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<?dctm xml_app='ignore'?><QuestionsPublieesAS xmlns:esy="http://www.dila.premier-ministre.gouv.fr/stila/jold" xmlns:atict="http://www.arbortext.com/namespace/atict" xmlns:xi="http://www.w3.org/2001/XInclude" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" DateJO="2015-10-13" NumJO="20150041" Source="AN" xsi:noNamespaceSchemaLocation="JORedif.xsd"><Section part="QE"><question><idQuestion><numeroQuestion>90077</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7903</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Franck Gilard</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[collectivités territoriales
	        (DGF — réforme — perspectives)
	        90077. — 13 octobre 2015. — M. Franck Gilard interroge M. le Premier ministre sur l’annonce faite d’une réforme de la dotation globale de fonctionnement pour l’année 2016. Les élus locaux ont une nouvelle fois le sentiment d’être placés devant le fait accompli, le calendrier retenu ne permettant pas d’engager une concertation approfondie sur cette question qui concerne pourtant directement l’avenir des collectivités locales d’autant que le contexte institutionnel est extrêmement changeant eu égard à la loi NOTRe, aux baisses des dotations. Il lui demande donc de bien vouloir préciser le contenu de cette réforme ainsi que les modalités selon lesquelles les élus locaux seront entendus pour faire valoir leur position.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90095</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7903</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Danielle Auroi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des affaires étrangères et du développement international</ministreQuestion><ministreJO>Affaires étrangères</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[défense
	        (armement — embargos — violation — projet de loi — calendrier)
	        90095. — 13 octobre 2015. — Mme Danielle Auroi interroge M. le ministre des affaires étrangères et du développement international sur le projet de loi relatif à la violation des embargos et autres mesures restrictives, dont l’inscription à l’agenda de l’Assemblée se fait toujours attendre. Adopté à l’unanimité par le Sénat sous la précédente législature en 2007, le texte a été transmis pour examen à la commission des affaires étrangères de l’Assemblée en février 2013 et M. Pouria Amirshahi a été nommé rapporteur de ce texte le 13 mars 2013. Amnesty International, l’Observatoire des armements et Survie rappellent l’urgence de mettre en place en droit français un régime pénal permettant de sanctionner les violations des embargos sur les armes. Soumise au respect de 22 embargos sur les armes à ce jour, la France pourtant membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies ne dispose actuellement d’aucun cadre juridique propre à sanctionner de façon spécifique toute violation aux embargos sur les armes qu’elle constaterait. L’adoption de ce texte permettra qui plus est de renforcer la mise en œuvre du traité sur le commerce des armes (TCA) que la France a ratifié au début de l’année 2014. Le dernier rapport sur les exportations d’armes au Parlement fait mention de l’adoption prochaine de cette disposition conformément aux recommandations formulées par le Conseil de sécurité des Nations unies dans sa résolution 1196 (1998). Aussi, elle souhaiterait avoir de plus amples informations quant à l’inscription à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale de ce texte.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90124</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7903</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. William Dumas</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des affaires étrangères et du développement international</ministreQuestion><ministreJO>Affaires étrangères</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[étrangers
	        (demandeurs d’asile — liste des pays sûrs — harmonisation européenne)
	        90124. — 13 octobre 2015. — M. William Dumas attire l’attention de M. le ministre des affaires étrangères et du développement international sur la liste commune de pays d’origine sûrs (POS). En effet, la notion de « pays d’origine sûr » est utilisée dans le domaine du droit de l’asile, aussi bien en France que dans l’Union européenne. En France, cette liste a été établie par l’Office français de protection des réfugiés apatrides (OFPRA) et elle est régulièrement actualisée. Le 16 décembre 2013, l’élargissement de cette liste avec l’ajout de l’Albanie, de la Géorgie et du Kosovo, a suscité les critiques des associations françaises de défense des réfugiés, et notamment de Forum réfugiés - COSI. En réalité, chaque pays européen dispose de sa propre liste de POS, rendant impossible la coordination des politiques de l’asile des différents États-membres. Face à la crise migratoire actuelle, une liste commune de POS à l’ensemble de l’Union européenne serait nécessaire. Par conséquent, il souhaiterait savoir ce qu’il pense de l’initiative du président Jean-Claude Juncker sur l’établissement d’une liste commune de pays d’origine sûrs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90166</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7904</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Mariani</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des affaires étrangères et du développement international</ministreQuestion><ministreJO>Affaires étrangères</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[ministères et secrétariats d’État
	        (affaires étrangères : ambassades et consulats — consulat — fonctionnement — délais d’attente)
	        90166. — 13 octobre 2015. — M. Thierry Mariani attire l’attention de M. le ministre des affaires étrangères et du développement international sur les délais de rendez-vous auprès du consulat de France à Sydney. En effet, en Australie, on assiste à une forte progression de la communauté française expatriée. Ces phénomènes entraînent un travail plus important pour les employés du consulat dans ce pays. Aussi ce flux de demandes, qui ne cesse d’augmenter compte tenu de l’attrait que représente le pays, a pour effet une augmentation inquiétante des délais de rendez-vous par exemple une inscription au registre du consulat, malgré la bonne volonté des employés consulaires. Par conséquent, il souhaiterait connaître l’intention du Gouvernement pour remédier à cette situation et renforcer les moyens humains du consulat de France à Sydney.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90169</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7904</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Louis Christ</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des affaires étrangères et du développement international</ministreQuestion><ministreJO>Affaires étrangères</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[organisations internationales
	        (ONU — stagiaire — rémunération — perspectives)
	        90169. — 13 octobre 2015. — M. Jean-Louis Christ attire l’attention de M. le ministre des affaires étrangères et du développement international sur l’interdiction faite pour certaines organisations internationales, dont l’Organisation des Nations unies (ONU), de rémunérer ses stagiaires. Cette question a été récemment soulevée, de façon abrupte, par l’évocation de la situation d’un jeune néo-zélandais, stagiaire à Genève de l’Organisation des Nations unies, qui ne pouvait s’offrir qu’une tente pour se loger. Ce cas est loin d’être isolé, dans la mesure où le système des stages non-rémunérés semble être la règle pour nombre d’organisations internationales. Interpellé à ce sujet, le porte-parole des Nations unies a précisé qu’une résolution de l’Assemblée générale de l’ONU interdisait de payer les stagiaires. Une évolution de cette règle ne pourrait être envisagée que si un État membre faisait une proposition de résolution en ce sens, adoptée par l’Assemblée générale. Aussi, il souhaite savoir si le Gouvernement Français entend prendre une telle résolution, pour mettre un terme à cette situation choquante des stages non rémunérés au sein des organisations internationales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90182</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7904</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Danielle Auroi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des affaires étrangères et du développement international</ministreQuestion><ministreJO>Affaires étrangères</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[politique extérieure
	        (Afghanistan — Kunduz — hôpital — attitude de la France)
	        90182. — 13 octobre 2015. — Mme Danielle Auroi alerte M. le ministre des affaires étrangères et du développement international sur la nécessité d’une enquête indépendante sur le bombardement de l’hôpital géré par Médecins sans frontières à Kunduz, seule structure de ce type au nord-est de l’Afghanistan, qui a accueilli depuis son ouverture des dizaines de milliers de patients. Conformément au droit international humanitaire, cet hôpital n’aurait dû en aucun cas être pris pour cible. Ce bombardement, s’il se confirme avoir été délibéré, relèverait du crime de guerre. Face à la gravité de la situation et de son impact sur l’ensemble de l’action humanitaire, elle lui demande donc s’il pense pouvoir soutenir la demande de l’ONG pour qu’une enquête indépendante fasse toute la lumière sur cet évènement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90189</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7904</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Claudine Schmid</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des affaires étrangères et du développement international</ministreQuestion><ministreJO>Affaires étrangères</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[politique extérieure
	        (enseignement — établissements français à l’étranger — Bâle — perspectives)
	        90189. — 13 octobre 2015. — Mme Claudine Schmid interroge M. le ministre des affaires étrangères et du développement international sur les mesures qu’il prendra afin d’assurer la pérennité de l’école primaire française de Bâle. Les élèves de l’école primaire française de Bâle n’ont pas d’autres possibilités locales, s’ils souhaitent poursuivre leur scolarité française dans un établissement public, que de s’inscrire auprès d’un collège, puis d’un lycée du Haut-Rhin. Or l’inspection de l’éducation nationale de la circonscription de Saint-Louis vient d’informer les familles de cette impossibilité à compter de la rentrée de septembre 2016. Cette interdiction ne manquera pas d’avoir des conséquences sur le devenir de cet établissement. Au cas où la continuité de l’enseignement public français n’était plus assuré, les familles ne manqueront pas d’opter pour un autre système d’enseignement offert sur le marché bâlois. Cette interdiction ne va pas non plus dans le sens prôné par le ministère de faire du dispositif scolaire un atout pour la France et un acteur majeur de la présence française à l’étranger.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90191</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7905</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dominique Dord</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des affaires étrangères et du développement international</ministreQuestion><ministreJO>Affaires étrangères</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[politique extérieure
	        (Moyen-Orient — minorités religieuses — attitude de la France)
	        90191. — 13 octobre 2015. — M. Dominique Dord attire l’attention de M. le ministre des affaires étrangères et du développement international sur la situation des chrétiens d’Orient en attente de visa pour la France. En effet, il y a plus d’un an, le 28 juillet 2014, M. le ministre annonçait vouloir favoriser l’accueil des chrétiens d’Orient, victimes du génocide perpétré par l’État islamique. Ainsi, en mars 2014, la France aurait accordé 1 500 visas d’asile à des chrétiens d’Orient. Pour pouvoir accéder au graal, les chrétiens d’Orient demandeurs de ces visas devaient remplir de nombreux critères tels que justifier de la présence de membres de leur famille proche en France ou encore bénéficier d’un hébergement avant même leur arrivée sur le territoire français. Depuis, il semblerait que la délivrance de ces visas attribués par les ambassades ou consulats de France, au compte-gouttes, ait été stoppée. En ce qui concerne la situation des 1 500 chrétiens qui ont bénéficié d’un visa d’asile, leurs conditions de vie sur notre sol ne sont toujours pas décentes. Ils n’ont pour la plupart jamais bénéficié de cours de Français et ne peuvent dans ce cas postuler à aucun emploi. Alors que la France s’apprête à accueillir plus de 24 000 réfugiés ayant quitté leur pays pour arriver en France de manière illégale, voir clandestinement, elle lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour les chrétiens d’Orient qui attendent depuis des mois en Irak, l’instruction de leur dossier, sous le feu des djihadistes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90193</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7905</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alain Marsaud</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des affaires étrangères et du développement international</ministreQuestion><ministreJO>Affaires étrangères</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[politique extérieure
	        (Syrie — intervention aérienne — perspectives)
	        90193. — 13 octobre 2015. — M. Alain Marsaud appelle l’attention de M. le ministre des affaires étrangères et du développement international sur les conséquences de la confrontation des deux coalitions internationales aujourd’hui clairement identifiées. La création par la Russie d’une alliance internationale incluant l’Iran et l’Irak et visant à soutenir le régime de Bachar al Assad dans sa lutte contre l’État islamique est de nature à fortement complexifier les actions de la coalition à laquelle notre pays participe mais aussi à créer des tensions entre deux blocs aux stratégies incompatibles. Aussi il souhaite savoir quelles mesures sont envisagées pour éviter toute interférence entre l’action des pilotes français, russes et syriens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90194</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7905</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jacques Myard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des affaires étrangères et du développement international</ministreQuestion><ministreJO>Affaires étrangères</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[politique extérieure
	        (Turquie — situation politique — attitude de la France)
	        90194. — 13 octobre 2015. — M. Jacques Myard appelle l’attention de M. le ministre des affaires étrangères et du développement international sur le discours prononcé à Strasbourg, le 4 octobre 2015, par le Président turc Erdogan qui s’apparente à un véritable discours de politique intérieure. Galvanisant la diaspora turque contre le PKK, il appelle à une guerre contre ce mouvement et ses sympathisants et fait l’apologie, avec de multiples références religieuses, des batailles glorieuses ottomanes. De surcroît, il porte une violente critique à l’égard des États de l’Union européenne, rappelant que la Turquie est le défenseur de la « vraie civilisation » alors que l’Europe est affectée par « la xénophobie, l’islamophobie et le racisme ». Ce discours est proprement inimaginable et porte une atteinte directe et grave à la souveraineté de la France qui ne saurait admettre que des chefs d’État étrangers viennent développer des thèmes de politique intérieure, et ce, non au sein d’une ambassade étrangère mais sur notre territoire, dans une salle publique française. De tels propos ne peuvent que renforcer les dérives communautaristes. Il s’agit d’une violation directe de la courtoisie et des règles qui président aux relations entre États. En conséquence, il lui demande des explications afin de savoir s’il entend accepter un tel comportement d’un chef d’État étranger accueilli sur le sol français. Il lui demande de bien vouloir rappeler fermement au Gouvernement turc par la voie diplomatique les règles de droit international.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90195</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7905</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Boyer</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des affaires étrangères et du développement international</ministreQuestion><ministreJO>Affaires étrangères</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[politique extérieure
	        (Turquie — situation politique — attitude de la France)
	        90195. — 13 octobre 2015. — Mme Valérie Boyer alerte M. le ministre des affaires étrangères et du développement international sur le meeting nationaliste du Président turc à Strasbourg. Le dimanche 4 octobre 2015, le Président turc, Recep Tayyb Erdogan, s’est offert un meeting devant 15 000 sympathisants rassemblés autour d’un motif ethno-religieux, à Strasbourg, capitale des droits de l’Homme. Intitulé « des millions de voix unies ensemble contre le terrorisme », ce rassemblement a attiré des participants venus de France et d’Allemagne mais aussi de Suisse et de Belgique, selon les organisateurs. À l’occasion de cette manifestation où les femmes et les hommes étaient séparés de chaque côté de la salle, M. Erdogan a appelé les Turcs d’Europe à conserver leur culture dans les pays où ils vivent et donc à s’opposer à l’assimilation. Pendant près de deux heures, le Président turc a prononcé un discours islamo-nationaliste, tout en évoquant le terrorisme, sans pour autant viser Daech. Les enfants des réfugiés de 1915 vivant actuellement sur le sol français ont dû subir l’arrivée de nationalistes turcs de toute l’Europe dans l’indifférence générale. En cette année de commémoration du centenaire du génocide arménien, elle rappelle que la Turquie ne reconnaît toujours pas aujourd’hui le génocide arménien de 1915. Aussi, elle aimerait savoir comment la tenue d’une telle manifestation a-t-elle était possible en France. Elle souhaiterait également connaître la position du Gouvernement sur les relations franco-turques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90090</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7906</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Michèle Delaunay</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes</ministreQuestion><ministreJO>Affaires sociales, santé et droits des femmes</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[consommation
	        (sécurité des produits — produits d’hygiène — composition)
	        90090. — 13 octobre 2015. — Mme Michèle Delaunay attire l’attention de Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes sur le manque d’information apportée quant à la liste des composants des tampons et des serviettes hygiéniques. Initialement les tampons et serviettes hygiéniques étaient en coton mais leur composition s’est désormais diversifiée. Les fabricants utilisent du plastique et divers produits de synthèse (viscose, polypropylène, polyéthylène et polyester), pour fabriquer notamment le film qui entoure le mélange coton-viscose. Ce film est en contact direct avec les muqueuses. Une pétition citoyenne a été récemment lancée sur Internet suite au témoignage d’une jeune mannequin de 24 ans dont le tampon aurait provoqué un syndrome du choc toxique. Elle a dû être amputée d’une partie de sa jambe suite à une infection qui a évolué en gangrène. La paroi vaginale est extrêmement perméable, d’autant plus durant la période des règles. Elle souhaite donc connaître les mesures qu’elle envisage pour une meilleure information des femmes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90101</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7906</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alain Marty</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes</ministreQuestion><ministreJO>Affaires sociales, santé et droits des femmes</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[énergie et carburants
	        (économies d’énergie — utilisation des LED — risques)
	        90101. — 13 octobre 2015. — M. Alain Marty attire l’attention de Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes sur les conclusions rendues par l’Inserm sur la dangerosité potentielle des ampoules LED et ses conséquences pour la santé. En effet, de récentes études ont démontré que la forte propension de lumière bleue, caractéristique des LED, conduisait à un stress toxique pour la rétine. Stress toxique susceptible d’entraîner de réelles complications, notamment pour les jeunes enfants du fait que leur cristallin reste en développement et ne peut assurer son rôle de filtre et de lumière. Le risque de vieillissement prématuré de l’œil pour les jeunes générations qui y seront exposées dans l’avenir, est ainsi mis en lumière par ces études. Au vu des éléments sus visés, il lui demande quelles dispositions le Gouvernement entend mettre en œuvre afin de renforcer la réglementation relative à l’utilisation de ces ampoules.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90103</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7906</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christian Franqueville</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes</ministreQuestion><ministreJO>Affaires sociales, santé et droits des femmes</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enfants
	        (modes de garde — maisons d’assistants maternels — normes d’accessibilité)
	        90103. — 13 octobre 2015. — M. Christian Franqueville attire l’attention de Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes sur l’accessibilité des personnes handicapées aux maisons d’assistants maternels (MAM). Les assistants maternels qui souhaitent se regrouper au sein d’une telle structure sont contraints de trouver un local qui réponde à un certain nombre de règles formelles. En effet, en application des articles R. 123-2 et suivants du code de la construction et de l’habitation, ainsi que du règlement de sécurité contre l’incendie relatif aux établissements recevant du public (ERP), les MAM sont considérées comme des ERP de cinquième catégorie, de type R, lorsqu’elles sont en rez-de-chaussée ou avec un seul étage. C’est pourquoi, en vertu de cette classification, un certain nombre de consignes doivent être respectées. La vérification du respect de ces exigences relève de la seule compétence du maire de la commune d’implantation et non du service de la Protection maternelle et infantile (PMI), en application de l’article R. 123-27 du même code. En France, et notamment dans ma circonscription, des assistants maternels mettant en œuvre un projet d’ouverture de MAM et opérant, pour cela, des travaux de rénovation des locaux amenés à abriter ladite activité, rencontrent des difficultés considérables par rapport à la connaissance de la législation applicable en matière d’accessibilité des personnes handicapées. En effet, il a été observé à plusieurs reprises que, dès lors qu’il est sollicité un document d’urbanisme autorisant à effectuer les travaux envisagés, naît une exigence de mise en accessibilité de la MAM. Plusieurs services et administrations se font le relais de cette exigence, entraînant ainsi la confusion des obligations incombant effectivement aux porteurs de projets d’ouverture d’une MAM. Car, en effet, la règle connue en la matière indique que « lorsqu’une MAM accueille moins de huit enfants, elle n’est pas considérée comme un ERP (arrêté du 23 décembre 1996) » et que, dès lors, elle ne nécessite aucuns travaux de mise en accessibilité. Non seulement ce double-langage crée un sentiment de flou sur ce que sont tenus de faire les assistants maternels à l’origine du projet mais, en plus, génère des craintes au regard des coûts qu’entraînerait une possible obligation de mise en accessibilité des locaux. En effet, s’il paraît logique que l’espace d’accueil à l’entrée d’une MAM soit accessible à tous les parents y compris ceux qui pourraient être en situation de handicap, l’accès à l’intérieur de la MAM et au restant des équipements est, en revanche, totalement proscrit à toute personne adulte autre que les assistants maternels qui y travaillent. Or ces derniers sont, par définition, en parfait état de mobilité puisque l’agrément leur a bien été octroyé au regard de leur condition. Aucuns travaux de mise en accessibilité des locaux intérieurs de la MAM ne sont donc indispensables. Seule la situation dans laquelle un des enfants accueillis serait handicapé, nécessiterait effectivement un aménagement intérieur. Encore que la présence d’un enfant handicapé de moins de trois ans ne nécessiterait en fait que peu d’aménagements car le fauteuil roulant d’un enfant de cette catégorie d’âge, adapté à sa petite taille, s’apparente ni plus ni moins qu’à une poussette, laquelle doit effectivement pouvoir se conduire à l’intérieur d’une MAM. En bref, les assistants maternels craignent d’être tenus de faire réaliser des travaux de mise en accessibilité de leur MAM, lesquels représentent un coût substantiel voire prohibitif, alors même que la pertinence de ces travaux n’est aucunement démontrée ni induite par les modalités-même de fonctionnement de la MAM. Enfin, les personnels qui œuvrent au sein de ces structures déplorent être contraints de mettre en œuvre des règles que ne sont pas tenus d’appliquer les assistants maternels recevant les enfants à leur domicile. En raison de tous ces éléments, un certain nombre de projets d’ouverture d’une MAM sont aujourd’hui ajournés en France. C’est pourquoi il lui demande si une clarification de la règle applicable en la matière peut intervenir à destination des assistants maternels qui envisagent ce type de projets. Ceux-ci souhaiteraient en effet savoir si une MAM doit répondre aux normes d’accessibilité des personnes handicapées ou non et si cette condition est insurmontable.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90129</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7907</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Conchita Lacuey</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes</ministreQuestion><ministreJO>Affaires sociales, santé et droits des femmes</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[famille
	        (conseil conjugal et familial — missions — statut)
	        90129. — 13 octobre 2015. — Mme Conchita Lacuey attire l’attention de Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes sur les conseiller (ères) conjugaux (ales) et familiaux (ales) (CCF). En effet, les CPEF (centres de planification et d’éducation familiale) et les EICCF (établissements d’information et de conseil conjugal et familial) sont des structures de premier recours et de proximité présentes sur les territoires urbains et ruraux. Les textes officiels définissent les missions et le rôle spécifique des conseiller (ères) conjugaux (ales) et familiaux (ales) dans ces lieux ainsi que dans les CIVG : accueil, information, écoute, prévention, orientation, lutte contre les violences. La formation des CCF est la seule formation longue qui permet à ces professionnels d’intervenir sur tous les champs de la sexualité - santé sexuelle, accès aux droits, éducation - à travers des actions individuelles et collectives, auprès de publics jeunes ou adultes et dans une perspective d’égalité entre les femmes et les hommes et de lutte contre les discriminations liées au genre ou à l’orientation sexuelle. Or, bien que leurs missions soient inscrites dans des dispositifs législatifs, l’activité de ces professionnels n’est reconnue par la commission nationale de la certification professionnelle (CNCP) que comme « activité complémentaire » et ils ne bénéficient d’aucun statut dans la fonction publique territoriale ou hospitalière. C’est pourquoi elle lui demande dans quelle mesure elle souhaite soutenir la démarche engagée par l’ensemble de ces professionnels pour faire reconnaître cette qualification, et leur permettre ainsi de sortir de la précarité, et si elle compte leur permettre d’accéder à un statut de la fonction publique territoriale et hospitalière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90134</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7908</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Martine Faure</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes</ministreQuestion><ministreJO>Affaires sociales, santé et droits des femmes</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[famille
	        (conseil conjugal et familial — missions — statut)
	        90134. — 13 octobre 2015. — Mme Martine Faure attire l’attention de Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes sur le souhait des conseillers conjugaux et familiaux de voir leur travail reconnu et d’obtenir un statut professionnel. En effet, alors que leurs missions les amènent à accompagner chaque jour des particuliers, en libéral ou au sein de structures d’accompagnement social à gestion publique, ils aspirent aujourd’hui à une reconnaissance de leur profession, à l’image de celle de médiateur familial, au travers d’un véritable statut porteur d’exigences, de droits et de stabilité. Elle lui demande de bien vouloir lui faire part des projets du Gouvernement en la matière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90136</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7908</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dominique Le Mèner</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes</ministreQuestion><ministreJO>Affaires sociales, santé et droits des femmes</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[famille
	        (conseil conjugal et familial — missions — statut)
	        90136. — 13 octobre 2015. — M. Dominique Le Mèner attire l’attention de Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes sur l’absence de statut professionnel des conseillers conjugaux et familiaux. Ces professionnels sont formés pour accompagner chaque étape de la vie relationnelle, affective et sexuelle des publics de tout âge. Leurs compétences portent sur l’ensemble des questions liées à la santé sexuelle, à l’égalité et la parité entre les femmes et les hommes, à la prévention des conflits, des violences et des discriminations. Or les missions des conseillers conjugaux et familiaux sont fragilisées par des dispositifs qui ne laissent plus de place aux espaces de parole ou au temps de la réflexion, pour privilégier les solutions rapides et peu pérennes. Par ailleurs, le statut professionnel de ces conseillers conjugaux et familiaux n’est toujours pas reconnu dans la fonction publique territoriale et hospitalière, malgré leurs revendications. Il lui demande donc de bien vouloir lui faire part des intentions du Gouvernement sur cette question.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90141</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7908</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dominique Le Mèner</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes</ministreQuestion><ministreJO>Affaires sociales, santé et droits des femmes</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[famille
	        (veuvage — démarches administratives — simplification)
	        90141. — 13 octobre 2015. — M. Dominique Le Mèner attire l’attention de Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes sur les démarches administratives imposées aux veuves et veufs suite au décès de leur conjoint (e). Alors que les décès sont toujours des moments douloureux et représentent un traumatisme pour beaucoup de familles, celles-ci doivent effectuer des démarches administratives chronophages et fastidieuses. En effet, elles sont tenues de transmettre les mêmes documents auprès de nombreux organismes (sécurité sociale, CARSAT, CAF, etc.) alors qu’à l’heure du numérique et d’Internet, il semblerait envisageable que les administrations et organismes publics communiquent entre eux afin de se transmettre lesdits documents. Les personnes concernées sont déjà suffisamment affectées sans avoir à affronter toutes ces contraintes. Il lui demande donc de bien vouloir lui faire part des intentions du Gouvernement sur cette question.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90142</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7908</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Alauzet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes</ministreQuestion><ministreJO>Affaires sociales, santé et droits des femmes</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[fonction publique hospitalière
	        (orthophonistes — rémunérations — revendications)
	        90142. — 13 octobre 2015. — M. Éric Alauzet attire l’attention de Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes sur la grille salariale des orthophonistes dans la fonction hospitalière. Il apparaît un manque de reconnaissance de leur profession par les pouvoirs publics. En effet, il demeure un décalage entre les compétences requises qui sont sanctionnées par un niveau d’études bac + 5 et le niveau statutaire et salarial d’équivalence bac + 2. Cette situation met à mal la reconnaissance universitaire du cursus d’orthophonie et conduit les personnes exerçant cette spécialité à ne pas postuler ou à ne pas rester dans les hôpitaux, ce qui entraîne, à terme, une pénurie d’orthophonistes. Celle-ci concernant autant les centres hospitaliers régionaux universitaires que les centres hospitaliers locaux. En juin 2015, le Conseil supérieur de la fonction publique hospitalière a souhaité adopter un décret qui reclasse les orthophonistes sur la base d’une grille salariale de niveau bac + 3. Néanmoins, face à la fronde des orthophonistes souhaitant une reconnaissance à sa juste valeur du niveau d’études et de compétences de cette profession, le ministère des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes a retiré le décret. Aujourd’hui, toute possibilité de reclassement semble bloquée du fait d’une incompréhension entre les ministères de la décentralisation et de la fonction publique et celui des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes sur qui a la compétence pour entamer des négociations. Face à la disparition préoccupante des orthophonistes en hôpitaux, cette situation peu claire ne répond pas à l’urgence de la situation. Il risque même d’avoir de lourdes conséquences à la fois pour la formation clinique des étudiants mais également pour la prise en charge des patients. Les orthophonistes, à travers la diversité des actes et des prises en charges réalisées, permettent aux personnes présentant des pathologies lourdes types AVC, cancers, autisme de réapprendre à parler, communiquer ou s’alimenter et ainsi de retrouver toute leur place dans la société et la confiance en eux. Cette profession est donc d’une importance cruciale pour notre système de santé et l’égalité des soins. Il demande du ressort de quel ministère dépend les orthophonistes et quelles mesures il compte prendre afin de garantir la survie de la profession orthophoniste en hôpitaux et si par voie de conséquence cela ne risque pas d’aller à l’encontre de l’égal accès aux soins pour tous les citoyens sur l’ensemble du territoire de la République et ainsi de dégrader davantage la situation des patients qui leurs sont confiés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90146</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7909</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Dessus</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes</ministreQuestion><ministreJO>Affaires sociales, santé et droits des femmes</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[hôtellerie et restauration
	        (débits de boissons — licence — transfert — réglementation)
	        90146. — 13 octobre 2015. — Mme Sophie Dessus attire l’attention de Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes sur la législation relative au transfert des débits de boissons. Selon l’article L. 3332-11 du code de la santé publique, un débit de boissons à consommer sur place exploité peut être transféré dans le département où il se situe, sachant que les demandes d’autorisation de transfert sont soumises au représentant de l’État dans le département. Par dérogation, il peut être transféré au-delà des limites du département où il se situe au profit d’établissements, notamment touristiques, répondant à des critères fixés par décret. Cette mesure s’avère quelque peu restrictive, puisqu’elle interdit le transfert entre villages distants de quelques kilomètres mais situés dans un département différent. À l’heure de la réforme territoriale et des changements d’échelle pour nos territoires (regroupements des régions, des intercommunalités…), de telles dispositions peuvent paraître obsolètes et nuire au développement des communes rurales. Elle souhaite connaître la position du Gouvernement à l’égard d’une évolution de la législation relative au transfert des débits de boissons.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90152</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7909</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Aurélie Filippetti</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes</ministreQuestion><ministreJO>Affaires sociales, santé et droits des femmes</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôts locaux
	        (aides — adultes handicapés — perspectives)
	        90152. — 13 octobre 2015. — Mme Aurélie Filippetti appelle l’attention de Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes sur les difficultés financières des personnes adultes handicapées (ou de leur famille), admises en foyer d’accueil spécialisé (FAS), encore dénommé foyer occupationnel (FO) ou foyer de vie (FV). Ces structures développent de plus en plus l’accueil des personnes handicapées, inaptes au travail en établissement et service d’aide par le travail (ESAT), mais autonomes et ne nécessitant pas une surveillance médicale et des soins constants. En effet, elles permettent - par des activités d’éveil, de socialisation, et de formation adaptée - de favoriser l’autonomie et l’intégration sociale des handicapés. De plus, elles sont beaucoup moins onéreuses, pour la collectivité, que des structures d’hébergement plus lourdes, notamment l’internat. Or le décret no 2010-1084 du 15 septembre 2010 relatif à la prise en charge des frais de transport des personnes adultes handicapées bénéficiant d’un accueil de jour s’appliquent uniquement aux maisons d’accueil spécialisées (MAS) et aux foyers d’accueil médicalisé (FAM), excluant à tort les FAS. Certes, une prestation de compensation du handicap (PCH), d’un montant mensuel de 200 euros, est versée sur une durée de 5 ans pour compenser le surcoût des frais de transport occasionné par le déplacement entre le lieu de résidence et le FAS. Cependant, la modicité de cette prestation, adaptée à l’internat, ne permet pas de compenser un coût mensuel pouvant atteindre plusieurs milliers d’euros dans le cadre d’un accueil de jour, dès lors que le recours à un taxi s’impose et que les distances sont longues. Si certains départements ont constitué un fonds de compensation ayant pour vocation de couvrir le montant des frais de transport qui reste à charge après intervention de la PCH, ce n’est pas le cas partout et, notamment, en Moselle. Ainsi, de toute évidence, il existe bien, pour des milliers de personnes handicapées et leur famille, une double injustice, à la fois structurelle et territoriale. Plusieurs réponses pourraient être envisagées pour mettre fin à leur désarroi : l’extension des dispositions du décret no 2010-1084 du 15 septembre 2010 relatif à la prise en charge des frais de transport aux personnes adultes handicapées bénéficiant d’un accueil de jour dans les FAS, la généralisation à tous les départements d’une mesure de compensation des frais de transport restant à leur charge ; l’obligation dans le cadre d’une mutualisation des moyens, pour une collectivité locale, de développer un mode de transport collectif adapté aux personnes à mobilité réduite dans un périmètre à déterminer en fonction de la densité de population. Par conséquent, elle lui demande de bien vouloir lui faire connaître quelles mesures, parmi celles citées ci-dessus ou nouvelles, pourraient être envisagées pour répondre à cette attente pressante des handicapés et de leur famille.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90180</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7910</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Claude Mathis</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes</ministreQuestion><ministreJO>Affaires sociales, santé et droits des femmes</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[pharmacie et médicaments
	        (pharmaciens — exercice de la profession — perspectives)
	        90180. — 13 octobre 2015. — M. Jean-Claude Mathis attire l’attention de Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes sur les inquiétudes exprimées par le syndicat des pharmaciens de l’Aube concernant le plan d’économies de 3,4 milliards d’euros décidé pour 2016 dont plus de la moitié sur le médicament, ainsi que sur le risque de libéralisation du secteur de la santé. En effet, le réseau officinal est un atout indéniable de notre système de santé et une chance pour les patients. Or la FSPF estime que le médicament n’est pas une variable d’ajustement des budgets de l’assurance maladie. La fédération demande par conséquent, la mise en œuvre d’un plan d’urgence pour l’officine et des moyens pour le réseau afin qu’il continue à assurer ses missions de soins de proximité. Elle refuse toutes les mesures de dérégulation proposées sous l’injonction de la Commission européenne sans tenir compte des missions de service vers le public menées sur tout le territoire. Il lui demande de bien vouloir lui indiquer comment elle entend répondre à ces attentes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90181</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7910</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guy Teissier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes</ministreQuestion><ministreJO>Affaires sociales, santé et droits des femmes</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[pharmacie et médicaments
	        (pharmaciens — exercice de la profession — perspectives)
	        90181. — 13 octobre 2015. — M. Guy Teissier appelle l’attention de Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes sur les nombreuses difficultés que rencontrent les pharmacies. Difficultés dues aux charges sociales et pressions fiscales lourdes, à l’augmentation des frais comme toutes entreprises mais également à la modification du paysage de la santé en France. Les pharmaciens évoquent pour reprendre textuellement leurs propos « la baisse importante des prescriptions par la mise en place d’objectifs rémunérés auprès des médecins, de la disparition de la médecine générale dite de ville ou de campagne au profit des services hospitaliers d’urgence ou de plateaux techniques type cliniques privées beaucoup plus coûteux, de la baisse importante du prix des médicaments liée à la mondialisation et à la perte des brevets ». Les pharmaciens pointent du doigt les derniers PLFSS, qui mettraient à mal leurs officines. Considérant que les pharmacies font partie des commerces de proximité indispensables et que les pharmaciens et leurs employés ont un rôle important en matière de conseil et de prévention dans le parcours de soin, il souhaiterait savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour soutenir ce secteur de santé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90196</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7910</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Julie Sommaruga</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes</ministreQuestion><ministreJO>Affaires sociales, santé et droits des femmes</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[politique sociale
	        (enfants — pauvreté — lutte et prévention)
	        90196. — 13 octobre 2015. — Mme Julie Sommaruga attire l’attention de Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes sur la situation préoccupante de la pauvreté infantile en France. Dans un rapport produit dans le cadre de l’audition de la France par le Comité des droits de l’enfant des Nations unies, Unicef France dresse un diagnostic sévère de la situation des enfants dans notre pays. Selon l’agence, la France échoue en partie à réaliser les objectifs primordiaux en matière de protection de l’enfance qui lui sont assignés dans le cadre de la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE) de 1989. La pauvreté infantile est particulièrement préoccupante. Ainsi, selon le rapport, plus de 3 millions d’enfants, soit un sur cinq, vivent sous le seuil de pauvreté, 31 000 sont sans domicile et 9 000 habitent des bidonvilles. Face à ces chiffres en constante augmentation depuis 2008, l’Unicef dénonce l’absence d’une stratégie globale nationale pour les enfants alors que 17,7 % des enfants et des adolescents de notre pays sont en situation d’intégration sociale précaire. Aussi, elle lui demande quelles mesures le Gouvernement met en œuvre et quelles mesures sont envisagées afin de répondre à ces situations de détresse intolérables, et ce dans le cadre d’une véritable politique nationale de lutte contre la pauvreté ciblée sur les enfants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90198</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7910</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lucien Degauchy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes</ministreQuestion><ministreJO>Affaires sociales, santé et droits des femmes</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[prestations familiales
	        (allocations familiales — mode de calcul)
	        90198. — 13 octobre 2015. — M. Lucien Degauchy attire l’attention de Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes sur le mode de calcul des aides attribuées par les caisses d’allocations familiales, basé sur les ressources de l’année N-2. La situation des personnes pouvant avoir droit à ces aides pouvant évoluer rapidement, surtout dans le contexte économique actuel, leur besoin d’aide financière doit être étudié de façon plus réactive. Il lui demande si elle envisage de prendre des mesures pour repenser ce mode de calcul et remédier à des situations injustes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90199</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7911</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guillaume Garot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes</ministreQuestion><ministreJO>Affaires sociales, santé et droits des femmes</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[prestations familiales
	        (allocations familiales — prime de naissance — réglementation)
	        90199. — 13 octobre 2015. — M. Guillaume Garot attire l’attention de Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes sur les modalités de versement de la prime de naissance. Placée sous conditions de ressources, la prime de naissance a vocation à permettre aux familles modestes de s’équiper lors de la naissance d’un enfant. Jusqu’au décret no 2014-1714 du 30 décembre 2014, la prime de naissance était versée lors du septième mois de grossesse. Depuis le 1er janvier 2015, elle est versée avant la fin du dernier jour du second mois civil suivant la naissance. Ce décalage dans le temps pose des difficultés pour s’équiper aux familles les plus modestes et est perçu comme néfaste par le secteur des commerces d’articles de puériculture qui fait part d’une baisse de ses ventes depuis ce changement de date de versement. Aussi il lui demande de bien vouloir lui indiquer si des mesures sont envisagées par le Gouvernement pour à nouveau verser la prime de grossesse avant la naissance de l’enfant.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90200</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7911</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Armand Martin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes</ministreQuestion><ministreJO>Affaires sociales, santé et droits des femmes</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[professions de santé
	        (médecins — effectifs de la profession — répartition géographique)
	        90200. — 13 octobre 2015. — M. Philippe Armand Martin attire l’attention de Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes sur l’inquiétude exprimée par de nombreux médecins et des élus locaux soucieux de l’avenir des leurs territoires, qui attendent l’adoption de mesures fortes en faveur de la médecine générale dont le déclin démographique menace partout en France l’accès aux soins de proximité de la population. En conséquence, il lui demande de bien vouloir lui préciser les mesures concrètes et efficaces que le Gouvernement entend mettre en œuvre pour répondre à cette situation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90201</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7911</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Salen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes</ministreQuestion><ministreJO>Affaires sociales, santé et droits des femmes</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[professions de santé
	        (médecins — effectifs de la profession — répartition géographique)
	        90201. — 13 octobre 2015. — M. Paul Salen attire l’attention de Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes sur l’augmentation des déserts médicaux. Le rapport 2015 du Conseil national de l’ordre des médecins recense près de 198 400 médecins en activité régulière en France. Un chiffre en baisse depuis 2010, et qui devrait continuer à s’éroder dans les années à venir. Le vieillissement de la population médicale ne serait étranger à cette désertification de l’hexagone. Sur plus de 280 000 médecins inscrits à l’Ordre des médecins, en activité régulière ou non, plus de 65 000 sont retraités. C’est 69 % de plus qu’en 2007 où ils n’étaient que 38 751. Cette situation pourrait donc très rapidement devenir catastrophique, tout particulièrement dans les zones rurales où les désertifications sont les plus importantes. Aussi il souhaiterait savoir comment le Gouvernement entend anticiper cette désertification et par quels moyens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90202</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7911</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabrice Verdier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes</ministreQuestion><ministreJO>Affaires sociales, santé et droits des femmes</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[professions de santé
	        (médecins — effectifs de la profession — répartition géographique)
	        90202. — 13 octobre 2015. — M. Fabrice Verdier attire l’attention de Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes sur le malaise vécu au quotidien par les Français concernant l’accès à des soins de qualité sur l’ensemble du territoire national. 2 millions à 3 millions de Français sont touchés par la désertification médicale et cette inégalité ne cesse d’augmenter. Il en résulte une triple fracture, territoriale, sociale et sanitaire car beaucoup de nos concitoyens renoncent aujourd’hui à se soigner. Pour autant, en matière de densité médicale, la situation française s’avère paradoxale : le nombre de médecins n’a jamais été aussi élevé - avec une croissance de près de 30 % depuis 20 ans - alors que les inégalités territoriales d’installation des professionnels de santé demeurent particulièrement importantes. Ces personnes consultent, en conséquence, à la maison médicale de garde ou au sein des services d’urgence. Les patients les plus âgés, en situation de maintien à domicile et sans mobilité, en sont les premières victimes. De même, les pharmacies installées à proximité subissent de plein fouet la migration des patients vers d’autres secteurs et accusent une perte de chiffre d’affaires ayant des répercussions inévitables en termes de maintien des emplois et du service, pourtant essentiels. Pour l’ensemble de ces raisons il lui demande les mesures incitatives et coercitives prises par le Gouvernement au plus tôt afin de remédier à cette problématique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90203</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7912</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Briand</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes</ministreQuestion><ministreJO>Affaires sociales, santé et droits des femmes</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[professions de santé
	        (médecins — médecins généralistes — revendications)
	        90203. — 13 octobre 2015. — M. Philippe Briand attire l’attention de Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes sur les fortes préoccupations exprimées par les médecins généralistes, s’agissant de la mise en œuvre du tiers payant généralisé, inscrit au projet de loi santé. Le dispositif, actuellement octroyé aux bénéficiaires de la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) et de l’aide médicale d’État (AME), serait étendu de façon « volontaire » au 1er juillet 2016 aux patients pris en charge à 100 % par l’assurance maladie, et deviendrait un droit pour ces patients au 31 décembre 2016. Cette mesure, si elle était entérinée, fait redouter aux praticiens un surcroît de travail administratif, des retards de paiement, voire une absence de garantie de paiement ou, encore, une perte d’indépendance. Les médecins généralistes craignent également une augmentation des frais de santé, avec une probable hausse des cotisations d’assurance-maladie et des complémentaires de santé pour financer le tiers payant généralisé. Il souhaiterait connaître la suite que le Gouvernement entend réserver aux revendications des médecins généralistes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90207</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7912</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Damien Meslot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes</ministreQuestion><ministreJO>Affaires sociales, santé et droits des femmes</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[retraites : régime général
	        (âge de la retraite — handicapés — retraite anticipée)
	        90207. — 13 octobre 2015. — M. Damien Meslot appelle l’attention de Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes sur l’arrêté mentionné à l’article D. 351-1-6 du code de la sécurité sociale, qui n’a toujours pas été pris. Cette carence, préjudiciable aux personnes handicapées concernées, les empêche de faire valoir leurs droits. De plus, l’association des accidentés de la vie, à qui a été soumis à l’automne dernier un projet d’arrêté, s’inquiète de ne pas voir ce projet constituer une véritable amélioration pour les victimes du travail. En effet, le dispositif précédent prévoyait une véritable équivalence entre les barèmes de reconnaissance du handicap, puisqu’une victime du travail pouvait justifier de la condition liée au taux d’incapacité fixée à 80 % pour le barème applicable par les maisons départementales pour les personnes handicapées (MDPH) par un taux de 66 % apprécié en fonction du barème applicable aux accidents du travail et maladies professionnelles (AT-MP). Or le projet d’arrêté prévoirait au contraire d’aligner tous les barèmes au taux de 50 %, ce qui reviendrait à nier les spécificités des barèmes. La fédération nationale des accidentés du travail et des handicapés propose d’abaisser ce taux à 25 % pour les victimes du travail, qui correspond au taux d’entrée dans le système complémentaire. Par ailleurs, la question de la preuve du point de départ des conditions mériterait aussi d’être traitée dans cet arrêté. En effet, à l’heure actuelle nombre de personnes ne peuvent bénéficier du dispositif parce qu’elles ne peuvent justifier d’un document administratif prouvant leur handicap datant de plus de 30 ans. En revanche, elles peuvent avoir des certificats médicaux ou justificatifs d’opérations prouvant leur handicap irréversible. Il s’agit là des freins majeurs du dispositif actuel, qui pourrait trouver sa solution dans le cadre de l’arrêté. À titre d’exemple, un adhérent de l’association des accidentés de la vie s’est vu refuser en avril dernier la retraite anticipée au motif qu’il n’avait pas fait de demande de reconnaissance de son handicap malgré son handicap visuel depuis l’âge de 3 ans, établi par des certificats médicaux. Au regard de cette situation, il souhaiterait que le Gouvernement prenne en considération ces éléments et publie rapidement l’arrêté en question afin que les personnes concernées puissent faire valoir leurs droits.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90209</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7912</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Damien Meslot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes</ministreQuestion><ministreJO>Affaires sociales, santé et droits des femmes</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[risques professionnels
	        (maladies professionnelles — syndrome d’épuisement — reconnaissance)
	        90209. — 13 octobre 2015. — M. Damien Meslot appelle l’attention de Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes sur le syndrome d’épuisement professionnel, ou burn-out, dont le régime juridique a été modifié de façon illusoire dans le cadre de l’examen du projet de loi sur la réforme du dialogue social. En effet, l’article 19 bis (nouveau) du projet de loi modifie l’article L. 461-1 du code de la sécurité pour y ajouter l’alinéa suivant : « Les pathologies psychiques peuvent être reconnues comme maladies d’origine professionnelle dans les conditions prévues aux quatrième alinéa et cinquième alinéa du présent article. Les modalités spécifiques de traitement de ces dossiers sont fixées par voie réglementaire ». Or une telle rédaction ne change rien à la situation actuelle puisque cela est déjà possible. De plus, le taux de 25 % prévu pour bénéficier du système complémentaire rend illusoire la possibilité pour une victime d’un burn-out d’entrer dans ce dispositif, même si une circulaire de la caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés vient atténuer son application. La suppression de toute condition liée à un taux d’incapacité pour ces troubles, impliquant une véritable mission d’expertise sur le fonctionnement du système d’indemnisation dit complémentaire et des comités régionaux de reconnaissance des maladies professionnelles, constituerait une véritable avancée. Aussi, il souhaiterait que le Gouvernement prenne en considération ces éléments dans le cadre de l’examen du projet de loi sur la réforme du dialogue sociale qui sera examiné par le Sénat prochainement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90210</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7913</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hervé Pellois</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes</ministreQuestion><ministreJO>Affaires sociales, santé et droits des femmes</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[santé
	        (aide médicale urgente — SMUR — coût)
	        90210. — 13 octobre 2015. — M. Hervé Pellois appelle l’attention de Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes sur la facturation des services du service mobile d’urgence et de réanimation (SMUR). Le rôle du SMUR est défini à l’article D. 6123-15 du code de la santé publique. Dans le cadre de l’aide médicale urgente, cette structure a pour mission d’assurer : la prise en charge, en permanence, en tous lieux et prioritairement hors de l’établissement de santé auquel il est rattaché, d’un patient dont l’état requiert de façon urgente une prise en charge médicale et de réanimation, et, le cas échéant, et après régulation par le SAMU, le transport de ce patient vers un établissement de santé ; le transfert entre deux établissements de santé d’un patient nécessitant une prise en charge médicale pendant le trajet. Les modalités de facturation varient selon qu’il s’agit de transports primaires ou secondaires. Les transports primaires correspondent aux transports effectués du lieu de prise en charge des patients jusqu’à l’établissement de santé ; ils sont financés dans le cadre de la dotation missions d’intérêt général et d’aide à la contractualisation (MIGAC), quel que soit le lieu de prise en charge médicale du patient (voie publique, domicile…), dès lors qu’il y a sortie du SMUR. Les transports secondaires (entre établissements) doivent être facturés à l’encontre de l’établissement d’origine (établissement demandeur). Le tarif applicable est basé sur le temps de présence du médecin du SMUR auprès du malade (article 4 et article 5 du décret no 2009-213) ; il est fixé par les ARS et donne lieu à une facturation par période de 30 minutes pour les interventions terrestres (IMT), chaque période de 30 minutes entamée étant facturée en totalité et une facturation par période d’une minute pour les interventions aériennes (IMA). Or les tarifs appliqués varient fortement d’un établissement à un autre, et d’une zone géographique à l’autre. Dans le cadre d’une clarification des règles relatives aux transports primaires et secondaires, il souhaiterait connaître les actions qu’elle entend entreprendre pour harmoniser ces tarifs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90211</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7913</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Julie Sommaruga</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes</ministreQuestion><ministreJO>Affaires sociales, santé et droits des femmes</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[santé
	        (allergies — gluten — dépistage — perspectives)
	        90211. — 13 octobre 2015. — Mme Julie Sommaruga attire l’attention de Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes sur les personnes souffrant d’intolérance au gluten, dite maladie cœliaque. L’intolérance au gluten est, de nos jours, une des maladies digestives les plus fréquentes. Elle toucherait une personne sur cent, en France comme en Europe, et, selon le comité médical de l’association française des intolérants au gluten (AFDIAG), seulement 10 % à 20 % des cas sont aujourd’hui diagnostiqués. Cette maladie provoque une atrophie villositaire qui est à l’origine d’une mauvaise absorption des nutriments, en particulier du fer, du calcium et de l’acide folique. Les connaissances sur la maladie ont progressé durant ces dix dernières années, mais il n’existe aujourd’hui toujours aucun traitement médicamenteux capable d’éradiquer la maladie. L’unique solution pour les malades reste un régime alimentaire sans gluten, strict et à vie. L’exclusion du gluten de l’alimentation est donc le souci quotidien des malades qui doivent être vigilants dans le choix des denrées alimentaires courantes. L’absence de dépistage et de prise en charge nutritionnelle engendre des pathologies (ostéopénie, anémie, lymphome…) qui pourraient facilement être prévenues, et des coûts de santé importants. Face au surcoût engendré par le régime sans gluten et aux difficultés de son suivi au quotidien, seulement 50 % des malades adultes suivent correctement leur régime, ce qui représente un risque accru de complications. L’absence de stratégie de santé adaptée engendre en outre de nouvelles peurs alimentaires infondées chez des personnes qui ne sont pas intolérantes, les conduisant à des interdits alimentaires en contradiction avec l’alimentation variée et équilibrée recommandée par le programme national nutrition santé (PNNS). Elle lui demande donc quelles mesures le Gouvernement entend prendre concernant la prévention, le dépistage et la prise en charge de l’intolérance au gluten.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90212</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7913</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Martine Faure</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes</ministreQuestion><ministreJO>Affaires sociales, santé et droits des femmes</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[santé
	        (allergies — gluten — dépistage — perspectives)
	        90212. — 13 octobre 2015. — Mme Martine Faure attire l’attention de Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes sur la rareté des dépistages de la maladie cœliaque, pathologie digestive liée à l’intolérance au gluten, et sur les difficultés de diagnostic qui en découlent pour les personnes qui en sont atteintes. En France, comme en Europe, cette affection toucherait jusqu’à une personne sur cent, le diagnostic n’étant véritablement posé dans notre pays que dans 10 % à 20 % des cas. Celle-ci peut pourtant occasionner des troubles graves en l’absence de traitements et de mesures diététiques adéquats, comprenant notamment l’exclusion complète du gluten de l’alimentation, ce qui exige une vigilance et une discipline de tous les instants, en même temps qu’un suivi médical régulier. Si la recherche a permis ces dernières années de mieux connaître la maladie, les moyens d’en réduire son impact chez les patients atteints et de prévenir les conséquences graves qu’elle peut entraîner, notre système de santé accuse un certain retard s’agissant de sa prise en charge, seuls 50 % des adultes intolérants au gluten bénéficiant d’un suivi adapté. L’absence de stratégie sanitaire clairement établie a en outre engendré certains « fantasmes » quant à la toxicité du gluten, qui ont conduit certaines personnes non intolérantes à l’exclure de leur régime. Ces restrictions, qui sont alors infondées, sont en contradiction avec les recommandations émises par le programme national nutrition santé (PNNS) relatives aux bienfaits d’une alimentation variée et équilibrée. Dans ce contexte, elle souhaiterait savoir si le Gouvernement envisage de mieux prendre en compte, dans les axes stratégiques de la politique de santé, l’accompagnement et la prévention de la maladie cœliaque, ainsi que d’améliorer l’information au public sur cette affection.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90213</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7914</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alain Leboeuf</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes</ministreQuestion><ministreJO>Affaires sociales, santé et droits des femmes</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[santé
	        (allergies — gluten — dépistage — perspectives)
	        90213. — 13 octobre 2015. — M. Alain Leboeuf attire l’attention de Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes sur l’absence de prise en considération de la maladie cœliaque ou intolérance au gluten, dans notre politique de santé publique. Cette maladie digestive dont les effets secondaires sont nombreux et parfois très invalidants, toucherait aujourd’hui en France près d’une personne sur cent. Cependant, selon les études menées par l’AFDIAG (Association française des intolérants au gluten), seulement 10 % à 20 % des cas seraient diagnostiqués. Et malgré une meilleure connaissance de la maladie, les recherches n’ont toujours pas permis la création d’un traitement médicamenteux capable d’éradiquer la maladie. L’unique solution pour les malades reste un régime alimentaire sans gluten, strict et à vie mais qui présente un coût que la moitié des personnes atteintes sont dans l’incapacité de suivre. Devant le constat du Comité médical de l’AFDIAG, il lui demande si la question de l’intolérance au gluten pourra faire l’objet d’une réflexion dans le cadre de la politique de santé et quelles mesures seront prises pour aider à la prévention, au dépistage et à la prise en charge de cette maladie en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90214</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7914</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. René Rouquet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes</ministreQuestion><ministreJO>Affaires sociales, santé et droits des femmes</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[santé
	        (cancer de la prostate — lutte et prévention)
	        90214. — 13 octobre 2015. — M. René Rouquet interroge Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes sur le cancer de la prostate. Avec environ 53 000 nouveaux cas et 9 000 décès par an, le cancer de la prostate est l’affection dont l’incidence est la plus élevée chez l’homme et est le troisième type de cancer le plus mortel en France. Pourtant, la Haute autorité de santé ne préconise pas un dépistage systématique de cette pathologie pour les hommes ayant atteint un certain âge, alors que c’est le cas pour le cancer du sein chez les femmes. De plus, les associations de victimes du cancer de la prostate regrettent l’absence d’informations pertinentes sur cette pathologie et le manque d’orientation vers des dispositifs de dépistage adaptés pour les « patients à risque », et elles dénoncent le recours trop fréquent à la prostatectomie dont l’efficacité est controversée et qui est particulièrement handicapante pour les malades. Il voudrait donc savoir quelles sont les orientations du Gouvernement pour favoriser le traitement efficace de ce cancer beaucoup trop fréquent et pour diminuer le nombre de décès qui y sont liés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90216</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7914</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Dupont-Aignan</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes</ministreQuestion><ministreJO>Affaires sociales, santé et droits des femmes</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[santé
	        (maladies rares — prise en charge — syndrome d’Ehlers-Danlos)
	        90216. — 13 octobre 2015. — M. Nicolas Dupont-Aignan appelle l’attention de Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes sur la reconnaissance du syndrome d’Ehlers Danlos. Le syndrome d’Ehlers Danlos est une maladie génétique invalidante, qui provoque des douleurs chroniques intolérables et surtout engendre une altération progressive de toutes les facultés dont la motricité. Or, alors que près de 500 000 personnes seraient concernées en France par cette terrible maladie transmissible, comment croire qu’il n’existe qu’un service hospitalier spécialisé susceptible de la diagnostiquer, de prescrire les soins adaptés et de reconnaître le caractère d’affection de longue durée permettant au patient une prise en charge à 100 % ? Ce service, dirigé par le Professeur Claude Hamonet a du mal à faire face aux nombreuses demandes de consultations provenant du monde entier et ce, d’autant, que ses moyens sont progressivement amputés. C’est pourquoi pour répondre aux attentes des patients et de leurs familles, qui pâtissent concrètement de ce manque de moyens et sont voués à la souffrance et à l’exclusion sociale, il souhaiterait savoir si les pouvoirs publics sont prêts à mettre des moyens pour la constitution de véritables équipes médicales dédiées au syndrome d’Ehlers Danlos, qui puissent rapidement prescrire la prise en charge des patients en ALD.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90217</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7915</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Saint-André</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes</ministreQuestion><ministreJO>Affaires sociales, santé et droits des femmes</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[santé
	        (politique de la santé — professionnels de santé — activité — contrôles)
	        90217. — 13 octobre 2015. — M. Stéphane Saint-André attire l’attention de Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes sur une pratique courante chez certains professionnels de santé qui reçoivent 60 patients par jour et parfois plus. Outre que l’on peut difficilement croire que les patients soient pris en charge sérieusement compte tenu que les journées ne sont extensibles, cette pratique nuit non seulement à tous les professionnels de santé qui pratiquent leur métier de façon sérieuse et déontologique, mais aussi aux comptes de la sécurité sociale. Comment croire que la prise en charge des patients peut être efficiente au-delà de 40 par jour. C’est pourquoi il lui demande s’il peut être envisagé des contrôles systématiques dès que ce chiffre est dépassé. Il en va de la santé publique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90218</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7915</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Pajon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes</ministreQuestion><ministreJO>Affaires sociales, santé et droits des femmes</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[santé
	        (psychiatrie — psychiatrie hospitalière — perspectives)
	        90218. — 13 octobre 2015. — M. Michel Pajon appelle l’attention de Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes sur l’avenir des établissements publics de santé spécialisés en santé mentale. Le projet de loi relatif à la santé prévoit d’amener les établissements publics de santé d’un même territoire à se coordonner autour d’une stratégie de prise en charge partagée, et de les faire adhérer à un groupement hospitalier de territoire (GHT). Cette disposition, en faisant émerger des synergies territoriales entre hôpitaux publics, garantira un égal accès à des soins sécurisés et de qualité pour tous nos concitoyens. Cependant, si cette stratégie paraît tout à fait pertinente pour les services de médecine générale, elle pose question en ce qui concerne les établissements publics de santé spécialisés en santé mentale. En effet, la psychiatrie est une discipline à part, qui nécessite une gouvernance et une organisation spécifiques. Il lui demande donc de bien vouloir créer, à côté des GHT de médecine générale, des GHT psychiatrie et santé mentale incluant les établissements médico-sociaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90219</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7915</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Julie Sommaruga</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes</ministreQuestion><ministreJO>Affaires sociales, santé et droits des femmes</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[santé
	        (vaccinations — rupture de stocks — conséquences)
	        90219. — 13 octobre 2015. — Mme Julie Sommaruga attire l’attention de Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes sur la pénurie du vaccin DTP contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite. Ce vaccin sans aluminium a été retiré du marché en 2008, et ceux contenant de l’aluminium, le tétravalent et le pentavalent sont introuvables en pharmacie. Pour respecter leur obligation vaccinale, les parents ne disposent plus que d’un vaccin hexavalent. Plus coûteux pour le système de santé, ce produit contient, en plus des trois valences obligatoires DTP, également la coqueluche, l’haemophilius influenza et l’hépatite B. Les deux grands laboratoires qui se partagent le marché mettent ces difficultés d’approvisionnement sur le compte d’une forte demande mondiale et de problèmes d’ajustement du contrôle de qualité. Dans un rapport datant de mars 2015, le Haut conseil de la santé publique estime que ces difficultés dureraient plusieurs mois. De tels délais sont démesurés et inacceptables pour les parents qui souhaitent respecter leur obligation vaccinale sans utiliser la formule hexavalente. Elle l’interroge sur les mesures prises par le Gouvernement pour lutter rapidement contre la pénurie du vaccin DTP.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90222</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7915</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean Glavany</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes</ministreQuestion><ministreJO>Affaires sociales, santé et droits des femmes</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[sécurité publique
	        (sapeurs-pompiers — pension — réglementation)
	        90222. — 13 octobre 2015. — M. Jean Glavany appelle l’attention de Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes sur la situation vécue par de nombreux sapeurs-pompiers professionnel à la retraite ou qui vont faire valoir leur droit à pension. Ces agents ont été soumis à une sur cotisation pour l’intégration de leur prime de feu, sur cotisation qui devait être étalée sur 13 ans (1990/2003), mais qui n’a jamais cessé. De plus, les conditions pour bénéficier de la bonification de 1 an pour 5 ans, sont de 25 années (27 avec la réforme de 2010) de services publics dont 15 années en qualité de SPP (17 avec la réforme de 2010). Cette bonification est égale au cinquième du temps des services accomplis en qualité de sapeur-pompier professionnel. Elle ne peut pas dépasser 5 années. Elle vient s’ajouter aux services effectifs sans permettre de dépasser le pourcentage maximum admis pour le calcul de la pension qui est fixé à 75 %. De nombreux agents ont débuté leur carrière soit comme militaire à la BSPP, au BMPM, autres unités ou comme fonctionnaires territoriaux ou hospitaliers. Lorsque ces agents atteignent l’âge leur permettant de faire valoir leur droit à pension, car ils totalisent le nombre de trimestres requis pour bénéficier d’un taux à 75 %, ils se verront appliquer une proratisation de leur indice retenu pour le calcul de la dite pension (décret no 2003-1306). En effet, les dispositions de ce décret précise, entre autre, que : « la majoration de la pension de retraite des sapeurs-pompiers qui n’ont pas effectué la totalité de leur carrière en qualité de sapeurs-pompiers professionnels, liquidée sur la base du dernier indice brut détenu au cours des six derniers mois en qualité de sapeur-pompier professionnel, est calculée proportionnellement à la durée des services accomplis en qualité de sapeur-pompier professionnel ». Il souhaiterait donc connaître la position du Gouvernement sur ce dossier.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90226</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7916</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lucien Degauchy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes</ministreQuestion><ministreJO>Affaires sociales, santé et droits des femmes</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[sécurité sociale
	        (CMU et CMU complémentaire — rapport — Cour des comptes — recommandations)
	        90226. — 13 octobre 2015. — M. Lucien Degauchy attire l’attention de Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes sur l’attribution de la CMU (couverture médicale universelle). La Cour des comptes a remis un rapport en juin 2015 qui préconise un meilleur contrôle des ressources des bénéficiaires et pointe l’obsolescence du logiciel d’instruction des demandes gérées par l’assurance maladie. Les risques d’erreurs concernent la CMU mais également l’ACS (aide à l’acquisition d’une complémentaire santé). Ces aides jouent un rôle majeur pour l’accès aux soins des plus démunis et le nombre de bénéficiaires est croissant. Or le fonds CMU pourrait être déficitaire vers 2017-2018 selon la Cour, si rien n’est fait. Il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour pérenniser ce dispositif indispensable.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90227</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7916</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Damien Meslot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes</ministreQuestion><ministreJO>Affaires sociales, santé et droits des femmes</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[sécurité sociale
	        (CMU et CMU complémentaire — travailleurs frontaliers — affiliation — délais)
	        90227. — 13 octobre 2015. — M. Damien Meslot appelle l’attention de Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes sur la situation des Français vivant en France et travaillant en Suisse, préinscrits à la couverture maladie universelle (CMU) alors que conformément à la loi fédérale suisse et à la coordination des zones UE/AELE, la Suisse leur a permis de faire valoir leur droit d’option en avril 2015 et ainsi de s’affilier de manière formelle à un assureur suisse au sens de la loi sur l’assurance maladie (LAMal). En effet, ces frontaliers sont actuellement doublement couverts en Suisse, pays où ils exercent leurs activités professionnelles, et en France où, depuis le 23 juillet 2015, la CPAM refuse de les radier de la CMU où ils sont préinscrits. Avant le 23 juillet 2015, les caisses primaires d’assurance maladie (CPAM) acceptaient de radier les frontaliers présentant les documents attestant de leur couverture par une assurance-maladie suisse, et acceptaient ainsi le principe de priorité de l’État d’activité pour déterminer la législation applicable. Depuis cette date, la CPAM ne procède plus à aucune radiation. En conséquence, ces frontaliers déposent des recours aux refus de radiation de la CMU, mais dans l’attente des décisions, ils doivent payer une prime d’assurance maladie en Suisse et une cotisation en France. Or il est interdit de contraindre à une affiliation simultanée aux systèmes d’assurance-maladie suisse et français. Aussi il souhaite de la part du Gouvernement qu’il remette en état de marche la procédure de radiation de la CMU des frontaliers assurés en Suisse au sens de la LAMal et préinscrits à la CMU. Il demande aussi au Gouvernement de se conformer au droit communautaire en annulant les affiliations à la CMU pour les frontaliers qui n’ont pas demandés à être exemptés de l’assurance obligatoire en Suisse et qui sont acceptés ou déjà inscrits à la LAMal.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90231</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7916</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Bouillon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes</ministreQuestion><ministreJO>Affaires sociales, santé et droits des femmes</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[sécurité sociale
	        (régime social des indépendants — dysfonctionnements — rapport — recommandations)
	        90231. — 13 octobre 2015. — M. Christophe Bouillon attire l’attention de Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes sur l’amélioration durable de la situation de travailleurs indépendants. M. le Premier ministre s’est vu remettre le 21 septembre 2015 le rapport de Mme Sylviane Bulteau, députée de Vendée et de M. Fabrice Verdier, député du Gard, sur le régime social des indépendants (RSI). Dans le rapport d’étape remis le 8 juin 2015 au Premier ministre, des recommandations permettant d’améliorer le service rendu aux travailleurs indépendants avaient été avancées : accueil, adaptation du recouvrement, système d’information, offres dématérialisées de service, déploiement de médiateurs locaux, etc. La mise en place des mesures préconisées dans ce rapport permettrait d’améliorer considérablement l’accompagnement des assurés et de privilégier le recouvrement amiable. La demande de travailleurs indépendants est, en ce sens, très forte. La mise en œuvre du régime social des indépendants en 2006 s’est déjà traduite par de graves dysfonctionnements et même si des progrès ont été constatés, d’importantes difficultés perdurent mettant en péril l’avenir de nombreuses entreprises. Les mesures préconisées dans le rapport de Mme Sylviane Bulteau et M. Fabrice Verdier permettront de rendre la protection sociale des indépendants plus juste et plus claire. L’urgence pour ces travailleurs est de pouvoir prétendre pleinement aux droits qui sont les leurs. C’est pourquoi il lui demande si, à l’issue de la présentation aux partenaires sociaux du projet de loi de financement de la sécurité sociale le 24 septembre 2015, les mesures recommandées par le rapport pourront être rapidement instaurées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90233</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7917</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Claude Bouchet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes</ministreQuestion><ministreJO>Affaires sociales, santé et droits des femmes</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[sports
	        (réglementation — certificats médicaux — perspectives)
	        90233. — 13 octobre 2015. — M. Jean-Claude Bouchet appelle l’attention de Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes au sujet de la délivrance de certificats médicaux pour le sport. Les certificats médicaux pour le sport représentent au mois de septembre une surcharge de travail non négligeable pour les médecins et un coût important pour la sécurité sociale alors qu’ils ne devraient pas générer une feuille de soins par personne. Cela permettrait ainsi de faire faire des économies à la sécurité sociale. Dès lors, il apparaîtrait logique de réformer la délivrance des certificats médicaux pour une durée de 3 ans pour les sports à non risque, voire même une suppression pure et simple pour certaines activités sportives. Dans ce dernier cas, une notice explicative pourrait être rédigée par les fédérations concernées identifiant les éventuels risques médicaux, laquelle notice pourrait être proposée et signée par les participants afin de les responsabiliser et garantir ainsi le devoir d’information des fédérations et associations locales. Il en est de même pour le sport en extrascolaire (UNSS) où le certificat ne se justifie pas car il est déjà pratiqué au sein des établissements scolaires. Il est nécessaire seulement en cas d’inaptitude. Il souhaite connaître les positions du Gouvernement à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90242</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7917</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dominique Dord</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes</ministreQuestion><ministreJO>Affaires sociales, santé et droits des femmes</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[transports
	        (transports sanitaires — ambulanciers — revendications)
	        90242. — 13 octobre 2015. — M. Dominique Dord attire l’attention de Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes sur la situation des ambulanciers. Premier maillon de la chaîne des soins, les ambulanciers transportent des milliers de malades vers les établissements de soins sur prescription médicale ou en cas d’urgence par délégation du SAMU. Le modèle économique imposé par le ministère de tutelle met en péril la pérennisation de leur activité professionnelle : les délais d’attente sont parfois quatre fois supérieurs à la tarification conventionnelle d’immobilisation maximale avant la prise en charge des patients transportés. Des interventions sont effectuées à la demande du SAMU mais faute de suivi de transport, elles ne sont pas rémunérées. Une différence de traitement financier par rapport au transport par pompier persiste ou encore des équipes d’ambulanciers sont mises gracieusement à contribution pour pallier le manque de brancardier dans les établissements de soins, là encore non plus rémunérées. Enfin, les CPAM notifient régulièrement des indus aux ambulanciers, alors que les prestations ont bien été réalisées. Avant que les ambulanciers entament des actions régionales qui risquent de désorganiser le fonctionnement sanitaire des territoires, il souhaite savoir si le Gouvernement compte prendre en considération les revendications des ambulanciers.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90053</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7917</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Louis Christ</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, agroalimentaire et forêt</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[agriculture
	        (activité agricole — méthanisation — développement)
	        90053. — 13 octobre 2015. — M. Jean-Louis Christ attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement sur les perspectives de développement de la filière « méthanisation agricole » en France. L’association entre cette filière de production d’énergie, l’élevage et l’agriculture montre une réelle pertinence. En effet, la méthanisation offre en premier lieu une solution efficace aux exploitations pour le traitement de leurs boues et effluents. Elle constitue ensuite une source de revenus complémentaires potentiellement intéressante pour les agriculteurs à travers la production de biogaz et d’électricité, à l’heure où le monde agricole traverse une crise économique majeure. Pour se donner une idée plus précise de ces revenus potentiels, l’exemple de la Basse Saxe peut être cité : la commission des affaires européennes du Sénat a ainsi récemment mis en évidence que, dans cette région, la production d’énergie constituait la moitié des revenus des exploitations laitières. Considérant les enjeux environnementaux et économiques liés au développement de cette filière, il lui demande quelles mesures concrètes le Gouvernement entend adopter pour favoriser l’essor de la méthanisation agricole en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90054</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7918</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Lefait</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, agroalimentaire et forêt</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[agriculture
	        (apiculture — pesticides — réglementation)
	        90054. — 13 octobre 2015. — M. Michel Lefait appelle l’attention de M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement sur la gestion sanitaire du cheptel apicole français. Des cas de surmortalités d’abeilles ont été observés en régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon fin 2013. Compte tenu de l’action en justice initiée par une vingtaine d’apiculteurs, ces cas ont été fortement médiatisés. Aussi des investigations ont été menées par la Brigade nationale d’enquêtes vétérinaires et phytosanitaires. Les résultats des analyses montrent notamment la présence de coumaphos sur les abeilles dans quelques cas (3 échantillons positifs sur 16) mais de manière beaucoup plus importante dans le pain d’abeille (78 % des échantillons). Le coumaphos est une substance antiparasitaire susceptible d’être utilisée pour lutter contre le varroa, acarien parasite de l’abeille, mais son usage est strictement interdit en France en raison notamment de sa persistance dans les produits de la ruche (miel, cire…). Outre la stupeur de découvrir de tels résultats d’analyses, la présence importante de coumaphos dans les pains d’abeilles suscite de nombreuses questions : les miels concernés par ces analyses, impropres à la consommation du fait de la présence de cette substance interdite, ont-ils été retirés des circuits de distribution ? Le coumaphos retrouvé sur les abeilles et dans le pain d’abeilles résulte-t-il d’un usage apicole ? Est-ce un cas isolé ? Quelles garanties peuvent être apportées par les services vétérinaires pour que la réglementation apicole soit respectée ? Le recours à des substances interdites pour faire face au Varroa témoigne-t-il de la détresse des apiculteurs pour faire face à ce fléau que nombre d’observateurs qualifie d’ennemi numéro 1 des abeilles ? Par conséquent il lui demande de bien vouloir lui apporter les réponses à ces interrogations afin d’être en mesure de rassurer les consommateurs sur la qualité des produits de la ruche et de répondre aux attentes et besoins techniques des apiculteurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90055</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7918</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Sordi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, agroalimentaire et forêt</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[agriculture
	        (apiculture — pesticides — réglementation)
	        90055. — 13 octobre 2015. — M. Michel Sordi attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement sur la gestion sanitaire du cheptel apicole français. Des cas de surmortalités d’abeilles ont été observés en régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon fin 2013. Compte tenu de l’action en justice initiée par une vingtaine d’apiculteurs, ces cas ont été fortement médiatisés. Aussi, des investigations ont été menées par la Brigade nationale d’enquêtes vétérinaires et phytosanitaires. Les résultats des analyses montrent notamment la présence de coumaphos sur les abeilles dans quelques cas (3 échantillons positifs sur 16) mais de manière beaucoup plus importante dans le pain d’abeille (78 % des échantillons). Le coumaphos est une substance antiparasitaire susceptible d’être utilisée pour lutter contre le Varroa, acarien parasite de l’abeille, mais son usage est strictement interdit en France en raison notamment de sa persistance dans les produits de la ruche (miel, cire…). Outre la stupeur de découvrir de tels résultats d’analyses, la présence importante de coumaphos dans les pains d’abeilles suscite de nombreuses questions : les miels concernés par ces analyses, impropres à la consommation du fait de la présence de cette substance interdite, ont-ils été retirés des circuits de distribution ? Le coumaphos retrouvé sur les abeilles et dans le pain d’abeilles résulte-t-il d’un usage apicole ? Est-ce un cas isolé ? Quelles garanties peuvent être apportées par les services vétérinaires pour que la réglementation apicole soit respectée ? Le recours à des substances interdites pour faire face au Varroa témoigne-t-il de la détresse des apiculteurs pour faire face à ce fléau que nombre d’observateurs qualifient d’ennemi numéro 1 des abeilles ? Par conséquent, il lui demande de bien vouloir lui apporter les réponses à ces interrogations afin d’être en mesure de rassurer les consommateurs sur la qualité des produits de la ruche et de répondre aux attentes et besoins techniques des apiculteurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90056</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7919</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Kléber Mesquida</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, agroalimentaire et forêt</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[agriculture
	        (apiculture — pesticides — réglementation)
	        90056. — 13 octobre 2015. — M. Kléber Mesquida attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement sur la gestion sanitaire du cheptel apicole français. En effet, des cas de surmortalités d’abeilles ont été observés en régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon fin 2013. Suite à des actions en justice initiée par une vingtaine d’apiculteurs, ces cas ont été fortement médiatisés, des investigations ont été menées par la brigade nationale d’enquêtes vétérinaires et phytosanitaires. Les résultats des analyses montrent notamment la présence de Coumaphos sur les abeilles dans quelques cas (3 échantillons positifs sur 16) mais de manière beaucoup plus importante dans le pain d’abeille (78 % des échantillons). Le Coumaphos est une substance antiparasitaire susceptible d’être utilisée pour lutter contre le varroa, acarien parasite de l’abeille mais son usage est strictement interdit en France en raison notamment de sa persistance dans les produits de la ruche (miel, cire…). La présence importante de Coumaphos dans les pains d’abeilles suscite de nombreuses questions : les miels concernés par ces analyses, impropres à la consommation du fait de la présence de cette substance interdite, ont-ils été retirés des circuits de distribution ? Le Coumaphos retrouvé sur les abeilles et dans le pain d’abeilles résulte-t-il d’un usage apicole ? Est-ce un cas isolé ? Quelles garanties peuvent être apportées par les services vétérinaires pour que la réglementation apicole soit respectée ? Le recours à des substances interdites pour faire face au varroa témoigne-t-il de la détresse des apiculteurs pour faire face à ce fléau que nombre d’observateurs qualifie d’ennemi numéro un des abeilles ? Aussi, il lui demande de bien vouloir lui indiquer les mesures qu’il entend prendre pour répondre à ces questions et pour rassurer les consommateurs sur la qualité des produits de la ruche et de répondre aux attentes et besoins techniques des apiculteurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90057</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7919</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Joël Giraud</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, agroalimentaire et forêt</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[agriculture
	        (apiculture — pesticides — réglementation)
	        90057. — 13 octobre 2015. — M. Joël Giraud attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement sur la gestion sanitaire du cheptel apicole français. Des cas de surmortalités d’abeilles ont été observés en régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon fin 2013. Compte tenu de l’action en justice initiée par une vingtaine d’apiculteurs, ces cas ont été fortement médiatisés. Aussi, des investigations ont été menées par la Brigade nationale d’enquêtes vétérinaires et phytosanitaires. Les résultats des analyses montrent notamment la présence de Coumaphos sur les abeilles dans quelques cas (3 échantillons positifs sur 16) mais de manière beaucoup plus importante dans le pain d’abeille (78 % des échantillons). Le Coumaphos est une substance antiparasitaire susceptible d’être utilisée pour lutter contre le Varroa, acarien parasite de l’abeille, mais son usage est strictement interdit en France en raison notamment de sa persistance dans les produits de la ruche (miel, cire…). Outre la stupeur de découvrir de tels résultats d’analyses, la présence importante de Coumaphos dans les pains d’abeilles suscite de nombreuses questions : les miels concernés par ces analyses, impropres à la consommation du fait de la présence de cette substance interdite, ont-ils été retirés des circuits de distribution ? Le Coumaphos retrouvé sur les abeilles et dans le pain d’abeilles résulte-t-il d’un usage apicole ? Est-ce un cas isolé ? Quelles garanties peuvent être apportées par les services vétérinaires pour que la réglementation apicole soit respectée ? Le recours à des substances interdites pour faire face au Varroa témoigne-t-il de la détresse des apiculteurs pour faire face à ce fléau que nombre d’observateurs qualifie d’ennemi numéro 1 des abeilles ? Par conséquent, il lui demande de bien vouloir lui apporter les réponses à ces interrogations afin d’être en mesure de rassurer les consommateurs sur la qualité des produits de la ruche et de répondre aux attentes et besoins techniques des apiculteurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90059</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7919</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jacques Cresta</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, agroalimentaire et forêt</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[agriculture
	        (viticulture — caves coopératives — réglementation)
	        90059. — 13 octobre 2015. — M. Jacques Cresta attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement sur le bénéfice du crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) dont les caves coopératives agricoles sont exclues. Les coopérateurs soulignent que les caves coopératives qui sont dans le champ d’application de l’impôt sur les sociétés devraient de toute évidence être éligibles au dispositif du CICE. Si le ministre a précisé que l’enveloppe de 2,5 milliards d’euros sur cinq ans pour les entreprises qui investissent dans des équipements industriels en leur permettant d’amortir leurs achats, bénéficierait aussi aux coopératives, l’allègement des charges que procurerait l’octroi du CICE serait concrètement indispensable notamment pour les caves coopératives du département des Pyrénées-Orientales. L’aval de la Commission européenne étant nécessaire, il lui demande s’il compte intervenir auprès de celle-ci afin de répondre à la requête des vignerons coopérateurs en intégrant les caves coopératives dans le dispositif du CICE.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90065</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7920</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lucien Degauchy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, agroalimentaire et forêt</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[animaux
	        (frelons asiatiques — prolifération — lutte et prévention)
	        90065. — 13 octobre 2015. — M. Lucien Degauchy attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement sur l’invasion fulgurante du frelon asiatique en France, depuis son introduction accidentelle en 2004. Cette espèce prolifère aux dépens d’insectes pollinisateurs, dont les abeilles, jouant un rôle négatif pour l’agriculture et la biodiversité et provoquant des dégâts importants dans la filière apicole. En 2012, le frelon asiatique a été classé dans la liste des dangers sanitaires de deuxième catégorie, mais face à la prolifération croissante de cette espèce il devient urgent de réglementer plus efficacement au niveau national la lutte contre ce fléau. Aussi il souhaite savoir à quelle échéance le Gouvernement entend classer le frelon asiatique en danger sanitaire de première catégorie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90097</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7920</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Kemel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, agroalimentaire et forêt</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[élevage
	        (lait — revendications)
	        90097. — 13 octobre 2015. — M. Philippe Kemel appelle l’attention de M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement sur les inquiétudes exprimées par la filière française du lait de consommation. En effet le syndicat national du lait de consommation dénonce une augmentation spectaculaire de plus de 63 % des importations de lait issu d’autres pays européens comme l’Allemagne et la Belgique, en mars-avril 2015, par rapport à 2014. Cela se traduit par des conséquences dramatiques dans les laiteries françaises, les carnets de commandes se contractent, entraînant une sous activité moyenne de sites d’environ de l’ordre de 20 %, voire de 35 % pour certaines laiteries. L’emploi de près de 5 000 acteurs du secteur, soit 20 % de 24 000 emplois générés par la filière, est en jeu à court terme et la survie même de la filière déjà fortement endommagée par la crise économique, l’embargo russe et la fin des quotas laitiers. Afin de valoriser la profession française du lait de consommation liquide, Syndilait a lancé cette année le logo « lait collecté et conditionné en France » dans le but de permettre aux consommateurs de mieux identifier le lait français et de favoriser son achat. Dans ce contexte, il lui demande quelle est sa position en la matière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90061</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7920</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Rochebloine</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants et de la mémoire</ministreQuestion><ministreJO>Anciens combattants et mémoire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[anciens combattants et victimes de guerre
	        (allocations et ressources — allocation différentielle de solidarité — conjoint survivant)
	        90061. — 13 octobre 2015. — M. François Rochebloine attire l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants et de la mémoire sur la politique d’action sociale de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONAC-VG) et plus précisément les modalités de mise en œuvre du nouveau dispositif d’aide aux ressortissants les plus démunis. Conformément aux annonces faites en 2014, dans le cadre de la discussion budgétaire pour 2015, l’ONAC-VG a entrepris de fondre l’allocation différentielle de solidarité pour les conjoints survivants (A.D.C.S.) les plus démunis, dans son enveloppe d’action sociale. Désormais, avec cette globalisation des crédits, les conjoints survivants pourront solliciter une aide complémentaire de solidarité, relevant du droit commun des aides de l’Office en fonction de critères « de vulnérabilité et non plus seulement au vu de leur seuls revenus ». Contrairement à l’ADCS qui faisait bénéficier de nombreuses veuves d’un revenu mensuel égal au seuil de pauvreté de l’INSEE soit 987 euros par mois, le risque est grand d’instaurer une logique d’assistanat. Aucune garantie de revenu stable ne leur sera assurée, ce qui constitue un recul intolérable. Il lui cite le cas des bénéficiaires percevant l’ASPA, qui enregistreront une perte de ressources, de 187 euros par mois soit 2 244 euros par an, puisque faute de justificatif de dépense exceptionnelle, de nombreux ressortissants seront exclus du dispositif. Aussi, considérant qu’il est indispensable de conforter les bases juridiques du dispositif applicable aux veuves les plus démunies, il lui demande de bien vouloir préciser si le Gouvernement compte s’engager à leur assurer un revenu mensuel stable et décent.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90063</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7921</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Jacqueline Maquet</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants et de la mémoire</ministreQuestion><ministreJO>Anciens combattants et mémoire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[anciens combattants et victimes de guerre
	        (orphelins — indemnisation — champ d’application)
	        90063. — 13 octobre 2015. — Mme Jacqueline Maquet attire l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants et de la mémoire sur l’initiative parlementaire des députés Yves Fromion et Pierre-Yves Le Borgn’visant à instaurer des mesures de réparation en faveur des pupilles de la Nation de la guerre 39-45. Les décrets no 2000-657 du 13 juillet 2000 et no 2004-751 du 27 juillet 2004 expriment officiellement la reconnaissance posthume de la Nation. Toutefois, ces décrets ont une portée restrictive puisque le décret de 2004 reconnaît le préjudice des orphelins des déportés résistants ainsi que des orphelins de résistants et de combattants dont les parents avaient été tués dans le cadre d’actes liés à la barbarie nazie. Mais tous les autres, orphelins de victimes civiles ou militaires tués directement ou indirectement pour fait de guerre semblent ignorés. Les associations des pupilles de la Nation, orphelins de guerre soulignent le caractère discriminatoire de ces dispositions. Elle lui demande ainsi quelles sont les intentions du Gouvernement sur le sujet et s’il donnera un soutien favorable à l’éventuelle mise à l’ordre du jour de cette proposition de loi.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90064</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7921</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Premat</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants et de la mémoire</ministreQuestion><ministreJO>Anciens combattants et mémoire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[anciens combattants et victimes de guerre
	        (pensions — outre-mer — revalorisation)
	        90064. — 13 octobre 2015. — M. Christophe Premat attire l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants et de la mémoire sur la question des pensions des anciens combattants des outre-mer. En effet, Anicet le Pors avait remis au Premier ministre un rapport en 2002 portant sur la revalorisation des pensions des anciens combattants des outre-mer. Ce rapport n’a jamais été publié ce qui complique les discussions sur ce thème. D’après le rapport de la Cour des comptes de février 2010, une première méthode dilatoire pour les versements de pensions des anciens combattants impliquait plusieurs services administratifs. Selon la Cour des comptes, la dispersion des services se caractérisait de la manière suivante : l’Office national des anciens combattants (ONAC) traitait les demandes de cartes et de retraite ; un service du ministère de la défense traitait les dossiers d’invalidité, un autre encore les dossiers des militaires de carrière, et l’ordre de paiement passait également par plusieurs strates. La Cour concluait sur ce dispositif : « il semble improbable qu’un ancien combattant, a fortiori étranger, parvienne à se repérer dans le circuit administratif pour identifier l’interlocuteur capable de lui détailler les effets des dernières réformes ou d’expliciter la méthode de calcul de sa pension ». Il aimerait savoir si ce circuit a été simplifié pour les demandes de réévaluation des pensions des anciens combattants des outre-mer.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90073</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7921</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Claude Mathis</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre des finances et des comptes publics, chargé du budget</ministreQuestion><ministreJO>Budget</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[chambres consulaires
	        (chambres d’agriculture — financement — perspectives)
	        90073. — 13 octobre 2015. — M. Jean-Claude Mathis attire l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du ministre des finances et des comptes publics, chargé du budget sur les inquiétudes exprimées par la chambre d’agriculture de l’Aube concernant le budget 2016. En effet, après les arbitrages rendus dans le cadre de la loi de finances pour 2015, qui ont conduit à une baisse de 55 millions d’euros des fonds de roulement du réseau des chambres d’agriculture, est prévue une baisse de 2 % de la TATFNB décidée sur les trois exercices 2015, 2016 et 2017 soit une réduction de crédits de 35 millions d’euros. Alors que les agriculteurs se sentent plus que jamais fragilisés par la complexité des réglementations, la chute des cours des principales productions et la diminution des aides de la PAC, il lui demande de bien vouloir préciser les intentions du Gouvernement pour que les chambres d’agriculture puissent les accompagner dans les meilleures conditions.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90153</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7922</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. William Dumas</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre des finances et des comptes publics, chargé du budget</ministreQuestion><ministreJO>Budget</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôts locaux
	        (exonération — quartiers prioritaires — bénéficiaires)
	        90153. — 13 octobre 2015. — M. William Dumas attire l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du ministre des finances et des comptes publics, chargé du budget sur les conditions afin de bénéficier des nouvelles exonérations de fiscalité locale en faveur des entreprises implantées dans les quartiers prioritaires. En effet, issues de la loi de finances rectificative pour 2014, ces exonérations favorisent l’implantation et le maintien de commerces de proximité et de services marchands dans les quartiers prioritaires. Ces activités contribuent fortement à la qualité de vie et à l’attractivité résidentielle de ces quartiers et sont de plus sources d’emplois pour leurs habitants. Elles complètent l’ensemble des dispositifs mobilisés par le Gouvernement en faveur du développement économique des quartiers qui constitue un des trois piliers des 400 contrats de ville en cours de signature. Elles prennent surtout la forme d’exonération de cotisations foncières et d’exonération de taxe foncière sur les propriétés bâties. Pourtant les professions libérales et artisanales dont la participation active à la vie économique de ces quartiers et à leur attractivité est importante, sont exclues du champ d’exonération. Par conséquent il lui demande de bien vouloir lui faire savoir si le Gouvernement envisage l’extension de ces mesures en faveur de celles-ci.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90215</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7922</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Dominique Nachury</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre des finances et des comptes publics, chargé du budget</ministreQuestion><ministreJO>Budget</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[santé
	        (établissements — établissements privés non lucratifs — fiscalité — réglementation)
	        90215. — 13 octobre 2015. — Mme Dominique Nachury appelle l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du ministre des finances et des comptes publics, chargé du budget sur les charges qui pèsent sur les 4 000 établissements et services sanitaires, sociaux et médico-sociaux privés non lucratifs, présents sur tous les champs de la protection sociale. En effet, les services fiscaux notifient de plus en plus souvent des assujettissements à la taxe foncière et à la taxe d’habitation aux établissements et services associatifs, alors que des établissements publics de santé et des établissements publics sociaux et médico-sociaux bénéficient d’une exonération pour des activités similaires. De plus, le crédit d’impôt pour la croissance et l’emploi (CICE) bénéficie aux maisons de retraite et services à domicile privés de statut commercial, mais ces mêmes structures privées non lucratives en sont écartées, alors qu’elles le financent par l’augmentation des taux de TVA, qu’elles ne récupèrent pas. Le crédit d’impôt recherche et le crédit d’impôt innovation bénéficient aux établissements de santé privés de statut commercial, mais les établissements privés non lucratifs en sont écartés. Plus étonnant, les mêmes activités sociales et médico-sociales gérées par des centres communaux ou intercommunaux d’action sociale sont exonérés à la fois de la TVA et de la taxe sur les salaires tout en accédant pour leurs investissements au fond de compensation de la TVA. Aussi, à l’heure de la préparation du projet de loi de finances 2016, elle souhaiterait savoir si le Gouvernement entend mettre fin à ces distorsions fiscales et sociales dont les associations, fondations et unions mutualistes sont victimes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90082</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7922</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Salen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, consommation et économie sociale et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[commerce et artisanat
	        (métiers d’art — liste — décret — publication)
	        90082. — 13 octobre 2015. — M. Paul Salen attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire sur le projet d’arrêté fixant la liste des métiers d’art, en application de l’article 22 de la loi no 2014-626 du 18 juin 2014 relative au commerce, à l’artisanat et aux très petites entreprises. En effet, selon cet article, la liste des métiers d’art est fixée par arrêté conjoint des ministres chargés de l’artisanat et de la culture. Elle devrait notamment permettre au secteur de construire les bases qui lui permettront d’assurer son avenir, sécuriser son périmètre et définir son mode d’activité. Seulement, aujourd’hui, cet arrêté n’a toujours pas été publié, plus d’un an après la promulgation de la loi du 18 juin 2014. Aussi, au regard de l’importance de cette reconnaissance pour le secteur des métiers d’art, il souhaiterait connaître la date de publication de cet arrêté.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90083</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7923</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christian Kert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, consommation et économie sociale et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[commerce et artisanat
	        (métiers d’art — liste — décret — publication)
	        90083. — 13 octobre 2015. — M. Christian Kert attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire sur les difficultés d’application de l’article 22 de la loi no 2014-626 du 18 juin 2014 qui reconnaît officiellement les métiers d’art comme secteur économique à part entière de l’économie française. En effet cet article doit être assorti d’un arrêté conjoint des ministres chargés de la culture et de celui de l’artisanat afin de fixer la liste des métiers d’art et de permettre à ce secteur de construire les bases lui permettant d’assurer son avenir, de sécuriser son périmètre et de définir son mode d’activité. Or si cet arrêté a bien été signé par le ministère de la culture, il s’avère que cette liste est actuellement bloquée au sein du ministère en charge de l’artisanat alors qu’elle semble le résultat d’une véritable concertation entre les deux ministères et les organisations professionnelles concernées. C’est pourquoi il lui demande les raisons de ce blocage au sein de son ministère et d’envisager au plus vite l’apposition de sa signature particulièrement attendue par les professionnels des métiers d’art.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90084</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7923</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Paola Zanetti</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, consommation et économie sociale et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[commerce et artisanat
	        (métiers d’art — liste — décret — publication)
	        90084. — 13 octobre 2015. — Mme Paola Zanetti appelle l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire sur le projet d’arrêté fixant la liste des métiers d’art. La loi no 2014-626 relative à l’artisanat, au commerce et aux très petites entreprises a marqué un tournant historique dans la reconnaissance des métiers d’art. Cette reconnaissance législative, essentielle pour les professionnels concernés, doit être précisée, selon la lettre de la loi, par un arrêté conjoint des ministres de la culture et de l’artisanat qui définira la liste de ces métiers d’art. À ce jour, l’arrêté n’est toujours pas publié. Aussi elle souhaite connaître le délai dans lequel l’arrêté ministériel établissant la liste des métiers d’art sera élaboré.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90085</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7923</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Patrick Gille</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, consommation et économie sociale et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[commerce et artisanat
	        (métiers d’art — liste — décret — publication)
	        90085. — 13 octobre 2015. — M. Jean-Patrick Gille alerte Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire sur la transcription très attendue par les métiers d’art de l’article 22 de la loi artisanat, commerce et très petites entreprises promulguée en juin 2014. Outre revoir la définition des métiers d’art, qui n’avait pas évolué depuis 1996, cet article prévoit également que la liste de ces métiers d’art - et non plus seulement des métiers de l’artisanat d’art - sera fixée par arrêté conjoint des ministres chargés de l’artisanat et de la culture. Or la profession attend toujours cet arrêté, tout comme le décret concernant la création d’une section spécifique aux métiers d’art au sein du répertoire des métiers. Alors qu’en France la filière des métiers d’art représente 8 milliards d’euros de chiffre d’affaires et compte 38 000 entreprises et que des élections auront lieu dans les chambres des métiers en 2016, il lui demande de bien vouloir lui préciser dans quels délais ces textes paraîtront.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90088</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7923</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alain Rodet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, consommation et économie sociale et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[consommation
	        (information des consommateurs — grande distribution — mention boulangerie — réglementation)
	        90088. — 13 octobre 2015. — M. Alain Rodet attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire sur l’utilisation abusive et persistante par certaines chaînes de distribution alimentaire de la mention « boulangerie » au mépris des dispositions législatives adoptées en 1998. La loi stipule en effet que les appellations « boulangerie » et « boulanger » sont réservées aux seuls professionnels qui assurent eux-mêmes à partir de matières premières choisies le pétrissage de la pâte, sa fermentation, sa mise en forme et la cuisson de pain sur le lieu de vente. En conséquence, il lui demande de prendre toutes dispositions utiles pour faire respecter scrupuleusement les textes législatifs et réglementaires en vigueur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90168</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7924</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Françoise Dumas</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, consommation et économie sociale et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[moyens de paiement
	        (cartes bancaires — paiement sans contact — données — sécurisation)
	        90168. — 13 octobre 2015. — Mme Françoise Dumas attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire sur l’insécurité qui accompagne l’utilisation des cartes bancaires sans contact. La fonction « paiement sans contact » permet de régler jusqu’à 20 euros par le simple rapprochement de la carte d’un terminal de paiement adapté. Ce dispositif est peu étanche à l’interception des données par des pirates dotés d’un portable et de quelques connaissances. Contrairement à la carte de métro, les données ne sont pas sécurisées par un chiffrement lorsqu’elles sont émises à distance par la carte de paiement. Par conséquent, elle lui demande en premier lieu s’il est envisageable de rendre obligatoire la mise en place d’un protocole de communication chiffré (chiffrement du numéro de carte et de la date). Le paiement « sans contact » est devenu une option que la plupart des établissements bancaires intègrent d’office à chaque renouvellement de carte, ne laissant pas un véritable choix au consommateur, en amont de délivrance de la carte. Elle demande en conséquence, et en second lieu, s’il souhaite revenir au libre choix du client en amont de l’attribution de la carte. Enfin certains cas récents montrent qu’en cas de fraude le remboursement n’est pas toujours aussi simple que le principe d’indemnisation avancé par le GIE carte bancaire. Certaines banques ont estimé que leurs clients n’avaient pas démontré leur bonne foi. La charge de cette preuve incombant, en vertu de la loi, aux banques, elle souhaiterait savoir si le Gouvernement envisage de donner l’effectivité à la répartition de la charge de la preuve prévue par la loi.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90229</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7924</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dominique Dord</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, consommation et économie sociale et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[sécurité sociale
	        (régime social des indépendants — dysfonctionnements — perspectives)
	        90229. — 13 octobre 2015. — M. Dominique Dord attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire sur le mécontentement des commerçants, artisans et professions libérales dont les relations avec le régime social des indépendants se sont fortement dégradées, notamment en raison des modes de prélèvement qui ne prennent pas en compte les difficultés des cotisants et des délais de traitement des dossiers qui sont très longs. Il souhaite connaître les intentions du Gouvernement afin de mettre fin à une telle situation qui conduit à des destructions d’emplois, des dépôts de bilan et des situations humaines et sociales dramatiques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90067</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7924</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Briand</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture et de la communication</ministreQuestion><ministreJO>Culture et communication</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[arts et spectacles
	        (cinéma — crédit d’impôt — bénéficiaires — réglementation)
	        90067. — 13 octobre 2015. — M. Philippe Briand attire l’attention de Mme la ministre de la culture et de la communication sur les mesures que le Gouvernement souhaite mettre en place en matière de crédit d’impôt cinéma, à l’occasion du prochain examen du collectif budgétaire 2016. Ainsi, entre autres dispositions annoncées, le crédit d’impôt pourrait bénéficier à tous les films français non francophones « si l’emploi d’une langue étrangère est justifié par le scénario » et, également, généraliser son taux à 30 %. Aussi souhaiterait-il connaître le détail de l’ensemble des mesures envisagées par le Gouvernement pour rendre plus efficient le crédit d’impôt cinéma.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90086</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7924</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gilbert Collard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture et de la communication</ministreQuestion><ministreJO>Culture et communication</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[commerce et artisanat
	        (politique et réglementation — périmètre — décret — publication)
	        90086. — 13 octobre 2015. — M. Gilbert Collard attire l’attention de Mme la ministre de la culture et de la communication sur les suites réservées à l’article 22 de la loi no 2014-626 relative à l’artisanat, au commerce et aux très petites entreprises. En effet, cette loi reconnaît la réalité du secteur des métiers d’art. Le périmètre de ce secteur devait être arrêté par la publication d’une liste définie conjointement par les ministres de la culture et de l’artisanat. Or ce différend entre deux cabinets ministériels bloque le développement de 244 métiers fort utiles à l’emploi et à nos équilibres commerciaux. Il souhaiterait donc savoir si les administrations vont rapidement mettre un terme à ce blocage inutile.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90078</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7925</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Franck Gilard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la décentralisation et de la fonction publique</ministreQuestion><ministreJO>Décentralisation et fonction publique</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[collectivités territoriales
	        (DGF — réforme — perspectives)
	        90078. — 13 octobre 2015. — M. Franck Gilard attire l’attention de Mme la ministre de la décentralisation et de la fonction publique sur le mode de répartition de la DGF (dotation globale de fonctionnement). En effet, alors que le Premier ministre vient d’annoncer une réforme de la DGF en 2016, il est important de préciser plusieurs points. La répartition de la DGF diffère de manière extrêmement importante en fonction de la démographie des communes puisque dans une commune de moins de 500 habitants le montant de DGF sera de 128 euros par habitant, elle avoisinera 177 euros par habitant pour une commune de plus de 100 000 habitants. Même si les obligations des unes et des autres ne sont pas les mêmes entre ces deux extrêmes, la différence de montant de la DGF est extrêmement importante. Alors que le Gouvernement baisse en moyenne de 30 % la DGF entre 2014 et 2017, l’effort est plus important pour les communes à forte densité démographique que pour les petites. Il devient très difficile pour les petites communes rurales de faire face à leurs obligations en termes de services publics et de répondre ainsi aux besoins et demandes des populations. Aussi, il lui demande si le Gouvernement entend rééquilibrer les dotations de l’État entre les petites et les grandes communes dans le cadre de la réforme annoncée sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90079</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7925</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Franck Gilard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la décentralisation et de la fonction publique</ministreQuestion><ministreJO>Décentralisation et fonction publique</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[collectivités territoriales
	        (élus locaux — syndicats intercommunaux — indemnités de fonction)
	        90079. — 13 octobre 2015. — M. Franck Gilard alerte Mme la ministre de la décentralisation et de la fonction publique sur l’avenir des syndicats intercommunaux et la juste rémunération des élus locaux. La loi du 7 août 2015 portant nouvelle organisation territoriale de la République (NOTRe) prévoit, à son article 42, la fin des indemnités jusqu’alors perçues par les présidents et vice-présidents des syndicats mixtes dont le périmètre est inférieur à celui d’une communauté de communes. Alors même que la même loi procède au redécoupage des intercommunalités, certaines compétences qui étaient transférées aux EPCI pourraient le cas échéant redescendre à un échelon infra communautaire et par conséquent à des syndicats. En plus d’agir concrètement en faveur du tourisme, des transports, de la gestion des eaux et de l’environnement, les syndicats mixtes jouent un rôle décisif pour soutenir l’activité économique locale. Certains élus devront conformément à la loi démissionner des syndicats ou bien il sera très difficile de créer un syndicat. Il demande donc comment le Gouvernement entend agir pour assurer une juste rémunération des fonctions de présidents et vice-présidents des syndicats mixtes, fonctions qui demandent nécessairement un investissement conséquent.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90143</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7925</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Comet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la décentralisation et de la fonction publique</ministreQuestion><ministreJO>Décentralisation et fonction publique</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[fonctionnaires et agents publics
	        (durée du travail — équivalence — décret — publication)
	        90143. — 13 octobre 2015. — Le temps de travail des agents des collectivités locales est fixé en application du décret no 2000-815 du 25 août 2000. L’article 8 de ce décret prévoit que certains emplois comportant des missions particulières peuvent se voir appliquer un temps de présence supérieur au temps de travail effectif légal. Dans ce cadre, pour définir le temps de travail de leurs agents gardiens ou concierges, les collectivités se sont inspirées des dispositions du décret no 813 du 3 mai 2002 prévoyant un régime d’équivalence avec les gardiens et les concierges des services déconcentrés du ministère de l’intérieur. Cette faculté a été confortée par deux décisions de cours administratives d’appel (CAA Marseille no 09MA02995 du 22 mai 2012 et CAA Marseille no 11MA02769 du 4 juin 2013) lesquelles confirmaient que l’organe délibérant des collectivités territoriales pouvait fixer le temps de travail de leurs agents gardiens ou concierges, notamment ceux logés par nécessité de service, en référence au décret de 2002 et ce, afin de tenir compte des périodes d’inaction que comporte l’exercice de ces fonctions. Cependant, par un arrêté du 20 mars 2015, le Conseil d’État remet en cause ces deux jurisprudences au motif de l’absence de publication d’un décret en Conseil d’État spécifique, pris après avis du Conseil supérieur de la fonction publique territoriale. M. David Comet interroge Mme la ministre de la décentralisation et de la fonction publique sur l’agenda de la publication du décret attendu pour la fonction publique territoriale et, dans l’attente de cette publication, sur les modalités de transition, en particulier sur le sort qui doit être réservé aux modalités d’organisation du travail mis en place depuis de nombreuses années au sein des collectivités, après avis des comités techniques et accord des agents, qui avaient transposé le régime d’horaires d’équivalence des agents de l’État aux agents territoriaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90238</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7926</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Franck Gilard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la décentralisation et de la fonction publique</ministreQuestion><ministreJO>Décentralisation et fonction publique</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[tourisme et loisirs
	        (réglementation — loi NOTRe — conséquences)
	        90238. — 13 octobre 2015. — M. Franck Gilard attire l’attention de Mme la ministre de la décentralisation et de la fonction publique sur l’application de la loi NOTRe et notamment l’application de l’article 68 relatif au transfert de la compétence tourisme aux EPCI à compter du 1er janvier 2017. Dans le cadre de la loi, s’il a été compris qu’une commune pourra conserver son office de tourisme, il ressort de la loi que ce sera à l’organe délibérant de l’EPCI de maintenir cette possibilité et d’en définir les modalités. Les communes ont souvent effectué un travail considérable sur l’économie touristique et ont fait des investissements souvent lourds pour structurer la filière touristique de leurs territoires. Il lui demande donc comment garantir la pérennité des investissements et la continuité touristique dans ce cadre.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90062</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7926</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrick Hetzel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la défense</ministreQuestion><ministreJO>Défense</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[anciens combattants et victimes de guerre
	        (allocations et ressources — allocation différentielle de solidarité — conjoint survivant)
	        90062. — 13 octobre 2015. — M. Patrick Hetzel interroge M. le ministre de la défense sur l’aide complémentaire de solidarité aux conjoints survivants d’anciens combattants. En effet, dans le cadre de la loi de finances pour 2015, l’A.D.C.S. a été remplacée par une aide complémentaire aux conjoints survivants, veuves en particulier, leur permettant de bénéficier d’un revenu mensuel égal au seuil de pauvreté tel que calculé par l’INSEE, soit 987 euros par mois selon l’objectif déterminé par le groupe de travail qui avait été installé. Le choix du dispositif avait pour but d’assurer aux veuves un revenu stable et sûr leur permettant de s’organiser et de gérer leur budget dignement. Or, depuis juin 2015, les nouvelles demandes d’aides complémentaires sont traitées comme les demandes de secours traditionnelles (octroi facultatif, dépense à caractère exceptionnel). Dès 2016, tous les bénéficiaires de l’aide complémentaire de solidarité entreront dans le droit commun des aides sociales. Aucune garantie de revenu stable ne leur sera assurée. C’est un recul incompréhensible car sans justificatif de dépense exceptionnelle ce sera une perte pour celles percevant l’ASPA de 187 euros par mois, soit 2 244 euros par an. Il lui demande quelles dispositions il compte prendre pour maintenir cette avancée en faveur des plus démunies et leur assurer une plus grande stabilité des revenus et s’il peut lui confirmer que toutes les possibilités seront étudiées pour assurer à ces veuves d’anciens combattants en difficulté un revenu mensuel décent.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90094</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7926</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Premat</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la défense</ministreQuestion><ministreJO>Défense</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[défense
	        (armée — candidats volontaires — perspectives)
	        90094. — 13 octobre 2015. — M. Christophe Premat attire l’attention de M. le ministre de la défense sur les perspectives de la condition militaire en France. Dans son neuvième rapport annuel remis le 16 juin 2015 au Président de la République sur le thème « Les perspectives de la condition militaire, sur la période 2015-2025 », le Haut comité d’évaluation de la condition militaire (HCECM) a exposé les évolutions prévisibles à dix ans de la condition militaire. Dans ce cadre, le HCECM a mis en évidence la baisse significative du nombre de candidats volontaires français à s’engager dans les armées : c’est ainsi qu’en l’espace de 5 ans, la baisse du nombre de candidats est évaluée à environ 30 % : en 2009, plus de 30 800 jeunes Français ont souscrit un contrat d’engagement, en 2014 seulement environ 19 500 candidats. Alors que d’autres pays européens anticipent ces baisses et recourent à des volontaires européens et étrangers pour renforcer la professionnalisation des armées, la France compte un certain nombre de ressortissants français résidant à l’étranger qui seraient intéressés de servir sous les drapeaux. Pour ces publics ne maîtrisant pas toujours la langue française mais ayant la nationalité française, l’entrée dans l’armée permettrait de renforcer leur relation à la France. Ce sujet est récurrent dans les permanences que M. Christophe Premat a tenues dans les pays de sa circonscription. Il aimerait savoir s’il serait possible de simplifier les conditions d’entrée dans l’armée de ces publics binationaux ou français nés à l’étranger.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90144</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7927</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Françoise Dumas</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la défense</ministreQuestion><ministreJO>Défense</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[fonctionnaires et agents publics
	        (rémunérations — ouvriers de l’État — ministère de la défense — perspectives)
	        90144. — 13 octobre 2015. — Mme Françoise Dumas attire l’attention de M. le ministre de la défense sur le mode de revalorisation des salaires des ouvriers d’État employés par le ministère de la défense. Alors que depuis 1951, les augmentations des bordereaux de salaire des ouvriers de l’État sont indexées sur celles de la métallurgie parisienne, le ministère envisagerait une indexation en fonction du point d’indice de la fonction publique. De 1990 à 2010, l’augmentation moyenne de la métallurgie parisienne étant de 2,6 % par an contre 1,07 % par an pour le point d’indice de la fonction publique, cette décision pourrait avoir des effets sur le pouvoir d’achat des ouvriers d’État. Elle lui demande les solutions envisagées par le Gouvernement sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90183</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7927</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pouria Amirshahi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargée du développement et de la francophonie</ministreQuestion><ministreJO>Développement et francophonie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[politique extérieure
	        (aide au développement — crédits — répartition)
	        90183. — 13 octobre 2015. — M. Pouria Amirshahi attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargée du développement et de la francophonie sur l’exécution de l’amendement de transfert no 2234 au projet de loi de finances 2015, portant sur la mission Aide publique au développement. Cet amendement voté en 2014 par le Parlement prévoyait la réallocation de 20 millions d’euros du programme 110 vers le programme 209 de la mission « Aide publique au développement ». Cet amendement visait en particulier à mieux doter le Fonds de solidarité prioritaire, particulièrement sollicité par la crise sanitaire d’Afrique de l’ouest en raison de l’épidémie Ebola. L’amendement s’inscrivait dans la logique des dispositions de la loi d’orientation et de programmation relative à la politique de développement et de solidarité internationale, qui affirme la priorisation de l’aide française en direction des 16 pays pauvres prioritaires. Il lui demande de lui indiquer le niveau actuel d’engagement de ce crédit supplémentaire et les affectations de ces 20 millions d’euros.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90184</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7927</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pascal Cherki</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargée du développement et de la francophonie</ministreQuestion><ministreJO>Développement et francophonie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[politique extérieure
	        (aide au développement — crédits — répartition — éducation)
	        90184. — 13 octobre 2015. — M. Pascal Cherki attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargée du développement et de la francophonie sur les orientations prises en matière d’aide publique française à l’éducation dans les pays en développement. Dans son Observatoire de l’aide publique française à l’éducation dans les pays en développement, les organisations de la société civile formant le réseau français de la campagne mondiale pour l’éducation alertent sur le déséquilibre entre l’aide à l’éducation post-secondaire - 73 % de l’aide sectorielle en 2013 selon les chiffres déclarés par la France au comité d’aide au développement de l’OCDE et l’aide à l’éducation de base - 9,6 % de l’aide sectorielle en 2013, et seulement 1,7 % de l’aide publique au développement totale. La comptabilisation des bourses étudiantes et autres frais d’écolage dans l’aide publique au développement explique en grande partie cette situation. Depuis le forum mondial sur l’éducation de Dakar en 2000, l’éducation pour tous a enregistré des progrès, mais ceux-ci ont ralenti ces dernières années, et dans de nombreux pays notamment en Afrique subsaharienne les inégalités demeurent prégnantes en termes d’équité et de qualité de l’éducation. Les objectifs que la communauté internationale avait fixés en matière d’éducation pour 2015 n’ont pas été atteints, des résultats qui peuvent être mis en parallèle avec le déficit chronique de financement de l’éducation. Les États viennent de s’engager à l’horizon 2030, en adoptant tout récemment à New York l’agenda pour le développement durable. Les cibles fixées en matière d’éducation exigent la mobilisation de ressources considérables au niveau global. L’UNESCO estime notamment le déficit du financement externe pour la réalisation d’un cycle complet d’éducation de qualité pour tous les enfants à 39 milliards de dollars US par année d’ici 2030. La France a historiquement joué un rôle important en matière d’aide à l’éducation et a fait de l’action pour la jeunesse une priorité de sa politique de solidarité internationale en 2015. Aussi il lui demande ce que le Gouvernement compte entreprendre pour que notre pays s’engage financièrement à la hauteur des priorités de l’éducation pour tous et en particulier pour augmenter significativement l’aide à l’éducation de base en y consacrant 10 % de l’aide publique au développement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90185</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7928</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionnel Luca</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargée du développement et de la francophonie</ministreQuestion><ministreJO>Développement et francophonie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[politique extérieure
	        (aide au développement — crédits — répartition — éducation)
	        90185. — 13 octobre 2015. — M. Lionnel Luca attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargée du développement et de la francophonie sur les orientations prises en matière d’aide publique française à l’éducation dans les pays en développement. Depuis le forum mondial sur l’éducation de Dakar en 2000, l’éducation pour tous a enregistré des progrès, mais ceux-ci ont ralenti ces dernières années, et dans de nombreux pays notamment en Afrique subsaharienne les inégalités demeurent prégnantes en termes d’équité et de qualité de l’éducation. Les objectifs que la communauté internationale avait fixés en matière d’éducation pour 2015 n’ont pas été atteints. Les États viennent de s’engager à l’horizon 2030, en adoptant tout récemment à New York l’agenda pour le développement durable. Les cibles fixées en matière d’éducation exigent la mobilisation de ressources considérables au niveau global. L’UNESCO estime notamment le déficit du financement externe pour la réalisation d’un cycle complet d’éducation de qualité pour tous les enfants à 39 milliards de dollars US par année d’ici 2030. La France a historiquement joué un rôle important en matière d’aide à l’éducation, et a fait de l’action pour la jeunesse une priorité de sa politique de solidarité internationale en 2015. À cet égard, il lui demande de bien vouloir lui indiquer la part de l’aide publique au développement qu’elle entend consacrer à l’éducation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90186</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7928</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionnel Luca</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargée du développement et de la francophonie</ministreQuestion><ministreJO>Développement et francophonie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[politique extérieure
	        (aide au développement — crédits — répartition — éducation)
	        90186. — 13 octobre 2015. — M. Lionnel Luca attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargée du développement et de la francophonie, sur les orientations prises en matière d’aide publique française à l’éducation dans les pays en développement. Les bourses et autres frais d’écolage représentent ainsi 58 % de l’aide française à l’éducation en 2013, absorbant trois fois plus de crédits que l’aide à l’éducation primaire et secondaire. À l’inverse de la France, la grande majorité des pays donateurs ont fait le choix de ne pas comptabiliser ces dépenses dans leur aide publique au développement. Cette situation conduit à faire du Maroc, de la Chine et de l’Algérie les trois premiers pays bénéficiaires de l’APD de la France à l’éducation, loin devant les pays pourtant identifiés comme prioritaires par le Comité interministériel de la coopération internationale et du développement (CICID) de juillet 2013, et en contradiction avec l’engagement de donner la priorité à l’Afrique subsaharienne. Aussi, il lui demande quelles sont les intentions du Gouvernement afin que les montants déclarés au titre de l’aide à l’éducation ne reflètent que les actions relevant directement de la solidarité envers les populations défavorisées et de l’appui au secteur éducatif des pays en développement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90187</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7928</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Loncle</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargée du développement et de la francophonie</ministreQuestion><ministreJO>Développement et francophonie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[politique extérieure
	        (aide au développement — crédits — répartition — éducation)
	        90187. — 13 octobre 2015. — M. François Loncle interroge Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargée du développement et de la francophonie sur les priorités scolaires de l’aide publique au développement (APD). Certes, l’éducation généralisée dans les pays en développement a connu, depuis 2000, des progrès réels, même si cette tendance a fléchi depuis quelques années. Mais des différences notables continuent de subsister entre les classes d’âge et les niveaux d’apprentissage. L’APD ne contribue que modérément à réduire ces disparités. Au contraire de l’éducation post-secondaire, l’aide à l’éducation de base ne constitue qu’une part marginale de l’APD puisqu’elle n’en représente que 1,7 %. La France privilégie les bourses d’études et les frais d’écolage, ce qui s’avère sans nul doute une mesure importante dont bénéficient principalement le Maroc, la Chine et l’Algérie. Cependant, cette répartition de l’aide se fait au détriment de l’enseignement de base, de la formation de la jeunesse qui est pourtant un facteur primordial de l’essor des sociétés et des économies des États en développement. En outre, l’Afrique subsaharienne n’apparaît pas aussi bien dotée, alors que notre pays la considère comme une zone d’action prioritaire. Il souhaite savoir comment elle envisage, d’une part, de rééquilibrer l’APD en faveur de l’enseignement de base et de l’Afrique subsaharienne et, d’autre part, de soutenir le secteur éducatif des pays en développement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90068</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7929</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Danielle Auroi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès de la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, chargée des droits des femmes</ministreQuestion><ministreJO>Droits des femmes</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[arts et spectacles
	        (spectacle vivant — dirigeants — parité)
	        90068. — 13 octobre 2015. — Mme Danielle Auroi attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès de la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, chargée des droits des femmes sur la sous-représentation des femmes dans le domaine de la culture. Les chiffres, en particulier dans le secteur du spectacle vivant et de la musique, sont assez éloquents : 1 % seulement de compositrices et 4 % de chefs d’orchestre programmées. Aucun théâtre national n’est actuellement dirigé par une femme. Si des progrès ont pu être constatés pour renforcer la place des femmes à la direction des institutions culturelles, ils sont loin d’être suffisants. Seule la mise en place d’objectifs chiffrés et obligatoires peut faire reculer les inégalités. Il est en effet indispensable d’amplifier les efforts engagés en faveur de la parité, à travers notamment la loi du 4 août 2014 et de mettre en place une obligation de plus de 5 % par secteur par an sur trois années. Aussi elle lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour une meilleure représentativité des femmes dans les métiers artistiques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90058</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7929</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Julie Sommaruga</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[agriculture
	        (produits alimentaires — gaspillage alimentaire — limitation)
	        90058. — 13 octobre 2015. — Mme Julie Sommaruga attire l’attention de Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur la lutte contre le gaspillage alimentaire. Ce fléau de notre société de consommation, qui conduit les Français à jeter en moyenne vingt kilos de déchets alimentaires chaque année, est d’autant plus inacceptable que beaucoup de personnes éprouvent, encore aujourd’hui, de grandes difficultés à se nourrir, partout dans le monde. Face à cette situation, l’ancien ministre de l’agroalimentaire Guillaume Garot était chargé par le Gouvernement de rédiger un rapport envisageant le problème du gaspillage alimentaire dans sa globalité. Publié en mars 2015, ce rapport proposait des solutions à tous les niveaux (production, distribution, commercialisation, consommation), qui avaient été intégrées dans le projet de loi de transition énergétique pour la croissance verte. Bien qu’ils aient été adoptés avec un large consensus, les articles relatifs au gaspillage alimentaire ont été censurés par le Conseil constitutionnel le 13 août 2015, pour de simples raisons de procédure. Seule la suppression de la date limite d’utilisation optimale (DLUO) sur un certain nombre de produits pour lesquels elle n’est pas pertinente (produits d’épicerie non périssables) a été validée. À la suite de cette censure, Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie a annoncé son intention de réunir les représentants de la grande distribution pour faire « de manière volontariste et contractuelle ce que prévoyait la loi ». Si néanmoins cette démarche n’aboutissait pas et que les acteurs privés ne parvenaient pas à s’entendre pour mieux agir conjointement contre le gaspillage alimentaire, elle souhaiterait savoir quelles seront les actions envisagées par le Gouvernement. Elle souhaiterait également connaître l’ensemble des mesures prises par le Gouvernement depuis 2012 en matière de lutte contre le gaspillage alimentaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90060</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7929</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Martial Saddier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[aménagement du territoire
	        (montagne — réglementation)
	        90060. — 13 octobre 2015. — M. Martial Saddier attire l’attention de Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur le champ d’application de l’article 53 de la loi no 85-30 du 9 janvier 1985, dite « loi montagne ». Cet article prévoit que les propriétés privées peuvent être grevées d’une servitude pour « le passage, l’aménagement et l’équipement des pistes de ski », pour « le survol des terrains par les remontées mécaniques et l’implantation des pylônes » et enfin pour « l’implantation des réseaux de neige de culture ». Alors que les stations de ski souhaitent aujourd’hui se diversifier en développant au maximum leur tourisme d’été par la mise en œuvre d’activités respectueuses de l’environnement (parcours VTT, parcs de tyroliennes, etc.), il semblerait que les servitudes prévues à l’article 53 ne couvrent pas ce type d’activités d’été. Aussi il lui demande si le Gouvernement envisage de faire évoluer le champ d’application de l’article 53 de la loi du 9 janvier 1985 afin d’inclure ce type d’activités.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90066</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7930</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laurence Abeille</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[animaux
	        (protection — espèces menacées — ivoire — commerce illicite — lutte et prévention)
	        90066. — 13 octobre 2015. — Mme Laurence Abeille interroge Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur la vente aux enchères d’ivoire. Le dernier rapport de l’ONG IFAW ( International fund for animal welfare - Fonds international pour la protection des animaux) intitulé « Ivoire d’éléphant - lot du jour : adjugé, vendu ! » révèle l’ampleur du commerce d’ivoire prenant place dans les salles de ventes aux enchères en France, alors même que les éléphants traversent l’une des crises les plus graves de leur existence. Aujourd’hui le braconnage atteint des seuils alarmants avec une moyenne de 35 000 éléphants d’Afrique tués chaque année et un nombre de saisies importantes d’ivoire (plus de 500 kg) en hausse. Dans cette enquête, IFAW a recensé 1 774 lots d’ivoire brut et travaillé proposés à la vente en France sur une période de deux mois (mai à juillet 2014). Au moins 970 d’entre eux ont été vendus, générant un produit final qui s’élève à 1 227 455 euros. Le poids de l’ensemble des lots mis en vente totalisait 2 tonnes. Le marché de l’ivoire dans les salles de ventes aux enchères en France est un marché actif, profitable et prospère qui entretient de façon active la demande internationale pour l’ivoire. Cette disponibilité renforce l’appétit pour ces produits. Il s’agit également d’un marché à risque : le fait que le commerce de l’ivoire soit globalement interdit en France mais autorisé pour les ivoires dits « pré-convention » ou qualifiés d’antiquités rend la notion d’interdiction confuse auprès du grand public et rend également l’application de la réglementation encadrant ce commerce dérogatoire difficile par les professionnels du secteur des ventes aux enchères publiques. Dernièrement, la France s’est voulue être un pays exemplaire en termes de lutte contre la criminalité envers les espèces sauvages : en établissant un plan national d’actions dans ce sens ; en devenant le premier pays européen à procéder à une destruction de 3 tonnes d’ivoire saisi, et en prenant la décision d’interdire toute exportation d’ivoire brut à destination de pays tiers tout en sollicitant de ses homologues européens une initiative similaire. Cependant, cette dernière mesure s’est avérée insuffisante et le marché des ventes aux enchères publiques d’ivoire est maintenu. Autoriser ce marché spécifique a des conséquences néfastes sur les populations actuelles d’éléphants et les communautés humaines qui en dépendent en encourageant le braconnage, la violence, la circulation d’armes et en enlevant tout stigma sur la consommation ou la possession d’ivoire ce qui sape les efforts de réduction de la demande initiés dans les pays consommateurs d’ivoire D’après un sondage IFOP réalisé entre le 1er et le 3 juillet 2015, 76 % des Français se déclarent favorables à une interdiction pleine et entière du commerce de l’ivoire en France. Aussi, elle souhaiterait savoir si la France envisage d’interdire strictement le commerce de l’ivoire sur son territoire, notamment dans le cadre des ventes aux enchères.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90091</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7930</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie Le Vern</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[cours d’eau, étangs et lacs
	        (politique et réglementation — continuité écologique)
	        90091. — 13 octobre 2015. — Mme Marie Le Vern attire l’attention de Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur l’application du principe de continuité écologique. En effet, la directive-cadre européenne 2000 sur l’eau oblige les États-membres à obtenir le bon état écologique et chimique des rivières et masses d’eau. La France a déjà accumulé beaucoup de retard sur le volet des pollutions chimiques de toutes natures. C’est pourquoi elle a classé une grande partie de ses cours d’eau en liste 2 de l’article L. 214-17 du code de l’environnement, au titre de la continuité écologique, lequel stipule que les ouvrages situés sur ces cours d’eau doivent être gérés, entretenus et équipés afin d’assurer le transport suffisant des sédiments et la circulation des poissons migrateurs. Selon ce classement 10 000 à 20 000 seuils et barrages sont actuellement concernés par ce mode de gestion qui implique soit une obligation d’équipement par dispositifs de franchissement, très onéreuse pour les propriétaires ou exploitants, soit une destruction. Le scénario le plus probable en la matière est celui la destruction en raison de ce cout substantiel, et non par un choix délibéré du propriétaire de l’ouvrage. Cette destruction représentera d’ailleurs elle-même un coût non négligeable qui sera supporté en majorité par la collectivité publique. Alors que le principe de continuité écologique répond à des impératifs environnementaux essentiels, son application trop rigide et sur des bases hydromorphologiques contestables, risque d’entraîner plusieurs conséquences préoccupantes pour le territoire : perte d’une partie de notre potentiel hydroélectrique, perte de la fonction de réserves des masses d’eau, destruction d’un patrimoine hydraulique au détriment de l’intérêt paysager, touristique, économique et fiscal des territoires ruraux, etc. Elle lui demande donc, sans remettre en cause le principe de continuité écologique, quelles mesures elle envisage de prendre afin d’envisager son exécution de manière plus pertinente, notamment par la nomination d’une commission de travail ouverte à l’ensemble des parties prenantes pour définir les conditions d’une mise en œuvre plus équilibrée de la continuité écologique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90092</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7931</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sylvain Berrios</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[déchets, pollution et nuisances
	        (automobiles — autoroutes — écoulement des eaux de pluies — pollution — )
	        90092. — 13 octobre 2015. — M. Sylvain Berrios attire l’attention de Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur les rejets d’eaux pluviales sans dispositifs de traitement adaptés polluant fortement la Marne et ses bras. Le territoire du syndicat Marne vive est traversé par l’autoroute A4-A86 dont les eaux de pluie ruissellent, chargées de pollutions, directement dans la Marne sans dispositif de traitement. La qualité de l’eau s’en trouve donc fortement dégradée. Aussi, depuis de nombreuses années, le syndicat Marne vive œuvre pour que l’État mette en place des dispositifs par le biais de la DRIEA et, dans la mesure du possible, à moindre impact environnemental. En 2010 la DRIEA a lancé une étude de mise aux normes de ces rejets, qui a été portée jusqu’en phase d’avant-projet. Mais la CPER 2015-2020 n’intègre pas ces travaux ; aussi sont-ils abandonnés pour le moment, car non finançables. Il lui demande que ces opérations soient précisées, voire inscrites, au CPIER en cours de consultation ou au CPER lors de sa révision en 2017.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90093</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7931</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Ribeaud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[déchets, pollution et nuisances
	        (déchets ménagers — collecte — réglementation — décret)
	        90093. — 13 octobre 2015. — M. Pierre Ribeaud attire l’attention de Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur les difficultés rencontrées par les collectivités territoriales ayant fait le choix d’instaurer des points d’apports volontaires en lieu et place de la collecte des déchets en porte à porte, dans un souci de rationalisation des déplacements et afin d’anticiper l’incitation à la réduction des déchets, réaffirmée récemment par la loi de transition énergétique pour la croissance verte. Or la législation en vigueur, à savoir l’article R. 2224-23 du code général des collectivités territoriales spécifie que les zones agglomérées de plus de 500 habitants doivent mettre en place une collecte des ordures ménagères en porte à porte au moins une fois par semaine. On entend par zone agglomérée une zone présentant une continuité du tissu bâti sans coupure de plus de 200 mètres entre deux constructions. De fait cette disposition ne permet le passage en points d’apport volontaire en zone urbaine ou péri-urbaine qu’à la condition de l’obtention d’une dérogation préfectorale explicite, en vertu de l’article R. 2224-29 du code général des collectivités territoriales, autorisant, après avis des conseils municipaux, des dispositions dérogeant temporairement à la collecte hebdomadaire. Un projet de décret visant à assouplir cette réglementation est en consultation depuis plusieurs années. Il prévoit notamment que l’obligation de collecte en porte à porte dans les zones agglomérées ne s’applique pas dans les zones où une collecte sélective des bio déchets est réalisée, ni, dans les autres zones où « le maire ou le président de l’établissement public de coopération intercommunale compétent ou le président du syndicat mixte prévoit, par arrêté motivé, après avis du conseil municipal ou de l’organe délibérant ou du comité du syndicat, les modalités de collecte des déchets permettant d’assurer que la gestion des déchets se fait sans mettre en danger la santé humaine et sans nuire à l’environnement et veillant à assurer un service de proximité en cohérence avec les objectifs visés au 4° de l’article L. 541-1 du code de l’environnement ». Cette disposition autoriserait une collecte des déchets des ménages sous forme exclusive de points d’apport volontaire, y compris dans les zones agglomérées, répondant donc largement aux attentes des collectivités territoriales en la matière. Il souhaiterait donc savoir dans quel délai ce décret sera publié.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90096</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7931</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Armand Martin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[eau
	        (assainissement — assainissement non collectif — perspectives)
	        90096. — 13 octobre 2015. — M. Philippe Armand Martin attire l’attention de Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur la situation vécue par certains usagers d’assainissement non collectif. Si une majorité de SPANC et de collectivités territoriales ont trouvé un équilibre satisfaisant entre droits et obligations des usagers ainsi qu’un mode de fonctionnement qui peut les satisfaire, pour les autres, la situation est préoccupante. Trop de services ont été créés sans réflexion suffisante et se trouvent surdimensionnés ou en situation de faillite. Pour équilibrer leurs comptes, ils augmentent la fréquence des contrôles qu’ils doivent exercer, le montant des redevances ou créent un abonnement au service non prévu par les textes. En sus, malgré les précisions et clarifications apportées par la réglementation en 2012, les interprétations qui en sont faites conduisent à rendre obligatoires des travaux qui ne le pas ou disproportionnés par rapport aux enjeux sanitaires et environnementaux réels. Enfin les informations qui circulent sur l’efficacité de l’assainissement non collectif, sur son impact réel sur les milieux et la santé, peuvent paraître des plus fantaisistes, lorsque l’on sait que les données statistiques fiables sont encore très parcellaires et insuffisamment représentatives. Le montant des redevances de contrôle de bon fonctionnement varie de 42 à 650 euros sur 10 ans, et le coût global (investissement, études, entretien, redevances, etc.) est en moyenne de plus de 9 000 euros sur la même période. Rapporté au prix de l’eau payée par ces usagers, l’impact du coût de l’assainissement non collectif est en moyenne sur 10 ans à 7,75 euros par mètre cube d’eau consommée pour une consommation annuelle de 120 m3. En conséquence il lui demande de bien vouloir lui indiquer les mesures que le Gouvernement entend mettre en œuvre pour réduire le coût des services de l’assainissement non collectif et ce sur la base de données statistiques non contestables.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90102</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7932</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yves Daniel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[énergie et carburants
	        (énergies renouvelables — financement — Cour des comptes — recommandations)
	        90102. — 13 octobre 2015. — M. Yves Daniel interroge Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur les modalités de passation des appels d’offres nationaux concernant les énergies renouvelables. Les appels d’offres nationaux représentent l’un des principaux outils d’aide publique au développement du secteur des énergies renouvelables, aussi bien pour soutenir les filières en retard de capacités, que pour limiter les risques de conflits d’usage et la forte asymétrie d’information sur les coûts, compenser la rareté des zones propices ou encore pour répondre à des enjeux de démonstration technologique et de développement industriel. Cependant la procédure de passation actuelle semble souffrir de quelques faiblesses, ainsi que le note un rapport de la Cour des comptes sur la politique de développement des énergies renouvelables, paru en 2013. Outre dénoncer une politique chère et peu efficiente, ce rapport se montre particulièrement critique sur les appels d’offres : « Les appels d’offres [sont] une procédure parfois non justifiée, pas toujours efficace et aux effets déstabilisants ». Entre autres difficultés, on peut citer celle de la répartition des ENR : du fait de ces appels d’offres nationaux, le solaire se concentre au sud et l’éolien à l’ouest et, dans le même temps, des zones à forte demandes sont délaissées alors qu’une intégration de la consommation, du coût et des pertes des lignes, permettrait une meilleure prise en compte des réalités et des besoins énergétiques. Aussi, il lui demande, d’une part de bien vouloir lui préciser quelles dispositions ont été prises pour répondre aux critiques émises par la Cour des comptes dans ce rapport et, d’autre part de lui indiquer sa position sur une éventuelle territorialisation des appels d’offres nationaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90205</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7932</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Terrot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[publicité
	        (panneaux publicitaires — installation — réglementation)
	        90205. — 13 octobre 2015. — M. Michel Terrot appelle l’attention de Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur les dispositions inacceptables contenues dans le projet de décret publié en juillet 2015, concernant les règles de l’affichage publicitaire. Ce projet de décret en préparation prévoit l’installation de panneaux publicitaires beaucoup plus grands aux abords des stades. Il facilite également l’implantation de vastes panneaux vidéo de 50 m2 sur les voies d’accès et les parkings des stades. En outre, ce projet de décret prévoit que le règlement local de publicité intercommunal puisse autoriser des panneaux publicitaires sur pieds de 12 m2 dans les petites villes faisant partie d’une unité urbaine de plus de 10 000 habitants. Enfin, lors de l’élaboration des règlements locaux de publicité, les maires doivent, selon ce projet de décret, consulter des sociétéss d’affichage publicitaire, mais rien n’est prévu pour les associations de quartier et les riverains des panneaux publicitaires. Chacun peut malheureusement constater à quel point les abords de nos villes ont été enlaidis et parfois défigurés par la prolifération de panneaux publicitaires géants et il semble donc nécessaire, pour préserver la qualité de vie de leurs habitants, de continuer à assurer une protection réglementaire spécifique de nos petites communes contre l’affichage publicitaire abusif et la multiplication des panneaux publicitaires. Il lui demande donc de bien vouloir lui indiquer si ce projet de décret ne lui semble pas, en l’état, incohérent, alors que le 13 juillet 2015 entrait enfin en vigueur l’interdiction des panneaux d’affichage de service appelés préenseignes (1,50 m2) à l’entrée des communes de moins de 10 000 habitants. Il lui demande par ailleurs si elle considère que l’inégalité de traitement entre professionnels et riverains, prévue par ce projet de décret, est bien conforme aux principes de démocratie participative qu’elle défend.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90221</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7933</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sylvain Berrios</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[sécurité publique
	        (inondations — prévention — moyens)
	        90221. — 13 octobre 2015. — M. Sylvain Berrios attire l’attention de Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur l’ouvrage exutoire de crue de la vanne secteur localisée à Joinville-le-Pont, dans le Val-de-Marne. Cette vanne secteur a été mise en place en 1933 au sein de l’écluse de Saint-Maur par l’Office national de la navigation, l’ancienne dénomination des voies navigables de France. Ce dispositif permet, en cas de crue, d’augmenter le débit s’écoulant par le canal et ainsi de soulager la boucle de la Marne autour de la commune de Saint-Maur-des-Fossés et, en amont, jusqu’en Seine-Saint-Denis. L’ouvrage est vieillissant et non entretenu depuis de nombreuses années. Les services de la navigation en charge de manœuvrer cet ouvrage ne l’utilisent plus de peur de le bloquer. Depuis plus de dix ans, des réunions se sont tenues en préfecture du Val-de-Marne pour envisager le financement de la réhabilitation de la vanne. La dernière étude portée par le conseil général du Val-de-Marne estime que l’utilisation de la vanne secteur permettrait de réduire le niveau de la crue de quarante-quatre centimètres pour les villes à proximité et jusqu’à près de dix centimètres pour les plus éloignées, réduisant conséquemment les dégâts sur les logements, les équipements publics et les infrastructures. Au regard des derniers évènements météorologiques survenus dans le sud de la France, il apparaît urgent de sécuriser les villes et territoires soumis à des risques certains d’inondations en cas de très forte crue. Le financement de cette opération est estimé à trois millions d’euros dont deux millions cinq cent mille euros d’aides confirmées par le fonds Barnier, le département du Val-de-Marne et le département de Seine-Saint-Denis. La participation des communes impliquées dans ce plan de financement est de cinq cent mille euros. Dans un contexte de baisse des dotations de l’État, les communes n’ont plus les moyens ni l’opportunité de financer un ouvrage d’art dont les responsabilités d’entretien et de mise aux normes relèvent pleinement de l’État. Il lui demande que l’État assume pleinement ses responsabilités, son autorité, ses compétences et par conséquent le financement de cette opération urgente et impérative pour garantir la sécurité des biens et des personnes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90255</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7933</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Paola Zanetti</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[voirie
	        (autoroutes — péages — tarifs)
	        90255. — 13 octobre 2015. — Mme Paola Zanetti attire l’attention de Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur le caractère prohibitif du péage autoroutier de Saint-Avold et sur les solutions envisageables pour qu’à l’avenir ce péage cesse d’être l’un des plus chers de France. Les difficultés à retrouver un emploi, les emplois précaires et les faibles salaires en particulier sur le bassin houiller de Lorraine durement touché par des plans sociaux nécessitent de prendre des mesures adéquates pour faciliter la mobilité des mosellans pour se rendre à leur travail. Il est possible de rendre l’accès à l’autoroute de l’Est gratuit pour les mosellans en programmant le badge de télépéage par une valeur de zéro euro à chaque passage et répercuter le manque à gagner pour la Sanef sur les autres usagers notamment les poids lourds internationaux. Elle demande si la ministre entend accompagner cette proposition de gratuité qui est soutenue par la majorité des élus du territoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90081</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7933</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Damien Meslot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, industrie et numérique</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[commerce et artisanat
	        (métiers d’art — liste — décret — publication)
	        90081. — 13 octobre 2015. — M. Damien Meslot attire l’attention de M. le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique sur le projet d’arrêté fixant la liste des métiers d’art, en application de l’article 20 de la loi no 96-603 du 5 juillet 1996 relative au développement et à la promotion du commerce et de l’artisanat. En effet, la suppression du métier de photographe illustrateur et de mode, et la non-intégration du métier de photographe portraitiste, risque de porter atteinte à la pérennité des entreprises du secteur de la photographie professionnelle. Cet arrêté risque d’avoir un impact économique et social néfaste, en entraînant à court terme la fermeture de nombreux magasins de photographes artisans. Ce secteur d’activité, déjà fragilisé par le passage au numérique, a su pourtant prouver sa maîtrise dans la création d’œuvres d’art, sa vitalité et son dynamisme en se diversifiant et en innovant. Aussi, il souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour soutenir ces professionnels.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90147</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7934</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Fasquelle</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, industrie et numérique</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôt sur le revenu
	        (assiette — pensions de retraite — non-résidents — réglementation)
	        90147. — 13 octobre 2015. — M. Daniel Fasquelle attire l’attention de M. le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique sur le régime fiscal des français retraités et expatriés au Portugal. En effet, depuis le 1er janvier 2013, le Portugal a simplifié l’attribution du statut de « résident non habituel » par la publication d’une circulaire en date du 3 août 2012. Ce statut offre aux retraités étrangers un environnement fiscal très avantageux. Cependant, la convention fiscale de non double-imposition signée entre la France et le Portugal implique que les avantages ne soient octroyés qu’aux seules pensions payées par le régime privé. En ce qui concerne les pensions de retraite payées par des organismes du secteur public, elles restent exclusivement et entièrement imposables en France. Alors que la France a toujours prôné l’égalité face à l’impôt, il lui demande quelles mesures il compte prendre afin de rétablir le traitement égal des retraités issus du secteur privé et ceux issus du secteur public dans cette situation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90154</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7934</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Pouzol</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, industrie et numérique</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôts locaux
	        (taxe sur les surfaces commerciales — augmentation — conséquences)
	        90154. — 13 octobre 2015. — M. Michel Pouzol attire l’attention de M. le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique sur les modalités de calcul de la cotisation de taxe sur les surfaces commerciales (TASCOM) et plus précisément sur la base d’imposition à retenir en cas de transfert d’exploitation organisé dans le cadre d’une opération d’absorption ou de fusion. Le bulletin officiel des finances publiques (BOI-TFP-TSC-20150506) indique que « La taxe est due par la personne qui exploite l’établissement au 1er janvier de l’année pour laquelle la taxe est due. Par conséquent, en cas de changement d’exploitant au cours de l’année précédant l’année au titre de laquelle la taxe est due, le nouvel exploitant en devient le redevable. La taxe due par ce dernier est alors calculée au prorata du nombre de jours où il a exploité l’établissement durant l’année du changement ». En d’autres termes, le chiffre d’affaires réalisé par le nouvel exploitant est ramené sur 12 mois pour le calcul du chiffre d’affaires par m2 et la fixation du tarif. Le montant de la taxe est ensuite calculé au prorata temporis du nombre de jours où ce dernier a exploité l’établissement. Ainsi, en cas de changement d’exploitant l’année précédant celle de l’imposition, la recette fiscale perçue par la collectivité affectataire de la TASCOM se trouve amputée de la taxe née de l’exploitation de l’établissement par l’ancien exploitant. Toutefois le bulletin officiel des finances publiques atténue ce principe en précisant qu’« en cas d’absorption ou de fusion d’entreprises, l’entreprise absorbante ou la nouvelle entreprise résultant de la fusion est redevable de la taxe née de l’exploitation d’un établissement par l’entreprise absorbée ou fusionnée ». Cette disposition permet de ne pas assimiler les fusions et les absorptions à des changements d’exploitant au regard de la TASCOM, et de limiter ainsi la perte de recettes qui en résulterait pour les collectivités affectataires de la taxe. Il arrive cependant que de grands groupes de la distribution effectuent des restructurations internes aboutissant à l’absorption de plusieurs petites filiales par une filiale plus importante. Ces opérations d’absorption débutent généralement par un transfert d’exploitation entre la filiale absorbée et la filiale absorbante. Il ne s’écoule souvent que quelques mois entre le transfert d’exploitation et l’absorption. Or, pour le calcul de la cotisation de TASCOM, il semblerait que certains de ces groupes déclarent le transfert d’exploitation préalable à la fusion ou à l’absorption comme un changement d’exploitant. Cette manière de procéder aboutit à des pertes de recettes qui peuvent être très importantes pour les collectivités concernées, tout particulièrement lorsque que l’absorption ou la fusion a lieu en fin d’année. Dans le souci de préserver les ressources fiscales des collectivités locales et l’équité fiscale, il lui demande de bien vouloir lui préciser si les transferts d’exploitation préalables aux absorptions ou aux fusions s’analysent bien, au regard de la TASCOM, comme une étape de ces absorptions ou de ces fusions. Si oui, il souhaite qu’il lui confirme que la société absorbante ou la nouvelle entreprise résultant de la fusion est bien redevable de l’intégralité de la taxe due au titre de l’année suivant celle du transfert d’exploitation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90164</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7935</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dominique Dord</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, industrie et numérique</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[logement : aides et prêts
	        (APL — suppression — conséquences)
	        90164. — 13 octobre 2015. — M. Dominique Dord attire l’attention de M. le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique sur l’article 93 de la loi de finances 2015 qui prévoit la suppression du volet accession des aides personnelles au logement, avec application de cette mesure au 1er janvier 2016. Dans un contexte économique compliqué, où le pouvoir d’achat des français est en baisse, il est de plus en plus difficile d’accéder à la propriété. Cette mesure concernant les dossiers d’accession sociale à la propriété aura pour effet d’écarter, encore un peu plus de l’accession, un nombre important de nos concitoyens. Plusieurs impacts vont en découler. D’une part sur le nombre d’opérations d’accession à la propriété, et d’autre part un impact économique et social lié aux opérations non réalisées, qui serait considérable. Par ailleurs, cette suppression de l’aide personnelle au logement, dès le 1er janvier 2016, viendra entraver un certain nombre de projets de rénovation thermique de logements de ménages modestes. Il lui demande donc ce qu’il compte faire pour pallier cette mesure afin de ne pas plonger les familles ayant des revenus modestes dans une situation désastreuse.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90174</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7935</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Nestor Azerot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, industrie et numérique</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[outre-mer
	        (financement — Banque publique d’investissement — perspectives)
	        90174. — 13 octobre 2015. — M. Bruno Nestor Azerot attire l’attention de M. le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique sur les interventions de la Banque publique d’investissement (BPI) en Outre-mer. On constate que le nombre de dossiers présenté à la médiation du crédit dans les DOM est passé de soixante-six à trente-quatre, soit une baisse de 48 %, entre 2013 et 2014 ; alors que les encours de crédit accordés aux entreprises ultramarines ont augmenté d’un peu plus d’un milliard d’euros, une hausse de 5,6 %, pour un total supérieur aujourd’hui à 20 milliards d’euros. L’action de Bpifrance outre-mer s’appuie sur l’Agence française de développement (AFD), dans le cadre d’une convention de prestation de service. Ce choix s’inscrit dans une continuité. Depuis 2009, en effet, les activités d’Oséo dans les collectivités ultramarines étaient portées par l’AFD qui distribuait les lignes de produits pour l’innovation, la mobilisation de créances publiques et des prêts de développement. Le fonds de garantie spécifique que gérait l’AFD pour son propre compte en partageant les risques avec l’État, le fonds DOM a été clôturé et Bpifrance a repris à son compte cette activité de garantie, par le biais des fonds nationaux que gère Bpifrance pour le compte de l’État. Des directeurs interrégionaux de Bpifrance animent sur place les équipes de l’AFD. Outre leur mission de formation et d’animation, ils sont seuls décideurs sur place de plus de 90 % des décisions de crédit et de garantie (non délégables à l’AFD) et assurent également toutes les missions de représentation et les négociations avec les collectivités et les acteurs économiques locaux. Ce fonctionnement ne satisfait pas complètement les acteurs économiques et politiques. Si la mobilisation des directeurs interrégionaux est saluée, les représentants des entreprises et du réseau consulaire notamment souhaiteraient davantage de présence de terrain, une meilleure visibilité de Bpifrance et davantage d’accompagnement. Parmi les initiatives à retenir, il lui demande donc dans un premier temps s’il ne faudrait pas retenir la mise en place, en partenariat avec les collectivités de prêts de développement territoriaux sans co-financement bancaire, comme cela a été le cas en Guyane avec le conseil régional de Guyane. Ensuite, il remarque que le développement des interventions en fonds propres se heurte aussi à beaucoup de difficultés, en particulier parce que le crédit est un métier très complexe qui demande des représentations professionnelles et très spécialisées pouvant gérer des fonds conséquents suffisants. Mais aussi et peut-être surtout parce que ces fonds sont disproportionnés pour financer des TPE ou PME d’Outre-mer, ne serait-ce que parce qu’il faut de l’argent privé en miroir de l’argent public. En conséquence, alors que les TPE ne sont pas les cibles prioritaires de la gamme de produits de Bpifrance, même si des produits spécifiques comme des prêts d’amorçage ou l’octroi de garantie pour les investissements des business angels ont permis d’améliorer la situation, celles-ci forment pourtant la majorité des entreprises outre-mer, et il lui demande donc dans un second temps si renforcer les équipes de Bpifrance sur le terrain ne serait pas un moyen d’accélérer la mise en place d’une gamme de produits adaptés au tissu économique et d’améliorer la visibilité et l’impact de Bpifrance en outre-mer.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90236</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7935</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Favennec</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, industrie et numérique</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[télécommunications
	        (téléphone — portables — couverture territoriale)
	        90236. — 13 octobre 2015. — M. Yannick Favennec attire l’attention de M. le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique sur les suites de l’accord intervenu, en mai 2015, entre les opérateurs de téléphonie mobile pour la couverture des zones rurales. Un recensement des communes qui ne disposent à ce jour d’aucun service de téléphonie mobile (2G) devait être établi par les préfets de région pour la fin de l’été 2015. C’est pourquoi il lui demande, afin de s’assurer que le plan de couverture des zones blanches en milieu rural ne prenne pas de retard, de bien vouloir lui communiquer la liste des communes mayennaises concernées par ce plan. Il lui demande également de bien vouloir lui faire connaître la liste des sites mayennais prioritaires - sur les 800 annoncés au niveau national - qui bénéficieront du mécanisme permettant de couvrir les zones où, même lorsque le centre-ville ou le centre bourg est couvert, aucune réception n’est possible (couverture des zones d’activité économique à l’écart du centre bourg, d’un équipement public isolé, d’une zone touristique dépourvue d’habitants mais fréquentée).]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90237</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7936</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Dessus</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, industrie et numérique</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[tourisme et loisirs
	        (hôtellerie et restauration — concurrence — réglementation)
	        90237. — 13 octobre 2015. — Mme Sophie Dessus appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique sur les conséquences de l’économie collaborative sur le secteur de l’hôtellerie. La commercialisation d’hébergements touristiques via des plateformes numériques dites « de partage » se développe fortement depuis quelques années : Paris constitue par exemple la première cible d’un de ces sites qui comptabilise environ 40 000 logements proposés à la location, soit la moitié des chambres d’hôtel recensées dans la capitale. Or cette économie parallèle ne respecte pas les règles fiscales applicables aux hôteliers et constitue donc une concurrence déloyale pour ces derniers. Elle représente également pour l’État un véritable manque à gagner : les revenus des particuliers sur les plateformes Internet sont théoriquement imposables dès lors qu’ils sont réguliers, mais rarement déclarés dans les faits. La commission des finances du Sénat propose ainsi plusieurs mesures pour imposer les revenus générés par l’économie collaborative et réduire les distorsions de concurrence avec le commerce traditionnel : mise en place d’un système de déclaration automatique des revenus avec l’aide des plateformes numériques, imposition des revenus supérieurs à partir de 5 000 euros par an (ce seuil marquant le début d’une vraie activité commerciale), prélèvement à la source de la TVA issue du commerce en ligne. Il convient également d’examiner la généralisation de la collecte de la taxe de séjour, l’un de ces sites ayant décidé de collecter cette taxe à Paris à partir du 1er octobre 2015. Elle souhaite connaître la position du Gouvernement à l’égard de toutes ces propositions.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90104</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7936</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Falorni</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement : personnel
	        (auxiliaires de vie scolaire — effectifs — perspectives)
	        90104. — 13 octobre 2015. — M. Olivier Falorni interroge Mme la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur les auxiliaires de vie scolaire (AVS). La loi no 2005-102 du 11 février 2005 renforce les actions en faveur de la scolarisation des élèves handicapés. Elle a permis des avancées majeures dans la politique de scolarisation des élèves en situation de handicap en inscrivant le droit à la scolarisation pour chacun en milieu ordinaire au plus près de son domicile, à un parcours scolaire continu et adapté. Les AVS répondent donc à un véritable besoin. C’est pourquoi l’accompagnement par une seule et même personne durant une année scolaire entière devrait être la règle dans chaque établissement. Ces élèves dont la pathologie et la fragilité émotionnelle sont reconnues nécessitent obligatoirement une stabilité dans leur prise en charge. Or, de par la nature même des contrats AVS, conclus pour une durée de deux années, certains enfants changent plusieurs fois d’auxiliaires en cours d’année, ce qui provoque des troubles sur l’ensemble des personnes concernées. Aussi, il souhaite connaître les mesures mises en œuvre pour répondre à ces situations particulières.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90105</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7937</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Claude Mathis</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement : personnel
	        (enseignants — rémunérations — revalorisation)
	        90105. — 13 octobre 2015. — M. Jean-Claude Mathis interroge Mme la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur l’avancement du projet d’alignement des niveaux de rémunération des enseignants du premier et second degrés. En effet, depuis 1989 et la loi d’orientation, les enseignants, quel que soit le niveau où ils exercent, sont recrutés avec le même niveau de diplômes. À niveau de recrutement identique, niveau de salaire identique. Cependant, selon les syndicats, dans les faits, cela n’a jamais été le cas entre les enseignants du premier degré et ceux du second degré. Selon eux, l’écart de rémunération est en partie lié à la perception par les enseignants du second degré d’une indemnité de suivi et d’orientation des élèves (ISOE) de 1200 euros annuels. Ce suivi des élèves existe également dans le premier degré mais jusqu’au protocole d’accord du 30 mai 2013 non pris en compte. Cet accord catégoriel signé par trois organisations syndicales dont le Sgen-CFDT a permis de combler partiellement l’écart de revenus à hauteur d’une prime de 400 euros versée aux enseignants du premier degré. Elle a pris la forme d’une indemnité de suivi et d’accompagnement des élèves (ISAE) et devait tendre vers une convergence de cette indemnité entre premier et second degré. Néanmoins, depuis 2013, toujours selon les syndicats, rien n’a évolué dans le sens attendu. Parce que c’est une question cruciale pour les enseignants du premier degré qui bénéficient d’une rémunération bien en-deçà de celle des autres pays de l’OCDE, le Sgen-CFDT a lancé une alerte sociale début septembre. Une délégation a ainsi été reçue par les services du ministère le 9 septembre 2015 et a obtenu, en premier lieu, le principe d’un alignement des deux indemnités de suivi des élèves et en deuxième lieu, l’ouverture de discussions dès octobre 2015, une fois connu le cadre budgétaire définitif et le devenir du projet d’accord sur la revalorisation des carrières de la fonction publique. C’est pourquoi il lui demande de bien vouloir lui indiquer les mesures qu’elle envisage pour faire évoluer cette question fondamentale pour les enseignants du premier degré.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90106</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7937</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Louis Christ</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement : personnel
	        (enseignants — rémunérations — revalorisation)
