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<?dctm xml_app='ignore'?><QuestionsPublieesAS xmlns:esy="http://www.dila.premier-ministre.gouv.fr/stila/jold" xmlns:atict="http://www.arbortext.com/namespace/atict" xmlns:xi="http://www.w3.org/2001/XInclude" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" DateJO="2018-06-12" NumJO="20180024" Source="AN" xsi:noNamespaceSchemaLocation="JORedif.xsd"><Section part="QE"><question><idQuestion><numeroQuestion>9216</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4885</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Bannier</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[fonction publique de l’État
	        Statuts et rémunérations de la haute fonction publique
	        9216. — 12 juin 2018. — Mme Géraldine Bannier interroge M. le Premier ministre sur la clarification des statuts et rémunérations de la haute fonction publique. Dans notre pays, de toutes parts, des voix de plus en plus nombreuses s’élèvent pour réclamer une juste transparence de la haute fonction publique ; de fait, malgré la pénombre qui enveloppe depuis l’origine ces sommets de l’État, des hommes politiques courageux, des journalistes aussi, ont dénoncé ce qui fait outrage à la République française : salaires exorbitants et bien supérieurs à celui du Président de la République lui-même ; postes fantômes, ou sièges inoccupés donnant lieu à de confortables pensions de retraites, allers-retours de la sphère publique à la sphère privée flirtant dangereusement avec les conflits d’intérêt ; or, à l’heure où l’on parle moralisation de la vie publique, l’opacité de la haute fonction publique n’est plus admissible et une vaste et franche opération de transparence doit pouvoir redonner confiance aux citoyens tout en redorant l’image d’une élite certes capable et méritante mais qui ne doit jamais perdre de vue les valeurs de démocratie, de justice et d’égalité. Aussi, sans aller toutefois jusqu’à invoquer les grands événements passés et la fameuse nuit du 4 août qu’aiment à évoquer pourtant certains dans l’hémicycle, elle lui demande ce qu’il compte toutefois faire pour rendre enfin transparente pour les citoyens leur haute fonction publique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9141</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4885</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Leclerc</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[chambres consulaires
	        Effondrement des ressources des chambres de commerce et d’industrie
	        9141. — 12 juin 2018. — M. Sébastien Leclerc interroge M. le ministre de l’action et des comptes publics sur l’engagement pris par le Gouvernement devant la représentation nationale de stabiliser, après la baisse de taxe pour frais de chambres de 150 millions d’euros inscrite en loi de finances pour 2018, la ressource fiscale affectée aux chambres de commerce et d’industrie (CCI) jusqu’à la fin de la mandature. Ainsi, le 21 octobre 2017 en séance publique à l’Assemblée nationale, le ministre de l’action et des comptes publics avait indiqué que la contribution des CCI à l’effort public était « une seule fois pour tout le quinquennat ». Le 14 novembre 2017, en commission des affaires économiques du Sénat, le ministre de l’économie et des finances avait formulé le même engagement à l’égard des chambres : « Nous prenons l’engagement de garantir la stabilité de leurs ressources en 2019-2022. ». Par ailleurs, plusieurs réponses du ministère de l’économie et des finances à des questions écrites parlementaires assuraient que « le Gouvernement a pris l’engagement, dans le cadre de la trajectoire triennale 2018-2020 qu’aucune autre baisse ne sera réalisée en 2019 et 2020 afin de donner au réseau une visibilité pluriannuelle sur ses ressources ». Or, le 28 mai 2018, à l’occasion de la réunion du comité exécutif du conseil national de l’industrie, il s’étonne de l’avoir entendu annoncer une nouvelle diminution de 100 millions d’euros de la taxe affectée aux CCI en 2019. C’est pourquoi il lui demande si le Gouvernement entend revenir sur cette dernière annonce afin de respecter la parole et les engagements tenus devant la représentation nationale, aussi bien à l’Assemblée nationale qu’au Sénat.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9145</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4885</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Vigier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[chambres consulaires
	        Taxe affectée aux chambres de commerce et d’industrie (CCI)
	        9145. — 12 juin 2018. — M. Philippe Vigier attire l’attention de M. le ministre de l’action et des comptes publics sur l’engagement pris par le Gouvernement devant la représentation nationale de stabiliser, après la baisse de taxe pour frais de chambres de 150 millions d’euros inscrite en loi de finances pour 2018, la ressource fiscale affectée aux chambres de commerce et d’industrie jusqu’à la fin de la mandature 2017-2022. Ainsi, le 21 octobre 2017 en séance publique à l’Assemblée nationale, M. le ministre avait indiqué que la contribution des CCI à l’effort public était « une seule fois pour tout le quinquennat ». Le 14 novembre 2017, en commission des affaires économiques du Sénat, le ministre de l’économie et des finances avait formulé le même engagement à l’égard des chambres : « nous prenons l’engagement de garantir la stabilité de leurs ressources en 2019-2022. » Par ailleurs, plusieurs réponses du ministère de l’économie et des finances à des questions écrites parlementaires assuraient que « Le Gouvernement a pris l’engagement, dans le cadre de la trajectoire triennale 2018-2020, qu’aucune autre baisse ne sera réalisée en 2019 et 2020, afin de donner au réseau une visibilité pluriannuelle sur ses ressources ». Or le 28 mai 2018, à l’occasion de la réunion du comité exécutif du Conseil national de l’industrie, le Premier ministre a annoncé une nouvelle diminution de 100 millions d’euros de la taxe affectée aux CCI en 2019. C’est pourquoi il lui demande si le Gouvernement entend revenir sur cette dernière annonce afin de respecter la parole et les engagements tenus devant la représentation nationale, aussi bien à l’Assemblée nationale qu’au Sénat.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9150</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4886</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Aurore Bergé</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[communes
	        Indemnité de conseil allouée au comptable public
	        9150. — 12 juin 2018. — Mme Aurore Bergé attire l’attention de M. le ministre de l’action et des comptes publics sur le principe de l’indemnité de conseil allouée aux comptables du trésor exerçant les fonctions de receveur municipal ou de receveur d’établissements publics. Le recours au comptable du trésor tout comme l’attribution de l’indemnité de conseil fait l’objet d’une délibération du conseil municipal. Malgré cette liberté, les élus locaux déplorent l’archaïsme de cette indemnité, vue comme un privilège d’un autre temps. Aussi, parallèlement à une baisse du nombre de trésoreries, le receveur n’est pas toujours un conseil de proximité que l’élu peut clairement identifier. Il est donc difficile pour l’acteur politique local de déterminer si le comptable intervient à titre personnel ou non. Parallèlement, des efforts budgétaires ont été demandés aux collectivités locales dans une logique d’amélioration de la performance de l’action publique, si bien que les élus s’interrogent sur la nécessité et la légitimité d’une telle indemnité. Elle lui demande de bien vouloir l’informer sur l’utilité de cette indemnité mais aussi sur ses modalités de calcul.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9175</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4886</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Benoit Potterie</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[énergie et carburants
	        Impact de la hausse du prix des carburants sur le pouvoir d’achat
	        9175. — 12 juin 2018. — M. Benoit Potterie alerte M. le ministre de l’action et des comptes publics sur l’augmentation du prix des carburants. Depuis janvier 2018, le prix du carburant est en nette augmentation. Le prix de l’essence a augmenté de 6,5 % par rapport à l’année 2017 et le prix du gazole de 12 %. Cette hausse du coût du carburant est le résultat de l’augmentation mondiale du prix du baril de pétrole et surtout du renforcement des taxes sur les hydrocarbures. En effet, le montant total des taxes par litre a progressé de cinq centimes en un an pour l’essence et de neuf centimes pour le gazole. La voiture étant l’un des modes de transport les plus utilisés par les Français, l’accroissement du coût du carburant pénalise fortement les citoyens, en particulier les plus isolés. Ceux habitant loin des grandes métropoles, difficilement desservies en transports en commun et n’ayant pas d’autres possibilités que d’emprunter la voiture pour se rendre au travail, sont les plus touchés. Or le Gouvernement s’est engagé à redonner du pouvoir d’achat aux Français. Les modes de transport n’étant pas encore pleinement adaptés aux énergies renouvelables ou alternatives, il convient d’assurer un équilibre et une transition en douceur sur cette voie sans impacter lourdement le budget des français. Dans ce contexte, il souhaite l’interroger sur les orientations que compte donner le Gouvernement concernant l’impact grandissant du coût du carburant sur le pouvoir d’achat des ménages français et en particulier ceux qui résident dans les territoires ruraux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9220</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4886</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Hennion</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[fonctionnaires et agents publics
	        Recrutement de personnels contractuels et perspectives d’évolution
	        9220. — 12 juin 2018. — Mme Christine Hennion interroge M. le ministre de l’action et des comptes publics sur les possibilités d’évolution des contractuels dans la fonction publique. Les contractuels sont pleinement intégrés au corps de la fonction publique et sont représentés dans la fonction publique d’État, hospitalière et territoriale. Ils apportent, en plus de leurs connaissances spécifiques et techniques, une vision et un souffle nouveaux au service public pour lequel ils sont employés. Leurs perspectives d’évolution professionnelle sont fixées contractuellement. À l’inverse des fonctionnaires, ils ne disposent pas d’un droit à l’avancement : soit de possibilité d’avancement d’échelon, de grade ou de cadre d’emploi. Des mesures législatives ont entendu renforcer leurs droits et ouvrir leurs évolutions de carrière. Par exemple la loi no 2005-843 du 26 juillet 2005 et trois décrets, chacun statuant pour une fonction publique distincte, prévoient une évaluation du contractuel à l’issue de son contrat. Cette évaluation, fondée sur la performance professionnelle de ce dernier, peut aboutir au réexamen et à l’augmentation de son salaire. Ces mesures ne permettent cependant pas l’amélioration complète des perspectives de carrière du contractuel. En effet, la réévaluation de son salaire est soumise à l’échéance de son contrat et il ne peut pas prétendre à des avancements professionnels. Dans ce contexte, elle s’interroge sur les mesures que l’État envisage pour réviser les possibilités de promotion du contractuel, notamment concernant son droit à l’avancement, lorsque le Gouvernement souhaite justement augmenter le nombre de contractuels dans la fonction publique. En effet, un recours accru aux contractuels devrait s’accompagner de nouvelles dispositions offrant de meilleures perspectives d’évolution professionnelle à ces derniers.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9223</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4887</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Pascale Fontenel-Personne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[formation professionnelle et apprentissage
	        Financement aux entreprises de la formation interne des salariés
	        9223. — 12 juin 2018. — Mme Pascale Fontenel-Personne attire l’attention de M. le ministre de l’action et des comptes publics sur le financement de la formation professionnelle pour les entreprises qui forment en interne leurs salariés et pour lesquelles il n’existe pas d’organisme de formation, notamment en raison de leur savoir-faire unique. Le projet de loi relatif à la liberté de choisir son avenir professionnel a été l’occasion de se saisir du sujet. Alors que l’on veut faire de la formation professionnelle le principal instrument de la lutte contre le chômage et la meilleure garantie pour sécuriser les transitions professionnelles, on doit donner aux entreprises tous les moyens nécessaires pour la développer. Les entreprises contribuent à la formation professionnelle en fonction de leur taille et de la masse salariale. Cette contribution va ensuite être répartie par France compétences. Certaines entreprises dites de « niche ou de savoir-faire unique » dispensent elles-mêmes des formations en interne car il n’existe aucune école qui forme à ce savoir-faire unique. Le but de ces formations est que les salariés acquièrent des compétences techniques et que l’entreprise poursuive son développement économique. Elles passent du temps à former leurs salariés sur des métiers très spécifiques mais ne reçoivent aucune aide financière extérieure. Il est en effet fréquent que sur des marchés très spécialisés, l’entreprise ne puisse pas se rattacher à un organisme de formation existant. Pourtant, au même titre que toutes les entreprises, elles contribuent au financement national de la formation professionnelle. Il faut rétablir de la justice sociale au sein de ces entreprises qui méritent au même titre que les entreprises de moins de cinquante salariés recevant des opérateurs de compétences un financement pour le développement des compétences, de recevoir un financement pour assurer pleinement la formation professionnelle des salariés en interne. Ces entreprises sont confrontées à un manque de moyens pour faire face au développement de leurs compétences. Elle lui demande s’il est possible d’envisager une déduction fiscale pour ces entreprises par rapport au temps passé à former leurs salariés sur ces métiers qui demandent un savoir-faire particulier.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9228</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4887</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Denis Masséglia</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôt sur le revenu
	        Crédit d’impôt pour les frais de dépendance
	        9228. — 12 juin 2018. — M. Denis Masséglia appelle l’attention de M. le ministre de l’action et des comptes publics sur la situation fiscale des personnes dépendantes. En application de l’article 199 quindecies du CGI, une réduction d’impôts pouvant aller jusqu’à 2 500 euros par an est accordée aux personnes mariées et pacsées, célibataires, divorcées ou veuves, quel que soit leur âge, qui supportent des dépenses liées à la dépendance et qui sont notamment accueillies dans un EHPAD. Ces dépenses comprennent les frais de soins et d’hébergement. Les personnes non imposables ne peuvent prétendre à une réduction fiscale. Précédemment, une disposition pour les aides à domicile existait sous la forme d’une réduction d’impôts et a été modifiée dans le cadre du PLF 2018 en crédit d’impôt. Il appelle son attention sur cette situation et demande l’examen, dans le cadre du PLF 2019, de la possibilité de l’extension de ce crédit d’impôt aux frais de dépendance.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9229</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4887</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Falorni</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôt sur le revenu
	        Demi-part fiscale des personnes seules ou veuves
	        9229. — 12 juin 2018. — M. Olivier Falorni attire l’attention de M. le ministre de l’action et des comptes publics sur les conséquences financières, pour les retraités aux revenus modestes, de la suppression définitive de la demi-part fiscale accordée aux parents isolés par l’ancienne majorité parlementaire. La suppression progressive de cette demi-part en 2008 qui a atteint ses pleins effets en 2014, a fait augmenter brutalement le revenu fiscal de référence de personnes modestes. Ce dispositif a concerné 3 millions de foyers fiscaux et a entraîné une hausse de l’impôt sur le revenu pour 1,8 million d’entre eux. Quelque 250 000 contribuables se sont retrouvés à devoir acquitter leurs impôts locaux alors qu’ils bénéficiaient auparavant d’une exonération. La loi de finances pour 2016 a permis d’installer un dispositif d’exonération permanente d’impôts locaux pour toutes les personnes qui étaient non imposables en 2014. Cependant, les seuils retenus semblent notoirement faibles et ne concernent pas l’impôt sur le revenu. Dans un contexte où de nombreux retraités ne bénéficiant que d’une petite pension font part de leurs difficultés financières croissantes, plus de 10 % d’entre eux vivent sous le seuil de pauvreté, il conviendrait de rétablir la demi-part fiscale supplémentaire pour les célibataires, divorcés ou veufs. Aussi, il lui demande que le Gouvernement fasse ce geste de solidarité envers les aînés qui ont souvent cotisé toute leur vie pour hériter d’une faible pension de retraite.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9230</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4888</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Benoit Potterie</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôt sur le revenu
	        Prélèvement à la source et impact sur les entreprises et salariés
	        9230. — 12 juin 2018. — M. Benoit Potterie attire l’attention de M. le ministre de l’action et des comptes publics sur la mise en oeuvre du prélèvement à la source et l’impact sur les entreprises et les salariés. Le Gouvernement l’avait confirmé : le prélèvement à la source sera effectif à partir du 1er janvier 2019. Ce dispositif a pour objectif de moderniser le paiement de l’impôt sur le revenu en ajustant, au plus proche de la réalité, le montant de l’impôt payé mensuellement et le revenu perçu. Il s’agit d’une avancée pour chaque citoyen pour plus de simplicité et de clarté dans le paiement et le prélèvement de l’impôt. Mais il n’en va pas de même pour les entreprises, en particulier les TPE, les PME et les ETI, qui devront faire office de percepteur. Sur ce point, la simplification pour l’administration n’en est pas une pour les entreprises. La mise en œuvre du prélèvement à la source sur les salaires prévoit que les employeurs auront connaissance du taux d’impôt à prélever pour chaque salarié. Ce taux sera transmis par l’administration à l’employeur chaque mois. Il incombe ensuite à l’employeur, avec ce taux, d’effectuer le prélèvement sur la fiche de paie du salarié pour ensuite reverser ce prélèvement à l’État. Les conséquences de ce dispositif sont nombreuses. Outre la diminution psychologique du montant net perçu par le salarié chaque mois sur son salaire, les entreprises devront nécessairement passer plus de temps à l’élaboration des fiches de paie, mettre en œuvre des moyens informatiques supplémentaires pour collecter les taux et les appliquer, sans parler des risques d’erreur informatique ou le versement erroné des sommes collectées. Constatant que l’administration fixe le taux d’imposition des salariés et qu’elle a connaissance, depuis 2017, par la déclaration sociale nominative, du montant des rémunérations imposables de chaque salarié, il souhaite l’interroger sur la possibilité d’appliquer le prélèvement à la source par l’administration fiscale en prélevant l’impôt directement sur le compte du salarié. De cette façon les entreprises s’en trouveraient déchargées, les salariés toujours prélevés à la source et l’administration assurée d’un même taux de recouvrement qu’actuellement, soit 95 %. Sur ce point, la fiche de paie de chaque salarié resterait inchangée avant prélèvement sur son compte bancaire, diminuant ainsi l’impact psychologique de cette mesure. Il souhaiterait donc connaître ses intentions sur cette question.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9231</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4888</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Béatrice Piron</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôts et taxes
	        Conséquences de la suppression du CICE pour les entreprises d’aide à la personne
	        9231. — 12 juin 2018. — Mme Béatrice Piron attire l’attention de M. le ministre de l’action et des comptes publics sur la situation financière du secteur de l’aide et de l’accompagnement à domicile. Les entreprises de ce secteur sont très inquiètes de la suppression du CICE qui ne sera pas totalement compensée en baisse de charges. Avec la fin du CICE, le Gouvernement a annoncé des baisses de charges mais ces baisses de charges ne s’appliqueront pas aux entreprises de l’aide à la personne qui bénéficient déjà d’exonérations de charges. Cette situation est d’autant plus inquiétante que la plus grande partie du modèle économique des entreprises de l’aide à la personne repose sur la masse salariale et les charges patronales. Pourtant, c’est un secteur d’avenir, indispensable face au vieillissement de la population et très créateur d’emploi. Ainsi, elle aimerait connaître sa position sur l’opportunité de revoir ce dispositif de compensation afin qu’il bénéficie vraiment à toutes les entreprises et qu’il ne pèse pas sur les entreprises de l’aide à la personne qui sont des entreprises fragiles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9236</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4888</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Labaronne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôts et taxes
	        Opportunité d’ouvrir le STDR aux cas des entreprises
	        9236. — 12 juin 2018. — M. Daniel Labaronne interroge M. le ministre de l’action et des comptes publics sur l’opportunité d’ouvrir le STDR aux cas des entreprises. Le service de traitement des déclarations rectificatives (STDR), créé en juin 2013, a permis aux contribuables détenant des avoirs non déclarés à l’étranger d’exercer leur droit à la rectification de leurs déclarations afin de se mettre en conformité avec la loi fiscale, en acquittant les droits, pénalités et intérêts de retard dus. Ses moyens d’action ont été renforcés en 2015, notamment via la mise en place, à compter du 1er juin, des sept pôles de régularisation déconcentrés et l’augmentation des effectifs du STDR de 60 %. Le guichet du STDR « particuliers » a été fermé le 31 décembre 2017. Il lui demande si l’expérience et les compétences acquises durant ces quatre années dans le traitement de régularisation fiscale des particuliers ne pourraient pas être mises à profit dans une démarche de régularisation des comptes des entreprises à l’étranger.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9237</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4888</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne Brugnera</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôts et taxes
	        Perspectives de suppression des effets de seuils dans la fiscalité
	        9237. — 12 juin 2018. — Mme Anne Brugnera attire l’attention de M. le ministre de l’action et des comptes publics sur le problème des effets de seuils présents dans les contributions fiscales. Cette question est posée par un citoyen et transmise via la plate-forme « Questions Citoyennes au Gouvernement ». Ce citoyen est choqué que 20 % des Français continuent à payer la taxe d’habitation. Avec l’effet de seuil, quelqu’un juste au-dessus de la limite de paiement se retrouvera avec un pouvoir d’achat inférieur à celui de quelqu’un juste en-dessous, parfois jusqu’à 100 euros par mois (taxe à 1 200-1 400 euros). Elle l’interroge sur la possibilité ouverte par les moyens informatiques actuels d’établir une progressivité des impôts actuellement soumis à des seuils.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9238</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4889</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Delpon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôts et taxes
	        Recouvrement de la taxe de séjour
	        9238. — 12 juin 2018. — M. Michel Delpon attire l’attention de M. le ministre de l’action et des comptes publics sur les difficultés que rencontrent les collectivités territoriales chargées du recouvrement de la taxe de séjour à procéder à la taxation d’office. Les articles L. 2333-38 et L. 2333-46 du code général des collectivités territoriales régissent la législation relative à la taxation d’office de la taxe de séjour ainsi que de la taxe de séjour forfaitaire. Ils prévoient, avant la mise en œuvre d’une procédure d’imposition d’office, le fait d’adresser une mise en demeure par LRAR aux logeurs, hôteliers, ou propriétaires attestant d’un retard dans le paiement dans la taxe de séjour ou la taxe de séjour forfaitaire. Or, selon les situations, la procédure de taxation d’office ne peut être mise en œuvre que si le contribuable a répondu à la mise en demeure, en indiquant notamment les éléments nécessaires au calcul du montant de la taxe de séjour dû. Il en résulte une impossibilité de recouvrement si le redevable n’est pas de bonne foi. Ni les alinéas 2 des articles précités, malgré leur application d’un intérêt de 0,75 % par mois de retard, ni la contravention de 4e classe disposée au 4° de l’article R. 2333-54 du même code, ne permettent actuellement d’accéder systématiquement à ces créances. Il lui demande si instaurer un plancher de nuitées comme base à la taxation d’office pour la collectivité au cas où le redevable ne répondrait pas à la mise en demeure ne semblerait pas une mesure cohérente, et s’il compte la mettre en place.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9240</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4889</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Labaronne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôts et taxes
	        Service de traitement des déclarations rectificatives
	        9240. — 12 juin 2018. — M. Daniel Labaronne interroge M. le ministre de l’action et des comptes publics sur les dossiers en stock du service de traitement des déclarations rectificatives (STDR). Le service de traitement des déclarations rectificatives, créé en juin 2013, a permis aux contribuables détenant des avoirs non déclarés à l’étranger d’exercer leur droit à la rectification de leurs déclarations afin de se mettre en conformité avec la loi fiscale, en acquittant les droits, pénalités et intérêts de retard dus. Ses moyens d’action ont été renforcés en 2015, notamment via la mise en place, à compter du 1er juin, des sept pôles de régularisation déconcentrés et l’augmentation des effectifs du STDR de 60 %. Le guichet du STDR a été fermé le 31 décembre 2017 mais continue à traiter les dossiers en stock. Il lui demande de bien vouloir lui indiquer le nombre de dossier en stock au 31 décembre 2017 et le montant recouvré par l’État au terme du schéma d’extinction au niveau du STDR central et des pôles déconcentrés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9249</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4889</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Aude Luquet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[logement
	        Poids du coût du logement sur les ménages les moins aisés
	        9249. — 12 juin 2018. — Mme Aude Luquet attire l’attention de M. le ministre de l’action et des comptes publics sur le coût du logement dont le poids ne cesse d’augmenter dans le budget des ménages les moins aisés. Le budget 2018 voté comporte de nombreuses mesures en faveur du pouvoir d’achat : baisse des cotisations salariales, revalorisation de la prime d’activité, ainsi que de l’allocation aux adultes handicapés et du minimum vieillesse, ou encore suppression progressive de la taxe d’habitation. Cependant, si chacun s’accorde sur la nécessité de réduire la pression fiscale sur les ménages et sur le combat à mener contre le chômage et en faveur d’une meilleure rémunération du travail, un autre combat porte sur le coût du logement qui pèse de plus en plus lourdement sur les ménages les moins aisés et ampute d’autant leur pouvoir d’achat. En France, quatre millions de personnes souffrent de mal-logement ou d’absence de logement personnel. Le logement représente bien souvent le premier poste de dépenses des ménages. Ils y consacrent en moyenne près de 20 % de leurs revenus, avec toutefois de grandes disparités. Pour les 10 % des ménages les plus pauvres, les dépenses de logement représentent plus de 40 % de leurs revenus alors qu’elles n’en représentent que 10 % pour les 10 % des ménages les plus aisés. Rapporté à leurs revenus, le logement coûte quatre fois plus cher aux moins aisés qu’aux plus aisés. Ainsi elle lui demande quelles mesures le Gouvernement entend mettre en œuvre pour lutter concrètement contre l’augmentation continue du poids des dépenses de logement dans le budget des ménages les moins aisés, et augmenter ainsi leur pouvoir d’achat.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9266</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4890</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Labaronne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[Parlement
	        Fonds sans personnalité juridique
	        9266. — 12 juin 2018. — M. Daniel Labaronne appelle l’attention de M. le ministre de l’action et des comptes publics sur la situation budgétaire des fonds sans personnalité juridique. Les fonds sans personnalité juridique (FSPJ) sont des véhicules financiers contrôlés par l’État ou d’autres personnes publiques et dont la gestion est confiée à des tiers. Ils constituent donc par essence des dérogations au principe d’universalité budgétaire. Dans son dernier rapport « Le budget de l’État en 2017, résultats et gestion », la Cour des comptes comptabilisait, sans garantie d’exhaustivité, 154 fonds dotés ou contrôlés par l’État. La Cour notait : « le recours accru des FSPJ a pour conséquence de sanctuariser des recettes et des crédits, puisqu’il conduit en pratique à soustraire, totalement ou en partie, des recettes et des dépenses à l’examen du Parlement. » (page 153). En conséquence, le Parlement ne peut en réalité examiner « qu’une partie du budget de l’État et exprimer ses choix que sur une fraction des ressources, sa capacité à définir de nouvelles priorités se trouve limitée » (page 153). Il souhaite savoir comment le Parlement peut être mieux informé sur les fonds dédiés aux FSPJ pour que les parlementaires retrouvent une vue exhaustive des opérations financières publiques. Il lui demande s’il envisage que les budgets et les comptes de ces fonds donnent lieu à une annexe spécifique au PLF.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9292</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4890</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Luc Carvounas</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[politique sociale
	        Réforme des aides sociales
	        9292. — 12 juin 2018. — M. Luc Carvounas interroge M. le ministre de l’action et des comptes publics sur les récentes annonces faites par le Gouvernement à propos des aides sociales pour le retour à l’emploi. Diverses annonces faites par différents membres du Gouvernement ont de quoi inquiéter, tant par leur nature que par leur manque de cohérence. M. le ministre a commencé par évoquer le trop grand nombre d’aides sociales, ainsi que leur inefficacité. Par la suite, M. le Premier ministre a dessiné les grandes lignes d’une réforme visant à rendre plus efficace les dépenses de lutte contre la pauvreté et le chômage. Enfin, le porte-parole du Gouvernement, en répondant lors des questions au Gouvernement du mercredi 30 mai 2018 à M. David Habib qui lui demandait des explications, s’est contenté de rappeler le nombre d’enfants vivant sous le seuil de pauvreté en France et d’expliquer cette donnée par l’échec des politiques sociales des décennies précédentes. Face à ces informations, la seule qui semble avoir été retenue par les citoyens et leurs représentants nationaux est que les aides sociales feront l’objet de modifications, et possiblement de coupes budgétaires. Il s’agit d’un terrain sur lequel le Parlement et le Gouvernement n’ont pas le droit à l’erreur, au vu de la situation préoccupante dans laquelle se trouvent beaucoup de Français. L’opportunité de retravailler la structure des politiques sociales et de la moderniser afin d’être plus efficace dans la lutte contre la pauvreté et l’accompagnement du retour à l’emploi est positive et relève d’une logique aussi pragmatique qu’humaine. Toutefois, il est assez inquiétant d’avoir vu des membres du Gouvernement envisager de faire l’économie des aides sociales. Une telle action ne se justifie pas par un besoin d’efficacité, mais par la seule logique comptable de réduction du déficit. Or cette démarche serait en totale contradiction avec les baisses d’impôts décidées depuis le début de la législature, en particulier envers les grandes fortunes et les propriétaires de capital. Il lui demande donc des précisions quant aux allocations ciblées par la réforme à venir, la nature des transformations envisagées, ainsi que le montant que le Gouvernement envisage d’économiser sur cette partie du budget à venir.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9338</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4890</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Woerth</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[taxe sur la valeur ajoutée
	        Taux de TVA applicable à la création de jardins thérapeutiques
	        9338. — 12 juin 2018. — M. Éric Woerth interroge M. le ministre de l’action et des comptes publics sur la question du taux de TVA applicable à la création de jardins thérapeutiques en établissement médico-social. En effet, ces dernières années des travaux ont été menés afin de produire des indications sur la conception et l’usage de jardins thérapeutiques en EHPAD pour les patients atteints de la maladie d’Alzheimer. Ces recherches scientifiques démontrent aujourd’hui le bénéfice en termes de santé qui peut être apporté aux patients avec des jardins enrichis par des modules qui y sont développés. Afin d’encourager développement de ce type d’aménagement, il souhaiterait connaître la position du Gouvernement sur l’application d’un taux de TVA à 5,5 % (contre 20 % aujourd’hui) pour la création de jardins thérapeutiques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9352</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4891</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laetitia Saint-Paul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[Union européenne
	        Ressources propres de l’Union européenne
	        9352. — 12 juin 2018. — Mme Laetitia Saint-Paul interroge M. le ministre de l’action et des comptes publics sur la refonte du système des ressources propres du budget de l’Union européenne, dans le cadre des négociations sur le cadre financier pluriannuel (CFP) 2021-2027. À l’origine majoritairement financé par les droits de douanes et les cotisations sucres - composant les « ressources propres traditionnelles », le budget de l’UE a progressivement été approvisionné par les ressources « TVA » et « RNB », au gré du développement des compétences de la Commission et de la réduction des droits de douanes. Dans son rapport rendu en décembre 2016, le Groupe de Haut-Niveau présidé par M. Mario Monti a recommandé de réformer en profondeur le financement du budget de l’Union européenne. M. Mario Monti avait déjà estimé auparavant que « de nouvelles ressources nous aideraient à avancer vers un système plus simple, plus transparent, plus équitable et plus responsable sur le plan démocratique ». Les experts ont émis plusieurs propositions de nouvelles ressources que la Commission européenne pourrait elle-même percevoir. Celles-ci portent notamment sur la mise en place d’une taxation européenne des « GAFA », sur la perception par la Commission du droit d’accise sur les matières fossiles ou encore le transfert de tout ou partie de la taxe carbone. Cette dernière proposition a d’ailleurs été évoquée par le Président de la République devant le Parlement européen le 17 avril 2018. Elle permettrait de plus de relier les ressources budgétaires aux objectifs de lutte contre le changement climatique. Objectifs qui devraient correspondre à une part importante du prochain cadre financier pluriannuel selon le projet de CFP présenté par la Commission. Elle l’interroge donc sur les pistes privilégiées par la France afin de permettre au budget de l’UE d’être principalement financé par des ressources propres directes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9144</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4891</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Fanget</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics (M. le SE auprès du ministre)</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[chambres consulaires
	        Maintien des ressources pour les chambres de commerce et d’Industrie
	        9144. — 12 juin 2018. — M. Michel Fanget attire l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’action et des comptes publics sur l’engagement pris par le Gouvernement devant la représentation nationale de stabiliser, après la baisse de taxe pour frais de chambres de 150 millions d’euros inscrite en loi de finances pour 2018, la ressource fiscale affectée aux chambres de commerce et d’industrie jusqu’à la fin de la mandature. Ainsi, le 21 octobre 2017 en séance publique à l’Assemblée nationale, le ministre de l’action et des comptes publics avait indiqué que la contribution des CCI à l’effort public était « une seule fois pour tout le quinquennat ». Le 14 novembre, en commission des affaires économiques du Sénat, le ministre de l’Economie et des finances avait formulé le même engagement à l’égard des chambres : « nous prenons l’engagement de garantir la stabilité de leurs ressources en 2019-2022. » Par ailleurs, plusieurs réponses du ministère de l’économie et des finances à des questions écrites parlementaires assuraient que « Le Gouvernement a pris l’engagement, dans le cadre de la trajectoire triennale 2018-2020, qu’aucune autre baisse ne sera réalisée en 2019 et 2020, afin de donner au réseau une visibilité pluriannuelle sur ses ressources ». Or, le 28 mai 2018, à l’occasion de la réunion du Comité exécutif du Conseil national de l’Industrie, le Premier ministre a annoncé une nouvelle diminution de 100 millions d’euros de la taxe affectée aux CCI en 2019. C’est pourquoi il lui demande si le Gouvernement entend revenir sur cette dernière annonce afin de respecter la parole et les engagements tenus devant la représentation nationale, aussi bien à l’Assemblée nationale qu’au Sénat.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9219</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4891</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Henriet</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics (M. le SE auprès du ministre)</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[fonction publique territoriale
	        Revalorisation de l’IFDF des agents territoriaux
	        9219. — 12 juin 2018. — M. Pierre Henriet appelle l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’action et des comptes publics, sur le montant de l’indemnité horaire pour travail du dimanche et des jours fériés en faveur des agents territoriaux. Cette indemnité de 2 FF, instituée par l’arrêté du 19 août 1975, a vu son montant modifié par arrêté de la direction générale des collectivités territoriale, le 31 décembre 1992, soit, 4,85 francs. Or, depuis cette date, elle n’a pas été revalorisée ; elle s’élève donc à 0,74 euros avant déduction des charges. Il lui demande de bien vouloir en concertation avec les associations d’élus, procéder à une revalorisation de cette indemnité, reconnaissance justifiée de l’engagement des agents territoriaux concernés comme c’est le cas au musée de Fontenay-le-Comte,  labellisé Musée de France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9104</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4892</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. José Evrard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[agriculture
	        Abandon de l’agriculture par l’Union européenne
	        9104. — 12 juin 2018. — M. José Evrard alerte M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur la baisse des crédits de la politique agricole commune. Il est fortement envisagé par l’Union européenne de diminuer les financements de l’agriculture française pour le programme des années 2021-2027. D’après les calculs des syndicats agricoles, cette baisse, en termes réels, avoisinerait les 12 %, si on extrapole les taux actuels de l’inflation. La baisse est donc considérable. Elle signe, une nouvelle fois, l’arrêt de mort d’un grand nombre d’exploitations. Elle confirme que l’agriculture ne constitue plus une priorité européenne. La France ne peut accepter que ses dotations à l’Union se traduisent par une diminution de ce qu’elle est en droit d’attendre pour son agriculture. Elle doit signifier à Bruxelles qu’elle prendra des mesures visant à soutenir directement financièrement ses agriculteurs et qu’elle sera exigeante vis-à-vis des autres agricultures européennes quant au respect des normes mises en place. Il lui demande quelle politique agricole nationale il entend mettre en place pour se substituer aux abandons de l’Union européenne.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9105</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4892</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Charles Taugourdeau</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[agriculture
	        Agriculture biologique
	        9105. — 12 juin 2018. — M. Jean-Charles Taugourdeau attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur l’annonce faite par le Gouvernement le 5 avril 2018 de prévoir une enveloppe de 1,1 milliard d’euros, dont 630 millions issus du FEADER et 200 millions d’euros de fonds nationaux, pour développer l’agriculture biologique dans les cinq années à venir. Jusqu’à présent pour la région des Pays de la Loire, pour la période 2014-2020, le Programme de développement rural régional (PDRR) (dont le conseil régional à la gestion), avait prévu une enveloppe de 81,6 millions d’euros pour financer les aides à la conversion et au maintien en agriculture biologique pour la période 2014-2020. Cette enveloppe se composant à hauteur de 75 % de fonds européens (FEADER) et de 25 % de fonds nationaux. Mais les demandes cumulées des campagnes 2015, 2016 et 2017 s’élèvent au-delà de l’enveloppe disponible, à hauteur 110 millions d’euros. À partir de 2018, le constat est que l’enveloppe est vide en Pays de la Loire. Le besoin en enveloppe supplémentaire d’ici à 2020 pour la région serait évalué à environ 25 millions d’euros (dont 19 millions d’euros issus du FEADER et 6 millions d’euros de l’État). Les producteurs se trouvent aujourd’hui dans une forte incertitude quant à l’accès à l’aide à la conversion ou au maintien en agriculture biologique. Il lui demande donc de bien vouloir lui indiquer s’il entend confirmer le montant et l’origine des fonds de cette enveloppe en faveur de l’agriculture biologique et si cette dernière sera répartie auprès des conseils régionaux pour financer le besoin en enveloppe supplémentaire d’ici à 2020.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9106</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4892</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-François Eliaou</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[agriculture
	        Aménagement de la taxe défrichement
	        9106. — 12 juin 2018. — M. Jean-François Eliaou attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur l’application de la loi no 2014-1170, dite loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt du 13 octobre 2014 sur le défrichement sans compensation. Cette loi impose de reboiser ou de verser une indemnité compensatrice conséquente au fonds stratégique de la forêt et du bois, quelle que soit la nature du demandeur, et n’envisage pas le retour de ces terres vers une activité viticole ou agroécologique. La déprise des surfaces agricoles est un problème majeur pour l’avenir des exploitations dont certaines perdent plus de 2 000 hectares de surfaces agricoles par an. La reconquête de surfaces agricoles sur ces espaces boisés se justifie d’un point de vue agroécologique afin d’assurer l’autonomie alimentaire des systèmes d’exploitation. À terme, le maintien de l’agriculture dans certaines zones est en jeu. Aujourd’hui comme hier, le défrichement est un acte de restructuration foncière pour les exploitations indispensable à l’installation des jeunes et une opportunité pour l’économie des territoires. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui indiquer s’il serait possible d’annuler l’indemnité de compensation défrichement dès lors qu’il est établi par les services de l’État que la zone pourrait être considérée comme étant un couloir anti-feu, et devenir une exploitation agricole pérenne. Il lui demande quelles mesures d’assouplissement pourraient être prises afin de ne pas bloquer les projets de redéploiement de la viticulture, notamment en zone AOP.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9107</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4893</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laetitia Saint-Paul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[agriculture
	        Attribution des fonds européens en matière agricole
	        9107. — 12 juin 2018. — Mme Laetitia Saint-Paul interroge M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur les modalités d’attributions des fonds de la politique agricole commune (PAC) par l’agence France AgriMer. Alors que la France dispose de l’enveloppe la plus importante en volume de l’Union européenne pour la PAC, la complexité des demandes de financements empêche une attribution optimale de ces fonds. Aujourd’hui, face à la lourdeur du processus administratif, de nombreux bénéficiaires potentiels décident de retirer leur candidature. En effet, certains d’entre eux doivent justifier de leurs activités jusqu’à cinq fois par an, entraînant un coût économique important en amont d’un potentiel financement de leur projet. Au-delà de la non-répartition de l’ensemble des fonds, cette complexité entame la crédibilité et l’accessibilité de la PAC pour les producteurs, les acteurs économiques. Alors que la PAC doit être refondée dans le cadre du futur cadre financier pluriannuel 2021-2027, elle l’interroge sur les mesures de simplification pouvant être mises en place, au niveau national comme au niveau européen.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9108</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4893</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Labaronne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[agriculture
	        Carte révisée des zones défavorisées simples (ZDS)
	        9108. — 12 juin 2018. — M. Daniel Labaronne appelle l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur l’impact de la nouvelle carte des zones agricoles défavorisées simples sur l’agriculture en Indre-et-Loire. Le Gouvernement s’est engagé à faire aboutir la réforme de la carte des zones défavorisées simples qui datait de 1976 et qui détermine les agriculteurs éligibles à une indemnité compensatoire pour handicap naturel (ICHN) de l’Union Européenne. Le 30 mars 2018, la nouvelle carte portée par les autorités françaises auprès de la Commission européenne a été présentée. Le nouveau zonage repose sur des critères de nature biophysique et sur des contraintes spécifiques comme l’élevage extensif, l’environnement et les paysages. Le département d’Indre-et-Loire est l’un des plus touchés en France avec 300 exploitations agricoles sortant de la carte et une perte de revenu d’environ 1,5 millions d’euros. Ce chiffre représente à lui-seul la moitié de l’impact sur toute la région Centre-Val de Loire qui regroupe pourtant six départements. La nouvelle carte a été ensuite complétée d’un critère de continuité territoriale qui devait permettre de traiter marginalement des enclaves non classées. Sur les 18 communes proposées par le département d’Indre-et-Loire, aucune n’a été retenue. Les réunions organisées par le ministère de l’agriculture et de l’alimentation avec les organisations professionnelles du département ainsi que la réception de 700 jeunes agriculteurs à l’Elysée en février 2018 reflètent une volonté forte d’accompagner les exploitants sortant de la carte des ZDS. Les 5 milliards d’euros prévus dans le grand plan d’investissement du Gouvernement pour la modernisation de l’agriculture devraient permettre de les financer en partie. Des pistes de mesures d’accompagnement ont été avancées et les filières agricoles de l’Indre-et Loire qui se trouvent durement fragilisées attendent les arbitrages qui seront rendus en fin d’année suite au diagnostic en cours d’élaboration par la préfecture et au comité de pilotage national qui se réunira à l’automne 2018. L’un des enjeux du projet de loi faisant suite aux états généraux de l’alimentation (EGA) est « d’accompagner la transformation des modèles agricoles vers une multi-performance sociale, sanitaire, environnementale et économique ». Le Gouvernement a exprimé sa volonté d’accompagner les agriculteurs vers une production en adéquation avec la demande en favorisant la diversification et en se basant sur des appels à projets valorisant l’entreprenariat agricole. Dans son discours aux jeunes agriculteurs, le Président de la République a indiqué que « nous avons [en France] les atouts pour mener une vraie révolution culturelle ». L’Indre-et-Loire s’inscrit parfaitement dans cette démarche et se prépare à être un territoire d’expérimentation. En lien avec la préfecture, les élus de la métropole, le conseil départemental, la chambre d’agriculture et des syndicats agricoles dessinent actuellement un « projet de territoire » autour des thématiques de la transition du modèle agricole et notamment la valorisation des produits locaux et l’utilisation de circuits courts. Il lui demande d’examiner avec attention l’expérimentation en cours d’élaboration en Indre-et-Loire lors du comité de pilotage national qui aura lieu à l’automne et qui devrait poser les prémices des mesures d’accompagnements pour les 300 exploitants sortis de la carte des ZDS.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9111</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4893</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Labaronne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[agriculture
