cf. règlement délégué (UE) 2015/61 du 10 octobre 2014].
La Compagnie de Financement Foncier limite la différence entre la durée de vie moyenne de son actif et celle de son passif privilégié à 18 mois.
Au 31 décembre 2025, la durée de vie moyenne de l’actif s’établit à 6,5 ans et celle du passif privilégié à 6,2 ans.
La Compagnie de Financement Foncier s’interdit toute position ouverte de change. Toutes les opérations d’acquisition d’actifs ou de refinancement non libellées en euros sont systématiquement couvertes initialement contre le risque de change.
En pratique, la Compagnie de Financement Foncier limite ses positions de change résiduelles à un montant maximal de 3 M€ par devise avec un plafond de 5 M€ toutes devises confondues.
La Compagnie de Financement Foncier respecte des limites d’expositions par contrepartie de marché. Une convention cadre a été mise en place avec chaque contrepartie afin d’établir les règles de collatéralisation des expositions réciproques. Les accords de collatéralisation sont asymétriques au bénéfice de la Compagnie de Financement Foncier qui ne versera jamais de collatéral.
En outre, les expositions à court terme sur des établissements de crédit permettent de gérer les placements de trésorerie. Elles bénéficient de notations satisfaisantes respectant les contraintes minimales imposées par les agences de notation :
| Standard & Poor’s | Moody’s |
|---|---|---|
de 0 à 60 jours | CT : A1 | CT : P1 |
de 61 jours à 365 jours | CT : A1+ | CT : P1 et LT : Aa3 |
Concernant l’agence de notation Scope, il n’existe pas de notation minimale prédéfinie. L’analyse est faite au cas par cas. | ||
En 2025, en dépit d’un climat marqué par l’incertitude politique, la France se positionne au même niveau en Europe que l’Allemagne avec 30 Md€ d’obligations garanties émises. L’activité a été favorisée par la reprise de la demande de prêts immobiliers hypothécaires. En effet, le volume de nouveaux crédits (hors rachats et renégociations) a fortement rebondi par rapport à l’année 2024 (+29 %) pour atteindre 160 Md€.
Le marché 2025 s’est caractérisé par un nombre d’acteurs actifs en baisse par rapport à 2024 (132 émetteurs actifs répartis sur 25 juridictions, soit 25 de moins qu’en 2024).
En 2026, environ 32 Md€ d’obligations garanties françaises devraient être émises compte tenu de l’utilisation des obligations sécurisées comme l’une des principales sources de refinancement des activités bancaires, du niveau des tombées (22 Md€) et d’un pré-funding potentiel pour 2027. La France se positionnerait au deuxième rang – derrière l’Allemagne - des émetteurs d’obligations garanties et le marché français enregistrerait une offre nette positive de 10 Md€. L’offre d’obligations sécurisées sur la zone euro atteindrait 110 Md€ et représenterait 65 % de l’offre totale d’obligations garanties, contre 35 % (58 Md€) pour les pays hors zone euro.
Les tombées d’obligations sécurisées en euro s’élèveraient à 155 Md€, provenant à hauteur de 99 Md€ des pays de la zone euro. C’est en Allemagne, que l’on observerait le plus important volume de tombées (30 Md€). En termes de tombées mensuelles, janvier et février devraient afficher les niveaux les plus élevés (21 Md€ chacun) suivis d’octobre (19 Md€) et de mars (18 Md€).
Le soutien de la BCE au marché des covered bonds s’inscrit en baisse. Ainsi, les encours du CBPP3 ont diminué pour atteindre 214 Md€ fin 2025 (vs 257 Md€ fin 2024), soit une baisse d’un peu plus de 16 % sur un an. La part de la BCE dans l’encours des obligations sécurisées de la zone euro représente 31 % à fin 2025. En 2026, environ 32 Md€ d’obligations sécurisées acquises dans le cadre du CBPP3 ne seront pas réinvestis. La plupart des rachats d’obligations CBPP3 devraient provenir de France (30 %), d’Allemagne (24 %), d’Autriche (9 %) et d’Espagne (8 %)
L’émission d’obligations sécurisées ESG a atteint, en 2025, 19,6 Md€, en baisse de 7 % par rapport à 2024. Sur le marché ESG, la France et l’Allemagne ont dominé l’activité avec respectivement 46 % et 30 % de l’offre, suivis par la Corée du Sud (11 %), la Norvège (8 %) et la Finlande (4 %). La forte présence des émetteurs français, après la pause estivale, pourrait résulter d’une stratégie visant à compenser partiellement le risque politique grâce à ce format. A la différence de l’exercice précédent, les émetteurs autrichiens, belges et canadiens ne sont pas intervenus sur ce marché en 2025.
Avec un encours de 100,9 Md€ (vs 94,1 Md€ en 2024), le marché des obligations sécurisées ESG est dominé par la France qui en détient 34 %, suivie par l’Allemagne (29 %), la Corée du Sud (11 %), la Norvège (7,6 %) et la Finlande (5 %). Certaines juridictions actives, comme l’Australie, le Danemark, la Nouvelle-Zélande ou le Portugal n’ont pas encore intégré ce marché. Dix émetteurs détiennent 50 % de l’encours total. Le Groupe BPCE figure parmi les émetteurs les plus actifs avec 7 % de l’encours.
Les obligations vertes restent le format dominant (67 %) au sein du segment des obligations labellisées ESG, celles-ci ayant la préférence des investisseurs par rapport au format social.
Le marché ESG demeure une niche, rapporté à l’encours total des obligations sécurisées euro benchmark (9 %). La relative rareté des actifs verts éligibles et l’insuffisance de données sur les certificats de performance énergétique freinent l’essor de ce marché.
Les banques sont les investisseurs les plus importants (42 % des allocations) suivies par les gestionnaires d’actifs (environ 30 % des allocations) et les banques centrales et institutions officielles (environ 18 % des allocations). Dans l’ensemble, le taux de sursouscription des obligations garanties ESG dépasse celui des obligations conventionnelles (x3,7 contre x2,8).
En 2025, la Compagnie de Financement Foncier a émis pour 4,283 Md€ d’obligations garanties sur une maturité moyenne de 7 ans. Cette performance illustre la solidité financière de l’émetteur, sa crédibilité auprès des investisseurs et son positionnement de référence au sein du marché européen des covered bonds.
Au cours de l’exercice 2025, la Compagnie de Financement Foncier a réalisé quatre émissions euro benchmark sur le marché public pour un montant cumulé de 4 Md€.
La stratégie de diversification en devises a été poursuivie, en 2025, via une émission double tranche en francs suisses, pour une contrevaleur totale de 213 M€, composée de deux tranches de 106,5 M€ à 5 ans et 9 ans.
En complément, la Compagnie de Financement Foncier a réalisé plusieurs placements privés, permettant de répondre aux besoins spécifiques d’investisseurs institutionnels.
Les investisseurs allemands et autrichiens restent majoritaires parmi les souscripteurs (33 %), suivis par les français (18 %). Les scandinaves, avec eux aussi, 18 % des allocations, enregistrent une hausse de 7 points par rapport à 2024. Les investisseurs d’Europe du Sud et du Benelux suivent.
La part des banques centrales s’établit à 25 % en 2025 (contre 29 % en 2024), tandis que les banques et gestionnaires d’actifs représentent 65 % des allocations. La part des assureurs demeure stable à 8 %.
La Compagnie de Financement Foncier confirme ainsi, en 2025, l’efficacité de sa stratégie d’émission et le caractère compétitif de son programme d’obligations foncières.
Depuis plus de deux décennies, la Compagnie de Financement Foncier a su développer un savoir-faire et des historiques de performances de haut niveau qui lui permettent de lever sur les marchés des financements sur des maturités longues à des niveaux extrêmement compétitifs. Elle cultive ce savoir-faire de façon à offrir aux entités du Groupe BPCE des conditions très concurrentielles de refinancement de leurs activités de financements du secteur public et de financements hypothécaires.
La Compagnie de Financement Foncier possède un cover pool mixte, qui associe des créances du secteur public et des créances hypothécaires. Les investisseurs plébiscitent la qualité et la diversification des actifs du cover pool mixte.
La Compagnie de Financement Foncier constitue l’un des piliers de la stratégie de refinancement des actifs de nature Secteur public et hypothécaire du Groupe BPCE.
Les créances refinancées par la Compagnie de Financement Foncier font l’objet d’un processus de sélection exigeant, encadré par un dispositif procédural rigoureux et un schéma délégataire strict. Une première analyse est conduite par l’établissement originateur, suivie, préalablement à chaque acquisition, d’une revue approfondie, indépendante et systématique réalisée par les équipes de la Compagnie de Financement Foncier. Selon les seuils en vigueur, BPCE peut également intervenir pour une validation complémentaire.
En 2025, l’intérêt des établissements du Groupe BPCE pour la ressource compétitive offerte par la Compagnie de Financement Foncier s’est confirmé avec 4,4 Md€ de créances refinancées.
L’exercice 2025 se caractérise par deux périodes très contrastées. Les trois premiers trimestres ont été marqués par un contexte de forte concurrence sur le marché des collectivités locales et de hausse des taux. Ces deux facteurs réunis ont constitué un frein à l’activité de refinancement. Ainsi, à fin septembre, les opérations de refinancement réalisées s’élevaient à 775,6 M€, soit 18 % de l’activité de l’année. Le dynamisme du 4ème trimestre résulte d’une baisse des taux qui a permis d’emporter de nombreux appels d’offres. Sur l’année, l’activité primaire représente à elle-seule 60 % de l’activité contre 48 % en 2024.
Même si le positionnement principal de la Compagnie de Financement Foncier reste le refinancement du secteur public, la stratégie de diversification arrêtée avec BPCE vise à ce que la Compagnie de Financement Foncier accompagne les différents business du Groupe BPCE avec des opérations novatrices et complexes comme le refinancement de crédit-export pour 130 M€, le refinancement de portefeuilles de prêts à l’accession sociale garantis par la SGFGAS pour un montant cumulé de 150 M€, et enfin le refinancement de dettes adossées à un portefeuille d’actifs résidentiels « corporates hypothécaires » à hauteur de 194 M€.
Tout au long de l’année 2025, ce sont 14 Caisses d’Epargne et 10 Banques Populaires qui ont bénéficié de la liquidité concurrentielle de la Compagnie de Financement Foncier.
Plus précisément, 4 471 créances ont été refinancées pour un montant (prix de cession) de 4,389 Md€ dont :
En 2026, la Compagnie de Financement Foncier poursuivra ses échanges avec les établissements du Groupe BPCE afin d’optimiser les processus opérationnels et la diversification des actifs refinancés. L’objectif demeure de renforcer la contribution de la Compagnie de Financement Foncier à la stratégie globale de refinancement du Groupe et de consolider son positionnement sur les marchés des obligations sécurisées.
En 2025, le Crédit Foncier a entretenu ses différentes filières de refinancement de ses créances, par voie de mobilisations ou de cessions.
En externe, le Crédit Foncier a eu recours à des mobilisations de créances auprès de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) (2,45 Md€) et de la Banque Européenne d’Investissement (BEI) (0,52 Md€).
En interne, le Crédit Foncier a procédé par voie de cessions ou de mobilisations de créances auprès de la Compagnie de Financement Foncier.
Le Crédit Foncier a cédé en 2025 à la Compagnie de Financement Foncier pour 374 M€ de créances hypothécaires et/ou publiques (capital restant dû et créances rattachées) préalablement mobilisées auprès de la Compagnie de Financement Foncier.
Des mobilisations de créances éligibles (dans le cadre de l’article L. 211-38 CMF) ont également été réalisées à hauteur de 4,87 Md€ auprès de la Compagnie de Financement Foncier.
Dans le cadre de la politique de gestion optimisée de son portefeuille de dérivés, le groupe Crédit Foncier restreint autant que possible la mise en place d’opérations de dérivés internes entre le Crédit Foncier et la Compagnie de Financement Foncier.
La plupart des opérations de dérivés sont compensées centralement, en application du règlement européen EMIR (European Market and Infrastructure Regulation). Le Crédit Foncier est adhérent auprès des deux principales chambres de compensation : LCH à Londres depuis 2014 et Eurex à Francfort depuis 2020.
Pour répondre à ses besoins de refinancement et optimiser la gestion de ses encours douteux et de ses ratios prudentiels, le Crédit Foncier peut procéder à des opérations de titrisation ou de cession de créances sur les particuliers. Au cours du second semestre 2025, une cession de prêts non performants portant sur un encours brut de 30 M€ a été réalisée.
La Compagnie de Financement Foncier, dont les titres en capital ne sont pas cotés, entend inscrire son action et le fonctionnement de ses organes sociaux dans le cadre des pratiques de gouvernement d’entreprise en vigueur en France en se référant au Code de gouvernement d’entreprise des sociétés cotées AFEP-MEDEF.
Trois dispositions de ce Code ont toutefois été écartées ou pas entièrement appliquées.
Les deux premières concernent la part des administrateurs indépendants pour le comité d’audit et le comité des nominations ; l’application de ces dispositions empêcherait une représentation équilibrée de l’actionnaire Crédit Foncier et de BPCE, actionnaire du Crédit Foncier. La disposition similaire relative au comité des rémunérations ne trouve pas à s’appliquer, la Compagnie de Financement Foncier n’ayant pas constitué de comité des rémunérations en l’absence de salariés en propre.
La troisième disposition concerne la durée du mandat des administrateurs, durée pour laquelle la préconisation est de quatre ans alors que les statuts de la Compagnie de Financement Foncier stipulent une durée de six ans. Cette durée répond à la nécessité pour les membres du conseil d’administration de disposer au fil du temps d’une expérience et d’une vision plus globale des affaires et de l’activité de la Société. En revanche la préconisation de renouveler le conseil d’administration par roulement est bien appliquée.
Un tableau de synthèse reprenant l’ensemble des critères du Code AFEP-MEDEF pour définir l’indépendance des administrateurs est présenté en page 39. D’autre part, le comité des nominations a mis en place une procédure pour identifier et gérer les potentielles situations de conflits d’intérêts lors :
Les Missions du conseil d’administration | Recommandations appliquées |
Le conseil d’administration : instance collégiale | Recommandations appliquées |
La diversité des modes d’organisation de la gouvernance | Recommandations appliquées, la dissociation des fonctions de président et de directeur général est imposée aux établissements de crédit dans le cadre de la CRD IV |
Le conseil et la communication avec les actionnaires et les marchés | Recommandations appliquées |
Le conseil d’administration et l’assemblée générale des actionnaires | Recommandations appliquées |
La composition du conseil d’administration : principes directeurs | Recommandations appliquées |
Politique de mixité femmes/hommes au sein des instances dirigeantes | Recommandations appliquées |
La représentation des actionnaires salariés et des salariés | Non applicable |
Les administrateurs indépendants | Recommandations appliquées |
L’évaluation du conseil d’administration | Recommandations appliquées |
Les séances du conseil et les réunions des comités | Recommandations appliquées |
L’accès à l’information des administrateurs | Recommandations appliquées |
La formation des administrateurs | Recommandations appliquées |
La durée des fonctions des administrateurs | Recommandations appliquées sauf pour la durée du mandat des administrateurs |
Les comités du conseil : principes généraux | Recommandations appliquées |
Le comité d’audit | Recommandations appliquées sauf pour la part des administrateurs indépendants |
Le comité en charge des nominations | Recommandations appliquées sauf pour la part des administrateurs indépendants |
Le comité en charge des rémunérations | Non applicable |
Le nombre de mandats des dirigeants mandataires sociaux et des administrateurs | Recommandations appliquées |
La déontologie de l’administrateur | Recommandations appliquées |
La rémunération des administrateurs | Recommandations appliquées |
La cessation du contrat de travail en cas de mandat social | Recommandations appliquées |
L’obligation de la détention d’actions des dirigeants mandataires sociaux | Non applicable |
La conclusion d’un accord de non-concurrence avec un dirigeant mandataire social | Non applicable |
La rémunération des dirigeants mandataires sociaux | Recommandations appliquées |
L’information sur les rémunérations des dirigeants mandataires sociaux et les politiques d’attribution d’options d’actions et d’actions de performance | Recommandations appliquées |
La consultation des actionnaires sur la rémunération individuelle des dirigeants mandataires sociaux | Recommandations appliquées |
Critères (1) |
| E. FILLIAT | P. CHABOT | M. COLLE | C. DECAUX | O. IRISSON | P. JEANNE |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
|
| ✗ (CFF) | ✓ | ✗ (CFF) | ✗ (CFF) | ✓ | ✓ |
|
| ✓ | ✓ | ✓ | ✓ | ✓ | ✓ |
|
| ✓ | ✓ | ✓ | ✓ | ✓ | ✓ |
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| ✓ | ✓ | ✓ | ✓ | ✓ | ✓ |
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| ✓ | ✓ | ✓ | ✓ | ✓ | ✓ |
|
| ✓ | ✓ | ✓ | ✓ | ✓ | ✓ |
|
| ✓ | ✓ | ✓ | ✓ | ✓ | ✓ |
|
| ✗ (CFF) | ✓ (CE) | ✗ (CFF) | ✗ (CFF) | ✗ (BPCE) | ✗ (BPCE) |
CFF : Crédit Foncier de France CE : Caisse d’Epargne | |||||||
M. Olivier AVIS, directeur général
M. Paul DUDOUIT, directeur général délégué
Néant.
La direction générale de la Compagnie de Financement Foncier ne perçoit pas de rémunération.
M. Olivier AVIS Directeur général | |||
|---|---|---|---|
Date de naissance : 11/11/1978 Nationalité : Française Adresse professionnelle : 182, Avenue de France 75013 Paris |
| Olivier AVIS est diplômé de l’École Supérieure de Commerce de Toulouse. Il débute sa carrière chez HSBC Asset Management Europe en 2001. Il rejoint le Groupe BPCE en 2002 en tant qu’inspecteur puis chef de mission à l’Inspection générale. En 2009, il est chargé de mission auprès de la direction générale. En 2011, il intègre la BRED en tant que senior banker investisseurs institutionnels. En 2014, le Crédit Foncier de France le nomme directeur de la Stratégie et de la Qualité. En 2016, il est nommé au poste de directeur des Opérations financières du Crédit Foncier de France et directeur général délégué de la Compagnie de Financement Foncier, puis en 2017 directeur général de la Compagnie de Financement Foncier, directeur général adjoint Opérations financières et membre du comité de direction générale du Crédit Foncier. Le 7 novembre 2019, Olivier AVIS est nommé dirigeant effectif du Crédit Foncier et prend la responsabilité du pôle Activités financières et Opérations.
Expertises utiles au conseil : marchés financiers, stratégie et pilotage d’activités bancaires. | |
Première nomination : 23/07/2017 Échéance du mandat : 22/07/2027 | MANDATS OU FONCTIONS EXERCÉS EN 2025* | MANDATS ÉCHUS AU COURS DES 5 EXERCICES PRÉCÉDENTS* | |
2025 CRÉDIT FONCIER DE FRANCE – SA Directeur général adjoint, Activités financières et Opérations, dirigeant effectif depuis le 07/11/2019 COMPAGNIE DE FINANCEMENT FONCIER – SA Directeur général depuis le 23/07/2017 BPCE SERVICES FINANCIERS – GIE Administrateur depuis le 27/05/2019 BPCE SOLUTIONS CLIENTS – GIE Représentant permanent du Crédit Foncier, administrateur depuis le 07/11/2019 | 2021 CRÉDIT FONCIER DE FRANCE (BELGIQUE) Dirigeant effectif de la succursale du Crédit Foncier en Belgique jusqu’au 12/04/2021 | ||
| |||
M. Paul DUDOUIT Directeur général délégué, dirigeant effectif | |||
|---|---|---|---|
Date de naissance : 26/09/1963 Nationalité : Française Adresse professionnelle : 182, Avenue de France 75013 Paris |
| Paul DUDOUIT est titulaire d’un diplôme d’ingénieur agro-industrie de l’ISA Beauvais et d’un Mastère Spécialisé en Économie et Gestion de l’ESSEC. Il débute sa carrière au Crédit Foncier de France en 1991 en tant qu’expert immobilier pour sa filiale d’expertise puis intègre le réseau commercial (1991-1993). Entre 1993 et 1996, il est directeur de cabinet à la direction Générale. Il est ensuite en charge de la structuration et de l’organisation administrative et financière de Foncier Vignobles SA (entre 1996 et 1998). De 1999 à 2010, il est directeur adjoint Marché primaire au sein de la direction des Opérations Financières. En 1999, il participe à la création de la Compagnie de Financement Foncier et s’occupe plus particulièrement des aspects financiers du passif. Dès 2001, il met en place les programmes EMTN et RCB, puis, en 2010, le programme USMTS. Depuis 2010, il est directeur des émissions et relations investisseurs à la direction des Opérations Financières. Le 28 juin 2017, le conseil d’administration le nomme directeur général délégué et dirigeant effectif de la Compagnie de Financement Foncier, à compter du 23 juillet 2017. Il a été renouvelé dans ses fonctions le 30 juin 2022. En 2023, il structure et lance une émission obligataire sociale inaugurale pour la Compagnie de Financement Foncier au sein du programme d’émission de développement durable du Groupe BPCE, dans la catégorie « Développement Humain ».
Expertises utiles au conseil : marchés de capitaux, finance, gestion et ingénierie, immobilier. | |
Première nomination : 23/07/2017 Échéance du mandat : 22/07/2027 | MANDATS OU FONCTIONS EXERCÉS EN 2025* | MANDATS ÉCHUS AU COURS DES 5 EXERCICES PRÉCÉDENTS* | |
2025 CRÉDIT FONCIER DE FRANCE – SA Directeur des Émissions obligataires – Relations investisseurs depuis le 01/01/2010 COMPAGNIE DE FINANCEMENT FONCIER – SA directeur général délégué et dirigeant effectif depuis le 23/07/2017 |
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Néant.
Conseil d’administration (au 31/12/2025) | |
|---|---|
Fourchette du nombre de membres | 3 à 18 |
Nombre effectif de membres | 6 |
Nombre de réunions du conseil d’administration en 2025 | 6 |
Taux de présence moyen au conseil d’administration en 2025 | 86 % |
Nombre d’administrateurs femmes | 2 (33,3 %) |
Nombre d’administrateurs hommes | 4 (66,6 %) |
Rémunérations allouées* | oui |
| |
Conseil d’administration | Âge | Sexe | Nationalité | Indépendance | Fonction au sein du conseil | Début du mandat | Échéance du mandat | Taux de présence | Comité d’audit | Comité des risques | Comité des nominations |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Éric FILLIAT | 59 | M | Fr | - | ★ | 07/11/2019 | AG 2030 | 100 % |
|
| 100 % |
Pascal CHABOT | 66 | M | Fr | oui | ● | 25/03/2014 | AG 2026 | 100 % |
| 33 % | 100 % |
Crédit Foncier représenté par Muriel COLLE | 62 | F | Fr | - | ✦ | 28/12/1998 | AG 2029 | 100 % | 100 % | 100 % |
|
BPCE représenté par Olivier IRISSON | 56 | M | Fr | - | ◆ | 28/03/2011 | AG 2029 | 50 % | 67 % | 67 % |
|
Philippe JEANNE | 62 | M | Fr | - | ● | 07/11/2019 | AG 2030 | 67 % | 100 % |
|
|
Corinne DECAUX | 65 | F | Fr | - | ● | 04/05/2020 | AG 2026 | 100 % |
| 100 % | 100 % |
★ Président ● Membre | ◆ Administrateur – représentant BPCE ✦ Administrateur – représentant Crédit Foncier | ■ Président ■ Membre | |||||||||
M. Éric FILLIAT DIRECTEUR GÉNÉRAL DU CRÉDIT FONCIER DE FRANCE | |||
|---|---|---|---|
Date de naissance : 15/06/1966 Nationalité : Française Adresse professionnelle : 182, Avenue de France 75013 Paris |
| Diplômé d’études supérieures comptables et financières et de l’École supérieure de commerce de Clermont-Ferrand, Éric FILLIAT débute sa carrière en 1992 chez Mazars. En 1999, il intègre la Caisse Nationale des Caisses d’Epargne où il exerce les fonctions de responsable du département Consolidation du Groupe Caisse d’Epargne, de directeur adjoint puis, en novembre 2007, de directeur de la réglementation et des comptabilités groupe. De 2010 à 2012, il est directeur des Comptabilités du Groupe BPCE. En mai 2012, Éric FILLIAT intègre le Crédit Foncier en tant que directeur général adjoint en charge du pôle Finances, membre du comité de direction Générale et membre du comité exécutif. Il est nommé dirigeant effectif du Crédit Foncier à compter du 1er janvier 2018. Le 6 novembre 2019, le conseil d’administration du Crédit Foncier nomme Éric FILLIAT, directeur général du Crédit Foncier à compter du 7 novembre 2019. Il a été renouvelé dans ses fonctions le 4 novembre 2024.
Expertises utiles au conseil : banque, finance, normes et réglementation, comptabilité, consolidation, contrôle et audit. | |
Président du conseil d’administration Première nomination : 07/11/2019 Échéance du mandat : AGO 2030 Président du comité des nominations Première nomination : 07/11/2019 | MANDATS OU FONCTIONS EXERCÉS EN 2025 | MANDATS ÉCHUS AU COURS DES 5 EXERCICES PRÉCÉDENTS | |
2025 CREDIT FONCIER DE FRANCE – SA directeur général depuis le 07/11/2019 COMPAGNIE DE FINANCEMENT FONCIER – SA Président du conseil d’administration et président du comité des nominations depuis le 07/11/2019 FONCIER PARTICIPATIONS – SAS Représentant permanent du Crédit Foncier, président depuis le 30/06/2009 CRÉDIT LOGEMENT – SA Représentant permanent du Crédit Foncier, administrateur depuis le 07/11/2019, membre du comité d’audit et du comité des risques depuis le 30/09/2025 | 2023 IT-CE GIE Représentant du Crédit Foncier, administrateur, membre du comité d’audit, jusqu’au 01/11/2023 2022 BANCO PRIMUS SA (PORTUGAL) Président du conseil d’administration, président du comité des rémunérations jusqu’au 31/01/2022 2020 CREDIT FONCIER IMMOBILIER SA Administrateur jusqu’au 10/11/2020 BANCO PRIMUS SA (PORTUGAL) Président du comité d’audit jusqu’au 14/02/2020 | ||
Crédit Foncier – Représentant permanent Mme Muriel COLLE DIRECTEUR GÉNÉRAL ADJOINT, PÔLE RESSOURCES DIRIGEANT EFFECTIF DU CRÉDIT FONCIER DE FRANCE | |||
|---|---|---|---|
Date de naissance : 16/07/1963 Nationalité : Française Adresse professionnelle : 182, Avenue de France 75013 Paris |
| Muriel COLLE est titulaire d’une maîtrise AES (1984) et a débuté sa carrière comme assistante ressources humaines au sein de Total Compagnie Française des Pétroles en 1984 où elle est restée jusqu’en 1990. En 1990, elle a intégré Euro Disney comme assistant manager human ressources pendant quatre ans. De 1994 à 1996, elle est responsable Ressources humaines chez TRW puis de 1996 à 2001, elle est membre du comité de direction de Corsair et rattachée au DRH groupe et au directeur général. De 2001 à 2008, elle a été directeur Ressources d’APRIA RSA. En septembre 2008, elle intègre le Crédit Foncier de France, d’abord comme directeur des ressources humaines pendant trois ans. De 2010 à 2019, elle était directeur général de l’ENFI. Depuis octobre 2011, elle est directeur pôle Ressources du Crédit Foncier de France. Et depuis février 2016, elle est directeur général adjoint et membre du comité de direction Générale du Crédit Foncier. Le 7 novembre 2019, Muriel COLLE est nommée dirigeant effectif du Crédit Foncier.
Expertises utiles au conseil : ressources humaines, management d’entreprise, communication, marketing, moyens généraux, production informatique et secrétariat général. | |
Membre du conseil d’administration Première nomination (Crédit Foncier) : 28/12/1998 Échéance du mandat (Crédit Foncier) : AGO 2029 Représentant permanent du Crédit Foncier Première nomination : 07/11/2019 Membre du comité des risques Première nomination : 16/12/2019 Membre du comité d’audit Première nomination : 30/06/2022 | MANDATS OU FONCTIONS EXERCÉS EN 2025 | MANDATS ÉCHUS AU COURS DES 5 EXERCICES PRÉCÉDENTS | |
2025 CRÉDIT FONCIER DE FRANCE – SA directeur général adjoint pôle Ressources, dirigeant effectif depuis le 07/11/2019 COMPAGNIE DE FINANCEMENT FONCIER – SA Représentant permanent du Crédit Foncier, administrateur depuis le 07/11/2019, membre du comité des risques depuis le 16/12/2019, membre du comité d’audit depuis le 30/06/2022 COMPTOIR FINANCIER DE GARANTIE – SA Représentant permanent du Crédit Foncier, administrateur depuis le 19/09/2023
| 2022 BANCO PRIMUS – SA (PORTUGAL) Membre du comité des nominations, des rémunérations et de prévoyance jusqu’au 31/12/2022 ENFI ÉCOLE NATIONALE DU FINANCEMENT DE L’IMMOBILIER – SAS directeur général jusqu’au 01/01/2022 BPCE ACHATS – GIE Représentant permanent du Crédit Foncier, administrateur jusqu’au 13/05/2022 | ||
Mme Corinne DECAUX DIRECTEUR EXÉCUTIF DU CRÉDIT FONCIER DE France (jusqu’au 30/06/2025) | |||
|---|---|---|---|
Date de naissance : 25/05/1960 Nationalité : Française Adresse professionnelle : 182, Avenue de France 75013 Paris |
| Titulaire d’un 3e cycle de droit privé, Corinne DECAUX est entrée au Crédit Foncier en 1984 comme juriste et y a fait toute sa carrière. Elle y a occupé les postes de chef de projet pour la réalisation et la mise en œuvre d’un logiciel de recouvrement, de responsable de département Contentieux, directeur du Contentieux, directeur de la Gestion en 2007, directeur Juridique, Gouvernance et Vie des sociétés en 2010, puis directeur exécutif en 2016.
Expertises utiles au conseil : management, juridique, bancaire, fiscalité, opérations de marché, fusions acquisitions, arbitrage, contentieux, médiation, gouvernance, secrétariat des sociétés. | |
Membre du conseil d’administration Première nomination : 04/05/2020 Échéance du mandat : AGO 2026 Membre du comité des nominations Première nomination : 29/09/2021 Membre du comité des risques Première nomination : 30/06/2022 | MANDATS OU FONCTIONS EXERCÉS EN 2025 | MANDATS ÉCHUS AU COURS DES 5 EXERCICES PRÉCÉDENTS | |
2025 COMPAGNIE DE FINANCEMENT FONCIER – SA Administrateur depuis le 04/05/2020, membre du comité des nominations depuis le 29/09/2021, membre du comité des risques depuis le 30/06/2022 COMPTOIR FINANCIER DE GARANTIE – SA Administrateur depuis le 27/03/2019 CRÉDIT FONCIER DE FRANCE – SA Directeur Juridique (jusqu’au 30/06/2025)
| 2022 BANCO PRIMUS – SA Administrateur, président du comité d’audit jusqu’au 31/01/2022 | ||
BPCE – Représentant permanent M. Olivier IRISSON CHIEF OPERATING OFFICER, RESPONSABLE DES OPÉRATIONS FINANCIÈRES DE BPCE | |||
|---|---|---|---|
Date de naissance : 05/10/1969 Nationalité : Française Adresse professionnelle : 61, rue Bruneseau 75013 Paris |
| Diplômé de l’Université Paris Dauphine avec une spécialisation finance et contrôle de gestion, titulaire d’un DESS Stratégie, Planification et Contrôle ainsi que d’un doctorat en Sciences de gestion, Olivier IRISSON a débuté sa carrière en 1994 chez Cetelem (groupe BNP Paribas) avant de rejoindre le cabinet PricewaterhouseCoopers (PwC) en 2000 comme manager au sein du pôle Financial risk management. De 2002 à 2010, il intègre la Société Générale et occupe les postes de responsable des Modélisations du risque de crédit, de directeur du département de Systèmes de mesures des risques et du capital, puis, en 2009, de directeur du département d’Analyse globale des risques. En juin 2010, il rejoint BPCE et exerce la fonction de directeur adjoint des Risques Groupe. En 2013, Olivier IRISSON est directeur financier exécutif au sein du pôle Finances Groupe, membre du comité exécutif de BPCE. Depuis 2018, Olivier IRISSON est Chief Operating Officer, responsable des Opérations financières en charge de la transformation et de l’innovation avec un fort engagement en faveur du développement de la finance durable.
Expertises utiles au conseil : finance, gestion d’actifs et risques. | |
Membre du conseil d’administration Première nomination (BPCE) : 28/03/2011 Échéance du mandat (BPCE) : AGO 2029 Représentant permanent de BPCE Première nomination : 28/09/2018 Membre du comité d’audit Première nomination : 28/09/2018 Membre du comité des risques Première nomination : 28/09/2018 | MANDATS OU FONCTIONS EXERCÉS EN 2025 | MANDATS ÉCHUS AU COURS DES 5 EXERCICES PRÉCÉDENTS | |
2025 BPCE – SA Chief Operating Officer, responsable des Opérations financières depuis 09/2018 COMPAGNIE DE FINANCEMENT FONCIER – SA Représentant permanent de BPCE, administrateur, membre du comité d’audit, membre du comité des risques depuis le 28/09/2018 BPCE SERVICES FINANCIERS (EX CSF-GCE) – GIE Membre du conseil de surveillance depuis le 17/12/2013 2DII – Administrateur et trésorier (ONG Finance Verte) depuis 2022 FG MANAGEMENT GmbH Membre du conseil de surveillance, représentant permanent de BPCE, administrateur, membre du comité d’audit (jusqu’au 11/03/2025) ASSET RÉSOLUTION (DATA FINANCE VERTE) Administrateur et représentant 2DII (jusqu’en 2025)
|
| ||
M. Philippe JEANNE DIRECTEUR DE LA GESTION FINANCIÈRE DE BPCE | |||
|---|---|---|---|
Date de naissance : 13/11/1963 Nationalité : Française Adresse professionnelle : 7, Promenade Germaine Sablon 75013 Paris |
| Philippe JEANNE est ingénieur de l’École Spéciale des Travaux Publics – ESTP – (1986) et titulaire d’un Master de finances de l’École Supérieure des Sciences Économiques et Commerciales – ESSEC – (1987). Philippe JEANNE a débuté sa carrière professionnelle en 1987 à la banque Barclays en tant que trader option de taux. En 1991, il rejoint CGER Banque Paris (Fortis) où il est nommé responsable des Marchés pour l’activité de trésorerie, taux et crédit. En 1995, il rejoint le Crédit Agricole Indosuez et occupe diverses responsabilités : de 1995 à 2000, il est responsable à Paris de l’activité taux exotiques, hybrides et matières premières. À partir de 2001, il est nommé responsable mondial des activités de taux en dollars et du trading crédit vanille à New York. En 2003, il rejoint la banque CALYON à Londres en tant que responsable mondial du trading de marchés émergents. En 2005, Philippe JEANNE rejoint Natixis en tant que responsable mondial des opérations de change et à partir de 2012, il est nommé directeur de la Gestion financière (ALM). Il devient directeur de la Gestion financière de BPCE en mars 2019.
Expertises utiles au conseil : banque, finance, marchés, gestion et ingénierie. | |
Membre du conseil d’administration Première nomination : 07/11/2019 Échéance du mandat : AGO 2030 Président du comité d’audit Première nomination : 16/12/2019 | MANDATS OU FONCTIONS EXERCÉS EN 2025 | MANDATS ÉCHUS AU COURS DES 5 EXERCICES PRÉCÉDENTS | |
2025 BPCE – SA Directeur de la Gestion financière depuis 03/2019 COMPAGNIE DE FINANCEMENT FONCIER – SA Administrateur depuis le 07/11/2019, président du comité d’audit depuis le 16/12/2019 Natixis ALGÉRIE Administrateur depuis le 18/01/2022, président du conseil d’administration depuis le 31/05/2023
| 2024 BPCE SFH – SA Président du conseil d’administration, président du comité des rémunérations et membre du comité des nominations jusqu’au 26/03/2024 | ||
M. Pascal CHABOT DIRECTEUR GÉNÉRAL ADJOINT DE LA CAISSE D’EPARGNE ÎLE-DE-FRANCE | |||
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Date de naissance : 27/05/1959 Nationalité : Française Adresse professionnelle : 26-28, rue Neuve Tolbiac 75633 Paris Cedex 13 |
| Pascal CHABOT possède un 3e cycle (DESS Contrôle de gestion) de l’université Paris-Dauphine et un DECS. En 2005, il devient membre du directoire en charge des Marchés spécialisés à la Caisse d’Epargne des Pays de la Loire puis, en 2008, membre du Directoire en charge du pôle Banque de développement régional. En 2013, il rejoint la Caisse d’Epargne Île-de-France en tant que membre du directoire en charge du pôle Banque de développement régional, Organisation et Informatique. Depuis le 22 avril 2025, il est directeur général adjoint en charge du pôle Banque de développement régional, Organisation et Informatique.
Expertises utiles au conseil : management, financement, organisation et informatique. | |
Membre du conseil d’administration Première nomination : 25/03/2014 Échéance du mandat : AGO 2026 Président du comité des risques Première nomination : 16/12/2019 Membre du comité des risques Première nomination : 06/10/2015 Membre du comité des nominations Première nomination : 09/02/2023 | MANDATS OU FONCTIONS EXERCÉS EN 2025 | MANDATS ÉCHUS AU COURS DES 5 EXERCICES PRÉCÉDENTS | |
2025 CAISSE D’EPARGNE ÎLE-DE-FRANCE (CEIDF) – SA Membre du Directoire en charge du pôle Banque de développement régional, Organisation et Informatique jusqu’au 21/04/2025, directeur général adjoint en charge du pôle Banque de développement régional, Organisation et Informatique depuis le 22/04/2025 COMPAGNIE DE FINANCEMENT FONCIER – SA Administrateur depuis le 25/03/2014, président du comité des risques depuis le 16/12/2019, membre du comité des nominations depuis le 09/02/2023 BANQUE BCP – SAS Membre du conseil de surveillance, membre du comité d’audit et des risques depuis le 19/04/2017 BANQUE DE NOUVELLE-CALÉDONIE – SA Administrateur depuis le 24/06/2019, membre du comité d’audit et des risques depuis le 21/12/2020 COMITÉ FÉDÉRATION BANCAIRE FRANÇAISE ÎLE-DE-FRANCE – ASSOCIATION Vice-président depuis le 06/10/2015 SCI DE LA FORET – SCI Gérant depuis le 17/09/1994 BANQUE DE TAHITI Administrateur, membre du comité d’audit et des risques depuis le 29/04/2021 GENEO MEZZANINE (Fonds Professionnel de Capital Investissement) Membre du comité consultatif (jusqu’au 31/12/2025) | 2021 IMMOBILIÈRE 3F Représentant permanent de la CEIDF, membre du conseil d’administration jusqu’au 11/04/2021 2020 SOCFIM – SA Représentant permanent de la CEIDF, membre du conseil de surveillance, jusqu’au 14/10/2020 PARIS HABITAT OPH Administrateur en tant que personnalité qualifiée jusqu’au 15/09/2020 ATREAM HÔTELS – SCPI Membre du conseil de surveillance jusqu’au 10/06/2020 | ||
Au 31 décembre 2025, le conseil d’administration de la Compagnie de Financement Foncier est composé de six membres. La composition du conseil est détaillée en page 43 du présent document. Assistent également au conseil, les commissaires aux comptes, au nombre de trois, ainsi que le contrôleur spécifique de la Société.
Le secrétariat juridique du conseil d’administration est assuré par la direction Juridique du Crédit Foncier, laquelle établit, en concertation avec le président et la direction générale de la Compagnie de Financement Foncier, l’ordre du jour des conseils ainsi que les dossiers diffusés aux participants qui exposent les différents points à débattre. Cette direction assure également la rédaction des procès-verbaux ainsi que la tenue des registres légaux. Le conseil d’administration du 30 juin 2010 a adopté un règlement intérieur, mis à jour le 10 avril 2015, le 18 décembre 2019 et le 10 décembre 2025, fixant les règles de fonctionnement du conseil.
Le conseil d’administration de la Compagnie de Financement Foncier se réunit au moins tous les trois mois et l’ordre du jour suit un plan régulier ; des sujets particuliers pouvant être ajoutés selon la période de l’année.
Les points étudiés sont notamment les suivants :
Les dossiers et documents transmis au conseil lui permettent d’avoir une information claire, sincère et complète sur la Société et son évolution.
Le conseil d’administration n’a apporté aucune limitation aux pouvoirs du directeur général. Il est investi des pouvoirs les plus étendus pour agir en toutes circonstances au nom de la Société, dans les limites de l’objet social et sous réserve des pouvoirs expressément attribués par la loi aux assemblées générales et des pouvoirs spécifiques du conseil d’administration. Il représente la Société dans ses rapports avec les tiers. Le directeur général délégué dispose des mêmes pouvoirs que le directeur général.
Au cours de l’exercice 2025, le conseil d’administration de la Compagnie de Financement Foncier s’est réuni six fois.
Il a été procédé à une évaluation externe du conseil en 2025 qui a conclu que la qualité des pratiques de gouvernance de la Compagnie de Financement Foncier lui permet de se situer au meilleur niveau en regard de structures comparables dans le secteur financier.
Les administrateurs bénéficient de rémunérations allouées, selon les règles d’attribution recommandées par BPCE, organe central de la Compagnie de Financement Foncier. Ces règles sont présentées dans la section Rémunérations du présent document.
Le montant des rémunérations allouées aux administrateurs est prédéterminé par séance. Il n’est versé qu’en cas de présence effective aux réunions du conseil (sont réputés présents pour le calcul du quorum et de la majorité, en vertu de l’article 13 des statuts, les administrateurs qui participent à la réunion du conseil par des moyens de visioconférence ou de télécommunication permettant leur identification et garantissant leur participation effective) ; ce montant est également assorti d’un plafonnement annuel.
L’assemblée générale des actionnaires est convoquée conformément aux dispositions légales et réglementaires françaises.
Les actionnaires porteurs de titres exclusivement nominatifs, sont convoqués par courrier individuel à l’assemblée générale.
Tout actionnaire peut participer à l’assemblée générale dans les conditions définies par la loi.
Il n’existe aucune disposition attribuant des droits de vote multiples.
Se référer également aux articles 21 et 22 des statuts de la Société et à la page 180 du présent document.
Conformément aux articles L. 22-10-10 et R. 225-104 du Code de commerce, les éléments ci-après rendent compte de la politique de diversité appliquée aux membres du conseil d’administration.
La politique de nomination et de succession de la Compagnie de Financement Foncier a été adoptée le 18 décembre 2019 par le conseil d’administration. Elle prévoit que le comité des nominations procède, dans le cadre de la sélection des dirigeants effectifs et des administrateurs, à l’évaluation de l’aptitude des candidats sélectionnés ainsi qu’au respect des critères de diversité au sein de l’organe de direction.
Le comité des nominations doit poursuivre un objectif de diversité parmi les dirigeants effectifs et au sein du conseil d’administration, c’est-à-dire une situation où les caractéristiques desdits dirigeants et dudit conseil diffèrent à un degré assurant une variété de points de vue.
Le comité des nominations s’assurera que les aspects suivants de diversité sont bien observés :
Au regard de la taille de l’organe de direction, l’évaluation du critère de diversité peut être ventilée entre les dirigeants effectifs et les membres du conseil d’administration.
En ce qui concerne l’objectif quantitatif relatif à la représentation du sexe sous-représenté, ce critère sera pris en compte conformément aux dispositions législatives.
Aucun des critères précités ne suffit seul à constater la présence ou l’absence de diversité qui est appréciée collectivement au sein de l’organe de direction. En effet, le comité des nominations doit s’attacher à la complémentarité des compétences techniques et la diversité des cultures et des expériences dans le but de disposer de profils de nature à enrichir les angles d’analyse et d’opinion sur lesquels l’organe de direction peut s’appuyer pour mener ses discussions et prendre ses décisions, favorisant ainsi une bonne gouvernance.
Le comité des nominations formule des recommandations sur les évolutions souhaitables quant à la composition de ce dernier en vue d’atteindre les objectifs de diversité.
Le processus de sélection prévoit jusqu’à son terme la présence d’au moins une personne de chaque sexe parmi les candidats aux fonctions de directeur général délégué le cas échéant.
Le règlement intérieur du conseil d’administration, adopté lors de la réunion du conseil du 18 décembre 2019 et modifié lors de la réunion du conseil du 10 décembre 2025, a pour objet de compléter les statuts de la Compagnie de Financement Foncier, et notamment de :
Le règlement peut être modifié à tout moment par une délibération du conseil d’administration.
Chaque administrateur est individuellement tenu au respect du présent règlement intérieur.
Les règles de fonctionnement du conseil d’administration de la Compagnie de Financement Foncier sont fixées d’une part par les articles L. 225-17 à L. 225-56-1, L. 225-94, L. 225-95, R. 225-15 à R. 225-34 du Code de commerce, d’autre part par les articles 11 et suivants des statuts de la Compagnie de Financement Foncier.
Ces règles sont complétées :
Chaque administrateur est individuellement tenu au respect du présent règlement intérieur.
Le conseil d’administration est l’organe social qui, exerce ses prérogatives légales dans l’intérêt de la Compagnie de Financement Foncier et de l’accomplissement de son objet social tel que défini à l’article 2 de ses statuts.
L’action des administrateurs doit être inspirée par le seul souci de l’intérêt de la Compagnie de Financement Foncier.
L’administrateur doit se considérer comme le représentant de l’ensemble des associés et se comporter en toutes circonstances comme tel dans l’exercice de ses fonctions. Il ne doit pas s’exposer à des conflits d’intérêts relativement à ses relations d’affaires avec la Compagnie de Financement Foncier.
Il doit avoir le souci de sa contribution à l’exercice de ses pouvoirs par le conseil d’administration.
Le conseil d’administration doit veiller à ce que :
Toute proposition de candidature à un poste d’administrateur, devra être examinée préalablement en comité des nominations puis en conseil.
Lors de l’entrée en fonction d’un nouvel administrateur, la direction Générale lui remet un dossier comportant les statuts et le présent règlement intérieur.
Aux termes de l’article 16 des statuts, « le conseil d’administration élit parmi ses membres personnes physiques un président et détermine sa rémunération. Il fixe la durée des fonctions du président qui ne peut excéder celle de son mandat d’administrateur ».
En cas d’absence ou d’empêchement du président, le vice-président préside la réunion.
Le vote, comme pour toute autre délibération du conseil soumise à un vote, est public dès lors qu’aucun administrateur n’a demandé de vote secret.
La présidence du conseil pour l’élection du président est assurée par le doyen d’âge.
Le conseil d’administration nomme, sur proposition du président, conformément à l’article 17 des statuts de la Compagnie de Financement Foncier, un directeur général et fixe la durée de son mandat et détermine sa rémunération.
Le conseil d’administration se réunit aussi souvent que l’intérêt de la Compagnie de Financement Foncier l’exige, sur convocation de son président (article 13 des statuts). Toutefois, lorsque le conseil d’administration ne s’est pas réuni depuis plus de deux mois, le tiers au moins des membres du conseil d’administration peut demander au président de convoquer celui-ci sur un ordre du jour déterminé.
Le président met à la disposition des administrateurs l’ensemble des informations nécessaires au bon exercice de leurs fonctions concernant la Compagnie de Financement Foncier.
Les administrateurs reçoivent, en temps utile, un dossier sur les points de l’ordre du jour qui nécessitent une analyse particulière et une réflexion préalable et chaque fois que le respect de la confidentialité ne l’interdit pas.
Les administrateurs peuvent évoquer tout sujet en relation avec l’objet de la Société lors du point de l’ordre du jour des réunions du conseil relatif aux questions diverses.
Outre celle de désigner les mandataires sociaux, les principales missions du conseil d’administration sont de définir les orientations stratégiques de la Compagnie de Financement Foncier, en cohérence avec la stratégie du Groupe BPCE, sur proposition du président et du directeur général, de veiller à leur mise en œuvre, de contrôler la gestion de l’entreprise, la politique de maîtrise des risques et la véracité de ses comptes, d’examiner trimestriellement la situation financière, d’approuver les comptes et de veiller à la qualité de l’information financière.
Le président lui soumet, en outre, au moins une fois par an, le projet de budget et le rapport d’activité ainsi que les résultats du contrôle interne et de la surveillance des risques en application de la réglementation bancaire.
Le vote a lieu à main levée sauf si, pour toutes questions relatives aux personnes, un administrateur demande le vote à bulletin secret.
Le président organise pour débat la présentation des conclusions des missions d’inspection de BPCE, de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution, de l’Autorité des marchés financiers et des autres régulateurs. Il porte à la connaissance du conseil d’administration les notations des comités compétents assortis, le cas échéant, des commentaires de ces instances.
À tout moment, le conseil opère les vérifications et les contrôles qu’il juge opportuns et peut se faire communiquer par le président les documents qu’il estime utiles à l’accomplissement de sa mission.
Le conseil d’administration peut, si cela est nécessaire, recourir aux services du Responsable de la fonction de gestion des risques mentionné à l’article L. 511-64 du Code monétaire et financier (CMF) ou à des experts extérieurs (art. L. 511-96 CMF).
Conformément aux dispositions de l’article L. 225-37 du Code de commerce et à l’article 13 des statuts de la Compagnie de Financement Foncier, sont réputés présents pour le calcul du quorum et de la majorité les administrateurs qui participent à la réunion du conseil par des moyens de visioconférence ou de télécommunication y compris Internet permettant leur identification et garantissant leur participation effective.
La participation des administrateurs par visioconférence ou par d’autres moyens de télécommunication y compris Internet devra être mentionnée sur le registre de présence, la signature dudit registre par l’intéressé devant être régularisée ultérieurement.
La mention de ce mode de participation devra être également transcrite sur le procès-verbal de la réunion.
Lorsque la séance est tenue par des moyens de visioconférence ou de télécommunication dans le cadre de l’article L. 225-37 du Code de commerce, l’identification et la participation effective des membres du conseil qui y assistent par ces moyens doit être garantie, conformément à l’article R. 225-21 du Code de commerce, par la transmission au moins de la voix des participants et la retransmission continue et simultanée des délibérations.
Les moyens de visioconférence et télécommunication devront en outre garantir la confidentialité des débats. En conséquence, toute personne qui participe à la séance par ces moyens devra attester que les moyens techniques qu’elle utilise satisfont à cette exigence de confidentialité.
Un administrateur participant à la réunion par des moyens de communication ou de télécommunication peut représenter un autre administrateur sous réserve que le président du conseil d’administration dispose, le jour de la réunion, d’un pouvoir de l’administrateur représenté.
Le dysfonctionnement du système de visioconférence ou de télécommunication n’empêche pas la tenue de la réunion, dès lors que les conditions de quorum sont réunies. Un administrateur empêché de participer à la réunion du conseil dans le cadre d’un dysfonctionnement a la faculté de donner mandat de représentation à un administrateur physiquement présent, sous réserve d’en informer le président du conseil. Ce mandat peut également être communiqué antérieurement à la réunion, ne devenant effectif qu’en cas de survenance du dysfonctionnement. En revanche, un administrateur ne pourra subdéléguer le mandat qui lui aura été confié, qui dans ce cas ne pourra plus être exercé.
Le procès-verbal de la séance indique le nom des administrateurs présents, réputés présents au sens de l’article L. 225-37 du Code de commerce, excusés ou absents. Il fait également l’état de la présence et de l’absence de toutes les personnes également convoquées à la réunion, qu’elles l’aient été en vertu d’une disposition légale ou non.
Le procès-verbal est revêtu de la signature du président de séance et d’au moins un administrateur. En cas d’empêchement du président de séance, il est signé par au moins deux administrateurs.
Les procès-verbaux sont établis sur un registre spécial tenu conformément aux dispositions réglementaires en vigueur. Les copies ou extraits des procès-verbaux sont valablement certifiés par le président du conseil d’administration, le directeur général ou toute personne habilitée à cet effet.
Pour les besoins de la retranscription des débats au sein du conseil d’administration, il peut être procédé, à l’enregistrement total ou partiel des délibérations par le Crédit Foncier de France. La Compagnie de Financement Foncier s’assure de la confidentialité de cet enregistrement et de sa destruction après signature du procès-verbal par le président. Le président mentionne en début de séance que les débats font l’objet d’un enregistrement et s’assure de l’accord des administrateurs présents.
Il est tenu au siège social ou au lieu de l’établissement principal du Crédit Foncier de France agissant au titre de conventions conclues entre la Compagnie de Financement Foncier et le Crédit Foncier de France un registre de présences signé par les membres du conseil d’administration, en leur nom ou pour les autres membres du conseil d’administration qu’ils représentent.
En cas de résiliation des conventions signées entre le Crédit Foncier de France et la Compagnie de Financement Foncier, le Crédit Foncier aura l’obligation de restituer dans les meilleurs délais les registres de la Compagnie de Financement Foncier.
Pour l’exercice de leurs fonctions par les administrateurs, des comités spécialisés sont constitués au sein du conseil d’administration, à savoir :
Les membres émettent des avis destinés au conseil.
Leurs attributions ne réduisent ni ne limitent les pouvoirs du conseil.
Le conseil d’administration confère la qualité de président à l’un des membres de chaque comité, le président du comité des risques ne pouvant être président du conseil d’administration ni président d’un autre comité.
Les convocations des comités par leur président sont faites par tous moyens et même verbalement.
Chaque comité tient un registre de présence qui est signé par les administrateurs participant à la séance du comité.
Les comptes rendus de réunions sont adressés par le président des comités aux membres de ces comités ainsi qu’au président et au directeur général. Les présidents des comités rendent compte régulièrement dès la tenue des comités, et au moins deux fois par an, au conseil d’administration de l’exercice de leurs missions et l’informent sans délai de toute difficulté rencontrée.
Il n’est pas possible à un membre de se faire représenter. La présence effective de la moitié des membres au moins est nécessaire à la tenue des comités. Les comités émettent des propositions à la majorité des membres présents.
Les comités peuvent se faire communiquer tout document et demander toute présentation qu’ils jugent souhaitable.
Dans le cadre de l’enveloppe annuelle votée par l’assemblée générale, le conseil d’administration peut allouer, aux membres du conseil d’administration ainsi qu’aux membres des comités du conseil, des indemnités compensatrices du temps consacré à l’administration de la Société en fonction de critères objectifs déterminés par le conseil d’administration sur proposition du comité des rémunérations et tenant compte notamment du temps de formation et de la participation effective aux réunions du conseil et des comités.
Le conseil d’administration peut également allouer aux Censeurs une indemnité compensatrice du temps passé à l’exercice de leurs fonctions par prélèvement sur le montant global de l’enveloppe votée chaque année par l’assemblée pour les membres du conseil d’administration.
Les administrateurs s’assurent du respect des règles légales relatives au cumul des mandats en matière de sociétés et aux incompatibilités ainsi que de celles qui sont propres aux établissements de crédit.
Ils s’engagent à participer objectivement aux débats du conseil, même si, lors de ces débats, la profession ou la région qu’ils représentent est en cause.