	        90106. — 13 octobre 2015. — M. Jean-Louis Christ attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur l’écart de rémunération qui persiste entre les enseignants du second degré, qui perçoivent une indemnité de suivi et d’orientation des élèves et les enseignants du premier degré, qui perçoivent à un niveau moindre, une indemnité de suivi et d’accompagnement des élèves. Un protocole d’accord, signé en mai 2013, devait garantir une convergence entre l’indemnité du premier degré et celle du second degré. Devant l’absence d’évolution dans ce dossier, les représentants syndicaux ont été reçus par le ministère, courant septembre 2015 et ont obtenu le principe d’un alignement des deux indemnités de suivi des élèves, ainsi que l’ouverture de discussion sur la revalorisation des carrières de la fonction publique. Il lui demande de lui préciser les suites concrètes que le Gouvernement entend donner à ce dossier des rémunérations des enseignants du premier et du second degré, en termes de financements et de calendrier.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90107</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7937</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Martine Faure</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement : personnel
	        (enseignants — rémunérations — revalorisation)
	        90107. — 13 octobre 2015. — Mme Martine Faure attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur l’indemnité de suivi et d’accompagnement des élèves. Depuis 1989, les professeurs des écoles et les professeurs certifiés sont recrutés avec le même niveau de diplôme, ce qui devrait aboutir à une rémunération équivalente. Or cela n’a jamais été le cas. Cet écart de revenus est en partie lié à la perception par les enseignants du second degré d’une indemnité de suivi et d’orientation des élèves (ISOE) de 1 200 euros annuels au minimum. Le suivi des élèves existe également dans le premier degré mais, jusqu’au protocole d’accord du 30 mai 2013, il n’avait jamais été pris en compte. Cet accord catégoriel a permis de combler partiellement l’écart de rémunération à hauteur d’une prime de 400 euros versée aux professeurs des écoles, sous la forme d’une indemnité de suivi et d’accompagnement des élèves (ISAE). Dorénavant, il convient que cette inégalité de traitement soit totalement abolie et que le rôle des enseignants du premier degré en matière d’accompagnement des élèves soit pleinement reconnu. Aussi elle souhaite connaître la position du Gouvernement à l’égard d’un alignement de l’ISAE sur l’ISOE.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90108</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7938</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean Glavany</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement : personnel
	        (enseignants — rémunérations — revalorisation)
	        90108. — 13 octobre 2015. — M. Jean Glavany appelle l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la différence salariale qui existe entre les enseignants du premier et du second degré. En effet, bien qu’ils soient recrutés avec le même niveau de diplômes on note un écart de rémunération lié à la perception, par les enseignants du second degré d’une indemnité de suivi et d’orientation des élèves (ISOE) de 1 200 euros annuels. Pourtant, ce suivi des élèves existe également dans le premier degré mais n’était pas pris en compte jusqu’au protocole d’accord du 30 mai 2013 signé par trois organisations syndicales. Cet accord catégoriel a permis de combler partiellement l’écart de revenus grâce au versement d’une prime de 400 euros a pris la forme d’une indemnité administrative de suivi des élèves (ISAE) et devait tendre vers une convergence de cette indemnité entre le premier et du second degré. Pourtant, depuis 2013, rien n’a bougé. Une délégation syndicale a donc été reçue par les services du ministère le 9 septembre 2015 et a obtenu : - Le principe d’un alignement des deux indemnités de suivi des élèves, - l’ouverture de discussions dès octobre. Il lui demande donc de bien vouloir l’informer des intentions et du calendrier du Gouvernement sur ce dossier.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90109</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7938</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jacques Cresta</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement : personnel
	        (enseignants — rémunérations — revalorisation)
	        90109. — 13 octobre 2015. — M. Jacques Cresta attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur l’indemnité de suivi et d’accompagnement des élèves. Depuis 1989, les professeurs des écoles et les professeurs certifiés sont recrutés avec le même niveau de diplôme, ce qui devrait aboutir à une rémunération équivalente. Or cela n’a jamais été le cas. Cet écart de revenus est en partie lié à la perception par les enseignants du second degré d’une indemnité de suivi et d’orientation des élèves (ISOE) de 1 200 euros annuels au minimum. Le suivi des élèves existe également dans le premier degré mais, jusqu’au protocole d’accord du 30 mai 2013, il n’avait jamais été pris en compte. Cet accord catégoriel a permis de combler partiellement l’écart de rémunération à hauteur d’une prime de 400 euros versée aux professeurs des écoles, sous la forme d’une indemnité de suivi et d’accompagnement des élèves (ISAE). Dorénavant, il convient que cette inégalité de traitement soit totalement abolie et que le rôle des enseignants du premier degré en matière d’accompagnement des élèves soit pleinement reconnu. Il souhaite ainsi connaître la position du Gouvernement à l’égard d’un alignement de l’ISAE sur l’ISOE.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90110</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7938</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Patrick Gille</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement : personnel
	        (enseignants — rémunérations — revalorisation)
	        90110. — 13 octobre 2015. — M. Jean-Patrick Gille attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur l’indemnité de suivi et d’accompagnement des élèves. Depuis 1989 et la loi d’orientation, les enseignants, quel que soit le niveau où ils exercent, sont recrutés avec le même niveau de diplômes. À niveau de recrutement identique, niveau de salaire identique. Pourtant, dans les faits, cela n’a jamais été le cas entre les enseignants du premier degré et ceux du second degré. En effet l’écart de rémunération est en partie lié à la perception par les enseignants du second degré d’une indemnité de suivi et d’orientation des élèves (ISOE) de 1 200 euros annuels. Ce suivi des élèves existe également dans le premier degré mais était, jusqu’au protocole d’accord du 30 mai 2013, non pris en compte. Cet accord catégoriel signé par trois organisations syndicales dont le Sgen-CFDT a permis de combler partiellement l’écart de revenus à hauteur d’une prime de 400 euros versée aux enseignants du premier degré. Elle a pris la forme d’une indemnité administrative de suivi des élèves (ISAE) et devait tendre vers une convergence de cette indemnité entre premier et second degré. Parce qu’il s’agit d’une question cruciale pour les enseignants du premier degré qui bénéficient d’une rémunération bien en-deçà de celle des autres pays de l’OCDE, il souhaite savoir si le Gouvernement envisage, à l’occasion du projet de budget 2016 de l’éducation nationale, un alignement synonyme d’égalité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90111</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7938</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Damien Meslot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement maternel et primaire : personnel
	        (enseignants — mutations — perspectives)
	        90111. — 13 octobre 2015. — M. Damien Meslot appelle l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur les difficultés rencontrées par des professeurs des écoles désirant muter. Alors que des départements déficitaires accordent des « ineats », des professeurs des écoles sont retenus dans leur département d’origine, l’« exeat » leur étant refusé. Certains départements conditionnent l’« ineat » à l’obtention d’un « exeat » dans le département d’origine, d’autres non. Mais, les décisions étant prises localement par les directeurs d’académie, ceux-ci n’ont qu’une vision partielle de la situation. Or, dans un département comme la Seine-et-Marne qui refuse d’accorder un « exeat », lors des permutations, 387 demandes d’entrée en premier vœu dans ce département ont été refusées alors qu’elles suffisent largement à compenser les 128 demandes d’« exeat ». Il apparaît que le taux des demandes de mutations satisfaites lors de la phase de permutations informatisées est relativement faible au niveau national et qu’il l’est encore davantage dans un département comme la Seine-et-Marne. Cette situation peut conduire certains enseignants désirant muter à des situations psychologiques, familiales et financières difficiles. Aussi, il souhaiterait savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour éviter que ne se produise ce genre de situations.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90112</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7939</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Pierre Le Roch</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement secondaire
	        (élèves — scolarité à l’étranger — homologation)
	        90112. — 13 octobre 2015. — M. Jean-Pierre Le Roch attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur l’absence d’homologation des années de scolarité effectuées à l’étranger pour les élèves du secondaire. L’intérêt des jeunes français pour les séjours linguistiques et éducatifs d’un an à l’étranger ne fait que croitre. Ces programmes permettent non seulement l’apprentissage d’une langue étrangère, mais également de vivre en immersion afin d’appréhender une culture différente, gage d’une meilleure compréhension du monde. Cependant, la France reste l’un des rares pays de l’Union européenne à ne pas valoriser ces séjours à caractère scolaire, ne reconnaissant pas du tout la période passée à l’étranger. La plupart de nos voisins européens ont en effet mis en place des dispositifs visant à encourager et valoriser la mobilité internationale des élèves, en leur permettant de valider, soit de façon totale et automatique, soit partiellement, soit sous certaines conditions, cette période scolaire. Les jeunes français sont ainsi clairement désavantagés par rapport aux autres adolescents européens. C’est pourquoi il lui demande quelles mesures elle compte mettre en œuvre afin de valoriser au mieux ce type d’expériences.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90113</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7939</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Heinrich</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement secondaire
	        (élèves — scolarité à l’étranger — homologation)
	        90113. — 13 octobre 2015. — M. Michel Heinrich appelle l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la valorisation des séjours linguistiques et éducatifs de nos collégiens et lycéens. Depuis plusieurs années, on constate une demande croissante de jeunes étudiants souhaitant effectuer une année de leur programme scolaire à l’étranger et l’intérêt des jeunes Français pour ce projet ne cesse d’augmenter. Il est évident que face à la mondialisation des échanges, les jeunes et leurs parents prennent de plus en plus conscience de la nécessité de maitriser des langues étrangères, mais également d’appréhender d’autres cultures que la leur. C’est par immersion dans d’autres pays que ces objectifs seront le mieux atteints au bénéfice d’une meilleure compréhension du monde, ce qui ne peut que favoriser à terme les échanges internationaux impliquant notre pays. Cependant, contrairement à d’autres pays, la France ne valorise pas ces séjours dans le cursus scolaire, ce qui pénalise les élèves qui font l’effort de partir une année dans un pays étranger, et c’est ainsi que les jeunes Allemands seraient 11 fois plus nombreux à participer à ce type de programme durant leur scolarité. Certains jeunes non seulement « perdent » une année d’étude, mais rencontreraient même des difficultés pour leur réinscription scolaire au retour. Il lui paraît intéressant dans ce contexte, à l’image de ce qui existe avec le programme Erasmus pour les universités, d’étudier la possibilité d’une reconnaissance officielle de ce type d’étude en vue de l’obtention d’une équivalence scolaire de cette année passée à l’étranger. Il souhaiterait connaître ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90114</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7939</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Travert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement secondaire
	        (élèves — scolarité à l’étranger — homologation)
	        90114. — 13 octobre 2015. — M. Stéphane Travert attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la nécessité de mettre en place une reconnaissance officielle des années d’études passées à l’étranger par les lycéens. En effet, contrairement aux étudiants qui grâce notamment au programme Erasmus, dont l’intérêt n’est plus à démonter peuvent valider leurs années d’études hors de France, les lycéens ne bénéficient pas d’une homologation dans le cas d’une année passée à l’étranger. La France reste un des rares pays de l’Union Européenne à ne pas reconnaître cette année alors que face à la mondialisation des échanges, parents et enfants ont pris conscience de l’importance de l’apprentissage des langues étrangères et de la nécessité d’appréhender des cultures différentes pour une meilleure compréhension du monde. Il lui demande si à l’instar de pays tels que l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, ou la Suède, la France peut envisager l’homologation des années d’études à l’étranger pour ces jeunes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90115</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7940</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dominique Baert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement secondaire
	        (élèves — scolarité à l’étranger — homologation)
	        90115. — 13 octobre 2015. — M. Dominique Baert interroge Mme la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la souhaitable reconnaissance de l’année de scolarité effectuée à l’étranger par les jeunes collégiens et lycéens français dans le cadre de séjours scolaires linguistiques. La maîtrise d’une langue étrangère et l’encouragement à la mobilité européenne et internationale des collégiens et lycéens sont des acquis indispensables pour leur insertion professionnelle future. 14 pays de l’Union européenne (dont l’Allemagne, la Belgique, l’Espagne, l’Italie, la Suède) homologuent d’ores et déjà sous forme d’équivalence l’année scolaire passée à l’étranger de leur ressortissant. Pour sa part, la France, ne reconnaît cependant toujours pas les temps de scolarité effectués à l’étranger pour ses élèves. Cette situation pénalise les jeunes français, de plus en plus nombreux, à souhaiter pouvoir bénéficier de programmes linguistiques et éducatifs en dehors du territoire national. Ce handicap s’aggrave d’ailleurs par les difficultés rencontrées par des élèves ayant suivi un cursus à l’étranger lors de leur demande de réintégration dans leur établissement d’origine. Aussi, dans le droit fil du programme Erasmus mis en place avec succès depuis 32 ans au niveau des études supérieures à l’étranger, il lui demande si, comme le préconise l’Office national de garantie des séjours linguistiques et éducatifs, le ministère de l’éducation nationale envisage de reconnaître officiellement ce type d’études, et de délivrer à son tour les équivalences permettant l’homologation de l’année de scolarité effectuée à l’étranger d’un collégien ou lycéen français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90116</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7940</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alain Bocquet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement secondaire
	        (élèves — scolarité à l’étranger — homologation)
	        90116. — 13 octobre 2015. — M. Alain Bocquet attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur les séjours scolaires effectués par les élèves partant à l’étranger pendant une année. Depuis plusieurs années, les organismes membres de l’Office national de garantie des séjours linguistiques et éducatifs, dont le label est agréé par le ministère de la ville, de la jeunesse et des sports et qui bénéficient de son soutien, font face à une demande croissante de jeunes collégiens et lycéens souhaitant effectuer un programme d’une année scolaire hors de France. Face à la mondialisation des échanges, l’apprentissage des langues étrangères devient de plus en plus crucial pour les jeunes et encourager et valoriser la mobilité est plus que nécessaire aujourd’hui. Alors que la France reste l’un des rares pays de l’Union européenne à ne pas reconnaître la période scolaire passée à l’étranger, en Italie et en Allemagne, elle est totale et automatique, partielle en Finlande ou sous certaines conditions en Espagne. Les lycéens et collégiens français sont désavantagés par rapport aux adolescents européens tant dans la maîtrise d’une langue étrangère qu’en enrichissement personnel. Pénalisés par l’institution scolaire qui refuse parfois leur réinscription lors de leur retour en France. À l’exemple du programme Erasmus homologuant des études supérieures à l’étranger, une reconnaissance officielle de ce type d’études s’impose. Il lui demande les évolutions envisagées afin de rendre possible l’homologation de l’année scolaire suivie dans un autre pays.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90117</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7940</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Françoise Dumas</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement secondaire
	        (élèves — scolarité à l’étranger — homologation)
	        90117. — 13 octobre 2015. — Mme Françoise Dumas attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la validation, par le collégien ou le lycéen, de l’année qu’il a effectuée à l’étranger. L’élève peut bénéficier d’une équivalence à son retour dans son établissement d’origine, notamment lorsque cet établissement est impliqué dans un partenariat scolaire. Elle lui demande dans quelle mesure un élève inscrit dans un établissement scolaire n’entretenant pas de relation avec un ou des établissement (s) étranger (s) peut prétendre à une équivalence à l’issue d’une année scolaire passée à l’étranger.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90118</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7941</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Pierre Gorges</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement secondaire
	        (élèves — scolarité à l’étranger — homologation)
	        90118. — 13 octobre 2015. — M. Jean-Pierre Gorges appelle l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur les demandes de nombreux jeunes français qui souhaitent effectuer une année d’étude à l’étranger. Ce projet intéresse de plus en plus de jeunes, et présente de nombreux avantages, puisqu’il permet de maîtriser une langue et de découvrir de nouvelles cultures et modes de vie. Mais il subsiste un obstacle au développement de ces séjours, puisque la période scolaire passée à l’étranger n’est pas valorisée par notre système scolaire. De nombreux pays permettent de valider cette année, à des conditions différentes. Il lui demande quelle est son opinion dans ce dossier, et quelles mesures pourraient être prises pour assurer le développement de ces pratiques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90119</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7941</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yves Jégo</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement secondaire
	        (élèves — scolarité à l’étranger — homologation)
	        90119. — 13 octobre 2015. — M. Yves Jégo attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la valorisation des séjours à caractère scolaire effectués par les élèves partant à l’étranger pendant une année. Depuis sa mise en place il y a 32 ans, le programme Erasmus permettant les études supérieures à l’étranger, a connu un succès qui ne se dément plus. Or, devant la demande grandissante de nos jeunes et de leurs parents, la non-reconnaissance par l’éducation nationale et le manque d’encouragement des professeurs face à ces expériences de mobilité internationale devient pénalisant pour les élèves français. La plupart des pays européens encouragent ces années d’immersion bénéfiques pour l’apprentissage des langues et la connaissance des cultures étrangères. Dès lors, il lui est demandé de bien vouloir pallier ce manquement et mettre en place les conditions d’une reconnaissance de ces années passées à l’étranger, en Europe ou ailleurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90120</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7941</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Paola Zanetti</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement secondaire
	        (élèves — scolarité à l’étranger — homologation)
	        90120. — 13 octobre 2015. — Mme Paola Zanetti appelle l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la valorisation des séjours scolaires effectués à l’étranger. De plus en plus de collégiens et lycéens dont le choix de participer à des programmes leur permettant d’effectuer une année scolaire à l’étranger. Actuellement notre pays ne reconnaît pas ces périodes passées à l’étranger par ces élèves. Elle souhaite savoir si le Gouvernement entend faire évoluer cette situation et mettre en place des procédures permettant d’homologuer une année passée à l’étranger.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90121</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7941</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Camille de Rocca Serra</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement secondaire
	        (élèves — scolarité à l’étranger — homologation)
	        90121. — 13 octobre 2015. — M. Camille de Rocca Serra attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la mobilité internationale des collégiens et lycéens et plus particulièrement sur la reconnaissance d’une équivalence pour le temps de scolarité passé à l’étranger. La France est en effet l’un des rares pays de l’Union européenne à ne pas reconnaître la période de scolarité passée à l’étranger notamment dans l’enseignement primaire et secondaire. Ainsi, les jeunes collégiens et lycéens français sont clairement désavantagés par rapport aux adolescents européens. Il est indispensable que la France mette en place une reconnaissance officielle de ce type d’études et une équivalence attendue tant par les élèves que par leurs parents. Aussi, il lui demande si le Gouvernement entend prendre les mesures nécessaires afin de rendre possible l’homologation de l’année scolaire à l’étranger.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90167</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7941</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Saint-André</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[ministères et secrétariats d’État
	        (éducation nationale : académies — réserve citoyenne — exercice — conditions)
	        90167. — 13 octobre 2015. — M. Stéphane Saint-André attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la distorsion qui existe entre d’un côté, les élus et les militaires de réserve, salariés, qui ont des droits à congés pour exercer leurs missions et, d’autre part, les réservistes citoyens de l’éducation nationale salariés qui eux ne disposent pas de droit à congés. Il lui demande s’il est envisagé d’étendre ce droit aux salariés de la réserve citoyenne de l’éducation nationale pour leur permettre d’exercer efficacement leurs missions.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90188</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7942</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Claudine Schmid</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[politique extérieure
	        (enseignement — établissements français à l’étranger — Bâle — perspectives)
	        90188. — 13 octobre 2015. — Mme Claudine Schmid interroge Mme la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la continuité du service public pour les collégiens des zones frontalières. Les élèves de l’école primaire française de Bâle n’ont pas d’autres possibilités locales, s’ils souhaitent poursuivre leur scolarité française dans un établissement public, que de s’inscrire auprès d’un collège, puis d’un lycée du Haut-Rhin. Or l’inspection de l’éducation nationale de la circonscription de Saint-Louis vient d’informer les familles de cette impossibilité à compter de la rentrée de septembre 2016. Elle souhaite connaître les mesures qu’elle prendra afin d’assurer la continuité du service public dans cette zone frontalière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90204</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7942</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dominique Le Mèner</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[professions sociales
	        (travailleurs sociaux — formation — diplôme — réforme)
	        90204. — 13 octobre 2015. — M. Dominique Le Mèner attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur les conséquences de l’instruction ministérielle du 31 mars 2015 relative au nouveau cadre réglementaire de mise en œuvre de l’alternance intégrative pour les formations diplômantes du travail social. En effet, selon la loi du 22 juillet 2013, les élèves devant accomplir, dans le cadre de leur formation, des stages professionnels supérieurs à 2 mois doivent être gratifiés. Cependant, compte tenu de la difficulté qui existe à trouver des stages de longue période dans certains secteurs, beaucoup d’élèves se retrouvent dans l’incapacité de poursuivre leur cursus. C’est pourquoi certains d’entre eux cherchent à entrer dans la catégorie des personnes non gratifiables listée à l’annexe 1 de l’instruction ministérielle du 31 mars 2015. Pour ce faire, il devient courant de demander une attestation de travail à son employeur estival afin de pouvoir s’inscrire à Pôle emploi et de bénéficier des règles applicables aux demandeurs d’emploi en matière de stage. Cette situation crée des difficultés vis-à-vis des demandeurs d’emplois eux-mêmes mais également vis-à-vis des étudiants, qui sont contraints de contourner les procédures classiques afin de trouver un stage et ainsi continuer leur formation. Enfin, cela pénalise les élèves qui ne travaillent pas pendant leurs vacances estivales car ils ne peuvent pas bénéficier de ce procédé. Il lui demande donc de bien vouloir lui faire part des intentions du Gouvernement sur cette question.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90223</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7942</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Julie Sommaruga</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[sécurité publique
	        (secourisme — premiers secours — formation — collégiens — obligation — perspectives)
	        90223. — 13 octobre 2015. — Mme Julie Sommaruga attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la question de la formation aux premiers secours (PSC1) dispensée en collège et en lycée. Les articles L. 312-16 (santé) et L. 312-13-1 (sécurité) permettent l’enseignement de cette formation dans les collèges et lycées. D’autre part, cet enseignement est rendu obligatoire pour le passage du permis de conduire par la loi no 2015-294 du 17 mars 2015. En conséquence, elle l’interroge sur les moyens mis en œuvre par le Gouvernement pour dispenser au mieux cette formation aux premiers secours en milieu scolaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90232</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7942</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guy-Michel Chauveau</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale, enseignement supérieur et recherche</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[sports
	        (activités — activités nautiques — test d’aisance aquatique — harmonisation)
	        90232. — 13 octobre 2015. — M. Guy-Michel Chauveau appelle l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la question des tests demandés aux enfants avant la pratique des activités nautiques (natation, voile, kayak …). Des tests différents, mais aux contenus proches, sont en effet juridiquement obligatoires pour les activités pratiquées dans le cadre scolaire et pour celles exercées en centre de loisirs. Pour le ministère de l’éducation nationale, la circulaire du 31 mai 2000 précise l’évaluation à réaliser : chute arrière volontaire à partir d’un tapis disposé sur l’eau ; déplacement dans l’eau sur un parcours de vingt mètres sans présenter de signes de panique ; passage sous une ligne d’eau posée et non tendue. S’agissant de l’accueil en centre de loisirs, l’arrêté du 25 avril 2012 portant application de l’article R. 227-13 du code de l’action sociale et des familles prévoit aussi avec la réalisation d’un test d’aisance aquatique qui comprend : saut dans l’eau, flottaison sur le dos pendant cinq secondes, sustentation verticale pendant cinq secondes, nage sur le ventre pendant vingt mètres, franchissement d’une ligne d’eau ou passage sous une embarcation ou un objet flottant. Ce test d’aisance aquatique s’effectue avec ou sans brassière de sécurité selon le type d’activité. Il apparaît ainsi des similitudes évidentes entre les deux textes, qui concernent les mêmes activités et les mêmes problématiques. Les parents concernés manifestent alors une incompréhension légitime face à ces exigences qui peuvent se répéter à intervalle très rapproché (parfois la même semaine), en particulier en fin d’année scolaire. Aussi il aimerait connaître les évolutions réglementaires possibles sur ce sujet afin de parvenir à une simplification et souhaiterait savoir si l’hypothèse d’une fusion ou d’une harmonisation des deux épreuves en une seule était envisageable.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90128</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7943</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Pascale Got</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès de la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, chargée de la famille, de l’enfance, des personnes âgées et de l’autonomie</ministreQuestion><ministreJO>Famille, enfance, personnes âgées et autonomie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[famille
	        (conseil conjugal et familial — missions — statut)
	        90128. — 13 octobre 2015. — Mme Pascale Got interroge Mme la secrétaire d’État, auprès de la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, chargée de la famille, de l’enfance, des personnes âgées et de l’autonomie sur la place accordée au conseiller conjugal et familial dans la fonction publique territoriale et hospitalière. Les conseillers conjugaux et familiaux sont des professionnels formés pour accompagner chaque étape de la vie relationnelle, affective et sexuelle. Leurs compétences portent sur l’ensemble des questions et des difficultés liées à la sexualité, aux relations conjugales, familiales, parentales, aux questions d’égalité et de parité entre hommes et femmes, ainsi qu’au soutien à la parentalité et à la prévention des violences et des discriminations. Les conseillers conjugaux et familiaux permettent en particulier de restaurer la communication, de gérer les conflits et s’adressent à un public large : personnes seules, couples, parents, familles, adultes et/ou jeunes. La profession de conseiller conjugal et familial est actuellement citée dans les dispositifs législatifs des centres de planification, des établissements d’information, de consultation et de conseil familial ou des centres d’interruption volontaire de grossesse. Plus généralement, de plus en plus de dispositifs visent à encourager la conciliation et les modes alternatifs de règlement des conflits et pourraient s’enrichir des compétences de ces professionnels. Dans ce contexte, elle souhaite savoir si une place plus importante sera accordée à l’avenir à cette profession dans la fonction publique territoriale et hospitalière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90130</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7943</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrick Lemasle</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès de la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, chargée de la famille, de l’enfance, des personnes âgées et de l’autonomie</ministreQuestion><ministreJO>Famille, enfance, personnes âgées et autonomie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[famille
	        (conseil conjugal et familial — missions — statut)
	        90130. — 13 octobre 2015. — M. Patrick Lemasle appelle l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès de la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, chargée de la famille, de l’enfance, des personnes âgées et de l’autonomie sur le statut des conseillers conjugaux et familiaux. Ces professionnels interviennent sur tous les champs de la sexualité : santé sexuelle, accès aux droits, éducation, à travers des actions individuelles et collectives, auprès de publics jeunes ou adultes et dans une perspective d’égalité entre les femmes et les hommes et de lutte contre les discriminations liées au genre ou à l’orientation sexuelle. Or, bien que leurs missions soient inscrites dans des dispositifs législatifs, l’activité de ces professionnels n’est reconnue par la Commission nationale de la certification professionnelle, que comme activité complémentaire, et ne bénéficient donc d’aucun statut dans la fonction publique. Il lui demande si cette profession reconnu d’utilité publique peut prétendre à l’accession à un statut de la fonction publique territoriale et hospitalière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90131</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7943</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-George Buffet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès de la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, chargée de la famille, de l’enfance, des personnes âgées et de l’autonomie</ministreQuestion><ministreJO>Famille, enfance, personnes âgées et autonomie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[famille
	        (conseil conjugal et familial — missions — statut)
	        90131. — 13 octobre 2015. — Mme Marie-George Buffet interroge Mme la secrétaire d’État, auprès de la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, chargée de la famille, de l’enfance, des personnes âgées et de l’autonomie sur la situation des conseillers conjugaux et familiaux. Ces professionnels exercent leurs compétences sur l’ensemble des questions et des difficultés liées à la sexualité, aux relations conjugales, familiales, parentales, aux questions de l’égalité et de la parité entre femmes et hommes, ainsi qu’au soutien à la parentalité, accompagnement du vieillissement, prévention des violences et discriminations, restauration de la communication et des conflits. Or leurs missions se trouvent fragilisées par des dispositifs qui ne laissent plus de place aux espaces de parole, aux temps de la pensée, pour privilégier les solutions rapides et peu pérennes. C’est la raison pour laquelle elle l’interroge sur ses intentions concernant les conseillers conjugaux et familiaux cités dans les dispositifs législatifs des CPEF, des CIVG et dont le statut professionnel n’est toujours pas reconnu dans la fonction publique territoriale et hospitalière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90132</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7944</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jacques Pélissard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès de la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, chargée de la famille, de l’enfance, des personnes âgées et de l’autonomie</ministreQuestion><ministreJO>Famille, enfance, personnes âgées et autonomie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[famille
	        (conseil conjugal et familial — missions — statut)
	        90132. — 13 octobre 2015. — M. Jacques Pélissard appelle l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès de la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, chargée de la famille, de l’enfance, des personnes âgées et de l’autonomie sur les inquiétudes des conseillers conjugaux et familiaux à propos de plusieurs projets de loi actuels qui concernent des sujets sociétaux au centre de leurs compétences : exercice de la coparentalité, prostitution, délai pré IVG, protection de l’enfance, prévention des violences, violences sexuelles Les professionnels du conseil conjugal et familial soulignent une absence de prise en compte de leur travail dans ces travaux parlementaires, ainsi que l’absence d’un statut professionnel les concernant. Il lui demande quelles sont les intentions du Gouvernement concernant les conseillers conjugaux et familiaux, cités dans les dispositifs législatifs tels que les centres de planification, les établissements d’information, les centres d’interruption de grossesse et dont le statut professionnel n’est toujours pas reconnu dans la fonction publique territoriale et hospitalière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90133</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7944</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Claude Mathis</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès de la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, chargée de la famille, de l’enfance, des personnes âgées et de l’autonomie</ministreQuestion><ministreJO>Famille, enfance, personnes âgées et autonomie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[famille
	        (conseil conjugal et familial — missions — statut)
	        90133. — 13 octobre 2015. — M. Jean-Claude Mathis interroge Mme la secrétaire d’État, auprès de la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, chargée de la famille, de l’enfance, des personnes âgées et de l’autonomie sur ses intentions concernant les conseillers conjugaux et familiaux, cités dans les dispositifs législatifs des CPEF (centres de planification), des EICCF (établissements d’information), des CIVG (centres d’interruption de grossesse) et dont le statut professionnel n’est toujours pas reconnu dans la fonction publique territoriale et hospitalière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90135</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7944</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pascal Popelin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès de la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, chargée de la famille, de l’enfance, des personnes âgées et de l’autonomie</ministreQuestion><ministreJO>Famille, enfance, personnes âgées et autonomie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[famille
	        (conseil conjugal et familial — missions — statut)
	        90135. — 13 octobre 2015. — M. Pascal Popelin appelle l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès de la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, chargée de la famille, de l’enfance, des personnes âgées et de l’autonomie sur la situation des conseillers conjugaux et familiaux. Alors que ces professionnels sont amenés à jouer un rôle important auprès des couples et des familles, effectuant des interventions très diverses en matière d’aide à la parentalité, de recherche de l’équilibre affectif et conjugal, de prévention des violences au sein du foyer, leur rôle n’est que faiblement reconnu et ils demeurent dépourvus d’un véritable statut. Au regard de l’apport qui est le leur pour désamorcer des conflits et des tensions au sein de la sphère familiale permettant d’éviter, dans bien des cas, la perpétration de faits qui donneraient lieu à des décisions de justice lourdes, il souhaiterait avoir connaissance des mesures qui pourraient être envisagées afin de valoriser davantage ce métier et lui donner toute sa place dans la chaîne d’accompagnement des familles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90137</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7944</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gérard Menuel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès de la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, chargée de la famille, de l’enfance, des personnes âgées et de l’autonomie</ministreQuestion><ministreJO>Famille, enfance, personnes âgées et autonomie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[famille
	        (conseil conjugal et familial — missions — statut)
	        90137. — 13 octobre 2015. — M. Gérard Menuel interroge Mme la secrétaire d’État, auprès de la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, chargée de la famille, de l’enfance, des personnes âgées et de l’autonomie sur ses intentions concernant la reconnaissance professionnelle des conseillers conjugaux et familiaux, cités dans les dispositifs législatifs des centres de planification (CPEF), des établissements d’information (EICCF), des centres d’interruption de grossesse (CIVG)… En effet, malgré l’intérêt de leur action auprès des familles, la qualité de leur formation, le statut professionnel des conseillers conjugaux n’est toujours pas établi. Tantôt bénévole, salariée, libérale, intervenant auprès de publics divers (couples en entretien, ados en établissements scolaires, jeunes filles en centres de planification…) sur des questions très variées, la profession de conseiller conjugal et familial gagnerait en efficacité à être mieux repérée et reconnue professionnellement. Il souhaite connaître quelles mesures le Gouvernement entend prendre en ce sens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90138</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7945</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christian Kert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès de la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, chargée de la famille, de l’enfance, des personnes âgées et de l’autonomie</ministreQuestion><ministreJO>Famille, enfance, personnes âgées et autonomie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[famille
	        (conseil conjugal et familial — missions — statut)
	        90138. — 13 octobre 2015. — M. Christian Kert attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès de la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, chargée de la famille, de l’enfance, des personnes âgées et de l’autonomie sur la situation des conseillers conjugaux et familiaux qui sont des professionnels formés pour accompagner chaque étape de la vie relationnelle, affective et sexuelle. Leurs compétences portent sur l’ensemble des questions et des difficultés liées à la sexualité, aux relations conjugales, familiales, parentales, aux questions de l’égalité et de la parité entre hommes et femmes, ainsi qu’au soutien à la parentalité, accompagnement du vieillissement, prévention des violences et des discriminations, restauration de la communication et gestion des conflits. Ils s’adressent donc à des publics diversifiés : personnes seules, couples, parents, familles, adultes et/ou jeunes. Or il s’avère que l’ensemble de ces missions assumées par les CCF sont fragilisées par des dispositifs qui ne leurs laissent plus de place et par l’absence d’un statut professionnel. De plus, la CNCP (Commission nationale de la certification professionnelle) a émis un avis défavorable à l’enregistrement du CCF au répertoire national des certifications professionnelles, considérant le Conseil conjugal et familial comme « une activité complémentaire » entraînant pour les organismes de formation et notamment les écoles des parents et des éducateurs des situations financières difficiles car les OPCA ne les financent plus. Aussi il lui demande quelles sont les intentions de son ministère concernant les conseillers conjugaux et familiaux, cités dans de nombreux dispositifs législatifs (CPEF-centres de planification, EICCF-établissements d’information, des CIVG-centres d’interruption de grossesse) afin qu’un statut professionnel leur soit accordé dans la fonction publique territoriale et hospitalière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90139</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7945</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jacques Valax</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès de la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, chargée de la famille, de l’enfance, des personnes âgées et de l’autonomie</ministreQuestion><ministreJO>Famille, enfance, personnes âgées et autonomie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[famille
	        (conseil conjugal et familial — missions — statut)
	        90139. — 13 octobre 2015. — M. Jacques Valax attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès de la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, chargée de la famille, de l’enfance, des personnes âgées et de l’autonomie sur les conditions d’exercice de la profession de conseiller conjugal et familial - CCF -. Ces professionnels exercent des activités d’information, de prévention et d’éducation. L’arrêté du 23 mars 1993 relatif à la formation des personnels intervenant dans les centres de planification et d’éducation familiale et dans les établissements d’information, de consultation ou de conseiller familial définit précisément la formation dont ces professionnels doivent disposer. Néanmoins, leur statut professionnel n’est toujours pas reconnu dans la fonction publique territoriale et hospitalière. Il souhaiterait donc connaître les intentions du Gouvernement afin que ce corps de métier puisse accéder à la fonction publique territoriale et hospitalière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90140</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7945</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Rudy Salles</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès de la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, chargée de la famille, de l’enfance, des personnes âgées et de l’autonomie</ministreQuestion><ministreJO>Famille, enfance, personnes âgées et autonomie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[famille
	        (conseil conjugal et familial — missions — statut)
	        90140. — 13 octobre 2015. — M. Rudy Salles attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès de la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, chargée de la famille, de l’enfance, des personnes âgées et de l’autonomie sur la situation des conseillers conjugaux et familiaux. Leurs compétences portent sur l’ensemble des questions et des difficultés liées aux relations conjugales, familiales, parentales, à l’accompagnement du vieillissement portant sur le couple et la famille. Or l’ensemble des professionnels du conseil conjugal et familial dénoncent l’absence de prise en compte du travail des conseillers conjugaux et familiaux, ainsi que l’absence de statut professionnel, toujours pas reconnu dans la fonction publique territoriale et hospitalière. Aussi, il souhaiterait connaître les suites qu’elle entend donner à cette revendication.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90178</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7946</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dominique Dord</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès de la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, chargée de la famille, de l’enfance, des personnes âgées et de l’autonomie</ministreQuestion><ministreJO>Famille, enfance, personnes âgées et autonomie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[personnes âgées
	        (dépendance — prise en charge)
	        90178. — 13 octobre 2015. — M. Dominique Dord attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès de la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, chargée de la famille, de l’enfance, des personnes âgées et de l’autonomie sur la prise en charge des personnes âgées dépendantes. Il lui demande de bien vouloir lui indiquer ses intentions en la matière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90069</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7946</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Damien Meslot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des finances et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Finances et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[banques et établissements financiers
	        (crédits municipaux — prêts sur gage — transactions en espèce — plafond)
	        90069. — 13 octobre 2015. — M. Damien Meslot appelle l’attention de M. le ministre des finances et des comptes publics sur l’abaissement de 3 000 euros à 1 000 euros, au 1er septembre 2015, du seuil des règlements en espèces, décidé dans le cadre de la lutte contre le financement du terrorisme. En effet, l’application de cette décision aux règlements intervenant entre les caisses de crédit municipal et leurs clients, au titre des opérations de prêt sur gage, aurait des effets très néfastes sur l’accès de populations fragilisées à cette forme de microfinance. Les opérations entre 1 000 euros et 3 000 euros représentent une part importante des opérations liées au prêt sur gage pour les crédits municipaux et elles sont globalement à plus de 80 % effectuées en espèces. Cette préférence trouve son fondement dans la finalité sociale du prêt sur gage. Si, pour plus de 90 % des engagements, les clients demandent à être réglés en espèces plutôt que par virement ou chèque, c’est parce que leur besoin de liquidité est pressant et qu’un délai, fût-il de 24 heures ou 48 heures, n’est pas supportable pour eux. C’est aussi parce que beaucoup sont en situation de découvert bancaire ou d’arriérés de paiement et qu’un transit sur leur compte bancaire les priverait des ressources qu’ils viennent chercher auprès des crédits municipaux. S’ils s’acquittent du capital lors de la récupération de leur objet ou des intérêts de leur prêt sur gage à 70 % en espèces, c’est que les alternatives à ce mode de règlement sont inaccessibles ou dissuasives. En effet, peu de clients de la microfinance peuvent régler plus de 1 000 euros par carte bancaire, et le recours au chèque de banque a encore à un coût élevé. Tout concourt pour que la mise en œuvre des mesures telles qu’annoncées au 1er septembre ne permette plus au prêt sur gage de moins de 3 000 euros d’atteindre ses objectifs de lutte contre l’exclusion du crédit et l’usure. La clientèle la plus fragile des crédits municipaux sera donc renvoyée vers les formules les plus toxiques de découvert non maîtrisé, de crédit revolving ou de recours aux officines pratiquant l’usure sous des formes plus ou moins dissimulées. Dans la mesure où les caisses de crédit municipal sont des établissements de crédit, soumis à l’ensemble des dispositifs de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme, elles sont amenées, sous le contrôle de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution, à organiser la surveillance des opérations de leur clientèle. Elles ne sont donc porteuses que de risques minimes. Aussi, il souhaiterait que soit prévu au profit des caisses de crédit municipal une clause dérogatoire leur permettant de continuer à traiter en espèces avec leurs clients dans la limite de 3 000 euros.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90075</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7946</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Franck Gilard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des finances et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Finances et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[collectivités territoriales
	        (DGF — réforme — perspectives)
	        90075. — 13 octobre 2015. — M. Franck Gilard attire l’attention de M. le ministre des finances et des comptes publics sur la réforme et l’évolution de la dotation globale de fonctionnement (DGF). Dans son rapport de mission, la députée Christine Pirès-Beaune estime indispensable une évaluation annuelle des dispositifs de péréquation. Par ailleurs, la rapporteure prévoit également une pause dans la progression de la péréquation dès 2016 et la mise en place d’une DGF des intercommunalités distinctes de celle des communes. Il souhaite connaître les suites qu’entend donner le Gouvernement à cette triple recommandation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90148</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7947</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Meunier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des finances et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Finances et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôt sur le revenu
	        (déclarations — déclaration en ligne — adaptation — handicap visuel)
	        90148. — 13 octobre 2015. — M. Philippe Meunier appelle l’attention de M. le ministre des finances et des comptes publics sur la généralisation de la déclaration de revenus en ligne à partir de 2016. Or certains contribuables et notamment les handicapés visuels s’inquiètent. Ces derniers ne sont pas contre la généralisation de la télédéclaration en ligne à la condition toutefois que les sites internet des administrations leur soient rendus accessibles avec les contrastes visuels indispensables, les grosseurs des polices suffisantes et qu’ils soient compatibles avec les logiciels de lecture utilisés par les aveugles. Aussi, il souhaiterait connaître les intentions du Gouvernement sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90149</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7947</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Louise Fort</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des finances et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Finances et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôt sur le revenu
	        (déclarations — déclaration en ligne — généralisation — pertinence)
	        90149. — 13 octobre 2015. — Mme Marie-Louise Fort appelle l’attention de M. le ministre des finances et des comptes publics sur les inquiétudes exprimées par de nombreux concitoyens quant au projet du Gouvernement de modifier dès 2016 les modalités de déclaration de revenus. En effet, il a récemment annoncé, qu’à terme, ils n’auraient pas d’autres choix que de déclarer sur internet leurs revenus, le support papier étant abandonné. Or, si la déclaration en ligne peut répondre aux besoins des plus jeunes et faciliter leur démarche, de nombreux Français n’appartiennent pas à la génération internet et ne sont pas rompus à l’utilisation de l’outil informatique. Elle lui rappelle que seuls 42 % des foyers fiscaux ont télédéclaré leurs revenus en 2015. De plus, à l’avenir, vouloir persister à déclarer ses revenus sur support papier, sera sanctionné d’une amende d’un montant de 15 euros. C’est une véritable généralisation de la déclaration par voie électronique qui est prévue. Aussi, elle lui demande qu’elles sont à ce sujet ses intentions face au mécontentement grandissant de nombreux contribuables.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90150</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7947</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Damien Meslot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des finances et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Finances et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôt sur le revenu
	        (déclarations — notices explicatives — amélioration)
	        90150. — 13 octobre 2015. — M. Damien Meslot appelle l’attention de M. le ministre des finances et des comptes publics sur les difficultés que rencontrent des Français pour remplir leurs déclarations d’impôts sur le revenu, même à l’aide des notices explicatives, et des erreurs parfois lourdes qui s’en suivent. En effet, pour prendre l’exemple d’un couple de Belfortains, salariés, qui ont accédé à la propriété sur Belfort en janvier 2011, après avoir accepté une offre de prêt immobilier en décembre 2010. En acceptant cette offre avant le 1er janvier 2011, ils ont pu bénéficier du crédit d’impôt sur les intérêts, ce qui leur a permis d’être remboursés de 40 % des intérêts payés la 1ère année et de 20 % les quatre années suivantes. Conformément à la déclaration d’impôt, ils ont renseigné dans la partie ouvrant droit aux réductions ou crédits d’impôt, la ligne concernant les intérêts d’emprunt pour habitation « 1ère annuité » avec le montant remboursé pour 2011. Ils en ont fait de même pour les deux années suivantes, à savoir 2012 et 2013. C’est à l’occasion de ces déclarations qu’ils ont commis une erreur. Ils ont déclaré la 1ère annuité et les annuités suivantes en s’aidant des notices explicatives correspondantes, pas assez explicites. En effet, elles n’indiquaient pas qu’une fois la 1ère année remplie, seule les années suivantes devaient l’être. Les services impôts n’ont pas prévenus ces administrés qu’ils commettaient une erreur. Aujourd’hui, les services des impôts leur réclament des trop-perçus. En conséquence, ce couple d’administrés, parents de plusieurs enfants, se retrouve dans une situation délicate. Aussi, il souhaiterait savoir quelles mesures le Gouvernement pourrait prendre pour clarifier et simplifier les feuilles des impôts et les notices explicatives, afin que les contribuables ne commettent pas de telles erreurs, parfois lourdes pour le budget de certains Français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90151</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7947</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Julie Sommaruga</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des finances et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Finances et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôts et taxes
	        (fraude fiscale — optimisation fiscale — lutte et prévention)
	        90151. — 13 octobre 2015. — Mme Julie Sommaruga attire l’attention de M. le ministre des finances et des comptes publics sur l’action de la France contre la fraude fiscale. La lutte contre la fraude fiscale est un chantier prioritaire engagé par le Gouvernement. Cette action menée sans relâche, notamment grâce à l’adoption de la loi no 2013-1117 du 6 décembre 2013, a déjà permis à l’État de récupérer 1,9 milliards d’euros en 2014 et donnera lieu à 5 milliards recouvrés entre 2015 et 2016, soit très exactement le montant des baisses d’impôts qui ont été votées en 2015 et qui vont être proposées en 2016. Cependant, bien que cette politique obtienne des résultats très positifs, de grandes sociétés internationales continuent encore de payer peu voire pas d’impôts en toute légalité sur un territoire propre, malgré la réalisation de bénéfices importants. Dans ce contexte, elle souhaiterait connaître les actions que le Gouvernement compte engager afin de renforcer encore la politique de lutte contre la fraude fiscale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90177</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7948</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Louise Fort</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des finances et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Finances et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[patrimoine culturel
	        (politique du patrimoine — musées privés — fiscalité — réglementation)
	        90177. — 13 octobre 2015. — Mme Marie-Louise Fort appelle l’attention de M. le ministre des finances et des comptes publics sur la situation des musées privés au regard de la fiscalité qui leur est appliquée. Ces musées, acteurs essentiels de la vie culturelle et de la préservation du patrimoine doivent faire face à des contraintes financières auxquelles les musées publics ne sont pas confrontés ; ces derniers bénéficiant ainsi d’un avantage concurrentiel. En effet, beaucoup d’entre eux devront cesser leur activité ne pouvant faire face à l’augmentation des taxes sur les droits d’entrée au nombre desquelles la TVA dont le taux est de 10 %. Elle lui rappelle que ces musées privés dont le nombre est en diminution, génèrent une activité touristique et économique importante. Ils souhaiteraient bénéficier d’un taux de TVA réduit sur les droits d’entrée et d’une diminution de la contribution économique territoriale, pour sa part CFE. Elle lui demande si le Gouvernement envisage de pallier cette situation préoccupante.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90179</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7948</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Damien Meslot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des finances et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Finances et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[pharmacie et médicaments
	        (médicaments homéopathiques — taxe sur les ventes directes — laboratoires homéopathiques — exonération)
	        90179. — 13 octobre 2015. — M. Damien Meslot appelle l’attention de M. le ministre des finances et des comptes publics sur l’entrée en vigueur de la troisième part de la taxe sur les ventes directes (TVD) créée par la LFSS pour 2014, qui pénalise les laboratoires pharmaceutiques produisant des médicaments homéopathiques remboursables. En effet les contraintes imposées par la spécificité des médicaments homéopathiques remboursables et leur faible prix unitaire rendent cette activité non rentable pour les grossistes-répartiteurs. En conséquence certains laboratoires, de tailles intermédiaires, ont dû se doter, dès l’origine, d’établissements de préparation et distribution intégrés très atypiques dans l’industrie pharmaceutique. Le recours à la vente directe pour ces laboratoires n’est pas un choix mais une nécessité. Dès lors leur assujettissement à la troisième part de la TVD semble les mettre particulièrement en difficulté. Aussi il souhaiterait savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour exempter de la TVD les laboratoires homéopathiques à l’occasion du PLFSS pour 2016.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90208</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7948</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Virginie Duby-Muller</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des finances et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Finances et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[retraites : régimes autonomes et spéciaux
	        (artisans — revendications)
	        90208. — 13 octobre 2015. — Mme Virginie Duby-Muller alerte M. le ministre des finances et des comptes publics sur l’inquiétude des retraités de l’artisanat concernant le prolongement du gel de leurs pensions en octobre 2015, non revalorisées depuis avril 2013. Après le gel du barème de l’impôt sur le revenu, l’institution de la contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie (CASA) sur les retraites, la désindexation des retraites complémentaires, le report de la revalorisation des pensions de base, la défiscalisation de majorations pour enfant, un gel aveugle serait intenable pour les retraités. Aussi, elle souhaite connaître les engagements du Gouvernement pour le pouvoir d’achat de retraités de l’artisanat.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90239</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7948</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Martine Faure</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des finances et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Finances et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[transports
	        (politique des transports — indemnité kilométrique vélo — perspectives)
	        90239. — 13 octobre 2015. — Mme Martine Faure attire l’attention de M. le ministre des finances et des comptes publics sur le montant de l’indemnité kilométrique vélo en vigueur depuis le 1er juillet 2015. La loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte, promulguée en août 2015, prévoit la mise en place de mesures d’incitation des employeurs pour développer les trajets à vélo de leurs salariés : une réduction d’impôt pour les entreprises qui mettent à disposition de leurs salariés des vélos pour leurs déplacements quotidiens, et une indemnité kilométrique pour les salariés qui se rendent sur leur lieu de travail à vélo. Ces dispositions visent à encourager la pratique du vélo pour les trajets domicile-travail et constituent des leviers efficaces pour faire augmenter la part modale du vélo en France. S’agissant de l’indemnité kilométrique vélo, son montant doit être fixé par décret. Une expérimentation a été menée conjointement par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) et la coordination interministérielle pour l’usage du vélo au second semestre 2014 auprès de 10 000 salariés dans 15 entreprises. Elle a permis de tester le dispositif de l’indemnité kilométrique vélo avec un montant de 25 centimes par kilomètre. L’évaluation de cette expérimentation menée par l’Ademe a permis de mettre en évidence le caractère incitatif du montant de cette indemnité alors même qu’elle n’était pas cumulable avec un abonnement de transport en commun. Les résultats sont très encourageants puisque le nombre de cyclistes a doublé, passant de 200 à 419. Des bénéfices pour la santé des expérimentateurs ont également été mis en évidence : parmi les nouveaux usagers du vélo, le nombre de personnes ayant une activité physique insuffisante a été réduit de moitié. En Belgique, une indemnité kilométrique vélo de 22 centimes par kilomètre existe depuis plus de dix ans. Compte tenu de l’enjeu majeur du transfert des modes polluants vers un mode de déplacement vertueux pour l’environnement, la santé et l’économie, il est primordial de considérer le bon niveau d’aide pour encourager de nouvelles pratiques de mobilité. Aussi elle lui demande s’il envisage de retenir 25 centimes d’euro par kilomètre pour que cette mesure entraîne un transfert important de la voiture vers le vélo et encourage les solutions innovantes de mobilité durable à quelques semaines de l’accueil de la COP21 par la France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90240</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7949</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Plisson</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des finances et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Finances et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[transports
	        (politique des transports — indemnité kilométrique vélo — perspectives)
	        90240. — 13 octobre 2015. — M. Philippe Plisson appelle l’attention de M. le ministre des finances et des comptes publics sur le montant de l’indemnité kilométrique vélo en vigueur depuis le 1er juillet 2015. La loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte promulguée en août 2015 prévoit la mise en place de mesures d’incitation des employeurs pour développer les trajets à vélo de leurs salariés : une réduction d’impôt pour les entreprises qui mettent à disposition de leurs salariés des vélos pour leurs déplacements quotidiens et une indemnité kilométrique pour les salariés qui se rendent sur leur lieu de travail à vélo. Ces dispositions visent à encourager la pratique du vélo pour les trajets domicile-travail et constituent des leviers efficaces pour faire augmenter la part modale du vélo en France. S’agissant de l’indemnité kilométrique vélo, son montant doit être fixé par décret. Une expérimentation a été menée conjointement par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie et la Coordination interministérielle pour l’usage du vélo au second semestre 2014 auprès de 10 000 salariés dans 15 entreprises. Elle a permis de tester le dispositif de l’indemnité kilométrique vélo avec un montant de 25 centimes par kilomètre. L’évaluation de cette expérimentation menée par l’Ademe a permis de mettre en évidence le caractère incitatif du montant de cette indemnité alors même qu’elle n’était pas cumulable avec un abonnement de transport en commun. Les résultats sont très encourageants puisque le nombre de cyclistes a doublé passant de 200 à 419. Des bénéfices pour la santé des expérimentateurs ont également été mis en évidence : parmi les nouveaux usagers du vélo, le nombre de personnes ayant une activité physique insuffisante a été réduit de moitié. En Belgique, une indemnité kilométrique vélo de 22 centimes par kilomètre existe depuis plus de dix ans. Compte tenu de l’enjeu majeur du transfert des modes polluants vers un mode de déplacement vertueux pour l’environnement, la santé et l’économie, il est primordial de considérer le bon niveau d’aide pour encourager de nouvelles pratiques de mobilité. Aussi il lui demande s’il envisage de retenir 25 centimes d’euro par kilomètre pour que cette mesure entraîne un transfert important de la voiture vers le vélo et encourage les solutions innovantes de mobilité durable à quelques semaines de l’accueil de la COP21 par la France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90241</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7949</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Goujon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des finances et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Finances et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[transports
	        (politique des transports — indemnité kilométrique vélo — perspectives)
	        90241. — 13 octobre 2015. — M. Philippe Goujon appelle l’attention de M. le ministre des finances et des comptes publics sur le montant de l’indemnité kilométrique vélo en vigueur depuis le 1er juillet 2015. La loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte promulguée en août 2015 prévoit la mise en place de mesures d’incitation des employeurs pour développer les trajets à vélo de leurs salariés : une réduction d’impôt pour les entreprises qui mettent à disposition de leurs salariés des vélos pour leurs déplacements quotidiens et une indemnité kilométrique pour les salariés qui se rendent sur leur lieu de travail à vélo. Ces dispositions visent à encourager la pratique du vélo pour les trajets domicile-travail et constituent des leviers efficaces pour faire augmenter la part modale du vélo en France. S’agissant de l’indemnité kilométrique vélo, son montant doit être fixé par décret. Une expérimentation a été menée conjointement par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie et la Coordination interministérielle pour l’usage du vélo au second semestre 2014 auprès de 10 000 salariés dans 15 entreprises. Elle a permis de tester le dispositif de l’indemnité kilométrique vélo avec un montant de 25 centimes par kilomètre. L’évaluation de cette expérimentation menée par l’Ademe a permis de mettre en évidence le caractère incitatif du montant de cette indemnité alors même qu’elle n’était pas cumulable avec un abonnement de transport en commun. Les résultats sont très encourageants puisque le nombre de cyclistes a doublé passant de 200 à 419. Des bénéfices pour la santé des expérimentateurs ont également été mis en évidence : parmi les nouveaux usagers du vélo, le nombre de personnes ayant une activité physique insuffisante a été réduit de moitié. En Belgique, une indemnité kilométrique vélo de 22 centimes par kilomètre existe depuis plus de dix ans. Compte tenu de l’enjeu majeur du transfert des modes polluants vers un mode de déplacement vertueux pour l’environnement, la santé et l’économie, il est primordial de considérer le bon niveau d’aide pour encourager de nouvelles pratiques de mobilité. Aussi il lui demande de lui indiquer s’il envisage de retenir le montant de 25 centimes d’euro par kilomètre pour que cette mesure entraîne un transfert important de la voiture vers le vélo et encourage les solutions innovantes de mobilité durable à quelques semaines de l’accueil de la COP21 par la France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90074</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7950</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Florent Boudié</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[collectivités territoriales
	        (DGF — réforme — perspectives)
	        90074. — 13 octobre 2015. — M. Florent Boudié attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les incidences produites par la loi du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité sur les modalités de recensement des populations communales et le calcul de la dotation globale de fonctionnement (DGF). La loi du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité prévoyait en effet la mise en œuvre d’un nouveau système de recensement, aboutissant à calculer la DGF 2009 sur la base de la population de 2006, puis celle de 2007 pour la DGF de 2010. Pour des raisons d’égalité de traitement entre les communes, la population légale de celles-ci a été calculée par référence à l’année 2006, sans tenir compte des éventuels recensements complémentaires réalisés postérieurement, créant un décalage de trois ans entre la population budgétaire et la population effectivement recensée. Au regard du taux d’augmentation annuelle de la population française, de l’ordre de 0,5 %, l’impact de cette évolution du mode de recensement sur le calcul de la DGF apparaît comme extrêmement marginal pour la grande majorité des communes françaises. Pour autant, cette évolution conduit, pour les communes ayant connu une forte augmentation de leur population à partir de 2006, à d’importantes variations de leur DGF, lesquelles se voient renforcées lorsque ces communes, présentent un nombre d’habitants peu élevé. En outre, ce décalage entre population budgétaire et population municipale a produit, dans les communes connaissant une croissance rapide de leur population, des sous-évaluations similaires par rapport à un certain nombre de dispositifs de péréquations mis en œuvre par les collectivités territoriales, notamment les conseils départementaux. Aussi, il souhaite connaître les mécanismes correctifs susceptibles d’être mis en œuvre pour pallier les conséquences financières du changement de réglementation, notamment la mise en œuvre de la procédure dite du recensement complémentaire, supprimée par le décret no 2009-637 du 8 juin 2009.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90076</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7950</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Franck Gilard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[collectivités territoriales
	        (DGF — réforme — perspectives)
	        90076. — 13 octobre 2015. — M. Franck Gilard attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le régime des communes nouvelles et plus particulièrement sur l’évolution de la DGF. De fait, sous réserve de leur création au 1er janvier 2016, les communes nouvelles inférieures à 10 000 habitants pourront bénéficier du pacte de stabilité de la DGF pour les trois prochaines années. Ce dispositif qui a été introduit par voie d’amendement parlementaire dans le PLF 2014 a incité de nombreuses communes à se regrouper pour pouvoir bénéficier de la stabilité de la DGF mais également du maintien des dotations de solidarité et d’une priorité au titre de la dotation d’équipement des territoires ruraux. Il lui demande donc si ce dispositif va être pérennisé dans le projet de loi de finances pour 2016 afin de rester incitatif dans le regroupement des communes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90080</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7951</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Franck Gilard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[collectivités territoriales
	        (élus locaux — syndicats intercommunaux — indemnités de fonction — Normandie)
	        90080. — 13 octobre 2015. — M. Franck Gilard interroge M. le ministre de l’intérieur sur le fait que l’article 42 de la loi NOTRe (loi no 2015-991 du 7 août 2015) supprime les indemnités des présidents et des vice-présidents dans une grande partie des syndicats intercommunaux. Pour la Normandie élargie aux 5 départements, il lui demande quels sont à la date du 1er octobre 2015, le nombre total des syndicats intercommunaux et le nombre des syndicats intercommunaux auxquels l’article 42 susvisé s’applique. Pour chaque département, il souhaiterait également savoir si le préfet a d’ores et déjà mis en œuvre l’application concrète de cet article.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90087</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7951</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Marie Sermier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[communes
	        (conseils municipaux — élus minoritaires — prérogatives — perspectives)
	        90087. — 13 octobre 2015. — M. Jean-Marie Sermier interroge M. le ministre de l’intérieur sur l’application de l’article L. 2121-27-1 du code général des collectivités territoriales qui dispose : « Dans les communes de 3 500 habitants et plus, lorsque la commune diffuse, sous quelque forme que ce soit un bulletin d’information générale sur les réalisations et la gestion du conseil municipal, un espace est réservé à l’expression des conseillers n’appartenant pas à la majorité municipale ». Il lui demande si un conseiller municipal n’appartenant pas à la majorité municipale mais n’étant pas membre d’un groupe d’élus au sens de l’article L. 2121-28 du même code peut demander à bénéficier d’un espace d’expression. Il souhaite savoir si la même règle s’applique aux bulletins d’information publiés par les établissements publics de coopération intercommunale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90125</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7951</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Tolmont</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[étrangers
	        (demandeurs d’asile — transports — aide)
	        90125. — 13 octobre 2015. — Mme Sylvie Tolmont interroge M. le ministre de l’intérieur sur l’aide aux transports pour les demandeurs d’asile. Les centres d’accueil où sont hébergés les demandeurs d’asile, les CADA, sont parfois éloignés des villes dans lesquelles ils peuvent être convoqués. Ainsi, dans son département de la Sarthe, les demandeurs d’asile se voient attribuer des logements CADA sur l’ensemble du territoire départemental. Or les convocations ont lieu au Mans pour les rendez-vous à la préfecture et à Angers, centre le plus à proximité, pour le relevé de leurs empreintes digitales. Les demandeurs d’asile disposent de revenus très modestes et ne sont pas en mesure d’acquérir un titre de transport. Ils sont donc verbalisés, conformément à la réglementation en vigueur. Elle lui demande quelles solutions peuvent être envisagées afin que les demandeurs d’asile obtiennent un titre de transport leur permettant de se rendre à leurs différentes convocations sans contrevenir à la législation française. Par ailleurs, elle lui demande les solutions mises en œuvre afin de rendre itinérants les services publics dans les CADA.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90126</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7951</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lucien Degauchy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[étrangers
	        (réfugiés — accueil — politique européenne)
	        90126. — 13 octobre 2015. — M. Lucien Degauchy interroge M. le ministre de l’intérieur sur la prise en compte des risques d’infiltration de combattants djihadistes parmi les nombreux migrants qui débarquent actuellement en Europe. La France est une terre d’asile et il est de notre devoir d’accueillir les réfugiés dans la mesure de nos possibilités. Cependant nous ne pouvons pas exclure la possibilité que des combattants djihadistes profitent de ces migrations pour s’infiltrer sur le territoire européen. Face à cette menace bien réelle, il souhaite savoir si des dispositions ont été prises au niveau tant européen que national pour en minimiser les risques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90127</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7951</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alain Marsaud</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[étrangers
	        (réfugiés — accueil — politique européenne)
	        90127. — 13 octobre 2015. — M. Alain Marsaud appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le potentiel risque sécuritaire posé par l’afflux massif de migrants dans l’Union européenne en général et en France particulièrement. Des sources concordantes évoquent la possibilité d’une infiltration de ces flux par des djihadistes entraînés en Syrie et désireux de perpétrer des attentats sur notre sol. Il souhaiterait donc savoir quelles sont les mesures mises en place par le ministère afin de repérer et d’appréhender ces individus avant qu’ils n’agissent.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90176</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7952</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christian Kert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[patrimoine culturel
	        (armes et véhicules militaires de collection — détention — réglementation)
	        90176. — 13 octobre 2015. — M. Christian Kert attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur l’attente des collectionneurs de patrimoine d’origine militaire et relative à la publication attendue depuis maintenant plus de 3 ans du décret d’application et de l’arrêté créant la carte de collectionneur d’armes anciennes prévu à l’article 5 de la loi no 2012-304 du 6 mars 2012 (repris à l’article 1er section II de l’ordonnance no 2013-518 du 20 juin 2013). Il faut rappeler que lors des débats parlementaires de cette loi consensuelle, le Gouvernement s’était engagé à consulter les collectionneurs pour la mise en œuvre rapide de la partie réglementaire. Or, jusqu’à présent, les fédérations ou associations de collectionneurs de matériels et armes historiques n’ont toujours pas été reçues par les services compétents de l’État pour rédiger le texte visant à rendre effectif la possibilité de demander cette carte. De même la liste complémentaire des armes historiques postérieures au millésime de 1900 et celle des matériels de collection n’ont pas non plus évoluées depuis le vote de la loi de 2012. C’est pourquoi il lui demande de faire en sorte que ces différents textes attendus puissent rapidement être publiés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90190</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7952</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Charles de Courson</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[politique extérieure
	        (Moyen-Orient — minorités religieuses — attitude de la France)
	        90190. — 13 octobre 2015. — M. Charles de Courson attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la situation des chrétiens d’Orient qui cherchent refuge sur notre sol. En effet, bien que la France ait accepté d’accueillir vingt-quatre mille réfugiés, force est de constater l’absence d’une volonté similaire pour accueillir les chrétiens d’Orient, pourtant victimes de persécutions. Malgré les demandes d’accueil déposées et la capacité d’accueil et d’hébergement des associations qui œuvrent à l’intégration de ces familles, la situation des chrétiens d’Orient n’est pas suffisamment prise en compte par le Gouvernement. En tant que Vice-Président du groupe d’études sur les chrétiens d’Orient, il souhaite donc connaître son avis, ainsi que les propositions qu’il pourrait faire, sur l’accueil des chrétiens d’Orient en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90192</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7952</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Véronique Louwagie</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[politique extérieure
	        (Moyen-Orient — minorités religieuses — attitude de la France)
	        90192. — 13 octobre 2015. — Mme Véronique Louwagie interroge M. le ministre de l’intérieur sur l’examen des demandes d’asile des personnes chassées et pourchassées au Moyen-Orient pour des raisons religieuses. Les demandes de visas actuellement déposées par ces personnes ne sont pas toutes accordées et les associations, leur prodiguant les premiers secours lors de leur arrivée et leur offrant des possibilités d’hébergement dans des structures adaptées ou chez des particuliers, s’interrogent sur les conditions d’examen et les critères retenus pour faire droit à ces demandes. Aussi elle aimerait connaître les modalités d’examen de ces demandes de visas pour lesquelles le bien-fondé face à l’obscurantisme apparaît légitime à tous.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90220</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7952</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Terrot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[sécurité publique
	        (inondations — prévention — alerte météo — perspectives)
	        90220. — 13 octobre 2015. — M. Michel Terrot appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la nécessité de tirer toutes les leçons des récentes inondations dévastatrices qui ont frappé les Alpes-Maritimes les 3 et 4 octobre 2015, provoquant 20 morts dans la population locale. Compte tenu de la violence extrême de ces inondations, de la concentration géographique, des précipitations exceptionnelles qui les ont provoquées et du lourd bilan humain de cette catastrophe naturelle, il lui demande de lui préciser pour quelles raisons et sur quels éléments d’appréciation Météo France a décidé d’émettre une simple alerte orange, non contraignante et n’entraînant pas, comme l’alerte rouge, la mobilisation automatique et immédiate des services de l’État et l’annulation des manifestations publiques dans le périmètre concerné. Il lui demande par ailleurs de lui indiquer quelles mesures compte mettre en œuvre le Gouvernement, en s’inspirant de l’excellent système d’alerte météo britannique, pour que tous nos concitoyens résidant dans des zones classées à risques naturels, soient invités par courrier à inscrire leurs coordonnées téléphoniques et électroniques sur un fichier public spécifique, de manière à ce qu’ils puissent tous bénéficier d’un système d’alerte par téléphone et internet immédiat et automatique, prévoyant un accusé de réception, en cas d’alerte rouge. Il demande enfin au ministre à quelle échéance Météo France disposera des outils et moyens de calcul supplémentaires lui permettant d’améliorer à la fois la qualité de ses prévisions et la finesse des « mailles » territoriales concernant la prévision spécifique des évènements météorologiques violents très localisés, comme ceux qui touchent régulièrement le sud de la France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90224</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7953</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jacques Kossowski</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[sécurité routière
	        (contraventions — défaut de permis ou d’assurance — lutte et prévention)
	        90224. — 13 octobre 2015. — M. Jacques Kossowski attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la conduite sans permis de véhicule. Celle-ci représente environ 20 % de l’ensemble des délits comptabilisés sur la route. Pour lutter contre ce fléau, il serait sans doute souhaitable de faire évoluer la législation concernant la communication des informations relatives au permis notamment lors de l’achat ou la location d’un véhicule neuf ou d’occasion. Actuellement, l’article L. 225-6 dispose que « aucune information nominative au permis de conduire ne peut être divulguée en dehors des cas expressément prévus aux articles L. 225-3 et L. 225-5 ». En conséquence ne sont notamment autorisés à avoir accès au relevé individuel restreint - où figurent seulement l’existence, la catégorie et la validité du permis - prévu à l’article L. 225, le titulaire du permis, son avocat, les officiers ou agents de police judiciaire dans le cadre d’une enquête préliminaire, les militaires de la gendarmerie ou les fonctionnaires de la police nationale habilités à effectuer des contrôles routiers, les agents de police judiciaire adjoints et les gardes-champêtres, aux seules fins d’identifier les auteurs d’infractions au code de la route. En cas de vente d’un véhicule par un particulier ou par un professionnel, la simple présentation d’un permis de conduire par l’acheteur n’en garantirait pas sa validité. Il conviendrait d’y ajouter l’obligation pour l’acquéreur de présenter aussi son RIR. Conjointement, il devrait être exigé une attestation d’assurance en cours de validité. La présentation de ces documents serait alors spécifiquement signifiée dans le contrat de vente ou de location avec une signature des deux parties engageant leur responsabilité. Quant aux services administratifs en charge de délivrer le certificat d’immatriculation, ils ne pourraient le faire qu’une fois les conditions contractuelles dûment vérifiées. En cas de prêt de véhicule à un tiers, le propriétaire ou l’employeur devrait lui aussi être en mesure de vérifier en temps réel la validité d’un permis de conduire. Par exemple, au Québec, ces derniers ont la possibilité de procéder à une telle vérification - sans avoir accès à toute autre information personnelle afin de respecter la confidentialité de la vie privée. Dans l’hypothèse où le conducteur contrôlé par la police n’a pas de titre valide, le véhicule est emmené à la fourrière aux frais du propriétaire avec le risque pour celui-ci d’avoir une amende et une saisie de trente jours de sa voiture. Il souhaite connaître sa position sur l’adoption de telles mesures visant à renforcer la sécurité routière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90225</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7953</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marianne Dubois</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[sécurité routière
	        (permis de conduire — permis poids lourds — réglementation)
	        90225. — 13 octobre 2015. — Mme Marianne Dubois attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les modalités d’obtention du permis poids lourds concernant la communauté sourde. Certaines personnes sont en effet confrontées à l’impossibilité d’accéder à ce permis, alors qu’elles ont obtenu l’examen du code, après avoir financé les formations de conduite, l’avis médical défavorable leur interdisant de passer l’ultime étape de la pratique. Il apparaît que l’arrêté du 21 décembre 2005 qui définit explicitement l’incompatibilité de la surdité avec la conduite de véhicule de la classe « lourd » semble dépassé. À cela s’ajoute son application aléatoire et discriminatoire, car variant en fonction du lieu de résidence. Elle lui demande quelles dispositions il entend prendre afin de modifier cet arrêté et ainsi permettre un égal accès au permis poids lourds de nos concitoyens sourds.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90243</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7953</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guillaume Larrivé</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[transports aériens
	        (Air France — négociations)
	        90243. — 13 octobre 2015. — M. Guillaume Larrivé alerte M. le ministre de l’intérieur sur l’extrême gravité des agressions dont ont été victimes, lundi 5 octobre 2015, deux cadres dirigeants du groupe Air France à l’occasion du comité central d’entreprise. Il lui demande d’exposer les raisons pour lesquelles les forces de sécurité intérieure n’ont manifestement pas été en mesure d’assurer la protection de ces personnes. Il l’appelle à préciser les instructions qui ont été données aux unités présentes sur le site et à identifier précisément les responsabilités. Il est indispensable que l’inspection générale de la police nationale et l’inspection générale de l’administration soient saisies sans délai et que leurs conclusions soient portées à la connaissance de l’Assemblée nationale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90123</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7954</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pascal Popelin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[état civil
	        (naissance — actes — obtention — difficultés)
	        90123. — 13 octobre 2015. — M. Pascal Popelin appelle l’attention de Mme la garde des sceaux, ministre de la justice sur les difficultés rencontrées par certains mineurs et leurs représentants légaux dans l’obtention des justificatifs administratifs -en particulier l’acte de naissance des parents- exigés pour l’établissement d’un certificat de nationalité française ou tout autre document nécessitant de retracer la filiation et la nationalité des ascendants. D’après les témoignages portés à sa connaissance, nombre de mairies refuseraient de donner à un mineur ou à son représentant l’acte de naissance établi pour son parent, lorsque celui-ci n’en a pas expressément et directement formulé la demande. Dans les cas de figure où le jeune n’est plus en contact avec l’un de ses deux parents, y compris dans les cas de décès, il lui est donc difficile de mener ses démarches administratives jusqu’à leur terme. Ces situations semblant être relativement fréquentes, il souhaiterait avoir connaissance des mesures qui pourraient être prises afin de faire sauter les verrous procéduriers qui empêchent certains jeunes gens de disposer des documents nécessaires à leur pleine intégration.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90156</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7954</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gilbert Collard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[justice
	        (peines — aménagement de peine — conséquences)
	        90156. — 13 octobre 2015. — M. Gilbert Collard alerte Mme la garde des sceaux, ministre de la justice sur les circonstances dramatiques de l’angélisme pénal dont elle est la principale inspiratrice. En effet, l’individu abattu à Argenteuil, après avoir fait feu sur un policier, était connu pour une trentaine d’antécédents judiciaires. Or il s’était échappé de prison après un aménagement de peine et une permission de sortie accordée au mois de mai. De plus, cet individu condamné pour des actes violents et à main armée faisait l’objet d’un signalement pour radicalisation. Il demande si la Chancellerie compte mettre fin au laxisme pénal et si elle a proposé sa démission au chef de l’État, ainsi que l’exige la tradition républicaine en pareil cas.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90157</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7954</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hugues Fourage</parlementaire><ministreQuestion>Mme la garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[justice
	        (procédures — Cour pénale internationale — compétence territoriale — réglementation)
	        90157. — 13 octobre 2015. — M. Hugues Fourage attire l’attention de Mme la garde des sceaux, ministre de la justice sur l’article 689-11 du code de procédure pénale institué par la loi du 9 août 2010 ainsi que sur la proposition de loi sénatoriale tendant à la modification de cet article. Celui-ci instaure, en droit interne, une extension de la compétence de la justice française afin de poursuivre et juger « toute personne qui réside habituellement sur le territoire de la République et qui s’est rendue coupable à l’étranger de l’un des crimes relevant de la compétence de la Cour pénale internationale ». Or l’exigence de résidence habituelle constitue une limitation par rapport aux autres dispositions du code de procédure pénale relatives à la compétence des tribunaux français en matière de répression des crimes internationaux. De plus, l’article, tel que rédigé, met en place une condition de double incrimination qui implique que les faits incriminés en France le soient également par la législation de l’État où ils ont été commis. Ainsi, l’article prévoit le monopole des poursuites confiées au ministère public uniquement si la Cour pénale internationale a expressément décliné sa compétence, donnant alors priorité à cette cour. Aussi, il lui demande si elle envisage d’établir un mécanisme plus souple, comme le préconise la proposition de loi sénatoriale no 753, mettant fin à ces restrictions qui limitent les capacités d’intervention des juges français, afin de rendre réellement effectif ce dispositif de compétence universelle permettant le jugement et la sanction des infractions visées par le statut de la Cour pénale internationale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90158</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7955</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Monique Iborra</parlementaire><ministreQuestion>Mme la garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[justice
	        (procès — AZF — perspectives)
	        90158. — 13 octobre 2015. — Mme Monique Iborra attire l’attention de Mme la garde des sceaux, ministre de la justice sur la localisation du jugement du nouveau procès AZF à Paris. Plusieurs associations locales se mobilisent afin qu’il soit tenu à Toulouse pour permettre aux victimes et sinistrés d’y assister. Lors de sa venue à Fontenilles (31), sur sa circonscription, pour la fête de la rose le 26 septembre 2015, Mme la garde des sceaux a déclaré que le procès se tiendrait à Toulouse, contrairement à ce que stipule le décret no 2014-1634 du 26 décembre 2014 sur les accidents collectifs. Aussi, elle souhaiterait avoir sa confirmation quant à la tenue du prochain procès AZF à Toulouse.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90165</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7955</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne-Lise Dufour-Tonini</parlementaire><ministreQuestion>Mme la garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[mines et carrières
	        (grèves — 1848 — devoir de mémoire — indemnisation)
	        90165. — 13 octobre 2015. — Mme Anne-Lise Dufour-Tonini interroge Mme la garde des sceaux, ministre de la justice sur le devoir de mémoire que la République doit aux grévistes mineurs de 1948. Dans le Nord, ces grèves appartiennent à notre histoire. C’est l’histoire de quelques milliers d’hommes, aujourd’hui presque tous morts. Certains ont fait de la prison ferme, ont été à leur sortie licenciés, ont perdu leur logement, le chauffage et les soins gratuits. Cette grève, ils l’ont payé toute leur vie. Ce devoir de mémoire, elle l’a amorcé dès 2014 par sa volonté de réparer cette injustice et reconnaître le caractère discriminatoire et abusif du licenciement pour faits de grève lors du grand mouvement de l’automne 1948 et ce en inscrivant au projet de loi de finances de 2015, l’octroi d’une indemnité pour les mineurs grévistes et leurs familles. Or, à ce jour, environ 180 dossiers sont exclus de ce dispositif. Elle connaît son engagement à réhabiliter ces hommes et elle y est très sensible. Ce sont des histoires personnelles douloureuses qui méritent aujourd’hui de notre part une réhabilitation mémorielle en vertu du droit de grève et de l’égalité de tous devant la loi, consacrée dans notre constitution de 1958. C’est pourquoi elle souhaiterait connaître les mesures qu’elle entend mettre en place pour réhabiliter l’honneur de ces hommes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90171</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7955</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alfred Marie-Jeanne</parlementaire><ministreQuestion>Mme la garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[outre-mer
	        (DOM-ROM : Martinique — centre pénitentiaire — sécurité — moyens)
	        90171. — 13 octobre 2015. — M. Alfred Marie-Jeanne attire l’attention de Mme la garde des sceaux, ministre de la justice sur les évènements récents au centre pénitentiaire de Ducos en Martinique et qui interpellent sur les conditions de mise en œuvre de l’article 57 de la loi du 24 novembre 2009, dite loi pénitentiaire. Ce dispositif prévoit, premièrement, dans l’hypothèse où elles se justifient, la présomption d’une infraction, les risques que le comportement des détenus fait courir à la sécurité et au maintien du bon ordre dans l’établissement ; deuxièmement, l’adaptation stricte de la nature et de la fréquence des fouilles ; troisièmement, le conditionnement des fouilles intégrales, l’insuffisance des fouilles par palpation, l’utilisation des moyens de détection électronique ; enfin, l’interdiction d’investigations corporelles internes, (sauf impératif spécialement motivé), investigations qui ne peuvent être réalisées que par un médecin n’exerçant pas au sein de l’établissement pénitentiaire et requis à cet effet par l’autorité judiciaire. Or, dans la prison de Ducos, on a pu relever une balance servant à peser avec précision la drogue, des liasses d’argent, des munitions (balles calibrées), des armes artisanales, des téléphones portables. À cela s’ajoute des agressions envers les surveillants et les autres détenus. Une fouille organisée le 5 octobre 2015 par le personnel du centre pénitentiaire en présence de la gendarmerie corrobore ces propos. Devant cette situation chaotique le personnel sollicite la sécurisation périmétrique totale et les transferts des prisonniers dangereux vers des établissements plus adaptés. Il lui demande quels sont les moyens administratifs et législatifs qu’elle compte déployer pour sécuriser davantage ce centre pénitentiaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90070</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7956</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Favennec</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement, de l’égalité des territoires et de la ruralité</ministreQuestion><ministreJO>Logement, égalité des territoires et ruralité</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[bâtiment et travaux publics
	        (emploi et activité — perspectives)
	        90070. — 13 octobre 2015. — M. Yannick Favennec attire l’attention de Mme la ministre du logement, de l’égalité des territoires et de la ruralité sur la situation de l’emploi dans le secteur du bâtiment. Avec 685 396 salariés, l’artisanat du bâtiment annonce d’importants besoins de renouvellement et les potentialités d’embauche sont donc massives. Les artisans sont demandeurs d’ouvriers qualifiés et font d’importants efforts pour conserver ceux qu’ils emploient. Les exigences de qualification et de compétence liées à la mise en œuvre de la transition énergétique et à l’amélioration des performances énergétiques des bâtiments accroissent encore ces besoins. C’est pourquoi les représentants des entreprises artisanales du bâtiment ont formulé un certain nombre de propositions qui permettraient de les aider à préserver leurs emplois et à en créer de nouveaux. Ils souhaiteraient notamment que le CICE soit élargi aux travailleurs indépendants, que le contrat d’apprentissage soit assoupli et que le compte pénibilité soit supprimé afin d’alléger leurs charges administratives et financières. Il lui demande quelle réponse elle entend apporter aux attentes des artisans du bâtiment.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90071</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7956</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Favennec</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement, de l’égalité des territoires et de la ruralité</ministreQuestion><ministreJO>Logement, égalité des territoires et ruralité</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[bâtiment et travaux publics
	        (entreprises — entreprises artisanales — revendications)
	        90071. — 13 octobre 2015. — M. Yannick Favennec attire l’attention de Mme la ministre du logement, de l’égalité des territoires et de la ruralité sur la situation des entreprises artisanales du bâtiment. Les représentants de ces entreprises ont formulé un certain nombre de propositions qui permettraient d’améliorer leurs conditions d’activité. Ils souhaiteraient notamment l’application du taux de TVA à taux réduit sur tous les travaux d’entretien et d’amélioration des logements, la simplification et l’harmonisation de l’ensemble des dispositifs d’aide au logement pour les rendre plus lisibles, le renforcement de la lutte contre la concurrence déloyale liée au détachement des travailleurs, l’accès facilité des artisans aux marchés publics ou encore la simplification de l’accès aux qualifications RGE. Il lui demande quelle réponse elle entend apporter aux attentes des artisans du bâtiment.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90159</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7956</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Julie Sommaruga</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement, de l’égalité des territoires et de la ruralité</ministreQuestion><ministreJO>Logement, égalité des territoires et ruralité</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[logement
	        (droit au logement opposable — mise en oeuvre)
	        90159. — 13 octobre 2015. — Mme Julie Sommaruga attire l’attention de Mme la ministre du logement, de l’égalité des territoires et de la ruralité sur les mesures qu’elle compte prendre pour donner une application concrète au droit au logement opposable dans tous les départements. La loi instituant le droit au logement opposable, dite loi DALO, fait en effet obligation à l’État de trouver un logement décent aux personnes résidant en France qui ne peuvent y parvenir elles-mêmes. Dans son rapport de mai 2015, le comité de suivi de la loi DALO constate que, une fois réservés, les logements sociaux disponibles du contingent préfectoral ne sont pas toujours utilisés pour reloger les ménages prioritaires DALO. Malgré l’absence de statistiques au niveau national, les observations du comité de suivi font apparaître des disparités importantes selon les départements. Elle souhaiterait connaître, en plus des actions déjà mises en œuvre par le Gouvernement, les actions à mener pour une mise en œuvre efficace, générale et juste de ce droit fondamental.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90160</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7956</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie Récalde</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement, de l’égalité des territoires et de la ruralité</ministreQuestion><ministreJO>Logement, égalité des territoires et ruralité</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[logement
	        (gestion — transaction et gestion immobilières — commission de contrôle — nomination)
	        90160. — 13 octobre 2015. — Mme Marie Récalde interroge Mme la ministre du logement, de l’égalité des territoires et de la ruralité sur l’instauration de la Commission de contrôle des activités de transaction et de gestion immobilières instituée par l’article 13-5 de la loi no 70-9 du 2 janvier 1970 réglementant les conditions d’exercice des activités relatives à certaines opérations portant sur les immeubles et les fonds de commerce, dans sa rédaction issue de l’article 24 de la loi no 2014-366 du 24 mars 2014 pour l’accès au logement et un urbanisme rénové (ALUR). Alors que le Conseil national de la transaction et de la gestion immobilières a été mis en place le 30 juillet 2014 et que le décret no 2015-1090 du 28 août 2015 a instauré le code de déontologie applicable à certaines personnes exerçant les activités de transaction et de gestion des immeubles et des fonds de commerce, - décret qui se réfère à la commission de contrôle des activités de transaction et de gestion immobilière - cette dernière n’est pas encore installée. Aussi, elle lui demande, d’une part, quel est le délai prévisible pour la publication du décret instaurant cette commission et, d’autre part, si la représentation des syndicats de copropriétaires en son sein y est envisagée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90161</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7957</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrick Balkany</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement, de l’égalité des territoires et de la ruralité</ministreQuestion><ministreJO>Logement, égalité des territoires et ruralité</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[logement
	        (gestion — transaction et gestion immobilières — commission de contrôle — nomination)
	        90161. — 13 octobre 2015. — M. Patrick Balkany appelle l’attention de Mme la ministre du logement, de l’égalité des territoires et de la ruralité sur la mise en place de la commission de contrôle des syndics, qui tarde à être nommée, et sur la présence de l’Association des responsables de copropriété (ARC) au sein de cette commission. La loi ALUR du 24 mars 2014 a prévu la mise en place d’une commission de contrôle qui aura pour fonction de sanctionner tout manquement des cabinets de syndic aux textes de lois et réglementaires. Or, à ce jour, cette commission n’a toujours pas été mise en place et sa composition reste incertaine. Il lui demande donc de bien vouloir lui indiquer à quelle date cette commission sera effectivement mise en place et si l’ARC, qui compte à ce jour 14 000 copropriétés adhérentes, y aura bien sa place.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90162</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7957</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylviane Alaux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement, de l’égalité des territoires et de la ruralité</ministreQuestion><ministreJO>Logement, égalité des territoires et ruralité</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[logement
	        (logement social — accession sociale à la propriété — données — collecte)
	        90162. — 13 octobre 2015. — Mme Sylviane Alaux attire l’attention de Mme la ministre du logement, de l’égalité des territoires et de la ruralité sur l’accès au logement locatif. Le cadre légal prévoit que, d’ici 2025, les communes de plus de 3 000 habitants devront atteindre le quota obligatoire de logements sociaux de 25 %. Force est de constater que nombre de communes accomplissent des efforts certains pour arriver à respecter ce quota. Mais il faut également souligner que de nombreuses communes mettent tout en œuvre pour favoriser l’accès au logement locatif social mais également l’accession sociale à la propriété. Or, à ce jour, les chiffres sur l’accession sociale à la propriété ne sont pas comptabilisés. De fait, les communes ont donc beaucoup de mal à rentrer dans le cadre strict des 25 % qui ne concernent uniquement l’accès au logement locatif. En conséquence, elle lui demande si le Gouvernement compte prendre des mesures sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90163</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7957</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Tardy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement, de l’égalité des territoires et de la ruralité</ministreQuestion><ministreJO>Logement, égalité des territoires et ruralité</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[logement
	        (réglementation — commission de contrôle — décret d’application)
	        90163. — 13 octobre 2015. — M. Lionel Tardy attire l’attention de Mme la ministre du logement, de l’égalité des territoires et de la ruralité sur la mise en place de la commission de contrôle des activités de transaction et de gestion immobilières (CCATGI). La loi ALUR a créé cette commission au sein de le la loi no 70-9 du 2 janvier 1970 réglementant les conditions d’exercice des activités relatives à certaines opérations portant sur les immeubles et les fonds de commerce (article 13-5). Toutefois, le décret en Conseil d’État sur la composition et le fonctionnement de cette commission n’a, à ce jour, pas été pris. Il souhaite savoir quand elle compte publier ce décret, et la place qu’elle compte accorder aux copropriétaires dans cette commission.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90197</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7957</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Virginie Duby-Muller</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement, de l’égalité des territoires et de la ruralité</ministreQuestion><ministreJO>Logement, égalité des territoires et ruralité</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[politique sociale
	        (lutte contre l’exclusion — hébergement d’urgence — perspectives)
	        90197. — 13 octobre 2015. — Mme Virginie Duby-Muller alerte Mme la ministre du logement, de l’égalité des territoires et de la ruralité sur les grandes difficultés d’accès au logement en Haute-Savoie. En effet, le collectif local « Un toit pour tous » a récemment dénoncé les conditions déplorables d’accueil et d’aide aux personnes démunies, et constate l’impossibilité du service de la cohésion sociale de la préfecture de répondre aux demandes d’hébergement d’urgence. Du fait de sa spécificité frontalière avec la Suisse, la problématique foncière est très importante dans le bassin genevois. Ainsi, au 1er janvier 2015, d’après les derniers chiffres, les demandeurs de logements locatifs sociaux étaient 18 199, chiffre record, en hausse de 3,5 % sur le trimestre et de 5,1 % sur un an. Parallèlement, la liste d’attente des logements sociaux ne fait que s’allonger, avec un délai anormalement long de 36 mois. Malgré les actions du département, via le développement du plan départemental d’action pour le logement des personnes défavorisées et le fonds de solidarité pour le logement, le manque de moyens disponibles est aujourd’hui flagrant. Aussi elle souhaite savoir quelles mesures urgentes vont être prises par le Gouvernement pour respecter les principes fondamentaux du droit à l’hébergement d’urgence (ordonnance du 10 février 2012 et l’article 73 du 25 mars 2009 du code de l’action sociale et des familles).]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90253</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7958</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Franck Gilard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement, de l’égalité des territoires et de la ruralité</ministreQuestion><ministreJO>Logement, égalité des territoires et ruralité</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[urbanisme
	        (réglementation — droit des sols — communes — instruction)
	        90253. — 13 octobre 2015. — M. Franck Gilard alerte Mme la ministre du logement, de l’égalité des territoires et de la ruralité sur l’instruction du droit des sols. En effet, depuis l’application de la loi ALUR, l’instruction du droit des sols qui était exercé jusqu’à présent par les services de la DDTM a été transférée aux communes. Les plus petites d’entre elles ont été contraintes de se regrouper pour mettre en place un service mutualisé de l’instruction du droit des sols. Il découle de ce nouveau service des charges nouvelles pour les collectivités dans un contexte budgétaire contraint notamment par la baisse des dotations de l’État. Il demande donc si le Gouvernement envisage la possibilité de légiférer pour autoriser les communes à répercuter le coût d’instruction des autorisations aux pétitionnaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90089</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7958</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Jacqueline Maquet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique, chargée du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Numérique</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[consommation
	        (protection des consommateurs — téléphone — escroquerie — lutte et prévention)
	        90089. — 13 octobre 2015. — Mme Jacqueline Maquet attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique, chargée du numérique sur les arnaques au téléphone qui se multiplient et accroissent l’anxiété des abonnés qui ne souhaitent pas changer de numéro ou recourir à la liste rouge. Ainsi, certains rappellent des numéros qui paraissent normaux mais se révèlent être des numéros surtaxés, ou tombent sur de prétendus employés d’entreprises comme par exemple EDF, ou de fausses commandes, et leur proposent de fausses modifications contractuelles, ce qui pose de grandes difficultés du fait de l’impossibilité de vérifier la véracité de la démarche. Elle lui demande donc quelles mesures elle entend prendre afin de mettre fin à ces pratiques abusives.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90155</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7958</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Catherine Coutelle</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique, chargée du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Numérique</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[jeux et paris
	        (réglementation — jeux vidéo — sexisme — lutte et prévention)
	        90155. — 13 octobre 2015. — Mme Catherine Coutelle attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique, chargée du numérique sur l’ouverture du crédit d’impôts jeux vidéo (CIJV) aux titres déconseillés aux moins de 18 ans par l’organisme de classification paneuropéen, le PEGI, mise en place par le décret du 23 juin 2015 relatif au crédit d’impôt pour dépenses de création de jeux vidéo. Fortement attendu par les professionnel-le-s du secteur, ce dispositif ambitieux permettra de soutenir la production française du jeu vidéo, dont le savoir-faire est mondialement reconnu, et alors que les jeux vidéo classés « PEGI 18 » représentent un tiers des ventes de productions dites « AAA », productions parmi les plus innovantes et disposant des budgets les plus importants du marché. Alors que les conditions d’éligibilité au CIJV prévoient que ces jeux devront répondre à un barème visant à apprécier la contextualisation de la violence, la loi ne prévoit pas, à ce jour, de dispositions similaires permettant de signaler la présence de contenu sexiste dans un jeu vidéo. La promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes dans les médias est pourtant un objectif fort des politiques publiques, comme l’a démontré la loi du 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes en renforçant les compétences du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) quant à la représentation des femmes et des hommes dans les programmes des services de communication audiovisuelle - notamment en luttant contre les stéréotypes, les préjugés sexistes, les images dégradantes, les violences faites aux femmes et les violences commises au sein des couples. Le contenu sexiste de certains jeux vidéo, régulièrement dénoncé par des joueuses qui, loin des clichés, représentent en France près d’un-e joueur-se sur deux, devrait également pouvoir être signalé. En 2014, la Suède a lancé une réflexion autour de la création d’un label, indiquant si une œuvre participe, ou non, à la reproduction des stéréotypes de genre. Un tel dispositif pourrait permettre, en outre, de disposer des outils nécessaires pour identifier le contenu sexiste de certaines œuvres éligibles aux financements publics. C’est pourquoi elle lui demande quelles sont les intentions du Gouvernement pour s’assurer que les financements publics alloués au secteur du jeu vidéo soient conditionnés au respect de l’égalité femmes-hommes et à la lutte contre les stéréotypes de genre.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90235</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7959</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Julie Sommaruga</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique, chargée du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Numérique</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[télécommunications
	        (Internet — enfants — protection)
	        90235. — 13 octobre 2015. — Mme Julie Sommaruga attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique, chargée du numérique sur la protection du jeune public lors de sa consultation d’internet. Depuis la mise en œuvre, à la rentrée 2012, du brevet informatique et internet (B2i) dans les écoles, les collèges et les lycées, le jeune public est formé à l’utilisation d’un ordinateur et à la navigation sur internet. Cette formation doit lui permettre d’acquérir une relative autonomie dans ces domaines. Il reste qu’il n’est pas rare que lors de ses recherches, le jeune public soit confronté à des sites inappropriés. Le renforcement de sa protection reste donc indispensable et plusieurs mesures pourraient être prises pour responsabiliser les sites et améliorer la prévention en direction des enfants et de leurs encadrants tout en leur permettant de continuer à suivre leur nécessaire formation aux usages de l’informatique : campagne de sensibilisation aux dangers de l’Internet, création d’une extension « .enf » et « .ado », mise en place d’une signalétique sur chaque page internet à l’instar des œuvres cinématographiques et télévisuelles, etc. Elle lui demande donc de bien vouloir lui préciser les intentions du Gouvernement en matière de renforcement de la protection du jeune public.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90254</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7959</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Julie Sommaruga</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique, chargée du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Numérique</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[ventes et échanges
	        (vente en ligne — données bancaires — réglementation)
	        90254. — 13 octobre 2015. — Mme Julie Sommaruga attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique, chargée du numérique sur la collecte d’informations bancaires lors des achats en ligne. Le règlement des achats en ligne est majoritairement effectué par carte bancaire. Un vendeur peut proposer à un acheteur qui souhaite être remboursé de lui créditer son compte bancaire par l’intermédiaire de la carte bancaire utilisée pour le paiement en ligne. Dans ce cas, l’acheteur doit se rendre dans un magasin du vendeur afin d’y présenter la carte bancaire. De plus en plus de remboursements sont effectués sans présentation de la carte bancaire car le numéro de celle-ci a été conservé, et cela sans que le détenteur de la carte en ait été informé, que ce soit préalablement ou postérieurement au paiement. Cela va à l’encontre de la transparence nécessaire sur l’usage et la durée de détention de ce type de données. Cela interpelle également sur leur sécurisation. Elle souhaite donc connaître les intentions du Gouvernement en matière d’autorisation à la conservation de données de cartes bancaires et, le cas échéant, sur l’information préalable du client sur la durée de leur conservation, mais aussi sur la possibilité pour le client de s’y opposer.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90170</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7959</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Nestor Azerot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[outre-mer
	        (DOM-ROM : Guadeloupe — CESER et CCEE — perspectives)
	        90170. — 13 octobre 2015. — M. Bruno Nestor Azerot attire l’attention de Mme la ministre des outre-mer sur la mise en place dans le cadre des collectivités territoriales de Martinique et de Guyane des conseils consultatifs économiques, sociaux, environnementaux, de la culture et de l’éducation. La loi no 2011-884 du 27 juillet 2011 prévoit que la composition du conseil et de ses sections, les conditions de nomination de leurs membres ainsi que la date de leur installation sont fixées par décret en Conseil d’État. Or il est évident que ces conseils consultatifs ne pourront être installés avant le 1er janvier 2016, alors même que les nouvelles collectivités de Martinique et de Guyane auront à prendre des mesures d’urgence nécessitant les avis de ces conseils consultatifs. En conséquence, il lui demande s’il ne serait pas possible de maintenir dans ces collectivités de Guyane et de Martinique les conseils consultatifs existants, à savoir le conseil économique, social et environnemental régional (CESER) et le conseil de la culture, de l’éducation et de l’environnement (CCEE) présents et compétents dans le champs d’application qui était le leur avant le 1er janvier 2016. Ceci jusqu’à leur remplacement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90173</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7959</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Jacqueline Maquet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[outre-mer
	        (DOM-ROM : Mayotte — enfants — pauvreté — lutte et prévention)
	        90173. — 13 octobre 2015. — Mme Jacqueline Maquet attire l’attention de Mme la ministre des outre-mer sur la situation des enfants des rues à Mayotte. En effet, plusieurs milliers de jeunes enfants comoriens de moins de 15 ans vivraient dans des bidonvilles. Ces enfants survivent de délinquance, de mendicité, ils sont exposés à la drogue et la prostitution. Les moyens mis en œuvre par les autorités pour assurer la protection de ces mineurs en dangers ne sont pas suffisants. Aussi elle souhaite savoir si des moyens plus importants vont être débloqués pour venir en aide à ces enfants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90175</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7960</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Nestor Azerot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[outre-mer
	        (réglementation — domaine maritime — extension — pêche — conséquences)
	        90175. — 13 octobre 2015. — M. Bruno Nestor Azerot interroge Mme la ministre des outre-mer sur la décision de la France d’étendre son domaine maritime au large de ses territoires d’outre-mer, en vertu de quatre décrets parus le 27 septembre 2015 au Journal Officiel. Les quatre textes définissent les limites extérieures du plateau continental au large de la Martinique et de la Guadeloupe, de la Guyane, de la Nouvelle-Calédonie et des îles Kerguelen (TAAF). La France, qui dispose déjà du second domaine maritime au monde après les Etats-unis, avec quelque 11 millions de km2 (dont 97 % dans les Outre-mer), étend ainsi son domaine maritime de 500 000 km2, soit environ la superficie de la France hexagonale. S’il se félicite de cette décision, il lui demande quelles peuvent en être les conséquences, notamment en matière de pêche quand on connaît par exemple les difficultés que connaissent parfois les pêcheurs antillais de Martinique et de Guadeloupe avec les îles indépendantes environnantes de la Caraïbe.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90228</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7960</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Maina Sage</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[sécurité sociale
	        (CSG et CRDS — non-résidents fiscaux — perspectives)
	        90228. — 13 octobre 2015. — Mme Maina Sage attire l’attention de Mme la ministre des outre-mer sur les mesures que compte prendre le Gouvernement suite à l’arrêt no 365511 du 17 avril 2015 du Conseil d’État relatif à l’assujettissement aux cotisations sociales des contribuables ne cotisant pas à la sécurité sociale française, dont font partie les résidents de certaines collectivités d’outre-mer de la République, comme la Polynésie française par exemple. Cet arrêt du Conseil d’État fait suite à l’arrêt rendu par la Cour de justice de l’Union européenne le 26 février 2015 (affaire C-623/13) en réponse à une question préjudicielle posée par le Conseil d’État sur la conformité des prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine au règlement européen no 1408-71 du 14 juin 1971 portant coordination des systèmes de sécurité sociale. La Cour de justice a considéré que, compte tenu de l’objet de ces prélèvements, les personnes qui sont affiliées à un régime de sécurité sociale dans un autre État membre ne peuvent pas être simultanément assujetties en France à des prélèvements sociaux sur leurs revenus du patrimoine provenant d’États de l’Union. Ainsi, ne peuvent être assujettis aux prélèvements sociaux sur les revenus du capital toutes les personnes actuellement dans le champ des assujettis aux prélèvements sociaux sur les revenus du capital et de placement, qui sont affiliés à un régime obligatoire de sécurité sociale dans un des pays entrant dans le champ d’application territorial des règlements communautaires, c’est-à-dire les vingt-huit États membres de l’Union européenne. Ces deux arrêts se heurtent aux dispositions de la loi no 2012-1509 du 29 décembre 2012 de finances pour 2013, qui prévoit que les non-résidents sont redevables des prélèvements sociaux sur leurs revenus patrimoniaux perçus en France, alors même qu’ils ne bénéficient pas de la sécurité sociale française. En conséquence, elle lui saurait gré de bien vouloir préciser quelles mesures compte prendre le Gouvernement pour mettre la législation française en conformité avec ces récentes décisions de justice, à l’occasion par exemple de la prochaine discussion du projet de loi de finances pour 2016.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90145</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7960</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Julie Sommaruga</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès de la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion</ministreQuestion><ministreJO>Personnes handicapées et lutte contre l’exclusion</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[handicapés
	        (carte de stationnement — contrôles — réglementation)
	        90145. — 13 octobre 2015. — Mme Julie Sommaruga attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès de la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion sur les difficultés rencontrées par les personnes handicapées à bénéficier de places de stationnement. Malgré d’incontestables progrès en ce domaine, nombre de personnes handicapées font état de leurs difficultés pour accéder aux places qui leur sont réservées grâce à la carte de stationnement. On assiste en effet à l’augmentation de pratiques frauduleuses notamment depuis la mise en place de la gratuité pour personnes handicapées. Cette carte de stationnement est en effet facilement reproductible, ou falsifiable, d’autant que le contrôle sur site ne peut se faire que sur le recto au travers du pare-brise du véhicule. Elle peut être volée ou « empruntée » au profit d’une personne valide sans qu’il soit possible de le vérifier, sauf en situation de flagrant délit. Par ailleurs, conformément aux termes du code de la route, les forces de l’ordre en situation de contrôle routier ne sont pas autorisées à contrôler ces cartes. Il semble que certaines dispositions simples pourraient être prises pour remédier à cette situation, telles que la création d’un fichier national de cartes de stationnement, l’élaboration d’une carte infalsifiable, l’autorisation du contrôle par les forces de l’ordre, une campagne de sensibilisation et d’information sur les risques encourus. En effet, les sanctions auxquelles s’expose le contrevenant (1 500 euros d’amende pour utilisation indue, jusqu’à 5 ans de prison et 75 000 euros d’amende pour faux et usage de faux) sont assez peu connues du public. En conséquence, elle lui demande de bien vouloir lui préciser si le Gouvernement entend prendre des mesures qui permettraient de mettre fin à ces incivilités inacceptables.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90251</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7961</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Serge Bardy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès de la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion</ministreQuestion><ministreJO>Personnes handicapées et lutte contre l’exclusion</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[urbanisme
	        (établissements recevant du public — agendas d’accessibilité programmée — mise en oeuvre)
	        90251. — 13 octobre 2015. — M. Serge Bardy attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès de la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion sur les difficultés rencontrées par de nombreux médecins libéraux pour déposer d’ici le 27 septembre 2015 le document Cerfa, relatif aux normes en matière d’accessibilité. Bien que ces professionnels de santé aient engagé des démarches, ils sont souvent dans l’impossibilité d’agir en raison du coût des travaux ou confrontés aux décisions arbitraires des structures administratives. Compte tenu du déficit démographique médical qui s’aggrave, les patients handicapés risquent de voir fermer les cabinets des généralistes de proximité au profit de structures de soins excentrées, plus facilement adaptables aux normes, mais plus éloignées de la population. C’est pourquoi il l’interroge sur les perspectives de négociation entre le Gouvernement et les médecins libéraux pour répondre à cette situation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90052</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7961</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionnel Luca</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée de la réforme de l’État et de la simplification</ministreQuestion><ministreJO>Réforme de l’État et simplification</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[administration
	        (rapports avec les administrés — dématérialisation — alternatives)
	        90052. — 13 octobre 2015. — M. Lionnel Luca attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée de la réforme de l’État et de la simplification, sur la généralisation des démarches administratives dématérialisées et sur les difficultés engendrées pour les personnes âgées. Souvent trop âgées pour suivre une formation au numérique, ou ne disposant pas d’ordinateur, elles considèrent cette mesure comme discriminatoire et les mettant hors d’état de gérer seules leurs déclarations. Il lui demande par conséquent de bien vouloir lui indiquer les mesures qu’elle entend prendre afin que la situation des personnes âgées soit prise en considération au sein de son ministère.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90252</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7961</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dominique Dord</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée de la réforme de l’État et de la simplification</ministreQuestion><ministreJO>Réforme de l’État et simplification</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[urbanisme
	        (permis de construire — simplification)
	        90252. — 13 octobre 2015. — M. Dominique Dord attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée de la réforme de l’État et de la simplification sur les mesures de simplification à venir. De nombreux professionnels du bâtiment soulèvent en effet que les conditions actuelles de délivrance des permis de construire freinent la reprise de la construction. En effet, les demandes de permis de construire font aujourd’hui très régulièrement l’objet de demandes de pièces complémentaires, ces nouvelles procédures ralentissant d’autant les délais d’obtention des permis. De telles contraintes résultent une recrudescence très préjudiciable des opérations de travaux menées hors du cadre légal, avec les conséquences que cela induit : travail au noir, travaux non-achevés ou non-assurés, procédures judiciaires multiples. Aussi, il souhaite savoir si de nouvelles mesures de simplification de la délivrance des permis de construire sont examinées par ses services et par le Conseil de simplification.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90234</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7962</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alain Rodet</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de la ville, de la jeunesse et des sports, chargé des sports</ministreQuestion><ministreJO>Sports</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[sports
	        (rugby — contrôle médical des joueuses — perspectives)
	        90234. — 13 octobre 2015. — M. Alain Rodet attire l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de la ville, de la jeunesse et des sports, chargé des sports sur les graves insuffisances constatées dans le contrôle médical des joueuses de rugby du Top 8 féminin. En effet, fin septembre, lors de la première journée de championnat opposant les équipes de Lille et de Rennes, une joueuse du club nordiste opérant au poste de pilier a été très gravement blessée. Une lésion au niveau du rachis cervical a été diagnostiquée et deux lourdes interventions chirurgicales ont dû être pratiquées. Il apparaît aujourd’hui que le suivi médical des joueuses de rugby du haut niveau soit beaucoup moins rigoureux que celui existant pour les joueurs engagés en Top 14, en Pro D2 et en fédérale 1. La question posée par le grave accident de Lille est la suivante : pour quelle raison les premières ligues féminines du Top 8 ne sont pas obligées de se soumettre à un examen du rachis cervical ? En conséquence, il lui demande quelle initiative il entend prendre pour remédier, en relation avec la Fédération française de rugby, à cette grave lacune.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90172</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7962</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Nestor Azerot</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès de la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, chargé des transports, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transports, mer et pêche</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[outre-mer
	        (DOM-ROM : Martinique — transports collectifs — réglementation)
	        90172. — 13 octobre 2015. — M. Bruno Nestor Azerot attire l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès de la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, chargé des transports, de la mer et de la pêche sur la situation des transporteurs interurbains par taxis collectifs et par cars grandes lignes de Martinique. L’application stricte de l’arrêté du 13 octobre 2009 selon lequel les autocars affectés au transport de passagers devront être équipés au 1er septembre 2015 de ceintures de sécurité et d’éthylotest anti-démarrage (EAD) n’est pas sans poser de problème dans la mesure où la catégorie des taxis collectifs, particulière aux Antilles, n’existe pas dans la nomenclature officielle. Ces derniers craignent donc que l’accès au contrôle technique de leurs véhicules ne leur soit refusé en raison du défaut des équipements concernés. Par ailleurs, depuis le 31 décembre 2007, conformément au règlement européen relatif à l’harmonisation de la législation sociale dans le domaine des transports par route, les autocars doivent être équipés en chronotachygraphes. Les transporteurs interurbains de Martinique, s’ils sont conscients de la nécessité de mettre en conformité avec la réglementation européenne, souhaiteraient toutefois qu’il soit tenu compte de leur situation particulière micro-insulaire comme de la précarité de leurs revenus qui rendent problématique leur équipement. Pour mémoire, 97 véhicules, soit 31 % du parc de véhicules interurbains sont concernés. Le conseil général de Martinique, depuis de longues années, a engagé un important chantier de restructuration et de modernisation du secteur, notamment en rachetant plusieurs centaines de licences de « taxicos ». Dans le cadre de la création de la collectivité territoriale unique de Martinique, qui regroupera les compétences du conseil général et du conseil régional en une seule entité, une Autorité unique de transport sera mis en place en juillet 2016 qui sera à même de prévoir un volet social et un plan d’accompagnement pour une mise à niveau des professionnels et du secteur. Compte-tenu de ces éléments, il lui demande donc si, par dérogation exceptionnelle, les mesures réglementaires en question ne pourraient s’appliquer qu’une fois la restructuration institutionnelle intervenue.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90244</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7963</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrick Vignal</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès de la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, chargé des transports, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transports, mer et pêche</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[transports aériens
	        (Air France — perspectives)
	        90244. — 13 octobre 2015. — M. Patrick Vignal attire l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès de la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, chargé des transports, de la mer et de la pêche sur la situation difficile que connaît la compagnie Air France. En effet, cette entreprise s’est toujours attachée à maintenir une grande qualité dans les produits et services offerts qui font sa réputation malgré une concurrence agressive et sans borne qui ne subit pas les mêmes contraintes. Air France se retrouve surtout dans une situation difficile alors qu’il s’agit d’une compagnie qui appartient au patrimoine français, 1,7 % du PIB, 55 000 employés et 300 000 emplois indirects. C’est aussi un représentant de la puissance industrielle en France. Aussi, il lui demande ce que le Gouvernement entend faire pour qu’Air France trouve des solutions pérennes le plus rapidement possible afin d’apaiser la situation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90245</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7963</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre-Yves Le Borgn’</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès de la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, chargé des transports, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transports, mer et pêche</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[transports aériens
	        (Air France — perspectives)
	        90245. — 13 octobre 2015. — M. Pierre-Yves Le Borgn’ attire l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès de la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, chargé des transports, de la mer et de la pêche sur la crise traversée par le groupe Air France et ses graves conséquences pour l’emploi. Air France, dont les avions présentent des taux de remplissage favorables, est soumis à une concurrence redoutable et parfois déloyale, face à laquelle le groupe, fleuron de notre pays, peine à se défendre. Le risque pour la pérennité de l’entreprise et de l’emploi est grand. Il prie le Gouvernement de lui faire part de la position de l’État actionnaire ainsi que des actions qu’il envisage de prendre pour assurer les conditions d’une concurrence saine et loyale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90246</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7963</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pascal Cherki</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès de la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, chargé des transports, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transports, mer et pêche</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[transports aériens
	        (compagnies — concurrence — réglementation)
	        90246. — 13 octobre 2015. — M. Pascal Cherki attire l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès de la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, chargé des transports, de la mer et de la pêche sur la situation économique du groupe Air France/KLM à la suite de l’émergence de compagnies dites « low cost » réalisant une concurrence agressive et à certain égard déloyale. Pour répondre aux nouveaux enjeux le groupe Air France/KLM, dont l’État français est l’un des actionnaires, a mis en place fin 2013 un plan de départ à la retraite volontaire de 1 826 équivalents temps pleins. Un second plan a été décidé, dans le courant de l’année 2014, portant à 2 800 équivalents temps pleins supprimés. Cette stratégie va obliger la compagnie aérienne à sous-traiter une grande partie de son cœur de métier, que ce soit de la maintenance des avions à l’accueil des passagers dans les escales internationales. Le groupe Air France/KLM représente 1,7 % du PIB national, près de 55 000 emplois directs et quelque 300 000 emplois indirects. Les syndicats de ce groupe, et surtout les salariés, sont dans l’attente d’une réaction du Gouvernement pour préserver ce secteur économique, qui fait de la France la première destination touristique mondiale. Il lui demande si le Gouvernement envisage un plan stratégique pour le secteur du transport aérien en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90247</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7963</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Pajon</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès de la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, chargé des transports, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transports, mer et pêche</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[transports aériens
	        (politique des transports aériens — rapport parlementaire — propositions — perspectives)
	        90247. — 13 octobre 2015. — M. Michel Pajon appelle l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès de la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, chargé des transports, de la mer et de la pêche sur les difficultés financières que traverse la société Air France. La plus importante compagnie aérienne française souffre d’un grave problème de compétitivité, ses coûts étant supérieurs de 20 % à 25 % à ceux de ses rivales. De véritables réformes d’envergure doivent donc être menées pour éviter que la survie même de cette compagnie à laquelle les Français sont tous très attachés ne soit menacée. Si ces réformes sont indispensables, elles ne sont pas suffisantes. Le Gouvernement doit impérativement poursuivre la mise en œuvre des préconisations du rapport relatif à la compétitivité du transport aérien français, qui lui a été remis par le groupe de travail présidé par M. Bruno Le Roux en novembre 2014. Il lui demande donc de bien vouloir appliquer les mesures définies comme urgentes par ce groupe de travail, et notamment de modérer l’évolution des redevances aéroportuaires et d’assurer une vigilance maximale sur le respect des normes sociales et fiscales françaises par les transporteurs étrangers.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90248</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7964</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Joël Giraud</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès de la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, chargé des transports, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transports, mer et pêche</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[transports routiers
	        (transport de marchandises — réglementation)
	        90248. — 13 octobre 2015. — M. Joël Giraud attire l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès de la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, chargé des transports, de la mer et de la pêche sur une mesure récemment adoptée en Autriche établissant l’obligation pour les transporteurs étrangers de déclarer sur internet leurs opérations de cabotage sur le territoire autrichien. En effet, l’obligation de déclarer ses opérations de cabotage serait le moyen le plus efficace de contrôler toute présence illicite de transporteur étranger sur notre territoire. Avec l’obligation de déclaration du conducteur au régime social instauré par la loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques et les dispositions de coresponsabilité du chargeur en cas de cabotage irrégulier, cette mesure serait tout à fait indiquée dans la lutte contre la concurrence déloyale et le travail illégal. Il considère qu’une décision du Gouvernement en ce sens serait une suite plus que logique et souhaitable à la volonté de relancer la compétitivité des PME du transport routier français. C’est pourquoi il lui demande de bien vouloir lui faire connaître sa position sur cette mesure.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90256</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7964</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dominique Dord</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès de la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, chargé des transports, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Transports, mer et pêche</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[voirie
	        (autoroutes — péages — tarifs)
	        90256. — 13 octobre 2015. — M. Dominique Dord attire l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès de la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, chargé des transports, de la mer et de la pêche sur les hausses des péages des autoroutes, telles qu’elles sont prévues par le décret publié au Journal officiel du 23 août 2015, et souhaite connaître pourquoi les augmentations tarifaires sur les plus gros réseaux sont très sévères en 2016 et 2018 mais beaucoup plus modérées en 2017, l’exemple de APRR étant significatif avec une hausse limitée à 0,22 % en 2017 mais qui atteindra 0,81 % en 2016 et 0,76 % en 2018.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90072</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7964</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jacques Lamblin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social</ministreQuestion><ministreJO>Travail, emploi, formation professionnelle et dialogue social</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[cérémonies publiques et fêtes légales
	        (jours fériés — réglementation)
	        90072. — 13 octobre 2015. — M. Jacques Lamblin alerte Mme la ministre du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social sur la multiplication des contrôles et des procès-verbaux pour ouverture illégale dressés à l’encontre des professionnels de la restauration ouvrant leur établissement au public le 1er mai. En effet, la réglementation à cet égard est peu claire. Si l’article L. 3133-4 du code du travail dispose que la journée du 1er mai est chômée, il ne précise pas quelles sont les professions qui peuvent déroger à cette obligation en vertu de l’article L. 3133-6 du même code. Ce dernier précise que « dans les établissements et services qui, en raison de la nature de leur activité, ne peuvent interrompre le travail, les salariés occupés le 1er mai ont droit, en plus du salaire correspondant au travail accompli, à une indemnité égale au montant de ce salaire ». De fait, nombreux sont les salariés volontaires pour embaucher ce jour-là, encouragés par une demande touristique forte. Or l’interprétation restrictive de cette dérogation donnée par l’inspection du travail, qui multiplie les contrôles et les sanctions, dissuade les restaurateurs d’ouvrir leurs établissements le 1er mai. Aussi, pour dissiper cette incertitude, il lui demande de bien vouloir clarifier l’interprétation des textes susvisés et de la compléter de la liste des professions autorisées à se prévaloir de la dérogation édictée à l’article L. 3133-6 du code du travail.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90098</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7964</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Wauquiez</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social</ministreQuestion><ministreJO>Travail, emploi, formation professionnelle et dialogue social</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[emploi
	        (chômage — lutte et prévention)
	        90098. — 13 octobre 2015. — M. Laurent Wauquiez attire l’attention de Mme la ministre du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social sur l’augmentation inquiétante du nombre de chômeurs. En août 2015, 20 600 personnes supplémentaires se sont inscrites à Pôle emploi en catégorie A, c’est-à-dire sans aucune activité. En totalisant les catégories A, B et C, 8 500 personnes supplémentaires se sont inscrites, portant le nombre total d’inscrits à 5,7 millions. Il tient à souligner que ces chiffres alarmants démontrent que la faible baisse du mois de juillet n’était que passagère, et que, plus inquiétant encore, ce sont 348 400 chômeurs supplémentaires (toutes catégories confondues) qui ont vu le jour depuis août 2014, alors même que le Gouvernement promettait des résultats significatifs sur le front du chômage à partir de la fin de l’année 2013. Cette situation est d’autant moins enviable que nos voisins connaissent, quant à eux, des avancées significatives sur ce sujet. De plus, il constate que les prévisions de croissance (environ 1 % pour l’année 2015) sont loin d’être suffisantes pour pouvoir espérer une baisse claire et durable au cours des prochains mois. Dans ce contexte, il souhaiterait donc savoir quelles mesures concrètes et immédiates elle souhaite mettre en œuvre pour endiguer au mieux cette spirale dangereuse, et combattre efficacement ce fléau de plus en plus insupportable pour nombre de nos concitoyens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90099</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7965</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Claude Mathis</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social</ministreQuestion><ministreJO>Travail, emploi, formation professionnelle et dialogue social</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[emploi
	        (Pôle emploi — suivi des demandeurs — organisation — perspectives)
	        90099. — 13 octobre 2015. — M. Jean-Claude Mathis attire l’attention de Mme la ministre du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social sur le besoin d’évolution de l’organisation du contrôle de la recherche d’emploi, exprimé par les représentants de Pôle Emploi Champagne-Ardenne. En effet, les demandeurs d’emploi sont tenus d’accomplir des actes positifs et répétés de recherche d’emploi et les conseillers en agences doivent les accompagner dans ces démarches. Néanmoins, ce travail, à la fois de suivi et de l’accompagnement des demandeurs d’emploi, ne permet pas toujours d’installer une relation de confiance pour engager sereinement le parcours de retour à l’emploi. Afin de faire évoluer cette organisation, en s’appuyant sur les résultats convaincants des expérimentations lancées dans plusieurs régions sur la dissociation des activités de contrôle de recherche d’emploi de celle de suivi et d’accompagnement des demandeurs d’emploi, le Conseil d’administration de Pôle emploi a voté en mai 2015 l’extension du dispositif de dissociation de ces deux activités. C’est pourquoi il lui demande de bien vouloir lui indiquer les mesures qu’il envisage pour accompagner positivement la nouvelle organisation attendue par les agents de Pôle emploi et soutenir leur action, compte enu de la situation extrêmement difficile des demandeurs d’emploi et de celle du marché du travail local.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90100</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7965</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Julie Sommaruga</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social</ministreQuestion><ministreJO>Travail, emploi, formation professionnelle et dialogue social</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[emploi
	        (politique de l’emploi — seniors — perspectives)
	        90100. — 13 octobre 2015. — Mme Julie Sommaruga attire l’attention de Mme la ministre du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social sur les difficultés que rencontrent les personnes à partir de 55 ans pour retrouver une situation professionnelle stable. En France, on peut constater un taux d’activité des personnes de plus de 55 ans relativement faible, et l’un des plus bas de l’Union européenne. En conséquence, le taux de chômage des seniors ne cesse d’augmenter et pourtant nombreux sont ceux qui souhaitent réellement continuer à travailler, mais les embauches demeurent très faibles dans cette tranche d’âge malgré leurs diplômes et leurs compétences, et ce notamment chez les femmes qui sont les premières victimes de cette situation. Aussi, elle lui demande les mesures qu’elle compte prendre afin de remédier à cette problématique et permettre ainsi aux seniors de trouver un emploi plus facilement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90122</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7965</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Woerth</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social</ministreQuestion><ministreJO>Travail, emploi, formation professionnelle et dialogue social</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[entreprises
	        (création et reprise — Pôle emploi — aide à la reprise ou à la création d’entreprise — conditions d’accès)
	        90122. — 13 octobre 2015. — M. Éric Woerth attire l’attention de Mme la ministre du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social sur l’incompréhension que suscitent chez certains concitoyens les modalités d’attribution de l’aide au chômeur créant ou reprenant une entreprise (Accre). En effet des personnes n’ayant par le passé pas eu besoin de s’inscrire à Pôle emploi se sont vues refuser l’octroi de cette aide. Se retrouvant sans activité, elles pourraient être en situation de reprendre ou de créer une entreprise et de contribuer ainsi à l’activité de notre pays. Il aimerait donc savoir quelles sont les modalités précises d’octroi de l’Accre, pour les personnes qui ne se sont jamais inscrites à Pôle emploi, et le cas échéant quelles perspectives d’évolution de ce système il envisage pour améliorer les créations et reprises d’entreprises pour les personnes sans activité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90206</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7966</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Falorni</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social</ministreQuestion><ministreJO>Travail, emploi, formation professionnelle et dialogue social</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[retraites : généralités
	        (réglementation — stages — validation de trimestres — perspectives)
	        90206. — 13 octobre 2015. — M. Olivier Falorni attire l’attention de Mme la ministre du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social sur la validation de trimestres pour les personnes ayant effectué des stages soumis au régime de la loi no 77-704 du 5 juillet 1977 dit « stages Barre ». Dans le cadre de cette loi et du décret no 77-1338 du 6 décembre 1977, les cotisations de sécurité sociale étaient intégralement prises en compte par l’État pour 174 heures mensuelles. Or, pour réduire sa contribution, l’État ne cotisait que sur un minimum forfaitaire ne permettant pas aujourd’hui de valider des trimestres pour la retraite. Cette situation est particulièrement injuste pour les ex- jeunes stagiaires de l’époque qui ne peuvent donc aujourd’hui obtenir leurs trimestres lorsque l’État n’a pas payé un montant suffisant de cotisations. Cette situation est d’autant plus inique, que la loi no 2014-40 du 20 janvier 2014, garantissant l’avenir et la justice du système de retraites, permet, à compter du 1er janvier 2015, de valider jusqu’à 4 trimestres par année civile de stages de formation professionnelle effectués par les chômeurs. Il lui demande donc ce qu’entreprendra le Gouvernement pour réduire cette injustice et ainsi améliorer le sort des personnes concernées au regard de leurs droits à la retraite.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90230</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7966</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Favennec</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social</ministreQuestion><ministreJO>Travail, emploi, formation professionnelle et dialogue social</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[sécurité sociale
	        (régime social des indépendants — dysfonctionnements — perspectives)
	        90230. — 13 octobre 2015. — M. Yannick Favennec attire l’attention de Mme la ministre du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social sur les conséquences des dysfonctionnements du régime social des indépendants (RSI) pour les artisans et les entrepreneurs. Au-delà de l’indispensable amélioration des relations avec les assurées, la question de la pérennité de l’autonomie du RSI, voire sa survie, est posée. En effet, la diminution de ses ressources du fait de la suppression de la Contribution sociale de solidarité des sociétés (C3S) et le rapprochement inexorable du régime général qui en découle inquiètent fortement les artisans et entrepreneurs du secteur du bâtiment. C’est pourquoi la FFB a publié un Livre Blanc « RSI, agir dans l’intérêt des chefs d’entreprise ! » et propose ainsi de réformer le régime des indépendants autour de cinq principes : défendre un régime social autonome afin de répondre aux spécificités des petites entreprises, ne pas augmenter le coût global de la protection sociale des assurés, donner plus de liberté aux cotisants quant à leur niveau de protection sociale afin d’adapter l’effort contributif en fonction des besoins et de la volonté de se protéger, préserver un régime de retraites indépendant et pérenne et enfin, revoir en profondeur la gouvernance du régime en modifiant notamment le mode électoral et le mode de représentation du RSI. C’est pourquoi il lui demande quelles mesures elle entend mettre en œuvre pour la prise en compte des attentes des artisans et entrepreneurs du secteur du bâtiment.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90249</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7966</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dominique Dord</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social</ministreQuestion><ministreJO>Travail, emploi, formation professionnelle et dialogue social</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[travail
	        (réglementation — détachement — directive européenne — conséquences)
	        90249. — 13 octobre 2015. — M. Dominique Dord attire l’attention de Mme la ministre du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social sur les préoccupations du secteur du bâtiment car les entrepreneurs, déjà dans une période de crise durable et profonde, doivent aussi affronter le phénomène des travailleurs détachés. Certaines entreprises font appel à des salariés des pays de l’est pour leurs chantiers en France et baissent ainsi leur coût de 30 % puisque les cotisations sociales de ces travailleurs sont payées dans les pays d’origine. Il souhaite connaître les intentions du Gouvernement pour lutter contre cette concurrence déloyale pour nos entreprises qui emploient des salariés sous droit français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>90250</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7966</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Julie Sommaruga</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social</ministreQuestion><ministreJO>Travail, emploi, formation professionnelle et dialogue social</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[travail
	        (réglementation — détachement — directive européenne — contrôles)
	        90250. — 13 octobre 2015. — Mme Julie Sommaruga attire l’attention de Mme la ministre du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social sur les actions menées par le Gouvernement contre le détachement des travailleurs et le travail illégal. Des pratiques à la fois immorales et illégales sont repérées, non seulement dans le secteur du bâtiment et des travaux publics, mais également dans les transports, l’agriculture ou encore dans le domaine de la sécurité privée. Il indique que malgré l’encadrement de la réglementation européenne et les nombreuses mesures prises par le Gouvernement notamment avec la loi no 2014-790 du 10 juillet 2014 visant à lutter contre la concurrence sociale déloyale créant un nouveau dispositif de vigilance en matière de salariés détachés, des fraudes au détachement de salariés sont régulièrement révélées. Par ailleurs, dans le cadre du projet de loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques, trois mesures supplémentaires sont prévues pour lutter contre le travail illégal : l’augmentation de 10 000 à 500 000 euros du montant de l’amende administrative, l’ouverture à la possibilité pour l’autorité administrative de suspendre une prestation de service international en cas de fraude manifeste, la généralisation de la carte professionnelle obligatoire voulue par la Fédération française du bâtiment. Cependant, afin de lutter efficacement contre le travail illégal il semble nécessaire que des actions de terrain soient menées avec la mise en place de contrôles de ces pratiques. Ainsi, elle lui demande quelles sont les apports du décret d’application du 30 mars 2015 relatif à la lutte contre les fraudes au détachement de travailleurs et la lutte contre le travail illégal, et souhaiterait connaître l’état précis des mesures prises sur le terrain pour faire appliquer les dispositifs gouvernementaux visant à œuvrer contre ces pratiques.]]></texteQuestion></question></Section><Section part="REP"><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>77490</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7985</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Lazaro</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[État
	            (immobilier — Cour des comptes — recommandations)
	            77490. — 7 avril 2015. — M. Thierry Lazaro attire l’attention de M. le Premier ministre sur la publication par la Cour des comptes, le 19 mars 2015, d’un référé relatif à un premier bilan de la politique immobilière de l’État, redéfinie en 2009. La Cour, qui contrôle depuis quelques années la mise en œuvre de cette politique, relève plusieurs impératifs : mieux en préciser les finalités, resserrer sa gouvernance, parfaire la connaissance du parc immobilier, poursuivre la rationalisation des implantations, affiner l’analyse des coûts, clarifier l’architecture budgétaire, améliorer la programmation des opérations et traiter des sujets, encore pendants, comme celui de l’insuffisance des ressources pour la conservation en bon état du parc. Il souhaite donc connaître la suite qu’il entend réserver à la recommandation de la Cour visant à approfondir la doctrine d’emploi de l’immobilier de l’État et expliciter les critères d’arbitrage entre les diverses modalités d’occupation.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>7985</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[ La circulaire du Premier ministre du 16 décembre 2014 relative à l’expérimentation des schémas directeurs immobiliers régionaux (SDIR) prévoit une refonte globale de la circulaire du 16 janvier 2009 sur la politique immobilière de l’Etat (PIE) à l’issue de l’expérimentation. Par ailleurs, et conformément à l’engagement pris par le Premier ministre dans sa réponse au Premier Président de la Cour des comptes en date du 6 mars 2015, le Ministre des finances et des comptes publics et le secrétaire d’Etat au budget ont confié à l’Inspection générale des Finances une mission visant à améliorer la transversalité de la politique immobilière de l’Etat. La nouvelle circulaire s’appuiera sur le retour d’expérience des SDIR, ainsi que sur les conclusions de la mission confiée à l’Inspection générale des Finances, prévus pour l’automne.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>77491</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7985</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Lazaro</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[État
	            (immobilier — Cour des comptes — recommandations)
	            77491. — 7 avril 2015. — M. Thierry Lazaro attire l’attention de M. le Premier ministre sur la publication par la Cour des comptes, le 19 mars 2015, d’un référé relatif à un premier bilan de la politique immobilière de l’État, redéfinie en 2009. La Cour, qui contrôle depuis quelques années la mise en œuvre de cette politique, relève plusieurs impératifs : mieux en préciser les finalités, resserrer sa gouvernance, parfaire la connaissance du parc immobilier, poursuivre la rationalisation des implantations, affiner l’analyse des coûts, clarifier l’architecture budgétaire, améliorer la programmation des opérations et traiter des sujets, encore pendants, comme celui de l’insuffisance des ressources pour la conservation en bon état du parc. Il souhaite donc connaître la suite qu’il entend réserver à la recommandation de la Cour visant à renforcer la supervision des programmations immobilières des ministères, dans une étroite concertation entre la direction du budget et France Domaine.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>7985</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[ Le renforcement de la supervision des programmations immobilières des ministères s’inscrit pleinement dans la modernisation de la politique immobilière de l’Etat et de son architecture budgétaire. Ainsi, une première étape a été franchie dans le cadre de la préparation du budget triennal 2015-2017 puisque les ministères doivent désormais produire, au moment des conférences budgétaires, une programmation pluriannuelle immobilière physique et financière intégrant à la fois les crédits ministériels et les instruments mutualisés. Cette mesure permet d’améliorer la programmation en dépenses, de mieux articuler les outils budgétaires de la politique immobilière et de renforcer l’analyse des grands projets.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>77492</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7985</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Lazaro</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[État
	            (immobilier — Cour des comptes — recommandations)
	            77492. — 7 avril 2015. — M. Thierry Lazaro attire l’attention de M. le Premier ministre sur la publication par la Cour des comptes, le 19 mars 2015, d’un référé relatif à un premier bilan de la politique immobilière de l’État, redéfinie en 2009. La Cour, qui contrôle depuis quelques années la mise en œuvre de cette politique, relève plusieurs impératifs : mieux en préciser les finalités, resserrer sa gouvernance, parfaire la connaissance du parc immobilier, poursuivre la rationalisation des implantations, affiner l’analyse des coûts, clarifier l’architecture budgétaire, améliorer la programmation des opérations et traiter des sujets, encore pendants, comme celui de l’insuffisance des ressources pour la conservation en bon état du parc. Il souhaite donc connaître la suite qu’il entend réserver à la recommandation de la Cour visant à recentrer les missions de France Domaine sur le pilotage de la politique immobilière de l’État, notamment en allégeant ses tâches en matière d’évaluation.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>7985</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[ Comme l’a indiqué le Premier ministre dans sa réponse en date du 6 mars 2015 au Premier Président de la Cour des comptes, la proposition de la Cour d’alléger les tâches de France Domaine en matière d’évaluation au profit des collectivités locales fait l’objet d’une expertise approfondie dans le cadre de la mission d’ensemble relative à la politique immobilière de l’Etat confiée à l’Inspection générale des Finances par le Ministre de l’économie et des comptes publics et le secrétaire d’Etat chargé du budget. En parallèle, la direction générale des finances publiques (France Domaine) conduit une démarche d’harmonisation des méthodes et des outils des évaluateurs, en vue de sécuriser les évaluations domaniales et de renforcer leur qualité au bénéfice des consultants.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>77493</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7986</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Lazaro</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[État
	            (immobilier — Cour des comptes — recommandations)
	            77493. — 7 avril 2015. — M. Thierry Lazaro attire l’attention de M. le Premier ministre sur la publication par la Cour des comptes, le 19 mars 2015, d’un référé relatif à un premier bilan de la politique immobilière de l’État, redéfinie en 2009. La Cour, qui contrôle depuis quelques années la mise en œuvre de cette politique, relève plusieurs impératifs : mieux en préciser les finalités, resserrer sa gouvernance, parfaire la connaissance du parc immobilier, poursuivre la rationalisation des implantations, affiner l’analyse des coûts, clarifier l’architecture budgétaire, améliorer la programmation des opérations et traiter des sujets, encore pendants, comme celui de l’insuffisance des ressources pour la conservation en bon état du parc. Il souhaite donc connaître la suite qu’il entend réserver à la recommandation de la Cour visant à rattacher France Domaine directement au ministre chargé du budget.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>7986</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[ Conformément à l’engagement pris par le Premier ministre dans sa réponse au Premier Président de la Cour des comptes en date du 6 mars 2015, le Ministre des finances et des comptes publics et le secrétaire d’Etat au budget ont confié à l’Inspection générale des Finances une mission visant à améliorer la transversalité de la politique immobilière de l’Etat. Cette étude, qui est en cours, devrait inclure une réflexion sur le cadre institutionnel et, notamment, mettre en évidence les avantages et les inconvénients de la formule du rattachement direct de France Domaine au ministre chargé du budget, préconisée par la Cour. Les suites à donner à cette proposition d’évolution institutionnelle seront examinées au vu des conclusions de la réflexion conduite par l’Inspection générale des Finances.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>77494</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7986</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Lazaro</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[État
	            (immobilier — Cour des comptes — recommandations)
	            77494. — 7 avril 2015. — M. Thierry Lazaro attire l’attention de M. le Premier ministre sur la publication par la Cour des comptes, le 19 mars 2015, d’un référé relatif à un premier bilan de la politique immobilière de l’État, redéfinie en 2009. La Cour, qui contrôle depuis quelques années la mise en œuvre de cette politique, relève plusieurs impératifs : mieux en préciser les finalités, resserrer sa gouvernance, parfaire la connaissance du parc immobilier, poursuivre la rationalisation des implantations, affiner l’analyse des coûts, clarifier l’architecture budgétaire, améliorer la programmation des opérations et traiter des sujets, encore pendants, comme celui de l’insuffisance des ressources pour la conservation en bon état du parc. Il souhaite donc connaître la suite qu’il entend réserver à la recommandation de la Cour visant à attribuer aux responsables régionaux et départementaux de la politique immobilière (RPIE) l’autorité hiérarchique sur les services de France Domaine dans leur zone de compétence.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>7986</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[ Aux termes de son référé sur la politique immobilière de l’Etat, la Cour des comptes a préconisé d’attribuer aux responsables régionaux et départementaux de la politique immobilière de l’Etat (RPIE) l’autorité hiérarchique sur les services de France Domaine dans leur zone de compétence. Cette recommandation de la Cour s’articule avec la recommandation visant à détacher France Domaine de la direction générale des finances publiques et à le rattacher directement au ministre chargé du budget, le RPIE régional devenant dans cette optique le chef des services de France Domaine dans la région et le coordonnateur des RPIE départementaux. Conformément à l’engagement pris par le Premier ministre dans sa réponse au Premier Président de la Cour des comptes en date du 6 mars 2015, le Ministre des finances et des comptes publics et le secrétaire d’Etat au budget ont confié à l’Inspection générale des Finances (IGF) une mission visant à améliorer la transversalité de la politique immobilière de l’Etat. Cette étude, qui est en cours, devrait inclure une réflexion sur le cadre institutionnel. Sans préjudice des suites qui seront données à cette proposition d’évolution institutionnelle, la direction générale des finances publiques a initié, au printemps 2015, une réflexion sur l’optimisation de l’organisation et des procédures de France Domaine au niveau local, destinée à tirer les conséquences de la réforme territoriale et de la fusion des régions, et à assurer dans ce nouveau cadre la meilleure prise en charge possible des missions de politique immobilière de l’Etat.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>77495</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7987</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Lazaro</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[État
	            (immobilier — Cour des comptes — recommandations)
	            77495. — 7 avril 2015. — M. Thierry Lazaro attire l’attention de M. le Premier ministre sur la publication par la Cour des comptes, le 19 mars 2015, d’un référé relatif à un premier bilan de la politique immobilière de l’État, redéfinie en 2009. La Cour, qui contrôle depuis quelques années la mise en œuvre de cette politique, relève plusieurs impératifs : mieux en préciser les finalités, resserrer sa gouvernance, parfaire la connaissance du parc immobilier, poursuivre la rationalisation des implantations, affiner l’analyse des coûts, clarifier l’architecture budgétaire, améliorer la programmation des opérations et traiter des sujets, encore pendants, comme celui de l’insuffisance des ressources pour la conservation en bon état du parc. Il souhaite donc connaître la suite qu’il entend réserver à la recommandation de la Cour visant à mener à bien dans les meilleurs délais le déploiement des applications informatiques dont France Domaine et les gestionnaires immobiliers publics ont besoin.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>7987</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[ La mise en place d’un système d’information immobilier de l’Etat performant constitue une nécessité afin d’assurer une gestion moderne et efficace du patrimoine immobilier. Cette priorité a été réaffirmée dans la réponse adressée à la Cour des comptes sur le référé relatif au bilan de la politique immobilière de l’Etat, en date du 6 mars 2015. France Domaine a élaboré et déployé, au cours des dernières années, des outils partagés avec les ministères, afin de répondre aux besoins métiers les plus urgents : - le suivi des cessions immobilières de l’Etat et des paiements correspondants est, depuis 2012, assuré dans l’outil de suivi des cessions (OSC), mis en place par France Domaine ; - les progrès de la qualité des données de l’inventaire physique du parc immobilier ont permis la livraison par France Domaine, en 2013, d’un infocentre immobilier qui constitue un outil indispensable d’information sur le parc et d’aide à la décision. Cet outil web, déployé auprès de 1 800 utilisateurs, permet de consolider et de restituer selon de nombreux axes des données immobilières provenant de différentes sources. Il sera prochainement enrichi de nouvelles sources de données et de nouvelles fonctionnalités ; - afin d’accompagner l’expérimentation des schémas directeurs immobiliers régionaux (SDIR), France Domaine a déployé, au printemps 2015, auprès des acteurs immobiliers concernés, un outil Web d’aide au diagnostic des parcs immobiliers régionaux, permettant de combiner des restitutions alphanumériques, graphiques et cartographiques, ainsi qu’un outil d’analyse économique des opérations immobilières. Le Service France Domaine est également en charge de la réalisation de deux autres applications partagées avec les ministères dont la livraison est prévue en 2015 : - l’outil de programmation immobilière (OPI), qui a pour objectif d’améliorer et d’harmoniser la gestion des budgets consacrés à l’entretien des immeubles de bureaux de l’Etat (programme 309) et aux opérations structurantes immobilières (programme 723), notamment en facilitant le dialogue de gestion entre les acteurs concernés et en améliorant le suivi de la programmation, devrait être déployée à l’automne 2015, pour le volet relatif au programme 309 ; - une solution web dédiée de référentiel technique qui permettra de réunir dans une base de données unique les informations relatives à l’état technique, réglementaire, et fonctionnel du parc immobilier, nécessaires au diagnostic SDIR, de partager ces données et de faciliter leur mise à jour, devrait être mise en service à l’automne 2015. D’autres chantiers applicatifs immobiliers sont pilotés par l’Agence pour l’Informatique Financière de l’Etat (AIFE), en liaison avec le service France Domaine. Pour faire suite à la décision des instances de Chorus d’intégrer la gestion de l’immobilier parmi les fonctionnalités avancées de Chorus et aux résultats des travaux d’expression des besoins fonctionnels menés sur la période récente par le service France Domaine, l’AIFE a été chargée de la mise en œuvre, en collaboration avec France Domaine, d’un outil interministériel de gestion des contrats immobiliers (OGCI), permettant d’assurer la gestion et le suivi des conventions d’utilisation et des loyers budgétaires associés, des titres d’occupation du domaine de l’Etat et des redevances afférentes ainsi que des prises à bail. Un marché public (dialogue compétitif) a été lancé par l’AIFE en vue de sélectionner le fournisseur d’une solution applicative et l’intégrateur chargé de sa mise en œuvre. La procédure de sélection des offres devrait aboutir en fin d’année. Les travaux de conception puis de réalisation de l’OGCI devraient démarrer à la suite en vue d’un déploiement généralisé de l’outil début 2018. Enfin, l’AIFE a conduit, avec France Domaine, une étude préalable visant à expertiser la possibilité de mettre en place une comptabilité analytique immobilière, à partir des données issues notamment de Chorus (dépenses et module immobilier). Une expérimentation de la comptabilité analytique immobilière, dont la mise en place contribuerait notamment à conforter la stratégie immobilière, est prévue dans l’une des régions expérimentatrices du dispositif des schémas directeurs immobiliers régionaux (SDIR), à l’automne 2015.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>77496</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7988</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Lazaro</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[État
	            (immobilier — Cour des comptes — recommandations)
	            77496. — 7 avril 2015. — M. Thierry Lazaro attire l’attention de M. le Premier ministre sur la publication par la Cour des comptes, le 19 mars 2015, d’un référé relatif à un premier bilan de la politique immobilière de l’État, redéfinie en 2009. La Cour, qui contrôle depuis quelques années la mise en œuvre de cette politique, relève plusieurs impératifs : mieux en préciser les finalités, resserrer sa gouvernance, parfaire la connaissance du parc immobilier, poursuivre la rationalisation des implantations, affiner l’analyse des coûts, clarifier l’architecture budgétaire, améliorer la programmation des opérations et traiter des sujets, encore pendants, comme celui de l’insuffisance des ressources pour la conservation en bon état du parc. Il souhaite donc connaître la suite qu’il entend réserver à la recommandation de la Cour visant à améliorer encore la connaissance du parc dans ses données physiques, statutaires et techniques.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>7988</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[ Les travaux de fiabilisation des données de l’inventaire physique du parc immobilier contenues dans le module RE-Fx de CHORUS, conduits par le service France Domaine de la Direction générale des finances publiques dans le cadre de la certification des comptes de l’Etat, ont permis des progrès sensibles de la qualité des données physiques et comptables relatives au parc immobilier contrôlé de l’Etat, qui ont abouti à la levée de la réserve de la Cour des Comptes. Partant, ils ont contribué à améliorer la connaissance du parc et rendu possible l’exploitation de ces données pour les besoins de la politique immobilière de l’Etat. Afin d’éviter toute dégradation de la qualité des données, France Domaine s’assure de manière régulière, au moyen de différents contrôles, de la mise à jour et de la cohérence des données de l’inventaire. En parallèle, l’enrichissement de l’inventaire immobilier se poursuit au moyen notamment de l’injection dans le module immobilier de CHORUS des données afférentes au parc immobilier des opérateurs préalablement fiabilisées (Voies navigables de France en 2015). Dès la levée de la réserve de la Cour des comptes sur le parc immobilier contrôlé par l’Etat, France Domaine a lancé une campagne de fiabilisation des données portant sur le parc immobilier non contrôlé de l’Etat, en l’occurrence les contrats de prise à bail de biens professionnels par l’Etat contenues dans RE-Fx. La campagne de mise à jour des fiches diagnostic des schémas de stratégie pluriannuels immobiliers (SPSI), pilotée par France Domaine en 2013-2014, a permis de mettre à jour les données physiques et administratives afférentes aux immeubles de bureaux de l’Etat contenues dans RE-Fx ainsi que les autres données des fiches SPSI relatives à ces bâtiments. Les schémas directeurs immobiliers régionaux (SDIR) dont l’expérimentation a été lancée par la circulaire du Premier ministre du 16 décembre 2014, prévoient une phase de diagnostic sur le parc, comprenant des données physiques, administratives et techniques. En vue de faciliter à l’avenir le dispositif de collecte, de mise à jour et de fiabilisation des « données SPSI » et d’enrichir les informations techniques sur le parc, France Domaine travaille à la mise en service à l’automne 2015 d’une solution web dédiée, partagée avec les ministères, qui permettra de réunir dans une base de données unique les informations relatives à l’état technique, réglementaire, et fonctionnel du parc immobilier, de partager et de mettre à jour directement ces données.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>77497</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7988</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Lazaro</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[État
	            (immobilier — Cour des comptes — recommandations)
	            77497. — 7 avril 2015. — M. Thierry Lazaro attire l’attention de M. le Premier ministre sur la publication par la Cour des comptes, le 19 mars 2015, d’un référé relatif à un premier bilan de la politique immobilière de l’État, redéfinie en 2009. La Cour, qui contrôle depuis quelques années la mise en œuvre de cette politique, relève plusieurs impératifs : mieux en préciser les finalités, resserrer sa gouvernance, parfaire la connaissance du parc immobilier, poursuivre la rationalisation des implantations, affiner l’analyse des coûts, clarifier l’architecture budgétaire, améliorer la programmation des opérations et traiter des sujets, encore pendants, comme celui de l’insuffisance des ressources pour la conservation en bon état du parc. Il souhaite donc connaître la suite qu’il entend réserver à la recommandation de la Cour visant à poursuivre la rationalisation de l’implantation en identifiant et en réduisant les écarts les plus importants par rapport à la norme d’occupation.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>7988</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[ La rationalisation des implantations des services de l’Etat représente un objectif central de la politique immobilière de l’Etat. L’Etat a ainsi défini une norme d’occupation de 12m2 de surface utile nette par poste de travail dans le tertiaire. Bien que des progrès significatifs aient été accomplis depuis la mise en œuvre de ce ratio, il s’élevait encore à 14,36 m2 par poste de travail en 2013. Le respect de la norme d’occupation reste une priorité pour l’Etat propriétaire. Les schémas directeurs immobiliers régionaux (SDIR) dont l’expérimentation a été lancée par la circulaire du Premier ministre du 16 décembre 2014 comprennent un diagnostic permettant de faire ressortir tous les bâtiments tertiaires où le taux d’occupation est supérieur à la norme. La multi-occupation de bâtiments est encouragée, chaque fois que c’est possible d’afin d’améliorer le ratio d’occupation et de mutualiser les coûts. Toutefois, la réduction des écarts se heurte à plusieurs difficultés. En effet, la baisse des effectifs des services de l’État se traduit mécaniquement par une dégradation du ratio, sans que les surfaces libérées, de petite taille et disséminées sur de nombreux sites, se prêtent aisément à réoccupation par d’autres services. Par ailleurs, toute densification d’un bien immobilier suppose des coûts de réaménagement (cloisonnements, cablages, mobilier adapté) dont l’efficacité économique doit être appréciée, et qui doivent être programmés. Enfin, certains immeubles, en raison de leurs caractéristiques architecturales, ne peuvent pas être densifiés. C’est la raison pour laquelle la réduction du ratio ne peut être qu’un objectif qui s’inscrit dans la durée.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>77498</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7989</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Lazaro</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[État
	            (immobilier — Cour des comptes — recommandations)
	            77498. — 7 avril 2015. — M. Thierry Lazaro attire l’attention de M. le Premier ministre sur la publication par la Cour des comptes, le 19 mars 2015, d’un référé relatif à un premier bilan de la politique immobilière de l’État, redéfinie en 2009. La Cour, qui contrôle depuis quelques années la mise en œuvre de cette politique, relève plusieurs impératifs : mieux en préciser les finalités, resserrer sa gouvernance, parfaire la connaissance du parc immobilier, poursuivre la rationalisation des implantations, affiner l’analyse des coûts, clarifier l’architecture budgétaire, améliorer la programmation des opérations et traiter des sujets, encore pendants, comme celui de l’insuffisance des ressources pour la conservation en bon état du parc. Il souhaite donc connaître la suite qu’il entend réserver à la recommandation de la Cour visant à affiner l’analyse de la dépense immobilière et enrichir les données du document de politique transversale (DPT).]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>7989</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[ Le document de politique transversale relatif à la politique immobilière de l’Etat est un outil indispensable à la bonne connaissance et à l’analyse du parc immobilier de l’Etat et de ses enjeux budgétaires. Depuis sa première publication, le Gouvernement s’est attaché à en enrichir les données afin d’apporter l’information la plus développée possible. Ainsi, ont été intégrées les éléments relatifs aux emplois et aux dépenses de personnel en charge des fonctions immobilières. De même, les informations concernant le parc immobilier des opérateurs ont été développées au fil des ans. Par ailleurs, les progrès réalisés dans la tenue de l’inventaire du parc immobilier de l’Etat ont permis d’en faire la source de référence pour la documentation de l’annexe immobilière du document de politique transversale (DPT) mettant fin à l’hétérogénéité des données existant précédemment. La circulaire relative au budget pluriannuel 2015-2017 constitue une première étape de la gouvernance mieux articulée à la procédure budgétaire puisqu’elle a mis en œuvre une nouvelle procédure de l’annexe immobilière visant à intégrer une programmation immobilière dès la construction budgétaire (en isolant les dépenses immobilières). Les annexes immobilières ont été utilisées dans le cadre de l’évaluation des crédits consacrés à la politique immobilière de l’État dans le cadre du DPT pour le PLF 2015. L’ensemble des crédits immobiliers a été regroupé au sein de briques, c’est-à-dire d’unités de budgétisation primaires, dédiées. Le périmètre des briques a été défini en coordination avec la direction du budget. Pour chaque programme, sont regroupés les crédits liés aux dépenses du "propriétaire"et les crédits liés aux dépenses de"l’occupant". Les montants présentés dans cette annexe ont été recueillis auprès de chaque responsable de programme. Par ailleurs, la construction du tableau de bord immobilier s’appuie sur la mobilisation de données internes à France Domaine. Ces données sont issues des applications de gestion.France Domaine dispose de très nombreuses données quantitatives et qualitatives sur le parc immobilier, issues soit du référentiel immobilier suivi dans le module de gestion de l’inventaire immobilier de Chorus RE-FX, soit de bases de données créées par France Domaine pour les besoins de la politique immobilière de l’Etat. Des bases de données propres à France Domaine ont été aussi créées pour répondre à ses besoins de pilotage et de suivi, sur des thématiques ou des axes spécifiques, c’est à dire l’infocentre immobilier (qui permet de produire les restitutions nécessaires à la connaissance du parc immobilier) et l’outil de suivi des cessions (depuis le 1er janvier 2012).Depuis le DPT pour le projet de loi de finances 2015, les acquisitions et les prises à bail de l’Etat et de ses opérateurs par ministère ne sont plus le résultat d’une enquête annuelle mais sont également issues de Chorus. Cet effort va se poursuivre avec l’insertion dans le prochain document de politique transversale d’un bilan de la mise en œuvre de la loi no 2013-61 du 18 janvier 2013 relative à la mobilisation du foncier public.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>77499</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7990</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Lazaro</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[État
	            (immobilier — Cour des comptes — recommandations)