	        Lutte contre le dépérissement du vignoble
	        9111. — 12 juin 2018. — M. Daniel Labaronne attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur la lutte contre le dépérissement du vignoble et en particulier les maladies du bois (Esca et flavescence dorée entre autres). Avec un déficit de 62 milliards d’euro en 2017, le commerce extérieur est le talon d’Achille de l’économie française. Les 11 milliards d’euros de chiffre d’affaires réalisés à l’export par le secteur des vins et spiritueux sont d’autant plus précieux. La filière viticole française génère directement 550 000 emplois auxquels s’ajoutent 250 000 emplois indirects induits dans les secteurs du tourisme et de la restauration : ces emplois ne sont pas délocalisables. La viticulture façonne l’identité culturelle et les paysages de nombreux territoires de notre pays, notamment en Val de Loire et en Touraine. 75 % de la surface viticole française est constituée de cépages sensibles. Dans ce contexte, la recherche sur les maladies du bois et plus globalement le dépérissement du vignoble ainsi que le transfert des résultats à des fins d’évolution des pratiques culturales revêtent une importance première. Le rapport de mission, d’expertise et de conseil du Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et de la recherche (CGAAER) de mai 2016 a pointé des difficultés dans la gouvernance de la recherche en matière viticole et souligné deux enjeux : l’intérêt de poursuivre la recherche dans un cadre pluridisciplinaire et européen et la nécessité de mettre en place « sans délai » un « transfert des acquis de la recherche » et de relancer la surveillance du territoire. Deux ans après la remise de ce rapport et du lancement du Plan National Dépérissement du Vignoble, il souhaite connaître les progrès réalisés, les freins identifiés et les mesures supplémentaires qui pourraient être envisagées pour répondre aux attentes fortes et justifiées des viticulteurs dans les meilleurs délais.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9113</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4894</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Labaronne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[agriculture
	        Politique agricole commune
	        9113. — 12 juin 2018. — M. Daniel Labaronne appelle l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur les propositions de la Commission européenne relatives au cadre financier pluriannuel 2021-2028. Pour compenser le « Brexit » et financer les nouvelles priorités, la Commission met sur la table une proposition de réduction de 5 % du budget de la politique agricole commune (PAC) en euros courants. La PAC est non seulement la politique la plus ancienne et la plus intégrée de la construction européenne mais c’est surtout une politique porteuse d’enjeux stratégiques de sécurité et de souveraineté pour l’Union européenne. Cette réduction drastique viendrait pénaliser l’agriculture française alors qu’elle devrait être soutenue pour assurer un niveau de revenu décent aux agriculteurs, pour les protéger face aux aléas climatiques et à la volatilité des marchés mondiaux, pour favoriser le développement des entreprises agricoles et agroalimentaires et accompagner la transition environnementale. Il souhaite savoir quelle sont les propositions qu’il entend formuler pour défendre le budget de la PAC et garantir les intérêts des agriculteurs français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9115</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4894</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Virginie Duby-Muller</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[agriculture
	        Réhomologation du cuivre au niveau européen
	        9115. — 12 juin 2018. — Mme Virginie Duby-Muller interroge M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur le sujet de la réhomologation du cuivre par l’Union européenne. Les substances actives composées de cuivre sont utilisées dans les produits de protection des plantes en viticulture, cultures de légumes, arboriculture, que ce soit en agriculture biologique ou en conventionnelle. En agriculture biologique, ce sont les seuls produits autorisés par le règlement européen pour lutter contre les bactéries et les champignons. La réhomologation du cuivre à partir de 2019 est en cours de discussion au niveau européen. Or, si la substance active cuivre n’est pas réapprouvée en 2019 ou réapprouvée en trop faible quantité, c’est la mort programmée de la viticulture biologique, faute d’alternatives de remplacement sur le marché dès 2019. Les conclusions du colloque ITAB-INRA du 16 janvier 2018 répondant à la question « peut-on se passer de cuivre en agriculture biologique ? » démontrent en effet qu’il n’est pas possible de se passer de cuivre à court terme. Une diminution des quantités autorisées, alors même que les vignerons ont déjà drastiquement diminué les doses utilisées au cours des années, conduira à des déconversions massives des exploitations certifiées en agriculture biologique, et donc à une augmentation de l’utilisation de produits de protection de synthèse, ce qui apparaît contraire aux engagements du Gouvernement sur le développement de l’agriculture biologique, et portera également préjudice à l’agriculture conventionnelle. Les viticulteurs sont conscients des enjeux d’écotoxicité potentielle telle que décrite dans les conclusions du rapport EFSA. Mais le niveau problématique de concentration de cuivre dans les sols est très rarement atteint en France, même dans des zones viticoles où l’emploi du cuivre a été conséquent. De plus, le co-rapporteur du rapport d’évaluation, l’agence allemande UBA, a renvoyé à l’EFSA des commentaires sur le fait que le modèle d’évaluation n’était pas adapté pour évaluer l’écotoxicité de substances minérales métalliques. Dans ces conditions, il apparaîtrait ainsi précipité de prendre une décision qui impacterait autant de filières agricoles face à un dossier contenant de nombreuses données manquantes et dont la méthodologie est remise en cause par le co-évaluateur. Il semble également que les discussions actuellement en cours au niveau européen ne prennent pas en compte la possibilité de « lissage » des doses employées sur plusieurs années ; c’est pourtant l’outil premier de diminution des quantités de cuivre, et il n’est pas sur la table des discussions. Aussi, elle souhaite connaître la position de la France sur ce dossier, et souhaite savoir s’il s’engagera sur l’introduction du « lissage » dans les conditions de réhomologation du cuivre au niveau européen.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9116</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4895</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Virginie Duby-Muller</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[agriculture
	        Réhomologation du cuivre par l’Union européenne
	        9116. — 12 juin 2018. — Mme Virginie Duby-Muller appelle l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur le sujet de la réhomologation du cuivre par l’Union européenne. Les substances actives composées de cuivre sont utilisées dans les produits de protection des plantes en viticulture, culture de légumes, arboriculture, que ce soit en agriculture biologique ou en conventionnelle. En agriculture biologique, ce sont les seuls produits autorisés par le règlement européen pour lutter contre les bactéries et les champignons. La ré homologation du cuivre à partir de 2019 est en cours de discussion au niveau européen. Or si la substance active cuivre n’est pas réapprouvée en 2019 ou réapprouvée en trop faible quantité, c’est la mort programmée de la viticulture biologique, faute d’alternatives de remplacement sur le marché dès 2019. Les conclusions du colloque ITAB-INRA du 16 janvier 2018 répondant à la question « Peut-on se passer de cuivre en agriculture biologique ? » démontrent en effet qu’il n’est pas possible de se passer de cuivre à court terme. Une diminution des quantités autorisées, alors même que les vignerons ont déjà drastiquement diminué les doses utilisées au cours des années, conduira à des déconversions massives des exploitations certifiées en agriculture biologique et, donc, à une augmentation de l’utilisation de produits de protection de synthèse. Cela apparaît contraire aux engagements du Gouvernement sur le développement de l’agriculture biologique et portera également préjudice à l’agriculture conventionnelle. Les viticulteurs sont conscients des enjeux d’écotoxicité potentielle telle que décrite dans les conclusions du rapport EFSA. Cependant, le niveau problématique de concentration de cuivre dans les sols est très rarement atteint en France, même dans des zones viticoles où l’emploi du cuivre a été conséquent. Aussi, elle lui demande de bien vouloir lui communiquer son analyse sur ce sujet et la position de la France sur ce dossier.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9117</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4895</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jacques Krabal</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[agriculture
	        Renouvellement de l’approbation du cuivre par l’Union européenne
	        9117. — 12 juin 2018. — M. Jacques Krabal attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur le renouvellement de l’approbation du cuivre par l’Union européenne pour ses usages en vigne, arboriculture et cultures légumières. Produit phytosanitaire largement utilisé par les producteurs de fruits, de légumes et de vins - notamment en agriculture biologique - le cuivre fait partie des outils majeurs pour lutter contre de nombreuses maladies fongiques. En agriculture biologique, il constitue la seule substance active à effet fongicide fort et à large spectre d’action. Bien que représentant des propriétés éco-toxicologiques potentiellement néfastes pour la biodiversité (accumulation dans le sol préjudiciable à la vie du sol), les viticulteurs et producteurs de fruits et légumes ont jusque-là su gérer les risques que représente le cuivre, comme pour les autres substances phytosanitaires à leur disposition. Par ailleurs, une récente expertise menée par l’INRA et l’Institut technique de l’agriculture biologique (ITAB) a relevé le manque d’alternatives crédibles et efficaces à son usage en agriculture biologique. 807 vignerons travaillent dans sa circonscription. Si tous ne produisent pas du vin bio, ils sont tous engagés dans une viticulture durable et les efforts paient : ils ont ainsi divisé par deux l’usage de produits phytosanitaires en 20 ans. Il lui semble important de soutenir ces efforts. Il souhaiterait connaître sa position quant à ce renouvellement de l’approbation du cuivre au regard de ces agriculteurs ou viticulteurs engagés pour l’agriculture biologique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9119</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4895</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Cormier-Bouligeon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[agriculture
	        Utilisation du cuivre dans la filière viticole
	        9119. — 12 juin 2018. — M. François Cormier-Bouligeon attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur l’utilisation du cuivre dans la filière viticole. Le cuivre est aujourd’hui l’un des seuls produits minéraux autorisé par la réglementation européenne pour lutter contre les bactéries et autres maladies fongiques. Il est utilisé aussi bien en viticulture biologique qu’en viticulture dite conventionnelle, notamment pour lutter contre le mildiou (Plasmopara viticola). Un rapport de l’Institut national de recherche agronomique, publié en janvier 2018, montre qu’à court terme le remplacement du cuivre n’est pas envisageable car les méthodes alternatives entraînent « des effets souvent partiels ». En réalité, seule une gestion des doses au cas par cas, en fonction des circonstances de l’année, mais aussi des spécificités des territoires - les besoins dans les vignobles du Languedoc-Roussillon ne sont pas les mêmes que pour ceux du Centre et de la Loire - pourrait permettre de limiter les apports en cuivre, alors qu’il faudrait patienter plusieurs années avant de voir apparaître des solutions alternatives au cuivre. Par conséquent, sans cuivre, ou en quantité insuffisante, les producteurs ne pourraient que se détourner du mode de production biologique, ce qui irait à l’encontre des objectifs fixés par les pouvoirs publics. Alors que la Commission européenne devra se prononcer avant le 31 janvier 2019 sur la ré-approbation du cuivre au niveau européen comme substance active dans les produits de protection des plantes, il lui demande la position de la France sur la prolongation de l’homologation du cuivre, en l’absence de solution alternative réelle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9129</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4896</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Pierre Pont</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[aquaculture et pêche professionnelle
	        Le devenir des rejets de pêche
	        9129. — 12 juin 2018. — M. Jean-Pierre Pont appelle l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur les marins-pêcheurs qui ont récemment manifesté à Boulogne-sur-Mer, premier port de pêche français, contre une directive de la Commission européenne et ont sollicité à ce sujet une rencontre avec lui, c’est-à-dire avec le ministre de tutelle de la pêche. La Commission, à compter du 1er janvier 2019, prétend obliger les marins-pêcheurs à conserver à bord puis à décharger dans leur port d’attache, toutes les espèces de toutes tailles, c’est-à-dire les rejets impropres à la vente et à la consommation qu’ils rejettent habituellement en mer. Cette directive justifie plusieurs observations. Cette cargaison de rejets chargerait inutilement en poids la cale des bateaux au détriment des espèces commercialisables. Cette pratique entraînerait une augmentation des rotations des bateaux, donc un coût supplémentaire, pour rapporter au port le même tonnage qu’actuellement de poissons commercialisables. Par ailleurs, la question se pose sur le devenir des rejets ramenés au port. Seront-ils détruits ou revendus et à qui ? Ces rejets, ce que craignent les marins- pêcheurs, ne seront-ils pas mis à la disposition des industriels de l’aquaculture qui les transformeront en farines alimentaires pour leurs élevages ? C’est-à-dire que les marins-pêcheurs seraient dans l’obligation de fournir en farines à bon compte leurs principaux concurrents de l’aquaculture, ce qui est inacceptable ! Il lui demande de préciser sa position face à cette perspective. Il souhaite savoir s’il a l’intention d’intervenir auprès de la Commission européenne pour la faire renoncer à cette directive aberrante.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9130</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4896</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Liliana Tanguy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[aquaculture et pêche professionnelle
	        Les mesures envisagées afin d’atténuer les effets négatifs du Brexit sur la PCP
	        9130. — 12 juin 2018. — Mme Liliana Tanguy interroge M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur les mesures envisagées afin d’atténuer les effets négatifs de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne sur la gestion des ressources maritimes et halieutiques, la pêche et la commercialisation de ses produits. Au regard de l’incertitude quant à la mise en œuvre et au déroulé du « Brexit », les autorités locales et régionales doivent être soutenues dans la protection de l’activité économique liée à la pêche sur leurs territoires littoraux. Or, dans le cadre des négociations du prochain cadre financier pluriannuel (CFP), la Commission européenne a proposé, début mai 2018, une baisse du budget consacré au fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP) pour la période 2021-2027 dont la France est, pour la période de programmation actuelle (2014-2020), le deuxième pays bénéficiaire. Le comité européen des régions encourage, dans un rapport adopté mi-mai 2018, l’augmentation du budget consacré aux politiques maritimes et de la pêche au sein du prochain CFP en prévoyant notamment, une enveloppe supplémentaire pour la politique maritime intégrée. Elle lui demande quelle position défend la France sur ce point et quel soutien financier complémentaire pourrait être mis en place afin d’atténuer les effets du « Brexit » sur le secteur de la pêche. Elle souhaite savoir si la France est favorable à la mise en place d’un fonds d’indemnisation que le négociateur en chef Michel Barnier pourrait proposer pour compenser les répercutions subies par les pêcheurs et les autres professionnels de la pêche concernés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9148</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4896</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Adrien Morenas</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[commerce extérieur
	        Clause de sauvegarde vis-à-vis des pays utilisant encore le diméthoate
	        9148. — 12 juin 2018. — M. Adrien Morenas alerte M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur l’arrêté du 5 mai 2018 où le Gouvernement français autorise les importations de cerises fraîches en provenance de Turquie. Il faut rappeler qu’il y a deux ans la France avait interdit le diméthoate pour autoriser ensuite quatre autres produits bien plus chers et moins efficaces assortis d’une protection économique et sanitaire via une clause de sauvegarde vis-à-vis des pays utilisant encore ledit diméthoate. La santé de tous étant la première des priorités, les producteurs avaient consenti à modifier leurs habitudes agricoles. Consternation : l’utilisation du diméthoate, qui était pourtant à l’origine de la clause de sauvegarde justifiant cet arrêté, est toujours possible en Turquie. Il faut rappeler que la Turquie produit plus de 800 000 tonnes de cerises par an, soit 20 fois plus que la France, avec des normes différentes des standards européens. Les producteurs français, à raison, sont ulcérés par le message envoyé qui se résume ainsi pour eux : multiplication et libéralisation des échanges extérieurs au détriment de l’agriculture nationale et de la santé des consommateurs. Député de Vaucluse, territoire emblématique de la cerise, il se joint à eux pour lui demander ce qu’il compte faire pour protéger de toute urgence l’économie agricole et la santé des consommateurs français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9163</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4897</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Pradié</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[élevage
	        Décision de la nouvelle réglementation CIFOG
	        9163. — 12 juin 2018. — M. Aurélien Pradié attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur les difficultés rencontrées de mise en application, par les producteurs de canards prêts à gaver (PAG) suite à la nouvelle réglementation CIFOG (Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie-gras). Selon les modalités décrites dans l’arrêté ministériel du 8 février 2016, ces dépistages imposent des tests avant tous les déplacements d’animaux d’élevage vers le gavage. Cela a pour conséquence de valoriser les gros lots au détriment des petits et donc de pénaliser les petits producteurs. En effet, pour les producteurs fermiers qui livrent des canards prêts à gaver vers des producteurs qui réalisent le gavage et la transformation, les dépistages sont multipliés par lot voire par deux ou trois fois car la durée du dépistage n’a une durée de validité de 10 jours alors que les animaux sur un lot sortent à 12-13 semaines et 14-15 semaines voir plus. De plus, les petits producteurs du territoire lotois émettent de vives inquiétudes concernant les conséquences financières engendrées dues à cette nouvelle obligation. Cette situation constitue une véritable menace sur la pérennité de la filière agricole palmipède, notamment celle du foie gras, avec le risque de perte d’emplois dans le territoire lotois. Bien que chacun des acteurs concernés adhère à la démarche d’un suivi épidémiologique, cette énième contrainte suscite de vives inquiétudes chez les éleveurs tant elle semble déraisonnable pour de petites structures locales telles qu’il en existe dans le département du Lot. Il lui demande donc des explications sur les différentes modalités de décision de cette nouvelle règlementation, et l’impact très négatif sur les exploitations. Il lui demande, par conséquent, si la possibilité d’une prise en charge publique pourrait être envisagée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9164</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4897</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guillaume Peltier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[élevage
	        Plus de liberté d’action pour les groupements de défense sanitaire
	        9164. — 12 juin 2018. — M. Guillaume Peltier attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur la nécessité de donner plus de liberté d’action aux groupements de défense sanitaire (GDS). Depuis près de 70 ans, les groupements de défense sanitaires (GDS) participent activement à la santé animale et la sécurité sanitaire auprès des éleveurs. Parfaits connaisseurs de leur territoire, et des risques spécifiques à celui-ci ou aux races du secteur, ils jouent à la fois un rôle préventif, en conseillant les éleveurs sur les conduites à tenir en matière d’hygiène, de vaccination et de conditions d’élevage, mais également un rôle d’accompagnement. Organismes à vocation sanitaire selon le code rural et reconnus par le ministère de l’agriculture, ils souffrent aujourd’hui d’une réglementation inadaptée qui nécessite une évolution pour rendre légitime le programme sanitaire d’élevage (PSE) des groupements de défense sanitaire (GDS) comme mode de distribution et permettre la décentralisation du stockage pour les titulaires du PSE. Il souhaiterait donc savoir quelles dispositions compte prendre le Gouvernement pour permettre que le bilan sanitaire d’élevage réalisé par un vétérinaire conventionné avec le groupement, et qui sert à la prescription générale des médicaments, puisse également être utilisé pour le programme sanitaire d’élevage (PSE). Il lui demande aussi ce qu’il compte faire pour alléger les exigences relatives aux dépôts centralisés en reconnaissant notamment la possibilité au titulaire du PSE de détenir son stock dans des dépôts décentralisés placés sous la responsabilité d’un pharmacien, ou d’un vétérinaire, conventionné, afin d’assurer un véritable service de proximité et maintenir un maillage des cabinets vétérinaires en milieu rural.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9201</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4898</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Emmanuelle Anthoine</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[entreprises
	        Loi PACTE commissariat aux comptes
	        9201. — 12 juin 2018. — Mme Emmanuelle Anthoine alerte M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur une des mesures du projet de loi PACTE visant à supprimer, pour certaines entreprises, l’obligation de faire appel à un commissaire aux comptes pour certifier leurs comptes annuels. En effet, le Gouvernement en proposant le projet de loi « PACTE » (Plan d’action pour la croissance et la compétitivité des entreprises) prétend vouloir faciliter la croissance des entreprises et rapprocher les Français de leurs employeurs. Or, parmi les mesures envisagées, l’une d’elle vient modifier le périmètre d’intervention du commissaire aux comptes en relevant le seuil déclenchant l’obligation de certification des comptes pour les entreprises de 2 à 8 millions d’euros de chiffre d’affaires. Or, en se passant de la certification du commissaire aux comptes, les petites entreprises ne bénéficieront plus de la garantie de la sincérité des comptes, argument essentiel pour asseoir les ambitions d’innovations, de transformation et de croissance auprès des organismes financiers et des acteurs publics. À défaut de créer des emplois, cette mesure en supprimerait même. Avec le relèvement des seuils, de nombreux commissaires aux comptes indépendants seront contraints de cesser leur activité puisque les grosses structures font appel majoritairement à des cabinets spécialisés. Le rapport de l’Inspection générale des finances, qui recommande ce relèvement des seuils, note que l’impact de cette mesure entraînera mécaniquement la concentration du marché au profit des 7 plus grands cabinets mondiaux, étrangers, implantés à Paris et dans les grandes métropoles, au détriment des l’économie locale des territoires et de la proximité. Appliquée en Suède depuis 2010, l’augmentation des seuils est remise en question car elle a permis l’augmentation de la criminalité économique et fragilisé la croissance des petites entreprises. Cependant, le Gouvernement n’est pas sans ignorer que le commissaire aux comptes est le seul garant de comptes réguliers, sincères et fidèles à l’égard des parties prenantes de l’entreprise (investisseurs, financeurs, partenaires économiques) et des salariés. Le commissaire aux comptes est la clé de voûte de la confiance avec un rôle majeur d’alerte et de prévention des défaillances d’entreprise. Selon une étude d’Ellisphère (décembre 2017 tous secteurs confondus), les entreprises avec commissaire aux comptes présentent un taux de défaillance de 10,9 % contre 18,4 % sans commissaire aux comptes. Par ailleurs, de plus en plus d’entreprises font appel à de l’épargne de proximité. La loi PACTE entend d’ailleurs favoriser le retour de l’épargne vers les entreprises. Or la confiance dans l’entreprise se base d’abord sur des faits et une appréciation indépendante des comptes et des pratiques, d’où là encore l’importance du rôle du commissaire aux comptes. Par ailleurs, la mission de sécurisation de la base fiscale par le commissaire aux comptes est d’autant plus fondamentale que les entreprises devront prochainement mettre en œuvre le prélèvement à la source et qu’à l’évidence les risques d’erreurs, de fraude ou de défaillance concernent majoritairement les plus petites entreprises. Ne serait-ce d’ailleurs pas un paradoxe de la part de l’État lui-même qui, d’une main, introduit plus de transparence dans les comptes de la sphère publique à travers notamment la certification des hôpitaux, des universités, bientôt des collectivités locales, pour de l’autre, retirer à certaines entreprises cette même garantie ? Et n’est-ce pas étonnant, au moment où nos responsables aspirent à libérer les énergies créatrices, de songer à supprimer l’une des clés de cette liberté, la sécurité financière ? Le Gouvernement ne semble pas vouloir prendre la mesure des conséquences réelles qu’entrainerait une telle réforme tant pour les PME que pour les petits cabinets d’audit. Aussi, nombre de citoyens et de parlementaires s’interrogent également sur la pertinence du choix du Président, désigné par le Gouvernement, de la mission sur l’avenir de la profession qui vient d’être mise en place. Celui-ci est, en effet, président l’Autorité des normes comptables mais également président d’honneur d’un groupe privé, grand cabinet d’audit et de conseils, qui profitera pleinement de cette réforme, si elle était adoptée. De là à se demander s’il n’y aura pas conflit d’intérêt, il n’y a qu’un pas. Aussi, avant d’opérer une évolution qui pourrait s’avérer contre-productive, elle demande au Gouvernement de reconsidérer la question des seuils obligatoires de contrôle légal des entreprises et d’envisager de manière concertée avec la profession les aménagements acceptables et profitables aux ambitions du projet de loi PACTE.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9233</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4898</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Marie Sermier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôts et taxes
	        Droits de succession des terrains viticoles
	        9233. — 12 juin 2018. — M. Jean-Marie Sermier interroge M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur la transmission des petites exploitations viticoles qu’il est nécessaire de faciliter pour assurer la pérennité de la culture viticole française. L’augmentation du prix du foncier aboutit à des droits de succession très élevés lors du décès du propriétaire au point que les héritiers ne peuvent pas toujours conserver les terrains dans le giron familial et peuvent être contraints à les vendre pour payer les droits. Cette situation est dommageable car elle aboutit à la fragilisation d’un modèle familial de viticulture. La transmission de petites exploitations familiales de génération en génération participe à la pérennité des terroirs et des traditions. C’est pourquoi il lui demande quels sont les dispositifs qui existent pour alléger le poids de la transmission des petites exploitations et, le cas échéant, les mesures nouvelles qui pourraient être envisagées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9297</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4899</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Labaronne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[produits dangereux
	        Utilisation du cuivre en agriculture
	        9297. — 12 juin 2018. — M. Daniel Labaronne interroge M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur la fin de l’autorisation de la mise en marché du cuivre en viticulture, arboriculture ou culture de légumes. Le cuivre, avec le soufre, est l’un des rares produits minéraux autorisés actuellement par le règlement européen pour lutter contre les bactéries et les champignons. Actuellement limité par ce règlement AB à 6kg/ha/an de manière lissée sur 5 ans, le cuivre est une substance active présente dans différents produits de protection des plantes. Les usages du cuivre sont homologués pour de très nombreuses productions comme la vigne, les cultures arboricoles ou encore certaines cultures de légume. La substance active « cuivre » est soumise à réévaluation tous les 7 ans par l’Europe. L’autorisation actuelle expire le 31 janvier 2019. D’ici là, la Commission européenne devra trancher sur la ré-approbation de la substance active « cuivre » au niveau européen en tant que substance active dans les produits de protection des plantes. La Commission ne semble pas favorable à la ré-homologation du cuivre comme substance active utilisable en agriculture. Cette position inquiète les acteurs du monde agricole, vignerons, arboriculteurs, horticulteurs et producteurs bio désireux de diminuer leurs usages de produits à base de cuivre. Toutefois, ils ne peuvent pas s’en passer complètement à court terme car actuellement, il n’y a pas d’alternative à ce traitement. Il souhaite donc connaître la position du Gouvernement quant à l’utilisation du cuivre en viticulture, arboriculture, horticulture et production agricole biologique et aux solutions de remplacement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9314</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4899</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Demilly</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[retraites : régime agricole
	        Retraites agricoles
	        9314. — 12 juin 2018. — M. Stéphane Demilly interroge M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur les attentes justifiées des agriculteurs retraités. Suite au recours, par le Gouvernement, du « vote bloqué », le 16 mai 2018, sur son amendement no 3 à la proposition de loi « visant à assurer la revalorisation des pensions de retraite agricoles en France continentale et dans les outre-mer », le Sénat a décidé, dans ces conditions, de ne pas adopter la proposition de loi. Celle-ci visait à permettre une revalorisation des retraites agricoles à 85 % du SMIC. Il alerte le Gouvernement des inégalités et injustices que la situation actuelle engendre. Les retraités agricoles ne comprennent pas, à juste titre, comment la somme de 987 euros mensuelle (85 % du SMIC, donc toujours en dessous du seuil de pauvreté évalué à 1 015 euros) peut être considérée comme trop importante pour constituer la retraite de tous les agriculteurs, qu’ils soient salariés, non-salariés, chefs d’exploitation, conjoints collaborateurs, ou encore aidants familiaux. Ces mêmes agriculteurs, qui ont, après la guerre, assuré l’autosuffisance alimentaire de la France en proposant des produits qualitatifs à des prix toujours plus compétitifs afin de préserver le pouvoir d’achat de leurs concitoyens. Considérant cela, il est aisément compréhensible qu’ils n’aient pas pu dégager un revenu suffisant pour s’assurer une retraite décente. Par ailleurs, les salariés du régime général voient leurs retraites calculées sur la base de leurs 25 meilleures années, tandis que les agriculteurs voient leurs retraites évaluées sur la totalité de leurs carrières. De même, la pension de retraite moyenne des Français pour une carrière complète est de 1 100 euros, tandis que celle des agriculteurs s’élève à 730 euros. Le recours au vote bloqué, afin d’intégrer un amendement reportant les débats à 2020, n’est ni compréhensible, ni équitable, ni juste. Il lui demande donc que le Gouvernement détaille le calendrier de la prochaine réforme des retraites qu’il a annoncée, ainsi que les mesures envisagées afin de revaloriser rapidement les retraites des agriculteurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9315</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4899</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Bannier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[retraites : régime agricole
	        Revalorisation des retraites agricoles
	        9315. — 12 juin 2018. — Mme Géraldine Bannier interroge M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur la revalorisation des retraites agricoles. La moyenne de pension - 740 euros - est simplement, et de façon scandaleuse, inférieure au minimum vieillesse, l’Aspa, qui s’élève à 803 euros. Or les retraités concernés sont des personnes qui, pour la plupart, ont travaillé depuis leur plus jeune âge, sont devenus - sans choisir souvent - aides familiaux, ont travaillé ensuite sans week-ends, sans vacances - ou si peu - car la nature de leur métier et surtout les conditions économiques l’exigeaient ; ces personnes, pour certaines, n’ont jamais pu accéder à la propriété, ou si elles y ont accédé, l’ont fait pour compenser ces trop faibles retraites et vivre normalement et décemment, comme tout le monde. Grâce à eux, pourtant, la « ferme France » est restée la première en Europe. Grâce à eux, l’industrie agroalimentaire est devenue un pilier de l’économie avec 184 milliards d’euros de chiffre d’affaires et quelques prospérités d’entreprises remarquables. Grâce à eux, la France a pu compter sur un excédent commercial agricole et agroalimentaire fort. Grâce à eux, surtout, les Français ont été nourris, et ils reçoivent les plus basses retraites ! Alors, on ne peut plus attendre parmi cette génération qui a beaucoup donné sans jamais beaucoup réclamer ; on ne peut plus attendre car ces gens méritent une meilleure reconnaissance ; d’ailleurs, Mme la députée s’interroge : le service rendu par un agriculteur à la Nation, ne vaut-il pas, et de loin, le service rendu par un député ? Alors, elle lui demande d’oublier la « feuille de route » et de regarder simplement l’urgence comme a su le faire l’Assemblée nationale sous la XIVème législature.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9342</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4900</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Xavier Paluszkiewicz</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[traités et conventions
	        Accord libre-échange - Mercosur
	        9342. — 12 juin 2018. — M. Xavier Paluszkiewicz alerte M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur les diverses inquiétudes des producteurs régionaux concernant l’accord de libre-échange qui doit être conclu avec les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay), et d’une possible concurrence déloyale. En effet, dans le cadre du futur accord de libre-échange entre l’Union européenne et les pays du Mercosur, l’ouverture de ces marchés tendra à de nouvelles normes et négociations pour les producteurs régionaux face à des concurrents de la production alimentaire industrialisés. Un véritable équilibre entre l’ouverture du marché et la protection des filières sensibles, notamment bovine, doit être trouvé pour ne pas impacter des filières déjà en difficulté de part une concurrence toujours croissante. Pour l’heure, les négociations semblent être en suspens du côté européen. Il souhaiterait connaître les points sur lesquels la France ne transigera pas au regard des différentes négociations entre la commission européenne et les pays du Mercosur. Il a été rappelé que des lignes rouges existaient bel et bien pour établir cet accord commercial de libre-échange, néanmoins, il rappelle que ces négociations se font en considération des autres pays de l’Union européenne présent dans lesdites discussions.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9124</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4900</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Cécile Muschotti</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[anciens combattants et victimes de guerre
	        Aide spécifique au conjoint survivant
	        9124. — 12 juin 2018. — Mme Cécile Muschotti interroge Mme la ministre des armées sur l’abandon du dispositif dit « Aide spécifique au conjoint survivant ». Des difficultés financières sont rencontrées par un nombre croissant de ses adhérents dont certains se trouvent aujourd’hui dans une situation de dénuement indigne. Elle sollicite son attention pour qu’un dispositif garantissant un revenu au moins égal au seuil de pauvreté reconnu dans leur pays de résidence, soit mis en place par la loi, au bénéfice des anciens combattants de même qu’aux conjoints survivants, lequel dispositif sera ainsi reconnu comme faisant partie intégrante du droit à réparation instauré par la loi du 31 mars 1919. Elle lui demande de prendre des dispositions dans ce sens en signalant l’urgence de la situation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9157</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4900</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Cornut-Gentille</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[défense
	        Contrôle général - Protection témoin
	        9157. — 12 juin 2018. — M. François Cornut-Gentille interroge Mme la ministre des armées sur l’exécution des missions de contrôle menée par le contrôle général des armées. L’article 10 de l’instruction générale du 4 mai 2018 sur l’exécution des missions de contrôle précise que « les contrôleurs généraux et contrôleurs sont entièrement libres du choix des personnes qu’ils désirent interroger. Ils adressent des convocations, auxquelles il doit être déféré, et des demandes de renseignements, auxquelles il doit être répondu, sans qu’il soit nécessaire qu’ils en informent préalablement et systématiquement les chefs hiérarchiques intéressés, ces chefs ayant toujours la possibilité de se faire rendre compte par leurs subordonnés des entretiens qu’ils ont eus avec les contrôleurs généraux et contrôleurs, ainsi que des réponses qu’ils ont faites aux questions posées par ces derniers ». Cette dernière mention est de nature à altérer la sincérité des témoignages recueillis par les contrôleurs généraux. En effet, sachant devoir ultérieurement rendre compte à son supérieur, le subordonné subira ainsi une pression professionnelle ne lui permettant pas le cas échéant de témoigner des atteintes aux règlements et lois par le service auquel il appartient. Aussi, il lui demande de préciser les protections juridiques dont bénéficient les personnes auditionnées par le contrôleur général des armées ainsi que les recours contre toute mesure discriminatoire dont les subordonnés pourraient être victimes à la suite de leur audition.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9158</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4901</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Cornut-Gentille</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[défense
	        Externalisation - Habilitation
	        9158. — 12 juin 2018. — M. François Cornut-Gentille interroge Mme la ministre des armées sur l’externalisation de fonctions sensibles militaires. Afin de disposer de capacités, soit inexistantes, soit insuffisantes, au sein des forces, le ministère des armées peut faire appel à des prestataires extérieurs. Compte tenu de la nature sensible de certaines missions, il peut être demandé au titulaire du marché d’externalisation d’être habilité « confidentiel défense ». En conséquence, il lui demande de préciser la procédure d’habilitation « confidentiel défense » des entreprises, notamment l’autorité au sein du ministère instruisant et délivrant cette habilitation, les conditions exigées de l’entreprise et de ses personnels pour l’obtenir ainsi que les exigences imposées en cas de recours à des sous-traitants ou des fournisseurs extérieurs à l’entreprise.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9159</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4901</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Dupont-Aignan</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[défense
	        Renforcement dissuasion nucléaire
	        9159. — 12 juin 2018. — M. Nicolas Dupont-Aignan appelle l’attention de Mme la ministre des armées sur la future construction des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins de troisième génération (SNLE 3G) envisagés pour équiper la marine nationale. En effet, alors que la classe de SNLE Le Triomphant se composait de 6 sous-marins équipés chacun de 16 missiles SLBM M4 ou M45 d’une portée de 4 000 à 6 000 km, aujourd’hui, il n’est prévu de construire que 4 SNLE 3G équipés de 16 missiles M51 d’une portée de 10 000 km. Or, d’une part, les grandes marines (USA, Russie, Chine,) disposent d’un plus grand nombre de SNLE, et d’autre part, leurs sous-marins emportent 20 à 24 missiles (Classe OHIO, classe Typhoon, type 096,). C’est pourquoi il lui demande s’il envisage de revenir un format à 6 SNLE et de porter le nombre de SLBM emportés à 20 ou 24 missiles par sous-marin de manière à renforcer la dissuasion nucléaire française.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9259</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4901</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sylvain Brial</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[mer et littoral
	        Zone économique exclusive (ZEE) autour de Wallis-et-Futuna
	        9259. — 12 juin 2018. — M. Sylvain Brial attire l’attention de Mme la ministre des armées sur la zone d’exclusivité économique autour des îles de Wallis-et-Futuna. Cette zone est importante et confère à la France le deuxième rang des puissances maritimes par sa surface. Cette zone est riche notamment en poissons et suscite de nombreuses convoitises. De nombreuses incursions de flottes étrangères semblent se produire. Il lui demande quels sont les moyens dont disposent ses services, en plus de l’unité de la marine nationale, pour surveiller cette zone. Il lui demande s’ils disposent de drones et s’il y a une surveillance satellite suivie. Il souhaite également connaître si des constats d’infractions ont été faits et la suite qui leur a été donnée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9287</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4901</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. José Evrard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[politique extérieure
	        Présence militaire française en Irak
	        9287. — 12 juin 2018. — M. José Evrard interroge Mme la ministre des armées sur l’éventuelle présence française en Irak. Les élections législatives qui viennent de se tenir le 12 mai 2018 en Irak ont donné la victoire aux listes anti-États-Unis c’est-à-dire à l’« alliance révolutionnaire pour la réforme » et l’« alliance pour la conquête ». Il semble au vu des résultats que les électeurs irakiens ne souhaitent plus la présence militaire des États-Unis qui ont semé le chaos dans ce pays. D’après les observateurs, les irakiens veulent aussi que la Turquie et l’Iran qui sont présents militairement quittent leur territoire. Il lui demande si des troupes françaises stationnent encore en Irak et quand cette présence prendrait fin.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9312</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4901</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Frédérique Lardet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[retraites : fonctionnaires civils et militaires
	        Indemnité pour activités militaires spécifiques- Calcul
	        9312. — 12 juin 2018. — Mme Frédérique Lardet appelle l’attention de Mme la ministre des armées sur les modalités de calcul de l’indemnité pour activités militaires spécifiques (IAMS). Les militaires qui quittent l’armée avant le nombre d’années de service exigées sont affiliés rétroactivement au régime général de la sécurité sociale et à l’institution de retraite complémentaire des agents non titulaires de l’État et des collectivités publiques (IRCANTEC). Cette affiliation leur ouvre le moment venu droit aux retraites dans les conditions de droit commun. Afin de bénéficier des bonifications pour bénéfices de campagne et pour exécution d’un service aérien ou sous-marin commandé, il est prévu qu’une indemnité, l’IAMS, fixée en fonction du nombre de trimestres obtenus au titre de l’article 1er du décret no 2018-113 du 29 octobre 2008 relatif à l’indemnité pour activités militaires spécifiques allouée en cas de départ sans droit à pension, soit versée au moment de la cessation du service du militaire. La loi no 2014-40 du 20 janvier 2014 garantissant l’avenir et la justice du système de retraites a fixé à deux ans au lieu de quinze ans auparavant la durée minimale de services ouvrant droit à une pension militaire, permettant aux militaires quittant l’armée après deux ans de services de ne plus être affiliés rétroactivement au régime général de la sécurité sociale et à l’IRCANTEC. Pour ceux qui se sont engagés à une date antérieure au 1er janvier 2014, si l’IAMS est maintenue, le Gouvernement avait indiqué dans une réponse du 27 mars 2014 ( Journal officiel des questions du Sénat, p. 822) à la question écrite no 9566 du 5 décembre 2013 que « ses modalités de calcul sont appelées à être redéfinies, avec un souci accru d’équité et de justice ». Aussi, elle souhaite savoir si les modalités de calcul de l’IAMS ont été révisées depuis mars 2014 et, dans ce cas, quels sont les principes qui lui sont désormais applicables.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9125</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4902</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Claire O’Petit</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès de la ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées (Mme la SE auprès de la ministre)</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[animaux
	        Animaux de guerre
	        9125. — 12 juin 2018. — Mme Claire O’Petit attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès de la ministre des armées, sur le devoir de mémoire qu’il convient de consacrer aux animaux utilisés à des fins militaires durant la Première Guerre mondiale. Le 22 mai 2018, le conseil du 14e arrondissement de Paris a voté la pose d’une plaque commémorative rendant hommage aux « animaux de guerre » du premier conflit mondial du fait de la localisation du siège du dépôt de remonte boulevard Jourdan. Des communes françaises (Pozières, Couin, Lille, Chipilly et Neuville-les-Vaucouleurs) ont élevé des monuments dans le même but. Contrairement à la France, des capitales européennes ou étrangères comme Bruxelles, Londres, Canberra ont consacré des lieux de mémoire aux animaux de guerre. En France, il n’existe aucun monument de cette sorte dans la capitale. Onze millions d’animaux ont servi durant la Grande Guerre et l’écrasante majorité a été tuée à cette occasion. Ces animaux ont été utilisés pour porter, guetter, secourir ou informer les soldats français. L’armée française a décoré certains animaux de guerre, comme le pigeon Vaillant, cité à l’ordre de la Nation. À l’été 2017, le musée des Armées a d’ailleurs réalisé une exposition « Animaux et guerres ». Par conséquent, elle souhaiterait savoir si, à l’occasion du centenaire de l’armistice de 1918, l’édification d’un monument à Paris, en souvenir des animaux morts à l’occasion de la Première Guerre mondiale, est prévue.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9120</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4902</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Monica Michel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la cohésion des territoires</ministreQuestion><ministreJO>Cohésion des territoires</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[aménagement du territoire