Les administrateurs, et toutes les personnes présentes aux réunions, sont tenus au secret professionnel conformément à l’article L. 511-33 du Code monétaire et financier sur le déroulement du conseil et des comités spécialisés, et à une obligation de discrétion sur ses délibérations, ainsi que sur toute information à caractère confidentiel et présentée comme telle par le président de séance dans les conditions prévues par l’article L. 225-37 du Code de commerce.
Tout administrateur a l’obligation de faire part au conseil de toute situation de conflit d’intérêts, même potentiel, et doit s’abstenir de participer au vote de la délibération correspondante.
Une situation de conflits d’intérêts se définit comme une situation dans laquelle un membre du conseil d’administration a un intérêt personnel qui diverge, ou est susceptible de diverger.
Sauf dérogation expresse de BPCE, prise en accord avec le président du conseil d’administration, le mandat d’administrateur de la Compagnie de Financement Foncier est incompatible avec ceux exercés dans des établissements de crédit ou établissements financiers concurrençant les activités de la Compagnie de Financement Foncier.
Il est demandé aux administrateurs de participer avec assiduité aux réunions du conseil et des comités.
Ceux qui ne pourraient respecter cette règle d’assiduité s’engagent, conformément aux responsabilités attachées à la fonction d’administrateur, à remettre leur mandat à la disposition du conseil sur demande du président.
Plus généralement, un administrateur qui ne s’estimerait plus en mesure de remplir sa fonction au sein du conseil et des comités dont il est membre doit démissionner.
Lors de leur prise de fonction, les Administrateurs et Censeurs signent la Charte des Administrateurs et Censeurs.
Le règlement 596/2014 du Parlement Européen et du conseil (le « règlement MAR ») et ses règlements délégués (la « Réglementation MAR ») ainsi que la directive 2014/57/UE « MAD » définissent au niveau de l’Union Européenne, un cadre réglementaire commun sur les opérations d’initiés, la divulgation illicite d’informations privilégiées et les manipulations de marché (les « Abus de marché ») ainsi que les sanctions y afférentes.
Le règlement MAR vise trois types d’infraction :
Une opération d’initié se produit dans quatre situations :
Une information privilégiée est :
La qualification d’opération d’initié est notamment présumée pour toute personne qui possède une information privilégiée en raison du fait que cette personne :
La violation des prohibitions d’opérations d’initiés, de divulgations illicites d’informations privilégiées ou de manipulations de marché est sanctionnée d’une peine maximale d’emprisonnement encourue de cinq ans et jusqu’à 100 M€ d’amende.
Des informations privilégiées sur toute société émettant des titres sur un marché réglementé cotée cliente ou non cliente de la Compagnie de Financement Foncier et notamment sur toute entité cotée du Groupe BPCE, sont susceptibles d’être échangées au cours des Conseils d’administration.
Les membres du conseil d’administration sont notamment individuellement informés de leur inscription sur la liste des initiés permanents de toute entité ou entreprise du Groupe BPCE émettant des titres cotés.
Ils reçoivent une notice d’information rappelant les principales dispositions légales et réglementaires applicables à la détention, à la communication et à l’exploitation d’une information privilégiée, ainsi que les sanctions encourues en cas de violation de ces règles.
L’accès à des informations privilégiées est présumé pour les initiés permanents durant les périodes de 15 jours précédant la publication des résultats trimestriels des émetteurs concernés et de 30 jours précédant celle de leurs comptes semestriels et annuels. Ces périodes constituent des « fenêtres négatives » durant lesquelles les initiés permanents ne peuvent intervenir sur les titres desdits émetteurs.
L’obligation d’abstention s’applique dès que les membres du conseil d’administration sont détenteurs d’une information privilégiée et notamment lorsqu’ils ont connaissance d’éléments comptables permettant de cerner suffisamment le résultat, en amont des fenêtres négatives définies ci-dessus.
Chaque année, les membres du conseil d’administration doivent se tenir individuellement informés du calendrier de publication des résultats des émetteurs pour lesquels ils ont reçu une notification d‘inscription sur une liste d’initiés.
Conformément aux dispositions statutaires (article 12), la limite d’âge pour l’exercice des fonctions d’administrateur est fixée à 72 ans. Le nombre d’administrateurs âgés de plus de 68 ans ne peut excéder le tiers du nombre des administrateurs en fonction. Si cette limite est atteinte, l’administrateur le plus âgé est réputé démissionnaire d’office lors de la prochaine assemblée générale.
Le présent règlement a été adopté dans la séance du conseil d’administration du 18 décembre 2019, date à laquelle il est entré en vigueur pour une durée indéterminée.
Les évolutions de nature réglementaires ou socio-économiques, ainsi que les pratiques à l’intérieur du Groupe BPCE, peuvent nécessiter son adaptation. Dans ce cas, le présent règlement sera revu et son nouveau contenu soumis à l’approbation du conseil d’administration.
L’objet de la présente charte est de contribuer à la qualité du travail des administrateurs et des censeurs en favorisant l’application des principes et bonnes pratiques de gouvernement d’entreprise que commandent l’éthique et l’efficacité.
L’administrateur doit agir en toutes circonstances dans l’intérêt social de la Compagnie de Financement Foncier et prendre en considération les enjeux sociaux et environnementaux de son activité.
L’administrateur doit prendre la pleine mesure de ses droits et obligations. Il doit notamment connaître et respecter les dispositions légales et réglementaires relatives à sa fonction, ainsi que les règles propres à la Compagnie de Financement Foncier résultant de ses statuts et du règlement intérieur du conseil d’administration et de ses comités. Il contribue à la responsabilité collective du conseil d’administration.
L’administrateur exerce ses fonctions avec indépendance, intégrité, loyauté et professionnalisme pour être et rester membre d’un conseil d’administration.
L’administrateur veille à préserver en toutes circonstances son indépendance de jugement, de décision et d’action. Il s’interdit d’être influencé par tout élément étranger à l’intérêt social qu’il a pour mission de défendre. Il alerte le conseil d’administration sur tout élément de sa connaissance lui paraissant de nature à affecter les intérêts de la Compagnie de Financement Foncier. Il exprime clairement ses interrogations et ses opinions. Il s’efforce de convaincre le conseil d’administration de la pertinence de ses opinions. En cas de désaccord, il veille à ce que celles-ci soient explicitement consignées aux procès-verbaux des délibérations.
L’administrateur s’efforce d’éviter tout conflit pouvant exister entre ses intérêts moraux et matériels et ceux de la Compagnie de Financement Foncier. Peuvent être source de conflits d’intérêts, toute situation susceptible d’entraver la capacité des membres de l’organe de direction à adopter des décisions objectives et impartiales visant à répondre au mieux aux intérêts de la Compagnie de Financement Foncier et à exercer ses fonctions de manière indépendante et objective, toutes situations en lien notamment avec leurs intérêts économiques, relations personnelles ou professionnelles avec les détenteurs de participation qualifiée dans la Compagnie de Financement Foncier, relations personnelles ou professionnelles avec le personnel à l’échelle du Groupe BPCE (depuis au moins deux ans), autres activités exercées actuellement ou récemment, relations personnelles ou professionnelles avec des parties intéressées externes, influence ou relations politiques.
La qualité d’actionnaire de la Compagnie de Financement Foncier, de client (titulaire de comptes privés, emprunteur ou utilisateur d’autres services), n’est pas en soi constitutive d’un conflit d’intérêts, dès lors que les conditions de la relation sont normales et demeurent en deçà d’un certain seuil.
Dans le cas où il ne peut éviter de se trouver dans une situation de conflits d’intérêts potentiels ou avérés, l’administrateur en informe immédiatement le conseil, son président, et le directeur général, et participe à la documentation dudit conflit. Le président du conseil, après avis du directeur général, s’assure qu’aucun traitement préférentiel ne lui est accordé et qu’aucune convention nécessitant une autorisation préalable du conseil n’est passée entre cet administrateur et la Compagnie de Financement Foncier sans avoir été préalablement autorisée, conformément à la législation en vigueur. Sauf dérogation dûment documentée, l’administrateur s’abstient de participer aux débats en lien avec le conflit d’intérêts ou dès lors que son objectivité ou capacité à remplir correctement ses obligations vis-à-vis de la Compagnie de Financement Foncier pourraient se trouver compromises. Il ne prend pas part au vote.
Sauf autorisation donnée par BPCE, prise en accord avec le président du conseil, la fonction de directeur général, de membre de Directoire, d’Administrateur ou de membre de conseil ou de Censeur de la Compagnie de Financement Foncier est incompatible avec une fonction de directeur général, de membre du Directoire, d’Administrateur, de membre du conseil ou de Censeur au sein d’un établissement de crédit ou d’une entreprise prestataire de services d’investissement ne faisant pas partie du Groupe BPCE.
L’administrateur agit de bonne foi en toutes circonstances et ne prend aucune initiative qui pourrait nuire aux intérêts de la Compagnie de Financement Foncier. Il s’engage à respecter la confidentialité totale des informations qu’il reçoit, des débats auxquels il participe et des décisions prises. Il s’interdit d’utiliser pour son profit personnel ou pour le profit de quiconque les informations privilégiées auxquelles il a accès.
L’administrateur s’engage à consacrer à ses formations, son information et ses fonctions, tout le temps et l’attention nécessaires. À ce titre, il s’assure que le nombre et la charge de ses mandats d’administrateur lui en laissent une disponibilité suffisante. Les administrateurs représentant les salariés disposent du temps nécessaire pour exercer utilement leur mandat (article L. 225-30-1 du Code de commerce).
L’administrateur s’informe sur les spécificités de l’entreprise, ses enjeux et ses valeurs. Il participe aux réunions du conseil d’administration et aux comités spécialisés dont il est membre avec assiduité et diligence.
Il s’efforce d’obtenir dans les délais appropriés les éléments qu’il estime indispensable à son information pour délibérer au sein du conseil en toute connaissance de cause.
L’administrateur contribue à la collégialité et à l’efficacité des travaux du conseil et des comités spécialisés. Il formule toute recommandation lui paraissant de nature à améliorer les modalités de fonctionnement du conseil, notamment à l’occasion de l’évaluation périodique de celui-ci. Il s’attache, avec les autres membres du conseil, à ce que les missions d’orientation et de contrôle soient accomplies avec efficacité et sans entrave. Il s’assure que les positions adoptées par le conseil font l’objet, de décisions formelles, motivées et transcrites aux procès-verbaux de ses réunions.
La présente charte a été rédigée et composée à partir des codes de bonnes pratiques de l’Institut français des administrateurs. Elle fait l’objet d’une signature de tout administrateur, notamment lors de son entrée au conseil d’administration.
À la connaissance de la Société :
Aucune restriction autre que légale n’est acceptée par l’un des membres du conseil d’administration concernant la cession de sa participation dans le capital de la Société.
À la connaissance de la Société, à ce jour, aucune condamnation pour fraude n’a été prononcée au cours des cinq dernières années à l’encontre d’un des membres du conseil d’administration de la Compagnie de Financement Foncier.
À la connaissance de la Société, à ce jour, aucune faillite, mise sous séquestre ou liquidation n’a été prononcée au cours des cinq dernières années à l’encontre d’un des membres du conseil d’administration de la Compagnie de Financement Foncier.
À la connaissance de la Société, à ce jour, aucun membre du conseil d’administration :
Les membres de la direction générale peuvent exercer d’autres mandats sous réserve du respect des règles législatives et réglementaires en vigueur.
À la connaissance de la Société :
À la date du présent document, aucun membre de la direction générale n’est lié à la Compagnie de Financement Foncier par un contrat de service qui prévoirait l’octroi d’avantages.
À la connaissance de la Société, à ce jour, aucun membre de la direction Générale n’a, au cours des cinq dernières années au moins, fait l’objet d’une condamnation pour fraude, été associé à une faillite, mise sous séquestre ou liquidation, fait l’objet d’une incrimination ou sanction publique officielle prononcée par des autorités statutaires ou réglementaires, été empêché par un tribunal d’agir en qualité de membre d’un organe d’administration, de direction ou de surveillance ou d’intervenir dans la gestion ou la conduite des affaires d’un émetteur.
Conformément aux recommandations du Code AFEP-MEDEF, les éléments ci-après rendent compte de la rémunération totale ainsi que des avantages en nature versés pour l’exercice clos le 31 décembre 2025, à chacun des mandataires sociaux.
Les informations concernant les rémunérations perçues sont en euros. La détermination de leur périmètre au niveau de la Compagnie de Financement Foncier est définie à l’article L. 233-16 du Code de commerce.
Le conseil d’administration du 9 février 2016 a décidé qu’il n’y aurait plus de rémunération versée par la Compagnie de Financement Foncier, à compter du 1er février 2016, au directeur général et au directeur général délégué au titre de leur mandat social.
Conformément aux normes définies par le Groupe BPCE, les rémunérations allouées, versées par les sociétés du Groupe, peuvent être perçues directement par les membres des conseils d’administration ou de surveillance de ces sociétés.
Au regard d’une instruction BPCE en date du 17 décembre 2010, les rémunérations allouées aux représentants BPCE sont versées à BPCE et non à la personne physique concernée. Depuis le 1er janvier 2012, il en est de même pour les représentants du Crédit Foncier, les rémunérations allouées sont versées au Crédit Foncier et non à la personne physique. Il est précisé qu’aucune rémunération allouée n’est versée aux collaborateurs de Natixis exerçant un mandat d’administrateur, personne physique, au sein de conseils d’administration de sociétés du Groupe BPCE.
Les montants versés au cours d’une année N correspondent aux montants dus au titre de l’année N-1.
En dehors de l’enveloppe de rémunérations allouées définie en assemblée générale et répartie par le conseil d’administration selon les modalités révisées lors de la séance du 31 janvier 2024, il n’existe pas d’autres rémunérations pour le président et les membres du conseil d’administration.
Rémunérations allouées brutes Compagnie de Financement Foncier (en €) | Au titre de 2024 | Au titre de 2025 |
|---|---|---|
Éric FILLIAT (1) | 8 500 | 9 000 |
Pascal CHABOT | 8 000 | 7 500 |
Crédit Foncier (représenté par Muriel COLLE) (1) | 8 000 | 8 000 |
Corinne DECAUX (1) | 7 500 | 8 000 |
BPCE (représenté par Olivier IRISSON) (2) | 5 500 | 5 000 |
Philippe JEANNE (2) | 6 000 | 6 000 |
| ||
Les mandataires sociaux ne bénéficient d’aucun avantage en nature au titre des activités exercées à la Compagnie de Financement Foncier.
Au 31 décembre 2025, la Compagnie de Financement Foncier ne disposant pas de personnel propre, à l’exception de ses mandataires sociaux, il n’existe pas de schéma d’intéressement ni de participation dans la Société. Par ailleurs, il n’existe pas non plus de plans d’options de souscription ou d’achat d’actions, ni d’actions gratuites de performance au 31 décembre 2025.
Date | Délégation | Nature, montant, durée | Réunion du conseil d’administration |
|---|---|---|---|
| n/a | - | - |
Les projets de résolutions, numérotées de 10 à 12, présentées à l’assemblée générale ordinaire du 6 mai 2026 en application de l’article L. 225-37-2 du Code de commerce (loi n° 2016-1691 du 9 décembre 2016) sont relatifs à l’approbation par l’assemblée des principes et critères de détermination, de répartition et d’attribution des éléments fixes, variables et exceptionnels composant la rémunération totale et les avantages de toute nature, attribuables au président, au directeur général ou au directeur général délégué, en raison de leur mandat pour l’exercice 2026.
Dans le tableau ci-dessous, sont présentés les rémunérations et avantages pouvant être octroyés au titre de 2026 au président, au directeur général et au directeur général délégué.
Nom | É. FILLIAT | O. AVIS | P. DUDOUIT |
|---|---|---|---|
Mandat | Président du conseil d’administration | Directeur général | Directeur général délégué |
Rémunération fixe | N/A | Aucune rémunération n’est versée ni au directeur général ni au directeur général délégué dans le cadre de leur mandat | |
Rémunération variable | N/A | ||
Retraite surcomplémentaire | N/A | ||
Avantage en nature | N/A | ||
Cessation du mandat social | N/A | ||
Rémunérations allouées (1) | 1 500 € par séance avec un maximum de 7 500 € (2) | N/A | N/A |
N/A : non applicable. | |||
L’économie mondiale a enregistré en 2025 une croissance de 3,0 %, témoignant d’une résilience notable malgré un environnement marqué par des incertitudes persistantes. Cette évolution s’explique par la modération progressive de l’inflation, particulièrement en zone euro, par le dynamisme des investissements technologiques et par des politiques économiques globalement accommodantes.
Les risques géopolitiques — guerre en Ukraine, conflit au Moyen-Orient, tensions entre la Chine et Taïwan — ont continué d’exercer une pression sur l’activité. L’instabilité de la politique commerciale américaine a constitué un facteur supplémentaire d’incertitude : les relèvements successifs des droits de douane à partir d’avril 2025, suivis d’ajustements ponctuels à la baisse, ont remis en question le cadre du libre‑échange et accentué la fragmentation des chaînes de valeur mondiales.
L’endettement public demeure une source de préoccupation, en particulier en France dans un contexte politique complexe.
Malgré le choc provoqué par la hausse des droits de douane, l’inflation s’est atténuée dans la plupart des économies. Cette évolution reflète l’effet différé du resserrement monétaire, l’appréciation généralisée des monnaies face au dollar et la baisse des cours mondiaux de l’énergie. Le prix du pétrole s’est replié de 14,2 % en 2025.
Les tensions commerciales ont également contribué à accroître la volatilité de la conjoncture et à accentuer l’hétérogénéité des performances régionales.
Aux États‑Unis, la croissance a ralenti à 2,2 % et l’emploi s’est contracté après un fort rebond en 2024. Malgré les mesures commerciales et migratoires mises en œuvre, l’activité a été soutenue par la demande intérieure et une remontée limitée de l’inflation.
En Chine, la croissance a atteint 5 %, portée par des exportations plus robustes qu’anticipé alors même que la consommation intérieure restait contrainte par la crise immobilière et la faible confiance des entreprises. Les mesures de soutien budgétaire et monétaire ont partiellement compensé ces fragilités.
Dans la zone euro, la croissance s’est établie à 1,4 %. Elle demeure hétérogène : l’Espagne a bénéficié du dynamisme de sa demande interne et de l’appui des fonds européens, tandis que l’Allemagne et l’Italie ont subi le ralentissement des échanges avec les États‑Unis. Par ailleurs, l’accord commercial UE‑États‑Unis, prévoyant des droits de douane de 15 % sur la plupart des importations américaines de biens européens, a pesé sur les exportations au second semestre
En France, l’année a été marquée par une instabilité politique, avec la démission de deux Premiers ministres. L’activité a néanmoins résisté et la croissance a atteint 0,9 %. L’inflation a fortement ralenti (0,9 % en moyenne), soutenue par la baisse des prix de l’énergie et une concurrence accrue dans certains secteurs. Le taux de chômage a progressé à 7,7 % au troisième trimestre 2025.
Le taux d’épargne des ménages a atteint 18,7 %, un niveau inédit hors période de crise sanitaire. La consommation est demeurée atone et l’investissement des ménages s’est redressé de manière limitée, reflétant un climat d’incertitude persistant et une pression fiscale accrue.
En 2025, les politiques monétaires de la Fed et de la BCE ont alternativement divergé de manière inhabituelle entre le premier et le second semestre.
Avant un premier mouvement d’assouplissement monétaire en septembre, la Fed a maintenu un statu quo, ses taux directeurs restant au dernier niveau établi le 18 décembre 2024, c’est-à-dire dans la fourchette 4,25-4,50 %. La résilience du marché du travail américain, la résistance de l’inflation sous-jacente et l’absence de décision pérenne sur le niveau des tarifs douaniers, ont expliqué cet attentisme jusqu’à l’été. La Fed a ensuite réitéré sa réduction de 25 bp de septembre à deux reprises en octobre et en décembre du fait du coup de frein sur le marché du travail et de la révision à la baisse du risque inflationniste.
La BCE, à l’inverse de la Fed, a poursuivi son processus de détente monétaire jusqu’en juin, avant d’adopter une posture prudente d’attentisme. Elle a abaissé le taux de la facilité de dépôt à quatre reprises en 2025, le portant de 3,0 % le 18 décembre 2024 à 2,0 % le 11 juin 2025, du fait d’une oscillation de l’inflation autour de la cible de 2,0 %, du recul progressif de l’inflation sous-jacente, du net ralentissement des indicateurs avancés de salaire, du repli des prix du pétrole et de l’appréciation de l’euro.
Les taux à 10 ans sont demeurés à des niveaux plutôt élevés de part et d’autre de l’Atlantique malgré la tendance au reflux de l’inflation. La réduction de la taille du bilan des banques centrales et l’abondance de dette publique ont aussi limité la transmission des assouplissements monétaires aux taux longs. Ceux-ci ont même marqué des pointes à la hausse lors d’épisodes d’inquiétude comme l’annonce du plan de relance allemand en mars 2025 et l’annonce de l’augmentation des droits de douane américain le 2 avril 2025. Malgré deux pics autour de 3,60 % le 11 mars et le 25 septembre, l’OAT à 10 ans a atteint une moyenne annuelle de 3,37 % en 2025, après 2,97 % en 2024. Son écart avec le taux à 10 ans allemand s’est élevé en moyenne à 74 pdb, contre un spread moyen de 35 pdb sur la période 2015-2019.
Un autre fait remarquable a été la tendance à la réduction de l’écart entre le taux à 10 ans de la France et celui de l’Italie. En l’espace de deux ans, le spread avec l’Italie s’est réduit de 100 bp avec pour conséquence des conditions d’emprunt plus défavorables pour les titres d’État français.
Pour 2026, la BCE devrait maintenir son taux de facilité de dépôt à 2,0 %. Plusieurs raisons justifieraient ce statu quo : la poursuite de la modération des prix, notamment dans les services, le ralentissement de la croissance des salaires et la faiblesse des prix du pétrole.
Les portefeuilles de la BCE issus des programmes d’achats d’actifs (asset purchase programme, APP) et PEPP se contracteront à un rythme mesuré et prévisible car l’Eurosystème ne réinvestira plus les remboursements des titres arrivant à échéance.
***
En 2025, dans un environnement géopolitique marqué par des tensions persistantes et une volatilité des marchés financiers, la Compagnie de Financement Foncier a confirmé son positionnement d’émetteur de référence sur le marché des obligations garanties. Elle a poursuivi sa mission de refinancement au bénéfice des établissements du Groupe BPCE en offrant des conditions particulièrement compétitives, en ligne avec les meilleures pratiques du secteur.
Au cours de l’exercice 2025, la Compagnie de Financement Foncier a procédé à l’émission de 4,3 Md€ d’obligations garanties labellisées « Obligation Garantie Européenne de Qualité Supérieure ».
Les principales agences de notation attribuent aux obligations foncières de la Compagnie de Financement Foncier les meilleures notations disponibles (AAA/Aaa/AAA), reflétant la solidité de son modèle, la qualité de son portefeuille d’actifs et la robustesse du statut juridique protecteur des sociétés de crédit foncier, renforcé par ses engagements internes en matière de gestion financière et de maîtrise des risques.
Au 31 décembre 2025, le total du bilan de la Compagnie de Financement Foncier s’élève à 60,1 Md€ et le résultat net de l’exercice ressort à 45,9 M€.
La Compagnie de Financement Foncier constitue une filiale stratégique du Crédit Foncier, intégrée au Groupe BPCE dans le cadre du régime d’affiliation et bénéficiant, à ce titre, du mécanisme de solidarité interne. Sa mission s’inscrit dans l’activité de refinancement des établissements du Groupe BPCE, qu’elle exerce principalement au bénéfice de portefeuilles de créances du secteur public et du secteur hypothécaire commercial, tout en poursuivant un objectif de diversification maîtrisée de ses actifs éligibles.
Au cours de l’exercice 2025, la Compagnie de Financement Foncier a poursuivi cette diversification en procédant, pour la deuxième année consécutive, au refinancement d’encours de crédits export pour un montant de 130 M€. En parallèle, elle a réalisé une opération de refinancement adossée à un portefeuille d’actifs résidentiels de type « corporates hypothécaires », pour un montant de 194 M€.
Conformément aux dispositions de l’article L. 211‑38 du Code monétaire et financier, la Compagnie de Financement Foncier octroie des prêts à des établissements financiers, dont le remboursement est sécurisé par la mise en garantie de créances éligibles. À ce titre, l’encours des prêts consentis, principalement au Crédit Foncier de France, s’élève à 4 969 M€ au 31 décembre 2025. Des concours de même nature sont également accordés à BPCE SA pour un montant de 4 565 M€ (hors créances rattachées) ainsi qu’à d’autres entités du Groupe BPCE pour 11 191 M€. Ces concours sont collatéralisés à hauteur de 22 297 M€.
En 2025, dans le cadre de son activité de refinancement d’actifs originés par les établissements du Groupe BPCE, la Compagnie de Financement Foncier a assuré le refinancement de créances pour un montant de 4 283 M€ (capital restant dû à la date d’acquisition). Ce volume comprend 2 356 M€ de refinancements garantis par des créances sur le secteur public territorial et par des contreparties corporates privées, ainsi que 411,9 M€ d’engagements de financement.
Parallèlement, au cours de l’exercice, la Compagnie de Financement Foncier a acquis auprès du Crédit Foncier de France un ensemble de créances représentant un montant total de 377 M€, créances rattachées incluses.
Sur l’exercice 2025, la Compagnie de Financement Foncier a émis 4,3 Md€ d’obligations garanties, dont 4 Md€ sous format public euro benchmark.
Les investisseurs allemands et autrichiens restent majoritaires parmi les souscripteurs (33 %), suivis par les Français (18 %). Les Scandinaves, avec eux aussi, 18 % des allocations, enregistrent une hausse de 7 points par rapport à 2024. Les investisseurs d’Europe du Sud et du Benelux suivent.
La part des banques centrales dans les allocations passe de 29 % en 2024 à 25 % en 2025 malgré l’arrêt du soutien de la BCE. Banques et gestionnaires d’actifs regroupent 65 % des allocations tandis que les assureurs maintiennent leur part à 8 %.
Sur l’année 2025, les remboursements anticipés sur les créances aux particuliers se sont élevés à 711 M€. Ces remboursements anticipés ont plusieurs effets sur le produit net bancaire :
Les remboursements anticipés sur les créances aux Corporates atteignent 39,6 M€ répartis entre 27 M€ pour le logement social et 12 M€ pour le Secteur public territorial.
(en k€) | 31/12/2025 | 31/12/2024 |
|---|---|---|
Caisse et banques centrales | 491 003 | 506 002 |
Effets publics et valeurs assimilées | 2 322 106 | 2 424 446 |
Prêts et créances sur les établissements de crédit | 21 464 200 | 21 164 541 |
| 50 501 | 53 247 |
| 21 413 699 | 21 111 294 |
Opérations avec la clientèle | 32 531 737 | 33 140 528 |
Obligations et autres titres à revenu fixe | 1 941 789 | 2 320 353 |
Participations et autres titres détenus à long terme | 0 | 0 |
Immobilisations incorporelles et corporelles | 0 | 0 |
Autres actifs | 30 389 | 32 668 |
Comptes de régularisation | 1 310 860 | 1 458 033 |
TOTAL DE L’ACTIF | 60 092 084 | 61 046 572 |
Sous l’effet conjugué de la mise en oeuvre de nouveaux refinancements d’actifs au bénéfice des établissements du Groupe BPCE et de la poursuite de la diminution des actifs historiques, le total du bilan de la Compagnie de Financement Foncier s’établit à 60,1 Md€ à fin 2025, en retrait de 954,5 M€ par rapport au 31 décembre 2024.
L’évolution de l’actif sur la période est principalement marquée par :
L’encours de crédits à l’habitat, détenus en direct ou mobilisés via L. 211-38, diminue par rapport à fin 2024.
(en M€) | 31/12/2025 | 31/12/2024 | Variation |
|---|---|---|---|
Créances hypothécaires non-commerciales (cf. note 11) | 18 240 | 20 257 | - 10,0 % |
Prêts aux particuliers L. 211-38 garantis par des prêts immobiliers (cf. note 22) | 2 498 | 2 790 | -10,5 % |
TOTAL | 20 738 | 23 047 | -10,0 % |
Dans le cadre de son activité, la Compagnie de Financement Foncier met à disposition du Crédit Foncier et des autres entités du Groupe BPCE des refinancements de créances éligibles, réalisés sous la forme de cessions true sale ou de prêts collateralisés garantis par lesdites créances.
Ces prêts collatéralisés sont classés en prêts et créances à terme sur les établissements de crédit. Àu 31 décembre 2025, leur encours s’élève à 20,7 Md€ se répartissant de la manière suivante :
Le montant global des garanties reçues en couverture de ces prêts s’élève à 22,5 Md€ au 31 décembre 2025.
Les autres actifs s’établissent à 30,39 M€ à fin 2025 contre 32,67 M€ au 31 décembre 2024.
Les comptes de régularisation s’établissent à 1,31 Md€ au 31 décembre 2025 en diminution de 147 M€ par rapport au 31 décembre 2024.
(en k€) | 31/12/2025 | 31/12/2024 |
|---|---|---|
Banques centrales | 0 | 0 |
Dettes envers les établissements de crédit | 6 085 552 | 5 597 287 |
| 0 | 0 |
| 6 085 552 | 5 597 287 |
Opérations avec la clientèle | 0 | 0 |
| 0 | 0 |
Dettes représentées par un titre | 50 408 577 | 51 468 371 |
| 0 | 0 |
| 50 408 577 | 51 468 371 |
Autres passifs | 249 933 | 276 867 |
Comptes de régularisation | 1 310 487 | 1 627 261 |
Provisions | 18 019 | 16 709 |
Dettes subordonnées | 0 | 0 |
Fonds pour risques bancaires généraux | 20 000 | 20 000 |
Capitaux propres hors FRBG | 1 999 517 | 2 040 077 |
| 1 537 460 | 1 537 460 |
| 209 867 | 209 867 |
| 156 028 | 151 714 |
| 0 | 0 |
| 50 240 | 54 756 |
| 0 | 0 |
| 45 922 | 86 279 |
TOTAL DU PASSIF | 60 092 084 | 61 046 572 |
La variation des dettes représentées par un titre ressort à -1,06 Md€ reflétant l’écart entre les émissions réalisées au cours de l’année et les tombées d’obligations foncières de l’exercice.
Les dettes envers les établissements de crédit enregistrent une progression de 488,3 M€ au cours de l’année 2025, en lien avec la gestion optimisée de la trésorerie.
Les capitaux propres s’établissent à 2 Md€, un niveau globalement stable par rapport à l’exercice précédent.
(en k€) | 31/12/2025 | 31/12/2024 |
|---|---|---|
Produit net bancaire | 120 054 | 172 036 |
Frais généraux | - 54 603 | - 56 211 |
Résultat brut d’exploitation | 65 451 | 115 824 |
Coût du risque | 268 | 2 577 |
Résultat d’exploitation | 65 718 | 118 401 |
Gains ou pertes sur actifs immobilisés | 452 | - |
Résultat courant avant impôts | 66 170 | 118 401 |
Impôt sur les bénéfices | - 20 248 | - 32 122 |
RÉSULTAT NET | 45 922 | 86 279 |
Le produit net bancaire s’élève à 120 M€, en diminution de 52 M€ par rapport à l’exercice 2024. Cette évolution reflète principalement la baisse de la marge moyenne des actifs, les refinancements réalisés pour les entités du Groupe BPCE présentant une profitabilité inférieure à celle des actifs historiques en extinction.
Les commissions nettes, composées pour l’essentiel des indemnités de remboursement anticipé, reculent également, en cohérence avec la baisse des volumes de remboursements anticipés.
Les frais généraux à 54 M€, demeurent maîtrisés. Ils intègrent la facturation des prestations réalisées par le Crédit Foncier ainsi que des charges d’honoraires et de sous-traitance dont le niveau reste contenu.
Le résultat brut d’exploitation ressort ainsi à 65,5 M€, en retrait par rapport à l’exercice précédent.
Le coût du risque fait apparaître une reprise nette de 0,3 M€, composée d’une reprise de 1 M€ sur le risque individuel et d’une dotation de 0,7 M€ au titre du risque collectif.
Le résultat net s’établit à 45,9 M€ au 31 décembre 2025.
L’article R. 511-16-1 du Code monétaire et financier, créé par le décret n° 2014-1315 du 3 novembre 2014, prévoit que les établissements de crédit publient dans leur rapport financier annuel le rendement de leurs actifs, défini comme le rapport entre le résultat net et le total du bilan. Pour 2025, ce rapport est égal à 0,08 %.
Se référer au chapitre 3 – Comptes individuels, note 26 – Tableau des flux de trésorerie (pages 115 et 116).
La Compagnie de Financement Foncier est principalement exposée au risque de crédit et de contrepartie. Son exposition à ces risques est toutefois limitée par :
Aucun prêt ou créance sur les établissements de crédit n’a fait l’objet d’un déclassement en douteux au cours de l’année 2025. Sur les 21,41 Md€ de créances à terme sur les établissements de crédit, 20,8 Md€ sont constitués de prêts à des entités du Groupe BPCE. Par ailleurs, ces prêts sont majoritairement garantis par des créances selon les termes de l’article L. 211-38 du Code monétaire et financier.
La qualité de la signature de l’ensemble des entités du Groupe BPCE, associée à la qualité des créances apportées en garantie, limite ainsi le risque associé à ces expositions.
Les prêts et créances sur la clientèle atteignent 32,5 Md€ au 31 décembre 2025, dont 0,6 Md€ de créances douteuses contre respectivement 33,1 Md€ et 0,6 Md€ au 31 décembre 2024. Les créances douteuses (0,6 Md€) et dépréciations (22,2 M€) restent exclusivement concentrées sur les crédits à l’habitat.
L’encours de titres d’investissement s’élève à 4,21 Md€ au 31 décembre 2025.
Aucun déclassement en douteux ni dépréciation n’a été constitué sur ces titres en 2025.
Les encours en valeur nette comptable (hors ICNE et après surcotes ou décotes) se répartissent entre l’Italie (58 %), les États-Unis (25 %), le Japon (7 %), la Pologne (6 %), le Canada (2 %), l’Espagne (1 %) et la France (1 %).
La Compagnie de Financement Foncier s’interdit toute position de change à l’exception de celles, très faibles, qui pourraient résulter des ajustements inhérents à toute opération de couverture, les opérations initiées en devises étant, dès leur conclusion, couvertes en euro.
Le risque de taux est couvert, si nécessaire, à l’aide de dérivés de micro ou de macrocouverture (transformation des éléments à taux fixe en taux variable).
La position de taux résiduelle est revue chaque trimestre et des opérations de couverture sont conclues en cas de déformation de celle-ci afin de maintenir les impasses de taux dans les étroites limites que s’est fixées la Compagnie de Financement Foncier. Les risques de base, résultant de taux de référence différents sur les positions déjà transformées en taux révisable par des swaps, sont également gérés en macrocouverture. Sur toute l’année 2025, les différentes limites ont été respectées.
Compte tenu de ces règles de gestion stricte, les déformations de la position de taux proviennent d’événements non connus à l’origine et intervenant en cours de vie des opérations. Il s’agit principalement des remboursements anticipés de prêts, majoritairement à taux fixe, accordés à des personnes physiques. La date de l’événement n’étant pas prévisible et le montant des indemnités perçues par le prêteur étant plafonné réglementairement, la Compagnie de Financement Foncier ne peut couvrir totalement ce risque.
Depuis le milieu de l’année 2022, le volume des remboursements anticipés est en baisse significative, en lien avec la remontée des taux des prêts immobiliers. Les remboursements anticipés et renégociations sur les encours de crédits aux Particuliers au bilan de la Compagnie de Financement Foncier représentent 3,7 % des encours au 31 décembre 2025 contre 3,2 % au 31 décembre 2024.
En 2025, la Compagnie de Financement Foncier a poursuivi sa politique de gestion prudente de la liquidité et dispose d’une trésorerie suffisante qu’elle peut mobiliser pour faire face aux échéances contractuelles de l’ensemble de ses dettes privilégiées, pendant six mois, sans ressources nouvelles.
Au 31 décembre 2025, la Compagnie de Financement Foncier dispose d’une trésorerie de 0,54 Md€, dont 0,49 Md€ auprès de la Banque de France, et de 4,57 Md€ prêtés à moins de onze mois à BPCE et principalement garantis par un portefeuille de prêts.
La Compagnie de Financement Foncier détient, en outre, au 31 décembre 2025, 21,6 Md€ (avant haircut) d’actifs mobilisables auprès de la BCE.
Le ratio de liquidité de la Compagnie de Financement Foncier (« LCR » – Liquidity Coverage Ratio), a toujours été égal ou supérieur à 100 % depuis 2015.
La double qualité d’établissement de crédit et de société de crédit foncier de la Compagnie de Financement Foncier la soumet à un corpus législatif et réglementaire qui encadre de manière complète l’exercice et le contrôle de ses activités.
Ce cadre est principalement constitué par le Code monétaire et financier (CMF), par les règlements édictés par le comité de la réglementation bancaire et financière (CRBF) et, s’agissant du contrôle interne, par l’arrêté du 3 novembre 2014 relatif au contrôle interne des entreprises du secteur de la banque, des services de paiement et des services d’investissements soumis au contrôle de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) modifié par l’arrêté du 25 février 2021.
En sa qualité de société de crédit foncier, la Compagnie de Financement Foncier est soumise à des dispositions spécifiques qui figurent aux articles L. 513-2 à L. 513-27 du CMF et dans divers textes d’application (articles R. 513-1 à R. 513-21 du CMF, règlement n° 99-10 du CRBF modifié, etc.).
Ces dispositions prévoient notamment la nomination d’un contrôleur spécifique, après avis conforme de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR). Ce dernier est en charge du contrôle du respect des dispositions légales : éligibilité des actifs, surdimensionnement, congruence en taux et en maturité, valorisation des biens ou garanties sous-jacents, respect de l’article 129 relatif aux expositions sous forme d’obligations garanties du règlement CRR (Capital Requirements Regulation, règlement n°575/2013 du 26 juin 2013 concernant les exigences prudentielles applicables aux établissements de crédit).
Le contrôleur spécifique rédige un rapport annuel transmis à l’ACPR et aux organes sociaux.
Le texte structurant le plus récent, la directive Covered Bonds du 27 novembre 2019 (directive (UE) 2019/2162), a été transposé en droit français par la publication au Journal Officiel le 1er juillet 2021 de l’Ordonnance n° 2021-858 et le 7 juillet 2021 du décret n° 2021-898, pour une entrée en application au 8 juillet 2022.
La Compagnie de Financement Foncier est, en tant que prestataire de services d’investissement, soumise au règlement général de l’Autorité des marchés financiers (AMF). Le directeur de la conformité et de la coordination des contrôles permanents du Crédit Foncier est titulaire de la carte AMF de Responsable de la conformité et des services d’investissement (RCSI) pour la Compagnie de Financement Foncier. Le RCSI veille au respect de la réglementation financière et a établi, dans le cadre de son intervention, un corpus de procédures (lanceur d’alertes, information privilégiée, cartes professionnelles AMF, enregistrement des données, conflits d’intérêts…).
Dans le cadre du dispositif mis en œuvre pour renforcer le privilège dont les obligations foncières sont assorties, la majorité des moyens nécessaires à son activité sont fournis par le Crédit Foncier.
La Compagnie de Financement Foncier utilise les moyens mis à sa disposition par sa maison mère pour l’exercice de ses activités. Le Crédit Foncier effectue, dans le cadre d’un ensemble de conventions dont l’une concerne le contrôle interne et la conformité, un certain nombre de prestations pour sa filiale.
Le dispositif de contrôle interne déployé pour la Compagnie de Financement Foncier est conforme aux règles et normes du Groupe BPCE, organe central qui organise la filière de contrôle interne pour les établissements du Groupe BPCE. La charte de la deuxième ligne de défense pour le contrôle de niveau 2 et la charte de la fonction d’audit interne pour le contrôle périodique constituent les deux documents décrivant le dispositif de contrôle interne, la charte de contrôle interne en étant le document faîtier.
Le directeur général de la Compagnie de Financement Foncier assure la responsabilité du contrôle interne de la Compagnie de Financement Foncier. Toutefois, aux termes de la convention relative aux prestations en matière de contrôle interne, la mise en œuvre du dispositif est confiée au Crédit Foncier.
Sur ces bases, l’organisation du dispositif de contrôle interne répond aux obligations fixées par le document-cadre du contrôle permanent Groupe. Elle repose sur deux niveaux de contrôle permanent et un niveau de contrôle périodique.
Le contrôle permanent de niveau 1 regroupe toutes les natures de contrôles exercés par les entités opérationnelles sous réserve du respect de l’article 12 de l’arrêté du 3 novembre 2014 modifié. Il est assuré par les responsables opérationnels des fonctions concernées.
Le contrôle permanent de niveau 2 regroupe les contrôles de fiabilisation du niveau 1 et tous les contrôles réalisés par des directions indépendantes des structures opérationnelles et rattachées hiérarchiquement ou fonctionnellement au directeur exécutif risques et conformité :
Ces directions du Crédit Foncier s’assurent du respect des procédures internes, des exigences législatives et réglementaires, ainsi que de la bonne maîtrise des risques. Elles définissent et mettent en œuvre un plan de contrôle annuel. Elles vérifient que les contrôles permanents de niveau 1 sont mis en œuvre et réalisent des contrôles complémentaires. Les résultats de leurs contrôles sont présentés périodiquement au comité de contrôle interne du groupe Crédit Foncier.
Depuis le 1er octobre 2022, la fonction de contrôle périodique du Crédit Foncier, y compris sur le périmètre de la Compagnie de Financement Foncier, est assurée par l’inspection générale Groupe BPCE par l’intermédiaire d’un contrat de prestation.
L’inspection générale Groupe BPCE assure également le suivi de la mise en œuvre des recommandations.
L’organisation du contrôle interne de la Compagnie de Financement Foncier s’articule de la manière suivante :
Le comité de contrôle interne (CCI) a pour rôle, sur l’ensemble des risques individuels ou consolidés, de définir et mettre en œuvre la politique du groupe Crédit Foncier en matière de contrôle interne et de mesurer la maîtrise globale des risques. Dans ce but, il peut mobiliser des moyens et lancer des plans d’actions dont il suit l’avancement et les résultats.
Il réunit, au minimum quatre fois par an et sous la présidence du directeur général du Crédit Foncier, les responsables du contrôle permanent et du contrôle périodique ainsi que le directeur risques et conformité du Crédit Foncier.
Il a pour missions principales de :
Il assure enfin la fonction de comité Volcker en application de la loi américaine dite Dodd-Frank Wall Street Reform and Consumer Protection Act qui a ajouté une nouvelle section 13 à la loi américaine Bank Holding Company Act de 1956 (la « BHC Act »), section 13, communément dénommée Volcker Rule.
Le directeur des Relations institutionnelles est membre permanent du comité de contrôle interne au titre du pilotage de la Compagnie de Financement Foncier.
En tant que société de crédit foncier, la Compagnie de Financement Foncier met en œuvre un suivi détaillé de ses risques, notamment à travers un comité exécutif des risques dédié.
Ce comité définit la politique des risques, en contrôle la bonne exécution et assure la surveillance et la maîtrise des risques, en conformité avec la politique générale des risques définie par le Groupe BPCE.
Il a pour missions principales :
Le comité exécutif des risques de la Compagnie de Financement Foncier se réunit au minimum une fois par trimestre. Il est présidé par le directeur général de la Compagnie de Financement Foncier et son secrétariat est assuré par la direction Gouvernance des risques du Crédit Foncier.
Le comité assure le suivi des risques :
Le comité examine les évolutions en matière de contrôle permanent (filière risque) et évalue l’avancement des projets affectant le suivi des risques de la Compagnie de Financement Foncier.
La direction générale de la Compagnie de Financement Foncier assume les responsabilités de la gestion, de la maîtrise des risques et du contrôle interne.
Le conseil d’administration de la Compagnie de Financement Foncier exerce le contrôle de la gestion de la Société et oriente sa stratégie. Il est impliqué dans les décisions les plus importantes et informé régulièrement de l’évolution des indicateurs. Ses travaux sont préparés par le comité d’audit et le comité des risques, lesquels ont pour missions, d’une part, de s’assurer de la pertinence et de la permanence des méthodes comptables et, d’autre part, de porter une appréciation sur la qualité du contrôle interne, notamment les systèmes de mesure, de surveillance et de maîtrise des risques et, enfin, de proposer, si nécessaire, des actions complémentaires à ce titre.
Partie intégrante du système de contrôle interne requis par la réglementation encadrant les entreprises de crédit et les prestataires de services d’investissement (PSI), le dispositif de contrôle de la conformité désigne l’ensemble des moyens mis en œuvre pour garantir le respect des dispositions propres aux activités bancaires et financières, des normes professionnelles et déontologiques, des règles du Groupe BPCE et des instructions des dirigeants effectifs prises en application des orientations de l’organe de surveillance.
Rattachée hiérarchiquement au directeur exécutif en charge de la direction Risques et Conformité, la direction de la Conformité et Coordination des Contrôles Permanents du Crédit Foncier exerce la fonction conformité de la Compagnie de Financement Foncier en application de la convention relative aux prestations en matière de contrôle interne et de conformité du 22 février 2022 et de la lettre de cadrage du 17 avril 2023. Elle s’appuie sur le corpus des chartes et documents cadres du Groupe BPCE (Charte du Contrôle interne, Charte de la 2e ligne de défense, documents-cadre conformité et déontologie). Elle a en charge la prévention, la détection, la mesure et la surveillance des risques de non-conformité afin d’en assurer la maîtrise à travers un système de contrôles des opérations et des procédures adapté à leur taille et à leur complexité, une contribution à l’élaboration des politiques des risques et, enfin, l’alerte des dirigeants effectifs et du conseil d’administration.
Elle réalise un suivi des contrôles permanents de premier et second niveaux relatifs aux risques de non-conformité et aux risques généraux liés aux activités (conformité, déontologie, blanchiment, fraudes, SRAB, Volcker…).
En déclinaison des principes du Groupe BPCE, ses missions générales portent sur cinq domaines d’activité : la gouvernance de la conformité, la surveillance et le contrôle permanent de la conformité, le pilotage de la conformité, le conseil et appui aux métiers, le développement de la culture conformité.
La direction de la Conformité et Coordination des Contrôles Permanents du Crédit Foncier exerce ainsi l’ensemble des missions dévolues au responsable de la fonction de vérification de la conformité de la Compagnie de Financement Foncier en déclinaison du document cadre Conformité Groupe et de l’arrêté du 3 novembre 2014 modifié.
Ses activités font l’objet de comptes rendus réguliers à la direction générale, au comité de gestion de la Compagnie de Financement Foncier, au comité de contrôle interne, au comité exécutif des risques, au comité des risques, au conseil d’administration, ainsi qu’à l’organe central.
Depuis le 1er octobre 2022, la fonction de contrôle périodique du Crédit Foncier, y compris sur le périmètre de la Compagnie de Financement Foncier, est assurée par l’inspection générale Groupe BPCE par l’intermédiaire d’un contrat de prestation. Dans ce cadre, l’inspection générale Groupe, dans sa fonction d’audit interne du groupe Crédit Foncier, procède à l’évaluation des risques et s’assure de la qualité, de l’efficacité, de la cohérence et du bon fonctionnement de son dispositif de contrôle permanent ainsi que de la maîtrise de ses risques. Le périmètre de l’audit interne couvre tous les risques et toutes les activités du Crédit Foncier et de la Compagnie de Financement Foncier. Elle exerce ses missions de manière indépendante des directions opérationnelles et de contrôle permanent et rend compte au directeur général, au comité des risques et au conseil d’administration :
La synthèse du suivi des recommandations est communiquée aux instances précitées, ainsi qu’au comité exécutif où sont notamment passées en revue les recommandations qui posent des difficultés particulières de mise en œuvre.
Les missions sont réalisées par le corps d’inspecteurs de l’inspection générale du Groupe BPCE sous la supervision d’un superviseur dédié, soit un effectif moyen de 4,4 collaborateurs.
Un plan annuel d’audit est élaboré par l’inspection générale Groupe BPCE, dans sa fonction d’audit interne du groupe Crédit Foncier, en lien avec la direction générale du Crédit Foncier et de la Compagnie de Financement Foncier. Il est approuvé par la direction générale du Crédit Foncier et soumis pour avis consultatif au comité des risques et pour validation au conseil d’administration du Crédit Foncier. Il couvre le périmètre d’intervention de l’inspection, selon un plan pluriannuel tenant compte d’un cycle d’audit de cinq ans maximums, conformément à l’arrêté A-2014-11-03-modifié. Les activités intrinsèquement risquées font l’objet d’une surveillance plus rapprochée. En cours d’année, des enquêtes ou missions spécifiques peuvent être réalisées sur demande du directeur général du Crédit Foncier.
Afin de pouvoir exercer sa mission et contribuer efficacement à la promotion d’une culture du contrôle, le superviseur de l’audit interne du Crédit Foncier et de la Compagnie de Financement foncier, participe, sans voix délibérative, aux comités clefs relatifs à la maîtrise des risques. Il est membre du comité de contrôle interne et est invité permanent du comité des risques, du comité d’audit, du comité exécutif des risques, du comité de gestion de bilan et de pilotage de la liquidité et du comité de gestion de la Compagnie de Financement Foncier.
Les missions d’audit donnent lieu à la formulation de recommandations priorisées par ordre d’importance. Le suivi de leur mise en œuvre est effectué trimestriellement à partir des déclarations du management de l’unité auditée, portant sur le pourcentage de réalisation et, le cas échéant, un plan d’actions assorti d’un nouveau délai.
Les recommandations issues des missions de l’ACPR ou de la BCE sont mises en œuvre et suivies dans les mêmes conditions que celles de l’Inspection Générale Groupe ou de la direction de l’Audit interne.
Les réponses sont saisies par les unités auditées sur l’outil du Groupe, mis à leur disposition sur l’intranet. Ces réponses s’appuient sur une justification documentée assurée par l’unité auditée et regroupant les éléments probants. Une validation systématique de la mise en œuvre effective des recommandations est réalisée par l’audit interne à travers les vérifications des pièces justificatives communiquées par l’unité auditée.
Une restitution détaillée est élaborée chaque trimestre afin d’assurer une information lisible et synthétique à la direction générale, au comité exécutif, au comité des risques et au conseil d’administration : celle-ci intègre les demandes éventuelles et argumentées de prorogation. Les recommandations non mises en œuvre dans les délais initiaux font l’objet d’un examen particulier en comité exécutif. De façon générale, et ce fut le cas en 2025, les recommandations sont mises en œuvre dans de bonnes conditions et dans les délais initialement prévus.
Lors des nouveaux audits, l’état des recommandations émises précédemment est systématiquement examiné.
Le plan d’audit 2025 a été mis en œuvre dans sa totalité par l’Inspection Générale Groupe dans sa fonction d’audit interne du Crédit Foncier et de la Compagnie de Financement Foncier.
Le plan d’audit 2026-2030 a été construit en augmentant l’intensité d’audit sur les zones de risques les plus importantes, grâce à un exercice complet de risk assessment qui permet une identification fine des risques du Crédit Foncier et de la Compagnie de Financement Foncier, en combinant les missions par unité auditable et les missions transverses.
Après échanges avec la direction générale, le plan d’audit a été présenté en comité des risques de la Compagnie de Financement Foncier le 4 décembre 2025 et approuvé par le conseil d’administration le 10 décembre 2025.
La Compagnie de Financement Foncier publie un rapport sur le contrôle et suivi des risques dans lequel figurent les informations et indicateurs applicables aux sociétés de crédit foncier selon la réglementation en vigueur.
Ce rapport intègre par ailleurs des informations complémentaires sur le suivi des risques de la Compagnie de Financement Foncier.
Pour plus d’informations, se référer au chapitre 4 – Facteurs et gestion des risques du présent Document d’enregistrement universel (pages 131 à 176).
(en k€) | Factures reçues non réglées à la date de clôture de l’exercice | ||||
|---|---|---|---|---|---|
1 à 30 jours | 31 à 60 jours | 61 à 90 jours | 91 jours et plus | Total | |
A) Tranche de retard de paiement | |||||
Nombre de factures concernées | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Montant total des factures concernées TTC | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Pourcentage du montant total des achats TTC de l’exercice | 0 % | 0 % |
|
|
|
B) Factures exclues du (A) relatives à des dettes et créances litigieuses ou non comptabilisées | |||||
Nombre des factures exclues | 0 | 0 | 0 | 0 | Néant |
Montant total des factures exclues | 0 | 0 | 0 | 0 | Néant |
C) Délais de paiement de référence utilisés (contractuel ou légal – article L. 441-14 ou article L. 443-1 du Code de commerce) | |||||
Délais de paiement utilisés pour le calcul des retards de paiement | Délais contractuels : 30 jours date de facture |
| |||
La Compagnie de Financement Foncier respecte la réglementation sur les délais de paiement aux fournisseurs, conformément à la loi LME (loi de modernisation de l’économie) du 4 août 2008 qui prévoit le règlement des fournisseurs dans le délai maximal de 60 jours à compter de la date d’émission de la facture.
La majorité de la gestion de la Compagnie de Financement Foncier est sous-traitée au Crédit Foncier, et facturée par ce dernier. Aucune dette relative à des factures reçues et non encore réglées au 31 décembre 2025, n’est inscrite au bilan de la Compagnie de Financement Foncier.
(en k€) | Factures émises non réglées à la date de clôture de l’exercice | ||||
|---|---|---|---|---|---|
1 à 30 jours | 31 à 60 jours | 61 à 90 jours | 91 jours et plus | Total | |
A) Tranche de retard de paiement | |||||
Nombre de factures concernées | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Montant total des factures concernées TTC | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Pourcentage du montant total des ventes TTC de l’exercice |
|
|
|
|
|
B) Factures exclues du (A) relatives à des dettes et créances litigieuses ou non comptabilisées | |||||
Nombre des factures exclues | 0 | 0 | 0 | 0 | Néant |
Montant total des factures exclues | 0 | 0 | 0 | 0 | Néant |
C) Délais de paiement de référence utilisés (contractuel ou légal – article L. 441-14 ou article L. 443-1 du Code de commerce) | |||||
Délais de paiement utilisés pour le calcul des retards de paiement | Délais contractuels : Date de facture |
| |||
Aucune créance client non bancaire ne figure au bilan de la Compagnie de Financement Foncier au 31 décembre 2025.
Sans objet. En tant que société de crédit foncier, la Compagnie de Financement Foncier ne peut pas, légalement, détenir de participations.
Sans objet. La Compagnie de Financement Foncier ne dispose pas de salariés en propre.
Sans objet. La Compagnie de Financement Foncier n’a pas de locaux en propre.
La Compagnie de Financement Foncier n’a pas réalisé d’investissement significatif (investissement supérieur à 30 M€ nécessitant la majorité qualifiée du conseil d’administration) entre le 1er janvier 2025 et la date de dépôt de ce Document d’enregistrement universel.
Il n’existe pas, à la connaissance de la Société, d’accord prévoyant une réalisation d’un tel investissement à l’avenir.