	            77499. — 7 avril 2015. — M. Thierry Lazaro attire l’attention de M. le Premier ministre sur la publication par la Cour des comptes, le 19 mars 2015, d’un référé relatif à un premier bilan de la politique immobilière de l’État, redéfinie en 2009. La Cour, qui contrôle depuis quelques années la mise en œuvre de cette politique, relève plusieurs impératifs : mieux en préciser les finalités, resserrer sa gouvernance, parfaire la connaissance du parc immobilier, poursuivre la rationalisation des implantations, affiner l’analyse des coûts, clarifier l’architecture budgétaire, améliorer la programmation des opérations et traiter des sujets, encore pendants, comme celui de l’insuffisance des ressources pour la conservation en bon état du parc. Il souhaite donc connaître la suite qu’il entend réserver à la recommandation de la Cour visant à accroître la mutualisation des produits de cession et de la trésorerie du CAS « Gestion du patrimoine immobilier de l’État ».]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>7990</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[ L’adaptation des outils budgétaires en faveur d’un décloisonnement des financements est d’ores et déjà mise en œuvre. Ainsi, en 2014, il a été décidé de mutualiser la trésorerie du compte d’affectation spéciale « Gestion du patrimoine immobilier de l’Etat » pour préfinancer deux projets immobiliers particulièrement vertueux consistant à regrouper les services centraux de deux ministères : ceux du ministère de l’Intérieur dans le 20ème arrondissement de Paris et ceux du ministère de la Justice dans le 19ème arrondissement. Au delà de ces aménagements ponctuels, et ainsi que le Premier ministre l’a indiqué dans son courrier en date du 6 mars 2015 au Premier président de la Cour des comptes, le ministre de l’économie et des comptes publics et le secrétaire d’Etat chargé du budget ont confié à l’Inspection générale des Finances une mission sur l’amélioration de la transversalité de la politique immobilière de l’Etat. Cette étude, qui est en cours, devrait examiner la question de la mutualisation des produits de cession et de la trésorerie du CAS.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>77500</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7990</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Lazaro</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[État
	            (immobilier — Cour des comptes — recommandations)
	            77500. — 7 avril 2015. — M. Thierry Lazaro attire l’attention de M. le Premier ministre sur la publication par la Cour des comptes, le 19 mars 2015, d’un référé relatif à un premier bilan de la politique immobilière de l’État, redéfinie en 2009. La Cour, qui contrôle depuis quelques années la mise en œuvre de cette politique, relève plusieurs impératifs : mieux en préciser les finalités, resserrer sa gouvernance, parfaire la connaissance du parc immobilier, poursuivre la rationalisation des implantations, affiner l’analyse des coûts, clarifier l’architecture budgétaire, améliorer la programmation des opérations et traiter des sujets, encore pendants, comme celui de l’insuffisance des ressources pour la conservation en bon état du parc. Il souhaite donc connaître la suite qu’il entend réserver à la recommandation de la Cour visant à procéder à une évaluation approfondie du mécanisme des loyers budgétaires en 2015.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>7990</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[ La Cour des comptes relève dans son référé que le dispositif des loyers budgétaires soulève de nombreuses questions de valorisation, d’incitation, d’équité, qu’il génère parfois des « effets d’aubaine » et qu’il ne peut tenir lieu de comptabilité analytique. Le référé conclut en indiquant que l’efficacité du mécanisme des loyers budgétaires n’est pas démontrée et que le coût de sa gestion est mal connu. La mission, demandée par le Premier ministre et confiée par le ministre chargé du domaine à l’Inspection générale des finances, sur la politique immobilière de l’Etat a vocation à se pencher sur la question des loyers budgétaires. Elle s’appuiera sur les travaux de l’administration d’ores et déjà engagés qui permettront de répondre aux interrogations de la Cour des comptes et de dessiner, le cas échéant, différents scénarios d’évolution.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>77501</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7990</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Lazaro</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[État
	            (immobilier — Cour des comptes — recommandations)
	            77501. — 7 avril 2015. — M. Thierry Lazaro attire l’attention de M. le Premier ministre sur la publication par la Cour des comptes, le 19 mars 2015, d’un référé relatif à un premier bilan de la politique immobilière de l’État, redéfinie en 2009. La Cour, qui contrôle depuis quelques années la mise en œuvre de cette politique, relève plusieurs impératifs : mieux en préciser les finalités, resserrer sa gouvernance, parfaire la connaissance du parc immobilier, poursuivre la rationalisation des implantations, affiner l’analyse des coûts, clarifier l’architecture budgétaire, améliorer la programmation des opérations et traiter des sujets, encore pendants, comme celui de l’insuffisance des ressources pour la conservation en bon état du parc. Il souhaite donc connaître la suite qu’il entend réserver à la recommandation de la Cour visant à accélérer la mise en place des schémas directeurs immobiliers régionaux.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>7990</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[ La circulaire du Premier ministre du 16 décembre 2014 prévoit une expérimentation des schémas directeurs immobiliers régionaux (SDIR) dans 5 régions (Rhône-Alpes, Pays de Loire, Haute et Basse Normandie, La Réunion) pour une durée de 9 mois. A l’issue de cette expérimentation qui devrait s’achever en octobre 2015, la généralisation des SDIR à l’ensemble du territoire devait être envisagée. La circulaire du Premier ministre du 6 juillet 2015 relative à la mobilisation du foncier public prévoit le lancement, dès à présent, de la phase diagnostic du SDIR afin de permettre une rationalisation accrue du patrimoine immobilier. Dès lors, la méthodologie et les outils mis en place dans le cadre de l’expérimentation des SDIR vont être déployés dans l’ensemble des régions avec un accompagnement et un suivi renforcé de la part du service France Domaine.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>77502</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7991</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Lazaro</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[État
	            (immobilier — Cour des comptes — recommandations)
	            77502. — 7 avril 2015. — M. Thierry Lazaro attire l’attention de M. le Premier ministre sur la publication par la Cour des comptes, le 19 mars 2015, d’un référé relatif à un premier bilan de la politique immobilière de l’État, redéfinie en 2009. La Cour, qui contrôle depuis quelques années la mise en œuvre de cette politique, relève plusieurs impératifs : mieux en préciser les finalités, resserrer sa gouvernance, parfaire la connaissance du parc immobilier, poursuivre la rationalisation des implantations, affiner l’analyse des coûts, clarifier l’architecture budgétaire, améliorer la programmation des opérations et traiter des sujets, encore pendants, comme celui de l’insuffisance des ressources pour la conservation en bon état du parc. Il souhaite donc connaître la suite qu’il entend réserver à la recommandation de la Cour visant à préserver et mutualiser les capacités de maîtrise d’ouvrage, de maîtrise d’oeuvre et de gestion technique au sein de l’État.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>7991</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[ La phase de diagnostic du schéma directeur immobilier régional (SDIR) comprend un volet consacré au recensement des moyens humains et des compétences dédiés à l’immobilier en région. Le recensement effectué dans les cinq régions expérimentatrices a permis d’objectiver et d’identifier le besoin de professionnaliser la fonction immobilière de l’Etat, compte tenu de l’état des lieux de cette fonction, du dimensionnement du parc à gérer ainsi que des enjeux auxquels l’Etat est confronté. La professionnalisation de la fonction immobilière a ainsi été identifiée comme l’un des axes stratégiques de la politique immobilière de l’Etat. Afin de mieux organiser cette fonction différents axes de réflexion sont en cours d’examen, en lien avec la Mission de coordination de la réforme des services déconcentrés de l’État (MICORE) : 1- La mise en place d’un plan de formation adapté (dans le cadre d’accords universitaires ou à travers la généralisation de formations déjà dispensées par les ministères (ex : Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie (MEDDE) ou par France Domaine) ; 2- La constitution d’un réseau de l’immobilier de l’Etat avec un dispositif d’animation et d’accompagnement renforcé (organisation, au minimum une fois par an, de journées régionales de la politique immobilière de l’État, au niveau infra-régional, réunions régulières d’animation du réseau sous l’impulsion du responsable de la politique immobilière de l’État notamment) ; 3- La réflexion sur les mutualisations envisageables face à la dispersion constatée des compétences immobilières, avec, d’une part, des structures opérationnelles ministérielles propres Service des affaires financières et immobilières des ministères financiers (SAFI), Secrétariats généraux pour l’administration du ministère de l’intérieur (SGAMI), Agence publique pour l’immobilier de la justice (APIJ, etc.) et, d’autre part, la diminution des moyens dans les services placés sous l’autorité directe des préfets de la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL), Direction départementale des territoires (DDT).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>77503</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7991</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Lazaro</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[État
	            (immobilier — Cour des comptes — recommandations)
	            77503. — 7 avril 2015. — M. Thierry Lazaro attire l’attention de M. le Premier ministre sur la publication par la Cour des comptes, le 19 mars 2015, d’un référé relatif à un premier bilan de la politique immobilière de l’État, redéfinie en 2009. La Cour, qui contrôle depuis quelques années la mise en œuvre de cette politique, relève plusieurs impératifs : mieux en préciser les finalités, resserrer sa gouvernance, parfaire la connaissance du parc immobilier, poursuivre la rationalisation des implantations, affiner l’analyse des coûts, clarifier l’architecture budgétaire, améliorer la programmation des opérations et traiter des sujets, encore pendants, comme celui de l’insuffisance des ressources pour la conservation en bon état du parc. Il souhaite donc connaître la suite qu’il entend réserver à la recommandation de la Cour visant à mieux inclure l’immobilier spécifique de l’État et l’immobilier des opérateurs dans la politique immobilière de l’État.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>7991</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[ La politique immobilière de l’Etat s’est d’abord intéressée au parc immobilier tertiaire, d’une part parce que c’est la typologie de surface la plus représentée au sein du parc de l’Etat et de ses opérateurs : 23 millions de m2 de surface utile brute (SUB) pour un total de 100 millions de m2 SUB ; et d’autre part, parce qu’il existe des ratios dont l’Etat pouvait utilement s’inspirer. Dans son discours devant le Conseil de l’Immobilier de l’Etat en date du 15 mai 2013, le ministre en charge du Domaine avait indiqué qu’il convenait d’étendre les objectifs de la politique immobilière de l’Etat au delà de l’immobilier de bureau. A cet effet, France Domaine a initié des travaux avec le ministère chargé de l’enseignement supérieur afin de mieux répondre aux enjeux immobiliers du monde universitaire et de permettre à l’ensemble des acteurs (opérateurs, ministères de tutelle, France Domaine) d’avoir une vision plus précise du parc immobilier de l’enseignement supérieur (qui représente environ 23 millions de m2). Une fois ces données immobilières définies et collectées, elles alimenteront les outils décisionnels développés par France Domaine, notamment l’outil de diagnostic du parc immobilier utilisé dans le cadre de l’expérimentation des schémas directeurs immobiliers régionaux (SDIR) dont l’expérimentation a été lancée par la circulaire du Premier ministre du 16 décembre 2014. Le périmètre du schéma directeur immobilier régional (SDIR) porte essentiellement sur l’immobilier de bureau. Toutefois, les SDIR présentent la caractéristique de pouvoir inclure de l’immobilier non tertiaire. Les biens couverts par le SDIR sont sélectionnés en fonction des enjeux (politiques, économiques, sociaux et environnementaux) et opportunités identifiés au plan local. Ainsi, à l’immobilier tertiaire, peuvent être ajoutées d’autres composantes du parc immobilier et foncier présentant des opportunités en termes de réutilisation pour les services de l’État et ses opérateurs. Concernant les opérateurs de l’Etat, chacun d’eux fait l’objet d’un schéma pluriannuel de stratégie immobilière (SPSI) global, c’est à dire portant sur l’immobilier tertiaire et spécifique, validé par son ministère de tutelle et par France Domaine. Les opérateurs de l’Etat sont par ailleurs inclus dans le périmètre des SDIR : la circulaire du Premier ministre du 16 décembre 2014 prévoit en effet qu’ils sont intégrés à la concertation locale et au partage d’informations sur les besoins et moyens disponibles par l’obligation du « porter à connaissance » des préfets. L’ensemble des actions ainsi menées à travers les SDIR et envers les opérateurs de l’Etat et les acteurs du monde universitaire permettent ainsi d’élargir le périmètre pris en compte dans le cadre de la politique immobilière de l’Etat.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>79794</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7992</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Le Ray</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[État
	            (immobilier — Cour des comptes — recommandations)
	            79794. — 19 mai 2015. — M. Philippe Le Ray attire l’attention de M. le Premier ministre sur le référé rendu public, le 19 mars 2015, par la Cour des comptes, concernant le premier bilan de la politique immobilière de l’État redéfinie en 2009. La Cour préconise d’approfondir la doctrine d’emploi de l’immobilier de l’État et d’expliciter les critères d’arbitrage entre les diverses modalités d’occupation. Il lui demande les intentions du Gouvernement sur cette recommandation.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>7992</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[ La circulaire du Premier ministre du 16 décembre 2014 relative à l’expérimentation des schémas directeurs immobiliers régionaux (SDIR) prévoit une refonte globale de la circulaire du 16 janvier 2009 sur la politique immobilière de l’Etat (PIE) à l’issue de l’expérimentation. Par ailleurs, et conformément à l’engagement pris par le Premier ministre dans sa réponse au Premier Président de la Cour des comptes en date du 6 mars 2015, le ministre des finances et des comptes publics et le secrétaire d’Etat au budget ont confié à l’Inspection générale des Finances (IGF) une mission visant à améliorer la transversalité de la politique immobilière de l’Etat. La nouvelle circulaire s’appuiera sur le retour d’expérience des SDIR, ainsi que sur les conclusions de la mission confiée à l’Inspection générale des Finances (IGF), prévus pour l’automne.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>79795</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7992</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Le Ray</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[État
	            (immobilier — Cour des comptes — recommandations)
	            79795. — 19 mai 2015. — M. Philippe Le Ray attire l’attention de M. le Premier ministre sur le référé rendu public, le 19 mars 2015, par la Cour des comptes, concernant le premier bilan de la politique immobilière de l’État redéfinie en 2009. La Cour préconise de renforcer la supervision des programmations immobilières des ministères, dans une étroite concertation entre la direction du budget et France Domaine. Il lui demande les intentions du Gouvernement sur cette recommandation.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>7992</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[ Le renforcement de la supervision des programmations immobilières des ministères s’inscrit pleinement dans la modernisation de la politique immobilière de l’Etat et de son architecture budgétaire. Ainsi, une première étape a été franchie dans le cadre de la préparation du budget triennal 2015-2017 puisque les ministères doivent désormais produire, au moment des conférences budgétaires, une programmation pluriannuelle immobilière physique et financière intégrant à la fois les crédits ministériels et les instruments mutualisés. Cette mesure permet d’améliorer la programmation en dépenses, de mieux articuler les outils budgétaires de la politique immobilière et de renforcer l’analyse des grands projets.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>79796</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7993</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Le Ray</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[État
	            (immobilier — Cour des comptes — recommandations)
	            79796. — 19 mai 2015. — M. Philippe Le Ray attire l’attention de M. le Premier ministre sur le référé rendu public, le 19 mars 2015, par la Cour des comptes, concernant le premier bilan de la politique immobilière de l’État redéfinie en 2009. La Cour préconise de recentrer les missions de France Domaine sur le pilotage de la politique immobilière de l’État, notamment en allégeant ses tâches en matière d’évaluation. Il lui demande les intentions du Gouvernement sur cette recommandation.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>7993</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[ Comme l’a indiqué le Premier ministre dans sa réponse en date du 6 mars 2015 au Premier Président de la Cour des comptes, la proposition de la Cour d’alléger les tâches de France Domaine en matière d’évaluations au profit des collectivités locales fait l’objet d’une expertise approfondie dans le cadre de la mission d’ensemble relative à la politique immobilière de l’Etat confiée à l’Inspection générale des Finances (IGF) par le ministre de l’économie et des comptes publics et le secrétaire d’Etat chargé du budget. En parallèle, la direction générale des finances publiques (France Domaine) conduit une démarche d’harmonisation des méthodes et des outils des évaluateurs, en vue de sécuriser les évaluations domaniales et de renforcer leur qualité au bénéfice des consultants.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>79797</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7993</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Le Ray</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[État
	            (immobilier — Cour des comptes — recommandations)
	            79797. — 19 mai 2015. — M. Philippe Le Ray attire l’attention de M. le Premier ministre sur le référé rendu public, le 19 mars 2015, par la Cour des comptes, concernant le premier bilan de la politique immobilière de l’État redéfinie en 2009. La Cour préconise de rattacher France Domaine directement au ministre chargé du budget. Il lui demande les intentions du Gouvernement sur cette recommandation.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>7993</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[ Conformément à l’engagement pris par le Premier ministre dans sa réponse au Premier Président de la Cour des comptes en date du 6 mars 2015, le ministre des finances et des comptes publics et le secrétaire d’Etat au budget ont confié à l’Inspection générale des Finances (IGF) une mission visant à améliorer la transversalité de la politique immobilière de l’Etat. Cette étude, qui est en cours, devrait inclure une réflexion sur le cadre institutionnel et, notamment, mettre en évidence les avantages et les inconvénients de la formule du rattachement direct de France Domaine au ministre chargé du budget, préconisée par la Cour. Les suites à donner à cette proposition d’évolution institutionnelle seront examinées au vu des conclusions de la réflexion conduite par l’Inspection générale des Finances.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>79798</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7993</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Le Ray</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[État
	            (immobilier — Cour des comptes — recommandations)
	            79798. — 19 mai 2015. — M. Philippe Le Ray attire l’attention de M. le Premier ministre sur le référé rendu public, le 19 mars 2015, par la Cour des comptes, concernant le premier bilan de la politique immobilière de l’État redéfinie en 2009. La Cour préconise d’attribuer aux responsables régionaux et départementaux de la politique immobilière l’autorité hiérarchique sur les services de France Domaine dans leur zone de compétence. Il lui demande les intentions du Gouvernement sur cette recommandation.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>7993</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[ Aux termes de son référé sur la politique immobilière de l’Etat, la Cour des comptes a préconisé d’attribuer aux responsables régionaux et départementaux de la politique immobilière de l’Etat (RPIE) l’autorité hiérarchique sur les services de France Domaine dans leur zone de compétence. Cette recommandation de la Cour s’articule avec la recommandation visant à détacher France Domaine de la direction générale des finances publiques et à le rattacher directement au ministre chargé du budget, le RPIE régional devenant dans cette optique le chef des services de France Domaine dans la région et le coordonnateur des RPIE départementaux. Conformément à l’engagement pris par le Premier ministre dans sa réponse au Premier Président de la Cour des comptes en date du 6 mars 2015, le ministre des finances et des comptes publics et le secrétaire d’Etat au budget ont confié à l’Inspection générale des Finances (IGF) une mission visant à améliorer la transversalité de la politique immobilière de l’Etat. Cette étude, qui est en cours, devrait inclure une réflexion sur le cadre institutionnel. Sans préjudice des suites qui seront données à cette proposition d’évolution institutionnelle, la direction générale des finances publiques a initié, au printemps 2015, une réflexion sur l’optimisation de l’organisation et des procédures de France Domaine au niveau local, destinée à tirer les conséquences de la réforme territoriale et de la fusion des régions, et à assurer dans ce nouveau cadre la meilleure prise en charge possible des missions de politique immobilière de l’Etat.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>79799</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7994</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Le Ray</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[État
	            (immobilier — Cour des comptes — recommandations)
	            79799. — 19 mai 2015. — M. Philippe Le Ray attire l’attention de M. le Premier ministre sur le référé rendu public, le 19 mars 2015, par la Cour des comptes, concernant le premier bilan de la politique immobilière de l’État redéfinie en 2009. La cour préconise d’attribuer aux responsables régionaux et départementaux de la politique immobilière l’autorité hiérarchique sur les services de France Domaine dans leur zone de compétence. Il lui demande les intentions du Gouvernement sur cette recommandation.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>7994</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[ Aux termes de son référé sur la politique immobilière de l’Etat, la Cour des comptes a préconisé d’attribuer aux responsables régionaux et départementaux de la politique immobilière de l’Etat (RPIE) l’autorité hiérarchique sur les services de France Domaine dans leur zone de compétence. Cette recommandation de la Cour s’articule avec la recommandation visant à détacher France Domaine de la direction générale des finances publiques et à le rattacher directement au ministre chargé du budget, le RPIE régional devenant dans cette optique le chef des services de France Domaine dans la région et le coordonnateur des RPIE départementaux. Conformément à l’engagement pris par le Premier ministre dans sa réponse au Premier Président de la Cour des comptes en date du 6 mars 2015, le ministre des finances et des comptes publics et le secrétaire d’Etat au budget ont confié à l’Inspection générale des Finances (IGF) une mission visant à améliorer la transversalité de la politique immobilière de l’Etat. Cette étude, qui est en cours, devrait inclure une réflexion sur le cadre institutionnel. Sans préjudice des suites qui seront données à cette proposition d’évolution institutionnelle, la direction générale des finances publiques a initié, au printemps 2015, une réflexion sur l’optimisation de l’organisation et des procédures de France Domaine au niveau local, destinée à tirer les conséquences de la réforme territoriale et de la fusion des régions, et à assurer dans ce nouveau cadre la meilleure prise en charge possible des missions de politique immobilière de l’Etat.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>79800</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7994</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Le Ray</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[État
	            (immobilier — Cour des comptes — recommandations)
	            79800. — 19 mai 2015. — M. Philippe Le Ray attire l’attention de M. le Premier ministre sur le référé rendu public, le 19 mars 2015, par la Cour des comptes, concernant le premier bilan de la politique immobilière de l’État redéfinie en 2009. La Cour préconise de mener à bien dans les meilleurs délais le déploiement des applications informatiques dont France Domaine et les gestionnaires immobiliers publics ont besoin. Il lui demande les intentions du Gouvernement sur cette recommandation.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>7994</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[ La mise en place d’un système d’information immobilier de l’Etat performant constitue une nécessité afin d’assurer une gestion moderne et efficace du patrimoine immobilier. Cette priorité a été réaffirmée dans la réponse adressée à la Cour des comptes sur le référé relatif au bilan de la politique immobilière de l’Etat, en date du 6 mars 2015. France Domaine a élaboré et déployé, au cours des dernières années, des outils partagés avec les ministères, afin de répondre aux besoins métiers les plus urgents : - le suivi des cessions immobilières de l’Etat et des paiements correspondants est, depuis 2012, assuré dans l’outil de suivi des cessions (OSC), mis en place par France Domaine ; - les progrès de la qualité des données de l’inventaire physique du parc immobilier ont permis la livraison par France Domaine, en 2013, d’un infocentre immobilier qui constitue un outil indispensable d’information sur le parc et d’aide à la décision. Cet outil web, déployé auprès de 1 800 utilisateurs, permet de consolider et de restituer selon de nombreux axes des données immobilières provenant de différentes sources. Il sera prochainement enrichi de nouvelles sources de données et de nouvelles fonctionnalités ; - afin d’accompagner l’expérimentation des schémas directeurs immobiliers régionaux (SDIR), France Domaine a déployé, au printemps 2015, auprès des acteurs immobiliers concernés, un outil Web d’aide au diagnostic des parcs immobiliers régionaux, permettant de combiner des restitutions alphanumériques, graphiques et cartographiques, ainsi qu’un outil d’analyse économique des opérations immobilières. La DGFiP (France Domaine) est également en charge de la réalisation de deux autres applications partagées avec les ministères dont la livraison est prévue en 2015 : - l’outil de programmation immobilière (OPI), qui a pour objectif d’améliorer et d’harmoniser la gestion des budgets consacrés à l’entretien des immeubles de bureaux de l’Etat (programme 309) et aux opérations structurantes immobilières (programme 723), notamment en facilitant le dialogue de gestion entre les acteurs concernés et en améliorant le suivi de la programmation, devrait être déployée à l’automne 2015, pour le volet relatif au programme 309 ; - une solution web dédiée de référentiel technique qui permettra de réunir dans une base de données unique les informations relatives à l’état technique, réglementaire, et fonctionnel du parc immobilier, nécessaires au diagnostic SDIR, de partager ces données et de faciliter leur mise à jour, devrait être mise en service à l’automne 2015. D’autres chantiers applicatifs immobiliers sont pilotés par l’Agence pour l’Informatique Financière de l’Etat (AIFE), en liaison avec le service France Domaine. Pour faire suite à la décision des instances de Chorus d’intégrer la gestion de l’immobilier parmi les fonctionnalités avancées de Chorus et aux résultats des travaux d’expression des besoins fonctionnels menés sur la période récente par le service France Domaine, l’AIFE a été chargée de la mise en œuvre, en collaboration avec France Domaine, d’un outil interministériel de gestion des contrats immobiliers (OGCI), permettant d’assurer la gestion et le suivi des conventions d’utilisation et des loyers budgétaires associés, des titres d’occupation du domaine de l’Etat et des redevances afférentes ainsi que des prises à bail. Un marché public (dialogue compétitif) a été lancé par l’AIFE en vue de sélectionner le fournisseur d’une solution applicative et l’intégrateur chargé de sa mise en œuvre. La procédure de sélection des offres devrait aboutir en fin d’année. Les travaux de conception puis de réalisation de l’OGCI devraient démarrer à la suite en vue d’un déploiement généralisé de l’outil début 2018. Enfin, l’AIFE a conduit, avec France Domaine, une étude préalable visant à expertiser la possibilité de mettre en place une comptabilité analytique immobilière, à partir des données issues notamment de Chorus (dépenses et module immobilier). Une expérimentation de la comptabilité analytique immobilière, dont la mise en place contribuerait notamment à conforter la stratégie immobilière, est prévue dans l’une des régions expérimentatrices du dispositif des schémas directeurs immobiliers régionaux (SDIR), à l’automne 2015.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>79801</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7995</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Le Ray</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[État
	            (immobilier — Cour des comptes — recommandations)
	            79801. — 19 mai 2015. — M. Philippe Le Ray attire l’attention de M. le Premier ministre sur le référé rendu public, le 19 mars 2015, par la Cour des comptes, concernant le premier bilan de la politique immobilière de l’État redéfinie en 2009. La Cour préconise d’améliorer encore la connaissance du parc dans ses données physiques, statutaires et techniques. Il lui demande les intentions du Gouvernement sur cette recommandation.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>7995</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[ Les travaux de fiabilisation des données de l’inventaire physique du parc immobilier contenues dans le module RE-Fx de CHORUS, conduits par le service France Domaine de la Direction générale des finances publiques dans le cadre de la certification des comptes de l’Etat, ont permis des progrès sensibles de la qualité des données physiques et comptables relatives au parc immobilier contrôlé de l’Etat, qui ont abouti à la levée de la réserve de la Cour des Comptes. Ils ont contribué à améliorer la connaissance du parc et rendu possible l’exploitation de ces données pour les besoins de la politique immobilière de l’Etat. Afin d’éviter toute dégradation de la qualité des données, France Domaine s’assure de manière régulière, au moyen de différents contrôles, de la mise à jour et de la cohérence des données de l’inventaire. En parallèle, l’enrichissement de l’inventaire immobilier se poursuit au moyen notamment de l’injection dans le module immobilier de CHORUS des données afférentes au parc immobilier des opérateurs préalablement fiabilisées. Dès la levée de la réserve de la Cour des comptes sur le parc immobilier contrôlé par l’Etat, France Domaine a lancé une campagne de fiabilisation des données portant sur le parc immobilier non contrôlé de l’Etat, en l’occurrence les contrats de prise à bail de biens professionnels par l’Etat contenues dans RE-Fx. La campagne de mise à jour des fiches diagnostic des schémas de stratégie pluriannuels immobiliers (SPSI), pilotée par France Domaine en 2013-2014, a permis d’actualiser les données physiques et administratives afférentes aux immeubles de bureaux de l’Etat contenus dans RE-Fx ainsi que les autres données des fiches SPSI relatives à ces bâtiments. Les schémas directeurs immobiliers régionaux (SDIR) dont l’expérimentation a été lancée par la circulaire du Premier ministre du 16 décembre 2014, prévoient une phase de diagnostic sur le parc, comprenant des données physiques, administratives et techniques. En vue de faciliter à l’avenir le dispositif de collecte, de mise à jour et de fiabilisation des « données SPSI » et d’enrichir les informations techniques sur le parc, France Domaine mettra en service à l’automne 2015 une solution web dédiée, partagée avec les ministères, permettant de réunir dans une base de données unique les informations relatives à l’état technique, réglementaire, et fonctionnel du parc immobilier, de partager et de mettre à jour directement ces données.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>79802</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7995</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Le Ray</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[État
	            (immobilier — Cour des comptes — recommandations)
	            79802. — 19 mai 2015. — M. Philippe Le Ray attire l’attention de M. le Premier ministre sur le référé rendu public, le 19 mars 2015, par la Cour des comptes, concernant le premier bilan de la politique immobilière de l’État redéfinie en 2009. La Cour préconise de poursuivre la rationalisation de l’implantation en identifiant et en réduisant les écarts les plus importants par rapport à la norme d’occupation. Il lui demande les intentions du Gouvernement sur cette recommandation.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>7995</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[ La rationalisation des implantations des services de l’Etat représente un objectif central de la politique immobilière de l’Etat. L’Etat a ainsi défini une norme d’occupation de 12m2 de surface utile nette par poste de travail dans le tertiaire. Bien que des progrès significatifs aient été accomplis depuis la mise en œuvre de ce ratio, il s’élevait encore à 14,36 m2 par poste de travail en 2013. Le respect de la norme d’occupation reste une priorité pour l’Etat propriétaire. Les schémas directeurs immobiliers régionaux (SDIR) dont l’expérimentation a été lancée par la circulaire du Premier ministre du 16 décembre 2014 comprennent un diagnostic permettant de faire ressortir tous les bâtiments tertiaires où le taux d’occupation est supérieur à la norme. La multi-occupation de bâtiments est encouragée, chaque fois que c’est possible d’afin d’améliorer le ratio d’occupation et de mutualiser les coûts. Toutefois, La réduction des écarts se heurte à plusieurs difficultés. En effet, la baisse des effectifs des services de l’Etat se traduit mécaniquement par une dégradation du ratio, sans que les surfaces libérées, de petite taille et disséminées sur de nombreux sites, se prêtent aisément à réoccupation par d’autres services. Par ailleurs, toute densification d’un bien immobilier suppose des coûts de réaménagement (cloisonnements, câblages, mobilier adapté) dont l’efficacité économique doit être appréciée, et qui doivent être programmés. Enfin, certains immeubles, en raison de leurs caractéristiques architecturales, ne peuvent pas être densifiés. C’est la raison pour laquelle la réduction du ratio ne peut être qu’un objectif qui s’inscrit dans la durée.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>79803</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7996</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Le Ray</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[État
	            (immobilier — Cour des comptes — recommandations)
	            79803. — 19 mai 2015. — M. Philippe Le Ray attire l’attention de M. le Premier ministre sur le référé rendu public, le 19 mars 2015, par la Cour des comptes, concernant le premier bilan de la politique immobilière de l’État redéfinie en 2009. La Cour préconise d’affiner l’analyse de la dépense immobilière et d’enrichir les données du document de politique transversale. Il lui demande les intentions du Gouvernement sur cette recommandation.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>7996</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[ Le document de politique transversale relatif à la politique immobilière de l’Etat est un outil indispensable à la bonne connaissance et à l’analyse du parc immobilier de l’Etat et de ses enjeux budgétaires. Depuis sa première publication, le Gouvernement s’est attaché à en enrichir les données afin d’apporter l’information la plus développée possible. Ainsi, ont été intégrées les éléments relatifs aux emplois et aux dépenses de personnel en charge des fonctions immobilières. De même, les informations concernant le parc immobilier des opérateurs ont été développées au fil des ans. Par ailleurs, les progrès réalisés dans la tenue de l’inventaire du parc immobilier de l’Etat ont permis d’en faire la source de référence pour la documentation de l’annexe immobilière du document de politique transversale (DPT) mettant fin à l’hétérogénéité des données existant précédemment. La circulaire relative au budget pluriannuel 2015-2017 constitue une première étape de la gouvernance mieux articulée à la procédure budgétaire puisqu’elle a mis en œuvre une nouvelle procédure de l’annexe immobilière visant à intégrer une programmation immobilière dès la construction budgétaire (en isolant les dépenses immobilières). Les annexes immobilières ont été utilisées dans le cadre de l’évaluation des crédits consacrés à la politique immobilière de l’État dans le cadre du DPT pour le PLF 2015. L’ensemble des crédits immobiliers a été regroupé au sein de briques, c’est-à-dire d’unités de budgétisation primaires, dédiées. Le périmètre des briques a été défini en coordination avec la direction du budget. Pour chaque programme, sont regroupés les crédits liés aux dépenses du "propriétaire"et les crédits liés aux dépenses de"l’occupant". Les montants présentés dans cette annexe ont été recueillis auprès de chaque responsable de programme. Par ailleurs, la construction du tableau de bord immobilier s’appuie sur la mobilisation de données internes à France Domaine. Ces données sont issues des applications de gestion. France Domaine dispose de très nombreuses données quantitatives et qualitatives sur le parc immobilier, issues soit du référentiel immobilier suivi dans le module de gestion de l’inventaire immobilier de Chorus RE-FX, soit de bases de données créées par France Domaine pour les besoins de la politique immobilière de l’Etat. Des bases de données propres à France Domaine ont été aussi créées pour répondre à ses besoins de pilotage et de suivi, sur des thématiques ou des axes spécifiques, c’est à dire l’infocentre immobilier (qui permet de produire les restitutions nécessaires à la connaissance du parc immobilier) et l’outil de suivi des cessions (depuis le 1er janvier 2012). Depuis le DPT pour le projet de loi de finances 2015, les acquisitions et les prises à bail de l’Etat et de ses opérateurs par ministère ne sont plus le résultat d’une enquête annuelle mais sont également issues de Chorus. Cet effort va se poursuivre avec l’insertion dans le prochain document de politique transversale d’un bilan de la mise en œuvre de la loi no 2013-61 du 18 janvier 2013 relative à la mobilisation du foncier public.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>79804</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7997</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Le Ray</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[État
	            (immobilier — Cour des comptes — recommandations)
	            79804. — 19 mai 2015. — M. Philippe Le Ray attire l’attention de M. le Premier ministre sur le référé rendu public, le 19 mars 2015, par la Cour des comptes, concernant le premier bilan de la politique immobilière de l’État redéfinie en 2009. La Cour préconise d’accroître la mutualisation des produits de cession et de la trésorerie du CAS « Gestion du patrimoine immobilier de l’État ». Il lui demande les intentions du Gouvernement sur cette recommandation.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>7997</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[ L’adaptation des outils budgétaires en faveur d’un décloisonnement des financements, est d’ores et déjà mise en œuvre. Ainsi, en 2014, il a été décidé de mutualiser la trésorerie du compte d’affectation spéciale « Gestion du patrimoine immobilier de l’Etat » pour préfinancer deux projets immobiliers particulièrement vertueux consistant à regrouper les services centraux de deux ministères : ceux du ministère de l’Intérieur dans le 20ème arrondissement de Paris et ceux du ministère de la Justice dans le 19ème arrondissement. Au delà de ces aménagements ponctuels, et ainsi que le Premier ministre l’a indiqué dans son courrier en date du 6 mars 2015 au Premier président de la Cour des comptes, le ministre de l’économie et des comptes publics et le secrétaire d’Etat chargé du budget ont confié à l’Inspection générale des finances une mission sur l’amélioration de la transversalité de la politique immobilière de l’Etat. Cette étude, qui est en cours, devrait examiner la question de la mutualisation des produits de cession et de la trésorerie du CAS.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>79805</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7997</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Le Ray</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[État
	            (immobilier — Cour des comptes — recommandations)
	            79805. — 19 mai 2015. — M. Philippe Le Ray attire l’attention de M. le Premier ministre sur le référé rendu public, le 19 mars 2015, par la Cour des comptes, concernant le premier bilan de la politique immobilière de l’État redéfinie en 2009. La Cour préconise de procéder à une évaluation approfondie du mécanisme des loyers budgétaires en 2015. Il lui demande les intentions du Gouvernement sur cette recommandation.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>7997</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[ La Cour des comptes relève dans son référé que le dispositif des loyers budgétaires soulève de nombreuses questions de valorisation, d’incitation, d’équité, qu’il génère parfois des « effets d’aubaine » et qu’il ne peut tenir lieu de comptabilité analytique. Le référé conclut en indiquant que l’efficacité du mécanisme des loyers budgétaires n’est pas démontrée et que le coût de sa gestion est mal connu. La mission, demandée par le Premier ministre et confiée par le ministre chargé du Domaine à l’Inspection générale des finances, sur la politique immobilière de l’Etat a vocation à se pencher sur la question des loyers budgétaires. Elle s’appuiera sur les travaux de l’administration d’ores et déjà engagés qui permettront de répondre aux interrogations de la Cour des comptes et de dessiner, le cas échéant, différents scénarios d’évolution.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>79806</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7997</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Le Ray</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[État
	            (immobilier — Cour des comptes — recommandations)
	            79806. — 19 mai 2015. — M. Philippe Le Ray attire l’attention de M. le Premier ministre sur le référé rendu public, le 19 mars 2015, par la Cour des comptes, concernant le premier bilan de la politique immobilière de l’État redéfinie en 2009. La Cour préconise d’accélérer la mise en place des schémas directeurs immobiliers régionaux. Il lui demande les intentions du Gouvernement sur cette recommandation.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>7997</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[ La circulaire du Premier ministre du 16 décembre 2014 prévoit une expérimentation des schémas directeurs immobiliers régionaux (SDIR) dans 5 régions (Rhône-Alpes, Pays de Loire, Haute et Basse Normandie, La Réunion) pour une durée de 9 mois. A l’issue de cette expérimentation qui devrait s’achever en octobre 2015, la généralisation des SDIR à l’ensemble du territoire devait être envisagée. La circulaire du Premier ministre du 6 juillet 2015 relative à la mobilisation du foncier public prévoit le lancement, dès à présent, de la phase diagnostic du SDIR afin de permettre une rationalisation accrue du patrimoine immobilier. Dès lors, la méthodologie et les outils mis en place dans le cadre de l’expérimentation des SDIR vont être déployés dans l’ensemble des régions avec un accompagnement et un suivi renforcé de la part du service France Domaine.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>79807</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7997</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Le Ray</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[État
	            (immobilier — Cour des comptes — recommandations)
	            79807. — 19 mai 2015. — M. Philippe Le Ray attire l’attention de M. le Premier ministre sur le référé rendu public, le 19 mars 2015, par la Cour des comptes, concernant le premier bilan de la politique immobilière de l’État redéfinie en 2009. La Cour préconise de préserver et de mutualiser les capacités de maîtrise d’ouvrage, de maîtrise d’œuvre et de gestion technique au sein de l’État. Il lui demande les intentions du Gouvernement sur cette recommandation.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>7997</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[ La phase de diagnostic du schéma directeur immobilier régional (SDIR) comprend un volet consacré au recensement des moyens humains et des compétences dédiés à l’immobilier en région. Le recensement effectué dans les cinq régions expérimentatrices a permis d’objectiver et d’identifier le besoin de professionnaliser la fonction immobilière de l’Etat compte tenu de l’état des lieux de la fonction immobilière, du dimensionnement du parc à gérer ainsi que des enjeux auxquels l’Etat est confronté. La professionnalisation de la fonction immobilière a ainsi été identifiée comme l’un des axes stratégiques de la politique immobilière de l’Etat. Afin de mieux organiser la fonction immobilière, différents axes de réflexion sont en cours d’examen, en lien avec la Mission de coordination de la réforme des services déconcentrés de l’État (MICORE) : 1- La mise en place d’un plan de formation adapté (dans le cadre d’accords universitaires ou à travers la généralisation de formations déjà dispensées par les ministères (ex : Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie (MEDDE) ou par France Domaine) ; 2- La constitution d’un réseau de l’immobilier de l’Etat avec un dispositif d’animation et d’accompagnement renforcé (organisation, au minimum une fois par an, de journées régionales de la politique immobilière de l’État, au niveau infra-régional, réunions régulières d’animation du réseau sous l’impulsion du responsable de la politique immobilière de l’État notamment) ; 3- La réflexion sur les mutualisations envisageables face à la dispersion constatée des compétences immobilières, avec, d’une part, des structures opérationnelles ministérielles propres Service des affaires financières et immobilières (SAFI), Secrétariats généraux de l’administration du ministère de l’intérieur (SGAMI), Agence publique pour l’immobilier de la justice (APIJ, etc.) et, d’autre part, la diminution des moyens dans les services placés sous l’autorité directe des préfets de la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL), Direction départementale des territoires (DDT).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>79808</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7998</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Le Ray</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[État
	            (immobilier — Cour des comptes — recommandations)
	            79808. — 19 mai 2015. — M. Philippe Le Ray attire l’attention de M. le Premier ministre sur le référé rendu public, le 19 mars 2015, par la Cour des comptes, concernant le premier bilan de la politique immobilière de l’État redéfinie en 2009. La Cour préconise de mieux inclure l’immobilier spécifique de l’État et l’immobilier des opérateurs dans la politique immobilière de l’État. Il lui demande les intentions du Gouvernement sur cette recommandation.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>7998</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[ La politique immobilière de l’Etat s’est d’abord intéressée au parc immobilier tertiaire, d’une part parce que c’est le type de surface le plus représenté au sein du parc de l’Etat et de ses opérateurs : 23 millions de m2 de surface utile brute (SUB) pour un total de 100 millions de m2 SUB ; et d’autre part parce qu’il existe des ratios dont l’Etat pouvait utilement s’inspirer. Dans son discours devant le conseil pour l’immobilier de l’Etat en date du 15 mai 2013, le ministre en charge du Domaine avait indiqué qu’il convenait d’étendre les objectifs de la politique immobilière de l’Etat au delà de l’immobilier de bureau. A cet effet, France Domaine a initié des travaux avec le ministère de l’enseignement supérieur afin de mieux répondre aux enjeux immobiliers du monde universitaire et de permettre à l’ensemble des acteurs (opérateurs, ministère de tutelle, France Domaine) d’avoir une vision plus précise du parc immobilier de l’enseignement supérieur (qui représente environ 23 millions de m2). Une fois ces données immobilières définies et collectées, elles alimenteront les outils décisionnels développés par France Domaine, notamment l’outil de diagnostic du parc immobilier utilisé dans le cadre de l’expérimentation des schémas directeurs immobiliers régionaux (SDIR) dont l’expérimentation a été lancée par la circulaire du Premier Ministre du 16 décembre 2014. Le périmètre du schéma directeur immobilier régional (SDIR) porte essentiellement sur l’immobilier de bureau. Toutefois, les SDIR présentent la caractéristique de pouvoir inclure de l’immobilier non tertiaire. Les biens couverts par le SDIR sont sélectionnés en fonction des enjeux (politiques, économiques, sociaux et environnementaux) et opportunités identifiés au plan local. Ainsi, à l’immobilier tertiaire, peuvent être ajoutées d’autres composantes du parc immobilier et foncier présentant des opportunités en termes de réutilisation pour les services de l’État et ses opérateurs. Concernant les opérateurs de l’Etat, chacun d’eux fait l’objet d’un schéma pluriannuel de stratégie immobilière (SPSI) global, c’est à dire portant sur l’immobilier tertiaire et spécifique, validé par son ministère de tutelle et par France Domaine. Les opérateurs de l’Etat sont par ailleurs inclus dans le périmètre des SDIR : la circulaire du Premier Ministre du 16 décembre 2014 prévoit en effet qu’ils sont intégrés à la concertation locale et au partage d’informations sur les besoins et moyens disponibles par l’obligation du « porter à connaissance » des préfets. L’ensemble des actions ainsi menées à travers les SDIR et envers les opérateurs de l’Etat et les acteurs du monde universitaire permettent ainsi d’élargir le périmètre pris en compte dans le cadre de la politique immobilière de l’Etat.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>87043</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>7999</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Jacques Candelier</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[organisations internationales
	            (ONU — comité des droits de l’homme — France — recommandations)
	            87043. — 11 août 2015. — M. Jean-Jacques Candelier interroge M. le Premier ministre sur les suites qui seront donnés aux recommandations du Comité des droits de l’Homme de l’ONU. Ce comité a rendu son verdict : La France n’est pas le pays des droits de l’Homme. Lois antiterroristes, surveillance, respect des minorités, milieux carcéral et violences policières, droit d’asile et le sort des migrants, des Roms, outre-mer : la France doit faire mieux. D’une manière générale, le Comité souligne que c’est la logique administrative et répressive qui règne en France, sans garanties légales et transparentes suffisantes, qui met la France en faute. Le 23 juillet 2015, le Comité des droits de l’Homme de l’ONU a rendu ses recommandations concernant la France (C. Principaux sujets de préoccupation et recommandations). L’État partie doit maintenant prendre des mesures concrètes. Il lui demande ce qu’il compte faire pour prendre en compte la recommandation no 12.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>7999</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[ La France est de longue date au premier rang des Etats qui défendent et promeuvent les droits de l’homme. La ratification, par la France, des multiples instruments internationaux protecteurs des droits de l’homme, tels que le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et son Protocole facultatif ou encore, plus récemment, le 3ème Protocole facultatif relatif à la Convention internationale des droits de l’enfant, témoignent de cet engagement. Convaincue de l’importance d’assurer une mise en œuvre effective des droits ainsi consacrés et de leur universalisation, la France est particulièrement attachée aux travaux de suivi des Comités des divers instruments internationaux de protection des droits de l’homme et aux progrès qui en résultent pour la protection des droits fondamentaux. Le Comité des droits de l’homme a d’ailleurs relevé « avec satisfaction » dans ses recommandations rendues publiques le 23 juillet 2015 que la France avait pris de nombreuses initiatives pour protéger les droits civils et politiques. Il a notamment salué l’adoption du plan d’action national de lutte contre le racisme et l’antisémitisme 2015/2017 et la création d’une délégation interministérielle pour la lutte contre le racisme et l’antisémitisme en 2012, l’adoption de la loi du 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes, de la loi du 15 août 2014 relative à l’individualisation des peines et renforçant l’efficacité des sanctions pénales, le 14 mai 2014 du plan national d’action contre la lutte des êtres humains 2014/2016, et de la loi du 17 mai 2013 ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe. Cependant, le Comité des droits de l’homme a indiqué à la France que certains sujets demeuraient des sources de préoccupations et a formulé à cet égard des recommandations. Plus précisément, le Comité des droits de l’homme a demandé à la France, conformément au paragraphe 5 de l’article 71 du règlement intérieur du Comité, de lui transmettre des renseignements dans un délai d’un an sur la suite qu’il aura donnée à trois recommandations, à savoir celle relative à la rétention de sûreté (§ 11), celle relative aux activités de surveillance (§ 12), et celle relative aux allégations d’abus sexuels commis sur des enfants en Centrafrique par des soldats français (§ 16). En revanche, pour la mise en œuvre de l’ensemble de ses autres recommandations, il a invité les autorités françaises à lui faire parvenir au plus tard le 24 juillet 2020 leur prochain rapport.  Le Gouvernement souhaite toutefois dès à présent apporter les précisions qui suivent sur la recommandation 12. L’adoption de la loi du 24 juillet 2015 relative au renseignement améliore la conformité de la législation nationale aux stipulations de l’article 17 du Pacte. La loi relative au renseignement protège l’individu contre les immixtions illégales ou arbitraires dans sa vie privée, et, par suite, permet de satisfaire au respect du principe de légalité. S’agissant des principes de nécessité et de proportionnalité, l’article 1er de la loi relative au renseignement prévoit que « Le respect de la vie privée, dans toutes ses composantes, notamment le secret des correspondances, la protection des données personnelles et l’inviolabilité du domicile, est garanti par la loi. L’autorité publique ne peut y porter atteinte que dans les seuls cas de nécessité d’intérêt public prévus par la loi, dans les limites fixées par celle-ci et dans le respect du principe de proportionnalité ». Le législateur, soucieux d’établir un cadre rigoureux aux activités de surveillance, a détaillé les conditions de leur intervention en l’entourant de garanties. Il a fixé limitativement des « objectifs légitimes précis » poursuivis, lesquels ne doivent correspondre qu’à la préservation des intérêts fondamentaux de la Nation. Par ailleurs, une autorisation de mise en œuvre d’une technique de recueil de renseignement ne peut légalement être délivrée qu’au terme d’une procédure satisfaisant aux exigences suivantes : demande justifiée au regard des menaces, risques et enjeux liés aux intérêts fondamentaux de la Nation, atteintes susceptibles d’être portées au respect de la vie privée proportionnées à la demande, demande en adéquation avec les attributions du service sollicitant l’autorisation. Enfin, la commission nationale de contrôle des techniques de renseignement, nouvelle autorité administrative indépendante, est chargée de vérifier la régularité de la mise en œuvre des techniques de recueil des renseignements. Elle formule un avis préalable sur les demandes d’autorisation. Elle bénéficie à cette fin d’un accès intégral aux informations recueillies dans ce cadre. En outre, la commission nationale de contrôle des techniques de renseignement peut saisir le Conseil d’Etat, lorsqu’elle estime que son avis ou sa recommandation n’est pas suivi d’effet, lequel pourra enjoindre au Gouvernement d’y mettre fin. Elle peut également être saisie par toute personne qui estimerait qu’une technique de renseignement est irrégulièrement mise en œuvre. De surcroit, la commission nationale de contrôle des techniques de renseignement et le Conseil d’Etat pourront saisir le juge pénal s’il est constaté qu’une infraction pénale a été commise dans le cadre de la mobilisation de ces techniques de renseignement. La délégation parlementaire au renseignement pourra également exercer un contrôle. Le Gouvernement entend par ailleurs indiquer que le Conseil constitutionnel a, dans sa décision du 23 juillet 2015, validé l’essentiel de cette loi et l’a jugée conforme aux droits et libertés garantis par la Constitution française.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>87044</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8000</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Jacques Candelier</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[organisations internationales
	            (ONU — comité des droits de l’homme — France — recommandations)
	            87044. — 11 août 2015. — M. Jean-Jacques Candelier interroge M. le Premier ministre sur les suites qui seront donnés aux recommandations du Comité des droits de l’Homme de l’ONU. Ce comité a rendu son verdict : La France n’est pas le pays des droits de l’Homme. Lois antiterroristes, surveillance, respect des minorités, milieux carcéral et violences policières, droit d’asile et le sort des migrants, des Roms, outre-mer : la France doit faire mieux. D’une manière générale, le Comité souligne que c’est la logique administrative et répressive qui règne en France, sans garanties légales et transparentes suffisantes, qui met la France en faute. Le 23 juillet 2015, le Comité des droits de l’Homme de l’ONU a rendu ses recommandations concernant la France (C. Principaux sujets de préoccupation et recommandations). L’État partie doit maintenant prendre des mesures concrètes. Il lui demande ce qu’il compte faire pour prendre en compte la recommandation no 13.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8000</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[ La France est de longue date au premier rang des Etats qui défendent et promeuvent les droits de l’homme. La ratification, par la France, des multiples instruments internationaux protecteurs des droits de l’homme, tels que le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et son Protocole facultatif ou encore, plus récemment, le 3ème Protocole facultatif relatif à la Convention internationale des droits de l’enfant, témoignent de cet engagement. Convaincue de l’importance d’assurer une mise en œuvre effective des droits ainsi consacrés et de leur universalisation, la France est particulièrement attachée aux travaux de suivi des Comités des divers instruments internationaux de protection des droits de l’homme et aux progrès qui en résultent pour la protection des droits fondamentaux. Le Comité des droits de l’homme a d’ailleurs relevé « avec satisfaction » dans ses recommandations rendues publiques le 23 juillet 2015 que la France avait pris de nombreuses initiatives pour protéger les droits civils et politiques. Il a notamment salué l’adoption du plan d’action national de lutte contre le racisme et l’antisémitisme 2015/2017 et la création d’une délégation interministérielle pour la lutte contre le racisme et l’antisémitisme en 2012, l’adoption de la loi du 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes, de la loi du 15 août 2014 relative à l’individualisation des peines et renforçant l’efficacité des sanctions pénales, le 14 mai 2014 du plan national d’action contre la lutte des êtres humains 2014/2016, et de la loi du 17 mai 2013 ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe. Cependant, le Comité des droits de l’homme a indiqué à la France que certains sujets demeuraient des sources de préoccupations et a formulé à cet égard des recommandations. Plus précisément, le Comité des droits de l’homme a demandé à la France, conformément au paragraphe 5 de l’article 71 du règlement intérieur du Comité, de lui transmettre des renseignements dans un délai d’un an sur la suite qu’il aura donnée à trois recommandations, à savoir celle relative à la rétention de sûreté (§ 11), celle relative aux activités de surveillance (§ 12), et celle relative aux allégations d’abus sexuels commis sur des enfants en Centrafrique par des soldats français (§ 16). En revanche, pour la mise en œuvre de l’ensemble de ses autres recommandations, il a invité les autorités françaises à lui faire parvenir au plus tard le 24 juillet 2020 leur prochain rapport.  Le Gouvernement souhaite toutefois dès à présent apporter les précisions qui suivent sur la recommandation 13. Conformément au cadre constitutionnel français, l’action menée par le Gouvernement ne vise pas les populations d’origine « rom », mais les habitants de campements illicites, quelles que soient leur origine ou leur appartenance ethnique ou culturelle. Les formes d’habitat très précaires que constituent ces campements présentent à la fois des risques graves pour leurs habitants et des difficultés pour leur environnement. Elles représentent également un enjeu d’ordre public, dès lors que ces bidonvilles sont installés à l’issue d’une occupation illégale du domaine public ou du domaine privé. Il convient de rappeler que, sauf en cas de danger ou de risque sanitaire immédiat, les décisions d’expulsion des terrains ou locaux occupés illégalement sont prononcées par un juge. Par ailleurs, le Gouvernement veille à l’anticipation des évacuations des campements et à l’accès au droit commun des personnes qui y habitent. C’est l’objet de la circulaire du 26 août 2012 qui demande notamment aux préfets, dès l’installation d’un campement, d’établir un diagnostic en matière de santé, d’emploi, de scolarisation des enfants et de prévoir l’hébergement d’urgence avant de procéder au démantèlement d’une installation illégale. En matière d’hébergement et de logement, l’ensemble des outils existants peut être mobilisé, depuis les dispositifs d’urgence notamment pour les personnes les plus vulnérables, jusqu’à la mise en place de structures d’accueil provisoires en lien avec les collectivités territoriales.  Le Gouvernement assure notamment l’hébergement d’urgence de toute personne vulnérable, en situation de détresse médicale, physique et sociale (article L. 345-2-2 du code de l’action sociale et des familles). Le respect de cette obligation s’effectue sous le contrôle du juge qui vérifie si l’administration a organisé l’opération d’évacuation dans des conditions permettant « dans toute la mesure du possible » de préserver la situation individuelle des personnes intéressées (CE 19 novembre 2012, M. Moldovan, no 364.444) et s’il ne peut lui être reproché une carence caractérisée. Pour effectuer son contrôle, le juge administratif tient compte dans chaque cas d’espèce : - des moyens dont dispose l’administration et des diligences entreprises par celle-ci ; - des diligences accomplies par les personnes évacuées, - de l’âge, de l’état de santé et de la situation de famille de la personne intéressée, - et de l’adaptation des locaux à la situation de l’intéressé.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>87045</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8001</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Jacques Candelier</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[organisations internationales
	            (ONU — comité des droits de l’homme — France — recommandations)
	            87045. — 11 août 2015. — M. Jean-Jacques Candelier interroge M. le Premier ministre sur les suites qui seront donnés aux recommandations du Comité des droits de l’Homme de l’ONU. Ce comité a rendu son verdict : La France n’est pas le pays des droits de l’Homme. Lois antiterroristes, surveillance, respect des minorités, milieux carcéral et violences policières, droit d’asile et le sort des migrants, des Roms, outre-mer : la France doit faire mieux. D’une manière générale, le Comité souligne que c’est la logique administrative et répressive qui règne en France, sans garanties légales et transparentes suffisantes, qui met la France en faute. Le 23 juillet 2015, le Comité des droits de l’Homme de l’ONU a rendu ses recommandations concernant la France (C. Principaux sujets de préoccupation et recommandations). L’État partie doit maintenant prendre des mesures concrètes. Il lui demande ce qu’il compte faire pour prendre en compte la recommandation no 14.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8001</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La France est de longue date au premier rang des Etats qui défendent et promeuvent les droits de l’homme. La ratification, par la France, des multiples instruments internationaux protecteurs des droits de l’homme, tels que le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et son Protocole facultatif ou encore, plus récemment, le 3ème Protocole facultatif relatif à la Convention internationale des droits de l’enfant, témoignent de cet engagement. Convaincue de l’importance d’assurer une mise en œuvre effective des droits ainsi consacrés et de leur universalisation, la France est particulièrement attachée aux travaux de suivi des Comités des divers instruments internationaux de protection des droits de l’homme et aux progrès qui en résultent pour la protection des droits fondamentaux. Le Comité des droits de l’homme a d’ailleurs relevé « avec satisfaction » dans ses recommandations rendues publiques le 23 juillet 2015 que la France avait pris de nombreuses initiatives pour protéger les droits civils et politiques. Il a notamment salué l’adoption du plan d’action national de lutte contre le racisme et l’antisémitisme 2015/2017 et la création d’une délégation interministérielle pour la lutte contre le racisme et l’antisémitisme en 2012, l’adoption de la loi du 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes, de la loi du 15 août 2014 relative à l’individualisation des peines et renforçant l’efficacité des sanctions pénales, le 14 mai 2014 du plan national d’action contre la lutte des êtres humains 2014/2016, et de la loi du 17 mai 2013 ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe. Cependant, le Comité des droits de l’homme a indiqué à la France que certains sujets demeuraient des sources de préoccupations et a formulé à cet égard des recommandations. Plus précisément, le Comité des droits de l’homme a demandé à la France, conformément au paragraphe 5 de l’article 71 du règlement intérieur du Comité, de lui transmettre des renseignements dans un délai d’un an sur la suite qu’il aura donnée à trois recommandations, à savoir celle relative à la rétention de sûreté (§ 11), celle relative aux activités de surveillance (§ 12), et celle relative aux allégations d’abus sexuels commis sur des enfants en Centrafrique par des soldats français (§ 16). En revanche, pour la mise en œuvre de l’ensemble de ses autres recommandations, il a invité les autorités françaises à lui faire parvenir au plus tard le 24 juillet 2020 leur prochain rapport. Le Gouvernement souhaite toutefois dès à présent apporter les précisions qui suivent sur la recommandation 14. Le régime administratif spécifique aux gens du voyage, qui datait de 1969, est en cours de suppression. Une proposition de loi en ce sens a été adoptée par l’Assemblée nationale le 9 juin 2015 [1]. Cette proposition de loi prévoit l’abrogation de la loi du 3 janvier 1969, afin de mettre fin à ce régime administratif spécifique et de reconnaître une citoyenneté pleine et entière à ces français qui ont un mode de vie spécifique. Le texte prévoit ainsi la disparition du livret de circulation et de la notion de commune de rattachement. Les gens du voyage pourront désormais élire domicile dans la commune de leur choix. Ainsi, ce texte permettra aux gens du voyage de relever désormais du droit à la domiciliation mis en place au profit des personnes sans domicile stable par la loi du 5 mars 2007 instituant le droit au logement opposable. Ce régime leur permettra d’élire domicile soit auprès d’un centre communal d’action sociale ou d’un centre intercommunal d’action sociale, soit auprès d’un organisme agréé, pour prétendre au service des prestations sociales, à l’exercice de droits civils et politiques ainsi qu’à la délivrance de pièces d’identité. Par ailleurs, ce texte renforce les pouvoirs des préfets dans les communes qui n’ont pas encore rempli leurs obligations en matière de réalisation d’aires d’accueil, afin que chacun prenne sa part dans l’effort de solidarité. Ces derniers pourront notamment, après une mise en demeure restée infructueuse, consigner les sommes correspondant aux dépenses d’investissement indispensables à la réalisation de l’aire entre les mains du comptable public. Les sommes seront restituées au fur et à mesure de l’exécution des mesures. Si rien n’a été fait dans un délai de six mois, le préfet, après une nouvelle mise en demeure, pourra également se substituer à la collectivité défaillante, et prendre l’ensemble des actes nécessaires pour réaliser l’équipement. Ce texte prévoit également de diversifier les modes d’accueil pouvant être mis en place par les communes en prévoyant que les schémas départementaux prescrivent la réalisation non seulement d’aires permanentes d’accueil, d’aires de grand passage, mais également de terrains familiaux locatifs. Cette précision présente un double avantage : elle permet de prendre en compte les évolutions du mode de vie des gens du voyage tout en élargissant le type d’aménagements pouvant être réalisés par les collectivités. [1] Proposition de loi no 1610 relative au statut, à l’accueil et à l’habitat des gens du voyage.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>87050</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8002</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Jacques Candelier</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[organisations internationales
	            (ONU — comité des droits de l’homme — France — recommandations)
	            87050. — 11 août 2015. — M. Jean-Jacques Candelier interroge M. le Premier ministre sur les suites qui seront donnés aux recommandations du Comité des droits de l’Homme de l’ONU. Ce comité a rendu son verdict : La France n’est pas le pays des droits de l’Homme. Lois antiterroristes, surveillance, respect des minorités, milieux carcéral et violences policières, droit d’asile et le sort des migrants, des Roms, outre-mer : la France doit faire mieux. D’une manière générale, le Comité souligne que c’est la logique administrative et répressive qui règne en France, sans garanties légales et transparentes suffisantes, qui met la France en faute. Le 23 juillet 2015, le Comité des droits de l’Homme de l’ONU a rendu ses recommandations concernant la France (C. Principaux sujets de préoccupation et recommandations). L’État partie doit maintenant prendre des mesures concrètes. Il lui demande ce qu’il compte faire pour prendre en compte la recommandation no 19.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8002</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[ La France est de longue date au premier rang des Etats qui défendent et promeuvent les droits de l’homme. La ratification, par la France, des multiples instruments internationaux protecteurs des droits de l’homme, tels que le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et son Protocole facultatif ou encore, plus récemment, le 3ème Protocole facultatif relatif à la Convention internationale des droits de l’enfant, témoignent de cet engagement. Convaincue de l’importance d’assurer une mise en œuvre effective des droits ainsi consacrés et de leur universalisation, la France est particulièrement attachée aux travaux de suivi des Comités des divers instruments internationaux de protection des droits de l’homme et aux progrès qui en résultent pour la protection des droits fondamentaux. Le Comité des droits de l’homme a d’ailleurs relevé « avec satisfaction » dans ses recommandations rendues publiques le 23 juillet 2015 que la France avait pris de nombreuses initiatives pour protéger les droits civils et politiques. Il a notamment salué l’adoption du plan d’action national de lutte contre le racisme et l’antisémitisme 2015/2017 et la création d’une délégation interministérielle pour la lutte contre le racisme et l’antisémitisme en 2012, l’adoption de la loi du 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes, de la loi du 15 août 2014 relative à l’individualisation des peines et renforçant l’efficacité des sanctions pénales, le 14 mai 2014 du plan national d’action contre la lutte des êtres humains 2014/2016, et de la loi du 17 mai 2013 ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe. Cependant, le Comité des droits de l’homme a indiqué à la France que certains sujets demeuraient des sources de préoccupations et a formulé à cet égard des recommandations. Plus précisément, le Comité des droits de l’homme a demandé à la France, conformément au paragraphe 5 de l’article 71 du règlement intérieur du Comité, de lui transmettre des renseignements dans un délai d’un an sur la suite qu’il aura donnée à trois recommandations, à savoir celle relative à la rétention de sûreté (§ 11), celle relative aux activités de surveillance (§ 12), et celle relative aux allégations d’abus sexuels commis sur des enfants en Centrafrique par des soldats français (§ 16). En revanche, pour la mise en œuvre de l’ensemble de ses autres recommandations, il a invité les autorités françaises à lui faire parvenir au plus tard le 24 juillet 2020 leur prochain rapport. Le Gouvernement souhaite toutefois dès à présent apporter les précisions qui suivent sur la recommandation 19. Les mineurs étrangers ne bénéficient pas à Mayotte d’un régime dérogatoire. La France garantit, par principe et en dehors de toute considération tenant à la nationalité ou à la régularité de l’intéressé au regard des règles d’admission au séjour, une protection juridique aux mineurs présents sur son territoire. Ce dispositif prohibe les mesures d’éloignement prises à l’encontre des mineurs isolés. En revanche, il n’exclut pas la possibilité de procéder à l’éloignement contraint d’un étranger en situation irrégulière accompagné d’un ou d’enfant (s) mineur (s) dont il a la charge. Cet éloignement peut nécessiter un placement en rétention administrative, y compris du ou des mineur (s) concerné (s). Toutefois, à l’occasion de ce placement en rétention administrative, les autorités nationales sont particulièrement sensibilisées à leurs obligations à l’égard du mineur.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>87054</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8003</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Jacques Candelier</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[organisations internationales
	            (ONU — comité des droits de l’homme — France — recommandations)
	            87054. — 11 août 2015. — M. Jean-Jacques Candelier interroge M. le Premier ministre sur les suites qui seront donnés aux recommandations du Comité des droits de l’Homme de l’ONU. Ce comité a rendu son verdict : La France n’est pas le pays des droits de l’Homme. Lois antiterroristes, surveillance, respect des minorités, milieux carcéral et violences policières, droit d’asile et le sort des migrants, des Roms, outre-mer : la France doit faire mieux. D’une manière générale, le Comité souligne que c’est la logique administrative et répressive qui règne en France, sans garanties légales et transparentes suffisantes, qui met la France en faute. Le 23 juillet 2015, le Comité des droits de l’Homme de l’ONU a rendu ses recommandations concernant la France (C. Principaux sujets de préoccupation et recommandations). L’État partie doit maintenant prendre des mesures concrètes. Il lui demande ce qu’il compte faire pour prendre en compte la recommandation no 23.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8003</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[ La France est de longue date au premier rang des Etats qui défendent et promeuvent les droits de l’homme. La ratification, par la France, des multiples instruments internationaux protecteurs des droits de l’homme, tels que le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et son Protocole facultatif ou encore, plus récemment, le 3ème Protocole facultatif relatif à la Convention internationale des droits de l’enfant, témoignent de cet engagement. Convaincue de l’importance d’assurer une mise en œuvre effective des droits ainsi consacrés et de leur universalisation, la France est particulièrement attachée aux travaux de suivi des Comités des divers instruments internationaux de protection des droits de l’homme et aux progrès qui en résultent pour la protection des droits fondamentaux. Le Comité des droits de l’homme a d’ailleurs relevé « avec satisfaction » dans ses recommandations rendues publiques le 23 juillet 2015 que la France avait pris de nombreuses initiatives pour protéger les droits civils et politiques. Il a notamment salué l’adoption du plan d’action national de lutte contre le racisme et l’antisémitisme 2015/2017 et la création d’une délégation interministérielle pour la lutte contre le racisme et l’antisémitisme en 2012, l’adoption de la loi du 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes, de la loi du 15 août 2014 relative à l’individualisation des peines et renforçant l’efficacité des sanctions pénales, le 14 mai 2014 du plan national d’action contre la lutte des êtres humains 2014/2016, et de la loi du 17 mai 2013 ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe. Cependant, le Comité des droits de l’homme a indiqué à la France que certains sujets demeuraient des sources de préoccupations et a formulé à cet égard des recommandations. Plus précisément, le Comité des droits de l’homme a demandé à la France, conformément au paragraphe 5 de l’article 71 du règlement intérieur du Comité, de lui transmettre des renseignements dans un délai d’un an sur la suite qu’il aura donnée à trois recommandations, à savoir celle relative à la rétention de sûreté (§ 11), celle relative aux activités de surveillance (§ 12), et celle relative aux allégations d’abus sexuels commis sur des enfants en Centrafrique par des soldats français (§ 16). En revanche, pour la mise en œuvre de l’ensemble de ses autres recommandations, il a invité les autorités françaises à lui faire parvenir au plus tard le 24 juillet 2020 leur prochain rapport. Le Gouvernement souhaite toutefois dès à présent apporter les précisions qui suivent sur la recommandation 23. En premier lieu, le Comité invite le Gouvernement à intensifier ses efforts contre les violences racistes, antisémites et antimusulmanes en conduisant des enquêtes. L’action 9 du plan d’action national de lutte contre le racisme et l’antisémitisme répond à cette demande. Il prévoit de compléter la connaissance du racisme et de l’antisémitisme par une enquête annuelle de victimation confiée à l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP). Comme en matière de délinquance générale, la connaissance des actes et des paroles racistes et antisémites repose sur l’enregistrement qui en est fait par les services de police et de gendarmerie. Si ce système constitue un bon instrument de mesure, il parait utile de développer également une approche par enquête de victimation, afin notamment de réduire le phénomène de sous-déclaration, particulièrement prégnant en matière de discriminations et d’insultes, ainsi que celui, plus dommageable, d’absence de dépôt de plaintes. Dès 2016, de nouvelles données seront ainsi publiées. Par ailleurs, le Comité invite le Gouvernement dans sa recommandation 23 à intensifier ses efforts contre les violences racistes, antisémites et antimusulmanes en punissant les responsables de ces actes. Les actions 11 à 13 du plan d’action national de lutte contre le racisme et l’antisémitisme visent à rendre les sanctions prononcées dans ce domaine plus efficaces et pédagogiques. Cette volonté s’étend aux réseaux sociaux et à Internet, puisque le plan propose la création d’une unité nationale de lutte contre la haine sur Internet. L’action 18 du plan a déjà permis la création d’une cellule dédiée à la répression des discours de haine sur Internet au sein de la plateforme de signalement des contenus illicites de la police, intitulée Pharos.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>81915</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8004</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gérald Darmanin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des affaires étrangères et du développement international</ministreQuestion><ministreJO>Affaires étrangères</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[État
	            (Président de la République — déplacement — Algérie — bilan)
	            81915. — 23 juin 2015. — M. Gérald Darmanin interroge M. le ministre des affaires étrangères et du développement international sur le déplacement du Président de la République en République algérienne démocratique et populaire. Il souhaiterait connaître les raisons de ce déplacement ainsi que la liste des personnes que le Chef de l’État a rencontrées. Il lui demande en outre de l’informer sur les conclusions de cette visite.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8004</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Président de la République s’est rendu à Alger le 15 juin. A cette occasion, il a pu faire avec le président Bouteflika et le premier ministre Sellal un bilan du chemin parcouru depuis près de trois ans et confirmer l’excellence des relations entre la France et l’Algérie. Ce partenariat s’illustre à plusieurs niveaux. La démarche d’apaisement initiée par le Président de la République sur les questions mémorielles se prolonge. Plusieurs projets de coopération dans le domaine de la jeunesse sont en cours de mise en œuvre, à l’image des instituts de technologie dont le Président avait annoncé la création en 2012. Le partenariat économique se concrétise aussi, à l’image de celui d’Alstom, dont le ministre des affaires étrangères et du développement international a inauguré l’usine à Annaba le 12 mai dernier, ou de Sanofi, qui va construire la première usine pharmaceutique d’Afrique à Sidi Abdallah. Notre concertation sur les questions régionales s’avère également particulièrement efficace au Mali où, après l’opération militaire qui répondait à l’urgence de la menace terroriste, le processus politique conduit par la médiation algérienne a permis la signature d’un accord de paix par les groupes touaregs. Ces exemples illustrent le caractère stratégique et essentiel de la relation de la France avec l’Algérie.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>83406</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8004</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Lazaro</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des affaires étrangères et du développement international</ministreQuestion><ministreJO>Affaires étrangères</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[ministères et secrétariats d’État
	            (structures administratives — instances consultatives — coût de fonctionnement)
	            83406. — 30 juin 2015. — M. Thierry Lazaro interroge M. le ministre des affaires étrangères et du développement international sur les missions, l’activité en 2014 et le coût de fonctionnement pour l’État de la Commission interministérielle d’examen des candidatures aux fonctions de conseiller du commerce extérieur de la France.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8004</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Conformément aux dispositions réglementaires, les candidatures aux fonctions de conseiller du commerce extérieur de la France sont proposées par les chefs de service économique du réseau international des ministères économiques et financiers et par les DIRECCTE ou DIECCTE dans les régions de France. La commission consultative examine les dossiers de candidature, permettant au ministre chargé du commerce extérieur de proposer une liste de candidats au Premier ministre, qui les nomme par décret. La DG Trésor assure le secrétariat de cette commission. La commission se réunit deux fois par an. Entre 700 et 800 dossiers sont examinés à chaque promotion, entre les renouvellements et les nouvelles candidatures, avec un effectif global de CCEF dans le monde d’environ 3500 en 2014. Aucun frais n’est engagé pour réunir cette commission qui se tient généralement à Bercy. Ses membres ne sont pas rémunérés et ne touchent aucune indemnité. Deux agents de la DG Trésor sont chargés du traitement administratif des dossiers de candidatures, des relations avec le CNCCEF et du support pour l’ensemble du réseau de la DG Trésor chargé de proposer les candidatures.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>85116</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8004</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Lefebvre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des affaires étrangères et du développement international</ministreQuestion><ministreJO>Affaires étrangères</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[politique extérieure
	            (République Dominicaine — ressortissants français détenus — attitude de la France)
	            85116. — 14 juillet 2015. — M. Frédéric Lefebvre attire l’attention de M. le ministre des affaires étrangères et du développement international sur le cas de deux de nos compatriotes, Pascal Fauret et Bruno Odos, encore détenus en République dominicaine. Anciens pilotes de chasse décorés de l’aéronavale française, et reconvertis en pilotes de ligne, M. Fauret et M. Odos ont été arrêtés le 19 mars 2013 par la Direction nationale du contrôle des drogues (DNCD) pour trafic international de stupéfiants. Après avoir été incarcérés pendant quinze mois, nos deux compatriotes sont actuellement assignés à résidence, contraints de survivre sans aucune ressource ni papiers et privés de voir leurs familles. Les autorités françaises ont mené des recherches poussées sur les antécédents de nos deux concitoyens : des dossiers militaires exemplaires, où figurent plusieurs décorations et une accréditation spéciale, sur décision du Président de la République, ainsi que des casiers judiciaires bien évidemment vierges. En outre d’un passé des plus honorables, une série d’incohérences en République dominicaine mettent en question la légitimité de la condamnation. Or la cour dominicaine a estimé le mois dernier qu’il existait suffisament de preuves pour juger M. Fauret et M. Odos. Il lui demande comment le Gouvernement compte intervenir afin de protéger nos compatriotes qui clament leur innonence depuis le début du procès.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8004</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les autorités françaises, à Paris comme à Saint-Domingue, suivent avec la plus grande attention le dossier des deux pilotes français, messieurs Fauret et Odos, condamnés le 14 août dernier, avec deux autres Français, à 20 ans d’emprisonnement pour trafic de stupéfiants. Durant leur détention, ces compatriotes ont bénéficié de la protection consulaire et le consul leur a rendu régulièrement visite. Depuis leur libération en juin 2014, l’ambassade demeure en contact permanent avec eux. Une assistance leur est apportée pour résoudre les difficultés administratives qu’ils peuvent rencontrer du fait de leur situation. Ainsi, une carte nationale d’identité sécurisée a été délivrée en mai 2015 à M. Fauret. Les familles et les soutiens des deux pilotes sont en contact régulier avec les proches collaborateurs du ministre mais aussi avec l’ambassade de France à Saint-Domingue, notamment lorsqu’ils se rendent sur place. Le verdict du 14 août n’est pas définitif et si, comme ils ont déclaré en avoir l’intention, messieurs Fauret et Odos, avec leurs avocats, introduisent un recours en appel, les autorités françaises continueront à suivre la procédure judiciaire avec la plus grande attention.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>85143</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8005</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Jacques Candelier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des affaires étrangères et du développement international</ministreQuestion><ministreJO>Affaires étrangères</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[relations internationales
	            (Maroc — coopération judiciaire)
	            85143. — 14 juillet 2015. — M. Jean-Jacques Candelier interroge M. le ministre des affaires étrangères et du développement international sur le contenu d’un accord de coopération judiciaire conclu entre le Maroc et la France le 31 janvier 2015. Celui-ci stipule que la justice marocaine aurait une priorité par rapport à la justice française pour enquêter sur une affaire mettant en cause un ressortissant marocain, même si la victime est française. Cette clause est vivement critiquée par des organisations non gouvernementales reconnues dans la défense des droits de l’Homme. Il lui demande de lui préciser le contenu exact de cet accord.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8005</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le protocole additionnel ne porte en aucune manière atteinte à la compétence des juridictions : l’article 23 bis n’est pas une clause de compétence. Il vise avant tout à favoriser l’échange d’informations entre les Parties, notamment dans le cas de procédures portant sur des faits commis sur le territoire de l’autre Partie et susceptibles d’impliquer des ressortissants de cette dernière. Cet instrument tend à favoriser une coopération durable et efficace entre la France et le Maroc, dans le respect du droit interne de chaque Partie et de leurs engagements internationaux. Les Parties ont en effet entendu inscrire strictement le dispositif d’information et d’échanges créé par l’article 23 bis à la fois dans le cadre des obligations internationales incombant à chacune des Parties au titre des conventions internationales auxquelles elles sont parties. Ces dernières n’ont aucunement entendu modifier de quelque manière que ce soit la portée des engagements internationaux ainsi souscrits. Concrètement, la France a veillé à ce que le dispositif créé à l’article 23 bis s’applique dans le respect de ses engagements par exemple au titre de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme et des libertés (convention internationale signée par la France mais pas par le Maroc) et de la convention des Nations unies contre la torture et autres peines et traitements cruels, inhumains et dégradants adoptée à New York le 10 décembre 1984 (convention signée par la France et par le Maroc). Ce dispositif, qui entrera prochainement en vigueur,  ne prévoit aucunement un dessaisissement du juge français au profit du juge marocain ou du juge marocain au profit du juge français. Le juge initialement saisi recueille des observations et informations auprès du juge de l’autre partie et, au vu des éléments éventuellement transmis, détermine les suites à donner à la procédure. En outre, ce protocole ne remet pas en cause le droit à un recours effectif en France des victimes de crimes et délits commis au Maroc. Ce type de convention comporte systématiquement un article stipulant que les demandes d’entraide s’exécutent conformément à la loi de l’Etat requis (cf. en l’occurrence, l’article 7 de la convention bilatérale d’entraide du 18 avril 2008).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>85898</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8005</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Lefebvre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des affaires étrangères et du développement international</ministreQuestion><ministreJO>Affaires étrangères</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[Français de l’étranger
	            (élections et référendums — rapport parlementaire — propositions — perspectives)
	            85898. — 28 juillet 2015. — M. Frédéric Lefebvre attire l’attention de M. le ministre des affaires étrangères et du développement international sur la question du système d’assurance des conseillers consulaires ou conseillers à l’Assemblée des Français de l’étranger. Dans son rapport d’information no 481 du 3 juin 2015, relatif à la représentation des Français établis hors de France, la commission des lois du Sénat, fait état des difficultés rencontrées par l’administration et les élus des Français de l’étranger lors de la souscription d’un police d’assurance depuis le décret du 18 février 2014, relatif aux conseils consulaires à l’Assemblée des Français de l’étranger et à leurs membres. En effet, à l’heure actuelle, les élus doivent s’assurer que leurs contrats d’assurance couvrent les accidents subis dans le cadre de leur mandat ou, le cas échéant en souscrire un nouveau, parfois dans des pays où ce type d’assurance n’est pas offert. L’administration doit par la suite s’assurer que le contrat répond aux exigences réglementaires, afin que l’élu puisse bénéficier d’une allocation individuelle. Face à cet alourdissement protocolaire, la commission préconise de rétablir le système prévalent avant le décret du 18 février 2014, c’est-à-dire de laisser le soin à l’administration de conclure un contrat groupé pour l’ensemble des élus plutôt que de rembourser individuellement chaque élu. Il interroge le Gouvernement sur son intention de donner suite à cette proposition.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8005</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le système d’assurance prévalant avant le décret no 2014-144 du 14 février 2014 concernait les conseillers à l’assemblée des Français de l’étranger et couvrait les dommages qui pourraient survenir lors de leur participation aux sessions de cette assemblée à Paris. Dans leur pays de résidence, les conseillers étaient couverts par une police d’assurance qu’ils contractaient individuellement. L’allocation d’assurance prévue par le décret no 2014-144 permet de contribuer à la souscription d’une police d’assurance pour l’exercice local du mandat des conseillers consulaires et des conseillers à l’assemblée des Français de l’étranger. Les difficultés rencontrées ont été liées à la mise en place d’une procédure nouvelle. La vérification des attestations d’assurance a été réalisée dans les mêmes conditions que tout contrôle de pièces justificatives avant mise en oeuvre d’une dépense sur le budget de l’Etat. Le système d’allocation d’assurance étant désormais en place, le Gouvernement n’entend pas donner suite à la proposition faite dans le rapport no 481 du 3 juin 2015.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>86434</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8006</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Jacques Candelier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des affaires étrangères et du développement international</ministreQuestion><ministreJO>Affaires étrangères</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[Français de l’étranger
	            (retour — rapport parlementaire — recommandations)
	            86434. — 4 août 2015. — M. Jean-Jacques Candelier attire l’attention de M. le ministre des affaires étrangères et du développement international sur la mise en œuvre de la proposition no 34 du rapport au Premier ministre intitulé « retour en France des Français de l’étranger », rendu en juillet 2015 suite à une mission parlementaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8006</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La proposition no 34 du rapport au Premier ministre intitulé « retour en France des Français de l’étranger » invite à fiabiliser la mise à jour des listes électorales. La possibilité pour un électeur établi hors de France d’être inscrit sur la liste électorale consulaire et sur une liste électorale municipale (pour des élections distinctes), pour pratique qu’elle puisse être en situation d’expatriation, est en réalité une source importante d’insécurité juridique. Du fait de ce régime dérogatoire, des électeurs inscrits sur les deux listes, rentrés en France, ont été empêchés de voter en France lors de l’élection présidentielle dans leur commune de rattachement, en 2007 comme en 2012. Le Conseil constitutionnel a, à chaque fois, souhaité que soient apportées des solutions pérennes. Dans la ligne droite des recommandations du Conseil constitutionnel et dans le but de fiabiliser les listes électorales, le ministère des affaires étrangères et du développement international soutient la proposition de mise en place d’un fichier électoral unique géré par l’INSEE. Il pourrait également être envisagé de modifier la loi organique no 76-97 afin de supprimer le principe dérogatoire et source de confusion grâce auquel un Français de l’étranger est autorisé à s’inscrire sur deux listes électorales distinctes.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>86436</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8006</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Jacques Candelier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des affaires étrangères et du développement international</ministreQuestion><ministreJO>Affaires étrangères</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[Français de l’étranger
	            (retour — rapport parlementaire — recommandations)
	            86436. — 4 août 2015. — M. Jean-Jacques Candelier attire l’attention de M. le ministre des affaires étrangères et du développement international sur la mise en œuvre de la proposition no 36 du rapport au Premier ministre intitulé « retour en France des Français de l’étranger », rendu en juillet 2015 suite à une mission parlementaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8006</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’acquisition de la nationalité française par mariage ressort principalement des compétences du ministère de l’intérieur et du ministère des affaires étrangères et du développement international, subsidiairement du ministère de la justice. Outre une information en ligne sur les sites ministériels respectifs, les documents et informations utiles sont disponibles sur le site "Service-public.fr".  Pour sa part, le ministère des affaires étrangères et du développement international tient à la disposition des Français de l’étranger et de leur conjoint une information précise et adaptée sur les conditions d’accès à la nationalité française par mariage sur le site "France Diplomatie" ainsi que sur celui de ses postes diplomatiques et consulaires. Ils peuvent également solliciter les agents de nos ambassades et consulats. Le ministère des affaires étrangères est, en outre, en relation étroite avec les services du ministère de l’intérieur, seuls compétents pour accorder ou refuser de procéder à l’enregistrement de leur demande de déclaration d’acquisition de nationalité française. D’une manière générale, les différents services des ministères chargés de la mise en œuvre de ces dispositions travaillent en étroite collaboration afin que les intéressés soient en mesure de disposer d’une information adaptée à leur demande.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>87531</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8008</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Damien Meslot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des affaires étrangères et du développement international</ministreQuestion><ministreJO>Affaires étrangères</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[organisations internationales
	            (ONU — stagiaire — rémunération — perspectives)
	            87531. — 25 août 2015. — M. Damien Meslot* attire l’attention de M. le ministre des affaires étrangères et du développement international sur l’interdiction pour l’Organisation des Nations unies (ONU), dont la France est membre, de rémunérer ses stagiaires. En effet, la presse suisse rapportait il y a quelques jours à peine la situation d’un jeune néo-zélandais, stagiaire à Genève de l’Organisation des Nations unies, qui ne pouvait s’offrir qu’une tente pour se loger. Beaucoup de jeunes diplômés sont déjà dans une situation très précaire. Or ce système de stages non-rémunérés ne permet pas à de brillants étudiants aux parents modestes de réaliser de tels stages dans des conditions décentes. Le porte-parole des Nations unies a répondu qu’une résolution de l’Assemblée générale de l’ONU interdisait de payer les stagiaires même si l’Organisation le voulait. Il a ajouté que cette résolution ne pourrait évoluer que si un État membre faisait une proposition de résolution en ce sens, adoptée par l’Assemblée générale. Aussi, il souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour que les stagiaires de l’ONU, mais aussi ceux des autres organisations internationales qui ne rémunèrent pas leurs stagiaires et dont la France est membre, soit rémunérés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>87755</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8008</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Corre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des affaires étrangères et du développement international</ministreQuestion><ministreJO>Affaires étrangères</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[organisations internationales
	            (ONU — stagiaire — rémunération — perspectives)
	            87755. — 1 septembre 2015. — Mme Valérie Corre* attire l’attention de M. le ministre des affaires étrangères et du développement international sur la non-rémunération des stages proposés par les instances de l’Organisation des Nations unies et par les délégations étrangères de l’Union européenne. Les stages offrent de grandes opportunités pour les étudiants et font partie intégrante de leur formation. Or ne pas les rémunérer empêche les candidats dont les ressources financières sont limitées de postuler. Ces expériences prestigieuses ne peuvent donc profiter à tous. Elle lui demande s’il serait donc envisageable d’influencer la politique de ces organisations internationales afin que soit prévue la rémunération des stages.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>87756</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8008</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre-Yves Le Borgn’</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des affaires étrangères et du développement international</ministreQuestion><ministreJO>Affaires étrangères</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[organisations internationales
	            (ONU — stagiaire — rémunération — perspectives)
	            87756. — 1 septembre 2015. — M. Pierre-Yves Le Borgn’* attire l’attention de M. le ministre des affaires étrangères et du développement international sur les conditions d’emploi des stagiaires à l’ONU et dans les délégations de l’Union européenne. Effectuer un stage au sein de ces institutions internationales est particulièrement valorisant pour une carrière professionnelle et les postulants sont très nombreux. Cependant ces institutions ne gratifient pas leurs stagiaires et par conséquent ceux-ci sont condamnés à faire appel uniquement à leurs propres ressources pour pouvoir effectuer de tels stages qui souvent se tiennent dans des villes chères (Genève, New-York, Vienne entre autres pour l’ONU et les capitales européennes pour l’UE). Une telle politique a pour conséquence d’opérer soit une sélection par l’argent, ou seuls les étudiants disposant par avance de revenus importants peuvent assumer d’effectuer un stage sans gratification ou alors de condamner les stagiaires au système D. La presse a récemment relayé le cas de ce stagiaire à l’ONU qui pour se loger devait camper aux abords de Genève ne pouvant payer un loyer. Interrogé par les media, le porte-parole de l’institution a répondu qu’une résolution de l’Assemblée générale de l’ONU interdisait de payer les stagiaires même si l’organisation le souhaite. Il semble qu’il suffirait qu’un seul État membre le demande pour qu’un processus puisse se mettre en œuvre afin de changer les choses. En France à l’initiative de notre Assemblée, et conformément aux engagements du Président de la République et du Gouvernement envers la jeunesse, la France s’est dotée d’un cadre particulièrement ambitieux et protecteur pour les stagiaires grâce à la loi du 10 juillet 2014 tendant au développement, à l’encadrement des stages et à l’amélioration du statut des stagiaires. C’est pourquoi il souhaite savoir si la France, forte de son arsenal juridique protecteur et de sa qualité de membre du Conseil de sécurité et de membre fondateur de l’Union européenne envisage d’initier une démarche pour que les stagiaires des Nations unies et des délégations de l’UE soient gratifiés afin de leur permettre d’avoir des conditions de vie décentes et dignes des objectifs poursuivis par ces institutions et pour mettre fin à cette barrière économique qui empêche nombre d’étudiants de qualité de postuler à de tels stages.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>87757</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8008</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Lefebvre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des affaires étrangères et du développement international</ministreQuestion><ministreJO>Affaires étrangères</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[organisations internationales
	            (ONU — stagiaire — rémunération — perspectives)
	            87757. — 1 septembre 2015. — M. Frédéric Lefebvre* attire l’attention de M. le ministre des affaires étrangères et du développement international sur la non-rémunération des stagiaires de l’ONU, et d’autres institutions notamment européennes. De nombreux jeunes diplômés s’investissent professionnellement a fortiori à l’étranger dans le contexte de mondialisation, notamment en effectuant un stage à l’étranger. Parfois, ils sont contraints à faire face à des situations particulièrement précaires. Tel est le cas des stagiaires de l’ONU, une résolution de l’Assemblée générale de l’ONU interdisant de les payer. Cette pratique est également présente à l’échelle de l’Union européenne. Face à ce procédé peu commode à l’égard des stagiaires il lui demande si la France envisage d’intervenir au sein de ces institutions afin de mettre fin à cette pratique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>87941</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8008</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Geneviève Fioraso</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des affaires étrangères et du développement international</ministreQuestion><ministreJO>Affaires étrangères</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[organisations internationales
	            (ONU — stagiaire — rémunération — perspectives)
	            87941. — 8 septembre 2015. — Mme Geneviève Fioraso* attire l’attention de M. le ministre des affaires étrangères et du développement international sur la situation de stagiaires non rémunérés à l’Organisation des Nations unies (ONU) et dans plusieurs organisations internationales. Cette interdiction de gratification empêche de brillants étudiants issus de familles modestes de réaliser des stages dans des conditions décentes. Les médias se sont fait l’écho récemment de la situation d’un jeune néo-zélandais, stagiaire au siège de l’ONU à Genève qui, n’ayant pas les finances suffisantes pour se loger, a été obligé de dormir sous tente durant sa période de stage. S’agissant de l’ONU, il semblerait que cette disposition réglementaire pourrait être modifiée si elle était présentée en Assemblée générale à l’initiative d’un des États membres. Compte tenu de l’engagement du Gouvernement en faveur de la jeunesse, elle souhaite savoir s’il est envisageable de porter cette résolution et permettre ainsi aux stagiaires de l’ONU d’être rémunérés.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8008</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Porte-parole de l’Office des Nations unies à Genève a récemment déclaré que les Nations unies ne rémunéraient pas les stagiaires en vertu d’une résolution de l’assemblée générale qui interdirait toute rémunération. Le secrétariat général a précisé que les conditions de stage étaient définies par une instruction administrative (ST/AI/2014/1) du secrétaire général et que la responsabilité des Etats membres était engagée du fait que ceux-ci n’avaient pas prévu les ressources suffisantes dans le cadre des résolutions de l’assemblée générale adoptant le budget du Secrétariat. Sur le premier point, l’instruction administrative "programme de stage de l’organisation des Nations unies" (ST/AI/2014/1) précise en effet que les stagiaires n’ont pas le statut de fonctionnaire et qu’ils sont assimilés à du personnel fourni à titre gracieux (catégorie qui englobe les jeunes experts associés et les experts mis à disposition par les Etats membres). Cette instruction administrative relève des prérogatives du secrétariat général, et non des Etats membres. Sur le deuxième point, le budget des Nations unies est certes adopté par les Etats membres en assemblée générale, mais sur proposition du secrétariat général dans le cadre de ses projets de budget-programme. Or, le secrétariat général n’inclut pas de crédits destinés à la rémunération des stagiaires dans ces projets de budget programme. Tout Etat membre peut par ailleurs proposer en 5ème commission de l’assemblée générale un texte sur les conditions de service des stagiaires et initier ainsi la discussion. Cependant, la question ne peut être débattue que sous le point "gestion des ressources humaines" en 5ème commission ; or l’examen de ce point a été renvoyé en 1ère reprise de session, en mars 2016. Le débat entre les Etats nécessitera en outre un premier rapport du secrétariat général avec des données chiffrées, il est donc peu probable qu’une décision sur ce sujet soit prise au cours de la 70ème session de l’assemblée générale. L’ONU, ses fonds et programmes et la plupart de ses organisations spécialisées ne rémunèrent pas leurs stagiaires, sauf l’organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le programme alimentaire mondial (PAM) et l’organisation internationale du travail (OIT). Les rémunérations sont généralement de l’ordre de quelques centaines d’euros et servent à couvrir les besoins essentiels. La France estime que la situation des stagiaires à l’ONU justifie l’examen d’une possible révision du système actuel de manière à rendre les stages au sein du système des Nations unies plus équitables et accessibles à tous les étudiants et jeunes diplômés, sans distinction de ressources. Cette démarche ne doit cependant pas entrer en contradiction avec le nécessaire contrôle de l’évolution des budgets des organisations internationales, dont les coûts de personnel constituent le plus important vecteur d’accroissement des dépenses. Toute initiative sur le sujet doit donc être mesurée et concertée, en particulier avec nos partenaires européens, pour avoir une chance d’aboutir sans remettre en cause nos efforts en faveur d’une gestion rationnelle et rigoureuse de l’ONU.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>87765</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8009</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre-Yves Le Borgn’</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des affaires étrangères et du développement international</ministreQuestion><ministreJO>Affaires étrangères</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[politique extérieure
	            (enseignement — établissements français à l’étranger — frais de scolarité — prise en charge)
	            87765. — 1 septembre 2015. — M. Pierre-Yves Le Borgn’ attire l’attention de M. le ministre des affaires étrangères et du développement international sur les problèmes financiers engendrés par l’impossibilité de demander des bourses scolaires concernant les frais de transport scolaire, les frais de demi-pension et les frais d’entretien correspondant à l’achat des manuels ou fournitures scolaires dans le cas où les enfants de ressortissants français sont scolarisés à l’étranger dans un lycée français n’imposant pas de frais de scolarité. En effet, il n’est pas possible de faire de demande de bourse portant sur ces seuls frais lorsque le lycée fréquenté par les enfants est gratuit, ces frais étant uniquement pris en compte comme annexes des frais de scolarité. Néanmoins, la charge financière pour les parents existe. Il demande s’il serait possible, dans ce contexte, de proposer un mécanisme complémentaire d’attribution de bourses portant sur ces seuls frais et permettant aux familles les plus fragiles dont les enfants sont scolarisés dans un lycée français gratuit à l’étranger d’obtenir un soutien financier.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8009</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les familles scolarisant leurs enfants dans des établissements d’enseignement français à l’étranger n’appelant pas de frais de scolarité peuvent réglementairement présenter une demande de bourse pour la couverture des frais parascolaires qu’elles supportent. Toutefois, le barème du nouveau dispositif les exclut automatiquement du bénéfice des bourses dans la mesure où le taux de l’aide susceptible de leur être accordée est désormais calculé uniquement sur la base du montant des frais de scolarité scolaires appelés par les établissements. A la mise en place du nouveau système des bourses scolaires, seules les familles scolarisant leurs enfants au lycée français de Sarrebruck étaient potentiellement concernées par cette situation. Compte tenu de leur très faible nombre (2) et dans la mesure où ces familles à faibles revenus bénéficiaient par ailleurs d’une aide spécifique des services sociaux allemands couvrant une très large part de leurs frais parascolaires (manuels scolaires et demi-pension), la mise en place d’une procédure particulière pour traiter de ce type de situation n’a pas été retenue. Depuis lors, l’Agence n’a été sollicitée par aucune famille scolarisant ses enfants au lycée français de Sarrebruck. L’AEFE n’a jamais eu à traiter de cette question pour d’autres établissements, ni avant, ni après la réforme.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>88355</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8010</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Fanélie Carrey-Conte</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des affaires étrangères et du développement international</ministreQuestion><ministreJO>Affaires étrangères</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[organisations internationales
	            (ONU — stagiaire — rémunération — perspectives)
	            88355. — 15 septembre 2015. — Mme Fanélie Carrey-Conte* attire l’attention de M. le ministre des affaires étrangères et du développement international sur les conditions d’engagements des stagiaires de l’ONU. Au cours de l’été, la presse a relaté le cas de David Hyde, jeune Néo-zélandais en stage à l’ONU et contraint de loger sous une tente au bord du Lac Léman. Le caractère mis en scène de cet évènement, qu’il a reconnu, a ainsi permis d’attirer l’attention sur le statut des stagiaires de l’organisation. Les stages proposés par l’ONU sont d’une durée de deux à six mois. Actuellement, les stagiaires, s’ils effectuent un réel travail et peuvent même se voir confier la responsabilité de missions particulières, ne bénéficient cependant d’aucune forme de rémunération ou d’indemnisation. La totalité des frais liés à leur stage, qu’il s’agisse du visa, du voyage depuis leur pays d’origine vers le lieu de leur stage, des frais de logement ou de transport sur place sont entièrement à leur charge. Ils ne bénéficient pas de couverture sociale ou de santé et l’ONU ne signant pas de documents n’émanant pas d’elle-même, les stagiaires ne sont pas couverts par une convention de stage émanant de leur école ou de leur université. La grande majorité des stagiaires est affectée dans l’une des deux villes où l’organisation a son siège : New York ou Genève. Le coût de la vie, extrêmement élevé dans ces deux villes, et la précarité du statut ont pour conséquence de ne permettre l’accession à ces stages prestigieux qu’à la seule catégorie d’étudiants issus de familles aisées, créant ainsi beaucoup d’inégalité. Le statut des stagiaires pourrait cependant être amélioré grâce à une modification du Règlement intérieur, procédure nécessitant un vote de l’Assemblée générale sur proposition du Secrétariat général après avis du Comité consultatif pour les questions administratives et budgétaires. Elle souhaiterait connaître sa position sur cette question et s’il envisage que la France puisse demander au Secrétariat général de l’ONU l’inscription de cette proposition de modification du Règlement intérieur à l’ordre du jour.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>88356</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8010</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laurence Abeille</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des affaires étrangères et du développement international</ministreQuestion><ministreJO>Affaires étrangères</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[organisations internationales
	            (ONU — stagiaire — rémunération — perspectives)
	            88356. — 15 septembre 2015. — Mme Laurence Abeille* alerte M. le ministre des affaires étrangères et du développement international sur la situation préoccupante des stagiaires non rémunérés aux Nations unies. En effet, devant l’émoi suscité par l’histoire du jeune homme stagiaire au siège de l’ONU à Genève, dormant dans une tente pour pouvoir effectuer son stage, il est temps de prendre en compte ce problème qui touche de nombreux jeunes, subissant de plein fouet des conditions économiques difficiles doublées d’une problématique d’insertion sociale ainsi que d’un manque de perspectives. Le porte-parole de l’ONU a répondu à la polémique en précisant qu’une résolution de l’Assemblée générale de leur Organisation interdisait de payer les stagiaires. Il a également précisé qu’il suffisait qu’un seul État le demande pour qu’un processus puisse se mettre en œuvre afin de changer les choses. Le Président Hollande s’est engagé sur la situation des jeunes en France lors de sa campagne présidentielle en 2012, et en tant que membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU et membre fondateur de l’Union européenne, engagée au service de la jeunesse, la France ne peut plus fermer les yeux sur ces situations. Aussi, elle lui demande de quelle manière le Gouvernement français envisage d’intervenir pour que cette pratique onusienne du stage « gratuit », tout comme celle des stages « offerts » par les délégations étrangères de l’Union européenne, ne soit plus en vigueur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>88357</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8010</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Le Ray</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des affaires étrangères et du développement international</ministreQuestion><ministreJO>Affaires étrangères</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[organisations internationales
	            (ONU — stagiaire — rémunération — perspectives)
	            88357. — 15 septembre 2015. — M. Philippe Le Ray* attire l’attention de M. le ministre des affaires étrangères et du développement international sur les conditions d’accueil des stagiaires au sein de l’Organisation des Nations Unies (ONU). La presse a récemment relaté qu’un jeune stagiaire qui travaille à l’office des Nations Unies à Genève devait dormir dans une tente faute d’avoir trouvé un hébergement correspondant à ses moyens financiers. En effet, une résolution de l’ONU interdit la rémunération des stagiaires. Une telle situation est d’autant plus choquante que l’ONU a pour objectif, depuis sa création en 1945, de favoriser le progrès social et d’instaurer de meilleures conditions de vie. Aussi, il lui demande si la France peut tout mettre en œuvre afin de permettre la rémunération des stagiaires comme cela est déjà le cas dans notre pays.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8010</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Porte-parole de l’Office des Nations unies à Genève a récemment déclaré que les Nations unies ne rémunéraient pas les stagiaires en vertu d’une résolution de l’assemblée générale qui interdirait toute rémunération. Le secrétariat général a précisé que les conditions de stage étaient définies par une instruction administrative (ST/AI/2014/1) du secrétaire général et que la responsabilité des Etats membres était engagée du fait que ceux-ci n’avaient pas prévu les ressources suffisantes dans le cadre des résolutions de l’assemblée générale adoptant le budget du Secrétariat. Sur le premier point, l’instruction administrative "programme de stage de l’organisation des Nations unies" (ST/AI/2014/1) précise en effet que les stagiaires n’ont pas le statut de fonctionnaire et qu’ils sont assimilés à du personnel fourni à titre gracieux (catégorie qui englobe les jeunes experts associés et les experts mis à disposition par les Etats membres). Cette instruction administrative relève des prérogatives du secrétariat général, et non des Etats membres. Sur le deuxième point, le budget des Nations unies est certes adopté par les Etats membres en assemblée générale, mais sur proposition du secrétariat général dans le cadre de ses projets de budget-programme. Or, le secrétariat général n’inclut pas de crédits destinés à la rémunération des stagiaires dans ces projets de budget programme. Tout Etat membre peut par ailleurs proposer en 5ème commission de l’assemblée générale un texte sur les conditions de service des stagiaires et initier ainsi la discussion. Cependant, la question ne peut être débattue que sous le point "gestion des ressources humaines" en 5ème commission ; or l’examen de ce point a été renvoyé en 1ère reprise de session, en mars 2016. Le débat entre les Etats nécessitera en outre un premier rapport du secrétariat général avec des données chiffrées, il est donc peu probable qu’une décision sur ce sujet soit prise au cours de la 70ème session de l’assemblée générale. L’ONU, ses fonds et programmes et la plupart de ses organisations spécialisées ne rémunèrent pas leurs stagiaires, sauf l’organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le programme alimentaire mondial (PAM) et l’organisation internationale du travail (OIT). Les rémunérations sont généralement de l’ordre de quelques centaines d’euros et servent à couvrir les besoins essentiels. La France estime que la situation des stagiaires à l’ONU justifie l’examen d’une possible révision du système actuel de manière à rendre les stages au sein du système des Nations unies plus équitables et accessibles à tous les étudiants et jeunes diplômés, sans distinction de ressources. Cette démarche ne doit cependant pas entrer en contradiction avec le nécessaire contrôle de l’évolution des budgets des organisations internationales, dont les coûts de personnel constituent le plus important vecteur d’accroissement des dépenses. Toute initiative sur le sujet doit donc être mesurée et concertée, en particulier avec nos partenaires européens, pour avoir une chance d’aboutir sans remettre en cause nos efforts en faveur d’une gestion rationnelle et rigoureuse de l’ONU.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>88861</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8011</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bernard Perrut</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des affaires étrangères et du développement international</ministreQuestion><ministreJO>Affaires étrangères</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[ministères et secrétariats d’État
	            (affaires étrangères — fonctionnement — évolution)
	            88861. — 22 septembre 2015. — M. Bernard Perrut interroge M. le ministre des affaires étrangères et du développement international sur le « ministère des affaires étrangères du XXIème siècle ». Le ministre a en effet présenté les résultats d’une réflexion sur ce sujet et il lui demande de bien vouloir lui faire connaitre les priorités qui sont les siennes et qu’il entend mettre en œuvre.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8011</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Pour répondre aux enjeux de la diplomatie globale du XXIème siècle, le ministre des affaires étrangères et du développement international a lancé, début 2015, une réflexion collective donnant lieu à une large consultation au sein du ministère et du réseau diplomatique comme à l’extérieur. Ce projet, baptisé « MAEDI 21 », s’est appuyé sur les réformes engagées depuis 2012 : élargissement du périmètre du ministère au commerce extérieur et au tourisme, adaptation de la cartographie du réseau diplomatique et consulaire aux enjeux du monde d’aujourd’hui et aux intérêts de la France, renforcement de la sécurité des Français à l’étranger et des capacités d’anticipation et de réaction face aux crises, amélioration du traitement des demandes de visas au service de l’attractivité de la France. Le projet « MAEDI 21 » confirme et amplifie ces réformes. Les mesures qu’il décline s’articulent autour de trois exigences : - l’adaptation à un monde en mutation avec la poursuite de la réorientation du réseau diplomatique et consulaire vers les pays émergents du G20 (de 13 % des effectifs en 2012 à 25 % en 2025 – la Chine sera la première ambassade en 2017), le renforcement de la cohérence globale de l’action extérieure avec le rôle des ambassadeurs sur l’ensemble des politiques, des services et des opérateurs de l’Etat à l’étranger, et le développement du rôle d’interface de la diplomatie française entre, d’une part, les citoyens et les territoires, et, d’autre part, l’Europe et le monde : un conseiller diplomatique sera placé auprès de chaque préfet de région en 2016. 25 ambassades seront co-localisées en 2025 et la sécurité des implantations de la France comme des Français à l’étranger renforcée ; - la simplification des démarches par une meilleure exploitation des potentialités du numérique (mise en place d’un véritable « consulat numérique » et d’une « école française numérique »), l’extension du dispositif « visa en 48 heures » à au moins 50 % de tous les visas délivrés en 2017 et des demandes de visas en ligne dès 2017 ; une plus grande lisibilité de l’organisation même de l’Etat (poursuite de la rationalisation du champ des opérateurs d’action extérieure, adossement de l’agence française de développement à la caisse des dépôts) ; - la gestion des femmes et des hommes du Quai d’Orsay pour assurer l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes (40 % de primo-nominations de femmes en 2017), assurer un meilleur suivi des parcours professionnels individuels, promouvoir la mobilité des agents à l’extérieur du ministère (notamment en entreprises et chez nos opérateurs) et mieux concilier vie professionnelle et vie privée. Un médiateur auquel tous les agents pourront faire appel sera nommé en 2015.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>88982</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8011</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bernard Accoyer</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des affaires étrangères et du développement international</ministreQuestion><ministreJO>Affaires étrangères</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[organisations internationales
	            (ONU — stagiaire — rémunération — perspectives)
	            88982. — 22 septembre 2015. — M. Bernard Accoyer attire l’attention de M. le ministre des affaires étrangères et du développement international sur la situation des stagiaires non rémunérés à l’Organisation des Nations unies et dans plusieurs autres organisations internationales. Les conditions dans lesquelles les stagiaires de l’ONU sont accueillis semblent en effet peu avenantes pour les jeunes : interdiction est en effet faite d’indemniser le stagiaire, mais ce dernier se trouve également privé d’assurances, d’aides au logement et au transport. Ce système prive ainsi de nombreux candidats de toute opportunité d’effectuer un stage au sein de cette organisation, pourtant très convoitée par les étudiants en cours de formation. Il semblerait que ces conditions puissent être assouplies si l’un des États membres présente une modification de la disposition réglementaire en question en Assemblée générale. Compte tenu de l’implication de la France dans le processus de reconnaissance et de valorisation des stages, il lui demande si le Gouvernement entend proposer cette modification réglementaire auprès des instances de l’ONU.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8011</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Porte-parole de l’Office des Nations unies à Genève a récemment déclaré que les Nations unies ne rémunéraient pas les stagiaires en vertu d’une résolution de l’assemblée générale qui interdirait toute rémunération. Le secrétariat général a précisé que les conditions de stage étaient définies par une instruction administrative (ST/AI/2014/1) du secrétaire général et que la responsabilité des Etats membres était engagée du fait que ceux-ci n’avaient pas prévu les ressources suffisantes dans le cadre des résolutions de l’assemblée générale adoptant le budget du Secrétariat. Sur le premier point, l’instruction administrative "programme de stage de l’organisation des Nations unies" (ST/AI/2014/1) précise en effet que les stagiaires n’ont pas le statut de fonctionnaire et qu’ils sont assimilés à du personnel fourni à titre gracieux (catégorie qui englobe les jeunes experts associés et les experts mis à disposition par les Etats membres). Cette instruction administrative relève des prérogatives du secrétariat général, et non des Etats membres. Sur le deuxième point, le budget des Nations unies est certes adopté par les Etats membres en assemblée générale, mais sur proposition du secrétariat général dans le cadre de ses projets de budget-programme. Or, le secrétariat général n’inclut pas de crédits destinés à la rémunération des stagiaires dans ces projets de budget programme. Tout Etat membre peut par ailleurs proposer en 5ème commission de l’assemblée générale un texte sur les conditions de service des stagiaires et initier ainsi la discussion. Cependant, la question ne peut être débattue que sous le point "gestion des ressources humaines" en 5ème commission ; or l’examen de ce point a été renvoyé en 1ère reprise de session, en mars 2016. Le débat entre les Etats nécessitera en outre un premier rapport du secrétariat général avec des données chiffrées, il est donc peu probable qu’une décision sur ce sujet soit prise au cours de la 70ème session de l’assemblée générale. L’ONU, ses fonds et programmes et la plupart de ses organisations spécialisées ne rémunèrent pas leurs stagiaires, sauf l’organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le programme alimentaire mondial (PAM) et l’organisation internationale du travail (OIT). Les rémunérations sont généralement de l’ordre de quelques centaines d’euros et servent à couvrir les besoins essentiels. La France estime que la situation des stagiaires à l’ONU justifie l’examen d’une possible révision du système actuel de manière à rendre les stages au sein du système des Nations unies plus équitables et accessibles à tous les étudiants et jeunes diplômés, sans distinction de ressources. Cette démarche ne doit cependant pas entrer en contradiction avec le nécessaire contrôle de l’évolution des budgets des organisations internationales, dont les coûts de personnel constituent le plus important vecteur d’accroissement des dépenses. Toute initiative sur le sujet doit donc être mesurée et concertée, en particulier avec nos partenaires européens, pour avoir une chance d’aboutir sans remettre en cause nos efforts en faveur d’une gestion rationnelle et rigoureuse de l’ONU.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>82229</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8012</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Élie Aboud</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé des affaires européennes</ministreQuestion><ministreJO>Affaires européennes</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[politique extérieure
	            (Hongrie — peine de mort — rétablissement — attitude de la France)
	            82229. — 23 juin 2015. — M. Élie Aboud alerte M. le secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé des affaires européennes sur les déclarations récentes de M. Orban, premier ministre hongrois. Celui-ci a émis le 19 mai, devant le Parlement européen, l’hypothèse du retour de la peine de mort en Hongrie. Il a déclaré que « les traités [européens] ne sont pas des commandements divins ». Alors que la réintroduction de la peine de mort serait contraire à l’obligation de la Hongrie vis-à-vis de ses partenaires européens, l’hypothèse est donc sérieuse. Le Conseil de l’Europe a évidemment condamné les propos de M. Orban. L’institution envisage même de suspendre le droit de vote des représentants hongrois. Ce sujet est particulièrement grave. C’est pourquoi il aimerait connaître son sentiment à ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8012</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le gouvernement français a pris connaissance avec préoccupation de la déclaration du premier ministre hongrois, M. Viktor Orban, à la fin du mois de mai dernier, qui évoquait la possibilité de relancer le débat sur la peine de mort dans son pays. La Hongrie a aboli la peine de mort en 1990 et sa réintroduction serait contraire aux engagements internationaux pris par Budapest, notamment dans le cadre de l’Union européenne (Charte des droits fondamentaux) et du Conseil de l’Europe (Convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme et des libertés fondamentales et son Protocole no 13). Grâce aux dispositifs mis en place par le traité de Lisbonne, si un Etat de l’Union faisait le choix de rétablir la peine de mort, il se trouverait en situation de violation de l’article 2 du Traité sur l’Union européenne (« l’Union est fondée sur les valeurs de respect de la dignité humaine, de liberté, de démocratie, d’égalité, de l’Etat de droit ainsi que de respect des droits de l’Homme, y compris des droits des personnes appartenant à des minorités ») et risquerait des sanctions aux termes de son article 7. Ces sanctions pourraient aller jusqu’à la suppression des droits de vote de l’Etat concerné au Conseil, réduisant de fait son autonomie de décision et sa capacité à peser sur la conduite des politiques communes dans de nombreux domaines cruciaux. Il convient d’ailleurs de noter que les vives réactions suscitées par les propos de M. Orban l’ont conduit à préciser qu’il n’avait pas l’intention de réintroduire la peine de mort en Hongrie.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>83053</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8013</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Lazaro</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé des affaires européennes</ministreQuestion><ministreJO>Affaires européennes</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[ministères et secrétariats d’État
	            (affaires étrangères — entretien — bilan)
	            83053. — 30 juin 2015. — M. Thierry Lazaro interroge M. le secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé des affaires européennes sur le bilan qu’il dresse de son entretien en juin 2015, ainsi que des perspectives qui peuvent en découler, avec M. Igor Luksic, vice-Premier ministre monténégrin et ministre des affaires étrangères et de l’intégration européenne.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8013</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé des affaires européennes porte un jugement très positif sur son entretien avec M. Igor Luksic, vice-Premier ministre monténégrin et ministre des affaires étrangères et de l’intégration européenne. Cet échange a notamment permis de faire le point sur l’évolution des négociations d’adhésion du Monténégro à l’Union européenne et sur les réformes dans de nombreux domaines en cours dans ce pays. Elle a aussi permis d’insister sur l’importance de renforcer la coopération régionale entre les pays des Balkans occidentaux, et de souligner l’évolution préoccupante de la crise politique à cette date en Ancienne République Yougoslave de Macédoine. Le Ministre monténégrin a également souligné la priorité que constituait l’adhésion à l’OTAN pour son pays.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>83054</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8013</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Lazaro</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé des affaires européennes</ministreQuestion><ministreJO>Affaires européennes</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[ministères et secrétariats d’État
	            (affaires étrangères — entretien — bilan)
	            83054. — 30 juin 2015. — M. Thierry Lazaro interroge M. le secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé des affaires européennes sur le bilan qu’il dresse de son entretien en juin 2015, ainsi que des perspectives qui peuvent en découler, avec M. Michael Link, directeur du bureau des institutions démocratiques et des droits de l’Homme de l’OSCE.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8013</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé des affaires européennes n’a pas pu s’entretenir avec M. Michael Link en juin 2015, ce dernier ayant été contraint d’annuler son déplacement en France.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>83055</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8013</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Lazaro</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé des affaires européennes</ministreQuestion><ministreJO>Affaires européennes</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[ministères et secrétariats d’État
	            (affaires étrangères — entretien — bilan)
	            83055. — 30 juin 2015. — M. Thierry Lazaro interroge M. le secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé des affaires européennes sur le bilan qu’il dresse de son entretien en juin 2015, ainsi que des perspectives qui peuvent en découler, avec M. Jean Asselborn, ministre luxembourgeois des affaires étrangères et européennes, de l’immigration et de l’asile.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8013</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé des affaires européennes tire un bilan positif de son entretien avec le Ministre des Affaires étrangères du Grand-Duché, le 6 juin 2015. A quelques jours du début de la présidence luxembourgeoise du Conseil de l’Union européenne, cet échange a permis de confirmer que les priorités poursuivies par le Luxembourg au cours du second semestre de l’année 2015 seraient très largement conformes aux attentes de la France, notamment concernant le soutien à la croissance, à la jeunesse et à l’emploi, le renforcement de la dimension sociale de l’Union européenne, avec l’objectif fixé par le Luxembourg d’un "triple A social" pour l’Union européenne, l’approfondissement du marché intérieur et la promotion d’un niveau d’ambition élevé en matière environnementale. A cet égard, cette réunion a permis de coordonner les efforts de la future présidence luxembourgeoise avec la France concernant la préparation de la COP 21 où l’Union européenne sera une des parties aux négociations.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>83056</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8013</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Lazaro</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé des affaires européennes</ministreQuestion><ministreJO>Affaires européennes</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[ministères et secrétariats d’État
	            (affaires étrangères — entretien — bilan)
	            83056. — 30 juin 2015. — M. Thierry Lazaro interroge M. le secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé des affaires européennes sur le bilan qu’il dresse de son entretien en mai 2015, ainsi que des perspectives qui peuvent en découler, avec Mme Elena Koupchina, vice-ministre biélorusse des affaires étrangères.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8013</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé des affaires européennes tire un bilan positif de son entretien avec Mme Elena Koupchina, vice-ministre biélorusse des affaires étrangères. Cet échange a notamment permis de confirmer la volonté des autorités biélorusses de s’appuyer sur le rôle de médiation joué dans le cadre de la crise ukrainienne pour renouer des relations plus étroites avec l’Union européenne. Le secrétaire d’Etat a ainsi pu rappeler à Mme Koupchina l’ampleur des évolutions qui seraient nécessaires, notamment dans la perspective des élections présidentielles de novembre 2015, pour que l’Union européenne puisse envisager de procéder à une levée des sanctions qui touchent actuellement la Biélorussie (libération des prisonniers politiques, respect des droits de l’opposition et des standards de l’OSCE dans la perspective des élections présidentielles, respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales). Le secrétaire d’Etat a demandé la libération des prisonniers politiques en Biélorussie, et en particulier de M. Nikolaï Statkevitch, laquelle est intervenue en août 2015.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>83057</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8014</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Lazaro</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé des affaires européennes</ministreQuestion><ministreJO>Affaires européennes</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[ministères et secrétariats d’État
	            (affaires étrangères — entretien — bilan)
	            83057. — 30 juin 2015. — M. Thierry Lazaro interroge M. le secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé des affaires européennes sur le bilan qu’il dresse de son entretien en mai 2015, ainsi que des perspectives qui peuvent en découler, avec M. Mart Laanemae, secrétaire d’État estonien aux affaires européennes.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8014</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé des affaires européennes dresse un bilan extrêmement positif de son entretien avec M. Mart Laanemae, secrétaire d’État estonien aux affaires européennes. Les principaux sujets de l’actualité européenne (situation en Grèce, lutte contre le terrorisme et lutte contre le changement climatique, dans la perspective de la conférence internationale Paris Climat 2015) ont été abordés à cette occasion. Cet échange a également permis de réaffirmer l’attachement partagé de la France et de l’Estonie à l’établissement de relations de coopération les plus étroites possibles avec le voisinage oriental de l’Union européenne, et d’évoquer les enjeux liés à la préparation du Sommet du Partenariat oriental de Riga (21-22 mai 2015).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>83058</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8014</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Lazaro</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé des affaires européennes</ministreQuestion><ministreJO>Affaires européennes</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[ministères et secrétariats d’État
	            (affaires étrangères — entretien — bilan)
	            83058. — 30 juin 2015. — M. Thierry Lazaro interroge M. le secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé des affaires européennes sur le bilan qu’il dresse de son entretien en mai 2015, ainsi que des perspectives qui peuvent en découler, avec Mme Corinne Cahen, ministre de l’intégration et de la famille du Grand-Duché du Luxembourg, ministre à la Grande Région.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8014</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé des affaires européennes tire un bilan positif de son entretien avec Mme Corinne Cahen, ministre de l’intégration et de la famille du Grand-Duché du Luxembourg, ministre à la Grande Région. Cet échange a permis de préparer la tenue de la quatrième réunion de la Commission intergouvernementale franco-luxembourgeoise pour le renforcement de la coopération transfrontalière qui s’est tenue le 26 mai 2015 à Paris. Le secrétaire d’Etat et Mme Cahen se sont notamment accordés, à cette occasion, sur la nécessité de mettre en avant, lors de la réunion de la Commission intergouvernementale, les projets concrets susceptibles de répondre en priorité aux préoccupations quotidiennes des populations frontalières, en accordant une place particulière aux projets d’infrastructures notamment de transport, aux échanges en matière de formation, de recherche, de soutien aux PME, ainsi qu’à leurs modalités de financement.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>83059</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8014</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Lazaro</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé des affaires européennes</ministreQuestion><ministreJO>Affaires européennes</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[ministères et secrétariats d’État
	            (affaires étrangères — entretien — bilan)
	            83059. — 30 juin 2015. — M. Thierry Lazaro interroge M. le secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé des affaires européennes sur le bilan qu’il dresse de son entretien en mai 2015, ainsi que des perspectives qui peuvent en découler, avec M. George Ciamba, secrétaire d’État roumain chargé des affaires européennes.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8014</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé des affaires européennes dresse un bilan positif de son entretien avec M. George Ciamba, secrétaire d’État roumain chargé des affaires européennes. Cet échange a notamment permis de souligner la convergence de vues entre la France et la Roumanie sur les principaux sujets de l’actualité européenne, au premier rangs desquels la question migratoire, la lutte contre le terrorisme, la préparation de la conférence Paris Climat 2015, le Sommet du Partenariat oriental de Riga (21-22 juin) ainsi que la situation dans les pays des Balkans occidentaux. Symbole de leur volonté commune de contribuer au renforcement des relations économiques bilatérales, le secrétaire d’Etat et M. Ciamba se sont également rendus à Guyancourt pour y visiter le Technocentre de Renault, le principal investisseur étranger en Roumanie.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>83060</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8015</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Lazaro</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé des affaires européennes</ministreQuestion><ministreJO>Affaires européennes</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[ministères et secrétariats d’État
	            (affaires étrangères — entretien — bilan)
	            83060. — 30 juin 2015. — M. Thierry Lazaro interroge M. le secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé des affaires européennes sur le bilan qu’il dresse de son entretien en mai 2015, ainsi que des perspectives qui peuvent en découler, avec Mme Maria Theofili, ambassadrice de Grèce.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8015</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé des affaires européennes dresse un bilan positif de son entretien avec Mme Maria Theofili, nouvelle ambassadrice de Grèce en France. Cet échange a notamment permis au secrétaire d’Etat de réaffirmer le soutien de la France à un maintien de la Grèce au sein de la zone euro, conformément à une double logique : solidarité envers la population grecque qui a été très durement touchée par la crise économique et dont les aspirations doivent pouvoir être entendues ; responsabilité des autorités grecques qui doivent respecter les engagements pris auprès de leurs partenaires européens et internationaux en mettant en œuvre les réformes indispensables pour permettre au pays d’assainir ses comptes publics et de retrouver son potentiel de croissance.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>84839</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8015</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jacques Cresta</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé des affaires européennes</ministreQuestion><ministreJO>Affaires européennes</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[énergie et carburants
	            (réglementation — minerais de sang — législation européenne — perspectives)
	            84839. — 14 juillet 2015. — M. Jacques Cresta attire l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé des affaires européennes sur les minerais de sang. Le 20 mai 2015, les eurodéputés ont voté un texte contraignant sur les « minerais de sang ». Le texte vise à bannir de l’espace européen les minerais issus de zones de conflits et à imposer aux entreprises de l’Union européenne (UE) qui achètent, traitent et utilisent ces métaux, un système contraignant de traçabilité. Ainsi 880 000 entreprises de l’UE seraient directement concernées par ce nouveau cadre contraignant. Le texte doit maintenant faire l’objet de négociations entre le Parlement européen, la Commission européenne et les États membres. Par conséquent, il souhaiterait connaître l’opinion du Gouvernement sur ce sujet et la position qu’il compte adopter pendant les négociations.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8015</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’approvisionnement responsable en minerais originaires de zones de conflit bénéficie depuis quelques années d’une attention considérable de la part de la communauté internationale. Plusieurs cadres normatifs ont ainsi été élaborés, notamment la « loi Dodd-Frank », adoptée par les Etats-Unis en 2010. Dans ce contexte, l’Union européenne s’est engagée dans l’élaboration d’une réglementation visant à s’assurer que les importations sur son territoire d’or, de tantale, de tungstène et d’étain ne participent pas au financement de conflits armés. Le texte qui fait l’objet de négociations entre le Parlement européen, la Commission européenne et les Etats membres suite au vote du Parlement européen en session plénière le 20 mai 2015, prévoit un mécanisme de certification qui couvrirait les importations d’or, de tantale, de tungstène et d’étain. Ses modalités concrètes restent à définir. Néanmoins, les institutions européennes s’accordent pleinement sur le fait qu’une vigilance accrue doive être exercée dans ce domaine, afin d’offrir au consommateur européen la garantie que les produits qu’il achète n’ont pas contribué au financement de conflits armés. La France, très engagée en matière de responsabilité sociale des entreprises, y compris sur le plan interne, soutient pleinement les objectifs de ce règlement et participe très activement à sa négociation. En effet, l’extraction de minerais dans certaines zones du monde, notamment sur le continent africain, constitue un enjeu majeur en termes de développement durable et de protection des droits de l’Homme. La France est donc attentive à la mise en place des mesures en matière de dialogue politique et de coopération à destination des pays producteurs associées à la mise en place du mécanisme de certification.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>86504</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8016</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gérald Darmanin</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé des affaires européennes</ministreQuestion><ministreJO>Affaires européennes</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[ministères et secrétariats d’État
	            (affaires européennes — déplacement — bilan)
	            86504. — 4 août 2015. — M. Gérald Darmanin interroge M. le secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé des affaires européennes sur son déplacement en Albanie le 15 juillet 2015. Il souhaiterait connaître les raisons de cette visite, la liste des personnes l’accompagnant ainsi que celle des personnes qu’il a rencontrées. Il voudrait également être informé des conclusions de ce déplacement.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8016</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé des affaires européennes s’est rendu en Albanie le 15 juillet 2015 afin d’y mener des consultations sur le processus d’intégration européenne de ce pays qui a obtenu le statut officiel de candidat à l’adhésion lors du Conseil européen de juin 2014. Le secrétaire d’Etat s’est entretenu, à cette occasion, avec M. Bujar Nishani, président de la République, M. Edi Rama, Premier ministre, M. Ditmir Bushati, ministre des affaires étrangères ainsi qu’avec M. Ilir Meta, président du parlement. Ces différents entretiens ont permis au secrétaire d’Etat de réaffirmer le soutien de la France à la perspective européenne de l’Albanie, tout en soulignant l’ampleur des efforts qu’il restait à accomplir pour que le pays puisse obtenir l’ouverture des négociations d’adhésion. La réforme de l’administration, la réforme de la justice, la lutte contre la corruption, la lutte contre la criminalité organisée et la coopération régionale ont ainsi été présentées comme les priorités sur lesquelles les autorités albanaises devaient intensifier leurs efforts. Il convient également de noter que le réengagement de la France dans la région des Balkans occidentaux, symbolisé par la participation du président de la République à la relance du processus de Brdo en juillet 2013, a été salué par l’ensemble des interlocuteurs rencontrés par le secrétaire d’Etat à l’occasion de son déplacement. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>86505</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8016</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gérald Darmanin</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé des affaires européennes</ministreQuestion><ministreJO>Affaires européennes</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[ministères et secrétariats d’État
	            (affaires européennes — déplacement — bilan)
	            86505. — 4 août 2015. — M. Gérald Darmanin interroge M. le secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé des affaires européennes sur le déplacement qu’il a effectué à Berlin, les 29 et 30 juillet 2015, à l’invitation de Monsieur Michael Roth, secrétaire d’État allemand chargé des affaires européennes. Il souhaiterait connaître l’objet de cette visite, la liste des personnes l’accompagnant ainsi que celle des personnes qu’il a rencontrées. Il voudrait également connaître les conclusions de ce déplacement.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8016</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé des affaires européennes, s’est rendu à Berlin, les 29 et 30 juillet 2015, à l’invitation de son homologue allemand, M. Michael Roth, pour une réunion trilatérale en présence du secrétaire d’Etat espagnol chargé des affaires européennes, M. Fernando Palacios Eguidazu. Les discussions entre les trois secrétaires d’Etat se sont concentrées sur les questions migratoires, la situation en Grèce, ainsi que l’avenir de l’union économique et monétaire. Cette réunion a été suivie d’un échange avec plusieurs membres du Bundestag invités par le ministère des Affaires étrangères d’Allemagne à cette occasion. A l’occasion de ce déplacement, le secrétaire d’Etat a également tenu des consultations sur les principaux sujets de l’actualité européenne avec M. Uwe Corsepius, nouveau conseiller de la chancelière Angela Merkel pour les affaires européennes, ainsi qu’avec M. Axel Schäfer, vice-président du groupe SPD au Bundestag en charge des questions européennes.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>51465</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8017</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Ménard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des affaires sociales et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Affaires sociales et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[assurance maladie maternité : prestations
	            (prise en charge — infirmité motrice cérébrale — myoténofasciotomie)
	            51465. — 11 mars 2014. — M. Michel Ménard* attire l’attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur la pratique de nouvelles thérapies développées pour les enfants souffrant d’infirmité motrice cérébrale (IMC), maladie permanente responsable de troubles affectant le mouvement ou la posture. La technique de la myoténofasciotomie, qui permet par voie chirurgicale de diminuer les obstacles à la mobilité issus de cette pathologie, n’est à ce jour pratiquée qu’en Espagne, et n’a pas fait l’objet d’une évaluation scientifique de son efficacité thérapeutique en France. L’absence de reconnaissance dont fait l’objet cette intervention, malgré les nombreux témoignages attestant de son utilité, rend le procédé coûteux pour les familles, contraintes d’en appeler aux dons à défaut de bénéficier de la couverture assurance maladie. Aussi, il lui demande si le Gouvernement a l’intention d’évaluer l’efficacité thérapeutique de la myoténofasciotomie, notamment par le biais d’une saisine de la Haute autorité de santé, afin qu’une réponse soit apportée aux familles affectées par ce handicap. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>60206</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8017</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Brigitte Bourguignon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des affaires sociales et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Affaires sociales et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[assurance maladie maternité : prestations
	            (prise en charge — infirmité motrice cérébrale — myoténofasciotomie)
	            60206. — 15 juillet 2014. — Mme Brigitte Bourguignon* attire l’attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur la nécessité, pour les personnes souffrant d’infirmité motrice cérébrale (IMC), maladie permanente responsable de troubles affectant le mouvement ou la posture, de recourir à la myoténofasciotomie, pour améliorer leur confort de vie, qui n’est pratiquée qu’en Espagne. Ce traitement chirurgical permet de diminuer les obstacles à la mobilité issus de cette pathologie. Cette opération, n’ayant fait l’objet d’aucune évaluation scientifique quant à son efficacité thérapeutique, en France, ne peut être prise en charge. Toutefois, au vu des nombreux témoignages attestant de l’utilité de cette intervention, très coûteuse, pour les patients atteints d’IMC, il semble nécessaire, que le Gouvernement français envisage de procéder à l’évaluation de cette nouvelle thérapie. Afin de permettre aux familles touchées par ce handicap de pouvoir bénéficier des soins indispensables sans avoir à recourir aux dons, elle souhaiterait donc que cette intervention soit reconnue par la Haute autorité de santé.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8017</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les pratiques de soins non conventionnelles en santé (PNCS) font l’objet d’une attention particulière. Depuis 2010, un programme pluriannuel d’évaluation des PNCS, financé par la direction générale de la santé du ministère chargé de la santé, a été confié à l’institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) ainsi qu’à des sociétés savantes, en vue de repérer les pratiques prometteuses et celles potentiellement dangereuses. Le cas échéant, un avis complémentaire de la Haute autorité de santé ou du Haut conseil de la santé publique est sollicité. En outre, le groupe d’appui technique (GAT) sur les pratiques non conventionnelles en santé, présidé par le directeur général de la santé et composé de représentants d’instances nationales concernées par ces pratiques, a pour missions d’exercer une fonction consultative d’aide à la conception, à la mise en œuvre et au suivi de la politique de lutte contre les PNCS ainsi qu’à la bonne information du public. Les PNCS ne peuvent être reconnues que lorsque le rapport bénéfice/risque de ces pratiques est démontré grâce à des études cliniques validées. Ce n’est donc que lorsque le bénéfice de la myoténofasciotomie sera scientifiquement démontré par ce type d’études que celle-ci pourra justifier d’une inscription dans notre système de santé. L’évaluation de la myoténofasciotomie est inscrit au programme d’évaluation du GAT.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>77172</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8017</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Gisèle Biémouret</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes</ministreQuestion><ministreJO>Affaires sociales, santé et droits des femmes</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[professions de santé
	            (sages-femmes — accouchements à domicile — assurances)
	            77172. — 31 mars 2015. — Mme Gisèle Biémouret* attire l’attention de Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes sur les difficultés que rencontrent les sages-femmes pratiquant les accouchements à domicile, en raison du coût de l’assurance auxquelles elles doivent souscrire. En effet, le Bureau central de tarification propose actuellement un tarif de 19 000 euros par an, ce qui, au regard du revenu moyen d’une sage-femme libérale de l’ordre de 25 000 euros, s’avère être prohibitif. Or il semblerait que l’ordre des sages-femmes, sur injonction du ministère, ait depuis l’été 2013 fait part à ses membres que les sages-femmes qui exerceraient sans assurance encourraient des sanctions telles que la radiation, assorties de sanctions pénales pouvant atteindre 45 000 euros d’amende. Il s’avère que cette décision a pour conséquence une interdiction de facto de la pratique de l’accouchement à domicile en France. Cette situation est difficile à comprendre lorsqu’une comparaison européenne des primes d’assurance des sages-femmes pratiquant des accouchements extra-hospitaliers nous apprendrait qu’elles varient de 300 à 1 500 euros. Dans ces conditions, elle souhaiterait connaître les dispositions que le Gouvernement entend prendre pour que des tarifs d’assurance en conformité avec les risques avérés, les revenus des sages-femmes, et ceux pratiqués dans les pays voisins, leur soient proposés. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>82371</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8017</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Martin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes</ministreQuestion><ministreJO>Affaires sociales, santé et droits des femmes</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[professions de santé
	            (sages-femmes — accouchements à domicile — assurances)
	            82371. — 23 juin 2015. — M. Philippe Martin* attire l’attention de Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes sur concernant la menace de disparition de l’accouchement à domicile du fait de l’obligation d’assurance demandée aux sages-femmes. Bien que les femmes désirant accoucher à domicile sont toujours très minoritaires, la naissance à la maison n’en est pas pour autant un phénomène marginal. Cette attitude qui envisage la venue d’un enfant de manière différente à la vision véhiculée par notre société est néanmoins menacée. Vu qu’il s’agit bien d’un droit légal en France, la responsabilité incombe aux sages-femmes de tout faire pour aider ces femmes désirant accoucher à domicile, les protéger et leur donner le maximum de garanties grâce à leurs compétences et aux progrès de la science médicale. Cependant, sur les 21 000 sages-femmes en exercice, seulement une soixantaine pratiquent l’accouchement à domicile et ce chiffre ne cesse de reculer. Afin de pouvoir pratiquer l’accouchement à domicile, il faut souscrire une assurance annuelle oscillant de 19 000 euros à 25 000 euros, somme qu’aucune sage-femme ne peut payer individuellement rendant dès lors leur exercice illégal. De ce fait, l’accouchement à domicile accompagné par les sages-femmes tend à disparaître alors même qu’on observe une légère augmentation de cette pratique dans certaines régions. Il lui demande les solutions qu’elle compte prendre afin de conforter et de soutenir les sages-femmes qui exercent leur métier avec passion et dévouement et dont la vulnérabilité atteint actuellement son paroxysme.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8017</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les professionnels de santé exerçant à titre libéral sont tenus de souscrire une assurance destinée à les garantir pour leur responsabilité civile ou administrative susceptible d’être engagée en raison de dommages subis par des tiers et résultant d’atteintes à la personne, survenant dans le cadre de l’ensemble de cette activité. Le niveau de la prime d’assurance est fixé par les assureurs ; il est croissant avec le risque et n’est pas corrélé au niveau de revenu du professionnel de santé. Si les charges liées à la signature d’une assurance responsabilité civile restent élevées dans le cas d’accouchement à domicile, il importe de préciser que la rémunération des sages-femmes libérales a été globalement valorisée à plusieurs reprises depuis 2012. Les modalités de rémunération des sages-femmes libérales sont fixées par une nomenclature générale des actes professionnels qui prévoit une cotation forfaitaire pour l’accouchement et le suivi post natal de la première semaine, incluant les cas d’accouchement à domicile. Par ailleurs, des solutions alternatives sont développées pour les femmes souhaitant une prise en charge moins médicalisée du suivi de leur grossesse et de leur accouchement. Ainsi, une prise en charge physiologique est rendue possible par l’accès de sages-femmes aux plateaux techniques hospitaliers et le développement de filières physiologiques au sein des maternités. L’expérimentation relative à la mise en place de maisons de naissance dans lesquelles les sages-femmes réalisent l’accouchement des femmes enceintes dont elles ont assuré le suivi de grossesse, sera mise en place d’ici la fin d’année et permettra de développer d’autres modes de prise en charge dans un cadre toujours sécurisé.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>83620</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8018</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Lazaro</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, agroalimentaire et forêt</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[ministères et secrétariats d’État
	            (structures administratives — instances consultatives — coût de fonctionnement)
	            83620. — 30 juin 2015. — M. Thierry Lazaro interroge M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement sur les missions, l’activité en 2014 et le coût de fonctionnement pour l’État du Conseil national d’orientation de la politique sanitaire animale et végétale.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8018</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le conseil national d’orientation de la politique sanitaire animale et végétale (CNOPSAV), créé par le décret no 2012-846 du 30 juin 2012, est consulté sur les orientations en matière de politique sanitaire animale et végétale. Il peut l’être aussi sur les projets de mesure réglementaire en matière de protection et de santé des animaux et des végétaux ou sur toute autre question relative à la santé et à la protection des animaux et des végétaux. Le CNOPSAV est constitué de deux sections spécialisées dans les domaines respectivement de la santé animale et de la santé végétale et d’une formation plénière comprenant des membres de ces deux sections. En fonction de la nature de la consultation, le président du conseil attribue les saisines ou questions qui lui sont adressées à la formation plénière ou à l’une des sections spécialisées. Il peut mettre en place des comités d’experts chargés de préparer les travaux des sections dans des domaines particuliers. La composition du CNOPSAV, tant en ce qui concerne sa formation plénière que sa section spécialisée en santé animale, est d’ores-et-déjà fixée par le décret no 2012-846 du 30 juin 2012. Le ministre chargé de l’agriculture a installé le premier CNOPSAV le mardi 11 décembre 2012. Ce conseil à visée stratégique se substitue désormais au comité consultatif de la santé et de la protection animales ainsi qu’au comité consultatif de la protection des végétaux. Il a vocation à se réunir environ quatre fois par an. Seuls les représentants des organisations professionnelles et le président du CNOPSAV – le ministre ou son représentant – ont voix délibératives. Le CNOPSAV n’est à ce jour pas doté d’un budget particulier. Au-delà du cas particulier faisant l’objet de la présente question, il convient de souligner que le Gouvernement souhaite réformer les pratiques de consultation préalable à la prise de décision et mettre un terme à l’inflation du nombre de commissions consultatives. Le comité interministériel de la modernisation de l’action publique du 18 décembre 2012 a ainsi fixé les orientations d’une nouvelle politique de la consultation. Conformément à ces orientations, chaque ministère dressera une cartographie faisant apparaître sa stratégie de consultation et examinera les possibilités de fusion ou de réorganisation des instances consultatives permettant d’en réduire le nombre et de renouveler les pratiques en privilégiant les modes de concertation ouverts ou informels. La présente réponse ne préjuge pas des décisions qui seront prises dans ce cadre.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>83624</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8019</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Lazaro</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, agroalimentaire et forêt</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[ministères et secrétariats d’État
	            (structures administratives — instances consultatives — coût de fonctionnement)
	            83624. — 30 juin 2015. — M. Thierry Lazaro interroge M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement sur les missions, l’activité en 2014 et le coût de fonctionnement pour l’État du Comité technique permanent de la sélection des plantes cultivées.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8019</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le comité permanent de la sélection des plantes cultivées (CTPS) est une commission administrative à caractère consultatif créée en application des articles D 661-1 à D 661-11 du code rural et de la pêche maritime (CRPM). Le CTPS assure des missions de conseil et d’appui technique auprès du ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt en matière de variétés végétales et de semences et plants. Renouvelé pour 5 ans en 2014, le CTPS réunit l’ensemble des parties prenantes des filières semences et plants (grandes cultures, matériels forestiers de reproduction, potagères, fruitiers, vigne, ornementales) ; administration, instituts de recherche, instituts techniques (dont l’institut technique pour l’agriculture biologique (ITAB) ), obtenteurs, agriculteurs (dont les multiplicateurs de semences), utilisateurs des produits de récolte, consommateurs et organisations non gouvernementales environnementales. Le CTPS comporte, outre sa configuration plénière, un comité scientifique et 14 sections, chacune traitant des sujets spécifiques qui se posent à un ensemble cohérent d’espèces végétales. En 2014, ont eu lieu 2 réunions du comité plénier, 2 réunions du comité scientifique et 26 des sections. Le secteur de la sélection variétale travaille sur un pas de temps long. Le CTPS permet des échanges constructifs entre toutes les parties prenantes, avec pour objectif de faire coïncider l’offre variétale avec la demande des agriculteurs et des consommateurs, en conformité avec les objectifs des politiques publiques (plan « semences et agriculture durable », plan Ecophyto, plan ambition bio, plan national pour l’alimentation (PNA), plan national d’adaptation pour le changement climatique (PNACC), projet agroécologique pour la France. Le CTPS a notamment pour objectif de : - proposer au ministre chargé de l’agriculture les évolutions des règles d’inscription des variétés au catalogue officiel des variétés et de contrôle des semences et des plants, - étudier les questions scientifiques posées par la sélection et la production des semences et leurs répercussions techniques ou économiques sur l’agriculture, - proposer au ministre chargé de l’agriculture, l’inscription, la radiation ou le maintien des variétés au catalogue officiel des variétés, sur la base des évaluations réalisées par le groupement d’intérêt public groupement d’étude et de contrôle des variétés et des semences (GEVES). Le CTPS ne dispose pas de ressources propres. Pour remplir ses missions, il s’appuie sur les expérimentations et analyses effectuées par le GEVES ou sous sa responsabilité, pour les études nécessaires à l’inscription au catalogue officiel des nouvelles variétés et sur les services officiels de contrôle et de certification des variétés, semences et plants et pour les études et analyses nécessaires à la certification. Dans le cadre des réunions organisées à Paris, les frais de déplacements et de restauration des membres sont pris en charge par les différents organismes auxquels ils appartiennent.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>84033</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8019</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Lefebvre</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de la ville, de la jeunesse et des sports, chargée de la politique de la ville</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, agroalimentaire et forêt</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[animaux
	            (chats — chats errants — stérilisation — perspectives)
	            84033. — 7 juillet 2015. — M. Frédéric Lefebvre attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de la ville, de la jeunesse et des sports, chargée de la politique de la ville sur le problème des chats errants dans nos villes et communes. Face au problème de la reproduction rapide des chats errants, lié aux abandons, certaines communes procèdent à l’envoi en fourrière des animaux signalés. Du fait de l’irréversibilité du caractère farouche de nombreux chats errants, ces captures donnent presque systématiquement lieu à des euthanasies dans les refuges. Or cette procédure est inefficace, car le terrain libéré est bientôt occupé par d’autres chats errants non stérilisés. En 2009, plus de treize mille chats furent euthanasiés en refuge, et ce nombre n’a fait que croître. La solution à ce problème pourrait se trouver dans une campagne de stérilisation en deux parties. En premier lieu, un plan de stérilisation des chats errants, et en second lieu une campagne d’information encourageant la stérilisation des chats domestiques. Il demande au Gouvernement si celui-ci entend donner suite à cette proposition. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8019</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans les départements indemnes de rage, l’article L. 211-27 du code rural et de la pêche maritime (CRPM) permet aux maires de faire procéder à la capture des chats non identifiés, sans propriétaire ou sans détenteur, vivants en groupe dans des lieux publics de la commune, afin de faire procéder à leur stérilisation et à leur identification, préalablement à leur relâché dans ces mêmes lieux. Afin de rappeler aux maires concernés par une absence de fourrière leurs obligations et surtout de leur apporter une aide méthodologique, une brochure leur est diffusée par les directions départementales en charge de la protection des populations. Ce guide invite les maires à recourir au dispositif de gestion des populations de chats libres autorisés par l’article L. 211-27 du CRPM. S’agissant de la sensibilisation des propriétaires ou futurs propriétaires d’animaux de compagnie, les vétérinaires mettent à leur disposition des brochures dans lesquelles sont décrits les avantages apportés par la stérilisation de leur animal. En outre, l’arrêté du 31 juillet 2012 relatif aux mentions essentielles d’information lors des cessions d’animaux de compagnie impose, dans son article 2, que figurent des conseils encourageant à la stérilisation des chiens et des chats sur le document d’information remis à chaque acheteur. Par ailleurs, le ministère de l’agriculture, de la l’agroalimentaire et de la forêt (MAAF) mène chaque année, dans le cadre de l’opération interministérielle vacances, des actions intitulées « opération protection animale vacances » (OPAV). En 2015, les services de contrôle du MAAF conduisent des actions de contrôle spécifiques dans les fourrières et refuges. Cette opération est également l’occasion d’évaluer les politiques du devenir des animaux dans les fourrières et refuges. Enfin, dans le cadre de l’application de la loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt, des travaux sont en cours afin d’assurer un meilleur encadrement du commerce de chiens et chats. Il s’agit d’assurer une plus grande maîtrise de la reproduction des animaux détenus par des particuliers ce qui aura également pour effet de participer à la lutte contre l’abandon.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>84111</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8020</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrick Lemasle</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, agroalimentaire et forêt</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[cours d’eau, étangs et lacs
	            (gestion — canal du Midi — classement — perspectives)
	            84111. — 7 juillet 2015. — M. Patrick Lemasle appelle l’attention de M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement sur le projet de classement au titre des sites des abords du canal du Midi, de son système alimentaire, du canal de jonction et du canal de la robine. L’UNESCO a inscrit le canal du Midi sur la liste du patrimoine mondial, le 7 décembre 1996, car « il associe à l’innovation technologique un grand souci esthétique sur le plan architectural et sur le plan des paysages créés, approche que l’on retrouve rarement ailleurs ». Pour préserver les paysages qui bordent le canal, c’est le « classement au titre des sites » qui est apparu, par l’État, comme l’outil le plus adapté afin de garantir l’attractivité des territoires traversés. Le 21 mai 2015, l’enquête publique a été clôturée et le dossier doit être transmis au Conseil d’État. Le monde agricole regrette de ne pas avoir été concerté dès la genèse de cette procédure en 2010. Aujourd’hui, il s’inquiète et craint que le zonage retenu soit un frein à la diversification et au développement agricole. La mise en place d’autorisations spécifiques est perçue comme une procédure complexe, longue et prescriptrice d’aménagements onéreux. Aussi, les représentants agricoles proposent de travailler sur une proposition de charte d’intégration paysagère du bâti agricole. Par conséquent, il lui demande qu’elle suite peut être donnée à cette demande, quels sont les engagements financiers et calendaires de l’État pour accompagner les exploitants agricoles.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8020</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le classement au titre des sites des abords du canal du Midi parait être un outil adapté pour préserver un paysage naturel en péril, avec une dégradation des terres agricoles depuis 20 ans non contenue par les seuls documents d’urbanisme. Le classement est une condition de maintien et de soutien de l’économie locale agricole reconnue pour son respect des paysages du canal. Il ne fait pas obstacle au maintien des activités agricoles, mais a seulement pour conséquence d’assurer une bonne insertion et de veiller à la compatibilité des activités avec le site en soumettant les constructions ou extensions des bâtiments agricoles à une autorisation spéciale ministérielle ou préfectorale. L’enquête publique relative au classement des abords du canal du Midi s’est déroulée du 7 avril au 21 mai 2015. Les avis exprimés ont été majoritairement pour la mise en place d’une protection des abords du canal du Midi qui n’irait pas jusqu’au classement. En particulier, les modalités de mise en œuvre du classement et ses incidences ont donné lieu à une inquiétude forte du monde agricole et à l’opposition récente de nombreux élus contre le projet. Le rapport de la commission d’enquête du 15 juillet 2015 conclut donc à un avis défavorable sur le projet actuel de classement et recommande de poursuivre l’élaboration du projet de protection des abords en association avec l’ensemble des acteurs concernés. Les services de l’État ont pris en considération les conclusions de la commission d’enquête qui l’incitent à poursuivre le dialogue autour des conditions les plus adaptées à cette protection, afin de construire des modalités de gestion et de mise en valeur partagées par tous les acteurs du territoire. Une mission de concertation sur le canal associant l’ensemble des acteurs locaux est confiée à M. Jean-Marc Sabathé, préfet de l’Aude, qui rendra ses conclusions d’ici le mois de janvier 2016. Le classement du site s’accompagnera d’une charte de gestion et de mise en valeur du canal du Midi afin de répondre à la demande forte de participation des élus et des acteurs du monde agricole. L’élaboration de la charte de gestion sera lancée en octobre 2015 avec, d’une part la mise en place d’un comité de pilotage inter-départemental à l’échelle du site qui réunira les partenaires, d’autre part des comités techniques qui réuniront les syndicats et instances consulaires (chambres d’agriculture, syndicats agricoles et viticoles), les services de l’État, et les conseils techniques en charge de l’agriculture. Le comité de pilotage devrait valider un premier projet de charte en décembre 2015. L’élaboration de cette charte associera donc l’ensemble des acteurs et notamment la profession agricole.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>84419</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8021</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Pierre Barbier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, agroalimentaire et forêt</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[politique économique
	            (entreprises — réformes — rythme)
	            84419. — 7 juillet 2015. — M. Jean-Pierre Barbier appelle l’attention de M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement sur la nécessité de donner de la lisibilité aux entreprises en stoppant les changements de règles intempestifs. Depuis 2010, les employeurs agricoles ont dû prendre en considération la double réforme des règles des exonérations pour l’emploi des salariés saisonniers - une première fois pour accroitre le niveau de prise en charge, une seconde fois pour le réduire -mais aussi la mise en place du CICE, la réforme des exonérations sur les bas niveaux de rémunération, la hausse des cotisations vieillesse, la réduction des cotisations d’allocations familiales pour ne parler que des mesures touchant directement au coût du travail. Il est impératif de fixer une ligne claire et de s’y tenir pour donner de la lisibilité aux entreprises, mais aussi de la confiance dans la continuité des politiques publiques. Le mouvement de scepticisme qui a accompagné la mise en place du CICE est, à ce titre, très significatif. Il lui demande de lui faire part de son avis sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8021</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Depuis 2013, la législation relative aux allègements de cotisations sociales a évolué pour les employeurs, y compris les employeurs agricoles, afin de diminuer leurs charges sociales. Le cadre est aujourd’hui stabilisé tant sur les exonérations de cotisations de sécurité sociale pour l’embauche de travailleurs occasionnels que sur le pacte de responsabilité et de solidarité mis en place par la loi de finances rectificative pour 2014 adoptée à l’été 2014. Une des mesures du pacte met en place une exonération complète au niveau du salaire minimum de croissance (SMIC) du reliquat des cotisations de sécurité sociale à la charge des employeurs de salariés, de façon à créer un niveau « zéro cotisations » favorable à l’emploi. Une autre mesure du pacte réside dans la modulation des cotisations d’allocations familiales dues au titre des travailleurs salariés, sous la forme d’un taux réduit de 3,45 % (contre 5,25 % précédemment) pour les salaires dont le montant annuel est inférieur à 1,6 fois le SMIC. A compter de 2016, ce taux réduit sera applicable pour les salaires inférieurs à 3,5 fois le SMIC. Ces mesures complètent le crédit d’impôt compétitivité et emploi qui permet aux entreprises éligibles de diminuer leurs charges sociales, sous la forme d’une réduction de l’impôt sur le revenu ou de l’impôt sur les sociétés. Ces dispositifs démontrent le réel engagement du Gouvernement sur une trajectoire de baisse des charges à destination des employeurs de main-d’œuvre agricole.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>85273</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8021</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Michel Clément</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, agroalimentaire et forêt</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[urbanisme
	            (autorisations d’urbanisme — terrains à vocation agricole — réglementation)
	            85273. — 14 juillet 2015. — M. Jean-Michel Clément attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement sur les conditions d’application du premier alinéa de l’article L. 143-1 du code rural et de la pêche maritime, dans sa rédaction issue de l’article 29 de la loi no 2014-1170 du 13 octobre 2014 d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt, relatif à la définition des terrains à vocation agricole au regard de leur classement urbanistique. Cet article L. 143-1 prévoit que « sont considérés comme à vocation agricole, pour l’application du présent article, les terrains situés dans une zone agricole ou une zone naturelle et forestière délimitée par un document d’urbanisme » et précise qu’« en l’absence d’un document d’urbanisme, sont également regardés comme terrains à vocation agricole les terrains situés dans les secteurs ou parties non encore urbanisés des communes, à l’exclusion des bois et forêts ». La question qui se pose est de savoir si ces dispositions sont susceptibles de s’appliquer en présence d’une carte communale, laquelle constitue un document d’urbanisme, strictement limité aux secteurs où les constructions sont autorisées et les secteurs où les constructions ne sont pas admises conformément à l’article L. 124-2 du code de l’urbanisme. Ce document d’urbanisme simplifié n’a donc pas vocation à délimiter spécifiquement des zones agricoles ou des zones naturelles et forestières. Actuellement, les cartes communales approuvées (5 919 cartes pour 2,35 millions d’habitants) ou en cours d’élaboration (1 778) sont encore nombreuses. Il apparaît indispensable de pouvoir permettre au titulaire du droit de préemption (Safer) d’intervenir en cas de cession de terrains à vocation agricole situés dans les secteurs où les constructions ne sont pas admises par une carte communale, si l’on veut que soient préservés les espaces naturels, agricoles et forestiers. Par conséquent, il lui demande de lui préciser l’interprétation qu’il convient de donner à l’article L. 143-1 précité et si, en présence d’une carte communale, sont considérés comme à vocation agricole, les terrains situés dans les secteurs où les constructions ne sont pas admises.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8021</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article L. 143-1 du code rural et de la pêche maritime (CRPM) issu de la loi no 2014-1170 du 13 octobre 2014 d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt sur le droit de préemption des sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural (SAFER) définit les terrains nus à vocation agricole. Il s’agit de terrains qui sont, soit dans une zone agricole protégée, soit dans un périmètre de protection et de mise en valeur d’espaces agricoles et naturels périurbains, soit encore de terrains situés dans une zone agricole ou une zone naturelle et forestière délimitée par un document d’urbanisme. A défaut de document d’urbanisme, les terrains situés dans les secteurs ou parties non encore urbanisés des communes, à l’exclusion des bois et forêts doivent être regardés comme à vocation agricole. La carte communale est un document d’urbanisme simplifié qui comporte un zonage et un règlement. Elle fixe les secteurs ou les constructions sont autorisées et les secteurs où les constructions ne sont pas admises, intitulées zones naturelles. Elles sont indifférenciées entre les usages naturel, agricole et forestier. Dans ces dernières, seules certaines constructions nécessaires aux exploitations agricoles, aux équipements publics ou pour l’extension de constructions existantes, sont admises. En présence d’une carte communale, chaque SAFER est donc en mesure d’exercer son droit de préemption dans les zones naturelles, dans les conditions fixées par le décret lui octroyant ce droit et suivant les modalités décrites dans le CRPM, en particulier les priorités et les exclusions précisées aux articles L. 143-2, L. 143-4 et L. 143-6.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>85642</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8022</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Kléber Mesquida</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, agroalimentaire et forêt</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[agriculture
	            (exploitants — installations — simplification)