	        Cohérence des DTA avec le développement durable et la transition énergétique
	        9120. — 12 juin 2018. — Mme Monica Michel attire l’attention de M. le ministre de la cohésion des territoires sur la révision des directives territoriales d’aménagement (DTA). Le département des Bouches-du-Rhône a fait l’objet d’une DTA approuvée le 10 mai 2007. Alors que n’existait alors encore aucun SDAU sur ce territoire, des SCOT ont depuis été élaborés et rendus exécutoires sur son ensemble. La DTA des Bouches du Rhône n’a pas été modifiée depuis sa publication. Ses orientations qui s’imposent aux documents d’urbanisme en cours de transformation intercommunale sont donc basées sur des études datant des années 1995-2000. Or la loi no 2010-788 du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l’environnement a modifié le code de l’urbanisme. L’article 113 crée les directives territoriales d’aménagement et de développement durable (DTA-DD), qui se substituent aux DTA afin notamment de prendre en compte les effets de la transition climatique et énergétique. La révision de la DTA des Bouches du Rhône pour la transformer en DTA-DD serait opportune afin d’y introduire des éléments de politique publique concernant la transition énergétique et climatique, sujet sensible dans le département, qu’il concerne la gestion de l’eau, le Rhône, le littoral et les sites sensibles. L’aménagement numérique est une autre priorité absente de la DTA actuelle. Elle lui demande si son Ministère a prévu d’engager une évaluation des effets de la DTA des Bouches du Rhône, une réflexion sur les insuffisances de cette DTA pour la transformer en DTA-DD, et au final une procédure de révision visant à compléter ce dispositif par des orientations complémentaires et approfondies, ainsi qu’une précision et ajustement des zonages qui apparaîtraient approximatifs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9147</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4903</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Dassault</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la cohésion des territoires</ministreQuestion><ministreJO>Cohésion des territoires</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[collectivités territoriales
	        Vœu du conseil départemental de l’Oise
	        9147. — 12 juin 2018. — M. Olivier Dassault attire l’attention de M. le ministre de la cohésion des territoires sur un vœu du conseil départemental de l’Oise. Dans ce vœu adopté à l’unanimité par la commission permanente, les conseillers départementaux demandent de suspendre les différentes mesures engagées par le Gouvernement qui remettent en cause la décentralisation et stigmatisent l’action des élus locaux par l’État. Que ce soit la restructuration de la carte judiciaire, la recentralisation et privatisation de la compétence apprentissage des régions, la menace sur la pérennité de près de 10 000 km de « petites » lignes ferroviaires et des gares, la diminution des ressources des agences de l’eau, le transfert au bloc communal de la responsabilité financière et pénale des digues, la fusion des organismes de logement social, la fermeture de classes, la restructuration des hôpitaux, toutes ces décisions creusent encore la fracture entre la France des villes et la France rurale. Il soutient l’initiative du conseil départemental de l’Oise et souhaite savoir si le Gouvernement compte engager une véritable négociation avec les élus locaux sur les territoires, afin de retrouver le chemin d’un dialogue confiant et respectueux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9212</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4903</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laurianne Rossi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la cohésion des territoires</ministreQuestion><ministreJO>Cohésion des territoires</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[famille
	        Situation de l’hébergement d’urgence dans le département des Hauts-de-Seine
	        9212. — 12 juin 2018. — Mme Laurianne Rossi alerte M. le ministre de la cohésion des territoires sur la situation très préoccupante de l’hébergement d’urgence dans le département des Hauts-de-Seine. En effet, une centaine de familles, certaines avec des enfants en bas âge, ont appris soudainement la fin de leur prise en charge en hébergement d’urgence, se retrouvant brutalement sans aucune solution d’hébergement. La situation dramatique de ces personnes exige une action rapide et un examen attentif de leurs situations, dans le respect de la dignité humaine et des obligations de l’État à offrir un hébergement aux personnes les plus vulnérables, notamment les femmes enceintes ou avec de jeunes enfants, les personnes handicapées, les familles avec enfants de moins de 3 ans ainsi que les personnes malades. Plus de 4 000 bénéficiaires du dispositif d’hébergement d’urgence dans le département vivent aujourd’hui dans l’angoisse de se retrouver sans toit dès la semaine prochaine. Dans le département des Hauts-de-Seine, le nombre de chambres d’hôtels captées n’a cessé d’augmenter. En 2015, 2 800 personnes étaient hébergées à l’hôtel, elles étaient 4 400 en janvier 2018, soit une augmentation de 57 %. Si le principe de mise à l’abri n’est pas remis en cause, le dispositif de captation et de financement des nuitées hôtelières arrive aujourd’hui à saturation. Elle souhaite savoir quels dispositifs pourront être proposés au plus vite à ces familles en fin de prise en charge et quels moyens seront alloués à l’hébergement d’urgence dans le département des Hauts-de-Seine pour faire face à une telle situation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9247</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4903</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Clémentine Autain</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la cohésion des territoires</ministreQuestion><ministreJO>Cohésion des territoires</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[logement
	        Hébergements d’urgence en Seine-Saint-Denis
	        9247. — 12 juin 2018. — Mme Clémentine Autain interroge M. le ministre de la cohésion des territoires sur la réduction du BOP 177 en Île-de-France. Le 20 mars 2018, l’État a annoncé la baisse de 9 % du budget… 2018, alloué à « l’hébergement, parcours vers le logement et insertion des personnes vulnérables » (BOP 177). Cette décision injuste et indigne est un coup de tonnerre, équivalant à une coupe sèche d’environ 80 millions d’euros sur l’ensemble de la région, dont 11 millions pour la Seine-Saint-Denis. Pourtant, pour la majorité des associations de Seine-Saint-Denis, comme Interlogement 93, de telles mesures sont d’ores et déjà impossibles à mettre en place, tant elles ont déjà atteint l’os en matière de réductions budgétaires. Nombreuses sont celles qui envisagent déjà de supprimer purement et simplement des prestations pourtant vitales pour certaines familles. L’État fait le choix odieux de favoriser la misère, en punissant les citoyens les plus pauvres et en multipliant les cadeaux fiscaux pour une minorité de français les plus riches. En Seine-Saint-Denis, 27,8 % de la population vit sous le seuil de pauvreté, 12 points au-dessus de la moyenne régionale. Le territoire ne supportera pas un nouveau choc austéritaire, sauf à en faire plus que jamais des citoyens de seconde zone. Avoir un logement ne doit pas devenir un luxe réservé à certains. Il est urgent de construire une société où chacun et chacune ait accès à un logement décent et abordable. Inscrire le droit au logement dans la Constitution est plus que jamais une nécessité pour le pays. Elle lui demande de revenir sur cette décision et de maintenir les crédits dédiés au BOP 177.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9250</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4904</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Béatrice Descamps</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la cohésion des territoires</ministreQuestion><ministreJO>Cohésion des territoires</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[logement
	        Retrait des zones B2 du dispositif Pinel
	        9250. — 12 juin 2018. — Mme Béatrice Descamps alerte M. le ministre de la cohésion des territoires sur l’exclusion des zones dites B2 du dispositif « Pinel », qui visait dans sa conception initiale à encourager l’investissement immobilier et notamment la construction de logements neufs. Ce dispositif a suscité de nombreux espoirs qui s’inscrivaient pleinement dans les projets de développement des villes moyennes, par la construction de nouveaux logements, ce qui correspond précisément aux attentes du Gouvernement sur le sujet. L’exclusion brutale et arbitraire des secteurs B2 du dispositif risque de mettre en péril les projets de ces villes moyennes, annuler des programmes de construction, et dissuader les investisseurs. Elle lui demande de bien vouloir revenir sur cette décision qui va mettre un coup d’arrêt à toute la dynamique de développement de ces territoires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9264</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4904</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Hugues Ratenon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la cohésion des territoires</ministreQuestion><ministreJO>Cohésion des territoires</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[outre-mer
	        Représentativité du CNL dans l’ANRU à la Réunion
	        9264. — 12 juin 2018. — M. Jean-Hugues Ratenon attire l’attention de M. le ministre de la cohésion des territoires sur la loi de programmation pour la ville et la cohésion urbaine, votée en février dernier, pose le cadre et fixe les objectifs et le fonctionnement de l’ANRU. A ce jour, malgré ce que prévoit la législation en vigueur, il est surprenant que la CNL, première association représentante des habitants de France et en Outre-Mer, connue dans le domaine de la défense des locataires et des consommateurs, ne fasse pas partie intégrante de l’ANRU à la Réunion. Il s’interroge sur les raisons, et lui demande une réponse à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9308</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4904</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Garcia</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la cohésion des territoires</ministreQuestion><ministreJO>Cohésion des territoires</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[professions libérales
	        Concours d’architecture
	        9308. — 12 juin 2018. — M. Laurent Garcia attire l’attention de M. le ministre de la cohésion des territoires sur les inquiétudes exprimées par les architectes relatives à certaines mesures du projet de loi portant évolution du logement, de l’aménagement et du numérique (ELAN), notamment l’article 28, qui permet la dérogation à certaines obligations relatives à la maîtrise d’ouvrage publique (MOP) et à l’obligation de recourir au concours d’architecture pour les organismes de logement social. Selon la profession, les concours d’architecture et la mission complète détaillée dans la loi relative à la maîtrise d’ouvrage publique offrent le choix et la meilleure garantie de qualité permettant d’honorer l’intérêt public de l’architecture prescrit par la loi sur l’architecture de 1977, au bénéfice de tous. La procédure de concours pour les bailleurs sociaux, suspendue provisoirement en 2011, a été en principe rétablie et rendue obligatoire pour tous organismes HLM depuis 2016 mais dans les faits, elle a continué à être délaissée sous prétexte de surcoûts et de délais. Le projet de loi envisage de rendre le concours d’architecture désormais optionnel afin de donner aux bailleurs sociaux la liberté de choisir avec souplesse les missions de sa maîtrise d’œuvre sans que la loi fige et rigidifie le cadre. Les architectes redoutent que ce retour au concours optionnel ne signifie plus clairement pour les bailleurs sociaux la porte ouverte à l’abandon du concours au bénéfice de procédures signifiant la poursuite de la spirale mortifère du dumping pour la profession d’architecte déjà bien malmenée. Il lui demande donc quelles dispositions il entend mettre en œuvre pour garantir une qualité architecturale globale digne et nécessaire aux territoires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9345</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4904</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Marc Zulesi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la cohésion des territoires</ministreQuestion><ministreJO>Cohésion des territoires</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[transports ferroviaires
	        Avenir des poteaux en bois traités à la créosote
	        9345. — 12 juin 2018. — M. Jean-Marc Zulesi attire l’attention de M. le ministre de la cohésion des territoires sur la question des poteaux électriques en bois traités à la créosote. La créosote est un produit biocide classé substance cancérogène génotoxique et reprotoxique avérée, en raison de sa teneur en hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) et notamment en benzo (a) pyrène. Cette substance chimique est utilisée pour le traitement industriel préventif du bois contre les agressions d’insectes et de champignons, et de l’humidité. Son usage professionnel, encadré par la réglementation européenne sur les biocides, est actuellement destiné à traiter et prolonger la durée de vie des traverses de chemin de fer, des poteaux en bois qui supportent les câbles électriques ou de télécommunication, des clôtures et palissades (agricoles, équestres, routières, de bâtiments non résidentiels…). Conscient qu’après les évaluations réalisées par l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire), le Gouvernement a annoncé le 23 avril 2018, la limitation de la créosote au strict traitement des voies de chemins de fer, le député s’interroge néanmoins sur l’avenir des différents poteaux déjà traités à la créosote. En effet, s’il ne s’agit pas de tous les remplacer, il souhaiterait connaître les mesures qu’il envisage quant aux poteaux « créosotés » les plus proches des habitations, ceux-ci constituant un risque sanitaire et environnemental.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9353</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4905</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Lagleize</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la cohésion des territoires</ministreQuestion><ministreJO>Cohésion des territoires</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[urbanisme
	        Publication du décret relatif au contrôle par les garants financiers
	        9353. — 12 juin 2018. — M. Jean-Luc Lagleize appelle l’attention de M. le ministre de la cohésion des territoires sur la non-publication du décret en Conseil d’État relatif au contrôle que doivent réaliser les garants sans exception dès lors qu’ils délivrent des garanties financières. En effet, l’article 3 de la loi no 70-9 du 2 janvier 1970 réglementant les conditions d’exercice des activités relatives à certaines opérations portant sur les immeubles et les fonds de commerce, modifié par la loi no 2014-366 du 24 mars 2014 pour l’accès au logement et un urbanisme rénové (ALUR), prévoit que « Seuls les garants financiers ayant mis en place des procédures de contrôle internes, au moyen d’un référentiel et de modèles de suivi des risques, sont habilités à délivrer la garantie financière. Un décret en Conseil d’État définit les procédures et les conditions dans lesquelles les garants exercent leurs missions de contrôle sur les fonds qu’ils garantissent en application du présent article ». Quatre ans après la promulgation de la loi, ce décret en Conseil d’État n’a toujours pas été publié. Il en résulte que certains garants ou courtiers délégataires continuent de délivrer cette garantie sans aucun contrôle, exposant les consommateurs à des défauts en cas de détournement, les professionnels à une atteinte de leur réputation et les garants, y compris ceux réalisant des contrôles, à une remise en cause de leur efficacité. En effet, l’efficacité au bénéfice du consommateur final résulte exclusivement d’une politique de surveillance à distance et de contrôle sur site des risques rigoureuse. Ainsi, la publication de ce décret en Conseil d’État permettrait de généraliser ces dispositifs à l’ensemble du marché. Il appelle donc son attention sur la nécessité de publier dans les meilleurs délais ce décret relatif au contrôle que doivent réaliser les garants sans exception dès lors qu’ils délivrent des garanties financières.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9354</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4905</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Virginie Duby-Muller</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de la cohésion des territoires</ministreQuestion><ministreJO>Cohésion des territoires (M. le SE auprès du ministre)</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[urbanisme
	        Vente en l’état futur d’achèvement dans le secteur protégé
	        9354. — 12 juin 2018. — Mme Virginie Duby-Muller attire l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de la cohésion des territoires, sur des difficultés rencontrées par des praticiens du droit concernant la question du seuil maximum pouvant être appelé lors des appels de fonds effectués par le promoteur dans le cadre d’une vente en l’état futur d’achèvement dans le secteur protégé. Cette question est particulièrement prégnante lorsque le chantier est ouvert mais n’a pas encore atteint le stade : « fondations achevées » qui autorise la perception de 35 % du prix de vente selon les dispositions légales en vigueur. En dessous de ce seuil, une réponse ministérielle avait été donnée et publiée au Journal officiel le 1er mars 2011, précisant que le montant des appels de fonds effectués devait correspondre à un avancement effectif des travaux et qu’il ne pouvait pas atteindre 30 % du prix de vente, si les travaux sur le terrain n’étaient pas entamés par le promoteur. Depuis, le Gouvernement a supprimé la possibilité pour tous les permis de construire déposés à compter du 1er janvier 2015 de recourir à une garantie intrinsèque d’achèvement, source de la quasi-totalité des sinistres en la matière, sans modifier le texte de l’article R. 261-14 du code de l’urbanisme. Ainsi, l’acquéreur d’un lot en l’état futur d’achèvement est actuellement assuré que si le promoteur faisait faillite, entre le jour de la signature de l’acte de vente et la livraison des biens vendus, il pourra bénéficier soit de la garantie de remboursement octroyée par l’organisme bancaire avant la réalisation du programme, lui permettant ainsi d’être remboursé du prix de vente qu’il aura versé au promoteur défaillant, soit de bénéficier d’une caution bancaire émanant d’un organisme bancaire, donnée avant la réalisation de l’opération et lui permettant d’obtenir l’achèvement des travaux par le financement de la banque qui s’est portée caution. Dans le département de Haute-Savoie où la charge foncière du terrain dans le coût global de la construction de la future opération immobilière, par le promoteur, est de plus en plus importante, il peut être difficile, financièrement d’attendre pour ce dernier, un état d’avancement effectif des travaux de construction pour procéder à un premier appel de fonds de 15 % - 20 %, à l’acquéreur, alors que la charge foncière représente, déjà à elle seule, 15 % voir dans certains cas 25 %, du coût global du projet de construction. En régularisant son acte de vente en l’état futur d’achèvement, l’acquéreur devient immédiatement propriétaire de lots privatifs et de tantièmes de parties communes, correspondant notamment à une quote-part de l’assiette de la copropriété. Le promoteur peut ainsi justifier l’appel de fonds correspondant à la quote-part de la charge foncière dans le coût global de l’opération de construction. Elle souhaite savoir si des précisions supplémentaires peuvent être apportées au texte de l’article R. 261-14 du code de la construction et de l’habitation afin que les appels de fonds visés dans ce texte, puissent englober certes une effectivité des travaux réalisés par le promoteur, mais également le coût de la charge foncière du terrain sur lequel va être édifié l’opération de construction.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9131</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4906</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Stéphanie Do</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[arts et spectacles
	        Subventions aux organismes culturels - Théâtres
	        9131. — 12 juin 2018. — Mme Stéphanie Do appelle l’attention de Mme la ministre de la culture sur les subventions allouées aux organismes culturels, et en particulier aux théâtres. La Seine-et-Marne est un territoire dont l’enjeu du développement culturel et du rayonnement des institutions qui en sont à l’initiative est fondamental. Il s’agit, à travers une entreprise de diversification de l’offre culturelle, de favoriser le partage, la mixité et l’émancipation sociales. Or ces organismes font face à une réduction successive des enveloppes annuelles dédiées aux subventions de leurs activités et à une réticence des instances régionales à leur octroyer une aide supplémentaire. Par conséquent, on est en passe de voir se réduire le champ d’activité de ces organismes culturels. La loi pour la confiance dans la vie politique a entraîné la suppression de la réserve parlementaire, permettant l’abondement de fonds dédiés au développement des collectivités territoriales et des associations. Le FDVA a ainsi été abondé de 25 millions d’euros en 2018 pour valoriser la vie associative locale et départementale. Elle souhaite donc l’interroger sur la possibilité pour les organismes culturels de bénéficier d’une partie de ce fonds pour permettre la prolongation de leur offre culturelle. À ce titre, elle lui demande également quand sera publié l’appel à projets de la FDVA.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9136</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4906</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. José Evrard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[audiovisuel et communication
	        Déclaration d’un animateur de l’audiovisuel public
	        9136. — 12 juin 2018. — M. José Evrard appelle l’attention de Mme la ministre de la culture sur les propos tenus sur une radio par un animateur qui a déclaré qu’« un Afghan qui rêve de vivre en France est davantage français qu’un Français qui fait tout pour l’en empêcher ». Cette déclaration, pour ne pas dire insulte, intervient le jour du discours de Mme la ministre à propos du média engagé qu’elle souhaite que l’audiovisuel public devienne quand elle déclare « le pays des Lumières, sur ce sujet de la diversité, est hautement réactionnaire. Avec une volonté politique sans ambiguïté, notre média engagé changera les mentalités sur le terrain ». Il lui demande si les propos de l’animateur peuvent être considérés comme une interprétation de cette déclaration ou un dérapage qui pourrait être sanctionné comme le fut un autre animateur à la suite d’une plaisanterie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9199</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4906</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Cécile Muschotti</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignements artistiques
	        Avenir des conservatoires
	        9199. — 12 juin 2018. — Mme Cécile Muschotti attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur d’une part le décret no 2017-718 du 2 mai 2017 relatif aux établissements d’enseignement de la création artistique. Après lecture, elle a pu constater que le conservatoire de Toulon n’apparaissait pas et souhaite savoir s’il s’agit d’un oubli, ou s’il y a une raison expliquant cette omission, d’autre part, elle l’interroge sur l’avenir en général des conservatoires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9267</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4906</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Ange Magne</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[patrimoine culturel
	        Protection des monuments historiques et des sites patrimoniaux remarquables
	        9267. — 12 juin 2018. — Mme Marie-Ange Magne interroge Mme la ministre de la culture sur la protection des monuments historiques et des sites patrimoniaux remarquables. Le 17 février 2018, à Limoges, un incendie causé par des squatteurs a endommagé et détruit des immeubles classés du centre historique. Depuis plus de deux ans, le maire et le préfet avaient agi auprès du propriétaire des bâtiments afin qu’il obtienne les arrêtés d’expulsion. La procédure judiciaire s’est avérée particulièrement lourde et longue, le préfet n’ayant pu intervenir que le 8 décembre 2017. Malheureusement, les squatteurs ont immédiatement réinvesti les lieux, par la suite libérés sous procédure d’urgence le 22 janvier 2018. Cela n’a pas empêché les individus d’occuper l’immeuble à nouveau, causant le terrible embrasement du bloc d’habitations. Cet exemple met en exergue une faille juridique existante dans la protection des monuments historiques et des sites patrimoniaux remarquables. Les immeubles classés bénéficient déjà d’un régime particulier de travaux visant à garantir leur conservation et la qualité de leur restauration. Par ailleurs, leurs abords sont préservés au moyen d’une servitude. Les travaux réalisés en leur sein requièrent l’accord de l’architecte des bâtiments de France. Ces monuments sont également protégés contre l’affichage et le dépeçage. Enfin, l’autorité administrative est obligatoirement appelée à présenter ses observations lorsqu’un monument classé est visé par une enquête aux fins d’expropriation. Toutes ces dispositions montrent qu’il existe une volonté accrue de protéger les monuments historiques. Pour autant, rien n’est prévu en matière d’expulsion des occupants sans titre mettant en péril le bâtiment classé. Lorsqu’il est la propriété d’une personne privée, les règles du code des procédures civiles d’exécution s’appliquent. Les dérogations concernant la domanialité publique ne sont pas transposables. Dans cette situation, le maire se trouve démuni alors même qu’un péril grave menace le patrimoine architectural, sans parler du risque que cela constitue pour les vies humaines. Elle lui demande quel dispositif légal sera mis en place afin d’éviter que ce genre de situation ne se reproduise.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9294</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4907</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Testé</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[presse et livres
	        Loi de modernisation du secteur de la presse
	        9294. — 12 juin 2018. — M. Stéphane Testé interroge Mme la ministre de la culture sur la loi du 17 avril 2015 relative à la modernisation du secteur de la presse. Cette loi avait pour objectif de modifier les statuts et la gouvernance de l’agence France presse (AFP). Certaines craintes avaient été relayées durant l’examen du texte à l’Assemblée nationale et au Sénat, notamment concernant le statut des personnels, les risques d’une désolidarisation financière de l’État ou encore de la perte de l’outil technique en cas de difficultés financières. Au cours des débats, des garanties sérieuses avaient été apportées par le Gouvernement. Il lui demande si elle peut lui confirmer que ces évolutions n’ont en en aucun cas fragilisé l’AFP mais, au contraire, ont permis de sécuriser son avenir car cette agence est une fierté qu’il convient de pérenniser.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9101</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4907</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Dharréville</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[administration
	        Effectifs des douanes
	        9101. — 12 juin 2018. — M. Pierre Dharréville alerte M. le ministre de l’économie et des finances sur la baisse des effectifs des douanes et ses conséquences sur le recouvrement des taxes, la lutte contre les trafics, l’évasion fiscale et le contrôle environnemental. Les missions de l’administration des douanes se trouvent au croisement de différents intérêts nationaux. Depuis 2007, la direction de Marseille déplore une baisse d’environ 30 % de ses effectifs. Cette situation est particulièrement préoccupante au moment où le commerce international explose et, avec lui, les besoins de garantir la conformité des marchandises entrant sur le territoire et le recouvrement des taxes à l’importation. À l’heure où les États-Unis pratiquent une taxation agressive des productions européennes, on pourrait d’ailleurs s’interroger sur l’efficacité de la politique française de taxes à l’importation et sur la nécessité de mettre en place des passeports sociaux et environnementaux pour les marchandises, sans parler des pratiques d’entreprises fermant des unités de production sur le territoire national pour importer des produits fabriqués à moindre norme ailleurs. Concernant le contrôle des marchandises importées, il indique qu’aujourd’hui moins de 0,1 % des conteneurs sont contrôlés. L’Union européenne demande encore une baisse de 0,05 % des contrôles. Par ailleurs, l’administration des douanes vend la certification opérateur économique agrée (OEA) en indiquant aux entreprises qu’elles ne seront plus contrôlées par les douanes. Cette insuffisance des services de douane est utilisée par certains ports comme argument publicitaire. On peut ainsi lire sur une plaquette : « La certification d’opérateur économique agréé vous apporte une reconnaissance officielle de qualité et fiabilité de vos procédures aux yeux des douanes européennes. Outre une garantie d’allègement des formalités et réductions des contrôles, ce statut vous permet de simplifier vos déclarations ICS et d’accroître la fluidité de la chaîne logistique ». Cette privatisation de la mission, induite par la certification OEA, ouvre la porte à la mise sur le marché, en toute légalité, de produits parfois défectueux qui ne répondent pas au cahier des charges en matière de santé et de sécurité. L’OEA est certes légale, mais ce mécanisme constitue une aberration plaçant des entités en situation d’être à la fois juge et partie. Ce constat est particulièrement inquiétant lorsqu’il s’agit de produits de consommation courante. L’actualité se fait régulièrement l’écho de « rappels de produits » dont on s’aperçoit, après leur mise sur le marché, qu’ils sont dangereux pour les consommateurs. Dans le même temps, les trafics en tout genre continuent de se développer : les stupéfiants, les armes, la contrefaçon, le tabac ou encore les déchets. Pour mesurer l’ampleur du trafic, les agents alertent sur ces points. Des subventions sont versées pour la destruction des pièces automobiles frauduleuses mais seulement une partie de la marchandise serait détruite ; l’autre serait reconditionnée et remise à la vente comme neuve chez les professionnels de « l’échange standard ». L’État comme les clients seraient trompés avec, en plus, le risque que l’on peut imaginer pour la sécurité de l’automobiliste dont la voiture serait équipée de ces pièces. Quant au trafic de tabac, les agents indiquent que c’est un marché aussi lucratif que les stupéfiants mais ayant la réputation d’être beaucoup moins risqué. En ce qui concerne le contrôle sanitaire et environnemental, là encore, si les amendes sont plus dissuasives, le manque de moyens humains dont souffre l’administration des douanes l’empêche de mener ses missions en la matière. Les conséquences sont les mêmes en matière de lutte contre l’évasion fiscale qui devrait être une priorité de Bercy tant le manque à percevoir est imposant. Le Gouvernement ne peut se contenter d’une politique de coups médiatiques pour cacher la misère de son administration. Il lui demande de l’informer des mesures qu’il envisage de prendre pour permettre aux services des douanes d’assurer efficacement leurs missions afin que les actes soient conformes aux paroles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9140</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4908</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Frédérique Meunier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[chambres consulaires
	        Baisse des ressources fiscales pour les CCI
	        9140. — 12 juin 2018. — Mme Frédérique Meunier attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur l’avenir des chambres de commerce et d’industrie. En effet, en 2018, l’État a réduit de 150 millions d’euros les ressources fiscales des chambres de commerce et d’industrie, ce qui a provoqué une baisse des ressources de plus de 700 000 euros pour la CCI de la Corrèze. Aujourd’hui, pour 2019, il leur a été annoncé une nouvelle mesure de baisse à hauteur de 100 millions d’euros. Cette annonce fait l’effet d’une bombe dans les zones rurales car les CCI offrent de nombreux services d’accompagnement des entreprises notamment dans les secteurs les plus ruraux. Avec cette baisse de moyens, elles ne seront plus en mesure de proposer les mêmes services à ces entreprises. Elle lui demande si ces mesures sont de nature à vouloir supprimer les CCI en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9143</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4908</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Isabelle Valentin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[chambres consulaires
	        Les conséquences sur le maintien ainsi que la suppression de postes - CMA
	        9143. — 12 juin 2018. — Mme Isabelle Valentin alerte M. le ministre de l’économie et des finances sur le devenir du réseau des chambres de métiers et de l’artisanat (CMA) et de ses personnels. Le projet de loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel dont, notamment, la partie relative à l’alternance, et le projet de loi « PACTE », avec la perte de missions de service public, laissent présager à nouveau de très lourdes conséquences pour l’emploi et les conditions de travail et renforcent dans les CMA un climat social particulièrement anxiogène depuis plusieurs années. Les projets de suppression de l’enregistrement des contrats d’apprentissage par les CMA, la disparition des centres de formalités des entreprises (CFE) avec la dématérialisation totale des formalités à l’horizon 2022, la mise en place du registre unique, les stages de préparation à l’installation (SPI) sembles être néfastes pour l’avenir de la CMA. Aussi, elle lui demande quelles seront les conséquences sur le maintien ainsi que la suppression de postes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9149</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4908</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mireille Clapot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[commerce extérieur
	        Importation de produits issus des colonies israéliennes en Palestine occupée
	        9149. — 12 juin 2018. — Mme Mireille Clapot attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur la persistance de l’importation en France et dans le territoire de l’Union européenne de produits issus des colonies israéliennes en Palestine occupée. L’illégalité de la colonisation israélienne a été rappelée par la résolution 2334 du Conseil de sécurité des Nations unies qui a exigé d’Israël qu’il arrête immédiatement et complètement toutes ses activités de peuplement dans le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem Est, et a demandé à tous les États de faire une distinction dans l’échange en la matière entre le territoire de l’État d’Israël et les territoires occupés depuis 1967. L’Union européenne a publié une communication interprétative sur l’étiquetage des produits en provenance des territoires occupés par Israël depuis 1967. Cette communication a été suivie de la publication d’un avis en France, en direction des opérateurs économiques, publié le 24 novembre 2016 qui permet, en théorie, au consommateur français de faire la distinction entre les produits qui proviennent d’Israël et ceux provenant des colonies illégales installées sur le territoire palestinien occupé ou dans le Golan occupé. Mais l’étiquetage différencié, outre les difficultés rencontrées par sa mise en application, reste insuffisant au regard du droit international. La France doit respecter le droit international humanitaire et se mettre en conformité avec ses obligations de ne pas prêter aide ou assistance aux colonies illégales. Cela doit donc se traduire par l’interdiction d’importation des produits des colonies. Elle souhaite donc connaître les démarches que la France envisage d’entreprendre pour assurer l’interdiction d’importation des produits des colonies et empêcher les entreprises domiciliées en France d’avoir des activités avec ces colonies.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9151</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4909</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabien Roussel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[communes
	        L’avenir de la mission cadastrale
	        9151. — 12 juin 2018. — M. Fabien Roussel attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur les menaces de privatisation qui pèsent sur la mission cadastrale, sous tutelle de l’État depuis sa création par Napoléon 1er. La mise à jour d’un tel plan, le seul référentiel parcellaire en France, répond à des besoins majeurs des communes. Elle permet non seulement de mesurer la représentation du bâti, d’anticiper la production de programmes neufs, de procéder à des remembrements ou à des opérations foncières d’envergure. Mais elle apporte aussi une contribution essentielle pour le calcul des différentes taxes locales (TF, TH, CFE). Autrement dit, elle relève d’une mission de service public, indissociable de la souveraineté territoriale française. C’est la raison pour laquelle l’évolution actuelle du partenariat signé le 6 juin 2014 par la DGFIP avec l’Institut géographique national (IGN) nourrit de vives inquiétudes, notamment parmi les géomètres du cadastre. Conclue à titre gratuit, dans le cadre de l’élaboration de la représentation parcellaire cadastrale unique (le plan cadastral de demain, en continuité géographique sur tout le territoire), la convention vient en effet de glisser dans le domaine marchand. Incapable de faire face à ses obligations, l’IGN s’apprête à sous-traiter à une société privée le soin d’exécuter les travaux techniques sur le parcellaire au risque non seulement d’une perte de qualité, mais aussi d’une commercialisation de données par nature sensibles. Présentée le 8 mars 2018 lors d’un conseil d’administration de l’IGN, au sein duquel siège un haut fonctionnaire de la DGFIP, l’opération, d’un montant initial de 1,4 millions d’euros, pose aussi problème en raison de la société retenue. Celle-ci, spécialisée dans le paiement électronique, est dirigée par deux anciens cadres de la DGFIP, responsables du programme informatique COPERNIC mis en place dans l’administration fiscale. De tels pantouflages sont d’autant plus inadmissibles qu’ils se conjuguent ici avec un évident conflit d’intérêts. Ils interviennent aussi dans un préoccupant contexte de réduction des effectifs : le nombre de géomètres du cadastre a quasiment été divisé par deux au cours des dix dernières années. Alors que la mission parlementaire sur les données souveraines s’apprête à rendre son rapport, le 3 juillet 2018, l’élaboration et la mise à jour du cadastre doivent être protégées. C’est pourquoi il lui demande de maintenir la qualité actuelle de précision du plan cadastral en donnant les moyens à la DGFIP de pouvoir assurer sa conservation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9161</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4909</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Claude Goasguen</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[droits fondamentaux
	        Incitation placements financiers
	        9161. — 12 juin 2018. — M. Claude Goasguen attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur l’impôt sur la fortune immobilière (IFI). Avec cette nouvelle mesure, en remplacement de l’ISF, le but consiste à prendre des mesures afin de favoriser les investissements productifs et l’attractivité du pays. Ce dispositif devrait alors inciter les contribuables à investir leur argent dans ces placements financiers qui alimenteront l’économie réelle. Or il semble qu’aucune mesure incitative au « désinvestissement » dans la pierre soit programmée. La taxation des plus-values en cas de revente d’un bien immobilier est toujours aussi peu attrayante et freine considérablement les investissements dans notre économie. En conséquence, il lui demande si des aménagements ou des réductions du montant des taxes sont prévus pour les personnes qui revendent leurs biens immobiliers afin d’investir dans des placements financiers qui viendront conforter l’économie française.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9200</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4909</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laurianne Rossi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[entreprises
	        Avenir de la profession de commissaire aux comptes
	        9200. — 12 juin 2018. — Mme Laurianne Rossi appelle l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur le rapport de l’inspection générale des finances de mars 2018 relatif à la certification légale des comptes des petites entreprises françaises. Ce rapport propose notamment de relever les seuils de l’audit légal au niveau de référence prévu par la directive européenne, pour toutes les sociétés commerciales. Si cette proposition était matérialisée dans un texte de loi, elle rendrait facultatif l’audit des comptes des entreprises de moins de 50 salariés dont le chiffre d’affaires est inférieur à 8 millions d’euros et dont le bilan est inférieur à 4 millions d’euros. Les conséquences d’une telle mesure seraient considérables pour l’activité professionnelle des commissaires aux comptes. Elle supprimerait une grande partie de leurs mandats dans les entités commerciales, représentant une part importante de leurs honoraires. Les impacts en matière d’emploi, de risques pour les entreprises et de lutte contre la fraude seraient ainsi notoires, à l’heure où le Gouvernement lance un grand plan de lutte contre la fraude fiscale. Par conséquent, elle lui demande quelles mesures sont réellement envisagées sur ce sujet afin de rassurer l’ensemble de la profession.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9227</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4910</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-François Portarrieu</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[hôtellerie et restauration
	        « Ubérisation » de la restauration
	        9227. — 12 juin 2018. — M. Jean-François Portarrieu attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur le développement de l’économie collaborative dans la restauration. En effet, après la location entre particuliers d’un logement ou d’un véhicule, ce nouveau phénomène appliqué à la restauration connaît une forte croissance faisant craindre aux restaurateurs une « ubérisation » de leur profession. De plus en plus de sites et plateformes permettent à des hôtes d’offrir un service culinaire payant via une invitation à déjeuner ou dîner chez eux ou via la livraison. Concept originaire des États-Unis, il est vu comme un « restaurant clandestin » et inquiète notamment la profession car il échappe aujourd’hui à la réglementation en termes de fiscalité, d’hygiène ou encore de formation. S’ils ne s’opposent pas aux sites et aux plateformes, les restaurateurs semblent craindre, dans la pratique, des risques pour le client ou encore des destructions d’emplois alors même que la transparence et le respect de règles leur sont de plus en plus contraignantes. Dans ce contexte, il semble nécessaire de réguler et responsabiliser les plateformes en matière d’hygiène, de formation ou encore de vente d’alcool. Ainsi, il souhaiterait connaître sa position à ce sujet et si le Gouvernement entend mettre en œuvre une régulation à ce phénomène et, le cas échéant, comment et avec quels moyens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9232</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4910</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Marc Zulesi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôts et taxes
	        Difficultés rencontrées par les auteurs non-édités
	        9232. — 12 juin 2018. — M. Jean-Marc Zulesi attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur les difficultés rencontrées par un grand nombre de Français qui écrivent, éditent et commercialisent eux-mêmes leurs livres. La plupart n’écrivent pas pour en tirer une activité réellement lucrative mais plutôt par passion et souci de diffusion de la culture auprès de tous les publics. Dans la majeure partie des cas, cette activité est annexe, de pur plaisir et souvent d’ailleurs exercée par des retraités. Soucieux d’exercer leur activité dans la transparence et en conformité avec la loi, ces auteurs non édités déclarent leur chiffre d’affaires, s’affilient au régime social des indépendants (RSI) et se trouvent ainsi taxés dans des proportions telles que leurs activités sont en déficit. Ainsi, leur chiffre d’affaires ne dépassant généralement pas quelques centaines d’euros par an, ils se retrouvent à devoir payer 14 % de ce chiffre d’affaires au titre de leur affiliation au RSI, près de 150 euros par an au titre de la cotisation foncière sur les entreprises (CFE), sans compter les dépenses liées aux impressions, aux inscriptions dans les salons et foires ainsi qu’aux déplacements. Aussi, il souhaite savoir s’il serait envisageable de mettre en place un statut et un système fiscal adaptés qui permettent à ces auteurs non édités d’exercer leur activité sans subir ces lourdes contraintes qui, en plus d’être coûteuses pour les pouvoirs publics, constituent un réel frein à la créativité artistique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9234</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4910</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Béatrice Descamps</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôts et taxes
	        Impact de la CSG sur les revenus locatifs
	        9234. — 12 juin 2018. — Mme Béatrice Descamps attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur l’impact de l’augmentation de la contribution sociale généralisée sur les revenus locatifs et donc pour les investisseurs immobiliers. Le Gouvernement a annoncé diverses compensations pour les particuliers, afin d’amoindrir l’effet de cette augmentation, mais en oubliant que parmi les investisseurs immobiliers, qui prendront cette hausse de plein fouet, se trouvent également des particuliers. Suite notamment aux dispositifs prévus par la loi Pinel, nombres de particuliers et notamment de retraités (46 % des bailleurs privés sont des particuliers retraités) ont décidé de combler leurs pensions modestes avec du revenu locatif, tous deux fortement impactés par la hausse de la CSG. Les propriétaires prennent des risques pour investir, ils s’exposent au danger des impayés de loyers qui les forcent à payer eux-mêmes leur organisme de crédit, subissant ainsi une double peine. La hausse de la CSG va précipiter ces situations en pesant sur des locataires déjà affaiblis, et en diminuant les revenus locatifs des petits retraités qui voient par ailleurs leur pension amputée. Elle souhaiterait savoir si une compensation est prévue pour amoindrir les conséquences de la hausse de la CSG sur les revenus locatifs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9239</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4911</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Woerth</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôts et taxes
	        Régime fiscal brevets
	        9239. — 12 juin 2018. — M. Éric Woerth interroge M. le ministre de l’économie et des finances sur la question de la modification du régime fiscal dérogatoire d’imposition des plus-values à long terme résultant de la cession de brevets et d’inventions brevetables et des redevances de concession de ces produits. Ce dispositif permet à des entreprises, basées en France, de bénéficier d’une imposition à taux réduit (15 % au lieu du taux normal de 33,33 %, hors contributions additionnelles) sur les produits de cessions et de concessions de brevets. Le régime s’applique aussi bien aux brevets développés par l’entreprise bénéficiaire qu’à ceux qu’elle a achetés sans avoir engagé de dépenses de recherche et développement (R et D) particulières pour leur développement. Dans le cadre de ses travaux, l’OCDE a critiqué ce régime et préconise une approche dite « nexus », consistant à limiter l’application des incitatifs fiscaux aux revenus des incorporels directement issus de l’effort de R et D de l’entreprise. En France, le régime actuel n’intègre pas cette exigence de lien. Il souhaiterait connaître les pistes du Gouvernement afin de lier l’avantage fiscal au développement en France de l’activité de recherche et développement, tout en préservant un régime fiscal qui favorise l’innovation dans l’industrie. Il en va de l’attractivité économique du pays, alors que dans le même temps les États-Unis viennent de mettre en place un dispositif, dénommé Foreign Derived Intangible Income (FDII) qui permet d’imposer à 13,125 % les revenus de tous les incorporels sans tenir compte des exigences de l’OCDE.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9241</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4911</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Naegelen</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôts locaux