La Compagnie de Financement Foncier n’a pas réalisé d’investissement significatif (investissement supérieur à 30 M€ nécessitant la majorité qualifiée du conseil d’administration) au cours de l’exercice.
La Compagnie de Financement Foncier n’a pas réalisé d’investissement significatif (investissement supérieur à 30 M€ nécessitant la majorité qualifiée du conseil d’administration) au cours de l’exercice.
La Compagnie de Financement Foncier n’a pas réalisé d’investissement significatif (investissement supérieur à 30 M€ nécessitant la majorité qualifiée du conseil d’administration) au cours de l’exercice.
La Compagnie de Financement Foncier n’a pas réalisé d’investissement significatif (investissement supérieur à 30 M€ nécessitant la majorité qualifiée du conseil d’administration) au cours de l’exercice.
Aucune activité en matière de recherche et de développement n’a été réalisée par la Compagnie de Financement Foncier en 2025.
Les informations relatives aux principaux risques et incertitudes sont décrites dans le chapitre 4 « Facteurs et gestion des risques ».
Aucun évènement postérieur à la clôture et susceptible d’avoir une incidence significative sur les comptes au 31 décembre 2025 n’est intervenu entre la date de clôture et le 30 janvier 2025, date à laquelle le conseil d’administration a arrêté les comptes 2025.
En 2026, la Compagnie de Financement Foncier poursuivra ses activités conformément aux orientations stratégiques du Groupe BPCE. Les priorités porteront sur :
Pour plus d’informations sur les perspectives d’avenir, et en particulier sur l’environnement économique et financier, se reporter au « Contexte économique et réglementaire » du chapitre 3 page 64 du Document d’enregistrement universel 2025.
Nature des indications (en €) | 2021 | 2022 | 2023 | 2024 | 2025 |
|---|---|---|---|---|---|
I) Situation financière en fin d’exercice | |||||
| 2 537 459 936 | 1 537 459 936 | 1 537 459 936 | 1 537 459 936 | 1 537 459 936 |
| 158 591 246 | 96 091 246 | 96 091 246 | 96 091 246 | 96 091 246 |
| Néant | Néant | Néant | Néant | Néant |
II) Résultat global des opérations effectuées | |||||
| 1 689 453 649 | 1 440 922 945 | 1 774 592 799 | 1 931 309 146 | 1 714 628 319 |
| 147 791 688 | 153 594 570 | 155 917 397 | 118 876 746 | 45 426 500 |
| -26 347 900 | -48 547 653 | -45 905 787 | -32 121 710 | -20 248 344 |
| Néant | Néant | Néant | Néant | Néant |
| 106 004 329 | 119 910 205 | 118 833 456 | 86 279 458 | 45 922 036 |
| 106 003 975 | 119 910 344 | 118 833 161 | 86 482 121 | 46 123 798 |
III) Résultat des opérations réduit à une seule action (2) | |||||
| 0,62 | 0,88 | 1,14 | 0,90 | 0,47 |
| 0,67 | 1,00 | 1,24 | 0,90 | 0,48 |
| 0,67 | 1,25 | 1,24 | 0,90 | 0,48 |
IV) Personnel (3) | |||||
| N/A | N/A | N/A | N/A | N/A |
| N/A | N/A | N/A | N/A | N/A |
| N/A | N/A | N/A | N/A | N/A |
| N/A | N/A | N/A | N/A | N/A |
| N/A | N/A | N/A | N/A | N/A |
| |||||
La gestion courante de la Compagnie de Financement Foncier est intégralement confiée à sa maison mère, le Crédit Foncier, dans le cadre d’un corpus de conventions d’externalisation et de mise à disposition de moyens. La Compagnie de Financement Foncier ne dispose d’aucun moyen propre (salariés, locaux, etc.). Les enjeux sociaux, environnementaux et sociétaux sont portés par le Crédit Foncier.
Le Crédit Foncier s’inscrit pleinement dans la stratégie RSE du Groupe BPCE.
VISION 2030 – le projet stratégique du Groupe BPCE – trace les grandes priorités qu’il se fixe afin de construire un projet de croissance au service de ses clients, dans une société marquée par quatre grandes transitions : environnementale, démographique, technologique et géopolitique.
Pour accompagner ces transitions, le groupe mobilise sa présence territoriale, ses métiers et ses expertises pour permettre à ses clients, ses sociétaires et ses collaborateurs d’affirmer leur pouvoir d’agir et d’aborder leur avenir en confiance.
Face à l’urgence climatique, le Groupe BPCE et ses métiers se positionnent en facilitateurs des efforts de transition, avec un objectif clair : financer une économie neutre en carbone en 2050 en agissant dès aujourd’hui. Rendre l’impact accessible à tous, c’est sensibiliser et accompagner massivement les clients du groupe dans la transition environnementale via des expertises, des offres de conseil et des solutions globales :
Afin d’accompagner ses clients, selon les meilleurs standards, le Groupe BPCE a lancé un plan de transformation interne : « Impact Inside ».
Il mobilise sa gouvernance et ses collaborateurs qu’il s’engage à former aux enjeux ESG, et agit sur ses propres activités en réduisant son bilan carbone.
L’ensemble des collaborateurs du Crédit Foncier participent à la mise en œuvre de la politique RSE du Groupe BPCE au sein de l’entreprise.
En matière sociale, le Crédit Foncier déploie depuis plusieurs années une politique engagée, inclusive et dynamique. Le Crédit Foncier veille tout particulièrement à promouvoir la qualité de vie et des conditions de travail des collaborateurs et la prévention des risques psychosociaux.
De même, en matière de santé et sécurité au travail, le Crédit Foncier veille à identifier, évaluer et proposer le cas échéant des mesures d’atténuation des risques professionnels dans le cadre notamment de son programme annuel de prévention des risques professionnels et d’amélioration des conditions de travail.
En 2025, Le Crédit Foncier a orienté ses actions sur la prévention de la santé mentale.
Depuis de nombreuses années, le Crédit Foncier s’engage par ailleurs au travers d’actions concrètes en faveur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes dont :
L’entreprise bénéficie à ce titre du label « Égalité professionnelle entre les femmes et les hommes » délivré par l’AFNOR ainsi que du label « Cancer@Work » venant valoriser sa politique d’inclusion de la maladie au travail. L’index d’égalité professionnelle du Crédit Foncier publié en 2025 est de 94/100.
À noter par ailleurs que le Crédit Foncier veille à ce que chaque collaborateur puisse être acteur de son employabilité et met en place une politique de formation volontariste en faveur du développement de leurs compétences métiers, numériques/digitales et comportementales (soft skills).
Tous les postes de l’entreprise sont ouverts aux personnes en situation de handicap. Le Crédit Foncier est engagé dans une démarche solidaire à l’égard des personnes en situation de handicap afin de favoriser leur accès au monde du travail, facteur essentiel de leur insertion sociale.
Dans le domaine environnemental, chaque année, en collaboration avec le Groupe BPCE, le Crédit Foncier évalue l’impact de ses émissions de gaz à effet de serre en réalisant son bilan carbone. Il collecte des données spécifiques auprès de ses directions et déploie les mesures nécessaires pour réduire les postes les plus émissifs, notamment par la sensibilisation de ses collaborateurs aux écogestes, par l’optimisation de la performance énergétique de son bâtiment et par la mise en place du télétravail pour limiter les déplacements et offrir une meilleure qualité de vie au travail aux collaborateurs.
La transcription de la directive européenne sur la publication d’informations en matière de durabilité (Corporate Sustainability Reporting Directive – CSRD) adoptée le 14 décembre 2022 a donné lieu à la publication d’une ordonnance remplaçant l’ancien dispositif sur le reporting extra-financier (NFRD). Ces nouveaux textes requièrent pour les grandes entreprises au sens de l’article L. 230-1 du Code de commerce, la publication d’un rapport de durabilité dans leur rapport de gestion (article L. 232-6-3 du Code de commerce).
La Compagnie de Financement Foncier, filiale à 100 % du Crédit Foncier, est consolidée dans les comptes du Crédit Foncier, lui-même filiale à 100 % de BPCE et consolidé dans les comptes de BPCE.
L’article L. 233-28-4 du Code de commerce prévoit que les sociétés qui sont sous le contrôle d’une société qui les inclut dans ses comptes consolidés ne sont pas tenues de publier un rapport de durabilité.
L’article L. 22-10-36 du Code de commerce précise que par exception, toute société qui est une grande entreprise, au sens de l’article L. 230-1, dont les titres sont admis aux négociations sur un marché réglementé, ne peut bénéficier des dispenses prévues à l’article L. 233-28-4.
La Compagnie de Financement Foncier, qui répond à ce critère, est donc assujettie à la publication d’un rapport de durabilité. Elle bénéficie toutefois de la possibilité de report prévue à l’article 7 de la loi n°2025-391 du 30 avril 2025 portant diverses dispositions d’adaptation au droit de l’Union européenne en matière économique, financière, environnementale, énergétique, de transport, de santé et de circulation des personnes. Ainsi, elle publiera son premier rapport de durabilité en 2028 au titre de l’exercice 2027.
Pour l’exercice 2025, les informations en matière de durabilité de la Compagnie de Financement Foncier sont produites via le rapport de durabilité du Groupe BPCE.
Le rapport de durabilité du Groupe BPCE est consultable sur le site de BPCE :
https://www.groupebpce.fr/Investisseur/Resultats/Documents-de-reference
La politique fiscale du Groupe BPCE est définie par BPCE SA et s’applique à l’ensemble de ses entités.
Dans ce cadre, la Compagnie de Financement Foncier met en œuvre l’ensemble des mesures nécessaires afin de garantir une conformité stricte aux réglementations fiscales en vigueur dans les juridictions où elle opère. À ce titre, la Compagnie de Financement Foncier s’acquitte de manière transparente de l’ensemble de ses obligations fiscales.
Au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2025, la Compagnie de Financement Foncier a comptabilisé une charge d’impôt globale de 20,25 M€.
Conformément à ses principes d’intégrité, la Compagnie de Financement Foncier ne fournit aucune prestation de conseil fiscal à ses investisseurs.
(en k€) | Cf. Notes | 31/12/2025 | 31/12/2024 | 31/12/2023 |
|---|---|---|---|---|
Intérêts et produits assimilés | 1 | 1 730 345 | 1 943 184 | 1 788 708 |
Intérêts et charges assimilées | 1 | - 1 617 135 | - 1 778 491 | - 1 569 233 |
Marge nette d’intérêts |
| 113 210 | 164 693 | 219 475 |
Commissions produits | 2 | 10 366 | 9 437 | 13 372 |
Commissions charges | 2 | - 560 | - 726 | - 734 |
Gains ou pertes s/opérations des portefeuilles de négociation | 3 | 34 | - 41 | - 4 |
Autres produits d’exploitation bancaire | 4 | 522 | 1 851 | 496 |
Autres charges d’exploitation bancaire | 4 | - 3 518 | - 3 177 | - 2 771 |
Produit net bancaire |
| 120 054 | 172 036 | 229 835 |
Frais de personnel | 5 | - 44 | - 47 | - 36 |
Impôts, taxes et autres contributions | 5 | - 2 759 | - 3 874 | - 4 135 |
Services extérieurs et autres charges | 5 | - 51 801 | - 52 290 | - 63 741 |
Amortissements |
| 0 | 0 | 0 |
Frais généraux |
| - 54 603 | - 56 211 | - 67 913 |
Résultat brut d’exploitation |
| 65 451 | 115 824 | 161 923 |
Coût du risque | 6 | 268 | 2 577 | 2 817 |
Résultat d’exploitation |
| 65 718 | 118 401 | 164 739 |
Gains ou pertes sur actifs immobilisés | 7 | 452 | 0 | 0 |
Résultat courant avant impôt |
| 66 170 | 118 401 | 164 739 |
Résultat exceptionnel |
| 0 | 0 | 0 |
Impôt sur les bénéfices | 8 | - 20 248 | - 32 122 | - 45 906 |
Résultat net |
| 45 922 | 86 279 | 118 833 |
Résultat par action* (en €) |
| 0,48 | 0,90 | 1,24 |
Résultat dilue par action (en €) |
| 0,48 | 0,90 | 1,24 |
| ||||
L’annexe qui figure aux pages suivantes fait partie des comptes annuels condensés.
(en k€) | Cf. Notes | 31/12/2025 | 31/12/2024 | 31/12/2023 |
|---|---|---|---|---|
Caisse et banques centrales |
| 491 003 | 506 002 | 472 108 |
Effets publics et valeurs assimilées | 9 | 2 322 106 | 2 424 446 | 2 751 720 |
Prêts et créances sur les établissements de crédit | 10 | 21 464 200 | 21 164 541 | 19 812 556 |
|
| 50 501 | 53 247 | 51 680 |
|
| 21 413 699 | 21 111 294 | 19 760 877 |
Opérations avec la clientèle | 11 | 32 531 737 | 33 140 528 | 33 228 352 |
|
| 32 531 737 | 33 140 528 | 33 228 352 |
Obligations et autres titres à revenu fixe | 9 | 1 941 789 | 2 320 353 | 2 541 080 |
Participations et autres titres détenus a long terme |
| 0 | 0 | 0 |
Immobilisations incorporelles et corporelles |
| 0 | 0 | 0 |
Autres actifs | 12 | 30 389 | 32 668 | 25 430 |
Comptes de régularisation | 13 | 1 310 860 | 1 458 033 | 1 419 046 |
Total de l’actif |
| 60 092 084 | 61 046 572 | 60 250 293 |
(en k€) | Cf. Notes | 31/12/2025 | 31/12/2024 | 31/12/2023 |
|---|---|---|---|---|
Banques centrales |
| 0 | 0 | 0 |
Dettes envers les établissements de crédit | 14 | 6 085 552 | 5 597 287 | 4 565 451 |
|
| 0 | 0 | 0 |
|
| 6 085 552 | 5 597 287 | 4 565 451 |
Opérations avec la clientèle |
| 0 | 0 | 177 |
|
| 0 | 0 | 177 |
Dettes représentées par un titre | 15 | 50 408 577 | 51 468 371 | 51 699 868 |
|
| 0 | 0 | 0 |
|
| 50 408 577 | 51 468 371 | 51 699 868 |
Autres passifs | 16 | 249 933 | 276 867 | 232 582 |
Comptes de régularisation | 17 | 1 310 487 | 1 627 261 | 1 647 299 |
Provisions | 18 | 18 019 | 16 709 | 12 285 |
Dettes subordonnées |
| 0 | 0 | 0 |
Fonds pour risques bancaires généraux |
| 20 000 | 20 000 | 20 000 |
Capitaux propres hors FRBG | 19 | 1 999 517 | 2 040 077 | 2 072 631 |
Capital souscrit |
| 1 537 460 | 1 537 460 | 1 537 460 |
Primes d’émission |
| 209 867 | 209 867 | 209 867 |
Réserves |
| 156 028 | 151 714 | 145 772 |
Provisions réglementées et subventions d’investissement |
| 0 | 0 | 0 |
Report à nouveau |
| 50 240 | 54 756 | 60 698 |
Résultat en instance d’affectation |
| 0 | 0 | 0 |
Résultat de la période |
| 45 922 | 86 279 | 118 833 |
Total du passif |
| 60 092 084 | 61 046 572 | 60 250 293 |
(en k€) | Cf. Notes | 31/12/2025 | 31/12/2024 | 31/12/2023 |
|---|---|---|---|---|
Total des engagements donnés |
| 557 934 | 889 104 | 641 464 |
Engagements de financement |
| 397 152 | 718 279 | 478 711 |
| 20 (20.1) | 10 000 | 15 000 | 0 |
| 20 (20.1) | 387 152 | 703 279 | 478 711 |
Engagements de garantie |
| 160 783 | 170 825 | 162 753 |
| 20 (20.1) | 0 | 0 | 0 |
| 20 (20.1) | 160 783 | 170 825 | 162 753 |
Engagements sur titres |
| 0 | 0 | 0 |
| 20 (20.1) | 0 | 0 | 0 |
Total des engagements reçus |
| 44 223 171 | 46 335 525 | 45 867 610 |
Engagements de financement |
| 23 686 769 | 23 628 323 | 20 797 814 |
| 20 (20.2) | 1 673 315 | 1 690 426 | 1 710 610 |
| 20 (20.2) | 22 013 454 | 21 937 897 | 19 087 204 |
Engagements de garantie |
| 20 536 403 | 22 707 203 | 25 069 795 |
| 20 (20.2) | 4 054 111 | 4 480 281 | 4 888 709 |
| 20 (20.2) | 16 482 292 | 18 226 921 | 20 181 086 |
Engagements sur titres |
| 0 | 0 | 0 |
Total des engagements réciproques |
| 73 928 075 | 74 646 060 | 68 434 167 |
| 21 | 10 802 201 | 11 504 758 | 11 531 148 |
| 21 | 63 125 874 | 63 141 302 | 56 903 020 |
La Compagnie de Financement Foncier a été agréée en qualité de société de crédit foncier dans le cadre de la loi du 25 juin 1999 relative à l’épargne et à la sécurité financière. À ce titre, elle est soumise aux articles L. 513-2 à L. 513-27 du Code monétaire et financier.
Agréée en qualité d’établissement de crédit spécialisé (ECS) selon l’ordonnance n° 2013-544 du 27 juin 2013 relative aux établissements de crédit et aux sociétés de financement, entrée en vigueur au 1er janvier 2014 transposant en droit français un règlement (CRR) et une directive (CRD IV) européens, elle applique le règlement 99-10 du CRBF modifié, propre aux sociétés de crédit foncier et qui porte notamment sur :
Filiale du Crédit Foncier de France, la Compagnie de Financement Foncier est affiliée à BPCE. À ce titre, elle bénéficie du mécanisme de garantie et de liquidité du Groupe BPCE. En tant que filiale affiliée, la Compagnie de Financement Foncier ne contribue pas au mécanisme de solidarité du réseau et ne sera pas appelée en cas de défaillance d’une Banque Populaire ou d’une Caisse d’Epargne.
Au cours de l’année 2025, la Compagnie de Financement Foncier a acquis auprès du Crédit Foncier de France des créances pour un montant de 377 M€, créances rattachées incluses.
L’article L. 211-38 du Code monétaire et financier prévoit la possibilité pour un établissement d’octroyer un prêt à un autre établissement financier, prêt dont le remboursement est sécurisé par la mise en garantie d’un ensemble de créances. La Compagnie de Financement Foncier porte à ce titre des prêts, avec sa maison mère le Crédit Foncier de France, pour un total de 4 969 M€ au 31 décembre 2025. Des concours de nature identique sont également accordés à BPCE SA pour un montant, au 31 décembre 2025, de 4 565 M€ hors créances rattachées, ainsi qu’à d’autres entités du Groupe BPCE pour 11 190 M€. Ces concours sont collatéralités à hauteur de 22,5 Md€.
Par ailleurs, dans le cadre de son activité de refinancement d’actifs éligibles originés par les établissements du Groupe BPCE, la Compagnie de Financement Foncier a assuré le refinancement de créances pour un montant de capital restant dû de 4 283 M€ dont 2 356 M€ sous forme de refinancement garanti par des créances sur le Secteur public territorial (SPT) et les Corporates privés, ainsi que des engagements de financement à hauteur de 411,9 M€.
Les actifs sûrs et liquides de la Compagnie de Financement Foncier, définis selon le décret n° 2007-745 du 9 mai 2007, relatif à la solvabilité des établissements de crédit et des entreprises d’investissement et aux sociétés de crédit foncier et modifiant le Code monétaire et financier, s’élèvent à 4 565 M€, hors créances rattachées. Outre les disponibilités, ces actifs sûrs et liquides sont essentiellement composés de prêts octroyés dans le cadre de l’article L. 211-38 du Code monétaire et financier.
S’agissant du refinancement, la Compagnie de Financement Foncier a émis pour 4 283 M€ d’obligations garanties (obligations foncières) au cours de l’année 2025.
La Compagnie de Financement Foncier a également la possibilité de souscrire des lignes de refinancement auprès de la Banque de France (gestion globale des garanties – pool 3G). Cette faculté n’a cependant pas été exercée en 2025.
En application de la convention d’intégration fiscale signée avec le Crédit Foncier de France, la Compagnie de Financement Foncier a constaté vis-à-vis de sa mère une charge d’impôts de 4,1 M€. Par ailleurs, une charge d’impôts différés est constatée pour 16,1 M€, amenant le poste impôts sur les bénéfices à un montant total de 20,25 M€.
Aucun évènement postérieur à la clôture et susceptible d’avoir une incidence significative sur les comptes du 31 décembre 2025, n’est intervenu entre la date de clôture et le 30 janvier 2026, date à laquelle le conseil a arrêté les comptes.
Les comptes individuels annuels de la Compagnie de Financement Foncier sont établis et présentés conformément aux règles définies par BPCE dans le respect du règlement n° 2014-07 de l’Autorité des normes comptables (ANC).
Les comptes individuels annuels au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2025 ont été arrêtés par le conseil d’administration du 30 janvier 2026. Ils seront soumis à l’approbation de l’assemblée générale du 6 mai 2026.
Les montants présentés dans les états financiers et dans les notes annexes sont exprimés en milliers d’euros, sauf mention contraire. Les effets d’arrondis peuvent générer, le cas échéant, des écarts entre les montants présentés dans les états financiers et ceux présentés dans les notes annexes.
Le règlement de l’Autorité des normes comptables ANC n° 2023-03 du 7 juillet 2023 modifiant le règlement ANC n° 2014-07 du 26 novembre 2014 relatif aux comptes des entreprises du secteur bancaire a supprimé la notion de transfert de charges. Cette suppression n’a pas d’impact sur les comptes individuels de l’établissement.
Les autres textes adoptés par l’Autorité des normes comptables et d’application obligatoire en 2025 n’ont également pas d’impact significatif sur les comptes individuels de l’établissement.
L’établissement n’anticipe pas l’application des textes adoptés par l’Autorité des normes comptables lorsqu’elle est optionnelle, sauf mention spécifique.
Les comptes de l’exercice sont présentés sous une forme identique à celle de l’exercice précédent. Les conventions comptables générales ont été appliquées dans le respect du principe de prudence, conformément aux hypothèses de base :
et conformément aux règles générales d’établissement et de présentation des comptes annuels.
La méthode retenue pour l’évaluation des éléments inscrits en comptabilité est la méthode du coût historique et tous les postes du bilan sont présentés, le cas échéant, nets d’amortissements, de provisions et de corrections de valeur.
Les principes comptables spécifiques sont présentés dans les différentes notes annexes auxquelles ils se rapportent.
Les modalités de constitution du fonds de garantie des dépôts et de résolution ont été modifiées par un arrêté du 27 octobre 2015. L’ensemble des contributions pour les mécanismes dépôts, titres et cautions versées soit sous forme de dépôts remboursables, de certificats d’association ou de certificats d’associé représente un montant non significatif.
Le Fonds de résolution a été constitué en 2015 en application de la directive 2014/59/UE dite BRRD (Bank Recovery and Resolution Directive), qui établit un cadre pour le redressement et la résolution des établissements de crédit et des entreprises d’investissement, et du règlement européen 806/2014 (règlement MRU). À compter de 2016, il devient Fonds de résolution unique (FRU) constitué entre les États membres participants au Mécanisme de surveillance unique (MSU). Le FRU est un dispositif de financement à la disposition de l’autorité de résolution (Conseil de résolution unique – CRU) dédié à la mise en œuvre de mesures de résolution.
Conformément au règlement délégué 2015/63 et au règlement d’exécution 2015/81 complétant la directive BRRD sur les contributions ex-ante aux dispositifs de financement pour la résolution, le CRU a déterminé les contributions au FRU pour l’année 2025. La cible des fonds à collecter pour le fonds de résolution était atteinte au 31 décembre 2024. Le montant des contributions versées par la Compagnie de Financement Foncier est nul pour 2024 et 2025 tant pour la part passant en charge que pour la part sous la forme d’engagement de paiement irrévocable (EPI) garanti par des dépôts en espèces inscrits à l’actif du bilan. Des contributions pourront toutefois être appelées à l’avenir en fonction notamment de l’évolution des dépôts et de l’utilisation éventuelle du fonds.
La part des EPI correspond à 15 % des appels de fonds garantis par des dépôts d’espèces jusqu’en 2022 et 22,5 % pour la contribution 2023. Ces dépôts sont rémunérés au taux applicable aux acteurs de marché concernés, c’est-à-dire à €ster-20bp depuis le 1er mai 2023. Le cumul du collatéral en garantie inscrit à l’actif du bilan s’élève à 22,7 M€ au 31 décembre 2025. Il est comptabilisé à l’actif du bilan sur la ligne « Autres actifs » et ne fait pas l’objet de dépréciations au 31 décembre 2025. Les engagements au titre des EPI ne font pas l’objet de provision au passif. En effet, les conditions d’utilisation des ressources du FRU, et donc d’appel des engagements de paiement irrévocables, sont strictement encadrées par la réglementation. Ces ressources ne peuvent être appelées qu’en cas de retrait d’agrément ou de procédure de résolution d’un établissement et après une intervention à hauteur d’un minimum de 8 % du total des passifs par les actionnaires et les détenteurs d’instruments de fonds propres pertinents et d’autres engagements utilisables au titre du renflouement interne. De plus, la contribution du FRU ne doit pas excéder 5 % du total des passifs de l’établissement soumis à une procédure de résolution. Le Groupe BPCE ne s’attend pas à ce qu’une mesure de résolution nécessitant un appel à contribution pour le Groupe intervienne en zone euro, ni à une perte ou un retrait de son agrément bancaire.
Les intérêts et les commissions assimilables par nature à des intérêts sont enregistrés en compte de résultat prorata temporis.
Les intérêts négatifs sont présentés comme suit :
Les commissions et coûts liés à l’octroi ou à l’acquisition d’un concours sont notamment assimilés à des compléments d’intérêts et sont étalés sur la durée de vie effective du crédit au prorata du capital restant dû.
Les revenus d’obligations ou des titres de créances négociables sont comptabilisés pour la partie courue dans l’exercice. Il en est de même pour les titres supersubordonnés à durée indéterminée répondant à la définition d’un instrument de fonds propres prudentiels Tier 1. Le Groupe considère en effet que ces revenus ont le caractère d’intérêts.
(en k€) | 31/12/2025 | 31/12/2024 | 31/12/2023 | ||
|---|---|---|---|---|---|
Produits | Charges | Net | Net | Net | |
Opérations interbancaires | 593 596 | - 112 706 | 480 889 | 538 652 | 406 168 |
Intérêts sur les comptes Banque Centrale | 49 | 0 | 49 | 50 | 68 |
Intérêts sur les comptes ordinaires | 17 799 | - 2 006 | 15 792 | 38 933 | 45 477 |
Intérêts sur opérations à terme | 569 224 | - 99 410 | 469 814 | 518 721 | 386 136 |
Intérêts sur les prêts subordonnés | 0 |
| 0 | 0 | 0 |
Intérêts sur créances garanties (Actifs sûrs et liquides) | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Intérêts sur titres reçus/donnés en pension livrée | 0 | - 10 115 | - 10 115 | - 23 105 | - 26 047 |
Engagements de financement et de garantie | 0 |
| 0 | 0 | 0 |
Autres produits et charges d’intérêts | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Opérations de couverture (netting) | 6 524 | - 1 174 | 5 349 | 4 053 | 534 |
Pertes couvertes sur créances | 0 |
| 0 | 0 | 0 |
Pertes non couvertes sur créances | 0 |
| 0 | 0 | 0 |
Flux net des provisions | 0 |
| 0 | 0 | 0 |
Opérations avec la clientèle | 777 045 | - 28 761 | 748 284 | 770 453 | 763 639 |
Intérêts sur comptes à vue, à terme, et à régime spécial |
| 0 | 0 | 0 | 0 |
Intérêts sur prêts à la clientèle | 758 188 | 0 | 758 188 | 775 697 | 772 561 |
Intérêts sur les prêts subordonnés | 0 |
| 0 | 0 | 0 |
Intérêts sur prêts douteux | 12 912 |
| 12 912 | 13 624 | 13 384 |
Étalement des accessoires aux crédits | 0 | - 776 | - 776 | 84 | - 194 |
Intérêts sur gages espèces des RMBS | 0 |
| 0 | 0 | 0 |
Autres produits et charges d’intérêts | 463 | - 1 432 | - 969 | - 1 413 | - 1 961 |
Produits sur engagements de financement et de garantie | 0 |
| 0 | 0 | 0 |
Opérations de couverture (netting) | 5 271 | - 25 741 | - 20 469 | - 15 656 | - 22 074 |
Pertes couvertes sur créances |
| - 175 | - 175 | - 723 | - 642 |
Pertes non couvertes sur créances |
| - 637 | - 637 | - 560 | - 838 |
Flux net des provisions* | 210 | 0 | 210 | - 601 | 3 401 |
Opérations de location financement | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Opérations sur portefeuille titres | 341 163 | - 1 347 886 | - 1 006 722 | - 1 122 446 | - 965 251 |
Intérêts sur titres de placement | 0 |
| 0 | 0 | 0 |
Étalement des décotes/surcotes sur titres de placement | 0 |
| 0 | 0 | 0 |
Intérêts sur titres d’investissement | 213 911 |
| 213 911 | 254 446 | 278 366 |
Étalement des décotes/surcotes sur titres d’investissement | 0 | - 18 451 | - 18 451 | - 19 368 | - 27 717 |
Intérêts sur BMTN émis |
| 0 | 0 | 0 | 0 |
Intérêts sur certificats de dépôts émis |
| 0 | 0 | 0 | 0 |
Intérêts sur billets hypothécaires émis |
| 0 | 0 | 0 | 0 |
Intérêts et charges sur emprunts obligataires |
| - 1 141 198 | - 1 141 198 | - 1 122 526 | - 988 010 |
Intérêts sur titres douteux | 0 |
| 0 | 0 | 0 |
Opérations de couverture (netting) | 127 253 | - 188 237 | - 60 984 | - 234 998 | - 227 890 |
Pertes sur créances irrécouvrables |
| 0 | 0 | 0 | 0 |
Flux net des provisions | 0 |
| 0 | 0 | 0 |
Dettes subordonnées | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Charges sur titres subordonnés à terme |
| 0 | 0 | 0 | 0 |
Charges sur dettes subordonnées – établissements de crédit |
| 0 | 0 | 0 | 0 |
Charges sur dettes subordonnées – clientèle |
| 0 | 0 | 0 | 0 |
Autres intérêts, produits et charges assimilés | 18 541 | - 127 782 | - 109 242 | - 21 967 | 14 919 |
Produits sur dettes constituées par des titres | 18 541 |
| 18 541 | 19 884 | 20 737 |
Commissions sur dérivés de crédit |
| 0 | 0 | 0 | 0 |
Engagements reçus/donnés sur titres | 0 | - 1 614 | - 1 614 | - 1 259 | - 2 274 |
Autres produits et charges d’intérêts | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Opérations de macro-couverture (netting) | 0 | - 124 589 | - 124 589 | - 40 638 | - 3 609 |
Flux net des provisions | 0 | - 1 579 | - 1 579 | 46 | 65 |
TOTAL DES INTÉRÊTS, PRODUITS ET CHARGES ASSIMILÉS | 1 730 345 | - 1 617 135 | 113 210 | 164 693 | 219 475 |
| |||||
Les commissions assimilables par nature à des intérêts sont comptabilisées en intérêts, produits et charges assimilés (note 1).
Les autres commissions sont enregistrées selon la nature de la prestation :
(en k€) | 31/12/2025 | 31/12/2024 | 31/12/2023 |
|---|---|---|---|
Commissions sur opérations interbancaires et de trésorerie (Net) | 0 | 0 | 0 |
Produits | 0 | 0 | 0 |
Charges | 0 | 0 | 0 |
Commissions sur opérations avec la clientèle (Net)* | 10 085 | 9 184 | 13 118 |
Produits | 10 085 | 9 184 | 13 118 |
Charges | 0 | 0 | 0 |
Commissions sur opérations sur titres (Net) | - 403 | - 438 | - 493 |
Produits | 0 | 0 | 0 |
Charges | - 403 | - 438 | - 493 |
Autres commissions (Net) | 124 | - 36 | 14 |
Produits | 281 | 253 | 254 |
Charges | - 157 | - 289 | - 240 |
Produits | 10 366 | 9 437 | 13 372 |
Charges | - 560 | - 726 | - 734 |
Commissions nettes | 9 806 | 8 711 | 12 638 |
| |||
Les gains ou pertes sur opérations des portefeuilles de négociation regroupent :
(en k€) | 31/12/2025 | 31/12/2024 | 31/12/2023 |
|---|---|---|---|
Résultat sur opérations de change et d’arbitrage | 34 | - 41 | - 4 |
Charges sur IFT fermes trading | 0 | 0 | 0 |
Produits sur IFT fermes trading | 0 | 0 | 0 |
Charges sur IFT conditionnels de taux trading | 0 | 0 | 0 |
Produits sur IFT conditionnels de taux trading | 0 | 0 | 0 |
Charges sur autres instruments financiers | 0 | 0 | 0 |
Produits sur autres instruments financiers | 0 | 0 | 0 |
Dotation aux provisions pour risques sur IFT | 0 | 0 | 0 |
Reprise des provisions pour risques sur IFT | 0 | 0 | 0 |
GAINS/PERTES NETS SUR OPÉRATIONS DES PORTEFEUILLES DE NÉGOCIATION FINANCIERS À LA JUSTE VALEUR PAR RÉSULTAT | 34 | - 41 | - 4 |
Les autres produits et charges d’exploitation bancaire recouvrent notamment la quote-part réalisée sur opérations faites en commun, les refacturations des charges et produits bancaires, les produits et charges des opérations des activités immobilières et des prestations de services informatiques.
Depuis 2025, suite à la suppression de la la technique de transfert de charges par le règlement ANC n° 2023-03 modifiant le règlement ANC n°2014-07 du 26 novembre 2014 relatif aux comptes des entreprises du secteur bancaire, les charges précédemment transférées sont présentées directement en déduction des charges d’origine.
(en k€) | 31/12/2025 | 31/12/2024 | 31/12/2023 | ||
|---|---|---|---|---|---|
Produits | Charges | Net | Net | Net | |
Charges refacturées, produits rétrocédés, transferts de charges | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Autres produits et charges d’exploitation bancaire (1) | 522 | - 3 518 | - 2 996 | - 1 326 | - 2 274 |
Autres produits et charges divers d’exploitation | 522 | - 3 518 | - 2 996 | - 1 326 | - 2 274 |
Dotations et reprises de provisions aux autres produits et charges d’exploitation | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
TOTAL | 522 | - 3 518 | - 2 996 | - 1 326 | - 2 274 |
(1) Détails |
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|---|---|---|---|---|---|
Autres produits et charges divers d’exploitation bancaire | 522 | - 3 518 | - 2 996 | - 1 326 | - 2 274 |
| 0 | 0 | 0 | 1 368 | 0 |
| 522 | 0 | 522 | 482 | 496 |
| 0 | - 3 359 | - 3 359 | - 2 961 | - 2 640 |
| 0 | - 159 | - 159 | - 216 | - 131 |
| 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
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Les charges générales d’exploitation comprennent les frais de personnel dont les salaires et traitements, les charges sociales, les impôts et taxes afférents aux frais de personnel. Sont également enregistrés les autres frais administratifs dont les autres impôts et taxes et la rémunération des services extérieurs.
Depuis 2025, suite à la suppression de la la technique de transfert de charges par le règlement ANC n°2023-03 modifiant le règlement ANC n°2014-07 du 26 novembre 2014 relatif aux comptes des entreprises du secteur bancaire, les charges précédemment transférées sont présentées directement en déduction des charges d’origine.
(en k€) | 31/12/2025 | 31/12/2024 | 31/12/2023 |
|---|---|---|---|
Frais de personnel | - 44 | - 47 | - 36 |
Salaires et traitements (1) | - 44 | - 47 | - 36 |
Charges des régimes à prestations et cotisations définies | 0 | 0 | 0 |
Autres charges sociales et fiscales | 0 | 0 | 0 |
Dotations/reprises sur provisions pour litiges | 0 | 0 | 0 |
Autres frais administratifs | - 54 560 | - 56 165 | - 67 877 |
Impôts, taxes et autres contributions | - 2 759 | - 3 874 | - 4 135 |
CET et CVAE | - 190 | - 366 | - 701 |
Contribution sociale de solidarité | - 2 297 | - 3 210 | - 3 151 |
Autres impôts et taxes | - 272 | - 298 | - 283 |
Dotations/reprises de provisions pour litiges sur impôts et taxes | 0 | 0 | 0 |
Services extérieurs | - 51 801 | - 52 290 | - 63 741 |
Locations | 0 | 0 | 0 |
Services extérieurs fournis par le groupe | - 47 608 | - 48 311 | - 47 305 |
Contribution aux frais de contrôle de l’ACPR | - 360 | - 422 | - 405 |
Contribution au Fonds de Résolution Unique | 0 | 0 | - 12 559 |
Contribution aux frais de contrôle BCE | - 1 023 | - 871 | - 1 006 |
Honoraires, sous-traitance et prestations | - 2 534 | - 2 344 | - 2 250 |
Publicité | - 84 | - 113 | - 124 |
Rémunérations d’intermédiaires | 0 | 0 | 0 |
Transports et déplacements | 0 | 0 | 0 |
Entretiens et réparations | 0 | 0 | 0 |
Primes d’assurance | 0 | 0 | 0 |
Autres services extérieurs | - 192 | - 230 | - 93 |
Dotations/reprises de provisions pour litiges sur services extérieurs | 0 | 0 | 0 |
Dotations/reprises de provisions pour charges sur services extérieurs | 0 | 0 | 0 |
Autres Charges | 0 | 0 | 0 |
Charges refacturées | 0 | 0 | 0 |
CHARGES GÉNÉRALES D’EXPLOITATION (2) | - 54 603 | - 56 211 | - 67 913 |
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Le poste coût du risque comporte uniquement le coût lié au risque de crédit (ou risque de contrepartie). Le risque de crédit est l’existence d’une perte potentielle liée à une possibilité de défaillance de la contrepartie sur les engagements qu’elle a souscrits. Le terme « contrepartie », désigne toute entité juridique bénéficiaire d’un crédit ou d’un engagement par signature d’un instrument financier à terme, ou émetteur d’un titre de créance.
Le coût du risque de crédit est évalué lorsque la créance est qualifiée de douteuse c’est-à-dire quand le risque est avéré dès lors qu’il est probable que l’établissement ne percevra pas tout ou partie des sommes dues au titre des engagements souscrits par la contrepartie conformément aux dispositions contractuelles initiales, nonobstant l’existence de garantie ou de caution.
Le risque de crédit est également évalué quand le risque de crédit est identifié, sur des encours non douteux mais présentant une augmentation significative du risque de crédit depuis leur comptabilisation initiale (cf. notes 9, 10 et 11).
Le coût de risque de crédit se compose donc de l’ensemble des dotations et reprises de dépréciations de créances sur la clientèle, sur établissements de crédit, sur titres à revenu fixe d’investissement (en cas de risque de défaillance avéré de l’émetteur), des provisions sur engagements hors-bilan (hors instruments financiers de hors-bilan) ainsi que des pertes sur créances irrécouvrables et des récupérations sur créances amorties.
Toutefois, sont classées aux postes Intérêts et produits assimilés et Autres produits d’exploitation bancaire du compte de résultat, les dotations et reprises de provisions, les pertes sur créances irrécupérables ou récupérations de créances amorties relatives aux intérêts sur créances douteuses dont le provisionnement est obligatoire. Pour les titres de transaction, de placement, de l’activité de portefeuille et pour les instruments financiers à terme, le coût du risque de contrepartie est porté directement aux postes enregistrant les gains et les pertes sur ces portefeuilles, sauf en cas de risque de défaillance avéré de la contrepartie où cette composante peut être effectivement isolée et où les mouvements de provision sur risque de contrepartie sont alors inscrits au poste coût du risque.
(en k€) | 31/12/2025 | 31/12/2024 | 31/12/2023 | ||
|---|---|---|---|---|---|
Charges | Produits | Net | Net | Net | |
Dotations/Reprises nettes sur titres d’investissement | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Dotations/Reprises sur opérations sur titres | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Dotations/Reprises nettes sur opérations clientèle | - 3 927 | 5 792 | 1 865 | 3 977 | 5 356 |
Dépréciations sur opérations avec la clientèle |
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Dépréciations sur opérations avec la clientèle sur encours douteux | - 2 651 | 5 240 | 2 588 | 3 094 | 4 500 |
Dépréciations sur opérations avec la clientèle sur encours sains | - 1 276 | 283 | - 993 | 1 454 | 818 |
Provisions pour risques de contrepartie sur encours sains | 0 | 269 | 269 | - 571 | 38 |
Autres provisions pour risques et charges | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Gains/Pertes et récupérations sur opérations clientèle | - 3 896 | 2 299 | - 1 597 | - 1 401 | - 2 539 |
Pertes sur créances irrécouvrables couvertes par provisions | - 702 | 0 | - 702 | - 850 | - 1 138 |
Pertes sur créances irrécouvrables non couvertes par provisions | - 909 | 0 | - 909 | - 1 254 | - 2 531 |
Récupérations sur créances amorties | 0 | 2 299 | 2 299 | 3 055 | 3 428 |
Frais d’actes et de contentieux | - 2 285 | 0 | - 2 285 | - 2 351 | - 2 299 |
Pertes et récupérations sur autres opérations | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Pertes sur créances irrécouvrables couvertes | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Coût du risque | - 7 823 | 8 091 | 268 | 2 577 | 2 817 |
Les gains ou pertes sur actifs immobilisés comprennent les gains ou pertes des opérations sur titres d’investissement, issus de la différence entre reprises de provisions et plus-values de cession et dotations aux provisions et moins-values de cession.
(en k€) | 31/12/2025 | 31/12/2024 | 31/12/2023 |
|---|---|---|---|
Plus ou moins-values de cessions des titres immobilisés | 0 | 0 | 0 |
Plus ou moins-values de cessions des titres d’investissement | 452 | 0 | 0 |
Dotations sur dépréciations titres d’investissement | 0 | 0 | 0 |
Reprises sur dépréciations titres d’investissement | 0 | 0 | 0 |
GAINS OU PERTES SUR AUTRES ACTIFS | 452 | 0 | 0 |
La Compagnie de Financement Foncier a opté pour la comptabilisation des impôts différés dans ses comptes sociaux. Cette option s’applique, selon le principe d’universalité, à l’ensemble des différences temporaires générées sur les actifs et les passifs.
La charge d’impôt figurant au compte de résultat comprend donc la charge d’impôt sur les sociétés, la charge d’impôt différé constatée sur les différences temporaires et les mouvements des provisions pour impôts.
La Compagnie de Financement Foncier fait partie du périmètre d’intégration fiscale de BPCE et du sous-groupe conventionnel Crédit Foncier. En application de la convention d‘intégration fiscale signée le 18 novembre 2014, la charge d’impôt exigible est calculée et comptabilisée comme en l’absence d’intégration fiscale.
En cas de déficit fiscal, la Compagnie de Financement Foncier percevra du Crédit Foncier un produit d’impôt égal à l’économie d’impôt sur les sociétés procurée au Crédit Foncier du fait de l’utilisation de son déficit fiscal et sera privée, en conséquence, du report de son déficit pour la détermination ultérieure de sa charge d’impôt sur les sociétés.
Au 31 décembre 2025, la Compagnie de Financement Foncier a constaté une charge d’impôt totale de 20,25 M€.
Les règles du Pilier 2 de l’OCDE visant à la mise en place d’un taux d’imposition mondial minimum des sociétés fixé à 15 %, transposées en droit français par la loi de finances pour 2024 sont désormais applicables aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2024. La SCF, étant sous le contrôle de BPCE, n’est pas assujettie à cette imposition complémentaire qui sera à la charge de BPCE, au regard des dispositions légales et conventionnelles à date.
(en k€) | 31/12/2025 | 31/12/2024 | 31/12/2023 |
|---|---|---|---|
Composante de la charge d’impôt |
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Charge (produit) d’impôt courant (1) (3) | - 4 135 | - 16 350 | - 30 261 |
Charge (produit) d’impôt différé (1) | - 16 113 | - 11 874 | - 15 645 |
Provisions pour impôts différés | 0 | 0 | 0 |
Provisions sur risques ou litiges fiscaux | 0 | - 3 898 | 0 |
TOTAL | - 20 248 | - 32 122 | - 45 906 |
Ventilation des impôts différés de la période |
|
|
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Soultes de résiliations de swaps | - 9 378 | - 7 251 | - 12 384 |
Provisions clientèle y compris provisions risque de crédit | 547 | - 170 | - 778 |
Écart de traitement sur commissions SPT (2) | - 3 418 | - 1 147 | - 545 |
Autres différences temporelles (2) | - 3 865 | - 3 305 | - 1 938 |
TOTAL | - 16 113 | - 11 874 | - 15 645 |
| |||
Le terme « titres » recouvre les titres du marché interbancaire, les bons du Trésor et les autres titres de créances négociables, les obligations et les autres valeurs mobilières dites à revenu fixe (c’est-à-dire à rendement non aléatoire), les actions et les autres titres à revenu variable.
Les opérations sur titres sont régies au plan comptable par le règlement n° 2014-07 de l’Autorité des normes comptables (ANC) qui définit les règles générales de comptabilisation et de valorisation des titres ainsi que les règles relatives à des opérations particulières de cession comme les cessions temporaires de titres.
Les titres sont classés dans les catégories suivantes : titres de participation et parts dans les entreprises liées, autres titres détenus à long terme, titres d’investissement, titres de l’activité de portefeuille, titres de placement et titres de transaction.
Pour les titres de transaction, de placement, d’investissement ainsi que de l’activité de portefeuille, les risques de défaillance avérés de la contrepartie dont les impacts peuvent être isolés font l’objet de dépréciations. Les mouvements de dépréciations sont inscrits en coût du risque.
La Compagnie de Financement Foncier ne détient pas de titres de transaction, de titres d’activité de portefeuille, ni de titres de placement.
Par ailleurs, en tant que société de crédit foncier, la Compagnie de Financement Foncier ne peut pas détenir de titres de participation. Elle détient seulement une action de la SGFGAS, ce qui lui permet d’acquérir des prêts garantis par l’État, au titre de la SGFGAS. Cette participation a fait l’objet d’une autorisation du régulateur.
Enfin, les cessions de titres sont enregistrées dans les comptes de la Compagnie de Financement Foncier en date de « livraison/règlement » et non en date de transaction.
Ce sont des titres à revenu fixe assortis d’une échéance fixe qui ont été acquis ou reclassés de la catégorie « Titres de placement » avec l’intention manifeste et la capacité de les détenir jusqu’à l’échéance. Les titres ne doivent pas être soumis à une contrainte existante, juridique ou autre, qui serait susceptible de remettre en cause l’intention de détention jusqu’à l’échéance des titres. Le classement en titres d’investissement ne fait pas obstacle à leur désignation comme éléments couverts contre le risque de taux d’intérêt.
Les titres d’investissement sont enregistrés pour leur prix d’acquisition, frais exclus. Lorsqu’ils proviennent du portefeuille de placement, ils sont inscrits à leur prix d’acquisition et les dépréciations antérieurement constituées sont reprises sur la durée de vie résiduelle des titres concernés. L’écart entre le prix d’acquisition et la valeur de remboursement des titres, ainsi que les intérêts courus attachés à ces derniers, sont enregistrés selon les mêmes règles que celles applicables aux titres de placement à revenu fixe.
Ils peuvent faire l’objet d’une dépréciation s’il existe une forte probabilité que l’établissement ne conserve pas les titres jusqu’à l’échéance en raison de circonstances nouvelles, ou s’il existe des risques de défaillance de l’émetteur des titres. Les plus-values latentes ne sont pas comptabilisées.
Les titres d’investissement ne peuvent pas, faire l’objet de vente ou de transfert dans une autre catégorie de titres, sauf exceptions répertoriées à l’article 2341-2 du règlement n° 2014-07 de l’Autorité des normes comptables (ANC).
(en k€) | 31/12/2025 | 31/12/2024 | 31/12/2023 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Titres de placement | Titres d’investissement | Total | Titres de placement | Titres d’investissement | Total | Titres de placement | Titres d’investissement | Total | |
Effets publics et valeurs assimilées* | 0 | 2 289 039 | 2 289 039 | 0 | 2 390 144 | 2 390 144 | 0 | 2 711 178 | 2 711 178 |
Créances rattachées | 0 | 33 066 | 33 066 | 0 | 34 302 | 34 302 | 0 | 40 543 | 40 543 |
Sous-total | 0 | 2 322 106 | 2 322 106 | 0 | 2 424 446 | 2 424 446 | 0 | 2 751 720 | 2 751 720 |
Obligations* | 0 | 1 919 845 | 1 919 845 | 0 | 2 294 561 | 2 294 561 | 0 | 2 506 350 | 2 506 350 |
Titres du marché interbancaire (Billets Hypothécaires)* | 0 |
| 0 | 0 |
| 0 | 0 |
| 0 |
Titres de créances négociables | 0 |
| 0 | 0 |
| 0 | 0 |
| 0 |
Parts de Titrisation* |
| 0 |
|
| 0 |
|
| 0 |
|
Créances rattachées | 0 | 21 943 | 21 943 | 0 | 25 792 | 25 792 | 0 | 34 731 | 34 731 |
Sous-total | 0 | 1 941 789 | 1 941 789 | 0 | 2 320 353 | 2 320 353 | 0 | 2 541 080 | 2 541 080 |
Créances douteuses y compris créances rattachées | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Montants bruts | 0 | 4 263 894 | 4 263 894 | 0 | 4 744 799 | 4 744 799 | 0 | 5 292 801 | 5 292 801 |
Dépréciations sur titres revenu fixe | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Montants nets | 0 | 4 263 894 | 4 263 894 | 0 | 4 744 799 | 4 744 799 | 0 | 5 292 801 | 5 292 801 |
* dont : | |||||||||
| 31/12/2025 | 31/12/2024 | 31/12/2023 |
|---|---|---|---|
Titres cotés | 4 085 866 | 4 545 649 | 5 072 488 |
Titres non cotés | 178 028 | 199 150 | 220 312 |
TOTAL hors créances rattachées | 4 263 894 | 4 744 799 | 5 292 801 |
Les titres cotés sont pour l’essentiel des titres en euros mobilisables à la BCE, ainsi que les titres cotés en devises. Les titres non cotés sont à présent uniquement constitués d’obligations.
En application du règlement n° 2014-07 de l’ANC, la juste valeur globale du portefeuille d’investissement représente au 31 décembre 2025 un montant de 5 420,16 M€, hors créances rattachées.
Les plus-values latentes sur les titres d’investissement s’élèvent à 360,25 M€ au 31 décembre 2025, avant swaps. Au 31 décembre 2024, les plus-values latentes sur les titres d’investissement s’élevaient à 420,22 M€, avant swaps.
Les moins-values latentes sur les titres d’investissement s’élèvent à 48,97 M€ au 31 décembre 2025, avant swaps. Au 31 décembre 2024, les moins-values latentes sur les titres d’investissement s’élevaient à 54,17 M€, avant swaps.
La société n’a procédé à aucun reclassement de titres vers le portefeuille « Titres d’investissement » ni au cours de l’exercice 2025, ni au cours des exercices précédents.
Au 31 décembre 2025 les expositions nettes de la Compagnie de Financement Foncier au titre du risque souverain sur ces pays sont les suivantes :
Titres d’Investissement (en M€) | 31/12/2025 | 31/12/2024 | 31/12/2023 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Valeur comptable | Valeur de marché | Valeur après swap* | Valeur comptable | Valeur de marché | Valeur après swap* | Valeur comptable | Valeur de marché | Valeur après swap* |
Italie | 1 884,4 | 2 187,9 | 1 856,1 | 1 917,4 | 2 217,1 | 1 806,1 | 2 170,7 | 2 448,8 | 1 896,9 |
Pologne | 250,4 | 248,8 | 236,7 | 283,2 | 296,4 | 256,2 | 296,0 | 316,1 | 261,1 |
Total | 2 134,9 | 2 436,7 | 2 092,8 | 2 200,6 | 2 513,5 | 2 062,3 | 2 466,7 | 2 764,9 | 2 158,0 |
| |||||||||
Les valeurs données ci-dessus sont hors créances rattachées. Les valeurs comptables sont valorisées au cours de clôture lorsque les titres sont en devises.
Les dates de maturité des expositions nettes en valeur comptable au 31 décembre 2025 sont présentées ci-dessous :
| Maturité résiduelle | ||
|---|---|---|---|
< 8 ans | > 8 ans et < 10 ans | >10 ans | |
Italie | 958,0 | 601,4 | 325,0 |
Pologne | 114,6 | 0,0 | 135,8 |
Total | 1 072,6 | 601,4 | 460,8 |
L’exposition globale de la Compagnie de Financement Foncier sur le Secteur public international est recensée par ailleurs dans le rapport sur la gestion des risques.
(en k€) | Brut | Acquisitions | Cessions/ | Reclassements | Variation courante | Variation cours de change | Brut | Acquisitions | Cessions/ | Reclassements | Variation courante | Variation cours de change | Brut 31/12/2025 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Titres d’investissement | 5 217 527 | 0 | 0 |
| - 604 663 | 71 840 | 4 684 705 | 0 | - 11 650 |
| - 215 683 | - 248 487 | 4 208 885 |
TOTAL | 5 217 527 | 0 | 0 |
| - 604 663 | 71 840 | 4 684 705 | 0 | - 11 650 |
| - 215 683 | - 248 487 | 4 208 885 |
Créances rattachées | 75 274 |
|
|
| - 15 179 | 0 | 60 095 |
|
|
| - 5 085 | 0 | 55 010 |
TOTAL GÉNÉRAL | 5 292 801 | 0 | 0 | 0 | - 619 842 | 71 840 | 4 744 800 | 0 | - 11 650 | 0 | - 220 768 | - 248 487 | 4 263 895 |
| |||||||||||||
Ces données sont valorisées avant swap, au cours de change en date de clôture.
Dans un souci d’harmonisation et de cohérence avec les normes IFRS, le règlement n° 2014-07 de l’Autorité des normes comptables (ANC) reprend les dispositions de l’avis n° 2008-19 du 8 décembre 2008 relatif aux transferts de titres hors de la catégorie « Titres de transaction » et hors de la catégorie « Titres de placement ».
Le reclassement hors de la catégorie « Titres de transaction », vers les catégories « Titres d’investissement » et « Titres de placement » est possible dans les deux cas suivants :
Le transfert de la catégorie « Titres de placement » vers la catégorie « Titres d’investissement » est applicable à la date de transfert dans l’une ou l’autre des conditions suivantes :
Le règlement autorise les établissements à céder tout ou partie des titres reclassés dans la catégorie des « titres d’investissement » dès lors que sont vérifiées les deux conditions suivantes :
Par ailleurs, un reclassement du portefeuille de titres de placement vers le portefeuille de titres d’investissement demeure possible sauf exception sur simple changement d’intention, si au jour du transfert, tous les critères du portefeuille d’investissement sont remplis. Dans ce cas, la cession de ces titres n’est autorisée que dans des cas très limités.
La Compagnie de Financement Foncier ne détenant pas de titres de transaction ni de titres de placement, aucune opération de reclassement de portefeuille n’est intervenue au cours de l’année 2025.