	            85642. — 28 juillet 2015. — M. Kléber Mesquida appelle l’attention de M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement sur la simplification des démarches pour l’installation des futurs exploitants. Dans le cadre du projet agricole départemental « Hérault 2020 » (PADH 2020), la chambre d’agriculture de l’Hérault s’est fixée comme objectif de conserver 6 000 exploitations professionnelles sur le département. Pour répondre à cet objectif, la transmission et l’installation de futurs professionnels exigent des facilités. Des travaux menés par la chambre d’agriculture au niveau régional ont mis en place un nouveau dispositif à l’installation visant à permettre de nouvelles installations aidées et sécurisées sur le territoire. Le retour de ces dispositions d’accompagnement, au bout de six mois, fait craindre un recul des installations aidées. Il s’avère que la complexité de la procédure et la lourdeur administrative constituent un réel obstacle au parcours d’installation des jeunes (justification du critère de modulation hors cadre familial par production de copie intégrale des actes de naissance de moins de 3 mois du repreneur, de ses deux parents, du cédant et/ou des associés (et de leurs deux parents) et idem pour les conjoints du repreneur et du cédant et /ou des associés). Le deuxième motif du non engagement ou désengagement du parcours à l’installation des jeunes résiderait dans le manque de lisibilité sur les règles auxquelles ils sont soumis. Des règles qui peuvent générer des sanctions en cas de non-respect, dont le contenu n’est toujours pas connu. Le manque de clarification ne facilite pas la mission de service public de la chambre d’agriculture qui pré-instruit les dossiers d’installation et informe le public des aides correspondantes. Aussi, il lui demande si le Gouvernement envisage de prendre des mesures de nature à faciliter les démarches pour les futurs exploitants.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8022</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le soutien à l’installation de jeunes agriculteurs permet d’assurer le renouvellement des générations, enjeu majeur pour le maintien d’une agriculture performante et durable, créatrice d’emplois et de valeur ajoutée dans les territoires. Il est une priorité essentielle de la politique agricole nationale mise en œuvre par le Gouvernement. Ainsi, sur l’initiative du ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, des « assises de l’installation » débutées en novembre 2012 ont abouti à la création d’un comité national de l’installation et de la transmission. Celui-ci est un espace de concertation avec l’ensemble des partenaires concernés chargés de la définition, du suivi et de l’évaluation des orientations nationales de la politique de l’installation-transmission et de leur déclinaison au niveau régional. Dans ce cadre de réflexion, plusieurs constats sur la politique d’installation menée ont été formulés que le MAAF a pris en compte pour élaborer une politique rénovée et renforcée. La procédure d’installation a été simplifiée. Ainsi, un nouveau modèle de plan d’entreprise plus synthétique a été élaboré de façon concertée. Son contenu est centré sur les informations clés liées à la réalisation du projet. Il est opérationnel depuis début 2015. Ce processus d’accompagnement a été amélioré. Depuis début 2015, l’accueil de proximité de toutes celles et ceux qui souhaitent s’installer est assuré par une « porte d’entrée unique », le point accueil installation. La professionnalisation est assurée par le centre d’élaboration du plan de professionnalisation personnalisé qui contribue à la structuration du projet de professionnalisation du candidat et par les organismes de formation habilités pour dispenser le stage collectif de 21 heures. Les critères d’attribution des aides ont également été ouverts afin de permettre une meilleure prise en compte de la diversité des projets et des profils des candidats ainsi que la dimension territoriale de ces derniers. Dans ce même objectif de diversification des profils des candidats à l’installation, un dispositif d’installation progressive a été instauré par la loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt du 13 octobre 2014 visant à permettre à un agriculteur, qui ne réunit pas toutes les conditions d’installation exigées en principe, de développer son projet sur une période maximale de cinq ans dans le but de répondre au statut d’agriculteur à titre principal au terme de cette période. L’ensemble des outils et documents permettant d’instruire et de payer les aides à l’installation ont été mis à disposition des agriculteurs et des services chargés de l’examen de leurs demandes. Parmi ces documents figure le formulaire de demande d’aides, disponible dès le début du mois de janvier. Ce document rappelle l’ensemble des engagements que souscrit le bénéficiaire ainsi que la possibilité d’exiger le remboursement total ou partiel des sommes perçues en cas d’irrégularités ou de non-respect des engagements.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>86681</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8023</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Morel-A-L’Huissier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, agroalimentaire et forêt</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[agriculture
	            (terres agricoles — statistiques)
	            86681. — 11 août 2015. — M. Pierre Morel-A-L’Huissier attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement sur les terres agricoles utilisées dans notre pays. Il lui demande de bien vouloir lui indiquer l’évolution, d’une part du nombre de terres agricoles utilisées en faire valoir direct, dont l’exploitant est propriétaire, et d’autre part celles utilisées en location, dans notre pays et dans le département de la Lozère depuis 10 ans.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8023</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les statistiques disponibles permettant de mesurer l’évolution du faire valoir direct et indirect en Lozère et sur la France proviennent des recensements agricoles de 1988 et 2010. Elles sont récapitulées dans les deux tableaux ci-après (source : Agreste). En 2010, le recensement agricole a mis en évidence qu’environ les trois quarts des terres agricoles mises en valeur en France relevaient du fermage. Toutefois, dans les tableaux présentés, pour permettre au plan méthodologique la comparaison entre les deux périodes, le faire valoir direct (FVD) regroupe les terres en propriété de l’exploitant et les terres prises en location auprès de ses associés. Le faire valoir indirect (FVI) s’entend uniquement ici au sens des terres prises en location auprès de tiers. Quant aux autres modes de faire valoir (AMF), il s’agit notamment du métayage ou de conventions.<div align="center"><center><table border="1"><tr><th><br>1988</br></th><th><br>FVD</br></th><th><br>FVI</br></th><th><br>AMF</br></th><th><br>Total</br></th></tr><tr><td align="left"><br>Lozère</br></td><td align="center"><br>137 583</br></td><td align="center"><br>118 154</br></td><td align="center"><br>1 314</br></td><td align="center"><br>257 051</br></td></tr><tr><td align="left"><br>Total</br></td><td align="center"><br>12 866 128</br></td><td align="center"><br>15 304 740</br></td><td align="center"><br>424 930</br></td><td align="center"><br>28 595 799</br></td></tr></table></center></div><div align="center"><center><table border="1"><tr><th><br>2010</br></th><th><br>FVD</br></th><th><br>FVI</br></th><th><br>AMF</br></th><th><br>Total</br></th></tr><tr><td align="left"><br>Lozère</br></td><td align="center"><br>113 246</br></td><td align="center"><br>126 916</br></td><td align="center"><br>1 550</br></td><td align="center"><br>241 712</br></td></tr><tr><td align="left"><br>Total</br></td><td align="center"><br>10 317 371</br></td><td align="center"><br>16 442 897</br></td><td align="center"><br>222 984</br></td><td align="center"><br>26 963 252</br></td></tr></table></center></div> Ces données sont exprimées en hectares France métropolitaine.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>86793</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8023</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Tardy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, agroalimentaire et forêt</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[élevage
	            (viandes — filières bovine et porcine — perspectives)
	            86793. — 11 août 2015. — M. Lionel Tardy interroge M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement sur le rapport d’étape du médiateur des relations commerciales agricoles sur les filières bovines et porcines du 22 juillet 2015. En guise d’observation liminaire, le médiateur note que les statistiques officielles sont peu nombreuses et ne permettent pas de connaître l’évolution des coûts d’achat des produits carnés par les distributeurs, ni de donner des indications précises sur les coûts de production des bêtes abattues. Il souhaite savoir comment il compte combler ces lacunes statistiques.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8023</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les relations commerciales au sein de la filière alimentaire sont marquées par des tensions récurrentes entre les acteurs. La forte volatilité des prix des matières premières agricoles, associée à une faible croissance, met en danger l’équilibre économique des filières et diminue leur capacité à investir dans l’outil de production. Ces éléments jouent également un rôle négatif sur l’emploi pour l’ensemble des maillons de la filière alimentaire. Ainsi, l’amélioration des relations entre tous les acteurs de la filière est un enjeu stratégique pour l’avenir sur lequel le Gouvernement est pleinement mobilisé. Le suivi des évolutions de prix et des comportements des différents acteurs est continu, suite notamment à l’engagement de la grande distribution d’appliquer une hausse des prix pour certains produits, à celui des industriels de répercuter ces hausses aux prix payés aux éleveurs, et à la mobilisation de tous les acteurs de la restauration commerciale hors domicile qui se poursuit. Le ministre en charge de l’agriculture a ainsi demandé au médiateur des relations commerciales agricoles de suivre l’évolution des prix et de lui rendre compte des difficultés constatées. Dans son rapport d’étape, remis le 22 juillet 2015, le médiateur constate que les engagements pris dans la filière porcine ont été tenus sous l’effet notable du comportement des filiales des groupes de distribution indépendants. Il précise qu’il faudra veiller à ce que la hausse des prix des distributeurs ne conduise pas leurs fournisseurs à substituer des viandes étrangères au porc français ou à diminuer leurs prix d’achat aux éleveurs. En viande bovine, la cotation moyenne a augmenté de 10 centimes d’euro par kilogramme, alors que les engagements prévoyaient 20. Il est nécessaire que les débouchés autres que la grande distribution, notamment à l’export, permettent d’accompagner la dynamique enclenchée par celle-ci. L’observatoire de la formation des prix et des marges des produits alimentaires (OFPM) a été créé pour permettre aux pouvoirs publics et aux acteurs de la filière d’avoir accès à une information documentée, objective et partagée sur l’évolution des prix et des marges dans les filières agroalimentaires, de la production agricole jusqu’au commerce de détail. Ses travaux, associant les différents acteurs des filières, permettent un dialogue régulier et constructif entre les différents maillons de la chaîne alimentaire. Le rapport remis en 2015 par l’observatoire au Parlement met en lumière le fait que, après une année 2013 marquée par la poursuite de la hausse globale des prix agricoles, l’année 2014 se caractérise par une baisse relative des prix. Elle est plus marquée pour les produits agricoles (-5 %) que pour les produits alimentaires sortie industrie (-1,6 %) et à la consommation (-0,7 %). Ceci s’explique en partie par le fait que la création de valeur ajoutée fait diminuer la part de la matière première dans la valeur du produit, d’où une transmission amortie vers l’aval des variations de prix. Dans le cadre du contrat de la filière alimentaire, les professionnels ont été interrogés afin d’identifier les produits alimentaires pour lesquels la couverture statistique est jugée non satisfaisante. Il s’agit, pour assurer des relations commerciales plus fluides et transparentes, de mettre à disposition des professionnels des indices ou des cotations auxquels ils peuvent se référer librement et qui ne souffrent d’aucune contestation. Ainsi, l’OFPM s’est vu confier la réalisation d’un bilan de l’existant relatif à la couverture statistique d’indices ou de cotations, bilan mis à disposition sur son site internet. Sur cette base, l’OFPM a listé les manques exprimés par les professionnels. Deux demandes ont été exprimées dans la filière blé, elles sont en cours d’expertise par les services statistiques, et deux manques ont également été identifiés dans la filière viande, dont l’un, l’indice sur l’évolution du prix des charges de l’abattage-découpe, est en cours d’élaboration.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>86794</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8024</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Tardy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, agroalimentaire et forêt</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[élevage
	            (viandes — filières bovine et porcine — perspectives)
	            86794. — 11 août 2015. — M. Lionel Tardy interroge M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement sur le rapport d’étape du médiateur des relations commerciales agricoles sur les filières bovines et porcines du 22 juillet 2015. Le médiateur évoque le cas complexe des achats de « catégoriels » (bacs de pièces provenant de plusieurs bovins). Ces achats sont effectués après appels d’offres, au cours desquels les abatteurs-découpeurs remportant les marchés passés par la distribution sont ceux qui ont tendance à casser les prix, en s’approvisionnant auprès d’éleveurs « contraints de brader leurs bêtes ». Tout effort de revalorisation des prix d’achat aux éleveurs dans ce cadre est donc annihilé. Il souhaite connaître sa position à ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8024</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans la filière de la viande bovine, les opérateurs de l’abattage se sont engagés à relever les prix d’achat des bovins et les distributeurs à suivre la hausse dans le cadre de leurs achats de viande. Le médiateur des relations commerciales agricoles a été missionné pour faire un bilan de l’application des engagements. Il ressort de son rapport d’étape du 22 juillet que, s’agissant de l’abattage, tous les opérateurs ont participé à la hausse dans des proportions variables selon les régions et les catégories d’animaux. Ainsi, à la mi-août, le prix moyen des bovins à l’entrée de l’abattoir avait progressé de façon significative avec +15 centimes/kg. Cette amélioration s’est toutefois ralentie depuis le début du mois de septembre. S’agissant des grandes enseignes de la distribution, le médiateur a pu établir que les achats sous contrat et ceux de demi-carcasses et de quartiers ont été revalorisés en lien avec les évolutions intervenues sur la cotation entrée abattoir, éventuellement avec un décalage dans le temps. En revanche, le médiateur pointe les achats de « catégoriels » (muscles provenant de plusieurs bovins) pour lesquels la grande distribution procède par appels d’offre. Selon le médiateur, la concurrence s’est accrue sur ce segment avec des abatteurs qui ont « cassé » les prix pour remporter les marchés, profitant d’éleveurs en difficulté acculés à « brader leurs bêtes ». Le médiateur est habilité à intervenir auprès d’opérateurs qui ne jouent pas le jeu. S’agissant d’engagements de revalorisation des prix à titre individuel et volontaire, le médiateur intervient par le dialogue, tentant de faire prévaloir une logique filière, avec une juste répercussion de la valeur jusqu’au producteur. Au-delà, les mesures du plan de soutien à l’élevage français annoncé le 22 juillet et renforcé le 3 septembre sont de nature à conforter une dynamique positive des prix. A court terme, l’État va prendre en charge une partie des intérêts d’emprunt et des coûts de restructuration des dettes des éleveurs. A moyen terme, il s’agit de conforter toutes les composantes de la demande de façon à rendre pérenne la dynamique de prix enclenchée en juin. Concernant l’export, le plan de soutien prévoit la mobilisation des pouvoirs publics pour permettre l’accès aux marchés porteurs d’Asie et une enveloppe de 10 millions d’euros pour la promotion à l’export. Par ailleurs, le rassemblement des opérateurs français en une structure « viande export » se poursuit. Sur le marché intérieur, l’État s’est engagé à augmenter la part des produits locaux dans les cantines gérées par l’État, dans le strict respect des règles de marché public. Le Gouvernement mobilise en parallèle les collectivités sur cet enjeu. De plus, les services de l’État renforcent les contrôles sur l’étiquetage de l’origine de la viande. Enfin, le plan de soutien à l’élevage réaffirme la nécessité de développer davantage de liens contractuels tout au long de la filière. Un travail de fond sur le sujet, sur la base de rapports d’inspection, est en cours.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>86795</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8025</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Tardy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, agroalimentaire et forêt</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[élevage
	            (viandes — filières bovine et porcine — perspectives)
	            86795. — 11 août 2015. — M. Lionel Tardy interroge M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement sur le rapport d’étape du médiateur des relations commerciales agricoles sur les filières bovines et porcines du 22 juillet 2015. Le médiateur note que l’attention est focalisée sur la grande distribution, seule à pouvoir garantir une hausse de prix. Pourtant, elle ne représentante que la moitié de la valorisation des bovins abattus. Les autres utilisateurs sont : la restauration hors domicile (20 % des volumes, mais avec des acteurs très éparpillés et donc difficiles à atteindre), les grossistes (5 %), les industriels (5 %) et les exportations (20 %). Sur ces derniers 20 % notamment, outre les prix qui pourraient être tirés à la hausse par les distributeurs, le médiateur suggère de valoriser davantage la viande française, par une mise en avant de l’origine ou par une redynamisation par la promotion à l’exportation. Il souhaite connaître sa position à ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8025</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Chaque année, environ 20 % de la viande bovine française est exportée, essentiellement vers l’Italie, la Grèce et l’Allemagne. Les perspectives relatives à la consommation de viande bovine sur ces marchés sont à la baisse pour des raisons tant économiques (diminution du pouvoir d’achat en Europe du Sud) que sociétales (évolutions alimentaires, préoccupations environnementales). Le Gouvernement encourage les acteurs de la filière bovine à conquérir de nouveaux marchés d’export dans les pays tiers. À ce titre, il est mobilisé pour soutenir les démarches des professionnels dans tous les pays identifiés comme marchés prioritaires. Des initiatives sont prises en direction des grands pays émergents, en particulier en Asie, pour promouvoir nos produits. Les négociations sanitaires sont renforcées. A titre d’exemple, 22 établissements d’abattage et transformation de viande bovine viennent d’obtenir l’autorisation d’exporter de la part des autorités vietnamiennes. La mobilisation des autorités françaises portent aussi sur la levée des embargos pour cause d’encéphalopathie spongiforme bovine qui perdurent dans certains pays, en dépit du statut de pays à risque négligeable de la France. La constitution d’une plate-forme export rassemblant toutes les entreprises d’abattage qui le souhaitent se poursuit. Cette structure, « France viande export », a pour objet de permettre la construction de partenariats économiques durables avec les pays importateurs en procédant à la collecte ou au recueil d’informations commerciales sur les marchés des pays tiers et en mettant ces informations à disposition des associés afin qu’ils répondent de manière individuelle ou collective aux offres commerciales, notamment lorsqu’elles portent sur des volumes importants. Cette structure a également pour objet de promouvoir l’image de la viande française dans les pays tiers et d’assurer sa visibilité à travers l’utilisation d’un identifiant (logo) « viande de France ». Enfin, dans le cadre du plan de soutien à l’élevage français du 22 juillet 2015, le Gouvernement a mis à disposition des interprofessions de la viande bovine, de la viande porcine et du lait 10 millions d’euros pour financer des mesures de promotion, sur le marché intérieur comme sur les marchés extérieurs.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>87086</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8025</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Morel-A-L’Huissier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, agroalimentaire et forêt</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[Parlement
	            (contrôle — décrets — bilan)
	            87086. — 11 août 2015. — M. Pierre Morel-A-L’Huissier attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le décret no 2015-36 du 19 janvier 2015 JORF no 0016 du 20 janvier 2015 relatif au recrutement et à la formation initiale des personnels enseignants et d’éducation relevant du ministre chargé de l’agriculture. Il lui demande de lui dresser le bilan. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8025</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article L. 812-11 du code rural et de la pêche maritime, créé par la loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt, précise le cadre de la formation des enseignants de l’enseignement technique agricole : « article. L. 812-11. – l’établissement de l’enseignement supérieur agricole public chargé de la formation des personnels enseignants et d’éducation de l’enseignement agricole peut être accrédité par arrêté conjoint des ministres chargés de l’agriculture et de l’enseignement supérieur. Cette accréditation emporte l’habilitation de l’établissement pour délivrer le diplôme national de master dans les domaines des métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation. » L’arrêté du 19 décembre 2014 fixe les modalités d’accréditation de l’établissement de l’enseignement supérieur agricole public chargé de la formation des personnels enseignants et de l’éducation de l’enseignement agricole à délivrer des masters « métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation ». Par arrêté du 24 juillet 2015, l’école nationale de formation agronomique (ENFA) de Toulouse a été accréditée à délivrer les masters « métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation » (MEEF), pour 2015-2016 par les ministères chargés de l’agriculture et de l’enseignement supérieur, pour les mentions « second degré » et « encadrement éducatif ».  Cette étape concernant l’ENFA vient compléter la réforme du recrutement et de la formation initiale des personnels enseignants et d’éducation relevant du ministère chargé de l’agriculture, qui a été fixée par le décret no 2015-36 du 19 janvier 2015. Dans le cadre de ces nouvelles dispositions juridiques, les concours de recrutement d’enseignants (concours externes) 2015 ont été organisés. Pour cette année universitaire 2015-2016, 68 lauréats sont en formation de master 2 MEEF (70 postes étaient offerts). La réforme entreprise par l’éducation nationale pour la refondation de l’école de la République est donc effective au ministère en charge de l’agriculture dès cette année 2015. De plus, pour améliorer le fonctionnement du dispositif, les coopérations sont ou pourront être mises en œuvre par l’ENFA : - avec au moins une des écoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPE) mentionnées à l’article L. 721-1 du code de l’éducation ; - avec les établissements d’enseignement supérieur agricole publics, pour les matières spécifiques à l’enseignement technique agricole (agronomie, zootechnie, agroéquipements, horticulture…) à travers le réseau prévu à cet effet au sein de l’institut agronomique vétérinaire et forestier de France. La formation des lauréats des concours internes et de déprécarisation des enseignants et des conseillers principaux d’éducation de l’enseignement agricole public est également assurée par l’ENFA, selon des modalités inchangées. Ces étudiants stagiaires passent de 6 à 8 semaines à l’ENFA et le reste en responsabilité dans un établissement technique agricole. Un conseiller pédagogique les guide pendant cette phase pour leur permettre de mieux appréhender les réalités du métier d’enseignant ou de conseiller principal d’éducation. Créée en 1963, installée sur un campus de 14 hectares (site d’Auzeville) depuis 1968, l’ENFA combine de manière originale des compétences dans les domaines des sciences humaines et sociales, des sciences de l’éducation et des agrobiosciences. Elle dispose des moyens et des infrastructures nécessaires à l’accueil des étudiants et des chercheurs. L’ENFA participe également à de nombreux projets à l’international, en formation ou en recherche, grâce à un réseau de partenaires constitué depuis de nombreuses années.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>87611</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8026</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yves Daniel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, agroalimentaire et forêt</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[agriculture
	            (exploitants — régime fiscal — revendications)
	            87611. — 1 septembre 2015. — M. Yves Daniel appelle l’attention de M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement sur la modification du forfait dans le cadre de la réforme en cours de la fiscalité agricole. Parmi toutes les spécificités de la fiscalité agricole, le régime du forfait collectif - qui concerne environ 200 000 agriculteurs - apparaît comme la moins justifiable, entre autres à cause de frais de collecte élevés et d’un faible rendement en impôt. Aussi, en septembre 2014, suite aux assises de la fiscalité, le ministère avait annoncé la mise en place d’un nouveau forfait agricole plus simple, plus juste et plus lisible pour les agriculteurs, censé monter en charge sur 4 ans et remplacer progressivement les 8 000 forfaits publiés tous les ans. Le rapport d’information no 2722 consacré à la fiscalité agricole et publié en avril 2015 rappelle le consensus qui existe dans la profession pour remplacer le forfait par un régime micro-BA, à l’instar de celui qui existe pour les BIC et les BNC. De plus, le seuil d’application du régime réel serait rehaussé de 76 300 euros - seuil qui n’a pas été réévalué depuis 1972- à 82 200 euros comme pour le régime micro-BIC afférent aux ventes. Enfin, il préconise de retenir un taux d’abattement sur le chiffre d’affaires de 87 %, ce qui présenterait l’avantage de limiter le nombre d’agriculteurs pénalisés par la réforme. Il souhaiterait, d’une part, savoir si le ministère valide ces différentes options et, d’autre part, connaître le calendrier précis de cette réforme, très attendue par une partie de la profession.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8026</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Plusieurs raisons conduisent à envisager une évolution du forfait collectif. Ce régime, mis en place en 1949, est le seul régime d’imposition existant sous cette forme dans la sphère professionnelle. En matière de bénéfices industriels et commerciaux et de bénéfices non commerciaux, les régimes forfaitaires ont tous été remplacés depuis plusieurs années par des régimes micro (régime d’imposition basé sur le chiffre d’affaires après abattement forfaitaire). Le forfait collectif agricole est un mode d’imposition qui ne tient pas compte des caractéristiques propres de chaque entreprise, les éléments d’imposition étant basés sur des critères physiques (surface, catégorie d’exploitation, zone géographique). Ils résultent in fine d’une confrontation entre l’administration fiscale et la profession au sein de commissions départementales. C’est pourquoi il est prévu de le remplacer par un régime d’imposition « micro-BA », consistant à retenir, pour déterminer le résultat imposable, un abattement forfaitaire de 87 % pour tenir compte des charges. Le taux d’abattement retenu est plus important que ceux appliqués aux autres régimes micro pour tenir compte des spécificités du secteur agricole. Des mécanismes de lissage sont également prévus afin de permettre une montée en puissance progressive du dispositif. Par ailleurs, sur le plan social, il est prévu une mesure transitoire visant à un accompagnement financier des chefs d’exploitation ou d’entreprise agricole qui constateront une augmentation du montant de leurs cotisations sociales, par des prises en charges de cotisations sociales à la hauteur des économies générées par la réforme. Le nouveau dispositif pourra ainsi être mené de façon progressive sans déstabiliser les petites exploitations concernées. Ce nouveau régime d’imposition, issu des travaux menés dans le cadre des assises de la fiscalité en 2014, sera tout aussi simple pour les agriculteurs et globalement neutre financièrement afin de préserver les petites exploitations. Le projet de réforme est actuellement en cours de concertation locale avec les viticulteurs. Il sera porté le cas échéant, dans le cadre du projet de loi de finances rectificative pour 2015 en fin d’année.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>87802</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8027</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sabine Buis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, agroalimentaire et forêt</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[animaux
	            (animaux de compagnie — commercialisation — réglementation)
	            87802. — 8 septembre 2015. — Mme Sabine Buis alerte M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement sur les règles applicables au commerce des animaux de compagnie, notamment sur le seuil de déclaration de l’activité d’élevage de chiens et de chats. La moralisation de l’élevage des animaux de compagnie est un sujet qui mérite une attention particulière tant les abus sont nombreux et connus. Seulement, à cette fin, le Gouvernement propose d’étendre l’obligation de disposer d’un numéro de Siret dès la première portée. Cette taxation supplémentaire susceptible de toucher 50 % des foyers risque fort en réalité de développer et d’encourager l’économie souterraine. Au contraire de l’objectif annoncé, elle souhaite attirer l’attention sur la conséquence probable qui verra le commerce et les importations frauduleuses se développer. En outre, cette décision ébranlerait également le dispositif de sélection alors que ce dernier permet aux 6 000 producteurs occasionnels, sélectionneurs pour la plupart de races vulnérables à faible effectif, de continuer leur activité et de préserver la diversité de l’extraordinaire patrimoine génétique français fort de 54 races nationales reconnues parmi les 300 races labélisées par la Fédération cynologique internationale. Afin d’éviter ce type de désagréments, elle souhaiterait connaître l’avis du Gouvernement sur la mise en place de dispositif spécifique prenant en compte les particularités des sélectionneurs ayant une activité de vente occasionnelle.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8027</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt, publiée au Journal officiel le 14 octobre 2014, prévoit de renforcer, par voie d’ordonnance, les règles applicables au commerce lié aux animaux de compagnie. La future ordonnance doit permettre de rendre obligatoire la déclaration, en tant qu’éleveur, dès la première portée commercialisée alors qu’actuellement cette déclaration n’est obligatoire qu’à partir de la 2ème portée vendue. Cette mesure n’interdirait pas aux particuliers, non éleveurs et donc non déclarés, de faire don des chiots et chatons issus de la reproduction de leurs animaux. Mais, de fait, ne pourraient plus vendre des chiens et chats que les personnes dûment déclarées et disposant d’un numéro de système d’identification du répertoire des établissements (identifiant obligatoire) à faire figurer lors de toute publication d’offre de cession de chats ou chiens, y compris sur des sites internet. La généralisation de ces obligations administratives, quel que soit le nombre de portées faisant l’objet de commerce, vise plusieurs objectifs. D’abord, imposer les mêmes règles sanitaires et de protection animale à toute vente de chiot ou chaton et répondre ainsi à l’attente des filières professionnelles de lutter contre la concurrence déloyale. Ensuite, améliorer l’efficacité des contrôles des directions départementales en charge de la protection des populations, notamment par une meilleure connaissance des vendeurs et une meilleure lisibilité des petites annonces. Enfin, assurer un meilleur encadrement du commerce de chiens et chats par une reproduction mieux maîtrisée des animaux détenus par des particuliers et participer, ainsi, à la lutte contre l’abandon. Des dispositions spécifiques seront parallèlement prises pour permettre à des particuliers qui exercent avec sérieux une activité de sélection de continuer celle-ci avec un encadrement par les organismes tenant les livres généalogiques. Ces dispositions ne seront appliquées que dans le cas de ventes occasionnelles et les supports utilisés pour ces ventes seront limités aux supports spécialisés des livres généalogiques des clubs de races, des organisations professionnelles des filières canines et félines et des associations de protection animale. L’ordonnance ira donc bien dans le sens du durcissement préconisé par les éleveurs. Bien que des dispositions spécifiques pour certains éleveurs particuliers soient prévues, l’objectif principal de l’ordonnance reste de protéger les éleveurs professionnels. La rédaction de cette ordonnance se fait en étroite concertation avec les organisations professionnelles et les associations concernées et sa promulgation est prévue à la fin de l’année 2015.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>76861</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8028</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guillaume Chevrollier</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants et de la mémoire</ministreQuestion><ministreJO>Anciens combattants et mémoire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[anciens combattants et victimes de guerre
	            (orphelins — recensement)
	            76861. — 31 mars 2015. — M. Guillaume Chevrollier attire l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants et de la mémoire sur la situation des pupilles de la Nation et orphelins de guerre et du devoir. Les associations concernées souhaitent qu’un recensement puisse être effectué au niveau national. Il lui demande de bien vouloir mettre en œuvre cette opération et d’en faire connaître le résultat.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8028</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’honorable parlementaire soulève la question de la mise en place d’un recensement des pupilles de la Nation et des orphelins de guerre au niveau national. Les données chiffrées disponibles à ce jour sont les suivantes : 13 584 orphelins ont été indemnisés au titre du décret 2000-657 du 13 juillet 2000 instituant une mesure de réparation pour les orphelins dont les parents ont été victimes de persécutions antisémites et 22 531 l’ont été au titre du décret 2004-751 du 27 juillet 2004 instituant une aide financière en reconnaissance des souffrances endurées par les orphelins dont les parents ont été victimes d’actes de barbarie durant la Deuxième Guerre mondiale. Toutefois, la part des pupilles de Nation parmi ces 36 115 dossiers n’est pas connue. D’une manière générale, il n’existe pas, au sein du ministère de la justice, de fichier recensant les jugements d’adoption des pupilles de la Nation. Le secrétaire d’Etat chargé des anciens combattants et de la mémoire tient néanmoins à souligner qu’une étude sera menée au sein de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre afin de vérifier la faisabilité d’un recensement de l’ensemble des dossiers de pupilles de la Nation détenus dans les services des archives départementales.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>80711</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8029</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Pierre Decool</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants et de la mémoire</ministreQuestion><ministreJO>Anciens combattants et mémoire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[anciens combattants et victimes de guerre
	            (carte du combattant — conditions d’attribution)
	            80711. — 9 juin 2015. — M. Jean-Pierre Decool* alerte M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants et de la mémoire sur l’extension des droits pour l’obtention de la carte de combattant aux militaires ne justifiant pas du temps de présence prévu en Algérie au-delà du 2 Juillet 1962. En effet, les garçons devenus des hommes très vite au feu, qui sont partis en Algérie après un très long séjour en France et dont ils ne sont pas responsables, retenus par leurs chefs pour des obligations de service ou d’autres raisons, ne peuvent obtenir la carte de combattant. Ils ont néanmoins tout quitté par obligation et fait face à des situations terrifiantes et à des difficultés en tous genres. Le législateur a fixé des temps, durées, dates qui sont autant d’obstacles faisant de ces hommes des « sous-hommes » ne pouvant justifier de la qualité d’ancien combattant. Eu égard au nombre décroissant des survivants de ce conflit, les conditions restrictives de la carte d’ancien combattant mériteraient d’être assouplies. Ce serait une juste reconnaissance de tous les appelés. Il lui demande donc de bien vouloir envisager la révision des critères d’attribution de la carte de combattant.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>85649</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8029</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bernard Roman</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la défense</ministreQuestion><ministreJO>Défense</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[anciens combattants et victimes de guerre
	            (carte du combattant — conditions d’attribution)
	            85649. — 28 juillet 2015. — M. Bernard Roman* interroge M. le ministre de la défense au sujet de de la reconnaissance du statut d’anciens combattants. Le statut d’anciens combattants repose sur des règles et des procédures communes à tous les conflits du XXème siècle. En guise de reconnaissance à la patrie, il permet d’avoir divers avantages comme une allocation de retraite. D’après la loi du 29 décembre 2014 relative à l’obtention d’une carte d’anciens combattants, seuls les civils ou militaires qui ont participé à des actions de feu ou de combat par décision des autorités françaises et ce, pendant une durée de quatre mois, sont habilités à obtenir une telle carte. En outre, d’après le décret du 23 mai 2013, il existe une autre condition pour obtenir cette carte : avoir effectué 120 jours réglementaires entre le 31 octobre 1954 et le 2 juillet 1962, soit la durée officielle de la guerre d’Algérie. Or certains soldats français ont combattu durant moins de 120 jours et d’autres ont continué à combattre après le 2 juillet 1962 dans des combats prolongés qui ont fait, il convient de le rappeler, 584 morts sur 2 ans. Ces hommes ont combattu au nom de la France, ils ont risqué leur vie et ils ont tout quitté pour défendre nos valeurs communes. Pourtant, à ce jour, la législation actuelle ne leur permet pas d’obtenir le titre d’anciens combattants. C’est pourquoi il lui demande quelles mesures le Gouvernement envisage de mettre en œuvre pour permettre à ces hommes d’obtenir le statut d’anciens combattants qu’ils ont dûment mérité. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>85650</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8029</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jacques Cresta</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants et de la mémoire</ministreQuestion><ministreJO>Anciens combattants et mémoire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[anciens combattants et victimes de guerre
	            (carte du combattant — conditions d’attribution)
	            85650. — 28 juillet 2015. — M. Jacques Cresta* attire l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants et de la mémoire sur les critères d’attribution de la carte du combattant aux militaires ayant servi en Algérie. Un certain nombre de conditions particulières pour les opérations effectuées en Algérie sont nécessaires pour justifier de la qualité de combattant. Les associations de combattants revendiquent, de longue date, une extension des droits pour ceux de la conscription qui ont été envoyés en Algérie après le 19 mars 1962 et pour ceux qui ne peuvent justifier des quatre mois nécessaires. Le régime actuel exclut de nombreux combattants. En effet, après la date du 2 juillet 1962, l’Algérie était, certes, un État indépendant mais les militaires restés sur place - essentiellement des appelés - ont accompli leur mission dans des conditions difficiles. Plus de 500 hommes ont été tués pendant cette période d’insécurité, du fait d’une guérilla restée active. La France a même continué à envoyer des soldats en Algérie. De plus le rapatriement des hommes fut très progressif, les accords d’Évian ayant prévu qu’une force d’apaisement serait chargée, pendant deux ans, de protéger les installations militaires, ainsi que les biens et les personnes demeurés en Algérie. Il serait légitime que ces personnes qui ont servi la République, ceux surtout qui ont eu un comportement exemplaire, puissent prétendre à la carte du combattant. De même, les appelés partis en Algérie après un long séjour en France, combattants qui n’arrivent pas à totaliser les quatre mois sur place, devraient pouvoir obtenir la carte du combattant. Il lui demande s’il entend élargir les critères d’attribution de la carte du combattant, qui constitue, pour ces anciens combattants, un symbole de la dette de la Nation envers ses soldats.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8029</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Aux termes des articles L. 253 bis et R. 224 D du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de la guerre (CPMIVG), ont vocation à la qualité de combattant les militaires et les civils ayant participé à la guerre d’Algérie ou aux combats en Tunisie et au Maroc, à partir du 31 octobre 1954 pour l’Algérie, du 1er janvier 1952 pour la Tunisie et du 1er juin 1953 pour le Maroc, jusqu’au 2 juillet 1962 pour les trois territoires, et ayant servi pendant 90 jours en unité combattante ou pris part à 9 actions de feu ou de combat collectives, ou à 5 actions de feu ou de combat individuelles. Sont toutefois exonérés de ces conditions les militaires qui ont été évacués pour blessure reçue ou maladie contractée en unité combattante, ainsi que ceux qui ont reçu une blessure assimilée à une blessure de guerre. En outre, les dispositions de l’article 123 de la loi de finances pour 2004 permettent, depuis le 1er juillet 2004, de reconnaître la qualité de combattant aux militaires dès lors qu’ils totalisent 4 mois de présence sur les territoires concernés, sans obligation d’avoir appartenu à une unité combattante. La prise en compte d’une durée de 4 mois de présence sur ces territoires, considérée comme équivalente à la participation aux actions de feu ou de combat, a été justifiée par la spécificité des conflits d’Afrique du Nord marqués par le risque diffus de l’insécurité. Cette durée de 4 mois constitue donc une durée minimale nécessaire pour avoir l’honneur d’obtenir la carte du combattant et se voir ainsi reconnaître le statut d’ancien combattant. Pour des raisons tant symboliques que financières, l’abaissement de ce seuil n’est pas, à ce jour, un sujet de réflexion pour le ministère de la défense. Il convient par ailleurs de souligner, concernant les opérations menées en Algérie, que l’article 109 de la loi de finances pour 2014 a eu pour effet d’étendre le bénéfice de cette dernière mesure aux militaires justifiant d’un séjour de même durée incluant la date du 2 juillet 1962, ce qui impose qu’ils aient été présents en Afrique du Nord avant cette date. Cependant, l’attribution éventuelle de la carte du combattant aux militaires ayant commencé leur service en Algérie après le 2 juillet 1962 reviendrait à considérer que l’état de guerre sur ce territoire aurait continué au-delà de cette date, ce qui est contraire à la vérité historique. De plus, une telle évolution aurait pour conséquence de dénaturer la valeur même de la carte du combattant en la déconnectant des actions de combat et des périodes de guerre. Il reste que les militaires présents en Algérie entre le 2 juillet 1962 et le 1er juillet 1964 bénéficient d’ores et déjà d’une reconnaissance particulière. Conformément aux dispositions de l’article D. 266-1 du CPMIVG, ils peuvent en effet, sous réserve de justifier des conditions requises, solliciter le titre de reconnaissance de la Nation qui leur ouvre droit au port de la médaille de reconnaissance de la Nation, à la souscription d’une rente mutualiste et les rend ressortissants de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>81296</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8029</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Claude Bouchet</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants et de la mémoire</ministreQuestion><ministreJO>Anciens combattants et mémoire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[anciens combattants et victimes de guerre
	            (offices départementaux — Vaucluse — moyens — perspectives)
	            81296. — 16 juin 2015. — M. Jean-Claude Bouchet attire l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants et de la mémoire sur les vives préoccupations exprimées par la section fédérale André Maginot du Vaucluse des anciens combattants Groupement 145. Lors de son dernier congrès, la section fédérale André Maginot du Vaucluse a déposé une motion afin que les services départementaux de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG) disposent des moyens humains, matériels et financiers suffisants pour procurer aux anciens combattants et leur ayant droits, ainsi qu’aux pensionnés hors guerre, la totalité des services qui leur sont dus, notamment dans les domaines de l’appareillage, du droit à réparation et des droits annexes. Ils demandent notamment que ces services restent la véritable structure de proximité, garante de l’imprescriptibilité du droit à réparation. Ils souhaitent donc que le départ en retraite d’une personne de l’ONACVG du Vaucluse soit compensé par une arrivée. Il souhaiterait connaître les suites qu’il entend donner à ces revendications.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8029</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Au titre de sa mission d’opérateur de la politique de reconnaissance, de réparation et de solidarité en faveur du monde combattant, l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONAC-VG) dispose d’un maillage territorial composé de 102 services départementaux, 2 services en Polynésie française et en Nouvelle-Calédonie et 3 services en Algérie, au Maroc et en Tunisie. Ces services de proximité animent un vaste ensemble de partenaires associatifs et institutionnels œuvrant dans les domaines de la mémoire, de la solidarité, de la reconnaissance et de la réparation. La réforme de l’administration au service des anciens combattants engagée ces dernières années a eu pour effet d’étendre les missions des services de l’ONAC-VG, avec, notamment, en 2010, la reprise d’une partie des missions anciennement dévolues à la direction des statuts, des pensions et de la réinsertion sociale. En outre, le comité interministériel pour la modernisation de l’action publique (CIMAP) a décidé, le 17 juillet 2013, de conforter le rôle de service de proximité de l’établissement public en élargissant son action aux anciens membres des forces supplétives, à leurs ayants cause et aux rapatriés. Parallèlement, l’Office a mis en œuvre des mesures visant à simplifier et à dématérialiser les procédures concernant notamment l’attribution des cartes et titres, et à mutualiser certaines tâches administratives afin de permettre aux agents de recentrer leur action sur les missions de proximité. La rationalisation des méthodes de travail et la modernisation des outils à la disposition des services de l’Office vont se poursuivre dans l’avenir afin de renforcer encore davantage la capacité de l’établissement public à répondre aux attentes légitimes du monde combattant. A cet effet, la loi de finances (LFI) pour 2015 a porté le montant de la subvention de l’établissement public à 57,7 millions d’euros pour le présent exercice. Par ailleurs, le montant de ses crédits d’action sociale a été relevé à hauteur de 23,4 millions d’euros, soit une augmentation de 1,5 million d’euros par rapport à la LFI pour 2014. Le réseau de l’ONAC-VG emploie aujourd’hui près de 530 équivalents temps plein (dont 62 en Afrique du Nord) qui œuvrent au profit de 3 millions de ressortissants. Il constitue un outil exceptionnel au service du monde combattant. Le budget triennal 2015-2017 consolide le maillage territorial de l’ONAC-VG en confortant l’existence et les effectifs de ce réseau. Cet élément illustre la constante attention du secrétaire d’État pour qui le maintien de l’implantation départementale de l’ONAC-VG et la préservation des missions de l’établissement public constituent une priorité réaffirmée à plusieurs reprises. Ainsi, si la situation des effectifs de l’Office pourra être amenée à évoluer à l’aune des impératifs découlant de la mise en oeuvre de son contrat d’objectifs et de performance pour la période 2014-2018, la représentation de l’Office à l’échelon départemental n’est pas remise en cause. Pour ce qui concerne plus particulièrement le service départemental du Vaucluse, celui-ci dispose actuellement d’un directeur et de deux gestionnaires administratifs. Ce format correspond à celui de la majorité des services départementaux de l’Office. Compte tenu de son activité, en faveur notamment des harkis, il est prévu de renforcer ce service, au moins temporairement, par le recrutement d’un agent supplémentaire.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>83523</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8030</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Lazaro</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la défense</ministreQuestion><ministreJO>Anciens combattants et mémoire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[ministères et secrétariats d’État
	            (structures administratives — instances consultatives — coût de fonctionnement)
	            83523. — 30 juin 2015. — M. Thierry Lazaro interroge M. le ministre de la défense sur les missions, l’activité en 2014 et le coût de fonctionnement pour l’État de la Commission consultative médicale des anciens combattants et victimes de guerre. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8030</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La commission consultative médicale (CCM) des anciens combattants et victimes de guerre est un organisme par définition consultatif, rattaché au secrétariat général pour l’administration (SGA) du ministère de la défense, principalement chargé d’émettre des avis concernant les dossiers de demande de pensions militaires d’invalidité (PMI). La CCM garantit aux pensionnés un traitement équitable sur l’ensemble du territoire et l’application intégrale et bienveillante du droit à réparation dans le cadre du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de la guerre, grâce à son indépendance, sa connaissance du milieu militaire, son expérience fondée sur l’analyse annuelle de plusieurs milliers de dossiers et les qualifications professionnelles médico-juridiques de ses médecins. A ce titre, la CCM constitue un référent indispensable pour les acteurs de la filière PMI que sont notamment la sous-direction des pensions (SDP) de la direction des ressources humaines du ministère de la défense (DRH-MD) mais également le bureau des invalidités du service des retraites de l’Etat du ministère des finances et des comptes publics. D’autres missions spécifiques lui sont également dévolues. Ainsi, à la demande des services départementaux de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre, elle rend un avis sur l’attribution de la mention « mort pour la France » ; elle assure en outre une mission de conseil médical ; enfin, à titre individuel, les médecins de la CCM peuvent être sollicités pour émettre un avis dans le cadre du contentieux des PMI. La CCM est permanente, agissant comme un service administratif dont les personnels travaillent à temps plein. Sur ce point, elle a vu ses effectifs progressivement diminuer. En 2012, elle comptait 5 médecins et 7 agents administratifs. Sur l’année 2014, la CCM était composée de 3 médecins pendant le premier semestre, d’un seul médecin sur la période juillet-août, puis de 2 médecins à partir du 1er septembre 2014. Ces derniers étaient appuyés par 6 agents administratifs jusqu’au 1er décembre 2014, puis par 5 agents à compter de cette date. Au 1er septembre 2015, la CCM est constituée de 2 médecins, dont un président, et de 4 agents administratifs. Ce format est acté pour être définitif en 2016. S’agissant de l’activité de la CCM, il convient de souligner que cette dernière a connu une baisse significative en 2014, liée essentiellement à la réforme entreprise au sein de la SDP, ayant entraîné un flux de dossiers moindre. Ainsi, la commission a assuré, en 2014, le traitement de 2 683 dossiers. La projection pour 2015, à partir de l’activité du premier semestre, devrait dépasser les 3 000 dossiers. La CCM ne possède pas de budget propre. La masse salariale constitue l’essentiel des frais engagés. Les locaux, situés à La Rochelle, sont partagés avec la SDP et le soutien bureautique est assuré sur le budget du groupement de soutien de base de défense de Rochefort. Il est enfin précisé que, dans le cadre d’une réforme prévue en 2016, la CCM verra ses missions adaptées à son nouveau format et devrait être rattachée, non plus au SGA, mais au service de l’accompagnement professionnel et des pensions de la DRH-MD.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>83733</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8031</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Lazaro</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la défense</ministreQuestion><ministreJO>Anciens combattants et mémoire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[ministères et secrétariats d’État
	            (structures administratives — instances consultatives — suppression)
	            83733. — 30 juin 2015. — M. Thierry Lazaro interroge M. le ministre de la défense sur les conséquences de la suppression, décidée par le CIMAP du 17 juillet 2013, du Haut conseil des rapatriés. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8031</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Haut conseil des rapatriés (HCR), créé par le décret no 2002-1479 du 20 décembre 2002, était un organisme consultatif placé auprès du Premier ministre, ayant pour mission de formuler, à la demande du Président de la Mission interministérielle aux rapatriés (MIR) ou à son initiative, tout avis ou proposition sur les mesures concernant les rapatriés, les questions liées à l’insertion de ces populations, ainsi que sur la mémoire de la France d’outre-mer. Cette instance était composée de personnalités qualifiées ou de personnes choisies, en nombre égal parmi les rapatriés et parmi les harkis et autres membres des formations supplétives et assimilés ou représentants de leurs familles. Le HCR ne disposait ni de budget propre, ni de personnel. Son secrétariat était assuré par la MIR. Les fonctions de ses membres étaient exercées à titre bénévole et seuls les frais de déplacement étaient remboursés. Cette instance a joué un rôle consultatif lors, notamment, des discussions qui ont précédé le vote de la loi no 2005-158 du 23 février 2005 portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés, ainsi que dans le cadre de la réflexion sur la création d’une fondation pour la mémoire de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie. Le mandat des membres du HCR, nommés en dernier lieu par arrêté du 27 février 2008, s’est achevé en février 2010. Il n’a, depuis lors, fait l’objet d’aucun renouvellement. Le Gouvernement a engagé une vaste réforme des pratiques de consultation préalable à la prise de décision afin notamment de mettre un terme à l’inflation du nombre de commissions consultatives. Aussi, chaque département ministériel a-t-il examiné les possibilités de fusion ou de réorganisation de ces instances, pour un fonctionnement allégé et simplifié. Cette entreprise s’est prolongée par un renouvellement des pratiques de consultation en privilégiant les modes de concertation ouverts ou informels. Dans le cadre de la modernisation de l’action publique (MAP), le Gouvernement a approuvé un plan d’action détaillé réformant la gestion des prestations en faveur du monde combattant, des victimes de guerre, des rapatriés et des harkis. S’agissant plus particulièrement des rapatriés et des harkis, les actions et les dispositifs mis en place au profit de ces personnes étaient gérés jusqu’ici, en tout ou partie, par une multiplicité d’organismes au nombre desquels il convient de citer la MIR, le HCR, l’Agence nationale pour l’indemnisation des Français d’outre-mer (ANIFOM), le Service central des rapatriés (SCR) et l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONAC-VG). Conformément à la décision du comité interministériel pour la modernisation de l’action publique du 17 juillet 2013, il a donc été décidé de recentrer la gestion de l’ensemble des dispositifs mis en œuvre au profit des harkis et des rapatriés sur l’ONAC-VG et le SCR. La loi de finances pour 2014 est venue concrétiser ce recentrage en procédant à un transfert de crédits de 17,8 millions d’euros du programme 177 « Prévention de l’exclusion et insertion des personnes vulnérables » au programme 169 « Reconnaissance et réparation en faveur du monde combattant ». Ainsi, les rapatriés et les harkis bénéficient désormais d’un guichet unique auprès des services départementaux de l’ONAC-VG. Si cette réorganisation a entraîné la suppression, au 1er janvier 2014, de l’ANIFOM, conformément à l’article 127 de la loi de finances pour 2014, ainsi que celles, au 1er janvier 2015, de la MIR et du HCR, rendues effectives par le décret no 2014-1696 du 29 décembre 2014 portant transfert des attributions de la MIR à l’ONAC-VG, elle n’entrave en rien la gestion des dossiers des intéressés qui a été transférée à l’ONAC-VG et au SCR. Cette réforme de structure, effectuée à droits constants, vise à garantir une meilleure qualité de service rendu aux rapatriés et aux harkis, grâce à une plus grande efficience des processus de gestion de leurs dossiers et à la rationalisation de la gouvernance des dispositifs mis en place en leur faveur, sans aucune remise en cause de leurs droits. Dans ce cadre, l’ONAC-VG et le SCR travaillent de concert en mettant en œuvre tous les moyens humains et matériels dont ils disposent et en alliant leurs compétences et leur savoir-faire, pour répondre aux légitimes attentes exprimées par ces ressortissants. Enfin, il convient de souligner que, dans ce contexte structurel, le choix a été fait de modalités souples de consultation du monde associatif, avec la réunion périodique, sous la présidence du secrétaire d’Etat chargé des anciens combattants et de la mémoire, d’un « G 12 » harkis et d’un « G 12 » rapatriés. Créées en 2012, ces instances sont des groupes de contact composés des représentants associatifs des harkis et des rapatriés, constituant ainsi un espace de dialogue privilégié avec le Gouvernement.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>83734</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8032</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Lazaro</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la défense</ministreQuestion><ministreJO>Anciens combattants et mémoire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[ministères et secrétariats d’État
	            (structures administratives — instances consultatives — suppression)
	            83734. — 30 juin 2015. — M. Thierry Lazaro interroge M. le ministre de la défense sur les conséquences de la suppression, décidée par le CIMAP du 17 juillet 2013, de la Commission nationale de désendettement des rapatriés réinstallés dans une profession non salariée. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8032</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le décret no 99-469 du 4 juin 1999 relatif au désendettement des rapatriés réinstallés dans une profession non salariée a, aux termes de son article 1er, mis en place un dispositif de désendettement au bénéfice des rapatriés qui, exerçant une profession non salariée ou ayant cessé leur activité professionnelle ou cédé leur entreprise, rencontrent de graves difficultés économiques et financières, les rendant incapables de faire face à leur passif. Afin d’examiner les dossiers de désendettement, le décret du 4 juin 1999 susmentionné avait institué une Commission nationale de désendettement des rapatriés réinstallés dans une profession non salariée (CNAIR), présidée par un magistrat de la Cour des comptes, à laquelle participaient des représentants de l’Etat et des rapatriés. La CNAIR avait pour mission, dans un premier temps, de se prononcer sur l’éligibilité des demandes présentées au dispositif de désendettement et, dans un second temps, pour les dossiers reconnus éligibles, d’émettre un avis sur les plans d’apurement déposés par les demandeurs et l’octroi éventuel d’une aide exceptionnelle de l’Etat pour les finaliser. Le Gouvernement a engagé une vaste réforme des pratiques de consultation préalable à la prise de décision afin notamment de mettre un terme à l’inflation du nombre de commissions consultatives. Aussi, chaque département ministériel a-t-il examiné les possibilités de fusion ou de réorganisation de ces instances, pour un fonctionnement allégé et simplifié. Cette entreprise s’est prolongée par un renouvellement des pratiques de consultation en privilégiant les modes de concertation ouverts ou informels. Dans le cadre de la modernisation de l’action publique (MAP), le Gouvernement a approuvé un plan d’action détaillé réformant la gestion des prestations en faveur du monde combattant, des victimes de guerre, des rapatriés et des harkis. S’agissant plus particulièrement des rapatriés et des harkis, les actions et les dispositifs mis en place au profit de ces personnes étaient gérés jusqu’ici, en tout ou partie, par une multiplicité d’organismes au nombre desquels il convient de citer la Mission interministérielle aux rapatriés (MIR), le Haut conseil des rapatriés (HCR), l’Agence nationale pour l’indemnisation des Français d’outre-mer (ANIFOM), le Service central des rapatriés (SCR) et l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONAC-VG). Conformément à la décision du comité interministériel pour la modernisation de l’action publique du 17 juillet 2013, il a donc été décidé de recentrer la gestion de l’ensemble des dispositifs mis en œuvre au profit des harkis et des rapatriés sur l’ONAC-VG et le SCR. La loi de finances pour 2014 est venue concrétiser ce recentrage en procédant à un transfert de crédits de 17,8 millions d’euros du programme 177 « Prévention de l’exclusion et insertion des personnes vulnérables » au programme 169 « Reconnaissance et réparation en faveur du monde combattant ». Ainsi, les rapatriés et les harkis bénéficient désormais d’un guichet unique auprès des services départementaux de l’ONAC-VG. Si cette réorganisation a entraîné la suppression, au 1er janvier 2014, de l’ANIFOM, conformément à l’article 127 de la loi de finances pour 2014, ainsi que celles, au 1er janvier 2015, de la MIR, du HCR, mais également de la CNAIR, rendues effectives par le décret no 2014-1696 du 29 décembre 2014 portant transfert des attributions de la MIR à l’ONAC-VG, elle n’entrave en rien la gestion des dossiers des intéressés qui a été transférée à l’ONAC-VG et au SCR. Par ailleurs, il est rappelé que, si la suppression de la CNAIR s’inscrit dans une démarche plus large de simplification et de rationalisation, elle découle également d’un dispositif de désendettement dont la forclusion était fixée au 28 février 2002, aux termes de l’article 77 de la loi no 2002-73 du 17 janvier 2002 de modernisation sociale. Cette réforme de structure, effectuée à droits constants, vise à garantir une meilleure qualité de service rendu aux rapatriés et aux harkis, grâce à une plus grande efficience des processus de gestion de leurs dossiers et à la rationalisation de la gouvernance des dispositifs mis en place en leur faveur, sans aucune remise en cause de leurs droits. Dans ce cadre, l’ONAC-VG et le SCR travaillent de concert en mettant en œuvre tous les moyens humains et matériels dont ils disposent et en alliant leurs compétences et leur savoir-faire, pour répondre aux légitimes attentes exprimées par ces ressortissants. Ainsi, depuis le transfert des attributions de la MIR à l’ONAC-VG, 114 courriers de rapatriés demandant le réexamen de leur dossier de désendettement ont été adressés au SCR, devenu service instructeur. Il convient dès lors de souligner que, malgré la disparition de la CNAIR, l’administration continue de remplir sa mission d’aide au désendettement des rapatriés réinstallés.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>83876</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8033</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Louis Costes</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la défense</ministreQuestion><ministreJO>Anciens combattants et mémoire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[rapatriés
	            (politique à l’égard des rapatriés — ONACVG — missions — moyens)
	            83876. — 30 juin 2015. — M. Jean-Louis Costes attire l’attention de M. le ministre de la défense sur la mise en instance de dossiers de réinstallation de rapatriés d’Algérie. Depuis la suppression de la Mission interministérielle aux rapatriés (MIR) par le décret no 2014-1696 du 29 décembre 2014 et le transfert de ses compétences à l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre, de nombreux dossiers de réinstallations en attente de clôture sont à refaire. Ces dossiers de demandes d’aides d’État concernent le dispositif d’aide au désendettement des rapatriés réinstallés dans une profession non salariée prévu par le décret no 99-469 du 4 juin 1999. L’État s’étant engagé à mener à leur terme ces procédures de désendettement par un accord écrit de la MIR, c’est avec surprise que les demandeurs d’aides se trouvent obligés de recommencer la totalité des dossiers, après des années de démarches administratives contraignantes. Aujourd’hui ces personnes sont souvent âgées et ne sont pas en mesure de recommencer ce processus long et contraignant. Aussi, dans un pays où la continuité de l’État prévaut, il lui demande de bien vouloir lui indiquer pourquoi l’ONAC n’exécute pas les accords de la MIR alors qu’il a repris ses compétences. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8033</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le décret no 99-469 du 4 juin 1999 relatif au désendettement des rapatriés réinstallés dans une profession non salariée a, aux termes de son article 1er, mis en place un dispositif de désendettement au bénéfice des rapatriés qui, exerçant une profession non salariée ou ayant cessé leur activité professionnelle ou cédé leur entreprise, rencontrent de graves difficultés économiques et financières, les rendant incapables de faire face à leur passif. Afin d’examiner les dossiers de désendettement, le décret du 4 juin 1999 susmentionné avait institué une Commission nationale de désendettement des rapatriés réinstallés dans une profession non salariée (CNAIR), présidée par un magistrat de la Cour des comptes, à laquelle participaient des représentants de l’Etat et des rapatriés. La CNAIR avait pour mission, dans un premier temps, de se prononcer sur l’éligibilité des demandes présentées au dispositif de désendettement et, dans un second temps, pour les dossiers reconnus éligibles, d’émettre un avis sur les plans d’apurement déposés par les demandeurs et l’octroi éventuel d’une aide exceptionnelle de l’Etat pour les finaliser. La CNAIR a ainsi examiné l’éligibilité de 3 145 demandes. Sur les 727 dossiers reconnus éligibles par la Commission nationale, 369 plans d’apurement ont reçu un avis favorable, pour la plupart assortis d’une aide exceptionnelle de l’Etat. A partir de 2008, le Premier ministre a donné des instructions au Président de la Mission interministérielle aux rapatriés (MIR) afin que les dossiers déclarés éligibles au dispositif par la CNAIR, mais n’ayant pu aboutir à un plan d’apurement négocié, fassent l’objet d’un réexamen. Sur les 303 dossiers concernés, 51 d’entre eux ont pu aboutir à une solution : négociation avec les créanciers avec abandon de créances, signature d’un plan d’apurement validé par le président de la MIR, en lieu et place de la commission, et attribution d’une aide de l’Etat. La grande majorité des dossiers a été rejetée du fait que les intéressés n’ont pu produire un plan d’apurement global et définitif de leurs dettes, malgré de nombreux délais accordés à titre bienveillant. A partir de 2015, l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONAC-VG) devient l’instance décisionnelle, conformément au décret no 2014-1696 du 29 décembre 2014 portant transfert des attributions de la MIR à l’ONAC-VG. La suppression de la CNAIR s’est inscrite dans le cadre de la vaste réforme des pratiques de consultation préalable à la prise de décision engagée par le Gouvernement, afin notamment de mettre un terme à l’inflation du nombre de commissions consultatives. Aussi, chaque département ministériel a-t-il examiné les possibilités de fusion ou de réorganisation de ces instances, pour un fonctionnement allégé et simplifié. Cette entreprise s’est prolongée par un renouvellement des pratiques de consultation en privilégiant les modes de concertation ouverts ou informels. En outre, au titre des démarches engagées dans la modernisation de l’action publique (MAP), le Gouvernement a approuvé un plan d’action détaillé réformant la gestion des prestations en faveur du monde combattant, des victimes de guerre, des rapatriés et des harkis. S’agissant plus particulièrement des rapatriés et des harkis, les actions et les dispositifs mis en place au profit de ces personnes étaient gérés jusqu’ici, en tout ou partie, par une multiplicité d’organismes au nombre desquels il convient de citer la MIR, le Haut conseil des rapatriés (HCR), l’Agence nationale pour l’indemnisation des Français d’outre-mer (ANIFOM), le Service central des rapatriés (SCR) et l’ONAC-VG. Conformément à la décision du comité interministériel pour la modernisation de l’action publique du 17 juillet 2013, il a donc été décidé de recentrer la gestion de l’ensemble des dispositifs mis en œuvre au profit des harkis et des rapatriés sur l’ONAC-VG et le SCR. La loi de finances pour 2014 est venue concrétiser ce recentrage en procédant à un transfert de crédits de 17,8 millions d’euros du programme 177 « Prévention de l’exclusion et insertion des personnes vulnérables » au programme 169 « Reconnaissance et réparation en faveur du monde combattant ». Ainsi, les rapatriés et les harkis bénéficient désormais d’un guichet unique auprès des services départementaux de l’ONAC-VG. Si cette réorganisation a entraîné la suppression, au 1er janvier 2014, de l’ANIFOM, conformément à l’article 127 de la loi de finances pour 2014, ainsi que celles, au 1er janvier 2015, de la MIR, du HCR, mais également de la CNAIR, rendues effectives par le décret du 29 décembre 2014 susmentionné, elle n’entrave en rien la gestion des dossiers des intéressés qui a été transférée à l’ONAC-VG et au SCR. Effectuée à droits constants, cette réforme de structure vise à garantir une meilleure qualité de service rendu aux rapatriés et aux harkis, grâce à une plus grande efficience des processus de gestion de leurs dossiers et à la rationalisation de la gouvernance des dispositifs mis en place en leur faveur, sans aucune remise en cause de leurs droits. Par ailleurs, il est rappelé que, si la suppression de la CNAIR s’inscrit dans une démarche plus large de simplification et de rationalisation, elle découle également d’un dispositif de désendettement dont la forclusion était fixée au 28 février 2002, aux termes de l’article 77 de la loi no 2002-73 du 17 janvier 2002 de modernisation sociale. Depuis le transfert des attributions de la MIR à l’ONAC-VG, le SCR, devenu service instructeur, a reçu 114 courriers de rapatriés demandant le réexamen de leur dossier de désendettement. Le SCR a examiné l’ensemble de ces dossiers dont il ressort que 68 avaient déjà fait l’objet, par la MIR ou la CNAIR, d’une décision de rejet définitif ; 23 dossiers ont abouti à une demande de plan d’apurement, à titre bienveillant, dans la mesure où ils n’avaient pas été clos définitivement par la MIR et qu’aucune décision de rejet n’avait été prononcée ; enfin, 23 dossiers restent actuellement en cours d’instruction. Il convient dès lors de souligner que, malgré la disparition de la CNAIR, l’administration continue de remplir sa mission d’aide au désendettement des rapatriés réinstallés et ce, dans le respect du principe de continuité de l’Etat.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>84028</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8034</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Paul Dupré</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants et de la mémoire</ministreQuestion><ministreJO>Anciens combattants et mémoire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[anciens combattants et victimes de guerre
	            (offices départementaux — Aude — moyens — perspectives)
	            84028. — 7 juillet 2015. — M. Jean-Paul Dupré souhaite interroger M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants et de la mémoire sur le devenir des services départementaux de l’Office national des anciens combattants (ONAC). Le monde combattant manifeste des inquiétudes quant à la possible disparition de la présence de cet établissement public dans certains départements et rappelle avec force la nécessité du maintien de ce lien de proximité spécifique. Il lui demande de bien vouloir lui apporter toutes précisions quant aux intentions du Gouvernement concernant le devenir des services départementaux de l’ONAC, notamment dans l’Aude.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8034</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Au titre de sa mission d’opérateur de la politique de reconnaissance, de réparation et de solidarité en faveur du monde combattant, l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONAC-VG) dispose d’un maillage territorial composé de 102 services départementaux, 2 services en Polynésie française et en Nouvelle-Calédonie et 3 services en Algérie, au Maroc et en Tunisie. Ces services de proximité animent un vaste ensemble de partenaires associatifs et institutionnels œuvrant dans les domaines de la mémoire, de la solidarité, de la reconnaissance et de la réparation. La réforme de l’administration au service des anciens combattants engagée ces dernières années a eu pour effet d’étendre les missions des services de l’ONAC-VG, avec, notamment, en 2010, la reprise d’une partie des missions anciennement dévolues à la direction des statuts, des pensions et de la réinsertion sociale. En outre, le comité interministériel pour la modernisation de l’action publique (CIMAP) a décidé, le 17 juillet 2013, de conforter le rôle de service de proximité de l’établissement public en élargissant son action aux anciens membres des forces supplétives, à leurs ayants cause et aux rapatriés. Parallèlement, l’Office a mis en œuvre des mesures visant à simplifier et à dématérialiser les procédures concernant notamment l’attribution des cartes et titres, et à mutualiser certaines tâches administratives afin de permettre aux agents de recentrer leur action sur les missions de proximité. La rationalisation des méthodes de travail et la modernisation des outils à la disposition des services de l’Office vont se poursuivre dans l’avenir afin de renforcer encore davantage la capacité de l’établissement public à répondre aux attentes légitimes du monde combattant. A cet effet, la loi de finances (LFI) pour 2015 a porté le montant de la subvention de l’établissement public à 57,7 millions d’euros pour le présent exercice. Par ailleurs, le montant de ses crédits d’action sociale a été relevé à hauteur de 23,4 millions d’euros, soit une augmentation de 1,5 million d’euros par rapport à la LFI pour 2014. Le réseau de l’ONAC-VG emploie aujourd’hui près de 530 équivalents temps plein (dont 62 en Afrique du Nord) qui œuvrent au profit de 3 millions de ressortissants. Il constitue un outil exceptionnel au service du monde combattant. Le budget triennal 2015-2017 consolide le maillage territorial de l’ONAC-VG en confortant l’existence et les effectifs de ce réseau. Cet élément illustre la constante attention du secrétaire d’État pour qui le maintien de l’implantation départementale de l’ONAC-VG et la préservation des missions de l’établissement public constituent une priorité réaffirmée à plusieurs reprises. Ainsi, si la situation des effectifs de l’Office pourra être amenée à évoluer à l’aune des impératifs découlant de la mise en oeuvre de son contrat d’objectifs et de performance pour la période 2014-2018, la représentation de l’Office à l’échelon départemental, notamment dans l’Aude, n’est pas remise en cause.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>84716</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8035</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jacques Cresta</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants et de la mémoire</ministreQuestion><ministreJO>Anciens combattants et mémoire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[anciens combattants et victimes de guerre
	            (offices départementaux — Pyrénées-Orientales — moyens — perspectives)
	            84716. — 14 juillet 2015. — M. Jacques Cresta attire l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants et de la mémoire sur le devenir des services départementaux de l’Office national des anciens combattants (ONAC). Le monde combattant manifeste des inquiétudes quant à la possible disparition de la présence de cet établissement public dans certains départements et rappelle avec force la nécessité du maintien de ce lien de proximité spécifique. Il lui demande de bien vouloir lui apporter toutes précisions quant aux intentions du Gouvernement concernant le devenir des services départementaux de l’ONAC, notamment dans les Pyrénées-Orientales.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8035</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Au titre de sa mission d’opérateur de la politique de reconnaissance, de réparation et de solidarité en faveur du monde combattant, l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONAC-VG) dispose d’un maillage territorial composé de 102 services départementaux, 2 services en Polynésie française et en Nouvelle-Calédonie et 3 services en Algérie, au Maroc et en Tunisie. Ces services de proximité animent un vaste ensemble de partenaires associatifs et institutionnels œuvrant dans les domaines de la mémoire, de la solidarité, de la reconnaissance et de la réparation. La réforme de l’administration au service des anciens combattants engagée ces dernières années a eu pour effet d’étendre les missions des services de l’ONAC-VG, avec, notamment, en 2010, la reprise d’une partie des missions anciennement dévolues à la direction des statuts, des pensions et de la réinsertion sociale. En outre, le comité interministériel pour la modernisation de l’action publique (CIMAP) a décidé, le 17 juillet 2013, de conforter le rôle de service de proximité de l’établissement public en élargissant son action aux anciens membres des forces supplétives, à leurs ayants cause et aux rapatriés. Parallèlement, l’Office a mis en œuvre des mesures visant à simplifier et à dématérialiser les procédures concernant notamment l’attribution des cartes et titres, et à mutualiser certaines tâches administratives afin de permettre aux agents de recentrer leur action sur les missions de proximité. La rationalisation des méthodes de travail et la modernisation des outils à la disposition des services de l’Office vont se poursuivre dans l’avenir afin de renforcer encore davantage la capacité de l’établissement public à répondre aux attentes légitimes du monde combattant. A cet effet, la loi de finances (LFI) pour 2015 a porté le montant de la subvention de l’établissement public à 57,7 millions d’euros pour le présent exercice. Par ailleurs, le montant de ses crédits d’action sociale a été relevé à hauteur de 23,4 millions d’euros, soit une augmentation de 1,5 million d’euros par rapport à la LFI pour 2014. Le réseau de l’ONAC-VG emploie aujourd’hui près de 530 équivalents temps plein (dont 62 en Afrique du Nord) qui œuvrent au profit de 3 millions de ressortissants. Il constitue un outil exceptionnel au service du monde combattant. Le budget triennal 2015-2017 consolide le maillage territorial de l’ONAC-VG en confortant l’existence et les effectifs de ce réseau. Cet élément illustre la constante attention du secrétaire d’État pour qui le maintien de l’implantation départementale de l’ONAC-VG et la préservation des missions de l’établissement public constituent une priorité réaffirmée à plusieurs reprises. Ainsi, si la situation des effectifs de l’Office pourra être amenée à évoluer à l’aune des impératifs découlant de la mise en oeuvre de son contrat d’objectifs et de performance pour la période 2014-2018, la représentation de l’Office à l’échelon départemental, notamment dans les Pyrénées-Orientales, n’est pas remise en cause.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>84717</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8035</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Damien Meslot</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants et de la mémoire</ministreQuestion><ministreJO>Anciens combattants et mémoire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[anciens combattants et victimes de guerre
	            (orphelins — indemnisation — champ d’application)
	            84717. — 14 juillet 2015. — M. Damien Meslot attire l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants et de la mémoire sur l’absence d’indemnisation des orphelins dont les parents ont été exécutés dans des circonstances analogues à celles définies par les décrets no 2000-657 du 13 juillet 2000 et no 2004-751 du 27 juillet 2004 alors même que ces décrets considèrent ces circonstances comme différentes. Par exemple sont indemnisés les enfants dont les parents ont été victimes des massacres des villages martyrs de Villars-sous-Ecot où, le 19 septembre 1944, 22 fusillés font 20 orphelins ; d’Étobon, où le 27 septembre 1944, 39 fusillés font 17 orphelins ; de Montenois où en octobre 1944, 16 fusillés font 23 orphelins ; ou encore celui de Présentevillers où le 28 octobre 1944, 14 fusillés laissent 13 orphelins. En revanche ne sont pas indemnisés les orphelins dont un parent a été exécuté dans des circonstances analogues mais considérées comme différentes de par les définitions desdits décrets. C’est le cas des enfants devenus orphelins suite aux attaques du maquis d’Écot où le 8 juillet 1944, 16 tués laissent derrière eux 10 orphelins ; du maquis du Lomont, de la libération de Beaume-Les-Dames ou d’Étalans. Aussi il souhaiterait savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour permettre aux orphelins dont les parents ont été victimes de la guerre et qui sont laissés pour compte par les décrets de 2000 et 2004, d’être indemnisés de façon égalitaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8035</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Très attaché au devoir de mémoire et comprenant la détresse et la souffrance de celles et ceux que la guerre a privés de leurs parents, le secrétaire d’Etat chargé des anciens combattants et de la mémoire accorde une attention toute particulière à la demande d’extension des dispositifs mis en place par les décrets no 2000-657 du 13 juillet 2000 instituant une mesure de réparation pour les orphelins dont les parents ont été victimes de persécutions antisémites et no 2004-751 du 27 juillet 2004 instituant une aide financière en reconnaissance des souffrances endurées par les orphelins dont les parents ont été victimes d’actes de barbarie durant la Deuxième Guerre mondiale. Ainsi que le prévoit le code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de la guerre (CPMIVG), tout orphelin de guerre peut percevoir, ou a pu percevoir, une pension spécifique jusqu’à son 21ème anniversaire. En revanche, l’indemnisation mise en place par les décrets de 2000 et 2004 est plus particulièrement destinée aux victimes de l’extrême barbarie nazie, qui renvoie à une douleur tout à fait spécifique, celle d’avoir perdu un père ou une mère, ou parfois les deux, dans un camp d’extermination. En effet, c’est fondamentalement le caractère particulièrement insoutenable d’extrême barbarie nazie propre à ces disparitions spécifiques à la Seconde Guerre mondiale, le traumatisme dépassant le strict cadre d’un conflit entre États, qui est à l’origine de ce dispositif réservé aux enfants dont les parents, résistants ou ayant fait l’objet de persécutions antisémites ou raciales, sont décédés en déportation ou ont été exécutés dans les circonstances définies aux articles L. 274 et L. 290 du CPMIVG. Aux termes de ces deux articles, peuvent bénéficier des dispositions du décret de 2004 susmentionné les orphelins de parents ayant, soit la qualité d’internés résistants, c’est-à-dire ayant été arrêtés et exécutés pour actes qualifiés de résistance à l’ennemi, soit la qualité d’internés politiques, c’est-à-dire qui, Français ou ressortissants français, ont, à la suite de leur arrestation, été exécutés par l’ennemi. Il convient de souligner qu’aucune condition relative à la durée de la détention n’est imposée. Ainsi, les circonstances des massacres de villages martyrs, tel Villars-sous-Ecot (Doubs), ont été considérées comme entrant dans le champ d’application des dispositions du décret de 2004 puisque, dans le présent cas, les hommes du village ont été rassemblés et acheminés vers Montbéliard avant d’être fusillés. En revanche, les orphelins de parents tués les armes à la main, lors de combats engagés entre les maquisards et les forces d’occupation ne peuvent bénéficier des mesures instaurées par le décret de 2004, ces victimes n’ayant pas fait l’objet d’une arrestation préalable à leur exécution. Ce dispositif devant rester fidèle à sa justification essentielle qui est de consacrer solennellement le souvenir des victimes de la barbarie nazie, à travers leurs enfants mineurs au moment des faits, le Gouvernement a décidé de maintenir cette spécificité pour ne pas porter atteinte à la cohérence de ces décrets. Au-delà de cette analyse, il a été constaté que l’examen de plusieurs dossiers a laissé apparaître la difficulté d’appliquer des critères stricts à des situations extrêmement diverses. La mise en œuvre de ces critères doit donc s’opérer de manière éclairée, afin de donner aux deux décrets leur pleine portée, dans le respect de leur ambition initiale d’indemniser la souffrance des orphelins dont les parents ont été frappés par cette barbarie. Aussi, et comme l’ont rappelé le secrétaire d’Etat chargé des anciens combattants et de la mémoire et son prédécesseur, lors des débats au Parlement sur le projet de loi de finances pour 2015, le Gouvernement s’est engagé en faveur d’un réexamen au cas par cas des dossiers en cause, afin de garantir une égalité de traitement entre les situations les plus proches, tout en confirmant la nécessité de préserver le caractère spécifique de cette indemnisation dont l’extension à tous les orphelins de guerre ne saurait être envisagée tant sur le plan symbolique que financier.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>85673</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8036</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alain Rodet</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants et de la mémoire</ministreQuestion><ministreJO>Anciens combattants et mémoire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[cérémonies publiques et fêtes légales
	            (hommages nationaux — Espagnols républicains — France — exil)
	            85673. — 28 juillet 2015. — M. Alain Rodet attire l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants et de la mémoire sur l’intérêt d’instituer une journée nationale du souvenir en hommage à l’exil de l’Espagne républicaine à la suite de la chute de Barcelone et de l’instauration de la dictature franquiste. Il souhaiterait connaître les intentions du Gouvernement pour envisager cet hommage.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8036</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La politique de mémoire mise en œuvre par le ministère de la défense s’attache à conserver et à transmettre les patrimoines culturels issus des conflits contemporains auxquels la France a participé. C’est ainsi que 11 journées nationales du souvenir ou d’hommage, instituées par un texte paru au Journal officiel, figurent au calendrier commémoratif officiel. Elles donnent lieu chacune à une cérémonie patriotique à l’échelon national, à une cérémonie départementale organisée par le préfet, représentant de l’Etat, ainsi qu’à de nombreuses cérémonies communales dont l’organisation est laissée à l’initiative des maires. La guerre qui a déchiré l’Espagne de 1936 à 1939 était une guerre civile à laquelle la France n’a pas pris part. Par conséquent, il n’est pas envisagé d’instituer une journée nationale en hommage aux victimes d’un conflit s’étant déroulé sur le territoire d’un Etat étranger. Pour autant, il convient de préciser que, dans le cadre du cycle mémoriel lié au 70ème anniversaire de la Libération du territoire national, la ville de Paris et le secrétaire d’Etat chargé des anciens combattants et de la mémoire ont rendu, le 24 août 2014 et le 24 août 2015, un hommage officiel aux combattants de la « Nueve », unité de la 2ème division blindée majoritairement composée de républicains espagnols exilés qui fut la première à entrer dans la capitale française au soir du 24 août 1944. Aussi, le secrétaire d’Etat reste-t-il attentif à l’action menée par l’Association « 24 août 1944 » et à la poursuite de son travail de valorisation mémorielle des combattants espagnols.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>86251</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8037</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Martine Faure</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants et de la mémoire</ministreQuestion><ministreJO>Anciens combattants et mémoire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[anciens combattants et victimes de guerre
	            (revendications — perspectives)
	            86251. — 4 août 2015. — Mme Martine Faure attire l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants et de la mémoire sur les dernières revendications que lui a adressées la FNACA et plus précisément, sur l’évolution du rapport constant déterminant l’évolution des pensions militaires. Les membres de la FNACA ont de nouveau exprimé un certain nombre de sujets sur lesquels leur attente est vive. Ainsi ils expriment le souhait d’une extension de l’aide sociale, de l’augmentation du point d’indice pour les pensions militaires, du bénéfice de campagnes, de l’indemnisation des essais nucléaires français, du maintien d’une demi-part fiscale à l’âge de 75 ans pour les titulaires de la carte du combattant, du rétablissement de l’exonération du paiement de la taxe de séjour en direction des pensionnés militaires d’invalidité séjournant dans les stations thermales, du maintien des ONAC dans chaque département et du maintien des droits acquis. Force est de constater que le budget des anciens combattants est chaque année en diminution, alors que son maintien d’une année sur l’autre permettrait rapidement d’apurer le contentieux et les revendications du monde combattant. La sanctuarisation du budget permettrait notamment d’envisager l’attribution de la carte à tous les combattants ayant servi en opération extérieure quelle que soit l’unité combattante à laquelle ils appartenaient. De plus, l’article 117 de la loi de finances pour 2005 qui précise que la valeur du point de pension militaire d’invalidité révisée proportionnellement à l’évolution de l’indice INSEE des traitements bruts de la fonction publique de l’État, devrait être corrigé. En effet, cet indice est la seule référence pour l’évolution de la valeur du point de pension militaire d’invalidité et il apparaît que ce rapport constant a pris du retard depuis dix ans entraînant une perte du pouvoir d’achat des pensionnés et de la retraite du combattant de près de 7 %. De telles mesures traduiraient une réelle volonté de justice, d’équité et de reconnaissance envers ceux qui ont été appelés, à un moment donné, à servir et à défendre les intérêts de la France dans des conflits armés. C’est pourquoi elle lui demande de bien vouloir lui préciser les intentions de son ministère afin de répondre à cette sujétion.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8037</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[ Le secrétaire d’État chargé des anciens combattants et de la mémoire tient tout d’abord à rappeler que la FNACA, comme toutes les associations du monde combattant, est un interlocuteur régulier du ministère. La FNACA a d’ailleurs été reçue par le Président de la République le 24 juin dernier. Concernant l’évolution du point de pension militaire d’invalidité (PMI), il convient de préciser que depuis la modification de l’article L. 8 bis du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de la guerre (CPMIVG) par l’article 117 de la loi de finances pour 2005 qui a porté réforme du rapport constant, la valeur du point de PMI est révisée proportionnellement à l’évolution de l’indice INSEE des traitements bruts de la fonction publique de l’État, à la date de cette évolution, et non plus de manière rétroactive comme dans le dispositif en vigueur auparavant. Cet indice est donc aujourd’hui la seule référence pour l’évolution de la valeur du point de PMI. Cette méthode permet de revaloriser régulièrement les pensions militaires d’invalidité, la retraite du combattant et la rente mutualiste. Il est utile de préciser, à cet égard, que depuis l’entrée en vigueur du décret no 2005-597 du 27 mai 2005 qui avait fixé la valeur du point de PMI au 1er janvier 2005 à 12,89 euros en application de l’article R.1 du CPMIVG, le point de PMI a été réévalué à plus de 20 reprises pour atteindre la valeur de 13,97 euros au 1er avril 2014, conformément à l’arrêté du 28 novembre 2014 publié au Journal officiel de la République française du 9 décembre 2014. Il n’est pas envisagé actuellement de revenir sur ce dispositif qui a été mis en place en concertation avec les principales associations du monde combattant. Cependant, le secrétaire d’État s’est engagé à veiller à la publication rapide, dès la fixation des nouveaux indices de l’INSEE, des arrêtés fixant la nouvelle valeur du point de PMI. Par ailleurs, la refonte de la politique sociale de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONAC-VG) doit conduire à une amélioration sensible de la situation des plus nécessiteux des ressortissants de l’Office. Conformément aux engagements du secrétaire d’État un groupe de travail a été constitué en vue de finaliser cette refonte de la politique sociale, à travers la commission « Mémoire et solidarité » de l’Office qui s’est réunie le 17 mars. Cette refonte a été adoptée par le conseil d’administration du 27 mars 2015. C’est dans ce contexte qu’un régime transitoire a été mis en place pour l’année 2015 concernant l’aide différentielle en faveur des conjoints survivants. Ce dernier permettra aux conjoints survivants de continuer de bénéficier des aides de l’ONAC-VG pour atteindre un revenu mensuel égal à 987 euros. A terme, la situation de chaque ayant cause sera réétudiée au regard de différents critères de fragilité et non plus au vu de leurs seuls revenus. De même, l’aide apportée ne sera plus différentielle mais adaptée à chaque situation étudiée isolément. Cet examen individualisé des dossiers permettra d’apporter une aide plus significative aux conjoints survivants, aux anciens combattants les plus démunis, les plus fragiles et les plus isolés, ainsi qu’aux autres ressortissants en situation de précarité. Concernant les bénéfices de campagne, ceux-ci constituent une bonification d’ancienneté prévue par le code des pensions civiles et militaires de retraite et par certains régimes spéciaux de retraite. Ce sont des avantages particuliers accordés aux ressortissants de ce code et de ces régimes, c’est-à-dire aux militaires ainsi qu’aux fonctionnaires et assimilés. L’attribution de la campagne double signifie que chaque jour de service effectué est compté pour trois jours dans le calcul de la pension de retraite. Ces bonifications s’ajoutent dans le décompte des trimestres liquidés aux périodes de services militaires ou assimilées au moment de la liquidation de la pension de retraite. S’agissant des conflits d’Afrique du Nord, il convient de rappeler qu’en substituant à l’expression « aux opérations effectuées en Afrique du Nord », l’expression « à la guerre d’Algérie ou aux combats en Tunisie et au Maroc », qualifiant le conflit en Algérie de « guerre », la loi du 18 octobre 1999 a créé une situation juridique nouvelle. Il en a découlé que les personnes exposées à des situations de combat au cours de la guerre d’Algérie étaient susceptibles de bénéficier de la campagne double. Cela a été confirmé par le Conseil d’État dans sa décision no 328282 du 17 mars 2010. Le décret no 2010-890 du 29 juillet 2010 portant attribution du bénéfice de la campagne double aux anciens combattants d’Afrique du Nord accorde ce droit aux militaires d’active et aux appelés pour toute journée durant laquelle ils ont pris part à une action de feu ou de combat ou ont subi le feu, et s’applique aux seuls fonctionnaires et assimilés dont les pensions de retraite ont été liquidées à compter du 19 octobre 1999, date d’entrée en vigueur de la loi du 18 octobre 1999. En effet, il convient d’observer, à cet égard, qu’il ne résulte ni des termes de la loi, ni de ses travaux préparatoires que le législateur ait souhaité donner une portée rétroactive aux dispositions en cause, comme l’a confirmé le Conseil d’État dans sa décision no 366253 du 13 juin 2013. Dès lors, les pensions liquidées antérieurement à la date d’entrée en vigueur de la loi du 18 octobre 1999 sont devenues définitives et ne peuvent être révisées en vertu du droit actuel. Pour autant, comme il l’a déclaré au Sénat lors de l’examen du projet de loi de finances pour 2015, le secrétaire d’État est favorable à une réflexion sur l’extension éventuelle du bénéfice de la campagne double aux personnes dont les pensions ont été liquidées avant le 19 octobre 1999, dès lors qu’elles ont pris part à une action de feu ou de combat ou ont subi le feu en Afrique du Nord. Le secrétaire d’État tient à préciser à l’honorable parlementaire qu’un groupe de travail s’est réuni le 11 mai 2015 pour conduire cette réflexion, et qu’il ne manquera pas de l’informer des suites de ces travaux lors des débats parlementaires. Par ailleurs, le Gouvernement suit avec la plus grande attention le dossier relatif aux conséquences sanitaires des essais nucléaires français et a, notamment, décidé l’indemnisation des personnes atteintes de maladies radio-induites provoquées par les essais nucléaires réalisés par la France, entre 1960 et 1996, au Sahara et en Polynésie française. La loi no 2010-2 du 5 janvier 2010 modifiée relative à la reconnaissance et à l’indemnisation des victimes des essais nucléaires français a ainsi créé un régime de réparation intégrale des préjudices subis par les victimes des essais nucléaires français, quel que soit leur statut (civils ou militaires, travailleurs sur les sites d’expérimentations et populations civiles, ressortissants français ou étrangers). Ce cadre juridique permet à toute personne atteinte d’une pathologie radio-induite figurant parmi les vingt-et-une maladies listées en annexe du décret no 2014-1049 du 15 septembre 2014 relatif à la reconnaissance et à l’indemnisation des victimes des essais nucléaires français, ayant séjourné ou résidé, au cours de périodes déterminées, dans l’une des zones géographiques énumérées par la loi et le décret précités, de constituer un dossier de demande d’indemnisation. Les demandes individuelles d’indemnisation sont soumises à un comité d’indemnisation des victimes des essais nucléaires (CIVEN) qui, conformément à l’article 13 du décret susmentionné, définit la méthode qu’il retient pour formuler ses décisions en matière d’indemnisation. Cette méthode s’appuie sur celle recommandée par l’agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), ainsi que sur l’ensemble de la documentation scientifique disponible relative aux effets de l’exposition aux rayonnements ionisants. Le comité examine les demandes d’indemnisation se rapportant aux seules maladies listées en annexe du décret du 15 septembre 2014. Le CIVEN instruit au cas par cas les dossiers de demande d’indemnisation. En effet, il ne saurait y avoir une automaticité de la réparation, contraire au droit de la responsabilité. Si les conditions de l’indemnisation sont réunies, l’intéressé bénéficie d’une présomption de causalité, à moins qu’au regard de la nature de la maladie et des conditions de son exposition, le risque attribuable aux essais nucléaires puisse être considéré comme négligeable. La loi no 2013-1168 du 18 décembre 2013 relative à la programmation militaire pour les années 2014 à 2019 et portant diverses dispositions concernant la défense et la sécurité nationale a élevé le CIVEN au rang d’autorité administrative indépendante, dotée d’un rôle décisionnel en matière d’indemnisation, et inséré dans la loi du 5 janvier 2010 des dispositions relatives à la composition de cet organisme, aux modalités de désignation de ses membres et d’exercice de leur mandat, propres à garantir son indépendance. Par conséquent, il n’appartient plus au ministre de la défense de décider d’attribuer ou non des indemnisations aux demandeurs sur le fondement des recommandations du comité. Dorénavant, le CIVEN, qui n’a à recevoir d’instruction de la part d’aucune autorité dans l’exercice de ses attributions, statuera lui-même sur les demandes. A cet égard, il convient de préciser que depuis la publication du décret du 24 février 2015 portant nomination des nouveaux membres, le président du CIVEN est désormais seul compétent pour signer les décisions d’octroi ou de refus d’indemnisation. D’autre part, en application du f du 1 de l’article 195 du code général des impôts (CGI), le quotient familial des personnes âgées de plus de 75 ans et titulaires de la carte du combattant ou d’une pension servie en vertu des dispositions du CPMIVG est majoré d’une demi-part supplémentaire. Cette disposition est également applicable aux personnes âgées de plus de 75 ans, veuves de personnes remplissant toutes les conditions requises, ce qui suppose que le défunt a bénéficié, au moins au titre d’une année d’imposition, de la demi-part mentionnée ci-dessus. Cette mesure est destinée à compenser la faiblesse des retraites versées et procure indirectement un supplément de ressources aux anciens combattants ou à leurs conjoints survivants. Par ailleurs, les dispositions de l’article 67 de la loi no 2014-1654 du 29 décembre 2014 de finances pour 2015 ont eu pour conséquence de modifier le code général des collectivités territoriales (CGCT). Ainsi, l’article L. 2333-32 de ce code, dans sa version antérieure, prévoyait qu’étaient exemptés de la taxe de séjour, dans les stations hydrominérales, climatiques et uvales, les mutilés, les blessés et les malades du fait de la guerre, ainsi que les personnes exclusivement attachées aux malades. Désormais, les exemptions de la taxe de séjour concernent, en application de l’article L. 2333-31 du CGCT, entré en vigueur le 1er janvier 2015, les personnes mineures, les titulaires d’un contrat de travail saisonnier employés dans la commune, les personnes bénéficiant d’un hébergement d’urgence ou d’un relogement temporaire et les personnes qui occupent des locaux dont le loyer est inférieur à un montant que le conseil municipal détermine. Cependant, le secrétaire d’Etat tient à rappeler que les anciens combattants qui suivent une cure thermale au titre de l’article L. 115 du CPMIVG, bénéficient d’une prise en charge de l’ensemble de leurs frais générés à cette occasion. Cet article dispose en effet que : « l’Etat doit gratuitement aux titulaires d’une pension d’invalidité attribuée au titre du présent code les prestations médicales, paramédicales, chirurgicales et pharmaceutiques nécessitées par les infirmités qui donnent lieu à pension, en ce qui concerne exclusivement les accidents et complications résultant de la blessure ou de la maladie qui ouvre droit à pension ». Ainsi, les frais de soins, les frais de transport (sur la base du moyen de transport le plus économique), de même que les frais d’hébergement (à hauteur de 5 fois le montant de l’indemnité forfaitaire d’hébergement versée par les caisses primaires d’assurance maladie à leurs assurés sociaux, soit 750,05 euros) sont intégralement pris en charge, sans qu’il soit tenu compte des ressources du bénéficiaire. Enfin, il est à noter que le thermalisme ne constitue pas un traitement en premier ressort des infirmités pour lesquelles les anciens combattants sont pensionnés, mais un traitement complémentaire à d’autres thérapeutiques prises en charge à titre essentiel au titre de l’article L.115 du CPMIVG, telle la kinésithérapie. Pour ce qui concerne le maintien de l’implantation locale de l’ONAC-VG, cet établissement public, au titre de sa mission d’opérateur de la politique de reconnaissance, de réparation et de solidarité en faveur du monde combattant, dispose d’un maillage territorial composé de 102 services départementaux, 2 services en Polynésie française et en Nouvelle-Calédonie et 3 services en Algérie, au Maroc et en Tunisie. Ces services de proximité animent un vaste ensemble de partenaires associatifs et institutionnels œuvrant dans les domaines de la mémoire, de la solidarité, de la reconnaissance et de la réparation. La réforme de l’administration au service des anciens combattants engagée ces dernières années a eu pour effet d’étendre les missions des services de l’ONAC-VG, avec, notamment, en 2010, la reprise d’une partie des missions anciennement dévolues à la direction des statuts, des pensions et de la réinsertion sociale. En outre, le comité interministériel pour la modernisation de l’action publique (CIMAP) a décidé, le 17 juillet 2013, de conforter le rôle de service de proximité de l’établissement public en élargissant son action aux anciens membres des forces supplétives, à leurs ayants cause et aux rapatriés. Parallèlement, l’Office a mis en œuvre des mesures visant à simplifier et à dématérialiser les procédures concernant notamment l’attribution des cartes et titres, et à mutualiser certaines tâches administratives afin de permettre aux agents de recentrer leur action sur les missions de proximité. La rationalisation des méthodes de travail et la modernisation des outils à la disposition des services de l’Office vont se poursuivre dans l’avenir afin de renforcer encore davantage la capacité de l’établissement public à répondre aux attentes légitimes du monde combattant. A cet effet, la loi de finances (LFI) pour 2015 a porté le montant de la subvention de l’établissement public à 57,7 millions d’euros pour le présent exercice. Par ailleurs, le montant de ses crédits d’action sociale a été relevé à hauteur de 23,4 millions d’euros, soit une augmentation de 1,5 million d’euros par rapport à la LFI pour 2014. Le réseau de l’ONAC-VG emploie aujourd’hui près de 530 équivalents temps plein (dont 62 en Afrique du Nord) qui œuvrent au profit de 3 millions de ressortissants. Il constitue un outil exceptionnel au service du monde combattant. Le budget triennal 2015-2017 consolide le maillage territorial de l’ONAC-VG en confortant l’existence et les effectifs de ce réseau. Cet élément illustre la constante attention du secrétaire d’État pour qui le maintien de l’implantation départementale de l’ONAC-VG et la préservation des missions de l’établissement public constituent une priorité réaffirmée à plusieurs reprises. Enfin, la loi no 2014-1654 du 29 décembre 2014 de finances pour 2015 généralise, à compter du 1er octobre 2015, le critère de 4 mois de présence sur un théâtre d’opération pour l’attribution de la carte du combattant aux militaires des OPEX. Cette durée est reconnue équivalente à la participation aux actions de feu ou de combat. Les militaires n’ayant pas appartenu à une unité officiellement classée combattante par le service historique de la défense, mais qui ont servi 4 mois ou plus lors d’OPEX, peuvent donc prétendre à la carte du combattant. Cette mesure contribue à réaffirmer la reconnaissance de la Nation à l’égard des combattants de la 4ème génération du feu et à renforcer le lien armée-nation.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>86507</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8040</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gérald Darmanin</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants et de la mémoire</ministreQuestion><ministreJO>Anciens combattants et mémoire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[ministères et secrétariats d’État
	            (anciens combattants — déplacement — bilan)
	            86507. — 4 août 2015. — M. Gérald Darmanin interroge M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants et de la mémoire sur son déplacement en Corse les 15 et 16 juillet 2015. Il souhaiterait connaître les raisons de ce déplacement, la liste des personnes l’accompagnant ainsi que celle des personnes qu’il a rencontrées. Il lui demande également de bien vouloir lui communiquer les conclusions de cette visite.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8040</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le secrétaire d’Etat chargé des anciens combattants et de la mémoire s’est rendu en Corse les 15 et 16 juillet 2015. Ce déplacement s’est articulé autour de trois thématiques que sont la promotion du tourisme de mémoire et l’hommage à la résistance corse pendant la Seconde Guerre mondiale, la mise en valeur de la mémoire des harkis et, enfin, une visite aux forces armées présentes en Corse. C’est ainsi que le secrétaire d’Etat s’est tout d’abord rendu à la nécropole nationale de Saint-Florent durant laquelle il a présidé une cérémonie pour le dévoilement du 100ème panneau d’information historique. En effet, dans le cadre de sa politique de valorisation des lieux de mémoire, le ministère de la défense a lancé un programme consistant à installer des panneaux d’information historique dans les cimetières nationaux et carrés spéciaux les plus importants. Il convient de souligner qu’on dénombre 273 cimetières nationaux, abritant les corps de 730 000 combattants « morts pour la France », leur sépulture perpétuelle étant entretenue aux frais de l’Etat. Répondant tous à la même charte graphique, ces panneaux expliquent le contexte de la création des nécropoles et sont, le cas échéant, traduits en anglais ou en allemand. C’est ainsi qu’en juillet 2015 une centaine d’entre eux ont été installés. Le dévoilement par le secrétaire d’Etat du 100ème panneau a vocation à faire connaître cette initiative. Ce déplacement à la nécropole nationale de Saint-Florent a également été l’occasion d’honorer la mémoire de résistants corses et de soldats tombés lors de la libération de la Corse en 1943. Cette nécropole abrite en particulier la tombe du lieutenant Jean Couffrant, du 47ème GOUM, qui avait souhaité être enterré au milieu de ses hommes. Cette cérémonie a été suivie d’une rencontre avec des anciens combattants à la préfecture de Haute-Corse. Dans un deuxième temps, le secrétaire d’Etat a pris part, dans l’ancien hameau de forestage de Zonza, à la cérémonie de dévoilement d’une plaque commémorative en hommage aux lieux de la mémoire des harkis. Cette mise en valeur fait partie intégrante du plan d’actions en faveur des harkis présenté par le Premier ministre le 25 septembre 2014. Il est rappelé que les hameaux de forestage ont été créés en juillet 1962 en lien avec le ministère de l’agriculture pour loger un certain nombre de harkis arrivant d’Algérie et leurs familles, tout en leur procurant un emploi. Les hommes étaient employés par l’Office national des forêts pour effectuer des travaux de défrichage en vue de lutter contre les incendies, ou de reboisement. Parallèlement, ces hameaux devaient permettre une scolarisation des enfants. Ils constituent dès lors un élément important de la mémoire des harkis. A l’occasion de cette inauguration, le secrétaire d’Etat a rencontré des harkis et a visité le musée de la résistance de Zonza. Enfin, le secrétaire d’Etat a rendu visite, à Calvi, à la 1139ème promotion de saut du 2ème régiment étranger de parachutistes et a procédé à cette occasion à la remise du décret de naturalisation à trois légionnaires. Le 16 juillet, il a assisté à une présentation des diverses activités de la base aérienne BA 126 de Solenzara (surveillance aérienne, secours, lutte contre les feux de forêt) dont les troupes ont été engagées dans les récentes opérations extérieures. Au cours de ce déplacement, le secrétaire d’Etat était accompagné de quatre membres de son cabinet, ainsi que d’un parlementaire et d’un journaliste radio.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>86508</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8041</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gérald Darmanin</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants et de la mémoire</ministreQuestion><ministreJO>Anciens combattants et mémoire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[ministères et secrétariats d’État
	            (anciens combattants — déplacement — bilan)
	            86508. — 4 août 2015. — M. Gérald Darmanin interroge M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants et de la mémoire sur son déplacement dans le département du Var, avec le Président de la République, le 27 juillet 2015. Il souhaiterait connaître les raisons de ce déplacement ainsi que celles de la venue du Président de la République. Il lui demande également de bien vouloir lui communiquer la liste des personnes l’accompagnant, celle des personnes qu’il a rencontrées ainsi que les conclusions de cette visite.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8041</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Président de la République s’est rendu dans le département du Var, lundi 27 juillet 2015, en présence du ministre de l’intérieur et, pour la défense, du secrétaire d’Etat chargé des anciens combattants et de la mémoire. Ce déplacement avait pour objectif une présentation d’une partie du dispositif de sécurité estivale, autour de deux thématiques, à savoir la lutte contre les feux de forêt et la surveillance maritime. Ainsi, en début de matinée, tous trois ont assisté à une présentation et à une exécution de manœuvre des acteurs de la prévention, de la lutte et de la stratégie générale contre les feux de forêt. Puis, sur la base navale de Toulon, la Gendarmerie maritime a offert une présentation des contrôles nautiques, de la stratégie de surveillance côtière et des moyens de sécurité maritime et portuaire. Au cours de ce déplacement, le secrétaire d’Etat était accompagné, outre l’officier de sécurité et l’aide de camp, d’un conseiller.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>88535</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8041</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Errante</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants et de la mémoire</ministreQuestion><ministreJO>Anciens combattants et mémoire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[anciens combattants et victimes de guerre
	            (orphelins — indemnisation — champ d’application)
	            88535. — 22 septembre 2015. — Mme Sophie Errante attire l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants et de la mémoire sur les revendications de la Fédération nationale des fils et filles des morts pour la France qui souhaite que soit établie une juste et équitable reconnaissance des orphelins de guerre. Les décrets du 13 juillet 2000 et celui du 27 juillet 2004 ont respectivement ouvert le droit à une indemnisation pour les orphelins dont les parents ont été victimes de persécutions antisémites et racistes pendant la guerre de 1939-1945 et par la suite aux orphelins de parents victimes de la barbarie nazie, morts en déportation, fusillés ou massacrés pour actes de résistance ou pour des faits politiques. Or, si tout le monde s’accorde pour reconnaître qu’il était fondamental que ces victimes soient reconnues et indemnisées, l’association « Les Fils des tués » dénoncent la portée restrictive de ces décrets. En effet, tous les autres orphelins de victimes civiles ou militaires tués directement ou indirectement pour fait de guerre semblent ignorés et sont exclus des dispositifs de reconnaissance des droits. Aussi, elle souhaiterait connaître les mesures qui pourraient être apportées par le Gouvernement au droit existant afin d’étendre le dispositif d’indemnisation et de reconnaissance.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8041</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Très attaché au devoir de mémoire et comprenant la détresse et la souffrance de celles et ceux que la guerre a privés de leurs parents, le secrétaire d’Etat chargé des anciens combattants et de la mémoire accorde une attention toute particulière à la demande d’extension des dispositifs mis en place par les décrets no 2000-657 du 13 juillet 2000 instituant une mesure de réparation pour les orphelins dont les parents ont été victimes de persécutions antisémites et no 2004-751 du 27 juillet 2004 instituant une aide financière en reconnaissance des souffrances endurées par les orphelins dont les parents ont été victimes d’actes de barbarie durant la Deuxième Guerre mondiale. Ainsi que le prévoit le code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de la guerre (CPMIVG), tout orphelin de guerre peut percevoir, ou a pu percevoir, une pension spécifique jusqu’à son 21ème anniversaire. En revanche, l’indemnisation mise en place par les décrets de 2000 et 2004 est plus particulièrement destinée aux victimes de l’extrême barbarie nazie, qui renvoie à une douleur tout à fait spécifique, celle d’avoir perdu un père ou une mère, ou parfois les deux, dans un camp d’extermination. En effet, c’est fondamentalement le caractère particulièrement insoutenable d’extrême barbarie nazie propre à ces disparitions spécifiques à la Seconde Guerre mondiale, le traumatisme dépassant le strict cadre d’un conflit entre États, qui est à l’origine de ce dispositif réservé aux enfants dont les parents, résistants ou ayant fait l’objet de persécutions antisémites ou raciales, sont décédés en déportation ou ont été exécutés dans les circonstances définies aux articles L. 274 et L. 290 du CPMIVG. Ce dispositif doit rester fidèle à sa justification essentielle qui est de consacrer solennellement le souvenir des victimes de la barbarie nazie, à travers leurs enfants mineurs au moment des faits. C’est pourquoi le Gouvernement a décidé de maintenir cette spécificité pour ne pas porter atteinte à la cohérence de ces décrets. Par ailleurs, il peut être observé que le coût d’une extension de l’indemnisation à tous les orphelins de la Seconde Guerre mondiale s’élèverait, la première année, entre 0,5 et 1,3 milliard d’euros, sous la forme de rentes viagères et d’indemnités en capital, puis entre 60 et 150 millions d’euros les années suivantes, sous la forme de rentes viagères. L’extension de l’indemnisation à l’ensemble des orphelins de guerre et pupilles de la Nation, tous conflits confondus, atteindrait un montant total de 2,5 milliards d’euros. Au-delà de cette analyse, il a été constaté que l’examen de plusieurs dossiers a laissé apparaître la difficulté d’appliquer des critères stricts à des situations extrêmement diverses. La mise en œuvre de ces critères doit donc s’opérer de manière éclairée, afin de donner aux deux décrets leur pleine portée, dans le respect de leur ambition initiale d’indemniser la souffrance des orphelins dont les parents ont été frappés par cette barbarie. Aussi, le Gouvernement s’est engagé en faveur d’un réexamen au cas par cas des dossiers en cause, afin de garantir une égalité de traitement entre les situations les plus proches, tout en confirmant la nécessité de préserver le caractère spécifique de cette indemnisation dont l’extension à tous les orphelins de guerre ne saurait être envisagée tant sur le plan symbolique que financier.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>29290</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8042</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Reiss</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie et des finances, chargé du budget</ministreQuestion><ministreJO>Budget</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[TVA
	            (taux — artisans-potiers — Alsace)
	            29290. — 11 juin 2013. — M. Frédéric Reiss interroge M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie et des finances, chargé du budget, sur les mesures de soutien économique aux producteurs encadrés par une indication géographique protégée (IGP). Les « potiers d’Alsace » ont récemment fait l’objet d’une reconnaissance pour la qualité de leur production à travers une IGP, la première en France pour un produit non agroalimentaire. Il s’agit d’une filière économique fortement mise à mal au cours des dernières années, comme en atteste la forte diminution des artisans producteurs. Afin de soutenir cette branche économique artisanale fortement liée au secteur touristique, il souhaite connaître dans quelle mesure une adaptation du taux de TVA sur la vente au détail pourrait être instaurée pour les producteurs. Une telle mesure serait limitée dans son impact fiscal au vu du nombre restreint d’entreprises concernée. L’octroi du taux différencié aux producteurs seulement mettrait en valeur leur savoir-faire face aux entreprises qui effectuent uniquement de la vente. Enfin, une application limitée à la vente au détail encouragerait les artisans qui maintiennent l’ouverture de boutiques, synonyme de plus-value touristique pour la région. Au vu de ces éléments, il soutient l’instauration d’une telle mesure et souhaite connaître sa position à ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8042</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Conformément aux dispositions de la directive no 2006/112/CE du Conseil du 28 novembre 2006 relative au système commun de taxe sur la valeur ajoutée (TVA), les Etats membres peuvent appliquer des taux réduits de TVA aux livraisons de biens et aux prestations de services figurant à l’annexe III de cette même directive. La livraison d’objets de poterie artisanale ne figure pas dans la liste des biens pour lesquels les Etats membres peuvent appliquer le taux réduit de la taxe. Dans ces conditions, il n’apparaît pas possible d’envisager une baisse du taux de la TVA applicable aux seules ventes au détail de poteries artisanales, quand bien même elles seraient bénéficiaires d’une indication géographique protégée.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>35198</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8042</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Molac</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie et des finances, chargé du budget</ministreQuestion><ministreJO>Budget</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[TVA
	            (taux — travaux de rénovation — logement)
	            35198. — 30 juillet 2013. — M. Paul Molac attire l’attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie et des finances, chargé du budget, sur la situation des artisans du bâtiment. Alors que la loi de finances rectificative pour 2012 a déjà fait évoluer le taux de TVA à 7 %, une nouvelle modification des taux de TVA est prévue au 1er janvier 2014 avec un passage à 10 % de TVA. Ces différences de TVA généreront un vrai désavantage pour les artisans et contribueront à attiser d’autant plus la distorsion de concurrence avec les auto-entrepreneurs. Dans un contexte très difficile, l’application d’un taux de TVA de 10 % serait aussi de nature à faire croître le marché souterrain, et à multiplier les faillites. De nombreux emplois seront menacés. C’est pourquoi il lui demande si le Gouvernement envisage de retirer le champ d’application de l’article 278 bis du code général des impôts (TVA à 7 % et demain à 10 %) aux artisans pour les intégrer dans le champs de l’article 278-0 bis (TVA à 5,5 % et demain à 5 %).]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8042</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[ Depuis le 1er janvier 2014, les taux de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sont modifiés comme suit : le taux normal est fixé à 20 % et le taux réduit de 7 % est porté à 10 %. En outre, certaines opérations soumises jusqu’à cette même date au taux réduit de 7 % sont désormais imposables au taux réduit de 5,5 %. L’augmentation des taux de la TVA est une mesure nécessaire et indispensable au redressement des comptes publics de la France. Cette augmentation a été effectuée tout en préservant l’accès, notamment pour les plus démunis, aux biens et services de première nécessité. Dans ce cadre, depuis le 1er janvier 2014, les travaux portant sur des locaux à usage d’habitation achevés depuis plus de deux ans sont soumis au taux de 10 % en application des dispositions de l’article 279-0 bis du code général des impôts (CGI) et les travaux d’amélioration de la qualité énergétique portant sur ces mêmes locaux ainsi que les travaux induits qui leur sont indissociablement liés sont soumis au taux réduit de 5,5 % en application des dispositions de l’article 278-0 ter du CGI. De même, l’article 29 de la loi de finances pour 2014 abaisse à 5,5 % le taux de TVA applicable aux opérations de construction de logements sociaux et aux livraisons à soi-même de certains travaux de rénovation concourant à la réalisation d’économies d’énergie et de fluides, à l’amélioration de l’accessibilité des immeubles aux personnes âgées et handicapées, à la mise aux normes des logements et à la protection des personnes, ainsi qu’aux livraisons à soi-même de travaux induits indissociablement liés à ces travaux réalisés dans le secteur du logement social. Enfin, l’article 279-0 bis A du CGI soumet au taux réduit de 10 % les opérations de construction de logements intermédiaires pour lesquelles l’ouverture du chantier intervient à compter du 1er janvier 2014. Ces mesures constituent un effort considérable en faveur du secteur du bâtiment.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>62832</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8043</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Tardy</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre des finances et des comptes publics, chargé du budget</ministreQuestion><ministreJO>Budget</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[TVA
	            (recouvrement — autoliquidation — perspectives)
	            62832. — 5 août 2014. — M. Lionel Tardy attire l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du ministre des finances et des comptes publics, chargé du budget, sur l’idée, régulièrement soulevée, qui consisterait à généraliser l’autoliquidation de la TVA dans le cadre des prestations entre entreprises. Il souhaite connaître la faisabilité d’une telle proposition et sa position à ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8043</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La TVA est un impôt sur la consommation à paiement fractionné dont le régime commun résulte de la directive no 2006/112/CE du 28 novembre 2006. La généralisation du mécanisme d’autoliquidation de la TVA a déjà fait l’objet de travaux de réflexion au niveau communautaire au cours des dernières années qui ont conclu qu’un tel système ne pourrait être envisagé de façon optionnelle par certains Etats membres, mais qu’il devrait être appliqué de manière uniforme dans toute l’Union. De plus, l’application d’un système d’autoliquidation généralisée comporterait de nombreuses fragilités. Elle nécessiterait tout d’abord de distinguer précisément la vente ou la prestation qui relève d’une consommation finale de celle qui correspond à une consommation intermédiaire, ce qui serait source de complexité de gestion et d’insécurité juridique pour les agents économiques. Ensuite, ce système ferait peser le risque du recouvrement de la TVA sur les seuls détaillants, pourtant considérés économiquement comme les plus fragiles. C’est ce risque qui a d’ailleurs conduit, lors de l’instauration de la TVA il y a soixante ans, à privilégier le mécanisme des paiement fractionnés, seul système garantissant une répartition de la collecte de la TVA aux différents stades du circuit économique. Mécaniquement, cette collecte est alors concentrée sur les entreprises qui créent le plus de valeur ajoutée, c’est-à-dire celles qui sont les plus stables en raison de leurs moyens et de leur marge. Le système des paiements fractionnés a connu un succès au-delà des frontières de l’Europe puisque tous les Etats qui connaissent la TVA l’appliquent aujourd’hui compte tenu de sa robustesse. Il n’est pas envisagé d’y renoncer. Le recours ciblé au mécanisme de l’autoliquidation peut néanmoins s’avérer efficace dans certains secteurs où le risque de fraude est avéré pour des opérations situées très en amont du circuit économique. La directive communautaire régissant la TVA contient des dispositions à cet effet qui permettent aux Etats membres d’avoir recours à ce dispositif de façon dérogatoire et ciblée. La France l’a d’ailleurs mis en œuvre dans le cas, par exemple, des opérations portant sur les déchets neufs d’industrie et les matières de récupération ou encore pour les transferts de quotas autorisant les exploitants à émettre des gaz à effet de serre, et plus récemment, pour certains services de communications électroniques et dans le domaine de la sous-traitance de travaux immobiliers.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>71841</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8043</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre des finances et des comptes publics, chargé du budget</ministreQuestion><ministreJO>Budget</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[logement
	            (OPH — conventions d’assurances — TVA — taux)
	            71841. — 23 décembre 2014. — M. Marc Le Fur attire l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du ministre des finances et des comptes publics, chargé du budget sur le taux de TVA applicable aux conventions d’assurances, concernant les garanties incendie des logements donnés en location par les offices publics pour l’habitat (OPH), afin que le Gouvernement précise ce taux de TVA. Si, par nature, les OPH sont des établissements industriels et commerciaux, la vocation sociale et surtout la vocation d’habitation de ces logements loués, devraient les soumettre au taux de TVA de 30 %. Or, dans la réalité, certains assureurs soumissionnent dans les appels d’offres, en se référant à un taux de TVA de 7 %, préjudiciable aux finances des collectivités locales déjà confrontées à un contexte difficile en raison de la baisse des dotations de l’État. Dans ces conditions le Gouvernement peut-il confirmer que la garantie incendie des logements donnés en location par les OPH est bien soumise à la taxe sur les conventions d’assurance au taux de 30 %.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8043</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[À titre liminaire, les opérations d’assurance et de réassurance sont exonérées de la taxe sur la valeur ajoutée en application du 2° de l’article 261 C du code général des impôts (CGI). En revanche, elles sont soumises à la taxe sur les conventions d’assurance (TSCA). Aux termes du 1° de l’article 1001 du CGI, le taux de la TSCA applicable aux contrats d’assurances contre l’incendie est fixé à 30 %. Toutefois, ce taux est ramené à 24 % pour les contrats souscrits auprès des caisses départementales et à 7 % pour les assurances contre l’incendie relatives à des risques agricoles non exonérés et celles portant sur des biens affectés de façon permanente et exclusive à une activité industrielle, commerciale, artisanale ou agricole, ainsi que des bâtiments administratifs des collectivités locales. En matière de TSCA c’est donc la destination réelle du bien qui doit être prise en compte. Or la loi ne prévoit pas de taux réduit pour les locations d’immeubles à usage d’habitation. Par conséquent, les assurances contre l’incendie des logements donnés en location par les offices publics pour l’habitat sont soumises à la TSCA au taux de 30 %.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>76789</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8044</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nathalie Appéré</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé du commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l’étranger</ministreQuestion><ministreJO>Commerce extérieur, promotion du tourisme et Français de l’étranger</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[tourisme et loisirs
	            (établissements d’hébergement — résidences de tourisme — acquéreurs — protection)
	            76789. — 24 mars 2015. — Mme Nathalie Appéré appelle l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé du commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l’étranger sur la situation des investisseurs en résidences de tourisme. En effet, depuis plusieurs années, nos concitoyens se voient proposer des produits d’investissements défiscalisés dans des résidences de tourisme. Ces défiscalisations portent sur la TVA ou sur l’impôt sur le revenu selon différentes durées. Il semblerait cependant que de nombreux copropriétaires soient victimes de gestionnaires défaillants voire malhonnêtes, profitant de leur notoriété pour tirer le plus grand bénéfice possible de ces opérations. Ainsi, certains groupes n’honorent plus leurs baux et le paiement des loyers et ce en toute impunité du fait d’une carence de législation en la matière. Aussi, il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour protéger efficacement ces investisseurs, sujets à des pratiques abusives de la part de promoteurs de résidences de tourisme peu scrupuleux.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8044</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La résidence de tourisme est un produit d’investissement immobilier locatif qui draine l’épargne des particuliers et des investisseurs institutionnels avec une garantie d’exploitation sur une durée minimale de 9 ans. Le concept a été conçu dans les années 1970 pour faciliter la création rapide d’un parc de locations touristiques dans les stations de sports d’hiver. Les dispositifs fiscaux spécifiques mis en place dans les années 90 afin de lutter contre la crise immobilière ont contribué à favoriser l’investissement dans les résidences de tourisme dans un triple objectif d’aménagement du territoire, de développement de l’activité économique et d’investissement immobilier. Pour les personnes physiques, l’achat en résidence de tourisme constitue un placement financier assorti d’avantages fiscaux (récupération de la TVA l’investissement et réductions d’impôts sous certaines conditions). Si de nombreuses résidences ont ainsi pu être réalisées et exploitées à la satisfaction de toutes les parties concernées, d’autres ont pu être construites dans des zones plus risquées au plan de l’exploitation et confiées à des petites sociétés exploitantes qui ne sont pas toujours parvenues à garantir la rentabilité auprès des propriétaires-investisseurs. A la suite de quelques défaillances retentissantes et des conséquences préjudiciables qui en résultent pour les investisseurs, ces situations ont fait l’objet de sévères critiques ces dernières années. Face à ces constats, l’ensemble des dispositifs fiscaux n’a pas été renouvelé à échéance. Seul, le dispositif prévu à l’art. 199 du code général des impôts qui concerne l’investissement dans les résidences de tourisme mais également les résidences pour personnes âgées, les résidences étudiantes et les établissements de soins de longue durée, a fait l’objet d’une prorogation jusqu’au 31 décembre 2016 par la loi de finances pour 2013. Par ailleurs, afin de sécuriser les investisseurs et de limiter les risques de défaillances des exploitants, le gouvernement a pris un certain nombre de mesures législatives et réglementaires (loi du 22 juillet 2009 de développement et de modernisation des services touristiques, loi de finances pour 2010 du 30 décembre 2009 ; décret du 5 mai 2009 : - obligation pour le vendeur de diffuser aux futurs acquéreurs de logements situés dans des résidences de tourisme des documents de commercialisation comprenant des informations précises sur les caractéristiques des baux qu’ils seront amenés à signer avec l’exploitant ainsi que sur l’identité du gestionnaire retenu ; - non-possibilités de résiliation triennale pendant la durée initiale de 9 ans concernant les baux commerciaux entre exploitants et propriétaires de résidences de tourisme ; - obligation pour un exploitant de résidences de tourisme qui gère plusieurs établissements de tenir des comptes d’exploitants distincts par établissements, de les communiquer aux propriétaires qui en font la demande et de fournir, une fois par an, un bilan détaillé de l’année écoulée à l’ensemble des propriétaires ; - suppression de la nécessité d’un reversement intégral de la TVA en cas de défaillance de l’exploitant de la résidence ; - possibilité d’une imposition des produits de la location dans la catégorie des revenus fonciers en cas d’indexation d’une part minoritaire du loyer sur le chiffre d’affaires ; - non remise en cause de la réduction d’impôt dans le cas où les propriétaires, si la candidature d’un autre gestionnaire n’a pu être retenue après un délai d’un an et si ces derniers détiennent ensemble au moins 50 % des logements de la résidence, substituent au gestionnaire défaillant une entreprise ou un ensemble d’entreprises qui assurent les mêmes prestations pour la période de location restant à courir. En plus de ces mesures de facilitation et de sécurisation, les fédérations de professionnels (syndicat national des résidences de tourisme, fédération nationale des associations de propriétaires en résidences de tourisme) ont souhaité améliorer le dialogue avec les investisseurs, convaincus de la persistance de difficultés, en élaborant une charte de bonnes pratiques visant à encadrer les pratiques des exploitants et à instaurer un dialogue constructif et transparent avec les propriétaires.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>76805</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8045</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Lefebvre</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé du commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l’étranger</ministreQuestion><ministreJO>Commerce extérieur, promotion du tourisme et Français de l’étranger</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[tourisme et loisirs
	            (politique du tourisme — numérique — rapport parlementaire — propositions)
	            76805. — 24 mars 2015. — M. Frédéric Lefebvre attire l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé du commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l’étranger sur les conclusions du rapport d’information de la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale sur l’impact du numérique sur le secteur touristique français. Le tourisme est un des atouts majeurs de notre économie, puisque notre pays accueille chaque année plus de 80 millions de visiteurs. En 2013, le tourisme a représenté 7,4 % de notre PIB et la destination France a conservé le premier rang mondial, avec 84,7 millions d’arrivées de touristes internationaux, et le troisième rang en termes de recettes (42,7 milliards d’euros). Si notre pays dispose d’avantages indéniables, il n’en demeure pas moins que le secteur du tourisme connaît une profonde mutation avec l’émergence d’une concurrence internationale de plus en plus compétitive sur un marché en plein développement. Le développement du « e-tourisme » et du « m-tourisme » (tourisme utilisant le support de terminaux mobiles) est sans conteste l’une des évolutions les plus marquantes de ce marché et peut constituer pour le secteur touristique français une opportunité de croissance et de renouvellement. Selon les dernières estimations le « e-tourisme » représenterait un chiffre d’affaires annuel évalué entre 12,4 et 18 milliards d’euros. Dans cette perspective les rapporteurs de la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale suggèrent de promouvoir les initiatives de mise en commun par des acteurs aujourd’hui atomisés des moyens permettant leur mise à niveau. Il demande de lui indiquer si le Gouvernement entend donner une suite favorable à cette suggestion.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8045</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Internet et le numérique ont fortement impacté le secteur du tourisme, tant du point de vue de la chaîne de valeur que du point de vue des usages des consommateurs. Les professionnels du tourisme doivent adapter leur offre et leur organisation afin de répondre aux nouvelles attentes des clientèles touristiques et rester compétitifs. Pour les territoires, l’adaptation au numérique et la visibilité sur Internet revêtent un enjeu d’attractivité majeur. Les Assises du tourisme ont largement mis en avant l’apport du numérique pour doper l’économie touristique. Plus récemment, plusieurs initiatives gouvernementales telles que la Mission Lemoine, commanditée par le ministère de l’économie, de l’industrie et du numérique, ou le Conseil de la promotion du tourisme, installé par le ministère des affaires étrangères et du développement international, ont formulé des recommandations pour améliorer la prise en compte du numérique dans le renforcement de l’attractivité et de la compétitivité de l’offre touristique française. Ces propositions font d’ailleurs échos aux conclusions du rapport d’information de la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale sur l’impact du numérique sur le secteur touristique français. Le renforcement de l’innovation dans le tourisme se traduit notamment par le rapprochement d’acteurs publics et privés pour favoriser l’émergence de nouveau services touristiques proposant d’une part un contenu qualifié et exploitant, d’autre part, les technologies numériques. Le ministère chargé du tourisme œuvre, aux côtés des professionnels publics et privés du tourisme à la mutualisation et l’homogénéisation des actions engagées pour renforcer l’innovation touristique au sein des territoires. A ce titre, il a contribué à l’intégration du réseau des animateurs numériques du territoire (ANT) animé par la fédération des Offices de tourisme de France au programme national Transition Numérique dans le but de déployer des actions de sensibilisation et de formation au numérique auprès des petites et moyennes entreprises du tourisme. Le ministère chargé du tourisme soutient également les initiatives de mutualisation des ressources et des acteurs de l’innovation engagées par les collectivités, et plus particulièrement les métropoles labélisées par la French Tech dont certaines se positionnent clairement sur le secteur touristique. Enfin, plus largement, il organise tous les deux ans un colloque national sur le Numérique au service de l’attractivité des destinations. Ces journées d’échanges et de partage d’expériences s’adressent à tous les acteurs institutionnels du tourisme souhaitant approfondir leur connaissance sur l’exploitation du numérique et aux startups et entrepreneurs du numérique, désireux de mieux cerner les enjeux et attentes liés au numérique dans ce secteur.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>84241</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8046</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Morel-A-L’Huissier</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé du commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l’étranger</ministreQuestion><ministreJO>Commerce extérieur, promotion du tourisme et Français de l’étranger</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[entreprises
	            (PME — exportation — CESE — rapport — recommandations)
	            84241. — 7 juillet 2015. — M. Pierre Morel-A-L’Huissier attire l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé du commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l’étranger sur le rapport « Gagner la bataille de l’exportation avec les PME » rendu par le Conseil économique, social et environnemental. En effet celui-ci préconise de s’atteler à la définition d’une répartition claire des compétences. Il lui demande de lui indiquer ce qu’il entend faire à ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8046</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Depuis plusieurs années, différentes initiatives ont été prises au niveau national afin d’améliorer la lisibilité et l’efficacité du dispositif de soutien des entreprises à l’international. Deux conventions ont été adoptées en 2008 et 2009 afin de clarifier les rôles et objectifs de chacun des partenaires intervenant en matière de soutien à l’export. La Charte nationale de l’exportation, signée en 2011 et arrivée à échéance fin 2014, visait également à clarifier l’écosystème des acteurs en fonction de leurs compétences et a été déclinée localement par l’adoption de conventions régionales. La montée en puissance des régions dans le dispositif de soutien à l’export a été confirmée par la déclaration Etat-Régions du 12 septembre 2012, qui a conféré aux Régions le rôle de pilotes de l’export dans leurs territoires. Les Régions ont ainsi développé des plans régionaux d’internationalisation des entreprises (PRIE) qui organisent la gouvernance du dispositif institutionnel régional de soutien à l’exportation. La volonté de créer un continuum dans l’accompagnement proposé aux entreprises fondé sur une répartition claire des compétences des différents acteurs est recherchée. Dans cet esprit, un partenariat stratégique a été signé entre Business France, CCI International et CCI France International à l’occasion du Forum des PME à l’international, organisé par le Secrétaire d’Etat au Commerce extérieur le 11 mars 2015. Ce partenariat vise à améliorer la lisibilité du dispositif de soutien des PME à l’international, en clarifiant le rôle de chacun des acteurs dans le parcours à l’export des entreprises : rôle de diagnostic export et définition d’un plan d’action personnalisé (CCI de France) ; rôle de prospection des marchés à l’étranger et développement des courants d’affaires (Business France) et prestations d’implantation, de structuration et de pérennisation sur le marché visé (CCI FI). L’accord prévoit un accompagnement ciblé de 3000 entreprises, TPE et PME, disposant d’un fort potentiel export, d’ici 2017 avec l’objectif commun pour Business France et les CCI d’un développement d’un courant d’affaires pour un tiers d’entre elles. La mise en œuvre du partenariat fera l’objet d’une déclinaison régionale, précisant le rôle des différents acteurs de l’export et s’inscrivant dans le cadre des priorités définies par dans les Plans régionaux d’internationalisation des entreprises et les conventions locales existantes. Le partenariat a vocation à être décliné à l’étranger par des conventions locales identifiant précisément le rôle des différents acteurs locaux publics et privés en matière de soutien aux entreprises. Mi-août 2015, plusieurs conventions ont été signées : Allemagne, Australie, Chine (conventions signées avant mars 2015), Pologne, Indonésie, Lettonie, Ukraine, Autriche, Côte d’Ivoire. Une quinzaine d’autres conventions pourraient être signées dans les mois à venir.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>84247</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8046</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Morel-A-L’Huissier</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé du commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l’étranger</ministreQuestion><ministreJO>Commerce extérieur, promotion du tourisme et Français de l’étranger</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[entreprises
	            (PME — exportation — CESE — rapport — recommandations)
	            84247. — 7 juillet 2015. — M. Pierre Morel-A-L’Huissier attire l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé du commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l’étranger sur le rapport « Gagner la bataille de l’exportation avec les PME » rendu par le Conseil économique, social et environnemental. En effet celui-ci préconise de sécuriser la propriété intellectuelle des PME partenaires. Il aimerait savoir quelles mesures il entend prendre à ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8046</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[S’agissant de la sécurisation de la propriété intellectuelle des PME partenaires, plusieurs dispositifs de soutien et d’aides publics aux PME coexistent et contribuent déjà à protéger leurs droits à l’exportation. En premier lieu, l’Institut national de la propriété industrielle (INPI) offre aux PME, ETI (entreprises de taille intermédiaire) et start-up qui utilisent peu ou pas les outils de protection de la propriété intellectuelle la possibilité de réaliser un "pré-diagnostic INPI",  intégralement pris en charge par l’institut qui vise à mieux informer l’entreprise sur la nécessité de protéger ses éléments de propriété intellectuelle. L’INPI offre également des prestations de formation aux PME, ETI et start-up,  afin de les aider à consolider la protection de leur propriété industrielle. Ces formations peuvent être aussi financées en tout ou partie par la banque publique d’investissement (BPI). Enfin, l’INPI octroie un dispositif spécifique de tarification aux PME, de l’ordre de 50 % environ, relatif à l’enregistrement de brevets sur le plan national, qui bénéficie également aux demandes de brevets communautaires via une conversion de titres français. A l’étranger, d’autres offices d’enregistrement des titres de propriété industrielle prévoient également une tarification allégée de leurs prestations pour les PME. C’est notamment le cas de l’USPTO (United States Patent and Trademark Office) aux Etats-Unis, qui applique une réduction de 50 % sur tous ses tarifs à destination des PME et des organismes à but non lucratif, ainsi que de l’OMPIC (office marocain de la propriété industrielle et commerciale) au Maroc. Autre moyen de soutenir la propriété intellectuelle des PME à l’export, "France-PME sans contrefaçons" est le fruit d’une charte qui fédère, à l’initiative des conseillers du commerce extérieur, différents partenaires : l’Association des régions de France (ARF), la Chambre de commerce et d’industrie (CCI France), la, Direction générale des Entreprises (DGE), la Direction générale des douanes et des droits indirects (DGDDI), l’Institut national de la propriété industrielle (INPI), Business France et l’Union des fabricants (Unifab). Cette plateforme nationale permet de conduire une première série d’audits gratuits et confidentiels auprès d’entreprises victimes de contrefaçon représentatives du tissu créatif des PME. "France-PME sans contrefaçons" informe également gratuitement et oriente les PME sur le type d’action à engager en cas de contrefaçon sur leurs produits à l’étranger. D’autre part, Business France et l’INPI ont renouvelé leur partenariat en septembre 2013. Celui-ci s’articule autour de quatre axes concrets principaux : - renforcement de la sensibilisation des entreprises à la propriété industrielle (rédaction et diffusion de fiches dédiées à la présentation des enjeux, opportunités et menaces liées à la propriété intellectuelle et invitation dans les ateliers et rencontres organisés en France et à l’étranger) ; - mise en œuvre, par Business France et l’INPI, d’un programme d’évènements commun, en France et à l’étranger, reliant les dimensions propriété intellectuelle et conquête de marchés à l’international. En moyenne, deux évènements sont organisés par an depuis 2013 ; - mise en avant du pré-diagnostic propriété industrielle auprès des PME et ETI permettant à une entreprise de faire le point sur la protection de sa propriété intellectuelle - développement du programme Master Class PI de l’INPI et de son volet international porté par Business France et soutenu financièrement par l’INPI. A ce jour, 12 entreprises bénéficient de ce programme qui permet de proposer aux entreprises un continuum de services à travers un accompagnement personnalisé en propriété intellectuelle, un appui à l’élaboration d’une stratégie internationale et sa mise en œuvre. Les solutions de financement proposées par Bpifrance seront également prises en compte et proposées aux entreprises. Par ailleurs, le réseau de la DG Trésor à l’étranger, avec les services économiques à l’étranger et les experts de l’INPI qu’il héberge, ainsi que le réseau des douanes à l’étranger, soutiennent et conseillent les PME qui rencontrent des difficultés à l’export en termes de propriété intellectuelle et interviennent à leurs côtés, au niveau local, en cas de difficulté. Ils organisent régulièrement des séminaires de formation et de sensibilisation auprès des autorités des pays tiers.  Enfin, dans le cadre des accords commerciaux que négocie l’Union européenne avec les pays tiers, les autorités françaises veillent avec la Commission européenne à ce qu’un niveau élevé de protection de la propriété intellectuelle soit obtenu. Ce cadre bénéficie à toutes les entreprises et est particulièrement profitable pour les PME,  en leur assurant un cadre amélioré sur le plan juridique. Des dispositions spécifiques sont également systématiquement négociées dans ces ALE sur la protection des indications géographiques (IG) agricoles et agroalimentaires : elles imposent aux parties à l’accord de mettre en place la règlementation et les outils (administratifs, judiciaires …) permettant la protection et les recours. La liste des IG à protéger est annexée à l’accord ce qui permet d’assurer à toutes les PME associées à une IG donnée qu’elles bénéficieront à titre gratuit de la protection juridique de l’Accord de libre-échange. La France a également joué un rôle moteur dans la révision de l’arrangement de Lisbonne qui lorsqu’il sera ratifié élargira la protection limitée aux appellations d’origine aux indications géographiques. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>84660</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8047</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Élie Aboud</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé du commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l’étranger</ministreQuestion><ministreJO>Commerce extérieur, promotion du tourisme et Français de l’étranger</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[tourisme et loisirs
	            (réglementation — loi NOTRe — conséquences)
	            84660. — 7 juillet 2015. — M. Élie Aboud appelle l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé du commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l’étranger sur le problème liés aux conséquences de la loi NOTRe dans le cadre de la sécurisation des emplois et ses répercussions dans le champ touristique. En effet, dans le département de l’Hérault, le tourisme représente 11 % du PIB (contre 7 % du PIB en France) et près de 50 000 emplois (près de 2 millions à l’échelle nationale). Cela concerne les emplois directs, indirects et induits. Le projet de loi le NOTRe portant nouvelle organisation territoriale de la République aurait de graves répercussions sur l’exercice de la compétence tourisme. Cela aurait un impact sur les emplois des agences de développement touristique, des offices du tourisme, des services concernés des régions, départements et intercommunalités. C’est pourquoi il lui demande de bien vouloir lui apporter des précisions sur ses intentions en la matière.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8047</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le texte du projet de loi NOTRe comportait plusieurs articles relatifs au tourisme. La structuration de ce secteur et son adaptation aux évolutions institutionnelles de la France, apparaissent essentielles pour accompagner la stratégie et les mesures du gouvernement en faveur du tourisme, secteur majeur de l’économie française. Ces actions ont été annoncées par le ministre des affaires étrangères et du développement international, lors de la clôture des assises du tourisme le 19 juin 2014, puis à l’occasion de la remise du rapport du conseil de la promotion du tourisme, le 11 juin dernier. Elles portent à la fois sur le développement du numérique, l’accueil, la qualité et la diversité de l’offre, l’accès aux vacances, la formation et l’investissement. Dans ce contexte, une attention particulière a été apportée par le gouvernement et les parlementaires aux enjeux de l’organisation et du développement touristique, à l’occasion de la discussion sur le projet de loi NOTRe. Le transfert obligatoire de la compétence "promotion du tourisme dont la création d’offices de tourisme" aux communautés d’agglomération et aux communautés de communes (articles 64 et suivants de la loi), voté par les parlementaires, est particulièrement important. Le choix d’une mutualisation des offices de tourisme doit permettre une meilleure coordination des politiques locales et une plus grande visibilité des actions de promotion. Cette nouvelle dimension intercommunale de l’action touristique doit ainsi contribuer à l’attractivité des territoires, de même qu’à l’amélioration des retombées économiques liées au tourisme et aux créations d’emplois. Lors de la discussion du projet de loi, les parlementaires ont également souhaité tenir compte de quelques situations spécifiques. Ainsi, "lorsque coexistent sur le territoire d’une même commune ou d’un même établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre plusieurs marques territoriales protégées distinctes par leur situation, leur appellation ou leur mode de gestion, la commune est autorisée à créer un office de tourisme pour chacun des sites disposant d’une marque territoriale protégée". Par ailleurs, à l’occasion du transfert de cette compétence aux communautés de communes et aux communautés d’agglomération, "les offices de tourisme des communes touristiques et des stations classées de tourisme sont transformés en bureaux d’information de l’office de tourisme intercommunal, sauf lorsqu’ils deviennent le siège de cet office. L’organe délibérant de l’établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre peut cependant décider, au plus tard trois mois avant l’entrée en vigueur du transfert de la compétence, de maintenir des offices de tourisme distincts pour des stations classées de tourisme". Le texte de loi issu des discussions s’avère donc particulièrement adapté aux spécificités des communes à vocation touristique. S’agissant de la compétence tourisme, la création d’un schéma unique de développement touristique au niveau de la région, qui aurait été "chef de file" pour le tourisme, a fait l’objet de nombreux débats parlementaires et s’est finalement avérée prématurée. La commission mixte paritaire a maintenu cette compétence partagée entre les différents échelons territoriaux et supprimé l’article 4 du projet de loi NOTRe qui mentionnait l’élaboration conjointe d’un schéma de développement touristique. L’articulation entre les différents échelons territoriaux en charge du tourisme demeure donc plus que jamais nécessaire, mais doit s’effectuer dans le cadre de la législation actuelle. Les "contrats de destination", pour les territoires et régions qui s’en sont dotés à l’occasion des appels à projets lancés en 2014 et 2015 à l’initiative des ministres en charge du tourisme, peuvent constituer des vecteurs pertinents de coordination, autour d’une stratégie touristique partagée, reposant sur des objectifs de développement économique et une marque reconnue à l’international.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>84749</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8048</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Lefebvre</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé du commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l’étranger</ministreQuestion><ministreJO>Commerce extérieur, promotion du tourisme et Français de l’étranger</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[commerce extérieur
	            (exportations — PME et TPE — soutien)
	            84749. — 14 juillet 2015. — M. Frédéric Lefebvre attire l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé du commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l’étranger sur la situation des exportations françaises. Ces dernières seraient concentrées sur un nombre d’entreprises relativement restreint, octroyant aux groupes, détenteurs de multiples filiales, un statut privilégié dans la part globale des exportations. La capacité à exporter des PME-TPE et des entreprises intermédiaires, à l’image des PME-TPE, est - à l’exception de celles des secteurs de l’agriculture et du commerce - ainsi réduite. C’est pourquoi il lui demande de lui préciser les mesures envisagées par le Gouvernement pour accroître la part des PME-TPE dans les exportations françaises.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8048</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La France compte beaucoup de PME innovantes et performantes dont l’offre peut répondre à des besoins sur les marchés internationaux. Toutefois, le nombre de PME françaises exportatrices demeure faible en comparaison d’autres pays européens. L’augmentation du nombre de PME exportatrices constitue un axe fort de la politique gouvernementale. Différentes mesures ont ainsi été prises pour faciliter la conquête de nouveaux marchés par nos entreprises. Le partenariat stratégique signé entre Business France, CCI International et CCI France International, à l’occasion du Forum des PME à l’international organisé par le secrétaire d’Etat au commerce extérieur le 11 mars 2015, vise à clarifier le rôle de chacun des acteurs dans le parcours à l’export des entreprises. L’accord prévoit un accompagnement ciblé de 3 000 entreprises, TPE et PME, disposant d’un fort potentiel export, d’ici 2017 avec l’objectif de développer des courants d’affaires pour un tiers d’entre elles. Les entreprises seront sélectionnées prioritairement parmi les filières des familles prioritaires à l’export et celles définies dans le cadre des PRIE. Ce programme sera mis en œuvre en lien avec les régions. Le profil des entreprises ciblées fera l’objet d’une concertation entre les partenaires. Les entreprises repérées par les CCI pourront bénéficier d’une validation de leur potentiel export et d’un plan d’action personnalisé de la part des CCI de France, d’un accompagnement par Business France dans leurs démarches de prospection sur les marchés ciblés afin de développer des courants d’affaires, de prestations visant à l’implantation et à l’intégration dans les communautés d’affaires à l’étranger par les CCI françaises à l’international, en lien avec les acteurs privés.  Les PME peuvent bénéficier du dispositif de soutien à l’export, constitué des garanties publiques délivrées par la Coface pour le compte de l’Etat, qui se décline en cinq procédures : - l’assurance-crédit, destinée principalement à faciliter les transactions commerciales relatives aux grands contrats. On note toutefois une accélération de l’accompagnement à l’internationalisation des PME et ETI (hausse de 130 % des promesses de garanties pour les PME et ETI) ; - l’assurance prospection est la procédure touchant le plus grand nombre d’entreprises (12 000 à ce jour dont une grande majorité de PME et d’ETI). Elle est destinée à soutenir des entreprises dans leurs démarches de prospection commerciale ; - la garantie du risque exportateur consiste à garantir des cautions ou des crédits de préfinancement émis par des banques contre le risque de non-remboursement en cas de défaillance de l’exportateur. Ces deux procédures ont connu une hausse en volume des garanties octroyées (respectivement de 73% et de 38%), bénéficiant principalement à des PME et ETI ; - à ces trois procédures s’ajoutent la garantie des investissements (cette garantie couvre les risques d’atteinte à la propriété ou de non-recouvrement liés à des faits générateurs politiques) et la garantie de change (cette garantie couvre les exportateurs contre le risque de change quand ils remettent une offre ou établissent un prix en devises).  Le financement des exportations a été réformé à plusieurs reprises dans le but d’en faciliter l’accès, la visibilité et la lisibilité pour les entreprises, notamment les TPE, PME et ETI. Les exportateurs français sont confrontés aux difficultés des établissements de crédit à accorder des crédits-export compétitifs dans un contexte de concurrence accrue au niveau international en matière d’offre de soutiens financiers publics. Dans ce contexte, l’amélioration du système de soutien public à l’export est un souci permanent du Gouvernement. Afin de renforcer la compétitivité de ce dispositif, des réformes ont été mises en œuvre depuis l’été 2012. Elles s’inscrivent dans le cadre du Pacte national pour la croissance, la compétitivité et l’emploi du 6 novembre 2012. Afin d’appliquer la décision no 15 du Pacte qui vise à "permettre aux entreprises de se battre à armes égales avec leurs concurrentes en les faisant bénéficier de dispositifs de financement export alignés sur les meilleures pratiques étrangères", des mesures essentielles ont été prises : la création de la garantie de refinancement par la loi de finances du 29 décembre 2012 et le décret du 30 juillet 2013 a créé un nouvel accès à la liquidité pour les banques et permis d’offrir des ressources plus compétitives aux clients de nos exportateurs (grands groupes et PME) ; l’amélioration des soutiens au financement dans le domaine aéronautique à travers l’extension des garanties à 100 % est effective. La réflexion sur la compétitivité du dispositif français de soutien financier public aux exportations se poursuit actuellement et devrait aboutir, au cours des mois à venir, à la mise en œuvre de nouvelles mesures : prêts directs à l’export de Bpifrance pour les contrats de montants modestes avec la garantie de la Coface, réforme du système de comptabilisation de la part française… La décision no 14 du Pacte fixe l’objectif d’« assurer un accompagnement personnalisé à l’international pour 1 000 ETI et PME de croissance dans le cadre de la BPI ». L’accompagnement personnalisé est proposé aux PME et ETI indépendantes à fort potentiel export, à partir d’une analyse fine de leurs besoins par les chargés d’affaires internationaux (CAI) de Business France. Déployés dans les directions régionales de bpifrance, ils ont pour mission d’aider les entreprises à établir leur stratégie à l’exportation à partir d’un diagnostic partagé et lucide. Ils formulent des recommandations détaillées aux chefs d’entreprises, en les orientant le cas échéant vers les soutiens publics adaptés à leurs besoins. L’action des CAI a enregistré des résultats très satisfaisants : à fin mai 2015, 878 PME et ETI ont donné leur accord pour bénéficier de l’accompagnement personnalisé à l’export. Parmi celles-ci, 504 entreprises ont commencé un plan d’action. Une analyse qualitative de l’accompagnement des CAI a été réalisée sur un échantillon de 108 entreprises (sur les 712 entreprises accompagnées à fin 2014). Parmi celles ayant commencé leur plan d’action entre mars 2013 et juin 2014 (66 entreprises), presque 8 entreprises interrogées sur 10 ont conclu un accord/contrat (50%) ou sont encore en cours de négociation sur un ou plusieurs marchés abordés (27%), entre 6 et 12 mois après leurs premières actions. Par ailleurs, le projet de "Accélérateur PME" lancé en juin 2014, consiste à offrir à 120 PME volontaires à haut potentiel, identifiées à partir d’une liste de critères de performance, un accompagnement à la carte (formations, prestations d’audit/conseil et mentorat) visant à les faire évoluer en ETI en 2 ans. Bpifrance proposera divers modules, collectifs et individuels, qui ne sont pas tous obligatoires et découleront du diagnostic qui sera établi (diagnostic 360° prévu dans le dispositif). Le Volontariat International en Entreprise (VIE) constitue également un moyen important d’internationalisation des PME et de renforcement de la communauté économique française dans le monde. 67% des entreprises utilisatrices du VIE sont des PME (+3% par rapport à la même période en 2014). Les VIE exercent des missions essentiellement à caractère commercial qui contribuent au développement export des PME. De nombreuses régions soutiennent financièrement le dispositif. C’est le cas de la Région Pays-de-la-Loire qui finance à 100% la première année du VIE, pour autant que le VIE ait un rôle "majoritairement" commercial. Plusieurs Régions subventionnent à 50 % du coût global du VIE comme en Midi-Pyrénées, Alsace et Poitou-Charentes. Le contrat d’objectif et de performance (COP) de Business France prévoit un objectif d’augmenter le nombre de VIE à 10 000, dont 4 000 VIE dans des PME et ETI, à horizon 2017. Enfin, pour se doter de ressources humaines dédiées aux activités export, une PME peut également bénéficier du crédit d’impôt pour la prise en charge de dépenses de prospection commerciale (recrutement d’une personne ou recours à un VIE affecté au développement des exportations).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>85272</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8050</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Lefebvre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Commerce extérieur, promotion du tourisme et Français de l’étranger</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[Union européenne
	            (États membres — contrefaçon — lutte et prévention)
	            85272. — 14 juillet 2015. — M. Frédéric Lefebvre attire l’attention de M. le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique sur le rapport d’information de la commission des finances de l’Assemblée nationale sur l’évaluation de l’action de la douane dans la lutte contre les fraudes et trafics. L’arrêt « Nokia Philips » est une décision de la Cour de justice européenne datée du 1er décembre 2011 entrée en application en avril. Cet arrêt précise que des marchandises, en transit dans l’Union ou arrêtées en entrepôt douanier, peuvent être qualifiées de contrefaçons seulement s’il est prouvé qu’elles sont destinées à une mise en vente dans l’Union. Finalement les marchandises qui ne font que transiter par le sol européen échappent au délit et donc, aux saisies douanières. Alors que le commerce de produits de contrefaçon constitue un phénomène qui a connu une explosion au cours des dix dernières années, l’arrêt « Nokia Philips » a eu des conséquences négatives immédiates. La solution retenue par la décision « Nokia Philips » limite les possibilités d’intervention de la douane sur les marchandises suspectées de contrefaçon en transit, exigeant de l’administration des preuves justifiant son action. Par conséquent la rétention par la douane française de produits suspectés de contrefaçon a chuté de 65 % en 2012, par rapport à 2011. Bien que l’évolution des saisies de contrefaçons reste positive, les achats de contrefaçons, eux, ont fortement augmentés, passant de 1 % il y a cinq ans à 20 % aujourd’hui. La France est devenue une plateforme de distribution de contrefaçons au niveau mondial. La mission d’information propose que les douanes disposent de procédures juridiques sûres et d’un accès assez facile pour face à la progression des contrefaçons qui représentent un danger pour la santé et la sécurité des consommateurs. Il lui demande si le Gouvernement entend donner une suite favorable à cette suggestion. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8050</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La lutte contre la contrefaçon, au regard de son impact sur la santé et la sécurité du consommateur et sur l’économie, l’innovation et l’emploi constitue une priorité gouvernementale et un axe majeur de l’action de la direction générale des douanes et droits indirects (DGDDI), aux côtés de la lutte contre le trafic de stupéfiants et la contrebande d’alcool et de tabac. La douane française, par son action opérationnelle, son adaptation réglementaire permanente et son expertise, contribue à faire de la France l’un des pays les plus avancés au monde dans la lutte contre la contrefaçon. Ainsi, d’après l’index 2015 de la chambre de commerce des États-Unis, la France occupe le 2ème rang mondial pour la mise en œuvre de la protection de la propriété intellectuelle. Pour ce faire, les services mettent en œuvre un dispositif renforcé de contrôle sur l’ensemble du territoire et sur tous les vecteurs, ainsi que des pouvoirs importants leur permettant de s’adapter aux tendances de fraude. En outre, le partenariat établi avec les titulaires de droit est l’un des piliers du dispositif mis en place pour protéger la propriété intellectuelle. La décision Nokia-Philips de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) du 1er décembre 2011 a limité les pouvoirs des douanes européennes sur les marchandises tierces en transit, transbordement et régimes suspensifs, puisqu’elle interdit aux services douaniers d’effectuer des retenues de marchandises tierces soupçonnées de contrefaçon en transbordement, s’ils ne peuvent prouver que ces marchandises sont finalement destinées au marché européen, ce qui, dans la pratique, est quasiment impossible à démontrer. Cet arrêt a eu un impact significatif et immédiat en matière de lutte contre la contrefaçon puisque, en 2012, les saisies opérées par la douane française ont baissé de 47 % par rapport à 2011. Au plan européen, la baisse des retenues a été de 65 % pour la même période. Cette décision révèle un décalage entre la réalité du trafic de contrefaçons, qui constitue une activité mondialisée et lucrative pour les organisations criminelles et la mise en œuvre du droit de la propriété intellectuelle. Or, il n’est pas concevable de laisser l’Europe devenir une plate-forme de redistribution de la contrefaçon, permettant aux contrefacteurs d’agir en toute impunité. De plus, ces marchandises peuvent revenir sur le territoire de l’UE via les achats sur internet. La loi du 11 mars 2014 sur la lutte contre la contrefaçon renforce l’arsenal juridique de lutte contre les produits contrefaits, notamment en élargissant les compétences des douanes en matière d’infiltration et "corps d’achat" (acquisition par les douanes d’une certaine quantité de produits soupçonnés de contrefaçon pour s’assurer de la légalité des produits). Des initiatives françaises ont été menées, dès la fin de l’année 2011, par la douane et par les ministres en charge de la propriété intellectuelle et de la lutte contre la contrefaçon afin de pallier les conséquences de cet arrêt. Depuis cet arrêt, la douane française a réorienté son travail de ciblage pour accroître son efficacité. Cette réorientation a produit rapidement ses effets : tombées à 4,6 millions d’articles en 2012, les saisies ont augmenté de 67 % en 2013 atteignant 7,6 millions. Des contrefaçons continuent toutefois à transiter par nos ports et nos aéroports sans pouvoir être interceptées. La douane a multiplié les initiatives pour réviser le droit européen en vue de rétablir les pouvoirs de la douane sur les marchandises en transit ou en transbordement. Dans un premier temps,  la révision du règlement européen no 1383/2003, qui encadre l’action des douanes sur les marchandises soupçonnées de contrefaçon, s’est conclue par l’adoption d’un nouveau règlement (n° 608/2013) mis en œuvre au niveau de l’UE depuis le 1er janvier 2014, qui préserve les capacités d’action des douanes européennes. En effet, sans permettre la reprise des contrôles en transit, le nouveau règlement douanier laisse la possibilité aux douanes européennes de contrôler en transit transbordement, alors même que certains États membres avaient souhaité cristalliser la jurisprudence Nokia-Philips dans ce règlement. Dans un second temps, il s’est agi de faire évoluer le droit matériel de la propriété intellectuelle de l’UE, en permettant le contrôle effectif des marchandises de contrefaçon en transit. Dans ce cadre, l’action de la France se concentre sur les négociations sur le "paquet marque". La Commission européenne a présenté le 27 mars 2013, une proposition de révision de la directive no 2008/95 du 22 octobre 2008 rapprochant les législations des États membres sur les marques et une proposition de révision du règlement no 207/09 du 26 février 2009 sur la marque communautaire. L’article 10.5 de la proposition de directive et l’article 9.5 (identique) du projet de règlement sont les deux articles qui rejoignent la problématique de l’interception des marchandises soupçonnées de contrefaçon en transit. La douane française a soutenu ces deux articles qui, sous certaines conditions, permettent aux services douaniers européens de reprendre les contrôles en transit. En février 2014, le Parlement européen, lors du passage du texte en première lecture, puis le Conseil en juin 2015, ont aussi adopté des dispositions en faveur de la reprise des contrôles en transit/transbordement. Les textes devraient être publiés au dernier trimestre 2015. L’adoption du "paquet marque" finalisera l’ensemble des modifications juridiques et réglementaires mises en œuvre depuis le 1er janvier 2014 afin de renforcer les possibilités d’intervention des services douaniers. Le règlement douanier européen no 608/2013 qui s’applique dans tous les Etats membres depuis le 1er janvier 2014 a ainsi rénové la procédure de retenue pour les marchandises interceptées en frontière tierce et rendu obligatoire la procédure de destruction simplifiée. Cette refonte a également élargi le champ d’intervention de la douane à tous les droits de propriété intellectuelle (DPI), harmonisé les pratiques dans l’UE et simplifié les procédures tout en garantissant une meilleure protection des parties prenantes. Le dispositif national a par ailleurs été renforcé par la mise en œuvre de la loi no 2014-315 du 11 mars 2014. Ce dispositif applicable aux marchandises de statut communautaire à la circulation/détention comporte un volet judiciaire prévoyant notamment l’augmentation des dédommagements civils accordés aux victimes afin de dissuader les contrefacteurs. Le chapitre V, consacré au renforcement de l’action de la douane prévoit diverses mesures visant, notamment, à étendre les procédures et les pouvoirs de contrôle à l’ensemble des DPI et des situations douanières : - le régime de prohibition d’importation, d’exportation et de transbordement est étendu à tous les DPI ; - les procédures nationales de retenue douanière sont alignées sur les procédures européennes définies par le règlement no 608/2013. De plus, la mise en retenue des marchandises de statut UE sera désormais possible en matière de brevets, d’obtentions végétales, d’indications géographiques et de topographie de semi-conducteurs (cartes à puce) ; - les mesures de lutte contre la fraude sont renforcées : infiltration et « coups d’achat » sont étendus à tous les DPI et la transmission, a posteriori, par les opérateurs de fret express de données permettant d’établir une cartographie des flux est organisée afin d’améliorer l’analyse de risque et le ciblage de contrôles. Dans le cadre de la révision de la directive sur les marques, les autorités françaises sont vigilantes afin que ce texte autorise l’intervention des douanes sur les marchandises en transit sur le territoire de l’UE.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>85620</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8051</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Lefebvre</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé du commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l’étranger</ministreQuestion><ministreJO>Commerce extérieur, promotion du tourisme et Français de l’étranger</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[tourisme et loisirs
	            (politique du tourisme — rapport parlementaire — propositions)
	            85620. — 21 juillet 2015. — M. Frédéric Lefebvre attire l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé du commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l’étranger sur les conclusions du rapport d’information déposé par le comité d’évaluation et de contrôle des politiques publiques sur l’évaluation de la politique d’accueil et touristique. Ce rapport d’information fait état des résultats d’études convergentes pour mieux mesurer la qualité d’accueil des touristes. Aujourd’hui, selon l’observatoire de l’aéroport de Paris-Roissy 50 % des voyages empruntent les transports en commun pour relier Paris. Or c’est dans un RER B surchargé que les touristes sont victimes d’une délinquance ciblée visant les bagages de voyage. Les rapporteurs proposent de fluidifier les arrivées des vols internationaux à Roissy grâce à un accroissement de la flexibilité des effectifs de police en fonction des besoins notamment en heure de pointe. Il lui demande si le Gouvernement est prêt à déployer les moyens nécessaires afin de voir cette proposition se concrétiser.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8051</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les assises du tourisme de juin 2014 ont fait de l’accueil l’un des cinq axes prioritaires de la stratégie gouvernementale en faveur du tourisme et dédié de nombreuses mesures à cet enjeu. Les plus importantes concernent notamment l’accueil aux points d’entrée sur le territoire (aéroports, gares, moyens de transport) et incluent un volet sécurité qui s’appuie sur le plan d’action mis en place dès le printemps 2013 par la Préfecture de police de Paris. Ce plan d’action, reconduit en 2014 et en 2015, privilégie une occupation accrue du terrain sur les principaux sites touristiques, avec une augmentation de 20 % de l’effectif policier et la création de brigades dans les endroits les plus fréquentés, la prévention des risques encourus face à une délinquance organisée, l’amélioration de l’accueil des victimes étrangères et enfin une stratégie de communication ciblée. Ces mesures ont permis une diminution de la délinquance avec violence sur les sites touristiques concernés. Ce plan d’action comprend des mesures spécifiques pour assurer la sécurité des touristes empruntant le tronçon nord du RER B, reliant Paris et l’aéroport de Roissy : renforcement de la présence policière sur la ligne du RER B, meilleure coordination entre les acteurs (services de sécurité de la RATP et de la SNCF avec la police), intensification de la prévention (déploiement d’équipes d’accueil par la SNCF, distribution de "livrets d’informations" en six langues et diffusion de messages de sensibilisation). Au premier trimestre 2015, on constate par rapport à la même période en 2014 une baisse de 39,6 % des vols avec violences et de 58,9 % des vols à la tire sur le tronçon nord du RER B. Depuis cette année, la Préfecture de police mène également un partenariat avec les compagnies aériennes, toujours dans un objectif de sensibilisation et de développement de la prévention. Un bilan général de ces mesures sera effectué à l’occasion de la première conférence annuelle du tourisme, le 8 octobre prochain. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>85621</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8052</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Lefebvre</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé du commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l’étranger</ministreQuestion><ministreJO>Commerce extérieur, promotion du tourisme et Français de l’étranger</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[tourisme et loisirs
	            (politique du tourisme — rapport parlementaire — propositions)
	            85621. — 21 juillet 2015. — M. Frédéric Lefebvre attire l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé du commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l’étranger sur les conclusions du rapport d’information déposé par le comité d’évaluation et de contrôle des politiques publiques sur l’évaluation de la politique d’accueil et touristique. Ce rapport d’information fait état des résultats d’études convergentes pour mieux mesurer la qualité d’accueil des touristes. L’ADP observe que la récupération des bagages relève exclusivement des prestataires des compagnies aériennes entraînant une forte variation du temps d’attente d’une compagnie à l’autre. Afin de stimuler la performance des compagnies aériennes les auteurs de ce rapport suggèrent de publier les performances comparées des compagnies aériennes relatives aux temps d’attente pour la récupération des bagages, il demande si le Gouvernement encourage une telle initiative.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8052</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La qualité d’accueil aux points d’entrée sur le territoire (aéroports, gares) fait l’objet d’une attention constante dans le cadre de la politique du gouvernement pour renforcer et développer l’attractivité touristique de la France. Dans ce contexte, Aéroports de Paris a un rôle essentiel à jouer compte tenu du nombre de touristes accueillis chaque année à Roissy Charles-de-Gaulle, Orly, Le Bourget.  Dans le cadre du contrat de régulation économique 2016-2020 signé avec l’Etat le 31 août 2015, qui détermine ses objectifs de qualité de service et de productivité, Aéroports de Paris s’est engagé à développer une démarche collaborative avec l’ensemble des parties prenantes permettant de travailler sur cinq thématiques clés autour des enjeux principaux du parcours passager : la ponctualité, l’hospitalité, l’enregistrement, la livraison bagages et l’assistance aux personnes handicapées ou à mobilité réduite. Aéroports de Paris partagera dans le cadre des concertations annuelles au sein de la commission consultative économique des aéroports de Paris-Charles de Gaulle et de Paris-Orly les réalisations pour chacun de ces projets. La livraison des bagages est l’un des indicateurs de la qualité de service et le temps de livraison bagages sera mesuré. Le mode de mesure de cet indicateur fera l’objet d’une information et d’une concertation au sein des comités opérationnels de la qualité de service en aérogares.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>85622</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8053</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Lefebvre</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé du commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l’étranger</ministreQuestion><ministreJO>Commerce extérieur, promotion du tourisme et Français de l’étranger</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[tourisme et loisirs
	            (politique du tourisme — rapport parlementaire — propositions)
	            85622. — 21 juillet 2015. — M. Frédéric Lefebvre attire l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé du commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l’étranger sur les conclusions du rapport d’information déposé par le comité d’évaluation et de contrôle des politiques publiques sur l’évaluation de la politique d’accueil et touristique. Ce rapport d’information fait état des résultats d’études convergentes pour mieux mesurer la qualité d’accueil des touristes. Un accès facilité aux régions aux touristes étrangers se révèlerait un atout majeur pour un pays aussi touristique que la France. Bien que la France jouisse dans la totalité de son territoire d’un patrimoine varié les touristes restent concentrés en Ile-de-France qui cumule le quart des nuitées passées par les touristes internationaux sur un an en 2010 sur l’ensemble du territoire français. Des flux mieux répartis permettant d’irriguer l’économie touristique de façon plus équilibrée, les auteurs de ce rapport proposent notamment d’étudier l’ouverture de lignes internationales régulières dans les aéroports régionaux, et de faire des gares et aéroports des plateformes d’échange multimodales. Il lui demande si le Gouvernement a l’intention de donner suite à de telles propositions.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8053</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[A l’occasion de la remise du rapport du Conseil de promotion du tourisme le 11 juin 2015, le ministre des affaires étrangères et du développement international a souligné l’importance de développer les dessertes aériennes directes de point à point et de simplifier les trajets en améliorant les connexions aériennes pour accueillir davantage de touristes dans les régions françaises alors que 20 % du territoire accueille 80 % des flux touristiques. Un groupe de travail sur ce thème a été constitué au Quai d’Orsay, avec l’ensemble des acteurs concernés – ministères, compagnies aériennes, représentants des aéroports. Ses conclusions seront rendues en octobre pour décision. Par ailleurs, le ministre des affaires étrangères et du développement international a rappelé les mesures déjà prises afin de favoriser l’émergence de nouvelles destinations et d’étendre l’offre sur tout le territoire français, en valorisant sa diversité et en stimulant l’émergence d’offres innovantes correspondant aux nouveaux comportements des clientèles touristiques : - vingt contrats de destination ont été sélectionnés au cours de deux appels à projets successifs. Bénéficiant de co-financements de l’Etat, ils visent à donner une impulsion forte à la promotion de la destination France autour de trois principes : la lisibilité, la coopération, la sélectivité ; - cinq "pôles d’excellence" retenus pour mettre en valeur les atouts thématiques de la France : gastronomie et œnologie, écotourisme, tourisme artisanal, tourisme urbain et nocturne, tourisme de montagne et sportif ; - enfin, les contrats de structuration de pôles touristiques territoriaux qui viennent compléter les contrats de destinations par des actions d’appui à l’offre locale.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>85907</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8053</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alain Marsaud</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé du commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l’étranger</ministreQuestion><ministreJO>Commerce extérieur, promotion du tourisme et Français de l’étranger</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[handicapés
	            (allocation aux adultes handicapés — conditions d’attribution)
	            85907. — 28 juillet 2015. — M. Alain Marsaud appelle l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé du commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l’étranger sur les conditions d’attribution de l’allocation « adulte handicapé » pour un Français établi hors de France. Dans la mesure où une personne dont le taux d’incapacité varie entre 50 % et 79 % ne peut bénéficier de cette aide s’il réside à l’étranger, M. le député souhaiterait savoir quelles mesures sont mises en place pour les personnes dont le taux est supérieur ou égal à 80 % ? Le versement de cette allocation est-il systématique, quelle que soit la situation financière de celui-ci ou de ses parents pour un mineur, ou cette aide dépend-elle des revenus et du patrimoine de celui-ci ? Enfin, il souhaiterait connaître les démarches qui incombent à la famille pour pouvoir bénéficier d’une telle aide, si celle-ci s’avère être possible pour un Français établis hors de France.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8053</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministère des affaires étrangères et du développement international peut servir, sous condition de ressources,  une "allocation adulte handicapé" (AAH) aux Français établis hors de France : - titulaires d’une carte d’invalidité française (délivrée par la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées - CDAPH -) présentant un taux d’incapacité permanent au moins égal à 80 % ; - régulièrement inscrits au registre mondial des Français établis hors de France ; - disposant de revenus personnels inférieurs à un minimum dit "taux de base" fixé par pays ; - âgés d’au moins 20 ans. Pour constituer un dossier de demande,  le demandeur doit s’adresser au consulat de son lieu de résidence. Avant d’être accepté par le MAEDI, son dossier est soumis au conseil consulaire en formation aide sociale, puis à la commission permanente pour la protection et l’aide sociale où siègent des parlementaires (décret 92-437 modifié). Les mineurs handicapés peuvent, eux ou leurs parents,  solliciter dans les mêmes conditions, une "allocation enfant handicapé" lorsqu’ils sont atteints d’un handicap au moins égal à 50 %. Ils sont éligibles à cette allocation jusqu’à leurs 20 ans.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>86511</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8054</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gérald Darmanin</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé du commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l’étranger</ministreQuestion><ministreJO>Commerce extérieur, promotion du tourisme et Français de l’étranger</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[ministères et secrétariats d’État
	            (commerce extérieur — déplacement — bilan)
