Ce document d’enregistrement universel a été déposé le 29 avril 2025 auprès de l’Autorité des Marchés Financiers («AMF»), en tant qu’autorité compétente au titre du règlement (UE) n° 2017/1129, sans approbation préalable, conformément à l’article 9 dudit règlement. Ce document d’enregistrement universel peut être utilisé aux fins d'une offre au public de valeurs mobilières ou de l’admission de valeurs mobilières à la négociation sur un marché réglementé s'il est approuvé par l’AMF ainsi que ses éventuels amendements, et une note relative aux valeurs mobilières et le résumé approuvés conformément au règlement (UE) n°2017/1129.
Le document d’enregistrement universel peut être utilisé aux fins d'une offre au public de valeurs mobilières ou de l’admission de valeurs mobilières à la négociation sur un marché réglementé s'il est complété par une note relative aux valeurs mobilières et le cas échéant, un résumé et tous les amendements apportés au document d’enregistrement universel. L’ensemble est approuvé par l’AMF conformément au règlement (UE) n°2017/1129.
En cas de renvoi vers un site Internet dans le présent document d’enregistrement universel, le contenu de ce site Internet ne fait pas partie du document d’enregistrement universel. À l’exception des informations, documents et autres éléments expressément incorporés par référence dans le présent document d’enregistrement universel, aucune information, document ou élément provenant du site Internet de la Société (www.groupama.com) ou de toute autre source ne fait partie du présent document d’enregistrement universel.
La constitution de Groupama est le résultat d’une histoire centenaire. Le point de départ est la loi du 4 juillet 1900 qui a permis en France la véritable naissance, puis l’organisation, du mouvement mutualiste agricole.
Les Assurances Mutuelles Agricoles ont été créées pour protéger et servir les agriculteurs qui représentaient à l’époque 80 % de la richesse nationale. Elles sont devenues au cours du XXe siècle le premier assureur agricole européen (source interne).
Afin de perpétuer leur vocation, c’est-à -dire de continuer à servir les intérêts de l’agriculture et transmettre l’héritage de la mutuelle, les Assurances Mutuelles Agricoles ont compris très vite la nécessité de s’adapter, de s’ouvrir vers les autres marchés de l’assurance, et plus récemment vers d’autres services en ce compris les métiers bancaires.
En 1963, les Assurances Mutuelles Agricoles ouvrent leur activité à l’ensemble des risques dommages.
En 1972, elles lancent une activité d’assurance vie.
C’est en 1986 que le nom « Groupama » est créé pour fédérer l’ensemble des structures d’un groupe d’assurance adapté aux conditions nouvelles de l’économie et à l’internationalisation des marchés financiers.
En 1995, les assurés ne faisant pas partie du monde agricole – alors rattachés à la SAMDA, filiale de Groupama créée en 1963 pour assurer les clients « non agricoles » – deviennent des sociétaires à part entière de leur mutuelle.
En 1998, à l’issue d’une procédure de privatisation où étaient mis en concurrence de grands groupes internationaux, Groupama acquiert le Gan, groupe aux activités complémentaires de celles de Groupama. Le nouvel ensemble donne naissance à l’un des principaux groupes d’assurance généraliste français.
En 2001, souhaitant élargir son offre aux produits bancaires, le groupe Groupama (ci-après le « Groupe ») s’allie avec la Société Générale, première banque française pour les particuliers, afin de créer une banque multicanal à destination des clients de Groupama (Groupama Banque). Groupama entend devenir un acteur financier global Assurance-Banque.
En 2001 également, le conseil d’administration de la Caisse Centrale des Assurances Mutuelles Agricoles (CCAMA) approuve le schéma de regroupement des caisses régionales.
Des opérations de croissance externe sont initiées en 2002 en France (acquisition de CGU Courtage, absorbé par Gan Eurocourtage) et à l’international (acquisition de Plus Ultra Generales en Espagne).
En 2003, les caisses régionales déploient une offre bancaire vers les sociétaires Groupama. Le Groupe obtient par ailleurs une licence en assurance non-vie en Chine.
De plus, les structures nationales du Groupe évoluent afin d’être parfaitement adaptées à la stratégie de croissance du Groupe. Une Fédération Nationale Groupama est créée et Groupama SA devient le réassureur exclusif des caisses régionales suite à la dissolution de la Caisse Centrale des Assurances Mutuelles Agricoles.
En 2006, Groupama acquiert les filiales espagnoles d’un groupe français, ainsi que le groupe d’assurance turc Basak et le courtier britannique Carole Nash.
En 2007, le développement international du Groupe s’intensifie avec l’acquisition de l’assureur Nuova Tirrena qui détient près de 2 % du marché italien de l’assurance non-vie et vient renforcer la filiale du Groupe en Italie. Au Royaume Uni, le Groupe acquiert deux nouveaux courtiers (Bollington Group et groupe Lark).
En 2007 et 2008, Groupama réalise une forte avancée en Europe centrale et Orientale grâce à l’acquisition de l’assureur grec Phoenix Metrolife, des sociétés d’assurance roumaines BT Asigurari et Asiban, et au renforcement des positions en Turquie, avec l’acquisition des sociétés d’assurance Güven Sigorta et Güven Hayat. En outre, Groupama a signé un partenariat stratégique avec OTP Bank, 1re banque indépendante d’Europe centrale, qui se traduit par des accords de distribution dans neuf pays et l’acquisition des activités d’assurance d’OTP (OTP Garancia), compagnie leader en Hongrie, ainsi que ses filiales d’assurance en Bulgarie, Roumanie et Slovaquie.
Groupama prend, par ailleurs, une participation à hauteur de 35 % dans la société STAR, leader du marché de l’assurance tunisienne.
En France, à la conquête d’une clientèle urbaine et de nouveaux canaux de distribution, Groupama a lancé mi-2008, « Amaguiz.com », une nouvelle marque destinée à la vente exclusive via le web.
En 2009, Groupama a signé un accord de partenariat avec la Banque Postale en vue de la distribution de produits d’assurance dommages par l’intermédiaire d’une filiale commune et à travers les réseaux de la Banque Postale.
La création de Groupama Gan Vie par la fusion absorption par Gan Assurances Vie de Groupama Vie et de Gan Eurocourtage Vie, et par le transfert des portefeuilles de Gan Patrimoine et de Gan Prévoyance, a permis de constituer une société vie unique pour le Groupe en France.
Les activités bancaires en France ont également été regroupées grâce à la fusion entre Groupama Banque et Banque Finama.
À l’international, le Groupe a procédé à la fusion de ses filiales italiennes, hongroises, roumaines et turques, afin de renforcer ses positions sur l’ensemble de ces marchés.
En 2010, le Groupe a mis en place de nombreux partenariats dans des domaines diversifiés.
Dans le secteur de la bancassurance, l’accord de partenariat conclu en 2009 avec la Banque Postale s’est traduit par la création d’une co-entreprise, la Banque Postale Assurances IARD, dont la Banque Postale détient 65 % et Groupama 35 %.
En décembre 2010, Groupama et le groupe AVIC (Aviation Industry Corporation of China) ont signé un accord de création d’une joint-venture afin de se développer dans le domaine de l’assurance non-vie en République Populaire de Chine. Déjà présent dans la province du Sichuan depuis 2003, Groupama vise à accélérer son développement sur un marché dont l’essor devrait constituer, à terme, un important relais de croissance pour le Groupe.
L’année 2011 a été marquée par la crise de la dette dans la zone euro, notamment en Grèce, et par une forte dégradation des marchés financiers, qui ont affecté la situation financière de Groupama.
Dans ce contexte, le Groupe a mis en œuvre, en 2012, des mesures destinées à renforcer la marge de solvabilité tout en réduisant la sensibilité de son bilan aux fluctuations des marchés financiers. Groupama a ainsi ajusté son périmètre d’activité en cédant les activités IARD de Gan Eurocourtage, l’activité maritime en France de Gan Eurocourtage, la filiale espagnole et la filiale d’assurance non-vie au Royaume-Uni.
En 2013, le Groupe a finalisé l’ajustement de son périmètre avec la cession de 100 % du capital de Groupama Private Equity en janvier et la cession de sa participation de 51 % dans le cabinet de courtage britannique Bollington en mars. En avril, Groupama a renforcé son partenariat avec le groupe chinois AVIC pour accompagner la forte croissance de Groupama AVIC Insurance sur le marché de l’assurance agricole et du monde rural en Chine.
Par ailleurs, la loi du 26 juillet 2013 de séparation et de régulation des activités bancaires a institué Groupama SA en tant qu’organe central du réseau composé des sociétés ou caisses d’assurances et de réassurances mutuelles agricoles (ci-après le réseau Groupama).
L’assemblée générale du 11 juin 2014 a modifié les statuts de Groupama SA pour intégrer dans son objet social son rôle d’organe central.
En décembre 2015, Groupama a été le premier assureur mutualiste à lancer les certificats mutualistes autorisés par la loi de l’Économie Sociale et Solidaire de juillet 2014. Les caisses régionales se dotent ainsi de moyens financiers nécessaires pour investir dans les territoires et pour développer une relation nouvelle avec leurs sociétaires, une relation de qualité, sur le long terme et fondée sur la confiance. Fin 2016, l’ensemble des caisses régionales a émis des certificats mutualistes.
En avril 2016, Orange et Groupama ont signé un accord visant à développer une offre bancaire inédite, 100 % mobile, disponible en France dans le réseau de distribution Orange et également dans les réseaux du Groupe. En octobre 2016, les autorités réglementaires et prudentielles françaises et européennes ont autorisé l’entrée d’Orange à hauteur de 65 % au capital de Groupama Banque, rebaptisée Orange Bank le 16 janvier 2017.
En décembre 2016, la loi « Sapin 2 », relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique a été publiée, mettant en place le cadre législatif nécessaire à la transformation de l’organe central du Groupe en société d’assurance mutuelle (SAM) avec un délai de mise en œuvre de 18 mois.
Le 7 juin 2018, la société Groupama SA, organe central du Groupe, a été transformée en caisse de réassurance mutuelle agricole à compétence nationale, forme particulière de société d’assurance mutuelle, dont la dénomination usuelle est Groupama Assurances Mutuelles.
Préalablement à cette transformation :
Cette transformation simplifie l’organisation du Groupe et lui donne une cohérence complète, fondée sur ses 3 niveaux de mutualisation que sont les caisses locales, régionales et nationale. En harmonisant ses valeurs et son organisation, le Groupe affirme son attachement à ses racines mutualistes et les met au service d’un projet économique ambitieux au bénéfice de ses sociétaires et clients.
Dans le cadre de cette transformation, le Groupe a défini sa raison d’être (1) qui guide et inspire les orientations actuelles et futures du Groupe : « Nous sommes là pour permettre au plus grand nombre de construire leur vie en confiance ».
En tant qu’investisseur responsable, le Groupe place le changement climatique au cœur de ses engagements. Ainsi, le 19 septembre 2019, Groupama s’est engagé à entrer à hauteur de 18 % au capital de Predica Énergies Durables (PED), filiale de Crédit Agricole Assurances dédiée aux investissements dans les actifs de production d’énergies renouvelables aux côtés d’Engie. PED est un véhicule d’investissement dans des actifs éoliens terrestres et solaire en France.
En 2020, le Groupe s’est engagé à une sortie définitive du charbon thermique dans ses portefeuilles d’investissement, d’ici à 2030 au plus tard pour les entreprises émettrices des pays de l’Union européenne et de l’OCDE.
Le 7 avril 2020, Groupama a cédé l’intégralité de sa participation détenue dans la Banque Postale Assurances IARD. La Banque Postale et Groupama ont toutefois annoncé la prolongation de leur coopération dans les domaines de la protection juridique et de l’assistance.
Groupama a annoncé le 11 juin 2020, le lancement avec Vinci de la construction de The Link, futur siège de Total à Paris La Défense. Les travaux et les aménagements sont prévus pour une durée de 5 ans, à l’issue de laquelle Total prendra livraison de l’immeuble et sera locataire de The Link pour 12 ans renouvelables.
En juillet 2021, Groupama a annoncé la signature d’un accord entre sa filiale italienne Groupama Assicurazioni et FairConnect, pour la cession de G-Évolution et la mise en place d’un partenariat stratégique long-terme pour la fourniture de solutions d’assurance connectée. La clôture de l’opération a eu lieu le 30 décembre 2021.
Le groupe Groupama a annoncé la finalisation de l’acquisition, par sa filiale hongroise Groupama BiztosÃtó, de OTP Osiguranje, filiale croate d’OTP Bank le 31 août 2021.
Le 30 septembre 2021, Groupama a cédé l’intégralité de sa participation détenue dans Orange Bank, mais reste engagée dans un partenariat de distribution d’une offre bancaire avec Orange Bank qui a pris fin en 2024.
Le 1er décembre 2022, Groupama a cédé sa branche slovaque à la compagnie d’assurance Union.
Le 3 mai 2023, Groupama a cédé ses activités d’assurance en Turquie à Axa.
En novembre 2023, le groupe AVIC a cédé sa participation dans Groupama AVIC Insurance (devenue Groupama SDIG Property Insurance Co. Ltd) au groupe Shudao Investment Group (groupe chinois présent notamment dans les infrastructures ferroviaires et autoroutières dans la province du Sichuan).
En juillet 2024, Groupama a signé un partenariat avec Franfinance visant à proposer une offre de crédit à ses sociétaires.
Le Groupe présente un mode de gouvernance qui responsabilise chaque acteur au sein de l’organisation. Les sociétaires élisent leurs représentants au niveau local (26 000 élus), qui élisent eux-mêmes leurs représentants au niveau régional et national. Les administrateurs – qui sont donc tous des assurés de la mutuelle – contrôlent l’ensemble des conseils d’administration des entités du groupe mutualiste. Ils choisissent les responsables du management qui gèrent les activités opérationnelles. Les élus participent ainsi à toutes les instances de décisions du Groupe, qu’il s’agisse des caisses locales (2 400), régionales (9 caisses régionales métropolitaines, 2 caisses régionales d’outre-mer et 2 caisses spécialisées) et nationale, au travers des conseils d’administration de Groupama Assurances Mutuelles et de ses principales filiales, directes ou indirectes.
Le périmètre combiné du groupe Groupama dont Groupama Assurances Mutuelles est société mère comprend l’intégralité des entités du Groupe et les caisses régionales pour 100 % de leurs activités. Depuis le 1er janvier 2021, le Groupe n’établit plus de comptes consolidés, lesquels ne couvraient que l’activité de Groupama Assurances Mutuelles, des filiales et environ 37 % de l’activité des caisses régionales, activité captée par le mécanisme de réassurance interne.
Groupama Assurances Mutuelles, caisse de réassurance mutuelle agricole à compétence nationale, est une structure juridique sans capital, organe central du réseau Groupama. Ses principales missions sont les suivantes :
Au titre de ses activités, la Société est régie par les dispositions du Code des assurances et, par renvoi, à certaines dispositions du Code de commerce, et est soumise au contrôle de l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR).
(1) Directement et indirectement.
(2) Indirectement par Groupama Assurances Mutuelles – Directement par Groupama Gan Vie.
Une liste plus exhaustive des principales filiales du Groupe est présentée dans la note 39 des comptes combinés.
Ils sont régis, pour les filiales, par des relations capitalistiques. En outre, en contrepartie d’une certaine autonomie opérationnelle, chacune des filiales est soumise aux contraintes et devoirs définis par l’environnement de Groupama Assurances Mutuelles, cela notamment en matière de contrôle.
Les liens entre les caisses régionales et Groupama Assurances Mutuelles sont régis :
Le tableau ci-dessous présente des informations et ratios financiers issus des comptes combinés du Groupe. Les comptes combinés ont été établis conformément au référentiel IFRS tel qu’adopté par l’Union européenne. Ils permettent d’avoir une vision d’ensemble du périmètre mutualiste englobant le périmètre capitalistique Groupama Assurances Mutuelles.
(en millions d’euros) | 2024 | 2023 | 2022 pro forma | 2022 |
|---|---|---|---|---|
Chiffre d’affaires (1) | 18 503 | 17 036 | 15 943 | 15 931 |
dont Assurance France | 15 154 | 13 936 | 13 253 | 13 237 |
dont Assurance internationale | 3 103 | 2 887 | 2 479 | 2 483 |
dont activités financières et bancaires | 246 | 213 | 211 | 211 |
Ratio combiné (2) non-vie | 95,1 % | 96,8 % | 100,4 % | 99,4 % |
Résultat opérationnel économique (3) | 954 | 627 | 306 | 349 |
Résultat net part du Groupe | 961 | 510 | 13 | 454 |
Structure et solidité financière |
|
|
|
|
Fonds propres part du Groupe | 10 487 | 9 862 | 8 783 | 7 502 |
Total bilan | 89 396 | 91 949 | 86 316 | 94 721 |
Ratio d’endettement (4) | 18,7 % | 21,8 % | 22,8 % | 25,1 % |
Marge de Solvabilité 2 (5) | 241 % | 267 % | 282 % | 282 % |
Notation |
|
|
|
|
Fitch Ratings | A+ | A+ | A+ | A+ |
| ||||
Le 9 décembre 2024, Fitch Ratings a confirmé la note de solidité financière de Groupama à ‘A+’ avec une perspective stable. Cette confirmation de notation reflète le profil d’activité très solide de Groupama ainsi que sa forte capitalisation et son effet de levier modéré.
Le résultat opérationnel économique et le ratio combiné sont des indicateurs alternatifs de performance (« IAPs ») au regard des orientations de l’ESMA et de la position de l’AMF publiées en 2015. Ces indicateurs alternatifs de performance sont utilisés par le Groupe pour analyser les évolutions opérationnelles, la performance financière et la situation financière du Groupe et fournir aux investisseurs des informations complémentaires jugées utiles et pertinentes en ce qui concerne les résultats du Groupe.
Le résultat opérationnel économique correspond au résultat net retraité des plus et moins-values réalisées, des dotations et reprises de provisions pour dépréciation à caractère durable et des gains et pertes latentes sur les actifs financiers comptabilisés à la juste valeur des activités dommages, santé/prévoyance, financières et holdings (ces éléments étant nets d’impôt sur les sociétés). Sont également retraitées, les opérations exceptionnelles nettes d’impôt, les dépréciations d’écarts d’acquisition (nets d’impôt) et les charges de financement externe.
Le ratio combiné est la somme du ratio de sinistralité net tous exercices et du taux de frais d’exploitation.
Le ratio de sinistralité net tous exercices est le rapport entre les charges du service d’assurance tous exercices (y compris frais attribuables et non attribuables techniques) brutes de réassurance, auxquelles sont ajoutés le solde de réassurance et les revenus d’assurance (bruts de réassurance). Cet indicateur est calculé sur le seul périmètre des contrats évalués en PAA dans le référentiel IFRS 17.
Le taux de frais d’exploitation est le rapport entre les frais attribuables et non attribuables techniques et les revenus d’assurance bruts de réassurance (sur le seul modèle PAA dans le référentiel IFRS 17).
La réconciliation du résultat opérationnel économique et du ratio combiné avec le poste des états financiers de la période correspondante, ou de son sous-total ou du total le plus proche, est présentée dans les tableaux ci-après.
(en millions d’euros) | 2024 | 2023 | 2022 pro forma | 2022 |
|---|---|---|---|---|
Résultat opérationnel économique | 954 | 627 | 306 | 349 |
Plus-values réalisées nettes (1) | 64 | - 43 | 96 | 315 |
Dotation aux provisions pour dépréciations à caractère durable (1) | - 4 | - 60 | - 14 | - 29 |
Gains ou pertes sur actifs financiers comptabilisés à la juste valeur (1) | 36 | 84 | - 237 | - 43 |
Autres charges et produits | - 34 | - 38 | - 49 | - 51 |
Charges de financement | - 54 | - 54 | - 54 | - 54 |
Résultat net des activités cédées | 0 | - 6 | - 34 | - 34 |
Dépréciation des goodwill | 0 | 0 | 0 | 0 |
Résultat net | 961 | 510 | 13 | 454 |
| ||||
| 2024 | 2023 | 2022 pro forma | 2022 |
|---|---|---|---|---|
Ratio de sinistralité net tous exercices | 67,0 % | 68,8 % | 72,5 % | 71,9 % |
Ratio de frais d’exploitation | 28,1 % | 28,0 % | 27,9 % | 27,5 % |
Ratio combiné (1) | 95,1 % | 96,8 % | 100,4 % | 99,4 % |
| ||||
La stratégie du groupe Groupama est portée et incarnée par le programme Ambition 2030, qui prend la suite du programme Vision. Ambition 2030 vise à amplifier et à accélérer la dynamique insufflée dans le Groupe ces dernières années.
Ce programme stratégique se compose de plusieurs éléments complémentaires, qui forment un ensemble cohérent guidant les actions du Groupe :
La transformation de Groupama SA en Groupama Assurances Mutuelles en juin 2018 a redonné au Groupe sa cohérence, fondée sur 3 niveaux de mutualisation : local, régional et national.
Le Groupe a souhaité marquer cette transformation en réaffirmant sa raison d’être : « Nous sommes là pour permettre au plus grand nombre de construire leur vie en confiance. Pour cela, nous sommes fondés sur des communautés d’entraide humaines, proches et responsables ». Cette raison d’être justifie pourquoi notre groupe existe depuis plus de cent ans et incarne un mutualisme d’avenir, porteur d’espoir pour les générations futures.
Le groupe Groupama affirme ainsi son attachement à ses racines mutualistes et aux valeurs humaines que sont la solidarité, la responsabilité, l’engagement et l’optimisme, pour les mettre au service d’un projet économique ambitieux au bénéfice de ses sociétaires et clients, afin de permettre au plus grand nombre de construire leur vie en confiance.
Afin d’accélérer la dynamique de transformation portée dans le programme Vision depuis 2018, le Groupe s’est doté d’une ambition Groupe : « Bâtir le groupe mutualiste d’assurance, champion de l’accompagnement des clients ».
Cette ambition s’inscrit en parfaite cohérence avec nos valeurs et en complémentarité de notre raison d’être. Résolument orientée client, elle concerne l’ensemble des entités du Groupe et s’inscrit dans la continuité des transformations engagées ces dernières années. Cette ambition fixe un cap ambitieux, sur le long terme, pour le Groupe et ses différentes entités, en France comme à l’international.
Pour atteindre cette ambition, le Groupe s’est doté d’objectifs selon une double temporalité : 2027 comme point d’étape et 2030 comme horizon d’atteinte de ces objectifs.
Les objectifs sont ambitieux dès 2027 et passent par la sécurisation conjointe de 3 dimensions étroitement imbriquées : la technique (créer la richesse qui sera le moteur de nos actions), le développement (faire croître notre base de clients et de sociétaires notamment sur le pôle mutualiste des caisses régionales) et la qualité de service (atteindre un haut niveau de satisfaction client sur l’ensemble des canaux mis à disposition, qu’il s’agisse de l’agence ou des canaux à distance).
À horizon 2030, le Groupe ambitionne une croissance significative, en France comme à l’international, en devenant le groupe assurantiel de référence en matière d’accompagnement client et en se positionnant comme la marque mutualiste de référence.
En complément de ces objectifs, la maîtrise des frais généraux, la rentabilité technique de nos activités et le maintien d’un haut niveau de solvabilité, seront garants d’un développement rentable et équilibré de nos activités.
En synthèse, l’atteinte de notre Ambition nécessitera de renforcer et sécuriser nos marges techniques en priorité, tout en maîtrisant les frais généraux, pour être en capacité de dégager des moyens et de les allouer à l’atteinte de nos objectifs de développement et de qualité de service.
Pour atteindre ces objectifs, un plan d’action a été structuré autour de trois axes thématiques : « Développer », « Maîtriser », « Innover » et d’une dimension transverse « Manager ».
Ces trois grands axes sont soutenus par une dimension transverse « Manager » tout aussi importante et qui accorde une place fondamentale à l’humain dans nos métiers, fait des ressources humaines un levier privilégié de transformation pour atteindre nos objectifs et adopte une démarche responsabilisante concernant l’employabilité.
Deux dimensions transverses complètent nos priorités stratégiques :
De premières initiatives ont d’ores et déjà été mises en œuvre et visibles des clients tant sur le développement, sur la maîtrise des fondamentaux que sur l’innovation. Parmi ces initiatives, peuvent être, par exemple, cités :
Le déploiement des priorités stratégiques d’Ambition 2030 va s’amplifier dans les années à venir.
La dynamique mutualiste vient soutenir l’ensemble des objectifs Ambition 2030 en réaffirmant le rôle essentiel de notre réseau de 26 000 élus présents sur tout le territoire et qui incarne notre ancrage local et la valeur d’entraide au quotidien au sein de nos 2 400 caisses locales.
Initiée par le conseil d’orientation mutualiste (dont la description figure au § 3.1.6) suite à la re-mutualisation du Groupe, la dynamique mutualiste s’attache à mobiliser la communauté des élus au service de la raison d’être et à transformer cette énergie en force différenciante pour le Groupe.
En 2024, la priorité a été donnée à rendre le mutualisme plus perceptible et impactant dans la relation client et se mettre en route d’un mutualisme d’action vers un mutualisme d’impact.
Ce mutualisme d’impact, en lien avec notre ambition de bâtir le groupe mutualiste champion de l’accompagnement des clients, repose sur l’importance de mobiliser les élus et les collaborateurs dans l’objectif de créer un avantage compétitif dans la relation client et dans la relation aux territoires.
Groupama investit dans l’humain pour atteindre les objectifs de son projet stratégique « Ambition 2030 », en améliorant le bien-être au travail et la performance de ses équipes pour qu’elles répondent aux attentes de ses sociétaires et clients. La politique de ressources humaines est déterminée dans ses principes d’action par la raison d’être du Groupe, fondée sur la responsabilité sociale et concrétisée dans l’engagement durable de ses 31 376 collaborateurs, confirmé à un niveau record (78 %) par son Baromètre interne (édition 2023).
Au 31 décembre 2024, les caisses régionales, Groupama Assurances Mutuelles (GMA) et ses filiales consolidées comptent 29 637 salariés.
La direction des ressources humaines groupe pilote les politiques corporate et anime la ligne fonctionnelle RH, selon le schéma établi de répartition des initiatives et responsabilités entre DRH groupe et DRH des entités. Chacune des entreprises gère ainsi ses ressources humaines et sa politique sociale au plus près des équipes, en cohérence avec les principes d’action et les orientations définis pour le Groupe. La cohésion est renforcée par une coordination permanente entre les DRH membres du comité opérationnel RH et entre ceux du bassin parisien plus particulièrement. Cela permet d’apporter des réponses harmonisées et équitables pour tous les collaborateurs, afin qu’ils travaillent en toute sécurité et dans les meilleures conditions, à distance ou sur site, en individuel et en collaboratif.
De nombreuses dispositions favorisent l’équilibre vie professionnelle/vie privée : préconisations sur les lieux et temps de réunions et de formation, allongement du congé maternité, allocation d’éducation, prime de mariage/PACS et de naissance, temps partiel, rémunération du congé paternité, garanties spécifiques en assurance santé, enveloppe supplémentaire de jours de télétravail exceptionnel… En parallèle, l’ancrage du télétravail et des modes de travail et de management hybrides est confirmé : le télétravail concerne désormais la très grande majorité des collaborateurs dans toutes les entités en France, avec pour la plupart d’entre eux 2 jours de télétravail par semaine. Au sein de l’UES, la mise en œuvre des avenants individuels signés par les collaborateurs concerne 78 % des 7 500 collaborateurs, 87 % d’entre eux ayant choisi l’option des 2 jours hebdomadaires. À GMA, 95 % des salariés bénéficient du télétravail, dont 93 % pour 2 jours par semaine.
L’amélioration des espaces de travail se traduit dans le réaménagement continu des sièges, immeubles et sites dans les entreprises du Groupe, favorisant notamment le développement du flex par équipe. En 2024, les équipes RH groupe et GMA ont préparé la réouverture du siège de la rue d’Astorg : de nouveaux espaces de travail seront ouverts, s’inspirant du retour d’expérience de l’immeuble WP4 à Nanterre et tenant compte des besoins métiers. L’accompagnement du changement visera à simplifier les mouvements demandés aux collaborateurs qui vont changer de site et à innover en leur proposant des services valorisant la RSE (mobilité douce en facilitant les recharges, le stockage, les réparations ou restauration alternative par exemple). La recherche de nouvelles opportunités pour améliorer le bien-être au travail a permis le lancement d’une expérimentation digitalisée d’aide au collaborateur « Mon petit Compagnon ».
Plus largement, la digitalisation des modes de travail et de l’expérience collaborateur s’est généralisée et l’Intelligence Artificielle a progressivement de plus en plus d’effets sur les métiers. Le développement de l’IA générative est accompagné par le déploiement de dispositifs d’information des Instances Représentatives du Personnel et des collaborateurs. Dans le cadre donné par la nouvelle stratégie IA du Groupe, 3 axes RH prioritaires sont identifiés pour accompagner cette transformation : l’acculturation du plus grand nombre (vidéos, webinaires, newsletter Innov’art…), la formation (au prompting, à Copilot, aux métiers experts via des communautés dédiées…) et l’anticipation de l’impact de l’IA dans les métiers au regard des cas d’usage qui vont se déployer.
En 2024, les entreprises du périmètre combiné ont recruté 3 197 salariés en CDI (hors 171 mobilités et transferts d’activité), dont 2 801 en France, pour renforcer leurs réseaux commerciaux, les plates-formes relations clients et de gestion, et pour renouveler les équipes de managers et d’experts, ainsi que les fonctions d’audit, de contrôle interne et de pilotage : 20,99 % des nouveaux collaborateurs ont moins de 26 ans, 6,43 % ont 50 ans et plus, et 12,42 % résultent de stabilisation de CDD en CDI.
Sur un marché de l’emploi très concurrentiel, les équipes Développement RH et Communication employeur animent notre plateforme de Marque employeur commune autour de la promesse « Être là pour les autres, j’ai décidé d’en faire mon métier » : communication permanente sur les jobboards, les plateformes professionnelles et les réseaux sociaux (Indeed-Glassdoor, Instagram, TikTok) ; déploiement de campagnes programmatiques sur le Web, au plus près des recrutements des entités (cibles commerciales) ; organisation de salons de recrutement Groupama « jobmeetings » à Paris et en région ; partenariats écoles…
Les résultats de ces dispositifs, complétés efficacement par les initiatives des entreprises répondant à leurs besoins locaux spécifiques, portent des fruits significatifs : plus de 500 000 visites en 2024 sur le site carrière groupama-gan-recrute.com commun à toutes les entités françaises, 100 000 abonnés sur le compte LinkedIn du Groupe (en progression constante de 10K par an), des millions d’impressions pour la campagne dédiée aux commerciaux, etc.
La fin de l’année 2024 a été marquée par la réalisation d’un film « Empreinte RH » valorisant les parcours individuels et le jeu collectif qui font l’essence du Groupe et par une étape clé dans l’amélioration de l’expérience candidat via l’évolution du site carrière. Dans la durée, la formation et la professionnalisation des managers et des recruteurs repose sur la mise en place d’ateliers, avec LinkedIn notamment, afin d’optimiser l’efficacité du binôme manager/RH.
Cet investissement dans l’attractivité du Groupe est complété par le travail sur l’intégration, visant à fidéliser le collaborateur dès son arrivée, voire en amont, notamment via la mise à jour des supports de communication à destination des nouveaux entrants (guide santé, guide prévoyance, livret d’épargne salariale…) et l’actualisation des parcours d’intégration : présentation des interlocuteurs RH, mais aussi du mutualisme, webinaires sur les métiers (sinistres, transformation digitale…), sans oublier des moments conviviaux pour l’interconnaissance et la mise en réseau des arrivants.
Autre élément moteur de la performance des collaborateurs et des entreprises, la mobilité interne (géographique et/ou fonctionnelle) a concerné près de 2 000 collaborateurs par an en France. L’année 2024 a été marquée par le réexamen de l’accord Mobilité Interentreprises et de son bagage d’accompagnement (avec refonte du guide mobilité et création d’une fiche pratique reprenant les points clés). Parallèlement, des travaux de refonte du dispositif de National Staffing ont été menés pour le sécuriser juridiquement et harmoniser les pratiques. La mobilité interne est au cœur de l’évolution de l’intranet Mouvy, dont la nouvelle version a attiré 7 500 visiteurs uniques pour 18 000 connexions entre avril et décembre 2024. L’intérêt est renforcé par la mise en avant des « belles mobilités » de collaborateurs via des podcasts, par la découverte conviviale des métiers et par la solution JobMaker qui accompagne le salarié dans sa réflexion sur son parcours.
S’agissant des fins de contrat, les départs CDI (hors 132 mobilités et transferts d’activité) ont concerné dans les entreprises du périmètre consolidé 2 724 collaborateurs, dont 2 505 en France, se répartissant en démission 39,4 %, départ en cours de la période d’essai 18,1 %, retraite 17,9 %, licenciement 13,8 %, rupture conventionnelle 9,8 % et décès 0,6 %.
Le département « Paie et Études RH » de la DRH groupe a étendu son périmètre : de 6 entreprises gérées en 2016 à 18 en 2024 ; 9 219 salariés sur 26 120 salariés du Groupe en France y sont gérés, soit 35 % des effectifs totaux.
Un groupe important d’outils RH homogènes a donc été constitué en 5 ans, ce qui a des implications positives multiples en matière d’application des politiques RH, de process et de coût. Ainsi, chaque année, plus de 112 000 bulletins de salaire et obligations déclaratives, sociales et fiscales associées sont traités par le CERH dans un corpus homogène de règles et outils.
Cette extension vise également à appliquer des solutions digitales adaptées : coffres-forts électroniques, digitalisation des dossiers du personnel, Gestion Électronique de Documents (GED), numérisation des courriers entrants, signature électronique des contrats. Près de 98 000 documents sont déposés dorénavant en GED par les fonctions RH groupe. Plus de 13 700 signatures électroniques ont été réalisées en 2024, pour 5 800 deux ans auparavant.
À fin 2024, sur 11 centres de gestion RH en France (CERH pour GMA et filiales, 9 caisses régionales de métropole et Groupama Océan Indien) le taux d’harmonisation des outils est le suivant : coffre-fort électronique 100 %, GED 90 %, signature électronique 90 %, éditique et gestion des contrats 90 %.
La DRH groupe porte d’autres projets de mutualisation et digitalisation des outils RH :
La formation des collaborateurs et le développement de leurs compétences sont aussi des composantes majeures de la dynamique RH des entreprises du Groupe. Sur le périmètre France, elles ont investi en 2024 plus de 1,05 million d’heures de formation (toutes modalités confondues) pour l’ensemble des collaborateurs, soit environ 39 heures de formation par collaborateur. Cette volonté représente un investissement de plus de 64 millions d’euros.
Côté accompagnement des métiers, le programme Synergies Formation a poursuivi le développement de nouveaux parcours référents. Désormais, 7 parcours ont été créés (Conseillers Pros, Entreprises, Agricole, Collectivités & Associations, Animateurs Institutionnels, Assurances Collective, Souscription Pros) avec et pour les caisses régionales. Au total, 837 collaborateurs du Groupe ont suivi au moins un module (sur les 142 existants) d’un parcours Synergies pour un total supérieur à 39 000 heures de formation « Synergies » sur 2024.
Concernant le volet corporate, les programmes Mission Managers et PEP’S se poursuivent avec le même intérêt des entreprises et de leurs apprenants, en conservant des niveaux de satisfaction élevés et une demande de participation forte. Par ailleurs, FSM, Formation Supérieure des Managers destinée aux managers supérieurs à potentiel des entreprises du Groupe, a été complétement refondue en 2023 et la première promotion s’est tenue en 2024. 19 cadres supérieurs des entreprises ont entamé en 2024 ce parcours réinventé à 100 %, le leadership est le fil rouge des 32 jours de formation. Enfin, le programme Being Stronger Together dit « BST 2.0 », délivré intégralement en anglais, favorise l’acculturation Groupe et le développement personnel.
Dans un contexte de transformation et de guerre des talents, le développement et la rétention des dirigeants et cadres à potentiel sont des enjeux essentiels pour le groupe Groupama, auxquels concourent les plans de succession, les revues de personnel et les dispositifs d’assessment. Il s’agit de pourvoir les postes libérés à la suite des départs en retraite, de féminiser la communauté des cadres dirigeants. En 2024, 73 assessments ont été menés et 50 postes de dirigeants ont été pourvus, notamment dans le cadre de la réorganisation de GMA. Ces priorités sont également traduites dans l’ensemble des dispositifs dédiés aux dirigeants pilotés par la DRH groupe en concertation avec le Comop RH :
Tous ces dispositifs visent à mobiliser l’ensemble des équipes au service de l’Ambition client du Groupe, de ses priorités business et de sa nécessaire performance : développement commercial, grands projets, atteinte des objectifs fixés sur les 3 axes Développement, Fondamentaux métiers, Opérations.
En complément, en jouant pleinement son rôle moteur, la DRH groupe fait le lien entre les équipes projets, les Comop métiers concernés et le Comop RH, afin que ce dernier prenne connaissance des volets « accompagnement RH » à mettre en place, condition nécessaire à l’atteinte des objectifs : une véritable collaboration est en place et des rencontres régulières sont désormais organisées avec les programmes « PRC », « Stratégie Entreprises et filière d’excellence », « Prévention », « Culture Client », etc. Dans tous les domaines RH, études, relations sociales, formation, communication, chaque projet donne lieu à un accompagnement et des réponses « sur-mesure » construites en étroite collaboration avec les directions concernées.
S’agissant de la politique salariale collective, des dispositifs d’intéressement ou de participation sont en place dans toutes les entreprises en France. Plus de 62,6 millions d’euros (23 468 bénéficiaires) et 6,5 millions d’euros (2 938 bénéficiaires) ont été respectivement versés en 2024 au titre de l’intéressement et de la participation. Par ailleurs, la transformation du PERCO en PERCOL, effective depuis le 1er janvier 2020, offre la possibilité aux collaborateurs d’effectuer des versements volontaires déductibles du revenu imposable.
Les négociations annuelles sur les salaires de 2024 au niveau de l’UDSG ont permis la signature d’un accord qui a garanti un niveau d’augmentations générales de 2 %, avec une augmentation minimum de 750 euros pour tous les salariés des classes 1 à 7 bénéficiant de 6 mois d’ancienneté au 1er janvier 2024. Cette négociation a constitué un socle fort pour celles menées en entreprise. Au niveau de l’UES, l’accord a porté le taux d’augmentation générale à 3 %, assorti d’un plancher de 1 000 euros, lequel a été complété par une enveloppe d’augmentations individuelles de 1,5 %. L’ensemble des mesures représentent 4,29 % de la masse salariale à fin juillet, dont 2,79 % de mesures collectives et 1,54 % de mesures individuelles.
Dans un contexte de ralentissement de l’inflation, les entreprises du Groupe se sont orientées pour 2025 vers un dispositif de revalorisation salariale en lien avec cette tendance. Ainsi, les négociations annuelles sur les salaires de l’UDSG du 9 octobre 2024 ont permis la signature d’un accord majoritaire garantissant une augmentation générale de 1 % pour tous les salariés des classes 1 à 7 sous condition d’ancienneté de 6 mois au 1er janvier 2025. Cet accord est un premier niveau de négociation pour les entreprises de l’UDSG et constitue un socle de négociation dans les entreprises. Au niveau de l’UES, l’accord NAO pour 2025 a porté le taux d’augmentation générale à 1 %, assorti d’un plancher de 600 euros pour les salaires les moins élevés, lequel a été complété par une enveloppe d’augmentations individuelles de 1,5 %.
Au niveau des relations sociales groupe, l’année 2024 a permis de réunir, dans le cadre de commissions de suivi, les signataires des accords GPEC/Formation, Mobilité Interentreprise, Qualité de Vie au Travail et Diversité, à la suite de la signature des 4 accords entre 2021 et 2022, afin de faire état d’une nouvelle année d’application des mesures, qui ont donné satisfaction à l’ensemble des parties prenantes. Également les accords Groupe sur la Diversité d’une part et sur la Mobilité Interentreprises d’autre part, tous deux signés en 2021, ont donné lieu à réexamen, aboutissant à la signature d’un plan d’action triennale pour la Diversité, annexé à l’accord de 2021, et à un nouvel accord sur la Mobilité Interentreprise daté du 16 octobre 2024. De nombreux échanges ont également eu lieu au sein des comités de groupe et comités d’entreprise européen.
En UES, un nouvel accord relatif à l’emploi des salariés en situation de handicap a été signé à l’unanimité des organisations syndicales, confirmant la politique active de Groupama visant à développer l’emploi direct de salariés en situation de handicap et leur accompagnement tout au long de leur carrière.
Cette année a également permis de continuer à faire progresser la mobilité durable des collaborateurs pour leurs déplacements domicile/travail, avec le versement du forfait mobilité durable, la poursuite du partenariat avec une plateforme de covoiturage et la promotion du vélo au travers de nombreuses actions : distribution de kit sécurité, aménagements des parkings vélo avec recharge, ateliers de réparation…
Sur le plan de la parité, la tendance structurelle à l’accroissement de la proportion de femmes dans l’encadrement et l’encadrement supérieur a été encouragée dans les entreprises. Les femmes représentaient 51,7 % de l’effectif cadre fin 2024 et 30,2 % des cadres de direction (27,1 % en 2023). Pour GMA, l’évolution est encore plus significative : les femmes représentaient fin 2024 56,8 % de l’effectif cadre et 32 % des cadres de direction (25 % il y a cinq ans).
Parallèlement, pour la 5e année consécutive, les entreprises du groupe Groupama ont publié des index égalité salariale femmes-hommes 2024 qui progressent, avec une note au moins égale à 90/100 pour une grande majorité d’entre elles, pouvant atteindre 100/100.
Sur le plan de la diversité, en cohérence avec l’engagement auprès du Manifeste pour l’inclusion des personnes handicapées dans la vie économique, le Groupe maintient dans la durée ses efforts de recrutement : 66 en 2024, contre 69 en 2023, 84 en 2022 et 65 en 2021. 1 443 collaborateurs en situation de handicap sont en CDI dans le Groupe, soit un taux d’emploi direct de 5,2 %.
En synthèse, la DRH groupe a réalisé en 2024, pour la 12e année, les travaux de production des informations notamment à caractère social relevant des obligations de déclaration de performance extra-financière (ordonnance et décret de 2017, modifiant l’application de la loi Grenelle 2) qui, après audit et vérification par les commissaires aux comptes, ont obtenu l’avis de conformité et de sincérité des informations produites.
Ainsi, Groupama propose à l’ensemble de ses collaborateurs un projet social et humain dans la durée, en cohérence avec sa raison d’être, ses valeurs et sa nouvelle Ambition.
Le périmètre combiné englobe une quarantaine d’entreprises pour un effectif total, fin 2024, de 29 637 salariés.
Le détail des effectifs répartis par pays est présenté dans la note 35 des comptes combinés.
Effectif inscrit | 2024 | 2023 | 2022 |
|---|---|---|---|
Groupama Assurances Mutuelles | 1 353 | 1 335 | 1 307 |
Sièges et SAV des filiales ayant la relation clients/réseaux (1) | 1 620 | 1 638 | 1 652 |
Forces commerciales des filiales ayant la relation clients/réseaux (1) | 920 | 938 | 923 |
Filiales assurances/banque et services France (2) | 3 345 | 3 202 | 3 045 |
Caisses régionales (3) | 16 523 | 16 391 | 16 202 |
Filiales financières et immobilières (4) | 400 | 414 | 413 |
Entreprises supports (Groupama Support et Services) | 1 569 | 1 514 | 1 484 |
Sous-Total France | 25 730 | 25 432 | 25 026 |
International | 3 907 | 3 808 | 4 011 |
Total | 29 637 | 29 240 | 29 037 |
| |||
Répartition par sexe |
| Répartition par type de contrat |
| Répartition par type de statut | |||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
Hommes | Femmes |
| CDI | CDD dont Alternance |
| NC | C |
37,5 % | 62,5 % |
| 93,7 % | 6,3 % dont 3,3 % |
| 61,1 % | 38,9 % |
La pyramide des âges se décompose comme suit :
Les sociétés du Groupe disposent de différents régimes de retraite. Ces régimes sont généralement financés par des cotisations versées à des compagnies d’assurance ou à d’autres fonds administrés et évalués sur la base de calculs actuariels périodiques.
Dans le cas le plus fréquent, les entités du Groupe s’adressent à Groupama Gan Vie, compagnie d’assurance vie du Groupe. Des provisions sont donc constituées dans les comptes du Groupe pour couvrir cet engagement. Les sommes perçues sont investies dans des placements adaptés.
Le Groupe provisionne dans ses comptes les autres avantages à long terme en faveur des salariés du Groupe, à savoir :
Groupe d’assurance mutualiste, Groupama est un assureur généraliste, fondé à la fin du XIXe siècle par les agriculteurs. L’expertise développée par le Groupe au cours de son histoire a été étendue au bénéfice de l’ensemble des acteurs socio-économiques : particuliers, professionnels, entreprises et collectivités. Groupama est aujourd’hui un acteur majeur de l’assurance en France (9e assureur généraliste français, source L’Argus de l’Assurance) tant sur les métiers de l’assurance de biens et de responsabilité que de l’assurance de la personne et les activités financières.
À fin 2024, Groupama dispose de réseaux de distribution denses et complémentaires sur tout le territoire français avec 4 800 commerciaux salariés des caisses régionales Groupama, 820 agents généraux, 1 200 courtiers partenaires de Gan Eurocourtage, 420 mandataires Gan Patrimoine et 540 conseillers salariés de Gan Prévoyance.
Sur le marché national, le Groupe s’appuie sur les deux marques suivantes : Groupama et Gan, chacune proposant une gamme de produits et de services spécifique.
À l’international, le Groupe est présent dans 9 pays, essentiellement en Europe avec des relais de croissance en Asie.
Fin 2024, le chiffre d’affaires du groupe Groupama est de 18 503 millions d’euros, dont 18 257 millions d’euros de primes d’assurance et 246 millions d’euros provenant de la gestion d’actifs et d’autres activités financières.
L’activité assurances est réalisée en France à hauteur de 83 % et s’élève à 15,2 milliards d’euros au 31 décembre 2024.
Le tableau ci-après indique la répartition du chiffre d’affaires par métier en France et à l’international.
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 | 31.12.2023 |
|---|---|---|---|
Assurances de biens et de responsabilité France | 6 974 | 6 686 | 6 703 |
Santé Prévoyance France | 5 515 | 4 804 | 4 804 |
Épargne Retraite France | 2 665 | 2 429 | 2 429 |
Sous-total France | 15 154 | 13 919 | 13 936 |
Assurances de biens et de responsabilité International | 2 268 | 2 096 | 2 110 |
Santé Prévoyance International | 385 | 316 | 320 |
Épargne Retraite International | 450 | 453 | 458 |
Sous-total International | 3 103 | 2 865 | 2 888 |
Activités bancaires et financières | 246 | 213 | 213 |
Total Groupe | 18 503 | 16 997 | 17 037 |
| |||
Le détail du chiffre d’affaires par segment d’activité figure dans la « Note 24 – Revenu du service d’assurance » de la section 7 – États Financiers du présent document d’enregistrement universel.
Le tableau ci-dessous présente la structure du chiffre d’affaires par réseau de distribution en France.
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 | 31.12.2023 |
|---|---|---|---|
Caisses régionales | 7 314 | 7 003 | 7 003 |
Groupama Assurances Mutuelles | 80 | 59 | 59 |
Groupama Gan Vie | 5 605 | 4 828 | 4 828 |
Gan Assurances | 1 647 | 1 545 | 1 545 |
Autres sociétés spécialisées du Groupe (1) | 508 | 484 | 501 |
Sous-total assurance France | 15 154 | 13 919 | 13 936 |
Activités financières | 246 | 213 | 213 |
| |||
Le réseau Groupama inclut les caisses locales et régionales.
Les caisses locales constituent la base de l’organisation mutualiste de Groupama et permettent d’établir une véritable proximité avec les assurés. Les souscripteurs deviennent automatiquement sociétaires d’une caisse locale, ce qui leur donne le droit de participer à l’assemblée générale, d’être écoutés, d’élire leurs représentants au conseil d’administration et d’y être candidats.
Les caisses locales se réassurent auprès des caisses régionales selon un mécanisme de réassurance spécifique par lequel la caisse régionale se substitue aux caisses locales de sa circonscription pour l’exécution de leurs engagements d’assurance à l’égard des sociétaires.
Les caisses régionales sont des entreprises d’assurance qui, sous le contrôle de l’organe central Groupama Assurances Mutuelles auprès duquel elles se réassurent, sont responsables de leur gestion, de leur politique tarifaire et de produits et, dans le cadre de la stratégie du Groupe, de leur politique commerciale.
Fin 2024, le réseau Groupama compte 9 caisses régionales métropolitaines, 2 caisses régionales d’outre-mer et 2 caisses spécialisées.
Gan Assurances dispose d’un réseau de 820 agents généraux.
Le réseau Gan Eurocourtage propose des solutions de protection sociale à destination des chefs d’entreprise et de leurs salariés, en étroite collaboration avec 1 200 courtiers partenaires.
Gan Prévoyance dispose d’un réseau de 540 conseillers commerciaux.
Gan Patrimoine distribue son offre par le biais d’un réseau de 420 mandataires.
Groupama propose une large gamme de produits d’assurance dommages et d’assurance vie à l’international, dans 9 pays, essentiellement en Europe. Les produits commercialisés sur ces marchés sont distribués par différents réseaux de distribution, notamment des agents exclusifs, des salariés commerciaux, des courtiers, des réseaux bancaires et des partenariats.
À compter du milieu des années 2000, le Groupe a noué des partenariats bancaires, parfois exclusifs, lui permettant d’adosser son développement dans de nouveaux marchés à des acteurs historiques, notamment l’accord exclusif avec la banque OTP portant sur plusieurs pays d’Europe centrale et Orientale. En complément des partenariats de bancassurance, les filiales internationales ont développé des accords de distribution, exclusifs ou non, avec des partenaires de type sociétés de leasing ou réseaux de distribution automobile ou coopératives agricoles.
Depuis 2021, Groupama est implanté en Croatie suite à l’acquisition d’OTP Osiguranje, filiale croate d’OTP Bank. Depuis 2023, le Groupe est également présent en Slovénie.
En 2024, le chiffre d’affaires de l’assurance française est de 248 milliards d’euros (source : France Assureurs).
Le chiffre d’affaires en assurance vie atteint 173 milliards d’euros à fin 2024, en hausse de + 14 % par rapport à 2023. Les versements sont en progression à la fois sur les supports unités de compte (+ 8 %, à 66 milliards d’euros) et sur les supports euros (+ 17 %, à 107 milliards d’euros). La collecte nette s’établit à + 29,4 milliards d’euros. Elle est positive pour les supports unités de compte (+ 34,4 milliards d’euros) et négative pour les supports euros (−5,0 milliards d’euros). Parmi les produits d’assurance vie, le PER poursuit sa dynamique avec des encours atteignant 82,3 milliards d’euros, en hausse de + 27 % par rapport à 2023.
Dans le domaine de l’assurance santé et prévoyance, le chiffre d’affaires progresse de + 9,2 %, à 32,7 milliards d’euros, avec une progression de la santé de + 12,0 % et de la prévoyance de 5,7 %. En santé individuelle, l’année 2024 se caractérise par une progression de l’activité (+ 12,0 %) presque deux fois plus que les prestations versées (+ 7,3 %). En prévoyance, les cotisations sont plus dynamiques au niveau des contrats collectifs (+ 7,0 %) qu’à celui des contrats à adhésion individuelle (+ 4,2 %).
En 2024, les cotisations des assurances de biens et de responsabilité s’établissent à 75,3 milliards d’euros et progressent de + 6,8 % par rapport à 2023. Le marché de l’assurance automobile, dont les cotisations passent de 29,1 milliards d’euros en 2023 à 30,8 milliards d’euros en 2024, a connu une augmentation de la sinistralité, notamment en raison du comportement des automobilistes ainsi que de la hausse des coûts de réparation. Plusieurs catastrophes naturelles ont marqué l’année, telles que les cyclones d’outre-mer Belal (environ 100 millions d’euros) et Chido (500 millions d’euros), ainsi que de nombreuses inondations (785 millions d’euros) résultant de la dépression Kirk et Leslie.
Sur le marché mature de l’assurance en France, de nombreuses compagnies d’assurance proposent des produits comparables à ceux de Groupama, en recourant parfois aux mêmes techniques de commercialisation. Le Groupe est en concurrence avec les compagnies d’assurance, mutuelles, bancassureurs et peut être confronté sur le marché de l’épargne à la concurrence de gestionnaires d’actifs, de conseillers en gestion de patrimoine indépendants et d’autres institutions financières.
La différence se fait principalement sur les critères suivants :
Groupama réalise un chiffre d’affaires en France de 13,9 milliards d’euros en 2024. Le tableau ci-dessous présente l’évolution du classement de Groupama en France, 9e assureur généraliste français en 2024 :
Classement France (1) | 2024 | 2023 |
|---|---|---|
Assurance | 9 | 9 |
ABR | 3 | 3 |
AP | 12 | 13 |
| ||
Groupama réalise un chiffre d’affaires en assurance de biens et responsabilités en France de 7,0 milliards d’euros au 31 décembre 2024.
Groupama occupe la 5e place sur le marché de l’assurance automobile en France (source : L’Argus de l’Assurance – mai 2024) et assure plus de 3,6 millions de véhicules de particuliers.
Le Groupe propose une offre complète et innovante, avec des tarifs compétitifs, répondant aux grandes tendances de consommation et incluant une offre de services originale et à valeur ajoutée par exemple pour les véhicules électriques, ainsi qu’une offre de prévention unique via les centres de formation à la conduite Centaure, pour les assurés et leurs enfants, également accessible à tous les conducteurs.
Évolution de l’usage de l’automobile (autopartage, covoiturage, LOA/LLD), utilisation croissante et complémentaire d’autres modes de transport (vélo, vélos électriques, trottinettes électriques) sont autant de sujets sur lesquels Groupama se positionne afin d’offrir à ses clients des solutions en adéquation entre leurs besoins et les évolutions du secteur de la mobilité.
Groupama occupe la 4e place sur le marché de l’assurance habitation en France (source : l’Argus de l’assurance – mai 2024). Au 31 décembre 2024, le Groupe compte 3,4 millions d’habitations assurées.
L’offre habitation proposée par Groupama est complète et très bien positionnée d’un point de vue tarifaire, et permet de toucher une cible très large. Chaque année, des travaux sont réalisés à travers l’adaptation des conditions générales, de l’ajout de garanties ou encore de services afin de s’adapter aux évolutions de la société.
Le Groupe est un acteur de référence sur le marché de l’assistance, via sa filiale Mutuaide, qui est présente dans tous les métiers de l’assistance (dépannage automobile, assistance à la personne et rapatriement sanitaire, assistance à domicile).
Mutuaide s’est également spécialisé dans l’assurance affinitaire ce qui permet de proposer au Groupe et hors Groupe, de l’assurance annulation voyage, de l’assurance panne mécanique, de l’assurance perte vol casse des biens du foyer, etc.
Pour compléter son offre, Mutuaide propose également des services de type gestion de crise, services à la personne (SAP), médicalisation d’évènements.
Groupama est un des principaux acteurs en France sur le marché de la protection juridique, garantie gérée par Groupama Protection Juridique d’une part, et les caisses régionales Groupama d’autre part. Au travers de cette garantie, Groupama apporte un soutien à l’assuré, particulier ou professionnel, confronté à des situations conflictuelles, en l’assistant pour faire valoir ses droits et en prenant en charge les frais correspondants. La satisfaction des clients est au cœur des préoccupations de Groupama Protection Juridique, qui s’appuie pour ce faire sur une forte performance opérationnelle et une expertise juridique pointue des équipes de juristes.
Groupama propose des solutions d’assurance-crédit et de caution via sa filiale Groupama Assurance-Crédit & Caution. Son chiffre d’affaires s’élève à 68 millions d’euros au 31 décembre 2024. Les produits sont commercialisés par les caisses régionales, les agents de Gan Assurances et par un réseau de courtiers généralistes ou spécialisés
Groupama, assureur de référence du monde agricole, affiche une présence toujours plus soutenue auprès des agriculteurs et accompagne céréaliers, éleveurs, viticulteurs, maraîchers, arboriculteurs, professionnels équestres et les autres filières dans toutes les étapes de leur activité d’exploitant agricole avec des assurances agricoles adaptées pour protéger l’exploitation agricole, le chef d’exploitation, ses proches, ses salariés et ses associés.
Le Groupe, fort de sa qualité d’OPA et au sein du Conseil de l’Agriculture Française (CAF), a choisi d’adopter une attitude pédagogique envers les exploitants. L’assurance multirisque climatique des récoltes « CLIMATS » et des Prairies « PRAIRIES » de Groupama sont l’un des principaux outils pour sécuriser financièrement une exploitation agricole en cas d’événement climatique impactant les cultures. Fortement investi dans les travaux relatifs à la réforme de l’assurance récoltes, Groupama a engagé une politique volontariste et pédagogique sur le marché agricole. La réforme de l’assurance récoltes, entrée en vigueur le 1er janvier 2023, et la meilleure articulation avec le Fonds de Solidarité Nationale, levant la concurrence avec les Calamités Agricoles. Depuis le lancement de la réforme les surfaces assurées sont en progression, notamment sur les Prairies, et permettent de faire progresser la diffusion de l’assurance sur cette filière de 2 % à 10 % environ des surfaces France, dont plus de la moitié sont assurées par Groupama.
Par ailleurs, dans un schéma où la production d’énergie s’intègre de plus en plus dans la logique économique des chefs d’exploitations pour faire perdurer leur activité, Groupama poursuit et renforce l’accompagnement des exploitations dans ce type de projets en lançant le programme « EnR en contexte agricole » sur le segment des fermes équipées d’énergie renouvelable.
Enfin, Groupama s’engage pour l’installation des agriculteurs et soutient de manière professionnelle tous les nouveaux installés en agriculture (ou communément appelés : Jeunes Agriculteurs – JA), en leur donnant les armes pour maintenir et développer leur activité. Cette démarche est entreprise via une charte régionale (chaque caisse régionale dispose de sa propre charte) qui consiste à offrir des services et avantages préférentiels à destination des JA.
Dans cette catégorie sont réunis les micro-entreprises, TPE et chefs d’entreprises indépendants (de moins de 20 salariés) qui composent un ensemble hétérogène en termes de profils (artisans, commerçants, professions libérales et prestataires de services). Le Groupe dispose d’une gamme d’offre complète et rénovée et d’outils de diagnostic permettant l’analyse des risques et le conseil au plus proche des clients. Le Groupe est en mesure de proposer toutes les solutions d’assurances utiles à un professionnel, tant au titre de son activité, que de sa vie privée.
L’activité du Groupe dans le secteur de la construction est principalement portée par des polices multirisques (dommages, responsabilité civile et responsabilité civile décennale), distribuées via les réseaux salariés, agents et le courtage.
Groupama, acteur de référence sur le marché d’assurance des collectivités locales de moins de 10 000 habitants et des associations, propose une offre d’assurances à destination des collectivités publiques. Cette offre permet de répondre à l’ensemble des nouveaux risques auxquels doivent faire face les collectivités du fait de la réorganisation territoriale en France.
Le Groupe complète ses offres d’assurance par des services de « prévention » et de conseil adaptés aux risques d’aujourd’hui : prévention routière grâce aux centres de formation Centaure, gestion de crise en cas d’incidents cyber, prévention des risques climatiques… Dans le domaine de la prévention des risques climatiques auprès des collectivités, le déploiement du service Groupama – Predict s’est poursuivi.
Compte tenu de l’intérêt présenté par Groupama-Predict, Groupama a poursuivi sa démarche de déploiement de ce service également en direction de ses autres catégories de clients dont le marché des entreprises sur l’ensemble de ses caisses régionales et Gan Assurance. Le Groupe a également mis à la disposition de tous les Élus des collectivités territoriales une application « Mon Kit Élus », qui leur permet de disposer sur un même espace de tous les numéros et informations utiles qui leur sont nécessaires dans le cadre des différentes activités qu’ils assument au quotidien.
Dans un contexte économique qui demeure difficile, sur un marché où la concurrence tarifaire reste vive sur le segment des PME PMI, le Groupe a maintenu son implication aux côtés des entreprises.
Au-delà de la filière agroalimentaire où Groupama demeure l’assureur de référence, Groupama consolide sa présence aux côtés des PME PMI. Ces dernières bénéficient d’une offre très complète incluant les garanties « socle » couvrant les biens et les responsabilités, l’assurance-crédit, les assurances collectives, l’épargne salariale, la protection juridique, ainsi que l’épargne retraite et la protection en cas de chômage du chef d’entreprise.
Groupama entend également accompagner ses clients Entreprises face à l’émergence des nouveaux risques auxquels ils sont exposés ; dans ce cadre, Groupama a notamment mis au point une garantie des risques cyber de façon à protéger et accompagner les entreprises qui seraient victimes d’attaques de « pirates » informatiques sur l’ensemble de ses offres.
Groupama complète par ailleurs ses différentes offres d’assurance par une gamme de services visant à répondre à l’ensemble des besoins des entreprises : il s’agit notamment de services de prévention routière et de surveillance des locaux.
Groupama réalise en France un chiffre d’affaires de 5,5 milliards d’euros en assurance de la santé et prévoyance au 31 décembre 2024.
Groupama occupe la 2e place sur le marché de l’assurance santé individuelle en France (source : l’Argus de l’assurance – juillet 2024).
Dans ce contexte complexe d’augmentation des dépenses de santé, de poursuite de l’inflation pour les ménages et d’absence de visibilité sur la période à venir, Groupama a su maintenir la dynamique de développement de son portefeuille en santé individuelle.
Cette dynamique a bénéficié de l’approche multicanale mise en œuvre depuis plusieurs années, via l’application Groupama et Moi et le site internet, permettant un bon accompagnement des clients. Dans ce cadre, l’amélioration de l’expérience client dans les parcours prestations santé a été travaillée, et en particulier sur les demandes relatives aux prestations dentaires. De nouveaux services aux assurés ont également été mis en place en 2024, avec notamment le lancement du nouveau réseau optique Sévéane en début d’année, qui représente désormais plus de 5 000 opticiens partenaires répartis sur l’ensemble du territoire avec des avantages en termes de rapport qualité/prix mis à jour et la mise en place d’un service de prévention de la perte d’autonomie, avec une application dédiée au mieux vieillir.
De plus, des actions permettant de réduire la production de documents papier et d’améliorer la performance opérationnelle au service des assurés ont été réalisées en particulier au niveau de la gestion des prestations santé.
Groupama occupe la 4e place en prévoyance individuelle - (source L’Argus de l’Assurance – avril 2024) en étant présent notamment sur le marché des Garanties Accidents de la Vie (GAV), de l’assurance Dépendance et de l’assurance Décès.
Au 1er janvier 2024, le Groupe a lancé une nouvelle offre GAV, avec des conditions générales rénovées, qui a rencontré un vrai succès commercial dans un contexte concurrentiel accru avec l’entrée en vigueur de l’application de la résiliation infra annuelle sur ce domaine.
Par ailleurs, sur les marchés des exploitants agricoles et des professionnels, s’agissant des risques arrêt de travail et invalidité, Groupama a poursuivi la simplification des parcours clients.
L’exercice s’est caractérisé pour Groupama par une forte croissance en prévoyance et santé collective et la poursuite du développement commercial en épargne retraite, notamment auprès des courtiers du réseau Gan Eurocourtage.
Nos contrats prévoyance et santé offrent des services, appréciés, qui représentent un élément de différenciation indéniable sur le marché. Pour mieux aider nos entreprises clientes à mettre en place des actions de QVCT, de prévention et de bien-être, Groupama Gan Vie a créé une filiale, Welii, et a continué son développement en facilitant l’accès à ces services bénéfiques pour nos clients DRH, salariés.
Groupama réalise en France un chiffre d’affaires de 2,7 milliards d’euros en épargne retraite au 31 décembre 2024.
Au 31 décembre 2024, Groupama réalise un chiffre d’affaires de 2,3 milliards d’euros en épargne retraite individuelle. Le Groupe confirme le succès de sa stratégie de positionnement et d’accompagnement des clients sur le thème de la retraite avec 33 632 nouveaux contrats PERIN (Groupama/Gan Nouvelle Vie) souscrits sur l’exercice 2024 et la refonte du site Ma Nouvelle Vie en 2023. En plus d’être plus ergonomique et accessible aux personnes en situation de handicap, il comprend de nombreuses informations utiles sur la retraite à travers des vidéos, contenus éditoriaux, podcasts et simulateurs. Fin 2024, le site enregistre 1,5 million de sessions avec une audience majoritairement féminine. L’engagement des utilisateurs sur le site a augmenté significativement, montrant qu’il sait captiver et impliquer son audience.
Pour se différencier de la concurrence et renforcer l’engagement de Groupama à accompagner ses clients dans la préparation de leur avenir, le Forum Digital de la Retraite est lancé en novembre 2024. Initiative inédite dans le domaine de la retraite, cet événement virtuel innovant a permis à plus de 18 500 visiteurs d’accéder à des contenus exclusifs et de discuter directement avec des experts via un chat, avec plus de 750 messages échangés et la possibilité de prendre un rendez-vous auprès d’un conseiller Groupama.
L’exercice s’est caractérisé par la poursuite du développement commercial en épargne retraite collective auprès de tous les réseaux de distribution du Groupe et notamment auprès des courtiers du réseau Gan Eurocourtage.
Nos assurés, DRH, chefs d’entreprise veulent une expérience client plus facile et plus rapide. Pour ce faire, nous améliorons en continu les parcours clients tant digitaux que nos processus de gestion. La qualité de l’accompagnement du Groupe auprès de ses clients est au cœur de nos préoccupations. Enfin, le Groupe a poursuivi ses travaux de modernisation des back-offices de gestion et prestations.
Groupama Épargne Salariale est la filiale du Groupe dédiée à l’épargne salariale. Ses offres sont proposées aux entreprises quels que soient leur taille et leur secteur d’activité et sont majoritairement distribuées par les caisses régionales, Gan Assurances, Gan Eurocourtage et Gan Prévoyance. Groupama Épargne Salariale, c’est 20 000 entreprises clientes, 143 000 épargnants et plus de 2 milliards d’euros d’encours.
Groupama Épargne Salariale a à cœur d’améliorer sans cesse ses services et ses produits pour construire avec ses clients et ses partenaires une relation inscrite dans la durée depuis plus de 20 ans. En 2024, GESSY, l’outil conversationnel basé sur l’intelligence artificielle générative de Groupama Épargne Salariale a été enrichi pour lui permettre d’assister encore mieux les équipes en charge de la relation client en générant des réponses claires, argumentées et instantanées.
Côté innovation au service des entreprises, Easy’GES, la plateforme en ligne dédiée aux versements en épargne salariale, a évolué avec l’ajout d’une nouvelle fonctionnalité fin 2024. Les entreprises peuvent désormais interroger leurs salariés à distance pour recueillir leurs choix de versements volontaires. Le résultat se traduit par un gain de temps significatif, une gestion simplifiée et des versements plus fluides et sécurisés.
La qualité des offres proposées par Groupama Épargne Salariale a été reconnue en recevant, pour la 15e année consécutive, le Label d’Excellence décerné par les Dossiers de l’Épargne. Ce label est attribué par des experts aux meilleurs contrats du marché. Groupama Épargne Salariale a par ailleurs été récompensée par l’or dans la catégorie Épargne Salariale du Palmarès du Chiffre 2024 décerné par Le Monde du Chiffre.
Le chiffre d’affaires à l’international est de 3,1 milliards d’euros en 2024. Les primes émises atteignent 2,3 milliards d’euros (74 % du total) en assurance de biens et responsabilités, 450 millions d’euros en épargne retraite et 385 millions d’euros en santé prévoyance.
Le Groupe est présent dans 9 pays, essentiellement en Europe. Le tableau ci-dessous présente les classements de Groupama dans les principaux pays où le Groupe est présent :
Classement | 2024 | 2023 | ||
|---|---|---|---|---|
Non-vie | Vie | Non-vie | Vie | |
Italie (1) | 9 | 24 | 9 | 26 |
Hongrie (2) | 4 | 2 | 4 | 5 |
Roumanie (3) | 1 | 9 | 1 | 8 |
Grèce (4) | 8 | 7 | 6 | 8 |
| ||||
Le tableau ci-après indique la répartition géographique du chiffre d’affaires à l’international :
Chiffre d’affaires (en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 | 31.12.2023 | Variation 2024/2023 (1) |
|---|---|---|---|---|
Assurance internationale | 3 103 | 2 866 | 2 887 | + 8,3 % |
Italie | 1 297 | 1 224 | 1 224 | + 5,9 % |
Roumanie | 883 | 833 | 826 | + 7,4 % |
Hongrie | 567 | 476 | 493 | + 19,1 % |
Grèce | 198 | 213 | 213 | - 6,8 % |
Autres pays | 159 | 131 | 131 | + 21,4 % |
| ||||
Le marché italien est en hausse de + 7,7 % en assurance non-vie et de + 19,8 % en assurance vie à fin septembre 2024.
Groupama Assicurazioni réalise un chiffre d’affaires de 1 297 millions d’euros au 31 décembre 2024, à travers principalement un réseau d’agents généraux présents sur tout le territoire et, via le canal bancaire, dans le cadre de partenariats avec des banques régionales du nord de l’Italie.
Le chiffre d’affaires atteint 940 millions d’euros en assurance de biens et responsabilités, 246 millions d’euros en épargne retraite et 111 millions d’euros en santé prévoyance au 31 décembre 2024.
Le marché grec est en hausse en assurance non-vie de + 10,1 % et enregistre une progression de + 11,8 % en assurance vie à fin octobre 2024.
Le chiffre d’affaires de 198 millions d’euros au 31 décembre 2024 est généré essentiellement par les courtiers et les agences exclusives.
Le chiffre d’affaires est de 93 millions d’euros en assurance de biens et responsabilité, 46 millions d’euros en épargne retraite et 59 millions d’euros en santé prévoyance.
Le chiffre d’affaires de Groupama dans les Pays de l’Europe centrale et orientale s’élève à 1 531 millions d’euros au 31 décembre 2024. Le Groupe détient des positions de premier plan en Roumanie et en Hongrie.
Le marché hongrois enregistre une hausse de + 13,5 % en assurance non-vie et de + 8,5 % en assurance vie à fin septembre 2024.
Groupama Biztosito réalise un chiffre d’affaires de 567 millions d’euros au 31 décembre 2024, en s’appuyant sur un réseau de distribution très diversifié, constitué d’agences, de partenariats bancaires, de courtiers et de site de souscription en ligne. Au 31 décembre 2024, le chiffre d’affaires est de 307 millions d’euros en assurance de biens et responsabilité, 154 millions d’euros en épargne retraite et 106 millions d’euros en santé prévoyance.
Le marché roumain affiche une hausse de + 11 % en assurance non-vie et de + 13,3 % en assurance vie à fin septembre 2024.
Groupama Asigurari réalise un chiffre d’affaires de 883 millions au 31 décembre 2024, apporté équitablement par la bancassurance, les courtiers, les agents indépendants et le réseau direct. L’assurance de biens et responsabilités constitue l’essentiel de l’activité avec un chiffre d’affaires de 819 millions d’euros.
Le chiffre d’affaires des filiales bulgares Groupama Zastrahovane et Groupama Jivotozastrahovane s’élève à 72 millions d’euros fin 2024, dont 44 millions d’euros en assurance de biens et responsabilité et 28 millions d’euros en santé prévoyance.
Le chiffre d’affaires en Croatie s’élève à 10 millions d’euros fin 2024, dont 6 millions d’euros en santé prévoyance.
Gan Outre-Mer demeure l’un des principaux acteurs de l’assurance dans le Pacifique (Nouvelle-Calédonie, Polynésie française, Wallis et Futuna) avec un chiffre d’affaires de 77 millions d’euros au 31 décembre 2024, dont 65 millions d’euros en assurance de biens et responsabilités.
En Chine, le chiffre d’affaires de la joint-venture Groupama SDIG est de 435 millions d’euros au 31 décembre 2024.
Groupama Asset Management, filiale dédiée à la gestion d’actifs, est au 7e rang des sociétés de gestion françaises (classement AFG – décembre 2022). Au 31 décembre 2024, les encours sous gestion s’élèvent à 104,4 milliards d’euros, dont plus de 30 % pour le compte de clients externes.
En avril 2024, Groupama Asset Management a lancé son deuxième fonds de dette privée, Groupama Agro Solution Debt, pour répondre aux enjeux des transformations du secteur agricole et agro-alimentaire. Avec un objectif de collecte de 200 millions d’euros, ce fonds, article 8, accompagnera des sociétés sur l’ensemble de la chaine de valeur, allant de la production et la transformation à la logistique et la distribution.
Sur la clientèle des CGP, Groupama Asset Management a accéléré sa croissance avec un accord exclusif d’acquisition de 100 % d’INOCAP Gestion, sous réserve de l’obtention de l’ensemble des autorisations nécessaires. INOCAP Gestion est présent sur la gestion collective, au travers notamment d’une gamme de fonds actions France et Europe labélisée ISR, centrée sur les petites et moyennes capitalisations européennes, et la gestion privée sous mandat. Le nouvel ensemble rassemblera près de 300 collaborateurs en France, avec des succursales en Italie, en Espagne et en Roumanie.
La qualité de gestion et la performance de ses fonds ont de nouveau été reconnues en 2024. À l’occasion des European Funds Trophy, Groupama Asset Management a été récompensée en tant que meilleure société de gestion en Europe dans la catégorie 41 à 70 fonds notés pour la 5e année consécutive.
Les métiers de Groupama Immobilier s’articulent autour de la valorisation du patrimoine sous mandat, de la gestion locative des actifs, et d’un rôle de conseil pour les compagnies du Groupe et pour une clientèle externe.
Groupama Immobilier gère notamment le patrimoine immobilier de Groupama Assurances Mutuelles et de ses filiales françaises, qui représente une valeur totale de 4,8 milliards d’euros au 31 décembre 2024. Ce patrimoine se compose de 75 % d’immobilier tertiaire, de 13 % d’immobilier résidentiel, concentrés sur Paris et la petite couronne, et de 5 % d’actifs forestiers.
Le Système de Management Intégré Qualité-Environnement de Groupama Immobilier, ainsi que son Système de Management Sécurité de l’Information sont respectivement certifiés ISO 9001 : 2015 – ISO 14001 : 2015 et ISO 27001 : 2022 pour ses activités d’investissement, gestion et valorisation de patrimoines d’actifs immobiliers et forestiers.
En 2024, la société de gestion de portefeuilles Groupama Gan REIM, filiale de Groupama Immobilier (60 %) et de Groupama Gan Vie (40 %), a poursuivi son développement par une campagne d’investissements pour les différents FIA gérés (OPPCI, OPCI et SCPI).
Les § 3.1. à 3.4. ci-après constituent le rapport sur le gouvernement d’entreprise. Ce rapport, qui a été approuvé par le conseil d’administration de Groupama Assurances Mutuelles lors de la séance du 3 avril 2025, s’appuie sur les informations élaborées sous la responsabilité de la direction générale de Groupama Assurances Mutuelles. Il décrit le gouvernement d’entreprise de Groupama Assurances Mutuelles, les règles retenues pour déterminer les rémunérations et avantages de toute nature accordés aux mandataires sociaux.
Groupama Assurances Mutuelles (ci-après « la Société ») est administrée par un conseil d’administration composé de 15 membres, dont :
Au cours de l’exercice 2024, sa composition a été modifiée à la suite de :
Par ailleurs, les mandats des 2 administrateurs élus par les salariés arrivant à échéance, Madame Stéphanie Staddon-Cesbron et Madame Laïla Zeribi ont été élues administratrices représentant les salariés, respectivement en remplacement de Monsieur Christophe Mercier et de Madame Isabelle Chasseur, et sont entrées en fonction le 7 juin 2024.
Enfin, Monsieur Laurent Poupart a succédé à Monsieur François Schmitt à la présidence du conseil d’administration et Madame Sylvie Le Dilly a succédé à Monsieur Laurent Poupart à la vice-présidence du conseil d’administration par décision du conseil d’administration du 18 avril 2024.
Au 31 décembre 2024, la composition du conseil d’administration était la suivante :
|
| Informations personnelles | Expérience | Position au sein du conseil | Participation à des comités du conseil | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Âge | Sexe | Nationalité | Nombre de mandats dans des sociétés cotées | Date de nomination | Échéance | Ancienneté au conseil | Comité d’audit et des risques | Comité des rémunérations et des nominations | Comité stratégique et durabilité | ||
Président | Laurent Poupart | 60 ans | H | Française | 0 | 27.05.2015 (administrateur) 18.04.2024 (Président) | AG 2027 | 9 ans |
|
|
|
Vice-Président | Sylvie Le Dilly | 57 ans | F | Française | 0 | 18.06.2020 (administrateur) 18.04.2024 (Vice-Présidente) | AG 2027 | 4 ans |
| Membre |
|
Administrateurs représentant les caisses adhérentes | Nicolas Assémat | 47 ans | H | Française | 0 | 19.05.2022 | AG 2027 | 2 ans |
| Membre |
|
Stéphane Cools | 54 ans | H | Française | 0 | 16.05.2024 | AG 2027 | - |
| Membre |
| |
Partrick Laot | 55 ans | H | Française | 0 | 09.06.2023 | AG 2027 | 1 an |
|
| Membre | |
Jean-Christophe Mandard | 61 ans | H | Française | 0 | 16.05.2024 | AG 2027 | - |
|
| Membre | |
Pierre Martin | 53 ans | H | Française | 0 | 09.06.2023 | AG 2027 | 1 an | Membre |
|
| |
Jérôme Moy | 51 ans | H | Française | 0 | 13.05.2020 | AG 2027 | 4 ans | Membre |
|
| |
François Schmitt | 61 ans | H | Française | 0 | 30.06.2008 | AG 2027 | 16 ans | Membre |
|
| |
Administrateurs indépendants, choisis en raison de leurs compétences | Isabelle Bordry | 54 ans | F | Française | 1 | 19.05.2016 | AG 2026 | 8 ans |
| Présidente | Membre |
Ada Di Marzo | 50 ans | F | Italienne | 0 | 28.06.2017 | AG 2029 | 7 ans |
|
| Présidente | |
Anne Guérin | 56 ans | F | Française | 0 | 10.06.2022 | AG 2029 | 2 ans | Membre |
|
| |
Elie Harari | 60 ans | H | Française | 0 | 01.07.2020 | AG 2029 | 4 ans | Président |
|
| |
Administrateurs représentant les salariés | Stéphanie Staddon-Cesbron | 55 ans | F | Française | 0 | 07.06.2024 | AG 2028 | - |
|
|
|
Laïla Zeribi | 43 ans | F | Française | 0 | 07.06.2024 | AG 2028 | - |
|
|
| |
Les âges et anciennetés indiqués sont déterminés en nombre d’années pleines au 31 décembre 2024.
L’âge moyen des administrateurs est de 54 ans.
L’assemblée générale de Groupama Assurances Mutuelles n’a pas usé de la faculté prévue à l’article 21 des statuts de nommer des censeurs.
La durée des mandats des administrateurs nommés par l’assemblée générale est de 6 ans. Ces mandats viendront à échéance, sauf atteinte de limite d’âge, s’agissant des administrateurs représentant les caisses adhérentes, lors de l’assemblée générale annuelle de 2027 et, s’agissant des administrateurs indépendants, lors de l’assemblée générale annuelle de 2026 pour Madame Isabelle Bordry et lors de l’assemblée générale annuelle de 2029 pour Mesdames Ada Di Marzo et Anne Guérin ainsi que pour Monsieur Elie Harari.
Les mandats des 2 administrateurs élus par le personnel de la Société, d’une durée de 4 ans, viendront à échéance à l’issue de l’assemblée générale annuelle de 2028.
À la connaissance de la Société, à la suite d’un processus d’auto-déclaration des mandats extérieurs au Groupe, les autres mandats et fonctions exercés par les administrateurs au cours des cinq dernières années sont détaillés ci-après.
| |||
Laurent Poupart Né le 20 février 1964 Nationalité française |
| Adresse professionnelle Groupama Nord-Est 2, rue Léon Patoux CS 90010 51686 Reims cedex 2 | |
|
|
|
|
Fonctions principales exercées dans la Société | |||
Laurent Poupart est Président du conseil d’administration depuis le 18 avril 2024 et administrateur depuis le 27 mai 2015. Ses mandats expirent à l’issue de l’assemblée générale annuelle de 2027. Il est également Président du conseil d’orientation mutualiste. | |||
Fonction principale exercée en dehors de la Société | |||
| |||
Expérience professionnelle/Expertise en matière de gestion | |||
| |||
Mandats en cours | |||
Exercés au sein du Groupe en France | |||
Groupama Assurances Mutuelles
Groupama Holding Filiales et Participations
Groupama Nord-Est SCI du Château de Cap de Fouste |
| Depuis le 18 avril 2024 Depuis le 27 mai 2015 Depuis le 30 avril 2024 Depuis le 6 juin 2018 Depuis le 17 avril 2015 Depuis le 23 juin 2023 |
Exercés hors du Groupe en France | ||
EARL Poupart SCEA Poupart Regnaut |
| Depuis 1994 Depuis le 21 juillet 2005 |
Mandats occupés de 2020 à 2024 dont Monsieur Poupart n’est plus titulaire | ||
Exercés au sein du Groupe en France | ||
Groupama Assurances Mutuelles |
| |
Exercés au sein du Groupe à l’étranger | ||
Groupama Assicurazioni Spa (Italie) |
| |
Exercés hors du Groupe en France | ||
Opale Agri Distribution |
| |
| |||
Sylvie Le Dilly Née le 12 avril 1967 Nationalité française |
| Adresse professionnelle Groupama Centre-Manche 10, rue Blaise Pascal CS 40337 28008 Chartres cedex | |
|
|
|
|
Fonctions principales exercées dans la Société | |||
Sylvie Le Dilly est Vice-Présidente du conseil d’administration depuis le 18 avril 2024 et administratrice depuis le 18 juin 2020. Ses mandats expirent à l’issue de l’assemblée générale annuelle de 2027. Elle est également Vice-Présidente du conseil d’orientation mutualiste et membre du comité des rémunérations et des nominations. | |||
Fonction principale exercée en dehors de la Société | |||
| |||
Expérience professionnelle/Expertise en matière de gestion | |||
| |||
Mandats en cours | |||
Exercés au sein du Groupe en France | |||
Gan Prévoyance Groupama Assurances Mutuelles
Groupama Centre-Manche Groupama Holding Filiales et Participations |
| Depuis le 22 mai 2024 Depuis le 18 avril 2024 Depuis le 18 juin 2020 Depuis le 9 juin 2023 Depuis le 14 mai 2020 Depuis le 3 juin 2020 |
Exercés hors du Groupe en France | ||
SCEA Drouet Le Dilly |
| Depuis mars 1991 |
Mandats occupés de 2020 à 2024 dont Madame Le Dilly n’est plus titulaire | ||
Exercés au sein du Groupe en France | ||
Gan Assurances Groupama Assurance-Crédit & Caution Groupama Assurances Mutuelles Groupama Centre-Manche SCA du Château d’Agassac |
| |
Exercés au sein du Groupe à l’étranger | ||
Groupama Phoenix Hellenic Insurance Company SA (Grèce) |
| |
| |||
Nicolas Assémat Né le 29 avril 1977 Nationalité française |
| Adresse professionnelle Groupama Méditerranée Maison de l’Agriculture Bâtiment 2 Place Chaptal 34261 Montpellier cedex 2 | |
|
|
|
|
Fonctions principales exercées dans la Société | |||
Nicolas Assémat est administrateur depuis le 19 mai 2022. Son mandat expire à l’issue de l’assemblée générale annuelle de 2027. Il est également Vice-Président du conseil d’orientation mutualiste et membre du comité des rémunérations et des nominations. | |||
Fonction principale exercée en dehors de la Société | |||
| |||
Expérience professionnelle/Expertise en matière de gestion | |||
| |||
Mandats en cours | |||
Exercés au sein du Groupe en France | |||
Groupama Asset Management
Groupama Assurances Mutuelles
Groupama Gan Vie Groupama Holding Filiales et Participations Groupama Méditerranée SCI du Château de Cap de Fouste
Société civile de Bonneterre |
| Depuis le 6 octobre 2022 Depuis le 26 septembre 2022 Depuis le 19 mai 2022 Depuis le 19 mai 2022 Depuis le 29 mai 2024 Depuis le 17 mai 2022 Depuis le 17 mai 2022 Depuis le 21 mai 2022 Depuis le 9 juin 2017 Depuis le 23 mars 2023 |
Exercés hors du Groupe en France | ||
Agrica Épargne Domaine Les Carmes La Pierre polie Pressagrimed SCAV de Caunes et Trausse Minervois SCI 3 Carmin SCI Les trois Coins Société civile patrimoniale Les Carmes |
| Depuis le 1er janvier 2023 Depuis le 1er août 2010 Depuis le 25 octobre 2017 Depuis le 12 septembre 2013 Depuis 2005 Depuis le 26 avril 2022 Depuis le 25 octobre 2017 Depuis le 25 octobre 2017 |
Mandats occupés de 2020 à 2024 dont Monsieur Assémat n’est plus titulaire | ||
Exercés au sein du Groupe en France | ||
Groupama Méditerranée Groupement Forestier du Domaine |
| |
| |||
Isabelle Bordry Née le 9 janvier 1970 Nationalité française |
| Adresse professionnelle Retency 34 rue de Cléry 75002 Paris | |
|
|
|
|
Fonctions principales exercées dans la Société | |||
Isabelle Bordry est administrateur indépendant depuis le 19 mai 2016. Son mandat expire à l’issue de l’assemblée générale annuelle de 2026. Elle est également membre du comité stratégique et durabilité et Présidente du comité des rémunérations et des nominations. | |||
Fonctions principales exercées en dehors de la Société | |||
| |||
Expérience professionnelle/Expertise en matière de gestion | |||
| |||
Mandats en cours | |||
Exercés au sein du Groupe en France | |||
Groupama Assurances Mutuelles |
| Depuis le 19 mai 2016 Depuis le 10 juin 2022 Depuis le 19 mai 2022 Depuis le 7 juin 2018 |
Exercés hors du Groupe en France | ||
ABCD XYZ Kaufman & Broard SA* Retency SAS |
| Depuis le 12 janvier 2006 Depuis le 6 mai 2024 Depuis juillet 2015 |
Mandats occupés de 2020 à 2024 dont Madame Bordry n’est plus titulaire | ||
Exercés au sein du Groupe en France | ||
Groupama Assurances Mutuelles |
| |
Exercés hors du Groupe en France | ||
Netgem* |
| |
* Société cotée. | ||
| |||
Stéphane Cools Né le 26 mai 1970 Nationalité française |
| Adresse professionnelle Groupama Centre-Atlantique 1, avenue de Limoges CS 60001 79044 Niort cedex 9 | |
|
|
|
|
Fonctions principales exercées dans la Société | |||
Stéphane Cools est administrateur depuis le 16 mai 2024. Son mandat expire à l’issue de l’assemblée générale annuelle de 2027. Il est également Vice-Président du conseil d’orientation mutualiste et membre du comité des rémunérations et des nominations. | |||
Fonction principale exercée en dehors de la Société | |||
| |||
Expérience professionnelle/Expertise en matière de gestion | |||
| |||
Mandats en cours | |||
Exercés au sein du Groupe en France | |||
Centaure Centre-Atlantique Groupama Assurances Mutuelles
Groupama Centre-Atlantique Groupama Holding Filiales et Participations Groupama Immobilier SCI du Château de Cap de Fouste |
| Depuis le 14 novembre 2019 Depuis le 16 mai 2024 Depuis le 16 mai 2024 Depuis le 30 avril 2024 Depuis le 30 avril 2024 Depuis le 23 juin 2021 Depuis le 14 juin 2024 |
Exercés hors du Groupe en France | ||
Société Civile Immobilière Valsteph |
| Depuis le 20 mars 2006 |
Mandats occupés de 2020 à 2024 dont Monsieur Cools n’est plus titulaire | ||
Exercés au sein du Groupe en France | ||
Groupama Centre-Atlantique |
| |
| |||
Ada Di Marzo Née le 2 avril 1974 Nationalité italienne |
| Adresse professionnelle Bain & Company 25, avenue Kléber 75116 Paris | |
|
|
|
|
Fonctions principales exercées dans la Société | |||
Ada Di Marzo est administrateur indépendant depuis le 28 juin 2017. Son mandat expire à l’issue de l’assemblée générale annuelle de 2029. Elle est également Présidente du comité stratégique et durabilité. | |||
Fonction principale exercée en dehors de la Société | |||
| |||
Expérience professionnelle/Expertise en matière de gestion | |||
| |||
Mandats en cours | |||
Exercés au sein du Groupe en France | |||
Groupama Assurances Mutuelles |
| Depuis le 28 juin 2017 Depuis le 11 octobre 2022 Depuis le 7 juin 2018 |
Mandats occupés de 2020 à 2024 dont Madame Di Marzo n’est plus titulaire | ||
Néant | ||
| |||
Anne Guérin Née le 16 août 1968 Nationalité française | |||
|
|
|
|
Fonctions principales exercées dans la Société | |||
Anne Guérin est administrateur indépendant depuis le 10 juin 2022. Son mandat expire à l’issue de l’assemblée générale annuelle de 2029. Elle est également membre du comité d’audit et des risques. | |||
Fonctions principales exercées en dehors de la Société | |||
| |||
Expérience professionnelle/Expertise en matière de gestion | |||
| |||
Mandats en cours | |||
Exercés au sein du Groupe en France | |||
Groupama Assurances Mutuelles |
| Depuis le 10 juin 2022 Depuis le 10 juin 2022 |
Exercés hors du Groupe en France | ||
Coriance Coriance |
| Depuis décembre 2023 Depuis décembre 2023 |
Mandats occupés de 2020 à 2024 dont Madame Guérin n’est plus titulaire | ||
Exercés hors du Groupe en France | ||
AFP-Blue (SAS) Bpifrance Régions Factstory (SAS) Media Services (SAS) Peugeot SA* SEB SA* |
| |
* Société cotée. | ||
| |||
Élie Harari Né le 17 septembre 1964 Nationalité française |
| Adresse professionnelle 21 rue du Gué 92500 Rueil Malmaison | |
|
|
|
|
Fonctions principales exercées dans la Société | |||
Élie Harari est administrateur indépendant depuis le 1er juillet 2020. Son mandat expire à l’issue de l’assemblée générale annuelle de 2029. Il est également Président du comité d’audit et des risques. | |||
Fonctions principales exercées en dehors de la Société | |||
| |||
Expérience professionnelle/Expertise en matière de gestion | |||
| |||
Mandats en cours | |||
Exercés au sein du Groupe en France | |||
Groupama Assurances Mutuelles |
| Depuis le 1er juillet 2020 Depuis le 28 août 2020 Depuis le 1er juillet 2020 |
Mandats occupés de 2020 à 2024 dont Monsieur Harari n’est plus titulaire | ||
Néant | ||
| |||
Patrick Laot Né le 7 novembre 1969 Nationalité française |
| Adresse professionnelle Groupama Rhône-Alpes Auvergne 50, rue de Saint Cyr 69251 Lyon cedex 9 | |
|
|
|
|
Fonctions principales exercées dans la Société | |||
Patrick Laot est administrateur depuis le 9 juin 2023. Son mandat expire à l’issue de l’assemblée générale annuelle de 2027. Il est également Vice-Président du conseil d’orientation mutualiste et membre du comité stratégique et durabilité. | |||
Fonction principale exercée en dehors de la Société | |||
| |||
Expérience professionnelle/Expertise en matière de gestion | |||
| |||
Mandats en cours | |||
Exercés au sein du Groupe en France | |||
Groupama Assurances Mutuelles
Groupama Holding Filiales et Participations Groupama Rhône-Alpes Auvergne |
| Depuis le 9 juin 2023 Depuis le 9 juin 2023 Depuis le 9 juin 2023 Depuis le 2 juin 2023 |
Exercés au sein du Groupe à l’étranger | ||
Groupama Assicurazioni Spa (Italie) |
| Depuis le 25 juin 2024 Depuis le 31 mai 2021 |
Exercés hors du Groupe en France | ||
Safer Auvergne-Rhône-Alpes |
| Depuis le 7 juin 2019 |
Mandats occupés de 2020 à 2024 dont Monsieur Laot n’est plus titulaire | ||
Exercés au sein du Groupe en France | ||
Gan Patrimoine Groupama Asset Management Groupama Rhône-Alpes Auvergne |
| |
| |||
Jean-Christophe Mandard Né le 19 septembre 1963 Nationalité française |
| Adresse professionnelle Groupama Paris Val de Loire 1 bis avenue du Docteur Ténine 92160 Antony | |
|
|
|
|
Fonctions principales exercées dans la Société | |||
Jean-Christophe Mandard est administrateur depuis le 16 mai 2024. Son mandat expire à l’issue de l’assemblée générale annuelle de 2027. Il est également Vice-Président du conseil d’orientation mutualiste et membre du comité stratégique et durabilité. | |||
Fonction principale exercée en dehors de la Société | |||
| |||
Expérience professionnelle/Expertise en matière de gestion | |||
| |||
Mandats en cours | |||
Exercés au sein du Groupe en France | |||
Groupama Assurance-Crédit & Caution Groupama Assurances Mutuelles
Groupama Holding Filiales et Participations Groupama Paris Val de Loire SCI du Château de Cap de Fouste |
| Depuis le 26 juin 2024 Depuis le 16 mai 2024 Depuis le 16 mai 2024 Depuis le 30 avril 2024 Depuis le 30 avril 2024 Depuis le 14 juin 2024 |
Exercés hors du Groupe en France | ||
Coopérative d’Utilisation de Matériel Agricole des Vignerons de Mareuil-sur-Cher |
| Depuis 2011 |
Mandats occupés de 2020 à 2024 dont Monsieur Mandard n’est plus titulaire | ||
Exercés au sein du Groupe en France | ||
Gan Patrimoine Groupama Assurance-Crédit & Caution Groupama Paris Val de Loire |
| |
| |||
Pierre Martin Né le 30 novembre 1971 Nationalité française |
| Adresse professionnelle Groupama d’Oc 14, rue Vidailhan BP 93105 31131 Balma cedex | |
|
|
|
|
Fonctions principales exercées dans la Société | |||
Pierre Martin est administrateur depuis le 9 juin 2023. Son mandat expire à l’issue de l’assemblée générale annuelle de 2027. Il est également Vice-Président du conseil d’orientation mutualiste et membre du comité d’audit et des risques. | |||
Fonction principale exercée en dehors de la Société | |||
| |||
Expérience professionnelle/Expertise en matière de gestion | |||
| |||
Mandats en cours | |||
Exercés au sein du Groupe en France | |||
Groupama Assurances Mutuelles
Groupama d’Oc Groupama Holding Filiales et Participations Mutuaide Assistance |
| Depuis le 9 juin 2023 Depuis le 16 mai 2024 Depuis le 9 juin 2023 Depuis le 9 juin 2023 Depuis le 28 juin 2023 Depuis le 23 juin 2021 |
Exercés au sein du Groupe à l’étranger | ||
Groupama Asigurari SA (Roumanie) |
| Depuis le 6 avril 2022 |
Exercés hors du Groupe en France | ||
GAEC Montousse |
| Depuis le 11 janvier 2018 |
Mandats occupés de 2020 à 2024 dont Monsieur Martin n’est plus titulaire | ||
Exercés au sein du Groupe en France | ||
Amaline Assurances Groupama Asset Management Groupama Assurances Mutuelles Groupama d’Oc |
| |
| |||
Jérôme Moy Né le 4 août 1973 Nationalité française |
| Adresse professionnelle Groupama Loire Bretagne 23, boulevard de Solférino CS 51209 35012 Rennes cedex | |
|
|
|
|
Fonctions principales exercées dans la Société | |||
Jérôme Moy est administrateur depuis le 13 mai 2020. Son mandat expire à l’issue de l’assemblée générale annuelle de 2027. Il est également Président délégué du conseil d’orientation mutualiste et membre du comité d’audit et des risques. | |||
Fonction principale exercée en dehors de la Société | |||
| |||
Expérience professionnelle/Expertise en matière de gestion | |||
| |||
Mandats en cours | |||
Exercés au sein du Groupe en France | |||
Gan Assurances Groupama Assurances Mutuelles
Groupama Holding Filiales et Participations Groupama Loire Bretagne |
| Depuis le 13 juin 2023 Depuis le 13 mai 2020 Depuis le 1er juillet 2020 Depuis le 3 juin 2020 Depuis le 12 mai 2020 |
Mandats occupés de 2020 à 2024 dont Monsieur Moy n’est plus titulaire | ||
Exercés au sein du Groupe en France | ||
Mutuaide Assistance |
| |
| |||
François Schmitt Né le 6 mars 1963 Nationalité française |
| Adresse professionnelle Groupama Grand Est 101, route de Hausbergen CS 30014 – Schiltigheim 67012 Strasbourg cedex | |
|
|
|
|
Fonctions principales exercées dans la Société | |||
François Schmitt est administrateur depuis le 30 juin 2008. Son mandat expire à l’issue de l’assemblée générale annuelle de 2027. Il est également Vice-Président du conseil d’orientation mutualiste et membre du comité d’audit et des risques. | |||
Fonction principale exercée en dehors de la Société | |||
| |||
Expérience professionnelle/Expertise en matière de gestion | |||
| |||
Mandats en cours | |||
Exercés au sein du Groupe en France | |||
Gan Patrimoine Groupama Assurances Mutuelles
Groupama Grand Est Groupama Holding Filiales et Participations Groupama Immobilier |
| Depuis le 23 mai 2024 Depuis le 30 juin 2008 Depuis le 16 mai 2024 Depuis le 25 juin 2008 Depuis le 6 juin 2018 Depuis le 8 octobre 2024 Depuis le 3 juillet 2024 |
Mandats occupés de 2020 à 2024 dont Monsieur Schmitt n’est plus titulaire | ||
Exercés au sein du Groupe en France | ||
Gan Patrimoine Groupama Assurances Mutuelles
Groupama Holding Filiales et Participations Groupama Immobilier SCI du Château de Cap de Fouste |
| |
| |||
Stéphanie Staddon-Cesbron Née le 13 octobre 1969 Nationalité française |
| Adresse professionnelle Groupama Assurances Mutuelles 8-10 rue d’Astorg 75008 Paris | |
|
|
|
|
Fonction principale exercée dans la Société | |||
Stéphanie Staddon-Cesbron est administratrice représentant les salariés de la Société depuis le 7 juin 2024. Son mandat expire à l’issue de l’assemblée générale annuelle de 2028. | |||
Fonction principale exercée en dehors de la Société | |||
| |||
Expérience professionnelle/Expertise en matière de gestion | |||
| |||
Mandats en cours | |||
Exercés au sein du Groupe en France | |||
Groupama Assurances Mutuelles |
| Depuis le 7 juin 2024 |
Mandats occupés de 2020 à 2024 dont Madame Staddon-Cesbron n’est plus titulaire | ||
Néant | ||
| |||
Laïla Zeribi Née le 21 avril 1981 Nationalité française |
| Adresse professionnelle Groupama Assurances Mutuelles 14 rue du Golf 33700 Mérignac | |
|
|
|
|
Fonction principale exercée dans la Société | |||
Laïla Zeribi est administratrice représentant les salariés de la Société depuis le 7 juin 2024. Son mandat expire à l’issue de l’assemblée générale annuelle de 2028. | |||
Fonction principale exercée en dehors de la Société | |||
| |||
Expérience professionnelle/Expertise en matière de gestion | |||
| |||
Mandats en cours | |||
Exercés au sein du Groupe en France | |||
Groupama Assurances Mutuelles |
| Depuis le 7 juin 2024 |
Mandats occupés de 2020 à 2024 dont Madame Zeribi n’est plus titulaire | ||
Néant | ||
Le conseil d’administration détermine les orientations de l’activité de la Société et veille à leur mise en œuvre. Sous réserve des pouvoirs expressément attribués à l’assemblée générale et dans la limite de l’objet social, il se saisit de toute question intéressant la bonne marche de la Société et règle, par ses délibérations, les affaires qui la concernent. Il procède, en outre, aux vérifications et contrôles qu’il juge opportun.
Les fonctions de Président et de Directeur général sont dissociées. Les fonctions exécutives sont donc confiées à un Directeur général, non administrateur.
Le Président du conseil d’administration organise et dirige les travaux du conseil d’administration dont il rend compte à l’assemblée générale. Il veille au bon fonctionnement des organes de la Société et s’assure en particulier que les administrateurs sont en mesure de remplir leur mission.
Les statuts de la Société prévoient que certaines opérations sont soumises à l’autorisation préalable du conseil :
La décision de résiliation de la convention de réassurance à l’initiative de Groupama Assurances Mutuelles doit être prise à la majorité des ⅔ des membres.
Sont également soumises à l’autorisation du conseil d’administration certaines opérations dans la mesure où elles dépassent un montant unitaire fixé par le conseil d’administration.
Le montant unitaire des opérations au-delà duquel le Directeur général doit obtenir une autorisation préalable du conseil d’administration, fixé par le conseil d’administration dans sa séance du 23 octobre 2019, est le suivant :
Malgré sa transformation en société d’assurance mutuelle, Groupama Assurances Mutuelles a fait le choix de continuer de se référer au Code de gouvernement d’entreprise AFEP-MEDEF, code révisé en décembre 2022. En effet, en l’absence de Code de gouvernement d’entreprise spécifique au monde mutualiste, il a été jugé préférable de continuer à se référer au Code AFEP-MEDEF plutôt que de ne plus se référer à un Code de gouvernement d’entreprise ; Groupama Assurances Mutuelles conservant des titres admis sur un marché réglementé.
Sa transformation renforce la pertinence de la non-application de certaines des recommandations dudit code. Les principales dérogations aux recommandations issues du Code de gouvernement d’entreprise en vigueur sont les suivantes :
Enfin, il est précisé que le contrat de travail de Monsieur Thierry Martel, Directeur général, a été suspendu en raison de ses 21 ans d’ancienneté dans l’entreprise en qualité de salarié avant sa nomination.
Le conseil d’administration s’est réuni douze fois au cours de l’exercice 2024 (y compris le séminaire du conseil d’administration qui s’est réuni en novembre).
Le taux d’assiduité des membres du conseil d’administration a été de 94,38 %, contre 95 % en 2023. Le secrétariat du conseil a été assuré par la secrétaire générale du Groupe.
En 2024, le conseil a délibéré notamment sur :
Enfin, le conseil d’administration a pris connaissance des travaux des trois comités du conseil et examiné à titre d’information un certain nombre de dossiers, dont principalement :
Au cours de l’exercice 2024, deux séances de formation ont été organisées pour les membres du conseil, la première sur la gestion d’actifs, la deuxième sur le pilotage en normes IFRS.
Sur la proposition du comité des rémunérations et des nominations, un séminaire du conseil a été consacré à l’intelligence artificielle.
Les comptes de l’exercice 2024 ont été arrêtés le 3 avril 2025 par le conseil d’administration, qui a également établi le projet de rapport de gestion et ses annexes, et le texte des projets de résolutions qui seront présentés à l’assemblée générale le 20 juin 2025. Les comptes de l’exercice 2024 ont été présentés préalablement, pour avis, au comité d’audit et des risques qui les a examinés le 25 mars 2025.
Le conseil d’administration de la Société a adopté un règlement intérieur destiné à préciser les modalités de son fonctionnement, en complément des dispositions légales, réglementaires et statutaires de la Société, et à préciser les droits et obligations des administrateurs.
Le règlement intérieur, adopté par le conseil d’administration le 7 juin 2018 et modifié le 25 janvier 2024, intègre, notamment, des dispositions sur :
Le texte du règlement intérieur est reproduit intégralement au chapitre 8 § 8.1.3.
Conformément aux dispositions statutaires, le conseil d’administration a décidé, dès 2005, la création de comités chargés d’étudier les questions que lui-même ou son Président soumettent, pour avis, à leur examen. Dans ce cadre, le règlement intérieur du conseil d’administration prévoit que le conseil est assisté de comités techniques dans l’exercice de ses missions.
Les comités du conseil d’administration n’ont pas de pouvoir propre et leurs attributions ne réduisent ni ne limitent les pouvoirs du conseil. Leur mission consiste à éclairer le conseil d’administration dans certains domaines. Il appartient à ces comités de rapporter les conclusions de leurs travaux au conseil d’administration, sous forme de procès-verbaux, de propositions, d’informations ou de recommandations.
Depuis le 7 juin 2018, ces comités sont les suivants :
Les dispositions relatives à l’organisation et au fonctionnement de chacun de ces comités sont annexées au règlement intérieur (chapitre 8 § 8.1.3).
Le comité d’audit et des risques est composé de 5 membres, dont :
Il est à noter que le Directeur général de Groupama Assurances Mutuelles (GMA) ne participe pas, sauf invitation spéciale, aux travaux du comité d’audit et des risques. Il est représenté par le Directeur général adjoint finances, actuariat, audit et risques, en sa qualité de dirigeant effectif. La secrétaire générale assure le lien et la coordination entre la direction générale et les administrateurs et est également secrétaire du comité, accompagnée de la Directrice juridique. En fonction des sujets, le Directeur comptable, le Directeur des investissements et les responsables de fonctions clés, à savoir le Directeur de l’audit, le Directeur de l’actuariat, le Directeur de la conformité et le Directeur des risques, participent également au comité.
Les principales missions du comité d’audit et des risques, qui sont intégrées dans le règlement intérieur du conseil d’administration de Groupama Assurances Mutuelles, sont les suivantes :
En 2024, le comité d’audit et des risques s’est réuni sept fois, les 16 janvier, 27 mars, 10 avril, 3 mai, 18 septembre, 15 octobre et 11 décembre. Le taux de participation s’est élevé à 93,94 %.
À chaque fois, le comité a rendu compte de ses travaux au conseil d’administration.
En 2024, le comité d’audit et des risques a fait porter ses travaux sur les principaux sujets suivants :
Enfin, le comité a également défini son programme de travail.
Le comité des rémunérations et des nominations est composé de 4 membres dont :
Le Président de Groupama Assurances Mutuelles et le Directeur général ne participent pas aux travaux du comité. La secrétaire générale de Groupama Assurances Mutuelles, qui assure les fonctions de secrétaire du comité, assiste de manière permanente aux travaux du comité.
Les missions du comité des rémunérations et des nominations, qui sont intégrées dans le règlement intérieur du conseil d’administration de Groupama Assurances Mutuelles, sont les suivantes :
Au cours de l’exercice 2024, le comité des rémunérations et des nominations s’est réuni à quatre reprises : les 15 avril, 10 juin, 9 octobre et 10 décembre. Le taux de participation s’est élevé à 100 %. À chaque fois, le comité a rendu compte de ses travaux au conseil d’administration.
En 2024, le comité a fait porter ses travaux sur les principaux sujets suivants :
Le comité stratégique et durabilité est composé de 4 membres, dont :
Participent de manière permanente aux travaux du comité, le Directeur général adjoint en charge de la stratégie et des partenariats, des ressources humaines et du secrétariat général et la secrétaire générale, qui en assure par ailleurs les fonctions de secrétaire.
Les missions du comité stratégique et durabilité, qui sont intégrées dans le règlement intérieur du conseil d’administration de Groupama Assurances Mutuelles sont les suivantes :
Au cours de l’exercice 2024, le comité stratégique et durabilité s’est réuni quatre fois, les 21 mars, 4 juin, 8 octobre et 4 décembre. Le taux de participation s’est élevé à 93,33 %. À chaque fois, le comité a rendu compte de ses travaux au conseil d’administration.
À l’occasion de ces quatre séances, le comité a :
Enfin, le comité a également défini son programme de travail.
Depuis le 16 mai 2024, la composition des comités du conseil d’administration est la suivante :
Comité | Membres |
|---|---|
Comité d’audit et des risques |
|
Comité des rémunérations et des nominations |
|
Comité stratégique et durabilité |
|
| Départ | Nomination | Renouvellement |
|---|---|---|---|
Conseil d’administration | Daniel Collay et Denis Roumégous (30.04.2024) Isabelle Chasseur (07.06.2024) | Stéphane Cools et Jean-Christophe Mandard (16.05.2024) Stéphanie Staddon-Cesbron et Laïla Zeribi (07.06.2024) |
|
Comité d’audit et des risques | Daniel Collay (30.04.2024) Laurent Poupart (16.05.2024) | Pierre Martin et François Schmitt (16.05.2024) |
|
Comité des rémunérations | Denis Roumégous (30.04.2024) | Stéphane Cools (16.05.2024) |
|
Comité stratégique et durabilité | Pierre Martin (16.05.2024) | Jean-Christophe Mandard (16.05.2024) |
|
La Société procède annuellement depuis 2005, à une auto-évaluation du mode de fonctionnement de son conseil d’administration et de ses comités et, dans ce cadre, recourt à une auto-évaluation avec l’appui d’un consultant externe une fois tous les trois ans, conformément aux recommandations du Code AFEP-MEDEF.
Après les auto-évaluations internes, réalisées en 2022 et 2023, l’auto-évaluation 2024 a été réalisée avec l’appui d’un cabinet externe sur la base d’un questionnaire qui a été validé par le comité des rémunérations et des nominations. Puis, les résultats de cette évaluation ont été débattus au comité des rémunérations et des nominations du 27 mars 2025 et en séance du conseil d’administration le 3 avril 2025.
Concernant l’évaluation 2024, les administrateurs sont tous globalement très satisfaits du fonctionnement du conseil qu’ils jugent comme très professionnel. Les sujets débattus continuent à correspondre aux attentes des administrateurs et aux enjeux du Groupe avec des échanges de bonne qualité. Ils estiment que le conseil d’administration joue son rôle sur l’ensemble de ses domaines de compétence.
En termes de composition, les administrateurs jugent que la taille du conseil et la proportion d’administrateurs indépendants sont adéquats par rapport aux enjeux de la société. Ils estiment que les membres disposent de l’honorabilité, des connaissances et compétences et de l’expérience nécessaire à l’exercice de leur fonction et soulignent la qualité de l’accompagnement en termes de formation.
Les administrateurs estiment disposer en temps utile de l’information nécessaire à une participation efficace aux travaux et considèrent que les procès-verbaux reflètent de manière satisfaisante les débats et les décisions prises.
La Société souscrit aux critères d’indépendance tels qu’exprimés par le Code AFEP-MEDEF.
Le conseil d’administration et le comité des rémunérations et des nominations se fondent sur la grille d’analyse de référence ci-après pour apprécier annuellement l’indépendance des administrateurs extérieurs, ainsi qu’à l’occasion de chaque cooptation, nomination et renouvellement.
Critères | Isabelle Bordry | Ada Di Marzo | Anne Guérin | Elie Harari |
|---|---|---|---|---|
| X | X | X | X |
| X | X | X | X |
| X | X | X | X |
| X | X | X | X |
| X | X | X | X |
| X | X | X | X |
| X | X | X | X |
| ||||
Conformément aux dispositions des statuts de Groupama Assurances Mutuelles, il a été créé un conseil d’orientation mutualiste qui a pour mission de définir les orientations générales du groupe mutualiste et d’en contrôler l’exécution.
Composé de 49 membres, il réunit 5 représentants de chacune des 9 caisses régionales métropolitaines adhérentes (le Président de leur conseil d’administration, ainsi que 4 membres désignés par elles parmi les membres de leur conseil d’administration) et 1 représentant de chacune des 2 caisses des départements d’outre-mer et des 2 caisses spécialisées adhérentes (le Président du conseil d’administration).
La direction générale de la Société est assurée par un Directeur général.
Thierry Martel, Directeur général, est investi des pouvoirs les plus étendus pour agir, en toutes circonstances, au nom de la Société. Il exerce ses pouvoirs dans la limite de l’objet social et sous réserve de ceux que la loi attribue expressément aux assemblées d’actionnaires et au conseil d’administration, ainsi que dans les limites fixées par les statuts et le conseil d’administration (cf. § 3.1.1.6).
Thierry Martel est assisté par quatre Directeurs généraux adjoints : Sylvain Merlus, en charge du périmètre assurance dommages et vie France, Olivier Péqueux, en charge du périmètre finances, actuariat, audit et risques, Rémi Lorenzelli, en charge de la stratégie et des partenariats, des ressources humaines et du secrétariat général et Catherine Granger, en charge du périmètre des activités internationales.
En application des dispositions du Code des assurances, Groupama Assurances Mutuelles dispose de trois dirigeants effectifs : Thierry Martel, Sylvain Merlus et Olivier Péqueux.
À la connaissance de la Société, les autres mandats exercés par le Directeur général sont les suivants :
| |||
Thierry Martel Né le 25 octobre 1963 Nationalité française |
| Adresse professionnelle Groupama Assurances Mutuelles 8-10, rue d’Astorg 75008 Paris | |
|
|
|
|
Fonction principale exercée dans la Société | |||
Thierry Martel est Directeur général de la Société depuis le 24 octobre 2011. | |||
Fonctions principales exercées en dehors de la Société | |||
| |||
Expérience professionnelle/Expertise en matière de gestion | |||
Diplômé de l’École Polytechnique en juillet 1985. Diplômé de l’Institut d’Études Politiques de Paris en juillet 1987 (Section économique et financière – option finance – fiscalité). Membre diplômé de l’Institut des Actuaires Français. | |||
Mandats en cours | |||
Exercés au sein du Groupe en France | |||
Groupama Assurances Mutuelles Groupama Holding Filiales et Participations |
| Depuis le 24 octobre 2011 Depuis le 7 juin 2018 |
Exercés hors du Groupe en France | ||
Colombus Holding (SAS) Fonds Stratégique de Participations Tikehau Capital Advisors (SAS) |
| Depuis le 22 février 2019 Depuis le 21 septembre 2015 Depuis le 27 mars 2020 |
Mandats occupés de 2020 à 2024 dont Monsieur Martel n’est plus titulaire | ||
Exercés hors du Groupe en France | ||
Compagnie Financière d’Orange Bank La Banque Postale Assurances IARD |
| |
Le comité de direction générale élabore, propose et met en œuvre la stratégie de Groupama Assurances Mutuelles dans le cadre des orientations générales du Groupe fixées par le conseil d’orientation mutualiste. Il pilote les filiales françaises et internationales.
Il fixe les axes prioritaires de travail des différentes directions de la Société et contrôle l’application des décisions par ces dernières.
Composé de 12 membres fin 2024, il réunit les représentants des grandes directions de Groupama Assurances Mutuelles autour du Directeur général.
Le comité exécutif groupe participe à l’élaboration et au suivi opérationnel de la stratégie du Groupe. Il met en œuvre la stratégie dans le Groupe, en assurant la coordination opérationnelle des activités de l’ensemble du Groupe.
Le comité exécutif groupe est composé des Directeurs généraux des caisses régionales et des principaux dirigeants de Groupama Assurances Mutuelles. Il est présidé par le Directeur général de la Société. Il se réunit deux fois par mois et peut se réunir plus souvent lorsque la situation l’exige.
Des comités opérationnels (COMOP) spécialisés – Expérience clients – Indemnisation – Individuel – Entreprises et Collectivités – Développement – Informatique – Communication – Finance – Réglementation, Risques et Contrôles – ressources humaines – regroupent les responsables concernés des entités du Groupe. Ils instruisent les dossiers pour le comité exécutif groupe et proposent les mesures à prendre au plan opérationnel en application des orientations stratégiques.
À la connaissance de la Société, il n’existe aucun lien familial entre les membres du conseil d’administration de la Société, ainsi qu’avec les membres de la direction générale.
À la connaissance de la société, au cours des cinq dernières années : (i) aucune condamnation pour fraude n’a été prononcée à l’encontre d’un membre du conseil d’administration de la Société (ii) aucun membre du conseil d’administration n’a été associé à une quelconque faillite, mise sous séquestre ou liquidation, et (iii) aucune incrimination et/ou sanction publique officielle n’a été prononcée contre ces personnes par des autorités statutaires ou réglementaires (y compris des organismes professionnels désignés).
Par ailleurs, à la connaissance de la Société, aucun administrateur n’a été empêché par un tribunal d’agir en qualité de membre d’un organe d’administration, de direction ou de surveillance d’un émetteur ni d’intervenir dans la gestion ou la conduite des affaires d’un émetteur au cours des cinq dernières années.
Il n’existe pas d’arrangement ou d’accord conclu avec des clients ou des fournisseurs, en vertu duquel un membre du conseil d’administration aurait été sélectionné en tant qu’administrateur ou membre de la direction générale de la Société.
Le secrétariat général de la Société est en charge de vérifier la survenance d’éventuels conflits d’intérêts entre les devoirs des personnes visées au point 3.1.1 et leurs intérêts privés et/ou professionnels.
Il est précisé que le règlement intérieur, dans son article 4.2.4 rappelle les devoirs de loyauté de l’administrateur et les règles de prévention des conflits d’intérêts.
Il n’a pas été identifié de conflit d’intérêts entre les devoirs des personnes visées au point 3.1.1 et leurs intérêts privés et/ou professionnel.
À la date d’enregistrement du document d’enregistrement universel, il n’existe aucun contrat de service liant les membres des organes d’administration et de direction à la Société ou l’une quelconque de ses filiales.
Depuis sa transformation en caisse nationale de réassurance mutuelle agricole, forme de société sans capital, les actions de Groupama SA ont été annulées. Il ne peut y avoir de délégations de compétence ou de pouvoirs en vue de l’émission de titres de capital.
Groupama Assurances Mutuelles n’émettant pas d’actions cotées sur un marché réglementé, les obligations d’informations relatives aux rémunérations de ses dirigeants sont celles prévues par l’article R. 322-55-1-I du Code des assurances.
Ces informations sont complétées par les informations sur les rémunérations des dirigeants figurant en annexe des comptes combinés (note 30.3) et en annexe des comptes annuels (note 24), en application des normes comptables applicables au Groupe.
La détermination de la rémunération des dirigeants mandataires sociaux relève de la responsabilité du conseil d’administration et se fonde sur les propositions du comité des rémunérations et des nominations.
Depuis le 7 juin 2018, date du changement de forme sociale de la Société, le conseil d’administration est notamment composé de 9 administrateurs représentant les caisses régionales Groupama et 4 administrateurs indépendants. Les administrateurs représentant les caisses régionales (à l’exception du Président qui perçoit une rémunération) reçoivent des indemnités, et les administrateurs indépendants perçoivent des rémunérations, en application de l’article R. 322-120-3 du Code des assurances.
L’assemblée générale du 7 juin 2018 a décidé du montant maximum de 520 000 euros pouvant être alloué annuellement à titre d’indemnités et remboursement de frais aux administrateurs représentant les caisses régionales.
L’assemblée générale a par ailleurs fixé à 370 000 euros le montant maximum annuel des rémunérations brutes pouvant être allouées aux administrateurs indépendants.
L’ensemble des indemnités, rémunérations et remboursement de frais versés en 2024 figurent dans le tableau ci-dessous, en montants bruts. Sur une enveloppe de 890 000 euros d’indemnités, de rémunérations, hors rémunération du Président et de remboursement de frais, la somme globale de 740 063 euros a été versée.
Il est également précisé que certains administrateurs de Groupama Assurances Mutuelles ont perçu en 2024, en leur qualité de membres de conseils d’administration de sociétés filiales de Groupama Assurances Mutuelles, des rémunérations, dont le détail est indiqué dans le tableau ci-dessous.
Membres du conseil d’administration | 2024 | |||
|---|---|---|---|---|
Indemnités et rémunérations | Rémunérations versées | Avantages en nature | Total 2024 | |
Isabelle Bordry | 87 423 |
|
| 87 423 |
Daniel Collay | 15 200 | 20 618 | 787 | 36 605 |
Nicolas Assemat | 48 000 | 65 000 |
| 113 000 |
Ada Di Marzo | 71 853 |
|
| 71 853 |
Sylvie Le Dilly | 48 000 | 65 000 | 5 350 | 118 350 |
Anne Guérin | 74 678 |
|
| 74 678 |
Elie Harari | 84 205 |
|
| 84 205 |
Jérôme Moy | 48 000 | 65 000 | 2 004 | 115 004 |
Stéphane Cools | 32 133 | 44 527 | 1 653 | 78 314 |
Laurent Poupart | 14 400 | 18 871 | 9 081 | 42 352 |
Denis Roumégous | 16 000 | 20 618 |
| 36 618 |
Pierre Martin | 48 000 | 65 000 |
| 113 000 |
Patrick Laot | 48 000 | 65 000 | 11 439 | 124 439 |
François Schmitt | 33 733 | 46 275 | 3 329 | 83 337 |
Jean-Christophe Mandard | 31 733 | 44 527 | 5 064 | 81 325 |
Caisses régionales Groupama |
| 571 679 |
| 571 679 |
Total | 701 357 | 1 092 116 | 38 706 | 1 832 179 |
François Schmitt (1) | 90 909 |
| 12 364 | 103 273 |
Laurent Poupart (1) | 210 227 |
| 28 591 | 238 818 |
| ||||
Par ailleurs, le conseil d’administration de Groupama Assurances Mutuelles a accordé la possibilité d’allouer des indemnités et remboursement de frais aux membres du conseil d’orientation mutualiste dont l’enveloppe annuelle a été fixée à 600 000 euros par l’assemblée générale du 7 juin 2018.
En 2024, les indemnités et remboursement de frais des membres du conseil d’orientation mutualiste se sont élevés respectivement à 469 665 euros bruts et 76 703 euros.
Il est également précisé que l’assemblée générale du 7 juin 2018 a adopté une résolution concernant les indemnités de retraite au bénéfice des administrateurs représentant les caisses régionales et des membres du conseil d’orientation mutualiste. Cette résolution autorise le conseil d’administration à poursuivre, aux conditions et modalités qu’il jugera convenables, le dispositif dit Indemnités Viagères des Présidents (IVP) au bénéfice d’anciens Présidents régionaux et administrateurs nationaux du Groupe et d’en étendre le bénéfice aux administrateurs représentant les caisses régionales et aux membres du conseil d’orientation mutualiste. Le conseil d’administration du 26 octobre 2022 a étendu le bénéfice du dispositif au Président du conseil d’orientation mutualiste de Groupama Assurances Mutuelles.
L’assemblée générale du 17 juin 2021 a décidé de fixer à 1 375 000 euros le montant maximum du financement pouvant être affecté annuellement à ces indemnités de retraite par la caisse nationale de réassurance mutuelle Groupama.
En 2024, Groupama Assurances Mutuelles a versé à ce titre un montant de 1 375 000 euros.
Au sein du groupe Groupama, les femmes représentent 63,4 % des collaborateurs, 52,7 % des cadres et 29,7 % des cadres de direction.
Ces chiffres, en augmentation, illustrent une politique RH visant à développer la proportion de femmes à tous les niveaux de l’encadrement.
Le groupe Groupama anime sa politique d’égalité professionnelle femmes-hommes dans le cadre des accords collectifs qui déploient des actions dans les domaines du recrutement, du déroulement de carrière, de la formation, de l’égalité salariale et offrent les moyens de faciliter l’articulation entre parentalité et vie professionnelle.
Sa politique générale de diversité et d’inclusion a notamment pour objectif de faire progresser l’égalité des chances et l’accès des femmes aux postes de direction.
Les actions des entreprises favorisent la mobilité professionnelle, améliorent la détection des potentiels féminins, développent les programmes de formation et de mentorat… et permettent ainsi une augmentation de la présence des femmes dans les instances dirigeantes.
Groupama Assurances Mutuelles est l’organe central de Groupama. À ce titre, elle a en charge la définition de la stratégie du Groupe, ainsi que la coordination de sa déclinaison dans les entreprises :
La PSO consiste à élaborer pour chaque entité des comptes prévisionnels de résultats sociaux, des comptes IFRS et des résultats analytiques par métier. Elle se décline en plans d’actions opérationnels portant sur des objectifs de performance annuels, et constitue ainsi la trajectoire pour la période du plan et les éléments de référence groupe de pilotage des entités.
Le plan stratégique est défini pour une période de 3 ans.
Sur le périmètre France, la consolidation nationale des objectifs est validée par les instances exécutives du Groupe.
À l’international, chaque filiale élabore sa PSO au même titre que les autres entités du Groupe, soumis pour validation à la direction des filiales internationales et à la direction générale du Groupe.
Les missions de la DRH groupe recouvrent 3 champs principaux :
Par ailleurs, la DRH groupe réalise sur le périmètre consolidé, les travaux à caractère social relevant des obligations de transparence et de reporting extra-financier de la loi Grenelle II (publication dans le rapport de gestion d’informations relatives aux conséquences sociales – organisation du travail, relations sociales, diversité…). À noter qu’après audit et vérification par les commissaires aux comptes Groupama a obtenu au titre de 2024 (comme l’année précédente) l’attestation de présence, ainsi que l’avis de sincérité.
Le contrôle interne est un dispositif que le Groupe met en œuvre pour garantir :
Au-delà du respect des obligations réglementaires, la mise en œuvre d’un système de contrôle interne constitue pour Groupama un enjeu stratégique essentiel à la préservation de ses intérêts, de ses clients, partenaires, sociétaires et actionnaires et de son personnel, voire de son existence en cas d’événement majeur.
Dans ce contexte, les principes généraux, les objectifs et l’organisation du contrôle interne du Groupe et de Groupama Assurances Mutuelles ont été définis dans une politique validée par le conseil d’administration de Groupama Assurances Mutuelles en 2022. Cette politique constitue pour les entités du Groupe la référence commune à respecter dans le déploiement de leurs démarches de contrôle interne.
L’audit étant une composante du contrôle interne, une politique d’audit groupe et Groupama Assurances Mutuelles complète les dispositions de la politique de contrôle interne pour ses règles de fonctionnement propres et ses domaines d’intervention. Des politiques de gestion des risques ainsi qu’une politique de conformité, définissant le cadre global de mise en œuvre et de fonctionnement du dispositif de conformité au sein du Groupe parachève le dispositif général du contrôle interne.
Conformément aux exigences de Solvabilité 2, une analyse d’écarts est réalisée annuellement sur chacune des politiques en vue de vérifier l’opportunité de les actualiser.
Le dispositif de contrôle interne déployé par le Groupe s’appuie sur des pratiques communément admises (1). Il recouvre le dispositif de contrôle permanent de premier et deuxième niveaux, ainsi que le contrôle périodique (ou contrôle de troisième niveau).
Le contrôle permanent est mis en œuvre par :
L’audit interne procède à une évaluation périodique de l’adéquation et du bon fonctionnement du dispositif de contrôle permanent, et assure à ce titre un troisième niveau de contrôle.
Les différents métiers sont responsables des risques qu’ils génèrent à travers les opérations qu’ils réalisent. Ils assurent et assument les contrôles de premier niveau sur leur périmètre de responsabilité.
Les contrôles de deuxième et troisième niveaux relèvent généralement de directions spécialisées :
Certains contrôles permanents de 2e niveau peuvent cependant être réalisés par des directions dédiées en fonction de l’organisation de l’activité (direction comptable, direction de la sécurité des systèmes d’information, direction juridique groupe…).
Groupama Assurances Mutuelles, en tant qu’organe central, a défini un cadre homogène de politique à mettre en place au sein des entreprises qui tient compte de leurs spécificités en termes de réglementation, de structure, d’organisation et d’activité. L’objectif est d’assurer la cohérence des principes et règles de gestion du contrôle permanent et du contrôle périodique, en vue de maîtriser les risques qui affectent le Groupe, tout en tenant compte du principe de proportionnalité tel que prévu par la directive Solvabilité 2.
La direction de l’audit général groupe et la direction risques contrôle et conformité groupe pilotent et supervisent chacune dans leur domaine le dispositif de contrôle interne pour l’ensemble du Groupe. Dans la pratique, elles sont en liaison directe avec les caisses régionales et les filiales tant au niveau national qu’à l’international ainsi qu’avec les entreprises de moyens. Chacune de ces entreprises doit elle-même inclure dans son périmètre l’ensemble de ses propres filiales et assurer un rôle de pilotage et de supervision pour la mise en œuvre et le suivi des dispositifs de contrôle interne conformes aux principes et règles énoncés par le Groupe.
La direction audit groupe, sous la responsabilité du Directeur audit groupe, et la direction risques contrôle et conformité groupe (DRCCG), sont rattachées au Directeur général adjoint de Groupama Assurances Mutuelles.
Le Directeur audit groupe et le Directeur risques contrôle et conformité groupe rendent compte périodiquement au comité d’audit et des risques du conseil d’administration de Groupama Assurances Mutuelles sur la situation du Groupe et les travaux en cours en matière de contrôle interne et gestion des risques. Il coordonne l’action de la direction des risques groupe, et de la direction des risques opérationnels et du contrôle permanent groupe.
S’agissant de la gestion des risques, la DRG dispose à fin 2024 d’une équipe dédiée de huit personnes et intervient plus spécifiquement sur les domaines liés aux risques financiers et assurantiels.
En 2024, les principales actions ayant plus particulièrement mobilisé les équipes de la direction risques groupe ont porté sur :
Tant au niveau Groupe qu’au niveau entités en France et à l’international, le processus ORSA a, au fur et à mesure de l’avancée des travaux, fait l’objet de présentations et de points de validation au comité de direction générale de Groupama Assurances Mutuelles et aux comités des risques de Groupama Assurances Mutuelles et des entités.
Parallèlement, les conseils d’administration des entreprises d’assurance du Groupe ont été impliqués – directement ou via les comités d’audit et des risques en amont des travaux ORSA (à travers notamment la validation des hypothèses de calculs et le choix des scénarios retenus) et ont examiné les résultats puis approuvé le rapport de leur entreprise avant transmission aux autorités de contrôle locales conformément à la réglementation.
La DROCPG dispose à fin 2024 d’une équipe dédiée de seize personnes et intervient plus particulièrement sur le périmètre relatif à la gestion des risques opérationnels, aux activités de contrôle permanent, et a en charge par ailleurs la coordination des travaux de validation du modèle interne partiel, des changements majeurs et du calcul du SCR par le modèle interne.
En 2024, les dossiers principaux ayant plus particulièrement mobilisé les équipes de la DROCPG ont été centrés sur :
En complément de ces actions de renforcement du dispositif de maîtrise des risques et de contrôle, les DROCPG, la direction de la conformité groupe ainsi que la direction des risques groupe sont conjointement intervenues sur la campagne annuelle du questionnaire sur le contrôle interne. L’objectif de ce questionnaire auto évaluatif est d’une part de réaliser un état des lieux à la fois du dispositif de maîtrise des risques et du système de contrôle interne et de son niveau de déploiement (tant au niveau entité qu’au niveau Groupe) et d’autre part mesurer de façon homogène la progression des entités du Groupe. Cet état des lieux donne lieu à l’élaboration et au suivi de plans d’actions d’amélioration.
Enfin, en complément des directions risques opérationnels et contrôle permanent groupe/conformité groupe, un pôle études, directement rattaché au Directeur risques et contrôle groupe complète le dispositif avec comme principales missions les études générales dans le domaine des risques et du contrôle, la veille en matière de risques émergents et le suivi des dossiers du CRO Forum (Chief Risk Officers – European Forum).
Les objectifs et les principes d’exercice et d’intervention de l’audit général groupe et de la fonction audit interne, ainsi que l’articulation entre les différents niveaux de contrôle (contrôle permanent, audit interne dans les entités et audit général groupe) sont formalisés dans la politique audit interne groupe de Groupama Assurances Mutuelles.
La direction audit général groupe intervient dans l’ensemble du Groupe et dispose d’un effectif de 19 auditeurs. Le plan d’audit 2024 de la direction audit général groupe a été approuvé par le conseil d’administration de Groupama Assurances Mutuelles.
Le plan d’audit de la direction audit général groupe est organisé sur un rythme annuel autour de quatre typologies de missions :
Concernant les audits généraux d’entités, le plan d’audit est élaboré sur la base d’une approche par les risques, avec un objectif de couverture triennale pour les caisses régionales. Les missions d’audit sont précédées d’une analyse préalable des risques auxquels est exposée l’entité, afin de concentrer les investigations de l’audit sur les domaines les plus sensibles. L’audit étudie également le fonctionnement des liens que l’entité entretient avec le Groupe et avec les autres entités.
Les audits d’entités conduits en 2024 par la direction audit général groupe ont concerné 5 caisses régionales (y compris 2 audits ponctuels prévus par les procédures groupe), 2 filiales d’assurance française, 1 filiale financière, 3 filiales internationales et 4 filiales dans le cadre des audits cumulés.
Deux audits transverses se sont par ailleurs poursuivis en 2024 :
Enfin un audit ponctuel a été réalisé sur le programme relation client (PRC).
La restitution des conclusions des audits est réalisée au travers d’une grille d’appréciation des risques auxquels l’entreprise est exposée sur ses processus majeurs et une liste des recommandations. Ces conclusions sont partagées avec les directions générales des entreprises concernées et le comité exécutif groupe pour les audits transverses. Elles sont ensuite présentées au comité d’audit et des risques de Groupama Assurances Mutuelles.
Fin 2024, la filière audit du Groupe comptait un peu moins de 100 auditeurs répartis au sein de Groupama Assurances Mutuelles, des caisses régionales et des filiales du Groupe en France et à l’international.
Les modalités d’exercice et l’articulation des responsabilités des fonctions clés audit interne des entités ont été formalisées dans des politiques dédiées et approuvées en 2021 par les conseils d’administration de la plupart des entités du Groupe, en cohérence avec les principes de la politique audit interne groupe et Groupama Assurances Mutuelles.
L’animation de la filière, sous la responsabilité du directeur de l’audit interne groupe, est assurée principalement au travers d’une convention annuelle et d’un groupe de travail (GT) qui s’est réuni trois fois en 2024.
Le dispositif de maîtrise des risques et contrôle interne propre aux entités est organisé autour de deux dispositifs complémentaires :
Ces dispositifs sont adaptés à chaque entité en fonction de son organisation, ses activités et ses moyens, de la réglementation locale à l’international et sous la responsabilité de sa direction générale.
En matière d’organisation et de gouvernance, les entités françaises soumises à la réglementation Solvabilité 2 ont précisé dans leurs politiques de risques les rôles et responsabilités des organes d’administration, de direction générale, des fonctions clés et des directions opérationnelles ou supports intervenant dans la gestion des risques.
Ainsi à l’instar du modèle groupe, les entités tiennent régulièrement des comités de risques spécialisés et renforcent le niveau de maturité des 4 fonctions clés suivantes, définies dans le cadre de Solvabilité 2 :
La direction risques, contrôle et conformité groupe accompagne les entités dans le suivi et le déploiement des standards groupe.
L’intégration des plans de contrôles permanents des entités est réalisée au sein de l’outil communautaire de gestion des risques opérationnels selon la méthodologie groupe. Cet outil permet également la collecte des incidents, l’évaluation des risques opérationnels et la gestion des plans d’actions.
Des instances d’échanges et de bonnes pratiques (groupe de travail, ateliers thématiques, formations), animées par la direction risques, contrôle et conformité groupe, complètent le dispositif et réunissent régulièrement l’ensemble des responsables risques et contrôle permanent/conformité des entités du Groupe. Un ComOp ARCC réunit les caisses régionales et les principales filiales du périmètre France du Groupe, et fait l’objet d’un reporting régulier auprès du comité exécutif groupe.
La déclinaison du dispositif de contrôle interne dans les activités fonctionnelles et opérationnelles de Groupama Assurances Mutuelles est assumée, sous le contrôle du comité exécutif groupe, par les différents responsables de ces activités. Le domaine de responsabilité de chacun de ces responsables dans les processus de contrôle est délimité par les délégations de pouvoirs mises en place. La mise en œuvre du dispositif de contrôle interne de Groupama Assurances Mutuelles entité sociale est assurée par un collaborateur de la direction risques contrôle et conformité groupe.
Chaque filiale fait l’objet d’un suivi permanent par les services de son pôle de rattachement :
Ce suivi spécifique est complété au niveau groupe par un pilotage transverse de l’ensemble des entités notamment sur les domaines suivants :
Les différents départements d’analyse et contrôle de gestion groupe (au sein de la direction pilotage et résultats groupe) mettent en œuvre pour le compte du Groupe, des procédures de suivi d’activité (tableau de bord) et de reporting financier de l’ensemble des caisses régionales, filiales françaises et internationales et Groupama Assurances Mutuelles. L’objectif est d’assurer la transparence des résultats et la compréhension de leurs évolutions pour le compte de la direction générale de Groupama Assurances Mutuelles et des entités.
Cette démarche s’appuie notamment sur un processus de pilotage prévisionnel commun à l’ensemble des entités. Elle est animée et coordonnée par la direction pilotage et résultats groupe et s’appuie sur un corps de normes groupe d’élaboration des prévisions, validées par la direction générale et régulièrement actualisées.
Les modalités de contrôle interne sur le reporting financier sont précisées au chapitre 6 du présent document d’enregistrement universel.
Pour les filiales du Groupe en France et à l’international, ce dispositif de suivi est complété par des revues d’affaires organisées deux fois par an auprès de la direction générale de Groupama Assurances Mutuelles.
Ces échanges permettent notamment d’assurer la conformité des axes stratégiques de l’entreprise avec le cadrage groupe.
Ces revues d’affaires intègrent un volet spécifique « risques » présentant par entité le niveau de déploiement du système de contrôle interne et les principales actions en cours en matière de gestion des risques.
Groupama Assurances Mutuelles, en tant qu’organe central, est responsable de la définition de la stratégie d’investissement groupe. Le cadre structurant du dispositif de gestion lié à la gestion Actif/Passif et aux opérations d’investissements (organisation générale et dispositif de maîtrise des risques) est formalisé dans le cadre de la politique groupe et Groupama Assurances Mutuelles de gestion Actif/Passif et de risque d’investissement, validé par le conseil d’administration de Groupama Assurances Mutuelles du 26 octobre 2022.
La direction des investissements groupe qui, au sein de la direction financière groupe, a en charge la définition de la stratégie d’investissements groupe, s’appuie le cas échéant sur les expertises des différentes entités du Groupe ou directions de Groupama Assurances Mutuelles :
Les grandes étapes du processus groupe d’analyse des actifs/passifs et de définition de la stratégie d’investissement précisées ci-dessous, sont adaptées au niveau de chaque entité en fonction de leurs objectifs et de leur gouvernance propre.
Ainsi, la stratégie d’investissement s’appuie sur des analyses actifs-passifs réalisées en fonction des enjeux de chaque société ou portefeuille et sur des analyses d’experts en tenant compte des marges de prudence au regard des conclusions ALM (2). Ces analyses permettent de déterminer :
Sur la base de ces différents travaux, la direction des investissements groupe formalise ensuite la stratégie d’investissement groupe qui définit les éléments suivants :
La direction des investissements groupe contrôle que cette stratégie respecte les limites de risques groupe. Après exécution de ce contrôle de conformité, la stratégie d’investissement groupe est validée par :
Après validation de la stratégie d’investissement groupe, la direction des investissements décline opérationnellement cette stratégie au niveau de :
Au niveau des filiales de Groupama Assurances Mutuelles, les stratégies d’investissements sont validées lors des comités financiers ou comités d’allocation d’actifs, en fonction de leur organisation.
Au niveau des caisses régionales, les stratégies d’investissement sont validées lors de leur comité financier, en cohérence avec la stratégie d’investissement du Groupe.
Les instances dédiées à la gestion des risques permettant à la direction générale de Groupama Assurances Mutuelles d’effectuer un suivi régulier des principaux risques encourus au niveau du Groupe sont le comité des risques groupe, les comités groupe spécialisés par famille de risques (risques financiers, risques assurance et risques opérationnels) et le comité de gestion du capital.
Sa composition est identique à celle du comité exécutif groupe.
Ses missions sont de valider la politique de gestion des risques et les politiques par domaine de risques, notamment en fixant les limites de risques majeurs et en déterminant les moyens de maîtrise des risques, de revoir et suivre la gestion des risques majeurs groupe et d’examiner les travaux des comités des risques assurance, financiers et opérationnels groupe.
