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<?dctm xml_app='ignore'?><QuestionsPublieesAS xmlns:esy="http://www.dila.premier-ministre.gouv.fr/stila/jold" xmlns:atict="http://www.arbortext.com/namespace/atict" xmlns:xi="http://www.w3.org/2001/XInclude" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" DateJO="2018-05-15" NumJO="20180020" Source="AN" xsi:noNamespaceSchemaLocation="JORedif.xsd"><Section part="QE"><question><idQuestion><numeroQuestion>8255</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3964</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marine Le Pen</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[associations et fondations
	        Neutralité politique de la DILCRAH
	        8255. — 15 mai 2018. — Mme Marine Le Pen interroge M. le Premier ministre sur les propos du préfet à la tête de la délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT suite à la fermeture par l’entreprise Facebook du compte d’une association. Après l’action de cette association dans les Alpes visant à alerter l’option publique sur le laxisme de l’État dans sa lutte contre l’immigration clandestine, action pour laquelle aucune condamnation n’a été prononcée, ni même aucune poursuite entamée, l’entreprise Facebook a fermé le compte de cette association. Le délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT a manifesté sur les réseaux sociaux sa satisfaction, son soutien voire laissé entendre une action de sa part aboutissant à cette censure. Comme la loi le dispose, le préfet, comme tout fonctionnaire, est soumis à l’obligation de réserve. Cette prise de position politique contrevient très clairement à cette obligation de neutralité. La liberté d’expression et la liberté d’association sont garanties par la Constitution ; tout fonctionnaire se doit donc de protéger ces libertés et non de les attaquer. Elle souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement va prendre pour protéger la liberté d’expression et la liberté d’association face à la censure de certaines entreprises et souhaite connaître quelles mesures il va prendre pour renforcer la neutralité politique des fonctionnaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8239</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3964</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Ericka Bareigts</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[administration
	        Racisme au sein de la DGDDI
	        8239. — 15 mai 2018. — Mme Ericka Bareigts interroge M. le ministre de l’action et des comptes publics sur les politiques de lutte contre le racisme menées par la direction générale des douanes et droits indirects au sein de son administration. Certains fonctionnaires ultramarins exerçant dans l’Hexagone assurent avoir été victimes de violences et de discriminations à caractère raciste sur leur lieu de travail. En raison de leur couleur de peau, les agents de l’État d’origine ultramarine subissent parfois des insultes et des menaces odieuses. Du fait des risques de représailles qu’ils encourent, les fonctionnes ultramarins renoncent souvent à dénoncer les atteintes à leur dignité. Lorsqu’ils décident courageusement de porter plainte, les auteurs de ces ignominies ne sont pas systématiquement condamnés. Il est inacceptable que de telles pratiques discriminatoires persistent dans les administrations de l’État. Elle lui demande donc quels moyens sont actuellement mis en œuvre par la DGDDI pour lutter effectivement contre le racisme et si un renforcement de ces moyens est à l’ordre du jour.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8307</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3964</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guillaume Larrivé</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôt sur le revenu
	        Application du prélèvement à la source
	        8307. — 15 mai 2018. — M. Guillaume Larrivé prie M. le ministre de l’action et des comptes publics de bien vouloir préciser les conditions dans lesquelles les diminutions d’impôt sur le revenu générées par les dons à des organismes d’intérêt général d’une part, par l’emploi de salariés à domicile d’autre part, seront effectives dans le cadre de la mise en œuvre du prélèvement à la source en 2019.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8308</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3964</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Causse</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôt sur le revenu
	        Avance sur frais de dépendance suite au prélèvement à la source
	        8308. — 15 mai 2018. — M. Lionel Causse souhaite attirer l’attention de M. le ministre de l’action et des comptes publics sur un mécanisme du prélèvement des impôts à la source qui pourrait mettre un certain nombre contribuables face à des difficultés financières. En effet, il semblerait que la déduction d’impôt au titre des frais de dépendance en maison de retraite, laquelle est à ce jour prise en compte dans le calcul des prélèvements mensuels, ne sera plus effective. Plafonnée à 2 500 euros, cette somme devra faire l’objet d’une avance, répartie sur des mensualités successives avant d’être finalement remboursée par l’administration fiscale, en fin d’année. C’est précisément cette avance demandée qui posera un problème de trésorerie aux bénéficiaires de cette déduction. Ainsi il lui demande de bien vouloir lui indiquer si l’administration fiscale a anticipé ce décalage et si des mesures ont été prévues pour pallier ce mécanisme.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8310</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3965</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Typhanie Degois</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôt sur le revenu
	        La mise en œuvre du prélèvement à la source dans les TPE-PME
	        8310. — 15 mai 2018. — Mme Typhanie Degois alerte M. le ministre de l’action et des comptes publics sur les craintes des entreprises résultant de l’entrée en vigueur du prélèvement à la source. À partir du 1er janvier 2019, le prélèvement à la source s’appliquera. Cependant, son application dans les entreprises inquiète nombre de dirigeants, particulièrement ceux des TPE-PME. En effet, les entreprises retiendront l’impôt sur le revenu prélevé à la source du mois en cours et devront reverser cet impôt à la direction générale des finances publiques le mois suivant. Le retard ou défaut de versement entraînera une pénalisation de l’entreprise. Si la théorie est simple, la pratique peut s’avérer plus complexe notamment dans le cadre d’une procédure collective. Le dirigeant d’entreprise est tenu de déclarer la cessation de paiement dans un délai de 45 jours à compter de la date où il ne peut plus payer ses factures. Cependant cette obligation législative n’est pas toujours respectée du fait que les difficultés soient généralement liées à des retards de règlement, que la procédure reste complexe et affecte lourdement l’image commerciale de l’entreprise. Le défaut de déclaration de cessation de paiement dans le délai légal constituerait dès lors une faute de gestion du dirigeant. Ainsi le risque d’engager la responsabilité civile et pénale du gérant est important. Alors que la charge de travail, découlant de la mise en œuvre de la retenue à la source, est accrue pour les entreprises, l’éventail possible de sanctions pesant sur l’entreprise et son dirigeant est renforcé. Tandis que le Gouvernement souhaite soutenir l’entrepreneuriat au travers de mesures incitatives et d’un plan d’action fort, la mise en place du prélèvement à la source va faire peser davantage de contraintes et d’obligations sur les chefs d’entreprises. Par conséquent, dans le cadre de la rédaction du Bulletin officiel des impôts BOI-IR-PAS-30-10-60 concernant le recouvrement, les sanctions, le contrôle et le contentieux liés à la retenue sur salaire actuellement en cours de rédaction, elle lui demande que la responsabilité personnelle du dirigeant ne soit pas engagée au titre des sommes dues par le prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu, dans les cas où le dirigeant n’ait pas ouvert la procédure collective de bonne foi.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8311</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3965</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôt sur le revenu
	        Récupération par Google des données personnelles des contribuables français
	        8311. — 15 mai 2018. — M. Marc Le Fur attire l’attention de M. le ministre de l’action et des comptes publics sur la récupération par Google des données personnelles des contribuables français qui ont visionné la vidéo mise en ligne sur le site la DGFIP sur la mise en œuvre du prélèvement à la source. La DGFIP a en effet pris l’initiative d’utiliser la plateforme Youtube pour héberger une vidéo d’information sur le prélèvement à la source, vidéo qu’il est obligatoire de visionner pour accéder à son site. Cette vidéo permet à Youtube, filiale de Google de collecter des données sur les internautes qui visionnent cette vidéo. À ce jour, ce sont plus de 5 millions de données personnelles qui ont été ainsi collectées par le géant du web à la faveur de l’ouverture du service de déclaration en ligne. Dans la mesure où la déclaration en ligne est obligatoire pour tous les contribuables possédant un accès à internet dont le revenu fiscal de référence est supérieur à 15 000 euros, ce sont potentiellement des millions de contribuables qui sont concernés. Il lui demande de lui indiquer : les raisons qui ont poussé la DGFIP à utiliser Youtube et à permettre la récupération des ces données ; la nature des données collectées ; le nombre exact de données collectées ; les sanctions envisagées contre les décisionnaires de la DGFIP qui ont permis ces récupérations de données ; les éventuelles poursuites contre Youtube et Google.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8312</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3965</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dino Cinieri</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôt sur le revenu
	        Rétablissement du bénéfice de la demi-part fiscale pour les veufs et veuves
	        8312. — 15 mai 2018. — M. Dino Cinieri appelle l’attention de M. le ministre de l’action et des comptes publics sur le nécessaire rétablissement du bénéfice de la demi-part fiscale pour les veufs et veuves ayant eu un enfant. Lorsque la personne veuve est retraitée, non seulement le revenu est amputé par des charges identiques, mais l’impôt sur le revenu augmente du fait de l’abaissement à une part au lieu de 1,5 parts. De plus, le relèvement artificiel de ce revenu fiscal de référence entraîne des conséquences néfastes : une hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) subie dans son intégralité et potentiellement le risque de ne pas bénéficier de l’exonération prochaine de la taxe d’habitation. L’impact financier pour les retraités modestes est très lourd. Il lui demande par conséquence de rétablir cette mesure fiscale juste et peu coûteuse afin d’enrayer le mouvement de paupérisation des personnes âgées aux revenus modestes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8329</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3966</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Dunoyer</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[outre-mer
	        Régime de l’indemnité temporaire de retraite (ITR)
	        8329. — 15 mai 2018. — M. Philippe Dunoyer appelle l’attention de M. le ministre de l’action et des comptes publics sur le régime de l’indemnité temporaire de retraite (ITR) accordé, depuis sa création par décret de 1952, aux bénéficiaires d’une pension civile ou militaire de retraite ou d’une pension relevant du code des pensions militaires d’invalidité, résidant dans certains territoires d’outre-mer et en particulier en Nouvelle-Calédonie. Il invoque la réforme de l’ITR prévue par l’article 137 de la loi no 2008-1443 du 30 décembre 2008 de finances rectificative pour 2008, qui acte une disparition graduelle de ce complément de retraite, dont le plafond du montant annuel maximum va décroître progressivement, passant de 7 200 euros au 1er janvier 2019 à 800 euros au 31 décembre 2027, jusqu’à disparaître complètement dès 2028. Il exprime ses vives inquiétudes face à la disparition de cette majoration de pension qui compensait légitimement le coût additionnel de la vie dans ces territoires ultramarins. À cet égard, il évoque le cas des nombreux fonctionnaires d’État calédoniens concernés par l’extinction de l’ITR, dont le pouvoir d’achat va être lourdement impacté alors que, parallèlement, la cherté de la vie ne cesse d’augmenter en Nouvelle-Calédonie. Il relève qu’en 2008, le gouvernement d’alors s’était engagé à mettre en place, après négociations avec les organisations syndicales, un système de compensation, équitable et financièrement équilibré. Alors que la réforme de l’ITR entrera en vigueur dans quelques mois, il souhaiterait connaître la position du Gouvernement sur la création d’un dispositif substitutif à l’ITR pour les fonctionnaires d’État résidant dans ces territoires d’outre-mer.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8347</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3966</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sarah El Haïry</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[politique sociale
	        Ressources prises en compte par les dispositifs de prestation sociale
	        8347. — 15 mai 2018. — Mme Sarah El Haïry interroge M. le ministre de l’action et des comptes publics sur les différentes ressources prises en compte par les dispositifs de prestation sociale. En effet, en fonction des dispositifs d’aides, les ressources prises en compte ne sont pas nécessairement les mêmes, ce qui crée des incompréhensions quant au fonctionnement de ces mécanismes d’aide. Par exemple, le fait de détenir un patrimoine est pris en compte de manière différente selon les aides demandées. S’il est pris en compte pour le calcul d’aide comme les aides personnalisées au logement depuis le décret no 2016-1385 du 12 octobre 2016 relatif à la prise en compte du patrimoine dans le calcul des aides personnelles au logement, et peut être évalué pour déterminer les droits au RSA, selon les articles R. 262-74 à R. 262-81 du code de l’action sociale et des familles, il n’est aucunement pris en compte pour la détermination d’aides comme la CMU complémentaire ou la prime d’activité. Cette situation est peu compréhensible en l’absence de motivations de ces distinctions, et peut mener à un sentiment d’injustice. De même, d’une allocation à l’autre, une source de revenus peut être prise en compte ou non, ce qui multiplie les risques d’erreurs de la part des citoyens, et peut les amener à réclamer de bonne foi des aides auxquelles ils n’auraient pas le droit, ou à ne pas demander des aides auxquelles ils seraient éligibles. C’est pourquoi elle l’interroge sur ces distinctions dans les ressources prises en compte, et sur les actions qu’il compte prendre afin d’harmoniser et simplifier ces mécanismes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8384</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3966</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jacques Cattin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[transports
	        Revalorisation du barème kilométrique servant au calcul des frais réels
	        8384. — 15 mai 2018. — M. Jacques Cattin appelle l’attention de M. le ministre de l’action et des comptes publics sur l’absence de revalorisation, depuis 2014, du barème kilométrique servant à calculer le montant des frais réels pour les contribuables utilisant un véhicule pour se rendre à leur travail. En 2013, lorsqu’il avait été décidé de plafonner ce barème à 7 CV, le Gouvernement de l’époque expliquait qu’il était indispensable de « favoriser le verdissement du parc automobile » alors même que le dispositif du bonus-malus écologique répondait déjà précisément à cet objectif. Aujourd’hui, pour des motifs liés à la transition écologique, qui appelle au développement des modes de transports alternatifs, on justifie le gel de ce barème, alors même que l’inflation de base et fiscale sur les carburants, la hausse du prix des parkings et des péages, l’augmentation des cotisations d’assurance et des frais d’entretien viennent grever le budget des automobilistes. Cette mesure de gel pénalise lourdement les salariés contribuables qui n’ont d’autre choix que de prendre leur véhicule pour aller travailler, en raison de contraintes professionnelles, d’horaires flexibles, ou d’absence de réseaux de transports en commun. Elle ne permet surtout plus de tenir compte des frais réels, réellement engagés par les Français dans leur travail quotidien et semble, une fois de plus, d’abord impacter négativement les zones rurales où les réseaux de transports en commun sont moins présents. Considérant les enjeux de cette question pour nombre de citoyens, il lui demande si des mesures correctives sont envisagées par le Gouvernement pour que le calcul des frais réels des salariés contribuables corresponde en cette matière, réellement aux frais engagés par ces derniers pour leur travail.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8246</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3967</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Leclerc</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics (M. le SE auprès du ministre)</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[anciens combattants et victimes de guerre
	        Demi-part fiscale des veufs et veuves d’anciens combattants
	        8246. — 15 mai 2018. — M. Sébastien Leclerc appelle l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’action et des comptes publics, sur la demi-part fiscale dont bénéficient les veufs et veuves d’anciens combattants. En vertu de la législation en vigueur, seuls les conjoints d’anciens combattants ayant plus de 74 ans et dont le conjoint ancien combattant a bénéficié pendant au moins une année de la demi-part fiscale avant son décès (et par conséquent, qui avait au minimum 74 ans + 1 au moment de son décès), peuvent prétendre au bénéfice de la demi-part. L’âge a par ailleurs été abaissé de 75 à 74 ans depuis l’exercice 2016. Il lui demande de lui préciser les raisons qui motivent ce seuil fixé à l’âge de 74 ans et quelles mesures fiscales sont envisagées pour les conjoints d’anciens combattants d’âge inférieur à 74 ans disposant de faibles ressources. Les veuves d’anciens combattants n’acceptent pas cette discrimination basée sur l’âge du décès de l’ancien combattant et insistent pour que les acquis sociaux et le suivi des services départementaux de l’ONACVG dont elles font l’objet soient maintenus à un niveau qui leur garantisse une capacité de vie décente. Il lui demande de lui indiquer les mesures qu’il entend prendre pour que la demi-part fiscale supplémentaire leur soit restituée quel que soit l’âge du décès de leur époux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8314</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3967</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Maurice Leroy</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics (M. le SE auprès du ministre)</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôts et taxes
	        Poids de la fiscalité des corps de ferme
	        8314. — 15 mai 2018. — M. Maurice Leroy attire l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’action et des comptes publics, sur la fiscalité des corps de ferme et des bâtiments agricoles. En effet, la fiscalité de chaque dépendance est lourde pour des descendants ou des acquéreurs ne relevant pas du régime agricole. Or de moins en moins de descendants ou d’acquéreurs souhaitent acheter pour mener une activité agricole, et, devant le poids de la fiscalité, beaucoup renoncent. Ces corps de ferme, qui font partie du patrimoine rural, sont ainsi laissés à l’abandon faute d’acquéreurs. Il lui demande s’il envisage de réduire, de rendre dégressives, voire de supprimer les taxes sur les dépendances agricoles afin d’encourager l’arrivée de nouveaux habitants dans les territoires ruraux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8270</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3967</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marianne Dubois</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre, auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargée des affaires européennes</ministreQuestion><ministreJO>Affaires européennes</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[défense
	        Europe de la défense
	        8270. — 15 mai 2018. — Mme Marianne Dubois attire l’attention de Mme la ministre, auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargée des affaires européennes, sur les suites en matière de coopération militaire qui pourraient être données à l’accord entre Dassault Aviation et Airbus Defense et Space. Cet accord prévoit de construire un avion de combat européen et fournira à l’Europe un leadership technologique en matière d’aviation militaire. Partant de cet exemple réussi, quelles suites le Gouvernement entend-il donner à l’ambition industrielle européenne et à la construction d’une Europe de la Défense ? Elle lui demande aussi quelle position elle défendra afin d’utiliser les fruits de cet accord dans le projet d’équipement militaire lancé au niveau européen, tel que prévu dans le traité de Lisbonne.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8241</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3968</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Loïc Prud’homme</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[agriculture
	        Accaparement du foncier agricole par des fonds de gestion
	        8241. — 15 mai 2018. — M. Loïc Prud’homme appelle l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur l’accaparement du foncier agricole par des sociétés françaises ou étrangères. Celles-ci réalisent leurs opérations dans l’opacité. Les sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural (SAFER), en principe chargées de réguler le marché des terres agricoles, sont tenues à l’écart. En effet, les SAFER ne sont pas en mesure de préempter des parts de société. Il suffit donc à l’exploitant individuel de se constituer en société agricole et au fonds de gestion de racheter des parts en prenant soin d’en laisser quelques-unes au vendeur qui reste exploitant minoritaire. Les outils juridiques des SAFER pour s’opposer à ces opérations sont insuffisants. Pourtant, les enjeux sont primordiaux. La mainmise de ces grandes sociétés sur le patrimoine agricole français entraîne une hausse du prix du foncier. Les paysans se trouvent évincés, dans l’incapacité financière de créer une activité agricole viable. Se développe dès lors une agriculture sans paysan. Les productions agricoles sont gérées par un chef de production salarié et ont recours à de la main-d’œuvre temporaire. Cela pose un problème en termes d’emploi et d’aménagement du territoire. De plus, ces sociétés constituent leurs propres filières pour s’approvisionner en engrais, machineries agricoles, etc., au détriment des filières locales. Le maintien d’une population locale pérenne, dans les territoires ruraux s’en trouve remis en cause. Enfin, c’est la garantie de l’autonomie alimentaire de la France qui est en jeu. Nombre de ces sociétés qui s’accaparent les terres arables sont des fonds de gestion étrangers. À titre d’exemple, dans l’Indre, 1 700 hectares de terres agricoles ont été achetés par un investisseur chinois afin de produire du pain. Cette production a vocation à être intégralement exportée vers la Chine. Il l’interroge donc sur ce qu’il compte faire pour éviter cette dérive ainsi que préserver et développer un modèle d’agriculture produisant une alimentation saine et locale, support efficace au développement pour les territoires et les paysans.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8242</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3968</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dominique Potier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[agriculture
	        Méthanisation
	        8242. — 15 mai 2018. — M. Dominique Potier attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur les conclusions du groupe technique méthanisation qui ont été présentées le lundi 26 mars 2018. Dans le cadre de la loi transition énergétique, fixant l’objectif que 10 % du gaz soit d’origine renouvelable d’ici 2030, le Gouvernement a missionné un groupe technique portant spécifiquement sur la méthanisation. En travaillant, notamment, à la simplification des démarches administratives pour accélérer les projets et professionnaliser la filière, ce groupe visait essentiellement à atteindre les objectifs précédemment énoncés dans le Plan Climat. Néanmoins, il s’avère que, parmi les décisions envisagées par le Gouvernement, certaines propositions pourraient aller à l’encontre du développement harmonieux de la méthanisation agricole. En effet, s’agissant des gisements méthanisables, ceux-ci sont issus directement ou indirectement de la production agricole. 90 % d’entre eux sont physiquement présents sur les fermes et 100 % des digestats issus du processus de méthanisation revient en épandage dans les champs cultivés. Or, concernant la proposition visant à rendre possible les mélanges d’intrants comme les boues de stations d’épuration et les biodéchets, il semblerait qu’une dégradation non négligeable de la fiabilité de l’épandage soit en cause. Ce faisant, les productions alimentaires seraient affectées par des baisses de qualité pour les producteurs et consommateurs. Considérant que la méthanisation doit être prioritairement développée au plus près des exploitations agricoles, et ce dans le plus grand respect de l’environnement, il souhaite savoir si un plan de sécurisation des sols agricoles pourrait accompagner les mesures précédemment annoncées, notamment en ce qui concerne les risques que comportent l’épandage des digestats sur les sols.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8243</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3968</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Didier Quentin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[agriculture
	        Une baisse drastique du budget de la politique agricole commune (PAC)
	        8243. — 15 mai 2018. — M. Didier Quentin appelle l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur les propositions de la Commission européenne pour le cadre financier pluriannuel 2021-2028. Dans la perspective de compenser les effets du « Brexit », la Commission propose une baisse drastique du budget de la politique agricole commune (PAC) de 5 %, en euros courants. En tenant compte de l’inflation, la baisse pourrait être de 10 %, voire même de 15 %, pour le premier pilier en 2027. L’agriculture serait ainsi gravement pénalisée, alors qu’elle devrait être soutenue pour assurer une alimentation de qualité, pour garantir un revenu décent aux agriculteurs, pour relever les défis de la volatilité des marchés mondiaux et des aléas climatiques, pour accompagner la transition écologique. Or c’est malheureusement l’inverse qui risque de se produire, en accélérant la dérégulation des marchés, ainsi que le déclin de la compétitivité agricole et de la souveraineté alimentaire françaises. Ces propositions sont donc inacceptables. Il importe que la France mette tout en œuvre, dans le cadre des négociations qui vont s’ouvrir au niveau européen, pour conforter la première politique européenne, à l’instar de l’accord franco-allemand de 2008. C’est pourquoi il lui demande les propositions qu’il entend formuler pour défendre le budget affecté à la politique agricole commune (PAC), et pour garantir les légitimes intérêts français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8251</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3969</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Cordier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[animaux
	        Avenir des races rustiques de chevaux de trait, en particulier l’Ardennais
	        8251. — 15 mai 2018. — M. Pierre Cordier appelle l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur l’avenir des races rustiques de chevaux de trait, et en particulier sur le trait Ardennais. L’Ardennais est l’une des races de chevaux les plus anciennes de France, décrite par Jules César dans La Guerre des Gaules qui évoque des animaux « rustiques, durs et infatigables ». L’Ardennais a vu ses emplois se multiplier avec la révolution industrielle et l’intensification de l’agriculture car l’économie dépendait du cheval de trait pour de nombreux travaux (culture des terres, transport, armée, mines). En plus de l’utilisation bien connue et documentée de l’Ardennais dans les mines, l’armée et l’agriculture, ce cheval a été employé au halage des péniches le long de la Meuse jusqu’en 1950. De nombreux éleveurs sont toujours spécialisés dans l’élevage et l’éducation des chevaux ardennais à destination des particuliers, des entreprises de débardage ou des services publics. Mais cette race, comme toutes les races de chevaux de trait, est en perte d’effectifs depuis plusieurs décennies. Il lui demande par conséquent de bien vouloir lui détailler les actions mises en œuvre pour maintenir ces races rustiques qui font partie du patrimoine national.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8273</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3969</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laure de La Raudière</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[eau et assainissement
	        Diagnostic - Assainissement - Durabilité
	        8273. — 15 mai 2018. — Mme Laure de La Raudière attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur les diagnostics d’assainissement individuel. Les habitations non raccordées à un réseau public de collecte des eaux usées doivent être équipées d’une installation autonome dite « d’assainissement non collectif » (ANC), pour traiter les eaux domestiques. Tout propriétaire doit se soumettre à cette obligation réglementaire, selon l’arrêté du 27 avril 2012, relatif aux modalités de l’exécution de la mission de contrôle des installations d’ANC. Conformément à l’article L. 2224-12 du code général des collectivités territoriales, la commune ou communauté de communes précise dans son règlement de service adressé à chaque usager, les modalités de mise en œuvre de sa mission de contrôle, notamment la fréquence de contrôle périodique n’excédant pas dix ans. Or tant que la norme reste inchangée, le diagnostic, au coût non négligeable, reste identique. Elle lui demande si une prolongation de la durée de validité des diagnostics peut être prévue au-delà des dix ans quand la norme reste inchangée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8274</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3969</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laure de La Raudière</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[eau et assainissement
	        Diagnostic - Assainissement - Sanction
	        8274. — 15 mai 2018. — Mme Laure de La Raudière interroge M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur les diagnostics d’assainissement individuel. Les habitations non raccordées à un réseau public de collecte des eaux usées doivent être équipées d’une installation autonome dite « d’assainissement non collectif » (ANC), pour traiter les eaux domestiques. Lors de l’achat d’une maison équipée d’un ANC non conforme, une mise aux normes est obligatoire. Toutefois, la sanction financière prévue (doublement de la redevance) incite rarement les propriétaires à mettre aux normes leur ANC. Elle souhaiterait savoir si une sanction financière de l’ordre de cinq à dix mille euros (égale aux travaux de mise aux normes), pour les acheteurs de maison équipée d’un ANC non conforme peut être envisagée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8275</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3969</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Dharréville</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[élevage
	        Surfaces pastorales
	        8275. — 15 mai 2018. — M. Pierre Dharréville appelle l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur la situation du pastoralisme en France et particulièrement dans les régions du Midi. En effet, le mode de calcul des aides de la PAC semble singulièrement ignorer la réalité des éleveurs et des territoires en leur imposant des modes de calcul dépourvus de sens et ne leur permettant pas d’accéder à ces aides. Les directives européennes indiquent que les parcours doivent comporter plus de 50 % d’herbes, être mécanisables, et ne pas comporter plus de 200 arbres à l’hectare. Ces règles ont été adaptées par la France de sorte que des strates différentes peuvent être constituées pour donner droit à des aides partielles ( prorata ). Mais ces modes de calcul ne tiennent aucun compte du type de bêtes élevées, ni de la réalité des terrains. En effet, le développement du pastoralisme est un facteur essentiel de la préservation de la forêt méditerranéenne, particulièrement sujette aux incendies. Et les collines de Bouches-du-Rhône, par exemple, répondent bien difficilement aux critères énoncés, tandis que le travail des éleveurs y est rendu plus délicat. Par ailleurs, les contrôles, pour couronner le tout, se font sans tenir compte des saisons et de la météo, ni du passage des forestiers qui viennent parfois temporairement modifier les terrains de pâturage. Enfin, il est problématique que l’État ne reconnaisse pas l’enjeu DFCI qui devrait pourtant l’être pour l’ouverture de droits aux titres des MAEC. Cette situation crée une grande détresse parmi les éleveurs qui contribuent à préserver les territoires et les paysages et se voient bien peu reconnus et accompagnés. C’est pourquoi il souhaite connaître son sentiment sur ces questions et les actions qu’il entend mettre en œuvre en faveur d’une meilleure prise en compte des spécificités du pastoralisme par l’Europe et par la France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8285</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3970</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Maurice Leroy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement agricole
	        Statut des directeurs des EPLEFPA
	        8285. — 15 mai 2018. — M. Maurice Leroy attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur la question du statut des directeurs des établissements publics locaux d’enseignement et de formation professionnelle agricole (EPLEFPA). En effet, contrairement aux directeurs d’établissement de l’éducation nationale, les directeurs des EPLEFPA ne bénéficient pas d’un statut de corps mais d’un statut d’emploi. Cette différence de statut isole et fragilise les directeurs des EPLEFPA qui ne peuvent diversifier leur parcours ou bénéficier des offres de recrutement par détachement d’autres corps. Cette différence de statut les a également privés des mesures « parcours professionnels, carrières et rémunération » négociées par les directions de l’éducation nationale. Depuis plusieurs années, les directeurs d’EPLEFPA attendent une véritable reconnaissance de leur profession à travers la création d’un statut de corps ministériel. Il souhaite donc connaître sa position sur ce point et savoir s’il entend engager une démarche de création d’un corps de direction interministériel à gestion ministérielle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8348</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3970</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ludovic Pajot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[produits dangereux
	        Impact des néonicotinoïdes sur la culture de la betterave
	        8348. — 15 mai 2018. — M. Ludovic Pajot attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur l’interdiction des néonicotinoïdes. La loi sur la biodiversité du 8 août 2016 a en effet prévu l’interdiction des insecticides néonicotinoïdes. Cette interdiction s’applique notamment à la culture de la betterave, cette dernière étant particulièrement présente dans la région des Hauts-de-France. Cette culture doit impérativement être protégée des pucerons verts qui sont en l’espèce vecteurs de la jaunisse virale. L’utilisation actuelle des néonicotinoïdes par les agriculteurs serait susceptible de permettre d’éviter les pulvérisations d’insecticides en végétation qui semblerait être bien plus néfastes pour l’environnement. Il lui demande donc de bien vouloir lui préciser la position du Gouvernement en la matière ainsi que la possibilité pour les agriculteurs de cette filière de bénéficier d’une dérogation relative à cette interdiction, et ce afin de ne pas menacer la pérennité de leurs exploitations.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8349</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3970</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Dassault</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[produits dangereux
	        Néonicotinoïdes - Filière betteravière
	        8349. — 15 mai 2018. — M. Olivier Dassault attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur l’interdiction des néonicotinoïdes. La filière betteravière, dont l’activité est très importante dans l’Oise et l’ensemble de la région des Hauts-de-France, est préoccupée par la suppression des néonicotinoïdes. Cette décision soulève un risque vital sur sa rentabilité et donc sur la pérennité des sucreries. Du fait de la particularité de la culture, les néonicotinoïdes sont enrobés autour des semences et donc enterrés dès les semis. Ils sont ainsi hors de portée des insectes pollinisateurs. Aucun autre produit n’est actuellement disponible pour lutter contre les pucerons verts, vecteurs de la jaunisse virale. Face à ce constat, la filière betteravière sollicite l’octroi d’une dérogation jusqu’en 2020, comme le permet la loi de la biodiversité du 8 août 2016. Il souhaite savoir si le Gouvernement compte suivre les recommandations du Commissaire européen Phil Hogan qui partage l’avis de cette filière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8369</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3971</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. André Chassaigne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[recherche et innovation
	        Le projet de fusion de l’INRA et de l’IRSTEA
	        8369. — 15 mai 2018. — M. André Chassaigne interroge M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur le projet de fusion de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) et de l’Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture (IRSTEA). En effet, les agents des deux établissements publics à caractère scientifique et technologique (EPST), placés sous la double tutelle du ministère chargé de la recherche et du ministère chargé de l’agriculture, ont appris le 6 février 2018, à la lecture de la lettre de mission adressée aux deux présidents-directeurs généraux, que la procédure de fusion des deux établissements était engagée, et devait aboutir au 1er janvier 2020. Cette décision prendrait ainsi appui sur un rapport exploratoire rendu le 30 novembre 2017, intitulé « Projet de coopération scientifique INRA/IRSTEA et structuration de la recherche environnementale ». Or ce rapport, qui ne portait que sur le volet scientifique, préconisait dans ses conclusions de mettre en place des avancées progressives sur la coordination scientifique, sans faire référence à une nécessité de fusion. Aucun échange sur les conclusions de ce rapport, ni aucune concertation préalable n’ont précédé la lettre de mission. Les agents et leurs représentants syndicaux ont été placés devant une décision de principe qui engage à la fois l’avenir de la coordination scientifique des établissements et l’ensemble des problématiques sociales et de gestion. Les enjeux de recherche et de transfert de résultats en matière d’adaptation et de transformation des modèles agricoles, en lien avec les enjeux alimentaires, climatiques et environnementaux, sont immenses. Or cette annonce précipitée et arbitraire ne semble reposer que sur une simple volonté de contraindre les moyens de ces établissements en lien avec les objectifs de la programmation budgétaire 2018-2022. Par ailleurs, derrière des éléments de langage convenus et qui se veulent rassurants, les difficultés financières, en particulier de l’IRSTEA, laissent présager un nivellement par le bas des missions des établissements, sans garantie sur l’avenir de leurs implantations et les conditions statutaires de leurs personnels. En outre, l’objectif de création de ce nouvel institut en 2020 interroge sur la capacité de maintien de leur visibilité et de leurs reconnaissances scientifiques et techniques actuelles. C’est sur la base de ces éléments particulièrement inquiétants que les organisations syndicales des deux établissements se sont prononcées pour un moratoire immédiat sur tout processus de fusion. Aussi, il souhaiterait connaître sa position au regard de cette demande légitime et sur la nécessité de conduire une véritable étude prospective sur les besoins financiers et humains nécessaires en matière de recherche scientifique sur les domaines aujourd’hui couverts par les deux établissements.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8370</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3971</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Bazin-Malgras</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[retraites : régime agricole
	        Retraites agricoles revalorisation
	        8370. — 15 mai 2018. — Mme Valérie Bazin-Malgras attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur les attentes des exploitants agricoles retraités du Grand Est. En effet, pour assurer l’autosuffisance alimentaire de la France après la guerre, les agriculteurs et leurs conjoints ont bien souvent fait le sacrifice d’un revenu suffisant pour s’assurer une retraite décente. Or alors que la proposition de loi visant à porter les retraites agricoles à 85 % du SMIC, votée à l’unanimité à l’Assemblée nationale, devait être adoptée le mercredi 7 mars 2018 au Sénat, le Gouvernement a utilisé le vote bloqué pour reporter cette décision à 2020 ! Ce n’est pas acceptable pour les retraités agricoles qui tiennent aussi, à ce que cette augmentation ne soit pas financée par les cotisations sociales des actifs. En outre, au-delà de cette revalorisation indispensable, il serait également juste que leurs retraites soient calculées sur les 25 meilleures années et non plus sur la totalité de leurs carrières, que la demi-part fiscale soit rétablie pour les veuves et veufs, que le coefficient d’adaptation soit supprimé, que la bonification pour 3 enfants et plus soit mise en place et forfaitisée, que le calcul de la pension de réversion soit aligné entre les différents régimes, que la proportionnalité d’acquisition des points de retraite de base selon le revenu professionnel entraînant la suppression du palier des 30 points pour les futurs retraités soit mise en œuvre. Elle souhaite par conséquent savoir si le Gouvernement va mettre en œuvre ces mesures de justice sociale et dans quels délais.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8245</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3972</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Raphaël Schellenberger</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[anciens combattants et victimes de guerre
	        « Malgré Nous » d’Alsace-Moselle - Soutien aux orphelins
	        8245. — 15 mai 2018. — M. Raphaël Schellenberger interroge Mme la ministre des armées sur l’octroi d’une aide financière aux orphelins dont les parents, « Malgré Nous » d’Alsace-Moselle, ont été enrôlés de force dans la Wehrmacht. Le décret no 2004-751 du 27 juillet 2004 instituant une aide financière en reconnaissance des souffrances endurées par les orphelins dont les parents ont été victimes d’actes de barbarie durant la Deuxième Guerre mondiale ne permet pas, en l’état actuel, d’instaurer des mesures de réparation à l’égard des enfants orphelins de parents « Malgré Nous » morts pendant la Deuxième Guerre mondiale. Le 8 mai 2010, lors de la commémoration du 65ème anniversaire de la Victoire du 8 mai 1945, le Président de la République Nicolas Sarkozy avait exprimé, à Colmar, le soutien de la Nation à l’égard de cette souffrance si longtemps tue, « qui a laissé dans le cœur de chaque Alsacien et de chaque Mosellan une profonde et secrète blessure dont la douleur n’est pas éteinte », soulignant ce jour « que le destin tragique de ces hommes fait partie de notre histoire nationale, de notre mémoire collective et que leur douleur mérite la compréhension et le respect. La compréhension et le respect que l’on doit à ceux auxquels nous lie le sentiment profond d’appartenir à une même nation fraternelle qui a partagé tant d’épreuves ». Ces plus de 130 000 hommes, dont 30 000 perdirent la vie au combat et 10 000 restèrent portés disparus, furent les victimes d’un crime de guerre. Il lui demande donc quelles dispositions le Gouvernement entend prendre afin d’intégrer les orphelins de ces incorporés de force au champ couvert par le décret du 27 juillet 2004 et selon quel calendrier de mise en œuvre.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8249</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3972</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Boyer</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[anciens combattants et victimes de guerre
	        Évolution des crédits budgétaires affectés aux rapatriés
	        8249. — 15 mai 2018. — Mme Valérie Boyer attire l’attention de Mme la ministre des armées sur l’évolution des crédits budgétaires affectés aux rapatriés et relevant du programme no 169 de la mission « anciens combattants, mémoire et liens avec la Nation ». Dans la loi de finances pour 2018, l’action no 7 (actions en faveur des rapatriés) du programme 169 comportant une inscription de 17,57 millions d’euros dont 15,37 millions d’euros pour l’allocation de reconnaissance en faveur des harkis, leurs veuves et leurs enfants et 2,2 millions d’euros pour les autres mesures en faveur des rapatriés, notamment pour favoriser le désendettement professionnel des réinstallés dans une profession non salariée. Le financement de l’État lié aux prestations en cause a régressé de 53,70 % par rapport à 2009 ce qui constitue un ajustement budgétaire qu’aucune autre politique publique n’a connu. Selon des informations alarmantes venant de l’administration elle-même, le projet de loi de finances pour 2019 comporterait un tarissement, sinon une extinction des crédits de l’action no 7, en dehors, semble-t-il, du service de l’allocation de reconnaissance en faveur des harkis et de leurs familles lorsqu’elle prend la forme d’une rente annuelle viagère. Elle lui demande de préciser si le Gouvernement a réellement l’intention de priver les rapatriés de toutes mesures en leur faveur alors qu’ils subissent encore les conséquences matérielles et morales de l’exode, imposé, notamment en Algérie, par une décolonisation qui les a déracinés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8250</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3972</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Boyer</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[anciens combattants et victimes de guerre
	        Régime d’indemnisation pour les victimes civiles de la guerre d’Algérie
	        8250. — 15 mai 2018. — Mme Valérie Boyer attire l’attention de Mme la ministre des armées sur la décision no 2017-690 QPC du 8 février 2018 par laquelle le Conseil Constitutionnel a jugé applicable aux étrangers l’article 3 de la loi no 63-778 du 31 juillet 1963 instaurant un régime d’indemnisation pour les victimes civiles de dommages physiques subis au cours de la guerre d’Algérie, du fait d’attentats ou de tout autre acte de violence. La juridiction constitutionnelle a souligné qu’il s’agissait de l’indemnisation de « dommages qui se sont produits sur un territoire français à l’époque » (paragraphe 5 de la décision). Dès lors a poursuivi cette juridiction, le législateur ne pouvait, sans méconnaître le principe d’égalité, établir, au regard de l’objet de la loi, une différence entre les victimes selon leur nationalité. Cette décision s’impose aux pouvoirs publics et à toutes les autorités administratives et juridictionnelles. Certains commentateurs ont déduit de la même décision que les personnes susceptibles de solliciter la pension de victime civile de la guerre d’Algérie peuvent avoir souffert aussi bien de l’armée française que du FLN ou de l’OAS. Or il ressort des termes de la loi et de ses travaux préparatoires que l’objet de ce texte est d’indemniser les personnes ou leurs ayants-cause qui ont eu à souffrir de violences terroristes commises par des groupes insurgés et non par des agents des autorités légales du moment dans le cadre de leur mission constitutionnelle du maintien de l’ordre public dans des départements français. Elle lui demande de préciser l’opinion du Gouvernement sur cette question et de démentir l’intention qui lui est prêtée d’élargir le champ de la loi à des dommages dont l’origine ne serait pas conforme à la lettre et l’esprit du texte initial.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8271</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3973</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marianne Dubois</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[défense
	        Mise en œuvre de l’accord sur le système de combat aérien du futur (SCAF)
	        8271. — 15 mai 2018. — Mme Marianne Dubois attire l’attention de Mme la ministre des armées sur la mise en oeuvre de l’accord sur le système de combat aérien du futur (SCAF) signé avec son homologue allemande Ursula von der Leyen. Ce projet d’avion de combat européen apparaît comme une étape décisive et pertinente dans la construction d’une Europe de la défense. Toutefois, l’expérience précédente de l’A400M et ses dérives budgétaires appellent à la prudence en matière de maîtrise des coûts. Elle lui demande comment elle envisage de rester vigilante à ce que le coût de ces projets militaires respecte le cadre budgétaire initial.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8247</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3973</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Caroline Abadie</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès de la ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées (Mme la SE auprès de la ministre)</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[anciens combattants et victimes de guerre
	        Demi-part pour les veuves d’anciens combattants
	        8247. — 15 mai 2018. — Mme Caroline Abadie interroge Mme la secrétaire d’État, auprès de la ministre des armées, sur l’attribution d’une demi-part supplémentaire aux veuves des titulaires de la carte d’anciens combattants pour le calcul de leur impôt sur le revenu. Le régime fiscal des anciens combattants accorde, au conjoint survivant, une demi-part supplémentaire dans la mesure où l’ayant droit direct est décédé après 74 ans. Cette réglementation représente une double injustice pour la veuve : en plus de la perte précoce de son conjoint, il subit la perte de cet avantage fiscal impliquant une hausse de son imposition. Interpellée par les représentants de la FNACA soucieux de cette situation, elle lui demande quelles sont les intentions du Gouvernement en matière fiscale pour les veuves d’anciens combattants concernées par cette situation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8248</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3973</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gilles Lurton</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès de la ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées (Mme la SE auprès de la ministre)</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[anciens combattants et victimes de guerre
	        Égalité de traitement des militaires français
	        8248. — 15 mai 2018. — M. Gilles Lurton appelle l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès de la ministre des armées, sur les conditions d’attribution de la carte du combattant aux militaires de la Seconde Guerre mondiale. En l’état actuel du droit, les articles L. 311-1 et R. 311-2 du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre ont pour conséquence de ne permettre la délivrance de la carte du combattant qu’à ceux ayant appartenu, après le 2 septembre 1939, à une unité reconnue combattante pendant au moins 90 jours, soit trois mois. Ce critère, toujours applicable aux militaires de la deuxième génération du feu, ne l’est néanmoins plus pour les militaires de la quatrième génération du feu, la seule présence en opération extérieure pendant une durée de quatre mois étant suffisante pour leur permettre de demander l’attribution de la carte du combattant (L. 311-2 du CPMIVG). Il pourrait ressortir de cette situation une rupture d’égalité entre militaires français. En conséquence, il lui demande si le Gouvernement envisage de procéder à la suppression de la clause d’appartenance à une unité combattante durant 90 jours pour tous les conflits ou toute autre mesure à même de garantir une égalité de traitement entre militaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8244</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3973</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Pierre Cubertafon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la cohésion des territoires</ministreQuestion><ministreJO>Cohésion des territoires</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[aménagement du territoire
	        Projet relatif à l’Agence nationale de cohésion des territoires
	        8244. — 15 mai 2018. — M. Jean-Pierre Cubertafon appelle l’attention de M. le ministre de la cohésion des territoires sur le projet relatif à l’Agence nationale de cohésion des territoires, voulu par le Président de la République. Annoncé par le Président de la République en juillet 2017, le projet de création d’une Agence nationale de la cohésion des territoires prend forme. Le nouveau commissaire général à l’égalité des territoires, M. Serge Morvan, doit mener une mission de préfiguration. Son rapport doit être rendu « d’ici au 15 mai » afin que l’ANCT soit en mesure d’être opérationnelle, au moins dans une première phase, à l’été 2018. Ce nouvel opérateur aura plusieurs missions : « mobiliser et coordonner les moyens en ingénierie et en financement au profit des collectivités bénéficiaires » ; « donner davantage de lisibilité et d’efficacité à l’intervention de l’État sur les territoires » ; contribuer à simplifier les relations entre les porteurs de projets locaux et l’État. Pour que la création de cette agence soit un succès, il ressort d’échanges avec des acteurs de terrain qu’elle devra respecter certains principes directeurs : éviter que cette agence ait un rôle prescriptif qui conduirait à normaliser les missions, les modes de gouvernance, les modes de financement des agences techniques et ferait perdre la souplesse de leur fonctionnement ; assigner à cette agence un rôle d’animation de réseau ou de centre de ressources auprès de l’ensemble des fédérations, associations, services intervenant dans le domaine de l’ingénierie publique ; faire de cette agence le lieu de tous les appels à projets lancés par l’État afin que les collectivités et les agences techniques disposent plus facilement d’informations sur les subventions et appels à projets en cours. Il faut également donner à cette agence un rôle d’évaluation en matière d’ingénierie de l’ensemble des services d’ingénierie publique (agences techniques, CAUE, agences d’urbanisme, services de l’État, Cerema, etc.). A contrario, elle ne devra pas créer des services administratifs supplémentaires, alourdir les fonctionnements et s’éloigner des principes d’efficacité et d’efficience. Aussi, il souhaiterait connaître sa position sur cette future Agence nationale de cohésion des territoires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8263</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3974</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Maurice Leroy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la cohésion des territoires</ministreQuestion><ministreJO>Cohésion des territoires</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[communes
	        Diminution des aides de l’État aux collectivités territoriales
	        8263. — 15 mai 2018. — M. Maurice Leroy attire l’attention de M. le ministre de la cohésion des territoires sur la diminution alarmante des aides de l’État à de nombreuses collectivités territoriales, dans le cadre de la mise en œuvre de la loi no 2017-1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018. Si l’enveloppe globale de la dotation générale de fonctionnement (DGF), principale dotation de l’État, est restée inchangée, son mode d’affectation pour 2018 a un effet très néfaste pour un grand nombre de communes. Au moins la moitié des communes françaises voient en effet leurs dotations d’État baisser très sensiblement en 2018 du fait d’une baisse de la dotation forfaitaire des communes, principale composante de la DGF. Cette baisse de la dotation forfaitaire est destinée à financer la hausse des dotations de péréquation (dotations de solidarité urbaine et rurale). Ainsi, la dotation forfaitaire a diminué de 120 millions d’euros et un écrêtement a été mis en place, portant notamment sur le potentiel financier des communes et leur évolution démographique. Ce sont donc les « bons élèves » qui sont touchés par ces baisses de dotations. Un système difficile à comprendre pour les élus locaux. Par ailleurs, de nombreuses communes se voient pénalisées par la baisse de 137 millions d’euros de la dotation de compensation de la réforme de la taxe professionnelle. Enfin, s’ajoute à cela la suppression de la dotation d’action parlementaire, dite « enveloppe parlementaire », qui permettait de soutenir un grand nombre d’initiatives et de projets locaux. De nombreux élus locaux font part de leur incompréhension face à ces baisses et de leur grande inquiétude. Il souhaite donc connaître le bilan détaillé de l’évolution des dotations de l’État aux collectivités territoriales entre 2017 et 2018.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8319</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3974</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Annaïg Le Meur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la cohésion des territoires</ministreQuestion><ministreJO>Cohésion des territoires</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[logement
	        Obligation d’installer un ascenseur en habitat collectif
	        8319. — 15 mai 2018. — Mme Annaïg Le Meur attire l’attention de M. le ministre de la cohésion des territoires sur le contenu de l’article R. 111-5 du code de la construction et de l’habitation, issu du décret no 2006-555 du 17 mai 2006, relatif à l’obligation pour les constructeurs de rendre accessibles les parties communes des immeubles collectifs par la mise en place d’ascenseurs pour les immeubles de quatre étages et plus (R+4). L’article 18 du projet de loi portant évolution du logement, de l’aménagement et du numérique (ELAN) modifie l’article L. 111-7 du code de la construction et de l’habitation en instaurant l’obligation pour les constructeurs d’habitat collectif qu’au moins un dixième des logements d’un immeuble collectif neuf soit rendu accessible. Les autres logements seront des logements évolutifs. L’article 18 ne prévoit pas de modifier l’article R. 111-5 pour abaisser l’obligation d’installer un ascenseur aux immeubles de plus de 3 étages (R+3) au lieu de quatre étages (R+4). Or il s’agit d’une demande récurrente formulée par les associations de personnes en situation de handicap. Faire droit à leur demande irait dans le sens de l’amélioration de la disponibilité du parc de logements aux personnes à mobilité réduite. En effet, la majorité des constructions privilégiées en dehors des grandes villes sont des immeubles de moins de quatre étages, sans obligation d’installation d’ascenseurs. Ce qui rend inutilisables de nombreux logements neufs produits en immeuble collectif pour les personnes à mobilité réduite. Un Français sur trois aura plus de 60 ans en 2030, c’est pourquoi il s’agit de mieux prendre en compte les difficultés de déplacement des personnes âgés et des personnes à mobilité réduite dans leur vie de tous les jours. Par ailleurs, l’enquête Ipsos « Les Français et l’ascenseur » d’octobre 2017 montre que 74 % des Français estiment nécessaire d’installer un ascenseur en dessous de quatre étages. Aussi, elle lui demande de bien vouloir indiquer les mesures portées par le Gouvernement afin de mettre à disposition davantage de logements disponibles pour les personnes à mobilité réduite, notamment un éventuel abaissement du seuil obligatoire d’installation d’un ascenseur en habitat collectif.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8331</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3975</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Annaïg Le Meur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la cohésion des territoires</ministreQuestion><ministreJO>Cohésion des territoires</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[personnes handicapées
	        Attribution de logements accessibles pour les personnes en situation de handicap
	        8331. — 15 mai 2018. — Mme Annaïg Le Meur attire l’attention de M. le ministre de la cohésion des territoires sur les difficultés auxquelles les personnes en situation de handicap sont confrontées pour accéder rapidement à un logement accessible dans le parc social. Il y a une forte demande de mobilité au sein du parc social dans les zones tendues. Parmi les demandes de mutation, en 2015, 5 % sont motivées par des besoins d’adaptation au handicap. L’article 35 du projet de loi portant évolution du logement, de l’aménagement et du numérique (ELAN) vise à mieux prendre en compte les souhaits de parcours résidentiels des locataires du parc social. Cet article devra respecter les dispositions de l’article L. 441-1 du code de la construction et de l’habitation, qui dispose que les logements sociaux sont attribués prioritairement aux personnes en situation de handicap. Cependant, les personnes à mobilité réduite continuent d’être davantage pénalisées dans l’obtention d’un logement social par rapport à une personne valide. Le rapport de 2015 relatif à la recherche « Analyse des facteurs et des pratiques de discrimination dans le traitement des demandes de logement sociaux à La Camy, Nevers, Paris, Plaine Commune et Rennes métropole » montre que les demandeurs en situation de handicap attendent plus longtemps que les autres l’attribution d’un logement social. L’ancienneté moyenne d’une demande pour cause de handicap atteint 27 mois, contre 19 en moyenne toutes demandes confondues. Aussi, elle lui demande de bien vouloir indiquer les mesures que le Gouvernement entend mettre en œuvre pour réduire les délais d’attribution d’un logement accessible pour les personnes en situation de handicap au sein du parc social.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8254</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3975</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dominique Potier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[arts et spectacles
	        Méthodes et gestion de la SACEM
	        8254. — 15 mai 2018. — M. Dominique Potier attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur la gestion et les méthodes employées par la SACEM. Le tissu associatif fait régulièrement part des difficultés, d’ordres budgétaire et relationnel pour répondre aux exigences de la SACEM. Personne ne conteste les finalités de cette institution mais de nombreux bénévoles ont été surpris par le rapport de la Cour des comptes qui a relevé une part des frais de gestion représentant 20 % des sommes collectées ainsi que des salaires sans commune mesure avec la mission à laquelle ils sont rattachés. Dès lors, il souhaite savoir si une réforme visant une gestion plus éthique de ce fonds est envisagée et si des méthodes nouvelles pourraient être mobilisées par la SACEM dans ses relations avec les associations.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8268</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3975</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sabine Rubin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[culture
	        Situation financière préoccupante de l’Opéra national de Paris
	        8268. — 15 mai 2018. — Mme Sabine Rubin attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur l’inquiétante situation économique et financière de l’Opéra national de Paris. Elle a été interpellée en septembre 2017 par le personnel de l’Opéra Garnier qui l’alertait alors sur la situation financière exsangue de l’établissement, entraînant une dégradation importante du site ainsi qu’un risque important de sécurité pour les personnels de l’Opéra. Les documents qui lui ont alors été transmis tendent à démontrer que les dotations financières de l’État sont chroniquement insuffisantes pour couvrir l’ensemble des besoins. Depuis 2010, on peut estimer à près de 55 millions d’euros la perte de subventions de fonctionnement et d’investissement, mettant en péril l’équilibre financier de l’établissement. C’est pour le moment le fonds de roulement qui compense essentiellement cette perte, non de façon « éventuelle » comme il a été dit à sa collègue Mme Géraldine Bannier pour la réponse à sa question écrite du 3 octobre 2017. La part de « l’autofinancement » est considérable : elle représente 7,8 millions d’euros annuels. En l’espace de cinq ans, ce même fonds de roulement est ainsi passé de 62,03 millions d’euros à 40,31 millions d’euros, soit une perte de 21,72 millions d’euros. Mme la député a rencontré, en compagnie de son collègue M. Michel Larive, M. Jean-Phillipe Thiellay, directeur-adjoint de l’Opéra de Paris, le 7 mars 2018 sur le site de l’Opéra-Bastille. Ce dernier a malheureusement confirmé leurs craintes : faute d’une subvention publique suffisante, il estime que le fonds de roulement sera épuisé à horizon 2020. Pour pallier cette situation, le prix du billet a longtemps été la variable d’ajustement, une politique tarifaire contraire à la mission de service public que devrait assumer l’Opéra de Paris, en éloignant les publics les plus modestes. La suppression de 60 équivalents temps plein devait pourtant conditionner une augmentation de 1,25 % par an des subventions, comme décidé lors du plan pluriannuel 2009-2015 signé par l’État. Au final, ce seront près de 80 équivalents temps plein qui seront supprimés, mais la hausse prévue des subventions n’a en revanche pas suivi. Un désengagement de l’État qui s’est également traduit par une hausse considérable de la part du mécénat (+77 % entre 2014 et 2017), rendant d’autant plus fragile la bonne santé financière de l’établissement et risquant également d’influencer de manière directe ou indirecte la programmation, à rebours des ambitions artistiques de l’Opéra. Elle lui demande donc quelles mesures précises elle entend prendre pour assurer la viabilité financière de l’Opéra national de Paris, atout majeur du rayonnement culturel et artistique de la France dans le monde.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8330</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3976</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Serva</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[outre-mer
	        Taxe spéciale additionnelle et exploitants des cinémas des outre-mer
	        8330. — 15 mai 2018. — M. Olivier Serva attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur les conséquences de l’entrée en vigueur progressive de la taxe spéciale additionnelle (TSA) prélevée par l’État sur la recette des salles de cinéma. La TSA est une taxe déjà ancienne qui est appliquée en France hexagonale depuis le 24 septembre 1948. Son taux est aujourd’hui de 10,72 % sur tout le territoire hexagonal. Avant l’année 2016, cette taxe n’était pas appliquée en outre-mer. Toutefois, l’article 35 de la loi de finance rectificative du 29 décembre 2014 prévoit une application progressive du dispositif dans les outre-mer à compter du 1er janvier 2016. C’est ainsi qu’elle s’élevait à un taux de 1 % des recettes réalisées par les exploitants des cinémas, puis à 2 % en 2017 et à 3 % en 2018. Elle devrait poursuivre son augmentation progressivement avant d’atteindre 10,72 % c’est-à-dire le taux applicable dans l’hexagone, en 2022. L’inapplication initiale de cette taxe en outre-mer répondait aux impératifs liés aux surcoûts que connaissent les exploitants dans la mise en œuvre de leurs activités sur ces territoires éloignés de la République. Or ces surcoûts persistent encore de nos jours. Les exploitants observent que l’éloignement génère encore des dépenses supérieures de 20 à 30 % aux frais exposés en France hexagonale. En effet, au-delà des frais liés à l’acheminement, l’entretien et la réparation du matériel de projection professionnel induit souvent d’avoir recours à des prestataires situés dans l’Hexagone et qui ne se retrouvent pas dans les différents territoires accroissant encore le coût des réparations. Dans un tel contexte, les exploitants des cinémas d’outre-mer ont alerté du danger que représente l’application d’un taux de 10,72 % de leurs recettes non seulement pour la survie de leur activité mais également pour la diffusion et l’accès à la culture dans les territoires. En conséquence, les exploitants ne demandent pas une exonération totale de la TSA, en revanche, il souhaite que la taxe soit limitée à un taux que leur activité peut absorber sans constituer un renchérissement trop important du prix du billet pour le spectateur. Il lui indique que les outre-mer veulent savoir dans quelle mesure l’État pourrait garantir aux exploitants de cinéma ultramarins un taux spécifique de 3 % pour la taxe spéciale additionnelle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8260</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3976</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Caroline Abadie</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[chambres consulaires
	        Revalorisation salariale des personnels des chambres consulaires
	        8260. — 15 mai 2018. — Mme Caroline Abadie interroge M. le ministre de l’économie et des finances sur la situation des personnels des chambres de métiers et de l’artisanat, commerce et industrie et agriculture. Les salariés des chambres consulaires, agents de droit public, bénéficient d’un statut spécifique. Leur rémunération est calculée sur un nombre de points. La dernière revalorisation de la valeur du point date du 1er juillet 2010 et a été actée en commission paritaire nationale le 8 juin 2010. Depuis, la valeur du point n’a pas évolué. Ce blocage a de lourdes conséquences sur la rémunération de nombreux agents des chambres consulaires. En 2015, puis 2016, la valeur du point a été réévaluée pour les agents des autres catégories de la fonction publique leur permettant une évolution de salaire et de fait une augmentation de leur pouvoir d’achat. Elle souhaiterait connaître ses intentions sur le déblocage de la valeur du point concernant les agents des établissements consulaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8261</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3977</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrick Hetzel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[collectivités territoriales
	        Loi NOTRE et publication des données statistiques par l’Insee
	        8261. — 15 mai 2018. — M. Patrick Hetzel interroge M. le ministre de l’économie et des finances sur la suppression des statistiques des régions de l’Insee. En effet, la loi NOTRE d’août 2015 a rayé l’Alsace de la carte administrative française et de facto l’Insee ne publie plus les statistiques d’une région supprimée. Par contre, il lui a été confirmé que l’Insee continuait d’alimenter Eurostat en mettant les ex-régions en « NUTS 2 » et c’est bien la preuve que l’Alsace existe toujours dans les statistiques européennes et les données restent disponibles à l’Insee. Il s’agit donc bien d’une volonté exclusivement politique de l’Insee de ne pas publier sur son site les chiffres qu’elle fournit à Eurostat sur les anciennes régions. L’enjeu n’est donc pas qu’une question d’identité territoriale, il est aussi dans la production de données chiffrées et la capacité à effectuer des analyses sur longue période en disposant de données véritablement comparatives au sujet des anciennes régions. Il y a donc aussi un enjeu majeur en termes de recherche. De fait, la décision de ne plus diffuser les données économiques, sociales et financières revient clairement à vouloir faire disparaître le souvenir de toutes les anciennes régions qui ont été fusionnées dans des ensembles plus grands, comme l’Alsace dans le Grand Est, mais également la Lorraine, la Champagne-Ardenne, le Poitou-Charentes, la Picardie, le Limousin, Le Languedoc-Roussillon, les Midi-Pyrénées, la Bourgogne et la Franche-Comté. On a du mal à comprendre l’objectif de cette décision des pouvoirs publics qui est inadmissible. En application de l’article 1 du code de bonnes pratiques de la statistique européenne adopté et promulgué par la Commission européenne en 2005, « il appartient au chef de l’autorité statistique et, le cas échéant, aux chefs de ses organismes statistiques (l’Insee pour la France) de veiller à ce que les statistiques européennes soient produites et diffusées en toute indépendance ». Aussi, les régions supprimées de la carte administrative française et des bases de données statistiques nationales sont en droit d’exiger de l’État le retour de la diffusion de leurs données économiques régionales et locales de la part de l’Insee, qui sont indispensables à la recherche et aux analyses économiques sur les territoires pour les universitaires, les cabinets d’études et autres analystes ou sondeurs. Il souhaite donc savoir ce qu’il compte entreprendre, en tant que ministre assurant la tutelle de l’Insee, pour satisfaire cette légitime demande de publication des données statistiques à l’échelle des régions administratives d’avant la loi NOTRE.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8265</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3977</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Naegelen</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[consommation
	        Conditions d’utilisation de la mention « Fabriqué en France »
	        8265. — 15 mai 2018. — M. Christophe Naegelen interroge M. le ministre de l’économie et des finances sur les conditions d’utilisation de la mention « Fabriqué en France ». Cette mention est auto-déclarative. Contrairement à d’autres, comme le label « Origine France Garantie », elle ne fait donc l’objet d’aucune certification préalable des pouvoirs publics ou de la part d’organismes certificateurs. Alors que le nombre de contrôles est relativement réduit, et que ceux-ci sont ciblés uniquement sur quelques produits d’une gamme, cette situation contribue au développement d’un usage parfois injustifié de l’appellation « Made in France ». L’utilisation infondée de la mention « Fabriqué en France » se fait alors au détriment des consommateurs finaux d’une part et de la majorité des acteurs économiques qui respectent les règles du jeu d’autre part. Aussi, il lui demande les mesures que le Gouvernement entend prendre, notamment en termes d’évolution du cadre réglementaire, afin de permettre aux acteurs économiques qui le souhaitent de pouvoir engager, avant la commercialisation, une démarche de certification qui contribuerait à renforcer la confiance des consommateurs et à valoriser la production en France, qu’elle soit artisanale ou industrielle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8283</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3977</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Chenu</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[énergie et carburants
	        Rôle de l’État pour préserver les emplois du groupe Engie
	        8283. — 15 mai 2018. — M. Sébastien Chenu alerte M. le ministre de l’économie et des finances sur la gestion des emplois du service client du groupe Engie. En effet, en dix ans, l’ex-GDF Suez a déjà supprimé 1 200 emplois dans ses centres d’appels en externalisant ses téléconseillers chez des prestataires. Mais aujourd’hui, les syndicats craignent une véritable vague de délocalisation vers l’Afrique qui menacerait 3 500 emplois en France. Pourtant, les économies réalisées semblent dérisoires. À ce jour, les délocalisations n’auraient généré que 5,8 millions d’euros d’économies. Comparée au programme de 15 milliards d’euros de cession d’actifs en cours au sein d’Engie cette somme est dérisoire. Il lui demande quel rôle compte jouer l’État, principal actionnaire d’Engie, dans la préservation des emplois en France de ce groupe.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8293</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3978</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabien Roussel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[entreprises
	        Avenir des commissaires aux comptes
	        8293. — 15 mai 2018. — M. Fabien Roussel attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur les conséquences néfastes d’un éventuel relèvement des seuils de nomination du commissaire aux comptes dans les sociétés. À l’heure actuelle, les seuils au-delà desquels une entreprise doit faire auditer ses comptes s’élèvent à 3,1 millions d’euros pour le chiffre d’affaires, à 1, 5 millions d’euros de total bilan et à 50 salariés pour les SARL. Or dans un rapport rendu le 9 mars 2018, rédigé dans le cadre de la future loi PACTE, l’inspection générale des finances (IGF) plaide pour l’application du seuil européen de 8 millions d’euros pour le chiffre d’affaires et de 4 millions pour le total bilan, le seuil de salariés restant identique. La conséquence immédiate d’une telle disposition, si elle était adoptée, serait de faire sortir le commissaire aux comptes de quelque 150 000 sociétés commerciales (soit 80% des mandats), mettant en péril au moins 5 000 emplois. D’autres incidences négatives sont à redouter comme la désertification territoriale de l’audit, la concentration des mandats français sur quelques gros cabinets anglo-saxons, la perte d’une filière de formation de 10 000 étudiants par an et la fin d’une filière intégratrice d’étudiants étrangers. Avancée au nom d’un allégement administratif, la mesure risquerait au contraire de fragiliser nombre de dirigeants de petites et moyennes entreprises, pour lesquels le commissaire aux comptes joue un rôle essentiel de conseil. C’est lui aussi qui l’informe des évolutions réglementaires, qui anticipe et l’alerte en cas de difficulté de son entreprise. Qu’en sera-t-il demain en l’absence d’un tel partenaire, dont les honoraires ne dépassent pas, en moyenne, un millième du chiffre d’affaires ? Une augmentation substantielle des défaillances d’entreprises est à craindre. Le budget de l’État lui-même risque d’être affecté, avec la mise hors de contrôle de l’assiette fiscale déclarée par ces 150 000 entreprises. Des erreurs de déclarations de TVA ou de mauvaises interprétations de dispositions fiscales nouvelles sont à redouter. L’absence de commissaire aux comptes entraînerait également la suppression de la possibilité de révéler des faits délictueux au procureur de la République. Si, au niveau des petites entreprises, des adaptations sont nécessaires, elles doivent être menées en concertation avec les professionnels. Pour toutes ces raisons, il lui demande de préciser les intentions du Gouvernement en vue de pérenniser le rôle des commissaires aux comptes auprès des PME.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8294</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3978</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jacques Krabal</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[entreprises
	        Seuil d’exemption de l’audit légal
	        8294. — 15 mai 2018. — M. Jacques Krabal attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur les seuils d’exemption de l’audit légal envisagés dans le projet de réforme des PME. La volonté du Gouvernement dans la réforme des PME vise à accroître leur compétitivité : l’exemption de l’audit légal par des commissaires aux comptes qui s’appliquerait, si les seuils étaient relevés, permettrait ainsi aux PME de réaliser une économie d’une moyenne de 3 000 euros par an. Si cette mesure vise à alléger le quotidien des PME, elle interpelle sur plusieurs points. D’abord pour l’avenir des commissaires aux comptes qui, exceptés les grands cabinets d’audit nationaux, sont eux aussi des petites PME dont l’activité est de fait menacée à travers cette réforme. La profession craint terriblement ce projet, en particulier dans des territoires dont l’économie est principalement maillée de PME comme dans l’Aisne. Si c’est une charge en moins pour les PME, qui permettra sans doute de dégager un peu de trésorerie, il lui semble que son coût est dérisoire au regard de la compétitivité et de la plus-value que les commissaires aux comptes leur apportent. En effet, au-delà de l’obligation légale de certification des comptes, les commissaires aux comptes jouent également un rôle dans la préservation de l’emploi, et l’allègement du travail de la justice en exerçant un contrôle régulier permettant de réduire la fraude, d’effectuer des alertes en cas de situations économiques compliquées, et ainsi de limiter les risques d’insolvabilité des petites entreprises, de sécuriser le crédit inter-entreprises, principal mode de financement des TPE-PME. C’est un regard objectif, expert et externe qui peut être un bon appui pour un dirigeant d’entreprise afin d’améliorer son organisation et de se développer de manière pérenne, sans oublier les obligations de bonne gestion financière. Il lui semble que cette mesure, a priori positive pour les petites et moyennes entreprises françaises, peut devenir un cadeau empoisonné du point de vue de leur gestion et remettre en cause toute une profession qui pourtant, semble incontournable à l’économie du pays. Cette réforme, qui s’appuie sur celle de l’Union européenne, semble déjà être revue dans certains États membres : les seuils d’exemption de l’audit légal varient d’un État à un autre, pour s’adapter au plus près de leur tissu économique. Il lui demande s’il ne serait pas possible d’adapter dès maintenant ces seuils au maillage économique français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8295</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3979</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Robin Reda</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[entreprises
	        Seuils d’assujettissement des commissaires aux comptes
	        8295. — 15 mai 2018. — M. Robin Reda attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur les conséquences du relèvement des seuils d’assujettissement au contrôle légal d’un commissaire aux comptes dans les PME-PMI. En novembre 2017, le Gouvernement a confié une mission à l’inspection générale des finances (IGF) sur le niveau pertinent des seuils d’audit légal des comptes. Celui-ci a mis en lumière dans son rapport, l’opportunité de supprimer les commissaires aux comptes dans les PME. Cette proposition, reprise dans la loi PACTE, menace gravement la profession et son organisation territoriale. La profession de commissaire aux comptes assure en effet la fiabilité, la sincérité et la transparence des comptes tout en fournissant aux entreprises un accompagnement juridique de qualité ; condition sine qua non de stabilité et de croissance. Ainsi l’absence de commissaires aux comptes risquerait de faire augmenter le nombre irrégularités et serait un signal négatif envoyé en matière de transparence financière. En outre cette mesure provoquerait une grave baisse de l’activité des cabinets et menacerait 150 000 mandats (et emplois !) de commissaire aux comptes. Il convient également de souligner que cette mesure entraînerait une concentration certaine du marché de l’audit et donc une augmentation de coût de ses missions. Au regard de tous ces éléments, il lui demande de préciser les mesures que le Gouvernement envisage afin d’assurer le maintien de l’intervention des commissaires aux comptes dans les petites entreprises.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8309</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3979</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Bazin-Malgras</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôt sur le revenu
	        Demi-part fiscale veufs et veuves
	        8309. — 15 mai 2018. — Mme Valérie Bazin-Malgras attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur la situation fiscale des veufs et veuves. En effet, le décès de leur conjoint a pour conséquence de provoquer une augmentation brutale de leur revenu fiscal de référence et donc de leurs impôts. Or, depuis 2014, ils ne bénéficient plus de la demi-part fiscale supplémentaire accordée aux veufs ayant eu un enfant qui avait pour objet de compenser cette situation. Alors que les retraités constatent une baisse de leur niveau de vie d’année en année, elle lui demande si le Gouvernement envisage de rétablir la demi-part fiscale supplémentaire pour les veufs et veuves ayant eu un enfant.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8313</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3979</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gilles Lurton</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôts et taxes
	        Fiscalité entreprises du jouet
	        8313. — 15 mai 2018. — M. Gilles Lurton appelle l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur la concurrence déloyale dont sont victimes un grand nombre de commerces implantés physiquement sur le territoire national face aux géants de l’internet qui ont tous mis en place des schémas d’optimisation fiscale afin de réduire au maximum leurs impôts. En effet, force est de constater que les GAFA et géants de l’internet, via notamment leurs services market place, échappent en partie à la fiscalité française : TVA, impôts sur les sociétés et les nombreuses taxes locales auxquelles sont assujettis les commerces implantés physiquement sur le territoire national. Malgré une amélioration due à la récente décision de la Commission européenne de faire payer la TVA sur le lieu de la consommation, le modèle économique de ces géants de l’internet rend difficilement contrôlable son paiement et leur donne encore un avantage concurrentiel considérable. Concernant l’impôt sur les sociétés, celui-ci n’est toujours pas payé par les GAFA car leurs activités reposent sur des actifs incorporels et des données immatérielles. La mise en place, au niveau européen, d’une taxe d’égalisation sur le chiffre d’affaires par pays afin d’obliger ces multinationales du numérique à contribuer à leur juste mesure est une démarche décisive. Cependant, elle nécessite l’unanimité des États membres, ce qui semble, à ce jour, loin d’être réalisable au vu des réticences de certains pays pratiquant le dumping fiscal. Face à cette situation de concurrence déloyale très pénalisante pour les commerçants traditionnels, il lui demande de bien vouloir lui indiquer les actions et les mesures que le Gouvernement souhaite engager afin d’assurer une équité fiscale entre les commerçants physiquement implantés en France et les géants de l’internet. Le secteur du jouet est particulièrement frappé par cette concurrence déloyale et l’avenir de ces entreprises commerciales réparties sur l’ensemble du territoire français risque de s’en trouver menacé rapidement si aucune action n’est entreprise.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8382</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3979</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Typhanie Degois</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[taxe sur la valeur ajoutée
	        Taux réduit de TVA pour la réhabilitation de l’assainissement non collectif
	        8382. — 15 mai 2018. — Mme Typhanie Degois attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur le taux de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) appliqué lors des travaux de réhabilitation de l’assainissement individuel. Le code de la santé publique, en ses articles L.1331-1 et suivants, dispose de l’encadrement du raccordement des habitations au réseau public de collecte des eaux usées et des eaux pluviales. De ce fait, lorsqu’un diagnostic réalisé par le Service public d’assainissement non collectif (SPANC) présente une installation dite « à risque » ou « absente », les particuliers ont l’obligation de réaliser des travaux d’aménagement afin de raccorder les installations privées au système d’assainissement collectif. À ce titre, de multiples mesures incitatives existent à l’instar d’un taux de TVA réduit, d’aides versées par certains conseils départementaux ou par l’Agence nationale de l’habitat. Ainsi, lorsque des propriétaires de logements datant de plus de deux ans désirent effectuer les travaux de raccordement au réseau d’assainissement collectif, ceux-ci peuvent bénéficier d’un taux de TVA de 10 %, au lieu de 20 %, à condition que les travaux soient réalisés par un professionnel. Si le dispositif proposé est louable, il intrigue quant au taux de TVA appliqué, puisque le Bulletin officiel des impôts n° BOI-TVA-LIQ-30-20-95-20140225 précise que la TVA est perçue au taux réduit de 5,5 % sur les travaux d’amélioration de la qualité énergétique portant sur des locaux à usage d’habitation achevés depuis plus de deux ans. Au même titre que les travaux de rénovation énergétique, il apparaîtrait donc normal et cohérent que les travaux réalisés dans le cadre de la réhabilitation de l’assainissement non collectif bénéficient du même traitement fiscal. Afin d’accélérer la réhabilitation de l’assainissement non collectif, elle lui demande que le taux de TVA applicable aux travaux de raccordement au réseau d’assainissement collectif soit abaissé au taux réduit de 5,5 %.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8388</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3980</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marianne Dubois</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[transports ferroviaires
	        Grève SNCF et marché des céréales en France
	        8388. — 15 mai 2018. — Mme Marianne Dubois attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur les conséquences de la grève de la SNCF sur le fret des céréales en France. Selon l’association des producteurs de blé (AGPB) 13 % des volumes de céréales sont transportés par le train. Or celles-ci se trouvent immobilisées, retardées dans leur transport et en conséquence se dévaluent. De surcroît, « les surcoûts liés au changement de transport atteignent 4 à 25 euros » selon l’AGPB. Elle lui demande quelles compensations, ou quelles alternatives le Gouvernement envisage de déployer pour assurer la viabilité économique de ce secteur français essentiel.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8264</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3980</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Damien Pichereau</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances (Mme la SE auprès du ministre)</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[consommation
	        Bloctel
	        8264. — 15 mai 2018. — M. Damien Pichereau alerte Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie et des finances, sur le manque d’efficacité de la plateforme Bloctel. L’outil « Bloctel » est une liste d’opposition au démarchage téléphonique sur laquelle tout consommateur peut s’inscrire gratuitement afin de ne plus être démarché téléphoniquement par un professionnel avec lequel il n’a pas de relation contractuelle en cours. Cette plateforme a été lancée en 2016 et compte plusieurs millions d’inscrits. Cependant, plusieurs études indépendantes pointent ses défaillances, ainsi près d’une personne sur deux indiquerait recevoir des appels aussi nombreux alors même qu’ils sont inscrits sur la liste d’opposition. Aussi, il souhaiterait savoir ce que le Gouvernement prévoit afin de s’assurer de l’efficacité de Bloctel car cela correspond à une vraie attente des citoyens et constitue une avancée importante dans la protection contre la prospection téléphonique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8284</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3980</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Lorion</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement
	        Quel statut pour les assistants d’éducation (AED) TICE?