Les créances sur les établissements de crédit recouvrent l’ensemble des créances détenues au titre d’opérations bancaires à l’exception de celles matérialisées par un titre. Elles comprennent les valeurs reçues en pension, quel que soit le support, et les créances se rapportant à des pensions livrées sur titres. Elles sont ventilées entre créances à vue et créances à terme.
Les créances sur les établissements de crédit sont inscrites au bilan à leur valeur nominale ou à leur coût d’acquisition pour les rachats de créances, augmentés des intérêts courus non échus et nets des dépréciations constituées au titre du risque de crédit.
Les garanties reçues sont enregistrées en comptabilité en hors-bilan. Elles font l’objet de réévaluations périodiques. La valeur comptable de l’ensemble des garanties prises sur un même crédit est limitée à l’encours de ce crédit.
Les créances restructurées au sens du règlement n° 2014-07 de l’Autorité des normes comptables (ANC) sont des créances douteuses qui font l’objet d’une modification des caractéristiques initiales (durée, taux d’intérêt) des contrats afin de permettre aux contreparties de rembourser les encours dus.
Les créances douteuses sont constituées de l’ensemble des encours échus et non échus, garantis ou non, dus par les débiteurs dont un concours au moins présente un risque de crédit avéré, identifié de manière individuelle. Un risque est avéré dès lors qu’il est probable que l’établissement ne percevra pas tout ou partie des sommes dues au titre des engagements souscrits par la contrepartie, nonobstant l’existence de garantie ou de caution.
La Compagnie de Financement Foncier ne détient pas de créances sur les établissements de crédit relevant des créances restructurées ou des créances douteuses. Les créances, dont le recouvrement est devenu incertain, donnent lieu à la constitution de dépréciations, inscrites en déduction de l’actif, destinées à couvrir le risque de perte. Les dépréciations sont calculées créance par créance en tenant compte de la valeur actuelle des garanties reçues. Elles sont déterminées selon une fréquence au moins trimestrielle et sur la base de l’analyse du risque et des garanties disponibles. Les dépréciations couvrent au minimum les intérêts non encaissés sur encours douteux.
Compte tenu de l’absence de créances douteuses sur les établissements de crédit, aucune dépréciation n’a été constatée au 30 juin 2024.
Les opérations de pension livrée sont comptabilisées conformément aux dispositions du règlement n° 2014-07 de l’Autorité des normes comptables (ANC) complété par l'instruction n° 94-07 modifiée de la Commission bancaire.
Les éléments d'actif mis en pension sont maintenus au bilan du cédant, qui enregistre au passif le montant encaissé, représentatif de sa dette à l'égard du cessionnaire. Le cessionnaire enregistre à l'actif le montant versé représentatif de sa créance à l'égard du cédant.
Lors des arrêtés comptables, les actifs mis en pension, ainsi que la dette à l'égard du cessionnaire ou la créance sur le cédant, sont évalués selon les règles propres à chacune de ces opérations.
(en k€) | 31/12/2025 | 31/12/2024 | 31/12/2023 |
|---|---|---|---|
Créances à vue sur les établissements de crédit | 50 501 | 53 247 | 51 680 |
Comptes ordinaires débiteurs | 50 501 | 53 247 | 51 680 |
Comptes et prêts au jour le jour | 0 | 0 | 0 |
Valeurs non imputées (à vue) | 0 | 0 | 0 |
Créances rattachées | 0 | 0 | 0 |
Créances à terme sur les établissements de crédit | 21 413 699 | 21 111 294 | 19 760 877 |
Comptes et prêts à terme | 671 971 | 666 436 | 645 435 |
Créances garanties par L. 211-38 (voir détail en note 10 bis) | 20 697 864 | 20 328 398 | 18 975 702 |
Titres reçus en pension livrée | 0 | 0 | 0 |
Prêts subordonnés et prêts participatifs | 0 | 0 | 0 |
Créances rattachées | 43 864 | 116 460 | 139 740 |
Créances douteuses | 0 | 0 | 0 |
MONTANT BRUT DES PRÊTS ET CRÉANCES SUR ÉTABLISSEMENTS DE CRÉDIT | 21 464 200 | 21 164 541 | 19 812 556 |
Dépréciations des créances douteuses | 0 | 0 | 0 |
Dépréciations des créances douteuses | 0 | 0 | 0 |
MONTANT NET DES PRÊTS ET CRÉANCES SUR ÉTABLISSEMENTS DE CRÉDIT | 21 464 200 | 21 164 541 | 19 812 556 |
Détail des créances à terme (Groupe/hors Groupe) | |||
Comptes et prêts à terme |
|
|
|
| 27 100 | 27 100 | 0 |
| 644 871 | 639 336 | 645 435 |
Créances garanties |
|
|
|
| 20 697 864 | 20 328 398 | 18 975 702 |
| 0 | 0 | 0 |
Créances rattachées |
|
|
|
| 43 762 | 114 942 | 136 570 |
| 102 | 1 518 | 3 170 |
Créances Groupe | 20 768 726 | 20 470 440 | 19 112 271 |
Créances Hors Groupe | 644 973 | 640 854 | 648 605 |
TOTAL | 21 413 699 | 21 111 294 | 19 760 877 |
Détail des créances à vue (Groupe/hors Groupe) | |||
Comptes et prêts à vue |
|
|
|
| 50 497 | 50 563 | 49 414 |
| 5 | 2 684 | 2 265 |
Créances rattachées |
|
|
|
| 0 | 0 | 0 |
| 0 | 0 | 0 |
Valeurs non imputées |
|
|
|
| 0 | 0 | 0 |
| 0 | 0 | 0 |
Créances Groupe | 50 497 | 50 563 | 49 414 |
Créances Hors Groupe | 5 | 2 684 | 2 265 |
TOTAL | 50 501 | 53 247 | 51 680 |
(en k€) | 31/12/2025 | 31/12/2024 | 31/12/2023 | ||
|---|---|---|---|---|---|
Valeur brute | Dépréciations | Valeur nette | Valeur nette | Valeur nette | |
Créances à terme | |||||
Refinancement habitat aidé | 0 |
| 0 | 0 | 0 |
Refinancement habitat concurrentiel | 0 |
| 0 | 0 | 0 |
Personnes publiques | 672 091 |
| 672 091 | 667 973 | 648 605 |
Autres prêts aux établissements de crédit* | 20 741 607 |
| 20 741 607 | 20 443 322 | 19 112 271 |
Créances à terme douteuses |
|
|
|
|
|
MONTANT NET DES PRÊTS ET CRÉANCES SUR ÉTABLISSEMENTS DE CRÉDIT | 21 413 699 | 0 | 21 413 699 | 21 111 294 | 19 760 877 |
* Dont : |
|
|
|
|
|
Actifs sûrs et liquides sous L. 211-38, avec BPCE | 4 565 000 |
| 4 565 000 | 4 565 000 | 4 565 000 |
Prêts garantis par des créances (SPT, Particuliers, Corporates) sous L. 211-38, avec Crédit Foncier | 4 969 000 |
| 4 969 000 | 6 036 500 | 7 325 000 |
Prêts garantis par des créances SPT sous | 11 163 864 |
| 11 163 864 | 9 726 898 | 7 085 702 |
Créances rattachées et autres | 43 744 |
| 43 744 | 114 923 | 136 570 |
TOTAL | 20 741 607 | 0 | 20 741 607 | 20 443 322 | 19 112 271 |
Les créances sur la clientèle comprennent les concours distribués aux agents économiques autres que les établissements de crédit, à l’exception de ceux matérialisés par un titre, les valeurs reçues en pension et les créances se rapportant à des pensions livrées sur titres. Elles sont ventilées en créances commerciales, comptes ordinaires débiteurs et autres concours à la clientèle. Les crédits à la clientèle émis sont inscrits au bilan à leur valeur nominale ou à leur coût d’acquisition pour les rachats de créances, augmentés des intérêts courus non échus et nets des dépréciations constituées au titre du risque de crédit. Les commissions et coûts marginaux de transaction qui font l’objet d’un étalement sont intégrés à l’encours de crédit concerné.
Les montants non encore payés restent, quant à eux, inscrits au hors-bilan dans la rubrique « Engagements de financement donnés ».
La Compagnie de Financement Foncier acquiert des créances en valeur de marché. L’écart entre la valeur de marché et la valeur nette comptable des crédits, appelé surcote ou décote selon le sens de l’écart, est enregistré dans un sous-compte du compte de créances.
Les surcotes et les décotes des créances acquises sont ensuite reprises au résultat de l’exercice de façon actuarielle sur la durée de vie résiduelle des prêts.
Le montant des échéances non réglées figure à l’actif au niveau de chaque rubrique de créances, sauf si elles revêtent un caractère douteux. Dans ce cas, elles sont regroupées avec les créances douteuses.
Les commissions et coûts marginaux de transaction qui font l’objet d’un étalement sont intégrés à l’encours de crédit concerné.
Les indemnités de remboursement anticipé sont comptabilisées pour leur totalité au compte de résultat lors de l’exercice d’enregistrement de ces opérations. Les indemnités de renégociations, sont quant à elles, étalées sur la durée de vie du prêt renégocié.
La Compagnie de Financement Foncier procède, en application des normes de BPCE, à la comptabilisation des garanties qui sont explicitement ou implicitement attachées à certains types de concours à la clientèle inscrits au bilan, compte tenu de leur caractère significatif, telles les valeurs des hypothèques, les contre garanties reçues de la SGFGAS et reprises par l’État (cf. note 20.2 sur les Engagements reçus). Elles font l’objet de réévaluations périodiques. La valeur comptable de l’ensemble des garanties prises sur un même crédit est limitée à l’encours de ce crédit.
Les garanties reçues sont enregistrées en comptabilité en hors-bilan. Elles font l’objet de réévaluations périodiques. La valeur comptable de l’ensemble des garanties prises sur un même crédit est limitée à l’encours de ce crédit.
Les créances restructurées au sens du règlement n° 2014-07 de l’Autorité des normes comptables (ANC) sont des créances douteuses qui font l’objet d’une modification des caractéristiques initiales (durée, taux d’intérêt) des contrats afin de permettre aux contreparties de rembourser les encours dus.
Lors de la restructuration, le prêt fait l’objet d’une décote d’un montant égal à l’écart entre l’actualisation des flux contractuels initialement attendus et l’actualisation des flux futurs attendus de capital et d’intérêts issus de la restructuration. Le taux d’actualisation est le taux d’intérêt effectif d’origine pour les prêts à taux fixe ou le dernier taux effectif avant la date de restructuration pour les prêts à taux variable. Le taux effectif correspond au taux contractuel. Cette décote est inscrite, au résultat, en coût du risque et, au bilan, en diminution de l’encours correspondant. Elle est rapportée au compte de résultat, dans la marge d’intérêt, selon un mode actuariel sur la durée du prêt.
Une créance restructurée peut-être reclassée en encours sains lorsque les nouvelles échéances sont respectées. Lorsque la créance ayant fait l’objet d’une première restructuration présente à nouveau une échéance impayée, quelles qu’aient été les conditions de la restructuration, la créance est déclassée en créance douteuse.
Les créances douteuses sont constituées de l’ensemble des encours échus et non échus, garantis ou non, dus par les débiteurs dont un concours au moins présente un risque de crédit avéré, identifié de manière individuelle. Un risque est avéré dès lors qu’il est probable que l’établissement ne percevra pas tout ou partie des sommes dues au titre des engagements souscrits par la contrepartie, nonobstant l’existence de garantie ou de caution.
Nonobstant le règlement n° 2014-07 de l’Autorité des normes comptables (ANC), l’identification en encours douteux est effectuée notamment en cas de créances impayées depuis plus de trois mois consécutifs au moins en harmonisation avec les événements de défaut définis à l’article 178 du règlement européen n° 575/2013 du 26 juin 2013 relatif aux exigences prudentielles applicables aux établissements de crédit et les orientations de l’EBA (EBA/GL/2016/07) sur l’application de la définition du défaut et le règlement délégué 2018/1845 de la Banque centrale européenne relatif au seuil d’évaluation de l’importance des arriérés sur des obligations de crédit. La définition des encours en défaut est ainsi précisée par l’introduction d’un seuil relatif et d’un seuil absolu à appliquer aux arriérés de paiement pour identifier les situations de défaut, la clarification des critères de retour en encours sains avec l’imposition d’une période probatoire et l’introduction de critères explicites pour le classement en défaut des crédits restructurés.
Un encours douteux compromis est un encours douteux dont les perspectives de recouvrement sont fortement dégradées et pour lequel un passage en perte à terme est envisagé. Les créances déchues de leur terme, les contrats de crédit-bail résiliés, les concours à durée indéterminée dont la clôture a été notifiée sont présumés devoir être inscrits en douteux compromis. L’existence de garanties couvrant la quasi-totalité des risques et les conditions d’évolution de la créance douteuse doivent être prises en considération pour qualifier un encours douteux de compromis et pour quantifier la dépréciation. Un an après sa classification en encours douteux, un encours douteux est présumé être compromis sauf si le passage en perte à terme n’est pas envisagé. Le classement d’un encours douteux en douteux compromis n’entraîne pas le classement par « contagion » dans cette dernière catégorie des autres encours et engagements douteux relatifs à la contrepartie concernée.
Les intérêts courus et ou échus non perçus sur créances douteuses sont comptabilisés en produits d’exploitation bancaire et dépréciés à due concurrence. Lorsque la créance est qualifiée de compromise, les intérêts courus non encaissés ne sont plus comptabilisés.
Plus généralement, les créances douteuses sont réinscrites en encours sains quand les règlements reprennent de façon régulière pour les montants correspondant aux échéances contractuelles, et lorsque la contrepartie ne présente plus de risque de défaillance.
Les opérations de pension livrée sont comptabilisées conformément aux dispositions du règlement n° 2014-07 de l’Autorité des normes comptables (ANC) complété par l’instruction n° 94-07 modifiée de la Commission bancaire.
Les éléments d’actif mis en pension sont maintenus au bilan du cédant, qui enregistre au passif le montant encaissé, représentatif de sa dette à l’égard du cessionnaire. Le cessionnaire enregistre à l’actif le montant versé représentatif de sa créance à l’égard du cédant. Lors des arrêtés comptables, les actifs mis en pension, ainsi que la dette à l’égard du cessionnaire ou la créance sur le cédant, sont évalués selon les règles propres à chacune de ces opérations.
Les créances, dont le recouvrement est devenu incertain, donnent lieu à la constitution de dépréciations, inscrites en déduction de l’actif, destinées à couvrir le risque de perte. Les dépréciations sont calculées créance par créance en tenant compte de la valeur actuelle des garanties reçues et des coûts de prise de possession et de vente des biens affectés en garantie. Elles sont déterminées selon une fréquence au moins trimestrielle et sur la base de l’analyse du risque et des garanties disponibles. Les dépréciations couvrent au minimum les intérêts non encaissés sur encours douteux.
Les dépréciations pour pertes probables avérées couvrent l’ensemble des pertes prévisionnelles, calculées par différence entre les capitaux restant dus et les flux prévisionnels actualisés selon le taux effectif. Les flux prévisionnels sont déterminés selon les catégories de créances sur la base d’historiques de pertes et/ou à dire d’expert puis sont positionnés dans le temps sur la base d’échéanciers déterminés selon des historiques de recouvrement.
Les dotations et les reprises de dépréciation constatées pour risque de non-recouvrement sont enregistrées en « Coût du risque » à l’exception des dépréciations relatives aux intérêts sur créances douteuses présentées, comme les intérêts ainsi dépréciés, en « Intérêts et produits assimilés ».
Le risque est apprécié créance par créance de manière individualisée pour les créances significatives et de manière automatisée pour les autres en tenant compte de la valeur actuelle des garanties reçues. À l’entrée en contentieux, une décote sur la valeur du gage est appliquée.
Pour les crédits du secteur aidé et ceux garantis par la SGFGAS, au nom de l’État, il est également tenu compte de la part de risque prise en charge par l’État.
Les prêts transférés ou cédés à la Compagnie de Financement Foncier étant inscrits à son bilan pour leur valeur d’acquisition, la dépréciation est déterminée par rapport à ce coût d’entrée.
Dans le cadre de la convention de cession de créances entre le Crédit Foncier et la Compagnie de Financement Foncier, il existe un mécanisme lorsque seule une fraction de la créance est acquise ; mécanisme qui confère un droit de priorité au profit de la Compagnie de Financement Foncier sur la totalité de la garantie. Ainsi, tant que la valeur du gage couvre la fraction de créance douteuse de la Compagnie de Financement Foncier, aucune dépréciation n’est constituée dans les comptes de cette dernière. Cette dépréciation est constatée dans les comptes du Crédit Foncier.
Lorsque l’intégralité de la créance a été acquise par la Compagnie de Financement Foncier, l’éventuelle dépréciation est intégralement constatée dans les comptes de cette dernière.
Quand le risque de crédit porte sur des engagements de financement ou de garantie inscrits en hors-bilan, le risque est pris en compte sous forme de provisions pour risques et charges.
Quand le risque de crédit est identifié, sur des encours non douteux mais présentant une augmentation significative du risque de crédit depuis leur comptabilisation initiale, il est évalué sur la base des pertes de crédit attendues sur leurs durées de vie résiduelles. Ce risque de crédit est constaté soit en diminution des encours à l’actif, soit sous forme de provision au passif si le risque porte sur des engagements pris par la clientèle. À compter du 1er janvier 2018, les modalités d’évaluation et de présentation de ces encours non douteux sont ainsi alignées avec celles de la norme IFRS 9 de Statut 2 (S2) retenue pour les comptes consolidés. Les pertes de crédit attendues sont définies comme étant une estimation des pertes de crédit (c’est-à-dire la valeur actuelle des déficits de trésorerie) pondérées par la probabilité d’occurrence de ces pertes au cours de la durée de vie attendue des instruments financiers. Elles sont calculées de manière individuelle, pour chaque exposition.
En pratique, pour les encours classés en Statut 2, les pertes de crédit attendues sont calculées comme le produit de plusieurs paramètres :
Les créances irrécouvrables sont inscrites en pertes et les dépréciations correspondantes font l’objet d’une reprise.
Les paramètres utilisés pour la mesure des pertes de crédit attendues sont ajustés à la conjoncture économique via la définition de trois scénarios économiques définis sur un horizon de trois ans :
La définition et la revue de ces scénarios suivent la même organisation et gouvernance que celle définie pour le processus budgétaire sur la base de propositions annuelles de la recherche économique de GFS, et une validation en Copil IFRS 9 par le comité de direction générale des scénarios de déviations par rapport au scénario central. Les probabilités d’occurrence de ceux-ci sont revues trimestriellement par le comité watchlist et Provisions Groupe sur proposition de la DRCCP depuis la crise de la Covid-19 pouvant conduire à une révision des projections macroéconomiques en cas de déviation importante de la situation observée. Les paramètres ainsi définis permettent l’évaluation des pertes de crédit attendues de l’ensemble des expositions, qu’elles appartiennent à un périmètre homologué en méthode interne ou traité en standard pour le calcul des actifs pondérés en risques.
(en k€) | Créances saines | Créances douteuses | Dépréciations des créances | Montants Nets | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
31/12/2025 | 31/12/2024 | 31/12/2023 | 31/12/2025 | 31/12/2024 | 31/12/2023 | 31/12/2025 | 31/12/2024 | 31/12/2023 | 31/12/2025 | 31/12/2024 | 31/12/2023 | |
Comptes ordinaires débiteurs | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Concours à la clientèle | 31 952 973 | 32 549 301 | 32 632 866 | 600 971 | 615 239 | 623 558 | 22 207 | 24 012 | 28 072 | 32 531 737 | 33 140 528 | 33 228 352 |
Prêts à la clientèle financière | 205 440 | 209 963 | 212 554 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 205 440 | 209 963 | 212 554 |
Crédits à l’exportation | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Crédits de trésorerie | 213 338 | 231 503 | 277 754 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 213 338 | 231 503 | 277 754 |
Crédits à l’équipement (1) | 13 742 784 | 12 328 513 | 10 448 628 | 0 | 0 | 34 | 3 816 | 2 892 | 2 529 | 13 738 969 | 12 325 621 | 10 446 133 |
Crédits à l’habitat | 17 658 605 | 19 663 768 | 21 575 921 | 600 241 | 614 436 | 622 721 | 18 391 | 21 120 | 25 543 | 18 240 455 | 20 257 084 | 22 173 099 |
Autres crédits à la clientèle | 33 212 | 14 476 | 16 259 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 33 212 | 14 476 | 16 259 |
Valeurs non imputées | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Créances rattachées | 99 594 | 101 078 | 101 750 | 731 | 803 | 803 | 0 | 0 | 0 | 100 324 | 101 881 | 102 554 |
GÉNÉRAL (2) | 31 952 973 | 32 549 301 | 32 632 866 | 600 971 | 615 239 | 623 558 | 22 207 | 24 012 | 28 072 | 32 531 737 | 33 140 528 | 33 228 352 |
Parmi les créances, les créances restructurées représentent un montant de 279,13 M€ au 31 décembre 2025 dont 135,56 M€ sont classées en encours sains. NB : La Compagnie de Financement Foncier ne recense aucune créance intragroupe sur les concours à la clientèle | ||||||||||||
| ||||||||||||
(en k€) | 31/12/2023 | Reclassement | Dotations | Reprises | 31/12/2024 | Reclassement | Dotations | Reprises | 31/12/2025 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Dépréciations inscrites en déduction des éléments d’actif | |||||||||
Crédits à la clientèle et sur établissements de crédit (1) | 28 072 | 0 | 9 077 | - 13 138 | 24 012 | 0 | 5 022 | - 6 827 | 22 207 |
Provisions inscrites au passif | |||||||||
Crédits à la clientèle, sur établissements de crédit et sur titres (2) | 69 | 0 | 571 | 0 | 640 | 0 | 0 | - 269 | 371 |
TOTAL | 28 141 | 0 | 9 649 | - 13 138 | 24 652 | 0 | 5 022 | - 7 096 | 22 578 |
| |||||||||
(en k€) | 31/12/2023 | Reclassement – Régularisation | Nouvelles entrées | Étalement | 31/12/2024 | Reclassement – Régularisation | Nouvelles entrées | Étalement | 31/12/2025 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Créances sur les établissements de crédit | |||||||||
Surcotes | 0 |
| 0 | 0 | 0 |
| 0 | 0 | 0 |
Décotes |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Net | 0 |
| 0 | 0 | 0 |
| 0 | 0 | 0 |
Crédits à la clientèle | |||||||||
Créances saines |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Surcotes | 564 149 | - 2 130 | 55 868 | - 86 921 | 530 967 | - 1 697 | 32 033 | - 83 758 | 477 544 |
Décotes | - 995 416 | 5 722 | - 16 133 | 103 997 | - 901 830 | 5 234 | - 14 712 | 101 565 | - 809 742 |
Créances douteuses |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Surcotes | 13 689 | 2 130 |
| - 3 176 | 12 643 | 1 697 |
| - 2 958 | 11 382 |
Décotes | - 21 764 | - 5 722 |
| 5 194 | - 22 293 | - 5 234 |
| 5 543 | - 21 983 |
Net | - 439 341 | 0 | 39 735 | 19 094 | - 380 513 | 0 | 17 322 | 20 392 | - 342 800 |
TOTAL | - 439 341 | 0 | 39 735 | 19 094 | - 380 513 | 0 | 17 322 | 20 392 | - 342 800 |
(en k€) | 31/12/2025 | 31/12/2024 | 31/12/2023 | ||
|---|---|---|---|---|---|
Brut | Dépréciations | Net | Net | Net | |
Créances Hypothécaires France | 16 485 053 | 2 476 | 16 482 577 | 18 402 302 | 20 159 057 |
Emprunteurs publics | 15 444 368 | 4 191 | 15 440 177 | 14 131 262 | 12 455 351 |
| 14 381 252 | 3 959 | 14 377 292 | 12 917 856 | 11 188 010 |
| 1 149 400 | 143 | 1 149 257 | 1 158 337 | 1 247 054 |
| 13 231 851 | 3 816 | 13 228 035 | 11 759 519 | 9 940 956 |
| 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Partenariat Public Privé (PPP) | 523 211 | 93 | 523 118 | 541 201 | 562 185 |
Emprunteurs publics internationaux | 539 906 | 139 | 539 767 | 672 204 | 705 155 |
| 539 906 | 139 | 539 767 | 672 204 | 705 155 |
| 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Expositions hypothécaires commerciales | 23 552 | 116 | 23 436 | 9 947 | 11 214 |
Autres | 0 |
| 0 | 0 | 0 |
Sous Total créances clientèle saines | 31 952 973 | 6 783 | 31 946 190 | 32 543 511 | 32 625 621 |
Créances douteuses | 600 971 | 15 423 | 585 548 | 597 017 | 602 730 |
Total Créances Clientèle | 32 553 944 | 22 207 | 32 531 737 | 33 140 528 | 33 228 352 |
L’encours des créances du secteur concurrentiel comprend 10,46 Md€ de prêts garantis par la SGFGAS.
31/12/2025 (en k€) | Total créances douteuses | Dont créances douteuses compromises | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
Brut | Dépréciations | Net | Brut | Dépréciations | Net | |
Créances Hypothécaires France | 600 776 | 15 422 | 585 354 | 247 621 | 4 857 | 242 763 |
Emprunteurs publics | 181 | 2 | 180 | 0 | 0 | 0 |
Secteur public France | 181 | 2 | 180 | 0 | 0 | 0 |
| 181 | 2 | 180 | 0 | 0 | 0 |
| 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
|
|
| 0 | 0 | 0 | 0 |
Partenariat Public Privé (PPP) | 0 |
| 0 | 0 |
| 0 |
Emprunteurs publics internationaux | 0 | 0 | 0 | 0 |
| 0 |
| 0 | 0 | 0 |
| 0 | 0 |
| 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Expositions hypothécaires commerciales | 13 | 0 | 13 | 0 | 0 | 0 |
Sous Total créances clientèle douteuses | 600 971 | 15 423 | 585 548 | 247 621 | 4 857 | 242 763 |
L’encours des créances douteuses du secteur concurrentiel comprend 426,23 M€ de prêts garantis par la SGFGAS.
Conformément au règlement n° 2014-07 de l’ANC, les encours douteux compromis n’intègrent pas les prêts qui bénéficient d’une garantie couvrant la quasi-totalité des risques. Il s’agit notamment des prêts du secteur aidé et des prêts bénéficiant de la garantie du FGAS.
(en k€) | 31/12/2025 | 31/12/2024 | 31/12/2023 |
|---|---|---|---|
Instruments conditionnels achetés | 0 | 0 | 0 |
Comptes de règlement relatifs aux opérations sur titres | 0 | 0 | 0 |
Débiteurs divers | 30 389 | 32 668 | 25 430 |
Déposits versés sur opérations de collatérisation | 0 | 0 | 0 |
Autres dépôts et cautionnements (1) | 22 661 | 22 661 | 22 661 |
Créances d’intégration fiscale (2) | 6 793 | 8 478 | 1 892 |
Autres débiteurs divers | 935 | 1 529 | 877 |
Compte spécial de bonification | 0 | 0 | 0 |
TOTAL | 30 389 | 32 668 | 25 430 |
| |||
(en k€) | 31/12/2025 | 31/12/2024 | 31/12/2023 |
|---|---|---|---|
Comptes d’encaissement | 0 | 0 | 0 |
Charges à répartir | 396 713 | 420 422 | 326 977 |
Primes d’émission et de remboursement des titres à revenu fixe | 396 713 | 420 422 | 326 977 |
Autres charges à répartir | 0 | 0 | 0 |
Charges constatées d’avance | 84 134 | 85 866 | 565 843 |
Soultes de swaps payées à étaler (1) | 78 097 | 79 351 | 565 843 |
Autres charges constatées d’avance | 6 037 | 6 515 | 0 |
Produits à recevoir | 457 970 | 505 634 | 450 384 |
Intérêts courus non échus sur contrats d’échange (swaps) | 457 612 | 505 275 | 449 353 |
Autres produits à recevoir | 358 | 358 | 1 031 |
Autres comptes de régularisation actifs | 372 042 | 446 111 | 75 842 |
Domiciliations à encaisser | 0 | 0 | 0 |
Actif d’impôts différés | 46 056 | 66 269 | 55 887 |
Comptes d’ajustement devises (2) | 0 | 0 | 0 |
Autres comptes de régularisation (1) | 325 986 | 379 842 | 19 955 |
TOTAL | 1 310 860 | 1 458 033 | 1 419 046 |
| |||
Les dettes envers les établissements de crédit sont présentées selon leur durée initiale (à vue ou à terme). Sont incluses, en fonction de leur contrepartie, les opérations de pension matérialisées par des titres ou des valeurs. Les intérêts courus sont enregistrés en dettes rattachées.
Les opérations de pension livrée sont comptabilisées conformément aux dispositions du règlement n° 2014-07 de l’Autorité des normes comptables (ANC).
Les éléments d’actif mis en pension sont maintenus au bilan du cédant, qui enregistre au passif le montant encaissé, représentatif de sa dette à l’égard du cessionnaire. Le cessionnaire enregistre à l’actif le montant versé représentatif de sa créance à l’égard du cédant. Lors des arrêtés comptables, les actifs mis en pension, ainsi que la dette à l’égard du cessionnaire ou la créance sur le cédant, sont évalués selon les règles propres à chacune de ces opérations.
(en k€) | 31/12/2025 | 31/12/2024 | 31/12/2023 |
|---|---|---|---|
Dettes à vue sur les établissements de crédit (1) | 0 | 0 | 0 |
Comptes à vue des établissements de crédit | 0 | 0 | 0 |
Emprunts au jour le jour auprès des établissements de crédit | 0 | 0 | 0 |
Autres sommes dues aux établissements de crédit | 0 | 0 | 0 |
Dettes rattachées | 0 | 0 | 0 |
Dettes à terme sur les établissements de crédit (2) | 6 085 552 | 5 597 287 | 4 565 451 |
Emprunts et comptes à terme | 5 756 501 | 5 017 960 | 3 940 129 |
Valeurs données en pension | 0 | 0 | 0 |
Titres donnés en pension | 319 028 | 567 284 | 614 972 |
Dettes rattachées | 10 023 | 12 043 | 10 350 |
TOTAL | 6 085 552 | 5 597 287 | 4 565 451 |
Détail des dettes à vue (Groupe/Hors groupe) | 0 | 0 | 0 |
Dont Groupe | 0 | 0 | 0 |
| 0 | 0 | 0 |
| 0 | 0 | 0 |
| 0 | 0 | 0 |
Dont Hors Groupe | 0 | 0 | 0 |
| 0 | 0 | 0 |
Détail des dettes à terme (Groupe/Hors groupe) | 6 085 552 | 5 597 287 | 4 565 451 |
Dont Groupe | 6 085 552 | 5 597 287 | 4 565 451 |
| 5 766 523 | 5 030 002 | 3 950 479 |
| 319 028 | 567 284 | 614 972 |
Dont Hors Groupe | 0 | 0 | 0 |
| 0 | 0 | 0 |
| 0 | 0 | 0 |
| 0 | 0 | 0 |
| 0 | 0 | 0 |
| 0 | 0 | 0 |
Sous Total des dettes Groupe | 6 085 552 | 5 597 287 | 4 565 451 |
Sous total des dettes hors Groupe | 0 | 0 | 0 |
TOTAL GÉNÉRAL | 6 085 552 | 5 597 287 | 4 565 451 |
Les dettes représentées par un titre sont présentées selon la nature de leur support : bons de caisse, titres du marché interbancaire et titres de créances négociables, titres obligataires et assimilés, à l’exclusion des titres subordonnés qui sont classés sur une ligne spécifique au passif.
Le capital restant dû des emprunts émis par la Compagnie de Financement Foncier est enregistré au passif du bilan pour le montant brut. Les emprunts en devises sont évalués en euros aux parités constatées en fin d’exercice.
Les intérêts courus non échus attachés à ces titres sont portés dans un compte de dettes rattachées en contrepartie du compte de résultat.
Les frais d’émission sont pris en charge sur la durée de vie des emprunts correspondants. Les primes d’émission et de remboursement sont étalées sur la durée de la vie de l’emprunt par le biais d’un compte de charge à répartir. L’amortissement des frais et des primes d’émission est rapporté au résultat dans le poste « Intérêts et charges assimilées sur obligations et autres titres à revenu fixe ».
Pour les dettes structurées, en application du principe de prudence, seule la partie certaine de la rémunération ou du principal est comptabilisée. Un gain latent n’est pas enregistré. Une perte latente fait l’objet d’une provision. La Compagnie de Financement Foncier n’a pas émis de dettes structurées au 31 décembre 2025.
(en k€) | 31/12/2025 | 31/12/2024 | 31/12/2023 |
|---|---|---|---|
Titres de créances négociables | 0 | 0 | 0 |
Dettes rattachées | 0 | 0 | 0 |
TCN et dettes rattachées | 0 | 0 | 0 |
Obligations foncières | 49 819 691 | 50 911 701 | 51 214 106 |
Dettes rattachées | 588 885 | 556 670 | 485 761 |
Obligations foncières et dettes rattachées | 50 408 577 | 51 468 371 | 51 699 868 |
TOTAL | 50 408 577 | 51 468 371 | 51 699 868 |
La totalité de ces dettes est constituée de ressources bénéficiant du privilège défini à l’article L. 513-11 du CMF (« privilège » des obligations foncières).
(en k€) | 31/12/2025 | 31/12/2024 | 31/12/2023 |
|---|---|---|---|
Instruments conditionnels vendus | 0 | 0 | 0 |
Créditeurs divers | 191 549 | 220 872 | 179 912 |
Déposits reçus sur opérations de collatérisation | 96 710 | 118 251 | 71 900 |
Appels de marge sur opération de pension | 0 | 0 | 0 |
Dettes fournisseurs (1) | 96 | 0 | 7 881 |
Dettes d’intégration fiscale (2) | 0 | 0 | 0 |
Autres dettes fiscales et sociales | 7 | 44 | 39 |
Autres créditeurs divers | 856 | - 6 295 | - 5 443 |
Compte spécial de bonification | 93 881 | 108 871 | 105 535 |
Fonds publics affectés (3) | 58 384 | 55 995 | 52 670 |
TOTAL | 249 933 | 276 867 | 232 582 |
| 0 58 308 | 0 55 843 | 0 52 435 |
| |||
Factures reçues non réglées à la date de clôture de l’exercice | 1 à 30 jours | 31 à 60 jours | 61 à 90 jours | 91 jours et plus | Total |
|---|---|---|---|---|---|
Nombre de factures concernées | - | - | - | - | 0 |
Montant total des factures concernées TTC (en k€) | - | - | - | - | 0 |
Pourcentage du montant total des achats TTC de l’exercice | - | - | - | - |
|
(en k€) | 31/12/2025 | 31/12/2024 | 31/12/2023 |
|---|---|---|---|
Comptes d’encaissement | 0 | 0 | 0 |
Produits constatés d’avance | 357 553 | 403 639 | 480 073 |
Subventions PAS et anciens PTZ | 284 | 989 | 2 004 |
Soultes de swaps perçues à étaler | 312 608 | 339 449 | 395 393 |
Autres produits constatés d’avance | 44 661 | 63 201 | 82 676 |
Charges à payer | 388 276 | 467 752 | 427 714 |
Intérêts courus non échus sur dérivés (swaps) | 366 174 | 435 455 | 420 117 |
Autres charges à payer | 22 101 | 32 297 | 7 597 |
Autres comptes de régularisation passif | 564 657 | 755 870 | 739 512 |
Comptes d’ajustement devises* | 471 489 | 710 479 | 665 484 |
Divers | 93 168 | 45 390 | 74 028 |
TOTAL | 1 310 487 | 1 627 261 | 1 647 299 |
| |||
Ce poste recouvre les provisions destinées à couvrir des risques et des charges non directement liés à des opérations bancaires au sens de l’article L. 311-1 du Code monétaire et financier et des opérations connexes définies à l’article L. 311-2 de ce même code, nettement précisés quant à leur objet, et dont le montant ou l’échéance ne peuvent être fixés de façon précise. À moins d’être couverte par un texte spécifique ou de relever des opérations bancaires ou connexes, la constitution de telles provisions est subordonnée à l’existence d’une obligation envers un tiers à la clôture et à l’absence de contrepartie équivalente attendue de ce tiers, conformément aux dispositions du règlement n° 2014-03 de l’Autorité des normes comptables (ANC).
Ce poste comprend notamment les provisions pour risques de contrepartie sur encours sains évoquées note 11.
(en k€) | 31/12/2025 | 31/12/2024 | 31/12/2023 |
|---|---|---|---|
Provisions pour risques de contrepartie | 371 | 640 | 69 |
Provisions pour risques de contrepartie sur encours sains | 371 | 640 | 69 |
Provisions sectorielles | 0 | 0 | 0 |
Provisions pour risques d’exécution des engagements par signature | 0 | 0 | 0 |
Provisions pour litiges | 15 957 | 15 957 | 12 059 |
Litiges fiscaux | 3 898 | 3 898 | 0 |
Autres litiges | 12 059 | 12 059 | 12 059 |
Autres provisions | 1 690 | 111 | 158 |
Autres provisions* | 1 690 | 111 | 158 |
TOTAL | 18 019 | 16 709 | 12 285 |
| |||
Mouvements de la période (en k€) | 31/12/2024 | Mouvements 2025 | 31/12/2025 | |||
|---|---|---|---|---|---|---|
Dotations | Reprises | Autres mouvements | ||||
Utilisées | Non utilisées | |||||
Provisions pour risques de contrepartie | 640 | 0 | 0 | 269 | 0 | 371 |
Provisions pour risques de contrepartie sur encours sains | 640 | 0 | 0 | 269 | 0 | 371 |
Provisions sectorielles | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Provisions pour risques d’exécution des engagements par signature | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Provisions pour litiges | 15 957 | 0 | 0 | 0 | 0 | 15 957 |
Litiges fiscaux | 3 898 | 0 | 0 | 0 |
| 3 898 |
Autres litiges | 12 059 | 0 | 0 | 0 |
| 12 059 |
Autres provisions | 111 | 1 579 | 0 | 0 | 0 | 1 690 |
Autres provisions | 111 | 1 579 | 0 | 0 | 0 | 1 690 |
TOTAL | 16 709 | 1 579 | 0 | 269 | 0 | 18 019 |
Ces fonds sont destinés à couvrir les risques inhérents aux activités de l’entité, conformément aux conditions requises par l’article 3 du règlement n° 90-02 du CRBF.
(en k€) | À nouveau 01/01/2024 | Affectations | Variations de capital | Montant au 31/12/2024 | Affectations | Variations de capital | Montant au 31/12/2025 | ||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Dividendes payés en actions | Autres variations | Dividendes payés en actions | Autres variations | ||||||
Capital social* | 1 537 460 | 0 | 0 | 0 | 1 537 460 | 0 | 0 | 0 | 1 537 460 |
Primes d’apport* | 209 867 | 0 | 0 | 0 | 209 867 | 0 | 0 | 0 | 209 867 |
Réserves | |||||||||
| 90 255 | 5 942 | 0 | 0 | 96 197 | 4 314 | 0 | 0 | 100 511 |
| 55 517 | 0 | 0 | 0 | 55 517 | 0 | 0 | 0 | 55 517 |
| 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
| 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
| 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
| 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Report à nouveau | 60 698 | - 5 942 |
|
| 54 756 | - 4 517 | 0 | 0 | 50 240 |
Situation nette avant résultat de l’exercice | 1 953 797 | 0 | 0 | 0 | 1 953 798 |
| 0 | 0 | 1 953 595 |
Résultat de l’exercice avant répartition | 118 833 | - 118 833 | 0 | 0 | 86 279 | - 86 279 | 0 | 0 | 45 922 |
Situation nette après résultat de l’exercice | 2 072 631 | 0 | 0 | 0 | 2 040 077 | 0 | 0 | 0 | 1 999 517 |
Dividendes distribués | 0 | 118 833 | 0 | 0 | 0 | 86 482 | 0 | 0 | 0 |
| À nouveau 01/01/2024 | Affectations | Variations de provisions | Montant au 31/12/2024 | Affectations | Variations de provisions | Montant au 31/12/2025 | ||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Dotations | Reprises | Dotations | Reprises | ||||||
Provision spéciale de réévaluation | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Autres provisions réglementées | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Provisions réglementées | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Montant des capitaux propres avant répartition | 2 072 631 | 0 | 0 | 0 | 2 040 077 | 0 | 0 | 0 | 1 999 517 |
| À nouveau 01/01/2024 | Affectations | Variations de FRBG | Montant au 31/12/2024 | Affectations | Variations de FRBG | Montant au 31/12/2025 | ||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Dotations | Reprises | Dotations | Reprises | ||||||
Fonds pour risques bancaires généraux | 20 000 | 0 | 0 | 0 | 20 000 | 0 | 0 | 0 | 20 000 |
TOTAL | 2 092 631 | 0 | 0 | 0 | 2 060 077 | 0 | 0 | 0 | 2 019 517 |
| |||||||||
(en k€) | Au 31/12/2025 | |
|---|---|---|
Origines | ||
Report à Nouveau | 0 | 50 240 |
Résultat de l’exercice | 0 | 45 922 |
Acompte sur dividendes | 0 | 0 |
Prélèvement sur les réserves | 0 | 0 |
Affectations | ||
Affectation aux réserves |
|
|
| 2 296 | 0 |
| 0 | 0 |
| 0 | 0 |
Dividendes | 0 | 0 |
Autres répartitions | 0 | 0 |
Report à nouveau | 47 742 | 0 |
Totaux | 96 162 | 96 162 |
Les engagements de financement en faveur d’établissements de crédit et assimilés comprennent notamment les accords de refinancement, les acceptations à payer ou les engagements de payer, les confirmations d’ouvertures de crédits documentaires et les autres engagements donnés à des établissements de crédit et assimilés.
Les engagements de financement en faveur de la clientèle comprennent notamment les ouvertures de crédits confirmés, les lignes de substitution des billets de trésorerie, les engagements sur facilités d’émission de titres et les autres engagements en faveur d’agents économiques autres que des établissements de crédit et assimilés.
Les engagements de financement reçus recensent notamment les accords de refinancement et les engagements divers reçus d’établissements de crédit et assimilés.
Les engagements de garantie d’ordre d’établissements de crédit recouvrent notamment les cautions, avals et autres garanties d’ordre d’établissements de crédit et assimilés.
Les engagements de garantie d’ordre de la clientèle comprennent notamment les cautions, avals et autres garanties d’ordre d’agents économiques autres que des établissements de crédit et assimilés.
Les engagements de garantie reçus recensent notamment les cautions, avals et autres garanties reçus d’établissements de crédit et assimilés.
(en k€) | 31/12/2025 | 31/12/2024 | 31/12/2023 | |||
|---|---|---|---|---|---|---|
Prêts autorisés non encore mis en place | Montants non débloqués sur prêts autorisés partiellement mis en place | Prêts autorisés non encore mis en place | Montants non débloqués sur prêts autorisés partiellement mis en place | Prêts autorisés non encore mis en place | Montants non débloqués sur prêts autorisés partiellement mis en place | |
ENGAGEMENTS DE FINANCEMENT | 397 152 | 0 | 718 279 | 0 | 478 711 | 0 |
Engagements secteur aidé | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Engagements secteur concurrentiel | 397 152 | 0 | 718 279 | 0 | 478 711 | 0 |
Engagements hors groupe | 397 152 | 0 | 718 279 | 0 | 478 711 | 0 |
Établissements de crédit | 10 000 | 0 | 15 000 | 0 | 0 | 0 |
Clientèle (1) | 387 152 | 0 | 703 279 | 0 | 478 711 | 0 |
Engagements groupe | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
ENGAGEMENTS DE GARANTIE | 160 783 | 0 | 170 825 | 0 | 162 753 | 0 |
Engagements hors groupe | 160 783 | 0 | 170 825 | 0 | 162 753 | 0 |
Autres valeurs affectées en garanties (2) | 160 783 | 0 | 170 825 | 0 | 162 753 | 0 |
ENGAGEMENTS SUR TITRES | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
TOTAL (3) | 557 934 | 889 104 | 641 464 | |||
| ||||||
| (en k€) | 31/12/2025 | 31/12/2024 | 31/12/2023 |
|---|---|---|---|---|
| Ouvertures de crédit sur des dossiers Corporate | 387 152 | 703 279 | 478 711 |
| ||||
| (en k€) | 31/12/2025 | 31/12/2024 | 31/12/2023 |
|---|---|---|---|---|
| Titres | 134 894 | 138 376 | 123 972 |
| Créances | 25 888 | 32 449 | 38 782 |
| Les créances présentées et acceptées par la Banque de France sont valorisées à la valeur comptable ; les titres le sont à la valeur BCE avant déduction du haircut. | |||
|
|---|
|
| (en k€) | 31/12/2025 | 31/12/2024 | 31/12/2023 |
|---|---|---|---|---|
| Engagements douteux | 0 | 0 | 0 |
(en k€) | 31/12/2025 | 31/12/2024 | 31/12/2023 |
|---|---|---|---|
ENGAGEMENTS DE FINANCEMENT | 23 686 769 | 23 628 323 | 20 797 814 |
Engagements hors Groupe | 673 315 | 690 426 | 710 610 |
Établissements de crédit (1) | 673 315 | 690 426 | 710 610 |
Engagements Groupe | 23 013 454 | 22 937 897 | 20 087 204 |
Garantie de rachat | 0 | 0 | 0 |
Établissements de crédit | 1 000 000 | 1 000 000 | 1 000 000 |
Autres valeurs reçues en garantie du groupe (2) | 22 013 454 | 21 937 897 | 19 087 204 |
ENGAGEMENTS DE GARANTIE | 20 536 403 | 22 707 203 | 25 069 795 |
Engagements hors groupe | 20 161 100 | 22 257 620 | 24 533 463 |
Établissements de crédit et assimilés (3) | 3 701 614 | 4 056 753 | 4 381 790 |
Clientèle (4) | 16 459 486 | 18 200 868 | 20 151 674 |
Engagements groupe | 375 303 | 449 582 | 536 332 |
Établissements de crédit et assimilés | 352 496 | 423 529 | 506 920 |
Clientèle | 22 807 | 26 053 | 29 412 |
ENGAGEMENTS SUR TITRES | 0 | 0 | 0 |
Autres titres à recevoir | 0 | 0 | 0 |
TOTAL | 44 223 171 | 46 335 525 | 45 867 610 |
| |||
| (en k€) | 31/12/2025 | 31/12/2024 | 31/12/2023 |
|---|---|---|---|---|
|
| 5 204 130 | 6 208 285 | 7 759 213 |
|
| 3 025 197 | 3 474 207 | 3 775 528 |
|
| 13 784 127 | 12 255 405 | 7 552 463 |
|
| 0 | 0 | 0 |
| ||||
| (en k€) | 31/12/2025 | 31/12/2024 | 31/12/2023 |
|---|---|---|---|---|
|
| 3 666 587 | 4 056 753 | 4 217 608 |
|
| 35 027 | 7 | 155 133 |
Ces garanties comprennent notamment : | ||||
| (en k€) | 31/12/2025 | 31/12/2024 | 31/12/2023 |
|---|---|---|---|---|
|
| 1 123 | 1 616 | 4 540 |
|
| 10 464 340 | 11 503 871 | 12 480 298 |
|
| 3 349 377 | 3 958 773 | 4 494 114 |
|
| 1 150 680 | 1 108 637 | 1 152 427 |
|
| 1 221 003 | 1 293 204 | 1 538 318 |
|
| 272 963 | 334 767 | 481 976 |
Les résultats sur opérations de change sont déterminés conformément au règlement n° 2014-07 de l’Autorité des normes comptables (ANC).
Les créances, les dettes et les engagements hors-bilan libellés en devises sont évalués au cours de change à la clôture de l’exercice. Les produits ou les charges correspondants sont, quant à eux, convertis immédiatement en euros au cours du jour de leur inscription au compte de résultat.
Les opérations de change au comptant non dénouées sont valorisées au cours de clôture de l’exercice.
Les swaps cambistes s’enregistrent comme des opérations couplées d’achats au comptant et de ventes à terme de devises. Les reports et déports sur les contrats de change à terme de couverture sont étalés prorata temporis en compte de résultat.
Les gains et pertes latents ou définitifs de change, sont enregistrés en résultat de change dans la catégorie « gains ou pertes sur opérations des portefeuilles de négociation ».
Les opérations de couverture et de marché sur des instruments financiers à terme de taux d’intérêt, de change ou d’actions sont enregistrées conformément aux dispositions des règlements n° 2014-07 de l’Autorité des normes comptables (ANC).
Les engagements relatifs à ces opérations sont inscrits dans les comptes de hors-bilan pour la valeur nominale des contrats. À la date de clôture, le montant de ces engagements représente le volume des opérations non dénouées à la clôture.
Les instruments détenus par la Compagnie de Financement Foncier sont principalement des contrats d’échange de taux ou de devises (swaps), des contrats d’échange de taux futurs (swaps forward) et des garanties de taux plafond ou plancher. Tous ces instruments sont traités de gré à gré, (y compris les opérations traitées en Chambre de Compensation – LCH).
La Compagnie de Financement Foncier ne détient pas de contrat ferme sur des marchés organisés ou assimilés.
Les principes comptables appliqués diffèrent selon la nature des instruments et les intentions des opérateurs à l’origine.
Les contrats d’échange de taux et assimilés (accords de taux futurs, garantie de taux plancher et plafond) sont classés selon le critère de l’intention initiale dans les catégories suivantes :
Les montants perçus ou payés concernant les deux premières catégories sont comptabilisés prorata temporis dans le compte de résultat.
Les charges et produits d’instruments utilisés à titre de couverture d’un élément ou d’un ensemble d’éléments homogènes sont enregistrés en résultat de manière symétrique à la prise en compte des produits et charges sur les éléments couverts. Les éléments de résultat de l’instrument de couverture sont comptabilisés dans le même poste que les produits et charges concernant les éléments couverts en « Intérêts et produits assimilés » et « Intérêts et charges assimilées ». Le poste « Gains ou pertes sur opérations des portefeuilles de négociation » est utilisé lorsque les éléments couverts sont inclus dans le portefeuille de négociation.
Les swaps de couverture affectée sur crédits sont systématiquement reclassés en position ouverte isolée lorsque le crédit devient douteux.
Les charges et produits relatifs aux instruments financiers à terme ayant pour objet de couvrir et de gérer un risque global de taux sont inscrits prorata temporis en compte de résultat au poste « Intérêts et produits assimilés » et « Intérêts et charges assimilées ». Les gains et les pertes latents ne sont pas enregistrés.
Les charges et les produits relatifs à certains contrats constituant des positions ouvertes isolées sont enregistrés dans les résultats au dénouement des contrats ou prorata temporis selon la nature de l’instrument. La comptabilisation des plus ou moins-values latentes est fonction de la nature des marchés concernés (organisés et assimilés ou de gré à gré) :
La Compagnie de Financement Foncier ne détient pas de contrats relevant de la gestion spécialisée d’un portefeuille de transaction ou de position ouverte isolée.
Les soultes de résiliation ou d’assignation sont comptabilisées comme suit :
Lors d’une cession d’un élément micro couvert ; la soulte de résiliation du swap associé et, le cas échéant, la soulte de conclusion non amortie sont inscrites en résultat dans le même agrégat comptable que celui qui a enregistré le résultat de cession de l’élément couvert.
Le montant notionnel de l’instrument sous-jacent sur lequel porte l’option ou le contrat à terme est enregistré en distinguant les contrats de couverture des contrats négociés dans le cadre d’opérations de marché.
Pour les opérations sur options de taux d’intérêt, de change ou sur actions, les primes payées ou encaissées sont enregistrées en compte d’attente. À la clôture de l’exercice, ces options font l’objet d’une valorisation portée en compte de résultat dans le cas de produits cotés sur un marché organisé ou assimilé. Pour les marchés de gré à gré, seules les moins-values font l’objet d’une provision et les plus-values latentes ne sont pas enregistrées. Lors de la revente, du rachat, de l’exercice ou à l’expiration, les primes sont enregistrées immédiatement en compte de résultat.
Pour les opérations de couverture, les produits et charges sont rapportés de manière symétrique à ceux afférents à l’élément couvert. Les instruments conditionnels vendeurs ne sont pas éligibles au classement en macro-couverture.
Les marchés de gré à gré peuvent être assimilés à des marchés organisés lorsque les établissements qui jouent le rôle de mainteneurs de marchés garantissent des cotations permanentes dans des fourchettes réalistes ou lorsque des cotations de l’instrument financier sous-jacent s’effectuent elles-mêmes sur un marché organisé.
Au 31 décembre 2025, la Compagnie de Financement Foncier n’a enregistré aucune garantie de taux en position ouverte isolée.