Ces comités spécialisés couvrent l’ensemble des risques avec un focus systématique sur les risques majeurs groupe. Ils permettent d’assurer une continuité d’action depuis le comité des risques groupe auquel ils rapportent jusqu’aux groupes de travail et comités en charge d’activités porteuses de risques. La présidence des comités spécialisés est assurée par un membre du comité exécutif groupe. Leur animation et secrétariat sont assurés par la direction risques contrôle et conformité groupe.
Composé du Directeur général adjoint (Président), des responsables des directions financière groupe et investissements, du Directeur risques contrôle et conformité groupe, des représentants des directions filiales France/filiales internationales et des filiales bancaires et d’asset management, il a pour mission de proposer au comité des risques groupe la politique et les règles gouvernant l’acceptation et la conservation des risques financiers. Dans ce cadre, il :
Composé du Directeur général adjoint en charge de la direction assurance, et services groupe (Président), des responsables des directions métiers assurance, agricole, pilotage PSO et coordination, réassurance, de la direction actuariat groupe, de la direction risques, contrôle et conformité groupe, des représentants des filiales internationales et de Groupama Gan Vie, il a pour mission de proposer au comité des risques groupe la politique et les règles gouvernant l’acceptation et la conservation des risques d’assurance. Dans ce cadre, il :
Composé des responsables de la direction risques, contrôle et conformité groupe et des directions de Groupama Assurances Mutuelles « propriétaires » des principaux risques opérationnels identifiés et présidé par le secrétaire général, il a pour missions de :
Ce comité a pour principaux objectifs :
En complément des comités spécifiques risques (CRG, comités spécialisés par famille de risques et comité de gestion de capital), le Directeur risques et conformité groupe assure la présidence de deux comités transverses, lui permettant de coordonner deux domaines importants intervenant dans la maîtrise des risques du Groupe : le modèle interne partiel et la qualité des données.
Le CGMI, animé par la direction actuariat groupe (en charge des modélisations) et par la direction risques, contrôle et conformité groupe (en charge de la validation indépendante du modèle), est une instance décisionnelle et d’échanges entre les différentes directions impliquées ou concernées par le modèle interne. Il prend dans ce cadre une part active dans le processus de validation et d’évolution du modèle interne. Ses responsabilités sont définies et détaillées dans la politique du modèle interne. Il rapporte au comité des risques assurances groupe qui a, en la matière, un rôle de consultation et d’orientation. Il rend compte au comité des risques groupe, décisionnaire final en matière d’évolutions majeures du modèle, avant approbation par le conseil d’administration.
Le CGQD, animé par l’équipe dédiée Qualité des données de la direction pilotage et résultats groupe, définit la politique de qualité des données groupe, vérifie sa mise en œuvre opérationnelle et pilote les projets nécessaires à l’amélioration de la qualité des données. Dans le cadre du modèle interne, le CGQD s’assure du niveau de qualité suffisant (exhaustivité, exactitude, pertinence) des données, à la fois en entrée du calibrage du modèle et post-calibrage. Il s’appuie sur un réseau de responsables de données et de propriétaires de données (par entité et pour chaque direction du Groupe concernée), en charge de contrôles sur les processus de collecte. Le CGQD établit un reporting groupe et rapporte directement au comité des risques groupe (cf. supra).
Le risque de non-conformité est un risque opérationnel à caractère transversal, le dispositif de maîtrise des risques de non-conformité est une des composantes essentielles du contrôle interne organisé au sein du Groupe.
La conformité couvre essentiellement les thèmes portant sur le cœur de métier du Groupe, soit l’assurance non-vie, l’assurance vie, les certificats mutualistes, la distribution de produits bancaires et financiers, régis notamment par les codes des assurances, monétaire et financier, de la consommation, du commerce, le Règlement général de l’AMF, ainsi que les réglementations émanant des autorités de contrôles auxquelles ces activités sont assujetties. Dans ce contexte, les principaux thèmes et risques couverts sont les suivants :
La conformité groupe appuie, conseille et contrôle, dans le cadre de revues de conformité, la formalisation et la mise en œuvre des règles édictées par les directions fonctionnelles et métiers de Groupama Assurances Mutuelles :
Chaque direction est propriétaire du risque de non-conformité de son domaine.
La fonction conformité du Groupe assume l’animation et le pilotage des dispositifs de conformité auprès de sa filière (périmètre France et international). Elle s’assure de la mise en application des politiques, normes et procédures du Groupe en la matière. À cet effet, elle est en charge de l’animation de la filière des responsables LCB/FT des entreprises assujetties du Groupe.
Elle procède tous les ans à un exercice d’évaluation des risques majeurs groupe liés à la conformité au cours duquel les directions propriétaires doivent évaluer les risques majeurs auxquels elles se trouvent exposées. Sur la base de cette évaluation, un plan annuel est élaboré à la fin de chaque année pour l’année suivante.
La fonction conformité du Groupe assure également un rôle de conseil auprès des organes dirigeants et de surveillance. Elle est rattachée fonctionnellement au Directeur général adjoint finances, actuariat, audit et risques, en sa qualité de dirigeant effectif. La fonction vérification de conformité du Groupe reporte régulièrement des sujets majeurs liés à la conformité au comité d’audit et des risques qui en informe le conseil d’administration (si nécessaire). Ces derniers portent notamment sur les principales évolutions réglementaires ayant des incidences sur la conformité, les résultats de l’évaluation du risque de conformité ainsi que toute autre question importante méritant d’être remontée à la direction générale.
Les risques de conformité liés à l’environnement réglementaire de l’assurance vie sont pilotés dans le cadre d’une instance spécifique, le comité réglementaire et management environnement (CREME), présidé par le Directeur général de Groupama Gan Vie. Cette instance décisionnelle est composée des responsables des directions de Groupama Gan Vie, de responsables des directions risques et conformité groupe, juridique et DPO groupe ainsi que du Directeur général délégué de Groupama Asset Management. Il rend compte directement au comité des risques groupe.
En conformité avec les exigences de Solvabilité 2, la politique de conformité groupe est approuvée par le conseil d’administration de Groupama Assurances Mutuelles. Celle-ci a pour objectif d’assurer la conformité du Groupe à l’ensemble des textes législatifs ou réglementaires ainsi qu’aux normes édictées par les autorités de tutelle et aux usages professionnels auxquels le Groupe est assujetti dans le cadre de ses différentes activités.
Cette politique présente l’organisation dont le Groupe s’est doté pour atteindre cet objectif et le cadre structurant du dispositif gestion des risques de non-conformité, soit :
La politique de conformité groupe s’applique à l’ensemble des entreprises composant le groupe Groupama tant en France qu’à l’international, dans le respect des règles de proportionnalité telles que prévues par la directive 2009/138/CE, et ce qu’elles soient assujetties ou non à Solvabilité 2 ou à toute législation/réglementation équivalente.
Chaque entreprise du Groupe :
La politique de conformité groupe est revue a minima tous les 12 mois par les instances qui l’ont approuvée et mise à jour à chaque fait générateur d’importance.
La politique de conformité groupe a été actualisée en 2022 afin de préciser l’organisation des services en charge des obligations en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux, de financement du terrorisme et du gel des avoirs, conformément à l’arrêté du 6 janvier 2021 faisant suite à l’ordonnance du 4 octobre 2020.
Les transactions avec les parties liées sont présentées en note 34 sur les parties liées de l’annexe des comptes combinés de l’exercice 2024 audités par les commissaires aux comptes.
Au cours des deux derniers exercices, Groupama Assurances Mutuelles et les entités du Groupe n’ont pas conclu de contrats importants avec des tiers, autres que ceux conclus dans le cadre normal de leurs affaires, conférant une obligation ou un engagement important pour l’ensemble du Groupe constitué de Groupama Assurances Mutuelles et des entités du Groupe.
En revanche, des conventions importantes lient Groupama Assurances Mutuelles, ses filiales et les caisses régionales Groupama.
Groupama Assurances Mutuelles et ses filiales entretiennent avec les caisses régionales des relations économiques importantes et durables ayant pour axe central la réassurance des caisses régionales par Groupama Assurances Mutuelles, complétée par des relations d’affaires entre les filiales de Groupama Assurances Mutuelles et les caisses régionales dans les domaines de l’assurance, de la banque et des services.
Groupama Assurances Mutuelles et les caisses régionales ont conclu une convention portant dispositifs de sécurité et de solidarité en date du 17 décembre 2003, modifiée à différentes reprises, qui vise à garantir la sécurité de la gestion et l’équilibre financier de l’ensemble des caisses régionales et de Groupama Assurances Mutuelles et à organiser la solidarité financière entre elles.
Du fait de son rôle d’organe central du réseau composé des sociétés ou caisses d’assurances et de réassurances Mutuelles Agricoles, Groupama Assurances Mutuelles est chargée en vertu de la loi de veiller à la cohésion et au bon fonctionnement du réseau. Elle exerce un contrôle administratif, technique et financier sur l’organisation et la gestion des organismes du réseau. Elle fixe les orientations stratégiques de ce dernier, émet toutes instructions utiles à cet effet et veille à leur application effective. Elle prend également toutes mesures nécessaires pour garantir la solvabilité et le respect des engagements de chacun des organismes du réseau comme de l’ensemble du Groupe.
Dans ce cadre, la convention comporte principalement trois volets :
La convention définit le domaine et le dispositif d’élaboration des instructions qui constituent un des moyens mis à la disposition de l’organe central pour remplir ses missions.
La convention prévoit la faculté pour Groupama Assurances Mutuelles de procéder à des audits afin de vérifier les équilibres économiques et financiers actuels et futurs de chaque caisse régionale, le respect des obligations réglementaires et le respect de la convention de réassurance. Des audits peuvent également être réalisés, dans certaines conditions, en cas de perte enregistrée par une caisse régionale ou en cas de non-respect par une caisse régionale d’une instruction émise par Groupama Assurances Mutuelles.
Le dispositif, mis en place dans le cadre de Solvabilité 2, institue une garantie mutuelle entre Groupama Assurances Mutuelles et les caisses régionales visant à permettre à Groupama Assurances Mutuelles ou aux caisses régionales de respecter à tout moment leur ratio de couverture et de couvrir une éventuelle insuffisance de couverture. Il est précisé que le mécanisme de solidarité financière pouvait être déclenché dans l’hypothèse où le ratio de solvabilité venait à passer en dessous d’un seuil de 100 % sans mesure transitoire sur provisions techniques de Groupama Gan Vie.
En application des dispositions légales, les caisses régionales sont tenues de se réassurer exclusivement auprès de Groupama Assurances Mutuelles.
Cette obligation est inscrite dans les statuts des caisses régionales. Cette exclusivité de réassurance entraîne une solidarité économique inscrite dans la durée qui se traduit par un transfert d’une proportion substantielle de l’activité d’assurance des caisses régionales vers Groupama Assurances Mutuelles.
La relation de réassurance repose sur le principe de « partage de sort » entre les caisses régionales cédantes et leur réassureur Groupama Assurances Mutuelles. Ce principe vise à faire en sorte que, dans la durée, il n’y ait entre les cédantes et leur réassureur ni gagnant, ni perdant.
Le besoin de réassurance est à l’origine des liens tissés depuis leur création, il y a plus d’un siècle, entre les caisses Groupama. La circonscription géographique des caisses, limitée à l’époque à un ou deux départements, les conduisit, pour se développer, à rechercher une compensation de leurs risques à l’échelon national, comme en bénéficiaient, par construction, les grandes compagnies d’assurance concurrentes. C’est ainsi que s’est constitué au fil du temps un système de réassurance interne entre des caisses d’assurance régionales et une caisse centrale dont la fonction de réassurance est aujourd’hui exercée par Groupama Assurances Mutuelles.
La réassurance des caisses régionales auprès de Groupama Assurances Mutuelles a ainsi pour finalité, par la mutualisation interne des risques, de donner à chacune d’elles, sur sa circonscription, des capacités de souscription équivalentes à celles dont disposerait une entreprise unique couvrant l’ensemble du territoire. Elle permet, de même, de limiter le recours à la réassurance externe aux besoins qui seraient ceux d’une telle entreprise.
Pour réaliser cet objectif, la réassurance des caisses régionales s’effectue dans un cadre commun fixé par une convention et non par des traités de réassurance individuels.
Cette convention, dont l’origine est très ancienne, repose sur des principes fondateurs permanents qui perdurent au-delà des adaptations qui lui ont été apportées au cours du temps.
Ces principes permanents sont les suivants :
Toute modification des paramètres structurants de la convention de réassurance et de ses annexes doit faire l’objet d’un avenant écrit, approuvé par les caisses régionales et Groupama Assurances Mutuelles selon la procédure suivante :
Les adaptations apportées à la convention de réassurance au cours des dernières décennies ont été provoquées par différents facteurs :
En synthèse :
(Exercice clos le 31 décembre 2024)
PricewaterhouseCoopers Audit
63, rue de Villiers
92208 Neuilly-sur-Seine Cedex
Deloitte & Associés
6, Place de La Pyramide
92908 Paris-La Défense Cedex
À l’assemblée générale de la
Caisse Nationale de Réassurance Mutuelle Agricole Groupama
8-10 rue d'Astorg
75008 Paris
En notre qualité de commissaire aux comptes de votre Caisse Nationale de Réassurance Mutuelle Agricole Groupama, nous vous présentons notre rapport sur les conventions réglementées.
Il nous appartient de vous communiquer, sur la base des informations qui nous ont été données, les caractéristiques et les modalités essentielles des conventions dont nous avons été avisés ou que nous aurions découvertes à l’occasion de notre mission, sans avoir à nous prononcer sur leur utilité et leur bien-fondé ni à rechercher l’existence d’autres conventions. Il vous appartient, selon les termes de l’article R. 322-57 du Code des assurances, d’apprécier l’intérêt qui s’attachait à la conclusion de ces conventions en vue de leur approbation.
Nous avons mis en œuvre les diligences que nous avons estimé nécessaires au regard de la doctrine professionnelle de la Compagnie nationale des commissaires aux comptes relative à cette mission.
En application de l’article R. 322‑57 du Code des assurances, nous avons été avisés des conventions suivantes conclues au cours de l’exercice écoulé qui ont fait l’objet de l’autorisation préalable de votre conseil d’administration.
Le conseil d’administration, en date du 4 avril 2024, a autorisé l’abandon de créance de Groupama Assurances Mutuelles pour un montant de 2 millions d’euros au profit de Groupama Participations à effet du 1er janvier 2024, dans la perspective de la dissolution amiable de cette dernière.
Dirigeant concerné : Thierry Martel
Le conseil d’administration,
Chacune de ces subventions a été successivement autorisée par le conseil d’administration, le Président de la caisse concernée par l’octroi d’une subvention ne participant pas au vote.
Administrateurs concernés :
(CA du 25 janvier 2024) : M. Assémat, M. Collay, M. Laot, Mme Le Dilly, M. Martin, M. Moy, M. Poupart, M. Roumégous et M. Schmitt.
(CA du 19 décembre 2024) : M. Assémat, M. Cools, M. Laot, Mme Le Dilly, M. Mandard, M. Martin, M. Moy, M. Poupart et M. Schmitt.
Le conseil d’administration,
Chacune de ces subventions a été successivement autorisée par le conseil d’administration, le Président de la caisse concernée par l’octroi d’une subvention ne participant pas au vote.
Administrateurs concernés :
(CA du 18 avril 2024) : M. Assémat, D. Collay, M. Laot, Mme Le Dilly, M. Martin, M. Moy, M. Poupart, M. Roumégous et M. Schmitt
(CA du 19 décembre 2024) : M. Assémat, M. Cools, M. Laot, Mme Le Dilly, M. Mandard, M. Martin, M. Moy, M. Poupart et M. Schmitt.
Le conseil d’administration, en date du 19 décembre 2024, a autorisé le versement en 2025 de subventions aux caisses régionales métropolitaines, à charge pour elles de financer des organisations ou associations pour des projets à vocation nationale mais organisés localement dans la limite de 25 000 euros TTC par caisse régionale, pour un montant maximum de 100 000 euros TTC.
Chacune de ces subventions a été successivement autorisée par le conseil d’administration, le Président de la caisse concernée par l’octroi d’une subvention ne participant pas au vote.
Administrateurs concernés : M. Assémat, M. Cools, M. Laot, Mme Le Dilly, M. Mandard, M. Martin, M. Moy, M. Poupart et M. Schmitt.
Le conseil d’administration en date du 19 décembre 2024, afin que Groupama Méditerranée puisse continuer d’honorer les demandes de rachat de certificats mutualistes, tout en respectant le seuil règlementaire d’auto-détention de 10 %, a autorisé la signature d’un avenant n° 2 à la convention de souscription de certificats mutualistes conclue entre Groupama Assurances Mutuelles et la caisse régionale Groupama Méditerranée en date du 16 décembre 2021, ayant pour objet de fixer les plafonds de rachat de certificats mutualistes par Groupama Méditerranée à 15 millions d’euros pour 2025 et 2026, et d’acter l’engagement de rachat de certificats mutualistes par Groupama Assurances Mutuelles auprès de la caisse régionale Groupama Méditerranée, pour chacun des programmes de rachat 2025 et 2026, dans une proportion permettant à Groupama Méditerranée de conserver, une fois ces opérations de rachat réalisées, un nombre de certificats mutualistes auto-détenus inférieur au seuil réglementaire d’auto-détention.
Administrateur concerné : M. Assémat
Fait à Neuilly-sur-Seine et Paris-La Défense le 25 avril 2025
Les commissaires aux comptes
PricewaterhouseCoopers Audit
Marine BARDON Sébastien ARNAULT
Deloitte & Associés
Jérôme LEMIERRE Jérôme-Eric GRAS
Cette partie correspond au § 6.1.10. du rapport de gestion des comptes combinés de l’exercice 2024.
Les indicateurs mentionnés ci-dessous sont extraits du rapport de durabilité établi sur la norme CSRD et faisant l’objet d’un rapport des commissaires aux comptes.
La stratégie de durabilité de Groupama prend ses racines dans l’identité du Groupe, celle d’un assureur mutualiste d’origine agricole. Le Groupe a été créé par des agriculteurs pour leurs propres attentes et s’est transmis de génération en génération depuis plus de 100 ans. Bâti ainsi par et pour ses sociétaires et dont l’activité est portée par des élus et des salariés, Groupama est fondamentalement une société de personnes qui a toujours placé l’humain au centre. Le Groupe prend l’engagement d’accompagner et de satisfaire les besoins de protection au cours de la vie, des personnes et des biens, en développant aussi la prévention, dans un monde où les risques s’accroissent.
Groupama développe ainsi un modèle inclusif, avec une volonté de construire, d’entreprendre, pour apporter à tous les acteurs responsables des solutions performantes, durables. Il s’agit d’une mobilisation citoyenne autour de la volonté d’entreprendre pour faire face aux aléas et créer de la confiance.
Dans ce cadre, la stratégie durabilité – mettre le développement durable au cœur de notre ambition – a été définie. Elle a été validée par le conseil d’administration de Groupama Assurances Mutuelles en 2021. En ligne avec notre raison d’être et nos forces, et s’inscrivant dans un modèle économique de croissance pérenne au service de l’ambition de Bâtir le groupe mutualiste d’assurance champion de l’accompagnement de ses clients, la stratégie durabilité de Groupama énonce 5 engagements :
Nous voulons multiplier les contacts relationnels avec les sociétaires et clients, par exemple en prenant de leurs nouvelles notamment lors d’événements climatiques, leur prodiguer des conseils sur la protection de leurs biens ou de leur personne – au moyen notamment d’appels pro-actifs ; nous avons l’ambition de sensibiliser à la prévention tous azimuts et de contribuer à mieux faire connaître le mutualisme.
Il s’agit de mettre en place des solutions de protection répondant à l’évolution du monde et des grandes transitions – humaines, environnementales, numériques – notamment être en mesure de proposer des offres innovantes qui permettent la résilience de nos sociétaires et clients face aux risques liés aux évolutions du climat, des mobilités, de l’habitat, de la sphère cyber et du vieillissement.
Cette stratégie se développe dans une dimension territoriale qui est essentielle pour le groupe Groupama. Acteur du développement durable de la vie locale, les entreprises du Groupe stimulent l’économie en région, par exemple via les prestations, les emplois, les achats, la fiscalité, les soutiens à l’entrepreneuriat. Elles se focalisent par ailleurs sur les sujets de solidarité, comme des actions d’entraide en cas de situation d’urgence ou en faveur de la santé, ainsi, la lutte contre les maladies rares.
[Placements] Le Groupe s’est engagé entre 2022 et 2024 à investir 1,2 milliard d’euros supplémentaires dans le cadre de son programme d’investissements durables. L’objectif a été dépassé. Il a été renouvelé pour la période 2024-2027 et pour 1,2 milliard d’euros.
[Épargne] Groupama Gan Vie a dupliqué tous ses profils de gestion déléguée en « durable » et a créé un nouveau profil « Tranquillité Durable ». Groupama Gan Vie a également lancé un profil thématique orienté sur la thématique du « Développement Humain ». Ce profil permet d’adresser des enjeux en lien avec les principales préoccupations de nos clients, le développement humain (le bien-être et la santé, l’éducation, l’égalité des sexes…).
Dans le cadre de sa stratégie durabilité, le Groupe a la volonté de réduire ses émissions de CO2 et de participer à la lutte contre le changement climatique. Du fait de son activité d’assureur et d’investisseur en actifs, les postes du bilan carbone les plus significatifs sont les investissements et les services vendus – ceux-ci que nous identifions, en accord avec la position de place de l’assurance, comme étant la gestion des sinistres.
En cohérence avec son ADN mutualiste d’engagement collectif, le Groupe poursuit également les objectifs de réduction de l’empreinte carbone de son fonctionnement (déplacements professionnels et consommations d’énergie des implantations incluant les datacenters).
Par ailleurs, Groupama développe un puits de carbone par la gestion d’actifs forestiers significatifs.
La gestion des ressources humaines – le management responsable comme indiqué dans un des deux socles de notre stratégie durabilité – est un des piliers de notre modèle. Les analyses de double matérialité ont confirmé les Impacts, Risques et Opportunités liés à ce domaine : conditions de travail et sécurité des collaborateurs, gestion des talents, développement des compétences, diversité et inclusion. En 2024 :
La qualité de la gestion des enjeux de durabilité en matière de ressources humaines est évaluée très favorablement, comme en témoignent les obtentions des certificats Top Employers (7) et des labels « engagé RSE » de l’AFNOR.
Cette partie correspond au § 6.1.10 du rapport de gestion des comptes combinés de l’exercice 2024.
La déclaration relative à la durabilité (ou rapport de durabilité) est réalisée en application de la directive 2022/2464 du Parlement européen et du Conseil du 14 décembre 2022 et de l’ordonnance n° 2023-1142 du 6 décembre 2023 relative à la publication et à la certification d’informations en matière de durabilité et aux obligations environnementales, sociales et de gouvernement d’entreprise des sociétés commerciales. Elle est également basée et respecte les dispositions du règlement délégué 2023/2772 de la Commission Européenne du 31 juillet 2023 (normes européennes d’information en matière de durabilité ou ESRS).
Les informations en matière de durabilité ont été établies dans un contexte de première application des exigences légales et réglementaires résultant de la transposition de la directive européenne CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive). Cette première année d’application est marquée par des incertitudes sur l’interprétation des textes, l’absence de pratiques établies et des problèmes de disponibilités des données dans les délais impartis, notamment au sein de la chaîne de valeur. Groupama a appliqué les exigences normatives des ESRS sur la base des informations disponibles. Pour l’analyse de la double matérialité et pour les indicateurs publiés, des limitations liées aux données disponibles et aux méthodologies d’évaluation ont conduit Groupama à l’utilisation d’hypothèses structurantes, de modèles et d’estimations significatives, détaillés dans ce rapport, qui seront réévalués dans les exercices futurs en fonction de l’évolution du contexte. Ainsi, Groupama pourra faire évoluer ses pratiques de reporting, de communication et son dispositif de contrôle interne pour améliorer continuellement la production des informations en matière de durabilité.
Le présent rapport est établi par la direction durabilité de Groupama Assurances Mutuelles (GMA), organe central et entreprise mère du groupe Groupama (ci-après le « Groupe ») à partir des données qualitatives et quantitatives recueillies auprès des diverses directions de GMA et des entreprises qui composent le Groupe. Les données sont consolidées, analysées et commentées dans le présent document.
Les informations environnementales, sociales, sociétales et sur la gouvernance publiées dans le rapport de durabilité intégré au rapport de gestion des comptes combinés et au document d’enregistrement universel (DEU), portent sur l’ensemble des entités du périmètre des comptes combinés, à savoir GMA, les caisses régionales et les filiales (8). Le périmètre est le même que pour les états financiers : la liste des entités prises en compte dans le périmètre du rapport figure en annexe du présent document. À noter que les sociétés Groupama-SDIG (JointVenture) en Chine et STAR (35 % de participation) en Tunisie sont certes intégrées dans le périmètre comptable par la méthode de mise en équivalence (MEE) sous influence notable pour les états financiers, mais ces sociétés ne sont pas comprises dans le périmètre de ce rapport car le groupe Groupama n’exerce pas de contrôle opérationnel au sens des normes ESRS.
Cette approche permet d’apprécier significativement, dans sa globalité, les avancées du groupe Groupama en matière de durabilité, et cela en termes de prise en compte des enjeux et risques extra-financiers et des politiques et actions mises en œuvre et leurs résultats.
Le rapport couvre la chaîne de valeur en amont et en aval de l’entreprise pour (i) l’évaluation de la matérialité des enjeux de durabilité, (ii) les politiques, actions et cibles et (iii) les informations publiées sur les indicateurs.
En effet, conformément à la réglementation, le présent rapport couvre l’activité propre de Groupama mais également les enjeux sur sa chaîne de valeur. Des travaux d’identifications des parties prenantes dans la chaîne de valeur ont donc été menés en amont de la rédaction de ce rapport, notamment pour connaître et évaluer les différents enjeux qui affectent les acteurs de cette chaîne de valeur, c’est-à -dire l’ensemble des acteurs qui permettent au Groupe d’exercer son activité. Les différents domaines recensés sont :
Les informations publiées dans le présent document sont relatives aux exigences de publication de la réglementation CSRD et l’ordonnance relative à la publication et à la certification d’informations en matière de durabilité (9), sur l’année civile et comptable 2024, sur le périmètre financier du Groupe. Le cas échéant, de manière exceptionnelle, les données décalées par rapport à cette période sont précisées au sein de chaque partie et reposent, à l’image des informations relatives à l’empreinte carbone des portefeuilles d’investissement, sur les dernières données disponibles.
Lorsque des circonstances particulières sont appliquées aux informations présentes dans le rapport de durabilité, ces dernières sont publiées en même temps que les publications auxquelles elles renvoient. Ces circonstances particulières peuvent être liées :
Le gouvernement d’entreprise et le contrôle interne sont présentés dans le DEU, parties 3.1. et 3.5.
La composition du conseil d’administration (CA) de GMA est présentée dans le DEU, partie 3.1.1.1.
Les attributions du conseil d’administration sont présentées dans le DEU, partie 3.1.1.4, de même que les missions des comités spécialisés, respectivement dans les parties 3.1.2.1. (b) pour le comité d’audit et des risques (CAR), 3.1.2.2. (b) pour le comité des rémunérations et des nominations (CRN) et 3.1.2.3. (b) pour le comité stratégique et durabilité (CSD).
Le rôle du comité exécutif groupe (CEG) est présenté dans le DEU, partie 3.1.7.3.
Le CA de GMA valide et contrôle la bonne mise en œuvre de la stratégie durabilité du Groupe. Le CEG propose et met en œuvre la stratégie.
Le CA de GMA s’est doté de comités spécialisés :
Le CA est responsable du respect des exigences réglementaires étendues en matière de durabilité, des orientations stratégiques en matière de durabilité et de la prise en compte de la stratégie durabilité dans la gestion de l’entreprise.
Les comités du CA, tels que le CAR, le CSD et le CRN, n’ont pas de pouvoir propre et leurs attributions ne réduisent ni ne limitent les pouvoirs du conseil. Leur mission consiste à éclairer le CA dans certains domaines. Il appartient à ces comités de rapporter les conclusions de leurs travaux au conseil d’administration, sous forme de comptes rendus, de propositions, d’informations ou de recommandations. Les dispositions relatives aux missions, à l’organisation et au fonctionnement du CAR, du CSD et du CRN sont annexées au règlement intérieur du CA.
Le conseil de GMA comporte 2 administrateurs salariés.
Les fiches des administrateurs, incluses dans le DEU (partie 3.1.1.3.), mentionnent l’identité, l’expérience professionnelle et l’expertise de chacun des administrateurs. Tous les administrateurs de GMA ont suivi une formation dédiée à la durabilité entre novembre 2023 et décembre 2024. Un programme de formation des membres des conseils d’administration des principales entités du Groupe est mené depuis début 2024. Sur l’ensemble de l’exercice, 144 administrateurs ont ainsi été formés.
Le Groupe procède annuellement depuis 2005 à une auto-évaluation du mode de fonctionnement de son conseil d’administration et de ses comités et, dans ce cadre, recourt à une auto-évaluation avec l’appui d’un consultant externe une fois tous les trois ans. Ce processus d’auto-évaluation permet, de passer en revue la composition, l’organisation et le fonctionnement du conseil d’administration. L’évaluation du conseil d’administration est présentée dans le DEU partie 3.1.4.
| 2024 |
|---|---|
Part d’administrateurs indépendants (en %) | 31 % |
Nombre d’administrateurs indépendants (hors administrateurs salariés) | 4 sur 13 |
L’« équipe RSE » de 2 personnes a été transformée en juin 2023 en direction du projet durabilité ou « direction durabilité », avec un effectif de 4 personnes, porté à 7 au cours de 2024. Cette direction est désormais rattachée au Directeur général adjoint (DGA) de GMA, chargé de la stratégie et partenariats, RH, secrétariat général et de la durabilité (et qui est lui-même membre du CEG).
La direction durabilité propose une stratégie durabilité et s’assure de sa mise en œuvre, et ainsi stimule, aide à prioriser, coordonne, valorise et aide à partager les bonnes pratiques des entités, organise la co-construction de solutions, organise l’accès à une expertise interne ou externe partagée dans un souci d’efficacité, consolide et pilote la réalisation des objectifs Groupe.
Et cela tout en respectant le principe de subsidiarité : chaque entité ou chaque fonction de GMA est responsable avec ses ressources et ses spécificités de sa contribution au plan global.
La direction durabilité anime notamment :
Chaque entité du Groupe, à son échelle, s’est dotée d’une organisation adaptée pour intégrer les enjeux de durabilité dans son fonctionnement. Les sujets sont régulièrement partagés dans les comités de direction de chaque entité.
La direction rend compte ainsi de l’avancement de la stratégie au CED où siègent la direction générale de GMA (les DG et DGA membres du comité de direction générale) et des Directeurs généraux de caisses régionales. Le comité d’éthique du CEG est en effet devenu en 2022 le comité éthique et durabilité, qui se réunit désormais quatre fois par an. Le sujet de la durabilité est régulièrement à l’ordre du jour de toutes les instances majeures (électives ou exécutives) de gouvernance du Groupe.
Au sein des organes d’administration et de direction de Groupama, les membres exécutifs correspondent aux membres faisant partie du comité exécutif groupe et les membres non exécutifs correspondent aux membres du conseil d’administration de Groupama Assurances Mutuelles.
| 2024 |
|---|---|
Membres du comité exécutif groupe | 21 |
Femmes (%) | 24 % |
Hommes (%) | 76 % |
Membres du conseil d’administration Groupama Assurances Mutuelles | 13 |
Femmes (%) | 31 % |
Hommes (%) | 69 % |
| 2024 |
|---|---|
Répartition par tranches d’âge – comité exécutif groupe | 21 |
Moins de 30 ans (%) | 0 % |
Entre 30 et 50 ans (%) | 29 % |
Plus de 50 ans (%) | 71 % |
| 2024 |
|---|---|
Répartition par tranches d’âge – conseil d’administration GMA (hors administrateurs salariés) | 13 |
Moins de 30 ans (%) | 0 % |
Entre 30 et 50 ans (%) | 15 % |
Plus de 50 ans (%) | 85 % |
Les informations sur la durabilité sont préparées et présentées par la direction durabilité, avec le concours le cas échéant de directions métiers selon les enjeux matériels traités.
Le CSD se réunit au moins quatre fois par an et examine notamment la stratégie durabilité, le rapport durabilité, le rapport ESG-Climat (art. 29 de la LEC (10)) et tout sujet en lien avec la durabilité.
Le CAR examine notamment le rapport ORSA, qui intègre les risques climatiques, et la cartographie des risques. Cette dernière mentionne les risques extra-financiers.
Le CA valide la stratégie, les décisions stratégiques, le reporting extra-financier et les politiques notamment celle portant sur la gestion des risques sur avis des comités. Des points d’étape sur la stratégie Durabilité sont présentés a minima deux fois par an.
Le calendrier et sujets traités lors des réunions en 2024 ont été les suivants :
En 2024, également, des politiques ont été modifiées pour intégrer la durabilité (voir partie 1.4.2.).
Le CED se réunit au moins 4 fois par an (en 2024, les 9 janvier, 5 mars, 3 septembre et 23 octobre) ; les avis du CED sont partagés en CEG trimestriellement.
Les principaux sujets traités ont été les suivants en 2024 ; ils recouvrent les principaux enjeux durabilité de notre Groupe et de ses entités :
La rémunération variable actuelle du Directeur général de GMA comporte un critère de durabilité. Il fait référence à l’empreinte carbone propre aux déplacements professionnels et à la consommation d’énergie du Groupe conformément à la stratégie durabilité de Groupama.
Les objectifs sont alignés sur la cible de réduction de l’empreinte à horizon 2024 que s’est donné le Groupe, à savoir - 20 % entre 2019 et 2024, sur le périmètre des émissions liées au fonctionnement interne (consommations d’énergie et déplacements professionnels). Ces cibles sont en cohérence avec l’Accord de Paris.
Le critère de durabilité représente 8,0 % de la rémunération variable du Directeur général. Ce dispositif est approuvé et actualisé par le conseil d’administration de GMA et se fonde sur les propositions du comité des rémunérations et des nominations.
Une politique de rémunération intégrant des critères ESG et indicateurs de performance qui s’appliquerait à un ensemble plus large de dirigeants, est à l’étude.
Au-delà des dirigeants, des critères de durabilité ont été introduits pour la première fois, pour la période triennale 2022-2024, dans les accords d’intéressement pour les salariés de GMA et G2S.
Les administrateurs représentant les caisses régionales reçoivent des indemnités, et les administrateurs indépendants perçoivent des rémunérations, en application de l’article R. 322‑120‑3 du Code des assurances.
| 2024 |
|---|---|
Membre du conseil d’administration GMA (%) | Non applicable |
Mandataires sociaux exécutifs (%) | 8 % |
Le tableau ci-dessous contient les références croisées entre les principaux aspects et étapes du processus de vigilance raisonnable, pour les impacts sur la population et l’environnement, et les publications correspondantes dans le présent état de durabilité :
Éléments essentiels de la vigilance raisonnable | Paragraphes dans l’état de durabilité |
|---|---|
a) Intégrer la vigilance raisonnable dans la gouvernance, la stratégie et le modèle économique | § 1.2.2 : ESRS 2 GOV-2 Informations transmises aux organes d’administration, de direction et de surveillance de l’entreprise et enjeux de durabilité traités par ces organes § 1.2.3 : ESRS 2 GOV-3 Intégration des performances en matière de durabilité dans les mécanismes d’incitation § 1.3.3 : ESRS 2 SBM-3 Impacts, risques et opportunités matériels et leur lien avec la stratégie et le modèle économique |
b) Dialoguer avec les parties prenantes affectées | § 1.2.2 : ESRS 2 GOV-2 § 1.3.2 : SBM-2 Intérêts et points de vue des parties prenantes § 1.4.1 : ESRS 2 IRO-1 Description du processus d’identification et d’évaluation des impacts, risques et opportunités matériels § 1.4.2 : ESRS 2 MDR-P Politiques adoptées pour gérer les enjeux de durabilité matériels |
| ESRS thématiques : prise en compte des différentes étapes et finalités du dialogue avec les parties prenantes tout au long du processus de vigilance raisonnable |
c) Identifier et évaluer les impacts négatifs | § 1.3.3 : ESRS 2 SBM-3 § 1.4.1 : ESRS 2 IRO-1 (yc spécificités normes thématiques) |
d) Agir pour remédier à ces impacts négatifs | § 1.4.2 : ESRS 2 MDR-A Actions et ressources relatives aux enjeux de durabilité matériels (yc spécificités normes thématiques comme les plans de transition) |
e) Suivre l’efficacité de ces efforts et communiquer | § 1.5 : ESRS 2 MDR-M Indicateurs relatifs aux enjeux de durabilité matériels et ESRS 2 MDR-T Suivi de l’efficacité des politiques et des actions au moyen de cibles (yc spécificités normes thématiques) |
Le risque de non-qualité des données extra-financières, propre à la fiabilité des données extra-financières, s’intègre dans le dispositif de maîtrise des risques actuellement en place sur les données financières. Il est considéré au même titre que les autres risques de l’entreprise, en particulier dans sa composante transversale aux autres familles de risques.
Le Groupe a mis en place un ensemble de mesures et de suivi des risques qui sont gérés au sein d’un dispositif global. La mise en œuvre du système de gestion des risques au sein du Groupe est assurée par :
Au niveau du Groupe, les risques liés à la qualité de la donnée en matière de durabilité sont regroupés et leurs contrôles suivis au sein de la direction des risques, contrôle et conformité Groupe (DRCCG) via l’outil centralisateur MaitRis, d’ores et déjà éprouvé dans le cadre des autres contrôles permanents. Il est important de noter que la direction financière groupe ainsi que la direction de la durabilité qui ont contribué à l’élaboration de la première matrice des risques de durabilité seront également consultées dans la réévaluation du dispositif final de contrôle.
Par ailleurs, la donnée extra-financière s’inscrit dans le périmètre du contrôle interne mis en œuvre à l’échelle du Groupe et au niveau de chaque entité. Ainsi, à l’image de l’information financière, les risques portant sur la production des données extra-financières peuvent mettre en cause l’exhaustivité, l’intégrité des données, l’exactitude des résultats, des estimations mais également la disponibilité et les délais de mise à disposition.
Le dispositif de contrôle interne déployé par le Groupe s’appuie sur des pratiques communément admises. Il recouvre le dispositif de contrôle permanent de 1er et 2e niveau, ainsi que le contrôle périodique (ou contrôle de 3e niveau). Le contrôle permanent est mis en œuvre par :
La DRCCG procède à une évaluation périodique de l’adéquation et du bon fonctionnement du dispositif de contrôle permanent, et assure à ce titre un autre 2e niveau de contrôle. Les différents métiers sont responsables des risques qu’ils génèrent à travers les opérations qu’ils réalisent. Ils assurent et assument les contrôles de 1er niveau sur leur périmètre de responsabilité. Les contrôles de 2e et 3e niveaux relèvent généralement de directions spécialisées.
À noter enfin que la DRCCG s’est dotée d’une fonction dédiée à l’intégration, au contrôle et au suivi des risques de non-qualité des données extra-financières à l’instar de ce qui peut être effectué sur les risques de non-qualité des données financières.
Les instances dédiées à la gestion des risques permettant à la direction générale de Groupama Assurances Mutuelles d’effectuer un suivi régulier des principaux risques encourus au niveau du Groupe sont le comité des risques groupe, les comités Groupe spécialisés par famille de risques (risques financiers, risques assurance et risques opérationnels) et le comité de gestion du capital.
Dans ces conditions, le suivi des risques liés à la donnée extra-financière s’intègre dans la gouvernance et la comitologie des risques opérationnels Groupe.
L’organisation générale du Groupe et les chiffres clés 2024, dont le chiffre d’affaires, sont présentés dans les parties 1.2. Organisation du Groupe et de Groupama Assurances Mutuelles et 1.3. Chiffres clés du DEU. En complément, le tableau de la partie 2.1.1. Structure du chiffre d’affaires du DEU donne la répartition du chiffre d’affaires par zone géographique et par grande ligne de métiers.
De plus, le compte de résultat par segment opérationnel et par activité est publié dans la note 1 – Information sectorielle des annexes aux états financiers de la partie 7.1.6. Annexe aux comptes combinés du DEU, conformément à l’IFRS 8.
Zone | 2024 |
|---|---|
France | 25 730 |
Italie | 782 |
Roumanie | 1 535 |
Hongrie | 1 100 |
Autres | 543 |
Total | 29 690 |
83 % de l’activité du Groupe est réalisée en France (11) ; sur le total du chiffre d’affaires en 2024, l’assurance de personne représente 49 %, l’assurance des biens et responsabilités 50,0 %, les activités financières 1,3 %. L’effectif du Groupe est de 29 690 salariés (12) dont plus de 80 % travaillent en France.
Revenus liés à la filière de production de tabac : notre Groupe ne produit pas de tabac mais dispose historiquement d’une caisse spécialisée dans l’assurance des producteurs de tabac, basée dans le Sud-Ouest de la France ; ses revenus sont minimes par rapport aux montants de nos primes, de l’ordre annuellement de 1,4 million d’euros.
La stratégie durabilité de Groupama prend ses racines dans l’identité du Groupe, celle d’un assureur mutualiste d’origine agricole. Le Groupe a été créé par des agriculteurs pour leurs propres attentes et s’est transmis de génération en génération depuis plus de 100 ans, devenant un assureur généraliste.
Bâti ainsi par et pour ses sociétaires et dont l’activité est portée par des élus et des salariés, Groupama est fondamentalement une société de personnes qui a toujours placé l’humain au centre, avec l’engagement d’accompagner et de satisfaire les besoins de protection au cours de la vie – protection des personnes et des biens – dans un monde qui change constamment.
Intégrer les enjeux de durabilité à ses activités commerciales et à ses relations avec les parties prenantes fait partie de notre engagement quotidien d’entreprise responsable. Il se retrouve pleinement dans l’activité d’assurance – en apportant notamment des solutions pour faire face aux défis de la société d’aujourd’hui, comme la transition démographique et l’accessibilité de l’assurance, le changement climatique et la transition énergétique, la révolution numérique, les crises que traverse le monde – mais également au-delà du cœur de métier, en soutenant des initiatives issues de la société civile, en participant à la réduction des vulnérabilités et en contribuant au développement économique local et national. Groupama est ainsi – historiquement et intrinsèquement – un acteur socialement responsable. Ces solutions passent par la promotion d’offres et de services adaptés ainsi que par des actions de prévention.
Notre ADN mutualiste et notre façon d’exercer nos métiers prennent appui dans des valeurs qui correspondent aux attentes sociétales de notre époque : proximité, responsabilité, engagement, performance et solidarité. Elles s’exercent au quotidien, au service de notre objectif central et permanent : notre raison d’être ; elle a été annoncée dès 2018 et nous avons été le premier groupe mutualiste à en formuler une : Nous sommes là pour permettre au plus grand nombre de construire leur vie en confiance. Pour cela, nous sommes fondés sur des communautés d’entraide humaines, proches et responsables.
La raison d’être s’inscrit dans la durée ; elle est partagée avec les élus et les collaborateurs et constitue une dynamique collective, qui fédère et qui motive.
Groupama développe ainsi un modèle inclusif, avec une volonté de construire, d’entreprendre, pour apporter à tous les acteurs responsables des solutions performantes, durables. Il s’agit d’une mobilisation citoyenne autour de la volonté d’entreprendre pour faire face aux aléas et créer de la confiance.
Les valeurs et la raison d’être donnent le cadre général de notre action. En 2022, le Groupe s’est donné l’ambition de Bâtir le groupe mutualiste d’assurance champion de l’accompagnement de ses clients.
La durabilité participe pleinement de cette ambition, en confortant l’engagement de nos collaborateurs, en stimulant l’innovation et les relais de croissance (produits et services intégrant des critères sociétaux et environnementaux, nouveaux marchés, etc.), en réduisant les coûts (optimisation logistique, recyclage, réduction des consommables, etc.) et en renforçant l’image et la qualité de la relation avec les publics externes et internes, notamment dans les régions. Et la Durabilité contribue de manière transversale à la maîtrise des risques dans les grands domaines d’activité (commerciale, gestion RH, communication, etc.) de l’entreprise.
Dans une entreprise mutualiste, par nature, le client sociétaire demeure au centre de l’organisation. Le capital est un bien commun mis à la disposition de la collectivité, pour investir, innover et pérenniser l’organisation. L’absence de dividende permet en effet une accumulation du profit qui est affecté à l’investissement dans l’avenir et à la solidarité. Au service de la raison d’être, le modèle économique de Groupama est ainsi créateur de valeur, dans la durée, au bénéfice, de façon équilibrée, de ses parties prenantes : clients/sociétaires, collaborateurs et partenaires dans les territoires.
Groupama est un des leaders de l’assurance en France – dont l’outre-mer – et présent dans neuf autres pays, dont sept comme opérateur direct (nous sommes leaders en Roumanie, 3e en Hongrie).
Son utilité sociétale réside naturellement dans la nature de notre métier – la protection financière et la fourniture de services – pilier de l’activité économique et il est plus que cela, car acteur de la vie sociale, créateur de liens entre les personnes et les communautés, au cœur de l’écosystème territorial.
Le maillage – humain, physique, organisationnel – constitue un atout fort : la proximité géographique est une des caractéristiques majeures de notre modèle.
Groupama est en France le seul assureur à structure territoriale décentralisée, basée notamment sur des caisses locales regroupant les sociétaires et des caisses régionales qui sont des entreprises régionales autonomes, responsables et solidaires entre elles via notamment le mécanisme de la réassurance.
Et la solidité financière du Groupe, illustrant la qualité de la gestion et gage de durabilité, a été maintenue à un haut niveau, dans le contexte de crise : l’agence de notation Fitch Ratings a confirmé le 9 décembre 2024 la note de solidité financière de Groupama à « A+ », avec une perspective Stable.
Le positionnement de Groupama dans les notations extra-financières internationales valorise nos réalisations ; ainsi Sustainable Fitch a classé en 2024 en catégorie « 2 » le Groupe (« 3 » auparavant) et l’agence Sustainalytics a rehaussé, post-clôture, en catégorie Low Risks le rang de Groupama.
Les enjeux stratégiques du Groupe s’articulent autour de 3 axes de performances et 3 enjeux transverses, axes et enjeux où la durabilité est pleinement prise en compte ; ainsi,
Les 3 axes transverses :
La Durabilité, qui recouvre des exigences réglementaires et des engagements volontaires, devient consubstantielle à nos affaires.
Dans ce cadre, une stratégie durabilité pour les années 2022-2024 – mettre le développement durable au cœur de notre ambition – a été définie. Le Groupe a engagé en 2021 la démarche d’élaboration de la présente stratégie durabilité. Elle a permis dans une première phase d’établir la matrice de matérialité de Groupama. Plus de 120 entretiens ont été réalisés avec les parties prenantes et de nombreuses séances de partage et de construction de la stratégie ont été organisées avec notamment les élus mutualistes. Ces travaux ont permis de constater un alignement des priorités entre les parties prenantes externes et internes.
Le schéma général de cette stratégie pour les années 2022-2024 a été validé par le conseil d’administration de Groupama Assurances Mutuelles le 16 décembre 2021.
En ligne avec notre raison d’être et nos forces, et s’inscrivant dans un modèle économique de croissance pérenne au service de l’ambition de Bâtir le groupe mutualiste d’assurance champion de l’accompagnement de ses clients, la stratégie durabilité de Groupama énonce 5 engagements :
La stratégie durabilité Groupe est un plan-cadre qui définit des axes de progrès dans lesquels s’inscrivent les entreprises du Groupe.
Acculturer sur la durabilité, valoriser nos engagements et susciter la réalisation de nouvelles actions… La mobilisation des collaborateurs et élus est essentielle pour la réussite de cette nouvelle stratégie. Il a été ainsi lancé un vaste « Plan d’engagement RSE » destiné à l’interne, avec pour objectif d’accompagner la mise en œuvre opérationnelle de la stratégie en déployant un dispositif d’information (vidéos courtes, webinaires), de sensibilisation (kit pour les managers, défis collaborateurs) et de formation (e-learnings), en lien avec les grandes thématiques de la durabilité (entraide, finance responsable, contribution au développement local…).
Depuis son lancement en 2022, les 79 sessions organisées par les entreprises en France du e-learning « La RSE au cœur de la stratégie RSE de Groupama » (13) ont été suivis par les collaborateurs (32 sessions avec 5 126 inscrits (14) pour la version simplifiée, 47 sessions avec 6 711 inscrits (15) pour la version avec les 6 modules, soit au total 11 837 collaborateurs formés).
Le maillage et le fonctionnement sur le mode collectif, points d’appui traditionnels de notre organisation, participent de la prise en compte des intérêts et points de vue des parties prenantes.
Les relations de partage entre sociétaires, élus, clients et collaborateurs contribuent à la différenciation et à la puissance de notre modèle : la capacité d’additionner la connaissance opérationnelle et humaine permet d’apporter des réponses bien adaptées aux besoins qui ne se résument pas à la conclusion des contrats.
Au-delà des besoins de couverture, Groupama développe une analyse globale des risques auxquels sont exposés ses sociétaires et clients et une démarche de prévention tous azimuts.
L’écoute des attentes passe notamment à travers 26 000 élus sur le terrain en appui des collaborateurs
Le maillage territorial est un atout fort dans la relation avec les sociétaires et les clients. D’une part, 300 000 sociétaires environ participent chaque année aux assemblées générales – qui peuvent se tenir désormais de façon digitalisée, pour faire participer le plus de personnes – de nos quelque 2 400 caisses locales, ce qui confère à nos assurés un pouvoir de décision au sein de la mutuelle, via notamment les élus Groupama.
Le lien entre élus (par les sociétaires) et collaborateurs de la mutuelle est en effet un point d’appui essentiel pour capter les attentes, et cela à tous les stades (besoins de protection, prévention, traitement des sinistres…). Les élus sont des médiateurs de terrain, des « faiseurs de liens » dans les territoires. La grande enquête lancée en 2021 auprès des élus mutualistes a confirmé leur forte volonté de travailler avec les collaborateurs pour le service des sociétaires. Un « manifeste de l’élu mutualiste » a été publié fin 2022 et concrétise ces engagements. Ce manifeste est toujours en vigueur.
S’agissant des quatre réseaux spécialisés de marque Gan, ils ont également un fort ancrage territorial en France et le Groupe dispose de réseaux de proximité à l’international (réseaux d’agents, de mandataires ou salariés).
La prise en compte des attentes des salariés se réalise de diverses façons, comme le dialogue social, avec les partenaires sociaux, les enquêtes – menées sur des sujets généraux comme le Baromètre d’Opinion Groupe réalisé tous les deux ans et qui intègre désormais un volet durabilité ou plus spécifiques sur des aspects de la vie quotidienne au travail – et des échanges informels.
L’immersion et l’attention à l’écosystème local sont historiques, dans l’ADN de notre groupe et ses entreprises.
Notre ambition est d’être un acteur incontournable de nos territoires en poursuivant une politique régionale de partenariats/mécénats avec l’écosystème local, en demeurant le leader des assurances des petites et moyennes collectivités, en maintenant l’ouverture des agences et les sites de gestion dans les régions ; Groupama est aussi l’assureur de toutes les agricultures et deuxième assureur santé individuelle contribuant à l’accès aux soins médicaux en France.
L’écoute et l’accompagnement des acteurs des régions – dont collectivités, entreprises et pros, particuliers, associations – dans les défis de transition ont une dimension territoriale très forte, notamment par rapport aux enjeux liés à l’adaptation au changement climatique, les actions de prévention – comme Predict (16) ou la sécurité routière –, le développement d’actifs forestiers importants et de solutions bas-carbone. Tous ces aspects sont abordés dans les parties du présent document.
Outre les impacts de notre activité économique – via l’emploi local, le versement des prestations, la contribution fiscale, etc. – le Groupe mène de multiples actions de soutien à la vitalité socio-économique des territoires et à diverses initiatives économiques sous toutes ses formes, des partenariats académiques, des actions solidaires et des mécénats.
Groupama accompagne les acteurs économiques à impact positif pour les territoires et entretient des liens étroits, souvent sous forme de partenariats ou conventions, avec les organismes professionnels (chambres de métiers, CAPEB, chambres d’agriculture, CCI, syndicats professionnels, réseaux d’entrepreneurs).
Les relations avec les parties prenantes sont notamment développées dans les ESRS thématiques S1 (effectifs), S4 (relations clients et utilisateurs) et G1 (fournisseurs et autres tiers).
En lien avec notre modèle économique et notre chaîne de valeur, les IRO évalués comme matériels à la suite de nos travaux d’analyse, sont au nombre de 29. Ils sont répartis sur 5 domaines d’activité : l’investissement, l’assurance non-vie, l’assurance vie, les ressources humaines et la gouvernance.
L’identification et l’évaluation des enjeux de durabilité nous ayant permis d’établir la liste ci-après sont décrites dans le paragraphe 4.2.1.4 dans la suite du document.
Ainsi, en lien avec notre activité d’investissement :
# IRO | Type | Intitulé IRO | Description |
| Lien ESRS | Horizon temporel (1) |
|---|---|---|---|---|---|---|
R4 | Risque | Chaîne de valeur aval bénéficiaire & client : Risque de perte de valeur des actifs financiers exposés aux risques physiques, risques de transition et à la dépendance écosystémique au bilan | Risque de perte de valeur des actifs les plus exposés aux risques de transition et risques physiques ➤ perte de valeur et augmentation de la volatilité de portefeuilles ➤ pertes de fonds propres et impacts négatifs sur le résultat financier et la solvabilité |
| E1, E4 |
|
IN1 | Impact | Chaîne de valeur aval bénéficiaire & client : Contribution au dérèglement climatique via le financement d’émetteurs ayant des impacts négatifs sur l’environnement | Contribution du Groupe aux risques systémiques liés notamment au changement climatique et à la perte de biodiversité à travers le financement d’émetteurs non responsables ou appartenant à des secteurs d’activité générateurs de forts impacts environnementaux négatifs |
| E1, E4 | INV |
IN2 | Impact | Chaîne de valeur aval bénéficiaire : Contribution indirecte à l’atteinte aux droits humains des salariés des émetteurs via le financement d’émetteurs ayant des standards sociaux inférieurs et/ou contraire aux exigences européennes (entreprises étrangères) | Contribution indirecte du Groupe aux risques relatifs au respect des droits humains et aux conditions de travail des salariés dans la chaîne de valeur (aval) à travers le financement d’émetteurs non responsables ou appartenant à des secteurs d’activité générateurs de forts impacts sociaux |
| S2 | INV |
| ||||||
En lien avec nos activités d’assurance non-vie :
# IRO | Type | Intitulé IRO | Description |
| Lien ESRS | Horizon temporel (1) |
|---|---|---|---|---|---|---|
R5 | Risque | Augmentation de la fréquence et de l’intensité des sinistres climatiques rendant de plus en plus de risques inassurables | Risques de transition : Risque d’inassurabilité à terme de certains risques en raison de l’augmentation des coûts liés à l’évolution des risques aigus et chroniques (biodiversité ; climat ; ex : RGA) ainsi qu’aux évènements climatiques, entraînant une majoration des primes de réassurance voire défaut de réassurance (remise en cause du business model) |
| E1 |
|
R7 | Risque | Risque d’inadaptation à la transition face au changement de comportement des clients et usagers rapide en réaction aux conséquences du changement climatique | Risques de transition : Pertes financières relatives à des changements de comportement des clients et usagers en réaction aux conséquences du changement climatique, ex. évolutions technologiques, renforcement des réglementations, coût de l’énergie, etc. |
| E1 |
|
R9 | Risque | Augmentation de la diversité et de l’intensité des sinistres directement liés au dérèglement climatique induisant une baisse du résultat net et potentiellement du ratio de solvabilité | Risques physiques : Augmentation de la fréquence et de l’intensité des sinistres climatiques avec pour conséquence la hausse de la charge sinistres |
| E1 |
|
R10 | Risque | Risque de non prise en compte des enjeux climatiques dans les produits et services et dans la tarification | En raison de l’accentuation des risques climatiques, risque d’augmentation tarifaire inadaptée ou insuffisante en assurance dommage pour certains profils d’assurés ou certaines typologies de biens rendant l’activité moins profitable voire déficitaire. |
| E1 |
|
O4 | Opportunité | Développement d’outils de prévention et formation autour des Cat Nat et du dérèglement climatique à destination des assurés pour éviter certains dégâts matériels et physiques | Outils à la disposition des assurés afin de les acculturer aux enjeux du dérèglement climatique. Grâce à ces outils, les assurés pourront mieux appréhender les risques et éviter des dégâts potentiels. |
| E1, S4 |
|
R21 | Risque | Risque d’augmentation des dédommagements/remboursements due à l’augmentation des évènements climatiques extrêmes touchant notamment les terrains agricoles (grêle, sécheresse, inondation, fortes températures, épidémie) | Avec l’augmentation de fréquence et d’ampleur des événements climatiques extrêmes, les assureurs sont directement confrontés à l’augmentation des sinistres et des coûts d’indemnisation. Ceux-ci entraîneront des pressions sur les réserves financières ainsi qu’une hausse du coût de réassurance |
| E1 |
|
O9 | Opportunité | Accès à de nouveaux marchés grâce à des produits/services innovants en matière d’accessibilité et d’inclusion | Accès à de nouveaux marchés ou développement de marchés existants à travers la mise en place de produits et services innovants pour le secteur en matière d’accessibilité des offres et de réduction des inégalités sociales, augmentant l’attractivité des offres et le nombre d’assurés potentiels |
| S4 |
|
O10 | Opportunité | Amélioration de la fidélisation d’une partie de la clientèle grâce à l’accessibilité et l’inclusivité des offres | Amélioration de la fidélisation d’une partie de la clientèle |
| S4 |
|
R26 | Risque | Perte de compétitivité et de rentabilité due à l’absence d’offres (hors santé) adaptées aux besoins évolutifs des sociétaires | Pertes financières liées à un retard ou un manque d’adaptation ou absence d’offres et services d’assurance adaptés aux besoins évolutifs des sociétaires, y compris en termes de tarification, entraînant à terme une perte de compétitivité et des pertes de parts de marché, ainsi qu’une dégradation de la rentabilité et de la solvabilité (exemple partenariat pour développer la LLD, de manière générale la politique partenariale) |
| S4 |
|
O11 | Opportunité | Développement de nouvelles offres et produits innovants en réponse aux attentes sociales et sociétales | Opportunités liées au développement de nouvelles offres et de produits et services innovants tenant compte de l’évolution des attentes sociales et sociétales, au sein du Groupe ou en partenariat avec d’autres acteurs (ex. start-up) |
| S4 |
|
R28 | Risque | Perte de rentabilité sur les activités d’assurance santé en cas de non prise en compte du vieillissement de la population | Associé au risque de longévité La non-prise en compte du vieillissement de la population peut avoir un impact négatif sur la rentabilité des activités d’assurance mutuelle santé en raison de l’augmentation des coûts médicaux, de la demande accrue de prestations, des hausses de primes potentielles (perte de clients plus jeunes et en meilleure santé) et de la pression sur la marge bénéficiaire concerne : mutuelle et prévoyance |
| S4 |
|
R29 | Risque | Perte de compétitivité et de rentabilité due à la mauvaise adaptation des offres aux évolutions du marché de la santé et des besoins des sociétaires | Perte financière liée à une mauvaise adaptation aux évolutions du marché actuel de la santé et retard/inadéquation de la proposition de produits et services dédiés, entraînant une perte d’attractivité |
| S4 |
|
O13 | Opportunité | Fidélisation accrue et attraction de nouveaux clients grâce à la diversification des canaux de communication et la digitalisation de l’offre | Augmentation du chiffre d’affaires due à un meilleur taux de fidélisation des clients et un démarchage plus efficace de nouveaux clients grâce au développement et à la diversification des canaux d’écoute et de communication, notamment à travers la digitalisation de l’offre de produits et services |
| S4 |
|
| ||||||
En lien avec nos activités d’assurance vie :
# IRO | Type | Intitulé IRO | Description | Lien ESRS | Horizon temporel (1) |
|---|---|---|---|---|---|
IP3 | Impact | Contribution à l’adaptation au changement climatique via des actions de sensibilisation à l’épargne verte et le développement des fonds labellisés | Contribution aux efforts d’adaptation | E1 | LT |
| |||||
En lien avec la gestion de nos ressources humaines :
# IRO | Type | Intitulé IRO | Description |
| Lien ESRS | Horizon temporel (1) |
|---|---|---|---|---|---|---|
IP7 | Impact | Impacts positifs sur l’environnement grâce à la sensibilisation environnementale des collaborateurs | Impacts positifs sur l’environnement liés à une démarche volontariste de sensibilisation des collaborateurs et visiteurs sur leurs modes de consommation (consommation d’eau, achats de matériel recyclé, etc.), avec des conséquences avérées sur leurs comportements en général, notamment sur le lieu de travail (pour les collaborateurs) |
| S1 | INV |
R34 | Risque | Baisse de l’engagement et de la productivité des salariés due à des conditions de travail dégradées | Diminution de la productivité en cas de conditions de travail dégradées générant des risques pour la santé mentale/sécurité des collaborateurs et une baisse de leur engagement |
| S1 |
|
R35 | Risque | Risque d’image et de réputation en cas de mise en danger de la santé/sécurité des collaborateurs | Dégradation de la réputation auprès de parties prenantes externes (clients, fournisseurs, talents, partenaires) et dans les médias en cas de situations avérés ou de suspicion de mise en danger de la santé et/ou de la sécurité des collaborateurs du Groupe |
| S1 |
|
IN13 | Impact | Impact négatif sur la santé mentale et physique des collaborateurs en cas de conditions de travail dégradées | Impact négatif potentiel sur la santé mentale et physique des collaborateurs du Groupe en cas de dégradation des conditions de travail en particulier concernant des populations jugées plus vulnérables |
| S1 | CT |
R36 | Risque | Risque d’image et de réputation en interne et en externe à cause de politiques de diversité et inclusion inadéquates ou de situations de discrimination | Impacts financiers liés à une perte d’attractivité auprès des collaborateurs et de parties prenantes externes (talents et candidats) en raison d’une politique inadéquate de gestion de la diversité et de l’inclusion |
| S1 |
|
IN14 | Impact | Impact négatif sur les droits humains des collaborateurs en cas de discrimination | Non-respect des droits humains des collaborateurs |
| S1 | INV |
IN15 | Impact | Impacts négatifs sur la santé et le bien-être moral des collaborateurs en cas de pratiques discriminatoires | Impacts négatifs sur la santé et le bien-être moral des collaborateurs dans un environnement de travail non- inclusif ou ne prenant pas en compte les besoins spécifiques relatifs à leur situation (ex. personnes en situation de handicap, seniors, parents, etc.) |
| S1 | INV |
IP19 | Impact | Impact positif sur les collaborateurs grâce à une bonne gestion des talents et la mise en place de politiques ambitieuses de développement des compétences | Amélioration des conditions de vie des salariés grâce à la mise en place d’un dispositif de gestion des talents et développement des compétences permettant de faciliter leur insertion dans le milieu professionnel et d’améliorer leur employabilité sur le court, moyen et long terme |
| S1 | INV |
| ||||||
En lien avec notre gouvernance :
# IRO | Type | Intitulé IRO | Description |
| Lien ESRS | Horizon temporel (1) |
|---|---|---|---|---|---|---|
IP20 | Impact | Amélioration des conditions de vie des parties prenantes impactées par les politiques d’ancrage territorial du Groupe | Amélioration possible des conditions de vie des parties prenantes impactées par les politiques territoriales du Groupe (Ex : collaborateurs précédemment éloignés de l’emploi, petits fournisseurs, populations locales bénéficiaires des actions du Groupe, etc.) Ex : soutien à des structures associatives ou éducatives régionales, actions en faveur de l’entreprenariat local, des projets immobiliers, etc. |
| S1, S2, S4 | INV |
R45 | Risque | Manque de résilience et d’anticipation du Groupe en cas de considération insuffisante de la durabilité comme enjeu stratégique par la gouvernance | Pertes financières générées à terme en cas de manque d’anticipation et d’adaptation de la gouvernance du Groupe pour parvenir à intégrer l’ESG aux prises de décision stratégiques et aux réflexions sur l’évolution du modèle d’affaires du Groupe et du secteur Ex : formations, compétences, critères de rémunération, pilotage, rôles et responsabilités… |
| G1 |
|
IP21 | Impact | Impact positif notable sur l’environnement via l’intégration des différents enjeux environnementaux à la stratégie (climat, eau, pollution, biodiversité…) | Amélioration des impacts du Groupe sur l’environnement et sur les personnes grâce à l’action volontariste des instances de gouvernance du Groupe pour mettre en place une stratégie orientée vers la création d’impacts positifs |
| E1, G1 | INV |
IN23 | Impact | Non-respect des droits humains lié à l’utilisation abusive des données personnelles des parties prenantes du Groupe | Non-respect des droits humains relatifs aux parties prenantes affectées (clients, salariés, etc.) en cas d’atteinte à leur vie privée ou leur réputation, ou d’usurpation d’identité, en raison de la divulgation, l’utilisation ou la vente d’informations personnelles les concernant |
| S1, S4, G1 | INV |
| ||||||
La liste et l’évaluation des enjeux matériels sont revues périodiquement (annuellement pour les premières années de publication du rapport de durabilité). De plus, l’ensemble des indicateurs font l’objet d’une validation par les plus hautes instances du Groupe (cf. paragraphe 1.2.1 du présent rapport) ce qui permet de s’assurer de la résilience de la stratégie et du modèle économique du Groupe en ce qui concerne sa capacité à faire face aux impacts et aux risques importants et à saisir les opportunités importantes.
La publication des incidences financières escomptées des risques et opportunités importantes de l’entreprise sur les différents horizons temporels (court, moyen et long terme) bénéficie de mesures transitoires et n’est pas présentée dans ce document.
S’agissant des incidences financières actuelles des risques et opportunités matériels retenus dans l’analyse de double matérialité, le tableau ci-dessous résume les ajustements financiers potentiels pouvant porter sur l’une des prochaines périodes de déclaration annuelle. Ces ajustements non signés dans le tableau, sont négatifs dans le cadre d’un risque et positifs dans pour une opportunité. Les montants reposent sur les seuils définis conjointement avec la direction des risques dans le cadre des analyses de risque du Groupe. Ils peuvent toucher l’entreprise à plusieurs niveaux : les placements des entités d’assurance, les passifs assurantiels ou le produit net des activités d’assurance mais également des activités financières.
# IRO | Type | Intitulé IRO | Placement | Autres placements | Passifs assurantiels | Passifs financiers | Produit net | Produit net |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
R4 | Risque | Chaîne de valeur aval | > 100 M€ |
|
|
|
| > 100 M€ |
R5 | Risque | Augmentation de la fréquence |
|
| > 100 M€ |
| > 100 M€ |
|
R7 | Risque | Risque d’inadaptation à la transition face au changement de comportement des clients et usagers rapide en réaction aux conséquences du changement climatique |
|
|
|
| > 100 M€ |
|
R9 | Risque | Augmentation de la diversité et de l’intensité des sinistres directement liés au dérèglement climatique induisant une baisse du résultat net et potentiellement du ratio de solvabilité |
|
| > 100 M€ |
| > 100 M€ |
|
R10 | Risque | Risque de non-prise en compte des enjeux climatiques dans les produits et services et dans la tarification |
|
| > 100 M€ |
| > 100 M€ |
|
R21 | Risque | Risque d’augmentation des dédommagements /remboursements due à l’augmentation des évènements climatiques extrêmes touchant notamment les terrains agricoles (grêle, sécheresse, inondation, fortes températures, épidémie) |
|
| > 100 M€ |
| > 100 M€ |
|
R26 | Risque | Perte de compétitivité et de rentabilité due à l’absence d’offres (hors santé) adaptées aux besoins évolutifs des sociétaires |
|
|
|
| > 10 M€ |
|
R28 | Risque | Perte de rentabilité sur les activités d’assurance santé en cas de non prise en compte du vieillissement de la population |
|
| > 10 M€ |
| > 10 M€ |
|
R29 | Risque | Perte de compétitivité et de rentabilité due à la mauvaise adaptation des offres aux évolutions du marché de la santé et des besoins des sociétaires |
|
|
|
| > 10 M€ |
|
R34 | Risque | Baisse de l’engagement et de la productivité des salariés due à des conditions de travail dégradées |
|
|
|
| > 10 M€ |
|
R35 | Risque | Risque d’image et de réputation en cas de mise en danger de la santé/sécurité des collaborateurs |
|
|
|
| > 10 M€ |
|
R36 | Risque | Risque d’image et de réputation en interne et en externe à cause de politiques de diversité et inclusion inadéquates ou de situations de discrimination |
|
|
|
| > 10 M€ |
|
R45 | Risque | Manque de résilience et d’anticipation du Groupe en cas de considération insuffisante de la durabilité comme enjeu stratégique par la gouvernance |
|
|
|
| > 100 M€ |
|
O4 | Opportunité | Développement d’outils de prévention et formation autour des Cat Nat et du dérèglement climatique à destination des assurés pour éviter certains dégâts matériels et physiques |
|
| > 100 M€ |
| > 100 M€ |
|
O9 | Opportunité | Accès à de nouveaux marchés grâce à des produits/services innovants en matière d’accessibilité et d’inclusion |
|
|
|
| > 10 M€ |
|
O10 | Opportunité | Amélioration de la fidélisation d’une partie de la clientèle grâce à l’accessibilité et l’inclusivité des offres |
|
|
|
| > 10 M€ |
|
O11 | Opportunité | Développement de nouvelles offres et produits innovants en réponse aux attentes sociales et sociétales |
|
|
|
| > 10 M€ |
|
O13 | Opportunité | Fidélisation accrue et attraction de nouveaux clients grâce à la diversification des canaux de communication et la digitalisation de l’offre |
|
|
|
| > 10 M€ |
|
Conformément à la directive CSRD et en application de la norme ESRS 1 chapitre 3, Groupama a procédé à une analyse de double matérialité (ou double importance) de manière à identifier les enjeux matériels à l’échelle du Groupe et ainsi définir les informations à produire en matière de durabilité. Il s’agit du fondement du présent rapport.
Au-delà de l’enjeu de conformité, l’analyse de double matérialité propose un travail complet et structurant d’identification des risques et opportunités ESG auxquels s’expose une entreprise, ainsi que des impacts qu’elle génère sur les personnes et l’environnement sur l’ensemble de sa chaîne de valeur.
Les concepts clés liés à l’analyse de double matérialité sont les suivants :
L’analyse de double matérialité est donc une évaluation des enjeux de durabilité du point de vue de la matérialité financière d’une part et, d’autre part, selon la matérialité d’impact.
L’analyse de double matérialité réalisée par Groupama au titre de l’exercice 2024 a été réalisée en 3 étapes :
L’identification des enjeux ESG propres au Groupe a été réalisée sur la base d’éléments préexistants au sein du Groupe, en application de la méthodologie prévue par la norme ESRS 1 et a été enrichie par des benchmarks de place.
Les principales sources d’information préexistantes exploitées ont été notamment :
Pour chaque enjeu ESG identifié, le Groupe s’est questionné sur les risques, impacts et opportunités qui y étaient associés. Les enjeux et les IRO ainsi identifiés ont pu être confrontés et enrichis au travers de benchmarks de place, collectés notamment dans les échanges avec nos pairs et via la liste d’IRO connue par le cabinet de conseil externe qui nous a accompagnés dans cet exercice.
Les travaux ainsi menés ont permis d’identifier 116 IRO regroupés dans 27 thématiques ou « aires d’IRO » couvrant l’ensemble de l’activité du Groupe et de sa chaîne de valeur.
L’évaluation de la matérialité des IRO s’appuie sur un dialogue construit avec les parties prenantes – plusieurs groupes de contributeurs internes clés ont été identifiés et interrogés dans le cadre d’ateliers de cotation ; il s’agit d’experts métier de chacun des domaines de l’entreprise.
Des échelles de cotation pour chacun des critères d’évaluation ont été mises en place sous le contrôle de notre direction des risques. Ces notations (de 1 à 4) ont permis d’évaluer les aspects suivants :
Pour les risques et opportunités financiers :
Pour les impacts positifs ou négatifs :
À noter que dans le cas d’un impact négatif sur les droits de l’homme, la sévérité de l’impact l’emporte sur sa probabilité/fréquence. Autrement dit, l’impact sera considéré comme matériel dès lors que la sévérité (maximisation entre la gravité, l’étendue et l’irrémédiabilité) dépasse le seuil de matérialité défini, quelles que soient la probabilité/fréquence et la cotation finale de l’impact.
Chacun des IRO a donc été évalué sur les différents aspects cités et une notation ramenée sur 4 a été établie pour les 116 IRO et les 27 « aires d’IRO » identifiés.
Après échange avec les différentes parties prenantes internes, le Groupe a retenu comme étant matériels, tous les enjeux de durabilité ou IRO associés ayant obtenu une cotation strictement supérieure à 3. Ce seuil, basé sur le jugement professionnel, est celui généralement admis au sein du Groupe pour identifier les enjeux matériels dans les analyses de risque réalisées.
La décision de cotation finale a été prise lors des ateliers de revue de cohérence par le comité directeur du projet CSRD qui a réuni notamment, le Directeur de la durabilité, le Directeur de la DPRG (direction pilotage et résultat groupe) et le Directeur des risques du Groupe.
Les résultats de matérialité financière et de matérialité d’impact sont utilisés respectivement en abscisse et en ordonnée de la matrice de matérialité. Après consolidation des résultats, la matrice de double matérialité suivante a été obtenue pour l’année 2024 :
Il en découle 29 IRO matériels regroupés dans 14 « aires d’IRO » considérées comme matérielles pour Groupama :
La visualisation par « aires d’IRO » permet une lecture synthétique des enjeux de durabilité regroupant les impacts, risques et opportunités évalués comme matériels pour le Groupe. Dans la suite du rapport, les informations sont détaillées à la maille des IRO.
Les résultats de cette analyse de double matérialité ont fait l’objet d’une validation formelle au cours de l’année 2024 par :
Après identification et évaluation des IRO et des enjeux de durabilité, chaque IRO a été relié aux ESRS thématiques pertinentes. La matérialité des IRO (29 IRO matériels regroupés en 14 thématiques) a permis d’identifier les ESRS thématiques matérielles pour Groupama pour l’année 2024, à savoir :
Une analyse a ensuite été menée pour chaque IRO matériel, afin d’identifier la pertinence des Data Requirements (DR) et des Data Points (DP) des normes ESRS thématiques à publier dans le rapport de durabilité de Groupama. Cette analyse a été menée conjointement avec les experts métiers impliqués dans le processus, en s’appuyant sur leurs connaissances, leur expérience et leur jugement. Le résultat de cette analyse a permis d’identifier les indicateurs qualitatifs et quantitatifs pertinents à publier, en se basant sur les DP listés dans l’Implémentation Guidance 3 publiée par l’EFRAG.
Les autres normes thématiques ne feront pas l’objet d’un développement spécifique dans le présent rapport car ces sujets ne sont pas matériels à l’échelle du Groupe selon notre analyse de double matérialité. Le fait de ne pas être matériel ne signifie pas que l’activité du Groupe et de sa chaîne de valeur n’a pas d’impact sur ces sujets. Nous avons notamment identifié :
Sont modifiées en 2024 pour intégrer la durabilité :
Les actions relatives aux enjeux de durabilité majeurs sont décrites dans les parties adéquates du présent document ; dans ce premier rapport au « format CSRD », nous ne sommes pas en mesure de présenter les ressources et leur répartition en fonction des diverses normes ESRS. Nous déployons les efforts nécessaires afin de pouvoir réaliser un suivi analytique précis permettant d’identifier les données propres à chaque ESRS et ainsi publier les informations demandées dans un horizon proche.
Au cours de l’exercice 2025, Groupama définira une cible pour chaque enjeu (IRO) matériel identifié au sens de la réglementation.
Les politiques et leur plan d’actions faisant l’objet à ce jour de métriques sont indiqués dans les parties thématiques du présent rapport.
À la clôture de l’exercice 2024, Groupama ne dispose encore que de cibles partielles, par exemple sur l’évolution de l’empreinte carbone de son fonctionnement (objectifs fixés en s’inspirant de la méthode SBTi, afin de contribuer à la neutralité carbone demandée par l’Accord de Paris) ou sur la taxonomie (objectif d’augmentation à horizon 2027 puis 2030 de la part d’activité alignée/part éligible s’agissant de l’assurance non-vie).
Antécédents :
Dans les rapports extra-financiers précédents, nous avions mentionné les objectifs ci-dessous, assis sur les indicateurs suivants :
En mettant à disposition des parties prenantes un cadre uniforme, notamment avec les objectifs environnementaux fixés dans le règlement taxonomie, la Commission européenne a structuré le processus de transition vers une économie résiliente et plus respectueuse de l’environnement. La taxonomie s’insère dans un triptyque de textes européens pour la transition vers une finance durable avec « SFDR » sur la publication d’informations en matière de durabilité et « CSRD » sur le reporting extra-financier.
Il est à noter que l’intégralité des recommandations issues de la notice de la Commission Européenne du 21 décembre 2023, publiée au journal officiel européen de novembre 2024, n’a pas été prise en compte en application des pratiques de place et des recommandations de France Assureurs. Il s’agit notamment du calcul d’un indicateur synthétique regroupant les différents indicateurs issus de la taxonomie calculés au sein du Groupe ou encore la publication des annexes « gaz et nucléaire » sur l’indicateur de chiffre d’affaires non-vie.
Pour les calculs réalisés sur les données à fin 2024, la méthodologie adoptée est la même pour le Groupe et l’ensemble des entités soumises. Cette année, Groupama ne publie que des ratios réglementaires, calculés sur la base de données transmises par les entreprises, obtenues via un fournisseur de données externes pour les actifs cotés (obligations et actions). De fait de difficultés opérationnelles aucune donnée d’alignement n’est disponible pour les actifs non cotés.
En tant qu’assureur, le groupe Groupama doit publier le ratio suivant sur les données au 31 décembre 2024 présentées en valeur de marché :
Informations qualitatives pour les gestionnaires d’actifs, les établissements de crédit, les entreprises d’investissement et les entreprises d’assurance et de réassurance.
Dans le cadre de l’application du règlement taxonomie, nous retenons les définitions et périmètres d’application suivants :
En synthèse, les exclusions d’actifs pour les calculs du ratio investissements sont les suivantes :
Type d’actifs | Exclusion du numérateur | Exclusion du dénominateur |
|---|---|---|
Expositions aux gouvernements centraux et banques centrales | X | X |
Dérivés | X |
|
Expositions sur les entreprises non assujetties à la publication d’informations non financières conformément à la NFRD | X |
|
Trésorerie | X |
|
Conformément aux informations communiquées par la Commission européenne dans ses différents Q&A, les informations utilisées sont fondées sur des données réelles fournies par les entités non-financières ou financières. Groupama a donc exclu l’utilisation d’estimation ou proxy pour l’exercice 2024. À cet égard :
Les principales variations observées entre l’année 2023 et l’année 2024 proviennent essentiellement de modifications dans la méthodologie de calcul. En effet, les green bonds ont été intégrés dans le périmètre des investissements finançant des activités dont le chiffre d’affaires est aligné sur la taxonomie. Par ailleurs, le reste est notamment lié à une amélioration générale de la couverture propre aux données utilisées.
À noter également que les données 2023 relatives aux templates Gaz & Nucléaire n’apparaissent pas dans le présent document. Ces dernières reposant sur des estimations ou proxy, leur comparaison avec les chiffres 2024 fondés sur des données réelles n’est pas jugée pertinente.
| Indicateur chiffré 2024 | Indicateur chiffré 2023 |
|---|---|---|
Valeur moyenne pondérée de tous les investissements qui sont destinés à financer ou sont associés à des activités économiques alignées sur la taxonomie, par rapport à la valeur totale des actifs couverts par l’ICP, pour les investissements dans des entreprises : |
|
|
Sur la base du chiffre d’affaires | 4 % | 2 % |
Sur la base des dépenses d’investissement | 5 % | 4 % |
Valeur moyenne pondérée de tous les investissements de l’entreprise d’assurance ou de réassurance qui sont destinés à financer ou sont associés à des activités économiques alignées sur la taxonomie, pour les investissements dans des entreprises : |
|
|
Sur la base du chiffre d’affaires | 2 382 778 950 | 1 162 279 092 |
Sur la base des dépenses d’investissement | 2 984 495 221 | 2 364 242 060 |
Pourcentage d’actifs couverts par l’ICP par rapport au total des investissements de l’entreprise d’assurance ou de réassurance (total des actifs sous gestion). À l’exclusion des investissements dans des entités souveraines (ratio de couverture) | 72 % | 71 % |
Valeur monétaire des actifs couverts par l’ICP. À l’exclusion des investissements dans des entités souveraines (couverture) | 59 159 099 579 | 58 016 445 350 |
La part des investissements alignés du groupe Groupama pour l’année 2024 est de 4 % sur la base du chiffre d’affaires et de 5 % sur la base des dépenses d’investissement pour une proportion de 72 % d’actifs couverts par l’ICP.
| 2024 | 2023 | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
Part des expositions contribuant de façon significative à l’objectif environnemental | Dont Activités transitoires | Dont activités habilitantes | Part des expositions contribuant de façon significative à l’objectif environnemental | Dont Activités transitoires | Dont activités habilitantes | |
(1) Atténuation du changement climatique |
|
|
|
|
|
|
Base de calcul de l’ICP : Chiffre d’affaires | 98,3 % | 5,6 % | 37,6 % | 99,6 % | 14,1 % | 33,7 % |
Base de calcul de l’ICP : CAPEX | 98,9 % | 5,8 % | 34,5 % | 99,3 % | 7,9 % | 34,9 % |
(2) Adaptation au changement climatique |
|
|
|
| ||
Base de calcul de l’ICP : Chiffre d’affaires | 0,8 % |
| 0,2 % |
| ||
Base de calcul de l’ICP : CAPEX | 0,1 % |
| 0,5 % |
| ||
(3) Utilisation durable et protection des ressources aquatiques et marines |
|
|
|
| ||
Base de calcul de l’ICP : Chiffre d’affaires | 0,3 % |
| 0,0 % |
| ||
Base de calcul de l’ICP : CAPEX | 0,2 % |
| 0,0 % |
| ||
(4) Transition vers une économie circulaire |
|
|
|
| ||
Base de calcul de l’ICP : Chiffre d’affaires | 0,2 % |
| 0,0 % |
| ||
Base de calcul de l’ICP : CAPEX | 0,2 % |
| 0,0 % |
| ||
(5) Prévention et réduction de la pollution |
|
|
|
| ||
Base de calcul de l’ICP : Chiffre d’affaires | 0,4 % |
| 0,2 % |
| ||
Base de calcul de l’ICP : CAPEX | 0,5 % |
| 0,1 % |
| ||
(6) Protection et restauration de la biodiversité et des écosystèmes |
|
|
|
| ||
Base de calcul de l’ICP : Chiffre d’affaires | 0,0 % |
| 0,0 % |
| ||
Base de calcul de l’ICP : CAPEX | 0,0 % |
| 0,0 % |
| ||
La ventilation du numérateur par objectif montre que l’atténuation du changement climatique est l’objectif qui contribue le plus à l’alignement. C’est aussi l’objectif le plus reporté par les entreprises. Sur la base du chiffre d’affaires, sur les 2,4 milliards d’euros d’actifs alignés, 98 % sont alignés sur l’objectif d’atténuation du changement climatique et plus d’un tiers de ces 2,4 milliards d’euros sont des activités considérées comme habilitantes (facilitant la transition) par le règlement taxonomie.
Voici les informations complémentaires relatives au numérateur :
| Indicateur chiffré 2024 | Indicateur chiffré 2023 |
|---|---|---|
Pour les entreprises non-financières |
|
|
Part des expositions, alignées sur la taxonomie, sur des entreprises non financières soumises aux articles 19bis et 29bis de la directive 2013/34/UE, par rapport au total des actifs couverts par l’ICP |
|
|
Sur la base du chiffre d’affaires | 56 % | 88 % |
Sur la base des dépenses d’investissement | 62 % | 76 % |
Valeur des expositions, alignées sur la taxonomie, sur des entreprises non financières soumises aux articles 19bis et 29bis de la directive 2013/34/UE : |
|
|
Sur la base du chiffre d’affaires | 1 339 671 997 | 1 022 034 762 |
Sur la base des dépenses d’investissement | 1 839 490 995 | 1 788 082 897 |
Pour les entreprises financières |
|
|
Part des expositions, alignées sur la taxonomie, sur des entreprises financières soumises aux articles 19 bis et 29 bis de la directive 2013/34/UE, par rapport au total des actifs couverts par l’ICP |
|
|
Sur la base du chiffre d’affaires | 18 % | 12 % |
Sur la base des dépenses d’investissement | 18 % | 9 % |
Valeur des expositions, alignées sur la taxonomie, sur des entreprises financières s soumises aux articles 19bis et 29bis de la directive 2013/34/UE : |
|
|
Sur la base du chiffre d’affaires | 423 123 177 | 140 244 331 |
Sur la base des dépenses d’investissement | 525 020 450 | 204 294 736 |
Pour toutes les entreprises |
|
|
Part des investissements de l’entreprise d’assurance ou de réassurance, autres que ceux détenus dans le cadre de contrats d’assurance vie dans lesquels le risque d’investissement est supporté par le preneur, qui sont destinés à financer ou sont associés à des activités alignées sur la taxonomie : |
|
|
Sur la base du chiffre d’affaires | 91 % | 87 % |
Sur la base des dépenses d’investissement | 87 % | 73 % |
Valeur des investissements de l’entreprise d’assurance ou de réassurance, autres que ceux détenus dans le cadre de contrats d’assurance vie dans lesquels le risque d’investissement est supporté par le preneur, qui sont destinés à financer ou sont associés à des activités alignées sur la taxonomie : |
|
|
Sur la base du chiffre d’affaires | 2 170 088 063 | 1 015 945 515 |
Sur la base des dépenses d’investissement | 2 609 525 141 | 1 723 433 432 |
Part des expositions, alignées sur la taxonomie, sur d’autres contreparties et actifs, par rapport au total des actifs couverts par l’ICP : |
|
|
Sur la base du chiffre d’affaires | 26 % | 0 % |
Sur la base des dépenses d’investissement | 21 % | 16 % |
Valeur des expositions, alignées sur la taxonomie, sur d’autres contreparties et actifs, par rapport au total des actifs couverts par l’ICP : |
|
|
Sur la base du chiffre d’affaires | 619 983 776 | 0 |
Sur la base des dépenses d’investissement | 619 983 776 | 371 864 427 |
Sur la base du chiffre d’affaires ou des dépenses d’investissement, l’alignement provient très principalement des entreprises non-financières, qui représentent 56 % de l’ensemble des actifs alignés (sur la base du chiffre d’affaires). En effet, les entreprises financières ne devant publier leurs données d’alignement pour la première fois que depuis 2023, la proportion de données reportées disponibles demeure plus faible. 91 % des actifs alignés sur la base du chiffre d’affaires sont détenus sur le bilan des entités du Groupe et non en UC. Il convient de noter que les valeurs alignées au titre « d’autres contreparties et actifs » correspondent aux green bonds. Les green bonds font l’objet d’une analyse spécifique de l’activité financée (« Use Of Proceeds ») pour déterminer leur alignement et se voient reconnaître un pourcentage d’alignement sur la base des revenus et des dépenses d’investissement. Ainsi 26 % de l’alignement des dépenses d’investissement proviennent des green bonds et 21 % des revenus.
Voici les informations complémentaires du dénominateur :
| Indicateur chiffré 2024 | Indicateur chiffré 2023 |
|---|---|---|
Pourcentage de dérivés par rapport au total des actifs couverts par l’ICP : | 0 % | 0 % |
Valeur, en montants monétaires, des dérivés : | (195 859 141) | (213 943 117) |
Part des expositions sur des entreprises financières et non financières non soumises aux articles 19bis et 29bis de la directive 2013/34/UE, par rapport au total des actifs couverts par l’ICP : |
|
|
Pour les entreprises non-financières | 5 % | 5 % |
Pour les entreprises financières | 5 % | 4 % |
Valeur des expositions sur des entreprises financières et non financières non soumises aux articles 19bis et 29bis de la directive 2013/34/UE : |
|
|
Pour les entreprises non-financières | 2 826 965 831 | 2 963 905 249 |
Pour les entreprises financières | 2 829 481 153 | 2 136 092 205 |
Part des expositions sur des entreprises financières et non financières de pays tiers non soumises aux articles 19bis et 29bis de la directive 2013/34/UE, par rapport au total des actifs couverts par l’ICP : |
|
|
Pour les entreprises non-financières | 16 % | 1 7 % |
Pour les entreprises financières | 11 % | 10 % |
Valeur des expositions sur des entreprises financières et non financières de pays tiers non soumises aux articles 19bis et 29bis de la directive 2013/34/UE : |
|
|
Pour les entreprises non-financières | 9 268 569 895 | 9 261 685 769 |
Pour les entreprises financières | 6 515 994 895 | 5 640 973 944 |
Part des expositions sur des entreprises financières et non financières soumises aux articles 19bis et 29bis de la directive 2013/34/UE par rapport au total des actifs couverts par l’ICP : |
|
|
Pour les entreprises non-financières | 16 % | 19 % |
Pour les entreprises financières | 21 % | 18 % |
Valeur des expositions sur des entreprises financières et non financières soumises aux articles 19bis et 29bis de la directive 2013/34/UE : |
|
|
Pour les entreprises non-financières | 9 581 549 927 | 11 082 745 400 |
Pour les entreprises financières | 12 255 177 720 | 10 379 471 940 |
Part des expositions sur d’autres contreparties et actifs, par rapport au total des actifs couverts par l’ICP : | 26 % | 28 % |
Valeur des expositions sur d’autres contreparties et actifs : | 15 077 219 299 | 16 405 513 960 |
Part des investissements de l’entreprise d’assurance ou de réassurance, autres que ceux détenus dans le cadre de contrats d’assurance vie dans lesquels le risque d’investissement est supporté par le preneur, qui sont destinés à financer ou sont associés à des activités économiques alignées sur la taxonomie : | 74 % | 77 % |
Valeur des investissements de l’entreprise d’assurance ou de réassurance, autres que ceux détenus dans le cadre de contrats d’assurance vie dans lesquels le risque d’investissement est supporté par le preneur, qui sont destinés à financer ou sont associés à des activités économiques alignées sur la taxonomie : | 43 024 590 099 | 44 893 078 277 |
Valeur de tous les investissements qui financent des activités économiques non éligibles à la taxonomie par rapport à la valeur totale des actifs couverts par l’ICP : | 71 % | 78 % |
Valeur de tous les investissements qui financent des activités économiques non éligibles à la taxonomie : | 41 554 619 710 | 44 988 559 527 |
Valeur de tous les investissements qui financent des activités économiques éligibles à la taxonomie, mais non alignées sur la taxonomie, par rapport à la valeur totale des actifs couverts par l’ICP : | 23 % | 20 % |
Valeur de tous les investissements qui financent des activités économiques éligibles à la taxonomie, mais non alignées sur la taxonomie : | 13 354 769 796 | 11 865 606 730 |
Activités liées à l’énergie nucléaire | |
|---|---|
L’entreprise exerce, finance ou est exposée à des activités de recherche, de développement, de démonstration et de déploiement d’installations innovantes de production d’électricité à partir de processus nucléaires avec un minimum de déchets issus du cycle du combustible. | OUI |
L’entreprise exerce, finance ou est exposée à des activités de construction et d’exploitation sûre de nouvelles installations nucléaires de production d’électricité ou de chaleur industrielle, notamment à des fins de chauffage urbain ou aux fins de procédés industriels tels que la production d’hydrogène, y compris leurs mises à niveau de sûreté, utilisant les meilleures technologies disponibles. | OUI |
L’entreprise exerce, finance ou est exposée à des activités d’exploitation sûre d’installations nucléaires existantes de production d’électricité ou de chaleur industrielle, notamment à des fins de chauffage urbain ou aux fins de procédés industriels tels que la production d’hydrogène, à partir d’énergie nucléaire, y compris leurs mises à niveau de sûreté. | OUI |
Activités liées au gaz fossile | |
|---|---|
L’entreprise exerce, finance ou est exposée à des activités de construction ou d’exploitation d’installations de production d’électricité à partir de combustibles fossiles gazeux. | OUI |
L’entreprise exerce, finance ou est exposée à des activités de construction, de remise en état et d’exploitation d’installations de production combinée de chaleur/froid et d’électricité à partir de combustibles fossiles gazeux. | OUI |
L’entreprise exerce, finance ou est exposée à des activités de construction, de remise en état ou d’exploitation d’installations de production de chaleur qui produisent de la chaleur/du froid à partir de combustibles fossiles gazeux. | OUI |
| REVENUS 2024 | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|
Montant et proportion (les informations doivent être présentées en montant monétaire et en pourcentage) | ||||||
CCM + CCA | Atténuation du changement climatique (CCM) | Adaptation au changement climatique (CCA) | ||||
Montant | % | Montant | % | Montant | % | |
Activités économiques |
|
|
|
|
|
|
Montant et proportion de l’activité économique alignée sur la taxonomie visée à la section 4.26 des annexes I et II du règlement délégué (UE) 2021/2139 au dénominateur de l’ICP applicable | 65 859 | 0,0 % | 65 859 | 0,0 % | 0 | 0,0 % |
Montant et proportion de l’activité économique alignée sur la taxonomie visée à la section 4.27 des annexes I et II du règlement délégué (UE) 2021/2139 au dénominateur de l’ICP applicable | 160 540 | 0,0 % | 160 540 | 0,0 % | 0 | 0,0 % |
Montant et proportion de l’activité économique alignée sur la taxonomie visée à la section 4.28 des annexes I et II du règlement délégué (UE) 2021/2139 au dénominateur de l’ICP applicable | 5 112 422 | 0,0 % | 5 112 422 | 0,0 % | 0 | 0,0 % |
Montant et proportion de l’activité économique alignée sur la taxonomie visée à la section 4.29 des annexes I et II du règlement délégué (UE) 2021/2139 au dénominateur de l’ICP applicable | 479 | 0,0 % | 479 | 0,0 % | 0 | 0,0 % |
Montant et proportion de l’activité économique alignée sur la taxonomie visée à la section 4.30 des annexes I et II du règlement délégué (UE) 2021/2139 au dénominateur de l’ICP applicable | 788 784 | 0,0 % | 788 784 | 0,0 % | 0 | 0,0 % |
Montant et proportion de l’activité économique alignée sur la taxonomie visée à la section 4.31 des annexes I et II du règlement délégué (UE) 2021/2139 au dénominateur de l’ICP applicable | 938 009 | 0,0 % | 938 009 | 0,0 % | 0 | 0,0 % |
Montant et proportion des autres activités économiques alignées sur la taxonomie non visées aux lignes 1 à 6 ci-dessus au dénominateur de l’ICP applicable | 2 354 811 483 | 4,0 % | 2 335 610 427 | 4,0 % | 19 201 055 | 0,0 % |
Total ICP applicable | 58 159 099 579 | 100,0 % | 58 159 099 579 | 100,0 % | 58 159 099 579 | 100,0 % |
| CAPEX 2024 | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|
Montant et proportion (les informations doivent être présentées en montant monétaire et en pourcentage) | ||||||
(CCM+CCA) | Atténuation du changement climatique (CCM) | Adaptation au changement climatique (CCA) | ||||
Montant | % | Montant | % | Montant | % | |
Activités économiques |
|
|
|
|
|
|
Montant et proportion de l’activité économique alignée sur la taxonomie visée à la section 4.26 des annexes I et II du règlement délégué (UE) 2021/2139 au dénominateur de l’ICP applicable | 57 675 | 0,0 % | 57 675 | 0,0 % | 0 | 0,0 % |
Montant et proportion de l’activité économique alignée sur la taxonomie visée à la section 4.27 des annexes I et II du règlement délégué (UE) 2021/2139 au dénominateur de l’ICP applicable | 10 863 029 | 0,0 % | 10 863 029 | 0,0 % | 0 | 0,0 % |
Montant et proportion de l’activité économique alignée sur la taxonomie visée à la section 4.28 des annexes I et II du règlement délégué (UE) 2021/2139 au dénominateur de l’ICP applicable | 2 231 335 | 0,0 % | 2 231 335 | 0,0 % | 0 | 0,0 % |
Montant et proportion de l’activité économique alignée sur la taxonomie visée à la section 4.29 des annexes I et II du règlement délégué (UE) 2021/2139 au dénominateur de l’ICP applicable | 961 698 | 0,0 % | 961 698 | 0,0 % | 0 | 0,0 % |
Montant et proportion de l’activité économique alignée sur la taxonomie visée à la section 4.30 des annexes I et II du règlement délégué (UE) 2021/2139 au dénominateur de l’ICP applicable | 5 037 529 | 0,0 % | 5 037 529 | 0,0 % | 0 | 0,0 % |
Montant et proportion de l’activité économique alignée sur la taxonomie visée à la section 4.31 des annexes I et II du règlement délégué (UE) 2021/2139 au dénominateur de l’ICP applicable | 340 985 | 0,0 % | 340 985 | 0,0 % | 0 | 0,0 % |
Montant et proportion des autres activités économiques alignées sur la taxonomie non visées aux lignes 1 à 6 ci-dessus au dénominateur de l’ICP applicable | 2 948 744 894 | 5,1 % | 2 945 877 463 | 5,1 % | 2 867 431 | 0,0 % |
Total ICP applicable | 58 159 099 579 | 100,0 % | 58 159 099 579 | 100,0 % | 58 159 099 579 | 100,0 % |
| REVENUS 2024 | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|
Montant et proportion (les informations doivent être présentées en montant monétaire et en pourcentage) | ||||||
CCM + CCA | Atténuation du changement climatique (CCM) | Adaptation au changement climatique (CCA) | ||||
Montant | % | Montant | % | Montant | % | |
Activités économiques |
|
|
|
|
|
|
Montant et proportion de l’activité économique alignée sur la taxonomie visée à la section 4.26 des annexes I et II du règlement délégué (UE) 2021/2139 au numérateur de l’ICP applicable | 65 859 | 0,0 % | 65 859 | 0,0 % | 0 | 0,0 % |
Montant et proportion de l’activité économique alignée sur la taxonomie visée à la section 4.27 des annexes I et II du règlement délégué (UE) 2021/2139 au numérateur de l’ICP applicable | 160 540 | 0,0 % | 160 540 | 0,0 % | 0 | 0,0 % |
Montant et proportion de l’activité économique alignée sur la taxonomie visée à la section 4.28 des annexes I et II du règlement délégué (UE) 2021/2139 au numérateur de l’ICP applicable | 5 112 422 | 0,2 % | 5 112 422 | 0,2 % | 0 | 0,0 % |
Montant et proportion de l’activité économique alignée sur la taxonomie visée à la section 4.29 des annexes I et II du règlement délégué (UE) 2021/2139 au numérateur de l’ICP applicable | 479 | 0,0 % | 479 | 0,0 % | 0 | 0,0 % |
Montant et proportion de l’activité économique alignée sur la taxonomie visée à la section 4.30 des annexes I et II du règlement délégué (UE) 2021/2139 au numérateur de l’ICP applicable | 788 784 | 0,0 % | 788 784 | 0,0 % | 0 | 0,0 % |
Montant et proportion de l’activité économique alignée sur la taxonomie visée à la section 4.31 des annexes I et II du règlement délégué (UE) 2021/2139 au numérateur de l’ICP applicable | 938 009 | 0,0 % | 938 009 | 0,0 % | 0 | 0,0 % |
Montant et proportion des autres activités économiques alignées sur la taxonomie non visées aux lignes 1 à 6 ci-dessus au numérateur de l’ICP applicable | 2 354 692 206 | 99,7 % | 2 335 491 151 | 99,7 % | 19 201 055 | 100,0 % |
Montant total et proportion totale des activités économiques alignées sur la taxonomie au numérateur de l’ICP applicable | 2 361 758 299 | 100,0 % | 2 342 557 244 | 100,0 % | 19 201 055 | 100,0 % |
| CAPEX 2024 | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|
Montant et proportion (les informations doivent être présentées en montant monétaire et en pourcentage) | ||||||
CCM + CCA | Atténuation du changement climatique (CCM) | Adaptation au changement climatique (CCA) | ||||
Montant | % | Montant | % | Montant | % | |
Activités économiques |
|
|
|
|
|
|
Montant et proportion de l’activité économique alignée sur la taxonomie visée à la section 4.26 des annexes I et II du règlement délégué (UE) 2021/2139 au numérateur de l’ICP applicable | 57 675 | 0,0 % | 57 675 | 0,0 % | 0 | 0,0 % |
Montant et proportion de l’activité économique alignée sur la taxonomie visée à la section 4.27 des annexes I et II du règlement délégué (UE) 2021/2139 au numérateur de l’ICP applicable | 10 863 029 | 0,4 % | 10 863 029 | 0,4 % | 0 | 0,0 % |
Montant et proportion de l’activité économique alignée sur la taxonomie visée à la section 4.28 des annexes I et II du règlement délégué (UE) 2021/2139 au numérateur de l’ICP applicable | 2 231 335 | 0,1 % | 2 231 335 | 0,1 % | 0 | 0,0 % |
Montant et proportion de l’activité économique alignée sur la taxonomie visée à la section 4.29 des annexes I et II du règlement délégué (UE) 2021/2139 au numérateur de l’ICP applicable | 961 698 | 0,0 % | 961 698 | 0,0 % | 0 | 0,0 % |
Montant et proportion de l’activité économique alignée sur la taxonomie visée à la section 4.30 des annexes I et II du règlement délégué (UE) 2021/2139 au numérateur de l’ICP applicable | 5 037 529 | 0,2 % | 5 037 529 | 0,2 % | 0 | 0,0 % |
Montant et proportion de l’activité économique alignée sur la taxonomie visée à la section 4.31 des annexes I et II du règlement délégué (UE) 2021/2139 au numérateur de l’ICP applicable | 340 985 | 0,0 % | 340 985 | 0,0 % | 0 | 0,0 % |
Montant et proportion des autres activités économiques alignées sur la taxonomie non visées aux lignes 1 à 6 ci-dessus au numérateur de l’ICP applicable | 2 936 250 662 | 99,3 % | 2 933 376 426 | 99,3 % | 2 874 236 | 100,0 % |
Montant total et proportion totale des activités économiques alignées sur la taxonomie au numérateur de l’ICP applicable | 2 955 742 913 | 100,0 % | 2 952 868 678 | 100,0 % | 2 874 236 | 100,0 % |
| REVENUS 2024 | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|
Montant et proportion (les informations doivent être présentées en montant monétaire et en pourcentage) | ||||||
CCM + CCA | Atténuation du changement climatique (CCM) | Adaptation au changement climatique (CCA) | ||||
Montant | % | Montant | % | Montant | % | |
Activités économiques |
|
|
|
|
|
|
Montant et proportion de l’activité économique éligible à la taxonomie, mais non alignée sur celle-ci, visée à la section 4.26 des annexes I et II du règlement délégué (UE) 2021/2139 au dénominateur de l’ICP applicable | 15 434 | 0,0 % | 15 434 | 0,0 % | 0 | 0,0 % |
Montant et proportion de l’activité économique éligible à la taxonomie, mais non alignée sur celle-ci, visée à la section 4.27 des annexes I et II du règlement délégué (UE) 2021/2139 au dénominateur de l’ICP applicable | 293 793 | 0,0 % | 293 793 | 0,0 % | 0 | 0,0 % |
Montant et proportion de l’activité économique éligible à la taxonomie, mais non alignée sur celle-ci, visée à la section 4.28 des annexes I et II du règlement délégué (UE) 2021/2139 au dénominateur de l’ICP applicable | 2 513 517 | 0,0 % | 2 513 517 | 0,0 % | 0 | 0,0 % |
Montant et proportion de l’activité économique éligible à la taxonomie, mais non alignée sur celle-ci, visée à la section 4.29 des annexes I et II du règlement délégué (UE) 2021/2139 au dénominateur de l’ICP applicable | 44 802 261 | 0,3 % | 44 802 261 | 0,3 % | 0 | 0,0 % |
Montant et proportion de l’activité économique éligible à la taxonomie, mais non alignée sur celle-ci, visée à la section 4.30 des annexes I et II du règlement délégué (UE) 2021/2139 au dénominateur de l’ICP applicable | 0 | 0,0 % | 0 | 0,0 % | 0 | 0,0 % |
Montant et proportion de l’activité économique éligible à la taxonomie, mais non alignée sur celle-ci, visée à la section 4.31 des annexes I et II du règlement délégué (UE) 2021/2139 au dénominateur de l’ICP applicable | 527 380 | 0,0 % | 527 380 | 0,0 % | 0 | 0,0 % |
Montant et proportion des autres activités économiques éligibles à la taxonomie, mais non alignées sur celle-ci, non visées aux lignes 1 à 6 ci-dessus au dénominateur de l’ICP applicable | 13 306 617 412 | 99,6 % | 13 306 617 412 | 99,6 % | 0 | 0,0 % |
Montant total et proportion totale des activités économiques éligibles à la taxonomie, mais non alignées sur celle-ci, au dénominateur de l’ICP applicable | 13 354 769 796 | 100,0 % | 13 354 769 796 | 100,0 % | 0 | 0,0 % |
| CAPEX 2024 | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|
Montant et proportion (les informations doivent être présentées en montant monétaire et en pourcentage) | ||||||
CCM + CCA | Atténuation du changement climatique (CCM) | Adaptation au changement climatique (CCA) | ||||
Montant | % | Montant | % | Montant | % | |
Activités économiques |
|
|
|
|
|
|
Montant et proportion de l’activité économique éligible à la taxonomie, mais non alignée sur celle-ci, visée à la section 4.26 des annexes I et II du règlement délégué (UE) 2021/2139 au dénominateur de l’ICP applicable | 4 425 | 0,0 % | 4 425 | 0,0 % | 0 | 0,0 % |
Montant et proportion de l’activité économique éligible à la taxonomie, mais non alignée sur celle-ci, visée à la section 4.27 des annexes I et II du règlement délégué (UE) 2021/2139 au dénominateur de l’ICP applicable | 167 649 | 0,0 % | 167 649 | 0,0 % | 0 | 0,0 % |
Montant et proportion de l’activité économique éligible à la taxonomie, mais non alignée sur celle-ci, visée à la section 4.28 des annexes I et II du règlement délégué (UE) 2021/2139 au dénominateur de l’ICP applicable | 1 573 152 | 0,0 % | 1 573 152 | 0,0 % | 0 | 0,0 % |
Montant et proportion de l’activité économique éligible à la taxonomie, mais non alignée sur celle-ci, visée à la section 4.29 des annexes I et II du règlement délégué (UE) 2021/2139 au dénominateur de l’ICP applicable | 24 981 641 | 0,2 % | 24 981 641 | 0,2 % | 0 | 0,0 % |
Montant et proportion de l’activité économique éligible à la taxonomie, mais non alignée sur celle-ci, visée à la section 4.30 des annexes I et II du règlement délégué (UE) 2021/2139 au dénominateur de l’ICP applicable | 2 877 500 | 0,0 % | 2 877 500 | 0,0 % | 0 | 0,0 % |
Montant et proportion de l’activité économique éligible à la taxonomie, mais non alignée sur celle-ci, visée à la section 4.31 des annexes I et II du règlement délégué (UE) 2021/2139 au dénominateur de l’ICP applicable | 254 178 | 0,0 % | 254 178 | 0,0 % | 0 | 0,0 % |
Montant et proportion des autres activités économiques éligibles à la taxonomie, mais non alignées sur celle-ci, non visées aux lignes 1 à 6 ci-dessus au dénominateur de l’ICP applicable | 13 590 126 103 | 99,8 % | 13 590 126 103 | 99,8 % | 0 | 0,0 % |
Montant total et proportion totale des activités économiques éligibles à la taxonomie, mais non alignées sur celle-ci, au dénominateur de l’ICP applicable | 13 619 984 649 | 100,0 % | 13 619 984 649 | 100,0 % | 0 | 0,0 % |
| REVENUS 2024 | |
|---|---|---|
Montant | Pourcentage | |
Activités économiques |
|
|
Montant et proportion de l’activité économique visée à la ligne 1 du modèle 1 qui n’est pas éligible à la taxonomie, conformément à la section 4.26 des annexes I et II du règlement délégué (UE) 2021/2139, au dénominateur de l’ICP applicable | 219 760 326 | 0,5 % |
Montant et proportion de l’activité économique visée à la ligne 2 du modèle 1 qui n’est pas éligible à la taxonomie, conformément à la section 4.27 des annexes I et II du règlement délégué (UE) 2021/2139, au dénominateur de l’ICP applicable | 476 906 479 | 1,1 % |
Montant et proportion de l’activité économique visée à la ligne 3 du modèle 1 qui n’est pas éligible à la taxonomie, conformément à la section 4.28 des annexes I et II du règlement délégué (UE) 2021/2139, au dénominateur de l’ICP applicable | 767 211 530 | 1,8 % |
Montant et proportion de l’activité économique visée à la ligne 4 du modèle 1 qui n’est pas éligible à la taxonomie, conformément à la section 4.29 des annexes I et II du règlement délégué (UE) 2021/2139, au dénominateur de l’ICP applicable | 1 415 257 567 | 3,4 % |
Montant et proportion de l’activité économique visée à la ligne 5 du modèle 1 qui n’est pas éligible à la taxonomie, conformément à la section 4.30 des annexes I et II du règlement délégué (UE) 2021/2139, au dénominateur de l’ICP applicable | 502 263 342 | 1,2 % |
Montant et proportion de l’activité économique visée à la ligne 6 du modèle 1 qui n’est pas éligible à la taxonomie, conformément à la section 4.31 des annexes I et II du règlement délégué (UE) 2021/2139, au dénominateur de l’ICP applicable | 550 947 485 | 1,3 % |
Montant et proportion des autres activités économiques non éligibles à la taxonomie et non visées aux lignes 1 à 6 ci-dessus au dénominateur de l’ICP applicable | 37 662 272 982 | 90,5 % |
Montant total et proportion totale des activités économiques non éligibles à la taxonomie au dénominateur de l’ICP applicable | 41 554 619 710 | 100,0 % |
| CAPEX 2024 | |
|---|---|---|
Montant | Pourcentage | |
Activités économiques |
|
|
Montant et proportion de l’activité économique visée à la ligne 1 du modèle 1 qui n’est pas éligible à la taxonomie, conformément à la section 4.26 des annexes I et II du règlement délégué (UE) 2021/2139, au dénominateur de l’ICP applicable | 267 453 632 | 0,6 % |
Montant et proportion de l’activité économique visée à la ligne 2 du modèle 1 qui n’est pas éligible à la taxonomie, conformément à la section 4.27 des annexes I et II du règlement délégué (UE) 2021/2139, au dénominateur de l’ICP applicable | 455 949 391 | 1,1 % |
Montant et proportion de l’activité économique visée à la ligne 3 du modèle 1 qui n’est pas éligible à la taxonomie, conformément à la section 4.28 des annexes I et II du règlement délégué (UE) 2021/2139, au dénominateur de l’ICP applicable | 1 023 962 887 | 2,5 % |
Montant et proportion de l’activité économique visée à la ligne 4 du modèle 1 qui n’est pas éligible à la taxonomie, conformément à la section 4.29 des annexes I et II du règlement délégué (UE) 2021/2139, au dénominateur de l’ICP applicable | 1 244 079 203 | 3,0 % |
Montant et proportion de l’activité économique visée à la ligne 5 du modèle 1 qui n’est pas éligible à la taxonomie, conformément à la section 4.30 des annexes I et II du règlement délégué (UE) 2021/2139, au dénominateur de l’ICP applicable | 1 068 343 228 | 2,6 % |
Montant et proportion de l’activité économique visée à la ligne 6 du modèle 1 qui n’est pas éligible à la taxonomie, conformément à la section 4.31 des annexes I et II du règlement délégué (UE) 2021/2139, au dénominateur de l’ICP applicable | 546 283 527 | 1,3 % |
Montant et proportion des autres activités économiques non éligibles à la taxonomie et non visées aux lignes 1 à 6 ci-dessus au dénominateur de l’ICP applicable | 36 948 547 841 | 88,9 % |
Montant total et proportion totale des activités économiques non éligibles à la taxonomie au dénominateur de l’ICP applicable | 41 554 619 710 | 100,0 % |
L’« acte délégué climat » détermine les activités éligibles aux objectifs d’atténuation et d’adaptation au changement climatique. L’assurance non‑vie figure parmi les activités éligibles au titre de l’objectif d’adaptation climatique. D’après l’« acte délégué climat », sont éligibles à la taxonomie les lignes d’activités définies à l’annexe I de la directive Solvabilité 2 (soit les 8 lignes d’activités suivantes), du moment qu’elles sont liées à la couverture d’un aléa climatique. Comme précisé par le Q&A de la Commission publié en décembre 2021, une ligne d’activité doit contenir des produits avec des termes liés au traitement d’aléas climatiques pour être considérée comme éligible. Les 8 lignes d’activités suivantes sont potentiellement éligibles :
À la suite d’une première analyse menée conjointement avec la fédération professionnelle des assureurs (France Assureurs), il apparaît que seules les trois lignes d’activités suivantes intègrent la couverture explicite d’un aléa climatique :
En effet, ces lignes de produits intègrent explicitement une garantie climatique. Les recommandations issues de la notice de la Commission Européenne du 21 décembre 2023, publiée au journal officiel européen de novembre 2024, sont venues préciser que seule la portion de la prime couvrant un aléa climatique devait être retenue au numérateur du ratio réglementaire. Cette position avait déjà été adoptée par Groupama lors de la publication 2024 sur les données 2023.
L’« acte délégué climat » établit les critères que doivent respecter les assureurs non‑vie afin d’être alignés à la taxonomie. La conformité à ces critères dits « techniques » (et donc l’alignement des produits d’assurance) s’applique à compter de l’année 2024 (exercice 2023).
Afin de prouver la contribution à l’objectif d’adaptation au changement climatique et donc être alignés à la taxonomie, les produits d’assurances non-vie doivent remplir de manière cumulative les cinq critères techniques suivants. Chaque critère doit être rempli dans son intégralité, autrement dit, l’ensemble des sous-critères (sauf dans le cas de sous-critères alternatifs) doivent être satisfaits pour pouvoir considérer un critère rempli.
Critère n° 1 : Leadership en matière de modélisation et de tarification des risques climatiques ;
Critère n° 2 : Conception du produit intégrant la prise en compte de mesure de prévention ;
Critère n° 3 : Solutions de couverture d’assurance innovantes ;
Critère n° 4 : Partage des données auprès des autorités publiques à des fins de recherche ;
Critère n° 5 : Haut niveau de service en situation post-catastrophe.
Par ailleurs, afin d’être considérée comme alignée à la taxonomie, une activité ne doit pas causer de préjudice à aucun autre objectif (autre donc que l’adaptation au changement climatique), c’est ce qu’on appelle le critère DNSH (Do No Significant Harm).
Les montants et ratio sont présentés dans le tableau ci-dessous, conformément à l’annexe X du règlement délégué UE 2021/2178 de la Commission. Ils ont été établis sur la base des données comptables au 31 décembre 2024. Les activités de souscription en assurance et réassurance non-vie alignées sur la taxonomie (durables sur le plan environnemental) correspondent à la part du chiffre d’affaires non-vie de Groupama répondant aux cinq critères techniques énoncés dans le paragraphe précédent. Les activités de souscription d’assurance et de réassurance non-vie éligibles à la taxonomie mais non durables sur le plan environnemental correspondent à la part des primes éligibles mais ne remplissant pas ces cinq critères de manière cumulative. Enfin, les activités de souscription d’assurance et de réassurance non-vie non éligibles à la taxonomie correspondent aux activités non éligibles.
Activités économiques | Contribution substantielle à l’adaptation au changement climatique | DNSH (absence de préjudice important) |
| |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Montant absolu des primes 2024 | Proportion des primes 2024 | Proportion des primes 2023 | Atténuation du changement | Ressources aquatiques et | Economie circulaire | Pollution | Biodiversité et écosystème | Garanties minimales | ||
M€ | % | % |
|
|
|
|
|
| ||
A. 1. | Activités de souscription en assurance et réassurance non-vie alignées sur la taxonomie (durables sur le plan environnemental) | 579,6 | 4,10 % | 2,74 % | OUI | N/A | N/A | N/A | N/A | OUI |
A. 1.1 | Dont réassurées | (2,1) | - 0,01 % | - 2,41 % | OUI | N/A | N/A | N/A | N/A | OUI |
A.2 | Activités de souscription d’assurance et de réassurance non-vie éligibles à la taxonomie mais non durables sur le plan environnemental | 677,3 | 4,79 % | 5,31 % |
|
|
|
|
|
|
B. | Activités de souscription d’assurance et de réassurance non-vie non éligibles à la taxonomie | 12 873,4 | 91,11 % | 91,95 % |
|
|
|
|
|
|
| Total | 14 130,3 | 100 % | 100 % |
|
|
|
|
|
|
| Éligibilité |
| 8,89 % | 8,05 % |
|
|
| |||
Le taux d’alignement du chiffre d’affaires non-vie à la taxonomie européenne est de 4,10 % au 31 décembre 2024 à rapporter à un volume de prime éligible de l’ordre de 8,89 %.
L’analyse d’alignement à la taxonomie s’est appuyée sur les cinq critères connus. À ce stade, l’offre d’assurances récoltes, composée par une multirisque climatique, est considérée comme alignée, remplissant chacun des critères. Depuis 2024 ; il en est de même des garanties « catastrophes naturelles » incluses dans les produits éligibles à la taxonomie pour les caisses régionales (hors péril inondation collectivités).
Des travaux sont en cours au sein du Groupe pour réaliser le maximum de notre potentiel sur l’enjeu d’adaptation au changement climatique et d’avoir un montant de primes alignées proche du montant de primes éligibles d’ici 2030.
Certains des indicateurs de mesure de notre performance concernant la taxonomie ne sont pas listés parmi les indicateurs réglementaires. Il s’agit de métriques permettant d’évaluer le déploiement de notre stratégie et de nos plans d’actions, particulièrement sur l’axe 2 de la stratégie Durabilité : « Des solutions répondant à l’évolution de l’environnement et des modes de vie »
Dimension | Enjeux | IRO matériels | Indicateurs (libellé + unité de valeur) | Entités concernées | 2024 |
|---|---|---|---|---|---|
Axe 2 – TRANSITIONS : Des solutions répondant | Transitions environnementales : Adaptation au changement | R7 – Risque d’inadaptation à la transition face au changement de comportement des clients et usagers rapide en réaction aux conséquences du changement climatique | Réalisation de notre potentiel de contribution à l’adaptation des clients au changement climatique | Groupe | 46 % |
|
|
| (%=Primes non-vie alignées à la taxonomie/primes éligibles à la taxonomie) |
|
|
Le groupe Groupama ne dispose pas encore, à l’issue de l’exercice 2024, d’un plan de transition climatique mais s’est mis en ordre de marche pour publier certaines informations relatives à notre démarche de transition climatique. Les travaux d’élaboration de ce plan, qui sera approfondi en 2025, sont engagés et Groupama rendra compte de la maturité de son plan de transition en début d’année 2026 (rapport de durabilité de l’exercice 2025).
Le Groupe est néanmoins d’ores et déjà pleinement engagé dans une démarche de transition écologique et de décarbonation. Ainsi nous présentons dans la suite du présent document la démarche instruite à savoir :
Comme indiqué en début de paragraphe, l’ambition du Groupe est de construire une approche solide pour étendre le périmètre dans la mesure du possible et publier un plan de transition climat en ligne avec les exigences réglementaires. Ces travaux vont se poursuivre en 2025 :
L’approche des sujets liés à la transition écologique et à la décarbonation dans nos métiers est instruite par les directions durabilité, assurance non-vie et Investissements pour la part leur revenant et coordonnée par la direction de la durabilité. Le contenu – stratégie, politique et plan d’actions associé – est soumis et validé dans les instances du Groupe, notamment le CED (comité éthique et durabilité) qui instruit les dossiers pour le CEG (comité exécutif du Groupe), et le CSD (comité stratégie et durabilité) qui est rattaché au conseil d’administration du Groupe (conseil de Groupama Assurances Mutuelles, GMA). Les deux instances ont été adaptées pour traiter de manière spécifique les sujets liés à la durabilité.
Les comités opérationnels des filières métiers – finance, développement, indemnisation, etc. – préparent les travaux du CEG et sont saisis des sujets de durabilité dont les aspects liés au Climat.
La prise en compte des considérations liées au climat dans la rémunération des administrateurs et dirigeants est présentée dans la partie ESRS2 du Rapport de Durabilité.
De même, la description du processus d’identification des enjeux de durabilité – impacts, risques et opportunités – dans le cadre des opérations propres et de la chaîne de valeur de l’entreprise et liés au climat est présentée dans la partie ESRS2.
Dans le cadre de la nouvelle stratégie « Ambition 2030 », le groupe Groupama a affirmé la durabilité comme un enjeu transverse au cœur de ses métiers, qui se décline par une gestion renforcée des expositions climatiques, l’adaptation des offres et services contribuant à la transition de ses clients et a identifié la décarbonation de ses activités comme l’un des objectifs principaux.
Ces points sont explicitement inscrits dans les piliers Fondamentaux métiers et Opérations ainsi que les axes transverses (Durabilité-Prévention) de la stratégie du Groupe.
Le modèle d’affaires du groupe Groupama est présenté dans la partie 4.2.1.3. du rapport de durabilité. Le Groupe a bâti une stratégie dédiée à la Durabilité qui est calée sur ce modèle et notre raison d’être « nous sommes là pour permettre au plus grand nombre de construire leur vie en confiance ». Cette mission de notre Groupe capte intrinsèquement l’accompagnement de nos sociétaires et clients dans les défis de la transition climatique, à savoir donner des solutions de protection afin de leur permettre de s’adapter – dans une optique de résilience ou de soutien à leurs actions d’atténuation –, ainsi que la gestion économique de ces risques pour préserver notre modèle et être ainsi toujours là , dans la durée, pour nos parties prenantes.
Les risques physiques et de transition, là où les enjeux sont les plus forts, à savoir sur nos actifs financiers et notre portefeuille de contrats d’assurance, font l’objet de travaux approfondis, comme évoqué dans les paragraphes ci-après.
Notre méthode d’analyse de double matérialité est explicitée dans la partie 4.2.1.4. du rapport de durabilité. De cette analyse, s’agissant des enjeux sur le Climat, sont ressortis les impacts, risques et opportunités (IRO) qui suivent.
Au titre de l’atténuation : un impact négatif, deux impacts positifs et un risque,
Au titre de l’adaptation : Cinq risques et une opportunité,
Acteur financier engagé dans l’accompagnement des grands défis de transition, l’enjeu de la préservation de l’environnement et de la lutte contre le changement climatique est en effet majeur ; entreprise du tertiaire, les risques et impacts du Groupe dans ce domaine se situent le plus significativement non pas dans ses implantations ou déplacements mais dans le domaine de ses investissements (d’où la matérialité particulièrement significative de la politique d’investissement durable) et de ses offres d’assurances.
En 2022, une charte d’investissement durable a été formalisée et adoptée par l’ensemble des entités du Groupe. Le déploiement de cette charte s’inscrit dans la stratégie durabilité, définie par le Groupe fin 2021, qui prévoyait notamment de mettre en place une politique d’épargne et de placements durables claire, publique et commune à l’ensemble du Groupe. La charte d’investissement du Groupe est axée sur la gestion des enjeux climatiques et repose sur quatre leviers actionnés différemment selon les classes d’actifs ou les spécificités de chacune des entités :
La charte d’investissement durable cible toutes les classes d’actifs et s’applique à l’ensemble des entités composant le Groupe : filiales France, caisses régionales mais également filiales internationales. Ci-dessous un tableau synthétisant l’application des différents leviers en fonction de la délégation des actifs du Groupe à Groupama Asset Management, à Groupama Assurances Mutuelles ou à Groupama Immobilier. Pour l’ensemble des autres actifs, les entités du Groupe ont pris l’engagement de décliner la charte d’investissement durable de manière progressive. Les différents leviers utilisés par le Groupe et la manière dont ils sont actionnés sont décrits dans la suite du rapport.
Périmètre | Actifs en délégation de gestion à GMA | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Responsable de la mise en application | Groupama Asset Management | Groupama Assurances Mutuelles (DOFI) | Groupama Immobilier | ||||||
Classe d’actifs | Mandat actions et obligations cotées | OPC dédiés actions et obligations cotées | Investissements dans des fonds ouverts GAM | Infrastructure | Capital investissement | Dette privée | Immobilier | Fonds | |
Montant des actifs (en millions d’euros) | 30 933 | 8 513 | 1 529 | 928 | 679 | 3 320 | 269 | ||
Intégration des critères ESG dans les décisions d’investissement | X | X | X | X | X | X | X | X | |
Maîtrise de l’exposition | Politique énergies fossiles | X | X | Les politiques propres à GAM s’appliquent | X | X | X |
|
|
Autres exclusions sectorielles (tabac et armes controversées) | X | X | X |
|
|
|
|
| |
Grands risques ESG | X | X | Les politiques propres à GAM s’appliquent |
|
|
|
|
| |
Filtre capital naturel | X | X |
|
|
|
|
|
| |
Engagement auprès des entreprises | X | X | X |
|
|
|
|
| |
Investissements ayant des impacts positifs d’un point de vue ESG | X | X | X | X | X | X | X | X | |
Le conseil d’administration de GMA (17) est entouré de divers comités qui l’assistent dans l’exercice de ses fonctions, lui permettant d’intégrer les risques et les opportunités liés aux enjeux de durabilité, en particulier au climat, dans les processus de prise de décision et les activités opérationnelles.
Composé de 13 administrateurs, élus des caisses régionales et membres indépendants, et de 2 administrateurs représentant les salariés, le conseil d’administration de GMA est chargé d’approuver la stratégie d’investissement durable, définie dans le cadre de la stratégie d’investissement globale du Groupe.
Cette stratégie d’investissement durable est validée par le conseil d’administration après avis de son comité d’audit et des risques. Les conseils d’administration de chaque entité française et internationale approuvent également la déclinaison de cette stratégie d’investissement dans leur portefeuille.
Les diverses instances intervenant dans le processus de gestion des politiques de durabilité, dont celle sur les investissements, sont décrites dans la partie ESRS2 et en introduction de la rubrique sur les informations environnementales.
Depuis 2022, la DOFI (18) est notamment chargée de la définition, de la mise en œuvre effective et des évolutions de la charte d’investissement durable, commune à l’ensemble des filiales. Adoptée en 2022, la charte définit l’investissement durable, détermine la place de l’ESG dans les processus d’investissement et définit les stratégies climat.
La mise en œuvre opérationnelle de la stratégie d’investissement durable relève en grande partie des responsabilités de la DOFI. Cette dernière :
En complément de ces rôles clés assurés par la DOFI, Groupama dispose d’instances de gouvernance de suivi des risques : comité des risques Groupe, comités des risques par famille de risque.
Elles correspondent aux leviers présents dans le tableau plus haut.
En tant qu’investisseur institutionnel, le groupe Groupama a accentué sa politique d’investissement responsable et ses engagements en faveur de la transition énergétique en rejoignant l’Alliance Net-Zero Asset Owner.
L’Alliance Net-Zero Asset Owner est une initiative soutenue par les Nations unies qui rassemble des assureurs internationaux et des fonds de pension s’engageant sur la transition de leur portefeuille d’investissements vers la neutralité carbone d’ici 2050. Les membres souhaitent ainsi contribuer à limiter le réchauffement climatique de la planète à 1,5 °C au-dessus des températures préindustrielles, conformément à l’Accord de Paris.
De façon concomitante, le Groupe est devenu membre des PRI (Principes pour l’Investissement Responsable).
La prise en compte des intérêts des parties prenantes est décrite dans la partie S4 Clients et Utilisateurs finaux.
L’engagement de Groupama en matière d’investissement durable se traduit par une communication transparente vis-à -vis de ses clients et de ses parties prenantes concernant la politique d’investissement durable menée par le Groupe. Ainsi, l’ensemble des documents relatifs à la prise en compte des critères ESG dans la politique et la stratégie d’investissement durable est accessible via le site internet de Groupama depuis maintenant plusieurs années.
La charte d’investissement durable du Groupe, par l’intermédiaire de ses différents leviers, permet d’intégrer pleinement l’environnement, l’érosion de la biodiversité ainsi que les sujets sociaux et sociétaux. Elle reste toutefois très axée sur les problématiques environnementales et notamment la gestion des enjeux climatiques :
L’ensemble des investissements côtés des entités du Groupe bénéficie d’une méthodologie de notation et d’une analyse ESG pleinement intégrées dans les décisions d’investissement. Cette notation est partagée avec les différentes entités du Groupe afin d’orienter les décisions de gestion.
En ce qui concerne les investissements cotés dans des mandats ou des OPC dédiés, l’analyse ESG est réalisée par GAM (19) pour l’ensemble des entités du Groupe. Les analystes s’appuient sur des sources de données externes (Moody’s ESG et Iceberg Data Lab) pour construire une note quantitative allant de 0 à 100 en fonction des enjeux clés ESG déterminés lors d’une analyse sectorielle. La méthodologie intègre une très grande majorité des PAI (20) obligatoires directement ou via un indicateur équivalent. Les critères considérés sont pondérés en fonction de leur matérialité et de leur pertinence pour chaque secteur. L’approche adoptée pour l’analyse ESG des actions et obligations d’entreprise repose sur plusieurs piliers dont le pilier environnemental. Ce dernier regroupe plusieurs critères environnementaux analysant le positionnement et la capacité d’adaptation des entreprises face à la transition énergétique et écologique.
GAM a développé un cadre d’analyse spécifique pour les investissements en obligations souveraines. Appliquée depuis octobre 2022 à plus de cinquante pays aussi bien développés qu’émergents, la méthodologie d’analyse vise à capter les potentiels impacts des facteurs environnementaux, sociétaux et politiques dans le climat des affaires d’un pays.
Critères environnementaux Enjeux liés au changement climatique et à la biodiversité. Part d’énergie bas carbone dans la consommation énergétique. Consommation d’engrais. Épuisement des ressources naturelles. |
Un processus commun de due diligence ESG a été bâti et déployé dans l’ensemble du Groupe depuis le mois de juin 2022. Ce processus s’applique à chaque nouvel investissement envisagé dans un fonds ouvert coté (y compris ceux de GAM) ou dans un fonds d’actifs non cotés. Aussi, le processus repose sur un questionnaire ESG, distinct suivant les spécificités des sous-jacents financés : actifs côtés, actions en infrastructure, dette non cotée y compris dette immobilière, capital investissement ou financement d’immobilier en capital.
Quatre thématiques couvrant les enjeux climatiques sont communes à tous les questionnaires :
À ces thématiques communes, s’ajoute une partie dédiée aux enjeux d’engagement et de dialogue actionnarial dans le cas des fonds d’actifs cotés. La section dédiée aux outils et données de reporting s’intéresse à la capacité de la société de gestion à publier des informations relatives, par exemple, à une part verte, un rapport ESG Climat, l’existence d’une trajectoire d’alignement avec les objectifs de l’Accord de Paris ou encore la production des Principal Adverse Impacts (PAI), notamment environnementaux.
À travers ce questionnaire ESG, le Groupe s’assure également de l’existence de politiques d’exclusion cohérentes avec les engagements du Groupe dans les sociétés de gestion tierces investies (cf. « maîtrise de l’exposition aux risques de durabilité » ci-dessous).
Sur les enjeux climatiques, le levier relatif à la gestion des risques de durabilité est actionné par l’intermédiaire de plusieurs composantes couvrant tout ou partie des enjeux environnementaux majeurs :
La présente politique du Groupe, lancée en 2018, vise à sortir définitivement des entreprises impliquées dans la production d’électricité et de chaleur à partir de charbon. Les exclusions s’appliquent à l’ensemble de la chaîne de valeur du charbon thermique, y compris aux entreprises développant de nouveaux projets en la matière. Plus concrètement, elle prend la forme d’un désengagement progressif de toute entreprise dont :
Ce renforcement fait suite à la publication, le 14 mars 2023, par le comité scientifique et d’expertise (CSE) de l’Observatoire de la Finance Durable (OFD), d’un rapport sur les énergies fossiles, rappelant que l’ensemble des infrastructures liées au charbon devaient fermer à horizon 2030 dans l’UE/pays de l’OCDE et en 2040 dans le reste du monde et formulant 5 recommandations parmi lesquelles un renforcement du calendrier de sortie.
Groupama s’appuie sur les données d’Urgewald à travers sa liste Global Coal Exit List (GCEL) et les analyses de GAM pour identifier les entreprises concernées. L’analyse menée par GAM peut conduire à des conclusions divergentes de la stricte application des données Urgewald. Dans ce cas, une analyse détaillée de la stratégie de sortie du charbon de l’entreprise est réalisée, une action d’engagement est instaurée et la stratégie de l’entreprise est revue a minima annuellement.
Conscient de l’impact du secteur pétrolier et gazier sur le climat et en accord avec les préconisations des scénarios de l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE), le Groupe a mis en place dès 2022 une politique relative aux énergies fossiles non conventionnelles (ENFC) et l’a élargi en 2024 en intégrant le pétrole et le gaz. Le scénario Net Zéro Émissions (NZE) de l’AIE, qui est le plus ambitieux, implique l’arrêt immédiat des nouveaux projets pétroliers et gaziers ainsi que la réduction progressive de la production pétrolière et gazière.
Dans ces conditions, la présente politique vise à ne plus financer (en direct ou à travers ses fonds dédiés), les entreprises concourant au développement de nouveaux projets pétroliers et gaziers conventionnels et non conventionnels, à l’exception des besoins de financement spécifiquement fléchés vers des projets allant dans le sens de la transition. Pour cela, le Groupe s’appuie sur les données d’Urgewald à travers sa liste Global Oil and Gas Exit List (GOGEL) et les analyses de GAM pour identifier les entreprises concernées. L’analyse menée par GAM peut conduire à des conclusions divergentes de la stricte application des données Urgewald. Dans ce cas, une analyse détaillée de la stratégie de sortie du pétrole ou du gaz non conventionnel de l’entreprise est réalisée, une action d’engagement est instaurée et la stratégie de l’entreprise est revue a minima annuellement.
Tous les investissements effectués en direct ou logés dans des OPC dédiés ou des fonds ouverts article 8 ou 9 SFDR gérés par GAM, bénéficient d’un suivi élargi des controverses ESG grâce à la liste des Grands Risques ESG. Cette dernière est établie et mise à jour par GAM. Elle intègre les sociétés pour lesquelles les risques ESG peuvent remettre en cause leur viabilité économique et financière, avoir un impact significatif sur leur valorisation et donc engendrer une perte de valeur boursière importante ou un abaissement significatif de la notation des agences.
À chaque nouvelle entrée dans la liste des Grands Risques ESG sont déterminés des « signaux déclencheurs de sortie », qui sont systématiquement revus tous les six mois et peuvent donner lieu à des opérations de gestion.
Plus précisément, la liste des Grands Risques ESG classe les entreprises en deux sous-ensembles suivant qu’il s’agit d’une entreprise controversée (niveau élevé de controverses selon notre fournisseur de données et validé par la recherche GAM) ou d’une gouvernance défaillante (Entreprises notées sur le pilier G avec plus de 50 % de critères négatifs selon la recherche GAM).
Afin d’accompagner la mise en place de la stratégie climat de Groupama, GAM a développé et renforcé depuis 2017 une méthodologie d’analyse des risques et opportunités liés au capital naturel. Elle s’applique aux entreprises qui appartiennent aux 8 secteurs (21) les plus exposés aux enjeux environnementaux dès lors que l’investissement (au niveau du Groupe) dans une entreprise est supérieur à 25 millions d’euros à travers les mandats et OPC dédiés gérés chez GAM.
Cette analyse s’appuie sur la mobilisation de trois indicateurs complémentaires :
Une note globale est attribuée à chaque entreprise couverte par l’analyse. Cette note aboutit à un classement en trois catégories. Cette classification des catégories « Capital naturel » permet d’identifier les émetteurs dont les modèles économiques sont les plus exposés aux risques environnementaux. À chacune de ces trois catégories est attachée une implication pour la gestion.
Pour GAM, l’engagement traduit sa volonté d’assumer pleinement son statut d’investisseur responsable. C’est une composante majeure du processus d’investissement qui permet d’inciter notamment à l’amélioration de la stratégie climat. La démarche adoptée se compose d’une politique d’engagement et d’une politique de vote, perçues comme un complément nécessaire aux autres politiques ESG, en particulier les politiques sectorielles.
Ces rencontres régulières offrent l’occasion d’aborder les enjeux environnementaux du secteur ou de la valeur, les controverses dont les entreprises feraient éventuellement l’objet, en particulier pour les entreprises placées sur la liste des Grands Risques.
Engagement individuel
Parce que GAM estime que certaines entreprises présentent un potentiel important d’amélioration de leurs pratiques ESG, un engagement particulier peut être initié. Les engagements sont choisis en fonction des thèmes de la politique d’engagement. Ils peuvent concerner toutes les entreprises et classes d’actifs.
Ces démarches, consignées dans un outil de suivi interne permettant d’en mesurer les progrès, obéissent à un processus rigoureux, ayant pour but de s’assurer de la qualité de la démarche d’engagement :
Échanges sur les projets de résolution des assemblées générales
Des rencontres spécifiques sont organisées avec les entreprises durant la saison des assemblées générales. Ce dialogue est l’occasion de mieux comprendre les motivations et la nature des projets de résolution pour l’assemblée générale et d’expliquer la politique de vote de Groupama à l’entreprise.
Participation à des initiatives collaboratives
Afin de renforcer son influence auprès de certaines entreprises, Groupama peut choisir de s’associer à d’autres investisseurs en participant à des engagements collectifs.
La politique de vote, complément naturel de la politique d’engagement
Le vote aux assemblées générales permet aux investisseurs de marquer leur approbation ou leur désaccord quant aux actions engagées par les dirigeants des entreprises. Le vote fait partie intégrante du processus de gestion. Il constitue un axe fort de la stratégie d’Investissement responsable, en particulier en matière de dialogue et d’engagement avec les entreprises sur des aspects environnementaux. Les principes directeurs de la politique de vote sont les suivants :
Les votes d’opposition viennent signaler un désaccord sur des pratiques menées, en lien avec les thèmes d’engagement. Par exemple, en cas de désaccord sur un sujet précis, les renouvellements des Présidents de comités en charge peuvent aussi faire l’objet de vote d’opposition. Par souci de lisibilité, GAM ne pratique pas l’abstention.
La politique de vote est revue chaque année afin de tenir compte de l’évolution des lois et règlements, des codes de gouvernance, des pratiques de place et des recommandations des analyses internes. GAM a d’ailleurs récemment fait évoluer sa politique de vote :
La stratégie d’investissement menée par le Groupe vise à promouvoir les placements ayant des externalités positives sur l’environnement et la société. Ceci s’articule autour d’un programme d’investissements durables visant notamment à financer des activités pérennes sur le plan environnemental. Pour identifier le périmètre des investissements éligibles, le Groupe a travaillé à identifier les actifs qu’il considère comme durables en se fondant sur ses leviers et outils internes.
En lien avec l’adhésion du Groupe à l’alliance Net-Zero Asset Owner (NZAOA), rassemblant les assureurs et investisseurs qui se mobilisent pour la neutralité carbone de leur portefeuille d’investissement d’ici à 2050, le Groupe s’est engagé entre 2022 et 2024 à dépenser 1,2 milliard d’euros d’investissements dans le cadre de son programme d’investissements durables.
L’objectif a été atteint avec un an d’avance. Il a été renouvelé pour la période 2024-2027 et pour le même montant, à savoir 1,2 milliard d’euros. Ci-dessous la liste des investissements durables réalisés sur l’année 2024.