	        8284. — 15 mai 2018. — M. David Lorion attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur la situation des assistants d’éducation TICE. Dans les établissements scolaires, ces personnels non titulaires sont principalement chargés d’apporter une assistance aux usages informatiques, à l’installation de matériels et de logiciels, à la maintenance et aux petites réparations. Leur présence se révèle de plus en plus indispensable compte tenu de la place croissante prise par l’informatique dans l’éducation et dans le bon fonctionnement administratif des établissements. Or malgré ces besoins importants, leur statut demeure très précaire. En effet, les AED TICE sont en contrat pour seulement une durée d’un an et avec une reconduction annuelle d’un maximum de six années. À l’issue de cette période, il n’est pas toujours facile pour eux de retrouver une autre activité professionnelle. Dans ces conditions, il est impossible pour ces personnes de faire des projets d’avenir, d’avoir le sentiment d’être utile socialement. Quant aux établissements, à la fin du contrat de leur AED, ils doivent trouver de nouveaux candidats qui n’ont pas l’expérience et la connaissance du fonctionnement de leurs matériels et de leur réseau. Il serait sans doute utile et plus efficace de créer un poste de technicien informatique dans les écoles et lycées. Il souhaiterait savoir quel statut il pourrait proposer aux assistants d’éducation TICE afin d’améliorer leur situation et de conforter ainsi au quotidien l’encadrement informatique des établissements scolaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8286</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3981</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Raphaël Schellenberger</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement maternel et primaire
	        Missions des directeurs des écoles - Tâches administratives
	        8286. — 15 mai 2018. — M. Raphaël Schellenberger interroge M. le ministre de l’éducation nationale sur l’alourdissement des tâches administratives qui pèsent sur le quotidien des directeurs des écoles primaires. La fonction de directeur place ce dernier au croisement de l’ensemble des problématiques liées à la vie de son établissement. Ce positionnement singulier, constituant tout à la fois une exigence et un atout, repose sur un équilibre aujourd’hui menacé : une faculté à être non seulement directeur mais également à demeurer un enseignant parmi les enseignants. Cet équilibre est progressivement rompu par le poids croissant des tâches administratives relevant de la compétence du directeur qui l’éloigne inévitablement de ses prérogatives d’enseignant. L’inquiétante tendance au regroupement des écoles dans nombre de territoires ruraux vient renforcer cette dynamique faisant grandir la distance entre les missions de direction et d’enseignement. Il l’interroge donc sur les mesures que le Gouvernement entend proposer afin de mieux définir les missions des directeurs des écoles et de pérenniser l’équilibre entre d’une part l’exercice de ladite direction et d’autre part le précieux temps d’enseignement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8287</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3981</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Bouillon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement privé
	        Enseignants dans l’enseignement privé sous contrat
	        8287. — 15 mai 2018. — M. Christophe Bouillon interroge M. le ministre de l’éducation nationale sur le statut précaire des enseignants dans l’enseignement privé sous contrat. Plus de 40 % d’entre eux sont exposés à un temps partiel imposé. Leur niveau de rémunération se révèle extrêmement faible et sans aucune possibilité d’avancement. Les retards dans le versement de leur rémunération sont conséquents. Leur charge de travail est souvent trop importante et on leur demande sans cesse plus de flexibilité : les disciplines et les niveaux d’enseignement leur sont parfois communiqués la veille pour le lendemain. Ces enseignants, parfois très expérimentés, ont pourtant fait la preuve de leur professionnalisme et le système scolaire français ne saurait fonctionner correctement sans leur apport déterminant. Aussi, il lui demande quelles mesures il envisage afin de conforter leur position au sein de la communauté éducative, le cas échéant par un plan de titularisation ou d’autres avancées en termes d’avancement ou de revalorisation salariale. Il lui demande aussi la reprise, sans plus attendre, des discussions engagées dans le cadre d’un groupe de travail sur la gestion des maîtres délégués de l’enseignement privé sous contrat.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8288</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3981</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Reitzer</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement secondaire
	        Enseignement du latin et du grec ancien
	        8288. — 15 mai 2018. — M. Jean-Luc Reitzer attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur l’enseignement du latin et du grec ancien au collège et au lycée ; enseignement défendu par les professeurs de lettres classiques depuis de nombreuses années. En effet, une circulaire promouvant l’enseignement des langues anciennes a été publiée au début de l’année 2018 et le rapport sur l’avenir des langues anciennes commandé par le ministre a été rendu public peu de temps après. Lors de son discours devant l’Académie française, le 20 mars 2018, le Président de la République fait même état d’une « revitalisation résolue des langues anciennes ». Pourtant, la réalité sur le terrain semble différente. En effet, dans les collèges et les lycées, les professeurs de lettres classiques peinent à faire appliquer les textes officiels. La situation dramatique qui a réduit l’horaire de latin à 5h et celui du grec ancien à 2h dans la réforme du collège se maintient pour la rentrée 2018. L’enseignement du grec ancien est en danger avec 1 000 élèves en moins à la rentrée 2017. Sans parler de la réforme du lycée qui va achever le travail de destruction des langues anciennes. Aussi, il lui demande ce que compte faire le Gouvernement pour préserver l’enseignement des langues anciennes dans les collèges et lycées de la République.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8289</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3982</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Didier Le Gac</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement secondaire
	        Enseignement du latin et du grec ancien dans le secondaire
	        8289. — 15 mai 2018. — M. Didier Le Gac attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur l’enseignement du latin et du grec ancien dans le secondaire. En effet, il a été sollicité à ce sujet par l’ARELA, Association régionales des enseignants de langues anciennes en Bretagne. Si cette association a pu obtenir du ministère des garanties sur le nombre d’heures consacrées au grec ancien et au latin au collège, elle lui a fait part de son inquiétude concernant la rentrée 2018 pour le nombre d’heures dévolues à ces enseignements au lycée. Afin de dissiper l’inquiétude de cette association d’enseignants, il lui demande quel nombre d’heures est envisagé pour l’étude du latin et du grec ancien en lycée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8290</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3982</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gilles Lurton</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement secondaire
	        Enseignement langues anciennes - Latin et grec
	        8290. — 15 mai 2018. — M. Gilles Lurton appelle l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur l’enseignement des langues anciennes et notamment du latin et du grec au collège et au lycée. Alors que les orientations annoncées par le Gouvernement laissaient penser un changement réel de la politique éducative en matière d’enseignement du latin et du grec ancien pour tous les élèves, changement réclamé et attendu par les professeurs de lettres classiques depuis plusieurs années, la réalité sur le terrain reste bien différente et les professeurs de lettres classiques doivent continuer à se battre pour faire appliquer les textes officiels en collège et en lycée. La situation dramatique qui a réduit l’horaire de latin à 5 heures et celui du grec ancien à 2 heures dans la réforme du collège se maintient pour la rentrée 2018. L’enseignement du grec ancien est en danger (1 000 élèves en moins à la rentrée 2017) et la réforme des lycées risque d’aggraver cette situation : La spécialité grec ancien ou latin du bac en série L est purement et simplement supprimée ; Les parents d’élèves ne pourront plus prendre qu’une seule option ; le coefficient 3 disparaît et cette énième réforme anéantit plus généralement les possibilités des élèves qui voudraient privilégier des études plus littéraires que scientifiques. Si des réponses ont été données par son ministère sur les horaires de collèges, à savoir une heure de plus en quatrième et en troisième, les lycées restent actuellement dans la plus totale incertitude sur le devenir de l’enseignement des langues anciennes. Lors de sa prise de fonction, M. le ministre déclarait « Le latin est au cœur de notre langue, donc structure notre mentalité. Sur les cinq années à venir, je veux un retour du latin et du grec, adapté au XXIème siècle, qui crée du désir ! ». Aussi, il lui demande de bien vouloir lui faire connaître ses intentions pour que ses annonces en faveur de l’enseignement des langues anciennes deviennent une réalité dans les collèges et dans les lycées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8304</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3982</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Françoise Dumas</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[formation professionnelle et apprentissage
	        Centres d’information et d’orientation
	        8304. — 15 mai 2018. — Mme Françoise Dumas attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur l’éventuelle fermeture des centres d’information et d’orientation (CIO). En effet, les dispositions du projet de loi sur la formation professionnelle et l’apprentissage transfèrent aux régions la compétence orientation. Implantés dans les territoires, les CIO mettent à disposition des psychologues de l’éducation nationale au sein des établissements scolaires, afin d’offrir à la population un service d’orientation favorisant l’insertion par la formation. Ils accueillent et conseillent gratuitement tous les publics, scolarisés ou non, en décrochage ou en situation de handicap, dans l’élaboration d’un projet d’étude ou d’insertion professionnelle, et présentent une interface précieuse pour le système éducatif. Les professionnels de l’orientation s’interrogent sur la capacité de cette recentralisation à maintenir un service gratuit de proximité, ce dernier permettant de répondre efficacement aux besoins locaux et de réduire considérablement les inégalités sociales et territoriales. Aussi, elle souhaiterait connaître sa position et avoir des précisions qui permettraient de répondre aux inquiétudes de l’ensemble des acteurs de l’orientation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8305</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3982</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. André Chassaigne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[formation professionnelle et apprentissage
	        Les conséquences du transfert annoncé des compétences des CIO aux régions
	        8305. — 15 mai 2018. — M. André Chassaigne interroge M. le ministre de l’éducation nationale sur les conséquences du transfert annoncé des compétences des centres d’information et d’orientation (CIO) aux régions. En effet, l’article 10 du projet de loi « sur la formation professionnelle, l’apprentissage et l’orientation », présenté le 27 avril 2018 en conseil des ministres, prévoit le transfert aux régions des compétences actuelles en matière d’orientation des CIO et de leurs agents. Cette annonce brutale remet clairement en cause le service public d’orientation de l’éducation nationale, avec son implantation au plus près des territoires par son réseau de 478 CIO, dont 4 dans le département du Puy-de-Dôme, et ses spécificités reconnues en matière d’indépendance et de travail partenarial, à la fois au service des jeunes scolarisés mais aussi de tous les publics en matière d’orientation ou de formation. Ainsi, les missions des CIO ont toujours été d’accueillir gratuitement et de rechercher des solutions pour toutes les personnes présentant des difficultés d’orientation ou de formation, qu’il s’agisse de jeunes scolarisés ou non, d’étudiants, d’adultes en reconversion ou en recherche d’emploi, ou de personnes en situation de handicap. Si l’essentiel des missions des CIO sont déjà effectuées au sein des établissements scolaires, les 3 700 psychologues de l’éducation nationale en service au sein des CIO assurent un service de très haut niveau dans l’accompagnement des différents publics, quels que soient leur niveau de formation et leurs projets, et en interface entre les établissements scolaires et les structures extérieures. Les directeurs de CIO sont également responsables des différents réseaux en matière de lutte contre le décrochage scolaire, ainsi que de l’accueil des jeunes migrants mineurs, isolés ou non, et majeurs, pour les orienter dans les établissements scolaires. Très clairement, ce sont l’ensemble de ces missions spécifiques, gages à la fois d’indépendance et d’efficacité, qui seront remises en cause par une suppression à terme du réseau des CIO consécutivement au transfert de leurs compétences aux régions et de la volonté affichée d’intégration des services au sein des établissements scolaires. Une telle réforme présente clairement le risque à la fois d’une perte d’autonomie des CIO dans l’accompagnement des projets des élèves, et d’abandon de l’accueil de publics non-scolarisés, qui seraient alors livrés pour leur orientation à des organismes privés lucratifs. Aussi, il lui demande s’il compte revenir sur ce transfert des compétences des CIO et réaffirmer le maintien du service public d’orientation au sein de son ministère.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8306</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3983</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Becht</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[formation professionnelle et apprentissage
	        Maintien des centres d’information et d’orientation
	        8306. — 15 mai 2018. — M. Olivier Becht attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur le maintien des centres d’information et d’orientation (CIO). Dans le cadre de la réforme de la formation professionnelle, l’article 10 de l’avant-projet de loi annonce le transfert de la responsabilité de l’orientation aux régions. Si l’on peut y voir là une volonté claire d’améliorer la lisibilité de l’action dans ce domaine, il semble primordial de pouvoir conserver le relais que constituent les centres d’information et d’orientation, organismes relevant de l’éducation nationale et qui contribuent activement au service public régional de l’orientation à travers leurs actions, le suivi, l’accompagnement et l’aide gratuite qu’ils peuvent apporter aux jeunes scolarisés, décrocheurs, déscolarisés ou nouvellement arrivés en France. Les CIO constituent ainsi un vrai point d’entrée dans le monde de l’éducation nationale grâce à un maillage territorial qui a fait ses preuves, non seulement au sein des établissements scolaires, mais également dans le cadre de leurs permanences à l’extérieur, qu’il conviendrait de maintenir en appui aux futures instances régionales. Ainsi, il souhaiterait connaître les orientations du Gouvernement en ce qui concerne ces centres d’information et d’orientation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8335</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3983</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sabine Rubin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[personnes handicapées
	        Scolarisation des élèves sourds en Seine-Saint-Denis
	        8335. — 15 mai 2018. — Mme Sabine Rubin attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur la scolarisation des élèves sourds en Seine-Saint-Denis et partout en France. L’article L. 111-1 du code de l’éducation affirme que le service public doit veiller à l’inclusion scolaire de tous les enfants, sans distinction. L’article L. 112-2-2 du code de l’éducation dispose que « Dans l’éducation et le parcours scolaire des jeunes sourds, la liberté de choix entre une communication bilingue, langue des signes et langue française, et une communication en langue française est de droit. Un décret en Conseil d’État fixe, d’une part, les conditions d’exercice de ce choix pour les jeunes sourds et leurs familles, d’autre part, les dispositions à prendre par les établissements et services où est assurée l’éducation des jeunes sourds pour garantir l’application de ce choix ». Pourtant, en Seine-Saint-Denis, la seule classe LSF prévoyant un parcours bilingue (LSF/français écrit) va fermer à la rentrée 2018. En Normandie, à Caen, les parents sont obligés d’attaquer l’État pour que leurs enfants puissent étudier dans des conditions normales. À Bordeaux et à Marseille, les parents se sont vu refuser la création d’un PEJS par les services de l’État. Ces enfants sont condamnés à changer de département pour pouvoir suivre une scolarité adaptée, ce qui pose de nombreux problèmes en matière de mobilité surtout en milieu rural et pour les trajets de banlieue à banlieue. Pire, les rares classes existantes sont déjà surchargées par les élèves du territoire. Il n’y a donc plus de place pour les élèves sourds de Seine-Saint-Denis qui étaient censés rejoindre une classe Ulis du collège de Noisiel en Seine-et-Marne. Cette inégalité criante exclut de fait des enfants du système scolaire contrairement à ce que garantissent les lois de la République. Elle souhaite donc savoir quelles mesures il souhaite prendre pour respecter la loi afin d’assurer l’égalité d’accès à l’éducation pour les enfants atteints de surdité en Seine-Saint-Denis et en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8336</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3984</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Dharréville</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[personnes handicapées
	        Scolarisation des enfants souffrant d’autisme
	        8336. — 15 mai 2018. — M. Pierre Dharréville appelle l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur les difficultés que rencontrent les parents d’enfants autistes pour scolariser leurs enfants. La scolarisation des enfants autistes s’inscrit dans le cadre de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. Aujourd’hui seulement 30 % des enfants concernés sont scolarisés en maternelle deux jours ou moins par semaine. Leur accueil demande la présence d’une AVS pour les accompagner tout au long de la journée dans l’accomplissement des tâches scolaires et dans leurs différents besoins. Or ces personnels sont recrutés dans le cadre d’un contrat à durée déterminée pour une période d’un an renouvelable. À la précarité de l’emploi des personnels s’ajoute un fonctionnement peu propice à apporter aux enfants la stabilité relationnelle nécessaire à leur épanouissement dans le milieu scolaire. Ainsi dans sa circonscription, plusieurs parents témoignent que leurs enfants subissent des périodes sans AVS ce qui les contraint à déscolariser leurs enfants en attendant la nomination d’une AVS ; d’autres se plaignent de changements d’AVS en cours d’année ; d’autres encore, déplorent des insuffisances en matière de formation des AVS créant parfois des incompréhensions voire des tensions avec les familles. Ces situations ne sont pas de nature à favoriser l’inclusion réussie des enfants ni à contribuer à leur progression. Au mois d’avril 2018, le Président de la République a dévoilé les principales mesures du plan autisme. Celui-ci s’articule autour de plusieurs objectifs dont celui d’atteindre 100 % de scolarisation en maternelle pour la classe d’âge née en 2018 et qui rentrera à l’école en 2021. Si l’on se félicite de cette annonce, elle ne rassure pas les familles quant à la prise en charge de leurs enfants à la rentrée 2018. Il lui demande de l’informer des mesures prévues pour la rentrée 2018 afin de garantir, à chaque enfant, un accompagnement stable et durable dès son premier jour d’école et sans discontinuité tout au long de l’année scolaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8266</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3984</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laëtitia Romeiro Dias</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Égalité femmes hommes</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[crimes, délits et contraventions
	        Imprescriptibilité des actes pédophiles commis sur mineurs
	        8266. — 15 mai 2018. — Mme Laëtitia Romeiro Dias interroge Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, sur les violences sexuelles commises sur mineurs. Cette question est posée au nom de M. Thierry Pernet. Beaucoup d’enfants devenus adultes après avoir été victimes dans leurs jeunes années d’un pédophile, que celui-ci soit dans le cercle familial ou un parfait inconnu, se voient privés de leur droit à agir en justice et à faire valoir leur statut de victime au motif de la prescription de ce crime. Cette situation est intolérable. Comment peut-on priver une personne d’agir en justice, surtout lorsqu’il s’agit de crimes aussi ignobles. Aucun argument ne justifie cette situation, ni le droit à l’oubli, ni la difficulté de récupérer des preuves. Les crimes sexuels sur enfants devraient être assimilés à des crimes contre l’humanité et donc devenir imprescriptibles. Avec les conséquences de ces crimes sur un être en construction, le refus jusqu’à présent de voir augmenter les délais de prescription était inacceptable ; à quand leur augmentation jusqu’à rendre ces crimes imprescriptibles en droit ? Elle lui demande quelles sont les intentions du Gouvernement en la matière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8267</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3984</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Pascale Fontenel-Personne</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Égalité femmes hommes</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[crimes, délits et contraventions
	        Récidive des délinquants sexuels
	        8267. — 15 mai 2018. — Mme Pascale Fontenel-Personne appelle l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, sur la récidive des délinquants sexuels. Le viol et la mort d’Angélique le 25 avril 2018 relance le débat sur la récidive des délinquants sexuels et lui rappelle le viol et le meurtre en Belgique de Louise Lavergne, 22 ans, étudiante sarthoise le 11 octobre 2017. Mme la députée aimerait attirer l’attention de Mme la ministre sur ce douloureux sujet. Dans les deux cas, il s’agit de voisins des victimes et de récidivistes. Angélique a suivi ce voisin parce qu’elle le connaissait, ce n’était pas un inconnu pour elle. Mais tout le monde ignorait son passé. Louise elle, avait par contre dénoncé le comportement de son voisin à la police à 2 reprises ; en effet il s’était exhibé nu devant la porte de son appartement. La police n’avait pas vérifié son identité. Il était pourtant en liberté conditionnelle à la suite d’une condamnation pour viol. L’homme qui a avoué le meurtre d’Angélique avait déjà été condamné en 1996 pour le viol d’une adolescente du même âge. Le seul dispositif qui existait à l’époque de sa condamnation était « l’obligation de soins » dans les cas de libération conditionnelle. Or il n’avait pas bénéficié d’une libération conditionnelle ; l’obligation de soins ne lui a donc pas été imposée. Deux ans plus tard, la loi Guigou introduisait l’injonction de soins et le suivi socio-judiciaire des auteurs de violences sexuelles. Le juge de l’application des peines peut aujourd’hui prolonger la peine si le condamné ne se conforme pas à l’injonction de soins. Vingt ans plus tard, la situation a bien évolué mais souffre toujours d’un grand manque de moyens et d’un malaise social certain vis-à-vis des déviances sexuelles. Cette loi n’a pas permis d’endiguer totalement la récidive. 6 % de récidive de crimes sexuels c’est encore trop. Que faire ? Malgré les inscriptions au fichier judiciaire national automatise des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (Fijais) - fichier qui compte 70 000 noms - il n’est utile qu’après la commission des faits, il ne sert pas à la prévention. Cela n’est pas suffisant. Aux États-Unis, il existe des applications pour géolocaliser les délinquants sexuels mais en France, l’inscription au Fijais n’est pas publique. Il est considéré que la personne a le droit de refaire sa vie et de se réinsérer lorsqu’elle a purge sa peine et Mme la députée partage cette option. Tout ne peut être traité par le juridique et l’injonction de soins coûte cher et connaît ses limites. À deux reprises, en 2007 et 2009, la castration chimique imposée avait été envisagée mais rejetée par le Parlement. Les médecins hésitent et cherchent de nouvelles solutions : thérapie de groupe, formation en criminologie des psychiatres et psychologues, etc. De nouveaux dispositifs doivent être mis en place, on doit réfléchir à des aspects préventifs efficaces. La société attend d’être rassurée et protégée. Que peut-on faire pour lutter contre la récidive ? Comment faire pour que ces délinquants prennent conscience de l’horreur de leurs actes ? Doit-on durcir les peines sur les primo-délinquants sexuels afin de dissuader fortement ? Le sujet ne doit plus être abordé uniquement au détour de drames comme la mort d’Angélique ou de Louise. La loi sur les violences sexuelles et sexistes arrive au Parlement - il faut savoir également ouvrir ce débat. Elle souhaiterait donc connaître ses intentions sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8301</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3985</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie Tamarelle-Verhaeghe</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Égalité femmes hommes</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[femmes
	        Renforcement de l’ordonnance de protection et disparités territoriales
	        8301. — 15 mai 2018. — Mme Marie Tamarelle-Verhaeghe interroge Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, sur le développement de l’ordonnance de protection. L’ordonnance de protection, introduite aux articles 515-9 à 515-12 par loi no 2010-769 du 9 juillet 2010, permet d’assurer la protection de la victime de violences au sein d’un couple ou par un ancien conjoint, partenaire d’un PACS ou concubin. Dans son rapport d’information no 4525, la délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes de l’Assemblée nationale dressant le bilan des mesures adoptées au cours de la précédente législature, préconisait d’améliorer l’application de l’ordonnance de protection en raccourcissant les délais de délivrance, favorisant son usage et en procédant à une évaluation quantitative et qualitative du recours à l’ordonnance de protection sur l’ensemble du territoire et par ressort de TGI. Aux enjeux de raccourcissement des délais et d’information, s’ajoute la question des disparités territoriales quant à la délivrance d’une telle ordonnance. Selon le rapport sur l’évaluation de dispositifs de prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes de la mission permanente d’évaluation de la politique de prévention de la délinquance de novembre 2015, « le dispositif est davantage mis en œuvre lorsque les JAF ont été spécialement formés et sensibilisés à son emploi et que l’ensemble des acteurs ont été associés à des protocoles communs élaborés dans ce but ». Considérant la déclaration de l’égalité entre les femmes et les hommes « grande cause nationale » du quinquennat 2017-2022, elle souhaite savoir quelles mesures elle entend prendre afin de renforcer l’ordonnance de protection.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8353</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3985</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Franck Riester</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Égalité femmes hommes</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[professions de santé
	        Congé maternité des femmes exerçant une profession libérale paramédicale
	        8353. — 15 mai 2018. — M. Franck Riester appelle l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, sur la situation des femmes exerçant une profession libérale paramédicale et plus précisément sur leur congé maternité. Actuellement, les professionnelles paramédicales touchent, lors de leur congé maternité, une allocation de près de 3 200 euros ainsi qu’une indemnité journalière de 41 euros nets. Toutefois, les frais liés au cabinet et les cotisations professionnelles doivent être payés. Or il se trouve que ces frais dépassent de loin les allocations versées. Dès lors, il devient difficile pour ces femmes de concilier travail et maternité. Un tel système peut paraître injuste au vu des conditions de prise en charge, par l’assurance maladie, des femmes médecins libérales qui bénéficient d’une aide financière de 2 066 à 3 100 euros mensuels destinée au paiement des charges afférentes à leur cabinet. Ainsi, il lui demande quelles mesures compte prendre le Gouvernement pour mettre fin à une telle inégalité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8291</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3986</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Garcia</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur, recherche et innovation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement supérieur
	        La formation des étudiants aux enjeux climatiques
	        8291. — 15 mai 2018. — M. Laurent Garcia attire l’attention de Mme la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation sur la formation des étudiants aux enjeux climatiques. La Stratégie nationale de l’enseignement supérieur (StraNES), prévue par la loi du 22 juillet 2013 sur l’enseignement supérieur et la recherche et publiée en septembre 2015, indique que l’ensemble des étudiants doit pouvoir bénéficier d’éléments de formation aux enjeux du développement durable. Trois ans après la COP21 et alors que la lutte contre le dérèglement climatique va être constitutionnalisée, l’objectif n’est pas atteint, et ce pour deux raisons essentielles. D’une part, l’emploi du terme « développement durable » est problématique car il ne donne aucune indication précise sur les notions devant être enseignées. Le cours peut donc porter sur les questions de responsabilité, d’éthique ou encore d’inégalités sociales sans qu’une priorisation soit établie. Pourtant, il semble indispensable que les problématiques environnementales fassent systématiquement partie des enseignements délivrés. Par ailleurs, le consensus scientifique étant établi sur le climat, ce grâce aux travaux menés par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) depuis 1988, il paraît pertinent que cet enjeu constitue le point central d’une formation aux problématiques environnementales. D’autre part, on constate actuellement que seule une minorité d’étudiants inscrits dans des filières dédiées abordent effectivement ces problématiques. Il n’existe aujourd’hui aucune donnée sur la formation aux enjeux environnementaux des étudiants en formation généraliste. Les seules informations existantes sont celles issues du travail mené par le Commissariat général au développement durable (CGDD) et portent sur les formations environnementales. À l’heure où, selon une étude de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), 47 % des jeunes considèrent le changement climatique comme le problème environnemental le plus préoccupant, où ils s’interrogent sur leur avenir dans la société et sur le sens de leur vie professionnelle, leur fournir des éléments de formation sur ce sujet semble primordial. Il lui demande donc de quelle manière le ministère compte se saisir de ce sujet afin qu’ in fine, l’ensemble des étudiants, notamment des filières généralistes, soient correctement formés à l’enjeu climatique ; condition préalable à la réalisation du défi que constitue la transition énergétique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8340</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3986</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Céline Calvez</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur, recherche et innovation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[politique extérieure
	        Coopération universitaire entre la France et l’Inde
	        8340. — 15 mai 2018. — Mme Céline Calvez interroge Mme la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation sur la coopération universitaire entre la France et l’Inde. Lors de son déplacement en Inde les 10 et 11 mars 2018, le Président de la République Emmanuel Macron a annoncé un renforcement du partenariat pour la jeunesse et l’innovation. Avec lui, Mme la ministre a annoncé que d’ici 2020 la France a pour objectif de doubler le nombre d’étudiants indiens qu’elle accueille sur son sol, c’est à dire en accueillir 10 000 par an. 60 % de la population indienne a moins de 25 ans, ce qui représente 600 millions de personnes, soit près de 9 fois la population française. Sur ces 600 millions, près de 300 000 sont en mobilité, classant ainsi l’Inde au 2ème rang des pays les plus mobiles au monde. Cette jeunesse que nous avons la volonté d’accueillir se dirige aujourd’hui le plus souvent vers d’autres pays que la France, préférant les Etats-Unis, l’Australie, le Canada, le Royaume-Uni, la Nouvelle Zélande ou encore les Émirats arabes unis et l’Allemagne. Les étudiants français quant à eux partent très peu en Inde, ce qui ne favorise pas les échanges entre les universités des deux pays. Suite à la visite d’État du Président, quelles sont concrètement les actions prévues pour accentuer la coopération universitaire entre l’Inde et la France, que ce soit pour attirer les étudiants indiens en France que pour inciter les étudiants français à partir en Inde.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8341</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3987</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Loïc Prud’homme</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[politique extérieure
	        Exhumation Renée Lafont - Guerre d’Espagne
	        8341. — 15 mai 2018. — M. Loïc Prud’homme attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la nécessité de l’exhumation, de l’identification et du rapatriement de Renée Lafont. Écrivaine et journaliste française, elle partit couvrir la guerre civile espagnole suite au coup d’État du 18 juin 1936. Elle aurait été fusillée par les militaires franquistes, le 1er septembre 1936, ce qui ferait d’elle la première femme journaliste assassinée dans l’exercice de son métier pendant une guerre. Son corps repose au cimetière de la Salud à Cordoue, dans une fosse commune, au côté de 2 000 autres victimes des crimes de la dictature. L’État espagnol se doit d’assumer ses responsabilités dans la localisation, l’exhumation et l’identification des « disparus ». Il en va du respect de la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées (ONU, 2006). Pour s’y conformer et tenter de rompre le pacte de silence, d’amnistie et d’amnésie, la municipalité de Cordoue et la région d’Andalousie ont décidé de s’engager dans une démarche de vérité, justice et réparation. Un « protocole d’objectifs » a été mis en place afin de programmer l’exhumation des 4 000 corps, parmi lesquels celui de Renée Lafont, des deux fosses communes de Cordoue. L’exhumation et l’identification de ses restes ainsi que ceux des 4 000 autres personnes est un enjeu humain et politique incontournable pour l’Espagne mais aussi pour la France. Il s’agit d’établir la vérité sur son histoire et de lui rendre un hommage à la hauteur de son engagement. C’est pourquoi il lui demande ce qu’il compte faire pour appuyer, soutenir la démarche de la municipalité de Cordoue et faire rapatrier la dépouille de la journaliste, romancière française, Renée Lafont.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8342</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3987</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. André Chassaigne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[politique extérieure
	        Interdiction importation produits issus colonies israéliennes Palestine occupée
	        8342. — 15 mai 2018. — M. André Chassaigne interroge M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la nécessité de respecter le droit international en prévoyant l’interdiction d’importation des produits issus des colonies israéliennes en Palestine occupée. L’illégalité de la colonisation israélienne a été rappelée par la résolution 2334 du Conseil de sécurité des Nations unies du 23 décembre 2016. Cette résolution « Réaffirme que la création par Israël de colonies de peuplement dans le Territoire palestinien occupé depuis 1967, y compris Jérusalem-Est, n’a aucun fondement en droit et constitue une violation flagrante du droit international et un obstacle majeur à la réalisation de la solution des deux États et à l’instauration », « Exige de nouveau d’Israël qu’il arrête immédiatement et complètement toutes ses activités de peuplement dans le Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et respecte pleinement toutes les obligations juridiques qui lui incombent à cet égard » et « Demande à tous les États […] de faire une distinction, dans leurs échanges en la matière, entre le territoire de l’État d’Israël et les territoires occupés depuis 1967 ». L’Union européenne a publié une communication interprétative sur l’étiquetage des produits en provenance des territoires occupés par Israël depuis 1967. Cette communication a été suivie de la publication d’un avis en France, en direction des opérateurs économiques, publié le 24 novembre 2016. Elle permet, en théorie, au consommateur français de faire la distinction entre les produits qui proviennent d’Israël et ceux provenant des colonies illégales installées sur le territoire palestinien occupé ou dans le Golan occupé. Mais, dans la réalité, cet étiquetage différencié, outre les difficultés rencontrées par sa mise en application, reste insuffisant au regard du droit international. Au regard de la continuité des politiques de peuplement conduites par l’État israélien en Territoire palestinien occupé, la France doit respecter pleinement le droit international humanitaire et se mettre en conformité avec ses obligations de ne pas prêter aide ou assistance aux colonies illégales. Cela doit donc se traduire par l’interdiction d’importation des produits des colonies. Il souhaite donc connaître sa position et les démarches qu’il compte prendre pour que la France envisage d’interdire d’importation des produits issus des colonies illégales, et empêcher les entreprises domiciliées en France d’avoir des activités avec ces colonies.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8343</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3987</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Muriel Ressiguier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[politique extérieure
	        Lutte contre la malnutrition et sécurité alimentaire
	        8343. — 15 mai 2018. — Mme Muriel Ressiguier appelle l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur le relevé de décision du dernier comité interministériel de la coopération internationale et du développement (CICID). Le décret no 98-66 du 4 février 1998, a créé le CICID, qui vise, entre autres, à fixer les orientations relatives aux objectifs et aux modalités de la politique de coopération internationale et d’aide au développement. Hors, la lutte contre la sous-nutrition ne fait l’objet d’aucun engagement financier, dans le relevé de décision du dernier CICID du 8 février 2018. Le Sahel, par exemple, semble être la priorité géographique de la politique de développement du Gouvernement. Au sein des pays de l’alliance Sahel, 11,4 millions de personnes sont sous-alimentées (32 % dans des pays comme le Tchad) et plus de 8 millions de femmes souffrent encore d’anémie. Il semble évident que ce développement, ainsi que toute promesse de stabilité dans la région, ne seront tenables que si la situation nutritionnelle s’améliore ; et dans cette situation, la politique française de développement au Sahel devrait prioriser et financer la lutte contre la faim mais ce n’est pas le cas. La courbe de la faim remonte pour la première fois depuis 10 ans et elle concerne 11 % de la population mondiale, d’après les chiffres de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture. 2017 a été marquée par 4 crises alimentaires alarmantes au Yémen, au Nigéria, au Sud-Soudan et en Somalie. 6 900 enfants décèdent chaque jour de causes liées à la sous-nutrition, soit 5 enfants chaque minute. Or en 2015, la France ne consacrait que 25 millions d’euros de son APD à la nutrition alors que la Grande-Bretagne allouait, elle, 700 millions d’euros. Elle lui demande donc si le Gouvernement a pris conscience du fait que la lutte contre la malnutrition et la sécurité alimentaire sont des priorités. Elle lui demande également quels engagements concrets et chiffrés va prendre la France pour améliorer au plus vite cette situation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8344</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3988</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Louis Aliot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[politique extérieure
	        Persécutions politiques à Brazzaville : l’urgence d’agir diplomatiquement !
	        8344. — 15 mai 2018. — M. Louis Aliot alerte M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation des opposants politiques au Congo-Brazzaville et les persécutions subies. M. le député alerte depuis déjà longtemps (lorsqu’il était parlementaire européen), les dirigeants français sur la situation catastrophique des libertés politiques et démocratiques ainsi que sur les atteintes aux droits de l’Homme dans ce pays pourtant ami de la France. Après un référendum douteux et des élections présidentielles suspectes en ce qui concerne les résultats, le pouvoir en place à Brazzaville a multiplié les arrestations arbitraires de pratiquement tous les opposants politiques qui se sont présentés à ces élections. Assignations à résidence, surveillance généralisée et même détentions arbitraires avec à la clef un véritable procès de Moscou pour le Général Mokoko, ancien saint-cyrien, dont tout porte à croire qu’il a été le véritable vainqueur de l’élection présidentielle. M. le député a aussi alerté sur la situation dramatique dans la région du Pool où des dizaines de milliers de personnes ont été déplacées et dont beaucoup ont été victimes d’exactions et de violences de la part de l’armée gouvernementale comme la presse l’a relaté non sans difficultés. Il semble que pour les occidentaux, les victimes n’aient pas la même valeur au Congo qu’en Libye ou en Syrie… et que les réponses des gouvernements soient à géométrie variable en fonction des « amis » au pouvoir. Il faudra un jour chercher à savoir pourquoi. Si la France ne pouvait s’immiscer dans le processus électoral d’une nation étrangère, elle se devait en revanche de rappeler les principes démocratiques élémentaires et user de son influence pour protéger les droits de l’opposition, les droits de l’Homme, comme elle sait si bien le faire dans d’autres endroits du globe et dans d’autres situations. Il est urgent d’agir et urgent de demander des explications au gouvernement congolais. Il est même impératif d’intervenir énergiquement auprès de celui-ci afin de lui montrer que la France n’entend pas tolérer ces atteintes graves aux libertés humaines et aux principes démocratiques. Après la suspicion de corruption qui pèse sur de grands groupes français en Afrique, la France s’honorerait à défendre les populations civiles qui souffrent toujours plus des violences d’État et des conséquences d’une politiques économique désastreuse qui conduira à la faillite, et peut-être au chaos. La France s’honorerait à demander la libération immédiate des prisonniers politiques et la fin des persécutions. C’est à ce prix que la France retrouvera une crédibilité auprès des amis africains qui la regardent. L’Afrique de demain sera un continent très important pour la sécurité et la prospérité françaises. Il est temps de changer les priorités, de rompre de vieilles relations douteuses pour faire confiance à une jeunesse qui rêve de paix, de développement, de sécurité. Il souhaite donc connaître ses intentions sur cette question.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8345</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3988</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hubert Wulfranc</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[politique extérieure
	        Traitement des mineurs emprisonnés par l’État israélien
	        8345. — 15 mai 2018. — M. Hubert Wulfranc interroge M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation faite aux enfants palestiniens résidents dans les territoires occupés illégalement par l’État israélien. Chaque année, 700 enfants sont arrêtés, interrogés et détenus par l’armée d’occupation israélienne et jugés par des tribunaux militaires. La plupart d’entre eux sont accusés d’avoir jetés des pierres sur les forces d’occupation, faits pour lesquels ils peuvent encourir jusqu’à 20 ans d’emprisonnement. De plus, plusieurs mineurs sont placés en détention administrative, un procédé abondamment utilisé contre les adultes palestiniens, alors que cette pratique est illégale d’autant plus qu’elle prive les personnes visées du droit à un procès équitable dans le cadre d’une justice de droit commun. Cette pratique, qui n’était plus utilisée contre les enfants depuis 2011, est de nouveau de mise, la presse internationale se faisant régulièrement l’écho d’emprisonnements arbitraires et totalement disproportionnés d’enfants palestiniens. Les garanties inscrites au droit international ne sont pas respectées : les enfants sont rarement accompagnés par un parent, ne sont pas informés de leurs droits, en particulier de la possibilité de plaider coupable, de garder le silence et d’être assistés par un avocat au cours des interrogatoires. Des aveux rédigés en hébreu, langue que de nombreux enfants palestiniens ne maîtrisent pas sont signés sous la pression ou la menace. Les violences physiques sont monnaie courante lors des arrestations, transferts et interrogatoires. L’armée israélienne extorque de cette façon des aveux et des dénonciations, tout en maintenant un contrôle et une pression constante sur les familles palestiniennes. L’UNICEF qualifie les mauvais traitements infligés aux enfants palestiniens prisonniers de « répandus, systématiques et institutionnalisés ». De nombreuses normes internationales sont violées aujourd’hui impunément par l’État israélien. Il en va ainsi des articles 37 et 40 de la Convention internationale des droits de l’enfant de 1989, texte juridiquement contraignant dont l’État israélien est partie prenante. Il en va de même de l’article 76 de la Quatrième Convention de Genève qui est enfreint à chaque fois que des prisonniers palestiniens mineurs sont transférés en Israël. Dans sa réponse à la question no 95509 publiée au Journal officiel, le Gouvernement français assurait « rappeler à Israël que les conditions de détention des détenus palestiniens, surtout lorsqu’ils sont mineurs, doivent être conformes aux obligations prévues par les conventions internationales ». En 2018, l’État israélien continue ses agissements en contravention avec ses obligations internationales. Comment se positionne le Gouvernement actuel à ce sujet ? Au regard de ses obligations et de son rôle dans la promotion du respect des droits de l’Homme et du droit international au niveau mondial la France se doit de mettre en place des visites de diplomates dans les prisons israéliennes lors des audiences de mineurs, en accord avec les lignes directrices de l’Union européenne sur les droits de l’enfant. Par ailleurs, il est proposé à l’État français d’envoyer une mission d’observation en Israël et sur les territoires occupés afin de contrôler l’application des recommandations françaises exprimées lors de l’Examen périodique universel de 2013 et des recommandations du Comité contre la torture de l’ONU du 13 mai 2016, notamment sur la fin de la détention administrative telle que pratiquée par l’État israélien ; des garanties telles que l’enregistrement audio-vidéo des interrogatoires et la présence d’un parent et d’un avocat à l’occasion des interrogatoires. Enfin, il est demandé de replacer la question des prisonniers palestiniens au cœur des discussions bilatérales avec Israël - France/Israël et Union européenne/Israël - et des conférences internationales à venir sur le dossier Israël-Palestine. Il souhaite connaître les démarches que l’État français entend entreprendre parmi celles évoquées ci-dessus.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8346</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3989</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Lorion</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères (M. le SE auprès du ministre)</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[politique extérieure
	        Vers une révision de la loi LOP-DSI du 7 juillet 2014 ?
	        8346. — 15 mai 2018. — M. David Lorion attire l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, sur une éventuelle révision de l’actuelle loi sur le développement (LOP-DSI du 7 juillet 2014). Lors de sa campagne présidentielle, le candidat Emmanuel Macron s’était engagé à faire cette modification législative dans un délai d’un an suivant son élection. Cette révision est primordiale, d’une part afin de s’assurer que l’aide est réellement allouée là où elle est le plus nécessaire, conformément aux priorités énoncées par le Gouvernement, et d’autre part afin de garantir un meilleur contrôle démocratique de la politique de développement, qui doit notamment être exercé par la représentation nationale. La nécessaire actualisation de la LOP-DSI prendrait en compte les nouvelles priorités annoncées par l’exécutif lors du Comité interministériel de la coopération internationale et du développement (CICID) du 8 février 2018 dont notamment l’inscription de la trajectoire vers les 0,55 % du revenu national brut pour l’aide publique au développement. Il souhaite savoir si cette révision législative est programmée et à quelle période elle pourrait être présentée en conseil des ministres en vue de sa discussion au Parlement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8383</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3989</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Frédérique Lardet</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères (M. le SE auprès du ministre)</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[tourisme et loisirs
	        Tourisme des seniors
	        8383. — 15 mai 2018. — Mme Frédérique Lardet attire l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, sur le développement du tourisme des seniors. Avec près 89 millions de touristes étrangers accueillis en 2017, la France reste la première destination touristique au monde et a pour objectif d’en accueillir 100 millions à l’horizon 2020. L’attractivité touristique, enjeu majeur, commence par une analyse fine des attentes et des besoins des différentes catégories de touristes. Parmi ceux-ci les seniors sont un public important à considérer, tant du point de vue de leur nombre que de leurs moyens. Aussi, en janvier 2017, dans un rapport intitulé : « 17 mesures pour dynamiser le tourisme des seniors » et remis au Gouvernement, M. Christophe Bouillon, député de Seine-Maritime, identifiait les leviers à actionner pour dynamiser le tourisme de cette clientèle et leur proposer des prestations adaptées. Parmi eux cinq propositions phares ont fait l’objet d’une attention particulière des ministères concernés : premièrement, inciter l’ensemble des professionnels du tourisme à intégrer la question du développement du tourisme des seniors, dans les schémas directeurs et stratégies locales, régionales et nationales ; deuxièmement, création par la SNCF d’un « Silver Pass » dédié aux touristes seniors internationaux qui leur donnerait la possibilité d’avoir des tarifs concurrentiels très avantageux durant les mois constituant l’arrière-saison ; troisièmement, la création d’un dispositif « IMSERSO » à la française. Lancé en 1985, le programme IMSERSO créé par le ministère des affaires sociales espagnol a pour but à la fois d’améliorer le taux de départ en vacances des personnes âgées, et à la fois de maintenir les emplois dans les secteurs touristiques en période hors saison. Chaque année, ce sont de plus 600 000 personnes qui peuvent voyager grâce au Programme de vacances pour les personnes âgées et pour le maintien de l’emploi dans les zones touristiques de l’IMERSO. Ainsi, en complémentarité avec le programme social de l’ANCV, la France pourrait se doter d’un programme à vocation purement économique, en partenariat avec les acteurs du secteur privé ; quatrièmement, encourager la création d’applications dédiées aux grands seniors via par exemple un évènement dédié au Welcome city lab (sous la forme d’un meet up ) durant lequel des entreprises du numérique, travaillant sur ce créneau, formeraient de manière gratuite, les webmasters des grands structures du tourisme sur ce sujet ; cinquièmement, intégrer dans les formations touristiques des modules dédiés au segment des clientèles seniors. Elle lui demande un point à date des avancées réalisées dans ces cinq domaines.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8240</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3990</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nicole Le Peih</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[administration
	        Second moyen de paiement pour les cartes grises
	        8240. — 15 mai 2018. — Mme Nicole Le Peih attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur le mode de paiement des cartes grises géré par l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS). Seul un seul mode de paiement est proposé : le paiement par carte bancaire. Certaines personnes n’ont simplement pas de carte bancaire, n’étant pas une obligation d’en posséder une. D’autres ne souhaitent pas régler par carte bancaire sur internet, par méfiance. Le seul moyen est de passer par un prestataire de type garagiste, qui se chargera de l’opération de paiement, et que l’on peut ensuite régler par chèque par exemple. Seulement sa prestation est bien évidemment payante. Aussi, elle voudrait savoir s’il est prévu de rajouter au moins un second moyen de paiement à cette opération (chèque ou virement bancaire).]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8262</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3990</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Benoit Potterie</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[communes
	        Calcul de la dotation globale de fonctionnement aux communes
	        8262. — 15 mai 2018. — M. Benoit Potterie interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les pertes de dotation globale de fonctionnement pour les communes en milieu rural. La dotation globale de fonctionnement, contribution la plus importante de l’État aux collectivités, constitue un apport essentiel au maintien de l’autonomie financière des communes et tout particulièrement pour les plus petites d’entre elles. Le Gouvernement l’a rappelé à plusieurs reprises, les concours financiers de l’État aux collectivités territoriales augmentent pour cette année. Cette augmentation de 300 millions d’euros est, M. le ministre le souligne, « un fait nouveau qui marque le respect de l’État vis-à-vis des collectivités territoriales ». Or en pratique, la réalité est tout autre. Au sein de sa circonscription, la récente fusion de plusieurs EPCI en 2017 fait que de nombreuses communes rurales se retrouvent dans une nouvelle communauté d’agglomération plus « riche » que la précédente. Mécaniquement, le potentiel financier aggloméré des communes les plus « pauvres » augmente, ce qui amène une diminution de la dotation de péréquation. Certes, M. le ministre a déjà précisé que la DGF s’inscrit dans une enveloppe fermée et que toute augmentation de ses composantes internes, telles que les dotations de péréquation communales, ou toutes bonifications décidées par le législateur, a pour conséquence de minorer sa part forfaitaire. Ce résultat de la loi NOTRe, qui incite fortement les EPCI à fusionner, a des conséquences qui peuvent être désastreuses pour les communes rurales qui ont bien souvent peu de marge de manœuvre au niveau budgétaire. Les communes les plus riches y gagnent, les plus pauvres y perdent. Autrement dit, sont favorisées les communes urbaines par rapport à celles rurales. En conséquence, il souhaite l’interroger sur les mesures que le Gouvernement compte prendre pour remédier au plus vite à cette situation et éviter une détérioration encore plus grande de la santé financière des communes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8272</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3991</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Chenu</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[droits fondamentaux
	        Liberté d’expression sur les réseaux sociaux
	        8272. — 15 mai 2018. — M. Sébastien Chenu alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les nouvelles formes de censures politiques exercées par les réseaux sociaux. Après son compte Twitter, c’est au tour des pages Facebook et Instagram d’une association d’être suspendues depuis le jeudi 3 mai 2018, à la suite d’une action dans les Alpes médiatiquement commentée mais n’ayant donné lieu à aucune suite judiciaire. Les divers comptes de cette associaion n’ayant jamais diffusé de propos qui fussent pénalement répréhensibles, leur suspension semble dès lors relever de la pure censure politique. Compte tenu du poids toujours croissant des réseaux sociaux dans la diffusion des idées, il apparaît très inquiétant, pour l’État de droit et la liberté d’expression, que des groupes privés tels que Twitter et Facebook puissent décider aussi arbitrairement de la liberté de parole de chacun. Il lui demande quelles mesures il compte mettre en œuvre pour garantir la liberté d’expression, dans le cadre légal, sur les réseaux sociaux et éviter de tels écueils.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8292</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3991</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Maurice Leroy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement supérieur
	        Laïcité à l’université
	        8292. — 15 mai 2018. — M. Maurice Leroy attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la question de la laïcité au sein de l’université. L’université d’Orléans a récemment vu, lors de l’élection des représentants des étudiants au conseil d’administration, se constituer une liste « Active ta fac » conduite par les Étudiants musulmans de France (EMF). Au sein d’une université publique, où la laïcité est la règle, on est en droit de s’interroger sur la mise en avant du critère religieux dans le cadre d’élections étudiantes. Il souhaite donc connaître sa position sur ce sujet et les mesures qu’il compte prendre pour préserver le principe de laïcité, notamment au sein des établissements publics d’enseignement supérieur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8297</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3991</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Cécile Rilhac</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[étrangers
	        Demande de titre de séjour pour raison de santé
	        8297. — 15 mai 2018. — Mme Cécile Rilhac attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur des difficultés rencontrées par des personnes étrangères demandant ou renouvelant un titre de séjour en raison de leur état de santé. Pour ces titres de séjour, et à la différence des autres titres (salarié, par exemple), les préfectures ne délivrent plus les récépissés de première demande ou de renouvellement lors de l’enregistrement du dossier à leur guichet, mais seulement une fois qu’elles sont informées par le service médical de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) de la transmission du rapport médical prévu par la réglementation en pareil cas. Or les services de l’OFII étant aujourd’hui débordés, cela conduit à différer de plusieurs semaines ou mois d’un récépissé établissant la régularité de sa situation administrative. Pour les renouvellements, cela peut même conduire à la perte de droits sociaux et d’un emploi si le titre à renouveler expire avant la délivrance du récépissé, l’intéressé n’étant alors plus en situation régulière. Aussi, ce problème subsiste depuis l’entrée en vigueur de la loi no 2016-274 du 7 mars 2016 relative au droit des étrangers. Cette loi confie, au 1er janvier 2017, le nouveau dispositif aux médecins de l’OFII, l’ancienne procédure était dévolue aux médecins des agences régionales de santé (ARS) et au médecin-chef de la préfecture de police de Paris. Elle lui demande s’il entend intervenir auprès des préfets afin que les personnes demandant un titre de séjour pour raison de santé puisse obtenir un récépissé dès le dépôt de leur dossier.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8317</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3991</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Lagleize</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[intercommunalité
	        Rattachement de Buzet-sur-Tarn à la communauté de communes de Val ’Aïgo
	        8317. — 15 mai 2018. — M. Jean-Luc Lagleize appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur le rattachement de la commune de Buzet-sur-Tarn, située dans le département de la Haute-Garonne, à l’établissement public de coopération intercommunale (EPCI) de son souhait. Actuellement, la commune de Buzet-sur-Tarn est rattachée à l’établissement public de coopération intercommunale (EPCI) de la communauté de communes Tarn-Agout, créée en 1994, et localisée à cheval sur les départements du Tarn et de la Haute-Garonne. Cette communauté de communes regroupe vingt-deux communes, dont vingt situées dans le département du Tarn et seulement deux situées dans le département de la Haute-Garonne (Buzet-sur-Tarn et Azas). Depuis 2015, les élus de Buzet-sur-Tarn, soutenus par de nombreux élus de la Haute-Garonne, demandent à quitter la communauté de communes Tarn-Agout pour rattacher la commune de Buzet-sur-Tarn à un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) situé exclusivement en Haute-Garonne, à savoir la communauté de communes de Val’Aïgo, qui regroupe huit communes situées à l’extrême nord du département de la Haute-Garonne. Cette volonté est cohérente et découle d’une logique économique, géographique, et d’une facilité naturelle à mutualiser les moyens et à accéder à certains services et financements. En effet, la commune de Buzet-sur-Tarn est naturellement tournée vers la Haute-Garonne et vers le bassin de vie de la communauté de communes de Val’Aïgo, et notamment vers les villes de Bessières et de Villemur-sur-Tarn. D’ailleurs, de nombreuses coopérations existent déjà entre les deux collectivités, par exemple en matière d’instruction du permis de conduire, d’éducation ou d’activités culturelles. Ainsi, il l’interroge sur la possibilité de rattacher la commune de Buzet-sur-Tarn, située dans le département de la Haute-Garonne, à la communauté de communes de Val’Aïgo.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8339</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3992</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bertrand Sorre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[police
	        Difficultés des collectivités pour recruter des policiers municipaux
	        8339. — 15 mai 2018. — M. Bertrand Sorre attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les difficultés récurrentes des collectivités territoriales pour recruter des policiers municipaux. De nombreuses communes disposent d’une police municipale composée d’agents, fonctionnaires territoriaux dans le cadre d’emploi de policiers municipaux. La présence de ces policiers municipaux est un élément majeur de la prévention des actes illégaux mais aussi une présence rassurante, notamment sur les territoires ruraux où la police nationale ou la gendarmerie sont moins présentes et moins visibles. Par ailleurs leur intervention, dans les conditions déterminées par les lois, en complément des forces de la gendarmerie nationale ou des forces de police nationale, est devenue indispensable dans de nombreuses villes, notamment dans des zones urbaines connaissant une augmentation de la délinquance et de l’incivilité. Cependant, il est constaté de plus en plus fréquemment que de nombreuses villes rencontrent des difficultés pour conserver le personnel en poste ou recruter de nouveaux gardiens de police municipale. Cela s’explique notamment par le fait que trop peu de postes sont ouverts lors des concours sans compter que les grilles de rémunération et le régime indemnitaire sont moins favorables que ceux des autres cadres d’emplois de la fonction publique territoriale. Dans un contexte où l’État incite les villes à coproduire la sécurité de demain avec un partenariat le plus large possible, il souhaiterait savoir si le Gouvernement envisage des mesures pour faciliter à nouveau le recrutement de policiers municipaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8375</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3992</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bertrand Sorre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[sécurité des biens et des personnes
	        Mesures de surveillance et d’intervention dans les grands sites touristiques
	        8375. — 15 mai 2018. — M. Bertrand Sorre attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les mesures de surveillance et d’intervention mises en place pour garantir la sécurité des habitants et des touristes sur les grands sites touristiques français. Dimanche 22 avril 2018, au Mont-St-Michel, site touristique situé dans la circonscription dont il est l’élu, très fréquenté et classé au patrimoine mondial de l’Unesco, un individu a proféré des menaces inquiétantes à l’encontre des forces de l’ordre, laissant penser qu’il agresserait des policiers. Il tient à saluer la réactivité de M. le préfet de la Manche qui a très rapidement ordonné l’évacuation du site et la fouille systématique de toutes les habitations pour retrouver cet individu au comportement inquiétant. L’intervention très rapide des forces de gendarmerie a permis de sécuriser le site et de rassurer les habitants et les touristes présents au Mont-St-Michel. L’individu suspect a par ailleurs été interpelé le soir même et placé en détention. Cette capacité rapide et massive d’intervention de nos forces de l’ordre permet de rassurer les citoyens qui cependant sont demandeurs de connaître les procédures existantes et mises en œuvre, lorsque des menaces d’actes violents semblent être à craindre. Aussi, il aimerait connaître le détail des moyens humains et matériels ainsi que les dispositifs dont disposent les préfets des départements et les forces de l’ordre pour intervenir sur les grands sites touristiques situés sur le territoire français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8376</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3993</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gabriel Attal</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[sécurité routière
	        Établissements d’enseignement de la conduite
	        8376. — 15 mai 2018. — M. Gabriel Attal attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la situation dans laquelle se trouvent aujourd’hui les établissements d’enseignement de la conduite. En effet, les enseignants de la conduite font face, depuis plusieurs années, à une nouvelle concurrence dématérialisée et illégale : des plateformes mettent en relation des jeunes et des enseignants de la conduite indépendants, qui proposent leurs services grâce à la location de véhicules à double commande, facilitant ainsi une activité illégale. Le Conseil national des professions de l’automobile - Éducation routière l’a alerté sur le fait que les enseignants indépendants échappent ainsi à tout contrôle de l’État car ils ne sont liés à aucun agrément préfectoral. Ce qui constitue un réel danger, à la fois pour la sécurité routière mais aussi une préoccupation légitime pour les professionnels et la survie des entreprises de proximité agréées par l’État. L’enseignement de la conduite est une activité réglementée conformément à l’article L. 213.1 et L. 213.6 du code de la route dont l’encadrement par l’État permet de garantir la qualité des formations dispensées. Le respect des règles par tous les acteurs est donc un enjeu central en termes de sécurité routière. Ce pourquoi il l’alerte sur la mise en application de la circulaire du ministre de l’intérieur du 25 mars 2016 (NOR : INTK1607213J), qui n’est visiblement pas toujours respectée. Il semble nécessaire que des opérations de contrôle interservices soient régulièrement effectuées notamment grâce au comité opérationnel départemental anti-fraude (CODAF). Il souhaite connaître les intentions du Gouvernement sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8377</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3993</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Naegelen</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[sécurité routière
	        Voitures privées équipées de radars
	        8377. — 15 mai 2018. — M. Christophe Naegelen appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’incompréhension que soulève l’annonce du Gouvernement de multiplier les voitures privées équipées de radars. Les premières voitures privées équipées de radars ont d’ores et déjà commencé à flasher les automobilistes en excès de vitesse en avril 2018 dans l’Eure. Selon les annonces du délégué interministériel à la sécurité routière, ce dispositif devrait être étendu à la région durant l’été 2018, et à toute la France métropolitaine entre 2019 et 2020. Tout en restant propriété de l’État, ces véhicules actuellement affectés à la police et à la gendarmerie (cinq avant les 383 prévus) vont progressivement être transférés à des sociétés privées avec l’objectif d’opérer 8 heures par jour, au lieu de 1h30 aujourd’hui. Alors que les automobilistes sont déjà sanctionnés par une politique du tout radar, par la baisse de la limitation de vitesse sur les routes nationales à 80 km/h et par la hausse du prix de l’essence et du diesel, cette nouvelle mesure suscite leur stupéfaction. En effet, ils ont l’impression d’être la cible d’une accumulation de mesures répressives injustifiées. C’est pourquoi il lui demande quelle est la nature des motivations d’une telle mesure, et si le Gouvernement a conscience des conséquences négatives que cette dernière aura sur la grande majorité des Français qui utilisent leur voiture pour leurs tâches quotidiennes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8315</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3993</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Christine Dalloz</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur (Mme la ministre auprès du ministre d’État)</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôts locaux
	        Mise à jour et qualité du plan cadastral
	        8315. — 15 mai 2018. — Mme Marie-Christine Dalloz attire l’attention de Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’obsolescence du principe de calcul des valeurs locatives cadastrales et ses conséquences sur la fiscalité locale. Déjà reconnu obsolète en 1990, avec une révision pourtant menée à son terme mais non appliquée, ce principe ne répond pas aux attentes actuelles. Les impôts directs locaux, 82 milliards d’euros en 2016, représentent un enjeux fiscal majeur, soit 40 % des ressources des collectivités territoriales. Fort de ce constat, il apparaît urgent de procéder à une refonte complète du système de calcul des bases afin d’assurer une répartition cohérente de la fiscalité locale des ménages, dont la pression ne cesse d’augmenter. Si la révision des bases d’imposition des locaux professionnels est achevée, celle des locaux d’habitation relève toujours d’un impérieux besoin. La DGFIP a réquisitionné les géomètres du cadastre afin de réaliser notamment la réfection de certains plans mais dont la qualité n’est pas satisfaisante, puisque jamais revus depuis Napoléon, et qui présentent donc de nombreuses incohérences. La DGFIP semble donc abandonner purement et simplement la mise à jour du bâti pendant que les collectivités territoriales, les gestionnaires de réseaux ainsi que les porteurs de projets structurants, attendent une amélioration de la qualité du plan cadastral. Les collectivités territoriales ont plus que jamais besoin de bases fiscales fiables et d’un plan cadastral de grande précision. Elle lui demande donc de faire toute la transparence sur les intentions du Gouvernement en la matière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8316</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3994</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Maurice Leroy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur (Mme la ministre auprès du ministre d’État)</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôts locaux
	        Transfert de la part départementale de la taxe foncière sur le bâti
	        8316. — 15 mai 2018. — M. Maurice Leroy attire l’attention de Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur un éventuel transfert aux communes et établissements publics de coopération intercommunale de la part départementale de la taxe foncière sur les propriétés bâties, afin de compenser l’impact de la suppression de la taxe d’habitation sur les budgets communaux et intercommunaux. Parmi les pistes avancées par le Gouvernement : le transfert aux départements d’une part du produit de la contribution sociale généralisée (CSG). Cette piste, vivement critiquée par l’Assemblée des départements de France, reviendrait à remplacer un impôt dont le taux est voté chaque année par les conseils départementaux, par un prélèvement sur le produit de la CSG, dont la quotité serait fixée directement par l’État. Cela constituerait une atteinte à l’autonomie financière et fiscale des départements, principe central des lois de décentralisation de 1982-1983. L’absence de ressources en adéquation avec les compétences dévolues aux départements constituerait un grave péril pour l’aide aux communes, en particulier aux communes rurales, pour le soutien à l’investissement local. Il semble donc impératif que la suppression de la part départementale de la taxe foncière sur les propriétés bâties soit compensée par l’attribution aux départements d’une ressource fiscale dont le taux modulable sera voté par chaque assemblée départementale. Il souhaite savoir si elle partage cette position et, si tel est le cas, les solutions privilégiées par le Gouvernement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8276</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3994</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Becht</parlementaire><ministreQuestion>Mme la garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[emploi et activité
	        Casiers judiciaires et formation aux professions réglementées
	        8276. — 15 mai 2018. — M. Olivier Becht appelle l’attention de Mme la garde des sceaux, ministre de la justice, sur la formation d’un certain nombre de professions réglementées, notamment celle des personnels des jeux, comme définis par l’article 15 de l’arrêté du 14 mai 2007 relatif à la réglementation des jeux dans les casinos. En effet, il a pu être constaté, notamment dans sa circonscription, que certains demandeurs d’emploi ont pu être acceptés dans des formations de croupier qu’ils ont validées, avant de se voir refuser l’accès à l’embauche au sein d’établissements de jeux, faute d’une inscription au casier judiciaire de délits mineurs. Il semble illogique que des demandeurs d’emplois puissent être acceptés dans une formation qui ne leur permette pas ensuite d’accéder à un emploi du fait de critères les excluant de la profession et connus auparavant de l’administration. Il lui demande ainsi s’il n’est pas envisageable de vérifier avant l’acceptation dans une formation à un métier réglementé, l’éligibilité des futurs élèves à leur prochain emploi.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8300</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3994</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gabriel Attal</parlementaire><ministreQuestion>Mme la garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[famille
	        Prestation compensatoire
	        8300. — 15 mai 2018. — M. Gabriel Attal attire l’attention de Mme la garde des sceaux, ministre de la justice, sur les divorcés d’avant la loi 2000 qui ont été condamnés à verser à leur ex-épouse une rente viagère de prestation compensatoire. À la fois dette et prestation alimentaire, cette rente versée depuis souvent plus de vingt ans représente en moyenne une somme totale de plus de 150 000 euros. Pour mémoire il est indiqué qu’après la loi 2000 sur le divorce la moyenne des sommes demandées sous la forme des capitaux et payables en 8 ans n’est que de 50 000 euros. La loi de 2004 sur le divorce a ouvert la possibilité de demander une révision ou une suppression de cette rente. Mais très peu de divorcés ont utilisé cette procédure. Certes le dernier amendement modifiant le premier alinéa de l’article 33-VI de loi no 2004-439 relative au divorce, a permis d’améliorer la situation de quelques débirentiers. Les recours ainsi entamés ont, dans la plupart des cas, conduit à une diminution, voire à une suppression de la prestation compensatoire. Il lui demande ce qu’il est prévu de faire pour remédier à cette situation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8318</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3995</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laurence Vanceunebrock-Mialon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[justice
	        Création fonds d’indemnisation victimes abus de confiance
	        8318. — 15 mai 2018. — Mme Laurence Vanceunebrock-Mialon interroge Mme la garde des sceaux, ministre de la justice, sur la possibilité de décréter de la création d’un fonds d’indemnisation des victimes d’escroquerie ou d’abus de confiance. En effet, de trop nombreuses victimes de ces faits se voient refuser le droit à indemnisation alors qu’ils sont établis et que visiblement le mis en cause a agi sciemment, connaissant la liquidation judiciaire de sa société et continuant malgré tout à recueillir des fonds de la part de ses victimes à qui il a certifié rendre un service ou vendre un bien ; chose qu’il n’est plus en mesure de réaliser. Elle souhaite connaître la position du Gouvernement sur cette question.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8391</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3995</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. M’jid El Guerrab</parlementaire><ministreQuestion>Mme la garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[travail
	        Reconnaissance au Maroc du contrat à durée indéterminée
	        8391. — 15 mai 2018. — M. M’jid El Guerrab interroge Mme la garde des sceaux, ministre de la justice, au sujet de la reconnaissance au Maroc du contrat à durée indéterminée pour un ressortissant français travaillant comme tel sur le territoire marocain. Des conventions, comme l’accord d’association UE-Maroc de 1996, ou encore la Convention no 143 de l’ONU sur les travailleurs migrants (art. 8 et 12), publiée au BO no 6493 du 22 août 2016, promulguée au terme du Dahir no 1-16-115 du 10 août 2016, prévoient expressément l’égalité de traitement entre les travailleurs nationaux et les travailleurs étrangers. Or la plus récente jurisprudence de la Cour de cassation du Royaume du Maroc va à l’encontre de ce principe (cf. notamment les arrêts 1015, dossier no 1474/5/1/2008 du 30/09/2009 et no 1016, dossier no 1256/5/1/2008 du 23/09/2009), en faisant prévaloir la durée du visa de travail, dénommé « contrat de travail d’étranger » (issu du chapitre V du code de travail marocain, tel qu’il ressort de l’article 517 de la loi no 65-99), autorisation administrative obligatoire pour tout salarié étranger, afin notamment de s’affranchir des indemnités prévues dans le cadre d’un contrat à durée indéterminée. Les travailleurs français subissent, donc, des discriminations persistantes. Un infléchissement de la jurisprudence de la Cour de cassation marocaine ou même une évolution législative sont nécessaires, afin que les ressortissants français établis au Maroc puissent, le cas échéant, se prévaloir avec succès du bénéfice d’un contrat à durée indéterminée. Après que Mme la ministre ait rencontré M. le ministre de la justice du Royaume du Maroc en mars 2018, il souhaiterait savoir ce que le Gouvernement entend faire, en vue de remédier à cette asymétrie entre travailleurs marocains et français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8379</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3995</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Florent Boudié</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargé du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Numérique</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[services publics
	        Dématérialisation des services publics
	        8379. — 15 mai 2018. — M. Florent Boudié attire l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargé du numérique, sur la problématique de la dématérialisation des services publics et les difficultés rencontrées par de nombreux usagers pour s’adapter à ces évolutions. Si la dématérialisation des démarches administratives est nécessaire pour simplifier les actes et réduire les coûts, elle constitue un véritable obstacle pour les personnes les plus vulnérables, ne maîtrisant pas l’outil informatique ou ne pouvant pas y avoir accès. Conscient que la dématérialisation permet une fluidité dans les échanges avec l’administration et permettra à terme une réelle économie et un gain de temps, l’ère du numérique ne doit laisser personne sur le bord du chemin et doit permettre une adaptation progressive de l’ensemble des citoyens à ces nouvelles technologies. Aussi, il le prie de bien vouloir lui indiquer les actions envisagées pour accompagner les publics les plus vulnérables dans leurs démarches administratives, avec notamment, la création d’un statut de mandataire numérique, comme préconisé par le conseil départemental de l’accès au droit de la Gironde dans son rapport publié en novembre 2017.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8326</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3996</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Frédérique Lardet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[outre-mer
	        EPIDE en outre-mer
	        8326. — 15 mai 2018. — Mme Frédérique Lardet alerte Mme la ministre des outre-mer sur la question de la création d’un établissement public d’insertion de la défense (EPIDe) en outre-mer. L’établissement public d’insertion pour la défense (EPIDe) a pour objet l’insertion sociale et professionnelle de jeunes majeurs sans diplôme, sans titre professionnel ou en voie de marginalisation sociale. Il dispose, à ce jour, de 19 centres sur le territoire métropolitain mais aucun en outre-mer ; la raison avancée étant qu’à leur création en 2005, les centres EPIDe se sont inspirés, pour leur fonctionnement, du service militaire adapté (SMA) déployé dans plusieurs territoires et départements d’outre-mer ; de fait la coexistence des deux dispositifs ferait doublon. Or si les deux dispositifs visent effectivement la remise à niveau scolaire, la construction d’un projet professionnel et la formation citoyenne et comportementale, les moyens d’atteindre ces objectifs communs, diffèrent. En effet, le SMA propose une formation militaire initiale et recourt à la discipline militaire ainsi qu’à la vie en internat militaire, alors qu’en EPIDe le parcours citoyen est davantage corrélé à la vie civile. En outre, les taux de chômage des jeunes étant très élevés en outre-mer (44 % en Guyane par exemple), il importe de développer au maximum les dispositifs d’insertion professionnelle destinés aux jeunes en difficulté. Aussi, compte tenu de la situation particulière de ces territoires et des jeunes qui y vivent, elle souhaiterait être informée de l’état d’avancement des réflexions menées par le Gouvernement sur l’ouverture éventuelle d’EPIDE en outre-mer.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8327</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3996</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Huguette Bello</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[outre-mer
	        Lutte contre l’épidémie de dengue à La Réunion
	        8327. — 15 mai 2018. — Mme Huguette Bello attire l’attention de Mme la ministre des outre-mer sur les derniers chiffres qui viennent d’être communiqués sur la propagation de la dengue à La Réunion. Non seulement ils confirment que la dengue est entrée en phase épidémique mais surtout qu’elle se renforce au point que l’OMS vient de déclarer qu’il s’agit d’« une épidémie sans précédent » et redoute son extension à d’autres pays notamment en raison du tourisme. Entre le 1er janvier et le 23 avril 2018, 1 816 cas de dengue, tous « autochtones », ont été confirmés contre moins de cent pendant toute l’année 2017. De même, 59 hospitalisations pour des cas de dengue ont déjà eu lieu cette année, contre 12 en 2017. De plus, entre 20 et 30 passages aux urgences sont enregistrés chaque semaine pour des symptômes de dengue. Enfin le nombre de nouveaux cas augmente semaine après semaine. Il est fort à craindre que les conditions climatiques (chaleur, humidité, fortes pluies, succession d’intempéries) favorisent encore plus la prolifération des moustiques vecteurs de la dengue et amplifient ainsi l’épidémie. Le niveau 3 du plan ORSEC de lutte contre les arboviroses est d’ores et déjà déclenché. La population est sensibilisée et mobilisée pour supprimer les gîtes larvaires. Mais l’expérience a montré que, pour contrer la prolifération des moustiques et la propagation de l’épidémie, il est indispensable, lorsque tous les indicateurs (densité élevée de moustiques et conditions météorologiques) sont au rouge, de déployer simultanément et rapidement l’arsenal des moyens qui ont fait leur preuve. Par conséquent, elle lui demande si le Gouvernement a l’intention de mettre en œuvre l’ensemble des moyens et dispositifs indispensables pour éviter de perdre le contrôle de cette épidémie. Elle lui demande également de préciser si les mesures de précaution vont être renforcées pour faciliter l’accès de la population à tous les moyens de protection contre les piqûres de moustiques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8328</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3996</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Gomès</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[outre-mer
	        Réforme de l’indemnité temporaire de retraite (ITR)
	        8328. — 15 mai 2018. — M. Philippe Gomès attire l’attention de Mme la ministre des outre-mer sur la réforme de l’indemnité temporaire de retraite (ITR) entérinée par la loi du 30 décembre 2008 de finances rectificative pour 2008. Il rappelle que le régime de l’ITR est accordé aux bénéficiaires d’une pension civile ou militaire de retraite ou d’une pension relevant du code des pensions militaires d’invalidité, résidant dans l’un des six territoires ultramarins éligibles, et notamment en Nouvelle-Calédonie. Il souligne que cette indemnité, destinée à compenser la cherté de la vie dans ces territoires d’outre-mer fortement dépendants des importations, est plus que jamais nécessaire en Nouvelle-Calédonie où, en 2015, le coût de la vie restait 34 % plus élevé qu’en France métropolitaine. Il relève que cette réforme sera mise en œuvre au 1er janvier 2019 et aboutira à l’extinction de l’ITR en 2028. Il constate que les fonctionnaires d’État calédoniens qui prendront leur retraite sur le territoire entre 2019 et 2027 subiront une dégression graduelle de leur ITR, dont le plafond du montant annuel maximum va décroître progressivement jusqu’à disparaitre totalement dès 2028. Il relaye les vives préoccupations d’ores et déjà exprimées par les fonctionnaires territoriaux face à la disparition de l’ITR. Il indique qu’en 2008, le secrétaire d’État chargé de l’outre-mer s’était engagé, devant les intersyndicales de Nouvelle-Calédonie, de Polynésie française et de Wallis-et-Futuna, à ce que la suppression de l’ITR soit remplacée par un mécanisme alternatif pour les fonctionnaires servant outre-mer. Il regrette que dix ans après, aucune solution substitutive n’ait été mise à l’étude. À quelques mois de l’entrée en vigueur de la réforme de l’ITR, il souhaiterait connaître la position du Gouvernement sur la création d’un système compensatoire de retraite complémentaire pour les fonctionnaires d’État résidant dans ces territoires d’outre-mer.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8332</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3997</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Carole Grandjean</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées</ministreQuestion><ministreJO>Personnes handicapées</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[personnes handicapées
	        La prise en charge des jeunes adultes autistes
	        8332. — 15 mai 2018. — Mme Carole Grandjean interroge Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées, sur la prise en charge des jeunes adultes porteurs de trouble du spectre autistique (TSA). Aujourd’hui, on constate un retard considérable tant dans le diagnostic que dans la prise en charge des adultes autistes. Parmi ces personnes, nombreuses sont celles qui sont prises en charge par un séjour long en hôpital psychiatrique, en l’absence de parcours d’accompagnement adaptés. En effet, l’offre de suivi pour les adultes autistes souhaitant vivre en milieu ordinaire - qui répond à l’ensemble de leurs besoins - est extrêmement peu développée et soutenue par les politiques publiques de santé. Pourtant, arrivée à l’âge adulte, une personne autiste doit pouvoir bénéficier d’un accompagnement favorisant son autonomie, son inclusion dans la vie de la cité et la mise en œuvre de ses droits au quotidien. C’est pourquoi elle souhaite savoir si des mesures sont prévues pour améliorer le repérage des adultes ayant des troubles autistiques notamment par l’augmentation de moyens pour les centres de ressources autisme (CRA) pour favoriser leur prise en charge et leur inclusion socioprofessionnelle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8333</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3997</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Causse</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées</ministreQuestion><ministreJO>Personnes handicapées</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[personnes handicapées
	        Non remboursement de frais liés à la prise en charge des enfants handicapés
	        8333. — 15 mai 2018. — M. Lionel Causse appelle l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées, sur la problématique du non remboursement de certains frais liés à la prise en charge des enfants handicapés. En effet, suivant la qualité des professionnels intervenant dans le processus de suivi, certains de ces frais seront remboursés par l’assurance maladie, tandis que d’autres non. Par exemple, pour les enfants dyspraxiques, sont souvent nécessaires des séances d’ergothérapie, de psychomotricité ainsi que des suivis par un psychologue. Dès lors, les frais non remboursés par l’assurance maladie pourront être pour partie pris en charge par le biais d’un complément à l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé, sous réserve que l’enfant soit éligible à l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé. Il en ressort que si l’enfant n’est pas éligible à cette prestation, seuls les parents qui pourront assumer financièrement ces frais en feront bénéficier leur enfant. En conséquence, l’état actuel du droit ne permet pas d’éviter des discriminations liées aux revenus des familles. Étant donné que ces soins sont nécessaires pour l’enfant, il lui demande si une prise en charge par l’assurance maladie serait envisageable, sous couvert soit d’une évolution réglementaire soit d’une dérogation de l’assurance maladie (CPAM+MSA) locale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8256</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3997</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Maurice Leroy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[assurance maladie maternité
	        Inquiétude des opticiens-lunetiers
	        8256. — 15 mai 2018. — M. Maurice Leroy attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les inquiétudes des opticiens-lunetiers concernant leur avenir. Après la mise en place des contrats responsables en 2016, la profession craint de voir son champ professionnel se réduire et le service aux clients se dégrader. En effet, le plafonnement des remboursements et la limitation du nombre de remplacements d’équipements à un remplacement par an pour les enfants et un remplacement tous les deux ans pour les adultes, font craindre une baisse de qualité de service pour les clients qui ont le plus besoin de lunettes, et la mise en place d’une offre de soins à deux vitesses. En janvier 2018, le ministère des solidarités et de la santé a lancé une concertation pour la mise en place d’une offre sans reste à charge dans le domaine de l’optique d’ici à 2022. Cette mesure suscite une nouvelle appréhension de la part des opticiens-lunetiers qui craignent de voir leur liberté professionnelle à nouveau réduite par un choix d’équipements fortement orienté par les coûts et les choix des mutuelles. Aussi, les professionnels souhaitent, dans le cadre de cette concertation sur le « zéro reste à charge » être le plus associés possible aux réflexions stratégiques sur l’avenir de la profession (organisation, formation, maintien de la qualité du service et du conseil technique) et la garantie d’un service de qualité pour tous. Il souhaite donc connaître sa position face aux inquiétudes exprimées par les opticiens-lunetiers sur l’avenir de leur profession.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8257</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3998</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Didier Quentin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[assurance maladie maternité
	        Le projet de réforme du « reste à charge zéro », en matière optique
	        8257. — 15 mai 2018. — M. Didier Quentin appelle l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l’évolution du projet de réforme du « reste à charge zéro », en matière optique. En effet, il s’agit d’un projet ambitieux attendu par les opticiens, qui devaient participer pleinement aux négociations Or les organisations professionnelles ont été conviées le 9 mars 2018 par la direction de la sécurité sociale et elles ont pris connaissance d’un projet élaboré préalablement, sans aucune discussion, et qui suscite de nombreuses inquiétudes quant à l’avenir du dispositif en question. Malgré les quelques modifications apportées au projet, des préoccupations subsistent sur l’impact de la réforme, en son état actuel, sur l’accès aux soins et sur le dynamisme de la filière. D’une part, au plan sanitaire, le texte proposé par le Gouvernement prévoit notamment que le renouvellement des équipements visuels ne sera pris en charge que pour des baisses d’acuité visuelle très significatives (supérieures à 0,5 dioptrie). Pour des dégradations de la vue inférieures à ce seuil, le renouvellement ne sera pas couvert. Le patient sera donc équipé de lunettes inadaptées à ses besoins, durant un temps certain ! Cette réforme ne répondra pas aux difficultés des dizaines de millions de Français souffrant de problèmes de vue, sans aucune disposition en matière de prévention. D’autre part, au plan économique, les tarifs que le Gouvernement souhaite fixer pour les verres intégrés dans l’offre « reste à charge zéro » sont insuffisants au regard de la qualité exigée, qui génère des coûts de production bien supérieurs. Couplées à la baisse des plafonds des contrats responsables, ces mesures auront des répercussions fortes pour l’ensemble des acteurs de la filière de la santé visuelle. C’est pourquoi il lui demande les mesures qu’elle entend prendre pour rassurer les opticiens sur le « reste à charge zéro » dans la perspective de la réforme du système de santé à venir.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8258</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3998</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Isabelle Valentin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[assurance maladie maternité
	        Volonté de mettre obligatoirement en place le reste à charge zéro en optique
	        8258. — 15 mai 2018. — Mme Isabelle Valentin attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la volonté de mettre obligatoirement en place le reste à charge zéro (RACO) en optique. Le système institutionnel proposé va dans le bon sens, s’il est appliqué avec un remboursement qui ne deviendra possible qu’au bout de 3 ans pour renouveler son optique. Actuellement, le remboursement a lieu tous les 2 ans. L’augmentation du seuil est donc nécessaire pour que sa mesure soit adaptée à la réalité du terrain. Ce dispositif serait alors imposé à tout le monde, et ce, même à ceux qui jusqu’à maintenant acceptent de payer des cotisations plus importantes à leur mutuelle afin d’obtenir de meilleurs remboursements. Dans un département comme la Haute-Loire, un nombre important d’opticiens indépendants sont inquiets d’une telle évolution qui ne correspond pas à la réalité du terrain. Ici, les opticiens sont titulaires de diplômes d’État et sont même appelés à renouveler les prescriptions à des patients qui ne sont pas obligés d’aller voir un médecin ophtalmologiste. En ce sens, il faudrait prendre en compte les réalités de terrain, au même titre que l’exercice de la profession d’opticien et de ne pas prendre de décision hâtives qui ne permettraient plus, dans un département comme la Haute-Loire, aux patients de bénéficier de la proximité du réseau des opticiens. Aussi, elle lui demande comment elle compte agir positivement et promptement à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8296</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3999</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Ericka Bareigts</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[établissements de santé
	        Tarifs des établissements de santé privés à but non lucratif
	        8296. — 15 mai 2018. — Mme Ericka Bareigts attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la baisse des tarifs des établissements de santé. Arrêtés par le ministère des solidarités et de la santé en février 2018, les tarifs des établissements de santé ont diminué de 0,9 % pour les cliniques privées, de 1,2 % pour les établissements publics et de 2,7 % pour les établissements privés non lucratifs. La diminution inégale des tarifs selon le type d’établissement interroge les acteurs concernés, au premier rang desquels les présidents des Fédérations des établissements à but non lucratif. Ils craignent en effet que cette diminution importante des tarifs ne pénalise trop lourdement leurs hôpitaux. Dans une lettre ouverte adressée au Premier ministre, ils affirment être désormais confrontés à une équation impossible : supporter les obligations de service public les plus contraignantes tout en ayant les charges sociales les plus élevées et les tarifs les plus bas. Cet arbitrage apparaît incompréhensible aux yeux des présidents des établissements de santé privés non lucratifs. Elle lui demande donc pourquoi les tarifs des établissements privés non lucratifs connaissent une diminution plus importante que ceux des cliniques et des établissements publics.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8298</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3999</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Dassault</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[famille
	        Dispositif de soutien à la parentalité d’aide à domicile de la CNAF
	        8298. — 15 mai 2018. — M. Olivier Dassault attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur le dispositif de soutien à la parentalité d’aide à domicile de la CNAF. Selon une étude commandée par la fédération Adessadomicile, deux familles sur trois n’ont pas recours à ce dispositif de soutien qui permet au parent élevant seul son (ses) enfant (s) de bénéficier d’une aide à domicile s’il suit une formation professionnelle. Faute de budget consommé, ce dernier baisse année après année. Il souhaite savoir si le Gouvernement compte améliorer le système d’information des familles susceptibles de pouvoir prétendre à une telle prestation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8299</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3999</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Folliot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[famille
	        Financement des espaces de rencontre parents-enfants gérés par les UDAF
	        8299. — 15 mai 2018. — M. Philippe Folliot attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur le financement des espaces de rencontre parents-enfants gérés par les Unions départementales des associations familiales (UDAF). Pour rappel, le but de ce type de service est la prise, la reprise ou le maintien de relation entre l’enfant et le parent avec lequel il ne vit pas. Ces espaces de rencontre jouent un rôle capital au niveau de l’enfant en termes de prévention et au niveau du parent en termes de soutien à la parentalité. Ce service, assuré par des psychanalystes, psychologues ou éducateurs spécialisés connaît dans le Tarn comme d’autres départements une augmentation régulière de son activité. En effet, il est souvent le seul agréé par arrêté préfectoral pouvant être désigné par le juge aux affaires familiales. Certains de ces services ont déjà fermé faute de moyens financiers suffisants. Il souhaiterait donc savoir quel accueil le Gouvernement entend réserver aux propositions visant à faire évoluer et pérenniser le financement de ces structures formulées par l’UNAF, à savoir : impulsion d’un lien structurel entre agrément préfectoral, accès à un financement assuré et référentiel d’activité ; attribution d’une enveloppe de cofinancements publics suffisante ; clarification des financements des structures par une présentation de leurs coûts réels au ministère de la justice via les cours d’appel ; revalorisation de la prestation de service de la CNAF et de la CCMSA à la hauteur de celle de la médiation familiale ; désignation d’une institution publique pilotant l’ensemble des ressources financières interministérielles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8302</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>3999</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dominique Potier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[fin de vie et soins palliatifs
	        Fin de vie et soins palliatifs - Évaluer et inventer
	        8302. — 15 mai 2018. — M. Dominique Potier attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la fin de vie et les soins palliatifs. Les États généraux de la bioéthique inaugurés le 18 janvier 2018 sont une contribution précieuse au débat citoyen en amont d’une nouvelle loi bioéthique. C’est dans ce temps politique que la question portant sur les limites éthiques encadrant la fin de vie est à nouveau posée. La fécondité des échanges démocratiques à venir dépendra en partie de la capacité du Gouvernement à partager avec toutes les parties prenantes une évaluation de la mise en œuvre des dispositions législatives adoptées à l’issue d’un débat serein dans la loi dite Claeys-Leonetti en 2016. Au-delà des mesures telles que la généralisation des directives anticipées, la collégialité du discernement ou la possibilité d’avoir recours à une sédation profonde, l’accès universel à des soins palliatifs constitue un socle commun sur lequel le Parlement a trouvé un accord unanime. Un tel accompagnement médical et humain est à son sens le combat qui prime. Sa réussite permettra aux personnes concernées comme à la société française dans son ensemble d’envisager les controverses actuelles sous un jour nouveau. Ainsi, il lui demande de quelle manière l’État met en œuvre depuis deux ans le déploiement d’une offre de soins palliatifs sur tous les territoires et sans discrimination de quelque nature que ce soit. Aussi, il l’interroge sur la possibilité de concevoir un grand investissement dans la recherche afin de faire grandir la connaissance commune sur ce qui est en jeu dans l’expérience humaine aux frontières de la vie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8303</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4000</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie Tamarelle-Verhaeghe</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[fin de vie et soins palliatifs
	        Offre de soins palliatifs
	        8303. — 15 mai 2018. — Mme Marie Tamarelle-Verhaeghe interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l’offre de soins palliatifs, leur développement au regard des besoins actuels et futurs ainsi que l’accès à ces soins selon les territoires. Depuis 1986, l’accès aux soins palliatifs s’est concrétisé comme droit du patient et différents outils ont été mis en œuvre pour la concrétisation de ce droit. La loi no 2016-87du 2 février 2016 créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie tend au développement des soins palliatifs sur l’ensemble du territoire et renforce la formation des personnels de santé. Selon le Centre national des soins palliatifs et de fin de vie (CNSPFV), sur les plus de 500 000 personnes décédées en France en 2013, 60 % auraient eu besoin de soins palliatifs - soit un peu plus de 300 000 personnes. Or la prise en charge en soins palliatifs ne serait établie que pour 71 000 personnes admises en USP et en LISP. La Normandie dispose de 3 unités de soins palliatifs, de 282 « identifiés de soins palliatifs », de 21 équipes mobiles de soins palliatifs et de 4 réseaux de soins palliatifs. L’Eure dispose de 3 établissements d’hospitalisation à domicile. Selon l’IGAS, le taux de LISP varierait de 12 pour 1 000 décès dans les départements les mieux dotés à 4 pour 1 000 dans certains départements ruraux. Aussi, la désertification médicale dans ces territoires ruraux concerne également l’offre de soins palliatifs à domicile. Elle souhaite donc savoir quelles mesures elle entend prendre afin d’accroître et de mieux répartir au plan territorial l’offre de soins palliatifs dans le cadre de dispositifs spécialisés ou ordinaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8320</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4000</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Caroline Abadie</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[maladies
	        Maladie de l’amiante taux d’incapacité permanente partielle
	        8320. — 15 mai 2018. — Mme Caroline Abadie appelle l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur le taux d’incapacité permanente partielle appliqué aux victimes des maladies de l’amiante. Dans le cadre d’une maladie provoquée par l’amiante, la victime ou les ayants droit d’une victime décédée doivent faire une déclaration auprès de la caisse primaire d’assurance maladie afin de prétendre à une indemnisation. Après enquête, la caisse primaire valide que le demandeur requière les conditions administratives et médicales. Si la maladie d’une victime est reconnue et si un certificat de consolidation lui a été délivré par un médecin, le médecin conseil attribue un taux à la victime à partir du barème établi par la caisse primaire. Le barème prévoit un taux de 1 à 5 % pouvant aller à 10 % selon l’étendue de la maladie. La victime peut alors prétendre à un capital ou une rente selon le taux d’IPP attribué. Suite à l’attribution de ce taux, la victime peut faire un recours auprès du tribunal du contentieux de l’incapacité et demander l’obtention d’un taux au-delà des 10 %. Afin d’appréhender les disparités entre les caisses primaires et devant l’augmentation du nombre de recours devant le TCI, elle l’interroge pour connaître le taux moyen le plus bas et le plus haut qui s’applique selon les départements.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8321</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4000</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Chenu</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[maladies
	        Prise en charge de l’algodystrophie
	        8321. — 15 mai 2018. — M. Sébastien Chenu attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la situation des individus atteints d’algodystrophie. L’algodystrophie sévère demeure une maladie orpheline mystérieuse, douloureuse et invalidante, qui touche principalement les articulations. Aucun traitement curatif n’est encore reconnu efficace. La médecine avoue toujours son impuissance et tend parfois à culpabiliser les patients, accusés d’inventer la douleur. C’est pourquoi les malades revendiquent certaines mesures susceptibles d’améliorer leur quotidien, telles que l’ouverture d’un crédit consacré à la recherche sur la lutte contre cette maladie qui touche plus de 15 000 personnes par an, dont une forte majorité de femmes ou la simple reconnaissance de l’algodystrophie comme maladie neurologique et non psychiatrique. Il lui demande quelles mesures elle compte prendre pour améliorer la prise en charge des personnes atteintes d’algodystrophie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8322</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4001</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Herbillon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[maladies
	        Recherche cancers pédiatriques
	        8322. — 15 mai 2018. — M. Michel Herbillon interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les traitements des cancers pédiatriques. Les cancers pédiatriques représentent la première cause de mortalité par maladie chez les enfants. Du fait de la spécificité de ces cancers, les traitements développés pour les adultes ne sont pas toujours applicables. La recherche médicale publique et privée est donc essentielle pour trouver de nouveaux traitements plus adaptés. Il lui demande de lui indiquer les mesures que compte prendre le Gouvernement pour intensifier la recherche et la prise en charge des cancers pédiatriques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8324</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4001</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Frédérique Lardet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[numérique
	        Technologies numériques de santé.