(en k€) | 31/12/2025 | 31/12/2024 | 31/12/2023 | |||
|---|---|---|---|---|---|---|
Euros | Devises (1) | Euros | Devises (1) | Euros | Devises (1) | |
Marchés de gré à gré |
|
|
|
|
|
|
Opérations conditionnelles (montants nominaux) | 111 000 | 0 | 139 500 | 0 | 0 | 0 |
Opérations de couverture (achats) | ||||||
| 111 000 | 0 | 139 500 | 0 | 172 524 | 0 |
| 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
| 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Autres opérations conditionnelles | ||||||
Opérations conditionnelles (juste valeur) | 232 | 0 | 324 | 0 | 682 | 0 |
Opérations fermes (montants nominaux) | 67 861 948 | 5 955 127 | 67 884 037 | 6 622 523 | 61 657 086 | 6 604 557 |
Opérations de couverture | ||||||
| 62 785 804 | 229 070 | 62 653 266 | 348 536 | 56 392 145 | 338 350 |
| 5 076 144 | 5 726 056 | 5 230 771 | 6 273 987 | 5 264 941 | 6 266 207 |
| 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Autres Opérations | ||||||
Opérations fermes (juste valeur) (3) | - 1 032 325 | - 11 806 | - 545 938 | - 815 135 | - 711 527 | - 987 851 |
Opérations fermes et conditionnelles | 67 972 948 | 5 955 127 | 68 023 537 | 6 622 523 | 61 829 611 | 6 604 557 |
TOTAL (1) (montants nominaux) | 73 928 075 | 74 646 060 | 68 434 167 | |||
TOTAL (juste valeur) | - 1 043 898 | - 1 360 749 | - 1 698 696 | |||
La Compagnie de Financement Foncier n’a aucun dérivé traité sur le marché organisé.
| ||||||
(en k€) | 31/12/2025 | 31/12/2024 | 31/12/2023 | 31/12/2025 Évaluation des actifs reçus en garantie (2) |
|---|---|---|---|---|
BILAN |
|
|
|
|
Éléments d’actif |
|
|
|
|
Créances sur les établissements de crédit | ||||
À vue | 50 497 | 50 563 | 49 414 | 0 |
À terme (3) | 18 | 18 | 0 | 0 |
Créances à terme garanties par des valeurs reçues en pension | 20 768 707 | 20 470 422 | 19 112 271 | 22 514 025 |
| 12 923 365 | 12 371 201 | 10 816 202 | 16 057 561 |
| 2 204 000 | 2 896 000 | 3 730 500 | 2 273 435 |
| 0 | 0 | 0 | 0 |
| 10 719 365 | 9 475 201 | 7 085 702 | 13 784 127 |
| 3 236 599 | 3 419 297 | 3 594 500 | 3 431 266 |
|
|
|
|
|
aux particuliers | 2 497 500 | 2 790 000 | 3 164 000 | 2 627 596 |
aux professionnels | 267 500 | 350 500 | 430 500 | 303 099 |
|
|
|
|
|
aux particuliers | 0 | 0 | 0 | 0 |
aux professionnels | 471 599 | 278 797 | 0 | 500 571 |
| 4 565 000 | 4 565 000 | 4 565 000 | 3 025 197 |
| 4 565 000 | 4 565 000 | 4 565 000 | 3 025 197 |
| 43 744 | 114 923 | 136 570 | 0 |
Opérations avec la clientèle | ||||
Créances | 0 | 0 | 0 | 0 |
Opérations sur titres | ||||
Obligations et autres titres à revenu fixe | 0 | 0 | 0 | 0 |
| 0 | 0 | 0 | 0 |
| 0 | 0 | 0 | 0 |
| 0 | 0 | 0 | 0 |
| 0 | 0 | 0 | 0 |
Autres actifs (2) | ||||
Débiteurs divers | 6 793 | 8 478 | 1 892 | 0 |
TOTAL DES ÉLÉMENTS D’ACTIF | 20 826 015 | 20 529 481 | 19 163 578 | 22 514 025 |
| ||||
(en k€) | 31/12/2025 | 31/12/2024 | 31/12/2023 |
|---|---|---|---|
Éléments de passif |
|
|
|
Dettes envers les établissements de crédit | |||
À vue | 0 | 0 | 0 |
À terme | 5 765 578 | 5 028 851 | 3 946 133 |
Titres donnés en pension livrée (4) | 319 974 | 568 436 | 619 318 |
Opérations avec la clientèle | |||
À vue | 0 | 0 | 0 |
Dettes représentées par un titre | 0 | 0 | 0 |
Dettes subordonnées | 0 | 0 | 0 |
Autres passifs | |||
Créditeurs divers | 0 | 0 | 7 881 |
TOTAL DES ÉLÉMENTS DE PASSIF | 6 085 552 | 5 597 287 | 4 573 332 |
| |||
La Compagnie de Financement Foncier n'effectue pas de transactions non conclues aux conditions de marché entre parties liées (Règlement 2014-07).
Rubriques (en k€) | Au 31/12/2025 | ||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
$ | $ | $ | Livres | Francs | Yen | Florint Hongrois | $ Néo-zélandais | Couronne Norvégienne | Couronne Danoise | TOTAL | |
BILAN | |||||||||||
Actifs financiers | 26 | 10 | 1 219 042 | 62 563 | 1 099 973 | 536 463 | 9 | 29 | 2 736 | 7 | 2 920 858 |
Passifs financiers | 0 | 0 | 330 293 | 652 414 | 1 758 360 | 3 113 | 0 | 0 | 137 832 | 0 | 2 882 012 |
Différentiel | 26 | 10 | 888 749 | - 589 850 | - 658 387 | 533 350 | 9 | 29 | - 135 096 | 7 | 38 845 |
HORS-BILAN | |||||||||||
Engagements reçus | 0 | 0 | 348 462 | 629 942 | 1 730 404 | 0 | 0 | 0 | 135 096 | 0 | 2 843 905 |
Engagements donnés | 0 | 0 | 1 237 175 | 40 087 | 1 071 561 | 533 328 | 0 | 0 | 0 | 0 | 2 882 151 |
Différentiel | 0 | 0 | - 888 712 | 589 855 | 658 843 | - 533 328 | 0 | 0 | 135 096 | 0 | - 38 246 |
Différentiel global (I)+(II) | 26 | 10 | 36 | 5 | 456 | 22 | 9 | 29 | 0 | 7 | 600 |
Les actifs financiers sont constitués des créances sur les établissements de crédit et sur la clientèle.
Les passifs financiers comprennent des dettes envers les établissements de crédit, les comptes créditeurs de la clientèle et les dettes représentées par un titre.
Rubriques (en k€) | Au 31/12/2025 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
Durée résiduelle | |||||||
< 1 mois | 1M<D<3M | 3M<D<1A | 1A<D<5A | > 5ans | Non déterminé | Total (2) | |
Effets publics et valeurs assimilées |
|
|
|
|
|
|
|
Créances sur les établissements de crédit | 322 194 | 1 110 878 | 6 819 857 | 6 879 895 | 6 237 011 | 0 | 21 369 835 |
Opérations avec la clientèle | 286 395 | 389 589 | 1 861 459 | 9 118 006 | 20 176 763 | 0 | 31 832 212 |
Obligations et autres titres à revenu fixe | 0 | 138 178 | 338 827 | 1 469 628 | 2 262 252 | 0 | 4 208 884 |
Total des emplois (1) | 608 589 | 1 638 645 | 9 020 143 | 17 467 529 | 28 676 026 | 0 | 57 410 931 |
Dettes envers les établissements de crédit | 2 152 546 | 3 619 933 | 434 | 1 260 | 301 356 | 0 | 6 075 529 |
Opérations avec la clientèle |
|
|
|
|
|
|
|
Dettes représentées par un titre | 0 | 1 259 811 | 5 142 251 | 23 457 806 | 19 959 824 | 0 | 49 819 691 |
Dettes subordonnées | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Total des ressources | 2 152 546 | 4 879 744 | 5 142 684 | 23 459 065 | 20 261 180 | 0 | 55 895 220 |
Opérations fermes | 2 000 000 | 932 751 | 6 460 015 | 20 951 404 | 43 472 905 | 0 | 73 817 075 |
Opérations conditionnelles | 4 500 | 3 000 | 6 000 | 19 500 | 78 000 | 0 | 111 000 |
Total des engagements sur instruments financiers à terme | 2 004 500 | 935 751 | 6 466 015 | 20 970 904 | 43 550 905 | 0 | 73 928 075 |
| |||||||
Le tableau des flux de trésorerie analyse l’évolution de la trésorerie, provenant des opérations d’exploitation, d’investissement et de financement, entre deux périodes.
Le tableau des flux de trésorerie de la Compagnie de Financement Foncier est présenté selon la recommandation 2004-R-03 du Conseil national de la comptabilité, relative au format des documents de synthèse des entreprises relevant du Comité de la réglementation bancaire et financière.
Il est établi selon la méthode indirecte : le résultat de l’exercice est retraité des éléments non monétaires : dotations aux amortissements des immobilisations corporelles et incorporelles, dotations nettes aux dépréciations, provisions, autres mouvements sans décaissement de trésorerie, comme les charges à payer et les produits à recevoir. Les flux de trésorerie liés aux opérations d’exploitation, d’investissement et de financement sont déterminés par différence entre les postes des comptes annuels de l’exercice précédent et de l’exercice en cours.
Les opérations sur le capital sans flux de trésorerie ou sans incidence sur le résultat, sont neutres : paiement du dividende en actions, dotation d’une provision par imputation sur le report à nouveau.
La répartition des activités de la Compagnie de Financement Foncier entre les catégories d’exploitation, d’investissement et de financement tient compte de son statut de société de crédit foncier.
Les activités d’exploitation comprennent :
Les activités de financement incluent :
La trésorerie est définie selon les normes du Conseil national de la comptabilité. Elle comprend les fonds en caisse et les dépôts à vue à la Banque de France, aux Comptes Courants Postaux et chez les établissements de crédit.
(en k€) | 31/12/2025 | 31/12/2024 | 31/12/2023 |
|---|---|---|---|
Activités d’exploitation | |||
Résultat de l’exercice | 45 922 | 86 279 | 118 833 |
Retraitements du résultat, liés aux opérations d’exploitation | 0 | 0 | 0 |
Dotations aux amortissements des immobilisations corporelles et incorporelles | 0 | 0 | 0 |
Dotations nettes aux dépréciations/clientèle et établissements de crédit | - 1 805 | - 4 060 | - 8 762 |
Dotations nettes aux dépréciations/titres de placement | 0 | 0 | 0 |
Dotations nettes aux dépréciations/titres d’investissement | 0 | 0 | 0 |
Dotations nettes aux provisions/crédits | 1 310 | 525 | - 103 |
Gains nets sur la cession d’immobilisations | 0 | 0 | 0 |
Autres mouvements sans décaissement de trésorerie | - 193 979 | - 1 796 | - 52 134 |
Flux de trésorerie sur prêts aux établissements de crédit et à la clientèle | 234 038 | - 1 282 486 | - 41 905 |
Flux de trésorerie sur titres de placement | 0 | 0 | 0 |
Flux de trésorerie sur titres d’investissement | 545 709 | 588 199 | 261 421 |
Flux sur autres actifs | 18 076 | 25 236 | 4 325 |
Flux sur dettes/établissements de crédit et clientèle | 490 285 | 1 029 966 | - 292 399 |
Émissions nettes d’emprunts | - 1 092 010 | - 302 405 | - 17 411 |
Flux sur autres passifs | 21 191 | 14 836 | 86 511 |
Trésorerie nette utilisée par les activités d’exploitation | 68 737 | 154 294 | 58 376 |
Activités d’investissement | |||
Flux liés à la cession de : | 0 | 0 | 0 |
| 0 | 0 | 0 |
| 0 | 0 | 0 |
Décaissements pour l’acquisition de : | 0 | 0 | 0 |
| 0 | 0 | 0 |
| 0 | 0 | 0 |
Flux net provenant d’autres activités d’investissement | 0 | 0 | 0 |
Trésorerie nette utilisée par les activités d’investissement | 0 | 0 | 0 |
Activités de financement | |||
Flux de trésorerie due à l’émission d’actions | 0 | 0 | 0 |
Dividendes versés | - 86 482 | - 118 833 | - 119 910 |
Émissions nettes de dettes subordonnées | 0 | 0 | 0 |
Autres | 0 | 0 | 0 |
Trésorerie nette due aux activités de financement | - 86 482 | - 118 833 | - 119 910 |
Variation nette de la trésorerie | - 17 745 | 35 461 | - 61 534 |
Trésorerie à l’ouverture | 559 249 | 523 788 | 585 322 |
Trésorerie à la clôture | 541 504 | 559 249 | 523 788 |
Net | - 17 745 | 35 461 | - 61 534 |
Caisse : dépôts en Banque de France | 491 003 | 506 002 | 472 108 |
Créances à vue établissements de crédit* | 50 501 | 53 247 | 51 680 |
Total | 541 504 | 559 249 | 523 788 |
* dont : |
|
|
|
BPCE | 50 497 | 50 563 | 49 414 |
En référence à l’article 4111-1 du règlement n° 2014-07 de l’Autorité des normes comptables (ANC), la Compagnie de Financement Foncier n’établit pas de comptes consolidés.
Les comptes individuels de la Compagnie de Financement Foncier sont intégrés dans les comptes consolidés du groupe Crédit Foncier (SIREN, 542 029 848) sis au 182 Avenue de France - 75013 Paris et dans ceux du Groupe BPCE (SIREN 493 455 042) sis au 7 promenade Germaine Sablon, 75013 Paris.
La rubrique « frais de personnel » correspond exclusivement aux rémunérations allouées aux administrateurs.
L’article L. 511-45 du Code monétaire et financier et l’arrêté du ministre de l’économie du 6 octobre 2009 imposent aux établissements de crédit de publier en annexe à leurs comptes annuels des informations sur leurs implantations et leurs activités dans les États ou territoires qui n’ont pas conclu avec la France de convention d’assistance administrative en vue de lutter contre la fraude et l’évasion fiscales permettant l’accès aux renseignements bancaires.
Ces obligations s’inscrivent dans le contexte mondial de lutte contre les territoires non fiscalement coopératifs, issu des différents travaux et sommets de l’OCDE, mais participent également à la prévention du blanchiment des capitaux et du financement du terrorisme.
Au 31 décembre 2025, la Compagnie de Financement Foncier n’exerce pas d’activité et n’a pas recensé d’implantation dans les territoires non fiscalement coopératifs.
(en k€) | Deloitte | Forvis Mazars | PricewaterhouseCoopers | Total |
| ||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
2025 | 2024 | 2025 | 2024 | 2025 | 2024 | 2025 | 2024 |
| |||||||||
Montant | % | Montant | % | Montant | % | Montant | % | Montant | % | Montant | % | Montant | % | Montant | % |
| |
Audit |
| ||||||||||||||||
Mission de certification des comptes | 154 | 72 % | 150 | 75 % | 155 | 73 % | 152 | 74 % | 152 | 68 % | 156 | 78 % | 461 | 71 % | 308 | 76 % |
|
Services autres que la certification des comptes* | 61 | 28 % | 50 | 25 % | 59 | 27 % | 54 | 26 % | 72 | 32 % | 43 | 22 % | 192 | 29 % | 97 | 24 % |
|
TOTAL | 215 | 100 % | 200 | 100 % | 214 | 100 % | 206 | 100 % | 224 | 100 % | 199 | 100 % | 652 | 100 % | 405 | 100 % |
|
Les montants indiqués représentent les charges comptables tenant compte de la TVA non déductible.
|
| ||||||||||||||||
(Exercice clos le 31 décembre 2025)
À l’assemblée générale
Compagnie de Financement Foncier
182 avenue de France
75013 PARIS
En exécution de la mission qui nous a été confiée par votre assemblée générale, nous avons effectué l’audit des comptes annuels de la société Compagnie de Financement Foncier relatifs à l’exercice clos le 31 décembre 2025, tels qu’ils sont joints au présent rapport.
Nous certifions que les comptes annuels sont, au regard des règles et principes comptables français, réguliers et sincères et donnent une image fidèle du résultat des opérations de l’exercice écoulé ainsi que de la situation financière et du patrimoine de la société à la fin de cet exercice.
L’opinion formulée ci-dessus est cohérente avec le contenu de notre rapport au comité d’audit.
Nous avons effectué notre audit selon les normes d’exercice professionnel applicables en France. Nous estimons que les éléments que nous avons collectés sont suffisants et appropriés pour fonder notre opinion.
Les responsabilités qui nous incombent en vertu de ces normes sont indiquées dans la partie « Responsabilités des commissaires aux comptes relatives à l’audit des comptes annuels » du présent rapport.
Nous avons réalisé notre mission d’audit dans le respect des règles d’indépendance prévues par le code de commerce et par le code de déontologie de la profession de commissaire aux comptes sur la période du 1ᵉʳ janvier 2025 à la date d’émission de notre rapport, et notamment nous n’avons pas fourni de services interdits par l’article 5, paragraphe 1, du règlement (UE) n° 537/2014.
Sans remettre en cause l’opinion exprimée ci-dessus, nous attirons votre attention sur la note 4.2 « Changement de méthodes comptables » de l’annexe aux comptes annuels qui expose les incidences liées au changement de méthodes comptables relatif à la première application du règlement de l’Autorité des normes comptables ANC n° 2023‑03 du 7 juillet 2023 modifiant le règlement ANC n° 2014‑07 du 26 novembre 2014 relatif aux comptes des entreprises du secteur bancaire.
En application des dispositions des articles L.821-53 et R.821-180 du code de commerce relatives à la justification de nos appréciations, nous devons porter à votre connaissance les points clés de l’audit relatifs aux risques d’anomalies significatives qui, selon notre jugement professionnel, ont été les plus importants pour l’audit des comptes annuels de l’exercice, ainsi que les réponses que nous avons apportées face à ces risques.
Nous avons déterminé qu’il n’y avait pas de point clé de l’audit à communiquer dans notre rapport.
Nous avons également procédé, conformément aux normes d’exercice professionnel applicables en France, aux vérifications spécifiques prévues par les textes légaux et réglementaires.
Nous n’avons pas d’observation à formuler sur la sincérité et la concordance avec les comptes annuels des informations données dans le rapport de gestion du conseil d’administration et dans les autres documents sur la situation financière et les comptes annuels adressés aux actionnaires à l’exception du point ci-dessous :
Nous attestons de l’existence, dans le rapport du conseil d’administration sur le gouvernement d’entreprise, des informations requises par les articles L.225-37-4 et L.22-10-10 du code de commerce.
Nous avons également procédé, conformément à la norme d’exercice professionnel sur les diligences du commissaire aux comptes relatives aux comptes annuels et consolidés présentés selon le format d’information électronique unique européen, à la vérification du respect de ce format défini par le règlement européen délégué n° 2019/815 du 17 décembre 2018 dans la présentation des comptes annuels inclus dans le rapport financier annuel mentionné au I de l’article L.451-1-2 du code monétaire et financier, établis sous la responsabilité du Directeur Général.
Sur la base de nos travaux, nous concluons que la présentation des comptes annuels inclus dans le rapport financier annuel respecte, dans tous ses aspects significatifs, le format d’information électronique unique européen.
Nous avons été nommés commissaires aux comptes de la société Compagnie de Financement Foncier par votre assemblée générale du 17 mai 2002 pour le cabinet PricewaterhouseCoopers Audit, du 9 mai 2022 pour le cabinet Forvis Mazars SA et du 6 mai 2024 pour le cabinet Deloitte & Associés.
Au 31 décembre 2025, le cabinet PricewaterhouseCoopers Audit était dans la 24ème année de sa mission sans interruption, le cabinet Forvis Mazars SA dans la 4ème année et le cabinet Deloitte & Associés dans sa 2ème année.
Il appartient à la direction d’établir des comptes annuels présentant une image fidèle conformément aux règles et principes comptables français ainsi que de mettre en place le contrôle interne qu’elle estime nécessaire à l’établissement de comptes annuels ne comportant pas d’anomalies significatives, que celles-ci proviennent de fraudes ou résultent d’erreurs.
Lors de l’établissement des comptes annuels, il incombe à la direction d’évaluer la capacité de la société à poursuivre son exploitation, de présenter dans ces comptes, le cas échéant, les informations nécessaires relatives à la continuité d’exploitation et d’appliquer la convention comptable de continuité d’exploitation, sauf s’il est prévu de liquider la société ou de cesser son activité.
Il incombe au comité d’audit de suivre le processus d’élaboration de l’information financière et de suivre l’efficacité des systèmes de contrôle interne et de gestion des risques, ainsi que le cas échéant de l’audit interne, en ce qui concerne les procédures relatives à l’élaboration et au traitement de l’information comptable et financière.
Les comptes annuels ont été arrêtés par le conseil d’administration.
Il nous appartient d’établir un rapport sur les comptes annuels. Notre objectif est d’obtenir l’assurance raisonnable que les comptes annuels pris dans leur ensemble ne comportent pas d’anomalies significatives. L’assurance raisonnable correspond à un niveau élevé d’assurance, sans toutefois garantir qu’un audit réalisé conformément aux normes d’exercice professionnel permet de systématiquement détecter toute anomalie significative. Les anomalies peuvent provenir de fraudes ou résulter d’erreurs et sont considérées comme significatives lorsque l’on peut raisonnablement s’attendre à ce qu’elles puissent, prises individuellement ou en cumulé, influencer les décisions économiques que les utilisateurs des comptes prennent en se fondant sur ceux-ci.
Comme précisé par l’article L.821-55 du code de commerce, notre mission de certification des comptes ne consiste pas à garantir la viabilité ou la qualité de la gestion de votre société.
Dans le cadre d’un audit réalisé conformément aux normes d’exercice professionnel applicables en France, le commissaire aux comptes exerce son jugement professionnel tout au long de cet audit. En outre :
Nous remettons au comité d’audit un rapport qui présente notamment l’étendue des travaux d’audit et le programme de travail mis en œuvre, ainsi que les conclusions découlant de nos travaux. Nous portons également à sa connaissance, le cas échéant, les faiblesses significatives du contrôle interne que nous avons identifiées pour ce qui concerne les procédures relatives à l’élaboration et au traitement de l’information comptable et financière.
Parmi les éléments communiqués dans le rapport au comité d’audit figurent les risques d’anomalies significatives, que nous jugeons avoir été les plus importants pour l’audit des comptes annuels de l’exercice et qui constituent de ce fait les points clés de l’audit, qu’il nous appartient de décrire dans le présent rapport.
Nous fournissons également au comité d’audit la déclaration prévue par l’article 6 du règlement (UE) n° 537-2014 confirmant notre indépendance, au sens des règles applicables en France telles qu’elles sont fixées notamment par les articles L.821-27 à L.821-34 du code de commerce et dans le code de déontologie de la profession de commissaire aux comptes. Le cas échéant, nous nous entretenons avec le comité d’audit des risques pesant sur notre indépendance et des mesures de sauvegarde appliquées.
Fait à Neuilly-sur-Seine et Paris-La-Défense, le 17 mars 2026
Les commissaires aux comptes
PricewaterhouseCoopers Audit
Aurore PRANDI
Forvis Mazars SA
Laurence KARAGULIAN
Deloitte & Associés
Charlotte VANDEPUTTE
La direction comptable de BPCE assure les missions de normalisation, d’animation, d’expertise, de surveillance, de prospective, de veille réglementaire et de représentation du Groupe en matière prudentielle et comptable.
À ce titre, elle définit et tient à jour le référentiel comptable du Groupe, constitué du Plan comptable Groupe et des règles et méthodes comptables applicables à tous les établissements. Ces règles et méthodes comprennent les schémas comptables génériques des opérations et sont récapitulées dans un manuel mis à disposition des établissements. Ce manuel fait l’objet de mises à jour en fonction de l’évolution de la réglementation comptable. Par ailleurs, les règles en matière d’arrêté des comptes semestriels et annuels font l’objet d’une communication spécifique favorisant l’harmonisation des traitements entre les différentes entités et la préparation des arrêtés.
L’information comptable et financière (comptes consolidés annuels et semestriels) est présentée au comité d’audit qui examine ces informations, reçoit les conclusions des Commissaires aux comptes et rend compte de ses travaux au conseil d’administration.
La direction de la comptabilité et de la fiscalité du Crédit Foncier a directement en charge l’établissement des comptes et déclarations réglementaires de la Compagnie de Financement Foncier. La direction comptabilité et fiscalité est rattachée à la direction exécutive financière.
La direction de la comptabilité et de la fiscalité du Crédit Foncier est organisée comme suit :
Services | Principales responsabilités dans le fonctionnement du système comptable | Principales responsabilités dans l’élaboration d’une information de synthèse |
|---|---|---|
Reporting et synthèse | Comptes sociaux :
|
|
Filiale non bancaire : Contrôle de la prestation de tenue comptable des filiales non bancaires par BPCE Achats et Services. |
| |
Comptes consolidés :
|
| |
|
| |
Production et veille prudentielle |
|
|
Comptabilités opérationnelles et charges du risque |
|
|
Comptabilité des opérations financières |
|
|
Fiscalité, norme et projets |
|
|
Les principes d’organisation du contrôle comptable sont formalisés au sein du « Cadre du contrôle de la qualité de l’information comptable et financière » dont la dernière actualisation a été validée par le comité de coordination du contrôle interne Groupe du 30 septembre 2022.
Décliné aux bornes du groupe Crédit Foncier, ce référentiel définit les règles et principes de contrôle sur le domaine de l’information comptable et financière.
Les contrôles exercés par différents acteurs qui permettent d’assurer une séparation et une hiérarchie de contrôles à trois niveaux :
Dans le cadre du dispositif de contrôle, la Direction Comptable s’assure au 1er niveau de la mise en œuvre des contrôles par l’ensemble des acteurs participants aux processus comptables et assimilés ainsi que sur la production des reports réglementaires sous sa responsabilité.
Dans le cadre du dispositif de contrôle de 2e niveau, les contrôles à réaliser sur les processus et les traitements comptables ainsi que sur les reports réglementaires font l’objet d’un plan de contrôle annuel, proposé par le service « Contrôle Financier » et validé par le comité de contrôle interne.
Ces contrôles comprennent :
Ils donnent lieu à l’établissement de notes de synthèse diffusées à la direction de la comptabilité, à la direction de la conformité et de la coordination des contrôles permanents et aux Commissaires aux comptes.
Le contrôle financier est un interlocuteur des Commissaires aux comptes dans le cadre de l’exercice de leur mission de contrôle. En outre, cette unité s’assure de la mise en œuvre des recommandations émises par les Commissaires aux comptes.
L’ensemble des déclarations réglementaires et prudentielles est centralisé par BPCE qui pratique des contrôles de cohérence automatisés avant envoi à l’ACPR.
Conformément à la mise à jour du « Cadre du contrôle de qualité de l’information comptable et financière », le contrôle financier contribue à une revue indépendante de la qualité des reports réglementaires et/ou de pilotage sur son périmètre d’intervention.
L’information financière communiquée à l’extérieur (restitutions réglementaires à l’intention notamment de l’ACPR, documents d’enregistrement universel destinés à l’Autorité des marchés financiers) fait également l’objet de vérifications approfondies de la part des services compétents.
Pour la Compagnie de Financement Foncier c’est plus particulièrement la direction Relations institutionnelles qui a en charge la vérification des documents destinés au contrôleur spécifique et aux agences de notation.
ÉLÉMENTS D’ACTIF VENANT EN COUVERTURE DES RESSOURCES PRIVILÉGIÉES | Valeurs nettes comptables ou montants éligibles au refinancement | Pondération | Montants pondérés retenus dans le ratio de couverture | |
|---|---|---|---|---|
1 | 2 | 3 | ||
1 | PRÊTS BÉNÉFICIANT D’UNE HYPOTHÈQUE de 1er rang ou d’une garantie équivalente (y compris lorsqu’ils sont reçus à titre de garantie, en nantissement ou en pleine propriété) | 16 943 344 | 100 % | 16 943 344 |
2 | PRÊTS CAUTIONNÉS (y compris lorsqu’ils sont reçus à titre de garantie, en nantissement ou en pleine propriété) | 4 069 351 | 0 | 4 069 351 |
| dont : |
|
|
|
2.1 | Répondant aux conditions du 1 a) de l’annexe au règlement n° 99-10 : la société de caution extérieure au périmètre de consolidation de la société de crédit foncier ou de la société de financement de l’habitat bénéficie au moins du 2e meilleur échelon de qualité de crédit | 4 069 351 | 100 % | 4 069 351 |
2.2 | Répondant aux conditions du 1-b) de l’annexe au règlement n° 99-10 : la société de caution qui entre dans le périmètre de consolidation de la société de financement de l’habitat bénéficie au moins du 2e meilleur échelon de qualité de crédit. | 0 | 80 % | 0 |
3 | EXPOSITIONS SUR LES PERSONNES PUBLIQUES (y compris lorsqu’elles sont reçues à titre de garantie, en nantissement ou en pleine propriété) | 34 681 040 | 100 % | 34 681 040 |
| dont : |
|
|
|
3.1 | Expositions visées au 5° de l’article L. 513-4 I du Code monétaire et financier | 316 246 | - | 316 246 |
4 | IMMOBILISATIONS RÉSULTANT DE L’ACQUISITION DES IMMEUBLES AU TITRE DE LA MISE EN JEU D’UNE GARANTIE | 0 | 50 % | 0 |
5 | TITRES, EXPOSITIONS ET DÉPÔTS SUFFISAMMENT SÛRS ET LIQUIDES RELEVANT DE L’ARTICLE R. 513-6 | 4 617 751 | 100 % | 4 617 751 |
5.1 | Créances et titres sur des établissements de crédit et entreprises d’investissement répondant au 1er alinéa de l’article R. 513-6 | 4 521 201 | 100 % | 4 521 201 |
5.2 | Créances et garanties liées à la gestion des instruments financiers à terme relevant du 3e alinéa de l’article R. 513-6 | 96 550 | 100 % | 96 550 |
5.3 | Créances et titres sur des établissements de crédit et entreprises d’investissement répondant au 2e alinéa de l’article R. 513-6 | 0 | 100 % | 0 |
6 | SOMMES NETTES À RECEVOIR AU TITRE DES INSTRUMENTS FINANCIERS À TERMES BÉNÉFICIANT DU PRIVILÈGE DÉFINI À L’ARTICLE L. 513-11 DU CODE MONÉTAIRE ET FINANCIER | - 465 004 | 100 % | - 465 004 |
7 | AUTRES ÉLÉMENTS D’ACTIF | 1 200 399 | 100 % | 1 200 399 |
7.1 | Autres éléments de la classe 1 | 491 003 | 100 % | 491 003 |
7.2 | Autres éléments de la classe 2 | - 174 241 | 100 % | - 174 241 |
7.3 | Autres éléments de la classe 3 | 883 637 | 100 % | 883 637 |
7.4 | Autres éléments de la classe 4 | 0 | 100 % | 0 |
ÉLÉMENTS D’ACTIF VENANT EN COUVERTURE DES RESSOURCES PRIVILÉGIÉES | Valeurs nettes comptables ou montants éligibles au refinancement | Pondération | Montants pondérés retenus dans le ratio de couverture | |
|---|---|---|---|---|
1 | 2 | 3 | ||
8 | OPÉRATIONS VENANT EN DÉDUCTION DES ACTIFS | 1 411 915 | 100 % | 1 411 915 |
8.1 | Sommes reçues de la clientèle en attente d’imputation, portées au passif du bilan | 0 | 100 % | 0 |
8.2 | Opérations de pensions livrées : titres donnés en pension | 329 109 | 100 % | 329 109 |
8.3 | Créances mobilisées dans les conditions dans les conditions fixées par les articles L 313-23 à L 313-34 du Code monétaire et financier | 0 | 100 % | 0 |
8.4 | Actifs déduits en application du dernier alinéa de l’article 9 du règlement | 0 | 0 | 1 082 805 |
9 | TOTAL DES MONTANTS PONDÉRÉS DES ÉLÉMENTS D’ACTIF | 0 | 0 | 59 634 968 |
| RATIO DE COUVERTURE (avec 2 décimales) (A/P x 100) | 0 | 0 | 118,03 % |
RESSOURCES BÉNÉFICIANT DU PRIVILÈGE DÉFINI À L’ARTICLE L. 513-11 du Code monétaire et financier : éléments du passif et coûts prévus de maintenance et de gestion | Montants (en K€) | |
|---|---|---|
1 | ||
1 | Ressources privilégiées provenant d’établissements de crédit |
|
1.1 | dont montant nominal |
|
2 | Ressources privilégiées provenant de la clientèle |
|
2.1 | Clientèle financière |
|
2.2 | Clientèle non financière |
|
2.3 | dont montant nominal |
|
3 | Titres bénéficiant du privilège | 50 408 577 |
3.1 | Obligations foncières ou obligations de financement de l’habitat | 49 819 691 |
3.2 | Titres de créances négociables |
|
3.3 | Autres titres bénéficiant du privilège |
|
3.4 | Dettes rattachées à ces titres | 588 885 |
3.5 | À déduire : obligations foncières ou obligations de financement de l’habitat émises et souscrites par l’établissement assujetti lorsqu’elles ne sont pas affectées en garantie d’opérations de crédit de la Banque de France |
|
3.6 | Sous-total | 50 408 577 |
3.7 | dont montant nominal | 49 819 691 |
4 | Couts prévus de maintenance et de gestion pour mettre fin au programme d’obligations foncières ou de financement de l’habitat | 89 649 |
5 | Sommes dues au titre du contrat prévu à l’article L. 513-15 du Code monétaire et financier | 14 454 |
6 | Sommes nettes dues au titre des instruments financiers à terme bénéficiant du privilège défini à l’article L. 513-11 du Code monétaire et financier | 11 598 |
6.1 | dont impact des variations de change sur le nominal des ressources privilégiées | - 97 500 |
7 | Dettes résultant des frais annexes mentionnés au dernier alinéa de l’article L. 513-11 du Code monétaire et financier |
|
8 | Ressources privilégiées et coûts prévus de maintenance et de gestion (1 + 2 + 3 + 4 + 5 + 6 + 7) P | 50 524 278 |
9 | Montant nominal des ressources privilégiées (« 1.1 »+ « 2.3 » + « 3.7 « + « 6.1 ») | 49 722 192 |
CONTRÔLE DES LIMITES APPLICABLES AUX CLASSES D’ACTIFS | Montants retenus pour le calcul des limites | Expositions contribuant au surnantissement exclues du calcul des limites | Montants total | Ratio (avec 2 décimales) | |
|---|---|---|---|---|---|
1 | Total de l’actif (A) | 60 092 084 |
|
|
|
2 | Montant nominal des ressources privilégiées (N) | 49 722 192 |
|
|
|
3 | Total des expositions visées aux 5° du I de l’article L. 513-4 du Code monétaire et financier | 316 246 |
|
|
|
4 | Ratio : Total des expositions visées aux 5° du I de l’article L. 513-4 du Code monétaire et financier/montant nominal des ressources privilégiées (≤ 20 %) (3/N) |
|
|
| 0,64 % |
5 | Titres, expositions et dépôts suffisamment sûrs et liquides | - | 4 617 751 | 4 617 751 |
|
| dont : |
|
|
|
|
5.1 | Total des expositions sur des établissements de crédit qui relèvent du premier échelon de qualité de crédit | - | 2 | 2 |
|
5.2 | Total des expositions sur des établissements de crédit qui relèvent du deuxième échelon de qualité de crédit | - | 4 617 749 | 4 617 749 |
|
5.3 | Total des expositions sur des établissements de crédit qui relèvent du troisième échelon de qualité de crédit et qui prennent la forme de dépôts à court terme ou de contrats de dérivés |
|
|
|
|
5.4 | Total des expositions sur des établissements de crédit qui relèvent du deuxième ou du troisième échelon de qualité de crédit | 0 | 4 617 749 | 4 617 749 |
|
6 | Contrôle des limites applicables aux titres, expositions et dépôts suffisamment sûrs et liquides |
|
|
|
|
6.1 | Ratio : Titres, expositions et dépôts suffisamment sûrs et liquides/montant nominal des ressources privilégiées (≤ 15 %) (5/N) |
|
|
| 0,00 % |
6.2 | Ratio : Total des expositions sur des établissements de crédit qui relèvent du premier échelon de qualité de crédit/montant nominal des ressources privilégiées (≤ 15 %) (5.1/N) |
|
|
| 0,00 % |
6.3 | Ratio : Total des expositions sur des établissements de crédit qui relèvent du deuxième échelon de qualité de crédit/montant nominal des ressources privilégiées (≤ 10 %) (5.2/N) |
|
|
| 0,00 % |
6.4 | Ratio : Total des expositions sur des établissements de crédit qui relèvent du troisième échelon de qualité de crédit et qui prennent la forme de dépôts à court terme ou de contrats de dérivés/montant nominal des ressources privilégiées (≤ 8 %) (5.3/N) |
|
|
| 0,00 % |
6.5 | Ratio : Total des expositions sur des établissements de crédit qui relèvent du deuxième ou du troisième échelon de qualité de crédit/montant nominal des ressources privilégiées (≤ 10 %) (5.4/N) |
|
|
| 0,00 % |
ÉLÉMENTS DE CALCUL DE LA LIMITE DES 25 % DE L’EXPOSITION À L’ACTIF SUR LES ENTREPRISES LIÉES EN APPLICATION DU DERNIER ALINÉA DE L’ARTICLE 9 DU RÈGLEMENT N° 99-10 | Montants (en k€) | Pondération | Montants pondérés (en k€) | |
|---|---|---|---|---|
1 | 2 | 3 | ||
1 | Expositions sur les entreprises mentionnées au troisième alinéa | 4 725 014 | 100 % | 4 725 014 |
| dont : |
|
|
|
1.1 | Créances et titres sur des établissements de crédit répondant au 1er et au 2e alinéa de l’article R. 513-6 du Code monétaire et financier | 4 521 197 | 100 % | 4 521 197 |
1.2 | Créances et garanties relevant du 3e alinéa de l’article R. 513-6 du Code monétaire et financier (y compris créances et garanties liées à la gestion des instruments à terme) | 96 550 | 100 % | 96 550 |
1.3 | Autres actifs | 107 268 | 100 % | 107 268 |
1.3.1 | Intérêts courus sur swaps | 51 844 | 100 % | 51 844 |
1.3.2 | Produits à recevoir | 0 | 100 % | 0 |
1.3.3 | Autres | 55 423 | 100 % | 55 423 |
2 | Ressources non privilégiées | 8 734 839 | 100 % | 8 734 839 |
2.1 | Montant de la limite de 25 % des ressources non privilégiées prévue par l’article 9 du règlement CRBF n° 99-10 | 2 183 710 |
|
|
3 | Éventuels actifs reçus en garantie, nantissement ou pleine propriété au titre du 1 en application des articles L. 211-36 à L. 211-40, L. 313-23 à L. 313-35 et L. 313-42 à L. 313-49 du Code monétaire et financier | 1 458 499 |
| 1 458 499 |
3.1 | Actifs bénéficiant d’une pondération à 100 % | 1 458 499 | 100 % | 1 458 499 |
3.2 | Actifs bénéficiant d’une pondération à 80 % |
| 80 % |
|
3.3 | Actifs bénéficiant d’une pondération à 50 % |
| 50 % |
|
4 | Montant à déduire de l’actif | 1 082 808 |
|
|
Éléments de calcul des quotités éligibles au refinancement par des ressources privilégiées | Code | Valeurs nettes comptables | Valeur des biens financés ou apportés en garantie | Montant éligibles au refinancement |
|---|---|---|---|---|
1 | 2 | 3 | ||
Prêts hypothécaires (y compris lorsqu’ils sont reçus à titre de garantie, en nantissement ou en pleine propriété) |
| 17 354 474 | 0 | 17 066 437 |
dont : |
|
|
|
|
montant des prêts pour lesquels la quotité de refinancement est le capital restant dû |
| 14 137 245 |
| 14 137 245 |
montant des prêts pour lesquels la quotité de refinancement est le produit de la valeur des biens apportés en garantie et des quotités visées à l’article R. 513-1 du Code monétaire et financier |
| 3 216 494 | 3 712 167 | 2 929 192 |
dont : |
|
|
|
|
Prêts relevant de l’article R. 513-1 II.1 ou R. 313-20 II. 1 dont la quotité éligible au refinancement représente 60 % de la valeur des biens apportés en garantie |
| 187 704 | 294 245 | 176 547 |
Prêts relevant de l’article R. 513-1 II.2 ou R. 313-20 II. 2 dont la quotité éligible au refinancement représente 80 % de la valeur des biens apportés en garantie |
| 3 026 731 | 3 416 590 | 2 751 312 |
Prêts relevant de l’article R. 513-1 II.3 ou R. 313-20.II.3 dont la quotité éligible au refinancement représente 100 % de la valeur des biens apportés en garantie pour la portion des prêts bénéficiant de la garantie du FGAS |
| 2 059 | 1 333 | 1 333 |
dont : |
|
|
|
|
prêts hypothécaires relevant de l’article R. 513-1 II .3 |
| 2 059 | 1 333 | 1 333 |
prêts hypothécaires également garantis par une caution délivrée par un établissement de crédit ou une entreprise d’assurance (article L. 513-3 du Code monétaire et financier) |
|
|
|
|
prêts hypothécaires également garantis par une personne publique (article L. 513-3 du Code monétaire et financier) |
| 0 | 0 | 0 |
Prêts cautionnés (y compris lorsqu’ils sont reçus à titre de garantie, en nantissement ou en pleine propriété) |
| 4 140 092 |
| 4 069 351 |
dont : |
|
|
|
|
montant des prêts pour lesquels la quotité de refinancement est le capital restant dû |
| 3 350 677 |
| 3 350 677 |
montant des prêts pour lesquels la quotité de refinancement est le produit de la valeur des biens financés et des quotités visées à l’article R. 513-1 du Code monétaire et financier |
| 788 749 | 898 025 | 718 675 |
dont : |
|
|
|
|
prêts relevant de l’article R. 513-1 II.2 ou R. 313-20 II. 2 dont la quotité éligible au refinancement représente 80 % de la valeur des biens financés |
| 788 749 | 898 025 | 718 675 |
Prêts relevant de l’article R. 513-1 II.3 ou R 313-20.II.3 dont la quotité éligible au refinancement représente 100 % de la valeur des biens financés pour la portion des prêts bénéficiant de la garantie du FGAS |
|
|
|
|
Respect des exigences de l’article 129 du règlement (UE) n° 575/2013 du 26 juin 2013 OBLIGATIONS GARANTIES PAR L’UN DES ACTIFS ÉLIGIBLES SUIVANTS : | Valeurs nettes comptables ou montants éligibles
(A) | dont expositions contribuant au surnantissement § 3 bis
(B) | Valeurs nettes comptables ou montants éligibles hors expositions contribuant au surnantissement
(C)=(A)-(B) | |
|---|---|---|---|---|
a) | Expositions sur ou garanties par des entités de l’Union européenne | 32 353 959 |
| 32 355 959 |
| administrations centrales, banques centrales du SEBC, entités du Secteur public, administrations régionales et administrations locales |
|
|
|
b) | Expositions sur ou garanties par des entités de pays tiers | 1 857 164 |
| 1 857 164 |
| administrations centrales, banques centrales, banques multilatérales de développement, organisations internationales, entités du Secteur public, administrations régionales et administrations locales |
|
|
|
b1 | relevant du 1er échelon de qualité de crédit | 1 591 488 |
| 1 591 488 |
b2 | relevant du 2e échelon de qualité de crédit | 265 677 |
| 265 677 |
c) | Expositions sur des établissements de crédit | 4 615 501 | 4 615 501 | 0 |
c1 | relevant du 1er échelon de qualité de crédit | 2 | 2 | 0 |
c2 | relevant du 2e échelon de qualité de crédit | 4 615 499 | 4 615 499 | 0 |
c3 | relevant du 3e échelon de qualité de crédit |
|
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c3.1 | dépôts à court terme dont la durée initiale n’excède pas 100 jours |
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c3.2 | contrats dérivés conformes à l’article 11 § 1 de la directive UE 2019/2162 |
|
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d) | Prêts garantis par un bien immobilier résidentiel | 16 050 400 |
| 16 050 400 |
| Dans la limite de la plus basse des valeurs entre le principal des hypothèques correspondantes combinées à toutes les hypothèques antérieures et 80 % de la valeur des biens nantis | 16 050 400 |
| 16 050 400 |
e) | Prêts immobiliers résidentiels pleinement garantis par un fournisseur de protection éligible au sens de l’article 201 du règlement UE relevant au minimum du 2e échelon de qualité de crédit | 4 069 351 |
| 4 069 351 |
| Montant retenu dans la limite de la plus basse des valeurs entre la part de chacun des prêts qui est utilisée pour satisfaire à l’exigence de constitution de garantie et 80 % de la valeur du bien immobilier résidentiel correspondant situé en France et que le ratio emprunt/revenus atteint au maximum 33 % lors de l’octroi du prêt. | 4 069 351 |
| 4 069 351 |
f) | Prêts garantis par un bien immobilier commercial | 576 827 |
| 576 827 |
| Montant retenu dans la limite de la plus basse des valeurs entre le principal des hypothèques correspondantes combinées à toutes les hypothèques intérieures et 60 % de la valeur des biens nantis | 576 827 |
| 576 827 |
A | Total des actifs éligibles (a + b + c + d + e + f) | 59 523 203 | 4 615 501 | 54 907 702 |
N | Montant nominal des ressources privilégiées | 49 722 192 |
|
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(A/N) - 1 | Sur-nantissement - § 3 bis | 19,79 % |
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RESPECT DES LIMITES définies aux points 1b et 1 bis l’article 129 du règlement (UE) n° 575/2013 du 26 juin 2013 – hors expositions sur les établissements de crédit contribuant au surnantissement § 3 bis | Ratio basé sur la valeur nette comptable des expositions (A) | Ratio basé sur les valeurs nettes comptables des expositions hors expositions contribuant au surnantissement (C) | |
|---|---|---|---|
Limite 1 b) | b2/N inférieur ou égal à 20 % | 0,53 % |
|
Limite 1bis a) | c1/N inférieur ou égal à 15 % |
| 0,00 % |
Limite 1 bis b) | c2/N inférieur ou égal à 10 % |
| 0,00 % |
Limite 1 bis c) | c3/N inférieur ou égal à 8 % |
| 0,00 % |
Limite 1 bis d) | (c2 + c3)/N inférieur ou égal à 10 % |
| 0,00 % |
Limite 1 bis d) | (c1 + c2 + c3)/N inférieur ou égal à 15 % |
| 0,00 % |
L’environnement bancaire et financier dans lequel la Compagnie de Financement Foncier évolue l’expose à différents risques et la conduit à mettre en œuvre une politique de maîtrise et de gestion de ces risques toujours plus exigeante et rigoureuse.
Le modèle économique de la Compagnie de Financement Foncier est, par construction, très sécurisé. Le cadre législatif lui interdit en particulier de posséder un portefeuille de trading et de détenir des participations, ce qui l’immunise contre tout risque de marché lié aux opérations pour compte propre.
Les risques considérés comme les plus significatifs au regard de leur probabilité d’occurrence et de leur impact potentiel auxquels la Compagnie de Financement Foncier est exposée sont identifiés ci-dessous.
Les principales catégories de facteurs de risques propres à l’activité de la Compagnie de Financement Foncier sont présentées ci-après. Ces risques peuvent être appréhendés au travers des actifs pondérés ou d’autres indicateurs, quantitatifs ou qualitatifs (risques de crédit et de contrepartie, risques de liquidité, par exemple).
Actifs pondérés (en M€) | 2025 | 2024 |
|---|---|---|
Expositions pondérées au risque de crédit | 3 759 | 4 598 |
Expositions pondérées au risque de marché | 0 | 0 |
Expositions pondérées au risque opérationnel | 266 | 406 |
Ajustement de l’évaluation de crédit | 71 | 49 |
Total | 4 095 | 5 052 |
Une augmentation substantielle des charges pour dépréciations d’actifs comptabilisées au titre du portefeuille de prêts et de créances de la Compagnie de Financement Foncier, est susceptible de peser sur ses résultats et sa situation financière.
Dans le cadre de ses activités, la Compagnie de Financement Foncier peut être amenée à enregistrer des dépréciations d’actifs pour refléter les pertes réelles ou potentielles au titre de son portefeuille de prêts et de créances ; Ces dépréciations sont comptabilisées dans son compte de résultat au poste « coût du risque ». Le niveau global des dépréciations d’actifs repose principalement sur la valorisation des garanties associées aux prêts et créances, l’évaluation de l’historique des pertes sur ces actifs, les volumes et les types de prêts accordés, les normes du secteur, les arriérés, la conjoncture économique et d’autres facteurs liés au degré de recouvrement des créances.
La Compagnie de Financement Foncier est exposée à toute augmentation substantielle des charges pour pertes sur prêts ou évolution significative de son estimation du risque de pertes inhérent à son portefeuille de créances non dépréciées, ainsi qu’à toute perte supérieure aux charges enregistrées. Ces variations pourraient avoir un effet défavorable sur les résultats et la rentabilité de la Compagnie de Financement Foncier.
Néanmoins, ce risque est limité par le statut de société de crédit foncier de la Compagnie de Financement Foncier qui impose des règles strictes de sélection des actifs qu’elle acquiert en s’assurant, notamment, de la qualité de crédit des contreparties et de la présence des garanties.
Au-delà de ces dispositifs de gestion des risques, la Compagnie de Financement Foncier pourrait, dans certaines conditions extrêmes, être amenée à constater des pertes significatives :
Le coût du risque de la Compagnie de Financement Foncier est en reprise nette de 0,3 M€ au 31 décembre 2025.
La dégradation de la solidité financière ou de la performance d’autres institutions financières et acteurs du marché pourrait avoir un effet défavorable sur la Compagnie de Financement Foncier.
La capacité de la Compagnie de Financement Foncier à effectuer ses opérations pourrait être affectée par la dégradation de la solidité financière d’autres institutions financières et acteurs du marché. Les établissements financiers sont étroitement interconnectés, en raison notamment de leurs activités de compensation, de contrepartie et de financement. La défaillance d’un acteur du secteur, voire de simples rumeurs ou interrogations concernant un ou plusieurs établissements financiers ou l’industrie financière de manière plus générale, peuvent conduire à une contraction généralisée de la liquidité sur le marché et entraîner par la suite des pertes ou défaillances supplémentaires.
La Compagnie de Financement Foncier est exposée à diverses contreparties financières, telles que des banques d’investissement ou des contreparties centrales, avec lesquelles elle conclut de manière habituelle des transactions et dont la défaillance ou le manquement à l’un de ses engagements aurait un effet défavorable sur la situation financière de la Compagnie de Financement Foncier. Ce risque serait exacerbé si les actifs qu’elle détient en garantie ne pouvaient pas être cédés ou si leur prix de vente ne permettait pas de couvrir l’intégralité de ses charges au titre des expositions ou produits dérivés en défaut.
Au 31 décembre 2025, le total du bilan de la Compagnie de Financement s’établit à 60,1 Md€. Les encours Actif/Passif de la Compagnie de Financement Foncier envers les établissements de crédit et les banques centrales se répartissent comme suit :
Dont : | (en M€) |
|---|---|
Caisse et banques centrales | 491 |
Prêts et créances sur les établissements de crédit | 21 464 |
Dont : | (en M€) |
|---|---|
Banques centrales | 0 |
Dettes envers les établissements de crédit | 6 086 |
Les expositions de la Compagnie de Financement Foncier sur le Secteur public sont majoritairement concentrées sur la France et présentent, sur son portefeuille international dont le développement a cessé depuis plusieurs années, quelques concentrations unitaires importantes, notamment sur le souverain italien.
Les prêts immobiliers inscrits au bilan de la Compagnie de Financement Foncier sont principalement des prêts résidentiels (actifs à forte granularité) finançant des biens en France. Dans l’hypothèse où le secteur immobilier français subirait une dégradation importante, des conséquences défavorables sur la qualité du portefeuille de ces actifs seraient possibles.
La Compagnie de Financement Foncier pourrait être vulnérable aux environnements politiques, sociétaux, macroéconomiques et financiers ou aux situations particulières des pays.
La Compagnie de Financement Foncier est exposée au risque pays, c’est-à-dire au risque que les conditions économiques, financières, politiques ou sociales d’un pays étranger affectent ses intérêts financiers. Du fait de la répartition géographique de ses actifs, la Compagnie de Financement Foncier est particulièrement sensible à l’environnement économique en France et sur quelques pays spécifiques.
Les marchés européens peuvent connaître des perturbations qui affectent les perspectives de croissance économique et peuvent impacter les marchés financiers.
Une perturbation économique grave pourrait avoir un impact significatif négatif sur les activités de la Compagnie de Financement Foncier, en particulier si elle était caractérisée par une forte baisse de la liquidité sur les marchés financiers, rendant plus difficile l’exercice de l’activité de refinancement assurée par la Compagnie de Financement Foncier pour le compte du Crédit Foncier et des établissements du Groupe BPCE.
La Compagnie de Financement Foncier détient des expositions significatives sur des entités publiques internationales notamment l’Italie, les États-Unis et la Suisse. Celles-ci sont soumises à des influences macroéconomiques diverses (actions des banques centrales locales, réformes structurelles…), susceptibles, sur le long terme, d’affecter la qualité des encours concernés.
La revue régulière des contreparties internationales permet toutefois d’envisager une probabilité d’occurrence faible de ce risque, avec un impact final direct modéré sur la Compagnie de Financement Foncier.
L’exposition de la Compagnie de Financement Foncier à l’international est de 5,8 Md€ au 31 décembre 2025, contre 6,5 Md€ au 31 décembre 2024, et se répartit entre :
Afin de se prémunir contre le risque de taux, les actifs et passifs de la Compagnie de Financement Foncier sont, si nécessaire, transformés en éléments à taux variable en euros par la mise en place de dérivés de taux (swaps).
Concernant le risque optionnel, d’importants volumes de remboursements anticipés pourraient impacter défavorablement le produit net bancaire et la rentabilité de la Compagnie de Financement Foncier. Les remboursements anticipés et renégociations sur les encours de crédits aux Particuliers au bilan de la Compagnie de Financement Foncier sont en légère augmentation à 3,6 % au 31 décembre 2025 contre 3,2 % au 31 décembre 2024.
Le coût de refinancement de la Compagnie de Financement Foncier pourrait être impacté par une baisse des niveaux de notation de crédit de ses actifs, de ses obligations garanties ou de sa maison mère.
Toutefois, il est important de noter que, même si la notation AAA de ses obligations garanties perdure, les spreads de la Compagnie de Financement Foncier suivent la tendance à la hausse du spread souverain. Cela indique que, bien que la notation de crédit de l’émetteur soit un facteur clé, les spreads restent également tributaires de l’évolution des marchés financiers, notamment de la prime de risque du pays.
Afin de maintenir un coût de refinancement compétitif, la Compagnie de Financement Foncier s’efforce de conserver une notation AAA de ses obligations garanties. Dans cet objectif, elle sélectionne avec soin ses actifs (acquis ou mobilisés) et pilote son niveau de surdimensionnement par rapport à l’encours d’obligations garanties.
En cas de crise financière d’ampleur, la dégradation des notations de crédit des actifs au bilan ou apportés en garantie à la Compagnie de Financement Foncier pourrait remettre en cause la notation AAA de ses obligations garanties. Par ailleurs, la dégradation de la notation de crédit du Crédit Foncier ou du Groupe BPCE pourrait aussi impacter cette notation in fine.
Une baisse de la notation de crédit de ses obligations garanties renchérirait le coût de refinancement de la Compagnie de Financement Foncier et altérerait sa rentabilité.
Au 31 décembre 2025, les obligations garanties de la Compagnie de Financement Foncier sont notées AAA/Aaa/AAA avec des perspectives stables par trois agences de notation (S&P, Moody’s et Scope Ratings).
Les encours de la Compagnie de Financement Foncier présentent un bon niveau d’actifs de qualité.
Décembre 2025 : 20 184 M€ Décembre 2024 : 22 369 M€
* Associations incluses.
La liquidité de la Compagnie de Financement Foncier pourrait être impactée en cas de crise financière majeure.
La Compagnie de Financement Foncier peut tirer sa liquidité de plusieurs sources :
En cas de crise financière majeure, les sources de liquidité susmentionnées pourraient se tarir :
La Compagnie de Financement Foncier détient au 31 décembre 2025 21,6 Md€ (avant haircut) d’actifs mobilisables auprès de la BCE.
Afin de faire face aux échéances contractuelles de l’ensemble de ses dettes privilégiées pendant au moins 180 jours, la Compagnie de Financement Foncier détient 22,7 Md€ de titres et créances liquides de haute qualité (HQLA).
L’observation de la position excédentaire de liquidité de la Compagnie de Financement Foncier peut également être appréhendée par le biais du Liquidity Coverage Ratio (LCR), qui traduit la capacité de l’établissement à faire face à une situation de stress de liquidité à court terme.
Le LCR de la Compagnie de Financement Foncier a toujours respecté le seuil réglementaire de 100 % applicable depuis le 1er janvier 2018.
La Compagnie de Financement Foncier pourrait être impactée par un risque opérationnel lié au non-respect par le Crédit Foncier des conventions signées.
Étant donné son statut de société de crédit foncier, la Compagnie de Financement Foncier est dépendante des ressources fournies par sa société mère pour la conduite de ses activités courantes et, notamment, pour la gestion des prêts portés à son bilan.