Montant des actifs (en millions d’euros) | Environnement |
| Investissements nets supplémentaires |
|---|---|---|---|
Actions | Participations stratégiques alignées avec la taxonomie européenne |
| 0 |
Obligations d’émetteurs privés | Green Bonds alignés avec les Green Bond Principles |
| 611 |
Obligations d’émetteurs souverains | Green Bonds alignés avec les Green Bond Principles |
|
|
Private Equity corporate | Actif à caractère environnemental appartenant à un fonds article 9 |
| 5 |
Infrastructure | Infrastructure à caractère environnemental liée aux activités éligibles à la taxonomie (sans critère technique) |
| 51 |
Dette privée | Actif à caractère environnemental appartenant à un fonds article 9 |
| 0 |
Immobilier | Actif labelisé ou certifié d’un point de vue environnemental ou énergétique Projets alignés avec la taxonomie européenne |
| 137 |
Fonds immobilier | Actifs immobiliers appartenant à des fonds article 9 |
| 0 |
Total | - |
| 805 |
Levier | Actions liées aux politiques et engagements ciblant l’atténuation du changement climatique et l’adaptation à celui-ci | |
|---|---|---|
Intégration des critères ESG dans les décisions d’investissement | Cadre d’analyse des actifs cotés Le cadre d’analyse des actifs cotés et notamment la méthodologie de notation ESG interne font l’objet d’une amélioration continue. De nouveaux critères environnementaux climat ont été intégrés à l’analyse lors de l’année 2024. En 2024, GAM a travaillé à l’intégration de l’analyse des plans de transition dans sa méthodologie de notation afin de prendre en considération une approche prospective des politiques climatiques des sociétés dans lesquelles elle investit. Cette nouveauté sera opérationnelle en 2025 après une analyse d’impact. Cadre d’analyse des fonds Les outils d’analyse dédiés à l’ESG dans la sélection de fonds ont été renforcés depuis 2022. En effet, les questionnaires de sélection de fonds ont été enrichis et rendus plus quantitatifs, notamment sur la partie climat, afin d’industrialiser le process. Ces questionnaires sont partagés avec l’ensemble des entités du Groupe. Au cours de l’année 2024, tous les nouveaux fonds investis ont ainsi fait l’objet d’une analyse au moyen des nouveaux questionnaires. | |
Maîtrise de l’exposition aux risques de durabilité | Politique énergies fossiles | L’exposition du Groupe aux différents secteurs d’activité visés par ces politiques va en diminuant, voire est déjà nulle Politique en matière de charbon thermique La politique charbon du Groupe, lancée en 2018, prévoit une sortie définitive des entreprises impliquées dans le charbon thermique au plus tard en 2030 pour les pays de l’Union européenne et de l’OCDE et au plus tard en 2040 pour le reste du monde. Politique en matière de gaz et de pétrole Le Groupe, par l’intermédiaire de sa politique en matière de gaz et de pétrole, a élargi ses engagements à compter du 1er juillet 2024 en décidant de ne plus financer en direct ou à travers ses fonds dédiés gérés par GAM les entreprises concourant au développement de nouveaux projets pétroliers et gaziers, à l’exception des besoins de financement spécifiquement fléchés vers la transition. |
Grands risques ESG | Cette année, un nouvel émetteur a été intégré à la liste des grands risques ESG pour des considérations liées aux enjeux climatiques. Il s’agit d’une major pétrolière américaine. La Société fait face à de nombreuses controverses propres au secteur, liées à des accusations de pollution, de dommages environnementaux, de dissimulation des enjeux climatiques, de campagne de désinformation et de dommages sur la santé/environnement. | |
Filtre capital naturel | L’application du filtre capital naturel a conduit à la classification de certains émetteurs en catégorie 3. Deux nouveaux émetteurs en catégorie 3 sur l’année 2024 faisant partie des secteurs chimie et acier. Ces émetteurs n’ont pas donc fait l’objet de nouveaux investissements. | |
Engagement auprès des émetteurs | Dialogue actionnarial et engagements | L’année 2024 a été l’occasion pour le Groupe :
|
Politique de vote | Afin de sanctionner les entreprises dont les progrès ou l’atteinte des objectifs fixés lors des engagements pris ne suivent pas le rythme escompté, GAM exprime un vote contre certaines résolutions proposées par la direction des entreprises faisant l’objet d’un engagement individuel dont des actions sont détenues. Parmi les motifs d’opposition les plus marquants liés au climat, figurent les votes contre les politiques et rapports de rémunération ou le renouvellement du Président du comité de rémunération en l’absence d’objectifs ESG, notamment climat, dans les rémunérations variables des dirigeants. Plus spécifiquement, GAM et le Groupe ont affiché leur soutien au principe des « Say on Climate », outil central de transparence et d’évolution de la stratégie de décarbonation des entreprises. GAM examine notamment les objectifs de diminution des émissions de gaz à effet de serre à court, moyen et long terme, les moyens utilisés (compensation ou réduction), le périmètre des engagements pris, les certifications externes engageantes (SBTi) ou encore les plans d’investissement associés. Une décision collégiale est ensuite prise entre la gestion, la recherche et l’équipe ESG. Si les taux d’approbation des résolutions déposées par le CA restent très élevés, dépassant souvent 90 %, ils sont nettement plus hétérogènes pour les résolutions externes. Ainsi, en 2024, GAM a apporté son soutien à 25 résolutions externes sur un total de 26 relatives aux sujets climatiques (émissions de GES, transparence sur le financement des énergies fossiles, action sur le changement climatique, lobbying climatique, reporting sur les politiques environnementales). | |
Investissements ayant des impacts positifs d’un point de vue ESG | Dans le cadre du programme d’investissement durable, le montant net d’investissements supplémentaires réalisés sur 2024 est de 805 M€. | |
Initiative | Objectif | Résultats | Statut |
|---|---|---|---|
Coordination Phitrust - Question en AG - Carrefour | Poser une question à Carrefour lors de l'AG sur la stratégie de réduction des émissions carbone sur le scope 3 | Carrefour s'est engagé en septembre 2023 à rendre public annuellement un point d'avancement sur la feuille de route de réduction des émissions sur le scope 3 du Groupe | Suivi sur 2024 |
ItaSIF - Etat italien | En tant que porteur d'obligations du Trésor italien, co signature d'une lettre au conseil italien demandant au gouvernement italien des engagements fermes sur des sujets de transition climatique mais aussi sur des enjeux sociaux ou de finance durable | Réunions avec des sénateurs et députés, puis différents ministères (économie et finances, éducation, développement économique). Le dialogue est engagé et sera suivi en 2024 | Suivi sur 2024 |
PRI - Say on climate - Footsie 250 | Signer une lettre commune adressée aux 35 sociétés les plus émettrices de carbone du FTS250 pour les inciter à débattre en AG de leur plan climat. | A suivre en 2024 la mise en œuvre de la saison des AG au UK | Suivi sur 2024 |
PRI – Spring | Signature d’une déclaration commune autour de la volonté d’agir en tant qu’investisseur pour la biodiversité conformément aux buts et cibles de Kunming-Montréal  | Possibilité de participer ou non courant 2024 à des engagements collaboratifs auprès de sociétés américaines / asiatiques (existence de politique/sujet de leur supply chain/gestion du risque de perte en biodiversité) ou en adressant les décideurs | Suivi sur 2024 |
FollowThis - AG Shell 2024 – Co-dépôt de résolution | Participer au dépôt d’une résolution commune à l’AG 2024 de Shell visant à obtenir un alignement des objectifs de réduction d'émissions à moyen terme couvrant les émissions de GES liées à l'utilisation de ses produits énergétiques (Scope 3) avec l'objectif de l'Accord de Paris. Cette résolution serait consultative. | Attente de l’AG Shell 2024 | Suivi sur 2024 |
Un impact positif [IP3] : contribution à l’adaptation au changement climatique via des actions de sensibilisation à l’épargne verte et le développement des fonds labellisés
Épargne durable : En matière d’épargne durable, Groupama, via sa filiale Groupama Gan Vie, offre à ses épargnants la possibilité de contribuer à l’objectif mondial de réduction de l’empreinte carbone. Et ce par le biais de « Porphyre Transition Climat Septembre 2022 », un titre de créance vert émis par Crédit Agricole CIB. Construit en limitant son empreinte carbone, il intègre également un dispositif de compensation des émissions résiduelles du placement.
Le Groupe vise à renforcer son offre d’épargne durable, notamment via les supports éligibles à la gestion pilotée et la gestion libre proposées sur les différents contrats d’épargne. Ainsi, l’épargne peut être mise au service de la transition et du développement durable. Elle participe notamment au financement d’entreprises dont les activités contribuent entre autres à la transition énergétique mais aussi à l’égalité femmes/hommes, à l’éducation ou à la santé. Pour cela, GAM dispose de nombreux fonds encourageant des caractéristiques environnementales et sociales (au sens de l’Art 8 SFDR) ou possédant un objectif d’investissement durable (au sens de l’article 9 du règlement européen « SFDR »). Par ailleurs, la gamme de fonds possible comporte également des fonds labellisés ISR.
Le groupe Groupama a engagé en 2022 une démarche pour répondre aux enjeux d’atténuation et d’adaptation en assurance non-vie, qui consiste à mener une gestion renforcée des expositions climatiques, à concevoir et promouvoir des offres contribuant aux enjeux de transition notamment climatiques et à décarboner notre chaîne de valeur s’agissant de la gestion des sinistres. L’objectif est ainsi de préserver notre modèle économique par des expositions maîtrisées tout en étant pro-actif sur nos offres, assurant ainsi notre pérennité ; Groupama remplit pleinement son rôle sociétal, à savoir être un assureur solide capable de proposer des solutions, abordables économiquement pour les assurés, adaptées à l’évolution du monde d’aujourd’hui.
Dans le cadre de cette démarche générale, le Groupe conduit déjà des actions qui se sont articulées autour de 3 leviers :
La démarche d’adaptation au changement climatique et à son atténuation cible tous les marchés de l’assurance et s’applique à l’ensemble des entités composant le Groupe. Les différents leviers utilisés par le Groupe et la manière dont ils sont actionnés sont décrits dans la suite du rapport. Ils concernent dans une première étape le périmètre de nos activités en France, puis s’appliqueront, avec les adaptations nécessaires au périmètre de nos activités à l’international.
L’organisation responsable de la mise en œuvre de la démarche est similaire à celle présentée pour la gestion des actifs, avec des particularités liées à la filière dommages.
L’animation des programmes s’appuie, au niveau Groupe, sur un pôle Transformations et Transitions Climatiques et les domaines métiers, et au niveau des entités, un réseau de correspondants métiers des Clim Teams qui relaient les travaux menés par le Groupe.
Les directions métiers à l’échelle Groupe notamment sécurisent les risques d’intensité et gèrent les évolutions d’offres, de processus et d’outils informatiques.
Groupama Assurances Mutuelles est garante de la conduite des opérations d’assurances réalisées par les caisses régionales et autres entités, en portant la solidarité à l’intérieur du Groupe.
Groupama poursuit une démarche d’alignement à la taxonomie verte européenne en sécurisant les actions de conseil lors des cyclones et l’accompagnement dans la mise en œuvre de mesures de prévention. Lire la partie 4.2.2.1. de nos informations environnementales (E1).
La prise en compte des intérêts des parties prenantes est décrite dans la partie S4 Clients et Utilisateurs finaux.
L’engagement de Groupama se traduit par une communication transparente vis-à -vis de ses clients et de ses parties prenantes concernant la politique d’offres durables menée par le Groupe. La politique, sous la forme concrète de présentations d’offres et de conseils liés à l’adaptation au changement climatique et à l’environnement, est accessible classiquement par tous les moyens de la communication, communications orales ou écrites, via notamment les sites internet de Groupama depuis maintenant plusieurs années.
La démarche d’adaptation et atténuation au changement climatique prenant en compte les enjeux sociétaux est validée en conseil d’administration de GMA dans le cadre du projet Ambition 2030 qui porte plusieurs priorités stratégiques, incluant notamment :
Et cela en faisant le lien avec les programmes transverses Durabilité et Prévention.
Les enjeux environnementaux et notamment la gestion des enjeux climatiques sont traités au moyen des leviers identifiés :
Les sociétaires et clients sont déjà engagés dans les transitions :
Une approche prenant en compte la durabilité dans nos offres est prévue, afin à la fois d’accompagner les transitions de nos clients vers des modes de vie moins impactant pour l’environnement, comme en termes de mobilités ou d’aménagements dans leurs bâtiments (énergies renouvelables, rénovation énergétique…), tout en travaillant aux équilibres techniques liés à ces nouveaux risques et maîtriser le risque de perte de compétitivité de notre portefeuille.
Le groupe Groupama propose d’ores et déjà à ses sociétaires et clients des offres pour couvrir les activités de transition tels que la production d’énergie renouvelable (PPV, méthanisation, etc.), la rénovation énergétique, les mobilités durables. Groupama sensibilise ses consommateurs et utilisateurs sur les enjeux climatiques et environnementaux en mettant en avant ses conseils et ses offres durables.
Groupama mène depuis de nombreuses années des actions de prévention/protection et de sensibilisation auprès de ses clients et sociétaires. Ainsi, par exemple, nous avons :
Le Groupe a pour objectif de renforcer significativement ces produits et services pour accompagner les transitions dans le cadre des priorités stratégiques Ambition 2030, comme évoqué ci-après.
Le groupe Groupama a lancé des actions au regard des 3 lignes :
La gestion des expositions climatiques est essentielle pour préserver la performance économique et favoriser une croissance durable et rentable :
Compte tenu des expositions de Groupama, la tempête reste l’aléa climatique qui présente le plus de risques. Afin d’évaluer l’évolution de ce risque face au changement climatique, Groupama Assurances Mutuelles utilise des modèles et des connaissances développées conjointement avec divers experts sur le climat : plusieurs études ont ainsi été réalisées en partenariat avec Météo-France sur la base de modèles climatiques globaux (GCM) et régionaux (RCM) et des scénarios du GIEC (23). On n’observe pas de variation majeure liée au changement climatique sur la fréquence et la sévérité des tempêtes sur la France, mais plutôt l’augmentation de la chaleur, de la sécheresse, des précipitations dans certaines zones et des risques de submersion marine.
En climatique, les aléas naturels (Cat. Nat. (24), forces de la nature, tempêtes) sont déjà appréhendés dans les risques assurances (risques de souscription non-vie). L’application de la réglementation Cat. Nat. et la connaissance du risque à la souscription (vérification des zones inondables…) concourent au bon suivi du risque.
Les risques aléas naturels et les risques climatiques sur récolte (ou MRC) sont traités dans le cadre du dispositif « Risques Majeurs » du Groupe, ainsi que le risque Cumuls de risques (techniques) : ce dispositif consiste en un suivi annuel de chaque risque concerné, ce qui permet notamment d’être au plus proche de l’évolution de l’aléa climatique.
L’accentuation des périls climatiques nous a conduits à étoffer notre politique :
Le Groupe est exposé aux accidents climatiques par la nature même de ses activités et de l’importance de son ancrage territorial et doit assumer le coût de l’indemnisation financière et des solutions matérielles qu’il apporte aux particuliers et entreprises, collectivités, etc. atteints par les catastrophes naturelles.
Le résidentiel et l’agricole sont ainsi des marchés particulièrement touchés par la sinistralité dans notre portefeuille.
Même si les tempêtes et les orages ressortent comme des périls significatifs en valeur, le changement climatique modifie en profondeur l’exposition du Groupe à la sécheresse et à l’inondation, impliquant d’orienter en priorité les actions sur ces périls. 2024 figure parmi les dix années les plus pluvieuses et l’une des 5 années les plus chaudes en France. Conséquence directe des pluies : des sols restés plus humides que les normales pendant huit mois, des crues et des inondations à répétition. Au-delà des évènements extrêmes, les assurés sont exposés à une multiplicité d’événements climatiques récurrents ; il est donc essentiel pour Groupama d’en comprendre les déterminants pour mieux les anticiper.
L’assurabilité dans le temps des événements climatiques se pose compte tenu de l’augmentation continue de la sinistralité : Groupama est le deuxième acheteur européen en protection de réassurance sur les tempêtes. L’efficacité concrète de nos structures de réassurance a permis d’absorber une grande partie de la sinistralité observée en France en 2023.
En 2024, Groupama a poursuivi la diversification de ses couvertures climatiques en France avec un Cat Bond Aggregate.
À noter : Groupama a élaboré une application de prévision des tempêtes survenant « en chapelets » sur le territoire métropolitain, un phénomène bien connu des acteurs de l’assurance, aussi appelé « clustering ».
Groupama est certes exposé à ce risque compte tenu de son activité (part de l’assurance dommages notamment) mais il reste fondamentalement maîtrisé grâce au respect des exigences réglementaires existantes ou nouvelles. Les directions métiers réalisent un suivi réglementaire et technique permanent pour adapter les offres.
La prévention devient un facteur majeur pour éviter ou de réduire des émissions carbone générées par les réparations ou reconstructions. Le réseau de préventeurs du Groupe (135 ETP (25) dans les caisses régionales, Groupama Assurances Mutuelles et Gan) est mis à contribution.
Concernant la protection de l’environnement, la RC (26) environnement est une garantie souscrite obligatoirement en risques pros avec de la RC et proposée en assurance entreprises et collectivités avec le préjudice écologique.
À noter, sur la protection de l’environnement :
L’édiction de normes en matière de pollution ou autres n’entre pas dans les compétences de Groupama ; fondamentalement, nous assurons les acteurs qui respectent les normes agréées.
Le Groupe a créé en 2022 un Climate Lab, devenu pôle Transformations et Transitions Climatiques en septembre 2024, constitué par une équipe renforcée d’experts et de compétences internes et externes afin de développer ses connaissances et d’accompagner les projets liés au changement climatique. Le Groupe souhaite renforcer ses partenariats avec des institutions de recherche ainsi que des organismes agissant sur le terrain pour renforcer la résilience de l’agriculture et des bâtiments face à l’évolution des risques climatiques.
L’enjeu est de pouvoir accélérer la réponse en installant une démarche d’adaptation au changement climatique pour mieux accompagner nos clients et sociétaires, dans le respect de notre raison d’être, tout en maîtrisant nos engagements.
À ces fins :
Il s’agit d’une part d’accompagner la montée en compétence des équipes sur les enjeux climat/environnement par l’animation du programme, d’autre part sensibiliser les élus au travers d’actions emblématiques les impliquant.
Le programme « Adaptation au changement climatique » a été initié fin 2021 autour de l’accompagnement des clients, le renforcement de la performance économique et la constitution d’une culture Groupe et de pôle d’expertise.
Actions engagées :
La prévention, pour agir sur la sinistralité future
Exemple sur la vulnérabilité des biens et activités à l’inondation. L’objectif est de mettre en œuvre des mesures dans le but de réduire les dommages aux personnes et aux biens, sur la base notamment d’un diagnostic de vulnérabilité.
Groupama relaie l’information sur le dispositif public – très étoffé (Fonds Barnier, plans régionaux…) – auprès de ses sociétaires et clients, et pour ce faire, le pôle Transformations et Transitions Climatiques mène toute une série de d’actions (identification des territoires potentiels, sensibilisation des caisses régionales, organise et anime les échanges avec les partenaires publics, prépare l’industrialisation avec les opérateurs de diagnostics, alimente la page Prévention Inondation de Groupama.fr, appuie la démarche de formation des préventeurs…)
La sensibilisation de nos parties prenantes aux enjeux du changement climatique
Vis-à -vis des élus mutualistes : mise à disposition via un Intranet d’un jeu complet de formations dédiées sur la thématique « assurance et climat » (capsules sur « changement climatique », « assurance et risque climatique : le défi », « la réforme de la multirisque climatique »…).
Une approche équivalente est reprise en e-learning à destination des salariés du Groupe.
L’évolution de ses offres et services non-vie fait partie des éléments de la stratégie durabilité du Groupe et a ainsi été également définie comme une priorité stratégique d’Ambition 2030.
Le Groupe a pour ambition de prendre pleinement sa part dans la réponse aux problématiques assurantielles liées aux transitions – dont celles sur le climat et l’environnement – en cohérence avec ses parts de marché (nouveaux risques à appréhender et contribution à une société plus équitable et plus sobre en émission de gaz à effet de serre, tout en contribuant à la meilleure résilience des activités).
Le Groupe est déjà positionné sur les risques de transition de ses sociétaires et clients, notamment, les panneaux photovoltaïques, les installations de méthanisation et des véhicules électriques :
Description | Activités concernées | Offres, Services, initiatives proposées par Groupama pour réduire les risques et saisir les opportunités |
|---|---|---|
Adaptation des produits liés à l’évolution des besoins en technologie propre | Assurances de Biens et Responsabilité |
|
Adaptation produits liés aux besoins de mobilité moins carbonée | Tous véhicules |
|
Risques émergents difficiles à modéliser, anticiper (accidents liés aux nouvelles technologies…) | Tous métiers | Incendies liés aux batteries : le Groupe mène des actions de prévention opérationnelles au travers d’essais au feu des batteries réalisés avec le CNPP via France Assureurs, (Groupama est membre du GT Prévention Batterie de France Assureurs) |
Évolution des attentes clients, liées aux enjeux environnementaux et sociétaux | Assurances de Biens et Responsabilité | Offre de prêt Desirio à taux préférentiel :
|
Augmentation des pathologies chroniques, exacerbées par impacts du climat (stress thermique, pollution) | Assurance de personnes | Service d’Autodiagnostic (KELINDI), bilan de pré-fragilité en ligne |
Les actions visant à l’alignement avec la taxonomie « verte » européenne sont décrites au début de la partie Informations environnementales ; ceux sur la décarbonation de la gestion des sinistres dans la partie ci-dessous, Démarche de décarbonation.
Un engagement fort de Groupama est de contribuer à la sécurisation et à la pérennisation des exploitations agricoles dans un contexte climatique changeant et adverse, accentué par les conséquences du changement climatique. Le Groupe propose la MRC (MultiRisques Climatiques) depuis son origine en 2005 et dont il a été l’un des initiateurs. Il reste le premier assureur sur ce marché depuis, avec environ 1 ha sur 2 assurés en MRC chez Groupama. Ces offres font l’objet de nombreux travaux avec les pouvoirs publics et la profession afin d’améliorer leur fonctionnement, les rendre plus accessibles, plus simples et surtout favoriser leur diffusion.
Ce sont plusieurs centaines de millions d’euros réinjectés chaque année dans la « Ferme France » via les indemnités versées par Groupama.
L’assurance récolte fait l’objet, comme dans tous les métiers du Groupe, d’objectifs en chiffre d’affaires et en équilibre technique.
Groupama, 2e acteur de l’assurance des forêts en France où le risque d’incendies liés au réchauffement climatique augmente.
À fin 2024, Groupama Forêts Assurances, c’est :
Accompagnement des projets label Bas Carbone. Depuis 2023, Groupama propose une assurance emprunteur dédiée aux projets bas-carbone en agriculture. Après le lancement, en 2022, de son assurance dommages (re)boisement pour le secteur forestier (protection des actifs forestiers), Groupama continue d’apporter son soutien au développement du bas-carbone. La nouvelle offre Groupama Emprunteur Bas Carbone est intégrée aux projets agricoles labellisés de Stock CO2, opérateur de compensation carbone. L’objectif : protéger le financement d’un projet si l’exploitant n’est plus en mesure d’exercer son activité. Dans l’hypothèse où l’agriculteur ne peut mener à bien son projet et donc générer les crédits carbone, cette solution inédite couvre l’avance financière qui lui a été versée par les investisseurs.
Groupama souhaite jouer un rôle de facilitateur d’accès au marché du bas carbone agricole, en proposant ainsi avec son partenaire Stock CO2 une solution qui permet à la fois de protéger l’engagement de l’agriculteur et de rassurer les investisseurs qui le soutiennent.
Pour l’enjeu adaptation climatique, nous travaillerons à la gestion renforcée des expositions climatiques :
À horizon 2025 nous visons :
Pour l’enjeu lié à l’atténuation climatique, les actions visées par le Groupe en matière d’offres non-vie sont :
Nos ressources internes pour mettre en place les actions sont :
En termes de ressources externes :
La relation client est traitée dans la partie S4 Clients et Utilisateurs finaux. Groupama n’a pas d’impact négatif réel matériel sur ses clients.
En termes de contribution à l’atténuation du changement climatique ou de préservation de l’environnement, ces dernières années et en 2024, mentionnons :
Autres indicateurs comportant une dimension « environnement » (28) :
Nous accélérons nos actions et renforçons nos investissements avec des chantiers d’accompagnement du changement (communication, sensibilisation, formation…).
Le montant des ressources financières actuelles en lien avec les montants les plus pertinents présentés dans les états financiers n’est pas disponible pour la publication du présent document.
De même, le montant des ressources financières futures (CAPEX et OPEX) n’est pas disponible pour la publication du présent document.
Les risques d’atteintes à l’environnement et au climat liés à l’activité de notre organisation correspondent à une thématique Durabilité qui s’impose à tous les acteurs. La gestion des enjeux climatiques et environnementaux pour nos opérations fait ainsi partie d’une aire d’IRO matérielle plus large (qui inclut l’impact de ces enjeux sur le modèle économique et l’empreinte territoriale de l’activité).
Les risques principaux sont liés aux bâtiments classés ICPE (Installation Classée pour la Protection de l’Environnement). Par ailleurs, les impacts que pourraient subir nos installations – et donc nos salariés – sont bien pris en compte dans les actions de maîtrise des risques sociaux. S’agissant des bâtiments, les obligations réglementaires liées au classement ICPE – implantations susceptibles de créer des risques ou de provoquer des pollutions ou nuisances, notamment pour la sécurité et la santé des riverains – sont suivies et contrôlées.
Des enjeux néanmoins dans notre fonctionnement sont à prendre en compte : impact carbone des déplacements, budgets de l’éditique importants, achats de papier, d’énergie, de matériels, maîtrise de la gestion des déchets, recyclage, lutte contre le gaspillage, économie circulaire pour le mobilier, etc. Dans le domaine numérique, des chantiers d’éco-conception et d’éco-utilisation ont été engagés par Groupama Supports et Services, qui a mis à disposition de ses collaborateurs un guide des écogestes bureautiques spécialement conçu.
Bien qu’ayant inévitablement un impact sur l’environnement, nos activités de service par la différence de l’industrie dans nos installations ne constituent pas de menaces significatives pour la biodiversité, l’eau ou l’utilisation des sols.
Du fait de son activité d’assureur et d’investisseur d’actifs, les postes du bilan carbone les plus significatifs sont les investissements et les services vendus – ceux-ci que nous identifions, en accord avec la position de place de l’assurance, comme étant la gestion des sinistres. S’agissant de la mesure des « émissions assurées » (portefeuille de souscriptions), leur traitement n’est pas explicitement mentionné dans la norme ; Groupama participe à des travaux de place sur les méthodes d’évaluation, dont la définition n’est pas encore claire et le déploiement pas encore harmonisé. De ce fait, le Groupe ne publie pas cette année de données sur ce sujet.
Néanmoins parce que le Groupe a calculé historiquement les émissions sur le périmètre qu’il maîtrise le plus, il poursuit également les objectifs de réduction de l’empreinte carbone de son fonctionnement (déplacements professionnels et consommations d’énergie des implantations incluant les datacenters).
Par ailleurs, Groupama développe un puits de carbone par la gestion d’actifs forestiers significatifs.
Pour quantifier ses émissions de gaz à effet de serre le Groupe utilise la méthode internationale définie par le Greenhouse Gas Protocol (GHG) résultant du travail conjoint de deux institutions : le WBCSD (World Business Council for Sustainable Development) et WRI (World Resources Institute).
Le protocole GHG répond à 5 objectifs :
6 gaz sont répertoriés dans le GHG Protocol comme amplifiant l’effet de serre : le dioxyde de carbone (ou CO2), le méthane, l’hydrofluorocarbure, le protoxyde d’azote, le perfluorocarbure et enfin l’hexafluorure de soufre.
Une unité « équivalent CO2 » (éq CO2 ou CO2 e ou CO2eq) a été créée par le GIEC (29) pour comparer les impacts de ces différents GES en matière de réchauffement climatique et pouvoir cumuler leurs émissions.
Le Groupe calcule depuis 2019 sur base volontaire son empreinte carbone sur un périmètre restreint aux déplacements professionnels et à l’énergie des bâtiments (sous-scopes 1-1 émissions directes des sources fixes de combustion ; 1-2 émissions directes des sources mobiles de combustion ; 2-1 émissions indirectes liées à l’électricité ; 2-2 émissions indirectes liées à la consommation d’électricité ; 3-3 émissions liées aux combustibles et à l’énergie non inclus dans les scopes 1 ou scope 2 ; 3-6 déplacements professionnels).
À partir de cette année 2024 le périmètre est élargi incluant notamment les sous-scopes 1-4 émissions directes fugitives ; 3-1 produits et services achetés ; 3-2 biens immobilisés ; 3-5 déchets générés ; 3-6 déplacements domicile-travail ; 3-11 utilisation des produits vendus (« sinistres »).
Les émissions du poste 3-11 (Utilisation des produits vendus ou sinistres) sont calculées pour 2024 sur le périmètre des caisses régionales selon une méthodologie développée en interne (avec l’aide d’un prestataire reconnu sur la place) qui sera présentée dans la suite du document. L’extension à Gan Assurances et aux filiales à l’international est prévue pour 2025.
Les émissions du poste 3-15 (Investissements) étaient calculées et communiquées dans le cadre du rapport réglementaire ESG climat dénommé « 29 LEC ». Elles sont reprises ici dans la présentation de la démarche de décarbonation et feront partie intégrante du plan de transition climat qui sera élaboré. Les détails méthodologiques ainsi que les hypothèses et les exclusions sont fournies dans la suite du document (détails scope 3).
Les émissions des investissements sont calculées sur l’ensemble du périmètre du Groupe.
Les principales précisions sur les inclusions, les exclusions et les évolutions prévues seront fournies dans la suite du présent document.
Au terme de l’exercice 2024, la situation en termes d’objectifs est la suivante :
Parmi les leviers identifiés sur le périmètre des scopes 1 et 2, le Groupe a identifié :
Parmi les leviers identifiés sur le scope 3 dédié aux investissements, le Groupe a identifié :
Pour les autres postes (« Achats », « Immobilisations »…) la mesure vient d’être faite et les leviers sont en cours d’identification.
Groupama s’est donné des cibles pour un certain nombre de postes du bilan carbone, afin de mettre en œuvre de manière pro-active sa politique de décarbonation.
Les cibles de réduction des émissions de GES sont fondées sur des données scientifiques et sont compatibles avec la limitation du réchauffement de la planète à 1,5 °C.
Au 1er semestre 2022, le Groupe s’est fixé pour ambition de réduire de 40 % entre 2019 et 2030 son empreinte sur ses déplacements professionnels et consommations énergétiques. Ces cibles ont été déterminées par des calculs internes à l’aide d’un cabinet expert en s’inspirant de la méthode SBT (30) afin d’être en cohérence, certes sur un périmètre restreint, avec l’Accord de Paris, qui demande aux acteurs économiques de contribuer à la neutralité carbone à horizon 2050, condition d’une limitation du réchauffement climatique.
Ces cibles sont définies au niveau du Groupe comprenant le périmètre de la consolidation à l’exception de GOM Pacifique et les très petites entités dont l’impact est marginal.
[La valeur et l’année de référence à partir desquelles les progrès sont mesurés] :
Valeur de référence pour les scopes 1 et 2, à savoir pour les déplacements professionnels et l’énergie des bâtiments : 51 052 téq CO2.
L’année de référence pour ce périmètre restreint est 2019, car les années 2020-2021 ne sont pas significatives à cause de l’épidémie Covid-19.
Pour les autres périmètres significatifs communiqués dans ce rapport (sous-scopes 1-4 émissions directes fugitives, 3-1 produits et services achetés, 3-2 biens immobilisés, 3-5 déchets générés, 3-6 déplacements domicile-travail, 3-11 utilisation des produits vendus ou sinistres) la valeur de référence sera celle publiée au titre de 2024.
Pour les déplacements professionnels et l’énergie des bâtiments, l’horizon est 2030 avec un objectif final de 30 631 tCO2eq et un objectif intermédiaire à 2024 de 40 841 tCO2eq.
[E1-4-34f Leviers de décarbonation attendus et leur contribution quantitative globale à la réalisation des cibles de réduction des émissions de GES]
Nous estimons qu’en 2030 notre flotte sera composée essentiellement par des véhicules électriques (40 %), hybrides (40 %) et par des véhicules à essence (20 % dont principalement les filiales à l’international). Ce verdissement de la flotte peut contribuer à réduire les émissions d’environ 7 ktCO2eq auquel peut s’ajouter la réduction des km parcourus, qui réduit les émissions d’environ 2 ktCO2eq. Une contribution moindre (1 ktCO2eq) viendra des changements des équipements (gaz et fioul).
[E1-3-MDR-1-68-b Le champ des actions clés]
Sur le périmètre déjà mesuré de 2019, les actions de réduction sont calées sur les exigences édictées par le « décret tertiaire » et, s’agissant des flottes, sur la Loi d’Orientation des Mobilités (LOM), au moins sur le périmètre des entités France.
En 2025 nous identifierons les leviers de réduction de gaz à effet de serre afin de proposer des premières actions opérationnelles y compris des modalités de mesure de l’impact. Ces actions nous permettront d’établir des cibles à horizon 2030 et une trajectoire de réduction des gaz à effet de serre de la chaîne sinistre en priorisation des travaux opérationnels à mener.
[E1-4-34-e+16-a L’entreprise indique si les cibles de réduction des émissions de GES sont fondées sur des données scientifiques et sont compatibles avec la limitation du réchauffement de la planète à 1,5 °C]
Les méthodes et les principales hypothèses utilisées pour définir les cibles, y compris, le cas échéant, le scénario sélectionné, les sources des données, l’alignement sur les objectifs stratégiques nationaux, de l’UE ou internationaux et la manière dont les cibles tiennent compte du contexte plus large du développement durable et/ou du contexte local dans lequel les incidences surviennent.
Les horizons temporels
Conformément aux objectifs de l’Accord de Paris et aux recommandations de l’alliance NZAOA, rejointe en 2022, le Groupe s’engage à réduire l’intensité des émissions de gaz à effet de serre des investissements de 50 % entre fin 2021 et fin 2029.
Les contours de la cible
La cible de réduction porte sur le périmètre des actions et obligations d’entreprises détenues au global des entités du Groupe hors UC. Par ailleurs seuls les scopes 1 & 2 des émetteurs concernés sont pris en considération à ce stade (cf. partie E1.6 et la méthodologie de calcul).
Le niveau à atteindre, y compris, le cas échéant, s’il s’agit d’une cible absolue ou relative, ainsi que l’unité dans laquelle elle est mesurée
La valeur de référence et l’année de référence à partir desquelles les progrès sont mesurés
Les années de référence sont les suivantes :
La période couverte par la cible et, le cas échéant, les éventuelles étapes ou objectifs intermédiaires
De manière générale, les cibles et indicateurs clés pourront faire l’objet de réajustements au fur et à mesure des progrès réalisés sur :
L’entreprise indique si et comment elle s’est fixée des cibles de réduction des émissions de GES et/ou toute autre cible afin de gérer les incidences, risques et opportunités importants liés au changement climatique
Le plan de réduction des émissions carbone sera élaboré une fois réalisée la mesure des autres postes significatifs. Les objectifs, les leviers et les actions de réduction sur le périmètre élargi par rapport à celui calculé en 2019 seront fixés courant 2025.
Les éléments concernant les années de référence et cibles sont intégrés au tableau E1-6 demandé par la norme et présentant les diverses catégories d’émissions.
L’entreprise explique comment est garantie la cohérence de ces cibles avec les limites de l’inventaire de GES (comme imposé par l’exigence de publication E1-6).
L’entreprise peut publier les progrès accomplis par le passé dans la réalisation de ses cibles avant l’année de référence actuelle :
La politique de décarbonation a atteint les niveaux suivants en termes de résultats, en ligne avec nos objectifs : Une description du rapport entre la cible et les objectifs de la politique.
Fonctionnement interne
En 2024, les émissions de ce périmètre ont baissé de 24,7 % par rapport à 2019.
Investissements
Résultats atteints sur le périmètre Investissements.
Après avoir diminué l’intensité monétaire des émissions de son portefeuille de 15 % en 2022 par rapport à 2021, Groupama a poursuivi ses efforts pour atteindre une réduction de 51 % en 2023 puis de 60 % en 2024. En 2021, l’intensité était de 134,8 tCO2eq/M€ de CA ; elle est passée à 53,7 tCO2eq/M€ à fin 2024.
Groupama n’est pas en mesure de produire pour ce premier exercice une répartition de ses consommations énergétiques par nature (sources de production de l’électricité par exemple).
Toutefois, s’agissant des investissements, le Groupe est en mesure de produire les éléments ci-dessous :
Consommation d’énergie (en MWh/M€) – actifs du Groupe en vision transparisée (actifs corporate cotés – action et obligation, en intégrant les UC)
Intensité énergétique par produit net | Année N |
|---|---|
Consommation totale d’énergie provenant d’activités dans des secteurs à fort impact climatique par produit net (en MWh/M€) | 459,83 |
na = non applicable nd = non disponible |
| Jalons et années cibles | ||
|---|---|---|---|---|
Année de référence | Année N | 2030 | Objectif % annuel /année de référence | |
Émissions de GES de Scope 1 | ||||
Émissions brutes de GES du scope 1 (TeqCO2) (1) | 2 019 | 28 789 | 13 426 | 3,6 % |
Pourcentage d’émissions de GES du scope 1 résultant des systèmes d’échange de quotas d’émission réglementés (en %) | na | na | na | na |
Émissions de GES de Scope 2 | ||||
Émissions brutes de GES du scope 2 fondées sur la localisation (TeqCO2) | 2 019 | 5 579 | 4 854 | 3,6 % |
Émissions brutes de GES du scope 2 fondées sur le marché (TeqCO2) | na | nd | na | na |
Émissions de GES de Scope 3 | ||||
Émissions totales brutes indirectes de GES (scope 3) (teqCO2) | na | 2 658 706 | na | na |
1 Biens et services achetés | na | 78 266 | na | na |
2 Biens d’investissement | na | 73 076 | na | na |
3 Activités relevant des secteurs des combustibles et de l’énergie (non incluses dans les scopes 1 et 2) | 2 019 | 2 197 | 4 541 | 3,6 % |
4 Transport et distribution en amont | na | na | na | na |
5 Déchets produits lors de l’exploitation | na | 693 | na | na |
6 Déplacements professionnels (Voyages d’affaires) (1) | 2 019 | 11 978 | 7 343 | 3,6 % |
7 Déplacements domicile-travail des salariés | na | 20 266 | na | na |
8 Actifs loués en amont | na | na | na | na |
9 Transport en aval | na | nd | na | na |
10 Transformation des produits vendus | na | na | na | na |
11 Utilisation des produits vendus | na | 793 135 | na | na |
12 Traitement en fin de vie des produits vendus | na | na | na | na |
13 Actifs loués en aval | na | na | na | na |
14 Franchises | na | na | na | na |
15 Investissements (2) | 2 021 | 1 679 093 | na | na |
Total des émissions de GES | ||||
Émissions totales de GES (basées sur la localisation) (tCO2eq) | na | 2 693 073 | na | na |
| ||||
On présente ici les émissions, méthodes et hypothèses des scopes suivants :
Les émissions de ce périmètre s’élèvent à fin 2024 à 226 344 tCO2eq avec une incertitude estimée à 6 900 tCO2eq.
Le périmètre de calcul inclut toutes les entités qui entrent sous le contrôle opérationnel du Groupe hors la filiale croate dont la matérialité est extrêmement limitée.
Pour réaliser les calculs depuis 2019, le Groupe collecte les données nécessaires dans l’outil SCOOP (logiciel de la société Enablon). Cet outil permet un accès cloisonné à chaque entité qui saisit ses données selon les instructions envoyées par la Direction de la Durabilité Groupe. L’outil réalise des contrôles de surface et sur certains indicateurs de cohérence (notamment de variation par rapport à l’année précédente).
Scope 1 :
Il s’agit des émissions directes de gaz à effet de serre issues de combustibles fossiles (pétrole, gaz, charbon…) liées à l’utilisation des véhicules détenus ou opérés, des émissions fugitives résultant de problèmes d’étanchéité, de l’utilisation des appareils de réfrigération et de climatisation ou du chauffage à gaz des locaux.
Nous prenons en compte les émissions des postes suivants :
Méthode de calcul :
Les émissions de gaz à effet de serre sont calculées en multipliant les données d’activité par un facteur d’émission associé.
Les facteurs d’émissions utilisés proviennent de la Base ADEME, EXIOBASE, GIEC, SNCF.
Les émissions du scope 1 à fin 2024 s’élèvent à 28 789 tCO2eq avec une incertitude évaluée à 2 935 tCO2eq.
Scope 2 : 2-1 émissions indirectes liées à l’électricité, 2-2 émissions indirectes liées à la consommation d’électricité. Il correspond aux émissions de GES indirectes associées à la consommation d’énergie qui surviennent en dehors des installations de l’entreprise. Il inclut les émissions indirectes résultats de la production d’énergie achetée et consommée par l’organisation, à savoir les émissions de carbone liées à la production de l’énergie par les fournisseurs.
Sont prises en compte les émissions des postes suivants :
Méthode de calcul :
Les émissions de gaz à effet de serre sont calculées en multipliant les données d’activité par un facteur d’émission associé.
Les facteurs d’émissions utilisés proviennent de la Base ADEME, EXIOBASE, GIEC.
Les émissions du scope 2 à fin 2024 s’élèvent à 5 579 tCO2eq avec une incertitude évaluée à 260 tCO2eq.
Le Groupe calcule ces émissions à l’aide de facteurs d’émissions basés sur la localisation et non sur le marché.
Scope 3 : Scopes du 3-1 au 3-9 :
Les postes pris en compte à ce jour sont :
Méthode de calcul :
Les émissions de gaz à effet de serre sont calculées en multipliant les données d’activité par un facteur d’émission (physique ou monétaire) associé. Les facteurs d’émissions utilisés proviennent de la Base ADEME, EXIOBASE, GIEC, SNCF.
Les émissions en tCO2eq des sous-scopes pris en compte à fin 2024 s’élèvent à 186 477 tCO2eq avec une incertitude évaluée à 6 240 tCO2eq.
En 2024, nous avons étendu le calcul des émissions de gaz à effet de serre du scope 3 concernant l’utilisation des produits vendus d’assurances non-vie, selon la classification du GHG Protocol le poste d’émission n° 11.
Le poste d’émissions n° 11 Utilisation des produits vendus, correspondant à l’utilisation finale des biens et services que nous vendons, c’est-à -dire les émissions liées à l’exécution des contrats d’assurance provenant de l’activité de l’ensemble des prestataires indemnisation ou assistance (experts, réparateurs, garagistes, professions libérales, médecins…).
L’évaluation est portée sur le périmètre des caisses régionales (hors Groupama Antilles Guyane) et tient en compte des données disponibles à date.
L’évaluation nous a permis d’identifier les catégories de réparation, prestations les plus émissives en gaz à effet de serre avec un résultat des émissions de gaz à effet de serre assurances non-vie pour l’année 2024 de 793 135 tCO2eq en suivant les principes clés et méthodologie de calcul détaillés ci-après.
Principes clés de calcul :
Nous avons suivi les quelques principes clés préconisés par France Assureurs :
Méthode de calcul :
Nous avons construit une méthodologie ad hoc permettant d’adapter le niveau de précision du calcul à la disponibilité des données en 5 étapes :
Conformément à l’approche recommandée par la NZAOA, le Groupe a choisi de prendre la valeur d’entreprise trésorerie comprise (EVIC) comme dénominateur commun pour les calculs d’empreinte et d’intensité carbone. Il reste effectivement l’un des dénominateurs les plus fréquents sur le marché et favorise ainsi la comparabilité avec nos pairs. Plus précisément, le Groupe utilise :
Le périmètre de référence repose sur l’ensemble des portefeuilles d’actifs du Groupe et est circonscrit aux obligations d’émetteurs privés et actions cotées (y compris données des fonds transparisés) y compris Unités de Compte. Dans ces conditions, le montant total des actifs financiers couvert est de 42,4 milliards d’euros, soit 54 % de l’actif éligible au 31 décembre 2024.
Les métriques de calcul définies ci-avant ne couvrent pas les émissions de GES relatives au scope 3 des entreprises financées. Le Groupe fait effectivement le choix de n’inclure que les composantes bénéficiant d’une fiabilité suffisante pour être exploitées et ainsi permettre la mise en place d’actions quantifiables. À ce stade, les émissions de scope 1 et 2 disponibles auprès de notre fournisseur de données sont robustes. Sur l’ensemble des émetteurs privés détenus, 93 % bénéficient bien d’une empreinte carbone. Parmi ces 93 %, les émissions se composent principalement de données déclarées (près de 90 %) et dans une moindre mesure d’estimations.
S’agissant du scope 3 des entreprises financées (scope 3 amont et aval), les données mises à disposition comportent trop d’incertitudes pour permettre un niveau de confiance minimal, comme l’illustrent les exemples ci-après. Ceci s’explique notamment par :
Pour la suite, l’ambition du Groupe est de construire une approche solide afin d’étendre le périmètre dans la mesure du possible et publier l’empreinte carbone de nos classes d’actifs sur une vision étendue au titre de l’exercice 2025. En parallèle, une optimisation de la méthodologie de calcul propre aux émetteurs privés sera également nécessaire afin d’intégrer progressivement les émissions indirectes du scope 3 à l’empreinte carbone et bénéficier de l’exhaustivité de l’empreinte des sociétés, parfois significative sur ce périmètre.
La dette souveraine représente près de 33 % de l’actif, et reste primordiale pour le Groupe. Son intégration passe par l’utilisation de données d’empreinte carbone conformes à la méthodologie recommandée par l’alliance NZAOA à laquelle Groupama appartient. Cette méthodologie repose sur la version actuelle de la norme PCAF Global GHG Accounting and Reporting Standard propre au secteur financier et consiste en l’attribution d’une part de l’empreinte carbone d’un pays entier sans isoler la contribution du fonctionnement propre de l’État en question. Ceci pose la question d’un possible double comptage avec l’empreinte dédiée aux obligations d’émetteurs privés et la nécessité d’harmoniser les méthodologies de mesure afin de pouvoir sommer des contributions cohérentes.
Les actifs immobiliers représentent près de 9 % de l’actif. Le Groupe poursuit ses travaux afin de disposer d’une intensité carbone (Scope 1, 2 et 3 amont énergie) sur le patrimoine sous gestion chez Groupama Immobilier. À ce stade, un état des lieux des performances carbone et énergie de l’ensemble de leurs actifs immobiliers est réalisé. Cette analyse s’effectue immeuble par immeuble à l’aide de données réelles, de données estimées à partir des données déclarées ou à défaut de modélisations. Le calcul de l’empreinte carbone liée à l’immobilier de placement nécessite toutefois d’être approfondi afin de bénéficier d’un niveau de maîtrise suffisant pour l’intégrer aux calculs de l’empreinte carbone des investissements et faire l’objet de leviers de réduction. Une fois stabilisée, la méthodologie devra également être étendue aux autres actifs immobiliers dont les données reposent sur des gestionnaires externes.
Groupama poursuit ses démarches auprès de son fournisseur de données afin de bénéficier d’émissions de scope 3 (amont et aval) avec une couverture et un niveau de confiance suffisants pour être intégrées à la méthodologie de calcul des métriques d’empreinte carbone. Cette étape nécessaire dans la complétude du périmètre couvert sera facilitée dès l’année prochaine par la publication des premiers rapports CSRD. Leur publication permettra une meilleure lisibilité des émissions GES réelles propres aux entreprises financées. Il est probable cependant, compte tenu de l’instabilité des données scope 3 disponibles, que plusieurs années de rodage seront nécessaires et que les chiffres doivent être présentés de manière séparée des deux autres scopes.
Le Groupe n’a pas de projets d’absorption et d’atténuation des GES financés au moyen de crédits carbone. Cependant, Groupama est contributeur de tels projets dans le cadre de la gestion de ses actifs forestiers.
Étude carbone sur les forêts Groupama. Données pour 2024 (31) :
Le stock de carbone des forêts et le CO2 total stocké sont en hausse. Stock de carbone des forêts : 11,01 millions de tonnes de CO2 (10,89 Mt en 2023), 22 466 ha.
Les forêts sont gérées par la Société Forestière Groupama (SFG), filiale de Groupama Immobilier. Les opérations de 2024 comme les précédentes s’inscrivent dans une stratégie de développement multifonctionnel des actifs forestiers (création de valeur financière, écologique, sociétale), voir partie E4 Biodiversité.
L’ensemble des forêts de la SFG sont certifiées PEFC (programme de reconnaissance de la gestion durable). La Société Forestière Groupama s’inscrit dans une gestion de très long terme, en développant son portefeuille sur des actifs résilients.
À noter que les caisses régionales détiennent également en direct un patrimoine forestier, pour 4 000 ha environ.
[E1-8] Le Groupe n’a pas de dispositif de tarification interne du carbone et aucun projet de cette nature à ce stade.
[E1-9] Les incidences financières escomptées des risques physiques et de transition importants et opportunités potentielles liées au changement climatique seront communiquées en 2026 au titre de l’exercice 2025.
Certains des indicateurs de mesure de notre performance concernant les enjeux liés au changement climatique ne sont pas listés parmi les indicateurs de la CSRD. Il s’agit de métriques permettant d’évaluer le déploiement de notre stratégie et de nos plans d’actions, particulièrement sur le socle 1 de la stratégie Durabilité : « Déployer une politique d’épargne et de placements durables claire, publique et commune à l’ensemble du Groupe ».
Évitement des émissions de carbone dans la relation client (France) : 8 740 tonnes de CO2 évitées, grâce à la digitalisation des documents (plis, signatures…) et la réparation et le réemploi dans les sinistres auto.
Dimension | Enjeux | IRO matériels au sens | Indicateurs | Entités concernées | 2024 |
|---|---|---|---|---|---|
Socle 1 : Déployer | Proposer des produits/Supports d’épargne responsables attractifs | IP3 – Contribution à l’adaptation au changement climatique via des actions de sensibilisation à l’épargne verte et le développement des offres durables | % des encours d’épargne durable individuelle | France | 71 % |
R28 – Perte de rentabilité sur les activités d’assurance santé en cas de non prise en compte du vieillissement de la population | Montant total des encours d’épargne durable individuelle (en milliards d’euros) | France | 18,1 |
La perte de biodiversité et des écosystèmes met en danger les services écosystémiques, ce qui menace à la fois la société et les entreprises qui en dépendent, et à leur tour les investisseurs et les assureurs qui sont parties prenantes d’une économie qui fonctionne bien. Par ailleurs, Groupama est susceptible de contribuer à la perte de biodiversité et des écosystèmes via le financement d’émetteurs exerçant des pressions sur des facteurs directs de perte de biodiversité. Conscient de la rapidité du déclin de la biodiversité, le Groupe poursuit ses efforts pour contribuer aux objectifs mondiaux en la matière. Il s’agit pour le Groupe tout à la fois d’assumer sa responsabilité fiduciaire en limitant les risques de ses investissements, de se montrer fidèle à son identité d’investisseur responsable.
Groupama ancre sa stratégie dans le cadre réglementaire délimité notamment par le décret d’application de l’article 29 LEC et par l’Accord de Kunming-Montréal, adopté au mois de décembre 2022, qui est venu compléter et préciser les dispositions de la Convention sur la Diversité Biologique.
Les cibles de l’Accord de Kunming-Montréal auxquelles Groupama s’est engagé à contribuer sont les suivantes :
Au même titre que la thématique du changement climatique, l’ambition est de construire un plan de transition qui s’appuie sur des cibles scientifiques et internationales, comme celles énoncées précédemment par l’accord cadre de Kunming-Montréal. À ce jour, nous ne fixons aucun engagement précis et chiffré relatif aux enjeux de biodiversité, notamment du fait d’un manque de données robustes et exhaustives comme il en existe désormais pour le climat avec les émissions de gaz à effet de serre. Toutefois, le Groupe s’est défini des objectifs de moyens en matière de biodiversité sur un ensemble de leviers organisationnels sur lesquels il dispose d’un pouvoir direct. Ces objectifs sont conformes aux exigences du cadre développé par la Finance For Biodiversity Foundation (32).
La présente norme traitant des enjeux de biodiversité et des écosystèmes a été jugée matérielle pour le Groupe du fait de ses activités d’investissement. En effet, Groupama est un investisseur institutionnel pouvant être à l’origine de pressions sur la biodiversité. Parmi ces investissements figurent notamment les sites propres du Groupe (immobilier d’exploitation) ainsi que les autres actifs majoritairement constitués d’actions et obligations d’émetteurs privés ou souverains. Aussi, en reconnaissance du principe de double matérialité, Groupama a jugé que ces actifs financiers présentaient des vulnérabilités vis à vis des services rendus par la biodiversité mais impactaient également celle-ci de manière significative. Les Impacts, Risques et Opportunités retenus comme matériels pour le Groupe portent sur les enjeux de biodiversité pris dans leur ensemble sans cibler à ce stade de thèmes ou sous-thèmes particuliers. Plus explicitement, les enjeux matériels retenus comportent :
La stratégie biodiversité actuelle du Groupe fait écho aux enjeux précités sur la chaîne de valeur des investissements. Elle vise notamment à préserver les actifs du Groupe dont l’intégrité ou la valorisation sont affectées par l’érosion de la biodiversité mais aussi à atténuer les effets négatifs des activités d’investissement sur les êtres vivants et les écosystèmes. Cette stratégie fait l’objet d’un plan d’amélioration continue et permet ainsi de garantir en partie la résilience du Groupe face à la perte de biodiversité et à la hausse du dysfonctionnement des services écosystémiques.
Afin de mieux comprendre l’exposition du Groupe aux risques liés à la biodiversité et nourrir une réflexion stratégique, il est primordial d’identifier d’une part, les impacts (indirects) du portefeuille d’investissements sur la biodiversité et, d’autre part, les dépendances du portefeuille d’investissements aux services écosystémiques. Cette évaluation a été réalisée sur le portefeuille d’actifs cotés émis par des entreprises (périmètre Groupama Gan Vie) ainsi que sur le patrimoine immobilier du Groupe.
Définition des impacts
En 2019, l’IPBES (33) a identifié les cinq principales pressions directes et d’origine anthropique s’exerçant sur la biodiversité. Ces dernières, qui interagissent, sont le changement d’usage des sols, le changement climatique, la surexploitation des ressources naturelles, la pollution et les espèces exotiques envahissantes.
Définition des dépendances
Les dépendances à la biodiversité des entreprises représentent les services de la nature (les services écosystémiques) dont les activités humaines et économiques ont besoin pour se développer. Quatre grandes catégories de services permettent de mettre en évidence et de préciser les dépendances des activités humaines et économiques à la biodiversité :
Depuis 2022, Groupama mesure les pressions et les dépendances de son portefeuille relatives à la biodiversité. Ces analyses sont conduites sur les actions et obligations d’émetteurs privés détenues par Groupama Gan Vie et bénéficiant d’un mandat de gestion avec Groupama Asset Management, périmètre sur lequel les leviers d’actions sont les plus importants.
En 2023, le Groupe a évalué son exposition aux secteurs les plus matériels en matière de biodiversité. Cette étude réalisée avec la base de données ENCORE (Exploring Natural Capital Opportunities, Risks and Exposure) a permis d’identifier la part des investissements appartenant aux 10 secteurs identifiés comme prioritaires par la Finance for Biodiversity Foundation. Alors que les dix secteurs représentent 30 % de la capitalisation boursière de l’indice MSCI ACWI et 70 % de son empreinte biodiversité, seules 10 % des entreprises du portefeuille de Groupama Gan Vie appartiennent à un secteur considéré comme prioritaire par la Finance for Biodiversity Foundation.
En parallèle, Groupama a poursuivi l’étude des pressions, sur la biodiversité, exercées par le portefeuille de Groupama Gan Vie sur le périmètre de ses investissements en actions et obligations d’entreprises (hors souverains) au moyen du Corporate Biodiversity Footprint (CBF). Développé par Iceberg Data Lab, le CBF fournit une empreinte quantitative, reflétant la mesure dans laquelle les écosystèmes affectés par les activités d’une entreprise ont été dégradés.
Le CBF est une donnée modélisée. Les systèmes de modélisation d’Iceberg Data Lab sont en constante évolution afin de refléter les connaissances les plus actuelles sur les quatre pressions analysées dans ce modèle. Entre 2022 et 2023, Groupama a noté une forte variation de l’impact (km2.MSA) des émetteurs en portefeuille entraînant la baisse de l’empreinte biodiversité des investissements du Groupe quel que soit l’indicateur retenu :
INDICATEUR | 2023 | 2022 |
|---|---|---|
Portefeuille en millions d'euros | 9 822 | 8 999 |
Nombre d'émetteurs | 183 | 177 |
Indicateur A : empreinte biodiversité (km².MSA) des entreprises sans prendre en compte le pourcentage de détention | (776 336) | (952 838) |
Indicateur B : empreinte biodiversité (km².MSA) des entreprises en prenant en compte le pourcentage de détention | (530) | (643) |
Indicateur C : intensité biodiversité moyenne (km².MSA par million d'euros investi) | (0,05) | (0,07) |
Indicateur D : intensité biodiversité moyenne (km².MSA par million de capital déployé - data IDL) | (0,04) | (0,05) |
Une telle évolution est difficilement interprétable :
La donnée CBF n’étant pas suffisamment stable pour fonder sa stratégie d’alignement avec les objectifs de long terme liés à la biodiversité, Groupama recherche des outils complémentaires pour stabiliser l’analyse des principaux impacts de ses portefeuilles d’investissement.
Par ailleurs, si les mesures décrites ci-dessus permettent d’identifier des tendances en termes d’empreinte biodiversité et hiérarchiser certaines priorités, elles ne permettent pas d’établir à ce stade un lien satisfaisant entre les pressions, telles que définies par l’IPBES, et les impacts des actifs du Groupe sur certaines thématiques de la norme telles que la dégradation des terres, la désertification, l’imperméabilisation des sols ou bien la disparition de certaines espèces menacées.
La base de données ENCORE (Exploring Natural Capital Opportunities, Risks and Exposure) a été développée par la Nature Capital Finance Alliance en partenariat avec le Centre Mondial de Surveillance pour la Conservation de la Nature (UNEPWCMC). Elle permet notamment d’évaluer les dépendances potentielles des entreprises à la biodiversité, et en particulier aux 21 services écosystémiques, en partant des processus de production propres à chaque activité d’une entreprise. Les données ENCORE s’appuient sur la combinaison de données scientifiques issues de littérature spécialisée, d’entretiens avec des experts sectoriels et d’autres données physiques (cartes de sécheresses/précipitations, météorologie, de sédimentation des sols, espèces menacées etc.). Elle permet d’évaluer le niveau de dépendance potentielle d’une entreprise aux différents services écosystémiques. La note attribuée varie sur une échelle de dépendance nulle à une dépendance très forte.
Il ressort de l’analyse de dépendance, réalisée en 2023 sur le portefeuille de Groupama Gan Vie sur le périmètre de ses investissements en actions et obligations d’entreprises (hors souverains), que 35 % du portefeuille est fortement ou très fortement dépendant à au moins un service écosystémique, ce qui est inférieur aux résultats publiés par l’étude de la Banque de France portant sur le système financier français (42 %) (34).
La prochaine étape pour le Groupe est de stabiliser et renforcer l’analyse des principaux impacts et dépendances en matière de biodiversité liés aux portefeuilles d’investissement. Ceci passera par :
À ce jour, les actifs immobiliers en portefeuille ont été intégrés dans les outils Bat-ADAPT et BIODI-Bat de la plateforme de résilience de l’Observatoire de l’Immobilier Durable, R4RE (Resilience for Real Estate). R4RE est une plateforme cartographique d’analyse de résilience d’un patrimoine immobilier qui comprend un outil d’analyse de risques climatiques : Bat-ADAPT, et un volet d’analyse des risques biodiversité : BIODI-Bat.
Bat-ADAPT réalise un diagnostic d’évaluation de la vulnérabilité au changement climatique d’un bâtiment grâce à l’adresse de l’immeuble et un court formulaire sur les caractéristiques constructives et techniques de l’actif. L’outil élabore une cartographie qui analyse les risques climatiques à l’emplacement de l’actif avec des projections temporelles à 2030, 2050, 2070 et 2090. Les vagues de chaleur, les sécheresses, les inondations et les submersions marines y sont évaluées. Une analyse croisée des risques climatiques et de la sensibilité du bâtiment en fonction de ses caractéristiques permet d’obtenir sur une échelle de 1 à 5 la vulnérabilité aux différents aléas. Cette notation permet de hiérarchiser les actifs et d’orienter la gestion du patrimoine vers les actions adaptatives à déployer prioritairement.
BIODI-Bat est également un outil cartographique d’aide à la décision, qui fournit une analyse à plusieurs niveaux sur l’enjeu de la biodiversité :
Cet outil permet de mesurer l’impact d’un investissement sur la biodiversité et d’en faire un critère dans la décision d’investissement. Concernant les actifs déjà en portefeuille, il contribuera à cartographier le patrimoine des fonds par rapport à leur proximité des zones d’intérêt écologique ou protégées, et à définir des plans d’actions à mettre en place au niveau des immeubles (installation de supports de biodiversité ou de surfaces végétalisées…).
Depuis 2023, l’ensemble des adresses ont été renseignées sur R4RE et donc sur BIODI-Bat, ce qui a permis de mesurer le risque biodiversité de l’ensemble du patrimoine.
Il en ressort que les actifs sont peu situés sur des zones de conservation, où il y a urgence à agir pour protéger des spots de biodiversité potentiellement menacés. La majorité des actifs est située dans des zones de reconquête, où l’enjeu est de recréer des espaces plus favorables au vivant.
En parallèle, Groupama Immobilier analyse les pressions exercées par son portefeuille immobilier sur trois des cinq principaux facteurs de pressions sur la biodiversité.
Analyse des pressions | Contribution | Mesures |
|---|---|---|
Urbanisation et artificialisation des sols | L’indicateur « Urbanisation » évalue le processus de consommation d’espaces naturels et semi-naturels au profit d’espaces urbains ainsi que le niveau de fragmentation des milieux. Plus l’indicateur est élevé, plus les milieux sont contraignants pour le développement de la biodiversité. |
|
Dérèglement climatique | L’indicateur « Dérèglement climatique » varie selon l’évolution des températures (évolution globale et évènements thermiques extrêmes) impliquant une migration ou adaptation des espèces. Plus l’indicateur est élevé, plus le risque d’inadaptation, voire de disparition, est grand. |
|
Espèces envahissantes | L’indicateur « Espèces exotiques envahissantes » varie selon le nombre d’espèces exotiques différentes recensées. Plus l’indicateur est élevé, plus le risque de perturbation des écosystèmes est élevé (prédation, propagation de maladies, etc.). |
|
Au moment de l’écriture de ce rapport, les données et méthodologies utilisées pour réaliser les analyses d’impact et de dépendances ne sont pas encore stabilisées et les données pour l’année 2024 sont en cours de production. En conséquence, l’intégration des premiers enseignements peut apparaître complexe et prématurée à ce stade. Néanmoins, des leviers opérationnels intégrant des considérations liées à la biodiversité sont d’ores et déjà en vigueur. Ces derniers sont explicités via les quatre axes de la charte d’investissement durable. Pour plus de détails, se référer à la partie 4.2.2.2.3 dédiée aux politiques d’investissement de la norme environnementale ESRS E1 Changement climatique.
Pour rappel, les leviers en question sont les suivants :
Si la charte adoptée par l’ensemble des entités du Groupe est à ce jour plus particulièrement axée sur la gestion des enjeux climatiques, trois leviers qui en découlent répondent déjà aux problématiques de préservation des écosystèmes :
Émetteurs entreprises cotées
La notation environnementale de Groupama Asset Management pour les émetteurs entreprises intègre les enjeux de perte de biodiversité à travers :
Émetteurs souverains
Le pilier « Environnement » est considéré comme une source de croissance de long terme dans la notation du Risque Pays. Il intègre les enjeux liés au changement climatique et à la biodiversité. Cette dernière englobe les données permettant d’apprécier la qualité du sol telles que les surfaces forestières (% du territoire), la consommation d’engrais (kilogrammes par hectare de terres arables), le taux d’urbanisation (% de la population urbaine dans la population totale) et l’épuisement des ressources naturelles (% du RNB). Il existe en revanche peu de variables récentes susceptibles d’évaluer la qualité de l’eau. L’ensemble des données proviennent de la Banque Mondiale.
Actifs immobiliers
Pour les actifs immobiliers du patrimoine sous gestion de Groupama Immobilier, les enjeux en matière de biodiversité sont traités de façon distincte selon qu’il s’agisse de la phase exploitation ou de la phase rénovation complète.
L’intégration des enjeux biodiversité dans la phase exploitation se fait au travers d’une évaluation en 3 étapes. En première instance avec BIODI-Bat, la sensibilité écologique d’un actif et les pressions exercées sur la biodiversité à proximité sont évaluées et hiérarchisées. La deuxième étape consiste à réaliser une auto-évaluation bibliographique de l’enjeu biodiversité grâce à un outil de « scoring biodiversité » spécialement mis au point par Groupama Immobilier en 2024. En fonction des résultats obtenus sur ces deux premières étapes, une évaluation réalisée par un écologue indépendant, peut être enclenchée en ciblant prioritairement les actifs où l’enjeu est élevé. Incluant un diagnostic sur site, cette investigation experte évalue plus précisément l’état de la biodiversité et complète le « scoring biodiversité ». Elle déclenche, dans la plupart des cas un plan d’actions qui s’intègre dans la gestion de l’actif. Les effets attendus de ces actions sont évalués par une note cible sur l’outil de « scoring biodiversité ». Leur progrès et leur impact peuvent être ainsi facilement ré-évalués.
La rénovation complète d’un actif s’appuie quant à elle, sur le référentiel HQE, adoptée par Groupama Immobilier. L’enjeu biodiversité est pleinement intégré au projet avec la présence d’un écologue dans l’équipe de maîtrise d’œuvre et la réalisation d’un diagnostic écologique au lancement des études de conception. Au programme, un nombre de points minimum est exigé sur l’objectif 6 « Prise en compte de la nature et de la biodiversité » du référentiel HQE, explicitant ainsi l’ambition portée par Groupama Immobilier sur cet enjeu.
Pour les actifs investis dans des fonds non dédiés (i.e. dans des fonds cotés ouverts ou des fonds non cotés), 5 questionnaires d’analyse ESG ont été mis en place en fonction de la typologie des actifs : actifs cotés, infrastructure, dette non cotée y compris immobilière, private equity corporate et immobilier en equity. Parmi ces 5 questionnaires, les questionnaires actifs cotés et immobilier intègrent des questions sur la biodiversité notamment sur l’existence d’une politique de biodiversité au sein de la société de gestion.
L’ensemble des politiques d’exclusion du Groupe s’appliquent aux nouveaux investissements réalisés en direct ou dans des fonds dédiés gérés par GAM. Les exclusions sectorielles en matière de charbon thermique et de pétrole et de gaz permettent de limiter très fortement l’exposition du Groupe à ces secteurs considérés comme très impactant en matière de biodiversité. En parallèle, le filtre Capital Naturel qui repose majoritairement sur l’indicateur de la NEC permet d’exclure ou de mettre sous surveillance les émetteurs de 8 secteurs les plus exposés aux risques environnementaux dont la biodiversité.
Actuellement, le Groupe réfléchit à la mise en place d’une politique sectorielle liée à des matières premières provoquant la déforestation.
Le Groupe encourage les investissements ayant des externalités positives sur la préservation de la biodiversité et des écosystèmes via des investissements dans les forêts et des fonds de Capital Naturel.
Le Groupe détient via Groupama Immobilier un patrimoine forestier de plus de 22 000 ha, ce qui en fait l’un des premiers gestionnaires institutionnels français. La politique de gestion forestière de Groupama Immobilier vise à valoriser ces actifs tout en prenant en compte les enjeux liés au climat et à la biodiversité. L’ensemble des forêts gérées est certifié PEFC (Programme de Reconnaissance des Certifications Forestières), label de qualité environnementale.
Groupama œuvre à protéger la forêt et sa biodiversité contre les risques climatiques
Les actifs forestiers sont très exposés aux risques physiques. Les principaux risques identifiés par Groupama sont :
Le changement climatique renforce ces risques : évènements climatiques extrêmes (dont les tempêtes) plus fréquents et plus violents ; sécheresse aggravant le risque d’incendie, notamment dans des régions qui n’étaient pas concernées et qui sont donc peu préparées ; prolifération de parasites, insectes et champignons lors des saisons exceptionnellement chaudes et sèches. Le changement climatique entraîne aussi une modification de la répartition des espèces végétales : certaines essences ne sont ainsi plus adaptées à leur environnement.
Des solutions sont déployées par Groupama afin de prévenir ces risques ou d’en limiter les impacts :
Groupama s’attache également à préserver la biodiversité de son actif forestier
Zonages environnementaux :
Groupama possède des forêts particulièrement riches en biodiversité. En effet, ce ne sont pas moins de 15 873 ha soit 63,4 % de son actif qui sont inclus dans ou comportent en son sein un zonage environnemental, c’est-à -dire qu’ils abritent des espèces ou des milieux à forte valeur écologique. De ce fait, ils font l’objet de mesures de protection, que Groupama veille à strictement appliquer.
Mesures effectives de préservation des milieux environnementaux :
La Société Forestière Groupama cible son programme d’actions en faveur de la préservation et de la restauration des milieux sur deux types de milieux intra forestiers :
Espèces/Groupes d’espèces bénéficiant d’un plan national d’actions :
Un plan national d’actions (PNA) est un outil qui vise à assurer la conservation ou le rétablissement dans un état de conservation favorable d’espèces de faune et de flore sauvages menacées ou faisant l’objet d’un intérêt particulier. En 2024, ce sont 9 forêts de la Société Forestière Groupama qui sont ainsi concernées par un PNA.
Adaptation à la sylviculture :
La Société Forestière Groupama est engagée dans une démarche de réflexion sur l’adaptation de la sylviculture aux enjeux climatiques, écologiques et sociétaux. À titre d’exemple, la conversion de certains peuplements vers la futaie à couvert continu est amorcée dans plusieurs forêts. Cette sylviculture est confirmée pour les peuplements déjà gérés selon ce traitement sylvicole. Ce dernier permet le maintien d’arbres au stade mature, très favorables à l’accueil d’une biodiversité rare car spécifique à ce stade de la forêt.
En 2024, Groupama s’est engagé à investir 20 millions de dollars dans le fonds « Natural Capital Fund (NCF) » lancé par Climate Asset Management (CAM), société de gestion dédiée à l’investissement non coté à impact climatique. Ce fonds, classé article 9 sous SFDR, vise à financer des investissements rentables à fort impact environnemental. Les actifs visés sont de 3 types : agriculture régénératrice et forêt durable pour 90 %, et plus marginalement des actifs environnementaux (10 %).
Le modèle économique du fonds repose sur 3 leviers de création de valeur : la vente de nouvelles productions agricoles durables générant des revenus récurrents à l’issue de la transition du modèle d’exploitation, la vente de services écosystémiques tels que la séquestration de carbone, et enfin l’appréciation intrinsèque de l’actif régénéré à l’issue de la période de détention par le fonds (> 10 ans).
Le renfort des capacités internes afin de mieux s’approprier et appréhender les enjeux liés à la biodiversité est un axe fort de la stratégie biodiversité du Groupe notamment via la formation des équipes et le développement d’un cadre de suivi à destination des instances.
En 2024, Groupama a formé les équipes d’investissement sur le sujet de la déforestation pour renforcer l’expertise. En 2025, une formation sur les enjeux liés à l’eau est prévue.
Les objectifs de ces formations sont :
La biodiversité fera l’objet d’un suivi par les instances de gouvernance, à travers une scorecard dont les indicateurs sont en cours d’établissement. Il pourrait notamment s’agir des indicateurs suivants :
Afin de s’inscrire dans le cadre mondial pour la biodiversité, le Groupe renforce et précise ses cibles internes.
Groupama a décidé de s’appuyer sur les travaux de la Finance for Biodiversity Foundation relatifs à la fixation d’objectifs en matière de biodiversité et de financement.
Deux grands types d’objectifs ont été déterminés par la Finance for Biodiversity Foundation : les cibles internes à atteindre d’ici 2026 et les cibles d’impact à atteindre d’ici 2030. Les cibles internes couvrent l’ensemble des moyens organisationnels d’un investisseur, sur lesquels il dispose d’un pouvoir direct tandis que les cibles d’impact désignent les investissements réalisés, sur lesquels un investisseur dispose d’une capacité d’action indirecte.
Le Groupe a réitéré son engagement de contribuer aux objectifs mondiaux sur la biodiversité en développant des cibles internes propres, reliées aux cibles de la COP15, sur lesquelles le Groupe s’est engagé. Ces cibles seront encore renforcées pour les années à venir et s’inscrivent dans la logique d’amélioration continue du Groupe en matière de stratégie biodiversité. Elles concernent :
La gestion des ressources humaines – le management responsable comme indiqué dans un des deux socles de notre stratégie Durabilité – est un des piliers de notre modèle. Les analyses de double matérialité ont confirmé les Impacts, Risques et Opportunités liés à ce domaine : conditions de travail et sécurité des collaborateurs, gestion des talents, développement des compétences, diversité et inclusion.
Constituant un des 3 axes transverses de la stratégie générale du Groupe, les ressources humaines sont au cœur de la mobilisation générale pour la réussite des priorités stratégiques que le groupe Groupama s’est données en 2024 et pour les années qui viennent. L’ambition du Groupe en termes de satisfaction client, combinée à l’enjeu de la performance, conduit à rechercher l’excellence des ressources humaines. Cela suppose une grande diversité de compétences et un niveau d’exigence accru à tous les niveaux, collaborateurs, managers, dirigeants, équipes RH. Ainsi, il s’agit d’une part d’attirer et fidéliser les talents en construisant une marque employeur forte, tout en développant les compétences – ce qui signifie notamment poursuivre les recrutements et accompagner les salariés dans l’évolution des métiers grâce en particulier à la formation –, et d’autre part d’associer bien-être au travail et performance, diversité et inclusion, pour ainsi favoriser l’épanouissement et le jeu collectif. Cette stratégie s’inscrit aussi dans une dimension territoriale très forte, partout en France, et à l’international.
Par ailleurs, le Groupe déploie sa stratégie d’Intelligence Artificielle de manière éthique et responsable dans ses métiers – au travers de différentes campagnes d’information, de sensibilisation et d’accompagnement du changement –, considérant cette évolution comme une opportunité pour optimiser les processus et renforcer la qualité de ses services. Employeur responsable, rappelons enfin que Groupama applique scrupuleusement le droit social français et européen, comme évoqué dans le texte qui suit.
Les effectifs couverts par ce chapitre du rapport de durabilité sont, pour cette première année de publication, uniquement les salariés de l’entreprise. Ne sont pas inclus dans les analyses les catégories suivantes qui peuvent être considérées comme des effectifs au sens de la norme ESRS S1 :
L’identification et l’évaluation des impacts, risques et opportunités liés aux effectifs de l’entreprise ont été réalisées en partenariat étroit entre la direction de la durabilité et la direction des ressources humaines. La connaissance des intérêts et des points de vue des parties prenantes se base notamment sur la Baromètre d’Opinion Groupe ou BOG. Il s’agit d’une grande enquête biannuelle lancée auprès de tous les collaborateurs du Groupe, en France et à l’international, afin de connaître les sujets de préoccupation des salariés ainsi que leur niveau d’engagement. Les résultats de la dernière édition du BOG (2023) ont confirmé le niveau élevé (78 %) et stable de leur engagement avec un taux de participation élevé (83 % de salariés répondant). La prochaine édition se déroulera au printemps 2025. Cette collecte d’informations est un élément d’interaction et de prise en compte des attentes des salariés tout en étant également un moyen d’évaluer l’efficacité des politiques. En complément, des enquêtes intermédiaires sont menées à l’initiative des entreprises et des managers afin de permettre la mise en place d’actions au sein des équipes avec réactivité.
La qualité de la gestion des enjeux de durabilité en matière de ressources humaines est évaluée très favorablement, comme en témoignent les obtentions des certificats Top Employers et des labels « Engagé RSE » de l’AFNOR.
[R34-Baisse de l’engagement et de la productivité des salariés due à des conditions de travail dégradées]
[R35-Risque d’image et de réputation en cas de mise en danger de la santé/sécurité des collaborateurs]
[IN13-Impact négatif sur la santé mentale et physique des collaborateurs en cas de conditions de travail dégradées]
[IN23-Non-respect des droits humains lié à l’utilisation abusive des données personnelles des parties prenantes du Groupe] (impact négatif transverse, pour plus de détails, cf. partie ESRS S4 Clients et utilisateurs finaux)
La gestion de ces enjeux est captée par nos politiques et actions sur l’équilibre vie privée/vie professionnelle – dont le télétravail –, les aspects QVT (qualité de vie au travail), RPS (risques psycho-sociaux) et de santé mentale, les méthodes et espaces de travail et le dialogue social.
Les actions clés
Le Groupe, notamment à travers son socle conventionnel rappelle le nécessaire équilibre entre vie privée et vie professionnelle et sa volonté de mettre à la disposition des salariés un panel de dispositions permettant cette harmonisation : aménagement du temps de travail, organisation du travail, journées d’absences conventionnelles, actions de sensibilisation sur la gestion des technologies d’information et de communication… L’accord Groupe sur la Diversité et l’égalité des chances de 2021 et son plan d’action de 2024, et l’accord Groupe sur la Qualité de Vie au travail de 2022 y contribuent largement.
En complément des mesures Groupe, des dispositifs peuvent être mis en œuvre de façon complémentaire et plus favorable au niveau des sous périmètres (UES (35) et UDSG (36)) et également de chaque entreprise.
Ainsi, de nombreuses dispositions conventionnelles favorisent cet équilibre : préconisations sur les lieux et temps de réunions et de formation, rémunération et allongement du congé maternité, allocation d’éducation, prime de mariage / PACS et de naissance, temps partiel, rémunération du congé paternité, garanties spécifiques en assurance santé, enveloppe supplémentaire de jours de télétravail exceptionnel (au-delà du télétravail régulier), télétravail exceptionnel de n’importe quel site… À titre d’exemple, au niveau de l’UES, renouvellements des accords (télétravail et égalité professionnelle en 2023 ; relatifs aux salariés en situation de handicap ou accompagnant un membre de leur famille touché par la maladie ou le handicap en 2024) ont permis de continuer à appliquer l’ensemble des dispositifs visant à favoriser l’équilibre vie privée / vie professionnelle dans les entreprises de l’UES.
Le Groupe a développé depuis de longues années une démarche de prévention des RPS et de promotion de la qualité de vie au travail, qui se matérialise notamment au travers d’un Accord Groupe sur la Qualité de Vie au travail (dont le droit à la déconnexion) et de la désignation de référents RH-QVCT (37) / Chargés de prévention, qui assurent entre autres des missions de prévention des risques psychosociaux.
Au niveau du Groupe, la Commission QVCT qui se réunit trois fois chaque année civile, a pour objet de présenter et d’échanger sur le bilan d’application de l’accord Groupe dans l’ensemble des entreprises, le bilan du dispositif Céla (38), et sur les actions et initiatives en la matière, de manière paritaire entre partenaires sociaux.
Au niveau européen, les filiales présentes dans plusieurs pays (Italie, Hongrie, Bulgarie, Roumanie, Grèce) ont également intégré une politique de promotion de la qualité de vie au travail et de prévention des risques. Une déclaration Commune sur la Qualité de vie au travail a d’ailleurs été signée par les partenaires sociaux au niveau européen en 2013, puis a été renforcée en 2018 par deux axes complémentaires : l’accompagnement au changement et la conciliation des temps de vie. Chaque année, un bilan des actions de chaque entreprise européenne est consolidé et présenté devant les représentants du personnel européens, avec le cas échéant l’intervention de l’équipe RH d’un pays qui expose plus précisément ses actions.
Enfin, les IRP dans les entreprises suivent de près ces questions ; les entreprises développent des actions de prévention sur de nombreux aspects (RPS, TMS (39), dispositif « Céla », etc.).
À titre d’exemple, parmi les nombreuses actions déployées au sein du Groupe et de ses entreprises, dans la durée : le dispositif Groupe « Céla » : écoute, soutien psychologique, accompagnement social et aide juridique pour les collaborateurs aidants familiaux, complété par le développement des moments et des lieux de convivialité, le développement des actions collaboratives/participatives et de consultation des collaborateurs (participation à l’élaboration de stratégies, tests, aménagements de locaux, défis « RSE » …). Citons par ailleurs l’accès généralisé au télétravail dans l’ensemble des entreprises du Groupe et le renforcement de tout ce qui relève de la QVT dont les transports, le développement de la qualité de l’intégration des arrivants, etc.
D’autres actions de prévention santé sont menées régulièrement : « gestes qui sauvent », optique, dentaire, nutrition, sommeil, troubles musculosquelettiques, addictions, « action dermatologique » avec la médecine du travail, en lien avec les pouvoirs publics, etc.
Au regard de la potentialité des pressions psychologiques voire des menaces physiques vers les différents acteurs qui interviennent dans le parcours « sinistre » (gestionnaires, correspondants anti-fraude, commerciaux en agence…) et dans le cadre et en appui des actions de prévention, le réseau QVT propose des groupes de travail afin de partager les bonnes pratiques en la matière et identifier des procédures et d’élaborer des formations (y compris e-learning).
S’agissant d’entreprises du secteur tertiaire, les risques en termes d’accidents du travail portent principalement sur les risques routiers (pour les salariés commerciaux notamment). Le groupe Groupama est investi dans la prévention routière et le matérialise à travers le déploiement de programme phares, en expertises, connaissance des règlements et prévention comme les actions des centres de conduite. En complément, les entreprises mettent également en place des mesures de prévention appropriées aux risques liés à la conduite automobile en vue d’assurer la sécurité des déplacements (ex : organisation du travail, choix de véhicules adaptés, organisation des déplacements, entretien et vérification du matériel…).
Les entreprises du Groupe évaluent leurs risques professionnels et les retranscrivent dans le DUERP (40) et le cas échéant dans le PAPRIPACT (41) : tel est le cas du risque routier.
Outre des messages généraux destinés à l’ensemble des salariés sur ce sujet (ex : communication sur l’intranet, signature de la charte sur des engagements sur la sécurité routière…), les entreprises du Groupe mettent en place des actions de prévention en matière de risque routier : campagne de sensibilisation, y compris des salariés nouveaux entrants, campagne de communication en cas d’alertes météo, sur les bons comportements au volant, sur le nécessaire entretien des véhicules, animation de la semaine de la sécurité routière… Elles organisent pour leurs collaborateurs itinérants (mais pas exclusivement) des stages de conduite, soit directement avec les équipes internes de préventeurs, soit avec les Centres Centaure dont Groupama est actionnaire – voir partie S4, sur les actions de prévention.
Au-delà du risque routier, certains salariés peuvent également, au regard de leur activité professionnelle être exposés aux agressions et incivilités externes pouvant se traduire, dans des cas extrêmes et rares, par des violences physiques donnant lieu à une déclaration d’accident du travail. Le Groupe et ses entreprises promeuvent des principes de protection du personnel contre ces violences, avec la mise en place de formations à la gestion de conflit et de procédures et dispositifs permettant aux salariés d’agir au mieux dans ces situations. Des actions de préventions et de prise en charge sont déployées par le Groupe (ex : dispositif « Céla », module e-learning sur le risque « Agressions verbales, physiques et incivilités numériques) et par les entreprises (ex : communication, solution connectée d’alertes, boutons d’urgence…).
Plus globalement, dans une logique d’échanges et de prévention, le Groupe anime un réseau de référents RH QVCT-RPS tout au long de l’année, permettant la montée en compétences et le partage d’expériences, notamment sur la prévention des RPS : risque routier, incivilités, addictions, isolement au travail, harcèlement sexuel et agissements sexistes…
Tous les accidents du travail (le plus souvent des accidents de trajet) sont analysés lors de la présentation de bilans au sein des instances représentatives du personnel et des actions de prévention sont mises en place lorsque cela est possible. Le document unique d’évaluation des risques professionnels au sein de chaque entreprise permet d’identifier chaque risque et de développer parallèlement des actions de prévention dans les PAPRIPACT.
Par ailleurs, s’agissant des risques physiques liés aux sites d’implantations qui pourraient avoir un impact sur les salariés, la direction logistique de G2S assure un contrôle et un suivi des obligations réglementaires (avec un tableau de bord) et un PCA.
L’animation de la dynamique des collectifs de travail dans le cadre des espaces de travail (flex office) et de l’environnement hybride lié à la généralisation du télétravail fait l’objet de multiples initiatives. Les accords de télétravail ont été renouvelés, à l’image de celui de GMA qui marque son ancrage dans les modes d’organisation (2 jours par semaine dans la plupart des entreprises du Groupe). L’accompagnement des managers par la formation au management hybride a été au cœur des démarches d’accompagnement du changement, tout comme le développement des actions collaboratives/participatives.
Le Groupe a développé une organisation du dialogue social à plusieurs niveaux : au niveau de chaque entreprise, avec une organisation adaptée à l’échelon régional, la taille et l’activité de l’entreprise, au niveau de l’UES et de l’UDSG qui permettent de traiter des sujets communs à plusieurs entreprises du Groupe, et au niveau du Groupe où la Commission de Dialogue Social permet de négocier des mesures applicables à l’ensemble des salariés du Groupe. Chaque niveau dispose de ses propres instances de dialogue social et d’un calendrier qui lui est propre.
Si des points de désaccord peuvent survenir en fonction des thématiques (négociations salariales, retraite, conditions de travail/qualité de vie au travail, temps de travail…), le dialogue, le socle social et les mécanismes mis en place au sein du Groupe permettent de limiter ces risques.
En outre, le dialogue est très régulier au regard du calendrier des instances particulièrement dense au niveau du groupe Groupama.
Outre la réunion du comité de Groupe, qui se réunit quatre fois par an en présence du Directeur général et de la Directrice des ressources humaines du Groupe, et qui permet d’évoquer les dossiers stratégiques du Groupe, le groupe Groupama a fait le choix de mettre en place un comité d’entreprise européen, institué par un accord collectif Groupe du 22 novembre 2022, qui réunit les représentants du personnel de l’ensemble des filiales du Groupe en Europe (France, Italie, Hongrie, Roumanie, Bulgarie, Grèce) aux fins de renforcer les échanges entre la direction et les représentants des salariés sur des sujets transnationaux. Les représentants du personnel se réunissent également quatre fois par an, 2 fois dans une configuration restreinte, dans le cadre du Bureau du CEE, et 2 fois dans une configuration plénière, sous la Présidence du Directeur général de Groupama et en présence de la Directrice de la direction internationale et de la Directrice des ressources humaines groupe.
La réunion de ces instances au plus haut niveau permet de maintenir un dialogue social régulier et transparent, de nature à participer à un climat social de qualité.
La protection sociale (santé, prévoyance et retraite) constitue l’une des thématiques du dialogue social. Il s’agit de sujets sur lesquels il a fallu tenir compte au cours de ces dernières années des nombreuses évolutions légales ou réglementaires (contrats responsables, 100 % santé…). Au regard des impacts de la crise sanitaire et de ses conséquences sur le résultat de ces dispositifs (taxes Covid sur les complémentaires santé), il faut aussi être beaucoup plus vigilant sur le suivi des résultats techniques de ces contrats. Ces aspects de protection sociale en particulier en matière de retraite supplémentaire ont aussi été pris en compte en matière d’approche globale de la rémunération avec ces dernières années une majoration significative de la participation employeur aux dispositifs de retraite supplémentaire.
[R36-Risque d’image et de réputation en interne et en externe à cause de politiques de diversité et inclusion inadéquates ou de situations de discrimination]
[IN14-Impact négatif sur les droits humains des collaborateurs en cas de discrimination]
[IN15-Impacts négatifs sur la santé et le bien-être moral des collaborateurs en cas de pratiques discriminatoires]
Les incidences sur les droits humains et la santé des collaborateurs ainsi que le risque d’image y afférent imposent à notre Groupe d’avoir mis en place des process visant à les limiter ou à les exclure. Plusieurs types de discriminations peuvent apparaître tout au long de la vie professionnelle et à toutes les étapes, de la sélection de candidats, à la gestion des carrières et à la sortie de l’entreprise. Il existe 26 critères de discrimination, prévus par l’article L. 1132-1 du Code du travail. La proximité de Groupama avec la société (l’importance du lien humain, les valeurs mutualistes) atténue fortement l’occurrence.
Néanmoins, l’impact d’un tel risque pourrait être relativement élevé car il s’agit d’un sujet très sensible dans la société d’aujourd’hui (dont l’impact sur la réputation, avec du name and shame) et c’est pourquoi les mesures mises en place en la matière par Groupama sont nombreuses.
Les actions clés
Afin de promouvoir les valeurs de la Diversité et de l’Égalité des Chances et de favoriser la pluralité des profils, le Groupe a mis en place plusieurs actions :
L’objectif est de démontrer par ces procédures d’une part son exemplarité (par exemple dans ses process de recrutement, avec des formations obligatoires pour les managers et chargés/responsables de recrutement), d’autre part son attachement à l’intégration de toutes les compétences.
Groupama a signé la charte de la diversité et négocié depuis plusieurs décennies des accords volontaristes sur la Diversité et l’Égalité des Chances qui prévoient des mesures pour l’intégration des personnes en situation de handicap ; le Groupe a aussi intégré dans ses accords (cf. notamment l’Accord sur la diversité et l’égalité des chances de 2021 et le Plan d’Actions Diversité 2024-2027) des mesures sur la parentalité en entreprise, sur l’intergénérationnel, en faveur de l’égalité Femmes/Hommes (dont le mentoring), sur la gestion des parcours professionnels des salariés investis de mandats électifs ou syndicaux, ou encore des mesures pour accompagner ses salariés en situation d’aidants familiaux.
À noter dans la communication employeur et la communication interne : la valorisation de toutes les formes de la diversité, en s’appuyant sur des campagnes de communication présentant les mesures phares de nos socles conventionnels, mettant en avant les Correspondants Diversité/Référents Handicap pour permettre aux collaborateurs d’identifier leurs interlocuteurs d’entreprises, multipliant les témoignages de salariés sous de nombreux formats, etc. Le Groupe et ses entreprises diversifient leurs canaux de recrutement pour n’écarter aucun vivier de compétence.
La démarche d’inclusion se matérialise par la volonté d’attirer et de maintenir en emploi des profils diversifiés. En complément de l’accord Groupe Diversité de 2021 et du Plan d’Actions Diversité 2024-2027 un accord relatif à la Gestion de l’Emploi et des Compétences de 2023 a été signé par les partenaires sociaux. Cet accord exprime la volonté du Groupe, au regard de sa pyramide des âges et du niveau d’expertise des métiers qu’il recouvre de maintenir un niveau élevé d’embauche d’alternants et de jeunes, et de continuer à mobiliser les salariés expérimentés en préservant leur motivation et en favorisant la transmission de leurs expériences. Le Groupe mise sur l’intergénérationnel à chacun des moments clés de la carrière du salarié pour favoriser la transmission, le partage d’expérience et la montée en compétences.
L’enjeu de diversité entraîne également l’enrichissement continu des mesures et actions, tant individuelles que collectives, sur l’emploi des séniors et la préparation de la retraite. Sur ce dernier point, l’accès au dispositif d’accompagnement « Sapiendo » a été favorisé pour les collaborateurs de GMA et d’autres entreprises du Groupe. De même, les salariés de GMA, GGVie, Gan Assurances et G2S ont pu bénéficier du service Filib’, qui offre un accompagnement personnalisé sur les avantages mis à leur disposition par Groupama en matière d’épargne et de retraite.
À noter par ailleurs que Groupama est partenaire de l’association Proxité, dont l’objet est précisément d’aider des jeunes issus des quartiers prioritaires de la Ville dans leur parcours scolaire et professionnels grâce au coaching de salariés.
L’ambition d’une représentation équilibrée des femmes et des hommes dans les instances dirigeantes se confirme, avec une part des femmes en progression dans la très grande majorité des entreprises.
Ces résultats illustrent la démarche volontariste et durable des entreprises du groupe Groupama en faveur de l’égalité professionnelle femmes-hommes. Voir partie Métriques et Cibles de S1.
De nombreuses actions de sensibilisation sont menées au titre du Groupe et au niveau des entreprises, notamment à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes : publication d’articles inspirants pour les intranets des entreprises, interview de personnalités inspirantes…
Un nouvel accord relatif à l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes au sein des établissements de l’UES a été signé le 20 mars 2023 par la direction et l’ensemble des organisations syndicales (CFDT, CFE-CGC et CGT). L’objet de ce nouvel accord, signé pour 4 ans, est de continuer à promouvoir l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes en fixant des objectifs de progression, assortis d’actions et d’indicateurs de suivi, dans cinq principaux domaines : le recrutement, l’évolution professionnelle, la formation, la rémunération et l’équilibre vie privée/vie professionnelle.
[IP19-Impact positif sur les collaborateurs grâce à une bonne gestion des talents et la mise en place de politiques ambitieuses de développement des compétences]
Donner à nos collaborateurs une expérience valorisante qui, en retour, nous assure de leur plein engagement et la réussite individuelle et collective.
Le développement des compétences est un enjeu majeur aujourd’hui du fait notamment de la digitalisation des métiers, des évolutions des méthodes de travail et des évolutions réglementaires qui sont de plus en plus nombreuses. Cela concerne également l’enjeu de l’attractivité de nos entreprises : sur un marché du travail concurrentiel, elles ont besoin de capter certaines compétences clés, dont des profils digitaux.
Sur le marché de l’emploi, les organisations font également face aux initiatives de la concurrence et doivent agir pour retenir leurs talents qualifiés. Compte tenu des besoins opérationnels, de la pénurie de candidats sur certains métiers et des coûts induits par les recrutements, la fidélisation et la rétention sont plus que jamais des enjeux majeurs (en particulier pour la tranche la plus exposée des salariés ayant 3 à 5 ans d’ancienneté).
L’expérience valorisante s’appuie sur la valorisation des personnes, l’autonomie et la délégation, les parcours et la mobilité, les démarches d’offboarding pour identifier les axes d’amélioration.
L’implication de Groupama pour le bien commun est également un élément différenciation important sur le marché du recrutement.
Les actions clés
L’engagement concernant l’employabilité et la formation sont des piliers de la politique RH de Groupama et ont été maintenus et renforcés pendant cet exercice : il s’agit d’un enjeu essentiel pour le développement durable de l’entreprise.
Des métiers sont en tension, du fait de la rareté interne et externe des compétences, comme les datascientists, les experts sur les assurances entreprises ou sur les pros (ex. cyber risque). Sur les marchés de masse, sur des profils plus classiques ou traditionnels, des besoins importants s’expriment. L’évolution du marché de l’emploi a notamment créé une tension significative sur le recrutement des profils commerciaux, tout particulièrement dans certaines zones géographiques.
Face à cet enjeu, il est essentiel de comprendre les nouvelles attentes des collaborateurs (en termes de qualité de vie et conditions de travail, de reconnaissance, de perspectives d’évolutions, de prise en compte des enjeux diversité et de durabilité…) et d’y apporter des réponses via l’expérience qui leur est proposée.
Le Groupe anticipe ce risque en menant une politique RH intégrant pleinement les dimensions formation et adéquation des compétences :
[IP7-Impacts positifs sur l’environnement grâce à la sensibilisation environnementale des collaborateurs]
En matière de protection de l’environnement, plus généralement, nos salariés sont régulièrement informés des enjeux environnementaux notamment grâce à la Semaine européenne du développement durable, et les efforts de communication/sensibilisation se poursuivent dans les entreprises du Groupe par des actions diverses : information pédagogique, ateliers « RSE » comme les Fresques du Climat, ateliers 2 tonnes, team-building vert, challenges, campagnes de sensibilisation à l’écoconduite ou la mise en place du co-voiturage dans certaines entités. Des entreprises du Groupe ont installé des ruches et des jardins urbains, et certaines promeuvent les circuits courts avec des ventes de producteurs locaux sur leurs sites.
Dans le contexte de crise énergétique il y a deux ans, le Groupe a souhaité engager ses collaborateurs dans la démarche de challenge, sous une forme ludique, en les incitant à effectuer des écogestes et en y associant une solidarité sociétale. Avec un résultat de 3 054 défis relevés par 1 670 collaborateurs dans 25 entreprises du Groupe.
Et du 3 juillet au 31 août, nos collaborateurs ont été invités à profiter de l’été pour faire des petits gestes utiles en participant au « Challenge écogestes, spécial été » (relever 1 à 3 défis simples permettant d’économiser nos ressources). En plus des économies globales en termes de litres d’eau et de kWh économisés, d’émissions carbone évitées, un don a été versé en faveur d’un projet de Groupama Méditerranée dédié à l’eau, 1 000 euros pour 1 000 collaborateurs engagés par défi. 3 085 engagements de collaborateurs ont été enregistrés sur les 3 défis, 36 tonnes de CO2 évitées. Les entreprises organisent elles-mêmes des campagnes et challenges, souvent avec une récompense sous forme de dons à des associations.
En 2024, convaincue que la durabilité est l’affaire de tous, la Direction de la Durabilité Groupe a déployé un grand plan d’acculturation sur le sujet, avec des webinaires (sur les thématiques décarbonation, reporting, etc.) ouverts à tous les collaborateurs et accessibles en replay sur l’Intranet du Groupe.
Les entreprises du Groupe ont conclu des accords ou mis en place des plans d’actions dans le cadre de la loi d’orientation des mobilités qui se sont traduits depuis deux ans notamment par le développement du co-voiturage, des mesures d’incitation sur l’usage des transports en commun, la mise en place du Forfait mobilités durables et la promotion des déplacements en vélo.
Des critères de durabilité ont été introduits dès 2022 dans les accords d’intéressement des entités du Groupe, comme pour les salariés de GMA et G2S. La prise en compte de ces critères a été renouvelée dans les négociations 2024 de ces entreprises.
Dans les bureaux, le développement du pull printing – la reconnaissance de badge au niveau de l’imprimante – et du paramétrage par défaut permettent une gestion plus raisonnable des impressions et l’utilisation des outils de dialogue/réunion à distance mis à disposition des collaborateurs des entreprises – dorénavant l’écosystème ECD-Office 365 (au poste de travail) déployé depuis 4 ans – permet de diminuer les déplacements.
Ces actions illustrent que les collaborateurs sont ainsi acteurs de la durabilité au quotidien.
[IP20 – Amélioration des conditions de vie des parties prenantes impactées par les politiques d’ancrage territorial du Groupe] (impact positif transverse, pour plus de détails, cf. partie ESRS S4 Clients et utilisateurs finaux)
Le dispositif d’ancrage territorial a principalement des impacts positifs sur les clients et utilisateurs finaux (S4) mais elle possède également des externalités positives sur les collaborateurs (via les politiques de recrutement par exemple, en recrutant des collaborateurs précédemment éloignés de l’emploi, ou via le soutien à des structures associatives ou éducatives dans lesquelles des collaborateurs sont actifs, ou encore via l’engagement des collaborateurs élus).
Dans les territoires, de nombreux collaborateurs des entreprises du Groupe participent à ces moments forts localement, comme les Balades solidaires Vaincre les maladies rares, les opérations Octobre Rose, etc. Citons aussi également en termes d’engagement des salariés des entités les courses La Parisienne et Special Olympics où les effectifs de Groupama sont présents.
Les emplois totaux des caisses régionales dans les régions – emplois directs, indirects et induits (par les dépenses chez les fournisseurs ou les indemnisations) – sont très significatifs. Selon les études menées dans chaque caisse régionale, en moyenne, 92 % de ces emplois sont en région et les emplois indirects et induits représentent 2,7 fois les emplois directs.
Au seuil de l’année 2024 le Groupe comptait 7 entreprises certifiées Top Employer, illustrant la qualité de la gestion de ses ressources humaines : 4 en France (Groupama Nord-Est, Groupama Loire Bretagne et Groupama Grand Est et désormais Groupama Rhône-Alpes Auvergne) et 3 à l’international (Groupama Assicurazioni, Groupama Asigurari et Groupama Asfalistiki).
Groupama Assurances Mutuelles (GMA), Groupama Centre Manche, Groupama Gan Vie ainsi que Groupama d’Oc ont obtenu le label « Engagé RSE » de l’AFNOR fin 2024. Les premières conclusions de cette démarche ont salué « le rôle clé que jouent les fonctions RH et Communication interne dans la mise en œuvre de la nouvelle stratégie Durabilité du Groupe ». La démarche de labellisation des entités du Groupe se poursuivra en 2025.
Sauf exception détaillée ci-après, la plupart des objectifs relatifs aux enjeux liés aux effectifs sont en cours de discussion au niveau du Groupe avant d’être détaillée par entité. Ce chantier doit se poursuivre sur l’exercice 2025.
Les objectifs déjà fixés au 31 décembre 2024 concernant les effectifs du Groupe sont les suivants :
Les effectifs considérés ici sont les salariés du Groupe, en nombre de personnes physiques au 31 décembre 2024 non proratisés par le taux d’activité et hors mandataires sociaux.
Zone | 2024 | En % |
|---|---|---|
France | 25 730 | 87 % |
Italie | 782 | 3 % |
Roumanie | 1 535 | 5 % |
Hongrie | 1 100 | 4 % |
Autres | 543 | 2 % |
Total | 29 690 |
|
Sexe | Nombre de salariés (effectifs) | |
|---|---|---|
2024 | En % | |
Homme | 11 138 | 38 % |
Femme | 18 552 | 62 % |
Total | 29 690 |
|
Le genre indiqué ici ne correspond pas à celui déclaré par le salarié mais à celui de l’état civil enregistré dans les systèmes des ressources humaines du Groupe.
| Femme | Homme | Total | En % |
|---|---|---|---|---|
Nombre de salariés permanents (effectifs) | 17 379 | 10 458 | 27 837 | 94 % |
Nombre de travailleurs temporaires (effectifs) | 1 173 | 680 | 1 853 | 6 % |
Total | 18 552 | 11 138 | 29 690 |
|
Les salariés permanents correspondent aux salariés ayant un contrat de travail à durée indéterminée. Ceux considérés comme temporaires sont des salariés avec un contrat d’alternance ou un contrat à durée déterminée.
| 2024 |
|---|---|
Nombre total de salariés ayant quitté l’entreprise au cours de la période de référence | 2 912 |
Taux de rotation des salariés sur la période de référence (%) | 11 % |
Est repris ici, le nombre de salariés ayant quitté l’entreprise depuis le 1er janvier 2024 et jusqu’au 31 décembre 2024 quel qu’en soit le motif. Attention le taux de rotation calculé conformément à la norme ESRS S1 correspond à un taux de sortie du Groupe (nombre de salariés ayant quitté le Groupe au cours de la période rapporté au nombre total de salarié au 31 décembre 2023).
Un dialogue social actif et constructif. Nombre d’accords d’entreprises conclus au titre de 2024 : 78 accords signés (sur le périmètre du Groupe) dans les caisses régionales, filiales France et de l’International.
Taux de couverture | Couverture par des négociations collectives des salariés – EEE (pour les zones avec > 50 salariés représentant > 10 % du total des salariés) | Dialogue social – représentation du lieu de travail (EEE uniquement) (pour les zones avec > 50 employés représentant > 10 % de l’effectif total) |
|---|---|---|
0-19 % | - | - |
20-39 % | - | - |
40-59 % | - | Italie |
60-79 % | - | - |
80-100 % | France/Italie/Roumanie/Hongrie/Autres | France/Roumanie/Hongrie/Autres |
| Effectif | En % |
|---|---|---|
Femmes | 121 | 30 % |
Hommes | 280 | 70 % |
Total | 401 |
|
Les effectifs considérés ici sont les salariés du Groupe, en nombre de personnes physiques au 31 décembre 2024 non proratisés par le taux d’activité et hors mandataires sociaux ayant le statut de cadre de direction conformément à la convention collective des assureurs (ou équivalent pour les autres secteurs d’activité ou filiales internationales).
| Effectif | En % |
|---|---|---|
Moins de 30 ans | 4 698 | 16 % |
Entre 30 et 50 ans | 16 253 | 55 % |
Plus de 50 ans | 8 739 | 29 % |
Total | 29 690 |
|
Les éléments communiqués ici correspondent à l’âge des salariés du Groupe, en nombre de personnes physiques au 31 décembre 2024 non proratisés par le taux d’activité et hors mandataires sociaux.
L’ensemble des salariés du Groupe perçoivent un salaire décent conformément aux pratiques et indices de chacun des pays dans lesquels ils sont employés.
L’ensemble des salariés du Groupe sont couverts par une protection sociale contre les pertes de revenus dues aux évènements majeurs de la vie, notamment dans le cadre de programmes publics et/ou de prestations proposées par l’entreprise contre les évènements majeurs de la vie et notamment, la maladie, le chômage, les accidents du travail et handicaps acquis, le congé parental et le départ à la retraite.
Au 31 décembre 2024, le Groupe compte 1 484 salariés handicapés (98 % en CDI) ; ils représentent 5,01 % de l’effectif total en CDI.
À noter que le taux de handicap produit est un taux théorique correspondant au nombre de personnes handicapées travaillant dans le Groupe au 31 décembre 2024 rapporté à l’effectif total. Ce taux ne prend pas en compte les spécificités prévues pour le calcul du taux réel prévu par l’AGEIPH (45) (proratisations notamment) car toutes les données nécessaires à ce calcul ne sont pas disponibles pour l’exercice 2024 à la date du calcul. À titre d’exemple, pour l’année 2023, le taux théorique disponible au 1er janvier 2024 était de 5,1 %, alors que le taux de handicap réel calculé conformément aux dispositions de l’AGEFIPH au 31 décembre 2023, disponible en juin 2024 était de 6,45 % à l’échelle du Groupe.
| En % |
|---|---|
Femmes | 88 % |
Hommes | 89 % |
Total | 88 % |
Nombre d’heures de formation par salarié
| En nb heures |
|---|---|
Femmes | 38,84 |
Hommes | 40,82 |
Total | 39,58 |
| 2024 |
|---|---|
Part des effectifs couverts par le système de gestion de la santé et de la sécurité (en %) | 100 % |
Nombre de décès dus à des accidents ou maladies professionnelles (salariés) | 1 |
Nombre d’accidents du travail et de trajet ayant généré un arrêt | 246 |
Taux d’accidents du travail comptabilisables (en occurrence par million d’heures travaillées) | 4,98 |
Nombre de jours perdus en raison d’accidents du travail, des problèmes de santé liés au travail ou à des décès dus à des problèmes de santé | 11189 |
Tous les collaborateurs du Groupe ont droit à des congés familiaux en vertu de la politique sociale, de conventions collectives et/ou de dispositions légales.
L’écart de rémunération entre les hommes et les femmes désigne la différence de niveau moyen de rémunération entre les salariés hommes et femmes exprimée en pourcentage du niveau du niveau de rémunération moyen des travailleurs hommes est de 0,83 au 31 décembre 2024.
Le ratio de rémunération annuelle totale de la personne le plus payée par rapport à la rémunération totale annuelle médiane de tous les salariés (à l’exclusion de la personne le mieux rémunérée) est de 35,2 au 31 décembre 2024.
| Année 2024 |
|---|---|
Nombre total d’incidents de discrimination (inclut le harcèlement) | 1 |
Nombre de plaintes déposées par l’intermédiaire de canaux mis en place à cet usage | 25 |
Montant total des amendes | 46072 |
Montant total des pénalités (en euros) | 0 |
Montant total d’indemnisations de dommages résultant d’incidents ou de plaintes (en euros) | 0 |
Certains des indicateurs de mesure de notre performance concernant les enjeux liés aux effectifs propres du Groupe ne sont pas listés parmi les indicateurs de la CSRD. Il s’agit de métriques permettant d’évaluer le déploiement de notre stratégie et de nos plans d’actions, particulièrement sur le socle 2 de la stratégie Durabilité : « un Groupe engagé ou chacun agit avec fierté en cohérence avec nos valeurs. »
Dimension | Enjeux | IRO matériels au sens | Indicateurs | Entités concernées | 2024 |
|---|---|---|---|---|---|
Socle 2 : | Donner à nos collaborateurs | R36 – Risque d’image et de réputation en interne et en externe à cause de politiques de diversité et inclusion inadéquates ou de situations de discrimination
IN14 – Impact négatif sur les droits humains des collaborateurs en cas de discrimination | Index d’égalité professionnelle Hommes/Femmes | France | 85 |
R36 – Risque d’image et de réputation en interne et en externe à cause de politiques de diversité et inclusion inadéquates ou de situations de discrimination | Parité Femmes/Hommes parmi les cadres | Groupe | 51,7 % | ||
Part des femmes parmi | France | 32 % | |||
Part des femmes dans les conseils d’administration | France | 35 % | |||
R36 – Risque d’image et de réputation en interne et en externe à cause de politiques de diversité et inclusion inadéquates ou de situations de discrimination
IP19 – Impact positif sur les collaborateurs grâce à une bonne gestion des talents et la mise en place de politiques ambitieuses de développement des compétences
R34 – Baisse de l’engagement et de la productivité des salariés due à des conditions de travail dégradées | Taux d’absentéisme | Groupe | 4,5 % | ||
IP19 – Impact positif sur les collaborateurs grâce à une bonne gestion des talents et la mise en place de politiques ambitieuses de développement des compétences | Taux de mobilité interne | Groupe | 4,5 % | ||
Taux d’alternants | France | 12,8 % |
Index d’égalité professionnelle Femmes/Hommes : L’index de l’égalité professionnelle est un outil visant à calculer les écarts de rémunération entre les femmes et les hommes dans l’entreprise. Il est obligatoire pour toute entreprise présentant au moins 50 salariés au cours de l’année écoulée. Il doit être publié chaque année, au plus tard le 1er mars.
Il s’agit d’une note sur 100 attribuée en additionnant les points obtenus par les 4 indicateurs suivants :
Parité Femmes/Hommes parmi les cadres : il s’agit du ratio calculé en rapportant le nombre de femmes cadres au nombre total de cadres au 31 décembre 2024 au sein du Groupe. Les effectifs considérés ici sont les salariés du Groupe, en nombre de personnes physiques au 31 décembre 2024 non proratisés par le taux d’activité et hors mandataires sociaux ayant le statut de cadre conformément à la convention collective des assureurs (ou équivalent pour les autres secteurs d’activité ou filiales internationales).
Taux d’absentéisme hors maternité : Il s’agit ici du rapport entre le nombre de jours calendaires d’absence constaté au cours de l’année civile 2024 et le nombre de jours calendaires de l’effectif proratisé. Les motifs d’absence pris en compte sont la maladie et les accidents trajet domicile/travail.
Taux de mobilité interne : le taux présenté correspond au nombre de salariés en CDI ayant effectué une mobilité entre deux entités du Groupe au cours de l’année 2024 rapporté au nombre total de salariés en CDI ayant quitté leur poste. Les mobilités intra-entreprises ne sont pas prises en compte.
Taux d’alternants qui sont embauchés à l’issue de leur alternance : il s’agit du rapport entre le nombre de CDI signés au cours de l’année civil 2024 par des personnes ayant réalisé un contrat d’alternance au sein du Groupe et le nombre total d’alternants présents au 31 décembre 2024.
À l’image des enjeux s’appliquant au personnel de l’entreprise, le Groupe veille aux conditions de travail, à l’égalité de traitement et au respect des droits humains propres aux travailleurs de la chaîne de valeur. Il s’agit des travailleurs sans contrat direct avec l’entreprise mais ayant des interactions avec le Groupe. Parmi les parties prenantes principales ressortant de notre analyse de double matérialité figurent notamment les organisations/entreprises locales affectées par l’ancrage territorial du Groupe ainsi que les employés au sein des entreprises financées dans les portefeuilles d’investissement.
Les enjeux matériels retenus pour la norme thématique S2 ne constituent que des impacts :
Le dispositif d’ancrage territorial a principalement des impacts positifs sur les clients et utilisateurs finaux (S4) mais elle possède également des externalités positives sur les travailleurs de la chaîne de valeur. À titre d’exemple, la politique d’achat en local permet un dynamisme important auprès de TPE/PME implantées dans des zones géographiques défavorisées. (Impact positif transverse, pour plus de détails, cf. partie 4.2.3.4. ESRS S4 Clients et utilisateurs finaux) ;
Malgré nos politiques, il reste possible que le Groupe ait une contribution indirecte aux risques relatifs au respect des droits humains et aux conditions de travail des salariés et habitants à travers le financement d’émetteurs privés et pays non responsables ou exerçant des activités à l’origine de forts impacts sociaux (Impact négatif développé par la suite).
Au-delà des enjeux climatiques et environnementaux, le Groupe déploie également par l’intermédiaire de sa charte d’investissement une politique de placement durable intégrant les enjeux sociaux et sociétaux. Pour rappel, les quatre leviers présents dans la charte d’investissement sont les suivants :
La suite visera à préciser la prise en compte des enjeux sociaux et sociétaux par le biais des 4 leviers précités. Pour plus de détails sur leur description, se référer à la partie 4.2.2.2.3 dédiée aux politiques d’investissement de la norme environnementale ESRS E1 Changement climatique Ces leviers ont tous été actionnés ces dernières années, y compris en 2024, afin d’atténuer les externalités négatives des investissements sur les travailleurs des entreprises et les résidents des pays financés mais également réduire les risques sociaux et sociétaux portant sur les actifs détenus.
Il est important de préciser que la prise en compte des enjeux extra-financiers (notamment sociaux) dans la politique d’investissement fait l’objet d’une revue régulière. À ce jour, le Groupe n’est pas en mesure de pouvoir quantifier les dépenses opérationnelles et dépenses d’investissement liées (outils, ETP supplémentaires, évolution des reportings…). Toutefois, la direction des opérations financières et investissements du Groupe s’est doté d’un pôle Finance Durable en charge de son déploiement. Son rôle est non seulement d’assurer le suivi des politiques, actions et cibles liées à l’atténuation des impacts négatifs importants relatifs aux portefeuilles d’investissement mais aussi de faire évoluer la politique et ses leviers de manière continue.
Comme d’ores et déjà explicité dans les parties précédentes sur l’intégration des critères environnementaux et biodiversité dans les choix d’investissement, le cadre d’analyse ESG diffère suivant s’il s’agit d’actifs cotés sous mandat ou d‘investissements dans des fonds hors mandat Groupama Asset Management (GAM).
Comme d’ores et déjà explicité dans la partie E1, les analystes s’appuient sur des sources de données externes (Moody’s ESG et Iceberg Data Lab) afin de construire une note quantitative allant de 0 à 100 sur chacun des piliers de la méthodologie. Parmi les quatre piliers de la méthodologie, deux sont liés aux thématiques sociales et sociétales :
Dans ces conditions, la composante respect des droits humains et des conditions de travail est pleinement intégrée dans les indicateurs actuellement suivis. Ces derniers sont regroupés par thèmes structurants et constituent des éléments essentiels des piliers « ressources humaines » et « aspect sociétal » :
Exemples d’indicateurs : créations d’emploi, turnover des effectifs…
Les taux de turnover naturel diffèrent d’une industrie à une autre, mais un taux de turnover élevé et/ou en progression régulière peut généralement suggérer un climat social détérioré, ou un fort déséquilibre entre l’offre et la demande de compétences… des éléments qui pèsent généralement in fine sur les performances de l’entreprise.
Exemples d’indicateurs : taux de féminisation du Comex et du management, différence de salaires H/F, promotion de la diversité…
Les taux de féminisation des instances décisionnaires participent de l’attractivité de l’entreprise et de sa capacité à retenir et recruter des talents. Ils s’apprécient en absolu et relativement à la féminisation de l’effectif global.
Exemples d’indicateurs : heures de formation/salarié, politique de formation et développement des carrières…
Les efforts de formation constituent un caractère stratégique. Dans le secteur bancaire par exemple, des heures de formation/salarié faibles et/ou en baisse peuvent suggérer une prise en compte insuffisante des enjeux réglementaires, cyber, IA…
Exemples d’indicateurs : taux d’absentéisme, de gravité et de fréquence des accidents, politique de sécurité au travail… Le climat interne participe de l’attractivité d’une entreprise et a généralement un impact sur la productivité.
Exemples d’indicateurs : existence d’une politique des droits de l’homme/anti-discrimination, intégration des standards sociaux dans la supply-chain…
En application du principe de double matérialité, les Principal Adverse Impacts (PAI) sont pris en compte à plusieurs niveaux de la démarche d’investissement durable : la politique d’exclusions, le suivi des controverses, la politique d’engagement et la méthodologie d’analyse ESG interne. Cette prise en compte permet de limiter les impacts sociaux résultant des décisions d’investissement et d’assurer un suivi des risques de durabilité auxquels les portefeuilles pourraient être exposés.
Les PAI 10 (Violations des principes du Pacte mondial de l’ONU et de l’OCDE à l’attention des entreprises multinationales), 12 (Écart moyen de rémunération entre les sexes) et 13 (Diversité des sexes représentés au conseil d’administration) sont intégrés dans le calcul de la note ESG. La pondération du pilier S dans la note ESG globale est fonction de la matérialité des enjeux sociaux/sociétaux de chaque secteur.
En cumul, ces différents indicateurs couvrent 100 % du score du pilier « ressources humaines » et 57,5 % du score du pilier « Sociétal », qui intègre aussi des éléments relatifs à ESRS S3 et S4. Ils contribuent à la notation ESG globale d’un émetteur mais permettent également d’obtenir un score distinct sur la partie dédiée aux piliers « ressources humaines » et « aspect sociétal ».
Il est important de noter qu’en conséquence d’un changement de prestataires de données ESG en 2024, les indicateurs et les pondérations présentés ci-dessus sont susceptibles d’évoluer en 2025.
Par ailleurs, l’enrichissement de la communication des émetteurs grâce à la nouvelle directive CSRD contribuera à faire évoluer la méthodologie d’analyse ESG en intégrant des indicateurs complémentaires sur chacun des piliers. Ceci permettra d’obtenir une vision plus exhaustive des performances et des trajectoires des entreprises.
GAM a également développé un cadre d’analyse spécifique pour les investissements en obligations souveraines conduisant à une note entre 0 et 100. Appliquée à 58 pays aussi bien développés qu’émergents, la méthodologie d’analyse vise notamment à capter les potentiels impacts sociétaux et politiques dans le climat des affaires d’un pays. Les critères sociétaux contribuent à hauteur de 50 % de la pondération totale. Ils ciblent notamment le capital humain par l’intermédiaire de l’emploi, de l’éducation et de l’accès aux produits de base ainsi que d’autres indicateurs sur la cohésion sociale et la démographie. En complément, le PAI 16 portant sur les pays sujets à des violations des droits sociaux a été intégré à la méthodologie de notation interne.
Concernant les investissements dans des fonds gérés par des gestionnaires d’actifs hors Groupe et des fonds ouverts GAM, le Groupe s’efforce de sélectionner ceux qui acceptent de se conformer aux restrictions et aux directives du Groupe. Dans ces conditions, un processus commun de due diligence ESG a été bâti et déployé dans l’ensemble des entités depuis le mois de juin 2022, avec l’envoi systématique d’un questionnaire en cas de nouvel investissement dans des fonds, que ce soit dans des fonds ouverts cotés ou dans des fonds de classes d’actifs non cotés.
La méthodologie de notation prend en considération des thématiques sociales communes pour toutes les classes d’actifs à l’image des politiques adoptées par la société de gestion et par le fonds sur le pilier S. À ces thématiques communes, s’ajoute une partie dédiée aux enjeux d’engagement et de dialogue actionnarial pour les fonds d’actifs cotés. En complément, la section dédiée aux outils et données de reporting s’intéresse à la capacité de la société de gestion à publier des informations relatives, par exemple, à l’existence d’une trajectoire d’alignement avec les objectifs de l’Accord de Paris ou encore la production des PAI. Les PAI portant sur les enjeux sociaux et sociétaux sont les suivants :
Pour les actifs investis dans des fonds non dédiés (i.e. dans des fonds cotés ouverts ou des fonds non cotés), 5 questionnaires d’analyse ESG ont été mis en place en fonction de la typologie des actifs : actifs côtés, infrastructure, dette non cotée y compris immobilière, private equity corporate et immobilier en equity. Parmi ces 5 questionnaires, les questionnaires actifs cotés et immobilier intègrent des questions sur les enjeux sociaux notamment sur la prise en compte d’un objectif social au niveau du fonds ainsi que l’existence d’un processus systématique et formalisé d’évaluation des risques sociaux dans le processus d’investissement ou de sélection des actifs.
L’ensemble des politiques et engagements présentés ci-dessous s’appliquent aux nouveaux investissements réalisés en direct ou dans des fonds dédiés gérés par GAM. L’exposition du Groupe aux différents secteurs d’activité visés par ces politiques va en diminuant, voire est déjà nulle. Concernant le pilier S, le levier relatif à la gestion des risques de durabilité est actionné par l’intermédiaire des politiques d’exclusion en vigueur mais également à travers la liste des grands risques ESG.
En complément des exclusions propres au climat et à la biodiversité, le Groupe exclut de ses portefeuilles d’investissement des secteurs considérés comme porteurs de risques non acceptables d’un point de vue social ou sociétal, à savoir :
Pour ses investissements dans des OPC non dédiés ou non gérés par GAM, Groupama s’assure à travers son questionnaire ESG de la mise en place d’un suivi des mêmes politiques d’exclusion.
Pour tous les investissements effectués en direct ou via des mandats et des OPC dédiés ou encore via les investissements dans des fonds ouverts article 8 ou 9 SFDR gérés par GAM, un suivi des controverses ESG est réalisé grâce à la liste des Grands Risques ESG, établie et mise à jour trimestriellement par GAM. Cette liste comporte les émetteurs identifiés comme présentant un niveau élevé de controverse (en particulier sur le plan social) ou possédant une gouvernance défaillante. Ceci pourrait avoir pour conséquence de remettre en cause la viabilité économique et financière de ces émetteurs et engendrer une perte de valeur boursière importante ou une dégradation marquée de leur signature par les agences de notation.
Deux entreprises ont ainsi intégré en 2024 la liste des Grands Risques ESG et ont par conséquent fait l’objet d’une exclusion sur les fonds ouverts et d’une mesure de non-réinvestissement sur les fonds et mandats dédié du groupe Groupama.
GAM, en qualité de gestionnaire d’actifs du Groupe, s’engage directement auprès des entreprises dans lesquelles il investit. Pour cela, la politique d’engagement menée par GAM possède trois canaux principaux :
Sur les trois principaux canaux d’engagement utilisés par GAM, deux sont déjà activés sur des enjeux sociaux.
Afin de renforcer son influence auprès de certaines entreprises, Groupama peut choisir de s’associer à d’autres investisseurs en participant à des engagements collectifs.
À titre d’illustration, en tant que membre depuis 2022 du Club 30 % Diversité en France, GAM encourage les entreprises du SBF 120 à atteindre l’objectif de 30 % au Comex d’ici 2025, mais également à promouvoir la diversité dans les effectifs de façon plus générale. Les discussions avec les entreprises permettent de partager les bonnes pratiques identifiées en matière de recrutement, de rétention, de mobilité interne et de transparence sur les indicateurs liés à la diversité.
Par l’intermédiaire des votes en assemblées générales, GAM a notamment pu exprimer son désaccord en matière de diversité à de multiples occasions. Par exemple, si le niveau de diversité des genres est inférieur à 30 % au conseil d’administration d’une entreprise, (sauf pour les pays où il existe une réglementation plus stricte), la politique de vote prévoit de voter contre la réélection de tous les candidats en exercice du sexe surreprésenté et contre les membres du comité de nomination appartenant au sexe surreprésenté. Environ 75 % des votes d’opposition sur des résolutions d’élection d’administrateurs sont motivés par cette raison.
Par ailleurs, les résolutions d’actionnaires sur des thématiques sociales/sociétales ont été soutenues à 86 % (hors résolution « anti ESG » aux États-Unis dont l’objet était de demander un arrêt des bonnes pratiques mises en place par le passé).
La stratégie d’investissement menée par le Groupe vise à promouvoir les placements ayant des externalités positives sur l’environnement et la société. Ceci s’articule autour d’un programme d’investissements durables visant notamment à financer des activités positives sur le plan social. Pour identifier le périmètre des investissements éligibles, le Groupe a travaillé à identifier les actifs qu’il considère comme durables en se fondant sur ses leviers et outils internes. Les critères de décision peuvent être différents suivant la classe d’actifs concernée. Ci-dessous la liste des investissements durables sociaux nets supplémentaires réalisés sur l’année 2024.
Montant des actifs (en millions d’euros) | Description (Volet social) | Investissements nets supplémentaires sur l’année 2024 |
|---|---|---|
Actions | Relève d’une analyse spécifique | - |
Obligations d’émetteurs privés | Social Bonds alignés avec les Social Bonds Principles | 185 M€ |
Obligations d’émetteurs souverains | Social Bonds alignés avec les Social Bonds Principles |
|
Private Equity corporate | Actif à caractère social appartenant à un fonds article 9 | 49 M€ |
Infrastructure | Relève d’une analyse spécifique |
|
Dette privée | Actif à caractère social appartenant à un fonds article 9 |
|
Immobilier | Relève d’une analyse spécifique | - |
Fonds immobilier | Relève d’une analyse spécifique | - |
Total | - | 234 M€ |
Dans le cadre du programme d’investissement durable, nous pouvons notamment citer plusieurs opérations, détaillées en respectant la classification décrite ci-dessus dans le tableau.
Depuis 2022, Groupama Asset Management gère un fonds de dette privée, Groupama Social Impact Debt (GSID), classé article 9 SFDR. Au 31 décembre 2024, 182,4 millions d’euros ont été levés sur un objectif de 200 millions d’euros. Les deux tiers de ces actifs ont été engagés par les entités du Groupe.
L’objectif de GSID est de produire un impact social positif en investissant dans des PME et ETI ancrées dans le tissu local et engagées sur le développement du capital humain. Groupama investit dans le tissu économique local en accompagnant directement des entrepreneurs via des prêts d’un montant de 5 à 20 millions d’euros.
Sont ainsi sélectionnées des entreprises solides et s’engageant à améliorer leur bilan social. À travers ce fonds géré par GAM, le Groupe entend promouvoir la création d’emplois et l’augmentation du pouvoir d’achat. L’impact social du fonds est mesuré à travers des indicateurs spécifiques tels que la conversion des contrats temporaires en CDI, l’évolution des salaires ou encore les ratios d’équité. En outre, les conditions de financement sont évolutives selon l’atteinte ou non des KPI d’impact. Au 31 décembre 2024, le fonds avait investi 115,0 millions d’euros dans une dizaine d’entreprises.
Les obligations durables, notamment sociales sont des instruments obligataires privilégiés par les investisseurs souhaitant générer des externalités ESG positives. Ce type de dette est émis par des entreprises, des émetteurs supranationaux, des États ou encore des collectivités locales pour financer des projets générant un bénéfice environnemental ou social direct. Il s’agit d’une émission structurée de manière équivalente à une obligation classique du même émetteur. Dans ces conditions, le Groupe a participé au financement de 184,6 millions d’obligations dont le financement cible des projets à fort impact social.
Certains des indicateurs de mesure de notre performance concernant les enjeux liés aux salariés de la chaîne de valeur ne sont pas listés parmi les indicateurs de la CSRD. Il s’agit de métriques permettant d’évaluer le déploiement de notre stratégie et de nos plans d’actions, particulièrement sur le socle 1 de la stratégie Durabilité : « Déployer une politique d’épargne et de placements durables claire, publique et commune à l’ensemble du Groupe. »
En lien avec l’adhésion du Groupe à l’alliance Net-Zero Asset Owner (NZAOA), rassemblant les assureurs et investisseurs qui se mobilisent pour la neutralité carbone de leur portefeuille d’investissement d’ici à 2050, le Groupe s’est engagé entre 2022 et 2024 à investir 1,2 milliard d’euros dans le cadre de son programme d’investissements durables.
L’objectif a été atteint avec un an d’avance. Il a été renouvelé pour la période 2024-2027 et pour le même montant, à savoir 1,2 milliard d’euros. À ce jour, le montant d’investissements durables réalisés sur l’année 2024 s’élève à 1 039 millions d’euros dont 234 millions d’euros ciblent les enjeux sociaux et sociétaux.
L’encours d’investissements durables à fin 2024 de 6,1 milliards d’euros. Il comprend les investissements portant sur les enjeux sociaux mais également environnementaux.
Dimension | Enjeux | IRO matériels au sens | Indicateurs | Entités concernées | 2024 |
|---|---|---|---|---|---|
Socle 1 : Déployer une politique d’épargne et de placements durables claire, publique et commune à l’ensemble du Groupe | Augmenter la part de nos investissements durables | R4 – Chaîne de valeur aval bénéficiaire & client : Risque IN1 – Chaîne de valeur aval bénéficiaire & client : Contribution au dérèglement climatique | Montant de placements | Groupe | 1,04 |
|
|
| Stock de placements durables à la fin de l’exercice | Groupe | 6,1 |
Les solutions de protection financière permettent aux acteurs économiques de poursuivre leur vie et activité, elles sont au cœur de l’économie moderne. De ce fait, le groupe Groupama participe de l’utilité sociale de l’assurance et a choisi de proposer des offres – produits et services – au plus grand nombre, en anticipant les risques, en étant à l’écoute des attentes dans un monde qui connaît des transformations majeures, et dans le cadre d’un modèle économique rentable dans la durée.
Ainsi, l’adaptation de l’offre aux besoins des clients, les relations avec les clients dans les territoires, la qualité de service, l’accessibilité de l’offre au plus grand nombre et la contribution pour la protection de la santé, l’accès aux soins et la prévention ressortent comme les défis importants dans notre stratégie.
La stratégie de durabilité quant aux clients et utilisateurs finaux s’articule autour de :
Cette stratégie se développe dans une dimension territoriale qui est essentielle pour le groupe Groupama ;
Les enjeux matériels issus de l’analyse de double matérialité et retenus pour la norme thématique S4 sont sous-jacents à cette stratégie :
Cette partie vise à préciser les politiques et actions liés aux enjeux matériels précités.
Les engagements pris par le groupe Groupama sont mentionnés dans la charte éthique du Groupe et le code de conduite, applicables à toutes les entreprises et à toutes les parties prenantes dont les consommateurs et utilisateurs finaux. Ce point est présenté dans la partie S1 [effectifs] et Gouvernance du présent document.
La charte éthique mentionne nos engagements nationaux et internationaux, dont les principes de l’OCDE (46) et la déclaration de l’OIT (47).
Le code de conduite comporte des principes généraux et des règles de comportement qui traitent directement du respect des sociétaires et clients.
Les politiques liées aux clients et consommateurs font intervenir l’ensemble de notre chaîne de valeur, de la conception des offres jusqu’à la distribution et la gestion dans la durée de la relation (comme la gestion des prestations). Les offres sont pilotées pour chaque périmètre (caisses régionales, filiales françaises et internationales). Elles sont conçues pour des marchés spécifiques, tels que les particuliers, professionnels dont ceux de l’agriculture, les entreprises et collectivités, etc.
Le respect des normes publiques par les clients est une des conditions de leur assurabilité.
La mise en œuvre des politiques est de la responsabilité commune des grandes directions de Groupama Assurances Mutuelles et des directions des caisses régionales et filiales. Des comités opérationnels métiers préparent les décisions stratégiques du comité exécutif groupe.
Outre la documentation commerciale et administrative, les clients et consommateurs ont accès à la charte éthique du Groupe et au code de conduite via notamment le site web Groupama.com.
En relation avec les enjeux matériels précités, le groupe Groupama déploie :
Les attentes de clients sont évaluées classiquement selon divers formats comme des études ad hoc ou « groupes quali » sur des thématiques d’offres (ex : attentes sur l’offre Auto) et d’expériences Clients (ex : attentes des clients sur l’accompagnement de Groupama dans les moments-clés de la relation) afin de prioriser les actions de transformation.
Groupama Assurances Mutuelles sollicite l’avis de ses clients au travers d’enquêtes de satisfaction annuelles à froid (plus de 15 000 clients y ont répondu en 2024) et de 24 enquêtes à chaud en IARD qui couvrent les différents motifs d’interactions avec les clients et qui s’exécutent tout au long de l’année (près de 5 millions d’enquêtes ont été envoyées en 2023/24 et 577 000 réponses collectées et analysées). Ces enquêtes permettent en permanence de prendre en compte les irritants et les attentes des clients, sur l’ensemble de leur cycle de vie. Groupama prend l’initiative de rappeler les clients qui expriment un mécontentement (80 000 rappels effectués en 2023/2024).
Groupama est un groupe mutualiste et a de ce fait une spécificité ; ainsi les élus (les sociétaires administrateurs) sont des relais majeurs des besoins et ressentis des clients et consommateurs, à travers de nombreuses rencontres lors de réunions ou sur le terrain. Une catégorie dédiée de salariés est chargée d’animer et de gérer cette relation entre élus et sociétaires.
Par ailleurs, les sociétés d’assurance sont soumises à la Directive Distribution Assurance qui oblige à gérer la politique des offres au plus près des besoins des clients et consommateurs.
Outre les points mentionnés précédemment, la remontée des réclamations des clients et consommateurs fait l’objet d’un dispositif et d’un suivi spécifique sur les volumes et leur nature (env. 70 000 réclamations tracées en 2024) et d’analyses sur les causes-racines des mécontentements. Des formations sont dispensées dans les caisses régionales auprès des personnels en charge des réclamations. Les clients ont la possibilité de soumettre une réclamation à la médiation (615 demandes jugées recevables par le Médiateur en 2024).
En outre, les clients et consommateurs, en tant que « personnes en lien avec Groupama » ont la possibilité d’actionner un droit d’alerte éthique, une faculté donnée de signaler une situation particulière qu’il estime ne pas être conforme aux valeurs, engagements, principes et règles présentés dans la charte éthique, celle-ci faisant l’objet d’une large communication.
S’agissant des professions financières, tous ces processus sont très encadrés par la réglementation.
Par ailleurs, en tant que « personnes concernées », les clients et consommateurs ont la possibilité d’adresser au Délégué à la protection des données (DPO) ou le cas échéant au Délégué Relais à la protection des données (DRPO), leurs demandes d’exercice de droits découlant de la réglementation applicable en matière de protection des données personnelles. La mise à disposition d’une adresse électronique de contact (contactdpo@groupama.com), rappelée notamment sur groupama.fr ainsi que sur les documents informant de la mise en œuvre de traitements de données personnelles, renforce le contrôle des personnes concernées sur leurs données personnelles.
Les enjeux de durabilité matériels font l’objet des plans d’actions suivants :
La protection des données personnelles des parties prenantes telles que les assurés ou encore les collaborateurs est un élément clé de la confiance – et donc de perte potentielle de confiance en cas de réalisation du risque. Le contexte sociétal est porteur sur ce sujet, avec des sollicitations croissantes notamment dans le cadre de l’exercice des droits des personnes et des évolutions technologiques mettant au défi la protection des données personnelles.
La politique s’articule autour de la protection des systèmes d’une part et de l’encadrement des traitements de données personnelles d’autre part.
Sur la sécurité des systèmes informatiques :
Sur l’encadrement des traitements de données personnelles :
Hors du domaine de la protection des données, le risque d’atteinte aux droits de l’Homme, à la sécurité et à la santé des personnes du fait de nos contrats d’assurance est non matériel.
L’immersion et l’attention à l’écosystème local sont historiques, dans l’ADN de notre Groupe et ses entreprises.
Notre ambition est d’être un acteur incontournable de nos territoires en poursuivant une politique régionale de partenariats/mécénats avec l’écosystème local, en demeurant le leader des assurances des petites et moyennes collectivités, en maintenant l’ouverture des agences et les sites de gestion dans les régions ; Groupama est aussi l’assureur de toutes les agricultures et deuxième assureur santé individuelle contribuant à l’accès aux soins médicaux en France.
L’accompagnement des acteurs des régions – dont collectivités, entreprises et pros, particuliers, associations – dans les défis de transition a une dimension territoriale très forte, notamment par rapport aux enjeux liés à l’adaptation au changement climatique, les actions de prévention – comme Predict ou la sécurité routière –, le développement d’actifs forestiers importants et de solutions bas-carbone. Groupama, ce sont 26 000 élus et 29 690 collaborateurs, en France et dans le monde.
Groupama accompagne les acteurs économiques à impact positif pour les territoires et entretient des liens étroits, souvent sous forme de partenariats ou conventions, avec les organismes professionnels (chambres de métiers, CAPEB, chambres d’agriculture, CCI, syndicats professionnels…).
Leader de l’assurance agricole, Groupama contribue, en accompagnant les agriculteurs, aux grands enjeux de ce secteur stratégique (souveraineté, qualité et santé, éco-services).
Groupama et Initiative France ont signé un partenariat national sous forme de mécénat pour soutenir l’économie et l’entreprenariat au niveau local (notamment commerce, artisanat, agriculture). Ce partenariat national vient renforcer les relations existantes et déjà bien établies entre les caisses régionales Groupama et le Réseau Initiative France dans les territoires. L’objectif est d’intensifier et de diversifier le soutien aux porteurs de projet, matérialisé par un accompagnement des entrepreneurs, depuis la présentation du projet, en passant par le financement puis par le suivi des étapes du développement de l’entreprise.
Groupama participe ainsi activement avec ses élus ou collaborateurs aux comités d’agrément en région avec d’autres partenaires d’Initiative France ; ce sont ces comités qui octroient des prêts d’honneurs. Groupama apporte son expertise de prévention et gestion des risques au sein de ces comités ; par ailleurs, les porteurs de projet peuvent accéder à une assurance de leur prêt d’honneur.
Groupama a signé récemment un partenariat avec la Gendarmerie Nationale, partenariat visant à coconstruire des initiatives de prévention dans les territoires autour de sujets diverses (prévention routière, prévention cyber, risques domestiques…).
En tant que partenaire engagé dans la dynamique des territoires, Groupama soutient les entreprises innovantes en faveur de la sécurité et de l’environnement, engagées dans l’économie locale.
Groupama décerne par ailleurs chaque année depuis 2018 des Trophées Pros, en région et nationalement, à des TPE-PME qui ont un impact positif en matière sociétale/environnementale.
Des partenariats avec des accélérateurs (comme French Assur Tech à Niort) sont également menés par des entreprises du Groupe. Le programme d’innovation Volt’terre a été lancé en 2022 et s’est poursuivi en 2024 avec une troisième promotion. L’objectif principal du programme est de développer l’innovation à l’échelle du Groupe, en faisant collaborer startups et équipes Groupama au niveau local, celles des caisses régionales et de Groupama Gan Vie. Pour atteindre cet objectif, le programme s’appuie sur 5 accélérateurs de start-up, dédiés à une thématique de nos métiers, positionnés au plus près de nos collaborateurs dans 5 villes en France : Le Mans, Lyon, Montpellier, Rennes et Paris.
Au Salon des Maires, Groupama accueille chaque année sur son stand d’une part les équipes de Groupama Predict, engagées dans le changement climatique et les moyens de prévention au service des assurés, et d’autre part l’association Générations Mouvement dont Groupama est partenaire, première fédération de clubs de retraités en France qui œuvre pour accompagner et créer du lien social entre les séniors.
13,1 milliards d’euros de prestations ont été payés en 2024 à nos assurés leur permettant de préserver leur activité économique et leur vie familiale.
Les caisses régionales de Groupama jouent un rôle majeur dans le développement économique des territoires en privilégiant un ancrage local fort. Près de 99,9 % de leurs dépenses (4,56 milliards d’euros) sont dirigées vers des fournisseurs immatriculés en France, témoignant d’un engagement en faveur de l’économie nationale. Cette dynamique se traduit également à l’échelle régionale, avec 87,6 % de leurs achats réalisés auprès de fournisseurs implantés dans la région de chaque caisse, soit 3,99 milliards d’euros. L’approvisionnement demeure principalement local, avec une distance moyenne d’approvisionnement de 134 km et 71 % des dépenses effectuées à moins de 200 km, renforçant ainsi les circuits économiques de proximité et limitant l’empreinte carbone liée aux transports (Périmètre caisses régionales ; source : étude In France (52)).