	        8324. — 15 mai 2018. — Mme Frédérique Lardet interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l’organisation de la Haute Autorité de santé (HAS). La Haute Autorité de santé est une « autorité publique indépendante à caractère scientifique dotée de la personnalité morale » créée par la loi du 13 août 2004 relative à l’assurance maladie. Elle est actuellement structurée en huit commissions chargées d’instruire les dossiers dans les différents domaines de compétence de la HAS. S’il existe bien une commission traitant de l’évaluation des dispositifs médicaux des actes et des technologies de santé, en revanche aucune ne s’occupe de l’évaluation des technologies numériques de santé. Alors que la France compte 7 pôles de compétitivité dédiés au secteur pharma/biotech, que les startups du secteur biotech et santé multiplient les innovations certaines ayant même désormais une valorisation boursière supérieure à 1 Md d’euros (DBV Technologies, Advanced Accelerator Applications) et que le réseau thématique health tech de la French Tech lancé en 2016 par le ministère de l’économie se compose de 24 regroupements d’acteurs économiques de la santé connectée, il lui semble important que ces technologies puissent être évaluées de manière indépendante. Elle souhaiterait donc connaître sa position quant à la création d’une nouvelle commission chargée de l’évaluation des technologies numériques de santé au sein de la HAS.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8334</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4001</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Dassault</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[personnes handicapées
	        Prestation de compensation du handicap
	        8334. — 15 mai 2018. — M. Olivier Dassault attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l’utilisation de la Prestation de compensation du handicap (PCH). Une étude commandée par la fédération Adessadomicile révèle qu’une personne sur 4 renonce à percevoir la PCH « aide humaine » en raison d’un reste à charge trop élevé. Suite à la baisse des dotations de l’État, l’aide sociale des départements n’est plus suffisante et certaines associations disparaissent du système de tarification. La personne susceptible de bénéficier de cette aide se retrouve avec un reste à charge parfois si conséquent qu’elle ne peut pas le compenser, faute de moyens de subsistance suffisants. Cette situation se généralise sur les territoires et les inégalités se creusent dans la population. Il souhaite savoir si le Gouvernement entend revaloriser le tarif national de la PCH « aide humaine », actuellement à 17,77 euros de l’heure et permettre ainsi aux populations les plus fragiles d’accéder à cette prestation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8337</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4001</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Xavier Paluszkiewicz</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[pharmacie et médicaments
	        Pénurie de Pneumovax
	        8337. — 15 mai 2018. — M. Xavier Paluszkiewicz alerte Mme la ministre des solidarités et de la santé sur le sujet de la tension d’approvisionnement en vaccin Pneumovax contre les infections à pneumocoque en France. Conformément à la déclaration de la Haute autorité de santé (HAS), ces épisodes répétés de rupture d’approvisionnement de vaccins et les difficultés de mise en œuvre de la stratégie vaccinale qui en découlent nuisent à la bonne mise en place de la vaccination recommandée chez les populations à risque élevé de contracter une infection à pneumocoque (IP). En effet, il rappelle au demeurant qu’elle repose sur une première injection de VPC 13/ Prevenar 13, suivie d’une dose de VPP 23/ Pneumovax dans un délai imparti, afin d’élargir la couverture vaccinale auxdites personnes. Nonobstant ces faits, les personnes ayant dûment reçu une première injection restent dans l’attente d’une seconde, dans le cadre du rappel de vaccination précité, afin d’éviter de recommencer la procédure. Dès lors, il la sollicite sur les solutions possibles pour un retour à la normale de l’approvisionnement du Pneumovax sur tout le territoire et plus particulièrement en Meurthe-et-Moselle, en raison de la disparité d’accès dudit vaccin dans les officines.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8338</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4002</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bernard Deflesselles</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[pharmacie et médicaments
	        Simplification des modalités de délivrance des produits de contraste
	        8338. — 15 mai 2018. — M. Bernard Deflesselles interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les modalités de délivrance des produits de contraste. Les examens radiologiques nécessitant l’utilisation de produits de contraste sont réalisés dans la grande majorité des cas dans les établissements hospitaliers, publics et privés. Pour les patients hospitalisés, l’établissement hospitalier fournit le produit de contraste. Les patients « externes » doivent quant à eux se faire établir une ordonnance par le médecin prescripteur et acquérir ledit produit dans leur pharmacie habituelle. Or la plupart des établissements hospitaliers comptent une pharmacie en leur sein dite « pharmacie à usage intérieur » qui est habilitée à délivrer aux patients « externes » des médicaments « de la réserve hospitalière » dont la liste fait l’objet d’une publication au Journal officiel. Actuellement, les produits de contraste en sont exclus. Pourtant, cette modification permettrait une simplification de la prise en charge des patients puisque ces derniers n’auraient plus à se déplacer, parfois en véhicule sanitaire. En conséquent, il souhaite savoir si le Gouvernement entend ajouter à la liste de la « réserve hospitalière » les produits de contraste.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8350</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4002</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Becht</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[professions de santé
	        Avenir de la profession d’orthopédiste-orthésiste en France
	        8350. — 15 mai 2018. — M. Olivier Becht alerte Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la potentielle publication d’un arrêté qui puisse autoriser aux employés de prestataires de matériel médical sans formation spécifique de disposer d’une habilitation à la délivrance d’appareillages de série et sur mesure dans le domaine de l’orthopédie. En effet, l’arrêté du 1er février 2011 relatif aux professions de prothésiste et orthésiste pour l’appareillage des personnes handicapées décline l’ensemble des diplômes permettant l’exercice des métiers de l’orthopédie, et notamment celui d’orthopédiste-orthésiste. Or l’ouverture de l’exercice à des employés n’ayant pas suivi la formation spécifique menant à un diplôme d’État tel qu’évoqué dans les articles D. 4363-7 et suivant du code de la santé publique pourrait potentiellement mettre en danger des patients qui pourraient subir une mauvaise prise en charge de ces employés n’ayant suivi qu’une formation de quelques heures. Il souhaite donc connaître la position du Gouvernement sur ce dossier et sur l’avenir de la profession d’orthopédiste-orthésiste en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8351</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4002</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Huguette Bello</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[professions de santé
	        Avenir des orthopédistes-orthésistes
	        8351. — 15 mai 2018. — Mme Huguette Bello attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l’inquiétude des orthopédistes-orthésistes à l’égard du projet de publication d’un arrêté selon lequel les employés des prestataires de matériel médical pourraient être habilités à délivrer les appareillages médicaux malgré l’absence de diplôme et alors qu’ils ne suivraient qu’une formation de quelques heures. Ce projet risque de bouleverser totalement la profession d’orthopédiste-orthésiste et de remettre en cause la qualité et la sécurité des appareillages et soins apportés aux patients. Les textes en vigueur actuellement prévoient une formation sanctionnée par un diplôme pour exercer le métier d’orthopédiste-orthésiste et pour délivrer des appareillages de série et sur mesure. Les champs de compétences de ces professionnels sont encadrés par le code de la santé publique. Outre qu’elle confierait à des non-professionnels une activité requérant une véritable formation, la mise en œuvre de ce texte aurait de multiples conséquences toutes dommageables : fin de la prise en charge globale et du suivi des patients, mise en péril de la profession d’orthopédiste-orthésiste et de son économie, mise en danger des écoles de formation des professionnels de santé dans les règles de l’art, avec un référentiel inscrit au RNCP de niveau III, sans oublier l’impact sur le budget de la sécurité sociale, en raison de mésusages et des effets secondaires, liés à une mauvaise prise en charge ou mauvaise délivrance de l’appareillage. Elle souhaite savoir si elle compte donner suite à ce projet. Elle lui demande également si une étude d’impact a été réalisée mesurant tous les risques induits par une réforme où les métiers de l’appareillage seraient confiés à des non-professionnels de la santé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8352</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4002</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Benjamin Dirx</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[professions de santé
	        Congé maternité - Femmes exerçant une profession libérale de santé conventionnée
	        8352. — 15 mai 2018. — M. Benjamin Dirx interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur le congé maternité des femmes exerçant une profession libérale de santé conventionnée. Actuellement, lors de leurs congés maternités, les professionnelles du secteur paramédical perçoivent une allocation forfaitaire ainsi qu’une indemnité journalière. Toutefois, ces aides ne sont pas suffisantes pour couvrir les frais de leurs cabinets ainsi que les cotisations professionnelles que ces femmes doivent continuer de payer au cours de leurs congés. En octobre 2017, les syndicats des médecins libéraux et l’Assurance maladie ont signé un accord selon lequel un « avantage supplémentaire maternité » serait accordé aux médecins libéraux lors de leurs congés maternités. Ainsi, il souhaite l’interroger afin que lui soit précisé si l’avancée accordée aux femmes médecins sera étendue aux autres professionnelles libérales du secteur paramédical.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8354</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4003</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Huguette Bello</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[professions de santé
	        Congé maternité des professions paramédicales
	        8354. — 15 mai 2018. — Mme Huguette Bello interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur le congé maternité des femmes exerçant une profession paramédicale en libéral. Actuellement, elles perçoivent durant leur congé maternité d’une part une allocation forfaitaire de repos maternelle d’environ 3 200 euros et d’autre part une indemnité journalière d’environ 50 euros. Elles doivent toutefois continuer à s’acquitter des frais de leur cabinet et de leurs cotisations professionnelles. Depuis le 8 février 2018, un nouveau dispositif conventionnel « avantage maternité » a été signé mais il ne concerne que les seules femmes médecins libérales. L’ensemble des autres professions de santé ne bénéficient pas de ce nouveau dispositif d’aide financière complémentaire créé pour aider les médecins à faire face pendant leur congé de maternité aux charges de gestion de leur cabinet médical. Elle la remercie donc de bien vouloir lui indiquer les initiatives et le calendrier selon lesquels le Gouvernement compte étendre ce dispositif à l’ensemble des professionnelles de santé exerçant en libéral.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8355</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4003</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Didier Le Gac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[professions de santé
	        Cumul emploi-retraite des médecins
	        8355. — 15 mai 2018. — M. Didier Le Gac attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les conditions de cumul emploi-retraite des médecins libéraux. Alors que certains territoires connaissent des difficultés pour maintenir leur offre médicale, l’une des pistes pour remédier à certaines carences en termes de médecins seraient de favoriser un cumul emploi/retraite pour certains praticiens désireux de pratiquer encore partiellement leur activité, ne fut-ce que partiellement. La réglementation permet déjà de cumuler avec certaines limitations voire, sous certaines conditions, retraite et activité libérale. Cependant, l’obligation pour le médecin en cumul de cotiser aux régimes de base, complémentaire, ASV et ADR, alors qu’il n’acquiert aucun nouveau droit, diminue l’intérêt financier de la poursuite d’activité ou du maintien en exercice. Les médecins retraités peuvent cumuler sans limitation leur retraite et le revenu d’une activité libérale s’ils remplissent les conditions suivantes : avoir liquidé l’ensemble de leurs retraites personnelles auprès de tous les régimes de retraite obligatoires (de base et complémentaires, français et étrangers), avoir atteint l’âge légal de départ en retraite (entre 60 ans et 62 ans selon leur date de naissance), et validé le nombre de trimestres nécessaire permettant de percevoir une pension de retraite à taux plein, ou, à défaut, avoir atteint l’âge permettant de bénéficier du taux plein automatique (entre 65 ans et 67 ans selon leur date de naissance). La loi de réforme des retraites du 20 janvier 2014 a apporté un assouplissement à la première des conditions posées : la condition d’avoir liquidé toutes les pensions dont le médecin a relevé n’est pas exigée si le médecin n’a pas atteint l’âge de la retraite à taux plein dans les régimes complémentaires de la Carmf (actuellement 65 ans). Mais, dès que l’âge de 65 ans sera atteint, les régimes complémentaires devront être liquidés pour continuer à cumuler les pensions de retraites avec une activité libérale sans limites de revenus. Actuellement, un médecin de 63 ans qui a exercé au cours de sa carrière une activité salariée et libérale et souhaite liquider ses retraites tout en poursuivant son activité libérale, bénéficie de tous les trimestres d’assurance requis pour liquider ses retraites de base à taux plein. Il peut ainsi liquider toutes ses retraites, excepté les régimes complémentaires de la Carmf (et éventuellement la retraite complémentaire Agirc en tranche C qui concerne les cadres ayant un salaire supérieur à 4 fois le plafond de la sécurité sociale) et les cumuler intégralement avec ses revenus d’activité libérale. Ainsi, il continuera à cotiser auprès de ces régimes complémentaires et pourra acquérir des points de retraite pour ces régimes. Lorsqu’il aura atteint l’âge de 65 ans, il devra alors liquider ses retraites complémentaires pour continuer à bénéficier du cumul emploi-retraite intégral. Les médecins ne remplissant pas ces conditions doivent quant à eux, pour pouvoir cumuler, exercer une activité procurant des revenus inférieurs à un seuil fixé à 39 228 euros, pour ceux qui ont pris leur retraite a partie de l’âge du taux plein automatique sans avoir la durée d’assurance requise, ou pour ceux qui n’ont pas liquidé l’ensemble de leurs retraites obligatoires. C’est la raison pour laquelle, il souhaite l’interroger pour savoir quelles solutions pourraient être envisagées par le Gouvernement pour permettre à certains médecins « jeunes retraités » de cumuler leur retraite avec la poursuite d’une activité qui soit moins plafonnée afin de pallier l’absence d’implantation de nouveaux médecins dans des zones tendus en matière d’offre de soins.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8356</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4004</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laurence Vanceunebrock-Mialon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[professions de santé
	        Décret d’application accès partiel masseur-kinésithérapeute.
	        8356. — 15 mai 2018. — Mme Laurence Vanceunebrock-Mialon interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la possibilité d’avancer la date de signature du décret d’application (aujourd’hui prévue en novembre 2018) concernant l’accès partiel à la profession de masseur-kinésithérapeute ce qui permettrait aux établissements thermaux de bénéficier d’un exercice plein pour l’année 2018. L’avance de la signature de ce décret contribuerait à optimiser l’organisation des soins très demandés par les malades et dont la prescription par les médecins ne peut pas être réalisée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8357</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4004</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Michèle Tabarot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[professions de santé
	        Démographie médicale - Accès aux soins - Médecins généralistes
	        8357. — 15 mai 2018. — Mme Michèle Tabarot appelle l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l’évolution de la démographie médicale et son impact sur l’accès aux soins. Un récent rapport de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) note une augmentation du nombre de médecins en exercice de 4,5 % en France depuis 2012. Cette évolution positive est cependant nuancée par le constat que la hausse des effectifs concerne prioritairement les médecins spécialistes et salariés. S’agissant des médecins généralistes libéraux, leur nombre est en recul de deux pour cent. Les difficultés d’accès aux consultations peuvent donc être amplifiées, notamment en milieu rural mais aussi dans les banlieues et même dans certains quartiers à l’intérieur de grandes villes. Aussi, elle souhaiterait que la ministre puisse préciser son analyse des évolutions décrites par la DREES et les mesures qu’elle pourrait prendre pour engager une réflexion de fond sur la profession de médecin généraliste afin de renforcer l’attractivité de cette activité essentielle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8358</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4004</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Cazenove</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[professions de santé
	        Etendue de l’ASM au secteur libéral paramédical
	        8358. — 15 mai 2018. — M. Sébastien Cazenove attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la situation des femmes exerçant une profession libérale paramédicale en congé maternité. En octobre 2017, l’ASM (l’avantage supplémentaire maternité) est entré en vigueur mettant en place un avantage financier de 2 066 à 3 100 euros pendant 3 mois en faveur des médecins libéraux conventionnés pour pallier la baisse de revenus engendrée par l’interruption de l’activité pour cause de maternité. Toutefois, cette aide génère une distinction de traitement avec les autres professions libérales du secteur paramédical (kinésithérapeute, orthophoniste, sage-femme) devant elles aussi faire face aux frais de leurs cabinets et cotisations professionnelles lors de leur congé maternité. L’un des engagements du Gouvernement était d’harmoniser les conditions d’indemnisation afin de garantir une équité de traitement entre toutes les femmes. Il souhaiterait savoir quelles mesures et quel calendrier le Gouvernement envisage pour pallier cet écart.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8359</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4004</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laure de La Raudière</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[professions de santé
	        Infirmier - Pratique avancée - Autonomie
	        8359. — 15 mai 2018. — Mme Laure de La Raudière interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la mise en œuvre effective en France de la pratique avancée infirmière. L’article 119 de la loi no 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé a défini le cadre légal de l’exercice en pratique avancée. Afin de répondre aux défis majeurs du système de santé français confronté à une explosion des maladies chroniques nécessitant une prise en charge au long cours, avec un suivi par les professionnels de santé, et face à l’accroissement inquiétant des déserts médicaux, le Parlement a voulu que soient redéfinis les périmètres d’exercice des professionnels de santé en créant de nouveaux métiers en santé de niveau intermédiaire (entre le bac+8 du médecin et le bac+3/4 des professionnels paramédicaux notamment des infirmières). À l’instar de ce qui existe aux États-Unis et au Canada, au Royaume-Uni ou en Irlande, ces infirmiers se voient reconnaître des compétences plus étendues, notamment de prescription, de renouvellement et d’adaptation de traitements, de réalisation d’actes, moyennant une formation supplémentaire de niveau master. Ces professionnels jouent un rôle important de premier recours dans les zones reculées. Or le décret d’application en cours de rédaction, plus de deux ans après la promulgation de la loi, ne confèrerait pas, d’après les informations recueillies, à l’infirmier de pratique avancée toute l’autonomie requise pour apporter la réponse nécessaire aux besoins de santé des citoyens, notamment afin de mieux organiser les parcours de soins, face aux déserts médicaux que nous connaissons dans certains territoires. Elle lui demande donc de bien vouloir lui indiquer ce que le Gouvernement envisage pour que soit créé en France une véritable délégation de tâches et la création du métier d’infirmier doté de l’autonomie suffisante pour bien prendre en charge les patients.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8360</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4005</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Christophe Lagarde</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[professions de santé
	        Infirmier(e)s en pratique avancée
	        8360. — 15 mai 2018. — M. Jean-Christophe Lagarde attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les projets de textes réglementaires devant encadrer la pratique avancée des infirmier (e) s instituée par la loi du 26 janvier 2016. En effet, à l’inverse du Canada, des États-Unis ou du Royaume-Uni, la France accuse un retard important dans le domaine des infirmier (e) s de pratique avancée (IPA) ; depuis 60 ans, ce sont presque 330 000 IPA qui exercent dans 25 pays. Le statut de ces infirmier (e) s, qui ont étudié deux années supplémentaires (niveau Master), se situe à mi-chemin entre le médecin et l’infirmier (e). Or pour les représentants de la profession, les textes réglementaires à l’étude paraissent beaucoup trop restrictifs et n’offriraient pas une réponse adéquate aux enjeux sociétaux en matière de santé. Aussi, il l’interroge sur sa vision de la pratique avancée et du rôle que joueront les infirmier (e) s en pratique avancée face aux défis de santé publique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8361</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4005</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Christine Dalloz</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[professions de santé
	        Mise en œuvre de la pratique avancée infirmière
	        8361. — 15 mai 2018. — Mme Marie-Christine Dalloz attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la mise en œuvre effective de la pratique avancée infirmière. En raison des nombreux défis auxquels le système de santé français est confronté, il a été adopté, dans le cadre de la loi du 26 janvier 2016 prévoyant sa modernisation, un cadre légal de l’exercice dit « en pratique avancée ». Concrètement, seront créés de nouveaux métiers de niveau intermédiaire afin de répondre à de nouveaux besoins, liés notamment à une explosion des maladies chroniques et à l’accroissement inquiétant des déserts médicaux. Ces nouveaux professionnels ont vocation à jouer un rôle important de premier recours dans les zones les plus reculées du territoire et disposent de compétences étendues en matière de prescription, de renouvellement, d’adaptation de traitements et de réalisation d’actes. Or, malgré la nécessité de leur engagement, le décret d’application qui n’est toujours pas publié plus de deux ans après la promulgation de la loi, est maintenant présenté comme conservant aux médecins un rôle central et ne conférant pas à l’infirmier de pratique avancée toute l’autonomie requise pour apporter la réponse nécessaire aux besoins de santé des citoyens. Elle lui demande donc d’indiquer ce qu’elle envisage pour qu’en France, soit effectif un véritable métier intermédiaire d’infirmier de pratique avancée, existant dans d’autres pays européens et outre-Atlantique, doté de l’autonomie suffisante pour une prise en charge efficace des patients.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8362</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4005</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Mazars</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[professions de santé
	        Mise en œuvre du statut d’infirmier en pratique avancée (IPA)
	        8362. — 15 mai 2018. — M. Stéphane Mazars attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur le statut d’infirmier en pratique avancée (IPA) et les domaines d’intervention qu’il recouvre. Cette nouvelle profession intermédiaire d’IPA créée par la loi du 26 janvier 2016 répond à un défi de la société française tout en reconnaissant à sa juste valeur les compétences des infirmiers bac+5. Face à la réalité des déserts médicaux en milieu rural, l’explosion des pathologies chroniques et le vieillissement croissant de la population, l’ambition est bien de réorganiser les pratiques en définissant de nouvelles règles entre professionnels de santé afin d’améliorer la qualité et la continuité du processus de soins. Tout l’enjeu est désormais de trouver un point d’équilibre entre les besoins médicaux des citoyens et l’autonomie professionnelle que les infirmiers en pratique avancée sont légitimement en droit d’attendre. Le décret d’application de l’article 119 de la loi du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé entend marquer ce virage important dans l’évolution de l’exercice de la profession d’infirmier. C’est pourquoi, à l’heure où se construit le cadre juridique réglementaire de la profession, il tient à rappeler que le statut d’IPA se veut une réponse aux attentes concrètes des populations en matière de santé, en particulier dans les zones caractérisées par une offre de soins insuffisante ou par des difficultés dans l’accès aux soins. Aussi, il l’interpelle sur la nécessité d’être conforme à l’esprit et aux objectifs de la loi et l’interroge sur les délais de parution de ce décret très attendu.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8363</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4006</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Patricia Gallerneau</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[professions de santé
	        Mise en œuvre effective de la pratique avancée infirmière
	        8363. — 15 mai 2018. — Mme Patricia Gallerneau interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la mise en œuvre effective de la pratique avancée infirmière. L’article 119 de la loi no 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé a défini le cadre légal de l’exercice en pratique avancée. Afin de répondre aux défis majeurs du système de santé français, confronté à une explosion des maladies chroniques nécessitant une prise en charge au long cours, avec un suivi par les professionnels de santé, et face à l’accroissement inquiétant des déserts médicaux, le Parlement a voulu que soient redéfinis les périmètres d’exercice des professionnels de santé en créant de nouveaux métiers en santé de niveau intermédiaire. Présents depuis les années 1960 aux États-Unis et au Canada, mais aussi au Royaume-Uni ou en Irlande, ces infirmiers de pratique avancée se voient reconnaître des compétences plus étendues, notamment de prescription, de renouvellement et d’adaptation de traitements, de réalisation d’actes, moyennant une formation supplémentaire de niveau master. Ces professionnels jouent un rôle important de premier recours dans les zones reculées. Or le décret d’application qui, plus de deux ans après la promulgation de la loi, n’est pas encore publié, est annoncé comme conservant au médecin un rôle central et ne conférant pas à l’infirmier de pratique avancée toute l’autonomie requise pour apporter la réponse nécessaire aux besoins de santé des citoyens. Elle lui demande de lui indiquer ce que le Gouvernement envisage pour que soit créé en France un véritable métier intermédiaire d’infirmier de pratique avancée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8364</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4006</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Di Pompeo</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[professions de santé
	        Négociations conventionnelles de la filière dentaire
	        8364. — 15 mai 2018. — M. Christophe Di Pompeo attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les négociations conventionnelles de la filière dentaire qui entrent dans leur dernière phase. La nomenclature des actes remboursés n’a pas été revue depuis plus de 30 ans dans ses principes et force est de constater que le volet « prévention » a été et demeure le parent pauvre. M. le député a rencontré dans la circonscription du Nord dont il est l’élu, une des plus précaires de France en indicateurs socio-économiques et en matière sanitaire, de nombreux professionnels (dentistes, prothésistes, commerciaux), tous ont la même analyse et le même constat, ils sont découragés. Cela n’est pas qu’un phénomène local car un récent rapport de l’OMS souligne le caractère particulièrement anxiogène et alarmant de toute la profession. Ce qu’ils espèrent de manière tout-à-fait légitime, c’est un changement de logique dans la nomenclature intégrant enfin la prévention, les soins conservateurs, la notion de « gradiant thérapeutique » en son sein et ainsi éviter par la suite les mutilations et le coût entrainés par la pose de prothèses. Certains pays, comme la Suède, emploient depuis longtemps cette méthode thérapeutique, avec des résultats remarquables en termes de santé bucco-dentaire. Par ailleurs, un corps d’hygiénistes pourrait venir renforcer cette volonté ainsi que des incitations invitant les patients à mieux se prendre en charge. Un récent rapport de l’Inspection générale des affaires sociales sur les réseaux de soins (juin 2017) montre que ces structures sont d’un intérêt contrasté, et très incertain quant à la qualité des soins. Ce sont, par leur intermédiaire, 25 % des cotisations des patients qui ne reviennent pas à leur santé. De plus, outre ce détournement forcé de patientèle, leurs grilles tarifaires complexes piègent les patients régulièrement au moment du remboursement. Ces centres low costs, sujets à de nombreuses condamnations (jugement d’Aix - mars 2016), l’affaire DENTEXIA, de par leur fonctionnement juridique opaque, sont de nature à engendrer beaucoup de défiance quant à leur fiabilité et leur professionnalisme. Seuls les dentistes libéraux maillent le territoire même si des progrès restent à réaliser, fonctionnent avec déontologie notamment dans la relation patient-praticien au sein de leurs bassins de population, et ont une vocation de fidélité et de suivi de soins avec leurs patients. Ils se sont adaptés et remis en cause régulièrement. Mais aujourd’hui, les jeunes praticiens, surtout eux, ont de sérieux doutes. Avec la confiance qu’ils ont en Mme la ministre, avec la déception de leur part sur les premières propositions de la CNAM par la voie de M. Revel, il lui demande comment compte-t-elle, au travers des négociations actuelles de la filière, donner à ce corps de soignants des gages de confiance pour l’avenir et quel est son regard sur l’avenir des praticiens libéraux de la dentisterie française.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8365</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4006</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Bazin-Malgras</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[professions de santé
	        Situation alarmante aux urgences de Troyes, inquiétudes pour la médécine rurale
	        8365. — 15 mai 2018. — Mme Valérie Bazin-Malgras alerte Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la crise que traverse le centre hospitalier de Troyes et plus particulièrement le service des urgences. En effet, le nombre de passages aux urgences a augmenté de 22 % en 5 ans. Pour autant, le nombre de médecins urgentistes est passé de 22 à 24, alors que le besoin réel estimé est de 35 postes. C’est une des raisons pour lesquelles la qualité du service offert aux patients est considérée très insuffisante par les Aubois et le personnel soignant. Mme la députée lui rappelle qu’il n’y a que 2 services d’urgences sur le territoire pour 310 000 habitants. Des mesures à court terme ont été annoncées par l’ARS afin d’améliorer la situation actuelle. Au demeurant, dans un contexte plus global, eu égard à la baisse avérée des médecins dans les territoires ruraux et dans les villes moyennes (l’Aube bénéficie seulement de 114 médecins pour 100 000 habitants, alors que la moyenne nationale est d’environ 3 fois plus), le vieillissement de ceux-ci (35 % ont plus de 55 ans dans l’Aube), de plus, de nombreux médecins partant en retraite ferment leur cabinet faute de repreneur, cette situation est plus que préoccupante et sera de plus en plus tendue. Elle souhaite connaître quelles sont les solutions qu’elle va mettre en œuvre dès maintenant et pour les dix ans à venir, afin que la situation ne se dégrade pas davantage et que les Français, plus particulièrement, ceux qui ont fait le choix de vivre en zone rurale et dans des villes moyennes, puissent bénéficier d’une médecine publique et libérale de qualité et de proximité sans que leur vie ne soit mise en danger.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8366</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4007</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Benjamin Dirx</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[professions de santé
	        Statut d’infirmer de pratique avancée
	        8366. — 15 mai 2018. — M. Benjamin Dirx interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la création effective du statut « d’infirmier de pratique avancée ». Depuis quelques années, le système de santé français est confronté, aussi bien à une forte augmentation des maladies chroniques nécessitant une prise en charge au long cours, qu’à l’accroissement des déserts médicaux. Afin de répondre efficacement à ces nouveaux défis, le Parlement, à l’article 119 de la loi en date du 26 janvier 2016 relative à la modernisation du système de santé, a voulu que soit redéfini les périmètres d’exercice des professionnels de santé en permettant notamment à certains « auxiliaires médicaux » d’exercer en « pratique avancée au sein d’une équipe de soins primaires coordonnée par le médecin traitant ». La loi précitée renvoyait à un décret en Conseil d’État la mise en œuvre effective de cette disposition législative. Or plus de deux ans après la promulgation de cette norme, il est possible de constater que le décret d’application n’a pas encore été publié. Ainsi, il souhaite l’interroger afin que lui soit précisé les intentions du Gouvernement sur le contenu dudit décret et dans quels délais celui-ci serait publié.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8367</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4007</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Rémi Delatte</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[professions de santé
	        Statut d’infirmier de pratique avancée
	        8367. — 15 mai 2018. — M. Rémi Delatte attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la demande des représentants des infirmiers afin que soit reconnu le statut d’infirmier de pratique avancée. La loi du 26 janvier 2016 sur la modernisation de notre système de santé a défini le cadre légal de l’exercice en pratique avancée conformément aux évolutions déjà existantes dans de nombreux pays. Face aux difficultés d’accès aux soins dans de nombreux territoires français, ces professionnels jouent un rôle essentiel de premier recours. Il souhaite connaître les mesures qui seront prochainement prises notamment dans le cadre des décrets d’application de la loi précitée afin que la France se dote d’un véritable métier intermédiaire d’infirmier de pratique avancée doté de l’autonomie suffisante pour une prise en charge optimale des patients.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8368</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4007</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Favennec Becot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[professions et activités sociales
	        Assistants familiaux et aide sociale à l’enfance
	        8368. — 15 mai 2018. — M. Yannick Favennec Becot attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les préoccupations des assistants familiaux qui sont des professionnels à qui la protection de l’enfance a confié l’exigeante et délicate mission d’éduquer, à leur domicile, des enfants, souvent sans repères et délaissés par leurs parents. Bien que passionnés par leur travail, ils s’estiment insuffisamment pris en considération car ils ne disposent d’aucun statut. En effet, élever des enfants représente un travail à temps plein, sept jours sur sept, vingt-quatre heures sur vingt-quatre et ils disposent pourtant d’un contrat précaire et d’un salaire qui n’est pas garanti, notamment lorsqu’un enfant leur est retiré pour retourner chez ses parents. Par conséquent, les effectifs ne cessent de baisser et la fédération nationale des assistants familiaux (FNAF) est régulièrement interpellée par des employeurs qui peinent à recruter. C’est pourquoi il lui demande quelle réponse elle entend apporter à ces légitimes attentes, non seulement dans l’intérêt de ces professionnels, mais également dans l’intérêt des enfants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8371</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4008</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dominique Potier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[santé
	        Financements innovants du projet Envie Autonomie
	        8371. — 15 mai 2018. — M. Dominique Potier attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur le projet Envie Autonomie, développé notamment depuis le site d’Envie Lorraine de Toul, et candidat à l’appel à projet de l’accélérateur French Impact. Partant du constat que le modèle actuel de distribution et de financement (acquisition définitive avec prise en charge par le bénéficiaire) des aides techniques médicales (fauteuils roulants, lits médicalisés, matériel d’aide aux soins, à la toilette, à la mobilité) est coûteux pour la solidarité nationale et pour les assurés, inéquitable et fortement consommateur de ressources, le projet Envie Autonomie propose une innovation radicale fondée sur le ré-emploi et l’économie de la fonctionnalité : il s’agit désormais d’apporter à la personne dépendante pendant le temps juste nécessaire un matériel potentiellement reconditionné selon des normes de qualité agréées. Les bénéfices attendus d’un tel changement de modèle sont multiples : économies pour le système de santé (le budget actuel - en achat de matériel neuf - de l’aide technique médicale est de 13 milliards d’euros supporté à 50 % par la sécurité sociale et les caisses complémentaires) ; plus grande accessibilité financière et logistique pour les personnes en situation de handicap ou personnes âgées à ces dispositifs de prévention de la perte d’autonomie ; mise en place d’une filière de collecte pionnière susceptible d’un déploiement européen ; création d’activités économiques territorialisées et qualifiantes ; captation et valorisation de la ressource issue du matériel aujourd’hui inutilisé, détruit ou faisant l’objet de commerce non tracé. Les impacts de ce projet sur les enjeux clés de la prévention, de la valorisation des ressources, de l’égal accès de tous aux dispositifs de soin, de la création locale de richesses et de l’insertion par l’économique en font une initiative exemplaire, véritable démonstrateur des bénéfices cumulés de l’innovation sociale. Il souhaiterait savoir quelles sont, sur le versant du financement et au-delà de l’appel à projet French Impact, les modalités qui pourraient être mises en place pour soutenir l’amorçage et le déploiement de ce projet (évolution des règles de prise en charge par la sécurité sociale et les organisations mutualistes, fonds d’amorçage, redevance sur les équipements neufs,…).]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8372</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4008</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gilles Lurton</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[santé
	        Prise en charge de la douleur en France
	        8372. — 15 mai 2018. — M. Gilles Lurton appelle l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la prise en charge de la douleur en France. Depuis 1998, trois plans nationaux de lutte contre la douleur ou d’amélioration de sa prise en charge se sont succédés et ont favorisé l’intégration et le développement de structures spécialisées dans le système de soins français. Mais, depuis 2012, il n’existe plus de plans ni de programmes dédiés au développement de la médecine de la douleur malgré tout le chemin qu’il reste encore à parcourir pour aider au soulagement des personnes douloureuses, que ce soit en ambulatoire, à l’hôpital ou dans les institutions accueillant des personnes vulnérables, âgées ou précaires. Si la loi de modernisation de notre système de santé votée en 2016 a reconnu, dès son article premier, la nécessité de prendre en charge la douleur, cette disposition est restée à un stade incantatoire et la France, après avoir été longtemps pionnière dans ce domaine, est en passe de perdre du terrain, incapable de relever ce défi. Les réseaux de consultations et de centres spécialisés du pays sont aujourd’hui en difficulté avec des moyens constants alors que le nombre de consultations réalisées s’accroit. Ces structures se trouvent souvent dans la plus totale incapacité de faire face à cette demande croissante des patients. Les délais pour obtenir un rendez-vous dépassent parfois plusieurs mois. Les financements ne suivent pas les besoins et la prise en charge de la douleur est délaissée par les pouvoirs publics depuis plusieurs années. Aujourd’hui, la situation est alarmante et, si rien n’est entrepris, au moins 30 % des structures spécialisées disparaîtront au cours de ces trois prochaines années. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui faire connaître ses projets pour mieux lutter contre la douleur et de permettre à la France de conserver l’avance dont elle disposait jusqu’en 2012 en matière de lutte contre la douleur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8373</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4008</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Bilde</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[sécurité des biens et des personnes
	        Décès de Naomi Musenga
	        8373. — 15 mai 2018. — M. Bruno Bilde alerte Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les circonstances du décès de Mme Naomi Musenga, victime d’un infarctus le 27 décembre 2017 à Strasbourg. L’enregistrement de son appel passé au service d’aide médicale urgente (Samu) des hôpitaux de Strasbourg vient de révéler les profonds et dramatiques dysfonctionnements de l’accueil téléphoniques des urgences. En effet, à l’écoute des propos tenus par l’opératrice, Mme Musenga semble avoir été traitée avec un mépris indigne et une désinvolture scandaleuse. Au-delà de la responsabilité du personnel qui sera déterminée par l’enquête de l’inspection générale des affaires sociales, ce drame pose la question de la pérennité des services d’urgence à l’aune de l’évolution inquiétante du système de santé français. Ces dernières années, la politique de santé a été contaminée par la quête de la rentabilité et cette course folle aux économies déguisées en « mutualisations », « simplifications » et « restructurations ». Aujourd’hui, l’hôpital public est à bout de souffle et les services d’urgence explosent. Les exemples quotidiens démontrent qu’en matière de santé publique, on ne peut pas faire mieux avec moins. Les fermetures d’hôpitaux de proximité, les suppressions de services, la fermeture des urgences de nuit dans certains établissements, la diminution du nombre de lits, la métropolisation de la santé, mettent en péril l’accès aux soins pour bon nombre de Français. Concernant les centres d’appel 15, les mutualisations les poussent à sélectionner les urgences jugées « sérieuses » et « rentables » avec des questionnaires téléphoniques indécents et des renvois vers le médecin de garde pour désengorger le Samu et limiter le nombre d’interventions. Il est grand temps de réformer de fond en comble le système de santé français à la dérive en arrêtant les politiques comptables qui mettent en danger la vie des Français. Il souhaiterait donc connaître ses intentions sur cette question.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8374</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4009</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Fiona Lazaar</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[sécurité des biens et des personnes
	        Gestion des appels téléphoniques dans les services d’urgence
	        8374. — 15 mai 2018. — Mme Fiona Lazaar appelle l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l’enjeu important de la gestion des appels téléphoniques dans les services d’urgences. Elle est indignée à la lecture des circonstances du décès d’une jeune mère de famille, le 27 décembre 2017 : son échange téléphonique avec le Samu quelques heures avant sa disparition, relayé par de nombreux médias, pointe en effet du doigt des dysfonctionnements très sérieux, dont les conséquences se sont révélées dans ce cas précis dramatiques. Mme la députée a pris acte des propos de Mme la ministre, et salue la mise en place d’une enquête administrative. Si cette enquête est nécessaire, les graves dysfonctionnements mis au jour appellent très certainement une action résolue et des mesures concrètes pour éviter que de tels drames se reproduisent. Aussi, elle souhaiterait connaître les mesures qu’elle entend prendre pour renforcer l’efficacité du service et la qualité de l’accueil téléphonique dans les services d’urgence.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8393</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4009</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Élisabeth Toutut-Picard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[travailleurs indépendants et autoentrepreneurs
	        Création du conseil de la protection sociale des travailleurs indépendants
	        8393. — 15 mai 2018. — Mme Élisabeth Toutut-Picard attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la création du conseil de la protection sociale des travailleurs indépendants (CPSTI). Le décret no 2018-174 du 9 mars 2018 relatif à la mise en œuvre de la réforme de la protection sociale des travailleurs indépendants, prévue par l’article 15 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2018, précise les modalités de fonctionnement du conseil de la protection sociale des travailleurs indépendants (CPSTI), qui reprendra une partie des missions exercées par les conseils d’administration des anciennes caisses du régime social des indépendants (RSI). Selon ce décret, le CPSTI (ainsi que chacune de ses déclinaisons régionales) sera géré par une assemblée générale composée de 24 membres (15 représentants des travailleurs indépendants, 7 représentants des retraités et 2 personnes qualifiées) qui exerceront leur fonction pendant 4 ans, et par un directeur (nommé après avis de l’assemblée générale). S’il apparaît nécessaire qu’une commission spécifique traite les demandes des ex-cotisants au RSI le temps de la phase transitoire, il n’apparaît pas utile de dédoubler les conseils d’administration de manière pérenne. Il conviendrait que les caisses locales de sécurité sociale et la caisse nationale soient gérées par un seul conseil d’administration, au sein duquel siègerait l’ensemble des assurés et ayants droit. Elle lui demande de lui indiquer les garanties que le fonctionnement du nouveau conseil n’augmentera pas la charge de travail des directions de caisse ainsi que les coûts de gestion de l’assurance maladie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8380</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4010</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Mazars</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des sports</ministreQuestion><ministreJO>Sports</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[sports
	        Financement des comités départementaux olympiques et sportifs (CDOS)
	        8380. — 15 mai 2018. — M. Stéphane Mazars attire l’attention de Mme la ministre des sports sur les craintes des comités départementaux olympiques et sportifs (CDOS) de voir s’affaiblir la pratique sportive en club, à commencer dans les territoires ruraux où l’accès à une offre sportive diversifiée reste toujours plus difficile. Suite aux préconisations réitérées de la Cour des comptes, la clarification actée en 2018 entre le ministère des sports et le Centre national pour le développement du sport (CNDS) a priorisé les missions dévolues à ce dernier avec pour conséquences une baisse du niveau de ses ressources (-133,4 millions d’euros) et un mouvement de transfert au profit du budget du ministère des sports à hauteur de 72,78 millions d’euros. Parmi les enveloppes d’intervention du CNDS, celle consacrée aux subventions aux associations locales (part territoriale) est dotée de 105 millions d’euros en 2018, contre 136,2 millions d’euros en 2017. De fait, le recentrage des priorités du CNDS impacte directement les moyens alloués aux CDOS. À titre d’exemple, l’enveloppe territoriale entre 2017 et 2018 pour la région Occitanie baisse de 23 % et de 23,5 % pour le seul CDOS de l’Aveyron. La sélectivité des actions subventionnables fait craindre aux CDOS, et donc aux comités et clubs sportifs locaux, un désengagement préjudiciable à la promotion et au développement du sport fédéral partout et pour tous. C’est pourquoi, dans ce contexte d’incertitudes, il lui demande de bien vouloir lui préciser les leviers dont dispose le Gouvernement pour garantir l’accompagnement des nombreux projets portés par les clubs sportifs locaux sur l’ensemble du territoire national. Au-delà, il l’interroge sur les mesures qu’elle compte mettre en œuvre pour sécuriser les recettes affectées au CNDS, dont près de 80 % sont issues de La Française des Jeux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8381</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4010</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. André Chassaigne</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des sports</ministreQuestion><ministreJO>Sports</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[sports
	        Moyens alloués en 2018 au Centre national pour le développement du sport
	        8381. — 15 mai 2018. — M. André Chassaigne interroge Mme la ministre des sports sur les conséquences pour le développement de la pratique sportive des moyens alloués en 2018 au Centre national pour le développement du sport (CNDS). Le CNDS est la principale victime de la réduction de 7 % du budget de l’État dédié au sport dans le projet de loi de finances pour 2018. Son budget est ainsi réduit de moitié, passant de 260 à seulement 133 millions d’euros. L’opposition déterminée du groupe parlementaire de la Gauche démocrate et républicaine à la baisse des moyens de l’État consacrés au sport se trouve aujourd’hui confortée par le véritable cri d’alarme que porte depuis plusieurs semaines le mouvement sportif, par le biais de ses représentants au sein des comités régionaux et départementaux Olympiques et sportifs. Force est en effet de constater que n’avaient pas été prises en compte les conséquences pour la vie associative sportive dans les territoires comme au niveau national des mesures de baisse sans précédent des moyens destinés au CNDS pour 2018. Comme seule réponse à cette situation, le Gouvernement justifie le recul de près de 50 % de ce financement par le recentrage des crédits du CNDS sur la promotion du sport pour toutes et tous. Mais en réalité, dans le budget précédent, 181,5 millions d’euros étaient fléchés en direction de la promotion du sport pour toutes et tous, soit 48 millions de plus que l’enveloppe totale du CNDS dans le projet de loi de finances pour 2018. Après la fin brutale de dizaines de milliers de contrats aidés, qui a précarisé d’innombrables structures, et la baisse continue des dotations aux collectivités territoriales, ces nouvelles coupes budgétaires à l’encontre du CNDS ne visent en réalité qu’à satisfaire des objectifs comptables de réduction de la dépense publique, au détriment de toute ambition de développement du sport pour tous et de la vie associative sportive. Comme dans de très nombreux départements, c’est au regard de cette baisse massive des crédits dédiés à la promotion du sport et au soutien aux clubs et aux territoires sous-dotés que le comité départemental Olympique et sportif du Puy-de-Dôme a manifesté le 21 avril 2018 à Clermont-Ferrand. En Auvergne-Rhône-Alpes, ces orientations budgétaires se traduisent par une baisse de 3 millions d’euros des subventions allouées aux clubs sportifs. Elle impacte directement les 1 700 clubs sportifs du département du Puy-de-Dôme. Il lui demande donc quelles mesures elle compte prendre pour répondre réellement aux besoins du mouvement sportif.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8238</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4011</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Françoise Dumas</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[administration
	        Place et complémentarité de l’enquête publique
	        8238. — 15 mai 2018. — Mme Françoise Dumas attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur la simplification, à titre expérimental, de la procédure de participation du public pour certains projets soumis à la législation sur l’eau ou à celle sur les installations classées nécessaires à l’exercice d’une activité agricole. La compagnie des commissaires enquêteurs du Languedoc Roussillon partage l’idée que la concertation du public est une voie d’amélioration du processus d’élaboration des projets et plans ainsi que de leur approbation par les populations. Pour autant, elle considère que ce renforcement indispensable ne doit pas réduire la place et la nécessité de l’enquête publique lorsque le projet est arrêté à l’issue de sa phase d’élaboration faite en concertation avec le public. La réduction de son champ d’application, voire sa suppression, porterait gravement atteinte à la démocratie participative et constituerait une régression du droit de l’environnement à un moment où la qualité des enquêtes publiques et le travail des commissaires enquêteurs a fortement progressé. Par ailleurs, une simple concertation, concernant les procédures relatives à l’eau et aux ICPE relevant de l’agriculture, ne serait plus en conformité avec les modalités d’application de la directive cadre sur l’eau et des différents textes qui en découlent. De plus, la qualité des eaux serait gravement compromise car il n’y aurait plus d’avis indépendant et impartial sur des projets liés à l’agriculture. Aussi, elle souhaiterait connaître sa position en la matière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8252</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4011</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Muriel Ressiguier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[animaux
	        Faune endémique des Pyrénées : protection du grand tétras
	        8252. — 15 mai 2018. — Mme Muriel Ressiguier interroge M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur la protection du grand tétras dans les Pyrénées. Une bataille se joue au cœur des forêts des Pyrénées… une espèce en déclin est devenue un véritable symbole : le grand tétras. En effet, il est classé « vulnérable », et certaines de ses sous-espèces sont classées « en danger », en France, sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature. On voit sa population décliner à cause de l’altération de son habitat, du dérangement lié aux activités humaines dont le tourisme et la chasse, de certaines pratiques sylvicoles et des premiers effets du changement climatique. Ce coq dit « de bruyère », tout noir avec une touche de rouge au-dessus de l’œil, est un emblème pour les touristes, les passionnés de nature et les scientifiques. Il maintient une faible population dans les Vosges avec 300 individus et dans le Jura où il n’en reste que 200. Les Cévennes hébergent une vingtaine d’individus réintroduits. Et les Pyrénées abritent 90 % de la population nationale avec environ 3 700 têtes en 2013 selon l’Office national de la chasse et de la faune sauvage. Et c’est dans ce massif que tout se joue. Plus précisément dans les départements des Pyrénées-Orientales, de l’Ariège, des Hautes-Pyrénées et des Pyrénées-Atlantiques, où l’on trouve une sous-espèce de grand tétras, Tetrao urogallus aquitanicus, endémique aux Pyrénées. L’analyse de seize années de suivi du grand tétras dans les réserves naturelles catalanes fait apparaître une diminution générale du nombre des coqs et un taux moyen de reproduction de 0,82 jeunes par poules, insuffisant pour renouveler et maintenir la population. Ces résultats viennent confirmer le constat réalisé par d’autres observateurs à l’échelle nationale. Ce déclin des populations, s’il n’est pas stoppé, conduira à la disparition de l’oiseau des Pyrénées catalanes, comme cela a déjà été vécu dans les Alpes dans les années 2000. Aujourd’hui, le débat se cristallise sur les éléments démographiques, remis en cause par les chasseurs, qui sont juges et parties, et par les associations écologistes car c’est sur la base de ces chiffres que sont estimés chaque année les quotas de coqs que les chasseurs peuvent prélever. Le ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie a lancé en 2009 une stratégie nationale de conservation du grand tétras, mais la France est l’un des seuls pays européens à autoriser encore cette chasse (à l’exception de la Suède, où l’animal est encore abondant). La régression dramatique et continue des populations de grand tétras est documentée de longue date. Elle affecte des sous-espèces géographiques qui entretiennent la diversité du patrimoine génétique de l’espèce, et apportent un témoignage précieux sur l’histoire de la vie. Elle lui demande s’il lui semble cohérent que le Gouvernement développe des actions de protection pour sauver le plus gros oiseau des forêts d’Europe, tandis qu’en parallèle il en autorise la chasse. Depuis plusieurs années, des associations de protection de l’environnement attaquent, un par un, les arrêtés autorisant la chasse au grand tétras dans les Pyrénées et les juridictions administratives leur donnent raison parce que la chasse est de nature à compromettre les efforts de conservation de l’espèce. Au vu des données connues aujourd’hui et dans le but de maintenir, voire de faire progresser la population de cette espèce en danger, elle lui demande s’il ne pense pas que sa chasse devrait être suspendue au moins quelques années.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8253</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4011</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Benoit Potterie</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[animaux
	        Régulation du rat musqué dans le marais audomarois
	        8253. — 15 mai 2018. — M. Benoit Potterie interroge M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur l’investissement de l’État en matière de piégeage du rat musqué dans le marais audomarois. À la suite d’une question orale sans débat du mois de mars 2018 au sujet de l’éventuel rétablissement provisoire du piégeage chimique pour lutter contre la prolifération du rat musqué dans le marais audomarois, Mme Brune Poirson, secrétaire d’État, a répondu que les dispositifs actuels étaient suffisants et a exclu un retour, même provisoire, du piégeage chimique. Le marais audomarois, zone humide labélisée RAMSAR en 2008 et classée réserve de biosphère UNESCO en 2013 est une zone fragile. Le rat musqué, introduit en Europe au début du XXe siècle pour sa fourrure, déstabilise fortement l’équilibre de cette partie du territoire composée de prairies humides, de terres maraîchères et de roselières. L’absence de prédateur en fait une espèce invasive et particulièrement nuisible. L’impact des dégâts causés par cet animal constitue un risque économique, par la destruction des cultures maraîchères, environnemental, par les dégâts sur les berges et les champs, de santé publique par les maladies dont il est le vecteur, mais encore de sécurité pour les affaissements de fossés et de routes que ses terriers provoquent. Lors d’une opération de nettoyage du marais à laquelle M. le député a participé, il a pu constater par lui-même l’invasion de ce mammifère. Les berges sont constellées de trous et les champs ravagés par son appétit vorace. Les mesures de piégeage mécanique, de tir ou de déterrage ont permis la capture en 3 mois cette année plus de 3 000 rats musqués. Des chiffres en augmentation par rapport à 2017. La cause notamment à l’absence d’hivers rigoureux mais aussi au manque de moyens face à un adversaire qui grandit en nombre d’années en années. Face à ce constat, il souhaite l’interroger sur la possibilité du recours au piégeage chimique temporaire, de façon strictement encadrée, afin d’éviter les détériorations faunistiques du milieu, par exemple par des piégeurs exclusivement professionnels. À défaut de réponse positive, il tient à le solliciter pour envisager une implication de l’État dans les moyens de lutte pour augmenter les capacités de piégeage mécanique et enrayer ce fléau qui menace le territoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8259</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4012</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. André Chassaigne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[automobiles
	        Les conséquences des nouvelles modalités du contrôle technique
	        8259. — 15 mai 2018. — M. André Chassaigne interroge M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur les conséquences des nouvelles modalités du contrôle technique. La mise en application de l’arrêté du 2 mars 2017 modifiant celui du 18 juin 1991, relatif à la mise en place et à l’organisation du contrôle technique des véhicules dont le poids n’excède pas 3,5 tonnes, est prévue pour le 20 mai 2018. Cet arrêté crée trois types de défaillances, les mineures, majeures et critiques. Il augmente considérablement le nombre de points de contrôle effectués sur chaque véhicule, ce qui aura pour incidence d’augmenter le coût du contrôle technique supporté par l’automobiliste. De plus, il prévoit que lorsqu’un véhicule sera contrôlé avec une défaillance critique, son utilisation se limitera au jour du contrôle. Cette disposition n’est pas raisonnable. En effet, quand bien même le propriétaire amènerait son véhicule chez son garagiste, ce dernier devrait le réparer dans la journée, pour qu’il ne soit pas inutilisable. Or au regard de la multitude de pièces détachées, il est impensable que le réparateur puisse réparer le véhicule dans la journée. Ainsi, après la réparation et dans l’attente de la nouvelle visite de contrôle, le véhicule satisfaisant désormais aux points de contrôle ne pourra pas emprunter les routes. Aussi, le garagiste n’aura comme autre solution que de transporter, sur plateau ou dépanneuse, le véhicule réparé jusqu’au lieu de contrôle. Cette opération générera inéluctablement un surcoût. Là encore, ces mesures, qui peuvent certainement avoir un rôle dans la diminution d’accidents de la route, auront forcément un impact désastreux sur les foyers les plus modestes. Pour la majorité de ces foyers, il est impensable de contracter un crédit pour acheter un véhicule neuf ou récent. Aussi, le risque de voir circuler des véhicules rejetés par les contrôleurs techniques est grand, avec les conséquences dramatiques qui sont liées à ce genre de comportement. S’il est indéniable que la sécurité routière et la diminution des nombres d’accidents et de personnes blessées ou tuées sur les routes doivent être une préoccupation de tous et de tous les jours, les mesures visant à pénaliser uniquement les personnes les plus modestes sont à proscrire. En effet, la possibilité de se transporter sur son lieu de travail est un impératif. Pour les personnes ne disposant pas de moyens collectifs, notamment en milieu rural, l’usage de leur véhicule personnel est souvent la seule solution. Il lui demande que soient revues dans un sens plus réaliste ces modalités de contrôle et de surseoir à la mise en application de l’arrêté du 2 mars 2017 modifiant l’arrêté du 18 juin 1991.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8269</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4012</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dominique Potier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[déchets
	        Réemploi des pneumatiques usagés
	        8269. — 15 mai 2018. — M. Dominique Potier appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur la valorisation des pneumatiques usagés et notamment sur la voie du réemploi qui concerne environ 15 % du volume, majoritairement affecté à l’export. Cette option constitue évidemment le mode de valorisation le plus efficace tant en termes de consommation de matière que de revenu pour les entreprises de collecte. Or le réemploi est actuellement pénalisé, précisément à l’export, par le statut de déchet du pneumatique usagé. Sensibilisés à la question par les acteurs de la filière, les pouvoirs publics ont initié en 2015 un projet d’arrêté visant à fixer des critères de sortie du statut de déchets pour certaines catégories de produits. Aujourd’hui, alors que la publication de ce texte reste en suspens, les entreprises du secteur constatent un renforcement des contraintes à l’export, notamment de la part des services douaniers, fragilisant ainsi un secteur où la position concurrentielle française était historiquement forte, compte tenu de la qualité des produits remis sur le marché. Cette double peine se traduit manifestement chez les professionnels de la collecte par une profonde incompréhension de voir pénalisé le mode de valorisation le plus vertueux, tout en fragilisant les infrastructures logistiques au risque de désorganiser durablement les réseaux d’approvisionnement et de réexpédition au profit d’opérateurs étrangers. Il souhaiterait savoir quelles sont les dispositions envisagées pour éviter cette perte de compétitivité pour les entreprises françaises et notamment si l’arrêté relatif à la sortie du statut de déchet pour les produits candidats au réemploi est susceptible d’être publié à courte échéance.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8278</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4013</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Christophe Lagarde</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[énergie et carburants
	        Concessions hydroélectriques
	        8278. — 15 mai 2018. — M. Jean-Christophe Lagarde attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur la mise en demeure de la France par la Commission européenne au sujet de l’ouverture à la concurrence des concessions hydroélectriques. L’hydroélectricité représente en France 12 % de la production d’électricité et est de loin la plus importante source d’énergie renouvelable. Or les concessions hydroélectriques sont exploitées essentiellement par EDF. Face à la mise en demeure de la Commission européenne, la France aurait décidé d’établir une feuille de route d’ouverture à la concurrence des concessions sur la période 2018-2021. En fin de compte, c’est 150 ouvrages qui pourraient être mis à la concurrence d’ici 2022. Aussi, il lui demande de préciser sa vision concernant l’hydroélectricité et sur les mesures que compte prendre le Gouvernement pour pallier les risques qu’engendrerait une telle ouverture à la concurrence.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8279</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4013</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Boyer</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[énergie et carburants
	        Déploiement des compteurs Linky sur le territoire
	        8279. — 15 mai 2018. — Mme Valérie Boyer attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur le déploiement des compteurs Linky en France, et plus précisément, sur les problématiques relatives aux objectifs de maîtrise de consommation d’énergie auxquels il ne semble pas répondre en l’état. Alors que dans son rapport annuel, la Cour des comptes rappelle que le coût du déploiement des compteurs est couvert dans « des conditions avantageuses pour Enedis » par les consommateurs, les magistrats relèvent également les insuffisances techniques du compteur. Le rapport rejoint en effet les conclusions de l’association de consommateurs UFC-Que Choisir qui avait déjà alerté sur le fait que les informations auxquelles auront accès les utilisateurs ne sont ni assez nombreuses, ni suffisamment accessibles afin de faire du Linky un véritable outil de maîtrise de leur consommation. En effet, l’affichage déporté, permettant une information en temps réel plus complète et lisible, est limité aux seuls ménages précaires et les portails internet du distributeur et des fournisseurs ne permettent pas une information détaillée et circonstanciée. Comme le mentionnent pourtant les magistrats, « La connaissance par l’usager de sa consommation d’électricité à un laps de temps suffisamment court constitue un prérequis à la mise en place de toute action de maîtrise de la consommation d’énergie à un niveau individuel ». Par ailleurs dès 2010, le directeur des énergies renouvelables de l’ADEME demandait déjà que le compteur dispose d’un afficheur déporté, solution d’information en temps réel en kWh et en euros, comme cela a pu se faire ailleurs en Europe, notamment au Royaume-Uni. Le Médiateur national de l’énergie a également plaidé pour la généralisation d’un tel dispositif. Un tel dispositif et une meilleure information sont par ailleurs réclamés par plus de 150 000 citoyens qui ont signé une pétition en ce sens. Au vu de ces éléments, elle lui demande de bien vouloir indiquer les intentions du Gouvernement en ce qui concerne l’accès des consommateurs à leur consommation d’énergie et les améliorations au dispositif qu’il entend apporter.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8280</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4013</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. André Chassaigne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[énergie et carburants
	        La décision de la France de privatiser les concessions hydroélectriques
	        8280. — 15 mai 2018. — M. André Chassaigne interroge M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur la décision de la France de privatiser les concessions hydroélectriques. Le 31 janvier 2018, le Gouvernement a fait le choix d’accélérer la mise en concurrence et la privatisation de 150 des 400 plus grands barrages hydrauliques de 2018 à 2022. Après plus de 10 ans de pression permanente et infructueuse de la Commission européenne et d’opérateurs privés, la France a pris la responsabilité d’être le seul grand pays hydraulique européen à céder ainsi aux exigences libérales, sans aucune considération pour les conséquences prévisibles de ces privatisations ni sur le plan de la transition énergétique et écologique, ni sur le plan économique et social. Deuxième forme de production derrière l’énergie nucléaire, l’hydroélectricité représente 12 % de la production électrique française avec 23 500 MW installés, mais surtout près de 70 % de son électricité renouvelable. Avec l’avantage d’être immédiatement disponible pour répondre aux pics de consommation, l’énergie hydraulique relève de l’intérêt national dans le cadre de la recherche d’un mix électrique décarboné, conformément aux engagements pris par la France tant au niveau international avec l’accord de Paris, qu’au niveau national avec la loi no 2015-992 du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte. Cette décision contrevient donc directement aux objectifs de sécurité d’approvisionnement apportée aujourd’hui par l’entreprise publique EDF, détentrice des concessions de 80 % du parc. Concrètement, la prise de contrôle des barrages par des groupes privés menace la stabilité du système électrique français avec la mise en place d’un mécanisme empêchant EDF, pourtant indéniablement le mieux disant, de postuler sur les renouvellements de concession. Cette exclusion constitue une discrimination économique et écologique d’une extrême gravité à l’encontre de l’opérateur historique. Or la logique de profit à court terme des opérateurs privés les poussera à produire suivant leurs intérêts en fonction des demandes et des prix du marché et non plus en fonction des besoins du réseau. Non seulement ces privatisations entretiendront une nouvelle spéculation sur le marché électrique, au risque de provoquer des coupures et dysfonctionnements majeurs sur le réseau électrique, mais elles auront aussi pour conséquence la hausse des tarifs de l’électricité pour les consommateurs. Enfin, alors que ces grandes installations hydroélectriques sont amorties depuis longtemps, puisque la majorité des barrages ont été construits au sortir de la Seconde Guerre mondiale, ce sont les investissements durables d’EDF dans la sécurité des ouvrages et en faveur de la limitation des impacts environnementaux de leur fonctionnement qui sont remis en cause. La proposition de vente à la découpe du patrimoine hydraulique français révèle l’ampleur des contradictions du Gouvernement en matière écologique et énergétique. En conséquence, il lui demande s’il compte revenir sur cette atteinte sans précédent à la sécurité d’approvisionnement énergétique française, et garantir à l’opérateur historique le maintien de l’exploitation des ouvrages pour répondre à l’intérêt général.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8281</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4014</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Typhanie Degois</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[énergie et carburants
	        Mise en concurrence des concessions hydroélectriques en France
	        8281. — 15 mai 2018. — Mme Typhanie Degois appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur l’avenir des concessions hydroélectriques en France. La loi no 2006-1772 du 30 décembre 2006 relative à l’eau et aux milieux aquatiques a supprimé la faculté pour l’État français de renouveler les concessions hydroélectriques au profit du concessionnaire sortant. Cette loi, a ainsi acté la mise en concurrence des concessions hydroélectriques souhaitée au niveau européen. Malgré la recherche d’alternatives à cette mise en concurrence au niveau national, comme le changement de statut de l’entreprise publique Électricité de France (EDF) ou la fin des tarifs conventionnés d’électricité, la Commission européenne a mis en demeure le Gouvernement français d’accélérer l’ouverture à la concurrence de ces concessions le 22 octobre 2015. La demande de la Commission européenne est fondée sur le fait que la France puisse enfreindre les règles relatives à la concurrence, en ayant accordé la majorité des concessions hydroélectriques à l’entreprise publique EDF, ce qui serait contraire à l’article 106 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. Toutefois, il convient de veiller à la préservation d’une cohérence au sein des vallées françaises. Même si la gestion de l’eau est une préoccupation nationale, les enjeux économiques, écologiques, et concernant le développement du territoire, sont principalement locaux. Il est donc nécessaire que les concessions puissent être regroupées au sein des vallées afin d’appréhender plus justement les contraintes et les enjeux territoriaux, telle que la gestion des niveaux hydrauliques et des inondations. À titre d’exemple, la production d’hydroélectricité en France est assurée par 2 300 installations hydroélectriques dont plus de 40 % dans la région Auvergne Rhône-Alpes. La Compagnie nationale du Rhône (CNR) qui voit sa concession prendre fin en 2023, subit directement les effets de cette mise en demeure, et les négociations en cours concernant le renouvellement de cette concession représentent un enjeu prioritaire aussi bien pour la CNR que pour les territoires bordant le Rhône. Effectivement, l’absence de visibilité au-delà de 2023 bloque tout développement économique de la CNR mais également des entreprises exploitant l’énergie hydroélectrique comme les industries hyper électro-intensives. Face à ce constat, dans le cadre des négociations actuellement menées relatives au renouvellement des concessions hydroélectriques en France, et plus particulièrement celle concernant la CNR, elle lui demande que ces discussions n’aboutissent pas à une dégradation de la gestion de l’eau, et lui rappelle qu’une gestion cohérente et sécurisée des concessions hydroélectriques au sein des vallées françaises est nécessaire, afin de relancer les investissements prévus dans l’infrastructure des barrages.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8282</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4015</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Thiébaut</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[énergie et carburants
	        Réforme de la nouvelle réglementation thermique RT2020
	        8282. — 15 mai 2018. — M. Vincent Thiébaut attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur la réforme de la RT2020. L’ensemble des bâtiments résidentiels et tertiaires représentent 25 % des gaz à effet de serre émis en France. La réglementation thermique française actuelle, la RT 2012, a fixé des limites de consommation d’énergie primaire pour les bâtiments neufs, soit 50 kWhEP/m2.an sur une partie du territoire. Cette obligation de résultat a été une avancée majeure dans le combat pour une transition énergétique. La nouvelle réglementation thermique en projet, la RT2020, donne la possibilité de choisir entre 3 solutions. La première solution passe par une baisse drastique des besoins énergétiques des bâtiments pour atteindre les exigences des constructions passives, comme définies par le label Passivhaus, répondant à 4 critères : un besoin de chauffage maximum de 15 kWh/m2.an ; une consommation totale en énergie primaire pour tous les usages de 120 kWh/m2.an ; une perméabilité à l’air de l’enveloppe mesurée sous 50 Pascals de différence de pression inférieure à 0,6 vol/h ; une température intérieure dépassant 25 °C moins de 10 % des heures de l’année. Cette solution consiste à actionner les mêmes leviers que pour la RT2012, le bioclimatisme, l’isolation, l’étanchéité à l’air et la qualité de la ventilation mais en allant plus loin. C’est le choix qui a été fait par des villes comme New-York, Dublin, Bruxelles capitale qui ont inscrit les critères passifs comme référence dans leur réglementation de construction. La plus haute tour passive au monde se finalise dans la ville de Bilbao. Le Luxembourg a déjà adopté cette réglementation passive, et d’autres pays se préparent à cette transition nécessaire. En France, Rennes métropole a inscrit dans son PLH que tout nouveau lotissement devra intégrer un îlot passif. La deuxième solution pour la RT2020 serait de rendre obligatoire la compensation des besoins énergétiques par une production d’énergie verte pour obtenir des constructions dites positives. Cela passe par l’installation de panneaux photovoltaïques, ou d’autres modes de production, sur chaque bâtiment, qui auront un impact important sur les réglementations urbaines et les réseaux de transport d’électricité pour absorber des productions d’électricité intermittentes, mais un effet moindre en termes de réduction de gaz à effet de serre. La troisième solution consisterait à combiner les deux premières, en limitant drastiquement les besoins énergétiques grâce aux exigences des constructions passives, tout en compensant le besoin résiduel par une production raisonnée. Il lui demande donc vers laquelle de ces trois solutions pour la RT2020, souhaite se tourner le Gouvernement pour une transition énergétique ambitieuse et réussie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8323</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4015</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Didier Le Gac</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[mer et littoral
	        Remplacement des dispositifs de cuves à mercure des phares du littoral national