	        Plafonnement des valeurs locatives en vue du calcul de la TEOM
	        9241. — 12 juin 2018. — M. Christophe Naegelen interroge M. le ministre de l’économie et des finances sur les conséquences du plafonnement des valeurs locatives en vue du calcul de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM). Conformément aux dispositions de l’article 1522 du code général des impôts, le montant de la TEOM est établi d’après la valeur locative cadastrale des propriétés. Les valeurs locatives des locaux d’habitation servent donc de base de calcul de la TEOM d’une part, mais aussi de la taxe foncière d’autre part. Par conséquent, les élus communaux souhaitent savoir s’il leur est possible de plafonner les valeurs locatives prises en compte dans le calcul de la TEOM sans toutefois impacter la base de calcul de la taxe foncière. Il le remercie de bien vouloir apporter une réponse à cette question afin que les recettes communales puissent être préservées dans les communes qui souhaitent toutefois limiter le montant de la TEOM.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9307</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4911</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Christophe</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[professions libérales
	        Association comptabilité gestion
	        9307. — 12 juin 2018. — M. Paul Christophe attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur la situation des salariés des associations de gestion et de comptabilité (AGC) anciennement habilités par l’administration fiscale. Les AGC constituent la forme associative de l’expertise comptable depuis l’entrée en application de l’ordonnance no 2004-279 du 25 mars 2004 portant simplification et adaptation des conditions d’exercice de certaines activités professionnelles. Ces structures sont soumises aux dispositions législatives et réglementaires relatives à la profession d’expert-comptable. Elles répondent donc aux mêmes obligations que le secteur libéral et disposent ainsi, dans leurs effectifs, d’experts-comptables ou de salariés qui sont autorisés à exercer la profession d’expert-comptable. Pour permettre aux AGC de fonctionner avec leurs personnels en place, certains se sont vus reconnaître la faculté d’exercer la profession d’expert-comptable. Pour ce faire, le législateur s’est appuyé sur plusieurs critères : une condition d’âge ou de diplôme, et une reconnaissance de compétences professionnelles à travers une habilitation qui avait été délivrée antérieurement par l’administration fiscale (article 1649 quater D du code général des impôts qui a été abrogé). Si, au moment de la réforme de la profession d’expert-comptable, certains salariés ont été écartés du dispositif d’obtention de l’autorisation à exercer la profession d’expert-comptable au motif qu’ils n’avaient pas l’ancienneté ou l’âge requis, près de 15 ans plus tard, il semble évident que ces critères ne tiennent plus. Les salariés habilités ont, durant cette période, conforté leur expérience d’encadrement. Aussi, dans le souci d’optimiser l’organisation des travaux et de pérenniser l’exercice sous forme associative de la profession, le législateur pourrait permettre aux « habilités » de bénéficier des dispositions équivalentes aux articles 83 ter et quater de l’ordonnance de 1945 modifiée et être ainsi autorisés à exercer la profession d’expert-comptable. Par conséquent, il souhaiterait connaître les mesures que le ministère entend prendre pour permettre aux AGC de pérenniser leur activité avec le personnel en place.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9122</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4912</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. José Evrard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[aménagement du territoire
	        Financement par la BEI d’équipements scolaires
	        9122. — 12 juin 2018. — M. José Evrard attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur le financement de travaux par la Banque européenne d’investissement (BEI). La BEI accorde au département de Seine-Saint-Denis un financement de 240 millions d’euros pour « des travaux portant sur la transition énergétique dans les collèges ». Ces collèges situés en zone d’éducation prioritaire, accueillent des publics en difficulté scolaire. La BEI dont le rôle fut de financer des équipements publics ou des investissements industriels spécifiques intervient dans un nouveau domaine. On est en droit de se demander pourquoi un tel revirement d’autant plus que le vice-président de la BEI aurait signalé à ce propos « par ce financement d’envergure, nous nous mobilisons pour soutenir la formation des jeunes des zones prioritaires d’éducation ». Il lui demande un éclairage sur l’action de la banque et s’il considère judicieux de faire appel à un organisme de cette nature pour financer ce qui constitue le domaine régalien de l’État.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9132</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4912</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Corinne Vignon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[associations et fondations
	        Sortie du décret sur le fonds pour le développement de la vie associative (FDVA)
	        9132. — 12 juin 2018. — Mme Corinne Vignon attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur la sortie du décret sur le fonds pour le développement de la vie associative (FDVA). Suite à la suppression de la réserve parlementaire, de nombreuses associations attendent avec impatience l’affection des 25 millions d’euros promis au FDVA et sa répartition. Actuellement, elles rencontrent des difficultés dans l’accomplissement de leurs missions et aimeraient être rassurées sur les modalités de candidature à recevoir des subventions qui sont indispensables à leur bon fonctionnement. Aussi, étant fréquemment interpellée par les associations sportives de la circonscription dont elle est l’élue, elle souhaiterait connaître la date de publication de ce décret d’application.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9179</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4912</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrice Anato</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement
	        Conditions éducatives en Seine-Saint-Denis
	        9179. — 12 juin 2018. — M. Patrice Anato attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur les conditions éducatives dans le département de Seine-Saint-Denis. L’éducation pour tous et dans des conditions républicaines est l’un des maillons de la cohésion des territoires et du respect des valeurs d’égalité et de fraternité dans notre pays. Dans un département comme celui de la Seine-Saint-Denis, l’école de la République se doit d’être un vecteur de l’égalité des chances. Or les élèves parisiens bénéficient de 1,5 fois plus de moyens que les élèves de la Seine-Saint-Denis. Ces derniers mois, plusieurs mesures ont été prises par le Gouvernement pour renforcer le sens et l’objet de l’école du primaire au lycée. Toutefois, le constat est qu’en Seine-Saint-Denis, les jeunes sont confrontés à plusieurs difficultés comparativement à ceux des départements voisins. 30 % des jeunes n’ont aucun diplôme et seuls 12 % ont un diplôme de second cycle contre 20 % et 25 % en moyenne en Ile-de-France. Alors que la pression démographique continue et que de plus en plus d’élèves intègrent les écoles, collèges et lycées de Seine-Saint-Denis, il lui demande quels sont les moyens alloués au département, et comment est anticipé et assuré à tous, élèves comme personnels éducatifs, des conditions de travail décentes et adéquates.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9180</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4913</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Castellani</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement
	        Langue corse, respect convention du 2 novembre 2016
	        9180. — 12 juin 2018. — M. Michel Castellani interroge M. le ministre de l’éducation nationale à propos des engagements de l’État sur l’enseignement de la langue corse. Lors d’une question orale sans débat, le 5 juin 2018, il a interrogé le ministre au sujet de la convention État-CTC relative au plan de développement de l’enseignement de la langue corse signée le 2 novembre 2016. L’État s’est engagé pour la transmission du patrimoine culturel et linguistique corse, comme l’a rappelé ledit ministre : « nous sommes particulièrement attachés à la préservation et à la transmission des diverses formes du patrimoine linguistique et culturel de la France, et du corse en particulier, qui fait l’objet de la plus grande attention ». Le ministre n’a toutefois pas mentionné de calendrier de mise en place. La transmission de la langue corse étant en déclin, cela représente un enjeu pour la sauvegarde du patrimoine culturel et linguistique de l’île. L’usage courant de la langue corse recule d’année en année, comme le montrent les statistiques de l’INSEE : en 1977, 80 % des Corses parlaient la langue régionale, ce chiffre descend à moins de 50 % dans les années 2000. D’après un rapport de Jean-Marie Arrighi, ethnologue, il n’y aurait plus que 10 % des parents qui transmettent la langue corse à leurs enfants. L’éducation occupe un rôle clé dans la revitalisation de la langue corse et sa transmission. Il s’agit donc de développer cette fonction, de développer le réseau de classes bilingues, ce qu’a reconnu l’État dans la convention État-CTC qui mentionne l’objectif « d’accélérer la généralisation du bilinguisme ». Au vu du souci commun de l’enseignement de la langue corse et en vue de la bonne réussite de cette entreprise, il lui demande de bien vouloir faire connaître le calendrier qu’il prévoit et la suite concrète qu’il compte donner à la bonne application de la convention.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9181</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4913</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Testé</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement
	        Lutte contre la radicalisation à l’école
	        9181. — 12 juin 2018. — M. Stéphane Testé attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur le plan de prévention de la radicalisation dévoilé en février 2018. Ce plan de prévention qui comporte 60 mesures, présente des aspects intéressants mais certains spécialistes lui reprochent ne pas aller assez loin en matière de financement et d’organisation. Or, comparé à la Belgique et à d’autres pays, la France serait en retard en matière de prévention de la radicalisation dans les établissements scolaires. Il lui indique que, de l’autre côté des Flandres, une brochure sur le salafisme a par exemple été éditée par le gouvernement belge et distribuée dans les écoles, universités et prisons entre autres. Par conséquent, il lui demande si son ministère entend s’inspirer de la Belgique et éditer une telle brochure à destination des écoliers, collégiens et lycéens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9182</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4913</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Maquet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement
	        Maintien du rectorat d’Amiens
	        9182. — 12 juin 2018. — M. Emmanuel Maquet attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur l’éventuelle fermeture du rectorat d’Amiens. Après l’annonce récente de la fusion des rectorats de Lille et d’Amiens, il semblerait que l’union des structures se fasse au détriment de la ville d’Amiens ; ceci serait un nouveau coup dur porté à tout le département de la Somme. Une fois de plus, les services et les administrations sont séparés des territoires au profit des métropoles et perdent de leur proximité avec les citoyens. Dans le cas du rectorat, éloigner les décideurs du terrain contribue à affaiblir le service et l’instruction publics. Après que M. le ministre ait décidé de la fermeture prochaine des rectorats de Limoges et de Poitiers, la fermeture du rectorat d’Amiens favoriserait la désertification de l’ancienne préfecture picarde et accroîtrait le réel sentiment d’abandon des citoyens. C’est pourquoi il lui demande, pour préserver l’équilibre des territoires, s’il peut assurer qu’en cas de fusion des rectorats dans les Hauts-de-France, le transfert des administrations s’effectuera en faveur de la ville d’Amiens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9183</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4913</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Causse</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement
	        Revalorisation et attractivité des carrières enseignantes
	        9183. — 12 juin 2018. — M. Lionel Causse attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur la nécessaire revalorisation des carrières des enseignants du premier et du second degré pour favoriser l’attractivité de cette profession. Les éléments statistiques produits par la direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance du Ministère de l’Education nationale nous interrogent. En effet, en 2007, pour 14 083 postes de professeurs des écoles offerts aux concours de recrutement des professeurs des écoles 56 556 candidats étaient présents aux épreuves. En 2016, le nombre de postes offerts était de 13 057 pour 33 930 présents. De plus, malgré un concours exceptionnel organisé en 2016 dans l’académie de Créteil, l’ensemble des postes offerts n’ont pas été pourvus. Les professeurs des écoles, selon leur statut, recrutés à bac +5, sont encore classés par l’INSEE comme profession intermédiaire de catégorie A, notamment au regard de leur niveau de rémunération. Celle-ci est encore inférieure d’environ 15 % au bout de 15 ans d’exercice à celle des autres enseignants français et européens (regards sur l’éducation 2017- OCDE). La "Masterisation" pose la question de la grille de rémunération des personnels enseignants de l’Education nationale entrant dans le métier et qui perçoivent un premier traitement de 1795 euros brut lors de leur première année d’exercice malgré cinq années d’études après l’obtention du baccalauréat et la réussite d’un concours de la fonction publique d’Etat. La situation reste similaire dans le second degré où sur la session 2016, l’intégralité des postes n’ont pas été pourvus (13 655 admis pour 15 431 postes offerts). Pour favoriser l’attractivité des professions enseignantes, il lui semble nécessaire d’attirer son attention sur l’utilité d’un chantier sur la revalorisation des carrières en complément des Parcours Professionnels, Carrières et Rémunérations.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9184</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4914</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Mazars</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement maternel et primaire
	        Attribution de l’indemnité de suivi et d’accompagnement des élèves (ISAE)
	        9184. — 12 juin 2018. — M. Stéphane Mazars appelle l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur l’exclusion d’une partie des personnels enseignants du premier degré du bénéfice de l’indemnité de suivi et d’accompagnement des élèves (ISAE). L’indemnité de suivi et d’accompagnement des élèves (ISAE) créée en 2013 pour tenir compte du temps consacré par les personnels enseignants du premier degré à travailler à l’évaluation pédagogique des élèves, à travailler en équipe et aussi pour reconnaître leur temps dédié à échanger et à dialoguer avec les familles a été revalorisée pour être portée de 400 euros à 1 200 euros par an en 2016. L’ISAE dont le montant est aujourd’hui aligné sur celui de l’indemnité de suivi et d’orientation des élèves (ISOE), a vocation elle aussi à valoriser l’investissement des enseignants en dehors du strict temps d’enseignement. Pourtant, alors que l’ISOE dont le bénéfice est lié à l’exercice effectif des fonctions enseignantes est versée depuis 1993 à tous les enseignants du second degré, l’ISAE n’est allouée qu’aux personnels enseignants du premier degré qui exercent dans les écoles maternelles et élémentaires ou les établissements et services de santé. De fait, nombre d’enseignants se retrouvent exclus du bénéfice de l’ISAE, comme par exemple les maître-formateurs, les professeurs éducateurs en établissement régional d’enseignement adapté (EREA), les enseignants mis à disposition des maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) ou encore ceux exerçant en milieu carcéral, en classe relais, en centre éducatif fermé (CEF) ou affectés au Centre national d’enseignement à distance (CNED) etc. Cette attribution différenciée concourt d’une inégalité de traitement entre enseignants qui, au regard de la charge d’investissement et de l’exercice effectif des fonctions enseignantes, s’explique peu. Aussi, à l’heure où le recrutement des professeurs des écoles est en crise, il est urgent d’apporter des réponses concrètes au manque de reconnaissance dont souffre le métier. En conséquence, il l’interroge sur la possibilité d’étendre le bénéfice de l’indemnité ISAE à tous les enseignants du premier degré, sans exclusive, qui assurent des missions éducatives, d’accompagnement et de suivi d’autant plus déterminantes que le parcours scolaire des enfants se joue en grande partie dans les premières années d’apprentissage.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9185</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4914</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Labaronne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement maternel et primaire
	        Fonds de soutien au développement des activités périscolaires (FSDAP)
	        9185. — 12 juin 2018. — M. Daniel Labaronne attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur le fonds de soutien au développement des activités périscolaires (FSDAP). L’article 67 de la loi no 2013-595 du 8 juillet 2013 d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République a prévu un accompagnement financier des communes et des écoles privées sous contrat ayant mis en œuvre la réforme des rythmes scolaires initiée en 2013. L’article 96 de la loi de finances initiale pour 2015 a pérennisé le fonds en subordonnant le versement des aides qu’il attribue à une condition nouvelle : l’organisation des activités périscolaires au bénéfice des élèves dans le cadre d’un projet éducatif territorial (PEDT). Conformément aux engagements du Président de la République, l’organisation du temps scolaire sur quatre jours est redevenue possible depuis la rentrée 2017 par dérogation au droit commun et conformément au décret du 27 juin 2017. Le Gouvernement avait annoncé préalablement qu’il ne continuerait à accompagner que les communes conservant les rythmes scolaires sur quatre jours et demi. En conséquence, l’article 36 du PLFR pour 2017 est venu réserver les aides du fonds de soutien « aux communes, EPCI et organismes de gestion des écoles privées sous contrat dont les écoles maternelles et élémentaires continuent d’être organisées sur neuf demi-journées d’enseignement par semaine ou huit demi-journées comprenant cinq matinées ». Pour ces communes, les modalités d’attribution du fonds demeurent inchangées pour les années scolaires à venir, jusqu’à deux niveaux d’aides financières calculées en fonction du nombre d’élèves éligibles, une aide forfaitaire de 50 euros par élève et une majoration forfaitaire de 40 euros accordée aux communes bénéficiaires de la dotation de solidarité urbaine « cible » ou de la dotation de solidarité rurale « cible » et aux communes des départements d’outre-mer, de Saint-Pierre-et-Miquelon et de la collectivité de Saint-Martin. Selon les chiffres du Gouvernement, un tiers des établissements sont revenus après concertation locale à la semaine de quatre jours. La presse fait état de chiffres allant jusque 90% de communes qui y seraient revenues dès la rentrée scolaire 2017 ou prévoiraient d’y revenir pour la rentrée 2018-2019. Les communes ayant quant à elles constaté l’intérêt pour les enfants d’un étalement des périodes scolaires sur la semaine ainsi que de l’organisation de nouvelles activités périscolaires ont souvent fait de sérieux efforts financiers allant au-delà de l’aide de l’État dans le cadre du fonds de soutien. Il souhaiterait connaître les prévisions du Gouvernement quant à la proportion de communes qui conserveraient le rythme de quatre jours et demi à la rentrée 2018-2019. Il attire son attention sur l’intérêt d’étudier la revalorisation de l’aide à l’organisation des activités périscolaires dans le cadre du fonds de soutien pour les communes concernées et en particulier pour celles dont les établissements mettent en place de véritables projets pédagogiques comme l’inclusion et d’accompagnement des personnes handicapées. Il lui demande quelle est la position du Gouvernement sur cette question.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9186</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4915</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Arnaud Viala</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement maternel et primaire
	        Indemnité de suivi et d’accompagnement des élèves
	        9186. — 12 juin 2018. — M. Arnaud Viala attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur les conditions salariales des enseignants du premier degré et plus particulièrement de l’indemnité de suivi et d’accompagnement des élèves (ISAE). Mise en place le 1er septembre 2013, cette indemnité à la différence de l’indemnité de suivi et d’orientation des élèves (ISOE) pour les enseignants du second degré ne touche pas tous les enseignants du premier degré. Plusieurs catégories d’enseignants du premier degré tels que les directeurs adjoints de SEGPA, les professeurs d’école éducateurs en EREA, les secrétaires de CEDOEA, les enseignants mis à disposition des maisons départementales des personnes handicapées, ceux exerçant en milieu pénitentiaire, les conseillers pédagogiques, n’en bénéficient pas, en y ajoutant le cas des professeurs des écoles exerçant en SEGPA, ULIS collège ou lycée et en EREA qui perçoivent cette indemnité ISAE, mais en contrepartie se sont vu supprimer l’indemnité spéciale. Les enseignants du premier degré sont la base du système scolaire français et leurs conditions salariales qui font partie des conditions de travail et d’attractivité de la profession sont jugées insuffisantes par certains syndicats enseignants. Il lui demande de détailler la position du Gouvernement concernant cette question ainsi que les actions qu’il compte mener afin de soutenir cette profession.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9188</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4915</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Barbier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement maternel et primaire
	        Renouvellement de l’appel à projets « Écoles numériques innovantes et ruralité »
	        9188. — 12 juin 2018. — M. Frédéric Barbier interroge M. le ministre de l’éducation nationale sur le renouvellement à la rentrée 2018 de l’appel à projets « Écoles numériques innovantes et ruralité », faisant partie du plan numérique pour l’éducation. Mis en place pour la première fois en septembre 2017, ce plan a financé à hauteur de 5 millions d’euros une centaine de projets, permettant à de nombreuses écoles situées en territoire rural de s’équiper en matériels numériques. Il a notamment été saisi par le président du syndicat intercommunal à vocation unique (SIVU) pour l’école de Pierrefontaine, Villars-lès-Blamont (Doubs). Cette école a investi en 2009 dans l’achat d’un tableau interactif et de 11 ordinateurs portables pour les élèves. Cependant, le matériel est aujourd’hui obsolète, mettant en difficulté les instituteurs, enseignant avec un matériel informatique en fin de vie. Il lui demande donc si cet appel à projets va être renouvelé pour la rentrée 2018, et si oui, sous quelles modalités, afin de permettre aux écoles situées en territoire rural de s’inscrire de plein pied dans la révolution numérique actuelle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9189</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4915</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guy Bricout</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement maternel et primaire
	        Surveillance élèves sur le temps de restauration scolaire
	        9189. — 12 juin 2018. — M. Guy Bricout appelle l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur la législation concernant la surveillance des élèves durant le temps de restauration scolaire. Il s’avère en effet que, selon un avis du Conseil d’État en date du 7 octobre 1986, les communes ne peuvent confier à des personnes privées que la fourniture ou la préparation des repas, via un marché public ou une délégation de service public, à l’exclusion des missions relevant de l’enseignement public et notamment la surveillance des élèves. Aussi, ce sont des agents communaux ou intercommunaux qui ont la responsabilité des enfants durant le temps de restauration. Certes, cette mission de surveillance peut également être déléguée, avec leur accord, aux directeurs d’école et aux enseignants. Mais ceux-ci ayant déjà de nombreuses responsabilités à assumer, il est évident que cette solution n’est pas toujours envisageable. Aussi, il souhaite l’interpeller sur le coût que la situation actuelle induit pour les communes qui voient ainsi mobilisés leurs agents. Avec la disparition des contrats aidés qui permettaient aux communes, notamment rurales, de prendre en charge cette tâche, il aimerait savoir si la législation serait susceptible d’évoluer afin que ces missions de surveillance puissent désormais être confiées à des personnes privées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9190</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4916</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Christophe Lagarde</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement privé
	        Inégalités salariales enseignement public et privé
	        9190. — 12 juin 2018. — M. Jean-Christophe Lagarde interroge M. le ministre de l’éducation nationale sur les disparités salariales existant entre les maîtres délégués exerçant dans l’enseignement privé sous contrat et leurs collègues du public. En effet, même si les enseignants disposent de diplômes équivalents, qu’ils dispensent le même contenu de cours et qu’ils font le même nombre d’heures, on observe une différence substantielle en matière de rémunération au profit du secteur public ; cet écart devient d’ailleurs plus flagrant avec l’ancienneté. Ainsi, pour l’académie d’Orléans-Tours un maître délégué diplômé d’un master 2 avec trois années d’ancienneté aura un salaire brut mensuel, hors indemnités, de 1 569,82 euros alors que celui de son collègue du public sera de 2 183,69 euros, soit une différence de 613,87 euros. Aussi, il l’interroge sur les éléments justifiant cet écart et sur les mesures que compte prendre le Gouvernement pour mettre fin à cette inégalité de traitement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9191</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4916</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yves Blein</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement privé
	        Obligation d’instruction à 3 ans et financement des écoles privées sous contrat
	        9191. — 12 juin 2018. — M. Yves Blein interroge M. le ministre de l’éducation nationale sur les conséquences pour les communes de l’annonce du président de la République d’abaisser de six à trois ans en France l’obligation d’instruction dès la rentrée 2019. Une telle décision, une fois qu’elle sera traduite en droit, aura des répercussions importantes pour les budgets des communes. En effet, depuis la loi no 59-1557 du 31 décembre 1959 sur les rapports entre l’État et les établissements d’enseignement privés dite « loi Debré », celles-ci doivent participer dans les mêmes proportions aux frais de scolarité pour les enfants de leurs communes, qu’ils soient dans des écoles publiques ou privées sous contrat. Si jusqu’ici, cette obligation ne concernait que les écoles élémentaires, puisque l’instruction n’est obligatoire qu’à partir de six ans, elle pourrait désormais s’appliquer et bénéficier aux écoles maternelles privées qui accueillent à ce jour environ 300 000 enfants. Compte tenu des dépenses importantes liées à l’accueil d’un élève en maternelle, cette nouvelle obligation d’instruction dès trois ans aurait des conséquences financières majeures et sans doute difficilement supportables pour les communes concernées. Il souhaite donc savoir si cette décision s’accompagnera d’exceptions à l’application de la « loi Debré » et les conditions d’organisation de celles-ci.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9192</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4916</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hubert Wulfranc</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement secondaire
	        Réforme du baccalauréat - Devenir de l’enseignement des cours d’EPS
	        9192. — 12 juin 2018. — M. Hubert Wulfranc interroge M. le ministre de l’éducation nationale sur l’avenir des enseignements d’exploration et de complément option éducation physique et sportive (EPS) dans le cadre de la réforme du baccalauréat. Les grilles horaires des lycées qui ont été communiquées aux enseignants officialisent la suppression des enseignements d’exploration en seconde (5 heures d’EPS supplémentaires par semaine) et de complément en première et en terminale (4 heures hebdomadaires), ce qui réduit d’autant les possibilités d’approfondissement de champ disciplinaire. Plus d’une centaine d’établissements en France vont perdre tout le travail qui a été mis en place par les équipes pédagogiques. De plus, des suppressions de postes d’enseignant en EPS se profilent. Aucun argument sérieux n’est présenté par l’administration pour justifier le refus de créer une voie d’approfondissement dans un enseignement de spécialité prévu au titre de la réforme du baccalauréat. Après la réduction des crédits du CNDS, l’affaiblissement de l’EPS entre également en contradiction frontale avec les grands objectifs affichés par le Gouvernement tels que : l’augmentation de 3 millions de personnes pratiquant une activité sportive, le développement du sport / santé, ou encore, l’emploi du sport comme vecteur de cohésion sociale et d’apprentissage des valeurs républicaines. L’affaiblissement de l’EPS est d’autant plus aberrant que notre pays s’est vu attribuer l’organisation des Jeux Olympiques de 2024. Il est encore temps de réagir pour encourager la pratique de l’EPS qui pourrait, à l’instar des autres disciplines, bénéficier d’une spécialité dans le champ des activités sportives et artistiques par exemple. Il souhaiterait donc connaître précisément les mesures envisagées par le Gouvernement concernant les enseignements de spécialité EPS dans le cadre de la réforme du baccalauréat.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9194</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4917</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Benoit Potterie</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement supérieur
	        Filières sélectives et étudiants boursiers
	        9194. — 12 juin 2018. — M. Benoit Potterie attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur la priorité donnée au critère boursier sur celui de la réussite scolaire pour l’accès aux filières sélectives du supérieur. La réforme de l’accès à l’enseignement supérieur a pour ambition de faciliter et de rendre plus transparente la procédure d’admission dans les établissements d’enseignement supérieur. Par ailleurs, la réforme vise à favoriser la mobilité sociale des étudiants en donnant à la Commission d’accès au supérieur de chaque rectorat la possibilité de fixer dans des filières sélectives un pourcentage minimal de bacheliers bénéficiaires d’une bourse nationale de lycée. L’accès à ces établissements sélectifs est ainsi conditionné selon la réussite scolaire et les critères sociaux. Or des responsables de formation dans des établissements sélectifs l’ont interpellé à propos de la sélection des candidats dans leurs structures. Les responsables pédagogiques ont respecté le pourcentage minimum imposé par le rectorat d’étudiants boursiers dans la liste d’admission de leur établissement, tout en prenant en considération la réussite scolaire et les motivations des candidats dans leurs choix. Cependant, la liste définitive des candidats admis proposée par le rectorat diffère de celle des responsables de formation. En effet, des étudiants boursiers ont été favorisés et sortis de la liste d’attente et ont remplacé dans la liste principale des candidats ne bénéficiant pas de la bourse nationale du lycée. De plus ces modifications du rectorat ont été effectuées sans concertation avec les responsables pédagogiques. Le Gouvernement souhaite rendre l’accès à l’enseignement supérieur plus juste et plus transparent. Le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche désire avec le « Plan Étudiants » que chaque bachelier puisse intégrer la filière de son choix selon ses chances de réussite. Dans ce contexte, il souhaite l’interroger sur le rôle joué par le rectorat dans la modification des listes de candidats admis dans les établissements sélectifs au profit des candidats recevant une bourse nationale du lycée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9195</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4917</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Luc Carvounas</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement supérieur
	        Lycéens ayant porté leur candidature à l’accès aux études supérieures
	        9195. — 12 juin 2018. — M. Luc Carvounas attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur la situation des lycéens ayant porté leur candidature à l’accès aux études supérieures sur la plateforme d’admission Parcoursup. Depuis le 22 mai 2018 et les premières réponses données par les établissements aux lycéens, l’angoisse et le stress sont les premiers compagnons de nombre d’enfants. C’est le cas des habitants d’Alfortville et Vitry. C’est le cas de 300 000 lycéens à travers le pays. Ces aspirants aux études supérieures sont actuellement refusés par les universités, classes préparatoires et écoles, ou placés sur d’interminables listes d’attentes. Ces listes d’attentes, justement, sont un symptôme de la mise en concurrence générale et assumée de la société française. Cette mise en concurrence des élèves et des établissements est porteuse d’une violence inouïe. En effet, l’affichage du classement sur les listes d’attente met chaque « futur étudiant » face à la réalité du système de guerre de tous contre tous. Les réactions face à des admissions ou refus perçus comme injustes atteignent cette année une ampleur alors jamais observée, tant la concurrence, et la manière dont celle-ci peut sembler inepte, choquent les lycéens. La déception, si elle est un corollaire de toute sélection, n’est pas forcée d’être accompagnée des sentiments d’injustice, de malaise, voire d’angoisse, qui s’emparent de nombre de citoyens en devenir. Or ces sentiments forts et déroutants interviennent à un moment des plus décisifs du parcours de cette nouvelle génération. La fin de la terminale apporte un ensemble de questions et de défis auxquels les lycéens doivent répondre. En premier lieu, le baccalauréat. Le mode de sélection de Parcoursup fait que les profils les plus solides sont privilégiés aux dépends des plus fragiles, et donc aux plus démunis face aux épreuves nationales à venir. La situation d’un lycéen aux résultats fragiles, refusé ou sur liste d’attente lors de la phase d’admission, devant se concentrer sur la préparation du baccalauréat est à prendre en compte dans la gestion du calendrier du ministère de l’éducation nationale. Il lui demande donc des précisions quant aux prévisions de l’impact sur les résultats du baccalauréat de la réforme ORE, et sur les mesures envisagées afin d’accompagner les lycéens les plus en difficultés face au système d’admission établi par ladite réforme.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9210</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4918</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Latombe</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[famille
	        Congés scolaires et droit de visite et d’hébergement
	        9210. — 12 juin 2018. — M. Philippe Latombe attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur l’utilité de clarifier le statut des jours, voire des semaines, pendant lesquels les élèves ne viennent plus en cours parce que leur établissement scolaire, notamment quand il est centre d’examen, les a libérés avant la date officielle des congés scolaires. Certains parents qui ne bénéficient que du régime de garde classique (un week-end sur deux et la moitié des vacances) voudraient pouvoir être autorisés à intégrer la moitié de ces jours supplémentaires à leur droit de visite et d’hébergement. Ils se heurtent alors au refus des juges aux affaires familiales qui refusent de considérer qu’il s’agit bien là de vacances scolaires. Or, selon l’article 2 de l’arrêté du 17 juillet 2017 du ministère de l’éducation nationale qui fixe les dates de vacances scolaires pour l’année 2018-2019 (ce principe permanent est rappelé dans tous les arrêtés de même objet), « L’année scolaire s’étend du jour de la rentrée des élèves au jour précédant la rentrée suivante ». Autrement dit, l’année scolaire est une succession de périodes de classe et de périodes de congés jusqu’à la nouvelle rentrée. Par conséquent, durant l’année scolaire, quand les élèves ne sont pas en classe, ils sont en congés scolaires. Il découle donc de ce principe que, lorsque la fin des cours est officiellement prononcée par le chef d’établissement (conseils de classes achevés, élèves libérés), les enfants ne sont plus en classe et se retrouvent de facto en congés scolaires. Il lui demande s’il lui serait possible de formaliser, de la façon qui lui semblera la plus opportune, en coordination avec le ministère de la justice, le fait que ces jours, voire ces semaines ont bien le statut de congés scolaires, et de contribuer ainsi à ce que le parent qui s’est vu attribuer le mode de garde le plus défavorable puisse passer un peu plus de temps avec son enfant, ce qui ne peut être que bénéfique pour l’équilibre de ce dernier.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9271</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4918</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Coquerel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[personnes handicapées
	        Enfants en situation de handicap en Seine-Saint-Denis, les grands oubliés du PLA
	        9271. — 12 juin 2018. — M. Éric Coquerel alerte M. le ministre de l’éducation nationale sur le sort des enfants en situation de handicap, en Seine-Saint-Denis. Le manque d’assistants à la vie scolaire - appelés aussi AVS, dont beaucoup de contrats uniques d’insertion ne sont pas renouvelés pour la rentrée 2018, accroît les difficultés éprouvantes pour les parents dans le processus de scolarisation de leurs enfants. Ces contrats uniques d’insertion arrivés à terme et non renouvelés, en plus de priver les AVS d’un revenu, obligent les enseignants à gérer seuls des enfants en situation de handicap. Un manque d’anticipation sur les recrutements d’AVS pour les contrats arrivés à terme est à déplorer, car aujourd’hui nombreux sont les parents très inquiets et angoissés pour la poursuite scolaire de leur enfant, et se sentant une nouvelle fois abandonnés. Que dire des parents qui avaient reçu leur notification pour une assistance à la vie scolaire par la maison départementale des personnes handicapées, mais qui n’en ont jamais bénéficié ? L’insuffisance de structures de prise en charge sur le département est le facteur clef de cette situation alarmante, empêchant certains enfants de la République d’être suivis dans un apprentissage adapté : en Seine-Saint-Denis, la seule école pour les enfants sourds fermera ses portes au mois de juin 2018. La direction académique justifie cette fermeture par le départ au collège de trois élèves et un changement d’établissement pour un élève. Les enfants atteints de surdité n’auraient donc pas le droit d’accéder à des écoles spécialisées dans leur handicap ? La direction académique ne peut-elle pas accueillir de nouveaux élèves ? La scolarisation des enfants sourds ne peut se résumer à une vision comptable, et ne doit au contraire se concentrer que sur le droit des enfants sourds à être éduqués dans des établissements et avec une pédagogique adéquats. Il l’interroge sur ces inégalités intolérables au sein de la République française : quelles mesures, rapides et concrètes, seront mises en place pour les enfants en situation de handicap aujourd’hui non accompagnés en Seine-Saint-Denis ? Il lui demande enfin quelles mesures seront prises pour subvenir au manque de structures pédagogiques pour ces enfants, qui, comme tous les autres, ont le droit d’apprendre et de se sociabiliser à l’école.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9276</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4918</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Peu</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[personnes handicapées
	        Statut des AVS et des AESH
	        9276. — 12 juin 2018. — M. Stéphane Peu alerte M. le ministre de l’éducation nationale au sujet de la grande précarité dans laquelle se trouvent les auxiliaires de vie scolaire (AVS) et les accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH). Le rapport Komitès de juin 2003 alertait déjà sur le statut des AVS, confrontés à des conditions de travail particulièrement difficiles, sans formation préalable, ni rémunération décente, ni sécurité et évolution professionnelle. Aujourd’hui, environ 50 000 AVS vivent toujours une situation très complexe. Embauchés en contrats uniques d’insertion (CUI), ces derniers ne bénéficient pas d’un emploi stable, et donc d’aucune garantie statutaire. La fin de ces contrats est d’ailleurs mal encadrée par le ministère de l’éducation nationale et suscite des drames lorsque certains AVS ne voient pas leur contrat renouvelé et sont contraints d’abandonner l’enfant dont ils/elles s’occupent, cas courant en Seine-Saint-Denis pour lequel il a déjà été sollicité. En 2016, le Président de la République souhaitait « engager la transformation progressive des contrats aidés en contrats d’AESH ». Un plan à l’horizon 2016-2020 a ainsi été mis en place afin de remplacer 11 200 AVS par an par 6 400 AESH équivalent temps plein. Pourtant, la situation des AESH n’est pas davantage satisfaisante. Avant d’être AESH, il faut en effet avoir travaillé au préalable deux ans comme AVS ou être titulaire d’un diplôme professionnel. La précarité ne s’arrête pas là puisqu’il faut ensuite travailler 6 ans en CDD, avant d’obtenir un CDI précaire, payé au SMIC, sans évolution ni prise en compte de l’ancienneté. Le collectif AESH France, AESH loi 2005 et AVS-AESH 06 ont récemment lancé une pétition, actuellement signée par plusieurs centaines de professionnels, ainsi qu’un courrier au Président de la République laissé sans réponse. Ils demandent donc la fin des embauches en CUI et des embauches directes en contrat AED-AESH par tous les rectorats du territoire et non plus par les établissements ; une formation d’adaptation à l’emploi avant la mise sur terrain de l’accompagnant ; une information et une formation plus conséquente des enseignants sur l’accueil des élèves en situation de handicap, de la maternelle à la terminale, ainsi que sur le travail collaboratif avec l’accompagnant ; le passage du temps plein, actuellement de 41 heures, à 35 heures sans diminution de salaire dans toutes les académies ; une titularisation sans concours au bout de trois ans quel qu’ait été le statut ; une prise en compte des années d’ancienneté au moment de la titularisation, en commençant à un indice plus élevé, avec application d’une grille indiciaire évolutive ; la réelle mise en place des entretiens trisannuels pour les CCD et les CDI, c’est-à-dire une fois qu’ils ont eu lieu, quand ils ont lieu, le retour du compte-rendu de l’entretien d’évaluation aux AESH et sa mise en application en terme d’échelon ; l’abrogation du décret du 29 janvier 2016 instaurant un diplôme de niveau V ; une concertation avec l’éducation nationale et des AESH pour la mise en place d’un diplôme de niveau IV ; la signature de l’éducation nationale pour la délivrance du diplôme niveau IV. Il souhaite connaître les mesures qu’il compte prendre afin d’améliorer la situation de ces personnels et leur permettre d’avoir, au regard de la pénibilité de leur emploi et de l’immense investissement personnel qu’il représente, des conditions de travail et de vie décentes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9213</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4919</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Luc Carvounas</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Égalité femmes hommes</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[femmes
	        Campagne de prévention contre le harcèlement sexuel
	        9213. — 12 juin 2018. — M. Luc Carvounas attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, sur la campagne de prévention contre le harcèlement sexuel des réseaux de transports d’Île-de-France du mois de mars 2018. Une femme seule au beau milieu d’une forêt sombre, l’air inquiet, se cramponne à une barre de métro. Derrière elle, avancent, tapis dans l’ombre, plusieurs loups visiblement affamés. Même mise en scène pour les autres versions de l’affiche : une femme seule au fond de l’océan ou dans une grotte sombre. Ces affiches au goût douteux sont totalement déconnectées de la réalité et contre-productives. En premier lieu, elles laissent penser que les femmes qui se font harceler sexuellement ont pris des risques : que font ces femmes seules dans une forêt inquiétante ou dans une grotte ? Cela témoigne de l’ignorance totale de ce qui vivent les femmes au quotidien dans les transports en commun. C’est très souvent en pleine journée, c’est très souvent au milieu d’une foule de personnes que les femmes se font sexuellement harceler ou agresser. 87 % des usagères des transports en commun d’Île- de-France ont déjà été victimes de harcèlement sexuel, selon l’enquête Virage faite par l’INED (2016). Pourquoi ne pas représenter la réalité telle qu’elle est ? Rares sont les personnes témoins de tels comportements qui réagissent. En outre, c’est encore une fois une manière de faire culpabiliser les femmes victimes. Or, inutile de rappeler qu’une femme n’est jamais responsable du harcèlement ou de l’agression sexuelle dont elle est victime. En second lieu, symboliser les hommes qui harcèlent ou qui agressent par des loups, des requins ou des ours c’est dire que ces hommes sont des prédateurs. Les hommes qui ont de tels comportements dans le métro ne sont pas nécessairement des prédateurs. Ce sont des hommes ordinaires. Une telle repésentation revient donc à attribuer de tels comportements à une infime partie de la population masculine. Par conséquent, les hommes qui harcèlent ou agressent ne peuvent pas se reconnaître dans ces animaux sauvages. Ces affiches n’atteignent pas les cibles qu’elles sont censées atteindre. En troisième lieu, une bonne affiche c’est une affiche qui arbore un slogan qui frappe les esprits et reste en tête. « Ne minimisons jamais le harcèlement sexuel ». Certes. Et donc ? D’une part, le slogan n’est pas explicité par l’image, et d’autre part ce n’est pas un message fort. Ce message n’invite pas les personnes à se remettre en question. Condamner pour condamner, ce n’est ni intéressant, ni efficace. En dernier lieu, l’idée d’un numéro spécifique à joindre pour les victimes ou témoins de harcèlement sexuel n’est pas une mauvaise idée en soi. Cependant, comment une femme qui est en train de se faire harceler ou agresser est censée pouvoir sortir son téléphone portable et appeler le 3117 - dans l’hypothèse, fort probable, où personne autour ne réagirait ? La bonne volonté ne suffit pas, c’est d’efficacié dont ces femmes ont besoin. Il faut que les femmes puissent se réapproprier l’espace public. Cela se fait par un changement de mentalité. Une campagne publicitaire est un moyen parmi d’autres. Encore faut-il qu’elle soit élaborée de manière à pouvoir réellement représenter la réalité afin d’interpeller les citoyens et les amener à se remettre en question, les agresseurs comme les témoins passifs. On ne saurait brandir la lutte contre le harcèlement sexuel comme étant une des priorités du Gouvernement, et en parallèle, mettre au point des campagnes de publicité aussi peu efficaces. Les moyens utilisés doivent être à la hauteur de la finalité poursuivie. Il lui demande donc si une réelle campagne contre le harcèlement sexuel dans l’espace public allait être mise en place, que ce soit à travers la publicité, des interventions dans les collèges et lycées ou encore le renforcement de la présence d’agents dans les transports en commun.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9187</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4920</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Carles Grelier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur, recherche et innovation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement maternel et primaire