Conformément aux conventions conclues entre le Crédit Foncier et la Compagnie de Financement Foncier (gestion et recouvrement des créances, gestion administrative et comptable, prestations de contrôle interne et de conformité, mise en œuvre des outils informatiques, prestation de banque de règlement, gestion actif-passif et prestations financières), le Crédit Foncier est en charge, pour la Compagnie de Financement Foncier, de la surveillance des risques de crédit, de contrepartie, de taux et de change, des risques structurels ALM, des risques opérationnels, de liquidité et de règlement.
En théorie, la Compagnie de Financement Foncier pourrait être exposée au risque de non-respect par le Crédit Foncier desdites conventions. En cas de survenance de ce risque, l’impact pour la Compagnie de Financement Foncier pourrait être significatif (arrêt des activités, risque d’image lié).
Toutefois, dans le cadre des relations entre les deux établissements, ce risque est bien encadré. Les risques opérationnels, tels que définis par l’arrêté du 3 novembre 2014, sont suivis par le Crédit Foncier au nom et pour le compte de la Compagnie de Financement Foncier. Celle-ci est représentée au comité risques opérationnels. Les incidents « significatifs » de risque opérationnel la concernant, et portant sur un montant supérieur à 300 k€, sont présentés le cas échéant au comité exécutif des risques de la Compagnie de Financement Foncier.
La réalisation de ces prestations par le Crédit Foncier fait l’objet de contrôles définis en début d’année par chaque direction opérationnelle du Crédit Foncier. Ces plans de contrôle sont validés par le comité de contrôle interne présidé par le directeur général du Crédit Foncier. Les résultats de ces contrôles sont régulièrement présentés à ce comité de contrôle interne.
Par ailleurs, le contrôleur spécifique de la Compagnie de Financement Foncier réalise des contrôles qui s’ajoutent à ceux précités, et à ceux effectués par les Commissaires aux comptes.
Enfin, le pôle Risques et Conformité du Crédit Foncier et les collaborateurs en charge du suivi de la Compagnie de Financement Foncier échangent très régulièrement.
Les taux d’impayés et de défaut sont également suivis dans les comités exécutifs des risques et demeurent à date très stables.
En Europe, le contexte économique et financier pourrait avoir un impact défavorable sur les activités de la Compagnie de Financement Foncier et les marchés sur lesquels elle intervient.
Si la conjoncture économique ou les conditions de marché en France, ou ailleurs en Europe, venaient à se dégrader, les marchés sur lesquels la Compagnie de Financement Foncier opère pourraient connaître des perturbations et son activité, ses résultats et sa situation financière pourraient en être affectés défavorablement.
Une dégradation de la conjoncture macroéconomique, de l’environnement international, ou de la situation politique nationale pourrait impacter le modèle de refinancement en modifiant le comportement des investisseurs qui adopteraient une allocation d’actifs plus prudente : la Compagnie de Financement Foncier émettrait alors potentiellement des volumes d’obligations garanties plus limités à des niveaux de taux plus élevés, ce qui réduirait son produit net bancaire.
Une telle dégradation fragiliserait certains emprunteurs qui pourraient être confrontés à des situations d’impayés ou de défaut, ce qui affecterait à la baisse le produit net bancaire de la Compagnie de Financement Foncier.
En France, l’importance de la dette publique entraîne une pression sur les taux d’intérêt. Selon l’INSEE, le ratio de dette publique brute s’établit à 117,4 % du PIB au 30/09/2025.
De plus, le contexte politique français fragilise les actions qui contribueraient au rétablissement de l’équilibre des finances publiques.
Ces éléments sont cités par les agences de notation pour expliquer la dégradation de leurs notes de la France en 2025 :
L’année 2026 a débuté sur des tensions géopolitiques et des évolutions macroéconomiques significatives, rappelant la complexité du contexte international et les défis potentiels pour les activités et les résultats du Groupe BPCE et des entités qui le composent, dont la Compagnie de Financement Foncier.
Ainsi, depuis le 28 février, l’opération militaire américano-israélienne en Iran a déjà eu des impacts significatifs sur les prix du baril de Brent et du gaz. Si les marchés ont intégré fin février 2026 une incertitude brutalement accrue, il pourrait y avoir un choc d’offre. Le risque macroéconomique est bien réel : une hausse du prix du pétrole de 10 $ occasionne une hausse de l’inflation de 0,3 point et un recul du PIB de 0,1 point en France la première année. La forme et l’issue que pourrait prendre ce conflit laisse un univers des possibles larges. Ce dernier est fonction, d’une part, de la capacité du régime iranien à frapper de façon significative les infrastructures pétrolières et gazières des pays riverains du golfe arabo-persique et à rendre impraticable dans la durée le détroit d’Ormuz et, d’autre part, de la capacité d’Israël et des États-Unis à neutraliser rapidement les capacités de frappe à distance iranienne.
L’activité de la Compagnie de Financement Foncier, tournée essentiellement vers l’émission d’obligations garanties, est réglementairement très encadrée. Le risque réglementaire pourrait peser sur les perspectives d’activité et de rentabilité de la Compagnie de Financement Foncier.
Des textes et mesures législatifs ou réglementaires sont régulièrement proposés et mis en œuvre pour éviter ou limiter les effets de nouvelles crises financières, pour encadrer l’activité bancaire et financière (nouvelles méthodologies de pondération des risques, création d’organes de réglementation ou renforcement des moyens des organes existants, taxes sur les transactions financières…), ou encore pour harmoniser et structurer certains marchés (directive covered bonds…).
Certaines de ces mesures pourraient être défavorables pour la Compagnie de Financement Foncier (augmentation des charges, du niveau de fonds propres requis, du niveau de provisionnement, des obligations de reporting…).
La directive covered bonds (directive EU 2019-2162), transposée en droit français mi-2021 et d’application à compter du 8 juillet 2022 avait généré quelques impacts très modérés sur le ratio de surdimensionnement de la Compagnie de Financement Foncier : quelques actifs ont vu leur éligibilité réduite et les frais de gestion et de maintenance sommés jusqu’à extinction des passifs privilégiés ont dû être ajoutés au dénominateur dudit ratio. Les ajustements sont faibles et le Crédit Foncier fournit les actifs éligibles supplémentaires permettant de maintenir le ratio de surdimensionnement à un niveau prudent.
Le risque opérationnel est défini au sein du Groupe BPCE comme le risque de perte résultant d’une inadéquation ou d’une défaillance de processus internes, qu’ils impliquent le personnel ou les systèmes d’information ou qu’ils soient liés à des évènements extérieurs ayant des impacts financiers, réglementaires, juridiques ou d’image.
La gestion des risques opérationnels pour la Compagnie de Financement Foncier est confiée au Crédit Foncier dans le cadre des conventions de prestation établies entre les deux établissements. L’essentiel des risques opérationnels est lié aux prestations externalisées confiées à la maison mère. Dans ce cadre, les conséquences d’un incident opérationnel détecté lors d’un traitement du Crédit Foncier relatif à un élément du bilan de la Compagnie de Financement Foncier sont portées par le Crédit Foncier.
Ces risques incluent notamment les risques comptable, juridique, réglementaire, fiscal, ainsi que les risques liés à la sécurité des personnes, des biens, des systèmes d’information et aux modèles.
En ce qui concerne plus spécifiquement les risques opérationnels générés par l’activité propre de la Compagnie de Financement Foncier, limitée aux missions de la direction des Relations institutionnelles, leur gestion s’appuie également sur le dispositif du Crédit Foncier, selon les règles du Groupe BPCE.
Ces risques opérationnels font l’objet d’une cartographie et de déclarations présentées trimestriellement au comité des risques opérationnels.
La surveillance et la maîtrise des risques opérationnels sont déléguées aux managers des différentes directions. Chaque manager s’appuie sur un réseau de correspondants animé par un « Responsable risque », en liaison avec la direction conformité et coordination des contrôles permanents.
La méthode repose sur trois piliers qui s’intègrent dans une approche itérative et interactive :
Il est précisé que dans le cadre du calcul des exigences de fonds propres, le groupe Crédit Foncier applique la méthode standard Bâle IV.
En 2025, le coût du risque opérationnel du groupe Crédit Foncier est resté maîtrisé (2,4 M€). Le coût du risque opérationnel sur quatre trimestres glissants représente 19 % de la VaR. Aucun incident grave au sens de l’article 98 n’a été enregistré.
Le Crédit Foncier de France confie l’hébergement et l’infogérance de son système d’information aux opérateurs du Groupe BPCE SI et BPCE IT. À travers une convention de prestations informatique, il met à disposition de la Compagnie de Financement Foncier les moyens et ressources nécessaires pour bénéficier de l’ensemble des dispositifs de sécurité du système d’information du Groupe BPCE, afin de se prémunir contre les risques technologiques. Ces risques englobent l’indisponibilité des systèmes et/ou des données, la défaillance de l’intégrité des systèmes, des données et/ou des actifs en technologies de l’information et de la communication (TIC), ainsi que la violation de la confidentialité des données. Ils incluent également l’impossibilité de conserver des traces ou des éléments de preuve relatifs aux actions effectuées. La cartographie des risques TRM permet d’identifier l’exposition de l’entité avant et après prise en compte de l’ensemble des dispositifs de maîtrise des risques (DMR) révisé trimestriellement.
Le dispositif de gestion des risques technologiques (TRM) du groupe Crédit Foncier s’appuie sur les outils et moyens mis en place par le Groupe BPCE, ainsi que leur déclinaison au niveau local avec notamment :
Les dispositifs de maîtrise des risques (DMR) mis en place au sein du groupe Crédit Foncier contribuent à atténuer les risques technologiques pesant sur le système d’information (SI).
Les risques de réputation, de mauvaise conduite et juridiques pourraient peser sur la rentabilité et les perspectives d’activité de la Compagnie de Financement Foncier.
La réputation de la Compagnie de Financement Foncier est essentielle pour assurer son activité de refinancement. À ce titre, une gestion inadéquate des conflits d’intérêts potentiels, des exigences légales et réglementaires, des problèmes éthiques, des lois en matière de blanchiment d’argent, de lutte contre le financement du terrorisme, de prévention de la corruption, des exigences de sanctions économiques, des politiques en matière de sécurité de l’information et des pratiques liées aux modalités de gestion de son activité, ou toute autre mauvaise conduite, pourraient entacher la réputation de la Compagnie de Financement Foncier.
Pourraient également nuire à sa réputation, tout comportement inapproprié d’un collaborateur du Crédit Foncier (dans le cadre des prestations réalisées), toute fraude, détournement de fonds ou autre malversation commise par des acteurs du secteur financier auxquels la Compagnie de Financement Foncier est exposée, toute diminution, retraitement ou correction des résultats financiers ou toute action juridique ou réglementaire à l’issue potentiellement défavorable.
Tout préjudice porté à la réputation de la Compagnie de Financement Foncier pourrait s’accompagner d’une perte d’activité, susceptible d’impacter ses résultats et sa situation financière.
L’activité de la Compagnie de Financement Foncier repose sur la confiance des marchés et des investisseurs. Une gestion inadéquate du risque de réputation pourrait impacter les conditions dans lesquelles elle réalise ses émissions d’obligations garanties.
Une gestion inadéquate de ces aspects pourrait également accroître le risque juridique pour la Compagnie de Financement Foncier ou l’exposer à des sanctions.
Pour plus d’information, se référer au Document d’enregistrement universel 2025 de la Compagnie de Financement Foncier (page 174).
La direction risques et conformité du Crédit Foncier s’insère dans le dispositif risques du Groupe BPCE. La Compagnie de Financement Foncier s’appuie sur le dispositif et l’organisation des filières mis en place au Crédit Foncier.
La direction risques et conformité du Crédit Foncier assure les fonctions de contrôle permanent et de conformité pour la Compagnie de Financement Foncier. Elle est composée :
Cette direction est placée sous l’autorité d’un directeur exécutif du Crédit Foncier, indépendant des fonctions opérationnelles.
La direction des risques du Crédit Foncier, rattachée fonctionnellement à la direction des risques et au secrétariat général de BPCE, couvre la Compagnie de Financement Foncier. La politique des risques de l’établissement est formalisée dans une circulaire qui décrit ses différentes missions, son organisation et qui sert de cadre pour le développement des activités (dont celles qui sont réalisées pour le compte de la Compagnie de Financement Foncier) et le pilotage des fonds propres des entités du groupe Crédit Foncier.
Dans le cas spécifique de la Compagnie de Financement Foncier, la direction des risques exerce ses activités dans le cadre des conventions signées entre le Crédit Foncier et sa société de crédit foncier. La direction des risques rend compte de ses missions au comité exécutif des risques, au comité des risques et à la direction générale de la Compagnie de Financement Foncier.
La direction des Relations institutionnelles, qui a en charge le contrôle des prestations externalisées de la Compagnie de Financement Foncier et donc de la bonne application des conventions avec le Crédit Foncier, fait partie du dispositif de contrôle permanent du groupe Crédit Foncier.
La Compagnie de Financement Foncier s’inscrit dans la politique globale des risques du Crédit Foncier. Le comité exécutif des risques de la Compagnie de Financement Foncier et le comité de contrôle interne du Crédit Foncier sont les comités faîtiers qui contrôlent la mise en place de la politique des risques définie par la direction générale (dispositif de suivi, de surveillance et de contrôle des risques).
Le comité exécutif des risques de la Compagnie de Financement Foncier est présidé par son directeur général. De périodicité trimestrielle, il a pour principales missions de traiter :
Le comité de contrôle interne, présidé par le directeur général du Crédit Foncier, réunit quatre fois par an les représentants des fonctions de contrôle. Ce comité a pour missions de :
Le COGAP est un comité d’orientation générale responsable de la gestion actif-passif des différentes entités du périmètre Crédit Foncier consolidé, à l’intérieur des limites validées par la direction générale et dans le cadre des règles du Groupe BPCE.
La déclinaison des orientations et des décisions de gestion prises dans cette instance est assurée par l’intermédiaire du :
La direction conformité et coordination des contrôles permanents (DCCP) du Crédit Foncier anime la fonction conformité de la Compagnie de Financement Foncier en application de la convention relative aux prestations en matière de contrôle interne et de conformité du 22 février 2022 et de la lettre de cadrage du programme de travaux du 17 avril 2023, toujours applicable en 2025.
La DCCP couvre les domaines suivants :
La DCCP du Crédit Foncier est rattachée fonctionnellement aux directions Groupe animant les filières correspondantes (en particulier, direction de la Conformité Groupe (DCG) et direction Coordination du contrôle permanent).
Elle est indépendante de tous les autres métiers, conformément à la réglementation bancaire.
En application de la charte faîtière de contrôle interne Groupe du 30 juin 2025 et de la charte de la 2e ligne de défense approuvée en mars 2025, la filière conformité est responsable de la prévention, la détection, l’évaluation et la surveillance des risques de non-conformité sur le périmètre précité.
Elle rend compte de son activité et des contrôles réalisés par l’intermédiaire de rapports périodiques transmis à la direction des Relations institutionnelles, au comité de contrôle interne, au comité exécutif des risques, à l’organe de surveillance de la Compagnie de Financement Foncier et à l’organe central.
Garante de l’existence et de l’efficacité du dispositif de contrôle permanent, elle travaille en étroite collaboration avec des équipes de contrôleurs permanents de second niveau et avec la direction des Relations institutionnelles.
La sécurité des systèmes d’information (SSI) du groupe Crédit Foncier, qui s’inscrit dans le cadre des directives de la Politique SSI du Groupe BPCE, intègre la Compagnie de Financement Foncier.
Depuis fin 2022, le responsable de la sécurité du système d’information (RSSI) du groupe Crédit Foncier, dont la mission est déléguée à BPCE SA, anime la filière SSI en coordination avec l’équipe Sécurisation des activités du Crédit Foncier.
Dans le cadre de cette délégation, il assure, accompagné d’une équipe opérationnelle, la mise en conformité réglementaire (ex : directive et règlement européen DORA-Digital Operational Resilience Act) et les missions de suivi, de maintien et de pilotage des dispositifs en matière de sécurité du SI.
La gouvernance en matière de sécurité des systèmes d’information s’organise autour :
Le plan de continuité d’activité (PCA) et de gestion de crise du groupe Crédit Foncier couvre le dispositif de continuité de la Compagnie de Financement Foncier. Le PCA est placé sous la responsabilité du responsable du plan de continuité d’activité (RPCA) du Crédit Foncier.
Les missions de suivi, de maintien et de pilotage des dispositifs de continuité d’activité sont déléguées depuis fin 2022 à BPCE SA. Ces missions s’effectuent en lien avec le secteur Sécurisation des activités du Crédit Foncier, rattaché à la direction de la Gouvernance des risques, qui demeure le contact du réseau de correspondants Continuité d’Activité et des métiers du Crédit Foncier et coordonne les travaux et échanges entre les entités.
Le dispositif de management de la continuité d’activité repose sur :
Le délégué à la protection des données personnelles (Data Protection Officer ou DPO) du Crédit Foncier, désigné auprès de la CNIL, intervient également sur le périmètre de la Compagnie de Financement Foncier. Il veille au respect du règlement général de protection des données (RGPD) et a pour mission de mettre en œuvre les règles et normes du Groupe.
Cette fonction est déléguée depuis 2022 au délégué à la protection des données de BPCE SA, en lien avec le secteur Sécurisation des activités du Crédit Foncier, rattaché à la direction de la Gouvernance des risques, qui demeure le contact des métiers du Crédit Foncier et coordonne les travaux et échanges entre les entités.
La gouvernance en matière de protection des données s’organise autour :
En application des dispositions baloises, la direction des risques s’assure de la cohérence comptable des informations alimentant l’outil de pilotage des risques. Les expositions de la Compagnie de Financement Foncier sont pleinement intégrées dans ce dispositif de cohérence.
Les établissements du Groupe BPCE s’assurent ainsi que toutes les informations transmises aux systèmes de production réglementaire Groupe font l’objet d’un traitement de cohérence comptable au moins trimestriel.
Le dispositif de sélection des créances de la Compagnie de Financement Foncier s’effectue en deux étapes :
Pour les achats ou mobilisations de créances, l’analyse est similaire pour tout établissement du Groupe BPCE.
L’appétit au risque de la Compagnie de Financement Foncier correspond au niveau de risque qu’elle est prête à accepter. Il est cohérent avec l’environnement opérationnel de l’établissement, sa stratégie et son modèle d’affaires.
Le dispositif de la Compagnie de Financement Foncier s’inscrit dans le cadre général de l’appétit au risque du groupe Crédit Foncier, validé par le conseil d’administration du 10 décembre 2025.
Ce cadre général repose sur un document faîtier présentant de manière qualitative et quantitative les risques que la Compagnie de Financement Foncier accepte de prendre. Il décrit les principes de gouvernance et de fonctionnement en vigueur et a vocation à être actualisé annuellement, notamment pour tenir compte des évolutions réglementaires.
Le dispositif opérationnel de l’appétit au risque repose, quant à lui, sur des indicateurs ventilés par grande nature de risque et s’articule autour de seuils successifs associés à des niveaux de délégation respectifs distincts, à savoir :
La Compagnie de Financement Foncier s’inscrit dans le dispositif mis en œuvre au niveau du Groupe, dédié au plan de rétablissement et de résolution qui concerne l’ensemble des établissements de BPCE.
La sélection et le suivi des engagements reposent sur :
Les outils d’analyse des dossiers de crédit sont organisés autour de deux dispositifs :
Le dispositif de notation du segment des Particuliers est spécifique au Crédit Foncier, notamment parce que l’établissement n’est pas teneur de compte. Ses modèles ne peuvent donc s’appuyer sur des paramètres de bancarisation, d’épargne ou de gestion de comptes.
À l’octroi, ce dispositif s’appuyait sur une note fondée à la fois sur un système expert et sur un score statistique lié au profil du client.
Le pilotage du risque sur le portefeuille de prêts est réalisé à partir d’une notation mensuelle, utilisant comme paramètres de score, les informations relatives à l’opération immobilière et à l’emprunteur au moment de l’octroi, ainsi que les évènements d’incidents de paiement éventuels.
Les échelles de notation sont spécifiques selon le type d’opération réalisé (accession ou locatif).
Le moteur de notation spécifique des Particuliers, appelé NIF (Note Interne Foncier), est administré par BPCE. Ce moteur gère les changements de note. BPCE réalise le backtesting des indicateurs, ainsi que leur recalibrage.
Sur le marché des personnes morales, publiques ou privées, non assimilées à des personnes physiques, chaque contrepartie est notée selon des méthodologies de notation internes et uniques pour l’ensemble du Groupe BPCE.
La notation de ces portefeuilles s’appuie sur des outils de notation élaborés par le Groupe BPCE. Ce dispositif de notation est fondé sur des évaluations quantitatives et qualitatives de la solvabilité pour les contreparties Corporates publics et privés ainsi que sur un système expert.
Les notations sont revues annuellement.
Le portefeuille Secteur public international (SPI) est noté en interne. La méthode employée pour la notation des encours du portefeuille SPI croise une approche experte avec une approche fondée sur les notes externes.
La contre-analyse est liée au schéma délégataire qui prévoit un niveau de comité national des engagements où un représentant de la direction des risques exprime un avis indépendant qui s’appuie sur sa contre-analyse. Il n’a pas de voix délibérative dans la décision ; au-delà de certains montants, la direction des risques Groupe est sollicitée pour donner son accord sur la réalisation de l’opération.
Les dossiers de crédit font l’objet d’une première analyse par les métiers, puis, pour les dossiers présentés en comité national des engagements, d’une contre-analyse effectuée par une unité spécialisée indépendante de ces derniers.
Cette contre-analyse est de la compétence exclusive de la direction des risques pour toute demande de financement soumise à une décision relevant du comité national des engagements.
La Compagnie de Financement Foncier utilise deux modes de refinancement pour toutes les classes d’actifs :
Le processus d’acquisition ou de mobilisation des actifs effectué par la Compagnie de Financement Foncier est très prudent et complète un dispositif d’octroi menant déjà à des actifs de qualité. Le processus intègre notamment la prise en compte du risque de réputation et des critères ESG.
La Compagnie de Financement Foncier mobilise des prêts qui ont pour objet l’accession à la propriété et le logement locatif et qui présentent une sûreté hypothécaire de premier rang, une caution ou équivalent.
L’origination des créances s’effectuait en quasi-totalité par le Crédit Foncier jusqu’au 1er trimestre 2019. La Compagnie de Financement Foncier finance désormais des prêts (actuellement uniquement des PAS) auprès des autres établissements de crédit du Groupe BPCE. Le mode opératoire de sélection des créances est adapté en conséquence.
Après origination d’un prêt par un établissement de crédit du Groupe, en respect de la politique des risques et des règles de recevabilité en vigueur, la Compagnie de Financement Foncier finance des prêts au moyen d’un processus visant à sélectionner les prêts présentant un risque de défaut inférieur à certains seuils.
Les garanties éligibles sont :
Les quotités appliquées à la valeur hypothécaire permettent de déterminer l’encours de prêt qui peut être refinancé par des ressources privilégiées :
En complément, la Compagnie de Financement Foncier utilise un filtre complémentaire de sélection lié aux notations d’octroi et d’encours reprises dans les tableaux suivants.
Depuis 2016, les créances de qualité ayant les notations les moins élevées peuvent être acquises par la Compagnie de Financement Foncier moyennant un mécanisme supplémentaire de limitation du risque : une clause de résiliation automatique s’active dès l’enregistrement de la créance en encours douteux (et ce durant une période de quatre ans à compter de leur cession).
Les critères d’acquisition par la Compagnie de Financement Foncier de créances du Secteur public territorial en France (SPT) sont basés sur la notation interne du Groupe BPCE.
Cette notation prend en compte les caractéristiques intrinsèques de l’emprunteur (budget, niveau de dette, qualité de crédit, etc.).
Les moins bonnes notes sont systématiquement écartées de la sélection (ou examinées en comité national des engagements).
La Compagnie de Financement Foncier détient des expositions sur des contreparties internationales répondant aux exigences d’éligibilité du Code monétaire et financier (CMF). Ce portefeuille est passé en gestion extinctive en 2011. Avant l’arrêt de la production, la sélection de ces créances était concentrée sur des contreparties bénéficiant de notations externes élevées, très majoritairement situées en step 1 (≥ AA-).
Depuis 2016, sont mobilisés auprès de la Compagnie de Financement Foncier certains crédits Corporates privés LT financés par le Crédit Foncier ou d’autres entités du Groupe BPCE. Ces crédits bénéficient d’une garantie hypothécaire formalisée, pleine et entière, de premier rang, au profit du Crédit Foncier sur un ou plusieurs actifs à usage de bureaux, commerce ou habitation, situés en France métropolitaine.
Le refinancement de ces actifs par mobilisation est limité à 60 % de la valeur hypothécaire datant de moins d’un an des actifs apportés en garantie. Seuls les concours sains sont mobilisables.
Le système de limites de la Compagnie de Financement Foncier reprend les mêmes niveaux que ceux du groupe Crédit Foncier, notamment les limites individuelles.
Les entités du Groupe BPCE doivent respecter, à leur niveau, des limites concernant leurs opérations, déterminant des règles de dispersion des risques dans les portefeuilles et dans le cadre des limites réglementaires liées au contrôle des grands risques.
Suite à l’arrêt de la production de nouveaux crédits par le Crédit Foncier, de nouvelles règles adaptées de limites internes ont été mises en place.
Désormais, elles s’appuient sur les limites individuelles du Groupe BPCE lorsqu’elles existent et elles sont examinées en montant brut. Les limites de crédit sont validées par le comité national des engagements. Ces limites individuelles instruites et proposées par la direction des risques sont suivies en vision groupe Crédit Foncier.
Le respect des limites est vérifié lors de la contre-analyse systématique préalable à l’examen des dossiers par les comités d’engagement.
Conformément au schéma défini dans les conventions de gestion entre les deux établissements, le respect des limites relatives aux contreparties des opérations financières de la Compagnie de Financement Foncier est suivi par la direction des risques financiers et fait l’objet d’une présentation trimestrielle au comité exécutif des risques.
Ces limites sont mises en œuvre pour les contreparties bancaires de la Compagnie de Financement Foncier (essentiellement pour les besoins de couverture et de la gestion de trésorerie) et sont régulièrement revues en comité ad hoc.
Le suivi du respect des limites est assuré quotidiennement par observation à J+1. À noter que les contrats-cadres avec des contreparties bancaires incluent systématiquement un appel de marge correspondant à la valeur des expositions en fonction de la note de la contrepartie, à verser uniquement par les contreparties et non par la Compagnie de Financement Foncier.
Tout dépassement de limite fait l’objet d’une information immédiate aux directions générales de la Compagnie de Financement Foncier et du Crédit Foncier.
La surveillance est assurée au travers de trois dispositifs principaux :
Des modalités spécifiques s’appliquent aux produits structurés du Secteur public France.
Des revues régulières sont menées pour évaluer la qualité des expositions. Ceci se traduit par un dispositif resserré d’analyse de la qualité des engagements entre les métiers et la direction des risques. Cette analyse porte sur tous les engagements significatifs du Crédit Foncier et de la Compagnie de Financement Foncier.
Ces suivis traitent des dossiers considérés par l’établissement comme difficiles ou pouvant faire l’objet de difficultés dans l’avenir, et décident notamment du classement des créances concernées ou de leurs modalités de gestion (sain/douteux/contentieux).
Le suivi est effectué au travers du comité métier des affaires sensibles (CMAS) qui se tient tous les mois ou à la demande, et examine les dossiers sensibles et recommande éventuellement le provisionnement individuel ou par le biais du comité watch list en fonction du schéma délégataire.
Le suivi est effectué par le biais du comité watch list du groupe Crédit Foncier qui inclut les encours de la Compagnie de Financement Foncier. La watch list est revue trimestriellement. Elle rassemble les contreparties devant faire l’objet d’une attention particulière en raison du risque potentiellement élevé qu’elles représentent. La watch list porte sur des encours sains ou douteux, mais non gérés par le contentieux. Le placement sur la watch list n’entraîne ni la suspension automatique des lignes de crédit, ni le déclassement en douteux de la contrepartie.
Dans le cadre du suivi des produits structurés de la clientèle des opérateurs publics, en liaison avec Groupe BPCE, signataire de la charte GISSLER, le groupe Crédit Foncier réalise un suivi rapproché de ces opérations lui permettant d’anticiper les impacts des évolutions de marché sur ces transactions.
Les créances mobilisées auprès de la Compagnie de Financement Foncier ont une LTV de faible niveau, basée sur la valeur hypothécaire plus prudente que la valeur vénale, et financent des actifs divers (habitation, bureaux, commerces).
En cas de survenance d’évènement de crédit (défaut/forbearance/watch list), la créance ne serait plus mobilisée pour refinancement auprès de la Compagnie de Financement Foncier. Un contrôle est effectué mensuellement en ce sens dans le cadre du renouvellement des mobilisations.
Conformément à son statut de société de crédit foncier, l’actif de la Compagnie de Financement Foncier se décompose en trois principales catégories :
ACTIF | 31/12/2025 | 31/12/2024 | ||
|---|---|---|---|---|
(en M€) | (en % du bilan) | (en M€) | (en % du bilan) | |
Prêts garantis (articles L. 513-3, L. 513-5 et L. 513-6) | 21 464 | 35,7 % | 23 603 | 38,7 % |
Prêts garantis par le FGAS | 10 466 | 17,4 % | 11 509 | 18,9 % |
Autres prêts hypothécaires | 7 315 | 12,2 % | 8 032 | 13,2 % |
Prêts cautionnés | 3 684 | 6,1 % | 4 062 | 6,7 % |
Expositions sur des personnes publiques (articles L. 5 13-4 et L. 513-5) | 32 985 | 54,9 % | 31 636 | 51,8 % |
Prêts du Secteur public | 15 9163 | 26,5 % | 14 564 | 23,9 % |
Prêts publics mobilisés sous L. 211-38 | 12 314 | 20,5 % | 11 821 | 19,4 % |
Titres d’entités publiques | 4 264 | 7,1 % | 4 745 | 7,8 % |
Dépôt à la Banque de France | 491 | 0,8 % | 506 | 0,8 % |
Autres actifs (intérêts sur IFAT, comptes de régularisation, autres) | 1 025 | 1,7 % | 1 124 | 1,8 % |
Actifs sûrs et liquides (article L. 513-7) | 4 618 | 7,7 % | 4 684 | 7,7 % |
TOTAL ACTIF | 60 092 | 100,0 % | 61 047 | 100,0 % |
Au 31 décembre 2025, le bilan de la Compagnie de Financement Foncier se contracte de 1,0 Md€ par rapport à fin 2024. Cette évolution se décline ainsi parmi les différentes classes d’actifs :
La répartition géographique des actifs a globalement peu évolué au cours de l’année ; la majeure partie des actifs figurant au bilan (90,3 %) est localisée en France.
Au 31 décembre 2025, les actifs internationaux, majoritairement liés au Secteur public, totalisent 5,8 Md€. Les expositions géographiques principales sont l’Italie (2,6 Md€), la Suisse (1,1 Md€) et les États-Unis (1,0 Md€). Dans une moindre mesure suivent la Belgique (0,4 Md€), le Japon (0,3 Md€), la Pologne (0,3 Md€) et le Canada (0,1 Md€).
En application de la réglementation régissant les sociétés de crédit foncier, le passif de la Compagnie de Financement Foncier peut être divisé en deux catégories principales :
PASSIF | 31/12/2025 | 31/12/2024 | ||
|---|---|---|---|---|
(en M€) | (en % du bilan) | (en M€) | (en % du bilan) | |
Ressources privilégiées | 50 435 | 83,9 % | 51 464 | 84,3 % |
Obligations foncières en date d’arrêté | 50 409 | 83,9 % | 51 492 | 84,3 % |
Écart de change sur obligations foncières | - 97 | - 0,2 % | - 169 | - 0,3 % |
Autres ressources privilégiées | 124 | 0,2 % | 142 | 0,2 % |
Écart lié à la couverture des éléments de bilan* | 923 | 1,5 % | 1 292 | 2,1 % |
Ressources non privilégiées | 8 735 | 14,5 % | 8 290 | 13,6 % |
Dettes chirographaires | 6 677 | 11,1 % | 6 173 | 10,1 % |
Dettes subordonnées et assimilées | 38 | 0,1 % | 57 | 0,1 % |
| 0 | 0,0 % | 0 | 0,0 % |
Capitaux propres et FRBG | 2 020 | 3,4 % | 2 060 | 3,4 % |
TOTAL PASSIF | 60 092 | 100,0 % | 61 047 | 100,0 % |
Fonds propres selon les règles de CRR/CRD IV : | 1 951 | 3,2 % | 1 951 | 3,2 % |
| 1 951 | 3,2 % | 1 951 | 3,2 % |
| 0 | 0,0 % | 0 | 0,0 % |
| 0 | 0,0 % | 0 | 0,0 % |
| ||||
Au cours de l’exercice, les ressources privilégiées ont diminué de 1,0 Md€. Les nouvelles émissions ont totalisé 4,3 Md€ et les tombées 5,3 Md€.
Les dettes chirographaires ont augmenté de 0,5 Md€. Les capitaux propres baissent légèrement à 2,0 Md€.
En tant que société de crédit foncier, la Compagnie de Financement Foncier est assujettie au respect d’un certain nombre de limites et ratios réglementaires spécifiques, dont la plupart font l’objet d’une validation du contrôleur spécifique.
La Compagnie de Financement Foncier n’est pas tenue réglementairement de produire des ratios prudentiels de solvabilité, bien qu’elle les communique aux investisseurs sur base volontaire.
Le ratio de couverture est égal au rapport entre les actifs pondérés et les dettes privilégiées. Il doit être supérieur à 105 %.
Le calcul de ce ratio nécessite certains retraitements au niveau de son numérateur :
La réglementation limite l’éligibilité des encours des prêts immobiliers à la fraction d’encours dont la quotité de financement, égale au capital restant dû de la créance rapportée à la valeur actualisée du gage est, à 60 % lorsque le prêt est garanti par un bien immobilier commercial, ou à 80 % lorsque le prêt est garanti par un bien immobilier résidentiel, et environ 90 % (par méthode calculatoire) lorsque le prêt est garanti par le FGAS. Au 31 décembre 2025, les encours de prêts en dépassement de quotité s’élèvent à 0,3 Md€ toujours nettement inférieurs aux encours des passifs non privilégiés qui totalisent 8,7 Md€ à cette date.
Les actifs inscrits au bilan déjà affectés en garantie d’une autre opération font aussi l’objet d’un retraitement. Les encours de titres mis en pension auprès du Crédit Foncier (0,3 Md€ au 31 décembre 2025) ne sont pas retenus dans le calcul du ratio de couverture.
Le ratio de surdimensionnement réglementaire s’établit à 118,0 % au 31 décembre 2025 (vs. 115,9 % à fin 2024), prises en compte les éventuelles couvertures de change.
Parallèlement, la Compagnie de Financement Foncier se conforme aussi aux critères d’éligibilité posés par l’article 129 du règlement CRR afin de bénéficier du label « obligation garantie européenne de qualité supérieure ». Un second ratio de couverture réglementaire, dit ratio « label », doit être calculé et être supérieur à 105 % lui aussi. Il est évalué à 119,8 % au 31 décembre 2025 (vs. 117,5 % fin 2024).
Dans le cadre de ses règles de surveillance et de maîtrise des risques, la Compagnie de Financement Foncier détermine la quotité de financement des prêts hypothécaires ou cautionnés qu’elle détient en direct ou via une mobilisation sous L. 211-38. Cette quotité est égale au rapport entre le capital restant dû de la créance et la valeur actualisée du bien apporté en garantie. Chaque année, la Compagnie de Financement Foncier réexamine la valeur de ses gages selon des modalités qui font l’objet d’une vérification de conformité et d’une attestation de la part du contrôleur spécifique. Les méthodes et les résultats des réévaluations des biens immobiliers sont présentées dans le rapport de gestion des risques au chapitre 5.3.2 du Document d’enregistrement universel 2024.
À fin décembre 2025, la quotité de financement moyenne de l’ensemble des encours de prêts aux particuliers, détenus en direct ou apportés en garantie des prêts L. 211-38, est de 61,5 % pour un encours total de 20,7 Md€. En isolant les prêts bénéficiant de la garantie du FGAS, la quotité moyenne de financement :
La Compagnie de Financement Foncier est tenue à d’autres limites réglementaires spécifiques :
En qualité d’établissement de crédit, la Compagnie de Financement Foncier surveille ses indicateurs de liquidité qui sont très supérieurs aux minima fixés par la réglementation bancaire. La couverture obligatoire des besoins de trésorerie à horizon de 180 jours et la présence d’un portefeuille de 21,6 Md€ d’actifs mobilisables à l’Eurosystème (hors opérations de pension) concourent largement à assurer un haut niveau de liquidité. Le portefeuille d’actifs mobilisables à l’Eurosystème permettrait d’obtenir des liquidités nettes estimées à 8,7 Md€ sur la base des règles actuelles de la BCE, tout en maintenant un ratio de couverture réglementaire supérieur au minimum légal de 105 %.
Bien que non soumise à l’obligation de produire des ratios de solvabilité comme sa maison mère le Crédit Foncier, la Compagnie de Financement Foncier a pris l’engagement de les mesurer et de les communiquer.
L’entrée en vigueur du règlement CRR3 (Bâle IV) au 1er janvier 2025 a entraîné d’importantes évolutions destinées à renforcer la précision et la fiabilité du calcul des actifs pondérés en fonction des risques (RWA – Risk Weighted Assets).
Au niveau du risque de crédit, les principales modifications visent :
Au niveau de l’évaluation du risque opérationnel (RO), il convient désormais d’utiliser le Business Indicator Component (BIC), un nouvel indicateur qui prend en considération les composantes financière, service ainsi qu’intérêts, locations et dividendes.
Enfin, au niveau du risque de marché, l’approche CVA (Credit Valuation Adjustment) évolue avec la refonte de la méthode de calcul selon l’approche basique (BA-CVA).
Au 31 décembre 2025, le ratio de solvabilité qui est égal au ratio Common Equity Tier 1 (CET1) et au ratio Tier 1 s’établit à 47,6 %, en hausse de 9,0 % par rapport à fin décembre 2024.
La gestion des fonds propres de la Compagnie de Financement Foncier est supervisée par la direction générale avec l’objectif de respecter les ratios réglementaires et d’optimiser l’allocation des fonds propres, tout en sécurisant le ratio de surdimensionnement qui contribue à l’obtention de la meilleure notation AAA/Aaa/AAA par S&P/Moody’s/Scope pour les émissions d’obligations foncières.
Les fonds propres sont déterminés conformément à la directive CRD IV et au règlement CRR, applicables depuis le 1er janvier 2014, compte tenu des options nationales précisées par l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) et sont composés de trois grands ensembles : fonds propres de base de catégorie 1 (Common Equity Tier One), fonds propres additionnels de catégorie 1 (Additional Tier One) et fonds propres de catégorie 2 (Tier Two).
Le montant des fonds propres de la Compagnie de Financement Foncier est de 2,0 Md€ au 31 décembre 2025. Ce montant représente également les fonds propres de base de catégorie 1.
Les exigences en fonds propres sont calculées selon la méthode standard Bâle IV. Le CEDR du 6 avril 2022, a décidé que le traitement par transparence ne serait plus appliqué pour le calcul des RWA sur les L. 211-38 garantis par des prêts du Secteur public territorial ou par des prêts hypothécaires. Ces expositions intragroupes sont désormais pondérées à 0 % conformément aux dispositions prévues par le règlement CRR.
Les prêts aux affiliés du Groupe BPCE sont pondérés à 0 %.
Par ailleurs, en cas de cession partielle à la Compagnie de Financement Foncier de prêts originés par le Crédit Foncier et conformément aux conventions de cession et de recouvrement, le bénéfice des sommes recouvrées est affecté prioritairement et en totalité à la Compagnie de Financement Foncier. Ceci permet, en approche standard, d’ajuster le niveau de pondération, pour traduire l’affectation prioritaire des récupérations à la Compagnie de Financement Foncier et le taux de perte plus faible qui en résulte.
Le montant total des expositions en risque est de 4,1 Md€, en baisse de 1 Md€ par rapport au 31 décembre 2024.
Catégories d’exposition (en M€) | 31/12/2025 | 31/12/2024 | ||
|---|---|---|---|---|
Exigences en fonds propres | RWA | Exigences en fonds propres | RWA | |
Administrations centrales | 16 | 201 | 21 | 265 |
Établissements | 3 | 38 | 2 | 29 |
Administrations régionales | 114 | 1 425 | 114 | 1 425 |
Entreprises | 14 | 173 | 9 | 118 |
Clientèle de détail | 1 | 10 | 1 | 17 |
Exposition garantie par une hypothèque | 139 | 1 735 | 205 | 2 560 |
Expositions en défaut | 14 | 170 | 14 | 177 |
Autres actifs | 1 | 7 | 1 | 7 |
Exigences au titre du risque de crédit (A) | 301 | 3 759 | 368 | 4 598 |
Exigences au titre du risque de marché (B) | 0 | 0 | 0 | 0 |
Exigences au titre du risque opérationnel (C) | 21 | 266 | 32 | 406 |
Ajustement de l’évaluation de crédit (D) | 6 | 71 | 4 | 49 |
EXIGENCES DE FONDS PROPRES (A)+(B)+(C)+(D) | 328 | 4 095 | 404 | 5 052 |
Le bilan se compose de deux grandes catégories : les actifs financés à long terme sous forme de prêts ou de titres et les actifs sûrs et liquides (précédemment dénommés « valeurs de remplacement ») correspondant au placement d’une partie de la trésorerie. Ces actifs répondent à des approches différenciées quant à la mesure et au suivi de leur risque de crédit :
Depuis la fin du 1er trimestre 2019, le Crédit Foncier n’origine plus de prêts aux particuliers ni au Secteur public.
Expositions risques (en M€) | Expositions au 31/12/2025 | Expositions au 31/12/2024 | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
Cédé | Mobilisé (3) | Total | Cédé | Mobilisé (3) | Total | |
A – Créances hypothécaires particuliers (1) (2) (6) | 17 037 | 3 147 | 20 184 | 18 982 | 3 387 | 22 369 |
B – Emprunteurs publics | 20 199 | 12 322 | 32 522 | 19 386 | 11 835 | 31 221 |
Emprunteurs publics France | 14 902 | 11 815 | 26 717 | 13 471 | 11 285 | 24 757 |
| 1 150 | 1 080 | 2 229 | 1 159 | 1 162 | 2 321 |
| 13 261 | 9 260 | 22 521 | 11 806 | 8 520 | 20 326 |
| 491 | 1 476 | 1 967 | 506 | 1 604 | 2 110 |
Financement de Projet d’Infrastructure (FPI) | 523 | 507 | 1 031 | 541 | 549 | 1 091 |
Emprunteurs publics internationaux | 4 775 | 0 | 4 775 | 5 373 | 0 | 5 373 |
| 2 612 | 0 | 2 612 | 3 134 | 0 | 3 134 |
| 2 085 | 0 | 2 085 | 2 151 | 0 | 2 151 |
| 77 | 0 | 77 | 88 | 0 | 88 |
C – Expositions hypothécaires commerciales (6) | 24 | 741 | 765 | 10 | 632 | 642 |
D – Expositions secteur bancaire | 695 | 4 567 | 5 263 | 694 | 4 630 | 5 324 |
Banques garanties souverain ou assimilé | 645 | 0 | 645 | 641 | 0 | 641 |
Autres banques | 51 | 0 | 51 | 53 | 0 | 53 |
L. 211-38-VR (4) | 0 | 4 567 | 4 567 | 0 | 4 630 | 4 630 |
Total exposition risque (A + B + C + D) | 37 956 | 20 777 | 58 733 | 39 072 | 20 484 | 59 556 |
Divers régul. et autres actifs (5) | 1 380 | 1 | 1 381 | 1 513 | 1 | 1 515 |
TOTAL | 39 336 | 20 779 | 60 114 | 40 585 | 20 485 | 61 071 |
| ||||||
Au 31 décembre 2025, le total de l’exposition au risque de crédit est en baisse de 956 M€ par rapport au 31/12/2024, pour atteindre 60,1 Md€. Les principales évolutions sont les suivantes :
Répartition géographique des expositions | 31/12/2025 | 31/12/2024 | ||
|---|---|---|---|---|
Bilan (en M€) | (en %) | Bilan (en M€) | (en %) | |
France | 54 311 | 90 % | 54 613 | 92 % |
Autres pays de l’Espace économique européen | 3 284 | 5 % | 3 487 | 6 % |
| 2 599 | 4 % | 2 659 | 4 % |
| 368 | 1 % | 427 | 1 % |
| 251 | n.s | 284 | n.s |
| 50 | n.s | 101 | n.s |
| 2 | n.s | 0 | n.s |
| 14 | n.s | 16 | n.s |
Suisse | 1 073 | 2 % | 1 183 | 2 % |
Amérique du Nord (EU et Canada) | 1 122 | 2 % | 1 417 | 2 % |
Japon | 325 | 1 % | 371 | 1 % |
TOTAL | 60 114 | 100 | 61 071 | 100 |
Décembre 2025 : 20 184 M€ Décembre 2024 : 22 369 M€
La distribution des notations témoigne du maintien de la qualité des encours.
Le portefeuille des secteurs publics France s’élève à 26,7 Md€ et se répartit entre :
Le Secteur public territorial de la Compagnie de Financement Foncier se maintient à un bon niveau.
NB : associations incluses.
La qualité de l’encours Habitat social de la Compagnie de Financement Foncier se maintient à un bon niveau.
Au 31 décembre 2025, l’encours du portefeuille SPI (hors souverain) et grandes entreprises s’élève à 2,7 Md€, en baisse par rapport au 31 décembre 2024 (- 0,5 Md€) due aux amortissements et échéances des actifs. La Compagnie de Financement Foncier a cessé de faire de nouvelles acquisitions depuis plusieurs exercices.
* En valeur nette comptable avant prise en compte des swaps.
La qualité moyenne des notations internes identique à celle du 31 décembre 2024 : 100 % des notations sont égales ou supérieures à BBB- ; le pourcentage des notations de AAA à AA- diminue légèrement pour passer à 55 %.
Les variations de cours de change affectent les encours des lignes libellées en devise étrangère (USD, JPY, CAD, etc.), présentées ici avant effet du swap de devise.
La Compagnie de Financement Foncier ne détient pas d’exposition directe sur des monolines mais elle bénéficie de rehaussements acquis auprès de ces derniers sur certains actifs en portefeuille.
Suite aux cessions réalisées et aux amortissements naturels, l’exposition résiduelle de la Compagnie de Financement Foncier aux émetteurs souverains se concentre sur l’Italie et, dans une moindre mesure, sur la Pologne.
L’intégralité des encours du portefeuille souverain international de la Compagnie de Financement Foncier est notée en catégorie investissement (note ≥ BBB-).
La Compagnie de Financement Foncier n’est plus exposée qu’aux souverains italien et polonais.
Les variations observées d’un arrêté à l’autre s’expliquent par les amortissements naturels et les variations des cours de change, certaines de ces lignes étant libellées en devises car elles sont présentées ici avant swap.
La Compagnie de Financement Foncier ne détient pas d’exposition directe sur des monolines mais elle bénéficie de rehaussements de crédit acquis auprès de ces derniers sur certains actifs en portefeuille.
Ainsi, 0,7 Md€ d’encours du portefeuille est contre-garanti par des monolines.
Les monolines sollicités :
Au 31 décembre 2025, l’encours Corporates privés cédé et mobilisé s’élève à 765 M€ et 96 % de l’encours bénéficie de notes « Favorable » ou « Acceptable ».
À 16,4 Md€, les expositions sur le secteur bancaire sont en augmentation par rapport au 31 décembre 2024 (15,1 Md€). Elles sont constituées d’opérations de court terme réalisées avec BPCE, d’opérations de mobilisations L. 211-38 avec les Caisses d’Épargne et les Banques Populaires et de PGE. La Compagnie de Financement Foncier est en outre exposée, dans le cadre de prêts de long terme relevant de l’ancienne activité Secteur public international, à des banques cantonales suisses, établissements qui bénéficient de la garantie de collectivités publiques.
Le tableau ci-après ventile les actifs hors engagements par signature et garanties financières données et, d’autre part, les taux de douteux observés.
Expositions risques (en M€) | Expositions BRUTES au 31/12/2025 | Expositions BRUTES au 31/12/2024 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Bilan total | Taux de douteux | Taux de douteux mobilisé | Taux de douteux | Bilan total (3) | Taux de douteux | Taux de douteux mobilisé | Taux de douteux | |
A – Créances hypothécaires particuliers (1) (2) (5) | 20 184 | 3,53 % | 7,35 % | 4,12 % | 22 369 | 3,24 % | 9,50 % | 4,19 % |
B – Emprunteurs publics | 32 522 | 0,00 % | 0,00 % | 0,00 % | 31 221 | 0,00 % | 0,00 % | 0,00 % |
Emprunteurs publics France | 26 717 | 0,00 % | 0,00 % | 0,00 % | 24 757 | 0,00 % | 0,00 % | 0,00 % |
| 2 229 | 0,02 % | 0,00 % | 0,01 % | 2 321 | 0,05 % | 0,00 % | 0,02 % |
| 22 521 | 0,00 % | 0,00 % | 0,00 % | 20 326 | 0,00 % | 0,00 % | 0,00 % |
| 1 967 | 0,00 % | 0,00 % | 0,00 % | 2 110 | 0,00 % | 0,00 % | 0,00 % |
| 1 031 | 0,00 % | 0,00 % | 0,00 % | 1 091 | 0,00 % | 0,00 % | 0,00 % |
Emprunteurs publics internationaux | 4 775 | 0,00 % | 0,00 % | 0,00 % | 5 373 | 0,00 % | 0,00 % | 0,00 % |
| 2 612 | 0,00 % | 0,00 % | 0,00 % | 3 134 | 0,00 % | 0,00 % | 0,00 % |
| 2 085 | 0,00 % | 0,00 % | 0,00 % | 2 151 | 0,00 % | 0,00 % | 0,00 % |
| 77 | 0,00 % | 0,00 % | 0,00 % | 88 | 0,00 % | 0,00 % | 0,00 % |
C – Expositions hypothécaires commerciales (6) | 765 | 0,06 % | 0,00 % | 0,00 % | 642 | 0,13 % | 0,00 % | 0,00 % |
D – Expositions secteur bancaire | 5 263 | 0,00 % | 0,00 % | 0,00 % | 5 324 | 0,00 % | 0,00 % | 0,00 % |
Banques garanties souverain ou assimilé | 645 | 0,00 % | 0,00 % | 0,00 % | 641 | 0,00 % | 0,00 % | 0,00 % |
Autres banques | 51 | 0,00 % | 0,00 % | 0,00 % | 53 | 0,00 % | 0,00 % | 0,00 % |
L. 211-38-VR (3) | 4 567 | 0,00 % | 0,00 % | 0,00 % | 4 630 | 0,00 % | 0,00 % | 0,00 % |
Total exposition risque (A + B + C + D) | 58 733 | 1,58 % | 1,11 % | 1,42 % | 59 556 | 1,57 % | 1,57 % | 1,57 % |
Divers régul. et autres actifs (4) | 1 381 | 0,00 % | 0,00 % | 0,00 % | 1 515 | 0,00 % | 0,00 % | 0,00 % |
TOTAL | 60 114 | 1,53 % | 1,11 % | 1,38 % | 61 071 | 1,52 % | 1,57 % | 1,53 % |
| ||||||||
Le taux de douteux global s’établit à 1,38 %, en baisse par rapport au T4 2024 (1,53 %).
Sur les créances hypothécaires ou cautionnées particuliers, le taux de douteux baisse légèrement, passant de 4,19 % à fin décembre 2024 à 4,12 % à fin décembre 2025.
(en M€) | 31/12/2024 | 31/12/2025 |
|---|---|---|
Coût du risque individuel (A) | 1,69 | 0,99 |
Provisions collectives (B) | 0,88 | - 0,72 |
Coût du risque (A + B) | 2,58 | 0,27 |
Charge du risque PNB (C) | 0,21 | 1,05 |
NET (A + B + C) | 2,79 | 1,32 |
Au 31 décembre 2025, la charge de risque de la Compagnie de Financement Foncier est en reprise de 1,32 M€. Elle est constituée du coût du risque sur base individuelle (reprise de 0,99 M€), du coût du risque sur base collective (dotation de 0,72 M€) et d’un produit du risque comptabilisé en PNB (reprise de 1,32 M€).
Le portefeuille de la Compagnie de Financement Foncier est très sécurisé, puisqu’il repose principalement soit sur un risque hypothécaire ou assimilé, soit sur un risque Secteur public. Ces deux risques sont davantage réduits par la présence de garanties supplémentaires. Ainsi, environ 60 % des encours hypothécaires particuliers bénéficient d’une garantie FGAS.
Sur les particuliers, le principal fournisseur de sûretés personnelles appartient au segment souverain : la Société de gestion du fonds de garantie à l’accession sociale à la propriété (SGFGAS) permet d’apporter une garantie de l’État français aux prêts d’accession sociale régis par la réglementation des prêts conventionnés et garantis par une sûreté réelle de premier rang (hypothèque ou privilège de prêteur de deniers). À ce titre, la SGFGAS bénéficie des notes externes de l’État français. Le taux de couverture de la garantie FGAS est de 100 % pour les prêts octroyés jusqu’au 31 décembre 2006 et de 50 % pour les prêts octroyés après cette date. La part des prêts couverte par la garantie FGAS bénéficie d’une pondération à 0 %. La part non couverte par le FGAS est couverte par le Crédit Foncier, en application d’une convention avec la Compagnie de Financement Foncier, et bénéficie d’une pondération à 0 % pour la Compagnie de Financement Foncier.
Par ailleurs, certains prêts sur la clientèle des particuliers bénéficient d’une garantie sous forme de caution, apparentée à un risque établissement financier. Crédit Logement, filiale de la plupart des grands réseaux bancaires français, est le principal fournisseur de ce type de garantie.
Les crédits couverts par Crédit Logement sont pondérés comme les crédits garantis par une hypothèque.
La réduction des risques passe aussi par le dispositif de cession entre la Compagnie de Financement Foncier et le Crédit Foncier ou les autres entités du Groupe BPCE (conventions, contrats) qui prévoit explicitement la résolution des cessions en cas de non-conformité des créances acquises.
Au niveau des garanties réelles immeubles, conformément à la réglementation en vigueur, la Compagnie de Financement Foncier procède annuellement à une réévaluation détaillée des gages inscrits en hypothèque ou assortis d’une promesse d’affectation hypothécaire dans le cadre des prêts cautionnés. Le contrôleur spécifique de la Compagnie de Financement Foncier se prononce annuellement sur la validité des modes et résultats d’évaluation des biens immeubles ainsi que sur les méthodes de réexamen périodique.
Au Conseil d’Administration de la Compagnie de Financement Foncier,
En notre qualité de Contrôleur Spécifique de la Compagnie de Financement Foncier et en application des dispositions prévues par l’article 5 du règlement 99-10 du Comité de la Réglementation Bancaire et Financière, nous avons procédé à la vérification de la validité, au regard de la réglementation en vigueur, des modes et résultats d’évaluation des biens immobiliers sous-jacents aux prêts et des méthodes de réexamen périodique de leur valeur, tels que publiés simultanément aux comptes annuels au 31 décembre 2025 et joints à la présente attestation.