	        8323. — 15 mai 2018. — M. Didier Le Gac attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur le remplacement des dispositifs de cuves à mercure qui équipent traditionnellement les phares du littoral national. La présence de mercure supportant les systèmes optiques et permettant leur rotation présente en effet des risques avérés pour la santé humaine et pour l’environnement. Il en est ainsi, notamment, par l’inhalation de vapeur en cas de température supérieure à 20°, ou encore en cas de débordement suite à des tempêtes comme cela est arrivé en 2014 au phare de la Jument, au large de l’île d’Ouessant, en mer d’Iroise. Pour protéger les personnels intervenant sur les établissements de signalisation maritime (ESM), le remplacement des dispositifs optiques installés sur des cuves à mercure par des mécanismes à diodes électroluminescentes (LED) a été progressivement mis en œuvre. Il faut s’en féliciter. Néanmoins, tous les phares ne sont ni dépollués de leur mercure, ni équipés de dispositifs à LED car exigeant une longue portée de signalisation, ou encore contraints par le régime de protection des monuments historiques. Or il apparaît qu’aujourd’hui des solutions techniques permettent d’assurer des niveaux d’éclairage satisfaisants pour la sécurité maritime avec des technologies LED de dernière génération. Il lui demande donc de bien vouloir lui préciser son intention sur la transformation durable, saine et économe des équipements de signalisation maritime.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8386</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4015</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Benjamin Dirx</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[transports aériens
	        Taxe d’atterrissage sur les aérodromes
	        8386. — 15 mai 2018. — M. Benjamin Dirx interroge M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur le montant de la « taxe d’atterrissage » et les conséquences de celle-ci sur la formation de nouveaux pilotes. À l’heure où tous les experts s’accordent à dire que la demande en pilote de ligne sera considérable dans les années à venir, les pilotes « de loisir » constituent un réservoir au sein duquel nous trouvons nombre de ceux qui piloteront les plus grands avions dans quelques années. Parallèlement les pilotes « de loisir » doivent, lors de chaque atterrissage, s’acquitter d’une redevance perçue par le gestionnaire de la plateforme. Cette taxe, qui n’était à l’origine que de quelques euros, a semble-t-il considérablement augmenté du fait de la délégation de gestion confiée à des sociétés privées. Ainsi, il souhaite l’alerter sur ce sujet afin d’éviter que la délégation de gestion des aérodromes n’entraîne, en raison de l’augmentation trop importante de la taxe d’atterrissage, une impossibilité pour les aéroclubs de former de nouveaux pilotes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8387</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4016</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Raphaël Schellenberger</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[transports ferroviaires
	        Développement de projets de locomotives à hydrogène
	        8387. — 15 mai 2018. — M. Raphaël Schellenberger interroge M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur le développement de projets de locomotives à hydrogène sur les lignes ferroviaires françaises. En effet, si les lignes principales du réseau ferré français sont majoritairement électrifiées, de nombreuses lignes à travers le territoire ne le sont pas encore et voient ainsi circuler chaque jour sur leurs rails des trains à moteur diesel. Des projets d’électrification sont en cours sur plusieurs de ces lignes, à l’image de la ligne Paris-Troyes, mais le coût de ces projets, évalué dans le cas de l’exemple ici cité à 320 millions d’euros dans le protocole d’accord financier signé en 2016, constitue bien souvent un frein à leur réalisation. Face à ces difficultés, les trains à hydrogène, davantage en phase avec les exigences en matière de protection de l’environnement que les moteurs diesel, apparaissent comme une véritable alternative, d’autant plus crédible que de tels trains alimentés par l’intermédiaire d’une pile à hydrogène circulent déjà sur le réseau ferré allemand, témoignant ainsi de la maturité de cette technologie. M. le ministre avait déclaré le 14 février 2018, devant la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale, placer beaucoup d’espoir dans ces trains à hydrogène. Il l’interroge donc sur l’état des projets en cours ainsi que sur les moyens envisagés par le Gouvernement pour accompagner et promouvoir leur développement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8325</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4016</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Ericka Bareigts</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[outre-mer
	        Achat et retrait de billets de train à La Réunion
	        8325. — 15 mai 2018. — Mme Ericka Bareigts attire l’attention de Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports, sur les difficultés rencontrées par les usagers de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) pour payer et retirer des billets de train à La Réunion. Malgré des progrès notables accomplis ces dernières années en faveur de l’égalité réelle outre-mer, les inégalités d’accès à certains services demeurent. Ces inégalités peuvent parfois être engendrées par des dysfonctionnements techniques. Ainsi, le processus de réservation de billets sur le site de la SNCF ne prend pas en compte l’endroit où est faite la réservation, ce qui entraîne des complications pour les ultramarins souhaitant acheter un billet quelques minutes après l’avoir réservé. Les ultramarins ne disposent en outre pas d’autant de moyens de paiement que les Hexagonaux. La possibilité d’imprimer chez soi son billet n’est étonnamment pas toujours possible. La SNCF propose certes aux voyageurs de retirer le titre de transport dans une borne de retrait en utilisant la carte bleue ayant servi au paiement, mais aucune borne de retrait n’est installée à La Réunion. Le e-billet peut constituer une alternative, mais suppose que le voyageur possède un téléphone connecté à internet. Il est donc nécessaire d’offrir aux voyageurs la possibilité d’imprimer leurs billets. Mettre en place des bornes de retrait permettrait de résoudre en partie les problèmes auxquels sont confrontés les Réunionnais. Elle lui demande donc si l’installation d’au moins une borne de retrait en partenariat avec la SNCF à La Réunion est envisagée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8385</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4017</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Dassault</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[transports aériens
	        Limite d’âge - Ingénieurs du contrôle de la navigation aérienne
	        8385. — 15 mai 2018. — M. Olivier Dassault attire l’attention de Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports, sur la discrimination en raison de l’âge faite à l’encontre des Ingénieurs du contrôle de la navigation aérienne. L’article 1-3 de la loi 84-834 permet aux agents appartenant aux services actifs de poursuivre leur activité au-delà de l’âge limite de leur corps, sous réserve d’aptitude médicale à la fonction qu’ils exercent. Ces dispositions ne sont toujours pas appliquées à la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) alors qu’elles le sont dans toute la fonction publique. Il souhaite savoir si le Gouvernement compte enfin d’appliquer cette législation au sein de la DGAC.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8389</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4017</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Pascale Fontenel-Personne</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[transports ferroviaires
	        Impact des grèves sur le tourisme
	        8389. — 15 mai 2018. — Mme Pascale Fontenel-Personne alerte Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports, sur les conséquences de la grève sur le tourisme. Le 3 avril 2018, l’Insee annonçait une hausse de 5,6 % de la fréquentation hôtelière en France en un an avec plus de 400 millions de nuitées. Aujourd’hui un 9 mai 2018, en pleine semaine de ponts, l’une des périodes les plus fastes pour les professionnels du tourisme, le soleil est au rendez-vous mais on annonce un recul de 10 % d’occupation alors où sont les touristes ? Depuis le début des grèves SNCF et Air France, les acteurs du tourisme français constatent un fléchissement de l’activité. L’optimisme du patron de la SNCF ne suffira certainement pas à rassurer les professionnels de ce secteur, parlons chiffres : les premiers annoncent 20 millions d’euros par jour de perte économique. C’est indiscutable, la grève a un impact direct sur le secteur du tourisme. Elle implique de devoir réorganiser les déplacements, ce qui occasionne des heures supplémentaires pour les professionnels : jusqu’à 500 000 euros par jour de grève. L’impact à plus long terme se fait déjà sentir en comparaison à la même date en 2017 : jusqu’à 15 % en moins de réservations pour le mois de juin. Avec les grèves, les Français n’organisent pas leurs vacances de façon habituelle, ce qui crée un manque à gagner. La baisse de fréquentation est encore plus mesurable en province qui subit le cumul de risques pour les touristes arrivant à Paris et se rendant ensuite en province. Ce qui inquiète particulièrement les professionnels du tourisme c’est le risque d’un prolongement du mouvement social à l’été 2018 : si le conflit s’enlise, les cheminots pourraient poursuivre en juillet et août. Les touristes ayant déjà payé des prestations craignent de ne pas pouvoir partir en vacances. Le secteur de la restauration souffre également : des baisses jusqu’à - 50 % sont enregistrées les jours de grèves dans certains établissements du fait du télétravail et des journées plus courtes. Elle souhaite attirer son attention sur l’image de la France et de son attractivité. En termes d’accueil, cette image est déjà dégradée. Mais comment les professionnels du tourisme peuvent-ils garder le sourire dans ces conditions ? Les touristes étrangers retiendront un climat social dégradé en France, surtout avec un mouvement aussi étalé. Ces grèves incitent forcément ces touristes étrangers à orienter leurs vacances vers d’autres destinations. Suite aux tragiques attentats, l’année 2016 avait déjà été rude pour le tourisme. 2017 avait pu afficher un net redressement - il faut pouvoir soutenir les établissements, leurs efforts et les touristes. Elle l’interroge ainsi sur ce qu’elle compte faire pour stopper cette situation et rassurer les touristes, français et étrangers. Elle lui demande si la cagnotte de solidarité aux cheminots évaluée à 1 million d’euros ne pourrait pas servir au dédommagement des Français subissant la grève plutôt qu’à ceux qui l’imposent.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8390</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4017</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandrine Josso</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[transports par eau
	        Accord de l’OMI et transformation de la construction navale française
	        8390. — 15 mai 2018. — Mme Sandrine Josso interroge Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports, sur l’adoption par l’Organisation maritime internationale (OMI) d’une stratégie de réduction des émissions de gaz à effet de serre du transport maritime. Ses États membres se sont engagés à réduire les émissions de gaz à effet de serre du secteur d’au moins 50 % d’ici à 2050 et à poursuivre leurs efforts dans la voie d’une décarbonation totale. Pour la première fois, des objectifs chiffrés ont été assignés à ce secteur exclu en 2015 des négociations de l’Accord de Paris. Cet accord contraint les armateurs et les industriels du secteur maritime à investir dans de nouvelles technologies et à se tourner vers des biocarburants et des énergies alternatives. Elle lui demande quelles mesures sont aujourd’hui envisagées pour permettre à la France de tenir ses engagements et favoriser la transformation de la construction navale française et européenne.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8277</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4018</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. André Chassaigne</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail</ministreQuestion><ministreJO>Travail</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[emploi et activité
	        La baisse annoncée des financements à destination des missions locales
	        8277. — 15 mai 2018. — M. André Chassaigne interroge Mme la ministre du travail sur la baisse annoncée des financements à destination des missions locales. Premier réseau de France pour l’insertion professionnelle et sociale des jeunes, les missions locales jouent un rôle majeur, en particulier à destination des jeunes sans qualification qui connaissent toujours de graves difficultés d’accès à l’emploi. Malgré la reconnaissance de leurs interventions, en lien avec leur implantation sur tous les territoires, le réseau des missions locales verrait ses moyens budgétaires diminuer en 2018. Les missions locales ont en effet été informées récemment de la baisse de 3 à 10 % de leurs moyens selon les territoires, en contradiction directe avec les engagements budgétaires du projet de loi de finances pour 2018 qui prévoyait une contribution stabilisée de l’État à hauteur de 206 millions d’euros, en lien notamment « avec le déploiement depuis le 1er janvier 2017 du parcours contractualisé d’accompagnement vers l’emploi et l’autonomie (PACEA), dont la Garantie jeunes constitue la modalité la plus intensive au déploiement renforcé en 2018 ». Pour la région Auvergne-Rhône-Alpes, cette baisse serait ainsi de 1,3 million d’euros, et les présidents des missions locales n’auraient eu comme seule justification à cette baisse « un gel de Bercy ». Aussi, il lui demande comment elle compte faire respecter les engagements financiers pris par la représentation nationale à destination du réseau des missions locales dans le cadre du projet de loi de finances pour 2018.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8378</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4018</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gilles Lurton</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail</ministreQuestion><ministreJO>Travail</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[services à la personne
	        Réparateurs indépendants d’électroménagers - Service à la personne
	        8378. — 15 mai 2018. — M. Gilles Lurton appelle l’attention de Mme la ministre du travail sur la situation des travailleurs indépendants spécialisés dans la réparation de l’électroménager. Alors qu’aujourd’hui, un consensus se dégage sur le besoin de réparer davantage pour réduire l’empreinte environnementale, conserver des emplois de proximité et maintenir un tissu de petites entreprises, près de 150 entreprises de ce type disparaissent tous les ans. La raison principale est liée à l’augmentation constante du coût de la main-d’œuvre et des déplacements qui engendrent un coût de réparation de plus en plus important pour un consommateur qui rationnellement se tourne vers d’autres possibilités de remplacement du matériel électroménager à bas coût. Devant cette situation, l’ADEME a rendu un rapport sur l’état des lieux du service après-vente dans sa relation aux produits et à la filière électroménager. Ce rapport prévoit la disparition de plus de 1 700 emplois à plus de 90 % dans ces entreprises dans les huit prochaines années. Pour faire face à cette situation dommageable pour l’emploi mais également pour la protection de l’environnement, l’ADEME propose de classer la réparation de l’électroménager comme service à la personne, ce qui permettrait aux consommateurs de couvrir une partie du coût de la réparation par les dispositifs de chèque emploi service, de favoriser l’emploi et de diminuer l’empreinte environnementale. Aussi, il lui demande quelles suites elle entend donner à cette proposition de passage au statut d’une entreprise de service à la personne pour les réparateurs indépendants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8392</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4018</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Dharréville</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail</ministreQuestion><ministreJO>Travail</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[travail
	        Une directive pour l’équilibre vie professionnelle-vie privée des parents
	        8392. — 15 mai 2018. — M. Pierre Dharréville attire l’attention de Mme la ministre du travail sur une proposition de directive, relative à l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée des parents et des aidants familiaux. Celle-ci est en discussion au Conseil de l’Union européenne. Cette directive constituerait une première avancée sociale pour des millions de citoyens français. Elle prévoit, notamment, un congé parental valable jusqu’à la 12ème année de l’enfant et d’une durée minimale de 4 mois non transférables entre les parents, une plus grande flexibilité en ce qui concerne les formes de congé parental et une rémunération pendant le congé parental égale à celle d’un congé maladie. Elle constitue également un progrès pour les aidants familiaux et tout particulièrement pour les parents dont les enfants sont en situation de handicap. Si la proposition de directive européenne est votée, les travailleurs français pourraient ainsi bénéficier d’un niveau de rémunération ou d’indemnisation qui renforcerait l’effectivité du droit au congé. En effet, l’absence de rémunération ou d’indemnisation est souvent un frein à la prise de congé. Les formules d’assouplissement du temps de travail proposées permettraient en outre de prolonger les efforts déjà engagés dans cette voie et pourraient donner plus de force au travailleur dans la négociation de cet aménagement. Les mesures de cette directive européenne sont attendues par des millions de Français regroupés au sein de diverses associations, qui ont par ailleurs interpellé le Président de la République. Rapporteur d’une « mission flash » et d’une proposition de loi sur la reconnaissance sociale des aidants, M. le député attire toute son attention sur l’urgence à ce que l’État français soutienne cette directive. Il lui reviendra ensuite de les faire appliquer. Il souhaite que l’État français mette tout en œuvre pour cette directive européenne soit adoptée et souhaiterait connaître ses intentions sur ce sujet.]]></texteQuestion></question></Section><Section part="REP"><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4422</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4030</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mathilde Panot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[égalité des sexes et parité
	            Déficit de parité dans les équipes gouvernementales
	            4422. — 9 janvier 2018. — Mme Mathilde Panot attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, sur le déficit de parité dans les équipes gouvernementales. L’équipe du Président de la République comporte cinquante-trois personnes, depuis les nominations publiées au Journal officiel du 18 septembre 2017. Or seules dix-sept femmes en sont membres, soit un taux de féminisation de 32 %, moins du tiers des effectifs. Les nominations de cabinet devaient être également paritaires, d’après les objectifs fixés par le Président de la République lors de sa campagne électorale (signature d’une charte), répétés lors de son élection, et réitérés dans son premier conseil des ministres. Sur les 316 membres de cabinet, seules 120 femmes ont été nommées, soit 38 %. Aussi elle félicite Mme la secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes pour les 50 % de femmes que comporte son cabinet. Elle appartient aux huit cabinets paritaires sur vingt-quatre. Cependant, elle s’interroge sur le taux réel de féminisation de chaque cabinet ministériel, une fois inclus les stagiaires. En outre, elle se demande quelles actions elle entreprendra pour remédier à cette inégalité au sein des cabinets gouvernementaux. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4030</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Conformément aux engagements du Président de la République, le décret no 2017-1063 du 18 mai 2017 relatif aux cabinets ministériels limite les effectifs au sein des cabinets ministériels : l’effectif maximum d’un cabinet de ministre est désormais de dix, celui d’un ministre délégué de huit et celui d’un secrétaire d’Etat de cinq. Le choix du recrutement des membres de cabinet est laissé à la libre appréciation du ministre, et il intervient par un arrêté, signé du ministre, dans lequel les fonctions des collaborateurs nommés sont clairement définies. Nul ne peut donc exercer des tâches au sein d’un cabinet ministériel s’il ne figure sur cet arrêté ministériel.  La règle de limitation des effectifs au sein des cabinets ministériels est respectée et les effectifs ont ainsi diminué de 47 % par rapport aux effectifs recensés au 1er août 2016. Comme l’indique le Jaune budgétaire relatif aux personnels affectés dans les cabinets ministériels, au 1er août 2017, les effectifs des cabinets ministériels s’élevaient ainsi à 300, au lieu de 563 au 1er août 2016. Il est précisé que le Jaune budgétaire détaille la composition pour chaque cabinet : Premier ministre, ministres et secrétaires d’Etat. S’agissant de la parité au sein des cabinets ministériels, le Gouvernement est attentif à l’égalité entre les femmes et les hommes, « grande cause du quinquennat ». Le pourcentage de femmes au sein des cabinets ministériels s’élève à 37 % au 1er août 2017.<div align="center"><center><table border="1"><tr><td align="center"><br>Effectifs cabinet (source annexe au projet de loi de finances pour 2017 – personnels affectés dans les cabinets ministériels)</br></td><td align="center"><br>Total</br></td><td align="center"><br>Hommes</br></td><td align="center"><br>Femmes</br></td><td align="center"><br>Ratio</br></td></tr><tr><td><br>1er août 2017 (PLF 2018)</br></td><td align="center" valign="middle"><br>300</br></td><td align="center" valign="middle"><br>189</br></td><td align="center" valign="middle"><br>111</br></td><td align="center" valign="middle"><br>37 %</br></td></tr><tr><td><br>1er août 2016 (PLF 2017)</br></td><td align="center" valign="middle"><br>563</br></td><td align="center" valign="middle"><br>371</br></td><td align="center" valign="middle"><br>192</br></td><td align="center" valign="middle"><br>34 %</br></td></tr><tr><td><br>1er août 2015 (PLF 2016)</br></td><td align="center" valign="middle"><br>495</br></td><td align="center" valign="middle"><br>316</br></td><td align="center" valign="middle"><br>179</br></td><td align="center" valign="middle"><br>36 %</br></td></tr><tr><td><br>1er août 2014 (PLF 2015)</br></td><td align="center" valign="middle"><br>461</br></td><td align="center" valign="middle"><br>302</br></td><td align="center" valign="middle"><br>159</br></td><td align="center" valign="middle"><br>34 %</br></td></tr><tr><td><br>1er août 2013 (PLF 2014)</br></td><td align="center" valign="middle"><br>565</br></td><td align="center" valign="middle"><br>374</br></td><td align="center" valign="middle"><br>191</br></td><td align="center" valign="middle"><br>34 %</br></td></tr><tr><td><br>1er août 2012 (PLF 2013)</br></td><td align="center" valign="middle"><br>525</br></td><td align="center" valign="middle"><br>347</br></td><td align="center" valign="middle"><br>178</br></td><td align="center" valign="middle"><br>34 %</br></td></tr><tr><td><br>1er août 2011 (PLF 2012)</br></td><td align="center" valign="middle"><br>511</br></td><td align="center" valign="middle"><br>358</br></td><td align="center" valign="middle"><br>153</br></td><td align="center" valign="middle"><br>30 %</br></td></tr></table></center></div> En outre, au 30 mars 2018, 10 cabinets sur 32 comptaient davantage de femmes que d’hommes parmi leurs membres, et 7 sur 32 étaient dirigés par une femme. Au sein du cabinet du Premier ministre, qui compte 38% de femmes, 5 pôles sont dirigés par une femme.   Enfin, le recours au sein des cabinets ministériels à des stagiaires est admis dans le cadre des dispositions prévues par la loi no 2014-788 du 10 juillet 2014 tendant au développement, à l’encadrement des stages et à l’amélioration du statut des stagiaires. Ce recrutement étant du ressort des différents ministères, et les missions assignées aux stagiaires ne pouvant être assimilables à des tâches au sein d’un cabinet ministériel au sens du décret précité, il n’existe pas de document recensant cette donnée.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4539</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4031</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mathilde Panot</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[ministères et secrétariats d’État
	            Publication du nombre de stagiaires par cabinets ministériels
	            4539. — 16 janvier 2018. — Mme Mathilde Panot interroge M. le Premier ministre sur les modes de contournement du décret présidentiel no 2017-1063 du 18 mai 2017. Ce décret a limité le nombre de membres que peut comporter chaque cabinet du Gouvernement. Ainsi, le cabinet d’un ministre est circonscrit à dix membres, ou huit pour le cabinet d’un ministre délégué, ou cinq pour celui d’un secrétaire d’État. Or de nombreux cabinets se sont affranchis de ce texte. À cette fin, ils ont embauché des stagiaires, qui ont donc des responsabilités et des horaires de cabinet, mais ne perçoivent que des gratifications légales de stage. Cela signifie que des personnes concourant à la politique publique du pays sont rémunérées à des niveaux inférieurs de trois à quatre fois le SMIC horaire. La députée s’inquiète des conséquences d’une telle pratique sur les conditions de vie des stagiaires, et sur la qualité du travail ministériel qui en résulte, lorsqu’il est accompli par des petites mains sous-payées. Aussi lui demande-t-elle la publication du nombre de stagiaires par cabinets ministériels (ministres, ministres délégués et secrétaires d’État) et leurs grilles effectives de rémunération. Elle lui demande quelles mesures il entend prendre pour résorber cette précarité au plus haut de l’appareil gouvernemental.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4031</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Conformément aux engagements du Président de la République, le décret n° 2017-1063 du 18 mai 2017 relatif aux cabinets ministériels limite les effectifs au sein des cabinets ministériels : l’effectif maximum d’un cabinet de ministre est désormais de dix, celui d’un ministre délégué de huit et celui d’un secrétaire d’Etat de cinq. Le choix du recrutement des membres de cabinet est laissé à la libre appréciation du ministre, et il intervient par un arrêté, signé du ministre, dans lequel les fonctions des collaborateurs nommés sont clairement définies. Nul ne peut donc exercer des tâches au sein d’un cabinet ministériel s’il ne figure sur cet arrêté ministériel. Le recours au sein des cabinets ministériels à des stagiaires est admis dans le cadre des dispositions prévues par la loi n°2014-788 du 10 juillet 2014 tendant au développement, à l’encadrement des stages et à l’amélioration du statut des stagiaires. Ce recrutement étant du ressort des différents ministères, et les missions assignées aux stagiaires ne pouvant être assimilables à des tâches au sein d’un cabinet ministériel au sens du décret précité, il n’existe pas de document recensant cette donnée. La règle de limitation des effectifs au sein des cabinets ministériels est respectée et les effectifs ont ainsi diminués de 47 % par rapport aux effectifs recensés au 1er août 2016. Comme l’indique le Jaune budgétaire relatif aux personnels affectés dans les cabinets ministériels, au 1er août 2017, les effectifs des cabinets ministériels s’élevaient ainsi à 300, au lieu de 563 au 1er août 2016. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6828</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4031</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Annaïg Le Meur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[État
	            Encadrement des dépenses en faveur des anciens présidents de la République
	            6828. — 27 mars 2018. — Mme Annaïg Le Meur attire l’attention de M. le ministre de l’action et des comptes publics sur les dépenses dévolues aux anciens présidents de la République. Les dépenses concernant les anciens présidents de la République se concentrent autour de 3 postes ; les revenus auxquels l’ancien président peut prétendre, la dotation matérielle lui permettant d’exercer les actes en rapport avec son ancienne fonction et le coût des dispositifs de protection (chauffeurs, garde statique, protection rapprochée). Ces différentes mesures auxquelles peuvent prétendre quatre anciens présidents de la République, impactent le budget de l’État pour un peu plus de 10 millions d’euros par an, selon les estimations de la cour des comptes. Cependant, le décret no 2016-1302 du 4 octobre 2016 relatif au soutien matériel et en personnel apporté aux anciens présidents de la République n’encadre pas suffisamment le montant des locaux mis à leur disposition, et le montant des charges afférentes. Par ailleurs, le choix des locaux et de son équipement semblent- en l’absence d’un cadre défini - relever d’une pratique discrétionnaire de la part du Gouvernement. À l’heure de la moralisation de la vie publique et où un effort est demandé à l’ensemble des contribuables, ce manque de clarté pose question et de nombreux citoyens nous interpellent pour une meilleure transparence. Aussi, elle lui demande si le Gouvernement compte prendre de nouvelles dispositions règlementaires afin d’encadrer plus strictement les dépenses liées aux anciens présidents de la République. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4031</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le dispositif de soutien aux anciens Présidents de la République a longtemps reposé sur une lettre du Premier ministre du 8 janvier 1985. Dans leur rapport relatif à la situation des anciens Présidents de la République, rédigé en juillet 2014 et actualisé en mars 2016, le Vice-président du Conseil d’Etat et le Premier président de la Cour des comptes recommandaient l’adoption d’un décret relatif aux mesures de soutien, qui se substituerait à la lettre de 1985. Ils relevaient par ailleurs que « les ressources publiques allouées aux anciens chefs de l’Etat sont la conséquence de la dignité des fonctions exercées et des charges diverses qui continuent de s’y attacher ». Conformément aux recommandations de ce rapport, le décret no 2016-1302 du 4 octobre 2016 relatif au soutien matériel et en personnel apporté aux anciens Présidents de la République s’est substitué à la lettre de 1985. Le décret prévoit que pendant les cinq années qui suivent la cessation de leurs fonctions, il est mis à disposition des anciens présidents de la République sept collaborateurs permanents, dont un directeur de cabinet du niveau de la catégorie A supérieure et trois collaborateurs du niveau de la catégorie A, ainsi que deux agents de service, appartenant à la fonction publique ou rémunérés par l’Etat sur contrat. Au-delà des cinq années qui suivent la cessation de leurs fonctions, ces moyens sont réduits. Le décret prévoit par ailleurs que les anciens Présidents de la République disposent, en adéquation avec les personnels mis à leur disposition, des locaux meublés et équipés, dont le loyer, les charges et les frais généraux sont pris en charge par l’Etat et qu’ils bénéficient, pour leurs activités liées à leurs fonctions d’anciens chefs de l’Etat, de la prise en charge des frais de réception ainsi que des frais de déplacement, pour eux-mêmes et un collaborateur. Le Gouvernement n’envisage pas de modifier ce décret. Dans le cadre du projet de loi constitutionnelle pour une démocratie plus représentative, responsable et efficace, il est toutefois proposé de modifier l’article 56 de la Constitution pour mettre fin à la présence de droit à vie des anciens Président de la République au sein du Conseil constitutionnel.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3965</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4032</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. André Chassaigne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[fonctionnaires et agents publics
	            Conséquences de l’application du décret n° 2017-105
	            3965. — 19 décembre 2017. — M. André Chassaigne interroge M. le ministre de l’action et des comptes publics sur les conséquences de l’application du décret no 2017-105. Le décret no 2017-105 relatif à l’exercice d’activités privées par des agents publics et certains agents contractuels de droit privé ayant cessé leurs fonctions, génère des situations non anticipées par le législateur. Ainsi, lors des centres de vacances et de loisirs, les cuisiniers et autres personnels des collectivités territoriales ne peuvent plus remplir des missions qu’ils assuraient antérieurement à la date d’entrée en vigueur du décret précité. En effet, l’article 6 de ce décret fixe les activités susceptibles d’être autorisées dans le cadre du cumul d’activités des fonctionnaires et des agents contractuels de droit public. Dans cette liste, ne figure pas l’intégralité des différentes activités nécessaires au bon fonctionnement d’un centre de vacances et de loisirs, notamment celle de cuisinier qui nécessite une grande expérience de la restauration collective et les compétences nécessaires aux enjeux d’une démarche éducative. Aussi, certains agents de collectivités territoriales, ayant pour coutume de travailler durant leurs congés dans des centres de vacances, se retrouvent interdits par leur hiérarchie d’occuper ces emplois au motif de la stricte application dudit décret. Indéniablement, ce décret a des portées plus larges que celles voulues par les législateurs. Il entrave ainsi la bonne tenue de centres de vacances dont l’objectif principal est de permettre à des jeunes de partir en vacances dans un cadre sécurisé avec des objectifs éducatifs forts. Un complément de l’alinéa 1-c de l’article 6 du décret no 2017-105, ajoutant les activités connexes des activités sportives, culturelles ou d’éducation populaire, permettrait de combler la carence entravant les activités de centres de vacances. Il lui demande de compléter l’article 6 du décret no 2017-105 afin que notamment la tenue des centres de vacances et de loisirs ne se retrouve pas pénalisée par l’application de ce décret. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4032</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article 25 septies de la loi no 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, créé par l’article 7 de la loi no 2016-483 du 20 avril 2016 relative à la déontologie et aux droits des fonctionnaires, rappelle le principe selon lequel « le fonctionnaire exerce l’intégralité de son activité professionnelle aux tâches qui lui sont confiées. Il ne peut exercer, à titre professionnel, une activité privée lucrative de quelque nature que ce soit (…) » Le même article 25 septies prévoit cependant quelques dérogations à cette interdiction de cumul, lesquelles ont été précisées par le décret no 2017-105 du 27 janvier 2017 relatif à l’exercice d’activités privées par des agents publics et certains agents contractuels de droit privé ayant cessé leurs fonctions, aux cumuls d’activités et à la commission de déontologie de la fonction publique. Ainsi, l’agent public qui occupe un emploi à temps complet peut, à sa demande, être autorisé par l’autorité hiérarchique dont il relève, à cumuler une activité accessoire avec son activité principale, sous réserve que cette activité ne porte pas atteinte au fonctionnement normal, à l’indépendance ou à la neutralité du service et qu’elle ne mette pas l’intéressé en situation de conflit d’intérêts. L’article 6 du chapitre Ier du décret du 27 janvier 2017 fixe la liste des activités exercées, à titre accessoire, susceptibles d’être autorisées par l’autorité dont relève l’agent. Le décret du 27 janvier 2017 a très peu modifié la liste de ces activités accessoires telle qu’arrêtée dans le décret no 2007-658 du 2 mai 2007 relatif au cumul d’activités. Il s’agit notamment des activités d’expertise et de consultation, d’enseignements et de formation, des activités à caractère sportif ou culturel, y compris encadrement et animation dans les domaines sportif, culturel, ou de l’éducation populaire, des activités de service à la personne, des travaux de faible importance réalisés chez des particuliers ainsi que des activités d’intérêt général exercées auprès d’une personne publique ou auprès d’une personne privée à but non lucratif. Les activités accessoires de cuisinier dans des centres de vacances et de loisirs ne correspondant à aucune des exceptions prévues par ces dispositions réglementaires, les demandes formulées par les agents désireux d’exercer ces activités ne peuvent relever de ce régime d’exception. Ce type d’activité privée lucrative pourrait être autorisé dans le cadre spécifique de la création ou reprise d’entreprise qui constitue un autre régime d’exception spécifique créé par la loi du 20 avril 2016 (III de l’article 25 septies précité). Cependant, afin que cette activité privée n’empiète pas sur l’exercice de ses fonctions, l’agent public qui souhaite cumuler son service et créer une entreprise doit, d’une part, être à temps partiel et d’autre part, exercer son activité privée en tant que dirigeant, ce qui exclut l’exercice de cette activité sous un régime salarié. La durée de l’activité privée ne peut, dans ce cadre, excéder deux années, éventuellement renouvelable pour un an. Dans cette hypothèse de cumul d’activités, l’agent public doit effectuer une demande de temps partiel auprès de l’autorité hiérarchique dont il relève et est soumis à un contrôle renforcé de la commission de déontologie de la fonction publique qui analyse la compatibilité de la demande avec les valeurs déontologiques précédemment rappelées et le bon fonctionnement du service. L’administration peut ainsi, à tout moment, s’opposer à la poursuite d’une activité autorisée si celle-ci met en cause ces principes.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4181</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4033</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Brigitte Liso</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[fonction publique territoriale
	            Agent de surveillance de la voie publique/Nouvelle bonification indiciaire
	            4181. — 26 décembre 2017. — Mme Brigitte Liso attire l’attention de M. le ministre de l’action et des comptes publics sur la possibilité de voir appliquer aux ASVP la nouvelle bonification indiciaire (NBI) de 10 à 15 points, au regard du décret no 2006-780 portant sur certains personnels de la FPT exerçant dans les zones à caractère sensible modifié par le décret no 2015-1386 du 30 octobre 2015. En effet, pour justifier son rejet d’augmentation, la ville de Lille s’appuie sur le critère 28 du décret no 2006-780 n’ouvrant de fait pas un droit au-delà de 10 points. Cette interprétation correspond en réalité à des fonctions polyvalentes liées à l’entretien, à la salubrité, à la conduite de véhicule et tâches techniques. Or, au regard de leurs activités, les ASVP, faisant de plus en plus partie intégrante des services de polices municipales, relèvent bien plus du critère 31 avec un nombre fixé à 15 points de NBI. Devant cette non concordance entre la réalité des actions menées et la description administrative qui en est faite, il lui demande de bien vouloir lui préciser l’état de sa réflexion à ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4033</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les agents de surveillance de la voie publique (ASVP) ne relèvent pas d’un cadre d’emplois spécifique de la fonction publique territoriale, contrairement aux agents de police municipale ou aux gardes champêtres. Ce sont des fonctionnaires d’un cadre d’emplois administratif ou technique de la fonction publique territoriale, ou des agents contractuels à qui sont confiés certaines fonctions de police judiciaire. L’annexe du décret no 2006-780 du 3 juillet 2006 portant attribution de la nouvelle bonification indiciaire (NBI) à certains personnels de la fonction publique territoriale exerçant dans les zones à caractère sensible, prévoit les fonctions éligibles à la nouvelle bonification indiciaire. Les fonctions énoncées au point 28 de l’annexe du décret précité soit les « fonctions polyvalentes liées à l’entretien, la salubrité, à la conduite de véhicules et tâches techniques » ne correspondent pas aux missions normalement exercées par les ASVP. Le décret de 2006 prévoit, au point 31 de son annexe, que les agents exerçant des fonctions de police municipale, dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville, perçoivent une NBI de 15 points d’indice majoré. L’attribution de la NBI n’étant pas liée à la détention d’un grade mais à l’exercice d’une fonction, elle peut être versée, sous réserve de l’appréciation du juge administratif, aux ASVP dès lors qu’ils exercent, à titre principal, c’est-à-dire plus de la moitié de leur temps de travail, des fonctions de police municipale dans un quartier prioritaire de la politique de la ville.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4659</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4033</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. André Chassaigne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[fonction publique territoriale
	            Inégalité de traitement entre agents territoriaux - Fusion des régions
	            4659. — 23 janvier 2018. — M. André Chassaigne interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les inégalités de traitement entre agents territoriaux, résultant de la fusion des régions et de la mise en place du régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l’expertise et de l’engagement professionnel (RIFSEEP). En effet, il apparaît que la législation en vigueur, notamment l’article 114 de la loi no 2015-991 du 7 août 2015 portant nouvelle organisation territoriale de la République, prenne en considération certains des bénéfices du régime indemnitaire et des avantages acquis à titre collectif dans chacune des anciennes collectivités en avantage individuel, introduisant de fait une inégalité entre les agents qui n’en percevaient pas, ou dont le montant était inférieur. Ainsi, dans plusieurs régions fusionnées, comme en Auvergne-Rhône-Alpes, malgré la volonté d’harmoniser par le haut les avantages et primes perçues par les agents des anciennes régions, il semble impossible de faire bénéficier aux agents des mêmes avantages en matière de prime de fin d’année. Un écart conséquent de rémunération demeure entre agents des anciennes régions et les nouveaux agents recrutés. Cet écart apparaît d’autant plus injuste qu’il touche tout particulièrement les agents de catégorie C, qui disposent déjà des plus faibles rémunérations. D’autant qu’au nom de cette même égalité de traitement entre agents exerçant les mêmes missions, il n’est pas possible d’accorder un régime compensatoire différent au titre de l’appartenance à leur ancienne collectivité. En outre, la création du régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l’expertise et de l’engagement professionnel (RIFSEEP) ne permet pas de remédier directement à ces différences. Il lui demande donc quelles mesures il compte prendre pour que soit levée cette inégalité de traitement entre agents territoriaux d’une même collectivité, à poste et missions identiques. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4033</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article 111 (alinéa 3) de la loi no 84-53 du 26 janvier 1984 modifiée portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale prévoit que les compléments de rémunération collectivement acquis peuvent être valablement maintenus par les collectivités locales qui les avaient mis en place avant l’intervention de ladite loi et ce, quelle que soit la date de recrutement des agents si les collectivités et établissements les intègrent dans leur budget. En conséquence, ces rémunérations complémentaires ne peuvent pas, par nature, être instaurées par les collectivités territoriales qui ne les avaient pas instituées avant 1984, l’article 111 ne pouvant avoir pour objet ou pour effet d’autoriser, postérieurement à la mise en place du statut, la création de nouveaux régimes dérogatoires. Ainsi, les collectivités nouvelles, comme celles issues de la fusion des régions, ne peuvent faire bénéficier les nouveaux agents qu’elles recrutent d’un complément de rémunération prévu au titre de l’article 111 de la loi du 26 janvier 1984 précitée, tels une prime de fin d’année ou un treizième mois. Les nouveaux agents ne peuvent pas non plus bénéficier d’une majoration de leur régime indemnitaire par rapport à ceux recrutés avant la fusion. Aucune disposition légale ne fonderait, en effet, une différence de traitement liée à ce seul critère de la date de recrutement. Tel n’est pas le cas des agents issus des collectivités fusionnées. Aux termes de l’article L. 5111-7 du code général des collectivités territoriales, rendu applicable aux fusions de régions par l’article 114 de la loi no 2015-991 du 7 août 2015 portant nouvelle organisation territoriale de la République, ils bénéficient du maintien de leur régime indemnitaire et des avantages collectivement acquis, s’ils y ont intérêt. Ceci n’interdit pas à la collectivité territoriale de mettre en place un nouveau régime indemnitaire voire d’abroger les avantages de l’article 111, dès lors que le nouveau régime indemnitaire est plus favorable à l’agent que le cumul de l’ancien régime indemnitaire et des avantages de l’article 111. Le juge administratif n’accorde en effet pas de caractère définitif au maintien de ces avantages et considère qu’un nouveau régime indemnitaire, fixé par l’employeur, peut y mettre fin (CE, 21 mars 2008, req. no 287771). Afin de résorber d’éventuelles inégalités de rémunération entre agents territoriaux exerçant les mêmes fonctions, il appartient à la collectivité de définir un nouveau régime indemnitaire préservant, le cas échéant, le niveau global de primes des agents ayant bénéficié d’indemnités plus favorables.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5880</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4034</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Folliot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[fonction publique territoriale
	            Calcul d’astreinte fonction publique territoriale filière technique
	            5880. — 27 février 2018. — M. Philippe Folliot interroge M. le ministre de l’action et des comptes publics sur la rémunération ou la compensation des astreintes d’exploitation de la filière technique dans la fonction publique territoriale. Ces astreintes sont établies par les décrets no 2003-363 et no 2003-545 : les modalités sont donc équivalentes à celles appliquées aux agents de l’État et les montants d’indemnisation fixés par arrêté. Le décret no 2015-415 du 14 avril 2015 et un arrêté du même jour constituent le dernier fondement juridique de l’indemnisation des astreintes. Depuis son entrée en application, une semaine d’astreinte d’exploitation est indemnisée par un montant de 159,20 euros. Un week-end par 116,20 euros. Un dimanche ou un jour férié par 46,55 euros. Cependant, il ne semble pas exister de précision quant au calcul à retenir si par exemple un jour férié est compris dans une semaine d’astreinte. Le forfait semaine est-il alors conservé ignorant le jour férié ? La compensation pour un jour férié est-elle additionnée au forfait semaine ? Ou la compensation pour jour férié s’ajoute-t-elle à un forfait semaine privé d’une journée selon un calcul au prorata ? Les centres de gestion ne semblent pas en mesure de trancher la question, la laissant en suspens auprès des syndicats de fonctionnaires territoriaux et des fonctionnaires territoriaux eux-mêmes. Il souhaiterait donc que lui soit précisée la règle de calcul que les collectivités doivent retenir afin que celles-ci puissent appliquer la règle de rémunération juste et les fonctionnaires et leurs représentants faire valoir leurs droits le cas échéant.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4034</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La rémunération ou la compensation des astreintes pour les agents de la fonction publique territoriale est prévue par le décret no 2005-542 du 19 mai 2005 qui opère une distinction entre les personnels de la filière technique et les autres personnels. D’une part, il pose un principe général qui permet aux agents des collectivités territoriales et de leurs établissements publics appelés à participer à une période d’astreinte de bénéficier d’une indemnité ou d’un repos compensateur par renvoi aux dispositions du décret no 2002-147 du 7 février 2002 et de l’arrêté du 3 novembre 2015 applicables à certains personnels affectés au ministère de l’intérieur. La rémunération et la compensation en temps sont exclusives l’une de l’autre. D’autre part, il fait une exception pour les agents relevant d’un cadre d’emplois de la filière technique, qui bénéficient des dispositions plus favorables (notamment en termes indemnitaires) prévues par les textes applicables aux agents du ministère chargé du développement durable et plus particulièrement du décret no 2015-415 du 14 avril 2015 et de l’arrêté du même jour pris pour son application. Ainsi, conformément aux dispositions du 1° de l’article 2 de l’arrêté du 14 avril 2015 précité, pour les agents territoriaux de la filière technique, le montant forfaitaire d’indemnisation octroyé pour une astreinte d’exploitation qui se déroule sur une semaine complète (159,20 euros) correspond à l’indemnisation cumulée de sept nuits (10,75 euros la nuit), d’un samedi (37,40 euros) et d’un dimanche (46,55 euros). Si un jour férié a lieu du lundi au vendredi, l’indemnisation portera sur le montant de la semaine complète auquel s’ajoute le montant du jour férié (46,55 euros). Cette solution s’explique par le fait que le taux d’astreinte du jour férié ne couvre que la partie « diurne » de la journée. Si le jour férié se situe un samedi, le montant du jour férié se substituera à celui du samedi.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2649</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4035</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Martial Saddier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[élevage
	            Situation de la filière de la volaille en France
	            2649. — 7 novembre 2017. — M. Martial Saddier attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur la situation de la filière de la volaille en France. Alors que la filière volaille française a engagé un profond travail en matière de qualité, de traçabilité des productions, de respect des normes d’élevage et du bien-être animal ainsi que de la mise en place de labels rigoureux, elle subit de plein fouet la concurrence de plusieurs pays européens. En effet, 43 % des poulets consommés en France sont importés et près d’un tiers des volailles consommées proviennent des principaux exportateurs que sont les Pays-Bas, la Belgique, la Pologne, l’Espagne et l’Allemagne. En matière de restauration publique territoriale, le taux d’importation de poulets est estimé à 85 %. Alors que la filière de la volaille française représente près de 60 000 emplois directs ou indirects, il souhaite connaître les mesures que le Gouvernement envisage pour accompagner et promouvoir cette filière.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4035</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les états généraux de l’alimentation (EGA), qui se sont achevés en décembre 2017, visent à relancer la création de valeur et en assurer l’équitable répartition, permettre aux agriculteurs de vivre dignement de leur travail par le paiement de prix justes, accompagner la transformation des modèles de production pour mieux répondre aux attentes des consommateurs et promouvoir les choix de consommation privilégiant une alimentation saine, sûre et durable. En outre, afin d’accompagner la restructuration des filières agricoles, il importe de conforter l’ancrage territorial de notre alimentation qui permet à la fois d’assurer de nouveaux débouchés commerciaux pour les agriculteurs et de répondre aux attentes des consommateurs. Dans son plan de filière élaboré à la demande du Président de la République, la filière volailles de chair s’est fixé l’objectif de reconquête de 10 % de part de marché sur le marché français en dix ans en volaille standard. Cet objectif passe notamment par la reconquête du marché de la restauration hors domicile. Pour les volailles sous signe de qualité, la filière s’est donné pour objectifs d’augmenter la production de volailles bio de 50 %, d’augmenter la production de volailles label rouge de 15 %, de passer de 30 à 50 % de découpe en poulet label rouge, de doubler les volumes exportés en label rouge et d’augmenter de 20 % les ventes de volaille label et bio en restauration hors domicile. L’atteinte de ces objectifs passe notamment par une meilleure organisation de la filière à travers la création de l’interprofession volailles de chair qui doit aboutir d’ici mai 2018. L’État sera aux côtés des filières et notamment de la filière volailles de chair pour les accompagner dans la mise en œuvre de leur plan de filière, à travers notamment la mobilisation du grand plan d’investissement. Par ailleurs, des dispositions visant à faire évoluer les pratiques de la restauration collective vers un approvisionnement avec des produits locaux et de meilleure qualité pourront faciliter la mise en œuvre des ambitions du plan de filière sur ce sujet. Il s’agit entre autres des outils suivants : réactivation du groupement d’étude des marchés en restauration collective et de nutrition, rénovation de ses missions (formation, diffusion de guides et de fiches techniques, mise en œuvre d’outils et de logiciels d’aide à la décision, utilisation de Localim, la boîte à outils des acheteurs de la restauration collective) ; encouragement de l’utilisation d’outils prédictifs pour améliorer la gestion des approvisionnements permettant d’investir dans des produits de qualité tout en maintenant au même niveau le coût des repas ; promotion et accompagnement accru de l’État pour la mise en place de projets alimentaires territoriaux (PAT) qui visent le développement de la consommation de produits locaux, avec pour objectif l’élaboration par les collectivités locales de 500 PAT à l’horizon 2020. Enfin, le projet de loi pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et une alimentation saine et durable, issu des EGA et actuellement en discussion à l’assemblée nationale, contribuera également à l’accompagnement de la filière, en fixant à la restauration collective publique des objectifs précis d’approvisionnement avec au moins 50 % de produits issus de l’agriculture biologique, locaux ou sous signe de qualité à compter du 1er janvier 2022. La filière volailles de chair, qui s’est donné d’importants objectifs de montée en gamme et de reconquête du marché intérieur, pourra s’appuyer sur ces dispositions pour les atteindre.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3902</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4036</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Michèle Crouzet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[bois et forêts
	            Pérennisation filière bois
	            3902. — 19 décembre 2017. — Mme Michèle Crouzet* attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur les difficultés rencontrées par la filière bois, et notamment par les scieries de chêne en matière d’approvisionnement. La filière bois française représente près de 450 000 emplois directs et indirects, ainsi que 260 000 emplois industriels. Son chiffre d’affaires atteint les 60 milliards d’euros. Il s’agit d’une filière d’avenir, dont les savoir-faire sont présents sur l’ensemble du territoire national. Néanmoins, les professionnels du secteur sont confrontés, aujourd’hui, à un manque de matière première, qui s’explique notamment par l’importance de la demande chinoise. En effet, depuis 2007, le volume des exportations de grumes de chêne de la France vers la Chine n’a cessé d’augmenter. D’après les douanes françaises, plus de 470 000 m3 de grumes à sciages de chênes ont été exportés vers la Chine en 2016. Cette hausse des exportations vers la Chine a entraîné une forte hausse des prix, ainsi que des difficultés en matière d’approvisionnement dans les scieries françaises. L’économie et l’emploi dans les régions forestières se trouvent donc déstabilisés. Pour faire face à cette hausse des prix, certains pays ont décidé de réagir en mettant en place de nouvelles dispositions. Par exemple, la Russie a augmenté ses taxes à l’exportation, l’Ukraine a mis un terme à ses exportations de chêne et la Hongrie, quant à elle, s’apprête à légiférer. L’extension du label « transformation UE » aux forêts privées ainsi que le renforcement de la traçabilité des exports de grumes vers la Chine permettraient d’assurer la survie des scieries de chênes. Elle lui demande s’il envisage de mener une réflexion sur l’économie forestière française, afin de pérenniser toute la filière de fabrication française.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4128</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4036</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jérôme Nury</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[bois et forêts
	            Menaces sur la filière bois
	            4128. — 26 décembre 2017. — M. Jérôme Nury* alerte M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur la situation préoccupante de la filière bois française en général et des scieries de chêne en particulier. Durant les cinq dernières années, les exportations de grumes de chêne ont été marquées par une forte demande, passant de 50 000 m3 en 2007 à 580 000 m3 en 2014. Par conséquent, le prix de ces grumes a augmenté puisque le prix moyen du mètre cube de chêne dans les lots proposés par l’ONF atteint désormais entre 120 et 130 euros, quand il était deux fois moins élevé cinq ans plus tôt. La forte pression qui s’exerce sur la ressource française en chênes trouve ses racines dans la faiblesse de la régulation qui s’exerce sur le marché du bois français. En effet, la plupart des États disposant de ressources forestières importantes ont pris des mesures de restriction à l’exploitation et à la commercialisation du chêne. Ainsi, la Chine a instauré des restrictions à la coupe dans les forêts du nord-est du pays, ces mesures devant être étendues prochainement. L’Ukraine a banni l’exportation de bois brut. La Croatie vient d’imposer des contraintes phytosanitaires devant être dissuasives pour l’exportation des grumes. La France apparaît, de ce point de vue, moins bien armée pour protéger ses ressources en chêne. De ce fait, en 2015, 30 % de la récolte de chêne a été exportée. L’essentiel de cette production part en Chine. Toutes essences confondues, ce ne sont pas moins de 250 000 m3 de bois qui ont été exportés en Chine. Ce bois brut est vendu en Asie avant d’être importé en Europe sous forme de produits bois à valeur ajoutée. L’organisation de la filière bois française conduit à ce que l’essentiel de la valeur ajoutée ne soit pas produite en France et contribuerait ainsi à hauteur de 6 milliards d’euros au déficit du commerce extérieur. La pression accrue, en particulier chinoise, qui s’est exercé ces dernières années sur le marché des grumes de chêne a privé de nombreuses scieries françaises de matière première. 400 scieries de chênes auraient disparu entre 2005 et aujourd’hui. La filière bois aurait ainsi perdu 50 000 emplois dans les dix dernières années. Des mesures urgentes doivent être prises pour enrayer ce plan social insidieux qui sévit dans la filière bois. Le décret du 12 septembre 2015 a réservé des lots de chêne mis en vente par l’ONF aux entreprises titulaires du label « Transformation Union européenne ». Cependant les lots issus des forêts privées ne sont pas impactés par ces mesures. Il convient donc de protéger plus vigoureusement les ressources en bois et en particulier en chêne de la Nation. La forêt française est un atout économique encore trop peu valorisé. À titre de comparaison la forêt allemande représente 11 millions d’hectares, produit 117 millions d’euros de chiffres d’affaire et génère 1,5 million d’emplois, quand la forêt française représente 16 millions d’hectares mais ne produit que 60 millions d’euros de chiffre d’affaires et ne génère que 400 000 emplois. Il lui demande donc quelle stratégie le Gouvernement envisage pour la protection et l’accompagnement de la filière bois française en général et les acteurs de l’exploitation du chêne en particulier.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4036</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les professionnels de la première transformation du bois -notamment les scieries de chêne- connaissent, depuis plusieurs années, des difficultés d’approvisionnement en matière première. Au regard de cette conjoncture, la mise en place du « label UE » par l’office national des forêts participe de la volonté de pérenniser l’outil de transformation du bois et d’assurer un développement équilibré de la filière forêt-bois dans son ensemble. Afin de résoudre les difficultés d’approvisionnement soulignées par la fédération nationale du bois, le Gouvernement a décidé d’engager des actions structurantes pour permettre de maintenir le tissu industriel de transformation du bois et répondre au double objectif de création de richesse nationale et d’emplois dans les territoires ruraux. La mission d’appui à la clarification de l’organisation de la filière forêt-bois confiée à M. Jean-Yves Caullet en début d’année 2018 resserrera les liens entre les différents acteurs de la filière. Leur rapprochement permettra d’améliorer la qualité du dialogue entre les familles professionnelles de l’amont à l’aval dans la perspective, in fine, de développer cette filière d’avenir, levier majeur de création de valeur ajoutée, de services environnementaux, de développement des énergies renouvelables et de lutte contre le changement climatique. C’est également dans cet esprit que France bois forêt (pour l’amont) et France bois industries entreprises (pour l’aval) ont été invités à travailler avec France bois régions à l’élaboration d’un plan de la filière « feuillus » d’ici la fin du mois de mai. Ce plan, dans ses modalités opérationnelles, aura pour objectif de transformer la filière « feuillus » pour créer davantage de valeur et identifier les axes de transformation nécessaires pour faire face à la concurrence et gagner en compétitivité. Il sera assorti d’engagements des acteurs économiques les uns vis-à-vis des autres, précisera les objectifs à atteindre en termes notamment de montée de gamme des produits ou de contractualisation à horizon de 5 ans. Concomitamment à cette démarche fédératrice, les services du ministère de l’agriculture et de l’alimentation travaillent à un nouveau dispositif de financement, conçu avec Bpifrance, et qui sera mis en œuvre prochainement dans le cadre du grand plan d’investissement. Il permettra de soutenir l’investissement dans l’outil industriel de transformation du bois par l’attribution de prêts avec différé d’amortissement du capital durant la période de montée en puissance des équipements de production. Enfin, afin d’apporter une réponse aux entreprises de sciages de chêne connaissant des difficultés avérées d’approvisionnement, les services de l’État en région réunissent localement l’ensemble des parties prenantes pour partager un diagnostic et identifier les solutions à mettre en œuvre à partir, notamment, d’engagements pris réciproquement entre les acteurs économiques.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5070</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4037</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Richard Ramos</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[élevage
	            Régionalisation prix viande bovine - Options envisagées
	            5070. — 6 février 2018. — M. Richard Ramos interroge M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur la régionalisation des prix de la viande bovine. Après plusieurs rencontres avec des éleveurs français, beaucoup s’interrogent quant à l’opportunité de la régionalisation de la fixation des prix de la viande bovine. En effet, cela pourrait entraîner une certaine disparité du prix qui pourrait servir les intérêts de la grande distribution. La demande est donc forte de rester sur un prix moyen national. Il lui demande de lui indiquer les différentes options envisagées, et celles qu’il pourrait être amené à privilégier.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4037</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans le secteur de la viande bovine, l’établissement des cotations répond à des obligations légales tant européennes que nationales qui en assurent notamment la fiabilité. Ainsi les cotations animales sur les gros bovins définies chaque semaine sont basées sur la collecte auprès des abatteurs de la moyenne par catégorie de leurs transactions avec les différents apporteurs (éleveurs, négociants…) au stade entrée-abattoir de la semaine précédente. Quatre bassins de cotation basés sur les grands bassins de production de gros bovins ont été définis en 2012 en lien avec l’ensemble des professionnels de la filière bovine. Il existe ainsi une cotation par bassin et une cotation nationale. Le contrôle des données de prix déclarés par les opérateurs des filières concernées est un élément indispensable de sécurisation du système et est assuré par les services de FranceAgriMer et de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes. Ainsi, une cotation est une observation officielle et représentative d’un prix a posteriori. Il n’est en rien une fixation des prix de la viande bovine, que ce soit par les professionnels ou par les pouvoirs publics. L’action menée par le Gouvernement, au travers du projet de loi pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine et durable, en cours de discussion à l’assemblée nationale, privilégie un rééquilibrage des relations commerciales entre les opérateurs notamment au travers de mesures telles que l’inversion de la contractualisation, la prise en compte d’indicateurs liés aux coûts de production, le relèvement du seuil de revente à perte et l’encadrement des promotions. L’ensemble de ces outils doivent permettre de mieux répartir la valeur tout au long de la filière et de mieux accompagner la transition des modèles agricoles à venir. Il appartient notamment aux interprofessions, dont INTERBEV, d’élaborer les indicateurs de coûts de production et de marché, qui seront jugés les plus appropriés pour le marché de la viande bovine.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5267</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4038</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Paul Dufrègne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[agriculture
	            Affectation des subventions publiques d’investissement reçues par les CUMA
	            5267. — 13 février 2018. — M. Jean-Paul Dufrègne attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur la question de l’évolution des modalités comptables d’affectation des subventions publiques d’investissement reçues par les coopératives d’utilisation de matériel agricole (CUMA). L’article L. 523-7 du code rural et de la pêche maritime prévoit que « le montant total des subventions reçues de l’Union européenne, de l’État, des collectivités publiques ou d’établissements publics est porté à une réserve indisponible spéciale ». Ces subventions ne peuvent donc pas être passées en produits ni être amorties. La modification de cette règle permettrait la réduction du prix facturé aux adhérents pour l’utilisation de matériel bénéficiant d’aides publiques, de diminuer ainsi substantiellement leurs charges de fonctionnement et améliorer ou accroître leurs résultats. L’impact global pour l’ensemble des adhérents des 12 000 CUMA est actuellement estimé à plus de 10 millions d’euros par an et ceci sans impacter les budgets des financeurs publics. Il lui demande à ce que cette évolution comptable puisse être examinée et proposée dans un futur projet de loi.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4038</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les fonds propres d’une société coopérative agricole, dont les coopératives d’utilisation de matériel agricole (CUMA), sont constitués des réserves et du capital social. L’article L. 523-7 du code rural et de la pêche maritime dispose que le montant total des subventions reçues de l’Union européenne, de l’État, de collectivités publiques ou d’établissements publics est porté à une réserve indisponible spéciale. Il s’agit d’une ressource intégrée dans les fonds propres, non mobilisable et non amortissable, et d’une spécificité du droit coopératif agricole. Les réserves constituent la garantie de pérennité des coopératives, et permettent donc de faciliter l’accès au financement. Pour rester compétitives et pour financer le développement nécessaire à leur maintien sur le marché, les coopératives doivent pouvoir constituer des réserves. Un travail de réflexion au niveau de l’ensemble des coopératives agricoles est engagé sur le plan comptable des coopératives et sur la manière dont une partie des subventions d’investissement publiques pourrait être amortie, c’est-à-dire reprise dans le compte d’exploitation sur la durée d’amortissement de l’investissement concerné. Dans le cadre des débats parlementaires qui se tiennent actuellement sur le projet de loi pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine et durable, un amendement parlementaire a introduit la possibilité, sur décision du conseil d’administration et dans la limite de 50 % du montant des subventions, de porter le montant des subventions au compte de résultat. Ces dispositions devront s’inscrire dans une réflexion plus globale portant sur les formes d’encouragement à l’investissement collectif et sur les formes de soutien aux associés coopérateurs.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5814</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4042</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bernard Perrut</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[bois et forêts
	            Industrie de la transformation du bois et du chêne
	            5814. — 27 février 2018. — M. Bernard Perrut* attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur les préoccupations des acteurs de l’industrie de la transformation du bois et du chêne. Aujourd’hui, un quart à un tiers des grumes de chêne collectées dans les forêts françaises quitte le territoire avant d’avoir été transformées. Cette hausse des exportations des grumes de chêne prélevées sur les massifs forestiers français prive les scieries nationales de matière première. Ces dernières ne tournent qu’à 60 % de leur capacité. Cette filière est donc menacée malgré un chiffre d’affaires de 4,2 milliards d’euros, et ce sont 26 000 emplois qui sont en danger. Aussi, il lui demande ses intentions afin de préserver l’avenir de l’industrie française de la transformation du bois qui doit faire face à une crise majeure d’approvisionnement en grumes de chêne.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5816</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4042</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Claire O’Petit</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[bois et forêts
	            Industrie française de la transformation du chêne
	            5816. — 27 février 2018. — Mme Claire O’Petit* attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur la situation de l’industrie de la transformation du bois et du chêne qui représente 4,2 milliards d’euros et 26 000 emplois directs. Or ces 26 000 emplois sont aujourd’hui mis en péril par une crise d’approvisionnement majeure en grumes de chêne, si bien que nombre de scieries de chêne ont d’ores et déjà engagé des mesures de chômage partiel et de réduction d’horaires. Alors que la quasi-totalité des grands pays producteurs de chêne (Canada, États-Unis mais aussi en Europe, Allemagne) ont mis en place des restrictions à l’exportation de leurs grumes, la France, qui est le premier producteur européen et le troisième producteur mondial pour le chêne, est le dernier pays à laisser les traders internationaux préempter ses grumes avant qu’elles n’aient été transformées. Les conséquences de cette situation sont manifestes : en 10 ans, les exportations de grumes de chêne français ont été multipliées par 10 tandis que les grumes disponibles pour les scieries françaises ont été divisées par deux. Aujourd’hui, un quart à un tiers des grumes sont exportées dont plus de 80 % sont la matière première dont les scieurs auraient besoin pour faire tourner leurs usines. Ces exportations massives de chêne non transformé sont un non-sens économique et écologique. Non-sens économique car la transformation du bois génère 10 à 20 fois plus d’emplois que l’exportation de grumes : on ne compte qu’un emploi en France pour 10 000 mètres cubes de grumes exportés contre 10 à 20 emplois pour la transformation sur le territoire du même volume. La hausse de l’export des grumes représente ainsi une perte massive en emplois et en croissance, et cela alors même que l’activité forestière bénéficie d’aides publiques, dont le bénéfice est dans ces conditions capturé par une poignée de traders étrangers. Non-sens écologique ensuite car ce transport maritime à grande échelle génère une empreinte carbone égale ou supérieure au carbone stocké dans les volumes de bois ainsi exportés, empreinte qui n’est nulle part répercutée dans le coût du transport. Elle lui demande donc s’il a l’intention de mettre en place des restrictions à l’exportation des grumes de chêne hors d’Europe ainsi qu’un plan structurel pour le développement à 10 ans de la filière bois française.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5817</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4042</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Caroline Janvier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[bois et forêts
	            L’avenir de la filière française de transformation du bois
	            5817. — 27 février 2018. — Mme Caroline Janvier* appelle l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur la situation de la filière française de transformation du bois. La France, troisième plus grande surface forestière d’Europe, est le premier producteur de chêne d’Europe et le troisième au niveau mondial. Si les investissements pour la modernisation ont représenté un milliard d’euros sur trois ans, la filière est en difficulté : les scieries de chêne fonctionnent actuellement à 60 % de leur capacité. Il semble urgent d’agir pour cette filière d’excellence de l’économie française qui représente 4,2 milliards de chiffre d’affaires ainsi que 26 000 emplois directs. Si on trouvait en 2005, 900 entreprises de sciage, elles ne sont plus aujourd’hui que 550. Cette situation s’explique en partie par une explosion des exportations de grumes de chêne. En effet, elles ont été multipliées par 10 en une dizaine d’année, passant de 50 000 m3 en 2007 à 500 000 m3 en 2017. D’un autre côté, les grumes disponibles pour les scieries françaises ont été divisées par deux, de 2,45 millions de m3 en 2007 à 1,25 millions de m3 en 2017. La transformation du bois génère 10 à 20 fois plus d’emplois que l’activité exportatrice, les grumes de chêne représentent ainsi 25% du volume disponible, mais seulement 3% de la valeur ajouté du secteur. De plus, le chêne est une ressource à préserver et non à piller : les grumes de chênes exportées sont issues d’arbres plantés il y a 100 à 150 ans et l’impact écologique est significatif. La récole en 10 ans a baissé de 17 % alors que les prix ont augmenté de 65 %, ce qui alimente une forte spéculation. Enfin, selon un sondage réalisé par CSA et paru en janvier 2018, 98 % des français sont attachés à préserver la filière de transformation du bois français dans le pays, et 94 % considèrent qu’il faut soutenir la filière bois française car elle favorise le « made in France ». Elle souhaiterait savoir ce qui peut être entrepris afin de préserver et de développer la filière française de transformation du bois et au-delà de limiter à un niveau raisonnable nos exportations de grumes de chêne.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6048</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4042</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Descoeur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[bois et forêts
	            Difficultés de l’industrie de la transformation du bois
	            6048. — 6 mars 2018. — M. Vincent Descoeur* appelle l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur les difficultés que connaît actuellement l’industrie de la transformation du bois, et en particulier le secteur lié à la transformation du chêne. À l’échelle nationale, cette filière d’excellence représente 4,2 milliards d’euros et 26 000 emplois directs. Emplois aujourd’hui mis en péril par une crise d’approvisionnement majeure en grumes de chêne. De nombreuses scieries ont d’ores et déjà engagé des mesures de chômage partiel et de réduction d’horaires. Alors que la quasi-totalité des grands pays producteurs de chêne ont mis en place des restrictions à l’exportation de leurs grumes, la France, qui est le premier producteur européen et le troisième producteur mondial pour le chêne, est le dernier pays à laisser les traders internationaux préempter ses grumes avant qu’elles n’aient été transformées. Par conséquent, en dix ans, les exportations de grumes de chêne français ont été multipliées par dix tandis que les grumes disponibles pour les scieries françaises ont été divisées par deux. Ces exportations massives de chêne non transformé sont un non-sens économique et écologique. Elles sont économiquement aberrantes puisque la transformation du bois génère dix à vingt fois plus d’emplois que l’exportation des grumes. Par ailleurs, ces exportations sont d’un point de vue environnemental, scandaleuses, puisque ce transport maritime à grande échelle génère une empreinte carbone égale ou supérieure au carbone stocké dans les volumes de bois ainsi exportés, empreinte qui n’est nulle part répercutée dans le coût du transport. Pour faire face à la situation critique dans laquelle se trouve la filière, il lui demande qu’un ensemble de mesures soient prises, comme le Président de la République, s’y était engagé en avril 2017, lors de la campagne : qui passerait par la mise en place de restrictions à l’exportation des grumes de chênes hors d’Europe ainsi qu’un plan structurel pour le développement à dix ans de la filière française bois, développement d’intérêt général à l’heure où tous les pays occidentaux s’engagent sur la voie de la transition écologique et d’une économie décarbonée. Il souhaiterait connaître ses intentions en la matière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6049</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4042</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Warsmann</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[bois et forêts
	            Filière chêne
	            6049. — 6 mars 2018. — M. Jean-Luc Warsmann* attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur les attaques menées contre la filière exploitation du chêne en France, attaques qui pourraient aboutir à une quasi disparition de celle-ci. L’achat à des prix de 30 à 50 % supérieurs au prix du marché par des exploitants de différentes nationalités, qui vendent ces bois afin que ceux-ci puissent être transformés en Asie, déstabilise le marché. Il semblerait qu’une même stratégie ait été menée il y a quelques années et ait abouti à la quasi disparition de la filière hêtre en France. Il souhaite connaître les mesures que le Gouvernement entend prendre, le cas échéant avec l’appui de l’Union européenne afin que dans des délais extrêmement rapides un fonctionnement normal de ce marché soit rétabli. Il le remercie de l’attention qu’il porte à la filière bois.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6050</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4042</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Véronique Louwagie</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[bois et forêts
	            Situation de l’industrie de la transformation du bois
	            6050. — 6 mars 2018. — Mme Véronique Louwagie* attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur la situation de l’industrie de la transformation du bois, et en particulier le secteur lié à la transformation du chêne. En France, cette filière d’excellence représente 4,2 milliards d’euros et 26 000 emplois directs. Cependant, ces emplois sont aujourd’hui mis en péril par une crise d’approvisionnement majeure en grumes de chêne qui engendre des mesures de chômage partiel et de réduction d’horaires. En 10 ans, les exportations de grumes de chêne français ont été multipliées par 10 tandis que les grumes disponibles pour les scieries françaises ont été divisées par deux. Ces exportations massives de chêne non transformé provoquent des externalités négatives. En effet, la transformation du bois génère 10 à 20 fois plus d’emplois que l’exportation des grumes et le transport maritime entraîne une forte empreinte carbone. Ainsi, la hausse des exportations de grumes de chêne non transformées menace l’emploi dans la filière et diminue la création de valeur d’une ressource abondante à haute valeur ajoutée. La France n’a pas mis en place de réglementation conduisant à organiser les marchés et à favoriser une utilisation « française » du bois et notamment les chênes. Alors que certains grands pays producteurs de chêne ont mis en place des mesures de restriction aux exportations, la France fait figure d’exception. La situation a atteint pour la filière chêne un niveau critique sans précèdent. Malgré les mesures conjoncturelles successives prises depuis 2013, les transformateurs ont besoin de mesures d’urgence dans le but de rééquilibrer l’approvisionnement des scieries françaises et de favoriser l’exportation des produits transformés à base de bois « made in France ». Elle lui demande si le Gouvernement envisage des mesures urgentes et structurelles pour l’industrie française de la transformation du chêne, telles une limitation des exportations de grumes de chêne et une politique de développement à 10 ans de la filière bois française.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6247</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4042</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne Blanc</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[bois et forêts
	            Crise traversée par l’industrie française de transformation du chêne