	        Politique de lutte contre le niveau insuffisant des futurs professeurs
	        9187. — 12 juin 2018. — M. Jean-Carles Grelier attire l’attention de Mme la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation sur les moyens qui seront mis en oeuvre par son ministère concernant le niveau insuffisant en mathématiques et en français dans la formation des futurs professeurs. La Cour des comptes a récemment évoqué le niveau insuffisant des futurs professeurs dans les matières fondamentales de notre scolarité : les mathématiques et le français. Une rénovation du concours et de la formation suivis par nos futurs professeurs serait nécessaire selon l’institution pour régulariser ce manque de niveau. Il lui demande donc de bien vouloir lui indiquer les actions que le ministère compte mettre en oeuvre pour lutter contre ce niveau insuffisant de nos futurs professeurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9193</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4920</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Labaronne</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur, recherche et innovation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement supérieur
	        Candidats baccalauréat en attente d’un avis d’attribution d’une aide spécifique
	        9193. — 12 juin 2018. — M. Daniel Labaronne interroge Mme la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation sur les conditions d’accès aux classes préparatoires aux études supérieures (CPES) pour des candidats au baccalauréat en attente d’un avis d’attribution d’une aide spécifique allocation annuelle (ASAA) postérieur à la validation du classement des candidats par l’établissement responsable de la CPES dans le cadre de Parcoursup. Les plafonds de ressources ouvrant droit à une bourse d’enseignement supérieur sur critères sociaux font l’objet, chaque année, d’un arrêté publié au Journal officiel de la République française. Les revenus retenus pour le calcul du droit à bourse sont ceux perçus durant l’année n-2 par rapport à l’année de dépôt de la demande de bourse. La décision relative au droit à bourse de l’étudiant ne peut être prise que sur la base de l’avis fiscal demandé, établit en année n-1. Les dispositions dérogatoires prévues par la circulaire no 2017-059 du 11 avril 2017 (NOR : MENS1708754C) prévoient des circonstances permettant de prendre en compte des situations particulières. Toutefois, celles-ci ne permettent pas de prendre en compte l’ensemble des situations comme celle d’un candidat au baccalauréat souhaitant rejoindre une CPES dont un parent a récemment été placé en EHPAD pour cause de maladie d’Alzheimer (situation entraînant des charges financières importantes non prises en compte en totalité par les services fiscaux du fait de l’existence d’un plafonnement). Les étudiants et candidats au baccalauréat s’étant vu refuser l’attribution d’une bourse de l’enseignement supérieur sur critères sociaux peuvent effectuer une demande d’aide spécifique allocation annuelle prévue pour apporter une réponse à des difficultés spécifiques durables. Le dispositif Parcoursup expérimenté cette année ne permet pas à un établissement disposant d’une CPES de classer sur liste d’attente un candidat au baccalauréat s’étant vu refuser l’attribution d’une bourse de l’enseignement sur critères sociaux dans l’attente d’une décision de la commission du CROUS attribuant les ASAA attendue au mois de juin. L’ASAA ouvrant les mêmes droits que les bourses de l’enseignement supérieur sur critères sociaux, notamment pour l’accès à une CPES, il lui demande quelle mesure exceptionnelle peut être prise pour assurer à un candidat dont le dossier de candidature a été accepté et qui a satisfait à l’entretien oral, la possibilité d’intégrer la CPES concernée sans porter préjudice à des candidats qui auraient été mieux classés sur la liste validée par l’établissement dans le cadre de Parcoursup.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9196</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4921</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Labaronne</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur, recherche et innovation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement supérieur
	        Modalités d’examen d’attribution et versement des bourses sur critères sociaux
	        9196. — 12 juin 2018. — M. Daniel Labaronne interroge Mme la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation sur l’opportunité de faire évoluer les modalités d’examen d’attribution et de versement des bourses de l’enseignement supérieur sur critères sociaux dans le prolongement de la mise en place du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu. Les plafonds de ressources ouvrant droit à une bourse d’enseignement supérieur sur critères sociaux font l’objet, chaque année, d’un arrêté publié au Journal officiel de la République française. Les revenus retenus pour le calcul du droit à bourse sont ceux perçus durant l’année n-2 par rapport à l’année de dépôt de la demande de bourse. Si des dispositions dérogatoires existent pour prendre en compte une diminution durable et notable des ressources résultant de maladie, de décès, de chômage, de retraite ou de séparation, celles-ci ne permettent pas de prendre en compte l’ensemble des situations. La mise en place du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu va offrir la possibilité de demander à l’administration fiscale une révision du taux de prélèvement en cours d’année permettant de faire face à des fortes baisses de revenu comme par exemple dans le cas de départ en retraite, de chômage, de variation importante d’activité ou de changement de situation familiale. Dans une optique d’amélioration de la qualité du service rendu aux étudiants et d’allégement de la charge administrative, il lui demande s’il n’y a pas là une opportunité pour une meilleur prise en compte de la réalité des situations financières des étudiants et candidats aux baccalauréats dans l’examen de leur demandes d’attribution d’une bourse de l’enseignement supérieur sur critères sociaux afin de faciliter les ajustements en cours d’année universitaires au bénéfice d’étudiants sollicitant une réévaluation de leur bourse par changement d’échelon du fait d’une diminution notable et durable de leurs ressources. Il lui demande également d’étudier l’intérêt d’un système automatisé et sécurisé d’échange de données entre l’administration fiscale et les centres régionaux des œuvres universitaires et scolaires (CROUS).]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9197</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4921</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laurianne Rossi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur, recherche et innovation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement supérieur
	        Pouvoir d’achat des doctorants
	        9197. — 12 juin 2018. — Mme Laurianne Rossi alerte Mme la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, sur la situation financière des doctorants à la suite de l’adoption du projet de loi relatif à l’orientation et à la réussite des étudiants, et en particulier de son article 4. Les doctorants, tout en ne bénéficiant majoritairement pas de la suppression de la cotisation liée à la disparition d’un régime propre aux étudiants, puisque adhérents pour 73 % au régime général, devront s’acquitter de la contribution vie étudiante fixée à l’issue des discussions à l’Assemblée nationale sur le projet de loi relatif à l’orientation et à la réussite des étudiants par l’amendement no 90 à 90 euros. Cette augmentation, compte tenu des montants des frais d’inscription obligatoires de 391 euros pour chaque année de doctorat à l’université, sera ainsi de près de 23 % avec le montant de la contribution. De plus, la bourse ministérielle en doctorat s’élève à 1 685 euros bruts mensuels sans activité de recherche, et à 2 025 euros bruts mensuels en cas d’activités complémentaires, soit 1 347 à 1 620 euros nets par mois : une hausse de 90 euros représenterait donc une perte de pouvoir d’achat de l’ordre de 5 à 6 %, un montant important pour ces jeunes chercheurs. Elle souhaiterait donc connaître les contreparties prévues afin de continuer à soutenir la recherche en France et le pouvoir d’achat des doctorants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9198</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4921</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laurence Trastour-Isnart</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur, recherche et innovation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement supérieur
	        Représentation des étudiants de l’Université de Nice Sophia-Antipolis
	        9198. — 12 juin 2018. — Mme Laurence Trastour-Isnart attire l’attention de Mme la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, sur la représentation des étudiants de l’Université de Nice Sophia Antipolis (UNS). L’UNS a intégré la communauté d’universités et d’établissements (COMUE) Université Côte-d’Azur (UCA). Cette fusion, due à la réforme de l’enseignement supérieur de 2013, a un fort impact sur la représentation étudiante. En effet, ceux-ci étaient représentés dans chaque unité de formation et de recherche (UFR) dans les conseils de gestion. Nonobstant, les étudiants élus de l’UNS deviennent progressivement membres de l’UCA mais les statuts de l’université les empêchent de prendre part aux décisions de vie et de formation de leur campus bien qu’ils en soient encore concernés. Ils ne peuvent donc plus prétendre légitiment à leur siège dans les conseils de l’UFR au travers desquelles ils continuent d’avoir une vie étudiante. Les doctorants étaient concernés par ce problème en 2017 en devenant exclusivement étudiant à l’UCA. Dès la rentrée universitaire 2018-2019, c’est au tour des étudiants en master de ne plus pouvoir prétendre à leur siège. Face à cette situation exceptionnelle, elle lui demande si les étudiants d’UCA pourront bénéficier d’une dérogation temporaire leur permettant de continuer à siéger dans les conseils UNS jusqu’à la fin de la fusion.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9214</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4922</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Ange Magne</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur, recherche et innovation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[femmes
	        Place des femmes dans la recherche universitaire
	        9214. — 12 juin 2018. — Mme Marie-Ange Magne interroge Mme la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, sur la question de la place des femmes dans la recherche universitaire. Promu à l’article premier de la Constitution, le principe d’égalité femmes-hommes concernant l’accès aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales constitue un pilier de la démocratie française. En France, en 2016, les femmes représentent 45% des effectifs de doctorants de première année. Pourtant, la même année, elles ne constituent que 42 % des doctorants rémunérés, 35 % des ingénieurs de recherche, 14 % des chercheurs en entreprise dans le domaine des mathématiques et conception de logiciel, 40 % des chercheurs de niveau « maître de conférences », 20 % des chercheurs de niveau « professeur des universités » et seulement 12 % des présidents d’université. En outre, trois ans après l’obtention d’un doctorat, les conditions d’emploi des femmes sont systématiquement moins favorables que celles des hommes. Ces statistiques éloquentes montrent qu’il existe une réelle fracture dans le monde de l’enseignement supérieur et de la recherche. Si la tendance est à l’effacement des inégalités, il n’en demeure pas moins qu’il faudra attendre 2068 pour obtenir une parité complète dans le corps des professeurs d’université. Et quand bien même les chiffres illustrent une montée de la féminisation de disciplines traditionnellement masculines ou encore une augmentation de la participation des femmes dans la recherche, ces avancées ne permettent pas de déduire que les femmes bénéficient, au même titre que les hommes, d’un même accès au système de science ou d’une marge de progression semblable dans leur carrière scientifique. Il existe de nombreuses barrières sociales et institutionnelles qui freinent l’installation des femmes dans l’enseignement supérieur et dans la recherche. Des travaux de sociologues mettent en avant les charges de travail invisibles qui empêchent les femmes d’avancer dans leur thèse, la prédominance du style de travail compétitif et individualiste ou encore l’accès privilégié des hommes aux postes de pouvoir. Ils s’accordent à dire qu’il est plus difficile pour les femmes de trouver un équilibre entre les contraintes académiques et les responsabilités familiales. La parité dans le monde de l’enseignement supérieur et de la recherche est encore loin d’être atteinte. Les avancées en la matière ne doivent pas faire oublier l’ampleur des progrès à réaliser. Face à ce constat, elle lui demande quelles mesures d’accompagnement sont prévues en faveur de l’insertion des femmes dans le domaine de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9311</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4922</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marielle de Sarnez</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur, recherche et innovation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[recherche et innovation
	        Manquements à l’intégrité scientifique
	        9311. — 12 juin 2018. — Mme Marielle de Sarnez attire l’attention de Mme la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, sur la question des manquements à l’intégrité scientifique. Plusieurs enquêtes, publiées récemment dans la presse, évoquent une recrudescence de ces manquements, sans aucun doute accélérée par une compétition internationale scientifique exacerbée. Ces défaillances touchent notamment la recherche médicale dont les retombées économiques sont potentiellement importantes. Les chiffres sont très parlants : le nombre de rétractations d’articles dans la littérature scientifique a été multiplié par dix depuis les années 1980. Si cela représente pour l’instant que 0,2 % des contributions publiées dans le monde, il est malheureusement à craindre que ce mouvement ne tarisse pas. Qu’il s’agisse de falsification, de plagiat ou de fabrication pure et simple, de tels articles portés à la connaissance de tous par internet sont susceptibles d’induire en erreur l’opinion publique sur des sujets sérieux comme la santé. En conséquence, elle lui demande si une réflexion est en cours sur ce sujet, afin de renforcer la lutte contre ce type de fraudes et de garantir l’intégrité scientifique qui est la base des relations de confiance entre les chercheurs et les citoyens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9202</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4923</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hubert Julien-Laferriere</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[entreprises
	        Mesures d’accompagnement du secteur privé français - Pays en développement
	        9202. — 12 juin 2018. — M. Hubert Julien-Laferriere interroge M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur les mesures d’accompagnement du secteur privé français dans les pays en développement. Rapporteur pour avis à l’aide publique au développement dans le cadre du PLF 2018, il est aujourd’hui certain que la France va tenir ses engagements en la matière. Il s’intéresse à présent à un autre axe de développement de ces pays, notamment prioritaires, celui issu du tissu entrepreneurial et financier français vecteur de création d’emploi, de transfert d’expertise et de technologie Nord/Sud. En ayant discuté avec différents acteurs : startups, PME, grands groupes, fonds d’investissements, business angels, il a pu identifier les principaux freins aux investissements des entreprises françaises dans les pays en développement : le manque d’informations, le faible niveau de formation des potentiels partenaires, l’absence de dispositif contraignant imposant aux partenaires d’assurer des reportings réguliers, la corruption et l’identification d’interlocuteurs fiables, la bureaucratie, la culture, l’absence de garanties, les restrictions pour rapatrier les capitaux. Pourtant, les pays en développement, notamment ceux du continent africain constituent un canal de croissance que les entreprises chinoises et américaines s’arrachent face à des marchés occidentaux saturés. Aussi, il s’interroge sur la stratégie que la France projette de mettre en place durant ce mandat pour encourager l’axe de développement venant du tissu privé. Il lui demande si des politiques d’incitation, de coopération bilatérales vont voir le jour pour réduire les risques encourus par les entreprises françaises et ainsi favoriser le volet du développement fondé sur une coopération mutuellement bénéfique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9282</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4923</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Lagleize</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[politique extérieure
	        Comité interministériel de la coopération internationale et du développement
	        9282. — 12 juin 2018. — M. Jean-Luc Lagleize appelle l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur le relevé de décision du comité interministériel de la coopération internationale et du développement (CICID) du jeudi 8 février 2018 et sur la nécessité d’augmenter l’aide publique au développement de la France en faveur de la lutte contre la malnutrition et la sécurité alimentaire. Le comité interministériel de la coopération internationale et du développement (CICID), créé par le décret no 98-66 du 4 février 1998, a pour objectif de définir les orientations de la politique de coopération internationale et de l’aide publique au développement. Dans le relevé de décision du CICID du jeudi 8 février 2018, la lutte contre l’insécurité alimentaire et la sous-nutrition dans le monde ne fait toutefois l’objet d’aucun engagement financier, malgré le fait que ce soit une priorité sur la scène internationale, notamment à travers l’objectif de développement durable no 2 qui vise, d’ici 2030, à « éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l’agriculture durable ». Aujourd’hui, 795 millions de personnes souffrent de faim chronique dans le monde. Cela représente une personne sur neuf qui ne mange pas à sa faim et ne reçoit pas la nourriture dont elle a besoin pour mener une vie saine et active. L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Programme alimentaire mondial des Nations unies (PAM) ont alerté l’opinion internationale en 2017 quant à la première recrudescence de l’insécurité alimentaire depuis 10 ans. Malgré ces statistiques alarmantes, la France ne consacre qu’une faible part de son aide publique au développement à la lutte contre l’insécurité alimentaire et la sous-nutrition, contrairement à d’autres bailleurs de fonds européens comme l’Allemagne ou le Royaume-Uni. La sécurité alimentaire et nutritionnelle est un pilier majeur en vue de contribuer à la stabilité et la paix dans certaines régions du monde. Alors qu’il y a 10 ans débutait la crise alimentaire mondiale et que 2017 a été marquée par quatre crises alimentaires alarmantes au Yémen, au Nigéria, au Sud-Soudan et en Somalie, il lui demande des éclaircissements sur le relevé de décision du comité interministériel de la coopération internationale et du développement (CICID) du jeudi 8 février 2018 et sur les engagements concrets et chiffrés de la France en matière de lutte contre la faim dans le monde.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9283</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4923</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. José Evrard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[politique extérieure
	        Le Rwanda candidat à diriger la francophonie
	        9283. — 12 juin 2018. — M. José Evrard attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la candidature de la ministre des affaires étrangères du Rwanda, au poste de secrétaire générale de l’Organisation internationale de la francophonie. Cette candidature est d’autant plus surprenante que le Rwanda a remplacé en 2008 l’enseignement du français à l’école primaire par l’anglais qui est devenue la langue officielle du pays. De plus si le Rwanda n’a pas quitté formellement l’Organisation internationale de la francophonie, il a néanmoins rejoint le Commonwealth. De plus, la candidate se trouve être de longue date le bras droit de Paul Kagamé dont on connaît le rôle dans le génocide qui a frappé ce pays. Il souhaiterait donc connaître son opinion sur cette question.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9285</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4924</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hubert Julien-Laferriere</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[politique extérieure
	        Médiation - Question hydrique dans la résolution du conflit israélo-palestinien
	        9285. — 12 juin 2018. — M. Hubert Julien-Laferriere interroge M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la médiation relative à la question hydrique dans la résolution du conflit israélo-palestinien. En Cisjordanie, Israël contrôle 80 % des ressources en eau. À Gaza, 95 % de l’eau disponible n’est pas potable. La consommation d’eau d’un Palestinien est estimée entre 20 à 70 litres par jour alors même que l’OMS recommande un minimum de 100 litres par jour et que les colons israéliens en Cisjordanie en utilisent a minima 6 fois plus. Cette inégalité face à l’accès à une ressource vitale a créé une crise humanitaire et vient alimenter l’échec du processus de paix. Les États-Unis se sont félicités des accords commerciaux de juillet 2017 portant sur la vente de 33 millions de mètres cubes d’eau à l’Autorité palestinienne. Le droit d’accès à l’eau a donc dérivé vers un droit d’achat d’eau. Les questions hydriques sont au cœur du règlement du conflit israélo-palestinien. Il est difficile de dissocier un accord sur l’eau d’un accord sur le territoire. Une répartition juste des ressources en eau des aquifères de Cisjordanie et de Gaza ainsi que du bassin du Jourdain doit être négociée. Aussi, il lui demande comment il envisage la nécessaire médiation internationale pour redéfinir la souveraineté sur les ressources en eau, prérequis d’une solution à deux États.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9286</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4924</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Claire O’Petit</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[politique extérieure
	        Minorités LGBTI en Turquie
	        9286. — 12 juin 2018. — Mme Claire O’Petit attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation des lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres (LGBTI) en Turquie. Les associations de défense de ces minorités ont été fermées par les autorités et les interdictions se multiplient qui visent non seulement les marches des fiertés comme à Ankara ou Istanbul, mais aussi les événements culturels (cinéma, théâtre, expositions, colloques…). En 2017, lors du maintien de la Marche d’Istanbul, la police a tiré des balles en caoutchouc. À l’approche de la Marche des fiertés du 30 juin 2018, elle lui demande s’il est intervenu auprès des autorités du pays de Mustapha Kemal Atatürk afin de leur faire part des inquiétudes de la France quant au respect des droits des minorités LGBTI en Turquie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9288</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4924</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Lagleize</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[politique extérieure
	        Programmation de la politique de développement et de solidarité internationale
	        9288. — 12 juin 2018. — M. Jean-Luc Lagleize appelle l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la nécessité de réviser la loi no 2014-773 du 7 juillet 2014 d’orientation et de programmation relative à la politique de développement et de solidarité internationale. La loi no 2014-773 du 7 juillet 2014 d’orientation et de programmation relative à la politique de développement et de solidarité internationale est le premier outil de pilotage de la France en matière de développement international. Toutefois, au regard des nouveaux engagements pris dans ce domaine par le Gouvernement, notamment lors du comité interministériel de la coopération internationale et du développement (CICID) du jeudi 8 février 2018, cette loi d’orientation et de programmation semble être devenue obsolète. Ces nouveaux engagements sont à la fois financiers, sectoriels et géographiques. En effet, une trajectoire financière précise pour l’augmentation de l’aide publique au développement (APD) a notamment été élaborée en vue d’atteindre l’engagement de l’allocation de 0,55 % du revenu national brut (RNB) à l’aide publique au développement (APD) d’ici à 2022. De nouvelles priorités ont également été annoncées, parmi lesquelles l’égalité entre les femmes et les hommes, les secteurs essentiels tels que la santé et l’éducation, ainsi que les zones en crise et le climat. Ces priorités doivent désormais être assorties de cibles précises et ambitieuses en vue d’atteindre les Objectifs de développement durable et de l’Accord de Paris. Pour cela, il semble primordial d’actualiser la loi no 2014-773 du 7 juillet 2014 d’orientation et de programmation relative à la politique de développement et de solidarité internationale en prenant en compte ces nouvelles priorités. Cette révision devrait inclure les aspects financiers, les priorités sectorielles et géographiques, les outils de mise en œuvre, mais aussi porter sur l’amélioration de la transparence et de la redevabilité de l’aide publique au développement (APD). Une telle révision permettrait à l’aide française d’être réellement allouée là où elle est la plus nécessaire et d’assurer un meilleur contrôle démocratique de la politique française de développement et de solidarité internationale. En outre, cette révision répondrait à une promesse de campagne du Président de la République. Il appelle donc son attention sur la nécessité de réviser la loi no 2014-773 du 7 juillet 2014 d’orientation et de programmation relative à la politique de développement et de solidarité internationale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9289</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4925</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. José Evrard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[politique extérieure
	        Relation France et Rwanda, dirigé par Paul Kagame
	        9289. — 12 juin 2018. — M. José Evrard attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères à propos des relations de la France et du Rwanda. Si la France a qualifié le président Bachar El Assad « d’assassin de son peuple », il est incompréhensible que celle-ci développe des relations avec le Rwanda de M. Paul Kagame au point, d’après certaines sources, de soutenir la candidature de son bras droit, Mme Louise Mushikiwabo, au poste de secrétaire général de la Francophonie. M. Paul Kagame, qui n’a cessé d’insulter la France et son armée, est en effet responsable, directement ou indirectement, des assassinats de masse qu’ont connu le le Congo Kinshasa voisin et le Rwanda à partir du 6 avril 1994. Il lui demande en conséquence la nature des relations envisagées avec le Rwanda.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9290</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4925</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Becht</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[politique extérieure
	        Situation au Yémen
	        9290. — 12 juin 2018. — M. Olivier Becht attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation au Yémen. En effet, ce pays traverse une guerre qui a déjà fait, depuis mars 2015, plusieurs milliers de morts et sombre chaque jour un peu plus dans « la pire crise humanitaire au monde » selon l’ONU. Selon l’UNICEF, plus de la moitié des jeunes yéménites n’ont pas accès à l’eau potable ou à un système d’assainissement adéquat et parmi les 1,8 million souffrant de malnutrition aigüe, près de 400 000 ont besoin d’un traitement pour survivre. Face à cette situation catastrophique, il lui demande quels moyens urgents peuvent être mis en œuvre pour améliorer l’aide humanitaire auprès de ces populations.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9291</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4925</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Christophe Lagarde</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[politique extérieure
	        Situation des réfugiés syriens dans la région du Kurdistan
	        9291. — 12 juin 2018. — M. Jean-Christophe Lagarde alerte M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation des réfugiés syriens et des personnes déplacées dans la région du Kurdistan irakien (KRI). En effet, la guerre civile en Syrie et les exactions commises par l’État islamique ont contraint des millions de personnes à trouver secours dans les pays voisins, y compris dans le KRI. C’est plus de 1,4 million de personnes déplacées, dont 250 000 réfugiés, qui ont trouvé l’hospitalité dans cette région. Le Gouvernement régional du Kurdistan (KRG) a de cette façon dépensé 90 millions de dollars de son budget en aide humanitaire entre 2012 et 2014. Or les fonds dont le KRG dispose sont insuffisants. Alors que les partenaires de la région ont appelé à une contribution internationale s’élevant à 226,8 millions de dollars pour les réfugiés syriens en Irak, seulement 11,3 % du montant ont pu être récoltés, ce qui correspond à 17 dollars par réfugié par an ; un montant indéniablement trop bas pour assurer une réelle assistance aux réfugiés. Aussi, il l’interroge sur les mesures et les actions que compte prendre la France pour épauler le KRG et faire en sorte que les réfugiés puissent bénéficier de soins, de moyens de subsistance et d’une éducation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9225</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4925</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. M’jid El Guerrab</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères (M. le SE auprès du ministre)</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[Français de l’étranger
	        Certificat de vie - Caisse de retraite - Français à l’étranger
	        9225. — 12 juin 2018. — M. M’jid El Guerrab attire l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, sur les dysfonctionnements liés à l’obligation faite aux non-résidents de produire chaque année un certificat de vie signé du consulat ou du médecin auprès de leur caisse de retraite. Parmi les principaux problèmes rencontrés, les retraités souffrent de retards dans le versement de leur pension, voire de suspension de pension, alors même qu’ils ont transmis, dans les délais impartis, leur certificat de vie. Ils rencontrent parfois des difficultés pour le produire en France, notamment lorsqu’ils sont à l’étranger pour plusieurs mois. Dans la mesure où de nombreux allocataires sont inscrits à différentes caisses aux calendriers de travail non harmonisés, l’exercice peut se répéter plusieurs fois dans l’année, ce qui amplifie les difficultés. Plusieurs pistes d’amélioration seraient possibles. Il pourrait être judicieux, par exemple, d’harmoniser les dates de présentation des certificats d’existence, de permettre l’envoi de ces documents par courriel et d’accepter leur transmission par tout moyen numérique. À cet égard, il souhaiterait connaître précisément les mesures envisagées pour solutionner cette problématique en dehors des frontières de l’Union européenne.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9341</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4926</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-François Portarrieu</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères (M. le SE auprès du ministre)</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[tourisme et loisirs
	        Organisation d’un « Davos de la gastronomie » à Paris
	        9341. — 12 juin 2018. — M. Jean-François Portarrieu attire l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, au sujet de l’organisation de deux évènements annuels autour de la gastronomie française : Goût de France et la Fête de la gastronomie. En effet, la France a enregistré en 2017 un record de fréquentation touristique avec 89 millions de visiteurs étrangers. Parmi les centres d’intérêt déclarés, le patrimoine culinaire est cité par un tiers de ces touristes. La gastronomie française est devenue, incontestablement, un des piliers de l’attractivité du pays. Elle participe activement à son rayonnement culturel et constitue un enjeu économique pour le développement touristique. À l’occasion du conseil interministériel du tourisme du 19 janvier 2018, il a d’ailleurs été annoncé un soutien inédit de l’État à la gastronomie française à hauteur d’1,5 millions d’euros pour en augmenter l’attractivité. C’est dans ce contexte que s’est déroulé à l’initiative du ministère des affaires étrangères dans plus de 3 000 restaurants répartis sur les cinq continents, la quatrième édition Goût de France. Des milliers de chefs, étoilés ou pas, ont proposé des menus issus du répertoire gastronomique français avec, en 2018, un hommage particulier à la cuisine de Paul Bocuse. Le ministère de l’économie et celui de l’agriculture organiseront quant à eux, en septembre 2018, une nouvelle édition de la Fête de la gastronomie pour valoriser les produits et les savoirs faire français. L’intérêt des différents ministères pour le patrimoine gastronomique constitue un encouragement, un signal positif pour tous les acteurs. Cependant, la multiplication des initiatives ne réduit-elle pas la résonance et l’efficacité des opérations ? N’y a-t-il pas un risque de dispersion ? Ne faudrait-il pas concentrer les efforts autour d’un événement unique et fédérateur ? Dans ce cadre, il souhaiterait savoir où en est l’idée d’accueillir, en France, le « gratin » de la gastronomie mondiale et s’il serait envisageable d’organiser, à Paris, le « Davos de la gastronomie », l’endroit où la planète entière se donne rendez-vous pour mondialement célébrer les arts de la table et partager les savoirs faire et les techniques culinaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9098</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4926</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Fuchs</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[administration
	        Agence nationale des titres sécurisés
	        9098. — 12 juin 2018. — M. Bruno Fuchs attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur la qualité du service public rendu par l’Agence nationale des titres sécurisés pour le traitement des cartes grises. Auparavant, le traitement des cartes grises se faisait en préfecture. Ces services n’existent désormais plus et ont été remplacés par un service public numérisé. Plus de 6 mois après la mise en place de l’agence nationale des titres sécurisés, les dysfonctionnements informatiques sont encore trop nombreux. Les associations de défense des consommateurs ont régulièrement fait remonter les difficultés liées au traitement tout numérique et à la dématérialisation des démarches autour notamment des cartes grises. En raison des nombreux dysfonctionnements, les usagers se sentent contraints, soit de faire appel à des professionnels habilités et payer un surcoût pour des démarches, soit de prendre leur mal en patience avec toutes les conséquences préjudiciables que cela entraîne. Dans un certain nombre de situations particulières, le renvoi systématique vers une foire aux questions très générale, qui ne répond pas aux questions, est très préjudiciable. La situation est telle que de nombreux citoyens ont attaqué l’État devant la juridiction administrative pour obtenir la délivrance de leur carte grise. L’État, pour éviter les condamnations, intervient manuellement pour débloquer ces dossiers et éteindre l’action en justice. Plusieurs conclusions sont à tirer de ces six premiers mois d’application. La première, c’est qu’un service public doit impérativement maintenir une relation humaine avec l’usager. Entièrement numérisé, il ne fonctionne pas de façon satisfaisante. Quand bien même l’intelligence artificielle continuera à progresser, il ne faut pas laisser un service public à un algorithme. La deuxième, c’est qu’à titre de comparaison, un service d’accueil d’un opérateur privé est bien plus performant que le service rendu par le logiciel de l’Agence nationale des titres sécurisés qui est tellement basique, qu’il laisse les citoyens livrés à eux même, totalement désarmés lorsque leur demande ne rentre pas dans les cas de figures préétablis. La troisième pose une véritable question de société. On ne peut pas aborder la question d’un service rendu au public par le prisme uniquement budgétaire en forçant la numérisation ; en outre, cela décrédibilise la fonction publique aux yeux des citoyens. La relation entre humains, quelle qu’en soit la forme, doit rester une règle absolue, gage d’un « service public à la française ». C’est pourquoi il lui demande quels sont les projets du Gouvernement pour rendre véritablement fonctionnel l’Agence nationale des titres sécurisés et de lui préciser sous quelle forme la relation entre l’administration et les usagers sera assurée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9100</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4927</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne-France Brunet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[administration
	        Dysfonctionnements de la plateforme ANTS
	        9100. — 12 juin 2018. — Mme Anne-France Brunet appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur les dysfonctionnements de la plateforme ANTS en matière de permis de conduire. La plateforme numérique de l’agence nationale des titres sécurisés rencontre depuis sa mise en place en novembre dernier tout un ensemble de dysfonctionnements. Sollicité par un citoyen de sa circonscription, elle souhaite attirer son attention sur les graves conséquences que peuvent avoir ces retards et autres blocages sur le site en matière de délivrance de permis de conduire et de carrière professionnelle. En effet, titulaire d’un permis C, un jeune citoyen de Loire-Atlantique a obtenu début février un permis CE lui ouvrant la possibilité de conduire des camions poids-lourds au sein de son entreprise. Payé par son employeur, l’examen a été réussi, mais faute d’avoir reçu son permis de conduire, le salarié ne peut aujourd’hui travailler et son avenir professionnel reste incertain si aucune solution n’est rapidement trouvée. Après avoir sollicité à de nombreuses reprises le numéro d’assistance de l’ANTS ainsi que les services de la Préfecture, de la police, du ministère de l’intérieur, le salarié n’a pu connaitre les raisons de ce blocage et les solutions à apporter. Ainsi, elle souhaite connaître les dispositifs d’urgence que l’État envisage de mettre en place pour répondre aux situations les plus préoccupantes dans lesquelles peuvent être plongés les citoyens en attente de leurs documents.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9152</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4927</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Brigitte Liso</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[communes
	        Partage de fichiers au bénéfice des maires
	        9152. — 12 juin 2018. — Mme Brigitte Liso attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la demande de partage d’information et de communication de fichiers au bénéfice des maires. Si un décret doit autoriser prochainement la consultation en direct du SIV (système d’identification des véhicules), il convient de réfléchir sur d’autres possibilités. En effet, certaines polices municipales pourraient consulter en direct les informations relatives aux applications suivantes : FPR pour les personnes recherchées, FAETON, pour les permis de conduire, FOVes pour les objets et les véhicules signalés, DICEM pour les engins motorisés. Elle lui demande bien vouloir lui préciser l’état de sa réflexion à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9154</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4927</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alain Perea</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[cours d’eau, étangs et lacs
	        GEMAPI - Financement - Expérimentation - Fleuve domanial
	        9154. — 12 juin 2018. — M. Alain Perea interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la difficulté interprétative à lever pour la mise en place d’une expérimentation locale tenant à la gestion déléguée aux collectivités locales de la GEMAPI sur le fleuve Aude, domaine public fluvial de l’État. La taxe GEMAPI est une taxe affectée à la mise en place de la compétence du même nom. Dans le cadre des réflexions en cours entre l’État et les collectivités audoises pour mener cette expérimentation, il est apparu que la loi ne distingue pas, pour la mise en place de cette taxe affectée, la nature juridique du cours d’eau, domanial ou non domanial. Aussi, en l’absence de précision législative, il y a tout lieu de considérer que cette taxe peut servir à financer des opérations en lien avec les deux finalités de la compétence GEMAPI comme définies dans l’article L. 211-7 du code de l’environnement et ses alinéas 1, 2,5 et 8, quel que soit le cours d’eau en cause. Cette précision étant indispensable à l’accord éclairé des collectivités pour s’engager dans l’expérimentation proposée par l’État, il lui demande de bien vouloir lui en confirmer l’exactitude.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9162</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4927</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Clémentine Autain</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[droits fondamentaux
	        Remise en cause des droits humains et des libertés fondamentales
	        9162. — 12 juin 2018. — Mme Clémentine Autain alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les risques de remise en cause des droits humains et des libertés fondamentales par l’application des lois relatives à la lutte antiterroriste. Le 23 mai 2018, la rapporteuse spéciale des Nations unies Fionnuala Ni Aolain a rendu publiques ses conclusions préliminaires. L’ONU a ainsi relevé de sérieuses atteintes aux droits humains et aux libertés individuelles, notamment à la liberté d’expression. La rapporteuse pointe du doigt les dispositions prises par le Gouvernement qui entraîneront une stigmatisation des citoyens de confession musulmane. La restriction des libertés, les perquisitions administratives abusives, l’assignation à résidence, sont aujourd’hui justifiées par des « notes blanches » émanant des services de renseignement. Au nom de la lutte antiterroriste, ces méthodes remettent en cause toute forme de présomption d’innocence, alors même qu’elles sont majoritairement utilisées en dehors du cadre de la lutte antiterroriste. D’après la rapporteuse de l’ONU, la loi dite SILT d’octobre 2017 a permis l’instauration d’un état d’urgence permanent dans le droit commun français. Parmi les aspects les plus inquiétants figure la formulation vague de délit « d’apologie du terrorisme » dont l’usage inapproprié serait extrêmement dangereux pour la liberté d’expression. Pour preuve : aujourd’hui, 20 % des personnes poursuivies sont des mineurs et 6 % ont moins de 14 ans. La France porte une responsabilité symbolique mondiale en matière de respect des droits humains. En septembre 2017, alors même que le projet de loi de lutte antiterroriste était examiné à l’Assemblée nationale, la rapporteuse spéciale de l’ONU avait déjà alerté sur les risques pour les libertés fondamentales de ces mesures. Aujourd’hui, les conclusions préliminaires viennent confirmer les craintes les plus graves. Le silence du Gouvernement suite à ce pré-rapport de l’ONU est assourdissant. Elle lui demande quelles mesures il compte prendre pour assurer le respect des libertés individuelles, la libre expression, la non-stigmatisation d’une partie des citoyens. La lutte contre le terrorisme ne peut gagner sans l’affirmation sans faille des principes démocratiques fondamentaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9226</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4928</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Louis Masson</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[gendarmerie
	        Avenir de la gendarmerie et association de l’Entente gendarmerie
	        9226. — 12 juin 2018. — M. Jean-Louis Masson attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les inquiétudes exprimées par les neuf associations constituant l’Entente gendarmerie. En effet, traditionnellement l’Entente gendarmerie est reçue chaque année par le ministre de l’intérieur pour faire un point sur l’état des forces de sécurité intérieure. Il semble que cette année ce ne soit pas le cas. Le ministère renvoie les responsables de l’Entente gendarmerie vers le conseiller gendarmerie du ministre. Les associations de l’Entente gendarmerie s’interrogent et s’inquiètent sur le sens à donner à ce refus d’être reçues personnellement par le ministre pour lui exposer les aspirations profondes qui animent aujourd’hui la gendarmerie. C’est pourquoi il lui demande de bien vouloir lui expliquer les raisons de cette position et s’il entend recevoir personnellement les neuf associations de l’Entente gendarmerie comme celles-ci le demandent.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9246</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4928</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dino Cinieri</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[logement
	        Accès prioritaire des policiers et de gendarmes aux logements sociaux
	        9246. — 12 juin 2018. — M. Dino Cinieri appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les conditions de logement des fonctionnaires de police et de gendarmerie, aux personnels pénitentiaires et aux pompiers professionnels. Les casernes de gendarmerie souffrent de manière générale de sous-investissement et nombreuses sont celles qui n’ont pas été rénovées depuis des années. De plus, la mobilité professionnelle de ces métiers ainsi que le coût de l’immobilier dans les grandes métropoles ne leur permettent pas de se loger dans des conditions satisfaisantes. Il souhaite par conséquent savoir si le Gouvernement envisage de permettre un accès prioritaire au logement social pour les fonctionnaires de police et de gendarmerie ainsi qu’aux personnels pénitentiaires et aux pompiers professionnels en reconnaissance de effort particulièrement important qu’ils fournissent pour la défense du territoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9262</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4928</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Luc Carvounas</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[ordre public
	        Implantation de locaux de groupes d’extrême droite
	        9262. — 12 juin 2018. — M. Luc Carvounas attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’implantation de locaux de groupes d’extrême droite en France. En juillet 2013, suite au décès de Clément Meric assassiné par des militants d’extrême droite, les groupuscules extrémistes avaient été dissous. Ces dissolutions avaient un temps donné un coup dur aux ligues néofascistes violentes. Aujourd’hui, les groupes d’extrême droite semblent de nouveau actifs et se font remarquer par leurs actions « coup de poing » aussi immorales qu’illégales. En effet ces dernières semaines, des groupes comme « Génération identitaire » ont mené des actions à l’encontre des migrants dans les Hautes-Alpes. Au cœur des villes, des groupes néofascistes s’installent dans des locaux à Marseille, Strasbourg, Lille, Chambéry ou encore à Lyon. Ces locaux peuvent être l’objet de troubles à l’ordre public et des rixes ont déjà éclaté à leurs abords. À Lyon, le parcours de la Gay pride qui doit avoir lieu le samedi 16 juin 2018 a même été détourné afin d’éviter le 5e arrondissement « bastion » de l’extrême droite locale. Il lui demande donc quelles mesures compte prendre le Gouvernement afin de parer à tous troubles à l’ordre public que pourraient provoquer ces groupes d’extrême droite.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9265</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4929</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Labaronne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[papiers d’identité
	        Délais obtention passeport et carte d’identité