Environ 45 % des achats du Groupe (hors achats assurantiels) sont effectués auprès de TPE-PME. Les entreprises du Groupe partagent les bonnes pratiques afin de développer les achats locaux ou « inclusifs » (achats qui favorisent, soit le développement des territoires, soit la diversité, soit le développement des TPE-PME, soit l’ESS (53)). Le Groupe est adhérent au PAQTE (54), initiative publique qui vise également à développer les achats dans les zones géographiques défavorisées.
Pour l’emploi, le Groupe et ses entreprises représentent plus de 25 000 personnes salariées dans toute la France et des événements de recrutement sont organisés chaque année dans tous les territoires. Groupama et ses entreprises portent de nombreux mécénats en faveur de la formation et de la recherche agricoles.
En matière d’emploi, l’impact des caisses régionales dépasse largement leur seule activité directe. Un emploi créé au sein d’une caisse régionale génère 2,7 emplois indirects et induits à l’échelle nationale. C’est autant que le secteur de l’industrie manufacturière en France. Cette dynamique bénéficie principalement aux territoires où Groupama est implanté, puisque 92 % des emplois générés restent dans leur propre région, soit 36 224 emplois. De plus, 90 % des emplois liés aux caisses régionales se situent hors Île-de-France, illustrant leur rôle clé dans le développement économique des régions. Au total, 41 413 emplois ont été créés en France Métropolitaine grâce à l’activité des caisses régionales (Périmètre caisses régionales ; source : étude InFrance (55)).
L’impact de Groupama en France métropolitaine s’inscrit ainsi dans une logique de soutien à l’économie locale et nationale. En favorisant l’emploi et en privilégiant des partenaires de proximité, le Groupe contribue activement à la structuration des territoires et à la création d’un tissu économique résilient. Cet engagement territorial fait de Groupama un acteur clé du dynamisme économique des régions françaises, alliant ancrage local et développement durable.
18,7 millions d’euros ont été versés aux collectivités territoriales au titre de la contribution économique territoriale (CET) en 2023 (le montant au titre de 2024 sera connu au printemps 2025).
Le montant du mécénat sociétal en 2024 s’élève à 9,7 millions d’euros, montant en progression par rapport à 2023.
Parmi les engagements majeurs, citons :
Citons également Action Solidarité Madagascar, partenariat entre Groupama et Générations Mouvement pour aider au développement rural à Madagascar depuis 30 ans. Au total plus de 100 000 personnes ont été concernées par l’action des associations basées dans les régions françaises et animées par des élus.
Deux nouvelles fondations ont été lancées en 2023 par des entreprises du Groupe et qui ont démarré leurs soutiens : la fondation de Groupama Asset Management dédiée notamment aux projets sociétaux et environnementaux (3 associations retenues en 2024) et la fondation de l’eau de Groupama Méditerranée dédiée aux problématiques de l’hydrologie, un problème majeur de l’arc méditerranéen (8 projets soutenus en 2024).
En tout, ce sont 1 566 associations qui sont aidées annuellement par les entreprises du Groupe.
La prévention est une politique de Groupama depuis plus de 60 ans, avec une forte dimension territoriale. Elle est orientée en effet vers les diverses parties prenantes des territoires, afin de contribuer à la protection des personnes et des biens, en anticipant les risques.
Portée par les convictions fortes des administrateurs mutualistes (les élus) et des salariés, elle privilégie anticipation et actions de long terme, au service de nos sociétaires et clients.
Pour les entreprises du Groupe, pratiquer des actions de prévention d’envergure, c’est encourager l’émergence d’attitudes responsables face aux risques, tout en étant économiquement performant. Les actions de prévention menées sont diverses, autour de deux axes : la prévention technique (visites de risque en entreprise, conseils en installations électriques ou d’alarme, etc.), et la prévention dite de sensibilisation avec de nombreux supports de communication (newsletter, sms, courriel, application, …). Sa déclinaison peut être aussi complétée par des actions de prévention institutionnelle auprès du grand public, clients ou non-clients (sensibilisation à la sécurité routière pour les écoliers, prévention des accidents domestiques, conférences sur des thèmes de santé, météorologie et évolution climatique, vérification des extincteurs, « gestes qui sauvent », etc.).
À noter que la prévention des risques climatiques et émergents – panneaux photovoltaïques, mobilités, risques incendie liés aux batteries, risques inondations… – est traitée dans le document présent en partie 2.2.2., E1 Climat.
Nos actions de prévention se regroupent dans cinq grands domaines : la santé, la sécurité routière, les risques domestiques, la prévention agricole et les risques industriels et des collectivités.
Des contenus sur la prévention sont régulièrement diffusés via des newsletters clients, brochures, etc. et sur les réseaux sociaux, sur les comptes X (ex-Twitter) ou les pages Facebook des diverses entités du Groupe.
R26-Perte de compétitivité et de rentabilité due à l’absence d’offres (hors santé) adaptées aux besoins évolutifs des sociétaires
O9-Accès à de nouveaux marchés grâce à des produits/services innovants en matière d’accessibilité et d’inclusion O10-Amélioration de la fidélisation d’une partie de la clientèle grâce à l’accessibilité et l’inclusivité des offres
O11-Développement de nouvelles offres et produits innovants en réponse aux attentes sociales et sociétales
L’accompagnement des transitions sociétales grâce à nos offres non-vie est une des priorités stratégiques de notre Groupe et se concrétise dans une série d’initiatives. Groupama a engagé en 2023 un programme afin d’intégrer davantage les transitions durables dans ses offres – et qui se poursuivra dans le cadre de « Ambition 2030 ». Une direction transformations et transitions climatiques a été créée au sein de l’organe central et anime la démarche.
O13-Fidélisation accrue et attraction de nouveaux clients grâce à la diversification des canaux de communication et la digitalisation de l’offre
L’amélioration de la qualité de service est une des priorités stratégiques du Groupe et s’anime concrètement autour de la promesse client « Groupama, toujours là pour moi ».
26 000 élus sont sur le terrain à l’écoute des sociétaires, en appui des collaborateurs.
Le maillage territorial est un atout fort dans la relation avec les sociétaires et les clients. D’une part, 300 000 sociétaires environ participent chaque année aux assemblées générales – qui peuvent se tenir désormais de façon digitalisée, pour faire participer le plus de personnes – de nos quelque 2 400 caisses locales, ce qui confère à nos assurés un pouvoir de décision au sein de la mutuelle, via notamment les élus Groupama.
Le lien entre élus (par les sociétaires) et collaborateurs de la mutuelle est en effet un point d’appui essentiel pour capter les attentes, et cela à tous les stades (besoins de protection, prévention, traitement des sinistres…).
S’agissant des quatre réseaux spécialisés de marque Gan, ils ont également un fort ancrage territorial en France et le Groupe dispose de réseaux de proximité à l’international (réseaux d’agents, de mandataires ou salariés).
Le Groupe et ses entreprises proposent à leurs clients un accès multicanal en face-à -face, par téléphone, mail ou sur son espace client du site groupama.fr et son application ‘Groupama et moi’. La contribution du site internet groupama.fr à l’attraction de nouveaux clients reste en constante évolution (en 2024, 19 % des nouveaux clients ont démarré leur parcours sur le site). Sur internet également les espaces « conseil » et « client » offrent un accès pour le client à de nombreuses fonctionnalités requises (accès à ses contrats et leurs garanties, ses attestations, la possibilité de déclarer un sinistre, d’échanger en ligne avec un chat humain (dans quelques caisses régionales) ou à base de technologie IA, etc.). En 2024, la connexion aux espaces clients/applications par le client a fait l’objet d’amélioration via la connexion par email et mot de passe, afin de résoudre une attente forte de simplification exprimée par les clients.
Certaines entreprises du Groupe développent des expérimentations de visio en agence ou d’agences mobiles.
La signature électronique poursuit son développement (le taux de signature électronique des contrats est passé de 60 % en 2023 à 70 % en 2024 dans les entités du Groupe, dont 76 % dans les caisses régionales. Le programme Zéro Papier a permis d’atteindre à fin 2024 un taux de dématérialisation de 76 % sur les communications de gestion des caisses régionales et 72 % au global.
Pour bien servir les clients, Groupama investit dans la satisfaction des collaborateurs, ce qui signifie investir sur les moyens de la relation client (processus et systèmes, compétences, capacité humaine).
R28-Perte de rentabilité sur les activités d’assurance santé en cas de non prise en compte du vieillissement de la population
R29- Perte de compétitivité et de rentabilité due à la mauvaise adaptation des offres aux évolutions du marché de la santé et des besoins des sociétaires
L’ensemble de nos clients et utilisateurs finaux sont engagés déjà dans les transitions, dont pour les particuliers la prise en compte du vieillissement de la population, dans un contexte d’inégalités sociales et territoriales fortes. L’accélération de Groupama dans la priorité stratégique « offres et services contribuant aux enjeux de durabilité » permettra d’accompagner les clients et consommateurs confrontés à ces transitions, tout en installant les conditions de maîtrise technique.
Les actions du Groupe s’articulent autour notamment des thématiques santé et retraite dont Groupama est d’ores et déjà un acteur de référence et entend consolider ses positions.
Groupama a l’ambition de devenir un acteur de référence du marché français sur l’enjeu sociétal de la retraite, en proposant des conseils et des solutions globales.
En santé, pour Groupama, grâce à ses actions, il s’agit d’œuvrer pour la bonne santé et l’accessibilité aux soins du plus grand nombre, par la prévention, l’inclusion et l’accompagnement dans le bien-vieillir.
Les ressources allouées au plan d’actions en lien avec les divers enjeux sont réparties dans l’ensemble des directions chargées de la mise en œuvre ; elles ne sont pas identifiables à la maille des politiques et des actions.
Sauf exception détaillée ci-après, la plupart des objectifs relatifs aux enjeux liés aux clients et utilisateurs finaux sont en cours de discussion au niveau du Groupe avant d’être détaillée par entité. Ce chantier doit se poursuivre sur l’exercice 2025.
Le suivi des politiques et des actions s’effectue à ce stade au moyen d’indicateurs, sériés en fonction des enjeux majeurs ; les résultats obtenus sont présentés dans les tableaux ci-dessous.
Certains des indicateurs de mesure de notre performance concernant les enjeux liés aux clients et utilisateurs finaux ne sont pas listés parmi les indicateurs de la CSRD. Il s’agit de métriques permettant d’évaluer le déploiement de notre stratégie et de nos plans d’actions.
Dimension | Enjeux | IRO matériels au sens | Indicateurs | Entités | 2024 |
|---|---|---|---|---|---|
Axe 1 – CLIENTS : Une relation client humaine, proactive et responsable | Prévention | R28 – Perte de rentabilité sur les activités d’assurance santé en cas de non prise en compte du vieillissement de la population
R29 – Perte de compétitivité et de rentabilité due à la mauvaise adaptation des offres aux évolutions du marché de la santé et des besoins des sociétaires | Nombre de personnes formées à la prévention par an | Groupe | 328 565 |
R26 – Perte de compétitivité et de rentabilité due à l’absence d’offres (hors santé) adaptées aux besoins évolutifs des sociétaires | Nombre de personnes ayant bénéficié de formations aux gestes qui sauvent pendant l’année | Groupe | 49 654 | ||
O10 – Amélioration de la fidélisation d’une partie de la clientèle grâce à l’accessibilité et l’inclusivité des offres | Nombre de personnes formées aux risques routiers pendant l’année | Groupe | 118 361 | ||
R28 – Perte de rentabilité sur les activités d’assurance santé en cas de non prise en compte du vieillissement de la population
R29 – Perte de compétitivité et de rentabilité due à la mauvaise adaptation des offres aux évolutions du marché de la santé et des besoins des sociétaires | Nombre de personnes sensibilisées à la Santé/Prévoyance pendant l’année | Groupe | 42 347 | ||
O11 – Développement de nouvelles offres et produits innovants en réponse aux attentes sociales et sociétales | Nombre de foyers bénéficiant d’une protection de télésurveillance (stock – portefeuille fin d’exercice) | Caisses régionales + Gan Assurances | 57 954 | ||
Proactivité | O10 – Amélioration de la fidélisation d’une partie de la clientèle grâce à l’accessibilité et l’inclusivité des offres | Nombre d’appels pro-actifs non mercantiles (en millions) | Groupe | 1,07 |
Dimension | Enjeux | IRO matériels au sens | Indicateurs | Entités | 2024 |
|---|---|---|---|---|---|
Axe 2 – | Transitions environnementales : Adaptation au | R7 – Risque d’inadaptation à la transition face au changement de comportement des clients et usagers rapide en réaction aux conséquences du changement climatique | Réalisation de notre potentiel de contribution à l’adaptation des clients au changement climatique (%=Primes non-vie alignées à la taxonomie/primes éligibles à la taxonomie) | Groupe | 46 % |
Transition Accompagnement | O9 – Accès à de nouveaux marchés grâce à des produits/services innovants en matière d’accessibilité et d’inclusion
O10 – Amélioration de la fidélisation d’une partie de la clientèle grâce à l’accessibilité et l’inclusivité des offres | Nombre de personnes assurées pour leur santé en assurance individuelle ou collective (stock en millions) | France | 3,77 | |
R28 – Perte de rentabilité sur les activités d’assurance santé en cas de non prise en compte du vieillissement de la population
R29 – Perte de compétitivité et de rentabilité due à la mauvaise adaptation des offres aux évolutions du marché de la santé et des besoins des sociétaires | Nombre de personnes assurées | France | 142 232 | ||
O10 – Amélioration de la fidélisation d’une partie de la clientèle grâce à l’accessibilité et l’inclusivité des offres | Nombre de personnes accompagnées pour la retraite | France | 436 559 | ||
Transition numérique (Cybersécurité) | O11 – Développement de nouvelles offres et produits innovants en réponse aux attentes sociales et sociétales | Nombre d’entreprises, collectivités de professionnels et d’agriculteurs couverts pour leur cybersécurité | France | 522 907 | |
Accompagnement | R21 – Risque d’augmentation des dédommagements/remboursements due à l’augmentation des évènements climatiques extrêmes touchant notamment les terrains agricoles (grêle, sécheresse, inondation, fortes températures, épidémie)
O10 – Amélioration de la fidélisation d’une partie de la clientèle grâce à l’accessibilité et l’inclusivité des offres | Part Groupama des surfaces assurées en Multi-Risques Climatiques et Prairies sur le marché | France | 48,2 % | |
% du nombre des nouveaux installés agricoles aidés par Groupama pendant la période (mesuré par le nombre de chartes Installation avec JA) | France | 33 % |
Dimension | Enjeux | IRO matériels au sens | Indicateurs | Entités | 2024 |
|---|---|---|---|---|---|
Axe 3 – LOCAL : Une contribution active | Ancrage et développement de la vie locale | O9 – Accès à de nouveaux marchés grâce à des produits/services innovants en matière d’accessibilité et d’inclusion | Nombre d’élus | Caisses régionales | 25 960 |
IP20 – Amélioration des conditions de vie des parties prenantes impactées par les politiques d’ancrage territorial du Groupe O10 – Amélioration de la fidélisation d’une partie de la clientèle grâce à l’accessibilité et l’inclusivité des offres | Nombre de caisses locales | Caisses régionales | 2 338 | ||
Nombre d’agences Groupama et Gan | France (Caisses Régionales + Gan) | 2 643 | |||
Entraide | IP20 – Amélioration des conditions de vie des parties prenantes impactées par les politiques d’ancrage territorial du Groupe | Montant des mécénats | France | 9,7 |
Nombre de personnes formées à la prévention par an : personnes de l’externe et de l’interne.
Prévention externe
Nombre de sociétaires, élus, clients, non-clients, prospects, personnes « grand public », mandataires, agents, ayant suivi/bénéficié activement (= par leur présence physique ou leur connexion active à un dispositif digital) d’une action de sensibilisation (communication d’informations, visite de risques) ou de formation (suivi d’un déroulé ou programme pédagogique avec évaluation) à la prévention (inciter les personnes à des comportements ou mesures préventives contre certains risques, permettant ainsi d’éviter la réalisation du risque ou diminuer son impact en cas d’occurrence).
Sous-catégories : MRH, Auto et mobilités (hors Centaure et programmes « 10 de conduite »), Pro et construction, Entreprises et Collectivités, Agricole, Santé et Prévoyance et Cyber.
Prévention interne
Nombre de salariés ayant suivi/bénéficié activement (= par leur présence physique ou leur connexion active à un dispositif digital) d’une action de sensibilisation ou de formation (suivi d’un déroulé ou programme pédagogique avec évaluation) à la prévention (inciter les personnes à des comportements ou mesures préventives contre certains risques, permettant ainsi d’éviter la réalisation du risque ou diminuer son impact en cas d’occurrence).
Sous-catégories : Sécurité, Mobilités, Santé et QVT, Cyber et autres actions.
Nombre de personnes ayant bénéficié de formations aux « gestes qui sauvent » pendant l’année : Nombre de personnes formées gratuitement aux « gestes qui sauvent », les gestes de premiers secours.
Formation physique, d’une durée de 2h, accessible à tous, à partir de 10 ans : élus, collaborateurs, sociétaires, prospects, partenaires… Formation dispensée dans le cadre d’accords conclus avec des organismes de formation homologués, par les caisses régionales, filiales et entités participantes.
Nombre de personnes formées aux risques routiers pendant l’année : Stagiaires des Centres Centaure, participants aux sessions des 2 programmes « 10 de conduite » (Jeunes et Rural) et aux autres sessions de prévention internes et externes dédiées aux risques routiers.
Nombre de personnes sensibilisées à la santé/prévoyance pendant l’année : Indicateur extrait de l’indicateur Nombre de personnes sensibilisées à la prévention, pour la sous-catégorie Santé et Prévoyance (prévention externe) et Santé et QVT (prévention interne).
Nombre de foyers bénéficiant d’une protection de télésurveillance : Nombre de foyers bénéficiant d’une protection de télésurveillance Groupama, Box Habitat ou autres solutions des caisses régionales (stock – portefeuille fin d’exercice en milliers).
Nombre d’appels pro-actifs non mercantiles : Nombre de clients (tous marchés) ayant reçu au moins 1 appel non mercantile depuis le début de l’année.
Réalisation de notre potentiel de contribution à l’adaptation des clients au changement climatique (Primes alignées/primes éligibles à la taxonomie) : Le montant des primes des garanties liées à des risques climatiques qui sont alignées sur les 5 critères de la taxonomie de l’assurance non-vie rapporté à celles qui sont éligibles.
Nombre de personnes assurées pour leur santé en assurance individuelle et collective. Nombre de personnes assurées en santé sur nos offres individuelles (stock en millions) et Nombre de personnes assurées en santé sur nos offres collectives, gérées sous le système SIGMA, y compris GSAPC3 (stock en millions).
Nombre de personnes assurées pour la dépendance : Nombre de personnes assurées pour la dépendance (Portefeuille à date).
Nombre de personnes accompagnées pour la retraite (individuelles et collectives) : Nombre de personnes couvertes par le régime de capitalisation dans le cadre de la préparation de leur retraite et la période de rente (individuelles et collectives).
Nombre d’entreprises et collectivités, de professionnels et d’agriculteurs, couverts pour leur cybersécurité : Nombre de clients tous marchés couverts pour leurs risques cybersécurités (en milliers).
Surfaces assurées par Groupama en MRC et Prairies sur le marché : Indicateur traduisant le taux de pénétration de Groupama en regard de la diffusion des assurances MultiRisques Climatiques et Prairies, protégeant les productions agricoles végétales face aux aléas climatiques, sur le marché, indépendamment du taux de diffusion absolu de ces couvertures sur la Ferme France.
% du nombre des nouveaux installés agricoles aidés par Groupama pendant la période : nombre de jeunes agriculteurs personnes physiques ayant reçu leur 1re aide « charte JA » de Groupama au cours de l’année 2024.
Nombre d’élus : Nombre de sociétaires titulaires d’un mandat d’élu actif (en fin d’année).
Nombre de caisses locales : Nombre d’entités juridiques « caisses locales ».
Nombre d’agences : Nombre de points de vente physiques à la marque Groupama et Gan Assurances (nombre à date).
% de collectivités territoriales assurées par Groupama : Le taux de pénétration est le rapport entre le nombre de collectivités assurées via au moins d’un de nos contrats et le nombre total de collectivités territoriales (au total 36 318). Il faut entendre par collectivités territoriales le nombre total de communes (34 945), départements (101), régions (18) et établissements publics de coopération intercommunale (1 254). Chiffres au 1er janvier 2023 (Sources : Les collectivités locales en chiffres 2023). Les contrats peuvent être relatifs à de l’IARD (DAB et RC), de la flotte ou encore de l’assurance statutaire.
Montant des mécénats (en millions d’euros) – hors sponsoring professionnel : Il s’agit des sommes versées directement à des fondations d’entreprises ou dans le cadre de partenariats conclus dans les domaines suivants : culture/patrimoine, éducation, cinéma (dons pour des festivals par exemple) recherche, solidarité, diversité et handicap. Cela inclut les actions de mécénat de compétences, le mécénat défiscalisé ou non, la rémunération des collaborateurs des fondations (cinéma, santé). Mécénats répartis en 7 sous-catégories : Culture et Patrimoine/Humanitaire-solidarité-Santé/Sport Amateur/Éducation- Recherche/Soutien entreprenariat local/Environnement et Autres.
La partie 3 du document d’enregistrement universel (DEU), portant sur le gouvernement d’entreprise et le contrôle interne, traite notamment de la conduite des affaires et de la gestion des risques inhérents à ce domaine. Cette partie du DEU se décompose ainsi : 1 Informations sur le gouvernement d’entreprise ; 2 État des délégations de compétence et de pouvoirs ; 3 Rémunération des dirigeants ; 4 Politique de mixité femmes/hommes appliquée aux instances dirigeantes du Groupe ; 5 Procédures de contrôle interne ; 6 Transactions avec les parties liées ; 7 Contrats importants et 8 Rapport spécial des commissaires aux comptes sur les conventions réglementées. La partie 5 du DEU présente les principaux risques auxquels le Groupe est exposé, dont les risques opérationnels et de durabilité, ainsi que l’organisation de la gestion de ces risques.
En complément, le rôle et l’expertise des organes d’administration, de direction et de surveillance dans la conduite des affaires sont présentés dans la partie 1 Informations générales du présent document.
Par conduite des affaires, nous entendons ici l’éthique, la lutte contre la corruption, la gestion des relations avec les fournisseurs et les activités d’influence.
L’analyse de matérialité présentée dans la partie Informations générales a fait ressortir les enjeux suivants comme matériels :
R45 – Manque de résilience et d’anticipation du Groupe en cas de considération insuffisante de la durabilité comme enjeu stratégique par la gouvernance
IP21 – Impact positif notable sur l’environnement via l’intégration des différents enjeux environnementaux à la stratégie (climat, eau, pollution, biodiversité…)
IN23 – Non-respect des droits humains lié à l’utilisation abusive des données personnelles des parties prenantes du Groupe (impact négatif transverse, pour plus de détails, cf. partie ESRS S4 Clients et utilisateurs finaux)
Le risque matériel identifié par Groupama serait un risque de pertes financières générées à terme en cas de manque d’anticipation et d’adaptation de la gouvernance du Groupe pour parvenir à intégrer les enjeux ESG aux prises de décisions stratégiques et aux réflexions sur l’évolution du modèle d’affaires du Groupe et du secteur (ex : formations, compétences, critères de rémunération, pilotage, rôles et responsabilités…).
Par ailleurs Groupama évalue comme matérielles les incidences positives sur l’environnement et les personnes. Grâce à l’action volontariste des instances de gouvernance, le Groupe s’attache à mettre en place une stratégie orientée vers la création d’impacts positifs.
La prise en compte de la Durabilité par la gouvernance du Groupe, dans le cadre de ses programmes stratégiques, et donc la gestion des enjeux liés, est présentée dans la partie ESRS 2, Informations générales, et dans la partie 1.4. du DEU. Cette partie du DEU montre comment s’articule l’approche durabilité avec les principaux points d’appui des programmes stratégiques du Groupe, à savoir la raison d’être, l’ambition Groupe, les objectifs et jalons, les priorités mutualistes ainsi que la dynamique mutualiste.
La culture d’entreprise est un ensemble de connaissances, de valeurs et de comportements qui facilitent le fonctionnement d’une entreprise en étant partagé par la plupart de ses membres. Elle est constamment promue par le travail collectif, les réunions organisées par les directions et les communications largement diffusées.
Sont présentés ci-dessous les points suivants :
Sont présentées dans le développement ci-dessous :
L’éthique professionnelle du groupe Groupama s’appuie sur des valeurs issues du mutualisme agricole (proximité, engagement, solidarité, performance) et se manifeste dans la façon d’exercer ses métiers, ses responsabilités, tant vis-à -vis des collaborateurs, que des sociétaires et clients et plus généralement auprès de toutes les parties prenantes (tiers, associations, collectivités, investisseurs, réassureurs, partenaires, etc.).
La démarche éthique au sein de Groupama fait l’objet d’une promotion spécifique dirigée vers les collaborateurs, afin qu’elle infuse à toutes les strates des entreprises :
Dès l’achèvement du processus d’approbation par les instances représentatives du personnel, une communication a été menée auprès de l’ensemble des collaborateurs sur les éléments annexés au règlement intérieur de Groupama Assurances Mutuelles (GMA), à savoir sur le dispositif suivant :
La charte éthique et le code de conduite s’appliquent à toutes les sociétés du Groupe. La charte éthique est également accessible aux tiers sur le site institutionnel groupama.com. Un guide pratique a également été diffusé. La charte et le code sont mis à disposition via l’Intranet des entreprises ou autres moyens, une communication est faite par les RH lors de l’onboarding, etc.
En plus de la charte éthique, du code de conduite et du règlement intérieur, il existe toute une série de guides et procédures disponibles (conflit d’intérêts, savoir vivre en open space, guide du bon usage des outils numériques professionnels, guide des frais de déplacement…).
Le dispositif d’alerte éthique – qui fait l’objet d’une procédure écrite précise (59) – permet à tous les collaborateurs (salariés, mandataires ou agents généraux ainsi que les collaborateurs extérieurs et occasionnels) ainsi qu’aux personnes en lien avec le Groupe (collaborateurs extérieurs, contractants, etc.) de signaler, via une adresse de messagerie sécurisée dédiée, aux personnes habilitées de leur entreprise (le responsable de la Fonction clé Vérification de la Conformité, ou le responsable Conformité) des faits portant notamment sur les domaines suivants :
Le Groupe a signé un partenariat avec l’administration fiscale (Service Partenaire des Entreprises).
Groupama est le premier assureur à s’être inscrit dans ce partenariat parmi une soixantaine d’entreprises françaises, ce qui témoigne de son civisme fiscal dans la mesure où le partenariat fiscal traduit la coopération et la transparence fiscale avec les autorités et permet ainsi de sécuriser la gestion fiscale du Groupe. Une charte fiscale Groupe à usage interne a été rédigée.
Le montant alloué à la représentation d’intérêts en 2023 est compris entre 500 000 et 600 000 euros (61).
Groupama se conforme à la réglementation française dont la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique (HATVP) assure la surveillance de l’application.
La direction des affaires publiques de l’organe central réalise chaque année pour l’ensemble des entités du Groupe la déclaration des activités et moyens.
Ainsi, au titre de 2023, 8 fiches ont été renseignées, sur les thèmes suivants :
Toutes les précisions sont disponibles sur le site de la HATVP à la page suivante : https://www.hatvp.fr/fiche-organisation/?organisation=343115135##
Nous n’effectuons pas de représentations d’intérêts au niveau européen. Nos positions sont portées par France Assureurs (FFA) et l’Association des Assureurs Mutualistes (AAM).
Organisations professionnelles : En matière de dialogue avec les organisations professionnelles, le Groupe participe aux groupes de travail de nombreuses fédérations ou instituts, notamment : Fédération Française de l’Assurance et Association des Assureurs Mutualistes, MEDEF, AFEP.
Dans le domaine agricole : Groupama est représenté dans les Chambres d’agriculture, les associations et fédérations professionnelles liées aux filières, les Jeunes Agriculteurs (JA) départementaux et Fédérations Départementales des Syndicats d’Exploitants Agricoles (FDSEA). Les fédérations départementales de Groupama sont représentées au sein des directions départementales des territoires (DDT) et Sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural (Safer).
Groupama est membre de la Confédération nationale de la mutualité, de la coopération et du crédit agricoles (CNMCCA), du Conseil de l’agriculture française (CAF) et siège au Conseil économique, social et environnemental (CESE).
À noter également que la filiale Groupama Asset Management est membre de l’UNEP-Fi depuis 2002 (groupe de travail « Asset Management Working Group »), Présidente de la Chaire Finance Durable et Investissement Responsable de l’AFG (Association Financière de Gestion), et du comité Investissement Responsable de l’AFG, secrétaire générale du FIR (Forum de l’Investissement Responsable) et membre exécutif de l’EUROSIF.
Le Groupe est un producteur de services. Les achats portent essentiellement sur les familles d’achat suivantes : achats informatiques, achats de prestations intellectuelles, achats concernant les moyens généraux, ainsi que les achats de logiciels et achats en lien direct avec l’activité d’assureur.
Dans le traitement de ce risque, il s’agit de la prise en compte dans la politique d’achats des enjeux sociaux et environnementaux d’une part, et de la prise en compte dans les relations avec les fournisseurs de leur responsabilité dans ces domaines d’autre part.
Un plan d’actions en 3 volets a été développé par une démarche collective de G2S (63), des caisses régionales et diverses filiales :
Délais de règlement : le détail des délais de règlement des factures est indiqué dans le DEU, partie 6.1.8.4. (dans le rapport de gestion du conseil d’administration et l’analyse des comptes sociaux de l’exercice : un tableau présente les factures reçues et émises non réglées à la date de clôture de l’exercice dont le terme est échu – tableau prévu au I de l’article D. 441-6 du Code de commerce).
Périmètre France (caisses régionales Groupama et filiales) : Le délai moyen de règlement à compter de la date de facture est de 16 jours.
Les conditions de paiement prévues contractuellement précisent généralement un paiement à 30 jours réception de facture.
Dans le système de gestion comptable SAP, il n’y a pas la notion de PME ou de grandes entreprises ; de ce fait nous traitons les fournisseurs d’égale manière dans la pratique des paiements.
Nombre de procédures judiciaires en cours concernant des retards de paiement : aucune identifiée.
Information sur l’échantillon utilisé pour calculer le délai moyen de règlement : il est représentatif dans la mesure où il couvre toute la base SAP.
Au niveau Groupe, la mise en œuvre des mesures de lutte contre la corruption et le trafic d’influence est pilotée par la direction conformité groupe. Les travaux correspondants sont notamment menés en concertation avec la direction juridique groupe.
La loi du 9 décembre 2016 relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique, dite Sapin 2, est entrée en vigueur le 1er juin 2017. Celle-ci a été complétée par la loi du 21 mars 2022 transposant en droit français la directive européenne du 23 octobre 2019 sur la protection des personnes qui signalent des violations du droit de l’Union européenne.
La loi Sapin 2 instaure une obligation générale de prévention contre les risques de corruption et de trafic d’influence pour les entreprises de plus de 500 salariés et dont le chiffre d’affaires est supérieur à 100 millions d’euros. Dès lors qu’un groupe est assujetti, ses filiales situées en France ou à l’étranger sont concernées par cette obligation. Cette réglementation passe par la mise en œuvre opérationnelle de huit mesures, chacune d’entre elles ayant fait l’objet de travaux spécifiques. La direction conformité groupe a mené ces derniers en concertation avec la filière conformité du Groupe.
Chaque entreprise du groupe Groupama a intégré dans son règlement intérieur le code de conduite Groupe et a déployé un dispositif de gestion des alertes éthiques.
Dans le cadre de son plan de prévention des risques de corruption et de trafic d’influence, Groupama a renforcé en 2020 son code de conduite d’illustrations en lien avec la cartographie des risques.
En complément, un ensemble de procédures ont été adoptées et diffusées dans le but d’empêcher et détecter la corruption et le trafic d’influence. Cela concerne notamment la mise en place de procédures relatives aux cadeaux et invitations, d’identification des conflits d’intérêts et de gestion des actions de sponsoring et mécénat.
Les entreprises du Groupe se sont toutes mobilisées pour réaliser leurs cartographies des risques de corruption et trafic d’influence respectives. Une cartographie Groupe consolidée a été produite à la suite de ces travaux et présentée en comité d’audit et des risques. Une actualisation régulière de ces cartographies est réalisée.
Le Groupe a intégré au sein de son programme de formation des modules visant spécifiquement la lutte contre la corruption et le trafic d’influence pour tous ses collaborateurs, mais également des modules additionnels pour son personnel le plus exposé (modules spécialisés selon les activités). Ces modules visent notamment à présenter les obligations issues de la loi Sapin 2, la démarche éthique adoptée par Groupama ainsi que le dispositif mis en place pour prévenir la corruption et le trafic d’influence (y.c. les procédures mises en place). Les personnels les plus exposés sont identifiés à partir de la cartographie des risques. Ces formations ont fait l’objet d’une mise à jour en 2023.
En 2020, Groupama a défini un plan d’actions visant à renforcer son dispositif d’évaluation d’intégrité des tierces parties avec lesquelles les entreprises du Groupe sont en relation d’affaires. En lien avec la cartographie des risques, des mises à jour des procédures d’entrée en relation ont été identifiées. Le pilotage et le suivi de ces travaux se sont poursuivis en 2021 afin d’élaborer un Portail d’Évaluation des Partenaires (PEP’s) solution digitale Groupe visant à faciliter l’évaluation d’intégrité des tiers non-clients. Il est à noter que le dispositif d’évaluation des tiers clients s’appuie sur la réglementation LCB-FT. D’une manière générale, l’évaluation d’intégrité de tous types de tiers peut faire l’objet d’analyses spécifiques via une agence spécialisée en la matière.
La loi du 21 mars 2022 transpose en droit français la directive européenne du 23 octobre 2019 sur la protection des personnes qui signalent des violations du droit de l’Union européenne.
Dans ce cadre, les documents charte éthique, code de conduite et le dispositif d’alerte éthique ont été modifiés en conséquence. Les salariés, mandataires, agents généraux – et désormais les personnes « en lien » avec les entreprises de Groupama – peuvent exercer le droit d’alerte s’ils soupçonnent ou sont témoins d’actes contraires à la charte ou au code, ou disposant d’informations sur des crimes et délits ou violations (tels qu’énoncé à l’art 6 de la loi Sapin 2 modifiée). En cas d’alerte, une enquête est diligentée par le référent « alerte éthique » qui rédige un rapport confidentiel. Le traitement des alertes est réalisé dans le respect des règles de confidentialité sur l’identité de l’auteur de l’alerte, de la (ou des) personne(s) visée(s) et de tout tiers visé par celle-ci, ainsi que des faits, objets de la saisine. Le processus d’approbation de ces évolutions par les instances représentatives du personnel s’est poursuivi sur l’année 2023. Un code de conduite pour les tiers externes a été mis en ligne sur le site Internet du Groupe en 2023.
Des reportings quantitatifs, voire qualitatifs, sont réalisés régulièrement auprès de la direction générale de Groupama Assurances Mutuelles ainsi qu’envers les instances de gouvernance du Groupe.
Processus de communication des résultats : Échange régulier a minima trimestriel avec le dirigeant effectif du Groupe concernant notamment le suivi des alertes éthiques sur l’ensemble des entités du Groupe. Et suivi semestriel détaillé du RMG Fraude interne, corruption et trafic d’influence sur sollicitation de toutes les entités du Groupe : suivi des alertes déclarées, objet des alertes, recevabilité, respect des délais et origine de l’alerte.
La formation à la prévention de la corruption est dispensée à l’ensemble des collaborateurs du Groupe lors de la prise de poste du collaborateur puis tous les 3 ans. Il n’est aujourd’hui pas possible d’identifier, dans l’outil de suivi des formations, les collaborateurs exposés aux relations clients, ni ceux exposés aux relations avec les tiers ; cette difficulté explique les taux de participation, relativement faible, aux formations spécifiques.
Nombre de participants formés au e-learning Éthique et lutte contre la corruption :
Soit, en cumulant les 3 derniers exercices, 87 % de l’effectif total moyen en France (65).
Sur le périmètre métiers relation clients (vente, souscription, sinistre) :
Soit, en cumulant les deux derniers exercices, 30 % de l’effectif total moyen en France.
Sur le périmètre métiers relation avec des tiers :
Soit, en cumulant les deux derniers exercices, 10 % de l’effectif total moyen en France.
Sont compris au sein de l’effectif inscrits à ces formations les membres des organes de direction.
Nombre de condamnations et montant des amendes pour infraction à la législation sur la lutte contre la corruption et les actes de corruption : Groupama n’a fait l’objet d’aucune condamnation ou amende en lien avec des faits de corruption ou le versement de pots-de-vin avéré.
La lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme est également un enjeu important pour les entreprises assujetties du Groupe. Au niveau Groupe, la mise en œuvre des mesures de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (LCB/FT) est pilotée par la direction de la conformité groupe. Celle-ci veille à la conformité du Groupe à ses obligations en liaison avec un réseau de responsables LCB/FT désignés dans l’ensemble de ces entités, tant en France qu’à l’international.
Une charte d’organisation de la LCB/FT définit les rôles et responsabilités des différents acteurs au niveau du Groupe et de chaque entreprise opérationnelle assujettie, décrit le dispositif mis en place en matière d’information et de formation des personnels exposés à ces risques, détermine les modalités d’échanges d’information nécessaires à l’exercice de la vigilance. En outre, elle précise le dispositif applicable en matière de suivi des risques et de contrôle.
Les fonctions exposées sont les fonctions commerciales, les fonctions en back-office, dont les gestionnaires Encaissement/décaissement de flux.
La direction juridique groupe contribue à la veille juridique et réglementaire dédiée ainsi que l’interprétation des normes/sanctions.
Le Responsable LCB/FT Groupe est responsable du pilotage du dispositif LCB/FT du Groupe.
Dans ce contexte, il a pour mission de :
Le Directeur conformité groupe, en tant que Fonction clé de Vérification de la Conformité, s’assure de la correcte mise en œuvre du dispositif afin d’avoir la capacité d’évaluer le risque LCB/FT au niveau du Groupe, et ce par le biais notamment d’un plan de contrôle de niveau 2.
Formation à la LCB/FT : L’ensemble du personnel est sensibilisé lors de la prise de poste et a minima tous les 2 ans aux exigences à respecter en matière de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.
Nombre de participants formés (sensibilisation des collaborateurs) : 2 261 formations réalisées en 2024 (3 776 en 2023). Si l’on prend en compte les formations spécifiques (3 modules), ce sont au total 9 940 collaborateurs qui ont suivi une formation liée à la LCB/FT en 2024 (10 967 en 2023).
Mesures et ressources liées à la conduite des affaires, exigences de publication G1-4, G1-5 et G1-6, voir les éléments développés ci-dessus.
Certains des indicateurs de mesure de notre performance concernant les enjeux liés à la gouvernance ne sont pas listés parmi les indicateurs de la CSRD. Il s’agit de métriques permettant d’évaluer le déploiement de notre stratégie et de nos plans d’actions.
Dimension | Enjeux | IRO matériels au sens de l’analyse CSRD | Indicateurs (libellé + unité de valeur) | Entités concernées | 2024 |
|---|---|---|---|---|---|
Gouvernance | Formation CA | R45 – Manque de résilience et d’anticipation du Groupe en cas de considération insuffisante de la durabilité comme enjeu stratégique par la gouvernance | % de personnes formées à la durabilité (administrateurs et dirigeants) | Groupe | 41 % |
Label Durabilité | Leadership et influence positive des dirigeants sur la durabilité | R45 – Manque de résilience et d’anticipation du Groupe en cas de considération insuffisante de la durabilité comme enjeu stratégique par la gouvernance | Nombre d’entités Groupama Labelisées ou Certifiées pour leur durabilité | Groupe | 4 |
IP21 – Impact positif notable sur l’environnement via l’intégration des différents enjeux environnementaux à la stratégie (climat, eau, pollution, biodiversité.) | % effectifs du Groupe dans des entités labelisées ou certifiées pour leur durabilité | Groupe | 23 % |
% de personnes formées à la durabilité (administrateurs et dirigeants de chacune des entités du Groupe)
Les membres du conseil d’administration n’ont pas la nécessité de se former chaque année mais doivent avoir les compétences pour prendre des décisions éclairées en matière de durabilité et connaître la réglementation (SFDR, CSRD, Décarbonation / Plan de transition / Scopes1,2,3, actes délégués qui ajoutent la durabilité dans Insurance distribution directive, dans Solvabilité 2, CS3D, réglementations durabilité du pays). Analyse des compétences individuelles et collectives des membres du conseil fait par le secrétaire général et présentée au conseil d’administration.
Nombre d’entités Groupama labelisées ou certifiées pour leur durabilité
Nombre d’entités labelisées par l’AFNOR ou Certifiées ISO 26000 – label ou certification agréés par la direction durabilité Groupe.
% effectifs du Groupe dans des entités labelisées ou certifiées pour leur durabilité
Effectifs des entités concernées rapportés à l’effectif total France, au 31 décembre.
Périmètres, Pays et Entités | Informations renseignées | Caisses régionales | France | Groupe* | Exemption CSRD** |
|---|---|---|---|---|---|
France – Organe central et filiales |
|
|
|
|
|
Groupama Assurances Mutuelles (GMA) | environnement, social, conduite des affaires |
| X | X |
|
Groupama Supports et Services (G2S) | environnement, social, conduite des affaires |
| X | X | X |
Gan Assurances | environnement, social, conduite des affaires |
| X | X | X |
Gan Patrimoine | environnement, social, conduite des affaires |
| X | X |
|
Gan Prévoyance | environnement, social, conduite des affaires |
| X | X | X |
Groupama Gan Vie | environnement, social, conduite des affaires |
| X | X | X |
France – autres filiales |
|
|
|
|
|
GOM Pacifique | environnement, social, conduite des affaires |
| X | X |
|
Amaline | social |
| X | X |
|
Caisse Fraternelle d’Épargne | environnement, social, conduite des affaires |
| X | X |
|
Caisse Fraternelle Vie | environnement, social, conduite des affaires |
| X | X |
|
Assuvie | environnement, social, conduite des affaires |
| X | X |
|
Groupama Épargne Salariale | environnement, social, conduite des affaires |
| X | X |
|
Groupama Assurance-Crédit & Caution | environnement, social, conduite des affaires |
| X | X |
|
SFPJ | environnement, social, conduite des affaires |
| X | X |
|
Groupama Immobilier | environnement, social, conduite des affaires |
| X | X |
|
Groupama Gan REIM | social, conduite des affaires |
| X | X |
|
Mutuaide | environnement, social, conduite des affaires |
| X | X | X |
Groupama Asset Management | environnement, social, conduite des affaires |
| X | X |
|
France – caisses régionales Groupama (yc CLAMA) |
|
|
|
|
|
Antilles-Guyane | environnement, social, conduite des affaires | X | X | X |
|
Centre-Atlantique | environnement, social, conduite des affaires | X | X | X | X |
Centre Manche | environnement, social, conduite des affaires | X | X | X | X |
Grand Est | environnement, social, conduite des affaires | X | X | X | X |
Loire Bretagne | environnement, social, conduite des affaires | X | X | X | X |
Méditerranée | environnement, social, conduite des affaires | X | X | X | X |
Nord-Est | environnement, social, conduite des affaires | X | X | X | X |
OC | environnement, social, conduite des affaires | X | X | X | X |
Océan Indien | environnement, social, conduite des affaires | X | X | X |
|
Paris Val de Loire | environnement, social, conduite des affaires | X | X | X | X |
Rhône-Alpes Auvergne | environnement, social, conduite des affaires | X | X | X | X |
Groupama Forêts Assurances-Misso | environnement, social, conduite des affaires | X | X | X |
|
International – filiales |
|
|
|
|
|
Italie |
|
|
|
|
|
Groupama Assicurazioni | environnement, social, conduite des affaires |
|
| X | X |
Hongrie et ses filiales |
|
|
|
|
|
Groupama Biztosito | environnement, social, conduite des affaires |
|
| X | X |
Groupama Osiguranje (Croatie) | social |
|
| X |
|
Groupama Zavarovalnica (Slovénie) | social |
|
| X |
|
Bulgarie |
|
|
|
|
|
Groupama Zastrahovane (non-vie) + Zhivotozastrahovane (vie) | environnement, social, conduite des affaires |
|
| X |
|
| environnement, social, conduite des affaires |
|
| X |
|
Roumanie |
|
|
|
|
|
Groupama Asigurari | environnement, social, conduite des affaires |
|
| X | X |
Grèce |
|
|
|
|
|
Groupama Asfalistiki | environnement, social, conduite des affaires |
|
| X |
|
Il est à noter qu’un certain nombre d’entités juridiques ayant une activité de holding, les sociétés immobilières et les véhicules d’investissement du Groupe sont bien pris en compte dans le rapport de durabilité mais que ces structures sont transparisées. Les impacts liés à ces entités sont notamment présentés à travers notre activité d’investissement.
| |||||
Thématique | Exigence de publication (DR) | Paragraphes |
|---|---|---|
ESRS 2 | BP-1 – Base générale pour la préparation des états de durabilité | § 4.2.1.1.1. |
| BP-2 – Publication d’informations relatives à des circonstances particulières | § 4.2.1.1.2. |
| GOV-1 – Le rôle des organes d’administration, de direction et de surveillance | § 4.2.1.2.1. |
| GOV-2 – Informations transmises aux organes d’administration, de direction et de surveillance de l’entreprise | § 4.2.1.2.2. |
| GOV-3 – Intégration des performances en matière de durabilité dans les mécanismes d’incitation | § 4.2.1.2.3. |
| GOV-4 – Déclaration sur la vigilance raisonnable | § 4.2.1.2.4. |
| GOV-5 – Gestion des risques et contrôles internes concernant l’information en matière de durabilité | § 4.2.1.2.5. |
| SBM-1 – Stratégie, modèle économique et chaîne de valeur | § 4.2.1.3.1. |
| SBM-2 – Intérêts et points de vue des parties prenantes | § 4.2.1.3.2. |
| SBM-3 – Impacts, risques et opportunités matériels et leur lien avec la stratégie et le modèle économique | § 4.2.1.3.3. |
| IRO-1 – Description du processus d’identification de d’évaluation des impacts, risques et opportunités matériels | § 4.2.1.4.1. |
| IRO-2 – Exigences de publication au titre des ESRS couvertes par l’état de durabilité de l’entreprise | § 4.2.1.4.1. |
| MDR-P – Politiques adoptées pour gérer les enjeux de durabilité matériels | § 4.2.1.4.2 |
| MDR-A – Actions et ressources relatives aux enjeux de durabilité matériels | § 4.2.1.4.2 |
| MDR-M – Indicateurs relatifs aux enjeux de durabilité matériels | § 4.2.1.5 |
| MDR-T – Suivi de l’efficacité des politiques et des actions au moyen de cibles | § 4.2.1.5 |
E1 | ESRS 2 GOV-3 – Intégration des performances en matière de durabilité dans les mécanismes d’incitation | § 4.2.2.2.1. |
| E1-1 – Plan de transition pour l’atténuation du changement climatique | § 4.2.2.2.2. |
| ESRS 2 SBM-3 – Impacts, risques et opportunités matériels et leur interaction avec la stratégie et le modèle économique | § 4.2.2.2.2. |
| ESRS 2 IRO-1 – Description des processus permettant d’identifier et d’évaluer les impacts, risques et opportunités matériels liés au climat | § 4.2.2.2.2. |
| E1-2 – Politiques liées à l’atténuation du changement climatique et à l’adaptation à celui-ci | § 4.2.2.2.3. |
| E1-3 – Actions et ressources en rapport avec les politiques en matière de changement climatique | § 4.2.2.2.3. |
| E1-4 – Cibles liées à l’atténuation du changement climatique et à l’adaptation à celui-ci | § 4.2.2.2.4. |
| E1-5 – Consommation d’énergie et mix énergétique | § 4.2.2.2.4. |
| E1-6 – Émissions brutes de GES des scopes 1, 2, 3 et émissions totales de GES | § 4.2.2.2.4. |
| E1-7 – Projets d’absorption et d’atténuation des GES financés au moyen de crédits carbone | § 4.2.2.2.4. |
| E1-8 – Tarification interne du carbone | § 4.2.2.2.4. |
| E1-9 – Effets financiers attendus des risques physiques et de transition matériels et opportunités potentielles liées au climat | § 4.2.2.2.4. |
E4 | E4-1 – Plan de transition et prise en considération de la biodiversité et des écosystèmes dans la stratégie | § 4.2.2.3.1. |
| ESRS 2 SBM-3 – Impacts, risques et opportunités matériels et leur interaction avec la stratégie et le modèle économique | § 4.2.2.3.1. |
| ESRS 2 IRO-1 – Description des processus d’identification et d’évaluation des impacts, risques et opportunités matériels liés à la biodiversité et aux écosystèmes | § 4.2.2.3.2. |
| E4-2 – Politiques relatives à la biodiversité et aux écosystèmes | § 4.2.2.3.2. |
| E4-3 – Actions et ressources liées à la biodiversité et aux écosystèmes | § 4.2.2.3.2. |
| E4-4 – Cibles liées à la biodiversité et aux écosystèmes | § 4.2.2.3.3. |
| E4-5 – Indicateurs d’impact concernant l’altération de la biodiversité et des écosystèmes | § 4.2.2.3.2. |
| E4-6 – Effets financiers attendus des risques et opportunités liés à la biodiversité et aux écosystèmes | § 4.2.2.3.1. |
S1 | ESRS 2 SBM-2 – Intérêts et points de vue des parties prenantes | § 4.2.3.1.2. |
| ESRS 2 SBM-3 – Impacts, risques et opportunités matériels et leur interaction avec la stratégie et le modèle économique | § 4.2.3.1.2. |
| S1-1 – Politiques concernant le personnel de l’entreprise | § 4.2.3.1.1. |
| S1-2 – Processus de dialogue avec le personnel de l’entreprise et ses représentants au sujet des impacts | § 4.2.3.1.2. |
| S1-3 – Processus de réparation des impacts négatifs et canaux permettant au personnel de l’entreprise de faire part | § 4.2.3.1.2. |
| S1-4 – Actions concernant les impacts matériels sur le personnel de l’entreprise, approches visant à gérer les risques matériels et à saisir les opportunités matérielles concernant le personnel de l’entreprise, et efficacité de ces actions | § 4.2.3.1.2. |
| S1-5 – Cibles liées à la gestion des impacts négatifs matériels, à la promotion des impacts positifs et à la gestion | § 4.2.3.1.3. |
| S1-6 – Caractéristiques des salariés de l’entreprise | § 4.2.3.1.3. |
| S1-8 – Couverture des négociations collectives et dialogue social | § 4.2.3.1.3. |
| S1-9 – Indicateurs de diversité | § 4.2.3.1.3. |
| S1-10 – Salaires décents | § 4.2.3.1.3. |
| S1-11 – Protection sociale | § 4.2.3.1.3. |
| S1-12 – Personnes handicapées | § 4.2.3.1.3. |
| S1-13 – Indicateurs de formation et de développement des compétences | § 4.2.3.1.3. |
| S1-14 – Indicateurs de santé et de sécurité | § 4.2.3.1.3. |
| S1-15 – Indicateurs d’équilibre entre vie professionnelle et vie privée | § 4.2.3.1.3. |
| S1-16 – Indicateurs de rémunération (écart de rémunération et rémunération totale) | § 4.2.3.1.3. |
| S1-17 – Cas, plaintes et impacts graves sur les droits de l’homme | § 4.2.3.1.3. |
S2 | ESRS 2 SBM-2 – Intérêts et points de vue des parties prenantes | § 4.2.3.2.1. |
| ESRS 2 SBM-3 – Impacts, risques et opportunités matériels et interactions avec la stratégie et le modèle économique | § 4.2.3.2.1. |
| S2-1 – Politiques relatives aux travailleurs de la chaîne de valeur | § 4.2.3.2.2. |
| S2-2 – Processus de dialogue avec les travailleurs de la chaîne de valeur au sujet des impacts | § 4.2.3.2.2. |
| S2-3 – Processus visant à remédier aux impacts négatifs et canaux permettant aux travailleurs de la chaîne de valeur | § 4.2.3.2.2. |
| S2-4 – Actions concernant les impacts matériels sur les travailleurs de la chaîne de valeur, approches visant à gérer les risques matériels et à saisir les opportunités matérielles concernant les travailleurs de la chaîne de valeur, | § 4.2.3.2.2. |
| S2-5 – Cibles liées à la gestion des impacts négatifs matériels, à la promotion des impacts positifs et à la gestion des risques et opportunités matériels | § 4.2.3.2.3. |
S4 | ESRS 2 SBM-2 – Intérêts et points de vue des parties prenantes | § 4.2.3.3.2. |
| ESRS 2 SBM-3 – Impacts, risques et opportunités matériels et leur interaction avec la stratégie et le modèle économique | § 4.2.3.3.2. |
| S4-1 – Politiques relatives aux consommateurs et aux utilisateurs finaux | § 4.2.3.3.1. |
| S4-2 – Processus de dialogue avec les consommateurs et utilisateurs finaux au sujet des impacts | § 4.2.3.3.2. |
| S4-3 – Processus visant à remédier aux impacts négatifs et canaux permettant aux consommateurs et utilisateurs finaux | § 4.2.3.3.2. |
| S4-4 – Actions concernant les impacts matériels sur les consommateurs et utilisateurs finaux, approches visant à gérer | § 4.2.3.3.2. |
| S4-5 – Cibles liées à la gestion des impacts négatifs matériels, à la promotion des impacts positifs et à la gestion | § 4.2.3.3.3. |
G1 | ESRS 2 GOV-1 – Le rôle des organes d’administration, de direction et de surveillance | § 4.2.1.2.1. |
| ESRS 2 IRO-1 – Description des processus d’identification et d’analyse des impacts, risques et opportunités matériels | § 4.2.1.4.1. |
| G1-1 – Politiques en matière de conduite des affaires et culture d’entreprise | § 4.2.4.1.3. |
| G1-2 – Gestion des relations avec les fournisseurs | § 4.2.4.1.3. |
| G1-3 – Prévention et détection de la corruption et des pots-de-vin | § 4.2.4.1.3. |
| G1-4 – Cas de corruption ou de versement de pots-de-vin | § 4.2.4.1.3. |
| G1-5 – Influence politique et activités de lobbying | § 4.2.4.1.3. |
| G1-6 – Pratiques en matière de paiement | § 4.2.4.1.3. |
Exigence de publication et point de données y relatif | Référence SFDR (1) | Référence Pilier 3 (2) | Référence règlement sur | UE loi européenne | Partie |
|---|---|---|---|---|---|
ESRS 2 GOV-1 Mixité au sein des organes de gouvernance paragraphe 21, point d) | Indicateur n° 13, |
| Annexe II du règlement délégué (UE) 2020/1816 de la Commission |
| § 4.2.1.2.1. |
ESRS 2 GOV-1 Pourcentage d’administrateurs indépendants paragraphe 21, point e) |
|
| Annexe II du règlement délégué (UE) 2020/1816 de la Commission |
| § 4.2.1.2.1. |
ESRS 2 GOV-4 Déclaration sur la vigilance raisonnable paragraphe 30 | Indicateur n° 10, |
|
|
| § 4.2.1.2.4. |
ESRS 2 SBM-1 Participation à des activités liées aux combustibles fossiles paragraphe 40, point d) i) | Indicateur n° 4, | Article 449 bis du règlement (UE) n° 575/2013 ; Règlement d’exécution (UE) 2022/2453 de la Commission, tableau 1 : Informations qualitatives sur le risque environnemental et tableau 2: Informations qualitatives sur | Annexe II du règlement délégué (UE) 2020/1816 de la Commission |
| § 4.2.1.3.1. |
ESRS 2 SBM-1 Participation à des activités liées à la fabrication de produits chimiques paragraphe 40, point d) ii) | Indicateur n° 9, tableau 2, annexe I Indicateur n° 14, tableau 1, annexe I |
| Annexe II du règlement délégué (UE) 2020/1816 de la Commission Article 12, paragraphe 1, du règlement délégué (UE) 2020/1818, annexe II du règlement délégué (UE) 2020/1816 |
| Non important |
ESRS 2 SBM-1 Participation à des activités liées à des armes controversées paragraphe 40, point d) iii) |
|
|
|
| Non important |
ESRS 2 SBM-1 Participation à des activités liées à la culture et à la production de tabac paragraphe 40, point d) iv) |
|
| Règlement délégué (UE) 2020/1818, article 12, paragraphe 1, du règlement délégué (UE) 2020/1816, annexe II |
| § 4.2.1.3.1. |
ESRS E1-1 Plan de transition pour atteindre la neutralité climatique d’ici à 2050 paragraphe 14 |
|
|
| Article 2, paragraphe 1, du règlement (UE) 2021/1119 | § 4.2.2.2.2. |
ESRS E1-1 Entreprises exclues des indices de référence « accord de Paris » paragraphe 16, point g) |
| Article 449 bis Règlement (UE) n° 575/2013, règlement d’exécution (UE) 2022/2453 de la Commission, modèle 1 : Portefeuille bancaire — Risque de transition lié au changement climatique : Qualité de crédit des expositions par secteur, émissions et échéance résiduelle | Article 12, paragraphe 1, points d) à g), et article 12, paragraphe 2, du règlement délégué (UE) 2020/1818 |
| § 4.2.2.2.2. |
| |||||
Exigence de publication et point de données y relatif | Référence SFDR (1) | Référence Pilier 3 (2) | Référence règlement sur | UE loi européenne | Partie |
|---|---|---|---|---|---|
ESRS E1-4 Cibles de réduction | Indicateur n° 4, tableau 2, annexe I | Article 449 bis Règlement (UE) n° 575/2013, règlement d’exécution (UE) 2022/2453 de la Commission, modèle 3 : Portefeuille bancaire — Risque de transition lié | Article 6 du règlement délégué (UE) 2020/1818 |
| § 4.2.2.2.4. |
ESRS E1-5 Consommation d’énergie produite à partir | Indicateur n° 5, tableau 1, et indicateur n° 5, tableau 2, annexe I |
|
|
| § 4.2.2.2.4. |
ESRS E1-5 Consommation d’énergie et mix énergétique paragraphe 37 | Indicateur n° 5, tableau 1, annexe I |
|
|
| § 4.2.2.2.4. |
ESRS E1-5 Intensité énergétique des activités dans les secteurs à fort impact climatique paragraphes 40 à 43 | Indicateur n° 6, tableau 1, annexe I |
|
|
| § 4.2.2.2.4. |
ESRS E1-6 Émissions brutes de GES des scopes 1, 2 ou 3 et émissions totales de GES paragraphe 44 | Indicateurs n° 1 et n° 2, tableau 1, annexe I | Article 449 bis | Article 5, paragraphe 1, article 6 et article 8, paragraphe 1, du règlement délégué (UE) 2020/1818 |
| § 4.2.2.2.4. |
ESRS E1-6 Intensité des émissions | Indicateur n° 3, tableau 1, annexe I | Article 449 bis du règlement (UE) n° 575/2013, règlement d’exécution (UE) 2022/2453 de la Commission, modèle 3 : Portefeuille bancaire — Risque de transition lié | Article 8, paragraphe 1, du règlement délégué (UE) 2020/1818 |
| § 4.2.2.2.4. |
ESRS E1-7 Absorptions de GES |
|
|
| Article 2, paragraphe 1, du règlement (UE) 2021/1119 | § 4.2.2.2.4. |
ESRS E1-9 Exposition du portefeuille de l’indice de référence |
|
| Annexe II du règlement délégué (UE) 2020/1818, Annexe II du règlement délégué (UE) 2020/1816 |
| § 4.2.2.2.4. |
| |||||
Exigence de publication et point de données y relatif | Référence SFDR (1) | Référence Pilier 3 (2) | Référence règlement sur | UE loi européenne | Partie |
|---|---|---|---|---|---|
ESRS E1-9 Désagrégation des montants monétaires |
| Article 449 bis du règlement (UE) n° 575/2013, règlement d’exécution (UE) 2022/2453 de la Commission, paragraphes 46 et 47, modèle 5 : Portefeuille bancaire — Risque |
|
| § 4.2.2.2.4. |
ESRS E1-9 Ventilation de la valeur comptable des actifs immobiliers de l’entreprise par classe d’efficacité énergétique paragraphe 67, point c) |
| Article 449 bis |
|
| § 4.2.2.2.4. |
ESRS E1-9 Degré d’exposition |
|
| Annexe II du règlement délégué (UE) 2020/1818 de la Commission |
| § 4.2.2.2.4. |
ESRS E2-4 Quantité de chaque | Indicateur n° 8, tableau 1, annexe I ; indicateur n° 2, tableau 2, annexe I, indicateur n° 1, tableau 2, annexe I ; indicateur n° 3, tableau 2, annexe I |
|
|
| Non important |
ESRS E3-1 Ressources hydriques | Indicateur n° 7, tableau 2, annexe I |
|
|
| Non important |
ESRS E3-1 Politique en la matière paragraphe 13 | Indicateur n° 8, tableau 2, annexe I |
|
|
| Non important |
ESRS E3-1 Pratiques durables en ce qui concerne les océans et les mers paragraphe 14 | Indicateur n° 12, tableau 2, annexe I |
|
|
| Non important |
ESRS E3-4 Pourcentage total d’eau recyclée et réutilisée paragraphe 28, point c) | Indicateur n° 6.2, tableau 2, annexe I |
|
|
| Non important |
ESRS E3-4 Consommation d’eau totale en m3 par rapport au chiffre d’affaires généré par les propres activités de l’entreprise paragraphe 29 | Indicateur n° 6.1, tableau 2, annexe I |
|
|
| Non important |
ESRS 2- SBM 3 – E4 paragraphe 16, point a) i | Indicateur n° 7, tableau 1, annexe I |
|
|
| § 4.2.2.3.1. |
| |||||
Exigence de publication et point de données y relatif | Référence SFDR (1) | Référence Pilier 3 (2) | Référence règlement sur | UE loi européenne | Partie |
|---|---|---|---|---|---|
ESRS 2- SBM 3 – E4 paragraphe 16, point b) | Indicateur n° 10, tableau 2, annexe I |
|
|
| § 4.2.2.3.1. |
ESRS 2- SBM 3 – E4 paragraphe 16, point c) | Indicateur n° 14, tableau 2, annexe I |
|
|
| § 4.2.2.3.1. |
ESRS E4-2 Pratiques ou politiques foncières/agricoles durables paragraphe 24, point b) | Indicateur n° 11, tableau 2, annexe I |
|
|
| § 4.2.2.3.2. |
ESRS E4-2 Pratiques ou politiques durables en ce qui concerne les océans/mers paragraphe 24, point c) | Indicateur n° 12, tableau 2, annexe I |
|
|
| § 4.2.2.3.2. |
ESRS E4-2 Politiques de lutte contre la déforestation paragraphe 24, point d) | Indicateur n° 15, tableau 2, annexe I |
|
|
| § 4.2.2.3.2. |
ESRS E5-5 Déchets non recyclés paragraphe 37, point d) | Indicateur n° 13, tableau 2, annexe I |
|
|
| Non important |
ESRS E5-5 Déchets dangereux | Indicateur n° 9, tableau 1, annexe I |
|
|
| Non important |
ESRS 2- SBM3 – S1 Risque de travail forcé paragraphe 14, point f) | Indicateur n° 13, tableau 3, annexe I |
|
|
| Non important |
ESRS 2- SBM3 – S1 Risque d’exploitation d’enfants par le travail paragraphe 14, point g) | Indicateur n° 12, tableau 3, annexe I |
|
|
| Non important |
ESRS S1-1 Engagements à mener une politique en matière des droits de l’homme paragraphe 20 | Indicateur n° 9, tableau 3, et indicateur n° 11, tableau 1, annexe I |
|
|
| § 4.2.3.1.1. |
ESRS S1-1 Politiques de vigilance raisonnable |
|
| Annexe II du règlement délégué (UE) 2020/1816 de la Commission |
| § 4.2.3.1.1. |
ESRS S1-1 Processus et mesures | Indicateur n° 11, tableau 3, annexe I |
|
|
| Non important |
ESRS S1-1 Politique de prévention | Indicateur n° 1, tableau 3, annexe I |
|
|
| § 4.2.3.1.2. |
ESRS S1-3 Mécanismes de traitement des différends | Indicateur n° 5, tableau 3, annexe I |
|
|
| § 4.2.3.1.2. |
| |||||
Exigence de publication et point de données y relatif | Référence SFDR (1) | Référence Pilier 3 (2) | Référence règlement sur | UE loi européenne | Partie |
|---|---|---|---|---|---|
ESRS S1-14 Nombre de décès et nombre et taux d’accidents liés au travail paragraphe 88, | Indicateur n° 2, tableau 3, annexe I |
| Annexe II du règlement délégué (UE) 2020/1816 de la Commission |
| § 4.2.3.1.3. |
ESRS S1-14 Nombre de jours perdus pour cause de blessures, d’accidents, de décès | Indicateur n° 3, tableau 3, annexe I |
|
|
| § 4.2.3.1.3. |
ESRS S1-16 Écart de rémunération entre hommes et femmes non corrigé | Indicateur n° 12, tableau 1, annexe I |
| Annexe II du règlement délégué (UE) 2020/1816 |
| § 4.2.3.1.3. |
ESRS S1-16 Ratio de rémunération excessif du Directeur général paragraphe 97, point b) | Indicateur n° 8, tableau 3, annexe I |
|
|
| § 4.2.3.1.3. |
ESRS S1-17 Cas de discrimination paragraphe 103, point a) | Indicateur n° 7, tableau 3, annexe I |
|
|
| § 4.2.3.1.3. |
ESRS S1-17 Non-respect des principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme et des principes directeurs de l’OCDE paragraphe 104, point a) | Indicateur n° 10, tableau 1, |
| Annexe II du règlement délégué (UE) 2020/1816, article 12, paragraphe 1, du règlement délégué (UE) 2020/1818 |
| § 4.2.3.1.3. |
ESRS 2- SBM3 — S2 Risque important d’exploitation d’enfants par le travail ou de travail forcé dans la chaîne | Indicateurs n° 12 et n° 13, Tableau 3, annexe I |
|
|
| § 4.2.3.2.1. |
ESRS S2-1 Engagements à mener une politique en matière des droits de l’homme paragraphe 17 | Indicateur n° 9, tableau 3, et indicateur n° 11, tableau 1, annexe I |
|
|
| § 4.2.3.2.2. |
ESRS S2-1 Politiques relatives aux travailleurs de la chaîne de valeur paragraphe 18 | Indicateurs n° 11 et n° 4, tableau 3, annexe I |
|
|
| § 4.2.3.2.2. |
ESRS S2-1 Non-respect des principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme et des principes directeurs de l’OCDE paragraphe 19 | Indicateur n° 10, tableau 1, annexe I |
| Annexe II du règlement délégué (UE) 2020/1816, article 12, paragraphe 1, du règlement délégué (UE) 2020/1818 |
| § 4.2.3.2.2. |
ESRS S2-1 Politiques de vigilance raisonnable sur les questions visées |
|
| Annexe II du règlement délégué (UE) 2020/1816 |
| § 4.2.3.2.2. |
| |||||
Exigence de publication et point de données y relatif | Référence SFDR (1) | Référence Pilier 3 (2) | Référence règlement sur | UE loi européenne | Partie |
|---|---|---|---|---|---|
ESRS S2-4 Problèmes et incidents | Indicateur n° 14, tableau 3, annexe I |
|
|
| § 4.2.3.2.2. |
ESRS S3-1 Engagements à mener une politique en matière de droits de l’homme paragraphe 16 | Indicateur n° 9, tableau 3, annexe I, et indicateur n° 11, tableau 1, annexe I |
|
|
| Non important |
ESRS S3-1 Non-respect des principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme, des principes de l’OIT ou des principes directeurs de l’OCDE paragraphe 17 | Indicateur n° 10, tableau 1, annexe I |
| Annexe II du règlement délégué (UE) 2020/1816, article 12, paragraphe 1, du règlement délégué (UE) 2020/1818 |
| Non important |
ESRS S3-4 Problèmes et incidents | Indicateur n° 14, tableau 3, annexe I |
|
|
| Non important |
ESRS S4-1 Politiques relatives aux consommateurs | Indicateur n° 9, tableau 3, et indicateur n° 11, tableau 1, annexe I |
|
|
| § 4.2.3.3.1. |
ESRS S4-1 Non-respect | Indicateur n° 10, tableau 1, annexe I |
| Annexe II du règlement délégué (UE) 2020/1816, article 12, paragraphe 1, du règlement délégué (UE) 2020/1818 |
| § 4.2.3.3.1. |
ESRS S4-4 Problèmes et incidents | Indicateur n° 14, tableau 3, annexe I |
|
|
| § 4.2.3.3.2. |
ESRS G1-1 Convention des Nations | Indicateur n° 15, tableau 3, annexe I |
|
|
| § 4.2.4.1.3. |
ESRS G1-1 Protection | Indicateur n° 6, tableau 3, annexe I |
|
|
| § 4.2.4.1.3. |
ESRS G1-4 Amendes pour infraction | Indicateur n° 17, tableau 3, annexe I |
| Annexe II du règlement délégué (UE) 2020/1816 |
| Non important |
ESRS G1-4 Normes de lutte | Indicateur n° 16, tableau 3, annexe I |
|
|
| § 4.2.4.1.3. |
| |||||
(Exercice clos le 31 décembre 2024)
PricewaterhouseCoopers Audit
63, rue de Villiers
92208 Neuilly-sur-Seine Cedex
Deloitte & Associés
6, Place de La Pyramide
92908 Paris-La Défense Cedex
À l’assemblée générale,
Le présent rapport est émis en notre qualité de commissaires aux comptes de la Caisse Nationale de Réassurance Mutuelle Agricole Groupama - 8-10 rue d'Astorg - 75008 Paris. Il porte sur les informations en matière de durabilité et les informations prévues à l’article 8 du règlement (UE) 2020/852, relatives à l’exercice clos le 31 décembre 2024, incluses dans le rapport de gestion et présentées dans la section « 4.2 Rapport de durabilité du Groupe » figurant dans le chapitre 4 « Durabilité » du document d’enregistrement universel (ci-après le « Rapport de Durabilité »).
En application de l’article L.233-28-4 du Code de commerce, la Caisse Nationale de Réassurance Mutuelle Agricole Groupama est tenue d’inclure les informations précitées au sein d’une section distincte du rapport de gestion. Ces informations ont été établies dans un contexte de première application des articles précités caractérisé par des incertitudes sur l’interprétation des textes, le recours à des estimations significatives, l’absence de pratiques et de cadre établis notamment pour l’analyse de double matérialité ainsi que par un dispositif de contrôle interne évolutif. Elles permettent de comprendre les impacts de l’activité du Groupe sur les enjeux de durabilité, ainsi que la manière dont ces enjeux influent sur l’évolution des affaires du groupe, de ses résultats et de sa situation. Les enjeux de durabilité comprennent les enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernement d’entreprise.
En application du II de l’article L.821-54 du code précité, notre mission consiste à mettre en œuvre les travaux nécessaires à l’émission d’un avis, exprimant une assurance limitée, portant sur :
L’exercice de cette mission est réalisé en conformité avec les règles déontologiques, y compris d’indépendance, et les règles de qualité prescrites par le Code de commerce.
Il est également régi par les lignes directrices de la Haute Autorité de l’Audit « Mission de certification des informations en matière de durabilité et de contrôle des exigences de publication des informations prévues à l’article 8 du règlement (UE) 2020/852 ».
Dans les trois parties distinctes du rapport qui suivent, nous présentons, pour chacun des axes de notre mission, la nature des vérifications que nous avons opérées, les conclusions que nous en avons tirées, et, à l’appui de ces conclusions, les éléments qui ont fait l’objet, de notre part, d’une attention particulière et les diligences que nous avons mises en œuvre au titre de ces éléments. Nous attirons votre attention sur le fait que nous n’exprimons pas de conclusion sur ces éléments pris isolément et qu’il convient de considérer que les diligences explicitées s’inscrivent dans le contexte global de la formation des conclusions émises sur chacun des trois axes de notre mission.
Enfin, lorsqu’il nous semble nécessaire d’attirer votre attention sur une ou plusieurs informations en matière de durabilité fournies par la Caisse Nationale de Réassurance Mutuelle Agricole Groupama dans le Rapport de Durabilité, nous formulons un paragraphe d’observations.
Notre mission ayant pour objectif d’exprimer une assurance limitée, la nature (choix des techniques de contrôle) des travaux, leur étendue (amplitude), et leur durée, sont moindres que ceux nécessaires à l’obtention d’une assurance raisonnable.
En outre, cette mission ne consiste pas à garantir la viabilité ou la qualité de la gestion de la Caisse Nationale de Réassurance Mutuelle Agricole Groupama, notamment à porter une appréciation, qui dépasserait la conformité aux prescriptions d’information des ESRS sur la pertinence des choix opérés par la Caisse Nationale de Réassurance Mutuelle Agricole Groupama en termes de plans d’action, de cibles, de politiques, d’analyses de scénarios et de plans de transition.
Elle permet cependant d’exprimer des conclusions concernant le processus de détermination des informations en matière de durabilité publiées, les informations elles-mêmes, et les informations publiées en application de l’article 8 du règlement (UE) 2020/852, quant à l’absence d’identification ou, au contraire, l’identification, d’erreurs, omissions ou incohérences d’une importance telle qu’elles seraient susceptibles d’influencer les décisions que pourraient prendre les lecteurs des informations objet de nos vérifications.
Notre mission ne porte pas sur les éventuelles données comparatives.
Conformité aux ESRS du processus mis en œuvre par la Caisse Nationale de Réassurance Mutuelle Agricole Groupama pour déterminer les informations publiées, et respect de l’obligation de consultation du comité social et économique prévue au sixième alinéa de l’article L.2312-17 du Code du travail
Nos travaux ont consisté à vérifier que :
En outre, nous avons contrôlé le respect de l’obligation de consultation du comité social et économique.
Sur la base des vérifications que nous avons opérées, nous n’avons pas relevé d’erreurs, omissions ou incohérences importantes concernant la conformité du processus mis en œuvre par la Caisse Nationale de Réassurance Mutuelle Agricole Groupama avec les ESRS.
Concernant la consultation du comité social et économique prévue au sixième alinéa de l’article L.2312-17 du code du travail, nous vous informons qu’à la date du présent rapport, celle-ci n’a pas encore eu lieu.
Nous vous présentons ci-après les éléments ayant fait l’objet d’une attention particulière de notre part concernant la conformité aux ESRS du processus mis en œuvre par la Caisse Nationale de Réassurance Mutuelle Agricole Groupama pour déterminer les informations publiées.
Les informations relatives à l’identification des parties prenantes sont mentionnées dans la section « 4.2.1.3.2. Intérêts et points de vue des parties intéressées (SBM-2) » du Rapport de Durabilité.
Nous nous sommes entretenus avec la direction et avons inspecté la documentation disponible.
Nos diligences ont notamment consisté à apprécier la cohérence des principales parties prenantes identifiées par la Caisse Nationale de Réassurance Mutuelle Agricole Groupama avec la nature de ses activités et son implantation géographique, en tenant compte de ses relations d’affaires et de sa chaîne de valeur.
Les informations relatives à l’identification des impacts, risques et opportunités sont mentionnées dans la section « 4.2.1.4.1. Publications d’informations sur la procédure d’évaluation de l’importance » du Rapport de Durabilité.
Nous avons pris connaissance du processus mis en œuvre par la Caisse Nationale de Réassurance Mutuelle Agricole Groupama concernant l’identification des impacts (négatifs ou positifs), risques et opportunités (« IRO »), réels ou potentiels, en lien avec les enjeux de durabilité mentionnés dans le paragraphe AR 16 des « Exigences d’application » de la norme ESRS 1, tel que présenté dans la section « 4.2.1.4.1. Publications d’informations sur la procédure d’évaluation de l’importance » du Rapport de Durabilité.
En particulier, nous avons apprécié la démarche mise en place par la Caisse Nationale de Réassurance Mutuelle Agricole Groupama pour déterminer ses impacts et ses dépendances, qui peuvent être source de risques ou d’opportunités.
Nous avons pris connaissance de la matrice réalisée par la Caisse Nationale de Réassurance Mutuelle Agricole Groupama des IRO identifiés, incluant notamment la description de leur répartition dans les activités propres et la chaîne de valeur, ainsi que de leur horizon temporel (court, moyen ou long terme), et en avons apprécié la cohérence avec notre connaissance de la Caisse Nationale de Réassurance Mutuelle Agricole Groupama.
Les informations relatives à l’évaluation de la matérialité d’impact et de la matérialité financière sont mentionnées dans la section « 4.2.1.4.1. Publications d’informations sur la procédure d’évaluation de l’importance » du Rapport de Durabilité.
Nous avons pris connaissance, par entretien avec la direction et inspection de la documentation disponible, du processus d’évaluation de la matérialité d’impact et de la matérialité financière mis en œuvre par la Caisse Nationale de Réassurance Mutuelle Agricole Groupama, et apprécié sa conformité au regard des critères définis par la norme ESRS 1.
Nous avons notamment apprécié la façon dont la Caisse Nationale de Réassurance Mutuelle Agricole Groupama a établi et appliqué les critères de matérialité de l’information définis par la norme ESRS 1, pour déterminer les informations matérielles publiées au titre des indicateurs relatifs aux IRO matériels identifiés conformément aux normes ESRS thématiques concernées.
Conformité des informations en matière de durabilité incluses dans le Rapport de Durabilité avec les exigences de l’article L.233-28-4 du code de commerce, y compris avec les ESRS
Nos travaux ont consisté à vérifier que, conformément aux prescriptions légales et règlementaires, y compris aux ESRS :
Sur la base des vérifications que nous avons opérées, nous n’avons pas relevé d’erreurs, omissions, incohérences importantes concernant la conformité des informations en matière de durabilité incluses dans le Rapport de Durabilité, avec les exigences de l’article L.233-28-4 du code de commerce, y compris avec les ESRS.
Sans remettre en cause la conclusion exprimée ci-dessus, nous attirons votre attention sur les paragraphes « Scope 3-11 : utilisation des produits vendus » et « Scope 3-15 : Investissements » du tableau « Emissions brutes de GES de périmètres 1,2 et 3 et émissions totales de GES [E1-6] » de la section « 4.2.2.2.4. Métriques et cibles » du Rapport de durabilité qui expose respectivement pour le calcul des émissions de gaz à effet de serre liés à l’exécution des contrats d’assurance (poste d’émissions n° 11 du scope 3) et aux entreprises financées (poste d’émissions n° 15 du scope 3), le périmètre retenu par la Caisse Nationale de Réassurance Mutuelle Agricole Groupama ainsi que les précisions méthodologiques et limitations induites par la qualité et la disponibilité de certaines données.
Nous vous présentons ci-après les éléments ayant fait l’objet d’une attention particulière de notre part concernant la conformité des informations en matière de durabilité incluses dans le Rapport de Durabilité avec les exigences de l’article L.233-28-4 du Code de commerce, y compris avec les ESRS.
Les informations publiées au titre des émissions de gaz à effet de serre sont mentionnées dans le tableau « Emissions brutes de GES de périmètres 1,2 et 3 et émissions totales de GES [E1-6] » de la section « 4.2.2.2.4. Métriques et cibles » du Rapport de Durabilité.
Nos diligences ont notamment consisté :
Respect des exigences de publication des informations prévues à l’article 8 du règlement (UE) 2020/852.
Nos travaux ont consisté à vérifier le processus mis en œuvre par la Caisse Nationale de Réassurance Mutuelle Agricole Groupama pour déterminer le caractère éligible et aligné des activités des entités comprises dans le périmètre de combinaison.
Ils ont également consisté à vérifier les informations publiées en application de l’article 8 du règlement (UE) 2020/852, ce qui implique la vérification :
Sur la base des vérifications que nous avons opérées, nous n’avons pas relevé d’erreurs, omissions, incohérences importantes concernant le respect des exigences de l’article 8 du règlement (UE) 2020/852.
Nous avons déterminé qu’il n’y avait pas de tels éléments à communiquer dans notre rapport.
Fait à Neuilly-sur-Seine et Paris-La Défense, le 25 avril 2025
Les commissaires aux comptes
PricewaterhouseCoopers Audit
Marine BARDON Sébastien ARNAULT
Deloitte & Associés
Jérôme LEMIERRE Amandine HUET
Groupama attire l’attention sur les risques décrits ci-après. Ces risques sont susceptibles d’affecter de manière significative ses activités, son résultat net, sa situation financière, son niveau de marge de solvabilité ou sa capacité à réaliser les prévisions de résultats.
La description des risques qui suit n’est cependant pas limitative. En effet, d’autres risques et incertitudes actuellement inconnus ou considérés comme mineurs pourraient dans le futur s’avérer importants et impacter significativement Groupama.
Les risques décrits ci-dessous sont liés à la nature des activités exercées par le Groupe ainsi qu’à l’environnement économique, concurrentiel et réglementaire dans lequel Groupama évolue. Cette présentation est à rapprocher également des états financiers combinés du Groupe qui font l’objet d’un audit par les commissaires aux comptes.
En raison de nombreuses éventualités et incertitudes liées à ces risques, l’impact des risques identifiés n’est pas toujours quantifiable avec précision. Cependant, afin de prévenir, détecter et gérer les risques de façon permanente, Groupama a mis en œuvre de nombreux processus de gestion des risques ainsi que des procédures et contrôles. Ce dispositif, comme tout dispositif de contrôle et de surveillance ne peut néanmoins être considéré comme une garantie absolue mais constitue davantage une assurance raisonnable de sécurisation des opérations et de maîtrise des résultats.
Les risques présentés ci-dessous sont classés en fonction de leur importance et de leur catégorie. Cette classification a été faite sur la base des indicateurs de Solvabilité 2 – Pilier 1 et/ou d’impacts résultats et a été complétée par une analyse qualitative à dire d’expert qui tient compte :
La marge de solvabilité du Groupe est particulièrement sensible aux conditions des marchés de capitaux (actions, immobilier, crédit et taux d’intérêt). Des conditions défavorables sur les marchés de capitaux, plus particulièrement sur les taux, sont de nature à réduire la marge de solvabilité du Groupe.
Bien que le Groupe prenne des mesures pour limiter et maîtriser au mieux les impacts négatifs relatifs aux fluctuations de taux d’intérêt via une gestion Actif/Passif au sein des entités du Groupe qui vise à calibrer la duration des actifs sur celle des passifs et à réduire la volatilité du différentiel entre le rendement réel de l’actif et celui attendu et l’utilisation d’instruments de couverture, Groupama pourrait néanmoins être affecté significativement dans son développement, le niveau de ses encours, de ses charges, de ses pertes ou de ses revenus financiers, ce qui pourrait impacter alors de manière importante son résultat net et sa situation financière.
De même, un élargissement des spreads de crédit serait de nature à diminuer la valeur des titres à revenu fixe détenus par le Groupe et augmenter le revenu net issu des acquisitions de nouveaux titres à revenu fixe alors qu’au contraire un resserrement des spreads de crédit augmenterait la valeur des titres à revenu fixe détenus et réduirait le revenu net issu des acquisitions de nouveaux titres à revenu fixe du Groupe.
Au 31 décembre 2024, l’allocation du portefeuille d’actifs du Groupe (données en valeur de marché, hors placements en unités de compte, participations minoritaires et pensions livrées) se présente comme suit :
Les risques financiers auxquels le Groupe est exposé sont présentés ci-dessous par ordre décroissant.
Sur ses activités vie, le Groupe est exposé à la baisse des taux d’intérêt ou au maintien de taux d’intérêt bas, entraînant une érosion du taux de rendement de ses portefeuilles en représentation des activités vie et, en cas de persistance, provoquant une réduction des marges, notamment sur les contrats de rente et aussi une diminution de la solvabilité.
À l’inverse, une hausse brutale, significative et persistante des taux d’intérêt, avec un impact limité à court terme sur les intérêts versés aux assurés, pourrait entraîner des rachats sur l’épargne en euros, nécessitant de céder à perte une partie des portefeuilles obligataires. À terme, ce risque de rachat pourrait potentiellement conduire, dans des circonstances extrêmes, à un risque de liquidité. Au 31 décembre 2024, la liquidité du Groupe est globalement satisfaisante et s’est renforcée par rapport à fin 2023.
Au 31 décembre 2024, une baisse ou une hausse de 50 points de base des taux d’intérêt n’aurait pas d’impact significatif (respectivement - 6 et + 8 points) sur le ratio de solvabilité du Groupe. En revanche, une baisse de 100 points de base aurait un impact négatif de 18 points de solvabilité. Au 31 décembre 2024, le ratio de solvabilité réglementaire est de 241 % (1).
Sur les activités non-vie, le résultat du Groupe est sensible à la hausse des taux si celle-ci est conjuguée à une inflation persistante entraînant une hausse des coûts et à un environnement récessif entraînant une baisse de la matière assurable. Dans ce contexte, en cas de difficultés d’ajustement des tarifs le Groupe pourrait constater une érosion de ses marges.
Le Groupe est principalement exposé au risque de fluctuation des taux d’intérêt de la zone euro par le biais de son portefeuille d’obligations à taux fixe et de ses engagements.
Bien que les simulations montrent de faibles variations de solvabilité en cas de hausses ou de baisses modérées des taux d’intérêt sur les niveaux actuels, la volatilité des taux d’intérêt est très importante dans le contexte économique et politique actuel. Les décisions des banques centrales ainsi que les anticipations des marchés sur les taux longs sont surveillées étroitement.
Le risque est considéré comme « très important ».
Le Groupe est exposé au risque immobilier, qui se traduit par un rendement insuffisant des actifs (baisse des revenus) ou une diminution des plus-values latentes en raison de la hausse des taux de capitalisation utilisés pour la valorisation. Une baisse des rendements pourrait avoir un impact modéré sur le résultat net. La baisse des valorisations pourrait affecter directement la solvabilité du Groupe. Une baisse dans la valorisation de l’immobilier de placement et d’exploitation de 20 % aurait un impact négatif de 15 points sur la solvabilité du Groupe. Au 31 décembre 2024, le ratio de solvabilité réglementaire est de 241 %.
Les actifs immobiliers du Groupe sont principalement détenus par des filiales en France. Au 31 décembre 2024, les actifs immobiliers représentent 8,8 % du portefeuille du Groupe.
Le risque immobilier est considéré comme « important ».
Le Groupe est sensible à l’écartement significatif et généralisé des spreads sur l’ensemble des émetteurs privés et souverains. En effet, le contexte d’inflation élevée, touchant notamment le prix de l’énergie risque de peser sur la santé financière des entreprises et par conséquent d’entraîner une hausse des spreads des obligations des émetteurs privés (hausses plus marquées pour les émetteurs moins bien notés). La hausse des taux constatée en 2022 et 2023 a engendré une augmentation sensible des coûts de financement pour tous les acteurs (privés et souverains) et a été un facteur de vulnérabilité pour les émetteurs les plus endettés notamment les États. À ce titre, l’endettement de l’État français, les dépenses auxquelles il doit faire face et plus généralement les difficultés pour diminuer le déficit budgétaire ont conduit à renforcer la surveillance et à conduire des stress spécifiques.
Au 31 décembre 2024, le ratio de solvabilité réglementaire du Groupe est de 241 % et un scénario de stress (scénario ORSA) appliqué sur le portefeuille d’obligations souveraines aurait un impact négatif de 13 points sur ce ratio.
La grande majorité du portefeuille obligataire du Groupe est constituée d’émissions publiques et privées de la zone euro, avec une prédominance des notations A et supérieures représentant 64 %, les notations BBB représentant 29 % et les notations inférieures à BBB ou non notées représentant 7 % au 31 décembre 2024.
Malgré la qualité de ces notations, compte tenu du contexte actuel des marchés financiers, de l’environnement mondial et de la situation sous tension de la dette française le risque de crédit est considéré comme « important » et sous surveillance.
Le Groupe est exposé au risque de perte sur la valeur de marché des actions en raison des fluctuations des marchés financiers (position individuelle des actifs ou reflet de mouvements plus larges du marché). Au 31 décembre 2024, les actions représentent 9,8 % de l’actif du Groupe. Une baisse ou une hausse de 25 % de la valorisation des actions cotées et non cotées du portefeuille du Groupe engendrerait un impact marginal de 1 point de solvabilité. Au 31 décembre 2024, le ratio de solvabilité réglementaire est de 241 %.
Le risque Actions est considéré comme « modéré ».
Groupama publie ses comptes combinés en euro. Groupama est cependant exposé au risque de change. En premier lieu, en raison de son activité et de son développement à l’international dans des zones hors euro. En effet, bien que le Groupe exerce majoritairement son activité dans des pays de la zone euro, environ 15 % de son revenu d’assurance au 31 décembre 2024 provient de l’activité de ses filiales internationales (cf. note 24 – Revenu du service d’assurance) et environ 8 % du chiffre d’affaires est libellé en devises autres que l’euro, dont notamment le leu roumain et le forint hongrois. Par ailleurs, la détention d’actifs de placement en devises telles que le forint hongrois, le dollar américain et la livre sterling (classées par ordre d’importance) expose également le Groupe à des variations de parité qui impactent le résultat net et la situation financière du Groupe.
Le risque de change est considéré comme « modéré ».
L’activité d’assurance IARD évolue selon des cycles dont la durée est variable. Ces cycles peuvent comporter la survenance, à une fréquence inhabituelle, d’événements catastrophiques ou être impactés par la conjoncture économique.
Les multiplications d’événements climatiques, au niveau mondial, ainsi que d’autres risques, comme les actes de terrorisme, les explosions, l’apparition et le développement de pandémies ou les conséquences du réchauffement climatique pourraient, outre les dégâts et impacts immédiats qu’ils occasionnent, entraîner des conséquences majeures sur les activités et les résultats actuels et à venir des assureurs.
L’augmentation éventuelle des indemnisations et des sinistres, l’apparition de nouveaux types de responsabilité, les incertitudes croissantes sur le volume et le niveau des pertes maximales pourraient par exemple impacter significativement les activités, le résultat net combiné ou la liquidité de Groupama.
Du fait de la diversification de son portefeuille, la sélection individuelle des risques acceptés, la limitation de son exposition aux risques, notamment en matière de catastrophes naturelles, la gestion du risque de cumuls et le recours à la réassurance, Groupama réduit significativement les impacts négatifs sur son exposition. Toutefois, à l’instar de 2024 la négociation des renouvellements des programmes de réassurance pour 2025 s’est réalisée dans un marché considérablement durci : relèvement des tarifs, réduction de l’offre de capacité, exigence de rétentions plus élevées (demande d’une période de retour d’au moins 10 ans), refus des couvertures cumulatives.
Les risques d’assurance sont gérés conformément aux principes et règles relatifs à la souscription et au provisionnement. Ces principes et règles précisent notamment les limites de couverture et les exclusions fixées en vertu des traités de réassurance, le suivi de l’adéquation du portefeuille et du niveau tarifaire, les actions de prévention incluant, par exemple pour les risques climatiques défavorables, la fourniture d’informations aux communes assurées et, le cas échéant, aux personnes assurées, afin d’anticiper et de traiter ces risques, les règles de gestion des sinistres et les normes de provisionnement.
En dépit de l’attention particulière portée au suivi de ces risques et des dispositifs de maîtrise des risques mis en place, Groupama, en raison de sa clientèle historique et de l’inflation des évènements catastrophiques liés au réchauffement climatique, pourrait à l’avenir connaître des pertes significatives sur ce type de risques qui auraient alors un effet défavorable sensible sur sa situation financière et sur son résultat net.
Les principaux risques assurantiels du Groupe sont présentés ci-dessous par ordre décroissant.
Pour le Groupe, à l’instar des autres assureurs, le risque de changement climatique se matérialise notamment par une hausse de la fréquence des événements extrêmes provoquant une volatilité très importante des sinistres climatiques. Les programmes de réassurance, malgré des conditions de plus en plus exigeantes, continuent à protéger le Groupe contre les conséquences du changement climatique avec toutefois un coût et une part restante (rétention) à la charge de Groupama plus élevés.
Le risque Changement climatique est considéré comme « très important ».
La matérialisation de ce risque peut avoir un impact important sur le résultat du Groupe. Le programme de réassurance mis en place par le Groupe lui permet de réduire cet impact. À titre d’exemple, en 2023, la tempête Ciaran, qui a causé des sinistres dont le montant total estimé est de 432 millions d’euros, coûtera au Groupe, après réassurance, environ 245 millions d’euros.
Eu égard à l’impact résultat, les risques Tempête & Grêle sont considérés comme « importants ».
Le Groupe étant l’un des premiers assureurs de risques agricoles sur le marché français, il est exposé au risque lié à la survenance d’événements climatiques majeurs et cumulatifs affectant les cultures assurées (principalement tempête de grêle, inondation ou sécheresse).
Après deux années de sécheresse, l’année 2024 a été particulièrement pluvieuse, avec des sinistres moins intenses mais plus fréquents. Les trois principaux aléas de 2024 sont l’excès d’eau, la grêle et le gel, représentant à eux trois 211 millions d’euros de charges sinistres pour le Groupe.
Le Groupe, dont l’expertise historique est l’assurance agricole, assure tous types de cultures sur l’ensemble du territoire français par l’intermédiaire de ses caisses régionales et propose également son expertise à l’international (Roumanie, Chine). Au 31 décembre 2024, les surfaces assurées en multirisques climatiques en France se répartissent entre les cultures suivantes :
Une perte technique résultant de la matérialisation de ce risque peut avoir un impact direct sur le résultat net du Groupe. Toutefois, il est atténué par les mesures de gestion des risques et l’efficacité des couvertures de réassurance. Par ailleurs, la mise en place du Fonds de Solidarité Nationale à partir de 2023 devrait contribuer à améliorer les niveaux de sinistralité de ce risque.
Le risque climatique sur récoltes est considéré comme « modéré ».
Le régime légal des Catastrophes Naturelles (CatNat) instaure une prise en charge de ces risques par les assureurs qui ont la possibilité d’être réassurés de façon illimitée par l’État. Les événements le plus souvent constatés dans le cadre de ce régime réglementaire sont les inondations, les coulées de boue, la sécheresse et, dans une moindre mesure, les avalanches, les tremblements de terre, l’action mécanique des vagues, les glissements et affaissements de terrain. En raison de l’impact grandissant de ces événements sur le territoire, le régime CatNat évolue régulièrement pour mieux protéger les assurés (l’augmentation du délai de déclaration du sinistre à 30 jours, le relèvement du délai de prescription à 5 ans en cas de sinistre sécheresse-réhydratation des sols…).
L’impact financier direct pour l’assureur est constitué de l’ensemble des sinistres individuels causés par un même fait générateur et dans les diverses branches couvertes. En effet, le « même fait générateur » est caractérisé par son intensité exceptionnelle et l’accumulation de sinistres dans un certain laps de temps. Le Groupe doit le plus rapidement possible et de la manière la plus fiable, disposer de l’estimation du nombre de sinistres et du coût total prévisionnel. La mauvaise estimation de l’importance des sinistres en nombre et en coût engendrerait un risque d’insuffisance de provisions et d’une gestion inadaptée de l’événement. Par ailleurs, ce risque est exposé au risque d’image.
Au 31 décembre 2024, le risque Catastrophes Naturelles est considéré comme « modéré ».
Le Groupe est exposé au risque d’une insuffisance des provisions pour sinistres à payer et des autres provisions techniques liées aux activités d’assurance non-vie, santé et prévoyance. La matérialisation et l’ampleur du risque peuvent être influencées par des facteurs internes et externes.
Le Groupe constitue des provisions conformément aux exigences comptables et réglementaires applicables. Ces provisions représentent une estimation des montants des sinistres, à une date donnée, sur la base de techniques de projection actuarielle. Les provisions pour sinistres peuvent donc être sujettes à variation en raison de l’ensemble des facteurs qui influencent le coût final des sinistres, l’évolution intrinsèque des sinistres, les changements réglementaires, les tendances jurisprudentielles, les variations des taux d’intérêt utilisés pour la mise à jour des provisions pour rentes… Ces éléments ne sont pas toujours prévisibles, les pertes réelles pouvant différer de manière significative des provisions brutes initialement constituées. Des réévaluations éventuelles à la hausse ou à la baisse peuvent donc avoir un impact sur le résultat net.
Bien que la probabilité de matérialisation du risque soit fortement réduite au niveau du Groupe grâce à un effet de diversification entre les métiers et les entités, le risque d’insuffisance de provisions techniques est considéré comme « modéré ».
Le Groupe est exposé au risque d’une augmentation de la durée de versement des rentes, en raison d’une augmentation de l’espérance de vie des rentiers ou des futurs rentiers, et donc à une augmentation des provisions mathématiques à constituer, ce qui a un impact direct sur les résultats techniques des produits d’assurance de rente. Les modifications apportées aux tables réglementaires utilisées ont également un impact modéré sur l’augmentation des provisions pour rentes.
Ce risque lié à l’espérance de vie est considéré comme « modéré ».
Dans le contexte de Covid-19, la pandémie est un risque avéré. En effet, le Groupe en tant qu’assureur et acteur économique a subi de plein fouet ce phénomène mondial inédit notamment en 2020 et 2021. En tant qu’assureur, le Groupe a fait face aux sinistres en matière de : arrêts de travail, perte d’exploitation, assistance, crédit-caution. Aujourd’hui, si un tel phénomène se reproduisait les conséquences financières pour le Groupe seraient largement impactées par les décisions des pouvoirs publics en termes de modalités de confinement de la population.
Bien qu’à partir de 2022 l’on constate l’absence d’une pandémie mondiale, ni la France ni les autres pays du monde ne sont à l’abri d’une nouvelle vague ou d’une nouvelle épidémie.
Le risque de pandémie est considéré comme « important ».
L’augmentation constante du nombre d’incidents de sécurité (tentatives de piratage des systèmes d’information) démontre l’ampleur potentielle de ce risque émergent. Si ces tentatives n’ont pas encore permis de mettre en échec les systèmes utilisés par le Groupe, le cyber-risque est un risque omniprésent qui peut se matérialiser par un vol de données ou un déni de service (saturation des systèmes) qui entraîne une interruption importante de l’exploitation. Dans le cadre de ses activités, le Groupe a accès aux données personnelles de ses clients (données bancaires, données de santé, etc.), qui sont protégées dans ses systèmes, et la dématérialisation croissante de ses opérations accroît la sensibilité du Groupe à une attaque de ses systèmes d’information, qui pourrait avoir un impact significatif sur l’activité et la réputation du Groupe.
Le Groupe poursuit son plan de renforcement des protections des SI en termes de gouvernance, d’évaluation des fournisseurs en lien avec DORA, et grâce à ses différents projets en cours de réalisation.
Le risque Cyber-Opérationnel est considéré comme « important ».
De nouvelles lois ou de nouveaux règlements, ou des modifications apportées à ceux-ci, peuvent avoir une incidence importante sur les entreprises, les activités, les secteurs ou les marchés.
L’activité du Groupe est soumise à une réglementation détaillée et à un contrôle rigoureux dans les pays où il opère. Cette réglementation et ce contrôle sont soumis à de nouvelles dispositions réglementaires ou législatives en termes d’obligations liées à Solvabilité 2, à la norme IFRS 17 relative à la comptabilisation et à l’évaluation des contrats d’assurance, aux obligations liées à Sapin 2, y compris les risques de corruption, à la directive sur la distribution des assurances (DDA) ou aux nouvelles obligations concernant RSE et durabilité. Ces différentes dispositions réglementaires et législatives engendrent des coûts de mise en place et un risque de non-conformité.
En France, le sujet d’une nouvelle réforme des retraites pourrait resurgir à l’issue des négociations entre partenaires sociaux. En outre, en raison du contexte politique national depuis juin 2024, les avancées sur les sujets structuraux de l’assurance tels que l’assurabilité climatique, l’assurance des collectivités sont retardées.
Au niveau européen, les principaux textes problématiques pour le secteur de l’assurance (RIS, FIDA) restent en discussion avec une perspective d’adoption d’ici fin 2025.
Le Groupe est exposé au risque que des modifications de lois ou de règlements, ou de leur interprétation jurisprudentielle, ou de nouvelles dispositions puissent entraîner des pertes en raison de leur impact négatif sur le résultat ou la performance des entités du Groupe.
Le risque d’évolution réglementaire est considéré comme « modéré ».
Le Groupe est un acteur économique majeur en France (visibilité médiatique), il assure 12 millions de clients, emploie 31 000 personnes et il est lié à tous les secteurs de l’activité économique en France, que ce soit en tant qu’assureur ou investisseur. Sa réputation peut être atteinte par une couverture médiatique défavorable (des articles dans la presse ou sur Internet) ou par un contentieux dans le cadre d’un sinistre. Il peut être menacé par des informations diffamatoires sur sa situation financière, son management, sa gestion d’une crise sanitaire ou d’une catastrophe naturelle, son devoir de conseil, un litige médiatisé, un partenariat de marque.
À titre d’exemple, l’augmentation des programmes de consommation à forte audience TV/radio, mais aussi l’utilisation des médias sociaux, où tout client peut s’exprimer, conduisent à l’augmentation du nombre de litiges médiatisés susceptibles d’atteindre la confiance essentielle à l’activité du Groupe.
Pour le Groupe, le risque de réputation est considéré comme « modéré ».
Ces risques souvent transversaux, peuvent potentiellement impacter le profil de risque du Groupe qui est confronté à plusieurs évolutions de son environnement :
La qualification des risques de durabilité ainsi que les actions du Groupe en la matière sont présentées dans le chapitre 4 « Durabilité » de ce document.
La guerre en Ukraine déclenchée le 24 février 2022 par l’invasion des troupes russes sur le territoire ukrainien continue de générer un contexte de forte instabilité internationale notamment à partir de janvier 2025, avec des impacts politiques et économiques de plus en plus incertains sur les pays européens.
En outre, le nouveau protectionnisme économique et la politique d’isolationnisme américains, redoutés depuis fin 2024 devraient entraîner des conséquences négatives pour les entreprises européennes, les finances publiques et plus globalement pour de nombreux pays de l’UE.
Afin de maîtriser au mieux l’ensemble des risques auxquels il est exposé, le Groupe a mis en place un ensemble de mesures et de suivi des risques qui sont gérés au sein d’un dispositif global.
La mise en œuvre du système de gestion des risques au sein du Groupe est assurée par :
Au niveau du Groupe, les risques liés aux activités d’assurance sont suivis plus particulièrement par les directions métiers de Groupama Assurances Mutuelles et Groupama Gan Vie spécialisées dans les domaines considérés et par la direction de la réassurance. La direction financière groupe a en charge la gestion des risques liés aux actifs et à la gestion Actif/Passif. Les risques opérationnels sont suivis par les directions métiers, directions supports ou filiales de Groupama Assurances Mutuelles spécialisées dans le domaine considéré.
L’identification des risques est effectuée à partir de nomenclatures groupe définies par domaine de risques : opérationnels, assurance vie, assurance non-vie et financiers communes à l’ensemble des entités du Groupe et intégrant la classification des risques de Solvabilité 2. À chaque risque majeur (groupe et entité) est affecté un « propriétaire » de risque, responsable du suivi et de la maîtrise du risque en cohérence avec les standards définis par le Groupe. La mise en place de plans de maîtrise des risques est effectuée par les propriétaires de risques au niveau groupe et dans les entités.
Les principes généraux, les objectifs et l’organisation du contrôle interne sont définis dans la politique de contrôle interne du Groupe. Une politique d’audit interne, composante du contrôle interne, complète les dispositions de la politique de contrôle interne et précise ses règles de fonctionnement propres et ses domaines d’intervention. Une politique générale de gestion des risques et des politiques dédiées couvrant l’ensemble des risques auxquels le Groupe est exposé ainsi qu’une politique de conformité, définissant le cadre global de mise en œuvre et de fonctionnement du dispositif de conformité au sein du Groupe parachèvent le dispositif. L’ensemble de ces politiques est approuvé par le conseil d’administration de Groupama Assurances Mutuelles.
La politique de gestion des risques groupe constitue le socle du pilotage des risques tant au niveau groupe qu’au niveau entités. Elle définit l’ensemble des principes structurants du dispositif de gestion des risques au sein de Groupama, tant en termes de méthodes d’identification, d’évaluation et de gestion des risques qu’en termes organisationnels.
Les entités du Groupe formalisent leur politique de gestion des risques et les différentes politiques de risques, en cohérence avec celles du Groupe et en fonction de leur profil de risque, de leur organisation et de leur pays d’exercice. Les filiales de services (ou de moyens), de distribution et les filiales financières mettent en place un dispositif de gestion des risques conformément à la réglementation applicable à leurs activités en cohérence avec le cadre établi par le Groupe.
Le dispositif de gestion des risques s’appuie également sur le processus ORSA (Own Risk and Solvency Assessment), matérialisé par la rédaction d’un rapport annuel. En effet, cet exercice qui vise à évaluer les risques et la solvabilité est réalisé au niveau de chaque entité du Groupe et au niveau consolidé, chaque rapport étant validé par le conseil d’administration de l’entité concernée et communiqué au régulateur.
La gouvernance du dispositif de suivi des risques est assurée au niveau groupe par plusieurs instances :
Des dispositifs similaires sont mis en place au niveau des entités.
Par ailleurs, un comité de mise en œuvre et de partage des objectifs, décisions et bonnes pratiques entre les entités du Groupe a été mis en place. Ce comité, Comop 2RC (comité de mise en œuvre opérationnelle Risques, Réglementation et Contrôles) est animé par la direction risques, contrôle, conformité groupe, avec la participation de la direction juridique groupe. Il réunit les caisses régionales, les filiales d’assurance France et Groupama Supports & Services (G2S). Quant au périmètre international, des réunions (4 fois par an), animées par la direction risques groupe, sont organisées afin d’échanger avec les responsables risque des filiales internationales sur les méthodologies, calendriers groupe et les différents sujets risques des filiales et/ou du Groupe.
Les fonctions risques, contrôle permanent et conformité groupe ont pour mission d’assurer la conformité de l’ensemble des entités du Groupe aux exigences de la direction générale en termes de dispositifs de contrôle interne, conformité et gestion des risques ainsi qu’à celles du Pilier 2 de Solvabilité 2.
La direction des risques groupe intervient plus spécifiquement sur les domaines liés aux risques financiers, d’assurance et liés à la solvabilité du Groupe, la direction risques opérationnels et contrôle permanent groupe intervient plus particulièrement sur le périmètre relatif à la gestion des risques opérationnels et la fonction clé de vérification de la conformité de Groupama Assurances Mutuelles, responsable conformité groupe, intervient sur les domaines liés aux risques de non-conformité et d’image. Dans ce cadre, ces directions, selon leur domaine de responsabilité :
La direction des risques assurance et financiers groupe, au titre de la fonction gestion des risques, a en charge :
La direction risques opérationnels et contrôle permanent groupe a en charge :
La définition de la politique de sécurité des systèmes d’information et sa mise en œuvre par les entités sont du ressort de Groupama Supports et Services (G2S) qui rend compte à la direction risques opérationnels et contrôle permanent groupe.
La fonction clé de vérification de la conformité de Groupama Assurances Mutuelles, responsable conformité groupe, a en charge :
Sont considérés comme étant hors périmètre les législations ou réglementations qui ne concernent pas le cœur de métier du Groupe (ex. : droit du travail, fiscalité des entreprises, etc.).
Chaque entité du Groupe dispose également de fonctions risques, contrôle permanent et conformité.
Outre ces trois directions dédiées à la gestion des risques, les directions telles que juridique et fiscale contribuent également à la maîtrise des risques du Groupe et de ses différentes entités.
La direction juridique groupe, au sein du secrétariat général, assure notamment pour le compte des directions métiers de Groupama Assurances Mutuelles et des organismes d’assurance (filiales d’assurance françaises ainsi que des caisses régionales) une fonction :
En matière d’application des dispositions légales « Informatique et Liberté » et du Règlement général sur la Protection des Données (RGPD), le dispositif de conformité s’appuie sur le Délégué à la Protection des Données (DPO) des entités françaises du Groupe nommé auprès de la Commission Nationale Informatique et Libertés (« CNIL ») et sur le réseau de délégués relais à la protection des données (DRPO) : un DRPO dans chacune des entités France et des directions métier de Groupama Assurances Mutuelles dans les secteurs mettant en œuvre des traitements. Chaque filiale internationale en UE a également nommé un DPO auprès de son autorité de contrôle nationale. L’ensemble de ces acteurs est coordonné par le DPO France, qui assure au sein du Groupe le rôle de CPO (Corporate Privacy Officer). Ce réseau évolue en fonction des modifications organisationnelles du Groupe.
La direction fiscalité groupe a un rôle d’information et de veille réglementaire fiscale auprès de l’ensemble des entités du Groupe. Par ailleurs, elle est régulièrement sollicitée sur des points techniques précis et intervient notamment dans le cadre des arrêtés de comptes.
Le dispositif de contrôle interne du Groupe est complété par les activités de l’audit général groupe. L’audit général groupe effectue plusieurs natures d’audits parmi lesquelles, un audit général économique et financier des entités du Groupe, en général sur une base triennale et au plus tard tous les cinq ans, de façon complémentaire aux audits opérationnels effectués au sein des entités. Pour les entités de taille importante, ces audits peuvent être conduits plus fréquemment sur des périmètres plus restreints. L’audit général groupe mène également des missions d’audit sur les processus de Groupama Assurances Mutuelles et sur les processus transverses du Groupe, dans lesquels peuvent être impliquées plusieurs entités, avec le support des audits internes des entités. Enfin il réalise des missions d’audits pour le compte des quelques entités dans le cadre de la mutualisation de la fonction clé audit auprès de Groupama Assurances Mutuelles. Le plan des missions de l’audit général groupe est défini avec la direction générale de Groupama Assurances Mutuelles et validé par le comité d’audit et des risques de Groupama Assurances Mutuelles et le conseil d’administration de Groupama Assurances Mutuelles. Chaque mission amène notamment à examiner le dispositif de maîtrise des risques et de contrôle interne dans le domaine de l’entité auditée et fait l’objet d’un rapport présentant les constats, conclusions et recommandations à la direction générale des entités auditées. Une synthèse régulière des missions est faite à la direction générale de Groupama Assurances Mutuelles, au comité d’audit et des risques ainsi qu’en comité exécutif groupe pour les audits transverses. Un reporting sur l’avancement des recommandations est communiqué trimestriellement au comité exécutif groupe ainsi qu’au comité d’audit et des risques de Groupama Assurances Mutuelles.
L’année 2024 se caractérise par une croissance mondiale robuste (3,2 % sur un an) soutenue par la vigueur de l’économie américaine qui compense la faiblesse de la reprise européenne et le ralentissement dans certains pays émergents, dont la Chine. Le processus de baisse d’inflation dans les économies avancées a démarré, même si la résilience de l’inflation domestique et notamment la composante service font l’objet d’une attention particulière des banques centrales. Cette situation a permis le démarrage d’un cycle de baisse des taux directeurs des banques centrales des pays avancés, à l’exception du Japon qui à l’inverse débute la normalisation de sa politique monétaire ultra-accommodante.
Aux États-Unis, les chiffres de croissance du PIB témoignent d’une activité robuste bien qu’en ralentissement par rapport à 2023. Le ralentissement de l’inflation des prix domestiques a été plus lent qu’anticipée, alimentée par la croissance soutenue des salaires.
Après un chiffre de croissance du premier trimestre à 1,6 % en glissement trimestriel annualisé, l’activité a accéléré sur les deux trimestres suivants qui ressortent à + 3 %. Lors de sa réunion de décembre, la Réserve Fédérale (Fed) a ainsi revu sa prévision de croissance 2024 à + 2,5 % contre 2 % initialement.
Le taux de chômage a remonté sur 2024, de 3,7 % de la population active en janvier à 4,2 % en novembre traduisant une modération des tensions sur le marché de travail, tendance qui n’a que peu affecté la croissance des salaires qui s’accélère d’ailleurs sur le dernier trimestre 2024 à + 4 % l’an.
Ces tensions sur le marché du travail participent à maintenir l’inflation domestique sur un niveau élevé. Ainsi, l’inflation sous-jacente est ressortie à + 2,8 % sur un an en octobre alimentée par la composante services hors logement qui atteint + 3,5 % sur an. Lors de la réunion de décembre, la Fed a ainsi revu significativement à la hausse ses prévisions d’inflation sous-jacente pour 2024 et 2025 à + 2,8 % (contre 2,6 % en septembre) et + 2,5 % (contre 2,2 % en septembre).
Malgré ces développements, la Fed s’est montrée assez proactive en baissant ses taux directeurs de 100 bp sur le deuxième semestre 2024.
En zone euro, la dynamique d’inflation s’est améliorée mais la reprise de l’activité est plus faible qu’attendue. Les chiffres de croissance sont contrastés entre certains pays d’Europe du Sud qui enregistrent une expansion solide (+ 3 % de croissance du PIB en Espagne ou + 2 % en Grèce) et les principales économies de la zone euro (- 0,1 % de croissance attendue en Allemagne en 2024, + 1,1 % pour la France). Au niveau de l’ensemble de la zone euro, les statistiques de croissance du PIB montrent une accélération à + 0,4 % en glissement trimestriel au T3 contre une croissance atone en fin d’année 2023. Finalement, la reprise est plus modérée qu’attendue par la BCE qui a revu à la baisse ses prévisions de croissance 2024 et 2025 à + 0,7 % et + 1,1 % respectivement.
Malgré ces chiffres de croissance faibles, le processus de baisse d’inflation a été moins rapide qu’anticipé sur le premier semestre 2024 en raison de l’inflation dans les services, elle-même alimentée par la croissance des salaires. Lors de la réunion de décembre, la BCE a néanmoins exprimé sa confiance dans la trajectoire d’inflation et l’atteinte de la cible des 2 % d’inflation à moyen terme.
Après 100 bp de baisses cumulées des taux directeurs sur 2024, Il reste une forte incertitude sur les baisses supplémentaires et le taux final visé par la BCE.
Dans les pays émergents, l’année 2024 se présente dans la continuité de 2023 avec des taux de croissance solides, bien qu’en ralentissement notamment en Chine.
Dans l’Asie hors Japon, la croissance du PIB 2024 est attendue au-dessus de 5 % soutenue par l’Inde qui croit à 7 % l’an. La croissance chinoise a ralenti plus significativement, en deçà de 5 % l’an, affectée par la crise du secteur immobilier et par l’insuffisance de la demande domestique. En réponse, les autorités chinoises déploient un important stimulus monétaire qui repose sur davantage d’injections de liquidités et un soutien au marché immobilier et boursier. Néanmoins, les autorités se montrent plus réticentes quant au stimulus fiscal et les mesures annoncées en novembre se limitent à soulager les gouvernements locaux dans la gestion de leur dette.
La croissance des pays d’Europe de l’Est a accéléré en 2024, stimulée par la consommation privée et parfois par la hausse des déficits publics en Pologne et Roumanie notamment. Le commerce extérieur contribue négativement, affecté par la faiblesse du secteur manufacturier chez les partenaires commerciaux en Allemagne notamment.
Les actifs risqués ont délivré une performance solide en 2024 avec des marchés actions et crédit qui se maintiennent dans un régime de volatilité bas, rassurés par les publications de résultats favorables aux États-Unis et les taux de défaut contenus. Les taux sont quant à eux resté volatils, évoluant au gré des tendances de l’inflation et des annonces de détentes des politiques monétaires des Banques Centrales, qui ont néanmoins été de moins grande ampleur qu’initialement anticipée.
Côté américain, sur le premier semestre, les taux ont progressé sur les points hauts de l’année au-dessus de 4,5 % sur le T-Note 10 ans, à la faveur du discours prudent de la Fed sur les perspectives de baisse de taux directeurs et de publications d’inflation supérieures aux attentes. Cette tendance s’est ensuite infléchie sur fonds de baisse de l’inflation et d’un discours plus souple de la Fed. Une tension est ensuite réapparue sur la fin de l’année, en raison de regain de tension sur l’inflation et de mesures perçues comme inflationnistes de la nouvelle administration Trump avec une remontée du taux 10 ans sur les points hauts autour de 4,6 %.
Les taux longs de la zone euro ont évolué parallèlement aux taux américains jusqu’au troisième trimestre mais le différentiel s’est accru en raison du résultat des élections présidentielles américaines et d’un écart de situation sur la croissance qui perdure. Par ailleurs, les primes de risque souveraines contre taux swap ont augmenté de façon quasi généralisée en particulier pour les obligations des « pays cœur », particulièrement sur la France en raison des incertitudes politiques. A contrario, les pays du sud de l’Europe, sur fond de tendances économiques encourageantes, ont connu une trajectoire plus favorable avec des spreads italiens et espagnols qui se sont donc resserrés. Ainsi, le taux 10 ans italien a diminué de 20 bp alors que le taux 10 ans allemand a progressé de 30 bp sur l’année.
Les marchés du crédit sont restés bien orientés grâce à l’appétit pour le risque et à des taux de défauts contenus qui contribuent à maintenir une rémunération ajustée du risque perçue comme attractive.
Ainsi, la performance 2024 du crédit High Yield a été soutenue en premier lieu par une rémunération qui reste attractive de la classe d’actif et, en deuxième lieu, par un resserrement les primes de risque sur les marchés européens et américains. Enfin, la baisse du taux sans risque est un contributeur positif à la performance du marché européen alors que la performance du High Yield américain est affectée négativement par la hausse du taux sans risque en USD.
Côté crédit Investment Grade, les facteurs de performance sont similaires avec des taux de rémunération moins contributeur et davantage de sensibilité aux variations de taux d’intérêt, ce qui explique la sous-performance de l’univers américain par rapport à l’univers crédit de la zone euro.
Indices Bloomberg Barclays coupons réinvestis
La volatilité s’est globalement maintenue à des niveaux plus bas depuis la période Covid, en dépit d’un court mais intense épisode d’aversion pour le risque entre fin juillet et début août, alimenté par la décision surprise de la banque du Japon et de mauvaises statistiques économiques américaines.
Les performances 2024 des marchés actions ont été assez hétérogènes entre les zones géographiques. L’indice S&P a généré une performance de 25 % en USD sur l’année (+ 33,6 % en euros) largement soutenue par la performance des valeurs technologiques qui ont délivré des résultats conformes ou supérieurs aux attentes des analystes et valident les anticipations d’une diffusion plus massive des bénéfices de l’intelligence artificielle dans les résultats d’entreprises.
Le marché européen a souffert, d’une part, d’une composition de l’indice Eurostoxx moins axée sur les valeurs technologiques de croissance, et d’autre part d’un contexte économique et politique des principales économies (France et Allemagne) très peu favorable. À ceci s’ajoutent les résultats des élections présidentielles américaines et la perspective d’une hausse des barrières douanières qui pourrait fragiliser encore davantage les secteurs exportateurs comme le luxe ou l’automobile.
Le 9 décembre 2024, Fitch Ratings a confirmé la note de solidité financière (« Insurer Financial Strength » – IFS) de Groupama à « A + » et la perspective à « Stable ». Cette confirmation reflète le profil d’activité très solide du Groupe ainsi que sa forte capitalisation et son effet de levier modéré.
Groupama a réalisé une nouvelle émission de Cat bond Aggregate pour protéger ses expositions climatiques en France. Son montant est en hausse de 50 % par rapport au précédent Cat bond émis par le Groupe en 2023, qui arrivait à échéance. Ce Cat bond de 150 millions d’euros est entré en vigueur le 19 juillet, pour une durée de 3 ans. Il s’agit d’une couverture de nature indemnitaire du cumul d’évènements pendant une même saison annuelle de tempêtes. Signe de l’intérêt des investisseurs pour Groupama et son portefeuille, le placement a été réalisé auprès d’un panel en forte augmentation de 20 investisseurs pour le compte de fonds spécialisés dans les Cat bond.
Le 28 mai 2024, le Groupe a procédé au remboursement de ses titres subordonnés à durée indéterminée émis en mai 2014, à la première date de remboursement conformément à l’article 6 du prospectus, pour un montant de 871,1 millions d’euros.
Groupama a réalisé le 9 juillet 2024 le placement auprès d’investisseurs institutionnels de titres subordonnés à durée indéterminée pour un montant total de 600 millions d’euros, avec un coupon annuel de 6,50 %. Cette opération contribue à la gestion active du capital de Groupama en profitant des opportunités de marché. Le nouvel instrument proposé a rencontré un large succès auprès des investisseurs institutionnels avec un livre d’ordre sursouscrit plus de 5 fois.
Le conseil d’administration de Groupama Assurances Mutuelles réuni le 18 avril 2024 a élu Laurent Poupart en tant que Président du conseil d’administration de Groupama Assurances Mutuelles. Il succède à François Schmitt, qui occupait cette fonction depuis 2023.
Le 18 mai 2024, le Groupe a annoncé que l’équipe dirigeante de Groupama Assurances Mutuelles était désormais structurée autour de son Directeur général, Thierry Martel, et de quatre Directeurs généraux adjoints : Sylvain Merlus, Directeur général adjoint en charge du périmètre assurance dommages et vie France, Olivier Péqueux, Directeur général adjoint en charge du périmètre finances, actuariat, audit et risques, Catherine Granger-Ponchon, directrice générale adjointe en charge du périmètre des activités internationales et Rémi Lorenzelli, Directeur général adjoint en charge de la direction stratégie et partenariats groupe, de la direction des ressources humaines groupe et du secrétariat général.
Le Groupe a mis en ligne fin juin 2024 son rapport ESG Climat. Conscient du rôle primordial des secteurs pétrole & gaz et charbon thermique dans la décarbonation de l’économie et en accord avec les préconisations des scénarios de l’Agence Internationale de l’Énergie visant à limiter la hausse moyenne des températures à 1,5 °C à la fin du siècle et à atteindre la neutralité carbone en 2050, Groupama élargit en 2024 ses engagements à l’ensemble des développeurs d’énergies fossiles. Le Groupe s’est ainsi engagé à ne plus financer en direct les entreprises concourant au développement de nouveaux projets pétroliers et gaziers, à l’exception des besoins de financements spécifiquement fléchés vers la transition.
De plus, Groupama s’engage à réaliser 1,2 Md€ d’investissements durables supplémentaires sur la période 2024-2027, qui viendront s’ajouter aux 2,3 milliards d’euros d’investissements durables réalisés entre 2021 et 2023.
Fort de ses engagements et de sa stratégie en matière de durabilité, Groupama a lancé, début 2024, un programme de labellisation de ses entreprises. En novembre 2024, Groupama Assurances Mutuelles a obtenu le label AFNOR « Engagé RSE » au niveau Confirmé.
Le 19 décembre 2024, Sustainable Fitch a relevé la notation extra-financière (ESG) de Groupama de « 3 » à « 2 », et le score du Groupe s’améliore, passant de 55 à 63. Selon Sustainable Fitch, cette progression reflète les efforts continus du Groupe pour mettre en œuvre des pratiques ESG dans sa stratégie, développer son offre de produits durables, et renforcer ses engagements en matière de placements durables et responsables.
Groupama Gan Vie et CNP Retraite ont conclu un accord pour la commutation de la quote-part réassurée par Groupama Gan Vie dans le traité de réassurance Prefon Retraite à effet au 1er janvier 2024. Ceci s’est traduit dans les comptes du Groupe par une sortie d’actifs à hauteur de 2,7 milliards d’euros ainsi que par la sortie au bilan des engagements d’assurance correspondants.
Les événements de Nouvelle-Calédonie qui se sont déroulés en mai et juin 2024 ont eu un impact négatif de 95 millions d’euros avant IS sur les comptes du Groupe.
Le 14 décembre 2024, le cyclone Chido s’abattait sur le département français de Mayotte, dans l’océan Indien. Selon un premier bilan publié par la Caisse Centrale de Réassurance (CCR) le 19 décembre 2024, le coût des dommages assurés à Mayotte pourrait osciller entre 650 et 800 millions d’euros.
Cet événement représente un impact de 43 millions d’euros avant IS sur les comptes du Groupe.
Néant
Chiffre d’affaires (en millions d’euros) | 31.12.2023 | 31.12.2023 pro forma | 31.12.2024 réel | Var. courante | Var. constante |
|---|---|---|---|---|---|
Assurance de biens et de responsabilité France | 6 703 | 6 686 | 6 974 | 4,0 % | 4,3 % |
Épargne-retraite France | 2 429 | 2 429 | 2 665 | 9,7 % | 9,7 % |
Santé-prévoyance France | 4 804 | 4 804 | 5 515 | 14,8 % | 14,8 % |
Total Assurance France | 13 936 | 13 919 | 15 154 | 8,7 % | 8,9 % |
Assurance de biens et de responsabilité International | 2 110 | 2 096 | 2 268 | 7,5 % | 8,2 % |
Épargne-retraite International | 458 | 453 | 450 | - 1,7 % | - 0,6 % |
Santé-prévoyance International | 320 | 316 | 385 | 20,5 % | 21,8 % |
Total Assurance Internationale | 2 887 | 2 866 | 3 103 | 7,5 % | 8,3 % |
Activités financières | 213 | 213 | 246 | 15,6 % | 15,6 % |
Total Groupama | 17 036 | 16 997 | 18 503 | 8,6 % | 8,9 % |
Total Assurance | 16 823 | 16 785 | 18 257 | 8,5 % | 8,8 % |
dont Assurance de biens et de responsabilité | 8 813 | 8 782 | 9 241 | 4,9 % | 5,2 % |
dont Épargne-retraite | 2 887 | 2 882 | 3 115 | 7,9 % | 8,1 % |
dont Santé-prévoyance | 5 124 | 5 120 | 5 900 | 15,1 % | 15,2 % |
| |||||
Au 31 décembre 2024, le chiffre d’affaires combiné Assurance de Groupama progresse de 8,8 % par rapport au 31 décembre 2023 et s’établit à 18,3 milliards d’euros. En intégrant les activités financières, le chiffre d’affaires combiné du Groupe est en hausse de 8,9 % à 18,5 milliards d’euros.
En assurance de biens et responsabilité, le chiffre d’affaires progresse de 5,2 % pour atteindre 9 241 millions d’euros avec une croissance tant en France (+ 4,3 %) qu’à l’International (+ 8,2 %). L’activité est portée par l’assurance des particuliers et professionnels (+ 4,6 % dont + 3,4 % en France et + 7,2 % à l’International) qui profite de la progression soutenue des primes émises des branches automobile de tourisme (+ 4,6 % dont + 2,8 % en France et + 6,7 % à l’International) et habitation (+ 6,0 % dont + 5,1 % en France et + 11,7 % à l’International). L’activité en France est principalement tirée par des effets tarifaires. À l’International, sur la plupart de ses marchés de masse, le Groupe a conjugué croissance en nombre et hausses tarifaires. L’assurance des entreprises et collectivités affiche quant à elle une hausse de 9,6 % (dont + 8,1 % en France et + 15,6 % à l’International) en lien avec les bonnes performances de la branche dommages aux biens des entreprises et collectivités (+ 13,0 %), tant en France (+ 12,6 %) qu’à l’International (+ 14,2 %). Les bonnes performances des métiers agricoles (+ 2,3 % soutenu par la croissance de la branche en France) sont également à souligner.
L’activité en santé-prévoyance s’inscrit en hausse de + 15,2 %, portée principalement par la croissance de la branche santé (individuelle et collective : + 14,8 %), tant en France (+ 14,1 %) qu’à l’International (+ 30,1 %). Sur ces métiers la progression est tirée par les volumes et les tarifs. Les bonnes performances des acceptations collectives en France (+ 35,1 %) sont également à noter.
Le chiffre d’affaires de l’épargne-retraite affiche une croissance de 8,1 % au 31 décembre 2024, tirée par les performances de la branche en France (+ 9,7 %) tandis que l’activité à l’International recule légèrement. Le chiffre d’affaires épargne-retraite de Groupama Gan Vie, qui porte l’activité en France, progresse de 9,7 % sur la période notamment sous l’effet du succès du lancement d’un produit en UC assis sur une obligation structurée.
Le chiffre d’affaires assurance en France représente 81,9 % de l’activité globale du Groupe sur la période alors que celui de l’International s’établit à 16,8 % du chiffre d’affaires total. Les activités financières du Groupe représentent 1,3 % du chiffre d’affaires total. Le chiffre d’affaires de ces activités s’élève à 246 millions d’euros au 31 décembre 2024.
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
Total assurance | ABR | SP | ER | Activités financières | Holdings | Groupe | |
Activités relevant du modèle PAA |
|
|
|
|
|
|
|
Revenus d’assurance | 14 646 | 9 096 | 5 550 | 0 |
|
| 14 646 |
Charges d’assurance | (13 486) | (8 290) | (5 197) | 0 |
|
| (13 486) |
Solde de réassurance | (258) | (240) | (17) | 0 |
|
| (258) |
Autres frais non attribuables | (189) | (124) | (65) |
|
|
| (189) |
Marge technique nette PAA | 713 | 442 | 271 | 0 |
|
| 713 |
Ratio combiné PAA | 95,1 % | 95,1 % | 95,1 % |
|
|
| 95,1 % |
Activités relevant du modèle BBA |
|
|
|
|
|
|
|
Relâchement | 134 |
| 32 | 101 |
|
| 134 |
Écarts d’expérience | 7 |
| 7 | 0 |
|
| 7 |
Solde de réassurance | 1 |
| 1 |
|
|
| 1 |
Autres frais non attribuables | (5) |
| (4) | (1) |
|
| (5) |
Autres | (11) |
| (12) | 1 |
|
| (11) |
Marge technique nette BBA | 125 |
| 23 | 102 |
|
| 125 |
Activités relevant du modèle VFA |
|
|
|
|
|
|
|
Relâchement | 420 |
| 12 | 408 |
|
| 420 |
Écarts d’expérience | 5 |
|
| 5 |
|
| 5 |
Autres frais non attribuables | (101) |
| (15) | (86) |
|
| (101) |
Autres | (2) |
|
| (2) |
|
| (2) |
Marge technique nette VFA | 322 |
| (3) | 325 |
|
| 322 |
Marge technique nette (yc frais non attribuables) tous modèles IFRS 17 | 1 160 | 442 | 291 | 427 |
|
| 1 160 |
Résultat financier et autres |
|
|
|
|
|
|
|
Résultat financier des contrats PAA | (260) | (188) | (72) |
|
|
| (260) |
Résultat financier des contrats BBA | 248 |
| (4) | 251 |
|
| 248 |
Marge financière récurrente | 409 | 384 | 220 | (195) | 21 | (36) | 393 |
Autres éléments | (501) | (209) | (136) | (156) | 24 | (110) | (588) |
Résultat Opérationnel Économique | 1 055 | 429 | 299 | 327 | 44 | (146) | 954 |
Plus-values réalisées nettes d’impôt | 15 | 23 | (8) | 0 |
| 49 | 64 |
Charge des dépréciations nette d’impôt | (6) | (8) | 3 | 0 |
| 1 | (4) |
Variations de juste valeur nettes d’impôt | 34 | 13 | 21 | 0 |
| 2 | 36 |
Résultat des activités non courantes net d’impôt | (30) | (17) | (4) | (9) | 0 | (4) | (34) |
Charges de financement nettes d’impôt |
|
|
|
|
| (54) | (54) |
Résultat net | 1 068 | 439 | 311 | 318 | 44 | (151) | 961 |
(en millions d’euros) | 31.12.2023 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
Total assurance | ABR | SP | ER | Activités financières | Holdings | Groupe | |
Activités relevant du modèle PAA |
|
|
|
|
|
|
|
Revenus d’assurance | 13 325 | 8 423 | 4 902 |
|
|
| 13 325 |
Charges d’assurance | (12 594) | (8 013) | (4 582) |
|
|
| (12 594) |
Solde de réassurance | (128) | (117) | (11) |
|
|
| (128) |
Autres frais non attribuables | (175) | (113) | (62) |
|
|
| (175) |
Marge technique nette PAA | 428 | 180 | 247 |
|
|
| 428 |
Ratio combiné PAA | 96,8 % | 97,9 % | 95,0 % |
|
|
| 96,8 % |
Activités relevant du modèle BBA |
|
|
|
|
|
|
|
Relâchement | 38 |
| 31 | 7 |
|
| 38 |
Écarts d’expérience | (24) |
| (25) | 0 |
|
| (24) |
Solde de réassurance | (7) |
| (7) |
|
|
| (7) |
Autres frais non attribuables | (6) | 0 | (5) | (1) |
|
| (6) |
Autres | (3) |
| (2) | 0 |
|
| (3) |
Marge technique nette BBA | (2) | 0 | (8) | 6 |
|
| (2) |
Activités relevant du modèle VFA |
|
|
|
|
|
|
|
Relâchement | 300 |
| 8 | 292 |
|
| 300 |
Écarts d’expérience | 29 |
| 0 | 29 |
|
| 29 |
Autres frais non attribuables | (96) |
| (17) | (79) |
|
| (96) |
Autres | 18 |
| 0 | 18 |
|
| 18 |
Marge technique nette VFA | 251 |
| (9) | 260 |
|
| 251 |
Marge technique nette (yc frais non attribuables) tous modèles IFRS 17 | 677 | 180 | 230 | 267 |
|
| 677 |
Résultat financier et autres |
|
|
|
|
|
|
|
Résultat financier des contrats PAA | (119) | (89) | (30) |
|
|
| (119) |
Résultat financier des contrats BBA | (66) |
| 2 | (67) |
|
| (66) |
Marge financière récurrente | 571 | 353 | 157 | 60 | 18 | (28) | 561 |
Autres éléments | (359) | (129) | (126) | (103) | 18 | (85) | (426) |
Résultat Opérationnel Économique | 705 | 316 | 233 | 156 | 35 | (113) | 627 |
Plus-values réalisées nettes d’impôt | 19 | 13 | 6 | 0 |
| (62) | (43) |
Charge des dépréciations nette d’impôt | (57) | (14) | (43) |
|
| (3) | (60) |
Variations de juste valeur nettes d’impôt | 85 | 37 | 48 |
|
| 0 | 84 |
Résultat des activités non courantes net d’impôt | (38) | (24) | (6) | (8) | 0 | 0 | (38) |
Charges de financement nettes d’impôt |
|
|
|
|
| (54) | (54) |
Résultat net des activités cédées |
|
|
|
|
| (6) | (6) |
Résultat net | 713 | 327 | 238 | 148 | 35 | (238) | 510 |
Le résultat opérationnel économique du Groupe s’élève à 954 millions d’euros au 31 décembre 2024 contre 627 millions d’euros au 31 décembre 2023.
Le résultat opérationnel économique de l’assurance est à 1 055 millions d’euros contre 705 millions d’euros en 2023, en progression de 350 millions d’euros par rapport à 2023. Cette évolution est liée à la hausse du résultat opérationnel économique en assurance de biens et responsabilité (+ 113 millions d’euros), santé prévoyance (+ 66 millions d’euros) et épargne retraite (+ 171 millions d’euros).
Le résultat opérationnel économique en santé prévoyance s’élève à 299 millions d’euros en 2024 contre 233 millions d’euros la période précédente. L’essentiel de l’activité de cette branche est porté par le modèle comptable PAA. Ce modèle couvre les activités de santé prévoyance individuelles et collectives du Groupe qui constitue le cœur de l’activité des collectives. Sur cette activité qui regroupe tous les contrats courts de santé prévoyance, pourtant sous pression du fait des transferts de charges des régimes généraux vers les régimes complémentaires, le ratio combiné net du modèle PAA en santé prévoyance est quasi stable à 95,1 % en 2024. La progression de marge est principalement due à un effet volume lié à la croissance du portefeuille. La marge technique nette des activités long terme (comprenant notamment l’activité dépendance et les contrats emprunteurs) progresse de 27 millions d’euros sur la période. La marge financière de cette activité est en progression malgré l’effet croissant de la charge de résultat financier des contrats.
En assurance de biens et responsabilité, le résultat opérationnel économique s’élève à 429 millions d’euros en 2024 contre 316 millions d’euros en 2023 (+ 113 millions d’euros sur la période). Cette amélioration s’explique par l’amélioration du ratio combiné net en assurance de biens et responsabilité qui s’établit à 95,1 % en 2024 contre 97,9 % en 2023 (soit une baisse de - 2,8 points).
Ainsi le ratio combiné net global du modèle PAA (Assurance de biens et responsabilité et santé/prévoyance) s’établit à 95,1% en 2024 contre 96,8 % en 2023 (- 1,7 point). Cette évolution résulte de plusieurs éléments :
En épargne retraite, le résultat opérationnel économique s’élève à 327 millions d’euros en 2024 contre 156 millions d’euros en 2023, en progression de + 171 millions d’euros sur la période. Il convient de noter que ce résultat intègre un produit net de 118 millions d’euros au titre de la commutation du traité Prefon.
La marge technique nette des activités VFA s’élève à 325 millions d’euros et progresse de 65 millions d’euros, principalement en France à hauteur de + 60 millions d’euros sous l’effet du relâchement de la marge de service contractuelle qui intègre + 99 millions d’euros au titre du « Bow Wave » (mécanisme consistant à corriger une déformation de l’émergence des marges en Épargne/Retraite du fait de l’effet temps conjugué avec les hypothèses dans les modèles) alors qu’en 2023 cet effet était nul au regard des conditions économiques de fin d’année. Corrigé de cet effet, le niveau de relâchement de la CSM et de la marge pour risque associée (RA) est supérieur à celui de l’an passé, soit 308 millions d’euros en 2024 (contre 292 millions d’euros en 2023). À l’International, la marge technique VFA progresse de + 5 millions d’euros sur la période.
Le stock de CSM en VFA est en hausse de + 165 millions d’euros à 3 507 millions d’euros en lien avec la progression des affaires nouvelles ainsi que des effets d’écarts d’expérience et de marché.
Le résultat opérationnel économique des activités financières progresse de 9 millions d’euros tandis que celui de l’activité holding diminue de - 33 millions d’euros sur la période.
Le résultat net du Groupe s’élève à 961 millions d’euros en 2024 contre 510 millions d’euros en 2023.
Il intègre une marge financière non récurrente de 95 millions d’euros en 2024 (contre - 19 millions d’euros l’an passé) sur les activités Assurances de Biens et Responsabilité et Santé/Prévoyance (la marge financière non récurrente des activités Épargne Retraite étant intégrée dans le résultat opérationnel économique). Cette marge résulte de l’augmentation des plus-values réalisées (+ 107 millions d’euros qui prennent en compte une plus-value sur un immeuble parisien ainsi que des arbitrages sur des actifs obligataires et OPCVM) et des reprises de provisions pour dépréciation des actifs immobiliers tandis que 2023 avait fait l’objet de charges de dépréciation.
Chiffre d’affaires France (en millions d’euros) | 31.12.2023 pro forma | 31.12.2024 réel | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
ER | SP | ABR | Total | ER | SP | ABR | Total | |
Caisses régionales |
| 2 228 | 4 775 | 7 003 |
| 2 385 | 4 929 | 7 314 |
Groupama Gan Vie | 2 425 | 2 403 |
| 4 828 | 2 661 | 2 944 |
| 5 605 |
Gan Assurances |
| 160 | 1 385 | 1 545 |
| 169 | 1 477 | 1 647 |
Groupama Assurances Mutuelles |
| 13 | 45 | 59 |
| 16 | 64 | 80 |
Autres entités (1) | 4 |
| 481 | 484 | 4 |
| 503 | 508 |
Total | 2 429 | 4 804 | 6 686 | 13 919 | 2 665 | 5 515 | 6 974 | 15 154 |
| ||||||||
Le chiffre d’affaires de l’Assurance en France au 31 décembre 2024 progresse de 8,9 % par rapport au 31 décembre 2023 et s’établit à 15 154 millions d’euros.