	            6247. — 13 mars 2018. — Mme Anne Blanc* alerte M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur la crise que traverse actuellement l’industrie française de la transformation du chêne. Malgré son positionnement, première productrice de chêne et troisième plus grande surface forestière d’Europe, la France n’a pas encore pris de mesures de restriction des exportations, pourtant nécessaires à la protection de l’industrie française dans ce domaine, ce qu’ont pourtant fait nombre de pays européens comme l’Allemagne, la Croatie, l’Albanie, la Roumanie… Ainsi, c’est aujourd’hui un quart à un tiers des grumes de chêne collectées dans les forêts françaises qui quittent le sol français avant d’avoir été transformées et qui privent les scieries d’activité, ces dernières ne tournant qu’à 60 % de leur capacité, faute de matière première. Si ceci représente un non-sens économique car la transformation du bois génère en France 10 à 20 fois plus d’emplois (et bénéficie en outre d’aides publiques pour ce faire) que l’exportation, il le représente aussi en matière environnementale car le transport maritime nécessaire aux exportations génère une empreinte carbone égale ou supérieure au carbone stocké dans les volumes de bois transportés sans qu’elle soit répercutée dans le coût de transport. Elle le sollicite donc pour témoigner de son soutien en faveur de ce secteur d’activité en soumettant dans les meilleurs délais l’adoption des mesures d’urgence nécessaires à la protection de cette ressource par la mise en place de restrictions à l’exportation des grumes de chênes hors d’Europe, de mesures visant à limiter les fraudes et à rééquilibrer l’approvisionnement des scieries françaises. Accompagnées d’un plan structurel permettant de poursuivre le développement de la filière bois française, ces mesures permettront d’assurer la continuité avec les partenaires commerciaux vers lesquels la France exporte aujourd’hui.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6248</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4042</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Lise Magnier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[bois et forêts
	            Difficultés économiques de la filière bois
	            6248. — 13 mars 2018. — Mme Lise Magnier* attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur les difficultés économiques que rencontre l’industrie française de la transformation du chêne. La filière de la transformation du bois et du chêne en France représente 4,2 milliards d’euros et 26 000 emplois directs. Cependant, aujourd’hui, nombre de scieries connaissent de grandes difficultés, les contraignant à mettre en place des mesures de chômage partiel et de réduction d’horaires. La raison de ces difficultés se trouve dans l’absence de mise en place de restrictions à l’exportation des grumes de chêne non transformées, au contraire de l’ensemble des pays producteurs. Cette absence de restrictions d’exportation freine le maintien et la création d’emplois dans l’industrie concernée, puisque l’on compte 10 000 m3 de grumes exportées pour un emploi sur le territoire français contre 10 à 20 emplois pour la transformation en France du même volume. En parallèle, 98 % des Français préfèrent favoriser la transformation du bois français en France qu’à l’étranger. Aussi, elle lui demande de s’engager aux côtés de la filière de transformation du bois afin d’apporter l’aide dont elle a besoin et de lui faire connaître les dispositions qu’il compte mettre en place à cette fin.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6249</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4042</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Yves Bony</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[bois et forêts
	            Grumes de chêne
	            6249. — 13 mars 2018. — M. Jean-Yves Bony* appelle l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur l’industrie de la transformation du bois et du chêne. À l’échelle nationale cette filière d’excellence représente 4,2 milliards d’euros et 26 000 emplois directs. Force est de constater qu’aujourd’hui, ces 26 000 emplois sont mis en péril par une crise d’approvisionnement en grumes de chêne. Alors que la quasi-totalité des grands pays producteurs de chêne ont mis en place des restrictions à l’exportation de leurs grumes, la France qui est le premier producteur européen et le troisième producteur mondial pour le chêne, est le dernier pays à laisser les traders internationaux préempter ses grumes avant qu’elles n’aient été transformées. Les conséquences de cette situation sont manifestes : en 10 ans, les exportations de grumes de chêne français ont été multipliées par 10 tandis que les grumes disponibles pour les scieries françaises ont été divisées par deux. Il lui demande de lui indiquer les mesures qu’il entend mettre en œuvre, à commencer par la mise en place de restrictions à l’exportation des grumes de chêne hors d’Europe. Par ailleurs, entend-il mettre en place un plan structurel pour le développement à 10 ans de la filière bois française.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6250</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4042</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marianne Dubois</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[bois et forêts
	            Industrie française de la transformation du chêne
	            6250. — 13 mars 2018. — Mme Marianne Dubois* attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur les difficultés rencontrées par l’industrie française de la transformation du chêne en France. En effet, on observe aujourd’hui une crise d’approvisionnement en grumes de chêne, ce qui ralentit les activités de transformation : les scieries de chêne sont touchées par des mesures de chômage partiel et de réduction d’horaires par manque de matière première. Paradoxalement, la France continue d’exporter, sans restriction, des grumes de chênes malgré cette pénurie. Alors que les exportations de grumes ont été multipliées par dix en dix ans, la quantité de grumes disponibles pour les scieries françaises a été, quant à elle, divisée par deux. La France se prive ainsi d’emplois dans l’industrie de la transformation, et ce au prix d’un impact négatif sur l’environnement puisque les exportations impliquent des coûts de transport non négligeables pour l’environnement. Le Président de la République s’était engagé en avril 2017 sur la nécessité d’un plan de modernisation de la filière. Elle lui demande quelles mesures elle entend mettre en œuvre pour répondre à l’urgence de la situation mais aussi, plus structurellement, à des mesures restrictives en matière d’exportation, comme cela a déjà été fait dans d’autres pays. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6251</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4042</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dominique Potier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[bois et forêts
	            Label UE et marché du chêne
	            6251. — 13 mars 2018. — M. Dominique Potier* attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur le rôle du label européen pour réguler le marché du chêne. L’équilibre du marché du chêne d’une part entre la réponse aux besoins français et européens, et d’autre part l’exportation vers l’Asie est un enjeu capital pour l’emploi, l’économie de la transformation mais aussi pour l’écosystème d’une des plus belles forêts du continent. L’espace rural français ne doit pas devenir un supermarché pour une mondialisation sans foi ni loi. Il en va des matières premières forestières comme du foncier agricole : il est dangereux de détruire la souveraineté économique du pays au bénéfice d’un trading sans limite. Or une des mesures de régulation du marché la plus loyale dans son principe est le label. Les labels n’ont en effet pas vocation à fermer le marché mais à l’éclairer de façon transparente et responsable. Aujourd’hui dévoyés dans leur mise en œuvre, les labels doivent, pour tenir leurs promesses, réunir 5 conditions : une norme publique unique ; des contrôles efficients par des organismes certificateurs contrôlés sur la base d’un cahier des charges commun ; un caractère universel (ressources publiques et privées) ; une transparence sur la société dans la globalité de sa réalité économique et une perspective européenne. Il lui demande quand de telles mesures, ayant fait leur preuve ailleurs, seront déployées sur le territoire national pour contribuer à la sauvegarde de la filière du chêne.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6252</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4042</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Dassault</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[bois et forêts
	            Transformation du bois
	            6252. — 13 mars 2018. — M. Olivier Dassault* attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur la situation de la filière française de transformation du bois. Cette industrie d’excellence, qui représente 4,2 milliards d’euros et 26 000 emplois directs, connaît une crise d’approvisionnement majeure en grumes de chêne. Sur les dix dernières années, les exportations de grumes de chêne produit en France ont été multipliées par dix, pendant que la quantité de grumes disponibles pour les scieries françaises a été divisée par deux, de 2,45 millions de m3 en 2007 à 1,25 millions de m3 en 2017. Cette situation met en péril des emplois qualifiés, ainsi qu’un pan entier de l’économie française. Il souhaite savoir si le Gouvernement compte intervenir d’urgence en impulsant un plan structurel pour sa sauvegarde et son développement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6746</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4042</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie Tamarelle-Verhaeghe</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[bois et forêts
	            Filière bois et exportations de grumes de chênes
	            6746. — 27 mars 2018. — Mme Marie Tamarelle-Verhaeghe* attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur les enjeux liés à l’approvisionnement des scieries et l’exportation importante de grumes de chênes. En effet, la Fédération nationale du bois (FNB) ainsi qu’une scierie de la circonscription dont elle est l’élue l’ont alerté quant aux dangers pesant sur une filière souffrant de ces exportations. Selon leur rapport, le niveau d’export de grumes à la fin de l’année 2017 représente 24 % de la récolte nationale. Aussi, la Chine a décidé de réduire fortement l’exploitation de ses forêts et achète aujourd’hui 50 % de ses grumes de chêne en France, contre 4 % en 2007. L’extension de la labellisation et le développement de la contractualisation sont des solutions envisagées. Mais le « label UE » ne concerne pas aujourd’hui les forêts privées et la contractualisation sur le chêne entre la profession et les coopératives reste faible. Cette filière peut largement se développer et créer de nouveaux emplois, notamment dans les territoires ruraux. Mais c’est aujourd’hui la perte d’emplois, due à une baisse de l’activité, qui est crainte. Aussi, elle le remercie de bien vouloir lui faire connaître les mesures qu’il entend prendre, notamment pour la forêt privée, afin de garantir l’approvisionnement des scieries en chêne.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4042</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les professionnels de la première transformation du bois -notamment les scieries de chêne- connaissent, depuis plusieurs années, des difficultés d’approvisionnement en matière première. Au regard de cette conjoncture, la mise en place du « label UE » par l’office national des forêts participe de la volonté de pérenniser l’outil de transformation du bois et d’assurer un développement équilibré de la filière forêt-bois dans son ensemble. Afin de résoudre les difficultés d’approvisionnement soulignées par la fédération nationale du bois, le Gouvernement a décidé d’engager des actions structurantes pour permettre de maintenir le tissu industriel de transformation du bois et répondre au double objectif de création de richesse nationale et d’emplois dans les territoires ruraux. La mission d’appui à la clarification de l’organisation de la filière forêt-bois confiée à M. Jean-Yves Caullet en début d’année 2018 resserrera les liens entre les différents acteurs de la filière. Leur rapprochement permettra d’améliorer la qualité du dialogue entre les familles professionnelles de l’amont à l’aval dans la perspective, in fine, de développer cette filière d’avenir, levier majeur de création de valeur ajoutée, de services environnementaux, de développement des énergies renouvelables et de lutte contre le changement climatique. C’est également dans cet esprit que France bois forêt (pour l’amont) et France bois industries entreprises (pour l’aval) ont été invités à travailler avec France bois régions à l’élaboration d’un plan de la filière « feuillus » d’ici la fin du mois de mai. Ce plan, dans ses modalités opérationnelles, aura pour objectif de transformer la filière « feuillus » pour créer davantage de valeur et identifier les axes de transformation nécessaires pour faire face à la concurrence et gagner en compétitivité. Il sera assorti d’engagements des acteurs économiques les uns vis-à-vis des autres, précisera les objectifs à atteindre en termes notamment de montée de gamme des produits ou de contractualisation à horizon de 5 ans. Concomitamment à cette démarche fédératrice, les services du ministère de l’agriculture et de l’alimentation travaillent à un nouveau dispositif de financement, conçu avec Bpifrance, et qui sera mis en œuvre prochainement dans le cadre du grand plan d’investissement. Il permettra de soutenir l’investissement dans l’outil industriel de transformation du bois par l’attribution de prêts avec différé d’amortissement du capital durant la période de montée en puissance des équipements de production. Enfin, afin d’apporter une réponse aux entreprises de sciages de chêne connaissant des difficultés avérées d’approvisionnement, les services de l’État en région réunissent localement l’ensemble des parties prenantes pour partager un diagnostic et identifier les solutions à mettre en œuvre à partir, notamment, d’engagements pris réciproquement entre les acteurs économiques.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6198</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4043</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Christine Dalloz</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[traités et conventions
	            Accords UE-Mercosur
	            6198. — 6 mars 2018. — Mme Marie-Christine Dalloz attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur les dangers des accords UE-Mercosur sur de nombreuses filières agricoles françaises. Ces accords permettraient d’introduire sur le marché français de gigantesques volumes de produits ne répondant pas aux attentes des Français. Ils instaureraient également une concurrence à laquelle les agriculteurs ne pourront faire face au regard des normes qui leurs sont imposées. Elle lui demande de lui indiquer les mesures que le Gouvernement entend prendre pour préserver les exploitations, les emplois et le modèle de production français qui assure aux consommateurs une production de qualité.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4043</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’Union européenne (UE) négocie actuellement un accord de libre échange avec le Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay) avec un objectif affiché de conclusion en 2018. Les enjeux sont importants pour certaines filières agricoles françaises, compte tenu de la compétitivité des filières du Mercosur. Pleinement conscient de ces sensibilités, et en cohérence avec les objectifs des états généraux de l’alimentation, le Gouvernement est mobilisé pour assurer la défense des intérêts français et ainsi garantir la préservation du dynamisme économique des territoires. La France, soutenue par d’autres États membres, considère ainsi que la conclusion de l’accord UE/Mercosur est tributaire de l’équilibre entre l’ouverture du marché et la protection des filières sensibles agricoles dans la négociation, en particulier, le bœuf, l’éthanol, le sucre et les volailles. En cohérence avec les actions décidées dans le cadre du plan d’actionsur la mise en œuvre de l’accord économique et commercial global (AEGC/CETA), le Gouvernement fait valoir que les concessions tarifaires sur les produits sensibles doivent s’inscrire dans les limites d’une « enveloppe globale », permettant de définir ce qui est soutenable pour les filières au regard du marché, à l’échelle de l’ensemble des négociations en cours ou à venir (Australie, Nouvelle-Zélande, Mexique…). Il se mobilise également pour l’ajout de mesures permettant de rétablir des conditions de concurrence équitables entre les producteurs français et ceux des pays du Mercosur (mécanisme de sauvegarde et conditions non tarifaires liées aux modes de production). Concernant le volet sanitaire et phytosanitaire, le Gouvernement sera particulièrement vigilant pour que soit garantie la fiabilité du système sanitaire du Mercosur avant la conclusion de l’accord. Il reste du travail à mener pour atteindre le stade final de cette négociation, le Mercosur devra démontrer qu’il peut proposer à l’UE un accord protecteur de ses sensibilités et synonyme d’avancées pour ses secteurs agricoles exportateurs. Le Gouvernement sera attentif jusqu’à la conclusion pour préserver les intérêts des filières agricoles françaises.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6221</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4043</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Gisèle Biémouret</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[agriculture
	            CUMA revendication modalités comptables affectation des subventions publiques
	            6221. — 13 mars 2018. — Mme Gisèle Biémouret attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur la question de l’évolution des modalités comptables d’affectation des subventions publiques d’investissement reçues par les coopératives d’utilisation de matériel agricole (CUMA). L’article L. 523-7 du code rural et de la pêche maritime prévoit que « le montant total des subventions reçues de l’Union européenne, de l’État, des collectivités publiques ou d’établissements publics est porté à une réserve indisponible spéciale ». Ces subventions ne peuvent donc pas être passées en produits ni être amorties. La modification de cette règle permettrait la réduction du prix facturé aux adhérents pour l’utilisation de matériel bénéficiant d’aides publiques, de diminuer ainsi substantiellement leurs charges de fonctionnement et améliorer ou accroître leurs résultats. L’impact global pour l’ensemble des adhérents des 12 000 CUMA est actuellement estimé à plus de 10 millions d’euros par an et ceci sans impacter les budgets des financeurs publics. Elle lui demande à ce que cette évolution comptable puisse être examinée et proposée dans le futur projet de loi agricole.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4043</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les fonds propres d’une société coopérative agricole, dont les coopératives d’utilisation de matériel agricole (CUMA), sont constitués des réserves et du capital social. L’article L. 523-7 du code rural et de la pêche maritime dispose que le montant total des subventions reçues de l’Union européenne, de l’État, de collectivités publiques ou d’établissements publics est porté à une réserve indisponible spéciale. Il s’agit d’une ressource intégrée dans les fonds propres, non mobilisable et non amortissable, et d’une spécificité du droit coopératif agricole. Les réserves constituent la garantie de pérennité des coopératives, et permettent donc de faciliter l’accès au financement. Pour rester compétitives et pour financer le développement nécessaire à leur maintien sur le marché, les coopératives doivent pouvoir constituer des réserves. Un travail de réflexion au niveau de l’ensemble des coopératives agricoles est engagé sur le plan comptable des coopératives et sur la manière dont une partie des subventions d’investissement publiques pourrait être amortie, c’est-à-dire reprise dans le compte d’exploitation sur la durée d’amortissement de l’investissement concerné. Dans le cadre des débats parlementaires qui se tiennent actuellement sur le projet de loi pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine et durable, un amendement parlementaire a introduit la possibilité, sur décision du conseil d’administration et dans la limite de 50 % du montant des subventions, de porter le montant des subventions au compte de résultat. Ces dispositions devront s’inscrire dans une réflexion plus globale portant sur les formes d’encouragement à l’investissement collectif et sur les formes de soutien aux associés coopérateurs.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6476</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4046</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ludovic Pajot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[agriculture
	            Subventions d’investissement des coopératives d’utilisation de matériel agricole
	            6476. — 20 mars 2018. — M. Ludovic Pajot* attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur les règles d’affectation des subventions publiques d’investissement reçues par les coopératives d’utilisation de matériel agricole. Le système actuellement en vigueur prévoit l’intégration directe des subventions dans les fonds propres qui sont en comptes de réserves indisponibles sans transit via le compte de résultat. Ce système, contribuant à alimenter une forte trésorerie, a pour conséquence de faire peser sur les agriculteurs le coût des charges d’utilisation du matériel. Les agriculteurs subissent depuis bien longtemps des conditions de vie difficiles qui nécessitent que les pouvoirs publics prennent en considération tout mécanisme qui peut en atténuer la charge. Il lui demande donc de bien vouloir lui préciser les mesures qu’il compte mettre en œuvre pour revoir ce système de subvention afin d’éviter que des coûts de production trop forts continuent de peser sur les exploitants agricoles dépendant de coopératives.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6705</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4046</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Lagleize</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[agriculture
	            Coopératives d’utilisation de matériel agricole (CUMA)
	            6705. — 27 mars 2018. — M. Jean-Luc Lagleize* interroge M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur l’évolution des modalités comptables d’affectation des subventions publiques d’investissement perçues par les Coopératives d’utilisation de matériel agricole (CUMA). Les Coopératives d’utilisation de matériel agricole (CUMA) regroupent des agriculteurs investissant ensemble dans des biens agricoles pour les utiliser dans leurs exploitations respectives. Actuellement, les subventions publiques perçues par les Coopératives d’utilisation de matériel agricole (CUMA) intègrent directement leurs fonds propres en compte de réserve indisponible, sans transiter par le compte de résultat, conformément à l’article L. 523-7 du code rural et de la pêche maritime. Les fonds placés en réserve indisponible alimentent la trésorerie, mais ne peuvent pas être mobilisés comptablement pour compenser les charges d’utilisation du matériel, et notamment les charges d’amortissement, ces charges étant supportées par les adhérents à travers la facturation des services rendus. Historiquement, cette disposition a permis de consolider les fonds propres des Coopératives d’utilisation de matériel agricole (CUMA). Toutefois, cette mesure préventive est peu à peu devenue un frein à la performance économique de ces coopératives étant donné l’évolution du contexte économique et la professionnalisation de la gestion du secteur. Une évolution de cette modalité d’affectation des subventions publiques permettrait, par la réduction du prix de facturation des services rendus aux adhérents, de diminuer considérablement leurs coûts de production. En effet, les charges liées à l’investissement en matériel réalisé par les Coopératives d’utilisation de matériel agricole (CUMA) seraient compensées par le produit de la subvention publique, affecté en compte de résultat, comme cela est le cas pour les autres familles de coopératives non agricoles. Cette mesure améliorerait en conséquence l’efficience des aides publiques auprès des agriculteurs, sans créer de nouvelle charge budgétaire publique. L’impact global pour l’ensemble des adhérents des 12 000 Coopératives d’utilisation de matériel agricole (CUMA) est estimé à 10 millions d’euros annuels. L’évolution de cette modalité de gestion permettra aux Coopératives d’utilisation de matériel agricole (CUMA) de remplir pleinement la finalité des coopératives, à savoir d’améliorer et d’accroître les résultats de l’activité des adhérents. Alors que les états généraux de l’alimentation visaient notamment à relancer la création de valeur et en assurer l’équitable répartition et à permettre aux agriculteurs de vivre dignement de leur travail par le paiement de prix justes, il l’interroge sur l’évolution des modalités comptables d’affectation des subventions publiques d’investissement perçues par les Coopératives d’utilisation de matériel agricole (CUMA).]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6711</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4046</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrick Vignal</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[agriculture
	            Modalités d’affectation des subventions publiques aux CUMA
	            6711. — 27 mars 2018. — M. Patrick Vignal* attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur les difficultés rencontrées par les Coopératives d’utilisation de matériel agricole (CUMA) qui regroupent des agriculteurs investissant ensemble dans des biens agricoles pour les utiliser pour les besoins de leurs exploitations. Conformément à l’article L. 523-7 du code rural, les subventions publiques perçues par les CUMA intègrent directement leurs fonds propres en compte de réserve indisponible sans transiter par le compte de résultat. Historiquement cette disposition a permis de consolider les fonds propres des CUMA. Cette mesure qui se voulait préventive est devenue ensuite, un frein à la performance économique de cet outil coopératif. Aujourd’hui, elle souhaite savoir s’il envisage de modifier les modalités d’affectation des subventions d’investissement public attribuées aux CUMA en compte de résultat, ce qui leur permettrait notamment de compenser les charges liées à l’investissement en matériel réalisé par ces structures. Il lui précise que l’idée étant d’aboutir à un équilibre permettant de maintenir des ressources durables dans les CUMA (maintien de 50 % de la subvention publique en réserve indisponible) et permettre une mobilisation des aides publique (50 % au plus en compte de résultat) pour aboutir à une baisse du coût d’utilisation du matériel agricole et la modification des modalités d’affectation des subventions d’investissement publiques devrait concerner 50 % d’entre elles seulement. Il lui demande sa position sur cette question.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6975</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4046</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Corinne Vignon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[agriculture
	            Évolution modalités comptables d’affectation des subventions publiques des CUMA
	            6975. — 3 avril 2018. — Mme Corinne Vignon* attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur l’évolution des modalités comptables d’affectation des subventions publiques d’investissement pour les coopératives d’utilisation de matériel agricole (CUMA). Actuellement, les subventions reçues intègrent directement les fonds propres en compte de réserve indisponible sans transiter par le compte de résultat. Cette règle spécifique aux coopératives ne leur permet pas de pouvoir les utiliser, pour compenser les charges d’utilisation du matériel (notamment les charges d’amortissement), ces charges étant supportées par les adhérents par la facturation des services rendus. Si cette règle venait à changer, et que les CUMA puissent affecter les subventions publiques dans leur compte de résultat, il y aurait plusieurs impacts positifs. En effet, une telle modification permettrait, par la réduction du prix de facturation des services rendus aux adhérents, de diminuer substantiellement leurs coûts de production. Cette mesure améliorerait en conséquence l’efficience des aides publiques auprès des agriculteurs, ceci sans impact budgétaire pour les finances publiques. L’impact pour les 12 000 CUMA serait de 10 millions d’euros, chaque année. Aussi, elle souhaiterait savoir si le Gouvernement entend ouvrir une réflexion sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7155</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4046</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Graziella Melchior</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[agriculture
	            Coopératives d’utilisation de matériel agricole - modalités comptables
	            7155. — 10 avril 2018. — Mme Graziella Melchior* attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur l’évolution des modalités comptables d’affectation des subventions publiques d’investissement reçues par les coopératives d’utilisation de matériel agricole (CUMA). Actuellement, ces subventions intègrent directement les fonds propres en compte de réserve indisponible sans transiter par le compte de résultat. Cette règle spécifique aux coopératives agricoles doit évoluer. En effet, les fonds placés en réserve indisponible alimentent la trésorerie, mais ils ne peuvent pas être mobilisés comptablement pour compenser les charges d’utilisation du matériel (notamment les charges d’amortissement), ces charges étant supportées par les adhérents par la facturation des services rendus. La modification de cette règle permettrait, par la réduction du prix de facturation des services rendus aux adhérents, de diminuer substantiellement leurs coûts de production. Cette mesure améliorerait en conséquence l’efficience des aides publiques auprès des agriculteurs, ceci sans impact budgétaire pour les financeurs publics. L’impact global pour l’ensemble des adhérents des 12 000 CUMA est estimé actuellement chaque année à plus de 10 millions d’euros. Elle lui demande sa position quant à l’éventualité de faire évoluer cette modalité de gestion, qui permettrait aux CUMA de remplir pleinement la finalité des coopératives.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7156</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4046</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Furst</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[agriculture
	            CUMA - Comptabilisation des subventions publiques d’investissement
	            7156. — 10 avril 2018. — M. Laurent Furst* appelle l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur la question de la comptabilisation des subventions publiques pour investissement versées aux coopératives d’utilisation de matériel agricole (CUMA). À ce jour, ces subventions entrent dans le bilan des CUMA comme réserve indisponible au sein des fonds propres (article 48-1 des statuts des CUMA tel que rédigé par l’arrêté du 23 avril 2008 portant homologation des statuts types des sociétés coopératives agricoles). La professionnalisation de la gestion des CUMA a transformé cette mesure de bonne gestion initialement (car permettant de maintenir des ressources pérennes) en un frein à la performance économique. En effet, n’entrant pas comme produits dans le compte de résultat, les subventions publiques ne sont pas amortissables et ne peuvent donc intervenir dans la facturation de l’usage d’un matériel agricole pour réduire une facture (« déduction faite des subventions »). Intégrer au moins en partie les subventions publiques au compte de résultat permettrait de réduire le coût des services rendus aux adhérents agricoles. Aussi, il souhaite savoir s’il entend modifier ces règles de comptabilité des subventions publiques d’investissement des CUMA qui seraient profitables aux agriculteurs adhérents.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4046</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les fonds propres d’une société coopérative agricole, dont les coopératives d’utilisation de matériel agricole (CUMA), sont constitués des réserves et du capital social. L’article L. 523-7 du code rural et de la pêche maritime dispose que le montant total des subventions reçues de l’Union européenne, de l’État, de collectivités publiques ou d’établissements publics est porté à une réserve indisponible spéciale. Il s’agit d’une ressource intégrée dans les fonds propres, non mobilisable et non amortissable, et d’une spécificité du droit coopératif agricole. Les réserves constituent la garantie de pérennité des coopératives et permettent donc de faciliter l’accès au financement. Pour rester compétitives et pour financer le développement nécessaire à leur maintien sur le marché, les coopératives doivent pouvoir constituer des réserves. Un travail de réflexion au niveau de l’ensemble des coopératives agricoles est engagé sur le plan comptable des coopératives et sur la manière dont une partie des subventions d’investissement publiques pourrait être amortie, c’est-à-dire reprise dans le compte d’exploitation sur la durée d’amortissement de l’investissement concerné. Dans le cadre des débats parlementaires qui se tiennent actuellement sur le projet de loi pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine et durable, un amendement parlementaire a introduit la possibilité, sur décision du conseil d’administration et dans la limite de 50 % du montant des subventions, de porter le montant des subventions au compte de résultat. Ces dispositions devront s’inscrire dans une réflexion plus globale portant sur les formes d’encouragement à l’investissement collectif et sur les formes de soutien aux associés coopérateurs.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6486</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4046</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hervé Saulignac</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[animaux
	            Stérilisation obligatoire des chats errants
	            6486. — 20 mars 2018. — M. Hervé Saulignac appelle l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur la prolifération des chats errants. Le code rural et de la pêche maritime donne la possibilité aux maires de faire capturer des chats non identifiés vivant en groupe puis de les relâcher sur le lieu de capture, après avoir fait procéder à leur identification et stérilisation. Dans le cadre de cette gestion des populations de chats libres, une convention doit être établie entre la mairie, un vétérinaire et une association de protection animale. Cette alternative apporte une solution durable et respectueuse de l’animal aux problèmes posés par une surpopulation de chats. Cependant, ce dispositif visant à sensibiliser les maires et les propriétaires d’animaux n’est pas de nature à endiguer durablement le phénomène de prolifération féline. En effet, le coût financier ainsi que les baisses de dotations n’encouragent pas les communes à être proactives, ce qui fragilise, par ailleurs, les associations. Il lui demande donc de rendre la stérilisation obligatoire de tous les chats errants et domestiques, et d’accorder, pour ce faire, les subventions nécessaires aux collectivités locales et aux associations de protection animale locales qui exercent, dans ce cadre, une mission d’utilité publique.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4046</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En matière de lutte contre les reproductions incontrôlées des chats, la priorité du ministère de l’agriculture et de l’alimentation reste la sensibilisation des propriétaires de chats ainsi que des maires, responsables de la gestion des populations de chats errants sur leur territoire. Les maires sont donc incités à mettre en place le dispositif dit « chats libres » prévu à l’article L. 211-27 du code rural et de la pêche maritime (CRPM). Par la réintroduction sur le lieu de capture de chats stérilisés et identifiés, le maire a en effet la possibilité de mettre en place une gestion durable et respectueuse des animaux errants sur sa commune. Ce dispositif nécessite de fait l’intervention d’une association de protection animale. La participation d’une telle association à la lutte contre les reproductions incontrôlées est donc tout à fait essentielle. Bien qu’il n’existe pas de partenariat financier entre le ministère de l’agriculture et de l’alimentation et des associations de protection animale, celles-ci peuvent bénéficier du soutien, notamment financier, des fondations ou associations œuvrant dans le même sens et bénéficiant de la reconnaissance d’utilité publique. Ce statut permet en effet à ces dernières de recevoir des dons et legs dans des conditions fiscales privilégiées. Les vétérinaires représentent un autre maillon essentiel du dispositif et sont les principaux interlocuteurs des particuliers. En association avec des associations de protection animale la profession vétérinaire travaille actuellement à une campagne de communication visant à mieux informer les propriétaires de l’intérêt d’une stérilisation dès l’âge de 4 mois. le ministère de l’agriculture et de l’alimentation apportera un soutien actif à cette communication.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6494</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4048</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[bois et forêts
	            Difficultés rencontrées par l’industrie française de la transformation du chêne
	            6494. — 20 mars 2018. — M. Marc Le Fur* attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur les difficultés rencontrées par l’industrie française de la transformation du chêne face à la concurrence déloyale des producteurs internationaux. La filière de la transformation du bois et du chêne représente 4,2 milliards d’euros et 26 000 emplois directs qui sont aujourd’hui mis en péril par une crise d’approvisionnement majeure en grumes de chêne. Alors que la quasi-totalité des grands pays producteurs de chêne ont mis en place des restrictions à l’exportation de leurs grumes, la France laisse encore les traders internationaux préempter ses grumes avant qu’elles n’aient été transformées. En dix ans, les exportations de grumes de chênes ont été multipliées par dix tandis que les grumes disponibles pour les scieries françaises ont été divisées par deux. Ces exportations massives de chêne non transformé sont un non-sens économique et écologique puisque la transformation de bois génère dix à vingt fois plus d’emplois que l’exportation des grumes, et que l’empreinte carbone que génère ce transport maritime est égale ou supérieur au carbone stocké dans les volumes de bois ainsi exportés, empreinte qui n’est nulle part répercutée dans le coût du transport. Dans cette situation, il aimerait connaître la position du Gouvernement sur une problématique qui pourrait mettre en péril des emplois et des industries locales ainsi que les mesures qu’il entend prendre pour y remédier.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6495</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4048</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Perrine Goulet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[bois et forêts
	            Difficultés rencontrées par l’industrie française de la transformation du chêne
	            6495. — 20 mars 2018. — Mme Perrine Goulet* attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur les difficultés que rencontre la filière bois et notamment l’industrie française de la transformation du chêne. L’industrie de la transformation du bois et plus particulièrement du chêne est une filière d’excellence représentant 4,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 26 000 emplois directs. Or ces emplois sont mis en péril par une crise d’approvisionnement majeure en grumes de chêne. Si la majorité des pays producteurs de chênes ont mis en place des restrictions à l’exportation de leurs grumes, la France n’a pas suivi, restant à la merci des traders internationaux qui préemptent les grumes avant même leur transformation. Ainsi en dix ans, les exportations de grumes de chêne français ont été multipliées par dix tandis que les grumes disponibles pour les scieries françaises ont été divisées par deux. La transformation du bois génère 10 à 20 fois plus d’emplois que l’exportation des grumes. Face à cette situation, elle lui demande de bien vouloir préciser les intentions du Gouvernement afin de répondre à cette problématique notamment si des mesures de restriction à l’exportation des grumes de chêne hors Europe seront adoptées. Elle lui demande également si un plan structurel pour le développement à 10 ans de la filière bois est envisagé, au moment où tous les pays occidentaux s’engagent sur la voie de la transition écologique et d’une économie décarbonée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7001</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4048</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Delpon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[bois et forêts
	            Exploitants scieurs de chêne
	            7001. — 3 avril 2018. — M. Michel Delpon* attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur la situation des exploitants scieurs de chêne. Les exportations de chêne brut vers la Chine sont en constante augmentation, + 35 % en janvier 2018 par rapport à l’année précédente et les scieries chêne françaises fonctionnent à 60 % de leurs capacités par manque de matière première. Aujourd’hui, 25 à 30 % de la collecte forestière nationale de chêne est exportée sans transformation alors que la majorité des pays forestiers concurrents a interdit une telle fuite de cette ressource brute. La France est devenue l’eldorado de starters internationaux. En seulement 10 ans, les volumes de chêne brut (grumes de chêne) disponibles pour les scieries françaises ont été divisés par deux. Cette situation met en danger 200 000 emplois français dans la filière de transformation du bois, dont 26 000 directement liés aux scieries de chêne. Elles ne sont plus que 550 sur le territoire contre plus de 900 en 2005. La transformation de bois génère 10 à 20 fois plus d’emplois que l’exportation de bois brut. Aussi, il lui demande de prendre des mesures afin de limiter les exportations de bois brut français afin de rééquilibrer l’approvisionnement des scieries françaises et favoriser le marché national et l’exportation de produits transformés à base de bois « made in France ».]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7002</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4048</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Danielle Brulebois</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[bois et forêts
	            Plan de sauvegarde pour la filière française du bois
	            7002. — 3 avril 2018. — Mme Danielle Brulebois* alerte M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur la situation économique de la filière bois en France, représentant 440 000 emplois et positionnant la France comme troisième producteur de chêne au niveau mondial. Dans son département du Jura, la filière s’affirme comme un moteur économique avec 2 000 établissements en activité : scieries, exploitations forestières, imprimeries, manufactures de fabrication de meubles ou d’articles de bois en liège. Ce secteur stratégique se voit cependant fragilisé par l’export massif de grumes de chêne notamment vers la Chine avec un niveau d’export qui s’est élevé en 2017 à 500 000 m3, soit 24 % de la récolte, et ce niveau est en augmentation au 1er trimestre 2018 (+35 %). Les entreprises françaises de première transformation subissent de ce fait un défaut de 20 % de leur approvisionnement en moyenne, tandis que le bois brut est exporté à l’étranger pour revenir sous forme de produits manufacturés. Le parquet importé de Chine représente par exemple 21 % du marché français. Ce sont donc tous les métiers de travail du bois, à forte valeur ajoutée, qui risquent à terme de péricliter. L’urgence d’agir nous a été rappelée par la fermeture récente de la scierie SETB à Val-d’Ornain pour cause de pénurie de grumes de chêne. Afin de préserver le gisement de scieries sur le territoire français, véritable patrimoine national, et soutenir l’ensemble de la filière, il apparaît urgent de mettre en place un plan de sauvegarde. Elle souhaiterait donc connaître les mesures prévues par le Gouvernement pour freiner l’export de grumes, sécuriser les chaînes d’approvisionnement et accélérer la modernisation des infrastructures pour assurer la pérennité de la filière française du bois.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4048</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les professionnels de la première transformation du bois -notamment les scieries de chêne- connaissent, depuis plusieurs années, des difficultés d’approvisionnement en matière première. Au regard de cette conjoncture, la mise en place du « label UE » par l’office national des forêts participe de la volonté de pérenniser l’outil de transformation du bois et d’assurer un développement équilibré de la filière forêt-bois dans son ensemble. Afin de résoudre les difficultés d’approvisionnement soulignées par la fédération nationale du bois, le Gouvernement a décidé d’engager des actions structurantes pour permettre de maintenir le tissu industriel de transformation du bois et répondre au double objectif de création de richesse nationale et d’emplois dans les territoires ruraux. La mission d’appui à la clarification de l’organisation de la filière forêt-bois confiée à M. Jean-Yves Caullet en début d’année 2018 resserrera les liens entre les différents acteurs de la filière. Leur rapprochement permettra d’améliorer la qualité du dialogue entre les familles professionnelles de l’amont à l’aval dans la perspective, in fine, de développer cette filière d’avenir, levier majeur de création de valeur ajoutée, de services environnementaux, de développement des énergies renouvelables et de lutte contre le changement climatique. C’est également dans cet esprit que France bois forêt (pour l’amont) et France bois industries entreprises (pour l’aval) ont été invités à travailler avec France bois régions à l’élaboration d’un plan de la filière « feuillus » d’ici la fin du mois de mai. Ce plan, dans ses modalités opérationnelles, aura pour objectif de transformer la filière « feuillus » pour créer davantage de valeur et identifier les axes de transformation nécessaires pour faire face à la concurrence et gagner en compétitivité. Il sera assorti d’engagements des acteurs économiques les uns vis-à-vis des autres, précisera les objectifs à atteindre en termes notamment de montée de gamme des produits ou de contractualisation à horizon de 5 ans. Concomitamment à cette démarche fédératrice, les services du ministère de l’agriculture et de l’alimentation travaillent à un nouveau dispositif de financement, conçu avec Bpifrance, et qui sera mis en œuvre prochainement dans le cadre du grand plan d’investissement. Il permettra de soutenir l’investissement dans l’outil industriel de transformation du bois par l’attribution de prêts avec différé d’amortissement du capital durant la période de montée en puissance des équipements de production. Enfin, afin d’apporter une réponse aux entreprises de sciages de chêne connaissant des difficultés avérées d’approvisionnement, les services de l’État en région réunissent localement l’ensemble des parties prenantes pour partager un diagnostic et identifier les solutions à mettre en œuvre à partir, notamment, d’engagements pris réciproquement entre les acteurs économiques.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6510</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4049</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Michèle Victory</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[élevage
	            Situation des chevriers
	            6510. — 20 mars 2018. — Mme Michèle Victory appelle l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation, concernant la situation des chevriers. Les organisations de producteurs ont pour rôle de massifier l’offre auprès de l’acheteur et rééquilibrer ainsi les relations commerciales avec les industriels laitiers. Le projet de loi qui va être présenté prochainement à l’Assemblée nationale, devrait modifier le processus, puisque les organisations de producteurs devront rédiger et proposer un contrat aux entreprises. Si le rôle des organisations de producteurs doit être de négocier les conditions générales de vente de la production de ses adhérents, cela ne peut pas se dissocier d’un rôle d’accompagnement des éleveurs. À l’approche de ce nouveau texte, elle souhaiterait également interpeller le Gouvernement, sur l’indicateur des coûts de productions utilisé pour déterminer le prix du lait qui doit absolument intégrer le revenu pour l’éleveur. Cette rémunération doit être suffisante pour une exploitation moyenne dans une région donnée. La volonté de baser le prix du lait sur les coûts de production est importante mais ne garantit pas en l’état un revenu pour le producteur. Aussi, de nouvelles missions seraient confiées aux interprofessions, toutefois, celle-ci ne semble pas avoir une représentativité paritaire des parties et de l’équilibre des rapports de force. Par ailleurs, la composition du collège producteur ne semble pas permettre de représenter l’ensemble des éleveurs. Enfin, afin de rééquilibrer le rapport de force dans les relations entre les organisations de producteurs et les entreprises, les producteurs souhaiteraient que ces organisations puissent bénéficier d’un accès à des outils leur permettant de faire valoir leurs droits et respecter la loi. L’agriculture est une richesse pour les territoires, et nous devons nous mobiliser collectivement pour améliorer les conditions de travail des producteurs. À ce titre, elle souhaite savoir comment le Gouvernement entend permettre une protection plus importante des producteurs laitiers dans leurs relations avec les industriels.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4049</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Premier ministre a lancé dès le 20 juillet 2017 les états généraux de l’alimentation (EGA) qui ont permis d’élaborer des propositions concrètes pour renforcer la création de valeur et obtenir une meilleure répartition de celle-ci entre les opérateurs au sein des différentes filières. Le 21 décembre 2017, à l’occasion de la clôture des EGA, le Premier ministre a annoncé les premières mesures législatives parmi lesquelles figurent l’inversion de la construction des prix et de la contractualisation (les organisations de producteurs seront désormais force de proposition) et l’obligation d’intégrer des indicateurs de coûts de production pour la détermination des prix agricoles dans les contrats. Ces deux dispositions font partie du projet de loi qui a été présenté en Conseil des ministres le 31 janvier 2018 et qui est en cours d’examen au Parlement. Cette loi doit permettre en premier lieu d’améliorer les relations entre les différents acteurs économiques des filières et de rééquilibrer les rapports de force, sans oublier le rôle central du consommateur. L’ensemble de ces mesures visent à permettre un rééquilibrage du partage de la valeur et une meilleure rémunération des agriculteurs. La prise en compte d’indicateurs pertinents de coût de production ou de leur évolution est nécessaire pour une bonne mise en œuvre des dispositions de la loi. Le projet de loi prévoit de donner aux interprofessions la mission d’élaborer et de diffuser des indicateurs pertinents, notamment dans le domaine des coûts de production en agriculture et des prix des produits agricoles et alimentaires sur les marchés sur lesquels opèrent les acheteurs, ainsi que des recommandations sur la manière de les prendre en compte pour la détermination, la révision et la renégociation des prix. Les interprofessions peuvent bénéficier de l’appui de l’observatoire de la formation des prix et des marges dans cette nouvelle mission. S’agissant de l’élevage caprin laitier, l’indice des prix d’achat des moyens de production agricole (IPAMPA) spécifique pour le lait de chèvre est déjà disponible. Un autre indicateur, la marge IPAMPA lait de chèvre sur coût total indicé (MILC), est en cours d’élaboration, avec l’appui de FranceAgriMer. Cet indicateur de marge prendra en compte à la fois les charges des exploitations et leur évolution (sur la base de l’IPAMPA lait de chèvre) ainsi que leurs produits. L’ensemble de ces indicateurs sera à disposition des acteurs économiques, notamment des organisations de producteurs et des acheteurs, pour négocier les clauses des contrats. Le Président de la République a par ailleurs confié aux interprofessions la mission d’élaborer des plans de filière et de fédérer ainsi l’ensemble des opérateurs d’un même secteur. Dans la filière lait de chèvre, l’association nationale interprofessionnelle caprine (ANICAP), interprofession reconnue pour ce secteur, a établi un plan de filière ambitieux répondant aux objectifs fixés par le Gouvernement et qui doit désormais être mis en œuvre. Ces interprofessions ont vocation à représenter l’ensemble des maillons des filières agricoles, notamment pour élaborer des stratégies de filière pertinentes et mettre en œuvre les plans de filière. Leur reconnaissance par les pouvoirs publics se fait conformément aux dispositions de la réglementation européenne et du code rural et de la pêche maritime. En ce qui concerne l’ANICAP, le collège producteurs est désormais composé des trois principaux syndicats que sont la fédération nationale des éleveurs de chèvres, section spécialisée de la fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles, la confédération paysanne et la coordination rurale. L’ensemble des éleveurs représentés participent ainsi aux travaux de l’interprofession et ont notamment été associés aux travaux relatifs au plan de filière.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6668</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4050</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Jacqueline Dubois</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[retraites : régime agricole
	            Revalorisation des retraites agricoles
	            6668. — 20 mars 2018. — Mme Jacqueline Dubois attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur la déception des agriculteurs suite au retrait de la proposition de loi visant à assurer la revalorisation des pensions de retraite agricoles. Alors que pour la première fois cette année 2018, les pensions des chefs d’exploitation à carrière complète atteignent 75 % du SMIC, cette proposition de loi avait pour objectif de porter ces pensions à 85 % du SMIC. Les chefs d’exploitation attendaient donc avec impatience que cette proposition de loi adoptée par l’Assemblée nationale à la fin de la XIVe législature soit examinée au Sénat. Le Gouvernement a estimé que la soutenabilité financière d’une telle évolution des retraites agricoles en métropole au regard du régime dans sa globalité mériterait d’être précisément étudiée avant d’être mise en œuvre. Il a en conséquence précisé que la nécessaire évolution des retraites agricoles s’inscrirait logiquement dans le cadre du projet de réforme des régimes de retraites qu’il entend mener prochainement. Elle lui demande quel est le calendrier prévu pour mettre en œuvre cette réforme et quel engagement le Gouvernement entend prendre vis-à-vis des retraités agricoles pour la revalorisation de leurs pensions de retraite, très attendue dans toutes les zones rurales et en particulier en Dordogne.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4050</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La proposition de loi dite « Chassaigne-Bello », adoptée à l’assemblée nationale le 2 février 2017, a pour objet de revaloriser à hauteur de 85 % du salaire minimum de croissance (SMIC) net les pensions des chefs d’exploitation agricoles ayant eu une carrière complète en cette qualité. Elle va bien au-delà de la mesure 75 % du SMIC net, laquelle a été mise en œuvre dans sa totalité en 2017. Bien que sensible à la situation des agriculteurs retraités, le Gouvernement ne peut être favorable à cette proposition de loi. En effet, dans le cas où une telle mesure de revalorisation des retraites agricoles viendrait à être adoptée, elle se heurterait à un problème de financement, la proposition de création d’une taxe sur les transactions financières, dans le contexte concurrentiel actuel, ne pouvant être mise en œuvre unilatéralement. En outre le Gouvernement est attentif à ce qu’une telle revalorisation dont le coût est estimé à 350 M€ ne se fasse pas au détriment des actifs agricoles. En tout état de cause, compte tenu du projet de réforme des régimes de retraite annoncé par le Président de la République, cette proposition de loi est prématurée, toute évolution des retraites agricoles devant nécessairement s’inscrire dans le cadre de ce projet d’ensemble. Cette réflexion globale sur l’avenir des régimes de retraite sera notamment l’occasion de définir, dans le cadre des modalités de mise en œuvre d’un système plus équitable, la place que l’on souhaite accorder aux dispositifs de solidarité dans la constitution des droits à retraite.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>7184</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4051</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Woerth</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[bois et forêts
	            Difficultés rencontrées par l’industrie française de la transformation du chêne
	            7184. — 10 avril 2018. — M. Éric Woerth* interroge M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur les difficultés rencontrées par l’industrie française de la transformation du chêne face à la concurrence des producteurs internationaux. La filière de la transformation du bois et du chêne représente 4,2 milliards d’euros et 26 000 emplois directs qui sont aujourd’hui mis en péril par une crise d’approvisionnement majeure en grumes de chêne. Alors que la quasi-totalité des grands pays producteurs de chêne ont mis en place des restrictions à l’exportation de leurs grumes, la France laisse encore les traders internationaux préempter ses grumes avant qu’elles n’aient été transformées. En dix ans, les exportations de grumes de chênes ont été multipliées par dix tandis que les grumes disponibles pour les scieries françaises ont été divisées par deux. Ces exportations massives de chêne non transformé sont un non-sens économique et écologique puisque la transformation de bois génère dix à vingt fois plus d’emplois que l’exportation des grumes, et que l’empreinte carbone que génère ce transport maritime est égale ou supérieur au carbone stocké dans les volumes de bois ainsi exportés, empreinte qui n’est nulle part répercutée dans le coût du transport. Dans cette situation, il souhaiterait connaître la position du Gouvernement sur une problématique qui pourrait mettre en péril des emplois et des industries locales ainsi que les mesures qu’il entend prendre pour y remédier.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7185</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4051</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Damien Abad</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[bois et forêts
	            Exportation massive de grumes de chêne vers la Chine
	            7185. — 10 avril 2018. — M. Damien Abad* attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur les difficultés que connaît actuellement l’industrie de la transformation du bois, et en particulier le secteur lié à la transformation du chêne. Aujourd’hui, un quart à un tiers des grumes de chêne collectées dans les forêts françaises quittent notre sol avant d’avoir été transformées. Cette hausse des exportations prélevées sur les massifs forestiers français prive les scieries hexagonales de matière première, ces dernières ne tournant plus qu’à 60 % de leurs capacités. Ainsi, une filière de 4,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires est menacée ainsi que 26 000 emplois directs. Plus précisément, dans le département de l’Ain, 25 % des chênes sont exportés en Chine, la filière des technologies du bois et du meuble font partie des 9 filières d’excellence, elle compte 571 entreprises inscrites au RCS et représente 3 423 emplois. Compte tenu des éléments indiqués, il apparaît donc urgent de prendre des mesures pour le soutien de la filière française de transformation du bois et lancer une campagne de réflexion sur son avenir. Aussi, il souhaiterait connaître les intentions du Gouvernement afin de soutenir l’industrie de la transformation du bois, et en particulier le secteur lié à la transformation du chêne.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4051</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les professionnels de la première transformation du bois -notamment les scieries de chêne- connaissent, depuis plusieurs années, des difficultés d’approvisionnement en matière première. Au regard de cette conjoncture, la mise en place du « label UE » par l’Office national des forêts participe de la volonté de pérenniser l’outil de transformation du bois et d’assurer un développement équilibré de la filière forêt-bois dans son ensemble. Afin de résoudre les difficultés d’approvisionnement soulignées par la Fédération nationale du bois, le Gouvernement a décidé d’engager des actions structurantes pour permettre de maintenir le tissu industriel de transformation du bois et répondre au double objectif de création de richesse nationale et d’emplois dans les territoires ruraux. La mission d’appui à la clarification de l’organisation de la filière forêt-bois confiée à M. Jean-Yves Caullet en début d’année 2018 resserrera les liens entre les différents acteurs de la filière. Leur rapprochement permettra d’améliorer la qualité du dialogue entre les familles professionnelles de l’amont à l’aval dans la perspective, in fine, de développer cette filière d’avenir, levier majeur de création de valeur ajoutée, de services environnementaux, de développement des énergies renouvelables et de lutte contre le changement climatique. C’est également dans cet esprit que France Bois Forêt (pour l’amont) et France Bois Industries Entreprises (pour l’aval) ont été invités à travailler avec France Bois Régions à l’élaboration d’un plan de la filière « feuillus » d’ici la fin du mois de mai. Ce plan, dans ses modalités opérationnelles, aura pour objectif de transformer la filière « feuillus » pour créer davantage de valeur et identifier les axes de transformation nécessaires pour faire face à la concurrence et gagner en compétitivité. Il sera assorti d’engagements des acteurs économiques les uns vis-à-vis des autres, précisera les objectifs à atteindre en termes notamment de montée de gamme des produits ou de contractualisation à horizon de 5 ans. Concomitamment à cette démarche fédératrice, mes services travaillent à un nouveau dispositif de financement, conçu avec Bpifrance, et qui sera mis en œuvre prochainement dans le cadre du grand plan d’investissement. Il permettra de soutenir l’investissement dans l’outil industriel de transformation du bois par l’attribution de prêts avec différé d’amortissement du capital durant la période de montée en puissance des équipements de production. Enfin, afin d’apporter une réponse aux entreprises de sciages de chêne connaissant des difficultés avérées d’approvisionnement, les services de l’État en région réunissent localement l’ensemble des parties prenantes pour partager un diagnostic et identifier les solutions à mettre en œuvre à partir, notamment, d’engagements pris réciproquement entre les acteurs économiques.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>7572</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4051</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Damien Adam</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[professions de santé
	            Retraite des vétérinaires sanitaires
	            7572. — 17 avril 2018. — M. Damien Adam appelle l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur la retraite des vétérinaires sanitaires. Ces derniers ont effectué, à la demande de l’État, sous mandat sanitaire, des prophylaxies collectives et des missions de police sanitaire pour enrayer les grandes maladies qui ravagent les élevages. Cependant, l’État n’a pas versé les cotisations sociales qui leur auraient donné droit à une protection sociale et à une retraite. Reconnu responsable du préjudice subi par les vétérinaires sanitaires, par une décision du Conseil d’État du 14 novembre 2011, l’État a mis en place une procédure harmonisée de traitement des demandes d’indemnisation de ces derniers mais tous les vétérinaires sanitaires, retraités et futurs retraités, n’ont pas été, à ce jour, régularisés et un certain nombre de veuves de ces vétérinaires sanitaires se retrouvent dans une situation financière précaire, notamment ceux qui ont pris leur retraite avant 2008 au motif que leur demande serait prescrite (loi du 31 décembre 1968 sur la prescription quadriennale). Ainsi, il lui demande de bien vouloir lui indiquer les mesures qu’entend prendre le Gouvernement sur ce dossier pour répondre aux préoccupations des vétérinaires sanitaires.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4051</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’État a tiré toutes les conséquences des deux décisions du Conseil d’État du 14 novembre 2011. Il a mis en place, dès 2012, une procédure harmonisée de traitement des demandes d’indemnisation du préjudice subi par les vétérinaires du fait de leur défaut d’affiliation aux régimes général et complémentaire de sécurité sociale au titre des activités exercées avant 1990 dans le cadre du mandat sanitaire. Cette procédure est longue et complexe. Elle s’appuie sur la reconstitution des rémunérations perçues annuellement par chaque vétérinaire sur la période d’exercice de son mandat sanitaire jusqu’en 1990. L’activité sanitaire des vétérinaires s’avère, en effet, avoir été très variable selon les praticiens et ce indépendamment du département d’exercice. 1 089 vétérinaires ont déposé un dossier recevable et complet et accepté la proposition d’assiette sur laquelle seront calculés les arriérés de cotisation dus aux caisses de sécurité sociale ainsi que les minorations de pension échues pour les vétérinaires déjà retraités. Au 19 avril 2018, 980 vétérinaires et ayants droit de vétérinaires ont d’ores et déjà été indemnisés. Certains dossiers présentent néanmoins des difficultés particulières en raison d’un dépôt tardif. L’article 1er de la loi no 68-1250 du 31 décembre 1968 dispose que « sont prescrites au profit de l’État… toutes créances qui n’ont pas été payées dans un délai de quatre ans à partir du premier jour de l’année suivant celle au cours de laquelle les droits ont été acquis ». Le Conseil d’État a confirmé, dans ses décisions no 388198 et 388199 du 27 juillet 2016, que le délai de prescription de la demande d’indemnisation courait à partir du 1er janvier suivant le jour de la liquidation de la retraite. Il a aussi souligné que la nature de salaires des sommes correspondant à la rémunération des missions effectuées par un vétérinaire dans le cadre d’un mandat sanitaire avait été clairement établie par ses décisions du 12 juillet 1969 et du 12 juin 1974 qui ont donné lieu à diffusion et à retranscription dans plusieurs instructions de la direction générale des impôts. Ce n’était qu’à compter du 1er janvier 1990, date d’entrée en vigueur de la loi du 22 juin 1989 modifiant et complétant certaines dispositions du livre deuxième du code rural, que les rémunérations perçues au titre des actes accomplis dans le cadre du mandat sanitaire avaient été « assimilées », pour l’application du code général des impôts et du code de la sécurité sociale, à des revenus tirés de l’exercice d’une profession libérale. Ainsi le Conseil d’État a-t-il jugé que les vétérinaires ne pouvaient être légitimement regardés comme ignorants de leur créance au moment où ils ont liquidé leur droit à pension. Le Conseil d’État, dans une décision du 10 janvier 2007 (Mme Martinez, no 280217), a en outre jugé que l’erreur de l’administration était sans incidence sur la légalité de la décision par laquelle l’administration opposait la prescription quadriennale à la réclamation d’un administré. L’article 6 de la loi précitée dispose également que « les autorités administratives ne peuvent renoncer à opposer la prescription qui découle de la présente loi ». Si cet article prévoit aussi que les créanciers de l’État peuvent être relevés en tout ou partie de la prescription, ce n’est qu’en raison de circonstances particulières, notamment de la situation du créancier. Cette possibilité ne peut être qu’exceptionnelle, au risque, en cas de généralisation, de remettre en cause toute sécurité juridique et toute égalité des citoyens devant la loi. Malgré ces difficultés, le processus de régularisation des dossiers éligibles se poursuivra afin de clore le plus rapidement possible ce différend. L’annonce récente de la clôture de la procédure transactionnelle, incluant une date limite de dépôt des nouvelles demandes au 15 mai 2018, devrait permettre le recensement des dernières requêtes recevables avec pour objectif l’indemnisation de la totalité des dossiers éligibles –toutes catégories confondues– d’ici à la fin de l’année 2018, comme le ministre de l’agriculture et de l’alimentation s’y était engagé.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1473</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4052</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Delpon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[arts et spectacles
	            Droits de diffusion « Fête de la musique »
	            1473. — 3 octobre 2017. — M. Michel Delpon attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur l’autorisation gratuite de diffusion accordée par la SACEM pour les concerts organisés dans le cadre de la Fête de la musique. Dans de nombreuses petites communes, les associations organisent des concerts gratuits à l’occasion de la Fête de la musique, choisissant pour des raisons de fréquentation de décaler cette fête au vendredi ou samedi le plus proche. Or la gratuité accordée par la SACEM s’applique uniquement pour les concerts organisés le 21 juin. Cette situation rend l’organisation de la fête de la musique impossible dans les petites communes par des associations qui ne peuvent plus en assumer le coût. En conséquence, il lui demande de pouvoir étendre la gratuité de diffusion aux concerts organisés le vendredi ou samedi suivant ou précédant le 21 juin et uniquement dans la cadre de la Fête de la musique. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4052</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Afin de promouvoir la fête de la musique, les auteurs, compositeurs et éditeurs de musique représentés par la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (SACEM) ont volontairement décidé de faire abandon de leur rémunération, tout en définissant les conditions que les manifestations doivent remplir pour pouvoir bénéficier d’une autorisation gratuite de diffusion. Les manifestations doivent répondre aux conditions suivantes : caractère exceptionnel du concert, gratuité totale, absence de parrainage commercial, budget artistique n’excédant pas 650 €. S’agissant de cette dernière condition relative au budget artistique, il importe de souligner les efforts réguliers de la SACEM dans la prise en compte des contraintes financières des organisateurs puisque que le montant du budget artistique était précédemment de 305 € en 2005 et de 610 € en 2015. Par ailleurs, lorsque des petites communes, des collectivités et des associations à but non lucratif décident d’organiser des concerts gratuits dans le cadre de la Fête de la musique, le jour suivant ou précédant le 21 juin et dans des conditions similaires à celles décrites ci avant, les délégations régionales de la SACEM accordent une attention toute particulière au traitement des dossiers concernés et peuvent délivrer aux organisateurs des autorisations à titre gracieux. En renonçant à leur rémunération pour l’exploitation en public de leurs œuvres, lors des milliers de concerts gratuits organisés lors de la « Fête de la musique », les auteurs, compositeurs et éditeurs rassemblés au sein de la SACEM, ont souhaité apporter leur part au succès de cet événement en l’honneur de tous ceux qui créent la musique, l’interprètent et la font vivre.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2048</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4054</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sabine Rubin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôts et taxes
	            Conséquences de la hausse de la CSG pour les artistes auteurs
	            2048. — 17 octobre 2017. — Mme Sabine Rubin* attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur les répercussions de la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) pour les artistes-auteurs. Cette augmentation de 1,7 point de CSG annoncée par le Gouvernement va faire passer le taux de cotisation de 7,5 % en 2017 à 9,2 % au 1er janvier 2018. En l’espèce, le régime social des artistes-auteurs est rattaché au régime général si bien qu’ils se voient appliquer les modifications de taux visant les salariés. Les artistes-auteurs verront par conséquent leurs prélèvements obligatoires augmenter, faisant passer leur taux global de prélèvements de 16,40 % à 17,35 % entre 2017 et 2018. Cette hausse de la CSG est neutralisée pour les salariés par la diminution de la cotisation chômage (2,40 %) et de la baisse de la cotisation maladie (0,75 %). Sauf qu’en tant que travailleurs indépendants, les artistes-auteurs ne cotisent pas pour le chômage. Ils subiront ainsi une perte de revenus de 0,95 % alors que le reste de la population active verra son pouvoir d’achat augmenter de 1,45 %. 260 000 personnes vont donc devoir supporter le financement d’un droit social auquel ils n’ont, dans les faits, pas le droit. Avec cette mesure, on ajoute de la précarité à la précarité pour une catégorie de la population active déjà fortement touchée comme l’a montré une enquête de 2016 menée par les états généraux de la BD, qui révèle que 36 % des auteurs BD vivaient en dessous du seuil de pauvreté en 2013 et que ce pourcentage pourrait atteindre 50 % dès 2020. Elle souhaite donc savoir ce que le Gouvernement a envisagé pour compenser la perte de pouvoir d’achat des artistes-auteurs suite à sa décision d’augmenter la CSG.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2503</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4054</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Larive</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôts et taxes
	            CSG des artistes-auteurs
	            2503. — 31 octobre 2017. — M. Michel Larive* attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur les répercussions de la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) pour les artistes-auteurs. Cette augmentation de 1,7 point de CSG annoncée par le Gouvernement fait progresser le taux de cotisation de 7,5 % en 2017 à 9,2 % au 1er janvier 2018. En l’espèce, le régime social des artistes-auteurs est rattaché au régime général si bien qu’ils se voient appliquer les modifications de taux visant les salariés. Les artistes-auteurs verront par conséquent leurs prélèvements obligatoires augmenter, faisant passer leur taux global de prélèvements de 16,40 % à 17,35 % entre 2017 et 2018. Cette hausse de la CSG est neutralisée pour les salariés par la diminution de la cotisation chômage (2,40 %) et de la baisse de la cotisation maladie (0,75 %). Sauf qu’en tant que travailleurs indépendants, les artistes-auteurs ne cotisent pas pour le chômage. Ils subiront ainsi une perte de revenus de 0,95 % alors que le reste de la population active verra son pouvoir d’achat augmenter de 1,45 %. 260 000 personnes vont donc devoir supporter le financement d’un droit social auquel ils n’ont pas droit. Avec cette mesure, on aggrave la précarité pour une catégorie de la population active déjà fortement touchée comme l’a montré une enquête de 2016 menée par les états généraux de la BD, qui révèle que 36 % des auteurs BD vivaient en dessous du seuil de pauvreté en 2013 et que ce pourcentage pourrait atteindre 50 % dès 2020. Il souhaite donc savoir ce que le Gouvernement a envisagé pour compenser la perte de pouvoir d’achat des artistes-auteurs suite à sa décision d’augmenter la CSG.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2507</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4054</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sabine Thillaye</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôts et taxes
	            Hausse de la CSG - mesures compensatoires pour les artistes-auteurs
	            2507. — 31 octobre 2017. — Mme Sabine Thillaye* interroge M. le ministre de l’économie et des finances sur les mesures compensatoires prévues en contrepartie de la hausse de la CSG concernant la catégorie d’actifs des artistes-auteurs. Dans le cadre de la politique du gouvernement en faveur du pouvoir d’achat, le projet de loi de finances de la sécurité sociale (PLFSS) prévoit dès le 1er janvier 2018, la suppression des cotisations salariales d’assurance chômage et maladie en contrepartie de la hausse moindre de la contribution sociale généralisée (CSG), dont le taux applicable aux revenus d’activité sera augmenté de 1,7 point. Les travailleurs indépendants bénéficieront quant à eux d’une baisse de cotisations sociales qui compensera totalement l’augmentation de la CSG. Mme la députée souhaiterait attirer l’attention du Gouvernement sur le cas des artistes-auteurs. Ces derniers, écrivains, illustrateurs de livres, auteurs et compositeurs de musique, d’œuvres cinématographiques, audiovisuelles et multimédia, photographes, auteurs d’arts graphiques et plastiques, cotisent pour l’assurance maladie, l’assurance vieillesse, la CSG, la CRDS et la contribution pour la formation professionnelle. En revanche, ils ne cotisent pas pour l’assurance chômage. Au regard des mesures annoncées, la hausse de la CSG ne serait alors qu’en partie compensée pour ces professionnels. Dès lors, elle lui demande s’il pourrait préciser les modalités compensatoires qui seront applicables dans le cas particulier des artistes-auteurs. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3840</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4054</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Boris Vallaud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[sécurité sociale
	            Statut des artistes-auteurs
	            3840. — 12 décembre 2017. — M. Boris Vallaud* attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur le sujet du statut professionnel de l’artiste-auteur, considéré comme travailleur indépendant. Rémunéré en droits d’auteur, l’artiste-auteur cotise auprès de l’Agessa et l’IREC pour son assurance maladie, maternité et retraite de base et complémentaire et s’acquitte de la CSG et du CRDS. La hausse non compensée de la CSG pour les artistes-auteurs, prévue dès 2018, risque de précariser une profession et fragiliser une activité qui contribue à la richesse économique, au rayonnement culturel et artistique du pays. Compenser la hausse de la CSG par une baisse des cotisations au RAAP ne concernerait que 15 % des quelques 260 000 artistes-auteurs pénalisés par la hausse de la CSG. En conséquence, il lui demande les dispositions que le Gouvernement compte adopter afin de proposer des mesures pérennes et communes à tous les artistes-auteurs.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4054</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les artistes auteurs connaissent, depuis le 1er janvier dernier, une augmentation de la contribution sociale généralisée (CSG) de 1,7 points, comme l’ensemble des actifs. Toutefois, ils ne peuvent pas bénéficier en contrepartie de la diminution de cotisation à l’assurance chômage, puisqu’ils ne cotisent pas à ce régime. Afin de respecter l’objectif de la réforme, et comme il s’y est engagé lors du débat parlementaire sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2018, le Gouvernement a prévu pour 2018 une modalité de compensation adaptée à la situation spécifique des artistes auteurs. Ainsi, une aide de l’État sera créée, par décret, en faveur des artistes auteurs, égale à 0,95 % du revenu, et versée par la Maison des artistes (MDA) et l’Association pour la gestion de la sécurité sociale des auteurs (AGESSA) sous la forme d’une déduction de l’ensemble des prélèvements sociaux recouvrés par ces dernières. Ce décret a été signé par les trois ministres concernés et devrait être publié très prochainement. L’aide bénéficiera ainsi à l’ensemble des artistes auteurs et garantira un maintien de leur pouvoir d’achat. Cette aide sera financée par le ministère de la culture. Compte tenu des nombreuses questions soulevées sur le régime de protection sociale des artistes auteurs lors du débat parlementaire sur le PLFSS 2018, il a été décidé de lancer une mission d’inspection qui devrait proposer notamment des solutions pérennes pour la compensation de la hausse de la CSG et de revoir la circulaire relative aux revenus des artistes auteurs. Cette mission rendra ses conclusions d’ici novembre 2018.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3256</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4055</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Brigitte Kuster</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement supérieur
	            Statut des professeurs des écoles d’art territoriales