	        9265. — 12 juin 2018. — M. Daniel Labaronne attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur les délais de plus en plus longs nécessaires à l’obtention d’un passeport ou d’une carte d’identité. Dans certaines régions, il faut parfois attendre près de deux mois pour obtenir le premier rendez-vous nécessaire à la création de papiers d’identité. Cette situation représente un véritable problème, non seulement pour les usagers mais aussi pour le personnel des mairies, sous tension face à un tel engorgement. Enfin, une fois passé ce rendez-vous, les usagers doivent parfois attendre jusqu’à deux mois supplémentaires avant d’obtenir leurs papiers. Au total, les délais peuvent s’étendre jusqu’à quatre mois de la première démarche à l’obtention définitive des papiers d’identité. Cette situation dure depuis la mise en place, en mars 2017, de la réforme des modalités de délivrance des titres d’identité et le passage au tout biométrique. Cette réforme implique que la création de papiers d’identité nécessite une technologie spécifique, disponible seulement dans certaines mairies. Elles sont au nombre de 13 en Indre et Loire sur les 282 mairies du département. Un goulot d’étranglement s’est donc créé, notamment dans les communes les plus peuplées qui voient aujourd’hui arriver un nombre important de demandeurs qui, auparavant, pouvaient se rendre dans leur mairie de résidence pour accomplir ces formalités. Il apparaît nécessaire de donner aux mairies les moyens d’appliquer au mieux cette réforme afin de leur permettre d’assurer la délivrance de titres d’identité dans les meilleures conditions. Il demande au ministre quels moyens peuvent être mis en place pour garantir aux administrés l’obtention de leurs papiers d’identité dans un délai raisonnable et afin d’assurer aux employés de mairie de meilleures conditions de travail.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9280</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4929</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Béatrice Descamps</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[police
	        Détachement polices nationale et municipale
	        9280. — 12 juin 2018. — Mme Béatrice Descamps appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les formations exigées des chefs de service dans le cadre de l’armement des polices municipales. En effet, l’armement du chef de la police municipale d’une commune exige comme prérequis le suivi de deux formations : la formation initiale des chefs de services et la formation relative à l’usage de l’arme lui-même. Si ces prérequis sont légitimes lorsqu’il s’agit d’un chef de police municipale issu du parcours ordinaire, car ce dernier a nécessairement déjà suivi la première formation et peut donc se consacrer directement à l’usage de l’arme, ils deviennent contraignants lorsque le chef de la police municipale est un chef de service principal détaché de la police nationale. Dans ce cas précis, et quelle que soit la durée de la carrière du chef de service au sein de la police nationale - en utilisant donc des armes à feu - il est forcé de suivre la formation initiale des chefs de service. De par l’expérience et l’aguerrissement de ces chefs de police nationale détachés, le suivi de cette formation initiale constitue une perte de temps susceptible de retarder l’armement de tout un service de police municipale. Elle souhaiterait qu’une dérogation automatique soit accordée aux chefs de police nationale détachés à la police municipale pour leur éviter le suivi de la formation initiale des chefs de service.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9281</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4929</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Blanchet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[police
	        Fin des caméras individuelles des polices municipales
	        9281. — 12 juin 2018. — M. Christophe Blanchet alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la fin de l’expérimentation de l’usage des caméras individuelles permettant l’enregistrement audiovisuel des interventions des polices municipales le 3 juin 2018. Prévue pour deux années par l’article 114 de la loi no 2016-731 du 3 juin 2016, cette expérimentation doit prendre fin sans qu’aucune mesure n’ait été prise pour poursuivre, ou non, l’expérience. Aucun bilan n’a non plus été divulgué alors que des rapports sur l’emploi de ces caméras devaient être envoyés par les communes participantes. Les critiques au sujet de ce dispositif ont toujours été faibles, et les retours du terrain abondent dans le sens d’une meilleure efficacité obtenue par ces nouvelles technologies : les caméras individuelles permettent d’apaiser les relations entre les usagers et les forces de l’ordre et les films peuvent être exploités et mis à la disposition de l’officier de police judiciaire dans le cadre d’enquêtes à mener. Les services de l’État sont donc aussi les bénéficiaires de ces dispositifs. Outre la disparition d’un outil qui a fait ses preuves et dont le défaut manquerait cruellement aux polices municipales, la fin de cette expérimentation laisse planer la menace d’une interdiction pour les forces de l’ordre de l’utiliser dans les conditions prévues par les textes ; interdiction qui rendrait inutiles les matériels acquis parfois à grand frais pour des communes dont les budgets sont souvent serrés. Il lui demande donc ce que le Gouvernement peut faire pour valider au plus tôt les résultats de l’expérimentation et permettre de poursuivre l’utilisation des caméras individuelles par les forces de sécurité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9284</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4930</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-France Lorho</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[politique extérieure
	        Les tensions provoquées par la communauté turque de France
	        9284. — 12 juin 2018. — Mme Marie-France Lorho interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la position du ministère sur les agissements de la communauté turque de France. Les tensions s’accumulent, le communautarisme s’accentue et le président Erdogan prend une place toute puissante pour les Turcs de l’étranger. À tel point que le 25 mai 2018 des militants pro-Erdogan ont saccagé et forcé le retrait des kiosques des affiches représentant la une du journal Le Point sous le titre « Erdogan, le dictateur ». Dans son département du Vaucluse, la ville du Pontet a particulièrement subi ces affrontements obligeant la police et la gendarmerie à intervenir en nombre pour garder les kiosques visés et assurer la sécurité des salariés ainsi que la protection des biens publics. La société Médiakiosk assure que ce type d’évènement est exceptionnel à échelle nationale ce qui est d’autant plus inquiétant pour les Vauclusiens. La gendarmerie, déployée sur ordre du préfet, a réagi aux menaces de destruction et aux violences verbales faites aux différentes personnes responsables du site dans sa mission de protection des citoyens. Ils sont restés plusieurs jours, relevant la garde, afin de veiller au respect de la décision prise par le maire qui a tenu à maintenir les affiches au nom de la liberté de la presse, « devoir de tout un chacun » selon lui. À leur départ les manifestants ont collé des contres-affiches évoquant la « publicité mensongère » et la « manipulation » à laquelle ils se pensent confrontés. L’échec de l’assimilation des populations d’origine étrangère donne au culte de la personnalité, fondé autour du président Erdogan, un mythe entretenu à souhait par l’islam de France et sa propagande au service du pouvoir islamiste qui conduit à une marginalisation volontaire exponentielle et à une communautarisation inquiétante. Cet évènement illustre, de façon claire, l’atteinte à la souveraineté française et l’ingérence dans les propres libertés fondamentales des Français d’un État étranger « détenant le triste record mondial des journalistes embastillés ». On sait les faiblesses du Gouvernement Hollande vis-à-vis de la propagande turque puisque la France fut la seule à accepter la tenue d’une rencontre d’ampleur sur son sol, en la ville de Metz, en 2017 promouvant l’obtention des pleins pouvoirs au président. Après avoir participé à cette mascarade, elle lui demande si le Gouvernement compte réagir et reprendre une position ferme à l’égard des débordements et transgressions passées et à venir avec les prochaines élections du 24 juin 2018.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9323</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4930</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Labaronne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[sécurité des biens et des personnes
	        Recrutement des sapeurs-pompiers volontaires
	        9323. — 12 juin 2018. — M. Daniel Labaronne attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur le recrutement des sapeur-pompiers volontaires des centres de secours en milieu rural. Dans la deuxième circonscription d’Indre-et-Loire, Dame-Marie-Les-Bois, Autrèche, Morand et Saint-Nicolas-des-Mottets ont un centre de secours de pompiers commun basé à Morand. Mais le corps de pompiers volontaires de ce centre manque cruellement de bénévoles. Dans le centre de secours de Morand, il y a 11 pompiers volontaires alors qu’il en faudrait 15 pour couvrir les permanences. Les centres d’intervention composés de pompiers volontaires existent à travers le territoire national et sont essentiels pour la sécurité des personnes vivant, notamment en milieu rural, au sein de communes dépourvues d’une caserne de pompiers professionnels. Ces centres représentent un réel enjeu d’efficacité lié au maillage territorial : on demande aux pompiers d’intervenir en moins de 30 minutes, ces centres permettent aujourd’hui de le faire en moyenne en 10 minutes. Les pompiers volontaires assurent 70 % des interventions effectuées par les pompiers chaque année. Or, en Indre-et-Loire comme ailleurs, les petits centres de secours sont confrontés au problème récurrent du recrutement des sapeurs-pompiers volontaires. Faute de nouveaux volontaires, ils sont de moins en moins à même d’assurer leur mission de service public. Pour augmenter le nombre de recrues, il semble essentiel que soit mené un travail avec le monde de l’entreprise et les employeurs dans la réflexion sur le volontariat, afin de trouver un équilibre « gagnant-gagnant » contribuant à l’attractivité du volontariat. Il lui demande de bien vouloir l’informer des moyens qu’il compte mettre en oeuvre pour faciliter l’engagement extra-professionnel des citoyens comme pompier volontaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9326</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4930</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guillaume Kasbarian</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[sécurité des biens et des personnes
	        Utilisation d’effets lumineux
	        9326. — 12 juin 2018. — M. Guillaume Kasbarian attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’utilisation des appareils à lasers de classe 3 et 4, utilisables exclusivement en plein air. En effet, les appareils à lasers de classe 3 et 4, utilisables exclusivement en plein air, sont mis en œuvre par un technicien compétent et formé aux risques spécifiques qu’ils supposent. Ils sont accompagnés d’une notice, conformément à l’article 4 de l’arrêté du 11 décembre 2009 dit instruction technique relative à l’utilisation d’installations particulières. Depuis une dizaine d’années, de nombreuses productions françaises ont multiplié les recours à l’utilisation de rayons lasers de classe 3 et 4 en intérieur. Seuls ceux-ci sont assez puissants pour créer des rayons capables de produire des effets d’écriture et de volumétrie de dimensions compatibles avec leurs spectacles. La réglementation actuelle incite à dissimuler leur utilisation voire même à annuler des passages en France de tournées européennes et internationales. L’instruction technique relative à l’utilisation des rayons lasers de classes 3 et 4 est inspirée par les normes CEI TR 60825-1 et CEI TR 60825-3 qui n’excluent nullement leur utilisation en intérieur. Enfin, depuis la non-reconduction de la Commission centrale de sécurité, il n’existe plus d’interlocuteur avec lequel échanger sur l’évolution de la réglementation. Aussi, il lui demande s’il est possible de faire évoluer la réglementation vers une approche plus pragmatique en autorisant un usage contrôlé en intérieur des classes dangereuses d’effets lumineux, notamment en soumettant leur utilisation à une formation stricte, comme cela est le cas pour les artifices de divertissement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9327</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4931</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Rémi Delatte</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[sécurité routière
	        Concurrence déloyale dans le secteur de l’enseignement de la conduite
	        9327. — 12 juin 2018. — M. Rémi Delatte interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les dispositions prises afin de garantir la qualité de l’enseignement de la conduite face à l’émergence de plate-formes dématérialisées faisant appel à des moniteurs auto-entrepreneurs. La sécurité routière tient, pour beaucoup, à la qualité et la fiabilité de l’enseignement dispensé dans les auto-écoles. Or celles-ci sont, par une politique de prix cassés et de sous-traitance, concurrencées de manière déloyales par des plate-formes qui, en faisant appel à auto-entrepreneurs, contreviennent à l’obligation d’agrément à l’échelon départemental. Aussi, il lui demande le bilan qu’il tire de l’application des circulaires des 25 mars 2016 et 6 mai 2017 renforçant les opérations de contrôles sur ce secteur d’activité et ces pratiques. Par ailleurs, il attire son attention sur la Charte de l’accompagnateur d’un candidat libre au permis de conduire, et la modification que celle-ci a subie en se voyant ajouter la mention « la présente charte n’est pas exigible de l’accompagnateur détenteur d’une autorisation d’enseigner », la rendant inopérante face à la question soulevée par les professionnels de l’enseignement de la conduite.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9330</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4931</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bertrand Sorre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[sécurité routière
	        Précision sur les 80 km/h
	        9330. — 12 juin 2018. — M. Bertrand Sorre attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la décision prise de réduire la vitesse maximale autorisée à 80 km/h, à compter du 1er juillet 2018, sur les routes à double sens sans séparateur central (limitée actuellement à 90 km/h). Cette disposition permettra de sauver entre 300 et 400 vies par an selon le comité des experts du conseil national de la sécurité routière dans son rapport du 29 novembre 2013. Fréquemment questionné à ce sujet dans la circonscription de La Manche dont il est l’élu, il aimerait savoir si cette décision implique également des modifications sur les vitesses actuellement autorisées pour les professionnels de la route (transport routier, autobus) ou pour les apprentis conducteurs d’un véhicule léger, titulaires d’un permis depuis de moins de 2 ans.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9331</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4931</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Luc Carvounas</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[sécurité routière
	        Rodéos urbains
	        9331. — 12 juin 2018. — M. Luc Carvounas alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les rodéos urbains. Depuis l’arrivée des beaux jours, les rodéos à moto sont de plus en plus fréquents dans beaucoup de villes de France. Outre les nuisances sonores pour les riverains, ces rodéos sont aussi un danger pour les autres usagers de la route, les piétons, mais aussi les conducteurs de ces motos qui ne sont pas munis de protections et enfreignent le code de la route. Vendredi 25 mai 2018 à Vitry-sur-Seine, des fonctionnaires de police ont par ailleurs été blessés en interpellant un individu qui s’adonnait à un rodéo sur une mini-moto. La même semaine à Lille, des riverains ont été victimes d’agressions alors qu’ils demandaient l’interruption d’un rodéo. Il lui demande donc quelles mesures compte prendre le Gouvernement afin de mettre un terme aux rodéos urbains et garantir la sécurité de tous.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9102</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4932</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Savignat</parlementaire><ministreQuestion>Mme la garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[administration
	        Mediation préalable obligatoire
	        9102. — 12 juin 2018. — M. Antoine Savignat attire l’attention de Mme la garde des sceaux, ministre de la justice, sur la prise en charge financière de la médiation préalable obligatoire dans les cas de contentieux administratifs. La loi no 2016-1547 du 18 novembre 2016 de modernisation de la justice a opportunément prévu d’étendre, à travers une expérimentation d’une durée de quatre ans, le périmètre de la médiation dans le cadre, entre autres, des contentieux administratifs. La médiation constitue en effet un outil à développer, tant dans l’intérêt du système judiciaire, aujourd’hui bien trop engorgé, que dans celui des justiciables puisque nombre de contentieux reposent sur de simples malentendus. Cette réforme nécessitait toutefois un décret d’application et un arrêté ministériel, ce qui est fait depuis février et avril 2018. Désormais, certains contentieux de la fonction publique doivent donc faire l’objet d’une médiation avant toute saisine de la justice. Pour ce faire, les collectivités territoriales ont vocation à désigner un tiers de confiance, rôle notamment dédié aux centres de gestion. Le Gouvernement ayant fait le choix de ne pas laisser cette charge aux magistrats. Cependant, les centres de gestion conditionnent fort logiquement leur intervention à un conventionnement payant avec chaque collectivité. Le coût d’un centre à l’autre peut varier de 40 à 50 euros de l’heure. Or la loi de modernisation de la justice dispose que cette médiation obligatoire est gratuite pour l’ensemble des parties (article L. 213-5 du code de justice administrative). Dans un contexte où il est demandé aux collectivités de maintenir leurs efforts de gestion, en limitant la hausse de leurs dépenses de fonctionnement à plus 1,2 %, les frais engagés devraient être à la charge de l’État et non pris sur le budget des communes. Il lui demande comment l’État compte compenser ou prendre à sa charge ces frais de médiation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9242</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4932</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Falorni</parlementaire><ministreQuestion>Mme la garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[justice
	        Délai procédure expertise
	        9242. — 12 juin 2018. — M. Olivier Falorni attire l’attention de Mme la garde des sceaux, ministre de la justice, à propos de l’exécution des missions du juge chargé du contrôle des expertises civiles. En effet, le décret no 2012-1451 du 24 décembre 2012 relatif à l’expertise et à l’instruction des affaires devant les juridictions judiciaires modifie le code de l’organisation judiciaire afin de permettre la désignation dans chaque juridiction d’un juge chargé du contrôle des expertises. Le recours à un expert judiciaire est possible dans l’ensemble des domaines du droit. À titre d’exemple, un expert judiciaire peut être désigné en matière de succession, afin d’évaluer le patrimoine du défunt ou après un accident de voiture, pour décrire les blessures, leur gravité ou la durée d’incapacité temporaire de la victime. Mais ce sont les expertises relatives aux contentieux de la construction qui sont les plus nombreuses. Alors que ce décret institue plusieurs mesures qui visent à faciliter la mise en état des affaires afin d’améliorer les délais de traitement, la dernière étude sur l’expertise judiciaire civile, réalisée par le ministère de la justice, montre que les durées totales de traitement des affaires sans expertise sont restées stables sur l’ensemble de la période 2010-2016, autour des 9 mois et demi, alors que les durées des affaires au sein desquelles une expertise a été ordonnée n’ont cessé de croître, passant de 23 mois en 2010 à 36 mois en 2017, soit une augmentation de 13 mois. Or aucune disposition réglementaire n’impose au juge chargé du contrôle des expertises civiles de convoquer les parties à une audience et aucun délai n’est prévu pour que le juge rende une décision. Il est dans un certain nombre de cas impossible pour les parties lésées de percevoir, dans un délai raisonnable, le préjudice dont elles sont victimes. C’est pourquoi, il lui demande de bien vouloir lui indiquer les dispositions qu’elle pourrait prendre pour raccourcir les délais de procédure dans les affaires au sein desquelles une expertise a été ordonnée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9243</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4932</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hugues Renson</parlementaire><ministreQuestion>Mme la garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[justice
	        Période transitoire dans le regroupement du contentieux social
	        9243. — 12 juin 2018. — M. Hugues Renson interroge Mme la garde des sceaux, ministre de la justice, sur la suppression des tribunaux du contentieux de l’incapacité (TCI). Décidé par la loi du 18 novembre 2016 de modernisation de la justice du XXIe siècle et précisé par l’ordonnance no 2018-358 du 16 mai 2018, le regroupement du contentieux social au sein d’un pôle social unique au tribunal de grande instance à compter du 1er janvier 2019 suscite certaines interrogations, notamment dans les TCI, institution centrale du droit du handicap. Ainsi, il est désormais prévu que les recours relevant du contentieux technique de la sécurité sociale doivent faire l’objet, avant de saisir le TGI, d’un recours administratif préalable. Ce recours supplémentaire obligatoire engendrera nécessairement de plus longs délais et des coûts, posant problème, entre autres, pour les recours relatifs au handicap de l’enfant, qui nécessitent une réponse rapide et réactive (octroi d’un auxiliaire de vie scolaire (AVS), orientation scolaire, équipements scolaires adaptés ou allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH) ). En outre, alors qu’au TCI une consultation médicale est pratiquée dans la quasi-totalité des dossiers par un médecin expert, neutre, dans un cabinet médical situé dans les locaux du tribunal, permettant une décision rapide, cette pratique disparaîtra dans les TGI. Il lui demande donc si des aménagements sont prévus, telle que la prolongation de l’existence des TCI jusqu’à l’expiration de leur stock, afin que les justiciables ne soient pas négativement impactés par cette réorganisation et afin que la période transitoire se déroule sans perturbations, considérant que l’entrée en vigueur est prévue pour le 1er janvier 2019 et que des milliers de dossiers, souvent très techniques, qui concernent le handicap, l’invalidité et l’incapacité, devront être transférés dans une nouvelle juridiction judiciaire de droit commun.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9244</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4933</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Émilie Guerel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[justice
	        Problème d’exécution des TIG au niveau local et national
	        9244. — 12 juin 2018. — Mme Émilie Guerel interroge Mme la garde des sceaux, ministre de la justice, sur la complexité d’exécution des peines de travaux d’intérêt général (TIG) dans le département du Var ainsi que sur l’ensemble du territoire français. Dans le cadre du parcours pénal qu’elle effectue au sein du Var, elle a été alertée à de nombreuses reprises par des membres de tribunaux et des personnels des services d’insertion et de probation sur les difficultés croissantes à faire exécuter les peines d’intérêt général prononcées par les tribunaux locaux. En 2017, sur 300 peines de TIG prononcées dans le Var, seulement 120 ont pu être réellement exécutées. La raison principale n’est pas le manque de motivation ou de coopération de la part des personnes condamnées. C’est, très régulièrement, le délai d’exécution des peines qui est trop court, ce qui est souvent dû à une saisine trop tardive ou encore à une reprise professionnelle de l’individu condamné. Mais c’est sur une autre problématique qu’elle souhaite l’alerter. De nombreux TIG ne peuvent être exécutés du fait du manque de places disponibles au sein des administrations, des collectivités locales et des municipalités. Le service d’insertion et de probation de Toulon, en particulier, se trouve confronté, depuis près de trois ans maintenant, à un refus de la part de la municipalité d’ouvrir des postes réservés à l’exécution de TIG pour les personnes condamnées originaires de leur secteur. Face à ce refus de contribuer à la solidarité nationale, les communes alentours ne sont pas en mesure d’absorber l’ensemble des demandes de TIG de la zone concernée. Les services d’insertion et de probation se retrouvent donc l’incapacité de proposer aux individus condamnés des postes leur permettant d’exécuter leur peine. Or, outre le fait de réduire significativement les chiffres de surpopulation carcérale, les peines d’intérêt général produisent des résultats très positifs sur les personnes condamnées et facilitent réellement leur réinsertion. C’est donc dans l’intérêt de la société française dans son ensemble, de faire en sorte d’améliorer ce dispositif afin de le rendre pleinement efficace. Les municipalités locales comme les autres administrations doivent être tenues de s’impliquer dans la création de postes de TIG. Les justiciables qui exécutent une peine ne sont et ne doivent pas reposer sur la responsabilité exclusive des services pénitentiaires. L’ensemble des responsables publics, mais aussi ceux du monde de l’entreprise, doit s’impliquer dans leur prise en charge. La situation toulonnaise témoigne d’une problématique bien plus large qui concerne l’ensemble du territoire français. C’est pourquoi, elle souhaite savoir de quelle manière le Gouvernement envisage d’améliorer le niveau d’engagement des municipalités et collectivités et si des mesures incitatives peuvent être mises en place. Plus largement, elle lui demande comment elle envisage de solutionner la problématique d’exécution des TIG en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9245</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4933</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Aude Bono-Vandorme</parlementaire><ministreQuestion>Mme la garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[lieux de privation de liberté
	        Centre pénitentiaire de Laon - Effectifs
	        9245. — 12 juin 2018. — Mme Aude Bono-Vandorme attire l’attention de Mme la garde des sceaux, ministre de la justice, sur la situation des effectifs des personnels du centre pénitentiaire de Laon. À l’occasion d’une visite effectuée en mars 2018, elle a pu constater une surpopulation importante dans cet établissement. En effet, la maison d’arrêt compte 294 détenus pour 189 places. À cette situation s’ajoute un sous-effectif en personnels inquiétant atteignant un total de 16 postes vacants : 10 surveillants, 3 gradés auxquels il faut ajouter 3 départs à la retraite prévus dans l’année. Le centre pénitentiaire de Laon est l’établissement du secteur interrégional de Lille dans lequel on dénombre le plus de nombre d’heures supplémentaires, un agent réalise plus de 108 heures par trimestre. Par conséquent, la santé et la concentration au travail sont fortement impactées. Cette situation est d’autant plus préoccupante que l’établissement de Laon est ciblé pour accueillir des individus condamnés pour terrorisme. Le sentiment d’insécurité ressenti par les surveillants est permanent et les agressions verbales ou physiques sont de plus en plus fréquentes. Compte tenu de ces éléments, elle souhaite connaître les mesures que la Chancellerie compte prendre pour pallier le déficit de personnels constaté au centre pénitentiaire de Laon.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9248</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4934</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Martine Wonner</parlementaire><ministreQuestion>Mme la garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[logement
	        Lutte contre les marchands de sommeil et l’habitat indigne
	        9248. — 12 juin 2018. — Mme Martine Wonner attire l’attention de Mme la garde des sceaux, ministre de la justice, sur une mesure de lutte contre les marchands de sommeil et l’habitat indigne inscrite dans la loi à l’article L. 551-1 du code de la construction et de l’habitation. Dans un souci de protection de la dignité de la personne humaine, cet article impose au notaire chargé d’établir l’acte authentique de vente d’un bien immobilier à usage d’habitation ou d’un fonds de commerce d’un établissement recevant du public à usage total ou partiel d’hébergement, d’interroger le casier judiciaire national par l’intermédiaire de l’Association pour le développement du service notarial afin de contrôler le bulletin no 2 du casier judiciaire de l’acheteur et de s’assurer qu’il n’est pas dans l’interdiction de se porter acquéreur dudit bien car il aurait été condamné notamment pour des actes assimilés à ceux d’un marchand de sommeil. Une telle mesure répond en théorie au besoin louable d’un meilleur contrôle de l’acquisition et de l’utilisation des biens immobiliers. En pratique, c’est un acte notarié tarifé supplémentaire qui s’impose à tous les acquéreurs. Il est facturé aux alentours de 50 euros pour une personne seule, 100 euros pour un couple. Ce contrôle tel qu’il est prévu par la loi, en plus d’être coûteux, alourdit la procédure d’établissement de l’acte authentique. En conséquence, elle lui demande qu’il soit procédé à une évaluation de ce dispositif, et par la suite de bien vouloir se positionner sur l’éventuelle suppression de l’article L551-1 du code de la construction et de l’habitation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9306</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4934</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Labaronne</parlementaire><ministreQuestion>Mme la garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[professions judiciaires et juridiques
	        Situation des offices notariaux « en rang utile »
	        9306. — 12 juin 2018. — M. Daniel Labaronne interroge Mme la garde des sceaux, ministre de la justice, sur la nouvelle procédure de tirage au sort mise en place par la loi dite « Macron » du 6 août 2015 afin d’ouvrir à la concurrence la profession des notaires. Cette loi prévoit l’ouverture de nombreuses études notariales « sans achat de charge » qui sont alors attribuées par tirage au sort. Les conditions de ce tirage au sort apparaissent toutefois opaques et les modalités d’attribution inconnues des personnes concernées, ce qui a conduit à de nombreux mécontentements chez les candidats et les professionnels du secteur. À ce jour, plus de 250 candidats sont encore en attente de nomination sur les 1 650 prévues en 2018. Pour tous ces demandes dites « en rang utile », pour lesquelles les candidats ont bien été tirés au sort mais sont toujours en attente de leur arrêté de nomination, le décret no 2016-661 fait craindre la caducité du tirage au sort dès le mois de septembre 2018 avec l’établissement de la nouvelle carte d’implantation. Il souhaite savoir comment le ministère compte clarifier la situation et garantir à ces candidats en « rang utile » l’obtention des droits qui leurs sont dus.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9322</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4934</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laurence Vanceunebrock-Mialon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[sécurité des biens et des personnes
	        Dispositif de téléprotection des personnes en grave danger
	        9322. — 12 juin 2018. — Mme Laurence Vanceunebrock-Mialon interroge Mme la garde des sceaux, ministre de la justice, sur le dispositif de téléprotection des personnes en grave danger. En moyenne, le nombre de femmes âgées de 18 à 75 ans qui, au cours d’une année, sont victimes de violences physique ou sexuelles commises par leur ancien ou actuel partenaire, est estimé à 225 000 femmes. En 2016, ce ne sont pas moins de 123 femmes et 34 hommes qui ont été tués par leur partenaire ou ex-partenaire. 25 enfants mineurs sont décédés, tués par un de leurs parents dans un contexte de violences au sein du couple. S’il est difficile de mettre en place toute forme de prévention, si ce n’est par l’éducation dès le plus jeune âge du respect de l’autre, il existe pourtant un dispositif qui fait partie des mesures mises en place pour lutter contre les violences faites aux femmes, le dispositif de téléprotection des personnes en grave danger. Il s’agit d’un téléphone portable disposant d’une touche dédiée, permettant à la victime de joindre, en cas de grave danger, le service de téléassistance accessible 7j/7 et 24h/24. Cette plate-forme téléphonique reçoit les appels et évalue la situation. Puis, le téléassisteur, relié aux services de la police nationale et aux unités de la gendarmerie nationale, demande immédiatement l’intervention des forces de l’ordre. Ce dispositif permet également la géolocalisation du bénéficiaire. Le procureur de la République peut ainsi l’attribuer, pour une durée de six mois renouvelable. Le ministère de la justice envisageait une augmentation du nombre de portables pour 2018 mais sans prendre d’engagement précis : le dispositif étant « assez coûteux ». En cause : le partenariat avec une compagnie d’assurance, la société de téléassistance privée qui prend en charge les victimes 24 heures sur 24. Grand nombre de départements ne sont pas suffisamment dotés de téléphone grave danger. Comment peut-on décemment demander au procureur de la République de faire un choix parmi les nombreuses victimes qui se sentent abandonnées ? Elle lui demande si une attribution conséquente de ces dispositifs peut être envisagée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9339</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4935</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Bilde</parlementaire><ministreQuestion>Mme la garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[terrorisme
	        Retour des djihadistes français
	        9339. — 12 juin 2018. — M. Bruno Bilde interroge Mme la garde des sceaux, ministre de la justice, sur le sort des ressortissants français condamnés pour terrorisme à l’étranger qui demanderaient à revenir en France. Le 3 juin 2018 en Irak, la citoyenne française Mélina Boughedir a été condamnée à la perpétuité pour « terrorisme, complicité de terrorisme et non-dénonciation de crimes terroristes ». Cette dernière avait rallié l’État islamique avec son mari et ses enfants avant d’être arrêtée en juillet 2017 à Mossoul. Comme Mélina Boughedir, près de 500 djihadistes de nationalité française sont aujourd’hui détenus ou en fuite sur les territoires syrien et irakien. Un certain nombre de femmes ont fait savoir par le biais de leur avocat qu’elles souhaiteraient revenir en France pour y être jugées. Il rappelle que les prisons françaises comptent déjà plus de 1 200 personnes radicalisées et plus de 500 écrouées pour terrorisme. Dans ce contexte, il serait totalement irresponsable et dangereux de rajouter une charge sur le système pénitentiaire français qui n’est pas adapté pour accueillir ces terroristes islamistes. L’accueil des revenants du djihad aurait également pour conséquence d’augmenter singulièrement la menace qui pèse sur les surveillants pénitentiaires confrontés depuis le début de l’année 2018 à une série d’agressions et des tentatives de meurtre. Les individus qui sont partis s’enrôler dans les rangs de l’État islamique ou d’autres organisations terroristes doivent assumer leur choix et assumer les conséquences des abominations commises. Ils doivent être jugés et incarcérés dans les zones où ils ont sévi. En janvier 2018, elle avait affirmé que des négociations au cas par cas pourraient être menées afin de faire revenir des « français » terroristes détenus en Syrie ou en Irak. Alors que le procureur de la République de Paris a déclaré récemment qu’une vingtaine de détenus pour terrorisme allaient sortir de prison en 2018, il lui demande si l’État français compte aussi rapatrier des bombes à retardement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9340</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4935</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Pascale Fontenel-Personne</parlementaire><ministreQuestion>Mme la garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[terrorisme
	        Risque de radicalisation en prison
	        9340. — 12 juin 2018. — Mme Pascale Fontenel-Personne interroge Mme la garde des sceaux, ministre de la justice, sur le risque de radicalisation en prison. À l’heure où le tourisme reprend des couleurs en France selon tous les acteurs du secteur, on peut craindre un nouveau risque terroriste. En effet, le 29 mai 2018 à Liège, un homme a tué par balles trois personnes, dont deux policières, avant de prendre un otage dans un établissement scolaire, et d’être finalement abattu par les forces de l’ordre. Cette tuerie s’apparente à un acte terroriste selon la justice belge. L’homme bénéficiait d’une permission de sortie de prison en vue de préparer sa réinsertion. La police belge indique que cet individu, multi récidiviste, est passé du trafic de stupéfiants à l’acte de terrorisme et qu’il s’est radicalisé lors de ses incarcérations successives. On sait que la radicalisation intervient souvent au cours d’une détention parce que c’est un moment propice au développement spirituel, à des idéologies fortes, les conditions sont propices, l’individu étant déstabilisé et ayant beaucoup de temps libre. Les attentats survenus sur le territoire national depuis 2015 ont mis en lumière les liens que nouaient les détenus radicalisés et les autres prisonniers. S’ajoute à ce phénomène la saturation numérique des prisons françaises où le taux d’occupation avoisine en moyenne les 142 % et l’imperfection des procédures d’évaluation, jaugeant de la dangerosité des détenus à placer à l’isolement. Le nombre limité de places dans ces quartiers spéciaux et le manque de personnels qualifiés ne permettent pas de faire un diagnostic de qualité. Actuellement, plus de 1 200 personnes écrouées pour des faits de droit commun sont radicalisées tandis que plus de 500 sont en prison pour terrorisme. Le milieu carcéral peut être qualifié sur ce point de dangereux. Lundi 28 mai 2018, le procureur de Paris François Molins annonçait qu’une vingtaine de détenus radicalisés vont être libérés en 2018 et une vingtaine en 2019. Il a été très clair, les détenus radicalisés qui s’apprêtent à sortir de prison après avoir exécuté leur peine constituent selon lui « un risque majeur », avec un risque de voir sortir de prison des personnes qui ne se seront pas repenties voire plus endurcies. Lutter contre ce danger nécessite un travail collégial entre l’administration pénitentiaire, les services de renseignements, les préfectures, les acteurs judiciaires et le parquet. La possibilité pour les maires de savoir si un individu recensé au sein du Fichier des signataires pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT) habite leur ville a été évoquée par le chef de l’État. Où en est-on de la réflexion ? Près de 20 000 personnes figurent dans ce fichier, fichier plus restrictif que la fiche S et regroupant les suspects judiciarisés ou incarcérés et ceux présentant des signes de radicalisation. Il semble légitime qu’un maire ait connaissance de ces situations. Ces questions méritent d’être posées et traitées par la société française, il s’agit de sécurité nationale. Face à ce constat très inquiétant, elle lui demande comment elle compte lutter efficacement contre le fléau de la radicalisation dans les prisons, et les conditions de mise à l’isolement des détenus radicalisés. Surtout, elle lui demande comment les parlementaires peuvent contribuer à cette lutte.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9260</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4936</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Christophe Lagarde</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargé du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Numérique</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[numérique
	        Conséquences du Cloud Act sur la vie privée
	        9260. — 12 juin 2018. — M. Jean-Christophe Lagarde interroge M. le secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargé du numérique sur les conséquences dangereuses du Cloud Act voté par le Congrès américain sur la vie privée des Français. En effet, cette nouvelle législation exige que les opérateurs et fournisseurs de services électroniques présents sur le territoire américain fournissent les données personnelles de leurs clients stockées sur leurs serveurs, tant sur le sol américain, qu’à l’étranger, aux autorités américaines lorsqu’elles l’exigent. Qui plus est, l’utilisateur ne sera pas informé de la requête émise à son encontre. Avec le Cloud Act, c’est évidemment le règlement général sur la protection des données qui est mis à mal, puisque l’extraterritorialité de la loi des États-Unis s’imposerait aux autres pays. Aussi, il lui demande comment la France, tant au niveau national qu’à l’échelon européen, compte agir pour protéger les données personnelles et par conséquent, la vie privée des Français face à cette ingérence numérique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9261</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4936</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laure de La Raudière</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargé du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Numérique</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[numérique
	        Évasion fiscale - Site - Publicité
	        9261. — 12 juin 2018. — Mme Laure de La Raudière attire l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargé du numérique, sur la question de l’évasion fiscale. Actuellement, de nombreux sites tels que www.company-creation.com apparaissent explicitement au bas de vidéos YouTube notamment, sous forme de publicité. Ces sites offrent une aide à l’ouverture de comptes et de sociétés offshore dont l’objectif d’évasion fiscale est clairement énoncé. En facilitant la fuite des biens qui reviennent de droit à la collectivité, ces méthodes s’éloignent bien évidement de l’intérêt général. En termes technique et juridique, il est actuellement complexe de faire fermer des sites internet s’ils sont hébergés à l’étranger, car il existe beaucoup de moyens techniques de contournement. Aussi, elle le remercie de bien vouloir lui faire part de sa position sur cette question et souhaiterait connaître les suites qu’entend apporter le Gouvernement en matière de lutte contre l’évasion fiscale et particulièrement en termes de réduction de capacité de communication.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9268</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4936</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Petit</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées</ministreQuestion><ministreJO>Personnes handicapées</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[personnes handicapées
	        Carte mobilité inclusion
	        9268. — 12 juin 2018. — Mme Valérie Petit attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées, sur la situation des personnes à mobilité réduite dans le cadre de l’accessibilité au stationnement. En effet, l’obtention de la carte mobilité-inclusion avec la mention stationnement ne s’effectue qu’après un passage en commission, suivi de l’envoi d’un courrier validant ce nouveau statut. Or le délai de réception de ce courrier est aléatoire et ne permet pas à la personne handicapée de bénéficier immédiatement de sa carte mobilité, ce qui réduit de manière importante ses capacités de déplacement. En effet, dans cette attente, il est impossible de stationner sur les emplacements leur étant dédiés. Elle l’interroge donc sur la possibilité de faire évoluer l’attribution de la carte de stationnement pour mobilité réduite pour permettre aux bénéficiaires de s’en prévaloir dès la validation de leur dossier. Elle aimerait également connaitre l’état de la réflexion quant à la possibilité d’une de délivrance d’une carte mobilité-inclusion provisoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9270</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4937</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Labaronne</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées</ministreQuestion><ministreJO>Personnes handicapées</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[personnes handicapées
	        Difficultés d’établissement d’une photographie d’identité
	        9270. — 12 juin 2018. — M. Daniel Labaronne alerte Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées, sur les difficultés de réalisation d’une photo d’identité respectant les normes compatibles à un traitement biométrique dans le cas de l’établissement ou du renouvellement de documents d’identité. Cette procédure pose de nombreuses difficultés pour des personnes handicapées physiques, mentales ou très âgées. En effet, au-delà de la nécessité de faire appel à un photographe qui se déplace sur le lieu de vie de la personne, le personnel des établissements ou les proches doivent souvent obliger la personne à tenir son visage face à l’objectif, la tête droite, à ouvrir les yeux, à fermer la bouche, à fixer l’objectif et à ne pas sourire de façon à respecter les normes relatives à l’apposition des photographies d’identité sur les documents d’identité et de voyage français. Ainsi, une procédure simple pour la majorité de la population se révèle particulièrement délicate, voire indigne, dans certains cas. Malgré la réponse publiée au Journal officiel le 23 novembre 2010 faisant état d’instructions adressées depuis l’année 2006 aux services préfectoraux chargés de la délivrance de ces titres afin qu’ils fassent preuve de tolérance pour ces personnes, la réalité continue d’être différente. Il semble que les personnes concernées aient encore des difficultés à obtenir leurs documents d’identité faute d’une photo respectant la norme officielle. Des associations de parents d’enfants ou d’adultes handicapés se font encore l’écho de ces difficultés. Il souhaite savoir dans quelle mesure le ministère pourrait envisager de réitérer ces consignes, en particulier, que les photographies produites par des personnes handicapées ou des usagers présentant une impossibilité constatée d’ordre médical, psychologie, et ou physique soient acceptées sous réserve que le visage de la personne concernée soit entièrement visible et que la qualité technique de l’image soit conforme à la norme ISO 2005 notamment du point de vue de la luminosité, du contraste, ou de l’éclairage. Cette souplesse permettrait de faciliter grandement ce type de démarche qui pourrait s’étendre à l’établissement d’une carte vitale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9274</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4937</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Labaronne</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées</ministreQuestion><ministreJO>Personnes handicapées</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[personnes handicapées
	        Ruptures d’accompagnement d’enfants handicapés
	        9274. — 12 juin 2018. — M. Daniel Labaronne alerte Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées sur les ruptures d’accompagnement d’enfants souffrant de troubles envahissants du développement (TED), notamment autistes, entre l’école primaire et le collège. Les TED occasionnent chez les enfants qui en sont atteints une diminution des capacités de communication verbale ou non verbale et des difficultés dans les interactions sociales. Les conséquences sur la vie scolaire sont très variables d’un enfant à l’autre mais nécessitent un accompagnement d’autant plus personnalisé que le trouble est envahissant. L’accompagnement des élèves en situation de handicap est effectué par des Accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH), personnels titulaires de la Fonction publique d’Etat gérés par les services départementaux de l’Education nationale et par des Auxiliaires de vie scolaire (AVS), personnels contractuels recrutés dans le cadre de dispositifs d’aide au retour à l’emploi (CUI, PEC). Les écoles maternelles et élémentaires n’ayant pas le statut d’établissement public, elles ne disposent pas de la personnalité juridique nécessaire pour procéder au recrutement d’un AVS. C’est pourquoi un établissement public local d’enseignement (EPLE) assure généralement pour le compte de l’ensemble des écoles du primaire d’un département le portage des contrats d’AVS. Le passage du cours moyen 2e année à la classe de 6e constitue un indéniable succès pour un enfant souffrant de TED. Ce succès est toutefois subordonné à sa capacité d’adaptation à un environnement radicalement différent. L’arrivée en sixiéme est pour de très nombreux élèves un moment anxiogène ; il est pour un enfant souffrant de troubles envahissants du développement une vraie épreuve du feu en cas de changement d’accompagnant. Le maintien du même AVS entre l’année de CM2 et l’année de sixiéme suppose aujourd’hui la rupture avant terme du contrat liant l’AVS à l’EPLE assurant son portage, l’autorisation de la DIRRECTE pour la conclusion d’un nouveau contrat dans le cadre du nouveau dispositif Parcours emploi compétences dont les critères sont resserrés par rapport au dispositif CUI antérieur, une délibération favorable du conseil d’administration du collège concerné qui n’est en rien tenu de l’accepter et qui suppose un travail de préparation incompatible avec l’approche des vacances scolaires d’été. Plusieurs enfants sont aujourd’hui dans cette situation dans le département d’Indre-et-Loire. Il lui demande quelles mesures exceptionnelles elle peut prendre pour assurer la continuité du service d’accompagnement au bénéfice de ces enfants souffrants de TED, notamment autistes, entre la fin de l’année scolaire 2017-2018 et la rentrée prochaine et quelles mesures d’ordre structurel et/ou organisationnel elle envisage de prendre pour supprimer ces difficultés administratives.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9275</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4938</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laurianne Rossi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées</ministreQuestion><ministreJO>Personnes handicapées</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[personnes handicapées