	            86511. — 4 août 2015. — M. Gérald Darmanin interroge M. le secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé du commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l’étranger sur son déplacement en Espagne, à l’occasion de la réunion spéciale du comité du Conseil de sécurité des Nations unies créé par la résolution 1373 (2001) concernant la lutte antiterrorisme, le 28 juillet 2015. Il souhaiterait connaître la liste des personnes l’accompagnant ainsi que celle des personnes qu’il a rencontrées. Il lui demande également de bien vouloir l’informer sur le contenu des débats et sur les conclusions de cette journée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8054</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le secrétaire d’Etat, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé du commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l’étranger, s’est rendu à Madrid dans la journée du 28 juillet 2015 pour représenter la France au segment ministériel de la réunion de haut-niveau du comité des Nations unies contre le terrorisme avec les Etats et organisation régionales au sujet des combattants terroristes étrangers. Il était accompagné d’une représentante de l’ambassade de France à Madrid et d’un membre de la sous-direction des menaces transversales (direction des affaires stratégiques de sécurité et du désarmement / direction générale des affaires politiques et de la sécurité). Il était également accompagné d’un membre de son cabinet et de son officier de sécurité. Cette réunion de niveau ministériel est venue clôturer deux journées de travail visant à améliorer la réponse de la communauté internationale à la menace des combattants terroristes étrangers. Elle a été ouverte par le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, dont le pays est membre non-permanent du conseil de sécurité des Nations unies depuis le 1er janvier 2015 (et jusqu’au 31 décembre 2016), et par le secrétaire général des Nations unies qui est intervenu au moyen d’un message enregistré. Plus de 40 délégations ont assisté à la réunion, dont celles des 15 membres du conseil de sécurité des Nations unies et des Etats les plus touchés par le terrorisme. Dans le cadre des échanges, en format "plénière", les Etats participants ont reconnu que le phénomène des combattants terroristes étrangers représentait une menace sans précédent par sa nature et son ampleur et appelait une réponse globale et coordonnée dans le cadre d’une coopération internationale renforcée, sous l’égide des Nations unies et suivant les dispositions de la résolution 2178 du conseil de sécurité du 24 septembre 2014. Dans le cadre de son intervention, le secrétaire d’Etat a rappelé la mobilisation de la France en faveur de l’adoption puis de la mise en oeuvre de la résolution 2178 du conseil de sécurité et appelé les Etats membres des Nations unies à prendre toutes les mesures nécessaires pour endiguer le phénomène des combattants terroristes étrangers, tout en soulignant l’attachement de la France au respect des droits de l’Homme. Il a fait état de l’implication de la France dans la lutte contre les combattants terroristes étrangers en présentant, entre autres, les nouvelles dispositions législatives prises par la France ces derniers mois (notamment la loi du 13 novembre 2014 renforçant les dispositions relatives à la lutte contre le terrorisme et la loi du 24 juillet 2015 relative au renseignement) ainsi que le renforcement des moyens humains et matériels alloués aux services de sécurité et de justice. Il a présenté les actions conduites dans le cadre du plan gouvernemental de lutte contre la radicalisation violente et les filières terroristes adopté en avril 2014, qui a reçu un soutien supplémentaire de 60 M d’euros sur les trois prochaines années à la suite des attentats de Paris, ainsi que le lancement de la campagne et du site internet Stop-Djihadisme pour lutter contre la propagande sur internet. La réunion s’est conclue par l’adoption d’une déclaration politique appelant à une mobilisation accrue de la communauté internationale contre le phénomène des combattants terroristes étrangers, dans la lignée de l’impulsion donnée par la résolution 2178 du conseil de sécurité. La déclaration est consultable sur le site du comité contre le terrorisme du conseil de sécurité.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>87535</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8054</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Premat</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé du commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l’étranger</ministreQuestion><ministreJO>Commerce extérieur, promotion du tourisme et Français de l’étranger</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[politique extérieure
	            (Équateur — attitude de la France)
	            87535. — 25 août 2015. — M. Christophe Premat alerte M. le secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé du commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l’étranger sur la situation actuelle de Manuela Picq, professeure franco-brésilienne de relations internationales à l’Université San Francisco de Quito. Manuela Picq est entre autres l’auteure d’ouvrages sur les LGBT et sur les femmes indigènes. C’est la compagne de Carlos Pérez Guartambel, président d’Ecuarunari et un des dirigeants indigènes les plus respectés du pays qui a fait valoir la nécessité du partage des ressources en eau. Elle a récemment été arrêtée lors des manifestations du mouvement indigène et du mouvement syndical. Elle a été hospitalisée après avoir subi des violences physiques. Il aimerait savoir ce que le Gouvernement entend faire pour pouvoir protéger Manuela Picq dans un contexte où les relations bilatérales avec l’Équateur sont essentielles pour pouvoir contribuer à l’apaisement des tensions.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8054</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Informée dès l’arrestation de Mme Manuela PICQ, l’ambassade de France en Equateur a été en contact permanent avec elle, son avocat et le consulat du Brésil, pays dont elle a également la nationalité, pour s’assurer que les droits de notre compatriote étaient respectés par les autorités équatoriennes. Un jugement a annulé, pour vice de forme, la procédure d’expulsion la concernant. Toutefois, Mme PICQ a pris la décision de quitter d’elle-même l’Equateur, ce dont l’ambassade de France en Equateur a pris note.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>87689</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8055</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Lefebvre</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé du commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l’étranger</ministreQuestion><ministreJO>Commerce extérieur, promotion du tourisme et Français de l’étranger</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[Français de l’étranger
	            (enseignement — établissements français à l’étranger — frais de scolarité)
	            87689. — 1 septembre 2015. — M. Frédéric Lefebvre attire l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé du commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l’étranger sur le montant des frais de scolarité des lycées français au Canada, et son accès aux bourses. Maintenir un lien avec la France est essentiel pour les familles de nos compatriotes français établis à l’étranger, qui souhaitent par conséquent scolariser leur enfant dans un lycée français. À titre d’exemple, une famille française dépense 20 000 dollars afin de permettre à leur deux fils, respectivement en maternelle et en primaire de fréquenter un établissement français à l’étranger. Certains parents, bien qu’ayant une situation professionnelle établie n’ont pas forcément les moyens de scolariser leurs enfants dans un établissement français au regard du montant des frais d’inscriptions demandés. C’est pourquoi il lui demande si le Gouvernement entend prendre en compte le coût élevé des frais des établissements français à l’étranger, au Canada dans le cadre de critère d’attribution aux bourses.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8055</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La mise en place du nouveau système des bourses scolaires poursuivait deux objectifs principaux : une répartition plus juste et plus équitable de l’aide entre les pays et entre les familles et le retour à la maîtrise budgétaire du dispositif d’aide à la scolarité. Trois années d’application permettent de constater que ces objectifs sont atteints ainsi qu’en témoignent les indicateurs mesurant le fonctionnement du nouveau dispositif. Tel est le cas au Canada. Dans le contexte d’un éventail très large des frais de scolarité variant en moyenne annuelle de 2 960 € (établissements de Montréal) à 10 907 € (lycée français de Toronto), la quotité moyenne des bourses accordée s’élève à 61 % du montant des frais de scolarité. Par ailleurs, le revenu net annuel moyen des familles françaises boursières au Canada (33 803 €) étant très largement supérieur à la moyenne mondiale (20 083 €), ce pourcentage canadien (61 %) est logiquement inférieur à celui enregistré au niveau mondial (80 %). Au titre de l’année scolaire 2014/2015,  le Canada se plaçait au 19ème rang mondial en nombre de boursiers (315) et au 28ème rang mondial en montant des bourses accordées (882 107 €). Depuis sa mise en application, le nouveau système des bourses scolaires n’a, à la connaissance du MAEDI, soulevé aucune tension particulière avec les familles françaises au Canada.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>88545</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8055</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Mariani</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé du commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l’étranger</ministreQuestion><ministreJO>Commerce extérieur, promotion du tourisme et Français de l’étranger</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[bourses d’études
	            (statistiques — enfants scolarisés à l’étranger — Laos)
	            88545. — 22 septembre 2015. — M. Thierry Mariani interroge M. le secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé du commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l’étranger sur l’évolution du nombre de bourses scolaires et les montants accordés aux enfants de nationalité française scolarisés dans les établissements d’enseignement français au Laos depuis l’an 2000. En effet, le nombre de bourses permet d’évaluer l’évolution du nombre de Français en situation difficile dans le pays concerné, l’aide à la scolarité étant attribuée sous conditions de ressources.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8055</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Entre 2002/2003 et 2014/2015, le nombre d’élèves français au Laos bénéficiaires d’une bourse scolaire AEFE est passé de 102 (pour un montant de 206 799 euros) à 129 (pour 383 744 euros). Il était de 109 en 2003/2004, 105 en 2004/2005, 99 en 2005/2006, 79 en 2006/2007, 88 en 2007/2008, 97 en 2008/2009, 111 en 2009/2010, 116 en 2010/2011, 118 en 2011/2012, 125 en 2012/2013 et 126 en 2013/2014. Cette évolution est à mettre en regard du nombre d’enfants français scolarisés,  passé de 185 à 332 sur la période, au lycée français Josué-Hoffet de Vientiane, seul établissement français au Laos. Le pourcentage d’élèves français ayant disposé d’une bourse au Laos est passé de 55 % en 2002/2003 à 38,8 % en 2014/2015, avec l’évolution suivante : 56,8 % en 2003/2004, 54,7 % en 2004/2005, 49,7 % en 2005/2006, 41,6 % en 2006/2007, 37,4 % en 2007/2008, 40,6 % en 2008/2009, 43,5 % en 2009/2010, 40,7 % en 2010/2011, 41 % en 2011/2012, 44,3 % en 2012/2013 et 41,6 % en 2013/2014.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>88546</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8056</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Mariani</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé du commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l’étranger</ministreQuestion><ministreJO>Commerce extérieur, promotion du tourisme et Français de l’étranger</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[bourses d’études
	            (statistiques — enfants scolarisés à l’étranger — Mongolie)
	            88546. — 22 septembre 2015. — M. Thierry Mariani attire l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargé du commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l’étranger sur l’évolution du nombre de bourses scolaires et les montants accordés, depuis l’an 2000, aux enfants de nationalité française scolarisés dans les établissements scolaire en Mongolie permettant l’accès aux bourses. En effet, le nombre de bourses permet d’évaluer l’évolution du nombre de Français en situation difficile dans le pays concerné, l’aide à la scolarité étant attribuée sous conditions de ressources.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8056</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’école française internationale d’Oulan-Bator est un établissement partenaire avec l’agence pour l’enseignement français à l’étranger, opérateur public sous la tutelle du ministère des affaires étrangères et du développement international. Ouverte depuis la rentrée 2013, elle a été homologuée par le ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche pour la rentrée 2014. Elle est le seul établissement d’enseignement français en Mongolie. En 2014-2015, elle comprenait 12 élèves du CP et du CE1, dont 5 Français. Ces élèves français, issus de trois familles, ont obtenu une bourse à 100% pour un montant total de 18 024 euros. Le pourcentage d’élèves français boursiers en Mongolie était très notablement supérieur à celui enregistré en moyenne mondiale (21%). En cette rentrée 2015, cette école scolarise 33 élèves, dont 16 Français. A ce stade, il n’est pas possible de connaître le nombre de boursiers pour l’année 2015-2016.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6172</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8056</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Pierre Decool</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’égalité des territoires et du logement</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, consommation et économie sociale et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[tourisme et loisirs
	            (habitations légères et de loisirs — emplacements — location — réglementation)
	            6172. — 2 octobre 2012. — M. Jean-Pierre Decool attire l’attention de Mme la ministre de l’égalité des territoires et du logement sur la situation préoccupante des propriétaires de mobile home. En effet, ceux-ci sont soumis annuellement aux hausses des loyers de location des parcelles d’habitation. Aucune législation existante ne vient protéger ces résidents qui doivent se soumettre au diktat des propriétaires des campings. Les résidents se trouvent ainsi dans des situations précaires qu’il est nécessaire de prendre en compte. C’est pourquoi il lui demande quelles sont les actions envisagées par le Gouvernement afin d’offrir un régime juridique protecteur aux propriétaires de mobile home. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8056</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les résidences mobiles de loisirs (mobil home) se sont développées significativement depuis une quinzaine d’années. Elles sont évaluées à près de 300 000 unités dont 20 % à 30 % appartiendraient à des particuliers. Le code de l’urbanisme impose qu’elles soient installées exclusivement dans les terrains de camping et les parcs résidentiels de loisirs. Dans ce contexte, les relations entre les propriétaires de ces hébergements et les exploitants de terrains de camping ont fait naître les difficultés soulignées par l’auteur de la question. La grande majorité des gestionnaires de terrains aménagés ne participent pas à ces dérives, qu’ils dénoncent par ailleurs. Les professionnels ont cependant réagi à ces abus en rédigeant une charte de transparence du camping de loisir en novembre 2008, puis deux « contrats type » à usage facultatif. Ils ont également créé une commission de conciliation avec les consommateurs en 2010, chargée de traiter les cas de litiges entre gestionnaires et propriétaires d’hébergements de plein air. Afin d’assurer une meilleure protection du consommateur, les pouvoirs publics ont décidé de renforcer l’information des acheteurs d’hébergement de plein air préalablement à la conclusion du contrat de location d’emplacement à l’année. C’est l’objet du décret et de l’arrêté du 17 février 2014 (modèle de règlement intérieur et notice d’information sur les conditions de location des emplacements à l’année). Ils instaurent un modèle-type de règlement intérieur pour les terrains de camping et les parcs résidentiels de loisirs et imposent une obligation de remise d’une notice d’information à tous les propriétaires de résidences mobiles de loisirs qui louent un emplacement à l’année. Les propriétaires de résidences mobiles de loisirs devront attester en avoir pris connaissance. Ces deux textes sont entrés en vigueur le 1er avril 2014. Ils ont été complétés l’arrêté du 24 décembre 2014 relatif à l’information préalable du consommateur dans les établissements hôteliers de plein air, qui fait obligation au gestionnaire de préciser : - la durée et le prix de la location ainsi que les modalités de règlement ; - les conditions de renouvellement et de modification du contrat, en précisant les modalités de revalorisation du loyer ; - les modalités de résiliation anticipée, notamment les frais ou pénalités éventuels et le délai de préavis ; - le prix des services et équipements indispensables ou, le cas échéant, l’information selon laquelle ces derniers sont compris dans le prix de la location ; les prestations indispensables comprenant le transport, le calage, le branchement ainsi que la fourniture d’eau, d’électricité et de gaz ; - le cas échéant, le prix des prestations annexes commercialisées. Le Gouvernement est donc pleinement attentif à un développement et une structuration du secteur des hébergements de plein air respectueux des intérêts des parties.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>7187</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8057</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne Grommerch</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’artisanat, du commerce et du tourisme</ministreQuestion><ministreJO>Artisanat, commerce et tourisme</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[hôtellerie et restauration
	            (établissements — mise aux normes — aides de l’Etat)
	            7187. — 16 octobre 2012. — Mme Anne Grommerch attire l’attention de Mme la ministre de l’artisanat, du commerce et du tourisme sur l’application des dispositions en matière de sécurité incendie et des normes d’accessibilité par le secteur de l’hôtellerie-restauration. Compte tenu du contexte économique et le coût engendré par ces mises aux normes, elle souhaite connaître les mesures que le Gouvernement entend prendre pour aider ces professionnels.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8057</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement a fait du développement du tourisme une de ses priorités ; il est donc particulièrement attentif à créer un contexte favorable au développement des entreprises du secteur. Tous les professionnels de l’économie touristique ont eu l’opportunité de s’exprimer dans le cadre d’une consultation nationale organisée de novembre 2013 à juin 2014, les Assises du Tourisme. Leurs propositions ont servi de base à l’élaboration d’un programme d’actions, parmi lesquelles des actions de simplification ont permis d’apporter des solutions pour que les professionnels puissent gérer les futures mises aux normes en cohérence avec leur activité. Ainsi, l’ordonnance portant diverses mesures de simplification et d’adaptation dans le secteur du tourisme publiée le 27 mars 2015 donne désormais la possibilité aux professionnels de l’hébergement touristique marchand de mieux maîtriser le calendrier de réalisation des diagnostics, études et travaux, issus de normes législatives ou réglementaires et de le coordonner avec le cycle économique propre à leur activité. Les mises aux normes obligatoires pourront désormais être effectuées dans un délai de 6 ans, même si les textes concernés prévoient des délais plus contraignants (les normes afférentes à la sécurité, la santé publique et l’accessibilité ne sont toutefois pas concernées par ces nouveaux délais). L’ordonnance sera rapidement complétée par des textes réglementaires ayant le même objet, rédigés en concertation avec les professionnels, sur la base de leurs propositions. D’autres mesures prises par le Gouvernement et bénéficiant à toutes les entreprises sont également venues faciliter ces mises aux normes. En particulier, s’agissant de l’accessibilité des établissements recevant du public, un nouveau cadre a été tracé à l’issue d’une concertation approfondie qui a veillé à maintenir un équilibre entre l’exigence légitime d’une société accessible et la viabilité économique des entreprises. L’ordonnance no 2014-1090 du 26 septembre 2014 relative à la mise en accessibilité des établissements recevant du public, des transports publics, des bâtiments d’habitation et de la voirie pour les personnes handicapées et ses textes d’application ont permis de simplifier et adapter les normes d’accessibilité et de créer les agendas d’accessibilité programmée, ou « Ad’AP ». Ce dispositif permet aux exploitants des établissements recevant du public d’inscrire dans un cadre légal la réalisation des travaux d’accessibilité qui n’auraient pas été achevés au 1er janvier 2015 en s’engageant sur un calendrier d’exécution dont la durée est limitée. Pour mémoire, l’arrêté du 24 juillet 2006 relatif au règlement de sécurité incendie applicable aux petits hôtels avait fait l’objet dès 2011 de certains allègements, notamment en faveur des hôtels d’une capacité d’accueil inférieure à 20 personnes. Ces derniers ne sont plus obligés d’encloisonner leurs escaliers s’ils proposent en contrepartie une détection intégrée jusque dans les chambres. Le règlement de sécurité continue cependant, pour les hôtels de capacité supérieure, d’imposer des prescriptions exigeantes en termes de protection des escaliers, de système d’alarme et d’équipements. En termes de financement, l’actuel Gouvernement a élargi et assoupli à 2 reprises les conditions d’accès au prêt participatif pour la rénovation hôtelière, créé en 2010,  afin que les professionnels s’en emparent. Il se compose de 2 produits : un prêt à taux fixe (PH) et un prêt à taux fixe préférentiel (PH/CDC). Ils sont accordés aux entreprises admissibles sans garantie, ni sur les actifs de l’entreprise ni sur le patrimoine du dirigeant. Le bilan au 31 décembre 2014 était de 655 dossiers traités (PH et PH/CDC) pour un montant total de 77,8 millions d’euros. Il est prévu d’en proroger la commercialisation qui devait prendre fin le 30 juin dernier afin de permettre le financement des travaux de mise en accessibilité dans le cadre des « Ad’AP ». Des travaux menés avec les représentants du secteur de la restauration ont également permis de redynamiser et de simplifier l’accès au fonds de modernisation pour la restauration (FMR).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>7188</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8058</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Francina</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’artisanat, du commerce et du tourisme</ministreQuestion><ministreJO>Artisanat, commerce et tourisme</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[hôtellerie et restauration
	            (hôtels — mise aux normes — aides de l’État)
	            7188. — 16 octobre 2012. — M. Marc Francina attire l’attention de Mme la ministre de l’artisanat, du commerce et du tourisme sur la situation de la petite hôtellerie qui se trouve en grande détresse. Souvent recherchés dans les beaux villages et montagnes de France, contribuant à l’attractivité des territoires et créateurs d’emplois, ces établissements connaissent pourtant une baisse continuelle de fréquentation depuis plusieurs années, en raison notamment de la diminution du pouvoir d’achat et de l’imprévisibilité de la météorologie. Aujourd’hui, ils sont nombreux à envisager la fermeture définitive, et certaines bâtisses aux enseignes d’hôtels mais aux volets clos, sont déjà en instance de démolition ou de transformation en appartements. En cause les charges exponentielles qui pèsent sur les embauches et les très lourds investissements nécessaires afin de se mettre en conformité avec les exigences de sécurité et d’accessibilité. Il est devenu illusoire de songer à rentabiliser ces dépenses exorbitantes, et aucun soutien des pouvoirs publics ne permet à ces hôteliers passionnés de retrouver l’espoir. La tradition d’accueil, de culture et de savoir-faire est en voie d’extinction. Par conséquent, il lui demande de bien vouloir lui indiquer quelles solutions le Gouvernement envisage pour venir en aide à la petite hôtellerie familiale.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8058</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement a fait du développement du tourisme une de ses priorités ; il est donc particulièrement attentif à créer un contexte favorable au développement des entreprises du secteur. Tous les professionnels de l’économie touristique ont ainsi eu l’opportunité de s’exprimer dans le cadre d’une consultation nationale organisée au second semestre 2013, les Assises du Tourisme. Leurs propositions ont servi de base à l’élaboration d’un programme d’actions. Cet engagement du Gouvernement a permis à nombre de propositions faites par les hôteliers indépendants au travers leurs syndicats professionnels de trouver un aboutissement, certaines dans le cadre de dispositions spécifiques au secteur du tourisme adoptées à l’issue des Assises, d’autres dans les mesures de soutien à la compétitivité et à l’emploi qui bénéficient à toutes les entreprises : - l’ordonnance portant diverses mesures de simplification et d’adaptation dans le secteur du tourisme publiée le 27 mars 2015 donne désormais la possibilité aux professionnels de l’hébergement touristique marchand de mieux maîtriser le calendrier de réalisation des diagnostics, études et travaux, issus de normes législatives ou réglementaires et de le coordonner avec le cycle économique propre à leur activité. Les mises aux normes obligatoires pourront ainsi être effectuées dans un délai de 6 ans, même si les textes concernés prévoient des délais plus contraignants (les normes afférentes à la sécurité, la santé publique et l’accessibilité ne sont toutefois pas concernées par ces nouveaux délais). L’ordonnance sera rapidement complétée par des textes réglementaires ayant le même objet, rédigés en concertation avec les professionnels, sur la base de leurs propositions. - s’agissant de l’accessibilité des établissements recevant du public, un nouveau cadre a été tracé à l’issue d’une concertation approfondie qui a veillé à maintenir un équilibre entre l’exigence légitime d’une société accessible et la viabilité économique des entreprises. L’ordonnance no 2014-1090 du 26 septembre 2014 relative à la mise en accessibilité des établissements recevant du public, des transports publics, des bâtiments d’habitation et de la voirie pour les personnes handicapées et ses textes d’application ont permis de simplifier et adapter les normes d’accessibilité et de créer les agendas d’accessibilité programmée, ou « Ad’AP ». Ce dispositif permet aux exploitants des établissements recevant du public d’inscrire dans un cadre légal la réalisation des travaux d’accessibilité qui n’auraient pas été achevés au 1er janvier 2015 en s’engageant sur un calendrier d’exécution dont la durée est limitée. - concernant le financement des travaux indispensables pour moderniser les établissements et sans préjudice des dispositifs d’accompagnement et de partenariats existants pour les exploitants adhérents à des syndicats hôteliers, les pouvoirs publics ont mis en place un prêt participatif bonifié pour la rénovation hôtelière, ou Prêt hôtellerie (PH), auparavant distribué par Oseo et maintenant repris par Bpifrance.La banque publique a élargiles conditions d’accès à ce prêt spécifique en 2012 et 2013. Il est prévu d’en proroger la commercialisation qui devait prendre fin le 30 juin dernier afin de permettre le financement des travaux de mise en accessibilité dans le cadre des « Ad’AP ». - par ailleurs, le ministre des affaires étrangères et du développement international a annoncé le 11 juin dernier avoir demandé à la Caisse des dépôts et consignations de travailler à la constitution d’un grand fonds d’investissement tourisme – le FIT. Ce fonds, dont les contours seront précisés à l’automne, permettra de financer la rénovation de l’ancien et la construction du neuf dans les domaines de l’hébergement hôtelier, en particulier dans les stations de montagne et du littoral ; le tourisme fluvial et maritime ; l’œnotourisme. Il a également demandé au commissaire général à l’investissement de travailler à une enveloppe financière qui sera dédiée au tourisme dans le cadre du troisième programme d’investissements d’avenir (« PIA3 »). Cette enveloppe devrait voir le jour en 2016 et sera à la disposition des entreprises. - plusieurs autres dispositifs mis en place par les pouvoirs publics pour soutenir la compétitivité des entreprises bénéficient également au secteur de l’hôtellerie indépendante et familiale. Parmi ceux-ci, on notera plus particulièrement le crédit d’impôt compétitivité (CICE) qui s’accompagne de la possibilité de préfinancer jusqu’à 85 % de la réduction d’impôt, les baisses de charges ciblées sur l’emploi du pacte de responsabilité, les garanties de Bpifrance sur les crédits de trésorerie des entreprises, ou bien encore les mesures en faveur de la transmission d’entreprises. Concernant ce dernier point, le Gouvernement soutient les actions de l’agence pour la création d’entreprises (APCE) ou de Bpifrance en matière de transmission. Ces dispositifs sont consultables sur les sites internet www.apce.com/base-repreneurs et www.transmission.bpifrance.fr. - concernant les relations entre hôteliers et plateformes en ligne, le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique a assigné plusieurs plateformes pour clauses anticoncurrentielles et saisi pour avis l’autorité de la concurrence. La loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques est, enfin, venue préciser la nature des relations contractuelles entre hôteliers et plateformes de réservation en ligne. Au-delà ces mesures, le Gouvernement se mobilise également pour favoriser l’émergence d’écosystèmes qui, en soutenant l’activité touristique, bénéficieraient directement à l’hôtellerie indépendante et à l’ensemble des acteurs du secteur. Le lancement des contrats SPOTT (contrats de « structuration de pôles touristiques territoriaux »), par la secrétaire d’Etat chargée du commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire, participe à cette logique. Ceux-ci incitent les territoires à structurer leur offre autour d’une thématique lisible et homogène en rassemblant l’ensemble des acteurs publics, privés et associatifs volontaires autour d’un projet commun. Les territoires sélectionnés à la suite d’un appel à projet bénéficient notamment de journées d’expertise et d’ingénierie du GIE Atout France, dans une logique de montée en gamme collective et d’amélioration de la fréquentation touristique.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>14442</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8059</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. André Schneider</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’artisanat, du commerce et du tourisme</ministreQuestion><ministreJO>Artisanat, commerce et tourisme</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[hôtellerie et restauration
	            (établissements — création et rénovation — aides)
	            14442. — 25 décembre 2012. — M. André Schneider attire l’attention de Mme la ministre de l’artisanat, du commerce et du tourisme sur l’avenir de l’hôtellerie-restauration indépendante, qui contribue à l’aménagement du territoire, à l’activité économique des régions, et à l’emploi non délocalisable. La France affiche un potentiel touristique exceptionnel. Pour le valoriser, les professionnels attendent des mesures spécifiques en termes d’accès au financement de leurs projets de création, de rénovation ou de modernisation des établissements. Aussi lui demande-t-il de lui faire part des intentions du Gouvernement afin de renforcer les atouts de la France en ce domaine.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8059</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[ Le Gouvernement ayant fait du développement du tourisme une de ses priorités, il est particulièrement attentif à créer un contexte favorable au développement des entreprises du secteur. Concernant le financement du secteur, le prêt participatif à la rénovation hôtelière, lancé en 2010, a fait l’objet d’avenants de prolongation à deux reprises. Auparavant distribué par Oseo et maintenant repris par Bpifrance, l’actuel Gouvernement en a élargi et assoupli les conditions d’accès en 2012 et en 2013 afin que les professionnels s’en emparent. Il se compose de deux produits : un prêt à taux fixe (PH) et un prêt à taux fixe préférentiel (PH/CDC). Ils sont accordés aux entreprises admissibles sans garantie, ni sur les actifs de l’entreprise ni sur le patrimoine du dirigeant. Le bilan au 31 décembre 2014 était de 655 dossiers traités (PH et PH/CDC) pour un montant total de 77,8 millions d’euros. Il est prévu d’en proroger la commercialisation qui devait prendre fin le 30 juin 2015. Par ailleurs, le ministre des affaires étrangères et du développement international a annoncé le 11 juin 2015 avoir demandé à la Caisse des dépôts et consignations de travailler à la constitution d’un grand fonds d’investissement tourisme – le FIT. Ce fonds, dont les contours seront précisés à l’automne, permettra de financer la rénovation de l’ancien et la construction du neuf dans les domaines de l’hébergement hôtelier, en particulier dans les stations de montagne et du littoral ; le tourisme fluvial et maritime ; l’œnotourisme. Il a également demandé au commissaire général à l’investissement de travailler à une enveloppe financière qui sera dédiée au tourisme dans le cadre du troisième programme d’investissements d’avenir (« PIA3 »). Cette enveloppe devrait voir le jour en 2016 et sera à la disposition des entreprises. Des travaux menés avec les représentants du secteur de la restauration ont permis pour leur part de redynamiser et de simplifier l’accès au fonds de modernisation pour la restauration (FMR).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>15853</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8059</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’artisanat, du commerce et du tourisme</ministreQuestion><ministreJO>Artisanat, commerce et tourisme</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[élevage
	            (bovins — aides de l’État)
	            15853. — 22 janvier 2013. — M. Marc Le Fur attire l’attention de Mme la ministre de l’artisanat, du commerce et du tourisme sur l’hôtellerie située en zone rurale à laquelle une mise aux normes contraignante était demandée. Grâce au gouvernement précédent, les hôteliers qui souhaitent rénover leur hôtel ont pu bénéficier depuis 2010 de financements préférentiels pour leur permettre de s’adapter aux évolutions du marché, aux nouveaux contextes de la concurrence et à la mise aux normes de sécurité et d’accessibilité. Il lui demande d’une part de lui fournir un bilan de ces financements et d’autre part les mesures envisagées à ce sujet par son ministère.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8059</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[ Concernant le prêt participatif à la rénovation hôtelière auquel l’auteur de la question fait référence, celui-ci a fait l’objet d’avenants de prolongation à deux reprises. Auparavant distribué par Oseo et maintenant repris par Bpifrance, l’actuel Gouvernement en a élargi et assoupli les conditions d’accès en 2012 et en 2013 afin que les professionnels s’en emparent. Il se compose de deux produits : un prêt à taux fixe (PH) et un prêt à taux fixe préférentiel (PH/CDC). Ils sont accordés aux entreprises admissibles sans garantie, ni sur les actifs de l’entreprise ni sur le patrimoine du dirigeant. Le bilan au 31 décembre 2014 était de 655 dossiers traités (PH et PH/CDC) pour un montant total de 77,8 millions d’euros. Il est prévu d’en proroger la commercialisation qui devait prendre fin le 30 juin 2015. Par ailleurs, le ministre des affaires étrangères et du développement international a annoncé le 11 juin 2015 avoir demandé à la Caisse des dépôts et consignations de travailler à la constitution d’un grand fonds d’investissement tourisme – le FIT. Ce fonds, dont les contours seront précisés à l’automne, permettra de financer la rénovation de l’ancien et la construction du neuf dans les domaines de l’hébergement hôtelier, en particulier dans les stations de montagne et du littoral ; le tourisme fluvial et maritime ; l’œnotourisme. Il a également demandé au commissaire général à l’investissement de travailler à une enveloppe financière qui sera dédiée au tourisme dans le cadre du troisième programme d’investissements d’avenir (« PIA3 »). Cette enveloppe devrait voir le jour en 2016 et sera à la disposition des entreprises. Le Gouvernement ayant fait du développement du tourisme une de ses priorités, il est particulièrement attentif à créer un contexte favorable au développement des entreprises du secteur. Tous les professionnels de l’économie touristique ont ainsi eu l’opportunité de s’exprimer dans le cadre d’une consultation nationale organisée au second semestre 2013, les Assises du Tourisme. Leurs propositions ont servi de base à l’élaboration d’un programme d’actions. Cet engagement du Gouvernement a permis à nombre de propositions faites par les hôteliers de trouver un aboutissement, certaines dans le cadre de dispositions spécifiques au secteur du tourisme adoptées à l’issue des Assises, d’autres dans les mesures de soutien à la compétitivité et à l’emploi qui bénéficient à toutes les entreprises. Plus particulièrement : - l’ordonnance portant diverses mesures de simplification et d’adaptation dans le secteur du tourisme publiée le 27 mars 2015 donne désormais la possibilité aux professionnels de l’hébergement touristique marchand de mieux maîtriser le calendrier de réalisation des diagnostics, études et travaux, issus de normes législatives ou réglementaires et de le coordonner avec le cycle économique propre à leur activité. Les mises aux normes obligatoires pourront ainsi être effectuées dans un délai de 6 ans, même si les textes concernés prévoient des délais plus contraignants (les normes afférentes à la sécurité, la santé publique et l’accessibilité ne sont toutefois pas concernées par ces nouveaux délais). L’ordonnance sera rapidement complétée par des textes réglementaires ayant le même objet, rédigés en concertation avec les professionnels, sur la base de leurs propositions. - s’agissant de l’accessibilité des établissements recevant du public, un nouveau cadre a été tracé à l’issue d’une concertation approfondie qui a veillé à maintenir un équilibre entre l’exigence légitime d’une société accessible et la viabilité économique des entreprises. L’ordonnance no 2014-1090 du 26 septembre 2014 relative à la mise en accessibilité des établissements recevant du public, des transports publics, des bâtiments d’habitation et de la voirie pour les personnes handicapées, et ses textes d’application, ont permis de simplifier et adapter les normes d’accessibilité et de créer les agendas d’accessibilité programmée, ou « Ad’AP ». Ce dispositif permet aux exploitants des établissements recevant du public d’inscrire dans un cadre légal la réalisation des travaux d’accessibilité qui n’auraient pas été achevés au 1er janvier 2015 en s’engageant sur un calendrier d’exécution dont la durée est limitée. Pour mémoire, l’arrêté du 24 juillet 2006 relatif au règlement de sécurité incendie applicable aux petits hôtels avait fait l’objet dès 2011 de certains allègements, notamment en faveur des hôtels d’une capacité d’accueil inférieure à 20 personnes. Ces derniers ne sont plus obligés d’encloisonner leurs escaliers s’ils proposent en contrepartie une détection intégrée jusque dans les chambres. Le règlement de sécurité continue cependant, pour les hôtels de capacité supérieure, d’imposer des prescriptions exigeantes en termes de protection des escaliers, de système d’alarme et d’équipements. Enfin, plusieurs autres dispositifs mis en place par les pouvoirs publics pour soutenir la compétitivité des entreprises bénéficient également au secteur de l’hôtellerie. Parmi ceux-ci, on notera plus particulièrement le crédit d’impôt compétitivité (CICE) qui s’accompagne de la possibilité de préfinancer jusqu’à 85 % de la réduction d’impôt, les baisses de charges ciblées sur l’emploi du pacte de responsabilité, les garanties de Bpifrance sur les crédits de trésorerie des entreprises, ou bien encore les mesures en faveur de la transmission d’entreprises. Concernant ce dernier point, le Gouvernement soutient les actions de l’agence pour la création d’entreprises (APCE) ou de Bpifrance en matière de transmission. Ces dispositifs sont consultables sur les sites internet www.apce.com/base-repreneurs et www.transmission.bpifrance.fr.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>19887</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8061</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Franck Marlin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’artisanat, du commerce et du tourisme</ministreQuestion><ministreJO>Artisanat, commerce et tourisme</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[TVA
	            (taux — travaux publics et paysage)
	            19887. — 26 février 2013. — M. Franck Marlin appelle l’attention de Mme la ministre de l’artisanat, du commerce et du tourisme sur l’avenir des entrepreneurs et artisans des secteurs du paysage et des travaux publics. En effet, au-delà du contexte économique général de crise que nous connaissons et qui les frappe durement, les décisions récentes du Gouvernement inquiètent considérablement les professionnels concernés : hausse du taux intermédiaire de la TVA, alourdissement des charges, exclusion de plus de 200 000 artisans du crédit d’impôt compétitivité emploi, application prochaine de l’éco-taxe… Ils estiment qu’en 2013 ce secteur économique devrait connaître, au niveau national, un recul d’activité de 3,5 % et une perte de 40 000 emplois. Aujourd’hui, ces entrepreneurs et artisans attendent des mesures fortes : l’application d’un taux de TVA à 5 % appliquée à ces activités, la révision du régime des auto-entrepreneurs, l’application effective du principe « mêmes droits, mêmes devoirs pour tous » fondée sur un renforcement du nombre de contrôle réalisés par l’administration sur les chantiers, notamment les soirs et les week-ends, la mise en place d’un crédit d’impôt pour les travaux d’assainissement non collectif et de récupération des eaux de pluie… Aussi, il souhaiterait la volonté du Gouvernement en la matière afin de soutenir ces secteurs et préserver leurs emplois.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8061</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Seuls les paysagistes concepteurs ou aménageurs d’espaces verts peuvent exercer leur activité sous le régime de l’auto-entrepreneur, dès lors que, professionnels libéraux assimilés aux architectes ou architectes urbanistes, relèvent de la caisse interprofessionnelle de prévoyance et d’assurance vieillesse. L’impact sur la concurrence apparaît donc limité. D’autant qu’en pratique, lesdits professionnels réalisent des chiffres d’affaires généralement très supérieurs aux plafonds retenus pour le régime fiscal de la micro-entreprise. De plus, la loi du 18 juin 2014 relative à l’artisanat, au commerce et aux très petites entreprises a rétabli une plus grande égalité de traitement entre les différentes formes d’entreprises, en remédiant aux dérives auxquelles a pu donner lieu le régime de l’auto-entrepreneur : - suppression des dispositions exonérant les auto-entrepreneurs artisans à titre secondaire d’immatriculation au répertoire des métiers, rétablissant le caractère systématique de l’immatriculation pour les auto-entrepreneurs artisans et commerçants, qu’ils exercent leur activité à titre principal ou secondaire ; - suppression, à compter du 1er janvier 2015, des cas d’exonération permanents ou temporaires dont bénéficiaient les auto-entrepreneurs en matière de taxes pour frais de chambres, et modification des modalités de calcul de cette taxe, par application d’un pourcentage au chiffre d’affaires réalisé, variable selon les réseaux consulaires et l’implantation géographique de l’entreprise ; - mise en place de contrôles de la qualification d’artisan ; les corps de contrôle habilités à constater les infractions de travail illégal auront désormais la possibilité de se faire présenter les attestations d’assurances professionnelles détenues par les travailleurs indépendants, y compris auto-entrepreneurs, lorsque ces assurances répondent à une obligation légale. - enfin, pour mettre fin aux optimisations abusives du droit à la formation professionnelle de la part d’auto-entrepreneurs sans activité réelle, le droit aux prestations de formation professionnelle sera limité aux auto-entrepreneurs qui ont réalisé un chiffre d’affaires les douze mois précédant la demande de formation. Par ailleurs, la loi de finances rectificative pour 2014 (validée par le conseil constitutionnel, dans sa décision no 2014-699, rendue le 6 août 2014), prévoit, pour organiser la liquidation de la taxe dénommée « péage de transit poids lourds » (article 16), des modalités allégées d’enregistrement et des obligations d’équipement des véhicules par rapport à celles qui étaient envisagées pour l’écotaxe poids lourds. D’une manière générale, le Gouvernement entend mettre en œuvre des mesures d’allègement des charges pesant sur les entreprises dans le cadre du pacte de responsabilité et de solidarité. Ainsi : - la contribution sociale de solidarité des sociétés, qui est due par les entreprises réalisant un chiffre d’affaires hors taxe d’au moins 760 000 euros, sera supprimée pour toutes les entreprises dont le chiffre d’affaires est inférieur à 3 250 000 euros, à compter du 1er janvier 2015 ; - à partir de la même date, l’employeur d’un salarié rémunéré au SMIC bénéficiera d’une exonération totale des cotisations ou des contributions de sécurité sociale, l’exonération étant ensuite dégressive jusqu’à 1,6 SMIC ; - les cotisations d’allocations familiales seront réduites de 1,8 point pour les salaires inférieurs à 1,6 SMIC. Dès le 1er janvier 2016, ce dispositif sera étendu aux salaires jusqu’à 3,5 SMIC. Ainsi, 90 % des salariés seront concernés par cette mesure ; - enfin, les entrepreneurs indépendants dont les revenus sont inférieurs à 53 000 euros par an bénéficieront d’une baisse de leurs cotisations familiales, à compter du 1er janvier 2015. Le taux de l’exonération s’élèvera à 3,1 % du revenu d’assiette de la cotisation d’allocations familiales pour ceux dont le revenu est inférieur ou égal à 3 SMIC nets annuels (soit un peu plus de 40 000 euros) et décroîtra ensuite progressivement jusqu’à s’annuler à 3,8 SMICS nets annuels. Pour soutenir la trésorerie des petites entreprises, l’article 20 de la loi de finances rectificative pour 2013 réforme le régime simplifié de TVA en allégeant les obligations de paiement de plus de 90 % des entreprises soumises actuellement à ce régime tout en tenant mieux compte de leur activité réelle. Elles pourront moduler à la baisse leurs acomptes sous leur seule responsabilité et de s’acquitter d’un acompte de TVA semestriel et non plus trimestriel. Enfin, la hausse du taux de TVA s’inscrit dans le cadre de la lutte engagée par le Gouvernement contre la concurrence déloyale que génère la fraude à cet impôt, au-delà du manque à gagner pour les finances publiques. Elle est également destinée à financer le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi qui bénéficie à toutes les entreprises, y compris les travailleurs indépendants employant des salariés.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>20912</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8062</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dino Cinieri</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’artisanat, du commerce et du tourisme</ministreQuestion><ministreJO>Artisanat, commerce et tourisme</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[tourisme et loisirs
	            (gîtes ruraux — eau — plafond — perspectives)
	            20912. — 12 mars 2013. — M. Dino Cinieri interroge Mme la ministre de l’artisanat, du commerce et du tourisme sur la problématique de la consommation excessive d’eau dans les centres d’accueil touristique de type gites ruraux lors des périodes de location. D’après les informations qui lui sont données par plusieurs propriétaires de gites ruraux, ceux-ci notent régulièrement des consommations d’eau très élevées lorsque leurs gites sont loués. Par convention, le plafond d’utilisation d’eau au quotidien compris dans l’offre de location est de 500 litres ; il lui demande donc de bien vouloir étudier la possibilité de réduire ce plafond.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8062</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La consommation d’eau moyenne s’élève aujourd’hui en France à environ 460 litres d’eau par jour pour un foyer de 4 personnes. D’après le bilan 2014 publié par Gîte de France, 46 % des locations au sein de leur réseau portaient sur des gîtes de 4 à 5 personnes, 39 % sur des gîtes de 6 personnes et plus. Le plafond recommandé apparaît donc en phase avec la fréquentation de ce type d’hébergement. Cependant, et de la même manière que cela s’est fait pour l’électricité, les propriétaires sont encouragés à sensibiliser leurs locataires et à s’équiper de dispositifs et matériels permettant de réduire la consommation.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>49849</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8062</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nathalie Nieson</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’artisanat, du commerce et du tourisme</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, consommation et économie sociale et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[commerce et artisanat
	            (débits de tabac — revendications)
	            49849. — 18 février 2014. — Mme Nathalie Nieson attire l’attention de Mme la ministre de l’artisanat, du commerce et du tourisme sur les conséquences des hausses des prix du tabac pour les commerces de proximité, notamment en milieu rural. Certes, ces augmentations sont le reflet de l’action résolue du Gouvernement pour modérer la consommation de tabac dans un objectif de santé publique et freiner la vente de ces produits consommés par les jeunes. Mais grâce au tabac, les buralistes-commerces multiservices sont très souvent les derniers commerces encore en activités en milieu rural. Ces acteurs de l’économie locale sont inquiets de leur disparition progressive au détriment d’un marché parallèle et d’un développement de contrebande. Ils souhaiteraient se voir confier d’autres tâches, d’autres monopoles pour compenser les pertes sur leur activité tabac. Considérant ce risque de déstabilisation et de fragilisation du commerce en zone rurale, elle lui demande quelles dispositions le Gouvernement entend prendre afin de maintenir les activités et emplois pour ces métiers qui jouent un rôle essentiel dans la commercialisation encadrée des produits du tabac. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8062</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les augmentations des prix des tabacs manufacturés, conjuguées à l’évolution de la fiscalité sur ces produits, participent à la réduction de la prévalence tabagique, notamment auprès des plus jeunes consommateurs. Ces hausses ont eu pour effet de provoquer une diminution progressive du volume des ventes de tabac depuis 2002, avec un effet direct sur la consommation de tabac en France. En ce qui concerne la lutte contre la contrebande de tabac et les achats transfrontaliers illégaux, elle demeure une priorité d’action pour la direction générale des douanes et droits indirects. En 2014, les services douaniers ont ainsi saisi près de 423 tonnes de tabac de contrebande. Pour lutter contre le marché parallèle, le Gouvernement, avec la circulaire du 3 septembre 2014, a abaissé de 10 à 4 cartouches de cigarettes les quantités indicatives que peut détenir un particulier pour sa consommation personnelle. La législation nationale prévoit que les tabacs acquis par un particulier dans un autre Etat de l’Union européenne et qui ne sont pas destinés à sa consommation personnelle sont soumis au paiement des minima de perception du droit de consommation prévus à l’article 575 A du code général des impôts (CGI), soit 210 € pour 1 000 unités de cigarettes au 1er janvier 2015, sans préjudice des sanctions prévues aux articles 1791, 1791 ter et 1810 du même code. Ces dernières peuvent consister en une pénalité, représentant 1 à 5 fois le montant des droits fraudés, une amende pouvant atteindre 750 €, ainsi que la confiscation des tabacs et d’une peine d’1 an d’emprisonnement dans les cas les plus graves. Le Gouvernement a également annoncé un renforcement de la lutte contre les achats et ventes de tabacs par internet par la mise en œuvre d’un plan d’action spécifique. Le premier axe de ce plan a nécessité une évolution législative de l’article 568 ter du CGI, adoptée au Parlement dans le cadre de la loi de finances rectificative pour 2014, afin d’interdire non seulement la vente de tabac à distance, mais également son acquisition lorsque la vente est transfrontalière. Le second axe repose sur un dispositif de contrôles plus efficace grâce à un partenariat renforcé avec les opérateurs de fret express et postal. En outre, le Gouvernement s’attache à rechercher les voies d’une convergence des prix du tabac au sein de l’Union européenne. Le secrétaire d’Etat chargé du budget s’est ainsi engagé, au cours de son intervention devant le congrès de la confédération nationale des buralistes le 6 novembre 2014, à systématiquement évoquer cette question devant ses homologues des pays frontaliers, afin de favoriser un consensus sur l’harmonisation des prix de ces produits, la directive no 2011/64/UE du Conseil du 21 juin 2011 ayant fixé des règles minimales en matière de fiscalité du tabac se révélant insuffisante. Le 8 juin dernier,  l’Assemblée nationale a voté, à l’unanimité, une proposition de résolution européenne appelant à une coordination des politiques européennes en matière de prévention et de lutte contre le tabac. La proposition votée par l’Assemblée plaide pour une harmonisation fiscale par le haut du prix du tabac, avec une attention particulière pour les zones frontalières. Par ailleurs, l’Etat reste particulièrement attentif à la situation des buralistes. Les contrats d’avenir signés depuis 2003 avec la confédération nationale des buralistes ont pleinement joué leur rôle de soutien à l’activité des débitants de tabac. Le contrat d’avenir en cours prévoit une augmentation annuelle de la rémunération nette liée à la vente de tabac sur la période 2012-2016. Cette rémunération est portée de 6,5 % à 6,9 % du chiffre d’affaires sur la durée du contrat pour les produits du tabac autres que les cigares et cigarillos, pour lesquels le taux net de la rémunération est de 7 %. Par ailleurs, le décret no 2012-1448 et l’arrêté du 24 décembre 2012 ont porté le plafond de l’aide à la sécurité accordée aux débitants de 10 000 € à 15 000 € sur 3 ans. En outre, la liste des matériels éligibles à cette subvention a été étendue aux diffuseurs de brouillard. En 2014, près de 4 000 buralistes ont bénéficié de cette subvention pour un montant total de 15 M€. Enfin, les diverses aides à l’activité ou à la reconversion ont été reconduites, en privilégiant notamment les débitants les plus en difficulté ou frontaliers. Avec la mise en place d’une prime de service public de proximité d’un montant maximal de 1 500 € par an, ce contrat consacre également le rôle important des buralistes, comme le premier réseau de commerces de proximité, notamment en zone rurale, et favorise leur diversification. Cette diversification se traduit par l’exercice d’activités telles que la réception de colis, l’offre de presse et le commerce alimentaire de proximité. Ainsi, de 2012 à 2014, au titre des 3 premières années de la mise en œuvre du 3ème contrat d’avenir, les diverses aides de l’Etat représentent un montant total de près de 250 M€ pour l’ensemble des débitants de tabac.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>51739</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8063</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Claude de Ganay</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’artisanat, du commerce et du tourisme</ministreQuestion><ministreJO>Artisanat, commerce et tourisme</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[outre-mer
	            (tourisme et loisirs — développement — Cour des comptes — rapport — préconisations)
	            51739. — 11 mars 2014. — M. Claude de Ganay attire l’attention de Mme la ministre de l’artisanat, du commerce et du tourisme sur les recommandations du rapport public annuel 2014 de la Cour des comptes concernant le tourisme en outre-mer. Ce rapport préconise d’élaborer un plan stratégique, actualisé, fondé sur une observation du secteur, fixant des orientations priorisées à moyen terme. Il lui demande si le Gouvernement prévoit de suivre cette préconisation.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8063</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[A l’issue des Assises du Tourisme, le ministre des affaires étrangères et du développement international, avait annoncé lors de son discours de clôture le 19 juin 2014 qu’il allait installer un conseil de promotion du tourisme "chargé de définir, en concertation avec tous les partenaires publics et privés, un plan tourisme pour 2020". Depuis sa première réunion le 3 septembre 2014, 250 professionnels du secteur du tourisme et représentants des pouvoirs publics, ont été auditionnés dans le cadre de réflexions organisées autour de 6 chantiers : - gastronomie et œnologie ; - destinations et marques ; - numérique ; - hôtellerie, investissements, tourisme d’affaire et de shopping ; - accueil, média, communication ; - formation. Le tourisme en Outre-Mer a fait l’objet d’un travail spécifique afin de traiter les particularités inhérentes à ces territoires. Les préconisations de la Cour des Comptes l’ont alimenté. Le rapport présenté le 22 juillet 2015 par le conseil à la ministre des Outre-mer et au ministre des affaires étrangères, a établi un constat sans appel : véritable levier de développement et de croissance, le tourisme n’a pas encore, dans l’ensemble des Outre-mer, la place stratégique qui devrait être la sienne. Après avoir auditionné les professionnels du secteur de chacun des territoires, les rapporteurs ont donc formulé des propositions autour de six axes : - mieux connaître l’activité touristique pour mieux la piloter : le cluster Outre-mer d’Atout France doit se transformer en une plateforme opérationnelle et stratégique dédiée au développement du tourisme ultramarin ; - mieux promouvoir produits, expériences et marques : le rapport propose des mesures permettant d’exploiter l’avantage comparatif évident dont disposent les Outre-mer. La promotion du tourisme de croisière – marché en pleine croissance – en est un exemple ainsi que le montre le rapport présenté par Jacques Maillot ; - renforcer l’accessibilité des destinations : le rapport propose la densification des dessertes aériennes, et de poursuivre l’assouplissement des exigences de visas, compte tenu des effets positifs des premières mesures prises en 2014. A noter, l’ouverture à Orly, en avril 2016, d’un nouveau terminal dédié aux voyageurs des destinations Outre-mer ; - accompagner la modernisation et le développement du secteur hôtelier : le rapport propose notamment une stratégie et des outils de relance de l’hôtellerie dans les DOM afin d’en permettre l’indispensable modernisation et le développement du tourisme de proximité pour lutter contre les effets de la saisonnalité ; - prendre le virage numérique : le rapport propose des mesures permettant de renforcer la visibilité des destinations ultramarines sur le web ; - formation : le rapport propose des mesures permettant de renforcer l’accès des jeunes ultramarins qualifiés sur le marché du travail du tourisme par la mise en place de parcours de carrière ou encore le développement d’un établissement de formation touristique de notoriété internationale. Ainsi, Atout France devrait à terme pouvoir apporter son expertise à la définition des plans stratégiques et opérationnels coordonnés qui demeurent cependant de la compétence des collectivités territoriales.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>51740</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8064</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Claude de Ganay</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’artisanat, du commerce et du tourisme</ministreQuestion><ministreJO>Artisanat, commerce et tourisme</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[outre-mer
	            (tourisme et loisirs — développement — Cour des comptes — rapport — préconisations)
	            51740. — 11 mars 2014. — M. Claude de Ganay attire l’attention de Mme la ministre de l’artisanat, du commerce et du tourisme sur les recommandations du rapport public annuel 2014 de la Cour des comptes concernant le tourisme en outre-mer. Ce rapport préconise de demander aux comités du tourisme de réaliser un plan d’actions opérationnelles dans le cadre d’un schéma de développement du tourisme et des loisirs. Il lui demande si le Gouvernement prévoit de suivre cette préconisation.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8064</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[A l’issue des Assises du Tourisme, le ministre des affaires étrangères et du développement international, avait annoncé lors de son discours de clôture le 19 juin 2014 qu’il allait installer un conseil de promotion du tourisme "chargé de définir, en concertation avec tous les partenaires publics et privés, un plan tourisme pour 2020". Depuis sa première réunion le 3 septembre 2014, 250 professionnels du secteur du tourisme et représentants des pouvoirs publics, ont été auditionnés dans le cadre de réflexions organisées autour de 6 chantiers : - gastronomie et œnologie ; - destinations et marques ; - numérique ; - hôtellerie, investissements, tourisme d’affaire et de shopping ; - accueil, média, communication ; - formation. Le tourisme en Outre-Mer a fait l’objet d’un travail spécifique afin de traiter les particularités inhérentes à ces territoires. Les préconisations de la Cour des Comptes l’ont alimenté. Le rapport présenté le 22 juillet 2015 par le conseil à la ministre des Outre-mer et au ministre des affaires étrangères, a établi un constat sans appel : véritable levier de développement et de croissance, le tourisme n’a pas encore, dans l’ensemble des Outre-mer, la place stratégique qui devrait être la sienne. Après avoir auditionné les professionnels du secteur de chacun des territoires, les rapporteurs ont donc formulé des propositions autour de six axes : - mieux connaître l’activité touristique pour mieux la piloter : le cluster Outre-mer d’Atout France doit se transformer en une plateforme opérationnelle et stratégique dédiée au développement du tourisme ultramarin ; - mieux promouvoir produits, expériences et marques : le rapport propose des mesures permettant d’exploiter l’avantage comparatif évident dont disposent les Outre-mer. La promotion du tourisme de croisière – marché en pleine croissance – en est un exemple ainsi que le montre le rapport présenté par Jacques Maillot ; - renforcer l’accessibilité des destinations : le rapport propose la densification des dessertes aériennes, et de poursuivre l’assouplissement des exigences de visas, compte tenu des effets positifs des premières mesures prises en 2014. A noter, l’ouverture à Orly, en avril 2016, d’un nouveau terminal dédié aux voyageurs des destinations Outre-mer ; - accompagner la modernisation et le développement du secteur hôtelier : le rapport propose notamment une stratégie et des outils de relance de l’hôtellerie dans les DOM afin d’en permettre l’indispensable modernisation et le développement du tourisme de proximité pour lutter contre les effets de la saisonnalité ; - prendre le virage numérique : le rapport propose des mesures permettant de renforcer la visibilité des destinations ultramarines sur le web ; - formation : le rapport propose des mesures permettant de renforcer l’accès des jeunes ultramarins qualifiés sur le marché du travail du tourisme par la mise en place de parcours de carrière ou encore le développement d’un établissement de formation touristique de notoriété internationale. Ainsi, Atout France devrait à terme pouvoir apporter son expertise à la définition des plans stratégiques et opérationnels coordonnés qui demeurent cependant de la compétence des collectivités territoriales.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>51742</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8064</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Claude de Ganay</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’artisanat, du commerce et du tourisme</ministreQuestion><ministreJO>Artisanat, commerce et tourisme</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[outre-mer
	            (tourisme et loisirs — développement — Cour des comptes — rapport — préconisations)
	            51742. — 11 mars 2014. — M. Claude de Ganay attire l’attention de Mme la ministre de l’artisanat, du commerce et du tourisme sur les recommandations du rapport public annuel 2014 de la Cour des comptes concernant le tourisme en outre-mer. Ce rapport préconise de développer une politique de formation et de sensibilisation des professionnels et de la population afin de mieux répondre aux attentes de la clientèle internationale. Il lui demande si le Gouvernement prévoit de suivre cette préconisation.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8064</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[ A l’issue des Assises du Tourisme, le ministre des affaires étrangères et du développement international, avait annoncé lors de son discours de clôture le 19 juin 2014 qu’il allait installer un conseil de promotion du tourisme "chargé de définir, en concertation avec tous les partenaires publics et privés, un plan tourisme pour 2020". Depuis sa première réunion le 3 septembre 2014, 250 professionnels du secteur du tourisme et représentants des pouvoirs publics, ont été auditionnés dans le cadre de réflexions organisées autour de 6 chantiers : - gastronomie et œnologie ; - destinations et marques ; - numérique ; - hôtellerie, investissements, tourisme d’affaire et de shopping ; - accueil, média, communication ; - formation. Le tourisme en Outre-Mer a fait l’objet d’un travail spécifique afin de traiter les particularités inhérentes à ces territoires. Les préconisations de la Cour des Comptes l’ont alimenté. Le rapport présenté le 22 juillet 2015 par le conseil à la ministre des Outre-mer et au ministre des affaires étrangères, a établi un constat sans appel : véritable levier de développement et de croissance, le tourisme n’a pas encore, dans l’ensemble des Outre-mer, la place stratégique qui devrait être la sienne. Après avoir auditionné les professionnels du secteur de chacun des territoires, les rapporteurs ont donc formulé des propositions autour de six axes : - mieux connaître l’activité touristique pour mieux la piloter : le cluster Outre-mer d’Atout France doit se transformer en une plateforme opérationnelle et stratégique dédiée au développement du tourisme ultramarin ; - mieux promouvoir produits, expériences et marques : le rapport propose des mesures permettant d’exploiter l’avantage comparatif évident dont disposent les Outre-mer. La promotion du tourisme de croisière – marché en pleine croissance – en est un exemple ainsi que le montre le rapport présenté par Jacques Maillot ; - renforcer l’accessibilité des destinations : le rapport propose la densification des dessertes aériennes, et de poursuivre l’assouplissement des exigences de visas, compte tenu des effets positifs des premières mesures prises en 2014. A noter, l’ouverture à Orly, en avril 2016, d’un nouveau terminal dédié aux voyageurs des destinations Outre-mer ; - accompagner la modernisation et le développement du secteur hôtelier : le rapport propose notamment une stratégie et des outils de relance de l’hôtellerie dans les DOM afin d’en permettre l’indispensable modernisation et le développement du tourisme de proximité pour lutter contre les effets de la saisonnalité ; - prendre le virage numérique : le rapport propose des mesures permettant de renforcer la visibilité des destinations ultramarines sur le web ; - formation : le rapport propose des mesures permettant de renforcer l’accès des jeunes ultramarins qualifiés sur le marché du travail du tourisme par la mise en place de parcours de carrière ou encore le développement d’un établissement de formation touristique de notoriété internationale. Les propositions relatives à l’emploi sont à inscrire plus généralement dans une démarche de structuration d’une politique de formation souhaitée par la Cour des Comptes. Les mesures retenues feront l’objet d’un premier point d’étape le 8 octobre lors de la première conférence nationale du tourisme.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>51743</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8065</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Claude de Ganay</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’artisanat, du commerce et du tourisme</ministreQuestion><ministreJO>Artisanat, commerce et tourisme</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[outre-mer
	            (tourisme et loisirs — développement — Cour des comptes — rapport — préconisations)
	            51743. — 11 mars 2014. — M. Claude de Ganay attire l’attention de Mme la ministre de l’artisanat, du commerce et du tourisme sur les recommandations du rapport public annuel 2014 de la Cour des comptes concernant le tourisme en outre-mer. Ce rapport préconise de développer une politique de formation et de sensibilisation des professionnels et de la population afin de mieux répondre aux attentes de la clientèle internationale. Il lui demande si le Gouvernement prévoit de suivre cette préconisation.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8065</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[ A l’issue des Assises du Tourisme, le ministre des affaires étrangères et du développement international avait annoncé lors de son discours de clôture le 19 juin 2014 qu’il allait installer un conseil de promotion du tourisme "chargé de définir, en concertation avec tous les partenaires publics et privés, un plan tourisme pour 2020". Depuis sa première réunion le 3 septembre 2014, 250 professionnels du secteur du tourisme et représentants des pouvoirs publics, ont été auditionnés dans le cadre de réflexions organisées autour de 6 chantiers.  - gastronomie et œnologie ;  - destinations et marques ;  - numérique ;  - hôtellerie, investissements, tourisme d’affaire et de shopping ;  - accueil, média, communication ;  - formation. Le tourisme en Outre-Mer a fait l’objet d’un travail spécifique afin de traiter les particularités inhérentes à ces territoires. Les préconisations de la Cour des Comptes l’ont alimenté. Le rapport présenté le 22 juillet 2015 par le conseil à la ministre des Outre-mer, et au ministre des affaires étrangères, a établi un constat sans appel : véritable levier de développement et de croissance, le tourisme n’a pas encore, dans l’ensemble des Outre-mer, la place stratégique qui devrait être la sienne. Après avoir auditionné les professionnels du secteur de chacun des territoires, les rapporteurs ont donc formulé des propositions autour de six axes : - mieux connaître l’activité touristique pour mieux la piloter : le cluster Outre-mer d’Atout France doit se transformer en une plateforme opérationnelle et stratégique dédiée au développement du tourisme ultramarin ; - mieux promouvoir produits, expériences et marques : le rapport propose des mesures permettant d’exploiter l’avantage comparatif évident dont disposent les Outre-mer. La promotion du tourisme de croisière – marché en pleine croissance – en est un exemple ainsi que le montre le rapport présenté par Jacques Maillot ; - renforcer l’accessibilité des destinations : le rapport propose la densification des dessertes aériennes, et de poursuivre l’assouplissement des exigences de visas, compte tenu des effets positifs des premières mesures prises en 2014. A noter, l’ouverture à Orly, en avril 2016, d’un nouveau terminal dédié aux voyageurs des destinations Outre-mer ; - accompagner la modernisation et le développement du secteur hôtelier : le rapport propose notamment une stratégie et des outils de relance de l’hôtellerie dans les DOM afin d’en permettre l’indispensable modernisation et le développement du tourisme de proximité pour lutter contre les effets de la saisonnalité ; - prendre le virage numérique : le rapport propose des mesures permettant de renforcer la visibilité des destinations ultramarines sur le web ; - formation : le rapport propose des mesures permettant de renforcer l’accès des jeunes ultramarins qualifiés sur le marché du travail du tourisme par la mise en place de parcours de carrière ou encore le développement d’un établissement de formation touristique de notoriété internationale. Les propositions relatives à l’emploi sont à inscrire plus généralement dans une démarche de structuration d’une politique de formation souhaitée par la Cour des comptes. Les mesures retenues feront l’objet d’un premier point d’étape le 8 octobre lors de la première conférence nationale du tourisme.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>51745</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8066</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Claude de Ganay</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’artisanat, du commerce et du tourisme</ministreQuestion><ministreJO>Artisanat, commerce et tourisme</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[outre-mer
	            (tourisme et loisirs — développement — Cour des comptes — rapport — préconisations)
	            51745. — 11 mars 2014. — M. Claude de Ganay attire l’attention de Mme la ministre de l’artisanat, du commerce et du tourisme sur les recommandations du rapport public annuel 2014 de la Cour des comptes concernant le tourisme en outre-mer. Ce rapport préconise de définir durablement des thématiques et des pays cibles prioritaires et d’évaluer les résultats obtenus. Il lui demande si le Gouvernement prévoit de suivre cette préconisation.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8066</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[A l’issue des Assises du Tourisme, le ministre des affaires étrangères et du développement international, avait annoncé lors de son discours de clôture le 19 juin 2014 qu’il allait installer un conseil de promotion du tourisme "chargé de définir, en concertation avec tous les partenaires publics et privés, un plan tourisme pour 2020". Depuis sa première réunion le 3 septembre 2014, 250 professionnels du secteur du tourisme et représentants des pouvoirs publics, ont été auditionnés dans le cadre de réflexions organisées autour de 6 chantiers : - gastronomie et œnologie ; - destinations et marques ; - numérique ; - hôtellerie, investissements, tourisme d’affaire et de shopping ; - accueil, média, communication ; - formation. Le tourisme en Outre-Mer a fait l’objet d’un travail spécifique afin de traiter les particularités inhérentes à ces territoires. Les préconisations de la Cour des Comptes l’ont alimenté. Le rapport présenté le 22 juillet 2015 par le conseil à la ministre des Outre-mer et au ministre des affaires étrangères, a établi un constat sans appel : véritable levier de développement et de croissance, le tourisme n’a pas encore, dans l’ensemble des Outre-mer, la place stratégique qui devrait être la sienne. Après avoir auditionné les professionnels du secteur de chacun des territoires, les rapporteurs ont donc formulé des propositions autour de six axes : - mieux connaître l’activité touristique pour mieux la piloter : le cluster Outre-mer d’Atout France doit se transformer en une plateforme opérationnelle et stratégique dédiée au développement du tourisme ultramarin ; - mieux promouvoir produits, expériences et marques : le rapport propose des mesures permettant d’exploiter l’avantage comparatif évident dont disposent les Outre-mer. La promotion du tourisme de croisière – marché en pleine croissance – en est un exemple ainsi que le montre le rapport présenté par Jacques Maillot ; - renforcer l’accessibilité des destinations : le rapport propose la densification des dessertes aériennes, et de poursuivre l’assouplissement des exigences de visas, compte tenu des effets positifs des premières mesures prises en 2014. A noter, l’ouverture à Orly, en avril 2016, d’un nouveau terminal dédié aux voyageurs des destinations Outre-mer ; - accompagner la modernisation et le développement du secteur hôtelier : le rapport propose notamment une stratégie et des outils de relance de l’hôtellerie dans les DOM afin d’en permettre l’indispensable modernisation et le développement du tourisme de proximité pour lutter contre les effets de la saisonnalité ; - prendre le virage numérique : le rapport propose des mesures permettant de renforcer la visibilité des destinations ultramarines sur le web ; - formation : le rapport propose des mesures permettant de renforcer l’accès des jeunes ultramarins qualifiés sur le marché du travail du tourisme par la mise en place de parcours de carrière ou encore le développement d’un établissement de formation touristique de notoriété internationale. Ainsi, Atout France devrait à terme pouvoir apporter son expertise à la définition des plans stratégiques et opérationnels coordonnés qui demeurent cependant de la compétence des collectivités territoriales. Ceux-ci devront notamment identifier thématiques et clientèles prioritaires au regard des atouts, des débouchés naturels et du positionnement de chaque territoire. Les mesures retenues feront l’objet d’un premier point d’étape le 8 octobre lors de la première conférence nationale du tourisme.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>80349</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8067</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Paul Bacquet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, consommation et économie sociale et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[consommation
	            (associations de consommateurs — centres techniques de consommation — moyens)
	            80349. — 2 juin 2015. — M. Jean-Paul Bacquet* alerte Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire sur la dissolution inévitable du Centre technique régional de la consommation (CTRC) Auvergne. Depuis plusieurs années, le Gouvernement diminue de façon régulière le montant des subventions des CTRC, provoquant des difficultés financières importantes pour un grand nombre de structures : depuis 2010 c’est une baisse constatée de 30 % des subventions. De plus, la représentation d’organisme et associations qui participent à la vie collective de la région Auvergne auprès du CESER a été attribuée à une association ne faisant pas partie du CTRC Auvergne, le privant ainsi de l’indemnité allouée. Après la dissolution du CTRC Rhône-Alpes, la situation de celui de l’Auvergne, contraint d’être lui aussi dissous, obligerait la nouvelle région à se retrouver sans aide technique et juridique visant à faciliter le fonctionnement et le développement des associations qui défendent et informent les consommateurs. Compte tenu de ces éléments et de la nécessité de conserver ce type d’organisme dans la future deuxième région la plus peuplée de France, il lui demande de bien vouloir lui indiquer quelles mesures elle compte prendre concernant cette situation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>82687</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8067</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Pierre Vigier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, consommation et économie sociale et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[consommation
	            (associations de consommateurs — centres techniques de consommation — moyens)
	            82687. — 30 juin 2015. — M. Jean-Pierre Vigier* attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire sur la situation financière du centre technique régional de la consommation Auvergne. En effet, celui-ci se trouve confronté à de grandes difficultés suite à la baisse de 30 % des subventions étatiques depuis 2010. Celle-ci menace l’existence même du CTRC Auvergne et avec elle le poste de son unique salariée. Malgré une intervention auprès de Mme la secrétaire d’État chargée du commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire auprès du ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique, aucune aide n’a été apportée. En outre, il a été confirmé le 17 avril 2015 par l’Institut national de la consommation qu’aucun budget supplémentaire n’était prévu et que la baisse de 5 % du budget 2015 était maintenue. Cette situation dramatique laisse profiler la remise en cause du CTRC Auvergne, qui ferait directement suite à la dissolution du CTRC Rhône-Alpes - datée du 6 juillet 2013 - et laisserait ainsi la nouvelle région Rhône-Alpes Auvergne, deuxième région la plus peuplée de France, sans CTRC. Aussi il lui demande quelles actions compte-t-elle mettre en place pour venir en aide à cette structure, qui offre aujourd’hui aux différentes associations de consommateurs un service de coordination et un appui technique essentiels à la bonne protection des consommateurs.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8067</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le décret no 2010-801 du 13 juillet 2010, relatif à la représentation des associations de défense des consommateurs et aux institutions de la consommation, a confié à l’institut national de la consommation (INC) le soin d’assurer un financement et un appui aux centres techniques régionaux de la consommation (CTRC), dans le cadre de conventions de mutualisation permettant la mise en commun de ressources matérielles, intellectuelles et humaines. Aux termes de l’article R. 531-3 du code la consommation, le directeur général de l’INC détermine, dans le cadre de son budget prévisionnel, après avoir recueilli l’avis du comité d’évaluation des CTRC, les montants des aides financières qui leur sont allouées. Conformément à cette disposition, le comité d’évaluation de l’INC s’est réuni le 19 mars 2015 afin d’examiner les modalités de versement de l’acompte de la subvention de fonctionnement qui sera allouée aux CTRC pour l’année 2015. Comme c’est le cas pour l’ensemble du mouvement consumériste, la subvention aux CTRC enregistre en 2015 par rapport à 2014, une baisse de 6 % au titre de l’effort consenti dans le cadre de la maîtrise des dépenses publiques. Ce contexte budgétaire contraint imposait d’engager une réflexion sur l’avenir des CTRC, notamment sur la définition d’un socle commun des missions, sur la mise en œuvre de mutualisations possibles dans le cadre de la réforme territoriale et sur les perspectives de financement. A cette fin, la ministre chargée de la consommation a réuni les CTRC en présence de l’INC et de sa tutelle, la direction générale de la concurrence de la consommation et de la répression des fraudes le 17 avril 2015. Le CTRC d’Auvergne participait à cette réunion, au terme de laquelle les CTRC ont été invités à s’inscrire dans la nouvelle perspective territoriale et, à cette fin, à réfléchir à des rapprochements dans le cadre des nouvelles régions définies par la loi no 2015-29 du 16 janvier 2015. Cette démarche doit aboutir au financement à terme de treize entités régionales. Les propositions des CTRC permettront à l’INC, en accord avec la tutelle, de travailler à l’adaptation des clés de répartition des crédits aux CTRC afin d’ajuster les moyens des futures instances à l’importance de leur activité et à leur compétence territoriale. Une première évolution des critères d’attribution des subventions aux CTRC pourrait être mise en œuvre avant la fin de l’année 2015 et impacter le montant du solde de la subvention de fonctionnement. Dans ce nouveau contexte, la situation de chaque CTRC sera examinée. Le CTRC Auvergne a été invité à évoquer auprès de l’INC, à la fois ses difficultés et le fait qu’il réponde de façon régulière aux sollicitations des consommateurs de la région Rhône-Alpes qui ne dispose plus de CTRC depuis 2013.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>83262</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8068</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Lazaro</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des finances et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, consommation et économie sociale et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[ministères et secrétariats d’État
	            (structures administratives — instances consultatives — coût de fonctionnement)
	            83262. — 30 juin 2015. — M. Thierry Lazaro interroge M. le ministre des finances et des comptes publics sur l’activité en 2014 et le coût de fonctionnement pour l’État du Comité chargé de l’examen des demandes de versement d’une indemnité de fin d’activité des débitants de tabac. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8068</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’indemnité de fin d’activité (IFA) permet aux débitants exerçant leur activité dans un département dit « en difficulté » (IFA dite « classique ») ou en zone rurale (IFA dite « rurale ») et qui ne peuvent pas céder leur fonds de commerce faute de viabilité économique de l’activité tabac, de pouvoir quitter le réseau moyennant le versement d’une indemnisation. L’attribution d’une IFA est décidée par un comité paritaire présidé par la directrice générale des douanes et droits indirects ou son représentant. Ce comité est composé de 3 agents de la catégorie A choisis parmi les agents ayant dans leurs attributions les questions relatives à la gestion des débitants de tabac, le président national, le secrétaire général, un vice-président et un membre du conseil d’administration de la confédération nationale des buralistes. Au titre de l’année 2014, 7,5 millions d’euros ont été attribués à des débitants de tabac au titre des indemnités de fin d’activité (IFA), dont : - 6,9 millions à 74 débitants situés dans des départements dits « en difficulté » conformément à l’arrêté du 30 janvier 2014 ; - 675 271 euros à 40 débitants situés dans des communes de moins de 1 500 habitants. Ainsi que le précisent les jaunes budgétaires annexés au projet de loi de finances pour 2015 dans son annexe relative à la liste des commissions et instances consultatives ou délibératives placées directement auprès du Premier ministre ou des ministres, le coût de fonctionnement de ce comité est nul.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>83650</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8068</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Lazaro</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, consommation et économie sociale et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[ministères et secrétariats d’État
	            (structures administratives — instances consultatives — coût de fonctionnement)
	            83650. — 30 juin 2015. — M. Thierry Lazaro interroge M. le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique sur les missions, l’activité en 2014 et le coût de fonctionnement pour l’État du Conseil national du tourisme. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8068</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le conseil national du tourisme (CNT), indispensable car sans équivalent dans le secteur du tourisme, est une instance de concertation, de réflexion, de conseil et de prospective qui réunit les représentants des acteurs institutionnels et privés, économiques et sociaux du secteur touristique et permet de dégager des positions consensuelles dans un domaine stratégique. Le CNT s’est révélé être le vecteur transversal essentiel dans un domaine qui influe sur d’autres secteurs d’activités. Cette instance comprend quatre commissions distinctes qui se réunissent en principe à un rythme trimestriel et dont les travaux (rapports, notes de synthèse, notes d’alerte, recommandations, avis) sont régulièrement utilisés tant au plan interministériel, qu’à titre d’expérimentation par les collectivités territoriales. L’année 2014 a toutefois constitué une année de transition au cours de laquelle la concertation, habituellement menée au sein du CNT, a eu lieu lors des assises du tourisme qui se sont tenues entre novembre 2013 et juin 2014. Il en résulte un coût de fonctionnement nul du CNT pour l’année 2014. Il convient par ailleurs de préciser que pour l’année 2015, les travaux du CNT ont été mis en attente, compte tenu de la tenue très ponctuelle du conseil de promotion du tourisme, réuni autour du ministre des affaires étrangères et de quelques personnalités du secteur du tourisme.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>83651</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8068</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Lazaro</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, consommation et économie sociale et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[ministères et secrétariats d’État
	            (structures administratives — instances consultatives — coût de fonctionnement)
	            83651. — 30 juin 2015. — M. Thierry Lazaro interroge M. le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique sur les missions, l’activité en 2014 et le coût de fonctionnement pour l’État de la Commission d’orientation du commerce de proximité. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8068</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La commission d’orientation du commerce de proximité avait été créée par le décret no 2008-1475 du 30 décembre 2008. Elle a fonctionné de 2009 à 2012 puis a été supprimée par le décret no 2013-420 du 23 mai 2013 portant suppression de commissions administratives à caractère consultatif.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>85289</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8069</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Michèle Delaunay</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, consommation et économie sociale et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[agroalimentaire
	            (prix — producteurs — revendications — perspectives)
	            85289. — 21 juillet 2015. — Mme Michèle Delaunay attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement sur l’information portée aux consommateurs de produits agroalimentaires. Les médias se font régulièrement l’écho de manifestations d’agriculteurs qui dénoncent le faible prix de vente de leurs produits et les fortes marges de la grande distribution. Ils accusent en effet les enseignes de la grande distribution de chercher à pratiquer les prix les plus bas possibles, cela au détriment de la rentabilité et de la survie des exploitations agricoles. Certains producteurs se voient ainsi contraints de vendre à perte, notamment dans la filière laitière où le prix de vente se situe parfois à 26 centimes du litre de lait alors que le coût de revient est à 34 centimes. Dans une perspective de valorisation des produits français et de la filière courte, il est important que le consommateur, au moment de son achat, soit correctement informé et connaisse le prix de vente réalisé par chacun des membres de la chaîne de distribution : producteur, intermédiaires, distributeur ainsi que la taxe sur la valeur ajoutée. Cela pourrait faire l’objet d’un étiquetage spécifique. Elle souhaite connaître l’avis du Gouvernement sur cette proposition et les mesures qu’il compte mettre en place pour préserver les producteurs français de produits agroalimentaires. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8069</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[S’agissant de l’information des consommateurs sur les prix de vente réalisée tout au long de la chaîne de distribution, l’article L. 410-2 du code de commerce dispose que les prix sont librement déterminés par le jeu de la concurrence, à l’exception des prix réglementés par l’Etat. Parallèlement, l’article L. 420-1 du même code interdit les ententes ayant pour objet ou pour effet, notamment, de faire obstacle à la fixation des prix par le libre jeu du marché en favorisant artificiellement leur hausse ou leur baisse. L’affichage des prix de vente réalisé à chaque stade de la chaîne de distribution aboutirait à une transparence du marché, dont les autorités de concurrence ont estimé à plusieurs reprises qu’elle était de nature à favoriser les ententes entre entreprises. En effet, chaque intermédiaire est non seulement informé de la politique tarifaire et des marges de ses partenaires commerciaux, mais aussi de celles de ses concurrents. Cette situation pourrait conduire les opérateurs d’un même niveau à exercer des pressions sur leurs concurrents dont les prix de vente seraient estimés trop bas. Cet alignement artificiel des prix vers le haut se ferait au détriment des entreprises les plus compétitives et des consommateurs et une telle entente tomberait sous le coup de l’interdiction des pratiques anticoncurrentielles, exposant les contrevenants à des sanctions sévères. De leur côté, les distributeurs pourraient être incités à exiger de leurs fournisseurs les mêmes avantages tarifaires que ceux obtenus le cas échéant par leurs concurrents, contribuant ainsi à une diminution des marges en amont, ce qui pourrait avoir in fine un effet inverse à celui recherché par la mesure envisagée au stade de la production. Enfin, en ce qui concerne les consommateurs, il convient de rappeler qu’en 1999 des mesures visant à un double étiquetage comportant l’indication du prix d’achat réel et du prix de vente ont été prises pour certains produits du secteur des fruits et légumes. Ce double étiquetage n’est resté en vigueur que deux mois et a été supprimé compte tenu des difficultés liées à sa mise en œuvre. D’une part, le respect du secret des affaires ne permettait pas au distributeur, situé en aval de la filière, de connaître le prix de première cession du produit pour en faire état sur l’étiquetage. D’autre part, le dispositif a créé une confusion dans l’esprit des consommateurs par la pluralité des prix affichés. S’agissant des mesures de soutien aux producteurs de produits agricoles, le Gouvernement a adopté le 22 juillet 2015 un plan de soutien à l’élevage, fondé à la fois sur des mesures d’urgence visant à pallier les difficultés financières des éleveurs (report de cotisations sociales, renforcement du fonds d’allègement de charges, …) et sur des mesures structurelles de plus long terme visant à restaurer la compétitivité des filières (action de promotions à l’export, amélioration des relations commerciales et contractuelles, …). Parmi ces dernières, le Gouvernement a demandé à la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) de renforcer les contrôles sur l’étiquetage de l’origine des produits, afin de lutter notamment contre les mentions trompeuses, celles-ci fragilisant la confiance du consommateur et pénalisant les opérateurs par une concurrence déloyale. Le Gouvernement entend également donner suite à l’une des constatations du rapport remis par le médiateur des relations commerciales agricoles le 21 juillet 2015, en mobilisant les services de l’Etat et des collectivités locales pour promouvoir l’approvisionnement local, dans le respect des règles des marchés publics. Au-delà, le Gouvernement continue de défendre auprès de la Commission européenne la nécessité de rendre obligatoire l’étiquetage de l’origine de la viande dans les plats préparés, qui demeure une forte demande des consommateurs et des producteurs français de produits agricoles.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>86165</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8070</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. René Rouquet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, consommation et économie sociale et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[santé
	            (protection — utilisation des nanoparticules — textile — impact)
	            86165. — 28 juillet 2015. — M. René Rouquet interroge Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire sur l’absence d’information concernant l’utilisation de nanoparticules dans les produits de grande consommation. Les nanoparticules permettent de développer des produits ayant moins de bactéries et résistants au feu, mais les effets secondaires de cette avancée technologique sont encore trop méconnus. Si certains rapports de l’Agence nationale de sécurité sanitaire laissent entendre que l’utilisation de ces particules présenterait un risque pour la santé et pour notre environnement, le consommateur ne sait pas si le produit qu’il achète contient des nanoparticules ou non. Il voudrait savoir si le Gouvernement entend imposer aux fabricants d’informer les consommateurs de l’utilisation de nanoparticules dans leurs produits.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8070</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’utilisation de nanomatériaux s’est développée pour de nombreux produits. Ces nanomatériaux permettent de donner des propriétés spécifiques aux objets les incorporant. Toutefois, les obligations d’étiquetage quant à leur présence ne concernent actuellement que quelques produits particuliers (cosmétiques, denrées alimentaires, biocides). C’est pourquoi le Gouvernement a inscrit dans la feuille de route 2015 issue de la conférence environnementale 2014, une action afin de promouvoir au niveau communautaire l’adoption de mesures d’étiquetage voire de restriction d’utilisation concernant les nanomatériaux dans les produits destinés au grand public, tels que les textiles. Par ailleurs, certains nanomatériaux sont utilisés pour conférer des propriétés biocides aux produits qui les incorporent. Il s’agit notamment de conférer des propriétés anti odeur ou antibactérienne à des textiles. Le règlement no 528/2012 relatif aux produits biocides prévoit notamment que si l’article revendique cette propriété ou si les conditions d’approbation de la substance le prévoient, le nom de la substance, et le cas échéant sa caractéristique « nano », soient indiqués sur l’étiquetage du produit. Ainsi, l’utilisation de nano-argent pour conférer une propriété antibactérienne alléguée d’un vêtement doit être indiquée sur le produit.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>86282</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8070</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. René Rouquet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, consommation et économie sociale et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[commerce et artisanat
	            (soldes — pratiques abusives — contrôles)
	            86282. — 4 août 2015. — M. René Rouquet interroge Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire sur les ventes privées précédant les périodes légales de soldes. Une multitude de petits commerçants voient en ces opérations commerciales une forme de concurrence déloyale, dans la mesure où ces ventes privées réservées aux grandes enseignes démarrent avant le début de la période légale des soldes. Il voudrait savoir quelles sont les mesures qu’entend adopter le Gouvernement à ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8070</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Depuis l’entrée en vigueur de la loi de modernisation de l’économie du 4 août 2008, les « promotions de déstockage », c’est-à-dire les ventes, en dehors des périodes légales de soldes, accompagnées ou précédées de publicité et annoncées comme tendant, par une réduction de prix, à l’écoulement accéléré de marchandises en stock, ne sont plus requalifiables en opérations de soldes illicites. Les opérations promotionnelles peuvent donc se dérouler tout au long de l’année, et ces opérations se distinguent des soldes du fait de l’interdiction de revente à perte. Les opérations promotionnelles communément appelées « ventes privées » et qui précédent les soldes sont ainsi autorisées dès lors que le mot « soldes » n’est pas utilisé et que la législation sur l’interdiction de revente à perte est bien respectée. Les rabais proposés dans ce cadre doivent être conformes aux exigences de l’arrêté du 11 mars 2015 relatif aux annonces de réduction de prix à l’égard du consommateur. Les « ventes privées » s’adressent par définition à une clientèle restreinte, par exemple aux titulaires d’une carte de fidélité, et les promotions pratiquées n’ont donc pas vocation à s’appliquer à l’intégralité des consommateurs. Une « vente privée » qui s’adresserait à une très large clientèle serait de nature à constituer une pratique commerciale trompeuse au sens de l’article L. 121-1 du code de la consommation.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>86471</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8070</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jacques Cresta</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, consommation et économie sociale et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[justice
	            (droit d’ester — consommateurs — actions collectives — bilan)
	            86471. — 4 août 2015. — M. Jacques Cresta attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire sur le bilan de l’action de groupe. L’action de groupe introduit en droit français par la « loi Hamon » relative à la consommation du 17 mars 2014 a permis aux plaintes des consommateurs ayant subi un dommage matériel du fait d’un manquement commis par un même professionnel de fusionner en une action collective, rendant ainsi la procédure plus simple et moins coûteuse pour les consommateurs. Les associations de consommateurs agrées étaient en charge de regrouper les plaintes et d’agir en justice au nom des consommateurs. Cette mesure a un impact médiatique important pour les entreprises visées, ce qui permet aux associations de consommateurs de faire pression sur ces dernières et les pousser à respecter la loi. Il souhaiterait connaître le bilan après près d’un an de mise en œuvre dans notre droit de l’action de groupe depuis le 1er octobre 2014.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8070</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La procédure d’action de groupe prévue par la loi du 17 mars 2014 relative à la consommation est entrée en vigueur le 1er octobre 2014. Elle a pour objet de permettre la réparation des préjudices matériels subis individuellement par un groupe de consommateurs qui trouvent leur origine commune dans l’inexécution ou la mauvaise exécution par un professionnel de ses obligations légales ou contractuelles à l’occasion de la vente de biens ou de la fourniture de service. Elle s’applique aussi aux préjudices causés par des pratiques anticoncurrentielles. Actions de groupes introduites : Cinq procédures d’action de groupe ont été engagées par des associations de défense de consommateurs depuis l’entrée en vigueur du dispositif : - lancée par l’UFC-Que Choisir contre le groupe Foncia afin d’obtenir l’indemnisation des 318 000 locataires potentiellement concernés qui auraient payé indûment des « services d’avis d’échéance » ; - déposée par la confédération syndicale des familles (CSF) contre l’établissement Paris Habitat-Office public de l’habitat afin d’obtenir le remboursement de charges locatives qui n’auraient pas dû être réclamées (dépenses de télésurveillance des ascenseurs) ; - engagée par la confédération de la consommation, du logement et du cadre de vie (CLCV) contre la société AXA et l’association d’épargnants AGIPI. Cette action concerne un contrat d’assurance-vie qui compte plusieurs centaines de milliers de souscripteurs et devrait, selon la CLCV, permettre aux épargnants de récupérer les montants d’intérêts qui leur sont dus au regard du contrat signé ; - introduite par la confédération nationale du logement (CNL) contre le bailleur social 3F. Cette action vise une clause figurant dans les 200 000 contrats de logements sociaux qui prévoit la facturation d’une pénalité d’un montant de 2 % des loyers en cas de retard de paiement ; - lancée par familles rurales contre la société SFR. Ce recours vise à obtenir la réparation du préjudice subi par les abonnés de SFR qui ont été trompés, selon l’association, sur l’étendue réelle du réseau 4G du professionnel. Etat d’avancement des procédures : Ces actions sont actuellement en cours d’instruction auprès des tribunaux à l’exception de celle de la CSF. En effet, cette association a renoncé à son action au profit d’un règlement amiable du litige avec le professionnel aux termes duquel celui-ci s’est engagé à rembourser partiellement les 100 000 locataires concernés et à ne plus réclamer la prestation indue.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>86509</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8071</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gérald Darmanin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, consommation et économie sociale et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[ministères et secrétariats d’État
	            (commerce — déplacement — bilan)
	            86509. — 4 août 2015. — M. Gérald Darmanin interroge Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire sur son déplacement en Vendée le 30 juillet 2015. Il souhaiterait connaître les raisons de ce déplacement ainsi que l’agenda de la ministre sur place. Il voudrait également connaître la liste des personnes l’accompagnant, celle des personnes qu’elle a rencontrées ainsi que les conclusions de cette visite.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8071</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le 30 juillet dernier, la secrétaire d’Etat chargée du commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire, a effectué un déplacement aux Sables d’Olonne. Ce dernier avait pour objet principal d’annoncer les résultats, à mi-parcours, de l’opération interministérielle vacances (OIV) mise en œuvre du 15 juin au 15 septembre. L’objectif de l’OIV est de permettre aux estivants de profiter pleinement de leurs vacances, en les protégeant contre les pratiques déloyales, les abus et les infractions au droit de la consommation. Pilotée par la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), cette action nationale mobilise les services de l’Etat (agriculture, douanes, sports, police nationale, etc) dans le cadre d’une coopération interministérielle et d’une présence renforcée sur le terrain. La période des vacances d’été constitue en effet un des temps forts de la consommation et les activités économiques réalisées durant cette période favorisent et soutiennent la croissance. Il est donc particulièrement important de créer les conditions de la confiance des consommateurs dans leurs actes d’achats. Simultanément, l’OIV favorise l’image positive du tourisme sur le territoire national. Les contrôles réalisés sont directement liés à l’économie touristique et portent sur la bonne information du consommateur, les prix et conditions contractuelles, la qualité et la sécurité des produits et des services, la loyauté des offres et pratiques commerciales notamment lorsqu’elles valorisent des productions locales. A cet égard, ce déplacement était l’occasion d’aller à la rencontre des vacanciers et des professionnels afin d’expliquer les raisons de l’OIV, ses modalités de mise en œuvre et d’être à l’écoute des attentes comme des difficultés qui pouvaient être rencontrées sur le territoire.  C’est pourquoi la secrétaire d’Etat, après être arrivée en train aux Sables d’Olonne le mercredi 29 juillet en soirée, a eu le programme suivant pour la journée du jeudi 30 juillet : 04h50 - départ en véhicule vers la Criée ; 05h00 - arrivée à la Criée ; 05h05 - visite de la Criée des Sables d’Olonne. Accueil par M. Jouneau, directeur des Pêches ; 06h00 - petit déjeuner et échange avec les professionnels de la pêche ; 07h00 - départ à pied pour le marché du centre-ville des Sables d’Olonne et rencontre avec le représentant des commerçants des Sables d’Olonne. Échange avec les marchands ambulants ; 08h00 - départ pour Olonne-sur-Mer ; 08h15 - arrivée à Olonne-sur-Mer ; 08h20 - visite des ateliers de maroquinerie Philippe Comte dont les produis sont fabriqués sur place et vendus directement à l’usine. Accueil par le Directeur, M. Philippe Comte ; 09h00 - départ pour le camping « la dune des sables » ; 09h15 - visite du terrain de camping « la dune des sables ». Accueil par M. Franck Chadeau, président de la fédération vendéenne de l’hôtellerie de plein air et propriétaire du camping ; 10h15 - départ pour la gare des Sables d’Olonne ; 10h42 - départ pour Paris Montparnasse. Les personnes qui l’accompagnaient lors de ce déplacement, outre l’officier de sécurité, étaient : M. Philippe-Xavier Bonnefoy, chef de cabinet ; M. Maxime Coiffet, conseiller chargé de la consommation et M. Anthony Porcheron, chargé de mission communication. De nombreux représentants des collectivités territoriales, de tous bords politiques, étaient également présents lors du déplacement. Les détails de cette visite illustrent la dimension plurielle de ce déplacement qui, autour du thème de l’OIV et sa pédagogie, a permis de rencontrer de nombreux acteurs locaux en lien direct avec les attributions de la secrétaire d’Etat. Afin de suivre l’activité et l’actualité de la secrétaire d’Etat chargée du commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire, l’auteur de la question est invité à consulter le site http://www.economie.gouv.fr/le-ministere/martine-pinville. De cette manière, il pourra retrouver facilement l’ensemble des données recherchées ainsi que des éléments détaillés sur les raisons et les conclusions des déplacements effectués ou à venir. A titre d’exemple, le communiqué de presse publié le jour-même faisait état, à travers une citation synthétique, de l’objectif poursuivi par le déplacement en Vendée. La ministre indiquait alors : « mon déplacement en Vendée s’inscrit dans le soutien à l’action de pédagogie et de contrôle de la DGCCRF et porte un message simple : ma mobilisation est totale afin que les vacanciers soient assurés de leur sécurité, d’une information de qualité et que les professionnels fassent prospérer leur activité dans un climat de confiance ». Il précisait également tant les priorités de l’OIV 2015 que ses résultats intermédiaires à mi-parcours, lesquels ont depuis été mis à jour à l’occasion d’une communication en conseil des ministres du 19 août (http://proxy-pubminefi.diffusion.finances.gouv.fr/pub/document/18/19579.pdf). Ainsi, « pour l’été 2015, l’accent a été mis sur trois thématiques liées aux principales préoccupations des vacanciers : -  les nouvelles formes de consommation touristique : pratiques commerciales nouvelles dans des secteurs d’activité, tels que l’hébergement atypique ou les sites internet spécialisés (nouvelles formules de voyage, revente de billets de transports…) ; - la protection des jeunes en vacances : activités sportives qui font l’objet de contrôles renforcés (encadrement et équipements de protection individuelle), sécurité des plus jeunes face aux principaux risques estivaux, vacances collectives destinées aux enfants (sécurité, loyauté des prestations…) ; - les commerces soumis à un pic saisonnier : la vigilance est accrue à l’égard des professionnels soumis à une forte densité touristique, tels que les vendeurs itinérants et les marchés forains ».]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>89289</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8072</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bernard Perrut</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, consommation et économie sociale et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[énergie et carburants
	            (stations-service — pérennité)
	            89289. — 29 septembre 2015. — M. Bernard Perrut attire l’attention de Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur la disparition des stations-service indépendantes qui sont indispensables dans les territoires ruraux tant pour la distribution du carburant que pour les services quotidiens rendus à la population. Il souhaite connaître les intentions du Gouvernement dans ce domaine, l’avenir des nombreuses demandes qui ont été déposées auprès du comité professionnel de la distribution des carburants (CPDC) aujourd’hui dissous, et les moyens financiers dégagés pour l’aide à la mise aux normes environnementales, qui permettra d’assurer le maillage territorial de l’offre de carburant. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8072</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Un dispositif d’aide spécifique, mis en place par la secrétaire d’Etat chargée du commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire compte tenu de la disparition du comité professionnel de la distribution des carburants (CPDC), permet de financer par ordre d’ancienneté le stock de dossiers en attente au CPDC au 31 décembre 2014 et portant sur des investissements de modernisation et de développement. Il concerne aussi les dossiers revêtant une urgence particulière ou concernant le maillage territorial et déposés après cette date. Ce dispositif est doté de 2,5 M€, imputés sur le fonds d’intervention pour les services, l’artisanat et le commerce (FISAC), au titre de l’année 2015, et les critères d’éligibilités sont ceux qui étaient en vigueur au comité. Les nouvelles autres demandes d’aides à l’investissement sont assujetties aux modalités de droit commun applicables à tous les autres commerces de proximité dans le cadre des opérations territoriales aidées par le FISAC. Ces conditions d’intervention doivent permettre de financer les meilleurs projets répondant aux priorités gouvernementales en matière de soutien à l’économie de proximité dans un cadre budgétaire contraint. La modernisation et la diversification des stations-service qui assurent le maillage du territoire constituent une des priorités. A l’occasion du comité interministériel aux ruralités, le Président de la République a fait un geste en faveur des stations-service, nombreuses à menacer de fermeture notamment dans les campagnes. Il a annoncé l’attribution d’un budget de 12,5 M€ en 2016 au FISAC pour traiter l’ensemble des demandes qui avaient été déposées au CPDC avant sa suppression.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>80321</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8073</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Paul Bacquet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Culture et communication</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[audiovisuel et communication
	            (télévision numérique terrestre — gratuité)
	            80321. — 2 juin 2015. — M. Jean-Paul Bacquet attire l’attention de Mme la garde des sceaux, ministre de la justice sur concernant l’application de la loi no 2007-309 du 5 mars 2007 relative à la modernisation de la diffusion audiovisuelle et à la télévision du futur. En effet cette loi a mis en place la télévision numérique terrestre (TNT) dont le déploiement devait être gratuit. Or certains opérateurs ont mis en place des cartes TNTsat payantes à renouveler régulièrement. Un de ses administrés a donc déposé une plainte auprès de la DGCCRF à l’encontre d’une société de distribution sur la non-application de la gratuité de la TNT. Ce dossier a été jugé recevable puisque la DGCCRF des Hauts-de-Seine, dont dépend cette société, l’a transmis au parquet du tribunal de grande instance de Nanterre fin novembre 2013 sous le numéro 13 330 000 215 et cette affaire est toujours en attente de décision. Aujourd’hui, les téléspectateurs connectés par une antenne parabolique gérée par cette société sont contraints à renouveler une carte payante leur permettant de recevoir uniquement les chaines de la TNT dont la gratuité est garantie par l’État. Face à cette situation, il souhaiterait savoir ce qu’elle compte faire pour que le tribunal apporte une réponse concrète et ainsi assurer la gratuité effective de la TNT. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8073</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La loi no 2007-309 du 5 mars 2007 relative à la modernisation de la diffusion audiovisuelle et à la télévision du futur, modifiant la loi no 86-1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication, qui avait pour objet principal d’organiser la fin de la diffusion analogique terrestre des services de télévision, a prévu plusieurs dispositions afin de garantir au téléspectateur la continuité de la réception des services de télévision terrestre. Parmi celles-ci, le législateur a prévu la mise en place d’un dispositif de réception satellitaire des chaînes de la Télévision numérique terrestre (TNT) pour les téléspectateurs dans des zones non couvertes par la TNT. L’article 98-1 de la loi du 30 septembre 1986 fait ainsi obligation aux chaînes nationales gratuites de la TNT de mettre leurs services à la disposition d’au moins un distributeur de services par satellite ou opérateur de réseau satellitaire en vue de la constitution d’une offre gratuite mise à la disposition des téléspectateurs sur l’ensemble du territoire. Suite à l’adoption de cette disposition, un bouquet des chaînes gratuites de la TNT, dénommé « TNTSAT », est depuis juin 2007, distribué par CanalSat à partir d’un satellite de l’opérateur Astra. Modifiée par la loi no 2009-258 du 5 mars 2009 relative à la communication audiovisuelle et au nouveau service public de la télévision, ce dispositif a été complété par une nouvelle disposition qui fait interdiction aux éditeurs de services de télévision en cause de s’opposer à la reprise de leurs programmes, par tout autre distributeur de services et à ses frais, en vue de la constitution d’une offre répondant aux mêmes conditions (offre gratuite). Le législateur a ainsi souhaité prendre en compte la situation des téléspectateurs qui recevaient les chaînes analogiques terrestres sur une autre position orbitale (Eutelsat - offre FRANSAT) que celle utilisée par le bouquet satellitaire gratuit mis en place par l’application de l’article 98-1 (TNTSAT). Les téléspectateurs disposent ainsi de deux bouquets satellitaires leur proposant à titre gratuit la reprise des chaînes de la TNT. S’agissant des conditions de mise à disposition de ces bouquets satellitaires, la loi impose la gratuité de l’offre entendue comme le fait qu’elle « n’est conditionnée ni à la location d’un terminal de réception, ni à la souscription d’un abonnement » (article 98-1 de la loi). En outre, les distributeurs de services par satellite ou opérateurs de réseau satellitaire doivent respecter la numérotation des chaînes attribuée en TNT par le Conseil supérieur de l’audiovisuel, ainsi que le standard de diffusion utilisé pour la diffusion par voie hertzienne terrestre (simple ou haute définition). Par-delà, l’exigence d’une carte d’accès individuelle répond à la nécessité de limiter territorialement l’accès à ces contenus en cryptant la diffusion des services de télévision numérique terrestre en clair, dans le souci de ne proposer le service que sur les zones géographiques pour lesquelles les droits de diffusion ont été acquis. Or, compte tenu notamment du piratage régulier dont font l’objet ses cartes, le groupe Canal+ a jugé nécessaire de les remplacer périodiquement, afin de respecter ses obligations vis-à-vis des ayants droit. Le tribunal de grande instance de Nanterre ayant été saisi de cette question, il lui appartient d’apprécier si la loi précitée s’oppose à ce que le renouvellement des cartes d’accès à l’offre TNTSAT soit effectué moyennant paiement. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>82704</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8074</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Morel-A-L’Huissier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture et de la communication</ministreQuestion><ministreJO>Culture et communication</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[culture
	            (politique culturelle — rapport du CESE — préconisations)
	            82704. — 30 juin 2015. — M. Pierre Morel-A-L’Huissier attire l’attention de Mme la ministre de la culture et de la communication sur le rapport concernant un renouveau des politiques publiques de la culture rendu par le Conseil économique, social et environnemental. En effet, celui-ci préconise une harmonisation des taux de TVA en Europe afin de mettre fin aux distorsions fiscales qui pénalisent les entreprises françaises et européennes face aux géants du net. Il souhaite que le principe de neutralité technologique soit appliqué aux biens culturels. Il lui demande de lui indiquer quelle est sa position à ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8074</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Au plan international, la France est moteur dans les travaux visant à lutter contre la sous imposition des bénéfices des multinationales (ne concernant pas que les géants du numérique), qui ont été engagés au sein de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), à travers le projet BEPS (Base Erosion and Profits Shifting). La France souhaite une adaptation de la fiscalité internationale aux nouveaux modèles économiques reposant sur les technologies numériques et défend, pour ce secteur d’activité, un aménagement des règles de localisation des bénéfices. Au niveau de l’Union européenne, la France est fortement impliquée sur la mise en œuvre d’un plan d’action permettant, à l’image du projet BEPS, de lutter contre l’optimisation fiscale dans le contexte spécifique du marché intérieur. En matière de fiscalité indirecte, des progrès ont été réalisés récemment s’agissant de la règle de territorialité applicable aux services en ligne dans l’espace communautaire. Ainsi en matière de TVA, l’inversion de territorialité sur les services en ligne effectuée depuis le 1er janvier 2015, est propre à mettre fin à certains schémas d’optimisation. La France souhaite de surcroit, en matière de taux, l’actualisation de la législation européenne, afin d’assurer la nécessaire neutralité fiscale entre des produits culturels identiques, que leurs supports soient numériques ou physiques. À cet égard, l’objectif du Gouvernement, est d’obtenir une évolution du cadre réglementaire européen permettant explicitement l’application de taux réduits non seulement pour le livre numérique homothétique, mais également pour la presse en ligne. La France se félicite que, dans sa communication sur la stratégie pour un marché unique du numérique en Europe, la Commission européenne ait pris en compte les arguments développés en indiquant qu’elle « se penchera sur la question du traitement fiscal de certains services électroniques tels que les livres électroniques et les publications en ligne dans le cadre de la réforme générale sur la TVA ». Aussi la France appelle la commission européenne à proposer urgemment, comme l’a annoncé le Président Juncker le 7 et le 11 mai derniers, une révision du cadre fiscal pour permettre l’application d’un taux réduit de TVA aux livres numériques homothétiques et à la presse en ligne. Ceci est essentiel au développement de l’économie de la création. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>83540</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8074</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Lazaro</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture et de la communication</ministreQuestion><ministreJO>Culture et communication</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[ministères et secrétariats d’État
	            (structures administratives — instances consultatives — coût de fonctionnement)
	            83540. — 30 juin 2015. — M. Thierry Lazaro interroge Mme la ministre de la culture et de la communication sur les missions, l’activité en 2014 et le coût de fonctionnement pour l’État du Conseil national de la recherche archéologique.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8074</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Afin d’aider le ministre chargé de la culture dans l’élaboration de la politique scientifique en matière d’archéologie, le Conseil national de la recherche archéologique (CNRA), mis en place en 1994, est chargé de traiter les questions relatives aux recherches archéologiques sur le territoire national. Le CNRA se compose de trente-et-un membres, dont quatorze élus par les commissions interrégionales de la recherche archéologique (CIRA). Il est présidé par le ministre chargé de la culture et, en son absence, par un vice-président. Le CNRA comprend également une délégation permanente composée de six personnes élues en son sein, ainsi qu’une commission des opérations sous-marines constituée de onze personnes, toutes deux étant présidées par le vice-président du conseil. Deux agents de la direction générale des patrimoines concourent au fonctionnement du conseil, dont les dépenses de fonctionnement sont estimées à environ 15 600 €. En 2014, le CNRA s’est réuni dans le cadre de cinq séances plénières (trois sur deux jours et deux sur une journée), dont une séance, en mars, a été présidée par la ministre de la culture et de la communication. Par ailleurs, une journée, en mars, a été consacrée à la Commission des opérations sous-marines. Le Conseil national de la recherche archéologique est, aux termes de l’article R. 542-2 du code du patrimoine, chargé de : - donner des avis sur différentes questions se rapportant à la recherche archéologique : à ce titre, 28 dossiers ont été expertisés par le Conseil, soit treize dossiers de renouvellements d’agréments au terme des cinq ans d’activité, six demandes d’extension des contours des agréments accordés, neuf dossiers relatifs à des changements substantiels des conditions au vu desquelles l’agrément a été accordé. Dix-sept dossiers émanaient des collectivités territoriales, un a concerné un établissement public relevant d’une université et dix ont concerné des structures de droit privé. - proposer au ministre chargé de la culture les objectifs généraux de la recherche, d’assurer une mission de prospective scientifique et d’harmonisation nationale des programmations interrégionales : il est prévu que cet important travail, nécessitant un état des lieux approfondi des avancées scientifiques réalisées dans tous les champs de l’archéologie depuis la période paléolithique jusqu’à nos jours, aboutira en 2015. - d’établir annuellement la liste des experts prévue à l’article R. 531-12, compétents pour déterminer la valeur d’objets provenant des fouilles archéologiques et de découvertes fortuites (arrêté signé le 13 juin 2014). ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>83541</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8075</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Lazaro</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture et de la communication</ministreQuestion><ministreJO>Culture et communication</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[ministères et secrétariats d’État
	            (structures administratives — instances consultatives — coût de fonctionnement)
	            83541. — 30 juin 2015. — M. Thierry Lazaro interroge Mme la ministre de la culture et de la communication sur les missions, l’activité en 2014 et le coût de fonctionnement pour l’État du Conseil scientifique du laboratoire de recherche des monuments historiques.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8075</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le conseil scientifique du Laboratoire de recherche des monuments historiques (LRMH) a pour mission d’examiner les questions relatives aux objectifs généraux des travaux de recherche sur les matériaux du patrimoine conduits par ce service à compétence nationale du ministère de la culture et de la communication. Ce conseil examine également les méthodologies employées pour ces recherches et veille à la publication et diffusion de leurs résultats. Il formule toute proposition en matière de coopération avec d’autres instances scientifiques ou industrielles. Le conseil scientifique du LRMH, qui compte dix-neuf membres (neuf membres de droit, huit personnalités qualifiées et deux représentants du personnel), est réuni une fois par an et n’occasionne pas de dépenses spécifiques de fonctionnement. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>83542</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8075</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Lazaro</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture et de la communication</ministreQuestion><ministreJO>Culture et communication</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[ministères et secrétariats d’État
	            (structures administratives — instances consultatives — coût de fonctionnement)
	            83542. — 30 juin 2015. — M. Thierry Lazaro interroge Mme la ministre de la culture et de la communication sur les missions, l’activité en 2014 et le coût de fonctionnement pour l’État du Conseil supérieur des archives.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8075</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La dernière réunion du Conseil supérieur des archives (CSA) s’est déroulée le 5 décembre 2013. Un travail de refondation a, depuis, été entrepris, induisant une activité restreinte du CSA en formation plénière, le travail se poursuivant au sein des commissions. Le CSA ne dispose d’aucun budget qui lui soit propre et l’ensemble de ses membres accomplissent leurs missions à titre bénévole.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>83544</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8075</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Lazaro</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture et de la communication</ministreQuestion><ministreJO>Culture et communication</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[ministères et secrétariats d’État
	            (structures administratives — instances consultatives — coût de fonctionnement)
	            83544. — 30 juin 2015. — M. Thierry Lazaro interroge Mme la ministre de la culture et de la communication sur les missions, l’activité en 2014 et le coût de fonctionnement pour l’État du Conseil scientifique de la grotte de Lascaux.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8075</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La grotte de Lascaux est propriété de l’État. Le ministère de la culture et de la communication est en charge de sa conservation. Il est responsable de sa préservation devant la communauté internationale, la grotte faisant partie d’un ensemble de biens inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité de l’Unesco depuis 1979 (les « Sites préhistoriques et grottes ornées de la vallée de la Vézère »). Le « Conseil scientifique de la grotte de Lascaux » a été mis en place en 2010, sous la présidence du professeur Yves Coppens. Il a été reconduit en mars 2013 pour un nouveau mandat de 4 années. Il réunit 14 membres issus de 4 pays (France, Italie, Espagne et États Unis), spécialistes de domaines scientifiques tels que l’archéologie, la géologie, l’hydrogéologie et la climatologie des milieux souterrains, la microbiologie, l’étude des matériaux du patrimoine, l’entomologie, la mycologie et la pédologie. Il se réunit trois fois par an. Les missions du Conseil scientifique de la grotte de Lascaux consistent à se tenir régulièrement informé des évolutions de l’état sanitaire de la cavité, à accompagner, préconiser et organiser les programmes de recherche nécessaires à la compréhension des désordres susceptibles de se produire, afin de proposer, en concertation, les solutions de nature à apporter tous remèdes appropriés dans le respect de l’intégrité de ce bien patrimonial. Une « Chronique de Lascaux » présente, depuis 2008, les éléments saillants de ce travail, afin de donner au public des informations régulièrement actualisées sur l’état sanitaire de la cavité et de l’informer des actions en cours dans le domaine de la conservation de la grotte de Lascaux (http://www.culturecommunication.gouv.fr/Politiques-ministerielles/Archeologie/Chronique-de-Lascaux). En 2014, les activités du Conseil scientifique ont consisté à se tenir informé des travaux de sanctuarisation de la colline, ainsi que des projets de valorisation portés par les collectivités territoriales. Une synthèse du programme de recherche relatif à « l’Étude du contexte géologique, géomorphologique et pédologique de la grotte de Lascaux », mené depuis 2010, a été finalisée. Offrant un nouveau regard sur la question, ce travail s’inscrit dans une vision dynamique du fonctionnement, actuel et passé, de la cavité et servira de référent pour les autres programmes de recherche. Des groupes de travail, internes au conseil, ont été définis. Ils n’ont pas vocation à réaliser des recherches au sein du site, mais plutôt à préparer de futures études en définissant avec précision les enjeux à atteindre pour assurer la conservation de la cavité de manière pérenne : - groupe 1 : « Couverture biopédologique et transfert dans le karst et la cavité », qui a notamment pour objectif de répondre aux interrogations relatives à la couverture végétale de la colline et de la cavité ; - groupe 2 : « État des parois, microbiologie et hydroclimatologie », lié à la gestion au quotidien du site (assistance climatique, conservation des œuvres…) ; - groupe 3 : « Géomorphologie et approche globale de la grotte et de son état de conservation », qui porte sur la prise en compte de la grotte au sein de son environnement, avec un volet technologique (relevés et systèmes d’information géographique et tridimensionnels notamment). Ainsi, en 2014, la réflexion sur le couvert forestier a permis de faire le point sur l’abattage nécessaire des arbres sénescents et l’entretien du pare-feu (groupe 1). Une synthèse des informations disponibles relatives au système d’assistance climatique est en cours (groupe 2). Le Conseil a également identifié de nouvelles pistes de recherche et élaboré de nouveaux programmes en cohérence avec les priorités de préservation de la grotte de Lascaux et de ses œuvres. Suite à un appel d’offre pour un programme d’étude « Écologie microbienne » en 2013, le Conseil scientifique a retenu un projet réunissant plusieurs laboratoires qui portera sur l’étude des micro-organismes présents dans la grotte. Ce programme, qui a débuté en juin 2014, est encadré par le Conseil, notamment pour le choix des emplacements des prélèvements. En 2014 également, le Conseil a élaboré un cahier des charges, puis sélectionné un programme sur l’« Étude des vermiculations » (formations de parois très couramment observées en milieu souterrain, les vermiculations sont liées à des déplacements de matières essentiellement minérales le long des parois par des alternances de périodes humides et sèches à l’échelle de la paroi), qui a débuté le 6 juin 2015. Enfin, deux projets de recherche doctorale, encadrés par le Conseil, ont été lancés en 2014. Le premier porte sur le transfert de l’eau et du carbone (CO2) dans le massif, le second est en relation avec le programme « Écologie microbienne ». Les travaux menés par le Conseil scientifique en collaboration avec l’équipe en charge de la conservation de la grotte (le Groupe Maîtrise d’Ouvrage) ont permis la remise, le 31 janvier dernier d’un rapport à l’UNESCO, qui s’en est déclarée satisfaite et a adressé ses félicitations à l’État-partie. Les membres du Conseil exercent leurs fonctions à titre gratuit. Seuls leurs frais de déplacement et de séjour sont assurés par le ministère de la culture et de la communication. En 2014, le coût total du fonctionnement du Conseil scientifique a été de 17 421,17 € et correspond à la prise en charge des trois réunions plénières du Conseil et à celle de quatre réunions de travail. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>83545</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8076</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Lazaro</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture et de la communication</ministreQuestion><ministreJO>Culture et communication</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[ministères et secrétariats d’État
	            (structures administratives — instances consultatives — coût de fonctionnement)
	            83545. — 30 juin 2015. — M. Thierry Lazaro interroge Mme la ministre de la culture et de la communication sur les missions, l’activité en 2014 et le coût de fonctionnement pour l’État de la Commission nationale des monuments historiques.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8076</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La Commission nationale des monuments historiques a succédé, en 2007, à la Commission supérieure des monuments historiques, elle-même héritière, sans interruption, de la Commission des monuments historiques créée en 1837. Placée auprès du ministre chargé de la culture, elle émet des avis sur divers sujets, ses domaines de compétence se répartissant en six sections. Première section : classement des immeubles. Cette section émet des avis sur les propositions de classement d’immeubles au titre des monuments historiques, qu’il s’agisse de classements pour lesquels les propriétaires ont donné leur accord ou le cas échéant de classements d’office, et sur les propositions de déclassement. Deuxième section : travaux sur les immeubles classés ou inscrits. Cette section examine les projets de travaux relatifs à des monuments historiques emblématiques ou à des travaux d’envergure ou complexes, d’intégration d’art contemporain, de restauration ou de création architecturale, portant sur des monuments historiques. Elle émet un avis également sur les questions de doctrine de restauration de monuments historiques. Troisième section : périmètres de protection des immeubles classés ou inscrits et travaux sur les immeubles situés dans ces périmètres. Cette section examine les projets de modification des périmètres de protection d’immeubles protégés au titre des monuments historiques (les « abords ») et les projets de travaux dans ces périmètres qui lui sont soumis. Quatrième section : classement des objets mobiliers et travaux sur les objets mobiliers classés. Cette section émet un avis sur les propositions de classement de biens meubles et immeubles par destination (objets d’art ou relevant du patrimoine technique) au titre des monuments historiques, qu’il s’agisse de classements pour lesquels les propriétaires ont donné leur accord ou le cas échéant de classements d’office, et sur les propositions de déclassement. Elle examine également certains projets de travaux portant sur ces objets mobiliers, les propositions d’acquisition, par donation, dation ou à titre onéreux, d’objets mobiliers pour les monuments historiques appartenant à l’État (ministère de la culture et de la communication), et les propositions de nomination de conservateurs et de conservateurs délégués des antiquités et objets d’art. Cinquième section : classement et inscription des orgues, buffets d’orgue et instruments de musique et travaux s’y rapportant. Cette section joue, vis-à-vis de ce patrimoine mobilier très particulier, le même rôle que la quatrième section. Sixième section : classement des grottes ornées et travaux sur les grottes ornées classées. Cette section joue, vis-à-vis de ce patrimoine immobilier très particulier, le même rôle que les première et deuxième sections. La Commission nationale des monuments historiques comprend en outre un comité des sections, émanation des différentes sections, qui se réunit exceptionnellement pour examiner des questions intéressant l’ensemble de celles-ci. Les six sections se sont toutes réunies en 2014, avec un total de 25 séances. Le fonctionnement de la Commission nationale des monuments historiques a coûté, pour l’année 2014, environ 16 900 €, soit en moyenne 676 € par séance, auxquels il convient d’ajouter les frais de déplacement des agents des services déconcentrés de l’État qui viennent présenter les dossiers examinés par la Commission. La Commission nationale des monuments historiques constitue, depuis l’origine, un organe essentiel de la politique nationale en matière patrimoniale. Le projet de loi relatif à la liberté de la création, à l’architecture et au patrimoine, prévoit la fusion de la Commission nationale des monuments historiques et de la Commission nationale des secteurs sauvegardés au sein d’une future Commission nationale des cités et monuments historiques, en vue de renforcer la cohérence des politiques patrimoniales. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>83549</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8077</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Lazaro</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture et de la communication</ministreQuestion><ministreJO>Culture et communication</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[ministères et secrétariats d’État
	            (structures administratives — instances consultatives — coût de fonctionnement)
	            83549. — 30 juin 2015. — M. Thierry Lazaro interroge Mme la ministre de la culture et de la communication sur les missions, l’activité en 2014 et le coût de fonctionnement pour l’État de la Commission d’arbitrage relative à la perception de la taxe fiscale sur les spectacles.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8077</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La loi de finances rectificative modifiée du 30 décembre 2003 a institué une taxe parafiscale sur les spectacles de variétés, perçue au profit du Centre national de la chanson, des variétés et du jazz (CNV) et une taxe sur les spectacles perçue par l’association pour le soutien du théâtre privé (ASTP). Le décret no 2004-117 du 4 février 2004 a déterminé les types de spectacles relevant de la catégorie des spectacles d’art dramatique lyrique et chorégraphique et ceux relevant de la catégorie des spectacles de variétés. Cependant, en cas d’incertitude sur la catégorie d’affectation, le ministre chargé de la culture détermine celle-ci après avis de la commission d’arbitrage de la taxe sur les spectacles composée de représentants de l’État et de représentants de l’ASTP et du CNV. Cette commission, créée par l’arrêté du 28 juin 2004 a été renouvelée par le décret no 2015 631 du 5 juin 2015 jusqu’en juin 2020. Les avis de la commission portent principalement sur des spectacles qui ne figurent pas en tant que tels dans les typologies du décret tels que les comédies musicales ou les spectacles d’humour. La commission s’est réunie une fois en 2014 et a rendu un avis sur le spectacle « Traîne pas trop sous la pluie », de Richard Bohringer. La commission ne génère pas de coût de fonctionnement. Les réunions de la commission se tiennent dans les locaux de la direction générale de la création artistique ; ses membres, étant franciliens, n’occasionnent pas de frais de déplacement. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>84409</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8077</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Lefebvre</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture et de la communication</ministreQuestion><ministreJO>Culture et communication</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[patrimoine culturel
	            (églises — sauvegarde — financement)
	            84409. — 7 juillet 2015. — M. Frédéric Lefebvre attire l’attention de Mme la ministre de la culture et de la communication sur la préservation du patrimoine religieux. Une vague de démolitions, lancées par des maires, menace nos églises. Certaines ont déjà été détruites.et d’autres risquent de connaître le même sort si nous n’agissons pas, comme en témoigne la situation de l’église Sainte Rita dans le XVe arrondissement de Paris qui est menacée pour laisser place à un complexe immobilier privé. Il est du devoir des pouvoirs publics de préserver ces témoignages de notre histoire et d’agir pour faire face à la menace de destruction de nos églises. La démolition d’une église est l’arrachage d’une partie de nos racines, la destruction d’un morceau de notre histoire. À ce titre, croyants ou non, il est de notre responsabilité de nous mobiliser pour l’éviter, surtout lorsque le bâtiment ne menace pas de tomber en ruine et que les fidèles sont nombreux aux offices. Il est du devoir des pouvoirs publics de soutenir les associations de sauvegarde. L’État doit prendre ses responsabilités et mettre en place, en coopération avec les collectivités locales et les organismes de défense du patrimoine, un plan national de sauvegarde proposant aux élus : des solutions financières, au-delà des subventions publiques, comme le recours au mécénat ou aux financements participatifs, pour assurer leur entretien ; des solutions réglementaires à travers le classement des bâtiments. Il lui demande de lui indiquer si le Gouvernement entend promouvoir un tel plan de sauvegarde à l’issue d’un dialogue avec les élus locaux.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8077</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministère de la culture et de la communication a consacré en 2014 333 M€ en autorisations d’engagement (AE) et 313 M€ en crédits de paiement (CP) aux travaux sur les monuments historiques. Une part significative de cette dotation (36 %, soit 121,5 M€ d’AE et 113,4 M€ de CP) a été consacrée à l’aide aux propriétaires publics et privés de monuments historiques. Le patrimoine religieux représente un tiers de l’ensemble du patrimoine protégé au titre des monuments historiques soit plus de 17 000 édifices et 40 % des seuls édifices classés. Les directions régionales des affaires culturelles (DRAC) ont consacré en 2014 105 M€ en AE et 99 M€ en CP pour l’ensemble du patrimoine religieux protégé dont 38 M€ en AE et 41 M€ en CP pour les cathédrales appartenant à l’Etat. L’Etat maintient le niveau des aides aux collectivités et porte une attention particulière aux collectivités rurales, dont le patrimoine protégé peut être une charge disproportionnée par rapport à leurs moyens. Néanmoins, il constate depuis 2010 une baisse sensible des subventions de ses partenaires. En particulier sur les opérations d’entretien, l’Etat est le seul financeur de ces travaux pourtant indispensables. Le rôle de l’Etat ne se limite pas au financement des opérations de travaux. Les DRAC offrent également leurs conseils et leur expertise technique à tous les propriétaires de monuments historiques quel que soit le type de patrimoine, religieux ou non, pour près de 45 000 d’édifices protégés. La situation de l’église Sainte-Rita dans le 15ème arrondissement de Paris est différente. D’une part, cet édifice n’est pas protégé au titre des monuments historiques. D’autre part, l’église Sainte-Rita n’a jamais été propriété d’une collectivité mais d’une association cultuelle qui a vendu cet édifice à un acheteur souhaitant construire des logements sociaux.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>86583</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8078</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Martial Saddier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture et de la communication</ministreQuestion><ministreJO>Culture et communication</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[patrimoine culturel
	            (orgues — préservation)
	            86583. — 4 août 2015. — M. Martial Saddier attire l’attention de Mme la ministre de la culture et de la communication sur la profession de facteurs d’orgues. Actuellement, pas moins de 12 000 orgues sont recensés sur notre territoire et la profession compte 80 facteurs d’orgues pour un chiffre d’affaires d’environ 15 millions d’euros. Dépendant directement de la commande publique, ce secteur rencontre aujourd’hui de grandes difficultés économiques dues en partie à la crise et à la baisse des dotations aux collectivités locales. À titre d’exemple, le nombre d’appels d’offres concernant la sauvegarde des orgues classés monuments historique est passé de 40 en 2002 à moins de 10 actuellement. Alors que de nombreux orgues nécessitent une restauration ou un entretien en raison de leur état inquiétant, il souhaite connaître les mesures que le Gouvernement envisage pour rassurer les facteurs d’orgues.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8078</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Près de 8500 orgues sont recensés en France, dont plus de 1400 sont protégés, classés et/ou inscrits, au titre des monuments historiques. Depuis la réforme du droit des monuments historiques intervenue en 2005, le propriétaire d’un orgue protégé (comme de tout bien protégé au titre des monuments historiques) est désormais maître d’ouvrage des travaux qui y sont entrepris. Il lui revient d’assurer le financement de ces travaux, pour lesquels il peut solliciter l’aide de l’Etat et des collectivités territoriales, en particulier celle des départements. Il lui appartient également de définir les programmes des opérations d’entretien ou de restauration, et de choisir le maître d’œuvre qualifié et les entreprises et restaurateurs chargés des interventions. Cette responsabilité pleine et entière du propriétaire est assortie de règles très précises pour la conduite de ces interventions, sous le contrôle scientifique et technique de l’Etat. De plus, depuis 1995, la professionnalisation de la maîtrise d’œuvre des travaux de réparation, de relevage ou de restauration entrepris sur les orgues protégés a permis, d’une part, d’améliorer les procédures d’études préalables à caractère historique, musicologique, technique et scientifique, et d’autre part d’assurer la direction de l’exécution des travaux en conformité avec la réglementation en vigueur (Code du patrimoine, Code des marchés publics). Le ministère de la culture et de la communication est pleinement convaincu que la politique de conservation-restauration des orgues constitue un enjeu primordial dans le développement de l’éducation artistique et culturelle et pour la conservation et la transmission de savoir-faire hautement spécialisés. La facture d’orgues française est un secteur important des métiers d’art qu’il convient de soutenir, en dépit d’un contexte budgétaire difficile. La politique du ministère de la culture et de la communication en matière de conservation et de restauration des orgues protégés est menée suivant cinq axes stratégiques prioritaires : établissement d’un état sanitaire du parc national (récolement), développement du soutien à l’entretien des orgues pour prévenir les dégradations, politique de conservation et de restauration des biens appartenant à l’État, contribution aux travaux de restauration, en particulier ceux liés à un programme d’utilisation culturelle. C’est ainsi que, sur la période 2010-2014, 100 opérations en moyenne ont été engagées chaque année par des maîtres d’ouvrage sur des orgues protégés au titre des monuments historiques avec l’aide du ministère de la Culture et de la Communication (directions régionales des affaires culturelles) : 30 opérations annuelles de restauration et de relevage (dont environ 7 financées à 100 % par l’Etat propriétaire), et 70 opérations annuelles d’entretien (dont environ 18 financées à 100 % par l’Etat propriétaire) pour un budget annuel moyen de 3 338 000 euros. L’Etat y a contribué à hauteur de 1 830 000 euros en moyenne (en progression globale, passant de 1 180 000 euros en 2010 à 2 385 000 euros en 2014), soit une participation moyenne de l’Etat de près de 55 %. L’année 2015 voit cette activité maintenue puisque environ 50 opérations ont déjà été engagées pour un montant total de programmation de 1 665 000 euros, dont 1 010 000 euros financés par l’État. Par ailleurs, plusieurs opérations importantes sont d’ores et déjà programmées pour 2016 et 2017. Enfin, pour aider les propriétaires d’un orgue historique à prendre les mesures de conservation et à lancer un programme de restauration, le ministère de la culture et de la communication (direction générale des patrimoines) mettra prochainement en ligne sur son site internet un « Guide pratique » à destination des maîtres d’ouvrage, dans lequel les différentes démarches à effectuer pour protéger, conserver et restaurer un orgue seront explicitées au travers d’une approche chronologique et pragmatique des opérations, à l’adresse suivante : http://www.culturecommunication.gouv.fr/Politiques-ministerielles/Monuments-historiques. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>8813</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8079</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marianne Dubois</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la défense</ministreQuestion><ministreJO>Défense</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[travail
	            (congés de réserviste — durée — réglementation)
	            8813. — 30 octobre 2012. — Mme Marianne Dubois attire l’attention de M. le ministre de la défense sur l’intérêt majeur que représente les réservistes pour nos corps d’armées. Elle lui demande donc quelles mesures il entend prendre pour renforcer et valoriser l’engagement sous nos drapeaux en permettant notamment des assouplissements dans le cadre professionnel, destinés à permettre aux réservistes de pouvoir poser des jours en dehors de leurs périodes légales de congés.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8079</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Au regard de la réglementation en vigueur, les titulaires d’un engagement à servir dans la réserve (ESR) disposent d’ores et déjà de possibilités afin d’exercer des activités dans la réserve en dehors de leurs périodes légales de congés. Ainsi, l’article L. 4221-4 du code de la défense prévoit qu’un réserviste peut accomplir son ESR pendant son temps de travail à raison de cinq jours par année civile, à la seule condition de prévenir son employeur de son absence au moins un mois avant le début de celle-ci. Au-delà de cinq jours, l’absence du réserviste est soumise à une autorisation de l’employeur. Dans l’hypothèse où ce dernier oppose un refus, il lui incombe de motiver sa décision et de la notifier au réserviste, ainsi qu’à l’autorité militaire, dans les quinze jours qui suivent la réception de la demande qui lui a été présentée. En outre, l’article précité mentionne que des mesures tendant à faciliter l’engagement et l’activité dans la réserve peuvent résulter du contrat de travail, de clauses particulières de l’ESR ayant reçu l’accord de l’employeur, des conventions ou accords collectifs de travail, ou des conventions conclues entre l’employeur et le ministre de la défense. Par ailleurs, la loi no 2015-917 du 28 juillet 2015 actualisant la programmation militaire pour les années 2015 à 2019 et portant diverses dispositions concernant la défense a créé un dispositif permettant, en cas de crise menaçant la sécurité nationale, de recourir à la réserve selon des modalités spécifiques. S’insérant entre la situation courante et la crise majeure qui autorise le recours à la réserve de sécurité nationale dans les conditions prévues par la loi no 2011-892 du 28 juillet 2011 et le décret no 2015-508 du 7 mai 2015, ce nouveau dispositif permettra un continuum de l’action de la réserve et une augmentation importante de l’emploi des réservistes. Selon des modalités fixées par un décret en Conseil d’État, le ministre de la défense et/ou le ministre de l’intérieur, s’agissant des réservistes de la gendarmerie nationale, pourront ainsi, pour une durée limitée et dans le cadre d’un arrêté : - réduire de trente à quinze jours, et de quinze à cinq jours en cas d’existence d’une clause de réactivité dans son contrat, la durée minimale du préavis que le réserviste doit respecter pour prévenir son employeur de son absence pour activités dans la réserve ; - augmenter de cinq à dix le nombre de jours annuels d’activité accompli pendant le temps de travail du réserviste, prévu au deuxième alinéa de l’article L. 4221-4 du code de la défense. Dans ce contexte, le nombre des militaires de la réserve opérationnelle, d’environ 28 000 au cours des dernières années, sera porté à 40 000 en fin de loi de programmation militaire, en favorisant l’adhésion de personnes issues de la société civile, en améliorant l’attractivité et l’employabilité de la réserve et en fidélisant les personnels. L’objectif est d’attirer et de conserver en priorité des femmes et des hommes disposés à servir au minimum trente jours par an pendant au moins trois ans et, dans certains cas, jusqu’à 210 jours. L’évolution du statut des réservistes constitue une composante essentielle de l’adhésion de la Nation aux exigences qu’impose la sécurité nationale et une ambition majeure en termes d’emploi pour le ministère de la défense, qui a alloué à la réserve une dotation financière de 81,87 M€ au titre de l’année 2015, en hausse de 13,2 % par rapport à 2014.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>76821</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8080</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Cornut-Gentille</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la défense</ministreQuestion><ministreJO>Défense</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[transports aériens
	            (espace aérien — ciel unique européen — mise en oeuvre)
	            76821. — 24 mars 2015. — M. François Cornut-Gentille interroge M. le ministre de la défense sur le ciel unique européen. Organisation complexe par ses enjeux et ses procédures de mise en œuvre, le ciel unique européen concerne les secteurs civils et militaires qui doivent se partager un espace de plus en plus encombré. Dans cet espace, la France occupe une place originale par l’importance et les besoins spécifiques de son armée de l’air. Or les exigences civiles de l’espace aérien prédominent au niveau européen. Aussi, il lui demande de préciser les mesures et actions à la disposition de la France pour garantir l’usage de son espace aérien par ses forces aériennes dans le cadre du ciel unique européen.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8080</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Ciel unique européen (CUE), ambitieux projet de modernisation du contrôle aérien et de défragmentation de l’espace aérien de l’Union européenne (UE), fait partie d’un programme global de modernisation du système de gestion du trafic aérien civil. Les avancées technologiques de dernière génération, déjà matures ou en phase de développement, dont la navigation par satellites, adossées à un cadre réglementaire visant à intégrer progressivement ces nouveaux outils, ont ainsi vocation à modifier profondément la gestion du trafic aérien. Dans ce contexte, la cohabitation entre les activités civiles et militaires doit pouvoir continuer à répondre aux intérêts de tous dans un espace aérien unique. Le développement du CUE impliquera par conséquent certaines adaptations de l’activité militaire : nouvelles conditions d’accès à la circulation aérienne générale (CAG), gestion réaménagée des espaces aériens, interopérabilité de certains équipements et procédures, évolution de la formation des contrôleurs militaires vis-à-vis de la CAG… Pour la France, l’enjeu est donc de permettre à nos forces aériennes de continuer à réaliser leurs missions sur le territoire national (police du ciel en particulier), à se rendre sur les théâtres d’opérations extérieurs et à s’entraîner de manière optimale, dans des conditions d’utilisation de l’espace aérien combinant efficience, efficacité opérationnelle et sécurité aéronautique. Dans cette perspective, le ministère de la défense, conscient des enjeux de défense associés au développement du CUE, s’est mobilisé très tôt afin de faire valoir l’importance de la préservation des intérêts et des besoins aériens militaires spécifiques à notre défense, tant à l’échelon national qu’européen. S’agissant des mesures prises à l’échelon national, le ministère de la défense a mis en place une gouvernance chargée d’élaborer une stratégie d’utilisation de l’espace aérien militaire compatible avec le CUE, fédérant les volets opérationnel, programmatique, réglementaire et d’influence. En outre, afin de permettre à la France d’appréhender les multiples aspects et enjeux du CUE, une coordination instaurée entre le ministère de la défense et celui de l’écologie, du développement durable et de l’énergie permet d’intervenir au sein des instances européennes sur l’ensemble des domaines concernés par le développement du CUE. De plus, les questions liées au projet « CUE » sont abordées au sein du Directoire de l’espace aérien. Créée en 2005 et coprésidée par le directeur du transport aérien et le directeur de la circulation aérienne militaire, cette instance veille notamment à la concertation et à la coordination des positions militaire et civile dans le domaine de l’organisation et de l’utilisation de l’espace aérien français. Par ailleurs, après l’adoption par l’UE des paquets législatifs « Ciel unique I » en 2004 (1) et « Ciel unique II » en 2009 (2), dotant l’UE d’un cadre commun en matière de navigation aérienne, la France, l’Allemagne, le Luxembourg, les Pays bas, la Belgique et la Suisse ont signé, le 2 décembre 2010, le traité FABEC (Functional Airspace Block Europe Central) organisant l’espace aérien et la gestion du trafic dans la zone partagée par ces six États membres. En 2011, un accord-cadre pour les années 2011 à 2015, rédigé par le ministère de la défense et le ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie (réunissant notamment la direction du transport aérien et la direction de la circulation aérienne militaire), a permis de donner un cadre à la définition des orientations stratégiques pluriannuelles françaises vis-à-vis de l’augmentation du trafic aérien ; de l’évolution des systèmes d’armes militaires ; des impératifs d’évolution des systèmes civils et militaires de gestion du trafic ; et de la mise en œuvre d’un plan de performance à l’échelle nationale dans le cadre du traité FABEC et du CUE. A ce titre, l’accord-cadre qui sera signé pour la période 2016-2020, veillera à réaffirmer le principe de souveraineté de la France sur son espace aérien et à garantir la liberté d’action des forces aériennes françaises qui y évoluent. A l’échelon européen, la mobilisation – sur initiative française – des chefs d’état-major d’armées européens a permis de faciliter la prise de conscience commune de leurs intérêts et de présenter, si nécessaire, un front uni pour la préservation d’un espace aérien adapté aux besoins militaires. D’autre part, l’Agence européenne de défense a reçu mandat des vingt-six ministres européens de la défense pour faciliter la coordination de leurs vues et ainsi agir en qualité d’interface auprès des instances européennes pour défendre leurs objectifs opérationnels. Enfin, l’installation à Bruxelles de représentants militaires permanents français permet de porter nos positions militaires lors des travaux menés sous l’égide de la Commission européenne dans le cadre du projet « CUE ». Le règlement-cadre no 549/2004 du 10 mars 2004 du Parlement européen et du Conseil fixant le cadre pour la réalisation du CUE dispose dans son article 1.2 que « l’application du présent règlement ne porte pas atteinte à la souveraineté des États membres sur leur espace aérien ni aux besoins des États membres en ce qui concerne les questions d’ordre public, de sécurité publique et de défense. Le présent règlement et les mesures visées à l’article 3 ne s’appliquent pas aux opérations et à l’entraînement militaires ». Aussi, si la législation européenne en matière d’utilisation de l’espace aérien maintient le principe de souveraineté de chaque État sur son espace national, en excluant de son champ d’application les activités militaires, celle-ci pose toutefois le principe d’une coopération étroite entre civils et militaires au sein du CUE. Une déclaration conjointe des États européens, annexée au règlement-cadre, introduit en effet ce principe fondé pour l’essentiel sur l’utilisation flexible de l’espace aérien et une coordination efficace entre les autorités civiles et militaires. Ce principe de coopération étroite est déjà appliqué par les six États signataires du traité FABEC qui se sont engagés à accroître la capacité, l’efficacité et l’efficience du système de gestion du trafic aérien dans leur espace aérien commun, tout en prenant en compte l’objectif d’efficacité des missions militaires qui y sont menées. Ainsi, en respectant le principe de souveraineté et les compétences des États en matière de sûreté et d’intérêts militaires, et en assurant aux autorités militaires un niveau de représentativité adéquat au sein de son instance décisionnelle, le traité FABEC a posé, dès 2010, les principes devant régir la coopération civile et militaire au sein du projet « CUE ». Ainsi, la complémentarité des dispositifs adoptés à ce jour par la France, le FABEC et l’UE, dans le cadre du développement du CUE, permettent de tenir compte à la fois des perspectives de croissance du trafic aérien civil et des outils nécessaires à son développement, mais aussi des besoins militaires et, en particulier, de l’évolution des systèmes d’arme à portée de tir allongée (incluant les besoins d’entraînement associés), et l’évolution des systèmes militaires de gestion du trafic aérien et des espaces exploités par les armées. (1) Quatre règlements européens ayant respectivement pour objet : la réalisation du CUE ; les services de navigation aérienne ; l’organisation et utilisation de l’espace aérien ; l’interopérabilité du réseau européen de gestion du trafic aérien. (2) Un règlement unique ayant pour objet l’accroissement des performances et de la viabilité du système aéronautique européen.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>77184</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8081</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Boisserie</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la défense</ministreQuestion><ministreJO>Défense</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[retraites : fonctionnaires civils et militaires
	            (calcul des pensions — militaires — réglementation)
	            77184. — 31 mars 2015. — M. Daniel Boisserie attire l’attention de M. le ministre de la défense sur les critères d’attribution des demi-campagnes, campagne simple et campagne double. Ce dispositif à destination des personnels militaires semblent présenter des incohérences qui pourraient être évité par une réforme profonde. Dans le même ordre d’idée, il souhaiterait un point complet sur la méthode appliquée pour décompter les heures de vol, les plongées et les sauts en parachute dans le calcul de la retraite. Il lui demande donc de lui apporter tous les éléments d’information sur ces deux dossiers.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8081</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les bonifications opérationnelles, définies aux articles L. 12 c) et L. 12 d) du code des pensions civiles et militaires de retraite (CPCMR), sont des périodes de service qui s’ajoutent aux années de services effectifs pour le calcul de la pension de retraite. Les bénéfices de campagne (article L. 12 c. du CPCMR) et les bonifications pour services aériens ou sous-marins commandés (L. 12 d. du CPCMR) sont pris en compte à condition que la pension rémunère au moins quinze ans de services effectifs, ou sans condition de durée de services pour les militaires radiés des cadres pour invalidité. Les bénéfices de campagne s’ajoutent à certains services militaires, notamment les services à la mer et outre-mer. La valeur de ces bénéfices est fixée, selon le cas, à la moitié (demi-campagne), à la totalité (campagne simple) ou au double (campagne double) de la durée des services militaires auxquels ils se rattachent. L’attribution de la demi-campagne ou de la campagne simple varie selon les territoires (articles R. 14, R. 15 et R. 16 du CPCMR) et les circonstances d’exercice des services militaires (conditions d’insécurité et d’insalubrité explicitées à l’article R. 17 du CPCMR), comme indiqué ci-dessous :<div align="center"><center><table border="1"><tr><th colspan="4"><br>Bénéfices de campagne octroyés au titre des services militaires effectués dans les départements d’outre-mer,<BR_FIN/><BR_DEB/> les collectivités d’outre-mer et en Nouvelle-Calédonie</br></th></tr><tr><td align="center" valign="middle" rowspan="2"><br>Territoires</br></td><td align="center" valign="middle" rowspan="2"><br>Référence</br></td><td align="center" colspan="2"><br>Valeur de la campagne</br></td></tr><tr><td align="center"><br>Demi-campagne</br></td><td align="center"><br>Campagne simple</br></td></tr><tr><td align="left"><br>Guadeloupe</br></td><td align="center"><br>R. 14 C et R. 15</br></td><td align="center"><br>X</br></td><td align="center"/></tr><tr><td align="left"><br>Martinique</br></td><td align="center"><br>R. 14 C et R. 15</br></td><td align="center"><br>X</br></td><td align="center"/></tr><tr><td align="left"><br>Nouvelle-Calédonie</br></td><td align="center"><br>R. 14 C et R. 15</br></td><td align="center"><br>X</br></td><td align="center"/></tr><tr><td align="left"><br>Polynésie Française</br></td><td align="center"><br>R. 14 C et R. 15</br></td><td align="center"><br>X</br></td><td align="center"/></tr><tr><td align="left"><br>Wallis et Futuna</br></td><td align="center"><br>R. 14 C et R. 15</br></td><td align="center"><br>X</br></td><td align="center"/></tr><tr><td align="left"><br>Saint-Pierre-et-Miquelon</br></td><td align="center"><br>R. 14 C et R. 15</br></td><td align="center"><br>X</br></td><td align="center"/></tr><tr><td align="left"><br>Mayotte</br></td><td align="center"><br>R. 14 C et R. 16</br></td><td align="center"/><td align="center"><br>X</br></td></tr><tr><td align="left"><br>La Réunion</br></td><td align="center"><br>R. 14 C et R. 16</br></td><td align="center"/><td align="center"><br>X</br></td></tr><tr><td align="left"><br>Guyane</br></td><td align="center"><br>R. 14 C et R. 16</br></td><td align="center"/><td align="center"><br>X</br></td></tr><tr><td align="left"><br>TAAF</br></td><td align="center"><br>R. 14 C et R. 16</br></td><td align="center"/><td align="center"><br>X</br></td></tr></table></center></div><div align="center"><center><table border="1"><tr><th colspan="4"><br>Bénéfices de campagne octroyés au titre des services militaires effectués en Afrique</br></th></tr><tr><td align="center" valign="middle" rowspan="2"><br>Territoires</br></td><td align="center" valign="middle" rowspan="2"><br>Référence</br></td><td align="center" colspan="2"><br>Valeur de la campagne</br></td></tr><tr><td align="center"><br>Demi-campagne</br></td><td align="center"><br>Campagne simple</br></td></tr><tr><td align="left"><br>Algérie, Maroc, Tunisie</br></td><td align="center"><br>R. 14 C et R. 15</br></td><td align="center"><br>X</br></td><td align="center"><br>Si insécurité ou insalubrité accrues (R. 17)</br></td></tr><tr><td align="left"><br>Algérie, Maroc, Tunisie</br></td><td align="center"><br>R. 14 B</br></td><td align="center"/><td align="center"><br>X (Gendarmerie seulement)</br></td></tr><tr><td align="left"><br>Autres pays</br></td><td align="center"><br>R. 14 C et R. 15</br></td><td align="center"/><td align="center"><br>X</br></td></tr></table></center></div><div align="center"><center><table border="1"><tr><th colspan="4"><br>Bénéfices de campagne octroyés au titre des services militaires effectués dans d’autres pays</br></th></tr><tr><td align="center" valign="middle" rowspan="2"><br>Territoires</br></td><td align="center" valign="middle" rowspan="2"><br>Référence</br></td><td align="center" colspan="2"><br>Valeur de la campagne</br></td></tr><tr><td align="center"><br>Demi-campagne</br></td><td align="center"><br>Campagne simple</br></td></tr><tr><td align="left"><br>Ports du bassin méditerranéen, Egypte, Japon, Amérique (Guyane exceptée), Océanie</br></td><td align="center"><br>R. 15 et D. 10</br></td><td align="center"><br>X</br></td><td align="center"><br>Si insécurité ou insalubrité accrues (R. 17)</br></td></tr><tr><td align="left"><br>Autres pays étrangers</br></td><td align="center"><br>R. 16 et D. 10</br></td><td align="center"/><td align="center"><br>X</br></td></tr></table></center></div><div align="center"><center><table border="1"><tr><th colspan="4"><br>Bénéfices de campagne octroyés au titre des services militaires effectués en Europe (hors OPEX)</br></th></tr><tr><td align="center" valign="middle" rowspan="2"><br>Territoires</br></td><td align="center" valign="middle" rowspan="2"><br>Référence</br></td><td align="center" colspan="2"><br>Valeur de la campagne</br></td></tr><tr><td align="center"><br>Demi-campagne</br></td><td align="center"><br>Campagne simple</br></td></tr><tr><td align="left"><br>Corse</br></td><td align="center"><br>R. 14 B</br></td><td align="center"/><td align="center"><br>X (Gendarmerie seulement)</br></td></tr><tr><td align="left"><br>Berlin (secteur français)</br></td><td align="center"><br>Arrêté du 5 avril 1957</br></td><td align="center"><br>X</br></td><td align="center"/></tr></table></center></div><div align="center"><center><table border="1"><tr><th colspan="4"><br>Bénéfices de campagne octroyés aux militaires embarqués en mer</br></th></tr><tr><td align="center" valign="middle" rowspan="2"><br>Territoires</br></td><td align="center" valign="middle" rowspan="2"><br>Référence</br></td><td align="center" colspan="2"><br>Valeur de la campagne</br></td></tr><tr><td align="center"><br>Demi-campagne</br></td><td align="center"><br>Campagne simple</br></td></tr><tr><td align="left"><br>Services embarqués en mer</br></td><td align="center"><br>R. 14 D</br></td><td align="center"><br>X (cumulable avec les autres bonifications citées)</br></td><td align="center"/></tr></table></center></div> S’agissant des bénéfices de campagne octroyés aux militaires participant à des opérations extérieures (OPEX), en l’absence de texte réglementaire préexistant pour un territoire considéré, en application du 2° du C de l’article R. 14 du CPCMR, le ministère chargé du budget demande que l’octroi de bénéfices de campagne soit étroitement corrélé à l’application de l’article L. 4123-4 du code de la défense qualifiant une OPEX sur ledit territoire. La campagne est alors prorogée au rythme de reconduction de ces dispositions, qui sont applicables pour une durée de deux ans. Actuellement, les territoires de l’Afghanistan, de la République Démocratique du Congo et de la République de Haïti ouvrent droit au bénéfice de la campagne simple. L’attribution de la campagne double est, pour sa part, octroyée « pour le service accompli en opérations de guerre » ou, dans le cadre de l’article R. 17 bis du CPCMR, pour certaines OPEX, aux militaires ayant été exposés à des situations de combat. Actuellement, les services militaires effectués sur les territoires de l’Afghanistan, de la République centrafricaine et de la République du Mali donnent droit au bénéfice de la campagne double. S’agissant des services aériens et sous-marins commandés, les bonifications accordées aux personnels militaires au titre de l’article L. 12 d) du CPCMR sont définies à l’article R. 20 du CPCMR. Les services ouvrant droit à ces bonifications sont les suivants : - services accomplis à bord d’aéronefs dans l’exercice des fonctions de leur spécialité militaire par les personnels navigants des armées ; - vols à bord d’aéronefs suivis d’une descente en parachute et les descentes elles-mêmes, vols en planeur, lancements par catapulte ou par fusée d’appoint et les accrochages sur plate-forme mobile ; - services accomplis à bord d’aéronefs dans l’exercice des fonctions de leur spécialité par des personnels techniques militaires à l’occasion d’essais, de mise au point, de mise en œuvre de matériel, équipements et dispositifs ressortissant de leur spécialité ; - vols effectués par des personnels embarqués au-dessus de zones opérationnelles en vue de l’exécution d’une mission de combat en liaison avec des formations engagées ; - vols à bord d’aéronefs au cours d’une mission de secours ; - vols à bord d’aéronefs suivis d’une descente en rappel ou par treuillage et les descentes elles-mêmes ; - vols effectués à bord d’aéronefs par les personnels militaires du service de santé des armées assurant une mission de convoyage de blessés ou malades ; - services exécutés à bord des sous-marins en plongée effective en vertu d’ordres émanant d’autorités qualifiées, soit au cours des essais techniques pour les sous-marins en armement pour essais, soit en navigation ou exercice pour les sous-marins armés ; - plongées accomplies sur ordre du commandant d’unité ou de formation, ou du chef de service par les personnels brevetés plongeurs démineurs, ou titulaires d’un des certificats de nageur de combat, plongeur ou scaphandrier. La durée de ces services est évaluée en heures ou fractions d’heure, puis affectée d’un coefficient multiplicateur variable, déterminé par l’arrêté du 30 juin 1971 relatif aux conditions d’exécution pour les personnels civils et militaires des services aériens, sous-marins ou subaquatiques commandés et au calcul des bonifications correspondantes. Pour les personnels militaires, ces coefficients sont les suivants :<div align="center"><center><table border="1"><tr><th colspan="2" rowspan="2"/><th colspan="2"><br>Coefficients</br></th></tr><tr><th><br>Jour</br></th><th><br>Nuit</br></th></tr><tr><td align="center" valign="middle" rowspan="22"><br>Services aériens</br></td><td colspan="3"><br>Vols en participation à des opérations ou au-dessus de zones hostiles :</br></td></tr><tr><td><br>- Sur avions de combat et hélicoptères d’intervention</br></td><td align="center"><br>6</br></td><td align="center"><br>8</br></td></tr><tr><td><br>- Sur avions de transport et autres appareils</br></td><td align="center"><br>4</br></td><td align="center"><br>4</br></td></tr><tr><td><br>Vols d’essais sur aéronefs de type nouveau non homologué ou munis de dispositifs essentiels nouveaux (prototypes ou expérimentation opérationnelle)</br></td><td align="center"><br>8</br></td><td align="center"><br>10</br></td></tr><tr><td><br>Avions de combat à réaction</br></td><td align="center"><br>5</br></td><td align="center"><br>7</br></td></tr><tr><td><br>Avions d’entraînement à réaction</br></td><td align="center"><br>2</br></td><td align="center"><br>3</br></td></tr><tr><td><br>Avions de combat à hélice</br></td><td align="center"><br>2</br></td><td align="center"><br>4</br></td></tr><tr><td colspan="3"><br>Avions de transport et autres avions :</br></td></tr><tr><td><br>- Mission de préparation au combat</br></td><td align="center"><br>2</br></td><td align="center"><br>4</br></td></tr><tr><td><br>- Autre mission</br></td><td align="center"><br>0,5</br></td><td align="center"><br>1</br></td></tr><tr><td colspan="3"><br>Hélicoptères :</br></td></tr><tr><td><br>- Mission de préparation au combat</br></td><td align="center"><br>2</br></td><td align="center"><br>4</br></td></tr><tr><td><br>- Mission de liaison</br></td><td align="center"><br>1</br></td><td align="center"><br>2</br></td></tr><tr><td><br>Mission de secours (tous aéronefs)</br></td><td align="center"><br>3</br></td><td align="center"><br>4</br></td></tr><tr><td><br>Lancement par catapulte ou par fusée d’appoint et accrochage sur plate-forme mobile (assimilés à 1 heure de vol)</br></td><td align="center"><br>8</br></td><td align="center"><br>10</br></td></tr><tr><td colspan="3"><br>Descente en parachute (assimilée à 1 heure de vol) :</br></td></tr><tr><td><br>- Non homologuée</br></td><td align="center"><br>10</br></td><td align="center"><br>–</br></td></tr><tr><td><br>- A ouverture retardée</br></td><td align="center"><br>8</br></td><td align="center"><br>10</br></td></tr><tr><td><br>- Normale</br></td><td align="center"><br>3</br></td><td align="center"><br>6</br></td></tr><tr><td><br>Vol en planeur</br></td><td align="center"><br>0,5</br></td><td align="center"><br>2</br></td></tr><tr><td><br>Vols suivis d’une descente en rappel ou par treuillage</br></td><td align="center"><br>3</br></td><td align="center"><br>6</br></td></tr><tr><td><br>Descente en rappel ou par treillage assimilée à une heure de vol</br></td><td align="center"><br>3</br></td><td align="center"><br>6</br></td></tr><tr><td align="center" valign="middle" rowspan="10"><br>Services en plongée</br></td><td><br>Plongée à bord d’un sous-marin</br></td><td align="center"><br>1</br></td><td align="center"><br>–</br></td></tr><tr><td><br>Plongée à l’air de 0 à 40 mètres</br></td><td align="center"><br>2</br></td><td align="center"><br>3</br></td></tr><tr><td><br>Plongée à l’air au-delà de 40 mètres</br></td><td align="center"><br>3</br></td><td align="center"><br>4</br></td></tr><tr><td><br>Plongée à l’oxygène en exercice</br></td><td align="center"><br>4</br></td><td align="center"><br>5</br></td></tr><tr><td><br>Plongée à l’oxygène en opérations réelles</br></td><td align="center"><br>10</br></td><td align="center"><br>10</br></td></tr><tr><td><br>Plongée au mélange en exercice de 0 à 40 mètres</br></td><td align="center"><br>3</br></td><td align="center"><br>4</br></td></tr><tr><td><br>Plongée au mélange en exercice au-delà de 40 mètres</br></td><td align="center"><br>4</br></td><td align="center"><br>5</br></td></tr><tr><td><br>Plongée au mélange en opérations réelles de 0 à 40 mètres</br></td><td align="center"><br>8</br></td><td align="center"><br>8</br></td></tr><tr><td><br>Plongée au mélange en opérations réelles au-delà de 40 mètres</br></td><td align="center"><br>10</br></td><td align="center"><br>10</br></td></tr><tr><td><br>Plongée d’essai avec appareil nouveau ou technique nouvelle</br></td><td align="center"><br>10</br></td><td align="center"><br>10</br></td></tr></table></center></div> Le fruit de ce calcul est ensuite traduit en jours de bonifications. Ainsi, à titre d’exemple, un vol de nuit d’une heure effectué à bord d’un avion de combat au-dessus d’une zone opérationnelle est affecté d’un coefficient 8, ce qui signifie qu’il ouvre, pour les personnels militaires embarqués, à huit jours de bonifications. A l’identique, une plongée de jour à l’oxygène d’une heure en exercice octroie quatre jours de bonifications. Ces dispositifs étant cohérents et complets, il n’est pas envisagé de les modifier.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>79655</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8084</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jacques Kossowski</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la défense</ministreQuestion><ministreJO>Défense</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[Union européenne
	            (défense — équipements — développement — perspectives)
	            79655. — 12 mai 2015. — M. Jacques Kossowski attire l’attention de M. le ministre de la défense sur l’urgente nécessité d’organiser un sommet européen consacré aux questions de défense et de sécurité. Alors que notre continent est confronté à une montée des menaces (conflit en Ukraine, montée de la violence fondamentaliste musulmane au Moyen et au Proche-Orient, en Afrique) et aux politiques de réarmement menées notamment par la Russie et Chine, la France semble être la seule Nation d’Europe à consacrer encore plus de 2 % de son PIB à ses forces armées (2,2 % en 2015). Viennent ensuite l’Estonie, la Lettonie ou encore la Pologne. En revanche, le Royaume uni (1,88 %), l’Allemagne (1,09 %), la Belgique (0,5 %) ainsi que l’Italie, la Hongrie, la Bulgarie ne respectent pas la norme fixée à 2 % par l’OTAN en septembre 2014 au sommet de Newport. L’heure n’est plus aux dividendes de la paix et tous les membres de l’UE doivent désormais assumer leur responsabilité en matière militaire. La France, déjà très engagé sur de nombreux fronts extérieurs, a besoin de soutien venant de ses partenaires. Un sommet pourrait aussi être l’occasion de définir un futur marché européen d’équipements de défense notamment en mutualisant la partie recherche et développement, un mode de financement des opérations intéressant la sécurité du continent et une optimisation des équipements. Sans des progrès importants en la matière, l’UE est condamnée à dépendre de l’aide américaine. Il lui demande quelles initiatives il compte prendre pour faire progresser la défense commune de l’UE.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8084</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Conformément aux conclusions du Conseil européen des 19 et 20 décembre 2013, les chefs d’État et de gouvernement se sont de nouveau réunis les 25 et 26 juin 2015 pour aborder les questions européennes de sécurité et de défense et en dresser une nouvelle feuille de route. Ce Conseil, qui s’est tenu en présence de la Haute-Représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et Vice-Présidente de la Commission, du Secrétaire général de l’OTAN et du Président du Parlement européen, a permis de débattre des questions de sécurité et de défense, malgré un agenda très dense consacré à des sujets particulièrement complexes, parmi lesquels, les migrations, l’agenda économique, la crise grecque et le processus lié à un possible référendum national sur l’Union européenne (UE) présenté par le Royaume-Uni. Les échanges sur les questions de sécurité et de défense ont témoigné de l’importance de ces thématiques dans le contexte stratégique actuel, mais aussi d’une véritable communauté de vues sur la nécessité pour l’UE d’être un acteur de sécurité crédible dans le monde, pour la protection de ses citoyens, de ses intérêts, et en soutien de ses partenaires. En préparation de ce Conseil européen, le Conseil affaires étrangères/défense, qui s’est tenu le 18 mai 2015, a permis d’évaluer la mise en œuvre des conclusions du Conseil européen des 19 et 20 décembre 2013 et d’identifier plusieurs leviers d’action visant à consolider les efforts de l’UE dans les trois volets de la politique de sécurité et de défense commune (PSDC) : opérationnel, capacitaire et industriel. S’agissant du volet opérationnel, le Conseil du 18 mai 2015 a notamment retenu, à la fois, la nécessité de parvenir à une mise en œuvre rapide de l’initiative en faveur du renforcement des capacités de sécurité des États tiers (ex-initiative « Train &amp; Equip »), ainsi que le renforcement des partenariats et le choix des groupements tactiques (GTUE) comme option par défaut d’entrée en premier lors des opérations militaires de l’UE. Concernant le volet capacitaire, celui-ci a souligné la nécessité de progresser dans le développement de mécanismes incitatifs en vue d’encourager la coopération capacitaire européenne. Quant au volet industriel, il a été rappelé la nécessité de renforcer la base industrielle et technologique de défense européenne (BITDE). A ce titre, les ministres présents ont également engagé la mise en œuvre de l’action préparatoire à la recherche dans le domaine de la PSDC par la Commission européenne. Cette mesure, accompagnée d’un budget conséquent, constitue un projet d’avenir particulièrement ambitieux et prometteur. Tout au long du cycle de préparation du Conseil du 18 mai 2015, puis du Conseil européen des 25 et 26 juin 2015, la France a fait valoir ses priorités en matière de PSDC, en particulier par lettre conjointe des ministres des affaires étrangères et de la défense français, allemand et polonais (format Weimar), adressée le 3 avril 2015 à la Haute Représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité. Par ses conclusions, le Conseil européen de juin 2015 a ainsi adopté des positions concises et claires sur les mesures à prendre en faveur de la PSDC, consacrant notamment les quatre axes d’efforts soutenus par la France : - l’élaboration d’une « stratégie européenne de sécurité et de politique étrangère » qui se doit d’être synthétique, pédagogique et opérationnelle, centrée autour des questions de sécurité et de défense ; - le redressement des budgets de défense dans l’UE qui, sans reposer sur des objectifs chiffrés, doit permettre de consolider l’autonomie stratégique de l’Union et de mieux partager les coûts et les responsabilités en matière de défense ; - l’amélioration des capacités de formation militaire de l’UE au profit des États tiers et le renforcement du lien sécurité-développement (ex-initiative « Train &amp; Equip ») qui permettra de renforcer la capacité des États tiers partenaires à s’approprier la gestion des crises dans leurs zones géographiques, notamment en Afrique ; - la nécessité de garantir un financement approprié, par le budget de l’UE, de l’action préparatoire sur la recherche liée à la PSDC pour renforcer la BITDE. Diverses actions et mesures engagées ces dernières années par l’UE confirment la tendance générale au renforcement effectif et continu des instruments de la PSDC. Ainsi, s’agissant du volet opérationnel, 17 opérations de PSDC sont en cours et l’UE a déployé plusieurs actions sur le terrain durant la période 2014-2015 à un rythme inégalé depuis la création de la PSDC, dont deux opérations militaires (EUFOR RCA et EUNAVFOR MED), deux missions civiles (EUCAP Sahel Mali et EUAM Ukraine) et une mission militaire de conseil (EUMAM RCA). Dans le domaine capacitaire, les grands programmes retenus en décembre 2013 (avions ravitailleurs, Eurodrone…) continuent de progresser et, après plusieurs mois de négociations sur la révision de la décision du Conseil du 12 juillet 2011 relative à l’Agence européenne de défense (AED), le principe d’un mécanisme d’exonération fiscale pour les activités auxquelles l’AED apporte une valeur ajoutée a été acté par les États membres lors de la réunion du Comité des représentants permanents du 1er juillet dernier. Cette exonération fiscale, dont la validation formelle devrait intervenir dans le courant du second semestre 2015, ouvre la voie à un renforcement de la coopération capacitaire européenne. Enfin, dans le domaine industriel, l’implication importante de la Commission dans la préparation d’une action préparatoire à la recherche dans la PSDC démontre une véritable volonté de son Président et de la Commissaire chargée de l’industrie de soutenir le renforcement de la BITDE et la compétitivité de l’industrie européenne de défense. L’ensemble de ces avancées constitue aujourd’hui une base solide et concrète pour continuer à renforcer et faire progresser l’Europe de la défense, en se fondant notamment sur les axes prioritaires définis et portés par la France.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>81130</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8085</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sylvain Berrios</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la défense</ministreQuestion><ministreJO>Défense</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[ordre public
	            (sécurité — plan Vigipirate — militaires — effectifs)
	            81130. — 9 juin 2015. — M. Sylvain Berrios attire l’attention de M. le ministre de la défense sur les difficultés des armées françaises en termes de recrutement. Dans le cadre de l’opération Sentinelle, les états-majors sont dans l’obligation de sacrifier des repos et entraînements au personnel par manque de recrues. Pourtant, ces conditions leur sont nécessaires pour assurer la bonne gestion de cette opération. Le plan Guépard avait initialement été mis en œuvre pour garantir un nombre suffisant de réservistes dans ce genre de situations. Cependant, les employeurs sont très souvent réticents à dégager leur personnel, et les réservistes ne disposent pas des droits nécessaires pour revendiquer la possibilité de mettre de côté leurs vies professionnelles pour venir en aide aux armées. Il aimerait connaître les intentions du Gouvernement sur les conditions de mobilisation des réservistes.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8085</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Au regard des dispositions de l’article L. 4221-4 du code de la défense, un salarié peut, moyennant un préavis d’un mois, accomplir cinq jours d’activité par an dans la réserve sur son temps de travail sans que son employeur puisse opposer un refus. Afin de faciliter l’engagement, l’activité et la réactivité dans la réserve au-delà des obligations prévues par la loi, le ministère de la défense s’attache en particulier à renforcer le partenariat avec les employeurs. Les entreprises et organismes publics signataires avec le ministère d’une convention de soutien à la politique de la réserve militaire peuvent ainsi bénéficier, en contrepartie, d’avantages tels que l’attribution de la qualité de « partenaire de la défense nationale », conférée par arrêté du ministre de la défense, l’accès à des stages, notamment d’intelligence économique ou la délivrance d’informations relatives à la politique de défense et aux besoins des armées. De plus, lorsque l’employeur maintient tout ou partie de la rémunération du réserviste pendant son absence pour formation suivie dans le cadre de la réserve opérationnelle, la rémunération et les prélèvements sociaux afférents à cette absence sont admis au titre de la participation des employeurs au financement de la formation professionnelle continue. Les attaques terroristes de janvier 2015 à Paris ont souligné l’imbrication croissante entre l’action militaire de la France à l’extérieur de ses frontières et la sécurité de la population sur le territoire national. Dans ce contexte, il est apparu nécessaire de rénover la politique des réserves militaires en vue de répondre aux besoins croissants en matière de protection du territoire national et de renforcer la capacité de résilience de la Nation. La loi no 2015-917 du 28 juillet 2015 actualisant la programmation militaire pour les années 2015 à 2019 et portant diverses dispositions concernant la défense a ainsi créé un dispositif permettant, en cas de crise menaçant la sécurité nationale, de recourir à la réserve selon des modalités spécifiques. S’insérant entre la situation courante et la crise majeure qui autorise le recours à la réserve de sécurité nationale dans les conditions prévues par la loi no 2011-892 du 28 juillet 2011 et le décret no 2015-508 du 7 mai 2015, ce nouveau dispositif permettra un continuum de l’action de la réserve et une augmentation importante de l’emploi des réservistes. Selon des modalités fixées par un décret en Conseil d’État, le ministre de la défense et/ou le ministre de l’intérieur, s’agissant des réservistes de la gendarmerie nationale, pourront ainsi, pour une durée limitée et dans le cadre d’un arrêté : - réduire de trente à quinze jours, et de quinze à cinq jours en cas d’existence d’une clause de réactivité dans son contrat, la durée minimale du préavis que le réserviste doit respecter pour prévenir son employeur de son absence pour activités dans la réserve ; - augmenter de cinq à dix le nombre de jours annuels d’activité accompli pendant le temps de travail du réserviste, prévu au deuxième alinéa de l’article L. 4221-4 du code de la défense. La loi no 2015-917 du 28 juillet 2015 précitée a pour ambition de faire évoluer les effectifs de la réserve opérationnelle d’environ 28 000 militaires au cours des dernières années à 40 000 en fin de loi de programmation militaire. Dans cette perspective, la recherche de nouveaux partenariats avec l’ensemble des employeurs sera poursuivie pour traduire leur soutien au principe de la réserve, fidéliser les réservistes et valoriser leur rôle.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>83512</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8086</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Lazaro</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la défense</ministreQuestion><ministreJO>Défense</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[ministères et secrétariats d’État