	            3256. — 28 novembre 2017. — Mme Brigitte Kuster* alerte Mme la ministre de la culture sur la situation des professeurs des écoles d’art qui subissent un traitement différent selon qu’ils enseignent dans un établissement relevant du statut national ou territorial. Une discrimination qui se fait au détriment des enseignants des 35 écoles territoriales, moins bien rémunérés pour un investissement professionnel équivalent, mais qui menace également l’habilitation qu’ils reçoivent du ministère de la culture pour délivrer des diplômes reconnus au niveau européen « LMD ». Elle lui demande quelles actions elle compte mettre en œuvre pour égaliser les statuts des écoles d’art et pérenniser l’offre et la qualité de l’enseignement artistique en région.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5351</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4055</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hervé Saulignac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur, recherche et innovation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement supérieur
	            Situation des écoles supérieures d’art territoriales
	            5351. — 13 février 2018. — M. Hervé Saulignac* appelle l’attention de Mme la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, sur la situation critique dans laquelle se trouvent les écoles supérieures d’art territoriales. Avec la mise en place de la réforme LMD (licence, maîtrise, doctorat) en 2002, les enseignants de l’ensemble des écoles supérieures d’art (nationales comme territoriales) sont recrutés sur les mêmes compétences, sont en charge des mêmes missions et préparent aux mêmes diplômes nationaux. Pour autant, depuis 15 ans, seuls les enseignants des écoles nationales ont vu leurs statuts revalorisés, creusant ainsi dangereusement un écart entre les écoles d’art nationales et territoriales. L’État fragilise de fait le maillage territorial des écoles d’art en créant un système à deux vitesses. En effet, dans certains établissements, le statut des enseignants leur permet durablement de faire de la recherche et de répondre ainsi aux critères nécessaires à la validation des diplômes d’enseignement supérieur. Dans d’autres, les professeurs doivent s’efforcer de répondre aux critères d’évaluation de leurs enseignements sans moyens adaptés. C’est pourquoi les organisations syndicales proposent de consolider l’enseignement supérieur artistique avec la création d’un corps unique interfonctions publiques des enseignants du supérieur. Par ailleurs, il conviendrait que l’État - qui a imposé à ces écoles de se constituer en EPCC avec un calendrier de réformes conséquent - se réengage financièrement rapidement et très concrètement au côté des collectivités territoriales. Ces dernières éprouvent, en effet, de réelles difficultés budgétaires pour accompagner plus encore les écoles supérieures d’art alors que rien ne les y oblige légalement. Face à l’impasse dans laquelle sont ces écoles et à l’heure où elles n’ont plus d’interlocuteur identifié au sein du Gouvernement, il lui demande de bien vouloir organiser une réunion interministérielle afin d’envisager sereinement l’avenir de ces établissements, maillon indispensable de l’enseignement artistique en France. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4055</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les enseignants des écoles supérieures d’art territoriales, pour la plupart des établissements publics à coopération culturelle, et les enseignants des écoles nationales supérieures d’art dispensent des enseignements également conformes aux textes d’organisation des études en arts plastiques, qui conduisent aux mêmes diplômes nationaux. Ils sont, par ailleurs, susceptibles d’exercer les mêmes missions de recherche dans le cadre des programmes de recherche de leurs établissements ou en partenariat avec des laboratoires universitaires. Cependant, leurs situations, en termes de grille salariale notamment, ne sont pas identiques. En application de l’article 85 de la loi du 22 juillet 2013 relative à l’enseignement supérieur et à la recherche, le Gouvernement a remis au Parlement, au début de l’année 2015, un rapport évaluant les conditions d’alignement du statut des enseignants des écoles territoriales d’art sur celui des enseignants des écoles nationales d’art et comprenant une analyse de la mise en œuvre de leurs activités de recherche. Ce rapport préconise la création d’un cadre d’emplois spécifique des professeurs territoriaux d’enseignement supérieur d’arts plastiques, dont l’échelonnement indiciaire serait identique à celui de la fonction publique d’État. Des démarches ont été engagées par le ministère de la culture et les autres ministères concernés afin de surmonter les difficultés juridiques, statutaires et financières que soulève la question d’un tel alignement. La modernisation en cours du statut régissant le corps des professeurs des écoles nationales d’art permettra également de progresser dans la mise en place de la mesure d’alignement. Le ministère de la culture poursuit activement l’instruction de ce projet et s’attache aussi, en liaison avec France Urbaine, à établir un chiffrage précis du coût induit de cette mesure d’alignement pour les collectivités territoriales.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4246</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4056</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Beauvais</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[presse et livres
	            Correcteurs - édition - travail
	            4246. — 26 décembre 2017. — Mme Valérie Beauvais* attire l’attention de Mme la ministre du travail sur les difficultés que rencontrent les correcteurs dans l’édition. En effet, leurs conditions de travail sont souvent précaires en plus d’être des travailleurs à domicile (TAD), leurs rémunérations également trop fluctuantes. De fait, sans garantie d’un nombre d’heures travaillées, aucun revenu fixe et prévisible n’est possible. Par ailleurs, l’annexe IV de la convention nationale de l’édition qui régit le statut des TAD n’impose aucune obligation aux employeurs d’un salaire mensuel minimum. Ainsi les principales revendications des correcteurs de l’édition sont de pouvoir travailler le même nombre d’heures que l’année précédente et la possibilité de lisser les revenus annuels de manière à avoir un salaire mensuel fixe. En outre elle lui demande quelles sont les solutions envisagées afin de mettre un terme à cette injustice de traitement et de faire en sorte de valoriser ce métier, vecteur essentiel de l’exception culturelle française. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4374</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4056</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Larive</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[presse et livres
	            Précarité du statut des correcteurs et correctrices dans l’édition
	            4374. — 2 janvier 2018. — M. Michel Larive* interroge Mme la ministre de la culture sur la précarité du statut des correcteurs et correctrices dans l’édition. Depuis quelques années, le métier de correcteur dans l’édition se précarise. Selon la convention nationale collective de l’édition, le correcteur est salarié. Cependant, les travailleurs et travailleuses sont poussés vers l’auto-entreprenariat par les maisons d’édition. Un statut qui avantage l’employeur au détriment de l’employé. Le secteur revendique, à juste titre, des conditions de travail décentes. En tant que travailleurs et travailleuses à domicile, isolés, ils ont de grandes difficultés à faire valoir leurs droits. À l’heure actuelle, ils ne bénéficient pas de conditions d’exercice satisfaisantes : les CDI « zéro heure » les contraignent à des rémunérations aléatoires qui plus est, sans obligation de salaire minimum pour l’employeur. Employés à la tâche, ils ne bénéficient d’aucune garantie dans leur travail. Les périodes de chômage qu’ils subissent ne sont pas rémunérées et ils n’ont pas accès aux allocations pour lesquelles ils cotisent pourtant. Ces professionnels deviennent des intermittents sans bénéficier pour autant du même statut. En tant qu’éditrice, Mme la ministre ne peut ignorer le rôle fondamental des correcteurs et correctrices. Cette profession de l’ombre participe au rayonnement de la langue et de la littérature française. Malgré des questions parlementaires déposées l’année dernière et les interpellations de nombreux syndicats depuis des mois, leurs conditions de travail n’ont toujours pas évolué. Il est temps d’enrayer le système actuel qui précarise nos correcteurs et correctrices afin de leur donner les conditions de travail qu’ils méritent et auxquelles ils aspirent. Ainsi, il lui demande quelles mesures concrètes elle compte mettre en place afin de défendre et valoriser la profession des correcteurs et correctrices.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4462</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4056</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-François Parigi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[presse et livres
	            Disparition des correcteurs des maisons d’édition
	            4462. — 9 janvier 2018. — M. Jean-François Parigi* attire l’attention de Mme la ministre du travail sur les difficultés rencontrées par les correcteurs des maisons d’éditions. Un métier méconnu de beaucoup de citoyens, devenu très précaire au fur et à mesure des années. Entre une rémunération très faible et aléatoire, des périodes de chômage non indemnisées et une absence de salaire minimum, les correcteurs voient leur profession disparaître peu à peu dans le plus grand des silences. Travailleurs discrets, isolés car souvent à domicile, ils sont pourtant indispensables au monde de l’édition. C’est en effet grâce à eux que l’on peut sereinement s’abandonner à la lecture de romans qui, s’ils ne passaient pas entre leurs mains, pourrait bien être une épreuve. Avec eux, c’est donc tout l’écosystème du livre qui est menacé ainsi que le rayonnement littéraire de la France. Aujourd’hui au nombre de 700, leur nombre aurait diminué au moins de moitié en quelques années. L’une des raisons est que les maisons d’éditions qui connaissent elles aussi des temps difficiles, les remplacent par des autoentrepreneurs payés encore plus modestement ou pire encore, par des logiciels informatiques qui ne se contentent que de corriger les « coquilles ». Mais la langue française ne peut se voir privée de ses meilleurs défenseurs car à travers leur précarisation, c’est elle-même que l’on précarise. Il lui demande donc quelles mesures le Gouvernement compte prendre en faveur de cette profession dont la disparition ferait beaucoup de mal à la littérature française. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4949</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4056</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marielle de Sarnez</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[presse et livres
	            Situation des correcteurs dans l’édition
	            4949. — 30 janvier 2018. — Mme Marielle de Sarnez* attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur la situation des correcteurs dans l’édition. Actuellement au nombre de 700, la plupart d’entre eux connaissent une situation salariale précaire. Les contrats de travail en vigueur dans cette profession aboutissent à une fluctuation permanente des salaires, d’autant plus préoccupante que les périodes de chômage ne sont pas indemnisées. Ces correcteurs, pour la majeure partie des cas, diplômés d’un bac + 5 voir plus, disposent en effet d’un salaire horaire peu élevé, en moyenne 13 euros. Il faut également noter que certaines maisons d’édition recourent de plus en plus à des autoentrepreneurs ce qui fragilise d’autant la profession. Par conséquent, elle lui demande si une réflexion est en cours au sein de son ministère afin de conforter une profession qui contribue à la protection de la langue française et au rayonnement de la littérature française.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4056</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La ministre de la culture est sensible aux difficultés rencontrées par les correcteurs de l’édition. Les services du ministère de la culture suivent attentivement l’évolution des négociations en cours, conduites par les partenaires sociaux sous l’égide du ministère du travail. Les points de discussion entre les syndicats des correcteurs et le syndicat national de l’édition concernent essentiellement les indemnités de licenciement, la cadence de travail, le lissage mensuel de la rémunération et la compensation des pertes de revenus découlant d’un volume de travaux inférieur au volume annuel d’heures prévu dans la clause d’évaluation du niveau d’activité prévisible. Dans le cadre de ces négociations, qui se poursuivent, les partenaires sociaux ont prévu de se réunir prochainement en commission mixte paritaire au ministère du travail. Ils se sont donné pour objectif de parvenir à un accord sur une réécriture de l’annexe IV de la convention collective de l’édition, permettant de sécuriser davantage la situation des correcteurs travailleurs à domicile et de leur apporter de nouveaux droits.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6231</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4057</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Béatrice Descamps</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[arts et spectacles
	            Théâtre - Scènes intermédiaires et indépendantes
	            6231. — 13 mars 2018. — Mme Béatrice Descamps alerte Mme la ministre de la culture sur le statut et la situation financière des toutes petites scènes théâtrales, qu’on qualifie usuellement de « lieux intermédiaires et indépendants » de la création artistique. Ces petites pépites qui rougeoient dans les quartiers, les villes et les villages, constituent un maillon très important de l’accès au théâtre et à la culture à tous les publics. Espaces artistiques associatifs, semi-privés aux origines disparates, ces « lieux intermédiaires et indépendants » souffrent de l’absence de cadre leur permettant d’avoir un statut précis, qui les prive de tout soutien financier ou institutionnel. Alors même que leur survie dépend souvent de la détermination et de la passion d’une poignée de bénévoles, ces petites scènes interviennent auprès des écoles, des lycées, des centres sociaux ou maisons de quartier, des EPHAD, des associations, en transmettant leur passion du théâtre par la pratique ou par le spectacle. En accueillant des artistes, acteurs, auteurs, interprètes, à la croisée des genres parfois, elles favorisent la création théâtrale et artistique hors des sentiers battus. Elle souhaiterait savoir s’il est prévu de mettre en place un dispositif permettant de soutenir et de valoriser les petites scènes disséminées dans toute la France et qui incarnent, par la création, le partage et la transmission, l’âme même du théâtre.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4057</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La ministre souscrit à l’ensemble du diagnostic sur l’importance des lieux intermédiaires. Ces lieux, qui accueillent des artistes de tous les domaines des arts vivants, s’inscrivent en effet le plus souvent dans des localités rurales ou péri-urbaines dépourvues d’une offre artistique et culturelle régulière dans le domaine des arts plastiques et du spectacle vivant. À l’appui de la présence d’artistes, ils mettent en œuvre des actions culturelles en direction des habitants du territoire dans une démarche de citoyenneté. En mettant l’accent sur les liens transgénérationnels et pluridisciplinaires, ces lieux constituent ainsi des acteurs essentiels de la mise en œuvre des droits culturels et du lien social sur les territoires à travers le travail de liaison qu’ils mènent entre les artistes et les populations. Aux côtés des labels nationaux, ils constituent les points d’appui complémentaires de la politique du ministère de la culture pour intensifier l’effort porté sur des territoires éloignés de la création et de l’offre culturelle. Un grand nombre de ces lieux sont soutenus financièrement par les directions régionales des affaires culturelles. En 2016, un plan d’accompagnement a d’ailleurs été mis en place pour développer ces « ateliers de fabrique artistique ». Plus de quatre-vingts structures ont reçu un soutien à ce titre. Aujourd’hui, la ministre a demandé à la direction générale de la création artistique d’engager un dialogue avec eux, et plus particulièrement leur coordination, pour travailler à un soutien adapté et à une meilleure visibilité de leur action.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>458</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4058</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Brigitte Liso</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[travailleurs indépendants et autoentrepreneurs
	            Doublement des seuils pour les auto-entrepreneurs
	            458. — 1 août 2017. — Mme Brigitte Liso attire l’attention de M. le ministre de l’action et des comptes publics sur la réforme visant à doubler les plafonds de chiffre d’affaires pour les auto-entrepreneurs. Celle-ci aurait pour objet de relever les seuils de 33 100 euros à 66 200 euros pour les prestations de services et de 82 800 à 165 600 euros pour les activités commerciales. Actuellement, certains entrepreneurs se retrouvent à devoir refuser des propositions pour ne pas dépasser ces limites. Ils entendent en effet pouvoir continuer à profiter de la simplicité du statut d’auto-entrepreneur. Un autre format fiscal leur conviendrait moins. Cette mesure est donc vivement attendue par les intéressés. C’est pourquoi elle lui demande de bien vouloir lui préciser ses intentions en la matière. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4058</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les régimes des micro-entreprises (ou « micro-BIC ») et déclaratif spécial (ou « micro-BNC »), définis respectivement aux articles 50-0 et 102 ter du code général des impôts (CGI), sont des régimes d’imposition, en matière fiscale, destinés aux petites entreprises dont le chiffre d’affaires ou les recettes ne dépassent pas certains seuils. Les contribuables relevant de ces régimes bénéficient d’obligations comptables et fiscales allégées et sont, sauf option contraire, soumis à un régime simplifié pour le règlement de leurs cotisations et contributions sociales, dit « micro-social », prévu à l’article L. 133-6-8 du code de la sécurité sociale. Par ailleurs, sous réserve d’être soumis à ce régime micro-social et que le montant des revenus de leur foyer fiscal n’excède pas un certain plafond (26 818 € pour une part de quotient familial, pour l’imposition des revenus de l’année 2018), les contribuables relevant des régimes micro en matière fiscale peuvent également opter pour le versement libératoire de l’impôt sur le revenu, défini à l’article 151-0 du CGI. Ce dispositif leur permet ainsi de s’acquitter forfaitairement de l’impôt sur le revenu et des cotisations et contributions sociales dus au moyen de versements périodiques, dès l’année de perception des revenus (régime du micro-entrepreneur, anciennement auto-entrepreneur). L’article 22 de la loi no 2017-1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018 a relevé, à compter de l’imposition des revenus de l’année 2017, le seuil de chiffres d’affaires ou de recettes permettant de bénéficier des régimes micro-BIC et micro-BNC, pour les porter de 82 800 € à 170 000 € pour les activités de ventes et de 33 200 € à 70 000 € pour les activités de prestation de services et pour les activités non commerciales. Corrélativement, les seuils d’application des régimes du versement libératoire de l’impôt sur le revenu et du micro-social, qui font référence aux seuils des régimes micro-BIC et micro-BNC, ont augmenté automatiquement dans les mêmes proportions et sont applicables aux prélèvements dus au titre des périodes courant à compter du 1er janvier 2018. Les autres conditions d’application de l’option pour le versement libératoire sont quant à elles demeurées inchangées.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1070</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4058</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Huyghe</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[taxe sur la valeur ajoutée
	            Régime fiscal en matière de TVA et TVS applicable aux écoles de pilotage
	            1070. — 12 septembre 2017. — M. Sébastien Huyghe attire l’attention de M. le ministre de l’action et des comptes publics sur le régime fiscal en matière de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et de taxe sur les véhicules de sociétés (TVS) applicable aux écoles de pilotage exerçant leurs activités sur notre territoire. Actuellement la législation prévoit des dérogations au régime général dès lors que le véhicule est au cœur de l’activité de l’entreprise. Cela concerne notamment les sociétés d’enseignement de la conduite, les sociétés utilisant des véhicules de compétition, les sociétés de location, les taxis, les concessionnaires ou les garages pour leurs véhicules de démonstration ou de prêt et plus récemment les VTC. Cependant les écoles de pilotage ne font pas partie de ces exceptions alors que les véhicules constituent leurs seuls et uniques outils d’exploitation. L’activité d’une école de pilotage est, semble-t-il, une fusion de ces cas d’exception : l’enseignement à la conduite, la location de véhicules et parfois l’utilisation de véhicules de compétition. Le maintien de cette approche présenterait un risque de mise en péril de l’existence en France de ces entreprises dont le chiffre d’affaires global s’élève à 30 millions d’euros, qui emploient 1 750 personnes (emplois directs et indirects) et garantissent plus de 30 % des débouchés des centres de formation professionnelle à la conduite et au pilotage sur circuit (BPJEPS). Il lui demande donc si le Gouvernement entend reconsidérer la situation et le régime fiscaux des écoles de pilotage en précisant leurs obligations vis-à-vis de l’usage des véhicules. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4058</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les règles fiscales applicables aux véhicules acquis ou loués par les écoles de pilotage diffèrent entre la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et la taxe sur les véhicules de société (TVS). En matière de TVA, il résulte du 6° du 2 du IV de l’article 206 de l’annexe II au code général des impôts que la taxe afférente aux véhicules ou engins conçus pour le transport de personnes ou à usage mixte est exclue du droit à déduction. Ce dispositif d’exclusion présente une portée générale et ne connaît que de rares exceptions (certains véhicules utilisés pour le transport des personnels sur leur lieu de travail, véhicules utilisés exclusivement par les auto-écoles, véhicules utilisés pour le transport public des voyageurs). Il ne paraît pas justifié d’ouvrir le droit à déduction de la TVA grevant le prix des véhicules utilisés pour les écoles de pilotage sportif, qui a le caractère d’une activité de loisir. Outre son coût pour les finances publiques, une telle décision ouvrirait la voie à des demandes identiques de la part d’autres entreprises. En matière de TVS, la dispense d’imposition prévue pour les véhicules affectés exclusivement à l’enseignement de la conduite automobile ou aux compétitions sportives repose sur une tolérance administrative (BOI-TFP-TVS-10-30 § 130). Ne pouvant être assimilées à des écoles d’enseignement de la conduite ou des sociétés de compétition automobile, les écoles de pilotage sportif ne peuvent pas bénéficier de cette tolérance. Dès lors qu’elles exercent une activité relativement proche, il est admis d’étendre cette exonération de TVS aux véhicules utilisés par les écoles de pilotage. Toutefois, afin d’éviter toute utilisation privative des véhicules exonérés de la taxe, cette dispense d’imposition est conditionnée par l’affectation exclusive des véhicules à l’enseignement du pilotage automobile. La justification de cette utilisation exclusive sera à la charge des entreprises concernées qui devront, sur demande de l’administration, démontrer par tous moyens que les véhicules sont exclusivement affectés à l’activité de l’entreprise. Cette exonération, qui sera intégrée dans une prochaine mise à jour de la doctrine administrative (BOI-TFP-TVS-10-30), s’appliquera à compter de la période d’imposition ouverte le 1er janvier 2018. Cet assouplissement de la doctrine administrative s’appliquera également pour le passé, sous la réserve que les impositions en cause ne soient pas définitives à ce jour. Dans le cadre des contrôles et contentieux en cours, le bénéfice de la tolérance administrative aura pour effet, selon le cas, l’abandon des rectifications notifiées de ce chef ou l’octroi d’un dégrèvement aux contribuables ayant acquitté la taxe. Il sera subordonné à la justification, par tout moyen, de l’affectation exclusive des véhicules à l’activité de l’entreprise.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1596</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4059</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul-André Colombani</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôts et taxes
	            Corrections des déséquilibres liés à l’évolution de la fiscalité en Corse
	            1596. — 3 octobre 2017. — M. Paul-André Colombani appelle l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur la nécessité de corriger les déséquilibres liés à l’évolution de la fiscalité en Corse. En Corse, la fiscalité a été très dynamique sur les dix dernières années. Pour les seuls grands impôts (IR+IS+TVA) la hausse a atteint 98 % entre 2004 et 2015 pour les montants nets prélevés, contre + 40 % au niveau national. Selon les données de la DGFiP, les principaux impôts prélevés pour le compte de l’État en Corse atteignent en 2015 : TVA : 361 millions d’euros (2004 : 201 millions d’euros) ; IR et ISF : 315 millions d’euros (2004 : 190 millions d’euros) ; IS : 101 millions d’euros (2004 : 10 millions d’euros) ; droits d’enregistrement : 57 millions d’euros (2004 : 20 millions d’euros). Selon les données du ministère des finances inscrites en loi de finances, le coût des mesures fiscales spécifiques à la Corse est de 278 millions en 2015 contre près de 350 millions d’euros en 2010. Le coût global est en recul du fait d’une convergence progressive pour certains taux de TVA ou d’autres taxes et d’une volonté de « normalisation » graduelle de la part de l’État (exemple : coût fiscal exonération taxe professionnelle : 70 millions d’euros en 2009 ; exonération CFE : 6 millions d’euros en 2015). Ces éléments permettent de souligner que la contribution de la Corse au redressement des finances publiques a été importante, avec une hausse de la pression fiscale à la fois par la réduction des dispositifs spécifiques et par la forte progression du rendement des impôts prélevés par l’État. Ceci demande d’être pris en compte par l’État sur deux points. Premièrement, dans le cadre du calcul de l’affectation de la TVA aux régions. L’évolution annuelle de la part transférée est indexée sur la variation de la TVA nationale. Cette dernière a progressé de 31 % entre 2004 et 2015. Or la TVA prélevée en Corse a augmenté de 80 % entre 2004 et 2015. Ce mode de calcul met en place une péréquation inverse entre la Corse et les régions continentales plus riches. Deuxièmement, il apparaît opportun de trouver un équilibre entre contribution à la réduction des déficits et une contribution de l’État au retour à une croissance forte et durable en Corse. Ceci passe par l’adoption d’un cadre fiscal adapté aux difficultés conjoncturelles et structurelles mais aussi capables de créer un environnement favorable à la croissance avec une fiscalité incitative, coordonnée avec les priorités de la Corse et permettant de stimuler l’innovation, l’investissement et la croissance des entreprises. Il souhaite donc savoir dans quelle mesure il pourrait engager un dialogue avec le conseil exécutif de Corse, les élus et les socioprofessionnels sur le statut fiscal et social de la Corse afin de réduire ces déséquilibres.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4059</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Sur les modalités de calcul de l’affectation de la TVA aux régions A compter du 1er janvier 2018, une fraction de TVA sera affectée à la collectivité unique de Corse, comme l’ensemble des régions. Elle correspondra à l’ancienne dotation globale de décentralisation et l’ancienne part péréquation de la DGF régionale (soit 108 M€ environ), hors le concours particulier dit « dotation de continuité territoriale ». Cette affectation de TVA progressera chaque année comme la TVA. S’agissant de l’adaptation du cadre fiscal, la Corse bénéficie d’ores et déjà d’un régime favorable destiné à compenser, comme le prévoit l’article 1er de la loi no 94-1131 du 27 décembre 1994 portant statut fiscal de la Corse, « les contraintes de l’insularité et à promouvoir son développement économique et social ». De nombreux dispositifs dérogatoires s’appliquent ainsi aux entreprises, que ce soit en matière de fiscalité indirecte (taux réduits en matière de TVA), directe (création en 2002 d’un crédit d’impôt pour les investissements réalisés en Corse (CIIC) qui a été renforcé en 2016) ou locale (abattement de cotisation foncière des entreprises). De même, les particuliers bénéficient d’un régime favorable en matière de droits de mutation à titre gratuit. Le tableau ci-dessous récapitule les différentes dépenses fiscales relatives à la Corse (source : tome II « voies et moyens » du PLF pour 2017 et du PLF pour 2018) :<div align="center"><center><table border="1"><tr><td align="center"><br>N° de la mesure</br></td><td align="center"><br>Intitulé</br></td><td align="center"><br>Coût en 2015 (données PLF 2017) en M€</br></td><td align="center"><br>Estimation pour 2018 en M€ (données PLF 2018)</br></td></tr><tr><td align="center" valign="middle"><br>730306</br></td><td><br>Taux particuliers applicables en matière de TVA à divers produits et services consommés ou utilisés en Corse :</br><br> 1/ Taux de 0,9 % au lieu de 2,1 % pour les 120 premières représentations de certains spectacles et les ventes d’animaux vivants de boucherie et de charcuterie effectuées à des personnes non assujetties à la TVA ;</br><br> 2/ Taux de 2,1 % au lieu de 5,5 % ou 10 % pour les livraisons de certains biens (eau et produits destinés à l’alimentation humaine, livres, bois de chauffage, engrais) et pour certaines prestations de services (notamment logement et pension, fourniture de repas dans les cantines d’entreprises et scolaires, location d’emplacements sur les terrains de camping-caravanning classés, les spectacles, théâtres, cinémas, transports de voyageurs, abonnements à certains services de télévision, abonnements relatifs aux livraisons d’énergie...) ;</br><br> 3/ Taux de 10 % au lieu de 20 % pour les travaux immobiliers et les ventes de matériels agricoles livrés en Corse dans les conditions fixées par arrêté, les ventes à consommer sur place de boissons alcooliques et les ventes d’électricité effectuées en basse tension, la fourniture de logement en meublé ou en garni ;</br><br> 4/ Taux de 13 % au lieu de 20 % pour les ventes de produits pétroliers énumérés au tableau B de l’article 265 du code des douanes.</br></td><td align="center" valign="middle"><br>170</br></td><td align="center" valign="middle"><br>185</br></td></tr><tr><td align="center" valign="middle"><br>210305</br></td><td><br>Crédit d’impôt sur le revenu et sur les sociétés pour investissement en Corse : en application de l’article 244 quater E du code général des impôts (CGI), les PME peuvent bénéficier d’un crédit d’impôt au titre de certains investissements réalisés jusqu’au 31 décembre 2020 et exploités en Corse. Ce crédit d’impôt est égal à 25 % du prix de revient hors taxe des investissements éligibles.</br></td><td align="center" valign="middle"><br>54</br></td><td align="center" valign="middle"><br>56</br></td></tr><tr><td align="center" valign="middle"><br>110245</br></td><td><br>Réduction d’impôt sur le revenu au titre de souscriptions en numéraire de parts de fonds d’investissement de proximité (FIP) dont l’actif est constitué d’un quota d’investissement minimum en valeurs mobilières, parts de société à responsabilité limitée et avances en compte courant émises par des sociétés qui exercent leurs activités exclusivement dans des établissements situés en Corse.</br></td><td align="center" valign="middle"><br>25</br></td><td align="center" valign="middle"><br>35</br></td></tr><tr><td align="center" valign="middle"><br>520112</br></td><td><br>Exonération temporaire des droits d’enregistrement en matière de mutations par décès portant sur des immeubles et des droits immobiliers situés en Corse.</br></td><td align="center" valign="middle"><br>20</br></td><td align="center" valign="middle"><br>21</br></td></tr><tr><td align="center" valign="middle"><br>90104</br></td><td><br>Réduction de 25 % des bases imposées en Corse en matière de cotisation foncière des entreprises (CFE) au profit des communes et des EPCI. Suppression des parts départementales et régionales.</br></td><td align="center" valign="middle"><br>6</br></td><td align="center" valign="middle"><br>7</br></td></tr><tr><td align="center" valign="middle"><br>720201</br></td><td><br>Exonération de TVA de la partie du trajet effectué à l’intérieur de l’espace maritime national pour les transports aériens ou maritimes de personnes et de marchandises en provenance ou à destination de la Corse.</br></td><td align="center" valign="middle"><br>5</br></td><td align="center" valign="middle"><br>5</br></td></tr><tr><td align="center" valign="middle"><br>60104</br></td><td><br>Exonération totale de taxe foncière sur les propriétés non bâties en faveur de certaines terres agricoles situées en Corse.</br></td><td align="center" valign="middle"><br>2</br></td><td align="center" valign="middle"><br>2</br></td></tr><tr><td align="center" valign="middle"><br>800302</br></td><td><br>Détaxe en matière de taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) applicable à certains supercarburants et essences consommés en Corse.</br></td><td align="center" valign="middle"><br>1</br></td><td align="center" valign="middle"><br>1</br></td></tr><tr><td align="center" valign="middle"><br>550104</br></td><td><br>Taxe de publicité foncière - Exonération du droit de partage de 2,5 % pour les actes de partage de succession et les licitations de biens héréditaires survenus entre le 1er janvier 2017 et le 31 décembre 2027 à hauteur de la valeur des immeubles situés en Corse.</br></td><td align="center" valign="middle"><br>nc</br></td><td align="center" valign="middle"><br>nc</br></td></tr></table></center></div> Ainsi, les entreprises établies en Corse et les ménages bénéficient déjà de nombreux dispositifs fiscaux dérogatoires. Toute démarche, visant à accentuer les différences de traitement entre les entreprises établies en Corse et les ménages y résidant et les autres entreprises et ménages qui ne seraient pas fondées sur des critères objectifs et rationnels, serait porteuse de risques tant sur le plan constitutionnel qu’au regard du droit européen en matière d’aides d’Etat.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2053</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4061</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yves Blein</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôts et taxes
	            Transformation de locaux d’activité en immeubles d’habitation
	            2053. — 17 octobre 2017. — M. Yves Blein attire l’attention de M. le ministre de l’action et des comptes publics sur la fin du dispositif mis en place par l’article 210 F du CGI issu de l’article 42, I - 6° de la loi 2011-1978 du 28 décembre 2011 qui prévoit de taxer au taux réduit de 19 % les plus-values nettes réalisées par les personnes morales soumises à l’impôt sur les sociétés dans les conditions de droit commun à l’occasion de la cession d’immeubles de bureaux et de locaux commerciaux destinés à être transformés en immeubles d’habitation dans un délai de trois ans. Cette mesure doit en effet prendre fin au 31 décembre 2017 si aucune autre disposition n’est prévue. Or la transformation de locaux d’activité en immeubles d’habitation est un moyen rapide et efficace d’offrir de nouveaux logements et de participer ainsi au choc de l’offre inscrit dans la stratégie logement présentée par le Gouvernement. Il souhaite donc savoir si cette mesure sera prorogée. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4061</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article 210 F du code général des impôts prévoit l’imposition à un taux réduit d’impôt sur les sociétés de 19 % des plus-values réalisées par une société soumise à ce même impôt lors de la cession d’un local à usage de bureau ou à usage commercial ou industriel lorsque le cessionnaire s’engage à transformer le local acquis en local à usage d’habitation dans les quatre ans qui suivent la date de clôture de l’exercice d’acquisition. L’article 25 de la loi no 2017-1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018 a prorogé de trois ans ce régime de taux réduit d’impôt sur les sociétés, qui arrivait à échéance le 31 décembre 2017. Le dispositif est désormais applicable aux plus-values de cession d’immeubles à usage professionnel jusqu’au 31 décembre 2020, ainsi qu’aux promesses unilatérales ou synallagmatiques de vente conclues entre le 1er janvier 2018 et le 31 décembre 2020 inclus, à condition que la cession soit réalisée au plus tard le 31 décembre 2022. Ce même article a également étendu le champ d’application de ce dispositif, à compter du 1er janvier 2018, aux cessions de terrains à bâtir (sous réserve que le cessionnaire y fasse construire des locaux d’habitation dans un délai de 4 ans) ainsi qu’aux cessions effectuées au profit d’une société civile de construction-vente, tout en le recentrant sur les cessions situées dans les zones géographiques les plus tendues (zones A et A bis).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2671</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4061</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Virginie Duby-Muller</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôts et taxes
	            Imposition des revenus fonciers pour les indépendants
	            2671. — 7 novembre 2017. — Mme Virginie Duby-Muller interroge M. le ministre de l’action et des comptes publics sur l’imposition des revenus fonciers pour les indépendants. De nombreuses activités économiques ont besoin de locaux pour s’exercer : si la possession d’actions de sociétés est une manière de financer ceux-ci, à un plus petit niveau, un indépendant doit aussi les financer. Il était jusqu’ici non seulement logique économiquement de posséder ces locaux, mais encore plus prudent juridiquement de le faire. La possession de ses locaux par un indépendant lui fournissait donc un revenu foncier, grevé pendant de nombreuses années du remboursement. Aujourd’hui l’imposition des revenus fonciers est quasi toujours d’au moins 29,5 % et sans doute plus souvent de 45,5 %, 56,5 %, voire 60,5 %. Les indépendants sont aujourd’hui inquiets, car avec la hausse de la CSG de 1,7 %, ce taux sera pratiquement toujours supérieur à 30 %. Le professionnel libéral locataire de son lieu de travail risque d’ailleurs de subir aussi l’effet de cette loi. Un propriétaire, surtout lorsque le local peut facilement être transformé en logement, aura dans de nombreux cas intérêt à vendre celui-ci. En effet, avec un taux d’imposition double de celui de placements mobiliers, qui se cumule avec un impôt sur la fortune immobilière, le choix peut être rapidement fait pour placer l’argent en actions. Cela risquerait de détruire une activité économique. Aussi, elle souhaite connaître son analyse sur cette problématique. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4061</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les entrepreneurs indépendants, pour maîtriser les risques patrimoniaux, peuvent choisir de séparer leur activité professionnelle et la détention des immeubles dans lesquels ils exercent leur activité. A cet égard, les entrepreneurs qui détiennent dans leur patrimoine personnel, les immeubles dans lesquels ils exercent leur activité professionnelle, sont soumis au barème progressif de l’impôt sur le revenu dans la catégorie des revenus fonciers ainsi qu’aux prélèvements sociaux, à raison du revenu net foncier imposable qu’ils retirent de la location des locaux loués nus à leur entreprise, et ce, en application de l’article 14 du code général des impôts (CGI). Toutefois, conformément au 1 de l’article 39 du CGI, ils peuvent, au titre de leur activité professionnelle, déduire de leur revenu imposable toutes les charges exposées dans l’intérêt de l’activité. Il en est ainsi des loyers versés par un entrepreneur à son bailleur, quand bien même il s’agirait d’un contribuable unique. Si cette organisation de l’activité est susceptible de faire supporter aux entrepreneurs un coût plus élevé que s’ils avaient affecté le local professionnel à l’activité professionnelle, cela est la conséquence d’une décision de gestion de l’entrepreneur. Ce choix, guidé par des considérations juridiques ayant pour objet de diminuer le gage des créanciers professionnels, comporte un coût qui est identique à celui de tous les redevables qui décident de valoriser leur patrimoine immobilier privé. Si, par ailleurs, l’article 28 de la loi no 2017-1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018 a opéré une refonte globale du régime d’imposition des gains et revenus mobiliers des particuliers, par la mise en place d’une imposition forfaitaire à un taux unique de 30 %, cette réforme, qui vise à améliorer la lisibilité et la prévisibilité des règles d’imposition de ces gains et revenus, n’a pas vocation à s’appliquer aux revenus fonciers. Enfin, aux termes de l’article 965 du CGI, l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) frappe les capacités contributives constituées par la détention directe ou indirecte d’un patrimoine immobilier (immeubles et droits immobiliers), lorsque sa valeur nette est supérieure à 1 300 000 € au 1er janvier de l’année d’imposition. A cet égard, l’assujettissement à l’IFI n’alourdit pas la charge fiscale des propriétaires par rapport à l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), dont il conserve le barème et le seuil d’assujettissement.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2945</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4062</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bernard Perrut</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[taxe sur la valeur ajoutée
	            TVA des protections pour incontinence
	            2945. — 14 novembre 2017. — M. Bernard Perrut* attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l’importance d’améliorer l’accessibilité financière des solutions palliatives absorbantes qui permettent de répondre à une perte involontaire d’urine. En effet, l’incontinence urinaire est une pathologie qui touche 3 à 6 millions de Français. Elle est majoritairement liée à l’avancée en âge puisque 57 % des concernés ont plus de 60 ans (70 % sont des femmes). La prise en charge de cette pathologie est complexe car elle est d’origine multifactorielle. Sur le plan médical, elle peut être vécue comme un véritable handicap, et sur le plan psychologique, provoquer un sentiment de honte et renvoyer une image dégradante de la personne âgée notamment. En France, l’achat de ces produits, hormis quelques cas médicaux comme l’intervention chirurgicale de la prostate, n’est pas pris en charge par l’assurance maladie. Or ils représentent une charge financière particulièrement importante pour le revenu d’une personne âgée : 150 euros par mois en moyenne pour 5 protections quotidiennes. La pension moyenne de retraite s’élevant à 1 066 euros par mois, le poste de dépenses lié aux solutions palliatives absorbantes représente près de 15 % du revenu total. La France est l’un des rares pays de l’Union européenne qui ne remboursent pas ou n’appliquent pas un taux de TVA réduit sur les protections pour incontinence. La contrainte budgétaire engendrée par ces produits indispensables au quotidien oblige les personnes avec de faibles ressources à arbitrer entre plusieurs postes de dépenses et incite à porter plus longtemps les protections, engendrant un risque d’infections bactériennes et induisant un coût supplémentaire pour l’assurance maladie (traitements, hospitalisations). Aussi il lui demande si le taux de TVA appliqué à ces protections ne pourrait pas être plus en cohérence avec leur nécessité, à savoir 5,5 % au lieu de 20 % actuellement, car cette baisse de TVA viendrait en moyenne alléger le coût de ces protections, indispensables au bien vieillir, de 216 euros par an. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2946</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4062</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nicole Dubré-Chirat</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[taxe sur la valeur ajoutée
	            TVA des protections pour incontinence urinaire
	            2946. — 14 novembre 2017. — Mme Nicole Dubré-Chirat* attire l’attention de M. le ministre de l’action et des comptes publics sur la question de l’accessibilité des protections contre l’incontinence urinaire. Cette pathologie touche plus de 3 millions de Français, des personnes âgées mais aussi des plus jeunes, atteintes de cancers ou de maladies chroniques. Face à la question délicate de la prise en charge financière du matériel médical d’accompagnement de cette pathologie, lequel n’est pas remboursé par la sécurité sociale, elle s’interroge sur l’accès à ce qui devient un produit de première nécessité et une condition essentielle du bien vieillir. Il apparait que la France est l’un des rares pays d’Europe à ne pas prévoir de taux réduit de TVA sur ces protections. Elles pourraient pourtant bénéficier d’une TVA réduite de 5,5 %, comme cela a été fait pour les protections hygiéniques via la loi de finances pour 2016, en s’assurant encore que cela n’entraine pas une hausse des prix au profit des fabricants. Elle lui demande quelles mesures de simplification peuvent être envisagées pour abaisser le coût et faciliter l’accès à ces produits. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4062</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’amélioration de la vie quotidienne des personnes âgées et des personnes handicapées est une préoccupation constante du Gouvernement. Ainsi, le taux réduit de 5,5 % de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) s’applique déjà, conformément aux dispositions de l’article 278-0 bis du code général des impôts, à la plupart des appareillages pour handicapés mentionnés à la liste des produits et prestations remboursables ainsi qu’à certains équipements spéciaux conçus exclusivement pour les personnes handicapées en vue de la compensation d’incapacités graves. Sont notamment ainsi couverts, les appareillages de recueil pour incontinents et stomisés digestifs ou urinaires ou les solutions d’irrigation vésicale et les sondes vésicales pour incontinents urinaires. En revanche, sans qu’il soit contesté que l’achat de « solutions palliatives absorbants » représente un poste de dépenses important pour les personnes âgées atteintes d’incontinence, l’application du taux réduit de la TVA à ces produits n’est pas envisagée par le Gouvernement. En effet, en 2016, le taux de la TVA a déjà été abaissé de 20 % à 5,5 % pour les protections hygiéniques féminines. Abaisser le taux de TVA aux produits et matériels utilisés pour l’incontinence serait difficile à mettre en œuvre, sauf à diminuer également le taux de TVA appliqué aux produits similaires, notamment les couches pour les nourrissons, ce qui ne serait compatible ni avec le droit européen, ni avec nos marges de manœuvre budgétaires. De plus, si une telle mesure était adoptée, il n’est pas garanti que les consommateurs en constateraient in fine les effets par une baisse des prix. Il n’est, en effet, pas acquis que les fabricants répercuteraient la baisse de la TVA sur leurs prix de vente, étant donné qu’ils sont libres dans la fixation de leurs marges.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3508</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4063</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Grau</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôts et taxes
	            Droits de mutation à titre onéreux et dividendes
	            3508. — 5 décembre 2017. — M. Romain Grau attire l’attention de M. le ministre de l’action et des comptes publics sur les droits de mutation à titre onéreux portant sur certains transferts de propriété. Si le paiement des dividendes par une société à ses actionnaires s’effectue normalement via des transferts monétaires, les associés peuvent décider de verser les dividendes par la remise d’actifs sociaux, notamment des biens immobiliers. Dans cette dernière hypothèse, la Cour de cassation a jugé que ce type de transferts ne pouvait se rattacher aucunement aux articles 682 et 683 du code général des impôts dès lors que ces textes ne visaient exclusivement que les mutations à titre onéreux. Par suite, si la collectivité d’associés décide de payer les dividendes par la remise d’un bien immobilier, ce type d’opération ne doit pas être assujetti aux droits de mutation à titre onéreux. Cette opération constitue cependant une mutation et elle ne peut être considérée comme étant effectuée à titre gratuit puisqu’elle vient en paiement de dividendes dus. Il attire son attention sur le droit applicable qui ne permet pas d’assujettir aux droits de mutation à titre onéreux une opération qui n’est pourtant pas une mutation à titre gratuit. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4063</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Conformément aux dispositions de l’article 682 du code général des impôts (CGI), à défaut d’acte, les mutations à titre onéreux d’immeubles ou de droits immobiliers sont soumises aux droits d’enregistrement selon le taux prévu pour les opérations de même nature donnant lieu au paiement de la taxe de publicité foncière. L’article 683 du même code précise que les actes civils et judiciaires translatifs de propriété ou d’usufruit de biens immeubles à titre onéreux sont assujettis à une taxe de publicité foncière ou à un droit d’enregistrement au taux prévu à l’article 1594 D, soit 3,80 % avec modulation possible par les conseils départementaux sans que ces modifications puissent avoir pour effet de le réduire à moins de 1,20 % ou de le relever au-delà de 4,50 %. En application d’une jurisprudence constante de la Cour de Cassation, la décision de distribution de dividendes constitue un acte juridique unilatéral et non un contrat. Le versement de dividendes par la remise de biens immobiliers ne constitue pas transmission de propriété de bien immobilier à titre onéreux et dès lors n’est pas taxable aux droits de mutation à titre onéreux. Il n’en demeure pas moins qu’une telle opération n’échappe pas à toute fiscalité. En effet, l’attribution aux associés de produits en nature, telle que par exemple la remise d’un immeuble gratuitement ou à prix réduit, constitue une distribution imposable à l’impôt sur le revenu dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers sur le fondement de l’article 109 du CGI.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4573</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4063</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alain Bruneel</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[taxe sur la valeur ajoutée
	            Transports scolaires - récupération de TVA pour les AOT
	            4573. — 16 janvier 2018. — M. Alain Bruneel attire l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’action et des comptes publics, sur les modalités de récupération, par les autorités organisatrices de transport (AOT), de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) dans le cadre des opérations de transport scolaire. L’administration estimerait que si la somme des participations financières perçues par le conseil régional auprès des familles des élèves est supérieure à 10 % du coût de revient annuel des prestations relatives à l’ensemble des contrats de transport scolaire, cette contribution constitue « une relation directe entre la somme acquittée par les familles et la prestation de transport », d’où la possibilité de récupérer la TVA après assujettissement. Cette pratique serait lourde de conséquence pour les familles en remettant en cause la possibilité pour les AOT d’assurer la gratuité des transports scolaires ou de pratiquer des prix inférieurs à ce seuil des 10 %. Alors que les coûts liés à la scolarité (manuels, restauration, transports) demeurent un frein pour de nombreuses familles populaires, cette mesure reviendrait à valoriser ceux qui ont comme politique de taxer plus fortement les ménages et à pénaliser ceux dont la politique sociale permet de minimiser les coûts de transports scolaires pour les familles. À l’inverse de cette logique, il pense qu’assurer la gratuité des transports scolaires serait une mesure évidente de justice sociale qui permettrait d’assurer le libre et l’égal accès à l’enseignement public dont le principe est la gratuité. Il lui demande de clarifier ses intentions en la matière et de bien vouloir, le cas échéant, de reconsidérer ce seuil injuste. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4063</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le régime applicable en matière de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) aux prestations de transport scolaire fournies par les conseils régionaux dépend des choix opérés par ces derniers en ce qui concerne la détermination des conditions économiques d’exploitation de ce service. Notamment, les décisions prises ces dernières années par certaines autorités organisatrices de modifier les conditions financières de leur service de transport afin de revendiquer la qualité d’assujetti à la TVA a pu être motivé par la possibilité pour ces dernières de déduire par la voie fiscale la taxe grevant leurs dépenses. En tout état de cause, les choix politiques opérés par les collectivités publiques, qui sont libres à ce titre, ne peuvent avoir des effets en TVA que s’ils sont compatibles avec les principes de cette taxe qui n’ont pas évolué ces dernières années. Ainsi, il résulte des dispositions combinées des articles 256 et 256 A du code général des impôts (CGI) que, seules sont soumises à la TVA, les prestations de services effectuées à titre onéreux par un assujetti agissant en tant que tel, c’est-à-dire une personne qui effectue, de manière indépendante, une activité économique de producteur, de commerçant ou de prestataire de services. Par ailleurs, lorsqu’elle constitue une activité économique et ainsi que le prévoit l’article 256 B du CGI, l’activité de transports de personnes accomplie par une personne morale de droit public est, en toute hypothèse, assujettie à la TVA si elle est fournie à titre onéreux. Une telle activité est réalisée à titre onéreux lorsqu’il existe un lien direct entre le service rendu et la contre-valeur reçue qui ne doit pas être modique ni symbolique. La Cour de Justice de l’Union européenne, dans plusieurs arrêtés, a fixé les limites entre une prestation rendue à titre onéreux et une prestation qui ne l’est pas en raison du caractère modique de la rémunération. Il ressort de l’étude attentive des jurisprudences qu’elle a refusé la qualité d’assujetti à une personne dont les revenus tirés des services rendus couvrent moins de 10 % des coûts engagés. C’est pourquoi, il a été considéré, à titre de règle pratique, que lorsque la somme des participations financières perçues par un conseil régional auprès de familles d’élèves était supérieure à 10 % du coût de revient annuel des prestations relatives à l’ensemble des contrats de transports scolaires, cette participation était de nature à caractériser l’existence d’une prestation de service rendue à titre onéreux. Enfin, afin de permettre la prise en compte des effets de cette jurisprudence, sans bouleverser l’économie des situations existantes, il a été admis que, pendant une période transitoire courant jusqu’à la rentrée scolaire 2019, la qualité d’assujetti dont se sont prévalus les conseils départementaux au titre de leur activité de transport scolaire, aux fins du droit à déduction de la TVA avant le 31 décembre 2016, ne soit pas remise en cause, quand bien même la participation financière perçue auprès des familles des élèves serait inférieure à 10 % du coût de revient annuel des prestations de transport scolaire. Dans ce contexte, il n’est pas envisagé de reconsidérer cette décision, qui en retenant le seuil de 10 % s’est borné à retenir le seuil minimal compatible avec les principes de la TVA. Baisser ce seuil exposerait la France à un risque de contentieux communautaire qu’elle serait assurée de perdre. Bien entendu, ainsi qu’il a été précisé précédemment, il reste tout à fait loisible, aux collectivités qui ne souhaiteraient pas appliquer à leurs usagers des tarifs atteignant ce seuil de 10 %, de continuer à leur faire bénéficier de la gratuité ou de tarifs inférieurs et partant, de rester non assujetti à la TVA au titre du service de transport scolaire.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6121</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4064</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Garcia</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôts et taxes
	            TVA : concurrence déloyale sur les plateformes d’e-commerce
	            6121. — 6 mars 2018. — M. Laurent Garcia attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur les conséquences de la concurrence déloyale subie en matière de fiscalité par les commerçants sis en France sur les sites des géants de l’internet. Les grands sites marchands (Amazon, Rueducommerce, PriceMinister, Cdiscount) proposent leur plateforme Marketplace, c’est-à-dire un espace qu’ils réservent sur leur site à des vendeurs indépendants moyennant une commission prélevée sur leurs ventes, en leur faisant profiter des fonctionnalités de leur plateforme d’e-commerce et de leur potentiel de trafic. Or les vendeurs français se plaignent d’une distorsion de concurrence entre leurs produits vendus TTC et ceux provenant par exemple de Chine dont les prix sont affichés HT (les acheteurs français devront s’acquitter de la TVA lors de la livraison, mais ce message est souvent peu clair). Malgré les avancées que représente la décision de la Commission européenne de faire payer la TVA sur le lieu de consommation, le modèle économique de ces sites internet rend difficilement contrôlable le paiement de la TVA et permet à de nombreux acteurs de pratiquer des prix déloyaux. Il souhaite connaître quelles actions le Gouvernement entend engager afin d’assurer une juste concurrence sur ces plateformes d’e-commerce des géants de l’internet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4064</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En matière de taxe sur la valeur ajoutée (TVA), l’évolution du droit communautaire est guidée, depuis près de 25 ans, par l’objectif affirmé en 1987 dans l’Acte unique européen, de création d’un espace sans frontière intérieure dans lequel la libre circulation des marchandises, des personnes et des capitaux est assurée. Dans ce contexte, et pour s’assurer que le lieu de taxation corresponde bien au lieu de la consommation finale, un régime de vente à distance a été mis en place en 1993. Ce régime spécifique s’applique lorsque les biens sont expédiés ou transportés par le vendeur ou pour son compte à partir d’un autre État membre de l’Union européenne (UE) à destination d’une personne non assujettie à la TVA et prévoit la taxation systématique dans l’État, de destination des biens, dès lors que le montant des ventes effectué, par un même vendeur, vers ce pays excède un seuil qui a été abaissé à 35 000 € par an, le 1er janvier 2016. Ce régime garantit donc qu’au-delà d’un certain volume de chiffre d’affaires, la TVA n’est pas source de distorsions de concurrence entre entreprises, le montant de TVA dû par le commerçant étant alors identique quel que soit le mode de distribution des biens concernés (vente en magasin ou par un site Internet). Ce régime est d’ailleurs appelé à évoluer, conformément à la directive no 2017/2455 du Conseil du 5 décembre 2017 modifiant certaines obligations en matière de TVA applicables aux prestations de services et aux ventes à distance de biens. Ainsi, cette directive prévoit, à compter du 1er janvier 2019, la suppression des seuils nationaux et l’instauration d’un seuil unique de 10 000 €. De plus, à compter du 1er janvier 2021, le respect de leurs obligations fiscales, en matière de TVA par les entreprises qui réalisent des ventes à distance de biens, sera facilité par le recours à un portail unique en ligne leur permettant d’effectuer leurs démarches déclaratives et de paiement. Ce portail sera également ouvert aux entreprises amenées à effectuer des ventes à distance de biens importés au profit des consommateurs de l’Union européenne. En outre, cette directive prévoit que les acteurs des marchés qui facilitent, par l’utilisation d’une interface électronique, telle qu’une place de marché, une plateforme, un portail ou un dispositif similaire, soit des ventes à distance de biens importés de territoires tiers ou de pays tiers contenus dans des envois d’une valeur intrinsèque ne dépassant pas 150 €, soit des livraisons de biens effectuées par des opérateurs non établis dans l’UE au profit de consommateurs finaux, seront désormais redevables de la TVA. Il est rappelé que s’agissant des services fournis par voie électronique, comme des logiciels, de la musique ou des films numériques, la TVA est d’ores et déjà prélevée au lieu de situation du consommateur depuis le 1er janvier 2015. Dans ce contexte, sous l’impulsion de la Commission et comme elle l’avait annoncé dans sa communication, du 7 avril 2016, concernant son plan d’action en matière de TVA, les règles de coopération administrative sont en cours de révision afin de renforcer les moyens des Etats membres y compris pour mener des contrôles sur des entreprises non implantées sur leur territoire. L’ensemble de ces mesures apparaît de nature à apporter des réponses concrètes et efficaces tant sur le plan juridique que pratique aux difficultés évoquées par l’auteur de la question.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6355</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4065</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Barbier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôt sur les sociétés
	            Dépréciation des stocks dans la filière automobile
	            6355. — 13 mars 2018. — M. Frédéric Barbier attire l’attention de M. le ministre de l’action et des comptes publics sur la dépréciation des stocks dans la filière automobile. À la clôture des comptes d’une entreprise, la valeur d’entrée des stocks doit être comparée à la valeur d’inventaire correspondant à la valeur actuelle. Si cette dernière est supérieure à la valeur d’entrée des biens, la plus-value constatée n’est pas comptabilisée. En revanche, si elle est inférieure à la valeur d’entrée des stocks, il convient de constater une dépréciation. Or le barème applicable à la constatation de cette dépréciation des stocks dans la filière automobile varie. En effet, il n’existe pas de barème fiscal européen pour valoriser par exemple la décote d’un stock de pièces qui peine à se vendre et qui n’a donc commercialement peu, voire aucune valeur. Cela peut s’avérer problématique pour les distributeurs qui appliquent, lors de leur déclaration d’impôt, leur propre décote au risque d’un redressement fiscal pouvant atteindre le million d’euro. Ainsi, des disparités apparaissent entre les régions, engendrant de facto un traitement inéquitable entre entreprises pratiquant pourtant la même activité. Il voudrait connaître la position du Gouvernement sur ce sujet et notamment sur l’éventualité de la mise en place d’une grille officielle de dépréciation comme cela existe dans d’autres domaines, comme la librairie. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4065</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Tout d’abord, il est rappelé qu’en vertu des dispositions de l’article L.123-12 du code de commerce, toute personne physique ou morale ayant la qualité de commerçant doit « contrôler par inventaire, au moins une fois tous les douze mois, l’existence et la valeur des éléments actifs et passifs du patrimoine de l’entreprise ». Cet inventaire permet d’identifier les éléments de l’actif sur lesquels des moins-values latentes sont observées et ce, en vue de procéder aux enregistrements comptables de clôture. Au plan fiscal, il en est de même en application des dispositions de l’article 38 decies de l’annexe III au code général des impôts. Ainsi, si le cours du jour à la date de l’inventaire des éléments en stock (marchandises, matières premières, fournitures consommables…) est inférieur au coût de revient desdits éléments, l’entreprise doit constituer, à due concurrence, des provisions pour dépréciation. S’agissant des biens pour lesquels il n’existe pas de cours notoirement connu, ils ne peuvent être, en principe, être évalués en dessous du prix de revient que lorsqu’ils ont subi une dépréciation certaine à la suite de circonstances particulières (pertes de débouchés, détériorations…) qu’il convient d’apprécier au cas par cas. Par suite, créer un barème fiscal de dépréciation des stocks auquel il conviendrait de se référer pour calculer la perte latente sur un stock ne peut recueillir l’assentiment du Gouvernement dès lors que cette proposition se heurte, d’une part, au fait que le pourcentage de perte ne peut relever que de l’examen de chaque situation particulière et, d’autre part, au principe de connexion entre la comptabilité et la fiscalité dont elle constituerait une exception.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6364</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4066</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Vigier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôts et taxes
	            Obligations fiscales liées à l’exploitation de chambres d’hôtes
	            6364. — 13 mars 2018. — M. Philippe Vigier attire l’attention de M. le ministre de l’action et des comptes publics sur les obligations fiscales liées à l’exploitation de chambres d’hôtes. Les propriétaires des chambres d’hôtes sont assujettis à la contribution à l’audiovisuel public pour les postes de télévision, contrairement aux hôtels de tourisme. En effet, ces derniers bénéficient d’une minoration de 25 % sur la contribution à l’audiovisuel public lorsque leur période d’activité annuelle n’excède pas neuf mois, en application de l’article 1605 ter du code général des impôts. Il lui demande si cette minoration pourrait être étendue dans les mêmes conditions aux chambres d’hôtes. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4066</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[« Réponse nouvelle » La contribution à l’audiovisuel public est un impôt payé à raison de la détention d’appareils récepteurs de télévision qui pèse aussi bien sur les particuliers que sur les professionnels. S’agissant de ces derniers, la contribution est due au titre de chaque point de réception. Le législateur a souhaité atténuer la charge fiscale pesant sur les hôtels de tourisme dont la période d’activité n’excède pas neuf mois en minorant la contribution due de 25 %. Le bulletin officiel des finances publiques-impôts (BOI-TFP-CAP-20) publié le 6 mai 2015, paragraphe 40, prévoit que les personnes exploitant des hôtels de tourisme peuvent apporter cette preuve par tout moyen, en particulier par la fourniture de l’arrêté préfectoral portant les mentions de saisonnalité, de la déclaration de contribution économique territoriale ou d’un extrait du registre du commerce et des sociétés précisant l’activité saisonnière. Afin de placer les exploitants de chambres d’hôtes dans une situation identique à celle des exploitants d’hôtels de tourisme, il est admis de leur appliquer la minoration prévue au b du 1° de l’article 1605 ter du code général des impôts, sous réserve qu’ils soient en mesure de justifier d’une période d’activité n’excédant pas la même période de neuf mois.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6658</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4066</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jacques Cattin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[professions libérales
	            Situation des maquettistes-volumistes en France
	            6658. — 20 mars 2018. — M. Jacques Cattin appelle l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur la situation des maquettistes-volumistes en France. Ils sont au nombre de 300 à exercer en libéral dans cette branche d’activités. Ils ont un rôle important pour assurer la promotion d’un produit, sans recourir nécessairement à l’assistance d’un vendeur. Ils permettent aussi au public d’appréhender avec précision et réalisme tous les contours de projets d’aménagements. Bref, les maquettistes-volumistes concourent au développement de l’économie du pays, en partenariat avec de nombreux acteurs, publicitaires, designer, architectes ou encore bureaux d’études. Or depuis plusieurs années, le volume d’activités de nombre de ces professionnels est mis sous pression. Plusieurs facteurs expliquent cette évolution : les contraintes budgétaires des donneurs d’ordres, le développement du maquettisme au sein des cabinets d’architectures eux-mêmes, la concurrence des pays émergents, les réseaux fermés qui font la part belle aux grosses structures ou encore le recours aux technologies informatiques nouvelles, qui dispensent de solliciter un maquettiste. Considérant l’utilité du travail des maquettistes-volumistes, il lui demande quelles mesures concrètes pourraient être mises en œuvre pour préserver le dynamisme de cette filière.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4066</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Exerçant sur un marché concurrentiel, les maquettistes-volumistes doivent adapter leurs pratiques professionnelles aux choix et orientations définis par leurs donneurs d’ordres. A cet égard, cette profession n’échappe pas à la transformation digitale de l’économie et l’utilisation des outils numériques performants constitue l’une des conditions de la nécessaire modernisation des métiers, et en particulier celui des maquettistes-volumistes. Les services du ministère de l’économie pourront examiner avec attention les propositions que les maquettistes-volumistes ou leurs organisations professionnelles leur soumettront, sur la base d’informations étayées pour assurer le développement ou la diversification de leurs activités.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6947</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4067</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrice Verchère</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[sécurité routière
	            Charges des autoécoles agréées
	            6947. — 27 mars 2018. — M. Patrice Verchère attire l’attention de M. le ministre de l’action et des comptes publics sur les difficultés des écoles d’apprentissage de la conduite automobile face à l’augmentation de leurs coûts et à la concurrence déloyale qu’elles subissent des plateformes numériques. L’augmentation des taxes sur les carburants depuis le 1er janvier 2018 a considérablement renchéri les charges des auto-écoles qui doivent ainsi réduire leurs marges pour rester attractives. Afin de ne pas mettre en péril un secteur d’activité essentiel à la sécurité routière, il lui demande si les écoles d’apprentissage de la conduite automobile agréées pourraient être assimilées à des organismes de formation afin de bénéficier comme ces derniers d’une exonération de TVA ou si elles pouvaient bénéficier d’un remboursement partiel de la taxe intérieure sur la consommation des produits énergétiques comme c’est le cas de certains transports routiers. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4067</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Conformément aux dispositions des articles 256 et 256 A du code général des impôts (CGI), les activités des établissements d’enseignement de la conduite automobile sont soumises à la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), quelles que soient les modalités d’exécution des prestations ou de la forme des établissements qui les effectuent. En effet, ces prestations de conduite ne constituent pas des prestations de services effectuées dans le cadre de l’enseignement scolaire, universitaire, technique, professionnel, agricole ou à distance éligibles à l’exonération de TVA du a du 4° du 4 de l’article 261 du CGI. Corrélativement, la TVA grevant les dépenses que supportent ces établissements pour les besoins de la réalisation de leurs prestations soumises à la TVA est déductible dans les conditions de droit commun prévues à l’article 271 du CGI. A cet égard, il convient de préciser que la mesure d’exclusion du droit à déduction applicable aux dépenses afférentes aux véhicules conçus pour le transport de personnes ou à usage mixte ne s’appliquent pas aux véhicules affectés de façon exclusive à l’enseignement de la conduite conformément au d du 6° du IV de l’article 206 de l’annexe II au CGI. De plus, la soumission à la TVA permet aux établissements de déduire intégralement la TVA afférente aux dépenses de gazole supportées pour les besoins de ces véhicules. Il en va de même depuis le 1er janvier 2018, de façon progressive, pour les dépenses d’essence afférentes aux véhicules qui roulent avec ce type de carburant. De 20 % de déduction en 2018, la TVA sera intégralement déductible à compter de 2022. Les prestations d’enseignement de la conduite sont néanmoins susceptibles de bénéficier de l’exonération prévue au 5 alinéa du a du 4° du 4 de l’article 261 du CGI déjà cité lorsqu’elles sont effectuées dans le cadre de la formation professionnelle continue sous réserve d’en remplir l’ensemble des conditions. Il n’est, en tout état de cause, pas permis d’étendre cette exonération à l’ensemble des prestations d’auto-écoles car la directive TVA ne le permet pas. Toutefois, l’exonération de ces prestations a alors pour conséquence l’impossibilité de déduire la TVA grevant les dépenses supportées pour les réaliser. En outre, il est rappelé que le cas échéant, la réalisation de prestations exonérées de TVA par un établissement d’enseignement de la conduite employant des salariés peut avoir pour conséquence de le rendre redevable de la taxe sur les salaires (TS) instituée par les dispositions de l’article 231 du CGI. En ce qui concerne la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE), il s’agit d’une taxe harmonisée par le droit européen, notamment par les dispositions de la directive 2003/96/CE du Conseil du 27 octobre 2003 restructurant le cadre communautaire de la taxation des produits énergétiques et de l’électricité. L’application d’un tarif réduit de TICPE applicable aux carburants au profit d’une catégorie d’utilisateurs bien déterminée, y compris lorsque ce tarif réduit est octroyé aux bénéficiaires sous la forme d’un remboursement partiel, n’est possible que si une disposition de la directive l’autorise expressément. Tel est le cas pour exploitants de véhicules de transports routiers de marchandises, les exploitants de véhicules routiers de transports de voyageurs, ou encore les artisans taxis. En revanche aucune disposition spécifique ne permet d’appliquer une telle réduction de taxe aux écoles d’apprentissage de la conduite automobile.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>7032</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4067</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Cyrille Isaac-Sibille</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[énergie et carburants
	            Taux réduit de taxation des installations industrielles électro-intensives
	            7032. — 3 avril 2018. — M. Cyrille Isaac-Sibille attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur la situation des syndicats mixtes hydrauliques agricoles organisés en association syndicale autorisée (ASA) quant à leur position face à la taxe intérieure sur la consommation finale d’électricité (TICFE). L’article 266 quinquies C du code des douanes précise que l’électricité n’est pas soumise à la TICFE, ou bénéficie d’un taux réduit, lorsque sa valeur consommée représente plus de la moitié du coût d’un produit. Ce même article précise que pour en bénéficier les personnes doivent exploiter au moins une installation industrielle et électro-intensive tel que la production et la distribution d’eau. Les syndicats mixtes agricoles exploitant des stations de pompage sont de par le fait éligibles. La circulaire du 16 mai 2016 relative à la TICFE précise que le calcul pris en compte pour bénéficier d’un taux réduit est le ratio : consommation du site sur la valeur ajoutée du site. Les ASA en général sont des établissements publics soumis à TVA (ils récupèrent la TVA sur les investissements et notamment sur l’électricité) sont en comptabilité publique, ne déclarant pas de valeur ajouté. Ce mode de calcul exclut de fait les syndicats mixtes hydrauliques dont la situation financière reste précaire, est-ce une volonté ? Il lui demande s’il serait possible d’envisager de changer ce mode de calcul.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4067</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les tarifs réduits de taxe intérieure sur la consommation finale d’électricité (TICFE), pour les personnes exploitant des installations industrielles électro-intensives, ont pour objet de préserver la compétitivité des opérateurs économiques grands consommateurs d’électricité. La mise en place de ces tarifs répond aux conditions de l’article 17, paragraphe 1, point a, alinéa 5, de la directive no 2003/96/CE octobre 2003 restructurant le cadre communautaire de taxation des produits énergétiques et de l’électricité, qui définit le critère d’intensivité énergétique en référence à cette notion de valeur ajoutée. Cette valeur ajoutée s’entend du « chiffre d’affaires soumis à la TVA, y compris les exportations, diminué de la totalité des achats soumis à la TVA, y compris les importations » et peut donc être reconstituée, à partir des données de la comptabilité des personnes morales soumises aux règles de la comptabilité publique, tels que les syndicats mixtes hydrauliques agricoles organisés en association syndicale autorisée. Dès lors, l’absence de déclaration de valeur ajoutée, pour les besoins d’impôts commerciaux par les syndicats mixtes hydrauliques agricoles, n’a pas pour effet de les exclure du bénéfice de ces tarifs réduits. Ils peuvent en bénéficier, sous réserve d’être en mesure de justifier de leur électro-intensivité, au regard de leurs données comptables.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5960</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4068</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Gosselin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Égalité femmes hommes</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[politique sociale
	            Prolongement congé maternité
	            5960. — 27 février 2018. — M. Philippe Gosselin attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, sur la durée du congé maternité. L’allaitement maternel est préconisé jusqu’à l’âge de six mois par l’OMS mais les dispositions actuelles du code du travail relatives au congé de maternité ne prévoient pas d’allongement du congé postnatal pour allaitement. Questionné sur le sujet, l’ancien gouvernement n’envisageait pas d’allonger la durée du congé maternité en cas d’allaitement maternel. Malgré tout, en février 2017, une proposition de loi avait été déposée et adoptée par l’Assemblée nationale visant à allonger la durée du congé maternité de 16 à 18 semaines. Proposition adoptée contre l’avis du gouvernement en première lecture. Cependant, la fin des travaux de l’ancienne législature avait mis un terme au processus législatif. Il lui demande donc si l’actuel Gouvernement compte entamer une réflexion sur ce sujet et présenter prochainement ses orientations.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4068</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Selon une étude de la CNAMTS, la durée moyenne totale du congé de maternité indemnisé s’élève, pour les femmes affiliées au régime général ayant accouché en 2014, à 23,2 semaines, soit une durée significativement supérieure aux 16 semaines réglementaires. Le HCFEA a adopté le 12 décembre dernier un rapport qui s’intitule « disposer de temps et de droits pour s’occuper de ses enfants, de sa famille et de ses proches en perte d’autonomie » dans lequel il étudie plusieurs pistes d’amélioration des congés familiaux. Concernant l’allongement du congé maternité, le rapport fait état de questionnements qui ont vocation à être expertisés par la mission parlementaire confiée par le gouvernement à Marie-Pierre Rixain, Présidente de la Délégation aux droits des femmes de l’Assemblée Nationale, sur l’état des lieux et l’harmonisation du congé maternité entre toutes les professions. Ces propositions s’inscrivent également dans le cadre d’une réflexion plus large sur l’évolution du congé paternité. Dans ce cadre, le gouvernement a confié à l’IGAS une mission relative à l’allongement et à la meilleure indemnisation de celui-ci. L’ensemble de ces travaux devraient être rendus au mois de juin 2018 pour permettre une mise en oeuvre rapide.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>8230</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4069</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laurianne Rossi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[traités et conventions
	            Situation fiscale des Américains accidentels