	        Scolarisation des jeunes aveugles et jeunes sourds en instituts spécialisés
	        9275. — 12 juin 2018. — Mme Laurianne Rossi interroge Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées, sur la scolarisation des élèves en situation de handicap, en particulier les jeunes sourds et aveugles accueillis dans les cinq Instituts nationaux de jeunes sourds et à l’Institut national de jeunes aveugles. Ces instituts nationaux permettent d’accueillir et d’accompagner des élèves de 3 à 20 ans dans leur parcours scolaire afin de développer leur autonomie et de faciliter leur inclusion dans la société lorsque l’enseignement en établissement scolaire classique n’est pas possible. Or la pérennité de l’accueil de ces enfants semble mise en danger. En effet, le ministre de l’éducation nationale annonçait, le 4 décembre 2017, une profonde transformation du système éducatif et médico-social, notamment des instituts nationaux, en « plateformes de services et de ressources d’accompagnement des élèves handicapés » ainsi qu’une baisse des subventions attribuées aux instituts nationaux de 13 % (14,49 millions d’euros en 2018 contre 16,6 millions d’euros en 2017), telle que prévue dans le projet de loi de finances pour 2018. Partageant les conclusions du premier comité interministériel du handicap du quinquennat 2017-2022 qui, dans son rapport publié le 20 septembre 2017, souhaite atteindre « un taux et une durée de scolarisation identiques aux autres enfants » d’ici la fin du quinquennat, elle lui demande quelles sont les pistes envisagées afin d’offrir aux jeunes sourds et aveugles les meilleures conditions de scolarisation possibles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9313</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4938</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Labaronne</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées</ministreQuestion><ministreJO>Personnes handicapées</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[retraites : généralités
	        Reconstitution des droits à la retraite
	        9313. — 12 juin 2018. — M. Daniel Labaronne attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées, sur la reconstitution des droits à la retraite des personnes ayant pris en charge de façon permanente un enfant présentant un handicap important antérieurement à la création des maisons départementales des personnes handicapées (MDPH). Aux termes de l’article L. 351-4-1 du code de la sécurité sociale modifié par la loi no 2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées en son article 68 et de la circulaire carrière 2017-1 du 13 janvier 2017 de la Caisse nationale de l’assurance vieillesse, les assurés qui élèvent ou ont élevé un enfant atteint d’un taux d’incapacité égale ou supérieur à 80 % ouvrant le droit à une allocation d’éducation spéciale (AES) et l’un de ses complément, peuvent bénéficier d’une majoration de leur durée d’assurance dans la limite de huit trimestres, sous réserve de la production d’un justificatif délivré par la MDPH. S’agissant d’AES attribuées et versées par des commissions départementales de l’éducation spéciale (CDES) avant la création des MDPH, les fonds d’archives correspondants ont parfois fait l’objet d’un dépôt auprès des archives départementales, puis d’une destruction totale et partielle. Il souhaite connaître si une attestation ouvrant droit à une majoration de durée d’assurance de huit trimestres peut être valablement délivrée par une MDPH au bénéfice d’une personne ayant élevé un enfant atteint d’une trisomie 21 (maladie irréversible) de sa naissance à l’âge de 20 ans sur la base de documents administratifs d’une CDES attestant du versement d’une AES et de son complément entre la naissance et l’âge de 5 ans, les autres documents ayant été détruits.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9133</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4939</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Peu</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[assurance maladie maternité
	        Conditions de remboursement du dépistage précoce non invasif (DPNI)
	        9133. — 12 juin 2018. — M. Stéphane Peu alerte Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la situation de plusieurs milliers de femmes enceintes et de couples qui pour différentes raisons sont amenés à effectuer un dépistage de trisomies 13, 18 et 21 durant la grossesse. Si plusieurs examens sont mis à la disposition de ces couples, seul le dépistage précoce non invasif (DPNI) ne comporte aucun risque pour le fœtus, contrairement à l’amniocentèse ou la biopsie du trophoblaste dont les risques de fausses couches, bien que mineurs, existent. Or, le DPNI, d’un coût non négligeable en moyenne 390 euros -, est de manière générale non remboursé, à l’exception de quelques rares mutuelles qui prennent en charge une partie du test et de certains hôpitaux publics. En tout état de cause, il n’existerait à ce jour aucune réglementation prévoyant la prise en charge de ce test par l’assurance maladie. Professionnels et usagers sont en attente depuis de longs mois d’un décret précisant les conditions de remboursement de ce test. En attendant que la réglementation évolue, nombre de couples sont contraints, faute de moyens et devant l’injustice que constituent les règles de prise en charge selon l’établissement hospitalier où ils sont suivis, d’établir des « stratégies » d’évitement au risque d’embouteiller les maternités de certains hôpitaux ou de nuire au suivi de grossesse. Il souhaiterait donc savoir quand et par quel dispositif elle envisage de fixer des règles de remboursement transparentes pour que cesse l’inégalité territoriale que ce sujet particulièrement sensible entraîne.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9134</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4939</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Brigitte Kuster</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[assurance maladie maternité
	        Déremboursement des médicaments anti Alzheimer
	        9134. — 12 juin 2018. — Mme Brigitte Kuster alerte Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la décision qu’elle a prise de dérembourser, à compter du 1er août 2018, quatre traitements - Aricept, Ebixa, Exelon et le Reminyl - qui permettent de lutter contre la maladie d’Alzheimer. Des traitements reconnus par les patients, les professionnels de santé, et les associations de malades comme efficaces pour ralentir la progression de la maladie. Aussi, elle souhaiterait connaître précisément les raisons qui motivent ce déremboursement et les alternatives concrètes qu’elle entend proposer aux malades.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9135</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4939</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Jacques Gaultier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[assurance maladie maternité
	        Reste à charge zéro en optique
	        9135. — 12 juin 2018. — M. Jean-Jacques Gaultier attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l’évolution du projet de réforme du « zéro reste à charge en optique » (RAC 0). Cette réforme attendue par les opticiens et les patients, ne semble pas être satisfaisante tant sur l’accès aux soins que sur le dynamisme de la filière. Le texte proposé en l’état prévoit en effet que le renouvellement anticipé des équipements visuels ne sera pris en charge que pour des baisses d’acuité visuelle très significatives et supérieures à 0,5 dioptrie, ce qui n’est pas satisfaisant sur le plan médical. Aucune proposition n’est faite en matière de prévention. Sur le plan économique, les tarifs proposés pour les verres « reste à charge zéro » semblent irréalistes au regard de la qualité exigée qui génère des coûts de production bien supérieurs. Enfin sur la forme, il semble que le Gouvernement envisage de procéder par voie réglementaire sur le dispositif (contenu du panier de soins, modalités de prise en charge, conditions de renouvellement des lunettes). Un sujet de santé public de cette importance aurait bien mérité un débat au Parlement. Pour ces raisons, il souhaiterait qu’elle lui apporte des précisions sur ces questions qui inquiètent la profession et les patients.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9155</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4939</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Chalumeau</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[déchéances et incapacités
	        Publication du décret n° 2018-383 du 23 mai 2018
	        9155. — 12 juin 2018. — M. Philippe Chalumeau appelle l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l’impact du décret no 2018-383 du 23 mai 2018 autorisant les traitements des données à caractère personnel relatifs au suivi des personnes en soins psychiatriques sans consentement. En effet, l’article 7 de l’arrêté prévoit que le droit d’opposition prévu à l’article 38 de la loi du 6 janvier 1978 ne s’applique pas à ces traitements. À la lecture du décret, il apparaît que chaque agence régionale de santé (ARS) est « autorisée » à mettre en oeuvre les traitements des données « à caractère personnel » relatif au suivi départemental des personnes en soins psychiatriques sans consentement. La lecture attentive du décret, et notamment son article 1er, permet d’en découvrir la justification : le point b) de l’alinéa 5 : « pour les ARS, saisies par les représentants de l’État dans le département, de communiquer des informations relatives aux personnes bénéficiant de soins sans consentement notamment autres que les soins psychiatriques sur décision du représentant de l’État (SPDRE), en violation du secret médical » : le point a) : collecte à destination des services centraux du ministre chargé de la santé aux fins de statistiques relatives à la mise en oeuvre des dispositions du titre Ier du livre II de la troisième partie du code de la santé publique (relatives à la loi de juillet 2011 sur les droits des personnes faisant l’objet de soins psychiatriques) ; le point c) : collecte d’informations à destination de la commission départementale des soins psychiatriques (CDSP) en vue de l’élaboration de leur rapport d’activité, ne justifiant en rien la constitution d’un fichier de données à caractère personnel, un fichier anonyme pouvant parfaitement répondre à ces objectifs. Pour les professionnels du secteur, il s’agit ici d’une véritable atteinte au secret médical, qui doit absolument rester un principe intangible de leur pratique. Par ailleurs, l’amalgame que fait ce décret entre pathologie mentale et risque pour la sécurité pourrait aggraver la stigmatisation dont sont victimes les personnes souffrant de pathologies psychiatriques, alors même qu’aucune donnée d’évidence scientifique ne vient étayer l’existence d’un quelconque lien entre passage à l’acte terroriste et pathologie mentale. Mme la ministre ayant annoncé faire de la psychiatrie et de la santé mentale une priorité et ayant défendu la promotion d’une société plus inclusive vis-à-vis des personnes souffrant de troubles mentaux, la nature d’un tel décret est énigmatique. Ainsi, il l’interroge sur la pertinence de ce décret. À défaut de le retirer, le modifier dans le sens de l’anonymisation des données et du retrait de l’autorisation de transmission de données nominatives et à caractère médicale aux représentants de l’Etat représente une alternative.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9160</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4940</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Patricia Gallerneau</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[dépendance
	        Tarif APA national
	        9160. — 12 juin 2018. — Mme Patricia Gallerneau interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l’allocation personnalisée d’autonomie. Une étude menée dans le cadre de l’Observatoire national du domicile de la FEDESAP met en lumière une très forte disparité des tarifs de référence APA départementaux qui sont dans leur grande majorité inférieurs au coût réel des services. Cette étude montre également que les « restes à charge » imputés aux personnes âgées varient de un euro à sept euros par heure en fonction des départements. Cela remet fortement en cause le principe républicain d’égalité de traitement sur les territoires. Pourtant, plus de 90 % des Français estiment que le domicile est le lieu par excellence d’articulation des politiques de l’autonomie. C’est également un secteur économique d’avenir et un enjeu particulièrement important pour la cohésion sociale de la société française. Dès lors, il lui demande s’il ne faudrait pas envisager la mise en place d’un tarif APA national de référence s’appliquant à tous les départements, revalorisé annuellement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9206</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4940</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Félix Acquaviva</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[établissements de santé
	        Détermination des interrégions
	        9206. — 12 juin 2018. — M. Jean-Félix Acquaviva alerte Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les conséquences néfastes de l’application de l’arrêté du 10 mars 2004 portant sur la détermination des interrégions. En effet, le découpage actuel prive les centres hospitaliers corses de 43 % des étudiants reçus en première année de médecine de l’Université de Corse dans la mesure où ces derniers, en continuant leur cursus à Paris, sont empêchés d’exercer un stage interne dans les centres hospitaliers de Corse. De plus, la dépendance administrative exclusive du centre hospitalier de Bastia et de celui d’Ajaccio, respectivement envers le centre hospitalier universitaire de Nice et de Marseille, est contreproductive et elle le devient davantage depuis la fusion des deux départements corses et la création de la nouvelle collectivité de Corse. D’une part, elle n’enraye pas, mais renforce, la dynamique de désertification médicale en Corse, tout particulièrement dans les zones rurales et de montagne. D’autre part, elle impose une séparation qui n’a plus lieu d’être entre Ajaccio et Bastia du fait de la fusion des départements. Ainsi, seulement 17 % des étudiants reçus en première année de médecine continuent leur cursus à Nice et peuvent donc effectuer un stage interne au C.H. de Bastia. Ainsi, il appelle à une modification de l’arrêt susvisé afin que les C.H. de Bastia et d’Ajaccio puissent accueillir en stage interne tous les étudiants reçus en première année de médecine de l’Université de Corse. Le besoin de nouveaux médecins est d’autant plus pressant du fait du vieillissement des actuels médecins spécialistes en Corse ; cette situation demande une réponse claire au nom de l’intérêt général à la fois pour combler la carence de spécialistes dans les centres hospitaliers de Corse, mais aussi pour revitaliser l’intérieur en manque critique de personnel médical. Il souhaiterait donc connaître ses intentions sur cette question.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9207</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4941</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Grégory Besson-Moreau</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[établissements de santé
	        Urgences de Troyes - Médécine rurale - Accès aux soins
	        9207. — 12 juin 2018. — M. Grégory Besson-Moreau alerte Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la crise que traverse le centre hospitalier de Troyes et plus particulièrement le service des urgences. En effet, le nombre de passages aux urgences a augmenté de 22 % en 5 ans. Pour autant, le nombre de médecins urgentistes est passé de 22 à 24, alors que le besoin réel estimé est de 35 postes. C’est une des raisons pour lesquelles la qualité du service offert aux patients est considérée très insuffisante par les Aubois et le personnel soignant. Il lui rappelle qu’il n’y a que deux services d’urgences sur le territoire pour 310 000 habitants. Des mesures à court terme ont été annoncées par l’ARS afin d’améliorer la situation actuelle. Au demeurant, dans un contexte plus global, eu égard à la baisse avérée des médecins dans les territoires ruraux et dans les villes moyennes (l’Aube bénéficie seulement de 114 médecins pour 100 000 habitants, alors que la moyenne nationale est d’environ 3 fois plus), le vieillissement de ceux-ci (35 % ont plus de 55 ans dans l’Aube), de plus, de nombreux médecins partant en retraite ferment leur cabinet faute de repreneur, cette situation est plus que préoccupante et sera de plus en plus tendue. Il souhaite connaître quelles sont les solutions qu’elle va mettre en œuvre dès maintenant et pour les dix ans à venir, afin que la situation ne se dégrade pas davantage et que les Français, plus particulièrement, ceux qui ont fait le choix de vivre en zone rurale et dans des villes moyennes, puissent bénéficier d’une médecine publique et libérale de qualité et de proximité sans que leur vie ne soit mise en danger.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9208</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4941</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Labaronne</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[étrangers
	        Mineurs non accompagnés - Évaluation et hébergement
	        9208. — 12 juin 2018. — M. Daniel Labaronne interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la prise en charge des mineurs non accompagnés par les départements. La question des mineurs non accompagnés s’inscrit dans un contexte d’intensification des flux migratoires. Dans sa circonscription d’Indre-et-Loire, 209 mineurs non accompagnés se sont présentés aux services sociaux du département sur toute l’année 2015 et déjà 448 entre le 1er janvier et le 31 mai 2018. Les budgets sont pourtant en augmentation ; dans le PLF2018, le budget dédié à l’accueil et à l’orientation des mineurs étrangers a augmenté de 132 millions d’euros au total. Ces fonds ont pour objet d’être transférés aux départements. Malgré cette augmentation, beaucoup de conseils départementaux assurent être dépassés par la situation et alertent l’Etat en demandant de l’aide. Suite à la décision rendue par le conseil d’Etat le 25 août 2017, l’État doit suppléer à la carence du département si celui-ci n’a pas les moyens pour l’hébergement ou l’évaluation. Par ailleurs, avant que le parquet ou le juge des enfants ne soient saisis, l’appréciation de la minorité est à la discrétion du président du conseil départemental. Malgré l’existence d’un référentiel national - arrêté ministériel du 17 novembre 2016 -, les pratiques d’évaluation ne sont pas harmonisées d’un département à l’autre, ni en méthodes ni en résultats. Par exemple, quand le taux de reconnaissance de mineurs accueillis est évalué à 52 % en 2016 au niveau national, les associations locales d’Indre-et-Loire alertent sur un chiffre de 1 sur 6. Concernant les conditions d’accueil et hébergements, il existe une réelle inégalité de traitement sur le territoire. Il n’est pas rare de voir les départements recourir à des hôtels à très bas coût et les frais annexes pris en charge par les associations. Les départements plus réticents à reconnaître les mineurs isolés les dirigent parfois vers d’autres départements plus favorables. Le discours d’Edouard Philippe lors du 87e congrès des départements de France en octobre dernier explicitait la responsabilité de l’Etat « d’accueillir dignement une personne étrangère sur notre territoire », et de s’assurer de son droit à la protection. Dès lors, il l’interroge sur les dispositifs que l’Etat pourrait développer afin d’accroître son engagement dans la gestion des personnes se disant MNA et sur les évaluations qui pourraient être envisagées en vue d’une harmonisation de la procédure par les départements.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9211</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4941</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Favennec Becot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[famille
	        Durée congé paternité - Naissance enfant prématuré
	        9211. — 12 juin 2018. — M. Yannick Favennec Becot attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la situation à laquelle sont confrontés les parents d’enfants prématurés. En France chaque année, 60 000 bébés naissent prématurément et sont hospitalisés dans un service de néo-natalité le temps nécessaire à leur développement. Depuis la loi no 2006-340 du 23 mars 2006 relative à l’égalité entre les femmes et les hommes, la mère d’un enfant prématuré bénéficie d’un allongement du congé maternité qui permet d’accompagner le bébé tout au long de son hospitalisation, mais rien n’est prévu pour le père. Or en 2013, la plateforme de propositions du collectif « prématurité », initié par la société française de néonatologie et l’association SOS Préma, notait que « les enfants prématurés hospitalisés ont besoin de leurs parents auprès d’eux » et recommandait ainsi de « permettre aux parents d’enfants prématurés, dont la présence est indispensable, de s’occuper pleinement et sereinement de leur enfant » et « d’allonger le congé paternité des pères d’enfants prématurés ». Or aucun dispositif n’existe à ce jour pour compléter le nombre de jours de congé paternité du fait de la naissance prématurée de l’enfant et de son hospitalisation prolongée. C’est pourquoi il lui demande quelles sont ses intentions pour répondre aux difficultés des familles, et notamment des pères qui souhaitent être présents auprès de leur (s) enfant (s).]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9215</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4942</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Danièle Cazarian</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[fin de vie et soins palliatifs
	        Publication du rapport de l’IGAS sur la fin de vie
	        9215. — 12 juin 2018. — Mme Danièle Cazarian attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la question de la fin de vie. Interrogée dans l’hémicycle le mercredi 29 novembre 2017 sur l’opportunité de modifier la législation relative à la fin de vie afin d’assurer à chacun le droit de mourir dans la dignité, Mme la ministre a demandé aux députés de la patience. Elle a indiqué qu’une nouvelle loi devait réunir largement les Français. En outre, elle a affirmé que la loi dite « Claeys-Leonetti » de 2016 n’avait pas eu le temps d’être évaluée correctement et que la plupart des citoyens ignoraient même son existence. Ce constat est parfaitement exact. Aussi, Mme la ministre a annoncé ce jour-là que l’inspection générale des affaires sociales avait été saisie pour évaluer cette loi dans un souci de bonne information. L’IGAS, a semble-t-il, rendu ses conclusions à Mme la ministre au printemps 2018. Or ce document n’a toujours pas été publié. Elle souhaite donc savoir quand elle publiera les conclusions du rapport qu’elle a demandé à l’IGAS, afin que ce débat de société se tienne dans les meilleures conditions de transparence et d’informations possibles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9217</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4942</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Caroline Fiat</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[fonction publique hospitalière
	        Attribution de la prime d’assistant de soins en gérontologie
	        9217. — 12 juin 2018. — Mme Caroline Fiat appelle l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l’attribution de la prime d’assistant de soins en gérontologie. Cette prime est issue du décret no 2010-681 du 22 juin 2010 portant attribution aux aides-soignants et aides médico-psychologiques exerçant les fonctions d’assistant de soins en gérontologie dans la fonction publique hospitalière qui détermine les conditions d’attribution actuelle. Les agents pouvant percevoir cette compensation financière sont les personnels médicaux ayant été formés à l’assistance de soins en gérontologie et de fait exercent des activités complémentaires à leur statut. Ce régime indemnitaire est à l’appréciation du directeur du service hospitalier qui en propose l’adoption au conseil d’établissement. Elle lui demande si, dans un souci de cohérence, au regard de la situation dégradée des établissements engendrant les tensions chez les personnels, il n’est pas nécessaire d’élargir l’obtention à tous les agents ayant bénéficié de ladite formation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9218</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4942</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Carles Grelier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[fonction publique hospitalière
	        Politique de lutte contre le manque de moyens dans le milieu hospitalier
	        9218. — 12 juin 2018. — M. Jean-Carles Grelier attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les moyens qui seront mis en œuvre par son ministère pour subvenir aux besoins de nos hôpitaux. Le monde hospitalier est largement en grève dans toute la France et dans de nombreux services confondus. La revendication principale du personnel de santé en grève est le manque de personnel, majoritairement dans les services d’urgence, ainsi que la fermeture de lits. Parfois, une suspension temporaire de service comme celui du SMUR de Bourges survient à cause du manque de médecins. Cela entraîne également une anticipation de l’activation de la réserve sanitaire, qui répond ordinairement à des situations sanitaires exceptionnelles comme les épidémies. Quelques jeunes praticiens démissionnent de par leurs conditions de travail inqualifiables. Pire encore, l’hôpital psychiatrique de Rouvray mène une grève de la faim pour dénoncer ce manque de personnel, l’absence de considération des aides-soignants sous-payés mais aussi les conditions de travail difficiles. Cela entrave gravement la dignité de leurs patients et leur droit d’être traités avec décence. Nous nous approchons de la période estivale et celle-ci est synonyme d’une augmentation significative de la fréquentation des services hospitaliers. Il lui demande donc de bien vouloir lui indiquer les actions que le ministère compte mettre en œuvre pour lutter contre ces conditions impossibles de travail dans le milieu hospitalier.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9251</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4943</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Josiane Corneloup</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[logement : aides et prêts
	        APL dans les EHPAD
	        9251. — 12 juin 2018. — Mme Josiane Corneloup attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les difficultés rencontrées par les couples mariés en EHPAD concernant l’éligibilité à l’aide personnalisée au logement (APL). Il est prévu que les personnes âgées vivant en établissement conventionné peuvent percevoir l’APL sous certaines conditions de ressources, de coût et de localisation géographique de l’hébergement et ce quelle que soit la situation familiale des intéressés. Or divers témoignages révèlent que des conjoints âgés ayant fait le choix d’une prise en charge adaptée en EHPAD se voient refuser le bénéfice de l’APL au motif qu’ils partagent une chambre commune, ce qui les exclut d’un dispositif qui permet aux retraités modestes de faire face aux prix d’hébergement pratiqués dans les établissements. Ceci rend particulièrement difficile la poursuite de leur vie commune, pourtant essentielle à l’épanouissement individuel. Le pourcentage des personnes vivant en couple jusqu’à des âges avancés continuant de croître, la prise en compte de la conjugalité est un enjeu important dans l’avenir. C’est en ce sens que certains établissements favorisent déjà l’accueil du couple âgé en EHPAD en leur mettant à disposition des lieux partagés où ils peuvent s’aider mutuellement pour les pratiques quotidiennes (hygiène, repas). En conséquence, elle la remercie de bien vouloir lui indiquer comment elle compte lever les points de blocage afin de ne pas les sortir du dispositif de l’APL. En outre, elle lui demande quelles mesures elle entend prendre pour favoriser et pérenniser l’installation des couples en établissement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9252</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4943</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Jeanine Dubié</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[maladies
	        Dépistage cancer colorectal
	        9252. — 12 juin 2018. — Mme Jeanine Dubié alerte Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les risques d’interruption du programme de dépistage organisé du cancer colorectal suite à l’annulation par la cour administrative d’appel de Paris d’un marché public de la caisse nationale d’assurance maladie relatif à la fourniture des kits de dépistage immunologiques, et à l’analyse des résultats. Cette décision de la cour administrative d’appel risque d’interrompre, sur une période indéterminée, la campagne sur le dépistage du cancer colorectal. Ce cancer est le troisième cancer le plus fréquent en France, son incidence augmente, et il est à l’origine de près de 18 000 décès tous les ans. L’intérêt du test de dépistage proposé tous les deux ans aux personnes de 50 à 74 ans repose sur la détection de la présence de sang invisible à l’œil nu, dans les selles chez les individus qui ne présentent pas de symptôme. Par ailleurs, les autres tests qui peuvent être disponibles et proposés en pharmacie n’ont absolument pas la même efficacité que le test immunologique validé, utilisé dans le cadre de la campagne de dépistage. Toute interruption des campagnes de dépistage organisé du cancer colorectal représenterait une catastrophe pour la santé publique, et des pertes de chances inacceptables pour les personnes « malades qui s’ignorent ». Face à ce risque, elle lui demande ce que le Gouvernement envisage de mettre en œuvre pour assurer la continuité de cette campagne de dépistage organisé du cancer colorectal et l’accès effectif aux tests immunologiques des femmes et hommes entre 50 et 74 ans.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9253</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4943</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dino Cinieri</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[maladies
	        Déremboursement médicaments maladie d’Alzheimer
	        9253. — 12 juin 2018. — M. Dino Cinieri appelle l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur le déremboursement annoncé des médicaments utilisés pour traiter les symptômes de la maladie d’Alzheimer. Si cette décision devait être confirmée, elle se fonderait sur l’affirmation selon laquelle ces médicaments présenteraient un « intérêt médical insuffisant ». Cela semble méconnaître plusieurs réalités importantes au sujet de la terrible souffrance que représente pour le patient et ses proches la maladie d’Alzheimer. D’abord, même si le bénéfice est vu comme limité, il existe malgré tout pour les personnes affectées. De plus, la prescription de ces médicaments conditionne bien souvent la prise en charge des patients par les associations ou institutions spécialisées. Enfin, des spécialistes ont fait savoir qu’un tel déremboursement pourrait diminuer les chances de développer la recherche thérapeutique sur la maladie d’Alzheimer. Aussi, afin de ne pas laisser les familles concernées dans l’incertitude, il lui demande de lui préciser ses intentions concernant la fin éventuelle de la prise en charge de ces médicaments. Par ailleurs, il souhaite savoir comment le Gouvernement entend améliorer le diagnostic, le suivi et l’accompagnement des malades ainsi que la recherche sur cette maladie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9254</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4944</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laurianne Rossi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[maladies
	        Financement public de la recherche consacrée aux cancers pédiatriques
	        9254. — 12 juin 2018. — Mme Laurianne Rossi appelle l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur le financement de la recherche consacrée aux cancers pédiatriques. Chaque année en France, 2 500 enfants et adolescents de moins de 18 ans sont diagnostiqués d’un cancer ou d’une leucémie, et 500 d’entre eux en décèdent. Un chiffre qui ne recule quasiment plus depuis une quinzaine d’années, ce qui en fait la première cause de mortalité des enfants par maladie selon les données communiquées par l’Institut national du cancer. Par ailleurs, un enfant sur 440 développe un cancer avant l’âge de 15 ans. Pour lutter contre ces maladies, le Plan cancer 2014-2019 a été mis en place, se concentrant tout particulièrement sur l’identification de nouvelles pistes de traitement, la facilitation de l’accès des enfants aux médicaments en développement et la réduction des effets indésirables et les séquelles à long terme des traitements. Pourtant, malgré ces chiffres alarmants et ces objectifs forts, la part des finances publiques allouée à la recherche sur les cancers pédiatriques demeure très faible. En effet, alors qu’il existe 60 formes de cancer chez l’enfant, chaque pathologie demandant un traitement différent, moins de 3 % des financements publics pour la recherche contre les cancers sont alloués aux cancers pédiatriques. Sur les 15 000 enfants diagnostiqués comme atteints de cancers en Europe tous les ans, 3 000 d’entre eux ne pourront être guéris avec les traitements actuels. C’est pourquoi il est impératif de se doter de moyens suffisants pour développer de nouveaux traitements. La rareté et la complexité de ces maladies exigent une recherche approfondie, intense et constante, afin d’être en mesure d’offrir aux enfants malades les traitements qu’ils sont en droit de recevoir. C’est pourquoi elle lui demande quelles mesures entend prendre le Gouvernement, afin de pallier ce faible taux d’investissement public dans la recherche sur les cancers pédiatriques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9255</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4944</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bernard Perrut</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[maladies
	        Programme de dépistage organisé du cancer colorectal
	        9255. — 12 juin 2018. — M. Bernard Perrut attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les risques d’interruption du programme de dépistage organisé du cancer colorectal suite à l’annulation par la cour administrative d’appel de Paris d’un marché public de la Caisse nationale d’assurance maladie relatif à la fourniture des kits de dépistage immunologiques, et à l’analyse des résultats. Cette décision de la cour administrative d’appel risque d’interrompre, sur une période indéterminée, la campagne sur le dépistage du cancer colorectal. Ce cancer est le troisième cancer le plus fréquent en France, son incidence augmente, et il est à l’origine de près de 18 000 décès tous les ans. L’intérêt du test de dépistage proposé tous les deux ans aux personnes de 50 à 74 ans repose sur la détection de la présence de sang invisible à l’œil nu, dans les selles chez les individus qui ne présentent pas de symptôme. Par ailleurs, les autres tests qui peuvent être disponibles et proposés en pharmacie n’ont absolument pas la même efficacité que le test immunologique validé, utilisé dans le cadre de la campagne de dépistage. Toute interruption des campagnes de dépistage organisé du cancer colorectal représenterait une catastrophe pour la santé publique, et des pertes de chances inacceptables pour les personnes « malades qui s’ignorent ». Face à ce risque, il souhaite connaître les intentions du Gouvernement pour assurer la continuité de cette campagne de dépistage organisé du cancer colorectal et l’accès effectif aux tests immunologiques des femmes et hommes entre 50 et 74 ans.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9256</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4944</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Forissier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[maladies
	        Recherche et accompagnement des cancers pédiatriques
	        9256. — 12 juin 2018. — M. Nicolas Forissier alerte Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la situation des enfants atteints de cancers et de maladies incurables. Chaque année, ce sont 2 500 d’entre eux qui sont diagnostiqués de l’une de ces maladies et 500 en décèderont. Malgré les efforts des gouvernements successifs, ce nombre - l’équivalent de 20 classes d’écoles - ne recule plus depuis une quinzaine d’années. L’importance de développer des traitements spécifiquement adaptés aux enfants est soulignée par de nombreux professionnels. Cependant, moins de 3 % des financements publics pour la recherche sur les cancers sont alloués aux cancers pédiatriques. Au-delà de la recherche, le soutien financier aux familles des enfants malades, l’amélioration des conditions d’accueil, l’encouragement des dons de sang… sont autant de problématiques. Il souhaite donc lui demander quelle sont les mesures envisagées pour mettre en œuvre une politique globale autour de la question des cancers pédiatriques et de leur accompagnement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9257</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4945</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Stella Dupont</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[maladies
	        Reconnaissance et prise en charge de l’endométriose
	        9257. — 12 juin 2018. — Mme Stella Dupont attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur le dépistage et la prise en charge de l’endométriose. Le dimanche 11 mars 2018 s’est achevée la semaine européenne de prévention et d’information sur l’endométriose. Particulièrement handicapante, cette maladie chronique qui touche une femme sur dix, entraîne des douleurs importantes pendant les menstruations, nécessitant parfois des interventions chirurgicales. Elle est actuellement la première cause d’infertilité féminine. Cette maladie fait l’objet de dépistages tardifs qui contribuent à la souffrance physique et morale des femmes. Parce qu’elle demeure encore trop méconnue et incomprise, elle est souvent diagnostiquée par hasard et avec un retard moyen de cinq années. Or un diagnostic rapide permettrait d’envisager un traitement adéquat avec la mise en place d’un suivi gynécologique adapté. L’association française de lutte contre l’endométriose, EndoFrance, travaille au quotidien pour la mise en place d’une véritable politique de prise en charge de la maladie dans le but, notamment, d’inclure l’étude de la pathologie dans les formations initiales des généralistes, gynécologues et de l’ensemble des spécialités concernées. Il faut briser le tabou autour de l’endométriose. Il s’agit d’une maladie gynécologique qui, malgré ses répercussions, est souvent sous-estimée et peu connue. Dès lors, il apparaît primordial d’effectuer un important travail de sensibilisation sur le sujet. Aussi, elle souhaite connaître les mesures que le Gouvernement compte mettre en œuvre afin d’informer, de diagnostiquer plus rapidement et de mieux accompagner les femmes atteintes par cette pathologie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9258</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4945</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Charles de la Verpillière</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[maladies
	        Santé - Diabète
	        9258. — 12 juin 2018. — M. Charles de la Verpillière appelle l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la politique de santé publique concernant les diabétiques de type 1 (insulino-dépendants) qui seraient au nombre de 300 000 en France. Il lui demande, en premier lieu, si les mesures qui restreignent, voire interdisent, l’accès des diabétiques à certaines professions et activités sont toujours justifiées au regard des progrès permis par les nouveaux protocoles de soins. Il lui demande, en deuxième lieu, quelles sont les conditions de prise en charge des traitements par la sécurité sociale afin de rembourser au mieux les soins nécessaires aux personnes concernées, notamment en ce qui concerne le capteur de glycémie le plus récent. Enfin, il lui demande que soient précisés l’état d’avancement des recherches scientifiques et leurs conditions de financement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9263</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4945</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sylvain Brial</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[outre-mer
	        Epidémie de dengue à Wallis-et-Futuna
	        9263. — 12 juin 2018. — M. Sylvain Brial alerte Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l’épidémie de dengue qui se développe sur le territoire des îles de Wallis-et-Futuna. Il rappelle à Mme la ministre que c’est à l’État que revient la responsabilité de la santé publique sur le territoire. Aujourd’hui c’est presque 200 malades qui sont touchés par l’épidémie sur Wallis et c’est plus de 10 qui le sont sur Futuna. La situation est donc particulièrement grave d’autant que les services de santé ne disposent que de moyens très limités pour répondre à l’épidémie. À Futuna particulièrement le corps médical est très inquiet. Deux facteurs aggravants sont à prendre en compte : l’âge des populations (et le sort des personnes âgées fait l’objet d’une attention particulière) et la période des congés qui augmentent les déplacements et donc les risques de contamination. À cette date aucune mesure spécifique, hormis un relevé de température à la descente de l’avion n’est prise. Il lui demande un bilan précis de la situation et les moyens matériels et humains que le Gouvernement va mettre en place pour faire face à cette menace. Il lui assure qu’il est urgent de prendre des mesures concrètes pour que la dengue n’ait pas d’effets dramatiques sur le territoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9269</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4945</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Émilie Bonnivard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[personnes handicapées
	        Création d’un forfait journalier spécifique pour les résidents en MAS
	        9269. — 12 juin 2018. — Mme Émilie Bonnivard appelle l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la situation très difficile des personnes en situation de handicap résidant en maisons d’accueil spécialisée (MAS). En effet, le forfait journalier dû par les patients est passé de 18 euros à 20 euros depuis le 1er janvier 2018. Or, depuis juin 2016 les mutuelles ne remboursent plus en totalité ou même partiellement ce forfait journalier des résidents des MAS. Les personnes accueillies en MAS, dont la perte d’autonomie est irréversible, ne disposent que de faibles ressources. L’application du forfait journalier hospitalier aux personnes handicapées accueillies conduit à un minimum de ressources garanti égal à 30 % du montant mensuel de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) qui s’élève à 810 euros par mois. Le reste à vivre pour ces personnes s’élève donc à 210 euros, somme bien trop faible pour envisager avec dignité de pouvoir se vêtir, se chausser, et même envisager quelques distractions compatibles avec leur degré d’autonomie. C’est pourquoi elle lui demande d’envisager la création d’un forfait journalier spécifique tenant compte des faibles revenus des personnes handicapées, à défaut d’un alignement du forfait hospitalier des résidents des MAS sur celui de la psychiatrie, qui s’élève aujourd’hui à 11 euros, afin de permettre aux personnes handicapées résidant dans les maisons d’accueil spécialisé de vivre dignement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9273</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4946</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Clémentine Autain</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[personnes handicapées
	        Prise en charge scolaire des enfants handicapés en Seine-Saint-Denis
	        9273. — 12 juin 2018. — Mme Clémentine Autain interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur le manque d’assistants de vie scolaire particulièrement criant dans le département de la Seine-Saint-Denis. Régulièrement, des parents d’enfants l’alertent sur la situation de leur enfant handicapé ou en grande difficulté. La situation est de plus en plus dramatique. Depuis 2010, le nombre d’enfants laissés sans solution, sans AVS au sein de l’école ou sans place dans une structure spécialisée, a doublé dans le département. Les familles lui font savoir leur désarroi, notamment suite à la notification de la MDPH leur indiquant le droit de l’enfant à être accompagné d’un assistant de vie scolaire (AVS), un droit qui n’est souvent pas effectif. En réalité, aucun AVS ne leur est attribué, ou pour un nombre d’heures très inférieur aux recommandations de la MDPH. Une situation intenable pour les enfants, leurs familles mais aussi les enseignants qui doivent s’organiser et pallier les manques de postes d’accompagnants, mettant en péril l’avancement général de leur classe. La Seine-Saint-Denis est particulièrement touchée par ce phénomène. Pourtant les besoins sont concrètement là : d’après un sondage mené en avril 2018 par le Snuipp-FSU dans le département, 154 enfants bénéficient d’une notification de la MDPH mais restent, à ce jour, non accompagnés par un AVS. Des attributions qui relèvent de créations de postes par l’État. Une situation aggravée par le fait que dans de nombreux cas, l’accompagnement des contrats uniques d’insertion (CUI) peut prendre fin du jour au lendemain à l’expiration du contrat, sans être remplacé. Sur 161 écoles du département, 84 enfants font les frais du non-renouvellement du contrat de leur AVS. Le financement des AVS est en lui-même une problématique qui doit être prise à bras le corps. Ces assistants, qui exercent un métier particulièrement difficile, sont soumis à des conditions de travail particulièrement précaires. Les emplois aidés que sont les CUI sont limités à deux ans, à mi-temps ou à temps très partiel, faiblement rémunérés puisque les AVS peuvent gagner entre 600 et 700 euros par mois. Dans les faits, à l’issue des deux ans, les CUI qui devraient normalement être embauchés au statut d’accompagnant des élèves en situation de handicap (AESH) en CDI disparaissent, laissant les enfants sans aucun accompagnateur et les familles dans un état d’abandon, sans explication autre que le manque de budget. Si le manque d’AVS se répercute aussi durement sur les enfants moins lourdement en difficulté, il est le résultat d’une série de manques de moyens à chaque niveau de l’accompagnement : 1 800 places en établissements spécialisées, pour 3 400 enfants et adolescents censés pouvoir y accéder. Ces élèves sont donc orientés vers des classes Ulis spécialisées, au sein des établissements scolaires habituels. Là aussi, les places manquent. Chaque fois, les élèves non pris en charge sont répercutés d’un niveau à l’autre, amenant au final à une absence totale de solution pour des centaines d’enfants. C’est à l’État d’assurer la création des postes nécessaires. D’autant plus que les délais d’attente pour l’attribution d’un AVS en Seine-Saint-Denis sont plus longs qu’ailleurs : plus d’un an en moyenne en Seine-Saint-Denis. Une période difficilement supportable pour les familles, qui oblige certains parents à quitter le monde professionnel pour prendre en charge l’enfant à temps plein, favorisant la précarité de ces familles déjà confrontées aux nombreux obstacles d’un parcours médical lourd. L’État ne remplit pas ses obligations. Les enfants handicapés ou en grande difficulté doivent pouvoir poursuivre leur parcours scolaire comme les autres. Leur accompagnement relève de l’égalité à l’école. Elle lui demande quels sont les moyens concrets pour améliorer l’accompagnement des enfants en difficulté à l’école et la prise en charge des familles concernées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9277</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4946</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Annaïg Le Meur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[pharmacie et médicaments
	        Droit à remboursement d’un médicament par la sécurité sociale