	            (structures administratives — instances consultatives — coût de fonctionnement)
	            83512. — 30 juin 2015. — M. Thierry Lazaro interroge M. le ministre de la défense sur les missions, l’activité en 2014 et le coût de fonctionnement pour l’État du Comité d’indemnisation (des victimes des essais nucléaires).]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8086</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Conformément à l’article 4 de la loi no 2010-2 du 5 janvier 2010, modifiée, relative à la reconnaissance et à l’indemnisation des victimes des essais nucléaires français, le comité d’indemnisation des victimes des essais nucléaires (CIVEN) est chargé d’examiner, pour chaque demande individuelle, si les conditions de l’indemnisation sont réunies. Il procède ou fait procéder à toute investigation scientifique ou médicale utile pour mener à bien sa mission. La loi no 2013-1168 du 18 décembre 2013 relative à la programmation militaire pour les années 2014 à 2019 et portant diverses dispositions concernant la défense et la sécurité nationale a élevé le CIVEN au rang d’autorité administrative indépendante, dotée d’un rôle décisionnel en matière d’indemnisation, et inséré dans la loi du 5 janvier 2010 des dispositions relatives à la composition de cet organisme, aux modalités de désignation de ses membres et d’exercice de leur mandat, propres à garantir son indépendance. Avant que le CIVEN devienne une autorité administrative indépendante, la loi prévoyait que le comité adresse au ministre de la défense une recommandation sur les suites qu’il était convenu de donner à chaque demande. Au vu de cette recommandation, le ministre notifiait alors à l’intéressé, soit une offre d’indemnisation, soit le rejet motivé de sa demande. En 2014, le secrétariat du CIVEN a reçu 51 nouvelles demandes d’indemnisation. Le comité a quant à lui tenu neuf séances en formation plénière et examiné 121 requêtes. Quatre propositions d’indemnisation ont été présentées au ministre de la défense qui a suivi les recommandations du CIVEN. Au titre de cette même année, le montant total des indemnisations accordées aux victimes s’est élevé à 165 000 euros et celui des sommes versées aux caisses de sécurité sociale à 104 936 euros, ces dépenses étant financées par les services du Premier ministre. Par ailleurs, le coût du fonctionnement du comité, englobant les vacations de ses membres, la rémunération des agents du secrétariat et les frais de déplacement de ces personnes, pris en charge par le ministère de la défense, s’est établi à 526 930 euros. Depuis la publication du décret du 24 février 2015 portant nomination des nouveaux membres du CIVEN, le président de cet organisme est désormais seul compétent pour signer les décisions d’octroi ou de refus d’indemnisation. Présidé par un conseiller d’État, le comité réunit dorénavant neuf membres dont au moins cinq médecins. Il dispose des services d’un secrétariat, composé de sept fonctionnaires, qui réceptionne les demandes d’indemnisation, s’assure que chaque dossier est complet, invite, le cas échéant, le demandeur à lui adresser les pièces manquantes et procède à l’enregistrement du dossier complet. Enfin, à compter de l’année 2015, l’intégralité des crédits nécessaires à l’accomplissement des missions du comité est inscrite au budget des services généraux du Premier ministre.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>83702</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8087</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Tardy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la défense</ministreQuestion><ministreJO>Défense</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[ministères et secrétariats d’État
	            (structures administratives — instances consultatives — renouvellement — perspectives)
	            83702. — 30 juin 2015. — M. Lionel Tardy interroge M. le ministre de la défense sur le décret no 2015-625 du 5 juin 2015 relatif à certaines commissions administratives à caractère consultatif relevant de son ministère. Ce décret proroge (pour une durée de cinq ans) le Comité consultatif de santé des armées. Il souhaite savoir si, conformément à l’article 2 du décret no 2006-672 du 8 juin 2006, le renouvellement de ce comité a fait l’objet d’une étude préalable permettant de vérifier que la mission qui lui est impartie répond à une nécessité et n’est pas susceptible d’être assurée par une commission existante. Si tel est le cas, il souhaite que lui soit communiquée une synthèse des résultats de cette étude.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8087</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Aux termes de l’article 1 du décret no 2015-625 du 5 juin 2015 relatif à certaines commissions administratives à caractère consultatif relevant du ministère de la défense, le comité consultatif de santé des armées (CCSA) a effectivement été renouvelé pour une durée de 5 ans à compter du 8 juin 2015. Préalablement à ce renouvellement et en pleine conformité avec les dispositions de l’article 2 du décret 2006-672 du 8 juin 2006 relatif à la création, à la composition et au fonctionnement de commissions administratives à caractère consultatif, la direction des affaires juridiques du secrétariat général pour l’administration a saisi la direction centrale du service de santé des armées (DCSSA) qui a justifié la nécessité de maintenir l’activité du CCSA à plusieurs titres. En effet, le CCSA compte des officiers généraux du service de santé des armées (SSA) et des autorités du monde civil de la santé dont le président du conseil national de l’ordre des médecins, des doyens de facultés de médecine et des membres de l’académie nationale de médecine. Il constitue donc un lien scientifique et institutionnel solide entre le SSA et le monde hospitalo-universitaire civil. Sa composition crée les conditions d’une réflexion collégiale de qualité et confère une grande légitimité à ses avis. Dès lors, l’existence de ce comité garantit au ministre de la défense de bénéficier, en cas de besoin, d’un avis pertinent sur toute question à caractère scientifique ou technique du domaine médical, pharmaceutique, vétérinaire et biologique. Par ailleurs, ce comité joue un rôle-clé dans la nomination des professeurs agrégés titulaires de chaires du SSA. Il se prononce sur les candidatures qui lui sont présentées lorsqu’une chaire doit être pourvue. Cet avis, soumis ensuite à la décision du ministre, renforce la légitimité de la procédure de nomination. Dans ce cadre, le CCSA s’est réuni le 9 avril 2014, afin de procéder à l’élection des professeurs agrégés titulaires des chaires de « chirurgie appliquée aux armées » et d’« imagerie médicale appliquée aux armées et risque radionucléaire », puis à deux reprises en 2015, pour élire d’autres titulaires de chaires. Enfin, l’existence du CCSA n’a pas d’incidence financière majeure. Son fonctionnement ne nécessite pas l’emploi de personnel permanent, puisque le secrétariat des réunions du comité est assuré par l’inspection générale du SSA. Par ailleurs, l’école du Val-de-Grâce accueille les réunions de cette instance dans ses locaux. De ce fait, les frais de déplacement liés aux réunions du CCSA n’excèdent par un millier d’euros par an dans la mesure où la plupart des membres du comité résident en Ile-de-France.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>84119</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8087</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Lefebvre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la défense</ministreQuestion><ministreJO>Défense</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[défense
	            (personnel — femmes — reconversion — perspectives)
	            84119. — 7 juillet 2015. — M. Frédéric Lefebvre attire l’attention de M. le ministre de la défense sur les conclusions du rapport de la délégation aux droits des femmes du Sénat sur la situation des femmes au sein de notre outil de défense. Ce rapport souligne que les femmes sous-officiers, qui servent jusqu’à la limite supérieure de leur grade, n’envisagent généralement pas de reconversion à l’issue de leur carrière militaire. Il lui demande de lui indiquer si dans le cadre de la politique de ressources humaines des armées et plus particulièrement du service de la promotion sociale, une action pourrait être envisagée afin d’encourager et de favoriser la reconversion des femmes sous-officiers.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8087</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le statut général des militaires garantit à ceux qui quittent l’état militaire les moyens d’un retour à une activité professionnelle dans la vie civile. La reconversion, axe majeur de la politique des ressources humaines du ministère de la défense, constitue ainsi un élément indissociable du parcours professionnel des militaires : les militaires de carrière ou sous contrat peuvent bénéficier, d’une part, de dispositifs d’évaluation et d’orientation professionnelle destinés à préparer leur retour à la vie civile et, d’autre part, à condition d’avoir accompli au moins quatre ans de service, d’une formation professionnelle ou d’un accompagnement vers l’emploi. Le taux de reclassement des militaires, rapportant le nombre de militaires reclassé dans l’année à l’ensemble des militaires ayant quitté le service et suivi par l’agence de reconversion de la défense, s’est établi à 64 % en 2014. Dans ce contexte, les femmes sous-officiers ayant atteint la limite supérieure de leur grade et bénéficiant d’une pension militaire à effet immédiat sont proportionnellement moins nombreuses que leurs homologues masculins à souhaiter engager une nouvelle carrière dans le secteur civil, alors qu’elles peuvent prétendre aux mêmes aides et bénéficient de la même information que les hommes s’agissant de l’existence et du fonctionnement du dispositif de reconversion. Dans le domaine de la reconversion, le ministère de la défense concentre prioritairement ses efforts sur le soutien des militaires féminins et masculins, de tout grade, qui ont le plus besoin d’une aide pour retrouver un emploi.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>84120</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8088</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Lefebvre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la défense</ministreQuestion><ministreJO>Défense</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[défense
	            (personnel — femmes — reconversion — perspectives)
	            84120. — 7 juillet 2015. — M. Frédéric Lefebvre attire l’attention de M. le ministre de la défense sur les conclusions du rapport de la délégation aux droits des femmes du Sénat sur la situation des femmes au sein de notre outil de défense. Ce rapport souligne que les femmes engagées, qui pourtant bénéficient des mêmes dispositifs d’aide à la reconversion, éprouvaient plus de difficulté que les hommes à se reclasser dans le civil. 59 % des femmes retrouvent ainsi un emploi, mais la proportion est moins défavorable pour les hommes : 69 % ; la durée de recherche d’emploi semble également plus longue pour les femmes et le salaire obtenu moins élevé. Pourtant la brièveté relative des carrières militaires (les limites d’âge sont en effet fonction du grade) rend nécessaire pour la plupart la recherche d’une « seconde carrière ». Il lui demande de lui indiquer si une action spécifique est envisagée en la matière.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8088</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministère de la défense mène son action selon trois principaux axes d’efforts en vue de favoriser la reconversion vers le civil du personnel militaire féminin quittant le service : - un meilleur accompagnement des candidates à la reconversion en les invitant à anticiper leur réflexion, à opérer un choix préférentiel entre secteur public et privé et en diffusant une plus large information s’agissant des droits sociaux et des garanties pouvant leur être apportées ; - une gestion spécifique des candidatures à une reconversion émanant des femmes affectées dans des spécialités en sureffectif ou sur des postes à fortes contraintes, ainsi que des officiers sous contrat ; - le développement des actions conduites par l’agence de reconversion de la défense tendant à rechercher de nouveaux partenaires dans des secteurs fortement féminisés, à inciter les partenaires actuels à s’engager à recruter davantage de femmes et à encourager les femmes à s’orienter vers la création d’entreprise.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>84682</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8088</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Lefebvre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la défense</ministreQuestion><ministreJO>Défense</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[Union européenne
	            (défense — sécurité européenne — opérations extérieures — coût — prise en charge)
	            84682. — 7 juillet 2015. — M. Frédéric Lefebvre attire l’attention de M. le ministre de la défense sur la prise en charge européenne des efforts de défense pour la sécurité collective. La menace pour toute la sécurité de la zone avec l’avancée victorieuse des terroristes de l’État islamique doit amener une réaction ferme de l’Europe tout entière. La France, systématiquement engagée, ne peut rester seule à porter l’essentiel de la défense opérationnelle de l’Europe. Alors que le projet du Parlement pour les États membres d’établir une stratégie forte pour relever les nouveaux défis de sécurité est fixé très justement dans sa résolution annuelle, rédigée par Arnaud Danjean (député européen PPE, FR), sur la politique de sécurité et de défense commune de l’Union européenne (PSDC), alors que trois ministres européens de la défense ont, à l’issue d’une réunion en format Weimar (Allemagne, Pologne et France), rappelé qu’ils partageaient une ambition « commune » pour l’Europe de la défense dont ils entendent « réactiver » la « force et la cohérence », il est urgent d’agir. Le fardeau de la défense collective de l’Europe doit être partagé. Notre pays est aujourd’hui celui qui, à travers les opérations extérieures (OPEX) dont le coût pour 2014 s’est élevé à 1,13 milliard d’euros, paye pour la sécurité de tous. Les dépenses opérationnelles, liées à la politique extérieure et de sécurité commune (PESC) - dont la PSDC est partie garante - sont en principe à la charge du budget de l’Union européenne, par exception, les dépenses afférentes à des opérations ayant des implications militaires ou dans le domaine de la défense sont à la charge des États membres. Il convient toutefois de préciser que, depuis 2004, l’Union est dotée d’un mécanisme dit « Athéna » conçu pour gérer le financement des coûts communs nécessaires à la mise en œuvre des opérations de l’Union européenne (UE) ayant des implications militaires ou dans le domaine de la défense. Ce mécanisme n’atténue en réalité que très légèrement le principe selon lequel les opérations militaires et de défense sont à la charge des États membres qui les mènent. Il conviendrait au contraire de faire financer une future intervention dans le cadre d’Athéna, afin de partager l’effort et ne pas accroître les charges pesant sur le budget français de la défense. Il lui demande de lui indiquer sa position à ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8088</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les enjeux de sécurité auxquels l’Union européenne (UE) est confrontée, en particulier à l’Est et au Sud de ses frontières, doivent conduire les États membres à consolider leur outil de défense et à doter l’Union d’une politique de sécurité et de défense crédible et ambitieuse, y compris en ce qui concerne son volet militaire. A cet égard, il convient d’observer que la plus-value des opérations militaires conduites par l’UE sur les théâtres de crise est aujourd’hui largement reconnue par les États membres et les États partenaires, dont la contribution opérationnelle s’accroît. L’opération militaire navale EU NAVFOR Atalanta menée au large des côtes somaliennes où aucun acte majeur de piraterie n’a été commis depuis plus de trois ans, l’opération militaire de stabilisation en République centrafricaine EUFOR RCA et les missions militaires de formation et de conseil stratégique EUTM Mali et Somalie illustrent ainsi la capacité de l’UE à agir efficacement sur des zones de crise et à s’engager aux côtés de ses partenaires afin de les aider à reconstituer leurs forces armées. Les traités de l’UE excluant l’imputation de dépenses purement militaires au budget de l’Union, les États membres ont instauré, en février 2004, un instrument intergouvernemental (le mécanisme Athéna) en vue d’assurer le financement automatique en commun des opérations et missions militaires de l’UE. Ce dispositif n’a toutefois concerné à l’origine qu’une modeste part du coût total des opérations ou missions militaires, la majorité des dépenses pesant donc sur les États qui s’engageaient en contribuant à la constitution des forces. La récente révision du mécanisme Athéna, intervenue en 2014 et 2015, a permis quelques avancées sur la voie d’une extension du périmètre des dépenses prises en charge conjointement en prévoyant notamment le préfinancement des stocks de sécurité (consommables médicaux, carburants…) et la possibilité de gérer, dans le cadre de ce dispositif, les fonds provenant d’organismes tiers. Cette révision a également eu pour effet de prolonger jusqu’en décembre 2016 l’engagement du Conseil relatif au financement en commun du déploiement des groupements tactiques de l’UE. Afin de renforcer la réactivité et l’efficacité de la politique de sécurité et de défense commune, la France continuera à s’investir en faveur d’une plus large couverture des dépenses par le dispositif Athéna au nom d’une juste solidarité financière entre les États membres.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>85393</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8089</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Asensi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la défense</ministreQuestion><ministreJO>Défense</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[défense
	            (armement — exportations — perspectives)
	            85393. — 21 juillet 2015. — M. François Asensi interroge M. le ministre de la défense sur la pertinence de notre politique d’exportation de matériels militaires qui semble s’inscrire bien plus dans une logique de rentabilité au service des entreprises françaises que dans une logique de défense et de sécurité où la France soutiendrait des pays amis face à un agresseur jugé illégitime. Les prises de commande ont atteint des sommets et la France se réjouit de devenir le 3ème exportateur d’armement en 2015. On constate, à la lecture du rapport du ministère de la défense, que la France a pris la décision de s’inscrire dans une relation durable avec certains pays tels que l’Arabie Saoudite ou l’Egypte. Or en fournissant des armes à ces pays, nous soutenons des gouvernements autoritaires dans leur logique répressive. Par ailleurs, la France vient d’adopter le rapport présenté par la commission d’enquête de l’ONU sur les violations commises par le Gouvernement israélien en Palestine occupée. Si la France respecte bel et bien les valeurs fondamentales qui lui sont chères et qu’elle continue à lutter pour que les droits fondamentaux du peuple palestinien soient respectés, comment se fait-il que les prises de commandes pour Israël s’élèvent à 15,5millions d’euros en 2015 ? La France a mis en place des mesures de plus en plus restrictives à l’encontre de la Russie afin de « consolider la paix ». Dès lors, ne faudrait-il pas envisager un embargo dans le cas d’Israël afin de garantir le respect des droits du peuple Palestinien ? Il lui demande les mesures qu’il envisage de prendre afin d’inscrire la France dans une véritable logique de défense et de sécurité dont l’objectif serait une paix durable et non plus la recherche du simple profit économique. Dans la même optique, il souhaite être informé des mesures envisagées par le ministère de la défense pour limiter les exportations d’arme dans les pays autoritaires, s’inscrivant dans une logique répressive et violant le droit international et les droits humains.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8089</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[À l’heure où plusieurs États du Moyen-Orient doivent faire face à de profondes crises et s’adapter à des changements stratégiques majeurs, la France se tient aux côtés de ceux avec lesquels s’est développée une relation de confiance, fondée sur une coopération responsable et équilibrée autour d’intérêts communs, y compris dans le domaine de la défense et de la sécurité. A cet égard, la politique française de contrôle des exportations d’armement repose sur le strict respect à la fois, des engagements internationaux en matière de maîtrise des armements, de désarmement et de non-prolifération, et des embargos décidés par les organisations internationales, au sein desquelles siège la France. De plus, notre pays s’est fortement investi dans l’élaboration et la négociation du Traité sur le commerce des armes (TCA), entré en vigueur le 24 décembre 2014, notamment en s’engageant fermement pour le respect du droit international, et tout particulièrement des droits de l’Homme. Par ailleurs, en sa qualité de membre de l’Union européenne, la France fonde l’appréciation de ses opportunités d’exportation sur les huit critères de la position commune du Conseil no 2008/944/PESC du 8 décembre 2008 définissant les règles communes régissant le contrôle des exportations de technologie et d’équipements militaires. Ainsi, outre la nature des matériels (équipements complets ou composants, sensibilité, degré de létalité…) et leur destination (utilisation par le pays acheteur ou réexportation), peuvent être cités : le respect des droits de l’Homme dans le pays de destination finale des matériels ; la situation intérieure du pays acheteur ; la préservation de la paix, de la sécurité et de la stabilité régionale ; ou encore la sécurité nationale des États membres et de leurs pays amis et alliés. Dans ce contexte, s’agissant de nos relations en matière de défense et de sécurité avec Israël et les Territoires palestiniens, bien que les prises de commandes d’armement par Israël s’élèvent cette année à 15,5 millions d’euros (M€), celles-ci ont toutefois baissé de 25% par rapport à la moyenne des quatre années précédentes, établie à 19,8 M€ par an. Les exportations vers Israël se composent en majorité de tôles, de semi-conducteurs et de petits équipements de propulsion aéronautiques dans le cadre de contrats d’approvisionnement ponctuels. En tout état de cause, la France s’attache à vérifier que ces matériels ne puissent pas être utilisés contre les populations civiles et en particulier le peuple palestinien. Sur le volet diplomatique avec le Proche-Orient, la France est attachée à la conservation de deux États et entend œuvrer auprès des partenaires internationaux pour une relance crédible des négociations de paix entre les Israéliens et les Palestiniens. Dans cette perspective, le ministre français des affaires étrangères a annoncé à New York, le 27 mars 2015, que la France allait se mobiliser pour « que le Conseil de Sécurité des Nations Unies adopte des paramètres pour la solution du conflit israélo-palestinien ». La France propose en effet de fixer dans une résolution à la fois les paramètres d’une solution négociée au conflit et une durée limitée de dix-huit mois pour ces négociations. Un texte équilibré nécessitant encore quelques consultations devrait être proposé par la France avant la fin de l’année 2015. S’agissant de nos relations en matière de défense et de sécurité avec l’Arabie-Saoudite, la France a tissé une relation ancienne de confiance et de coopération avec les membres du Conseil de coopération des États arabes du Golfe (CCEAG), et en particulier avec l’Arabie-Saoudite. Cette relation équilibrée, faite de devoirs et de responsabilités de part et d’autre, nous permet à la fois, de nous tenir aux côtés de nos partenaires régionaux, que ce soit sur le théâtre de crise yéménite ou d’autres théâtres localisés au Moyen-Orient, mais également de discuter et d’échanger sur nos vues stratégiques, alors que la région traverse des crises interdépendantes, recouvrant des risques et des menaces multiples et transverses, dont certaines se répercutent jusqu’en France. Concernant nos relations en matière de défense et de sécurité avec l’Égypte, ce pays, qui a fortement investi pour moderniser et élargir le canal de Suez afin de permettre un accroissement sensible de sa capacité de transit, se doit d’assurer la sécurité de cet axe stratégique vital pour son économie et le commerce international, tant sur ses abords terrestres que maritimes (Méditerranée orientale, mer Rouge et détroit de Bab el Mandeb). Or les derniers évènements survenus au Yémen pourraient menacer directement le détroit, et par là même le canal de Suez. En outre, le pays est confronté à un risque sécuritaire sur son territoire du fait de la menace terroriste, notamment dans la zone du Sinaï, auquel il doit apporter une réponse adaptée. Enfin, les incertitudes sécuritaires et politiques qui déchirent actuellement la Libye contraignent l’Égypte à mieux sécuriser ses frontières terrestres et maritimes, ce qui en fait un partenaire incontournable pour avancer dans la gestion collective des sorties de crise. Face à la multiplicité de ces menaces, il est aujourd’hui primordial, pour l’Égypte, de pallier le vieillissement de son arsenal militaire afin de se doter de moyens lui permettant à la fois, de préserver la souveraineté de son territoire, de sécuriser le canal de Suez et ses approches, et de disposer d’équipements modernes lui permettant de participer à des actions qui pourraient être décidées par la communauté internationale, et sur lesquelles la France et ses alliés pourraient compter. Afin de répondre à ces objectifs, l’Égypte a opté pour une politique de diversification de ses fournisseurs d’armement. Même si les États-Unis d’Amérique demeurent à ce jour le partenaire stratégique privilégié du pays, la France entend également répondre aux nouveaux besoins exprimés par l’Égypte en matière d’équipements de défense et de sécurité. Il apparaît en outre préférable que l’Égypte fasse le choix d’un partenariat avec la France plutôt qu’avec certains autres pays beaucoup moins vigilants quant au respect des règles internationales humanitaires, et qui ne partagent pas les mêmes intérêts au Proche et au Moyen-Orient. Dans ce contexte, la vente à l’Égypte, le 16 février 2015, de vingt-quatre avions de combat Rafale et d’une frégate multimissions a été réalisée dans le respect des huit critères de décision prévus par la position commune du Conseil du 8 décembre 2008, dont le second critère relatif au respect des droits de l’Homme dans le pays de destination finale du matériel, et le respect du droit humanitaire international par celui-ci. La frégate multimissions achetée par l’Égypte, et baptisée « Tahya Misr », a participé aux cérémonies d’inauguration de l’élargissement du canal de Suez qui se sont déroulées à Ismaïlia, le 6 août 2015, en présence du Président de la République française, reçu en qualité d’invité d’honneur, accompagné du ministre français de la défense. Face à la pluralité des défis auxquels nos partenaires du Proche et du Moyen-Orient sont aujourd’hui confrontés, les objectifs de stabilité et de paix durable doivent continuer à guider nos choix afin d’œuvrer à la recherche de solutions politiques négociées. La sécurité de la France et de l’Europe reste directement liée à la stabilité et au développement de cette région, du Golfe au Proche-Orient, jusqu’au continent africain.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>85552</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8091</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Solère</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la défense</ministreQuestion><ministreJO>Défense</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[ordre public
	            (sécurité — plan Vigipirate — militaires — effectifs)
	            85552. — 21 juillet 2015. — M. Thierry Solère attire l’attention de M. le ministre de la défense au sujet de l’opération Sentinelle. La loi de programmation militaire 2014-2019 prévoyait initialement la suppression de 34 500 postes dans l’armée. Les attentats connus par notre pays en janvier dernier et la menace terroriste toujours très forte sur notre territoire ont conduit à une réactualisation de cette loi le 9 juin dernier, permettant ainsi de préserver 18 500 emplois pour assurer à la fois la sécurité des français dans l’hexagone et combattre le terrorisme à l’extérieur. L’opération Sentinelle qui consiste au déploiement sur notre territoire de 7 000 militaires afin d’assurer la sécurité des sites sensibles, des lieux touristiques, des gares et des aéroports, des bâtiments publics et bien sûr les sites religieux, en soutien des forces de police et de gendarmerie, sera probablement poursuivie au-delà de l’été 2015. Or ces soldats, pour beaucoup, vivent dans des conditions plus que précaires compte tenu de la durée de cette opération, entassés dans des lieux d’hébergement avec pour seul espace privé leur lit de camp. À ces conditions de vie indignes d’un pays comme le nôtre, s’ajoutent les refus de permission. Car afin de satisfaire aux exigences du dispositif de l’« opération Sentinelle », que le Président de la République a souhaité voir pérennisé, des soldats n’ont pas revu leur famille depuis plusieurs mois. Même les phases de réentraînement des hommes avant leur retour en opération se sont vues supprimées. Ce manque d’effectifs, en plus de bafouer les droits de nos soldats, pose un vrai problème de sécurité qui vient s’ajouter au reste. Car la fatigue des militaires engagés dans cette opération, vraisemblablement, pour de longs mois encore, pourrait avoir des conséquences désastreuses sur leur vigilance, leur efficacité et par conséquent la sécurité de nos compatriotes et de nos militaires eux-mêmes. Au regard de la situation actuelle, il est impératif que le Gouvernement alloue très rapidement des moyens supplémentaires afin que l’objectif de cette opération soit rempli et que soit évacuée toute menace de sécurité susceptible d’émaner de nos propres forces de sécurité. Il lui demande de préciser sa position quant aux moyens supplémentaires, notamment humains, que le Gouvernement prévoit d’affecter pour garantir la bonne efficacité de l’opération Sentinelle tout en respectant les droits et les conditions de vie des soldats qui doivent assurer cette mission au quotidien.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8091</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[A la suite des attentats de janvier 2015, 10 000 militaires des armées ont étéengagés en urgence dans le cadre de mesures additionnelles du plan gouvernemental « Vigipirate », sous la dénomination d’opération « Sentinelle ». Ce volume initial correspond au contrat opérationnel de protection fixé par le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale de 2013, sur la base duquel ont été élaborés le modèle d’armée et la loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019. Ce modèle a été conçu pour ce type de déploiement en urgence qui avait été anticipé, mais pour une durée limitée à quelques semaines. Parallèlement, le Président de la République a décidé de maintenir les déploiements des armées en opérations extérieures (OPEX), où elles sont également engagées contre le terrorisme djihadiste. Ce double effort répond à la réalité du continuum défense-sécurité décrit dans le Livre blanc et concrétise l’idée de défense de l’avant, conjuguée à la protection au plus près du territoire national et de la population. Pour rendre cette posture soutenable, le niveau d’engagement des militaires dans l’opération « Sentinelle » a été ramené à 7 000 hommes, les armées garantissant la capacité à réengager 3 000 hommes supplémentaires en urgence. Enfin, lors du conseil de défense du 29 avril 2015, face à la persistance de la menace terroriste à un niveau élevé, le Président de la République a décidé le maintien de l’opération « Sentinelle », autant que nécessaire. Cette inscription dans la durée, cumulée aux engagements extérieurs, au-delà du contrat fixé initialement aux armées, constitue le fil directeur de la révision de la LPM adoptée le 17 juillet 2015 par le Parlement. Les mesures envisagées doivent notamment permettre de renforcer la force opérationnelle terrestre, avec 11 000 hommes supplémentaires par rapport aux effectifs prévus initialement par la LPM (77 000 au lieu de 66 000). Ce gain quantitatif aura pour effet de retrouver un taux d’engagement plus équilibré et des conditions optimales d’entretien de la capacité opérationnelle. Le rythme de cette remontée en puissance est cependant lié aux délais incompressibles de recrutement et de formation initiale des engagés. Pour diminuer au maximum les délais de sa remontée en puissance, l’armée de terre organise une campagne majeure de recrutement. En plus de ceux déjà prévus, 5 600 recrutements sont ainsi programmés au second semestre 2015 et 4 700 le seront au premier semestre 2016 pour retrouver une pleine capacité opérationnelle à l’horizon 2017. D’ici cette échéance, des adaptations au niveau des activités seront donc nécessaires. Ces adaptations se sont d’abord traduites par l’allongement des relèves de l’opération « Sentinelle » qui sont passées de 2 à 6 semaines. Cette prolongation permet de préserver entre chaque engagement un temps de remise en condition suffisant en garnison tout en améliorant l’efficacité des unités déployées, qui peuvent ainsi s’approprier davantage leur secteur. Cependant, la préparation opérationnelle aux OPEX demeure prioritaire. La mise en condition avant projection est en particulier préservée. Elle garantit la qualification du personnel et des unités au regard des missions qui leur sont confiées et du cadre d’engagement. S’agissant des restrictions éventuelles aux droits individuels, il peut être précisé que les décisions prises en réponse aux directives de l’autorité politique se fondent sur le principe de disponibilité permanente des militaires. Le commandement reste cependant extrêmement vigilant à la régénération du potentiel du personnel ; ainsi, les militaires de l’armée de terre (hors unités engagées en OPEX) bénéficient d’un minimum de 3 semaines de permissions pendant la période estivale. Par ailleurs, plusieurs mesures sont mises en œuvre pour améliorer les conditions d’exécution de la mission après le déploiement d’un dispositif sommaire en urgence. Sur le plan sécuritaire, des consignes et des dispositifs spécifiques garantissent la maîtrise de la force et la sécurité liée à l’armement, qui sont des préoccupations prioritaires à tous les échelons de commandement. Il convient d’ajouter qu’un plan d’action mobilisant les armées, directions et services porte sur le soutien de la force « Sentinelle ». Dans ce cadre, une attention particulière est portée sur l’hébergement. C’est ainsi que le ministre de la défense a détaillé, le 9 juillet 2015, plusieurs mesures qui permettront d’améliorer les conditions d’hébergement des soldats servant dans le cadre de l’opération « Sentinelle ». Au nombre de ces mesures figurent la réalisation de nouvelles infrastructures et des livraisons importantes de mobilier en région parisienne et en province, notamment à Marseille. Au-delà des opérations légères d’infrastructure, une capacité d’hébergement dans Paris sera recherchée d’ici à 2017, l’objectif étant de disposer de 1 000 lits supplémentaires plus proches des zones de travail. De même, la qualité de l’alimentation, le repos physiologique et les activités de loisirs sont autant de champs d’actions exploités pour l’amélioration de la condition du personnel. Enfin, l’attribution d’une prime supplémentaire et la création de la médaille de la protection militaire du territoire, instituée par le décret no 2015-853 du 13 juillet 2015, marquent la reconnaissance de la nation à l’égard des militaires engagés dans cette mission.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>86786</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8092</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yves Daniel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la défense</ministreQuestion><ministreJO>Défense</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[défense
	            (personnel — femmes — tenue vestimentaire — disparités)
	            86786. — 11 août 2015. — M. Yves Daniel attire l’attention de M. le ministre de la défense sur les conclusions du rapport publié, en mars 2015 par la délégation aux droits des femmes du Sénat sur la situation des femmes au sein de notre outil de défense. Ce rapport analyse notamment le défi particulier que constitue pour les femmes dans les armées la conciliation de la vie familiale avec la conduite d’une carrière et la participation aux opérations. Parmi les difficultés évoquées, les personnes auditionnées relèvent l’absence de tenue militaire adaptée à la grossesse. Le fait de devoir renoncer à l’uniforme est très frustrant pour une militaire car cela s’accompagne symboliquement d’une perte de statut et de grade et n’aide pas, en outre, à améliorer la manière dont sont considérées les femmes dans l’institution. Aussi il lui demande dans quelle mesure les uniformes pourraient être adaptés à la morphologie des femmes enceintes, pour qu’elles puissent conserver leur dignité et leur identité militaires pendant leur grossesse.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8092</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Actuellement, le militaire féminin peut demander, en vertu de l’instruction du 28 mai 2008, publiée au bulletin officiel des armées, à être dispensé du port de l’uniforme, par décision du commandant de la formation administrative, prise au vu de sa déclaration de grossesse. Pour autant, la question, légitime, de l’adaptation des uniformes militaires à l’évolution morphologique des femmes tout au long de leur grossesse mérite d’être étudiée. C’est la raison pour laquelle, dans le cadre de l’observatoire de la parité entre les femmes et les hommes de la défense, un groupe de travail, qui pourra associer le ministère de l’intérieur, sera créé dès l’automne 2015, pour qu’une réponse globale à cette situation puisse être apportée au profit des femmes en uniformes. Ces travaux, qui débuteront avant la fin de l’année, devront évaluer l’éventail des demandes exprimées par les personnels concernés et les différentes solutions (vêtements spécifiques, port des insignes…) susceptibles d’être trouvées en la matière.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>87702</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8093</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Audibert Troin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la défense</ministreQuestion><ministreJO>Défense</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[ministères et secrétariats d’État
	            (défense : organisation — écoles militaires — perspectives)
	            87702. — 1 septembre 2015. — M. Olivier Audibert Troin interroge M. le ministre de la défense sur la réponse à sa question écrite no 77827 publiée au Journal Officiel le 7 juillet 2015. S’appuyant que les conclusions de la mission d’information de l’Assemblée nationale sur la formation militaire, il lui demandait de lui préciser sa position sur la dotation, au niveau des armées, d’un outil complet de connaissance des coûts de l’appareil de formation. M. le ministre lui a alors répondu « qu’un prototype de calculateur des coûts de formation sera ainsi testé au sein d’organismes pilotes militaires et civils dès 2015 ». Il lui demande donc de bien vouloir lui indiquer quelles seront ces organismes pilotes militaires et si, les écoles militaires seront retenues.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8093</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans un contexte budgétaire marqué par une nécessaire maîtrise des dépenses, le ministère de la défense a décidé de se doter d’un système de comptabilité analytique permettant d’évaluer le coût de la formation. Un prototype de calculateur du coût de la formation a été testé en 2015 dans plusieurs organismes pilotes militaires et civil. Il s’agit de l’école des officiers de l’armée de l’air à Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône), de l’école de maistrance de la marine nationale à Brest (Finistère), de l’école nationale des sous-officiers d’active de l’armée de terre à Saint-Maixent (Deux-Sèvres) et du centre de formation de la défense du secrétariat général pour l’administration à Bourges (Cher). Les résultats de cette expérimentation sont attendus dans le courant du dernier trimestre 2015.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>87851</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8093</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Christophe Lagarde</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la défense</ministreQuestion><ministreJO>Défense</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[défense
	            (armée — logiciel de paie — conséquences)
	            87851. — 8 septembre 2015. — M. Jean-Christophe Lagarde attire l’attention de M. le ministre de la défense sur les difficultés engendrées par la régularisation des trop-perçus de solde par le ministère. Suite aux différents dysfonctionnements du système interarmées de paiement des soldes « Louvois », il apparaît que des milliers de militaires éprouvent d’importantes difficultés financières pour rembourser les trop-versés. En effet, les avis précèdent régulièrement de quelques semaines seulement les retenues sur solde, lesquelles atteignent parfois plus de la moitié du salaire net total. Par ailleurs, aucun échelonnement des recouvrements n’est spontanément proposé aux fonctionnaires. Aussi, il souhaiterait savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour répondre à ces problématiques afin d’assurer une plus grande souplesse de l’administration dans le cadre du recouvrement des trop-perçus.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8093</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le déploiement du logiciel Louvois (LOgiciel Unique à VOcation Interarmées de la Solde), en octobre 2011, a eu pour conséquence l’émergence de difficultés majeures de fonctionnement et le mécontentement légitime du personnel directement affecté. Conscient de ces graves dysfonctionnements et les jugeant inacceptables, le ministre de la défense a estimé que le système devait être stabilisé sans délai et les difficultés sérieusement prises en compte. C’est ainsi qu’une campagne de régularisation de l’ensemble des dossiers concernés par des anomalies est actuellement menée en vue, d’une part, de rétablir chaque administré dans ses droits, en lui versant les sommes qui lui sont dues et, d’autre part, de préserver les droits de l’État et les finances du ministère en recouvrant les sommes indûment versées. A cet égard, le ministère s’est rapproché de son homologue chargé des finances, afin que celui-ci donne toutes directives à ses services pour que soient systématiquement proposées aux militaires ayant eu des trop-perçus des éventuelles facilités de paiement dans le cadre de la régularisation de leur situation. Parallèlement, l’armée de terre, qui est au centre de ce processus de régularisation, a mis en place un dispositif visant à analyser de manière approfondie les dossiers des militaires concernés, préalablement à l’envoi des éléments détaillés justifiant leurs trop-perçus. En outre, une certaine latitude est laissée à ces militaires au regard du mode de remboursement, afin de prendre en compte leur situation individuelle. Ainsi, dans la lettre de notification qui leur est envoyée, trois possibilités leur sont offertes, soit un rappel sur la solde selon un échéancier mensuel tenant compte de la quotité saisissable, soit le remboursement par chèque de la totalité du trop-perçu, soit l’aménagement de l’échéancier mensuel si leur situation personnelle le justifie. A cet égard, il peut être précisé que les demandes de rééchelonnement sont traitées avec une grande bienveillance. Par ailleurs, un délai de deux mois leur est laissé pour accuser réception de la lettre de notification, demander éventuellement des explications à leur gestionnaire de proximité et faire part de l’option qu’ils retiennent pour le remboursement des sommes indûment perçues. Ce délai est bien sûr prolongé pour les militaires en campagne. Il peut donc être observé que ce dispositif concilie au mieux la situation des militaires concernés et les impératifs découlant du recouvrement des sommes dues à l’administration. Au-delà de cette situation que le ministère de la défense s’attache à régler avec toute l’exigence requise mais aussi avec bienveillance vis-à-vis des militaires soumis à ces difficultés, le ministre de la défense confirme à l’honorable parlementaire qu’un nouveau système de calcul entrera en fonctionnement en parallèle du système actuel début 2016 pour une durée d’un an, ce qui permettra de tester toutes les situations possibles et de s’assurer de la qualité du calcul de la solde. Les armées seront basculées progressivement dans ce nouveau système à partir de début 2017. La réalisation du système s’accompagne d’importants travaux menés en matière d’organisation, ainsi que sur les interfaces entre le futur système et l’ensemble de ceux qui lui seront raccordés. D’ici à la mise en place de ce nouveau calculateur, le ministère de la défense poursuit les actions entreprises afin de maintenir sous contrôle l’ensemble du système Louvois et d’accompagner les militaires et leur famille en cas de difficultés, qu’il s’agisse des régularisations, du service de la paie ou des opérations de récupération de trop-perçus par les services des finances publiques.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>80551</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8094</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Premat</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargée du développement et de la francophonie</ministreQuestion><ministreJO>Développement et francophonie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[politique extérieure
	            (aide au développement — répartition — pays les moins avancés — orientations)
	            80551. — 2 juin 2015. — M. Christophe Premat attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargée du développement et de la francophonie sur l’aide de la France vers les pays les moins avancés (PMA). Au niveau mondial, la part de l’APD allouée aux pays les moins avancés diminue depuis 2010, alors que l’APD consacrée aux pays à revenu intermédiaire supérieur a augmenté. En 2014, seulement 30 % de l’APD mondiale allait vers les pays les plus pauvres ; la France allouait encore moins, seulement 25 %, à ce groupe de pays. Lors de la Conférence sur le financement du développement, qui aura lieu à Addis-Abeba du 13 au 16 juillet 2015, la France devrait soutenir l’objectif d’allouer au moins 50 % de l’APD globale aux pays les moins avancés. Il aimerait savoir si la France soutient l’objectif d’allouer 50 % de l’APD aux PMA et, le cas échéant, quelles sont les mesures envisagées en vue de faire adopter cet engagement au plan international et de le traduire dans les politiques et le budget français.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8094</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’aide publique au développement (APD), traduction de la solidarité des Etats, reste le pivot de l’action publique française en matière d’aide au développement. La France souscrit à l’analyse selon laquelle elle est essentielle, en particulier pour les pays les moins avancés (PMA). L’APD atteint dans certains pays jusqu’à 70 % des apports de financement extérieurs et 43% des recettes budgétaires (notamment ceux en situation de conflit ou de fragilité). C’est pourquoi la France a plaidé, avec l’Union européenne (UE),  pour que la spécificité de leur situation en regard de l’APD soit reconnue dans le programme d’action d’Addis-Abeba (PAAA), adopté le 15 juillet 2015. Ce dernier réaffirme la nécessité de leur allouer la part la plus concessionnelle de l’aide publique au développement, dans la mesure où ils ont besoin d’un soutien mondial renforcé pour surmonter les défis structurels auxquels ils sont confrontés, en vue de la mise en œuvre de l’agenda 2030 de développement durable et des objectifs de développement durable (ODD). Cela, d’autant plus qu’ils éprouvent des difficultés à mobiliser d’autres ressources financières. La France se réjouit que les engagements européens en matière d’aide publique au développement soient repris dans le PAAA (avec l’objectif collectif de 0,7% dans le cadre temporel de l’agenda 2030 et celui de 0,15 à 0,20% pour les PMA). La France porte également une vision élargie du financement du développement durable. La réponse à l’ensemble des enjeux de la coopération internationale nécessite la mobilisation de volumes de financements qui vont au-delà de la seule aide publique au développement traditionnelle. En 2014, l’activité du groupe Agence française de développement (AFD) dans les PMA, qui comprend les outils les plus concessionnels et l’ensemble des flux contribuant au développement, s’est établie à 1,5 milliard d’euros (724 millions d’euros en 2010), soit le plus haut niveau jamais atteint par le groupe AFD dans ces pays. En 2014, les secteurs des infrastructures, du développement urbain, de l’eau et l’assainissement concentrent 52% des autorisations de financement dudit groupe dans les PMA. Au sein du comité d’aide au développement (CAD) de l’OCDE,  la France a la particularité de prêter directement à des collectivités locales dans les pays les moins avancés. A titre d’exemple, un prêt de 10 millions d’euros (2008-2014) a été octroyé à la ville de Dakar (Sénégal) pour l’amélioration durable de l’éclairage public, bénéficiant à 70% des habitants de la capitale sénégalaise. Au niveau multilatéral, la France défend la concentration des moyens en faveur des pays les plus vulnérables, ainsi qu’une réforme des modalités d’intervention, au travers d’une meilleure coordination entre banques multilatérales et de procédures plus flexibles. La France est ainsi l’un des contributeurs les plus importants aux mécanismes d’aide multilatérale à destination des pays les moins avancés. Elle est le deuxième contributeur au 11ème fonds européen de développement (FED), qui est l’instrument principal de l’APD européenne en direction des pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP), avec 5,4 milliards d’euros sur 7 ans (17,81% du total du 11ème FED). En 2014, la contribution de la France s’est élevée à 640 millions d’euros. Les 16 pays pauvres prioritaires de l’APD française concentrent 19% des ressources du FED. La France est également le cinquième contributeur à l’association internationale de développement (AID),  guichet concessionnel du groupe Banque mondiale. Sous l’impulsion de la France,  la réforme du comité d’aide au développement de décembre 2014 prévoit, à partir de 2018, une révision des critères d’éligibilité pour que des prêts puissent être comptabilisés en aide publique au développement. Ainsi, pour qu’un prêt soit comptabilisé en APD, le taux d’actualisation et le seuil d’élément-don minimum à respecter sont différenciés en fonction de la catégorie de pays bénéficiaires. A titre d’exemple, pour qu’un prêt octroyé à un PMA – ou à un autre pays à faible revenu – soit éligible à l’APD, il devra comporter un élément-don minimum de 45%, contre 15% pour les pays à revenu intermédiaire tranche inférieure (PRITI) et 10% pour les pays à revenu intermédiaire tranche supérieure (PRITS),  calculé en utilisant un taux d’actualisation de 9% (contre 7% pour les PRITI et 6% pour les PRITS). En comparaison, le seuil d’élément-don minimum à respecter était de 25% et le taux d’actualisation de 10% dans le dispositif précédent, sans différenciation en fonction des récipiendaires. La France a plaidé et obtenu que soit inséré un volet « sauvegarde » dans la réforme en matière de soutenabilité de la dette des pays récipiendaires : outre les seuils minimum de concessionnalité, il est désormais inscrit explicitement dans les règles du CAD que les prêts octroyés par les bailleurs doivent respecter les règles du FMI et/ou de la Banque mondiale en matière d’endettement. En conséquence, les services de l’OCDE pourront refuser de compter un prêt qui ne respecterait pas ces critères. En cette année 2015, cruciale pour le développement durable, le financement du développement change et s’adapte à de nouveaux enjeux. Le PAAA en est l’illustration. Il entérine une vision modernisée et multi-acteurs du financement du développement, fondée sur des principes de durabilité et d’universalité. Il accorde une attention particulière aux pays les plus vulnérables, dont les pays les moins avancés. Cette nouvelle vision repose sur la mobilisation accrue des ressources domestiques, sur le déploiement d’instruments et d’outils financiers publics et privés adaptés, permettant des effets catalytiques. Il met aussi l’accent sur le rôle des sciences, des technologies et de l’innovation pour l’atteinte des objectifs de développement durable,  sur les financements innovants, dont les taxes sur le carbone. Il appelle en outre à un partenariat global et multi-acteurs pour le développement durable dépassant les clivages nord/sud. Le PAAA est partie intégrale du nouvel agenda 2030 du développement durable qui sera adopté par les chefs d’Etat le 27 septembre 2015 lors du sommet spécial sur le développement durable,  à New York. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>81150</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8095</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Pierre Decool</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargée du développement et de la francophonie</ministreQuestion><ministreJO>Développement et francophonie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[politique extérieure
	            (aide au développement — répartition — pays les moins avancés — orientations)
	            81150. — 9 juin 2015. — M. Jean-Pierre Decool appelle l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargée du développement et de la francophonie sur l’aide de la France vers les pays les moins avancés (PMA). Au niveau mondial, la part de l’APD allouée aux pays les moins avancés diminue depuis 2010, alors que l’APD consacrée aux pays à revenu intermédiaire supérieur a augmenté. En 2014, seulement 30 % de l’APD mondiale allait vers les pays les plus pauvres ; la France allouait encore moins, seulement 25 %, à ce groupe de pays. Lors de la conférence sur le financement du développement, qui aura lieu à Addis-Abeba du 13 au 16 juillet 2015, la France devrait soutenir l’objectif d’allouer au moins 50 % de l’APD globale aux pays les moins avancés. Il lui demande donc de bien vouloir lui préciser si la France soutient l’objectif d’allouer 50 % de l’APD aux PMA et, le cas échéant, quelles sont les mesures envisagées en vue de faire adopter cet engagement au plan international et de le traduire dans les politiques et le budget français.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8095</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’aide publique au développement (APD), traduction de la solidarité des Etats, reste le pivot de l’action publique française en matière d’aide au développement. La France souscrit à l’analyse selon laquelle elle est essentielle, en particulier pour les pays les moins avancés (PMA). L’APD atteint dans certains pays jusqu’à 70 % des apports de financement extérieurs et 43% des recettes budgétaires (notamment ceux en situation de conflit ou de fragilité). C’est pourquoi la France a plaidé, avec l’Union européenne (UE),  pour que la spécificité de leur situation en regard de l’APD soit reconnue dans le programme d’action d’Addis-Abeba (PAAA), adopté le 15 juillet 2015. Ce dernier réaffirme la nécessité de leur allouer la part la plus concessionnelle de l’aide publique au développement, dans la mesure où ils ont besoin d’un soutien mondial renforcé pour surmonter les défis structurels auxquels ils sont confrontés, en vue de la mise en œuvre de l’agenda 2030 de développement durable et des objectifs de développement durable (ODD). Cela, d’autant plus qu’ils éprouvent des difficultés à mobiliser d’autres ressources financières. La France se réjouit que les engagements européens en matière d’aide publique au développement soient repris dans le PAAA (avec l’objectif collectif de 0,7% dans le cadre temporel de l’agenda 2030 et celui de 0,15 à 0,20% pour les PMA). La France porte également une vision élargie du financement du développement durable. La réponse à l’ensemble des enjeux de la coopération internationale nécessite la mobilisation de volumes de financements qui vont au-delà de la seule aide publique au développement traditionnelle. En 2014, l’activité du groupe Agence française de développement (AFD) dans les PMA, qui comprend les outils les plus concessionnels et l’ensemble des flux contribuant au développement, s’est établie à 1,5 milliard d’euros (724 millions d’euros en 2010), soit le plus haut niveau jamais atteint par le groupe AFD dans ces pays. En 2014, les secteurs des infrastructures, du développement urbain, de l’eau et l’assainissement concentrent 52% des autorisations de financement dudit groupe dans les PMA. Au sein du comité d’aide au développement (CAD) de l’OCDE,  la France a la particularité de prêter directement à des collectivités locales dans les pays les moins avancés. A titre d’exemple, un prêt de 10 millions d’euros (2008-2014) a été octroyé à la ville de Dakar (Sénégal) pour l’amélioration durable de l’éclairage public, bénéficiant à 70% des habitants de la capitale sénégalaise. Au niveau multilatéral, la France défend la concentration des moyens en faveur des pays les plus vulnérables, ainsi qu’une réforme des modalités d’intervention, au travers d’une meilleure coordination entre banques multilatérales et de procédures plus flexibles. La France est ainsi l’un des contributeurs les plus importants aux mécanismes d’aide multilatérale à destination des pays les moins avancés. Elle est le deuxième contributeur au 11ème fonds européen de développement (FED), qui est l’instrument principal de l’APD européenne en direction des pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP), avec 5,4 milliards d’euros sur 7 ans (17,81% du total du 11ème FED). En 2014, la contribution de la France s’est élevée à 640 millions d’euros. Les 16 pays pauvres prioritaires de l’APD française concentrent 19% des ressources du FED. La France est également le cinquième contributeur à l’association internationale de développement (AID),  guichet concessionnel du groupe Banque mondiale. Sous l’impulsion de la France,  la réforme du comité d’aide au développement de décembre 2014 prévoit, à partir de 2018, une révision des critères d’éligibilité pour que des prêts puissent être comptabilisés en aide publique au développement. Ainsi, pour qu’un prêt soit comptabilisé en APD, le taux d’actualisation et le seuil d’élément-don minimum à respecter sont différenciés en fonction de la catégorie de pays bénéficiaires. A titre d’exemple, pour qu’un prêt octroyé à un PMA – ou à un autre pays à faible revenu – soit éligible à l’APD, il devra comporter un élément-don minimum de 45%, contre 15% pour les pays à revenu intermédiaire tranche inférieure (PRITI) et 10% pour les pays à revenu intermédiaire tranche supérieure (PRITS),  calculé en utilisant un taux d’actualisation de 9% (contre 7% pour les PRITI et 6% pour les PRITS). En comparaison, le seuil d’élément-don minimum à respecter était de 25% et le taux d’actualisation de 10% dans le dispositif précédent, sans différenciation en fonction des récipiendaires. La France a plaidé et obtenu que soit inséré un volet « sauvegarde » dans la réforme en matière de soutenabilité de la dette des pays récipiendaires : outre les seuils minimum de concessionnalité, il est désormais inscrit explicitement dans les règles du CAD que les prêts octroyés par les bailleurs doivent respecter les règles du FMI et/ou de la Banque mondiale en matière d’endettement. En conséquence, les services de l’OCDE pourront refuser de compter un prêt qui ne respecterait pas ces critères. En cette année 2015, cruciale pour le développement durable, le financement du développement change et s’adapte à de nouveaux enjeux. Le PAAA en est l’illustration. Il entérine une vision modernisée et multi-acteurs du financement du développement, fondée sur des principes de durabilité et d’universalité. Il accorde une attention particulière aux pays les plus vulnérables, dont les pays les moins avancés. Cette nouvelle vision repose sur la mobilisation accrue des ressources domestiques, sur le déploiement d’instruments et d’outils financiers publics et privés adaptés, permettant des effets catalytiques. Il met aussi l’accent sur le rôle des sciences, des technologies et de l’innovation pour l’atteinte des objectifs de développement durable,  sur les financements innovants, dont les taxes sur le carbone. Il appelle en outre à un partenariat global et multi-acteurs pour le développement durable dépassant les clivages nord/sud. Le PAAA est partie intégrale du nouvel agenda 2030 du développement durable qui sera adopté par les chefs d’Etat le 27 septembre 2015 lors du sommet spécial sur le développement durable,  à New York.  ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>81532</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8096</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Danielle Auroi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargée du développement et de la francophonie</ministreQuestion><ministreJO>Développement et francophonie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[politique extérieure
	            (aide au développement — répartition — pays les moins avancés — orientations)
	            81532. — 16 juin 2015. — Mme Danielle Auroi attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargée du développement et de la francophonie sur l’engagement de la France en faveur de l’aide au développement et plus particulièrement sur l’aide de la France vers les pays les moins avancés (PMA). La conférence sur le financement du développement, qui aura lieu à Addis-Abeba du 13 au 16 juillet 2015, sera l’opportunité de réaffirmer des engagements ambitieux en faveur du développement en réaffirmant notamment l’engagement de la France d’allouer 0,7 % de sa richesse nationale à l’APD. Au niveau mondial, la part de l’aide publique au développement (APD) allouée aux pays les moins avancés diminue quant à elle depuis 2010 alors que l’APD consacrée aux pays à revenu intermédiaire supérieur a augmenté. En 2014, seulement 30 % de l’APD mondiale allait vers les pays les plus pauvres ; la France allouait encore moins, seulement 25 %, à ce groupe de pays. Aussi elle lui demande de bien vouloir considérer de soutenir l’objectif d’allouer 50 % de l’APD aux PMA et, le cas échéant, quelles sont les mesures envisagées en vue de faire adopter cet engagement au plan international et de le traduire dans les politiques et le budget français.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8096</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’aide publique au développement (APD), traduction de la solidarité des Etats, reste le pivot de l’action publique française en matière d’aide au développement. La France souscrit à l’analyse selon laquelle elle est essentielle, en particulier pour les pays les moins avancés (PMA). L’APD atteint dans certains pays jusqu’à 70 % des apports de financement extérieurs et 43% des recettes budgétaires (notamment ceux en situation de conflit ou de fragilité). C’est pourquoi la France a plaidé, avec l’Union européenne (UE),  pour que la spécificité de leur situation en regard de l’APD soit reconnue dans le programme d’action d’Addis-Abeba (PAAA), adopté le 15 juillet 2015. Ce dernier réaffirme la nécessité de leur allouer la part la plus concessionnelle de l’aide publique au développement, dans la mesure où ils ont besoin d’un soutien mondial renforcé pour surmonter les défis structurels auxquels ils sont confrontés, en vue de la mise en œuvre de l’agenda 2030 de développement durable et des objectifs de développement durable (ODD). Cela, d’autant plus qu’ils éprouvent des difficultés à mobiliser d’autres ressources financières. La France se réjouit que les engagements européens en matière d’aide publique au développement soient repris dans le PAAA (avec l’objectif collectif de 0,7% dans le cadre temporel de l’agenda 2030 et celui de 0,15 à 0,20% pour les PMA). La France porte également une vision élargie du financement du développement durable. La réponse à l’ensemble des enjeux de la coopération internationale nécessite la mobilisation de volumes de financements qui vont au-delà de la seule aide publique au développement traditionnelle. En 2014, l’activité du groupe Agence française de développement (AFD) dans les PMA, qui comprend les outils les plus concessionnels et l’ensemble des flux contribuant au développement, s’est établie à 1,5 milliard d’euros (724 millions d’euros en 2010), soit le plus haut niveau jamais atteint par le groupe AFD dans ces pays. En 2014, les secteurs des infrastructures, du développement urbain, de l’eau et l’assainissement concentrent 52% des autorisations de financement dudit groupe dans les PMA. Au sein du comité d’aide au développement (CAD) de l’OCDE,  la France a la particularité de prêter directement à des collectivités locales dans les pays les moins avancés. A titre d’exemple, un prêt de 10 millions d’euros (2008-2014) a été octroyé à la ville de Dakar (Sénégal) pour l’amélioration durable de l’éclairage public, bénéficiant à 70% des habitants de la capitale sénégalaise. Au niveau multilatéral, la France défend la concentration des moyens en faveur des pays les plus vulnérables, ainsi qu’une réforme des modalités d’intervention, au travers d’une meilleure coordination entre banques multilatérales et de procédures plus flexibles. La France est ainsi l’un des contributeurs les plus importants aux mécanismes d’aide multilatérale à destination des pays les moins avancés. Elle est le deuxième contributeur au 11ème fonds européen de développement (FED), qui est l’instrument principal de l’APD européenne en direction des pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP), avec 5,4 milliards d’euros sur 7 ans (17,81% du total du 11ème FED). En 2014, la contribution de la France s’est élevée à 640 millions d’euros. Les 16 pays pauvres prioritaires de l’APD française concentrent 19% des ressources du FED. La France est également le cinquième contributeur à l’association internationale de développement (AID),  guichet concessionnel du groupe Banque mondiale. Sous l’impulsion de la France,  la réforme du comité d’aide au développement de décembre 2014 prévoit, à partir de 2018, une révision des critères d’éligibilité pour que des prêts puissent être comptabilisés en aide publique au développement. Ainsi, pour qu’un prêt soit comptabilisé en APD, le taux d’actualisation et le seuil d’élément-don minimum à respecter sont différenciés en fonction de la catégorie de pays bénéficiaires. A titre d’exemple, pour qu’un prêt octroyé à un PMA – ou à un autre pays à faible revenu – soit éligible à l’APD, il devra comporter un élément-don minimum de 45%, contre 15% pour les pays à revenu intermédiaire tranche inférieure (PRITI) et 10% pour les pays à revenu intermédiaire tranche supérieure (PRITS),  calculé en utilisant un taux d’actualisation de 9% (contre 7% pour les PRITI et 6% pour les PRITS). En comparaison, le seuil d’élément-don minimum à respecter était de 25% et le taux d’actualisation de 10% dans le dispositif précédent, sans différenciation en fonction des récipiendaires. La France a plaidé et obtenu que soit inséré un volet « sauvegarde » dans la réforme en matière de soutenabilité de la dette des pays récipiendaires : outre les seuils minimum de concessionnalité, il est désormais inscrit explicitement dans les règles du CAD que les prêts octroyés par les bailleurs doivent respecter les règles du FMI et/ou de la Banque mondiale en matière d’endettement. En conséquence, les services de l’OCDE pourront refuser de compter un prêt qui ne respecterait pas ces critères. En cette année 2015, cruciale pour le développement durable, le financement du développement change et s’adapte à de nouveaux enjeux. Le PAAA en est l’illustration. Il entérine une vision modernisée et multi-acteurs du financement du développement, fondée sur des principes de durabilité et d’universalité. Il accorde une attention particulière aux pays les plus vulnérables, dont les pays les moins avancés. Cette nouvelle vision repose sur la mobilisation accrue des ressources domestiques, sur le déploiement d’instruments et d’outils financiers publics et privés adaptés, permettant des effets catalytiques. Il met aussi l’accent sur le rôle des sciences, des technologies et de l’innovation pour l’atteinte des objectifs de développement durable,  sur les financements innovants, dont les taxes sur le carbone. Il appelle en outre à un partenariat global et multi-acteurs pour le développement durable dépassant les clivages nord/sud. Le PAAA est partie intégrale du nouvel agenda 2030 du développement durable qui sera adopté par les chefs d’Etat le 27 septembre 2015 lors du sommet spécial sur le développement durable,  à New York.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>86519</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8098</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gérald Darmanin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargée du développement et de la francophonie</ministreQuestion><ministreJO>Développement et francophonie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[ministères et secrétariats d’État
	            (développement — déplacement — bilan)
	            86519. — 4 août 2015. — M. Gérald Darmanin interroge Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargée du développement et de la francophonie sur son déplacement à New-York à l’occasion du débat au Conseil de sécurité des Nations unies sur la sécurité et la paix des petites îles en développement, les 30 et 31 juillet 2015. Il souhaiterait connaître le contenu des débats aux Nations unies, la liste des personnes l’accompagnant ainsi que celle des personnes qu’elle a rencontrées. Il lui demande également de bien vouloir lui faire part des conclusions de cette visite.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8098</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En raison des contraintes de son agenda, la secrétaire d’Etat chargée du développement et de la francophonie a dû annuler son projet de déplacement à New York, les 30 et 31 juillet 2015, où avait lieu, au Conseil de sécurité des Nations unies, un débat sur la sécurité et la paix des petites îles en développement.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>86526</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8098</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gérald Darmanin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargée du développement et de la francophonie</ministreQuestion><ministreJO>Développement et francophonie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[ministères et secrétariats d’État
	            (francophonie — déplacement — bilan)
	            86526. — 4 août 2015. — M. Gérald Darmanin interroge Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre des affaires étrangères et du développement international, chargée du développement et de la francophonie sur son déplacement à Addis Abeba pour la conférence des Nations unies sur le financement du développement durable, les 13, 14, 15 et 16 juillet 2015. Il souhaiterait connaître la liste des personnes l’accompagnant ainsi que celle des personnes qu’elle a rencontrées à l’occasion de cette visite. Il lui demande également de l’informer sur les conclusions de cette conférence.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8098</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La troisième conférence internationale sur le financement du développement, qui s’est tenue à Addis-Abeba (Ethiopie) du 13 au 16 juillet 2015, était ouverte aux 193 Etats membres de l’Organisation des Nations unies (ONU),  au secteur privé, à la société civile mondiale, aux principaux acteurs participant au financement du développement durable, à savoir les organisations internationales, fondations, centres de recherche, laboratoires d’idées, etc. Mme Annick Girardin, secrétaire d’Etat chargée du développement et de la francophonie, dirigeait la délégation française composée : - des parlementaires Danielle Auroi, Christophe Bouillon, François Loncle, Dominique Potier, Jean-Marie Tétart (députés) et Ronan Dantec (sénateur) ; - des représentants d’entreprises, Jean-Louis Bancel (Crédit coopératif) et Cécilia Gatta Beuvin (Nutriset) ; - de représentants de la société civile, Philippe Jahshan (Coordination Sud), Alix Mazounie (RAC-F), Lucie Watrinet (CCFD), Christian Reboul (OXFAM), Grégoire Niaudet (Secours catholique), Khady Sakho Niang (FORIM). L’ouverture de la délégation à des parlementaires et des représentants de la société civile est l’illustration d’un partenariat porté par l’ensemble des acteurs. Les parlementaires sont intervenus lors des tables rondes consacrées tant à la cohérence des politiques et à la mise en place à tous les niveaux d’un environnement propice au développement durable qu’au partenariat global en lien avec les trois dimensions du développement durable. La France a fait entendre sa voix lors d’une trentaine d’interventions publiques, dans le cadre de dialogues et forums, dont une dizaine d’interventions de la secrétaire d’Etat et sa délégation. Mme Girardin est intervenue lors des sessions officielles de la conférence (plénière,  table ronde). Elle a tenu des entretiens bilatéraux avec le ministre des finances des Maldives, le président malgache,  le ministre des affaires étrangères de Norvège, le vice-ministre des affaires étrangères du Japon, le ministre des affaires étrangères éthiopien, le président du Sénégal, le ministre allemand de la coopération économique et du développement,  le secrétaire exécutif de la commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA),  le directeur exécutif du Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP). La secrétaire d’Etat a pris part à une conférence de presse ainsi qu’à des réunions de coordination européenne. Elle a aussi participé à une concertation des pays francophones organisée par l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) et soutenu, par sa présence, le lancement de "l’initiative fiscale d’Addis" en faveur du développement durable. La secrétaire d’Etat a porté la voix de la France, en particulier lors des forums suivants : "L’économie sociale et solidaire comme moyen de mise en œuvre des objectifs du développement durable" ; "Une nouvelle infrastructure financière pour le financement du développement local" ; "La résilience au changement climatique dans les stratégies de développement" ; "Les financements innovants et l’agenda post-2015". La secrétaire d’Etat est intervenue lors de la réception du 14 juillet organisée à l’ambassade de France à Addis-Abeba. Outre l’interaction avec la communauté française,  cet évènement a été l’occasion de contacts avec les autorités éthiopiennes. La France considère cette conférence comme une étape cruciale. Le "programme d’action d’Addis-Abeba"(PAAA) constitue un accord équilibré - qui fait progresser dans l’application du principe"zéro carbone, zéro pauvreté" que la France défend -, préalable, et condition essentielle à l’adoption de l’agenda 2030 du développement durable au sommet de New York, fin septembre 2015. Le succès de ces deux conférences, Addis-Abeba et New York, conditionne la réussite de la conférence de Paris sur le climat qui aura lieu en décembre 2015.  Treize années après la conférence de Monterrey, au Mexique, le PAAA prévoit les moyens nécessaires, financiers et non financiers, pour un développement durable, en prenant en compte, de manière intégrée, ses dimensions économique, sociale et environnementale.  Cet accord entérine une approche globale et modernisée du financement du développement durable, au-delà de la seule aide publique au développement (APD). Il prend en compte l’ensemble des sources de financements et des acteurs concernés (publics, privés, locaux et internationaux),  ce qui correspond à la vision française du financement du développement. Il envoie un signal clair sur l’importance du climat dans l’agenda du développement. L’appel à diminuer les subventions aux énergies fossiles est nettement plus ambitieux que dans le texte de la conférence de Rio+20. Il reprend le langage des objectifs de développement durable sur l’augmentation de l’investissement dans les énergies propres et sur le doublement de l’efficacité énergétique - initiative énergie durable pour tous (SE4ALL). Et, il encourage l’intégration du climat et du développement dans l’ensemble des politiques de développement et des politiques nationales et locales.  L’adoption du PAAA réitère l’importance de l’APD et les engagements en la matière (notamment au niveau européen avec l’objectif collectif de 0,7% dans le cadre temporel de l’agenda 2030 et celui de 0,15 à 0,20 % pour les PMA). Ce programme accorde une attention particulière à nos partenaires les plus vulnérables et dans le besoin, en particulier aux pays les moins avancés (PMA). Il donne une place centrale aux ressources domestiques, source de financement stable et pérenne pour le développement durable. Le PAAA, qui valorise le rôle des sciences, des technologies et de l’innovation dans le développement durable,  promeut le renforcement des capacités dans ces domaines. La France a joué un rôle déterminant aux côtés du Brésil dans la conception du projet de mécanisme de facilitation des technologies pour la réalisation des objectifs de développement durable (ODD). Le programme donne une place importante aux financements innovants et aux mécanismes de mixage à effet de levier, mentionnés dans plusieurs paragraphes de l’accord. Les travaux du groupe pilote sur les financements innovants, dont la France assure le secrétariat permanent, sont salués. Le document final reconnaît l’importance des entités locales, au plus proche des populations et de leurs besoins, dans le financement du développement durable et au premier plan de la mise en œuvre de l’agenda post-2015.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>52094</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8099</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrice Carvalho</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[énergie et carburants
	            (électricité et gaz — précarité énergétique — lutte et prévention)
	            52094. — 18 mars 2014. — M. Patrice Carvalho attire l’attention de M. le ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur le poids croissant de la facture énergétique dans le budget des familles. Selon un sondage publié dans le magazine « 60 millions de consommateurs », un tiers des Français a rencontré des difficultés, au cours de ces trois dernières années, à payer les factures de gaz, d’électricité ou de fioul. Un ménage dépense, en moyenne, en énergie, 3 204 euros par an contre 2 920 euros en 2010, soit une augmentation de 8,1 %. Pour se chauffer, il consacre, en moyenne, 1 087 euros par an (INSEE). Depuis 2005, le prix du gaz a progressé de 80 %. Et si une accalmie est annoncée, ce n’est pas le cas de l’électricité, qui a augmenté de 5 % en août 2013 et connaîtra une hausse similaire en août prochain, soit + 10 % en un an. Le fioul, pour sa part, est soumis aux fluctuations des prix du pétrole mais également à la perspective de l’augmentation des taxes, avec, d’ores et déjà, la TVA à 20 % et, à venir, la contribution climat énergie (CCE), qui pourrait renchérir son coût de 8 % en 2014 et monter en puissance jusqu’en 2016. Des enquêtes conduites auprès d’ERDF et GRDF montrent que pour la seule année 2012, il avait été réalisé 580 000 coupures d’électricité contre 500 000 en 2011. L’extension des tarifs sociaux à près de 4 millions de bénéficiaires et l’instauration d’une trêve hivernale mise en place en avril 2013 ont, dans ces conditions, été saluées. Mais le parapluie social va se refermer dès le 15 mars avec la fin de la trêve, au moment même où pourront reprendre les expulsions locatives. La fédération CGT de l’énergie estime que nous risquons d’atteindre un million de coupures en 2014. Cette situation est révélatrice de l’appauvrissement d’un nombre croissant de nos concitoyens soumis à la dérégulation du secteur de l’énergie et à la flambée des tarifs pratiqués. Il souhaite connaître les mesures qu’il entend prendre afin de se donner les moyens de reconquérir une maîtrise publique de l’énergie et de ses prix.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8099</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les prix de l’énergie obéissent à de nombreux déterminants. Ainsi, les prix des produits pétroliers et du gaz pour les consommateurs finals sont principalement influencés par les variations des cours internationaux, tandis que les prix de l’électricité, après une période de baisse au cours des années 1990 et au début des années 2000, ont été orientés à la hausse, dans un contexte de reprise des investissements, à la fois au niveau de la production (maintenance du parc, renouvelables) et des réseaux. Dans ce contexte, le Gouvernement s’est attaché à revoir la méthode de construction des tarifs réglementés de l’électricité et du gaz, afin de garantir la transparence pour les consommateurs, de renforcer l’incitation à la maîtrise des coûts, et de limiter les hausses. L’ouverture à la concurrence, qui est désormais une réalité sur l’ensemble des segments de clientèle, contribue également à inciter les opérateurs à maîtriser leurs coûts ; de fait, les fournisseurs alternatifs proposent aujourd’hui des offres compétitives, tant en électricité qu’en gaz, qui permettent aux consommateurs de faire des économies. Enfin, le Gouvernement entend intensifier sa lutte contre la précarité énergétique via la mise en place d’un chèque énergie prévu par la loi sur la transition énergétique pour la croissance verte, qui bénéficiera à l’ensemble des ménages modestes, quelle que soit leur énergie de chauffage. La mise en œuvre de la trêve hivernale est aussi une avancée importante, et le nombre de coupures est plutôt en recul en 2014 (497 000 coupures, réductions de puissance et résiliations à l’initiative du fournisseur pour l’électricité, et 126 000 pour le gaz, selon les chiffres du médiateur national de l’énergie). Pour aider les consommateurs à réduire leurs factures d’énergie, le Gouvernement encourage également les actions de maîtrise des consommations au travers d’un plan d’action ambitieux en faveur de la rénovation des bâtiments existants combinant soutiens financiers, accompagnement des particuliers, formation des professionnels et mesures réglementaires. Ainsi la loi sur la transition énergétique introduit un objectif de réduction de la consommation énergétique finale de 50 % en 2050, par rapport à la référence 2012, en visant un objectif intermédiaire de 20 % en 2030, ainsi que des dispositions visant à profiter de la réalisation de travaux importants (ravalement, toiture, extension…) pour améliorer significativement la performance énergétique de tous les bâtiments.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>55344</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8100</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Virginie Duby-Muller</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[énergie et carburants
	            (économies d’énergie — OPECST — rapport — propositions)
	            55344. — 13 mai 2014. — Mme Virginie Duby-Muller* attire l’attention de Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur l’avant-projet de stratégie nationale de transition écologique vers un développement durable (SNTEDD) 2014-2020 présenté le 20 mars 2014. Faisant suite à la publication par l’OPECST du rapport "Les nouvelles mobilités sereines et durables : concevoir des véhicules écologiques" et à la veille des débats sur la future loi de programmation sur la transition énergétique, cette stratégie intervient à un moment clef de la réorientation de notre société vers un nouveau modèle de développement durable. S’il apparaît nécessaire de définir les grandes orientations de cette transition, il convient de s’interroger quant aux déclinaisons législatives que va prendre ce texte sur les sujets de la mobilité durable, qui constituent sans nul doute un élément majeur de la transition écologique. Rappelant que les transports représentent 27 % des émissions de gaz à effet de serre, qu’ils contribuent activement au développement des énergies renouvelables, et peuvent être une source non négligeable d’économie d’énergie, il souhaite s’assurer que des dispositions seront effectivement prises en direction d’une mobilité plus durable. Conformément au rapport de l’OPECST et eu égard à la future loi de programmation sur la transition énergétique, cette orientation vers un modèle de mobilité durable doit se construire dans la mixité énergétique. De nombreuses recommandations ont été votées par les parlementaires de l’OPECST en ce sens le 15 janvier 2014. Il s’agit d’encourager les filières françaises et européennes des énergies alternatives en investissant dans la recherche et le déploiement de carburants alternatifs, en particulier sur l’électrique, le GPL, le GNV, l’hydrogène et les biocarburants. Il lui demande de préciser les intentions du Gouvernement en ce sens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>57418</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8100</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Lacroute</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[énergie et carburants
	            (économies d’énergie — OPECST — rapport — propositions)
	            57418. — 17 juin 2014. — Mme Valérie Lacroute* attire l’attention de Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur l’avant-projet de stratégie nationale de transition écologique vers un développement durable (SNTEDD) 2014-2020 présenté le 20 mars 2014. Faisant suite à la publication par l’OPECST du rapport "Les nouvelles mobilités sereines et durables : concevoir des véhicules écologiques" et à la veille des débats sur la future loi de programmation sur la transition énergétique, cette stratégie intervient à un moment clef de la réorientation de notre société vers un nouveau modèle de développement durable. Si il apparaît nécessaire de définir les grandes orientations de cette transition, il convient de s’interroger quant aux déclinaisons législatives que va prendre ce texte sur les sujets de la mobilité durable, qui constituent sans nul doute un élément majeur de la transition écologique. Rappelant que les transports représentent 27 % des émissions de gaz à effet de serre, qu’ils contribuent activement au développement des énergies renouvelables, et peuvent être une source non négligeable d’économie d’énergie, il souhaite s’assurer que des dispositions seront effectivement prises en direction d’une mobilité plus durable. Conformément au rapport de l’OPECST et eu égard à la future loi de programmation sur la transition énergétique, cette orientation vers un modèle de mobilité durable doit se construire dans la mixité énergétique. De nombreuses recommandations ont été votées par les parlementaires de l’OPECST en ce sens le 15 janvier 2014. Il s’agit d’encourager les filières françaises et européennes des énergies alternatives en investissant dans la recherche et le déploiement de carburants alternatifs, en particulier sur l’électrique, le GPL, le GNV, l’hydrogène et les biocarburants. Elle lui demande de préciser les intentions du Gouvernement en ce sens.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8100</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La loi no 2015-992 du 17 août 2015 sur la transition énergétique pour la croissance verte met en avant, en complément de plusieurs mesures visant à développer la mobilité durable, la notion de véhicules à faibles émissions, mentionnée dans plusieurs dispositions qui mobilisent différents leviers complémentaires de développement de ces véhicules : - obligation d’achat par l’État et ses établissements publics, les collectivités locales et leurs groupements, les entreprises nationales, les loueurs de véhicules et les exploitants de taxis, dans des proportions variables, lors du renouvellement de leur flotte ; - introduction de la possibilité de définir des conditions de stationnement et de circulation privilégiées (y compris dans les zones à circulation restreinte) ; - introduction d’une stratégie de développement et de déploiement des infrastructures correspondantes d’alimentation en carburant alternatif (gaz naturel, biogaz, etc.). L’objectif principal de ces mesures est de diminuer la pollution locale générée par les activités de transport, ainsi que les émissions de gaz à effet de serre, via l’augmentation de la part de véhicules à faibles émissions. Les véhicules à faibles émissions sont définis dans l’article 37 de la loi comme « les véhicules électriques, ou les véhicules de toutes motorisations et de toutes sources d’énergie produisant de faibles niveaux d’émissions de gaz à effet de serre et de polluants atmosphériques, fixés en référence à des critères définis par décret », donc sans a priori sur les technologies mais avec une exigence de performances. Il est prévu que le décret qui précisera la définition des véhicules à faibles émissions soit publié avant la fin de l’année 2015, après consultation des parties prenantes. Par ailleurs, le développement de l’offre en véhicules vertueux est soutenu par l’État au travers du programme d’investissements d’avenir qui a doté le programme « véhicule routier du futur » d’un budget de 750 M€. Au travers d’appels à manifestations d’intérêt gérés par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), ce programme permet le financement de projets innovants visant au développement de véhicules routiers faiblement émetteurs de CO2 et de solutions de mobilité décarbonée.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>55745</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8101</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Damien Abad</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des affaires sociales et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[handicapés
	            (politique à l’égard des handicapés — organismes publics — accessibilité — réglementation)
	            55745. — 20 mai 2014. — M. Damien Abad attire l’attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur les différentes obligations des organismes privés et publics concernant l’accessibilité des personnes handicapées. Dans l’article 9 de la convention de l’ONU pour les personnes handicapées, les États parties sont censés prendre des mesures appropriées pour élaborer et promulguer des normes nationales et des directives relatives à l’accessibilité des installations et services ouverts ou fournis au public. Ils doivent également contrôler l’application de ces normes et directives. On remarque que dans la norme conventionnelle, il existe une disparité entre les obligations des organismes publics et privés. Les organismes privés offrant des installations ou des services au public doivent prendre en compte tous les aspects de l’accessibilité par les personnes handicapées. En revanche, les organismes publics ne sont pas obligés d’offrir des installations adaptées à l’accessibilité pour les personnes handicapées. Il est tout de même surprenant de remarquer que le service public n’applique pas les mêmes règles, et que la réglementation soit moins contraignante pour ce dernier. De plus, en étudiant les textes français concernant l’accessibilité, on découvre que de nombreuses décisions prises par décrets ou arrêtés ne prennent pas en compte les besoins spécifiques indispensables. Enfin, élaborées sans concertation avec les intéressés, les installations ne sont pas nécessairement adaptées aux besoins des personnes handicapées. Aussi, il lui demande de bien vouloir préciser quelles sont les mesures que le Gouvernement envisage pour remédier à cette situation. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8101</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La loi no 2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées prévoit la mise en accessibilité des établissements recevant du public et des services publics de transport aux personnes handicapées ou à mobilité réduite, quelles que soient leurs difficultés. Par établissement recevant du public (ERP), il faut entendre tous les bâtiments, locaux et enceintes dans lesquels des personnes sont admises soit librement, soit moyennant une participation financière, sur invitation ou non. Sont ainsi concernés par l’obligation de mise en accessibilité les commerces, les hôtels, les restaurants, mais aussi les musées, les écoles, les installations sportives, les gendarmeries ou encore les mairies. Les prescriptions techniques d’accessibilité s’appliquent aux établissements recevant du public tant privés que publics. Ces derniers ont toutefois, en sus, une obligation de résultat : lorsqu’il leur est techniquement ou financièrement impossible de respecter l’une de ces normes techniques, les ERP remplissant une mission de service public doivent mettre en place une mesure de substitution afin de garantir aux usagers handicapés l’accès au service. Toutes ces prescriptions techniques ont été définies par voie d’arrêté après concertation avec les acteurs de l’accessibilité, notamment les associations représentatives de personnes déficientes auditives, visuelles et cognitives, et consultation du conseil national consultatif des personnes handicapées. La règlementation relative à l’accessibilité avait été modifiée en 2006 pour traduire opérationnellement l’ambition de la loi de 2005 : répondre aux besoins d’autonomie de toutes les personnes handicapées auditives, mentales, physiques ou visuelles. La confrontation entre les demandes sociétales et l’état de la technologie de l’époque avait permis d’introduire, dans la règlementation, divers éléments tels les boucles d’induction magnétique lorsque l’accueil est sonorisé, les revêtements de murs, de sol et de plafond qui doivent limiter la réverbération sonore, des marqueurs visuels appelés vitrophanie sur les parois vitrées, ou encore l’installation d’une signalétique qui se doit d’être lisible, visible et compréhensible par tout visiteur handicapé. Le Gouvernement a toutefois fait le constat que la règlementation actuellement en vigueur ne répond pas aux légitimes attentes des personnes handicapées visuelles, auditives et mentales. Lors du comité interministériel du handicap du 25 septembre 2013, le Gouvernement a annoncé l’ouverture d’un chantier de concertation d’ajustement de l’environnement normatif avec pour triple objectif, d’améliorer la prise en compte de tous les types de handicap, d’accélérer la mise en accessibilité et d’intégrer la notion de qualité d’usage des équipements. Ce chantier, placé sous la présidence de Madame Claire-Lise CAMPION, sénatrice de l’Essonne, a réuni très en amont du processus de production règlementaire, toutes les parties prenantes de l’accessibilité, notamment les associations de personnes handicapées, les ergothérapeutes, les architectes et les maîtres d’ouvrage publics et privés, pour identifier, dans le consensus, les solutions idoines. La loi no 2015-988 du 5 août 2015 ratifiant l’ordonnance du 26 septembre 2014 relative à la mise en accessibilité des établissements recevant du public, des transports publics, des bâtiments d’habitation et de la voirie pour les personnes handicapées et visant à favoriser l’accès au service civique pour les jeunes en situation de handicap, est le fruit de ce travail de concertation. Le dispositif des agendas d’accessibilité programmée (Ad’AP) mis en place pour poursuivre les objectifs de la loi de 2005 se déploie. Ainsi, 80 636 ERP se sont déclarés accessibles tandis que les autres ERP déposent, actuellement et jusqu’au 27 septembre 2015, un Ad’AP.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>57353</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8102</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Plisson</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[déchets, pollution et nuisances
	            (pneumatiques — recyclage — ADEME — soutiens à la filière)
	            57353. — 17 juin 2014. — M. Philippe Plisson attire l’attention de Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur les projets de soutien de l’ADEME dans la filière REP. La collecte et la valorisation des pneumatiques usagés sont organisées au plan national sous la forme d’une filière de responsabilités élargies des producteurs. Deux organismes (Aliapur et FRP) ont été mis en place par les producteurs dans le cadre de cette réglementation. Le traitement des pneus collectés en France se fait donc sous la responsabilité de ces deux organismes qui à eux deux totalisent 95 % des tonnages. Alors que l’ADEME ne devrait pas soutenir les projets de la filière REP, un soutien aurait été accordé à une grosse entreprise française. Si cette position se révèle exacte, cela violerait les articles 101 et 102 du traité de fonctionnement de l’Union européenne. Il lui demande ce qu’il en est sur cette rumeur de soutien.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8102</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[ L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) a soutenu en 2014 un projet de valorisation des pneumatiques usagés appelé "TREC"dans le cadre du programme"Économie circulaire" des investissements d’avenir. Ce projet dont le coordonnateur est un grand manufacturier français, a pour objet de développer au niveau mondial deux technologies innovantes et performantes de valorisation de pneumatiques usagés. Les aides, d’un montant de 13,3 millions d’euros, prennent la forme de subventions et d’avances remboursables dans le respect des règles européennes en matière de concurrence. Par ailleurs, l’ADEME n’a pas vocation à accompagner un projet de valorisation des produits qui s’inscrit dans le cadre d’une filière de responsabilité élargie des producteurs (ou filière REP) au titre de la gestion des déchets, en dehors des éventuels aspects d’innovation qu’un tel projet pourrait comporter et sous réserve du respect des règles d’éligibilité et des procédures de l’agence en matière d’aides. En effet, ce sont les éco-organismes qui ont la charge d’assurer le financement global du fonctionnement des filières REP.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>59237</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8103</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Isabelle Le Callennec</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[environnement
	            (santé — CESE — rapport — recommandations)
	            59237. — 8 juillet 2014. — Mme Isabelle Le Callennec attire l’attention de Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur les préconisations du rapport « L’adaptation de la France au changement climatique mondial » du Conseil économique, social et environnemental (CESE). Le CESE précise qu’en matière de santé l’adaptation devra être prise en compte dans le plan national santé-environnement ainsi que dans les stratégies nationales et régionales de santé et de recherche. Le secteur hospitalier et les réseaux médicaux devront être associés à l’élaboration des plans climat-énergie territoriaux. Elle lui demande si le Gouvernement entend répondre à cette préconisation.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8103</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’adaptation au changement climatique fait l’objet d’une attention importante des services de l’État qui se manifeste par la conduite du bilan final du Plan national d’adaptation au changement climatique 2011-2015 (PNACC). Ce bilan final, confié au Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD), vise à préparer le renforcement de la stratégie d’adaptation nationale conformément à la feuille de route ministérielle issue de la conférence environnementale 2014. Les contributions complémentaires, comme le rapport de Conseil économique social et environnemental (CESE) et du Comité de la prévention et de la précaution, seront également prises en compte dans le processus d’évaluation engagé. Le secteur de la santé, comme de nombreux autres, fait l’objet d’une fiche thématique dédiée du PNACC. La mise en œuvre de cette fiche thématique est assurée par la direction générale de la santé. Les préconisations du CESE spécifiques au secteur de la santé pourront être suivies lors de l’élaboration du prochain plan d’adaptation en fonction du périmètre territorial qui sera retenu pour le nouveau plan. Il conviendra en effet, de veiller à une articulation territoriale des différentes politiques publiques permettant une prise en compte des enjeux croisés de santé et d’adaptation de la manière la plus appropriée compte tenu de l’échelle considérée.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>59780</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8103</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Le Ray</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[sécurité publique
	            (inondations — prévention — rapport — propositions)
	            59780. — 8 juillet 2014. — M. Philippe Le Ray attire l’attention de Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur l’évaluation à mi-parcours du plan « submersions rapides ». Un rapport conjoint du conseil général de l’environnement et du développement durable, de l’inspection générale des finances, de l’inspection générale de l’administration et de l’inspection de la défense et de la sécurité civile préconise de sécuriser économiquement, afin de les pérenniser, les activités agricoles dans les champs d’expansion de crues. Il lui demande si le Gouvernement compte suivre cette recommandation.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8103</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Adopté par le Gouvernement suite aux catastrophes causées par la tempête Xynthia et les pluies stationnaires intenses sur l’arrondissement de Draguignan, le plan submersions rapides (PSR) rassemble un ensemble complet d’actions pour prévenir les inondations liées à des phénomènes à cinétique rapide. Dans le cadre de la mise en œuvre de la directive inondation, les ministres de l’écologie, de l’intérieur, de l’agriculture et du logement ont arrêté, le 7 octobre 2014, une stratégie nationale de gestion des risques d’inondation (SNGRI). Ce document a été rédigé dans le cadre de la commission mixte inondation (CMI), instance support de la gouvernance nationale en matière d’inondation. La SNGRI constitue ainsi le cadre général et cohérent dans lequel s’inscrivent l’ensemble des actions en matière de gestion des risques d’inondation. Dans le cadre du plan d’actions national de la SNGRI, un groupe de travail sur la prise en compte des activités agricoles et des espaces naturels dans les projets de gestion et de prévention des inondations a été mis en place et doit rendre ses recommandations d’ici fin 2015. Ce groupe est co-piloté par l’assemblée permanente des chambres d’agriculture et le ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, avec l’appui de la direction générale de la prévention des risques. Parmi les préconisations majeures en cours de finalisation par le groupe de travail figurent la concertation et la prise en compte des enjeux agricoles dès l’amont de l’engagement des réflexions sur le projet, puis tout au long de son déroulement. Les recommandations, qui feront l’objet d’un guide, ont notamment vocation à être intégrées dans l’évolution des outils de contractualisation de l’État dans le domaine de la prévention des inondations. Ce guide permettra notamment : - de préciser les conditions d’indemnisation possibles dans les zones de rétention temporaire des eaux telles que définies à l’article L. 211-12 du code de l’environnement, dès lors que des aménagements entraînant un transfert d’exposition aux inondations y ont été réalisés ; - d’apporter des éléments sur la réduction de la vulnérabilité des exploitations agricoles aux inondations, ainsi que sur les moyens techniques et organisationnels d’appui aux exploitations pour faciliter la poursuite de leur activité après une inondation. Ce guide n’a pas pour vocation d’étudier les conditions d’indemnisation des exploitants agricoles en cas d’inondation en zone d’expansion naturelle des crues, relevant du régime assurantiel et du fonds CatNat.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>59805</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8104</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Le Ray</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[sécurité publique
	            (inondations — prévention — rapport — propositions)
	            59805. — 8 juillet 2014. — M. Philippe Le Ray attire l’attention de Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur l’évaluation à mi-parcours du plan « submersions rapides ». Un rapport conjoint du conseil général de l’environnement et du développement durable, de l’inspection générale des finances, de l’inspection générale de l’administration et de l’inspection de la défense et de la sécurité civile préconise d’intégrer les actions du PSR dans les stratégies de gestion des risques d’inondation. Il lui demande si le Gouvernement compte suivre cette recommandation.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8104</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[ Adopté suite aux catastrophes causées par la tempête Xynthia et les pluies stationnaires intenses sur l’arrondissement de Draguignan, le plan submersions rapides (PSR), adopté par le Gouvernement pour la période 2011-2016, rassemble un ensemble complet d’actions pour prévenir les inondations liées à des phénomènes à cinétique rapide. Dans le cadre de la mise en œuvre de la directive inondation, les ministres de l’écologie, de l’intérieur, de l’agriculture et du logement ont arrêté, le 7 octobre 2014, une stratégie nationale de gestion des risques d’inondation (SNGRI). Ce document a été rédigé dans le cadre de la commission mixte inondation (CMI), instance support de la gouvernance nationale en matière d’inondation. La SNGRI constitue ainsi le cadre général et cohérent dans lequel s’inscrivent l’ensemble des actions en matière de gestion des risques d’inondation. L’évaluation à mi-parcours du PSR préconisait de mettre en œuvre résolument la directive inondation et de fondre le PSR dans la SNGRI. Le premier grand objectif de la stratégie nationale a repris le cadre dans lequel s’inscrit le PSR puisqu’il consiste à augmenter la sécurité des populations exposées. La SNGRI est également déclinée dans le cadre d’un plan d’actions national validé par la CMI en novembre 2014 qui identifie les grands chantiers prioritaires pour la gestion des inondations et reprend les actions du PSR de niveau national. L’article L. 566-8 du code de l’environnement dispose que les stratégies locales sont élaborées conjointement par les parties intéressées sur les territoires à risque important d’inondation (TRI), en conformité avec la stratégie nationale et en vue de concourir à sa réalisation.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>59809</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8104</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Le Ray</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[sécurité publique
	            (inondations — prévention — rapport — propositions)
	            59809. — 8 juillet 2014. — M. Philippe Le Ray attire l’attention de Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur l’évaluation à mi-parcours du plan « submersions rapides ». Un rapport conjoint du conseil général de l’environnement et du développement durable, de l’inspection générale des finances, de l’inspection générale de l’administration et de l’inspection de la défense et de la sécurité civile préconise de définir les priorités d’utilisation du fonds Barnier, au regard des enjeux à protéger. Il lui demande si le Gouvernement compte suivre cette recommandation.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8104</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[ Le fonds de prévention des risques naturels majeurs (FPRNM, dit fonds Barnier) est régi par des dispositions législatives du code de l’environnement et celles des lois de finances no 2003-1311 du 30 décembre 2003 modifiée et no 2005-1719 du 30 décembre 2015. Ces dispositions déterminent les conditions d’éligibilité des opérations de prévention des risques naturels incluses dans les programmes d’action de prévention des inondations. La stratégie nationale de gestion des risques d’inondation, approuvée par les ministres de l’écologie, de l’intérieur, de l’agriculture et du logement le 7 octobre 2014 a donné lieu à la mise en place d’un plan d’actions validé par la commission mixte inondation en novembre 2014 qui a conduit à mettre en place des groupes de travail relatifs à la priorisation des financements et à la prise en compte des enjeux agricoles. Les deux groupes de travail rendront leurs conclusions début 2016. C’est sur la base des conclusions et propositions de ces groupes de travail, qui associent l’ensemble des acteurs concernés, que de nouvelles conditions d’attribution des crédits du FPRNM pourront, le cas échéant, être fixées dans le cadre des dispositions législatives ou réglementaires relatives à ce fonds.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>59810</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8105</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Le Ray</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[sécurité publique
	            (inondations — prévention — rapport — propositions)
	            59810. — 8 juillet 2014. — M. Philippe Le Ray attire l’attention de Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur l’évaluation à mi-parcours du plan « submersions rapides ». Un rapport conjoint du conseil général de l’environnement et du développement durable, de l’inspection générale des finances, de l’inspection générale de l’administration et de l’inspection de la défense et de la sécurité civile préconise d’élargir ponctuellement les mesures éligibles, dès lors qu’elles pourraient être plus efficaces pour protéger les vies humaines. Il lui demande si le Gouvernement compte suivre cette recommandation.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8105</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[ Le fonds de prévention des risques naturels majeurs (FPRNM, dit fonds Barnier) est régi par des dispositions législatives du code de l’environnement et celles des lois de finances no 2003-1311 du 30 décembre 2003 modifiée et no 2005-1719 du 30 décembre 2015. Ces dispositions déterminent les conditions d’éligibilité des opérations de prévention des risques naturels incluses dans les programmes d’action de prévention des inondations. La stratégie nationale de gestion des risques d’inondation, approuvée par les ministres de l’écologie, de l’intérieur, de l’agriculture et du logement le 7 octobre 2014 a donné lieu à la mise en place d’un plan d’actions validé par la commission mixte inondation en novembre 2014 qui a conduit à mettre en place des groupes de travail relatifs à la priorisation des financements et à la prise en compte des enjeux agricoles. Les deux groupes de travail rendront leurs conclusions début 2016. C’est sur la base des conclusions et propositions de ces groupes de travail, qui associent l’ensemble des acteurs concernés, que de nouvelles conditions d’attribution des crédits du FPRNM pourront, le cas échéant, être fixées dans le cadre des dispositions législatives ou réglementaires relatives à ce fonds.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>60278</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8105</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jacques Kossowski</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[déchets, pollution et nuisances
	            (déchets électriques et déchets électroniques — collecte — organisation)
	            60278. — 15 juillet 2014. — M. Jacques Kossowski attire l’attention de Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur la collecte et le recyclage des pièces mécaniques, électriques ou électroniques de véhicules (voitures, motos, scooters). Avec le développement de sites Internet vendant des pièces neuves ou d’occasion en ligne, de nombreux particuliers effectuent désormais eux-mêmes les réparations ou l’entretien de leurs véhicules. Cependant se pose la question de la récupération des pièces usagées qui représentent un danger pour l’environnement. Ne conviendrait-il pas de mettre en place un dispositif de collecte spécifique à cet effet ? Pour soutenir la création d’une telle filière, une participation financière au traitement des déchets ne devrait-elle pas être demandée aux clients de ces sites comme cela existe déjà pour certains travaux effectués dans un garage professionnel ? Il la remercie de lui indiquer quelles mesures lui paraîtraient appropriées en la matière.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8105</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les particuliers, qui réparent leur véhicule personnel, peuvent produire à cette occasion des déchets pouvant présenter des similarités avec les déchets produits par les professionnels de la réparation de véhicules. Pour autant, ces déchets doivent être considérés comme étant des déchets ménagers dans la mesure ou ces réparations sont anecdotiques et ne s’inscrivent pas dans le cadre d’une activité professionnelle. Ces déchets doivent donc être collectés et traités par le service public de gestion des déchets des collectivités territoriales au titre de l’article L. 2224-13 du code général des collectivités territoriales. Cette collecte doit préférentiellement être réalisée par l’intermédiaire du réseau des déchetteries municipales ou de la collecte des encombrants afin que ces déchets, qui sont généralement valorisables, ne soient pas mélangés aux ordures ménagères résiduelles. Le traitement des véhicules hors d’usage (VHU) et de leurs pièces détachées est, quant à lui, assuré par les centres agréés VHU dans le cadre de la filière à responsabilité élargie aux producteurs (REP). Ces centres VHU sont l’unique point d’entrée pour traiter ces véhicules. Ils réalisent leur dépollution et valorise certaines pièces détachées avant de les transmettre à un broyeur agréé pour la fin du traitement. Plus d’un million de VHU est pris en charge par la filière, ce qui permet à la France de répondre aux objectifs de recyclage fixés par les directives européennes. Enfin, l’article 77 de la loi no 2015-992 du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte promeut l’utilisation des pièces de réutilisation (ou pièces issues de l’économie circulaire) puisque les garagistes devront proposer à leurs clients ce type de pièces à la place de pièces neuves. Cette disposition dont l’application sera précisée par un décret en Conseil d’État, placera les centres VHU agréés au coeur de ce nouveau dispositif. Elle facilitera l’accès des consommateurs à des pièces détachées moins chères que les pièces neuves, tout en leur offrant des garanties en termes de traçabilité et de qualité y compris de services (montage, démontage, réparation…), ce qui sera de nature à les inciter à faire réparer leurs véhicules par des professionnels.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>61712</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8106</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Rochebloine</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[déchets, pollution et nuisances
	            (déchets ménagers — emballages — consigne — mise en place)
	            61712. — 29 juillet 2014. — M. François Rochebloine* appelle l’attention de Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur l’importante pollution créée par la dissémination et l’abandon des canettes de bières et autres bouteilles dans la nature. Or, en l’absence de système de récupération du type consignes, les collectivités territoriales, les associations, et plus largement la bonne volonté des habitants, ce phénomène reste un véritable fléau. En effet, ces déchets constituent une véritable source de pollution, voire de danger lorsque les bouteilles en verre sont brisées. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui indiquer si le Gouvernement compte remettre en place le système de consigne, qui a déjà fait ses preuves dans le passé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>69046</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8106</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Rudy Salles</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[déchets, pollution et nuisances
	            (déchets ménagers — emballages consignés — développement)
	            69046. — 18 novembre 2014. — M. Rudy Salles* attire l’attention de Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur la pollution créée par les déchets dits sauvages (canettes de bières, bouteilles, etc.). Les collectivités sont confrontées à la gestion de ces déchets. Or, dans certains pays européens, les bouteilles en verre et les boîtes métalliques de boisson sont consignées afin d’inciter les usagers à ne pas les abandonner sur la voie publique. Nos voisins outre-Rhin appliquent ce dispositif avec un franc succès environnemental et fiscal. En effet ces déchets ayant une valeur marchande, les citoyens sont plus à même de les apporter au supermarché traitant la collecte, émettant en échange un bon d’une valeur marchande utilisable en magasin. Ce système responsabilise le citoyen et fait baisser le nombre d’ordures consignées jetées sur la voie publique. Les collectivités y gagnent en propreté mais aussi en gestion des ordures ménagères. Il souhaiterait donc connaître sa position sur ce sujet, et si elle entend étudier la possibilité de mettre en place un tel système en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>69047</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8106</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandrine Doucet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[déchets, pollution et nuisances
	            (déchets ménagers — emballages consignés — développement)
	            69047. — 18 novembre 2014. — Mme Sandrine Doucet* attire l’attention de Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur le développement de la pratique de vente par consignation. Alors que le projet de loi sur la transition énergétique interdit à partir du 1er janvier 2016 la mise à disposition de sacs plastiques à usage unique, de nombreux commerces vont plus loin et proposent aujourd’hui la vente de produit dans des contenants consignés, à l’image de l’épicerie « La Recharge » à Bordeaux, première épicerie de quartier à fonctionner sans emballage jetable. Souvent le fait de jeunes entrepreneurs, cette pratique s’inscrit pleinement dans le prolongement des mesures que Mme la ministre propose pour réduire l’impact sur l’environnement de nos modes de consommation. Par ailleurs la vente par consignation traduit également un mode de commercialisation soucieux de la qualité de la chaine de production et attentif à la relation entre le producteur, le commerçant et l’acheteur. Alors que nous rejetons environ 4,7 tonnes d’emballages ménagers par an, la consignation s’inscrit pleinement dans les opportunités permettant de réduire de façon durable et définitive l’impact environnemental de notre consommation. Ainsi elle souhaiterait savoir quelles mesures pourraient être envisagées pour soutenir et encourager le développement de cette pratique. Elle la remercie de sa réponse et la remercie de bien vouloir la tenir informée des suites données à ce dossier.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8106</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La « prévention des déchets » consiste à réduire la quantité ou la nocivité des déchets produits, en intervenant à la fois sur leur mode de production et de consommation. Elle présente un fort enjeu en permettant de réduire les impacts environnementaux et les coûts associés à la gestion des déchets, mais également les impacts environnementaux dus à l’extraction des ressources naturelles, à la production des biens et services, à leur distribution et à leur utilisation. La hiérarchie européenne et française des modes de gestion des déchets place la prévention au sommet des priorités des politiques de gestion des déchets. Le programme national de prévention des déchets 2014-2020 publié en août 2014, permet de donner corps à cette ambition et de se projeter dans l’avenir. Il s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de mettre en œuvre une transition vers le modèle d’économie circulaire, mis à l’honneur à l’occasion de la Conférence environnementale de septembre 2013. Parmi les treize axes du plan, l’axe « réemploi, réutilisation, réparation » prévoit le développement du système de l’emballage consigné, lorsqu’il est pertinent d’un point de vue environnemental. Le plan prévoit également d’inscrire dans les cahiers des charges des éco-organismes des filières à responsabilité élargie des producteurs, des missions visant notamment à étudier si et dans quels cas des systèmes de consigne peuvent être pertinents et, le cas échéant, donner aux éco-organismes des objectifs liés au développement de tels systèmes. Cette disposition a été récemment confirmée et inscrite dans le code de l’environnement par la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte et les travaux pour l’élaboration du nouveau cahier des charges de la filière des emballages ménagers, qui fixera les orientations et les objectifs à atteindre par les éco-organismes pour la gestion des déchets d’emballages ménagers pour la période de 2017 à 2022, qui ont récemment débuté, seront notamment l’occasion de mettre en œuvre ces nouvelles dispositions.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>63331</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8107</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jacques Cresta</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[sécurité publique
	            (inondations — prévention — fonds publics — attribution)
	            63331. — 26 août 2014. — M. Jacques Cresta attire l’attention de Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur la nouvelle stratégie de gestion des risques d’inondation. Si l’un des objectifs de la stratégie nationale est d’acculturer tout le territoire au risque, celle-ci va définir de nouveaux critères d’attribution du fonds « Barnier », qui finance les programmes d’action de prévention des inondations (PAPI). Il est apparu, lors de la commission mixte inondation, que le ministère ne souhaite plus mettre en priorité les enjeux économiques, notamment agricoles, dans ces programmes. Cela n’a pas manqué de susciter l’inquiétude des élus locaux qui craignent que cela ne renforce, à terme, le déséquilibre économique de leur territoire. Aussi lui demande-t-il de lui indiquer les hypothèses envisagées et retenues comme futurs critères d’attribution du fonds.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8107</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La ministre de l’écologie attache une grande importance à la prévention des risques d’inondation pour protéger les populations, l’environnement et les enjeux économiques, notamment agricoles, des territoires. Cette prévention nécessite des mesures concrètes mais aussi une prise de conscience et une participation citoyenne qu’il y a lieu d’encourager. Le Fonds de prévention des risques naturels majeurs (FPRNM) (dit fonds Barnier) est régi par des dispositions législatives du code de l’environnement et celles des lois de finances no 2003-1311 du 30 décembre 2003 modifiée et no 2005-1719 du 30 décembre 2015. Ces dispositions déterminent les conditions d’éligibilité des opérations de prévention des risques naturels incluses dans les programmes d’action de prévention des inondations. La stratégie nationale de gestion des risques d’inondation, approuvée par les ministres de l’écologie, de l’intérieur, de l’agriculture et du logement le 7 octobre 2014 a donné lieu à la mise en place d’un plan d’actions validé par la commission mixte inondation en novembre 2014 qui a conduit à mettre en place notamment un groupe de travail relatif à la prise en compte des enjeux agricoles. Il s’agit d’intégrer pleinement les enjeux agricoles dans la stratégie globale de prévention du risque inondation sur le territoire concerné. L’objectif du groupe de travail « Activités agricoles et espaces naturels » est notamment d’élaborer un mode de concertation opérationnel, en amont de la décision, en vue d’améliorer la prise en compte de la valeur des espaces agricoles et naturels dans les projets de transfert d’exposition aux inondations. C’est sur la base des conclusions et propositions de ce groupe de travail, qui associe l’ensemble des acteurs concernés, que de nouvelles conditions d’attribution des crédits du FPRNM pourront, le cas échéant, être fixées dans le cadre des dispositions législatives ou réglementaires relatives à ce fonds.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>65521</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8108</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François-Michel Lambert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[déchets, pollution et nuisances
	            (déchets électriques et déchets électroniques — ERP-SAS holding — cession — conséquences)
	            65521. — 7 octobre 2014. — M. François-Michel Lambert* appelle l’attention de Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur les conséquences de la cession fin juin par les actionnaires metteurs sur le marché d’équipements électriques et électroniques (EEE) de 99 % du capital social d’ ERP-SAS-holding à Topengi Deutschland GmbH, une société non représentative de producteurs-metteurs sur le marché d’EEE. Il convient de rappeler que les producteurs/metteurs sur le marché d’EEE ont l’obligation, dans le cadre du principe de la responsabilité élargie des producteurs (REP), de gérer par des systèmes individuels ou collectifs (éco-organismes) la fin de vie de leurs produits devenus déchets. Or cette cession a également pour effet la prise de contrôle par le nouvel actionnaire de la filiale ERP SASU France, éco-organisme DEEE agréé par les pouvoirs publics français. Il lui demande si, au-delà de leur présence au conseil d’administration d’ERP SASU-France, les producteurs d’EEE qui ne détiennent que 1 % (en nue-propriété) du capital social d’ERP SAS Holding, actionnaire unique de la filiale ERP SASU-France, peuvent statutairement assurer une réelle gouvernance de l’éco-organisme (choix du dirigeant, pouvoir de sanction à son encontre, interventions possibles sur les décisions de l’actionnaire unique, approbation préalable des projets de modifications statutaires…) et donc satisfaire aux dispositions de l’article L. 541-10 du code de l’environnement. Il souhaiterait également connaître sa position relativement aux impacts prévisibles de cette cession sur les différentes filières REP au niveau national.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>71693</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8108</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. André Chassaigne</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[déchets, pollution et nuisances
	            (recyclage — entreprise ERP — rachat — entreprise allemande — conséquences)
	            71693. — 23 décembre 2014. — M. André Chassaigne* attire l’attention de Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur le renouvellement de l’agrément d’ERP France, chargé du recyclage des produits électriques. Le 21 novembre dernier, la commission consultative d’agrément (CCA) sur les déchets électriques et électroniques (DEEE) a émis un avis consultatif défavorable au réagrément pour 5 ans de la société d’éco-organisme ERP France. Une décision doit ensuite être prise avant fin 2014 par les ministères de l’écologie, de l’intérieur et de l’industrie. Cet avis, dont la motivation n’a pas été rendue publique, semble reposer principalement sur les inquiétudes justifiées des élus locaux et des acteurs de la filière, suite au rachat en 2014 de ERP-SAS, maison mère de ERP France, par l’éco-organisme allemand Topengi et sa maison mère Landbell. Cette prise de contrôle d’une société privée étrangère pourrait en effet remettre en cause le but non lucratif de l’activité de recyclage des DEEE et permettre le reversement de dividendes à l’actionnaire allemand. Elle poserait également un problème de gouvernance, normalement assurée au conseil d’administration par les quatre « metteurs en marché » fondateurs d’ERP France, mais qui pourrait être effectivement remise en cause par l’actionnaire majoritaire. Il lui demande son avis sur les conséquences de cette prise de contrôle d’ERP France par un groupe étranger et si des engagements fermes et contraignants du nouvel actionnaire pourraient justifier l’attribution d’un nouvel d’agrément.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8108</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’attention de la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie (MEDDE) est attirée sur le renouvellement des agréments des éco-organismes de la filière des déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) ménagers et notamment la situation de l’éco-organisme ERP France suite au rachat par l’entreprise Landbell AG de la holding ERP-SAS. Certaines réserves sont émises quant à ce rachat ainsi que sur la réelle gouvernance de l’éco-organisme ERP France par les producteurs d’équipements électriques et électroniques. Les agréments des organismes agréés sur la filière des DEEE ménagers sont arrivés à échéance le 31 décembre 2014. Quatre éco-organismes ont été concernés : trois généralistes (ECO-SYSTEMES, ECOLOGIC et ERP France) et un dédié aux lampes (RECYLUM). Un nouveau cahier des charges s’imposant à tout éco-organisme sollicitant l’agrément au titre des articles R. 543-189 et R. 543-190 du code de l’environnement a été établi en concertation avec l’ensemble des parties prenantes concernées, en tenant compte des résultats de la dernière période d’agrément (en particulier la stagnation des taux de collecte depuis plusieurs années) et au regard de la directive 2012/19/UE et notamment des taux de collecte particulièrement ambitieux de cette directive conduisant à la nécessité de doubler d’ici 2019 les quantités de DEEE collectés en France. Les 4 éco-organismes de la filière ont demandé leur réagrément pour la période 2015-2020 sur la base de ce nouveau cahier des charges. Après instruction de leurs dossiers, il s’avère que plusieurs candidats ont présenté des dossiers convaincants qui montrent leur capacité à répondre aux exigences imposées dans le cahier des charges par les pouvoirs publics. En revanche, le dossier présenté par la société ERP France n’apparaissait pas suffisant, c’est pourquoi il ne lui a pas été délivré d’agrément pour la période 2015-2020 pour les DEEE ménagers. En référé, cette décision a été confirmée par le tribunal administratif de Paris.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>65554</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8108</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Rohfritsch</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[énergie et carburants
	            (économies d’énergie — OPECST — rapport — propositions)
	            65554. — 7 octobre 2014. — Mme Sophie Rohfritsch attire l’attention de Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur le rapport de l’Office parlementaire de l’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST), adopté à l’unanimité le 15 janvier 2014 par les députés et sénateurs de toutes tendances membres de l’OPESCT et qui lui a été remis le 13 mai 2014. Le rapport indique : « De manière générale, afin de promouvoir la mixité énergétique dans les transports, accorder les avantages consentis aux voitures électriques aux autres types de voitures écologiques, et notamment hybrides, et celles fonctionnant au GPL, au GNV, à l’hydrogène ou à l’air comprimé ». En ce sens, les parlementaires de l’OPECST préconisent de « simplifier les démarches de changement d’énergie pour les véhicules existants (électrification, transformation pour permettre un usage de gaz, d’éthanol…) ». Eu égard aux différences de prix entre le superéthanol E85 et l’essence, de nombreux kits éthanol sont vendus sur internet, sans que les véhicules ne repassent ensuite à la DRIRE pour être homologués, ce qui peut à terme poser de véritables problèmes de défaut d’assurance. À quelques semaines du vote du projet de loi sur la transition énergétique, elle lui demande de préciser les intentions du Gouvernement en ce sens.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8108</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[ L’homologation d’un véhicule nécessite le respect de domaines réglementés concernant notamment la sécurité et la protection de l’environnement. Pour toute modification technique réalisée sur un véhicule, il est nécessaire d’apporter la preuve de l’absence d’impact sur la conformité du véhicule si cette modification est mineure ou d’apporter les preuves de conformité du véhicule modifié si cette transformation est notable. L’article R. 321-16 du code de la route traite de ce sujet et l’arrêté ministériel du 19 juillet 1954 modifié relatif à la réception des véhicules automobiles définit à l’article 13 la notion de transformation notable. Le changement du type de carburant utilisé par le véhicule influe sur de nombreux domaines réglementés tels que la puissance du moteur, les émissions polluantes, les émissions sonores, le poids, les émissions de CO2 et la compatibilité électromagnétique (dans le cas de la pose d’un boîtier électronique). À ce titre, il s’agit de transformations notables. Conformément à l’article R. 321-16 du code de la route, le véhicule modifié doit faire l’objet d’une réception à titre isolé auprès des services locaux des DREAL/DEAL/DRIEE. Les justificatifs relatifs à la conformité des domaines réglementaires impactés ainsi que l’autorisation du constructeur à effectuer ce changement doivent être fournis à cette occasion. Compte tenu des impacts de sécurité et environnementaux évoqués, il n’est pas envisageable de déroger aux règles de réception actuelles ou de les assouplir pour les modifications de source d’énergie. Ces transformations doivent faire l’objet d’essais précis et complets afin notamment de s’assurer que les véhicules concernés respectent l’ensemble des réglementations applicables. Par ailleurs, les kits de carburation au superéthanol E85 à destination des véhicules usagés, dont le développement s’est effectué sans l’agrément des constructeurs et des pouvoirs publics, représentent une solution technique dont l’efficacité écologique doit être prouvée. En mars 2015, il a ainsi été demandé aux constructeurs de kits E85 d’effectuer plusieurs séries d’analyses sur un large panel de véhicules comprenant notamment des mesures de gaz à effet de serre et de différents polluants avant et après montage des kits. Les résultats de ces essais, lorsqu’ils seront connus, constitueront un élément de décision important pour envisager une procédure d’homologation des kits E85.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>66736</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8109</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Martial Saddier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[automobiles et cycles
	            (automobiles — recyclage — filière professionnelle — développement)
	            66736. — 21 octobre 2014. — M. Martial Saddier attire l’attention de Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur les difficultés rencontrées par la profession de centre de véhicule hors d’usage (VHU) agréé. Les centres VHU agréés font partie de ces « métiers verts » qui contribuent au recyclage et à la réutilisation d’un déchet qui est amené à concerner 40 millions d’automobilistes : le véhicule en fin de vie. Cependant le métier de centre VHU agréé n’est pas assez connu et demeure soumis à une réglementation rigoureuse. La profession est en outre fortement touchée par des chantiers illégaux : aujourd’hui presque un véhicule sur deux rentre dans la filière illégale. Cette concurrence déloyale évolue en dehors de toute réglementation et empêche le développement de la filière du recyclage automobile et de la pièce de réemploi alors que cette dernière représente une alternative de qualité complémentaire à la pièce neuve. Aussi il lui demande quelles mesures le Gouvernement envisage d’adopter pour que la profession de centre VHU agréé soit davantage reconnue.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8109</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[ La lutte contre les sites illégaux de tri et de traitement des déchets, ainsi que celle contre les différents trafics associés est une priorité d’action pour le Gouvernement. Il s’agit, en effet, d’un objectif majeur, tant pour des raisons environnementales qu’économiques, pour la mise en œuvre de la politique nationale de prévention et de gestion des déchets. Cet objectif a été réaffirmé par la loi no 2015-992 du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte, le VI de l’article 70 de cette loi indiquant que cette lutte est intensifiée. La filière des véhicules hors d’usage (VHU) a fait l’objet d’une action nationale de contrôle des centres soupçonnés d’illégaux dès l’année 2012. Cette action nationale a été organisée par une note inter-directionnelle du 12 novembre 2012 en associant les services de l’inspection des installations classées, de police et de gendarmerie. Elle a permis de porter le nombre de contrôle des centres VHU de 265 en 2012 à 480 en 2013 et à 461 en 2014 et s’est traduite par la constatation de 572 situations irrégulières, par 434 mises en demeure de régularisation, par l’évacuation de VHU dans 170 centres et par la fermeture de 55 sites illégaux. Pour 2015, une note du 9 avril 2015 signée entre les directeurs généraux de la police nationale, de la gendarmerie nationale, des Outre-mer et la directrice générale de la prévention des risques a prolongé et renforcé l’action nationale de 2012 sur les centres VHU avec comme objectifs d’assurer un suivi des procédures déjà engagées pour aboutir à la régularisation ou à la suppression des activités illégales et de programmer de nouvelles inspections (un objectif de contrôle de 400 installations est prévu en 2015). Par ailleurs, cette note généralise l’intégration des contrôles des centres VHU dans les comités opérationnels départementaux anti-fraude (CODAF) afin de tenir compte de tous les volets des irrégularités (au titre des installations classées pour la protection de l’environnement, de la réglementation des déchets, des législations sociales et fiscales…) lors des inspections. La systématisation de l’intégration des CODAF doit également permettre l’association des parquets pour la recherche de synergies entre les actions administrative et pénale. Cette action nationale dont un premier bilan est prévu à la fin de l’année 2015, a vocation à se poursuivre dans les prochaines années.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>66815</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8110</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Paul Bacquet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[eau
	            (assainissement — ouvrages non collectifs — réglementation)
	            66815. — 21 octobre 2014. — M. Jean-Paul Bacquet attire l’attention de Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur la question de l’infiltration des eaux usées traitées en sortie des dispositifs d’assainissement non collectif. Celles-ci doivent être traitées « dans les règles de l’art » par le sol en place, comme spécifié par l’arrêté du 7 septembre 2009 fixant les prescriptions techniques applicables aux installations d’assainissement non collectif recevant une charge brute de pollution organique intérieure ou égale à 1,2 kg/j de DBO5, et modifié par l’arrêté du 7 mars 2012. Cependant, in situ, dans le cadre des contrôles du service public d’assainissement non collectif, il n’existe aucun descriptif technique dans la réglementation pour justifier la conformité ou non du système de dispersion des eaux traitées par le sol en place. Il lui demande donc de bien vouloir lui préciser les préconisations, si elles existent, en termes de forme, de profondeur, de distances, de largeur, pour les dispositifs de dispersion de ces eaux usées traitées. Par ailleurs, l’article 13 de l’arrêté susmentionné stipule que le rejet des eaux traitées est interdit « dans une cavité naturelle ou artificielle profonde ». Il demande de bien vouloir préciser les critères permettant de définir avec précision ce terme. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8110</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’arrêté du 7 septembre 2009 modifié, fixant les prescriptions techniques applicables aux installations d’assainissement non collectif recevant une charge brute de pollution organique inférieure ou égale à 1,2 kg/j de DBO5 précise que : « Les eaux usées traitées sont évacuées, selon les règles de l’art, par le sol en place sous-jacent ou juxtaposé au traitement, au niveau de la parcelle de l’immeuble, afin d’assurer la permanence de l’infiltration, si sa perméabilité est comprise entre 10 et 500 mm/h. ». Il n’existe pas de prescriptions techniques réglementaires en termes de dimensionnement des dispositifs d’infiltration d’eaux usées traitées, mais un fascicule de documentation est actuellement en cours d’écriture sur ce sujet à l’Association française de normalisation (AFNOR). Pour le moment, lors de la conception de la filière, le dispositif doit simplement être dimensionné pour assurer la permanence de l’infiltration. Le service public d’assainissement non collectif (SPANC) doit s’assurer lors du contrôle de conception que le dimensionnement proposé permettra la permanence de l’infiltration et lors du contrôle de vérification des travaux que leur exécution est conforme au projet validé. En cas d’impossibilité d’évacuation par infiltration dans le sol ou par rejet vers le milieu hydraulique superficiel, les eaux usées traitées peuvent être évacuées par puits d’infiltration, sous certaines conditions précisées à l’article 13 de l’arrêté du 7 septembre 2009 précité. L’annexe 1 de l’arrêté du 7 septembre 2009 précité précise les caractéristiques techniques et conditions de mise en œuvre d’un puits d’infiltration. Toute cavité qui ne respecte pas ces caractéristiques techniques est considérée comme étant un puisard, puits perdu, puits désaffecté, cavité naturelle ou artificielle profonde. L’évacuation des eaux usées traitées par ces cavités est interdite par la réglementation.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>68523</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8110</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Loncle</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[automobiles et cycles
	            (réparation automobile — pièces de rechange — concurrence — développement)
	            68523. — 11 novembre 2014. — M. François Loncle interroge M. le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique sur le développement du marché de la pièce automobile de réemploi. Celle-ci est un composant provenant d’un véhicule hors d’usage et qui est réutilisé pour réparer ou entretenir une automobile. Il s’agit d’une pièce contrôlée par un personnel qualifié travaillant dans une entreprise de recyclage agréée. Cette activité concerne 1 700 centres en France, ce qui mobilise une main d’œuvre importante et constitue un secteur utile, tant sur le plan économique, social qu’environnemental. Cette filière fait partie des « métiers verts », en contribuant à la limitation de la masse des déchets. Elle appartient, en ce sens, à l’économie circulaire nationale, puisque les pièces de réemploi sont transformées en France. Mais cette profession rencontre des difficultés, en raison de la concurrence déloyale que pratiquent des chantiers illégaux qui concentrent près de la moitié des véhicules recyclés. C’est pourquoi M. François Loncle demande au ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique de lui préciser les mesures prises pour, à la fois, soutenir la filière agréée des pièces de réemploi et lutter contre les garages clandestins pratiquant frauduleusement cette activité. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8110</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La lutte contre les filières illégales de recyclage de déchets et les trafics associés est une priorité du Gouvernement. Le développement de ces filières est en effet dommageables, tant en termes environnementaux qu’économiques, et nuisent fortement à l’atteinte des objectifs de recyclages fixés au niveau européen ou national. C’est dans ce cadre que s’inscrit l’action de contrôle des centres véhicules hors d’usage (VHU) qui a été engagée dès 2012 et qui se poursuit depuis. Ces actions de contrôle figurent dans la feuille de route de la conférence environnementale et sont un axe majeur du plan stratégique de l’inspection des installations classées pour la période de 2014-2017. Ces contrôles ont été organisés par une note inter-directionnelle du 12 novembre 2012 en associant les services de l’inspection des installations classées, de police et de gendarmerie. Ils ont permis de porter le nombre de contrôle des centres VHU de 265 en 2012 à 480 en 2013 et à 461 en 2014 et se sont traduits par la constatation de 572 situations irrégulières, par 434 mises en demeure de régularisation, par l’évacuation de VHU dans 170 centres et par la fermeture de 55 sites illégaux. Pour 2015, une note du 9 avril 2015 signée entre les directeurs généraux de la police nationale, de la gendarmerie nationale, des Outre-mer et la directrice générale de la prévention des risques a prolongé et renforcé l’action nationale de 2012 sur les centres VHU avec comme objectifs d’assurer un suivi des procédures déjà engagées pour aboutir à la régularisation ou à la suppression des activités illégales et de programmer de nouvelles inspections (un objectif de contrôle de 400 installations est prévu en 2015). Cette note généralise également l’intégration des contrôles des centres VHU dans les comités opérationnels départementaux anti-fraude (CODAF) afin de tenir compte de tous les volets des irrégularités (au titre des installations classées pour la protection de l’environnement, de la réglementation des déchets, des législations sociales et fiscales…) lors des inspections. Par ailleurs, l’article 77 de la loi no 2015-992 du 17 août 2015 sur la transition énergétique pour la croissance verte prévoit que les garagistes devront proposer à leurs clients certaines catégories de pièces de rechange issues de l’économie circulaire à la place de pièces neuves. Cette disposition dont l’application sera précisée par un décret en Conseil d’État, placera les centres VHU agréés au coeur de ce nouveau dispositif.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>68616</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8111</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Warsmann</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des finances et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[énergie et carburants
	            (énergies renouvelables — biomasse — taxes — agriculture — perspectives)
	            68616. — 11 novembre 2014. — M. Jean-Luc Warsmann attire l’attention de M. le ministre des finances et des comptes publics sur quant au souhait de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs de voir exclus les produits issus de la biomasse (biogaz issu de la méthanisation et biocarburants) de la hausse des taux des taxes inférieures sur la consommation. Ces augmentations sont fixées en fonction des émissions de CO2 de chaque produit. En effet l’augmentation de la contribution climat énergie a pour objectif de donner un signal prix croissant sur le carbone afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Or le carbone contenu dans les produits et énergies issus de la biomasse provient de l’atmosphère. La réémission directe dans l’atmosphère de ce carbone n’augmente donc pas la concentration de CO2. Il serait donc nécessaire de distinguer les deux origines de carbone. Il lui demande sa position sur ce sujet. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8111</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Lors de sa création en 2014, la composante carbone introduite dans les taxes intérieures de consommation sur les énergies a été déterminée en prenant en compte l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre. L’article 1er de la loi no 2015-992 du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte prévoit un élargissement progressif de la part carbone, assise sur le contenu en carbone fossile, dans les taxes intérieures de consommation sur les énergies. Le principe retenu pour les prochaines modifications de la composante carbone est donc d’exclure les émissions de gaz à effet de serre d’origine biogénique.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>73999</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8111</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Jo Zimmermann</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[eau
	            (assainissement — assainissement collectif — réglementation)
	            73999. — 17 février 2015. — Mme Marie-Jo Zimmermann expose à M. le ministre de l’intérieur le cas d’une commune disposant d’un assainissement qui traite les effluents par des bassins de lagunage. L’un des bassins présente des fuites assez significatives. La collectivité a donc passé un marché public pour la réfection de ce bassin et la mise en place d’une étanchéité efficace. Mais ces travaux nécessiteront que le lagunage soit désaffecté pendant un délai assez long. Elle lui demande comment procéder pour éviter que pendant les travaux, la collectivité se trouve en infraction avec les dispositions de la loi sur l’eau. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8111</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La démarche engagée par la collectivité pour réhabiliter sa station de traitement des eaux usées et ainsi réduire la pollution rejetée dans le milieu récepteur contribuera à améliorer la qualité des milieux aquatiques. Il est donc souhaitable que les travaux sur le bassin de lagunage aient lieu dans les meilleurs délais. Toutefois, il appartient également au maître d’ouvrage d’appréhender les modalités de fonctionnement de la station de traitement des eaux usées durant la période des travaux, d’évaluer l’impact des rejets sur la qualité du milieu récepteur et de prendre les mesures nécessaires pour réduire le plus possible l’importance et les effets de ces rejets sur la qualité des milieux aquatiques. Ainsi, l’arrêté du 22 juin 2007 relatif à la collecte, au transport et au traitement des eaux usées des agglomérations d’assainissement prévoit, à l’article 4, que « l’exploitant informe le service chargé de la police de l’eau au minimum un mois à l’avance des périodes d’entretien et de réparations prévisibles des installations et de la nature des opérations susceptibles d’avoir un impact sur la qualité des eaux réceptrices et l’environnement. Il précise les caractéristiques des déversements (débit, charge) pendant cette période et les mesures prises pour en réduire l’importance et l’impact sur les eaux réceptrices. Le service chargé de la police de l’eau peut, si nécessaire, dans les 15 jours ouvrés suivant la réception de l’information, prescrire des mesures visant à en réduire les effets ou demander le report de ces opérations si ces effets sont jugés excessifs. ». Afin de faciliter le travail de l’exploitant et du service chargé de la police de l’eau, il est naturellement conseillé que cette prise de contact et ces échanges démarrent le plus en amont possible de cette période de fonctionnement en mode dégradé.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>74964</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8112</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jacques Cresta</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[eau
	            (tarifs — tarification sociale — mise en oeuvre)
	            74964. — 3 mars 2015. — M. Jacques Cresta attire l’attention de Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur la mise en place de la tarification sociale de l’eau. La loi no 2013-312 du 15 avril 2013 visant à préparer la transition vers un système énergétique sobre et portant diverses dispositions sur la tarification de l’eau et sur les éoliennes, dite « loi Brottes », prévoit la possibilité pour les collectivités territoriales et leurs groupements d’expérimenter un tel dispositif sur une période de cinq ans. Ils pourront ainsi tenir compte de la composition et des revenus des ménages dans la facturation de leur consommation et prendre en charge sur leur budget propre l’attribution d’une aide financière à destination des foyers en situation de précarité ou ayant des difficultés à s’acquitter de leur règlement. Les collectivités territoriales et leurs groupements compétents dans la gestion de l’eau pouvaient se porter volontaires auprès des services de l’État jusqu’au 31 décembre 2014. Après examen des différentes candidatures, un décret était censé intervenir courant janvier 2015, listant les collectivités retenues pour mener cette expérimentation. À ce jour, cette réglementation n’est cependant toujours pas parue au Journal Officiel, retardant la mise en œuvre de cette tarification sociale pourtant novatrice puisque les dispositifs existants n’ont pour le moment qu’une dimension curative et non préventive. De nombreuses collectivités ont fait part de leur volonté de s’inscrire dans cette expérimentation dès la promulgation de la « loi Brottes » et ont réservé des crédits à cet effet mais qui demeurent inutilisés dans l’attente de connaître la liste des collectivités retenues. Il semble pourtant important de mettre en œuvre rapidement ce dispositif qui permettra de répondre en amont aux difficultés rencontrées par de nombreux ménages et de garantir leur droit d’accès à l’eau potable, principe affirmé dans le code de l’environnement. Il lui demande ainsi le délai sous lequel le décret définissant la liste des collectivités autorisées à mener l’expérimentation de la tarification sociale de l’eau devrait intervenir. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8112</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le décret no 2015-416 du 14 avril 2015 fixe une première liste des collectivités territoriales et de leurs groupements retenus pour participer à l’expérimentation en vue de favoriser l’accès à l’eau et de mettre en œuvre une tarification sociale de l’eau. Cette première liste a été complétée par le décret no 2015-962 du 31 juillet 2015, qui porte à 50 la liste des collectivités autorisées à expérimenter. Ces collectivités ont à présent la possibilité, jusqu’en avril 2018, de mettre en place de nouvelles tarifications de l’eau et/ou de l’assainissement, ainsi que des systèmes d’aides au paiement de la facture d’eau afin de garantir un meilleur accès à tous à ces services, dérogeant à certaines dispositions de droit commun. Il convient de préciser qu’aucune sélection n’a été effectuée : toutes les collectivités dont le dossier reçu contient les éléments correspondant au cadre établi par la loi no 2013-312 du 15 avril 2013, et respecte les délais, ont été autorisées, par décret, à mener l’expérimentation pour une tarification sociale de l’eau.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>74991</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8112</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Hélène Fabre</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[énergie et carburants
	            (énergie éolienne — distance d’implantation minimale — perspectives)
	            74991. — 3 mars 2015. — Mme Marie-Hélène Fabre appelle l’attention de Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie au sujet de l’augmentation de la distance entre le lieu d’implantation d’une installation d’aérogénérateurs éoliens et des habitations. Elle lui rappelle que le Sénat a fixé à 1 000 mètres cette distance contre 500 mètres actuellement pour mieux protéger les riverains. Elle estime que dans des zones d’habitats dispersés, qui sont nombreuses en France, une telle disposition pourrait grever fortement le développement éolien. Elle réaffirme que cette distance de 1 000 mètres n’est basée sur aucune analyse sérieuse, notamment pour l’évaluation de l’impact sonore. Enfin elle estime difficilement conciliables de telles contraintes d’implantation avec l’objectif d’atteindre 32 % d’énergies renouvelables à l’horizon 2030, dans la consommation finale en France, avec un seuil intermédiaire de 23 % en 2020. C’est pourquoi elle souhaiterait connaître son sentiment et savoir si elle compte revenir sur ces dispositions.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8112</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le développement de l’énergie éolienne constitue un enjeu important pour la transition énergétique et la croissance verte et l’atteinte de l’objectif de 40 % d’électricité renouvelable à l’horizon 2030. Le Gouvernement est particulièrement attentif à ce que ce développement soit réalisé dans le respect des populations et de l’environnement. Toutefois son développement ne doit pas être arrêté par des règles d’implantation idéologiques. C’est pour cette raison que le Gouvernement a émis un avis défavorable à l’amendement introduit au Sénat pour augmenter la distance minimale entre éoliennes et habitations à 1 000 mètres mais a soutenu l’adoption de l’article 139 de la loi no 2015-992 sur la transition énergétique pour la croissance verte qui confirme que la délivrance de l’autorisation d’exploiter est subordonnée au respect d’une distance d’éloignement entre les installations et les constructions à usage d’habitation et que celle-ci est au minimum fixée à 500 mètres.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>75357</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8113</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Annie Genevard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[déchets, pollution et nuisances
	            (boues — épandage — réglementation)
	            75357. — 10 mars 2015. — Mme Annie Genevard* attire l’attention de Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur la question de l’épandage de boues de station d’épuration en zones boisées. Depuis trois années, à la demande de plusieurs collectivités rurales, grâce au soutien financier des Conseils généraux du Doubs, du Jura et de la Haute-Saône, du Conseil régional, de l’Ademe et de l’Agence de l’eau, une expérimentation de ce type a été réalisée en Franche-Comté. Cette expérimentation a reçu le soutien de l’INRA de Bordeaux qui, à travers un réseau national de sites expérimentaux coordonne et valide les actions expérimentales dans le domaine de l’épandage des boues des stations d’épuration en zones boisées. Le bilan de ces trois années semble pertinent et se trouve renforcé par l’enquête de la Chambre d’agriculture du Doubs et du Conseil général du département qui montrerait la nécessité de disposer d’une filière d’épandage alternative en zones boisées, sous couvert d’un cahier des charges techniques et précis. Aussi, les élus engagés dans cette action souhaitent que le décret no 97-1133 du 8 décembre 1997 relatif à l’épandage des boues puisse bénéficier de son arrêté fixant les prescriptions techniques applicables aux zones boisées comme celui fixant les conditions d’épandages en agriculture (arrêté du 8 janvier 1998). Elle attire donc son attention afin qu’elle réponde à ces collectivités.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>75847</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8113</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Alauzet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, agroalimentaire et forêt</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[déchets, pollution et nuisances
	            (boues — épandage — réglementation)
	            75847. — 17 mars 2015. — M. Éric Alauzet* attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement sur l’intérêt que soit rapidement publié l’arrêté validant le décret d’application no 97-1133 du 8 décembre 1997 relatif à l’épandage des boues de stations d’épuration. Cet arrêté doit fixer les prescriptions techniques applicables à l’épandage des boues de STEP dans les zones boisées, à l’instar de l’arrêté du 8 janvier 1998 fixant les conditions d’épandage de ces boues en agriculture. En effet, si la filière agricole d’épandage reste la voie usuelle pour l’épandage de boues de STEP (stations d’épurations et lagunes), elle tend à très nettement se fragiliser, voire à disparaître. La réglementation impose de disposer de filières alternatives. C’est la raison pour laquelle une expérimentation a été menée en Franche-Comté, associant des collectivités rurales (communes et syndicats d’assainissement), les Conseils généraux 25 - 39 - 70, le Conseil régional, l’Ademe et l’Agence de l’eau. Cette expérimentation pluriannuelle a montré toute la pertinence de la filière forestière pour l’épandage des boues : en effet, alors que l’épandage en zone agricole - donc de production alimentaire - est parfois contesté, l’étude a permis de montrer son innocuité et son intérêt sur les jeunes peuplements forestiers. Le développement de l’épandage en milieu forestier apparaît donc comme une alternative intéressante et élargit ainsi les possibilités de valorisation de cette matière organique. Il est donc urgent que l’arrêté validant le décret d’application soit publié. Il lui demande de lui indiquer sous quels délais il entend faire paraître l’arrêté fixant les prescriptions techniques applicables aux zones boisées pour l’épandage des boues de STEP, afin de généraliser rapidement cette filière alternative. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8113</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[ Les résultats de l’expérimentation de l’épandage de boues de stations de traitement des eaux usées en zones boisées réalisée en Franche-Comté sur 3 années ont été étudiés et exploités. Par ailleurs, le ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie est en attente des résultats de la mission du Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) sur les épandages sur terres agricoles pour les matières fertilisantes d’origine résiduaire. Une fois l’ensemble de ces éléments connus, sera élaboré le projet d’arrêté prévu par l’article R. 211-44 du code de l’environnement et définissant les prescriptions applicables à l’épandage de boues en zones boisées.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>76365</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8114</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Warsmann</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[énergie et carburants
	            (énergie éolienne — implantation d’éoliennes — réglementation)
	            76365. — 24 mars 2015. — M. Jean-Luc Warsmann attire l’attention de Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie quant à l’inquiétude qu’entraîne dans le secteur de l’énergie éolienne la disposition que contient le projet de loi sur la transition énergétique et la croissance verte visant à porter la distance minimale entre une éolienne et une habitation de 500 mètres à 1 000 mètres. Cette disposition instaure de facto une interdiction d’implantation dans plus de 85 % des zones favorables fixées par les schémas régionaux éoliens. Il lui demande sa position sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8114</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le développement de l’énergie éolienne constitue un enjeu important pour la transition énergétique et la croissance verte et l’atteinte de l’objectif de 40 % d’électricité renouvelable à l’horizon 2030. Le Gouvernement est particulièrement attentif à ce que ce développement soit réalisé dans le respect des populations et de l’environnement. Toutefois, son développement ne doit pas être arrêté par des règles d’implantation idéologiques. C’est pour cette raison que le Gouvernement a émis un avis défavorable à l’amendement introduit au Sénat pour augmenter la distance minimale entre éoliennes et habitations à 1 000 m mais soutenu l’adoption de l’article 139 de la loi sur la transition énergétique pour la croissance verte qui confirme que la délivrance de l’autorisation d’exploiter est subordonnée au respect d’une distance d’éloignement entre les installations et les constructions à usage d’habitation et que celle-ci est au minimum fixée à 500 mètres.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>76881</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8114</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Martine Carrillon-Couvreur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[automobiles et cycles
	            (pièces et équipements — pièces usagées — revente — sécurité)
	            76881. — 31 mars 2015. — Mme Martine Carrillon-Couvreur attire l’attention de Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur la question de la vente entre particuliers de pièces de réemploi et notamment des composants à déclenchement pyrotechnique (airbags). Les prescriptions applicables aux centres de véhicules hors d’usage ont été édictées par l’arrêté du 2 mai 2012. Cet arrêté précise notamment que les centres de véhicules hors d’usage assurent la dépollution, le démontage des véhicules hors d’usage (VHU), contrôlent l’état des composants destinés à être réutilisés, assurent leur traçabilité. Les centres de VHU ont une obligation de respect des règles spécifiques régissant la sécurité des pièces remises sur le marché. Plus spécifiquement, la vente à destination des particuliers des composants à déclenchement pyrotechnique est interdite. Or aujourd’hui, par l’intermédiaire de sites numériques et internet, de nombreux particuliers revendent des pièces automobiles, incluant les composants à déclenchement pyrotechnique, au mépris de ces réglementations, de la sécurité des personnes et de l’environnement. Elle la remercie de lui indiquer son sentiment sur cette question et quelles mesures seront prises pour répondre à cette problématique. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8114</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La revente de pièces détachées automobiles entre particuliers notamment via internet pose des questions, en particulier en termes de sécurité et de respect de l’environnement. Conscient des multiples enjeux que ce commerce revêt, le Gouvernement a engagé une réflexion afin d’assurer un développement sécurisé de ce type de pratiques qui est favorisé par les nouvelles technologies. Aujourd’hui, la revente de pièces détachées automobiles entre particuliers ne doit en effet pas être assimilée aux pièces détachées qui sont issues de la filière de recyclage automobile. Au sein de cette filière, organisée par la directive européenne no 2000/53/CE du 18 septembre 2000 relative aux véhicules hors d’usage (VHU) et, au plan national, par les dispositions des articles R. 543-156 et suivants du code de l’environnement, les VHU sont traités par une entreprise de démolition ou de broyage autorisée au titre de la réglementation sur les installations classées pour la protection de l’environnement et agréée pour leur traitement. Ainsi, les pièces automobiles démontées en vue de leur réemploi sont dûment contrôlées avant emmagasinage dans les magasins de pièces détachées d’occasion. Par ailleurs, l’article 77 de la loi du 17 août 2015 sur la transition énergétique pour la croissance verte prévoit que les garagistes devront proposer à leurs clients certaines catégories de pièces de rechange issues de l’économie circulaire à la place de pièces neuves. Cette disposition dont l’application sera précisée par un décret en Conseil d’État, placera les centres VHU agréés au coeur de ce nouveau dispositif. Outre son bénéfice environnemental, elle permettra de diminuer le coût de réparation automobile pour les consommateurs.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>80161</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8115</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Straumann</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des finances et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôts et taxes
	            (taxe d’aménagement — montant estimatif avant travaux — information)
	            80161. — 26 mai 2015. — M. Éric Straumann attire l’attention de M. le ministre des finances et des comptes publics sur la taxe d’aménagement. Un particulier effectuant une demande d’autorisation d’urbanisme n’est informé du montant de la taxe d’aménagement que plusieurs mois après avoir obtenu l’autorisation. Il n’aura, par conséquent, aucun moyen d’établir, même approximativement, ce que l’objet ayant motivé sa demande (un abri de jardin, par exemple) générera comme taxe. Aussi lui demande-t-il de prévoir qu’un montant estimatif puisse être indiqué lors de la délivrance de la déclaration préalable des travaux afin que le particulier puisse prendre cette décision en toute connaissance de cause. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8115</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[ En l’état actuel du droit, s’agissant de la taxe d’aménagement, l’exigibilité des taxes d’urbanisme résulte de la délivrance du permis de construire. La répartition des compétences entre les collectivités territoriales, compétentes pour délivrer le permis de construire, et l’État, compétent pour liquider les taxes, ne permet pas d’en mentionner la nature et le montant lors de la délivrance de ce dernier. Lorsqu’après la délivrance des autorisations, les services de l’État procèdent au calcul des impositions et à leur vérification, le bénéficiaire de l’autorisation est informé par lettre du montant des taxes à payer. Lorsque les collectivités territoriales sont compétentes pour délivrer les autorisations, l’article R. 331-10 du code de l’urbanisme dispose que ces collectivités fournissent aux services de l’État dans le département chargés d’établir les taxes d’urbanisme, dans le délai d’un mois suivant la délivrance de ces autorisations, tous les éléments nécessaires à leur taxation. La diligence des collectivités territoriales à transmettre ces données permet ainsi aux services de l’Etat de procéder au calcul des taxes et d’informer rapidement le bénéficiaire du permis, via la transmission de la lettre d’information. Afin d’anticiper le montant des taxes d’urbanisme de la construction projetée, et notamment celui de la taxe d’aménagement, un simulateur de calcul est disponible sur le site internet du ministère du logement, de l’égalité des territoires et de la ruralité. Le montant indiqué par le simulateur donne une appréciation de la taxe à payer,  au regard des éléments fournis ou bien renseignés par le futur pétitionnaire.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>81048</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8115</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Benoit</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[environnement
	            (protection — plantes invasives — lutte et prévention)
	            81048. — 9 juin 2015. — M. Thierry Benoit interroge Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur la politique d’endiguement des espèces végétales invasives. En effet, le projet de loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages adopté le 24 mars 2015 prévoit, au titre de l’article 51 sexdecies, que le Gouvernement remette un rapport au Parlement dans les prochains mois. Ce document devrait notamment lister les espèces invasives actuellement répertoriées et proposer des mesures concrètes pour encadrer la vente des espèces les plus nuisibles. L’enjeu apparaît d’autant plus important que sur les 12 000 espèces allochtones d’Europe, 11 % sont considérées comme étant « envahissantes » au sens de la Convention sur la diversité biologique. Pire, selon la Commission européenne, les plantes invasives coûteraient chaque année près de 12 milliards d’euros aux contribuables européens. En France, la prolifération de ces espèces invasives ne fait pas exception. À titre d’exemple, l’ambroisie, une plante envahissante nord-américaine, dont le pollen provoque de fortes allergies, devrait envahir une grande partie du territoire dans les prochaines décennies. Le nord de la France pourrait notamment être fortement touché. Face à ces menaces, il souhaiterait savoir comment le Gouvernement entend agir pour actualiser de manière précise la liste des espèces de plantes invasives en France, en interdire la vente auprès des particuliers et contenir leur prolifération à l’échelle du territoire, conformément aux préconisations du règlement européen adopté le 1er janvier 2015.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8115</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[ L’actuel article L. 411-3 du code de l’environnement qui pose le principe de l’interdiction d’introduction dans le milieu naturel des espèces considérées comme exotiques envahissantes, fixe les principes nécessaires à la prévention et à la lutte contre la prolifération de ces espèces. Il prévoit notamment la possibilité pour l’autorité administrative de procéder ou faire procéder à la capture, au prélèvement ou à la destruction des spécimens d’une espèce introduite alors qu’elle figure sur les listes d’espèces dont l’introduction dans le milieu naturel est interdite lorsque la présence de tels spécimens est constatée. Par ailleurs a été publié le règlement européen no 1143/2014 du 22 octobre 2014 relatif à la prévention et à la gestion de l’introduction et de la propagation des espèces exotiques envahissantes. L’analyse des dispositions de ce règlement a conduit à considérer que sa bonne application en France nécessitait des adaptations législatives. C’est la raison pour laquelle le projet de loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, dans son article 59, habilite le Gouvernement à modifier par ordonnance les dispositions de nature législative du code de l’environnement « afin de mettre en conformité les dispositions du chapitre 1er du titre 1er du livre IV du code de l’environnement avec celles du règlement no 1143/2014 du Parlement européen et du Conseil, du 22 octobre 2014, relatif à la prévention et à la gestion de l’introduction et de la propagation des espèces exotiques envahissantes, notamment en réorganisant ce chapitre et en procédant à l’harmonisation, à la réforme et à la simplification des régimes de contrôle des introductions dans le milieu naturel de spécimens appartenant à des espèces animales non domestiques ou à des espèces végétales non cultivées prévus au même livre IV. L’ordonnance est prise dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi. Un projet de loi de ratification est déposé devant le Parlement dans un délai de trois mois à compter de la publication de l’ordonnance. ». Le débat sur ce projet de loi doit se poursuivre au Sénat au début de l’année 2016. Le projet d’ordonnance qui a déjà été rédigé pour l’application de la loi prévoit toujours l’élaboration de listes d’espèces dont l’introduction dans le milieu naturel est interdite de même que leur transport, leur utilisation, leur mise en vente, vente et achat. Sont également prévues les possibilités d’intervention pour la destruction des spécimens d’une espèce introduite. En application du règlement européen précité, la Commission européenne doit élaborer une liste des espèces considérées comme envahissantes au niveau communautaire, et les États membres peuvent élaborer des listes complémentaires pour les espèces considérées comme envahissantes à un niveau plus local. Le résultat de ces travaux fondera la publication par arrêtés interministériels des listes d’espèces à l’égard desquelles sont prises des mesures d’interdiction de la réalisation de certaines activités. Dans le cas plus particulier d’espèces animales ou végétales dont la prolifération est nuisible pour la santé humaine, le projet de loi de modernisation de notre système de santé actuellement en cours d’examen au Parlement, modifie le code de la santé publique pour prévoir des mesures de surveillance, de prévention et de lutte contre la prolifération de ces espèces. Il y est également prévu l’élaboration de listes d’espèces à l’égard desquelles sont prises des mesures d’interdiction d’activités telles que l’introduction, le transport, l’utilisation, la mise en vente, la vente ou l’achat. Ainsi, que ce soit pour des motifs de protection de l’environnement ou de protection de la santé publique, certaines espèces exotiques envahissantes, dont les listes seront fixées par arrêtés interministériels, pourront relever de mesures de restriction ou d’interdiction pour l’introduction, le transport, l’utilisation, la mise en vente, la vente ou l’achat.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>81173</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8116</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Tardy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[politiques communautaires
	            (harmonisation — directives européennes — transposition — statistiques)
	            81173. — 9 juin 2015. — M. Lionel Tardy attire l’attention de Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur l’état des transpositions de directives européennes. Il lui demande de bien vouloir lui communiquer le nombre éventuel de directives relevant de son ministère qui sont en attente de transposition, en distinguant parmi elles celles dont le délai de transposition est dépassé.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8116</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Au 15 juillet 2015, 41 directives européennes entrant dans le champ du ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, doivent être transposées. Elles touchent à des domaines extrêmement différents, reflétant la variété des champs d’activité du ministère : les transports ferroviaires, la formation des gens de mer, la teneur en soufre des combustibles marins, les substances dangereuses de type « Seveso », l’efficacité énergétique, les substances prioritaires pour la politique dans le domaine de l’eau, les opérations pétrolières et gazières en mer, ou encore la sûreté des installations nucléaires. 8 directives sont en retard de transposition ; 6 doivent être transposées d’ici fin 2015 ; 27 autres doivent être transposées avec des délais maximums variables (18 en 2016, 7 en 2017 et 2 en 2018). À la date du 15 juillet 2015, les 8 directives en retard de transposition sont les suivantes : - directive 2011/70/Euratom du Conseil du 19 juillet 2011 établissant un cadre communautaire pour la gestion responsable et sûre du combustible usé et des déchets radioactifs ; - directive 2012/27/UE du Parlement européen et du Conseil du 25 octobre 2012 relative à l’efficacité énergétique, modifiant les directives 2009/125/CE et 2010/30/UE et abrogeant les directives 2004/8/CE et 2006/32/CE ; - directive 2012/33/UE du Parlement européen et du Conseil du 21 novembre 2012 modifiant la directive 1999/32/CE en ce qui concerne la teneur en soufre des combustibles marins ; - directive 2012/34/UE du Parlement européen et du Conseil du 21 novembre 2012 établissant un espace ferroviaire unique européen (refonte) ; - directive 2012/35/UE du Parlement européen et du Conseil du 21 novembre 2012 modifiant la directive 2008/106/CE concernant le niveau minimal de formation des gens de mer dite « STWC »-échéance le 4/7/2014 pour la 1ère échéance. La transposition est, d’ores et déjà, achevée pour la 2e échéance fixée au 4 janvier 2015, qui ne nécessitait pas d’intervention législative ; - directive 2013/29/UE du Parlement européen et du Conseil du 12 juin 2013 relative à l’harmonisation des législations des États membres concernant la mise à disposition sur le marché d’articles pyrotechniques (refonte) ; - directive 2013/30/UE du Parlement européen et du Conseil du 12 juin 2013 relative à la sécurité des opérations pétrolières et gazières en mer, dite directive offshore ; - directive 2014/82/ UE de la Commission du 24 juin 2014 modifiant la directive 2007/59/CE du Parlement européen et du Conseil en ce qui concerne les connaissances professionnelles générales et les exigences médicales et en matière de licences, qui a trait aux conducteurs de train. La loi no 2015-992 du 17 août 2015 sur la transition énergétique pour la croissance verte donne la base législative nécessaire à la transposition des directives no 2011-70, 2012-27 et 2012-33. La transposition des directives no 2012/34, 2013/29 et 2014/82 fait l’objet de mesures règlementaires en cours d’adoption. La transposition des deux dernières directives est prévue dans le cadre de deux projets de loi qui seront débattus à l’automne au Parlement (la directive 2012/35 dans le projet de loi relatif à la santé, et la directive no 2013/30 dans le projet de loi portant diverses dispositions d’adaptation au droit de l’Union européenne dans le domaine de la prévention des risques).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>81414</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8117</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christian Estrosi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[environnement
	            (protection — gaz fluorés — systèmes de climatisation — réglementation)
	            81414. — 16 juin 2015. — M. Christian Estrosi interroge Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur l’interprétation du règlement européen 517/2014. Il attire l’attention de Mme la ministre sur le risque potentiel que pourrait avoir ce texte pour les entreprises installant des systèmes de climatisation personnelle sans frigoriste.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8117</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les fluides frigorigènes, principalement utilisés dans les systèmes de climatisation, sont pour la plupart de puissants gaz à effet de serre. Leurs seules fuites représentent tous les ans l’équivalent de près de 6 millions de tonnes de CO2, soit autant que tous les vols intérieurs sur le territoire français. Pour réduire ces fuites, la réglementation européenne prévoit depuis plusieurs années que la pose des climatiseurs comportant plusieurs blocs à relier de façon étanche est effectuée par un professionnel certifié. Le règlement européen 517/2014 clarifie les moyens de contrôler cette obligation mais ne la modifie pas. Les systèmes de climatisation personnelle pouvant être installés sans frigoristes restent donc les systèmes monoblocs ou les systèmes n’employant pas de gaz à effet de serre fluorés. Au niveau mondial, les États parties au Protocole de Montréal ont exprimé la volonté de réduire rapidement l’utilisation des gaz fluorés et de trouver des substituts. Cette volonté se traduit en Europe par un mécanisme de quotas dont l’attribution est dégressive au cours du temps. Il est donc nécessaire de rappeler aux industriels du secteur de la climatisation de s’orienter vers des solutions de substitution à l’utilisation de ces gaz fluorés. Le ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie a lancé un appel d’offre afin d’encourager les industriels à trouver des solutions innovantes pour anticiper la fin de l’utilisation des gaz fluorés.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>81516</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8117</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean Jacques Vlody</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[outre-mer
	            (DOM-ROM : La Réunion — électricité — tarification — péréquation et tarifs sociaux — perspectives)
	            81516. — 16 juin 2015. — M. Jean Jacques Vlody attire l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur la future réforme de la contribution au service public de l’électricité (CSPE) et les possibles conséquences sur les prix d’électricité exercés sur le département de la Réunion. En effet, la CSPE, assimilée à un impôt indirect, permet aujourd’hui aux clients d’EDF des départements d’outre-mer de bénéficier d’un tarif équivalent à celui dans l’hexagone alors même qu’à la Réunion, les coûts de production d’électricité sont deux à trois fois plus élevés. Dans le cadre de l’examen du projet de loi de transition énergétique, le Gouvernement a exprimé la volonté de transférer la péréquation et les tarifs sociaux, actuellement financés par la CSPE, vers des dispositions de la future loi de finances 2016. Le député juge indispensable le maintien à tout prix du système de péréquation et des tarifs sociaux, sans quoi les prix de l’électricité peuvent être fixés en fonction de leur coût réel de production, ce qui équivaut à une augmentation de 200 % à 300 %. Cela pénalisera en premier lieu les populations les plus fragiles, très nombreuses à la Réunion, et serait à l’opposé de la volonté affichée du Gouvernement de lutte contre la pauvreté. Il lui demande de s’engager à maintenir le système de compensation des coûts actuellement en vigueur. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8117</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[ La contribution au service public de l’électricité (CSPE) est destinée à financer certains coûts relatifs au système électrique, qui sont induits par les missions de service public et qui ont trait à la fois au développement des énergies renouvelables, mais aussi à la lutte contre la précarité énergétique et à la péréquation tarifaire. La rédaction finale de l’article 178 de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte (anciennement article 50) conserve bien ce principe, la rédaction issue des discussions au Sénat n’ayant finalement pas été retenue. La CSPE, sous sa forme actuelle, fait l’objet de critiques récurrentes. Des contentieux sont en cours au niveau national, et la Commission européenne a ouvert en mars 2014 une enquête formelle au titre des aides d’État sur les plafonnements de CSPE au bénéfice des gros consommateurs. Dans ce contexte, le Gouvernement a lancé une mission d’inspection interministérielle afin d’analyser la robustesse juridique du cadre actuel de financement des charges de service public de l’électricité. Il envisage de proposer une réforme de la CSPE dans le cadre du collectif budgétaire de fin d’année, qui permettra de sécuriser le financement de l’ensemble des charges de service public. Le Gouvernement est en particulier très attaché à la péréquation tarifaire en conformité avec l’article 1er du code de l’énergie qui dispose que : « la politique énergétique […] vise à garantir la cohésion sociale et territoriale en assurant l’accès à tous à l’énergie ».]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>81558</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8118</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jacques Cresta</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[produits dangereux
	            (produits phytosanitaires — round up — OGM — perspectives)
	            81558. — 16 juin 2015. — M. Jacques Cresta rappelle à Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a clairement mis en lumière les dangers du pesticide le plus vendu au monde : le Round Up. En effet, le 20 mars 2015, l’OMS a remis une étude montrant que le glyphosate, agent actif du Round Up, est une cause probable de cancer pour l’homme. C’est ainsi que certaines études, réalisées auprès des personnes les plus exposées au glyphosate, ont démontré que le Round Up augmente les risques d’un cancer du sang (lymphome non hodgkinien). Il lui demande, face à une telle situation, de lui faire connaître son sentiment ainsi que les initiatives qu’elle compte engager.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8118</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le glyphosate est une substance active herbicide très utilisée par les agriculteurs et les gestionnaires d’espaces (8 660 tonnes commercialisées en France en 2013) et par les jardiniers amateurs (2 055 tonnes en 2013). Suite à un travail de monographie de la littérature scientifique, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), institution de l’Organisation mondiale de la santé, a inscrit le glyphosate sur la liste des substances de catégorie 2A « cancérogène probable » en mars 2015. Afin de protéger les jardiniers amateurs, la loi no 2015-992 du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte a d’ores et déjà prévu d’interdire en 2017 la vente en libre-service des pesticides pour le jardin, dont le glyphosate, et d’obliger les vendeurs à délivrer un conseil technique visant à informer les particuliers des risques et à leur proposer des méthodes alternatives. Par ailleurs, du point de vue réglementaire, le glyphosate fait actuellement l’objet, au niveau européen, d’une procédure de renouvellement de son approbation en tant que substance active phytopharmaceutique au titre du Règlement (CE) no 1107/2009. L’État membre rapporteur, l’Allemagne, a conduit une évaluation du dossier d’approbation du glyphosate mais il ne propose pas en l’état de classification de carcinogénicité pour cette substance. Dans ce contexte, suite à la publication du CIRC, les ministères concernés dont celui de l’écologie, du développement durable et de l’énergie ont saisi l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) afin qu’elle se prononce sur les conclusions du CIRC sur la base de l’examen de la monographie complète. Les pouvoirs publics seront attentifs à ce que l’évaluation européenne prennent bien en compte les travaux conduits par le CIRC et veilleront à ce que les décisions communautaires soient prises en fonction de l’actualisation des critères de danger du glyphosate.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>81853</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8119</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Georges Ginesta</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[énergie et carburants
	            (électricité — stockage — CESE — rapport — propositions)
	            81853. — 23 juin 2015. — M. Georges Ginesta* attire l’attention de Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur le récent rapport du Conseil économique, social et environnemental (CESE) intitulé « Le stockage de l’énergie électrique, une dimension incontournable de la transition énergétique ». Afin de soutenir les politiques de recherche, le CESE propose que la recherche sur le stockage de l’énergie soit particulièrement soutenue par l’État et que les projets fassent l’objet d’un suivi et d’une priorisation de telle sorte qu’ils concourent effectivement à l’objectif de réduction par quatre de nos émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050. C’est pourquoi il lui demande de bien vouloir lui indiquer les suites qu’elle entend donner à cette proposition.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>81855</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8119</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Georges Ginesta</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[énergie et carburants
	            (électricité — stockage — CESE — rapport — propositions)
	            81855. — 23 juin 2015. — M. Georges Ginesta* attire l’attention de Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur le récent rapport du Conseil économique, social et environnemental (CESE) intitulé « Le stockage de l’énergie électrique, une dimension incontournable de la transition énergétique ». Le CESE propose de disposer de plates-formes expérimentales et de moyens d’essais mutualisés permettant aux différents acteurs de tester des hypothèses et d’avancer dans leurs travaux sans être bloqués par d’importants investissements qui resteraient sous-utilisés. C’est pourquoi il lui demande de bien vouloir lui indiquer les suites qu’elle entend donner à cette proposition.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>81856</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8119</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Pierre Giran</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[énergie et carburants
	            (électricité — stockage — CESE — rapport — propositions)
	            81856. — 23 juin 2015. — M. Jean-Pierre Giran* attire l’attention de Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur le récent rapport du Conseil économique, social et environnemental (CESE) intitulé « Le stockage de l’énergie électrique, une dimension incontournable de la transition énergétique ». Afin de soutenir les politiques de recherche, le CESE propose que la recherche sur le stockage de l’énergie soit particulièrement soutenue par l’État et que les projets fassent l’objet d’un suivi et d’une priorisation de telle sorte qu’ils concourent effectivement à l’objectif de réduction par quatre les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050. C’est pourquoi il lui demande de bien vouloir lui indiquer les suites qu’elle entend donner à cette proposition.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>81858</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8119</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Pierre Giran</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[énergie et carburants
	            (électricité — stockage — CESE — rapport — propositions)