L’activité en assurance de biens et responsabilité (46,0 % du chiffre d’affaires France) augmente de 4,3 % pour atteindre 6 974 millions d’euros au 31 décembre 2024. L’assurance des particuliers et professionnels s’inscrit en hausse de 3,4 % à 3 827 millions d’euros (soit près de 55 % des primes émises en assurance de biens et responsabilité). Cette progression est portée par la croissance des branches automobile de tourisme (+ 2,8 % à 1 741 millions d’euros) et habitation (+ 5,1 % à 1 276 millions d’euros). L’assurance aux entreprises et collectivités (1 269 millions d’euros et 18 % du portefeuille) augmente quant à elle de + 8,1 %, tirée par la croissance de la branche dommages aux biens des entreprises et collectivités (+ 12,6 % à 705 millions d’euros). Les performances des branches métiers agricoles (+ 2,9 %) et assistance (+ 4,4 %) sont également à noter.
Le chiffre d’affaires santé-prévoyance (36,4 % du chiffre d’affaires France) progresse de 14,8 % par rapport à la période précédente et s’établit à 5 515 millions d’euros au 31 décembre 2024, porté par la croissance des branches santé (+ 14,1 % dont + 7,2 % en santé individuelle et + 23,5 % en santé collective) et acceptations collectives (+ 35,1 %).
Les primes de l’épargne-retraite (17,6 % du chiffre d’affaires France) sont en hausse de 9,7 % à 2 665 millions d’euros, en lien avec la croissance enregistrée en épargne-retraite individuelle (+ 12,6 %) et plus particulièrement sur le segment des produits en unités de comptes (+ 22,5 %) qui bénéficie du succès du lancement d’un nouveau produit assis sur une obligation structurée. Le taux de provisions mathématiques en épargne individuelle en UC s’inscrit désormais à un niveau jamais atteint de 34,0 % (contre 31,5 % au 31 décembre 2023).
La collecte nette du Groupe en France est négative à - 633 millions d’euros au 31 décembre 2024 contre - 1 022 millions d’euros sur la période précédente.
Le chiffre d’affaires des caisses régionales est en hausse de 4,4 % à 7 314 millions d’euros au 31 décembre 2024.
En santé-prévoyance, l’activité s’inscrit en augmentation de 7,1 % à 2 385 millions d’euros par rapport à la période précédente, portée par la croissance de la branche santé (+ 8,3 % à 1 680 millions d’euros dont + 7,4 % en individuelle et + 13,3 % en collective) qui profite d’augmentations tarifaires mais aussi d’un développement de portefeuille.
En assurance de biens et responsabilité (4 929 millions d’euros), le chiffre d’affaires des caisses régionales progresse de 3,2 % sur la période. Les bonnes performances de la branche métiers agricoles (+ 3,1 % à 1 187 millions d’euros) et de l’assurance aux entreprises et collectivités (+ 4,8 % à 903 millions d’euros) sont à souligner. L’activité en assurance habitation connaît quant à elle une croissance de + 4,7 % à 1 016 millions d’euros liée exclusivement à un effet tarifaire qui fait plus qu’absorber l’évolution adverse en nombre, le portefeuille en nombre limitant sa baisse (- 47 000 contrats soit - 1,7 % à fin décembre 2024). De même l’activité en automobile de tourisme progresse de 1,7 % à 1 315 millions d’euros sous l’effet des hausses tarifaires qui pèsent sur le portefeuille qui affiche - 50 000 contrats à fin décembre 2024.
Le chiffre d’affaires des réseaux constituant Groupama Gan Vie est en hausse de 16,1 % à 5 605 millions d’euros au 31 décembre 2024. L’activité en épargne-retraite progresse de 9,7 % à 2 661 millions d’euros portée par la croissance de l’épargne individuelle en UC (+ 35,9 %) qui bénéficie en particulier du succès du lancement début 2024 d’un produit en UC assis sur une obligation structurée. Ainsi au 31 décembre 2024, la part des UC dans les encours épargne individuelle s’établit à 34,0 % contre 31,5 % au 31 décembre 2023, soit un niveau jamais atteint. Les bonnes performances de l’activité santé-prévoyance (+ 22,5 %) s’expliquent principalement par le développement des affaires nouvelles notamment sur les branches prévoyance collective (+ 15,6 %), santé collective (+ 26,6 %) et acceptations collectives (+ 35,1 %).
La décomposition du chiffre d’affaires de l’entité Groupama Gan Vie par réseau est la suivante :
(en millions d’euros) | 31.12.2023 | 31.12.204 | 2024-2023 |
|---|---|---|---|
Réel | Réel | Var. | |
Caisses régionales | 1 301 | 1 528 | 17,5 % |
Agents généraux | 706 | 667 | - 5,6 % |
Courtage | 1 938 | 2 470 | 27,5 % |
Gan Patrimoine | 402 | 444 | 10,6 % |
Gan Prévoyance | 481 | 492 | 2,3 % |
Réunima | 1 | 4 | > 100 % |
Total | 4 828 | 5 605 | 16,1 % |
Épargne-retraite | 2 425 | 2 661 | 9,7 % |
dont épargne retraite individuelle en UC | 1 068 | 1 309 | 22,5 % |
dont épargne retraite individuelle en euros | 1 000 | 1 020 | 2,0 % |
Santé-prévoyance | 2 403 | 2 944 | 22,5 % |
Total | 4 828 | 5 605 | 16,1 % |
Le chiffre d’affaires du réseau des caisses régionales s’élève à 1 528 millions d’euros au 31 décembre 2024, en hausse de 17,5 % par rapport à la période précédente. En épargne-retraite, l’activité s’établit à 1 349 millions d’euros (+ 18,8 %), en lien avec la forte progression des primes émises en épargne individuelle en UC mentionnée précédemment. Le chiffre d’affaires de la branche épargne individuelle s’établit désormais à 1 158 millions d’euros dont 628 millions d’euros sur les supports en UC et 530 millions d’euros sur les supports en euros. Le chiffre d’affaires en santé-prévoyance progresse quant à lui de 8,1 % à 179 millions d’euros.
Le réseau Gan Assurances affiche un chiffre d’affaires de 667 millions d’euros au 31 décembre 2024 en baisse de 5,6 % par rapport à la période précédente. Cette diminution est portée par les acceptations en lien avec la commutation du portefeuille Prefon. Hors portefeuille Prefon, la croissance serait de + 2,7 %. Les bonnes performances de la santé-prévoyance (+ 7,3 %) qui bénéficie de la croissance de la branche santé collective (+ 14,6 %) sont à noter.
Le réseau du courtage enregistre un chiffre d’affaires de 2 470 millions d’euros au 31 décembre 2024, en hausse de 27,5 % par rapport au 31 décembre 2023, principalement sous l’effet de la croissance des branches acceptations collectives (+ 36,8 %), santé collective (+ 29,5 %) et prévoyance collective (+ 20,7 %).
Le chiffre d’affaires du réseau de Gan Patrimoine est en hausse de 10,6 % et s’élève à 444 millions d’euros au 31 décembre 2024, sous l’effet de la progression du chiffre d’affaires de la branche épargne individuelle (13,4 %).
Le réseau commercial de Gan Prévoyance contribue à hauteur de 492 millions d’euros au chiffre d’affaires du Groupe au 31 décembre 2024, soit une hausse de 2,3 % par rapport à la période précédente. Cette évolution est portée par l’épargne-retraite individuelle (+ 2,6 %) et plus particulièrement par le développement du chiffre d’affaires en UC de la branche (+ 55,1 %).
Le chiffre d’affaires de Gan Assurances progresse de 6,6 % par rapport à la période précédente et s’établit à 1 647 millions d’euros au 31 décembre 2024.
L’activité en santé-prévoyance (portefeuille santé individuelle essentiellement) progresse de 5,7 % à 169 millions d’euros au 31 décembre 2024.
Le chiffre d’affaires assurance de biens et responsabilité est en hausse de 6,7 % à 1 477 millions d’euros au 31 décembre 2024, principalement sous l’effet d’augmentations tarifaires. Cette évolution est portée par la croissance enregistrée sur le marché des particuliers et professionnels (+ 5,8 %) qui profite de la croissance des branches automobile de tourisme (+ 6,8 %), habitation (+ 6,5 %) et risques professionnels (+ 3,6 %). L’assurance aux entreprises et collectivités affiche quant à elle une augmentation de 9,2 %. Elle intègre la hausse enregistrée par la branche flottes (+ 9,1 %).
Le chiffre d’affaires de Groupama Assurances Mutuelles qui porte certaines activités nationales (notamment de courtage) et de réassurance, notamment dans les pools professionnels (Gareat, Assurpol…) s’établit à 80 millions d’euros au 31 décembre 2024 contre 59 millions d’euros sur la période précédente.
Groupama Assurance-Crédit et Caution présente un chiffre d’affaires de 68 millions d’euros au 31 décembre 2024, en hausse de 6,7 % par rapport à la période précédente, en lien avec le développement des affaires nouvelles.
Le chiffre d’affaires de Mutuaide Assistance au 31 décembre 2024 est en hausse de 4,4 % à 321 millions d’euros, grâce au développement des affaires directes en particulier sur le réseau des affinitaires.
Le chiffre d’affaires de la Société Française de Protection Juridique progresse de 4,6 % à 114 millions d’euros au 31 décembre 2024, sous l’effet de la poursuite du développement des partenariats.
Les Caisses Fraternelles réalisent un chiffre d’affaires de 3 millions d’euros au 31 décembre 2024. L’activité non poursuivie de la filiale Assuvie diminue de 3,3 % sur la période. Son chiffre d’affaires (constitué uniquement de primes périodiques en run off) au 31 décembre 2024 s’élève à 2 millions d’euros.
En assurance, le résultat opérationnel économique de la France s’établit à 856 millions d’euros en 2024 contre 544 millions d’euros en 2023. Cette évolution favorable s’explique par la progression du résultat opérationnel économique de l’assurance sur l’ensemble des grands métiers. Il convient de noter que ce résultat intègre un produit net de 118 millions d’euros au titre de la commutation du traité Prefon en épargne retraite.
France (en millions d’euros) | 31.12.2023 | 31.12.2024 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Assurance France | ABR | SP | ER | Assurance France | ABR | SP | ER | |
Activités relevant du modèle PAA |
|
|
|
|
|
|
|
|
Revenus d’assurance | 11 289 | 6 715 | 4 574 |
| 12 231 | 6 974 | 5 257 |
|
Charges d’assurance | (10 648) | (6 340) | (4 308) |
| (11 242) | (6 313) | (4 928) |
|
Solde de réassurance | (141) | (133) | (9) |
| (226) | (210) | (15) |
|
Autres frais non attribuables | (149) | (93) | (57) |
| (155) | (97) | (58) |
|
Marge technique nette PAA | 350 | 150 | 200 |
| 609 | 353 | 255 |
|
Ratio combiné PAA | 96,9 % | 97,8 % | 95,6 % |
| 95,0 % | 94,9 % | 95,1 % |
|
Activités relevant du modèle BBA |
|
|
|
|
|
|
|
|
Relâchement | 22 |
| 18 | 4 | 117 |
| 18 | 99 |
Écarts d’expérience | (24) |
| (25) | 1 | 9 |
| 9 |
|
Solde de réassurance | (7) |
| (7) |
| 1 |
| 1 |
|
Autres frais non attribuables | (5) | 0 | (4) | 0 | (4) |
| (4) |
|
Autres | (3) |
| (3) |
| (12) |
| (12) | 0 |
Marge technique nette BBA | (16) | 0 | (21) | 5 | 112 |
| 13 | 99 |
Activités relevant du modèle VFA |
|
|
|
|
|
|
|
|
Relâchement | 278 |
| 8 | 270 | 398 |
| 12 | 386 |
Écarts d’expérience | 38 |
| 0 | 38 | (12) |
|
| (12) |
Autres frais non attribuables | (94) |
| (17) | (77) | (98) |
| (15) | (83) |
Autres | 0 |
| 0 | 0 |
|
|
|
|
Marge technique nette VFA | 221 |
| (9) | 230 | 287 |
| (3) | 290 |
Marge technique nette (yc frais non attribuables et résultat financier) tous modèles IFRS 17 | 555 | 150 | 170 | 235 | 1 007 | 353 | 265 | 389 |
Résultat financier et autres |
|
|
|
|
|
|
|
|
Résultat financier des contrats PAA | (97) | (68) | (29) |
| (216) | (147) | (70) |
|
Résultat financier des contrats BBA | (67) |
| 1 | (68) | 248 |
| (3) | 251 |
Marge financière récurrente | 468 | 235 | 150 | 83 | 280 | 273 | 203 | (196) |
Autres éléments | (315) | (130) | (97) | (88) | (464) | (189) | (127) | (148) |
Résultat Opérationnel Économique | 544 | 186 | 196 | 162 | 856 | 291 | 268 | 296 |
Plus-values réalisées nettes d’impôt | 9 | 4 | 5 |
| 13 | 22 | (9) | 0 |
Charge des dépréciations nette d’impôt | (56) | (13) | (43) |
| (4) | (7) | 3 |
|
Variations de juste valeur nettes d’impôt | 88 | 41 | 47 |
| 42 | 21 | 21 |
|
Résultat des activités non courantes net d’impôt | (14) | (10) | (3) | 0 | 0 | 1 | 0 | (1) |
Résultat net | 572 | 208 | 203 | 162 | 906 | 329 | 282 | 295 |
L’assurance de bien et responsabilité en France affiche un ratio combiné en amélioration de - 2,9 points à 94,9 % en 2024, tandis que la santé prévoyance voit son ratio combiné s’améliorer de - 0,5 point à 95,1 % en 2024.
Ainsi le ratio combiné net global du modèle PAA (Assurance de Biens et Responsabilité et Santé/Prévoyance) s’établit à 95,0 % en 2024 contre 96,9 % en 2023 (- 1,9 point).
Cette évolution résulte de plusieurs éléments qui ont marqué l’année 2024 :
La marge technique BBA des activités Santé Prévoyance s’établit au total à + 10 millions d’euros en 2024 contre - 20 millions d’euros en 2023. Cette évolution est liée principalement aux portefeuilles dépendance des caisses régionales caractérisés par des écarts d’expérience plus favorables.
Épargne retraite
La marge technique nette des activités comptabilisées selon le modèle VFA s’élève à 287 millions d’euros en 2024 contre 221 millions d’euros en 2023 (en progression de + 66 millions d’euros sur la période). Le relâchement de CSM intègre un effet Bow Wave de + 99 millions d’euros, quand, en 2023 cet effet était nul (sous l’effet de conditions de marché adverses) tandis que les écarts d’expérience s’établissent à - 12 millions d’euros en 2024 contre 38 millions d’euros en 2023. Les autres frais non attribuables s’élèvent à - 98 millions d’euros en 2024 (+ 4 millions d’euros sur la période).
La marge technique des contrats relevant du modèle comptable BBA du métier épargne retraite correspond principalement au contrat Prefon qui a fait l’objet d’une commutation en 2024. Au-delà des 350 millions d’euros de marge affichée correspondant au relâchement de CSM ainsi qu’au résultat financier des contrats d’assurance, il faut prendre en compte des moins-values sur les actifs cédés à hauteur de - 191 millions d’euros ce qui se traduit in fine par un solde net + 159 millions d’euros avant impôt au titre de la commutation Prefon.
En France, la marge financière récurrente (avant impôt) s’élève à 280 millions d’euros en 2024 et 471 millions d’euros retraitée des moins-values sur les actifs cédés Prefon cf. infra (+ 3 millions d’euros sur la période ce qui est globalement stable sur la période).
L’évolution des autres éléments (- 149 millions d’euros) s’explique notamment par l’évolution de la charge fiscale assise sur le résultat technique. Ce poste intègre les autres produits et charges non techniques, l’impôt sur le résultat récurrent et les résultats des entités mises en équivalence.
En France, le résultat net s’établit à 906 millions d’euros en 2024 contre 572 millions d’euros en 2023 (+ 334 millions d’euros sur la période). La marge financière non récurrente s’améliore de 9 millions d’euros sur la période sous l’effet notamment de reprises nettes de provisions pour dépréciation d’actifs immobiliers alors que les autres activités non courantes présentent un solde favorable de + 13 millions d’euros.
Chiffre d’affaires International (en millions d’euros) | 31.12.2023 pro forma | 31.12.2024 réel | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
ER | SP | ABR | Total | ER | SP | ABR | Total | |
Italie | 233 | 111 | 880 | 1 224 | 246 | 111 | 940 | 1 297 |
Grèce | 69 | 52 | 91 | 213 | 46 | 59 | 93 | 198 |
Hongrie | 141 | 86 | 248 | 476 | 154 | 106 | 307 | 567 |
Roumanie | 0 | 40 | 782 | 822 | 1 | 63 | 819 | 883 |
Croatie | 8 |
|
| 8 | 3 | 6 |
| 10 |
Bulgarie | 1 | 17 | 30 | 48 | 0 | 28 | 44 | 72 |
Gan Outre-Mer |
| 11 | 65 | 75 |
| 12 | 65 | 77 |
Total | 453 | 316 | 2 096 | 2 866 | 450 | 385 | 2 268 | 3 103 |
Le chiffre d’affaires combiné du Groupe à l’International s’établit à 3 103 millions d’euros au 31 décembre 2024, en hausse de 8,3 % par rapport au 31 décembre 2023.
L’assurance de biens et responsabilité affiche un chiffre d’affaires de 2 268 millions d’euros au 31 décembre 2024, en augmentation de 8,2 % par rapport à la période précédente. Cette croissance est portée par la branche automobile de tourisme (+ 6,7 % soit plus de 65 % des primes émises en assurance de biens et responsabilité) qui progresse dans quasiment toutes les zones géographiques et plus particulièrement en Italie et en Hongrie. Les bonnes performances de l’assurance aux entreprises et collectivités (+ 15,6 %), notamment en Italie, Hongrie et Roumanie, et de l’habitation (+ 11,7 %), principalement en Hongrie et en Italie, sont également à souligner.
L’activité en santé-prévoyance s’inscrit en hausse de 21,8 % à 385 millions d’euros au 31 décembre 2024, portée par la croissance des branches santé collective (+ 50,3 % principalement en Roumanie) et prévoyance individuelle (+ 14,1 % notamment en Hongrie).
Le chiffre d’affaires de l’épargne-retraite affiche une légère baisse (- 0,6 %) à 450 millions d’euros masquant des évolutions contrastées selon les supports. L’épargne-retraite individuelle en UC affiche une hausse de 25,5 % sur la période (en lien avec le lancement d’un nouveau produit en Italie) tandis que l’épargne-retraite traditionnelle s’inscrit en repli de - 11,0 % (principalement en Italie). Le chiffre d’affaires de la retraite collective recule de 41,8 % en lien avec la non-reconduction d’importantes primes uniques dont avait bénéficié la Grèce en 2023.
Le chiffre d’affaires de la filiale italienne Groupama Assicurazioni est en hausse de 5,9 % à 1 297 millions d’euros au 31 décembre 2024.
Le chiffre d’affaires en assurance de biens et responsabilité progresse de 6,8 % à 940 millions d’euros. La branche automobile de tourisme (plus de 60 % des primes en assurance de biens et responsabilité) s’inscrit en hausse de 6,4 % sous l’effet de la hausse de la prime moyenne et de la progression en nombre du portefeuille « non box » (+ 12 700 contrats) alors que le portefeuille box non prioritaire enregistre un recul. La branche dommages aux entreprises et collectivités (+ 12,8 %) profite quant à elle du développement du canal courtage.
L’activité en épargne-retraite (246 millions d’euros) s’inscrit quant à elle en hausse de 5,4 % par rapport au 31 décembre 2023. Les primes de la branche épargne-retraite individuelle affichent une augmentation de 8,3 % sur la période avec des évolutions contrastées selon les supports. En effet, le chiffre d’affaires de l’épargne individuelle en unités de compte progresse de 62,4 % sur la période sous l’effet du succès du lancement d’un nouveau produit tandis que l’épargne-retraite individuelle en euros recule de 21,6 % en lien avec la baisse de la production nouvelle sur le canal des agents.
Le chiffre d’affaires en santé-prévoyance (principalement prévoyance individuelle) reste stable sur la période à 111 millions d’euros.
Le chiffre d’affaires de Groupama Phoenix recule de 6,8 % par rapport à la période précédente et s’établit à 198 millions d’euros au 31 décembre 2024. Les évolutions sont contrastées selon les branches.
L’activité en assurance de biens et responsabilité s’inscrit en hausse de 1,8 % à 93 millions d’euros. Les bonnes performances des branches habitation (+ 22,8 % dans un contexte de marché en croissance sous l’effet d’incitation fiscale), risques professionnels (+ 37,7 %) et dommages aux entreprises et collectivités (+ 9,3 %) sont atténuées par le repli affiché en automobile de tourisme (- 13,4 % mais qui représente plus de 50 % des primes en assurance de biens et responsabilité). La branche souffre en effet d’une diminution du portefeuille en nombre et de la baisse des affaires nouvelles liée à une politique tarifaire préservant la rentabilité.
Le chiffre d’affaires de la santé-prévoyance progresse quant à lui de 13,5 % à 59 millions d’euros. Il profite de la croissance de la branche santé (+ 14,4 % dont + 11,8 % en santé individuelle et + 20,0 % en santé collective), qui bénéficie d’augmentations tarifaires tant en santé individuelle que collective et du développement du portefeuille de la santé collective.
L’activité en épargne-retraite s’inscrit en baisse de 33,5 % à 46 millions d’euros au 31 décembre 2024, sous l’effet du repli enregistré en retraite collective (- 40,2 %). Pour mémoire l’exercice 2023 avait été marqué par d’importantes primes uniques sur cette branche. De plus, un changement législatif est intervenu en 2024 qui a des conséquences adverses sur ce segment de marché.
Le chiffre d’affaires de la filiale Groupama Biztosito qui englobe aussi l’activité non-vie en Croatie et en Slovénie augmente de 19,1 % et s’élève à 567 millions d’euros au 31 décembre 2024.
Les primes émises de l’assurance de biens et responsabilité s’inscrivent en hausse de 23,5 % à 307 millions d’euros au 31 décembre 2024 portées par les bonnes performances des branches automobile de tourisme (+ 54,2 %) et dommages aux entreprises et collectivités (+ 21,7 %) qui bénéficient d’une hausse de la prime moyenne et du développement du portefeuille.
Les primes émises en santé-prévoyance progressent de 23,1 % par rapport au 31 décembre 2023 pour s’établir à 106 millions d’euros principalement sous l’effet de la hausse du portefeuille en nombre.
En épargne-retraite, le chiffre d’affaires s’inscrit en hausse de 8,9 % à 154 millions d’euros. Les primes en unités de compte dans le réseau bancaire partenaire s’inscrivent en hausse de 10,0 %. Le chiffre d’affaires vie/épargne de la filiale est constitué à 98,1 % de contrats en UC.
Le chiffre d’affaires de la filiale roumaine Groupama Asigurari progresse de 7,4 % sur la période pour s’établir à 883 millions d’euros au 31 décembre 2024.
L’activité assurance de biens et responsabilité (819 millions d’euros) affiche une hausse de 4,8 % portée par la croissance de la branche automobile de tourisme (+ 3,7 % et plus de 85 % des primes en assurance de biens et responsabilité). Ainsi, la branche auto-dommages (31 % du portefeuille auto) progresse de 19,6 % (sous l’effet du développement du portefeuille en nombre et de la hausse de la prime moyenne) tandis que la branche responsabilité civile automobile (69 % du portefeuille auto) enregistre une baisse de 2,2 % (en lien avec la stratégie de l’entité visant à réduire son exposition sur ce risque). Les bonnes performances de l’assurance aux entreprises et collectivités sont également à noter (+ 20,9 %) portées notamment par le développement du courtage.
Le chiffre d’affaires en santé-prévoyance (63 millions d’euros) progresse quant à lui de 58,8 % sur la période, en lien avec la hausse enregistrée en santé collective (+ 79,0 %) notamment sous l’effet du renouvellement de contrats significatifs et de la souscription de nouveaux contrats.
En Bulgarie, le chiffre d’affaires des filiales vie et non-vie progresse de 52,1 % à 72 millions d’euros au 31 décembre 2024. L’activité en assurance de biens et responsabilité (44 millions d’euros) augmente de 46,7 %, portée par la croissance des branches automobile de tourisme (+ 61,4 % sous l’effet du développement des partenariats combiné à une hausse de la prime moyenne et de la croissance du portefeuille) et habitation (+ 44,7 %). Le chiffre d’affaires en santé-prévoyance (28 millions d’euros) progresse de 65,1 % porté par les bonnes performances des branches prévoyance collective (+ 39,1 %) et santé collective portée par le réseau courtage).
Le chiffre d’affaires de Gan Outre-Mer progresse de 1,5 % à 77 millions d’euros au 31 décembre 2024, la hausse de la prime moyenne compensant la baisse du portefeuille en nombre. Les souscriptions en Nouvelle-Calédonie ont en effet fortement baissé depuis le début des émeutes avec notamment une absence de production durant près de 3 mois. Dans ce contexte, l’activité en assurance de biens et responsabilité reste stable à 65 millions d’euros, les bonnes performances de l’assurance aux entreprises et collectivités (+ 4,0 %) venant compenser le repli affiché en automobile de tourisme (- 1,8 %). Le chiffre d’affaires en santé-prévoyance s’élève à 12 millions d’euros contre 11 millions d’euros sur la période précédente.
Le résultat opérationnel économique de l’assurance sur le périmètre International s’établit à 200 millions d’euros au 31 décembre 2024 contre 160 millions d’euros la période précédente.
International (en millions d’euros) | 31.12.2023 | 31.12.2024 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Assurance International | ABR | SP | ER | Assurance International | ABR | SP | ER | |
Activités relevant du modèle PAA |
|
|
|
|
|
|
|
|
Revenus d’assurance | 2 036 | 1 709 | 328 |
| 2 415 | 2 123 | 293 | 0 |
Charges d’assurance | (1 946) | (1 673) | (273) |
| (2 245) | (1 977) | (268) | 0 |
Solde de réassurance | 13 | 15 | (2) |
| (32) | (30) | (2) | 0 |
Autres frais non attribuables | (26) | (21) | (6) |
| (34) | (28) | (6) |
|
Marge technique nette PAA | 78 | 31 | 47 |
| 105 | 88 | 16 | 0 |
Ratio combiné PAA | 96,4 % | 98,3 % | 85,2 % |
| 95,8 % | 96,0 % | 94,6 % |
|
Activités relevant du modèle BBA |
|
|
|
|
|
|
|
|
Relâchement | 16 |
| 13 | 3 | 16 |
| 14 | 2 |
Écarts d’expérience | (1) |
| 0 | (1) | (2) |
| (2) | 0 |
Solde de réassurance |
|
|
|
|
|
|
|
|
Autres frais non attribuables | (1) |
| (1) | (1) | (1) |
| 0 | (1) |
Autres | 0 |
| 0 | 0 | 1 |
| (1) | 1 |
Marge technique nette BBA | 14 |
| 13 | 1 | 14 |
| 11 | 3 |
Activités relevant du modèle VFA |
|
|
|
|
|
|
|
|
Relâchement | 22 |
|
| 22 | 22 |
|
| 22 |
Écarts d’expérience | (8) |
|
| (8) | 18 |
|
| 18 |
Autres frais non attribuables | (2) |
|
| (2) | (3) |
|
| (3) |
Autres | 18 |
|
| 18 | (2) |
|
| (2) |
Marge technique nette VFA | 30 |
|
| 30 | 35 |
|
| 35 |
Marge technique nette (yc frais non attribuables et résultat financier) tous modèles IFRS 17 | 122 | 31 | 60 | 32 | 153 | 88 | 26 | 38 |
Résultat financier et autres |
|
|
|
|
|
|
|
|
Résultat financier des contrats PAA | (23) | (21) | (1) |
| (44) | (42) | (2) |
|
Résultat financier des contrats BBA | 1 |
| 0 | 1 | 0 |
| 0 | 0 |
Marge financière récurrente | 103 | 119 | 7 | (23) | 128 | 110 | 17 | 1 |
Autres éléments | (44) | 1 | (29) | (15) | (37) | (19) | (10) | (8) |
Résultat Opérationnel Économique | 160 | 130 | 37 | (6) | 200 | 138 | 31 | 31 |
Plus-values réalisées nettes d’impôt | 10 | 9 | 1 | 0 | 1 | 1 | 1 | 0 |
Charge des dépréciations nette d’impôt | (1) | (1) | 0 |
| (1) | (1) | 0 | 0 |
Variations de juste valeur nettes d’impôt | (4) | (4) | 0 | 0 | (8) | (8) | 0 | 0 |
Résultat des activités non courantes net d’impôt | (24) | (14) | (3) | (8) | (30) | (19) | (3) | (8) |
Résultat net | 141 | 120 | 35 | (14) | 161 | 110 | 29 | 23 |
À l’international, le ratio combiné net global du modèle PAA (Assurance de Biens et Responsabilité et Santé/Prévoyance) s’améliore sur la période (- 0,6 point à 95,8 %) notamment en Italie (- 2,6 points à 98,6 %), en Grèce (- 7,9 points à 108,3 %) et en Roumanie (- 0,5 point à 91,7 %). Cette amélioration s’explique principalement par une année 2024 relativement clémente sur le plan climatique comparée à 2023. A contrario, le ratio combiné de Gan Outremer se dégrade du fait des émeutes en Nouvelle-Calédonie (+ 38,1 points à 115,1 %).
Les principaux éléments caractérisant cette évolution sont :
La marge technique nette VFA progresse sur la période de + 5 millions d’euros. Cette évolution relève d’une amélioration de la marge technique en Hongrie sous l’effet principalement d’un élément non récurrent à 15 millions d’euros alors qu’à l’inverse l’Italie voit sa marge VFA diminuer (pour mémoire, l’exercice 2023 intégrait une reprise de contrats onéreux qui jouait favorablement sur le résultat).
À l’international, la marge financière récurrente (avant impôt) s’élève à 128 millions d’euros en 2024 contre 103 millions d’euros en 2023 (+ 25 millions d’euros sur la période) liée notamment à la hausse des environnements de taux.
L’évolution des autres éléments s’explique notamment par l’évolution de la charge fiscale assise sur le résultat technique. Ce poste intègre les autres produits et charges non techniques, l’impôt sur le résultat récurrent et les résultats des entités mises en équivalence.
Le résultat net de l’assurance à l’International s’élève en conséquence à 161 millions d’euros en 2024 (+ 20 millions d’euros par rapport à la période précédente). Il intègre le résultat financier non récurrent en diminution de 13 millions d’euros sur la période, suite notamment à des arbitrages obligataires pour bénéficier de l’environnement de taux plus favorable.
Le résultat opérationnel économique des activités financières s’élève à 44 millions d’euros en 2024 contre 35 millions d’euros en 2023. Ces chiffres comprennent le résultat de Groupama Asset Management qui s’établit à 37 millions d’euros au 31 décembre 2024 et affiche une progression de + 8 millions d’euros sur la période sous l’effet de l’augmentation des produits d’exploitation dans un contexte favorable des marchés. Le résultat opérationnel économique des autres entités (Groupama Immobilier, Groupama Épargne Salariale et Groupama Gan Reim) représente un produit de 7 millions d’euros en 2024.
Holding (en millions d’euros) | 31.12.2023 | 31.12.2024 | Var. valeur |
|---|---|---|---|
Résultat financier et autres |
|
|
|
Marge financière récurrente | (28) | (36) | (8) |
Autres éléments | (85) | (110) | (25) |
Résultat Opérationnel Économique | (113) | (146) | (33) |
Plus values réalisées nettes d’impôt | (62) | 49 | 112 |
Charge des dépréciations nette d’impôt | (3) | 1 | 4 |
Variations de juste valeur nettes d’impôt | 0 | 2 | 2 |
Résultat des activités non courantes net d’impôt | 0 | (4) | (4) |
Charges de financement nettes d’impôt | (54) | (54) | 0 |
Résultat net des activités cédées | (6) |
| 6 |
Résultat net* | (238)* | (151) | 87 |
* Dont résultat de cession Turquie - 110 M€ en 2023. | |||
Groupama Assurances Mutuelles est l’entité tête du Groupe et l’organe central. Elle assure un rôle de holding en détenant (directement ou indirectement) l’ensemble des filiales françaises et internationales du Groupe. Au titre de cette fonction, Groupama Assurances Mutuelles assure le pilotage opérationnel du Groupe et représente le pivot de financement interne et externe. Le résultat financier est ventilé sur une base normée pour l’activité technique. Les frais affectés à cette activité correspondent à la quote-part de frais et charges de direction générale, des directions fonctionnelles et des charges réparties en non technique.
Le résultat opérationnel économique des holdings est une perte de 146 millions d’euros en 2024 contre une perte de 113 millions d’euros en 2023.
Le résultat net des holdings est une perte de 151 millions d’euros en 2024 contre une perte de 238 millions d’euros au 31 décembre 2023. Pour mémoire, le résultat 2023 intégrait la perte de cession des filiales Turques à hauteur de 110 millions d’euros.
Au 31 décembre 2024, le total du bilan combiné de Groupama s’élève à 89,4 milliards d’euros contre 91,9 milliards d’euros en 2023, en baisse de 2,8 %.
Le montant des écarts d’acquisition reste stable et s’établit à 1,6 milliard d’euros au 31 décembre 2024.
Les autres actifs incorporels d’un montant de 475 millions d’euros au 31 décembre 2024 (contre 435 millions d’euros en 2023) sont constitués principalement des logiciels informatiques.
Les placements d’assurance s’élèvent à 83,1 milliards d’euros en 2024 contre 85,5 milliards d’euros en 2023, soit une baisse de 2,8 % qui s’explique notamment du fait de la sortie des actifs du portefeuille Prefon (2,7 milliards d’euros).
Les plus-values latentes du Groupe (y compris l’immobilier) restent relativement stables et s’établissent à 0,8 milliard d’euros (contre 0,7 milliard d’euros de plus-values latentes à la clôture précédente).
Les moins-values latentes sur les actifs financiers (hors immobilier) s’établissent à - 1,0 milliard d’euros contre - 1,2 milliard d’euros au 31 décembre 2023. Ces montants sont inscrits dans les comptes en réserve de réévaluation. Par poche d’actifs, le portefeuille obligataire affiche des moins-values latentes de - 2,1 milliards d’euros. Les actions sont quant à elles en situation de plus-values latentes de + 1,0 milliard d’euros. Les plus-values latentes immobilières s’établissent à + 1,8 milliard d’euros contre + 1,9 milliard d’euros au 31 décembre 2023. Le Groupe a choisi de comptabiliser les immeubles de placement et d’exploitation selon la méthode du coût amorti, ainsi les plus-values latentes immobilières ne sont donc pas enregistrées comptablement.
La part actions dans le total des placements en valeur de marché s’établit selon une vision économique à 9,8 % au 31 décembre 2024 contre 9,4 % au 31 décembre 2023.
Au 31 décembre 2024, les capitaux propres combinés de Groupama progressent de 6,3 % et s’élèvent à 10,5 milliards d’euros.
Leur évolution peut être résumée de la manière suivante :
(en millions d’euros) |
|
|---|---|
Capitaux Propres à l’ouverture 2023 | 9 862 |
Variation de la réserve de réévaluation | 154 |
Variation de la réserve de réévaluation : impôt différé | (3) |
Variation des réserves liées au résultat financier des contrats d’assurance | (334) |
Variation des réserves liées au résultat financier des contrats d’assurance : impôt différé | 87 |
Titres subordonnés | (271) |
Certificats mutualistes | (3) |
Écart de conversion | (11) |
Autres | 45 |
Résultat | 961 |
Capitaux propres au 31 décembre 2024 | 10 487 |
Les fonds propres durs du Groupe sont en progression de + 12,3 % sous l’effet notamment de la très bonne performance opérationnelle (résultat net de 961 millions d’euros). Les variations du poste titres subordonnés enregistrés en fonds propres correspondent au solde net entre remboursement d’un TSDI émis en mai 2014 pour - 871 millions d’euros et de la réémission d’un nouveau TSDI à hauteur de 600 millions d’euros.
Les dettes subordonnées s’élèvent à 2 141 millions d’euros en 2024 contre 2 138 millions d’euros à fin 2023.
Le best estimate représente près de 95 % des passifs d’assurance et s’élève à 68,0 milliards d’euros au 31 décembre 2024, en baisse de 1,5 % par rapport à 2023 (les modalités de provisionnement restent identiques par rapport à l’an passé). L’ajustement pour risque reste stable à 0,9 milliard d’euros. La marge de service contractuelle (CSM) progresse quant à elle de 4,8 % pour s’établir à 3,8 milliards d’euros. La loss component s’élève à 66 millions d’euros au 31 décembre 2024 contre 60 millions d’euros sur la période précédente.
De manière un peu plus détaillée, l’évolution de la CSM entre 2023 et 2024 est le solde d’un relâchement de 382 millions d’euros de la CSM d’ouverture (dont 100 millions d’euros liés au « Bow Wave »), une CSM des affaires nouvelles de 207 millions d’euros principalement liée à la production en unités de comptes, des écarts d’expérience favorables sur la performance financière pour 192 millions d’euros et d’autres ajustements sur des hypothèses économiques et non économiques qui au global représentent un solde de 148 millions d’euros.
Les provisions pour risques et charges s’élèvent à 570 millions d’euros en 2024 contre 574 millions d’euros en 2023 et sont principalement constituées par des engagements de retraite dans le cadre d’IAS 19.
Le taux d’endettement s’élève à 18,7 % à fin 2024 contre 21,8 % au 31 décembre 2023 (à méthode constante (1)). Il intègre comme indiqué précédemment le remboursement des titres subordonnés pour 871 millions d’euros suivi d’une émission de 600 millions d’euros de nouveaux titres.
Le contrôle des risques est traité dans la partie 3 du document de référence.
La réalisation des états financiers et des documents annexes à destination des sociétaires, des organismes de tutelle et de l’administration fiscale incombe à la direction pilotage et résultats groupe au sein de la direction financière groupe.
L’élaboration des comptes sociaux s’effectue dans un objectif permanent de recensement exhaustif, de valorisation et de comptabilisation des flux en conformité avec la réglementation en vigueur.
Les types de procédures de contrôle interne mises en œuvre pour y parvenir sont les suivants :
Dans le cadre de son statut de société mère du Groupe, Groupama Assurances Mutuelles, à travers son Centre de Services Partagés, assure la tenue de la comptabilité d’un certain nombre de filiales du Groupe (SCI d’exploitation, GIE Groupama Supports et Services, Holdings, autres filiales), ainsi que la comptabilité des placements des filiales France.
La direction pilotage et résultats groupe établit, au travers d’une comptabilité auxiliaire, la partie financière des états financiers (mobilier et immobilier) des centres de profit. Pour ces entités notamment, elle détermine en coordination avec la direction fiscale groupe, le résultat fiscal financier (mobilier et immobilier) et élabore les états réglementaires de nature financière destinés à l’ACPR.
Les outils et procédures permettant la tenue des comptabilités auxiliaires des placements (back-office titres et outil comptable) et les comptabilités des entités sans moyens comptables propres respectent les mêmes critères de contrôle interne que ceux exposés précédemment pour les comptes sociaux de Groupama Assurances Mutuelles (cf. supra). S’agissant de la comptabilité des placements, il est en particulier à noter que des contrôles standardisés, faisant l’objet de procédures écrites, permettent de garantir la fiabilité des informations relatives aux placements.
Les procédures de contrôle interne permettant la fiabilisation de l’information financière de consolidation aux actionnaires de Groupama Assurances Mutuelles s’appuient sur cinq piliers : le contrôle d’adéquation des compétences (autocontrôle), le contrôle intégré, les tests de contrôle parallèles, le contrôle hiérarchique, le référentiel Groupe.
Leur mise en œuvre au niveau des services d’établissement des comptes consolidés et combinés est identique à celle évoquée au paragraphe relatif aux comptes sociaux (cf. supra).
Le système d’élaboration de l’information financière de synthèse du Groupe est implémenté sur l’ensemble des entités. Il s’appuie sur une base unique de production de l’information de consolidation. Toutes les entités viennent alimenter cette base au travers de liaisons sécurisées. Il comporte un grand nombre de contrôles destinés à garantir la qualité de l’information financière :
Le système est doté d’une piste d’audit permettant de procéder à tous les croisements souhaités pour identifier et procéder au suivi d’une donnée, et de tracer la source de toute donnée élémentaire, du niveau social au niveau consolidé. Ce paramétrage est régulièrement testé (notamment par réédition de scénarios anciens).
Il s’agit d’un ensemble de tests de vérification et de contrôle mis en place afin de s’assurer de la fiabilité de l’exécution des opérations, qu’elles soient ou non informatisées. Au-delà des procédures informatisées, ces procédures visent principalement deux objectifs :
Les tests de contrôle ont été formalisés dans un guide de révision.
Il vise à s’assurer que les principaux éléments pouvant affecter la sincérité et la régularité de l’information financière ainsi que la situation patrimoniale et le résultat (social et consolidé) diffusés aux actionnaires sont correctement appréhendés dans les données présentées. Ce contrôle s’opère au travers de plusieurs procédures :
L’ensemble de ces travaux vise à conforter la qualité de l’information financière et notamment des états financiers consolidés ainsi que du rapport de gestion présenté au conseil d’administration.
Le référentiel comptable pour les comptes consolidés est le référentiel IFRS. Sa diffusion à l’échelle du Groupe est consignée dans un manuel de consolidation qui rappelle pour chaque poste du bilan et du compte de résultat :
Le manuel de consolidation est disponible sur un site électronique. Il est accessible par toutes les entités du Groupe (versions française et anglaise). Il est mis à jour régulièrement selon l’évolution du référentiel IFRS.
Ce manuel de consolidation est complété par des instructions (versions française et anglaise) délivrées lors de chaque arrêté à toutes les entités du Groupe. Celles-ci mettent l’accent sur les spécificités propres à chaque arrêté. Ces instructions sont transmises aux commissaires aux comptes pour information.
Des actions de formation, méthodologiques et opérationnelles, sont dispensées régulièrement à l’ensemble des acteurs concernés au sein du Groupe, afin que les exigences induites par les normes IFRS soient correctement comprises et traduites dans les comptes.
Les opérations entre filiales et Groupama Assurances Mutuelles (prêts internes, restructurations de filiales, augmentations de capital, distributions de dividendes…) font l’objet de décisions validées par la direction générale de Groupama Assurances Mutuelles, de contrôles techniques et opérationnels par les directions compétentes de Groupama Assurances Mutuelles, et d’un contrôle de leur enregistrement comptable par la direction pilotage et résultats groupe. Les contrôles relatifs à ces opérations se font au travers de procédures de vérification des comptes consolidés : réconciliation des opérations intra-groupe, contrôle de la variation des capitaux propres, examen de cohérence de l’enregistrement des opérations par rapport à leur documentation juridique.
Les couvertures mises en place ont pour but d’immuniser en partie les portefeuilles au risque de hausse des taux.
Ceci est rendu possible par la transformation d’obligations à taux fixe en obligations à taux variable (« swaps payeurs »). La stratégie consiste à transformer une obligation à taux fixe en taux variable, soit sur un titre en stock, soit sur de nouveaux investissements. Ils ont pour objectif en cas de hausse des taux d’intérêt de permettre des cessions d’actifs en limitant les réalisations de moins-values, soit pour payer des prestations, soit pour investir sur des niveaux de taux plus élevés.
La mise en place de programmes de couverture pour le compte des sociétés vie s’est effectuée à compter de 2005. Conformément à la validation des conseils d’administration, le programme de swap a été complété en 2012 et étendu partiellement sur la partie non-vie avec un objectif de gestion tactique.
Toutes les transactions de gré à gré sont sécurisées par un mécanisme de « collatéralisation » avec les contreparties bancaires de premier rang retenues par Groupama Assurances Mutuelles.
La détention d’actions internationales exposées au risque devise (dollar, yen) peut être partiellement couverte via des ventes à terme et gérée de façon discrétionnaire par les gérants. La couverture du risque devise sur le forint hongrois liée à la détention d’actions OTP Bank faisait l’objet d’une couverture systématique depuis 2019. Cette couverture a été totalement débouclée fin 2024 en raison de considération de coût de couverture, sans préjuger de remettre en place une couverture à l’avenir si les conditions économiques deviennent favorables.
La détention d’obligations émises en devise (dollar, sterling, franc suisse) est couverte via swap de devises contre euro.
Comme pour le risque de taux d’intérêt, toutes les transactions de gré à gré sont sécurisées par un mécanisme de « collatéralisation » avec les contreparties bancaires de premier rang retenues par Groupama Assurances Mutuelles.
Le risque actions du Groupe a continué de faire l’objet d’une gestion active. En 2024, les couvertures actions sont restées très ponctuelles, le Groupe ayant privilégiant une logique d’écrêtement partiel de son exposition action en cas de hausse significative du marché.
Cette stratégie de couverture, quand elle est mise en place, a recours à des instruments dérivés logés à l’intérieur des OPCVM.
Dans une stratégie de gestion tactique de la classe d’actifs crédit, la gestion de Groupama AM peut s’exposer ou couvrir le risque de crédit en utilisant des instruments financiers à terme de type Crédit Default Swap.
Ce type d’opérations concerne uniquement les actifs gérés au travers d’OPCVM.
Le Groupe a mis fin à la stratégie visant à s’exposer au taux swap 10 ans mise en place en 2017 sous la forme de test, en raison d’une rémunération insuffisante du taux swap en comparaison des taux souverains. Le risque d’écartement de spread, en particulier souverain est un risque accepté par le Groupe, qu’il juge absorbable au regard de sa solvabilité et qu’il ne cherche par conséquent pas à couvrir à ce jour.
Le compte de résultat de Groupama Assurances Mutuelles intègre, au titre de la substitution de la caisse régionale Antilles Guyane, qui est dispensée d’agrément, le solde technique avant frais (primes, sinistres et réassurance). Il n’y a aucun impact sur les opérations nettes du compte de résultat de Groupama Mutuelles d’Assurances. En revanche, les opérations substituées conduisent à augmenter symétriquement les opérations brutes techniques de Groupama Assurances Mutuelles et les cessions et rétrocessions. Ainsi les cotisations acquises apparaissent pour un montant de 3 526,9 millions d’euros dans les comptes sociaux, qui se décomposent en 41 millions d’euros de cotisations substituées nettes d’acceptation en quote-part du réassureur Groupama Assurances Mutuelles et en 3 485,9 millions d’euros de cotisations acquises (hors substitution).
La suite du commentaire d’activité porte exclusivement sur les opérations nettes de substitution.
Les cotisations acquises atteignent 3 485,9 millions d’euros, en hausse de 4,8 % (soit 159 millions d’euros) par rapport à 2023 (3 326,9 millions d’euros).
Cette évolution provient principalement :
La charge des sinistres (hors frais de gestion des sinistres), des rentes et des autres provisions techniques s’établit à - 2 066 millions d’euros, en nette amélioration de + 229 millions d’euros, sous l’effet :
Le solde de réassurance (y compris rétrocession) est en repli de - 344 millions d’euros sous l’effet conjoint d’une augmentation du coût de la réassurance (hausse des cotisations cédées nettes de commissions de 85 millions d’euros) et d’une moindre récupération de sinistres de - 137 millions d’euros (en dépit des cessions de sinistres de GOM pour 85 millions d’euros et du sinistre Océalia pour 29 millions d’euros) mais qui ne compensent pas une baisse des récupérations sur climatiques (l’année étant sensiblement plus clémente qu’en 2023).
Après prise en compte du commissionnement versé aux cédantes pour 575 millions d’euros, la marge technique nette avant frais généraux est un produit de 462 millions d’euros, en hausse de 36 millions d’euros par rapport à 2023.
Le total des charges d’exploitation de Groupama Assurances Mutuelles s’établit à - 358 millions d’euros.
Le résultat financier est positif à + 197 millions d’euros. Il intègre des arbitrages d’actifs favorables sur le portefeuille obligataire (détenus via des fonds notamment) pour 41 millions d’euros, des revenus provenant des entités du Groupe pour 268 millions d’euros (dividendes pour 211 millions d’euros et coupons de prêts pour 57 millions d’euros), ainsi qu’une charge de financement externe de - 113 millions d’euros (remboursement du précédent TSDI et émission d’un nouveau de 600 millions d’euros en juillet 2024).
Le résultat exceptionnel et le poste « Impôts » représentent une charge de - 45 millions d’euros en 2024 (ces postes représentaient une charge de - 121 millions d’euros en 2023). Il convient de rappeler que Groupama Assurances Mutuelles est le pivot d’intégration fiscale du Groupe, ce qui conduit à une forte volatilité du poste « Impôts » dans le résultat de l’entreprise.
Le résultat net social de l’exercice est ainsi un produit de 256 millions d’euros.
Le total du bilan au 31 décembre 2024 de Groupama Assurances Mutuelles ressort à 16 158 millions d’euros, en baisse de 543 millions d’euros par rapport à 2023.
Les capitaux propres représentent 4 397 millions d’euros et sont constitués de certificats mutualistes pour 3 618 millions d’euros, d’un report à nouveau de 522 millions d’euros et d’un résultat de l’exercice de + 256 millions d’euros.
Les passifs subordonnés s’établissent à 2 741 millions d’euros contre 3 009 millions d’euros en 2023.
Les provisions pour risques et charges sont de 111 millions d’euros.
Les provisions techniques brutes diminuent de 80 millions d’euros pour atteindre 7 780 millions d’euros. Les provisions techniques cédées et rétrocédées baissent également de 3 millions d’euros et s’élèvent à 1 979 millions d’euros.
Le principal poste de l’actif du bilan de Groupama Assurances Mutuelles est constitué par les placements, dont la valeur nette comptable s’établit à 13 007 millions d’euros. La plus-value latente sur les placements est de 3 976 millions d’euros.
(en euros) | Exercice 2020 | Exercice 2021 | Exercice 2022 | Exercice 2023 | Exercice 2024 | |
|---|---|---|---|---|---|---|
I. Situation financière en fin d’exercice |
|
|
|
|
| |
a) | Capital social ou fonds d’établissement | 3 617 878 997 | 3 617 878 997 | 3 617 878 997 | 3 617 878 997 | 3 617 878 997 |
b) | Capital social : Nombre de titres | 411 824 587 | 411 824 587 | 411 824 587 | 411 824 587 | 411 824 587 |
c) | Nombre d’obligations convertibles en actions |
|
|
|
|
|
II. Opérations et résultats de l’exercice |
|
|
|
|
| |
a) | Cotisations de l’exercice | 2 767 029 037 | 2 889 264 352 | 3 062 712 365 | 3 371 555 280 | 3 526 869 314 |
b) | Résultats avant impôt, amortissements et provisions | 149 914 777 | 20 625 536 | (306 302 092) | 269 384 453 | 265 348 302 |
c) | Impôt sur les sociétés | (115 383 714) | (63 780 923) | (116 786 203) | 35 117 585 | 18 991 714 |
d) | Participation des salariés due au titre de l’exercice |
|
|
|
|
|
e) | Résultats après impôt, participation des salariés, amortissements et provisions | 144 912 957 | 89 103 315 | 109 624 102 | 164 734 182 | 256 413 668 |
f) | Résultats distribués |
|
|
|
|
|
III. Personnel |
|
|
|
|
| |
a) | Nombre de salariés | 1 288 | 1 295 | 1 307 | 1 336 | 1 353 |
b) | Montant de la masse salariale | 110 878 542 | 106 670 357 | 114 013 103 | 123 333 235 | 136 095 273 |
c) | Montant des sommes versées au titre des avantages sociaux | 65 783 131 | 63 388 241 | 62 143 457 | 65 533 156 | 72 636 754 |
Conformément aux dispositions du Code de commerce, le tableau ci-joint donne le détail des délais de règlement des factures par rapport à leur échéance. En application de la circulaire de la Fédération Française de l’Assurance du 29 mai 2017, les informations qui figurent dans le tableau ci-dessous, n’intègrent pas les opérations liées aux contrats d’assurance et de réassurance.
| Article D. 441-6 I. - 1° du Code de commerce : | Article D. 441-6 I. - 2° du Code de commerce : | ||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
0 jour (indicatif) | 1 Ã |
31 Ã | 61 Ã | 91 jours | Total | 0 jour (indicatif) | 1 Ã | 31 Ã | 61 Ã | 91 | Total (1 jour et plus) | |
(A) Tranche de retard de paiement |
|
| ||||||||||
Nombre de factures concernées |
|
| 6 |
|
|
|
|
|
| |||
Montant total des factures concernées |
|
| 18 480,00 | 17 500,00 | 48 902,17 | 84 882,17 |
|
|
|
|
|
|
(préciser HT ou TTC) | TTC | TTC | TTC | TTC | TTC | TTC |
|
|
|
|
|
|
Pourcentage du montant total des achats de l’exercice |
|
| 0,01 % | 0,01 % | 0,03 % | 0,05 % |
|
|
|
|
|
|
(préciser HT ou TTC) | TTC | TTC | TTC | TTC | TTC | TTC |
|
|
|
|
|
|
Pourcentage du chiffre d’affaires de l’exercice |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
(préciser HT ou TTC) |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
(B) Factures exclues du (A) relatives à des dettes et créances litigieuses ou non comptabilisées | ||||||||||||
Nombre de factures exclues |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Montant total des factures exclues |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
(préciser HT ou TTC) |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
(C) Délais de paiement de référence utilisés (contractuel ou délai légal – article L. 441-6 ou article L. 443-1 du Code de commerce) | ||||||||||||
Délais de paiement |
|
| ||||||||||
Dans un environnement géopolitique complexe qui reste marqué par la guerre en Ukraine, et qui s’inscrit désormais dans un contexte de grandes incertitudes géopolitique et macroéconomique, Groupama a montré la résilience de son modèle, grâce à des résultats très solides. La diversification de son activité et de ses portefeuilles (tant géographique que du fait de leur nature), a permis de dégager une performance de très bon niveau en 2024. Groupama est en mesure de faire face dans cet environnement incertain. Ses ressources et sa flexibilité financières sont adaptées.
Bien que cet environnement ne permette pas de donner des perspectives chiffrées, Groupama est confiant dans sa capacité à tenir sa trajectoire de croissance rentable qui s’appuie sur la force du modèle mutualiste. L’ensemble des forces de Groupe (élus et salariés) construisent leur action et leurs investissements pour offrir aux sociétaires et clients des produits innovants et un service de qualité. Leur mission est également de les accompagner dans les transitions qui bouleversent notre quotidien et « permettre au plus grand nombre de construire leur vie en confiance. »
La présentation synthétique de la stratégie durabilité du Groupe et le rapport de durabilité sont présentés aux § 4.1 et 4.2 du présent document d’enregistrement universel.
Groupama Assurances Mutuelles, depuis sa transformation le 7 juin 2018 en caisse nationale de réassurance mutuelle agricole, n’a plus de capital et ne verse donc plus de dividende.
Lors de sa transformation, les actions Groupama SA détenues par les actionnaires minoritaires ont été annulées. Les actions détenues par les caisses adhérentes ont été converties en certificats mutualistes. Désormais, la Société pourra verser, sous certaines conditions, une rémunération de ces certificats mutualistes (cf. § 6.3 ci-après).
Les certificats mutualistes, régis par les articles L. 322-26-8 et suivants du Code des assurances, sont des titres perpétuels venant alimenter le fonds d’établissement des Sociétés d’Assurances Mutuelles (SAM) émettrices. Ils peuvent être émis par une SAM auprès de ses sociétaires, des sociétaires ou assurés des entreprises du Groupe auquel appartient la SAM, ou auprès d’autres SAM.
Les certificats mutualistes donnent droit à une rémunération fixée annuellement lors de l’assemblée générale d’approbation des comptes. Cette rémunération n’est pas garantie. En application de la réglementation, elle est fonction du résultat de la SAM émettrice et son montant est plafonné.
Les certificats mutualistes ne peuvent être rachetés que par leur émetteur et à leur valeur nominale.
Enfin, les certificats mutualistes ne confèrent aucun droit de vote à l’assemblée générale de la SAM émettrice. C’est la qualité de sociétaire qui donne un droit de vote, dans le respect du principe mutualiste « un homme, une voix ».
Le titulaire de certificats mutualistes n’a aucune obligation de payer le passif social au-delà du montant des certificats mutualistes souscrits et seulement en cas de liquidation de la SAM émettrice.
Au jour de sa transformation, Groupama Assurances Mutuelles a émis 411 824 587 certificats mutualistes alimentant le fonds d’établissement pour un montant total de 3 617 878 996,80 euros. Ces certificats mutualistes ont été répartis entre les 13 caisses adhérentes, à raison du nombre d’actions Groupama SA qu’elles détenaient au moment de la transformation.
Leur valeur nominale s’élève à 8,785 euros.
L’article R. 322-80-2 du Code des assurances fixe à 10 % de la somme des résultats des trois derniers exercices clos la part maximale des résultats du dernier exercice clos et des exercices précédents susceptibles d’être affectée annuellement à la rémunération des certificats mutualistes. Toutefois, si par application de cette règle, les certificats mutualistes ne peuvent pas être rémunérés alors que le résultat du dernier exercice clos est positif, la part maximale des résultats pouvant être affectée à la rémunération des certificats est égale à 25 % du résultat du dernier exercice clos.
Il sera proposé à l’assemblée générale une rémunération de 14 millions d’euros, montant identique à celui versé en 2024 au titre de l’exercice 2023.
La trésorerie et équivalents de trésorerie s’établit à 751 millions d’euros au 31 décembre 2024, en baisse de 77 millions d’euros par rapport au 31 décembre 2023.
La répartition des flux de trésorerie au titre de l’année 2024 entre les principales activités se présente ainsi :
L’endettement de Groupama Assurances Mutuelles s’élève à 2 141 millions d’euros à fin 2024.
Le montant des passifs subordonnés au 31 décembre 2024 s’établit à 2 141 millions d’euros et est en hausse de 3 millions d’euros par rapport à celui du 31 décembre 2023.
Le taux d’endettement s’élève à 18,7 % à fin 2024 contre 21,8 % au 31 décembre 2023 (à méthode constante (2)). Il intègre le remboursement des titres subordonnées pour 871 millions d’euros suivi d’une émission de 600 millions d’euros de nouveaux titres.
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
<1 an | de 1 Ã 5 ans | >5 ans | Total | <1 an | de 1 Ã 5 ans | >5 ans | Total | |
Dettes subordonnées des entreprises d’assurance |
| 2 141 | 0 | 2 141 |
| 1 641 | 497 | 2 138 |
Dettes de financement représentées par des titres |
|
|
|
|
|
|
|
|
Dettes de financement envers les entreprises du secteur bancaire |
|
|
|
|
|
|
|
|
Total dettes de financement |
| 2 141 | 0 | 2 141 |
| 1 641 | 497 | 2 138 |
Pour rappel, en mai 2014, Groupama SA a émis un nouveau titre subordonné à durée indéterminée (« TSDI ») d’un montant de nominal de 1 100 millions d’euros. Cet emprunt a fait l’objet d’un rachat partiel en octobre 2022 pour 228,9 millions d’euros. Il a été entièrement soldé en mai 2024 par le remboursement des 871,1 millions d’euros résiduels.
Le poste « Dettes subordonnées » correspond à l’émission de quatre emprunts obligataires :
Le premier emprunt a été émis sous forme de titres subordonnés remboursables (TSR) en janvier 2017 au travers d’une opération d’échange pour un montant nominal de 650 millions d’euros.
Cet emprunt, d’une durée de 10 ans, est au taux fixe annuel de 6 %.
Au 31 décembre 2024, la cotation de cette émission s’établit à 105,3 % contre 107,3 % au 31 décembre 2023.
Le second emprunt a été émis sous forme de titres subordonnés remboursables (TSR) en septembre 2018 pour un montant nominal de 500 millions d’euros.
Cet emprunt, d’une durée de 10 ans, est au taux fixe annuel de 3,375 %.
Au 31 décembre 2024, la cotation de cette émission s’établit à 99,4 % contre 99,2 % au 31 décembre 2023.
Le troisième emprunt a été émis sous forme de titres subordonnés remboursables (TSR) en septembre 2019 pour un montant nominal de 500 millions d’euros.
Cet emprunt, d’une durée de 10 ans, est au taux fixe annuel de 2,125 %.
Au 31 décembre 2024, la cotation de cette émission s’établit à 93,9 % contre 91,3 % au 31 décembre 2023.
Le quatrième emprunt a été émis sous forme de titres subordonnés remboursables (TSR) en juillet 2021 pour un montant nominal de 500 millions d’euros.
Cet emprunt, d’une durée de 7 ans, est au taux fixe annuel de 0,750 %.
Au 31 décembre 2024, la cotation de cette émission s’établit à 91,5 % contre 88,6 % au 31 décembre 2023.
Compte tenu des conditions propres à ces émissions et en application de la norme IAS 32 § 16 et 17, ces quatre emprunts sont considérés comme des passifs financiers et non comme des instruments de capitaux propres. Ils sont donc comptabilisés dans le poste des dettes de financement. Les intérêts nets d’impôts sont comptabilisés au compte de résultat.
Par ailleurs, en normes IFRS, un titre subordonné est comptabilisé en instrument de capitaux propres et ne figure donc pas dans les tableaux précédents.
Groupama a émis le 9 juillet 2024, un emprunt, sous la forme de titres subordonnés à durée indéterminée (« TSDI ») pour un montant total de 600 millions d’euros. Ce titre a été émis au taux fixe de 6,500 % pendant les dix premières années, puis au taux variable Mid Swap 5 ans, révisé tous les cinq ans en vigueur, majoré d’une marge de 378,1 points de base.
Au 31 décembre 2024, la cotation de ce TSDI s’établit à 102,1 %.
Les charges d’intérêts versées par le Groupe en 2024 au titre des emprunts TSR s’élèvent à 73 millions d’euros (73 millions d’euros en 2023).
Il n’existe pas de procédure gouvernementale, judiciaire ou d’arbitrage, y compris toute procédure dont la Société a connaissance, qui est en suspens ou dont elle est menacée, susceptible d’avoir ou ayant eu au cours des douze derniers mois des effets significatifs sur sa situation financière ou sa rentabilité ou sur celle du Groupe.
En application de l’article 19 du règlement (UE) 2017/1129, les informations suivantes sont incorporées par référence dans le présent document d’enregistrement universel :
(en millions d’euros) |
| 31.12.2024 | 31.12.2023 |
|---|---|---|---|
Écarts d’acquisition | Note 2 | ||
Autres immobilisations incorporelles | Note 3 | ||
Actifs incorporels |
| ||
Immobilier de placement | Note 4 | ||
Immobilier d’exploitation | Note 5 | ||
Placements financiers | Note 6 | ||
Instruments dérivés et dérivés incorporés séparés | Note 7 | ||
Placements des activités d’assurance et des autres activités |
| ||
Participations dans les entreprises associées et les co-entreprises mises en équivalence | Note 8 | ||
Actifs relatifs aux contrats d’assurance | Note 17 | ||
Actifs relatifs aux contrats de réassurance | Note 18 | ||
Autres immobilisations corporelles | Note 9 | ||
Impôts différés actifs | Note 10 | ||
Créances d’impôt exigible et autres créances d’impôt | Note 11 | ||
Frais d’acquisition activés |
| ||
Autres créances | Note 12 | ||
Autres actifs |
| ||
Actifs destinés à la vente et abandons d’activités |
| ||
Trésorerie et équivalents de trésorerie |
| ||
Total |
|
(en millions d’euros) |
| 31.12.2024 | 31.12.2023 |
|---|---|---|---|
Capital social ou fonds équivalents |
| ||
Réserve de réévaluation |
| ||
Titres subordonnés classés en capitaux propres |
| ||
Autres réserves |
| ||
Écarts de conversion |
| ( | ( |
Résultat combiné |
| ||
Capitaux propres (part du Groupe) |
| ||
Intérêts ne conférant pas le contrôle |
| ||
Capitaux propres totaux | Note 13 | ||
Provisions pour risques et charges | Note 14 | ||
Dettes de financement | Note 16 | ||
Passifs relatifs aux contrats d’assurance | Note 17 | ||
Passifs relatifs aux contrats de réassurance | Note 18 | ||
Passifs relatifs aux contrats financiers |
| ||
Impôts différés passifs | Note 10 | ||
Dettes envers les porteurs de parts d’OPCVM consolidés |
| ||
Dettes d’exploitation envers les entreprises du secteur bancaire | Note 20 | ||
Dettes d’impôt exigible et autres dettes d’impôt | Note 21 | ||
Instruments dérivés passifs | Note 7 | ||
Dettes de loyers IFRS 16 | Note 22 | ||
Autres dettes | Note 23 | ||
Autres passifs |
| ||
Passifs des activités destinées à être cédées ou abandonnées |
| ||
Total |
|
(en millions d’euros) |
| 31.12.2024 | 31.12.2023 | |
|---|---|---|---|---|
Revenu du service d’assurance | Note 24 | |||
Charges du service d’assurance | Note 25 | ( | ( | |
Résultat du service d’assurance |
| |||
Primes allouées aux réassureurs |
| ( | ( | |
Montants reçus des réassureurs |
| |||
Résultat de réassurance |
| ( | ( | |
Résultat du service d’assurance net de réassurance |
| |||
Produits des placements |
| |||
Charges des placements |
| ( | ( | |
Plus et moins-values de cession des placements nettes de reprises de dépréciation et d’amortissement |
| |||
Variation de juste valeur des placements comptabilisés à la juste valeur par résultat |
| |||
Variation des dépréciations sur placements |
| ( | ||
Produits des placements nets de charges | Note 27 | |||
Produits ou charges financiers des contrats d’assurance |
| ( | ( | |
Produits ou charges financiers des contrats de réassurance |
| |||
Résultat financier des contrats d’assurance et réassurance | Note 28 | ( | ( | |
Total des produits de placements nets de charges et résultat financier des contrats d’assurance et de réassurance |
| |||
Autres produits et charges opérationnels courants | Note 29 | ( | ( | |
Résultat opérationnel courant |
| |||
Produits et charges opérationnels non courants | Note 31 | ( | ( | |
Résultat opérationnel |
| |||
Charges de financement | Note 32 | ( | ( | |
Quote-part dans les résultats des entreprises associées et des co-entreprises | Note 8 | |||
Impôts sur les résultats | Note 33 | ( | ( | |
Résultat net des activités poursuivies |
| |||
Résultat net des activités abandonnées ou destinées à être abandonnées |
| ( | ||
Résultat net de l’ensemble |
| |||
dont Intérêts ne conférant pas le contrôle |
| |||
Dont résultat net (part du Groupe) |
| |||
Résultat net et gains et pertes comptabilisés | 31.12.2024 | 31.12.2023 | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
Part | Part des intérêts ne conférant pas | Total | Part | Part des intérêts ne conférant pas | Total | |
Résultat de l’exercice | ||||||
Gains et pertes comptabilisés directement |
|
|
|
|
|
|
Éléments recyclables en résultat |
|
|
|
|
|
|
Produits ou charges financiers des contrats d’assurance | ( | ( | ( | ( | ( | |
Variation des écarts de conversion | ( | ( | ||||
Variation des plus et moins-values latentes brutes de correction de valeurs sur les placements financiers évalués en JVOCI recyclable | ( | |||||
Corrections de valeur sur les placements financiers évalués en JVOCI recyclable brutes | ( | ( | ||||
Réévaluation des instruments dérivés de couverture | ( | ( | ||||
Variation des impôts différés | ( | |||||
Autres variations | ( | ( | ( | ( | ||
Éléments non recyclables en résultat |
|
|
|
|
|
|
Produits ou charges financiers des contrats d’assurance | ||||||
Variation des plus et moins-values latentes sur actifs évalués à la juste valeur par capitaux propres | ||||||
Réestimation de la dette actuarielle nette sur engagements de retraite à prestations définies | ( | ( | ||||
Variation des impôts différés | ( | ( | ( | ( | ||
Autres variations | ||||||
Total des gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres | ( | ( | ||||
Résultat net et gains et pertes comptabilisés en capitaux propres | ||||||
L’état du résultat net et des gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres, partie intégrante des états financiers, comprend, au-delà du résultat de la période, la variation de la réserve des plus et moins-values latentes brutes des actifs en JVOCI recyclables et non recyclables, les produits ou charges financiers des contrats d’assurance et de réassurance, l’impôt différé correspondant ainsi que la variation de la réserve liée aux écarts de conversion et des pertes et gains actuariels des avantages postérieurs à l’emploi.
(en millions d’euros) | Capital ou fonds équivalents | Résultat | Titres subordonnés | Réserves consolidées | Réserve de réévaluation – Brute | Réserve de réévaluation – Correction de valeur | Réserves liées aux produits ou charges financiers des contrats d’assurance | Écart de conversion | Capitaux propres-part du Groupe | Part des intérêts ne conférant pas le contrôle | Total capitaux propres |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Capitaux propres au 31.12.2022 | ( | ( | |||||||||
Affectation du résultat 2022 | ( | ||||||||||
Dividendes (1) | ( | ( | ( | ( | |||||||
Variation de capital | ( | ( | ( | ||||||||
Regroupement d’entreprises | |||||||||||
Autres | |||||||||||
Incidence des opérations avec les actionnaires/sociétaires | ( | ( | ( | ( | ( | ( | |||||
Écarts de conversion | |||||||||||
Produits ou charges financiers d’assurance constatés | ( | ( | ( | ( | |||||||
Placements financiers évalués à la juste valeur | |||||||||||
Placements financiers | |||||||||||
Impôts différés | ( | ( | ( | ( | ( | ||||||
Gains et pertes actuariels | ( | ( | ( | ||||||||
Autres | ( | ( | ( | ||||||||
Résultat de l’exercice | |||||||||||
Total des produits | ( | ||||||||||
Total des mouvements | ( | ( | ( | ||||||||
Capitaux propres au 31.12.2023 | ( | ( | |||||||||
| |||||||||||
Les données présentées au titre de 2022 sont des données pro forma.
(en millions d’euros) | Capital ou fonds équivalents | Résultat | Titres subordonnés | Réserves consolidées | Réserve de réévaluation – Brute | Réserve de réévaluation – Correction de valeur | Réserves liées aux produits ou charges financiers des contrats d’assurance | Écart de conversion | Capitaux propres-part du Groupe | Part des intérêts ne conférant pas le contrôle | Total capitaux propres |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Capitaux propres au 31.12.2023 | ( | ( | |||||||||
Affectation du résultat 2023 | ( | ||||||||||
Dividendes (1) | ( | ( | ( | ( | |||||||
Variation de capital | ( | ( | ( | ||||||||
Regroupement d’entreprises | |||||||||||
Autres | ( | ( | ( | ||||||||
Incidence des opérations avec les actionnaires/sociétaires | ( | ( | ( | ( | ( | ( | |||||
Écarts de conversion | ( | ( | ( | ||||||||
Produits ou charges | ( | ( | ( | ||||||||
Placements financiers | ( | ( | |||||||||
Placements financiers | |||||||||||
Impôts différés | ( | ( | ( | ||||||||
Gains et pertes actuariels | |||||||||||
Autres | ( | ( | ( | ( | |||||||
Résultat de l’exercice | |||||||||||
Total des produits | ( | ( | ( | ||||||||
Total des mouvements | ( | ( | ( | ( | ( | ||||||
Capitaux propres au 31.12.2024 | ( | ( | |||||||||
| |||||||||||
(en millions d’euros) |
|
|---|---|
Trésorerie et équivalents de trésorerie | |
Créances sur les établissements de crédit des activités du secteur financier | |
Dettes d’exploitation envers les entreprises du secteur bancaire | ( |
Trésorerie et équivalents de trésorerie au 1er janvier 2024 | |
Trésorerie et équivalents de trésorerie | |
Créances sur les établissements de crédit des activités du secteur financier | |
Dettes d’exploitation envers les entreprises du secteur bancaire | ( |
Trésorerie et équivalents de trésorerie au 31 décembre 2024 |
Le tableau de trésorerie est présenté selon le modèle de la méthode indirecte et conformément à la présentation préconisée par l’Autorité des normes comptables dans la recommandation n° 2013-R-05 du 7 novembre 2013.
Tableau des flux de trésorerie (en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 |
|---|---|---|
Résultat opérationnel avant impôt | ||
Plus ou moins-values de cession des placements | ( | ( |
Dotations nettes aux amortissements | ||
Variation des frais d’acquisition reportés | ||
Variation des dépréciations | ( | |
Dotations nettes aux passifs techniques relatifs à des contrats d’assurance et contrats financiers | ( | |
Dotations nettes aux autres provisions | ||
Variation de la juste valeur des placements et instruments financiers comptabilisés à la juste valeur par résultat | ( | ( |
Autres éléments sans décaissement de trésorerie compris dans le résultat opérationnel | ||
Correction des éléments inclus dans le résultat opérationnel différents des flux monétaires | ( | ( |
Variation des créances et dettes d’exploitation | ||
Variation des créances et dettes d’exploitation des activités du secteur financier | ||
Variation des valeurs données ou reçues en pension | ( | |
Flux de trésorerie provenant des autres actifs et passifs | ( | |
Impôts nets décaissés | ( | ( |
Flux de trésorerie nets provenant des activités opérationnelles | ( | |
Acquisitions/cessions de filiales et co-entreprises, nettes de la trésorerie acquise/cédée | ( | |
Prises de participation/cessions dans les entreprises mises en équivalence | ( | |
Flux de trésorerie liés aux variations de périmètre | ( | |
Acquisitions nettes de placements financiers (y compris UC) et instruments dérivés | ( | |
Acquisitions nettes d’immobilier de placement | ( | ( |
Acquisitions nettes et/ou émissions de placements et instruments dérivés des autres activités | ||
Autres éléments ne correspondant pas à des flux monétaires | ( | |
Flux de trésorerie liés aux acquisitions et émissions de placement | ( | |
Acquisitions nettes d’immobilisations corporelles et incorporelles et immobilisations d’exploitation | ( | ( |
Flux de trésorerie liés aux acquisitions et cessions d’immobilisations corporelles et incorporelles | ( | ( |
Flux de trésorerie d’investissement provenant des activités destinées à être cédées ou abandonnées | ||
Flux de trésorerie nets provenant des activités d’investissement | ( | |
Droits d’adhésion | ||
Émission d’instruments de capital | ||
Remboursement d’instruments de capital | ( | |
Opération sur actions propres | ||
Dividendes payés | ( | ( |
Flux de trésorerie liés aux transactions avec les actionnaires et les sociétaires | ( | ( |
Trésorerie affectée aux dettes de financement | ||
Intérêts payés sur dettes de financement et dettes de loyers | ( | ( |
Trésorerie générée par les dettes de loyers IFRS 16 | ( | ( |
Flux de trésorerie liés au financement du Groupe | ( | ( |
Flux de trésorerie de financement provenant des activités destinées à être cédées ou abandonnées | ||
Flux de trésorerie nets provenant des activités de financement | ( | ( |
Trésorerie et équivalents de trésorerie au 1er janvier | ||
Flux de trésorerie nets provenant des activités opérationnelles | ( | |
Flux de trésorerie nets provenant des activités d’investissement | ( | |
Flux de trésorerie nets provenant des activités de financement | ( | ( |
Flux de trésorerie liés aux actifs et passifs cédés ou abandonnés | ||
Effet des variations de change sur la trésorerie | ( | |
Trésorerie et équivalents de trésorerie à la clôture |
Le 9 décembre 2024, Fitch Ratings a confirmé la note de solidité financière (« Insurer Financial Strength » – IFS) de Groupama à « A + » et la perspective à « Stable ». Cette confirmation reflète le profil d’activité très solide du Groupe ainsi que sa forte capitalisation et son effet de levier modéré.
Le 28 mai 2024, le Groupe a procédé au remboursement de ses titres subordonnés à durée indéterminée émis en mai 2014, à la première date de remboursement conformément à l’article 6 du prospectus, pour un montant de 871,1 millions d’euros.
Groupama a réalisé le 9 juillet 2024 le placement auprès d’investisseurs institutionnels de titres subordonnés à durée indéterminée pour un montant total de 600 millions d’euros, avec un coupon annuel de 6,50 %. Cette opération contribue à la gestion active du capital de Groupama en profitant des opportunités de marché.
Le conseil d’administration de Groupama Assurances Mutuelles réuni le 18 avril 2024 a élu Laurent Poupart en tant que Président du conseil d’administration de Groupama Assurances Mutuelles. Il succède à François Schmitt, qui occupait cette fonction depuis 2023.
Le 18 mai 2024, le Groupe a annoncé que l’équipe dirigeante de Groupama Assurances Mutuelles était désormais structurée autour de son Directeur général, Thierry Martel, et de quatre Directeurs généraux adjoints : Sylvain Merlus, Directeur général adjoint en charge du périmètre assurance dommages et vie France, Olivier Péqueux, Directeur général adjoint en charge du périmètre finances, actuariat, audit et risques, Catherine Granger-Ponchon, Directrice générale adjointe en charge du périmètre des activités internationales et Rémi Lorenzelli, Directeur général adjoint en charge de la direction stratégie et partenariats groupe, de la direction des ressources humaines groupe et du secrétariat général.
Groupama Gan Vie et CNP Retraite ont conclu un accord pour la commutation de la quote-part réassurée par Groupama Gan Vie dans le traité de réassurance PREFON Retraite à effet au 1er janvier 2024. Ceci s’est traduit dans les comptes du Groupe par une sortie d’actifs à hauteur de 2,7 milliards d’euros ainsi que par la sortie au bilan des engagements d’assurance correspondants.
Groupama a réalisé une nouvelle émission de Cat bond Aggregate pour protéger ses expositions climatiques en France. Son montant est en hausse de 50 % par rapport au précédent Cat bond émis par le Groupe en 2023, qui arrivait à échéance. Ce Cat bond de 150 millions d’euros est entré en vigueur le 19 juillet, pour une durée de 3 ans. Il s’agit d’une couverture de nature indemnitaire du cumul d’événements pendant une même saison annuelle de tempêtes.
Les événements de Nouvelle-Calédonie qui se sont déroulés en mai et juin 2024 ont eu un impact négatif de 95 millions d’euros avant IS sur les comptes du Groupe.
Le 14 décembre 2024, le cyclone Chido s’abattait sur le département français de Mayotte, dans l’océan Indien. Selon un premier bilan publié par la Caisse Centrale de Réassurance (CCR) le 19 décembre 2024, le coût des dommages assurés à Mayotte pourrait osciller entre 650 et 800 millions d’euros.
Cet événement représente un impact de 43 millions d’euros avant IS sur les comptes du Groupe.
Néant.
Groupama Assurances Mutuelles est une caisse de réassurance mutuelle agricole à compétence nationale,
Les principales missions de Groupama Assurances Mutuelles, organe central du réseau Groupama, réassureur unique des caisses régionales et société mère du groupe Groupama sont les suivantes :
Au titre de ses activités, la Société est régie par les dispositions du Code de commerce et du Code des assurances, et soumise au contrôle de l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR).
Les comptes combinés sont relatifs au groupe Groupama, constitué de l’ensemble des caisses locales, des caisses régionales, de Groupama Assurances Mutuelles et de ses filiales.
Les liens entre les différentes entités du Groupe sont régis :
Les comptes combinés au 31 décembre 2024 ont été arrêtés par le conseil d’administration qui s’est tenu en date du 3 avril 2025.
Pour les besoins de l’établissement des comptes combinés, les comptes de chaque entité du périmètre de combinaison sont établis, de façon homogène, conformément aux dispositions des normes comptables internationales (« International Financial Reporting Standards ») et interprétations du IFRS Interpretations Committee applicables au 31 décembre 2024 telles qu’adoptées par l’Union européenne et dont les principales modalités d’application par Groupama sont décrites ci-après.
Les filiales, co-entreprises et entreprises associées du périmètre de combinaison sont consolidées dans le périmètre conformément aux dispositions des normes IFRS 10, IFRS 11 et IAS 28.
En revanche, aucune norme IFRS ne traite spécifiquement des modalités d’agrégation des comptes des entités constituant le pôle mutualiste (caisses locales et caisses régionales). Le Groupe a donc adopté les règles de combinaison définies au titre II du livre III du Règlement n° 2020- 01 de l’Autorité des Normes Comptables relatif aux dispositions spécifiques des comptes combinés des entreprises d’assurance.
Ce choix a été fait en application des critères de jugement de l’article 10 de la norme internationale « IAS 8 » (sur la sélection et l’application des méthodes comptables en l’absence d’une norme ou d’une interprétation spécifiquement applicable) en raison des caractéristiques du pôle mutualiste de Groupama décrites ci-dessus.
Les normes et interprétations d’application obligatoire pour les exercices ouverts à compter du 1er janvier 2024 ont été appliquées pour l’établissement des comptes du Groupe au 31 décembre 2024. Leur application n’a pas eu d’effet significatif sur les comptes du Groupe au 31 décembre 2024. Les normes concernées sont les suivantes :
Le Groupe n’a pas appliqué par anticipation l’amendement à IAS 21 portant sur l’effet des variations des cours des monnaies étrangères en l’absence de convertibilité. Cet amendement ne devrait pas avoir d’impact significatif sur les comptes du Groupe.
Le Groupe n’a pas appliqué par anticipation les textes suivants publiés par l’IASB mais non encore en vigueur et en attente d’adoption par l’Union européenne :
L’évaluation de l’impact de ces textes sur les comptes du Groupe est en cours.
La préparation des états financiers du Groupe en conformité avec les IFRS exige de la part de la direction de Groupama le choix d’hypothèses et la réalisation d’estimations qui ont un impact sur le montant des actifs, des passifs, des produits et des charges ainsi que sur l’élaboration des notes annexes.
Ces estimations et hypothèses sont revues régulièrement. Elles sont basées sur l’expérience passée et sur d’autres facteurs, y compris des événements futurs dont la réalisation apparaît raisonnable dans les circonstances.
Les résultats futurs définitifs des opérations pour lesquelles des estimations étaient nécessaires peuvent s’avérer différents de celles-ci et entraîner un ajustement des états financiers.
Les jugements réalisés par la direction en application des normes IFRS concernent principalement :
Tous les montants du bilan combiné, du compte de résultat combiné, de l’état du résultat net et des gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres, du tableau de variation des capitaux propres, du tableau des flux de trésorerie et des annexes sont en millions d’euros sauf si mentionnés différemment. Ces montants sont arrondis. Des différences liées aux arrondis peuvent exister.
Une entreprise est comprise dans le périmètre de combinaison dès lors que sa combinaison, ou celle du sous-groupe dont elle est la tête, présente, seule ou avec d’autres entreprises en situation d’être combinées, un caractère significatif par rapport aux comptes combinés de l’ensemble des entreprises incluses dans le périmètre de combinaison.
Les OPCVM et les sociétés civiles immobilières sont, conformément aux dispositions des normes IFRS 10 et IAS 28, consolidés soit par intégration globale, soit par mise en équivalence. Le contrôle est examiné au cas d’espèce de chaque OPCVM. Les intérêts ne conférant pas le contrôle et relatifs aux OPCVM consolidés par intégration globale sont comptabilisés à la juste valeur et enregistrés dans un poste spécifique de dettes au passif du bilan. Les actifs financiers sous-jacents figurent dans les placements des activités d’assurance du Groupe. Les OPCVM consolidés par mise en équivalence sont comptabilisés à la juste valeur et inclus dans le poste « Placements financiers » du bilan.
L’entreprise combinante est chargée d’établir les comptes combinés. Sa désignation fait l’objet d’une convention écrite entre toutes les entreprises du périmètre de combinaison dont la cohésion ne résulte pas de lien en capital.
Les entreprises liées entre elles par un lien de combinaison sont intégrées par agrégation des comptes, selon des règles identiques à celles de l’intégration globale.
Les entités contrôlées sont consolidées par intégration globale. Ces entités sont consolidées dès qu’elles sont contrôlées. Une entité est contrôlée lorsque l’entreprise combinante détient le pouvoir sur cette entité, est exposée ou a droit à des rendements variables en raison de ses liens avec cette entité, et lorsqu’elle a la capacité d’exercer son pouvoir sur cette entité de manière à influer sur le montant des rendements qu’elle obtient.
Une entité n’est plus consolidée par intégration globale dès lors que l’entreprise combinante perd le contrôle de cette entité. L’intégration globale consiste à :
Les participations dans les entreprises associées dans lesquelles le Groupe exerce une influence notable et les participations dans les co-entreprises sont comptabilisées selon la méthode de la mise en équivalence.
Lorsque l’entreprise combinante détient, directement ou indirectement 20 % ou davantage de droits de vote dans une entité, elle est présumée avoir une influence notable, sauf démonstration contraire. Inversement, lorsque l’entreprise combinante détient directement ou indirectement moins de 20 % des droits de vote dans la société détenue, elle est présumée ne pas avoir d’influence notable, sauf à démontrer que cette influence existe.
Une co-entreprise est un partenariat dans lequel les parties qui exercent un contrôle conjoint sur l’entité ont des droits sur l’actif net de celle-ci.
L’entreprise combinante exerce un contrôle conjoint sur un partenariat lorsque les décisions concernant les activités pertinentes du partenariat requièrent le consentement unanime des parties partageant le contrôle.
La mise en équivalence consiste à substituer à la valeur comptable des titres détenus, la quote-part des capitaux propres convertis au cours de clôture, y compris le résultat de l’exercice déterminé d’après les règles de consolidation.
Lorsqu’une entité est en run-off (arrêt de la souscription d’affaires nouvelles) et que les principaux agrégats du bilan ou du compte de résultat sont non significatifs par rapport à ceux du Groupe, cette entité est déconsolidée.
Les titres de cette entité sont alors enregistrés, sur la base de leur valeur d’équivalence en instrument de capitaux propres au moment de la déconsolidation. Les variations ultérieures de valeur sont enregistrées conformément à la méthodologie définie pour ce type de titres.
La liste des entités incluses dans le périmètre de combinaison des états financiers du Groupe et les évolutions de ce périmètre sont décrites dans la note 39 de l’annexe des états financiers.
Les comptes combinés de Groupama Assurances Mutuelles sont présentés d’une façon homogène pour l’ensemble formé par les entreprises incluses dans le périmètre de combinaison, en tenant compte des caractéristiques propres à la consolidation et des objectifs d’information financière requis pour les comptes consolidés (prédominance de la substance sur la forme, élimination des écritures passées au titre des dispositions fiscales locales).
Les retraitements effectués au titre de l’homogénéité des principes sont réalisés dès lors qu’ils ont un caractère significatif.
Les postes du bilan sont convertis en euros (devise fonctionnelle et de présentation des comptes du Groupe) au cours de change officiel à la date de clôture, à l’exception des capitaux propres, hors résultat, qui sont convertis aux cours historiques. L’écart de conversion qui en résulte est porté au poste « Écarts de conversion » pour la part revenant au Groupe et à la rubrique « Intérêts ne conférant pas le contrôle » pour le solde.
Les opérations du compte de résultat sont converties au cours moyen. L’écart entre le résultat converti au taux moyen et celui converti au taux de clôture est porté au poste « Écarts de conversion » pour la part revenant au Groupe et à la rubrique « Intérêts ne conférant pas le contrôle » pour le solde.
Toutes les opérations internes au Groupe sont éliminées.
Lorsque ces opérations affectent le résultat combiné, l’élimination des profits et des pertes ainsi que des plus-values et moins-values est pratiquée à 100 %, puis répartie entre les intérêts de l’entreprise combinante et les intérêts ne conférant pas le contrôle dans l’entreprise ayant réalisé le résultat. En cas d’élimination de pertes, le Groupe s’assure que la valeur de l’élément d’actif cédé n’est pas modifiée de façon durable. L’élimination des incidences des opérations internes portant sur des actifs a pour conséquence de les ramener à leur valeur d’entrée dans le bilan combiné (coût historique consolidé).
Ainsi doivent être éliminées les opérations internes portant, notamment, sur :
Les écarts de première consolidation correspondent à la différence entre le coût d’acquisition des titres des sociétés consolidées et la part du Groupe dans les capitaux propres retraités à la date d’acquisition. Lorsqu’ils ne sont pas affectés à des éléments identifiables du bilan, les écarts d’acquisition sont enregistrés au bilan dans un poste spécifique d’actif comme une immobilisation incorporelle.
L’écart d’acquisition résiduel ou goodwill résulte du prix payé au-delà de la quote-part du Groupe dans la juste valeur des actifs et passifs identifiables de l’entreprise acquise à la date d’acquisition, réévalué de la quote-part d’éventuels actifs incorporels identifiés dans le cadre de la comptabilité d’acquisition selon la norme IFRS 3 révisée (juste valeur des actifs et des passifs acquis). Le prix payé intègre la meilleure estimation possible des compléments de prix (earn-out, différé de paiements…).
Le solde résiduel correspond donc à l’évaluation de la part de résultat attendu sur la production future. Cette performance attendue, qui se traduit dans la valeur de la production future, résulte de la combinaison d’éléments incorporels non directement mesurables. Ces éléments se matérialisent dans les multiples ou dans les projections de résultat futur qui ont servi de référence à la base de la valorisation et du prix payé lors de l’acquisition et conduisent à la détermination de l’écart d’acquisition mentionné précédemment.
Les ajustements des compléments de prix futurs sont comptabilisés, pour les regroupements antérieurs au 1er janvier 2010, comme un ajustement du coût d’acquisition, et en résultat pour les regroupements réalisés à compter du 1er janvier 2010.
Pour les regroupements réalisés à compter du 1er janvier 2010, les coûts directement attribuables à l’acquisition sont enregistrés en charges lorsqu’ils sont encourus.
Les intérêts ne conférant pas le contrôle sont évalués, selon un choix effectué à chaque acquisition, soit à leur juste valeur, soit pour leur quote-part dans les actifs nets identifiables de la société acquise.
L’acquisition ultérieure d’intérêts ne conférant pas le contrôle ne donne pas lieu à la constatation d’un goodwill complémentaire.
Les opérations d’acquisition et de cession d’intérêts ne conférant pas le contrôle dans une société contrôlée qui n’ont pas d’incidence sur le contrôle exercé sont enregistrées dans les capitaux propres du Groupe.
L’écart d’acquisition est affecté aux unités génératrices de trésorerie (UGT) de l’acquéreur et/ou de l’acquise dont on s’attend à ce qu’elles tirent avantage du regroupement. Une UGT est définie comme le plus petit groupe d’actifs produisant des flux de trésorerie indépendamment d’autres éléments d’actif ou groupes d’éléments d’actif. En cas d’unité de management, d’outils de gestion, de zone géographique ou de grande branche d’activité, une UGT est constituée par le regroupement d’entités homogènes.
L’écart d’acquisition résultant de l’acquisition d’une entité étrangère hors zone euro est enregistré dans la devise locale de l’entité acquise et converti en euros au taux de clôture. Les variations de change ultérieures sont enregistrées en réserves de conversion.
Pour les entités acquises au cours de l’exercice, le Groupe dispose d’un délai de douze mois à partir de la date d’acquisition pour attribuer aux actifs et passifs acquis leur valeur définitive.
Dans le cadre d’un regroupement d’entreprises réalisé par étapes, la participation antérieurement acquise à la prise de contrôle est réévaluée à la juste valeur et l’ajustement en résultant comptabilisé par résultat.
La juste valeur diminuée des coûts de la vente est approchée de la façon suivante selon les préconisations de la norme IAS 36 (§ 25 à 27) :
La valeur d’utilité correspond à la valeur actuelle attendue des flux de trésorerie futurs devant être générés par l’unité génératrice de trésorerie.
Les écarts d’acquisition, constatés lors du premier regroupement d’entreprise, dont le montant est de faible valeur ou générant des coûts de travaux d’évaluation disproportionnés par rapport à leur valeur, sont immédiatement constatés en charge de la période.
Une dépréciation d’un écart d’acquisition comptabilisée lors d’un exercice ne peut être reprise ultérieurement.
Si la part d’intérêt de l’acquéreur dans la juste valeur nette des actifs, passifs et passifs éventuels identifiables excède le coût d’acquisition des titres de l’entreprise, il est procédé à une réestimation de l’identification et de l’évaluation des actifs, passifs et passifs éventuels et de l’évaluation du coût du regroupement. Si, après cette réévaluation, la quote-part d’intérêts acquise demeure supérieure au coût d’acquisition, cet excédent est comptabilisé immédiatement en résultat.
Les autres immobilisations incorporelles sont des actifs identifiables, contrôlés par l’entité du fait d’événements passés et à partir desquels on s’attend à ce que des avantages économiques futurs bénéficient à l’entité.
Elles comprennent principalement les valeurs de portefeuille de contrats d’assurance non-vie, les valeurs de la relation clients, les valeurs de réseaux et de marque constatées lors de regroupements d’entreprises, ainsi que les logiciels acquis et créés.
Les actifs incorporels amortissables d’assurance (qui regroupent notamment la valeur des portefeuilles de contrats d’assurance non-vie, la valeur de la relation clients et la valeur des réseaux) sont amortis au rythme de dégagement des marges sur la durée de vie des portefeuilles de contrats. Un test de recouvrabilité est réalisé chaque année en fonction de l’expérience et de l’évolution anticipée des principales hypothèses et peut, le cas échéant, donner lieu à une dépréciation.
Les logiciels acquis et créés ont une durée de vie finie et sont amortis en règle générale linéairement sur cette durée de vie.
Les autres immobilisations incorporelles qui n’ont pas de durée de vie finie ne sont pas amorties mais font l’objet d’un test systématique de dépréciation.
Les frais d’établissement ne sont pas immobilisés mais comptabilisés en charges.
Les placements des activités d’assurance (y compris les placements en représentation des contrats en UC dont le risque financier est supporté par les assurés) et les placements des autres activités incluent l’immobilier de placement, l’immobilier d’exploitation, les placements financiers et les instruments dérivés actifs.
L’évaluation des placements ainsi que leur dépréciation éventuelle sont établies conformément aux normes IFRS, selon la classification des placements.
Le Groupe a choisi de comptabiliser les immeubles de placement selon la méthode du coût, sauf cas particulier des immeubles détenus dans des placements en représentation de contrats libellés en unités de compte qui sont enregistrés sur option en juste valeur par résultat.
Les terrains et immeubles figurent au bilan à leur coût d’acquisition.
Le coût d’acquisition de l’immeuble fait suite, soit à une acquisition pure et simple, soit à l’acquisition d’une société consolidée propriétaire d’un immeuble. Dans ce dernier cas, le coût de l’immeuble est égal à la juste valeur à la date d’acquisition de la société propriétaire.
Le coût d’acquisition de l’immeuble inclut les coûts de transaction significatifs directement attribuables à la transaction.
Lorsqu’un bien immobilier comprend une partie détenue pour en retirer des loyers et une autre partie utilisée dans le cadre de la production ou à des fins administratives, le bien est un immeuble de placement uniquement si cette dernière n’est pas significative. Lors de la comptabilisation initiale, les immeubles sont répartis par composants.
Dans la méthode du coût, les immeubles de placement sont comptabilisés à leur coût d’acquisition diminué des amortissements cumulés et corrigé des éventuelles provisions pour dépréciation.
Les composants des immeubles sont amortis sur leur durée estimée d’utilisation.
La valeur résiduelle du composant gros œuvre n’étant pas mesurable de façon suffisamment fiable, notamment compte tenu d’incertitudes sur l’horizon de détention, l’amortissement de ce composant est donc déterminé sur la base du coût d’acquisition.
Les produits locatifs sont enregistrés selon la méthode linéaire sur la durée du contrat de location.
La juste valeur des placements immobiliers est déterminée sur la base d’une expertise au plus quinquennale révisée annuellement par un expert indépendant.
Les dépenses ultérieures doivent être ajoutées à la valeur comptable de l’immeuble :
Le Groupe détermine à chaque date de clôture de ses comptes s’il y a des indications de perte de valeur potentielle sur les immeubles comptabilisés au coût. Si tel est le cas, la valeur recouvrable de l’immeuble est calculée comme étant la valeur la plus élevée entre sa juste valeur diminuée des coûts de vente et sa valeur d’utilité. Si la valeur recouvrable est inférieure à la valeur nette comptable, le Groupe comptabilise une perte de valeur en résultat pour la différence entre les deux valeurs et la valeur nette comptable est ajustée pour ne refléter que la valeur recouvrable.
Lorsque la valeur de l’immeuble s’améliore ultérieurement, la provision pour dépréciation est reprise par résultat.
Les plus ou moins-values de cession des placements immobiliers sont comptabilisées au compte de résultat à la date de leur réalisation et représentent la différence entre le prix de vente net et la valeur nette comptable de l’actif.
Sont notamment considérés comme des placements financiers, les actions et autres titres à revenu variable, les obligations et autres titres à revenu fixe, les parts d’OPCVM, et les prêts et dépôts. Ces actifs sont détenus soit directement, soit par l’intermédiaire d’OPCVM consolidés par intégration globale.
La classification des actifs financiers reflète le modèle appliqué à leur évaluation ultérieure dans le bilan combiné et la comptabilisation des plus ou moins-values latentes et réalisées les concernant.
La classification des actifs financiers est déterminée lors de leur comptabilisation initiale et ne peut pas être modifiée ultérieurement, à l’exception des rares cas d’un changement de modèle économique s’appliquant à ces actifs financiers.
Les actifs financiers sont classés dans les trois catégories d’évaluation suivantes, sur la base du modèle économique dans lequel ils sont détenus et des caractéristiques de leurs flux de trésorerie contractuels :
La norme IFRS 9 permet par ailleurs de choisir de manière irrévocable lors de la comptabilisation initiale les options de classification suivantes :
Le Groupe comptabilise ses actifs financiers lorsqu’il devient partie aux dispositions contractuelles de ces actifs.
Les actifs financiers sont initialement comptabilisés à leur juste valeur majorée, dans le cas d’un actif qui n’est pas à la juste valeur par le biais du compte de résultat, des coûts de transaction directement imputables à l’acquisition. Cependant, les coûts de transaction ne sont pas inclus dans le coût d’acquisition des actifs financiers dès lors qu’ils ne sont pas significatifs.
La juste valeur des actifs financiers est le montant pour lequel un actif pourrait être échangé entre parties bien informées, consentantes et agissant dans des conditions de concurrence normale.
La juste valeur d’un instrument financier correspond à son cours coté sur un marché actif. Lorsque le marché de cet instrument financier n’est pas actif, sa juste valeur est mesurée par des techniques de valorisation utilisant des données de marché observables lorsque celles-ci sont disponibles ou, lorsque celles-ci ne sont pas disponibles, en ayant recours à des hypothèses qui impliquent une part de jugement.
Conformément à l’amendement d’IFRS 7 publié par l’IASB en mars 2009 et à la norme IFRS 13, les instruments financiers actifs et passifs évalués à la juste valeur sont classés selon une hiérarchie en trois niveaux. Ceux-ci dépendent de l’utilisation ou non d’un modèle d’évaluation et des sources de données utilisées pour alimenter les modèles d’évaluation :
Les techniques de valorisation comprennent l’utilisation de transactions récentes dans des conditions de concurrence normale entre parties informées et consentantes, si elles sont disponibles, la référence à la juste valeur actuelle d’un autre instrument identique en substance, l’analyse des flux de trésorerie actualisés et les modèles de valorisation des options.
Les actifs financiers sont décomptabilisés lorsque les droits contractuels sur les flux de trésorerie qui leur sont liés arrivent à expiration ou qu’ils sont transférés ou considérés comme tel à un ou plusieurs bénéficiaires et que la quasi-totalité des risques et avantages liés à cet actif financier est transférée.
Les plus ou moins-values de cession des placements financiers sont déterminées suivant la méthode FIFO.
Les mises en pension de titres correspondent à des cessions d’actifs financiers à une contrepartie, assorties d’un engagement simultané de rachat de ces actifs financiers à une date et à un prix convenus. Ces actifs financiers ne sont pas décomptabilisés dans la mesure où le Groupe conserve la quasi-totalité des risques et avantages qui leur sont attachés et sont donc maintenus à l’actif du bilan. La contrepartie de la trésorerie reçue au titre des cessions est enregistrée au poste « Autres dettes » au bilan.
Une dépréciation s’applique aux instruments de dette, prêts et créances comptabilisés au coût amorti ou à la juste valeur par OCI. Elle reflète les pertes de crédit attendues sur ces actifs financiers.
Le montant de dépréciation d’un instrument financier dépend de son stade de dépréciation.
Le stade 1 s’applique aux actifs financiers dès leur date d’acquisition initiale et correspond aux instruments dont le risque de crédit n’a pas augmenté de manière significative depuis leur comptabilisation initiale. Les instruments financiers dont le risque de crédit est faible à l’arrêté sont par ailleurs présumés n’avoir pas vu leur risque de crédit augmenter de façon significative.
Le stade 2 concerne les actifs financiers dont le risque de crédit a augmenté de manière significative depuis leur comptabilisation initiale.
Le stade 3 concerne les actifs financiers pour lesquels un ou plusieurs événements de crédit sont survenus depuis la comptabilisation initiale.
Le risque de crédit d’un instrument financier est considéré comme faible si l’instrument financier comporte un risque de défaillance faible et si l’emprunteur a une solide capacité à remplir ses obligations contractuelles à court terme et que cette capacité ne sera pas nécessairement diminuée par des changements défavorables dans les conditions économiques et commerciales à plus long terme, même si elle peut l’être.
La dépréciation constatée pour les instruments financiers en stade 1 correspond au montant des pertes de crédit attendues sur les 12 mois suivant la date de clôture.
Lorsqu’un actif financier passe en stade 2, la perte de crédit attendue est alors évaluée sur sa durée de vie. La perte de crédit attendue d’un actif financier en stade 3 est évaluée sur sa durée de vie.
Une dépréciation pour pertes attendues est constatée dès l’acquisition de l’instrument financier. Elle est fonction d’une probabilité de défaut et d’une perte attendue en cas de défaut (nette de tout recouvrement). L’estimation de ces paramètres repose sur des scénarios macro-économiques multiples et pondérées par occurrence.
La dépréciation ainsi estimée est comptabilisée en résultat de la période. Elle est réévaluée à chaque arrêté pour tenir compte de l’évolution du risque de crédit. Les dotations et reprises constatées au titre des pertes de crédit attendues sont comptabilisées en résultat en contrepartie :
Les instruments dérivés sont des actifs ou des passifs financiers classés par défaut en instruments dérivés détenus à des fins de transaction, à moins d’être qualifiés d’instruments dérivés de couverture. Ils sont enregistrés au bilan à leur juste valeur tant en date d’origine qu’à l’occasion de leur revalorisation ultérieure. Les variations de la juste valeur sont enregistrées en compte de résultat à l’exception des dérivés désignés comme des instruments de couverture.
Il existe trois types de relations de couverture :
L’utilisation de la comptabilité de couverture est soumise à des obligations de documentation dès la mise en place de la relation de couverture. Cette documentation décrit notamment la nature du risque couvert, la relation économique entre l’élément couvert et l’instrument de couverture (démontrant en particulier la compensation attendue entre les variations de valeur de l’élément couvert et de l’instrument de couverture) et indique la manière dont l’efficacité de la relation de couverture sera évaluée.
Lorsque l’instrument de couverture couvre un instrument de capitaux propres évalué à la juste valeur par OCI, il est réévalué à sa juste valeur par le biais des autres éléments du résultat global, sans recyclage en résultat.
Dans les autres cas de couverture de juste valeur, les variations de juste valeur de l’instrument de couverture, ainsi que les variations de juste valeur de la composante de risque couverte des actifs et passifs sont enregistrées en résultat.
La comptabilité de couverture de flux de trésorerie consiste à enregistrer la part efficace des variations de juste valeur de l’instrument de couverture en capitaux propres. La part inefficace est immédiatement comptabilisée en résultat. Les montants différés en capitaux propres sont rapportés en résultat lorsque les flux de trésorerie couverts affectent le résultat. Si le gain ou la perte cumulé sur l’instrument de couverture est supérieur à la variation de la juste valeur de l’élément couvert, l’inefficacité correspondante est comptabilisée en résultat. Si le gain ou la perte cumulé sur l’instrument de couverture est inférieur à la variation de la juste valeur de l’élément couvert, aucune inefficacité n’est comptabilisée.
La comptabilité de couverture d’un investissement net en devises est identique à celle d’une couverture de flux de trésorerie. Les gains et pertes accumulés en capitaux propres sont enregistrés en résultat lors de la cession ou de la perte de contrôle de la filiale étrangère.
Un dérivé incorporé est une composante d’un contrat hybride qui répond à la définition d’un produit dérivé.
Un dérivé incorporé dans un instrument hybride n’est pas séparé dans la mesure où le contrat hôte est un actif financier dans le champ d’application d’IFRS 9. En revanche, lorsque le contrat hôte est un passif financier entrant dans le champ d’application d’IFRS 9, le dérivé incorporé est séparé du contrat hôte et est comptabilisé en tant que dérivé lorsque les trois conditions suivantes sont remplies :
Lorsque l’une de ces conditions n’est pas remplie, la séparation n’est pas effectuée.
Les participations dans les entreprises associées et les co-entreprises sont consolidées selon la méthode de la mise en équivalence. Lors de l’acquisition, la participation est comptabilisée au coût d’acquisition et sa valeur nette comptable est par la suite augmentée ou diminuée pour prendre en compte notamment les bénéfices ou les pertes ainsi que la variation de juste valeur des actifs financiers au prorata de la participation de l’investisseur.
Un actif non courant (ou un groupe destiné à être cédé) est considéré comme détenu en vue de la vente si sa valeur comptable est principalement recouvrée par le biais d’une transaction de vente plutôt que par l’utilisation continue. Pour que tel soit le cas, l’actif (ou le groupe destiné à être cédé) doit être disponible en vue de la vente immédiate dans son état actuel et sa vente doit être hautement probable (dans les 12 mois).
Les actifs non courants (ou un groupe destiné à être cédé) classés comme détenus en vue de la vente sont évalués à la valeur la plus faible entre la valeur nette comptable et la juste valeur diminuée des coûts de cession. En cas de moins-value latente, une dépréciation est enregistrée en résultat. Par ailleurs, les actifs non courants cessent d’être amortis à compter de leur reclassement en actifs détenus en vue de la vente.
Est considérée comme une activité abandonnée toute composante dont l’entité s’est séparée ou qui est classée comme détenue en vue de la vente et qui se trouve dans l’une des situations suivantes :
Sont présentés sur une ligne particulière du compte de résultat :
Le Groupe a choisi d’évaluer les immeubles d’exploitation détenus en direct selon la méthode du coût. Ces derniers sont présentés sur une ligne distincte des immeubles de placement à l’actif. Leur méthode de comptabilisation et d’évaluation est identique à celle qui a été exposée pour les immeubles de placement évalués au coût.
Les actifs liés au droit d’utilisation des immeubles d’exploitation loués sont initialement comptabilisés à leur coût composé du montant initial de la dette de loyers, des paiements d’avance faits au bailleur nets le cas échéant des avantages reçus du bailleur, des coûts directs initiaux encourus par le preneur pour la conclusion du contrat et des coûts estimés de démantèlement ou de remise en état du bien loué.
Le droit d’utilisation est amorti linéairement sur la durée du contrat de location.
La durée du contrat de location correspond à la période non résiliable de chaque contrat à laquelle doivent être ajoutées les périodes couvertes par les options de renouvellement du contrat dont l’exercice est raisonnablement certain et les options de résiliation que le preneur est raisonnablement certain de ne pas exercer. L’estimation de cette durée de location prend en compte la durée d’utilité des agencements significatifs entrepris et indissociables du bien loué.
Le Groupe a choisi d’appliquer le traitement optionnel prévu par la norme IFRS 16 pour les contrats de location d’une durée inférieure à 12 mois et pour les contrats de location portant sur des actifs de faible valeur en comptabilisant directement les loyers de ces derniers en charges au compte de résultat.
Les immobilisations corporelles détenues en direct autres que les immeubles d’exploitation sont initialement comptabilisées à leur coût d’acquisition, composé du prix d’achat, des droits de douane, des remises et rabais, des frais directs nécessaires à la mise en marche et des escomptes de règlement.
Les méthodes d’amortissement reflètent le mode de consommation économique.
Un test de dépréciation est réalisé dès qu’il existe un indice de perte de valeur. La perte de valeur est réversible et correspond à l’excédent de la valeur comptable sur la valeur recouvrable, qui est le montant le plus élevé entre la juste valeur nette des coûts de sortie et la valeur d’utilité.
La méthode de comptabilisation et d’évaluation des droits d’utilisation des autres immobilisations corporelles détenus par le preneur dans le cadre d’un contrat de location est identique à celle qui a été exposée pour les droits d’utilisation des immeubles d’exploitation.
Sont inclus dans les autres passifs les intérêts ne conférant pas le contrôle relatifs aux OPCVM consolidés par intégration globale. En effet, en application de la norme IAS 32, un instrument financier qui confère à son porteur le droit de le restituer à l’émetteur contre de la trésorerie est un passif financier. La variation de cette dette est comptabilisée en contrepartie du compte de résultat.
La trésorerie correspond aux espèces disponibles.
Les équivalents de trésorerie sont des placements liquides à court terme, facilement convertibles en un montant connu de trésorerie et soumis à un risque négligeable de changement de valeur.
La réserve de réévaluation comprend notamment :
Les titres subordonnés à durée indéterminée (TSDI) dont les caractéristiques répondent à la définition d’un instrument de capitaux propres sont en application de la norme IAS 32 comptabilisés en capitaux propres. La rémunération de ces titres se traite comme un dividende qui est prélevé sur les fonds propres.
Les autres réserves sont composées des éléments suivants :
Les écarts de conversion résultent du mécanisme de la consolidation du fait de la conversion des états financiers individuels de filiales étrangères établis dans une devise autre que l’euro.
Les intérêts ne conférant pas le contrôle comprennent la quote-part dans l’actif net et dans les résultats nets d’une société du Groupe consolidée par intégration globale. Cette quote-part correspond aux intérêts qui ne sont détenus par la société mère ni directement ni indirectement par l’intermédiaire de filiales (concernant les intérêts ne conférant pas le contrôle relatifs aux OPCVM consolidés, se reporter au paragraphe 3.7).
Les provisions pour risques et charges sont des passifs dont l’échéance ou le montant est incertain. Une provision doit être comptabilisée si les trois conditions suivantes sont remplies :
Lorsque l’effet de la valeur temps de l’argent est significatif, le montant de la provision doit être égal à la valeur actuelle des dépenses attendues que l’entreprise estime nécessaire pour éteindre l’obligation.
Les sociétés du Groupe disposent de différents régimes de retraite. Les régimes sont généralement financés par des cotisations versées à des compagnies d’assurance ou à d’autres fonds administrés et évalués sur la base de calculs actuariels périodiques. Le Groupe dispose de régimes à prestations définies et de régimes à cotisations définies. Un régime à cotisations définies est un régime de retraite en vertu duquel le Groupe verse des cotisations fixes à une entité indépendante. Dans ce cas, le Groupe n’est tenu par aucune obligation légale ou implicite le contraignant à abonder le régime dans le cas où les actifs ne suffiraient pas à payer, à l’ensemble des salariés, les prestations dues au titre des services rendus durant l’exercice en cours et les exercices précédents. Les régimes de retraite qui ne sont pas des régimes à cotisations définies sont des régimes à prestations définies. Tel est le cas, par exemple, d’un régime qui définit le montant de la prestation de retraite qui sera perçue par un salarié lors de sa retraite en fonction, en général, d’un ou de plusieurs facteurs, tels que l’âge, l’ancienneté et le salaire. Le passif inscrit au bilan au titre des régimes de retraite et assimilés à prestations définies correspond à la valeur actualisée de l’obligation liée aux régimes à prestations définies à la clôture, déduction faite de la juste valeur des actifs des régimes à la clôture.
Les gains et pertes actuariels, découlant d’ajustements liés à l’expérience et de modifications des hypothèses actuarielles, sont comptabilisés directement en capitaux propres.
Les coûts des services passés sont immédiatement comptabilisés en résultat, que les droits soient définitivement acquis ou non dans le cas d’un changement du régime de retraite.
S’agissant des régimes à cotisations définies, le Groupe verse des cotisations à des régimes d’assurance retraite et n’est tenu par aucun autre engagement de paiement. Les cotisations sont comptabilisées dans les charges liées aux avantages du personnel lorsqu’elles sont exigibles. Les cotisations payées d’avance sont comptabilisées à l’actif dans la mesure où ce paiement d’avance aboutit à une diminution des paiements futurs ou à un remboursement en trésorerie.
Les dettes de financement comprennent les passifs subordonnés, les dettes de financement représentées par des titres et les dettes de financement envers les entreprises du secteur bancaire.
Les dettes de financement sont comptabilisées lorsque le Groupe devient partie aux dispositions contractuelles de ces dettes. Le montant des dettes de financement est alors égal à leur juste valeur, ajustée le cas échéant, des coûts de transaction directement imputables à l’acquisition ou l’émission de ces dettes.
Ultérieurement, les dettes de financement sont évaluées au coût amorti en utilisant la méthode du taux d’intérêt effectif.
Les dettes de financement sont décomptabilisées lorsque l’obligation précisée au contrat est éteinte, annulée ou arrive à expiration.
Il existe deux catégories de contrats émis par les sociétés d’assurance du Groupe :
Dans le bilan combiné, les contrats d’assurance et les contrats financiers avec éléments de participation discrétionnaire émis et les contrats de réassurance détenus sont agrégés par portefeuille et présentés séparément, en fonction de leurs soldes à la date de clôture, conduisant aux quatre catégories suivantes :
La norme IFRS 17 s’applique à ces contrats comme détaillé dans les paragraphes 3.12.1.(a) à 3.12.1.(m) ci-après.
Les créances (dont les flux de primes à recevoir d’intermédiaires) et les dettes relatives aux contrats d’assurance et de réassurance sont prises en compte dans la présentation au bilan de la valeur comptable des portefeuilles d’assurance et de réassurance.
Le Groupe exerce des jugements et estimations significatifs dans l’application de la norme IFRS 17. Les jugements qui ont les effets les plus significatifs sur les montants comptabilisés concernent la classification des contrats, leur niveau d’agrégation et leur évaluation.
Les jugements significatifs portent notamment sur les données utilisées, les hypothèses pour projeter les flux de trésorerie futurs et refléter les incertitudes sous-jacentes à la date de clôture, ainsi que les techniques d’estimation utilisées pour évaluer les contrats d’assurance. En dehors des hypothèses de marché, les autres hypothèses sont fondées sur la dernière « meilleure estimation » (« best estimate ») disponible (à partir de données historiques et de jugements d’experts) et incluent les informations suivantes : ratio de sinistralité, meilleure estimation des prévisions de chute, comportement des assurés (la dynamique de chute, le choix de rentes à taux garanti), et décisions de gestion (par exemple la politique de versement de participation discrétionnaire).
En assurance non-vie (Assurance de dommages aux biens et responsabilité, Santé et Prévoyance), les techniques d’estimation utilisées pour évaluer les contrats d’assurance reposent sur différents modèles de projections actuarielles reflétant les caractéristiques clés des portefeuilles (en matière de risque, politique de souscription et de sinistres) ainsi que la qualité, la pertinence et la cohérence au fil du temps des données statistiques disponibles.
En Épargne et Retraite, les techniques d’estimation utilisées pour évaluer les contrats d’assurance reposent sur les projections des composantes clés des états financiers statutaires (revenus et charges relatifs aux assurés, obligations participatives et placements en représentation de ces engagements). Les principales hypothèses pouvant engendrer des changements significatifs dans l’estimation des flux de trésorerie futurs de ces contrats portent sur le comportement des assurés (du fait des résiliations et des rachats), les décisions de gestion concernant les pourcentages de participation et les taux crédités, ainsi que les frais généraux.
De façon plus spécifique, les hypothèses effectuées en matière de taux d’actualisation, de niveau de confiance pour l’ajustement pour risque au titre du risque non financier et de profil de reconnaissance de la marge sur services contractuels des contrats participatifs directs sont expliquées dans les paragraphes suivants.
Un contrat d’assurance est un contrat selon lequel une partie, l’assureur, accepte un risque d’assurance significatif d’une autre partie, le titulaire de la police, en convenant d’indemniser celui-ci si un événement futur incertain spécifié, l’événement assuré, affecte de façon défavorable le titulaire de la police. Un risque d’assurance est un risque, autre que le risque financier, transféré du titulaire d’un contrat à l’émetteur. Ce risque est significatif dès lors qu’un événement assuré peut obliger un assureur à payer des prestations complémentaires significatives quel que soit le scénario, à l’exception des scénarios qui manquent de substance commerciale. Tous les droits et obligations substantiels (y compris ceux découlant de dispositions légales ou réglementaires) du contrat sont pris en considération lors de l’éventuel transfert d’un risque d’assurance significatif. En substance, les services prévus au contrat d’assurance qui sont fournis à l’assuré incluent la couverture d’assurance et, le cas échéant, un service de rendement d’investissement, correspondant à la génération d’un rendement d’investissement pour l’assuré ayant souscrit un contrat d’assurance sans élément de participation directe, et un service lié à l’investissement, correspondant à la gestion des éléments sous-jacents au nom de l’assuré ayant souscrit un contrat d’assurance avec éléments de participation directe.
Un contrat d’assurance peut être qualifié de contrat à participation directe s’il remplit les conditions suivantes de la norme :
En plus du transfert d’un risque d’assurance significatif à l’émetteur, un contrat d’assurance participatif direct repose substantiellement sur la fourniture d’un service lié à l’investissement par lequel une entité promet un rendement sur des éléments sous-jacents (le lien doit être exécutoire), ainsi qu’une participation contractuellement spécifiée. La nature des éléments sous-jacents dépend principalement de la réglementation locale et des caractéristiques des produits. Elle peut découler de dispositions contractuelles, légales, réglementaires ou de pratiques commerciales de l’entité.
Un contrat d’assurance sans éléments de participation directe est un contrat d’assurance qui n’est pas un contrat d’assurance avec éléments de participation directe, à savoir :
Les contrats financiers avec participation discrétionnaire appartiennent au périmètre couvert par la norme IFRS 17 s’ils sont établis par une entité établissant également des contrats d’assurance. Ils sont définis par la norme IFRS 17 comme un instrument financier qui confère à un investisseur donné le droit contractuel de recevoir, en supplément d’une somme qui n’est pas à la discrétion de l’émetteur, des sommes additionnelles qui réunissent les caractéristiques suivantes :
Dans la mesure où la forme légale des contrats est présumée refléter correctement leur substance économique, un contrat d’assurance ne devrait en principe pas être séparé en plusieurs composantes. Toutefois, un contrat d’assurance peut comporter plusieurs composantes non assurantielles qui, sous certaines conditions, doivent être évaluées séparément du contrat hôte. Il s’agit :
L’étude de l’existence ou non d’une composante dans un contrat d’assurance et l’analyse de son caractère distinct ou non distinct sont réalisées au moment de la première comptabilisation du contrat. Après avoir effectué cette séparation, IFRS 17 est appliqué à toutes les composantes restantes du contrat d’assurance hôte. Toutes ces composantes restantes, y compris les dérivés incorporés et les composantes d’investissement qui n’ont pas été séparées du contrat hôte, sont considérées en substance comme un seul contrat d’assurance.
Le niveau d’agrégation est à la base de l’évaluation des contrats et de la mesure de leur profitabilité.
Les portefeuilles de contrats d’assurance sont dans un premier temps identifiés, chacun d’eux ne comprenant que des contrats gérés ensemble et soumis à des risques similaires :
Les portefeuilles de contrats qui ne sont pas des contrats participatifs sont ensuite divisés en cohorte annuelle, la norme IFRS 17 interdisant d’inclure dans un même groupe des contrats émis à plus d’un an d’intervalle. En ce qui concerne les portefeuilles de contrats participatifs, Groupama a opté pour l’exemption offerte dans la norme IFRS 17 adoptée par l’Union européenne de ne pas appliquer l’exigence de cohortes annuelles aux portefeuilles de contrats participatifs qui reposent sur une mutualisation intergénérationnelle.
Les portefeuilles de contrats ainsi obtenus sont ensuite distingués par leur caractère de profitabilité, avec notamment des groupes séparés pour les contrats onéreux au moment de leur comptabilisation initiale.
Un groupe de contrats d’assurance ne doit pas être reconsidéré après sa comptabilisation initiale.
Les groupes de contrats d’assurance émis sont comptabilisés à compter de la première des dates suivantes :
L’entité doit associer chaque groupe de contrats à un modèle d’évaluation.
Ces modèles sont :
La classification des contrats par modèle d’évaluation présentée ci-après est faite uniquement à la comptabilisation initiale, en s’appuyant sur les termes contractuels et l’environnement économique à cette date et ne peut être revue ultérieurement sauf dans le cas d’une modification contractuelle.
Les contrats d’assurance sont évalués, par défaut, selon un modèle général, dénommé « Building Block Approach » (« BBA ») reposant sur une approche par bloc comprenant :
Au sein du Groupe, la BBA s’applique principalement aux contrats de prévoyance et aux contrats de réassurance acceptée à déroulement long (dont la réassurance de contrats d’épargne avec éléments de participation directe).
Le Groupe a adopté une approche pour l’année à date (« Year to date »), qui consiste à changer le traitement des estimations comptables effectuées dans ses précédents états financiers intermédiaires (c’est-à -dire au 30 juin).
Estimation des flux de trésorerie futurs
Une fois qu’un contrat dans le champ d’application de la norme IFRS 17 remplit les critères de reconnaissance du contrat, il convient de déterminer la « frontière du contrat » (ou le périmètre du contrat), qui comprend tous les flux de trésorerie du contrat existant qui doivent être projetés et inclus dans l’évaluation des passifs (et des actifs le cas échéant) correspondants (essentiellement les flux de primes, de prestations et de frais attribuables à l’exécution des contrats d’assurance).
Les flux de trésorerie futurs sont compris dans la frontière d’un contrat existant jusqu’à la date à laquelle Groupama ne peut plus exiger du titulaire du contrat d’assurance le paiement de la prime ou n’a plus l’obligation de lui fournir des services (i.e. possibilité pratique de réviser le tarif ou les garanties). Au-delà de cette frontière, les flux de trésorerie futurs appartiennent à un contrat futur et ne doivent pas être pris en compte dans l’évaluation des passifs.
Les estimations des flux de trésorerie futurs intègrent toutes les informations raisonnables et justifiables disponibles sur le montant, l’échéancier et l’incertitude des flux de trésorerie futurs. Groupama doit estimer la valeur attendue (c’est-à -dire la moyenne pondérée par les probabilités) de l’ensemble des résultats possibles.
Les frais attribuables sont constitués de frais directement rattachables à des groupes de contrats particuliers (comme les commissions, certains frais de gestion de sinistres ou les coûts relatifs aux activités d’investissements réalisés au bénéfice des assurés), ainsi que de frais qui ne sont pas directement affectables à un groupe de contrats particulier mais qui, comme les frais généraux fixes et variables, sont alloués aux groupes de contrats suivant des méthodes systématiques et rationnelles appliquées uniformément à tous les coûts ayant des caractéristiques similaires.
L’écart entre les frais attribuables attendus et ceux observés (à l’exception des frais d’acquisition) alimentent les écarts d’expérience.
Les frais non rattachables aux contrats ne sont pas inclus dans les projections de flux futurs et sont donc comptabilisés en résultat.
Marge sur services contractuels (« CSM »)
La marge sur services contractuels d’un groupe de contrats d’assurance correspond au profit non acquis que l’entité comptabilisera en résultat à mesure qu’elle fournira les services aux assurés. À l’origine, la CSM est le montant qui compense les FCF, moins la décomptabilisation des flux de trésorerie liés aux frais d’acquisition. En d’autres termes, elle correspond à la valeur des droits de Groupama qui excède la valeur de ses obligations résultant du contrat d’assurance. La CSM ne peut pas être négative. Par conséquent, si les flux de trésorerie attendus sortants excèdent les flux de trésorerie attendus entrants, le groupe de contrats est déficitaire et la perte, qui correspond à un flux de trésorerie attendu sortant net, est immédiatement constatée en résultat. Cette composante de perte est suivie extra-comptablement jusqu’à la décomptabilisation du contrat ou jusqu’à ce que le contrat redevienne profitable.
À la fin de chaque période ultérieure, Groupama réévalue le passif au titre de la couverture restante (« LRC ») qui comprend les FCF liés aux services futurs et la CSM (ou la composante de perte) du groupe de contrats. La CSM est ainsi ajustée des variations de flux de trésorerie futurs générées par les changements dans les hypothèses techniques (mortalité, morbidité, longévité, rachats, frais, versements futurs…). Dans le cas où le montant négatif lié aux changements de flux de trésorerie est supérieur au montant de marge restante, l’excédent négatif est immédiatement reconnu en résultat. Un intérêt est également capitalisé sur la CSM selon le taux figé déterminé lors de la comptabilisation initiale du groupe de contrats d’assurance évalué en BBA (c’est-à -dire le taux d’actualisation utilisé initialement pour calculer la valeur actualisée des flux futurs estimés).
Un montant de la marge sur services contractuels est reconnu en résultat pour la part représentant les services fournis au cours de la période. Cette répartition est effectuée sur la base d’unités de couverture dont le nombre correspond au volume de services prévus aux contrats d’assurance.
Compte tenu de la diversité des contrats d’assurance, Groupama exerce son jugement pour définir les unités de couverture en considérant à la fois le niveau de couverture défini dans le contrat et la durée attendue de couverture du contrat. Par exemple, pour ses contrats de prévoyance, Groupama utilise les capitaux constitutifs de rentes attendus pour déterminer la quantité de service transféré aux assurés sur la période.
Passifs au titre des sinistres survenus (« LIC »)
Après la comptabilisation initiale d’un groupe de contrats d’assurance, la valeur comptable du groupe à la fin de chaque période est la somme de la LRC, qui est relative à la couverture restante et de la LIC, qui correspond aux FCF relatifs aux services déjà rendus alloués au groupe.
La LIC reflète l’obligation de Groupama d’instruire et de régler les demandes d’indemnisation valides relativement aux événements assurés qui se sont déjà produits, y compris ceux qui n’ont pas été déclarés, et les autres charges engagées au titre de l’assurance, ainsi que de régler d’autres services prévus aux contrats d’assurance déjà fournis, des composantes d’investissement ou d‘autres montants qui ne sont pas liés à la prestation de services prévus aux contrats d’assurance et qui ne font pas partie du passif au titre de la couverture restante.
Le modèle PAA pour « Premium Allocation Approach » (ou Méthode de la répartition des primes), est une simplification du modèle général qui est autorisée pour l’évaluation du passif relatif à la période résiduelle de couverture (« LRC »), dans la mesure où cette méthode simplifiée ne diffère pas de manière significative de celle que donnerait l’application du modèle général ou que la période de couverture de chacun des contrats du Groupe n’excède pas un an.
La PAA est ainsi utilisée pour la plupart des contrats d’assurance de dommages aux biens et responsabilité et des contrats de santé.
Dans ce modèle, la LRC correspond au montant de primes reçues initialement diminué des coûts d’acquisition et des montants déjà reconnus prorata temporis dans les produits des activités d’assurance à la date de clôture. Cependant, la BBA reste applicable pour l’évaluation du passif relatif aux sinistres survenus. Aucune CSM n’est calculée. Les flux de trésorerie liés aux frais d’acquisition attribuables peuvent être activés ou comptabilisés en charges. Ce choix est réalisé au niveau du portefeuille de contrats. En cas d’activation, ils sont amortis sur la période de couverture.
Le modèle général reste applicable pour l’évaluation de la LIC. La charge de désactualisation est enregistrée en produits ou charges financiers d’assurance comme dans le modèle général.
Le modèle d’évaluation des honoraires variables (ou « Variable Fee Approach ») est obligatoire lorsque le service fourni au titulaire du contrat d’assurance dépend des bénéfices des éléments d’actifs ou de passifs sous-jacents au contrat. Sont ainsi concernés les contrats d’assurance participatifs directs, mais également les contrats financiers avec participation discrétionnaire. Les contrats sans participation directe ainsi que les traités de réassurance émis et détenus sont exclus de ce modèle.
Ce modèle s’applique aux contrats participatifs d’épargne ou de retraite, aussi bien pour les contrats libellés en euros que pour les contrats libellés en unités de compte.
Le modèle VFA est dérivé du modèle général d’évaluation (« BBA »). Il repose également sur une approche par bloc. Les passifs sont également constitués des flux de trésorerie d’exécution (« FCF ») et de la CSM. À la comptabilisation initiale, il n’y a pas de différence entre la BBA et la VFA (à l’exception des groupes de contrats exemptés de l’exigence de cohorte annuelle). Cependant, la méthodologie diffère pour les évaluations ultérieures puisque, dans le modèle VFA, la CSM absorbe :
Afin d’enregistrer la CSM en résultat sur la période de couverture selon un rythme de reconnaissance approprié, conforme à la définition des services liés à l’investissement, le nombre d’unités de couverture est déterminé sur la base des provisions mathématiques des assurés, qui sont ajustées pour prendre en compte le rendement attendu des éléments sous-jacents résultant d’hypothèses « monde réel » (« real world ») déterministes. Cet ajustement permet de reconnaître en résultat (sous condition de dépassement d’un certain seuil) un surplus d’amortissement de CSM égal à la part de Groupama sur le sur-rendement anticipé sur 1 an entre une vision monde réel déterministe anticipée et la vision risque neutre stochastique.
L’actualisation des flux de trésorerie futurs s’effectue à partir de « courbes de taux IFRS 17 ». La norme n’impose pas une technique particulière d’estimation pour déterminer les courbes de taux. En adéquation avec les dispositions d’IFRS 17, Groupama a défini une méthodologie Groupe pour le calibrage et la production des courbes de taux. Groupama a choisi d’adopter une approche ascendante (ou « bottom-up ») de construction de la courbe des taux d’actualisation. La méthodologie consiste à utiliser une courbe de taux sans risque basée sur une courbe de taux swap interbancaire et à appliquer un ajustement reflétant l’écart de liquidité entre les swaps de taux interbancaires et les passifs (i.e. prime d’illiquidité qui tient compte des différentes classes d’actifs (type d’obligations, actions, immobilier…) constituant les actifs sous-jacents et leur poids, ainsi que le mismatch en termes de duration et de volume entre les actifs sous-jacents et les passifs des contrats d’assurance). Cette courbe est extrapolée entre le dernier point liquide et un taux à terme ultime reflétant les attentes en matière de taux d’intérêt réel et d’inflation à long terme.
Deux types de courbes de taux d’actualisation sont utilisés en fonction de la nature des flux à actualiser, du modèle comptable applicable et des agrégats comptables à impacter :
Les courbes de taux utilisées par Groupama sont synthétisées dans la note 19.5.
Le Groupe a choisi d’appliquer l’option OCI (« other comprehensive income ») (cf. paragraphe 3.12.1.(k)) à tous les portefeuilles de contrats, ce qui permet de comptabiliser l’effet des changements de taux d’actualisation dans les autres éléments du résultat global.
L’ajustement au titre du risque non financier (« RA ») reflète l’indemnité exigée par Groupama pour la prise en charge de l’incertitude entourant le montant et l’échéancier des flux de trésorerie qui est engendrée par le risque non financier lorsque Groupama exécute ses contrats d’assurance.
La norme IFRS 17 ne prescrit pas d’approche spécifique pour déterminer l’ajustement pour le risque non financier et Groupama utilise une approche de type valeur à risque qui reflète le niveau de confiance retenu par rapport aux facteurs de risque associés aux provisions techniques. La valeur à risque correspond à la perte maximale au sein d’un niveau de confiance donné.
Groupama définit le RA selon un niveau de confiance de 70 % à l’ultime.
L’ajustement au titre du risque non financier reflète les bénéfices de diversification des risques au niveau de l’entité, déterminés en utilisant une matrice de corrélation.
Une diversification entre entités est également prise en compte pour tenir compte du fait qu’il est peu probable que le même risque puisse affecter toutes les entités du Groupe simultanément.
Groupama a choisi de ventiler la variation de l’ajustement au titre du risque non financier entre le résultat du service d’assurance et les produits financiers ou charges financières d’assurance.
En matière de présentation des états financiers, Groupama applique l’option OCI sur la présentation du résultat financier d’assurance qui permet de ventiler entre le résultat net et les capitaux propres les produits financiers ou charges financières d’assurance (qui correspondent à la variation de la valeur comptable des groupes de contrats d’assurance résultant des effets de la valeur temps de l’argent et du risque financier et de leurs variations – à l’exception des variations ajustant la marge sur services contractuels des contrats d’assurance avec participation directe) à tous les portefeuilles de contrats.
Selon cette option, pour les contrats sans éléments de participation directe, la différence entre la valorisation des passifs avec des taux figés (utilisés pour déterminer l’effet de désactualisation dans les produits ou charges financiers) et leur valorisation avec des taux courants est comptabilisée par Groupama en OCI. Pour les groupes de contrats appliquant le modèle PAA, la ventilation entre résultat net et capitaux propres est déterminée sur la base de taux d’actualisation figés à la date de survenance des sinistres.
Groupama applique également l’option OCI pour les contrats participatifs directs. Cette option consiste à comptabiliser dans les produits ou charges financiers d’assurance (avec l’OCI en contrepartie) un montant qui compense exactement les produits et charges inclus dans le résultat net consolidé au titre des éléments sous-jacents, de telle sorte que le montant net de ces éléments présentés séparément soit nul. Il existe cependant une non-concordance comptable structurellement négative dans l’OCI, du fait que Groupama évalue certains actifs sous-jacents, notamment les placements immobiliers, au coût. Par conséquent, l’option OCI permet d’éliminer l’asymétrie au niveau du compte de résultat, mais pas au niveau des fonds propres, dans la mesure où les plus ou moins-values latentes de ces sous-jacents ne sont pas enregistrés dans les capitaux propres à la clôture alors que ces mêmes plus ou moins-values latentes sont incorporées dans la valorisation de ces passifs d’assurance avec un effet inverse en OCI.
Les acceptations en réassurance consistent en la prise en charge par le Groupe de certains risques d’assurance souscrits par d’autres sociétés, et impliquent la comptabilisation de groupes de contrats de réassurance émis. Les cessions de réassurance correspondent au transfert du risque d’assurance, ainsi que des primes correspondantes vers d’autres réassureurs qui partageront les risques et impliquent la comptabilisation de groupes de contrats de réassurance détenus.
Les groupes de contrats de réassurance émis et les groupes de réassurance détenus appliquent le modèle général d’évaluation (« BBA ») ou la méthode d’affectation des primes (« PAA ») décrites dans les paragraphes précédents dès lors qu’il y a un transfert de risque d’assurance significatif. Dans tous les cas, ces groupes ne sont pas éligibles à la méthode des honoraires variables (« VFA ») car les contrats de réassurance n’incluent pas d’éléments de participation directe.
Selon la norme IFRS 17, les traités de réassurance cédée (ou traités de réassurance détenus) doivent être comptabilisés séparément des contrats d’assurance sous-jacents. Ainsi, la classification des traités, les regroupements de traités en groupes de traités et la détermination du périmètre des traités (comptabilisation initiale et frontière) s’effectuent indépendamment des contrats sous-jacents, ce qui peut entraîner des traitements comptables différents entre les affaires directes et les affaires cédées.
La date de comptabilisation initiale d’un groupe de traités de réassurance détenus dépend du type de couverture et du caractère onéreux ou non du groupe de contrats d’assurance sous-jacents. Si le groupe de traités de réassurance détenus fournit une couverture proportionnelle, la date de comptabilisation initiale du groupe correspond alors à la date de comptabilisation initiale du contrat d’assurance sous-jacent lorsque cette date est postérieure au début de la période de couverture du groupe de traités. Lorsque le groupe de traités de réassurance détenus ne prévoit pas de couverture proportionnelle, il est comptabilisé au plus tôt entre le début de la période de couverture du groupe de traités de réassurance détenus et la date à laquelle un groupe de contrats d’assurance sous-jacents onéreux est comptabilisé.
Les traités sont regroupés en portefeuille de traités de réassurance qui comportent des risques similaires et sont gérés ensemble. Une fois les portefeuilles de traités définis, ces portefeuilles sont divisés en différents groupes de traités. Le groupe de traités est défini comme étant un ensemble de traités de réassurance résultant de la division d’un portefeuille de traités de réassurance selon leur génération d’émission. En effet, dans la mesure où la norme IFRS 17 ne permet pas de considérer un traité de réassurance détenu comme étant onéreux, les portefeuilles de traités de réassurance détenus ne contiennent qu’un seul et unique groupe de rentabilité possible.
Les mécanismes des modèles de mesure sont les mêmes que ceux des contrats d’assurance sous-jacents à la différence que le concept de CSM est remplacé par le concept de coût ou gain net. Ce coût ou ce gain net est différé et comptabilisé en résultat tout au long de la période de couverture en ligne avec la fourniture du service de réassurance.
Les titres donnés en couverture des acceptations sont inscrits dans le tableau des engagements reçus et donnés.
Les titres des réassureurs (cessionnaires ou rétrocessionnaires) remis en couverture sont inscrits dans le tableau des engagements reçus et donnés.
Un contrat d’assurance est décomptabilisé du groupe de contrats auquel il appartient en cas d’extinction, de transfert ou de modification de ses termes entraînant la comptabilisation d’un nouveau contrat dans un nouveau groupe.
Si un contrat d’assurance est décomptabilisé en raison de son transfert à un tiers ou d’une modification, le montant résiduel précédemment comptabilisé dans les autres éléments du résultat global (« OCI ») est reclassé en résultat lorsque le modèle général BBA s’applique, mais est maintenu en OCI en cas de modèle VFA.
Les passifs relatifs à des contrats financiers sans participation aux bénéfices discrétionnaire sont des passifs financiers relevant de la norme IFRS 9. Ils doivent être comptabilisés selon le principe de la comptabilité de dépôt. Ainsi, les primes perçues et les prestations sont comptabilisées au bilan. Les chargements et les frais de gestion des contrats sont enregistrés en résultat. Les revenus non acquis sont étalés sur la durée estimée du contrat.
Cette catégorie inclut principalement des contrats en unités de compte sans support euro et sans garantie plancher qui ne répondent pas à la définition de contrats d’assurance et de contrats financiers avec participation discrétionnaire. Les engagements afférents à ces contrats sont évalués à leur valeur courante, c’est-à -dire sur la base de la juste valeur des actifs mis en représentation de ces contrats à la date d’inventaire. Les coûts accessoires directement liés à la gestion des placements d’un contrat financier sans participation discrétionnaire sont comptabilisés à l’actif s’ils peuvent être identifiés séparément et évalués de manière fiable et s’il est probable qu’ils seront recouvrés. Cet actif qui correspond au droit contractuel acquis par le Groupe sur les bénéfices résultant de la gestion des placements est amorti sur la durée de cette gestion et de façon symétrique avec la comptabilisation du profit correspondant.
En application de la hiérarchie de la juste valeur d’IFRS 13 et étant principalement basés sur des données de marché observables, les contrats financiers relevant de la norme IFRS 9 sont classés en niveau 2.
À la date de prise d’effet du contrat, la dette représentative de l’obligation de paiement des loyers est comptabilisée pour un montant égal à la valeur actualisée des loyers sur la durée du contrat.
Les montants pris en compte au titre des loyers dans l’évaluation de la dette initiale sont :
L’actualisation des loyers est effectuée au taux d’intérêt implicite du contrat de location si celui-ci est aisément déterminé ou s’il ne l’est pas, au taux d’endettement marginal du preneur.
La dette de loyers est comptabilisée au coût amorti, selon la méthode du taux d’intérêt effectif. Elle est réévaluée dans les situations suivantes :
Les impôts sur les résultats regroupent tous les impôts, qu’ils soient exigibles ou différés. Lorsqu’un impôt est dû ou à recevoir et que son règlement n’est pas subordonné à la réalisation d’opérations futures, il est qualifié d’exigible, même si le règlement est étalé sur plusieurs exercices. Il figure selon le cas au passif ou à l’actif du bilan.
Les opérations réalisées par le Groupe peuvent avoir des conséquences fiscales positives ou négatives autres que celles prises en considération pour le calcul de l’impôt exigible. Il en résulte des actifs ou passifs d’impôt qui sont qualifiés de différés.