Les modes et résultats d’évaluation des biens immobiliers et les méthodes de réexamen périodique de leur valeur ont été définis et mis en oeuvre sous la responsabilité de la direction de votre société.
Il nous appartient de nous prononcer sur leur validité au regard des règles en vigueur au 31 décembre 2025.
Nous avons mis en œuvre les diligences que nous avons estimé nécessaires au regard de la doctrine professionnelle de la Compagnie Nationale des Commissaires aux Comptes relative à cette mission. Nos travaux ont consisté à vérifier la conformité :
Ces vérifications ont été effectuées majoritairement sur la base des éléments et informations disponibles au 31 décembre 2025.
Sur la base de nos travaux, nous n’avons pas d’autre observation à formuler quant à la conformité aux dispositions prévues par les articles 2 à 4 du règlement 99-10 du Comité de la Réglementation Bancaire et Financière, des modes et résultats d’évaluation des biens immobiliers et des méthodes de réexamen périodique de leur valeur, publiés simultanément aux comptes annuels au 31 décembre 2025.
Fait à Paris, le 17 mars 2026
Le Contrôleur Spécifique
CAILLIAU DEDOUIT ET ASSOCIÉS
Laurent BRUN
La procédure décrite ci-après a été déterminée, conformément aux articles 1 et 2 du règlement n° 99-10 du CRBF, tels que modifiés par les règlements n° 2001-02 et n° 2002-02, et par les arrêtés du 7 mai 2007, du 23 février 2011 transposant en droit français la directive européenne 2006/48/CE, du 26 mai 2014, du 3 novembre 2014, du 7 juillet 2021, du 23 décembre 2021 et du 1er décembre 2022.
Les immeubles financés par des prêts éligibles ou apportés en garantie de ces prêts font l’objet d’une évaluation prudente, déduction faite des droits, des frais de notaire et de négociation.
L’évaluation est réalisée sur la base des caractéristiques durables à long terme de l’immeuble, des conditions de marché normales et locales, de l’usage actuel du bien et des autres usages qui pourraient lui être donnés.
Pour les prêts mis en force entre le 1er janvier 2003 et le 31 décembre 2006, conformément aux dispositions du règlement 99-10 du CRBF et à une décision du Président du Directoire du Crédit Foncier de France en date du 28 juillet 2003, était retenue comme valeur estimée du bien le coût de l’opération sans abattement, pour toutes les opérations d’habitat aux particuliers dont le coût d’opération est inférieur à 350 000 €.
À la suite des modifications apportées au règlement CRBF 99-10, ce principe a été étendu :
Au-delà de ces seuils, la valeur d’expertise est retenue comme valeur du bien.
Les règles énoncées ci-avant et appliquées depuis le 24 février 2011 sont résumées dans le tableau suivant :
Types de biens | Coût d’opération inférieur à 600 000 € ou | Coût d’opération supérieur ou égal à 600 000 € et montant du prêt acquis supérieur ou égal à 480 000 € |
|---|---|---|
Bien Habitat aux Particuliers | Coût de l’opération | Expertise |
Bien Habitat aux Professionnels | Expertise | Expertise |
Immeuble à usage professionnel* | Expertise | Expertise |
| ||
Les évaluations s’appliquent à l’ensemble des gages sous-jacents à des prêts autorisés (au sens de la signature entre les parties) dans l’année, mis en force ou non.
Les autres gages font nécessairement l’objet d’un réexamen périodique de leur valeur, tel que présenté ci-après (Cf. § II, III et IV).
Les méthodes ci-dessous décrites s’appliquent pour l’ensemble des prêts cédés ou mobilisés à la Compagnie de Financement Foncier.
Deux méthodes sont utilisées : une méthode statistique se subdivisant en deux suivant le segment de clientèle et le type de bien, et une méthode à dire d’expert.
L’arrêté du 7 juillet 2021 modifiant le règlement n° 99-10 du 9 juillet 1999 relatif aux sociétés de crédit foncier et aux sociétés de financement de l’habitat, indique « Une méthode statistique peut être utilisée. Elle vise à définir un coefficient de réajustement fixé compte tenu du marché immobilier et de son évolution sur la base des indices de variation des prix de l’immobilier publiés, par des instances officielles ou similaires, telles que des plateformes de données de marché, les plus appropriés au moment de la réévaluation, en termes de contenu et de date. Elle peut notamment conduire à réévaluer un bien immobilier à partir de l’évolution, sur la période considérée, des prix immobiliers constatés par un indice reflétant les transactions immobilières pertinentes. Dans ce cas, la méthode doit s’assurer que la valeur réévaluée ainsi obtenue est inférieure ou égale à la valeur de marché ou à la valeur hypothécaire à la date de réévaluation. »
Le Crédit Foncier a procédé au cours de l’exercice 2025 à un backtesting qui a consisté à comparer les dernières valeurs réévaluées par indice avec les évaluations obtenues à partir de l’outil CL.Estim de Crédit Logement sur un échantillon représentatif de 500 gages. Les résultats ont été tout à fait satisfaisants puisque les valeurs de gage du Crédit Foncier étaient inférieures aux valeurs calculées par Crédit Logement.
Deux méthodes de réexamen périodique statistique de la valeur des gages qui s’appliquent aux biens résidentiels sont retenues en fonction du moteur de revalorisation utilisé, selon la distinction suivante :
A. 1 Méthode statistique du Crédit Foncier, inchangée par rapport aux exercices précédents mais avec une granularité d’indices plus fine à partir de 2025, reproduite au sein d’un moteur de revalorisation logé sur la plate-forme informatique utilisée par le Crédit Foncier, sur la base d’indices d’évolution déterminés à partir de prix fournis par les experts de BPCE Solutions Immobilières (anciennement Crédit Foncier Immobilier) :
A. 2 Méthode statistique de BPCE, utilisant un moteur installé sur la plate-forme informatique du Groupe, permettant la revalorisation par application d’indices fournis également par les experts de BPCE Solutions Immobilières :
Dans les cas particuliers des gages situés en Hollande et en Belgique (Annexe 4), des indices spécifiques aux pays sont retenus (indices Stadim pour la Belgique et les indices PBK développés par le cadastre hollandais pour la Hollande).
Le principe du modèle se fonde sur l’établissement d’indices. Les indices obtenus sont des variations observées, d’une année sur l’autre, par rapport à des valeurs vénales, en précisant que l’évaluation des biens est réalisée, conformément à la Loi, sur la base d’une valeur prudente (laquelle est ensuite réévaluée par application des indices).
Jusqu’en 2024, les indices utilisés dans la réévaluation des gages immobiliers pour les particuliers étaient une moyenne des indices dans l’Ancien et dans le neuf.
L’Ancienneté des prêts accordés à notre clientèle retail, dépasse désormais cinq ans.
Une approche tenant compte uniquement des indices dans l’Ancien nous a donc semblé nécessaire à partir de novembre 2025.
Les indices sont déterminés selon quatre catégories géographiques distinctes :
Pour chacune des quatre catégories ainsi définies (Agglomération, Région, Paris et Île-de-France), structurée au moyen des codes postaux rattachés, sont calculés des indices décomposés de la façon suivante :
Lorsque le gage se situe en Corse ou dans les DROM-TOM ou que sa localisation n’est pas reconnue dans la table des codes postaux, les indices d’évolution annuelle retenus, pour le type de logement correspondant, sont :
L’actualisation des indices de valeurs immobilières est annuelle. Pour chaque période, courant novembre, de nouveaux indices sont déterminés sur une base arrêtée au 30 septembre.
Cette gestion du cycle de réévaluation permet de raisonner en année glissante du 30 septembre de l’année « n-1 » au 30 septembre de l’année « n ».
La revalorisation des gages est annuelle avec utilisation des indices d’évolution déterminés en novembre.
La détermination des indices d’évolution repose sur une enquête « ad-hoc » et à « dire d’expert », réalisée chaque année par le secteur Études de BPCE Solutions Immobilières auprès du réseau d’experts immobiliers régionaux, d’informations statistiques immobilières brutes trimestrielles figurant dans sa base de données.
La méthode de réévaluation statistique mise en œuvre par BPCE s’applique aux biens Habitat (résidentiels) accordés aux professionnels et dépend de la localisation des biens.
Elle est fondée sur les mêmes indices fournis par les experts de BPCE Solutions Immobilières que pour les biens financés aux particuliers.
Cette catégorie, en application de la réglementation Bâle II (article 208 du règlement (UE) n° 575/2013 du Parlement européen et du conseil du 26 juin 2013), concerne les biens immobiliers (habitat résidentiel) garantissant une créance d’un encours supérieur à 3 M€.
Chaque bien entrant dans cette catégorie est réévalué individuellement, tous les trois ans, au moyen d’une expertise. L’expert détermine une valeur prudente hypothécaire, fondée sur une analyse fine de la nature du bien et ses caractéristiques propres d’une part, et sur une vision prospective et prudente du marché d’autre part.
Entre chaque expertise triennale, le bien est réévalué deux ans de suite selon une méthode statistique :
Conformément aux dispositions du règlement 99-10 du CRBF, la méthode de réévaluation suivante est appliquée pour les biens à usage professionnel :
Cette catégorie concerne les biens immobiliers à usage professionnel (non résidentiels) dont la créance est cédée ou mobilisée à la Compagnie de Financement Foncier.
Régl. | Périmètre | Type de biens | Encours/Valeur du gage | Périodicité revalorisation | Référence |
|---|---|---|---|---|---|
CRR |
| Tous les biens immobiliers | Encours > 3 M€ | Expertise individuelle tous les trois ans et méthode statistique dans l’intervalle | Article 208 point 3.b |
Biens immobiliers commerciaux | Encours ≤ 3 M€ | Examen effectué annuellement selon une méthode statistique | Article 208 point 3.a | ||
Biens immobiliers résidentiels | Encours ≤ 3 M€ | Examen effectué tous les trois ans selon une méthode statistique | Article 208 point 3.a | ||
CMF | Les biens cédés et mobilisés à la Compagnie de Financement Foncier | Biens immobiliers à usage d’habitation |
| Examen effectué annuellement selon une méthode statistique | Art. 3 point a) du chapitre 1er du règlement n° 99-10 |
Biens immobiliers à usage professionnel | Encours ≤ 480 k€ | Examen effectué annuellement selon une méthode statistique | Art 3. Point b) du chapitre 1er du règlement n° 99-10 | ||
Encours > 480 k€ ET Coût d’achat ou valeur estimée du gage ≤ 600 k€ | Expertise individuelle tous les trois ans et méthode statistique dans l’intervalle | Art 3. Point c) du chapitre 1er du règlement n° 99-10 | |||
Encours > 480 k€ ET Coût d’achat ou valeur estimée du gage > 600 k€ | Expertise individuelle tous les ans | Art 3. Point d) du chapitre 1er du règlement n° 99-10 |
| Habitat Particuliers | Corporates et Non Habitat Particuliers Méthode statistique BPCE (A. 2) | |||
|---|---|---|---|---|---|
France | Belgique | Global | Particuliers* | Corporates | |
Encours (en M€) | 17 753 | 412 | 130 | 33 | 97 |
Nb de gages | 209 826 | 5 122 | 199 | 54 | 145 |
Valeur 2025 (en M€) | 42 473 | 1 797 | 1 268 | 69 | 1 199 |
(Valeur 2024) (en M€) | - 42 650 | - 1 713 | - 1 258 | - 69 | - 1 190 |
Évolution | - 0,41 % | 4,88 % | 0,76 % | 0,48 % | 0,78 % |
| |||||
Créances Corporate provenant du Crédit Foncier et du Groupe BPCE
À noter qu’à fin 2025, 65 prêts Corporate provenant du Crédit Foncier et de différents établissements du Groupe BPCE sont mobilisés pour un encours (éligible aux OF) de 785 M€ et une valeur de gages de 4 271 M€.
Pour précision, la réévaluation de 7 gages du portefeuille SOCFIM a été effectuée par application de la moyenne des variations observées en 2025 sur l'ensemble du portefeuille SOCFIM refinancé depuis 2023, soit une décote de 4.501%.
Créances PAS provenant du Groupe BPCE
À noter qu’à fin 2025, 9224 PAS provenant de différents établissements du Groupe BPCE sont mobilisés pour un encours de 732 M€ et une valeur de gages de 1 644 M€.
Les gages font l’objet d’un réexamen périodique de leur valeur sur un rythme semestriel via des flux planifiés aux T2 et T4 de chaque année, à partir d’indices de réévaluation fournis par BPCE Solutions immobilières.
Une anomalie est cependant constatée dans l’application des indices de réévaluation des gages des prêts PAS mobilisés, entraînant une valorisation annuelle basée sur des indices datant de l’année précédente, et non sur les indices en vigueur sur la période de réévaluation.
Région | Dépt. | Département | Unité urbaine | Indice Appartements 2024-2025 | Indice Maisons 2024-2025 |
|---|---|---|---|---|---|
ALSACE | 67 | BAS-RHIN | Strasbourg (partie française) | 1,0027 | 0,9950 |
ALSACE | 68 | HAUT-RHIN | Mulhouse | 1,0769 | 0,9881 |
AQUITAINE | 33 | GIRONDE | Bordeaux | 0,9631 | 0,9591 |
AQUITAINE | 64 | PYRÉNÉES-ATLANTIQUES | Bayonne | 1,0403 | 0,9921 |
AUVERGNE | 63 | PUY-DE-DÔME | Clermont-Ferrand | 0,9803 | 0,9545 |
BOURGOGNE | 21 | CÔTE-D’OR | Dijon | 1,0000 | 0,9587 |
BRETAGNE | 29 | FINISTÈRE | Brest | 0,9221 | 0,9778 |
BRETAGNE | 35 | ILLE-ET-VILAINE | Rennes | 1,0000 | 0,9636 |
CENTRE | 37 | INDRE-ET-LOIRE | Tours | 0,9816 | 1,0000 |
CENTRE | 45 | LOIRET | Orléans | 1,0000 | 0,9756 |
CHAMPAGNE | 51 | MARNE | Reims | 1,0150 | 1,0000 |
HAUTE-NORMANDIE | 76 | SEINE-MARITIME | Le Havre | 0,9672 | 0,9576 |
HAUTE-NORMANDIE | 76 | SEINE-MARITIME | Rouen | 1,0104 | 0,9826 |
LANGUEDOC-ROUSSILLON | 34 | HÉRAULT | Montpellier | 1,0060 | 0,9855 |
LORRAINE | 54 | MEURTHE-ET-MOSELLE | Nancy | 0,9934 | 0,9583 |
LORRAINE | 57 | MOSELLE | Metz | 0,9956 | 1,0220 |
MIDI-PYRÉNÉES | 31 | HAUTE-GARONNE | Toulouse | 1,0141 | 0,9319 |
NORD | 59 | NORD | Lille (partie française) | 0,9811 | 0,9412 |
NORD | 59 | NORD | Valenciennes | 0,9815 | 0,9735 |
NORD | 62 | PAS-DE-CALAIS | Béthune | 1,0500 | 1,0545 |
NORD | 62 | PAS-DE-CALAIS | Douai-Lens | 1,0476 | 1,0000 |
PACA | 6 | ALPES-MARITIMES | Nice | 1,0171 | 1,0308 |
PACA | 13 | BOUCHES-DU-RHÔNE | Marseille-Aix-en-Provence | 1,0154 | 1,0111 |
PACA | 83 | VAR | Toulon | 1,0000 | 1,0667 |
PACA | 84 | VAUCLUSE | Avignon | 1,0314 | 0,9796 |
PAYS DE LOIRE | 44 | LOIRE-ATLANTIQUE | Nantes | 0,9586 | 0,9253 |
PAYS DE LOIRE | 49 | MAINE-ET-LOIRE | Angers | 1,0294 | 1,0059 |
PAYS DE LOIRE | 72 | SARTHE | Le Mans | 1,0087 | 0,9583 |
RHÔNE-ALPES | 38 | ISÈRE | Grenoble | 0,9599 | 1,0000 |
RHÔNE-ALPES | 42 | LOIRE | Saint-Étienne | 1,0000 | 1,0526 |
RHÔNE-ALPES | 69 | RHÔNE | Lyon | 0,9722 | 1,0390 |
Moyenne | 1,0007 | 0,9884 | |||
Région | Dépt. | Département | Unité urbaine | Indice Appartements 2024-2025 | Indice Maisons 2024-2025 |
|---|---|---|---|---|---|
AQUITAINE | 64 | PYRÉNÉES-ATLANTIQUES | Pau | 1,0360 | 0,9784 |
BASSE-NORMANDIE | 14 | CALVADOS | Caen | 0,9971 | 0,9737 |
BRETAGNE | 56 | MORBIHAN | Lorient | 0,9771 | 0,9824 |
CHAMPAGNE | 10 | AUBE | Troyes | 0,9179 | 0,9197 |
FRANCHE-COMTÉ | 25 | DOUBS | Besançon | 1,0286 | 0,9903 |
FRANCHE-COMTÉ | 25 | DOUBS | Montbéliard | 0,9688 | 1,0148 |
LANGUEDOC-ROUSSILLON | 30 | GARD | Nîmes | 1,0171 | 0,9583 |
LANGUEDOC-ROUSSILLON | 66 | PYRÉNÉES-ORIENTALES | Perpignan | 0,9615 | 1,0000 |
LIMOUSIN | 87 | HAUTE-VIENNE | Limoges | 0,9874 | 1,0166 |
LORRAINE | 57 | MOSELLE | Thionville | 1,0174 | 0,9836 |
NORD | 59 | NORD | Dunkerque | 1,0690 | 1,0448 |
NORD | 59 | NORD | Maubeuge (partie française) | 1,0909 | 1,0667 |
PAYS DE LOIRE | 44 | LOIRE-ATLANTIQUE | Saint-Nazaire | 0,9899 | 0,9265 |
PICARDIE | 60 | OISE | Creil | 1,0000 | 0,9375 |
PICARDIE | 80 | SOMME | Amiens | 1,0031 | 0,9577 |
POITOU-CHARENTES | 16 | CHARENTE | Angoulême | 0,9728 | 1,0000 |
POITOU-CHARENTES | 17 | CHARENTE-MARITIME | La Rochelle | 1,0444 | 1,0283 |
POITOU-CHARENTES | 86 | VIENNE | Poitiers | 0,9839 | 0,9856 |
RHÔNE-ALPES | 26 | DRÔME | Valence | 1,0298 | 1,0000 |
RHÔNE-ALPES | 74 | HAUTE-SAVOIE | Annecy | 1,0000 | 0,9800 |
RHÔNE-ALPES | 74 | HAUTE-SAVOIE | Genève (CH)-Annemasse | 1,0342 | 1,0000 |
RHÔNE-ALPES | 73 | SAVOIE | Chambéry | 1,0000 | 0,9552 |
Moyenne | 1,0058 | 0,9864 | |||
Région | Dépt. | Département | Unité urbaine | Indice Appartements 2024-2025 | Indice Maisons 2024-2025 |
|---|---|---|---|---|---|
ALSACE | 67 | BAS-RHIN | Haguenau | 1,0167 | 1,0084 |
ALSACE | 68 | HAUT-RHIN | Colmar | 1,0098 | 0,9992 |
AQUITAINE | 24 | DORDOGNE | Bergerac | 1,0043 | 1,0063 |
AQUITAINE | 24 | DORDOGNE | Périgueux | 0,9887 | 1,0070 |
AQUITAINE | 33 | GIRONDE | Arcachon | 1,0078 | 1,0119 |
AQUITAINE | 47 | LOT-ET-GARONNE | Agen | 1,0362 | 1,0295 |
AUVERGNE | 3 | ALLIER | Montluçon | 1,0000 | 0,9457 |
AUVERGNE | 3 | ALLIER | Vichy | 1,0171 | 1,0145 |
BASSE-NORMANDIE | 50 | MANCHE | Cherbourg-en-Cotentin | 0,9600 | 0,9810 |
BOURGOGNE | 58 | NIÈVRE | Nevers | 0,9595 | 0,9500 |
BOURGOGNE | 71 | SAÔNE-ET-LOIRE | Chalon-sur-Saône | 1,0220 | 1,0207 |
BOURGOGNE | 72 | SAÔNE-ET-LOIRE | Mâcon | 1,0370 | 0,9737 |
BRETAGNE | 22 | CÔTES-D’ARMOR | Saint-Brieuc | 1,0133 | 0,9745 |
BRETAGNE | 29 | FINISTÈRE | Quimper | 0,9613 | 1,0061 |
BRETAGNE | 56 | MORBIHAN | Vannes | 0,9848 | 0,9807 |
CENTRE | 18 | CHER | Bourges | 0,9778 | 0,9420 |
CENTRE | 28 | EURE-ET-LOIR | Chartres | 0,9706 | 0,9706 |
CENTRE | 36 | INDRE | Châteauroux | 0,9796 | 1,0134 |
CENTRE | 41 | LOIR-ET-CHER | Blois | 0,9778 | 1,0000 |
CENTRE | 45 | LOIRET | Montargis | 0,9839 | 0,9615 |
CHAMPAGNE | 8 | ARDENNES | Charleville-Mézières | 1,0000 | 0,9697 |
CHAMPAGNE | 51 | MARNE | Châlons-en-Champagne | 1,0000 | 1,0023 |
FRANCHE-COMTÉ | 90 | TERRITOIRE DE BELFORT | Belfort | 1,0696 | 0,9161 |
HAUTE-NORMANDIE | 27 | EURE | Évreux | 0,9306 | 0,9589 |
LANGUEDOC-ROUSSILLON | 11 | AUDE | Carcassonne | 0,9492 | 1,0000 |
LANGUEDOC-ROUSSILLON | 11 | AUDE | Narbonne | 1,0386 | 1,0200 |
LANGUEDOC-ROUSSILLON | 30 | GARD | Alès | 1,0077 | 1,0313 |
LANGUEDOC-ROUSSILLON | 34 | HÉRAULT | Béziers | 1,0738 | 1,0244 |
LANGUEDOC-ROUSSILLON | 34 | HÉRAULT | Sète | 1,0526 | 1,0484 |
LANGUEDOC-ROUSSILLON | 66 | PYRÉNÉES-ORIENTALES | Saint-Cyprien | 1,0403 | 0,9825 |
LIMOUSIN | 19 | CORRÈZE | Brive-la-Gaillarde | 0,9786 | 1,0136 |
LORRAINE | 57 | MOSELLE | Forbach (partie française) | 0,9886 | 1,0146 |
LORRAINE | 88 | VOSGES | Épinal | 1,0072 | 1,0000 |
MIDI-PYRÉNÉES | 65 | HAUTES-PYRÉNÉES | Tarbes | 1,0078 | 1,0127 |
MIDI-PYRÉNÉES | 81 | TARN | Albi | 1,0115 | 0,9772 |
MIDI-PYRÉNÉES | 81 | TARN | Castres | 1,0033 | 0,9617 |
MIDI-PYRÉNÉES | 82 | TARN-ET-GARONNE | Montauban | 1,0145 | 1,0010 |
NORD | 59 | NORD | Armentières (partie française) | 1,0707 | 1,0826 |
NORD | 62 | PAS-DE-CALAIS | Arras | 0,9750 | 1,0255 |
NORD | 62 | PAS-DE-CALAIS | Boulogne-sur-Mer | 1,0276 | 1,0420 |
NORD | 62 | PAS-DE-CALAIS | Calais | 1,0333 | 1,0648 |
NORD | 62 | PAS-DE-CALAIS | Saint-Omer | 1,0333 | 1,0268 |
PACA | 6 | ALPES-MARITIMES | Menton-Monaco | 1,0000 | 1,0488 |
PACA | 13 | BOUCHES-DU-RHÔNE | Arles | 1,1316 | 1,0577 |
PACA | 13 | BOUCHES-DU-RHÔNE | Salon-de-Provence | 1,0238 | 1,0164 |
PACA | 83 | VAR | Draguignan | 1,0476 | 1,0313 |
PACA | 83 | VAR | Fréjus | 1,0000 | 1,0105 |
PAYS DE LOIRE | 49 | MAINE-ET-LOIRE | Cholet | 1,0200 | 1,0185 |
PAYS DE LOIRE | 53 | MAYENNE | Laval | 1,0194 | 0,9804 |
PAYS DE LOIRE | 85 | VENDÉE | La Roche-sur-Yon | 0,9793 | 1,0127 |
PICARDIE | 2 | AISNE | Saint-Quentin | 0,9800 | 1,0390 |
PICARDIE | 60 | OISE | Beauvais | 0,9286 | 0,9545 |
PICARDIE | 60 | OISE | Compiègne | 1,0435 | 0,9723 |
POITOU-CHARENTES | 79 | DEUX-SÈVRES | Niort | 0,9739 | 0,9921 |
RHÔNE-ALPES | 1 | AIN | Bourg-en-Bresse | 0,9490 | 1,0256 |
RHÔNE-ALPES | 26 | DRÔME | Montélimar | 1,0544 | 1,0488 |
RHÔNE-ALPES | 26 | DRÔME | Romans-sur-Isère | 1,0000 | 1,0286 |
RHÔNE-ALPES | 74 | HAUTE-SAVOIE | Cluses | 1,0308 | 1,0000 |
RHÔNE-ALPES | 74 | HAUTE-SAVOIE | Thonon-les-Bains | 1,0464 | 1,0000 |
RHÔNE-ALPES | 38 | ISÈRE | Bourgoin-Jallieu | 1,0000 | 1,0000 |
RHÔNE-ALPES | 38 | ISÈRE | Vienne | 1,0180 | 0,9686 |
RHÔNE-ALPES | 38 | ISÈRE | Voiron | 1,0000 | 1,0385 |
RHÔNE-ALPES | 42 | LOIRE | Roanne | 1,0288 | 0,9429 |
RHÔNE-ALPES | 42 | LOIRE | Saint-Just-Saint-Rambert | 1,0313 | 1,0000 |
Moyenne | 1,0083 | 1,0025 | |||
Région | Indice Maisons 2024-2025 |
|---|---|
ALSACE | 1,032 |
AQUITAINE | 0,974 |
AUVERGNE | 1,005 |
BOURGOGNE | 1,010 |
BRETAGNE | 0,986 |
CENTRE | 0,963 |
CHAMPAGNE | 0,988 |
FRANCHE-COMTÉ | 1,010 |
LANGUEDOC-ROUSSILLON | 1,000 |
LIMOUSIN | 1,027 |
LORRAINE | 0,960 |
MIDI-PYRÉNÉES | 1,005 |
NORD | 1,018 |
BASSE-NORMANDIE | 0,992 |
HAUTE-NORMANDIE | 0,982 |
PAYS DE LOIRE | 1,001 |
PICARDIE | 0,992 |
POITOU-CHARENTES | 0,983 |
PACA | 1,006 |
RHÔNE-ALPES | 1,008 |
Moyenne | 0,997 |
Région | Dépt. | Département | Indice Appartements 2024-2025 | Indice Maisons 2024-2025 |
|---|---|---|---|---|
IDF | 75 | PARIS | 1,003 | - |
77 | SEINE-ET-MARNE | 0,996 | 0,999 | |
78 | YVELINES | 0,993 | 0,998 | |
91 | ESSONNE | 1,000 | 0,990 | |
92 | HAUTS-DE-SEINE | 1,000 | 0,981 | |
93 | SEINE-SAINT-DENIS | 1,000 | 0,982 | |
94 | VAL-DE-MARNE | 1,009 | 0,991 | |
95 | VAL-D’OISE | 0,997 | 0,993 | |
Moyenne (hors Paris) | 0,999 | 0,991 | ||
Régions | Portefeuille Compagnie de Financement Foncier | |
|---|---|---|
Répartition régionale des valeurs de gages (montant en M€) | Répartition régionale (en %) | |
Alsace | 495,79 | 1,17 % |
Aquitaine | 2 627,32 | 6,19 % |
Auvergne | 201,92 | 0,48 % |
Basse-Normandie | 471,73 | 1,11 % |
Bourgogne | 561,54 | 1,32 % |
Bretagne | 1 074,46 | 2,53 % |
Centre | 990,06 | 2,33 % |
Champagne-Ardenne | 392,37 | 0,92 % |
Corse | 81,22 | 0,19 % |
DROM-COM | 112,97 | 0,27 % |
Franche-Comté | 294,38 | 0,69 % |
Haute-Normandie | 1 277,41 | 3,01 % |
Île-de-France (hors Paris) | 12 575,34 | 29,61 % |
Languedoc-Roussillon | 2 383,08 | 5,61 % |
Limousin | 158,90 | 0,37 % |
Lorraine | 759,75 | 1,79 % |
Midi-Pyrénées | 2 748,00 | 6,47 % |
Nord-Pas-de-Calais | 1 834,13 | 4,32 % |
Paris | 956,55 | 2,25 % |
Pays de la Loire | 1 858,51 | 4,38 % |
Picardie | 1 449,87 | 3,41 % |
Poitou-Charentes | 552,54 | 1,30 % |
Provence-Alpes-Côte d’Azur | 4 486,10 | 10,56 % |
Rhône-Alpes | 4 100,58 | 9,65 % |
Autres (dont Monaco) | 28,82 | 0,07 % |
Total général | 42 473,36 | 100,00 % |
Région | Nb de gages | Valorisation (en €) avant revalorisation | Valorisation (en €) après revalorisation | Encours (en €) au 31/10/2025 |
|---|---|---|---|---|
Alsace | 14 | 84 099 034 | 85 844 605 | 5 299 744 |
Aquitaine | 15 | 56 935 416 | 56 615 037 | 9 109 814 |
Auvergne | 2 | 14 568 768 | 14 596 477 | 553 858 |
Basse-Normandie | 4 | 16 354 778 | 16 205 222 | 1 132 664 |
Bretagne | 1 | 157 533 | 155 007 | 68 660 |
Centre | 5 | 4 321 176 | 4 206 329 | 211 184 |
DROM-COM | 6 | 29 429 059 | 29 297 164 | 5 091 795 |
Haute-Normandie | 1 | 1 844 853 | 1 856 804 | 67 840 |
Île-de-France (hors Paris) | 35 | 397 468 793 | 397 292 524 | 37 904 053 |
Languedoc-Roussillon | 2 | 4 412 409 | 4 393 851 | 120 619 |
Lorraine | 6 | 34 734 665 | 33 134 907 | 3 985 169 |
Midi-Pyrénées | 2 | 4 095 247 | 4 101 697 | 388 904 |
Nord-Pas-de-Calais | 3 | 4 974 032 | 5 092 619 | 350 864 |
Paris | 10 | 328 158 783 | 336 371 725 | 17 994 972 |
Pays de la Loire | 7 | 21 584 442 | 21 328 648 | 1 701 984 |
Picardie | 1 | 408 574 | 403 386 | 19 697 |
Poitou-Charentes | 1 | 299 499 | 293 154 | 125 263 |
Provence-Alpes-Côte d’Azur | 11 | 85 576 578 | 88 582 767 | 7 337 515 |
Rhône-Alpes | 19 | 100 488 033 | 99 381 543 | 5 774 487 |
Total général | 145 | 1 189 911 672 | 1 199 153 466 | 97 239 087 |
Région | Nb de gages | Valorisation (en €) avant revalorisation | Valorisation (en €) après revalorisation | Encours (en €) au 31/10/2025 | Évolution |
|---|---|---|---|---|---|
Aquitaine | 5 | 2 833 945 | 2 713 536 | 4 622 589 | - 4,25 % |
Haute-Normandie | 2 | 1 067 400 | 1 036 308 | 423 629 | - 2,91 % |
Île-de-France (hors Paris) | 5 | 5 944 665 | 5 937 821 | 1 521 117 | - 0,12 % |
Languedoc-Roussillon | 2 | 733 627 | 734 312 | 265 110 | 0,09 % |
Paris | 9 | 12 427 127 | 12 192 617 | 6 068 295 | - 1,89 % |
Pays de la Loire | 1 | 185 356 | 176 460 | 62 388 | - 4,80 % |
Provence-Alpes-Côte d’Azur | 20 | 33 031 539 | 33 679 775 | 15 265 666 | 1,96 % |
Rhône-Alpes | 10 | 12 347 204 | 12 427 048 | 4 444 640 | 0,65 % |
Total général | 54 | 68 570 863 | 68 897 877 | 32 673 435 | 0,48 % |
Le Crédit Foncier via son prestataire Stater a procédé à une réévaluation des gages de la succursale au titre de l’année 2025. Cette revalorisation en date du 30/06/2025 couvre une période de 12 mois puisque la précédente réévaluation était au 30/06/2024.
La réévaluation a porté sur 5 122 gages représentant une valorisation globale de 1 797 M€ soit une hausse moyenne de 4,88 % des valeurs de gages associés à un encours de 412 M€.
La Compagnie de Financement Foncier n’a pas d’activité pour compte propre ni aucune position dans un portefeuille de négociation. Elle réalise des opérations de couverture des éléments de son bilan.
Le Crédit Foncier assure la prestation de suivi et de pilotage des risques structurels de bilan de la Compagnie de Financement Foncier, en application de la convention qui lui transfère cette compétence. Les règles afférentes sont regroupées dans la charte financière du groupe Crédit Foncier.
Les risques de liquidité et de taux sont mesurés selon des approches différentes et complémentaires suivant l’horizon d’analyse. On distinguera notamment :
Dans le cadre de ces deux approches, les écoulements des actifs et des passifs font l’objet d’hypothèses ou de conventions pour :
Par ailleurs, des hypothèses spécifiques à certains produits sont modélisées, venant adapter les écoulements. Il s’agit principalement de la propension de la clientèle à rembourser son actif par anticipation (les remboursements anticipés) ainsi que la vitesse de décaissement des crédits mis en place, appelés versements différés (les VD).
Le Crédit Foncier applique ainsi des hypothèses de taux de remboursements anticipés spécifiques à chaque type de concours, en fonction du type de clientèle (particuliers, professionnels ou collectivités) et des natures de taux (taux fixe, taux révisable ou taux variable).
En termes de systèmes d’information, la direction de la Gestion financière utilise un progiciel dédié, interfacé avec les chaînes de gestion.
Les risques de liquidité et de taux sont inclus dans le dispositif d’Appétit aux Risques.
L’essentiel des ressources de la Compagnie de Financement Foncier provient de ses émissions à moyen et long terme d’obligations foncières.
Pour l’année 2025, la Compagnie de Financement Foncier a émis 4,3 Md€ d’obligations foncières.
La Compagnie de Financement Foncier dispose par ailleurs d’un volume d’actifs potentiellement mobilisables, éligibles aux opérations de financement de la BCE. Au 31 décembre 2025, ces encours atteignent 21,6 Md€ en valeur nominale répartis en :
En 2025, cette faculté de financement n’a pas été utilisée par la Compagnie de Financement Foncier.
Le risque de liquidité est le risque pour la Compagnie de Financement Foncier de ne pouvoir faire face à ses échéances de trésorerie.
Comme expliqué au sein du paragraphe 6.1, les besoins de liquidité sont analysés selon la double approche statique et dynamique. En vision statique, le suivi du risque de liquidité permet de s’assurer que la gestion moyen terme n’a pas pour effet une concentration trop forte des besoins de liquidité sur certaines périodes. Le principal indicateur utilisé est le gap de liquidité statique, selon prise en compte ou non des capacités de mobilisation de la Compagnie de Financement Foncier évaluées également à l’horizon de 20 ans. Est également observée la concentration des tombées obligataires sur la période future.
La politique de gestion très prudente de la liquidité s’est poursuivie en 2024. Les règles de gestion de bilan de la Compagnie de Financement Foncier lui assurent une exposition au risque de liquidité très limitée. Le risque de liquidité est encadré par un dispositif de limites réglementaires et fait l’objet d’un suivi en comité de gestion de gestion actif passif (COGAP), ainsi qu’en comité exécutif des risques.
La Compagnie de Financement Foncier s’est notamment engagée à disposer de suffisamment d’actifs liquides de haute qualité (HQLA) après haircut pour faire face à tout moment aux échéances contractuelles de sa dette privilégiée pendant au moins 180 jours. S’ajoute à cet indicateur la mesure réglementaire de l’écart de durée de vie des actifs (coverpool) qui ne peut être supérieure à 18 mois à celle des passifs privilégiés.
Au 31 décembre 2025, la Compagnie de Financement Foncier dispose d’une trésorerie de 0,54 Md€, dont 0,49 Md€ auprès de la Banque de France, et de 4,6 Md€ prêtés à 11 mois maximum à BPCE et garantis par un portefeuille de prêts.
En cas de crise, la Compagnie de Financement Foncier bénéficie du dispositif applicable pour le groupe Crédit Foncier et décrit dans son Plan de Contingence de la liquidité (cf. : Plan de contingence de la liquidité).
La Compagnie de Financement Foncier possédant un compte auprès de la BCE, un dispositif de suivi et de pilotage de sa liquidité intraday a été mis en place.
La Compagnie de Financement Foncier dépose à ce titre un montant de collatéral auprès de la BCE.
Le ratio LCR de la Compagnie de Financement Foncier respecte la limite de 100 % applicable depuis le 1er janvier 2018.
La Compagnie de Financement Foncier établit des mesures de projection de la liquidité sous scénario central à un an et en situation de stress :
La limite au stress test a été respectée sur l’année 2025.
La Compagnie de Financement Foncier s’assure à tout moment de la couverture de ses besoins de trésorerie sur une période de 180 jours conformément à l’arrêté. Cette disposition a été respectée pour l’année 2025. La prévision de la liquidité à 180 jours est transmise pour certification au contrôleur spécifique puis à l’ACPR trimestriellement.
L’indicateur de congruence exige que les actifs éligibles, dont le montant permet d’assurer un ratio de surdimensionnement minimum réglementaire de 105 %, aient une durée de vie moyenne n’excédant pas de 18 mois celle des passifs privilégiés. Le calcul est transmis pour validation au contrôleur spécifique puis à l’ACPR trimestriellement.
L’établissement assujetti définit, selon ses caractéristiques propres, le plan trimestriel de couverture des ressources privilégiées qui s’appliquerait dans l’hypothèse où il cesserait d’émettre des passifs privilégiés. Il est également transmis pour certification au contrôleur spécifique puis à l’ACPR trimestriellement.
L’établissement déclare, à la date de situation et sur un pas trimestriel jusqu’au remboursement de la dernière ressource privilégiée, les éléments suivants :
Le calcul du niveau de couverture tient compte des hypothèses de remboursement anticipé et d’un taux de perte finale sur les actifs.
Un plan de contingence de la liquidité a été défini pour le groupe Crédit Foncier, le Crédit Foncier et la Compagnie de Financement Foncier en déclinaison du plan de contingence de liquidité du Groupe BPCE.
Il précise les mesures de liquidité et la gouvernance associée selon les trois niveaux de stress : tension, stress fort et stress catastrophe.
La Compagnie de Financement Foncier est protégée contre les risques de taux et de change.
Dès leur entrée au bilan, les actifs sont, si nécessaire, transformés en éléments à taux variable en euros. Les acquisitions de portefeuilles sont couvertes au moyen de swaps de macrocouverture et les opérations unitaires de taille significative avec des swaps de microcouverture, si nécessaire. De même, les dettes émises par la Compagnie de Financement Foncier sont unitairement couvertes en taux dès leur origine pour constituer un passif à taux variable en euros.
Les opérations de dérivés sont en général intermédiées par le Crédit Foncier et donnent lieu à un swap intragroupe Crédit Foncier/Compagnie de Financement Foncier.
Cette stratégie d’intermédiation par le Crédit Foncier s’applique rarement pour les cross-currency swaps destinés à couvrir les émissions en devise ou pour les swaps structurés visant à couvrir les placements privés ou certains actifs SPT.
Compte tenu des différents mécanismes de couverture mis en place par la Compagnie de Financement Foncier dès la conclusion des opérations, l’exposition au risque de taux est limitée à l’éventuelle déformation de l’adossement due à des événements incertains à l’origine et intervenant en cours de vie des opérations (principalement les remboursements anticipés).
La position de taux est revue chaque trimestre par le comité de gestion de bilan (COGAP) de la Compagnie de Financement Foncier qui décide alors des opérations de macro-couverture à conclure afin de maintenir les impasses de taux dans d’étroites limites que s’est fixées la Compagnie de Financement Foncier. Les risques de base, résultant de taux de référence différents sur les positions déjà transformées en taux révisable par des swaps, sont également gérés en macro-couverture.
Les opérations de couverture validées sont ensuite déclinées opérationnellement par le comité de gestion financière, puis exécutées par la direction de la trésorerie du Crédit Foncier qui est le seul point d’entrée de la Compagnie de Financement Foncier sur le marché pour ce type d’opérations.
Toutes les contreparties des swaps de taux ou de devises ont conclu avec la Compagnie de Financement Foncier des accords de collatéralisation prévoyant des dépôts de garantie sécurisés au bénéfice de la Compagnie de Financement Foncier en cas de position débitrice et en fonction de leur niveau de notation. Si la position est inversée, ces accords prévoient que la Compagnie de Financement Foncier n’effectuera aucun versement de collatéral. Au 31 décembre 2025, le montant des deposits reçus s’élève à 0,10 Md€.
La Compagnie de Financement Foncier a retenu une approche statique pour la mesure des assiettes de risque.
Le gap de taux fixé est calculé à partir de l’ensemble des encours du bilan et hors-bilan à date d’arrêté et en tenant compte des hypothèses et règles d’écoulement fixées.
La position par canton de taux révisable est également observée.
L’ensemble de ces indicateurs fait l’objet d’un suivi trimestriel en comité de gestion de bilan (COGAP) et en comité exécutif des risques.
La Compagnie de Financement Foncier s’est engagée à maintenir le niveau de ses impasses de taux à l’intérieur de limites étroites définies par périodes d’observation.
Ces limites sont fixées chaque année en montant.
Les limites actuellement en vigueur pour les impasses de taux sont :
Horizon | Limites exprimées (en Md€) |
|---|---|
0-2 ans | 1,5 |
3-4 ans | 1,7 |
5-8 ans | 2,1 |
Seuil d’observation de 9 à 16 ans | 2,1 |
Sur l’année 2025, les limites ont été respectées. |
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Un risque de change existe dès lors qu’une évolution des cours de change affecte négativement la valeur des avoirs et engagements libellés en devises étrangères. La Compagnie de Financement Foncier s’interdisant toute position ouverte de change sur ses actifs et passifs libellés en devise, ceux-ci sont généralement swappés en contrevaleur euro dès leur entrée au bilan. Les écarts résiduels qui découlent de l’ajustement des positions bilancielles, en particulier celles résultant des décalages de flux d’intérêt, sont ajustés en tant que de besoin.
Ils font l’objet d’un suivi par la direction des opérations financières et la direction des risques du Crédit Foncier qui contrôle le respect des limites. La Compagnie de Financement Foncier a fixé une limite interne correspondant à la contre-valeur de 5 M€, toutes devises confondues, et de 3 M€ par devise. Cette limite est respectée au 31 décembre 2025.
Ce risque se matérialise dès lors qu’un règlement et/ou une livraison dans un système de transfert ne s’effectue pas comme prévu, le plus souvent du fait d’un tiers.
La surveillance opérationnelle de ce risque pour la Compagnie de Financement Foncier est effectuée par le back office trésorerie du Crédit Foncier.
La Compagnie de Financement Foncier accède directement, pour les opérations de gros montants en euros, aux moyens de paiement de la Place de Paris ; elle est participante directe du système européen Target. Pour les opérations en devises ou celles de petits montants en euros, elle dispose de comptes auprès de BPCE.
Le suivi du risque de règlement est effectué quotidiennement par :
Le process d’escalade et de gouvernance permet de suivre les risques de règlement et de les qualifier en défaut si besoin.
En cas de défaut définitif d’une contrepartie de règlement, et si la position en Banque de France de la Compagnie de Financement Foncier en devenait potentiellement débitrice, il est prévu la mise en place de mécanismes de couverture (emprunt sur le marché, emprunt de fin de journée auprès de la BCE).
La Compagnie de Financement Foncier dispose d’un plan d’urgence et de poursuite de l’activité pour les règlements dans le cadre d’un accord avec BPCE. À ce titre, la Compagnie de Financement Foncier bénéficie du plan d’urgence et de poursuite de l’activité de BPCE pour son activité bancaire.
Le risque opérationnel est défini au sein du Groupe BPCE comme le risque de perte résultant d’une inadéquation ou d’une une défaillance de processus internes, qu’ils impliquent le personnel ou les systèmes d’information ou qu’ils soient liés à des évènements extérieurs ayant des impacts financiers, réglementaires, juridiques ou d’image.
La gestion des risques opérationnels pour la Compagnie de Financement Foncier est confiée au Crédit Foncier dans le cadre des conventions de prestation établies entre les deux établissements. L’essentiel des risques opérationnels est lié aux prestations externalisées confiées à la maison mère. Dans ce cadre, les conséquences d’un incident opérationnel détecté lors d’un traitement du Crédit Foncier relatif à un élément du bilan de la Compagnie de Financement Foncier sont portées par le Crédit Foncier.
Ces risques incluent notamment les risques comptable, juridique, réglementaire, fiscal, ainsi que les risques liés à la sécurité des personnes, des biens, des systèmes d’information et aux modèles.
En ce qui concerne plus spécifiquement les risques opérationnels générés par l’activité propre de la Compagnie Foncier, limitée aux missions de la direction des Relations institutionnelles, leur gestion s’appuie également sur le dispositif du Crédit Foncier, selon les règles du Groupe BPCE.
Ces risques opérationnels font l’objet d’une cartographie et de déclarations présentées trimestriellement au comité des risques opérationnels.
L’ensemble de la démarche « risques opérationnels » du groupe Crédit Foncier, dont la Compagnie de Financement Foncier, est géré par sa direction conformité et coordination des contrôles permanents, qui s’appuie sur le référentiel des normes et méthodes risques opérationnels Groupe de la direction des risques BPCE et sur la politique des risques opérationnels du groupe Crédit Foncier.
La surveillance et la maîtrise des risques opérationnels sont déléguées aux managers des différentes directions. Chaque manager s’appuie sur un réseau de correspondants animé par un « Responsable risque », en liaison avec la direction conformité et coordination des contrôles permanents.
La méthode repose sur trois piliers qui s’intègrent dans une approche itérative et interactive :
Il est précisé que dans le cadre du calcul des exigences de fonds propres, le groupe Crédit Foncier applique la méthode standard Bâle IV.
Conformément aux conventions de service liant le Crédit Foncier à la Compagnie de Financement Foncier, la continuité des activités de cette dernière est couverte par le Plan de continuité d’activité et de gestion de crise du groupe Crédit Foncier. Ces conventions entrant dans le cadre réglementaire des Prestations Externalisées Critiques ou Importantes (PECI), le Crédit Foncier justifie donc annuellement à la Compagnie de Financement Foncier du maintien en condition opérationnelle de son dispositif, au travers de la réalisation de tests de fonctionnement, d’exercices de continuité et du suivi des plans d’action en découlant.
Le responsable du Plan de continuité d’activité (RPCA) du Crédit Foncier est par ailleurs RPCA de la Compagnie de Financement Foncier. Cette fonction est déléguée à BPCE SA, en lien avec le secteur Sécurisation des activités du Crédit Foncier. Un correspondant et un suppléant continuité d’Activité assurent les relais du maintien en conditions opérationnelles des activités de la Compagnie de Financement Foncier.
Au travers de la convention de mise à disposition des outils informatiques, la Compagnie de Financement Foncier a confié au Crédit Foncier ses prestations informatiques.
La Compagnie de Financement Foncier bénéficie ainsi de l’ensemble du dispositif de sécurité du système d’information, désormais « dispositif de gestion des risques cyber et informatiques » du Groupe BPCE. Ce dispositif est destiné à lutter contre les risques cyber et informatiques [risque de perte lié à une violation de confidentialité, à une défaillance de l’intégrité des systèmes ou actifs de TIC (Technologie de l’Information et de la Communication)]. Le groupe Crédit Foncier est pleinement intégré dans le chantier TRM (Technology Risk Management) de BPCE.
Dans le cadre des conventions de services signées entre le Crédit Foncier et la Compagnie de Financement Foncier, cette dernière bénéficie des moyens humains et techniques mis à disposition par le Crédit Foncier, lui permettant de garantir la conformité de ses traitements au règlement général de protection des données personnelles. Elle dispose de son propre registre de traitements et d’un référent informatique et Libertés nommément désigné.
En tant que gestionnaire, le Crédit Foncier s’assure pour les risques relatifs à son activité. Il effectue, en application des conventions de gestion passées avec la Compagnie de Financement Foncier, des prestations en matière d’assurance pour le compte de cette dernière.
Ainsi, la Compagnie de Financement Foncier bénéficie-t-elle des contrats d’assurance souscrits par BPCE lui permettant d’être couverte notamment pour les risques suivants :
Conformément aux conventions de service liant le Crédit Foncier à la Compagnie de Financement Foncier, les risques juridiques encourus par cette dernière sont suivis par la direction juridique du Crédit Foncier.
Entre 1984 et 1995, un opérateur des Départements d’outre-mer (DOM) a souscrit des prêts aidés réglementés distribués par le Crédit Foncier consentis pour le compte de l’État et destinés au financement de la construction d’immeubles locatifs à loyers intermédiaires.
Les difficultés qu’il a rencontrées l’ont conduit à solliciter l’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire fin 2016, parallèlement à la mise sous procédure collective des autres sociétés de son groupe. Désormais la quasi-totalité des sociétés du groupe a été mise en liquidation judiciaire.
Il est précisé que la créance concernée est sécurisée à la fois par des sûretés réelles immobilières sur les actifs financés et par la garantie de l’État prévue à l’article L. 312-1 du Code de la construction et de l’habitation.
Courant 2019, et à l’issue d’une procédure d’appel d’offres, la vente en bloc des actifs financés a été autorisée par le tribunal pour un montant supérieur aux passifs déclarés permettant la sortie de la liquidation judiciaire.
Par ailleurs, depuis 2019, le Crédit Foncier et la Compagnie de Financement Foncier ont été la cible de multiples actions judiciaires civiles et pénales initiées tant par le dirigeant au nom des sociétés de son groupe que par les mandataires judiciaires.
À ce stade, la majorité de leurs demandes a été rejetée par les tribunaux et, en tout état de cause, le groupe Crédit Foncier conteste vivement l’ensemble de ces demandes et allégations, qu’il considère totalement infondées.
S’agissant du contentieux du TEG (taux effectif global) contesté dans certaines de nos offres de prêt, auquel le Crédit Foncier et la Compagnie de Financement Foncier ont été confrontés comme tous les établissements de la Place, la quasi-totalité des décisions a été rendue en faveur des prêteurs. Ainsi, depuis la prise en charge de cette problématique par la direction juridique, près de 99 % des décisions de justice définitives sont favorables au Crédit Foncier et à la Compagnie de Financement Foncier. Dans ce contexte, on relève même parfois que certains emprunteurs se découragent et se désistent de leurs actions et procédures en cours sans attendre une issue de leur procès.
En suivi dynamique de ce contentieux, on constate que le flux des assignations nouvelles s’est tari et que l’on est définitivement installé dans la phase extinctive du sujet « Litiges TEG ».
La Compagnie de Financement Foncier n’est dépendante à l’égard d’aucun brevet ou licence, ni d’aucun contrat d’approvisionnement industriel, commercial ou financier.
La fonction conformité de la Compagnie de Financement Foncier est assurée par la direction conformité et coordination des contrôles permanents (DCCP) du Crédit Foncier conformément aux dispositions des conventions (convention cadre et convention relative aux prestations de contrôle interne et de conformité) en vigueur entre les deux entités.
Le directeur Conformité et Coordination des Contrôles Permanents est responsable de la fonction vérification de la conformité. Il est également Responsable de la conformité et des services d’investissement de la Compagnie de Financement Foncier.
La méthodologie de suivi et contrôle des risques de non-conformité s’inscrit en déclinaison de celle mise en place par BPCE. Le dispositif de maîtrise des risques de non-conformité s’appuie sur la démarche de cartographie déployée par la Conformité Groupe BPCE.
Elle permet de disposer en permanence d’une vision :
L’identification des risques de non-conformité résulte d’une double approche :
Le contrôle des risques de non-conformité se répartit entre :
Les dysfonctionnements, identifiés au cours des contrôles ou matérialisés par des incidents de risques opérationnels déclarés de façon récurrente, font l’objet le cas échéant de plans d’action spécifiques au sein des unités opérationnelles et suivis par les services concernés. Le suivi de ces dysfonctionnements et de l’évolution des plans d’action correspondant est opéré par les responsables de contrôle permanent du Crédit Foncier. Il fait l’objet d’un reporting au comité des risques opérationnels du groupe Crédit Foncier incluant la Compagnie de Financement Foncier.
La DCCP suit également les évolutions réglementaires qui pourraient impacter la Compagnie de Financement Foncier et qui ne sont pas encore prises en compte dans la cartographie des risques de non-conformité établie par le groupe.
Le groupe Crédit Foncier assure, pour la Compagnie de Financement Foncier, la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme par un dispositif de vigilance et de contrôle associant l’ensemble des acteurs du Groupe, tout au long de la chaîne des opérations bancaires et de crédit. Ce dispositif inclut des procédures adéquates ainsi que des actions de formation et de sensibilisation du personnel.
Ce dispositif, intégrant l’approche par les risques issue de la réglementation anti-blanchiment, permet une analyse systématique préalablement à toute entrée en relation. Les encours font l’objet d’une surveillance constante vis-à-vis des listes internationales des personnes liées au terrorisme et pour l’application des sanctions-embargos. Les événements atypiques en cours de vie des prêts, en particulier lors de remboursements anticipés, sont analysés par le département Sécurité financière de la direction conformité et coordination des contrôles permanents.
La Sécurité Financière a également la charge de la prévention et du traitement des situations de fraude interne et externe. Elle a mis en place un dispositif d’analyse de la nouvelle production de prêt viager hypothécaire (PVH) et d’éco prêt à taux zéro (ECO-PTZ).
En application de la politique d’externalisation Groupe, la direction conformité et coordination des contrôles permanents s’assure de la correcte application du dispositif de gestion des PECI (Prestations Externalisées Critiques ou Importantes) et veille à la maîtrise des risques de non-conformité des prestations critiques ou importantes.
Elle anime également le processus d’étude et de validation de tout nouveau produit, activité, canal de distribution ou service ainsi que la modification d’un produit existant. Dans le cadre de ce processus, les questions spécifiques à la Compagnie de Financement Foncier, en particulier l’éligibilité des futurs encours à son bilan, sont systématiquement examinées.
La direction des Relations institutionnelles s’appuie sur les contrôles réalisés par les unités de contrôle dédiées pour s’assurer de la maîtrise des risques des activités externalisées auprès du Crédit Foncier. La gouvernance et la supervision des externalisations sont exercées par la direction de l’Organisation et de la Transformation du Crédit Foncier.
La Compagnie de Financement Foncier est assujettie à la loi française n° 2013-672 du 26 juillet 2013 de séparation et de régulation des activités bancaires (la « SRAB »), et, en qualité de filiale de BPCE SA, à la Section 13 du Bank Holding Company Act aux États-Unis (« BHCA »), telle que modifiée par la Section 619 de la loi américaine dite Dodd-Frank Wall Street Reform and Consumer Protection Act (Pub. L. 111-203, HR 4173) et les règlements d’application afférents (la Volcker Rule).