	            81858. — 23 juin 2015. — M. Jean-Pierre Giran* attire l’attention de Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur le récent rapport du Conseil économique, social et environnemental (CESE) intitulé « Le stockage de l’énergie électrique, une dimension incontournable de la transition énergétique ». Le CESE propose de disposer de plates-formes expérimentales et de moyens d’essais mutualisés permettant aux différents acteurs de tester des hypothèses et d’avancer dans leurs travaux sans être bloqués par d’importants investissements qui resteraient sous-utilisés. C’est pourquoi il lui demande de bien vouloir lui indiquer les suites qu’elle entend donner à cette proposition.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>85428</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8119</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Lefebvre</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[énergie et carburants
	            (électricité — stockage — CESE — rapport — propositions)
	            85428. — 21 juillet 2015. — M. Frédéric Lefebvre* attire l’attention de Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur la question du stockage de l’énergie électrique. Compte tenu du caractère intermittent de la production d’énergie et dans le cadre de la transition énergétique, la question du stockage de l’énergie électrique constitue un enjeu majeur. Selon un avis du 9 juin 2015 du Conseil économique social et environnemental (CESE) sur le projet de loi sur la transition énergétique, l’intérêt du stockage de l’énergie électrique présente un double intérêt. Il permettrait d’une part d’éviter de perdre de l’électricité quand la production est supérieure à la demande et donnerait lieu à une stabilisation du réseau électrique, en assurant une permanence de l’alimentation dans le cas où les panneaux solaires ou les éoliennes ne produiraient pas assez d’énergie. D’autre part, le stockage de l’énergie électrique favoriserait l’essor des véhicules électriques, contribuant ainsi à la décarbonisation de l’atmosphère du fait d’une émission de CO2 réduite. Le CESE suggère de poursuivre cette dimension de la transition énergétique en encourageant la recherche, en soutenant les politiques de recherches et la R et D, ainsi qu’en favorisant la création de PME innovantes dans le milieu. Il lui demande si le Gouvernement entend donner suite à cette suggestion afin d’aménager le stockage de l’énergie électrique dans sa politique de transition énergétique. Il lui demande si le Gouvernement entend donner une suite favorable à cette suggestion.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8119</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[ Dans son rapport relatif au stockage de l’énergie électrique, le CESE recommande notamment de soutenir les politiques de recherche et la R&amp;D et de disposer de plates-formes expérimentales et de moyens d’essais mutualisés permettant aux différents acteurs de tester des hypothèses et d’avancer dans leurs travaux sans être bloqués par d’importants investissements qui resteraient sous-utilisés. Le Gouvernement a pris connaissance de ces recommandations avec intérêt. Il tient à rappeler qu’il existe d’ores et déjà un cadre favorable à la R&amp;D pour le stockage de l’énergie. Au-delà du financement des établissements publics de recherche, tels que le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), très actif sur le thème du stockage de l’énergie, l’État français soutient des projets de recherche collaborative entre acteurs publics et privés de la R&amp;D, ainsi que les projets innovants des entreprises. Au niveau national, il existe 3 programmes complémentaires permettant le développement des briques technologiques pour le stockage d’énergie, allant de la recherche amont à la démonstration en vue de l’industrialisation : - Les projets et initiatives financés par l’Agence nationale de la recherche (ANR), qui visent des projets amont de recherche collaborative ; - Le Fonds unique interministériel (FUI), qui soutient des projets de R&amp;D collaboratifs labellisés par un ou plusieurs pôles de compétitivité ; - Le programme « Démonstrateurs de la transition énergétique et écologique » dans le cadre des investissements d’avenir, opéré par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME). En plus des nombreux appels à projet (AAP) sur les réseaux électriques intelligents, plusieurs AAP ont visé spécifiquement les technologies de stockage (deux AAP en 2011 et un en 2014). Un nouvel AAP sur le stockage et la conversion d’électricité (incluant les technologies d’hydrogène et de valorisation du CO2) vient d’être lancé à l’été 2015. À ces programmes s’ajoutent les possibilités de financements européens (FEDER, H2020…), mais également d’autres dispositifs nationaux tels que le crédit d’impôt recherche, les différents fonds opérés par la Banque publique d’investissement (BPI), ou les possibilités d’intervention en fonds propres. L’ensemble de ces programmes doit permettre le développement et l’accompagnement d’entreprises innovantes de la recherche amont jusqu’à l’industrialisation. Enfin, la future Stratégie nationale de recherche énergétique (SNRE), prévue à l’article 183 de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte, devra identifier, y compris dans le domaine du stockage, les verrous technologiques appelant un effort particulier de recherche dans les prochaines années afin de développer sur le long terme (après 2030) des technologies efficaces permettant un déploiement à un coût maîtrisé. Concernant la filière « power-to-gas  », pour laquelle le CESE estime indispensable de soutenir des projets de démonstration, le Gouvernement souhaite indiquer que dans le cadre du précédent AAP sur le stockage et la conversion d’électricité, un projet de démonstration visant cette filière (comprenant également la voie de la méthanation) est en cours de contractualisation. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>81864</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8120</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Briand</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[énergie et carburants
	            (stations-service — aides — FISAC — perspectives)
	            81864. — 23 juin 2015. — M. Philippe Briand attire l’attention de Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur la question du financement des fermetures des stations-services indépendantes. Ces entreprises ont en effet l’obligation, à leur fermeture, de procéder à la dépollution du site. Ces travaux sont toutefois particulièrement coûteux : entre 50 000 et 200 000 euros par site. Si les stations-services indépendantes ne sont pas aidées dans ce cadre, elles risquent de cesser leur activité sans dépolluer leur site, laissant des friches dangereuses pour l’environnement et la sécurité des personnes et des biens. Il lui demande donc si le Gouvernement entend donner cette compétence à l’ADEME, dotée d’un budget suffisant pour traiter cette dépollution. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8120</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’exploitation des stations-service peut-être à l’origine de pollutions aux hydrocarbures affectant de manière importante les sols et eaux souterraines, sans dysfonctionnement apparent. Chaque année, des cas sérieux de pollutions avérées (contamination de la nappe phréatique, contamination de l’air intérieur des habitations riveraines, résurgences d’hydrocarbures au voisinage d’anciens sites) sont identifiés. La dépollution relève, conformément au principe établi de « pollueur - payeur », de la responsabilité du dernier exploitant. Le Gouvernement n’entend pas revenir sur ce principe et se substituer aux opérateurs économiques en prenant à sa charge les coûts de dépollution. Même si par le passé, des aides au développement et à l’environnement, notamment en matière de remise en état, ont pu être octroyées aux exploitants de stations-service, les disponibilités budgétaires n’ont pas permis de maintenir ce dispositif. L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) peut en effet intervenir pour la dépollution de sites ; son intervention ne peut toutefois être considérée qu’en ultime recours, en cas de défaillance du responsable. La priorité des exploitants de stations-service doit être aujourd’hui de mettre en place les moyens prévus par la réglementation (cuves double enveloppe avec détecteur de fuite, aires étanches de dépotage et de distribution…) pour éviter la survenue de nouvelles pollutions. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>82739</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8121</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Pierre Decool</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[énergie et carburants
	            (électricité — tarifs réglementés — fixation — réglementation)
	            82739. — 30 juin 2015. — M. Jean-Pierre Decool* alerte Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur le tarif de l’électricité applicable à nos entreprises. En effet, selon l’article L. 337-9 du code de l’énergie, à compter du 1er janvier 2016, celles-ci ne pourront plus bénéficier des tarifs réglementés de vente de l’électricité, dans l’éventualité où leur consommation serait supérieure à trente-six kilowattheures. De plus, l’article L. 121-21 de ce même code fixe un plafond pour les sociétés industrielles consommant plus de sept gigawattheures puisque le montant dû au titre de la contribution au service public de l’électricité est limité à 0,5 % de sa valeur ajoutée. Toutefois, rien n’est prévu pour les entreprises consommant moins mais répondant aux critères d’électro-intensivités. Certes, la Commission européenne a adopté de nouvelles lignes directrices sur les aides d’État en matière d’environnement et d’énergie (communication 2014/C 200/1 du 28 juin 2014). Des exonérations à la contribution au service public d’électricité devront donc s’étendre à soixante-cinq secteurs. Néanmoins, la Commission laisse la possibilité aux États d’agir jusqu’en 2019. Ainsi, une révision est-elle prévue dans un délai raisonnable afin que les entreprises locales puissent perdurer ? Il lui demande, en conséquence, de bien vouloir indiquer la position du Gouvernement sur ce point.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>84316</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8121</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jacques Valax</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôts et taxes
	            (contribution au service public de l’électricité — plafonnement — PME — difficultés)
	            84316. — 7 juillet 2015. — M. Jacques Valax* attire l’attention de Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur l’impact du dispositif actuel de fixation et de plafonnement d’un montant de la contribution au service public de l’électricité (CSPE) sur la trésorerie et les marges des PME. Le code de l’énergie prévoit un dispositif de plafonnement de cette CSPE à 0,5 % de la valeur ajoutée d’une entreprise. Or ce dernier est conditionné à un seuil de consommation globale à 7 GWh qui est considérable et accessible par les PME. Ce dispositif défavorise les PME qui ne sont pas en mesure de consolider la consommation de plusieurs sites comme peuvent le faire de grandes sociétés. Elles se trouvent donc défavorisées. La mission pilotée par l’Inspection générale des finances, le Conseil général de l’environnement et du développement durable est actuellement en cours afin d’analyser la robustesse du cadre actuel du financement des missions de service public et d’électricité pour préparer au mieux l’avenir en proposant une réforme de la CSPE. Il faut que les travaux de cette commission aboutissent à la mise en œuvre d’un mécanisme d’exonération afin que les entreprises pour lesquelles l’électricité est un facteur de coût important et qui sont soumises à une concurrence internationale forte ne soient pas pénalisées dans leur compétitivité. Il souhaiterait donc connaître les intentions du Gouvernement sur ce dossier.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8121</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement est sensible au coût de l’électricité pour les consommateurs. Ceux-ci bénéficient historiquement en France, de prix de l’électricité parmi les plus bas d’Europe (4e prix hors taxes le plus bas pour les consommateurs industriels), grâce à la compétitivité du parc nucléaire. Ce prix est un élément de compétitivité et un facteur d’attractivité du territoire français particulièrement important pour les gros consommateurs, notamment lorsqu’ils sont soumis à la concurrence internationale. C’est dans ce cadre que les entreprises électro-intensives bénéficient d’exonérations de contribution au service public de l’électricité (CSPE), comme le plafonnement à 0,5 % de la valeur ajoutée de l’entreprise pour les sociétés consommant plus de 7 GWh. La CSPE, sous sa forme actuelle, fait l’objet de critiques récurrentes. Des contentieux sont en cours au niveau national, et la Commission européenne a ouvert en mars 2014 une enquête formelle au titre des aides d’État sur les plafonnements de CSPE au bénéfice des gros consommateurs. Dans ce contexte, le Gouvernement a lancé une mission d’inspection interministérielle afin d’analyser la robustesse juridique du cadre actuel de financement des charges de service public de l’électricité. Il envisage de proposer une réforme de la CSPE dans le cadre du collectif budgétaire de fin d’année. Le Gouvernement restera vigilant afin de préserver la compétitivité des entreprises via la mise en œuvre d’un régime d’exonération sélectif, non discriminatoire et respectant le cadre communautaire. Il sera attentif aux effets de seuils.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>82743</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8121</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Morel-A-L’Huissier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[énergie et carburants
	            (politique énergétique — CESE — rapport — propositions)
	            82743. — 30 juin 2015. — M. Pierre Morel-A-L’Huissier attire l’attention de Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur le rapport concernant le projet de loi de programmation pour un nouveau modèle énergétique français rendu par le Conseil économique, social et environnemental. En effet, celui-ci préconise une réelle lisibilité et transparence du fonctionnement de la CSPE, afin notamment d’assurer la péréquation nationale des tarifs. La création du Comité de gestion de la CSPE est une première étape. Il souhaiterait connaître quelles mesures elle entend prendre à ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8121</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La contribution au service public de l’électricité (CSPE) est destinée à financer certains coûts relatifs au système électrique, qui sont induits par les missions de service public et qui ont trait à la fois au développement des énergies renouvelables, mais aussi à la lutte contre la précarité énergétique et à la péréquation tarifaire. La loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte instaure un comité de gestion de la contribution au service public de l’électricité dont les missions consisteront à suivre les charges et les engagements financiers pris dans le cadre de ce dispositif, ainsi qu’à réaliser des scénarios prospectifs d’évolution sur cinq ans, ce qui permettra de gagner en transparence et en lisibilité. Par ailleurs, au regard des critiques récurrentes sur la CSPE et des contentieux en cours, tant au niveau national qu’européen, le Gouvernement a lancé une mission d’inspection interministérielle destinée à analyser la robustesse juridique du cadre actuel de financement des charges de service public de l’électricité. Le Gouvernement envisage de proposer une réforme de la CSPE dans le cadre du collectif budgétaire de fin d’année. Cette réforme d’ensemble permettra de sécuriser le financement de l’ensemble des charges de service public pour l’avenir.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>82880</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8122</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Le Ray</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[finances publiques
	            (déficit budgétaire — Cour des comptes — rapport)
	            82880. — 30 juin 2015. — M. Philippe Le Ray attire l’attention de Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur le rapport sur le budget de l’État en 2014 de la Cour des comptes rendu public le 27 mai 2015. Pour la mission écologie, développement et mobilité durables, les magistrats préconisent de renforcer la contribution des opérateurs à la maîtrise de la dépense publique et d’améliorer le suivi de cette contribution dans les documents budgétaires et les dérogations qui sont accordées, notamment en termes d’emplois et de fonctionnement. Il lui demande si le Gouvernement compte suivre cette recommandation.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8122</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement demande depuis plusieurs années aux opérateurs de l’État de contribuer significativement à la maîtrise de la dépense et de l’emploi publics. Le ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie (MEDDE) s’est résolument inscrit dans cette démarche de longue haleine. Pour chaque opérateur relevant du MEDDE, le niveau de ressources, y compris les subventions pour charges de service public et les taxes affectées, et le plafond d’emplois, font l’objet d’un arbitrage gouvernemental. Eu égard aux enjeux de politique publique portés par chacun des opérateurs et en prenant en compte leur situation financière, le MEDDE leur applique la norme générale de maîtrise de la dépense et des effectifs. Cette norme est actuellement inscrite dans le programme budgétaire triennal 2015-2017, avec l’application de schémas d’emplois contraignants, la réduction du plafond d’affectation de taxes aux opérateurs concernés et des mesures d’économie en fonctionnement et en investissement. Par ailleurs, en sus des outils de gouvernance communs tels que les contrats d’objectifs et de performance, le secrétariat général du MEDDE a entrepris de renforcer le pilotage des opérateurs en vue de leur alignement sur la politique gouvernementale de croissance économique et de redressement des comptes publics. Il maintient, à cet effet, son effort d’harmonisation des pratiques des opérateurs. Le dispositif d’accompagnement à la mise en œuvre du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique par les opérateurs contribue pleinement à cette démarche.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>82882</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8122</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Le Ray</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[finances publiques
	            (déficit budgétaire — Cour des comptes — rapport)
	            82882. — 30 juin 2015. — M. Philippe Le Ray attire l’attention de Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur le rapport sur le budget de l’État en 2014 de la Cour des comptes rendu public le 27 mai 2015. Pour la mission écologie, développement et mobilité durables, les magistrats préconisent d’améliorer le suivi des fonds de concours, hors tranches fonctionnelles, en utilisant les outils de la dépense prévus à cet effet dans le système d’information financière de l’État, Chorus, afin de respecter le principe de sincérité budgétaire. Il lui demande si le Gouvernement compte suivre cette recommandation.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8122</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Eu égard aux enjeux de l’emploi des fonds de concours dans la mise en œuvre des politiques dont il a la charge, le ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie s’est résolument engagé dans l’amélioration du suivi de ces fonds. Pour ce faire, un processus, commun à tous les programmes du ministère, a été élaboré et repose sur les fonctionnalités offertes par le système d’information financière de l’État (SIFE) Chorus les plus adaptées pour suivre les fonds de concours et attributions de produits sur toute leur durée de vie, depuis l’émission du titre de perception jusqu’à leur consommation. Toutefois, le SIFE Chorus ne permet qu’un suivi global par compte de fonds de concours ou d’attribution de produits, et non un suivi précis et efficace permettant à lui seul de garantir un emploi des fonds conforme à l’intention de la partie versante et de répondre aux exigences en la matière. En effet, le SIFE Chorus ne reprend l’historique ni des opérations ni des versements des tiers sur les opérations et ne retrace les dépenses des opérations qu’à partir de l’année 2011, alors que, par exemple, les opérations d’investissement dans le domaine des transports durent en moyenne une dizaine d’années. De plus, il ne fait aucun lien entre les versements des tiers et les conventions qu’ils ont signées. Par conséquent, sans retraitement complémentaire que les services doivent opérer avec des outils et méthodes spécifiques, le SIFE Chorus ne permet actuellement pas de calculer la situation des tiers vis-à-vis d’une opération d’investissement. Il est donc complété par des outils de bureautique, hors SIFE Chorus, afin de pouvoir procéder à une identification individuelle des opérations concernées et au suivi de leur exécution, au niveau de chaque programme.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>83724</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8123</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Lazaro</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[ministères et secrétariats d’État
	            (structures administratives — instances consultatives — suppression)
	            83724. — 30 juin 2015. — M. Thierry Lazaro interroge Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur les conséquences de la suppression, décidée par le CIMAP du 2 avril 2013, de la Commission spécialisée de terminologie et de néologie de l’environnement.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8123</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[ Dans le cadre de la politique de simplification et de modernisation du dispositif d’enrichissement de la langue française, le décret no 2015-341 du 25 mars 2015 modifiant le décret du 3 juillet 1996 relatif à l’enrichissement de la langue française prévoit d’une part, le remplacement de la commission générale de terminologie par la commission d’enrichissement de la langue française et, d’autre part, que des groupes d’experts sont substitués aux commissions spécialisées de terminologie et de néologie créées dans chaque département ministériel. Les missions des groupes d’experts que constitue le délégué général à la langue française et aux langues de France, en liaison avec les administrations intéressées, sont définies à l’article 6 de ce décret. L’article 7 prévoit que chaque ministre désigne un haut fonctionnaire chargé de la terminologie et de la langue française. Le haut fonctionnaire désigné par la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie et par la ministre du logement, de l’égalité des territoires et de la ruralité propose, dans les conditions et pour les missions prévues dans le décret, les groupes d’experts qui seront nécessaires dans les domaines de compétence ministériels. Par ailleurs, dans le cadre des activités du Comité d’histoire des ministères de l’écologie et du logement, cet agent est chargé de développer et de diffuser la connaissance de l’histoire des politiques publiques auprès de l’ensemble des personnels. Compte tenu du constat de l’usage de nouveaux termes, expressions et définitions, il est fait appel à des experts, principalement dans les domaines de l’environnement et du développement durable, de l’urbanisme, de l’aménagement et du logement ainsi que des mobilités et des transports. Les groupes d’experts préparent l’examen de ces termes, expressions et définitions par la commission d’enrichissement de la langue française puis par l’Académie française. La clarification qui en résulte permet, notamment, de prévenir des contentieux, de lever des ambiguïtés dans les échanges et les négociations, en vue de conforter les intérêts économiques dans des secteurs d’activité où le savoir-faire et l’expertise sont reconnus. Ces experts accomplissent leur mission de service public au service de la clarification du vocabulaire de façon bénévole.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>84105</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8123</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alain Bocquet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[consommation
	            (protection des consommateurs — démarchage à domicile — vente d’énergie — perspectives)
	            84105. — 7 juillet 2015. — M. Alain Bocquet attire l’attention de Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur le rapport d’activité 2014 du médiateur de l’énergie. Dans ce document, le médiateur s’interroge sur les bénéfices pour les consommateurs de l’ouverture du marché de l’électricité et du gaz naturel depuis 2007. Pour les ménages aux tarifs réglementés de l’électricité, la facture a augmenté de 34 % en moyenne (TTC) ce qui s’explique partiellement par les hausses de la contribution au service public de l’électricité (CSPE) qui pèse désormais pour près de 15 % de la facture et sera responsable d’une hausse de 2 % à 3 % par an à l’avenir. Il insiste sur le fait que la hausse de la CSPE est bien loin d’être compensée par les tarifs sociaux lorsqu’ils bénéficient effectivement aux ménages éligibles puisque 1,1 million d’entre eux ne les percevaient toujours pas fin 2014. Afin de pallier ces situations, il préconise la mise en place rapide du chèque énergie prévu par le projet de loi sur la transition énergétique. Il constate également une recrudescence des démarchages notamment à domicile dont plus d’un ménage sur trois déclare avoir fait l’objet et même si certains opérateurs semblent avoir renoncé à ces pratiques commerciales, il constate une hausse des litiges. Il lui demande dans quel délai le chèque énergie sera mis en place et si le Gouvernement envisage d’interdire le démarchage à domicile pour la vente d’énergie afin de protéger la population la plus fragile.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8123</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[ Le chèque énergie a été instauré par l’article 201 de la loi no 2015-992 du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte, et sera mis en place progressivement dès 2016 (envoi des chèques probablement en mars), dans le cadre d’une expérimentation sur un nombre limité de territoires. La généralisation du dispositif, en remplacement des tarifs sociaux, interviendra en 2018. Le chèque énergie permettra alors à 4 millions de ménages bénéficiaires de régler leur facture d’énergie, quel que soit leur moyen de chauffage (électricité, gaz, fioul, bois…). S’ils le souhaitent, les bénéficiaires pourront aussi utiliser le chèque pour financer une partie des travaux d’économies d’énergie qu’ils engagent dans leur logement. Concernant le démarchage à domicile, une interdiction paraîtrait disproportionnée au regard du complément utile que cette forme de vente apporte aux autres canaux de distribution, contribuant ainsi à l’animation concurrentielle du marché. Toutefois, le Gouvernement est conscient des risques de démarchage abusif, et a donc renforcé les mesures de protection des consommateurs au travers de la loi consommation du 17 mars 2014. Ce texte, qui transpose notamment la directive du 25 octobre 2011 relative aux droits des consommateurs, a porté les délais du droit de rétractation à 14 jours dans le cadre des contrats conclus « hors établissement », et a introduit l’obligation pour le professionnel de communiquer au consommateur les conditions, le délai et les modalités d’exercice de ce droit ainsi que le formulaire type de rétractation. À défaut, le délai de rétractation est prolongé de douze mois à compter de l’expiration du délai de rétractation initial. En outre, en ce qui concerne la fourniture d’électricité et de gaz naturel, le consommateur, au sens du code de la consommation, conserve la possibilité de changer de fournisseur à tout moment sans frais et sans délais. Enfin, les services de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) restent particulièrement vigilants quant aux pratiques des fournisseurs d’électricité et de gaz naturel en matière de démarchage. Il va de soi que des mesures appropriées ne manqueraient pas d’être prises dans l’hypothèse où seraient identifiés des manquements aux règles de protection économique des consommateurs.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>85324</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8124</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[consommation
	            (protection des consommateurs — fournisseurs d’énergie alternatifs — réclamations des consommateurs)
	            85324. — 21 juillet 2015. — M. Marc Le Fur attire l’attention de Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur le traitement des réclamations par les fournisseurs d’énergie alternatifs. Dans un marché dominé par les entreprises historiques, les fournisseurs alternatifs ont proposé des offres inférieures aux tarifs réglementés, notamment par le biais d’offres uniquement souscrites par le biais d’internet. La décote du prix du kilowatt a ainsi atteint - 12 % pour le gaz et - 8 % pour l’électricité en 2014. Cependant, plusieurs consommateurs ont été déçus par la qualité de la prestation proposée. Durant l’année 2014, le Médiateur National de l’Énergie a observé une recrudescence de litiges concernant les fournisseurs nouveaux entrants : difficultés à émettre les factures, à résilier les anciens contrats, à rembourser les trop-perçus… Ces fournisseurs se montrent souvent peu enclins à accorder des dédommagements à la hauteur du préjudice subi. L’amélioration du traitement des réclamations par certains fournisseurs alternatifs apparaît donc comme une priorité, et un élément essentiel pour la confiance des consommateurs. Il lui demande si le Gouvernement entend proposer des mesures afin de permettre l’amélioration de traitement des réclamations par les fournisseurs d’énergie alternatifs.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8124</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans son rapport d’activité pour 2014, le médiateur national de l’énergie indique avoir observé une « recrudescence de litiges » concernant des fournisseurs nouveaux entrants. Ce phénomène peut s’expliquer notamment par l’augmentation rapide du nombre de clients de ces fournisseurs, qui se traduit parfois – de manière temporaire – par des difficultés à émettre les factures, à résilier les anciens contrats, à répondre aux sollicitations des clients avec la réactivité nécessaire. Les fournisseurs concernés ont été alertés, et le Gouvernement est vigilant à ce que les dysfonctionnements observés puissent être rapidement corrigés. Le Gouvernement observe néanmoins que le taux de litiges publié par le médiateur national de l’énergie reste très faible puisqu’il est en moyenne, rapporté au nombre de contrats, de l’ordre de 0,05 %, et ne dépasse pas 0,25 % pour les fournisseurs ayant le taux de litiges le plus élevé. En outre, la comparaison des chiffres publiés par le médiateur national de l’énergie dans ses rapports d’activité 2013 et 2014 montre une diminution de ce taux de litiges, au global, et à l’échelle d’un fournisseur donné. Les réclamations font également l’objet d’un suivi régulier par la direction générale de la consommation, de la concurrence et de la répression des fraudes (DGCCRF), qui confirme un taux de litiges faible par rapport à d’autres secteurs, et une tendance à l’amélioration au cours des dernières années.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>85341</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8125</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Jacques Candelier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[déchets, pollution et nuisances
	            (air — coûts — rapport parlementaire — propositions)
	            85341. — 21 juillet 2015. — M. Jean-Jacques Candelier* interroge Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur une proposition d’un rapport. Un rapport enregistré à la présidence du Sénat le 8 juillet 2015, fait au nom de la commission d’enquête sur le coût économique et financier de la pollution de l’air, a été fortement médiatisé. Il est le fruit d’un intense travail, qui ne peut rester sans suites. Il lui demande si elle va tenir compte de la proposition numéro 12.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>85715</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8125</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Morel-A-L’Huissier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[déchets, pollution et nuisances
	            (air — coûts — rapport parlementaire — propositions)
	            85715. — 28 juillet 2015. — M. Pierre Morel-A-L’Huissier* attire l’attention de Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur le rapport parlementaire sur le coût économique et financier de la pollution de l’air. Il préconise d’aligner progressivement jusqu’en 2020 la fiscalité de l’essence et du diesel. Il souhaiterait connaître son avis sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>86730</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8125</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Lazaro</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[déchets, pollution et nuisances
	            (air — coûts — rapport parlementaire — propositions)
	            86730. — 11 août 2015. — M. Thierry Lazaro* attire l’attention de Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur le rapport parlementaire sur le coût économique et financier de la pollution de l’air. Il souhaite connaître son avis sur la proposition visant à aligner progressivement jusqu’en 2020 la fiscalité de l’essence et du diesel.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8125</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[ L’écart de taxation entre l’essence et le gazole en France a été réduit à 15 centimes d’euros par litre en 2015 du fait de l’augmentation supplémentaire, de 2 centimes d’euros par litre, de la taxe sur le gazole pour financer des investissements dans les transports propres par rapport à la trajectoire défini par la loi de finances initiale (LFI) 2014. L’écart de fiscalité entre les deux carburants se rapproche de l’écart moyen de 12 centimes d’euros par litre observé dans l’Union européenne et est inférieur à celui en Allemagne qui s’établit à plus de 18 centimes d’euros par litre en faveur du gazole. La réduction de l’écart de taxes entre l’essence et le gazole ne pourra être que progressive du fait de la nécessité de tenir compte des nombreux impacts, tant aux plans industriels, économique et social, qu’une telle convergence implique. Pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et de polluants locaux, qui sont un sujet de santé publique majeur pour le Gouvernement, ainsi que, de manière générale, la dépendance de notre pays aux énergies fossiles de nouvelles mesures on été mises en œuvre ou sont prévues dans la loi no 2015-992 du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte : - accélération du développement des véhicules électriques et de l’infrastructure associée (l’objectif étant de disposer, d’ici 2030, de 7 millions de bornes de recharge pour véhicules électriques et hybrides) ; - objectif d’augmentation de la part des énergies renouvelables dans les transports ; - instauration d’un « superbonus » depuis le 1er avril 2015 en complément du « bonus écologique » pour accélérer le retrait des véhicules diesel les plus anciens et donc les plus polluants du parc automobile (cette mesure ayant déjà permis de doubler le nombre des immatriculations de véhicules électriques, avec un record de 2 336 immatriculations en juin 2015) ; - déploiement de véhicules propres dans les flottes publiques ; - possibilité donnée aux collectivités de mettre en place des zones à circulation restreinte ; - développement de la mobilité durable (pratique du covoiturage facilitée, prise en compte des émissions polluantes dans l’octroi du label auto-partage, création d’une « indemnité kilométrique vélo », instauration de sanctions à l’encontre des personnes se livrant au retrait des filtres à particules) ; - renforcement des outils de planification territoriale en faveur de la qualité de l’air (création de plans climat-air-énergie territoriaux, instauration de la compatibilité des plans de déplacements urbains (PDU) et des plans locaux d’urbanisme intercommunaux tenant lieu de PDU avec les plans de protection de l’atmosphère (PPA), obligation pour les entreprises ayant plus de 100 salariés sur un même site d’élaborer un plan de mobilité) ; - modification du barème de la taxe sur les véhicules de sociétés (TVS) par la loi de finances pour 2014 afin de mieux prendre en compte les externalités liées aux émissions de polluants de ces véhicules dont le parc est fortement diésélisé ; - soutien public à l’innovation en faveur des véhicules propres, notamment pour la mise au point d’un véhicule très économe, consommant moins de deux litres d’essence aux 100 kilomètres. Il convient également de mentionner d’autres actions pour lutter contre la pollution de l’air dont certaines correspondent au déploiement local des dispositifs de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte. Il s’agit notamment de la création du certificat qualité de l’air au 1er janvier 2016 qui donnera des avantages de circulation et de stationnement aux véhicules les moins polluants, des résultats attendus fin septembre 2015 de l’appel à projets « Villes respirables en cinq ans » pour le développement de solutions innovantes par les collectivités territoriales lauréates et de l’élaboration du plan national de réduction des émissions de polluants atmosphériques d’ici le 30 juin 2016.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>85516</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8125</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôts et taxes
	            (contribution au service public de l’électricité — perspectives)
	            85516. — 21 juillet 2015. — M. Marc Le Fur attire l’attention de Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur la contribution aux charges de service public de l’électricité (CSPE). Instaurée en 2003 pour financer notamment les subventions aux énergies renouvelables, elle est prélevée sur la facture d’électricité des ménages. Elle connaît depuis quelques années une hausse exceptionnelle qui devrait se traduire par une hausse continue de 2 % à 3 % sur la facture des consommateurs durant les prochaines années, selon le rapport pour 2014 du médiateur national de l’énergie. Cette augmentation est principalement due aux tarifs très élevés de rachat de l’électricité renouvelable. La commission de régulation de l’énergie a par ailleurs dénoncé les taux de rémunération excessifs des investissements concernés. Ce système présente de surcroit une inertie importante, un projet engagé avec un tarif d’achat excessif étant financé par la CSPE pour les vingt années à venir. La charge pour les consommateurs est donc bien devant eux, et pour longtemps. De nouveaux projets à venir risquent même d’ancrer cette hausse des tarifs : les installations éoliennes offshores coûteront ainsi deux milliards d’euros par an jusqu’en 2020. Ce système coûteux ne va donc pas dans le sens de la justice sociale, en faisant reposer principalement sur les consommateurs les charges de la transition de notre mix énergétique. Il lui demande quelle mesure le Gouvernement entend proposer afin de décharger de la seule CSPE le financement de la transition énergétique.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8125</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[ La contribution au service public de l’électricité (CSPE) est destinée à financer certains coûts inhérents au système électrique, qui sont induits par les missions de service public et qui ont trait à la fois au développement des énergies renouvelables, mais aussi à la lutte contre la précarité énergétique et à la péréquation tarifaire. Pour renforcer la maîtrise des charges de service public, notamment celles dédiées au soutien des énergies renouvelables électriques, le Gouvernement a mis en place, ces dernières années, de nombreuses mesures afin de limiter le coût pour la collectivité, notamment : - le recours (quand il est pertinent) aux appels d’offres qui permet de maîtriser le volume de projets développés en fixant dans le cahier des charges une enveloppe globale de projets en MW et un tarif d’achat plafond ; - le recours à des tarifs d’achat dégressifs annuellement pour prendre en compte la baisse progressive des coûts de production ; - le recours aux tarifs d’achat auto-ajustables trimestriellement pour adapter le niveau tarifaire au volume de demandes de raccordement du trimestre précédent. De plus en application de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte la plupart des dispositifs de soutien vont être réexaminés d’ici fin 2015. Par ailleurs, la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte prévoit la création d’un comité de gestion de la CSPE. Ce comité aura pour mission le suivi et l’analyse prospective des charges de service public. Il contribuera à garantir la transparence du dispositif. Dans son rapport de juin 2012 sur la contribution au service public de l’électricité, la Cour des comptes préconisait de revoir le principe du financement par le seul consommateur d’électricité des charges de soutien aux énergies renouvelables compensées par la CSPE. La Cour des comptes a rappelé cette préconisation à l’occasion de la sortie de son rapport en juillet 2013 sur la politique de développement des énergies renouvelables. La CSPE actuelle est construite selon le principe que les consommateurs d’électricité paient pour les charges de service public de l’électricité. Cette approche a l’avantage de garantir que les factures d’électricité reflètent bien l’ensemble des coûts du système électrique, et en assurent la lisibilité. Elle présente toutefois l’inconvénient de faire financer le développement des énergies renouvelables électriques à partir de l’électricité, largement décarbonée en France du fait du parc nucléaire. Un élargissement de l’assiette de financement des charges de service public de l’électricité est à l’étude dans le cadre de la réforme de fond de la CSPE que le Gouvernement envisage de proposer dans le collectif budgétaire de fin d’année.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>85766</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8126</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hervé Féron</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[déchets, pollution et nuisances
	            (déchets nucléaires — stockage souterrain — perspectives)
	            85766. — 28 juillet 2015. — M. Hervé Féron attire l’attention de Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur la problématique de l’enfouissement des déchets nucléaires. Dans le cadre du projet loi « croissance, activité et égalité des chances économiques », un amendement a récemment été adopté prévoyant l’enfouissement à 500 mètres de profondeur de quelque 80 000 m3 de déchets nucléaires. Cet enfouissement aura lieu au Centre industriel de stockage géologique (Cigéo), édifice construit sous la supervision de l’Agence nationale pour la gestion de déchets radioactifs (Andra) en 2000 à Bure, dans le département de la Meuse. Il souhaiterait faire plusieurs remarques au sujet de l’adoption d’un tel amendement. Premièrement, il regrette qu’un sujet d’une telle ampleur, complexe et très clivant, n’ait pas donné lieu à une véritable consultation publique, car le recours du Gouvernement à l’article 49-3 de la Constitution sur le projet de loi « Macron » a totalement empêché les représentants du peuple d’en débattre à l’Assemblée nationale. Or la question des déchets nucléaires préoccupe bon nombre de nos concitoyens français, au premier rang desquels ceux de Lorraine et de Champagne-Ardenne, qui se trouvent à proximité du site du Cigéo. En outre, il attire l’attention de Mme la ministre sur la possibilité offerte par la loi du 28 juin 2006 relative à la gestion durable des matières et déchets radioactifs, qui est celle de la « réversibilité ». En effet, bien que la loi de 2006 ait décidé du stockage des déchets nucléaires, excluant de facto toutes les alternatives, elle laissait la possibilité aux générations futures de récupérer les déchets enfouis au cas où les technologies évoluent, par exemple pour les recycler grâce à une méthode nouvellement inventée. C’est ce que l’on a appelé le principe de réversibilité, à laquelle elle s’est elle-même déclarée favorable dans la presse cette semaine. Or cette notion reste relativement floue, à tel point que la loi de 2006 prévoyait que sa définition soit discutée devant le Parlement, ce qui n’a jamais été le cas. Cette année, il était prévu que l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) donne son avis sur la notion de réversibilité, ce qui aurait permis de mieux en cerner les contours ; doit-elle rester une possibilité purement virtuelle, ou bien être un véritable droit dont les citoyens pourraient se saisir ? Le Gouvernement aurait pu attendre l’expertise de cet organisme indépendant, compétent sur l’ensemble des questions relatives au nucléaire, avant de faire le choix si catégorique de l’enfouissement. Il souhaiterait donc connaître les raisons de l’empressement du Gouvernement à procéder à l’enfouissement des déchets nucléaires sur le site meusien, sans même attendre l’expertise de l’ASN. Par ailleurs, il souhaiterait savoir quand le Parlement sera enfin consulté pour définir précisément la notion de réversibilité des décisions en matière nucléaire, comme cela était prévu dans la loi de 2006.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8126</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Par sa décision no 2015-715 DC du 5 août 2015, le Conseil constitutionnel s’est prononcé sur la loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques, et notamment sur son article 201 relatif au projet de stockage géologique des déchets radioactifs de haute activité et de moyenne activité à vie longue (Centre industriel de stockage géologique ou Cigéo). L’article 201 a été censuré par cette décision, le Conseil constitutionnel estimant que son adoption faisait suite à une procédure contraire à la Constitution. La procédure en vigueur pour l’autorisation de Cigéo reste donc celle décrite à l’article L. 542-10-1 du code de l’environnement aujourd’hui en vigueur et une échéance législative fixant notamment les conditions de réversibilité du stockage est attendue avant l’autorisation de création du centre qui sera délivrée par décret en Conseil d’État. À la suite de la décision du Conseil constitutionnel, le Gouvernement a souligné la nécessité de travaux parlementaires dans les prochains mois au sujet de Cigéo, avec notamment le dépôt d’une proposition de loi avant la fin de l’année 2015.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>86222</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8127</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Morel-A-L’Huissier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[urbanisme
	            (établissements recevant du public — agendas d’accessibilité programmée — mise en oeuvre)
	            86222. — 28 juillet 2015. — M. Pierre Morel-A-L’Huissier attire l’attention de Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes sur les dispositions de la loi no 2005-102 du 11 février 2005 et sur celles de l’ordonnance no 2014-1090 du 26 septembre 2014 relative à la mise en accessibilité des établissements recevant du public. Il lui demande de lui préciser, au regard de ces deux textes législatifs, ce qu’il convient de retenir au niveau des obligations faites aux collectivités locales et les sanctions qui sont applicables en cas de non-respect par celles-ci desdites obligations concernant l’accessibilité handicap. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8127</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[ Chaque établissement recevant du public (ERP), privé comme public, qui n’était pas accessible au 31 décembre 2014, doit intégrer le dispositif Ad’AP (agenda d’accessibilité programmée), dont l’objectif n’est pas de se soustraire aux obligations de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, mais d’organiser un calendrier des travaux nécessaires à une accessibilité réelle et de qualité. Un Ad’AP couvre une durée de trois ans maximum, pendant laquelle des travaux doivent être prévus sur chacune des années. Cependant, les ERP de catégorie 1 à 4 et les ensembles d’ERP comportant au moins un ERP de catégorie 1 à 4, peuvent bénéficier d’un Ad’AP portant sur deux périodes de trois ans maximum ; les ERP à patrimoine complexe peuvent construire un Ad’AP portant sur trois périodes de trois ans maximum. Seules des difficultés techniques ou financières avérées peuvent justifier une prorogation du délai de dépôt ou d’exécution. Les collectivités locales sont donc tenues de déposer leurs Ad’AP avant le 27 septembre 2015. À partir de la date de réception du dossier complet, l’administration dispose de quatre mois pour l’instruire. À l’issue de ce délai, le silence de l’administration vaut décision implicite d’acceptation et les travaux peuvent débuter. Tout retard, non justifié, de l’envoi du dossier d’Ad’AP sera imputé d’autant sur le délai d’exécution de l’agenda. De plus, une amende forfaitaire de 1 500 euros pour les ERP de 5e catégorie et de 5 000 euros pour les autres ERP est également prévue par l’ordonnance du 26 septembre 2014 relative à la mise en accessibilité des établissements recevant du public, des transports publics, des bâtiments d’habitation et de la voirie pour les personnes handicapées. En cas de non-réalisation des travaux contenus dans l’Ad’AP, une sanction pécuniaire dont le coût est compris entre 5 et 20 % du montant total des travaux restant à réaliser peut être décidée par le préfet. Enfin, une collectivité locale qui n’entrerait pas dans le dispositif Ad’AP resterait visée par les sanctions prévues dans l’article L. 152-4 du code de la construction et de l’habitation : 225 000 euros par bâtiment et le remboursement des éventuelles aides publiques à la construction touchées par la collectivité. Il est demandé d’envoyer au préfet et à la commission communale pour l’accessibilité un point de situation décrivant l’avancée des travaux effectués à la fin de la première année ainsi qu’une attestation d’achèvement dans les deux mois suivant la fin des travaux. Pour les Ad’AP de longue durée, il faut également communiquer un bilan des travaux et des actions effectués à la fin de la première année ainsi qu’à la moitié de la durée de l’agenda. La non-transmission de ces documents peut être sanctionnée par une amende de 1 500 ou 2 500 euros.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>87470</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8128</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Véronique Louwagie</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[environnement
	            (climat — conférence climat « Paris 2015 » — rapport CESE — recommandation)
	            87470. — 25 août 2015. — Mme Véronique Louwagie attire l’attention de Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur la question de la conférence climat « Paris 2015 ». Dans son rapport de mars 2015, le Conseil économique social et environnemental (CESE) recommande « la mesure et la vérification des émissions de Gaz à effet de Serre (GES) par un contrôle international du respect des engagements pris ». Elle souhaiterait connaître l’avis du Gouvernement concernant cette recommandation.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8128</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans son avis d’avril 2015 sur la conférence sur le climat qui se tiendra à Paris en décembre 2015, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) met l’accent sur l’importance des procédures de mesure et de vérification pour le suivi des engagements en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Il s’agit effectivement d’éléments essentiels pour s’assurer de l’atteinte des objectifs d’atténuation au niveau mondial. Les pays développés sont soumis à des règles contraignantes depuis de nombreuses années, ils rendent en particulier chaque année un inventaire de leurs émissions nationales. Concernant l’ensemble des pays, la transparence sur les politiques mises en œuvre a été renforcée ces dernières années avec la mise en place de nouveaux processus au niveau de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques pour faciliter l’évaluation ou les échanges entre pays. Le futur accord qui doit être adopté lors de la conférence de Paris va engendrer de nouvelles évolutions. Le système doit être adapté afin de permettre en particulier le suivi des engagements pris par les différents pays dans leurs contributions déterminées au niveau national. La définition des nouvelles règles en matière de mesure et de vérification fera l’objet d’une attention toute particulière.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>87476</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8128</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Véronique Louwagie</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[environnement
	            (climat — conférence climat « Paris 2015 » — rapport CESE — recommandation)
	            87476. — 25 août 2015. — Mme Véronique Louwagie attire l’attention de Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur la question de la conférence climat « Paris 2015 ». Dans son rapport de mars 2015, le Conseil économique social et environnemental (CESE) recommande « la mise à contribution des transports internationaux aériens et maritimes par l’institution d’un mécanisme financier sur le CO2 ». Elle souhaiterait connaître l’avis du Gouvernement concernant cette recommandation.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8128</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le rapport du Conseil économique social et environnemental (CESE) « Réussir la Conférence climat Paris 2015 » recommande « la mise à contribution des transports internationaux aériens et maritimes par l’institution d’un mécanisme financier sur le CO2 ». Il convient en premier lieu de souligner l’enjeu climatique lié à ces deux secteurs. En effet, si les émissions de CO2 de l’aviation mondiale et du transport maritime international représentent respectivement environ 2,5 % et 2,1% du total mondial des émissions de gaz à effet de serre, la croissance rapide de ces secteurs nécessite un suivi rigoureux et une maîtrise de leur évolution. À l’origine de leurs discussions, les parties du protocole de Kyoto ont reconnu l’importance du sujet tout en laissant les organisations internationales dédiées, l’organisation de l’aviation civile Internationale (OACI) et l’organisation maritime internationale (OMI), responsables de la régulation. En ce qui concerne le secteur aérien, du côté européen dès 2012, les activités aériennes ont été intégrées dans le système européen d’échange de quotas de gaz à effet de serre. Toutefois, suite aux contestations des États tiers, l’Union a limité les obligations aux seuls vols entre aéroports européens en vue de laisser le temps aux négociations au sein de l’OACI d’aboutir. Le 4 octobre 2013, l’OACI a adopté une résolution sur la lutte contre le changement climatique (réduction des émissions de gaz à effet de serre). Celle-ci comporte une feuille de route détaillée en vue de l’adoption en 2016 par l’assemblée de l’OACI d’un mécanisme mondial de mesures basées sur le marché (Global MBM) destiné à être mis en œuvre en 2020. Les principaux éléments de ce mécanisme seraient les suivants : - les assujettis seraient les exploitants d’aéronefs émettant plus de 10 000 t de CO2 par an ; - objectif de croissance neutre en carbone à partir de 2020 (compensation des émissions qui dépassent le niveau 2020 après cette date à travers l’achat d’unités carbone). Il reste toutefois, du chemin à parcourir d’ici à l’assemblée de 2016, ce qui ne pourra se faire qu’en partenariat avec les pays tiers. La France souhaite, par conséquent, que l’Europe ait pour priorité de faciliter les travaux à l’OACI pour que le dispositif mondial soit accepté par toutes les parties de façon à garantir l’atteinte de l’objectif de croissance neutre du secteur. Pour le secteur maritime, en 2009, le comité de la protection du milieu marin de l’OMI (organe en charge des questions environnementales) a invité les États membres à élaborer des propositions de mesures fondées sur le marché. La France a répondu à cet appel en formulant une proposition consistant à créer un système d’échange de droits d’émission pour le secteur maritime au niveau international. Le principe est d’établir un plafond mondial pour les émissions de ce secteur couplé à un système ouvert d’échange de droits d’émission. La vente aux enchères de ces droits permettrait d’alimenter un fonds pour financer des actions d’atténuation et d’adaptation au changement climatique dans les pays en développement, ainsi que des actions de coopération technique au sein de l’OMI. Néanmoins, l’absence de consensus au niveau de l’OMI n’a pas permis à ce jour de faire émerger un tel instrument. À l’heure actuelle, les débats à l’OMI portent sur l’instauration d’un système mondial de collecte de données sur l’efficacité énergétique des navires préalable à tout engagement. Les discussions actuelles se concentrent surtout sur les modalités d’un tel système de collecte de données et pas encore sur son évolution possible vers un engagement contraignant. Au niveau européen, le règlement pour la mise en place d’un système de surveillance, de déclaration et de vérification des émissions de gaz à effet de serre produites par le transport maritime international est entré en vigueur le 1er juillet 2015.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>87487</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8129</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Véronique Louwagie</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[environnement
	            (climat — conférence climat « Paris 2015 » — rapport CESE — recommandation)
	            87487. — 25 août 2015. — Mme Véronique Louwagie attire l’attention de Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur la question de la conférence climat « Paris 2015 ». Dans son rapport de mars 2015, le Conseil économique social et environnemental (CESE) recommande « un soutien aux initiatives donnant un prix au carbone ». Elle souhaiterait connaître les intentions du Gouvernement concernant cette recommandation.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8129</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[À Paris, en décembre 2015, la COP 21 a pour objectif de conclure un accord qui devra accompagner la transformation des sociétés et des économies afin de limiter le réchauffement climatique sous deux degrés. La notion de « prix carbone » est particulièrement cruciale au déploiement de solutions pour un développement résilient et sobre en carbone. Mettre un prix sur le carbone, c’est signaler aux acteurs publics et privés que l’ère de la consommation d’énergies fossiles touche à sa fin ; c’est enclencher une « course vers le haut » pour l’innovation, dans laquelle ceux qui parviennent à émettre moins gagnent en compétitivité. Il existe en pratique aujourd’hui une mosaïque d’instruments qui donnent explicitement ou implicitement, des valeurs au carbone à l’échelle d’un pays, d’une région, d’un secteur. En 2015, la banque mondiale a recensé 40 pays et plus de 20 villes, couvrant 12 % des émissions mondiales, qui ont instauré un mécanisme de tarification du carbone, mais aucun de ces instruments ne s’applique à l’échelle mondiale. L’accord de Paris contribuera à créer un cadre favorable à l’instauration d’un prix du carbone juste et efficace, qui dépendra beaucoup des circonstances nationales. À ce titre, le rapport de Messieurs Canfin et Grandjean propose la piste intéressante d’un « corridor de prix carbone » : cette proposition mérite d’être explorée dans le dialogue avec les pays tiers. Elle ne peut en effet que nourrir une dynamique favorable à un accord ambitieux lors de la conférence Paris climat 2015. En France, la loi no 2015-992 du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte, introduit une trajectoire croissante de la composante carbone intégrée aux tarifs des taxes intérieures sur la consommation des produits énergétiques, avec un objectif à atteindre de 56 € en 2020 et de 100 € en 2030. Il est prévu que l’augmentation de la part carbone soit compensée, à due concurrence, par un allègement de la fiscalité pesant sur d’autres produits, travaux ou revenus. Ce dispositif correspond à une volonté de donner une indication indispensable pour qu’un prix du carbone clair, robuste et efficient permette d’orienter les investissements et de renforcer la compétitivité économique des entreprises. La loi sur la transition énergétique pour la croissance verte initie ainsi une dynamique positive vers la COP 21 et adresse à tous les pays du monde un signal fort de l’engagement de la France pour l’avenir de la planète. Cette dynamique est irréversible et il est nécessaire que chacun participe pour relever avec succès ce défi. De nouveaux secteurs d’activité vont émerger et ainsi le tournant vers une économie décarbonée doit être vu comme une chance à saisir. Il faut ainsi convaincre par l’exemplarité, développer les énergies renouvelables, la maîtrise des consommations et l’utilisation rationnelle des ressources et appeler l’ensemble du secteur privé à rejoindre cette démarche, notamment en donnant un prix au carbone.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>87550</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8130</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Sébastien Vialatte</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[sécurité publique
	            (inondations — diagnostics — entreprises — réglementation)
	            87550. — 25 août 2015. — M. Jean-Sébastien Vialatte* appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique sur le diagnostic de vulnérabilité des entreprises aux inondations conformément à la législation en vigueur. Les entreprises du Var ont payé un lourd tribut lors des épisodes pluvieux survenus ces dernières années. Les plans de prévention du risque inondation (PPRi) imposent aux entreprises implantées en zone inondable de réaliser à leur frais un diagnostic de vulnérabilité ayant pour objectif de diminuer la gravité et la fréquence des sinistres. Celui-ci doit être réalisé sous trois ans à compter de l’approbation des PPRi, soit 2017 pour la majorité des communes. À l’issue de ces audits, les entreprises auront à réaliser des travaux de prévention pouvant aller jusqu’à 10 % de la valeur vénale du bien. Ne remettant pas en question la nécessité de la démarche de prévention des risques dans ce domaine, il lui indique que ces diagnostics et travaux de prévention constituent une nouvelle charge importante pour les entreprises, dans un contexte économique déjà difficile. Aussi, il lui demande la possibilité d’étendre les critères d’éligibilité et de durée de la mesure exceptionnelle de soutien à l’investissement productif, selon le principe de la loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques, applicable à certains biens d’équipement acquis ou fabriqués du 15 avril 2015 au 14 avril 2016, à des investissements liés aux travaux de prévention. De même, afin de réduire cet impact financier, il souhaite savoir s’il entend mettre en place une mesure spécifique liée aux travaux de prévention du risque inondation. En effet un suramortissement en faveur des travaux de prévention des risques inondation, à l’image des outils de production, permettrait de maintenir la capacité d’autofinancement des entreprises. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>87977</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8130</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Audibert Troin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[sécurité publique
	            (inondations — diagnostics — entreprises — réglementation)
	            87977. — 8 septembre 2015. — M. Olivier Audibert Troin* appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique sur le diagnostic de vulnérabilité des entreprises aux inondations conformément à la législation en vigueur. Les entreprises du Var ont payé un lourd tribut lors des épisodes pluvieux survenus ces dernières années. Les plans de prévention du risque inondation (PPRi) imposent aux entreprises implantées en zone inondable de réaliser à leur frais un diagnostic de vulnérabilité ayant pour objectif de diminuer la gravité et la fréquence des sinistres. Celui-ci doit être réalisé sous trois ans à compter de l’approbation des PPRi, soit 2017 pour la majorité des communes. À l’issue de ces audits, les entreprises auront à réaliser des travaux de prévention pouvant aller jusqu’à 10 % de la valeur vénale du bien. Ne remettant pas en question la nécessité de la démarche de prévention des risques dans ce domaine, il lui indique que ces diagnostics et travaux de prévention constituent une nouvelle charge importante pour les entreprises, dans un contexte économique déjà difficile. Aussi il lui demande la possibilité d’étendre les critères d’éligibilité et de durée de la mesure exceptionnelle de soutien à l’investissement productif, selon le principe de la loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques, applicable à certains biens d’équipement acquis ou fabriqués du 15 avril 2015 au 14 avril 2016, à des investissements liés aux travaux de prévention. De même, afin de réduire cet impact financier, il souhaite savoir s’il entend mettre en place une mesure spécifique liée aux travaux de prévention du risque inondation. En effet un suramortissement en faveur des travaux de prévention des risques inondation, à l’image des outils de production, permettrait de maintenir la capacité d’autofinancement des entreprises. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8130</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Une inondation peut conduire à des conséquences très lourdes sur l’outil de production des entreprises, et l’aide à apporter aux entreprises pour réaliser des études et des travaux de prévention du risque d’inondation constitue un des axes de la politique de prévention des risques menée par le Gouvernement. Il s’agit de réduire leur vulnérabilité et de limiter ainsi le coût des catastrophes naturelles. Une extension des critères d’éligibilité et de durée de la mesure exceptionnelle de soutien à l’investissement productif prévue par la loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques, à des investissements liés à des travaux de prévention, ou un suramortissement en faveur des travaux de prévention du risque inondation n’apparaissent pas forcément nécessaires. En effet, le code de l’environnement prévoit déjà un dispositif d’aide aux entreprises en vue de la réalisation des travaux de prévention sur les biens existants dont peuvent bénéficier certaines entreprises. Selon l’article L. 562-1-II-4° du code de l’environnement, si les plans de prévention des risques naturels peuvent prescrire des études et travaux de réduction de la vulnérabilité sur les biens existants, l’article R. 562-1-V de ce code prévoit que ces travaux de prévention imposés à des biens existants ne peuvent porter que sur des aménagements limités, dont le coût est inférieur à 10 % de la valeur vénale ou estimée du bien à la date d’approbation du plan. Cette limite de 10 % vise à ne pas créer de charge financière disproportionnée pour la personne à qui incombe cette mesure. En outre, une aide à la réalisation des mesures de réduction de la vulnérabilité sur les biens existants est prévue, finançable par le fonds de prévention des risques naturels majeurs. Ce fonds peut en effet contribuer au financement des études et travaux de prévention définis et rendus obligatoires par un plan de prévention des risques naturels approuvé sur des biens à usage d’habitation ou sur des biens utilisés dans le cadre d’activités professionnelles relevant de personnes physiques ou morales employant moins de vingt salariés, notamment d’entreprises industrielles, commerciales, agricoles ou artisanales, conformément à l’article L. 561-3-II-4° du code de l’environnement. Les conditions d’aide par le fonds de prévention des risques naturels majeurs (FPRNM) sont précisées par l’article R. 561-15 de ce code. Il fixe la contribution du fonds de prévention des risques naturels majeurs à 20 % des dépenses éligibles réalisées sur des biens utilisés dans le cadre d’activités professionnelles pour des entreprises de moins de vingt salariés, et à 40 % des dépenses éligibles réalisées sur des biens à usage d’habitation ou à usage mixte. Ce dispositif de mobilisation des crédits du fonds de prévention des risques naturels majeurs contribue donc à aider les particuliers et aussi les entreprises de moins de vingt salariés à réaliser les études et travaux de prévention sur des biens existants rendus obligatoires par un plan de prévention des risques naturels approuvé.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>87592</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8131</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bernard Perrut</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie</ministreQuestion><ministreJO>Écologie, développement durable et énergie</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[transports
	            (politique des transports — gaz à effet de serre — émissions — réduction)
	            87592. — 25 août 2015. — M. Bernard Perrut attire l’attention de Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur la lutte contre le réchauffement climatique et l’engagement de la France à diviser par quatre ses émissions de GES d’ici à 2050. Il souhaite connaître les moyens qu’elle entend mettre en œuvre pour susciter la participation de tous à la limitation du réchauffement global et encourager l’avènement d’une société bas-carbone, en amplifiant la communication sur les enjeux climatiques, en développant ce thème dans les programmes scolaires et en soutenant les initiatives des collectivités locales, le lien entre climat et aménagement du territoire devant être approfondi en particulier pour l’usage des terres, l’aménagement industriel et l’urbanisme.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8131</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En cette année d’engagement pour la cause climatique, l’exemplarité de la France passe effectivement par celle de ses territoires et de leurs forces vives. C’est le sens des appels à projets, notamment « territoires à énergie positives pour la croissance verte » et « territoires zéro déchet zéro gaspillage » qui ont été lancés pour soutenir des démarches ambitieuses de collectivités. Des plateformes valorisent ces différentes initiatives, par exemple le site internet http://www.votreenergiepourlafrance.fr ainsi que la labellisation COP21. Cela passe aussi par d’étroites collaborations avec le ministère en charge de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la recherche. La prise en compte du développement durable dans les programmes scolaires se renforce. Des opérations de vulgarisation scientifique sont menées tout au long de l’année 2015 à destination des citoyens, notamment à l’occasion de la fête de la science (train du climat, débat sur le changement climatique, …) et des simulations de négociation sur le changement climatique, impliquant de nombreux collégiens et lycéens (projet pilote dans les académies de Créteil, Paris et Versailles). Enfin, le lien entre politiques d’atténuation du changement climatique et aménagement du territoire doit effectivement être renforcé. C’est l’un des axes structurants du projet de stratégie nationale bas-carbone. Après avoir été soumis à consultation publique jusqu’au 23 septembre, il doit être publié avant la COP21.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>65762</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8131</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Audibert Troin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, industrie et numérique</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[marchés publics
	            (appels d’offres — entreprises en redressement judiciaire)
	            65762. — 7 octobre 2014. — M. Olivier Audibert Troin attire l’attention de M. le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique sur l’accès aux marchés publics des entreprises en situation de redressement judiciaire. Les dispositions L. 631-1 et suivants du code de commerce définissent la procédure de redressement judiciaire. Cette procédure permet à une entreprise en difficulté de poursuivre son activité, de maintenir ses emplois et d’apurer son passif. L’article 44 du code des marchés publics permet aux entreprises en redressement judiciaire de candidater à un marché public, à condition de produire à l’appui de leur candidature, une copie du ou des jugements prononcés par le tribunal compétent. Cette disposition devrait permettre aux entreprises de surmonter leurs difficultés, tout en permettant au pouvoir adjudicateur d’être informé de leur situation. Cependant, aux termes des dispositions contenues au 3° de l’article 8 de l’ordonnance no 2005-649 du 6 juin 2005 relative aux marchés passés par certaines personnes publiques ou privées, les entreprises en redressement judiciaire doivent justifier qu’elles ont été habilitées à poursuivre leurs activités pendant la durée prévisible d’exécution du marché. L’accès aux marchés publics des entreprises en redressement judiciaire se trouve ainsi fortement limité. Qui plus est, dans l’hypothèse où la durée d’exécution du marché est supérieure à celle de la période d’observation admise par le jugement l’autorisant à poursuivre son activité, l’entreprise ne sera pas recevable à soumissionner au dit marché. Cette interprétation a été confirmée par une décision du Conseil d’État du 26 mars 2014. Une procédure de redressement judiciaire commence par une période d’observation d’une durée maximale de six mois, renouvelable une fois. Ainsi pendant cette période d’observation, il sera impossible à l’entreprise en difficulté de candidater pour un marché de plusieurs années, l’empêchant par là même de redresser sa situation. Aussi, il lui demande de lui préciser si le Gouvernement envisage de modifier ces dispositions qui fragilisent davantage les petites et moyennes entreprises.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8131</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les entreprises en redressement judiciaire bénéficient d’une liberté d’accès à la commande publique modulée afin de prendre en compte les risques pesant sur l’acheteur public. En effet, conformément à l’article 44 du code des marchés publics (CMP), les entreprises en redressement judiciaire peuvent se porter candidates à un marché public, à la condition toutefois de produire une copie du ou des jugements prononcés par le tribunal. Le 3° de l’article 8 de l’ordonnance du 6 juin 2005 (auquel renvoie le CMP) précise en outre que les entreprises doivent justifier « qu’elles ont été habilitées à poursuivre leurs activités pendant la durée prévisible d’exécution du marché ». Ainsi, lorsque l’entreprise produit soit un jugement ouvrant une période d’observation compatible avec la durée d’exécution du marché, soit un jugement validant un plan de redressement à l’issue de la période d’observation, le droit des marchés publics ne fait pas obstacle à ce que sa candidature soit retenue. En revanche, dans le cas où la durée du marché est supérieure à celle de la période d’observation définie par le juge, la candidature de l’entreprise doit être écartée au motif qu’elle ne présente aucune garantie quant à sa capacité à assurer une bonne exécution du marché sur l’ensemble de sa durée. Néanmoins, il est toujours possible de recourir à la sous-traitance au profit d’une entreprise en difficulté dans la mesure où la durée de réalisation des prestations sous-traitées n’excède pas la période d’observation de six mois. En autorisant les entreprises en redressement judiciaire à soumissionner tout en garantissant l’exécution des marchés, la réglementation en vigueur s’emploie à préserver un équilibre entre le risque économique pesant sur l’acheteur public et le soutien aux entreprises en difficulté.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>67135</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8132</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Josette Pons</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, industrie et numérique</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[professions libérales
	            (statut — professions réglementées — réforme)
	            67135. — 21 octobre 2014. — Mme Josette Pons attire l’attention de M. le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique sur le projet de loi « croissance et pouvoir d’achat » tendant à réformer les professions réglementées. En effet, les notaires et les huissiers, qui comptent parmi les premiers concernés, s’inquiètent vivement de la teneur et de la portée de ce projet. Ils sont notamment aujourd’hui menacés d’être exclus du dispositif « crédit, impôt, compétitivité et emploi ». De ce fait, ils redoutent les nouvelles annonces qui viendraient mettre à mal leur profession et remettre en cause l’essence même de leur rôle et de leurs missions de service public. À l’heure où le Gouvernement se prépare à déposer son projet de loi, les huissiers et les notaires rappellent que les mesures du texte incriminé auraient pour conséquence de créer une insécurité juridique pour les administrés autant que de précariser leurs professions. Sur un plan social, l’adoption de ce texte engendrerait de nombreuses pertes d’emploi. La destruction des études liée à ce phénomène aurait également une conséquence sur le maillage territorial de ces professions et l’accès à la justice à l’ensemble de nos concitoyens, en particulier aux plus défavorisés, n’en serait que davantage compromis. Dans ces conditions et face à de telles menaces, comment garantir la sécurité juridique des justiciables et des entreprises en confiant une activité régalienne, au coeur de notre pacte républicain et qui fait la fierté du modèle français, à des capitaux étrangers dont l’objectif unique sera la rentabilité ? Elle lui demande donc s’il compte engager une concertation approfondie avec les professionnels en question avant de finaliser ce texte et le cas échéant, quelles garanties il entend apporter quant à la préservation de la spécificité de ces professions d’officiers publics.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8132</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La loi du 6 août 2015 pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques permet de libérer le potentiel inexploité de croissance du pays en levant, de manière pragmatique, les blocages identifiés dans les secteurs clés de l’économie française. En ce qui concerne la réforme de certaines professions réglementées, la loi a fait l’objet d’une concertation approfondie en lien avec l’ensemble des ministères en charge des professions considérées, et en particulier le ministère de la justice, qui a compétence sur les professions du droit. La modernisation des professions réglementées du droit permettra d’élargir l’accès à ces professions, d’offrir des prestations plus transparentes et plus justes et d’ouvrir les professions pour leur permettre de développer l’inter-professionnalité. La réforme vise à améliorer le fonctionnement de ces professions, sans remettre en cause leurs fondamentaux (notamment la signification des décisions de justice, actes de procédures et autres titres exécutoires pour les huissiers de justice). La liberté d’installation offrira à ceux qui ont les diplômes nécessaires la possibilité d’ouvrir leur étude ou leur cabinet là où sont les besoins de la population et des entreprises, sans déstabiliser l’équilibre des territoires ni les professionnels aujourd’hui installés. La règlementation des tarifs reflètera davantage les coûts réels. Enfin, l’ouverture de l’accès au capital entre professionnels du droit encouragera l’investissement pour rendre l’activité plus efficace et rapprocher les professions.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>77805</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8133</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Dassault</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, industrie et numérique</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[automobiles et cycles
	            (véhicules d’occasion — compteur kilométrique — fraude — lutte et prévention)
	            77805. — 14 avril 2015. — M. Olivier Dassault attire l’attention de M. le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique sur le trafic du compteur kilométrique des véhicules d’occasion. Ce délit toucherait près de 600 000 véhicules par an en France pour un coût évalué à 500 millions d’euros. Pour endiguer le phénomène, la Belgique a mis en place une base de données, « Car-Pass », qui a démontré son efficacité. En 2014, le nombre de cas de fraude était presque nul. Il souhaite savoir si la France compte adopter un système équivalent pour éradiquer la fraude aux compteurs.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8133</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La modification du kilométrage inscrit au compteur d’un véhicule automobile ou sa remise à zéro afin de valoriser à la hausse son prix de revente, est prohibée par les dispositions de l’article 3 du décret no 78-993 du 4 octobre 1978, pris pour l’application de la loi du 1er août 1905 sur les fraudes et falsifications en matière de produits ou de services en ce qui concerne les véhicules automobiles. Sur le plan civil, les tribunaux sanctionnent le vendeur d’un véhicule dont le compteur a été modifié par la nullité du contrat. Le vendeur reconnu de mauvaise foi peut également être condamné à des dommages et intérêts. Sur le plan pénal, ce type de pratique est puni du délit de tromperie réprimé par l’article L. 213-1 du code de la consommation, qui prévoit que sera puni par un emprisonnement de 2 ans au plus et une amende de 300 000 euros quiconque, qu’il soit ou non partie au contrat, aura trompé ou tenté de tromper le cocontractant par quelque moyen ou procédé que ce soit, même par l’intermédiaire d’un tiers. En application de ce texte, les tribunaux condamnent les modifications frauduleuses des compteurs kilométriques pour tromperie sur les qualités substantielles du véhicule. La direction générale de la concurrence de la consommation et de la répression des fraudes, attentive au respect des règles relatives à la protection économique du consommateur, maintient une vigilance constante dans ce secteur d’activité. Ses services, qui ne manquent pas d’engager des procédures lorsque des infractions sont relevées, ont réalisé 5 543 actions de contrôles ces 3 dernières années et dressé 146 procès-verbaux concernant des tromperies sur les qualités substantielles des véhicules, notamment en matière de minoration du kilométrage. Une enquête d’envergure nationale dans le secteur des véhicules d’occasion a été programmée sur l’année 2015. Au niveau européen, les instances européennes ont été sensibilisées au problème, une grande partie des fraudes au compteur ayant lieu dans le cadre des transactions transfrontalières. Pour endiguer la fraude, le Parlement européen a adopté le 11 mars 2014 un accord sur les normes communes minimales pour les contrôles techniques périodiques des véhicules, qui prévoit notamment l’obligation de relever le kilométrage des véhicules lors de leur passage au contrôle technique et la création d’une base de données commune aux États-membres pour vérifier la cohérence des kilométrages. Ces mesures, qui s’inscrivent dans le cadre de la révision de la directive no 2009/40/CE du 6 mai 2009 relative au contrôle technique des véhicules à moteur, entreront en application en 2018. Par ailleurs, des réflexions sont également en cours, dans le cadre du rapport Cars 2020 du 15 novembre 2013 du Parlement européen, sur l’élaboration d’une norme européenne similaire au système belge « Car-Pass ».]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>79281</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8136</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Vitel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, industrie et numérique</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[consommation
	            (sécurité alimentaire — compléments alimentaires — qualification — réglementation)
	            79281. — 12 mai 2015. — M. Philippe Vitel* attire l’attention de M. le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique sur le respect des règles de libre circulation des marchandises au sein de l’Union européenne dans le cadre de la commercialisation de produits ayant reçu la qualification de compléments alimentaires et souhaite attirer plus particulièrement son attention sur les produits commercialisés sous le nom « Fleur de Bach Original » qui ont reçu la qualification de compléments alimentaires et peuvent ainsi être distribués en pharmacies en France. Les engagements européens de la France, repris notamment à l’article 16 du décret no 2006-352 du 20 mars 2006 sur les compléments alimentaires, prescrivent en effet que la qualification d’un produit comme complément alimentaire dans un ou plusieurs État (s) membre (s) de l’Union européenne emporte reconnaissance de cette qualification pour la commercialisation sur le territoire national. Ainsi en est-il des produits commercialisés sous le nom « Fleur de Bach Original » et qui font l’objet d’une libre distribution dans les pharmacies. Pourtant, celle-ci n’est pas optimale dans la mesure où ces produits sont actuellement l’objet d’une confusion avec d’autres produits à base de plantes désignées sous le vocable de « Fleurs de Bach » visés par la lutte contre la charlatanisme mise en œuvre par l’Ordre national des pharmaciens. Cet amalgame est préjudiciable aux entreprises qui distribuent des produits à base de Fleurs de Bach valablement autorisés (tels que les produits « fleurs de Bach Original »), aux pharmaciens et aux consommateurs. En tant qu’administration en charge de la régulation de la distribution des compléments alimentaires, la DGCCRF dispose de la liste de l’ensemble des compléments alimentaires dont la vente en pharmacies est valablement autorisée. Si des projets sont en cours afin de permettre la consultation de cette liste par le public, cette liste n’est, à ce jour, pas publique. Pourtant, pour mettre un terme à la confusion actuelle concernant les produits à base de Fleur de Bach, il apparaît urgent de mettre à la disposition des pharmaciens une liste des produits à base de Fleurs de Bach dont la distribution est valablement autorisée en pharmacies en France. Dans ces conditions, il lui demande d’intervenir auprès des services de la DGCCRF afin de mettre à la disposition des pharmaciens, dans un délai rapproché, la liste des produits à base de Fleurs de Bach dont la distribution est valablement autorisée en pharmacies en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>79282</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8136</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Vigier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, industrie et numérique</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[consommation
	            (sécurité alimentaire — compléments alimentaires — qualification — réglementation)
	            79282. — 12 mai 2015. — M. Philippe Vigier* attire l’attention de M. le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique sur le respect des règles de libre circulation des marchandises au sein de l’Union européenne, et plus particulièrement sur les produits ayant reçu la qualification de compléments alimentaires tels que ceux commercialisés sous le nom « Fleurs de Bach ». Selon le droit européen en vigueur, la commercialisation des complémentaires alimentaires dans les États membres nécessite l’obtention d’une telle qualification. Ainsi des produits vendus sous le nom « Fleurs de Bach » sont commercialisés dans certains pays européens (Belgique, Pologne et République Tchèque). Ces produits devraient donc logiquement se trouver en pharmacie en France. Cependant, cette commercialisation est difficile car il existe une confusion entre les produits labellisés « Fleurs de Bach » et ceux qui utilisent cette appellation à tort. Cet amalgame, qui fait l’objet d’une lutte de la part de l’Ordre national des pharmaciens, est préjudiciable pour les professionnels comme pour les patients. La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) connaît pourtant les compléments alimentaires dont la vente en pharmacie est autorisée. Or cette liste de produits autorisés n’est pas publique. Afin de mettre un terme à la confusion actuelle concernant les produits « Fleurs de Bach », il serait utile de mettre cette liste à la disposition des pharmaciens pour connaître les compléments alimentaires autorisés à la vente. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui indiquer si la publication de cette liste est envisagée afin de faciliter la distribution des produits autorisés en pharmacie et lutter plus efficacement contre la fraude.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>79283</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8136</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Élie Aboud</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, industrie et numérique</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[consommation
	            (sécurité alimentaire — compléments alimentaires — qualification — réglementation)
	            79283. — 12 mai 2015. — M. Élie Aboud* appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique sur le respect des règles de libre circulation des marchandises au sein de l’Union européenne dans le cadre de la commercialisation de produits ayant reçu la qualification de compléments alimentaires et souhaite attirer plus particulièrement son attention sur les produits commercialisés sous le nom « Fleur de Bach Original » qui ont reçu la qualification de compléments alimentaires et peuvent ainsi être valablement distribués en pharmacies en France. Les engagements européens de la France, repris notamment à l’article 16 du décret no 2006-352 du 20 mars 2006 sur les compléments alimentaires, prescrivent en effet que la qualification d’un produit comme complément alimentaire dans un ou plusieurs État (s) membre (s) de l’Union européenne emporte reconnaissance de cette qualification pour la commercialisation sur le territoire national. Ainsi en est-il des produits commercialisés sous le nom de « Fleurs de Bach Original » et qui font l’objet d’une qualification de compléments alimentaires au sein de plusieurs États membres de l’Union européenne, notamment la Belgique, la Pologne et la République Tchèque. Ces produits devaient donc logiquement faire l’objet d’une libre distribution dans les pharmacies. Pourtant, celle-ci n’est pas optimale dans la mesure où ces produits sont actuellement l’objet d’une confusion avec d’autres produits à base de plantes désignés sous le vocable de « Fleurs de Bach » visés par la lutte contre le charlatanisme mise en œuvre par l’Ordre national des pharmaciens. Cet amalgame est préjudiciable aux entreprises qui distribuent des produits à base de Fleurs de Bach valablement autorisés (tels que les produits « Fleur de Bach Original »), aux pharmaciens et aux consommateurs. En tant qu’administration en charge de la régulation de la distribution des compléments alimentaires, la DGCCRF dispose de la liste de l’ensemble des compléments alimentaires dont la vente en pharmacies est valablement autorisée. Si des projets sont en cours afin de permettre la consultation de cette liste par le public, cette liste n’est, à ce jour, pas publique. Pourtant, pour mettre un terme à la confusion actuelle concernant les produits à base de Fleurs de Bach, il apparaît urgent de mettre à la disposition des pharmaciens une listes des produits à base de Fleurs de Bach dont la distribution est valablement autorisée en pharmacies en France. Dans ces conditions, il lui demande de bien vouloir intervenir auprès des services de la DGCCRF afin de mettre à la disposition des pharmaciens, dans un délai rapproché, la liste des produits à base de Fleurs de Bach dont la distribution est valablement autorisée en pharmacies en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>79705</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8136</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lucien Degauchy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, industrie et numérique</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[consommation
	            (sécurité alimentaire — compléments alimentaires — qualification — réglementation)
	            79705. — 19 mai 2015. — M. Lucien Degauchy* appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique sur le respect des règles de libre circulation des marchandises au sein de l’Union européenne dans le cadre de la commercialisation de produits ayant reçu la qualification de compléments alimentaires et particulièrement les produits commercialisés sous le nom « Fleurs de Bach original ». Ces produits pâtissent d’une confusion avec d’autres produits à base de plantes désignés sous le vocable de « Fleurs de Bach » visés par la lutte contre le charlatanisme mise en œuvre par l’Ordre national des pharmaciens. La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), en charge de la régulation de la distribution des compléments alimentaires, dispose de la liste des compléments alimentaires autorisés à la vente mais les pharmaciens ne peuvent pas consulter cette liste. Aussi il lui demande d’intervenir auprès de cette administration dont la mission est d’assurer la régulation concurrentielle des marchés, la protection économique et la sécurité des consommateurs afin de mettre à la disposition du public la liste des produits à base de « Fleurs de Bach » dont la distribution est autorisée dans les pharmacies en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>80080</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8136</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Véronique Louwagie</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, industrie et numérique</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[consommation
	            (sécurité alimentaire — compléments alimentaires — qualification — réglementation)
	            80080. — 26 mai 2015. — Mme Véronique Louwagie* attire l’attention de M. le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique sur le respect des règles de libre circulation des marchandises au sein de l’Union européenne dans le cadre de la commercialisation de produits ayant reçu la qualification de compléments alimentaires. La qualification d’un produit comme complément alimentaire dans un ou plusieurs États membres de l’Union européenne engendre la reconnaissance de cette qualification pour la commercialisation sur le territoire français. Actuellement, des produits commercialisés sous le nom de « Fleurs de Bach Original » sont qualifiés de compléments alimentaires au sein de plusieurs États membres de l’Union européenne. Cependant, ces produits font l’objet d’une confusion avec d’autres produits à base de plantes désignés sous le vocable de « Fleurs de Bach » visés par la lutte contre le charlatanisme mise en œuvre par l’Ordre national des pharmaciens. Le préjudice est alors important pour les entreprises qui distribuent des produits à base de Fleurs de Bach valablement autorisés (tels que les produits « Fleurs de Bach Original »), aux pharmaciens et aux consommateurs. Seule la DGCCRF dispose de la liste de l’ensemble des compléments alimentaires dont la vente en pharmacies est autorisée. Les entreprises victimes de ce préjudice souhaiteraient que la liste des produits à base de « Fleurs de Bach » dont la distribution est autorisée en pharmacies en France, soit mise à la disposition des pharmaciens. Face à cette demande, elle souhaiterait connaître les intentions du Gouvernement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>80081</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8136</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Marleix</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, industrie et numérique</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[consommation
	            (sécurité alimentaire — compléments alimentaires — qualification — réglementation)
	            80081. — 26 mai 2015. — M. Olivier Marleix* appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique sur les produits commercialisés sous le nom de « Fleurs de Bach original ». Ces produits ont reçu la qualification de compléments alimentaires dans plusieurs États membres de l’Union européenne (Belgique, Pologne, République Tchèque) et y sont donc, selon le droit européen en vigueur, commercialisés librement. Ces produits devraient donc logiquement se trouver en pharmacie en France. Cependant, cette commercialisation est difficile car il existe une confusion entre les produits labellisés « Fleurs de Bach » et ceux qui utilisent cette appellation à tort. Cet amalgame, qui fait l’objet d’une lutte de la part de l’ordre national des pharmaciens, est préjudiciable pour les professionnels comme pour les patients. La direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) dispose d’une liste de l’ensemble des compléments alimentaires dont la vente en pharmacie est autorisée, mais cette liste n’est, à ce jour, pas publique. Afin de mettre un terme à la confusion actuelle concernant les produits « Fleurs de Bach », il serait utile de mettre cette liste à la disposition des pharmaciens pour connaître les compléments alimentaires autorisés à la vente. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui indiquer si la publication de cette liste est envisagée afin de faciliter la distribution des produits autorisés en pharmacie et lutter plus efficacement contre la fraude.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>80759</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8136</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Arnaud Leroy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, industrie et numérique</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[consommation
	            (sécurité alimentaire — compléments alimentaires — qualification — réglementation)
	            80759. — 9 juin 2015. — M. Arnaud Leroy* appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique sur le respect des règles de libre circulation des marchandises au sein de l’Union européenne dans le cadre de la commercialisation de produits ayant reçu la qualification de compléments alimentaires et souhaite attirer plus particulièrement son attention sur les produits commercialisés sous le nom de « Fleurs de Bach original » qui ont reçu la qualification de compléments alimentaires et peuvent ainsi être valablement distribués en pharmacies en France. Les engagements européens de la France, repris notamment à l’article 16 du décret no 2006-352 du 20 mars 2006 sur les compléments alimentaires, prescrivent en effet que la qualification d’un produit comme complément alimentaire dans un ou plusieurs État (s) membre (s) de l’Union européenne emporte reconnaissance de cette qualification pour la commercialisation sur le territoire national. Ainsi en est-il des produits commercialisés sous le nom « Fleurs de Bach original » et qui font l’objet d’une qualification de compléments alimentaires au sein de plusieurs États membres de l’Union européenne, notamment la Belgique, la Pologne et la République Tchèque. Ces produits devraient donc logiquement faire l’objet d’une libre distribution dans les pharmacies. Pourtant, celle-ci n’est pas optimale dans la mesure où ces produits font actuellement l’objet d’une confusion avec d’autres produits à base de plantes désignés sous le vocable de « Fleurs de Bach » visés par la lutte contre le charlatanisme mise en œuvre par l’Ordre national des pharmaciens. Cet amalgame est préjudiciable aux entreprises qui distribuent des produits à base de Fleurs de Bach valablement autorisés (tels que « Fleurs de Bach original »), aux pharmaciens et aux consommateurs. En tant qu’administration en charge de la régulation de la distribution des compléments alimentaires, la DGCCRF dispose de la liste de l’ensemble des compléments alimentaires dont la vente en pharmacies est valablement autorisée. Si des projets sont en cours afin de permettre la consultation de cette liste par le public, cette liste n’est, à ce jour, pas publique. Pourtant, pour mettre un terme à la confusion actuelle concernant les produits à base de Fleurs de Bach, il apparaît urgent de mettre à la disposition des pharmaciens une liste des produits à base de Fleurs de Bach, dont la distribution est valablement autorisée dans les pharmacies françaises. C’est pourquoi il lui demande d’intervenir auprès des services de la DGCCRF afin de mettre à la disposition des pharmaciens la liste des produits à base de Fleurs de Bach dont la distribution est valablement autorisée en pharmacies en France.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8136</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La notion de « Fleurs de Bach » n’est pas définie réglementairement. Elle renvoie au procédé de fabrication des élixirs floraux, appliqué à une trentaine de plantes associées à des effets psychologiques (comme le houx et la colère par exemple). Il s’agit donc d’une dénomination dite « de fantaisie » qui a d’ailleurs fait l’objet de plusieurs dépôts, en tant que marque, à l’institut national de la propriété industrielle (INPI). Si l’entreprise monégasque commercialisant les produits de marque « Fleurs de Bach Original » estime être pénalisée du fait d’un usage abusif de cette marque, il lui appartient de saisir les juridictions compétentes. Par ailleurs, rien n’implique que des produits commercialisés sous le vocable « Fleurs de Bach » répondent nécessairement à la définition du complément alimentaire. La production d’une liste de compléments alimentaires déclarés n’aurait pas pour corollaire que tout produit n’y figurant pas soit en infraction avec les dispositions en vigueur.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>81502</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8136</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Tardy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, industrie et numérique</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[ministères et secrétariats d’État
	            (structures administratives — commissions administratives à caractère consultatif — missions — pertinence)
	            81502. — 16 juin 2015. — M. Lionel Tardy interroge M. le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique sur le décret no 2015-593 du 1er juin 2015 relatif à certaines commissions administratives à caractère consultatif relevant de son ministère. Ce décret proroge (pour une durée de cinq ans) la Commission nationale des entreprises du patrimoine vivant. Il souhaite savoir si, conformément au décret no 2006-672 du 8 juin 2006, le renouvellement de cette commission a fait l’objet d’une étude préalable permettant de vérifier que la mission qui lui est impartie répond à une nécessité et n’est pas susceptible d’être assurée par une commission existante. Si tel est le cas, il souhaite que lui soit communiquée une synthèse des résultats de cette étude.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8136</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le secrétariat général du gouvernement a engagé en février 2015 avec l’ensemble des ministères un exercice général d’évaluation des commissions administratives à caractère consultatif. Dans ce cadre une étude sur la nécessité de maintenir la commission nationale des entreprises du patrimoine vivant (EPV) a été réalisée. Le label « Entreprise du Patrimoine Vivant », créé par la loi no 2005-882 du 2 août 2005 et attribué pour 5 ans renouvelables, a pour objectif de permettre aux entreprises distinguées de mieux valoriser leurs spécificités et de bénéficier d’un dispositif d’appui (notamment deux crédits d’impôts : la majoration du crédit d’impôt apprentissage porté à 2 200 € par apprenti et la majoration du crédit d’impôt métiers d’art (CIMA) porté à 15 %). Il est attribué dans 7 secteurs : gastronomie, décoration, mode et beauté, culture et loisir, arts de la table, équipements professionnels, patrimoine bâti. Depuis sa création en 2005, le label a été attribué à 1 247 entreprises. Les entreprises labellisées totalisent 56 000 emplois et 12,7 Mds€ de chiffre d’affaires annuel cumulé. Plus de 76 % des entreprises labellisées réalisent une partie de leur chiffre d’affaires à l’international, l’export représentant le principal débouché pour 15 % d’entre elles. En mars 2014, le levier que représente le label EPV pour favoriser l’export a été reconnu par la remise à l’ISM et à Business France du Prix « Demain l’Economie » dans la catégorie exportation, pour l’exposition valorisant les entreprises EPV organisée chez Harrods en juin 2013. L’appréciation et l’interprétation des critères d’obtention du label sont confiées à la commission constituée majoritairement de professionnels, spécialistes des activités et métiers concernés et, compte tenu de leur expérience, capables d’évaluer les savoir-faire présentés, ainsi que de représentants de l’administration. Cette commission se réunit environ 7 fois par an et examine environ 350 dossiers par an. Pour fonder leur analyse, les membres de la commission, bénévoles (sauf le Président et le rapporteur), s’appuient sur un rapport d’instruction réalisé par l’Institut supérieur des métiers sur la base des avis des Chambres de commerce et d’industrie, des directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi et d’experts. Une telle procédure présente plusieurs avantages : - elle assure un haut niveau d’expertise à la commission ; - elle renforce la sécurisation de la décision d’attribution du label par le ministre et garantit une égalité de traitement des candidats ; - elle permet de diffuser la notoriété du label au sein des branches professionnelles et au-delà, à travers l’implication des membres de la commission. Les travaux de la commission nationale sont donc indispensables pour sécuriser le label et en favoriser sa reconnaissance auprès des acteurs économiques. Une précédente étude de nécessité avait été remise à l’occasion du renouvellement de 2014 accordé pour un an. Elle soulignait en particulier qu’il n’existe pas de dispositif analogue à la commission nationale des EPV susceptible de promouvoir les entreprises visées par le label ni de commissions dont les missions seraient approchantes ou complémentaires. La commission a donc été renouvelée pour cinq ans par le décret du 1er juin 2015.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>81503</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8137</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Tardy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, industrie et numérique</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[ministères et secrétariats d’État
	            (structures administratives — commissions administratives à caractère consultatif — missions — pertinence)
	            81503. — 16 juin 2015. — M. Lionel Tardy interroge M. le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique sur le décret no 2015-593 du 1er juin 2015 relatif à certaines commissions administratives à caractère consultatif relevant de son ministère. Ce décret proroge (pour une durée de cinq ans) le Conseil national du tourisme. Il souhaite savoir si, conformément au décret no 2006-672 du 8 juin 2006, le renouvellement de cette commission a fait l’objet d’une étude préalable permettant de vérifier que la mission qui lui est impartie répond à une nécessité et n’est pas susceptible d’être assurée par une commission existante. Si tel est le cas, il souhaite que lui soit communiquée une synthèse des résultats de cette étude.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8137</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le renouvellement pour une durée de 5 ans à compter du 8 juin 2015 du Conseil national du tourisme (CNT) a été précédé par la réalisation de l’étude prévue à l’article 2 du décret no 2006-672 du 8 juin 2006 relatif à la création, à la composition et au fonctionnement de commissions administratives à caractère consultatif. Il ressort de cette étude que le CNT s’avère indispensable, car sans équivalent dans le secteur du tourisme. Outre qu’elle constitue une instance de concertation, de réflexion, de conseil et de prospective qui réunit les représentants des acteurs institutionnels et privés, économiques et sociaux du secteur touristique et permet de dégager des positions consensuelles dans un domaine stratégique, le CNT s’est révélé être le vecteur transversal indispensable dans un domaine qui influe sur d’autres secteurs d’activités. Concernant par ailleurs l’activité du CNT, l’étude relève qu’à l’exception de l’année 2014, année de transition où la concertation habituellement menée au sein du CNT a eu lieu lors des Assises du Tourisme, les quatre commissions du CNT se sont réunies de façon régulière à un rythme trimestriel et ses travaux (rapports, notes de synthèse, notes d’alerte, recommandations, avis) sont régulièrement utilisés tant au plan interministériel, qu’à titre d’expérimentation par les collectivités territoriales. Concernant l’année 2015, ses travaux ont été mis en attente compte tenu des réflexions menées par le Conseil de Promotion du Tourisme. Ce dernier rassemble autour du Ministre des Affaires étrangères et du Développement international des personnalités intéressées au secteur du tourisme ; il a rendu ses conclusions sur plusieurs sujets (hôtellerie, numérique, accueil, outre-mer, investissements etc.) le 11 juin 2015. Comme annoncé lors de la conclusion des Assises du Tourisme en juin 2014, les travaux du CNT reprendront sous une forme rénovée.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>81504</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8138</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Tardy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, industrie et numérique</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[ministères et secrétariats d’État
	            (structures administratives — commissions administratives à caractère consultatif — missions — pertinence)
	            81504. — 16 juin 2015. — M. Lionel Tardy interroge M. le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique sur le décret no 2015-593 du 1er juin 2015 relatif à certaines commissions administratives à caractère consultatif relevant de son ministère. Ce décret proroge (pour une durée de cinq ans) les commissions techniques spécialisées des instruments de mesure. Il souhaite savoir si, conformément au décret no 2006-672 du 8 juin 2006, le renouvellement de ces commissions a fait l’objet d’une étude préalable permettant de vérifier que les missions qui leur sont imparties répondent à une nécessité et ne sont pas susceptibles d’être assurées par une commission existante. Si tel est le cas, il souhaite que lui soit communiquée une synthèse des résultats de cette étude.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8138</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les commissions techniques spécialisées (CTS) des instruments de mesure sont des commissions d’experts qui se réunissent sur saisine des ministres pour formuler des avis en vue d’autoriser la certification d’instruments de mesure qui ne respectent pas intégralement les dispositions de la réglementation, en raison des innovations technologiques qu’ils présentent. Les CTS rendent également des avis aux ministres dans le cas de recours contre des décisions préfectorales de suspension ou de retrait d’agrément d’organismes de contrôle des instruments de mesure. Préalablement au renouvellement de ces CTS, une étude a été conduite. En cas de disparition de ces commissions, des modifications réglementaires seraient à chaque fois nécessaires pour que les instruments de mesure présentant des innovations technologiques puissent être certifiés et commercialisés légalement. Les procédures afférentes demanderaient des instructions beaucoup plus longues que celles actuellement prévues avec les CTS. Cette contrainte constituerait de fait un frein à l’innovation. Aucune autre commission existante n’a de compétence en matière de métrologie légale, ni de mission qui s’en approche.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>81506</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8138</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Tardy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, industrie et numérique</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[ministères et secrétariats d’État
	            (structures administratives — commissions administratives à caractère consultatif — missions — pertinence)
	            81506. — 16 juin 2015. — M. Lionel Tardy interroge M. le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique sur le décret no 2015-593 du 1er juin 2015 relatif à certaines commissions administratives à caractère consultatif relevant de son ministère. Ce décret proroge (pour une durée de cinq ans) le Comité consultatif national de règlement amiable des différends ou litiges relatifs aux marchés publics. Il souhaite savoir si, conformément au décret no 2006-672 du 8 juin 2006, le renouvellement de cette commission a fait l’objet d’une étude préalable permettant de vérifier que la mission qui lui est impartie répond à une nécessité et n’est pas susceptible d’être assurée par une commission existante. Si tel est le cas, il souhaite que lui soit communiquée une synthèse des résultats de cette étude.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8138</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En février 2015, le comité consultatif national de règlement amiable des litiges relatifs aux marchés publics (CCNRA) a fait l’objet d’une étude de nécessité, dans le cadre du projet de renouvellement des commissions à caractère consultatif des ministères économiques et financiers relevant du champ d’application du décret du 8 juin 2006 précité et dont la durée de un ou cinq ans, selon les cas, arrive à échéance en 2015. Le premier comité de règlement amiable des marchés publics a été créé en 1907 auprès du ministère des travaux publics. En 1953, l’institution a été étendue à l’ensemble des ministères.  Cette procédure a fait l’objet de plusieurs réformes, en 1981, 1991, 2001 et 2005, pour aboutir à la création des comités consultatifs de règlement amiable actuellement régis par le décret de 2010. La mission dévolue au comité national est très spécifique. Il favorise la prévention du contentieux de l’exécution du contrat. La matière est technique et les dossiers sont complexes, les décisions juridictionnelles interviennent en conséquence souvent tardivement. Dans ces conditions, il n’est de l’intérêt des entreprises ni des acheteurs publics de s’en remettre uniquement au juge, dès lors que le contentieux peut être évité au moyen d’un règlement amiable préalable. L’efficacité des CCNRA et comité consultatif interrégional de règlement amiable (CCIRA) est démontrée. Les avis, bien que consultatifs, sont fondés sur des considérations juridiques et proposent également une solution équitable aux différends relatifs à l’exécution des marchés publics. Ces avis sont suivis par les parties en litige à hauteur de 85 % en moyenne. En outre, les dossiers dans lesquels les avis sont suivis ne donnent pas lieu à la saisine du juge du contrat, contribuant ainsi à réduire le contentieux des marchés publics. Une étude du Conseil d’Etat a d’ailleurs souligné que les comités de règlement amiable des différends ou litiges relatifs aux marchés publics « favorisent une gestion plus souple et plus efficace des relations entre la puissance publique et son cocontractant » (Conseil d’Etat, étude, les recours administratifs préalables obligatoires, la documentation française, 2008, p. 95). Si d’autres formes de conciliation sont possibles, il n’existe pas, en droit de la commande publique, d’autres structures pouvant assurer la même mission. Les textes ont évolué récemment pour simplifier et dynamiser le fonctionnement des comités. Le décret no 2010-1525 du 8 décembre 2010 a simplifié les conditions de saisine et écourté les délais d’instruction entraînant un accroissement du nombre des saisines : ainsi quelques 1 000 avis ont été rendus depuis 2009.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>81507</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8139</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Tardy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, industrie et numérique</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[ministères et secrétariats d’État
	            (structures administratives — commissions administratives à caractère consultatif — missions — pertinence)
	            81507. — 16 juin 2015. — M. Lionel Tardy interroge M. le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique sur le décret no 2015-593 du 1er juin 2015 relatif à certaines commissions administratives à caractère consultatif relevant de son ministère. Ce décret proroge (pour une durée de cinq ans) les comités consultatifs régionaux, interrégionaux ou interdépartementaux de règlement amiable des différends ou litiges relatifs aux marchés publics. Il souhaite savoir si, conformément au décret no 2006-672 du 8 juin 2006, le renouvellement de ces commissions a fait l’objet d’une étude préalable permettant de vérifier que les missions qui leur sont imparties répondent à une nécessité et ne sont pas susceptibles d’être assurées par une commission existante. Si tel est le cas, il souhaite que lui soit communiquée une synthèse des résultats de cette étude.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8139</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En février 2015, les comités consultatifs interrégionaux de règlement amiable des différends ou litiges relatifs aux marchés publics (CCIRA) ont fait l’objet d’une étude de nécessité, dans le cadre du projet de renouvellement des commissions à caractère consultatif des ministères économiques et financiers relevant du champ d’application du décret du 8 juin 2006 précité et dont la durée de un ou cinq ans, selon les cas, arrive à échéance en 2015. Comme pour le comité national, la mission dévolue aux CCIRA est très spécifique. Ils favorisent la prévention du contentieux de l’exécution du contrat. La matière est technique et les dossiers sont complexes, les décisions juridictionnelles interviennent en conséquence souvent tardivement. Dans ces conditions, il n’est de l’intérêt des entreprises ni des acheteurs publics de s’en remettre uniquement au juge, dès lors que le contentieux peut être évité au moyen d’un règlement amiable préalable. L’efficacité des comités régionaux est démontrée. Les avis, bien que consultatifs, sont fondés sur des considérations juridiques et proposent également une solution équitable aux différends relatifs à l’exécution des marchés publics. Ces avis sont suivis par les parties en litige à hauteur de 85 % en moyenne. En outre, les dossiers dans lesquels les avis sont suivis ne donnent pas lieu à la saisine du juge du contrat, contribuant ainsi à réduire le contentieux des marchés publics. Une étude du Conseil d’Etat a d’ailleurs souligné que les comités de règlement amiable des différends ou litiges relatifs aux marchés publics « favorisent une gestion plus souple et plus efficace des relations entre la puissance publique et son cocontractant » (Conseil d’Etat, étude, les recours administratifs préalables obligatoires, la documentation française, 2008, p. 95). Si d’autres formes de conciliation sont possibles, il n’existe pas, en droit de la commande publique, d’autres structures pouvant assurer la même mission. Les textes ont évolué récemment pour simplifier et dynamiser le fonctionnement des comités. Le décret no 2010-1525 du 8 décembre 2010 a simplifié les conditions de saisine et écourté les délais d’instruction entraînant un accroissement du nombre des saisines : ainsi quelques 1 000 avis ont été rendus depuis 2009.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5101</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8142</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean Grellier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[banques et établissements financiers
	            (prêts — prêts immobiliers — indexation en devises — conséquences)
	            5101. — 25 septembre 2012. — M. Jean Grellier* alerte M. le ministre de l’économie et des finances sur le crédit nommé « Helvet immo ». Ces prêts en francs suisses sont accordés par la BNP aux particuliers et remboursables en euros. Les professionnels de la finance auraient indiqué aux particuliers que le prêt en franc suisse permettait de proposer des taux intéressants puisqu’ils étaient inférieurs d’environ 1 % à ceux du marché. De 2008 à 2009, environ 4 000 familles auraient contracté ces fameux emprunts toxiques. Il semble avéré que ces familles n’ont pas été correctement informées du risque représenté par ces emprunts. Lorsque la parité euro-franc suisse a explosé en août 2011, les titulaires de ces emprunts ont commencé à s’inquiéter. En effet, l’envolée du franc suisse a fait grimper le capital restant dû de 30 %. Face à cette situation menaçant gravement leur équilibre financier, des plaintes ont été déposées. Sensible à la détresse de ces familles, le 20 décembre 2011 le Sénat a adopté un amendement interdisant la commercialisation de ce type d’emprunts aux particuliers, contre l’avis du gouvernement. Malheureusement, le débat prévu à l’Assemblée nationale a été ajourné. Aussi il lui demande de prendre en compte l’extrême détresse de ces familles et de diligenter une enquête sur ces produits auprès de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). Par ailleurs, il lui demande de mettre en œuvre les moyens visant à ce que ces familles soient entendues par les organismes bancaires leur ayant vendu des produits financiers hautement toxiques, afin que des discussions rationnelles et équilibrées puissent aboutir dans le respect de la bonne foi des particuliers. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8939</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8142</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Pascale Crozon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[banques et établissements financiers
	            (prêts — prêts immobiliers — indexation en devises — conséquences)
	            8939. — 6 novembre 2012. — Mme Pascale Crozon* attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur le crédit nommé « Helvet immo ». Ces prêts en francs suisses sont accordés par la BNP aux particuliers et remboursables en euros. Les professionnels de la finance auraient indiqué aux particuliers que le prêt en franc suisse permettait de proposer des taux intéressants puisqu’ils étaient inférieurs d’environ 1 % à ceux du marché. De 2008 à 2009, environ 4 000 familles auraient contracté ces fameux emprunts toxiques. Il semble avéré que ces familles n’ont pas été correctement informées du risque représenté par ces emprunts. Lorsque la parité euro-franc suisse a explosé en août 2011, les titulaires de ces emprunts ont commencé à s’inquiéter. En effet, l’envolée du franc suisse a fait grimper le capital restant dû de 30 %. Face à cette situation menaçant gravement leur équilibre financier, des plaintes ont été déposées. Sensible à la détresse de ces familles, le 20 décembre 2011 le Sénat a adopté un amendement interdisant la commercialisation de ce type d’emprunts aux particuliers, contre l’avis du gouvernement. Malheureusement, le débat prévu à l’Assemblée nationale a été ajourné. Aussi il lui demande de prendre en compte l’extrême détresse de ces familles et de diligenter une enquête sur ces produits auprès de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). Par ailleurs, elle lui demande de mettre en œuvre les moyens visant à ce que ces familles soient entendues par les organismes bancaires leur ayant vendu des produits financiers hautement toxiques, afin que des discussions rationnelles et équilibrées puissent aboutir dans le respect de la bonne foi des particuliers.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>25320</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8142</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Franck Reynier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie et des finances, chargé de l’économie sociale et solidaire et de la consommation</ministreQuestion><ministreJO>Économie sociale et solidaire et consommation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[banques et établissements financiers
	            (prêts — prêts immobiliers — indexation en devises — conséquences)
	            25320. — 30 avril 2013. — M. Franck Reynier* attire l’attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie et des finances, chargé de l’économie sociale et solidaire et de la consommation, sur la commercialisation des prêts immobiliers toxiques auprès de particuliers non avertis. En effet, plusieurs familles de la Drôme, réunies en collectif national, sont aujourd’hui dans une situation financière grave. Afin de constituer un capital pour assurer l’avenir, elles ont souscrit entre 2008 et 2009 des prêts immobiliers en francs suisses, remboursable en euros. Il s’avère que cette opération reposait sur un principe spéculatif lié à la parité monétaire ; dès lors que le cours du franc suisse s’est envolé en aout 2011, le capital restant dû par les contractants a bondi de 30 %, sans qu’il n’ait été informé des risques de retournement du marché. 4 000 familles en France sont aujourd’hui concernées, pour un préjudice global estimé à plus de 150 millions d’euros. Après les collectivités locales, les particuliers se retrouvent donc confrontés aux prêts toxiques. Faute de médiation, ils sont aujourd’hui nombreux à devoir engager des procédures administratives et judiciaires lourdes et coûteuses. En conséquence, et compte tenu de l’ampleur du phénomène, il souhaite connaître l’état d’avancement de l’enquête menée par la DGCCRF sur cette situation, ainsi que les pistes du Gouvernement permettant d’éviter à l’avenir que les particuliers non avertis ne contractent des prêts risqués à haute teneur spéculative. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>25321</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8142</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Franck Reynier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[banques et établissements financiers
	            (prêts — prêts immobiliers — indexation en devises — conséquences)
	            25321. — 30 avril 2013. — M. Franck Reynier* attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur la commercialisation des prêts immobiliers toxiques auprès de particuliers non avertis. En effet, plusieurs familles de la Drôme, réunies en collectif national, sont aujourd’hui dans une situation financière grave. Afin de constituer un capital pour assurer l’avenir, elles ont souscrit entre 2008 et 2009 des prêts immobiliers en francs suisses, remboursable en euros. Il s’avère que cette opération reposait sur un principe spéculatif lié à la parité monétaire ; dès lors que le cours du franc suisse s’est envolé en aout 2011, le capital restant dû par les contractants a bondi de 30 %, sans qu’il n’ait été informé des risques de retournement du marché. 4 000 familles en France sont aujourd’hui concernées, pour un préjudice global estimé à plus de 150 millions d’euros. Après les collectivités locales, les particuliers se retrouvent donc confrontés aux prêts toxiques. Faute de médiation, ils sont aujourd’hui nombreux à devoir engager des procédures administratives et judiciaires lourdes et coûteuses. En conséquence, et compte tenu de l’ampleur du phénomène, il souhaite que l’Autorité de contrôle prudentiel (ACP) transmette au parquet de Paris tous les éléments dont elle dispose afin de faire toute la lumière sur la commercialisation aux particuliers de ce prêt toxique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>25323</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8142</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Douillet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[banques et établissements financiers
	            (prêts — prêts immobiliers — indexation en devises — conséquences)
	            25323. — 30 avril 2013. — M. David Douillet* attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur l’enquête de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) relative aux prêts en devises étrangères proposés en France et, en particulier, aux prêts dits « Helvet immo ». En effet, de par leur caractère évolutif, ces produits bancaires peuvent occasionner une augmentation du capital à rembourser, plaçant les clients souscripteurs dans une situation financière précaire. Compte tenu de la détresse humaine et économique dans laquelle trop de foyers sont plongés en raison de cette pratique, il lui demande de bien vouloir lui communiquer dans les meilleurs délais l’état d’avancement de l’enquête en question et les mesures que compte mettre en place l’actuel Gouvernement pour encadrer, voire interdire, ces pratiques à destination des consommateurs particuliers. Alors que le parquet de Paris a ouvert récemment une information judiciaire sur ces prêts en francs suisses de BNP-Paribas, il est urgent que le Gouvernement se saisisse pleinement de ce dossier qui touche des centaines de familles issues des classes moyennes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>61634</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8142</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laurence Arribagé</parlementaire><ministreQuestion>Mme la garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[banques et établissements financiers
	            (prêts — indexation en devises — conséquences)
	            61634. — 29 juillet 2014. — Mme Laurence Arribagé* attire l’attention de Mme la garde des sceaux, ministre de la justice, sur les emprunts toxiques souscrits par de nombreux particuliers. Nombre d’entre eux se retrouvent en situation de détresse matérielle et des assignations en justice contre des banques ont été effectuées mais l’extrême lenteur de la justice, les moyens dilatoires et le coût élevé des procédures sont autant de freins à faire aujourd’hui valoir leurs droits. &#144;À titre d’exemple, des financements d’opérations de défiscalisation (loi Girardin) ont été adossés à des emprunts libellés en franc suisse et, pour certains, remboursables en euro. Le franc suisse s’étant considérablement apprécié, les montants à rembourser peuvent être supérieurs à l’emprunt souscrit, et ce, après plusieurs échéances déjà remboursées. Certes, la loi bancaire de juillet 2013 a interdit ce type de prêts aux particuliers mais des dizaines de milliers de souscripteurs se débattent dans une problématique antérieure. Aussi, elle lui demande dans quelle mesure il ne pourrait pas faire procéder à la définition précise des caractéristiques d’un emprunt toxique pour les particuliers puis de créer une entité provisoire visant à regrouper toutes les victimes afin de mener, ainsi, une négociation globale avec l’ensemble des établissements bancaires qui ont, pour certains, bénéficié du concours salvateur de l’État au moment de la crise. L’éparpillement des victimes, la complexité et le nombre de dossiers ainsi que la mauvaise volonté des banques ou des établissements de crédits à reconnaître leur responsabilité et à renégocier, sont autant de facteurs d’enlisement alors qu’une réelle volonté politique permettrait de clore rapidement ces sinistres dans l’intérêt de tous. Elle lui demande, en conséquence, la tenue d’un "grenelle des prêts toxiques". – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>74907</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8142</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Pascale Got</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Économie, industrie et numérique</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[banques et établissements financiers
	            (prêts — prêts indexés — franc suisse — remboursement — aide de l’État)
	            74907. — 3 mars 2015. — Mme Pascale Got* attire l’attention de M. le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique sur la situation que connaissent aujourd’hui de nombreux Français suite à la décision prise par la Banque nationale suisse d’abandonner le cours plancher du franc suisse. Partout sur le territoire français des particuliers ont contracté des emprunts libellés en francs suisses qui aujourd’hui connaissent une augmentation sans précédent. Ne pouvant faire face à cette situation, ces personnes se sont tournées vers leur banque qui leur a proposé une solution qui n’en est pas une : augmenter leurs mensualités alors que celles-ci pèsent déjà considérablement sur leur budget. Ces Français se retrouvent donc dans une situation de surendettement et sont inscrits au fichier national de la Banque de France, inscription qui n’est pas sans conséquence sur le plan bancaire. Des mesures doivent donc être prises par l’État afin de permettre à ces particuliers de bénéficier d’un dispositif dérogatoire et temporaire auprès de leurs banques. Sans cela, elles ne pourront faire face à une dette qui augmente à mesure que la monnaie suisse s’apprécie par rapport à l’euro. Comme ce fut le cas pour les établissements bancaires, c’est aujourd’hui pour les particuliers qu’il faut prendre des mesures d’urgence. Compte tenu de la situation exceptionnelle que nous connaissons actuellement, elle souhaite savoir si des consignes seront données par le Gouvernement en direction des banques de détails afin que celles-ci adaptent de manière favorable le remboursement des prêts des particuliers. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>75815</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8142</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Martial Saddier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des finances et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Finances et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[banques et établissements financiers
	            (prêts — indexation en devises — conséquences)
	            75815. — 17 mars 2015. — M. Martial Saddier* attire l’attention de M. le ministre des finances et des comptes publics sur la situation des personnes physiques ayant souscrits auprès des banques françaises des emprunts libellés en francs suisses. Le 15 janvier 2015, la décision de la Banque nationale suisse d’abandonner le taux plancher de conversion du franc suisse a entrainé l’appréciation instantanée de la monnaie de 20 % par rapport à l’euro. Le capital emprunté par les personnes concernées s’est alors apprécié dans la même proportion que la monnaie helvétique, suscitant l’inquiétude d’environ 6 000 emprunteurs face à l’augmentation brutale de leur dette. Aussi, il souhaiterait connaître les mesures que le Gouvernement entend adopter pour aider ces emprunteurs, à l’instar de ce qui est actuellement entrepris en faveur des collectivités territoriales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>78208</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8142</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laurence Arribagé</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Commerce, artisanat, consommation et économie sociale et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[banques et établissements financiers
	            (prêts — indexation en devises — conséquences)
	            78208. — 21 avril 2015. — Mme Laurence Arribagé* attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire sur les emprunts toxiques contractés par de nombreux particuliers notamment en francs suisses et remboursables en euros. En 2011, une première envolée du cours de la devise étrangère au-delà de 20 % avait mis à mal la situation de ces co-contractants non-avisés et avait finalement conduit a posteriori à l’interdiction pour l’avenir de la conclusion de tels contrats grâce à la loi du 26 juillet 2013 de séparation et de régulation de l’activité bancaire. Cependant, les co-contractants, encore otages de leur contrat souscrit avant cette loi susmentionnée, doivent aujourd’hui faire face à une nouvelle forte appréciation de la valeur du franc suisse d’environ 20 % après la décision de la Banque nationale suisse d’abandonner le taux plancher de conversion du franc suisse par rapport à l’euro. Le capital à rembourser par ces particuliers s’est dès lors une nouvelle fois significativement apprécié. Ces derniers se trouvent ainsi dans une situation extrêmement précaire voire, pour certains, catastrophique et sont obligés de rembourser des mensualités au montant manifestement disproportionné. Alors que l’État s’est saisi de la situation des prêts toxiques souscrits par les personnes publiques par la loi du 29 juillet 2014 et a choisi de créer un fonds de soutien aux victimes (article 92 de la loi de finances pour 2014), ces particuliers sont totalement délaissés et subissent les hausses considérables de cette devise. Il est d’ailleurs à noter que la clause par laquelle la fluctuation du cours de vente de la devise s’applique aux seules fins de calcul des remboursements du prêt, alors même que le montant des fonds remis par la banque reste identique, crée un déséquilibre et a pour effet d’augmenter de manière significative les engagements du seul emprunteur non-avisé. De plus, ce déséquilibre se renforce en raison de l’absence de délai d’exercice de l’obligation d’information, pesant sur le prêteur, en cas de stipulation éventuelle d’une clause d’option de changement de monnaie de compte. Or cette option, par exemple, aurait permis à l’emprunteur, s’il en avait été informé, d’exercer sa faculté et de revenir à une monnaie de compte en euros. Aussi, elle lui demande quelles mesures peuvent être étudiées et prises pour pouvoir venir rapidement en aide aux particuliers en difficulté et leur permettre de solutionner leurs sinistres et elle souhaiterait également connaître sa position sur la réalité des clauses abusives incluses dans les emprunts souscrits et dont ont été victimes les emprunteurs. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8142</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a diligenté une enquête au sujet des pratiques d’établissements bancaires en matière de prêts en devises étrangères. Les résultats de cette investigation ont été transmis à l’autorité judiciaire. Couverts par le secret de l’instruction en application de l’article 11 du code de procédure pénale, ils ne peuvent pas être divulgués. Il appartient désormais à l’autorité judiciaire d’apprécier souverainement les suites qu’il convient de réserver à cette procédure. Sur un plan plus général, il est rappelé que le cadre juridique applicable aux prêts libellés en devises étrangères a été renforcé en vue d’améliorer la protection économique des consommateurs dans ce domaine. La loi no 2013-672 du 26 juillet 2013 de séparation et de régulation des activités bancaires a prévu que les personnes physiques n’agissant pas pour des besoins professionnels ne peuvent contracter ces prêts que si elles déclarent principalement leurs revenus ou détiennent un patrimoine dans cette devise, excepté si le risque de change n’est pas supporté par l’emprunteur. Cette loi a en outre prévu un dispositif spécifique d’information des consommateurs sur les risques inhérents à ce type de prêt, dont les modalités ont été précisées par un décret du 26 mai 2014 et codifiées à l’article L. 312-3-1 du code de la consommation.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>18738</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8143</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Le Ray</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[finances publiques
	            (dépenses — rapport — propositions)
	            18738. — 19 février 2013. — M. Philippe Le Ray attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur la maîtrise des dépenses publiques. Dans son rapport public annuel pour 2013, la Cour des comptes recommande d’envisager le renforcement des responsabilités des départements dans la gestion des différents dispositifs d’intervention sociale. Il lui demande les intentions du Gouvernement à ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8143</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement est soucieux d’améliorer les dispositifs d’intervention sociale. Dans ce cadre, il a pour objectif de renforcer l’efficacité des services rendus aux usagers mais également de limiter les incidences notamment financières pour les collectivités territoriales. Deux réformes législatives essentielles, examinées ou en cours d’examen au Parlement, impactent positivement le rôle du département en matière sociale : les projets de loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (NOTRe) et adaptation de la société au vieillissement. En effet, la réforme territoriale, engagée par la loi no 2014-58 du 27 janvier 2014 de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles (MAPTAM), vise à renforcer l’efficacité de la puissance publique, qu’elle soit nationale ou locale, et à améliorer la qualité du service public. Pour ce faire, elle s’appuie sur les collectivités territoriales et clarifie l’exercice de leurs compétences. Cette loi conforte ainsi les compétences sociales du département en réaffirmant explicitement son rôle de chef de file notamment en matière d’action sociale, de développement social et d’autonomie des personnes. Elle étend les compétences à la Métropole de Lyon, collectivité territoriale à statut particulier qui se substitue à la communauté urbaine de Lyon et au département du Rhône dans les limites territoriales précédemment reconnues à celle-ci. L’ordonnance no 2014-1335 du 6 novembre 2014 comporte notamment des mesures d’adaptation législative en matière d’action sociale afin de garantir dans le département du Rhône la continuité et l’efficacité des politiques sociales (ex : maison départementale-métropolitaine des personnes handicapées fusionnée, compétente sur les territoires des deux collectivités département- Métropole). Par ailleurs, le projet de loi NOTRe, adopté au Parlement, met en œuvre une réforme structurelle renforçant l’efficacité de l’action des collectivités territoriales. Ainsi, des compétences précises se substitueront à la clause de compétence générale qui permettait jusqu’à présent aux régions et aux départements d’intervenir en dehors de leurs missions principales, parfois de manière concurrente et redondante. A cet égard, ce projet de loi réaffirme également les compétences sociales et de solidarité territoriale des départements. En outre, le projet de loi sur l’adaptation de la société au vieillissement apporte des changements importants en matière de prévention et d’anticipation de la dépendance, d’accompagnement de la perte d’autonomie et de gouvernance nationale et locale des politiques d’autonomie. Certaines mesures concernent directement les départements et renforcent son positionnement. Ainsi, le président du conseil départemental présidera la nouvelle conférence des financeurs. Celle-ci établit un programme coordonné des financements des actions individuelles et collectives de prévention pour répondre aux besoins des personnes âgées de soixante ans et plus résidant sur le territoire départemental, à partir du recensement des besoins sur la base notamment du schéma départemental relatif aux personnes en perte d’autonomie et du projet régional de santé. Ce projet de loi prévoit également la revalorisation et l’amélioration de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) à domicile afin de favoriser le soutien à domicile pour permettre aux personnes âgées de rester dans leur cadre de vie habituel. Cette réforme d’envergure sera d’ailleurs entièrement prise en charge par l’Etat. L’action du Gouvernement s’inscrit donc pleinement dans les recommandations de la Cour des Comptes sur la maîtrise des dépenses publiques.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>32178</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8144</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Armand Jung</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[TVA
	            (exonération — psychothérapeutes — perspectives)
	            32178. — 9 juillet 2013. — M. Armand Jung* attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur la mise à jour de l’article 261 du code général des impôts (CGI) pour ce qui concerne la situation des psychothérapeutes. Le CGI précise en effet que seuls les psychothérapeutes titulaires du diplôme requis peuvent être exonérés de la TVA. Il s’avère que depuis la rédaction de ce passage du CGI, la profession de psychothérapeute a été encadrée et que les psychothérapeutes sont reconnus comme praticiens de santé disposant d’identifiants ADELI. Dans les faits, il apparaît également que cette situation peu claire engendre une discrimination entre les psychothérapeutes eux-mêmes, certains d’entre eux étant dispensés de la TVA, d’autres non, en fonction de l’interprétation du texte faite par les différents inspecteurs des finances. En conséquence, il souhaite qu’il lui donne son avis sur cette situation et qu’il lui précise si cette dernière est susceptible d’évoluer. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>47215</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8144</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Françoise Dumas</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[TVA
	            (champ d’application — psychothérapeutes — réglementation)
	            47215. — 24 décembre 2013. — Mme Françoise Dumas* attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur l’article 261 du code général des impôts (CGI), concernant la situation fiscale des psychothérapeutes. En effet, seuls les psychothérapeutes titulaires d’un des diplôme requis peuvent être exonérés de la TVA. Or, depuis la publication de ce passage du CGI, l’usage du titre de psychothérapeute est réglementé. Les psychothérapeutes, pour être reconnus, doivent être enregistrés au fichier Adeli, qui est le dispositif d’enregistrement des professionnels de santé. Les conditions d’exonération de TVA pour les psychothérapeutes sont peu claires, et aboutissent à des différences d’appréciation. Elle souhaiterait, par conséquent, connaître son avis sur cette question, et si celle-ci pourra évoluer.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8144</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[ Les exonérations prévues en matière de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) par les articles 261 et suivants du code général des impôts (CGI) constituent la transposition des dispositions de la directive no 2006/112/CE du 28 novembre 2006 relative au système commun de la TVA. A cet égard, conformément au c) du 1 de l’article 132 de cette directive, les États membres exonèrent de TVA les prestations de soins à la personne effectuées dans le cadre de l’exercice des professions médicales et para-médicales telles qu’elles sont définies par l’État membre concerné. La directive TVA confère ainsi aux États membres un pouvoir d’appréciation pour définir les professions paramédicales et les prestations de soins à la personne qui peuvent bénéficier de l’exonération de la taxe. Néanmoins, les exonérations constituant des exceptions au principe général de taxation des opérations imposables, elles doivent à ce titre faire l’objet d’une interprétation stricte. Dès lors, les États membres doivent respecter l’objectif poursuivi par le législateur communautaire et ainsi garantir que l’exonération s’applique uniquement à des prestations fournies par des personnes possédant les qualifications professionnelles requises. C’est la raison pour laquelle le 1° du 4 de l’article 261 du CGI subordonne l’exonération de TVA des soins dispensés aux personnes par les psychologues, psychanalystes et psychothérapeutes à la détention d’un des diplômes requis, à la date de sa délivrance, pour être recruté comme psychologue dans la fonction publique hospitalière. S’agissant de la situation des psychothérapeutes, l’article 52 de la loi no 2004-806 du 9 août 2004 modifiée relative à la politique de santé publique réglemente l’usage du titre de psychothérapeute et conditionne son utilisation à l’inscription des professionnels au registre national des psychothérapeutes, selon des modalités définies par le décret du 20 mai 2010 modifié. Toutefois, les modalités de prise en compte de cette nouvelle réglementation pour la détermination des professionnels éligibles à l’exonération de la TVA prévue au 1° du 4 de l’article 261 du CGI, ne pourront être valablement fixées qu’à l’issue d’un contentieux juridictionnel actuellement pendant devant une juridiction de renvoi suite à un arrêt rendu par le Conseil d’État le 30 décembre 2014 (n° 360809).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>34559</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8144</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Briand</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôt sur les sociétés
	            (crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi — mise en oeuvre)
	            34559. — 30 juillet 2013. — M. Philippe Briand appelle l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur les limites du crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE). Il lui rappelle que, pour bénéficier du CICE, les entreprises doivent respecter plusieurs obligations déclaratives auprès de l’URSSAF et de l’administration fiscale, sous format papier, et qu’il s’ensuit nécessairement un surcoût pour l’entreprise en termes de gestion administrative liée à la justification de ce crédit. Il souligne également que le CICE, en l’état actuel des choses, n’a aucun impact pour les entreprises n’employant que des salariés à haut niveau de qualification - rémunéré à plus de 2,5 fois le SMIC - et qu’en conséquence il ne ralentira aucunement la fuite des cerveaux et notamment des plus jeunes qui choisissent l’exil pour travailler, alors que la France les a formés, le plus souvent à grand frais pour la collectivité nationale ! Il indique que ce n’est pas là le fruit du hasard car cet exil correspond, en grande partie, à la délocalisation de nos entreprises qui s’installent là où les charges sont moins lourdes, là où la réglementation est moins contraignante, là où les pouvoirs publics sont ouverts à une économie génératrice de richesses et de valeur ajoutée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8144</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), créé par l’article 66 de la loi du 29 décembre 2012 de finances rectificative pour 2012, correspond à la première mesure prise dans le cadre du pacte national pour la croissance, la compétitivité et l’emploi du 6 novembre 2012. Ce crédit d’impôt, prévu à l’article 244 quater C du code général des impôts, a pour objet en diminuant le coût du travail des salariés rémunérés jusqu’à 2,5 SMIC d’améliorer la compétitivité des entreprises et ainsi leur permettre de réaliser des efforts en matière d’investissement, de recherche, d’innovation, de formation, de recrutement, de prospection de nouveaux marchés, de transition écologique et énergétique et de reconstitution de leur fonds de roulement. S’agissant des obligations déclaratives en matière de CICE, les entreprises doivent, en premier lieu, déclarer l’assiette cumulée du crédit d’impôt au fur et à mesure du versement des rémunérations éligibles mensuellement ou trimestriellement sur les déclarations de cotisations sociales, en renseignant une ligne supplémentaire sur ces déclarations. A cet égard, le dispositif du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi a été calé au maximum sur le dispositif général d’exonération des cotisations sociales bien connu et maîtrisé par les entreprises déclarées également sur les déclarations périodiques de cotisations sociales. En second lieu,les entreprises doivent déposer une déclaration fiscale annuelle auprès de la direction générale des finances publiques. Elles reportent l’assiette déjà déterminée sur cette déclaration et appliquent le taux unique du crédit d’impôt. Dans le cadre des mesures de simplification, les entreprises peuvent désormais déclarer leur CICE sur le nouveau formulaire no 2069-RCI-SD relatif aux réductions et crédits d’impôt, pour les dépenses engagées au cours de l’année civile 2014. Les entreprises qui utiliseront cette possibilité seront ainsi dispensées du dépôt de la déclaration fiscale annuelle relative au CICE (formulaire no 2079-CICE-SD). Ces imprimés sont disponibles en ligne sur le site « www.impots.gouv.fr » à la rubrique « recherche de formulaires ». Le dispositif du CICE qui porte sur les bas et moyens salaires est une mesure générale concernant toutes les entreprises quelle que soit leur taille dès lors qu’elles emploient des salariés et qu’elles sont soumises à l’impôt sur les bénéfices et imposées d’après leur bénéfice réel. Ce dispositif d’une grande ampleur n’exclut donc aucun secteur. Une enquête de l’institut national de la statistique et des études économiques (INSEE Focus no 10 – septembre 2014) et le rapport 2014 du comité de suivi du CICE indiquent que dans le secteur de l’industrie, plus d’une entreprise sur trois et près d’une entreprise sur deux dans le secteur des services, jugent que le CICE aura un impact sur l’emploi. Dans le cadre du pacte de responsabilité et de solidarité qui marque une nouvelle étape de la politique économique mise en oeuvre par le Gouvernement pour soutenir la croissance et l’emploi, tout en maîtrisant la dépense publique, il a été décidé pour les entreprises, de renforcer l’allègement du coût du travail déjà engagé avec le CICE. L’allègement concerne, dès 2015 les salaires allant jusqu’à 1,6 SMIC, avec « zéro cotisation patronale URSSAF » et une baisse des cotisations d’allocations familiales de 1,8 point. Les travailleurs indépendants bénéficient également d’une modulation du taux des cotisations « famille » en fonction des revenus professionnels. En 2016,  la baisse du taux des cotisations « famille » sera étendue aux salaires compris entre 1,5 et 3,5 SMIC, ce qui portera ainsi lamobilisation pour réduire le coût du travail à plus de 30 milliards d’euros CICE compris. Cette action en faveur des investissements et des emplois se traduira également par une diminution de la fiscalité qui pèse sur les entreprises, avec la suppression progressive, d’ici à 2017, de la contribution sociale de solidarité des sociétés, la suppression en 2016 de la contribution exceptionnelle sur l’impôt sur les sociétés créée fin 2011 et l’abaissement de l’impôt sur les sociétés à 28 % d’ici 2020, avec une étape intermédiaire en 2017. L’objectif est de rendre le système fiscal français plus attractif pour les acteurs économiques en le rendant plus simple et plus lisible, mais également d’engager des réformes de justice qui renforceront l’efficacité de la fiscalité.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>53389</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8145</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Armand Jung</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des finances et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Finances et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[politique extérieure
	            (Russie — emprunts russes — remboursement)
	            53389. — 8 avril 2014. — M. Armand Jung attire l’attention de M. le ministre des finances et des comptes publics sur la situation des porteurs français d’emprunts russes. Il lui rappelle qu’en dépit de l’accord franco-russe du 27 mai 1997, censé mettre définitivement un terme au contentieux entre la France et la Russie à ce sujet, près de 316 000 porteurs d’emprunts sont toujours dans l’expectative. Ils ont certes bénéficié de versements mais qui, pour la plupart, sont loin de correspondre au montant réel des emprunts. En conséquence, il souhaite savoir de quelle manière le Gouvernement entend soutenir les porteurs français d’emprunts russes.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8145</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le contentieux interétatique entre la République française et la Fédération de Russie au sujet des « emprunts russes » s’est réglé par la signature, le 27 mai 1997, d’un accord entre les deux Etats (publié au Journal officiel par le décret no 98-366 du 6 mai 1998), par lequel la France et la Russie renoncent réciproquement à toutes les créances financières et réelles qui seraient apparues entre elles antérieurement au 9 mai 1945, et s’abstiennent de soutenir les revendications de leurs ressortissants relatives à ces créances. En vertu de cet accord, la Fédération de Russie a versé à la France la somme de 400 millions de dollars représentant le solde des créances réciproques entre les deux Etats. Cette somme a été intégralement affectée à l’indemnisation des porteurs de titres russes et des victimes de dépossession en Russie ou dans les territoires annexés par l’ex-URSS. Les modalités de reversement de ce solde aux porteurs d’ « emprunts russes » en France ont été définies par l’article 48 de la loi de finances rectificative du 30 décembre 1999, sur la base des recommandations d’une commission indépendante. L’article 73 de la loi du 2 juillet 1998 portant diverses dispositions d’ordre économique et financier précisait qu’ « à défaut d’avoir déclaré leurs créances dans un délai de six mois à compter de l’entrée en vigueur du décret [n° 98-552 du 3 juillet 1998], ces créanciers ne ser [aient] plus admis au bénéfice des opérations de recensement et ne pourr [aient] prétendre à une indemnisation au titre de l’accord précité ». Le recensement opéré par le ministère des finances avait alors permis d’établir que 315 219 porteurs d’emprunts détenaient environ 9 millions de titres. Ces porteurs ont, depuis lors, bénéficié de versements. Les stipulations de l’accord du 27 mai 1997 précité, dépourvues d’effet direct en droit interne, ne créent aucun droit pour les particuliers. Aucun justiciable ne peut donc valablement se prévaloir de cet accord à l’appui d’un recours formé devant les juridictions françaises (CE, 21 février 2003, no 226489, M. URAN). Toutefois, l’accord intervenu entre la République française et la Fédération de Russie n’a ni pour objet ni pour effet de priver les particuliers français du droit à faire valoir leurs créances auprès de la Fédération de Russie. En application de l’article 1er de l’accord franco-russe du 27 mai 1997, la France s’abstient en revanche de présenter ou de soutenir par la voie diplomatique les revendications relatives aux emprunts russes.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>61555</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8146</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Morel-A-L’Huissier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des finances et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Finances et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[travail
	            (droit du travail — étudiants — stages — réforme — conséquences)
	            61555. — 22 juillet 2014. — M. Pierre Morel-A-L’Huissier attire l’attention de M. le ministre des finances et des comptes publics sur l’application dans le temps de la loi relative à l’encadrement des stages adoptée le 26 juin 2014. Celle-ci prévoit que les indemnités de stage sont exonérées de l’impôt sur le revenu, que le stagiaire soit imposable ou qu’il soit rattaché au foyer fiscal de ses parents. Il lui demande si cette mesure s’applique à l’ensemble des indemnités versées en 2014.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8146</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[ Aux termes de l’article 81 bis du code général des impôts (CGI) dans sa rédaction résultant de l’article 7 de la loi no 2014-788 du 10 juillet 2014 tendant au développement, à l’encadrement des stages et à l’amélioration du statut des stagiaires, la gratification mentionnée à l’article L. 124-6 du code de l’éducation versée aux stagiaires lors d’un stage ou d’une période de formation en milieu professionnel est exonérée d’impôt sur le revenu, dans la limite du montant annuel du salaire minimum de croissance. Créé par l’article 1er de la loi no 2014-788 précitée, l’article L. 124-6 du code de l’éducation s’applique aux conventions de stage signées à compter du 1er septembre 2015. Il résulte de la lecture combinée des articles 1er et 7 de la loi no 2014-788 du 10 juillet 2014 que l’exonération d’impôt sur le revenu prévue à l’article 81 bis du CGI pour les gratifications versées sur le fondement de l’article L. 124-6 du code de l’éducation s’appliquera aux gratifications versées aux stagiaires dans le cadre des conventions de stage signées à compter du 1er septembre 2015. S’agissant des gratifications afférentes à des conventions de stage signées avant cette date, la doctrine administrative actuelle, publiée au Bulletin officiel des finances publiques – impôts sous la référence BOI-RSA-CHAMP-20-30-10-10 § 200, s’applique. Elle prévoit une exonération des indemnités perçues par les étudiants et les élèves des écoles des divers ordres d’enseignement qui effectuent des stages en entreprise lorsque les trois conditions ci-après sont simultanément remplies : - le stage doit faire partie intégrante des études ; - le stage doit présenter un caractère obligatoire ; - le stage doit être d’une durée inférieure à trois mois. Cette doctrine administrative ne s’appliquera plus à compter de l’entrée en vigueur du régime institué par les articles 1er et 7 de la loi du 10 juillet 2014 précitée, c’est-à-dire pour les gratifications versées dans le cadre des conventions de stage signées à compter du 1er septembre 2015.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>62333</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8146</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Alauzet</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre des finances et des comptes publics, chargé du budget</ministreQuestion><ministreJO>Finances et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[banques et établissements financiers
	            (comptes — comptes en déshérence — réglementation)
	            62333. — 5 août 2014. — M. Éric Alauzet attire l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du ministre des finances et des comptes publics, chargé du budget, sur la loi relative aux comptes bancaires inactifs et aux contrats d’assurance vie en déshérence, adoptée par l’Assemblée nationale en première lecture le 13 juin 2014. Cette loi impose maintenant aux compagnies d’assurance et aux banques d’interroger le répertoire national d’identification des personnes physiques, mais sans pour autant rendre obligatoire la recherche des héritiers. Ne la prive-t-elle donc pas de tous ses effets ? Il est à craindre que sans contrainte prévue par le législateur, les compagnies d’assurances et les banques n’effectuent pas la recherche active des héritiers des comptes identifiés comme en déshérence ». Pour cette raison il lui est demandé s’il ne juge pas utile, lors de la prochaine loi de finances, de prévoir un article rendant obligatoire la recherche d’héritiers. Cela permettrait : a) de faire bénéficier immédiatement le Trésor Public des 60 % de droit de succession, au lieu des 100 % du capital trente ans après, b) d’injecter des flux financiers dans l’économie française, à l’heure où la croissance n’est pas au rendez-vous, que les économies annoncées ne sont pas identifiées, même celles préconisées par la Cour des comptes. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8146</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[ La loi no 2014-617 du 13 juin 2014 relative aux comptes bancaires inactifs et aux contrats d’assurance vie en déshérence renforce la protection du droit de propriété des clients titulaires de comptes bancaires, ainsi que des souscripteurs et bénéficiaires de contrats d’assurance vie. Elle contraint les établissements de crédit, les établissements de paiement et les établissements de monnaie électronique, d’une part, à identifier systématiquement les comptes inactifs définis à l’article L. 312-19 nouveau du code monétaire et financier, d’autre part, à rechercher les titulaires de comptes décédés par la consultation annuelle du répertoire national d’identification des personnes physiques (RNIPP). Lorsqu’un compte est considéré comme inactif, l’établissement de crédit est tenu d’informer par tout moyen à sa disposition le titulaire du compte ou ses ayants-droit. La loi organise également le transfert des dépôts et avoirs inscrits sur ces comptes inactifs à la Caisse des dépôts et consignations (CDC), à l’issue d’un délai de trois ans en cas de décès du titulaire du compte ou à l’issue d’un délai de dix ans suivant le début de la période d’inactivité du compte. Les compagnies d’assurance et les mutuelles ont quant à elles une obligation de recherche des bénéficiaires prévue aux articles L. 132-8 du code des assurances et L. 223-10 du code de la mutualité. Dans le cadre de cette obligation de recherche, elles voient également leurs obligations renforcées par la loi no 2014-617 du 13 juin 2014 précitée : elles doivent désormais recenser annuellement l’ensemble de leur portefeuille pour vérifier que les assurés des différents contrats sont en vie par une consultation annuelle du RNIPP, procéder à la publication annuelle des encours non réclamés et assurer une revalorisation minimale des capitaux garantis en cas de décès, du décès de l’assuré jusqu’à identification du bénéficiaire. Elles sont, par ailleurs, tenues de transférer à la CDC les sommes relatives aux contrats d’assurance vie en déshérence à l’issue d’un délai de dix ans après la connaissance du décès de l’assuré ou l’échéance du contrat. Parallèlement, la nouvelle loi crée également des obligations à la charge des notaires dans le cadre du règlement des successions. Ainsi, le notaire chargé d’établir l’actif successoral en vue du règlement d’une succession pour laquelle il a été mandaté, doit notamment obligatoirement demander à l’administration fiscale les informations figurant au fichier des comptes bancaires (FICOBA) afin d’identifier l’ensemble des comptes laissés par le défunt. Ces mesures d’encadrement des obligations des banques, des compagnies d’assurance, des mutuelles et des notaires ont été complétées par l’article 89 de la loi no 2014-1655 de finances rectificative pour 2014, qui permettra, au plan fiscal, de tirer toutes les conséquences du dispositif institué par la loi du 13 juin 2014 relative aux comptes bancaires inactifs et aux contrats d’assurance vie en déshérence. Ces mesures n’entreront pleinement en vigueur qu’à compter de 2016 : il semble donc prématuré de modifier ces dispositions qui n’ont pas encore pu produire leurs effets et dont l’efficience ne peut à ce jour être évaluée ; à cet égard, l’article 13 de la loi déjà citée du 13 juin 2014 prévoit que l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) doit remettre au Parlement, avant le 1er mai 2016, un rapport décrivant les actions menées pour contrôler le respect par les organismes d’assurance de leurs obligations de recherche et d’information des souscripteurs et des bénéficiaires de contrats d’assurance sur la vie ou de bons ou contrats de capitalisation ainsi que de l’obligation de reversement des sommes acquises à l’Etat en application de l’article L. 1126-1 du code général de la propriété des personnes publiques.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>62932</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8147</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jacques Bompard</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Finances et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[entreprises
	            (impôts et taxes — allègement)
	            62932. — 12 août 2014. — M. Jacques Bompard attire l’attention de M. le Premier ministre sur le cri d’alarme du patronat. La situation du pays est inquiétante. Le taux de progression du PIB est estimé à 0,7 % en 2014. 5,02 millions de chômeurs sont inscrits à Pôle Emploi et pour appuyer ces chiffres, le patronat dénonce unanimement que lorsqu’une réforme va dans le bon sens, elle est détruite par « un flot de taxes et de décrets qui sont autant d’actes de défiances face aux entrepreneurs, contrôlés, harcelés comme jamais ». Ils ajoutent que « la situation des entreprises est telle qu’elles ne peuvent supporter la moindre contrainte supplémentaire ». Le patronat ajoute avec que l’exécutif doit s’attaquer aux réformes structurelles qui permettront une baisse durable des dépenses publiques. Ce à quoi le Gouvernement n’a répondu qu’en diminuant les augmentations de dépenses. Il lui demande quel est le programme d’action du Gouvernement pour alléger les taxes qui étouffent les entreprises. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8147</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[ Le Gouvernement met en œuvre depuis mai 2012 un ensemble de réformes ambitieuses pour renouer avec une croissance plus forte, plus équilibrée et plus solidaire, caractérisée par la volonté de redresser les comptes publics en se fondant sur les principes de justice fiscale et sociale et d’efficacité économique. A cet effet la trajectoire budgétaire va dans le sens d’un retour à l’équilibre structurel des comptes publics d’ici la fin du quinquennat. Après un redressement budgétaire important en 2013, qui a fait porter l’effort de redressement des comptes publics sur les ménages et les entreprises disposant des capacités contributives les plus importantes, tout en préservant le pouvoir d’achat des Français les plus modestes, le Gouvernement a fait le choix de modérer la pression fiscale, et de poursuivre la consolidation budgétaire en agissant sur des économies de dépenses. La stratégie retenue vise un effort de rétablissement des comptes publics sans précédent, sans hausse générale d’impôts. Ainsi, pour 2014 l’action du Gouvernement a été marquée, en loi de finances initiale, par des efforts sans précédent sur des économies en dépense, à hauteur de 80 % pour 15 milliards €, et par la stabilisation globale du poids des prélèvements obligatoires qui augmenteront de 3 milliards € essentiellement sous l’effet des mesures de lutte contre la fraude et l’optimisation fiscale. L’annonce du pacte de responsabilité et de solidarité par le Président de la République le 14 janvier 2014, a marqué une nouvelle étape de l’action du Gouvernement pour soutenir la croissance et l’emploi, tout en maîtrisant les comptes publics. Dans cette logique, le Premier ministre a confirmé dans sa déclaration de politique générale du 8 avril 2014, l’objectif de réduction de 50 milliards € de la dépense publique de 2015 à 2017. Cet effort sera partagé par tous : l’Etat et ses agences contribueront pour 19 milliards €, l’assurance maladie pour 10 milliards €, et les collectivités locales à hauteur de 11 milliards € et les autres organismes de protection sociale pour 6 milliards €. Pour les entreprises, le Gouvernement a décidé, avec le pacte de responsabilité et de solidarité, de renforcer l’allègement du coût du travail déjà engagé avec l’instauration du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), en complétant ce dispositif par la diminution progressive de 1,8 % des cotisations « famille » supportées par les employeurs. Cette action en faveur des investissements et des emplois se traduira également par une diminution de la fiscalité qui pèse sur les entreprises, avec la suppression progressive, d’ici à 2017, de la contribution sociale de solidarité des sociétés, la suppression dès 2016 de la contribution exceptionnelle sur l’impôt sur les sociétés créée fin 2011 et l’abaissement de l’impôt sur les sociétés à 28 % d’ici 2020, avec une étape intermédiaire en 2017. Par ailleurs, grâce à la politique économique de baisse d’impôts et de baisses des charges que mène le Gouvernement, le déficit prévu pour 2015 a été révisé à la baisse notamment à l’occasion de la transmission du programme de stabilité en avril 2015. Cette révision sécurise l’objectif de se situer sous les 3 % de déficit en 2017. Enfin, en matière fiscale, le Gouvernement a fixé trois priorités pour les années à venir : stabilisation, sécurisation et simplification. Ainsi, le Gouvernement ne décidera pas de hausse d’impôt supplémentaire à partir de 2015. Un engagement de non-rétroactivité, pris sous la forme d’une charte de bonne gouvernance fiscale offre aux contribuables une visibilité et une garantie que les règles du jeu sont connues suffisamment à l’avance. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>63314</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8148</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jacques Cresta</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des finances et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Finances et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[plus-values : imposition
	            (réglementation — cessions immobilières — terrains à bâtir)
	            63314. — 26 août 2014. — M. Jacques Cresta attire l’attention de M. le ministre des finances et des comptes publics sur la taxe forfaitaire sur la cession à titre onéreux de terrains nus qui ont été rendus constructibles du fait de leur classement par un plan local d’urbanisme ou par un document d’urbanisme en tenant lieu dans une zone urbaine ou dans une zone à urbaniser ouverte à l’urbanisation ou par une carte communale dans une zone constructible. Cette taxe, instituée par l’article 26 de la loi no 2006-872 du 13 juillet 2006 portant engagement national pour le logement et codifiée à l’article 1529 du code général des impôts, est exigible lors de la première cession à titre onéreux du terrain. Son but est de récupérer au bénéfice de la commune concernée une partie de la plus-value réalisée par les personnes physiques et les sociétés soumises à l’impôt sur le revenu lors de la vente de leurs terrains. Il souhaite obtenir du Gouvernement des précisions sur les modalités d’imposition qui s’appliquent concernant spécifiquement l’assiette et le taux de cette taxe, ainsi que le montant perçu à ce titre en 2013 pour les communes du département des Pyrénées-Orientales.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8148</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[ Conformément au I de l’article 1529 du code général des impôts (CGI), les communes ou, avec l’accord de l’ensemble des communes qu’ils regroupent, les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) compétents pour l’élaboration des documents locaux d’urbanisme, peuvent instituer une taxe forfaitaire sur la cession à titre onéreux de terrains nus devenus constructibles à la suite de leur classement, par un plan local d’urbanisme (PLU) ou un document d’urbanisme en tenant lieu, dans une zone urbaine ou dans une zone à urbaniser ouverte à l’urbanisation ou, par une carte communale, dans une zone constructible. Cette taxe, due par le cédant, s’applique aux cessions à titre onéreux de terrains réalisées par les personnes physiques et les sociétés et groupements soumis à l’impôt sur le revenu au titre de la plus-value dans les conditions prévues à l’article 150 U du CGI, ainsi qu’aux contribuables non fiscalement domiciliés en France soumis au prélèvement dans les conditions prévues à l’article 244 bis A du même code. Modifiée par l’article 38 de la loi no 2009-323 du 25 mars 2009 de mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion, l’assiette de la taxe est égale à la plus-value réalisée, déterminée par différence entre le prix de cession du terrain défini à l’article 150 VA du CGI et le prix d’acquisition stipulé dans les actes, actualisé en fonction du dernier indice des prix à la consommation hors tabac publié par l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE). Toutefois, en l’absence d’éléments de référence permettant de calculer la plus-value, la taxe est calculée sur une assiette égale aux deux tiers du prix de cession du terrain. La taxe est égale à 10 % de l’assiette ainsi définie. Ces précisions figurent au BOI-RFPI-TDC-10-20140317 publié au Bulletin officiel des finances publiques - Impôts (BOFIP). La direction générale des finances publiques (DGFiP) tient une liste indicative par département, consultable sur le site www.impots.gouv.fr (rubrique « professionnels », « accès spécialisés » et « notaires et géomètres-experts »), des communes et EPCI ayant institué la taxe prévue à l’article 1529 précité du CGI. Le montant de la taxe perçue par les communes concernées du département des Pyrénées-Orientales s’est élevé au total à 1 562 088 € en 2013.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>65224</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8149</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Morel-A-L’Huissier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social</ministreQuestion><ministreJO>Finances et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôt sur le revenu
	            (déconcentration — frais professionnels — réglementation)
	            65224. — 30 septembre 2014. — M. Pierre Morel-A-L’Huissier attire l’attention de M. le ministre du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social sur les professions qui bénéficient au titre des salaires de la déduction de 10 % alors même que ces professions disposent d’une allocation pour frais de représentation. Il lui demande de lui préciser s’il n y a pas télescopage entre la déduction de 10 % et l’allocation de frais de représentation. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8149</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Aux termes des dispositions du 3° de l’article 83 du code général des impôts (CGI), les frais inhérents à la fonction ou à l’emploi peuvent être déduits du revenu brut s’ils ne sont pas couverts par des allocations spéciales. Les frais professionnels peuvent faire l’objet d’une déduction forfaitaire fixée à 10 % du montant du revenu brut ou, sur option du salarié, être déduits pour leur montant réel. La déduction forfaitaire est représentative de tous les frais qui se rapportent habituellement à l’exercice de l’activité (notamment frais de trajet, de restauration sur le lieu de travail et de documentation). En cas d’application de la déduction forfaitaire de 10 %, le régime des allocations pour frais professionnels diffère selon qu’elles couvrent des frais professionnels courants ou spécifiques à l’activité. Dans le premier cas, elles sont imposables dans les conditions de droit commun. Dans le second cas, qui concerne par exemple les remboursements de dépenses entraînées par des invitations résultant d’obligations professionnelles, elles sont exonérées en application du 1° de l’article 81 du CGI sous réserve notamment d’être utilisées conformément à leur objet. La doctrine administrative publiée au bulletin officiel des finances publiques – impôts sous la référence BOI-RSA-CHAMP-20-50-10-10 précise les conditions de l’exonération des allocations pour frais d’emploi. En cas d’option pour frais réels en lieu et place de la déduction forfaitaire de 10 %, les allocations pour frais professionnels, y compris spéciales, sont soumises à l’impôt sur le revenu dans les conditions de droit commun. Toutefois, le Conseil d’Etat a précisé que le salarié n’est pas tenu de rapporter les allocations spéciales à sa rémunération à condition de ne pas déduire les frais correspondants (CE, 19 décembre 1984, no 38563). Les règles en vigueur permettent ainsi d’éviter le cumul de l’exonération des allocations spéciales et de la déduction des frais correspondant.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>65233</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8149</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Paul Bacquet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des finances et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Finances et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôts et taxes
	            (réforme — perspectives)
	            65233. — 30 septembre 2014. — M. Jean-Paul Bacquet attire l’attention de M. le ministre des finances et des comptes publics sur la suppression de la demi-part fiscale et ses conséquences. Jusqu’à présent attribués aux parents isolés ou aux veufs-veuves ayant eu un enfant, cet avantage fiscal est supprimé cette année. Ce sont 3,6 millions de contribuables qui sont concernés par la suppression de la demi-part fiscale. Par ailleurs, de nombreuses personnes âgées se voient impactées par la fiscalisation de la majoration de 10 % des pensions de retraités ayant eu au moins trois enfants jusqu’ici non taxée, qui a été décidée dans la loi des finances 2014. Pour certains retraités, cette évolution de l’imposition est une « double peine », sans compter la hausse de la taxe d’habitation qui tient compte du nombre de parts. Ainsi, cette année, près de 2 millions de contribuables deviennent imposables ou voient leurs impôts augmenter significativement. C’est pourquoi il lui demande de préciser si d’autres mesures fiscales vont s’imputer à l’évolution des parts de ces foyers qui ne payaient pas jusque-là et qui se voient imposés en 2014, et notamment concernant la taxe audiovisuelle. Il lui demande également si des mesures seront prises pour compenser autrement ces foyers fiscaux durement touchés par l’augmentation de leurs impôts.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8149</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[ Jusqu’à l’imposition des revenus de 2008, les contribuables célibataires, divorcés, séparés ou veufs, sans enfant à charge, bénéficiaient d’une majoration d’une demi-part supplémentaire de quotient familial lorsqu’ils vivaient seuls et avaient un ou plusieurs enfants faisant l’objet d’une imposition distincte ou avaient eu un enfant décédé après l’âge de seize ans. Ces dispositions dérogatoires instituées après la Seconde Guerre mondiale pour prendre en compte principalement la situation particulière des veuves de guerre ne correspondent plus à la situation actuelle. Or, le quotient familial a pour objet de tenir compte des personnes à charge au sein du foyer dans l’évaluation des capacités contributives du contribuable. L’attribution de demi-part indépendamment du nombre de personnes effectivement à charge constitue une importante dérogation à ce principe et confère au bénéficiaire un avantage fiscal croissant avec son revenu. Le législateur a décidé, à compter de l’imposition des revenus de l’année 2009, de recentrer cet avantage fiscal au bénéfice des seuls contribuables célibataires, divorcés, séparés ou veufs vivant seuls et qui ont supporté seuls à titre exclusif ou principal la charge d’un enfant pendant au moins cinq années. À défaut de respecter ces conditions, les personnes seules bénéficient d’une part de quotient familial, ce qui correspond à l’objectif de neutralité entre les contribuables vivant seuls et ceux vivant en union. Néanmoins et afin de limiter les hausses d’impôt pouvant en résulter, le législateur a maintenu l’avantage fiscal à titre transitoire et dégressif pour l’imposition des revenus des années 2009 à 2011 pour les contribuables ayant bénéficié d’une demi-part supplémentaire pour le calcul de leur impôt sur le revenu au titre de l’année 2008 et qui ne remplissent pas la condition d’avoir élevé seul un enfant pendant au moins cinq ans. L’article 4 de la loi de finances pour 2011 a prorogé ce dispositif transitoire d’une année supplémentaire, jusqu’à l’imposition des revenus de l’année 2012. La demi-part ayant été maintenue pendant cette période transitoire, la situation de ces contribuables au regard des impôts directs locaux et de la contribution à l’audiovisuel public a été également préservée jusqu’en 2013 compris. Le Gouvernement a néanmoins pris en considération les préoccupations des contribuables les plus modestes qui peuvent être concernés par cette mesure. Au-delà de l’indexation de 0,8 % du barème prévue à l’article 2 de la loi de finances pour 2014, qui a permis de revenir sur la décision de gel pour deux ans prise en 2011 par la précédente majorité, ce même article a revalorisé de 5 % le montant de la décote applicable à l’impôt sur le revenu en le portant de 480 € à 508 € afin de soutenir le pouvoir d’achat des ménages modestes. La loi de finances pour 2014 a revalorisé également de 4 %, soit cinq fois plus que l’inflation, les seuils d’exonération et d’allègement applicables en matière de fiscalité directe locale. Ensuite, conscient des efforts demandés à tous, et de leur poids particulier pour les plus modestes, le Gouvernement a pris l’initiative, d’une mesure d’allègement de l’impôt sur le revenu des ménages les plus modestes dans le cadre de la loi du 8 août 2014 de finances rectificative pour 2014. Cette mesure a pris la forme d’une réduction exceptionnelle d’impôt sur le revenu de 350 € pour un célibataire et 700 € pour un couple, en faveur des foyers fiscaux dont le revenu fiscal de référence est inférieur à celui d’un salarié percevant une rémunération de 1,1 SMIC, ce seuil étant doublé pour un couple et majoré à raison des personnes à charge. Pour prolonger cette mesure exceptionnelle, la loi de finances pour 2015 a pérennisé et renforcé cette baisse de l’impôt sur le revenu des foyers titulaires de revenus modestes et moyens. Ainsi, afin de simplifier le barème de l’impôt sur le revenu et d’alléger son montant pour les ménages titulaires de revenus modestes ou moyens, la première tranche d’imposition au taux de 5,5 % a été supprimée. Corrélativement, le seuil d’entrée dans la tranche d’imposition à 14 %, qui constitue désormais la première tranche d’imposition, a été corrigé afin de neutraliser les effets de la mesure pour les contribuables plus aisés. Le mécanisme de la décote, qui bénéficie aux foyers fiscaux faiblement imposés, a été aménagé et renforcé, en particulier pour les couples. Afin de préserver le pouvoir d’achat de tous les ménages et, notamment, les plus modestes, les limites des tranches du barème de l’impôt sur le revenu, ainsi que les seuils et limites qui lui sont associés, ont été revalorisés comme l’évolution de l’indice des prix hors tabac de 2014 par rapport à 2013, soit 0,5 %. Cette réforme du bas du barème de l’impôt sur le revenu a permis, à compter de l’imposition des revenus de 2014, de réduire voire d’annuler de manière pérenne l’impôt d’environ 9 millions de foyers fiscaux (soit environ la moitié de ceux imposables en 2014) pour un coût budgétaire estimé à plus de 3 milliards d’euros. En matière de fiscalité directe locale, l’article 28 de la loi du 8 août 2014 de finances rectificative pour 2014 précitée a exonéré de taxe d’habitation et dégrevé de contribution à l’audiovisuel public au titre de l’année 2014 les personnes de condition modeste âgées de plus de 60 ans ou veuves quel que soit leur âge qui ont bénéficié, au titre de 2013, d’une exonération de taxe d’habitation en application du 2° du I de l’article 1414 du code général des impôts et, par suite, d’un dégrèvement de contribution à l’audiovisuel public en application de l’article 1605 bis du même code. Cette mesure exceptionnelle, qui a complété la revalorisation de 4 % des seuils de revenus réalisée par la loi de finances pour 2014, a permis de compenser à la fois l’impact de la perte de la demi-part « vieux parents » et la fiscalisation des majorations de pension ou de retraite pour charges de famille.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>68736</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8150</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jacques Bompard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des finances et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Finances et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôts et taxes
	            (politique fiscale — orientations)
	            68736. — 11 novembre 2014. — M. Jacques Bompard attire l’attention de M. le ministre des finances et des comptes publics sur le droit de prélever l’impôt qui relève de la compétence exclusive de l’État. L’article 14 de la déclaration des droits de l’Homme et du citoyen dispose que le prélèvement de l’impôt est limité par le principe du consentement à l’impôt. Bien sûr, aucun gouvernement n’est prêt à faire un référendum afin de vérifier la qualité de ce consentement, tant il en connaît déjà la réponse. En effet, la progressivité sournoise des taux de la fiscalité a insensibilisé pendant trop longtemps le contribuable. Toutefois, l’abus crée l’intolérance. C’est pour cette raison que depuis plusieurs mois, les Français n’hésitent plus à dénoncer avec vigueur leur « ras le bol fiscal ». L’État pille les caisses de retraites, les professions libérales, les chambres de commerce et d’agriculture… Il pille les enfants et ceux à venir par l’emprunt à long terme, il pille par des taxes sournoises (la taxe éolienne, les intérêts des sommes perçues par les avocats, etc.). Plutôt que d’arrêter les gaspillages d’argent public, l’État n’a de cesse de spolier le contribuable. Il demande quand l’économie primera enfin sur le gaspillage.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8150</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement met en œuvre depuis mai 2012 un ensemble de réformes ambitieuses pour renouer avec une croissance plus forte, plus équilibrée et plus solidaire, caractérisée par la volonté de redresser les comptes publics en se fondant sur les principes de justice fiscale et sociale et d’efficacité économique. A cet effet la trajectoire budgétaire va dans le sens d’un retour à l’équilibre structurel des comptes publics d’ici la fin du quinquennat. Après un redressement budgétaire important en 2013, qui a fait porter l’effort de redressement des comptes publics sur les ménages et les entreprises disposant des capacités contributives les plus importantes, tout en préservant le pouvoir d’achat des Français les plus modestes, le Gouvernement a fait le choix de modérer la pression fiscale et de poursuivre la consolidation budgétaire en agissant sur des économies de dépenses. La stratégie retenue vise un effort de rétablissement des comptes publics sans précédent, sans hausse générale d’impôts. Ainsi, pour 2014 l’action du Gouvernement a été marquée, en loi de finances initiale, par des efforts sans précédent sur des économies en dépense, à hauteur de 80 % pour 15 Mds€, et par la stabilisation globale du poids des prélèvements obligatoires qui augmenteront de 3 Mds€ essentiellement sous l’effet des mesures de lutte contre la fraude et l’optimisation fiscale. L’annonce du pacte de responsabilité et de solidarité par le Président de la République le 14 janvier 2014, a marqué une nouvelle étape de l’action du Gouvernement pour soutenir la croissance et l’emploi, tout en maîtrisant les comptes publics. Dans cette logique, le Premier ministre a confirmé dans sa déclaration de politique générale du 8 avril 2014, l’objectif de réduction de 50 Mds€ de la dépense publique de 2015 à 2017. Cet effort sera partagé par tous : l’Etat et ses agences contribueront pour 19 Mds€, l’assurance maladie pour 10 Mds€, les collectivités locales à hauteur de 11 Mds€ et les autres organismes de protection sociale pour 6 Mds€. Pour les entreprises, le Gouvernement a décidé, avec le pacte de responsabilité et de solidarité, de renforcer l’allègement du coût du travail déjà engagé avec l’instauration du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), en complétant ce dispositif par la diminution progressive de 1,8 % des cotisations « famille » supportées par les employeurs. Cette action en faveur des investissements et des emplois se traduira également par une diminution de la fiscalité qui pèse sur les entreprises, avec la suppression progressive, d’ici à 2017, de la contribution sociale de solidarité des sociétés, la suppression dès 2016 de la contribution exceptionnelle sur l’impôt sur les sociétés créée fin 2011 et l’abaissement de l’impôt sur les sociétés à 28 % d’ici 2020, avec une étape intermédiaire en 2017. Concernant les ménages, la loi de finances pour 2014 a réindexé le barème de l’impôt sur le revenu qui avait été gelé fin 2011 par la précédente majorité. Cette mesure permet d’éviter une augmentation d’impôt pour ceux des ménages dont les revenus n’ont pas augmenté plus vite que l’inflation. Elle profite ainsi à tous les Français placés dans cette situation. Elle s’est accompagnée d’une revalorisation exceptionnelle de la décote de 5 % pour atténuer, voire retarder, l’entrée des ménages modestes dans le barème de l’impôt sur le revenu. Elle a bénéficié à plus de 6,9 millions de contribuables. En outre, le Gouvernement s’est engagé à diminuer de façon durable la pression fiscale sur les ménages modestes et moyens. Cet engagement s’est notamment concrétisé dans la première loi de finances rectificative pour 2014 par l’adoption d’une mesure exceptionnelle de réduction de l’impôt sur le revenu des ménages les plus modestes, c’est-à-dire les ménages dont le revenu fiscal de référence est inférieur à celui d’un salarié percevant une rémunération de 1,1 SMIC. Au total, 3,7 millions de foyers fiscaux ont bénéficié de cette mesure parmi lesquels 1,9 million sont devenus non imposés. Représentant 1,1 Md€ d’allègement fiscal au bénéfice des ménages, cette réduction d’impôt exceptionnelle contribue au soutien à la consommation. Enfin, la loi de finances pour 2015 prévoit une baisse de l’impôt sur le revenu des ménages à revenus modestes ou moyens par la suppression de la première tranche d’imposition, le renforcement de la décote et une indexation des limites des tranches du barème de l’impôt sur le revenu du montant de la hausse des prix hors tabac pour 2014, soit 0,5 %.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>69868</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8151</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Christine Dalloz</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Finances et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôts locaux
	            (versement transport — champ d’application — réforme — conséquences)