Il en est ainsi en particulier lorsqu’en conséquence d’opérations déjà réalisées, qu’elles soient comptabilisées dans les comptes individuels ou dans les seuls comptes combinés comme les retraitements et éliminations de résultats internes, des différences sont appelées à se manifester à l’avenir, entre le résultat fiscal et le résultat comptable de l’entreprise ou entre la valeur fiscale et la valeur comptable d’un actif ou d’un passif, par exemple lorsque des opérations réalisées au cours d’un exercice ne sont imposables qu’au titre de l’exercice suivant. De telles différences sont qualifiées de temporaires.
Tous les passifs d’impôt différé doivent être pris en compte ; en revanche, les actifs d’impôt différé ne sont portés à l’actif du bilan que s’il est probable qu’un bénéfice imposable, sur lequel ces différences temporelles déductibles pourront être imputées, sera disponible.
Tous les passifs d’impôt différé sont comptabilisés. En ce qui concerne les actifs d’impôt différé, ceux-ci sont pris en compte dès lors que leur récupération est considérée comme « plus probable qu’improbable », c’est-à -dire dans le cas où il est probable que suffisamment de bénéfices imposables seront disponibles dans le futur pour compenser les différences temporaires déductibles. En règle générale, un horizon de 3 exercices est jugé raisonnable pour apprécier la capacité de recouvrement par l’entité des impôts différés ainsi activés. Une dépréciation des actifs d’impôt différé est, en revanche, constatée dès lors que leur recouvrabilité s’avère compromise.
Les impôts différés actifs ou passifs sont compensés quand ils trouvent leur origine au sein d’un même groupe fiscal, relèvent de la même autorité fiscale et lorsqu’il existe un droit juridiquement exécutoire de compensation.
Les actifs et les passifs d’impôt différé sont évalués sur la base des taux d’impôt (et réglementations fiscales) qui ont été adoptés à la date de clôture.
Les actifs et les passifs d’impôt différé ne sont pas actualisés.
Un secteur opérationnel correspond à une composante de l’entité qui se livre à des activités dont les résultats opérationnels sont régulièrement examinés par les principaux décideurs opérationnels du Groupe en vue de prendre des décisions en matière de ressources à allouer au secteur et d’évaluer sa performance.
Le Groupe est organisé en trois secteurs opérationnels : l’assurance en France, l’assurance à l’International et les autres activités. Le secteur des autres activités a été regroupé avec le secteur de l’assurance en France pour constituer un secteur opérationnel global intitulé France. Les différentes activités de chaque secteur sont les suivantes :
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
France | International | Total | France | International | Total | |
Actifs incorporels | 1 128 | 978 | 2 106 | 1 093 | 984 | 2 077 |
Placements des activités d’assurance et des autres activités | 75 897 | 7 250 | 83 147 | 78 532 | 6 997 | 85 528 |
Participations dans les entreprises associées et les co-entreprises mises en équivalence | 0 | 180 | 180 | 0 | 163 | 163 |
Actifs relatifs aux contrats d’assurance et de réassurance acceptée | 7 | 11 | 18 | 8 | 7 | 15 |
Actifs relatifs aux contrats de réassurance | 1 618 | 81 | 1 699 | 1 649 | 113 | 1 762 |
Autres actifs | 1 236 | 204 | 1 441 | 1 112 | 302 | 1 414 |
Actifs destinés à la vente et abandons d’activités | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Trésorerie et équivalents de trésorerie | 633 | 172 | 805 | 795 | 195 | 990 |
Actif total combiné | 80 520 | 8 876 | 89 396 | 83 189 | 8 759 | 91 948 |
Provisions pour risques et charges | 491 | 79 | 570 | 492 | 82 | 574 |
Dettes de financement | 2 141 | 0 | 2 141 | 2 138 | 0 | 2 138 |
Passifs relatifs aux contrats d’assurance | 63 387 | 6 038 | 69 425 | 64 810 | 6 022 | 70 832 |
Passifs relatifs aux contrats de réassurance | 2 | 0 | 2 | 2 | 0 | 2 |
Autres passifs | 6 308 | 446 | 6 754 | 8 091 | 437 | 8 529 |
Passifs des activités destinées à être cédées ou abandonnées | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Passif total combiné hors capitaux propres | 72 329 | 6 563 | 78 893 | 75 534 | 6 541 | 82 075 |
Compte de résultat | 31.12.2024 | ||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
France | International | Total | |||||||||
Dommages aux biens et respons. | Santé et prévoyance | Épargne et retraite | Activité du secteur financier | Holding | Total | Dommages aux biens et respons. | Santé et prévoyance | Épargne et retraite | Total |
| |
Revenu du service d’assurance | 7 023 | 5 537 | 1 264 | 0 | 0 | 13 825 | 2 073 | 341 | 74 | 2 488 | 16 312 |
Charges du service d’assurance | (6 385) | (5 162) | (811) | 0 | 0 | (12 358) | (1 905) | (308) | (33) | (2 246) | (14 604) |
Résultat du service d’assurance | 638 | 375 | 454 | 0 | 0 | 1 467 | 168 | 32 | 41 | 242 | 1 709 |
Primes allouées aux réassureurs | (618) | (132) | 0 | 0 | 0 | (750) | (64) | (3) | (0) | (67) | (817) |
Montants reçus des réassureurs | 415 | 117 | 0 | 0 | 0 | 532 | 26 | 1 | 0 | 27 | 560 |
Résultat de réassurance | (202) | (15) | 0 | 0 | 0 | (217) | (38) | (2) | 0 | (40) | (257) |
Résultat du service d’assurance net de réassurance | 436 | 360 | 454 | 0 | 0 | 1 249 | 130 | 30 | 41 | 202 | 1 452 |
Produits des placements | 361 | 260 | 1 159 | 8 | (47) | 1 742 | 123 | 18 | 82 | 223 | 1 965 |
Charges des placements | (84) | (56) | (295) | 10 | 11 | (415) | (16) | (1) | (5) | (22) | (438) |
Plus et moins-values de cession des placements nettes de reprises de dépréciation et d’amortissement | 30 | (12) | (46) | 1 | 67 | 40 | (0) | 1 | 14 | 15 | 55 |
Variation de juste valeur | 29 | 28 | 1 146 | 2 | 2 | 1 207 | (10) | 0 | 73 | 63 | 1 271 |
Variation des dépréciations | (9) | 4 | 46 | 0 | 2 | 42 | (2) | (0) | (2) | (4) | 39 |
Produit des placements | 327 | 223 | 2 010 | 21 | 35 | 2 616 | 95 | 18 | 164 | 276 | 2 892 |
Produits ou charges financiers | (174) | (93) | (1 936) | 0 | 0 | (2 202) | (42) | (2) | (163) | (208) | (2 410) |
Produits ou charges financiers | 26 | 5 | 0 | 0 | 0 | 31 | 1 | 0 | 0 | 1 | 32 |
Résultat financier des contrats d’assurance et réassurance | (148) | (88) | (1 936) | 0 | 0 | (2 171) | (41) | (2) | (163) | (206) | (2 378) |
Total des produits de placements nets de charges et résultat financier des contrats d’assurance et de réassurance | 179 | 135 | 74 | 21 | 35 | 445 | 54 | 15 | 1 | 70 | 514 |
Autres produits et charges opérationnels courants | (158) | (96) | (100) | 38 | (173) | (487) | (30) | (8) | (6) | (44) | (531) |
Résultat opérationnel courant | 457 | 400 | 428 | 59 | (138) | 1 207 | 154 | 38 | 36 | 228 | 1 435 |
Produits et charges opérationnels non courants | (2) | (2) | (2) | (0) | (5) | (12) | (21) | (3) | (9) | (33) | (44) |
Résultat opérationnel | 455 | 397 | 426 | 59 | (143) | 1 195 | 133 | 34 | 28 | 195 | 1 390 |
Charges de financement | (3) | (1) | (0) | (0) | (73) | (78) | (1) | (0) | 0 | (1) | (79) |
Quote-part dans les résultats | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 10 | 0 | 0 | 10 | 10 |
Impôts sur les résultats | (131) | (111) | (130) | (15) | 65 | (322) | (25) | (8) | (5) | (38) | (360) |
Résultat net des activités poursuivies | 322 | 284 | 296 | 44 | (151) | 795 | 117 | 27 | 22 | 166 | 962 |
Résultat net des activités abandonnées ou destinées | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Résultat net | 322 | 284 | 296 | 44 | (151) | 795 | 117 | 27 | 22 | 166 | 962 |
dont Intérêts ne conférant pas le contrôle | 0 | 0 | 1 | 0 | 0 | 1 | 0 | (0) | 0 | 0 | 1 |
Dont résultat net | 322 | 284 | 296 | 44 | (151) | 795 | 117 | 27 | 22 | 166 | 961 |
Compte de résultat | 31.12.2023 | ||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
France | International | Total | |||||||||
Dommages aux biens et respons. | Santé et prévoyance | Épargne et retraite | Activité du secteur financier | Holding | Total | Dommages aux biens et respons. | Santé et prévoyance | Épargne et retraite | Total |
| |
Revenu du service d’assurance | 6 767 | 4 846 | 1 051 | 0 | 0 | 12 664 | 1 657 | 372 | 81 | 2 110 | 14 774 |
Charges du service d’assurance | (6 373) | (4 538) | (861) | 0 | 0 | (11 772) | (1 640) | (305) | (47) | (1 991) | (13 764) |
Résultat du service d’assurance | 394 | 308 | 190 | 0 | 0 | 892 | 17 | 67 | 34 | 119 | 1 010 |
Primes allouées aux réassureurs | (519) | (99) | 0 | 0 | 0 | (618) | (144) | (5) | 0 | (149) | (766) |
Montants reçus des réassureurs | 384 | 83 | 0 | 0 | 0 | 467 | 161 | 4 | (0) | 165 | 632 |
Résultat de réassurance | (135) | (16) | 0 | 0 | 0 | (151) | 18 | (2) | 0 | 16 | (135) |
Résultat du service d’assurance net de réassurance | 259 | 292 | 190 | 0 | 0 | 741 | 35 | 65 | 34 | 135 | 875 |
Produits des placements | 320 | 199 | 1 242 | 7 | (51) | 1 716 | 148 | 8 | 59 | 214 | 1 931 |
Charges des placements | (82) | (75) | (624) | 8 | 23 | (750) | (31) | (1) | (5) | (37) | (787) |
Plus et moins-values de cession des placements nettes de reprises de dépréciation et d’amortissement | 6 | 7 | 171 | 1 | (48) | 137 | 11 | 1 | 6 | 18 | 155 |
Variation de juste valeur | 55 | 64 | 1 336 | 2 | (1) | 1 456 | (5) | 0 | 99 | 94 | 1 550 |
Variation des dépréciations | (18) | (32) | (292) | 0 | (4) | (345) | (1) | (0) | (1) | (2) | (347) |
Produit des placements | 280 | 164 | 1 833 | 18 | (80) | 2 214 | 121 | 8 | 158 | 287 | 2 501 |
Produits ou charges financiers | (83) | (71) | (1 695) | 0 | 0 | (1 849) | (23) | (1) | (181) | (205) | (2 053) |
Produits ou charges financiers | 15 | 0 | 0 | 0 | 0 | 15 | 3 | 0 | 0 | 3 | 18 |
Résultat financier des contrats d’assurance et réassurance | (68) | (71) | (1 695) | 0 | 0 | (1 834) | (21) | (1) | (181) | (202) | (2 036) |
Total des produits de placements nets de charges et résultat financier des contrats d’assurance et de réassurance | 212 | 93 | 138 | 18 | (80) | 381 | 100 | 8 | (23) | 85 | 465 |
Autres produits et charges opérationnels courants | (164) | (96) | (97) | 29 | (165) | (492) | (25) | (7) | (4) | (36) | (528) |
Résultat opérationnel courant | 306 | 289 | 231 | 47 | (245) | 629 | 110 | 66 | 8 | 184 | 812 |
Produits et charges opérationnels non courants | (7) | 1 | 3 | (0) | (43) | (47) | (14) | (3) | (8) | (25) | (72) |
Résultat opérationnel | 299 | 290 | 234 | 47 | (288) | 582 | 95 | 64 | (1) | 158 | 740 |
Charges de financement | (2) | (1) | (0) | (0) | (73) | (76) | (1) | (0) | 0 | (1) | (77) |
Quote-part dans les résultats | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 5 | 0 | 0 | 5 | 5 |
Impôts sur les résultats | (80) | (86) | (71) | (12) | 128 | (121) | 11 | (29) | (14) | (32) | (152) |
Résultat net des activités poursuivies | 217 | 203 | 162 | 35 | (233) | 385 | 110 | 35 | (14) | 131 | 516 |
Résultat net des activités abandonnées ou destinées | 0 | 0 | 0 | 0 | (6) | (6) | 0 | 0 | 0 | 0 | (6) |
Résultat net | 217 | 203 | 162 | 35 | (238) | 380 | 110 | 35 | (14) | 131 | 510 |
dont Intérêts ne conférant | (0) | (0) | (0) | (0) | (0) | (0) | (0) | 0 | 0 | (0) | (0) |
Dont résultat net | 217 | 203 | 162 | 35 | (238) | 379 | 110 | 35 | (14) | 131 | 510 |
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 | |||
|---|---|---|---|---|---|
Valeur brute | Pertes de valeur | Écart de conversion | Valeur nette | Valeur nette | |
Valeur à l’ouverture | 2 645 | (778) | (225) | 1 641 | 1 635 |
Entrées de périmètre |
|
|
|
|
|
Sorties de périmètre |
|
|
|
|
|
Pays de l’Europe centrale et orientale |
|
| (11) | (11) | 7 |
Autres mouvements de l’exercice |
|
| (11) | (11) | 7 |
Valeur à la clôture | 2 645 | (778) | (236) | 1 631 | 1 641 |
Le regroupement au sein d’une seule unité génératrice de trésorerie pour l’ensemble des pays de l’Europe centrale et orientale s’explique notamment par une gestion centralisée des accords de bancassurance.
Les mouvements ayant affecté les écarts d’acquisition au bilan correspondent à des différences liées aux écarts de conversion.
Les écarts d’acquisition donnent lieu à un test de dépréciation au moins une fois par an. Ce test est mené à l’échelle de l’unité génératrice de trésorerie.
Pour les entités d’assurance acquises au cours de l’exercice, en l’absence d’indice de perte de valeur, aucun test de dépréciation n’est mené. Néanmoins, un contrôle interne est effectué sur des bases simplifiées pour démontrer l’adossement du prix d’acquisition.
La valeur d’utilité de référence pour la justification des tests de dépréciation correspond à la valeur actuelle des flux de trésorerie futurs devant être générés par cette unité génératrice de trésorerie.
Les flux retenus correspondent en règle générale :
Dans les pays matures, la période explicite en assurance vie s’établit en règle générale à 10 ans et à 6 ans en assurance non-vie. Elle peut être rallongée sur une période plus longue (10 ans). Cette période est en effet nécessaire pour que le marché atteigne un niveau de maturité suffisant afin que le flux normé soit représentatif de la performance récurrente de long terme.
Les taux d’actualisation sont établis à partir du taux sans risque propre à chaque pays majoré d’une prime de risque spécifique à l’exercice de l’activité d’assurance. Pour la zone euro, le taux d’actualisation est de 8 % (contre 8,5 % au 31.12.2023).
S’agissant des pays émergents, la courbe de taux utilisée tient compte dans la phase explicite d’une prime de risque plus élevée et intègre ensuite l’évolution future de la situation macroéconomique du pays et de l’atteinte d’un degré de maturité plus élevé de ces économies. Ceci est en particulier le cas des pays de l’Union européenne pour lesquels la présomption d’entrée dans la zone euro est jugée forte. Afin de tenir compte de l’évolution de l’environnement économique, les taux d’actualisation ont été revus à la baisse par rapport à l’exercice précédent, pour l’Italie (- 1 %), la Hongrie (- 1,5 %), la Roumanie (- 1,5 %) et la Bulgarie (- 1 %).
Les taux de croissance à long terme retenus pour la valorisation au-delà de la période explicite dépendent de la maturité des marchés et reposent sur des indicateurs issus d’études stratégiques. Les taux retenus pour les marchés matures d’Europe occidentale et du Sud sont compris dans une fourchette de 2 % à 4 %, identiques à l’exercice précédent.
Des analyses comparatives a posteriori entre les données des business plans et les données réelles sur les principaux agrégats du compte de résultat (ratio combiné, résultat technique, …) ont été réalisées et n’ont pas remis en cause les tests de dépréciation.
Des tests de sensibilité ont été menés sur la valeur d’utilité retenue avec les hypothèses de variation suivantes :
S’agissant de l’écart d’acquisition de l’unité génératrice de trésorerie des pays de l’Europe centrale et orientale, une hausse conjointe de 100 points de base des taux d’escompte et de rendement conduirait à un excédent de couverture de 850 millions d’euros (alors qu’une baisse conjointe de 100 points de base des taux d’escompte et de rendement se traduirait par un excédent de 848 millions d’euros). Sur cette même unité génératrice de trésorerie, le test de sensibilité portant sur une baisse de 50 points de base du taux de croissance à long terme conduirait à un excédent de couverture de 810 millions d’euros (l’excédent serait de 891 millions d’euros avec une variation favorable de 50 points de base).
En ce qui concerne l’écart d’acquisition de l’unité génératrice de trésorerie de la filiale grecque, Groupama Phoenix, une hausse de 100 points de base du taux d’escompte conduirait à une insuffisance de 8 millions d’euros (alors qu’une variation de 100 points de base à la baisse du taux d’escompte se traduirait par un excédent de 50 millions d’euros). Le test de sensibilité portant sur une baisse du taux de croissance à long terme de 50 points de base conduirait à un excédent de couverture de 10 millions d’euros (l’excèdent serait de 24 millions d’euros avec une variation favorable de 50 points de base).
Sur l’unité génératrice de trésorerie de la filiale italienne, Groupama Assicurazioni, le test de sensibilité portant sur une hausse de 100 points de base du taux d’actualisation conduirait à un excédent de 451 millions d’euros alors qu’une baisse de 100 points de base conduirait à un excédent de 843 millions d’euros. Le test portant sur une baisse du taux de croissance à long terme de 50 points de base conduirait à un excédent de 572 millions d’euros alors qu’une hausse de 50 points de base conduirait à un excédent de 675 millions d’euros.
Sur l’unité génératrice de trésorerie de la filiale française Gan Assurances, le test de sensibilité portant sur une hausse de 100 points de base du taux d’actualisation conduirait à un excédent de 377 millions d’euros alors qu’une baisse de 100 points de base conduirait à un excédent de 839 millions d’euros. Le test portant sur une baisse du taux de croissance à long terme de 50 points de base conduirait à un excédent de 506 millions d’euros alors qu’une hausse de 50 points de base conduirait à un excédent de 640 millions d’euros.
La réalisation simultanée de tous les scenarii adverses ou favorables aurait un impact quasi-identique au cumul des impacts pris isolément.
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | |||
|---|---|---|---|---|
Valeur brute | Pertes de valeur | Écart de conversion | Valeur nette | |
Pays d’Europe centrale et orientale | 1 031 | (502) | (236) | 293 |
Italie | 781 | (228) |
| 553 |
Grèce | 131 | (48) |
| 83 |
Total International | 1 943 | (778) | (236) | 929 |
Groupama Gan Vie | 470 | 0 |
| 470 |
Gan Assurances | 196 | 0 |
| 196 |
Activités financières, immobilières et autres sociétés d’assurance | 36 | 0 |
| 36 |
Total France et outre-mer | 701 | 0 | 0 | 701 |
Valeur à la clôture | 2 645 | (778) | (236) | 1 631 |
(en millions d’euros) | 31.12.2023 | |||
|---|---|---|---|---|
Valeur brute | Pertes de valeur | Écart de conversion | Valeur nette | |
Pays d’Europe centrale et orientale | 1 031 | (502) | (225) | 304 |
Italie | 781 | (228) |
| 553 |
Grèce | 131 | (48) |
| 83 |
Total International | 1 943 | (778) | (225) | 940 |
Groupama Gan Vie | 470 | 0 |
| 470 |
Gan Assurances | 196 | 0 |
| 196 |
Activités financières, immobilières et autres sociétés d’assurance | 36 | 0 |
| 36 |
Total France et outre-mer | 701 | 0 |
| 701 |
Valeur à la clôture | 2 645 | (778) | (225) | 1 641 |
Le stock de dépréciation des écarts d’acquisition au 31 décembre 2024 s’élève à 778 millions d’euros et est relatif aux unités génératrices de trésorerie suivantes :
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
Immobilisations incorporelles rattachées à l’activité d’assurance | Autres immobilisations incorporelles | Total | Immobilisations incorporelles rattachées à l’activité d’assurance | Autres immobilisations incorporelles | Total | |
Valeur brute à l’ouverture | 411 | 2 483 | 2 894 | 404 | 2 351 | 2 756 |
Augmentation | 0 | 202 | 202 | 6 | 198 | 204 |
Diminution | (0) | (28) | (29) | (1) | (70) | (71) |
Écarts de conversion | (3) | (6) | (9) | 2 | 3 | 5 |
Variation de périmètre | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Valeur brute à la clôture | 408 | 2 650 | 3 058 | 411 | 2 483 | 2 894 |
Amortissements cumulés à l’ouverture | (310) | (2 065) | (2 375) | (309) | (1 952) | (2 261) |
Augmentation | (1) | (140) | (140) | (0) | (131) | (131) |
Diminution | 0 | 9 | 9 | 0 | 21 | 22 |
Écarts de conversion | 3 | 5 | 7 | (2) | (3) | (4) |
Variation de périmètre | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Amortissements cumulés à la clôture | (308) | (2 191) | (2 499) | (310) | (2 065) | (2 375) |
Dépréciation cumulée à l’ouverture | (82) | (1) | (83) | (82) | (0) | (83) |
Dépréciation comptabilisée | (0) | (1) | (1) | (0) | (1) | (1) |
Dépréciation reprise | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Écarts de conversion | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Variation de périmètre | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Dépréciation cumulée à la clôture | (83) | (2) | (85) | (82) | (1) | (83) |
Valeur nette à l’ouverture | 18 | 417 | 435 | 13 | 399 | 412 |
Valeur nette à la clôture | 18 | 457 | 475 | 18 | 417 | 435 |
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 |
|---|---|---|
Immobilier de placement hors UC | 2 370 | 2 147 |
Immobilier de placement en UC | 57 | 67 |
Total Immobilier de placement | 2 427 | 2 214 |
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
Immeubles | Parts SCI | Total | Immeubles | Parts SCI | Total | |
Valeur brute à l’ouverture | 2 565 | 332 | 2 897 | 2 321 | 273 | 2 594 |
Acquisitions | 23 | 58 | 81 | 27 | 34 | 61 |
Variation de périmètre | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Dépenses ultérieures |
|
|
|
|
|
|
Production immobilisée de l’exercice | 179 |
| 179 | 230 |
| 230 |
Transfert de/vers les immeubles d’exploitation | (2) | (34) | (36) | 25 | (0) | 25 |
Écarts de conversion | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Cessions | (42) | (11) | (52) | (39) | (17) | (56) |
Autres | 0 | 0 | 0 | 0 | 43 | 43 |
Valeur brute à la clôture | 2 723 | 345 | 3 068 | 2 565 | 332 | 2 897 |
Amortissements cumulés à l’ouverture | (339) |
| (339) | (313) |
| (313) |
Augmentation | (23) |
| (23) | (26) |
| (26) |
Variation de périmètre | 0 |
| 0 | (0) |
| (0) |
Transfert de/vers les immeubles d’exploitation | 1 |
| 1 | (19) |
| (19) |
Diminution | 18 |
| 18 | 19 |
| 19 |
Autres | 0 |
| 0 | 0 |
| 0 |
Amortissements cumulés à la clôture | (343) |
| (343) | (339) |
| (339) |
Dépréciation durable cumulée | (391) | (19) | (410) | (69) | (9) | (78) |
Dépréciation durable comptabilisée | (13) | (4) | (17) | (325) | (9) | (334) |
Variation de périmètre | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Transfert de/vers les immeubles d’exploitation | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Dépréciation durable reprise | 71 | 1 | 72 | 3 | 0 | 3 |
Autres | 0 | 0 | 0 | 0 | (1) | (1) |
Dépréciation durable cumulée | (334) | (22) | (355) | (391) | (19) | (410) |
Valeur nette à l’ouverture | 1 834 | 313 | 2 147 | 1 938 | 264 | 2 203 |
Valeur nette à la clôture | 2 046 | 324 | 2 370 | 1 834 | 313 | 2 147 |
Juste valeur des placements immobiliers à la clôture | 3 340 | 512 | 3 852 | 3 165 | 497 | 3 662 |
Plus ou moins-values latentes | 1 294 | 188 | 1 482 | 1 331 | 184 | 1 515 |
La production immobilisée de l’exercice correspond principalement aux travaux sur un immeuble en cours de reconstruction à La Défense mais également aux restructurations de divers immeubles parisiens.
Les cessions d’immeubles de l’exercice concernent essentiellement la cession d’un immeuble parisien et dans une moindre mesure la poursuite du programme de cession par lot vacant du patrimoine résidentiel du Groupe.
Les reprises de provision pour dépréciation durable concernent principalement le programme de reconstruction à la Défense.
Conformément à la hiérarchie de la juste valeur définie dans la norme IFRS 13, la juste valeur de l’immobilier de placement est classée en niveau 2 pour un montant de 3 084 millions d’euros et en niveau 3 pour un montant de 768 millions d’euros. L’immobilier de placement classé en niveau 2 correspond principalement à des immeubles situés à Paris ou en région parisienne pour lesquels la juste valeur s’appuie sur des données observables.
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Immeubles | Droits d’utilisation | Parts SCI | Total | Immeubles | Droits d’utilisation | Parts SCI | Total | |
Valeur brute à l’ouverture | 1 074 | 468 | 61 | 1 603 | 969 | 458 | 56 | 1 483 |
Acquisitions | 23 | 19 | 6 | 49 | 113 | 9 | 5 | 127 |
Variation de périmètre | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Production immobilisée de l’exercice | 26 |
| 0 | 26 | 31 |
| 0 | 31 |
Transfert de/vers les immeubles de placement | 2 | 0 | 34 | 36 | (26) | 0 | 0 | (26) |
Écarts de conversion | (0) | (1) | 0 | (1) | 0 | 1 | 0 | 1 |
Cessions | (13) | (37) | (3) | (53) | (13) | 0 | (1) | (13) |
Autres | (1) | 0 | 0 | (1) | 0 | 0 | 0 | 0 |
Valeur brute à la clôture | 1 111 | 449 | 98 | 1 658 | 1 074 | 468 | 61 | 1 603 |
Amortissements cumulés à l’ouverture | (374) | (224) | 0 | (598) | (378) | (170) | 0 | (548) |
Augmentation | (23) | (31) | 0 | (54) | (23) | (54) | 0 | (77) |
Variation de périmètre | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | (0) | 0 | 0 |
Transfert de/vers les immeubles de placement | (1) | 0 | 0 | (1) | 19 | 0 | 0 | 19 |
Diminution | 8 | 30 | 0 | 38 | 8 | 0 | 0 | 8 |
Écarts de conversion | 0 | 0 | 0 | 0 | (0) | (0) | 0 | (0) |
Amortissements cumulés à la clôture | (390) | (225) | 0 | (615) | (374) | (224) | 0 | (598) |
Dépréciation cumulée à l’ouverture | (54) |
| (2) | (56) | (51) |
| (2) | (53) |
Dépréciation comptabilisée | (7) |
| 0 | (7) | (4) |
| 0 | (4) |
Variation de périmètre | (0) |
| 0 | (0) | 0 |
| 0 | 0 |
Transfert de/vers les immeubles de placement | 0 |
| 0 | 0 | (0) |
| 0 | (0) |
Dépréciation reprise | 0 |
| 0 | 0 | 1 |
| 0 | 1 |
Dépréciation cumulée à la clôture | (61) |
| (2) | (64) | (54) |
| (2) | (56) |
Valeur nette à l’ouverture | 646 | 243 | 59 | 948 | 540 | 288 | 54 | 882 |
Valeur nette à la clôture | 659 | 224 | 96 | 979 | 646 | 243 | 59 | 948 |
Juste valeur de l’immobilier d’exploitation à la clôture | 958 | 224 | 143 | 1 325 | 982 | 243 | 109 | 1 334 |
Plus ou moins-values latentes | 299 | 0 | 47 | 346 | 335 | 0 | 50 | 385 |
La production immobilisée de l’exercice concerne essentiellement les travaux de rénovation du siège social rue d’Astorg.
Les cessions de droits d’utilisation concernent essentiellement des résiliations anticipées de plusieurs baux d’immeubles de bureaux.
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 |
|---|---|---|
Placements financiers évalués à la juste valeur | 79 703 | 82 281 |
Placements financiers évalués au coût amorti | 15 | 71 |
Total placements financiers | 79 718 | 82 351 |
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
Juste valeur | Plus-values latentes brutes | Moins-values latentes brutes | Juste valeur | Plus-values latentes brutes | Moins-values latentes brutes | |
Actifs évalués à la juste valeur par capitaux propres | 3 024 | 1 226 | (191) | 3 056 | 1 354 | (488) |
Actifs évalués à la juste valeur par le biais du résultat net | 2 |
|
| 1 |
|
|
Total actions et autres titres à revenu variable | 3 026 | 1 226 | (191) | 3 058 | 1 354 | (488) |
Actifs évalués à la juste valeur par capitaux propres (recyclables) | 44 498 | 1 498 | (3 593) | 46 171 | 6 868 | (8 989) |
Actifs évalués à la juste valeur par le biais du résultat net | 3 525 |
|
| 3 036 |
|
|
Total obligations et autres titres à revenu fixe | 48 023 | 1 498 | (3 593) | 49 207 | 6 868 | (8 989) |
Actifs évalués à la juste valeur par le biais du résultat net | 224 |
|
| 227 |
|
|
Total parts de sociétés immobilières non consolidées | 224 |
|
| 227 |
|
|
Actifs évalués à la juste valeur par le biais du résultat net | 7 953 |
|
| 7 358 |
|
|
Total OPCVM Ã revenu fixe | 7 953 |
|
| 7 358 |
|
|
Actifs évalués à la juste valeur par le biais du résultat net | 6 332 |
|
| 8 549 |
|
|
Total OPCVM de trésorerie | 6 332 |
|
| 8 549 |
|
|
Actifs évalués à la juste valeur par le biais du résultat net | 12 801 |
|
| 12 158 |
|
|
Total autres OPCVM | 12 801 |
|
| 12 158 |
|
|
Actifs en juste valeur par capitaux propres (recyclables) | 1 201 | 15 | (0) | 1 465 | 14 | 0 |
Actifs évalués à la juste valeur par le biais du résultat net | 143 |
|
| 258 |
|
|
Total prêts, dépôts et autres placements | 1 344 | 15 | (0) | 1 724 | 14 | 0 |
Total placements financiers évalués | 79 703 | 2 739 | (3 784) | 82 281 | 8 236 | (9 476) |
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
Juste valeur | Plus-values latentes brutes | Moins-values latentes brutes | Juste valeur | Plus-values latentes brutes | Moins-values latentes brutes | |
Actifs évalués à la juste valeur par capitaux propres (recyclables) |
|
|
|
|
|
|
Obligations et autres titres à revenu fixe | 44 498 | 1 498 | (3 593) | 46 171 | 6 868 | (8 989) |
Prêts | 78 | 0 | 0 | 70 | 0 | 0 |
Dépôts | 1 119 | 0 | 0 | 1 389 | 0 | 0 |
Autres placements | 5 | 15 | (0) | 6 | 14 | 0 |
Total actifs évalués à la juste valeur par capitaux propres (recyclables) | 45 699 | 1 513 | (3 593) | 47 637 | 6 882 | (8 989) |
Actions et autres titres à revenu variable | 3 024 | 1 226 | (191) | 3 056 | 1 354 | (488) |
Actifs évalués à la juste valeur par capitaux propres (non recyclables) | 3 024 | 1 226 | (191) | 3 056 | 1 354 | (488) |
Actifs évalués à la juste valeur par le biais |
|
|
|
|
|
|
Actions et autres titres à revenu variable | 2 |
|
| 1 |
|
|
dont actions en représentation des contrats en UC | 2 |
|
| 1 |
|
|
Parts de sociétés immobilières non consolidées | 224 |
|
| 227 |
|
|
Autres OPCVM | 12 801 |
|
| 12 158 |
|
|
dont autres OPCVM en représentation des contrats | 9 496 |
|
| 8 883 |
|
|
Total des actions et autres placements | 13 027 |
|
| 12 387 |
|
|
Obligations et autres titres à revenu fixe | 3 525 |
|
| 3 036 |
|
|
dont obligations en représentation des contrats | 1 908 |
|
| 1 328 |
|
|
OPCVM Ã revenu fixe | 7 953 |
|
| 7 358 |
|
|
dont OPCVM à revenu fixe en représentation | 3 266 |
|
| 2 538 |
|
|
Total des obligations et autres placements | 11 479 |
|
| 10 394 |
|
|
OPCVM de trésorerie | 6 332 |
|
| 8 549 |
|
|
dont OPCVM de trésorerie en représentation | 423 |
|
| 417 |
|
|
Prêts | 73 |
|
| 32 |
|
|
Dépôts | 4 |
|
| 100 |
|
|
Autres placements | 65 |
|
| 126 |
|
|
dont autres placements en représentation | 22 |
|
| 78 |
|
|
Total des prêts, dépôts et autres placements | 143 |
|
| 258 |
|
|
Total actifs évalués à la juste valeur par le biais | 30 980 |
|
| 31 588 |
|
|
Total placements financiers évalués | 79 703 | 2 739 | (3 784) | 82 281 | 8 236 | (9 476) |
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Coût amorti net | Juste | Plus-values latentes brutes | Moins-values | Coût amorti net | Juste | Plus-values latentes brutes | Moins-values | |
Obligations et autres titres | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Prêts | 3 | 3 | 0 | (0) | 45 | 44 | 0 | (0) |
Dépôts | 11 | 11 | 0 | 0 | 25 | 25 | 0 | 0 |
Autres placements | 1 | 1 | 0 | 0 | 1 | 1 | 0 | 0 |
Total placements | 15 | 15 | 0 | (0) | 71 | 70 | 0 | (0) |
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | |||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Obligations et autres titres à revenu fixe évalués à la juste valeur par capitaux propres (recyclables) | Prêts, dépôts et autres placements évalués à la juste valeur par capitaux propres (recyclables) | Obligations et autres titres | Prêts, dépôts et autres placements évalués | |||||||||||||
Stade 1 | Stade 2 | Stade 3 | Total | Stade 1 | Stade 2 | Stade 3 | Total | Stade 1 | Stade 2 | Stade 3 | Total | Stade 1 | Stade 2 | Stade 3 | Total | |
Stock à l’ouverture | 29 | 1 | 13 | 44 | 1 | 0 | 1 | 2 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Transfert de stade | 0 | 0 | 0 | 1 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Transfert de stade en sortie | (0) | (1) | 0 | (1) | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Dotation suite à acquisition | 12 | 0 | 2 | 14 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Dotation suite | 1 | 0 | 2 | 2 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Dotation suite à transfert | 0 | 0 | 7 | 8 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Reprise suite à transfert | (0) | (0) | 0 | (0) | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Reprise suite à cession/remboursement | (8) | (0) | (2) | (10) | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Reprise suite à réévaluation | (10) | (1) | 0 | (10) | (1) | 0 | (0) | (1) | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Variation de périmètre | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Variation de change | (0) | 0 | 0 | (0) | (0) | 0 | 0 | (0) | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Stock à la clôture | 24 | 0 | 23 | 47 | 1 | 0 | 1 | 2 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
(en millions d’euros) | 31.12.2023 | |||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Obligations et autres titres à revenu fixe évalués à la juste valeur par capitaux propres (recyclables) | Prêts, dépôts et autres placements évalués à la juste valeur par capitaux propres (recyclables) | Obligations et autres titres | Prêts, dépôts et autres placements évalués | |||||||||||||
Stade 1 | Stade 2 | Stade 3 | Total | Stade 1 | Stade 2 | Stade 3 | Total | Stade 1 | Stade 2 | Stade 3 | Total | Stade 1 | Stade 2 | Stade 3 | Total | |
Stock à l’ouverture | 20 | 2 | (17) | 5 | 0 | 0 | (1) | (1) | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Transfert de stade | 0 | 0 | (0) | 0 | (0) | 0 | 0 | (0) | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Transfert de stade en sortie | 0 | (0) | 0 | (0) | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Dotation suite à acquisition | 5 | 0 | 0 | 5 | 1 | 0 | 0 | 1 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Dotation suite | 7 | 0 | (2) | 5 | 0 | 0 | (0) | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Dotation suite à transfert | 0 | 0 | (0) | (0) | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Reprise suite à transfert | (0) | 0 | 0 | (0) | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Reprise suite à cession/remboursement | (4) | 0 | 6 | 3 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Reprise suite à réévaluation | (3) | (0) | 0 | (3) | (0) | 0 | 0 | (0) | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Variation de périmètre | 3 | 0 | (0) | 3 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Variation de change | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Stock à la clôture | 29 | 1 | (13) | 17 | 1 | 0 | (1) | (0) | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Les actifs financiers des tableaux ci-dessous sont présentés à leur coût amorti.
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
AAA | AA | A | BBB | < BBB | Non disponible | Total | ||
Obligations évaluées | Actifs sains ou dégradés soumis à | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Actifs sains ou dégradés soumis à | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |
Actifs dépréciés (Stade 3) | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |
Total | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |
Obligations évaluées | Actifs sains ou dégradés soumis à | 2 464 | 17 159 | 12 376 | 12 305 | 448 | 10 | 44 760 |
Actifs sains ou dégradés soumis à | 0 | 3 | 27 | 20 | 930 | 0 | 980 | |
Actifs dépréciés (Stade 3) | 0 | 0 | 0 | 0 | 24 | 0 | 24 | |
Total | 2 464 | 17 162 | 12 403 | 12 325 | 1 402 | 10 | 45 765 | |
Prêts, Dépôts et autres placements évalués | Actifs sains ou dégradés soumis | 0 | 0 | 2 | 0 | 6 | 3 | 11 |
Actifs sains ou dégradés soumis | 0 | 0 | 0 | 4 | 0 | 0 | 4 | |
Actifs dépréciés (Stade 3) | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |
Total | 1 | 0 | 2 | 4 | 6 | 3 | 15 | |
Prêts, Dépôts et autres placements évalués | Actifs sains ou dégradés soumis | 5 | 24 | 998 | 0 | 31 | 110 | 1 168 |
Actifs sains ou dégradés soumis | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |
Actifs dépréciés (Stade 3) | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |
Total | 5 | 24 | 998 | 0 | 31 | 110 | 1 168 | |
(en millions d’euros) | 31.12.2023 | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
AAA | AA | A | BBB | < BBB | Non disponible | Total | ||
Obligations évaluées | Actifs sains ou dégradés soumis à | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Actifs sains ou dégradés soumis à | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |
Actifs dépréciés (Stade 3) | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |
Total | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |
Obligations évaluées | Actifs sains ou dégradés soumis à | 2 881 | 20 155 | 10 058 | 14 282 | 302 | 22 | 47 701 |
Actifs sains ou dégradés soumis à | 0 | 0 | 0 | 0 | 16 | 0 | 16 | |
Actifs dépréciés (Stade 3) | 0 | 0 | 0 | 0 | 13 | 0 | 13 | |
Total | 2 881 | 20 155 | 10 058 | 14 282 | 331 | 22 | 47 730 | |
Prêts, Dépôts et autres placements évalués | Actifs sains ou dégradés soumis à | 1 | 0 | 3 | 0 | 23 | 45 | 71 |
Actifs sains ou dégradés soumis à | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |
Actifs dépréciés (Stade 3) | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |
Total | 1 | 0 | 3 | 0 | 23 | 45 | 71 | |
Prêts, Dépôts et autres placements évalués | Actifs sains ou dégradés soumis à | 5 | 23 | 1 199 | 0 | 22 | 301 | 1 551 |
Actifs sains ou dégradés soumis à | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | |
Actifs dépréciés (Stade 3) | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 7 | 7 | |
Total | 5 | 23 | 1 199 | 0 | 22 | 308 | 1 558 | |
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
Euro | Forint | Leu | Dollar | Livre | Autres | Total | |
Actifs évalués à la juste valeur par capitaux propres (recyclables) |
|
|
|
|
|
|
|
Obligations et autres titres à revenu fixe | 42 746 | 365 | 867 | 375 | 103 | 42 | 44 498 |
Prêts | 78 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 78 |
Dépôts | 1 118 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 1 119 |
Autres placements | 5 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 5 |
Total actifs évalués à la juste valeur par capitaux propres (recyclables) | 43 947 | 365 | 867 | 375 | 103 | 42 | 45 699 |
Actions et autres titres à revenu variable | 1 564 | 758 | 11 | 514 | 60 | 117 | 3 024 |
Total actifs évalués à la juste valeur par capitaux propres (non recyclables) | 1 564 | 758 | 11 | 514 | 60 | 117 | 3 024 |
Actifs évalués à la juste valeur par le biais |
|
|
|
|
|
|
|
Actions et autres titres à revenu variable | 0 | 2 | 0 | 0 | 0 | 0 | 2 |
Parts de sociétés immobilières non consolidées | 224 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 224 |
Autres OPCVM | 12 607 | 129 | 6 | 59 | 0 | 0 | 12 801 |
Total des actions et autres placements | 12 831 | 131 | 6 | 59 | 0 | 0 | 13 027 |
Obligations et autres titres à revenu fixe | 3 344 | 158 | 0 | 18 | 5 | 1 | 3 525 |
OPCVM Ã revenu fixe | 7 893 | 59 | 1 | 0 | 0 | 0 | 7 953 |
Total des obligations et autres placements | 11 237 | 217 | 1 | 18 | 5 | 1 | 11 479 |
OPCVM de trésorerie | 6 330 | 2 | 0 | 0 | 0 | 0 | 6 332 |
Prêts | 23 | 1 | 50 | 0 | 0 | 0 | 73 |
Dépôts | 1 | 3 | 0 | 0 | 0 | 0 | 4 |
Autres placements | 64 | 1 | 0 | 0 | 0 | 0 | 65 |
Total des prêts, dépôts et autres placements | 88 | 4 | 50 | 0 | 0 | 0 | 143 |
Total actifs évalués à la juste valeur | 30 486 | 354 | 57 | 78 | 5 | 1 | 30 980 |
Total placements évalués à la juste valeur | 75 997 | 1 477 | 935 | 967 | 167 | 160 | 79 703 |
Obligations et autres titres à revenu fixe | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Prêts | 3 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 3 |
Dépôts | 11 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 11 |
Autres placements | 1 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 1 |
Total placements financiers évalués | 15 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 15 |
Total des placements financiers | 76 012 | 1 477 | 935 | 967 | 167 | 160 | 79 718 |
Les montants indiqués ci-dessus ne tiennent pas compte des couvertures du risque de change mises en place (ventes à terme ou contrats d’échange de flux en devise).
(en millions d’euros) | 31.12.2023 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
Euro | Forint | Leu | Dollar | Livre | Autres | Total | |
Actifs évalués à la juste valeur par capitaux propres (recyclables) |
|
|
|
|
|
|
|
Obligations et autres titres à revenu fixe | 44 902 | 316 | 665 | 157 | 100 | 32 | 46 171 |
Prêts | 70 | (0) | 0 | 0 | 0 | 0 | 70 |
Dépôts | 1 389 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 1 389 |
Autres placements | 6 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 6 |
Total actifs évalués à la juste valeur | 46 366 | 316 | 665 | 157 | 100 | 32 | 47 637 |
Actions et autres titres à revenu variable | 1 652 | 593 | 10 | 623 | 52 | 127 | 3 056 |
Total actifs évalués à la juste valeur | 1 652 | 593 | 10 | 623 | 52 | 127 | 3 056 |
Actifs évalués à la juste valeur | 0 |
|
|
|
|
| 0 |
Actions et autres titres à revenu variable | 0 | 1 | 0 | 0 | 0 | 0 | 1 |
Parts de sociétés immobilières non consolidées | 227 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 227 |
Autres OPCVM | 11 989 | 95 | 5 | 69 | 0 | 0 | 12 158 |
Total des actions et autres placements | 12 217 | 96 | 5 | 69 | 0 | 0 | 12 387 |
Obligations et autres titres à revenu fixe | 2 932 | 83 | 0 | 14 | 6 | 0 | 3 036 |
OPCVM Ã revenu fixe | 7 283 | 74 | 1 | 0 | 0 | 0 | 7 358 |
Total des obligations et autres placements | 10 215 | 157 | 1 | 15 | 6 | 0 | 10 394 |
OPCVM de trésorerie | 8 541 | 8 | 0 | 0 | 0 | 0 | 8 549 |
Prêts | 13 | 1 | 19 | 0 | 0 | 0 | 32 |
Dépôts | 1 | 98 | 0 | 0 | 0 | 0 | 100 |
Autres placements | 63 | 63 | 0 | 0 | 0 | 0 | 126 |
Total des prêts, dépôts et autres placements | 77 | 161 | 19 | 0 | 0 | 0 | 258 |
Total actifs évalués à la juste valeur | 31 050 | 422 | 25 | 85 | 6 | 0 | 31 588 |
Total placements évalués à la juste valeur | 79 068 | 1 331 | 700 | 864 | 158 | 159 | 82 281 |
Obligations et autres titres à revenu fixe | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Prêts | 45 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 45 |
Dépôts | 25 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 25 |
Autres placements | 1 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 1 |
Total placements financiers évalués | 71 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 71 |
Total des placements financiers | 79 139 | 1 331 | 700 | 864 | 158 | 159 | 82 351 |
Les montants indiqués ci-dessus ne tiennent pas compte des couvertures du risque de change mises en place (ventes à terme ou contrats d’échange de flux en devise).
Les présentations ci-après concernent uniquement les placements en obligations, détenus directement ou par le biais d’OPCVM consolidés, mais ne prennent pas en compte les autres placements ayant des caractéristiques similaires (OPCVM obligataires, OPCVM de taux, fonds obligataires, …).
Le tableau ci-après montre l’exposition du Groupe aux risques de taux d’intérêt à la clôture de chaque exercice.
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
Taux fixe | Taux variable | Total | Taux fixe | Taux variable | Total | |
Titres évalués à la juste valeur par capitaux propres (recyclables) | 41 957 | 2 541 | 44 498 | 44 576 | 1 596 | 46 171 |
Titres évalués à la juste valeur par le biais | 2 877 | 648 | 3 525 | 2 287 | 748 | 3 036 |
Titres évalués au coût amorti | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Total du portefeuille obligataire | 44 834 | 3 189 | 48 023 | 46 863 | 2 344 | 49 207 |
Le profil des échéances annuelles des portefeuilles obligataires, y compris OPCVM consolidés, est le suivant :
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Inférieur | Entre 1 | Supérieur | Total | Inférieur | Entre 1 | Supérieur | Total | |
Titres évalués à la juste valeur par capitaux propres (recyclables) | 4 004 | 14 519 | 25 975 | 44 498 | 3 575 | 15 987 | 26 609 | 46 171 |
Titres évalués à la juste valeur par le biais | 281 | 540 | 2 704 | 3 525 | 231 | 562 | 2 243 | 3 036 |
Titres évalués au coût amorti | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Total du portefeuille obligataire | 4 285 | 15 060 | 28 679 | 48 023 | 3 806 | 16 549 | 28 852 | 49 207 |
La répartition du portefeuille obligataire fait ainsi apparaître que les natures de placements privilégiées par le Groupe sont principalement des emprunts obligataires à échéance longue (à plus de 5 ans) et présentant des taux de rémunération fixes.
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 |
|---|---|---|
Obligations émises par des États et des secteurs publics et semi-publics | 23 961 | 28 135 |
Obligations émises par des États et des secteurs publics et semi-publics hors UE | 500 | 235 |
Obligations du secteur privé | 23 549 | 20 825 |
Autres obligations (dont les fonds obligataires) | 13 | 11 |
Total du portefeuille obligataire | 48 023 | 49 207 |
Les tableaux ci-après concernent uniquement les placements en obligations, détenus directement ou par le biais d’OPCVM consolidés, mais ne prennent pas en compte les autres placements ayant des caractéristiques similaires (OPCVM obligataires, OPCVM de taux, fonds obligataires…).
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
AAA | AA | A | BBB | < BBB | Non noté | Total | |
Titres évalués à la juste valeur par capitaux propres (recyclables) | 2 456 | 15 633 | 12 379 | 13 540 | 479 | 11 | 44 498 |
Titres évalués à la juste valeur par le biais | 36 | 157 | 2 554 | 579 | 187 | 13 | 3 525 |
Titres évalués au coût amorti | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Total du portefeuille obligataire | 2 492 | 15 790 | 14 934 | 14 119 | 666 | 24 | 48 023 |
(en millions d’euros) | 31.12.2023 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
AAA | AA | A | BBB | < BBB | Non noté | Total | |
Titres évalués à la juste valeur par capitaux propres (recyclables) | 2 852 | 18 669 | 9 719 | 14 590 | 320 | 22 | 46 171 |
Titres évalués à la juste valeur par le biais | 109 | 102 | 1 856 | 613 | 347 | 9 | 3 036 |
Titres évalués au coût amorti | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Total du portefeuille obligataire | 2 961 | 18 771 | 11 576 | 15 202 | 667 | 30 | 49 207 |
Conformément à la norme IFRS 13 sur l’évaluation à la juste valeur, les instruments financiers actifs et passifs évalués à la juste valeur sont classés selon une hiérarchie en trois niveaux. Ceux-ci dépendent de l’utilisation ou non d’un modèle d’évaluation et des sources de données utilisées pour alimenter les modèles d’évaluation :
Un instrument financier est considéré comme coté sur un marché actif si des cours sont aisément et régulièrement disponibles auprès d’une bourse, d’un courtier, d’un négociateur, d’un secteur d’activité, d’un service d’évaluation des prix et que ces prix représentent des transactions réelles et intervenant régulièrement sur le marché dans des conditions de concurrence normale.
La détermination du caractère actif ou pas d’un marché s’appuie notamment sur des indicateurs tels que la baisse significative du volume des transactions et du niveau d’activité sur le marché, la forte dispersion des prix disponibles dans le temps et entre les différents intervenants du marché ou le fait que les prix ne correspondent plus à des transactions suffisamment récentes.
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Niveau 1 | Niveau 2 | Niveau 3 | Total | Niveau 1 | Niveau 2 | Niveau 3 | Total | |
Obligations et autres titres à revenu fixe | 43 189 | 683 | 626 | 44 498 | 45 295 | 558 | 318 | 46 171 |
Prêts, dépôts et autres placements | 1 069 | 13 | 120 | 1 201 | 1 371 | 14 | 80 | 1 465 |
Actifs évalués à la juste valeur par capitaux propres (recyclables) | 44 257 | 696 | 746 | 45 699 | 46 666 | 572 | 399 | 47 637 |
Actions et autres titres à revenu variable | 2 648 | 0 | 375 | 3 024 | 2 558 | 0 | 498 | 3 056 |
Actifs évalués à la juste valeur par capitaux propres (non recyclables) | 2 648 | 0 | 375 | 3 024 | 2 558 | 0 | 498 | 3 056 |
Actions et autres titres à revenu variable | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Parts de sociétés immobilières non consolidées | 0 | 21 | 203 | 224 | 0 | 21 | 206 | 227 |
Obligations et autres titres à revenu fixe | 780 | 602 | 235 | 1 617 | 886 | 544 | 278 | 1 708 |
Autres OPCVM Ã revenu variable | 989 | 9 | 2 307 | 3 305 | 1 206 | 10 | 2 059 | 3 275 |
OPCVM Ã revenu fixe | 3 206 | 41 | 1 441 | 4 688 | 3 594 | 65 | 1 160 | 4 820 |
OPCVM de trésorerie | 5 698 | 0 | 211 | 5 909 | 7 978 | 0 | 154 | 8 132 |
Prêts, dépôts et autres placements | 40 | 4 | 76 | 121 | 45 | 100 | 35 | 180 |
Actifs hors UC évalués à la juste valeur par le biais du résultat net | 10 712 | 677 | 4 474 | 15 863 | 13 709 | 740 | 3 892 | 18 342 |
Actions | 2 | 0 | 0 | 2 | 1 | 0 | 0 | 1 |
Obligations | 530 | 1 067 | 311 | 1 908 | 107 | 750 | 471 | 1 328 |
OPCVM | 13 055 | 0 | 129 | 13 185 | 11 752 | 0 | 86 | 11 839 |
Autres placements | 20 | 2 | 0 | 22 | 14 | 64 | 0 | 78 |
Actifs en représentation des contrats UC évalués à la juste valeur par le biais du résultat net | 13 608 | 1 069 | 440 | 15 117 | 11 875 | 814 | 557 | 13 246 |
Sous-total des actifs évalués à la juste valeur par le biais du résultat net | 24 320 | 1 746 | 4 914 | 30 980 | 25 584 | 1 554 | 4 450 | 31 588 |
Total placements évalués à la juste valeur | 71 226 | 2 442 | 6 036 | 79 703 | 74 808 | 2 126 | 5 347 | 82 281 |
Total placements immobiliers en UC | 0 | 0 | 57 | 57 | 0 | 0 | 67 | 67 |
Total instruments dérivés actifs et passifs | 14 | (246) | 0 | (232) | 5 | (290) | 0 | (285) |
Total actifs et passifs financiers | 71 240 | 2 196 | 6 092 | 79 528 | 74 813 | 1 836 | 5 414 | 82 063 |
S’agissant des placements de contrats en UC, le risque est supporté par les assurés.
Les instruments dérivés figurant à l’actif s’élèvent à 22 millions d’euros et les instruments dérivés figurant au passif du bilan sont de 254 millions d’euros au 31 décembre 2024.
Concernant les placements financiers (hors UC) classés en niveau 2 et 3, il s’agit :
Les parts de fonds de private equity, d’infrastructure ou de prêts sont évaluées sur la base des dernières valeurs liquidatives communiquées par le gérant (et faisant l’objet a minima annuellement d’un audit), ajustées des flux connus entre la date de cette valorisation et la clôture.
La valorisation des actions non cotées s’appuie sur plusieurs méthodes, telles que les techniques d’actualisation de cash-flows ou la méthode de l’actif net retraité.
Concernant les obligations et produits structurés, un test de liquidité est effectué de manière régulière. En cas de présomption d’illiquidité, une recherche de valorisation est effectuée sur d’autres plateformes (FININFO, BLOOMBERG, REUTERS et UBS DELTA), Dans le cas où ces données ne sont pas cohérentes ou non disponibles sur une plateforme, une valorisation des contreparties est utilisée.
Dans le cas où ces valorisations de contrepartie ne sont pas disponibles, une valorisation à partir d’un modèle utilisant des données observables (niveau 2) ou extrapolées (niveau 3) est utilisée. Dans le cas où deux valorisations cohérentes sont disponibles, le titre est alors classé en niveau 2. Lorsqu’une seule valorisation est disponible, le titre est classé en niveau 3.
Les instruments dérivés font l’objet d’une valorisation à partir de modèles utilisant des données de marché observables. Les valorisations obtenues sont confrontées à chaque arrêté aux valorisations des contreparties afin d’évaluer les écarts potentiels. Cet écart au 31 décembre 2024 était négligeable.
La hiérarchie de la juste valeur des actifs immobiliers de placement est indiquée en note 4.
À noter que les placements financiers et les immeubles de placement classés en niveau 3 représentent 8,2 % du total des placements des activités d’assurance.
Au 31 décembre 2024, les transferts de niveau 1 vers le niveau 2 s’élèvent à 78 millions d’euros et concernent trois titres (produits structurés et fonds de loans). Dans le sens inverse, un dépôt à terme est transféré du niveau 2 vers le niveau 1 pour 47 millions d’euros. Les transferts vers le niveau 3 s’élèvent à 202 millions d’euros. Ils concernent principalement les fonds TIKEHAU INVESTMENT MANAGEMENT (55 millions d’euros), SIPLAT (133 millions d’euros), KFW (12 millions d’euros) et le fonds Euro Loans V (1 million d’euros). Les transferts du niveau 3 vers le niveau 2 s’élèvent à 142 millions d’euros et concernent des produits structurés actions indexés sur un sous-jacent de marché observable.
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | |||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Actifs évalués à la juste valeur par capitaux propres (recyclables) | Actifs évalués à la juste valeur par capitaux propres (non recyclables) | Actifs évalués à la juste valeur | Dérivés actifs | |||||||||||||
| Actifs en représentation | |||||||||||||||
Obliga- | Prêts, dépôts et autres place- | Actions | Actions et autres titres à revenu variable | Parts de sociétés immobilières non conso- | Autres OPCVM | Obliga- | OPCVM | OPCVM de tréso- | Prêts, dépôts et autres place- | Actions | Obliga- | OPCVM | Autres place- | Place- | ||
Montant en niveau 3 à l’ouverture | 318 | 80 | 498 | 0 | 206 | 2 059 | 278 | 1 160 | 154 | 35 | 0 | 471 | 86 | 0 | 67 | 0 |
Variation de la plus ou moins-value latente reconnue en : |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
| 0 | 0 | 0 | 0 | (6) | 20 | 28 | 174 | 0 | (1) | 0 | (94) | 43 | 0 | (10) | 0 |
| 310 | (0) | (141) | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Transfert vers |
| 1 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 57 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Transfert hors |
| 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | (45) | 0 | 0 | 0 | 0 | (63) | 0 | 0 | 0 | 0 |
Variation |
| 0 | 0 | 0 | (0) | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Acquisitions | 7 | 43 | 26 | 0 | 4 | 248 | 43 | 77 | 57 | 50 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Cessions/Remboursements | (9) | (4) | (8) | 0 | (1) | (19) | (70) | (27) | 0 | (8) | 0 | (3) | 0 | 0 | 0 | 0 |
Écarts de conversion |
| 0 | (0) | 0 | 0 | (1) | (0) | (0) | 0 | (0) | 0 | (0) | (0) | 0 | 0 | 0 |
Montant | 626 | 120 | 375 | 0 | 203 | 2 307 | 235 | 1 441 | 211 | 76 | 0 | 311 | 129 | 0 | 57 | 0 |
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | ||
|---|---|---|---|
Juste valeur à la date | Gains cumulés réalisés | Pertes cumulées réalisées | |
Actions et autres titres à revenu variable | 876 | 220 | (66) |
(en millions d’euros) | 31.12.2023 | ||
|---|---|---|---|
Juste valeur à la date | Gains cumulés réalisés | Pertes cumulées réalisées | |
Actions et autres titres à revenu variable | 688 | 147 | (52) |
Conformément à IFRS 9, les plus ou moins-values réalisées sur les instruments de capitaux propres comptabilisés à la juste valeur par capitaux propres (JV OCI) sont enregistrés directement en réserves sans impact sur le résultat net de la période. Le montant des plus ou moins-values nettes réalisées par le Groupe au 31 décembre 2024 s’est élevé à 154 millions d’euros.
Les données présentées ci-dessous sont des données à la juste valeur.
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 |
|---|---|---|
Immobilier de placement | 2 361 | 2 230 |
Placements financiers | 54 123 | 53 852 |
Autres | 0 | 0 |
Juste valeur des actifs sous-jacents des contrats | 56 484 | 56 082 |
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 | ||
|---|---|---|---|---|
Juste valeur positive | Juste valeur négative | Juste valeur positive | Juste valeur négative | |
Swaps | 2 | (237) | 1 | (270) |
Options | 0 | (0) | 0 | (0) |
Contrats à terme de devises | 1 | (12) | 2 | (24) |
Autres | 19 | (5) | 11 | (5) |
Total | 22 | (254) | 14 | (299) |
Le Groupe a recours à différents instruments dérivés :
La plupart de ces instruments dérivés ne sont pas documentés comme des opérations de couverture au sens de la norme IFRS 9.
Toutefois :
La prise en compte du risque de défaut de la contrepartie dans la détermination de la juste valeur des instruments financiers, conformément à la norme IFRS 13, n’a pas d’impact significatif sur la juste valeur des instruments dérivés du fait du mécanisme de collatéralisation mis en place par le Groupe.
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 | ||
|---|---|---|---|---|
Valeur d’équivalence | Quote-part | Valeur d’équivalence | Quote-part | |
STAR | 77 | 4 | 70 | 2 |
Groupama – SDIG (ex-Groupama AVIC) | 103 | 7 | 92 | 3 |
Total | 180 | 10 | 163 | 5 |
Le Groupe détient plusieurs participations dans les compagnies d’assurance suivantes :
Les principales données clés de ces différentes sociétés sont reprises dans les tableaux ci-dessous.
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | ||||
|---|---|---|---|---|---|
Revenu du service d’assurance | Résultat net | Provisions techniques | Total actif | Capitaux propres | |
STAR (1) | 127 | 8 | 286 | 462 | 129 |
Groupama – SDIG (ex-Groupama AVIC) | 435 | 7 | 272 | 737 | 185 |
| |||||
(en millions d’euros) | 31.12.2023 | ||||
|---|---|---|---|---|---|
Revenu du service d’assurance | Résultat net | Provisions techniques | Total actif | Capitaux propres | |
STAR | 116 | 7 | 279 | 450 | 121 |
Groupama – AVIC Property Insurance Co. | 433 | 4 | 214 | 533 | 171 |
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Autres immobilisations corporelles | Autres actifs d’exploitation à long terme | Droits d’utilisation | Total | Autres immobilisations corporelles | Autres actifs d’exploitation à long terme | Droits d’utilisation | Total | |
Valeur brute à l’ouverture | 820 | 107 | 3 | 930 | 802 | 83 | 4 | 888 |
Acquisitions | 38 | 2 | 2 | 43 | 70 | 25 | 3 | 98 |
Variation de périmètre | 0 | 0 | 0 | 0 | (1) | 0 | 0 | (1) |
Production immobilisée de l’exercice | 18 | 0 | 0 | 18 | 3 | 0 | 0 | 3 |
Écarts de conversion | (1) | 0 | 0 | (1) | 1 | 0 | 0 | 1 |
Cessions | (41) | (1) | (3) | (46) | (55) | (1) | (3) | (59) |
Valeur brute à la clôture | 833 | 108 | 3 | 944 | 820 | 107 | 3 | 930 |
Amortissements cumulés | (592) |
| (2) | (594) | (577) |
| (3) | (580) |
Augmentation | (56) |
| (2) | (57) | (49) |
| (2) | (51) |
Variation de périmètre | 0 |
| 0 | 0 | (0) |
| 0 | (0) |
Écarts de conversion | 1 |
| 0 | 1 | (0) |
| 0 | (0) |
Diminution | 38 |
| 2 | 40 | 35 |
| 2 | 38 |
Amortissements cumulés | (609) |
| (2) | (610) | (592) |
| (2) | (594) |
Dépréciation cumulée | (4) | (0) |
| (4) | (7) | (0) |
| (7) |
Dépréciation comptabilisée | (0) | (0) |
| (0) | (0) | (0) |
| (0) |
Variation de périmètre | 0 | 0 |
| 0 | 0 | 0 |
| 0 |
Écarts de conversion | 0 | 0 |
| 0 | 0 | 0 |
| 0 |
Dépréciation reprise | 0 | 0 |
| 0 | 3 | 0 |
| 3 |
Dépréciation cumulée | (4) | (0) |
| (4) | (4) | (0) |
| (4) |
Valeur nette à l’ouverture | 224 | 107 | 1 | 332 | 217 | 82 | 1 | 301 |
Valeur nette à la clôture | 221 | 108 | 1 | 329 | 224 | 107 | 1 | 332 |
Juste valeur des autres immobilisations corporelles | 218 | 244 | 1 | 463 | 220 | 228 | 1 | 449 |
Plus ou moins-values latentes | (3) | 136 | 0 | 133 | (4) | 121 | 0 | 117 |
Les plus-values latentes constatées sur les actifs à long terme concernent essentiellement des actifs biologiques traités selon la norme IAS 41. Il s’agit principalement de forêts.
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 |
|---|---|---|
Impôts différés issus des décalages temporaires |
|
|
Retraitements sur instruments financiers JVOCI et JVR | 462 | 600 |
Retraitements provisions techniques IFRS 17 | (1 083) | (1 001) |
Autres différences sur retraitements de consolidation | 139 | 137 |
Plus-values en sursis d’imposition | (4) | (4) |
Écart d’évaluation sur OPCVM | 118 | 79 |
Couverture de change | 1 | (5) |
Provisions pour risques et charges et autres différences temporaires fiscales | 103 | 109 |
Sous-total Impôts différés issus des décalages temporaires | (264) | (86) |
Impôts différés sur stock de déficits ordinaires | 73 | 72 |
Impôts différés enregistrés au bilan | (191) | (14) |
dont actif | 148 | 200 |
dont passif | (339) | (214) |
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Inférieur à 1 an | Entre 1 et 5 ans | Supérieur à 5 ans | Total | Inférieur à 1 an | Entre 1 et 5 ans | Supérieur à 5 ans | Total | |
Impôt sur les sociétés – Débit | 51 | 0 | 0 | 51 | 46 | 0 | 0 | 46 |
Autres créances sur l’État | 216 | 0 | 0 | 216 | 198 | 6 | 0 | 204 |
Total | 267 | 0 | 0 | 267 | 244 | 6 | 0 | 250 |
Les créances et les dettes relatives à des contrats et à des opérations d’assurance ou de réassurance sont constatées en passifs ou en actifs d’assurance ou de réassurance dans le cadre de l’application de la norme IFRS 17. Seules les créances et les dettes non liées à de l’assurance ou de la réassurance sont présentées dans ces tableaux ci-dessous.
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
Valeurs brutes | Provisions | Total | Valeurs brutes | Provisions | Total | |
Personnel débiteur | 7 |
| 7 | 8 |
| 8 |
Organismes sociaux | 11 |
| 11 | 12 |
| 12 |
Débiteurs divers | 587 | (24) | 563 | 506 | (28) | 478 |
Autres | 115 |
| 115 | 135 |
| 135 |
Total | 720 | (24) | 696 | 661 | (28) | 632 |
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Inférieur à 1 an | Entre 1 et 5 ans | Supérieur à 5 ans | Total | Inférieur à 1 an | Entre 1 et 5 ans | Supérieur à 5 ans | Total | |
Personnel débiteur | 7 | 0 | 0 | 7 | 8 | 0 | 0 | 8 |
Organismes sociaux | 11 | 0 | 0 | 11 | 12 | 0 | 0 | 12 |
Débiteurs divers | 560 | 3 | 0 | 563 | 472 | 4 | 2 | 478 |
Autres | 115 | 0 | 0 | 115 | 135 | 0 | 0 | 135 |
Total | 693 | 3 | 0 | 696 | 627 | 4 | 2 | 632 |
L’exercice de l’activité d’assurance est régi par des contraintes réglementaires qui définissent notamment le capital social ou le fonds d’établissement minimum. En France, conformément à la directive européenne et en vertu des articles R. 322-5 et R. 322-44 du Code des assurances, les entreprises françaises soumises au contrôle de l’État et constituées sous forme de caisses d’assurance mutuelle agricole ou de réassurance mutuelle agricole doivent avoir un fonds d’établissement au moins égal à 240 000 euros ou 400 000 euros selon les branches pratiquées. Pour les sociétés anonymes, le montant de capital minimum requis s’établit à 480 000 euros ou 800 000 euros en fonction des branches exercées.
En outre, afin de s’assurer de la solidité financière des entreprises d’assurance et de garantir la protection des assurés, les entreprises d’assurance sont soumises en France depuis le 1er janvier 2016 au régime prudentiel dit « Solvabilité 2 » introduit par la directive européenne 2009/138/CE du 25 novembre 2009. Il oblige les entreprises d’assurance à respecter de manière permanente les exigences de capital relatives au minimum de capital requis (article L. 352-5 du Code des assurances) et au capital de solvabilité requis (article L. 352-1 du Code des assurances) calculées conformément aux dispositions du règlement délégué n° 2015/35. Cette obligation existe, selon des mécanismes analogues, également à l’international. L’ensemble de ce dispositif est renforcé à l’échelon des comptes combinés par une exigence de capital réglementaire Groupe.
Au cours de l’exercice 2024, les caisses régionales ont réduit leur émission de certificats mutualistes auprès de leurs sociétaires et clients pour - 3 millions d’euros.
L’emprunt classé en capitaux propres constitué d’emprunts TSDI a fait l’objet d’un remboursement le 28 mai 2024 pour 871,1 millions d’euros de l’intégralité de l’emprunt au 31 décembre 2023 et d’une nouvelle souscription le 16 juillet 2024 pour 600 millions d’euros.
Émetteur | Nominal | Date d’émission | Prochaine option de remboursement de l’émetteur | Coupon | Taux coupon | Clause Step Up |
|---|---|---|---|---|---|---|
Groupama Assurances Mutuelles | 600 | 16.07.2024 | 16.07.2034 | Fixe | 6,500 % | Oui |
Cet emprunt présente les caractéristiques particulières suivantes :
Compte tenu de ses caractéristiques et en application de la norme IAS 32 § 16 et 17, cet emprunt est considéré comme un instrument de capitaux propres et non comme un passif financier. Il est donc comptabilisé en capitaux propres. Les intérêts nets d’impôts sont comptabilisés directement au débit des capitaux propres conformément à la norme IAS 32 § 35 (et non comme une charge au compte de résultat).
La réconciliation entre les plus et moins-values latentes sur les actifs en JVOCI et la réserve correspondante en capitaux propres se décompose comme suit :
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 |
|---|---|---|
Plus ou moins-values latentes brutes de correction de valeur sur les placements financiers évalués en JVOCI recyclables | (2 080) | (2 107) |
Corrections de valeur sur les placements financiers évalués en JVOCI recyclables | 25 | 31 |
Plus ou moins-values latentes sur les placements financiers évalués en JVOCI non recyclables | 1 035 | 866 |
Cash-flow hedge et autres variations | (170) | (134) |
Impôts différés | 452 | 455 |
Part des intérêts ne conférant pas le contrôle | 2 | 1 |
Réserve de réévaluation nette – part du Groupe | (736) | (887) |
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
Actifs évalués à la juste valeur par capitaux propres recyclables | Actifs évalués à la juste valeur par capitaux propres non recyclables | Total Actifs évalués à la juste valeur par capitaux propres | Actifs évalués à la juste valeur par capitaux propres recyclables | Actifs évalués à la juste valeur par capitaux propres non recyclables | Total Actifs évalués à la juste valeur par capitaux propres | |
Plus ou moins-values latentes brutes à l’ouverture | (2 107) | 866 | (1 241) | (4 130) | 411 | (3 719) |
Réévaluation de la période à la juste valeur | (458) | 219 | (239) | 2 003 | 476 | 2 479 |
Reprise du latent OCI suite | 484 | (20) | 464 | 24 | (21) | 3 |
Variation de change | 1 | 0 | 1 | (2) | (0) | (3) |
Variation de périmètre | 0 | (31) | (31) | (1) | 0 | (1) |
Autres | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Plus ou moins-values latentes brutes à la clôture | (2 080) | 1 035 | (1 045) | (2 107) | 866 | (1 241) |
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 |
|---|---|---|
Produits ou charges financiers des contrats d’assurance | 2 635 | 3 067 |
Produits ou charges financiers des contrats de réassurance | (499) | (605) |
Impôts différés | (558) | (643) |
Part des intérêts ne conférant pas le contrôle | (9) | (3) |
Réserve de réévaluation nette – part du Groupe | 1 569 | 1 816 |
Au titre de la transition à IFRS 17 au 1er janvier 2022, les autres éléments du résultat global (« OCI ») ont été ramenés à zéro à la transition pour les passifs relatifs aux sinistres survenus avant 2016 des contrats sans participation directe.
Face à ces passifs, le Groupe détient des actifs financiers comptabilisés à la juste valeur par OCI. Le montant de l’OCI brut d’impôt relatif à ces actifs est estimé à :
La diminution de l’OCI depuis la transition s’explique par l’évolution des taux d’intérêt. L’allocation de ces actifs aux passifs correspondants (et donc de l’OCI) a également diminué dans la mesure où ces passifs sont en période de règlement des sinistres.
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
Provisions pour pensions et obligations similaires | Autres risques et charges (1) | Total | Provisions pour pensions et obligations similaires | Autres risques et charges (1) | Total | |
Solde à l’ouverture | 370 | 205 | 574 | 329 | 159 | 488 |
Variation de périmètre, changements | 0 | 0 | 0 | 0 | (0) | 0 |
Dotations de l’exercice | 119 | 68 | 187 | 118 | 119 | 236 |
Reprises de l’exercice | (122) | (69) | (192) | (77) | (73) | (150) |
Variation de change | 0 | (0) | (0) | (0) | 0 | (0) |
Solde à la clôture | 366 | 203 | 570 | 370 | 205 | 574 |
| ||||||
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
France | Royaume-Uni | Autres | Total | France | Royaume-Uni | Autres | Total | |
Dette actuarielle | 381 | 267 | 24 | 673 | 367 | 255 | 26 | 648 |
Juste valeur des actifs de couverture | 57 | 250 | 0 | 307 | 52 | 227 | 0 | 278 |
Dette actuarielle nette | 324 | 17 | 24 | 366 | 315 | 29 | 26 | 370 |
Limitation de reconnaissance des actifs | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Passif Net | 324 | 17 | 24 | 366 | 315 | 29 | 26 | 370 |
Principales hypothèses actuarielles |
|
|
|
|
|
|
|
|
Hypothèses financières |
|
|
|
|
|
|
|
|
Taux d’actualisation | 3,10 % | 5,20 % | NS |
| 4,20 % | 5,20 % | NS |
|
Taux de rendement attendu des actifs | 3,10 % | 5,20 % | NS |
| 4,20 % | 5,20 % | NS |
|
Taux attendu d’augmentation des salaires/pensions | 2,50 % | 2,80 % | NS |
| 2,45 % | 2,80 % | NS |
|
Turn-over |
|
|
|
|
|
|
|
|
| 7,03 % | NA | NS |
| 6,39 % | NA | NS |
|
| 3,22 % | NA | NS |
| 3,17 % | NA | NS |
|
| 1,29 % | NA | NS |
| 1,35 % | NA | NS |
|
| 0,00 % | NA | NS |
| 0,00 % | NA | NS |
|
Il convient de noter qu’au Royaume-Uni, le fonds de pension de Groupama Insurances Company Limited (GICL) a été transféré à Groupama Assurances Mutuelles à la suite de la cession de la filiale en 2012. Concernant ce plan retraite garanti par Groupama Assurances Mutuelles, le Groupe a eu connaissance de la décision de la Haute Cour dans l’affaire Virgin Media Limited vs NTL Pension Trustees II Limited & Others, relative aux modifications de plan « contracted-out » au UK. Compte tenu de l’existence d’une autre affaire portée devant la Haute Cour relative à un autre régime, et de potentielles nouvelles réglementations de la part du gouvernement britannique sur ce sujet, le Groupe a décidé d’attendre d’avoir un peu plus de visibilité sur ce dossier afin d’identifier les potentiels impacts sur son plan. Au 31 décembre 2024, les éventuels impacts sur notre régime ne sont donc pas connus.
Seuls les taux de turn-over de la zone « France » présentent un caractère de matérialité.
Le taux d’actualisation utilisé au 31 décembre 2024 pour évaluer les engagements actuariels correspond au taux d’intérêt des obligations privées.
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
Avantages postérieurs à l’emploi | Autres avantages à long terme | Total | Avantages postérieurs à l’emploi | Autres avantages à long terme | Total | |
Dette actuarielle à l’ouverture | 562 | 86 | 648 | 556 | 72 | 629 |
Coût des services rendus | 15 | 7 | 21 | 14 | 6 | 19 |
Charge d’intérêt | 21 | 3 | 24 | 19 | 2 | 21 |
Réestimations de la dette actuarielle |
|
|
|
|
|
|
Écarts actuariels découlant de changements dans les hypothèses démographiques | (6) | 1 | (5) | (7) | 1 | (6) |
Écarts actuariels découlant de changements dans les hypothèses financières | 4 | 1 | 5 | (6) | 5 | (1) |
Ajustements liés à l’expérience | 4 | (2) | 2 | 0 | (3) | (3) |
Prestations payées directement par l’employeur | (19) | (5) | (24) | (9) | (3) | (13) |
Prestations payées par les actifs de couverture | (15) | (0) | (15) | (14) | 0 | (14) |
Coût des services passés et profits/pertes | 0 | 0 | 0 | (4) | (1) | (4) |
Variation de périmètre | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Variation de taux de change | 12 | 0 | 12 | 5 | 0 | 5 |
Autres | 4 | 1 | 5 | 8 | 6 | 14 |
Dette actuarielle à la clôture | 582 | 91 | 673 | 562 | 86 | 648 |
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
Avantages postérieurs à l’emploi | Autres avantages à long terme | Total | Avantages postérieurs à l’emploi | Autres avantages à long terme | Total | |
Juste valeur des actifs de couverture | 278 |
| 278 | 301 |
| 301 |
Produit d’intérêts | 12 |
| 12 | 12 |
| 12 |
Réestimations des actifs de couverture |
|
|
|
|
|
|
Part de rendement des actifs de couverture excédant le taux d’actualisation | 10 |
| 10 | (38) |
| (38) |
Variations de l’effet de plafonnement des actifs | 0 |
| 0 | 0 |
| 0 |
Prestations payées | (15) |
| (15) | (14) |
| (14) |
Cotisations de l’employeur | 14 |
| 14 | 14 |
| 14 |
Cotisations des employés | 0 |
| 0 | 0 |
| 0 |
Variation de périmètre | 0 |
| 0 | 0 |
| 0 |
Variation de taux de change | 11 |
| 11 | 5 |
| 5 |
Autres | (3) |
| (3) | (1) |
| (1) |
Juste valeur des actifs de couverture | 307 |
| 307 | 278 |
| 278 |
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 |
|---|---|---|
Coût des services : |
|
|
Coût des services rendus | (15) | (14) |
Coût des services passés et profits/pertes sur liquidation | 0 | 4 |
Intérêts nets sur la dette actuarielle nette | (9) | (7) |
Autres |
|
|
Composante de la charge comptabilisée dans le compte de résultat | (24) | (17) |
Réestimation de la dette actuarielle nette : |
|
|
Part de rendement des actifs de couverture non comptabilisée au compte de résultat | 10 | (38) |
Écarts actuariels découlant de changements dans les hypothèses démographiques | 6 | 5 |
Écarts actuariels découlant de changements dans les hypothèses financières | (4) | 6 |
Ajustements liés à l’expérience | (4) | 0 |
Variations de l’effet de plafonnement des actifs | 0 | 0 |
Composante de la charge comptabilisée dans les gains et pertes comptabilisés directement en capitaux propres | 8 | (26) |
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 |
|---|---|---|
Actions | 51 | 66 |
Obligations | 0 | 0 |
Autres | 256 | 213 |
Juste valeur des actifs de couverture | 307 | 278 |
La sensibilité à une augmentation de 50 points de base du taux d’actualisation est de - 5,6 % sur le montant de la dette actuarielle brute pour la France et de - 5,4 % pour le Royaume-Uni.
Sensibilité du montant des engagements sociaux relatifs aux plans de couverture maladie : au 31 décembre 2024, la dette actuarielle relative aux plans de couverture maladie s’élève à 7,5 millions d’euros. La sensibilité de cette dette à une augmentation du taux d’actualisation de 50 points de base est de - 3,7 %.
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Inférieur à 1 an | Entre 1 et 5 ans | Supérieur à 5 ans | Total | Inférieur à 1 an | Entre 1 et 5 ans | Supérieur à 5 ans | Total | |
Dettes subordonnées des entreprises d’assurance | 0 | 2 141 | 0 | 2 141 | 0 | 1 641 | 497 | 2 138 |
Dettes de financement représentées par des titres | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Dettes de financement envers les entreprises du secteur bancaire | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Total | 0 | 2 141 | 0 | 2 141 | 0 | 1 641 | 497 | 2 138 |
Émetteur | Nominal | Date d’émission | Échéance | Coupon | Taux coupon | Clause Step Up |
|---|---|---|---|---|---|---|
Groupama Assurances Mutuelles | 650 | 23.01.2017 | 23.01.2027 | Fixe | 6,00 % | Non |
Groupama Assurances Mutuelles | 500 | 24.09.2018 | 24.09.2028 | Fixe | 3,38 % | Non |
Groupama Assurances Mutuelles | 500 | 16.09.2019 | 16.09.2029 | Fixe | 2,13 % | Non |
Groupama Assurances Mutuelles | 500 | 07.07.2021 | 07.07.2028 | Fixe | 0,75 % | Non |
Au 31 décembre 2024, la cotation :
Compte tenu des conditions propres à chacune des émissions et en application de la norme IAS 32 § 16 et 17, ces emprunts sont considérés comme des passifs financiers et non comme des instruments de capitaux propres. Ils sont donc comptabilisés dans le poste des dettes de financement. Les charges d’intérêts sont comptabilisées en charges de financement dans le compte de résultat.
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | |||
|---|---|---|---|---|
Devises | Taux | |||
Zone euro | Hors zone euro | Taux fixe | Taux variable | |
Dettes subordonnées des entreprises d’assurance | 2 141 | 0 | 2 141 | 0 |
Dettes de financement représentées par des titres | 0 | 0 | 0 | 0 |
Dettes de financement envers les entreprises du secteur bancaire | 0 | 0 | 0 | 0 |
Total | 2 141 | 0 | 2 141 | 0 |
Dans le cadre de l’application de la norme IFRS 17, les créances et les dettes relatives à des contrats ou à des opérations d’assurance sont constatées en actifs ou passifs d’assurance dans les états financiers. Le tableau ci-dessous présente la réconciliation entre les actifs et les passifs d’assurance présentés dans les états financiers et les actifs et passifs d’assurance à l’inventaire détaillé dans cette note.
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
Actifs d’assurance | Passifs d’assurance | Total | Actifs d’assurance | Passifs d’assurance | Total | |
Actifs et passifs à l’inventaire - Non PAA | 18 | 52 017 | 51 998 | 15 | 54 063 | 54 048 |
Actifs et passifs à l’inventaire - PAA | 0 | 20 783 | 20 783 | 0 | 19 599 | 19 599 |
Total Actifs et Passifs liés aux contrats d’assurance à l’inventaire – Vision engagement | 18 | 72 800 | 72 781 | 15 | 73 662 | 73 647 |
Total du montant reclassé à l’Actif et au Passif | 0 | (3 374) |
| 0 | (2 831) |
|
Dont montant reclassé en LRC | 0 | (1 952) |
| 0 | (1 634) |
|
Dont montant reclassé en LIC | 0 | (1 422) |
| 0 | (1 197) |
|
Total Actifs et Passifs liés aux contrats d’assurance - Vision Cash Basis | 18 | 69 425 |
| 15 | 70 832 |
|
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
France | International | Total | |||||||
Dommages aux biens et respons. | Santé et prévoyance | Épargne et retraite | Total | Dommages aux biens et respons. | Santé et prévoyance | Épargne et retraite | Total |
| |
Estimations de la valeur actualisée des flux de trésorerie futurs | 0 | 22 | 0 | 22 | 0 | 28 | 8 | 36 | 57 |
Ajustement au titre du risque | 0 | (2) | 0 | (2) | 0 | (2) | (1) | (3) | (5) |
Marge sur services contractuels | 0 | (12) | 0 | (12) | 0 | (17) | (4) | (22) | (34) |
Total des actifs d’assurance | 0 | 7 | 0 | 7 | 0 | 8 | 3 | 11 | 18 |
Estimations de la valeur actualisée des flux de trésorerie futurs | 11 616 | 7 411 | 43 050 | 62 077 | 2 869 | 125 | 3 075 | 6 069 | 68 145 |
Ajustement au titre du risque | 119 | 191 | 461 | 772 | 70 | 8 | 27 | 105 | 877 |
Marge sur services contractuels | 0 | 264 | 3 313 | 3 577 | 0 | 57 | 142 | 200 | 3 777 |
Total des passifs d’assurance | 11 735 | 7 867 | 46 824 | 66 426 | 2 939 | 191 | 3 244 | 6 374 | 72 800 |
Total | 11 735 | 7 860 | 46 824 | 66 419 | 2 939 | 183 | 3 241 | 6 362 | 72 781 |
(en millions d’euros) | 31.12.2023 | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
France | International | Total | |||||||
Dommages aux biens et respons. | Santé et prévoyance | Épargne et retraite | Total | Dommages aux biens et respons. | Santé et prévoyance | Épargne et retraite | Total |
| |
Estimations de la valeur actualisée des flux de trésorerie futurs | 0 | 48 | 0 | 48 | 0 | 11 | 8 | 19 | 68 |
Ajustement au titre du risque | 0 | (5) | 0 | (5) | 0 | (2) | (1) | (2) | (7) |
Marge sur services contractuels | 0 | (35) | 0 | (35) | 0 | (6) | (5) | (10) | (45) |
Total des actifs d’assurance | 0 | 8 | 0 | 8 | 0 | 4 | 3 | 7 | 15 |
Estimations de la valeur actualisée des flux de trésorerie futurs | 11 398 | 6 772 | 45 064 | 63 234 | 2 654 | 189 | 3 123 | 5 965 | 69 199 |
Ajustement au titre du risque | 103 | 195 | 464 | 761 | 61 | 13 | 24 | 99 | 860 |
Marge sur services contractuels | 0 | 192 | 3 195 | 3 387 | 0 | 62 | 155 | 216 | 3 603 |
Total des passifs d’assurance | 11 501 | 7 159 | 48 722 | 67 382 | 2 715 | 264 | 3 302 | 6 280 | 73 663 |
Total | 11 501 | 7 152 | 48 722 | 67 375 | 2 715 | 259 | 3 299 | 6 273 | 73 648 |
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Provisions pour couverture | Provisions pour sinistres survenus (LIC) | Total | Provisions pour couverture | Provisions pour sinistres survenus (LIC) | Total | |||||
Sans composante onéreuse | Composante onéreuse | Total LRC |
|
| Sans composante onéreuse | Composante onéreuse | Total LRC |
|
| |
Actifs à l’ouverture | (34) | 5 | (29) | 14 | (15) | (18) | 0 | (18) | 7 | (11) |
Passifs à l’ouverture | 53 839 | 15 | 53 854 | 209 | 54 063 | 52 366 | 42 | 52 408 | 196 | 52 604 |
Solde net d’ouverture | 53 805 | 20 | 53 825 | 223 | 54 048 | 52 348 | 42 | 52 390 | 203 | 52 594 |
Contrats évalués en approche rétrospective modifiée | (1 491) |
| (1 491) |
| (1 491) | (1 392) |
| (1 392) |
| (1 392) |
Contrats évalués en approche par la juste valeur | (106) |
| (106) |
| (106) | (15) |
| (15) |
| (15) |
Contrats évalués en approche rétrospective intégrale & autres contrats | (70) |
| (70) |
| (70) | (41) |
| (41) |
| (41) |
Revenu du service d’assurance | (1 666) |
| (1 666) |
| (1 666) | (1 448) |
| (1 448) |
| (1 448) |
Sinistres survenus et autres charges d’assurance |
| (8) | (8) | 798 | 790 |
| (8) | (8) | 320 | 312 |
Amortissement des flux de trésorerie d’acquisition | 127 |
| 127 |
| 127 | 108 |
| 108 |
| 108 |
Pertes et reprises de pertes sur contrats onéreux |
| 15 | 15 |
| 15 |
| (5) | (5) |
| (5) |
Ajustements des passifs pour sinistres survenus |
|
| 0 | 186 | 186 |
|
|
| 756 | 756 |
Charges du service d’assurance | 127 | 7 | 134 | 983 | 1 117 | 108 | (13) | 94 | 1 075 | 1 170 |
Composante de dépôt | (3 449) | (8) | (3 457) | 3 457 | 0 | (3 617) | (8) | (3 626) | 3 626 | 0 |
Résultat du service d’assurance | (4 988) | (2) | (4 990) | 4 441 | (549) | (4 958) | (22) | (4 979) | 4 701 | (279) |
Produits ou charges financiers | 2 284 | (0) | 2 284 | 8 | 2 292 | 3 412 | 0 | 3 412 | 2 | 3 414 |
Effet des variations des taux de change | (44) | (0) | (44) | (1) | (45) | 24 | 0 | 24 | (0) | 24 |
Total des variations en compte | (2 748) | (2) | (2 750) | 4 448 | 1 698 | (1 522) | (22) | (1 544) | 4 703 | 3 159 |
Primes | 844 |
| 844 |
| 844 | 3 109 |
| 3 109 |
| 3 109 |
Sinistres et autres charges d’assurance, |
|
| 0 | (4 460) | (4 460) |
|
|
| (4 696) | (4 696) |
Frais d’acquisition | (134) |
| (134) |
| (134) | (119) |
| (119) |
| (119) |
Total des flux de trésorerie | 710 | 0 | 710 | (4 460) | (3 750) | 2 990 |
| 2 990 | (4 696) | (1 705) |
Changement de périmètre, transfert | 2 | 0 | 2 | (1) | 2 | (12) | (0) | (12) | 13 | 1 |
Actifs à l’inventaire | (27) | 3 | (24) | 6 | (18) | (34) | 5 | (29) | 14 | (15) |
Passifs à l’inventaire | 51 796 | 16 | 51 812 | 204 | 52 017 | 53 839 | 15 | 53 854 | 209 | 54 063 |
Solde d’inventaire | 51 769 | 19 | 51 788 | 210 | 51 998 | 53 805 | 20 | 53 825 | 223 | 54 048 |
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 | ||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Provisions pour couverture restante (LRC) | Provisions pour sinistres survenus (LIC) | Total | Provisions pour couverture restante (LRC) | Provisions pour sinistres survenus (LIC) | Total | |||||||||
Sans compo- | Compo- | Total LRC | Valeur actuelle des flux de trésorerie futurs | Ajuste- | Total LIC |
| Sans compo- | Compo- | Total LRC | Valeur actuelle des flux de trésorerie futurs | Ajuste- | Total LIC |
| |
Actifs à l’ouverture | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Passifs à l’ouverture | 2 112 | 45 | 2 157 | 17 151 | 292 | 17 443 | 19 599 | 2 095 | 82 | 2 177 | 15 600 | 303 | 15 903 | 18 080 |
Solde net d’ouverture | 2 112 | 45 | 2 157 | 17 151 | 292 | 17 443 | 19 599 | 2 095 | 82 | 2 177 | 15 600 | 303 | 15 903 | 18 080 |
Contrats évalués en approche rétrospective intégrale & autres contrats | (14 646) |
| (14 646) |
|
|
| (14 646) | (13 325) |
| (13 325) |
|
|
| (13 325) |
Revenu du service d’assurance | (14 646) |
| (14 646) |
|
|
| (14 646) | (13 325) |
| (13 325) |
|
|
| (13 325) |
Sinistres survenus |
|
|
| 12 241 | 224 | 12 465 | 12 465 |
|
|
| 11 874 | 174 | 12 048 | 12 048 |
Amortissement des flux | 2 002 |
| 2 002 |
|
|
| 2 002 | 1 825 |
| 1 825 |
|
|
| 1 825 |
Pertes et reprises |
| 4 | 4 |
|
|
| 4 |
| (37) | (37) |
|
|
| (37) |
Ajustements des passifs pour sinistres survenus |
|
|
| (763) | (221) | (985) | (985) |
|
|
| (1 067) | (174) | (1 241) | (1 241) |
Charges du service d’assurance | 2 002 | 4 | 2 006 | 11 478 | 2 | 11 480 | 13 486 | 1 825 | (37) | 1 787 | 10 807 | (1) | 10 807 | 12 594 |
Composante de dépôt | 0 |
| 0 | 0 |
| 0 | 0 | 0 |
| 0 | 0 |
| 0 | 0 |
Résultat du service d’assurance | (12 644) | 4 | (12 640) | 11 478 | 2 | 11 480 | (1 160) | (11 501) | (37) | (11 538) | 10 807 | (1) | 10 807 | (731) |
Produits ou charges financiers des contrats d’assurance | 33 | 0 | 33 | 494 | 11 | 505 | 537 | 31 | 1 | 31 | 770 | (11) | 759 | 790 |
Effet des variations des taux de change | (10) | 0 | (10) | (7) | (0) | (7) | (17) | 2 | 0 | 2 | 2 | 0 | 2 | 4 |
Total des variations | (12 622) | 4 | (12 617) | 11 965 | 13 | 11 978 | (640) | (11 467) | (37) | (11 504) | 11 579 | (12) | 11 567 | 63 |
Primes | 14 835 |
| 14 835 |
|
|
| 14 835 | 13 651 |
| 13 651 |
|
|
| 13 651 |
Sinistres et autres charges d’assurance, y compris la composante de dépôt |
|
|
| (10 957) |
| (10 957) | (10 957) |
|
|
| (10 028) |
| (10 028) | (10 028) |
Frais d’acquisition | (2 055) |
| (2 055) |
|
|
| (2 055) | (1 898) |
| (1 898) |
|
|
| (1 898) |
Total des flux | 12 780 | 0 | 12 780 | (10 957) | 0 | (10 957) | 1 824 | 11 753 | 0 | 11 753 | (10 028) | 0 | (10 028) | 1 725 |
Changement de périmètre, transfert de portefeuille et autres | (0) | 0 | (0) | (0) | (0) | (0) | (1) | (269) | 0 | (269) | (0) | 0 | (0) | (269) |
Actifs à l’inventaire | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Passifs à l’inventaire | 2 270 | 50 | 2 320 | 18 159 | 304 | 18 463 | 20 783 | 2 112 | 45 | 2 157 | 17 151 | 292 | 17 443 | 19 599 |
Solde d’inventaire | 2 270 | 50 | 2 320 | 18 159 | 304 | 18 463 | 20 783 | 2 112 | 45 | 2 157 | 17 151 | 292 | 17 443 | 19 599 |
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Estimations de la valeur actualisée des flux de trésorerie futurs | Ajustement | Marge | Total | Estimations de la valeur actualisée des flux de trésorerie futurs | Ajustement | Marge sur | Total | |
Actifs à l’ouverture | (68) | 7 | 46 | (15) | (27) | 4 | 13 | (11) |
Passifs à l’ouverture | 49 891 | 568 | 3 603 | 54 063 | 48 323 | 590 | 3 692 | 52 604 |
Solde net d’ouverture | 49 823 | 576 | 3 649 | 54 048 | 48 296 | 594 | 3 704 | 52 594 |
CSM reconnue pour les services fournis |
|
| (508) | (508) |
|
| (295) | (295) |
Variation de l’ajustement au titre du risque non financier |
| (45) |
| (45) |
| (43) |
| (43) |
Écarts d’expérience | (196) | 0 |
| (196) | (864) | (0) |
| (864) |
Variations liées aux services de la période | (196) | (45) | (508) | (749) | (864) | (43) | (295) | (1 202) |
Contrats comptabilisés pour la première fois | (239) | 28 | 229 | 18 | (194) | 25 | 184 | 14 |
Variation des estimations qui ajustent la CSM | (957) | 14 | 943 | (0) | (76) | (14) | 89 | (0) |
Variation des estimations qui aboutissent à des pertes ou reprises de pertes sur contrats onéreux | (2) | (1) |
| (3) | (17) | (2) | 0 | (19) |
Variations liées aux services futurs | (1 197) | 41 | 1 171 | 15 | (287) | 9 | 273 | (5) |
Variations de passifs pour sinistres survenus | 185 | 0 |
| 186 | 931 | (3) |
| 928 |
Variations liées aux services passés | 185 | 0 |
| 186 | 931 | (3) |
| 928 |
Résultat du service d’assurance | (1 208) | (4) | 663 | (549) | (220) | (37) | (22) | (279) |
Produits ou charges financiers des contrats d’assurance | 2 781 | 7 | (496) | 2 292 | 3 435 | 19 | (40) | 3 414 |
Effet des variations des taux de change | (40) | (0) | (4) | (45) | 19 | 0 | 4 | 24 |
Total des variations en compte du résultat et autres éléments du résultat global | 1 533 | 2 | 163 | 1 698 | 3 234 | (18) | (57) | 3 159 |
Primes | 844 |
|
| 844 | 3 109 |
|
| 3 109 |
Sinistres et autres charges d’assurance, y compris la composante de dépôt | (4 460) |
|
| (4 460) | (4 696) |
|
| (4 696) |
Frais d’acquisition | (134) |
|
| (134) | (119) |
|
| (119) |
Total des flux de trésorerie | (3 750) |
|
| (3 750) | (1 705) |
|
| (1 705) |
Changement de périmètre, transfert de portefeuille et autres | 3 | 0 | (1) | 2 | (0) |
| 1 | 1 |
Actifs à l’inventaire | (57) | 5 | 34 | (18) | (68) | 7 | 46 | (15) |
Passifs à l’inventaire | 47 667 | 573 | 3 777 | 52 017 | 49 891 | 568 | 3 603 | 54 063 |
Solde d’inventaire | 47 609 | 578 | 3 811 | 51 998 | 49 823 | 576 | 3 649 | 54 048 |
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Marge sur services contractuels (CSM) | Total CSM | Marge sur services contractuels (CSM) | Total CSM | |||||
Contrats évalués en approche rétrospective modifiée | Contrats évalués en approche par la juste valeur | Contrats évalués en approche rétrospective intégrale & autres contrats |
| Contrats évalués en approche rétrospective modifiée | Contrats évalués en approche par la juste valeur | Contrats évalués en approche rétrospective intégrale & autres contrats |
| |
Actifs à l’ouverture | 38 | 0 | 8 | 46 | 10 | 0 | 3 | 13 |
Passifs à l’ouverture | 3 529 | 59 | 15 | 3 603 | 3 575 | 90 | 27 | 3 692 |
Solde net d’ouverture | 3 567 | 59 | 23 | 3 649 | 3 585 | 90 | 30 | 3 704 |
CSM reconnue pour les services fournis | (404) | (100) | (5) | (508) | (287) | (4) | (4) | (295) |
Variation de l’ajustement au titre du risque non financier |
|
|
|
|
|
|
|
|
Écarts d’expérience |
|
|
|
|
|
|
|
|
Variations liées aux services | (404) | (100) | (5) | (508) | (287) | (4) | (4) | (295) |
Contrats comptabilisés pour la première fois |
|
| 229 | 229 |
|
| 183 | 183 |
Variation des estimations qui ajustent la CSM | 593 | 545 | (196) | 943 | 264 | (28) | (146) | 90 |
Variation des estimations qui aboutissent à des pertes ou reprises de pertes sur contrats onéreux |
|
|
|
|
|
|
|
|
Variations liées aux services futurs | 593 | 545 | 33 | 1 171 | 264 | (28) | 37 | 273 |
Variations de passifs pour sinistres survenus |
|
|
|
|
|
|
|
|
Variations liées aux services passés | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Résultat du service d’assurance | 190 | 446 | 28 | 663 | (23) | (32) | 33 | (22) |
Produits ou charges financiers des contrats | 1 | (498) | 2 | (496) | (0) | 1 | (41) | (40) |
Effet des variations des taux de change | (4) | 0 | (1) | (4) | 4 | 0 | 0 | 4 |
Total des variations en compte du résultat et autres éléments du résultat global | 187 | (53) | 29 | 163 | (19) | (31) | (8) | (57) |
Primes |
|
|
|
|
|
|
|
|
Sinistres et autres charges d’assurance, |
|
|
|
|
|
|
|
|
Frais d’acquisition |
|
|
|
|
|
|
|
|
Total des flux de trésorerie |
|
|
|
|
|
|
|
|
Changement de périmètre, transfert | (0) | (1) | (0) | (1) | 0 | 0 | 1 | 1 |
Actifs à l’inventaire | 14 | 0 | 20 | 34 | 38 | 0 | 8 | 46 |
Passifs à l’inventaire | 3 740 | 5 | 32 | 3 777 | 3 529 | 59 | 15 | 3 603 |
Solde d’inventaire | 3 754 | 5 | 52 | 3 811 | 3 567 | 59 | 23 | 3 649 |
Les courbes de taux utilisées pour actualiser les estimations de flux de trésorerie futurs au 31 décembre 2024 et au 31 décembre 2023 sont présentées par pays dans les tableaux ci-dessous :
Entité | 31.12.2024 | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|
Devise | 1 an | 5 ans | 10 ans | 20 ans | 30 ans | |
France vie | EUR | 3,1 % | 3,0 % | 3,1 % | 3,1 % | 2,9 % |
France non-vie | EUR | 3,1 % | 3,0 % | 3,2 % | 3,1 % | 2,9 % |
Italie | EUR | [2,9 % ; 3 %] | [2,8 % ; 2,9 %] | [2,9 % ; 3,1 %] | [2,9 % ; 3,1 %] | [2,7 % ; 2,8 %] |
Grèce | EUR | [2,6 % ; 2,9 %] | [2,5 % ; 2,8 %] | [2,7 % ; 2,9 %] | [2,6 % ; 2,9 %] | [2,5 % ; 2,7 %] |
Hongrie | HUF | [5,9 % ; 6 %] | [6,6 % ; 6,6 %] | [6,8 % ; 6,8 %] | [7,1 % ; 7,1 %] | [6,4 % ; 6,5 %] |
Bulgarie | BGN | [2,7 % ; 2,9 %] | [2,6 % ; 2,8 %] | [2,8 % ; 3 %] | [2,7 % ; 3 %] | [2,8 % ; 3 %] |
Roumanie | RON | [6,9 % ; 7 %] | [7,5 % ; 7,6 %] | [7,5 % ; 7,6 %] | [6,4 % ; 6,5 %] | [5,5 % ; 5,6 %] |
Entité | 31.12.2023 | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|
Devise | 1 an | 5 ans | 10 ans | 20 ans | 30 ans | |
France vie | EUR | 3,8 % | 2,8 % | 2,9 % | 2,9 % | 2,8 % |
France non-vie | EUR | 4,1 % | 3,0 % | 3,1 % | 3,1 % | 2,9 % |
Italie | EUR | [3,7 % ; 3,8 %] | [2,6 % ; 2,7 %] | [2,7 % ; 2,8 %] | [2,7 % ; 2,8 %] | [2,7 % ; 2,7 %] |
Grèce | EUR | [3,5 % ; 3,8 %] | [2,4 % ; 2,8 %] | [2,5 % ; 2,9 %] | [2,5 % ; 2,9 %] | [2,5 % ; 2,8 %] |
Hongrie | HUF | [6,9 % ; 7,1 %] | [6,3 % ; 6,5 %] | [6,4 % ; 6,6 %] | [6,5 % ; 6,7 %] | [6 % ; 6,2 %] |
Bulgarie | BGN | [4 % ; 4,3 %] | [2,9 % ; 3,3 %] | [3 % ; 3,4 %] | [3 % ; 3,4 %] | [3,1 % ; 3,4 %] |
Roumanie | RON | [6,2 % ; 6,3 %] | [6,2 % ; 6,3 %] | [6,3 % ; 6,4 %] | [5,7 % ; 5,7 %] | [5 % ; 5,1 %] |
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Contrats non onéreux | Contrats onéreux | Total | Dont effet de transfert de contrat d’assurance et de regroupement d’entreprise | Contrats non onéreux | Contrats onéreux | Total | Dont effet de transfert de contrat d’assurance et de regroupement d’entreprise | |
Frais d’acquisition | (92) | 0 | (92) | 0 | (98) | 0 | (98) | 0 |
Sinistres et autres charges d’assurance | (574) | (20) | (595) | 0 | (578) | (9) | (587) | 0 |
Évaluation de la valeur actuelle des flux de trésorerie sortants | (666) | (20) | (687) | 0 | (676) | (9) | (685) | 0 |
Évaluation de la valeur actuelle des flux de trésorerie entrants | 922 | 3 | 925 | 0 | 880 | (0) | 880 | 0 |
Ajustement au titre du risque non financier | (27) | (1) | (28) | 0 | (20) | (5) | (25) | 0 |
Marge sur services contractuels (CSM) | (229) |
| (229) | 0 | (184) |
| (184) | 0 |
Pertes reconnues à la première comptabilisation |
| (18) | (18) | 0 |
| (14) | (14) | 0 |
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|
2019 et antérieur | 2020 | 2021 | 2022 | 2023 | 2024 | |
Estimation de la charge des sinistres |
|
|
|
|
|
|
À la fin de N | 0 | 7 976 | 8 330 | 9 743 | 11 136 | 11 287 |
À la fin de N+1 | 0 | 7 937 | 8 157 | 10 158 | 10 607 |
|
À la fin de N+2 | 0 | 8 315 | 8 189 | 10 052 |
|
|
À la fin de N+3 | 0 | 8 151 | 8 144 |
|
|
|
À la fin de N+4 | 0 | 8 082 |
|
|
|
|
À la fin de N+5 | 7 565 |
|
|
|
|
|
Charge des sinistres non actualisée | 7 565 | 8 082 | 8 144 | 10 052 | 10 607 | 11 287 |
Paiements cumulés des sinistres | 742 | 6 954 | 6 921 | 7 972 | 7 531 | 4 590 |
Provisions pour sinistres à payer non actualisées | 6 823 | 1 128 | 1 223 | 2 079 | 3 077 | 6 697 |
Charge des sinistres actualisée | 6 114 | 7 919 | 7 958 | 9 783 | 10 242 | 10 852 |
Effet d’actualisation | (1 450) | (162) | (185) | (269) | (365) | (435) |
Passif net au titre des sinistres survenus | 5 458 | 982 | 1 056 | 1 842 | 2 754 | 6 370 |
Effet de l’ajustement pour risque non-financier | 86 | 17 | 19 | 32 | 42 | 108 |
Dans le cadre de l’application de la norme IFRS 17, les créances et les dettes relatives à des contrats ou à des opérations de réassurance sont constatées en actifs ou passifs de réassurance dans les états financiers. Le tableau ci-dessous présente la réconciliation entre les actifs et les passifs de réassurance présentés dans les états financiers et les actifs et passifs de réassurance à l’inventaire détaillés dans cette note.
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
Actifs de réassurance | Passifs de réassurance | Total | Actifs de réassurance | Passifs de réassurance | Total | |
Actifs et passifs à l’inventaire – Non PAA | 158 | 2 | 155 | 154 | 2 | 152 |
Actifs et passifs à l’inventaire – PAA | 1 923 | 0 | 1 923 | 1 720 | 0 | 1 720 |
Total Actifs et Passifs liés aux contrats de réassurance à l’inventaire – Vision engagement | 2 081 | 2 | 2 078 | 1 874 | 2 | 1 872 |
Total du montant reclassé à l’Actif et au Passif | (381) | (0) |
| (112) | (0) |
|
Dont montant reclassé en ARC | (288) | 0 |
| (204) | 0 |
|
Dont montant reclassé en AIC | (93) | (0) |
| 92 | (0) |
|
Total Actifs et Passifs liés aux contrats de réassurance – Vision Cash Basis | 1 699 | 2 |
| 1 762 | 2 |
|
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
France | International | Total | |||||||
Dommages aux biens et respons. | Santé et prévoyance | Épargne et retraite | Total | Dommages aux biens et respons. | Santé et prévoyance | Épargne et retraite | Total |
| |
Estimations de la valeur actualisée des flux de trésorerie futurs | 1 513 | 386 | 0 | 1 898 | 69 | 3 | 0 | 72 | 1 970 |
Ajustement au titre du risque non financier | 36 | 15 | 0 | 50 | 2 | 0 | 0 | 3 | 53 |
Marge sur services contractuels | 0 | 57 | 0 | 57 | 0 | 0 | 0 | 0 | 57 |
Total des actifs de réassurance | 1 548 | 458 | 0 | 2 006 | 71 | 3 | 0 | 75 | 2 081 |
Estimations de la valeur actualisée des flux de trésorerie futurs | 0 | 1 | 0 | 1 | 0 | 0 | 0 | 0 | 1 |
Ajustement au titre du risque non financier | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Marge sur services contractuels | 0 | 1 | 0 | 1 | 0 | 0 | 0 | 0 | 1 |
Total des passifs de réassurance | 0 | 2 | 0 | 2 | 0 | 0 | 0 | 0 | 2 |
Total | 1 548 | 455 | 0 | 2 003 | 71 | 3 | 0 | 75 | 2 078 |
(en millions d’euros) | 31.12.2023 | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
France | International | Total | |||||||
Dommages aux biens et respons. | Santé et prévoyance | Épargne et retraite | Total | Dommages aux biens et respons. | Santé et prévoyance | Épargne et retraite | Total |
| |
Estimations de la valeur actualisée des flux de trésorerie futurs | 1 382 | 294 | 0 | 1 676 | 87 | 2 | (0) | 89 | 1 764 |
Ajustement au titre du risque non financier | 19 | 24 | 0 | 43 | 2 | 0 | (0) | 3 | 45 |
Marge sur services contractuels | (0) | 64 | 0 | 64 | 0 | 0 | 0 | 0 | 64 |
Total des actifs de réassurance | 1 400 | 382 | 0 | 1 783 | 90 | 2 | (0) | 91 | 1 874 |
Estimations de la valeur actualisée des flux de trésorerie futurs | 0 | 1 | 0 | 1 | 0 | 0 | 0 | 0 | 1 |
Ajustement au titre du risque non financier | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Marge sur services contractuels | 0 | 1 | 0 | 1 | 0 | 0 | 0 | 0 | 1 |
Total des passifs de réassurance | 0 | 2 | 0 | 2 | 0 | 0 | 0 | 0 | 2 |
Total | 1 400 | 380 | 0 | 1 780 | 90 | 2 | (0) | 91 | 1 872 |
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Provision pour couverture | Provision pour sinistres survenus (AIC) | Total | Provision pour couverture | Provision pour sinistres survenus (AIC) | Total | |||||
Hors composante de recouvrement des pertes | Composante de recouvrement des pertes | Total ARC |
|
| Hors composante de recouvrement des pertes | Composante de recouvrement des pertes | Total ARC |
|
| |
Actifs à l’ouverture | 128 | 0 | 128 | 26 | 154 | 110 | 0 | 110 | 26 | 136 |
Passifs à l’ouverture | (2) | 0 | (2) | 0 | (2) | (1) | 0 | (1) | 0 | (1) |
Solde net d’ouverture | 126 | 0 | 126 | 26 | 152 | 109 | 0 | 109 | 26 | 135 |
Contrats évalués en approche rétrospective modifiée | 0 |
| 0 |
| 0 | 0 |
| 0 |
| 0 |
Contrats évalués en approche par la juste valeur | 0 |
| 0 |
| 0 | 0 |
| 0 |
| 0 |
Contrats évalués en approche rétrospective intégrale & autres contrats | (14) |
| (14) |
| (14) | (10) |
| (10) |
| (10) |
Allocation des primes payées aux réassureurs | (14) |
| (14) |
| (14) | (10) |
| (10) |
| (10) |
Recouvrement de sinistres survenus et autres charges de service d’assurance | 2 | 0 | 2 | 18 | 21 | 2 | 0 | 2 | 20 | 23 |
Recouvrements et reprises de recouvrements de pertes sur contrats onéreux sous-jacent |
| (0) | (0) |
| (0) |
| 0 | 0 |
| 0 |
Ajustements des actifs pour sinistres survenus |
|
|
| (6) | (6) |
|
|
| (19) | (19) |
Montants reçus des réassureurs | 2 | (0) | 2 | 12 | 14 | 2 | 0 | 2 | 1 | 4 |
Composante de dépôt et remboursements de primes | 0 |
| 0 | 0 | 0 | 0 |
| 0 | 0 | 0 |
Effet des changements du risque de non-performance des réassureurs | 0 |
| 0 | 0 | 0 | (0) |
| (0) | (0) | (0) |
Résultat de réassurance | (12) | (0) | (12) | 12 | 1 | (8) | 0 | (8) | 1 | (7) |
Produits ou charges financiers des contrats de réassurance | 1 |
| 1 | 0 | 1 | 12 | 0 | 12 | 1 | 13 |
Effet des variations des taux de change | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Total des variations en compte du résultat et autres éléments du résultat global | (11) | (0) | (11) | 12 | 1 | 4 | 0 | 4 | 2 | 6 |
Primes | 15 |
| 15 |
| 15 | 15 |
| 15 |
| 15 |
Sinistres, autres charges et commissions | (2) |
| (2) | (10) | (12) | (2) |
| (2) | (2) | (4) |
Total des flux de trésorerie | 12 | 0 | 12 | (10) | 2 | 12 | 0 | 12 | (2) | 11 |
Changement de périmètre, transfert de portefeuille et autres | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | (0) | (0) | (0) | (0) |
Actifs à l’inventaire | 129 | 0 | 129 | 28 | 158 | 128 | 0 | 128 | 26 | 154 |
Passifs à l’inventaire | (2) | 0 | (2) | 0 | (2) | (2) | 0 | (2) | 0 | (2) |
Solde d’inventaire | 127 | 0 | 127 | 28 | 155 | 126 | 0 | 126 | 26 | 152 |
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 | ||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Provisions pour couverture restante (ARC) | Provision pour sinistres survenus (AIC) | Total | Provisions pour couverture restante (ARC) | Provision pour sinistres | Total | |||||||||
Hors composante de recou- | Composante de recou- | Total ARC | Estimations de la valeur actualisée des flux de trésorerie futurs | Ajustement au titre du risque non financier | Total AIC |
| Hors composante de recou- | Composante de recou- | Total ARC | Estimations de la valeur actualisée des flux de trésorerie futurs | Ajustement au titre du risque non | Total AIC |
| |
Actifs à l’ouverture | 26 | 2 | 28 | 1 658 | 34 | 1 691 | 1 720 | 64 | 3 | 67 | 1 682 | 44 | 1 727 | 1 793 |
Passifs à l’ouverture | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Solde net d’ouverture | 26 | 2 | 28 | 1 658 | 34 | 1 691 | 1 720 | 64 | 3 | 67 | 1 682 | 44 | 1 727 | 1 793 |
Contrats évalués en approche rétrospective intégrale & autres contrats | (803) |
| (803) |
|
|
| (803) | (756) |
| (756) |
|
|
| (756) |
Allocation des primes payées aux réassureurs | (803) |
| (803) |
|
|
| (803) | (756) |
| (756) |
|
|
| (756) |
Recouvrement de sinistres survenus et autres charges de service d’assurance | 56 |
| 56 | 597 | 13 | 609 | 666 | 108 |
| 108 | 472 | 26 | 498 | 606 |
Recouvrements et reprises de recouvrements de pertes sur contrats onéreux sous-jacents |
| (0) | (0) |
|
|
| (0) |
| (1) | (1) |
|
|
| (1) |
Ajustements des actifs pour sinistres survenus |
|
|
| (113) | (5) | (118) | (118) |
|
|
| 64 | (51) | 13 | 13 |
Montants reçus des réassureurs | 56 | (0) | 56 | 484 | 7 | 491 | 547 | 108 | (1) | 106 | 536 | (25) | 512 | 618 |
Composante de dépôt et remboursements de primes | 0 |
| 0 | 0 |
| 0 | 0 | 0 |
| 0 | 0 |
| 0 | 0 |
Effet des changements du risque de non-performance des réassureurs | 0 |
| 0 | (2) |
| (2) | (2) | 0 |
| 0 | 10 |
| 10 | 10 |
Résultat de réassurance | (746) | (0) | (747) | 482 | 7 | 489 | (258) | (648) | (1) | (650) | 546 | (25) | 522 | (128) |
Produits ou charges financiers des contrats de réassurance | (12) |
| (12) | 53 | 1 | 54 | 42 | (6) |
| (6) | 72 | 14 | 86 | 80 |
Effet des variations des taux de change | 0 | 0 | 0 | (0) | (0) | (0) | (0) | (0) | 0 | (0) | 0 | 0 | 0 | 0 |
Total des variations en compte du résultat et autres éléments du résultat global | (758) | (0) | (759) | 535 | 8 | 543 | (216) | (654) | (1) | (655) | 618 | (10) | 608 | (47) |
Primes | 818 |
| 818 |
|
|
| 818 | 721 |
| 721 |
|
|
| 721 |
Sinistres, autres charges et commissions | (56) |
| (56) | (340) |
| (340) | (397) | (110) |
| (110) | (643) |
| (643) | (753) |
Total des flux de trésorerie | 762 |
| 762 | (340) | 0 | (340) | 422 | 611 |
| 611 | (643) | 0 | (643) | (32) |
Changement de périmètre, transfert de portefeuille et autres | 0 | 0 | 0 | (4) | 1 | (3) | (3) | 6 | 0 | 6 | 0 | 0 | 0 | 6 |
Actifs à l’inventaire | 30 | 2 | 31 | 1 849 | 43 | 1 891 | 1 923 | 26 | 2 | 28 | 1 658 | 34 | 1 691 | 1 720 |
Passifs à l’inventaire | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Solde d’inventaire | 30 | 2 | 31 | 1 849 | 43 | 1 891 | 1 923 | 26 | 2 | 28 | 1 658 | 34 | 1 691 | 1 720 |
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Estimations | Ajustement au titre du risque non financier | Marge sur services contractuels (CSM) | Total | Estimations | Ajustement au titre du risque non financier | Marge sur services contractuels (CSM) | Total | |
Actifs à l’ouverture | 78 | 11 | 64 | 154 | 79 | 19 | 38 | 136 |
Passifs à l’ouverture | (1) | 0 | (1) | (2) | 0 | 0 | (1) | (1) |
Solde net d’ouverture | 77 | 11 | 63 | 152 | 79 | 19 | 37 | 135 |
CSM reconnue pour les services fournis |
|
| (3) | (3) |
|
| (4) | (4) |
Variation de l’ajustement au titre du risque non financier |
| (0) |
| (0) |
| (1) |
| (1) |
Écarts d’expérience | 10 | 0 |
| 10 | 18 | 0 |
| 18 |
Variations liées aux services de la période | 10 | (0) | (3) | 7 | 18 | (1) | (4) | 12 |
Contrats comptabilisés pour la première fois | (1) | 0 | 1 | 0 | (1) | 0 | 1 | 0 |
Ajustements des recouvrements de perte sur contrat onéreux sous-jacent qui ajustent la CSM |
|
| (0) | (0) |
|
| 0 | 0 |
Variation des estimations qui ajustent la CSM | 8 | (1) | (6) | (0) | (19) | (11) | 29 | (0) |
Variation des estimations qui aboutissent à des pertes ou reprises de pertes sur contrats onéreux sous-jacents | 0 | 0 |
| 0 | 0 | 0 |
| 0 |
Variations liées aux services futurs | 7 | (1) | (5) | (0) | (20) | (11) | 31 | 0 |
Variations d’actifs pour sinistres survenus | (6) | 0 |
| (6) | (19) | (0) |
| (19) |
Variations liées aux services passés | (6) | 0 |
| (6) | (19) | (0) |
| (19) |
Effet des changements du risque de non-performance des réassureurs | 0 |
|
| 0 | (0) |
|
| (0) |
Résultat de réassurance | 10 | (2) | (8) | 1 | (22) | (12) | 26 | (7) |
Produits ou charges financiers des contrats de réassurance | 0 | 0 | 0 | 1 | 9 | 4 | 0 | 13 |
Effet des variations des taux de change | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Total des variations en compte du résultat et autres éléments du résultat global | 10 | (2) | (7) | 1 | (13) | (8) | 27 | 6 |
Primes | 15 |
|
| 15 | 15 |
|
| 15 |
Sinistres, autres charges et commissions | (12) |
|
| (12) | (4) |
|
| (4) |
Total des flux de trésorerie | 2 |
|
| 2 | 11 |
|
| 11 |
Changement de périmètre, transfert de portefeuille et autres | 0 | 0 | 0 | 0 | (0) | (0) | (0) | (0) |
Actifs à l’inventaire | 90 | 10 | 57 | 158 | 78 | 11 | 64 | 154 |
Passifs à l’inventaire | (1) | 0 | (1) | (2) | (1) | 0 | (1) | (2) |
Solde d’inventaire | 89 | 10 | 56 | 155 | 77 | 11 | 63 | 152 |
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Marge sur services contractuels (CSM) | Total CSM | Marge sur services contractuels (CSM) | Total CSM | |||||
Contrats évalués en approche rétrospective modifiée | Contrats évalués en approche par la juste valeur | Contrats évalués en approche rétrospective intégrale & autres contrats |
| Contrats évalués en approche rétrospective modifiée | Contrats évalués en approche par la juste valeur | Contrats évalués en approche rétrospective intégrale & autres contrats |
| |
Actifs à l’ouverture | 0 | 0 | 64 | 64 | (14) | 0 | 52 | 38 |
Passifs à l’ouverture | 0 | 0 | (1) | (1) | 0 | 0 | (1) | (1) |
Solde net d’ouverture | 0 | 0 | 63 | 63 | (14) | 0 | 51 | 37 |
CSM reconnue pour les services fournis | 0 | 0 | (3) | (3) | 0 | 0 | (4) | (4) |
Variation de l’ajustement au titre du risque non financier |
|
|
|
|
|
|
|
|
Écarts d’expérience |
|
|
|
|
|
|
|
|
Variations liées aux services de la période | 0 | 0 | (3) | (3) | 0 | 0 | (4) | (4) |
Contrats comptabilisés pour la première fois |
|
| 1 | 1 |
|
| 1 | 1 |
Ajustements des recouvrements de perte sur | 0 | 0 | (0) | (0) | 0 | 0 | 0 | 0 |
Variation des estimations qui ajustent la CSM | 0 | 0 | (6) | (6) | 14 | 0 | 15 | 29 |
Variations liées aux services futurs | 0 | 0 | (5) | (5) | 14 | 0 | 17 | 31 |
Variation des estimations qui aboutissent à des pertes ou reprises de pertes sur contrats onéreux sous-jacents |
|
|
|
|
|
|
|
|
Variations liées aux services passés |
|
|
|
|
|
|
|
|
Variations d’actifs pour sinistres survenus |
|
|
|
|
|
|
|
|
Effet des changements du risque de non-performance des réassureurs |
|
|
|
|
|
|
|
|
Résultat de réassurance | 0 | 0 | (8) | (8) | 14 | 0 | 12 | 26 |
Produits ou charges financiers des contrats | 0 | 0 | 1 | 1 | 0 | 0 | (0) | (0) |
Effet des variations des taux de change | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Total des variations en compte du résultat | 0 | 0 | (7) | (7) | 14 | 0 | 12 | 26 |
Primes |
|
|
|
|
|
|
|
|
Sinistres, autres charges et commissions |
|
|
|
|
|
|
|
|
Total des flux de trésorerie |
|
|
|
|
|
|
|
|
Changement de périmètre, transfert | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Actifs à l’inventaire | 0 | 0 | 57 | 57 | 0 | 0 | 64 | 64 |
Passifs à l’inventaire | 0 | 0 | (1) | (1) | 0 | 0 | (1) | (1) |
Solde d’inventaire | 0 | 0 | 56 | 56 | 0 | 0 | 63 | 63 |
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Contrats non | Contrats onéreux | Total | Dont effet de transfert de contrat de réassurance et de | Contrats non | Contrats onéreux | Total | Dont effet de transfert de contrat de réassurance et de regroupement d’entreprise | |
Évaluation de la valeur actuelle des flux de trésorerie sortants | (2) | 0 | (2) | 0 | (4) | 0 | (4) | 0 |
Commission | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Sinistres | (1) | 0 | (1) | 0 | (2) | 0 | (2) | 0 |
Évaluation de la valeur actuelle des flux de trésorerie entrants | (1) | 0 | (1) | 0 | (2) | 0 | (2) | 0 |
Ajustement au titre du risque non financier | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Marge sur services contractuels (CSM) | 1 | 0 | 1 | 0 | 1 | 0 | 1 | 0 |
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Inférieur | De 1 | De 5 | Supérieur à 10 ans | Total | Inférieur à 1 an | De 1 | De 5 | Supérieur à 10 ans | Total | |
Dommage aux biens et respons. | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Santé et prévoyance | 34 | 123 | 94 | 99 | 351 | 29 | 91 | 76 | 99 | 294 |
Épargne et retraite | 335 | 1 092 | 740 | 1 292 | 3 460 | 246 | 863 | 676 | 1 570 | 3 354 |
Total des contrats d’assurance | 370 | 1 215 | 834 | 1 392 | 3 811 | 275 | 954 | 752 | 1 668 | 3 649 |
Dommage aux biens et respons. | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Santé et prévoyance | 4 | 15 | 15 | 21 | 56 | 6 | 20 | 18 | 20 | 63 |
Épargne et retraite | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Total des contrats de réassurance | 4 | 15 | 15 | 21 | 56 | 6 | 20 | 18 | 20 | 63 |
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Inférieur | Entre 1 et 5 ans | Supérieur | Total | Inférieur | Entre 1 et 5 ans | Supérieur | Total | |
Dettes d’exploitation envers les entreprises | 54 | 0 | 0 | 54 | 162 | 0 | 0 | 162 |
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | |
|---|---|---|
Devises | ||
Zone euro | Hors zone euro | |
Dettes d’exploitation envers les entreprises du secteur bancaire | 52 | 2 |
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Inférieur | Entre 1 | Supérieur | Total | Inférieur | Entre 1 | Supérieur | Total | |
Impôt sur les sociétés | 6 | 0 | 0 | 6 | 88 | 0 | 0 | 88 |
Autres dettes sur l’État et les collectivités publiques | 85 | 0 | 0 | 85 | 79 | 1 | 0 | 79 |
Total | 90 | 0 | 0 | 90 | 166 | 1 | 0 | 167 |
Le Groupe applique la norme IFRS 16 depuis le 1er janvier 2019. Les droits d’utilisation relatifs aux contrats de location ne sont pas présentés sur une ligne distincte du bilan, mais sont agrégés aux postes correspondant aux actifs sous-jacents : « Immobilier d’exploitation » et « Autres immobilisations corporelles ». Les dettes de loyers IFRS 16 sont présentées sur une ligne distincte du bilan « Dettes de loyers IFRS 16 ».
Les charges financières sur les dettes de loyers figurent sur une ligne distincte du compte de résultat dans la note 32 – Charges de financement.
Il convient de noter que le Groupe n’a pas constaté au cours de la période de charges relatives aux paiements de loyers variables non pris en compte dans l’évaluation de l’obligation locative.
De même, aucun profit ou perte résultant de transaction de cession bail n’a été enregistré. Le tableau de flux de trésorerie intègre les flux de trésorerie relatifs aux contrats de location.
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Inférieur | Entre 1 | Supérieur | Total | Inférieur | Entre 1 | Supérieur | Total | |
Dettes de loyers IFRS 16 | 48 | 137 | 56 | 241 | 54 | 132 | 73 | 259 |
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | |||
|---|---|---|---|---|
Devises | Taux | |||
Zone euro | Hors zone euro | Taux fixe | Taux variable | |
Dettes de loyers IFRS 16 | 240 | 1 | 241 | 0 |
lI convient de noter que dans le poste « Autres emprunts, dépôts et cautionnements reçus » figurent 3 648 millions d’euros de dettes de titres donnés en pension.
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Inférieur | Entre 1 | Supérieur | Total | Inférieur | Entre 1 | Supérieur | Total | |
Personnel créditeur | 173 | 0 | 0 | 173 | 161 | 0 | 0 | 161 |
Organismes sociaux | 109 | 0 | 0 | 109 | 103 | 0 | 0 | 103 |
Autres emprunts, dépôts et cautionnements reçus | 3 719 | 9 | 1 | 3 729 | 5 033 | 9 | 1 | 5 042 |
Créditeurs divers | 434 | 16 | 0 | 450 | 361 | 23 | 0 | 384 |
Autres | 100 |
|
| 100 | 96 | 0 | 0 | 96 |
Total | 4 535 | 25 | 1 | 4 561 | 5 753 | 32 | 1 | 5 786 |
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | |||
|---|---|---|---|---|
Devises | Taux | |||
Zone euro | Hors zone euro | Taux fixe | Taux variable | |
Personnel créditeur | 172 | 1 |
|
|
Organismes sociaux | 107 | 2 |
|
|
Autres emprunts, dépôts et cautionnements reçus | 3 729 | 0 | 3 729 | 0 |
Créditeurs divers | 406 | 44 |
|
|
Autres | 83 | 17 |
|
|
Total | 4 498 | 63 | 3 729 | 0 |
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
France | International | Total | |||||||
Dommage aux biens et respons. | Santé et prévoyance | Épargne et retraite | Total | Dommage aux biens et respons. | Santé et prévoyance | Épargne et retraite | Total |
| |
Montants relatifs à la variation des passifs pour couverture | 0 | 238 | 1 193 | 1 431 | 0 | 48 | 56 | 104 | 1 535 |
Marge sur services contractuels (CSM) comptabilisée pour les services fournis | 0 | 25 | 450 | 475 | 0 | 11 | 22 | 34 | 508 |
Variation de l’ajustement au titre du risque non financier | 0 | 5 | 35 | 40 | 0 | 3 | 2 | 5 | 45 |
Sinistres et autres charges d’assurance attendus | 0 | 208 | 708 | 916 | 0 | 34 | 32 | 66 | 981 |
Recouvrement des flux de trésorerie d’acquisition | 0 | 30 | 72 | 102 | 0 | 12 | 18 | 30 | 131 |
Autres montants (dont ajustements liés à l’expérience découlant des encaissements de primes) | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Revenu d’assurance des contrats non évalués en PAA | 0 | 268 | 1 264 | 1 532 | 0 | 60 | 74 | 134 | 1 666 |
Revenu d’assurance des contrats évalués en PAA | 7 023 | 5 269 | 0 | 12 292 | 2 073 | 281 | (0) | 2 354 | 14 646 |
Revenu d’assurance total | 7 023 | 5 537 | 1 264 | 13 825 | 2 073 | 341 | 74 | 2 488 | 16 312 |
(en millions d’euros) | 31.12.2023 | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
France | International | Total | |||||||
Dommage aux biens et respons. | Santé et prévoyance | Épargne et retraite | Total | Dommage aux biens et respons. | Santé et prévoyance | Épargne et retraite | Total |
| |
Montants relatifs à la variation des passifs pour couverture restante : | 0 | 236 | 994 | 1 230 | 0 | 43 | 63 | 106 | 1 336 |
Marge sur services contractuels (CSM) comptabilisée pour les services fournis | 0 | 20 | 242 | 262 | 0 | 10 | 22 | 33 | 295 |
Variation de l’ajustement au titre du risque non financier | 0 | 6 | 31 | 38 | 0 | 2 | 3 | 6 | 43 |
Sinistres et autres charges d’assurance attendus | 0 | 210 | 720 | 930 | 0 | 30 | 38 | 68 | 998 |
Recouvrement des flux de trésorerie d’acquisition | 0 | 25 | 58 | 83 | 0 | 12 | 18 | 30 | 112 |
Autres montants (dont ajustements liés à l’expérience découlant des encaissements de primes) | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Revenu d’assurance des contrats non évalués en PAA | 0 | 261 | 1 051 | 1 313 | 0 | 54 | 82 | 136 | 1 448 |
Revenu d’assurance des contrats évalués en PAA | 6 767 | 4 585 | 0 | 11 351 | 1 657 | 318 | (0) | 1 974 | 13 325 |
Revenu d’assurance total | 6 767 | 4 846 | 1 051 | 12 664 | 1 657 | 372 | 81 | 2 110 | 14 774 |
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
France | International | Total | |||||||
Dommages aux biens et respons. | Santé et prévoyance | Épargne et retraite | Total | Dommages aux biens et respons. | Santé et prévoyance | Épargne et retraite | Total |
| |
Amortissement de la composante onéreuse | 0 | 7 | 0 | 7 | 0 | 0 | 1 | 1 | 8 |
Amortissement des flux de trésorerie d’acquisition | 0 | (26) | (72) | (97) | 0 | (12) | (18) | (30) | (127) |
Composante de dépôt | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Contrats comptabilisés pour la première fois | 0 | (0) | 0 | (0) | 0 | (0) | (0) | (0) | (0) |
Pertes et reprises de pertes sur contrats onéreux | 0 | (12) | 0 | (12) | 0 | (1) | (2) | (3) | (15) |
Sinistres et autres charges d’assurance survenus | 0 | (192) | (750) | (942) | 0 | (36) | (11) | (46) | (988) |
Variation des estimations qui ajustent la CSM | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | (0) | 1 | 0 | 0 |
Frais de gestion des placements | 0 | (2) | 10 | 8 | 0 | 0 | (4) | (4) | 5 |
Charges du service d’assurance des contrats non évalués en PAA | 0 | (225) | (811) | (1 036) | 0 | (49) | (33) | (82) | (1 117) |
Amortissement des flux de trésorerie d’acquisition | (1 036) | (533) | 0 | (1 569) | (365) | (68) | (0) | (433) | (2 002) |
Composante de dépôt | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Pertes et reprises de pertes sur contrats onéreux | (5) | (8) | 0 | (12) | 8 | 0 | 0 | 8 | (4) |
Sinistres et autres charges d’assurance survenus | (5 344) | (4 397) | 0 | (9 741) | (1 548) | (192) | 0 | (1 739) | (11 480) |
Charges du service d’assurance des contrats évalués en PAA | (6 385) | (4 937) | 0 | (11 322) | (1 905) | (260) | 0 | (2 164) | (13 486) |
Charges du service d’assurance | (6 385) | (5 162) | (811) | (12 358) | (1 905) | (308) | (33) | (2 246) | (14 604) |
(en millions d’euros) | 31.12.2023 | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
France | International | Total | |||||||
Dommages aux biens et respons. | Santé et prévoyance | Épargne et retraite | Total | Dommages aux biens et respons. | Santé et prévoyance | Épargne et retraite | Total |
| |
Amortissement de la composante onéreuse | 0 | 7 | 0 | 7 | 0 | 0 | 1 | 1 | 8 |
Amortissement des flux de trésorerie d’acquisition | 0 | (21) | (58) | (78) | 0 | (12) | (18) | (30) | (108) |
Composante de dépôt | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Contrats comptabilisés pour la première fois | 0 | (0) | (0) | (0) | 0 | 0 | (0) | 0 | (0) |
Pertes et reprises de pertes sur contrats onéreux | 0 | (12) |
| (12) | 0 | 0 | 17 | 18 | 5 |
Sinistres et autres charges d’assurance survenus | 0 | (193) | (852) | (1 045) | 0 | (30) | (44) | (73) | (1 118) |
Variation des estimations qui ajustent la CSM | 0 | 0 | (0) | 0 | 0 | (0) | (0) | (0) | 0 |
Frais de gestion des placements | 0 | (2) | 48 | 47 | 0 | 0 | (4) | (4) | 43 |
Charges du service d’assurance des contrats non évalués en PAA | 0 | (221) | (861) | (1 082) | 0 | (41) | (47) | (88) | (1 170) |
Amortissement des flux de trésorerie d’acquisition | (972) | (436) | 0 | (1 408) | (319) | (97) | 0 | (416) | (1 825) |
Composante de dépôt | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Pertes et reprises de pertes sur contrats onéreux | 33 | 9 | 0 | 42 | (3) | (3) | 0 | (5) | 37 |
Sinistres et autres charges d’assurance survenus | (5 434) | (3 890) | 0 | (9 325) | (1 318) | (164) | 0 | (1 482) | (10 806) |
Charges du service d’assurance des contrats évalués en PAA | (6 373) | (4 318) | 0 | (10 691) | (1 640) | (264) | 0 | (1 903) | (12 594) |
Charges du service d’assurance | (6 373) | (4 538) | (861) | (11 772) | (1 640) | (305) | (47) | (1 991) | (13 764) |
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 |
|---|---|---|
Produits des placements nets de charges de gestion | 2 892 | 2 501 |
Résultat financier des contrats d’assurance émis | (2 410) | (2 053) |
Résultat financier des contrats de réassurance détenus | 32 | 18 |
Résultat financier des contrats d’assurance et de réassurance et des actifs comptabilisés dans les autres éléments du résultat global (OCI) | (19) | 555 |
Total | 495 | 1 021 |
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 |
|---|---|---|
Produits d’intérêt | 1 474 | 1 477 |
Dividendes | 290 | 255 |
Gains sur les opérations de change | 31 | 36 |
Revenus des immeubles | 129 | 123 |
Produits des dérivés | 34 | 50 |
Autres produits des placements | 7 | (11) |
Produits des placements | 1 965 | 1 931 |
Intérêts reçus des dépôts des réassureurs | (17) | (4) |
Pertes sur les opérations de change | (44) | (38) |
Amortissements sur immeubles | (97) | (110) |
Charges sur dérivés | (53) | (396) |
Charges de gestion | (95) | (108) |
Autres charges de placements | (132) | (131) |
Charges des placements | (438) | (787) |
Plus ou moins-values de cession des placements nettes de reprises de dépréciation et d’amortissement | 55 | 155 |
Variation de la juste valeur des instruments financiers comptabilisés à la juste valeur par résultat | 1 271 | 1 550 |
Variation des dépréciations sur les actifs évalués à la juste valeur par capitaux propres (recyclables) | (16) | (12) |
Variation des dépréciations sur les actifs évalués au coût amorti | 0 | 0 |
Autres | 54 | (335) |
Variation des dépréciations | 39 | (347) |
Total du produit des placements nets de charges | 2 892 | 2 501 |
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 |
|---|---|---|
Produits d’intérêt (calculés selon la méthode du TIE) des actifs évalués à la juste valeur par capitaux propres (recyclables) | 1 328 | 1 291 |
Produits d’intérêt (calculés selon la méthode du TIE) des actifs évalués au coût amorti | 1 | 1 |
Produits d’intérêt (calculés selon la méthode du TIE) des actifs évalués à la juste valeur par résultat net | 88 | 96 |
Autres produits d’intérêt | 57 | 89 |
Total des produits d’intérêt | 1 474 | 1 477 |
Dividendes des actifs détenus à la date de clôture évalués à la juste valeur par capitaux propres (non recyclables) | 81 | 73 |
Dividendes des actifs cédés durant la période évaluée à la juste valeur par capitaux propres (non recyclables) | 0 | 3 |
Dividendes des actifs évalués à la juste valeur par résultat net | 209 | 179 |
Total des dividendes | 290 | 255 |
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Plus-values réalisées | Moins-values réalisées | Reprises de provisions (corrections de valeur et dépréciation) et d’amortissement | Plus ou moins-values nettes | Plus-values réalisées | Moins-values réalisées | Reprises de provisions (corrections de valeur et dépréciation) et d’amortissement | Plus ou moins-values nettes | |
Placements évalués à la juste valeur par résultat net | 524 | (89) |
| 435 | 444 | (274) |
| 169 |
Placements évalués à la juste valeur par capitaux propres (recyclables) | 61 | (568) | 12 | (495) | 29 | (111) | 10 | (71) |
Placements évalués au coût amorti | 0 | (0) | 0 | (0) | 0 | 0 | 0 | 0 |
Autres placements | 121 | (6) | 0 | 115 | 67 | (10) | 1 | 57 |
Total | 706 | (663) | 12 | 55 | 539 | (395) | 11 | 155 |
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Revenus et charges | Produits de cession* | Variation de la juste valeur | Variation des provisions | Total | Revenus et charges | Produits de cession* | Variation de la juste valeur | Variation des provisions | Total | |
Immeubles | 129 | 115 |
| 47 | 291 | 123 | 57 |
| (334) | (154) |
Actions | 83 | 0 | (12) | 3 | 75 | 89 | (106) | (2) | 2 | (18) |
Obligations | 1 397 | (480) | 107 | (16) | 1 008 | 1 354 | (56) | 213 | (11) | 1 501 |
OPCVM obligations | 154 | 49 | 181 | (0) | 384 | 126 | 38 | 281 | 0 | 445 |
OPCVM actions | 44 | 105 | 1 020 | 0 | 1 170 | 38 | 57 | 773 | 0 | 868 |
OPCVM : Trésorerie des titres mis en pension | 1 | 177 | 4 |
| 181 | 4 | 148 | 4 |
| 156 |
Autres OPCVM de trésorerie | 5 | 103 | 23 |
| 131 | 2 | 80 | 20 |
| 102 |
Dérivés | 34 | (3) | 9 |
| 41 | 50 | (53) | 344 |
| 341 |
Autres produits des placements | 117 | (11) | (62) | 4 | 48 | 144 | (11) | (82) | (3) | 47 |
Produits des placements | 1 965 | 55 | 1 271 | 39 | 3 329 | 1 931 | 155 | 1 550 | (347) | 3 288 |
Charges des placements | (438) |
|
|
| (438) | (787) |
|
|
| (787) |
Produits financiers nets de charges | 1 527 | 55 | 1 271 | 39 | 2 892 | 1 144 | 155 | 1 550 | (347) | 2 501 |
dont ajustements produits et charges nets des UC |
| 73 | 1 092 |
|
|
| 47 | 953 |
|
|
* Nets de reprises de dépréciation ou de correction de valeur et d’amortissement. | ||||||||||
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 |
|---|---|---|
Produits ou charges financiers des contrats d’assurance émis comptabilisés dans le compte de résultat |
|
|
Intérêts capitalisés sur les contrats d’assurance | (45) | (203) |
Impact lié à la variation de la juste-valeur des éléments sous-jacent aux contrats VFA | (2 365) | (1 851) |
Effet de la variation des taux d’intérêt et d’autres hypothèses financières | 0 | (0) |
Résultat financier des contrats d’assurance émis | (2 410) | (2 053) |
Produits ou charges financiers des contrats de réassurance détenus comptabilisés dans le compte de résultat |
|
|
Intérêts capitalisés sur les contrats de réassurance | 32 | 18 |
Effet de la variation des taux d’intérêt et d’autres hypothèses financières | 0 | 0 |
Résultat financier des contrats réassurance détenus | 32 | 18 |
Total du résultat financier des contrats d’assurance et de réassurance comptabilisés dans le compte de résultat | (2 378) | (2 036) |
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 |
|---|---|---|
Produits opérationnels courants | 428 | 378 |
Charges opérationnelles courantes | (959) | (906) |
Total | (531) | (528) |
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 |
|---|---|---|
Frais attribuables | (4 064) | (3 759) |
Dont Frais d’acquisition | (2 156) | (1 980) |
Autres | (5) | (5) |
Frais non attribuables | (937) | (979) |
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Attribuable | Non attribuable | Total Assurance | Autres activités | Total | Attribuable | Non attribuable | Total Assurance | Autres activités | Total | |
Charges externes | (536) | (94) | (630) | (407) | (1 037) | (566) | (121) | (686) | (398) | (1 084) |
Impôts et taxes | (250) | (24) | (273) | (41) | (314) | (222) | (21) | (244) | (37) | (281) |
Charges de personnel | (1 691) | (190) | (1 882) | (289) | (2 171) | (1 534) | (178) | (1 712) | (280) | (1 993) |
Commissions | (1 439) | (22) | (1 462) | (46) | (1 507) | (1 305) | (12) | (1 317) | (45) | (1 362) |
Dotations aux amortissements et provisions (nettes de reprises) | (157) | (12) | (169) | (38) | (207) | (138) | (21) | (158) | (40) | (198) |
Autres charges nettes de produits | 5 | (42) | (37) | 268 | 231 | 1 | (64) | (64) | 239 | 175 |
Total | (4 069) | (384) | (4 453) | (553) | (5 005) | (3 764) | (417) | (4 181) | (562) | (4 742) |
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 |
|---|---|---|
Salaires | (1 230) | (1 149) |
Charges de sécurité sociale | (500) | (453) |
Avantages postérieurs à l’emploi |
|
|
Régimes à cotisations définies | (136) | (134) |
Régimes à prestations définies | (11) | (10) |
Jours anniversaires et médailles du travail | (3) | (3) |
Autres avantages au personnel | (290) | (244) |
Charges de personnel | (2 171) | (1 993) |
Le montant des rémunérations versées au cours de l’exercice 2024 aux organes de direction de Groupama Assurances Mutuelles s’élève à 7,1 millions d’euros. Les engagements de contrat de retraite supplémentaire dont ils bénéficient sont portés dans un contrat L. 137-11-2. Une charge de 6,45 millions d’euros a été provisionnée dans les comptes au titre des droits relatifs à l’exercice 2024.