Le comité Volcker du 14 février 2025 a validé les évolutions des manuels constituant le dispositif de procédures mises en œuvre dans le cadre de l’application de la loi Volcker :
Sur la base de cette validation, le rapport sur l’efficacité du dispositif de conformité Volcker a été présenté pour validation au comité de direction générale du 18 février 2025 pour lui permettre de répondre à ses obligations en matière de vérification de l’efficacité du dispositif de conformité sous ses cinq piliers (documentation, gouvernance, dont organisation et certifications internes, mise en œuvre du dispositif de contrôle, programme de formation et archivage).
Par ailleurs, le Liquidity Management Plan a été validé par le comité de gestion de bilan et de pilotage de la liquidité du Crédit Foncier.
Le comité Volker du 7 novembre 2025 a acté le lancement de la certification Volker 2025.
La direction conformité et coordination des contrôles permanents du Crédit Foncier exerce les missions de vérification de la conformité de la Compagnie de Financement Foncier.
En particulier, la Conformité intègre dans son dispositif de conformité aux règles de marché, les obligations relatives aux réglementations MAR (Market Abuse Regulation) et MIF 2 (Marchés d’Instruments Financiers) qui comprend par exemple, la gouvernance des produits, le reporting des transactions, la conservation et l’enregistrement des échanges liés à une transaction. Elle contribue également au respect et à la mise en conformité de la réglementation européenne relative aux transactions sur les produits dérivés (le règlement EMIR European Market Infrastructure Regulation).
La maîtrise des risques de non-conformité liés à la connaissance clients et à la fonction d’émetteur est aussi supervisée par la direction conformité et coordination des contrôles permanents.
La Conformité a mené à bien l’élaboration du questionnaire annuel du RCSI en application de l’article L. 621-8-4 du Code monétaire et financier. Il a été déposé sur l’extranet ROSA de l’AMF avant la date limite.
Le groupe Crédit Foncier a actualisé en octobre 2025 pour tout son périmètre la procédure-cadre relative au dispositif de déontologie du Groupe BPCE publiée en juillet 2025 (Norme BPCE/2025/089).
Ce dispositif est décliné au travers d’une procédure du Crédit Foncier et encadré principalement par un déontologue, un comité de déontologie et de réputation et un tableau de bord conduite et éthique.
Plus particulièrement, le dispositif de déontologie financière déploie les dispositions de la réglementation en matière d’abus de marché en application du règlement 596/2014 du Parlement européen, dit règlement « MAR » (Market Abuse Regulation) que ce soit au titre des personnes étroitement liées qu’au titre des initiés permanents et occasionnels.
Le respect des règles de déontologie financière de la Compagnie de Financement Foncier est assuré par la Conformité du Crédit Foncier qui veille à l’actualisation de la liste des titulaires d’une carte professionnelle AMF ainsi qu’à l’enregistrement des conversations de marché.
Le dispositif de déontologie financière intègre également les dispositions de la loi n° 2016 du 9 décembre 2016 dite Sapin II, modifiée par la loi du 21 mars 2022 dite loi Waserman, au travers de procédures relatives au dispositif de lutte contre la corruption, de lanceurs d’alertes, au respect du secret bancaire, du dispositif de maîtrise et de gestion des conflits d’intérêts, ainsi qu’aux obligations en matière de sommes ou avantages reçus. Les collaborateurs reçoivent périodiquement des rappels de la part de la direction conformité et coordination des contrôles permanents du Crédit Foncier sur ces sujets.
Le Crédit Foncier a également actualisé son dispositif anticorruption intégrant la Compagnie de Financement Foncier avec la publication d’une procédure cadre reprenant les piliers de la loi n° 2016-1691 du 9 décembre 2016 dite « SAPIN II ».
Enfin, le groupe Crédit Foncier a formalisé en mars 2025, une politique relative au risque de réputation incluant la Compagnie de Financement Foncier en déclinaison de la politique du Groupe BPCE.
Le siège social de la Compagnie de Financement Foncier est situé au 182, avenue de France – 75013 Paris.
La Compagnie de Financement Foncier est la société de crédit foncier du groupe Crédit Foncier de France, régie par les dispositions spécifiques du titre IV de la seconde partie de la loi n° 99-532 du 25 juin 1999 relative à l’épargne et à la sécurité financière repris par les articles L. 513-2 à L. 513-27 du Code monétaire et financier.
En application de l’article 110 de cette loi, le Crédit Foncier a transféré le 21 octobre 1999 à la Compagnie de Financement Foncier des éléments d’actif et de passif relevant des dispositions législatives et réglementaires particulières qui lui étaient applicables avant ledit transfert.
La Compagnie de Financement Foncier a pour objet de consentir ou d’acquérir des prêts garantis et des expositions sur des personnes publiques financés par des émissions d’obligations foncières, par d’autres ressources privilégiées ou par des ressources ne bénéficiant pas du privilège institué par l’article L. 513-11 du Code monétaire et financier.
Conformément à la loi, la Compagnie de Financement Foncier a recours aux moyens techniques et humains de sa maison mère en vertu de conventions liant les deux sociétés ; ces conventions couvrent l’ensemble des activités de l’entreprise.
Les textes élaborés tiennent compte de la spécificité des relations existantes entre le Crédit Foncier et sa filiale, la Compagnie de Financement Foncier.
Dix-sept conventions sont signées au 31 décembre 2025 entre le Crédit Foncier et la Compagnie de Financement Foncier à savoir :
La Compagnie de Financement Foncier n’emploie pas de personnel salarié.
La Compagnie de Financement Foncier est un établissement de crédit agréé en qualité de société financière et de société de crédit foncier par décision du Comité des établissements de crédit et des entreprises d’investissement du 23 juillet 1999. Elle est donc régie par l’ensemble des dispositions législatives et réglementaires applicables aux établissements de crédit, et, en tant que société de crédit foncier, par les dispositions spécifiques des articles L. 513-2 à L. 513-27 du Code monétaire et financier.
La Compagnie de Financement Foncier est constituée sous forme de société anonyme et est, de ce fait, également soumise, sauf dérogations, aux dispositions applicables aux sociétés commerciales contenues notamment dans le Code de commerce.
Les sociétés de crédit foncier connaissent un certain nombre de dérogations au droit commun, et notamment :
La Société a été constituée le 22 décembre 1998 pour une durée de 99 ans.
L’objet social de la Compagnie de Financement Foncier est défini à l’article 2 des Statuts de la Société figurant en page 181 du présent document.
La Compagnie de Financement Foncier est inscrite au Registre du commerce et des sociétés de Paris sous le numéro 421 263 047.
La Compagnie de Financement Foncier est identifiée sous le code LEI DKGVVH5FKILG8R13CO13.
L’exercice social commence le 1er janvier et se termine le 31 décembre.
S’il résulte des comptes de l’exercice, tels qu’ils sont approuvés par l’assemblée générale, l’existence d’un bénéfice distribuable tel qu’il est défini par la loi, l’assemblée générale décide de l’inscrire à un ou plusieurs postes de réserves dont elle règle l’affectation ou l’emploi, de le reporter à nouveau ou de le distribuer.
Après avoir constaté l’existence de réserves dont elle a la disposition, l’assemblée générale peut décider la distribution de sommes prélevées sur ces réserves. Dans ce cas, la décision indique expressément les postes de réserves sur lesquels les prélèvements seront effectués.
Toutefois, les dividendes sont prélevés par priorité sur le bénéfice distribuable de l’exercice.
L’assemblée a, en outre, la faculté d’accorder à chaque actionnaire, pour tout ou partie du dividende mis en distribution ou des acomptes sur dividendes, une option entre le paiement du dividende ou des acomptes sur dividendes en numéraire ou en actions.
L’assemblée générale ordinaire du 7 mai 2025 a décidé de distribuer un dividende au titre de l’exercice 2024 d’un montant de 86 482 121,40 € aux actionnaires, soit 0,90 € par action.
L’assemblée générale ordinaire du 6 mai 2024 a décidé de distribuer un dividende au titre de l’exercice 2023 d’un montant de 118 833 161,19 € aux actionnaires, soit 1,23667 € par action.
L’assemblée générale ordinaire du 9 mai 2023 a décidé de distribuer un dividende au titre de l’exercice 2022 d’un montant de 119 910 344,06 € aux actionnaires, soit 1,24788 € par action.
Au 31 décembre 2025, le capital souscrit s’élève à 1 537 459 936 €. Il est représenté par 96 091 246 actions entièrement libérées d’un montant nominal de 16 €.
Il n’existe aucune autorisation d’augmentation de capital qui n’ait pas été utilisée, ni de capital potentiel.
Les statuts n’attribuent pas de droit de vote double à toutes les actions entièrement libérées pour lesquelles il sera justifié d’une inscription nominative, depuis deux ans au moins, au nom du même actionnaire. Chaque membre de l’assemblée a le droit à autant de voix qu’il possède ou représente d’actions.
Principaux actionnaires au 31 décembre 2025 | Nombre d’actions | Soit en % |
|---|---|---|
Crédit Foncier de France | 96 091 245 | 100,00 |
Administrateur | 1 | n.s. |
TOTAL | 96 091 246 | 100,00 |
Aucune modification du capital n’est intervenue au cours de l’exercice 2021.
Le conseil d’administration, dans sa séance du 30 mars 2022, a décidé, à l’unanimité, d’user de la délégation de compétence octroyée par l’assemblée générale extraordinaire du 28 mars 2022 et de procéder à une réduction du capital social non motivée par des pertes, à hauteur de 1 000 000 000 €, pour le porter de 2 537 459 936 € à 1 537 459 936 €, par voie de rachat d’actions en vue de leur annulation.
Conformément au calendrier de rachats d’actions décidé par le conseil, le capital social de la Compagnie de Financement Foncier est de 1 537 459 936 € depuis le 23 juin 2022.
Aucune modification du capital n’est intervenue au cours de l’exercice 2023.
Aucune modification du capital n’est intervenue au cours de l’exercice 2024.
Aucune modification du capital n’est intervenue au cours de l’exercice 2025.
Crédit Foncier de France – 182, avenue de France – 75013 Paris – 542 029 848 RCS Paris
Dès sa création en 1852, le Crédit Foncier a bénéficié, jusqu’en 1999, du statut spécial de société de crédit foncier, émettant à ce titre des obligations foncières.
Acteur central du financement immobilier spécialisé et chargé de missions de service public dans le cadre de la distribution de prêts aidés par l’État, le Crédit Foncier, à la suite de la crise du secteur immobilier des années 1990 ainsi que de la suppression de ces prêts aidés, a été acquis en 1999 par le Groupe Caisse d’Epargne.
Dans le contexte législatif encadrant cette acquisition, le Parlement a créé un nouveau statut spécifique pour les sociétés de crédit foncier. La Compagnie de Financement Foncier est alors constituée et agréée en tant que société de crédit foncier par le Comité des établissements de crédit et des entreprises d’investissement (CECEI). Le Crédit Foncier lui a apporté la totalité de ses obligations foncières et les actifs qui les garantissaient, en vertu des dispositions de l’article 110 de la loi du 25 juin 1999.
Le Crédit Foncier est depuis 2009 affilié au Groupe BPCE, né du rapprochement des Groupes Caisse d’Epargne et Banque Populaire. Depuis le 5 août 2010, le Crédit Foncier est détenu à 100 % par l’Organe central de BPCE.
Depuis le 1er avril 2019, en déclinaison du schéma industriel annoncé le 26 juin 2018 par le Groupe BPCE, le Crédit Foncier s’est recentré sur la gestion des encours de crédits existants ainsi que sur le refinancement de certains actifs du Groupe BPCE, via la Compagnie de Financement Foncier.
La Société est contrôlée comme décrit dans le paragraphe « Répartition du capital et des droits de vote ». La Société estime qu’il n’y a pas de risque que le contrôle soit exercé de manière abusive.
Statuts en vigueur en date de dépôt du présent Document d’enregistrement universel.
La Société est de forme anonyme.
Elle est régie par les dispositions législatives et réglementaires en vigueur applicables aux sociétés anonymes, aux établissements de crédit et en particulier aux sociétés de crédit foncier, ainsi que par les présents statuts.
La Société a pour objet, dans le cadre des dispositions applicables aux sociétés de crédit foncier :
La Société a pour dénomination sociale : « Compagnie de Financement Foncier ».
Le siège social est fixé à PARIS (75013) 182 avenue de France.
Au cas où le siège social est déplacé par le conseil d’administration dans les conditions prévues par la loi, le nouveau lieu est d’office substitué à l’ancien dans le présent article, sous réserve de la ratification de l’assemblée générale ordinaire.
La durée de la Société est de quatre-vingt-dix-neuf années, à compter du 22 décembre 1998, sauf les cas de prorogation ou de dissolution anticipée prévus par les textes en vigueur ou les présents statuts.
Le capital social est fixé à 1 537 459 936,00 € (un milliard cinq cent trente-sept millions quatre cent cinquante-neuf mille neuf cent trente-six euros).
Il est divisé en 96 091 246 actions de 16 (seize) euros de nominal chacune, de même catégorie, toutes de numéraire et entièrement libérées.
Les actions sont nominatives.
Elles donnent lieu à une inscription en compte dans les conditions et suivant les modalités prévues par la loi.
Chaque action donne droit dans la propriété de l’actif social et dans le partage des bénéfices à une part proportionnelle à la fraction du capital social qu’elle représente.
Toutes les actions qui composent ou composeront le capital social, pourvu qu’elles soient de même type et de même capital nominal, sont entièrement assimilées à partir du moment où elles portent même jouissance ; en cours de société comme en liquidation, elles donnent lieu au règlement de la même somme nette pour toute répartition ou tout remboursement, en sorte qu’il est, le cas échéant, fait masse entre tous les actionnaires indistinctement, de toute exonération fiscale comme de toute taxation auxquelles cette répartition ou ce remboursement pourraient donner lieu.
Les droits et obligations attachés à l’action suivent le titre dans quelque main qu’il passe.
La propriété de l’action emporte, de plein droit, adhésion aux statuts et aux décisions de l’assemblée générale des actionnaires.
Les héritiers, créanciers, ayants droit ou autres représentants de l’actionnaire ne peuvent provoquer l’apposition des scellés sur les biens et valeurs de la Société ni en demander le partage ou la licitation, ni s’immiscer, en aucune manière, dans son administration.
Ils doivent, pour l’exercice de leurs droits, s’en rapporter aux inventaires sociaux et aux délibérations de l’assemblée générale.
Chaque fois qu’il sera nécessaire de posséder plusieurs actions pour exercer un droit quelconque, en cas d’échange, de regroupement ou d’attribution de titres, ou en conséquence d’augmentation de capital ou de réduction de capital, de fusion ou de division des titres ou autres opérations sociales, les propriétaires de titres isolés ou en nombre inférieur à celui requis, ne peuvent exercer ces droits qu’à la condition de faire leur affaire personnelle du groupement et, éventuellement, de l’achat ou de la vente du nombre de titres nécessaires.
Les actions sont librement négociables.
Les actions sont transmissibles à l’égard des tiers et de la Société par un ordre de virement de compte à compte.
Les actions sont indivisibles à l’égard de la Société qui ne reconnaît qu’un seul propriétaire pour chaque action. Les propriétaires indivis sont tenus de se faire représenter auprès de la Société par l’un d’eux ou par un mandataire unique.
L’usufruitier représente le nu-propriétaire dans les assemblées générales ordinaires, mais ce dernier a seul le droit de vote dans les assemblées générales extraordinaires.
La Société est administrée par un conseil d’administration composé de trois membres au moins et de dix-huit membres au plus, pris parmi les actionnaires et nommés par l’assemblée générale ordinaire.
Les administrateurs peuvent être des personnes physiques ou des personnes morales. Les administrateurs personnes morales doivent, lors de leur nomination, désigner un représentant permanent qui est soumis aux mêmes conditions et obligations et qui encourt les mêmes responsabilités que s’il était administrateur en son nom propre, le tout sans préjudice de la responsabilité solidaire de la personne morale qu’il représente.
Lorsque la personne morale administrateur met fin au mandat de son représentant permanent, elle doit notifier sans délai à la Société, par lettre recommandée, sa décision ainsi que l’identité de son nouveau représentant permanent. Il en est de même en cas de décès ou de démission du représentant permanent.
La durée des fonctions des Administrateurs est de six années.
Le renouvellement des mandats se fait par roulement de telle sorte qu’un renouvellement régulier des membres du conseil se fasse par fractions aussi égales que possible.
Par exception, et afin de mettre en place le roulement, l’assemblée générale ordinaire peut désigner un administrateur pour une durée de deux ou quatre ans.
Ils peuvent être révoqués à tout moment par l’assemblée générale ordinaire.
Ils peuvent renoncer à leurs fonctions sans avoir à motiver leur décision.
Tout administrateur sortant est rééligible.
La limite d’âge pour l’exercice des fonctions d’administrateurs est fixée à 72 ans. Le nombre d’administrateurs âgés de plus de 68 ans ne peut excéder le tiers du nombre des administrateurs en fonction. Si cette limite est atteinte, l’administrateur le plus âgé est réputé démissionnaire d’office lors de la prochaine assemblée générale.
Le conseil d’administration se réunit sur la convocation de son président, aussi souvent que l’intérêt de la Société l’exige, soit au siège social, soit en tout autre endroit indiqué par la convocation. Celle-ci peut être faite par tous les moyens et même verbalement.
Lorsqu’il ne s’est pas tenu depuis plus de deux mois, le tiers au moins des membres du conseil d’administration peut demander au président de convoquer celui-ci sur un ordre du jour déterminé.
Le directeur général peut également à tout moment demander au président de convoquer le conseil d’administration sur un ordre du jour déterminé.
Le président est lié par les demandes qui lui sont adressées en vertu des deux alinéas précédents.
Les délibérations sont prises aux conditions de quorum et de majorité prévues par la loi. En cas de partage, la voix du président de séance est prépondérante.
Sont réputés présents pour le calcul du quorum et de la majorité les administrateurs qui participent à la réunion du conseil par des moyens de visioconférence ou de télécommunication permettant leur identification et garantissant leur participation effective.
Cette disposition n’est pas applicable pour l’adoption des décisions nécessitant, conformément à la législation en vigueur, la présence effective des administrateurs.
La justification du nombre et de la présence des administrateurs ayant participé aux travaux du conseil est établie par la production d’une copie ou d’un extrait du procès-verbal de délibérations.
Les procès-verbaux sont dressés et les copies ou extraits des délibérations sont délivrés et certifiés conformément à la loi.
Le conseil d’administration détermine les orientations de l’activité de la Société et veille à leur mise en œuvre. Sous réserve des pouvoirs expressément attribués aux assemblées d’actionnaires et dans la limite de l’objet social, il se saisit de toute question intéressant la bonne marche de la Société et règle par ses délibérations les affaires qui la concernent.
Le conseil procède aux contrôles et vérifications qu’il juge opportuns.
Chaque administrateur reçoit toutes les informations nécessaires à l’accomplissement de sa mission et peut se faire communiquer tous les documents qu’il estime utiles.
Dans les rapports avec les tiers, la Société est engagée même par les actes du conseil d’administration qui ne relèvent pas de l’objet social, à moins qu’elle ne prouve que le tiers savait que l’acte en cause dépassait cet objet ou qu’il ne pouvait l’ignorer compte tenu des circonstances, étant précisé que la seule publication des statuts ne peut suffire à constituer cette preuve.
En outre, sans que la présente disposition soit opposable aux tiers à moins que la Société ne prouve que ceux-ci en avaient eu connaissance ou ne pouvaient l’ignorer, les décisions suivantes sont soumises à l’approbation préalable du conseil d’administration :
Le conseil d’administration peut donner à tout mandataire de son choix toute délégation de pouvoirs dans la limite des pouvoirs qu’il tient de la loi et des présents statuts.
L’assemblée générale ordinaire peut allouer au conseil d’administration une rémunération fixe annuelle, à titre de jetons de présence, dont elle détermine le montant. Cette rémunération demeure maintenue jusqu’à décision contraire de cette assemblée.
Le conseil d’administration répartit cette rémunération dans les proportions qu’il juge convenables.
Le conseil d’administration élit parmi ses membres personnes physiques un président et détermine sa rémunération. Il fixe la durée des fonctions du président qui ne peut excéder celle de son mandat d’administrateur. Il est rééligible.
Les fonctions du président doivent prendre fin au plus tard à l’issue de l’assemblée générale ordinaire suivant la date à laquelle l’intéressé atteint l’âge de 68 ans révolus.
Le président représente le conseil d’administration. Il organise et dirige les travaux de celui-ci, dont il rend compte à l’assemblée générale. Il veille au bon fonctionnement des organes de la Société et s’assure, en particulier, que les administrateurs sont en mesure de remplir leur mission.
Le conseil peut conférer à un ou plusieurs de ses membres ou à des tiers, actionnaires ou non, tout mandat spécial pour un ou plusieurs objets déterminés.
Il peut également nommer un ou plusieurs comités dont il fixe la composition et les attributions. Ces comités, qui peuvent comprendre des administrateurs ou des tiers choisis en raison de leur compétence, sont chargés d’étudier les questions que le conseil ou le président renvoie à leur examen.
Dans ces divers cas, le conseil peut allouer aux administrateurs qu’il désigne des rémunérations spéciales.
La direction générale de la Société est assumée, sous sa responsabilité, par une personne physique nommée par le conseil d’administration et portant le titre de directeur général. Le directeur général ne peut être le président du conseil d’administration.
Le conseil d’administration nomme le directeur général, détermine la durée du mandat du directeur général et, le cas échéant, la limitation de ses pouvoirs au-delà des dispositions prévues à l’article 14 des présents statuts.
Le directeur général est investi des pouvoirs les plus étendus pour agir en toutes circonstances au nom de la Société, dans la limite de l’objet social, et sous réserve des pouvoirs expressément attribués par la loi aux assemblées générales et des pouvoirs spécifiques du conseil d’administration.
Le directeur général représente la Société dans ses rapports avec les tiers. La Société est engagée même par les actes du directeur général qui ne relèvent pas de l’objet social, à moins qu’elle ne prouve que le tiers savait que l’acte en cause dépassait cet objet ou qu’il ne pouvait l’ignorer compte tenu des circonstances, étant précisé que la seule publication des statuts ne peut suffire à constituer cette preuve.
Sur la proposition du directeur général, le conseil d’administration peut nommer une ou plusieurs personnes physiques, administrateurs ou non, chargées d’assister le directeur général, avec le titre de directeur général délégué. Le nombre de directeurs généraux délégués ne peut dépasser cinq. L’étendue et la durée des pouvoirs du ou des directeurs généraux délégués sont déterminées par le conseil d’administration sur proposition du directeur général.
À l’égard des tiers, les directeurs généraux délégués disposent des mêmes pouvoirs que le directeur général.
Le conseil d’administration détermine la rémunération du directeur général et des directeurs généraux délégués.
Le directeur général et, le cas échéant, les directeurs généraux délégués, même non-administrateurs, sont invités aux séances du conseil d’administration.
Les fonctions de directeur général et de directeur général délégué doivent prendre fin au plus tard à l’issue de l’assemblée générale ordinaire suivant la date à laquelle l’intéressé atteint l’âge de 68 ans révolus.
Le directeur général est révocable à tout moment par le conseil d’administration. Il en est de même, sur proposition du directeur général, des directeurs généraux délégués. Si la révocation est décidée sans juste motif, elle peut donner lieu à dommages-intérêts.
Lorsque le directeur général cesse ou est empêché d’exercer ses fonctions, les directeurs généraux délégués conservent, sauf décision contraire du conseil, leurs fonctions et leurs attributions jusqu’à la nomination du nouveau directeur général.
L’assemblée générale ordinaire peut, sur proposition du conseil d’administration, nommer jusqu’à quatre censeurs.
La durée des fonctions des censeurs est de six années. Ils sont renouvelables.
Le renouvellement des mandats se fait par roulement de telle sorte qu’un renouvellement régulier des censeurs se fasse par fractions aussi égales que possible.
Par exception, et afin de mettre en place le roulement, l’assemblée générale ordinaire peut désigner un censeur pour une durée de deux ou quatre ans.
La limite d’âge pour l’exercice des fonctions de censeurs est fixée à 72 ans. Le nombre de censeurs âgés de plus de 68 ans ne peut excéder le tiers du nombre des censeurs en fonction. Si cette limite est atteinte, le censeur le plus âgé est réputé démissionnaire d’office lors de la prochaine assemblée générale.
Les censeurs sont chargés notamment de veiller à la stricte exécution des présents Statuts.
Les censeurs assistent aux réunions du conseil d’administration avec voix consultative.
Le conseil d’administration détermine leur rémunération dans le cadre de la répartition des jetons de présence alloués par l’assemblée générale.
L’assemblée générale des actionnaires désigne un ou plusieurs commissaires aux comptes dans les conditions prévues par la loi.
Le directeur général nomme, dans les conditions prévues par la législation ainsi que par la réglementation applicable aux sociétés de crédit foncier et après avoir recueilli l’avis du conseil d’administration, un contrôleur spécifique et un contrôleur spécifique suppléant.
Le contrôleur spécifique et, le cas échéant, le contrôleur spécifique suppléant, assurent les fonctions qui leur sont dévolues par la législation relative aux sociétés de crédit foncier.
Les assemblées générales des actionnaires sont convoquées et délibèrent dans les conditions prévues par la loi.
Chaque année, il doit être réuni, dans les cinq mois de la clôture de l’exercice, une assemblée générale ordinaire.
Les réunions ont lieu au siège social ou dans un autre lieu précisé dans l’avis de convocation.
Tout actionnaire peut participer personnellement, ou par mandataire, aux assemblées sur justification de son identité et de la propriété de ses actions, sous la forme d’une inscription nominative à son nom dans les comptes de la Société cinq jours avant la date de réunion de l’assemblée.
Il peut également voter par correspondance dans les conditions prévues par la loi.
Sont réputés présents pour le calcul du quorum et de la majorité les actionnaires qui participent à l’assemblée par visioconférence ou par des moyens de télécommunication permettant leur identification.
Les assemblées sont présidées par le président du conseil d’administration ou, en son absence, par un administrateur spécialement délégué à cet effet par le conseil. À défaut, l’assemblée désigne elle-même son président.
Il est tenu une feuille de présence dans les conditions prévues par la loi.
Les procès-verbaux d’assemblée sont dressés et leurs copies sont certifiées et délivrées conformément à la loi.
Les assemblées générales ordinaires et extraordinaires statuant dans les conditions de quorum et de majorité prescrites par les dispositions qui les régissent respectivement, exercent les pouvoirs qui leur sont attribués par la loi.
L’année sociale commence le 1er janvier et finit le 31 décembre.
Le conseil d’administration est autorisé à modifier la date de clôture de l’exercice s’il le juge utile aux intérêts de la Société.
Par exception, le premier exercice social a commencé le 22 décembre 1998, date d’immatriculation, et s’est clôturé le 31 décembre 1998.
S’il résulte des comptes de l’exercice, tels qu’ils sont approuvés par l’assemblée générale, l’existence d’un bénéfice distribuable tel qu’il est défini par la loi, l’assemblée générale décide de l’inscrire à un ou plusieurs postes de réserves dont elle règle l’affectation ou l’emploi, de le reporter à nouveau ou de le distribuer.
Après avoir constaté l’existence de réserves dont elle a la disposition, l’assemblée générale peut décider la distribution de sommes prélevées sur ces réserves. Dans ce cas, la décision indique expressément les postes de réserves sur lesquels les prélèvements sont effectués.
Toutefois, les dividendes sont prélevés par priorité sur le bénéfice distribuable de l’exercice.
Les dispositions ci-dessus s’entendent sous réserve de la création d’actions à dividende prioritaire sans droit de vote.
L’assemblée a, en outre, la faculté d’accorder à chaque actionnaire, pour tout ou partie du dividende mis en distribution ou des acomptes sur dividende, une option entre le paiement du dividende ou des acomptes sur dividendes en numéraire ou en actions.
À l’expiration de la Société ou en cas de dissolution anticipée, l’assemblée générale règle le mode de liquidation et nomme un ou plusieurs liquidateurs dont elle détermine les pouvoirs et qui exercent leurs fonctions conformément à la loi.
Toutes les contestations qui pourraient s’élever pendant la durée de la Société ou de sa liquidation, soit entre les actionnaires, soit entre les actionnaires et la Société, concernant l’interprétation ou l’exécution des présents statuts ou généralement relativement aux affaires sociales, seront jugées conformément à la loi et soumises à la juridiction des tribunaux compétents du lieu du siège social.
À cet effet, en cas de contestation, tout actionnaire doit faire élection de domicile dans le ressort du tribunal compétent du lieu du siège social, et toute assignation ou signification sont régulièrement délivrées à ce domicile.
À défaut d’élection de domicile, les assignations et significations sont valablement faites au Parquet du Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance du lieu du siège social.
À la date de publication des informations financières, outre les conventions visées au présent chapitre, la Compagnie de Financement Foncier n’a pas conclu de contrat important, autre que ceux conclus dans le cadre normal de ses affaires.
La Société n’a enregistré aucun événement récent pouvant, dans une mesure importante, modifier l’évaluation de sa solvabilité.
Depuis la date de ses derniers états financiers vérifiés et publiés, aucune détérioration significative n’a affecté les perspectives de la Société.
Aucune tendance connue, incertitude ou demande ou aucun engagement ou événement n’est raisonnablement susceptible d’influer négativement sensiblement sur les perspectives de la Société.
Il n’existe pas, à la connaissance de la Société, d’accord dont la mise en œuvre pourrait à une date ultérieure, entraîner un changement de son contrôle.
Les comptes de l’exercice 2025 de la Compagnie de Financement Foncier ont été arrêtés par le conseil d’administration le 30 janvier 2026. À l’exception des éléments mentionnés au paragraphe « Évènement post-clôture » au sein du rapport de gestion, il n’est survenu aucun changement significatif de la situation financière ou commerciale et de la performance financière de la Compagnie de Financement Foncier entre le 31 décembre 2025 (fin de l’exercice) et le 17 mars 2026 (date de dépôt du présent Document auprès de l’AMF).
Chers Actionnaires,
L’assemblée générale ordinaire est appelée, après avoir pris connaissance des rapports du conseil d’administration et des Commissaires aux comptes, à se prononcer sur les projets de résolutions présentés par le conseil.
Le bénéfice de 45 922 036,10 €, augmenté du report à nouveau positif de 50 239 677,87 € et de la réserve générale de 55 517 369,68 € soit un total de 151 679 083,65 €, est affecté ainsi :
L’assemblée générale, après avoir entendu la lecture du rapport de gestion du conseil d’administration et du rapport des commissaires aux comptes, approuve les comptes annuels de l’exercice clos le 31 décembre 2025 tels qu’ils sont présentés et qui font apparaître un bénéfice de 45 922 036,10 €.
En conséquence, elle donne aux membres du conseil d’administration quitus entier et sans réserve de l’exécution de leur mandat pour ledit exercice.
L’assemblée générale prend acte que les comptes de l’exercice écoulé ne prennent pas en charge de dépenses non déductibles du résultat fiscal, visées à l’article 39-4 du Code Général des Impôts.
L’assemblée générale, après avoir constaté l’existence d’un bénéfice de 45 922 036,10 €, décide l’affectation de ce résultat, augmenté du report à nouveau positif de 50 239 677,87 € et de la réserve générale de 55 517 369,68 €, soit un total de 151 679 083,65 €, de la façon suivante :
Par suite, le dividende revenant à chacune des 96 091 246 actions composant le capital social est fixé à 0,48 €.
Conformément à l’article 243 bis du Code Général des Impôts, il est précisé que la totalité du dividende proposé est éligible à l’abattement de 40 % bénéficiant aux personnes physiques fiscalement domiciliées en France, prévu à l’article 158-3 du Code Général des Impôts.
La date de mise en paiement du dividende est fixée au 25 juin 2026. Conformément à l’article 24 des statuts, l’assemblée générale décide d’accorder à chaque actionnaire la possibilité d’opter pour le paiement en actions. Les actions nouvelles auront les mêmes caractéristiques et elles jouiront des mêmes droits que les actions ayant donné droit au dividende. Leur date de jouissance sera fixée au 1er janvier 2026.
Le prix d’émission des actions nouvelles sera égal au montant des capitaux propres après répartition, tel qu’il ressort du bilan au 31 décembre 2025 approuvé par l’assemblée générale dans sa première résolution ci-dessus, divisé par le nombre d’actions existantes.
Il s’établit à 20,33 € par action.
Le nombre d’actions pouvant être attribuées aux actionnaires ayant opté pour le paiement du solde du dividende en actions sera fixé en fonction du prix ainsi déterminé, étant entendu qu’un actionnaire ne pourra recevoir les dividendes auxquels il a droit, partie en actions, partie en numéraire.
Si les dividendes ainsi déterminés ne donnent pas droit à un nombre entier d’actions, l’actionnaire qui aura opté pour le paiement en actions pourra souscrire le nombre entier immédiatement inférieur, la soulte due lui étant versée en espèces ou le nombre entier immédiatement supérieur, en versant la différence en numéraire.
La période d’option débutera le 1er juin 2026 et se terminera le 15 juin 2026.
Tout actionnaire qui n’aura pas exercé son option le 15 juin 2026, au plus tard, recevra ses dividendes en espèces dès la mise en paiement qui interviendra le 25 juin 2026.
L’assemblée donne tous pouvoirs au conseil d’administration pour constater le nombre d’actions émises et l’augmentation de capital en résultant et pour modifier en conséquence le texte de l’article 6 des statuts.
En application des articles 47 de la loi du 12 juillet 1965 et 243 bis du Code Général des Impôts, il est rappelé que le dividende et la rémunération globale par action ont évolué ainsi qu’il suit au cours des trois exercices précédents :
Exercice | Nombre d’actions | Rémunération unitaire globale | Dividende distribué* |
|---|---|---|---|
2022 | 96 091 246 | 1,24788 € | 1,24788 € |
2023 | 96 091 246 | 1,23667 € | 1,23667 € |
2024 | 96 091 246 | 0,90 € | 0,90 € |
| |||
L’assemblée générale, conformément à l’article 24 des statuts et aux articles L. 232-12, L. 232-18 et L. 232-20 du Code de commerce, donne le pouvoir au conseil d’administration de décider de la possibilité pour les actionnaires de percevoir en actions tout ou partie du ou des éventuels acomptes à valoir sur le dividende afférent à l’exercice 2026 et d’en fixer les modalités conformément à la réglementation en vigueur.
L’assemblée générale, après avoir entendu le rapport spécial des Commissaires aux comptes sur les opérations visées à l’article L. 225-38 du Code de commerce approuve les conclusions dudit rapport.
L’assemblée générale, prenant acte de ce que le mandat de Madame Corinne DECAUX est arrivé à son terme, décide de renouveler ledit mandat pour une période de six années, prenant fin lors de l’assemblée générale qui statuera sur les comptes de l’exercice 2031.
L’assemblée générale, prenant acte de ce que le mandat de Monsieur Pascal CHABOT est arrivé à son terme, décide de renouveler ledit mandat pour une période de six années, prenant fin lors de l’assemblée générale qui statuera sur les comptes de l’exercice 2031.
L’assemblée générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées générales ordinaires, émet un avis favorable sur la rémunération due ou attribuée au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2025 à M. Éric FILLIAT, président du conseil d’administration.
L’assemblée générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées générales ordinaires, émet un avis favorable sur la rémunération due ou attribuée au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2025 à M. Olivier AVIS, directeur général, dirigeant mandataire social telle que présentée dans le rapport financier.
L’assemblée générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées générales ordinaires, émet un avis favorable sur la rémunération due ou attribuée au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2025 à M. Paul DUDOUIT, directeur général délégué, dirigeant mandataire social telle que présentée dans le rapport financier.
L’assemblée générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées générales ordinaires, émet un avis favorable sur la rémunération de M. Éric FILLIAT, président du conseil d’administration, prévue au titre de l’exercice 2026.
L’assemblée générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées générales ordinaires, émet un avis favorable sur la rémunération de M. Olivier AVIS, directeur général, prévue au titre de l’exercice 2026.
L’assemblée générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées générales ordinaires, émet un avis favorable sur la rémunération de M. Paul DUDOUIT, directeur général délégué, prévue au titre de l’exercice 2026.
L’assemblée générale, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées générales ordinaires, constatant que le mandat du commissaire aux comptes titulaire de PRICEWATERHOUSECOOPERS Audit vient à expiration ce jour, décide de ne pas renouveler ce mandat.
L’assemblée générale, consultée en application de l’article L. 511-73 du Code monétaire et financier, statuant aux conditions de quorum et de majorité requises pour les assemblées générales ordinaires, après avoir pris connaissance du rapport du conseil d’administration, émet un avis favorable sur l’absence d’enveloppe globale des rémunérations de toutes natures, sur l’exercice clos le 31 décembre 2025 aux personnes visées à l’article L. 511-71 du Code monétaire et financier, soit au titre du mandat social du directeur général et à celui du directeur général délégué.
L’assemblée générale donne tous pouvoirs au porteur d’une copie ou d’un extrait de procès-verbal de la présente assemblée pour l’accomplissement de toutes formalités de dépôt et de publication.
(Assemblée générale d’approbation des comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2025)
À l’assemblée générale de la société
Compagnie de Financement Foncier
182 avenue de France
75013 PARIS
En notre qualité de commissaires aux comptes de votre société, nous vous présentons notre rapport sur les conventions réglementées.
Il nous appartient de vous communiquer, sur la base des informations qui nous ont été données, les caractéristiques, les modalités essentielles ainsi que les motifs justifiant de l’intérêt pour la société des conventions dont nous avons été avisés ou que nous aurions découvertes à l’occasion de notre mission, sans avoir à nous prononcer sur leur utilité et leur bien-fondé ni à rechercher l’existence d’autres conventions. Il vous appartient, selon les termes de l’article R.225-31 du code de commerce, d’apprécier l’intérêt qui s’attachait à la conclusion de ces conventions en vue de leur approbation.
Par ailleurs, il nous appartient, le cas échéant, de vous communiquer les informations prévues à l’article R.225-31 du code de commerce relatives à l’exécution, au cours de l’exercice écoulé, des conventions déjà approuvées par l’assemblée générale.
Nous avons mis en œuvre les diligences que nous avons estimé nécessaires au regard de la doctrine professionnelle de la Compagnie nationale des commissaires aux comptes relative à cette mission.
Nous vous informons qu’il ne nous a été donné avis d’aucune convention autorisée et conclue au cours de l’exercice écoulé à soumettre à l’approbation de l’assemblée générale en application des dispositions de l’article L.225-38 du code de commerce.
Nous vous informons qu’il ne nous a été donné avis d’aucune convention déjà approuvée par l’assemblée générale dont l’exécution se serait poursuivie au cours de l’exercice écoulé.
Fait à Neuilly-sur-Seine et Paris-La-Défense, le 17 mars 2026
Les Commissaires aux comptes
PricewaterhouseCoopers
Aurore PRANDI
Forvis Mazars SA
Laurence KARAGULIAN
SA Deloitte & Associés
Charlotte VANDEPUTTE
Olivier AVIS
Directeur général
Compagnie de Financement Foncier
Adresse : 182, avenue de France – 75013 Paris
Téléphone : 01 58 73 58 34
J’atteste, que les informations contenues dans le présent Document d’enregistrement universel 2025 sont, à ma connaissance, conformes à la réalité et ne comportent pas d’omission de nature à en altérer la portée.
J’atteste, à ma connaissance, que les comptes annuels sont établis conformément au corps de normes comptables applicable et donnent une image fidèle et honnête des éléments d’actif et de passif, de la situation financière et des profits ou pertes de la Société, et que le rapport de gestion figurant au chapitre 3 de ce Document d’enregistrement universel présente un tableau fidèle de l’évolution et des résultats de l’entreprise et de la situation financière de la Société, ainsi qu’une description des principaux risques et incertitudes auxquels ils sont confrontés.
Fait à Paris, le 17 mars 2026
Le directeur général de la Compagnie de Financement Foncier
Olivier AVIS
Représenté par Mme Laurence KARAGULIAN
Adresse : 45 Rue Kléber – 92300 LEVALLOIS-PERRET
784 824 153 RCS Nanterre
Membre de la Compagnie Régionale des Commissaires aux comptes de Versailles et du Centre
Début de premier mandat : 9 mai 2022
Durée du mandat : six exercices
Expiration du mandat : à l’issue de l’assemblée générale appelée à statuer sur les comptes de l’exercice 2027.
Représenté par Mme Charlotte VANDEPUTTE
Adresse : 6, place de la Pyramide – 92908 Paris La Défense cédex
572 028 041 RCS Nanterre
Membre de la Compagnie Régionale des Commissaires aux comptes de Versailles et du Centre
Début du premier mandat : 6 mai 2024
Durée du mandat : six exercices
Expiration du mandat : à l’issue de l’assemblée générale appelée à statuer sur les comptes de l’exercice 2029
Représenté par Mme Aurore PRANDI
Adresse : 63, rue de Villiers – 92200 Neuilly-sur-Seine
672 006 483 Nanterre
Membre de la Compagnie Régionale des Commissaires aux comptes de Versailles et du Centre
Début de premier mandat : 30 juin 2003
Durée du mandat : six exercices
Expiration du mandat : à l’issue de l’assemblée générale appelée à statuer sur les comptes de l’exercice 2025.
Représenté par M. Laurent BRUN
Adresse : 19, rue Clément-Marot – 75008 Paris
Date de l’avis conforme de l’ACPR : 17 novembre 2022
Numéro RCS : 722 012 051
Début de premier mandat : 29 juin 2004
Durée du mandat : quatre ans
Expiration du mandat : après remise du rapport et des états certifiés relatifs à l’exercice clos le 31 décembre 2026.
Adresse : 19, rue Clément-Marot – 75008 Paris
Date de l’avis conforme de l’ACPR : 4 janvier 2019
Numéro RCS : 722 012 051
Début de premier mandat : 1er janvier 2015
Durée du mandat : quatre ans
Expiration du mandat : après remise du rapport et des états certifiés relatifs à l’exercice clos le 31 décembre 2026.
Les documents juridiques concernant la Compagnie de Financement Foncier peuvent être consultés au 182, avenue de France – 75013 Paris.
Incorporation par référence
Le Document d’enregistrement universel 2025 doit être lu et interprété conjointement avec les documents visés ci-dessous. Ces documents sont incorporés dans le présent document et sont réputés en faire partie intégrante :
Tous les documents incorporés par référence dans le présent Document d’enregistrement universel 2025 ont été déposés auprès de l’Autorité des marchés financiers et sont publiés sur le site Internet de l’Émetteur (https://foncier.fr/rapports-annuels/) et sur le site Internet de l’AMF (https://www.amf-france.org/fr). L’information incorporée par référence doit être lue conformément à la table de correspondance ci-après. Toute information qui ne serait pas indiquée dans cette table de correspondance mais faisant partie des documents incorporés par référence est fournie à titre d’information uniquement.
| Rubriques de l’Annexe I « Document d’enregistrement pour les titres de capital » | Page du DEU déposé auprès de l’AMF le 17 mars 2026 | Page du DEU déposé auprès de l’AMF le 19 mars 2025 | Page du DEU déposé auprès de l’AMF le 20 mars 2024 |
|---|---|---|---|---|
Section 1 | Personnes responsables, informations provenant de tiers, rapports d’experts et approbation de l’autorité compétente | 157 ; 192 | 166 ; 202 | 166 ; 202 |
Section 2 | Contrôleurs légaux des comptes | 192 - 193 | 202-203 | 202-203 |
Section 3 | Facteurs de risque | 140-146 | 142-147 | |
Section 4 | Informations concernant l’émetteur | - | - | - |
4.1 | Raison sociale et nom commercial | 178 ; 181 | 188 ; 192 | 188 ; 192 |
4.2 | Lieu et numéro d’enregistrement et identifiant d’entité juridique (LEI) | 189 | 189 | |
4.3 | Date de constitution et durée de vie | 179 ; 181 | 189 ; 192 | 189 ; 192 |
4.4 | Siège social, forme juridique, législation régissant ses activités, pays dans lequel il est constitué, l’adresse, numéro de téléphone et site web | 181 4e de couverture | 191-192 4e de couverture | 188 ; 191 4e de couverture |
Section 5 | Aperçu des activités | - | - | - |
5.1 | Principales activités | 4 ; 30 ; 33 - 36 | 4 ; 31 ; 34-37 | 4 ; 32 ; 36-37 ; 38-39 |
5.2 | Principaux marchés | 24 - 29 | 24-30 | 25-31 |
5.3 | Événements importants dans le développement des activités | 5 ; 66 | 5 ; 88 | 5 ; 90 |
5.4 | Stratégie et objectifs | 4 ; 76 ; 185 | 4 ; 82 ; 196 | 4 ; 85 ; 196 |
5.5 | Degré de dépendance de l’émetteur à l’égard de brevets ou de licences, de contrats industriels, commerciaux ou financiers ou de nouveaux procédés de fabrication | 76 ; 174 | 82 ; 183 | 85 ; 183 |
5.6 | Éléments sur lesquels est fondée toute déclaration de l’émetteur concernant sa position concurrentielle | 6 - 10 | 6 ; 10 | 6 ; 10 |
5.7 | Investissements | 82 | 85 |
| Rubriques de l’Annexe I « Document d’enregistrement pour les titres de capital » | Page du DEU déposé auprès de l’AMF le 17 mars 2026 | Page du DEU déposé auprès de l’AMF le 19 mars 2025 | Page du DEU déposé auprès de l’AMF le 20 mars 2024 |
|---|---|---|---|---|
Section 6 | Structure organisationnelle |
| - | - |
6.1 | Description sommaire du Groupe | 15 - 16 | 15-16 | 16-17 |
6.2 | Liste des filiales importantes | na | na | na |
Section 7 | Examen de la situation financière et du résultat | - | - | - |
7.1 | Situation financière | 66 - 69 | 72-75 | 75-78 |
7.2 | Résultat d’exploitation | 69 ; 80 | 75 ; 85 | 78 ; 87 ; 97 ; 122 |
Section 8 | Trésorerie et capitaux | - | - | - |
8.1 | Informations sur les capitaux de l’émetteur | 106 - 107 ; 77 148 ; 180 | 111-112 ; 120 157 ; 190-191 | 113-114 ; 122 157-158 ; 190-191 |
8.2 | Source et le montant des flux de trésorerie de l’émetteur | 115 - 116 | 121-122 | 123-124 |
8.3 | Informations sur les besoins de financement et la structure de financement de l’émetteur | 8 ; 170 | 8 ; 179 | 8 ; 179 |
8.4 | Informations concernant toute restriction à l’utilisation des capitaux ayant influé sensiblement ou pouvant influer sensiblement sur les activités de l’émetteur | na | na | na |
8.5 | Informations concernant les sources de financement attendues qui seront nécessaires pour honorer les engagements des investissements importants (qui sont en cours ou pour lesquels des engagements fermes ont été pris) | na | na | na |
Section 9 | Environnement réglementaire | 16 - 23 ; 176 | 16-23 ; 185 | 17-24 ; 185 |
Section 10 | Informations sur les tendances | 76 ; 83 ; 185 | 82 ; 88 ; 196 | 5 ; 85 ; 90 ; 196 |
Section 11 | Prévisions ou estimations du bénéfice | na | na | na |
Section 12 | Organes d’administration, de direction et de surveillance et direction Générale | - | - | - |
12.1 | Organes d’administration | 41 - 58 | 44-64 | 46-67 |
12.2 | Conflits d’intérêts | 57 ; 59 | 63 ; 65 | 70 |
Section 13 | Rémunération et avantages | - | - | - |
13.1 | Montant de la rémunération versée et les avantages en nature | 60 - 61 | 66-67 | 71-72 |
13.2 | Montant total des sommes provisionnées ou constatées par ailleurs par l’émetteur ou ses filiales aux fins du versement de pensions, de retraites ou d’autres avantages du même ordre | 66 | 71 | |
Section 14 | Fonctionnement des organes d’administration et de direction | - | - | - |
14.1 | Date d’expiration du mandat actuel de cette personne | 48 | 50 | |
14.2 | Contrats de service liant les membres des organes d’administration | 65 | 70 | |
14.3 | Informations sur le comité d’audit et le comité de rémunération de l’émetteur | 44 ; 53 | 48 ; 59 | 50 ; 64 |
| Rubriques de l’Annexe I « Document d’enregistrement pour les titres de capital » | Page du DEU déposé auprès de l’AMF le 17 mars 2026 | Page du DEU déposé auprès de l’AMF le 19 mars 2025 | Page du DEU déposé auprès de l’AMF le 20 mars 2024 |
|---|---|---|---|---|
14.4 | Déclaration indiquant si l’émetteur se conforme, ou non, au régime de gouvernance d’entreprise | 38 - 40 | 41-43 | 43-45 |
14.5 | Incidences significatives potentielles sur la gouvernance d’entreprise | 65 | 70 | |
Section 15 | Salariés | - | - | - |
15.1 | Nombre de salariés | 82 | 85 | |
15.2 | Participations et stock-options des administrateurs et des directeurs | 67 | 72 | |
15.3 | Accord prévoyant une participation des salariés dans le capital de l’émetteur | 82 | 85 | |
Section 16 | Principaux actionnaires | - | - | - |
16.1 | Actionnaires détenant un pourcentage du capital social ou des droits de vote | 190 | 190 | |
16.2 | Droits de vote différents des principaux actionnaires | 190 | 190 | |
16.3 | Contrôle de l’émetteur | Personnes physiques ou morales exerçant un contrôle sur la Société | 191 | 190 |
16.4 | Accord, connu de l’émetteur, dont la mise en œuvre pourrait, à une date ultérieure, entraîner un changement de son contrôle | 196 | 196 | |
Section 17 | Transactions avec des parties liées | 117 | 119 | |
Section 18 | Informations financières concernant l’actif et le passif, la situation financière et les résultats de l’émetteur | - | - | - |
18.1 | Informations financières historiques | 77 ; 80 - 82 | 85-87 ; 120 | 88 ; 125 |
18.2 | Informations financières intermédiaires et autres | na | na | na |
18.3 | Audit des informations financières annuelles historiques | 117 | 123 | 125 ; 129 |
18.4 | Informations financières pro forma | na | na | na |
18.5 | Politique en matière de dividendes | 186 - 188 | 197-198 | 122 ; 190 |
18.6 | Procédures judiciaires et d’arbitrage | 174 | 183 | 183 |
18.7 | Changement significatif de la situation financière de l’émetteur | 196 | 196 | |
Section 19 | Informations supplémentaires | - | - | - |
19.1 | Capital social | 68 ; 106 - 107 146 ; 180 ; 182 | 74 ; 111-112 155 ; 190 ; 192 | 77 ; 113-114 ; 155 ; 190 ; 192 |
19.2 | Acte constitutif et statuts | 54 - 58 ; 181 - 185 | 60-64 ; 191-196 | 65-69 ; 191-196 |
Section 20 | Contrats importants | 196 | 196 | |
Section 21 | Documents disponibles | 203 | 203 |
En application de l’article 212-13 du règlement général de l’Autorité des marchés financiers, le présent document d’enregistrement comprend les informations du rapport financier annuel mentionné à l’article L. 451-1-2 du Code monétaire et financier et à l’article 222-4 du règlement général de l’Autorité des marchés financiers.
| Informations prévues par l’article L. 451-1-2 du Code monétaire et financier | Page du DEU déposé auprès de l’AMF le 17 mars 2026 |
|---|---|---|
| Rapport financier annuel |
|
| Comptes consolidés | na |
| Rapport des Commissaires aux comptes sur les comptes consolidés | na |
| Comptes individuels | |
| Rapport des Commissaires aux comptes sur les comptes individuels | 118 - 119 |
| Rapport de gestion |
|
1 | Compte rendu d’activité (article L. 225-100, article. R. 225-102 et article L. 233-6 du Code de commerce) |
|
1.1 | Situation et activité au cours de l’exercice | 33 - 36 ; 66 |
1.2 | Résultats du Groupe, de ses filiales et des sociétés qu’il contrôle | |
1.3 | Indicateurs clefs de performance de nature financière et non financière | 6 - 11 |
1.4 | Analyse de l’évolution des résultats et de la situation financière | 67 - 69 ; 80 - 117 |
1.5 | Événements significatifs postérieurs à la clôture de l’exercice 2025 | 76 ; 185 |
1.6 | Perspectives | 4 ; 76 ; 185 |
1.7 | Recherche et développement | 76 ; 173 |
1.8 | Principaux risques et incertitudes | 76 ; 132 - 137 |
1.9 | Prises de participation significative ou prises de contrôle dans des sociétés ayant leur siège en France | na |
2 | Informations relatives aux rachats d’actions (article L. 225-211, al. 2, du Code de commerce) | na |
3 | Informations sociales, environnementales et sociétales (article L. 225-102-1 du Code de commerce) | 78 - 79 |
4 | Informations sur les implantations et les activités (article 511-45 du Code monétaire et financier) | |
5 | Principales caractéristiques des procédures de contrôle interne et de gestion des risques relatives à l’élaboration et au traitement de l’information comptable et financière | 120 - 122 |
6 | Plan de vigilance (article L. 225-102-4 du Code de commerce) | 175 |
7 | Incidence des activités sur la lutte contre l’évasion fiscale | 79 |
8 | Information sur les actions visant à promouvoir le lien entre la Nation et ses forces armées | na |
9 | Information sur les actions visant à promouvoir l’engagement des citoyens dans la démocratie locale | na |
10 | Information sur les ressources incorporelles essentielles | na |
| Rapport sur le gouvernement d’entreprise |
|
| Informations relatives à la gouvernance | 41 - 58 |
| Informations relatives aux rémunérations | 60 - 61 |
| Structure du capital | |
| Informations requises par l’article L. 225-37-5 du Code de commerce relatives aux éléments susceptibles d’avoir une incidence en cas d’offre publique | 179 ; 180 ; 184 - 185 |
| Informations relatives aux conventions conclues entre une filiale et un mandataire social ou un actionnaire détenant plus de 10 % des droits de vote (article L. 225-37-4 2° du Code de commerce) | 181 ; 185 |
| Tableau récapitulatif des délégations en matière d’augmentations de capital, par application des articles L. 225-129-1 et L. 225-129-2 du Code de commerce et utilisation faite de ces délégations au cours de l’exercice 2017 | |
| En application des articles 212-13 et 221-1 du règlement général de l’AMF, le Document d’enregistrement universel contient en outre les informations suivantes au titre de l’information réglementée |
|
| Rapport spécial des Commissaires aux comptes sur les conventions et engagements réglementés | Rapport spécial des Commissaires aux comptes sur les conventions réglementées |
| Honoraires des Commissaires aux comptes | |
| Attestation du Responsable du document | Attestation du responsable du Document d’enregistrement universel 2025 |
En application de l’article 19 du règlement (UE) 2017/1129 du Parlement Européen et du conseil du 14 juin 2017, les informations suivantes sont incluses par référence dans le présent Document d’enregistrement universel :
Le Document d’enregistrement universel 2025 est consultable sur le site de l’Autorité des marchés financiers (www.amf-france.org) et sur le site Internet de la Compagnie de Financement Foncier (www.foncier.fr).