	            8230. — 8 mai 2018. — Mme Laurianne Rossi attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation administrative et fiscale de plusieurs milliers de citoyens, surnommés les « Américains accidentels », actuellement soumis à deux législations fiscales différentes. En effet, suite à la promulgation de la loi dite « FATCA » ( Foreign account tax compliance act ) d’août 2014, autorisant l’accord franco-américain anti-fraude ratifié en 2013, ces « Américains accidentels » se voient contraints de payer un impôt différentiel aux États-Unis quand l’impôt français est inférieur à l’impôt américain. Face à cette double imposition, les « Américains accidentels » estiment légitimement ne pas être traités aujourd’hui comme des citoyens Français ordinaires. Cette situation fiscale et administrative place les « Américains accidentels » dans des situations complexes et critiques, en matière de legs comme d’accès aux services bancaires et financiers français. En effet, de nombreuses banques françaises refusent aujourd’hui à ces personnes l’accès aux services bancaires (emprunt, assurance-vie, ouverture de compte en ligne, etc.). Si la procédure de renoncement à la nationalité américaine constitue pour beaucoup d’entre eux une issue à cette situation, cette démarche se révèle pourtant ardue et coûteuse, nécessitant de recourir à un avocat, de se mettre en conformité avec l’IRS et de s’acquitter de frais de renonciation pouvant s’élever à plusieurs milliers d’euros. Elle lui demande donc quelles mesures son ministère entend mettre en œuvre afin de mettre un terme à cette situation.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4069</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En matière de fiscalité, les Etats-Unis reconnaissent en effet le principe de l’imposition sur la base de la citoyenneté, celle-ci pouvant s’acquérir par la seule naissance sur le sol américain. Les citoyens français qui ont aussi la nationalité américaine sont ainsi tenus, par le droit américain, de procéder à une déclaration de leurs revenus auprès des services fiscaux de ce pays et d’acquitter, le cas échéant, les impôts dus. Il en va d’ailleurs de même pour tous les citoyens américains résidant en France.  Une convention fiscale bilatérale ayant été conclue entre la France et les Etats-Unis en vue d’éviter les doubles impositions, ce n’est que dans les cas où l’impôt français est inférieur à celui dû aux Etats-Unis ou que certains revenus ne sont pas imposés de façon effective en application du droit fiscal français et sont, par ailleurs, taxables selon la législation des Etats-Unis, qu’une imposition complémentaire pourrait être demandée par les autorités fiscales américaines. Le 14 novembre 2013, la France a signé un accord intergouvernemental, dit "accord FATCA", relatif au respect des obligations fiscales concernant les comptes étrangers. Entré en vigueur le 14 octobre 2014, cet accord fixe un cadre pour l’échange automatique d’informations fiscales avec les Etats-Unis et vise à protéger la sécurité juridique des institutions financières françaises. Il a été conclu à la suite de la loi "FATCA" (Foreign Account Tax Compliance Act) que les Etats-Unis ont adoptée en 2010 et qui institue une obligation, pour tous les établissements financiers, de transmettre à l’administration fiscale américaine des informations détaillées sur les comptes détenus directement ou indirectement par des contribuables américains. Dans ce contexte, un collectif s’est formé pour appeler l’attention du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et du ministère de l’Economie et des Finances sur la situation particulière des "Américains accidentels", c’est-à-dire de citoyens français ayant également la nationalité américaine mais n’ayant pas de liens avec les Etats-Unis. En l’absence de liens concrets avec les Etats-Unis, où ils n’ont pas résidé, et de documents officiels de ce pays, ces personnes peuvent en effet rencontrer des difficultés pour fournir les informations demandées par les établissements financiers français, notamment un numéro d’identification fiscale américain dont l’obtention peut être particulièrement longue. En réponse, le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères a sollicité l’attention des autorités américaines sur ces situations. La France plaide en faveur d’une renonciation facilitée à la nationalité américaine pour ces "Américains accidentels", étant entendu que les conditions d’octroi de la nationalité et le principe de l’imposition sur la base de la citoyenneté relèvent de la compétence souveraine des Etats-Unis. Cette question fait également l’objet de discussions au niveau européen, que suit plus particulièrement le ministère de l’Economie et des Finances. Un courrier a ainsi été adressé au Secrétaire au Trésor américain, le 8 mai 2017, par la présidence de l’UE, appelant son attention sur les difficultés concrètes rencontrées par certains citoyens européens ayant également la nationalité américaine. La France souhaite poursuivre le dialogue à ce sujet, en intervenant conjointement avec d’autres pays européens également concernés, pour obtenir que, dans les situations où les liens avec les Etats-Unis sont ténus, la procédure de renonciation à la nationalité soit rendue plus simple et moins coûteuse. Par ailleurs, le gouvernement sera vigilant sur le respect par les banques de leurs obligations à l’égard des personnes de nationalité américaine, afin que le droit au compte leur soit reconnu et soit appliqué de manière effective. La France rappelle à cette occasion qu’il existe une procédure de recours devant la Banque de France permettant de contraindre une banque à accepter l’ouverture d’un compte, l’établissement étant alors désigné par la Banque de France. La France continuera à suivre de près ce sujet et à rechercher des solutions adaptées.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>682</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4070</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bastien Lachaud</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[élections et référendums
	            Égalité d’accès des citoyen--ne-s à la propagande électorale
	            682. — 15 août 2017. — M. Bastien Lachaud alerte M. le ministre de l’action et des comptes publics sur l’organisation démocratique des élections et de l’importance de l’acheminement de la propagande papier dans les foyers des électeurs et des électrices. Serpent de mer depuis des années, le Gouvernement entend par le projet de loi relatif au droit à l’erreur et à la simplification présenté par M. le ministre au conseil des ministres en juillet 2017 supprimer l’acheminement de la propagande électorale dans les domiciles quelques jours avant l’élection, ce au nom de la simplification administrative et sous couvert de faire des économies. La démocratie n’a pas de coût, elle a un prix. Le prix représente ce qu’il faut payer, conformément à la valeur de l’intérêt que constitue ce pourquoi on paie. Or la démocratie a une valeur inestimable, puisqu’elle est la forme même du système politique. La propagande papier constitue, pour d’innombrables foyers, le seul moment de l’élection où est présentée l’intégralité des candidat-e-s à égalité. Pour certains foyers, c’est le seul moment où l’information leur parvient lorsqu’il y a un vote. Pour d’autres, c’est l’occasion d’un moment d’éducation républicaine, où les parents apprennent à leurs enfants l’importance du vote, la fonction des élu-e-s, et expliquent le choix qu’ils font. À l’heure où l’abstention ronge la légitimité des élu-e-s, le Gouvernement juge utile de supprimer cet outil démocratique et d’éducation civique qu’est la propagande électorale. L’un des arguments avancés est le coût que représente cet envoi. Cet argument est fallacieux, car un des principaux coûts de cet acheminement est l’expédition par la poste. Or divers témoignages concordants de postiers indiquent à M. le député que cet envoi n’a pas été payé en heures supplémentaires, malgré la surcharge de travail que cela occasionne. Cela est scandaleux, mais dans l’état actuel des choses, on ne peut pas dire qu’il y ait de surcoût. Revenir sur l’externalisation de la préparation des plis électoraux serait une meilleure façon de faire des économies, et permettrait un gain démocratique. Lors des élections législatives de 2017, d’innombrables dysfonctionnements ont été occasionnés par la privatisation de la préparation des plis : plis incomplets ou absents parce que déchirés et non expédiés, candidats désavantagés par la non prise en charge de leur propagande pourtant validée par la commission, d’autres ont dû réimprimer des documents que l’entreprise avait perdus, avant de les retrouver. Une prise en charge publique est moins onéreuse et plus efficace. Lors des élections législatives de juin 2017, un test de propagande dématérialisée a été effectué. Aucune étude sérieuse sur l’efficacité de ce dispositif n’a pu être faite entre juin 2017 et juillet 2017 lors de la présentation du projet de loi. Il lui rappelle que nombre de foyers n’ont pas internet disponible chez eux, donc aucun moyen de consulter la propagande électronique. Les personnes âgées notamment ne maîtrisent pour la plupart pas les outils informatiques leur permettant de consulter ces documents en ligne. Ce projet risquerait d’exclure d’innombrables foyers de la délibération collective des élections, et constituer une rupture d’égalité entre les citoyen-ne-s qui ont les moyens techniques d’accéder aux circulaires des candidat-e-s et ceux qui ne les ont pas. Il voudrait donc savoir comment il compte s’y prendre pour assurer l’égalité d’accès aux circulaires pour tous les citoyens et ainsi l’égalité de traitement entre les candidat-e-s. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4070</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le projet de loi pour un Etat au service d’une société de confiance déposé le 27 novembre 2017 à l’Assemblée nationale ne comprend pas, pour ce qui concerne les modalités de mise sous pli et d’acheminement de la propagande électorale, de disposition relative à la dématérialisation de la propagande électorale. Dès lors, il revient à chaque préfecture, au regard de sa propre organisation et de son fonctionnement, de déterminer les modalités de mise sous pli les plus à même de garantir, localement, l’efficacité de l’acheminement des documents électoraux au domicile de l’électeur. En complément de la propagande électorale imprimée, le ministère de l’intérieur propose depuis les élections départementales de mars 2015 un dispositif de mise en ligne des documents de propagande des candidats, dans un cadre volontaire. Cette modalité nouvelle de diffusion des professions de foi offre aux candidats la possibilité de toucher efficacement un public plus large par des moyens modernes, notamment jeunes électeurs ou personnes souffrant de déficience visuelle. En effet, la consultation de ces documents s’opère sur un site internet dédié, accessible à partir de n’importe quel appareil relié à internet (ordinateur, smartphone, tablette) et les candidats sont invités à fournir des documents accessibles en audio-description et lisibles par les logiciels d’assistance à la lecture.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>825</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4070</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Martial Saddier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[police
	            Inquiétudes concernant les futures dotations budgétaires de la police nationale
	            825. — 29 août 2017. — M. Martial Saddier attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les inquiétudes formulées par les commissaires de la police nationale concernant les futures dotations budgétaires de la police nationale. Alors que la menace terroriste est toujours présente, la police nationale a eu à faire face à des annulations récentes massives de crédits qui ont eu des répercussions très préoccupantes sur le fonctionnement des services de police. Certes, des postes budgétaires ont été sanctuarisés notamment dans des activités spécialisées telles que le RAID, le SDLP et les CRS. Pourtant, la réduction de la dotation budgétaire des services non opérationnels entraînera inévitablement une chute des capacités des fonctions support (informatique, téléphonie, matériel de protection, armement) et aura un impact non négligeable sur les services opérationnels. De même, le non renouvellement du nombre de véhicules génèrera des incapacités opérationnelles très fortes dans les services. Certaines DCPJ ont même connu en 10 ans une baisse de près de 20 % de leur budget. Face à aux inquiétudes des personnels de la police nationale et en raison de la menace terroriste toujours très présente, il souhaite donc savoir si le Gouvernement entend sanctuariser le budget des forces de sécurité intérieures dans le cadre du projet de loi de finances pour 2018.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4070</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans son discours du 18 octobre 2017 aux forces de sécurité intérieure, le Président de la République a fixé les principes et objectifs de la politique de sécurité, qui repose sur des moyens accrus et de nouveaux modes d’action, avec pour objectif de répondre toujours plus efficacement aux défis sécuritaires et aux attentes de la population et de donner aux forces de sécurité intérieure les moyens et les méthodes pour agir encore plus efficacement. La sécurité est donc une priorité du Gouvernement qui, dans un contexte d’indispensable maîtrise de la dépense publique, se traduit par de réelles avancées. C’est ainsi que les moyens alloués à la police nationale par la loi de finances initiale pour 2018 sont pérennisés et consolidés : + 2 % par rapport à la loi de finances initiale pour 2017 et + 9,9 % par rapport à la loi de finances initiale pour 2013. 7 500 postes de policiers durant le quinquennat, avec près de 1 400 recrutements dès 2018. Les crédits de fonctionnement, si indispensables pour le quotidien des policiers, sont en augmentation. Le budget dédié aux équipements atteint près de 150 M€ en 2018, gage de policiers mieux équipés et mieux protégés. Ce budget permettra de poursuivre la modernisation et l’amélioration des équipements, par exemple des équipements de protection et d’intervention. Un effort particulier est fait en matière de renouvellement et de montée en gamme des matériels et équipements, avec par exemple l’achat de 50 000 tablettes numériques, de 8 000 caméras individuelles et de 3 000 véhicules. Les crédits d’investissement permettront un effort majeur en faveur des locaux de police, qu’il s’agisse de travaux de rénovation, de réhabilitation ou de constructions neuves, avec un budget « immobilier » de 196 M€ par an au titre de la programmation triennale, soit + 5 % par rapport à 2017, qui apportera des améliorations concrètes et directes aux conditions de travail des policiers. 45 M€ de crédits sont en outre déconcentrés en 2018 au plus près du terrain pour des travaux d’aménagement et d’entretien courant, contre 19 M€ en 2016. Par ailleurs, le taux de mise en réserve des crédits « police », limité à 3 % en 2018 (contre 8 % précédemment), permet ainsi un accroissement significatif des crédits effectivement disponibles en début de gestion. Si l’efficacité des forces de sécurité intérieure repose sur des moyens confortés, elle suppose également des transformations en profondeur. Tel est le sens de la police de sécurité du quotidien (PSQ), lancée début février 2018 par le ministre d’Etat, ministre de l’intérieur. La PSQ constitue une transformation en profondeur du fonctionnement de la police nationale et monte progressivement en puissance. Elle va permettre de renforcer la présence des policiers sur la voie publique, pour dissuader, rassurer, et constituer une police mieux adaptée aux contextes locaux avec en particulier la déconcentration de certains pouvoirs aux responsables territoriaux de police. La police de sécurité du quotidien s’inscrit dans une action plus globale de modernisation des modes d’action des forces de sécurité de l’Etat, avec les chantiers lancés pour simplifier la procédure pénale, supprimer les tâches indues qui éloignent les policiers de leurs missions opérationnelles prioritaires. Par ailleurs, une mission sur l’évolution du continuumde sécurité a été confiée par le ministre d’Etat, ministre de l’intérieur, à deux parlementaires. Elle doit permettre d’ouvrir de nouvelles pistes d’action permettant aux forces de sécurité de l’Etat et à l’ensemble des acteurs de la sécurité (sécurité privée, polices municipales) de coopérer plus efficacement et plus étroitement, dans le cadre d’un partenariat renouvelé et modernisé, au bénéfice de la sécurité de tous.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2731</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4071</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Questel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[sécurité routière
	            Privatisation des contrôles de vitesse
	            2731. — 7 novembre 2017. — M. Bruno Questel interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’expérimentation qui a eu lieu dans le département de l’Eure en ce qui concerne les radars embarqués confiés à des prestataires privés. Cette démarche, incitée par des soucis d’économies d’échelle appelle néanmoins des réserves de l’essentiel des acteurs de la sécurité routière. Aussi, alors qu’un appel d’offres serait en cours pour l’achat de 26 véhicules, il lui demande si les études menées permettent de constater non pas une augmentation des recettes pour l’État, laquelle est inéluctable, mais une amélioration de statistiques liées aux accidents de la circulation lorsqu’ils sont dus à une vitesse excessive. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4071</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’externalisation de la conduite des voitures radars, décidée lors du comité interministériel de la sécurité routière du 2 octobre 2015, a pour objectif de lutter contre la vitesse excessive ou inadaptée présente dans un tiers des accidents mortels, soit la première cause de mortalité routière comme en attestent les bilans annuels de l’accidentalité de l’observatoire national interministériel pour la sécurité routière. Par ailleurs, la mobilisation durable des forces de l’ordre sur de multiples missions de protection des Français ne leur permet pas d’utiliser suffisamment ces voitures-radars. En outre, en matière de sécurité routière, les policiers et gendarmes privilégient un contact direct avec les usagers dans un objectif essentiel de prévention et de pédagogie de leur action. Dans ce contexte, une expérimentation relative aux voitures-radars a été menée depuis le 24 février 2017 dans le département de l’Eure. Cette expérimentation visait à valider la solution technique qui a désormais vocation à être déployée à hauteur de 26 véhicules sur l’ensemble de la région Normandie. Ces 26 véhicules sont en cours d’acquisition par l’intermédiaire de la centrale d’achats UGAP et non à la suite d’un appel d’offres spécifique. Il est prématuré de chercher à vouloir dresser un premier bilan statistique en matière d’accidents en lien avec cette mesure. En effet, jusqu’à présent aucune des infractions relevées par les véhicules radars depuis cette période d’expérimentation n’a été suivie d’avis de contravention. Les premiers avis de contraventions devraient intervenir début mai 2018. Consultés, les acteurs de la sécurité routière soutiennent cette action qui doit contribuer à contrôler prioritairement le réseau bidirectionnel sur lequel les incidents les plus meurtriers ont lieu.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5263</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4072</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Olga Givernet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[administration
	            Dématérialisation des procédures cartes grises et permis internationaux
	            5263. — 13 février 2018. — Mme Olga Givernet interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les procédures de dématérialisation récemment mises en place par les services préfectoraux, concernant les cartes grises et demandes de permis internationaux. Depuis ces changements organisationnels, intervenus dans le quatrième semestre de l’année 2017, les usagers doivent désormais adresser leurs demandes en ligne ou par courrier au Centre du service national de Nantes. Le service de proximité qu’offraient les préfectures et sous-préfectures s’en trouve fortement compromis. Les usagers sont nombreux à se plaindre des délais d’attente, souvent conséquents, qui étaient pourtant traités rapidement auparavant. Ils déplorent un manque de suivi des services et la grande difficulté à établir des échanges avec les services compétents. Dans les territoires frontaliers comme le Pays-de-Gex, la spécificité des demandes n’est plus prise en compte, certaines cartes grises ne sont délivrées que plusieurs mois après la requête, ce qui immobilise des véhicules neufs et pénalise les résidents français. La délivrance des permis internationaux connaît également de fortes difficultés. Les délais d’obtention et les dossiers égarés ont lourdement dégradé la qualité du service public. Cela nuit à l’activité économique des territoires et affaiblit la confiance qu’ont les concitoyens envers l’administration d’État. Elle souhaite connaître les dispositions mises en place par l’État pour remédier à ces difficultés et offrir aux usagers un service public de proximité efficace et accessible.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4072</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans le cadre de la réforme des préfectures dite « plan préfectures nouvelle génération », la dernière étape significative a concerné la généralisation, le 6 novembre 2017, des télé-procédures relatives aux demandes de certificats d’immatriculation de véhicules qui s’opèrent désormais via le site de l’Agence nationale des titres sécurisées (ANTS). Les télé-procédures ont permis de transmettre, à la fin mars 2018, plus de trois millions de demandes de certificats d’immatriculation. C’est autant de situations dans lesquelles l’usager n’a pas eu besoin de se déplacer et d’attendre au guichet de préfecture. Comme pour tout nouveau système d’information, des difficultés techniques sont apparues sur le portail de l’ANTS lors de la généralisation du dispositif. Elles sont en cours de résolution. Les correctifs et les prochaines évolutions apportées aux télé-procédures doivent permettre une amélioration rapide et pérenne de l’offre aux usagers, tout au long du premier semestre 2018, dont les premiers effets tangibles sont déjà perceptibles par les professionnels de l’automobile et les usagers. Les difficultés de connexion au site de l’ANTS ont été résolues et des efforts significatifs ont été réalisés pour réduire le délai d’envoi des codes d’authentification aux usagers, aujourd’hui situé entre 15 et 20 minutes en moyenne. Parmi les autres fonctionnalités développées et appréciées des usagers, l’envoi de SMS permet désormais un suivi de la production et de l’expédition des certificats d’immatriculation de véhicules. A l’ANTS, un dispositif téléphonique permet de répondre aux questions des usagers. La situation n’est pas encore optimale mais s’améliore sensiblement, le nombre de télé-conseillers est passé de 48 début 2017 à 175 à mi-janvier 2018. Pour faire face aux retards occasionnés lors de l’instruction des demandes, des mesures provisoires ont été prises pour permettre aux centres d’expertise et de ressources des titres de diminuer rapidement le stock de dossiers en attente, dont le renforcement temporaire et significatif des effectifs des centres d’expertise et de ressources titres (CERT) commence à produire ses effets. Enfin, concomitamment à la fermeture des guichets, un dispositif de proximité et d’accompagnement des usagers a été mis en place. Ainsi, 305 points numériques déployés dans les préfectures et les sous-préfectures permettent aux usagers peu habitués au numérique de faire leur demande, avec l’assistance d’un médiateur numérique. Des espaces numériques sont également accessibles, en particulier au sein des mairies et des maisons de services au public (MSAP) dont la vocation est de répondre aux besoins des citoyens éloignés des opérateurs publics, notamment en zones rurales. Le département de l’Ain est couvert par quatre points numériques en préfecture et treize espaces numériques permettant de rendre le numérique accessible à tous. La délivrance des permis de conduire internationaux est exercée, depuis le 11 septembre 2017, par le CERT de Nantes pour l’ensemble du territoire national (métropole et outre-mer) ainsi que par le CERT de Paris pour le seul périmètre de la ville de Paris. Dans l’attente prochaine de la mise en place d’une procédure de pré-demande de permis international sur internet, l’usager envoie au CERT de Nantes sa demande par voie postale. Dès réception du dossier, le centre d’instruction vérifie la complétude et la recevabilité des pièces nécessaires. Dès son ouverture, dans le temps de montée en compétence des agents, le CERT a reçu un nombre de demandes de permis de conduire internationaux supérieur à l’activité observée les années précédentes, conduisant à la constitution rapide d’un stock et à l’allongement des délais.  Des actions ont été engagées, qui doivent permettre le retour à un traitement des demandes de permis international en flux dans les semaines à venir. Le CERT a mis en place une démarche d’amélioration et de fluidification des processus devant permettre un gain en efficience, tandis que des renforts ont été alloués pour répondre à l’activité constatée. Dans le même temps, des opérations de déstockage sont organisées. En complément, un travail en cours sur une meilleure information des usagers permettra de réduire le taux de dossiers incomplets et de limiter les demandes pour des pays dans lesquels le permis international n’est pas reconnu ou nécessaire, afin de réduire la part de dossiers inexploitables ou rendus non nécessaires par l’absence d’exigibilité. L’ensemble de ces mesures traduit l’engagement sans faille du Gouvernement à améliorer le dispositif actuel, à garantir un service de qualité pour tous les usagers sur l’ensemble du territoire national et à s’assurer du succès de cette réforme d’ampleur inédite avec le concours de tous les acteurs.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5280</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4073</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Michel-Kleisbauer</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[animaux
	            Commission nationale des professions foraines et circassiennes
	            5280. — 13 février 2018. — M. Philippe Michel-Kleisbauer attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la compétence de la Commission nationale des professions foraines et circassiennes, créée par le décret no 2017-1501 du 27 octobre 2017, à l’égard de la question de la captivité des animaux sauvages dans les cirques. Il n’est en effet pas fait mention de cette question dans le décret précité. Or il existe un consensus scientifique sur la souffrance des animaux sauvages dans les cirques. La Fédération des vétérinaires européens s’est ainsi déclarée opposée à leur captivité dans les cirques itinérants. De plus, de nombreux pays et villes interdisent la présence d’animaux sauvages dans les cirques (Irlande, Belgique, Autriche, Lettonie, Pays-Bas, Portugal, Roumanie, Suède, Mexique, Pérou, New-York, Los Angeles, Montpellier, etc.). L’opinion publique est également très sensible à la captivité et au dressage des animaux sauvages dans les cirques. Pour toutes ces raisons, il lui demande de lui indiquer si la commission se saisira de cette question et quelle place elle entend lui accorder. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4073</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La détention en captivité d’animaux d’espèces non domestiques au sein des établissements de présentation au public itinérants, tels que les cirques, est strictement règlementée en France, notamment par l’arrêté ministériel du 18 mars 2011 fixant les conditions de détention et d’utilisation des animaux vivants d’espèces non domestiques dans les établissements de spectacles itinérants. Ce texte impose des prescriptions précises en terme de confort et d’espace de vie des espèces d’animaux qui participent à l’activité de spectacles de cirque, tout en imposant également des précautions de sécurité du personnel et du public fréquentant ces établissements. La Commission nationale des professions foraines et circassiennes, créée par le décret du 27 octobre 2017, est une instance de dialogue associant les représentants de l’Etat, des élus locaux et des organisations professionnelles de ces secteurs fragilisés. Elle est chargée d’étudier les questions relatives à ces professions et de formuler des propositions au Gouvernement visant à garantir la bonne prise en compte de la spécificité de leurs activités économiques et du mode de vie mobile des personnes exerçant ces professions. Elle assure une concertation entre les pouvoirs publics et les associations, organisations et personnalités désignées en raison de leurs compétences qui agissent avec les professions foraines et circassiennes. Elle aura naturellement à débattre de la place des animaux sauvages dans les cirques afin de tenter d’apporter des propositions aux pouvoirs publics, tant sur le plan du bien-être des animaux que sur le plan de la situation sociale et économique des professionnels du cirque, conciliant la protection du bien-être animal, préoccupation grandissante de la société, et la préservation des professions du cirque traditionnel, spectacle vivant populaire et profondément enraciné dans la culture nationale.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5316</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4074</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Pires Beaune</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[élus
	            Emploi familial dans les collectivités territoriales
	            5316. — 13 février 2018. — Mme Christine Pires Beaune attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les conditions d’application de la loi no 2017-1339 du 15 septembre 2017 pour la confiance dans la vie politique. L’article 15 de cette loi interdit à l’autorité territoriale de compter parmi les membres de son cabinet son conjoint, partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou concubin ; ses parents ou les parents de son conjoint, partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou concubin ; ses enfants ou les enfants de son conjoint, partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou concubin. De plus, la réponse à la question écrite no 75550 du député François Grosdidier posée lors de la XIIIème législature indiquait que le recrutement par une autorité territoriale d’un membre de sa famille en tant que contractuel était pénalement répréhensible : s’agissant du cas où un maire souhaiterait recruter un parent, la voie contractuelle et celle du recrutement direct sans concours sont indissociables d’un risque pénal résultant de l’intérêt moral qu’aurait ce maire à recruter un membre de sa famille. Le juge pénal a ainsi sanctionné l’élu qui a recruté ses deux enfants comme agents non titulaires de la collectivité (Cour de cassation, chambre criminelle, 8 mars 2006, confirmant CA de Douai du 14 juin 2005, pourvoi no 05-85276 au bulletin). Si le recrutement de membres de la famille au sein du cabinet ou en tant qu’agents contractuels est donc prohibé, la question se pose pour les agents titulaires exerçant au sein de la collectivité et ayant un lien conjugal ou familial avec l’autorité locale, en particulier avec la présidence. Elle souhaite savoir si les nominations ou promotions d’agents ayant un lien conjugal ou familial avec l’autorité territoriale sont conformes au droit existant.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4074</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’emploi de collaborateur de cabinet, occupé par un agent contractuel sur le fondement de l’article 110 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale, ne peut pas, depuis l’entrée en vigueur de la loi du 15 septembre 2017 pour la confiance dans la vie politique, être exercé par un membre de la famille proche de l’autorité territoriale : son conjoint, partenaire lié par un pacte civil de solidarité (PACS) ou concubin, ses parents et enfants et ceux de son conjoint, partenaire lié par un PACS ou concubin. Les autres emplois des collectivités territoriales ne font pas l’objet d’une interdiction expresse fondée sur le lien familial. Pour autant, il ressort de la jurisprudence, aussi bien administrative que judiciaire, que le recrutement par une autorité territoriale de membres de sa famille sur d’autres emplois de la collectivité peut comporter un risque pénal résultant de l’intérêt moral qu’aurait l’intéressé à recruter un membre de sa famille et susceptible d’être qualifié de prise illégale d’intérêts au sens de l’article 432-12 du code pénal. Le juge, pour apprécier la prise illégale d’intérêts, prend en considération le respect de la procédure de recrutement (publicité de la vacance de poste, délai raisonnable préalable au recrutement permettant de recevoir des candidatures), l’adéquation entre la formation et l’expérience professionnelle de l’agent et l’emploi à pourvoir, et, lorsqu’il s’agit de recruter un agent contractuel, l’absence de candidature d’un agent titulaire en application de la réglementation (Cour de Cassation - Chambre criminelle, 5 décembre 2012, no 12-80032 – cour administrative d’appel de Paris, 13 octobre 2009, no 08PA01647). Aucune jurisprudence identifiée ne porte sur le recrutement d’un membre de la famille proche de l’élu qui aurait la qualité d’agent titulaire de la fonction publique. Pour autant, en cas de contentieux sur ce sujet, il est vraisemblable que le juge prendra en considération les mêmes éléments, sous réserve des spécificités liées au recrutement d’un fonctionnaire. De la même façon, s’agissant de la carrière de l’agent, c’est la légalité des promotions prononcées qui devrait être examinée par le juge et le traitement qui est fait de cet agent au regard des autres agents de la collectivité.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5556</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4074</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Barbara Pompili</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la cohésion des territoires</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[communes
	            Financement de l’instruction des actes d’urbanisme
	            5556. — 20 février 2018. — Mme Barbara Pompili appelle l’attention de M. le ministre de la cohésion des territoires sur la charge financière que représente l’instruction des actes d’urbanisme pour les petites communes. En effet, l’État ayant cessé d’assurer l’instruction des actes d’urbanisme pour les communes, ces dernières ont dû contribuer à la mise en place d’un service instructeur, souvent au sein de leur EPCI, et donc assurer la charge financière correspondante. Dans un contexte budgétaire déjà contraint, ce service peut représenter une charge importante pour les petites communes. Certaines d’entre elles souhaiteraient donc répercuter le coût d’instruction des autorisations d’urbanisme sur les pétitionnaires, possibilité qui n’est actuellement pas ouverte, faute de disposition législative. Elle l’interroge donc sur les réponses qu’il serait à même d’apporter à ces communes. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4074</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article 134 de la loi pour l’accès au logement et un urbanisme rénové du 24 mars 2014 a réservé, depuis le 1er juillet 2015, la mise à disposition des services de l’État pour l’instruction des actes d’urbanisme aux seules communes compétentes appartenant à des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) de moins de 10 000 habitants ou, si l’EPCI est compétent en matière d’urbanisme, aux seuls EPCI de moins de 10 000 habitants. Cette évolution s’inscrit dans une nouvelle vision du conseil de territoires ciblant l’appui à l’émergence de projets, l’aide à la gestion de l’Etat lors de situations difficiles ou imprévues et le portage de politiques prioritaires de l’État. La mutualisation au niveau intercommunal est la solution la plus adaptée pour répondre aux difficultés que peuvent rencontrer les élus locaux dans l’exercice de leurs compétences en matière d’urbanisme. Au-delà de l’aspect financier, elle permet d’assurer la prise en compte des préoccupations locales tout en capitalisant l’expérience et le savoir-faire avec un service d’instruction dédié au niveau intercommunal. Par ailleurs, au plan juridique, s’agissant de la possibilité de créer un dispositif prévoyant une contribution des pétitionnaires, une telle répercussion des coûts de l’instruction ne pourrait être envisagée que dans un cadre législatif, national, dans le respect du principe d’égalité devant les charges publiques. En l’état actuel des textes et, en particulier, de l’article R. 423-15 du code de l’urbanisme, une commune ne peut pas confier l’instruction des actes d’urbanisme à des prestataires privés, instruction qui, incidemment, donnerait logiquement lieu à rémunération. En tout état de cause, la mission d’instruction des autorisations d’urbanisme est liée, par nature, à l’exercice d’une prérogative de puissance publique qui nécessite objectivité et indépendance. Il apparaît donc logique, souhaitable et juste que les pétitionnaires n’aient pas à contribuer financièrement à ce dispositif.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5762</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4075</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-France Lorho</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[sécurité des biens et des personnes
	            Faits de violences « non crapuleuses »
	            5762. — 20 février 2018. — Mme Marie-France Lorho interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les violences « gratuites ». En 2017, un nouveau record a été atteint avec plus de 777 faits de violences « non crapuleuses » recensées par jour. « Recensé » car les dernières enquêtes de « victimation » attestent que seuls 20 % des cas tout au plus sont portés à la connaissance des autorités. Ces gestes traduisent une dégradation du climat social en France et ils sont nombreux : quid de la vidéo ou l’on voit un jeune en scooter traîner un chien vivant aux pattes ensanglantées ? Quid de ce collégien roué de coups par ses camarades lors d’un « jeu » ? Quid des contrôleurs SNCF menacés en plein service et agressés ? Quid des professeurs à Marseille qui ont exercé le 16 janvier 2018 leur droit de retrait après l’agression d’une enseignante par une élève de cinquième ? De l’épisode de Champigny-sur-Marne puis d’Argenteuil, voilà quelques une des 777 agressions « non crapuleuses » commises chaque jour en France. « De toute part remontent les échos d’une société où le recours à la force entre citoyens ou contre les institutions tend à se banaliser » nous dit Jean-Marc Leclerc dans Le Figaro. Tous ces faits sont inquiétants et montrent que la société est malade, fébrile, anxiogène. La tension est à son comble. Pour inverser la tendance, la plus grande fermeté doit-être montrée, des reformes structurelles et conjecturelles effectuées. Face à cette recrudescence des violences et à l’ordre public gravement menacé, elle lui demande quelles seront les moyens utilisés pour parer à ce phénomène grave.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4075</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans son discours du 18 octobre 2017 aux forces de sécurité intérieure, le Président de la République a fixé les principes et objectifs de la politique de sécurité qui doit donner aux forces de sécurité intérieure les moyens et les méthodes pour répondre encore plus efficacement aux défis sécuritaires et aux attentes de la population. Si la lutte contre le terrorisme est une priorité, renforcer la sécurité quotidienne de nos concitoyens constitue l’autre défi majeur du quinquennat dans le domaine de la sécurité intérieure. Ce sont en effet les nuisances, les incivilités et la délinquance du quotidien (trafics de drogue, violences, vols et cambriolages, etc.) qui nourrissent le sentiment d’insécurité des Français et donnent, trop souvent, l’image d’un Etat impuissant ou absent. Les attentes et les exigences en la matière, légitimes, sont grandes et sans cesse croissantes. Pour répondre à ces enjeux, le Gouvernement, sous l’impulsion du Président de la République, a décidé de renforcer les moyens humains et matériels des forces de l’ordre, avec en particulier la création de 10 000 postes de policiers et de gendarmes durant le quinquennat. La sécurité est une priorité du Gouvernement qui, dans un contexte d’indispensable maîtrise de la dépense publique, bénéfice de réelles avancées. Mais le Gouvernement fait également le choix de l’efficacité et des réformes en profondeur, avec pour objectif de disposer de policiers et de gendarmes plus nombreux sur le terrain et plus à même de répondre aux attentes des Français. Conformément aux engagements du Président de la République, le ministre d’Etat, ministre de l’intérieur, a lancé début février 2018 la police de sécurité du quotidien (PSQ), qui constitue une transformation en profondeur des missions et du fonctionnement de la police nationale et de la gendarmerie nationale. Elle va permettre de renforcer la présence des forces de l’ordre sur la voie publique, pour dissuader et rassurer, avec des policiers et des gendarmes plus accessibles, plus disponibles pour la population. Elle va également constituer une police mieux adaptée aux contextes locaux avec davantage de capacités d’action et d’initiative confiées aux échelons locaux. Concentrée sur le service rendu à la population et sur la lutte contre la délinquance, mieux intégrée dans le tissu social des quartiers, cette police « sur-mesure » sera en capacité de traiter plus rapidement et plus efficacement les problèmes de proximité, tels que décrits dans la question écrite. La PSQ va également se traduire par une action renforcée dans un nombre limité de quartiers, là où l’insécurité est la plus forte, là où l’économie souterraine et les trafics par exemple perturbent la vie quotidienne des habitants. Des moyens humains et matériels spécifiques y seront concentrés en priorité. C’est ainsi que des renforts à hauteur de 1 300 policiers et de 500 gendarmes sur les 3 prochaines années seront dédiés à 60 quartiers en zone police (« quartiers de reconquête républicaine ») et à 20 groupements prioritaires en zone gendarmerie (« départements mieux accompagnés »). La police de sécurité du quotidien s’inscrit dans une action plus globale de modernisation des modes d’action des forces de sécurité de l’Etat, avec les chantiers engagés pour simplifier la procédure pénale et supprimer les tâches indues qui éloignent les policiers de leurs missions opérationnelles prioritaires. Le projet de loi de programmation 2018-2022 et de réforme pour la justice, délibéré en conseil des ministres le 20 avril 2018, permettra à cet égard d’importantes avancées : simplification du cadre procédural dans lequel travaillent les policiers, facilitation des démarches pour les victimes (possibilité de porter plainte en ligne), etc. Il permettra également d’améliorer la réponse pénale à la délinquance du quotidien en développant la procédure d’amende forfaitaire délictuelle à de nouveaux délits. Pour donner aux forces de l’ordre les moyens d’être plus efficaces sur le terrain, il convient en effet aussi de les doter d’instruments qui leur permettent d’apporter des réponses rapides et effectives aux infractions dites récurrentes qui affectent la vie quotidienne de nombreux Français. La possibilité de sanctionner immédiatement les infractions les plus simples par le biais de la « forfaitisation » constituera donc une avancée importante, qui renforcera la lisibilité et la crédibilité de l’action de l’Etat. Le déploiement massif d’outils numériques (115 000 tablettes NEO d’ici fin 2019) permettra également aux policiers et aux gendarmes d’agir plus vite et plus efficacement au quotidien, par exemple en réduisant le temps nécessaire à certaines opérations de contrôle. L’ensemble de ces mesures vont permettre de dégager du temps opérationnel et de favoriser la réactivité et la disponibilité des policiers. Faire baisser la délinquance et garantir durablement la sécurité publique, ce sont aussi des mesures de long terme portant sur l’insertion, l’emploi, et relayées au niveau local. De ce point de vue, l’action des élus, des associations et des acteurs de terrain est fondamentale. La sécurité doit relever d’une véritable coproduction, dans laquelle les élus, les acteurs locaux et le secteur de la sécurité privée ont un rôle essentiel à jouer. C’est la raison pour laquelle une mission sur le continuum de sécurité a été confiée début février 2018 par le ministre d’Etat, ministre de l’intérieur, à deux parlementaires. Elle doit permettre d’ouvrir de nouvelles pistes d’action pour développer des coopérations plus efficientes et plus modernes entre les forces de sécurité de l’Etat et les autres acteurs de la sécurité (sécurité privée, polices municipales), au bénéfice de la sécurité de tous.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5856</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4076</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne-Laure Cattelot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement
	            Prise en charge des frais de scolarisation en milieu rural
	            5856. — 27 février 2018. — Mme Anne-Laure Cattelot attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la prise en charge des frais de scolarisation par la commune de résidence. En effet, en zone rurale, certaines communes ne sont pas pourvues d’école. Les enfants qui y résident sont alors tenus d’effectuer leur scolarité dans une commune aux alentours. Ces communes, dites ? « d’accueil », peuvent demander aux communes dites « de résidence » une participation aux frais. Cependant, le montant reste à leur convenance et doit être fixé directement entre les deux communes. Lorsque le prix demandé ne convient pas, c’est au préfet de trancher. Cette démarche occasionne des disparités très fortes entre les montants et contribue à creuser la fracture territoriale. Elle lui demande comment réformer cette démarche pour uniformiser ce montant. Il doit être suffisant pour couvrir les charges de la commune d’accueil mais ne doit pas trop pénaliser la commune de résidence qui n’a pas toujours le choix de disposer d’une école.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4076</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les articles L. 212-8 et R. 212-21 du code de l’éducation déterminent les cas dans lesquels la commune de résidence d’un élève est tenue de participer aux dépenses afférentes à sa scolarisation dans une école élémentaire ou maternelle publique d’une autre commune. La contribution de la commune de résidence est ainsi obligatoire en cas d’absence d’école élémentaire publique sur son territoire, ou lorsque cette école ne dispose pas d’une capacité d’accueil suffisante. Ces dispositions ajoutent des motifs de participation obligatoire tenant à la prise en compte des contraintes de l’environnement familial de l’élève. Ainsi, quand bien même son école aurait des places disponibles, la commune de résidence est tenue de participer à la scolarisation d’un élève dans une école de la commune d’accueil, lorsque cette scolarisation est liée aux obligations professionnelles des parents dont la commune de résidence n’assure pas de service périscolaire (restauration et garde d’enfants), à l’état de santé de l’élève nécessitant des soins dans la commune d’accueil, ou à la présence d’un frère ou d’une sœur inscrit (e) la même année scolaire dans une école publique de la commune d’accueil. La contribution obligatoire de la commune de résidence, dénommée forfait communal, est déterminée en fonction des ressources de la commune de résidence, du nombre d’élèves de cette commune scolarisés dans la commune d’accueil et du coût moyen par élève calculé sur la base des dépenses de fonctionnement de l’ensemble des écoles publiques de la commune d’accueil. Cette contribution, qui se rapporte exclusivement à des activités scolaires, est destinée à couvrir les frais effectivement supportés par la commune d’accueil pour assurer le fonctionnement de ses écoles (Conseil d’Etat, 7 avril 2004, no 250402, Commune de Port d’Envaux; 12 octobre 2011, no 325846, Commune de Clermont-Ferrand c/OGEC Fénélon). La commune de résidence peut soit verser une subvention forfaitaire, soit prendre en charge directement tout ou partie des dépenses sous forme de fourniture de prestations directes (livraisons de fuel ou matériels pédagogiques, intervention de personnels communaux, etc.), soit payer sur factures, soit combiner ces différentes formes de paiement. Le dispositif de détermination du forfait communal ouvre donc des marges de manœuvre importantes au profit de la commune de résidence, en incitant le maire de la commune de résidence et son homologue de la commune d’accueil à privilégier la voie de l’accord. En revanche, la recherche de cet accord ne saurait compromettre l’application de la loi. C’est la raison pour laquelle en cas de refus de participation de la commune de résidence, ou lorsque le montant de cette participation est insuffisant, le préfet de département intervient pour fixer ce montant, dans un délai de trois mois, dans les conditions prévues par l’article L. 1612-15 du code général des collectivités territoriales. Dans ce cadre, le préfet peut s’appuyer sur les budgets qui lui sont transmis au titre du contrôle budgétaire et sur l’expertise des comptables publics et des services départementaux de l’éducation nationale. Dans le cas où la commune concernée ne dispose pas d’école publique sur son territoire, le préfet s’appuie sur le coût moyen départemental qu’il aura fait établir, au préalable, par les services compétents.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6021</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4077</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Charles de la Verpillière</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[administration
	            ANTS - Dématérialisation - Dysfonctionnements
	            6021. — 6 mars 2018. — M. Charles de la Verpillière appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les dysfonctionnements de l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS). Plusieurs administrés de la circonscription dont il est l’élu lui ont fait part d’anomalies dans le traitement dématérialisé des demandes transmises, et notamment des délais de traitement très longs (plus de cinq mois), des demandes non traitées après encaissement des règlements, des refus de délivrance non-motivés. Et l’absence de tout interlocuteur. Aussi, il lui demande quelles sont les intentions du Gouvernement pour permettre un traitement efficace des demandes effectuées via le site internet de l’ANTS.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4077</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La réforme des préfectures dite « plan préfectures nouvelle génération » touche bientôt à sa fin. La dernière étape significative a concerné la généralisation, le 6 novembre 2017, des télé-procédures relatives aux demandes de certificats d’immatriculation de véhicules qui s’opèrent désormais via le site de l’Agence nationale des titres sécurisées (ANTS), et qui ont permis de transmettre plus de trois millions de demandes de certificats d’immatriculation. Une des principales caractéristiques de cette réforme est l’obligation d’effectuer sa demande de titre par voie numérique. Pour la plupart des usagers, cette possibilité de procéder aux démarches depuis leur domicile ou lieu de travail, à n’importe quel moment de la journée, constitue une simplification administrative appréciable. Le ministère de l’intérieur ne mésestime cependant pas les difficultés, ponctuelles, auxquelles sont confrontés certains usagers et professionnels dans la réalisation de leurs démarches. Les équipes du ministère de l’intérieur sont pleinement mobilisées pour apporter des réponses rapides aux dysfonctionnements techniques. Certains usagers ont ainsi été dans l’impossibilité d’achever leurs télé-procédures car des problèmes de paiement sont apparus. Ces difficultés sont aujourd’hui réglées et chaque paiement donne lieu désormais à la production du titre et à son envoi à l’usager. Même si des correctifs ont rapidement été apportés, le ministère de l’intérieur est attentif aux conséquences de ces dysfonctionnements, notamment en ce qui concerne les délais de traitement des demandes qui demeurent une priorité d’action du ministère. Au centre d’expertise et de ressources titres (CERT) de Clermont-Ferrand, qui traite les dossiers des usagers de l’Ain, les délais de traitement, inférieurs à quatre semaines, s’améliorent très significativement. Pour faire face aux retards occasionnés, des mesures provisoires ont été prises pour permettre aux centres d’expertise et de ressources des titres de diminuer rapidement le stock actuel de dossiers en attente. En outre, l’administration tient l’usager informé tout au long de la procédure, notamment si une pièce manquante doit être ajoutée par l’usager à sa demande. La dématérialisation et l’accès à un espace personnel permettent également à l’usager d’être informé si sa demande est rejetée. Cet échange dématérialisé entre l’administration et l’usager permet une réactivité plus importante. Fort des six premiers mois de retours d’expérience de la réforme, le ministère de l’intérieur cherche en permanence à améliorer ce point essentiel de la réforme. La dématérialisation des procédures administratives ne doit en aucun cas signifier une absence totale d’interlocuteur permettant de guider et d’assister les usagers dans leurs démarches. Plusieurs dispositifs d’accompagnement ont ainsi été mis en place. Le site de l’ANTS évolue pour plus d’ergonomie et de fluidité, afin de contribuer à l’inclusion numérique des publics les plus fragiles. Les lenteurs de connexion au site, pour créer un compte personnel et utiliser les télé-procédures, ont ainsi nettement été réduites. A l’ANTS, le centre de contact citoyen permet de répondre aux questions des usagers et des professionnels. Ce centre d’appel est particulièrement sollicité, par un nombre d’appels plus important que prévu, et par un nombre de courriels très élevé (25 000 à 30 000 courriels chaque semaine, avec un délai de réponse de 6 jours). La situation s’améliore nettement, du fait des renforts importants en télé-conseillers, dont le nombre est passé de 48 début 2017 à 175 début 2018. Le taux de décroché est supérieur à 70 %. Les 305 points numériques, installés dans les préfectures et sous-préfectures, ont permis aux usagers peu habitués à l’utilisation d’internet de faire leur demande, avec l’assistance d’un médiateur numérique (jeune en service civique). Les maisons de services au public peuvent constituer une aide précieuse pour assurer un appui numérique aux demandes des usagers. De même, les mairies qui le souhaitent peuvent offrir un nouveau service à leurs administrés en mettant en place un espace numérique pour les assister dans toutes les démarches qui, de plus en plus, s’effectuent par voie numérique. L’ensemble de ces mesures traduit l’engagement du Gouvernement à garantir un service de qualité pour tous les usagers sur l’ensemble du territoire national, et à maintenir sa vigilance tout au long de la mise en œuvre de cette réforme ambitieuse qui permet d’installer de nouvelles pratiques, à la fois plus simples et plus rapides, pour les usagers.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6213</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4078</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bertrand Sorre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[administration
	            Dématérialisation des demandes de cartes grises
	            6213. — 13 mars 2018. — M. Bertrand Sorre attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la dématérialisation des demandes de cartes grises. Depuis le 6 novembre 2017, les demandes et inscriptions se font exclusivement sur la plateforme en ligne de l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS). Cette dématérialisation des procédures s’inscrit dans la logique d’administration numérique qui vise à rendre les services publics plus accessibles, plus efficaces et plus réactifs pour les particuliers comme pour les professionnels. Toutefois, depuis la généralisation des demandes de cartes grises sur internet, de très nombreux dysfonctionnements ont été signalés par les usagers de son territoire de la Manche. En effet, pour l’acquisition d’un véhicule, un particulier dispose d’un délai d’un mois pour obtenir une nouvelle carte grise. Cependant, l’absence de suivi des demandes des particuliers et les lenteurs constatées du système les exposent à une amende de 135 euros en cas de contrôle par les forces de l’ordre ou de 90 euros pour ceux n’ayant pas pu faire modifier l’inscription de leur nouveau lieu de résidence en cas de déménagement. De plus, il souligne l’engorgement du service téléphonique (et bien souvent l’absence totale d’interlocuteur puisque personne ne décroche) qui doit permettre aux usagers de trouver des réponses à leurs interrogations et déplore son caractère payant pour un service public. La plateforme ANTS se révèle inadaptée à une certaine nombre de cas (par exemple, les anciennes immatriculations du type 1234 AA 50 ne sont pas prévues). Aussi, il souhaite connaître les solutions déjà mises en place et celles envisagées pour pallier ces problèmes informatiques et ainsi raccourcir les délais d’obtention de cartes grises.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4078</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La réforme des préfectures dite « plan préfectures nouvelle génération » touche bientôt à sa fin. La dernière étape significative a concerné la généralisation, le 6 novembre 2017, des télé-procédures relatives aux demandes de certificats d’immatriculation de véhicules qui s’opèrent désormais via le site de l’Agence nationale des titres sécurisées (ANTS), et qui ont permis de transmettre plus de trois millions de demandes de certificats d’immatriculation. Une des principales caractéristiques de cette réforme est l’obligation d’effectuer sa demande de titre par voie numérique. Pour la plupart des usagers, cette possibilité de procéder aux démarches depuis leur domicile ou lieu de travail, à n’importe quel moment de la journée, constitue une simplification administrative appréciable. Le ministère de l’intérieur ne mésestime cependant pas les difficultés, ponctuelles, auxquelles sont confrontés certains usagers et professionnels dans la réalisation de leurs démarches. Les équipes du ministère de l’intérieur sont pleinement mobilisées pour apporter des réponses rapides aux dysfonctionnements techniques. Certains usagers ont rencontré des difficultés avec d’anciennes immatriculations qui sont désormais réglées. Actuellement, 18 000 véhicules disposant d’une ancienne immatriculation font l’objet, chaque semaine, d’une opération entrainant l’attribution d’une immatriculation dans le système d’immatriculation des véhicules (SIV). Concernant l’impossibilité de saisir un nouveau lieu de résidence pour les usagers qui ont déménagé, le dysfonctionnement a été identifié et résolu et les risques de verbalisation par les forces de l’ordre écartés. Même si des correctifs ont rapidement été apportés, le ministère est attentif aux conséquences de ces dysfonctionnements, notamment en ce qui concerne les délais de traitement des demandes qui demeurent une priorité d’action du ministère. Au centre d’expertise et de ressources titres (CERT) d’Amiens, qui traite les dossiers des usagers de la Manche, les délais de traitement, inférieurs à trois semaines, s’améliorent très significativement. Pour faire face aux retards occasionnés et pénaliser le moins possible les professionnels et les usagers, des mesures provisoires ont été prises pour permettre aux centres d’expertise et de ressources des titres de diminuer rapidement le stock actuel de dossiers en attente. En outre, l’administration tient l’usager informé tout au long de la procédure, notamment si une pièce manquante doit être ajoutée par l’usager à sa demande. La dématérialisation et l’accès à un espace personnel permettent également à l’usager d’être informé si sa demande est rejetée. Cet échange dématérialisé entre l’administration et l’usager permet une réactivité plus importante. Fort des six premiers mois de retours d’expérience de la réforme, le ministère de l’intérieur cherche en permanence à améliorer ce point essentiel de la réforme. Outre cet échange, le centre de contact citoyen permet de répondre aux questions des usagers et des professionnels. Ce centre d’appel est particulièrement sollicité, par un nombre d’appels plus important que prévu, et par un nombre de courriels très élevé (25 000 à 30 000 courriels chaque semaine, avec un délai de réponse de 6 jours). La situation s’améliore nettement, du fait des renforts importants en télé-conseillers, dont le nombre est passé de 48 début 2017 à 175 début 2018. Le taux de décroché est supérieur à 70 %. L’ensemble de ces mesures traduit l’engagement du Gouvernement à garantir un service de qualité pour tous les usagers sur l’ensemble du territoire national, et à maintenir sa vigilance tout au long de la mise en œuvre de cette réforme ambitieuse qui permet d’installer de nouvelles pratiques, à la fois plus simples et plus rapides, pour les usagers.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6215</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4079</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[administration
	            Dysfonctionnements du site internet de l’Agence nationale des titres sécurisés
	            6215. — 13 mars 2018. — M. Marc Le Fur attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les dysfonctionnements répétés du site internet de l’Agence nationale des titres sécurisés, site qui permet notamment l’obtention des certificats d’immatriculation des véhicules. Des particuliers, mais aussi de nombreuses associations de consommateurs ont récemment fait part de ces dysfonctionnements qui affectent un nombre croissant de citoyens : formulaire de contact inopérant et inadapté, informations sur les pièces à joindre aux dossiers lacunaires, voire inexistantes, impossibilité de suivre l’avancement du dossier, absence de courriels informant les demandeurs sur le suivi de la procédure blocages nombreux. En outre, la procédure actuelle ne permet pas d’obtenir de certificat provisoire d’immatriculation. Pour l’usager la demande d’immatriculation du véhicule peut ainsi être supérieure à deux mois, sachant qu’en même temps toute personne contrôlée par les forces de l’ordre qui n’est pas en règle vis-à-vis de ses obligations d’immatriculation est passible d’une amende de 135 euros… C’est pourquoi il lui demande d’une part si le Gouvernement serait disposé à rétablir l’octroi d’un titre provisoire d’immatriculation et d’autre part s’il envisageable de publier une circulaire validant la libre circulation des véhicules des disposant de leurs demandes d’enregistrement. Par ailleurs il lui demande si le Gouvernement entend rendre les mesures nécessaires pour améliorer le fonctionnement du site de l’ANTS.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4079</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La réforme des préfectures dite « plan préfectures nouvelle génération » touche bientôt à sa fin. La dernière étape significative a concerné la généralisation, le 6 novembre 2017, des télé-procédures relatives aux demandes de certificats d’immatriculation de véhicules qui s’opèrent désormais via le site de l’Agence nationale des titres sécurisées (ANTS). Les télé-procédures ont permis de transmettre, à la fin mars 2018, plus de trois millions de demandes de certificats d’immatriculation. Une des principales caractéristiques de cette réforme est l’obligation d’effectuer sa demande de titre par voie numérique. Pour la plupart des usagers, cette possibilité de procéder aux démarches depuis leur domicile ou lieu de travail, à n’importe quel moment de la journée, constitue une simplification administrative appréciable. Cette réforme s’inscrit donc dans une démarche résolument tournée vers plus d’efficacité pour l’État, plus de facilité pour l’usager dans la réalisation de ses procédures administratives, et moins de dépenses publiques, tout en maintenant un niveau élevé d’exigence dans le service public rendu aux usagers. Le ministère de l’intérieur ne mésestime cependant pas les difficultés, ponctuelles, auxquelles sont confrontés certains usagers et professionnels dans la réalisation de leurs démarches. Les équipes du ministère de l’intérieur sont pleinement mobilisées pour apporter des réponses rapides aux dysfonctionnements techniques affectant notamment les téléprocédures permettant l’immatriculation des véhicules (1). Le ministère de l’intérieur est en outre parfaitement conscient que l’enjeu numérique, au cœur de la réforme, nécessite la mobilisation de moyens importants afin de lutter contre la fracture numérique que connaissent certains usagers (2). 1- Les difficultés techniques rencontrées pour l’immatriculation des véhicules Les dysfonctionnements les plus impactants ont concerné les certificats d’immatriculation, du fait de la complexité de la réglementation et de la multiplication des cas particuliers qui se prêtent difficilement à une automatisation des procédures. Parmi les mesures prises par le ministère de l’intérieur, le prolongement de la validité des certificats provisoires d’immatriculation, jusqu’à quatre mois, permet aux usagers de pouvoir conduire, sans risque d’être verbalisés par les forces de l’ordre et de prendre le temps de procéder à une immatriculation définitive. Concernant les demandes de mise à jour des cartes grises qui connaissent des retards, il a été demandé aux forces de l’ordre de faire preuve de discernement dans l’appréciation de chaque situation, en particulier pour les usagers de bonne foi qui ont accompli toutes les démarches nécessaires. Même si des correctifs ont rapidement été apportés, le ministère est attentif aux conséquences, pour les professionnels, de ces dysfonctionnements, notamment les délais de traitement des demandes qui demeurent une priorité d’action du ministère. Au CERT de Poitiers, qui traite les dossiers des usagers des Côtes-d’Armor, les délais de traitement restent inférieurs à trois semaines. Afin de combler les retards occasionnés par les difficultés techniques, des mesures provisoires ont été prises pour permettre aux centres d’expertise et de ressources des titres de diminuer rapidement le stock de dossiers en attente. 2- Les dispositifs d’accompagnement en faveur des usagers La dématérialisation des procédures administratives ne doit en aucun cas signifier une absence totale d’interlocuteur permettant de guider et d’assister les usagers dans leurs démarches, en particulier ceux qui sont peu familiers avec le numérique ou qui en sont éloignés, notamment dans les communes rurales. Plusieurs dispositifs d’accompagnement ont ainsi été mis en place. Le site de l’ANTS évolue pour plus d’ergonomie et de fluidité. Les lenteurs de connexion au site de l’ANTS, pour créer un compte personnel et utiliser les télé-procédures ont nettement été réduites et la situation devrait encore s’améliorer avec la mise en place prochaine d’un site plus ergonomique. Pour les demandes spécifiques, la télé-procédure complémentaire (TPC) va prochainement être décomposée en sous-catégories pour aider l’usager à préciser sa demande. La démarche de l’usager pour procéder notamment à l’actualisation du certificat d’immatriculation suite à un décès ou un héritage sera plus explicite. Le paiement en ligne connaît une nette amélioration. Parmi les autres fonctionnalités développées et appréciées des usagers, l’envoi de SMS permet désormais un suivi de la production et de l’expédition des certificats d’immatriculation de véhicules. Le dispositif téléphonique de l’ANTS est renforcé et monte en puissance. A l’ANTS, le centre de contact citoyen permet de répondre aux questions des usagers et des professionnels. Ce centre d’appel est particulièrement sollicité, par un nombre d’appels plus important que prévu, et par un nombre de courriels très élevé (25 000 à 30 000 courriels chaque semaine, avec un délai de réponse de 6 jours). La situation s’améliore nettement, du fait des renforts importants en télé-conseillers, dont le nombre est passé de 48 début 2017 à 175 début 2018. Le taux de décroché est supérieur à 80 %. Les 305 points numériques sont particulièrement sollicités. Dans les préfectures et sous-préfectures, les 305 points numériques ont permis aux usagers peu habitués à l’utilisation d’internet de faire leur demande, avec l’assistance d’un médiateur numérique. Les maisons de services au public peuvent constituer une aide précieuse pour assurer un appui numérique aux demandes des usagers. De même, les mairies qui le souhaitent peuvent offrir un nouveau service à leurs administrés en mettant en place un espace numérique pour les assister dans toutes les démarches qui, de plus en plus, s’effectuent par voie numérique. Des outils sont mis en place pour mieux comprendre les télé-procédures. La compréhension par les usagers des étapes à accomplir pour mener à bien une télé-procédure dépend de la clarté du langage employé. Il a en effet été constaté qu’un langage trop juridique peut être à l’origine d’incompréhensions de la part de quelques usagers. Le ministère de l’intérieur a lancé une démarche de simplification des télé-procédures dans le cadre d’un groupe de travail avec le réseau associatif. L’objectif est d’utiliser des mots simples pour s’adresser au grand public en lien avec la démarche « facile à lire et à comprendre ». Les tutoriels intégrés aux télé-procédures peuvent aussi répondre d’ores et déjà aux interrogations les usagers. L’ensemble de ces mesures traduit l’engagement du Gouvernement à garantir un service de qualité pour tous les usagers sur l’ensemble du territoire national, et à maintenir sa vigilance tout au long de la mise en œuvre de cette réforme ambitieuse qui permet d’installer de nouvelles pratiques, à la fois plus simples et plus rapides, pour les usagers.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6685</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4080</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Aina Kuric</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[sécurité routière
	            La désignation du conducteur responsable d’une infraction pour une entreprise
	            6685. — 20 mars 2018. — Mme Aina Kuric attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la mise en œuvre de l’article L. 121-6 du code la route qui impose au représentant légal d’une personne morale, de désigner le conducteur responsable d’une infraction constatée. Le représentant légal doit indiquer, par lettre recommandée avec avis de réception ou de façon dématérialisée, dans un délai de quarante-cinq jours, à l’autorité mentionnée sur cet avis, l’identité et l’adresse de la personne physique qui conduisait ce véhicule. Cette obligation apparaît de façon peu intelligible sur l’avis de contravention. Les professionnels de bonne foi, payant la contravention dans les temps, en l’absence d’une telle désignation, sont amendables d’une contravention majorée. Pour les professionnels travaillant seuls, ce formalisme souvent méconnu a un impact financier non négligeable. Les informations concernant la dénonciation du conducteur du véhicule au moment de l’infraction pourraient être par exemple plus visibles sur le recto de l’avis de contravention. Elle lui demande quelles mesures de simplification entend mettre en œuvre le Gouvernement pour en faciliter la mise en œuvre.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4080</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Depuis le 1er janvier 2017, les personnes morales dont le représentant légal ne désigne pas la personne physique qui a commis une infraction au volant d’un véhicule leur appartenant ou qu’elles détiennent reçoivent un avis de contravention pour non désignation. L’envoi de ce nouvel avis de contravention doit mettre fin à la situation qui voient certains contrevenants ayant commis une infraction au volant d’un véhicule professionnel échapper au retrait de points. Il arrivait même, dans certains cas, que la personne morale, en lieu et place du contrevenant, paie directement l’amende. De tels procédés sont déresponsabilisants pour les auteurs d’infraction et contraires aux objectifs de sécurité routière. Le représentant légal d’une personne morale doit donc, à la suite de la réception d’un avis de contravention, désigner le conducteur ayant commis l’infraction ou se désigner personnellement s’il a lui-même commis l’infraction, en communiquant notamment la référence de son permis de conduire. En effet, s’il ne le fait pas, son permis de conduire ne pourra pas faire l’objet du retrait du nombre de points correspondant à l’infraction commise. Aussi, lorsqu’il reçoit un avis de contravention en tant que représentant légal, il doit d’abord se désigner en tant que personne physique auprès de l’officier du ministère public, par voie papier ou électronique. Il reçoit par la suite un avis de contravention qui lui est personnellement adressé, par voie postale ou par voie électronique (e-ACO), et peut alors régler l’amende associée à l’infraction qu’il a commise. Afin de faciliter les démarches des représentants légaux et préciser les procédures à suivre, l’Agence nationale de traitement automatisé des infractions (ANTAI) a procédé à l’adaptation des documents qu’elle leur envoie dans le cadre du contrôle automatisé. L’ensemble des informations utiles aux représentants légaux ressortent ainsi de la lecture combinée de l’avis de contravention et du document « notice de paiement » qui y est joint. En outre, ces documents prennent en compte les recommandations formulées par le Défenseur des Droits. A partir du moment où un véhicule est enregistré dans le système d’immatriculation des véhicules (SIV) au nom d’une personne morale, entraînant l’établissement d’un certificat d’immatriculation à son nom, son représentant légal a l’obligation de désigner le conducteur qui commet une infraction au volant de ce véhicule. En effet, dans ce cas de figure, les informations relatives à la personne morale ne mentionnent pas l’identité du conducteur effectif du véhicule ou celle de son représentant légal. Par ailleurs, les avis de contravention envoyés aux représentants légaux ne leur sont pas nommément adressés. Ils se limitent à la mention de la qualité de représentant légal du destinataire de l’avis, celle de la raison sociale de la personne morale qu’il représente, ainsi que l’adresse de cette dernière. Si dans certaines situations professionnelles, la distinction entre les actes relevant de l’activité professionnelle et ceux relevant de la vie personnelle est difficile, la démarche d’immatriculer un véhicule au titre de la personne morale est toujours un choix, matérialisé par les informations inscrites dans le CERFA de demande d’immatriculation, ou communiquées dans le cadre des téléprocédures et par les pièces justificatives produites à l’appui de cette démarche. Ce choix confère aux représentants légaux des droits et des avantages, mais aussi des obligations. Parmi ces obligations, figurent notamment celle d’être en mesure d’identifier et de désigner le conducteur qui commet des infractions au volant du véhicule et celle de se désigner en tant que conducteur lorsque le représentant légal commet lui-même une infraction au volant du véhicule. Il y a lieu de préciser que les dispositions de l’article L. 121-6 du code de la route, prévoyant le dispositif de contravention en cas de non-désignation, ont été soumises à la chambre criminelle de la Cour de Cassation (arrêt no 17-90023 du 7 février 2018) dans le cadre d’une demande de transmission au Conseil Constitutionnel d’une question prioritaire de constitutionnalité. La chambre criminelle a notamment indiqué que les dispositions de l’article L. 121-6 du code de la route étaient dépourvues d’ambiguïté, qu’elles assuraient un juste équilibre entre les nécessités de la lutte contre l’insécurité routière et le droit de ne pas s’auto-incriminer, qu’elles ne méconnaissaient pas les droits de la défense et ne portaient aucune atteinte au principe d’égalité entre les justiciables.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6971</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4081</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Bouillon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[administration
	            Fonctionnement plateforme gérée par l’Agence nationale des titres sécurisés
	            6971. — 3 avril 2018. — M. Christophe Bouillon attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur le fonctionnement de la plateforme gérée par l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) pour l’obtention, notamment, des permis de conduire et des cartes grises. Les guichets d’accueil des préfectures dédiés à la délivrance de ces documents ont fermé le 6 novembre 2017. Cette décision relève du plan préfectures nouvelle génération (PPNG) et impose aux usagers l’utilisation de la plateforme en ligne de l’ANTS pour toute démarche liée à l’obtention d’un document de type carte grise, permis de conduire ou certificat de non-gage. L’intérêt de cet outil était de permettre de rendre ce service plus efficace et accessible. Or en réalité, c’est l’inverse qui se produit. Tout d’abord, il s’agit de disposer impérativement d’une connexion à internet ce qui d’une part, n’est pas le cas sur certaines zones du territoire et d’autre part, exclut de cet accès les usagers non familiers de cet outil. Par ailleurs, les usagers qui parviennent à utiliser la plateforme constatent de nombreux dysfonctionnements tels que des délais d’obtention très longs, le manque d’information sur le suivi des dossiers ou les difficultés à entrer en contact avec un interlocuteur en cas de besoin. Au regard de ces éléments, il lui demande quelles sont les solutions envisagées pour remédier à ces désagréments et réduire les délais d’instruction des dossiers.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4081</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La réforme des préfectures dite « plan préfectures nouvelle génération » touche bientôt à sa fin. La dernière étape significative a concerné la généralisation, le 6 novembre 2017, des télé-procédures relatives aux demandes de certificats d’immatriculation de véhicules et de permis de conduire qui s’opèrent désormais via le site de l’Agence nationale des titres sécurisées (ANTS). Les télé-procédures ont permis de transmettre, fin mars 2018, plus de trois millions de demandes de certificats d’immatriculation et de traiter un million de demandes de permis de conduire et d’inscription aux examens. Une des principales caractéristiques de cette réforme est l’obligation d’effectuer sa demande de titre par voie numérique. Pour la plupart des usagers, cette possibilité de procéder aux démarches depuis leur domicile ou lieu de travail, à n’importe quel moment de la journée, constitue une simplification administrative appréciable. Cette réforme s’inscrit donc dans une démarche résolument tournée vers plus d’efficacité pour l’État, plus de facilité pour l’usager dans la réalisation de ses procédures administratives, et moins de dépenses publiques, tout en maintenant un niveau élevé d’exigence dans le service public rendu aux usagers. Le ministère de l’intérieur ne mésestime cependant pas les difficultés, ponctuelles, auxquelles sont confrontés certains usagers et professionnels dans la réalisation de leurs démarches. Les équipes du ministère de l’intérieur sont pleinement mobilisées pour apporter des réponses rapides aux dysfonctionnements techniques affectant notamment les téléprocédures (1). Le ministère de l’intérieur est en outre parfaitement conscient que l’enjeu numérique, au cœur de la réforme, nécessite la mobilisation de moyens importants afin d’accompagner les usagers et de lutter contre la fracture numérique (2). 1- Sur les difficultés techniques rencontrées : Les dysfonctionnements les plus impactants ont concerné les certificats d’immatriculation, du fait de la complexité de la réglementation et de la multiplication des cas particuliers qui se prêtent difficilement à une automatisation des procédures. Un certain nombre d’anomalies, notamment les difficultés pour créer un compte ou les paiements en ligne, sont aujourd’hui réglées. Même si des correctifs ont rapidement été apportés, le ministère de l’intérieur est attentif aux conséquences, pour les professionnels, résultant de ces dysfonctionnements, notamment les délais de traitement des demandes qui demeurent une priorité d’action du ministère de l’intérieur. Au centre d’expertise et de ressources titres d’Amiens (CERT), qui traite les demandes d’immatriculation des usagers de la Seine-Maritime, les délais de traitement sont en moyenne inférieurs à trois semaines dès lors que les dossiers sont complets tandis que pour les demandes relatives aux permis de conduire, le CERT en charge de la Seine-Maritime instruit les dossiers complets en moins d’une semaine. L’usager reçoit soit un SMS, soit un message sur son compte ANTS qui l’informe de l’état d’avancée de son dossier. Afin de combler les retards occasionnés par les dysfonctionnements techniques, des mesures provisoires ont été prises pour permettre aux CERT de diminuer rapidement le stock de dossiers en attente. Outre les réponses techniques apportées, le ministère de l’intérieur a engagé un dialogue constructif, direct et transparent avec les professionnels de l’automobile et les représentants des écoles de conduite, qu’il tient régulièrement informés des évolutions des correctifs et du calendrier resserré de livraison des améliorations fonctionnelles. Cette concertation, gage de confiance et d’adhésion à la réforme, a également été conduite par les préfets, au niveau local. 2- Les dispositifs d’assistance et d’accompagnement en faveur des usagers : Les outils numériques mis au service de la réforme doivent répondre aux besoins des usagers peu familiers avec le numérique ou qui en sont éloignés. Plusieurs dispositifs d’accompagnement ont ainsi été mis en place pour lutter contre la fracture numérique et améliorer l’information et l’assistance en direction de l’usager. - Le site de l’ANTS évolue pour plus d’ergonomie et de fluidité. Parmi les premières difficultés rencontrées par les usagers, figure le délai d’envoi du code par l’ANTS qui a sensiblement diminué et dont l’objectif à atteindre reste la quasi simultanéité. Les cas de déconnexion au site sont aujourd’hui très marginaux. L’usage du portail « France Connect » permet toutefois, pour ceux des usagers qui disposent d’une identité numérique (impôts en ligne, sécurité sociale, La Poste) de ne pas avoir besoin de ce code. Les lenteurs de connexion au site de l’ANTS, pour créer un compte personnel et utiliser les télé-procédures ont nettement été réduites et la situation devrait encore s’améliorer avec la mise en place prochaine d’un site plus ergonomique, contribuant à l’inclusion numérique des publics les plus fragiles. - Le dispositif téléphonique de l’ANTS est renforcé et monte en puissance. A l’ANTS, le centre de contacts citoyens permet de répondre aux questions des usagers et des professionnels. Ce centre d’appel est particulièrement sollicité, par un nombre d’appels plus important que prévu, et par un nombre de courriels très élevé (25 000 à 30 000 courriels chaque semaine, avec un délai de réponse de 6 jours). La situation s’améliore nettement, du fait des renforts importants en télé-conseillers, dont le nombre est passé de 48 début 2017 à 175 début 2018. Le taux de décroché est supérieur à 75 %. - Les 305 points numériques sont particulièrement sollicités. Dans les préfectures et sous-préfectures, les 305 points numériques ont permis aux usagers ne disposant pas d’une connexion internet ou peu habitués à l’utilisation du numérique de faire leur demande, avec l’assistance d’un médiateur numérique (jeune en service civique). Les maisons de services au public peuvent constituer une aide précieuse pour assurer un appui numérique aux demandes des usagers. De même les mairies qui le souhaitent peuvent offrir un nouveau service à leurs administrés en mettant en place un espace numérique pour les assister dans toutes les démarches qui, de plus en plus, s’effectuent par voie numérique. - Des outils sont mis en place pour mieux comprendre les télé-procédures. La compréhension par les usagers des étapes à accomplir pour mener à bien une télé-procédure dépend de la clarté du langage employé. Il a en effet été constaté qu’un langage trop juridique peut être à l’origine d’incompréhensions de la part de quelques usagers. Le ministère de l’intérieur a lancé une démarche de simplification des télé-procédures dans le cadre d’un groupe de travail avec le réseau associatif. L’objectif est d’utiliser des mots simples pour s’adresser au grand public en lien avec la démarche « facile à lire et à comprendre ». Les tutoriels intégrés aux télé-procédures peuvent aussi répondre d’ores et déjà aux interrogations les usagers. L’ensemble de ces mesures traduit l’engagement du Gouvernement à garantir un service de qualité pour tous les usagers sur l’ensemble du territoire national, et à maintenir sa vigilance tout au long de la mise en œuvre de cette réforme ambitieuse qui permet d’installer de nouvelles pratiques, à la fois plus simples et plus rapides, pour les usagers.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2717</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4083</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Corinne Vignon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[professions judiciaires et juridiques