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 |
|---|---|---|
Produits opérationnels non courants | 46 | 74 |
Charges opérationnelles non courantes | (90) | (146) |
Dotation à la provision sur écarts d’acquisition | 0 | 0 |
Total | (44) | (72) |
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 |
|---|---|---|
Emprunts TSR | (73) | (73) |
Charges de financement sur dettes locatives | (6) | (6) |
Autres charges de financement | (0) | 1 |
Total | (79) | (77) |
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 |
|---|---|---|
Impôt courant | (168) | (162) |
Impôt différé | (192) | 10 |
Total | (360) | (152) |
Au 31 décembre 2024, la charge d’impôt complémentaire au titre du Pilier 2 de la réforme fiscale internationale de l’OCDE est non significative (1,1 million d’euros) et concerne principalement la Bulgarie et la Chine.
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 |
|---|---|---|
Charge d’impôt théorique | (341) | (173) |
Impact des charges ou produits définitivement non déductibles ou non imposables | (29) | 14 |
Impact des différences de taux d’imposition | 12 | 10 |
Crédit d’impôts et diverses imputations | 1 | 1 |
Imputations des déficits antérieurs | (0) | (2) |
Déficits de l’exercice non activés |
|
|
Actifs d’impôts différés non comptabilisés | 0 | 0 |
Autres différences | (2) | (3) |
Charge d’impôt effective | (360) | (152) |
Le détail du taux d’impôt théorique se présente comme suit :
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 | ||
|---|---|---|---|---|
Résultat consolidé | Taux d’impôt théorique | Résultat consolidé | Taux d’impôt théorique | |
France | 1 117 | 25,82 % | 500 | 25,82 % |
Bulgarie | 8 | 10,00 % | 5 | 10,00 % |
Chine* | 7 | 25,00 % | 3 | 25,00 % |
Croatie | 2 | 18,00 % | 1 | 18,00 % |
Grèce | (1) | 22,00 % | (6) | 22,00 % |
Hongrie | 38 | 9,00 % | 22 | 9,00 % |
Italie | 52 | 30,82 % | 58 | 30,82 % |
Roumanie | 94 | 16,00 % | 76 | 16,00 % |
Tunisie* | 4 | 30,00 % | 2 | 30,00 % |
Total | 1 322 |
| 662 |
|
* Pour ces sociétés mises en équivalence, il s’agit de la quote-part de résultat net d’impôt. | ||||
Les informations à fournir sur les parties liées au titre d’IAS 24 portent sur les transactions et soldes qui ne sont pas éliminés en consolidation. À ce titre, les conventions conclues entre Groupama Assurances Mutuelles, ses filiales et les caisses régionales vis-à -vis des entités consolidées selon la méthode de la mise en équivalence n’ont pas d’impact significatif dans les comptes du Groupe.
En nombre de personnes | 31.12.2024 | 31.12.2023 | ||
|---|---|---|---|---|
Assurance | Activités financières | Total | Total | |
France | 25 412 | 318 | 25 730 | 25 432 |
Italie | 782 |
| 782 | 775 |
Hongrie | 956 |
| 956 | 946 |
Grèce | 301 |
| 301 | 305 |
Roumanie | 1 535 |
| 1 535 | 1 492 |
Autres UE | 333 |
| 333 | 290 |
Hors UE |
|
| 0 | 0 |
Total effectif des sociétés intégrées | 29 319 | 318 | 29 637 | 29 240 |
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 |
|---|---|---|
Avals, cautions et garanties reçus | 31 | 52 |
Autres engagements reçus | 329 | 112 |
Total engagements reçus hors réassurance | 360 | 164 |
Engagements reçus au titre de la réassurance | 1 023 | 1 038 |
Avals, cautions et garanties donnés | 253 | 3 657 |
Autres engagements sur titres, actifs ou revenus | 1 804 | 1 785 |
Autres engagements donnés | 1 702 | 993 |
Total engagements donnés hors réassurance | 3 759 | 6 435 |
Engagements donnés au titre de la réassurance | 584 | 591 |
Valeurs appartenant à des institutions de prévoyance | 0 | 0 |
Autres valeurs détenues pour compte de tiers | 0 | 0 |
Les autres engagements reçus hors réassurance s’élèvent à 329 millions d’euros en 2024 contre 112 millions d’euros en 2023. Cette évolution est principalement expliquée par la mise en place d’opérations de prêts de titres obligataires (mécanisme de collatéralisation). À la clôture 2023, ce poste était principalement constitué d’une promesse de vente sur immeuble.
Les avals, cautions et garanties donnés s’élèvent à 253 millions d’euros en 2024 et comportent principalement les cautions sur les obligations de réassurance et de co-réassurance de filiales du Groupe. En 2023, ce poste comprenait également les nantissements de titres pour 3 368 millions d’euros dans le cadre de contrats d’assurance vie. La diminution de ce poste fait suite à la commutation du traité de réassurance Préfon Retraite qui s’est traduite par la sortie des engagements correspondants.
Les autres engagements sur titres, actifs ou revenus sont constitués dans le cadre de souscriptions dans des fonds communs de placement à risques (FCPR). Le montant de 1 804 millions d’euros correspond principalement à la différence entre l’engagement d’investissement des souscripteurs et le total des appels de fonds effectivement perçus.
Les autres engagements donnés s’élèvent à 1 702 millions d’euros. Ils sont principalement constitués des éléments suivants :
Les engagements donnés au titre de la réassurance s’élèvent à 584 millions d’euros et sont principalement constitués de titres donnés en nantissement dans le cadre de traités de réassurance.
Groupama Holding Filiales et Participations, en sa qualité d’actionnaire principal, s’engage à fournir à Cofintex 6 le support financier nécessaire à la poursuite normale de son activité dans le respect du principe de continuité d’exploitation.
Groupama Assurances Mutuelles
Groupama Assurances Mutuelles bénéficie de clauses dites « trigger » sur le paiement des intérêts de ses quatre émissions de dette de titres subordonnés remboursables (TSR). Elle doit ainsi différer le paiement des intérêts en cas de situation de déficience réglementaire, conformément aux dispositions de la directive Solvabilité 2. Les intérêts différés constitueront des arriérés d’intérêts.
En tant qu’assureur généraliste, Groupama est soumis à des risques d’assurance de natures diverses dont les horizons de temps sont variables. Le Groupe est également exposé aux risques de marché du fait de ses activités de placements financiers et notamment, les risques de crédit, ceux liés aux taux d’intérêt, aux marchés actions, au change, à la liquidité et à l’immobilier. Les risques de liquidité et d’insolvabilité des réassureurs font également l’objet d’un suivi spécifique par le Groupe. Par ailleurs, le Groupe est soumis à des risques opérationnels, réglementaires, juridiques et fiscaux, au même titre que toutes les entreprises de secteurs d’activité différents.
La mise en œuvre d’un système de gestion des risques cohérent au sein du Groupe est assurée par :
Les principes généraux, les objectifs et l’organisation du contrôle interne sont définis dans la politique de contrôle interne du Groupe. Une politique d’audit interne, composante du contrôle interne, complète les dispositions de la politique de contrôle interne et précise ses règles de fonctionnement propres et ses domaines d’intervention. Une politique générale de gestion des risques et des politiques dédiées couvrant l’ensemble des risques auxquels le Groupe est exposé ainsi qu’une politique de conformité, définissant le cadre global de mise en œuvre et de fonctionnement du dispositif de conformité au sein du Groupe parachève le dispositif. L’ensemble de ces politiques est approuvé par le conseil d’administration de Groupama Assurances Mutuelles.
La politique de gestion des risques Groupe constitue le socle du pilotage des risques tant au niveau Groupe qu’au niveau entités. Elle définit l’ensemble des principes structurants du dispositif de gestion des risques au sein de Groupama, tant en termes de méthodes d’identification, d’évaluation et de gestion des risques qu’en termes organisationnels.
Les entités du Groupe formalisent leur politique de gestion des risques et les différentes politiques de risques, en cohérence avec celles du Groupe et en fonction de leur profil de risque, de leur organisation et de leur pays d’exercice. Les filiales de services (ou de moyens), de distribution et les filiales financières mettent en place un dispositif de gestion des risques conformément à la réglementation applicable à leurs activités en cohérence avec le cadre établi par le Groupe.
Le dispositif de gestion des risques s’appuie également sur le processus ORSA (Own Risk and Solvency Assessment), matérialisé par la rédaction d’un rapport annuel. En effet, cet exercice qui vise à évaluer les risques et la solvabilité est réalisé au niveau de chaque entité du Groupe et au niveau consolidé, chaque rapport étant validé par le conseil d’administration de l’entité concerné et communiqué au régulateur.
L’identification des risques est effectuée à partir de nomenclatures Groupe définies par domaines de risques : opérationnels, assurance vie, assurance non-vie et financiers communes à l’ensemble des entités du Groupe et intégrant la classification des risques de Solvabilité 2. À chaque risque majeur (Groupe et entité) est affecté un « propriétaire » de risque, responsable du suivi et de la maîtrise du risque en cohérence avec les standards définis par le Groupe. La mise en place de plans de maîtrise des risques est effectuée par les propriétaires de risques au niveau Groupe et dans les entités.
Au niveau du Groupe, les risques liés aux activités d’assurance sont suivis plus particulièrement par les directions métiers de Groupama Assurances Mutuelles et Groupama Gan Vie spécialisées dans les domaines considérés et par la direction de la réassurance. La direction financière groupe a en charge la gestion des risques liés aux actifs et à la gestion Actif/Passif. Les risques opérationnels sont suivis par les directions métiers, directions supports, ou filiales de Groupama Assurances Mutuelles spécialisées dans le domaine considéré.
Opérationnellement, le dispositif de contrôle interne des entités et du GIE Groupama Supports et Services s’organise autour de trois dispositifs complémentaires :
La gouvernance du dispositif de suivi des risques est assurée au niveau Groupe par plusieurs instances :
Des dispositifs similaires sont mis en place au niveau des entités.
Par ailleurs, un comité de mise en œuvre et de partage des objectifs, décisions et bonnes pratiques entre les entités du Groupe a été mis en place. Ce comité « Comop 2RC » (comité de mise en œuvre opérationnelle Risques, Réglementation et Contrôle) est animé par la direction risques, contrôle, conformité groupe, avec la participation de la direction juridique groupe. Il réunit les caisses régionales, les filiales d’assurance France, et Groupama Supports & Services (G2S). Quant au périmètre international, des réunions (4 fois par an), animées par la direction risques groupe, sont organisées afin d’échanger avec les responsables Risque des filiales internationales sur les méthodologies, calendriers Groupe et les différents sujets risques des filiales et/ou du Groupe.
Les caisses régionales en tant qu’entités juridiques autonomes mettent en œuvre leur dispositif de contrôle interne, et la gestion de leurs risques conformément aux standards du Groupe. Ces dispositifs sont adaptés à chaque caisse régionale en fonction de son organisation, ses activités et ses moyens, et sous la responsabilité de sa direction générale. En matière d’organisation et de gouvernance, les rôles et responsabilités des organes d’administration, de direction générale, des fonctions clés et les directions opérationnelles ou supports intervenant dans la gestion des risques sont précisés dans les politiques de risques. La direction risques, contrôle, conformité groupe accompagne les caisses régionales dans le suivi et le déploiement des standards Groupe.
Des instances d’échanges et de bonnes pratiques (groupes de travail, ateliers thématiques, formations), animées par la direction risques, contrôle, conformité groupe, complètent le dispositif et réunissent régulièrement l’ensemble des responsables risques et contrôle permanent/conformité des caisses régionales ; y sont également traités les travaux relatifs à la mise en œuvre du Pilier 2 de Solvabilité 2.
La réassurance des caisses régionales s’inscrit dans le cadre spécifique d’une convention de réassurance exclusive conclue entre elles et Groupama Assurances Mutuelles (Règlement général de réassurance). Le Règlement général de réassurance des caisses régionales constitue un des principaux dispositifs de maîtrise des risques. Les principes et les règles de réassurance sont formalisés dans les politiques de réassurance Groupe et entités.
Pour les risques liés aux fonctions de distribution de produits bancaires et d’assurance vie, les caisses régionales appliquent, en coordination avec la direction risques, contrôle, conformité groupe, les dispositifs de maîtrise des risques définis par Groupama Gan Vie.
Les risques des filiales font l’objet d’un triple suivi :
Des instances d’échanges et de bonnes pratiques (groupes de travail, ateliers thématiques, formations), animées par la direction risques, contrôle, conformité groupe, complètent le dispositif et réunissent régulièrement l’ensemble des responsables risques et contrôle interne des filiales françaises et internationales.
Le conseil d’administration de Groupama Assurances Mutuelles avec l’assistance du comité d’audit et des risques, composé pour près de la moitié d’administrateurs indépendants, a pour mission la validation et le suivi de la stratégie de gestion des risques – dont le dispositif de tolérance au risque –, de sa mise en œuvre et de ses orientations à venir, la validation des politiques de risques, l’examen de la cohérence des mécanismes de contrôle interne, le suivi des risques et l’examen des travaux d’audit interne.
Enfin, le conseil d’administration via notamment le comité d’audit et des risques de Groupama Assurances Mutuelles est associé aux différents travaux du Groupe à l’application de la directive Solvabilité 2 dont ceux relatifs à l’ORSA avec en particulier la validation des hypothèses de scénarios de stress et la validation du rapport.
L’audit général Groupe effectue plusieurs natures d’audits parmi lesquelles, un audit général économique et financier des entités du Groupe, en général sur une base triennale et au plus tard tous les cinq ans, de façon complémentaire aux audits opérationnels effectués au sein des entités. Pour les entités de taille importante, ces audits peuvent être conduits plus fréquemment sur des périmètres plus restreints. L’audit général Groupe mène également des missions d’audit sur les processus de Groupama Assurances Mutuelles et sur les processus transverses du Groupe, dans lesquels peuvent être impliqués plusieurs entités, avec le support des audits internes des entités. Enfin il réalise des missions d’audits pour le compte des quelques entités dans le cadre de la mutualisation de la fonction clé Audit auprès de Groupama Assurances Mutuelles. Le plan des missions de l’Audit Général Groupe est défini avec la direction générale de Groupama Assurances Mutuelles et validé par le comité d’audit et des risques de Groupama Assurances Mutuelles et le conseil d’administration de Groupama Assurances Mutuelles. Chaque mission amène notamment à examiner le dispositif de maîtrise des risques et de contrôle interne dans le domaine ou l’entité audité et fait l’objet d’un rapport présentant les constats, conclusions et recommandations à la direction générale des entités auditées. Une synthèse régulière des missions est faite à la direction générale de Groupama Assurances Mutuelles, au comité d’audit et des risques ainsi qu’en comité exécutif groupe pour les audits transverses. Un reporting sur l’avancement des recommandations est communiqué trimestriellement au comité exécutif groupe ainsi qu’au comité d’audit et des risques de Groupama Assurances Mutuelles.
Les fonctions Risques, Contrôle Permanent et Conformité Groupe ont pour mission d’assurer la conformité de l’ensemble des entités du Groupe aux exigences de la direction générale en termes de dispositifs de contrôle interne, conformité et gestion des risques ainsi qu’à celles du Pilier 2 de Solvabilité 2.
S’agissant de la gestion des risques,
Dans ce cadre, ces directions, selon leur domaine de responsabilité :
Plus spécifiquement, la direction des risques assurances et financiers, au titre de la fonction gestion des risques a en charge :
La direction risques opérationnels et contrôle permanent groupe a en charge :
La fonction clé de vérification de la conformité de Groupama Assurances Mutuelles, responsable Conformité Groupe, à vocation à :
Les travaux portent principalement sur les thématiques et Risques Majeurs Groupe (RMG). Il s’agit de couvrir, via notamment des plans de contrôles ad hoc, les risques de non-conformité identifiés dans la cartographie des risques opérationnels Groupe, et en particulier les RMG identifiés par le Groupe. La direction risques, contrôle et conformité groupe pilote et anime la gestion de ces RMG dont les propriétaires sont des directions désignées par le Groupe.
Sont considérées comme étant hors périmètre les législations ou réglementations qui ne concernent pas le cœur de métier du Groupe (ex. : droit du travail, fiscalité des entreprises, etc.).
Chaque entité du Groupe dispose de fonctions Risques, Contrôle et Conformité.
La définition de la politique de sécurité des systèmes d’information et sa mise en œuvre par les entités sont du ressort de Groupama Supports et Services (G2S) qui rend compte à la direction risques opérationnels et contrôle permanent groupe.
Par ailleurs, la fonction contrôle de gestion Groupe est chargée de la surveillance permanente des résultats et de l’atteinte des objectifs du Groupe en s’appuyant sur un processus de pilotage prévisionnel commun à l’ensemble des entités.
Des revues d’affaires filiales sont organisées au minimum deux fois par an avec la direction générale de Groupama Assurances Mutuelles pour compléter ce dispositif de suivi.
Conformément aux directives européennes, Groupama est soumis à la réglementation, tant au niveau social pour chacune des compagnies d’assurance qu’au niveau du Groupe combiné, en matière de couverture de la marge de solvabilité.
Les activités d’assurance du Groupe l’exposent à des risques concernant principalement la conception des produits, la souscription, la gestion des sinistres, l’évaluation des provisions et le processus de réassurance.
La plupart des activités de Groupama font l’objet d’une concurrence forte et croissante de la part des autres compagnies d’assurance, des bancassureurs et des compagnies d’assurance mutuelles. Ces pressions concurrentielles sont de nature à exercer une contrainte sur le prix de certains produits et services de Groupama et donc sur sa rentabilité. Les directions métiers assurance de Groupama Assurances Mutuelles veillent à ce que la gamme des produits soit adaptée à la stratégie du Groupe. La conception des produits d’assurance vie et non-vie est respectivement effectuée par les directions métiers de Groupama Assurances Mutuelles et de Groupama Gan Vie pour le compte des entreprises du Groupe. Elle résulte d’études de marché et de rentabilité effectuées avec des outils actuariels pour maîtriser les marges en lien avec la direction actuariat Groupe et la direction des Investissements le cas échéant. Les lancements ou évolutions de produits sont effectués à partir d’un processus type intégrant la validation des livrables à destination des clients et des commerciaux par les directions juridique, risques et conformité groupe et sont déclinés par pôle (caisses régionales, filiales France, filiales internationales). Tout au long du dispositif de gouvernance produit, des mesures sont intégrées pour prendre en compte les intérêts et caractéristiques de la clientèle cible.
Les principales étapes de ce processus sont partagées dans les comités déterminés (comités opérationnels, comité des risques assurance). Les nouveaux produits d’assurance vie font également l’objet d’une présentation au comité réglementaire et management de l’environnement de GGVIE.
En 2017, le processus de conception des produits a fait l’objet d’une revue globale dans le cadre des travaux liés à l’application de la directive Distribution Assurance qui est entrée en vigueur en 2018. À cet effet, une politique de gouvernance produit avait été élaborée et validée par le conseil d’administration en décembre 2017. Cette dernière fait l’objet d’une revue dans le prolongement des Recommandations ACPR 2023-R-01 du 17 juillet 2023 et 2024-R-01 du 28 juin 2024, sur la mise en œuvre de certaines dispositions issues de la directive (UE) 2016/97 sur la distribution d’assurances.
Les principes de gestion des risques de souscription et de gestion de sinistres sont formalisés dans la politique Groupe de Souscription et Provisionnement approuvée par le conseil d’administration de Groupama Assurances Mutuelles.
Les délégations de pouvoir en souscription et sinistres sont définies dans toutes les entreprises du Groupe. Les risques sont acceptés ou refusés à chaque niveau de délégation en se fondant sur les guides de souscription, qui intègrent les règles techniques et commerciales du Groupe. L’activité de souscription est notamment sécurisée par une procédure de contrôle croisé entre gestionnaires et par un contrôle intégré exercé de façon implicite par le système informatique.
Les procédures de gestion des sinistres sont définies de façon homogène dans le Groupe, et régulièrement mises à jour dans les cahiers des procédures concernant la gestion des sinistres corporels et matériels. En outre, l’intégration des traitements au sein des systèmes informatiques des entités permet de s’assurer de la réalisation des actes de gestion.
Les activités d’assurance du Groupe sont contrôlées de façon explicite ou implicite par des procédures d’analyse telles que l’analyse régulière des résultats de chaque entité et le suivi de statistiques de souscription et de sinistralité par entité. Les risques les plus importants et les plus complexes font l’objet d’un suivi commun individualisé par les directions métiers et les entités concernées. En outre, ces directions métiers exercent un rôle d’alerte et de conseil à l’égard des entités.
Conformément aux pratiques du secteur des assurances et aux exigences comptables et réglementaires, Groupama constitue des réserves techniques pour couvrir les sinistres de ses activités d’assurance de dommages et d’assurance vie.
La détermination des réserves techniques reste toutefois un processus intrinsèquement incertain, reposant sur des estimations.
L’application des règles de provisionnement fait l’objet d’un contrôle permanent tant a priori qu’a posteriori par des équipes dédiées à ce contrôle, en complément des revues qui sont effectuées par les autorités de contrôle locales.
Les règles de provisionnement des sinistres et des tables de provisionnement des rentes d’incapacité/invalidité en assurance vie et non-vie sont définies au sein des directions métiers assurance dans un guide harmonisé pour l’ensemble des entités du Groupe. Les provisions sont évaluées par les gestionnaires sinistres au sein des entités opérationnelles et, le cas échéant, sont complétées par des provisions pour sinistres survenus non encore déclarés.
Le calcul des provisions techniques en assurance vie repose également sur l’utilisation d’un taux d’intérêt appelé « taux d’intérêt technique », dont les conditions sont fixées, en France par le Code des assurances. Celui-ci détermine notamment un niveau maximal par référence au taux moyen des emprunts d’État, le T.M.E. Il sert à la tarification des contrats et au calcul des engagements de l’assureur envers les assurés. Ces modalités varient en fonction du type de contrat et de la durée des engagements.
Les normes de provisionnement ainsi que les principes d’évaluation et de maîtrise du risque de provisionnement sont précisés dans la politique Groupe de Souscription et provisionnement.
Le processus de réassurance est organisé à deux niveaux. La réassurance interne prise en charge par Groupama Assurances Mutuelles pour l’ensemble des entités du Groupe vise à optimiser les rétentions de chaque entité. La réassurance externe définit la structure optimale de réassurance pour le Groupe et le niveau de couverture des risques sur la base de modèles informatisés. Les contrats de réassurance externe sont renégociés et renouvelés chaque année par Groupama Assurances Mutuelles pour le compte de l’ensemble du Groupe. En outre, des règles de sélection définies dans le comité de sécurité réassurance groupe (CSRG), composé notamment de la direction réassurance de Groupama Assurances Mutuelles et de la fonction Clé Gestion des Risques, et fondées sur les notations des agences de notation, visent à maîtriser le risque de défaillance des réassureurs.
La liste des réassureurs est réexaminée totalement au moins deux fois par an. Au cours de l’année, un suivi permanent est assuré de sorte à adapter les notations internes des cessionnaires aux évolutions qui pourraient intervenir chez un réassureur et modifieraient l’appréciation de sa solvabilité.
Les réassureurs admis doivent présenter une notation compatible avec la nature des affaires réassurées, selon qu’elles sont à déroulement comptable court ou long.
Les principes et dispositifs de réassurance sont décrits dans la politique Groupe de réassurance.
Le Groupe propose une large gamme de produits d’assurance non-vie destinés aux particuliers, aux collectivités et aux entreprises. Les contrats automobile, dommages aux biens particuliers, professionnels et agricoles proposés par le Groupe sont généralement des contrats d’une durée d’un an à tacite reconduction et assortis d’une garantie responsabilité civile.
Le Groupe propose une gamme complète de produits d’assurance vie : cette offre s’adresse aux particuliers sous forme de contrats individuels et aux entreprises sous forme de contrats collectifs.
Les principaux contrats d’assurance individuelle en euros offerts à nos clients sont les contrats d’épargne, les contrats temporaires décès, les contrats d’assurance mixte, les contrats rentes viagères différées avec sortie obligatoire en rentes et les contrats de capital différé avec contre-assurance.
Les contrats collectifs proposés par le Groupe sont essentiellement des contrats de retraite à cotisations définies et des contrats de retraite par capitalisation collective en points avec valeur du point.
Le Groupe commercialise par ailleurs des contrats multisupports avec un compartiment de placements en euros et un ou plusieurs compartiments en unités de compte.
À l’instar des autres assureurs, les résultats et la situation financière de Groupama peuvent être affectés de manière très importante par la survenance imprévisible et erratique de catastrophes naturelles ou causées par l’homme, telles que des inondations, la sécheresse, des glissements de terrain, des tempêtes, des tremblements de terre, des émeutes, des incendies, des explosions ou des actes de terrorisme. À titre d’exemple, la tempête subie par la France en décembre 1999 ou plus proche de nous la tempête CIARAN de l’automne 2023 se sont traduites par des dommages très importants et par une augmentation significative des demandes d’indemnisation de la part des clients de Groupama. Les changements climatiques intervenus au cours des dernières années, notamment le réchauffement global de la planète, ont contribué à renforcer le caractère imprévisible et la fréquence des évènements climatiques et des catastrophes naturelles dans les régions où Groupama est présente, en particulier en Europe, et ont créé une nouvelle incertitude quant aux tendances de risque et à l’exposition de Groupama pour l’avenir.
Groupama met en œuvre un programme de réassurance afin de limiter les pertes qu’elle est susceptible de subir du fait des catastrophes ou d’autres évènements affectant ses résultats techniques. Les programmes de réassurance mis en place par Groupama transfèrent une partie des pertes et des frais correspondants aux réassureurs. Ces programmes sont complétés par l’émission d’un « cat bond » sur la tranche haute des protections forces de la nature. Toutefois, en tant qu’émetteur des polices faisant l’objet des contrats de réassurance, Groupama reste engagée au titre de l’ensemble des risques réassurés. Les contrats de réassurance n’affranchissent donc pas Groupama de l’obligation de régler les sinistres. Le Groupe reste sujet aux risques liés à la situation de crédit des réassureurs et à sa capacité à obtenir de ceux-ci les paiements qui lui sont dus. En outre, en matière d’offre de réassurance ; les montants pouvant être couverts et le coût de la couverture dépendent de conditions de marché et sont susceptibles de varier de manière significative.
D’autres facteurs d’évolution du risque peuvent être mentionnés :
Certains produits d’assurance vie, épargne et retraite proposés par le Groupe sont assortis d’une clause de participation aux bénéfices discrétionnaire. Cette participation doit au moins correspondre aux contraintes réglementaires et/ou contractuelles. Des considérations commerciales peuvent conduire à un complément de cette participation. Ce complément, dont le montant est laissé à la discrétion de l’assureur, doit permettre aux assurés de participer au résultat de la gestion financière et aux résultats techniques de la compagnie d’assurance.
La plupart des produits d’épargne et de retraite peuvent être rachetés par les assurés à une valeur fixée contractuellement avant l’échéance du contrat. Des rachats importants pourraient avoir des impacts significatifs sur les résultats ou la solvabilité dans certains environnements défavorables.
La plupart des contrats en unités de compte vendus par Groupama ne prévoient généralement pas de rémunération contractuelle. Dans ces conditions, l’assuré supporte seul et directement le risque de placement. Certains contrats peuvent prévoir une garantie de remboursement minimale en cas de décès de l’assuré.
En assurance vie, le paiement des prestations est conditionné par la survenance du décès ou la survie de la personne assurée. C’est la réalisation de l’un ou de l’autre de ces événements qui ouvre droit au versement d’une prestation. La probabilité de survenance de ces événements est estimée par des tables statistiques d’expérience ou réglementaires. Dans la plupart des cas, les provisions sont calculées en utilisant les tables réglementaires basées sur des données statistiques d’évolution de la population. Ces tables sont révisées régulièrement pour tenir compte de l’évolution démographique. Les résultats ou les fonds propres sont potentiellement exposés en cas de déviation de l’évolution démographique d’expérience par rapport à ces tables de provisionnement.
Le Groupe est potentiellement confronté à une concentration de risques qui vont se cumuler. Il convient de distinguer deux types de risques de cumuls :
L’exposition des passifs et des actifs d’assurance net de réassurance par activité est présentée ci-dessous :
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 |
|---|---|---|
Dommages aux biens et respons. | 13 054 | 12 726 |
Santé et prévoyance | 7 584 | 7 029 |
Épargne et retraite | 50 065 | 52 022 |
Total des valeurs comptables des groupes de contrats d’assurance (nettes de réassurance) | 70 703 | 71 776 |
L’identification de risques de cumuls peut se faire lors de la souscription ou dans le cadre de la gestion du portefeuille en cours.
Une part importante du processus d’identification des cumuls à la souscription est ainsi assumée par le Groupe, au travers notamment, de visites de risques, vérification d’absence de cumuls de co-assurance ou de lignes d’assurance inter-réseaux, recensement des cumuls d’engagements par site.
Par ailleurs, les procédures de souscription applicables à certaines catégories de risques participent à la maîtrise des cumuls lors de la souscription. Les procédures applicables aux souscriptions dommages portent notamment sur :
Les procédures en vigueur relatives à la gestion des cumuls en portefeuille concernent :
Il s’agit de mettre en place des couvertures de réassurance qui, d’une part, seront adaptées au montant total du sinistre potentiel et, d’autre part, qui correspondent à la nature des périls protégés. Le sinistre peut être d’origine humaine (conflagration, explosion, accident de personnes) ou d’origine naturelle (évènement atmosphérique de type tempête, grêle, etc.).
Les pleins de souscription (valeurs maximum assurées par risque, en assurance de biens, ou par tête, en assurance de personnes) sont utilisés dans le cadre de scénarios catastrophes et rapprochés de sinistres déjà survenus. Ces montants une fois définis sont majorés d’une marge de sécurité. En outre, un suivi spécifique est effectué permettant de suivre la correcte adéquation des protections avec les risques souscrits.
En cas d’événement naturel, l’analyse des besoins consiste en une première étude sur la base du sinistre de référence, lequel est réévalué en fonction de l’évolution du portefeuille et de l’indice de la Fédération Française du Bâtiment. Parallèlement, des calculs de simulation de l’exposition des portefeuilles sont effectués par des méthodes stochastiques permettant d’aboutir à la production d’une courbe montrant l’évolution du sinistre maximum potentiel en fonction de différents scénarios. Les résultats sont croisés, analysés et actualisés chaque année permettant ainsi d’opter pour des solutions appropriées en matière de réassurance avec une marge d’erreur réduite.
Le tableau ci-dessous présente les impacts sur la CSM, le résultat et les capitaux propres d’une analyse de sensibilité menée sur les principaux risques de souscription. Les impacts sont présentés bruts d’impôt.
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023* | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
CSM | Résultat | Capitaux Propres | CSM | Résultat | Capitaux Propres | |
Taux de longévité (hausse de 5 %) | (42) | (16) | (12) | (83) | (19) | (12) |
Rachats (hausse de 5 %) | (104) | (2) | 0 | (73) | (3) | 0 |
Frais (hausse de 5 %) | (193) | (20) | 0 | (249) | (41) | (12) |
Ratio de profitabilité : hausse de 1 point |
| (32) |
|
| (33) |
|
Ratio de profitabilité : baisse de 1 point |
| 28 |
|
| 31 |
|
* Les données de 2023 ont fait l’objet d’une révision suite à une meilleure appréhension de la sensibilité. | ||||||
Pour l’activité Dommages, la sensibilité de la hausse du ratio combiné de 1 point impacterait négativement le résultat avant impôt de 146 millions d’euros en 2024.
Les opérations de cession consistent à transférer sur le réassureur une partie des risques acceptés par la cédante. Elles sont régulièrement examinées pour contrôler et limiter le risque de crédit sur les tiers réassureurs. Le comité de sécurité réassurance groupe (CSRG) examine et valide la liste des réassureurs admis pour l’ensemble de la réassurance externe cédée.
Cette liste est réexaminée totalement au moins deux fois par an. Au cours de l’année, un suivi permanent est assuré de sorte à adapter les notations internes des cessionnaires aux évolutions qui pourraient intervenir chez un réassureur et modifieraient l’appréciation de sa solvabilité. Pour un exercice de placement de réassurance donné, tout réassureur approché en cession de réassurance externe de Groupama doit figurer au préalable sur la liste du CSRG.
Les réassureurs admis doivent présenter une notation compatible avec la nature des affaires réassurées, selon qu’elles sont à déroulement comptable court ou long.
Les provisions techniques d’assurance et créances cédées sont reprises ci-dessous par notation selon les 3 principales agences de rating (Standards & Poors, Fitch Ratings, Moody’s).
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
AAA | AA | A | BBB | < BBB | Non noté | Total | |
Actifs des contrats de réassurance | 0 | 1 173 | 878 | 0 | 0 | 29 | 2 081 |
Passifs des contrats de réassurance | 0 | 1 | 1 | 0 | 0 | 0 | 2 |
(en millions d’euros) | 31.12.2023 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
AAA | AA | A | BBB | <BBB | Non noté | Total | |
Actifs des contrats de réassurance | 0 | 1 155 | 681 | 0 | 6 | 31 | 1 874 |
Passifs des contrats de réassurance | 0 | 1 | 1 | 0 | 0 | 0 | 2 |
Le dispositif général de gestion des risques liés à la gestion actif-passif et aux opérations d’investissement est précisé dans la politique Groupe de gestion actif-passif et risque d’investissement validée par le conseil d’administration de Groupama Assurances Mutuelles.
Les principaux risques de marché auxquels pourrait être soumis Groupama sont de plusieurs natures :
En période de volatilité des taux d’intérêt, les marges financières du Groupe pourraient être affectées. Notamment, une évolution à la baisse des taux d’intérêt impacterait la rentabilité des investissements à la baisse. Ainsi, en cas de baisse des taux d’intérêt, la performance financière du Groupe pourrait être affectée.
À l’inverse, en cas de hausse des taux, le Groupe peut être confronté à devoir faire face à des rachats significatifs de contrats, ce qui pourrait conduire à la réalisation d’une partie du portefeuille obligataire dans des conditions de marché peu favorables.
Les conséquences des évolutions des taux d’intérêt impacteraient également le taux de couverture des SCR et MCR.
Le Groupe a initié depuis plusieurs années des études systématiques sur l’exposition des filiales du Groupe aux risques de marché.
Les simulations actif/passif permettent d’analyser le comportement des passifs dans différents environnements financiers, et notamment la capacité à respecter des contraintes de rémunération pour l’assuré. Ces simulations permettent d’élaborer des stratégies visant à diminuer l’impact des aléas des marchés financiers tant sur le résultat que sur le bilan.
Les comportements de rachat sont sensibles aux variations de taux d’intérêt : une hausse des taux peut conduire à augmenter l’attente de revalorisation des assurés, avec comme sanction en cas d’impossibilité de satisfaire cette attente, des rachats anticipés. Au-delà de la perte de chiffre d’affaires et d’augmentation des prestations, le risque sera d’enregistrer en cas d’insuffisance de trésorerie des pertes liées à la cession d’actifs en moins-values (ce qui pourrait être le cas des obligations à taux fixe).
La gestion Actif/Passif a pour objectif d’optimiser la satisfaction de l’assuré et le risque de l’assureur au travers de stratégies prenant en compte les différentes réserves disponibles (y compris la trésorerie), ainsi que des stratégies de gestion obligataires couplées à des produits de couverture.
Les contraintes de taux minimum garantis constituent un risque pour l’assureur en cas de baisse des taux, le taux de rendement des actifs pouvant s’avérer insuffisants au respect de ces contraintes. Ces risques sont traités au niveau réglementaire par des provisions spécifiques.
Risque à la hausse des taux
Les couvertures mises en place ont pour but d’immuniser en partie les portefeuilles au risque de la hausse des taux. Ceci est rendu possible par la transformation d’obligations à taux fixe en obligations à taux variable (« swaps payeurs »). La stratégie consiste à transformer une obligation à taux fixe en taux variable, soit sur un titre en stock, soit sur de nouveaux investissements, et a pour objectif en cas de liquidation partielle du portefeuille obligataire afin de payer des prestations, de limiter la moins-value constatée en cas de hausse des taux d’intérêt.
Ces stratégies visent à limiter l’impact de rachats potentiels.
Toutes les transactions de gré à gré sont sécurisées par un mécanisme de « collatéralisation » avec les contreparties bancaires de premier rang retenues par le Groupe.
Conformément à l’application de la norme IFRS 7, une analyse de sensibilité comptable a été effectuée au 31 décembre 2024. Cette analyse porte sur les postes du bilan à la clôture de l’exercice présentant une sensibilité comptable au risque de taux d’intérêt (passifs d’assurance, placements obligataires, dettes de financement sous forme d’emprunts obligataires).
Le tableau ci-dessous présente les impacts sur la CSM, le résultat et sur les capitaux propres d’une analyse de sensibilité menée en cas de variation à la hausse et à la baisse de 50 points de base des taux d’intérêt. Les impacts sont présentés brut d’impôt.
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|
CSM | Résultat | Capitaux Propres | ||||
Hausse | Baisse | Hausse | Baisse | Hausse | Baisse | |
Total | 80 | (62) | (8) | (1) | (1 196) | 1 252 |
(en millions d’euros) | 31.12.2023* | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|
CSM | Résultat | Capitaux Propres | ||||
Hausse | Baisse | Hausse | Baisse | Hausse | Baisse | |
Total | 166 | (292) | (16) | 1 | (1 204) | 1 255 |
* Les données de 2023 ont fait l’objet d’une révision suite à une meilleure appréhension de la sensibilité. | ||||||
Les emprunts subordonnés présents au passif des comptes du Groupe peuvent être comptabilisés en comptes de dettes ou en capitaux propres en IFRS.
Le Groupe a émis, en juillet 2024, un emprunt obligataire perpétuel de titres subordonnés à durée indéterminée (TSDI). Les caractéristiques de cette émission remplissent les critères permettant de considérer l’emprunt comme un instrument de capitaux propres (cf. note 13 – Capitaux propres). À ce titre, l’analyse de sensibilité n’est pas requise.
Les principales caractéristiques des instruments financiers de dette analysés sont décrites à la note 16 – Dettes de financement.
Les dettes subordonnées du Groupe sont enregistrées au coût historique. À ce titre, ce poste au bilan n’est donc pas sensible aux variations potentielles de taux d’intérêt.
L’exposition aux marchés actions permet de capter le rendement de ces marchés mais expose également les sociétés à deux grands types de risques :
Le poids des actions et autres titres assimilés à revenu variable (OPCVM Actions) rapporté au total des placements financiers (y compris immeubles d’exploitation) en valeur de marché s’élève à 9,8 % et ne comprend pas les expositions sous forme optionnelle. Les instruments de capitaux propres regroupent :
Le Groupe gère ses couvertures et son exposition en fonction des niveaux de marché avec en 2024 une logique tactique ayant consisté en 2024 en un écrêtement régulier de l’exposition actions dans un contexte de marché haussier, particulièrement aux États-Unis. Le Groupe a également poursuivi sa politique de diversification au travers d’engagements en actions non cotées.
La gestion des actions par le Groupe est réalisée dans un cadre de contraintes internes relevant de deux logiques distinctes :
Ces limites sont observées à la fois au niveau de chaque entité d’assurance et au niveau du Groupe. Les dépassements éventuels sont traités selon qu’ils relèvent d’une entité ou du Groupe par les comités de risques correspondants.
Le tableau ci-dessous présente les impacts sur la CSM, le résultat et sur les capitaux propres d’une analyse de sensibilité menée en cas de variation à la hausse et à la baisse de 25 % des cours et indices boursiers. Les impacts sont présentés brut d’impôt.
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|
CSM | Résultat | Capitaux Propres | ||||
Hausse | Baisse | Hausse | Baisse | Hausse | Baisse | |
Total | 547 | (494) | 260 | (315) | 2 870 | (3 005) |
(en millions d’euros) | 31.12.2023* | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|
CSM | Résultat | Capitaux Propres | ||||
Hausse | Baisse | Hausse | Baisse | Hausse | Baisse | |
Total | 501 | (520) | 327 | (354) | 2 846 | (2 963) |
* Les données de 2023 ont fait l’objet d’une révision suite à une meilleure appréhension de la sensibilité. | ||||||
L’exposition au risque de change des filiales de la zone euro porte essentiellement sur leurs actifs soumis aux variations de change, sur des OPCVM ou des titres libellés en devises et des OPCVM libellés en euros portant des titres en devises. Dans la pratique, les portefeuilles sont exposés principalement aux risques de parité euro avec le dollar, le forint hongrois, le leu roumain, le lev bulgare et la livre sterling.
Les investissements réalisés par Groupama, dans le cadre de ses filiales à l’international, l’exposent au niveau de la situation nette comptable des entités ayant une monnaie fonctionnelle différente de l’euro. Il s’agit à ce jour du forint hongrois, du leu roumain, du lev bulgare, du yuan et du dinar tunisien. Ces impacts figurent au niveau des capitaux propres, en réserve de conversion.
Le tableau ci-dessous présente les passifs et actifs d’assurance et de réassurance par devise.
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
Euro | Forint | Leu | Dollar | Livre | Autres | Total | |
Actifs des contrats d’assurance et de réassurance | 2 074 | 5 | 18 | 0 | 0 | 1 | 2 099 |
Passifs des contrats d’assurance et de réassurance | 70 959 | 882 | 907 | 0 | 0 | 54 | 72 802 |
(en millions d’euros) | 31.12.2023 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
Euro | Forint | Leu | Dollar | Livre | Autres | Total | |
Actifs des contrats d’assurance et de réassurance | 1 867 | 5 | 15 | 0 | 0 | 1 | 1 889 |
Passifs des contrats d’assurance et de réassurance | 72 038 | 841 | 743 | 0 | 0 | 43 | 73 665 |
Le tableau ci-dessous présente l’exposition nette au risque de change des actifs financiers par devise
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
Euro | Forint | Leu | Dollar | Livre | Autres | Total | |
Montant de l’exposition nette de couverture des placements financiers au risque de change | 76 578 | 1 491 | 531 | 58 | 935 | 125 | 79 718 |
(en millions d’euros) | 31.12.2023 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
Euro | Forint | Leu | Dollar | Livre | Autres | Total | |
Montant de l’exposition nette de couverture des placements financiers au risque de change | 79 139 | 831 | 700 | 741 | 68 | 159 | 81 638 |
La couverture du risque de change est essentiellement effectuée par le biais de swap de devise ou de forward de change. Une actualisation de la documentation est effectuée lors de chaque clôture comptable. Certaines couvertures correspondent à la notion comptable de couverture au sens de la norme IFRS, en particulier l’exposition au forint hongrois induite par la détention d’une participation du Groupe dans OTP Bank. Cette couverture a néanmoins été arrêtée en fin d’année, en raison de son coût, et fait l’objet d’une réflexion quant à son éventuelle remise en place en 2025.
La ventilation du portefeuille obligataire du Groupe par nature des émetteurs et par rating est présentée dans les notes 6.6.3 et 6.6.4 des comptes annuels.
La gestion du risque crédit par le Groupe est réalisée dans un cadre de contraintes internes. Ces contraintes ont pour principal objectif de limiter la concentration des émissions selon plusieurs critères (pays, émetteur, notations, émissions subordonnées).
Ces limites sont observées à la fois au niveau de chaque entité d’assurance et au niveau du Groupe. Les dépassements éventuels sont traités selon qu’ils relèvent d’une entité ou du Groupe par les comités de risques correspondants.
Risque à l’écartement des spreads
Une stratégie de couverture a été testée lors d’une opération-pilote visant à protéger la valeur d’un titre obligataire contre le risque d’écartement de son spread. La stratégie consiste à fixer le spread du titre à un an par recours à un IFT dédié. Au terme de la couverture (un an renouvelable), une soulte de dénouement a été payée en restitution du gain constaté sur la valeur du titre obligataire couvert au titre de la variation de son spread. Au regard des conditions de marché, cette couverture n’a cependant pas été renouvelée depuis 2016, mais reste une option que le Groupe peut activer en cas de besoin.
Toutes les transactions de gré à gré sont sécurisées par un mécanisme de « collatéralisation » avec les contreparties bancaires de premier rang retenues par le Groupe.
Les procédures internes prévoient que tout contrat de gré à gré fasse systématiquement l’objet de contrats de remise en garantie avec les contreparties bancaires concernées.
Cette collatéralisation systématique des opérations de couverture permet de fortement réduire le risque de contrepartie lié à ces opérations de gré à gré.
L’exposition aux marchés immobiliers permet de capter le rendement de ces marchés (immobilier de placement) et de bénéficier de locaux pour ses besoins d’exploitation (immeubles d’exploitation), mais expose également les sociétés à trois grands types de risques :
Le poids des actifs immobiliers rapporté au total des placements financiers (y compris immeubles d’exploitation) s’élève à 4,10 %. La détention peut être en direct ou via OPCI ou SCI consolidés ou via les actifs en location éligibles à la norme IFRS 16. Les actifs immobiliers peuvent être scindés en :
La gestion des actifs immobiliers par le Groupe est réalisée dans un cadre de contraintes internes avec une limite fixant le maximum admissible d’exposition au risque immobilier. Les limites sont définies à la fois au niveau de chaque entité d’assurance et au niveau du Groupe. Les dépassements éventuels sont traités selon qu’ils relèvent d’une entité ou du Groupe par les comités de risques correspondants.
À l’intérieur du dispositif de contraintes et concernant plus particulièrement le risque d’investissement, le comité d’engagement immobilier se prononce sur le budget immobilier dans son ensemble et sur les projets d’acquisition, de restructuration et de travaux de valorisation au-delà de montants prédéfinis.
Le tableau ci-dessous présente les impacts sur la CSM, le résultat et sur les capitaux propres d’une analyse de sensibilité menée en cas de variation à la baisse de 20 % des valeurs immobilières. Les impacts sont présentés brut d’impôt.
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | ||
|---|---|---|---|
CSM | Résultat | Capitaux Propres | |
Baisse | Baisse | Baisse | |
Total | (150) | (92) | (125) |
Groupama s’est doté depuis 2022 d’une charte de l’investissement durable. L’investissement durable est défini comme étant l’intégration, dans les processus d’investissement, des facteurs environnementaux, sociaux/sociétaux et de gouvernance (ESG) au service de la maîtrise des risques financiers et du financement des transitions. L’enjeu est donc double :
À date, cette stratégie d’investissement durable est plus particulièrement axée sur le risque climatique et repose sur quatre piliers :
Le suivi des risques de durabilité sur les actifs s’appuie sur un ensemble d’indicateurs mettant en évidence la trajectoire des expositions de Groupama au regard de ces derniers et en particulier l’intensité carbone, la part verte, l’exposition aux risques de transition et/ou physique selon la nature des actifs.
Le risque de liquidité est appréhendé globalement dans l’approche actif/passif qui définit le besoin de trésorerie à maintenir à l’actif en fonction des exigences de liquidité imposées par les passifs à partir :
Des stress tests sont régulièrement menés à la fois sur l’actif et sur le passif pour s’assurer qu’en cas d’augmentation simultanée des prestations à payer et des taux d’intérêt, le Groupe est en mesure de remplir ses engagements tant en termes d’actifs à céder qu’en termes de réalisations éventuelles de moins-values.
Vu à fin 2024, le niveau des taux a maintenu le portefeuille obligataire en moins-values. Néanmoins, la liquidité des portefeuilles reste bonne. Outre les réserves de trésorerie dans les portefeuilles, les travaux réalisés en ligne à ligne montrent des capacités importantes de cession sans moins-values nette, en particulier dans Groupama Gan Vie.
Le profil des échéances annuelles des portefeuilles obligataires figure à la note 6.6.2 des comptes annuels.
Les principales caractéristiques des dettes de financement ainsi que leur ventilation par échéance figurent à la note 16 – Dettes de financement du présent document.
L’estimation des flux de trésorerie futurs non actualisés par échéance est le suivant :
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
Inférieur ou égal à 1 an | 1-2 ans | 2-3 ans | 3-4 ans | 4-5 ans | supérieur à 5 ans | Total | |
Contrats d’assurance |
|
|
|
|
|
|
|
Passifs – Contrats participatifs directs | 2 529 | 3 020 | 2 513 | 2 577 | 2 646 | 58 868 | 72 152 |
Passifs – autres | 7 449 | 2 673 | 1 748 | 1 258 | 1 019 | 6 725 | 20 872 |
Total des contrats d’assurance | 9 978 | 5 693 | 4 261 | 3 835 | 3 665 | 65 593 | 93 025 |
(en millions d’euros) | 31.12.2023 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
Inférieur ou égal à 1 an | 1-2 ans | 2-3 ans | 3-4 ans | 4-5 ans | supérieur à 5 ans | Total | |
Contrats d’assurance |
|
|
|
|
|
|
|
Passifs – Contrats participatifs directs | 2 502 | 2 828 | 2 217 | 2 290 | 2 316 | 57 708 | 69 861 |
Passifs – autres | 7 092 | 2 289 | 1 550 | 1 240 | 1 023 | 7 037 | 20 231 |
Total des contrats d’assurance | 9 594 | 5 117 | 3 767 | 3 530 | 3 340 | 64 745 | 90 092 |
Les montants de passifs relatifs aux contrats d’assurance payables à vue (PM rachetables) sont présentés ci-dessous :
(en millions d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 | ||
|---|---|---|---|---|
Montants | Valeur comptable | Montants | Valeur comptable | |
Passifs liés à des contrats d’assurance en modèle VFA | 45 974 | 51 116 | 44 860 | 50 531 |
Le pilotage des risques opérationnels est réalisé conformément aux principes et règles définis dans la politique de gestion des risques opérationnels Groupe et Groupama Assurances Mutuelles (cf. point 1).
Le dispositif de maîtrise des risques opérationnels de Groupama repose notamment :
En outre, un programme d’assurance est mis en place avec comme objectif la protection en responsabilité et la protection du patrimoine des caisses régionales, de Groupama Assurances Mutuelles et de ses filiales. Les contrats sont répartis entre des assureurs internes et des assureurs externes pour les risques les plus importants. Les principales garanties souscrites sont les suivantes :
Les risques juridiques et réglementaires sont gérés dans le cadre du dispositif de conformité du Groupe, qui est défini dans la politique de conformité Groupe validée par les instances de gouvernance du Groupe.
Le dispositif mis en place, repose sur deux directions avec des périmètres d’intervention distincts, la direction conformité groupe et la direction juridique groupe.
Un premier niveau en appui des opérationnels et dirigeants, sous la responsabilité de la direction juridique groupe, assume :
Un second niveau, visant à éclairer d’un second regard indépendant des dirigeants et décideurs du Groupe, sous la responsabilité de la direction conformité groupe, est responsable :
Ce dispositif global vise à s’assurer que toutes les pratiques du Groupe sont conformes aux dispositions légales, réglementaires administratives et aux normes professionnelles et également aux règles internes, chartes et procédures du Groupe.
Les procédures de contrôle permanent dédiées à la conformité de l’ensemble des opérations de Groupama Assurances Mutuelles s’appuient sur les principaux dispositifs présentés ci-après.
La mise en conformité et la sécurisation juridique opérées par la direction juridique groupe portent sur les missions suivantes qui sont mises en œuvre directement ou par la filière juridique au sein du Groupe :
La direction juridique groupe au sein du secrétariat général de Groupama Assurances Mutuelles assure notamment pour le compte des directions métiers de Groupama Assurances Mutuelles et des organismes d’assurance (filiales d’assurance françaises ainsi que des caisses régionales) une fonction :
En matière d’application des dispositions légales « Informatique et Liberté » et du Règlement général sur la Protection des Données (RGPD), le dispositif de conformité s’appuie sur le Délégué à la Protection des Données (DPO) des entités françaises du Groupe nommé auprès de la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (« CNIL ») et sur le réseau de délégués à la protection des données (DRPO) : un DRPO dans chacune des entités France et des directions métiers de Groupama Assurances Mutuelles dans les secteurs mettant en œuvre des traitements. Chaque filiale internationale de l’Union européenne a également nommé un DPO auprès de son autorité de contrôle nationale. L’ensemble de ces acteurs sont coordonnés par le DPO France, qui assure au sein du Groupe le rôle de CPO (Corporate Privacy Officer). Ce réseau évolue en fonction des modifications organisationnelles du Groupe.
Des dispositifs spécifiques sont mis en place afin de répondre à des exigences particulières :
Des modifications de la législation fiscale des pays dans lesquels opère Groupama peuvent avoir des conséquences défavorables soit sur certains produits du Groupe et en réduire l’attrait, notamment ceux qui bénéficient d’un traitement fiscal favorable, soit sur la charge fiscale du Groupe.
Ces modifications peuvent se manifester par exemple par prélèvements de taxes sur les contrats ou rentes en assurance vie, des changements de statut fiscal de certains produits d’assurance ou de gestion d’actifs, des mesures incitatives ou dissuasives pour l’investissement dans certaines catégories d’actifs ou types de produit…
La direction fiscale groupe a un rôle d’information, de veille réglementaire, de conseil et d’assistance en cas de contrôles et contentieux fiscaux, auprès de l’ensemble des entités du Groupe et s’agissant du volet « fiscalité corporate ». Elle est ainsi régulièrement sollicitée sur des points techniques précis et intervient notamment dans le cadre des arrêtés de comptes. À ce titre, elle valide, d’une part, la mise en œuvre des règles de l’intégration fiscale (article 223 A et suivants du Code général des impôts) pour le Groupe et, d’autre part, établit avec la direction comptabilité Groupe la situation en matière d’impôt sur les sociétés combinées. Elle participe également à la mise en œuvre de procédures de documentation et d’archivage informatiques en matière de comptabilités informatisées destinées au respect de la réglementation fiscale, notamment dans le cadre des comités « CFCI » (Contrôle Fiscal des Comptabilités Informatisées) dédiés pour chaque entité française.
Par ailleurs, la direction fiscale groupe anime, au sein d’un comité de pilotage la mise en place et le suivi de la réglementation relative aux échanges automatiques d’informations fiscales, résultant notamment de la réglementation américaine « FATCA » (Foreing Account Tax Compliance Act) ou de la transposition de la directive européenne DAC (Directive for Administrative Cooperation). Enfin, en matière de prix de transfert, elle procède à la mise à jour annuelle du Master File répondant aux nouvelles exigences françaises s’inscrivant dans les standards OCDE et l’adresse en version anglaise à l’ensemble des filiales internationales.
En France, la gestion fiscale du Groupe bénéficie de la mise en place d’un partenariat fiscal entre Groupama et la DGFIP, depuis la signature d’un protocole le 26 juin 2019 avec le SPE (Service Partenaire des Entreprises), qui représente désormais un outil très efficace de sa politique et de sa communication fiscales.
Par ailleurs, depuis le 1er janvier 2023, les opérations internes de la plupart des entités françaises, filiales ou caisses régionales, ne sont pas soumises à la TVA dans le cadre du régime dit du « Groupe TVA », qui remplace celui des groupements de moyens dans la réglementation fiscale française, et pour lequel le Groupe a opté afin de conserver le bénéfice d’une économie de TVA non récupérable très substantielle. Cette option permet également de réaliser une économie supplémentaire sur certains flux non couverts auparavant par le régime des groupements.
Depuis le 1er janvier 2024, le Groupe est également soumis à l’imposition minimale mondiale des multinationales adoptée par l’OCDE et reprise par l’UE dans une directive transposée en droit français par la loi de finances pour 2024. Le suivi du projet en vue du premier reporting pour le 30 juin 2026 est assuré par la direction fiscale groupe et la direction consolidation groupe, dont l’expertise est requise notamment pour appréhender le traitement des données qui sont issues du référentiel IFRS, constituant un facteur de complexité et de lourdeur supplémentaires associées à ce dispositif, lequel n’aurait cependant qu’un effet limité sur la charge fiscale du Groupe.
Dans le contexte post-censure du précédent Gouvernement, l’actualité fiscale en France comporte, à ce stade, des points d’incertitude. La discussion sur le Projet de loi de finances 2025 devrait reprendre notamment sur l’application d’une surtaxe exceptionnelle d’IS et le report de la suppression de la CVAE. En revanche, l’entrée en vigueur de la facturation électronique au 1er septembre 2026 ne devrait pas être une nouvelle fois reportée.
De manière générale, Groupama reste vigilant sur les interprétations ou développements futurs des régimes fiscaux des pays dans lesquels il exerce son activité et qui pourraient entraîner une augmentation des dépenses fiscales, engendrer des coûts de mise en conformité ou impacter défavorablement l’activité, la situation de trésorerie et le résultat net du Groupe.
Ces risques souvent transversaux, peuvent potentiellement impacter le profil de risque du Groupe notamment en raison de :
La qualification des risques de Durabilité ainsi que les actions du Groupe en la matière sont présentées dans le chapitre 4- « Durabilité » du document d’enregistrement universel.
(en milliers d’euros hors taxes) | 31.12.2024 | 31.12.2023 | ||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
PWC | Deloitte | Autres | Total | PWC | Mazars | Autres | Total | |||||||
1. Missions d’audit légal Commissariat aux comptes, certification, examen des comptes individuels et combinés | 2 981 | 47,7 % | 2 743 | 43,9 % | 521 | 8,3 % | 6 244 | 2 829 | 46,1 % | 2 706 | 44,1 % | 604 | 9,8 % | 6 138 |
Groupama Assurances Mutuelles | 609 | 49,3 % | 628 | 50,7 % |
|
| 1 237 | 647 | 48,8 % | 680 | 51,2 % | 0 | 0,0 % | 1 327 |
Caisses régionales | 530 | 34,5 % | 668 | 43,6 % | 336 | 21,9 % | 1 534 | 493 | 31,6 % | 600 | 38,4 % | 467 | 29,9 % | 1 560 |
Filiales françaises | 1 459 | 63,5 % | 714 | 31,1 % | 124 | 5,4 % | 2 297 | 1 121 | 51,2 % | 981 | 44,9 % | 85 | 3,9 % | 2 187 |
Filiales internationales | 383 | 32,6 % | 733 | 62,3 % | 60 | 5,1 % | 1 176 | 568 | 53,4 % | 445 | 41,8 % | 52 | 4,8 % | 1 065 |
2. Services autres que le contrôle des comptes effectués obligatoirement par les commissaires aux comptes de l’entité | 332 | 66,1 % | 161 | 32,2 % | 9 | 1,7 % | 502 | 1 116 | 82,6 % | 227 | 16,8 % | 9 | 0,6 % | 1 351 |
3. Services Autres que le Contrôle des Comptes pouvant être effectués par d’autres prestataires | 746 | 76,0 % | 236 | 24,0 % |
|
| 981 | 527 | 77,2 % | 156 | 22,8 % |
|
| 683 |
4. Certification des informations en matière de durabilité | 275 | 50,0 % | 275 | 50,0 % |
|
| 550 |
|
|
|
|
|
|
|
Total comptes combinés | 4 333 | 52,3 % | 3 415 | 41,3 % | 529 | 6,4 % | 8 277 | 4 472 | 54,7 % | 3 088 | 37,8 % | 613 | 7,5 % | 8 172 |
Les « Services Autres que le Contrôle des Comptes pouvant être effectués par d’autres prestataires » recouvrent notamment des prestations liées à la revue du modèle interne.
Les principales évolutions du périmètre de combinaison sont les suivantes :
5 OPCVM entrent dans le périmètre.
L’entité Cofintex 17 est sortie du périmètre suite à la transmission universelle de son patrimoine dans l’entité Groupama Gan Vie.
8 OPCVM sont également sortis du périmètre.
Raison sociale | Secteur d’activité | Lieu | 31.12.2024 | 31.12.2023 | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
% contrôle | % Intérêt | Méthode | % contrôle | % Intérêt | Méthode | |||
GROUPAMA Méditerranée | Assurance | France | - | - | A | - | - | A |
GROUPAMA Centre Manche | Assurance | France | - | - | A | - | - | A |
GROUPAMA Grand Est | Assurance | France | - | - | A | - | - | A |
GROUPAMA OC | Assurance | France | - | - | A | - | - | A |
MISSO | Assurance | France | - | - | A | - | - | A |
GROUPAMA Loire Bretagne | Assurance | France | - | - | A | - | - | A |
GROUPAMA Paris Val-de-Loire | Assurance | France | - | - | A | - | - | A |
GROUPAMA Nord-Est | Assurance | France | - | - | A | - | - | A |
CAISSE des producteurs de tabac | Assurance | France | - | - | A | - | - | A |
GROUPAMA Rhône-Alpes-Auvergne | Assurance | France | - | - | A | - | - | A |
GROUPAMA Centre Atlantique | Assurance | France | - | - | A | - | - | A |
GROUPAMA Antilles-Guyane | Assurance | France | - | - | A | - | - | A |
GROUPAMA Océan Indien et Pacifique | Assurance | France | - | - | A | - | - | A |
CLAMA Méditerranée | Assurance | France | - | - | A | - | - | A |
CLAMA Centre Manche | Assurance | France | - | - | A | - | - | A |
CLAMA Grand Est | Assurance | France | - | - | A | - | - | A |
CLAMA OC | Assurance | France | - | - | A | - | - | A |
CLAMA Loire Bretagne | Assurance | France | - | - | A | - | - | A |
CLAMA Paris Val-de-Loire | Assurance | France | - | - | A | - | - | A |
CLAMA Nord-Est | Assurance | France | - | - | A | - | - | A |
CLAMA Rhône-Alpes-Auvergne | Assurance | France | - | - | A | - | - | A |
CLAMA Centre Atlantique | Assurance | France | - | - | A | - | - | A |
CLAMA Antilles-Guyane | Assurance | France | - | - | A | - | - | A |
CLAMA Océan Indien et Pacifique | Assurance | France | - | - | A | - | - | A |
GIE GROUPAMA Supports et Services | GIE | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
GROUPAMA CAMPUS | Immobilier | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
GROUPAMA ASSURANCES MUTUELLES | Holding/ | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
GROUPAMA HOLDING FILIALES ET PARTICIPATIONS | Holding | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
COFINTEX 2 | Holding | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
COFINTEX 17 | Holding | France |
|
|
| 100,00 | 100,00 | IG |
GROUPAMA GAN VIE | Assurance | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
GAN PATRIMOINE | Assurance | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
CAISSE FRATERNELLE D’ÉPARGNE | Assurance | France | 99,99 | 99,99 | IG | 99,99 | 99,99 | IG |
CAISSE FRATERNELLE VIE | Assurance | France | 99,99 | 99,99 | IG | 99,99 | 99,99 | IG |
ASSUVIE | Assurance | France | 50,00 | 50,00 | IG | 50,00 | 50,00 | IG |
GAN PREVOYANCE | Assurance | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
GROUPAMA ASSURANCE CRÉDIT ET CAUTION | Assurance | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
MUTUAIDE ASSISTANCE | Assistance | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
GAN ASSURANCES | Assurance | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
GAN OUTRE MER | Assurance | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE PROTECTION JURIDIQUE | Assurance | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
AMALINE ASSURANCES | Courtage | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
STAR | Assurance | Tunisie | 35,00 | 35,00 | MEE | 35,00 | 35,00 | MEE |
GROUPAMA ZASTRAHOVANE NON LIFE | Assurance | Bulgarie | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
GROUPAMA ZIVOTOZASTRAHOVANE LIFE | Assurance | Bulgarie | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
GROUPAMA BIZTOSITO | Assurance | Hongrie | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
GROUPAMA OSIGURANJE | Assurance | Croatie | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
GROUPAMA PHOENIX Hellenic Asphalistike | Assurance | Grèce | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
GROUPAMA – SDIG (ex-GROUPAMA AVIC) | Assurance | Chine | 50,00 | 50,00 | MEE | 50,00 | 50,00 | MEE |
GROUPAMA ASSICURAZIONI | Assurance | Italie | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
GROUPAMA ASIGURARI | Assurance | Roumanie | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
GROUPAMA ASSET MANAGEMENT | Gestion d’actifs | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
GROUPAMA ÉPARGNE SALARIALE | Gestion d’actifs | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
GROUPAMA IMMOBILIER | Gestion d’actifs | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
GROUPAMA GAN REIM | Gestion d’actifs | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
COMPAGNIE FONCIÈRE PARISIENNE | Immobilier | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
GAN FONCIER II | Immobilier | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
IXELLOR | Immobilier | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
SCI MILLENIUM ÉDUCATION | Immobilier | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
SOCIÉTÉ FORESTIÈRE GROUPAMA | Immobilier | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
FORDEV | Immobilier | France | 95,56 | 95,56 | IG | 95,56 | 95,56 | IG |
FONCIÈRE PARIS BAIL | Immobilier | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
GROUPAMA GAN RETAIL | OPPCI | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
THE LINK PARIS LA DÉFENSE | Immobilier | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
GROUPAMA GAN LOGISTICS | OPPCI | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
SCI GAN FONCIER | Immobilier | France | 100,00 | 98,87 | IG | 100,00 | 98,87 | IG |
VICTOR HUGO VILLIERS | Immobilier | France | 100,00 | 98,87 | IG | 100,00 | 98,87 | IG |
1 BIS FOCH | Immobilier | France | 100,00 | 98,87 | IG | 100,00 | 98,87 | IG |
16 MESSINE | Immobilier | France | 100,00 | 98,87 | IG | 100,00 | 98,87 | IG |
9 MALESHERBES | Immobilier | France | 100,00 | 98,87 | IG | 100,00 | 98,87 | IG |
97 VICTOR HUGO | Immobilier | France | 100,00 | 98,87 | IG | 100,00 | 98,87 | IG |
44 THÉÂTRE | Immobilier | France | 100,00 | 98,87 | IG | 100,00 | 98,87 | IG |
COFINTEX 42 | Immobilier | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
UNI ANGES (SCI) | Immobilier | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
261 RASPAIL | Immobilier | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
GROUPAMA ENERGIES RENOUVELABLES | Autre | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
GROUPAMA PRIVATE EQUITY INVEST | Autre | France | 100,00 | 99,53 | IG | 100,00 | 99,49 | IG |
GROUPAMA INFRASTRUCTURE INVEST | Autre | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
GAN INVESTISSEMENT FONCIER | Immobilier | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
3 ROSSINI (SCI) | Immobilier | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
150 RENNES (SCI) | Immobilier | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
99 MALESHERBES (SCI) | Immobilier | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
102 MALESHERBES (SCI) | Immobilier | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
CAP DE FOUSTE (SCI) | Immobilier | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
12 VICTOIRE (SCI) | Immobilier | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
DOMAINE DE FARES | Immobilier | France | 46,88 | 46,88 | MEE | 46,88 | 46,88 | MEE |
38 LE PELETIER (SCI) | Immobilier | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
SCIMA GFA | Immobilier | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
LABORIE MARCENAT | Immobilier | France | 74,19 | 74,19 | MEE | 74,19 | 74,19 | MEE |
SA SIRAM | Immobilier | France | 99,66 | 99,66 | IG | 99,66 | 99,66 | IG |
GROUPAMA PIPACT | Immobilier | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
SILVER ASSET | Immobilier | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
COFINTEX 26 | Immobilier | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
SCI CAMPUS NEXT GEN | Immobilier | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
SCI PAAP-Aix Aillane | Immobilier | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
SCI Crystal Défense WP1 | Immobilier | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
ASTORG CTT | OPCVM | France | 100,00 | 100,00 | IG | 94,32 | 94,32 | IG |
ASTORG EURO SPREAD D | OPCVM | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
WALLON | OPCVM | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
GROUPAMA ENTREPRISES | OPCVM | France |
|
|
| 24,54 | 24,54 | MEE |
GROUPAMA MONÉTAIRE | OPCVM | France |
|
|
| 26,04 | 26,04 | MEE |
ASTORG PENSION | OPCVM | France | 100,00 | 100,00 | IG | 94,81 | 94,81 | IG |
ALLOCATION INVEST EQUITY SATELLITE | OPCVM | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
ASTORG MONÉTAIRE | OPCVM | France | 95,35 | 95,35 | IG | 95,08 | 95,08 | IG |
ASTORG REPO INVEST | OPCVM | France |
|
|
| 100,00 | 100,00 | IG |
ASTORG OBLIGATIONS CT | OPCVM | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 99,82 | IG |
ALLOCATION ACTIONS CORE | OPCVM | France |
|
|
| 100,00 | 100,00 | IG |
ALLOCATION INVEST EQUITY CORE | OPCVM | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
ASTORG EURO SPREAD 2 | OPCVM | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
G FUND – EUROPEAN CONVERTIBLE BONDS | OPCVM | France | 27,24 | 27,24 | MEE | 80,16 | 80,16 | IG |
G FUND – ALPHA FIXED INCOME | OPCVM | France | 33,39 | 33,39 | MEE | 54,07 | 53,85 | IG |
GROUPAMA STATIQUE 1 | OPCVM | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
GROUPAMA STATIQUE 6 | OPCVM | France |
|
|
| 100,00 | 100,00 | IG |
CHAMPAGNE OBLIGATIONS | OPCVM | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
GROUPAMA CR GENOVA | OPCVM | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
GROUPAMA NORD EST ACTIONS | OPCVM | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
GROUPAMA CR AVENIR EUROPE | OPCVM | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
GROUPAMA CR LAZARD ACTIONS EURO | OPCVM | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 99,98 | IG |
GROUPAMA CR LAZARD ACTIONS INTERNATIONALES | OPCVM | France | 99,94 | 99,94 | IG | 100,00 | 99,94 | IG |
ALLOCATION INVEST CLEVELAND | OPCVM | France |
|
|
| 100,00 | 100,00 | IG |
ALLOCATION INVEST EURO HIGH YIELD | OPCVM | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
GROUPAMA CR Total RETURN ALL CAP EUROPE | OPCVM | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
GROUPAMA CR ACTIONS AMÉRIQUE | OPCVM | France | 99,44 | 99,44 | IG | 99,43 | 99,43 | IG |
GROUPAMA CR ACTIONS MONDE | OPCVM | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
GR CR LAZARD ALLOCATION FLEXIBLE | OPCVM | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
GROUPAMA CR LAZARD DETTES FI | OPCVM | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
GROUPAMA CR EURO HIGH YIELD | OPCVM | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
MICHELET TUNNEL | OPCVM | France | 99,59 | 99,59 | IG | 100,00 | 99,61 | IG |
GROUPAMA LOIRE BRETAGNE RÉGIONAL 1 | OPCVM | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 99,97 | IG |
GROUPAMA LOIRE BRETAGNE LOCAL 1 | OPCVM | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
GROUPAMA LOIRE BRETAGNE LOCAL 2 | OPCVM | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
FCP GROUPAMA MÉDITERRANÉE | OPCVM | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
FCP GROUPAMA NORD EST | OPCVM | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
FCP CL GROUPAMA PARIS VAL DE LOIRE | OPCVM | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
GROUPAMA GARONNE | OPCVM | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
CARNOT | OPCVM | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
PAYS D’OC | OPCVM | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
FCP CL CENTRE MANCHE | OPCVM | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
FCP GROUPAMA GRAND EST | OPCVM | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
GROUPAMA CAPITOLE | OPCVM | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
GROUPAMA DETTES ÉMERGENTES 2 | OPCVM | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
GROUPAMA CR CRÉDIT EURO ISR | OPCVM | France | 100,00 | 100,00 | IG |
|
|
|
GROUPAMA DETTES ÉMERGENTES 1 | OPCVM | France | 100,00 | 100,00 | IG |
|
|
|
GROUPAMA CR LAZARD ACTIONS GCM | OPCVM | France | 100,00 | 100,00 | IG |
|
|
|
G FUND – HYBRID CORPORATE BONDS | OPCVM | France | 59,78 | 59,78 | IG | 99,99 | 99,99 | IG |
ASTORG CASH | OPCVM | France | 99,85 | 99,85 | IG | 99,86 | 99,86 | IG |
G FUND – AVENIR SMALL CAP | OPCVM | France | 31,17 | 31,17 | MEE | 53,05 | 53,05 | IG |
GROUPAMA JAPON STOCK | OPCVM | France | 49,12 | 49,12 | MEE | 62,77 | 62,77 | IG |
GROUPAMA CONVERTIBLES | OPCVM | France | 73,42 | 72,57 | IG | 78,75 | 77,54 | IG |
GROUPAMA ÉTAT EURO ISR | OPCVM | France |
|
|
| 22,27 | 22,27 | MEE |
GROUPAMA EURO EQUITIES | OPCVM | France |
|
|
| 31,19 | 28,94 | MEE |
GROUPAMA STATIQUE 4 | OPCVM | France | 100,00 | 100,00 | IG | 100,00 | 100,00 | IG |
GROUPAMA OBLIG MONDE | OPCVM | France | 60,39 | 41,88 | IG | 57,90 | 40,46 | IG |
GROUPAMA GLOBAL CONVERTIBLE | OPCVM | France | 47,66 | 46,62 | MEE |
|
|
|
GROUPAMA AXIOM LEGACY | OPCVM | France | 24,85 | 24,85 | MEE |
|
|
|
A : Agrégation. IG : Intégration globale. MEE : Mise en équivalence. | ||||||||
Certaines entités immobilières sont consolidées par la méthode de mise en équivalence selon un processus dit « simplifié ». Ce processus consiste à reclasser au bilan la valeur des parts et le compte courant de financement dans le poste « Placements immobiliers », et au compte de résultat, les dividendes ou quote-part des résultats des sociétés sur la ligne « revenus des immeubles ». Seules les sociétés significatives ont été listées dans ce périmètre.
(Exercice clos le 31 décembre 2024)
PricewaterhouseCoopers Audit
63, rue de Villiers
92208 Neuilly-sur-Seine Cedex
Deloitte & Associés
6, Place de La Pyramide
92908 Paris-La Défense Cedex
À l’assemblée générale de la
Caisse Nationale de Réassurance Mutuelle Agricole Groupama
8-10 rue d'Astorg
75008 Paris
En exécution de la mission qui nous a été confiée par votre assemblée générale, nous avons effectué l’audit des comptes combinés de la Caisse Nationale de Réassurance Mutuelle Agricole Groupama relatifs à l’exercice clos le 31 décembre 2024, tels qu’ils sont joints au présent rapport.
Nous certifions que les comptes combinés sont, au regard du référentiel IFRS tel qu’adopté dans l’Union européenne, réguliers et sincères et donnent une image fidèle du résultat des opérations de l’exercice écoulé ainsi que de la situation financière et du patrimoine, à la fin de l’exercice, de l’ensemble constitué par les personnes et entités comprises dans la consolidation.
L’opinion formulée ci-dessus est cohérente avec le contenu de notre rapport au comité d’audit et des risques.
Nous avons effectué notre audit selon les normes d’exercice professionnel applicables en France. Nous estimons que les éléments que nous avons collectés sont suffisants et appropriés pour fonder notre opinion.
Les responsabilités qui nous incombent en vertu de ces normes sont indiquées dans la partie « Responsabilités des commissaires aux comptes relatives à l’audit des comptes combinés » du présent rapport.
Nous avons réalisé notre mission d’audit dans le respect des règles d’indépendance prévues par le Code de commerce et par le code de déontologie de la profession de commissaire aux comptes sur la période du 1ᵉʳ janvier 2024 à la date d’émission de notre rapport, et notamment nous n’avons pas fourni de services interdits par l’article 5, paragraphe 1, du règlement (UE) n° 537/2014.
En application des dispositions des articles L.821-53 et R.821-180 du Code de commerce relatives à la justification de nos appréciations, nous portons à votre connaissance les points clés de l’audit relatifs aux risques d’anomalies significatives qui, selon notre jugement professionnel, ont été les plus importants pour l’audit des comptes combinés de l’exercice, ainsi que les réponses que nous avons apportées face à ces risques.
Les appréciations ainsi portées s’inscrivent dans le contexte de l’audit des comptes combinés pris dans leur ensemble et de la formation de notre opinion exprimée ci-avant. Nous n’exprimons pas d’opinion sur des éléments de ces comptes combinés pris isolément.
Evaluation des passifs liés aux contrats d’assurance Epargne et Retraite mesurés suivant le modèle d’évaluation des honoraires variables (Se référer aux notes 3.12.1, 17.1 et 17.2 de l’annexe aux comptes combinés) | ||
Point clé de notre audit |
| Réponses apportées par le collège des commissaires aux |
Au 31 décembre 2024, le groupe a comptabilisé des passifs liés aux contrats d’assurance Epargne et Retraite principalement mesurés suivant le modèle d’évaluation des honoraires variables (VFA) pour une valeur comptable de 52 068 millions d’euros, comme présenté dans la note 17.2 de l’annexe aux comptes combinés. Comme indiqué dans la note 3.12.1 de l’annexe aux comptes combinés, les passifs liés à ces contrats d’assurance et d’investissement avec participation discrétionnaire se composent de la valeur actuelle des flux de trésorerie futurs, de l’ajustement au titre des risques non financiers (RA) et de la marge sur services contractuels (CSM). La détermination de ces passifs repose sur des jugements importants concernant les données utilisées, les hypothèses relatives aux périodes futures, et résulte de techniques d’estimation.
En raison de la sensibilité de l’évaluation de ces passifs à ces jugements et hypothèses clés, nous avons considéré l’évaluation des passifs liés aux contrats d’assurance Epargne et Retraite mesurés suivant le modèle VFA comme un point clé de l’audit. |
| Afin de couvrir le risque d’évaluation de ces passifs liés aux contrats d’assurance Epargne et Retraite mesurés suivant le modèle VFA, nous avons mis en œuvre l’approche d’audit suivante avec nos spécialistes en actuariat et en systèmes d’information :
Enfin, nous avons apprécié le caractère approprié des informations communiquées dans les notes de l’annexe aux comptes combinés.
|
Evaluation des passifs au titre des sinistres survenus liés aux contrats d’assurance évalués selon le modèle d’affectation des primes (Se référer aux notes 3.12.1 et 17.3.2 de l’annexe aux comptes combinés) | ||
Point clé de notre audit |
| Réponses apportées par le collège des commissaires |
Au 31 décembre 2024, le groupe a comptabilisé des passifs au titre des sinistres survenus liés aux contrats d’assurance évalués selon le modèle d’affectation des primes (« PAA ») pour une valeur comptable nette de 18 463 millions d’euro, comme présenté en note 17.3.2 de l’annexe aux comptes combinés. Comme indiqué dans la note 3.12.1 de l’annexe aux comptes combinés, ces passifs se composent de la valeur actuelle des flux de trésorerie futurs et de l’ajustement au titre des risques non financiers (« RA »). La détermination de ces passifs repose sur des jugements importants concernant les données utilisées, les hypothèses relatives aux périodes futures, et résulte de techniques d’estimation.
Du fait des incertitudes inhérentes à certains éléments pris en compte pour procéder aux estimations, nous avons considéré que l’évaluation des passifs au titre des sinistres survenus liés aux contrats d’assurance évalués selon le modèle PAA constituait un point clé de l’audit. |
| Afin de couvrir le risque de l’évaluation des passifs au titre des sinistres survenus liés aux contrats d’assurance évalués selon le modèle PAA, nous avons mis en œuvre l’approche d’audit suivante avec nos spécialistes en actuariat et en systèmes d’information :
Enfin, nous avons apprécié le caractère approprié de l’information communiquée dans les notes de l’annexe aux comptes combinés. |
Evaluation des instruments financiers non cotés et de l’immobilier de placement hors UC (classification en niveau 2 et 3 en IFRS) (Se référer aux notes 3.2.1, 3.2.2, 4.2 et 6.7 de l’annexe aux comptes combinés) | ||
Point clé de notre audit |
| Réponses apportées par le collège des commissaires aux comptes lors de l’audit |
Dans le cadre de son activité de groupe d’assurance, Groupama détient des instruments financiers non cotés sur un marché actif classés en niveau 2 et 3 dans la hiérarchie de juste valeur selon la norme IFRS 13 ; ainsi que des immeubles de placements également classés en niveau 2 et 3. Les actifs classés en niveau 2 et 3 représentent 8 288 millions d’euros à l’actif du bilan combiné du groupe au 31 décembre 2024. Ces instruments sont comptabilisés à la juste valeur sur la base de modèles de valorisation internes dont les paramètres sont majoritairement observables pour les actifs de niveau 2 et majoritairement non observables ou ne pouvant être corroborés par des données de marché pour les actifs de niveau 3. Les valorisations obtenues peuvent faire l’objet d’ajustements de valeur complémentaires afin de prendre en compte certains risques de marché, de liquidité ou de contrepartie. La juste valeur de l’immobilier de placement hors UC classés en niveau 2 et 3 est de 3 852 millions d’euros au 31 décembre 2024. La juste valeur des placements immobiliers est déterminée sur la base d’une expertise au plus quinquennale révisée annuellement par un expert indépendant. Les techniques retenues par la direction pour procéder à la valorisation de ces instruments comportent une part significative de jugement quant au choix des méthodologies, des hypothèses et des données utilisées. En raison du caractère significatif des encours et de la part importante d’appréciation de la part de la direction dans la détermination de la valeur de marché, nous estimons que l’évaluation des instruments financiers non cotés ainsi que l’évaluation de l’immobilier de placement hors UC (classés en niveau 2 et 3 selon la norme IFRS 13) constitue un point clé de l’audit. |
| Afin d’apprécier le caractère raisonnable de l’estimation des valeurs retenues des instruments financiers classés en niveau 2 et 3 selon la norme IFRS 13 ainsi que de l’immobilier de placement hors UC également classés en niveau 2 et 3, notre approche d’audit a été basée sur les informations qui nous ont été communiquées par votre caisse et a comporté les travaux suivants :
Enfin, nous avons apprécié le caractère approprié de l’information communiquée dans les notes de l’annexe aux comptes combinés. |
Nous avons également procédé, conformément aux normes d’exercice professionnel applicables en France, aux vérifications spécifiques prévues par les textes légaux et réglementaires des informations relatives au groupe, données dans le rapport de gestion du conseil d’administration.
Nous n’avons pas d’observation à formuler sur leur sincérité et leur concordance avec les comptes combinés.
Nous avons également procédé, conformément à la norme d’exercice professionnel sur les diligences du commissaire aux comptes relatives aux comptes annuels et consolidés présentés selon le format d’information électronique unique européen, à la vérification du respect de ce format défini par le règlement européen délégué n° 2019/815 du 17 décembre 2018 dans la présentation des comptes combinés destinés à être inclus dans le rapport financier annuel mentionné au I de l’article L.451-1-2 du Code monétaire et financier, établis sous la responsabilité du directeur général. S’agissant de comptes combinés, nos diligences comprennent la vérification de la conformité du balisage de ces comptes au format défini par le règlement précité.
Sur la base de nos travaux, nous concluons que la présentation des comptes combinés destinés à être inclus dans le rapport financier annuel respecte, dans tous ses aspects significatifs, le format d’information électronique unique européen.
Par ailleurs, il ne nous appartient pas de vérifier que les comptes combinés qui seront effectivement inclus par votre société dans le rapport financier annuel déposé auprès de l’AMF correspondent à ceux sur lesquels nous avons réalisé nos travaux.
Nous avons été nommés commissaires aux comptes de la Caisse Nationale de Réassurance Mutuelle Agricole Groupama par votre assemblée générale du 25 juin 1999 pour le cabinet PricewaterhouseCoopers Audit et du 7 juin 2024 pour le cabinet Deloitte & Associés.
Au 31 décembre 2024, le cabinet PricewaterhouseCoopers Audit était dans la 26ème année de sa mission sans interruption et le cabinet Deloitte & Associés dans la 1ère année.
Il appartient à la direction d’établir des comptes combinés présentant une image fidèle conformément au référentiel IFRS tel qu’adopté dans l’Union européenne ainsi que de mettre en place le contrôle interne qu’elle estime nécessaire à l’établissement de comptes combinés ne comportant pas d’anomalies significatives, que celles-ci proviennent de fraudes ou résultent d’erreurs.
Lors de l’établissement des comptes combinés, il incombe à la direction d’évaluer la capacité de la société à poursuivre son exploitation, de présenter dans ces comptes, le cas échéant, les informations nécessaires relatives à la continuité d’exploitation et d’appliquer la convention comptable de continuité d’exploitation, sauf s’il est prévu de liquider la société ou de cesser son activité.
Il incombe au comité d’audit et des risques de suivre le processus d’élaboration de l’information financière et de suivre l’efficacité des systèmes de contrôle interne et de gestion des risques, ainsi que le cas échéant de l’audit interne, en ce qui concerne les procédures relatives à l’élaboration et au traitement de l’information comptable et financière.
Les comptes combinés ont été arrêtés par le conseil d’administration.
Il nous appartient d’établir un rapport sur les comptes combinés. Notre objectif est d’obtenir l’assurance raisonnable que les comptes combinés pris dans leur ensemble ne comportent pas d’anomalies significatives. L’assurance raisonnable correspond à un niveau élevé d’assurance, sans toutefois garantir qu’un audit réalisé conformément aux normes d’exercice professionnel permet de systématiquement détecter toute anomalie significative. Les anomalies peuvent provenir de fraudes ou résulter d’erreurs et sont considérées comme significatives lorsque l’on peut raisonnablement s’attendre à ce qu’elles puissent, prises individuellement ou en cumulé, influencer les décisions économiques que les utilisateurs des comptes prennent en se fondant sur ceux-ci.
Comme précisé par l’article L.821-55 du Code de commerce, notre mission de certification des comptes ne consiste pas à garantir la viabilité ou la qualité de la gestion de votre société.
Dans le cadre d’un audit réalisé conformément aux normes d’exercice professionnel applicables en France, le commissaire aux comptes exerce son jugement professionnel tout au long de cet audit.
En outre :
Nous remettons au comité d’audit et des risques un rapport qui présente notamment l’étendue des travaux d’audit et le programme de travail mis en œuvre, ainsi que les conclusions découlant de nos travaux. Nous portons également à sa connaissance, le cas échéant, les faiblesses significatives du contrôle interne que nous avons identifiées pour ce qui concerne les procédures relatives à l’élaboration et au traitement de l’information comptable et financière.
Parmi les éléments communiqués dans le rapport au comité d’audit et des risques figurent les risques d’anomalies significatives que nous jugeons avoir été les plus importants pour l’audit des comptes combinés de l’exercice et qui constituent de ce fait les points clés de l’audit, qu’il nous appartient de décrire dans le présent rapport.
Nous fournissons également au comité d’audit et des risques la déclaration prévue par l’article 6 du règlement (UE) n° 537-2014 confirmant notre indépendance, au sens des règles applicables en France telles qu’elles sont fixées notamment par les articles L.821-27 à L.821-34 du Code de commerce et dans le code de déontologie de la profession de commissaire aux comptes. Le cas échéant, nous nous entretenons avec le comité d’audit et des risques des risques pesant sur notre indépendance et des mesures de sauvegarde appliquées.
Fait à Neuilly-sur-Seine et Paris-La Défense le 25 avril 2025
Les commissaires aux comptes
PricewaterhouseCoopers Audit
Marine BARDON Sébastien ARNAULT
Deloitte & Associés
Jérôme LEMIERRE Jérôme-Eric GRAS
(en milliers d’euros) |
| Montant net 31.12.2024 | Montant net 31.12.2023 |
|---|---|---|---|
Actifs incorporels | Note 4 | 61 518 | 50 500 |
Placements : |
| 13 007 471 | 13 489 986 |
Terrains et constructions | Note 5.1 | 408 643 | 390 501 |
Placements dans des entreprises liées et dans des entreprises avec lesquelles existe un lien de participation | Note 5.2 | 9 878 628 | 9 739 936 |
Autres placements | Note 5.3 | 2 720 200 | 3 359 549 |
Créances pour espèces déposées auprès des entreprises cédantes |
|
|
|
Part des cessionnaires et rétrocessionnaires dans les provisions techniques : | Note 6 | 1 979 244 | 1 981 822 |
Provisions pour cotisations non acquises |
| 5 946 | 6 157 |
Provisions pour sinistres (non-vie) |
| 1 770 539 | 1 771 487 |
Provisions pour participation aux bénéfices et ristournes (non-vie |
|
|
|
Provisions pour égalisation |
| 9 741 | 8 456 |
Autres provisions techniques (non-vie) |
| 193 019 | 195 722 |
Créances : | Note 7 | 942 980 | 1 027 357 |
Créances nées d’opérations d’assurance directe |
| 21 404 | (3 217) |
|
| (10 799) | (9 978) |
|
| 32 204 | 6 761 |
Créances nées d’opérations de réassurance |
| 693 324 | 825 216 |
Autres créances |
| 228 252 | 205 358 |
Autres actifs : |
| 63 309 | 55 967 |
Actifs corporels d’exploitation |
| 754 | 819 |
Comptes courants bancaires et caisse |
| 62 555 | 55 147 |
Comptes de régularisation – Actif | Note 8 | 103 593 | 95 967 |
Différence de conversion |
|
|
|
Total de l’actif |
| 16 158 115 | 16 701 599 |
(en milliers d’euros) | Montant net 31.12.2024 | Montant net 31.12.2023 | |
|---|---|---|---|
Capitaux propres : | Note 9 | 4 396 616 | 4 154 205 |
Fonds d’établissement |
| 3 617 879 | 3 617 879 |
Capital social |
|
|
|
Primes liées au capital social |
|
|
|
Autres réserves |
|
|
|
Report à nouveau |
| 522 324 | 371 591 |
Résultat de l’exercice |
| 256 414 | 164 734 |
Passifs subordonnés | Note 10 | 2 741 193 | 3 009 361 |
Provisions techniques brutes : | Note 11 | 7 779 761 | 7 859 935 |
Provisions pour cotisations non acquises |
| 463 796 | 433 821 |
Provisions pour sinistres (non-vie) |
| 6 126 798 | 6 222 349 |
Provisions pour participation aux bénéfices et ristournes (non-vie) |
| 133 | 122 |
Provisions pour égalisation |
| 163 310 | 144 405 |
Autres provisions techniques (non-vie) |
| 1 025 724 | 1 059 238 |
Provisions (autres que techniques) | Note 12 | 111 391 | 116 189 |
Dettes pour dépôts en espèces reçus des cessionnaires et rétrocessionnaires en représentation d’engagements techniques |
| 322 260 | 280 430 |
Autres dettes : | Note 13 | 715 756 | 1 256 650 |
Dettes nées d’opérations d’assurance direct |
| 27 809 | 3 151 |
Dettes nées d’opérations de réassurance |
| 429 012 | 588 979 |
Emprunts obligataires (dont obligations convertibles) |
| 0 | 0 |
Dettes envers des établissements de crédit |
| 0 | 0 |
Autres dettes |
| 258 935 | 664 520 |
Comptes de régularisation – Passif | Note 14 | 91 138 | 24 829 |
Différence de conversion |
|
|
|
Total du passif |
| 16 158 115 | 16 701 599 |
(en milliers d’euros) | Opérations brutes | Cessions et rétrocessions | Opérations nettes 12.2024 | Opérations nettes 12.2023 |
|---|---|---|---|---|
Cotisations acquises | 3 526 869 | 921 088 | 2 605 781 | 2 565 652 |
Cotisations | 3 556 836 | 920 877 | 2 635 959 | 2 561 756 |
Variations des cotisations non acquises | (29 967) | 211 | (30 178) | 3 896 |
Produits des placements alloués | 111 346 | 0 | 111 346 | 111 216 |
Autres produits techniques | 95 | 0 | 95 | 0 |
Charges des sinistres | (2 115 672) | (456 187) | (1 659 485) | (1 709 983) |
Prestations et frais payés | (2 210 129) | (457 292) | (1 752 838) | (1 492 216) |
Charges des provisions pour sinistres | 94 458 | 1 105 | 93 353 | (217 767) |
Charges des autres provisions techniques | 33 503 | 2 703 | 30 799 | 51 214 |
Participation aux résultats | 0 | 0 | 0 | 0 |
Frais d’acquisition et d’administration | (699 425) | (66 510) | (632 915) | (611 580) |
Frais d’acquisition | (417 654) | 0 | (417 654) | (409 556) |
Frais d’administration | (281 770) | 0 | (281 770) | (272 890) |
Commissions reçues des réassureurs | 0 | (66 510) | 66 510 | 70 865 |
Autres charges techniques | (192 496) | 0 | (192 496) | (184 629) |
Variation de la provision pour égalisation | (18 905) | (1 284) | (17 621) | 6 117 |
Résultat Technique de l’assurance non-vie | 645 316 | 399 811 | 245 505 | 228 007 |
(en milliers d’euros) |
| Opérations nettes 12/2024 | Opérations nettes 12/2023 |
|---|---|---|---|
Résultat Technique de l’assurance non-vie |
| 245 505 | 228 007 |
Produits des placements | Note 18 | 367 271 | 372 016 |
Revenus des placements |
| 313 938 | 323 688 |
Autres produits des placements |
| 9 078 | 15 727 |
Profits provenant de la réalisation des placements |
| 44 255 | 32 601 |
Charges des placements | Note 18 | (169 839) | (178 806) |
Frais de gestion interne et externe des placements |
| (156 572) | (163 373) |
Autres charges des placements |
| (9 473) | (15 524) |
Pertes provenant de la réalisation des placements |
| (3 793) | 92 |
Produits des placements transférés |
| (111 346) | (111 216) |
Autres produits et charges non techniques | Note 19 | (30 648) | (24 686) |
Autres produits non techniques |
| 0 | 168 |
Autres charges non techniques |
| (30 648) | (24 854) |
Résultat exceptionnel | Note 20 | (25 538) | (85 463) |
Produits exceptionnels |
| 32 028 | 32 626 |
Charges exceptionnelles |
| (57 566) | (118 089) |
Participation des salariés |
| 0 | 0 |
Impôts sur les bénéfices | Note 21 | (18 992) | (35 118) |
Résultat de l’exercice |
| 256 414 | 164 734 |
(en milliers d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 |
|---|---|---|
1. Engagements reçus | 3 702 | 4 510 |
de sociétés liées |
| 1 931 |
de sociétés en lien de participation |
|
|
d’autres sociétés | 3 702 | 2 578 |
2. Engagements donnés: |
|
|
2a. Avals, cautions et garanties de crédit donnés | 139 290 | 191 387 |
à des sociétés liées | 3 760 |
|
à des sociétés en lien de participation |
|
|
à d’autres sociétés | 135 530 | 191 387 |
2b. Titres et actifs acquis avec engagement de revente |
|
|
à des sociétés liées |
|
|
à des sociétés en lien de participation |
|
|
à d’autres sociétés |
|
|
2c. Autres engagements sur titres, actifs ou revenus | 116 679 | 136 795 |
à des sociétés liées | 61 000 | 83 132 |
à des sociétés en lien de participation |
|
|
à d’autres sociétés | 55 679 | 53 663 |
2d. Droits de tirage donnés à un fonds de garantie |
|
|
à des sociétés liées |
|
|
à des sociétés en lien de participation |
|
|
à d’autres sociétés |
| - |
2e. Autres engagements donnés | 77 713 | 79 059 |
à des sociétés liées | 39 177 | 31 239 |
à des sociétés en lien de participation |
| 7 148 |
à d’autres sociétés | 38 536 | 40 671 |
3 Engagements réciproques |
|
|
3a. Valeurs reçues en nantissement des cessionnaires et rétrocessionnaires | 791 034 | 799 003 |
de sociétés liées | 27 231 | 25 230 |
de sociétés en lien de participation |
|
|
d’autres sociétés |
|
|
3b. Valeurs reçues d’entreprises ayant donné des opérations en substitution | 763 803 | 773 773 |
3c. Autres engagements réciproques | 529 682 | 427 488 |
de sociétés liées | 371 324 | 368 917 |
de sociétés en lien de participation | 111 477 | 58 572 |
d’autres sociétés |
|
|
4. Autres valeurs détenues pour compte de tiers | 46 880 |
|
5. Encours d’instruments financiers à terme |
|
|
5a. Ventilation de l’encours d’instruments financiers à terme par catégorie de stratégie : |
|
|
Stratégies d’investissement ou de désinvestissement |
|
|
Stratégies de rendement |
|
|
Autres opérations |
|
|
5b. Ventilation de l’encours d’instruments financiers à terme par catégorie de marché : |
|
|
Opérations sur un marché de gré à gré |
|
|
Opérations sur des marchés réglementés ou assimilés |
|
|
5c. Ventilation de l’encours d’instruments financiers à terme par nature de risque de marché et d’instruments, notamment : |
|
|
Risque de taux d’intérêt |
|
|
Risque de change |
|
|
Risque actions |
|
|
5d. Ventilation de l’encours d’instruments financiers à terme par nature d’instrument, notamment : |
|
|
Contrats d’échange |
|
|
Contrats de garantie de taux d’intérêt |
|
|
Contrats à terme |
|
|
Options |
|
|
5e. Ventilation de l’encours d’instruments financiers à terme par durée résiduelle des stratégies selon les tranches : |
|
|
De 0 Ã 1 an |
|
|
De 1 Ã 5 ans |
|
|
Plus de 5 an |
|
|
Total engagements reçus | 794 736 | 803 512 |
Total engagements donnés | 863 363 | 834 729 |
(en euros) | Exercice 2020 | Exercice 2021 | Exercice 2022 | Exercice 2023 | Exercice 2024 | |
|---|---|---|---|---|---|---|
I. Situation financière en fin d’exercice |
|
|
|
|
| |
a) | Capital social ou fonds d’établissement | 3 617 878 997 | 3 617 878 997 | 3 617 878 997 | 3 617 878 997 | 3 617 878 997 |
b) | Capital social : Nombre de titres | 411 824 587 | 411 824 587 | 411 824 587 | 411 824 587 | 411 824 587 |
c) | Nombre d’obligations convertibles en actions |
|
|
|
|
|
II. Opérations et résultats de l’exercice |
|
|
|
|
| |
a) | Cotisations de l’exercice | 2 767 029 037 | 2 889 264 352 | 3 062 712 365 | 3 371 555 280 | 3 526 869 314 |
b) | Résultats avant impôt, amortissements et provisions | 149 914 777 | 20 625 536 | (306 302 092) | 269 384 453 | 265 348 302 |
c) | Impôt sur les sociétés | (115 383 714) | (63 780 923) | (116 786 203) | 35 117 585 | 18 991 714 |
d) | Participation des salariés due au titre de l’exercice |
|
|
|
|
|
e) | Résultats après impôt, participation des salariés, amortissements et provisions | 144 912 957 | 89 103 315 | 109 624 102 | 164 734 182 | 256 413 668 |
f) | Résultats distribués |
|
|
|
|
|
III. Personnel |
|
|
|
|
| |
a) | Nombre de salariés | 1 288 | 1 295 | 1 307 | 1 336 | 1 353 |
b) | Montant de la masse salariale | 110 878 542 | 106 670 357 | 114 013 103 | 123 333 235 | 136 095 273 |
c) | Montant des sommes versées au titre des avantages sociaux | 65 783 131 | 63 388 241 | 62 143 457 | 65 533 156 | 72 636 754 |
Le montant de la masse salariale et des sommes versées au titre des avantages sociaux correspond à la charge brute dans les comptes du groupement de fait avant refacturation à chacun de ses membres.
Le 9 décembre 2024, Fitch Ratings a confirmé la note de solidité financière (« Insurer Financial Strength » – IFS) de Groupama à « A + » et la perspective à « Stable ». Cette confirmation reflète le profil d’activité très solide du Groupe ainsi que sa forte capitalisation et son effet de levier modéré.
Groupama a réalisé une nouvelle émission de Cat bond Aggregate pour protéger ses expositions climatiques en France. Son montant est en hausse de 50 % par rapport au précédent Cat bond émis par le Groupe en 2023, qui arrivait à échéance. Ce Cat bond de 150 millions d’euros est entré en vigueur le 19 juillet, pour une durée de 3 ans. Il s’agit d’une couverture de nature indemnitaire du cumul d’évènements pendant une même saison annuelle de tempêtes.
Le 28 mai 2024, Groupama a procédé au remboursement de ses titres subordonnés à durée indéterminée émis en mai 2014, à la première date de remboursement conformément à l’article 6 du prospectus, pour un montant de 871,1 millions d’euros.
Groupama a réalisé le 9 juillet 2024 le placement auprès d’investisseurs institutionnels de titres subordonnés à durée indéterminée pour un montant total de 600 millions d’euros, avec un coupon annuel de 6,50 %. Cette opération contribue à la gestion active du capital de Groupama en profitant des opportunités de marché.
Le conseil d’administration de Groupama Assurances Mutuelles réuni le 18 avril 2024 a élu Laurent Poupart en tant que Président du conseil d’administration de Groupama Assurances Mutuelles. Il succède à François Schmitt, qui occupait cette fonction depuis 2023.
Le 18 mai 2024, le Groupe a annoncé que l’équipe dirigeante de Groupama Assurances Mutuelles était désormais structurée autour de son Directeur général, Thierry Martel, et de quatre Directeurs généraux adjoints : Sylvain Merlus, Directeur général adjoint en charge du périmètre assurance dommages et vie France, Olivier Péqueux, Directeur général adjoint en charge du périmètre finances, actuariat, audit et risques, Catherine Granger-Ponchon, directrice générale adjointe en charge du périmètre des activités internationales et Rémi Lorenzelli, Directeur général adjoint en charge de la direction stratégie et partenariats Groupe, de la direction des ressources humaines Groupe et du secrétariat général.
Les événements de Nouvelle-Calédonie qui se sont déroulés en mai et juin 2024 ont eu un impact net de réassurance de 65 millions d’euros avant IS sur les comptes de Groupama.
Le 14 décembre 2024, le cyclone Chido s’abattait sur le département français de Mayotte, dans l’océan Indien. Selon un premier bilan publié par la Caisse Centrale de Réassurance (CCR) le 19 décembre 2024, le coût des dommages assurés à Mayotte pourrait osciller entre 650 et 800 millions d’euros.
Cet événement représente un impact net de réassurance de 40 millions d’euros avant IS sur les comptes de Groupama.
Groupama Assurances Mutuelles n’a pas d’événements postérieurs à la clôture de nature significative.
Les comptes sociaux de Groupama Assurances Mutuelles sont établis et présentés conformément aux principes comptables généraux prévus aux articles L. 123-12 à L. 123-22 du Code de commerce et aux dispositions du Code des assurances et des règlements de l’Autorité des Normes comptables (ANC) n° 2015- 11 du 26 novembre 2015 et suivants relatifs aux comptes annuels des entreprises d’assurance.
Les opérations de réassurance pratiquées par Groupama Assurances Mutuelles comprennent principalement :
Groupama Assurances Mutuelles réalise par ailleurs des opérations d’assurance non-vie au sein de groupements de co-assurance et de co-réassurance.
En outre, la caisse régionale d’Antilles Guyane n’ayant pas l’agrément administratif pour effectuer les opérations d’assurance, Groupama Assurances Mutuelles se substitue directement à cette caisse pour la représentation de ses opérations. Selon ce principe, les données chiffrées correspondantes portées dans les comptes comportent les informations en vision « affaires directes », déduction faite de la « conservation de la caisse régionale ».
Les cotisations de l’exercice sont relatives aux affaires directes et principalement aux acceptations. Elles comprennent :
Ces cotisations sont corrigées de la variation des cotisations non acquises et constituent le montant des cotisations acquises.
La provision pour cotisations non acquises constate, pour l’ensemble des contrats en cours à la date de clôture des comptes de l’exercice, la part des cotisations émises et des cotisations restant à émettre, relative à la couverture du risque au cours du ou des exercices suivant l’exercice d’arrêté des comptes. Elle est calculée prorata temporis.
Les frais liés à l’activité d’assurance sont enregistrés selon leur nature. Ils sont classés pour la présentation des comptes selon les destinations de frais de gestion de sinistres, de frais d’acquisition, de frais d’administration de charges de placements et d’autres charges techniques.
Les frais d’acquisition et d’administration comportent essentiellement :
Une quote-part de frais généraux de Groupama Assurances Mutuelles affectée par destination à l’acquisition des contrats et de commissions sur affaires directes et acceptées est inscrite à l’actif du bilan. Il s’agit de la part des frais d’acquisition portant sur les cotisations non acquises.
La charge de sinistres de l’exercice comprend essentiellement :
L’estimation des provisions pour sinistres est évaluée sur la base d’une approche actuarielle, définie selon une méthodologie groupe. Cette méthode permet, via des évaluations de charges à l’ultime basées sur des triangles de paiement ou de charges (selon les segments de risques), de déterminer le montant suffisant (conformément à l’article 143-10 du règlement de l’ANC N° 2015-11) des provisions pour sinistres à payer. Cette évaluation intègre dans son approche l’évaluation des sinistres tardifs et des prévisions de recours. Les montants de ces provisions sont renseignés en note 11.
En risque construction, la provision pour sinistres non encore manifestés, d’une part au titre des affaires directes et d’autre part au titre des acceptations en provenance des caisses régionales, est constituée séparément pour les garanties décennales de responsabilité civile et pour les garanties décennales de dommages aux ouvrages. Cette provision est déterminée conformément aux dispositions des articles 143-14 et 143-15 du règlement de l’ANC n° 2015-11.
Les provisions pour sinistres à payer des rentes allouées au titre des accidents de la circulation survenus à compter du 1er janvier 2013 incluent une revalorisation annuelle au taux d’inflation de 2 %.
Les provisions techniques des prestations d’incapacité et d’invalidité sont calculées conformément à l’article 143-12 du règlement ANC n° 2015-11. Le taux d’actualisation utilisé est égal à 75 % du TME moyen des 24 derniers mois.
Conformément aux dispositions de l’article R. 343-7.6° du Code des assurances, une entreprise d’assurance peut constituer des provisions dites d’égalisation pour faire face aux charges exceptionnelles afférentes aux opérations qui garantissent les risques dus à des éléments naturels, le risque atomique, les risques de responsabilité civile dus à la pollution, les risques spatiaux, les risques dus aux atteintes aux systèmes d’information et de communication ainsi que les risques liés aux attentats, au terrorisme et au transport aérien. Ces provisions sont dotées de manière facultative. Elle est calculée par Groupama Assurances Mutuelles sur la part des risques qu’elle assure et réassure, ou obtenue par le biais de sa quote-part de résultat liée à sa participation dans certains pools professionnels. Les montants de ces provisions sont renseignés en note 11.
La provision pour risques en cours est constituée lorsque le montant estimé des sinistres (incluant les frais de gestion) susceptibles de se produire après la fin de l’exercice et relatifs aux contrats conclus avant cette date, excède la provision pour cotisations non acquises.
La provision pour risques croissants définie à l’article R. 343-7 du Code des assurances correspond, pour les opérations d’assurance des risques de maladie et d’invalidité, à la différence entre les valeurs actuelles des engagements respectivement pris par l’assureur et par les assurés. Cette provision est relative d’une part aux provisions constituées en assurance dépendance et d’autre part aux provisions sur affaires acceptées. Le montant de cette provision est renseigné en note 11.
Les provisions mathématiques des rentes sont constituées des valeurs actualisées des rentes et accessoires de rentes restant à payer à la date de l’inventaire. Ce poste intègre les provisions constituées au titre des affaires directes et les provisions complémentaires sur acceptations.
Les provisions mathématiques de rentes déterminées par les caisses régionales et acceptées par Groupama Assurances Mutuelles représentent la valeur actuelle de leurs engagements relatifs aux dossiers de rentes et à leurs accessoires. Les tables appliquées pour évaluer ces provisions sont calculées avec un escompte financier et sont basées sur l’évolution de la démographie.
En assurances de personnes, les provisions mathématiques des rentes d’incapacité et d’invalidité sont déterminées conformément à l’article 143-2 du règlement de l’ANC n° 2015-11. Le taux d’actualisation utilisé est égal à 60 % du TME moyen des 24 derniers mois majoré de 10 points de base. Les provisions mathématiques des rentes allouées au titre des accidents de la circulation survenus à compter du 1er janvier 2013 incluent une revalorisation annuelle au taux d’inflation de 2 %. Au titre des rentes d’invalidité en cours, les provisions sont déterminées par application des tables de maintien et de passage en invalidité figurant aux articles 600-2 et 600-4 de l’annexe du règlement de l’ANC n° 2015-11.
S’agissant des provisions mathématiques des rentes viagères non-vie, l’entreprise évalue de manière additionnelle l’allongement de la durée de vie de la population. En conséquence, des provisions mathématiques des rentes viagères non-vie complémentaires sont constatées à la clôture pour calculer les capitaux à verser aux victimes de dommages corporels. Celles-ci s’appuient désormais sur les tables de mortalité TH/TF 2000-2002.
Conformément à l’article R. 343-5 du Code des assurances, une provision pour risque d’exigibilité est constituée lorsque les placements relevant de l’article R. 343-10, à l’exception des valeurs amortissables que la Société a la capacité et l’intention de détenir jusqu’à leur maturité, se trouvent en situation de moins-value latente nette globale. Cette provision a pour objet de faire face à une insuffisante liquidité des placements notamment en cas de modification du rythme de règlement des sinistres. La dotation à cette provision est étalée sur une durée conforme au respect des dispositions du Code des assurances.
Les opérations de réassurance acceptées sont comptabilisées en conformité avec les termes de la convention de réassurance entre Groupama Assurances Mutuelles et les caisses régionales, des traités de réassurance conclus principalement avec les autres entités du Groupe et dans le cadre des pools professionnels.
Les cessions en réassurance, principalement aux réassureurs externes au Groupe sur les risques acceptés ou d’assurance directe, sont comptabilisées en conformité avec les termes des différents traités et complétées le cas échéant par des estimations lorsque les comptes courants avec lesdits réassureurs s’avèrent incomplets à la clôture de l’exercice. Les titres remis en nantissement par les réassureurs (cessionnaires ou rétrocessionnaires) sont inscrits dans le tableau des engagements reçus et donnés.
Groupama Assurances Mutuelles procède auprès des caisses régionales, en application de la convention de réassurance, à des rétrocessions sur différents risques acceptés ou d’assurance directe ; ces opérations sont enregistrées conformément à la convention de réassurance conclue entre Groupama Assurances Mutuelles et les caisses régionales
Les immeubles et les parts ou actions des sociétés immobilières ou foncières non cotées sont retenus pour leur prix d’achat ou de revient.
Conformément à l’article 213-8 du règlement de l’ANC n° 2014-03 relatif au plan comptable général, les frais d’acquisition (droits de mutation, honoraires et frais d’actes…) sont intégrés dans le coût d’acquisition du composant coque du bien auquel ils se réfèrent.
En application de l’article 214-9 du règlement de l’ANC n° 2014-03 relatif au plan comptable général, la comptabilisation des immeubles est réalisée par composants.
Les quatre composants retenus par Groupama Assurances Mutuelles sont les suivants :
La durée et le taux d’amortissement de chaque composant sont fonction de la durée d’utilisation prévisible du composant et de la nature de l’immeuble. La valeur résiduelle du composant gros œuvre n’étant pas mesurable de façon suffisamment fiable, elle n’est donc pas déterminée, et ce composant est amorti sur la base du coût d’acquisition.
La grille suivante présente les durées d’amortissement et quotes-parts retenues par typologie d’immeuble :
Composants | Habitation et bureaux | Habitation et bureaux | Commerces | Bureau ou habitation IGH | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Durée | QP | Durée | QP | Durée | QP | Durée | QP |
Gros œuvre | 120 ans | 65 % | 80 ans | 65 % | 50 ans | 50 % | 70 ans | 40 % |
Charpente, poutres, poteaux, planchers, murs |
|
|
|
|
|
|
|
|
Clos et couvert | 35 ans | 10 % | 30 ans | 10 % | 30 ans | 10 % | 30 ans | 20 % |
Toiture-terrasse |
|
|
|
|
|
|
|
|
Façades |
|
|
|
|
|
|
|
|
Couverture |
|
|
|
|
|
|
|
|
Menuiseries extérieures |
|
|
|
|
|
|
|
|
Installations techniques | 25 ans | 15 % | 25 ans | 15 % | 20 ans | 25 % | 25 ans | 25 % |
Ascenseurs |
|
|
|
|
|
|
|
|
Chauffage/Climatisation |
|
|
|
|
|
|
|
|
Réseaux (électricité, plomberie et autres) |
|
|
|
|
|
|
|
|
Agencements, équipements secondaires | 15 ans | 10 % | 15 ans | 10 % | 15 ans | 15 % | 15 ans | 15 % |
Aménagements int. |
|
|
|
|
|
|
|
|
La valeur de réalisation des parts de sociétés immobilières ou foncières non cotées est égale à la quote-part de Groupama Assurances Mutuelles dans l’actif net réévalué de ladite société.
La valorisation est déterminée en retenant les éléments suivants :
À chaque clôture, la quote-part de valorisation de l’action (ou parts) est comparée à la VNC de ladite action (ou part). Une provision pour dépréciation est enregistrée le cas échéant.
Les obligations et autres valeurs à revenu fixe relevant des articles R. 343-9 et R. 343-10 du Code des assurances sont retenues pour leur prix d’achat, net des coupons courus à l’achat. La différence entre le prix d’achat et la valeur de remboursement est rapportée au résultat sur la durée restant à courir jusqu’à la date de remboursement, selon des méthodes actuarielles dans la plupart des cas.
L’année de cession des valeurs mobilières à revenu fixe, il est pratiqué un amortissement de surcote/décote jusqu’à la veille de la cession.
Les coupons courus sont inscrits à l’actif du bilan en comptes de régularisation actif.
La variation de la valeur de remboursement due à l’inflation des obligations indexées sur le niveau général des prix est comptabilisée en résultat.
La valeur de réalisation retenue à la clôture des comptes correspond au dernier cours coté, au jour de l’inventaire, ou pour les titres non cotés, à la valeur vénale résultant du prix qui en serait obtenu dans des conditions normales de marché et en fonction de leur utilité pour l’entreprise.
Les actions et autres titres à revenu variable relevant de l’article R. 343-10 du Code des assurances sont retenus pour leur prix d’achat, hors intérêts courus.
Conformément aux dispositions du règlement ANC 2014-03 relatif au PCG (Art 221-1/213-8), Groupama Assurances Mutuelles a retenu l’option comptable lui permettant d’incorporer les frais d’acquisition au prix de revient des titres de participation et de constater dans ses comptes un amortissement dérogatoire sur 5 ans.
La valeur de réalisation retenue à la clôture des comptes correspond :
Les prêts, consentis aux sociétés appartenant au Groupe et aux autres entités, sont évalués d’après les actes qui en font foi.
Les moins-values latentes éventuelles résultant de la comparaison de la valeur comptable, incluant les différences sur les prix de remboursement (surcote, décote), avec la valeur de réalisation, ne font pas nécessairement l’objet de provisions pour dépréciation. Néanmoins, une provision pour dépréciation est constituée en cas de risque de contrepartie avéré, lorsqu’il est probable que le débiteur ne sera pas en mesure de respecter ses engagements, notamment soit pour le paiement des intérêts, soit pour le remboursement du principal.
Lorsque la valeur nette comptable des immeubles, parts ou actions de sociétés immobilières ou foncières non cotées est supérieure à la valeur de réalisation desdits placements, une provision pour dépréciation à caractère durable peut être dotée. Cette dépréciation est appliquée sur les immeubles de placement après prise en compte d’un seuil de significativité. Elle est également appliquée aux immeubles d’exploitation dès lors que leur valeur d’utilité est inférieure de plus de 15 % par rapport à la valeur nette comptable.
Pour les placements relevant de l’article R. 343-10 du Code des assurances, une provision pour dépréciation ligne à ligne ne peut être constatée que lorsqu’il y a lieu de considérer que la dépréciation a un caractère durable.
Conformément à l’article 123-7 du règlement de l’ANC n° 2015-11, les dépréciations à caractère durable des valeurs amortissables relevant de l’article R. 343-10 du Code des assurances que la Société a la capacité et l’intention de détenir jusqu’à leur maturité s’analysent au regard du seul risque de crédit. Une provision pour dépréciation durable est constituée en cas de risque de crédit avéré, lorsqu’il est probable que la contrepartie ne sera pas en mesure de respecter ses engagements, notamment soit pour le paiement des intérêts, soit pour le remboursement du principal.
Pour les valeurs amortissables relevant de l’article R. 343-10 du Code des assurances que la Société n’a pas l’intention ou la capacité à détenir jusqu’à leur maturité, les dépréciations à caractère durable sont constituées en analysant l’ensemble des risques identifiés sur ce placement en fonction de l’horizon de détention considéré.
La dépréciation à caractère durable d’une ligne de placement peut être présumée dans les cas suivants :
La valeur recouvrable est déterminée sur la base d’une approche multicritères qui est fonction de la nature des actifs et de la stratégie de détention.
En cas de dépréciation durable d’un titre relevant de l’article R. 343-10 du Code des assurances, le montant de la dépréciation est égal à la différence entre son prix de revient et sa valeur recouvrable.
L’évaluation des titres de participation repose sur des méthodes multicritères choisies en fonction de chaque situation particulière (nature des actifs, horizon de détention,).
La valeur nette comptable des titres de participation de Groupama Holding Filiales et Participations (GHFP) s’élève à 7 228 millions d’euros au 31 décembre 2024. La méthode de valorisation de ces titres repose sur la valorisation intrinsèque des titres de filiales et participations composant l’actif de GHFP.
Chaque entité faisant l’objet d’une valorisation fournit ses prévisions de résultat technique déterminées à partir d’une croissance estimée du chiffre d’affaires et d’une évolution de ratio combiné à l’horizon de son plan. Ces hypothèses sont déclinées en fonction des objectifs de chaque entité, de l’expérience passée et des contraintes externes du marché local (concurrence, réglementation, parts de marché…). Les prévisions de résultat financier et les flux de trésorerie disponibles actualisés sont déterminés à partir d’hypothèses financières (notamment taux d’actualisation et taux de rendement).
Les flux de trésorerie futurs disponibles retenus correspondent en règle générale :
Une provision pour dépréciation est constituée lorsque la valeur d’utilité à l’inventaire obtenue par le biais des méthodes d’évaluation décrites ci-dessus est inférieure au coût d’entrée de ces titres.
Lorsque l’estimation de la valeur recouvrable d’un prêt à l’inventaire est inférieure à sa valeur brute majorée, le cas échéant, des intérêts courus non échus à la clôture, une provision pour dépréciation est constituée du montant de la différence.
Les revenus financiers comprennent les revenus des placements acquis à l’exercice (loyers, dividendes, coupons, intérêts des prêts et des comptes courants).
Les autres produits des placements comprennent notamment la quote-part de décote sur les différences de remboursement des obligations, ainsi que les reprises de provisions pour dépréciation des placements.
Les autres charges des placements comprennent notamment la quote-part de surcote sur les différences de remboursement des obligations, ainsi que les dotations aux amortissements et aux provisions des placements.
Le poste « Frais de gestion interne et externe des placements et frais financiers » comprend notamment la quote-part de frais généraux correspondant aux activités de gestion des placements ainsi que les charges d’intérêts sur les passifs subordonnés.
Les plus ou moins-values de cessions de valeurs mobilières sont déterminées en appliquant la méthode du premier entré premier sorti (FIFO), et constatées dans le résultat de l’exercice.
Pour les titres concernés, il est procédé à la reprise au cours de l’exercice de cession de l’amortissement cumulé de surcote ou de décote constatée jusqu’à la veille du jour de cession.
En assurance non-vie les produits et charges de placements sont enregistrés au compte de résultat non technique.
Une quote-part de résultat financier revenant aux provisions techniques est transférée au compte de résultat technique non-vie au prorata des provisions techniques et des fonds propres.
Groupama Assurances Mutuelles ne détient plus d’instruments financiers à terme depuis le 31 décembre 2022
Les immobilisations incorporelles comprennent principalement :
Les logiciels sont, le cas échéant, provisionnés afin de constater une dépréciation complémentaire considérée comme non irréversible à la clôture de l’exercice.
Les frais de gestion engagés par Groupama Assurances Mutuelles sont enregistrés selon leur nature au sein du groupement de fait de Groupama Assurances Mutuelles ; les charges afférentes aux autres membres du groupement de fait font l’objet d’une refacturation à ceux-ci. Ils sont ensuite classés pour la présentation des comptes selon leur destination, par application de clés de répartition. Ces clés sont déterminées analytiquement et revues annuellement selon la structure et l’organisation interne de Groupama Assurances Mutuelles.
Le classement des charges de gestion s’effectue dans les cinq destinations suivantes :
En outre, les charges résultant des activités sans aucun lien technique avec l’activité d’assurance, sont portées en autres charges non techniques.
Conformément aux dispositions de l’article 243-1 du règlement de l’ANC n° 2015-11, les comptes de positions de change opérationnelles, convertis au cours d’inventaire et leurs comptes de contre-valeur en euros sont soldés en contrepartie du résultat de change.
S’agissant des opérations structurelles, l’écart de change est maintenu au bilan dans des comptes d’écart de conversion.
Les créances sont enregistrées à leur valeur nominale de remboursement (coût historique). Elles comprennent notamment :
En cas de perte probable, une dépréciation est constatée pour le montant estimé non recouvrable.
Le poste « Actifs corporels d’exploitation » comprend principalement :
Ces actifs font l’objet d’un amortissement linéaire ou dégressif sur leur durée estimée d’utilisation, variant de 2 ans à 10 ans selon le type de bien.
Les comptes de régularisation actif sont principalement composés :
Les provisions (autres que techniques) sont constituées conformément aux dispositions du règlement de l’ANC n° 2014-03 relatif au plan comptable général et concernent des risques et charges nettement précisés quant à leur objet mais dont l’échéance ou le montant ne peuvent être fixés de façon précise.
Ce poste comprend également les provisions réglementées composées principalement des amortissements dérogatoires sur les frais d’acquisitions des titres de participation.
Les provisions pour engagements de retraite et obligations similaires sont évaluées et comptabilisées en application de la recommandation de l’ANC n° 2013-02 modifiée le 5 novembre 2021, la méthode retenue étant la méthode fondée sur IAS 19 révisée adoptée par la Commission européenne en juin 2012 avec la constatation immédiate des écarts actuariels en résultat.
Groupama Assurances Mutuelles est la société mère d’un groupe d’intégration fiscale comprenant 70 entités intégrées fiscalement au titre de l’exercice. À ce titre et conformément aux dispositions de l’article 223 B du CGI, Groupama Assurances Mutuelles est seule redevable de l’impôt dû par le groupe intégré.
Par ailleurs, chaque entité membre du groupe d’intégration fiscale (y compris Groupama Assurances Mutuelles en tant qu’entité membre du Groupe) détermine son résultat fiscal comme si elle ne faisait pas partie du groupe intégré, c’est-à -dire qu’elle détermine un résultat fiscal après imputation des déficits pré-intégration reportables qui lui sont propres (équivalent de l’état n° 2058-A-Bis-SD). Sur cette base, chaque entité membre calcule un montant d’IS selon le taux applicable à la société tête de groupe d’intégration fiscale, i.e., calculé au taux normal et majoré des contributions additionnelles (taux de 25,82 %), quel que soit le montant effectif de l’impôt dû par le Groupe. Ce montant d’IS est payé à Groupama Assurances Mutuelles via des comptes courants d’intégration fiscale.
Les économies d’impôt réalisées par le Groupe, liées aux déficits, sont conservées chez la société mère Groupama Assurances Mutuelles ; elles sont considérées comme un gain immédiat de l’exercice et non comme une simple économie de trésorerie.
Les économies réalisées par le groupe intégré, non liées aux déficits, sont également conservées par la société mère, à l’exception de l’économie d’impôt réalisée sur la neutralisation des dividendes intra-groupe entre Groupama Assurances Mutuelles et les caisses régionales.
Ces deux éléments sont comptabilisés conformément aux dispositions de l’avis 2005-G du 12 octobre 2005 du Comité d’urgence du Conseil national de la comptabilité.
Les dettes sont principalement constituées :
Les comptes de régularisation passif sont composés notamment :
Aucun changement de méthode comptable n’a été observé sur cet exercice.
(en milliers d’euros) | Montant au 31.12.2023 | Transferts entrées sorties | Entrées dotations aux amortissements | Sorties reprises des provisions | Montant au 31.12.2024 |
|---|---|---|---|---|---|
Valeurs brutes (1) | 184 237 |
| 30 942 | 8 623 | 206 556 |
Amortissements | 133 737 |
| 11 301 |
| 145 038 |
Total valeurs nettes | 50 500 |
| 19 641 | 8 623 | 61 518 |
| |||||
(en milliers d’euros) | Montant au 31.12.2023 | Transferts entrées sorties | Entrées dans l’exercice | Sorties dans l’exercice | Montant au 31.12.2024 |
|---|---|---|---|---|---|
Valeurs brutes |
|
|
|
|
|
Terrains et constructions | 136 673 |
| 17 149 |
| 153 822 |
Immeuble de placement | 205 |
|
|
| 205 |
Immeuble d’exploitation | 136 468 |
| 17 149 |
| 153 617 |
Parts de sociétés immobilières | 262 402 |
| 24 755 | 24 041 | 263 116 |
Total valeurs brutes | 399 075 |
| 41 904 | 24 041 | 416 938 |
Amortissements/Provisions |
|
|
|
|
|
Terrains et constructions | 47 |
| 7 |
| 54 |
Immeuble de placement | 47 |
| 7 |
| 54 |
Immeuble d’exploitation |
|
|
|
|
|
Parts de sociétés immobilières | 8 527 |
| 239 | 525 | 8 241 |
Total amortissements et provisions | 8 574 |
| 246 | 525 | 8 295 |
Total valeurs nettes | 390 501 |
| 41 658 | 23 516 | 408 643 |
L’augmentation est due au passage en immobilisations en cours pour 17,1 millions d’euros sur l’avancement des travaux d’un immeuble d’exploitation.
Les principaux mouvements concernent l’augmentation de capital de la SCI Société Forestière Groupama pour un montant de 21,3 millions d’euros n’ayant pas eu d’impact sur les encours immobiliers puisque la totalité de la somme a été prélevée sur le compte courant, ainsi que divers flux de comptes courants de SCI ou entités foncières.
(en milliers d’euros) | Montant brut au 31.12.2023 | Transferts | Transferts | Entrée dans l’exercice | Sortie dans l’exercice | Montant brut au 31.12.2024 |
|---|---|---|---|---|---|---|
Valeurs brutes |
|
|
|
|
|
|
Actions et titres assimilés |
|
|
|
|
|
|
Entreprises liées | 7 818 011 |
|
| 93 698 | 1 976 | 7 909 733 |
Entreprises avec lesquelles existe un lien | 1 619 |
|
|
| 300 | 1 319 |
Prêts et créances |
|
|
|
|
|
|
Entreprises liées | 1 084 350 |
|
| 27 000 |
| 1 111 350 |
Entreprises avec lesquelles existe un lien |
|
|
|
|
|
|
Dépôts espèces chez les cédants | 841 022 |
|
| 18 037 |
| 859 059 |
Total valeurs brutes | 9 745 002 |
|
| 138 735 | 2 276 | 9 881 461 |
Provisions |
|
|
|
|
|
|
Actions et titres assimilés |
|
|
|
|
|
|
Entreprises liées | 4 854 |
|
|
| 2 023 | 2 831 |
Entreprises avec lesquelles existe un lien | 212 |
|
|
| 210 | 2 |
Prêts et créances |
|
|
|
|
|
|
Entreprises liées |
|
|
|
|
|
|
Entreprises avec lesquelles existe un lien |
|
|
|
|
|
|
Dépôts espèces chez les cédants |
|
|
|
|
|
|
Total provisions | 5 066 |
|
|
| 2 233 | 2 833 |
Total valeurs nettes | 9 739 936 |
|
| 138 735 | 43 | 9 878 628 |
Les principaux mouvements concernent les augmentations de capital de Groupama Private Equity pour un montant de 38 millions d’euros et de Groupama Infrastructure Investissement pour 34,2 millions d’euros.
On peut noter également la liquidation de Groupama Participation pour un montant de 2 M€. Cette opération est neutre dans les comptes car il y a une reprise de provision de dépréciation de titres du même montant.
Les mouvements sur les prêts et avances consentis par Groupama Assurances Mutuelles concernent les prêts accordés à Mutuaide pour 22 millions d’euros ainsi qu’a Gan Outre-Mer pour 5 millions d’euros.
Il s’agit des placements autres que ceux visés au 5.1 et 5.2, principalement les autres actions, les obligations et les parts d’OPCVM.
(en milliers d’euros) | Montant au 31.12.2023 | Transferts entrées | Transferts | Entrées dans l’exercice | Sorties dans l’exercice | Montant au 31.12.2024 |
|---|---|---|---|---|---|---|
Valeurs brutes |
|
|
|
|
|
|
Obligations et OPCVM Ã revenu fixe | 2 002 442 |
|
| 1 724 574 | 1 392 134 | 2 334 882 |
Actions et OPCVM Ã revenu variable | 77 951 |
|
| 1 904 | 2 692 | 77 163 |
OPCVM de trésorerie | 1 044 690 |
|
| 4 278 190 | 5 044 769 | 278 111 |
Autres | 236 589 |
|
| 330 | 202 565 | 34 354 |
Total valeurs brutes | 3 361 672 |
|
| 6 004 998 | 6 642 160 | 2 724 510 |
Provisions |
|
|
|
|
|
|
Obligations et OPCVM Ã revenu fixe | 2 123 |
|
| 2 187 |
| 4 310 |
Actions et OPCVM Ã revenu variable |
|
|
|
|
|
|
Total provisions | 2 123 |
|
| 2 187 |
| 4 310 |
Total valeurs nettes | 3 359 549 |
|
| 6 002 811 | 6 642 160 | 2 720 200 |
Les entrées et sorties de l’exercice sont principalement liées aux opérations sur les OPCVM de trésorerie.
En application des dispositions exposées au paragraphe 3.2.2 de la note 3 des principes comptables, une dotation complémentaire de 2,2 millions d’euros a été enregistrée sur les obligations et OPCVM à revenu fixe.
31 décembre 2024 (en milliers d’euros) | Ligne F0501 | Valeur Brute N | Valeur nette N | Valeur de Réalisation | |
|---|---|---|---|---|---|
1. Placements immobiliers |
|
|
|
| |
a) | Terrains et constructions |
| 337 279 | 328 983 | 477 172 |
i. | Terrains non construits | R0060 | 0 | 0 | 0 |
ii. | Parts de sociétés non cotées à objet foncier | R0070 | 58 922 | 58 922 | 119 713 |
iii. | Immeubles bâtis hors immeubles d’exploitation | R0080 | 198 | 143 | 313 |
iv. | Parts et actions de sociétés immobilières non cotées hors immeubles d’exploitation | R0090 | 203 696 | 195 454 | 212 203 |
v. | Immeubles d’exploitation (immeubles bâtis et parts | R0100 | 74 464 | 74 464 | 144 942 |
b) | Terrains et constructions en cours |
| 79 660 | 79 660 | 142 257 |
i. | Terrains affectés à une construction en cours | R0120 | 0 | 0 | 0 |
ii. | Immeubles en cours | R0130 | 7 | 7 | 7 |
iii. | Parts et actions de sociétés immobilières non cotées (immeubles en cours) | R0140 | 0 | 0 | 0 |
iv. | Immobilisations grevées de droits (commodats) | R0150 | 0 | 0 | 0 |
v. | Immeubles d’exploitation en cours | R0160 | 79 653 | 79 653 | 142 250 |
Total placements immobiliers |
| 416 939 | 408 643 | 619 428 | |
2. Actions, parts et autres titres à revenu variable |
|
|
|
| |
a) | Actions, parts et autres titres à revenu variable |
| 709 242 | 704 932 | 711 262 |
i. | Actions et titres cotés | R0210 | 0 | 0 | 0 |
ii. | Actions et parts d’OPCVM détenant exclusivement | R0190 | 353 968 | 353 782 | 357 313 |
iii. | Actions et parts d’autres OPCVM | R0200 | 354 602 | 350 607 | 353 279 |
iv. | Actions et titres non cotés | R0220 | 671 | 543 | 671 |
b) | Actions, parts et autres titres à revenu variable dans des entités liées |
| 7 909 733 | 7 906 901 | 11 831 559 |
i. | Actions et titres cotés | R0240 | 0 | 0 | 0 |
ii. | Actions et titres non cotés | R0250 | 7 909 733 | 7 906 901 | 11 831 559 |
c) | Actions, parts et autres titres à revenu variable dans les entreprises avec lesquelles il existe un lien de participation |
| 1 319 | 1 318 | 8 189 |
i. | Actions et titres cotés | R0270 | 0 | 0 | 0 |
ii. | Actions et titres non cotés | R0280 | 1 319 | 1 318 | 8 189 |
Total des actions, parts et autres titres à revenu variable |
| 8 620 293 | 8 613 151 | 12 551 011 | |
3. Autres titres de placement |
|
|
|
| |
a) | Autres titres de placement hors placements |
| 2 015 269 | 2 001 904 | 1 842 901 |
i. | Obligations, titres de créance négociables et titres |
| 1 980 915 | 1 967 550 | 1 808 547 |
|
|
| 1 980 915 | 1 967 550 | 1 808 547 |
| Obligations et autres valeurs émises ou garanties | R0330 | 900 058 | 890 906 | 794 629 |
| Obligations et titres assimilés émis | R0340 | 0 | 0 | 0 |
| Obligations, parts de fonds communs de créances et titres participatifs négociés sur un marché reconnu, autres que celles ou ceux visés aux lignes précédentes | R0350 | 1 080 857 | 1 076 644 | 1 013 918 |
|
|
| 0 | 0 | 0 |
|
|
| 0 | 0 | 0 |
|
| R0440 | 0 | 0 | 0 |
ii. | Prêts |
| 618 | 618 | 618 |
|
| R0460 | 0 | 0 | 0 |
|
| R0470 | 0 | 0 | 0 |
|
|
| 618 | 618 | 618 |
| Prêts garantis | R0490 | 618 | 618 | 618 |
| Prêts non garantis | R0500 | 0 | 0 | 0 |
|
| R0510 | 0 | 0 | 0 |
iii. | Dépôts auprès des établissements de crédit | R0520 | 0 | 0 | 0 |
iv. | Autres placements |
| 33 736 | 33 736 | 33 736 |
|
| R0540 | 33 736 | 33 736 | 33 736 |
|
| R0550 | 0 | 0 | 0 |
|
| R0560 | 0 | 0 | 0 |
|
| R0570 | 0 | 0 | 0 |
|
| R0580 | 0 | 0 | 0 |
v. | Créances pour espèces déposées chez les cédantes | R0590 | 0 | 0 | 0 |
vi. | Créance de la composante dépôt d’un contrat |
| 0 | 0 | 0 |
b) | Placements représentant les provisions techniques afférentes aux contrats en unités de compte |
| 0 | 0 | 0 |
| Placements immobiliers | R0980 | 0 | 0 | 0 |
| Titres à revenu variable autres que les OPCVM | R0990 | 0 | 0 | 0 |
| Obligations, titres de créance négociables et autres titres à revenu fixe | R1000 | 0 | 0 | 0 |
| Parts d’OPCVM détenant exclusivement des titres à revenu fixe | R1010 | 0 | 0 | 0 |
| Parts d’autres OPCVM | R1020 | 0 | 0 | 0 |
c) | Autres titres de placement dans les entreprises liées |
| 1 970 409 | 1 970 409 | 1 970 409 |
i. | Obligations, titres de créance négociables et titres à revenu fixe |
| 0 | 0 | 0 |
|
|
| 0 | 0 | 0 |
|
|
| 0 | 0 | 0 |
|
|
| 0 | 0 | 0 |
|
| R0720 | 0 | 0 | 0 |
ii. | Prêts | R0730 | 1 111 350 | 1 111 350 | 1 111 350 |
iii. | Dépôts auprès des établissements de crédit | R0740 | 0 | 0 | 0 |
iv. | Autres placements | R0750 | 0 | 0 | 0 |
v. | Créances pour espèces déposées chez les cédantes | R0760 | 859 059 | 859 059 | 859 059 |
vi. | Créance de la composante dépôt d’un contrat de réassurance | R0770 | 0 | 0 | 0 |
d) | Autres titres de placement dans des entités avec lesquelles il existe un lien de participation |
| 0 | 0 | 0 |
i. | Obligations, titres de créance négociables et titres à revenu fixe |
| 0 | 0 | 0 |
|
|
| 0 | 0 | 0 |
| Autres obligations non cotées | R0850 | 0 | 0 | 0 |
| Autres titres de créance négociables | R0890 | 0 | 0 | 0 |
|
| R0900 | 0 | 0 | 0 |
ii. | Prêts | R0910 | 0 | 0 | 0 |
iii. | Dépôts auprès des établissements de crédit | R0920 | 0 | 0 | 0 |
iv. | Autres placements | R0930 | 0 | 0 | 0 |
v. | Créances pour espèces déposées chez les cédantes | R0940 | 0 | 0 | 0 |
Total autres titres de placement |
| 3 985 677 | 3 972 312 | 3 813 309 | |
|
| ||||
(en milliers d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Pools et CDA* | Rétro sur accept. | Autres Rétrocessions | Total | Pools et CDA* | Rétro sur accept. | Autres Rétrocessions | Total | |
Provisions pour cotisations | 5 946 | 0 |
| 5 946 | 6 157 | 0 |
| 6 157 |
Provisions pour sinistres : | 69 055 | 1 112 075 | 589 410 | 1 770 539 | 71 869 | 1 149 878 | 549 740 | 1 771 487 |
Provisions pour participation |
|
|
|
|
|
|
|
|
Provisions d’égalisation : | 2 055 |
| 7 686 | 9 741 | 1 762 |
| 6 695 | 8 456 |
Autres provisions techniques : | 1 601 | 191 418 |
| 193 01 | 2 200 | 193 522 |
| 195 722 |
Total | 78 657 | 1 303 492 | 597 095 | 1 979 244 | 81 988 | 1 343 400 | 556 435 | 1 981 822 |
* Y compris provisions techniques relatives aux contrats de la caisse régionale Antilles-Guyane dispensée d’agrément (CDA). | ||||||||
(en milliers d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
À échéance de : | À échéance de : | |||||||
- de 1 an | 1 Ã 5 ans | + de 5 ans | Total | - de 1 an | 1 Ã 5 ans | + de 5 ans | Total | |
Créances nettes de dépréciation |
|
|
|
|
|
|
|
|
Créances nées d’opérations d’assurance directe : | 21 404 |
|
| 21 404 | (3 217) |
|
| (3 217) |
Primes restant à émettre et à annuler | (10 799) |
|
| (10 799) | (9 978) |
|
| (9 978) |
Autres créances nées d’opérations d’assurance directe : | 32 204 |
|
| 32 204 | 6 761 |
|
| 6 761 |
Assurés |
|
|
|
|
|
|
|
|
Intermédiaires d’assurance |
|
|
|
|
|
|
|
|
Co-assureurs | 32 204 |
|
| 32 204 | 6 761 |
|
| 6 761 |
Autres tiers |
|
|
|
|
|
|
|
|
Créances nées d’opérations de réassurance : | 693 324 |
|
| 693 324 | 825 216 |
|
| 825 216 |
Réassureurs | 350 241 |
|
| 350 241 | 608 546 |
|
| 608 546 |
Cédants | 343 084 |
|
| 343 084 | 216 670 |
|
| 216 670 |
Autres créances : | 228 252 |
|
| 228 252 | 205 358 |
|
| 205 358 |
Personnel | 81 |
|
| 81 | 517 |
|
| 517 |
État, organismes de sécurité sociale, collectivités publiques | 68 749 |
|
| 68 749 | 52 797 |
|
| 52 797 |
Débiteurs divers | 159 422 |
|
| 159 422 | 152 044 |
|
| 152 044 |
Total créances | 942 981 |
|
| 942 980 | 1 027 357 |
|
| 1 027 357 |
(en milliers d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 |
|---|---|---|
Intérêts acquis non échus | 39 795 | 35 141 |
Frais d’acquisition reportés | 4 257 | 4 054 |
Autres comptes de régularisation Actif | 59 541 | 56 772 |
Total régularisation actif | 103 593 | 95 967 |
Le fond d’établissement est composé de 411 824 587 certificats mutualistes de 8,785 euros de valeur nominale.