	            69868. — 25 novembre 2014. — Mme Marie-Christine Dalloz attire l’attention de M. le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique sur les effets de la création d’une nouvelle taxe appelée « versement interstitiel » qui pèsera inévitablement sur la compétitivité des entreprises. En effet, cette taxe a été adoptée dans le cadre des discussions du projet de loi portant sur la réforme ferroviaire. Elle étend à l’ensemble des entreprises de plus de 9 salariés une nouvelle charge fiscale jusqu’alors circonscrite à celles situées dans un périmètre de transport urbain. Elle souhaiterait qu’il lui expose les effets de l’instauration de cette nouvelle taxe. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8151</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article 16 de la loi no 2014-872 du 4 août 2014 portant réforme ferroviaire prévoyait qu’à l’exception de la région Île-de-France et des régions d’outre-mer, les régions pouvaient instituer pour leur propre compte un versement transport « dans les territoires situés hors périmètre de transport urbain » (PTU). Selon ces dispositions, les régions auraient été compétentes pour fixer, à compter du 1er janvier 2015, leur propre taux de versement transport dans la limite de 0,55 % des salaires et revenus assimilés imposables. Toutefois cette mesure emportait de nombreuses difficultés techniques. Faute d’encadrement précis par le législateur, le pouvoir de taux nouvellement dévolu aux régions aurait pu donner lieu à un conflit de compétence vis-à-vis des syndicats mixtes qui disposaient, d’ores et déjà, de la faculté d’instituer en propre, sur le fondement de l’article L. 5722-7 du code général des collectivités territoriales (CGCT), un versement transport sur des secteurs débordant les seuls PTU, « dans un espace à dominante urbaine d’au moins 50 000 habitants incluant une ou plusieurs communes centres de plus de 15 000 habitants. » La rédaction adoptée n’allait pas sans soulever de multiples interrogations quant à sa conformité au principe de légalité de l’impôt. Les modalités relatives à l’assiette, au taux et aux modalités de recouvrement de cette imposition n’étaient pas clairement définies. Aucun zonage tarifaire n’était prévu. Il n’était pas davantage fait mention d’une période transitoire durant laquelle le taux voté pourrait être relevé progressivement et aucune précision n’était apportée au sujet de la date limite d’adoption des délibérations relatives aux taux applicables. Enfin, l’instauration d’un versement transport hors PTU aurait contribué à surenchérir le coût du travail, alors même que le Gouvernement s’est engagé à renforcer la compétitivité des entreprises françaises et à diminuer les prélèvements pesant sur elles. Fort de ces constats, le Gouvernement a proposé d’abroger les dispositions introduites dans le code général des collectivités territoriales par l’article 16 de la loi portant réforme ferroviaire. Le Parlement a ratifié ce choix en mettant fin à ce versement transport « interstitiel ». Les délibérations qui auraient été adoptées par les conseils régionaux par anticipation avant le 1er novembre 2014 se trouvent ainsi dénuées de base légale et ne peuvent valablement trouver à s’appliquer à la date de leur entrée en vigueur. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>70342</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8152</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Véronique Louwagie</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des finances et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Finances et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôt sur le revenu
	            (réductions d’impôt — associations — frais — champ d’application)
	            70342. — 2 décembre 2014. — Mme Véronique Louwagie interroge M. le ministre des finances et des comptes publics sur les dispositions contenues dans le dernier alinéa du 1 de l’article 200 du code général des impôts (CGI). En effet conformément à cet article, les frais engendrés pour les bénévoles dans le cadre de leur action pour l’association au sein de laquelle ils œuvrent ouvrent droit à la réduction d’impôt des frais engagés et en vue strictement de la réalisation de l’objet social d’un organisme mentionné aux deuxième à huitième alinéas. Si l’ensemble des conditions prévues par ce texte sont remplies, le bénévole peut se voir délivrer un reçu fiscal par l’association. Ce reçu atteste que l’association a bien perçu du bénévole un don constitué par le renoncement au remboursement de sa créance qu’il détient sur l’association au titre des frais qu’il a engagés et dont il renonce au remboursement. Aussi elle souhaite savoir si les frais occasionnés par les bénévoles des confréries lors des participations aux évènements, chapitres ou concours d’autres confréries qui constituent un moyen important de promotion et démontrent la vitalité des confréries, ouvrent droit à cette réduction d’impôt.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8152</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[ Le bénévolat se caractérise par la participation à l’animation et au fonctionnement d’un organisme sans but lucratif, sans contrepartie ni aucune rémunération sous quelle que forme que ce soit en espèces ou en nature hormis, éventuellement, le remboursement pour leur montant réel et justifié des dépenses engagées par les bénévoles dans le cadre de leurs activités associatives. S’agissant de la prise en compte de leurs frais, les bénévoles peuvent soit en demander le remboursement à l’association, soit y renoncer expressément et bénéficier, le cas échéant, de la réduction d’impôt relative aux dons prévue à l’article 200 du code général des impôts (CGI). Pour que les bénévoles puissent bénéficier de cette réduction d’impôt pour les remboursements de frais auxquels ils renoncent, l’association doit répondre aux conditions définies à l’article 200 du CGI, c’est-à-dire avoir pour objet l’un de ceux limitativement énumérés audit article et être d’intérêt général, ce qui implique que son activité ne soit pas lucrative, que sa gestion soit désintéressée et qu’elle ne fonctionne pas au profit d’un cercle restreint de personnes. Il doit en outre être établi que toute personne placée dans la même situation aurait pu, si elle en avait fait la demande, obtenir le remboursement par l’association des frais engagés. Ensuite, ces frais doivent être dûment justifiés. Enfin, le contribuable doit renoncer expressément au remboursement de ces frais et l’association doit conserver à l’appui de ses comptes les pièces justificatives correspondant aux frais engagés par le bénévole et la déclaration de renonciation au remboursement de ses frais par le bénévole. Ces dispositions sont d’application générale. Le point de savoir si toutes ces conditions sont réunies dépend des modalités d’action, de fonctionnement et de gestion propres à chaque organisme et nécessite, par conséquent, une analyse au cas par cas. A cet égard, il est précisé que, pour sécuriser juridiquement le dispositif applicable en matière de dons, l’article L. 80 C du livre des procédures fiscales (LPF) a instauré une procédure de rescrit fiscal dont les modalités pratiques d’application sont prévues aux articles R* 80 C-1 à R* 80 C-4 du LPF. Cette procédure permet aux associations d’intérêt général de s’assurer qu’elles relèvent bien de l’une des catégories mentionnées à l’article 200 du CGI préalablement à la délivrance des reçus fiscaux. Par ailleurs, l’article L. 80 CB du LPF ouvre aux organismes de bonne foi, non satisfaits de la première réponse de l’administration, la possibilité de solliciter un second examen de leur demande, à la condition de ne pas invoquer d’éléments nouveaux.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>70349</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8153</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Gisèle Biémouret</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des finances et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Finances et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôts et taxes
	            (déclarations et paiement — dématérialisation — perspectives)
	            70349. — 2 décembre 2014. — Mme Gisèle Biémouret attire l’attention de M. le ministre des finances et des comptes publics sur les modifications concernant l’envoi postal et le paiement de la CFE dès 2015. En effet, à compter de cette date, l’avis d’imposition de CFE ne sera plus envoyé par voie postale et le paiement devra être effectué de façon dématérialisé. Or, dans nos territoires ruraux, nos ainés n’ont pas tous accès à l’outil internet ou, compte tenu de leur âge, ne savent pas toujours l’utiliser et se retrouvent face à une situation délicate. En effet n’ayant pas la possibilité de créer un compte fiscal en ligne, certains administrés dans cette situation me demandent quelles seront leurs possibilités pour eux d’obtenir leur avis d’imposition et le payer, ne sachant, ni ne pouvant utiliser internet et n’ayant pas de comptable. Aussi elle souhaiterait connaître la position du Gouvernement dans ce cas de figure précis.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8153</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’obligation de consultation en ligne des avis d’acompte et d’imposition de cotisation foncière des entreprises (CFE) et d’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER) s’inscrit dans le contexte de généralisation des téléprocédures en matière de déclaration et de paiement des impôts professionnels. En 2015, toutes les entreprises sont concernées par ces nouvelles modalités de consultation des avis de CFE-IFER. Afin de créer leur espace professionnel sur impots.gouv.fr, les contribuables ne disposant pas d’équipement informatique ou n’ayant pas accès à internet peuvent se rendre dans les services des impôts des entreprises, d’ores et déjà dotés d’un micro-ordinateur en libre-service. Ils pourront être accompagnés dans leurs démarches par des agents de l’administration fiscale. Par ailleurs, certaines collectivités locales mettent à disposition des postes informatiques en libre accès. Dans ce cas, les usagers pourront être accompagnés dans leurs démarches en ligne par les services d’assistance téléphonique de la direction générale des finances publiques (DGFiP). Par ailleurs, pour acquitter la CFE-IFER, les redevables sont tenus d’utiliser depuis le 1er octobre 2014, un moyen de paiement dématérialisé (télérèglement, prélèvement mensuel ou à l’échéance). Les usagers qui ne peuvent pas effectuer leurs démarches en ligne sur impots.gouv.fr, peuvent adhérer au prélèvement (mensuel ou à l’échéance) auprès du centre prélèvement service dont ils dépendent (les coordonnées téléphoniques et postales sont mentionnées sur chaque avis d’imposition à la CFE-IFER). Une fois l’adhésion effectuée, les redevables n’ont alors plus de démarche particulière à effectuer pour le paiement de leur cotisation, les prélèvements intervenant directement sur le compte de leur choix, mensuellement ou à chaque échéance en fonction de leur contrat.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>73639</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8153</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yves Nicolin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des finances et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Finances et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôt sur le revenu
	            (assujettissement — retraités — perspectives)
	            73639. — 10 février 2015. — M. Yves Nicolin appelle l’attention de M. le ministre des finances et des comptes publics au sujet de la fiscalité des retraités. Suite à l’entrée en vigueur de la loi de financement de la sécurité sociale pour l’année 2015, les contribuables à la retraite connaissent une augmentation des prélèvements fiscaux (CSG, CRDS et la CASA). Corrélativement à cette mesure, l’impôt des retraités s’alourdit en raison de la perte de la « demi-part des veuves ». Outre l’indispensable solidarité entre les contribuables, il est excessif et inéquitable que les retraités soient perdants d’un système visant à préserver les ménages les plus modestes. Ainsi, il lui demande quelles mesures il entend prendre afin d’améliorer la situation fiscale des retraités.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8153</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[ La loi de financement de la sécurité sociale pour 2015 n’avait ni pour objet ni pour effet d’augmenter les prélèvements sociaux pesant sur les pensions mais d’améliorer l’équité des conditions du bénéfice du taux réduit de contribution sociale généralisée (CSG) (3,8 %) ainsi que de l’exonération de contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie (CASA). A coût budgétaire constant par rapport à la situation antérieure, ces avantages fiscaux ont été réservés aux pensionnés modestes grâce à une plus exacte prise en compte des facultés contributives des redevables. Cette réforme a en effet permis de rationaliser le critère d’application du taux réduit de CSG et, partant, celui du seuil d’application de la CASA qui lui est lié. Antérieurement, le taux réduit de CSG était accordé à tous les retraités dont la cotisation d’impôt sur le revenu, après imputation des réductions d’impôt éventuelles, de l’année précédente ne dépassait pas le seuil de mise en recouvrement, soit 61 €. Ce critère ne permettait pas de cibler le bénéfice du dispositif sur les seuls revenus d’un niveau modeste mais, bien au contraire, ouvrait cet allègement à de nombreux retraités bénéficiant de réductions d’impôt (par exemple, du fait de l’emploi de salariés à domicile) malgré un niveau réel de pension qui pouvait être élevé. Pour plus d’équité, l’article 7 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2015 a subordonné l’octroi du taux réduit de CSG à une condition de revenu fiscal de référence, lequel tient compte de l’ensemble des revenus du contribuable avant application des éventuels réductions ou crédit d’impôts. Ce critère plus juste a permis de supprimer les effets d’aubaine pour les bénéficiaires de réductions d’impôts. Par ailleurs, jusqu’à l’imposition des revenus de 2008, les contribuables célibataires, divorcés, séparés ou veufs, sans enfant à charge, bénéficiaient d’une majoration d’une demi-part supplémentaire de quotient familial lorsqu’ils vivaient seuls et avaient un ou plusieurs enfants faisant l’objet d’une imposition distincte ou avaient eu un enfant décédé après l’âge de seize ans. Ces dispositions dérogatoires instituées après la seconde guerre mondiale pour prendre en compte principalement la situation particulière des veuves de guerre ne correspondaient plus à la situation actuelle. Le quotient familial a pour objet de tenir compte des personnes à charge au sein du foyer dans l’évaluation des capacités contributives du contribuable. L’attribution de demi-part indépendamment du nombre de personnes effectivement à charge constitue une importante dérogation à ce principe et confère au bénéficiaire un avantage fiscal croissant avec son revenu. Le législateur a décidé, à compter de l’imposition des revenus de l’année 2009, de recentrer cet avantage fiscal au bénéfice des seuls contribuables célibataires, divorcés, séparés ou veufs vivant seuls et qui ont supporté seuls à titre exclusif ou principal la charge d’un enfant pendant au moins cinq années. À défaut de respecter ces conditions, les personnes seules bénéficient d’une part de quotient familial. Le Gouvernement a néanmoins pris en considération les préoccupations des contribuables les plus modestes qui peuvent être concernés par cette mesure. Au-delà de l’indexation de 0,8 % du barème prévue à l’article 2 de la loi de finances pour 2014, qui permet de revenir sur la décision de gel pour deux ans prise en 2011 par la précédente majorité, ce même article revalorise de 5 % le montant de la décote applicable à l’impôt sur le revenu en le portant de 480 € à 508 € afin de soutenir le pouvoir d’achat des ménages modestes. La loi de finances pour 2014 revalorise également de 4 %, soit cinq fois plus que l’inflation, les seuils d’exonération et d’allègement applicables en matière de fiscalité directe locale. Ensuite, conscient des efforts demandés à tous, et de leur poids particulier pour les plus modestes, le Gouvernement a allégé l’impôt sur le revenu des ménages les plus modestes dans le cadre de la loi du 8 août 2014 de finances rectificative pour 2014. Cette mesure a pris la forme d’une réduction exceptionnelle d’impôt sur le revenu de 350 € pour un célibataire et 700 € pour un couple, en faveur des foyers fiscaux dont le revenu fiscal de référence est inférieur à celui d’un salarié percevant une rémunération de 1,1 SMIC, ce seuil étant doublé pour un couple et majoré à raison des personnes à charge. Pour prolonger cette mesure exceptionnelle, la loi de finances pour 2015 a pérennisé et a renforcé cette baisse de l’impôt sur le revenu des foyers titulaires de revenus modestes et moyens. Ainsi, afin de simplifier le barème de l’impôt sur le revenu et d’alléger son montant pour les ménages titulaires de revenus modestes ou moyens, la première tranche d’imposition au taux de 5,5 % a été supprimée. Corrélativement, le seuil d’entrée dans la tranche d’imposition à 14 %, qui constitue désormais la première tranche d’imposition, a été corrigé afin de neutraliser les effets de la mesure pour les contribuables plus aisés. Le mécanisme de la décote, qui bénéficie aux foyers fiscaux faiblement imposés, a été aménagé et renforcé, en particulier pour les couples. Afin de préserver le pouvoir d’achat de tous les ménages et, notamment, les plus modestes, les limites des tranches du barème de l’impôt sur le revenu, ainsi que les seuils et limites qui lui sont associés, ont été revalorisés comme l’évolution de l’indice des prix hors tabac de 2014 par rapport à 2013, soit 0,5 %. Cette réforme du bas du barème de l’impôt sur le revenu permet, à compter de l’imposition des revenus de 2014, de réduire voire d’annuler de manière pérenne l’impôt d’environ 9 millions de foyers fiscaux (soit environ la moitié de ceux imposables en 2014) pour un coût budgétaire estimé à plus de 3 Mds€.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>73914</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8154</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Morel-A-L’Huissier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Finances et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[collectivités territoriales
	            (élus locaux — indemnités — imposition — réglementation)
	            73914. — 17 février 2015. — M. Pierre Morel-A-L’Huissier attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les conséquences de l’intégration des indemnités de fonction des élus des petites communes à leur revenu fiscal de référence. En effet, depuis 2013, les élus, et notamment les maires des petites communes rurales, voient leurs indemnités de fonction intégrées à leur revenu fiscal de référence. Ces indemnités de fonction sont souvent peu élevées et ne reflètent ni le temps, ni l’investissement personnel que ces personnes consacrent à leur fonction. Pourtant, elles suffisent souvent à faire basculer le foyer fiscal de ces élus dans une catégorie d’imposition plus élevée ou à faire baisser le montant de leur retraite, avec de nombreuses conséquences, tant au niveau des abattements fiscaux que des aides sociales auxquelles ces personnes pouvaient prétendre. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui préciser les intentions du Gouvernement en la matière. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8154</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[ En application du I de l’article 204-0 bis du code général des impôts, les indemnités de fonction des élus locaux sont soumises de plein droit à une retenue à la source libératoire de l’impôt sur le revenu. Les élus locaux ont toutefois toujours la possibilité d’opter pour l’imposition de leurs indemnités de fonction selon les règles de droit commun des traitements et salaires. Depuis l’article 5 de la loi de finances pour 2002, les indemnités de fonction soumises à la retenue à la source sont, sous déduction d’une fraction représentative de frais d’emploi dont le montant forfaitaire est égal au montant des indemnités versées aux maires des communes de moins de 500 habitants, prises en compte dans le revenu fiscal de référence (RFR) défini au IV de l’article 1417 du code précité qui est utilisé pour l’attribution de divers avantages fiscaux et sociaux sous condition de revenus. Dès lors, lorsque l’indemnité de fonction de l’élu local, titulaire d’un mandat unique, a été soumise à la retenue à la source et que son montant est inférieur ou égal à celui des maires des communes de moins de 500 habitants, le RFR n’est pas majoré du montant desdites indemnités. Ces règles, qui n’ont pas été modifiées depuis 2002, permettent de réserver les mesures d’allégement attribuées sous conditions de revenus, notamment le dégrèvement au titre du plafonnement de la taxe d’habitation, aux contribuables modestes. Enfin, il est précisé que, sur le plan social, l’article 5 de la loi no 2015-366 du 31 mars 2015 visant à faciliter l’exercice, par les élus locaux, de leur mandat a complété l’article L. 1621-1 du code général des collectivités territoriales afin de prévoir que, nonobstant toutes dispositions contraires, la fraction de l’indemnité des élus locaux représentative des frais d’emploi, telle que définie à l’article 204-0 bis du code général des impôts, n’est pas prise en considération pour le calcul des ressources ouvrant droit à une prestation sociale. Ces dispositions répondent pleinement aux préoccupations exprimées.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>74637</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8155</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Premat</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des finances et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Finances et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôts locaux
	            (taxe d’habitation — résidence secondaire — expatriés — statut du logement)
	            74637. — 24 février 2015. — M. Christophe Premat attire l’attention de M. le ministre des finances et des comptes publics sur la situation des Français expatriés ayant un contrat de mobilité à durée limitée à l’étranger. Ces personnes doivent conserver leur résidence en France et trouver un logement provisoire à l’étranger durant le temps de leur expatriation. Ainsi, leur résidence principale en France est considérée comme résidence secondaire et ils doivent alors s’acquitter de la taxe sur les biens immobiliers secondaires. Lors de l’examen du projet de loi de finances rectificatif 2014, la surtaxe d’habitation avait été revue à la baisse pour les non-résidents. Cela étant, les mobilités étant de nature diverse, ces contrats à durée limitée impliquent de revoir la qualification de la résidence. Il aimerait savoir si une qualification temporaire pouvait être trouvée pour ces biens en raison de la durée limitée du contrat.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8155</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[ L’article 31 de la loi no 2014-1655 du 29 décembre 2014 de finances rectificative pour 2014 a institué la possibilité, à compter de 2015, pour les communes situées dans le périmètre d’application de la taxe sur les logements vacants, de majorer de 20 % la part communale de la cotisation de taxe d’habitation des logements meublés non affectés à l’habitation principale. Cette mesure a vocation à sensibiliser les personnes qui conservent un logement ne constituant pas leur habitation principale en zone tendue à l’impact socio-économique négatif provoqué par le manque de logements disponibles. Toutefois, en cohérence avec son objet, des dégrèvements sont accordés aux personnes contraintes de disposer d’une résidence secondaire et pour lesquelles l’incitation ne serait ni efficace ni justifiée. Le II de l’article 1407 ter du code général des impôts (CGI) prévoit ainsi que puissent bénéficier sur réclamation d’un dégrèvement de la majoration les personnes contraintes de maintenir un logement à proximité de leur lieu de travail distinct de leur résidence principale, les personnes hébergées durablement en maison de retraite qui conservent la jouissance exclusive du logement qui constituait leur résidence principale avant leur hébergement, ainsi que les personnes qui, pour une cause étrangère à leur volonté, ne peuvent affecter le logement à un usage d’habitation principale. S’agissant plus particulièrement du dégrèvement pour cause étrangère à la volonté de l’occupant prévu au 3° du II de l’article 1407 du CGI, la cause étrangère à la volonté du contribuable s’entend comme une cause faisant obstacle à l’affectation du logement meublé à l’habitation principale de ce dernier ou de toute autre personne. Il en résulte que sont notamment dégrevés : les logements ne pouvant faire l’objet d’une occupation durable à titre d’habitation principale, à titre onéreux ou gratuit et dans des conditions normales d’occupation, notamment les locaux précaires dépourvus des équipements nécessaires à une occupation pérenne et habituelle du contribuable, ainsi que ceux ayant vocation, dans un délai proche, à disparaître ou à faire l’objet de travaux dans le cadre d’opérations d’urbanisme, de réhabilitation ou de démolition (à ce titre, un délai d’un an peut être retenu) ; les logements mis en location ou en vente au prix du marché et ne trouvant pas preneur ou acquéreur (cette situation implique que le redevable soit le propriétaire du logement). L’appréciation du caractère volontaire ou non de l’impossibilité d’affecter le logement à un usage d’habitation principale relève de circonstances de fait, le contribuable devant prouver, selon le cas, que le logement qu’il occupe ne peut pas être occupé durablement à titre d’habitation principale dans des conditions normales ou qu’il a effectué toutes les démarches nécessaires pour vendre ou louer son logement (mise en vente ou propositions de location dans plusieurs agences, adaptation du prix de vente ou de location aux conditions et évolutions du marché, engagement à le céder ou le louer vide de meubles si la volonté en est exprimée…). Le caractère involontaire de l’absence d’affectation à un usage d’habitation principale ne peut être présumé par l’administration. Les Français établis hors de France bénéficient de ces dispositions s’ils respectent les conditions exposées ci-dessus et précisées au Bulletin officiel des finances publiques – impôts sous la référence BOI-IF-TH-70, no 200 à 260.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>78222</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8156</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Salen</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des finances et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Finances et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[communes
	            (ressources — fonds national de garantie individuelle des ressources — perspectives)
	            78222. — 21 avril 2015. — M. Paul Salen attire l’attention de M. le ministre des finances et des comptes publics sur le Fonds national de garantie individuelle des ressources (FNGIR) communales et intercommunales. Ce fonds vise à compenser les effets financiers résultant de la suppression de la taxe professionnelle (TP) et de la mise en place d’un nouveau panier de ressources fiscales. Ainsi, la collectivité dont les nouvelles ressources fiscales, après réforme, évaluées au titre de l’année 2010, excèdent le montant des ressources fiscales dont elle a disposé en 2010, versent l’intégralité de cette différence au FNGIR. A l’inverse, lorsque cette différence est négative pour la collectivité, le manque à gagner est compensé par un versement à son profit financé par ce fonds. Ce mécanisme de compensation est très mal perçu par les collectivités qui cotisent auprès du FNGIR. En effet, il s’agit généralement de collectivités à faible revenu qui ne comprennent dès lors pas l’équité de ce dispositif. Aussi, il lui demande s’il partage ce sentiment et souhaiterait connaître les intentions du Gouvernement sur le FNGIR.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8156</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La suppression de la taxe professionnelle en 2010 et son remplacement par un panier de ressources rénové a modifié la composition des recettes locales des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) et des communes. Au-delà de la seule contribution économique territoriale, les EPCI ont bénéficié d’un nouveau fléchage de recettes fiscales préexistantes (la part départementale de la taxe d’habitation et les parts régionale et départementale de la taxe foncière sur les propriétés non bâties) et du transfert de ressources initialement perçues par l’Etat (la taxe sur les surfaces commerciales et une fraction des frais d’assiette et de recouvrement des impôts directs locaux). En vue de garantir la stricte neutralité financière de la réforme pour chaque collectivité, l’article 78 de la loi de finances pour 2010 a prévu un mécanisme pérenne à deux composantes : - une dotation de compensation de la réforme de la taxe professionnelle (DCRTP) financée par l’Etat ; - une garantie individuelle de ressources (GIR) versée par un fond national. Le mécanisme de garantie individuelle des ressources garantit à chaque échelon de collectivités territoriales le maintien, toutes choses égales par ailleurs, du montant des ressources fiscales perçues en 2010. Pour chaque catégorie de collectivités, les ressources effectivement perçues en 2010, avant réforme, sont comparées à celles dont elles auraient bénéficié si la réforme était entrée en vigueur dès 2010. Cette comparaison permet de déterminer la perte nette globale de chaque catégorie et le montant du droit à compensation qui en résulte. Ce mode de calcul permet de comparer des ressources à bases constantes et d’identifier les seules carences de recettes issues de la modification structurelle du panier fiscal de la collectivité, sans obérer les marges de manœuvre fiscales de la collectivité, qui voit son pouvoir de vote de taux élargi, notamment en raison du transfert de la part départementale de la taxe d’habitation, et qui continue de bénéficier pleinement de l’évolution nominale de ses bases. L’objectif du législateur étant d’assurer la transition entre deux régimes fiscaux se succédant dans le temps, la réactualisation année après année des prélèvements alimentant le fonds national de garantie individuelle des ressources (FNGIR) ou leur réfaction dégressive ne paraît guère envisageable à court ou moyen terme. Un tel mécanisme correctif aurait même des effets délétères en termes de stabilité des ressources des collectivités et de lisibilité des dispositifs de compensation. D’une part, les versements effectués aux collectivités bénéficiaires se trouveraient privés progressivement de leur source de financement, au risque de mettre en péril la situation financière de ces dernières. D’autre part, à supposer que soient reproduites année après année les opérations de comparaison des ressources « avant réforme » et « après réforme », il en résulterait une variabilité chronique des compensations qui ne permettrait plus de garantir la continuité des droits légalement acquis aux collectivités. Toutefois, afin de tenir compte de la situation financière parfois difficile de certaines communes, le Gouvernement a souhaité apporter quelques ajustements au dispositif dans le cadre de la loi du 29 décembre 2014 de finances rectificative pour 2014. Les communes peuvent désormais demander la prise en charge par l’EPCI à fiscalité propre auquel elles adhèrent du prélèvement sur les ressources alimentant le FNGIR, quel que soit le régime fiscal dont relève l’EPCI. Cette mutualisation à l’échelon intercommunal de la charge représentée par le prélèvement au titre du FNGIR appelle des délibérations concordantes de l’organe délibérant de la commune intéressée et du groupement. Ce dispositif a, par sa souplesse, permis de régler des situations financières complexes qui restent, au demeurant, exceptionnelles.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>78601</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8157</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Cuvillier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Finances et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[bâtiment et travaux publics
	            (emploi et activité — investissements publics — perspectives)
	            78601. — 28 avril 2015. — M. Frédéric Cuvillier attire l’attention de M. le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique sur la relance des travaux publics et de l’investissement annoncée par le Premier ministre le mercredi 8 avril 2015. Il a souligné à cette occasion la nécessité de pousser les entreprises à investir afin de consolider la croissance à venir, tout en ne dégradant pas les comptes publics. Le plan de relance autoroutier, avec plus de 3 milliards d’euros d’investissements, va ainsi dans le bon sens. Dans ce cadre et avant ces annonces, la Fédération nationale des travaux publics (FNTP) a publié des propositions pour la relance des infrastructures afin de soutenir un secteur en crise, alors que le BTP représente 1,5 million d’actifs dans notre pays. À ce titre, il est proposé d’étaler sur cinq ans la baisse des dotations de l’État aux collectivités, afin d’éviter qu’une baisse soudaine ne se reporte immédiatement sur l’investissement au détriment des autres marges de manœuvre dont peut disposer une collectivité. Cet étalement pourrait être conditionné à des engagements en termes d’investissements. Il lui demande la réponse qu’il compte apporter à cette proposition. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8157</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dès mars 2015, le Premier ministre a mis en place un groupe de travail entre l’État et l’Association des maires de France (AMF) pour examiner l’impact de la baisse des dotations de l’État aux collectivités territoriales, en particulier sur l’investissement public local. Les travaux de ce groupe ont permis de dégager un consensus sur l’évolution des dépenses et des recettes des collectivités entre 2013 et 2014 et sur les principaux déterminants de ces évolutions. Le Premier ministre a indiqué lors de sa rencontre avec une délégation de l’AMF le 28 mai 2015 le maintien de la diminution programmée sur trois ans des concours financiers de l’État aux collectivités territoriales. L’effort demandé aux collectivités locales s’inscrit dans le cadre de la baisse des dépenses publiques de 50 Mds€ adoptée par le Parlement le 29 avril 2014 et les collectivités locales contribuent en-deçà de leur poids dans la dépense publique, à savoir 20,9 %. L’étalement de la baisse des dotations sur cinq ans, tel que demandé par la Fédération nationale des travaux publics (FNTP), serait incompatible avec la trajectoire de redressement des comptes publics de la France. Pour autant, plusieurs mesures ont d’ores et déjà été adoptées par le Gouvernement pour réduire l’impact de la baisse des dotations sur l’investissement public local et pour stimuler une reprise dynamique de l’investissement des collectivités en 2015 et au-delà. Ainsi, dès la loi de finances pour 2015, la dotation d’équipement des territoires ruraux a été augmentée de 200 M€, soit un tiers de son enveloppe. Par ailleurs, le taux forfaitaire du fonds de compensation de la TVA appliqué aux nouveaux investissements a été majoré de 15,761 % à 16,404 %, ce qui permettra aux collectivités locales de bénéficier d’une ressource supplémentaire de près de 452 M€ sur trois ans. Le 8 avril 2015 a été annoncée la mise en œuvre d’un prêt à taux zéro pour rembourser plus rapidement les collectivités de la TVA avancée sur leurs dépenses d’équipements. Les services de l’État sont d’ores et déjà en train de mettre en place ce dispositif. Enfin, plusieurs pistes ont été évoquées par le Premier ministre lors de la rencontre avec l’AMF le 28 mai dernier, par exemple une simplification des normes comptables en matière de durée et de règles d’amortissement pour permettre aux communes de dégager des marges pour investir, une prorogation en 2016 et 2017 des prêts CDC à taux zéro décidée pour 2015, ou encore un fonds spécifique de soutien à l’investissement au bénéfice des communes ou des intercommunalités. Ces pistes sont en cours d’examen par le Gouvernement, en lien avec l’AMF.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>80487</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8157</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre-Yves Le Borgn’</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des finances et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Finances et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôts et taxes
	            (décentralisation — Internet — Français de l’étranger — perspectives)
	            80487. — 2 juin 2015. — M. Pierre-Yves Le Borgn’ attire l’attention de M. le ministre des finances et des comptes publics sur les problèmes causés aux Français de l’étranger par la fermeture de leur compte personnel sur le site des impôts lorsqu’ils changent de résidence fiscale même pour une courte période. L’historique de leur dossier fiscal n’est plus accessible sur ce site, privant ainsi nos compatriotes de la flexibilité d’accès procurée par Internet. En outre, lorsqu’ils relèvent à nouveau de la compétence fiscale française, ils doivent dans un premier temps revenir à la version papier de la déclaration d’impôts en l’absence de compte électronique. Il se demande s’il serait possible de maintenir pour les compatriotes de l’étranger se trouvant dans un tel cas un accès de leur historique sur le site des impôts. Lorsque leur résidence fiscale redevient la France, il demande s’il serait possible de prévoir une réactivation de l’option de la déclaration de revenu et du paiement des impôts par Internet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8157</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le problème des modalités d’accès à l’espace personnel du site internet impots.gouv.fr par des usagers particuliers qui connaissent un changement temporaire de résidence fiscale au bénéfice de l’étranger fait l’objet d’une attention spécifique de la direction générale des finances publiques (DGFiP), soucieuse de renforcer en permanence l’accès des usagers au bouquet de services en ligne, tels que la consultation de la situation fiscale, le paiement des impôts, la gestion du profil de l’usager ou encore la faculté de déposer une réclamation. Ainsi, jusqu’en 2013, les Français qui avaient signalé un déménagement à l’étranger et qui ne percevaient plus de revenus soumis à déclaration en France ne pouvaient plus accéder aux services en ligne en général et à leur compte fiscal en particulier, même s’ils étaient soumis en France à d’autres impôts comme la taxe d’habitation ou la taxe foncière. En 2014, une importante adaptation a été conduite afin de permettre à cette population de conserver un accès aux services en ligne. Ainsi, les usagers qui partent à l’étranger continuent désormais d’accéder à leur compte en ligne dès lors qu’ils ont signalé leur déménagement à l’étranger sur leur dernière déclaration de revenus et créé un mot de passe avant leur départ. Afin de sensibiliser ces usagers à cette démarche qui permet de conserver une relation dématérialisée avec l’administration fiscale, la DGFiP envoie chaque début d’année un courrier électronique aux usagers concernés (15 000 envois en février 2014, 7 770 en janvier 2015). Cette solution offre ainsi la possibilité de maintenir un compte actif sur le site internet et d’accéder à l’historique de la situation personnelle dans les mêmes conditions que si l’usager est résident en France. Par ailleurs, pour les contribuables revenant en France, la réactivation de l’option de dématérialisation de la déclaration de revenus et de l’avis de paiement de l’impôt doit être prochainement rendue possible. À cette fin, elle fera l’objet d’une étude spécifique qui va s’engager au cours de cette année.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>80652</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8158</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Maurice Leroy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Finances et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[tourisme et loisirs
	            (réglementation — taxe de séjour — personnes en situation de handicap — perspectives)
	            80652. — 2 juin 2015. — M. Maurice Leroy attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire sur les conséquences du nouveau recouvrement de la taxe de séjour, réformée par l’article 67 de la loi no 2014-1654 du 29 décembre 2014 de finances pour 2015. Désormais, plusieurs catégories de personnes, dont celles en situation de handicap, qui étaient auparavant exonérées ou bénéficiaient d’une réduction de cette taxe sont maintenant redevables de celle-ci. Cette suppression d’exonération porte directement atteinte à ces publics, déjà pénalisés dans leur quotidien. Des hébergeurs du territoire qui se sont spécialisés dans l’accueil de groupes de personnes en situation de handicap peuvent témoigner de la difficulté, pour ces derniers, d’honorer le paiement de cette taxe. De plus, ces hébergements ne font pas partie d’une catégorie spécifique, de telle sorte que le tarif qui est établi en fonction de leur classement représente désormais une part non négligeable du montant global du séjour. Il lui demande, en conséquence, quelle est sa position sur une réintégration des handicapés dans le champ des personnes exonérées de la taxe de séjour et si des mesures peuvent être envisagées, dans le cadre du projet de loi de finances pour 2016, aux fins de permettre aux collectivités locales de décider librement de cas d’exonération spécifiques. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8158</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement a proposé en loi de finances une refonte de la taxe de séjour et de la taxe de séjour forfaitaire permettant de moderniser des impositions devenues pour partie obsolètes et de renforcer les moyens de recouvrement à disposition des collectivités territoriales en vue d’améliorer le rendement de l’imposition. Cette réforme vise en outre à garantir une adaptation du barème tarifaire aux capacités contributives des redevables ainsi que la prise en compte des nouveaux modes d’hébergements et d’intermédiaires. En matière d’exonérations, les parlementaires ont souhaité s’en tenir aux préconisations de la mission parlementaire d’évaluation et de contrôle sur la fiscalité des hébergements touristiques visant à simplifier les exonérations applicables en les limitant à trois catégories de redevables : les mineurs de moins de 18 ans, les travailleurs saisonniers employés dans la commune et enfin les personnes bénéficiant d’un hébergement d’urgence ou d’un relogement temporaire. Par ailleurs, est préservée la possibilité pour les communes d’exempter de taxe les personnes occupant un local dont le loyer est inférieur à un montant déterminé par le conseil municipal.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>81466</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8159</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Priou</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des finances et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Finances et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôt sur les sociétés
	            (déclarations — télédéclarations — PME et TPE — modalités)
	            81466. — 16 juin 2015. — M. Christophe Priou attire l’attention de M. le ministre des finances et des comptes publics sur les obligations de télédéclaration pour les très petites entreprises. En effet, depuis 2013, les entreprises soumises à l’impôt sur les sociétés doivent télédéclarer l’impôt société, la TVA et leurs liasses fiscales. C’est notamment le cas des personnes qui louent un meublé et qui doivent préalablement s’inscrire au répertoire des entreprises. Antérieurement, la déclaration, déjà compliquée, était effectuée par formulaire de déclaration de revenu no 2031-k. Aujourd’hui, ils doivent payer pour faire la déclaration par TDFC. Cette situation pourrait être perçue comme une dénaturation du service public et l’instauration d’un impôt supplémentaire. Il lui demande si le retour à la gratuité de la déclaration est prévu, d’autant plus que la dématérialisation simplifie, en principe, le traitement des dossiers.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8159</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La loi de finances rectificative pour 2011 a prévu l’extension progressive de l’obligation du recours aux téléprocédures pour la déclaration et le paiement des impôts des entreprises. Ainsi, depuis le 1er octobre 2014, toutes les entreprises soumises à un régime réel d’imposition ont l’obligation de télétransmettre leurs déclarations et paiements de TVA et taxes annexes associées, ainsi que leurs demandes de remboursement de crédit de TVA. Depuis les échéances de mai 2015, ces mêmes entreprises ont aussi l’obligation de transmettre de manière dématérialisée leurs déclarations de résultats et annexes associées ainsi que leurs déclarations no 1330-CVAE. Les téléprocédures en ligne sont accessibles gratuitement à partir de tout poste doté d’une connexion à internet, au moyen du mode « EFI » (échange de formulaire informatisé). Sur le site impots.gouv.fr, l’usager peut créer son espace professionnel pour adhérer à ces services permettant de déclarer et payer la plupart des impôts professionnels (TVA, IS, TS, CVAE, CFE…), dont la déclaration de revenu no 2031-k. Ce service gratuit a été étendu en 2014 à la déclaration de résultats des entrepreneurs individuels et des sociétés relevant des catégories de revenus imposables aux bénéfices industriels et commerciaux (BIC) et à l’IS dans le cadre du régime simplifié d’imposition (RSI) et, en avril 2015, à celle des entreprises imposées sur les bénéfices non commerciaux (BNC). Le recours à un tiers pour accomplir les obligations déclaratives et de paiement des très petites entreprises n’est donc pas nécessaire.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>81753</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8159</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Le Ray</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des finances et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Finances et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[banques et établissements financiers
	            (Caisse des dépôts et consignations — rapport — Cour des comptes — recommandations)
	            81753. — 23 juin 2015. — M. Philippe Le Ray attire l’attention de M. le ministre des finances et des comptes publics sur le référé, rendu public le 11 juin 2015, concernant l’activité historique de banquier du service public de la justice assurée par la Caisse des dépôts et consignations. Les magistrats de la Cour des comptes préconisent de sécuriser la traçabilité des fonds de tiers détenus par les professions juridiques en mettant en place des comptes par affaire à la Caisse des dépôts et consignations. Il lui demande les intentions du Gouvernement sur ce point.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8159</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La recommandation formulée dans le rapport de la Cour des comptes concernant l’activité de banquier du service public de la justice assurée par la Caisse des dépôts et consignations, d’assurer une meilleure traçabilité des fonds via la mise en place de comptes par affaires, apparaît en principe pertinente et rejoint d’ailleurs les réflexions de la Caisse des dépôts et consignations. Sa mise en œuvre, complexe opérationnellement, ne peut qu’être progressive, et est d’ailleurs en cours de déploiement.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>83112</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8159</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Dupont-Aignan</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des finances et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Finances et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[ministères et secrétariats d’État
	            (finances et comptes publics — frais de déplacement — remboursement — perspectives)
	            83112. — 30 juin 2015. — M. Nicolas Dupont-Aignan appelle l’attention de M. le ministre des finances et des comptes publics sur la démotivation des agents des finances publiques chargés d’effectuer les opérations de contrôle fiscal. Jusqu’au 30 août 2014, les agents qui utilisent leur véhicule personnel pour les besoins du service public étaient défrayés par des indemnités kilométriques, complétées par une indemnité forfaitaire non imposable (IFDD). Depuis la modification du régime indemnitaire mise en place au 1er septembre 2014, cette indemnité forfaitaire a été supprimée et remplacée par des allocations considérées comme un complément de salaire, et donc imposables. Les agents concernés sont donc doublement pénalisés : par une perte de pouvoir d’achat lié à l’alourdissement de leur fiscalité d’une part, par la prise en charge des dépenses d’acquisition et d’entretien de leur véhicule, qu’ils doivent désormais assumer sans compensation. En dehors du fait que ce régime n’est pas équitable puisque sédentaires ou mobiles, les fonctionnaires perçoivent désormais la même rémunération, il est de nature à réduire la mobilité des agents vérificateurs et a entrainé une baisse significative du nombre d’opérations de contrôle. Dans un pays dont l’objectif devrait être de récupérer les quelques 60 millions d’euros volés par an au budget de l’État par la fraude fiscale, la DGFIP serait bien inspirée de faciliter le travail des agents vérificateurs au lieu de les démotiver. C’est pourquoi il lui demande de bien vouloir reconsidérer les conditions de rémunération et de défraiement de ces fonctionnaires indispensables.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8159</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La lutte contre la fraude fiscale sous toutes ses formes est une priorité absolue du gouvernement. De nombreuses dispositions législatives ont été prises depuis trois ans pour renforcer les moyens de l’administration fiscale et les adapter aux nouveaux procédés de fraude. S’agissant de la question de la suppression des indemnités forfaitaires de déplacement dans le département (IFDD), il s’agit précisément d’une démarche de sécurisation d’un dispositif ayant fait l’objet d’observations de la part des corps de contrôles. Ces indemnités, qui n’avaient pas été revalorisées depuis 1994, avaient notamment vocation à compenser forfaitairement les frais de repas et de logement engagés par les agents dans le cadre de l’exécution normale de leur service lorsqu’ils étaient en mission au sein de leur circonscription géographique. Par conséquent, lors de leurs déplacements, les vérificateurs étaient le plus souvent indemnisés des seules indemnités kilométriques. À présent, à la suite de la suppression des IFDD, ils peuvent désormais percevoir, comme les autres personnels exerçant des fonctions itinérantes, des indemnités de repas et d’hébergement, en complément des indemnités kilométriques. Au total cette mesure a permis de pérenniser le dispositif indemnitaire des vérificateurs et de l’adapter aux contraintes de leur mission.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>83248</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8160</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Lazaro</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des finances et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Finances et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[ministères et secrétariats d’État
	            (structures administratives — instances consultatives — coût de fonctionnement)
	            83248. — 30 juin 2015. — M. Thierry Lazaro interroge M. le ministre des finances et des comptes publics sur l’activité en 2014 et le coût de fonctionnement pour l’État de la Commission nationale d’évaluation du recensement de la population.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8160</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La Commission nationale d’évaluation du recensement de la population a tenu deux réunions en 2014, pour un coût de 1000 €. Les réunions ont eu lieu le 21 mai et le 12 novembre 2014. Présidées par le Sénateur Jean-Claude Frécon, elles ont rassemblé une vingtaine de membres représentant les associations d’élus, les associations des personnels communaux, les agences d’urbanisme, le Commissariat général à l’égalité des territoires, le ministère chargé de l’outre-mer, le Centre national de la fonction publique territoriale ainsi que des personnalités qualifiées et des experts de l’Insee et de l’Ined. Lors de ces deux réunions, les sujets suivants ont été traités : - le bilan de la collecte 2014, y compris concernant l’expérimentation du recensement par internet auprès de 412 communes : - les nouveautés de la collecte de recensement 2015 : généralisation de la collecte par internet, communication auprès des nouveaux élus, évolutions du questionnaire ; - la réponse apportée au règlement européen concernant les recensements de la population et du logement européens avec présentation du site de diffusion des données de recensement européennes ; - la diffusion des populations légales 2012 et des évolutions quinquennales 2007-2012 ; - le projet Homère, qui au-delà de l’introduction d’internet comme mode de réponse, contribue à moderniser le suivi et le contrôle de la collecte du recensement et à doter les communes d’outils modernes, efficaces et conviviaux ; - le projet Rorcal, qui permettra de mettre à disposition des communes un nouvel outil partagé entre l’Insee et les communes pour la constitution des RIL, répertoire d’adresses utilisé pour tirer l’échantillon des adresses qui seront recensées chaque année et pour calculer les populations légales dans les communes de 10 000 habitants ou plus ; - l’évolution de la dotation forfaitaire de recensement en lien avec le déploiement de la collecte par internet. Les comptes-rendus de ces réunions sont disponibles sur le site internet du Cnis (Conseil national de l’information statistique) ainsi que tous les documents présentés en séance. Par ailleurs, une publication de 4 pages réalisée en avril 2015 et présentant dix ans d’activité de la Commission nationale d’évaluation du recensement est disponible à l’adresse suivante : http://www.cnis.fr/cms/Accueil/publications/Chroniques_du_Cnis ? publication=122292]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>83268</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8160</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Lazaro</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des finances et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Finances et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[ministères et secrétariats d’État
	            (structures administratives — instances consultatives — coût de fonctionnement)
	            83268. — 30 juin 2015. — M. Thierry Lazaro interroge M. le ministre des finances et des comptes publics sur l’activité en 2014 et le coût de fonctionnement pour l’État de la Commission d’agrément pour l’exécution des travaux cadastraux en France métropolitaine hors Alsace-Moselle.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8160</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’existence de la commission d’agrément pour l’exécution des travaux cadastraux en France métropolitaine hors Alsace-Moselle découle de l’article 6 du décret no 55-471 du 30 avril 1955. Conformément aux dispositions de l’article 12 de l’arrêté ministériel du 30 juillet 2010, cette commission se réunit au moins une fois par an. Elle propose au directeur général des finances publiques, après un examen attentif des dossiers, l’octroi d’agréments cadastraux définitifs aux personnes disposant d’agréments provisoires. Pour certains cas problématiques, elle peut également proposer la suspension ou le retrait d’agréments. Au titre de l’année 2014, la commission d’agrément pour l’exécution des travaux cadastraux en France métropolitaine hors Alsace-Moselle, s’est réunie une seule fois. Le coût de fonctionnement de cette commission est très faible car la préparation et la tenue de la réunion annuelle sont prises en charge par le bureau du cadastre de la direction générale des finances publiques dans le cadre normal de ses missions.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>83269</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8161</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Lazaro</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des finances et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Finances et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[ministères et secrétariats d’État
	            (structures administratives — instances consultatives — coût de fonctionnement)
	            83269. — 30 juin 2015. — M. Thierry Lazaro interroge M. le ministre des finances et des comptes publics sur l’activité en 2014 et le coût de fonctionnement pour l’État de la Commission d’agrément pour l’exécution des travaux cadastraux en Alsace-Moselle.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8161</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’existence de la commission d’agrément pour l’exécution des travaux cadastraux en Alsace-Moselle découle de l’article 5 de l’arrêté du 20 mai 1950 relatif à l’agrément des géomètres privés pour l’exécution des travaux cadastraux dans les départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle. Conformément aux dispositions de l’article 6 de l’arrêté susvisé, cette commission propose au directeur général des finances publiques, après un examen attentif des dossiers, l’octroi d’agréments cadastraux provisoires ou définitifs. Pour certains cas problématiques, elle peut également proposer la suspension ou le retrait d’agréments. Au titre de l’année 2014, la commission d’agrément pour l’exécution des travaux cadastraux en Alsace-Moselle s’est réunie une seule fois. Le coût de fonctionnement de cette commission est très faible car la préparation et la tenue de la réunion annuelle sont prises en charge par le bureau du cadastre de la direction générale des finances publiques dans le cadre normal de ses missions. Par ailleurs, un projet de réforme actuellement en cours prévoit la fusion de cette commission avec celle existant pour la France dite « de l’intérieur » en vertu de l’arrêté du 30 juillet 2010 fixant les modalités d’attribution des agréments pour l’exécution des travaux cadastraux.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>84337</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8161</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yves Daniel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des finances et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Finances et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[marchés financiers
	            (réglementation — directive européenne — marchés agricoles — conséquences)
	            84337. — 7 juillet 2015. — M. Yves Daniel interroge M. le ministre des finances et des comptes publics sur l’éventuel renchérissement du prix des produits agricoles dû à l’application de la nouvelle directive européenne MIF 2. Cette directive prévoit notamment un régime de transparence pour les instruments autres que les instruments actions ou assimilés, c’est-à-dire les dérivés, obligations, produits structurés et quotas d’émission carbone, négociés sur des plateformes. De fait, elle concerne les maisons de négoce jusque-là soumises à une législation beaucoup moins contraignante que celle des établissements financiers. Si cet effort de régulation est à souligner, compte tenu de la financiarisation croissante des marchés agricoles encouragée par le contexte actuel de déréglementation, une augmentation des coûts du négoce pour l’ensemble des acteurs agricoles qui utilisent les marchés à terme pour couvrir leurs risques est à prévoir et, par conséquent, une limitation de leur volonté de produire plus et donc un prix des denrées alimentaires amené à grimper. L’application de ce texte étant prévue pour 2017, il lui demande de bien vouloir lui préciser de quels instruments il dispose pour s’assurer que l’entrée en vigueur de ce texte n’entraînera pas une hausse trop brutale et conséquente des coûts du trading de matières premières qui, in fine, serait répercutée sur le consommateur.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8161</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La directive européenne 2014/65/UE concernant les marchés d’instruments financiers dite "MIF2", est l’un des principaux textes adoptés au niveau européen suite à la crise financière pour mieux réguler et superviser les marchés d’instruments financiers. Cette directive traduit notamment les engagements de la France et de l’Union européenne au niveau du G20 visant à encadrer les marchés d’instruments dérivés de matières premières, notamment agricoles. Les mesures d’application de la directive sont néanmoins adéquatement calibrées pour éviter de soumettre à la régulation financière des acteurs du monde agricole qui n’ont pas vocation à y être soumis. La définition des instruments dérivés des matières premières a ainsi été particulièrement importante, les spécificités des contrats commerciaux utilisés par les négociants agricoles ont été prises en compte pour ne pas assimiler ces contrats à des instruments financiers au sens de l’annexe I.C.7 de la directive. S’agissant de l’impact des obligations de transparence sur les instruments dérivés de matières premières négociés sur plateformes, il convient de noter que la transparence existant aujourd’hui sur ces instruments est déjà forte. Les contrats négociés sur le marché parisien du marché à terme international de France (MATIF) sont par exemple négociés avec un niveau élevé de transparence, qui ne devrait pas être significativement changé par les MIF2. Il n’y a donc pas lieu d’envisager de mesures particulières pour accompagner un éventuel impact des obligations de transparence des MIF2 sur les instruments dérivés de matières premières agricoles.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>84362</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8162</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Morel-A-L’Huissier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des finances et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Finances et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[ministères et secrétariats d’État
	            (réglementation — dispositif — bilan)
	            84362. — 7 juillet 2015. — M. Pierre Morel-A-L’Huissier attire l’attention de M. le ministre des finances et des comptes publics sur le décret no 2014-1011 du 5 septembre 2014 relatif aux contrats et placements mentionnés à l’article 990 I du code général des impôts bénéficiant d’un abattement proportionnel de 20 %. Il lui demande de bien vouloir lui dresser un bilan de ce dispositif depuis sa mise en œuvre.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8162</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article 9, I-B de la seconde loi de finances rectificative pour 2013 a aménagé les dispositions de l’article 990 I du code général des impôts (CGI) relatif au prélèvement sur les capitaux décès, afin d’inciter les épargnants à souscrire un nouveau type de contrats en unités de compte, le contrat vie-génération, dont les actifs sont investis en partie dans le logement social ou intermédiaire, l’économie sociale et solidaire, le capital-risque, ou encore dans les entreprises de taille intermédiaire. Dans cette perspective, cet article a créé un abattement d’assiette de 20 % réservé à ce type de contrats, cet abattement étant applicable sur la part transmise au dénouement par décès d’un contrat vie-génération, c’est-à-dire de contrats en unités de compte investis en partie dans des actifs ciblés. Le dispositif a ensuite été précisé par le décret no 2014-1011 du 5 septembre 2014. L’évaluation préalable de l’article 7 du projet de loi de finances rectificative pour 2013 a apporté les précisions suivantes : « concernant le durcissement du régime de la transmission de l’article 990 I du CGI et la création du produit ciblé vers l’investissement dans des secteurs prioritaires de l’économie, l’impact pour les finances publiques dépend du nombre de contrats qui seront transformés ou souscrits à compter de l’entrée en vigueur de la loi. Si tous les contrats étaient transformés en contrats « vertueux », la perte pour les finances publiques serait de l’ordre de 25 M€ par an du fait du régime de transmission relativement plus favorable. Si, au contraire, aucun contrat n’était souscrit, le gain pour les finances publiques du fait du durcissement du taux de 25 à 31,25 % pourrait être estimé à 6 M€ par an. Au vu du temps nécessaire au lancement d’un nouveau produit aussi bien qu’au fait que l’avantage fiscal ainsi créé ne se manifestera qu’au décès des assurés, la mesure devrait être positive pour les finances publiques à court terme, le gain pour les finances publiques étant acquis alors que le dénouement par décès des contrats vertueux ne sera que progressif ». Dans ce contexte, l’entrée en vigueur du dispositif a coïncidé avec la création d’une dépense fiscale dédiée, cette dépense fiscale dont l’intitulé est « application d’un abattement d’assiette proportionnel de 20 % aux contrats d’assurance-vie en unités de compte dénommés "vie-génération" dont les actifs sont investis en partie dans le logement social ou intermédiaire, l’économie sociale et solidaire, le capital-risque ou dans des entreprises de taille intermédiaire » portant le numéro 580302 dans le tome II de « l’évaluation des voies et moyens » du projet de loi de finances pour 2015. Dans ledit document, cette dépense fiscale a été chiffrée à moins de 500 000 € pour 2014 et pour 2015.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>14522</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8162</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Michel Villaumé</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[politique extérieure
	            (Afghanistan — situation politique et militaire)
	            14522. — 25 décembre 2012. — M. Jean-Michel Villaumé alerte M. le ministre de l’intérieur sur la situation des ressortissants afghans ayant travaillé pour le pays durant son intervention militaire. Beaucoup de ces civils et de leurs familles sont menacés par les talibans pour avoir aidé la coalition à lutter contre le terrorisme dans le pays. Il souhaite savoir quel sera le sort réservé à ces civils et quels seront les critères pris en compte en cas d’accueil sur le territoire national.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8162</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans le contexte du retrait d’Afghanistan des troupes françaises combattantes, des mesures ont été décidées en faveur de ressortissants afghans qui avaient été recrutés localement comme personnels civils (PCRL), en raison des services qu’ils avaient rendus à la France. Au nombre de ces mesures, et sur décision du Président de la République, il a été convenu d’accueillir, sur la base du volontariat, et d’accompagner sur le territoire français un certain nombre d’entre eux et leurs familles, en fonction des menaces auxquelles ils étaient exposés, s’ils restaient en Afghanistan. Sur la base d’un examen individuel de chaque situation, la liste des personnes concernées a été établie par le ministère de la Défense en lien avec la Task Force Lafayette et l’Ambassade de France. Cet examen prend en considération les services rendus à la France et le profil des intéressés.  Ces personnes se sont vues délivrer, après contrôles de sécurité, un visa de long séjour et ont obtenu à leur arrivée en France une carte de résident de dix ans renouvelable. Ce titre de séjour leur permet d’exercer la profession de leur choix dans le cadre de la réglementation en vigueur et dans l’attente de trouver un emploi, de bénéficier du revenu de solidarité active. Ils peuvent bénéficier de la couverture maladie universelle. Le contrat d’accueil et d’intégration qu’ils ont signé à leur arrivée en France leur permet de bénéficier des prestations nécessaires à leur intégration, notamment de cours de français et d’un bilan de compétences permettant d’identifier leurs perspectives et leurs besoins de formation. Ils ont également pu bénéficier d’une aide pour l’accès au logement ainsi que d’un accompagnement social et humanitaire. Entre janvier et avril 2013, soixante-quatre PCRL et leurs familles, soit 135 personnes ont bénéficié de ce dispositif. Par la suite, une dizaine d’autres arrivées individuelles sont intervenues sur ces mêmes bases et le dispositif ci-dessus restera en application aussi longtemps que nécessaire.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>55641</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8163</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Audibert Troin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[élections et référendums
	            (élections cantonales — circonscriptions — modifications — pertinence)
	            55641. — 20 mai 2014. — M. Olivier Audibert Troin attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le projet de suppression des conseils généraux en 2021. Cette année, le ministère de l’intérieur a établi une nouvelle carte cantonale qui, selon le Gouvernement, permet de redonner une représentativité aux institutions départementales et prend en compte les évolutions démographiques que la France a connues. Cependant, les élus, les communes et les instances départementales sont opposés à ce redécoupage. Par ailleurs, il est difficilement compréhensible d’établir une nouvelle carte cantonale et d’annoncer quelques semaines plus tard la disparition des conseils généraux en 2021. Il souhaite donc connaître les raisons d’instaurer une nouvelle carte cantonale pour une unique mandature.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8163</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La loi no 2013-403 du 17 mai 2013 relative à l’élection des conseillers départementaux, des conseillers municipaux et des conseillers communautaires et modifiant le calendrier électoral a introduit un mode de scrutin binominal majoritaire pour l’élection des conseillers départementaux. C’est pour favoriser l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et adapter les circonscriptions cantonales aux évolutions démographiques que celles-ci ont vu leur périmètre modifié. En effet, cette modification a permis de réduire les écarts de population parfois très marqués au sein d’un même département, conformément à l’article 3 de la Constitution. L’objectif d’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux fixé par l’article 1er de la Constitution est atteint à l’issue du résultat des élections départementales de mars 2015, grâce à l’obligation posée par la loi d’un binôme d’une femme et d’un homme élus dans chaque canton. Enfin, concernant l’avenir de ces collectivités territoriales, le Premier ministre a rappelé dans son discours de politique générale, le 16 septembre 2014, que « dans les départements – notamment ruraux – où les communautés de communes n’atteignent pas la masse critique, le conseil départemental serait maintenu, avec des compétences clarifiées ». Il a, par la suite, rappelé le 28 octobre 2014 devant le Sénat, le rôle primordial du département en matière de protection des populations les plus fragiles et de soutien aux communes.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>62258</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8163</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès de la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, chargé des transports, de la mer et de la pêche</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[transports
	            (réglementation — camping-cars — charge — pertinence)
	            62258. — 29 juillet 2014. — M. Marc Le Fur attire l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès de la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, chargé des transports, de la mer et de la pêche, sur la question relative à la charge des camping-cars. L’article 14.2 de l’arrêté du 8 février 1999 dispose que la charge des véhicules conduits par des titulaires du permis B ne peut excéder 3,5 tonnes. Aujourd’hui, beaucoup de camping-cars sortant d’usine, à vide, ont une masse de 3,1 tonnes. Ce poids est sans compter les réservoirs remplis d’essence, d’eau et d’eau usée, l’alimentation, l’équipement etc. Chargé, le camping-car dépasse facilement les 3,5 tonnes autorisées, contraignant beaucoup d’utilisateurs à être dans l’illégalité en étant en surcharge ou en installant une remorque à l’arrière du véhicule, rendant l’attelage dangereux. Il lui demande de préciser les mesures qu’entend prendre le Gouvernement pour mettre un terme à cette situation émanant d’un arrêté qui n’a pas de réel fondement autre que de verbaliser les conducteurs pour une surcharge pondérale de leur camping-car. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8163</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La conduite d’un véhicule ou ensemble de véhicules est une activité exigeante en matière de sécurité, pour sa propre personne et envers autrui. Les textes réglementaires nationaux relatifs au permis de conduire et plus particulièrement aux catégories à détenir sont issus de la transposition de la directive européenne 2006/126/CE relative au permis de conduire qui définit les conditions requises pour la conduite des véhicules notamment en fonction de leur PTAC (Poids Total Autorisé en Charge). Le PTAC défini pour tout véhicule correspond au poids cumulé du véhicule et de son chargement. Tout conducteur qui ne respecte pas ces limitations est passible d’une amende. La directive européenne 2006/126/CE définit les catégories de permis de conduire. Parmi celles-ci, la catégorie C1 permet la conduite d’un véhicule automobile affecté au transport de personnes comportant plus de huit places assises outre le siège du conducteur dont le PTAC est supérieur à 3 500 Kilos sans excéder 7 500 Kilos. En application de cette directive, l’article R. 221-4 du code de la route reprend les différentes catégories de permis de conduire. En conséquence, le titulaire de la catégorie B du permis se trouve contraint de passer la catégorie C1 du permis de conduire s’il veut conduire un camping-car de ce type. La limite de 3,5 tonnes correspond aux véhicules dit « légers » qui peuvent être conduits avec un permis B. Au-delà, c’est la catégorie C1 qui correspond à nombre de camping-car. Elle permet de vérifier que le conducteur a les connaissances nécessaires à la conduite d’un véhicule lourd. Pour ces raisons, il n’est pas prévu de modifier la limite de PTAC des véhicules pouvant être conduits avec un permis de catégorie B.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>63103</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8164</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guillaume Larrivé</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[étrangers
	            (immigration — contrat d’accueil et d’intégration — bilan)
	            63103. — 19 août 2014. — M. Guillaume Larrivé appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le dispositif du contrat d’accueil et d’intégration (CAI). Il le prie de bien vouloir présenter le bilan de ce dispositif, comprenant les statistiques les plus récentes mais aussi une appréciation qualitative.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8164</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Après une période d’expérimentation débutée en juillet 2003, le contrat d’accueil et d’intégration (CAI) a été généralisé à l’ensemble du territoire à partir de 2006 (loi no 2005-35 du 18 janvier 2005 de programmation pour la cohésion sociale) et sa signature rendue obligatoire à compter du 1er janvier 2007 (loi no 2006-911 du 24 juillet 2006). Entre 2003 et 2014, 1 035 827 personnes ont signé un CAI. Le nombre de signataires est passé de 108 987 en 2013 à 111 085 en 2014, soit une augmentation de 1,9 %. En 2014, les trois principaux pays d’origine des signataires du CAI sont l’Algérie (17 962 personnes), le Maroc (13 194 personnes) et la Tunisie (8 642 personnes). La Turquie se positionne à la quatrième place (4 211 personnes), suivie par la Chine (3 587 personnes). On trouve ensuite les pays africains (Mali, République démocratique du Congo, Côte d’Ivoire et Sénégal). 53,4 % du public signataire en 2014 était féminin et l’âge moyen était de 32,7 ans. En ce qui concerne le parcours des signataires, on relève que : - 38 588 sont membres de familles de Français ; - 17 447 sont venus en France en raison de liens personnels et familiaux ; - 9 235 sont venus en France dans le cadre du regroupement familial ; - 12 052 ont le statut de réfugié (y compris la protection subsidiaire) ; - 8 560 sont venus en France pour raison économique. Pour ce qui est du bilan du CAI pour l’année 2014, le tableau ci-dessous décrit les principales prestations liées à ce contrat :  CAI signés<div align="center"><center><table border="1"><tr><th/><th><br>Formations linguistiques</br></th><th><br>% CAI</br></th><th><br>Sessions d’information vie en France</br></th><th><br>% CAI</br></th><th><br>Bilans de compétences professionnelles</br></th><th><br>% CAI</br></th><th><br>Orientation vers un assistant social</br></th><th><br>% CAI</br></th><th><br>Accompagnements sociaux</br></th><th><br>% CAI</br></th></tr><tr><td align="center"><br>111 085</br></td><td align="center"><br>24 688</br></td><td align="center"><br>22,2</br></td><td align="center"><br>32 532</br></td><td align="center"><br>29,3</br></td><td align="center"><br>37 304</br></td><td align="center"><br>33,6</br></td><td align="center"><br>6 864</br></td><td align="center"><br>6,2</br></td><td align="center"><br>1 506</br></td><td align="center"><br>1,4</br></td></tr></table></center></div> Source : Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII). Dans le cadre de la modernisation des politiques publiques, l’accueil des primo-arrivants a fait l’objet d’une mission d’évaluation confiée en 2013 à l’inspection générale de l’administration (IGA) et à l’inspection générale des affaires sociales (IGAS). Les préconisations de cette mission ont été prises en compte dans le projet de loi relatif au droit des étrangers en France, adopté en première lecture par l’Assemblée Nationale le 23 juillet 2015. La réforme de la politique d’accueil des étrangers primo-arrivants prévue par ce projet de loi a pour objectif d’améliorer la qualité de l’accueil des étrangers en France pour accroître leur chance d’intégration dans la société française. Il s’agit d’instaurer un véritable parcours d’accueil et d’intégration fixé par un contrat tenant compte des besoins des migrants et caractérisé par un relèvement du niveau d’exigences linguistiques, en lien avec la délivrance des titres de séjour. Les caractéristiques de ce nouveau parcours sont les suivantes : - une durée de cinq ans. Elle correspond au délai nécessaire pour bénéficier, à l’issue d’une première année, d’une carte de séjour pluriannuelle et, après quatre ans, accéder à la carte de résident de dix ans. Aujourd’hui, la durée de l’actuel CAI, qui constitue l’instrument principal de la politique d’accueil des migrants, est d’un an renouvelable ; - une approche plus individualisée des besoins : les prestations de l’actuel CAI ont été jugées par les inspections trop standardisées au regard de l’évolution des besoins des migrants qui peuvent varier dans le temps ; - un souci d’accompagnement global du migrant : à partir d’une évaluation plus individualisée des besoins, la fonction d’orientation des migrants a vocation à être renforcée. La formation civique, en particulier, qui est dispensée à tout primo-arrivant dès son arrivée sur le territoire, est actuellement en cours de refonte. Cette réforme, menée en lien avec l’OFII, a pour objectif de rendre cet apprentissage directement applicable dans la vie quotidienne (présentation des principes et usages de notre société à travers les droits et devoirs du migrant et des services publics de proximité). L’apprentissage de la langue française doit, en outre, être renforcé, notamment par un meilleur maillage de l’offre de formations linguistiques sur le territoire, un développement de la mise en réseau et une montée en compétences des différents acteurs ; - une articulation effective avec la politique de délivrance des titres de séjour : dans la pratique, le non-respect du CAI était sans effet sur la décision de renouvellement du titre de séjour. L’instauration d’un véritable parcours d’accueil et d’intégration implique, en revanche, des étapes qui soient juridiquement sanctionnées. Ainsi, l’objectif est de faire de la délivrance du titre pluriannuel (au bout d’un an) puis de la carte de résident (au bout de cinq ans) les deux étapes sanctionnant l’engagement du migrant dans le parcours d’accueil et d’intégration et le respect de ses obligations.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>64272</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8165</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Loncle</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[sécurité routière
	            (stationnement — place de la Concorde — comportements abusifs — lutte et prévention — Paris)
	            64272. — 16 septembre 2014. — M. François Loncle interroge M. le ministre de l’intérieur sur l’anarchie régnant sur la place de la Concorde, à Paris. Celle-ci est à n’en pas douter l’un des plus beaux lieux de la capitale et l’un des plus chargés d’histoire et de beauté architecturale. Or cette place est à présent envahie, presque en permanence, par des cars de tourisme et des autos particulières, voire des poids lourds, qui y stationnent en toute illégalité, mais aussi par des vélotaxis qui circulent sur les trottoirs sans égard pour les piétons, par des voitures de sport criardes que le passant peut louer pour des sommes exorbitantes. Outre qu’il contribue à la dégradation de la chaussée, cet encombrement de véhicules de toutes sortes constitue un enlaidissement de ce site exceptionnel. Il gêne le panorama, détruit les perspectives, défigure l’harmonie de cet ensemble prestigieux. C’est pourquoi il lui demande de faire respecter strictement l’interdiction de stationner sur la place de la Concorde et de prendre les mesures nécessaires pour redonner à ce site son éclat d’antan.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8165</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’arrêté préfectoral no 2007-20631 du 14 juin 2007 réglementant l’arrêt et le stationnement sur la place de la Concorde interdit le stationnement sur l’ensemble de la place, ainsi que l’arrêt sur la section comprise entre la rue Boissy d’Anglas, côté impair, et l’avenue Gabriel. La Préfecture de Police est consciente des tentatives régulières de certains usagers de s’implanter à cet endroit (autocars de tourisme, vélos-taxis, véhicules de prestige en location et poids-lourds). Elle est pleinement mobilisée pour assurer la fluidité et la sécurité de la circulation, ainsi que pour sauvegarder la valeur patrimoniale de ce site. Ainsi, concernant les cars de tourisme, la ville de Paris, la préfecture de police et le Grand Palais ont engagé début 2013 des négociations pour remédier à la situation décrite et mettre fin aux nuisances générées par leur afflux aux abords de cette place. Ces discussions ont abouti fin 2014 à l’instauration d’une zone de stationnement supplémentaire pour les autocars, de 150 mètres de long en amont du pont Alexandre III sur le Cours la Reine, le long des trottoirs côté Seine. De plus, des zones de livraisons ont également été réalisées sur cette voie côté Grand Palais. Ces aménagements ont désencombré significativement la place de la Concorde de véhicules de grand gabarit en arrêt ou en stationnement. Concernant les « vélos-taxis », aucune disposition législative relative au transport public de personnes ne vise les véhicules à deux ou trois roues non motorisés (soit à propulsion humaine ou à assistance électrique d’une puissance inférieure à 0,25 kilowatt). Néanmoins, ceux-ci doivent également respecter les dispositions du code de la route. A ce titre, il leur est interdit de s’arrêter, de stationner et de circuler sur les trottoirs (art. R. 417-10 1 et R. 412-7), de stationner sur les aires piétonnes (R. 417-10 II 6) et sur tout autre emplacement non autorisé. Les contrevenants sont systématiquement verbalisés par mes services. Ainsi au cours de l’année 2014, 5.233 procès-verbaux de contravention ont été émis place de la Concorde, à l’encontre notamment de 439 camionnettes, 435 motocyclettes, 284 cyclomoteurs, 55 autocars, 45 bicyclettes et 27 poids-lourds. Quant aux locations « à l’heure » de voitures de sport de luxe, la Préfecture de Police est particulièrement sensibilisée à cette pratique qui prospère à la faveur d’une utilisation opportuniste de la réglementation. En effet, si cette activité particulière relève de la réglementation de la location de véhicules prévue par le code de la consommation, elle ne constitue pas une activité de transport public de personnes. Elle ne relève pas de la réglementation des véhicules avec chauffeur et il ne s’agit pas non plus d’une activité de commerce non sédentaire, telle qu’elle est réglementée par le code du commerce. En effet, la vente ambulante se définit comme une activité commerciale exercée sur la voie publique et a pour objet la conclusion d’un contrat de location ou de prestations de services. Aussi les professionnels dont l’activité se limite au transport de personnes au sens large ne sont pas concernés par cette réglementation. A Paris, le règlement relatif aux activités commerciales sur l’espace public, en dehors des foires et marchés, concerne les activités commerciales ambulantes permanentes établies sur des emplacements permanents. Ainsi, les activités commerciales itinérantes telles que cette activité de location n’y sont pas soumises.  Néanmoins, mes services procèdent à des contrôles sur ces véhicules au titre notamment du stationnement gênant et répriment les comportements dangereux qui pourraient être constatés tels que la vitesse excessive ou les accélérations inadaptées. Des opérations ciblées par les boers sont menées très régulièrement et des contrôles quotidiens sont effectués par les effectifs du commissariat du 8ème arrondissement. La Préfecture de Police, sous l’autorité du ministère de l’intérieur, est déterminée à poursuivre ses missions avec vigilance afin d’assurer la fluidité, la sécurité et l’harmonie de la place de la Concorde.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>68463</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8166</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Jo Zimmermann</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[urbanisme
	            (permis de construire — voie communale — accès — réglementation)
	            68463. — 4 novembre 2014. — Mme Marie-Jo Zimmermann expose à de M. le ministre de l’intérieur le fait que les contentieux de l’urbanisme dirigés contre des permis de construire visent souvent le dimensionnement suffisant ou non des voies publiques de desserte des constructions futures. À ce titre elle lui demande s’il existe des largeurs minimales auxquelles doivent satisfaire les voies communales.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8166</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le code de la voirie routière ne comprend que peu de dispositions relatives aux caractéristiques techniques des voies communales. Il existe toutefois des règles d’urbanisme qui permettent de limiter les constructions en cas de desserte insuffisante, que le territoire soit couvert par un plan local d’urbanisme (PLU) ou soumis au règlement national d’urbanisme (RNU). S’agissant du RNU, le code de l’urbanisme prévoit notamment, à son article R. 111-5, qu’un projet "peut être refusé sur des terrains qui ne seraient pas desservis par des voies publiques ou privées dans des conditions répondant à son importance ou à la destination des constructions ou des aménagements envisagés, et notamment si les caractéristiques de ces voies rendent difficile la circulation ou l’utilisation des engins de lutte contre l’incendie. Il peut également être refusé ou n’être accepté que sous réserve de prescriptions spéciales si les accès présentent un risque pour la sécurité des usagers des voies publiques ou pour celle des personnes utilisant ces accès. Cette sécurité doit être appréciée compte tenu, notamment, de la position des accès, de leur configuration ainsi que de la nature et de l’intensité du trafic". Ces dispositions ne s’appliquent qu’en l’absence de PLU. Dans les communes dotées d’un document d’urbanisme, il appartient aux responsables locaux de fixer eux-mêmes les caractéristiques géométriques des voies communales (largeur de plate-forme, de chaussée, de trottoir). Ainsi, dans les communes dotées d’un PLU, le IV de l’article L. 123-1-5 du code de l’urbanisme prévoit quant à lui que le règlement du PLU peut, en matière d’équipement des zones : « 1° Préciser le tracé et les caractéristiques des voies de circulation à conserver, à modifier ou à créer, y compris les rues ou sentiers piétonniers et les itinéraires cyclables, les voies et espaces réservés au transport public et délimiter les zones qui sont ou peuvent être aménagées en vue de la pratique du ski et les secteurs réservés aux remontées mécaniques en indiquant, le cas échéant, les équipements et aménagements susceptibles d’y être prévus ; 2° Fixer les conditions de desserte par les voies et réseaux des terrains susceptibles de recevoir des constructions ou de faire l’objet d’aménagements (…) ». Les dispositions issues du RNU ou des PLU visent donc à s’assurer des bonnes conditions et de la sécurité de la desserte de la construction en projet. Ces conditions s’apprécient au regard de l’importance et de la destination de l’immeuble projeté. Les caractéristiques de la voie doivent permettre de garantir notamment la sécurité des usagers ou riverains et le libre passage des véhicules de sécurité incendie et de ramassage des ordures ménagères. Ainsi, les dimensions d’une voie peuvent être jugées suffisantes au regard d’un projet et insuffisantes au regard d’un projet de plus grande importance. Dans ce contexte, il n’existe aucune norme fixant la largeur minimale des voies communales. Celle-ci est établie par la commune en fonction de la géographie des lieux et des besoins du trafic. Seul l’article R. 141-2 du code de la voirie routière impose que les profils en long et en travers des voies communales permettent l’écoulement des eaux pluviales et l’assainissement de la plate-forme. D’autres prescriptions prévues par le même article imposent l’homogénéité des caractéristiques techniques de la chaussée en matière de déclivité et de rayon des courbes. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>74261</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8166</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jacques Cresta</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[sécurité publique
	            (sapeurs-pompiers — effectifs — organisation — perspectives)
	            74261. — 17 février 2015. — M. Jacques Cresta attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la situation des sapeurs-pompiers volontaires. Dès lors qu’ils sont membres du service de santé et de secours médical, médecins, infirmiers, ils ne peuvent pas réglementairement participer aux activités opérationnelles confiées aux sapeurs-pompiers volontaires du corps départemental, notamment la lutte contre les incendies, le secours routier, les opérations diverses et le secours à personne à bord du véhicule de secours et d’assistance aux victimes (VSAV) au titre de l’un des trois membres obligatoires à son bord. Conformément à l’article L. 1424-1 du code général des collectivités territoriales (CGCT), un service de santé et de secours médical (SSSM) est institué dans chaque service départemental d’incendie et de secours (SDIS), aux côtés du corps départemental des sapeurs-pompiers. Les missions exercées par les membres du SSSM sont précisées par l’article R-1424-24 du CGCT. Si, parmi ces missions, les secours d’urgence, définis par l’article L. 1424-2 du CGCT, sont cités, les autres activités opérationnelles confiées aux sapeurs-pompiers du corps départemental n’ont pas été prévues lors de la rédaction de ce texte en 1997. Le décret no 2013-412 du 17 mai 2013 relatif aux sapeurs-pompiers volontaires a récemment modernisé le cadre réglementaire relatif aux sapeurs-pompiers volontaires. La circulaire NOR INTE 1410478C du 20 mai 2014 du ministère de l’Intérieur, relative à ce décret et à ses arrêtés d’application, rappelle et renforce dans son point 3.1.3 (cumul d’activité) l’impossibilité pour les membres du SSSM d’assurer des activités opérationnelles confiées aux membres du corps départemental : « les personnes, titulaires d’un diplôme d’État de médecine ou d’infirmier, ont la possibilité d’être engagées comme sapeurs-pompiers volontaires, soit comme médecin ou infirmier de sapeurs-pompiers volontaires au sein du service de santé et de secours médical, soit comme sapeurs-pompiers volontaires. En aucun cas, ces deux activités ne sauraient se cumuler ». Or, dans certains centres de secours, où les effectifs sont parfois réduits avec des difficultés de disponibilité en journée, l’application de ces règles en vigueur risque d’interdire le départ en intervention de missions urgentes dévolues aux sapeurs-pompiers du corps départemental, alors qu’un membre du SSSM qualifié est parfois présent. Ce dernier peut effectivement disposer des qualifications requises, soit à l’occasion d’un recrutement antérieur en tant que sapeurs-pompiers volontaires, soit à sa demande professionnelle pour mieux appréhender ses actions de soutien sanitaire. Le décret no 2013-412 du 17 mai 2013 exige que les sapeurs-pompiers volontaires reçoivent une formation adaptée aux missions effectivement confiées et nécessaire à leur accomplissement. Aussi il lui demande si une évolution de cette réglementation est envisageable, ou si une souplesse dans son application pourrait être permise afin de répondre aux obligations des moyens des SDIS concernés.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8166</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article 1424-1 du code général des collectivités territoriales (CGCT) a institué un service de santé et de secours médical (SSSM) dans chaque SDIS, aux côtés du corps départemental des sapeurs-pompiers. Les missions exercées par les membres du service de santé et de secours médical (SSSM) sont définies par l’article L. 1424-2 du CGCT. Or, si les autres activités opérationnelles n’ont pas été prévues c’est notamment pour éviter, lors d’une intervention opérationnelle, qu’il y ait un risque de troubler la procédure d’intervention par le sapeur-pompier volontaire membre du SSSM. Celui-ci pourrait en effet être contesté dans ses décisions de nature médicale ou paramédicale par un SPV également membre du SSSM qui bénéficierait de ce cumul d’activités et serait en mission d’intervention au titre opérationnel. C’est à ce titre que ce principe de non cumul de l’activité de sapeur-pompier avec l’activité dévolue aux membres du SSSM trouve sa légitimité. Toutefois, la question d’un éventuel cumul des deux activités, officier relevant du service de santé et de secours médical et sapeur-pompier volontaire affecté aux missions opérationnelles classiques d’incendie et de secours du corps départemental, compte tenu des difficultés de disponibilité en journée, sera évoquée lors d’une séance du conseil national des sapeurs-pompiers volontaires (CNSPV) courant 2015. En fonction des orientations proposées lors de cette réunion du CNSPV, une éventuelle modification du non cumul d’activités pourrait être envisagée ; elle nécessiterait toutefois la modification, d’une part, des dispositions en matière d’engagement du sapeur-pompier volontaire (SPV) qui, à ce jour, est engagé en qualité de (SPV) ou bien en SPV membre du SSSM et, d’autre part, des règles opérationnelles d’engagement sur intervention.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>75603</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8167</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Premat</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[ordre public
	            (maintien — armes non létales — utilisation — réglementation)
	            75603. — 10 mars 2015. — M. Christophe Premat attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur l’utilisation des flash-balls par les forces de l’ordre. Lors des auditions de la commission d’enquête sur le maintien de l’ordre républicain suite aux incidents de Sivens, il est apparu que cette arme pouvait avoir des effets nocifs sur les manifestants. Il aimerait savoir si ce type d’armes pouvait être interdit en France étant donné ses conséquences sur la santé.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8167</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les policiers et les gendarmes assurent, avec professionnalisme et courage, le respect de la loi républicaine et la protection de nos concitoyens, dans des situations fréquemment difficiles et dangereuses, parfois au péril de leur vie. Chaque année, plus de dix mille policiers et gendarmes sont blessés et plusieurs trouvent la mort dans l’accomplissement de leur devoir. En 2014, sept policiers et gendarmes sont morts en opération. Début 2015, deux policiers ont été tués durant les attentats commis à Paris. Ces chiffres témoignent de la réalité des violences auxquelles sont confrontées les forces de l’ordre. Dans ce contexte, il va de soi que la protection des policiers et des gendarmes est un souci constant du ministre de l’intérieur. Elle passe notamment par la mise à leur disposition d’armes de force intermédiaire, pour leur sécurité et pour celle des tiers. Les armes de force intermédiaire améliorent les capacités opérationnelles des policiers et des gendarmes. Elles leur permettent de faire face à des situations dégradées pour lesquelles la coercition physique est insuffisante (maîtrise d’individus dangereux, riposte face à des groupes armés ou violents…) mais qui ne justifient pas nécessairement l’emploi d’armes à feu. Les lanceurs de balles de défense (lanceurs de calibre 44 mm, dit « Flash-Ball Super Pro », et lanceurs de calibre 40 mm) en font partie. L’emploi des armes de force intermédiaire, dont celui des lanceurs de balles de défense, obéit à des règles de droit et d’utilisation strictes et fait l’objet de contrôles rigoureux. Il relève du cadre juridique général de l’usage de la force et est soumis aux principes de nécessité et de proportionnalité. Dans le cadre du maintien de l’ordre par exemple, l’emploi des armes est strictement encadré par le code de la sécurité intérieure dans une logique de gradation, qui répond à des nécessités opérationnelles et à la volonté de limiter les risques pour les personnes. Il y a lieu de noter que ni les compagnies républicaines de sécurité de la police nationale ni les escadrons de gendarmerie mobile ne sont dotés de lanceurs de balles de défense de calibre 44 mm (Flash Ball). L’emploi des armes de force intermédiaire est subordonné à une formation spécifique et les fonctionnaires et militaires autorisés à les employer doivent disposer d’une habilitation individuelle et, selon la nature de l’arme, sont parfois assujettis au suivi d’une formation continue. Seules les unités les plus exposées en sont équipées et tout emploi de ces armes fait l’objet d’un compte rendu formalisé. Leur utilisation donne lieu, le cas échéant, à un examen médical de la personne touchée et interpellée, conformément au devoir de secours et d’assistance qui s’impose à tout policier et à tout gendarme. Les instructions données aux services de police et de gendarmerie pour en préciser les règles d’utilisation (exigences du cadre juridique, précautions d’emploi, conduite à tenir après emploi…) font l’objet de la plus grande attention et sont régulièrement mises à jour pour tenir compte des retours d’expérience, des préconisations des autorités médicales, des évolutions du droit… Police et gendarmerie disposent dorénavant d’une doctrine d’emploi commune des armes de force intermédiaire, fixée par une instruction du 2 septembre 2014 des directeurs généraux de la police nationale et de la gendarmerie nationale. Assorti de ces garanties, précises et exigeantes, l’emploi de ces armes permet une réponse graduée et proportionnée à une situation de danger lorsque l’emploi légitime de la force s’avère nécessaire pour dissuader ou neutraliser une personne violente et/ou dangereuse pour elle-même ou pour autrui en réduisant les risques et en évitant parfois le recours, incomparablement plus dangereux, à une arme à feu. Le ministre de l’intérieur ne sous-estime pas le danger potentiel lié à l’usage de ces armes. Il connaît les préoccupations que ces équipements peuvent susciter et les blessures qu’ils ont pu provoquer. Leur utilisation, même par des agents qualifiés et dont le sang-froid et le professionnalisme sont reconnus, présente, comme toute arme, des risques. Tout est donc mis en œuvre, d’un point de vue doctrinal, hiérarchique, humain et matériel, pour que l’emploi de ces armes soit exercé avec maîtrise et professionnalisme, dans des conditions maximales de sécurité. Le récent décès d’un jeune homme lors d’une opération de maintien de l’ordre à Sivens, causé par l’explosion d’une grenade dite offensive, a conduit le ministre de l’intérieur, indépendamment des investigations judiciaires en cours pour en déterminer les circonstances et les responsabilités, à prendre sans délai diverses mesures, dont certaines d’application immédiate. Sur la base d’un rapport relatif à l’emploi des munitions en opérations de maintien de l’ordre élaboré à sa demande par les inspections générales de la police et de la gendarmerie, le ministre de l’intérieur a pris plusieurs décisions et des travaux sont actuellement engagés dans différentes directions (sommations faites au cours des opérations de maintien de l’ordre, présence de l’autorité habilitée à décider de l’emploi de la force…). Une réflexion approfondie sur la doctrine du maintien de l’ordre a en particulier été engagée au sein de la police et de la gendarmerie. Ces travaux devront permettre de proposer les évolutions nécessaires à l’amélioration des techniques de maintien de l’ordre (doctrine, moyens techniques utilisés…).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>76547</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8168</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Line Reynaud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement, de l’égalité des territoires et de la ruralité</ministreQuestion><ministreJO>Logement, égalité des territoires et ruralité</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[logement
	            (politique du logement — loi ALUR — décrets d’application)
	            76547. — 24 mars 2015. — Mme Marie-Line Reynaud attire l’attention de Mme la ministre du logement, de l’égalité des territoires et de la ruralité sur les décrets d’applications de la loi no 2014-366 du 24 mars 2014 pour l’accès au logement et un urbanisme rénové. De nombreuses dispositions de cette loi ont fait l’objet d’actions de communication de la part du Gouvernement mais ne sont visiblement toujours pas en vigueur, faute de publication des décrets d’applications. Elle souhaite connaître la date de publication de l’ensemble des décrets d’application de cette loi dite ALUR.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8168</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La loi no 2014-366 du 24 mars 2014 pour l’accès au logement et un urbanisme rénové dite loi ALUR a été publiée au Journal officiel du 26 mars 2014. Si la loi a rendu immédiatement applicables de nombreuses mesures, d’autres nécessitent, pour entrer en vigueur, des textes réglementaires. Ces dernières, font l’objet d’un suivi attentif, eu égard notamment à leur complexité ou à leur sensibilité. Au 31 août 2015, 69 mesures sont, parmi celles nécessitant un texte réglementaire, entrées en application. Ainsi, 30 décrets ont été publiés, soit 11 décrets simples et 19 décrets en Conseil d’État. Le taux d’application de la loi ALUR s’établit à 40 %. Les principaux décrets déjà publiés sont les suivants (liste non exhaustive) : - le décret no 2014-890 du 1er août 2014, pris en application du I 8° de l’article 1er de la loi ALUR, plafonne la part des honoraires à la charge du candidat à la location et liés à la mise en location d’un logement et organise la transmission des données liées à la location aux observatoires locaux des loyers ; - le décret no 2014-1334 du 5 novembre 2014, pris en application de l’article 6 de la loi ALUR, fixe les modalités suivant lesquelles le ministre chargé du logement agrée les observatoires locaux des loyers prévus par l’article 16 modifié de la loi no 89-462 du 6 juillet 1989 tendant à améliorer les rapports locatifs ; - le décret no 2014-1596 du 23 décembre 2014 fixe les règles d’organisation, de fonctionnement de l’Agence nationale de contrôle du logement social (ANCOLS), établissement public de l’État à caractère administratif, créé par l’article 102 de la loi no 2014-366 du 24 mars 2014 et chargé d’une mission de contrôle et d’évaluation relative au logement social et à la participation des employeurs à l’effort de construction (PEEC) ; - les décrets no 2015-522, 2015-523 et 2015-524 du 12 mai 2015 visent, au terme de l’article 97 de la loi ALUR, à améliorer la gestion des demandes et les attributions de logement social ; - le décret no 2015-342 du 26 mars 2015 institue, en application de l’article 55 de la loi ALUR, le principe d’une rémunération forfaitaire des syndics. Il prévoit également que les parties au contrat de syndic doivent se conformer à un contrat-type ; - le décret no 2015-587 du 31 mai 2015 prévoit, en application les articles 3, 8-1 et 25-7 de la loi no 89-462 du 6 juillet 1989 modifiée par l’article 1er de la loi ALUR, le respect d’un contrat-type pour l’élaboration des baux d’habitation ; - le décret no 2015-650 du 10 juin 2015 relatif aux modalités de mise en œuvre du dispositif d’encadrement du niveau de certains loyers et modifiant l’annexe à l’article R. 366-5 du code de la construction et de l’habitation encadre, dans les agglomérations où se manifeste un déséquilibre marqué entre l’offre et la demande de logements, le niveau de fixation du loyer entre les parties lors de la conclusion du bail initial et à l’occasion de son renouvellement ; - le décret no 2015-733 du 24 juin 2015 relatif aux commissions départementales de conciliation des litiges locatifs modifie, en vertu de l’article 6 de la loi ALUR, l’organisation et le fonctionnement des commissions départementales de conciliation (CDC) qui, composées à parité de représentants des bailleurs et des locataires, interviennent en vue d’aider ces derniers à trouver des solutions amiables à leurs litiges ; - le décret no 2015-999 du 17 août 2015 relatif aux procédures judiciaires applicables aux copropriétés en difficulté tire les conséquences réglementaires des dispositions figurant aux articles 63 et 64 de la loi ALUR destinées à favoriser le redressement des copropriétés en difficulté, en particulier les nouvelles procédures d’apurement des dettes et d’administration renforcée ; - le décret no 2015-1090 du 28 août 2015 fixant les règles constituant le code de déontologie applicable à certaines personnes exerçant les activités de transaction et de gestion des immeubles et des fonds de commerce définit, en application de l’article 24 de la loi ALUR, les obligations de probité, de moralité et de loyauté applicables aux professionnels de l’immobilier. Au 31 août 2015, 86 mesures restent à mettre en œuvre, dont 80 relevant du ministère du logement, de l’égalité des territoires et de la ruralité et 6 d’autres ministères (justice, économie-finances, affaires sociales et écologie). La publication des mesures d’application de la loi ALUR avait, vu leur nombre, fait l’objet au printemps 2014 d’une programmation priorisée dans le temps. Ce calendrier a été récemment revu pour tenir compte du rythme réel de parution des textes. En effet, l’élaboration de ces textes relève d’un processus long et complexe, au cours duquel sont organisées de nombreuses concertations (avec, selon les cas, les collectivités territoriales, les professionnels concernés, les associations…) et consultations (par exemple, conseil national d’évaluation des normes). L’année 2015 sera marquée par la publication de nombreux décrets. D’ores et déjà, comparativement au 31 décembre 2014, le nombre de mesures entrées en vigueur a été porté de 19 à 69, soit un taux d’application en augmentation de près de 30 points. Parmi les textes attendus prochainement, on peut citer, entre autres, ceux relatifs à la fixation de l’état des lieux d’entrée et de sortie des logements loués, à la liste des pièces justificatives exigibles du locataire et de son garant, aux sociétés d’habitat participatif, à l’amélioration de la prévention des expulsions locatives, au renforcement des services d’accueil et d’orientation (SIAO) ou encore à la modernisation du règlement des plans locaux d’urbanisme. Quelques textes sont cependant reportés à 2016 pour des raisons soit d’ordre technique (complexité des dispositions à prendre, longueur des consultations à mener…), soit d’ordre juridique.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>50368</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8169</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Franck Marlin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre du redressement productif, chargée des petites et moyennes entreprises, de l’innovation et de l’économie numérique</ministreQuestion><ministreJO>Numérique</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[télécommunications
	            (haut débit — couverture du territoire)
	            50368. — 18 février 2014. — M. Franck Marlin appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre du redressement productif, chargée des petites et moyennes entreprises, de l’innovation et de l’économie numérique, sur la desserte internet haut débit des territoires ruraux et périurbains. En effet, le réseau de télécommunications existant dans les communes rurales devenues périurbaines avec une forte croissance démographique est insuffisant pour desservir tous les administrés. Il en est de même pour des hameaux situés à quelques kilomètres de villes couvertes par l’ADSL. L’opérateur dit historique de télécommunication, est très présent en secteur rural, mais son offre technique de services ne permet pas de répondre complètement à la demande. Ainsi, dans les secteurs concernés, aucune nouvelle modification de l’architecture du réseau téléphonique n’est prévue dans le seul but d’améliorer le débit des connexions ADSL par l’opérateur. Il demeure donc des manques sur des zones pourtant dynamiques économiquement et démographiquement, qui ne sont pas forcément sur des secteurs enclavés. Il peut notamment lui citer en exemple le sud de l’Essonne, et notamment les hameaux de la commune d’Étampes dont nombre de lignes ne sont pas éligibles à l’ADSL. En tout état de cause, les habitants concernés ne peuvent attendre la concrétisation du plan de déploiement du très haut débit issu de l’accord signé en avril 2013 entre l’État, la région Île-de-France, Orange et SFR, selon lequel le réseau en fibre optique doit être créé d’ici 2020 pour équiper le territoire de l’Essonne, et ce d’autant plus qu’il n’existe aucune certitude quant à la couverture des secteurs précités, ni même des communes environnantes, à cette date. Aussi, compte tenu du fait que les investissements ne semblent porter désormais que sur le déploiement de la fibre optique, il lui demande de bien vouloir lui préciser les mesures que le Gouvernement souhaite mettre en place pour assurer, dans les meilleurs délais, l’équité de tous les citoyens face à l’offre du haut débit. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8169</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le 28 février 2013, le Premier ministre a présenté le plan « France Très Haut Débit » pour le déploiement du très haut débit sur l’ensemble du territoire. Ce plan vise une couverture intégrale du territoire d’ici 2022. Il pose également un objectif intermédiaire de très haut débit pour 50 % des foyers en 2017. A cette fin, il mobilise l’ensemble des technologies capables d’apporter du très haut débit. Pour réaliser cet objectif, la technique Fibre to the Node (FttN), notamment, qui consiste à rapprocher la fibre des abonnés pour améliorer leur débit, apparaît particulièrement adaptée et ce d’autant plus que, sous certaines conditions, elle constitue une étape préalable au déploiement ultérieur du FttH. Le plan vise aussi à prévenir tout accroissement de la fracture numérique en mobilisant, dans une première phase de déploiement, l’ensemble des solutions technologiques pertinentes permettant de répondre rapidement à l’urgence de proposer un accès à un haut débit de qualité pour tous, c’est-à-dire au moins 3 à 4 Mbit/s. Lors de l’appel à manifestations d’intentions d’investissement (AMII) début 2011, les opérateurs privés ont annoncé leur intention de déployer leurs réseaux optiques dans près de 3 600 communes d’ici 2020, soit 57 % de la population française. Ils ont confirmé cet engagement en 2013. En région Île-de-France, Orange, SFR, la région et la préfecture ont signé une convention le 8 avril 2013 qui prévoit que les investissements des opérateurs permettront à horizon 2020 de desservir en FttH 89 % des foyers franciliens, soit 4,7 millions de foyers. Concernant le département de l’Essonne, Orange et SFR déploient des réseaux FttH dans 57 communes soit 74,5 % des foyers. Les 3 communes d’Evry, Longjumeau et les Ulis sont déjà équipés. Les déploiements devraient s’achever au plus tard en 2020. Concernant les zones où les opérateurs ne déploieront pas de réseaux à très haut débit de leur propre initiative, l’Etat met en place des moyens financiers substantiels et pérennes en complément des investissements des collectivités territoriales pour accélérer leurs projets de réseaux d’initiative publique : - des prêts de long terme : en mobilisant les fonds de l’épargne réglementée, l’Etat met à la disposition des collectivités territoriales plusieurs milliards d’euros de prêts pour financer à long terme leurs projets de déploiement du très haut débit ; - un soutien public aux réseaux d’initiative publique : l’Etat contribue en moyenne pour la moitié du besoin d’accompagnement public des projets de déploiement en dehors des zones couvertes par les opérateurs. Il aide tout particulièrement les territoires où le poids de ces investissements est le plus lourd (en général les territoires les plus ruraux). Au total, l’Etat apportera environ 3 milliards d’euros d’ici 2022. Le département de l’Essonne a déposé une demande de subvention dans le cadre du plan « France Très Haut débit » pour son projet de réseau d’initiative publique. L’initiative publique du département cible une couverture FttH complète dès 2022. Sans attendre l’arrivée du très haut débit dans les zones où un mauvais haut débit ADSL est constaté, des solutions satellitaires permettent également d’apporter un haut débit de qualité avec des débits descendants de l’ordre de 20 Mbit/s et des débits montants d’environ 2 Mbit/s.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>60144</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8170</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Lazaro</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, du redressement productif et du numérique, chargée du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Numérique</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[administration
	            (accès aux documents administratifs — rapport — recommandations)
	            60144. — 15 juillet 2014. — M. Thierry Lazaro attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, du redressement productif et du numérique, chargée du numérique, sur le rapport d’information de la Mission commune d’information sur l’accès aux documents administratifs, intitulé "Refonder le droit à l’information publique à l’heure du numérique : un enjeu citoyen, une opportunité stratégique". Il souhaite connaître la position du Gouvernement sur la recommandation, concernant l’amélioration de l’effectivité du droit d’accès à l’information publique, visant à accélérer la communication des documents administratifs par la création d’un "référé communication" devant le juge administratif, sur saisine de la CADA dès réception de la demande d’avis lorsque la question de la communicabilité du document a déjà été tranchée par la jurisprudence ou par la CADA, ou si le document figure sur une liste fixée par arrêté après avis de cette dernière.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8170</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La politique française d’ouverture des données publiques Open Data conduite par le Gouvernement sous l’autorité du Premier ministre repose sur des principes fondamentaux réaffirmés régulièrement par le Président de la République, le Premier ministre et son Gouvernement. Outre l’accès facilité aux données publiques produites ou collectées par les services publics de l’Etat via la plateforme www.data.gouv.fr et leur nécessaire sécurité juridique par l’application systématique de la Licence Ouverte, le Gouvernement a clairement fait le choix d’adopter un principe général de réutilisation libre et gratuite des données publiques, établi par le décret et la circulaire du Premier ministre du 26 mai 2011. Ce principe de gratuité a été, d’une part, fixé par le Président de la République dès le premier conseil des ministres le 17 mai 2012, d’autre part, énoncé dans le cadre de la charte Open Data du G8 signée par les chefs d’Etat et de gouvernement, et, enfin, réaffirmé régulièrement à l’occasion des comités interministériels pour la modernisation de l’action publique, notamment celui du 18 décembre 2013, qui a déterminé les exceptions à ce principe de gratuité pour accélérer l’ouverture et le partage des données publiques. Cette doctrine gouvernementale sur la commercialisation des données publiques a pu être établie à la suite de la remise au Premier ministre le 5 novembre 2013 du rapport de M. Mohammed Adnène Trojette, magistrat à la Cour des comptes. Le Gouvernement a ainsi réaffirmé le principe de gratuité de la réutilisation des données publiques et a décidé de ne plus autoriser la création de nouvelle redevance. Aucune redevance ne saurait ainsi être exigée sur des données résultant des missions de service public des administrations générales. Le Gouvernement a ainsi demandé aux administrations d’accroître leurs efforts en matière de publication de données leur permettant de mener à bien leurs missions, de motiver leurs décisions, de mesurer leurs activités ou leur bilan. Le site data.gouv.fr, est en mesure d’accueillir ces données. Toutefois, il arrive parfois que certaines administrations de l’Etat refusent la communication d’un document administratif ou d’une donnée publique alors qu’une personne en a fait la demande et revendique légitimement son droit d’accès aux documents administratifs et son droit de réutilisation des informations publiques, piliers fondamentaux du droit à l’information. Le Gouvernement est ainsi favorable à l’introduction dans la loi d’une amélioration des procédures devant le juge administratif, en articulation avec les décisions de la commission d’accès aux documents administratifs (CADA). Cette volonté d’amélioration des procédures sera poursuivie dans le projet de loi pour une République numérique.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>60151</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8171</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Lazaro</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, du redressement productif et du numérique, chargée du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Numérique</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[administration
	            (accès aux documents administratifs — rapport — recommandations)
	            60151. — 15 juillet 2014. — M. Thierry Lazaro attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, du redressement productif et du numérique, chargée du numérique, sur le rapport d’information de la Mission commune d’information sur l’accès aux documents administratifs, intitulé "Refonder le droit à l’information publique à l’heure du numérique : un enjeu citoyen, une opportunité stratégique". Il souhaite connaître la position du Gouvernement sur la recommandation visant à relancer la démarche d’ open data en définissant des priorités d’ouverture.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8171</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement a bien pris connaissance du travail effectué par la mission commune d’information sur l’accès aux documents administratifs et aux données publiques, créé à l’initiative de Mme la sénatrice Corinne Bouchoux. Ce rapport poursuivait l’objectif d’améliorer le dialogue entre les administrations et le public grâce à la simplification et à l’accélération des démarches administratives, ainsi que de renforcer la transparence de l’action publique par la facilitation de l’accès aux documents administratifs et la généralisation de la diffusion des données publiques (Open Data). Le rapport, intitulé « refonder le droit à l’information publique à l’heure du numérique : un enjeu citoyen, une opportunité stratégique », a été publié le 12 juin 2014. En juin 2014, le Conseil d’Etat a également publié son étude annuelle 2014 « le numérique et les droits fondamentaux » qui propose de promouvoir le développement de l’Open Data auprès des personnes publiques. La recommandation no 12 prévoit de « prioriser l’ouverture des données publiques : identifier les jeux de données à rendre prioritairement disponibles ou, s’ils sont déjà en ligne, à enrichir, en fonction des coûts et des attentes exprimées par la société civile ou les administrations ; permettre aux administrations, pour le surplus, de mettre en ligne d’autres jeux de données ne présentant pas de difficulté particulière dans la mesure où cela ne retarde pas les mises en ligne prioritaires et à la condition qu’elles signalent le niveau de qualité de ces informations ». Le Gouvernement partage cette approche par ouverture de données en fonction de leur priorité. Ainsi, le Premier ministre a décidé le 18 décembre 2013 de l’ouverture gratuite et de la libre réutilisation de certaines données publiques essentielles comme l’intégralité du contenu juridique de Legifrance, les prix des carburants sur une base hebdomadaire ou encore l’intégralité des données comptables des collectivités territoriales. En 2015, le Gouvernement engagera une réflexion sur les registres clés et sur les données d’intérêt général. Par ailleurs, le projet de loi relatif à la gratuité et aux modalités de la réutilisation des informations du secteur public ainsi que le projet de loi pour une République numérique accentueront la démarche d’ouverture des données publiques, en définissant notamment la notion de « service public de la donnée » pour qualifier les données de référence devant faire l’objet d’obligations renforcées.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>60152</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8172</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Lazaro</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, du redressement productif et du numérique, chargée du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Numérique</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[administration
	            (accès aux documents administratifs — rapport — recommandations)
	            60152. — 15 juillet 2014. — M. Thierry Lazaro attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, du redressement productif et du numérique, chargée du numérique, sur le rapport d’information de la Mission commune d’information sur l’accès aux documents administratifs, intitulé "Refonder le droit à l’information publique à l’heure du numérique : un enjeu citoyen, une opportunité stratégique". Il souhaite connaître la position du Gouvernement sur la recommandation visant à inscrire les objectifs et le calendrier d’ouverture des bases de données publiques dans les contrats d’objectifs des administrations, en confier le suivi au SGMAP, à partir des comptes-rendus établis par les administrations.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8172</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement a bien pris connaissance du très intéressant travail effectué par la mission commune d’information sur l’accès aux documents administratifs et aux données publiques, créée à l’initiative de Mme la sénatrice Corinne Bouchoux. Ce rapport poursuivait l’objectif d’améliorer le dialogue entre les administrations et le public grâce à la simplification et à l’accélération des démarches administratives, ainsi que de renforcer la transparence de l’action publique par la facilitation de l’accès aux documents administratifs et la généralisation de la diffusion des données publiques (Open Data). Le rapport, intitulé « refonder le droit à l’information publique à l’heure du numérique : un enjeu citoyen, une opportunité stratégique », a été publié le 12 juin 2014. Il propose en effet 24 recommandations afin d’améliorer l’effectivité du droit d’accès à l’information publique et de construire un droit d’accès numérique à l’information publique. Depuis juin 2014, le Conseil d’Etat a également publié son étude annuelle 2014 « le numérique et les droits fondamentaux » qui propose de promouvoir le développement de l’Open Data auprès des personnes publiques. La recommandation no 13 du rapport du Sénat prévoit d’« inscrire les objectifs et le calendrier d’ouverture des bases de données publiques dans les contrats d’objectifs des administrations ; prévoir l’obligation, pour chaque administration, de rendre compte régulièrement et précisément de l’avancée des opérations ; confier au secrétariat général pour la modernisation de l’action publique (SGMAP) le suivi, à partir des comptes rendus établis par les administrations, de l’ouverture de leurs données ». Le Gouvernement a mis en œuvre dès le lancement de la politique d’ouverture des données publiques une coordination interministérielle, pilotée par la mission Etalab sous l’autorité du Premier ministre. Prévu par la circulaire du Premier ministre du 26 mai 2011, le réseau de correspondants ministériels animé par Etalab se compose d’agents sous l’autorité directe et immédiate de chaque secrétaire général de ministère. Par ailleurs, le projet de loi relatif à la gratuité et aux modalités de la réutilisation des informations du secteur public ainsi que le projet de loi pour une République numérique accentueront la démarche d’ouverture des données publiques.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>60153</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8172</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Lazaro</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, du redressement productif et du numérique, chargée du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Numérique</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[administration
	            (accès aux documents administratifs — rapport — recommandations)
	            60153. — 15 juillet 2014. — M. Thierry Lazaro attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, du redressement productif et du numérique, chargée du numérique, sur le rapport d’information de la Mission commune d’information sur l’accès aux documents administratifs, intitulé "Refonder le droit à l’information publique à l’heure du numérique : un enjeu citoyen, une opportunité stratégique". Il souhaite connaître la position du Gouvernement sur la recommandation visant à anticiper l’ouverture des données dès le stade de leur production ou de leur recueil : lors des appels d’offre puis du recueil des données et de la structuration de la base d’enregistrement ; par l’utilisation systématique de formats d’enregistrement et de traitement ouverts et réutilisables.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8172</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement a bien pris connaissance du travail effectué par la mission commune d’information sur l’accès aux documents administratifs et aux données publiques, crée à l’initiative de Mme la sénatrice Corinne Bouchoux. Ce rapport poursuivait l’objectif d’améliorer le dialogue entre les administrations et le public grâce à la simplification et à l’accélération des démarches administratives, ainsi que de renforcer la transparence de l’action publique par la facilitation de l’accès aux documents administratifs et la généralisation de la diffusion des données publiques (open data). Le rapport, intitulé « refonder le droit à l’information publique à l’heure du numérique : un enjeu citoyen, une opportunité stratégique », a été publié le 12 juin 2014. Ce rapport du Sénat propose 24 recommandations afin d’améliorer l’effectivité du droit d’accès à l’information publique et de construire un droit d’accès numérique à l’information publique. Depuis juin 2014, le Conseil d’Etat a également publié son étude annuelle 2014 « le numérique et les droits fondamentaux » qui propose de promouvoir le développement de l’open data auprès des personnes publiques. La recommandation no 14 du rapport du Sénat prévoit d’« anticiper l’ouverture éventuelle des données dès le stade de leur production ou de leur recueil. À cet effet : prévenir, lors des appels d’offre, les clauses susceptibles de grever les données de droits contrecarrant cette ouverture ; organiser le recueil des données et structurer la base sur laquelle elles sont enregistrées dans la perspective de l’ouverture, afin de faciliter, en particulier, les extractions, les occultations ou les anonymisations ; systématiser l’utilisation de formats d’enregistrement et de traitement des données ouverts et réutilisables ; prévoir l’automatisation de la production des jeux de données diffusés en open data ». Cette identification en amont des conditions nécessaires à l’ouverture en aval des données selon les critères de la politique française d’open data a été engagée de manière précoce par la mission « Etalab » en lien notamment avec la direction interministérielle des systèmes d’information et de communication de l’Etat. Ce travail administratif a été accru par le rapprochement de ces deux structures au sein du secrétariat général pour la modernisation de l’action publique. La création de l’administrateur général des données et de la direction interministérielle du numérique et des systèmes d’information et de communication devrait permettre de fluidifier encore ce processus. Par ailleurs, le projet de loi relatif à la gratuité et aux modalités de la réutilisation des informations du secteur public ainsi que le projet de loi pour une République numérique accentueront la démarche d’ouverture des données publiques.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>60154</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8173</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Lazaro</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, du redressement productif et du numérique, chargée du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Numérique</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[administration
	            (accès aux documents administratifs — rapport — recommandations)
	            60154. — 15 juillet 2014. — M. Thierry Lazaro attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, du redressement productif et du numérique, chargée du numérique, sur le rapport d’information de la Mission commune d’information sur l’accès aux documents administratifs, intitulé "Refonder le droit à l’information publique à l’heure du numérique : un enjeu citoyen, une opportunité stratégique". Il souhaite connaître la position du Gouvernement sur la recommandation visant à établir un référentiel général de réutilisabilité des données et définir des modèles de réutilisation standardisés respectant les normes d’interopérabilité et de lisibilité par une machine.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8173</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement a bien pris connaissance du travail effectué par la mission commune d’information sur l’accès aux documents administratifs et aux données publiques, créé à l’initiative de Mme la sénatrice Corinne Bouchoux. Ce rapport poursuivait l’objectif d’améliorer le dialogue entre les administrations et le public grâce à la simplification et à l’accélération des démarches administratives, ainsi que de renforcer la transparence de l’action publique par la facilitation de l’accès aux documents administratifs et la généralisation de la diffusion des données publiques (open data). Le rapport, intitulé « refonder le droit à l’information publique à l’heure du numérique : un enjeu citoyen, une opportunité stratégique », a été publié le 12 juin 2014. Ce rapport du Sénat propose en effet 24 recommandations afin d’améliorer l’effectivité du droit d’accès à l’information publique et de construire un droit d’accès numérique à l’information publique. Depuis juin 2014, le Conseil d’Etat a également publié son étude annuelle 2014 « le numérique et les droits fondamentaux » qui propose de promouvoir le développement de l’open data auprès des personnes publiques. La recommandation no 15 du rapport du Sénat prévoit d’« établir un référentiel général de réutilisabilité des données, portant à la fois sur leur format, leur structuration, leur granularité, leur contextualisation, ainsi que sur la documentation des algorithmes permettant de procéder à des extractions et des agrégations ; définir en particulier des modèles de réutilisation standardisés respectant les normes d’interopérabilité et de lisibilité par une machine ».Cette identification en amont des conditions nécessaires à l’ouverture en aval de données selon les critères de la politique française d’open data a été engagée de manière précoce par la mission « Etalab » en lien notamment avec la direction interministérielle des systèmes d’information et de communication de l’Etat. Ce travail administratif a été accru par le rapprochement de ces deux structures au sein du secrétariat général pour la modernisation de l’action publique. La mission « Etalab » a ainsi encouragé à travers la circulaire du Premier ministre du 26 mai 2011 l’usage des formats libres et ouverts et ceux qui facilitent la réutilisation des données publiques. Cette action en faveur de l’usage des formats libres a été rappelée tant dans la circulaire du Premier ministre du 19 septembre 2013, diffusant le « vade-mecum sur l’ouverture et le partage des données publiques », que dans la directive européenne no 2013/37/UE du 26 juin 2013 modifiant la directive no 2003/98/CE du 17 novembre 2003 concernant la réutilisation des informations du secteur public. Par ailleurs, le projet de loi relatif à la gratuité et aux modalités de la réutilisation des informations du secteur public ainsi que le projet de loi pour une République numérique accentueront la démarche d’ouverture des données publiques. Ces projets comportent des mentions spécifiques relatves au recours à des standards ouverts aisément réutilisables.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>60155</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8174</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Lazaro</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, du redressement productif et du numérique, chargée du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Numérique</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[administration
	            (accès aux documents administratifs — rapport — recommandations)
	            60155. — 15 juillet 2014. — M. Thierry Lazaro attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, du redressement productif et du numérique, chargée du numérique, sur le rapport d’information de la Mission commune d’information sur l’accès aux documents administratifs, intitulé "Refonder le droit à l’information publique à l’heure du numérique : un enjeu citoyen, une opportunité stratégique". Il souhaite connaître la position du Gouvernement sur la recommandation visant à reconnaître à la CADA une capacité d’autosaisine aux fins de poursuite des réutilisations frauduleuses et alourdir significativement le quantum des sanctions.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8174</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le gouvernement a bien pris connaissance du travail effectué par la mission commune d’information sur l’accès aux documents administratifs et aux données publiques, créé à l’initiative de Mme la sénatrice Corinne Bouchoux. Ce rapport poursuivait l’objectif d’améliorer le dialogue entre les administrations et le public grâce à la simplification et à l’accélération des démarches administratives, ainsi que de renforcer la transparence de l’action publique par la facilitation de l’accès aux documents administratifs et la généralisation de la diffusion des données publiques (open data). Le rapport, intitulé « refonder le droit à l’information publique à l’heure du numérique : un enjeu citoyen, une opportunité stratégique », a été publié le 12 juin 2014. En juin 2014, le Conseil d’Etat a également publié son étude annuelle 2014 « Le numérique et les droits fondamentaux » qui propose de promouvoir le développement de l’open data auprès des personnes publiques. La recommandation no 18 prévoit de « reconnaître à la commission d’accès aux documents administratifs (CADA) une capacité d’auto-saisine aux fins de poursuite des réutilisations frauduleuses ». Dans la perspective du projet de loi numérique, le gouvernement a engagé en 2015 une réflexion sur les moyens et les pouvoirs de la commission d’accès aux documents administratifs afin notamment de renforcer l’effectivité des voies de recours non contentieuses au bénéfice de tous les réutilisateurs. Le Premier ministre a ainsi confié une consultation en ligne au conseil national du numérique sur laquelle les citoyens ont été invités à réagir, notamment en matière d’ouverture de données publiques et du rôle de la CADA. Les réflexions pertinentes du Sénat et du Conseil d’Etat, ainsi que les meilleures contributions en ligne soumises par les internautes, vont servir utilement le travail du gouvernement qui s’est notamment engagé dans la transposition de la directive no 2013/37/UE du 26 juin 2013 modifiant la directive no 2003/98/CE du 17 novembre 2003 concernant la réutilisation des informations du secteur public. Un projet de loi de transposition de cette directive sera examiné en octobre, puis le projet de loi numérique complètera l’évolution du rôle et des missions de la CADA. L’ensemble de ces initiatives législatives permettra de prendre en compte le rapport de la mission.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>60157</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8174</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Lazaro</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, du redressement productif et du numérique, chargée du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Numérique</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[administration
	            (accès aux documents administratifs — rapport — recommandations)
	            60157. — 15 juillet 2014. — M. Thierry Lazaro attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, du redressement productif et du numérique, chargée du numérique, sur le rapport d’information de la Mission commune d’information sur l’accès aux documents administratifs, intitulé "Refonder le droit à l’information publique à l’heure du numérique : un enjeu citoyen, une opportunité stratégique". Il souhaite connaître la position du Gouvernement sur la recommandation visant à réfléchir aux moyens de faire bénéficier la collectivité du nouvel écosystème créé par l’ouverture des données publiques et la gratuité de leur réutilisation, notamment par : des financements et enrichissements de contenu coopératifs ; des services ou modes d’accès premium, soumis à tarification, à la condition que l’accès standard aux données demeure gratuit.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8174</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement a bien pris connaissance du travail effectué par la mission commune d’information sur l’accès aux documents administratifs et aux données publiques, créé à l’initiative de Mme la sénatrice Corinne Bouchoux. Ce rapport poursuivait l’objectif d’améliorer le dialogue entre les administrations et le public grâce à la simplification et à l’accélération des démarches administratives, ainsi que de renforcer la transparence de l’action publique par la facilitation de l’accès aux documents administratifs et la généralisation de la diffusion des données publiques (Open Data). Le rapport, intitulé « refonder le droit à l’information publique à l’heure du numérique : un enjeu citoyen, une opportunité stratégique », a été publié le 12 juin 2014. Ce rapport du Sénat propose 24 recommandations afin d’améliorer l’effectivité du droit d’accès à l’information publique et de construire un droit d’accès numérique à l’information publique. Depuis juin 2014, le Conseil d’Etat a également publié son étude annuelle 2014 « le numérique et les droits fondamentaux » qui propose de promouvoir le développement de l’Open Data auprès des personnes publiques. La recommandation no 21 du rapport du Sénat prévoit de « réfléchir aux moyens de faire bénéficier la collectivité du nouvel écosystème créé par l’ouverture des données publiques et la gratuité de leur réutilisation, dans 3 directions : par le recours aux financements et aux enrichissements de contenu coopératifs ; par le développement de services ou de modes d’accès premium, soumis à tarification, à la condition toutefois que l’accès standard aux données demeure gratuit ; par l’exploitation des retombées positives générées par l’infrastructure d’ouverture des données publiques ». Le Premier ministre a ainsi rappelé le 18 décembre 2013 son attachement au principe de l’ouverture gratuite et de la libre réutilisation des données publiques. Par exception à ce principe de gratuité, il a défini une doctrine gouvernementale à la suite de la remise le 5 novembre 2013 par M. Adnène Trojette, magistrat à la Cour des comptes, du rapport d’évaluation des modèles économiques du commerce de données publiques par l’Etat. Ce rapport pointait la forte baisse des recettes issues de ces tarifications (- 33 % entre 2011 et 2013). Le Premier ministre a ainsi interdit la création de toute nouvelle redevance et il a décidé de supprimer un certain nombre de redevances, notamment certaines qui empêchaient la libre diffusion de données publiques essentielles comme le contenu juridique de Légifrance, les données comptables des collectivités territoriales ou encore les prix des carburants sur une base hebdomadaire. L’ouverture des bases de données de la direction de l’information légale et administrative (DILA) est un exemple d’évolution du modèle économique d’une administration conciliant le principe de libre réutilisation des données publiques avec l’exigence de ressources propres issues de prestations de service et non d’une tarification pour accéder et réutiliser les données. Les bases de données du site Légifrance (CONSTIT, CNIL, LEGI, KALI, CIRCULAIRES, JORF, ASSOCIATIONS, DEPOT DES COMPTES DES ASSOCIATIONS, JADE, CASS, INCA, CAPP) sont ainsi en accès libre et en réutilisation gratuite pour toute personne, sans limite quantitative, dans les conditions de la politique d’ouverture des données publiques (Open Data), notamment celles exprimées par la licence ouverture sur la plateforme data.gouv.fr. Cette licence n’interdit en rien le partage de données enrichies au sein d’une communauté d’acteurs, même si elle ne l’oblige pas pour respecter le principe de la libre réutilisation des informations publiques fixé à l’article 10 de la loi no 78-753 du 17 juillet 1978 relative à l’accès aux documents administratifs (loi CADA). En contrepartie, la DILA a la possibilité de proposer des prestations de services supplémentaires autour de l’exploitation de ces données juridiques ouvertes incluant un service après-vente téléphonique, un support commercial, technique et juridique, la mise à disposition d’un extranet dédié avec forum et alertes mail ainsi que la délivrance d’un agrément. Par ailleurs, le projet de loi relatif à la gratuité et aux modalités de la réutilisation des informations du secteur public ainsi que le projet de loi pour une République numérique accentueront la démarche d’ouverture des données publiques.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>60755</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8175</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Bays</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, du redressement productif et du numérique, chargée du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Numérique</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[télécommunications
	            (haut débit — couverture du territoire — infrastructures — aménagements)
	            60755. — 15 juillet 2014. — M. Nicolas Bays interroge Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, du redressement productif et du numérique, chargée du numérique, sur la possibilité de la mise en place d’un accord avec les gestionnaires d’électricité et de gaz nationaux (GrDF, ERDF) qui permettrait de contribuer au déploiement des infrastructures de réseau très haut débit sur le territoire. Par cet accord, les gestionnaires en question seraient amenés, lors de leurs interventions sur les réseaux enterrés, à positionner des fourreaux permettant la pose de tubes, de sous tubes ou de câbles à fibres optiques. Ces opérations permettant la mise en place graduelle des aménagements nécessaires à la réalisation d’infrastructures destinées aux réseaux à très hauts débits.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8175</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le cadre juridique en vigueur permet déjà l’utilisation des réseaux de distribution d’énergie pour le déploiement des infrastructures de réseaux très haut débit (THD). L’article L. 45-9 du code des postes et des communications électroniques dispose ainsi que les exploitants de réseaux ouverts au public bénéficient d’un droit de passage sur le domaine public routier et dans les réseaux publics relevant du domaine public routier et non routier, ce qui inclut les réseaux de distribution d’énergie. L’article L. 2224-35 du code général des collectivités territoriales prévoit également une obligation d’enfouissement des lignes aériennes installées par les opérateurs de communications électroniques, dont celles à très haut débit, sur les lignes aériennes de distribution électrique, en cas de remplacement de ces dernières par des lignes souterraines à l’initiative de la collectivité territoriale compétente. Par ailleurs, des initiatives concrètes ont d’ores et déjà été prises afin de permettre d’utiliser les réseaux de distribution d’énergie pour le déploiement des infrastructures de réseaux très haut débit. Electricité réseau distribution France (ERDF) a ainsi élaboré un modèle de convention permettant un accès à ses infrastructures dans des conditions correspondant aux besoins spécifiques des opérateurs. Le 21 mai 2014, ERDF a également signé un accord de partenariat avec la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR) concernant le très haut débit pour optimiser les conditions d’une utilisation massive des poteaux électriques afin de permettre un déploiement plus rapide et à moindre coût de la fibre optique. Enfin, la transposition de la directive no 2014/61/UE du Parlement européen et du Conseil du 15 mai 2014 relative à des mesures visant à réduire le coût du déploiement de réseaux de communications électroniques à haut débit (Journal officiel de l’Union européenne du 23 mai 2014) sera prochainement l’occasion d’améliorer encore le cadre existant.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>60795</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8176</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Morel-A-L’Huissier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, du redressement productif et du numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Numérique</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[ventes et échanges
	            (commerce électronique — développement)
	            60795. — 15 juillet 2014. — M. Pierre Morel-A-L’Huissier attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, du redressement productif et du numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire, sur le e-commerce. En France, ce type de commerce a rapporté en 2013 près de 50 milliards d’euros et permis la création de 25 000 emplois. Il lui demande d’indiquer les mesures envisagées afin d’encourager ce phénomène. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8176</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Selon les données disponibles, le e-commerce a connu une progression de 16 % au second trimestre 2015. Le montant des achats en ligne est passé de 51,1 Mds€ en 2013 à 57 Mds€ en 2014. Environ 167 000 sites actifs sont dénombrés à la fin juin 2015, contre 144 000 sites marchands actifs en mars 2014. L’achat en ligne et ses composantes sont une des voies par lesquelles le grand public se familiarise à l’utilisation des services en ligne. Les politiques mises en œuvre encouragent les pratiques innovantes du e-commerce, notamment les objets connectés, la livraison intelligente, le développement de la réalité augmentée, avec les murs interactifs, les salons d’essai virtuels, qui créent de nouvelles expériences et des relations différentes au produit et à l’espace commercial. La confiance dans l’économie numérique et dans les transactions de e-commerce est garantie par la loi du 17 mars 2014, qui a renforcé les droits des consommateurs, notamment en termes de délais de rétractation et de livraison. Le développement de l’économie numérique est l’une des priorités du gouvernement, comme l’attestent les initiatives faisant du numérique un axe clef du renforcement des entreprises. Le lancement de la french tech, à Paris et dans les métropoles régionales, permet de créer un écosystème favorable aux entrepreneurs. Plus de 200 M€ sont consacrés à ce projet, dont 15 M€ à sa promotion internationale. Dans ce cadre, Paris va également accueillir le plus grand incubateur du monde (1 000 start-ups). Le gouvernement entend également accompagner à la fois le positionnement des entreprises innovantes sur les marchés de demain et accélérer la transformation numérique du tissu d’entreprises petites et moyennes. D’importants moyens et efforts financiers sont déployés, avec 150 M€ d’aides à la recherche et au développement dans le cadre du programme d’investissements d’avenir pour développer 5 technologies stratégiques pour les services numériques de demain (objets connectés, calcul intensif, informatique en nuage, méga-données, sécurité des réseaux), 300 M€ de prêts bonifiés destinés à financer l’investissement des entreprises engagées dans des projets structurants de déploiement de solutions numériques, le soutien à la transition numérique des très petites entreprises, via le programme « transition numérique ». L’économie numérique française doit également relever le défi d’investir dans les infrastructures de réseaux à très haut débit (fibre optique pour l’internet fixe, 4G pour l’internet mobile). Le déploiement de la fibre optique nécessitera, à lui seul, plus de 20 Mds€ d’investissement sur les 10 à 15 prochaines années et fait l’objet d’un plan gouvernemental visant à assurer la couverture de la population, des entreprises et des services publics sur les 10 à 15 prochaines années. Ces investissements sont extrêmement structurants pour la filière numérique dans son ensemble.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>61964</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8176</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Tardy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, du redressement productif et du numérique, chargée du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Numérique</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[ministères et secrétariats d’État
	            (structures administratives — données publiques — directive — transposition — modalités)
	            61964. — 29 juillet 2014. — M. Lionel Tardy interroge Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, du redressement productif et du numérique, chargée du numérique, sur la transposition de la directive 2013/37/UE du 26 juin 2013 modifiant la directive 2003/98/CE concernant la réutilisation des informations du secteur public dite « directive PSI ». Il apparaît que le gouvernement s’apprête à demander une habilitation à transposer cette directive par ordonnance, dans le cadre de l’article 21 du projet de loi dit « d’adaptation au droit de l’UE en matière économique et financière ». Il souhaite connaître les raisons pour lesquelles cette transposition intervient, d’une part par ordonnance et d’autre part dans un texte dont l’objet est tout autre, et non dans le cadre du futur projet de loi sur le numérique, comme elle l’avait pourtant annoncé.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8176</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La directive relative à la réutilisation des informations du secteur public no 2003/98/CE a été adoptée le 17 novembre 2003. Cette directive prescrit les règles à respecter par les organismes du secteur public en ce qui concerne les réutilisations des informations publiques et encourage les États membres de l’Union européenne à adopter des mesures proactives en la matière. Cette directive a été transposée en droit national par l’ordonnance no 2005-650 du 6 juin 2005 relative à la liberté d’accès aux documents administratifs et à la réutilisation des informations publiques, ainsi que par le décret no 2005-1755 du 30 décembre 2005 relatif aux mêmes questions. Depuis février 2011, le Gouvernement s’est engagé avec ambition dans une politique d’ouverture des données publiques Open Data avec la création de la mission Etalab, intégrée au secrétariat général pour la modernisation de l’action publique depuis le 31 octobre 2012. En appliquant les principes de l’Open Data aux informations et données publiques contenues dans les documents administratifs librement communicables, le Gouvernement a ainsi fait le choix d’assurer une plus grande transparence sur les actions de l’Etat, de permettre à tout citoyen de pouvoir évaluer librement les politiques publiques, d’encourager les entrepreneurs et les innovateurs à créer des services utiles à tous, et enfin d’engager un vaste chantier de modernisation des relations entre l’administration et les usagers du service public. En 2011, la Commission européenne a souhaité réviser la directive sur la réutilisation des informations du secteur public (ISP) afin d’adopter des règles plus ambitieuses et de favoriser la réutilisation des données publiques dans tous les Etats membres. Le 26 juin 2013, l’Union européenne a adopté la directive no 2013/37/UE modifiant la directive no 2003/98 sur la réutilisation des informations du secteur public. Le Gouvernement s’est engagé dans un cycle de travail et de concertation sur les mesures nécessaires à la transposition de cette directive. A l’issue de ce cycle de réflexion et de concertation, il était apparu que, sans préjudice d’une ambition plus vaste qui pouvait s’inscrire dans le projet de loi sur le numérique, le Gouvernement pouvait demander au Parlement une mesure d’habilitation pour transposer la directive par voie d’ordonnance. Tel a été le sens de l’article 21 du projet de loi portant diverses dispositions d’adaptation de la législation au droit de l’Union européenne en matière économique et financière, dit DDADUE. Ce projet de loi avait été déposé sur le bureau de l’Assemblée nationale le 16 juillet 2014 et adopté par elle, en première lecture, le 18 septembre 2014. Le rapport présenté le 10 septembre 2014 par le député Christophe Caresche au nom de la commission des finances faisait état de la volonté des parlementaires que ce sujet fasse l’objet d’un débat de fond dans l’hémicycle. Ainsi, l’article d’habilitation a été supprimé. Les travaux portant sur la transposition juridique de l’ambition du Gouvernement en matière d’Open data se sont poursuivis, notamment grâce à la concertation confiée par le Premier ministre, en septembre 2014, au conseil national du numérique, dont le rapport a été rendu le 18 juin 2015. Un projet de loi relatif à la gratuité et aux modalités de la réutilisation des informations du secteur public vise à transposer les dispositions de la directive sur la réutilisation des informations du secteur public. Par ailleurs, le projet de loi pour une République numérique introduira de nouvelles obligations d’ouverture pour amplifier le mouvement initié par la directive.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>62311</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8177</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Morel-A-L’Huissier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, du redressement productif et du numérique, chargée du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Numérique</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[ventes et échanges
	            (télécommunications — données ouvertes — marché)
	            62311. — 29 juillet 2014. — M. Pierre Morel-A-L’Huissier attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, du redressement productif et du numérique, chargée du numérique, sur le marché des données ouvertes. D’après une étude de 2013, les retombées économiques liées à l’open data, en termes de services nouveaux et de gains de productivité, s’établiraient entre 3 200 et 5 400 milliards de dollars dans le monde. Néanmoins en France, le marché des données ouvertes est peu rentable en raison de la difficile accessibilité aux données. Il lui demande son avis sur le sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8177</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le gouvernement s’est engagé avec ambition dans une politique d’ouverture des données publiques de l’Etat (Open Data) depuis février 2011 avec la création de la mission Etalab, intégrée au secrétariat général pour la modernisation de l’action publique (SGMAP) depuis le 31 octobre 2012. En appliquant les principes de l’Open Data aux informations et données publiques contenues dans les documents administratifs librement communicables, le gouvernement a ainsi fait le choix d’assurer une plus grande transparence sur les actions de l’Etat, de permettre à tout citoyen de pouvoir évaluer librement les politiques publiques, d’encourager les entrepreneurs et les innovateurs à créer des services utiles à tous, notamment des applications en ligne ou mobiles, et enfin d’engager un vaste chantier de modernisation des relations entre l’administration et les usagers du service public. Pour atteindre ces objectifs, il a été ainsi nécessaire d’inscrire le principe de libre et gratuite réutilisation des données publiques pour tout citoyen. Il est toutefois difficile de mesurer l’impact complet des politiques d’Open Data en France. D’une part, ce sont des politiques publiques qui visent trois objectifs qui ne s’évaluent pas tous en valeur économique directe : - la transparence démocratique et donc la confiance et l’implication du citoyen ; - le soutien à l’économie et à l’innovation (aussi bien par la conception de nouveaux services, que par la création d’entreprises innovantes – plusieurs centaines recensées à ce stade – ou encore en fournissant des externalités positives à de nombreuses autres entreprises) ; - la simplification et l’efficacité de l’action de l’Etat et des collectivités territoriales. D’autre part, le coût maximal de cette politique peut être analysé. Le rapport Trojette – l’étude française la plus complète à ce jour : http://www.modernisation.gouv.fr/sites/default/files/fichiers-attaches/20131105-rapporttrojetteannexes.pdf – a montré que le montant total du commerce de données publiques par l’Etat et ses opérateurs (sans préjudice du régime applicable aux institutions culturelles, hors champ du rapport Trojette) se chiffrait à moins de 35 millions d’euros en 2012, perçus par « 5 départements ministériels et 12 agences, dont 1 autorité administrative indépendante, et 2 juridictions, soit 19 services publics administratifs au total ». Soulignant l’inefficacité des modèles fondés sur la vente de données brutes, le rapport constatait en particulier la baisse de 33 % des revenus de ces activités en 2 ans. A l’intérieur de ces 35 millions, les décisions de suppressions de redevances ne portent que sur un total d’1,4 million d’euros, un certain nombre d’agences ayant en outre réussi à conserver un modèle économique compatible avec cette gratuité comme la direction de l’information légale et administrative (DILA) ou l’institut géographique national (IGN). Enfin, les bénéfices attendus de cette politique sont multiples et reposent sur l’accroissement de l’assiette des projets rendus possibles par l’Open Data liée à l’abaissement des barrières à la réutilisation (techniques, financières, juridiques), accroissant en contrepartie l’activité économique et donc les retombées fiscales et sociales pour l’Etat. A ce jour, il existe peu d’études exhaustives sur les impacts des politiques d’ouverture des données publiques. Un rapport de la société McKinsey &amp; Company annonce un total potentiel de 3 000 milliards de dollars dans le monde, en partie par l’accroissement de l’activité économique, et en partie par gains d’efficacité dans l’administration. Le rapport Trojette, cite (pages 51 à 56) plusieurs études (danoises et anglaises notamment) montrant de très forts bénéfices économiques (7,9 milliards de dollars estimés en Angleterre) et de réels effets de dynamisation sectorielle (information géographique ou économique) ou de réels gains d’efficacité (stratégie de registres clés en Finlande). Le gouvernement envisage d’aller plus loin : en transposant dans la loi française la directive sur l’information du secteur public via le projet de loi à la gratuité et aux modalités de la réutilisation des informations du secteur public, puis en accentuant les obligations d’ouverture dans le projet de loi pour une République numérique. Celui-ci ancrera dans la loi le principe d’ouverture et de publication des données, dans des formats ouverts aisément réutilisables et introduira la notion de service public de la donnée pour garantir la qualité et la disponibilité de certaines bases de données de référence, particulièrement utile pour les acteurs publics comme privés. Le gouvernement ambitionne de saisir ainsi toutes les opportunités économiques offertes par l’ouverture des données publiques.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>63711</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8178</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Charles-Ange Ginesy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique, chargée du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Numérique</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[ministères et secrétariats d’État
	            (numérique — sites internet publics — bilan — statistiques)
	            63711. — 9 septembre 2014. — M. Charles-Ange Ginesy interroge Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique, chargée du numérique, sur le programme « internet sans crainte » qui est un programme de sensibilisation, d’assistance et un service de signalement des contenus illicites sur internet. Il lui demande de bien vouloir lui transmettre les résultats de ce programme.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8178</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La délégation aux usages de l’internet pilote depuis 2005 le volet français du programme de protection des mineurs sur internet mis en place par la Commission européenne (Safer Internet Plan). Ce programme regroupe les principaux acteurs français impliqués dans la protection de l’enfance sur l’internet fixe ainsi que sur les terminaux mobiles. Il est mis en œuvre par un consortium de trois partenaires : l’association des fournisseurs d’accès et de services internet (AFA), l’association e- Enfance et l’éditeur logiciel Tralalère. Il se décline en 3 types d’actions :  - un programme de sensibilisation (internet sans crainte) ;  - une ligne d’assistance téléphonique et internet (net écoute) ;  - un service de signalement des contenus illicites (point de contact). Le site officiel du programme (www.internetsanscrainte.fr) propose un éventail d’informations et d’outils à destination des enfants, de leurs parents et de leurs éducateurs pour promouvoir des usages numériques riches, créatifs et sûrs par les jeunes, en développant les savoirs et savoir-faire nécessaires à la maîtrise de leur vie en ligne. Parmi ces dispositifs figurent les vidéos « Vinz et Lou sur internet », les quatre jeux sérieux (serious games) du programme 2025 ex machina. Le site donne également accès à des supports de communication destinés aux enseignants et aux animateurs (spots vidéos, cartes postales, posters, CD-Rom, brochures, bandes dessinées…). Il intègre depuis début 2012 une plateforme d’autoformation en ligne à destination des animateurs et des éducateurs. Les responsables du programme internet sans crainte interviennent régulièrement, en France ou à l’étranger, dans des conférences, salons, tables rondes, pour des formations, dans les établissements scolaires, les espaces éducatifs, etc. Le site reçoit plus d’un million de visiteurs par an, dont 225 000 visiteurs uniques sur Vinz et Lou ; 2 millions de joueurs (12/17 ans) estimés sur le jeu 2025 ex machina ; 72 000 téléchargements de ressources ; 300 000 brochures distribuées ; 30 000 professionnels formés en ligne. De plus le bilan sommaire du Safer Internet Day 2015 peut s’établir comme suit : - un courrier envoyé par la ministre de l’éducation nationale à chacun des 841 700 enseignants pour lutter contre le cyber-harcèlement ; - plus de 42 000 parents sensibilisés ; - 100 ateliers/événements organisés dans 57 départements ; - plus de 8 500 jeunes sensibilisés sur le terrain ; - 4 400 visiteurs uniques sur les sites le 10 février 2015.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>64278</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8179</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Ericka Bareigts</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique, chargée du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Numérique</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[télécommunications
	            (Internet — réseau — vétusté)
	            64278. — 16 septembre 2014. — Mme Ericka Bareigts attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique, chargée du numérique, sur la panne du réseau internet intervenue brièvement ce 12 août 2014 et qui a induit des ralentissements importants pour certains utilisateurs. Consécutive à une erreur de l’opérateur américain Verizon qui a ajouté aux quelque 500 000 « routes » d’internet des milliers de routes inutiles, ce qui a permis de limiter le problème dans le temps, cette panne a néanmoins souligné la vétusté de certaines parties du réseau mondial. S’appuyant sur du matériel dépassé techniquement et sous-dimensionné, ces fractions du web sont susceptibles à brève échéance de connaître de nouveau une panne similaire mais plus durable, faute d’avoir modernisé leurs routeurs de cœur de réseau. En juillet 2012, le conseil des droits de l’Homme de l’Organisation des nations unies a adopté une résolution faisant de l’accès à internet un droit fondamental. Elle lui demande donc quelles actions et mesures juridiques le Gouvernement compte prendre pour assurer la qualité des infrastructures d’internet en France.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8179</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’observatoire de la résilience de l’internet, regroupant autour de l’agence nationale de la sécurité des systèmes d’information les principaux acteurs de l’internet français, publie un rapport annuel sur la santé de l’internet français. Sur la base d’indicateurs techniques quantifiables, il effectue un diagnostic de la situation, présente des rapports détaillés à chacun des opérateurs concernés, et publie une série de recommandations destinées à permettre une réduction progressive des principaux facteurs de fragilité. Au-delà de cet exemple réussi de partenariat public-privé, les dispositions du III de l’article D98-5 du code des postes et des communications électroniques imposent aux opérateurs de prendre « toutes les mesures appropriées pour assurer l’intégrité de ses réseaux et garantir la continuité des services fournis ». En application de l’article L. 33-10, le ministre chargé des communications électroniques peut imposer à tout opérateur de soumettre ses installations, réseaux ou services à un contrôle de leur sécurité et de leur intégrité. Soucieux de renforcer la protection des infrastructures vitales contre la cybermenace, le Parlement, par la loi no 2013-1168 du 18 décembre 2013 relative à la programmation militaire pour les années 2014 à 2019, a voté de nouvelles dispositions permettant de lutter contre toute atteinte à la sécurité ou au fonctionnement de ces infrastructures qui risquerait de diminuer d’une façon importante le potentiel économique, la sécurité ou la capacité de survie de la nation. Enfin, dans le cadre des négociations européennes relative à la proposition de directive de la Commission européenne concernant la sécurité des réseaux et de l’information, le Gouvernement français soutient l’extension du champ d’application des mesures de sécurité aux « facilitateurs de services internet clés » (notamment les magasins d’applications en ligne, les plateformes de commerce électronique, les passerelles de paiement par internet, les services informatiques en nuage, les moteurs de recherche ou les réseaux sociaux).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>71418</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8179</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Tardy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Numérique</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[politique économique
	            (innovation — numérique — développement — rapport — propositions)
	            71418. — 16 décembre 2014. — M. Lionel Tardy attire l’attention de M. le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique sur les liens entre les grands groupes français et les start-ups. Dans son rapport sur la transformation numérique de l’économie française publié en novembre 2014 (mesure no 18), Philippe Lemoine recommande de créer des incitations fiscales et de valoriser les initiatives des grands groupes français ayant des actions bienveillantes vis-à-vis des start-ups françaises (telles que le parrainage médiatique ou le partage de données). Il souhaite connaître les suites qu’il entend donner à cette recommandation. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8179</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La mise en place d’échanges ou de partenariats, voire de synergies, entre grands groupes français et start-ups est primordiale aussi bien pour le développement des start-ups et de leur écosystème, que pour le développement de la capacité d’innovation des grands groupes. Ainsi, les grands groupes français peuvent mener différents types d’action en faveur des start-ups : - contribution à l’innovation ouverte via la mise en place ou la participation à des programmes d’accélération ou d’incubation, l’organisation des concours de start-ups ; - parrainage de start-ups ; - achat innovant ; - implication dans les écosystèmes de start-ups, notamment les métropoles French Tech ; - mise en place de fonds de « corporate venture ». Sans s’immiscer dans la stratégie des grands groupes, l’Etat met en place des actions incitatives destinées à favoriser la mise en œuvre de telles actions : - l’organisation de concours de start-ups et les actions en faveur de l’écosystème sont au cœur de plusieurs plans de la nouvelle France industrielle (souveraineté télécom, services sans contact, robotique, etc.) ; - la mise en place courant 2014 dans le cadre du programme d’investissements d’avenir de « challenges big data » par lesquels les grands groupes peuvent mettre à disposition des start-ups leurs données afin que celles-ci proposent et développent des applications innovantes. De nouveaux challenges seront lancés en 2015 ; - création du cycle de rencontre « Jeudigital » destiné à favoriser les rencontres entre investisseurs, grands groupes et start-ups et organisé chaque mois au sein d’un ministère différent. A chaque session, il permet à six start-ups de présenter leurs produits et services innovants devant des investisseurs, des grands comptes et des acheteurs publics ; - labellisation courant novembre 2014 des premières métropoles French Tech (Aix-Marseille, Bordeaux, Grenoble, Lille, Lyon, Montpelier, Nantes, Rennes, Toulouse) qui avec Paris visent à fédérer services de l’Etat, collectivités territoriales, grands groupes, PME et start-ups autour d’une ambition commune : positionner la France sur la carte du monde des lieux propices à l’innovation et au développement de start-ups ; - lancement courant décembre 2014 d’un appel à manifestation d’intérêt doté de 200 M€ au titre du programme des investissements d’avenir permettant à l’Etat d’investir via la Caisse des dépôts et consignations et BPI-Groupe, au côté d’acteurs privés dans des accélérateurs de start-ups. La secrétaire d’Etat chargée du numérique a reçu, dans les premiers mois de 2015, les directeurs généraux ou présidents des entreprises du CAC40 pour évoquer avec eux la question des échanges avec les start-ups. Outre la mise en place des actions incitatives identifiées ci-dessus, « l’ Etat acheteur » a également un rôle à jouer dans le développement des start-ups. A cet égard, l’introduction via le décret no 2014-1097 du 26 septembre 2014 du mécanisme de « partenariat innovation » au code des marchés publics permettra de faciliter la passation par l’Etat, ses établissements publics et les collectivités territoriales, de marchés publics à visée innovante et d’aider les acheteurs publics à faire une meilleure utilisation stratégique de leurs marchés pour stimuler l’innovation.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>72180</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8180</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Charles-Ange Ginesy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique, chargée du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Numérique</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[politique économique
	            (innovation — numérique — développement — rapport — propositions)
	            72180. — 30 décembre 2014. — M. Charles-Ange Ginesy attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique, chargée du numérique sur les nouveaux canaux de communication et de distribution. Dans le rapport du 7 novembre 2014 sur la « Transformation numérique de l’économie », Philippe Lemoine, président du Forum d’action modernités et président de la Fondation Internet nouvelle génération, recommande de promouvoir et soutenir l’accès mutualisé des petits commerçants aux nouvelles formes de commerce ( drive, clic and collect, autres innovations, etc.). Par conséquent il lui demande de bien vouloir lui préciser les intentions du Gouvernement sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8180</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’accès des petits commerçants aux nouvelles formes de commerce est l’un des objectifs du programme Transition numérique. Lancé par le Gouvernement en novembre 2012, ce programme vise à accélérer la transformation numérique des TPE et PME en s’appuyant sur les conseillers au numérique présents dans les réseaux de proximité (chambres de commerce et d’industrie, chambres de métiers et de l’artisanat, offices de tourisme, cyberbases, centres de gestion agréés, etc.), et sur les partenaires privés qui proposent des solutions innovantes pour ces entreprises (association Transition numérique plus). L’accès des petits commerçants aux nouvelles formes de commerce est également un enjeu industriel pour les entreprises, start-ups ou grands groupes, qui développent les solutions innovantes adaptées au commerce. Les services sans contact, identifiés dans le cadre de la nouvelle France industrielle comme l’une des 34 priorités industrielles pour la France d’ici 2020, permettent d’enrichir l’expérience client sur le point de vente physique en proposant des services additionnels (fidélité, information produit, etc.) en complément d’une solution innovante de paiement. M. Olivier Piou, directeur général de Gemalto, chef de file du plan industriel, a présenté le 9 juillet 2014 la feuille de route du plan industriel « Services sans contact ». Cette feuille de route met en avant le développement et le déploiement des services sans contact mobiles pour le commerce à travers deux expérimentations à grande échelle. Pour conduire les travaux d’élaboration de cette feuille de route, M. Olivier Piou s’est appuyé sur différentes start-ups qui proposent des services innovants, susceptibles d’être également utilisés par des petits commerçants : HighCO, Think and go, SNAPP, FidMe, etc. Réunis au sein de l’association Transition numérique plus, les partenaires privés du programme Transition numérique proposent régulièrement des conférences web (webinars) à l’attention du réseau d’un millier de conseillers au numérique afin de leur présenter les nouveaux outils aujourd’hui disponibles pour les TPE et PME. Dans le domaine du commerce, des présentations ont ainsi été effectuées en 2014 sur des thèmes tels que : - « Optimiser votre présence web e-commerce avec des outils en ligne » ; - « Le social shopping – un espace social personnel d’échanges d’informations pour découvrir, comparer, partager et acheter des produits et services » ; - « Mettre en place une solution complète de Gestion Web et Retail pour moins de 3 000 € (e-commerce, M-commerce, logiciels de caisse, etc. pour augmenter les ventes en ligne des TPE/PME) ». Rapprocher les éditeurs de solutions et les TPE/PME (à travers notamment les conseillers au numérique et l’association Transition numérique plus) doit permettre d’accélérer l’accès des petits commerçants aux solutions innovantes qui leur permettront de gagner en efficacité. Au regard du nombre de commerçants concernés, le travail de terrain, assuré par les conseillers au numérique dans les différents réseaux partenaires, est essentiel.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>73158</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8181</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Georges Ginesta</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique, chargée du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Numérique</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[télécommunications
	            (Internet — données personnelles — protection — rapport — recommandations)
	            73158. — 27 janvier 2015. — M. Georges Ginesta* attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique, chargée du numérique sur le récent avis du Conseil économique, social et environnemental (CESE) intitulé « Les données numériques : un enjeu d’éducation et de citoyenneté ». En effet, la révolution du numérique a ouvert de gigantesques chantiers et opportunités dans notre vie quotidienne et domestique et dans de multiples domaines. Les citoyens, les entreprises ou les États participent pleinement à cet univers numérique sans toutefois en mesurer pleinement les opportunités ou les risques induits. Ce défaut de sensibilisation renforce l’asymétrie d’information entre les grands opérateurs d’Internet et les citoyens-utilisateurs et conduit le CESE à appeler de ses vœux la construction d’un cadre collectif juridique et éthique à cet écosystème numérique qui soit en mesure de garantir à tous les acteurs les mêmes droits et une défense effective de leurs libertés. Dans ce cadre, il fait un certain nombre de recommandations comme de développer une politique publique du numérique articulée à une politique industrielle en orientant la commande publique vers la conception de services à haute valeur ajoutée dans le domaine du numérique, notamment en direction des PME et des start-ups. C’est pourquoi il lui demande de bien vouloir lui indiquer les suites qu’elle entend donner à cette proposition du CESE.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>73463</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8181</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Pierre Giran</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique, chargée du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Numérique</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[télécommunications
	            (Internet — données personnelles — protection — rapport — recommandations)
	            73463. — 3 février 2015. — M. Jean-Pierre Giran* attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique, chargée du numérique sur le récent avis du Conseil économique, social et environnemental (CESE) intitulé « Les données numériques : un enjeu d’éducation et de citoyenneté ». En effet, la révolution du numérique a ouvert de gigantesques chantiers et opportunités dans la vie quotidienne et domestique et dans de multiples domaines. Les citoyens, les entreprises ou les États participent pleinement à cet univers numérique sans toutefois en mesurer pleinement les opportunités ou les risques induits. Ce défaut de sensibilisation renforce l’asymétrie d’information entre les grands opérateurs d’Internet et les citoyens-utilisateurs et conduit le CESE à appeler de ses vœux la construction d’un cadre collectif juridique et éthique à cet écosystème numérique qui soit en mesure de garantir à tous les acteurs les mêmes droits et une défense effective de leurs libertés. Dans ce cadre, il fait un certain nombre de recommandations comme de développer une politique publique du numérique articulée à une politique industrielle en orientant la commande publique vers la conception de services à haute valeur ajoutée dans le domaine du numérique, notamment en direction des PME et des start-ups. C’est pourquoi il lui demande de bien vouloir lui indiquer les suites qu’elle entend donner à cette proposition du CESE.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8181</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les start-ups et les PME innovantes, en particulier dans le domaine du numérique, de par leur capacité à faire émerger des technologies disruptives à forte valeur ajoutée, ont un rôle primordial à jouer dans la structuration des écosystèmes nationaux, le développement de l’économie nationale et l’émergence des filières industrielles d’avenir. L’Etat mène aujourd’hui une politique volontariste de soutien à l’émergence de start-ups et de PME innovantes basées sur un certain nombre d’actions très concrètes : - l’organisation de concours de start-ups et les actions en faveur de l’écosystème, qui sont aux cœurs de plusieurs plans de la nouvelle France industrielle (souveraineté télécom, services sans contact, robotique etc.) ; - les « challenges big data » par lesquels les grands groupes peuvent mettre à disposition des start-ups leurs données afin que celles-ci proposent et développent des applications innovantes, mis en place courant 2014 dans le cadre du programme d’investissements d’avenir. De nouveaux challenges seront lancés en 2015 ; - le cycle de rencontre « Jeudigital » destiné à favoriser les rencontres entre investisseurs, grands groupes et start-ups et organisé chaque mois au sein d’un ministère différent. A chaque session, il permet à six start-ups de présenter leurs produits et services innovants devant des investisseurs, des grands comptes et des acheteurs publics ; - la labellisation des premières métropoles French Tech en novembre 2014 (Aix-Marseille, Bordeaux, Grenoble, Lille, Lyon, Montpelier, Nantes, Rennes, Toulouse). Elles visent, avec Paris à fédérer services de l’Etat, collectivités territoriales, grands-groupes, PME et start-ups autour d’une ambition commune : positionner la France sur la carte du monde des lieux propices à l’innovation et au développement de start-ups ; - un appel à manifestation d’intérêt, doté de 200 M€ au titre du programme des investissements d’avenir, lancé en décembre 2014. Il permet à l’Etat via la Caisse des dépôts et consignations et BPI-Groupe, d’investir au côté d’acteurs privés dans des accélérateurs de start-ups. La ministre a par ailleurs entrepris de rencontrer, en début d’année 2015, les chefs d’entreprise du CAC 40 pour évoquer avec eux le rôle que leur entreprise pourrait jouer en matière d’open innovation et de soutien aux start-ups et à l’écosystème. « L’Etat acheteur » a également un rôle à jouer dans le développement des start-ups. A cet égard, l’introduction via le décret no 2014-1097 du 26 septembre 2014 du mécanisme de « partenariat innovation » au sein du code des marchés publics permettra de faciliter la passation par l’Etat, ses établissements publics et les collectivités territoriales de marchés publics à visée innovante et d’aider les acheteurs publics à faire une meilleure utilisation stratégique de leurs marchés pour stimuler l’innovation. Enfin, la question de l’ouverture, de la circulation et de la maîtrise des données est au coeur du projet de loi pour une République numérique, qui fait l’objet d’une consultation publique lancée le 26 septembre. Les propositions du CESE seront pleinement intégrées à la réflexion sur les dispositions législatives à mettre en place ainsi que dans les travaux européens.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>73679</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8182</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Brigitte Allain</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique, chargée du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Numérique</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[outre-mer
	            (télécommunications — Internet — adresse IP — La Réunion)
	            73679. — 10 février 2015. — Mme Brigitte Allain attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique, chargée du numérique sur l’identification des internautes connectés depuis l’île de la Réunion. Les Français qui résident sur l’île de la Réunion et y accèdent à internet se voient attribuer une adresse IP qui les identifie comme étant localisés sur le continent africain. Cette identification leur cause un préjudice important. Un certain nombre de fournisseurs français de services en ligne, tels que des portails de location de livres électroniques, refusent ainsi de vendre à des Réunionnais, pourtant citoyens français. Elle se demande ce qu’elle compte faire pour que cette identification inadaptée des réunionnais sur internet soit corrigée, ou qu’au moins les entreprises n’utilisent plus ce critère trompeur pour discriminer leurs clients. Il y a déjà de nombreuses différences de traitement entre les Français de métropole et ceux d’outremer. Elle s’interroge sur ce qu’elle compte faire pour que, dans le domaine des biens électroniques où aucune différence n’est justifiée, les citoyens de la Réunion puissent jouir des mêmes droits que tous leurs compatriotes de la Métropole.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8182</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La stratégie numérique du gouvernement présentée par le Premier ministre le 18 juin dernier identifie au sein de son volet « fraternité : pour une république numérique inclusive », une action relative au fait d’« empêcher le geoblocking des droits dans les Outre-mer » c’est-à-dire de garantir aux habitants les mêmes accès aux plateformes et contenus numériques qu’en métropole. Le calendrier de mise en œuvre de cette action, qui nécessite une concertation avec l’ensemble des acteurs et une synchronisation avec les travaux européens en la matière, la Commission ayant identifié le geoblocking intra-européen comme un des axes de sa stratégie relative à l’établissement d’un marché unique du numérique, sera précisé dans les meilleurs délais.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>45641</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8182</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Zumkeller</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[ministères et secrétariats d’État
	            (gestion — modernisation de l’action publique — orientations)
	            45641. — 10 décembre 2013. — M. Michel Zumkeller interroge M. le ministre des outre-mer sur les mesures qui ont été prises, dans son ministère dans le cadre de l’application de la modernisation de l’action publique (MAP), au cours de l’année 2013.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8182</pageJO><datePublication>2015-10-13</datePublication><noPublication>20150041</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Lors du premier comité interministériel pour la modernisation de l’action publique, le 18 décembre 2012, le Gouvernement s’était fixé pour objectif de repenser l’action publique dans son ensemble en prenant en compte les attentes des citoyens et les besoins des usagers, en impliquant tous les acteurs publics et en associant étroitement les agents au renouveau et à la modernisation de l’action publique. Plusieurs mesures ont été arrêtées parmi lesquelles figure une première série d’évaluation des politiques publiques. La mise en œuvre des politiques publiques dans les départements et collectivités ultramarines ne relève que partiellement du ministère des outre-mer, chaque ministère y contribuant dans le domaine d’action qui lui revient. Le ministère des outre-mer joue essentiellement un rôle dans la prise en compte en amont des spécificités juridiques et économiques de ces territoires. Dans un cadre interministériel, il favorise l’adaptation de la réglementation et des stratégies de développement. Néanmoins, le ministère des outre-mer est compétent, en lien avec le ministère des finances, pour la définition des régimes fiscaux et des aides d’État outre-mer. C’est pourquoi, le 11 février 2013, le Premier ministre a informé le ministre des outre-mer qu’il avait retenu sa proposition de conduire une évaluation des dispositifs d’incitation fiscale à l’investissement outre-mer. Les principaux enjeux de l’évaluation ont porté sur la capacité de piloter l’allocation de la ressource (1 milliard d’euros) en faveur des économies ultramarines, d’en améliorer l’efficience grâce à la diminution des coûts ne bénéficiant pas directement aux économies ultramarines et à la simplification du dispositif. Au terme d’un travail d’évaluation et de concertation approfondi, le Gouvernement a arrêté une solution d’ensemble permettant de concilier le maintien de l’engagement de l’État et la recherche d’une efficience accrue des dispositifs d’incitation fiscale en faveur de l’investissement outre-mer. Les dispositions de cette réforme qui figurent à l’article 21 de loi de finances pour 2014 sont exposées ci-dessous de manière synthétique. Compte tenu des délais de négociation avec la Commission européenne, l’entrée en vigueur de ces nouvelles dispositions, initialement prévue au 1er juillet 2014 a été différée au 1er janvier 2015. S’agissant des investissements dans le secteur productif, la défiscalisation a été maintenue pour les petites et moyennes entreprises et la mise en place expérimentale d’un nouvel outil de financement sous la forme d’un crédit d’impôt, qui se substitue à la défiscalisation pour les entreprises les plus importantes, a été décidé. Il conserve un caractère facultatif pour les autres. Ce nouvel outil, qui apporte une aide au moins équivalente aux entreprises ultramarines, leur bénéficie directement et uniquement. Dispositif plus simple, il permet de faire l’économie des coûts d’intermédiation et des frais de montage qu’entraîne la défiscalisation. Il conservera un caractère expérimental, n’étant obligatoire que pour les entreprises les plus importantes, au-delà d’un seuil fixé à 20 M€ de chiffre d’affaire annuel, afin notamment de s’assurer que tous les mécanismes d’accompagnement du dispositif sont opérationnels. Les petites entreprises peuvent opter pour ce dispositif si elles le souhaitent. Elles peuvent à l’inverse continuer à s’appuyer sur les mécanismes « classiques » de défiscalisation, dans le cadre d’une défiscalisation mieux encadrée. S’agissant des investissements dans le secteur du logement social, la défiscalisation est maintenue et un nouveau mode de financement sous forme de crédit d’impôt est créé. Le maintien de la défiscalisation dans ce secteur fait droit aux demandes des acteurs économiques et politiques qui se sont exprimés. Cette défiscalisation mieux maîtrisée, repose sur une part minimale de subvention publique par projet (5 %).Parallèlement, de nouvelles possibilités de financement sont offertes aux bailleurs sociaux. Ils peuvent ainsi opter pour un dispositif de crédit d’impôt leur garantissant une aide directe de l’Etat, d’une intensité au moins équivalente à celle dont ils bénéficient dans le cadre des mécanismes de défiscalisation « classiques ». Le maintien de la défiscalisation pour les petites entreprises, le logement social, les collectivités à autonomie fiscale, s’accompagne d’une réforme volontariste de manière à en assurer une meilleure maîtrise : encadrement réglementaire de la profession de monteur en défiscalisation, hausse des taux de rétrocession minimaux, strict encadrement des investissements de renouvellement, obligation déclarative enrichie pour l’ensemble des projets. Le dispositif est mis en œuvre sur la base d’un Service d’intérêt économique général (SIEG) – Décision de la Commission européenne (SA.38566) du 10 décembre 2014 (pour les tiers investisseurs). Les outils de contrôles nécessaires à l’instruction des dossiers par les DEAL et les DRFiP sont disponibles : un tableur permettant le calcul de la compensation et une note justificative du mandat SIEG ont été élaborés conjointement entre la DGOM et la DGFIP et sont disponibles sur le site internet du ministère des outre-mer.]]></texteReponse></reponse></questionReponse></Section></QuestionsPublieesAS>