	            Tirage au sort profession des notaires
	            2717. — 7 novembre 2017. — Mme Corinne Vignon appelle l’attention de Mme la garde des sceaux, ministre de la justice, sur le tirage au sort mis en place par la loi Macron du 6 août 2015 afin de libéraliser la profession des notaires. Depuis son entrée en vigueur, cette loi permet d’ouvrir de nouvelles études notariales. Celle-ci a aussi mis en place le mode d’affectation des offices sous la forme d’un tirage au sort, auquel l’inscription se fait numériquement. Cependant, dans le département de la Haute-Garonne celui-ci provoque des inquiétudes et des incompréhensions au sein de la profession car il a été effectué, semble-t-il, en toute opacité. De plus, aucune procédure n’impartialité n’a été mise en place. Il apparaît curieux que plus de 40 % des offices créés ont été attribués, soit à des enfants de notaires, soit à des épouses de notaires, soit à des salariés de notaires. Une des plus grosses études de Toulouse a bénéficié de 7 tirages au sort favorables, ce qui ne manque pas d’attirer l’attention de Mme la Députée, compte tenu du nombre élevé de postulants. Aussi, elle aimerait connaître les conditions du tirage au sort afin de pouvoir répondre aux doutes et interrogations des notaires de sa circonscription. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4083</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les demandes de nomination dans un office à créer dans la zone de Toulouse ont été instruites, acceptées ou rejetées, selon les mêmes règles que partout en France, sans opacité. En effet les textes, qui prévoient notamment un dispositif destiné à éviter les candidatures multiples d’une même personne, dans une même zone, y ont été strictement appliqués, comme sur l’ensemble du territoire, avec une exactitude et une probité garanties par l’arrêté du 24 janvier 2017 fixant les modalités des opérations de tirages au sort prévues à l’article 53 du décret no 73-609 du 5 juillet 1973 relatif à la formation professionnelle dans le notariat et aux conditions d’accès aux fonctions de notaire, et notamment son article 5 (anonymat des candidatures) et ses articles 9 à 12 (présence d’un représentant de l’Autorité de la concurrence, d’un magistrat et d’un représentant du Conseil supérieur du notariat, durant les opérations de tirage au sort). Il convient d’observer que le II de l’article 6 de l’arrêté du 24 janvier 2017 précise qu’en cas de pluralité de demandes déposées pour un même demandeur dans une même zone, seule la première demande enregistrée, l’horodatage faisant foi, donne lieu à la constitution d’un bulletin. Pour l’application de l’alinéa précédent, sont considérées comme émanant du même demandeur les demandes présentées par une même personne physique ou pour une même personne morale, ainsi que les demandes présentées par une personne physique et celles présentées pour une ou plusieurs personnes morales ayant cette même personne physique pour associé unique ou pour seul associé demandant sa nomination en tant qu’associé exerçant au sein de l’office à créer. Il en va de même des demandes présentées pour des personnes morales différentes comprenant les mêmes associés exerçants demandant leur nomination dans l’office à créer. Le IV de l’article 6 du même arrêté dispose, en outre, que les demandes caduques en application du dernier alinéa de l’article 51 ou du quatrième alinéa de l’article 52 du décret du 5 juillet 1973 susvisé ne donnent pas lieu à constitution d’un bulletin, étant entendu que l’article 51 en question est le suivant "Un arrêté du Garde des Sceaux, ministre de la justice, précise les pièces à produire dans le délai de dix jours à compter de l’enregistrement de la demande. En cas de demande incomplète, si le demandeur ne produit pas les justificatifs requis dans le délai fixé par le même arrêté, sa demande est caduque." et l’article 52 s’applique : "La nomination en qualité de titulaire d’un office ou en qualité d’associé d’une société titulaire d’un office à tout moment de la procédure entraîne la caducité de toute autre demande de nomination sur un office à créer formée par l’intéressé." Au niveau national, l’instruction effectuée par mes services a ainsi conduit, au 1er avril 2018, date de la fin du dépôt des candidatures,  à rejeter plus de 15.004 demandes sur les 36.821 déposées, avant ou après tirage au sort, soit 41 % d’entre elles, au motif qu’elles étaient surnuméraires ou au motif que le demandeur n’avait pas fourni les éléments permettant de vérifier qu’elles n’étaient pas surnuméraires. Concernant spécifiquement la zone de Toulouse, à ce jour, l’instruction a écarté, au 1er avril 2018, pour les mêmes motifs et dans les mêmes proportions, 381 demandes sur les 896 déposées, soit 42,5 % d’entre elles, et le bilan des nominations démontre qu’aucun demandeur n’a pu tirer bénéfice de candidatures multiples abusives et déloyales. En effet, les textes prévoient la création de 32 offices devant conduire à la nomination de 51 nouveaux professionnels libéraux. L’objectif premier est atteint : 33 offices, dans lesquels 34 notaires libéraux ont été nommés pour y exercer, dont 22 nouveaux notaires, 5 notaires (2 libéraux et 3 salariés) déjà exerçants mais dans une autre zone que celle de Toulouse et 1 notaire salariée déjà exerçant dans la zone de Toulouse, mais prenant son indépendance vis-à-vis de son employeur. La zone de Toulouse compte donc déjà 28 nouveaux notaires libéraux. En revanche, ainsi que chacun en est informé, de façon totalement transparente, par les publications au Journal officiel de la République française, 6 notaires nommés dans un office créé exerçaient déjà leurs fonctions à titre libéral dans la zone. Conformément à l’article 4 de l’arrêté du 16 septembre 2016 pris en application de l’article 52 de la loi no 2015-990 du 6 août 2015 pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques, ces 6 notaires ne sont pas pris en compte pour le décompte de nouveaux notaires restant à nommer dans la zone de Toulouse afin d’atteindre l’objectif second de 51 nouveaux notaires. C’est pourquoi,  les créations d’office continuent dans la zone de Toulouse jusqu’à parvenir à la nomination de 23 nouveaux notaires libéraux supplémentaires. Dans ce contexte, chacun conviendra que les éventuelles stratégies mises en place par des notaires déjà installés cherchant à contenir de façon déloyale l’arrivée des jeunes diplômés dans leur périmètre d’activité sont nécessairement et manifestement mises en échec.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2836</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4084</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Yaël Braun-Pivet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[justice
	            Justice - Accès au droit - Situation financière des CDAD d’Île-de-France
	            2836. — 14 novembre 2017. — Mme Yaël Braun-Pivet appelle l’attention de Mme la garde des sceaux, ministre de la justice, sur les difficultés de financement auxquelles vont être confrontés prochainement les conseils départementaux d’accès au droit (CDAD) d’Île-de-France en conséquence de la décision prise, au printemps 2017, par le conseil régional d’Île-de-France de mettre un terme à sa politique historique de subventionnement de ces structures. En ce qui concerne les CDAD des Yvelines, des Hauts-de-Seine et du Val d’Oise, cette décision va entraîner une perte de recettes d’un montant de 120 500 euros tandis que celle-ci est estimée à 60 000 euros pour le CDAD de la Seine-Saint-Denis et à 90 000 euros pour celui du Val-de-Marne. À défaut d’autres sources de financement, les CDAD concernés vont être contraints de réviser une partie des dispositifs jusqu’alors mis en œuvre. Cela devrait se traduire ainsi par une diminution du nombre des permanences d’information et de conseil juridiques assurées au sein des maisons de la justice et du droit (MJD) et des points d’accès au droit (PAD). Ce désengagement aura également un effet néfaste sur le développement de la médiation familiale, dont les CDAD sont un vecteur essentiel. En effet, dans un contexte déjà marqué par la réduction progressive de la contribution financière d’autres acteurs (conseils départementaux et caisses d’allocations familiales, notamment), il aboutira à une diminution du concours financier des CDAD aux associations qui assurent des permanences de médiation familiale. Le conseil régional d’Île-de-France justifie sa décision par sa volonté d’améliorer et de rationaliser son soutien aux associations franciliennes. Elle aura cependant pour conséquence de fragiliser la cohérence des moyens déployés dans le cadre de la politique d’accès au droit dans les départements franciliens et mettra un frein aux actions développées sur le terrain au service des justiciables les plus défavorisés. Dans ce contexte, Mme la députée a décidé d’interpeller la présidente du conseil régional d’Île-de-France pour lui faire part de sa préoccupation. Elle lui demande toutefois si le Gouvernement envisage de procéder, le cas échéant, à une compensation financière exceptionnelle, en 2018, au profit des CDAD concernés et, au-delà, d’étudier la faisabilité de nouveaux mécanismes de financement des CDAD afin de garantir la pérennité et la continuité de leur activité. Sachant l’intérêt qu’elle prête à la question de l’accès au droit, elle la remercie des éléments de réponse qu’elle pourra lui apporter sur ce sujet. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4084</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Par l’attribution de subventions et par des actions de coordination, le ministère de la justice soutient l’activité des conseils départementaux de l’accès au droit (CDAD) qui déclinent au niveau départemental la politique publique d’accès au droit. Ces structures partenariales (Etat, collectivités territoriales, professionnels du droit, secteur associatif) ont pour missions essentielles, aux termes de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique, de recenser les besoins, de définir une politique locale, d’impulser des actions, de dresser et diffuser l’inventaire des actions menées, et d’évaluer la qualité et l’efficacité des dispositifs mis en place en matière d’accès au droit. Le CDAD constitue un organisme de référence pour animer un partenariat avec les acteurs locaux concernés, créer un réseau entre les dispositifs d’accès au droit existants dans le département, soutenir de nouveaux projets correspondant à des besoins spécifiques non satisfaits dans divers domaines, contribuer au développement des modes amiables de résolution des conflits. Le ministère de la justice a été informé du désengagement de la Région Ile-de-France et regrette les conséquences que cela risque d’entraîner sur la tenue de permanences juridiques et la pérennité d’actions d’accès au droit en Ile-de-France. En effet, l’accès au droit ne peut être pleinement effectif qu’en étant l’affaire de tous, et la contribution des collectivités locales est à ce titre essentielle. Le ministère de la justice, pour sa part, entend maintenir son soutien à l’aide à l’accès au droit, ainsi que l’indique la loi de finances pour l’année 2018 qui prévoit une augmentation générale de 11 % des crédits destinés aux CDAD. Concernant la cour d’appel de Paris, pour ses six CDAD (Essonne, Paris, Seine-et-Marne, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne et Yonne), il lui a été attribué, lors de la délégation initiale des crédits de 2018, une somme de 915 850 euros, en hausse de plus de 11 % par rapport à la première dotation de l’année 2017. S’agissant de la cour d’appel de Versailles qui compte quatre CDAD sur son ressort (Eure-et-Loir, Yvelines, Hauts-de-Seine et Val-d’Oise), la subvention initiale a été majorée dans la même proportion et ressort à 703 000 euros. Si ces dotations ne sauraient couvrir totalement le retrait du Conseil régional d’Ile de France, celui-ci devrait toutefois continuer à soutenir des actions d’accès au droit par le financement direct d’associations franciliennes. Au regard des missions confiées au CDAD, le ministère de la justice contribuera à la cohérence du dispositif.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3287</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4085</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Constance Le Grip</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[justice
	            Plate-forme nationale interceptions judiciaires (PNIJ) et décret d’application
	            3287. — 28 novembre 2017. — Mme Constance Le Grip, députée des Hauts-de-Seine, alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’absence de publication de décret relatif aux missions et modalités de fonctionnement de la plate-forme nationale des interceptions judiciaires (PNIJ). L’article 88 de la loi du 3 juin 2016 relatif à la plate-forme nationale des interceptions judiciaires fait en effet mention d’un décret en Conseil d’État pour déterminer les missions et les modalités de fonctionnement de celle-ci. À ce jour, l’échéancier de mise en application de la loi, disponible sur le site de LégiFrance, indique « une publication envisagée en décembre 2016 ». Cette plate-forme, obligatoire pour tous les enquêteurs depuis le 12 septembre 2017, fait l’objet de critiques récurrentes notamment de la part des fonctionnaires de police, mais également d’observations négatives de la part de la Cour des comptes qui pointe un coût bien supérieur à celui initialement budgété. Un quotidien national révélait par ailleurs il y a quelques jours que « près d’un quart du total des requêtes de géolocalisation, tous opérateurs confondus, restent sans réponse » depuis près de 10 mois. Dans la lutte contre le terrorisme que mène la France, la prise de conscience de la dangerosité de la menace doit s’accompagner d’outils réellement opérationnels. Elle souhaite donc connaître l’état des réflexions et des mesures du Gouvernement sur ce sujet permettant de réaliser un saut capacitaire absent de la loi du 30 octobre 2017. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4085</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La plate-forme nationale des interceptions judiciaires (PNIJ), dont la mise en œuvre a été autorisée par décret du 9 octobre 2014 pris après avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), centralise l’ensemble des réquisitions judiciaires adressées aux opérateurs de communications électroniques et met les données reçues en réponse à la disposition des magistrats et des agents habilités des services de police, de gendarmerie, de la douane judiciaire et des services fiscaux. Le décret susvisé fixe notamment les missions dévolues à la plateforme, détermine ses conditions d’emploi, établit les catégories d’utilisateurs habilités à procéder à des réquisitions via la PNIJ, décrit les données à caractère personnel et informations pouvant être conservées par le traitement automatisé mis en œuvre et prévoit les modalités d’établissement et de conservation des scellés ainsi que de contrôle de la plateforme. Ce texte doit aujourd’hui être modifié en application de l’article 88 de loi du 3 juin 2016, créant l’article 230-45 du code de procédure pénale, qui élargit le périmètre des missions confiées à la PNIJ en autorisant, entre autre, l’accès à la plateforme à de nouveaux utilisateurs et en prévoyant le recueil de catégories de données complémentaires. Le Conseil d’Etat sera prochainement saisi d’un projet de décret modificatif. En ce qui concerne le service rendu par la plateforme, celle-ci est pleinement opérationnelle et traite actuellement près de 10 000 interceptions judiciaires (IJ) mises en œuvre simultanément et de l’ordre de 165 000 prestations annexes par mois (PA), soit 2 millions par an. Ces performances, rendues possibles par les évolutions apportées à la PNIJ dans le courant de l’année 2017, permettent à l’outil de répondre à la totalité du besoin national en matière d’interceptions judiciaires et de prestations annexes, atteignant en cela les objectifs capacitaires fixés. Dans le même temps, la plateforme a connu d’importants travaux de fiabilisation qui ont permis de réduire très significativement le nombre des incidents. La réalisation de ces améliorations a, par ailleurs, eu des incidences sur le budget de la PNIJ, le coût de la plateforme s’établissant, fin 2017, à 153 millions d’euros en comptabilisant l’ensemble des dépenses relatives aux développements réalisés, depuis le lancement du projet en 2010, ainsi que celles couvrant les deux premières années d’exploitation. Cette hausse du coût d’investissement est ainsi liée avant tout aux avenants imposés par la hausse du volume des interceptions, d’une part, et par l’évolution des technologies (développement de la DATA mobile, 4G, émergence de nouveaux opérateurs…), d’autre part. Le coût d’investissement de la PNIJ est à rapprocher des économies permises par cet outil en coûts de fonctionnement : sur environ 100 millions d’euros par an, sans la PNIJ, l’économie générée à terme par celle-ci est estimée à environ 50 millions d’euros par an, grâce notamment à une baisse des tarifs des opérateurs permise par l’automatisation du traitement des réquisitions Concernant la suite du projet, des fonctionnalités, dont celles relatives à la géolocalisation, devraient pouvoir être déployées en 2018 après que leur mise en service ait été retardée du fait de la priorité donnée en 2016 et 2017 à l’accroissement des performances de la plateforme. S’agissant de la géolocalisation, dans l’attente de son déploiement dans la PNIJ, des solutions transitoires reposant sur des prestataires privés sont mises en œuvre. Elles couvrent désormais également l’opérateur FREE mobile.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6692</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4086</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Aude Luquet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[transports
	            Loi du 22 mars 2016 - Interdiction de paraître
	            6692. — 20 mars 2018. — Mme Aude Luquet attire l’attention de Mme la garde des sceaux, ministre de la justice, sur l’application de la loi no 2016-339 du 22 mars 2016 relative à la prévention et à la lutte contre les incivilités, contre les atteintes à la sécurité publique et contre les actes terroristes dans les transports collectifs de voyageurs. L’article 21 prévoit que les agents des services de sécurité interne, spécialement désignés par le transporteur, peuvent interdire à toute personne dont le comportement est susceptible, soit de compromettre la sécurité des personnes, soit de troubler l’ordre public, l’accès du véhicule ou la contraindre à en descendre ou à quitter sans délai les espaces, gares ou stations et, en tant que de besoin, requérir l’assistance de la force publique. Or les transporteurs regrettent que la justice n’utilise pas tous les moyens mis à sa disposition pour lutter contre la petite délinquance, source d’insécurité et de sentiment d’insécurité, notamment avec la possibilité pour un magistrat d’interdire aux délinquants multirécidivistes de paraître dans les gares ou sur les lignes où ils commettent habituellement leurs méfaits. Aussi, cette interdiction de paraître n’étant que très rarement prononcée, elle lui demande si elle entend adresser à l’ensemble des magistrats, une directive pénale les incitant à utiliser davantage l’interdiction de paraître dans des gares ou sur des lignes à l’encontre des délinquants récidivistes qui ont l’habitude d’y sévir.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4086</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[ Les magistrats peuvent prononcer des mesures d’interdiction de paraître aux différents stades de la procédure pénale. Ainsi, dans le cadre d’un contrôle judiciaire, une interdiction de se rendre dans certains lieux peut être ordonnée par le juge d’instruction ou le juge des libertés et de la détention (article 138 du code de procédure pénale). Au titre des alternatives à l’emprisonnement, l’article 131-6, 12° prévoit « l’interdiction, pour une durée de trois ans au plus, de paraître dans certains lieux ou catégories de lieux déterminés par la juridiction et dans lesquels l’infraction a été commise ». Une interdiction de séjour peut également être prononcée comme peine complémentaire. Définie par l’article 131-31 du code pénal, elle emporte défense de paraître dans certains lieux déterminés par la juridiction et comporte, en outre, des mesures de surveillance et d’assistance. La juridiction de jugement fixe la liste des lieux interdits ainsi que les mesures de surveillance et d’assistance, qui peuvent être modifiées par le juge de l’application des peines, dans les conditions fixées par le code de procédure pénale. Cette peine d’interdiction de séjour est prévue pour des infractions susceptibles d’être commises dans les transports, telles que des vols (article 311-14, 5° du code pénal), dégradations (article 322-15, 4°), violences volontaires ou agressions sexuelles (article 222-47). La juridiction de jugement dispose d’un large pouvoir de personnalisation des peines en vertu de l’article 132-1 du code pénal : « toute peine prononcée par la juridiction doit être individualisée. Dans les limites fixées par la loi, la juridiction détermine la nature, le quantum et le régime des peines prononcées en fonction des circonstances de l’infraction et de la personnalité de son auteur ainsi que de sa situation matérielle, familiale et sociale ». La peine ayant pour fonctions, selon l’article 130-1 du code pénal, « de sanctionner l’auteur de l’infraction et de favoriser son amendement, son insertion ou sa réinsertion », le juge apprécie souverainement l’opportunité d’ordonner, contre un auteur d’incivilités, une interdiction de paraître dans des gares ou sur des lignes, mesure qui doit être proportionnée et envisagée sous réserve de ne pas être une entrave à la réinsertion du condamné.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>7050</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4086</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandra Marsaud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[étrangers
	            Prise en charge des mineurs non accompagnés (MNA)
	            7050. — 3 avril 2018. — Mme Sandra Marsaud attire l’attention de Mme la garde des sceaux, ministre de la justice, sur la prise en charge des Mineurs non accompagnés (MNA). L’afflux de ces jeunes incombe à l’Aide sociale à l’enfance (ASE), compétence des départements. Les enjeux sont à la fois humains et financiers. Entre 2015 et 2017, le nombre de MNA confiés à l’ASE charentaise a quasiment doublé, représentant un surcoût de 3 millions d’euros alloués spécifiquement à cette prise en charge. La direction de la protection à l’enfance est actuellement dans l’incapacité d’anticiper le nombre d’arrivées de MNA, orientés par la cellule nationale. Cette structure fait donc face à plusieurs difficultés comme la saturation des structures d’accueil ou encore la dégradation des conditions de travail des personnels. Les dispositifs d’évaluation et la répartition des mineurs, enfants avant d’être migrants, sont jugés lacunaires. Face aux besoins techniques et financiers accrus des départements, elle lui demande quelles mesures elle compte prendre pour accompagner cette situation.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4086</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Une augmentation notable du flux de personnes se déclarant mineurs non accompagnés est constatée depuis la fin du mois de juin 2017. Le nombre de personnes reconnues MNA est en effet passé de 8054 en 2016 à 14908 en 2017, soit 85 % d’augmentation. Cet afflux représente une difficulté pour la quasi-totalité des départements, qui font part de l’état de saturation de leurs dispositifs. Pour répondre à ces difficultés, le Premier ministre a confirmé que l’Etat assumerait ou assurerait l’évaluation de la minorité et la mise à l’abri des personnes se déclarant MNA jusqu’à ce que leur minorité soit confirmée. La Garde des Sceaux a annoncé, quant à elle, qu’elle travaillerait conjointement avec la ministre des solidarités et de la santé, à l’élaboration d’un plan d’action national visant à améliorer l’accueil des MNA et personnes se présentant comme tels conformément aux engagements du président de la République. Une mission bipartite, composée de représentants des corps d’inspections de l’Etat et de conseils départementaux a proposé des solutions opérationnelles permettant d’améliorer l’efficacité, la cohérence et la soutenabilité budgétaire de la phase d’évaluation et de mise à l’abri ainsi que de manière générale, de la politique publique mise en œuvre au profit des MNA. La décision du Gouvernement est à présent imminente. Dans l’immédiat, le soutien financier se poursuit. Le remboursement de la phase d’évaluation de la minorité et de l’isolement est toujours possible, selon les procédures habituelles, à hauteur de 250 euros par jour et par jeune dans la limite de 5 jours. En outre, le Gouvernement a réaffirmé l’engagement précédent d’allouer un financement exceptionnel aux départements, sur la base de 30 % du coût correspondant à la prise en charge du nombre de MNA supplémentaires accueillis au 31 décembre 2017 par rapport au 31 décembre 2016. L’État demeure conscient de ses devoirs auprès des plus vulnérables que sont les MNA et soutient au plus près les départements qui en assument la charge dans le cadre de la politique décentralisée de protection de l’enfance.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2863</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4087</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Typhanie Degois</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées</ministreQuestion><ministreJO>Personnes handicapées</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[personnes handicapées
	            Mise en place d’un plan polyhandicap
	            2863. — 14 novembre 2017. — Mme Typhanie Degois attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées, sur la situation alarmante des personnes polyhandicapées. En ce sens, la rapporteure spéciale des Nations unies sur les droits des personnes handicapées, Mme Catalina Devandas-Aguilar, a récemment exprimé ses inquiétudes quant à la prise en charge des personnes handicapées en France. Aujourd’hui, un enfant sur 1 000 naît polyhandicapé en France, soit environ 800 enfants par an. Confrontées, avec leur famille, à une situation d’extrême vulnérabilité, les personnes touchées par le polyhandicap ont besoin de soins et d’un accompagnement humain permanents pour pouvoir vivre avec dignité, évoluer et exister dans la société. Or la situation actuelle des personnes polyhandicapées en France est inquiétante. Les places et solutions d’accompagnement sont extrêmement insuffisantes et contraignent les familles des personnes polyhandicapées à pallier ces carences, soit par une prise en charge permanente à leur domicile, soit en ayant recours à des offres de soins et d’accueil à l’étranger. À cet égard, certains établissements destinés aux enfants polyhandicapés accueillent aujourd’hui uniquement des résidents ayant atteint l’âge adulte, ceux-ci bénéficiant de l’application de l’amendement Creton, faute de place disponible dans un établissement pour adultes polyhandicapés. A fortiori, l’accompagnement proposé aux personnes polyhandicapées est inadapté. Ainsi, dès lors qu’elles atteignent l’âge de 20 ans, les personnes polyhandicapées se voient offrir moins de rééducation, d’apprentissages, de loisirs, alors même qu’elles sont en mesure de continuer à progresser. En tout état de cause, les soins proposés sont insuffisants et le retard de la France dans ce domaine est criant. Face à ce constat, il paraît indispensable que la France mette en place un plan ambitieux visant à prendre en considération la situation actuelle de milliers de familles démunies, ainsi qu’une politique claire pour la prise en charge de ces personnes. Alors qu’un quatrième plan autisme est en préparation, elle lui demande si elle envisage l’adoption d’un plan national spécifique afin d’assurer une prise en charge pour toute personne polyhandicapée et des conditions de vie dignes.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4087</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La prise en charge et l’accompagnement des personnes polyhandicapées constitue un sujet d’attention particulière du gouvernement, dans l’ensemble de la politique du handicap. Ainsi, la conférence nationale du handicap du 3 mai 2016 a permis d’annoncer que la stratégie quinquennale de transformation de l’offre médico-sociale comprendrait un volet polyhandicap. Le Comité interministériel du handicap de 2 décembre 2016 a adopté ce volet polyhandicap, qui comprend plusieurs mesures destinées à améliorer le quotidien des personnes et des familles concernées, en lien avec les grands objectifs suivants : - Accompagner en proximité en assurant la continuité des parcours de vie et de soins des personnes polyhandicapées, en favorisant la souplesse dans les réponses à leurs attentes et besoins et en renforçant l’offre ; - Renforcer et valoriser l’expertise de l’accompagnement du polyhandicap en promouvant les bonnes pratiques et en formant et soutenant les proches aidants ; - Développer l’accès à la communication et l’expression des personnes polyhandicapées ; - Faciliter la scolarisation et les apprentissages des personnes tout au long de la vie ; - Favoriser la participation des personnes polyhandicapées à la vie dans la Cité (culture, vacances etc.) ; - Outiller et développer la recherche sur le polyhandicap. Il ouvre ainsi la voie à une meilleure reconnaissance des droits des personnes polyhandicapées et concerne tous les domaines de la vie des personnes concernées. Sa mise en oeuvre est suivie par un comité de pilotage associant l’ensemble des parties prenantes qui a été réuni pour la dernière fois le 1er décembre 2017 et doit l’être prochainement. Cette stratégie quinquennale d’évolution de l’offre médico-sociale pour les personnes handicapées s’inscrit dans le cadre de la démarche « Une réponse accompagnée pour tous » qui vise à permettre que cette offre réponde mieux aux besoins des personnes. Ces derniers ont en effet évolué, près de quinze ans après la loi du 11 février 2005 et la réponse sous la forme de « places » dans un établissement ou un service, si elle peut encore être pertinente, ne suffit plus pour tenir compte de la diversité des aspirations des personnes. Conformément aux engagements du comité interministériel du handicap du 20 septembre dernier, la transformation de l’offre d’accompagnement des personnes handicapées doit être amplifiée pour favoriser une vie en milieu ordinaire lorsque cela est possible et conforme aux souhaits de la personne ; répondre à la logique d’un « parcours » global alliant précocité des interventions et renforcement de l’inclusion sociale ; répondre à des besoins spécifiques et parfois complexes, en fonction du type de handicap ; et anticiper, prévenir et gérer les ruptures de parcours. Pour y parvenir, la stratégie quinquennale de transformation de l’offre médico-sociale vise à la fois à renforcer les liens entre les différents dispositifs médico-sociaux pour sortir de la logique des filières, à renforcer les liens entre le secteur médico-social et le secteur sanitaire afin de garantir la cohérence et la complémentarité des accompagnements, et enfin à renforcer les liens entre le secteur médico-social et le milieu ordinaire dans tous les domaines - soins, scolarisation, logement, emploi, accès à la culture et aux loisirs – afin de promouvoir l’inclusion. La stratégie quinquennale d’évolution de l’offre médico-sociale est assortie d’une enveloppe de crédits de 180 M€. Conformément à la circulaire N°DGCS/3B/2017/148 du 2 mai 2017, au moins la moitié de cette enveloppe est orientée vers la transformation et le renforcement de l’offre existante, l’autre moitié à la création de nouvelles places. Ainsi, pour la période à venir, la création de 8 464 nouvelles places est programmée entre 2017 et 2021 pour un montant de 352,8 millions d’euros. Parmi ces places, 5 205 sont destinées à l’accompagnement des adultes dont 1 021 places dans les services. Pour les enfants, la création 3 259 de places est programmée. Le gouvernement soutient par ailleurs les initiatives permettant de diversifier les réponses aux besoins d’accompagnement et élargir la palette des choix offerts aux personnes handicapées. Enfin, la stratégie quinquennale de l’évolution de l’offre médico-sociale est complétée par un projet de réforme de la tarification des établissements et services-médicaux sociaux (SERAFIN-PH) visant à permettre à terme un système d’allocation de ressources plus juste et plus équitable au regard des besoins des personnes accompagnées. Ce projet de tarification vise à moduler les financements des établissements et services en fonction des caractéristiques des résidents, de leurs besoins et des prestations qui leur sont apportées.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2870</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4088</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Caroline Janvier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées</ministreQuestion><ministreJO>Personnes handicapées</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[personnes handicapées
	            Suppression de l’aide-ménagère aux bénéficiaires de l’AAH jusqu’en 2020
	            2870. — 14 novembre 2017. — Mme Caroline Janvier appelle l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées sur une situation commune à de nombreux départements et en l’occurrence au sein du département du Loiret concernant la suppression de l’aide-ménagère pour les bénéficiaires de l’AAH. En effet, le département du Loiret applique depuis peu le décret national conditionnant l’obtention de cette aide à un plafond de ressources qui est inférieur de 7,69 euros au montant de l’AAH (803,20 euros, montant de l’ASPA). Cette situation préoccupante prive certains bénéficiaires de l’aide social ménagère. Cette décision conduit un bénéficiaire à payer, seul, 484 euros d’aide-ménagère, alors que son reste à charge était auparavant de 40,48 euros suite à la prise en charge du département. Cette situation, considérant les différentes augmentations de l’ASPA, pour qu’elle atteigne 903,20 euros au 1er janvier 2020, et considérant aussi les différentes augmentations de l’AAH, pourrait perdurer jusqu’en 2020. En effet l’AAH, qui sera de 860 euros en 2018 et de 900 euros en 2019, sera jusqu’alors supérieure à l’ASPA qui, selon l’article 28 du PLFSS pour 2018, serait fixée par décret à 833,20 euros au 1er avril 2018, à 868,20 euros au 1er janvier 2019 et enfin à 903,20 euros au 1er janvier 2020. Elle lui demande si une réflexion est menée à ce sujet et quels pourraient être les moyens d’action pour répondre de manière urgente à la difficulté des intéressés.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4088</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’aide aux services ménagers est au départ une prestation ouverte aux personnes âgées dont les revenus ne dépassent pas un seuil, ce qui permet de concentrer le bénéfice de cette aide au profit des personnes aux ressources modestes. Ce seuil est fixé en référence au montant de l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA). Cette prestation est également ouverte, dans les mêmes conditions de ressources, aux personnes handicapées dont le taux d’incapacité est supérieur à 80%. Toutefois, les bénéficiaires de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) à taux plein ne pouvaient pas percevoir cette aide jusqu’au 1er avril 2018, le montant de leur allocation étant de 810,89 €, donc supérieure au montant de l’ASPA de 803,20 €. Au 1er avril, l’ASPA a été revalorisée à 833 € et l’AAH à 819 €, les personnes concernées peuvent donc à nouveau percevoir l’aide-ménagère. Il apparaît donc que les revalorisations à venir de l’ASPA, en parallèle de celles de l’AAH, permettront ponctuellement aux bénéficiaires de l’AAH d’avoir accès à l’aide aux services ménagers - le montant de leur allocation passant au-dessus de celle-ci au gré de ces revalorisations. Toutefois, le Gouvernement a conscience des difficultés posées par une telle situation fluctuante qui appelle une solution durable. Aussi, il étudie actuellement une solution assurant aux bénéficiaires de l’AAH à taux plein l’accès, de manière pérenne, aux services ménagers.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5698</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4089</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jacques Cattin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées</ministreQuestion><ministreJO>Personnes handicapées</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[personnes handicapées
	            Modalités d’attribution et de calcul de l’AAH
	            5698. — 20 février 2018. — M. Jacques Cattin* appelle l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées, sur les modalités d’attribution et de calcul du montant de l’allocation adulte handicapé (AAH). Selon le comité d’entente, réunissant de nombreuses associations dont l’APF, Autisme France, l’Unapei et la Fnath, diverses mesures adoptées par le comité interministériel du handicap et par le PLF 2018 sont de nature à mettre à mal les politiques de solidarité nationale en faveur du handicap, qu’il s’agisse de l’AAH, des pensions d’invalidité et des rentes. Il en va ainsi de l’alignement de l’AAH sur les autres minima sociaux. Cette dernière sera certes portée à 900 euros d’ici novembre 2019, mais cette revalorisation ne bénéficiera pas à l’ensemble des bénéficiaires de l’AAH vivant en couple, de même qu’aux personnes les plus sévèrement handicapées, qui perçoivent le complément ressources. Au total, selon le comité d’entente, de nombreux bénéficiaires et leur famille continueront à vivre sous le seuil de pauvreté à l’horizon 2020. En outre, de nombreuses personnes en situation de handicap, consécutivement à une maladie ou à un handicap, touchent des pensions d’invalidité ou des rentes d’un montant parfois inférieur au montant de l’AAH et ne sont donc pas concernées par la revalorisation. La diminution du montant des allocations logement, la hausse du forfait hospitalier, notamment applicable pour les maisons d’accueil spécialisées, la hausse de la CSG, sont encore de nature à aggraver la situation de ce public fragile. Aussi, il souhaite connaître les intentions du Gouvernement concernant la révision des modalités d’attribution de l’AAH.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6625</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4089</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Lacroute</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées</ministreQuestion><ministreJO>Personnes handicapées</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[personnes handicapées
	            Modalités d’attribution et calcul de l’allocation adulte handicapé (AAH)
	            6625. — 20 mars 2018. — Mme Valérie Lacroute* attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées, sur les modalités d’attribution et de calcul du montant de l’allocation adulte handicapé (AAH). Diverses mesures adoptées par le comité interministériel du handicap et par le PLF 2018 sont de nature à mettre à mal les politiques de solidarité nationale en faveur du handicap, qu’il s’agisse de l’AAH, des pensions d’invalidité et des rentes. Il en va ainsi de l’alignement de l’AAH sur les autres minima sociaux. Cette dernière sera certes portée à 900 euros d’ici novembre 2019, mais cette revalorisation ne bénéficiera pas à l’ensemble des bénéficiaires de l’AAH vivant en couple, de même qu’aux personnes les plus sévèrement handicapées, qui perçoivent le complément ressources. Au total, de nombreux bénéficiaires et leur famille continueront à vivre sous le seuil de pauvreté à l’horizon 2020. En outre, de nombreuses personnes en situation de handicap, consécutivement à une maladie ou à un handicap, touchent des pensions d’invalidité ou des rentes d’un montant parfois inférieur au montant de l’AAH et ne sont donc pas concernées par la revalorisation. La diminution du montant des allocations logement, la hausse du forfait hospitalier, notamment applicable pour les maisons d’accueil spécialisées, la hausse de la CSG sont encore de nature à aggraver la situation de ce public fragile. C’est pourquoi elle souhaite connaître les intentions du Gouvernement concernant la révision des modalités d’attribution de l’AAH.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4089</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Conformément aux engagements présidentiels, l’allocation aux adultes handicapés, qui bénéficie à près de 1 million d’allocataires en situation de handicap, fera l’objet d’une revalorisation exceptionnelle, en deux temps, en plus des deux revalorisations légales d’avril 2018 et 2019. Son montant sera porté à 860 € en novembre 2018, soit un niveau un peu supérieur au seuil de pauvreté à 50 % du revenu médian, puis à 900 € en novembre 2019. Cette revalorisation vise à lutter contre la pauvreté subie des personnes du fait de leur handicap. Elle bénéficiera à plus de 900 000 allocataires. 34 000 nouveaux allocataires devraient notamment bénéficier de l’AAH à la faveur de cette revalorisation, qui représentera un investissement cumulé de plus de 2 milliards d’euros d’ici à 2022.  Concomitamment, le plafond de ressources utilisé pour le calcul de l‘AAH lorsque son bénéficiaire est en couple, sera stabilisé au niveau actuel, d’ores et déjà supérieur au seuil de pauvreté à 60 %. Pour cela, le coefficient multiplicateur du plafond de ressource qui est aujourd’hui de 200 % du plafond ressources sera abaissé à 190 % en novembre 2018 puis à 180 % en novembre 2019. Ce mode de calcul restera néanmoins favorable aux allocataires de l’AAH, car ce coefficient multiplicateur demeurera plus élevé que celui fixé pour les autres minima sociaux au regard des spécificités de l’AAH et de la prise en charge du handicap. Il faut également rappeler que les revenus d’activité du conjoint du bénéficiaire de l’AAH sont neutralisés à hauteur de 20 % dans le calcul des ressources du foyer. Ainsi, cette stabilisation n’empêchera pas de nombreux allocataires en couple, dont le niveau de ressources cumulé est inférieur à ce plafond, de bénéficier effectivement de la revalorisation : ils seront 155 000 selon les estimations. La revalorisation sera maximale pour un couple dont les deux membres seraient allocataires de l’AAH (elle représentera un gain de + 180 € par mois) ou cumuleraient ce minimum avec des revenus d’activité, jusqu’à un demi-smic. Le travail effectué avec les rapporteurs à l’occasion de la discussion budgétaire a permis de mettre en lumière que la revalorisation du montant de l’AAH conjuguée à la modification du coefficient multiplicateur aurait conduit à une légère variation du plafond de ressources des couples à la hausse puis à la baisse entre 2018 à 2019, ce qui aurait pu conduire à ce que des bénéficiaires soient éligibles à l’AAH pour une durée de quelques mois seulement avant de s’en voir privés. Afin d’éviter cette situation, le montant du coefficient multiplicateur utilisé dans le calcul du montant de l’AAH sera affiné au centième de chiffre après la virgule afin de stabiliser strictement le plafond de ressources au montant actuel, soit environ 1622 € mensuels. Ce mode de calcul permettra ainsi à l’ensemble des bénéficiaires de l’AAH qui vivent en couple de ne pas être pénalisés par la variation du coefficient multiplicateur.  S’agissant de la fusion, en janvier 2019, du complément de ressources (CR) avec la majoration pour la vie autonome (MVA), celle-ci est guidée par un objectif de rationalisation et de simplification. En effet, les modalités et critères d’attribution de ces deux compléments sont quasiment les mêmes. La différence réside, pour le CR, dans la condition, pour le bénéficiaire, d’avoir la reconnaissance d’une incapacité de travail inférieure à 5% appréciée par la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH). Pour la MVA, elle réside dans le fait de bénéficier des allocations personnelles au logement au titre de leur logement indépendant. Cette mesure s’appliquera aux futurs bénéficiaires de l’AAH. Elle préservera donc les droits des bénéficiaires actuels du CPR (6% des allocataires, soit 68 118 bénéficiaires) et de la MVA (14% des allocataires, soit 152 883 bénéficiaires). Ainsi, seules ne seraient pas bénéficiaires de la MVA les personnes disposant d’un logement indépendant sans bénéficier d’aides au logement ; il s’agira principalement des personnes logées à titre gratuit.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5703</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4090</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Corinne Vignon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées</ministreQuestion><ministreJO>Personnes handicapées</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[personnes handicapées
	            Service public d’éducation et d’enseignement spécialisé
	            5703. — 20 février 2018. — Mme Corinne Vignon appelle l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées, sur l’avenir du service public d’éducation et d’enseignement spécialisé aux jeunes sourds et jeunes aveugles suite à l’annonce d’une baisse de la subvention de l’État. Cinq établissements en France permettent aujourd’hui à de nombreux jeunes d’accéder à des diplômes nationaux grâce à un enseignement adapté et suivi par une équipe pluridisciplinaire. La baisse de subvention, de l’ordre de 13 %, prévue par le Gouvernement pourrait mettre en danger la garantie d’un enseignement de qualité pour le public concerné. L’intersyndicale des personnels des Instituts nationaux de jeunes sourds et de l’Institut national de jeunes aveugles a souligné l’impossibilité pour le personnel de ces instituts d’assurer les missions qui leur sont confiées en raison de cette baisse de budget et a indiqué la volonté des directions de ces établissements de supprimer des postes. Il apparaît que cette baisse de budget servirait à financer l’augmentation de l’allocation adulte handicapé (AAH). Aussi, elle souhaiterait connaître les mesures que compte prendre le Gouvernement pour permettre de garantir le droit à une scolarisation de qualité à tous les élèves en situation de handicap.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4090</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La qualité de l’accompagnement des élèves des instituts nationaux de jeunes sourds et des jeunes aveugles est historiquement reconnue. Son maintien et ses progrès, dans le cadre du développement de l’inclusion scolaire que ces établissements ont déjà initié, constituent des objectifs partagés entre l’Etat et ces établissements publics nationaux. Dans le cadre de la préparation de la loi de finances pour 2018, le premier ministre a demandé à l’ensemble des services de l’Etat ainsi qu’à ses opérateurs et établissements publics, d’améliorer la qualité du service délivré aux usagers en réalisant des gains d’efficience. Cet objectif est transversal, et ne vise pas particulièrement les instituts nationaux de jeunes sourds et des jeunes aveugles. La direction générale de la cohésion sociale qui assure la tutelle des instituts a veillé, dans sa mise en oeuvre, à ce que l’effort demandé n’obère en aucune manière l’activité de ces établissements. A cette fin, les efforts demandés aux différents instituts ont été soigneusement calibrés, en tenant compte notamment de leurs fonds de roulement, pour ne pas les fragiliser. Le service public d’éducation et d’enseignement spécialisé aux jeunes sourds et jeunes aveugles n’est donc pas remis en cause : la dotation des instituts nationaux de jeunes sourds et des jeunes aveugles prévue par le PLF 2018 (14 421 998€) est en augmentation de 6,17%, par rapport au montant effectivement versé en 2017 (13 583 423 €) et les fonds de roulement des instituts restent importants. La mission d’inspection interministérielle, actuellement en cours, formulera des propositions d’évolution des instituts nationaux de jeunes et des jeunes aveugles qui seront soumises à la concertation. Sollicitée dès 2016, la mission n’est pas liée à ces problématiques budgétaires. Elle a pour objectif de « formuler des propositions sur les perspectives d’évolution […], en vue de répondre au mieux aux besoins des élèves […], et de valoriser le savoir-faire des équipes aux plans pédagogique et médico-social », comme l’indique la lettre de mission.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6395</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4091</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Claude Bouchet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Personnes handicapées</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[personnes handicapées
	            Personnes en situation de handicap - ressources
	            6395. — 13 mars 2018. — M. Jean-Claude Bouchet appelle l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la situation des personnes en situation de handicap. En septembre 2017, le Gouvernement annonçait une revalorisation de l’allocation adultes handicapés (AAH) à hauteur de 900 euros d’ici la fin de l’année 2019. Cette mesure était présentée comme une avancée pour les personnes en situation de handicap. Or la solidarité tant annoncée n’est pas au rendez-vous puisque, seuls 50 % des bénéficiaires sont concernés, selon l’Association des paralysés de France. Celle-ci dénonce cette réalité inacceptable, laissant les autres en situation de grande pauvreté et de précarité. Suppression du complément de ressources avec la fusion des deux compléments d’AAH, modification des modes de calcul dans la prise en compte des ressources du conjoint venant renforcer la dépendance financière des personnes handicapées, suppression de la prime d’activité pour les bénéficiaires de pensions d’invalidité, autant de décisions qui portent un coup sévère à leur pouvoir d’achat, les maintenant pour une grande partie sous le seuil de pauvreté. Face à leurs légitimes revendications, il souhaiterait connaître les intentions du Gouvernement afin de corriger les dispositifs actuels et garantir les conditions de ressources vitales aux personnes en situation de handicap. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4091</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Conformément aux engagements présidentiels, l’allocation aux adultes handicapés, qui bénéficie à près de 1 million d’allocataires en situation de handicap, fera l’objet d’une revalorisation exceptionnelle, en deux temps, en plus des deux revalorisations légales d’avril 2018 et 2019. Son montant sera porté à 860 € en novembre 2018, soit un niveau un peu supérieur au seuil de pauvreté à 50 % du revenu médian, puis à 900 € en novembre 2019. Cette revalorisation vise à lutter contre la pauvreté subie des personnes du fait de leur handicap. Elle bénéficiera à plus de 900 000 allocataires. 34 000 nouveaux allocataires devraient notamment bénéficier de l’AAH à la faveur de cette revalorisation, qui représentera un investissement cumulé de plus de 2 milliards d’euros d’ici à 2022. Concomitamment, le plafond de ressources utilisé pour le calcul de l‘AAH lorsque son bénéficiaire est en couple, sera stabilisé au niveau actuel, d’ores et déjà supérieur au seuil de pauvreté à 60 %. Pour cela, le coefficient multiplicateur du plafond de ressource qui est aujourd’hui de 200 % du plafond ressources sera abaissé à 190 % en novembre 2018 puis à 180 % en novembre 2019. Ce mode de calcul restera néanmoins favorable aux allocataires de l’AAH, car ce coefficient multiplicateur demeurera plus élevé que celui fixé pour les autres minima sociaux au regard des spécificités de l’AAH et de la prise en charge du handicap. Il faut également rappeler que les revenus d’activité du conjoint du bénéficiaire de l’AAH sont neutralisés à hauteur de 20 % dans le calcul des ressources du foyer. Ainsi, cette stabilisation n’empêchera pas de nombreux allocataires en couple, dont le niveau de ressources cumulé est inférieur à ce plafond, de bénéficier effectivement de la revalorisation : ils seront 155 000 selon les estimations. La revalorisation sera maximale pour un couple dont les deux membres seraient allocataires de l’AAH (elle représentera un gain de + 180 € par mois) ou cumuleraient ce minimum avec des revenus d’activité, jusqu’à un demi-smic. Le travail effectué avec les rapporteurs à l’occasion de la discussion budgétaire a permis de mettre en lumière que la revalorisation du montant de l’AAH conjuguée à la modification du coefficient multiplicateur aurait conduit à une légère variation du plafond de ressources des couples à la hausse puis à la baisse entre 2018 à 2019, ce qui aurait pu conduire à ce que des bénéficiaires soient éligibles à l’AAH pour une durée de quelques mois seulement avant de s’en voir privés. Afin d’éviter cette situation, le montant du coefficient multiplicateur utilisé dans le calcul du montant de l’AAH sera affiné au centième de chiffre après la virgule afin de stabiliser strictement le plafond de ressources au montant actuel, soit environ 1622 € mensuels. Ce mode de calcul permettra ainsi à l’ensemble des bénéficiaires de l’AAH qui vivent en couple de ne pas être pénalisés par la variation du coefficient multiplicateur. S’agissant de la fusion, en janvier 2019,  du complément de ressources (CR) avec la majoration pour la vie autonome (MVA),  celle-ci est guidée par un objectif de rationalisation et de simplification. En effet, les modalités et critères d’attribution de ces deux compléments sont quasiment les mêmes. La différence réside, pour le CR, dans la condition, pour le bénéficiaire, d’avoir la reconnaissance d’une incapacité de travail inférieure à 5% appréciée par la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH). Pour la MVA, elle réside dans le fait de bénéficier des allocations personnelles au logement au titre de leur logement indépendant. Cette mesure s’appliquera aux futurs bénéficiaires de l’AAH. Elle préservera donc les droits des bénéficiaires actuels du CPR (6% des allocataires, soit 68 118 bénéficiaires) et de la MVA (14% des allocataires, soit 152 883 bénéficiaires). Ainsi, seules ne seraient pas bénéficiaires de la MVA les personnes disposant d’un logement indépendant sans bénéficier d’aides au logement ; il s’agira principalement des personnes logées à titre gratuit.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6623</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4092</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Barbara Pompili</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées</ministreQuestion><ministreJO>Personnes handicapées</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[personnes handicapées
	            Augmentation du nombre de places dans les structures d’accueil
	            6623. — 20 mars 2018. — Mme Barbara Pompili alerte Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées, sur le manque de solutions pérennes pour les enfants et adultes en situation de handicap. Les particuliers comme les associations alertent depuis de nombreuses années sur le manque de places dans les structures dédiées à l’accueil des personnes handicapées. Dans la Somme, nombre d’entre elles, et notamment des enfants, sont placées sur des listes d’attente, laissant leur famille contraintes de choisir entre une prise en charge à domicile, qui signifie le plus souvent de renoncer à occuper un emploi, et un exil en Belgique, synonyme d’un éloignement géographique difficile à supporter. Au-delà des efforts en faveur de l’inclusion, il paraît essentiel que les institutions spécialisées soient en capacité de répondre aux besoins sur le territoire, notamment en vue de répondre à l’engagement du Président de la République de faire en sorte qu’aucune personne handicapée ne soit laissée sans solution. Elle l’interroge donc sur les moyens que le Gouvernement compte mettre en œuvre afin d’améliorer les capacités d’accueil dans les établissements spécialisés.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4092</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’accueil de personnes handicapées françaises à l’étranger correspond essentiellement à des situations de personnes accueillies en Belgique ; elles répondent à des situations variées, tenant à des raisons historiques de communauté linguistique, de proximité territoriale, de choix de méthode d’accompagnement, mais aussi de défaut de possibilités d’accueil au moment voulu ou enfin d’organisation insuffisamment développée en France. La persistance de cette situation particulière de personnes handicapées françaises accueillies en Belgique a conduit à la signature d’un accord-cadre, le 22 décembre 2011, entre la France et la Wallonie, accord entré en vigueur le 1er mars 2014. La mise en oeuvre de cet accord-cadre a permis des avancées substantielles dans l’accueil en Belgique des personnes handicapées, incluant la possibilité pour les ARS et les départements d’assurer un contrôle conjoint avec l’AVIQ (l’autorité wallonne des personnes handicapées), selon le droit local, des établissements et des conditions d’accueil des personnes et la négociation de conventions financières permettant de garantir des conditions d’accueil et de sécurité tout à fait similaires aux normes minimales françaises. Pour autant, ces départs ne correspondent pas toujours au projet de vie des personnes et leurs familles mais à une orientation résultant de l’absence de solution alternative plus proche. Un plan de prévention des départs non souhaités vers la Belgique a donc été mis en place par l’instruction du 22 janvier 2016. Ce plan a bénéficié en 2016 de crédits d’amorçage de 15 M€ répartis entre les régions les plus concernées pour financer trois types de solutions de proximité sur le territoire national : - des interventions directes de professionnels spécialisés au domicile (pôles de compétences et de prestations externalisées pour les personnes en situation de handicap) ; - des renforts de personnels dans les établissements médico-sociaux en proximité du domicile des personnes accompagnées ou de leur famille ; - des créations de places adaptées dans des établissements et services médico-sociaux. La poursuite du dispositif a été inscrite en base dans l’instruction adressée aux Agences régionales de santé (ARS) pour la campagne budgétaire pour 2017 des établissements sociaux et médico-sociaux ainsi que dans l’instruction du 2 mai 2017 relative à la transformation de l’offre d’accompagnement des personnes handicapées dans le cadre de la démarche « une réponse accompagnée pour tous ». Cette démarche vise à mieux répondre aux besoins des personnes, lesquels ont évolué, près de quinze ans après la loi du 11 février 2005. En effet, la réponse sous la forme de « places » dans un établissement ou un service, si elle peut encore être pertinente, ne suffit plus pour tenir compte de la diversité des aspirations des personnes. Le mouvement de transformation de l’offre – déjà engagé sur le terrain – doit être amplifié et le secteur médico-social doit être rénové pour davantage partir des besoins et des attentes des personnes handicapées et de leurs aidants ; promouvoir leurs capacités et leur participation ; favoriser une vie en milieu ordinaire lorsque cela est possible et conforme aux souhaits de la personne ; répondre à la logique d’un « parcours » global alliant précocité des interventions et renforcement de l’inclusion sociale ; répondre à des besoins spécifiques et parfois complexes, en fonction du type de handicap ; et anticiper, prévenir et gérer les ruptures de parcours. Pour y parvenir, la stratégie quinquennale de transformation de l’offre médico-sociale (2017-2022) vise désormais à la fois à renforcer les liens entre les différents dispositifs médico-sociaux pour sortir de la logique des filières, à renforcer les liens entre le secteur médico-social et le secteur sanitaire afin de garantir la cohérence et la complémentarité des accompagnements, et enfin à renforcer les liens entre le secteur médico-social et le milieu ordinaire dans tous les domaines - soins, scolarisation, logement, emploi, accès à la culture et aux loisirs – afin de promouvoir l’inclusion. Bien que le dispositif de prévention des départs non souhaités préfigure le recours au plan d’accompagnement global (PAG) et la démarche « Une réponse accompagnée pour tous », beaucoup de cas ont été gérés comme « cas critiques ». De ce point de vue, la généralisation du dispositif permanent d’orientation, résultant de la démarche "une réponse accompagnée pour tous" à l’ensemble des départements, à compter du 1er janvier 2018, devrait permettre un infléchissement des départs non souhaités vers la Belgique, d’autant qu’une enveloppe de 15 M€ de crédits complémentaires en 2018 a été annoncé lors du comité interministériel du handicap du 20 septembre dernier pour renforcer la capacité du secteur à trouver des solutions rapides et adaptées aux situations critiques, s’ajoutant aux 15 M€ déjà délégués dans le cadre du plan de prévention des départs en Belgique. Les ARS seront invitées à se mobiliser pour poursuivre l’identification des situations prises en charge en Belgique et s’assurer de ce qu’une réponse aux besoins des personnes puisse être proposée. Enfin, d’autres évolutions à l’échelon national devraient également apporter leurs effets. Il en est ainsi : du nouveau cadre réglementaire des autorisations, dont le dispositif vise à favoriser la construction de parcours notamment au travers de « spécialisations » fondées, non pas sur des tranches d’âge, mais des projets d’accompagnement ; de l’aménagement des dispositions relatives aux autorisations qui favorisent la possibilité d’extension sans appel à projet ; ou encore de l’affirmation du principe de l’école inclusive, avec le développement de l’externalisation des unités d’enseignement des ESMS et du renforcement des interventions conjointes ESMS/école. De même les travaux en cours concernant la construction de systèmes d’information visant à une meilleure connaissance de l’offre médico-sociale, du suivi des orientations et in fine des besoins concourront à cette dynamique. Par ailleurs, la mise en oeuvre de la stratégie nationale pour l’autisme au sein des troubles du neuro-développement 2018-2022 qui a été dévoilée le 6 avril dernier par le Premier mnistre permettra des avancées en faveur des personnes présentant des troubles du spectre de l’autisme. Enfin, la réforme en cours de la tarification (SERAFIN-PH) et la généralisation des CPOM, contribueront à ce mouvement. Ainsi, la réforme SERAFIN-PH pour « Services et Etablissements : Réforme pour une Adéquation des FINancements aux parcours des Personnes Handicapées » devrait permettre à terme le financement des ESMS non plus de façon forfaitaire à la place, mais bien en fonction des besoins réels des personnes afin de favoriser la construction de parcours sans rupture. En outre,  avec les CPOM, dont la conclusion est prévue sur cinq ans, les ARS disposent d’un outil conventionnel efficace pour accompagner l’adaptation de l’offre médico-sociale dans le cadre des futurs projets régionaux de santé (PRS).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>7085</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4093</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alain David</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées</ministreQuestion><ministreJO>Personnes handicapées</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[personnes handicapées
	            Baisse subvention INJS INJA
	            7085. — 3 avril 2018. — M. Alain David attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées, sur la baisse importante des subventions de l’État aux instituts nationaux de jeunes sourds (INJS) et de l’institut national de jeunes aveugles (INJA). Cette baisse de 13 % concerne les cinq établissements à travers le territoire. Les crédits ainsi économisés doivent être attribués au financement de l’allocation adulte handicapé. S’il est utile de revaloriser l’AAH, il paraît néanmoins étonnant que le financement de cette augmentation s’opère au détriment de crédits préalablement dédiés aux personnes handicapées elles-mêmes. Les INJS et l’INJA permettent à de nombreux enfants atteints de surdité ou de cécité d’accéder à des diplômes nationaux. Des suppressions de poste semblent déjà envisagées qui font courir le risque d’une dégradation certaine des conditions d’accueil et de scolarisation de ces jeunes. Face à l’inquiétude des personnels, des familles et des jeunes, il lui demande quels moyens le Gouvernement entend prendre afin de remédier à cette situation et permettre ainsi à tous les jeunes sourds et aveugles d’accéder à un enseignement qualifiant et de qualité.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4093</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La qualité de l’accompagnement des élèves des instituts nationaux de jeunes sourds et des jeunes aveugles est historiquement reconnue. Son maintien et ses progrès, dans le cadre du développement de l’inclusion scolaire que ces établissements ont déjà initié, constituent des objectifs partagés entre l’Etat et ces établissements publics nationaux. Dans le cadre de la préparation de la loi de finances pour 2018, le premier ministre a demandé à l’ensemble des services de l’Etat ainsi qu’à ses opérateurs et établissements publics, d’améliorer la qualité du service délivré aux usagers en réalisant des gains d’efficience. Cet objectif est transversal, et ne vise pas particulièrement les instituts nationaux de jeunes sourds et des jeunes aveugles. La direction générale de la cohésion sociale qui assure la tutelle des instituts a veillé, dans sa mise en oeuvre, à ce que l’effort demandé n’obère en aucune manière l’activité de ces établissements. A cette fin, les efforts demandés aux différents instituts ont été soigneusement calibrés, en tenant compte notamment de leurs fonds de roulement, pour ne pas les fragiliser. Le service public d’éducation et d’enseignement spécialisé aux jeunes sourds et jeunes aveugles n’est donc pas remis en cause : la dotation des instituts nationaux de jeunes sourds et des jeunes aveugles prévue par le PLF 2018 (14 421 998€) est en augmentation de 6,17%, par rapport au montant effectivement versé en 2017 (13 583 423 €) et les fonds de roulement des instituts restent importants. La mission d’inspection interministérielle, actuellement en cours, formulera des propositions d’évolution des instituts nationaux de jeunes et des jeunes aveugles qui seront soumises à la concertation. Sollicitée dès 2016, la mission n’est pas liée à ces problématiques budgétaires. Elle a pour objectif de « formuler des propositions sur les perspectives d’évolution […], en vue de répondre au mieux aux besoins des élèves […], et de valoriser le savoir-faire des équipes aux plans pédagogique et médico-social », comme l’indique la lettre de mission.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>7810</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4094</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Thiébaut</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées</ministreQuestion><ministreJO>Personnes handicapées</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[personnes handicapées
	            Modalités d’attribution et de calcul du montant de l’allocation adulte handicapé
	            7810. — 24 avril 2018. — M. Vincent Thiébaut attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées, sur les modalités d’attribution et de calcul du montant de l’allocation adulte handicapé (AAH). Plusieurs mesures adoptées tant par le comité interministériel du handicap que par le PLF 2018, devaient être des avancées importantes, notamment grâce à la revalorisation historique du montant de l’AAH. Mais dans les faits, de nombreuses personnes ne pourront pas bénéficier de l’augmentation. Il s’agit pour la plupart de couples dont un seul des deux touche l’AAH. Les bénéficiaires du complément de ressources risquent de perdre jusqu’à 90 euros par mois s’ils sont éligibles à la majoration pour la vie autonome, mais plus de 179 euros s’ils ne le sont pas. De plus, les bénéficiaires de pensions d’invalidité qui ne touchent plus de prime d’activité depuis janvier 2018, subissent quant à eux une perte de 158 euros par mois en moyenne. Pour toutes ces raisons, il souhaite savoir quelles mesures compte prendre le Gouvernement pour réviser les modalités d’attribution de l’AAH.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4094</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Conformément aux engagements présidentiels, l’allocation aux adultes handicapés, qui bénéficie à près de 1 million d’allocataires en situation de handicap, fera l’objet d’une revalorisation exceptionnelle, en deux temps, en plus des deux revalorisations légales d’avril 2018 et 2019. Son montant sera porté à 860 € en novembre 2018, soit un niveau un peu supérieur au seuil de pauvreté à 50 % du revenu médian, puis à 900 € en novembre 2019. Cette revalorisation vise à lutter contre la pauvreté subie des personnes du fait de leur handicap. Elle bénéficiera à plus de 900 000 allocataires. 34 000 nouveaux allocataires devraient notamment bénéficier de l’AAH à la faveur de cette revalorisation, qui représentera un investissement cumulé de plus de 2 milliards d’euros d’ici à 2022. Concomitamment, le plafond de ressources utilisé pour le calcul de l‘AAH lorsque son bénéficiaire est en couple, sera strictement stabilisé au niveau actuel, d’ores et déjà supérieur au seuil de pauvreté à 60 %. Il correspondra en novembre 2019 à 180 % du plafond de ressources d’une personne isolée. Ce mode de calcul reste favorable aux allocataires de l’AAH, car ce coefficient multiplicateur demeure plus élevé que celui fixé pour les autres minima sociaux au regard des spécificités de l’AAH et de la prise en charge du handicap. Cette stabilisation n’empêchera pas les nombreux allocataires en couple dont le niveau de ressources cumulé est inférieur à ce plafond, de bénéficier effectivement de la revalorisation : ils seront 155 000 selon les estimations. La revalorisation sera maximale pour un couple dont les deux membres seraient allocataires de l’AAH (elle représentera un gain de + 180 € par mois) ou cumuleraient ce minimum avec des revenus d’activité, jusqu’à un demi-smic. Il faut rappeler en outre que les revenus d’activités du conjoint d’un allocataire de l’AAH sont neutralisés à hauteur de 20% dans le calcul des ressources du foyer. S’agissant de la fusion, en janvier 2019, du complément de ressources (CR) avec la majoration pour la vie autonome (MVA), celle-ci est guidée par un objectif de rationalisation et de simplification. En effet, les modalités et critères d’attribution de ces deux compléments de l’AAH accessibles à ses bénéficiaires dont le niveau d’incapacité est supérieur à 80% sont quasiment les mêmes. La différence réside, pour le CR, dans la condition, pour le bénéficiaire, d’avoir la reconnaissance d’une incapacité de travail inférieure à 5% appréciée par la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH). Pour la MVA, elle réside dans le fait de bénéficier des allocations personnelles au logement au titre de leur logement indépendant. Cette fusion s’appliquera aux futurs bénéficiaires de l’AAH. Elle préservera donc les droits des bénéficiaires actuels du CPR (6% des allocataires, soit 68 118 bénéficiaires) et de la MVA (14% des allocataires, soit 152 883 bénéficiaires). Ainsi, seules ne seraient pas bénéficiaires de la MVA les personnes disposant d’un logement indépendant sans bénéficier d’aides au logement ; il s’agira principalement des personnes logées à titre gratuit. Concernant la suppression de la prime d’activité pour les personnes invalides et victimes du travail, l’article 63 de la loi du 30 décembre 2017 de finances pour 2018 met fin à la dérogation assimilant les pensions d’invalidité et les rentes accidents du travail - maladie professionnelle (AT-MP) à des revenus professionnels pour le calcul de la prime d’activité. Cette dérogation, qui bénéficiait en 2016 à seulement 10 000 personnes, était en effet contraire à l’objectif initial de la prime d’activité, les pensions d’invalidité et les rentes AT-MP étant des revenus de remplacement visant à indemniser une invalidité qui occasionne la baisse ou la perte de revenus professionnels. La dérogation reste maintenue pour l’allocation aux adultes handicapés (AAH) qui est un minimum social versé sous conditions de ressources. Les bénéficiaires de l’AAH étaient beaucoup plus nombreux à bénéficier de la prime d’activité en 2016 que les bénéficiaires de pensions d’invalidité et de rentes AT-MP. S’agissant des autres mesures contenues dans la loi de finances pour 2018 et la loi de financement de la sécurité sociale pour 2018, la suppression progressive de cotisations personnelles est destinée à soutenir le pouvoir d’achat des actifs, indépendants comme salariés. Afin de garantir le financement de cet effort sans précédent de redistribution en faveur des actifs, le taux de la contribution sociale généralisée (CSG) a augmenté de 1,7 point au 1er janvier 2018 sur les revenus d’activité, de remplacement et du capital, à l’exception des allocations chômage et des indemnités journalières. Au 1er janvier 2018, une partie des bénéficiaires d’une pension d’invalidité contribue donc davantage au nom de la solidarité. Il s’agit des invalides dont les revenus sont supérieurs au seuil permettant l’application d’un taux plein de CSG, soit, pour une personne seule, dont le revenu est exclusivement constitué de sa pension d’invalidité, un revenu fiscal de référence de 14 404 annuel en métropole. Ils représentent moins de la moitié des bénéficiaires des pensions d’invalidité. La hausse du taux de CSG est totalement déductible de l’assiette de l’impôt sur le revenu et entrainera, en conséquence, une baisse de l’impôt pour les ménages.  Par ailleurs, les bénéficiaires de pension d’invalidité bénéficieront de mesures de pouvoir d’achat proposées par le Gouvernement. En particulier, ils bénéficieront de la suppression progressive de la taxe d’habitation qui permettra à 80% des foyers d’en être dispensés d’ici 2020, lorsque leur revenu net est inférieur à 2 400 euros nets. Le Gouvernement souhaite en effet alléger cet impôt qui constitue une charge fiscale particulièrement lourde dans le budget des ménages appartenant à la classe moyenne, tout particulièrement ceux résidant dans les communes ayant le moins d’activité économique sur leur territoire. Le montant de la taxe baissera de 30 % dès 2018 et ils cesseront de la payer en 2020. À terme, chaque ménage bénéficiaire fera une économie moyenne de 550€ par an. Enfin, concernant l’amélioration des modalités de réparation des accidents du travail et des maladies professionnelles, la réflexion doit s’inscrire dans le respect des principes fondateurs de la branche AT-MP dont le financement est assuré exclusivement par les employeurs et dans un cadre de gestion paritaire. C’est dans ce cadre que les partenaires sociaux ont confirmé leur attachement au caractère forfaitaire de la réparation des accidents du travail.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6565</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4095</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. André Chassaigne</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail</ministreQuestion><ministreJO>Travail</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[formation professionnelle et apprentissage
	            Conséquence prélèvement contribution formation professionnelle par l’URSSAF
	            6565. — 20 mars 2018. — M. André Chassaigne interroge Mme la ministre du travail sur les conséquences du prélèvement de la contribution à la formation professionnelle par l’URSSAF. Les modalités de recouvrement de la contribution à la formation professionnelle ont changé. Ce sont désormais les URSSAF qui assument la charge du recouvrement et du versement de ces sommes. Auparavant, les bénéficiaires percevaient des fonds en début d’année leur permettant, ainsi, un fonctionnement normal. Or les URSSAF refusent d’anticiper les versements. Ainsi, pour l’année 2018, aucun versement n’est prévu. Cette situation va mettre à mal les budgets des organismes de formation bénéficiaires de ces fonds. Pire, au final, c’est un nombre important de formations qui ne verront pas le jour, faute de réserve financière suffisante. Il est indéniable que ce seront les stagiaires qui seront les plus pénalisés, faute de financement pour les actions de formation. Ainsi, il est urgent de mettre en place un dispositif palliatif et temporaire afin d’alimenter les budgets 2018. Il lui demande si un dispositif d’avance de trésorerie est prévu afin de pallier les inconvénients liés au changement d’organisme de recouvrement de la contribution à la formation professionnelle.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4095</pageJO><datePublication>2018-05-15</datePublication><noPublication>20180020</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En effet, l’article 41 VII de la loi no 2016-1088 du 8 août 2016 relative au travail, à la modernisation du dialogue social et à la sécurisation des parcours professionnels a organisé le transfert de la collecte de la contribution à la formation professionnelle des artisans du Trésor public vers l’union de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d’allocations familiales (URSSAF) à compter du 1er janvier 2018. Dans une logique d’harmonisation avec les calendriers de la contribution à la formation professionnelle acquittée par les professions libérales et les commerçants, déjà recouvrée par les URSSAF, il a été décidé d’appeler la contribution en novembre à compter de l’exercice 2018. Ces changements ont soulevé à juste titre des inquiétudes de la part des acteurs concernés, en particulier pour les fonds de financement de la formation professionnelle des artisans (Fonds d’assurance formation des chefs d’entreprise artisanale et les Conseils de la formation, émanant des Chambre de métiers et de l’artisanat). En effet, le transfert de collecte a entraîné une difficulté pour ces Fonds qui ne disposaient pas de la trésorerie suffisante pour financer les formations de l’année 2018, dans l’attente de recevoir le produit des cotisations recouvrées par les URSSAF en novembre. Par ailleurs, les URSSAF ne sont pas habilitées à faire des avances de trésorerie à ces structures, comme le faisait auparavant le Trésor Public dans l’attente du versement de la contribution. Le gouvernement a pleinement conscience de ces difficultés et a pris des mesures afin de garantir une trésorerie suffisante aux fonds de financement de la formation professionnelle des artisans durant la période transitoire. Aussi, l’article 18 VIII du projet de loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » prévoit la possibilité pour l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale de consentir en 2018 et 2019, contre rémunération, à des avances de trésorerie aux fonds de financement de la formation professionnelle des artisans.]]></texteReponse></reponse></questionReponse></Section></QuestionsPublieesAS>