(en milliers d’euros) | 31.12.2023 | Affectation du résultat 2023 | Autres mvts de l’exercice | Résultat de l’exercice | 31.12.2024 | |
|---|---|---|---|---|---|---|
Résultat | Rémunération des certificats mutualistes | |||||
Capitaux propres |
|
|
|
|
|
|
Fond d’établissement | 3 617 879 |
|
|
|
| 3 617 879 |
Capital social |
|
|
|
|
|
|
Réserve de capitalisation |
|
|
|
|
|
|
Autres réserves |
|
|
|
|
|
|
Sous Total : Autres réserves |
|
|
|
|
|
|
Report à nouveau | 371 591 | 164 734 | (14 001) |
|
| 522 324 |
Résultat de l’exercice | 164 734 | (164 734) |
|
| 256 414 | 256 414 |
Total | 4 154 204 |
| (14 001) |
| 256 414 | 4 396 617 |
Le poste « Passifs subordonnés » qui s’établit à 2 741,2 millions d’euros au 31 décembre 2024, se détaille comme suit :
Les primes d’émission des emprunts sont enregistrées en déduction du nominal émis et amorties linéairement sur la durée de vie des emprunts.
(en milliers d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Pool et CDA (1) | Acceptations des caisses régionales | Autres acceptations | Total | Pool et CDA (1) | Acceptations des caisses régionales | Autres acceptations | Total | |
Provisions pour cotisations non acquises | 10 676 | 279 358 | 173 762 | 463 796 | 11 043 | 259 011 | 163 767 | 433 821 |
Provisions pour sinistres | 169 458 | 4 549 794 | 1 407 546 | 6 126 798 | 162 915 | 4 755 149 | 1 304 285 | 6 222 349 |
Provisions pour participation aux bénéfices |
|
| 133 | 133 |
|
| 122 | 122 |
Provisions pour égalisation | 2 273 | 125 200 | 35 837 | 163 310 | 2 208 | 101 609 | 40 589 | 144 405 |
Autres provisions techniques | 29 539 | 905 106 | 91 078 | 1 025 724 | 32 094 | 937 355 | 89 789 | 1 059 238 |
Total | 211 946 | 5 859 459 | 1 708 356 | 7 779 761 | 208 260 | 6 053 124 | 1 598 551 | 7 859 935 |
| ||||||||
Le montant total des provisions pour sinistres à payer s’élève à 6 127 millions d’euros au 31 décembre 2024. Ces provisions sont évaluées sur la base d’une approche actuarielle, définie selon une méthodologie groupe. Cette méthode permet via des évaluations de charges à l’ultime basées sur des triangles de paiement ou de charges (selon les segments de risque), de déterminer le montant suffisant des provisions pour sinistres à payer. Cette évaluation intègre dans son approche l’évaluation des sinistres tardifs et des prévisions de recours.
Le montant total des provisions liées au risque dépendance s’établit à 395,1 millions d’euros au 31 décembre 2024 (dont 255,4 millions d’euros au titre de la provision pour risques croissants). Les provisions mathématiques des rentes en service et provisions de sinistres à payer, couvrant les sinistres en cours ont été détermi- nées sur la base des données d’expérience du portefeuille dépendance – loi de maintien en dépendance – et d’un taux technique à 2,27 % (75 % TME). Les provisions pour risques croissants, couvrant les sinistres futurs (valeur actuelle probable des engagements de l’assureur et des assurés) ont été déterminées sur la base des données d’expérience du portefeuille dépendance – loi de décès des valides, lois d’incidence différenciées par produit et loi de maintien en dépendance – et d’un taux technique restant inchangé par rapport à 2023 et s’inscrivant dans une logique de stabilité en vision moyen et long terme. Un test annuel de suffisance des provisions dépendance est réalisé. Il intègre notamment les éventuelles anticipations de révisions tarifaires.
Groupama Assurances Mutuelles a comptabilisé une dotation de provisions d’égalisation d’un montant de 23,5 millions d’euros au 31 décembre 2024, ainsi qu’une reprise de provision au fonds de stabilité de - 4,6 millions d’euros.
Les données présentées ci-dessous correspondent à l’évolution des portefeuilles suivants :
(en milliers d’euros) | Exercices | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|
2019 et ant. | 2020 | 2021 | 2022 | 2023 | 2024 | |
Estimation de la charge des sinistres : |
|
|
|
|
|
|
à fin N | 32 234 753 | 2 081 589 | 2 007 338 | 2 748 410 | 2 792 268 | 2 544 498 |
à fin N+1 | 32 290 944 | 2 079 698 | 1 955 124 | 2 748 090 | 2 609 606 |
|
à fin N+2 | 32 139 551 | 2 033 559 | 1 885 400 | 2 681 322 |
|
|
à fin N+3 | 32 156 051 | 1 937 636 | 1 848 205 |
|
|
|
à fin N+4 | 31 905 341 | 1 880 056 |
|
|
|
|
à fin N+5 | 31 791 415 |
|
|
|
|
|
Charge des sinistres (a) | 31 791 415 | 1 880 056 | 1 848 205 | 2 681 322 | 2 609 606 | 2 544 498 |
Paiements cumulés des sinistres (b) | 29 923 131 | 1 524 101 | 1 504 246 | 1 928 064 | 1 584 429 | 825 910 |
Provisions pour sinistres à payer | 1 868 283 | 355 955 | 343 959 | 753 258 | 1 025 177 | 1 718 588 |
Primes acquises | 41 341 066 | 2 697 570 | 2 895 809 | 2 935 222 | 3 288 987 | 3 359 627 |
S/P | 76,90 % | 69,69 % | 63,82 % | 91,35 % | 79,34 % | 75,74 % |
(en milliers d’euros) | 2024 | 2023 |
|---|---|---|
Provisions pour sinistres à l’ouverture nettes de prévisions de recours | 6 138 165 | 5 887 226 |
Prestations payées dans l’exercice sur les exercices antérieurs nettes de recours | (1 301 031) | (1 251 670) |
Provisions pour sinistres à la clôture nettes de prévisions de recours | (4 329 564) | (4 172 057) |
Boni/mali | 507 570 | 463 499 |
Le boni constaté en 2024 sur les provisions pour sinistres à l’ouverture s’élève à + 507,5 millions d’euros. Il est composé principalement d’un boni sur les risques acceptés des caisses régionales pour un montant de + 403,8 millions d’euros et d’un boni sur les risques acceptés sur le portefeuille des acceptations des filiales et des centres de profit pour un montant de + 103,7 millions d’euros.
(en milliers d’euros) | Montant des Provisions au 31.12.2023 | Augmentations dotations de l’exercice | Reprises au cours | Montant des Provisions au 31.12.2024 |
|---|---|---|---|---|
Provisions réglementées | 187 | 237 | 187 | 237 |
Provisions pour retraite et obligations similaires | 54 003 | 44 922 | 54 003 | 44 922 |
Autres provisions pour risques et charges | 61 999 | 10 669 | 6 436 | 66 232 |
Total | 116 189 | 55 828 | 60 626 | 111 391 |
Le poste « Provisions (autres que techniques) » porté au passif du bilan au 31 décembre 2024 pour 111 millions d’euros comprend notamment les provisions pour retraite et obligations similaires dont une provision relative aux engagements de retraite de salariés et anciens salariés de filiales absorbées (SAMDA) pour un montant de 17,5 millions d’euros, ainsi que des autres provisions pour risques et charges pour partie liées à des sujets de natures fiscales.
Une partie significative des engagements de type indemnités de fin de carrière concernant les salariés de Groupama Assurances Mutuelles est cependant externalisée pour l’essentiel auprès de Groupama Gan Vie. Les engagements de retraite non couverts sont provisionnés en provision pour engagements de retraite.
Concernant le plan retraite garanti par GMA relatif à son ancienne filiale Groupama UK, Groupama Assurances Mutuelles a eu connaissance de la décision de la Haute Cour dans l’affaire Virgin Media Limited v NTL Pension Trustees II Limited & Others, concernant les modifications de plan « contracted-out » au UK. Compte tenu de l’existence d’une autre affaire portée devant la Haute Cour relative à un autre régime, et de potentielles nouvelles réglementations de la part du gouvernement britannique sur ce sujet, Groupama Assurances Mutuelles a décidé d’attendre d’avoir un peu plus de visibilité sur ce dossier afin d’identifier les potentiels impacts sur son plan. Au 31 décembre 2024, les éventuels impacts sur notre régime ne sont donc pas connus.
(en milliers d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
À échéance de : | À échéance de : | |||||||
- de 1 an | 1 Ã 5 ans | + de 5 ans | Total | - de 1 an | 1 Ã 5 ans | + de 5 ans | Total | |
Autres dettes |
|
|
|
|
|
|
|
|
Dettes nées d’opérations d’assurance directe : | 27 810 |
|
| 27 810 | 3 151 |
|
| 3 151 |
Assurés | 5 |
|
| 5 | 0 |
|
| 0 |
Intermédiaires d’assurance |
|
|
|
|
|
|
|
|
Co-assureurs | 27 805 |
|
| 27 805 | 3 151 |
|
| 3 151 |
Autres tiers |
|
|
|
|
|
|
|
|
Dettes nées d’opérations de réassurance : | 429 012 |
|
| 429 012 | 588 979 |
|
| 588 979 |
Réassureurs | 377 054 |
|
| 377 054 | 451 911 |
|
| 451 911 |
Cédants | 51 958 |
|
| 51 958 | 137 069 |
|
| 137 069 |
Autres intermédiaires |
|
|
|
|
|
|
|
|
Emprunts obligataires (dont convertibles) |
|
|
|
|
|
|
|
|
Dettes envers établissements de crédit |
|
|
|
|
|
|
|
|
Autres dettes : | 258 935 |
|
| 258 935 | 664 520 |
|
| 664 520 |
Autres emprunts, dépôts, cautionnements reçus | 4 650 |
|
| 4 650 | 323 430 |
|
| 323 430 |
Personnel organismes de Sécurité Sociale et Collectivités publiques | 60 986 |
|
| 60 986 | 57 357 |
|
| 57 357 |
État, Sécurité Sociale | 44 209 |
|
| 44 209 | 125 670 |
|
| 125 670 |
Créditeurs divers | 149 090 |
|
| 149 090 | 158 063 |
|
| 158 063 |
Total | 715 757 |
|
| 715 757 | 1 256 651 |
|
| 1 256 651 |
(en milliers d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 |
|---|---|---|
Amortissements des différences sur prix de remboursement | 23 035 | 19 869 |
Autres comptes de régularisation Passif | 68 103 | 4 960 |
Total régularisation passif | 91 138 | 24 829 |
À compter du 1er janvier 2024, les intérêts courus non échus des passifs subordonnés sont enregistrés en compte de régularisation pour un montant de 64 134 milliers d’euros. À fin 2023, les intérêts courus non échus des passifs subordonnés étaient enregistrés avec le principal et représentaient un montant de 79 327 milliers d’euros.
(en milliers d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Entreprises liées | Entreprises lien partic. | Autres | Total | Entreprises liées | Entreprises lien partic. | Autres | Total | |
A) Actif |
|
|
|
|
|
|
|
|
Actifs incorporels | 61 518 |
|
| 61 518 | 50 500 |
|
| 50 500 |
Placements |
|
|
|
|
|
|
|
|
Immobilier | 254 876 |
| 153 767 | 408 643 | 253 876 |
| 136 625 | 390 501 |
Actions aut titres rev. var. | 7 906 901 | 1 318 | 704 932 | 8 613 151 | 7 813 157 | 1 409 | 1 656 007 | 9 470 573 |
Oblig. Tcn au tit.rev. Fixe |
|
| 1 980 915 | 1 980 915 |
|
| 1 466 954 | 1 466 954 |
Prêts | 1 111 350 |
|
| 1 111 350 | 1 084 350 |
|
| 1 084 350 |
Dépôts autres d’établ. Crédit |
|
|
|
|
|
|
|
|
Autres placements |
|
| 34 353 | 34 353 | 31 348 |
| 205 240 | 236 588 |
Créanc. Espèces chez cédants | 833 412 |
| 25 646 | 859 059 | 816 892 |
| 24 128 | 841 020 |
Placements contrats en UC |
|
|
|
|
|
|
|
|
Part réassureurs prov. Techn. |
|
|
|
|
|
|
|
|
Primes non acquises (non-vie) | 5 946 |
|
| 5 946 | 6 157 |
|
| 6 157 |
Prov. Sinistres (non-vie) | 526 954 |
| 1 243 586 | 1 770 539 | 554 735 |
| 1 216 752 | 1 771 487 |
Part. bénéf. et rist. (non-vie) |
|
|
|
|
|
|
|
|
Provisions d’égalisation | 8 817 |
| 923 | 9 741 | 7 795 |
| 661 | 8 456 |
Autre prov. techn. (non-vie) | 1 624 |
| 191 394 | 193 019 | 2 234 |
| 193 488 | 195 722 |
Part des organismes dispensés d’agrément |
|
|
|
|
|
|
|
|
Créances nées d’opér.d’ass.dir. |
|
|
|
|
|
|
|
|
Dont sur preneur d’ass. | (11 290) |
| 490 | (10 799) | (10 473) |
| 495 | (9 978) |
Dont sur intermed. d’ass. |
|
|
|
|
|
|
|
|
Dont autres tiers | 24 252 |
| 7 952 | 32 204 |
|
| 6 761 | 6 761 |
Créances nées d’opér.de réass. | 344 479 |
| 348 845 | 693 324 | 342 672 |
| 482 544 | 825 216 |
Personnel |
|
| 81 | 81 |
|
| 517 | 517 |
État, organismes de sec. soc. |
|
| 68 749 | 68 749 |
|
| 52 796 | 52 796 |
Débiteurs divers | 66 603 | 1 | 92 818 | 159 422 | 68 899 | 1 | 83 144 | 152 044 |
Actifs corporels d’exploitation |
|
| 754 | 754 |
|
| 820 | 820 |
Comptes courants bancaires |
|
| 62 555 | 62 555 |
|
| 55 147 | 55 147 |
Inter.et loyers acq. non échus | 20 143 |
| 19 651 | 39 794 | 21 557 |
| 13 584 | 35 141 |
Frais d’acquisition reportés | 3 876 |
| 381 | 4 257 | 3 672 |
| 382 | 4 054 |
Autres régularisations actif |
|
| 59 541 | 59 541 |
|
| 56 772 | 56 772 |
Différences de Conversion |
|
|
|
|
|
|
|
|
Total | 11 159 462 | 1 319 | 4 997 334 | 16 158 115 | 11 047 371 | 1 410 | 5 652 818 | 16 701 599 |
(en milliers d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Entreprises liées | Entreprises lien partic. | Autres | Total | Entreprises liées | Entreprises lien partic. | Autres | Total | |
B) Passif |
|
|
|
|
|
|
|
|
Capitaux propres | 4 396 615 |
|
| 4 396 615 | 4 154 205 |
|
| 4 154 205 |
Capital social/fonds d’établissement | 3 617 879 |
|
| 3 617 879 | 3 617 879 |
|
| 3 617 879 |
Autres capitaux propres | 778 736 |
|
| 778 736 | 536 326 |
|
| 536 327 |
Passifs subordonnés |
|
| 2 741 193 | 2 741 193 |
|
| 3 009 361 | 3 009 361 |
Provisions techniques brutes |
|
|
|
|
|
|
|
|
Primes non acquises (non-vie) | 454 330 |
| 9 466 | 463 796 | 426 375 |
| 7 446 | 433 821 |
Prov.sinistres (non-vie) | 5 835 157 |
| 291 641 | 6 126 798 | 5 943 462 |
| 278 887 | 6 222 349 |
Part.bénéf. et rist. (non-vie) | 132 |
|
| 132 | 122 |
|
| 122 |
Provisions d’égalisation | 145 666 |
| 17 644 | 163 310 | 128 808 |
| 15 597 | 144 405 |
Autres prov.techn. (non-vie) | 1 013 572 |
| 12 152 | 1 025 724 | 1 047 177 |
| 12 061 | 1 059 238 |
Prov.pour risques et charges |
|
| 111 391 | 111 391 |
|
| 116 189 | 116 189 |
Dettes pour espèces cessionn. |
|
| 322 260 | 322 260 |
|
| 280 430 | 280 430 |
Dettes nées d’opér. d’ass. dir. |
|
|
|
|
|
|
|
|
Dont envers preneur d’ass. |
|
|
|
|
|
|
|
|
Dont envers intermed. d’ass. |
|
|
|
|
|
|
|
|
Dont envers autres tiers | 27 722 |
| 87 | 27 809 |
|
| 3 151 | 3 151 |
Dettes nées d’oper. de réass. | 148 030 |
| 280 982 | 429 012 | 353 998 |
| 234 981 | 588 979 |
Emprunts obligataires |
|
|
|
|
|
|
|
|
Dettes envers établ. de crédit |
|
|
|
|
|
|
|
|
Autres dettes |
|
|
|
|
|
|
|
|
Autres emprunts, dépôts et |
|
| 4 650 | 4 650 |
|
| 323 429 | 323 429 |
Personnel |
|
| 60 986 | 60 986 |
|
| 57 357 | 57 357 |
État, organismes de sec. soc. |
|
| 44 209 | 44 209 |
|
| 125 670 | 125 670 |
Créditeurs divers | 1 657 |
| 147 433 | 149 090 | 1 671 |
| 156 392 | 158 063 |
Comptes de régularisation passif |
|
| 91 138 | 91 138 |
|
| 24 829 | 24 829 |
Différence de conversion |
|
|
|
|
|
|
|
|
Total | 12 022 883 |
| 4 135 232 | 16 158 115 | 12 055 818 |
| 4 645 781 | 16 701 599 |
Le montant des engagements reçus s’élève à 3,7 millions d’euros et correspond :
Le montant des engagements donnés par Groupama Assurances Mutuelles s’élève à 863,4 millions d’euros et correspond essentiellement :
Les engagements reçus au titre de la réassurance d’un total de 791 millions d’euros comprennent les valeurs reçues en nantissement des cessionnaires et rétro cessionnaires pour un montant de 731 millions d’euros et les valeurs remises par les organismes réservés aux cautions solidaires pour 60 millions d’euros correspondant aux valeurs reçues de la caisse régionale d’Antilles Guyane, dont Groupama Assurances Mutuelles est le réassureur par substitution,
Il n’y a plus d’encours d’IFT de Groupama Assurances Mutuelles.
Groupama Assurances Mutuelles a également consenti ou obtenu pendant l’exercice ou antérieurement des engagements non quantifiés ou illimités concernant notamment :
(en milliers d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
RUN OFF et CDA | Acceptations | Total | RUN OFF et CDA | Acceptations | Total | |
Cotisations acquises | 89 912 | 3 436 957 | 3 526 869 | 91 206 | 3 280 349 | 3 371 555 |
Charge de sinistres | 63 843 | 2 051 829 | 2 115 672 | 46 630 | 2 354 142 | 2 400 772 |
Charges des autres provisions techniques | 2 554 | 30 948 | 33 503 | 6 195 | 66 623 | 72 818 |
Variation de la provision pour égalisation | (65) | (18 840) | (18 905) | 90 | 5 206 | 5 296 |
participations aux résultats | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
A- Solde de souscription | 28 558 | 1 397 237 | 1 425 795 | 50 861 | 998 037 | 1 048 898 |
Commissions d’acquisition | 163 | 417 492 | 417 654 | 117 | 409 438 | 409 556 |
Frais d’administration | 0 | 281 770 | 281 770 | 0 | 272 890 | 272 890 |
Autres charges et produits techniques | 118 | 192 283 | 192 401 | 88 | 184 541 | 184 629 |
B- Charges d’acquisition | 280 | 891 545 | 891 826 | 205 | 866 869 | 867 074 |
C- Produits des placements alloués | 0 | 111 346 | 111 346 | 0 | 111 216 | 111 216 |
D- Solde de réassurance | 19 064 | 380 746 | 399 811 | 24 583 | 40 450 | 65 033 |
Résultat technique (A-B+C-D) | 9 214 | 236 292 | 245 505 | 26 072 | 201 935 | 228 007 |
Nature des produits (en milliers d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Entreprises liées | Entreprises lien de participation | Autres origines | Total | Entreprises Liées | Entreprises lien de participation | Autres origines | Total | |
Produits des placements |
|
|
|
|
|
|
|
|
Revenus des placements | 267 184 | 972 | 45 783 | 313 938 | 288 451 | 924 | 34 314 | 323 689 |
Revenus des participations | 247 972 | 972 | 1 644 | 250 588 | 279 451 | 924 | 7 105 | 287 480 |
Revenus des placements immobiliers | 19 212 |
| (273) | 18 939 | 9 000 |
| (254) | 8 746 |
Revenus des autres placements |
|
|
|
|
|
|
|
|
Autres revenus financiers |
|
| 44 412 | 44 412 |
|
| 27 463 | 27 463 |
Autres revenus des placements | 4 714 | 326 | 4 038 | 9 078 | 12 150 | 332 | 3 245 | 15 727 |
Profits provenant de la réalisation des placements |
|
| 44 255 | 44 255 |
|
| 32 601 | 32 601 |
Total produits des placements | 271 898 | 1 298 | 94 076 | 367 271 | 300 601 | 1 256 | 70 160 | 372 017 |
Charges des placements |
|
|
|
|
|
|
|
|
Frais de gestion interne et externe des placements et frais financiers | 9 021 |
| 149 737 | 158 758 | 17 099 |
| 146 274 | 163 373 |
Autres charges de placements | 2 616 |
| 4 672 | 7 288 | 10 659 | 44 | 4 821 | 15 524 |
Pertes provenant de la réalisation des placements | 1 945 | 300 | 1 548 | 3 793 | 89 |
| (181) | (92) |
Total charges des placements | 13 582 | 300 | 155 957 | 169 839 | 27 847 | 44 | 150 914 | 178 805 |
Résultat financier | 258 316 | 998 | (61 881) | 197 432 | 272 754 | 1 212 | (80 754) | 193 212 |
Les autres produits et charges non techniques d’un montant de - 30,6 millions d’euros sont composés principalement des frais généraux répartis par destination à partir de leur comptabilisation initiale par nature.
Le résultat exceptionnel 2024 présente une charge de - 25,5 millions d’euros et se compose principalement des subventions versées dans le cadre du financement des grands programmes aux entités du Groupe, ainsi que diverses charges exceptionnelles non récurrentes.
(en milliers d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 |
|---|---|---|
Impôt groupe exigible | (144 765) | (158 188) |
Provision liée au produit d’intégration fiscale N | 127 700 | 104 238 |
Autres | (1 927) | 18 832 |
Impôt total (produit) | (18 992) | (35 118) |
Au 31 décembre 2024 la rubrique « Impôt sur les bénéfices » comporte une charge nette de - 19,0 millions d’euros se décomposant comme suit :
Le groupe d’intégration fiscale a réalisé un résultat fiscal bénéficiaire de 560,7 millions d’euros soumis à l’impôt sur les sociétés au taux de droit commun. En conséquence, la charge d’impôt sur les sociétés du groupe d’intégration fiscale s’élève à un montant total de 144,7 millions d’euros, soit 140,2 millions au titre de l’impôt sur les sociétés au taux de droit commun et 4,6 millions au titre de la contribution sociale de 3,3 %.
La rubrique « Impôt sur les bénéfices » comprend le produit pour impôt constaté au titre du résultat fiscal individuel de l’exercice des filiales intégrées pour 127,7 millions d’euros.
Au 31 décembre 2024, le groupe intégré ne dispose plus de déficits reportables à court terme.
Groupama Assurances Mutuelles a fait l’objet de contrôles fiscaux sur les exercices 2007-2008 et 2016-2017 dont le principal redressement porte sur le niveau jugé excessif par l’administration fiscale des provisions techniques pour sinistres à payer.
Concernant les exercices 2007-2008, le Conseil d’État a rendu un arrêt favorable à Groupama en date du 19 décembre 2024. Le Conseil d’État renvoie l’affaire devant la Cour administrative d’appel de Paris qui devrait rendre un arrêt courant 2025.
Concernant les exercices 2016-2017, une réclamation contentieuse a été introduite le 17 décembre 2024 afin de contester ce redressement, à l’instar du contentieux devant le Conseil d’État.
En 2023, une provision pour impôt a été comptabilisée et correspond essentiellement aux conséquences de ces contrôles fiscaux. Celle-ci est maintenue en 2024 en attendant l’issue du contentieux.
(en milliers d’euros) | 31.12.2024 | 31.12.2023 |
|---|---|---|
Salaires | 96 649 | 86 500 |
Charges sociales | 43 419 | 37 446 |
Autres | 8 196 | 7 844 |
Total | 148 263 | 131 789 |
Il s’agit des charges de Groupama Assurances Mutuelles, au net des refacturations de prestation que GMA effectue pour le compte de ses filiales. En 2024, le taux de charge moyen conservé par Groupama Assurances Mutuelles est de 77 %.
(En nombre) | 31.12.2024 | 31.12.2023 |
|---|---|---|
Direction | 140 | 120 |
Cadres | 1 097 | 1 063 |
Non cadres | 116 | 153 |
Total du personnel | 1 353 | 1 336 |
Le montant des rémunérations versées au cours de l’exercice 2024 aux organes de direction de Groupama Assurances Mutuelles s’élève à 7,1 millions d’euros. Les engagements de contrat de retraite supplémentaire dont ils bénéficient sont portés dans un contrat L. 137-11-2.
Renseignements détaillés concernant les participations | Quote-part du Capital détenue au 31.12.2024 | Valeur comptable des titres | CA du dernier exercice | Résultat du | |
|---|---|---|---|---|---|
Brute | Nette | ||||
Filiales (détenues à plus de 50 %) |
|
|
|
|
|
COFINTEX 2 8/10, RUE D’ASTORG 75008 PARIS | 84,00 % | 222 656 | 222 656 | 0 | 31 415 |
GROUPAMA HOLDING FILIALES ET PARTICIPATIONS 8/10, RUE D’ASTORG 75008 PARIS | 100,00 % | 7 228 258 | 7 228 258 | 0 | 560 158 |
Participations détenues entre 10 & 50 % |
|
|
|
|
|
COMPAGNIE FONCIÈRE PARISIENNE 22, rue Joubert 75009 Paris | 43,82 % | 57 323 | 57 323 | 6 346 | 1 964 |
COMPAGNIE FONCIÈRE PARISIENNE 124 rue des Trois Fontanot, 92000 | 32,75 % | 140 100 | 140 100 | 17 803 | 9 491 |
GROUPAMA PRIVATE EQUITY INVEST 8/10, RUE D’ASTORG 75008 PARIS | 22,51 % | 142 450 | 142 450 | 0 | - 8 928 |
GROUPAMA INFRASTRUCTURE INVEST 8/10, RUE D’ASTORG 75008 PARIS | 14,46 % | 131 550 | 131 550 | 0 | 2 155 |
GROUPAMA SDIG PROPERTY 36TH FLOOR – BUILDING 1 – CHINA HUASHANG FINANCIAL CENTER, 33 JIAOZI AVENUE – HIGH-TECH ZONE, CHENGDU, CHINE | 50,00 % | 83 305 | 83 305 | 447 098 | 7 164 |
Renseignements globaux sur toutes les filiales et participations (en milliers d’euros) | Valeur comptable des titres détenus | Montant | Montant | Montant | |
|---|---|---|---|---|---|
Brute | Nette | ||||
Filiales: |
|
|
|
|
|
Françaises | 7 503 850 | 7 495 574 | 30 654 | 6 000 | 186 185 |
Étrangères | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 |
Participations: |
|
|
|
|
|
Françaises | 513 430 | 510 633 | 17 063 | 68 607 | 24 948 |
Etrangères | 83 305 | 83 305 | 0 | 0 | 0 |
| |||||
Groupama Assurances Mutuelles établit des comptes combinés intégrant les caisses régionales avec lesquelles une convention de combinaison a été conclue.
Les comptes combinés sont établis selon les dispositions des normes comptables internationales (International Financial Reporting Standards) et interprétations applicables telles qu’approuvées par l’Union européenne.
(Exercice clos le 31 décembre 2024)
PricewaterhouseCoopers Audit
63, rue de Villiers
92208 Neuilly-sur-Seine Cedex
Deloitte & Associés
6, Place de La Pyramide
92908 Paris-La Défense Cedex
À l‘assemblée générale de la
Caisse Nationale de Réassurance Mutuelle Agricole Groupama
8-10 rue d'Astorg
75008 Paris
En exécution de la mission qui nous a été confiée par votre assemblée générale, nous avons effectué l’audit des comptes annuels de la Caisse Nationale de Réassurance Mutuelle Agricole Groupama relatifs à l’exercice clos le 31 décembre 2024, tels qu’ils sont joints au présent rapport.
Nous certifions que les comptes annuels sont, au regard des règles et principes comptables français, réguliers et sincères et donnent une image fidèle du résultat des opérations de l’exercice écoulé ainsi que de la situation financière et du patrimoine de la société à la fin de cet exercice.
L’opinion formulée ci-dessus est cohérente avec le contenu de notre rapport au comité d’audit et des risques.
Nous avons effectué notre audit selon les normes d’exercice professionnel applicables en France. Nous estimons que les éléments que nous avons collectés sont suffisants et appropriés pour fonder notre opinion.
Les responsabilités qui nous incombent en vertu de ces normes sont indiquées dans la partie « Responsabilités des commissaires aux comptes relatives à l’audit des comptes annuels » du présent rapport.
Nous avons réalisé notre mission d’audit dans le respect des règles d’indépendance prévues par le Code de commerce et par le code de déontologie de la profession de commissaire aux comptes sur la période du 1ᵉʳ janvier 2024 à la date d’émission de notre rapport, et notamment nous n’avons pas fourni de services interdits par l’article 5, paragraphe 1, du règlement (UE) n° 537/2014.
En application des dispositions des articles L.821-53 et R.821-180 du Code de commerce relatives à la justification de nos appréciations, nous portons à votre connaissance les points clés de l’audit relatifs aux risques d’anomalies significatives qui, selon notre jugement professionnel, ont été les plus importants pour l’audit des comptes annuels de l’exercice, ainsi que les réponses que nous avons apportées face à ces risques.
Les appréciations ainsi portées s’inscrivent dans le contexte de l’audit des comptes annuels pris dans leur ensemble et de la formation de notre opinion exprimée ci-avant. Nous n’exprimons pas d’opinion sur des éléments de ces comptes annuels pris isolément.
Evaluation des provisions pour sinistres à payer (Se référer aux notes 3.1.5 et 11.1 de l’annexe aux comptes annuels) |
| |
Point clé de notre audit |
| Réponses apportées par le collège des commissaires aux comptes lors de l’audit |
Les provisions pour sinistres, figurant au bilan au 31 décembre 2024 pour un montant de 6 127 millions d’euros, représentent un des postes les plus importants du passif. Elles correspondent aux prestations survenues non payées, tant en principal qu’en accessoire (frais de gestion), et intègrent également une estimation des prestations à payer, non connues ou tardives. L’estimation des provisions techniques s’appuie notamment sur des données historiques faisant l’objet de projections visant à calculer le coût de sinistres non connus, en utilisant des méthodes actuarielles selon les modalités décrites dans les notes 3.1.5 et 11.1 de l’annexe. Elle requiert l’exercice du jugement de la direction pour le choix des hypothèses à retenir, des modèles de calcul à utiliser et des estimations des frais de gestion afférents. Compte tenu du poids relatif de ces provisions au bilan et de l’importance du jugement exercé par la direction, nous avons considéré l’évaluation des provisions pour sinistres à payer comme un point clé de l’audit. |
| Afin d’apprécier le caractère raisonnable de l’estimation du montant des provisions pour sinistres non connus ou tardifs, notre approche d’audit a été basée sur les informations qui nous ont été communiquées et a comporté les travaux suivants :
|
Evaluation des placements dans des entreprises liées et dans des entreprises avec lesquelles existe un lien de participation (Se référer aux notes 3.2.2 et 5.2 de l’annexe aux comptes annuels) | ||
Point clé de notre audit |
| Réponses apportées par le collège des commissaires aux comptes lors de l’audit |
Les titres de participation, figurant au bilan au 31 décembre 2024 pour un montant de 7 908 millions d’euros (dont 7 228 millions d’euros pour les titres de Groupama Holding Filiales et Participations – GHFP) représentent un des postes les plus importants de l’actif. Ils sont comptabilisés à l’origine à leur coût historique d’acquisition, frais compris diminués d’une provision pour dépréciation durable le cas échéant. L’évaluation des titres de participation repose sur des méthodes multicritères choisies en fonction de chaque situation particulière (nature des actifs, horizon de détention…). Les techniques retenues par la direction pour procéder à la valorisation de ces titres comportent ainsi une part significative de jugement quant aux choix des méthodologies, des hypothèses et des données utilisées. En raison du caractère significatif des titres de participation et du fait de la sensibilité aux choix de la direction quant aux méthodologies et paramètres de calcul, nous avons considéré la correcte évaluation des placements dans des entreprises liées et dans des entreprises avec lesquelles existe un lien de participation comme un point clé d’audit. |
| Afin d’apprécier le caractère raisonnable de l’estimation de la valorisation des titres de participation détenus par la caisse (et notamment les titres de participation GHFP), nos travaux ont notamment consisté, avec l’aide de nos experts, à analyser les hypothèses et méthodes sous-jacentes à la valorisation des filiales notamment :
|
Nous avons également procédé, conformément aux normes d’exercice professionnel applicables en France, aux vérifications spécifiques prévues par les textes légaux et réglementaires.
Nous n’avons pas d’observation à formuler sur la sincérité et la concordance avec les comptes annuels des informations données dans le rapport de gestion du conseil d’administration et dans les autres documents sur la situation financière et les comptes annuels adressés aux adhérents à l’exception du point ci-dessous.
La sincérité et la concordance avec les comptes annuels des informations relatives aux délais de paiement mentionnées à l’article D.441-6 du Code de commerce appellent de notre part l’observation suivante :
Comme indiqué dans le rapport de gestion, ces informations n’incluent pas les opérations d’assurance et de réassurance, votre société considérant qu’elles n’entrent pas dans le périmètre des informations à produire, conformément à la circulaire de la Fédération Française de l’Assurance du 29 mai 2017.
Nous avons également procédé, conformément à la norme d’exercice professionnel sur les diligences du commissaire aux comptes relatives aux comptes annuels et consolidés présentés selon le format d’information électronique unique européen, à la vérification du respect de ce format défini par le règlement européen délégué n° 2019/815 du 17 décembre 2018 dans la présentation des comptes annuels destinés à être inclus dans le rapport financier annuel mentionné au I de l’article L.451-1-2 du code monétaire et financier, établis sous la responsabilité du directeur général.
Sur la base de nos travaux, nous concluons que la présentation des comptes annuels destinés à être inclus dans le rapport financier annuel respecte, dans tous ses aspects significatifs, le format d’information électronique unique européen.
Il ne nous appartient pas de vérifier que les comptes annuels qui seront effectivement inclus par votre société dans le rapport financier annuel déposé auprès de l’AMF correspondent à ceux sur lesquels nous avons réalisé nos travaux.
Nous avons été nommés commissaires aux comptes de la Caisse Nationale de Réassurance Mutuelle Agricole Groupama par votre assemblée générale du 25 juin 1999 pour le cabinet PricewaterhouseCoopers Audit et du 7 juin 2024 pour le cabinet Deloitte & Associés.
Au 31 décembre 2024, le cabinet PricewaterhouseCoopers Audit était dans la 26ème année de sa mission sans interruption et le cabinet Deloitte & Associés dans la 1ère année.
Il appartient à la direction d’établir des comptes annuels présentant une image fidèle conformément aux règles et principes comptables français ainsi que de mettre en place le contrôle interne qu’elle estime nécessaire à l’établissement de comptes annuels ne comportant pas d’anomalies significatives, que celles-ci proviennent de fraudes ou résultent d’erreurs.
Lors de l’établissement des comptes annuels, il incombe à la direction d’évaluer la capacité de la société à poursuivre son exploitation, de présenter dans ces comptes, le cas échéant, les informations nécessaires relatives à la continuité d’exploitation et d’appliquer la convention comptable de continuité d’exploitation, sauf s’il est prévu de liquider la société ou de cesser son activité.
Il incombe au comité d’audit et des risques de suivre le processus d’élaboration de l’information financière et de suivre l’efficacité des systèmes de contrôle interne et de gestion des risques, ainsi que le cas échéant de l’audit interne, en ce qui concerne les procédures relatives à l’élaboration et au traitement de l’information comptable et financière.
Les comptes annuels ont été arrêtés par le conseil d’administration.
Il nous appartient d’établir un rapport sur les comptes annuels. Notre objectif est d’obtenir l’assurance raisonnable que les comptes annuels pris dans leur ensemble ne comportent pas d’anomalies significatives. L’assurance raisonnable correspond à un niveau élevé d’assurance, sans toutefois garantir qu’un audit réalisé conformément aux normes d’exercice professionnel permet de systématiquement détecter toute anomalie significative. Les anomalies peuvent provenir de fraudes ou résulter d’erreurs et sont considérées comme significatives lorsque l’on peut raisonnablement s’attendre à ce qu’elles puissent, prises individuellement ou en cumulé, influencer les décisions économiques que les utilisateurs des comptes prennent en se fondant sur ceux-ci.
Comme précisé par l’article L.821-55 du Code de commerce, notre mission de certification des comptes ne consiste pas à garantir la viabilité ou la qualité de la gestion de votre société.
Dans le cadre d’un audit réalisé conformément aux normes d’exercice professionnel applicables en France, le commissaire aux comptes exerce son jugement professionnel tout au long de cet audit. En outre :
Nous remettons au comité d’audit et des risques un rapport qui présente notamment l’étendue des travaux d’audit et le programme de travail mis en œuvre, ainsi que les conclusions découlant de nos travaux. Nous portons également à sa connaissance, le cas échéant, les faiblesses significatives du contrôle interne que nous avons identifiées pour ce qui concerne les procédures relatives à l’élaboration et au traitement de l’information comptable et financière.
Parmi les éléments communiqués dans le rapport au comité d’audit et des risques figurent les risques d’anomalies significatives, que nous jugeons avoir été les plus importants pour l’audit des comptes annuels de l’exercice et qui constituent de ce fait les points clés de l’audit, qu’il nous appartient de décrire dans le présent rapport.
Nous fournissons également au comité d’audit et des risques la déclaration prévue par l’article 6 du règlement (UE) n° 537-2014 confirmant notre indépendance, au sens des règles applicables en France telles qu’elles sont fixées notamment par les articles L.821-27 à L.821-34 du Code de commerce et dans le code de déontologie de la profession de commissaire aux comptes. Le cas échéant, nous nous entretenons avec le comité d’audit et des risques des risques pesant sur notre indépendance et des mesures de sauvegarde appliquées.
Fait à Neuilly-sur-Seine et Paris-La Défense, le 25 avril 2025
Les commissaires aux comptes
PricewaterhouseCoopers Audit
Marine BARDON Sébastien ARNAULT
Deloitte & Associés
Jérôme LEMIERRE Jérôme-Eric GRAS
La Société a été constituée le 11 décembre 1987 en France, pour une durée de 99 ans, soit jusqu’au 11 décembre 2086.
Elle est immatriculée au Registre du Commerce et des Sociétés de Paris sous le numéro 343 115 135. Son code LEI est le 969500P4HYOPYINEPE06.
Entre les caisses de réassurance mutuelle agricoles à compétence départementale ou régionale qui adhèrent ou qui adhéreront aux présents statuts, il est constitué sous forme de syndicat professionnel, conformément à l’article L. 771-1 du Code rural et de la pêche maritime (loi du 4 juillet 1900), une caisse de réassurance mutuelle agricole à compétence nationale, société d’assurance mutuelle de forme particulière régie par les articles L. 322-26-4 et L. 322-27 du Code des assurances, ainsi que par les dispositions des présents statuts. Peuvent également adhérer aux présents statuts des caisses de réassurance mutuelle agricoles à objet spécialisé.
La Société a pour objet :
et plus généralement, toutes opérations financières, commerciales, industrielles, civiles, immobilières ou mobilières, pouvant se rattacher directement ou indirectement à son objet social et à tous objets similaires ou connexes.
La Société a pour dénomination : Caisse Nationale de Réassurance Mutuelle Agricole Groupama.
Son appellation usuelle est « Groupama Assurances Mutuelles ».
Elle est désignée par les termes « caisse nationale » dans les présents statuts.
Le siège social est fixé au 8-10, rue d’Astorg - 75008 Paris.
Il peut être transféré en tout autre endroit du même département ou d’un département limitrophe par décision du conseil d’administration, sous réserve de ratification de cette décision par la prochaine assemblée générale ordinaire.
La durée de la caisse nationale est fixée à 99 années à compter du 11 décembre 1987, date de son immatriculation au registre du commerce et des sociétés, sauf cas de dissolution anticipée ou de prorogation.
Sont admises à adhérer aux présents statuts les caisses de réassurance mutuelles agricoles constituées sous la forme de syndicat professionnel, conformément à l’article L. 771-1 du Code rural et de la pêche maritime, et régies par les articles L. 322-26-4 et L. 322-27 du Code des assurances.
Pour être admises et demeurer adhérentes, ces caisses doivent :
L’admission a lieu par décision du conseil d’administration, lequel se prononce sans être tenu de donner les motifs de sa décision.
Le nombre minimal de caisses adhérentes est fixé à sept.
Les caisses adhérentes s’engagent à réassurer toutes leurs opérations auprès de la caisse nationale, et cette dernière s’engage à les accepter, en application d’un Règlement général de réassurance valant traité de réassurance entre la caisse nationale et chacune des caisses adhérentes.
Le Règlement général de réassurance doit à la fois permettre à la caisse nationale de recevoir un aliment suffisant pour une bonne compensation des risques pris en charge et l’exécution de ses engagements et aux caisses cédantes de bénéficier d’une réassurance tenant compte de leurs besoins, de leur situation et de la nature de leurs opérations.
Il comporte une clause prévoyant la substitution de la caisse nationale à chaque caisse réassurée dispensée d’agrément administratif conformément à l’article R. 322-132 du Code des assurances pour l’ensemble des opérations desdites caisses. Il définira également, lorsque les statuts de la caisse adhérente l’y autorise, les circonstances dans lesquelles le conseil d’administration de la caisse nationale peut fixer les tarifs d’assurance d’une caisse réassurée dispensée d’agrément administratif.
Le Règlement général de réassurance est fixé par une convention de réassurance entre la caisse nationale d’une part et les caisses adhérentes d’autre part. Les caisses adhérentes acceptent de décider pour leur part les modifications du Règlement général de réassurance à la majorité d’entre elles et à se soumettre à cette décision collective dans les conditions prévues à cette convention.
La caisse nationale et les caisses adhérentes s’engagent à participer à un dispositif de solidarité financière réciproque garantissant le taux de couverture du capital de solvabilité requis de chacune des caisses adhérentes et de la caisse nationale.
Une convention entre la caisse nationale d’une part, et les caisses adhérentes d’autre part, fixe les modalités de ce dispositif de solidarité financière ainsi que les autres dispositifs assurant la sécurité de la gestion et l’équilibre financier du réseau.
Les caisses adhérentes acceptent de décider pour leur part les modifications de cette convention à la majorité d’entre elles et à se soumettre à cette décision collective dans les conditions prévues à cette convention.
En cas d’inexécution par une caisse adhérente de ses obligations découlant des présents statuts et notamment de celles qui aux termes de l’article 6 ci-dessus conditionnent la qualité d’adhérente, l’assemblée générale peut prononcer son exclusion par décision prise dans les conditions fixées à l’article 30.
Avant de proposer l’exclusion d’une caisse adhérente à l’assemblée générale, le conseil d’administration entend le Président et le Directeur général de ladite caisse et leur expose le ou les motifs justifiant la sanction envisagée.
Ces motifs sont notifiés à la caisse adhérente avant la réunion de l’assemblée générale dans un délai lui permettant d’assurer sa défense et sont mentionnés dans la convocation.
La décision de l’assemblée générale portant exclusion sera notifiée par lettre recommandée à la caisse intéressée et l’effet de la réassurance cessera à la date fixée par l’assemblée générale sans que le délai entre la notification de l’exclusion et la cessation de la réassurance puisse être inférieur à trois mois.
En ce qui concerne les contrats en cours des caisses réassurées avec clause de substitution, la garantie de la caisse nationale sera maintenue jusqu’à leur expiration normale.
La caisse nationale informera l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution ainsi que les administrations compétentes de la décision d’exclusion dès sa notification à la caisse intéressée, ainsi que de tout autre cas de cessation de la réassurance dès qu’elle en sera elle-même avisée.
La cessation de toute réassurance d’une caisse auprès de la caisse nationale lui fait perdre de plein droit sa qualité de caisse adhérente sans qu’il soit besoin à l’assemblée générale de prononcer son exclusion.
Le fonds d’établissement de la caisse nationale est fixé à 3 617 878 996,80 euros.
Ce fonds a été alimenté par l’émission de 411 824 587 certificats mutualistes d’une valeur nominale unitaire de 8,785 euros résultant de la conversion, conformément à la loi n° 2016-1691 du 9 décembre 2016, des actions détenues par les caisses adhérentes dans la Société lorsqu’elle revêtait la forme d’une société anonyme.
Les ressources de la caisse nationale sont constituées par :
Les charges de la caisse nationale sont constituées par :
La caisse nationale ne peut émettre de certificats mutualistes, dans les conditions prévues par la législation en vigueur, qu’auprès des caisses adhérentes.
Les certificats mutualistes ne sont pas matérialisés. Ils sont inscrits sous forme nominative dans un registre et dans un compte titres tenu par la caisse nationale ou pour son compte par un intermédiaire habilité.
La propriété du certificat mutualiste s’établit par l’inscription en compte du certificat au nom du titulaire.
Le titulaire de certificats mutualistes n’a aucune obligation de payer le passif social au-delà du montant des certificats mutualistes souscrits et seulement en cas de liquidation de la caisse nationale comme il est mentionné à l’article 32 ci-après.
La caisse nationale peut émettre des emprunts, des obligations, des titres participatifs et des titres subordonnés dans les conditions fixées par la législation en vigueur.
L’année sociale a une durée de douze mois. Elle commence le 1er janvier et finit le 31 décembre de chaque année.
À la clôture de chaque exercice comptable, le conseil d’administration établit un rapport de gestion conforme aux dispositions de l’article L. 322-26-2-4 du Code des assurances.
Le compte de résultat qui récapitule les produits et charges de l’exercice fait apparaître par différence, après déduction des amortissements et des provisions, le résultat excédentaire ou déficitaire de l’exercice.
Après prélèvements destinés à la constitution des provisions et réserves obligatoires prescrites par la réglementation en vigueur, l’assemblée générale peut, sur proposition du conseil d’administration, affecter le solde disponible des résultats de l’exercice, augmenté le cas échéant du report à nouveau bénéficiaire, de la manière suivante :
L’assemblée générale fixe le montant et les modalités de cette affectation.
La caisse nationale est administrée par un conseil d’administration, composé au minimum de 15 administrateurs et au maximum de 16 administrateurs, se répartissant selon les deux catégories d’administrateurs suivantes :
Quel que soit son mode de désignation, les fonctions d’un administrateur prennent fin à l’issue de la réunion de l’assemblée générale ordinaire qui statue sur les comptes sociaux de l’exercice écoulé, tenue dans l’année au cours de laquelle expire son mandat.
La limite d’âge pour l’exercice des fonctions d’administrateur est fixée au soixante-cinquième (65e) anniversaire, étant précisé qu’un membre du conseil d’administration sera réputé démissionnaire d’office à l’issue de l’assemblée générale ordinaire réunie l’année de son soixante-cinquième anniversaire.
Pour chaque siège à pourvoir, le mode de scrutin est celui prévu par les dispositions légales.
Les élections pourront avoir lieu par voie électronique.
En cas de vacance par décès, démission, révocation, rupture du contrat de travail ou pour toute autre cause que ce soit d’un poste d’administrateur élu par les salariés, le siège vacant est pourvu selon les dispositions de l’article L. 225-34 du Code de commerce.
Si, après application de cet article, pour quelque raison que ce soit, le nombre effectivement pourvu de sièges d’administrateurs élus devient inférieur à deux avant le terme normal du mandat de ces administrateurs, les sièges non pourvus demeurent vacants jusqu’à ce terme et le conseil d’administration continue jusque-là , à se réunir et délibérer valablement.
Les élections sont organisées tous les quatre (4) ans, de telle manière qu’un deuxième tour puisse avoir lieu au plus tard quinze jours avant le terme normal du mandat des administrateurs sortants.
La date du 1er tour de scrutin doit être affichée au moins six semaines avant. La liste des électeurs doit être affichée au moins cinq semaines avant la date du 1er tour.
Les délais à respecter des autres opérations électorales, pour chaque tour de scrutin, sont les suivants :
Les candidats ou listes de candidats peuvent être présentés soit par une ou plusieurs organisations syndicales représentatives, soit par le vingtième des électeurs ou, si le nombre de ceux-ci est supérieur à deux mille, par cent d’entre eux.
Chaque candidature doit comporter, outre le nom du candidat, celui de son remplaçant éventuel. Le candidat et son remplaçant sont de sexe différent.
Le scrutin se déroule aux mêmes dates sur l’ensemble des sites de la caisse nationale sur le lieu de travail et pendant les horaires de travail.
Le bureau de vote est composé de trois membres électeurs, la présidence étant assurée par le plus âgé d’entre eux. Le bon déroulement des opérations de vote est placé sous sa responsabilité.
Le dépouillement a lieu dans le bureau de vote et immédiatement après la clôture du scrutin ; le procès-verbal est établi dès la fin des opérations de dépouillement.
En cas d’égalité des voix, le candidat dont le contrat de travail est le plus ancien est déclaré élu.
Les administrateurs élus par le personnel salarié entrent en fonction lors de la réunion du conseil d’administration tenue après l’assemblée générale ordinaire qui statue sur les comptes sociaux de l’exercice écoulé.
Les modalités de scrutin non précisées par les articles L. 225-28, L. 225-29, premier alinéa et L. 225-30 à L. 225-34 du Code de commerce, ou par les présents statuts, sont arrêtées par la direction générale après consultation des organisations syndicales représentatives.
Le conseil d’administration élit un Président parmi ses membres personnes physiques sur proposition du conseil d’orientation mutualiste. La durée des fonctions du Président est de trois ans sans pouvoir excéder celle de son mandat d’administrateur.
Le Président est rééligible. Le conseil d’administration peut le révoquer à tout moment.
Il peut lui être alloué une rémunération dont le montant est déterminé par le conseil d’administration.
Si le Président en fonction atteint l’âge limite de 65 ans fixée pour l’exercice de ses fonctions d’administrateur, ses fonctions prennent fin à l’issue de l’assemblée générale ordinaire réunie l’année de son soixante-cinquième anniversaire.
Le Président organise et dirige les travaux du conseil d’administration dont il rend compte à l’assemblée générale. Il veille au bon fonctionnement des organes de la caisse nationale et s’assure en particulier que les administrateurs sont en mesure de remplir leur mission.
Le conseil d’administration peut nommer parmi ses membres un Vice-Président personne physique dont les fonctions consistent, en cas d’empêchement du Président, à convoquer et à présider les séances du conseil, ainsi qu’à présider l’assemblée générale.
Le conseil d’administration se réunit aussi souvent que l’intérêt de la caisse nationale l’exige, sur convocation du Président, au siège social ou en tout autre endroit indiqué par la convocation.
Lorsqu’il ne s’est pas réuni depuis plus de deux mois, le tiers au moins des membres du conseil d’administration peut demander au Président de convoquer celui-ci sur un ordre du jour déterminé. Le Directeur général peut également demander au Président de convoquer le conseil d’administration sur un ordre du jour déterminé. Le Président est lié par les demandes qui lui sont adressées en vertu du présent alinéa.
En cas d’empêchement temporaire ou de décès du Président, le conseil d’administration peut déléguer un administrateur dans les fonctions du Président. En cas d’empêchement temporaire, cette délégation est donnée pour une durée limitée. Elle est renouvelable. En cas de décès, elle vaut jusqu’à l’élection du nouveau Président.
Les administrateurs sont convoqués par lettre ou par tout autre moyen.
Dans les conditions prévues par la loi, et sur décision du Président du conseil d’administration, les réunions peuvent se tenir par des moyens de visioconférence ou de télécommunication. Les administrateurs qui participent aux réunions du conseil d’administration par des moyens de visioconférence ou de télécommunication sont réputés présents pour le calcul du quorum et de la majorité.
Ces moyens de visioconférence ou de télécommunication doivent satisfaire à des caractéristiques techniques permettant l’identification des membres et garantissant leur participation effective à la réunion du conseil d’administration, dont les délibérations sont retransmises de façon continue. Ces moyens transmettent au moins le son de la voix des participants et satisfont à des caractéristiques techniques permettant la retransmission continue et simultanée des délibérations.
Les réunions du conseil d’administration sont présidées par le Président ou par le Vice-Président, à défaut, par un administrateur désigné à cet effet en début de séance.
Le conseil d’administration ne délibère valablement que si la moitié au moins de ses membres sont présents.
Le Directeur général participe aux séances du conseil d’administration.
Un représentant du comité d’établissement assiste aux séances du conseil d’administration dans les conditions prévues par la législation en vigueur.
Les commissaires aux comptes sont convoqués en même temps que les administrateurs à toutes les réunions du conseil d’administration qui examinent ou arrêtent les comptes annuels ou intermédiaires.
À l’initiative du Président du conseil d’administration, des membres de la direction, les commissaires aux comptes ou d’autres personnes extérieures à la Société ayant une compétence particulière au regard des sujets inscrits à l’ordre du jour peuvent assister à tout ou partie d’une séance du conseil.
Un administrateur peut donner, par écrit, mandat à un autre administrateur de le représenter à une séance du conseil d’administration.
Chaque administrateur ne peut disposer, au cours d’une même séance, que d’une seule des procurations reçues par application de l’alinéa précédent.
Les délibérations sont prises à la majorité des membres du conseil d’administration présents, réputés présents ou représentés. En cas de partage des voix, celle du Président de séance est prépondérante.
Le secrétariat du conseil est assuré par un membre de la direction désigné par le Président.
Les procès-verbaux sont dressés et les copies ou extraits sont délivrés et certifiés conformément aux dispositions de l’article R. 322-55-4 du Code des assurances.
Le conseil d’administration détermine les orientations de l’activité de la caisse nationale et veille à leur mise en œuvre. Sous réserve des pouvoirs expressément attribués à l’assemblée générale et dans la limite de l’objet social, il se saisit de toute question intéressant la bonne marche de la Société et règle par ses délibérations les affaires qui la concernent. Il procède aux contrôles et vérifications qu’il juge opportuns.
Les décisions suivantes sont soumises à l’autorisation préalable du conseil d’administration :
En outre, doit être prise à la majorité des 2/3 des membres, la décision de résiliation de la convention de réassurance à l’initiative de la caisse nationale.
Sont également soumises à l’autorisation du conseil d’administration les opérations suivantes dans la mesure où elles dépassent, pour chacune des catégories ci-après, un montant unitaire fixé par le conseil d’administration :
Le conseil d’administration peut conférer à un ou plusieurs de ses membres ou à des tiers tous mandats spéciaux pour un ou plusieurs objets déterminés. Tous pouvoirs délégués par le conseil d’administration sont revêtus de la signature du Président ou du Vice-Président ou de deux administrateurs.
Le conseil peut décider la création de comités chargés d’étudier les questions que lui-même ou son Président soumet, pour avis, à leur examen. Il fixe la composition et les attributions des comités qui exercent leur activité sous sa responsabilité.
Les fonctions des administrateurs représentant les caisses adhérentes sont gratuites. Cependant, le conseil d’administration peut décider de leur allouer des indemnités, y compris sous forme d’indemnités de retraite, dans des limites fixées par l’assemblée générale, et de rembourser leurs frais de déplacement, de séjour et de garde d’enfant.
Les administrateurs ne représentant pas les caisses adhérentes élus par l’assemblée générale perçoivent une rémunération pour l’exercice de leur mandat dont le montant est déterminé par le conseil d’administration dans les limites fixées par l’assemblée générale.
La direction générale de la caisse nationale est assumée sous le contrôle du conseil d’administration et dans le cadre des orientations arrêtées par celui-ci par une personne physique nommée par le conseil et portant le titre de Directeur général.
Le Directeur général est investi des pouvoirs les plus étendus pour agir en toutes circonstances au nom de la caisse nationale. Il exerce ces pouvoirs dans la limite de l’objet social et sous réserve de ceux que la loi attribue expressément aux assemblées générales et au conseil d’administration. Il représente la caisse nationale dans ses rapports avec les tiers et dispose de tous pouvoirs à l’effet de représenter la caisse nationale devant toute juridiction, avec faculté de sous-délégation.
La caisse nationale est engagée même par les actes du Directeur général qui ne relèvent pas de l’objet social, à moins qu’elle ne prouve que le tiers savait que l’acte dépassait cet objet ou qu’il ne pouvait l’ignorer compte tenu des circonstances, étant exclu que la seule publication des statuts suffise à constituer cette preuve.
Le conseil d’administration peut, dans la limite d’un montant total qu’il fixe, autoriser le Directeur général à donner des cautions, avals ou garanties au nom de la caisse nationale. Cette autorisation peut également fixer, par engagement, un montant au-delà duquel la caution, l’aval ou la garantie de la caisse nationale ne peut être donné. Lorsqu’un engagement dépasse l’un ou l’autre des montants ainsi fixés, l’autorisation du conseil d’administration est requise dans chaque cas.
Il est responsable civilement et pénalement des actes de sa gestion, conformément aux dispositions législatives en vigueur.
Le conseil d’administration détermine la rémunération du Directeur général et fixe les modalités de son contrat de travail s’il s’agit d’un dirigeant salarié.
Le Directeur général est révocable à tout moment par le conseil d’administration. Au cas où il aurait conclu avec la caisse nationale un contrat de travail, sa révocation n’a pas pour effet de résilier ce contrat. Si elle est décidée sans juste motif, elle peut donner lieu à dommages-intérêts.
Sur proposition du Directeur général, le conseil d’administration peut nommer une ou plusieurs personnes physiques chargées d’assister le Directeur général, avec le titre de Directeur général délégué. Leur nombre ne peut pas dépasser cinq. Leurs pouvoirs sont fixés par le conseil d’administration en accord avec le Directeur général. Ils disposent, à l’égard des tiers, des mêmes pouvoirs que le Directeur général.
Le conseil d’administration détermine leur rémunération et fixe les modalités de leur contrat de travail s’il s’agit de dirigeants salariés.
Ils sont révocables à tout moment par le conseil d’administration, sur proposition du Directeur général. Au cas où ils auraient conclu avec la caisse nationale un contrat de travail, leur révocation n’a pas pour effet de résilier ce contrat. Si elle est décidée sans juste motif, elle peut donner lieu à dommages-intérêts.
Nul ne peut être nommé Directeur général ou Directeur général délégué s’il est âgé de 65 ans ou plus. Si le Directeur général ou un Directeur général délégué en fonction atteint l’âge de 65 ans, ses (leurs) fonctions prennent fin à l’issue de la plus prochaine assemblée générale ordinaire statuant sur les comptes de l’exercice écoulé.
Les dispositions de l’article R. 322-57 du Code des assurances sont applicables aux conventions intervenant directement ou par personne interposée, entre la caisse nationale et l’un de ses administrateurs ou dirigeants salariés, ou entre la caisse nationale et une entreprise, si l’un des administrateurs ou dirigeant salarié de la caisse nationale est propriétaire, associé indéfiniment responsable, gérant, administrateur, membre du conseil de surveillance ou, de façon générale, dirigeant de cette entreprise.
Il en est de même des conventions auxquelles une des personnes visées à l’alinéa précédent est indirectement intéressée.
L’assemblée générale ordinaire peut nommer, sur proposition du conseil d’administration, des censeurs, dont le nombre ne peut excéder six.
En cas de vacance par décès ou démission, d’un ou plusieurs sièges de censeurs, le conseil d’administration peut procéder à des nominations à titre provisoire, sous réserve de la ratification par la plus prochaine assemblée générale ordinaire.
Les censeurs, qui sont des personnes physiques choisies à raison de leur compétence, forment un collège.
Ils sont nommés pour une durée de six ans prenant fin à l’issue de l’assemblée statuant sur les comptes de l’exercice écoulé et tenue dans l’année au cours de laquelle expirent leurs fonctions.
L’assemblée générale ordinaire peut, en toutes circonstances, révoquer un ou plusieurs censeurs et procéder à leur remplacement, même si cette révocation ne figure pas à l’ordre du jour.
Les censeurs sont convoqués aux séances du conseil d’administration et prennent part aux délibérations, avec voix consultative, sans toutefois que leur absence puisse nuire à la validité de ces délibérations.
Ils peuvent percevoir une rémunération fixée par le conseil d’administration pour les services rendus à la caisse nationale.
Le conseil d’orientation mutualiste est composé de personnes physiques représentant toutes les caisses adhérentes.
Les caisses régionales métropolitaines adhérentes sont représentées chacune par cinq membres, à savoir :
En désignant leurs représentants au conseil d’orientation mutualiste, les caisses régionales métropolitaines adhérentes s’efforcent d’atteindre un objectif de mixité de leur représentation entre les femmes et les hommes. Le règlement intérieur du conseil d’orientation mutualiste détermine les cas dans lesquels la désignation d’un membre par une caisse régionale métropolitaine adhérente pourra être refusée par le bureau du conseil d’orientation mutualiste à défaut pour celle-ci d’avoir suffisamment pris en compte cet objectif en désignant ses représentants.
La condition d’âge et l’objectif de mixité mentionnés ci-dessus ne sont pas applicables aux premiers membres désignés pour constituer le conseil d’orientation mutualiste après la transformation de la Société en caisse de réassurance mutuelle agricole.
Les caisses de réassurance des départements d’outre-mer et les caisses de réassurance spécialisées adhérentes sont chacune représentées par le Président de leur conseil d’administration.
Sur proposition du conseil d’administration, le conseil d’orientation mutualiste peut admettre, en qualité de membre associé, le représentant d’une entreprise mutualiste ou à gestion paritaire ayant noué un partenariat avec Groupama. Il peut être mis fin à tout moment à la qualité de membre associé par décision du conseil d’administration.
Les membres du conseil d’orientation mutualiste siégeant en qualité de Président de leur caisse adhérente siègent aussi longtemps qu’ils conservent cette qualité.
Les autres membres du conseil d’orientation mutualistes sont désignés pour un mandat de six ans renouvelable. La condition d’âge prévue à l’article 22 des présents statuts n’est pas applicable en cas de renouvellement. Si à la date du renouvellement de son mandat un membre du conseil d’orientation mutualiste est âgé de plus de 59 ans, la durée du mandat ainsi renouvelé sera limitée à la durée restant à courir jusqu’à l’assemblée générale de la caisse nationale réunie l’année de son 65e anniversaire.
Le mandat de membre du conseil d’orientation mutualiste cesse automatiquement avant le terme de six ans dans les cas suivants :
Le conseil d’orientation mutualiste a pour mission :
Le conseil d’orientation mutualiste exerce ses missions sous forme d’avis, de recommandations et de propositions d’actions. Leur mise en œuvre est décidée par les organes d’administration et de direction compétents de la caisse nationale.
Il peut notamment proposer que la caisse nationale adhère ou apporte un soutien financier à toutes organisations professionnelles, tous groupements ou sociétés d’intérêt agricole intervenant dans les territoires où les caisses adhérentes exercent leur activité, établisse et développe des relations permanentes avec les organisations professionnelles des différentes catégories de sociétaires au niveau national, européen et international.
Il s’appuie pour ses travaux sur les moyens mis à sa disposition par la direction générale.
Le Président du conseil d’administration préside de droit le conseil d’orientation mutualiste.
En sa qualité de Président du conseil d’administration de la caisse nationale, il assure la représentation politique permanente de celle-ci auprès des organisations professionnelles représentatives des différentes catégories de sociétaires, des pouvoirs publics et des administrations, ainsi qu’auprès des caisses adhérentes.
Il délègue des pouvoirs de représentation politique permanente au Président délégué et aux Vice-Présidents dans un ou plusieurs domaines déterminés. Il peut aussi déléguer partie desdits pouvoirs à tout membre du conseil d’orientation mutualiste.
Le Président convoque le conseil d’orientation mutualiste et en dirige les travaux.
En cas d’empêchement, il est remplacé par le Président délégué, ou l’un des Vice-Présidents.
Le bureau du conseil d’orientation mutualiste est composé du Président du conseil d’administration des caisses régionales métropolitaines et d’un Président délégué ou d’un Vice-Président de chacune desdites caisses désigné comme membre du conseil d’orientation mutualiste ainsi qu’il est mentionné à l’article 22 des présents statuts.
Chaque caisse régionale métropolitaine désigne le Président délégué ou le Vice-Président membre du conseil d’orientation mutualiste qu’elle souhaite voir siéger au bureau.
Le Président délégué du conseil d’orientation mutualiste est élu par le conseil sur proposition du Président parmi les Présidents de caisse régionale métropolitaine pour un mandat de trois ans qui expire à l’issue de l’assemblée générale ordinaire annuelle réunie l’année de l’expiration du mandat.
Les autres membres du bureau Présidents de caisse régionale métropolitaine sont Vice-Présidents du conseil d’orientation mutualiste.
Le bureau prépare les travaux du conseil d’orientation mutualiste et en assure le suivi, notamment le suivi des relations avec les organisations professionnelles agricoles et les autres acteurs de la vie des territoires.
Il se réunit aussi souvent qu’il est nécessaire à l’initiative et sur convocation du Président, ou, à défaut, du Président délégué, ou d’un Vice-Président. Nul ne peut se faire représenter au sein du bureau ni voter par procuration. Les délibérations sont adoptées à la majorité absolue des voix des membres en exercice.
Le comité des Présidents, composé du Président, du Président délégué et des sept Vice-Présidents, assure le suivi régulier de l’activité du conseil d’orientation mutualiste et prépare les travaux du bureau.
Le conseil d’orientation mutualiste se réunit au moins quatre fois par an sur convocation du Président ou, en cas d’empêchement de celui-ci, du Président délégué ou d’un Vice-Président.
Sur décision du Président, les réunions peuvent se tenir par des moyens de visioconférence ou de télécommunication.
Ces moyens de visioconférence ou de télécommunication doivent satisfaire à des caractéristiques techniques permettant l’identification des membres et garantissant leur participation effective à la réunion du conseil d’orientation mutualiste, dont les délibérations sont retransmises de façon continue. Ces moyens transmettent au moins le son de la voix des participants et satisfont à des caractéristiques techniques permettant la retransmission continue et simultanée des délibérations.
Chaque membre dispose d’une voix, à l’exception des membres associés dont la voix est simplement consultative. Nul ne peut se faire représenter au sein du conseil ni voter par procuration.
Les délibérations sont adoptées à la majorité absolue des voix des membres en exercice.
Les membres du conseil d’orientation mutualiste qui participent aux réunions de celui-ci par des moyens de visioconférence ou de télécommunication sont réputés présents pour le calcul du quorum et de la majorité.
Il est établi, pour chaque séance du conseil d’orientation mutualiste, une feuille de présence. Les délibérations sont constatées par des procès-verbaux portés sur un registre signés par le Président et le secrétaire de séance.
Le conseil peut créer en son sein toute commission ou groupe de travail, à titre temporaire ou permanent, chargé d’étudier ou de suivre un thème en rapport avec ses missions, et plus généralement faire appel dans ces commissions ou groupes de travail à toute personne dont la compétence éclairerait utilement ses travaux.
De même, pour contribuer à ses réflexions, le conseil ou le bureau peut entendre le Directeur général d’une caisse adhérente chargé par la caisse nationale d’une mission sur un sujet particulier.
En fonction du sujet, le Président peut décider d’inviter un représentant d’une ou plusieurs organisations professionnelles représentatives des différentes catégories de sociétaires des caisses locales à assister au conseil d’orientation mutualiste en qualité d’auditeur.
Le conseil établit un rapport d’activité annuel ainsi qu’un rapport sur le programme d’actions prévisionnelles, lesquels sont présentés à l’assemblée générale annuelle.
Le conseil d’orientation mutualiste peut être informé des principales mesures prises en application des dispositions relatives au fonctionnement du Groupe et du réseau, notamment celles relatives aux règles de nomination et de révocation des Directeurs généraux et de révocation des conseils d’administration des caisses adhérentes et des caisses locales.
Les fonctions de membre du conseil d’orientation mutualiste sont gratuites.
Cependant, en leur qualité de mandataires mutualistes, le conseil d’administration peut décider d’allouer des indemnités aux membres du conseil d’orientation mutualiste, y compris sous forme d’indemnités de retraite, dans des limites fixées par l’assemblée générale, et de rembourser leurs frais de déplacement, de séjour et de garde d’enfant.
Le conseil d’orientation mutualiste adopte un règlement intérieur précisant les modalités d’application du titre V des présents statuts.
Le contrôle est exercé par un ou plusieurs commissaires aux comptes titulaires nommés et exerçant leur mission conformément à la loi.
L’assemblée générale se compose des délégués désignés par les conseils d’administration des caisses adhérentes parmi leurs membres ou parmi les membres des conseils d’administration des caisses locales d’assurances mutuelles agricoles de leur circonscription ; elle représente l’universalité des caisses adhérentes et ses décisions sont obligatoires pour toutes, même pour celles qui ne seraient ni présentes ni représentées. Chaque délégué dispose d’une voix.
Chaque membre du conseil d’administration assiste à ladite assemblée avec voix consultative à moins qu’il ne soit délégué d’une caisse adhérente, auquel cas il a voix délibérative.
Le Directeur général, le cas échéant le Directeur général délégué, et tous autres membres du personnel de direction autorisés par le Président du conseil d’administration, assistent avec voix consultative aux réunions de l’assemblée générale.
Toute caisse adhérente a droit à un délégué à l’assemblée générale.
Les caisses dont le montant de cotisations cédées dépasse 10 (dix) millions d’euros sans excéder 100 (cent) millions d’euros ont droit à 4 (quatre) délégués.
Les caisses dont le montant de cotisations cédées dépasse 100 (cent) millions d’euros ont droit à 25 (vingt-cinq) délégués.
Sur décision du conseil d’administration, les membres de l’assemblée générale peuvent être invités à participer aux assemblées générales (1) physiquement (en personne ou par mandataire), (2) par des moyens de visioconférence ou de télécommunication et/ou (3) par voie de vote à distance par correspondance ou par voie électronique, dans les conditions exposées ci-dessous.
Tout délégué membre de l’assemblée générale peut se faire représenter par un autre délégué membre de ladite assemblée porteur d’un pouvoir ; aucun délégué ne peut cependant représenter plus de cinq membres de l’assemblée générale.
Un délégué porteur de pouvoirs doit les déposer au siège de la caisse nationale et les y faire enregistrer cinq jours au moins avant la réunion de l’assemblée générale, faute de quoi ces pouvoirs sont nuls et de nul effet.
Sont réputés présents pour le calcul du quorum et de la majorité, les membres participant à l’assemblée générale par des moyens de visioconférence ou de télécommunication, conformément aux dispositions réglementaires applicables et aux conditions qu’elles prévoient.
Sont réputés présents pour le calcul du quorum et de la majorité, les membres votant à distance, par correspondance ou par voie électronique (y compris internet) dans les conditions énoncées ci-dessous.
Dans cette hypothèse, la Société met à la disposition des membres le formulaire de vote à distance, dans les conditions prévues par la réglementation.
En cas de vote à distance par correspondance ou par voie électronique préalablement à l’assemblée générale, le membre renseigne un formulaire de vote conformément aux dispositions réglementaires applicables.
Pour être pris en compte :
Ce formulaire comporte la signature électronique du membre résultant d’un procédé fiable d’identification de ce dernier, garantissant son lien avec le formulaire de vote à distance auquel elle s’attache.
Sur décision du conseil d’administration, un dispositif de vote par voie électronique à distance et pendant la séance de l’assemblée générale pourra également être mis en place. Dans cette hypothèse, les membres pourront être invités à voter par voie électronique, dans le respect du vote et de la sincérité du scrutin, et conformément aux dispositions réglementaires applicables et aux conditions qu’elles prévoient.
Le conseil d’administration peut à toute époque convoquer l’assemblée générale.
L’assemblée générale est convoquée par courrier postal ou courrier électronique, adressé quinze jours au moins avant la date de la réunion aux délégués. Les convocations doivent mentionner l’ordre du jour.
Les réunions ont lieu au siège social ou dans un autre lieu précisé dans l’avis de convocation.
L’ordre du jour de chaque réunion est arrêté par le conseil d’administration. Il n’y est porté que les questions émanant, soit du conseil d’administration, soit d’une caisse adhérente à la condition que celle-ci ait communiqué sa demande vingt-cinq jours au moins avant la réunion de l’assemblée.
L’assemblée ne peut délibérer que sur les questions portées à l’ordre du jour.
L’assemblée générale est présidée par le Président du conseil d’administration ou à défaut par le Vice-Président du conseil d’administration ou à défaut par un administrateur désigné par le conseil.
L’assemblée générale nomme deux scrutateurs parmi les délégués. Le bureau de l’assemblée ainsi composé désigne le secrétaire qui peut être pris en dehors des délégués.
Il est tenu une feuille de présence qui est certifiée par le bureau.
Les délibérations de l’assemblée sont constatées par des procès-verbaux transcrits sur un registre spécial et signés par le Président et le secrétaire.
Les copies ou extraits de procès-verbaux des délibérations des assemblées sont certifiés conformes par le Président ou par le Vice-Président du conseil d’administration, ou par deux administrateurs ou par le Directeur général.
L’assemblée générale ordinaire se réunit de droit une fois par an, au plus tard au cours du second trimestre, sur convocation du conseil d’administration envoyée par le Président du conseil.
L’assemblée générale entend le rapport du conseil d’administration ainsi que celui du ou des commissaires aux comptes et, le cas échéant, le rapport spécial sur les conventions autorisées prévu par l’article 20 ainsi que tout rapport spécial qui serait exigé par la réglementation en vigueur. Elle discute, approuve, rejette ou modifie le bilan et tous les comptes présentés par le conseil d’administration et affecte le résultat de l’exercice.
L’assemblée générale nomme les administrateurs et le ou les commissaires aux comptes dans les conditions prévues par les présents statuts. Elle est aussi compétente pour nommer, le cas échéant, les censeurs de l’article 21 des statuts.
Elle fixe le montant maximum global des indemnités que le conseil d’administration peut allouer annuellement aux administrateurs et aux membres du conseil d’orientation mutualiste ainsi que le montant maximum global des rémunérations que le conseil d’administration peut allouer aux administrateurs ne représentant pas les caisses adhérentes élus par l’assemblée générale.
Le Président informe chaque année l’assemblée générale du montant des rémunérations et indemnités effectivement allouées, des frais remboursés et des avantages de toute nature versés durant l’exercice à chaque mandataire social visé par l’article R. 322-55-1 I du Code des assurances, par la caisse nationale et par les sociétés qu’elle contrôle au sens de l’article L. 233-16 du Code de commerce.
L’assemblée générale autorise l’émission de certificats mutualistes et en fixe les caractéristiques essentielles. Elle peut, dans ce cadre, déléguer au conseil d’administration les pouvoirs nécessaires pour en arrêter les modalités pratiques. Le conseil d’administration lui rend compte de l’exercice de cette délégation à la plus prochaine assemblée générale.
L’assemblée générale fixe annuellement lors de l’approbation des comptes la rémunération des certificats mutualistes dans les limites fixées par la loi. Elle peut décider de payer cette rémunération en certificats mutualistes aux titulaires de certificats qui en font la demande selon les modalités fixées par le conseil d’administration.
L’assemblée générale peut autoriser le conseil d’administration à racheter à leur valeur nominale des certificats mutualistes émis par la caisse nationale dans le cadre d’un programme annuel de rachats approuvé par l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution et sous réserve des dispositions réglementaires prescrivant la suspension des rachats dans le cas où le capital de solvabilité requis de l’entreprise d’assurance ne serait pas respecté ou dans le cas où les rachats entraîneraient un tel non-respect.
L’assemblée générale délibère valablement si le quart au moins des délégués, représentant le quart au moins des caisses adhérentes, sont présents ou représentés. Si elle ne réunit pas ce nombre, elle est de nouveau convoquée sur le même ordre du jour dans les formes et délais prescrits par l’article 28 ; elle délibère alors valablement quel que soit le nombre des délégués présents ou représentés.
Les décisions sont prises à la majorité des délégués présents ou représentés.
Toutefois, l’exclusion d’une caisse adhérente est prise à la majorité des deux tiers des délégués présents ou représentés par un vote à bulletin secret.
L’assemblée générale peut modifier les statuts dans toutes leurs dispositions. Elle peut décider la dissolution anticipée de la caisse nationale.
L’assemblée générale délibère valablement si la moitié au moins des délégués, représentant la moitié au moins des caisses adhérentes, sont présents ou représentés. Si elle ne réunit pas ce nombre, elle est de nouveau convoquée sur le même ordre du jour dans les formes et délais prescrits par l’article 28 ; elle délibère alors valablement si le tiers au moins des délégués, représentant au moins le tiers des caisses adhérentes, sont présents ou représentés.
Les décisions sont prises à la majorité des deux tiers des délégués présents ou représentés.
Sauf prorogation décidée par l’assemblée générale extraordinaire, la caisse nationale est dissoute à l’expiration du terme fixé par les statuts. La dissolution pourra également intervenir à tout moment par décision de l’assemblée générale extraordinaire.
L’assemblée règle le mode de liquidation et nomme un ou plusieurs liquidateurs dont elle détermine les pouvoirs et qui exercent leurs fonctions conformément à la loi.
Après désintéressement de tous les créanciers privilégiés, chirographaires et subordonnés, les certificats mutualistes sont remboursés à la valeur nominale du certificat, réduite, le cas échéant, à due concurrence de l’imputation des pertes sur le fond d’établissement, étant précisé que préalablement à cette réduction, les pertes seront imputées sur les réserves.
L’actif net, après extinction du passif social et remboursement des certificats mutualistes, sera dévolu aux caisses adhérentes au prorata des certificats mutualistes qu’elles détenaient avant remboursement.
Sans préjudice de l’article 25.5 des présents statuts, le conseil d’administration établit un règlement intérieur fixant les règles de fonctionnement des organes sociaux qui ne relèvent pas des statuts.
L’adhésion aux statuts emporte de plein droit adhésion au règlement intérieur.
Tout différend qui, pendant la durée de la caisse nationale ou lors de sa liquidation, s’élèverait soit entre la caisse nationale et une ou plusieurs caisses adhérentes, soit entre les caisses adhérentes elles-mêmes à propos des affaires de la caisse nationale, sera soumis à la médiation. Le médiateur sera désigné en commun par les parties en cas de désaccord bipartite ; en cas de désaccord multipartite, soit un seul médiateur sera désigné en commun par les parties, soit deux médiateurs seront désignés, l’un par le ou les demandeur(s), l’autre par le ou les défendeur(s).
Après désignation du ou des médiateurs, une convention de médiation sera conclue entre les parties à la médiation et le ou les médiateurs désignés, afin de régir la procédure de médiation, étant d’ores et déjà précisé que la médiation ne saurait excéder une durée de trois mois à compter de la désignation du ou des médiateurs, sauf accord des parties, et que l’ensemble de la procédure comme des pièces échangées seront couverts par la confidentialité.
Les autres modalités de la procédure seront réglées par les articles 1532 à 1535 du Code de procédure civile.
La médiation sera réputée terminée dans les cas suivants :
En cas d’échec de la médiation, le différend sera réglé par voie d’arbitrage devant une instance arbitrale composée de trois arbitres. Conjointement le (ou les) demandeur(s) et le (ou les) défendeur(s), quel que soit le nombre de parties au différend, désigneront chacun un arbitre.
La ou les partie(s) la (les) plus diligente(s) qui prendra (ont) l’initiative de recourir à l’arbitrage en donnera (ont) notification à la ou aux autres partie(s) par lettre recommandée avec accusé de réception en indiquant les coordonnées de son (leur) arbitre choisi. En cas de pluralité de demandeurs, si ces derniers ne parviennent pas à se mettre d’accord sur le nom d’un arbitre, celui-ci sera désigné par le Président du tribunal judiciaire de Paris statuant en référé saisi par la partie la plus diligente.
Dans un délai maximum de 30 jours à compter de la réception de cette notification, l’autre ou les autres partie(s) devra (ont) notifier à la ou aux partie(s) demanderesse(s) par lettre recommandée avec accusé de réception les coordonnées de l’arbitre qu’elle(s) aura (ont) choisi. À défaut, le Président du tribunal judiciaire de Paris statuant en référé procédera à la désignation de l’arbitre à la demande de l’une des parties défenderesses ou de la ou de l’une des parties demanderesses.
Les arbitres ainsi désignés nommeront, avant examen au fond de la cause, un troisième arbitre qui remplira les fonctions de Président du tribunal arbitral.
En cas de désaccord des arbitres sur la nomination du troisième arbitre dans le délai de 30 jours suivant la réception de la notification de la désignation du second arbitre, le troisième arbitre sera désigné par le Président du tribunal judiciaire de Paris statuant en référé saisi par la partie la plus diligente.
Les arbitres statueront en droit.
La sentence sera rendue en dernier ressort.
Les autres modalités de la procédure seront réglées par les dispositions du titre premier du livre IV du Code de procédure civile.
Le règlement intérieur a pour objet de préciser ou de compléter certaines dispositions réglementaires et statutaires concernant le fonctionnement du conseil d’administration et de la direction générale et de préciser les droits et obligations des administrateurs. Chaque administrateur adhère au présent règlement intérieur par l’acceptation de son mandat.
Le conseil d’administration de Groupama Assurances Mutuelle a adopté, en date du 7 juin 2018, un règlement intérieur afin de détailler les droits et obligations de l’organe central et d’intégrer les adaptations survenues en matière de gouvernance.
En 2024, le règlement intérieur a été modifié afin d’intégrer les missions en lien avec la durabilité confiées au comité stratégique, renommé comité stratégique et durabilité.
Le conseil d’administration, conformément à la loi, détermine les orientations de l’activité de la Caisse Nationale de Réassurance Mutuelle Agricole Groupama (ci-après « Groupama Assurances Mutuelles »), veille à leur mise en œuvre et contrôle la direction générale de la Société. Sous réserve des pouvoirs expressément attribués aux assemblées générales et dans la limite de l’objet social, il se saisit de toute question intéressant la bonne marche de Groupama Assurances Mutuelles et règle, par ses délibérations, les affaires qui la concernent. Il procède, en outre, aux vérifications et contrôles qu’il juge opportuns.
Dans le cadre des pouvoirs conférés à l’organe central visé à l’article L. 322-27-1 du Code des assurances, le conseil d’administration de Groupama Assurances Mutuelles est chargé notamment :
Le conseil est assisté de comités d’études dans l’exercice de ses missions.
Les comités du conseil d’administration ont pour mission d’étudier ou d’assurer le suivi de certaines questions. Ils exercent leur activité sous la responsabilité du conseil d’administration qu’ils éclairent de leurs avis. Un comité d’audit et des risques a été créé en application de l’article L. 823-19 du Code de commerce et de l’article L. 322-3-1 du Code des assurances. En vertu de l’article R. 322-53-1 du Code des assurances, le conseil d’administration a également décidé de créer en son sein un comité des rémunérations et des nominations et un comité stratégique et durabilité. Les missions, la composition et le fonctionnement de chacun de ces comités sont annexés au présent règlement (annexes 1 à 3). Le conseil d’administration s’assure du bon fonctionnement des comités. Le conseil d’administration pourra par ailleurs créer des comités ad hoc chargés d’étudier des questions ponctuelles.
Les membres du conseil d’administration doivent disposer de l’honorabilité et de la compétence requises pour administrer une entreprise d’assurance. Ces conditions sont précisées à la partie II « Droits et obligations de l’administrateur ».
Le conseil d’administration est composé de deux catégories d’administrateurs :
Un administrateur est qualifié d’indépendant lorsqu’il n’entretient aucune relation de quelque nature que ce soit avec Groupama Assurances Mutuelles, son groupe ou sa direction qui puisse compromettre l’exercice de sa liberté de jugement. Ces critères de qualification d’administrateur indépendant sont définis à l’annexe 4 ci-après.
La qualification d’administrateur indépendant doit être débattue par le comité des rémunérations et des nominations et revue chaque année par le conseil d’administration avant la publication du rapport annuel. Le conseil d’administration porte les conclusions de cet examen à la connaissance des caisses adhérentes lors de l’assemblée générale appelée à l’effet de nommer les administrateurs de Groupama Assurances Mutuelles ou de ratifier les nominations intervenues par voie de cooptation par le conseil d’administration.
Par ailleurs, le conseil doit également vérifier annuellement la situation individuelle de chacun des administrateurs au regard de la qualification d’administrateur indépendant et faire état de ses conclusions dans le rapport annuel.
Il est assisté par le comité des rémunérations et des nominations.
Conformément aux dispositions de l’article 21 des statuts de Groupama Assurances Mutuelles, l’assemblée générale peut nommer un ou plusieurs censeurs dans la limite de six.
Toutes les obligations des administrateurs aux termes des présentes sont applicables aux censeurs, y compris lorsque les obligations résultent de dispositions applicables uniquement aux administrateurs.
Le conseil d’administration se réunit au minimum quatre fois par an sur convocation de son Président ou par toute personne qu’il délègue à cet effet. Lorsque le conseil ne s’est pas réuni depuis plus de deux (2) mois, le tiers au moins des membres du conseil peut demander au Président de convoquer celui-ci sur un ordre du jour déterminé. Les convocations sont faites par lettre, télégramme, télécopie, courrier électronique ou verbalement et peuvent être transmises par le Secrétaire général. Le Directeur général peut également demander au Président de convoquer celui-ci sur un ordre du jour déterminé.
Un projet de calendrier des réunions est arrêté au plus tard en décembre pour l’année suivante.
Les administrateurs peuvent demander au Président de convoquer les principaux cadres dirigeants de Groupama Assurances Mutuelles aux réunions du conseil d’administration pour les interroger sur toutes questions liées à l’exercice de leurs missions.
Sont réputés présents pour le calcul du quorum et de la majorité, les administrateurs qui participent à la réunion du conseil par des moyens de visioconférence ou de télécommunication conformément aux dispositions légales et réglementaires et dans les limites qu’elles prévoient.
Ces moyens doivent présenter des caractéristiques techniques garantissant une participation effective à la réunion du conseil et permettre une retransmission continue de ses délibérations.
Toutefois, la participation aux réunions du conseil par voie de visioconférence est exclue pour l’adoption des décisions suivantes :
Le secrétariat du conseil d’administration est assuré par le secrétaire général de Groupama Assurances Mutuelles.
Conformément à la loi et à la réglementation en vigueur, il est tenu un registre de présence qui est signé par les administrateurs participant aux réunions du conseil et indiquant le nom des administrateurs réputés présents au sens de l’article R. 322-55-4 du Code des assurances.
Les procès-verbaux rendent compte des débats aussi complètement que possible.
Les copies ou extraits de procès-verbaux des délibérations sont valablement certifiés par le Président, le Vice-Président appelé à présider les séances en cas d’empêchement du Président, le Directeur général, le secrétaire du conseil ou un fondé de pouvoir habilité à cet effet.
Il est rendu compte dans le rapport sur le gouvernement d’entreprise, joint au rapport de gestion, des conditions de préparation et d’organisation des travaux du conseil, et des limitations de ses pouvoirs, s’il y a lieu.
Afin de permettre la préparation de ce rapport, le conseil d’administration consacre, au moins une fois par an, lors d’une de ses réunions, un point de son ordre du jour à un débat sur son fonctionnement.
Le comité des rémunérations et des nominations est chargé de veiller à la bonne application des recommandations issues des travaux d’évaluation du conseil d’administration et des comités du conseil et d’en rendre compte périodiquement au conseil.
Avant d’accepter ses fonctions, l’administrateur doit prendre connaissance de la législation et de la réglementation liées à sa fonction. Lors de son entrée en fonction, une copie des statuts de Groupama Assurances Mutuelles et du présent règlement intérieur lui sera remise. Le conseil assurera la mise à jour du règlement intérieur pour tenir compte des éventuelles modifications législatives et réglementaires ainsi que de la pratique de place.
La compétence des administrateurs est appréciée par l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution de façon collective en tenant compte de la formation et de l’expérience individuelle de l’ensemble des membres.
Les connaissances et compétences requises par l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution, qui sont appropriées à l’exercice des missions du conseil d’administration, portent sur les marchés de l’assurance, les marchés financiers, la stratégie de l’entreprise et son modèle économique, son système de gouvernance, l’analyse financière et actuarielle et les exigences législatives et réglementaires applicables à l’entreprise et appropriées à l’exercice des missions du conseil d’administration.
Il est demandé aux administrateurs de maintenir en permanence un niveau de compétence satisfaisant aux critères requis par la législation des assurances.
Les administrateurs et les membres des comités spécialisés peuvent être amenés à suivre des formations répondant à ces exigences ou peuvent en prendre l’initiative s’ils le jugent nécessaire.
L’administrateur doit consacrer à ses fonctions le temps et l’attention nécessaires. Il s’engage à assister avec assiduité aux réunions du conseil et des comités dont il est membre et à participer activement à leurs travaux respectifs.
L’administrateur s’engage, s’il estime que la décision éventuelle du conseil d’administration est de nature à nuire à Groupama Assurances Mutuelles, à exprimer clairement son opposition et à utiliser tous les moyens pour convaincre le conseil de la pertinence de sa position.
L’administrateur a une obligation de loyauté envers Groupama Assurances Mutuelles. Il ne doit en aucun cas agir pour son intérêt propre contre celui de Groupama Assurances Mutuelles.
L’administrateur s’engage à ne pas rechercher ou accepter de Groupama Assurances Mutuelles ou du Groupe, directement ou indirectement, des avantages susceptibles d’être considérés comme étant de nature à compromettre son indépendance d’analyse, de jugement et d’action. Il rejettera également toute pression, directe ou indirecte, pouvant s’exercer sur lui et pouvant émaner des autres administrateurs, de créanciers, de fournisseurs et en général de tout tiers.
À ce titre, il s’engage à soumettre au conseil d’administration ainsi qu’au comité d’audit et des risques, conformément à la procédure décrite en annexe 2, préalablement à leur signature, toutes les conventions relevant de l’article R. 322-57 du Code des assurances.
L’administrateur s’interdit en outre :
Il s’assure que sa participation au conseil n’est pas source pour lui ou Groupama Assurances Mutuelles de conflit d’intérêts tant sur le plan personnel qu’en raison des intérêts professionnels qu’il représente. En cas de conflit d’intérêts ponctuel à l’occasion d’un dossier particulier, l’administrateur concerné en informe complètement et préalablement le conseil d’administration ; il est tenu de s’abstenir de participer aux débats et à la prise de décision du conseil sur ce point (il est dans ce cas exclu du calcul du quorum et du vote).
En cas de doute, les administrateurs peuvent consulter le Secrétaire général qui les guidera sur l’application de ces principes.
Le Président, ou le Directeur général de Groupama Assurances Mutuelles, doit communiquer à chaque administrateur tous les documents et informations nécessaires à l’accomplissement de la mission du conseil, c’est-à -dire la prise de décisions relevant de sa compétence et au contrôle de la gestion exercée par la direction.
Le Président ou le Directeur général s’efforcera de communiquer aux administrateurs au plus tard trois jours avant toute réunion, sauf urgence ou circonstances exceptionnelles, un dossier de travail, y compris sous forme dématérialisée, comprenant toute information et tous documents nécessaires permettant aux administrateurs de participer aux délibérations du conseil de manière éclairée et d’intervenir de manière utile sur les points à l’ordre du jour.
En l’absence d’information ou en cas de communication d’informations jugées incomplètes, les administrateurs demanderont au Président ou au Directeur général les informations qu’ils estiment indispensables à leur participation aux réunions du conseil d’administration.
En dehors des réunions du conseil, le Président ou le Directeur général est tenu de communiquer aux administrateurs, dès qu’il en aura eu connaissance, les informations et documents nécessaires à l’accomplissement de leur mission, sans qu’il puisse leur opposer le secret des affaires, les administrateurs ayant une obligation de confidentialité.
Les demandes de documents et d’informations des administrateurs sont adressées au Secrétaire général qui les transmet au Directeur général. La liste des documents demandés par les administrateurs fait l’objet d’un point à l’ordre du jour de la réunion du conseil d’administration la plus proche ; cette liste est reprise dans le procès-verbal de ladite réunion.
Pour des raisons de confidentialité, le Président ou le Directeur général pourra juger préférable de mettre les documents demandés à la disposition des administrateurs au siège de la Société.
S’il estime que la demande d’information excède la mission de l’administrateur ou est susceptible de soulever un problème de conflit d’intérêts, le Président ou le Directeur général, après en avoir informé l’administrateur concerné, peut consulter préalablement à toute réponse, le Président du comité d’audit et des risques pour recueillir son avis.
Les candidats aux postes d’administrateur sont tenus d’informer le conseil d’administration des mandats d’administrateur, de Président, de Président du conseil d’administration, de Directeur général, de membre du conseil de surveillance et de directoire, de Président de directoire et de Directeur général unique qu’ils exercent dans d’autres sociétés d’assurance mutuelles, de réassurance mutuelles ou de groupe d’assurance mutuelle ou de sociétés anonymes ayant leur siège social en France et ce, aux fins de permettre au conseil d’administration, assisté du comité des rémunérations et des nominations, de vérifier que les candidats, s’ils venaient à être élus, respectent les limitations de cumul telles que prévues par le droit français.
Les administrateurs sont tenus d’informer le conseil de leur nomination en qualité d’administrateur, de Président, de Président du conseil d’administration, de Directeur général, de membre du conseil de surveillance et de directoire, de Président de directoire et de Directeur général unique dans les sociétés mentionnées ci-dessus dans un délai de cinq jours à compter de leur nomination.
Les administrateurs sont, en outre, tenus de communiquer, dans un délai d’un mois suivant la clôture de l’exercice écoulé, la liste des mandats qu’ils ont occupés lors de l’exercice écoulé en vue de l’établissement du rapport de gestion.
Les administrateurs, de même que toute personne appelée à assister à tout ou partie des réunions du conseil d’administration et des comités, sont tenus à une obligation de discrétion sur le déroulement et le contenu des délibérations.
Les administrateurs doivent en particulier conserver le secret à l’égard des informations répondant à la définition des informations financières, ou autres susceptibles d’intéresser les tiers et notamment les concurrents de Groupama Assurances Mutuelles ou du Groupe, ou présentant un caractère confidentiel et données comme telles. Ils s’engagent à ne pas utiliser à des fins personnelles et à ne pas divulguer en dehors des obligations de leur mission toute information confidentielle.
Le présent paragraphe contient les règles déontologiques visant à prévenir le risque de délit d’initié, concernant les opérations financières portant sur un émetteur d’instruments financiers ou sur des instruments financiers réalisées par les membres du conseil d’administration, dès lors que ces derniers détiennent ou ont accès, à l’occasion de leurs fonctions, à une information privilégiée portant sur cet émetteur ou ces instruments financiers.
Le cadre législatif et réglementaire applicable est issu du Code monétaire et financier et du règlement (UE) n° 596/2014 du 16 avril 2014 sur les abus de marché.
Le dispositif mis en place repose essentiellement sur le principe que toute information privilégiée concernant un émetteur d’instruments financiers ou des instruments financiers ne doit pas être divulguée illicitement, ni être utilisée pour réaliser des opérations pour son compte ou pour le compte d’un tiers, directement ou indirectement, ou en recommandant à une autre personne de réaliser une opération.
Les manquements aux règles en la matière sont pénalement sanctionnés (peine d’emprisonnement et lourde amende).
L’Autorité des Marchés Financiers (AMF) peut alternativement au ministère public poursuivre ces manquements et prononcer des sanctions pécuniaires.
Les définitions ci-après ont été simplifiées afin de faciliter une compréhension rapide des principales dispositions de la réglementation. Pour une connaissance exhaustive de celle-ci, les textes complets sont disponibles auprès du secrétariat général.
Les membres du conseil d’administration, le Directeur général et toute personne disposant d’une information privilégiée à l’occasion de ses fonctions.
Il s’agit notamment de tout instrument financier admis sur un marché réglementé, ou sur un système de négociation (MTF) ou un système organisé de négociation (OTF) : actions ou autres droits donnant ou pouvant donner accès, directement ou indirectement, au capital ou aux droits de vote, titres de créance, parts ou actions d’OPCVM, instruments financiers dérivés.
Il s’agit d’une information précise, qui n’a pas été rendue publique, qui concerne, directement ou indirectement, un ou plusieurs émetteurs d’instruments financiers ou un ou plusieurs instruments financiers, et qui, si elle était rendue publique, serait susceptible d’influencer de façon sensible le cours des instruments financiers concernés ou d’instruments financiers dérivés qui leur sont liés.
Une information est réputée précise si elle fait mention d’un ensemble de circonstances qui existe, ou dont on peut raisonnablement penser qu’il existera, ou d’un événement qui s’est produit ou dont on peut raisonnablement penser qu’il se produira quand il est possible d’en tirer une conclusion quant à l’effet que ces circonstances ou cet événement pourraient avoir sur le cours des instruments financiers concernés.
Une information qui, si elle était rendue publique, serait susceptible d’influencer de façon sensible le cours des instruments financiers concernés, est une information qu’un investisseur raisonnable pourrait utiliser comme faisant partie des fondements de ses décisions d’investissement (acheter, vendre ou conserver).
On peut citer par exemple :
Cette liste n’est pas exhaustive ; d’autres informations peuvent être considérées comme privilégiées selon les circonstances.
N’est pas publique l’information qui n’a pas été divulguée, par exemple :
Les membres du conseil d’administration, le Directeur général, les personnes assistant aux réunions du conseil d’administration sont susceptibles de recevoir des informations privilégiées au sujet d’émetteurs d’instruments financiers admis sur un marché réglementé ou un autre système de négociation, par exemple à l’occasion de l’examen d’une opération de partenariat, de fusion/acquisition ou de prise de participation.
Les émetteurs dans lesquels le Groupe détient une participation stratégique sont particulièrement concernés.
Tout membre du conseil d’administration, le Directeur général et toute personne assistant aux réunions du conseil d’administration détenant, à l’occasion de ses fonctions, des informations privilégiées relatives à un émetteur d’instruments financiers précités ou aux instruments financiers d’un tel émetteur est tenu à un devoir de confidentialité à l’égard de ces informations.
Il s’interdit de communiquer à quiconque ces informations en dehors du cadre normal de ses fonctions ou à des fins autres que celles à raison desquelles elles lui ont été communiquées.
Dans le cas où la personne concernée serait conduite pour les besoins de l’exercice de ses fonctions à communiquer ces informations à une autre personne du Groupe ou à un tiers, elle s’engage à ne les communiquer qu’après avoir informé cette personne ou ce tiers que l’information est confidentielle et qu’elle est tenue de respecter la réglementation applicable aux personnes détenant une information privilégiée.
Tant que l’information privilégiée n’aura pas été rendue publique licitement, le membre du conseil d’administration, le Directeur général et toute personne assistant aux réunions du conseil d’administration détenant une information privilégiée à l’occasion de ses fonctions sur un émetteur d’instruments financiers ou un instrument financier admis sur un marché réglementé ou un système de négociation s’interdit :
La rémunération des administrateurs indépendants prévue par l’article R. 322-120-3 du Code des assurances et le cas échéant des censeurs est déterminée par le conseil sur proposition du comité des rémunérations et des nominations dans les limites fixées par l’assemblée générale. Les indemnités versées aux administrateurs représentant les caisses adhérentes et aux membres du conseil d’orientation mutualiste sont fixées par le conseil d’administration dans les limites fixées par l’assemblée générale.
La rémunération allouée aux administrateurs indépendants et le cas échéant aux censeurs, ainsi que les indemnités allouées aux administrateurs représentant les caisses adhérentes sont précisées dans le rapport sur le gouvernement d’entreprise, annexé au rapport de gestion.
Lorsqu’un administrateur participe par téléphone à une réunion du conseil d’administration ou d’un comité du conseil d’administration programmé de longue date, il ne perçoit, selon le cas, aucune rémunération ou indemnité.
Dans le cadre des pouvoirs conférés à l’organe central, la direction générale est chargée de prendre toute mesure nécessaire à la cohésion et au bon fonctionnement du réseau et à ce titre, doit notamment :
Le comité d’audit et des risques a pour mission :
Dans ce contexte, le comité doit présenter un rapport au conseil d’administration pour chacune de ces conventions, à savoir son objet, son montant et ses modalités principales et rendre ses conclusions notamment sur la procédure applicable (autorisation préalable ou communication par le Président, aux membres du conseil d’administration et aux commissaires aux comptes, dès lors qu’il s’agit de conventions portant sur des opérations courantes conclues à des conditions normales au sens des dispositions de l’article R. 322-57 du Code des assurances).
Le comité rend également compte au conseil d’administration de l’évolution de ces conventions ;
Le comité d’audit et des risques est composé au minimum de trois (3) membres et au maximum de six (6) membres désignés par le conseil d’administration, choisis parmi les administrateurs et le cas échéant les censeurs. Un (1) au moins des membres du comité doit être indépendant et choisi parmi les administrateurs extérieurs de la Société si le comité est composé de trois membres ; le nombre de membres indépendants est de deux (2) au moins si le comité est composé de cinq (5) membres au moins. Le comité ne peut pas comprendre parmi ses membres le Président du conseil d’administration. Un membre au moins du comité doit de par sa formation et son expérience, avoir une bonne compréhension des états financiers et des principes comptables utilisés par Groupama Assurances Mutuelles, la faculté d’apprécier l’application générale de ces principes, une expérience dans la préparation, l’audit, l’analyse et l’évaluation d’états financiers d’une complexité comparable à ceux de Groupama Assurances Mutuelles et une bonne compréhension des procédures de contrôle interne et des fonctions du comité et, si possible, une formation ou une expérience dans le domaine assurantiel.
La présidence du comité est confiée à un administrateur indépendant. Toutefois, le comité peut se réserver la faculté de désigner à titre transitoire un Président choisi parmi les administrateurs représentant les caisses adhérentes.
La durée du mandat des membres du comité coïncide avec celle de leur mandat d’administrateur ou de censeur. Le comité désigne son Président. Le secrétaire général de Groupama Assurances Mutuelles assure les fonctions de secrétaire du comité.
Le comité d’audit et des risques se réunit autant de fois qu’il le juge nécessaire et au moins deux fois par an préalablement à l’examen des comptes annuels et des comptes semestriels par le conseil d’administration.
Les membres sont convoqués par le Président du comité ou deux de ses membres. Le Président du conseil d’administration ou le Directeur général peut en outre demander au Président de convoquer le comité d’audit et des risques sur un point précis.
Les réunions du comité sont valablement tenues dès lors que la moitié au moins de ses membres y assiste. Un membre du comité ne peut se faire représenter.
Il est dressé un compte rendu des réunions du comité faisant état de l’ordre du jour et des débats qui ont eu lieu entre les membres du comité. Le Président du comité ou un membre du comité désigné à cet effet fait rapport au conseil d’administration des avis et recommandations du comité pour qu’il en délibère.
Le comité est tenu d’établir un rapport d’activité sur l’exercice écoulé qu’il remettra au conseil d’administration dans les trois (3) mois suivant la clôture de l’exercice écoulé.
En fonction de l’ordre du jour, le Président du comité :
Les membres du comité d’audit et des risques bénéficieront au moment de leur nomination d’une information sur les spécificités comptables, financières et opérationnelles de Groupama Assurances Mutuelles.
Les délais d’examen des comptes par le comité d’audit et des risques doivent être suffisants (au minimum deux jours avant l’examen par le conseil d’administration). Pour son examen des comptes, le comité recevra une note des commissaires aux comptes soulignant les points essentiels non seulement des résultats, mais aussi des options comptables retenues, ainsi qu’une note du Directeur financier décrivant l’exposition aux risques et les engagements hors bilan significatifs de Groupama Assurances Mutuelles.
Le comité des rémunérations et des nominations a pour mission :
Le comité des rémunérations et des nominations est composé au minimum de trois (3) membres et au maximum de cinq (5) membres désignés par le conseil d’administration choisis parmi les administrateurs et le cas échéant les censeurs. Un (1) au moins des membres du comité doit être choisi parmi les administrateurs extérieurs de la Société.
La durée du mandat des membres du comité coïncide avec celle de leur mandat d’administrateur ou de censeur. Le comité désigne son Président. Le Secrétaire général de Groupama Assurances Mutuelles assure les fonctions de secrétaire du comité.
La présidence du comité est confiée à un administrateur indépendant. Toutefois, le comité peut se réserver la faculté de désigner à titre transitoire un Président choisi parmi les administrateurs représentant les caisses adhérentes.
Le comité des rémunérations et des nominations se réunit autant de fois qu’il le juge nécessaire et au moins une fois par an préalablement à l’approbation de l’ordre du jour de l’assemblée générale annuelle, pour examiner les projets de résolutions qui lui seront soumises et qui concernent des postes de membres du conseil d’administration et le cas échéant de censeurs et préalablement à l’examen par le conseil d’administration de la rémunération du Président et du Directeur général. Les membres sont convoqués par le Président du comité ou deux de ses membres. Le Président du conseil d’administration ou le Directeur général peut en outre demander au Président du comité de convoquer le comité des rémunérations et des nominations sur un point précis.
Les réunions du comité sont valablement tenues dès lors que la moitié au moins de ses membres y assiste. Un membre du comité ne peut se faire représenter.
Il est dressé un compte rendu des réunions du comité faisant état de l’ordre du jour et des débats qui ont eu lieu entre les membres du comité. Le Président du comité ou un membre du comité désigné à cet effet fait rapport au conseil d’administration des avis et recommandations du comité pour qu’il en délibère.
Le comité est tenu d’établir un rapport d’activité sur l’exercice écoulé qu’il remettra au conseil d’administration dans les trois (3) mois suivant la clôture de l’exercice écoulé.
En fonction de l’ordre du jour, le Président du comité peut convoquer toute personne du Groupe susceptible d’apporter au comité un éclairage pertinent et utile à la bonne compréhension d’une question.
Le comité stratégique et durabilité a pour mission :
Le comité stratégique et durabilité est composé au minimum de trois (3) membres et au maximum de cinq (5) membres désignés par le conseil d’administration choisis parmi les administrateurs et le cas échéant les censeurs. Un (1) au moins des membres du comité doit présenter des compétences particulières en matière financière, comptable ou de contrôle légal des comptes et être indépendant, étant entendu que l’indépendance est appréciée au regard des critères énumérés à l’annexe 4 ci-après. Le comité ne peut pas comprendre parmi ses membres le Président.
La durée du mandat des membres du comité coïncide avec celle de leur mandat d’administrateur ou de censeur. Le comité désigne son Président parmi les administrateurs indépendants. Le Secrétaire général de Groupama Assurances Mutuelles assure les fonctions de secrétaire du comité.
Le comité stratégique et durabilité se réunit autant de fois qu’il le juge nécessaire et au moins une fois par an. Les membres sont convoqués par le Président du comité ou deux de ses membres. Le Président ou le Directeur général peut en outre demander au Président de convoquer le comité stratégique et durabilité sur un point précis.
Les réunions du comité sont valablement tenues dès lors que la moitié au moins de ses membres y assiste. Un membre du comité ne peut se faire représenter.
Il est dressé un compte rendu des réunions du comité faisant état de l’ordre du jour et des débats qui ont eu lieu entre les membres du comité. Le Président du comité ou un membre du comité désigné à cet effet fait rapport au conseil d’administration des avis et recommandations du comité pour qu’il en délibère.
Le comité est tenu d’établir un rapport d’activité sur l’exercice écoulé qu’il remettra au conseil d’administration dans les trois (3) mois suivant la clôture de l’exercice écoulé.
En fonction de l’ordre du jour, le Président du comité peut convoquer toute personne du Groupe susceptible d’apporter au comité un éclairage pertinent et utile à la bonne compréhension d’une question.
Le Président du comité d’audit et des risques sera invité à participer aux travaux du comité stratégique et durabilité s’agissant des aspects financiers des dossiers de partenariats stratégiques et des dossiers de croissance externe.
Les critères que doivent examiner le comité des rémunérations et des nominations et le conseil d’administration afin de qualifier un administrateur d’indépendant et de prévenir les risques de conflit d’intérêts auxquels est exposé l’administrateur sont les suivants :
Le conseil d’administration peut estimer qu’un administrateur, bien que remplissant les critères ci-dessus, ne doit pas être qualifié d’indépendant compte tenu de sa situation particulière ou de celle de Groupama Assurances Mutuelles, ou pour tout autre motif. Inversement, le conseil d’administration peut estimer qu’un administrateur ne remplissant pas les critères ci-dessus est cependant indépendant.
La Société n’a plus de capital depuis sa transformation en société d’assurance mutuelle, forme juridique sans capital.
Le 7 juin 2018, les actions détenues par les 13 caisses adhérentes Groupama ont été converties en certificats mutualistes. Celles-ci détiennent désormais 411 824 587 certificats mutualistes, d’une valeur nominale de 8,785 euros, venant alimenter le fonds d’établissement pour un montant total de 3 617 878 996,80 euros.
Les caractéristiques et la politique de rémunération des certificats mutualistes sont détaillées au § 6.3.
Non applicable.
Non applicable.
Le Groupe et Groupama Assurances Mutuelles exercent principalement des activités d’assurances, lesquelles sont soumises à une réglementation spécifique et à un contrôle par des autorités de contrôle dans chacun des pays où elles sont exercées. Le siège social de Groupama Assurances Mutuelles, société tête du groupe Groupama, étant en France, et les caisses régionales et les principales filiales d’assurance du Groupe étant également basées en France, le Groupe est principalement contrôlé par l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR). Certaines entités exercent une activité soumise au contrôle de l’Autorité des Marchés Financiers (AMF).
Compte tenu de l’implantation des entités du Groupe, majoritairement en France et dans des pays de l’Union européenne, la réglementation des activités d’assurance du Groupe est essentiellement d’origine communautaire. Les pays non communautaires ont également adopté des réglementations spécifiques à l’assurance. Ces réglementations portent essentiellement sur l’agrément des entreprises d’assurance, les règles de solvabilité et le contrôle de leur respect et des niveaux de fonds propres, la distribution des produits d’assurance.
L’objectif de la directive 2009/138/CE du Parlement européen et du Conseil du 25 novembre 2009 sur l’accès aux activités de l’assurance et de la réassurance et leur exercice, transposée en droit français par l’ordonnance n° 2015-378 du 2 avril 2015, est « d’améliorer la protection des consommateurs, de moderniser la supervision, d’accroître l’intégration des marchés et de renforcer la compétitivité internationale des assureurs européens ». Dans ce régime, appelé « Solvabilité 2 », il incombe aux assureurs de prendre en compte tous les types de risques auxquels ils sont exposés et de gérer ces risques efficacement. De surcroît, les groupes d’assurance sont désormais supervisés par un « superviseur de groupe » dans le but de mieux superviser le groupe dans son ensemble. Le groupe Groupama est supervisé par l’ACPR.
L’un des principaux objectifs de la directive Solvabilité 2 est d’établir un système de solvabilité qui soit plus adapté aux risques effectifs qui pèsent sur les compagnies d’assurances. C’est pourquoi, Solvabilité 2 s’attache non seulement à un calcul d’exigence de capital mais également au système de gouvernance, à la gestion des risques, à l’évaluation des risques et de la solvabilité via l’ORSA, au contrôle interne, à l’audit interne et à la fonction actuarielle.
Ainsi, Solvabilité 2 se fonde sur une structure à 3 piliers, semblable à celle des accords de Bâle 2 pour les activités bancaires :
En termes d’exigences quantitatives dans le cadre du Pilier 1, Solvabilité 2 fixe deux niveaux de prudence :
Le Pilier 2 définit des objectifs qualitatifs de maîtrise des risques et vient compléter le Pilier 1. Il permet à l’autorité de contrôle d’évaluer le système de gouvernance de l’entreprise. En cas d’insuffisances avérées dans ce domaine, ou si certains risques ne sont pas ou mal pris en compte, le superviseur a la possibilité d’exiger un capital complémentaire (principe du capital « Add on ») par rapport au SCR. Le Pilier 2 conduit les entreprises à mettre en place une gestion des risques plus efficiente grâce notamment à la définition d’une politique de risques, une cartographie des processus, des risques et des contrôles, un plan de contrôle permanent et une gouvernance spécifique avec une direction effective, composée d’au moins deux dirigeants effectifs, et un responsable pour chacune des quatre fonctions clés (gestion des risques, vérification de la conformité, audit interne et actuariat).
Tous les pays dans lesquels le Groupe exerce des activités d’assurance ont mis en place une réglementation visant à protéger les assurés, l’assurance étant un service complexe à appréhender.
Au niveau communautaire, la distribution des contrats d’assurance est désormais réglementée par la directive sur la distribution d’assurances (DDA) du 20 janvier 2016, transposée en France par voie d’ordonnance et par décret dans le Livre V du Code des assurances, et complétée par des textes d’application de niveau 2 (Règlements d’exécution de la Commission européenne sur le devoir de conseil en assurance vie, le Document d’Information Standardisé ou DIPA, les conflits d’intérêts et la gouvernance produits) et de niveau 3 (FAQ de l’EIOPA et de la Commission européenne), ainsi que par les recommandations de l’ACPR.
Ces textes ont pour finalité de renforcer la protection des consommateurs d’assurance et d’uniformiser la réglementation applicable à tous les distributeurs d’assurance (intermédiaires d’assurance et salariés commerciaux des entreprises d’assurance).
Leur champ d’application concerne :
Les obligations mises à la charge des distributeurs, en ce compris les entreprises d’assurance, portent sur les aspects suivants :
La révision de DDA qui a pris beaucoup de retard, est annoncée pour 2025, voire 2026. D’ores et déjà , certains sujets font l’objet d’une attention particulière par les instances communautaires comme notamment, la digitalisation des process de vente, la gouvernance produits et certaines pratiques de rémunération des réseaux. On note que la Commission européenne a diffusé, en mai 2023, sa stratégie d’investissement de détail (RIS), visant à renforcer la protection des épargnants et à préserver le caractère objectif du conseil, pour les produits d’épargne (assurantiels et financiers). Cette proposition de directive trans sectorielle, dite omnibus, sera débattue en trilogue (Commission, Parlement et Conseil) à partir du 1er trimestre 2025 et les actions de lobbying se poursuivent notamment au niveau de France Assureurs et de Insurance Europe, compte tenu de la sensibilité de certains sujets traités (commission des distributeurs, benchmark, value for money…) et dans une volonté de simplification des contraintes envisagées à l’égard des distributeurs d’assurance.
Le Règlement général sur la Protection des Données personnelles (RGPD) – General Data Protection Regulation (GDPR) – est entré en application le 25 mai 2018 et a entrainé la mise à jour de diverses normes légales et réglementaires telles que la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés (loi française de protection des données personnelles). Ce règlement fixe un cadre européen relatif à la protection des données à caractère personnel des individus établis sur le territoire de l’Union européenne. Il s’applique ainsi à tout organisme établi ou non sur le territoire de l’Union, qui accède, utilise ou transfère des données à caractère personnel de ressortissants européens. Sont ainsi concernées toutes les sociétés d’assurance et de services du Groupe, s’adressant directement aux ressortissants européens.
Cette réglementation européenne vient en prolongement des dispositifs réglementaires historiques nationaux qui existaient dans les différents pays membres de l’Union avant 2018. Le RGPD poursuit plusieurs objectifs : harmoniser le cadre juridique applicable aux traitements de données personnelles dans l’ensemble des États membres de l’Union européenne, faciliter les transferts des données entre États membres, renforcer les droits fondamentaux des personnes sur le contrôle de leurs données personnelles, avec davantage de transparence quant à l’usage qui en est fait, responsabiliser les entreprises au travers d’une logique de documentation et de démonstration de leur conformité à chaque instant, crédibiliser la régulation en permettant aux autorités de contrôle d’infliger des sanctions pouvant atteindre 4 % du chiffre d’affaires mondial d’un groupe.
Le RGPD prévoit également une adaptabilité de certains de ses articles pour permettre d’intégrer les spécificités des cadres juridiques nationaux des pays membres. Par ailleurs, même si le RGPD vise à faciliter les échanges de données entre les États membres, il encadre de manière très stricte les transferts de données à caractère personnel en dehors des pays membres de l’Union européenne. Ainsi, tout transfert de données vers un pays tiers n’ayant pas fait l’objet d’une décision d’adéquation de la Commission européenne quant aux garanties que ce pays peut présenter en regard de la protection des données à caractère personnel, nécessite pour les organismes de réaliser des évaluations très précises des caractéristiques du pays tiers en regard des risques présentés pour les droits fondamentaux des personnes dont les données sont transférées. Ce renforcement de contrôle a une incidence sur le choix de la localisation des sous-traitants et partenaires avec lesquels les entreprises du Groupe peuvent échanger des données.
L’adoption le 13 juin 2024 du règlement européen sur l’intelligence artificielle (IA Act), qui a des adhérences avec le RGPD, nécessite une évaluation spécifique des traitements intégrant des algorithmes et entrant dans le cadre de l’intelligence artificielle sous l’angle de la protection des données personnelles, et notamment sur les volets de la détermination explicite des finalités de traitement et de la prise de décision automatisée.
Le système financier communautaire est soumis à des obligations spécifiques au titre de la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (LCB/FT). Au niveau communautaire, ces obligations résultent de cinq directives successives depuis 1991. La directive du 30 mai 2018, modifiant la directive du 20 mai 2015 relative à la prévention de l’utilisation du système financier aux fins de blanchiment de capitaux ou de financement du terrorisme, dite « Ve directive », a été transposée par ordonnance du 12 février 2020. Elle renforce et complète le dispositif existant et les obligations pesant sur les professionnels assujettis.
Un arrêté du 6 janvier 2021 relatif au dispositif et au contrôle interne en matière de LCB/FT et de gel des avoirs et d’interdiction de mise à disposition ou d’utilisation des fonds ou ressources économiques est venu préciser et compléter la réglementation applicable, notamment s’agissant de l’organisation et la mise en œuvre du contrôle interne du dispositif.
Des dispositions sont également applicables en matière de gel des avoirs et d’interdiction de mise à disposition de fonds ou ressources économiques.
Les dispositifs LCB/FT des filiales internationales peuvent varier en fonction de la législation nationale et, pour celles établies dans l’Union européenne, en fonction des modalités de transposition des directives sur le sujet. Dans les groupes, la réglementation française fait obligation aux sociétés mères de définir au niveau du groupe une organisation et des procédures internes tenant compte de l’évaluation des risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme (BC-FT) et de veiller à ce que cette organisation et ces procédures soient déclinées par leurs filiales internationales, en tenant compte de leurs spécificités et des risques de BC-FT auxquelles elles sont exposées.
Les entreprises assujetties du Groupe, dont les entreprises d’assurance, sont soumises aux obligations d’évaluation de leurs risques de BC-FT, de vigilance à l’égard de la clientèle et de déclaration des opérations suspectes. Elles doivent être dotées d’outils et de dispositifs de contrôle appropriés, ainsi que de moyens matériels et humains suffisants pour permettre la mise en œuvre effective de ces obligations.
Le dispositif de supervision et de sanctions des professionnels assujettis a été renforcé. En France, l’ACPR est chargée de contrôler le respect de ces obligations pour le secteur financier et dispose d’un pouvoir de sanction.
Au-delà des normes comptables nationales auxquelles est soumise chacune des entités du Groupe, le Groupe applique depuis 2005 pour les besoins de l’établissement des comptes combinés les dispositions des normes comptables internationales (« International Financial Reporting Standards » – IFRS) et interprétations du IFRS Interpretations Committee applicables à la clôture des comptes telles qu’adoptées par l’Union européenne et dont les principales modalités d’application par Groupama Assurances Mutuelles sont décrites dans l’annexe aux comptes combinés (voir au paragraphe 7.1.6 – point 2 du présent document d’enregistrement universel).
Les comptes combinés sont relatifs au groupe Groupama, constitué de l’ensemble des caisses locales, des caisses régionales, de Groupama Assurances Mutuelles et de ses filiales.
Les filiales, co-entreprises et entreprises associées du périmètre de consolidation sont consolidées dans le périmètre conformément aux dispositions des normes IFRS 10, IFRS 11 et IAS 28.
En revanche, aucune norme IFRS ne traite spécifiquement des modalités d’agrégation des comptes des entités constituant le pôle mutualiste (caisses locales et caisses régionales). Le Groupe a donc adopté les règles de combinaison définies au titre II du livre III du Règlement n° 2020-01 de l’Autorité des Normes Comptables relatif aux dispositions spécifiques des comptes combinés des entreprises d’assurance.
Le Groupe a appliqué les normes IFRS 17 – Contrats d’assurance et IFRS 9 – Instruments financiers pour la première fois dans ses états financiers à compter du 1er janvier 2023.
Au-delà des réglementations spécifiques à l’assurance ou au secteur financier, les entités du Groupe doivent se conformer, comme tout agent économique, aux réglementations générales applicables dans le pays où elles exercent leurs activités.
En particulier la loi du 9 décembre 2016 modifiée relative à la transparence, la lutte contre la corruption et la modernisation de la vie économique, dite « Sapin 2 » impose aux grandes entreprises de se doter d’un dispositif de prévention, de détection et de gestion des risques de corruption et de trafic d’influence en France ou à l’étranger, sous peine de sanctions administratives ou pénales. L’Agence Française Anticorruption émet des guides et recommandations à l’intention des acteurs assujettis.
À ce titre, le Groupe a mis en place un programme anticorruption comportant notamment une cartographie des risques, une procédure d’évaluation de clients et des tierces parties, un dispositif de contrôle et de formation, ainsi qu’un code de conduite, intégrant un dispositif d’alerte éthique.
Monsieur Thierry Martel, Directeur général de Groupama Assurances Mutuelles.
J’atteste que les informations contenues dans le présent document d’enregistrement universel sont, à ma connaissance, conformes à la réalité et ne comportent pas d’omission de nature à en altérer la portée.
J’atteste, à ma connaissance, que les comptes annuels et les comptes combinés sont établis conformément au corps de normes comptables applicable et donnent une image fidèle et honnête des éléments d’actif et de passif, de la situation financière et des profits ou pertes de l’émetteur et de l’ensemble des entreprises comprises dans la consolidation, et que le rapport de gestion, figurant au § 6.1, présente un tableau fidèle de l’évolution et des résultats de l’entreprise et de la situation financière de l’émetteur et de l’ensemble des entreprises comprises dans la consolidation, ainsi qu’une description des principaux risques et incertitudes auxquels ils sont confrontés et qu’il a été établi conformément aux normes d’information en matière de durabilité applicables.
Paris, le 29 avril 2025
Le Directeur général
Thierry Martel
Monsieur Olivier Péqueux, Directeur général adjoint Finances Audit Actuariat et Risques.
Membres de la compagnie régionale des commissaires aux comptes de Versailles
Le mandat de commissaire aux comptes de la société Mazars arrivait à échéance en 2024, l’assemblée générale du 7 juin 2024 a décidé de ne pas le renouveler et de nommer en remplacement le cabinet Deloitte & Associés.
L’ensemble des communiqués de la Société et les rapports annuels comprenant notamment les informations financières historiques sur la Société sont disponibles sur le site Internet de la Société à l’adresse suivante : www.groupama.com, espace « Investisseur » – rubrique « Publications financières > Communiqués financiers » et une copie peut en être obtenue 8 boulevard de Pesaro – 92000 Nanterre (Tél : 01 44 56 77 77).
Les statuts de la Société ainsi que les procès-verbaux d’assemblées générales, les rapports des commissaires aux comptes et les comptes sociaux et combinés peuvent être consultés 8 boulevard de Pesaro – 92000 Nanterre, à la direction juridique.
À données comparables signifie que les données relatives à la période de l’exercice considéré sont retraitées en utilisant le taux de change applicable pour la même période de l’exercice précédent (taux de change constant), en éliminant le résultat des acquisitions, cessions et changements de périmètre (périmètre constant) et en annulant les changements de méthode comptable (méthodologie constante) dans l’une des deux périodes comparées.
Catégorie d’assurances permettant à une personne morale appelée souscripteur, de souscrire un contrat auprès d’une compagnie d’assurance en vue d’y faire adhérer un groupe de personnes unies au souscripteur par un lien de même nature.
Contrats couvrant un risque lié à la personne humaine. Ces contrats incluent l’assurance en cas de vie et l’assurance en cas de décès, mais également tous les risques atteignant l’intégrité physique de la personne et liés à l’accident ou à la maladie (contrat en cas d’incapacité, en cas d’invalidité, en remboursement des frais de soins de santé, etc.).
Catégorie d’assurances de personnes permettant à un particulier de souscrire un contrat d’assurance (décès, vie) auprès d’une société d’assurance.
Contrat en cas de vie où l’assureur s’engage sur une durée plus ou moins longue prévue contractuellement, à rémunérer le capital constitué à un certain taux.
Contrat destiné à couvrir le risque de perte d’autonomie des personnes âgées.
Contrat d’assurance dont la valeur de rachat ou la prestation versée par l’assureur est exprimée en euros.
Contrat d’assurance dont la valeur de rachat ou la prestation versée par l’assureur est exprimée non pas en euros, mais dans une autre unité de valeur, généralement en nombre de parts ou actions d’OPCVM. La contre-valeur en euros de l’engagement de l’assureur dépend ainsi de la variation des titres composant l’OPCVM sur les marchés financiers.
Contrat d’assurance dont la valeur de rachat ou la prestation versée par l’assureur est exprimée en euros et en unités de compte. Le souscripteur (ou adhérent) a en général le choix du support sur lequel il souhaite investir ses primes (support en euros ou support en unités de compte) et peut, selon les possibilités prévues par le contrat, demander à ce que ce choix initial soit modifié (arbitrage).
La CSM représente la valeur actualisée des profits futurs attendus pour les contrats profitables et est reconnue progressivement en résultat sur la durée de couverture des contrats durant laquelle le Groupe fournit des services aux assurés. Elle est déterminée selon les normes comptables IFRS 17/9. La CSM représente une « provision pour profit », relâchée au fur et à mesure de la période de couverture des contrats.
La duration d’une obligation correspond à la durée moyenne de ses flux pondérée par leurs valeurs actuelles. Cette grandeur permet d’approcher la sensibilité de la valeur de l’obligation à des translations de la courbe des taux. Par extension, on peut calculer la duration de toute séquence de flux, et notamment celle des passifs d’assurance à partir des projections de ceux-ci.
Couverture minimale du risque lié aux activités d’assurance, exigée par les organismes de tutelle afin de protéger les intérêts des assurés.
En assurance vie et capitalisation, les sociétés d’assurance font participer leurs assurés aux bénéfices qu’elles réalisent en les redistribuant.
Sommes que l’assureur doit inscrire au passif de son bilan, correspondant à ses engagements pris à l’égard des assurés.
Le ratio combiné est la somme du ratio de sinistralité net tous exercices et du taux de frais d’exploitation.
Le ratio de sinistralité net tous exercices est le rapport entre les charges du service d’assurance tous exercices (y compris frais attribuables et non attribuables techniques) brutes de réassurance, auxquelles sont ajoutés le solde de réassurance et les revenus d’assurance (bruts de réassurance).
Le taux de frais d’exploitation est le rapport entre les frais attribuables et non attribuables techniques et les revenus d’assurance brute de réassurance (sur le seul modèle PAA dans le référentiel IFRS 17).
Le résultat opérationnel économique correspond au résultat net retraité des plus et moins-values réalisées, des dotations et reprises de provisions pour dépréciation à caractère durable et des gains et pertes latentes sur les actifs financiers comptabilisés à la juste valeur des activités dommages, santé/prévoyance, financières et holdings (ces éléments étant nets d’impôt sur les sociétés). Sont également retraitées, les opérations exceptionnelles nettes d’impôt, les dépréciations d’écarts d’acquisition (nets d’impôt) et les charges de financement externe.
Activités non poursuivies, pour lesquelles le chiffre d’affaires est exclusivement constitué de primes périodiques liées à des souscriptions anciennes.
La présente table de concordance reprend les rubriques prévues par les annexes 1 et 2 du Règlement délégué (UE) 2019/980 du 14 mars 2019 et renvoie aux pages du présent document d’enregistrement universel où sont mentionnées les informations relatives à chacune de ces rubriques.
| Rubriques des annexes 1 et 2 du règlement européen 2019/980 | Pages |
|---|---|---|
1. | Personnes responsables, informations provenant de tiers, rapports d’experts et approbation de l’autorité compétente |
|
1.1 | Indication des personnes responsables | |
1.2 | Déclaration des personnes responsables | |
1.3 | Déclaration ou rapport attribué(e) à une personne intervenant en qualité d’expert | Non applicable |
1.4 | Informations provenant de tierces parties | Non applicable |
1.5 | Déclaration relative à l’approbation du document d’enregistrement | 1 |
2. | Contrôleurs légaux des comptes |
|
2.1 | Nom et adresse des contrôleurs légaux des comptes, ainsi que leur appartenance | |
2.2 | Démission, révocation ou non-renouvellement des contrôleurs légaux des comptes | |
3. | Facteurs de risques | |
4. | Informations concernant l’émetteur |
|
4.1 | Raison sociale et nom commercial | |
4.2 | Lieu, numéro d’enregistrement et identifiant d’entité juridique (LEI) | |
4.3 | Date de constitution et durée de vie | |
4.4 | Siège social, forme juridique, législation applicable, pays d’origine, | |
5. | Aperçu des activités |
|
5.1 | Principales activités |
|
5.1.1 | Nature des opérations effectuées et principales activités | |
5.1.2 | Nouveaux produits et/ou services | |
5.2 | Principaux marchés | |
5.3 | Événements importants dans le développement des activités | |
5.4 | Stratégie et objectifs | |
5.5 | Dépendance à l’égard de brevets ou de licences, de contrats industriels, commerciaux ou financiers ou de nouveaux procédés de fabrication | Non applicable |
5.6 | Éléments sur lesquels est fondée toute déclaration de l’émetteur | |
5.7 | Investissements |
|
5.7.1 | Investissements importants réalisés | |
5.7.2 | Investissements importants de l’émetteur en cours ou pour lesquels | Non applicable |
5.7.3 | Co-entreprises et entreprises significatives | |
5.7.4 | Questions environnementales pouvant influencer l’utilisation par l’émetteur | Non applicable |
6. | Structure organisationnelle |
|
6.1 | Description sommaire du Groupe et place de l’émetteur | |
6.2 | Liste des filiales importantes | |
7. | Examen de la situation financière et du résultat |
|
7.1 | Situation financière | |
7.2 | Résultat d’exploitation |
|
7.2.1 | Facteurs importants influant sensiblement sur le revenu d’exploitation | |
7.2.2 | Raisons des changements importants du chiffre d’affaires net ou des produits nets | |
8. | Trésorerie et capitaux |
|
8.1 | Informations sur les capitaux de l’émetteur | |
8.2 | Source et montant des flux de trésorerie | |
8.3I | Informations sur les besoins de financement et la structure de financement | |
8.4 | Informations concernant toute restriction à l’utilisation des capitaux ayant influé ou pouvant influer sensiblement sur les activités de l’émetteur | Non applicable |
8.5 | Sources de financement attendues pour honorer les engagements | |
9. | Environnement réglementaire | |
10. | Informations sur les tendances |
|
10.1 (a) | Principales tendances récentes ayant affecté la production, les ventes et les stocks | |
10.1 (b) | Changements significatifs de la performance financière du Groupe survenus | |
10.2 | Tendances, incertitudes, contraintes, engagements ou événements raisonnablement susceptibles d’influer sensiblement sur les perspectives de l’émetteur | |
11. | Prévisions ou estimations du bénéfice |
|
11.1 | Inclusion d’une prévision ou d’une estimation du bénéfice | Non applicable |
11.2 | Hypothèses sur lesquelles l’émetteur a fondé sa prévision ou son estimation | Non applicable |
11.3 | Déclaration attestant que la prévision ou l’estimation du bénéfice a été établie et élaborée sur une base : a) comparable aux informations financières historiques et b) conforme aux méthodes comptables de l’émetteur | Non applicable |
12. | Organes d’administration, de direction et de surveillance et direction générale |
|
12.1 | Conseil d’administration et direction générale | |
12.2 | Conflits d’intérêts au niveau des organes d’administration, de direction et de surveillance et de la direction générale | |
13. | Rémunération et avantages |
|
13.1 | Montant de la rémunération versée et avantages en nature | |
13.2 | Montant total des sommes provisionnées ou constatées aux fins du versement | |
14. | Fonctionnement des organes d’administration et de direction |
|
14.1 | Date d’expiration des mandats actuels | |
14.2 | Contrats de service liant les membres des organes d’administration à l’émetteur | |
14.3 | Informations sur le fonctionnement des organes du gouvernement d’entreprise | |
14.4 | Conformité au régime de gouvernement d’entreprise applicable | |
14.5 | Incidences significatives potentielles sur la gouvernance d’entreprise | |
15. | Salariés |
|
15.1 | Nombre de salariés et répartition des effectifs | |
15.2 | Participations et stock-options | Non applicable |
15.3 | Accord prévoyant une participation des salariés dans le capital de l’émetteur | Non applicable |
16. | Principaux actionnaires |
|
16.1 | Identification des principaux actionnaires | Non applicable |
16.2 | Droits de vote des principaux actionnaires | Non applicable |
16.3 | Détention et contrôle de l’émetteur | Non applicable |
16.4 | Accords, connus de l’émetteur, dont la mise en œuvre pourrait, à une date ultérieure, entraîner un changement du contrôle exercé sur l’émetteur | Non applicable |
17. | Transactions avec des parties liées | |
18. | Informations financières concernant l’actif et le passif, la situation financière et les résultats de l’émetteur |
|
18.1 | Informations financières historiques | 228 - 330 et 7.3 |
18.2 | Informations financières intermédiaires et autres | Non applicable |
18.3 | Audit des informations financières historiques annuelles |
|
18.3.1 | Rapport d’audit élaboré conformément à la directive 2014/56/UE | |
18.3.2 | Autres informations auditées par les contrôleurs légaux | Non applicable |
18.3.3 | Source des informations financières qui ne sont pas tirées des états financiers audités | Non applicable |
18.4 | Informations financières pro forma | Non applicable |
18.5 | Politique de distribution des dividendes |
|
18.5.1 | Politique de l’émetteur en matière de distribution de dividendes | |
18.5.2 | Montant du dividende par action pour chaque exercice de la période couverte par les informations financières historiques | Non applicable |
18.6 | Procédures judiciaires et procédures d’arbitrage | |
18.7 | Changements significatifs de la situation financière du Groupe | |
19. | Informations supplémentaires |
|
19.1 | Capital social |
|
19.1.1 | Montant du capital social | Non applicable |
19.1.2 | Titres non représentatifs du capital | |
19.1.3 | Actions détenues par la Société ou par ses filiales | |
19.1.4 | Autres titres donnant accès au capital | |
19.1.5 | Informations sur les conditions régissant tout droit d’acquisition et/ou toute obligation attachée au capital souscrit | Non applicable |
19.1.6 | Informations sur le capital de tout membre du Groupe faisant l’objet d’une option | Non applicable |
19.1.7 | Historique du capital au cours des trois dernières années | Non applicable |
19.2 | Actes constitutifs et statuts |
|
19.2.1 | Objet social | |
19.2.2 | Droits, privilèges, restrictions attachées aux actions | |
19.2.3 | Dispositions qui pourraient avoir pour effet de retarder, de différer ou d’empêcher | Non applicable |
20. | Contrats importants | |
21. | Documents disponibles |
| Informations requises par le rapport financier annuel | Pages |
|---|---|---|
1. | Attestation du responsable du document d’enregistrement universel | |
2. | Rapport de gestion |
|
2.1 | Analyse des résultats, de la situation financière, des risques et liste des délégations en matière d’augmentation du capital de la société mère et de l’ensemble consolidé (article L. 225-100 et L. 225-100-2 du Code de commerce) | |
2.2 | Informations requises par l’article L. 225-100-3 du Code de commerce relatives aux éléments susceptibles d’avoir une incidence en cas d’offre publique | Non applicable |
2.3 | Informations relatives aux rachats d’actions (article L. 225-211, | Non applicable |
3. | États financiers |
|
3.1 | Comptes annuels | |
3.2 | Rapport des commissaires aux comptes sur les comptes annuels | |
3.3 | Comptes combinés | 228 - 330 |
3.4 | Rapport des commissaires aux comptes sur les comptes combinés |