	        9277. — 12 juin 2018. — Mme Annaïg Le Meur attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l’absence de prise en charge par la sécurité sociale du TCAPS dans le cadre d’un traitement de l’hypothyroïdie. Le TCAPS, aussi commercialisé sous le nom de Tirosint dans plusieurs pays européens et introduit dans les pharmacies en avril 2018, est un médicament alternatif au Levothyrox. En France, le Levothyrox est une hormone de synthèse incontournable prescrite à trois millions de personnes. La nouvelle formule du médicament, commercialisée en mars 2017, entraînait de nombreux effets indésirables (fatigue, maux de tête, insomnie, douleurs articulaires et musculaires, chute de cheveux, cholestérol, etc.). Selon l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, le nombre de signalements était de 17 310 en novembre 2017. Le TCAPS semblerait mieux convenir aux personnes ayant une hypersensibilité à certains excipients. Toutefois, celui-ci n’est pas remboursé par la sécurité sociale contrairement aux anciennes formules du Levothyrox. Le TCAPS est un traitement nécessaire au maintien d’une bonne santé, qui peut parfois être pris à vie et dont le dosage est compliqué. Le prix est fixé librement par les pharmacies avec un prix moyen de 9 euros pour une boîte de 30 comprimés, d’après l’Association française des malades de la thyroïde. Mais certaines pharmacies peuvent commercialiser ce médicament jusqu’à 12,60 euros la boîte, comme l’indique une feuille de soins d’une habitante de sa circonscription. Aussi, elle lui demande de bien vouloir indiquer quelles mesures le Gouvernement entend prendre afin de garantir le remboursement du TCAPS par la sécurité sociale à la place du Levothyrox.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9278</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4947</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ian Boucard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[pharmacie et médicaments
	        Rémunération des entreprises de répartition pharmaceutique
	        9278. — 12 juin 2018. — M. Ian Boucard appelle l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur le mode de rémunération des entreprises de répartition pharmaceutique. En effet, les activités des entreprises de répartition pharmaceutique rencontrent de grosses difficultés ayant entraîné une crise sans précédent, et ce, même si ce sont elles qui assurent le lien entre les laboratoires pharmaceutiques et les pharmacies. Elles permettent notamment une égalité dans l’accès aux médicaments et produits de santé sur tout le territoire national. Elles sont également responsables d’une mission de service public car elles ont l’obligation de stocker un nombre élevé de spécialités et d’approvisionner rapidement les pharmacies. Cependant, malgré l’importance du service fourni, la rémunération des entreprises pharmaceutiques représente seulement 2,7 % du prix du médicament vendu. Et pour cause, leur marge correspond à 6,68 % du prix fabricant hors taxes avec un minimum de 30 centimes et un maximum de 30,06 euros. Cette marge, fixée par l’État, ne suffit plus à couvrir les frais de distribution des répartiteurs, leur rentabilité a notamment été divisée par 3,5 entre 2009 et 2014. De plus, les entreprises de répartition pharmaceutique subissent également la baisse des prix du médicament estimée à 37,5 % entre 1990 et 2015. Cette baisse s’explique, en partie, par l’arrivée des médicaments génériques qui entraîne une réduction de 20 % du prix appliqué au princeps. À cela, il faut ajouter les baisses du prix du médicament adoptées dans les différentes lois de financement de la sécurité sociale. À titre d’exemple, la loi de financement de la sécurité sociale pour 2018 va entraîner, à elle seule, une perte de marge de l’ordre de 35 millions d’euros pour les répartiteurs. Or la marge des entreprises de répartition pharmaceutique est, à ce jour, uniquement liée aux prix du médicament, sans prise en compte de l’évolution de ses coûts alors que l’article L. 162-38 du code de la sécurité sociale est prévu à cet effet. Par ailleurs, la vente des médicaments génériques a explosé ces dernières années. Elle représentait 15 % des boîtes distribuées par les répartiteurs en 2008 pour représenter environ 40 % aujourd’hui. Ces médicaments génériques contribuent à réduire significativement les dépenses de santé attribuées aux médicaments en permettant une économie de plus d’un milliard d’euros par an à l’État. Or les mêmes marges sont appliquées aux entreprises de répartition pharmaceutique pour la distribution de ce type de médicaments de faible prix. De ce fait, elles ont une rémunération presque trois fois inférieure pour la distribution d’une boîte de générique par rapport à la distribution d’un princeps, et ce alors que les coûts de traitement sont identiques. C’est pourquoi la Cour des comptes, dans le rapport sur l’application des lois de financement de la sécurité sociale pour 2017, préconise d’établir la rémunération des répartiteurs en fonction du volume livré et non plus sur le prix des médicaments, ce qui permettrait de corriger le mode de rémunération actuel qui ne permet pas aux entreprises de répartition pharmaceutique d’être rentables. Cette solution est recommandée dans la mesure où l’État ne prend pas ses responsabilités en augmentant les marges qu’il fixe aux répartiteurs mais aussi car l’État ne fait pas appliquer la loi permettant de prendre en compte l’évolution des coûts du médicament. De surcroît, d’autres rapports antérieurs font état de cette situation et préconisent les mêmes mesures. Il y a eu, en outre, le rapport de l’Autorité de la concurrence en décembre 2013, le rapport de l’IGAS en 2015 et un second rapport de l’IGAS sur la rémunération des répartiteurs pharmaceutiques en 2017. Aussi, il lui demande si le Gouvernement souhaite enfin appliquer les recommandations établies par les différents rapports cités précédemment, tous unanimes sur les mesures à prendre, et le cas échéant ce qu’il compte entreprendre afin d’assurer la pérennité des entreprises de répartition pharmaceutique qui, il faut le rappeler, sont responsables d’une mission de service public.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9279</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4948</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Grégory Galbadon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[pharmacie et médicaments
	        Utilisation du cannabis à des fins thérapeutiques
	        9279. — 12 juin 2018. — M. Grégory Galbadon appelle l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l’utilisation du cannabis à usage thérapeutique. Interdit dans la loi depuis 1925, le cannabis a été retiré de la pharmacopée en 1953. Toutefois, plusieurs études démontrent les vertus du cannabis sur la douleur notamment pour les malades atteints de rhumatisme psoriasique ou de polyarthrite rhumatoïde. Ces patients sont actuellement soignés avec des dérivés opiacés ou des morphiniques qui entraînent une dépendance vis-à-vis de ces substances. Il lui demande si l’utilisation thérapeutique du cannabis, de façon rigoureusement réglementée et encadrée, est envisagée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9295</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4948</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Cécile Muschotti</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[produits dangereux
	        Pôle public d’éradication de l’amiante
	        9295. — 12 juin 2018. — Mme Cécile Muschotti interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur le projet de création d’un pôle public d’éradication de l’amiante déposé par la Coordination des associations de victimes de l’amiante et des maladies professionnelles (CAVAM). Malgré l’interdiction de fabrication et de commercialisation de l’amiante depuis 1997, la législation actuelle laisse courir un grand risque à toute la population. Les risques de contamination professionnelle ou environnementale consécutive à l’inhalation ou à l’enfouissement des déchets sont très prégnants. La première initiative à prendre est de modifier la réglementation afin de proscrire l’enfouissement qui est une solution à court terme car ce procédé menace une contamination des sols et des nappes phréatiques. Mais plutôt préférer l’inertage soit par vitrification soit par bains d’acide qui ont l’avantage de produire des résidus inoffensifs et réutilisables. La deuxième serait d’établir une cartographie des sites amiantés recevant du public afin de traiter en priorité ceux représentant le plus de danger pour les citoyens. C’est pour ces raisons qu’elle l’interroge sur les mesures que le Gouvernement souhaite prendre dans ce sens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9296</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4948</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Cécile Muschotti</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[produits dangereux
	        Problèmes liés à l’amiante
	        9296. — 12 juin 2018. — Mme Cécile Muschotti interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la problématique du traitement de l’amiante et souhaite lui faire part de l’inquiétude de la Coordination des associations de victimes de l’amiante et des maladies professionnelles (CAVAM). D’une part, un rapport sénatorial datant de juillet 2014 dénonçait la problématique du traitement de ce produit mortel. Parmi les 28 propositions, le Sénat avait demandé entre autres la création d’une commission interministérielle. D’autre part, au niveau européen la commission économique et sociale européenne a donné un avis sur l’éradication de l’amiante dans l’Union européenne. En France, il a été établi que 3 millions de logements sociaux - sur les 15 millions que représente l’ensemble du parc de logement social français - présentent des problèmes liés à l’amiante, les coûts estimés des travaux qui seraient nécessaires à leur réhabilitation s’élevant à 15 milliards d’euros. C’est pour ces raisons qu’elle l’interroge sur les mesures que le Gouvernement entend prendre afin de répondre à cette problématique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9298</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4948</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mathilde Panot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[professions de santé
	        Alerte sur l’état de la gynécologie médicale en France
	        9298. — 12 juin 2018. — Mme Mathilde Panot alerte Mme la ministre des solidarités et de la santé concernant la situation alarmante de la gynécologie médicale dans le pays. Elle appuie par cette question les constats et demandes du comité de défense de la gynécologie médicale. La spécificité de la gynécologie médicale, c’est le cycle menstruel et les problèmes de la puberté jusqu’à la pré-ménopause et la ménopause, le traitement des stérilités conjugales, le couple, les contraceptions difficiles adaptées à chaque cas, l’éducation à la sexualité, les maladies sexuellement transmissibles, l’identification des facteurs de risque de cancer et toute cette activité de prévention, dépistage, suivi des femmes qui fait que les diagnostics sont faits tôt, tant pour les maladies infectieuses que le cancer. C’est grâce au suivi gynécologique personnalisé tout au long de la vie, qu’en France, le nombre de cancers du col de l’utérus a été divisé par quatre en 20 ans et les femmes sont beaucoup moins nombreuses à être privées d’utérus à 50 ans (6,7 %) qu’aux États-Unis (40 %) et que dans beaucoup de pays d’Europe (20 à 30 %). Pourtant l’accès à la gynécologie médicale est menacé. Au 1er janvier 2017, six départements n’ont aucun gynécologue médical, seize n’en ont plus qu’un. Ce phénomène s’accélère fortement puisque 62 % des médecins formés à cette spécialité ont 60 ans et plus et vont donc partir à la retraite dans les prochaines années. En 2012, les effectifs de gynécologues médicaux ne permettaient déjà plus qu’à un quart des 28 millions de femmes en âge de consulter d’avoir accès à ces spécialités. Les conséquences de la pénurie de gynécologues médicaux sont déjà réelles, ruptures de suivi, diagnostics retardés et pour la jeune génération un problème d’accès aux soins gynécologiques qui se traduit par une perte d’habitude d’aller consulter et donc des impacts très forts sur la santé de plusieurs générations de femmes. En 2017, seuls 64 postes d’internes ont été ouverts en gynécologie médicale, soit 6 de moins qu’à la rentrée 2016 alors que l’ouverture de postes était en constante augmentation depuis 2003. Il faudrait au moins 3 000 gynécologues pour répondre aux besoins des femmes en âge de consulter. Mme la ministre décidera au mois de juin 2018 du nombre de places à ouvrir pour les internes dans cette spécialité. Elle appelle donc à une augmentation du nombre de gynécologues médicaux formés pour permettre à toutes les femmes de pouvoir consulter un gynécologue indispensable à leur santé. L’égalité femmes-hommes est la grande cause du quinquennat, il faut plus que jamais assurer la pérennité et le droit des femmes à accéder à une médecine faite pour elles. Elle souhaiterait donc connaître ses intentions sur ces questions.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9299</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4949</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mireille Robert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[professions de santé
	        Congé maternité- Professions libérales de santé : aide financière complémentaire
	        9299. — 12 juin 2018. — Mme Mireille Robert attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur le congé maternité des femmes exerçant une profession libérale de santé, qu’elle soit médicale ou paramédicale. Depuis octobre 2017, un.e médecin libéral.e qui interrompt son activité médicale en raison d’une maternité, d’une paternité ou d’un congé d’adoption bénéficie d’une aide financière complémentaire à l’allocation forfaitaire de repos maternelle et aux indemnités journalières : l’ASM ou avantage supplémentaire maternité. Une femme médecin touche ainsi pendant trois mois maximum entre 2 066 et 3 100 euros bruts mensuels afin de faire face aux charges de gestion de son cabinet médical. La mise en place de cette aide permet à ces femmes de préserver leurs revenus durant leur congé maternité. Cependant, les autres professionnelles de santé qui travaillent en libéral, qu’il s’agisse des chirurgiennes-dentistes, des infirmières, des masseuses-kinésithérapeutes, des orthophonistes, des orthoptistes, des sages-femmes ou des podologues, n’ont pas accès à cette aide. Pourtant, ces professionnelles ont un rythme de travail tout aussi intense et des frais de cabinet tout aussi élevés que les médecins. L’allocation et l’indemnité journalière qui leur sont versées durant le congé maternité ne permettent pas de couvrir les charges que représentent les frais de cabinet et les cotisations professionnelles qui doivent continuer à être payés. Elle déplore une telle inégalité de traitement entre professions médicales et elle regrette qu’une telle mesure, dont l’objectif est de rendre la profession plus attractive, ne soit pas étendue. En effet, dans les territoires ruraux, les habitants manquent aussi bien de médecins que d’auxiliaires médicaux. Harmoniser cette aide répondrait aux enjeux posés par la désertification médicale et renforcerait encore la libéralisation de la femme. Le Gouvernement travaille actuellement à la création d’un congé de maternité unique, garanti pour toutes les femmes, quel que soit leur statut. Cette amélioration du congé de maternité va dans le sens de plus d’équité. Ainsi, elle l’interroge sur la possibilité d’harmoniser cette aide financière pour l’ensemble des professionnelles de santé qui travaillent en libéral.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9300</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4949</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laurence Vanceunebrock-Mialon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[professions de santé
	        Masseur physiothérapeute
	        9300. — 12 juin 2018. — Mme Laurence Vanceunebrock-Mialon interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la possibilité de pallier le problème de recrutement dans certains établissements thermaux de praticiens kinésithérapeutes en rétablissant la formation sur deux ans de physiothérapeutes, la forme élaborée du masseur physiothérapeute. Ces personnels de santé étaient habilités à dispenser des massages, tout particulièrement dans l’établissement thermal d’Aix-Les-Bains dont il fait préciser qu’il était la propriété de l’État et qu’à sa privatisation, la formation de physiothérapeute a, avec lui, disparu. Aussi, elle lui demande s’il serait possible de réintroduire un diplôme de technicien de physiothérapie, ce qui aurait pour effet de permettre aux établissements thermaux de faire face à la recrudescence des demandes de massages thérapeutiques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9301</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4949</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Lagleize</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[professions de santé
	        Profession d’orthopédiste-orthésiste
	        9301. — 12 juin 2018. — M. Jean-Luc Lagleize interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les intentions du Gouvernement quant à l’exercice de la profession d’orthopédiste-orthésiste. Actuellement, les champs de compétences des professionnels de santé diplômés et des auxiliaires médicaux sont encadrés par le code de la santé publique. Ce code prévoit notamment qu’il faille être diplômé pour exercer le métier d’orthopédiste-orthésiste et donc délivrer des appareillages de série et sur mesure. Alors que l’on assiste à une augmentation des dépenses publiques pour certains appareillages, les professionnels du secteur sont inquiets face à la possibilité de publication d’un arrêté qui permettrait à des employés de prestataires de matériel médical, non diplômés mais formés en quelques heures, d’être habilités à délivrer ce type d’appareillage. Cette formation courte pourrait entraîner des difficultés, telles que la mise en danger des patients par une inaptitude à prendre les patients en charge de manière globale, la mise en péril de la profession d’orthopédiste-orthésiste, de son économie, et des écoles qui forment des professionnels de santé, sans oublier l’impact sur le budget de la sécurité sociale, en raison de mésusages et des effets secondaires indésirables liés à une mauvaise prise en charge ou une mauvaise délivrance de l’appareillage. Ces situations seraient un préjudice pour les patients et pour les orthopédistes-orthésistes diplômés. Il l’interroge donc sur les intentions du Gouvernement quant à l’exercice de la profession d’orthopédiste-orthésiste et l’éventuelle opportunité de laisser des non-professionnels de santé se former au métier de l’appareillage.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9302</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4950</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Lacroute</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[professions de santé
	        Situation des masseurs-kinésithérapeutes
	        9302. — 12 juin 2018. — Mme Valérie Lacroute attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la situation des masseurs-kinésithérapeutes. L’arrêté du 13 février 2018, relatif à la formation en chiropractie octroie aux chiropracteurs, non professionnels de santé, une formation en conformité avec le système européen ECTS, soit 300 crédits pour cinq années de formation. Cette mesure interpelle l’ensemble de la profession des masseurs-kinésithérapeutes, puisqu’ils demandent depuis plusieurs années une revalorisation de leur formation, passant notamment par cette reconnaissance au grade master, comme tous les diplômés d’un bac +5. L’ensemble des masseurs-kinésithérapeutes s’inquiète également du respect de leur champ de compétences, puisque cet arrêté permet aux chiropracteurs de pratiquer une partie des actes qui leurs étaient réservés. Aujourd’hui, en milieu hospitalier, une pénurie de masseurs-kinésithérapeutes commence à se faire sentir, ce décret ne semble plus être une solution adaptée pour pallier ce manque, car la profession souffre d’un manque d’attractivité. De plus, attribuer à du personnel qui ne sont pas des professionnels de santé les mêmes compétences qu’une profession de santé pose de nombreuses questions, puisqu’ils pourront notamment réaliser auprès des patients certains actes médicaux malgré une formation ayant un niveau d’exigence différent. Ces mesures risquent également d’être source de difficulté de compréhension des patients concernant le parcours de soins, ce qui pourra aboutir à des retards de prise en charge. L’ensemble de la profession demande également la possibilité de recevoir leurs patients en première intention. Ainsi, elle lui demande quelles mesures entend mettre en place le Gouvernement afin d’assurer une articulation cohérente entre les professionnels de santé et les pratiques de soins non conventionnels, et comment il compte revaloriser cette profession.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9303</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4950</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Causse</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[professions de santé
	        Transfert de compétences de kinésithérapie aux chiropracteurs
	        9303. — 12 juin 2018. — M. Lionel Causse alerte Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les annexes relatives à la formation en chiropraxie publiées au Bulletin officiel santé. Celles-ci confèrent aux détenteurs du titre de chiropracteur la possibilité d’acquérir une grande partie du champ des compétences qui étaient jusqu’alors réservées aux kinésithérapeutes. La profession semble inquiète quant à la sécurité des patients pris en charge par des praticiens non professionnels de santé. À l’heure des ambitions affichées dans le cadre de la stratégie de transformation du système de santé, les kinésithérapeutes s’interrogent sur les objectifs de ces annexes. Ainsi, il lui demande quelles sont les intentions du Gouvernement à ce sujet et si les craintes exprimées, concernant le déremboursement des soins de kinésithérapie, sont légitimes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9304</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4950</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Emmanuelle Anthoine</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[professions et activités sociales
	        Agrément d’assistant maternel ou familial
	        9304. — 12 juin 2018. — Mme Emmanuelle Anthoine appelle l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur une problématique relative à l’agrément d’assistant maternel ou familial. En effet, l’article L. 421-3 du code de l’action sociale et des familles (CASF) prévoit en effet que « (…) un arrêté du ministre chargé de la famille fixe la composition du dossier de demande d’agrément ainsi que le contenu du formulaire de demande qui, seul, peut être exigé à ce titre. Il définit également les modalités de versement au dossier d’un extrait du bulletin no 2 du casier judiciaire de chaque majeur vivant au domicile du demandeur, à l’exception des majeurs accueillis en application d’une mesure d’aide sociale à l’enfance. L’agrément n’est pas accordé si l’un des majeurs concernés a fait l’objet d’une condamnation pour une infraction visée aux articles 221-1 à 221-5, 222-1 à 222-18, 222-23 à 222-33, 224-1 à 224-5, au second alinéa de l’article 225-12-1 et aux articles 225-12-2 à 225-12-4, 227-1, 227-2 et 227-15 à 227-28 du code pénal. Pour toute autre infraction inscrite au bulletin no 2 du casier judiciaire, il revient au service départemental de protection maternelle et infantile de juger de l’opportunité de délivrer ou non l’agrément ». L’article L. 421-3 du code de l’action sociale et des familles, oblige ainsi le président du conseil départemental (compétence liée) à refuser d’accorder l’agrément si une mention concernant une condamnation pour les infractions pénales exhaustivement listées (dont les infractions à caractère sexuel) à l’article L. 421-3 du CASF est inscrite au bulletin no 2 d’un majeur vivant au domicile de l’assistant maternel ou familial. Néanmoins, les services en charge de ces dossiers rencontrent des difficultés pratiques liées à la rédaction de cet alinéa. D’une part, lorsqu’une mention concernant une condamnation pour les infractions pénales exhaustivement listées est inscrite au bulletin no 2 d’un majeur vivant au domicile de l’assistant maternel ou familial après la survenance de l’agrément, le retrait d’agrément de plein droit n’est pas envisagé par le code de l’action sociale et des familles. D’autre part, le président du conseil départemental peut se trouver face à une situation dans laquelle le bulletin no 2 du casier judiciaire du majeur vivant au domicile est vierge malgré l’existence, par exemple, d’une condamnation assortie d’un sursis avec mise à l’épreuve pour des faits d’agression sexuelle sur mineur dont il a eu connaissance par la suite. Pour autant et également, rien n’est envisagé par le code de l’action sociale et des familles. Aussi, elle lui demande de bien vouloir lui apporter des précisions sur ces deux questions et lui indiquer si elle entend prendre les mesures ad hoc pour remédier à ces vides juridiques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9305</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4951</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Bannier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[professions et activités sociales
	        Aide à domicile en milieu rural
	        9305. — 12 juin 2018. — Mme Géraldine Bannier attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l’ADMR (aide à domicile en milieu rural), premier réseau associatif de l’aide à la personne. L’ADMR rencontre, de fait, une situation sans précédent avec de grandes difficultés de recrutement de personnel ; pourtant, le rôle de des associations locales est majeur au vu de l’enjeu crucial du maintien à domicile des personnes âgées et de l’accompagnement des personnes en situation de handicap. De plus en plus de parents et de personnes ayant une vie professionnelle très active, sont aussi amenées à avoir besoin de ces services. Le métier d’aide à la personne est exigeant, et peu attractif du fait des temps partiels, du morcellement de l’emploi du temps, d’une rémunération peu valorisante ; les progrès passés en matière d’indemnisation kilométrique sont annihilés du fait de la hausse des carburants et la valeur de point n’a pas été revue depuis 2016. Elle lui demande quelles mesures seraient prévues par le Gouvernement pour venir en aide au réseau.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9310</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4951</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Caroline Janvier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[recherche et innovation
	        Développement de la recherche et de l’information sur les nanoparticules
	        9310. — 12 juin 2018. — Mme Caroline Janvier interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la recherche et l’information relatives aux nanoparticules. Les nanoparticules, d’une taille de 1 à 100 nanomètres (un nanomètre étant égal à un milliardième de mètre) qui favorise la pénétration dans les organismes et la matière, se caractérisent par une grande surface d’interaction avec l’extérieur et une très grande réactivité, deux critères pour lesquels elles sont si souvent utilisées mais qui peuvent aussi augmenter leur potentiel toxique. Le champ d’étude des nanoparticules est complexe, car pour une même substance comme le dioxyde de titane, le comportement des nanoparticules va dépendre de multiples paramètres : taille, forme, état d’agglomération ; Pour comprendre toutes leurs potentialités, qu’elles soient négatives ou positives, il faut étudier au cas par cas les différents dioxydes de titane, car si on modifie un seul critère, les effets toxiques peuvent évoluer de manière radicale. L’utilisation de nanoparticules dans les industries (production de pneus, de biens de consommation courante, de produits esthétiques), dans le domaine agricole ou dans le bâtiment, est largement développée. L’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) a relevé en 2014 un certain déséquilibre entre la recherche destinée à protéger la santé et l’environnement (8 % des études) et celle sur les champs d’applications industrielles (92 %). Or certaines études peuvent constituer un point d’inquiétude, comme celle de l’Institut nationale de la recherche agronomique (INRA) montrant une baisse des défenses immunitaires et l’apparition de lésions précancéreuses chez des rats exposés au dioxyde de titane. Les connaissances à propos des nanoparticules sont trop parcellaires pour anticiper les conséquences sur la santé et l’environnement, même si leur utilité est reconnue, notamment dans le domaine médical où l’on recourt à des « nanovecteurs ». Elle souhaiterait savoir ce qui peut être entrepris pour développer significativement la recherche relative aux nanoparticules et à leurs externalités sur la santé et sur l’environnement, et pour renforcer l’information mise à disposition des consommateurs des produits contenant des nanoparticules, ainsi que des citoyens qui s’inquiètent légitimement pour l’écosystème dans lequel ils vivent.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9316</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4952</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Naegelen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[sang et organes humains
	        Pénurie de médecins en transfusion
	        9316. — 12 juin 2018. — M. Christophe Naegelen alerte Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la pénurie de médecins en transfusion qui frappe aujourd’hui les établissements français du sang (EFS) en France, surtout dans les territoires ruraux. En effet, de nombreux EFS locaux ont été fermés ou vont fermer à cause du manque de médecins. C’est le cas de l’EFS de Saint-Dié-des-Vosges à partir du 1er juillet 2018, mais aussi de celui d’Alençon en 2019 ou plus récemment de l’EFS de Bourges pendant une semaine. Le manque de médecins en transfusion est une illustration criante de la désertification médicale qui frappe les territoires ruraux. Pourtant, les habitants de ces territoires ont les mêmes besoins vitaux que ceux des villes et les besoins en sang sont énormes sur tout le territoire français. Une solution serait, comme c’est le cas en Suisse, que les infirmiers puissent s’entretenir médicalement avec les donneurs pour valider leurs questionnaires, avec la possibilité de joindre en télémédecine et à tout moment un médecin. Cette piste permettrait de pallier le problème actuel qui malheureusement va sans aucun doute s’amplifier. Par conséquent, il lui demande l’avis du Gouvernement sur cette proposition visant à endiguer la désertification médicale. Il souhaite également connaître les mesures qu’elle entend prendre afin de préserver le réseau des EFS français et de permettre aux donneurs bénévoles de continuer à effectuer cet acte de générosité absolue qu’est le don du sang.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9317</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4952</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Carles Grelier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[sang et organes humains
	        Sécurité transfusionnelle en France
	        9317. — 12 juin 2018. — M. Jean-Carles Grelier attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la question de la sécurité de la transfusion sanguine en France. Les scandales survenus par le passé rappellent qu’il est nécessaire de prendre les mesures préventives qui nous permettront de se préparer à de potentielles nouvelles menaces. En effet, les mutations profondes que subissent la planète et les modes de vie, comme l’augmentation des déplacements de populations à travers le globe, pour raisons touristiques ou migratoires, ou le réchauffement climatique, entraînent l’apparition sous noss latitudes de maladies infectieuses émergentes (virus de la dengue, du chikungunya ou Zika) propagées par des vecteurs comme le moustique tigre ( Aedes albopictus ), ce qui doit interroger sur la manière de prévenir les risques de contamination du sang. Des technologies existent pour réduire les risques de transmission de maladies, de virus ou de bactéries, et ainsi diminuer les risques de contamination. Ces technologies d’atténuation des pathogènes permettent de désactiver l’immense majorité des pathogènes, connus ou non, pouvant se trouver dans le sang après leur collecte. Néanmoins, un seul dispositif d’atténuation des pathogènes est actuellement disponible sur le marché français, rendant la puissance publique dépendante de cet unique fournisseur, alors que plusieurs autres technologies sont déjà présentes ailleurs en Europe et dans le monde. C’est pourquoi, alors la surveillance du moustique tigre, vecteur de maladies infectieuses émergentes, a officiellement débuté en France métropolitaine depuis le 1er mai 2018, il lui demande quelles sont ses intentions pour continuer à assurer une sécurité optimale de la transfusion sanguine face à ces nouveaux types de menaces, et pour assurer à tous les patients receveurs, comme aux donneurs et aux opérateurs de l’Établissement français du sang, un accès aux meilleures technologies qui les protègent.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9318</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4952</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Patricia Gallerneau</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[santé
	        Dépistage organisé du cancer colorectal
	        9318. — 12 juin 2018. — Mme Patricia Gallerneau alerte Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les risques d’interruption du programme de dépistage organisé du cancer colorectal suite à l’annulation par la cour administrative d’appel de Paris d’un marché public de la Caisse nationale d’assurance maladie relatif à la fourniture des kits de dépistage immunologiques, et à l’analyse des résultats. Cette décision de la Cour administrative d’appel risque d’interrompre, sur une période indéterminée, la campagne sur le dépistage du cancer colorectal. Ce cancer est le troisième cancer le plus fréquent en France, son incidence augmente, et il est à l’origine de près de 18 000 décès tous les ans. L’intérêt du test de dépistage proposé tous les deux ans aux personnes de 50 à 74 ans repose sur la détection de la présence de sang invisible à l’œil nu, dans les selles chez les individus qui ne présentent pas de symptôme. Par ailleurs, les autres tests qui peuvent être disponibles et proposés en pharmacie n’ont absolument pas la même efficacité que le test immunologique validé, utilisé dans le cadre de la campagne de dépistage. Toute interruption des campagnes de dépistage organisé du cancer colorectal représenterait une catastrophe pour la santé publique, et des pertes de chances inacceptables pour les personnes « malades qui s’ignorent ». Face à ce risque, elle lui demande ce que le Gouvernement envisage de mettre en œuvre pour assurer la continuité de cette campagne de dépistage organisé du cancer colorectal et l’accès effectif aux tests immunologiques des femmes et hommes entre 50 et 74 ans.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9319</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4953</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bernard Perrut</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[santé
	        Équité d’accès aux traitements innovants
	        9319. — 12 juin 2018. — M. Bernard Perrut attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l’équité d’accès aux traitements innovants. L’inscription d’un produit innovant sur la liste en sus, et donc l’accès pour les patients, est conditionné à son niveau d’évaluation par la Haute autorité de santé (HAS). Il doit obtenir, en plus de son niveau de service médical rendu (SMR), un niveau d’amélioration du service médical rendu (ASMR) élevé pour être inscrit sur cette liste. S’il n’obtient pas ce niveau d’ASMR, il ne sera pas inscrit et pris en charge. Ainsi l’ASMR qui a été conçu dans les textes comme un outil d’aide à la fixation du prix est détourné de son objectif d’origine, puisque utilisé dans le cadre de la liste en sus comme un critère d’accès au remboursement. Des médicaments réservés à l’usage hospitalier et innovants bénéficiant d’un SMR important se voient alors refuser leur inscription sur cette liste et les patients privés de ces innovations. Cette situation engendre une rupture d’égalité avec les produits disponibles en ville pour lesquels seuls le SMR est un critère d’accès au remboursement. Cette situation préoccupante, qui concerne notamment les anticancéreux, n’est pas en phase avec le plan cancer III dont l’un des objectifs est de lutter contre les inégalités et les pertes de chances pour les patients. Aussi, il lui demande ses intentions pour faire évoluer les critères d’évaluation des avis de la transparence et ainsi rétablir une situation d’équité d’accès aux patients pour les produits innovants en ville et à l’hôpital.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9320</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4953</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bernard Perrut</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[santé
	        Innovation en cancérologie
	        9320. — 12 juin 2018. — M. Bernard Perrut attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur le défi que constituent les révolutions thérapeutiques dans le cancer, qui demeure la première cause de mortalité prématurée en France. Le système de santé doit se transformer en profondeur pour préserver son attractivité pour l’excellence scientifique en cancérologie tout en restant équilibré sur le plan des comptes sociaux. En outre, face à l’enjeu crucial de la souveraineté numérique, la France doit faire le choix stratégique de capitaliser sur les bases de données médico-administratives existantes en les complétant par des bases plus spécifiques. Cette décision répondrait d’ailleurs concrètement à l’un des objectifs du Plan Cancer 2014-2019 : adapter les modes de financement aux défis de la cancérologie, dont les innovations nécessitent une refonte des accords de prix avec le CEPS en allant vers des « prix différentiés » selon la performance constatée avec les données in situ. Des infrastructures de données de vie réelle directement exploitables et généralisables existent, comme PRM ( personalized reimbursement model ), déployé aujourd’hui en collaboration avec plus de 140 établissements de santé (CHU, CHR, centres spécialisés dans le cancer). L’expérience menée dans les cancers du sein et du poumon a fait la preuve de son efficacité, ici et dans de nombreux pays européens. Par conséquent, il souhaite savoir si le Gouvernement entend s’appuyer sur une infrastructure de données de santé telle que PRM pour moderniser le cadre d’innovation en cancérologie et tester les accords de prix différentiés sur la base de données en vie réelle sous la forme d’un pilote public-privé sous l’égide du CEPS.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9321</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4953</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Carles Grelier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[santé
	        Politique de lutte contre la maladie de Lyme
	        9321. — 12 juin 2018. — M. Jean-Carles Grelier attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les moyens qui seront mis en œuvre par son ministère face à la maladie de Lyme. Cette maladie infectieuse est transmise par l’intermédiaire d’une piqûre de tique infectée. Quelques milliers de cas sont recensés chaque année en France et cela ne cesse d’augmenter. De plus, la maladie n’est pas automatiquement dépistée dès la piqûre. Ainsi, le traitement reposant sur la prise d’antibiotique doit être administré le plus rapidement possible pour une efficacité conséquente. Si elle n’est pas traitée, la maladie évolue en trois stades de plus en plus graves ; allant de simples douleurs musculaires à une paralysie faciale. Cependant, cette maladie reste peu connue des citoyens et peu de mesures sont mises en place en termes d’information, de prévention ou encore de traitement. Il lui demande donc de bien vouloir lui indiquer les actions que le ministère compte mettre en œuvre pour lutter contre cette maladie de Lyme.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9324</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4954</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Labaronne</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[sécurité des biens et des personnes
	        Saturation des centres d’appel d’urgence
	        9324. — 12 juin 2018. — M. Daniel Labaronne alerte Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la saturation des centres d’appel d’urgence. Au cours de l’année 2018, plusieurs décès sont survenus du fait d’urgences majeures que les centres d’appel d’urgence n’ont pas été en mesure de traiter efficacement. Ces drames traduisent à la fois une gestion imparfaite des appels d’urgence ainsi que la multiplication et le manque de lisibilité des numéros d’urgence existants et aboutissant à près de 450 sites de réception pour 13 numéros actuellement référencés comme numéros d’urgence. Les services d’accueil des urgences constituent aujourd’hui, en application de l’article R. 6123-1 du code de la santé publique, des unités qui remplissent trois missions essentielles. Ils assurent à la fois la régulation des appels adressés au service d’aide médicale urgente (Samu), l’accueil en continu des personnes se présentant en situation de détresse médicale, ainsi que la prise en charge in situ des détresses médicales et la réalisation de soins d’urgence. La saturation des centres d’appel dépend donc également de la situation des services d’urgence eux aussi saturés. Comme l’a souhaité le Président de la République dans son discours du 6 octobre 2017, les pouvoirs publics doivent tirer parti de la transformation numérique pour renforcer la coopération entre les services médicaux afin de repenser en profondeur l’articulation des dispositifs de prise en charge et d’aide médicale d’urgence. Il lui demande de bien vouloir l’informer sur les dispositifs qu’elle souhaite prendre pour apporter une réponse au problème structurel de saturation des centres d’appels d’urgence et quelles mesures provisoires elle entend mettre en œuvre avant la mise en place d’une solution de long terme.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9325</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4954</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Gomez-Bassac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[sécurité des biens et des personnes
	        Temps d’intervention du SAMU en milieu rural
	        9325. — 12 juin 2018. — Mme Valérie Gomez-Bassac interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur le fonctionnement du service d’aide médicale urgente (SAMU). En effet, outre les problématiques soulevées par l’affaire du SAMU de Strasbourg, elle constate que les territoires ruraux font toujours l’objet de temps d’attente importants pour obtenir une intervention. Le maillage du territoire en centres d’urgence est également plus faible dans les zones rurales. Elle lui demande de lui faire part de ses orientations pour améliorer le service d’aide médicale urgente sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9332</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4954</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. José Evrard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[services à la personne
	        Transformation du CICE et entreprises d’aide à la personne
	        9332. — 12 juin 2018. — M. José Evrard attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la situation à venir des entreprises des services à la personne et de proximité. M. le député est alerté par le Président de la fédération française des services à la personne et de proximité à propos de la transformation du CICE en baisse de charges au 1er janvier 2019 sur le secteur de l’aide et de l’accompagnement à domicile. Cette activité reposant quasiment sur la main-d’œuvre est de faible rentabilité. D’après l’étude de PricewaterhouseCoopers, la mesure prévue va diminuer considérablement les résultats des entreprises et à terme sur les emplois de ce secteur alors que le besoin pour notre population âgée ne cesse de croître. Il lui demande quelles mesures elle compte prendre pour maintenir les entreprises et les emplois de ce secteur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9335</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4955</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Bazin-Malgras</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des sports</ministreQuestion><ministreJO>Sports</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[sports
	        Diminution des crédits 2018 du CNDS
	        9335. — 12 juin 2018. — Mme Valérie Bazin-Malgras attire l’attention de Mme la ministre des sports sur les inquiétudes formulées par le comité départemental olympique et sportif de l’Aube quant aux nouvelles orientations budgétaires de la part territoriale du centre national pour le développement du sport (CNDS). Ainsi, le département de l’Aube devrait prétendre à une enveloppe départementale (comités et clubs) de 214 500 euros pour 2018 contre 294 048 euros en 2017. Alors que le mouvement sportif est déjà dans la difficulté en termes de gouvernance, de bénévolat, d’accueil des publics …, le message envoyé par le CNDS (baisse des aides, ciblage d’actions très spécifiques, arrêt des emplois aidés …) est contraire aux attentes, aux besoins et au soutien attendu par les bénévoles des clubs et comités du département. Face à l’inquiétude grandissante due à cette baisse importante du budget alloué au développement de la pratique sportive en France, elle souhaite connaître sa position et les intentions du Gouvernement sur ce dossier.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9336</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4955</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Didier Martin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des sports</ministreQuestion><ministreJO>Sports</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[sports
	        La formation et le rôle des maîtres-nageurs sauveteurs
	        9336. — 12 juin 2018. — M. Didier Martin attire l’attention de Mme la ministre des sports sur la formation des maîtres-nageurs sauveteurs et leur rôle dans l’apprentissage de la natation. Actuellement, une partie des enfants ne peut malheureusement plus apprendre à nager en raison d’un manque croissant de maîtres-nageurs sauveteurs estimé à 1 200. Cette situation préoccupante s’explique en partie par le manque d’accessibilité de la formation de maître-nageur sauveteur. Nécessaire pour exercer cette profession, le brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport, mention « activités aquatiques », permet actuellement d’acquérir une double compétence en enseignement et en surveillance. Son obtention est cependant trop onéreuse (de 5 000 à 8 000 euros dans les CREPS) et chronophage (un à deux ans à temps plein) pour que lycéens, étudiants, professeurs des écoles, pompiers, gendarmes, CRS et chômeurs puissent se lancer dans une telle formation. Dans cette perspective, ils préfèrent se consacrer à des formations plus courtes, moins contraignantes ou renoncer à cette ambition, réduisant ainsi drastiquement le nombre de maîtres-nageurs sauveteurs qualifiés disponibles. Face à cette pénurie de maîtres-nageurs sauveteurs et aux difficultés financières rencontrées par les collectivités dans l’emploi de tels professionnels, la réglementation a eu tendance à ouvrir progressivement le champ à d’autres acteurs. À titre d’exemple, les personnes titulaires d’un brevet national de surveillant sauvetage aquatique (BNSSA) et les « pisteurs secouristes » sont autorisés à enseigner la natation aux scolaires depuis le décret no 2017-766 du 4 mai 2017 relatif à l’agrément des intervenants extérieurs apportant leur concours aux activités physiques et sportives dans les écoles maternelles et élémentaires publiques. Cette incursion dans le domaine d’action des maîtres-nageurs sauveteurs d’autres professionnels, ayant suivi une formation plus succincte ne comprenant aucun volet pédagogique, soulève de nombreuses interrogations. En effet, il semble nécessaire d’éclaircir le rôle de chacun dans l’apprentissage de la natation et de s’assurer que cette organisation ne se fasse pas au détriment de la sécurité des nageurs, enfants et adultes. Il souhaite connaître les actions que compte mener le Gouvernement afin de faciliter l’accès à cette formation à de nombreux volontaires motivés et d’améliorer la reconnaissance des compétences acquises pour qu’enfants et adultes puissent découvrir et pratiquer la natation dans les meilleures conditions.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9337</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4955</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Danièle Cazarian</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des sports</ministreQuestion><ministreJO>Sports</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[sports
	        Prévention de la radicalisation en milieu sportif
	        9337. — 12 juin 2018. — Mme Danièle Cazarian attire l’attention de Mme la ministre des sports sur le phénomène de la radicalisation dans le domaine sportif. Si la pratique sportive n’est bien entendu pas un facteur de radicalisation en elle-même et peut même être un levier d’insertion sociale, il est établi que certains individus et clubs sportifs sont des foyers de radicalisation et d’endoctrinement. Dans les cas les plus extrêmes, des recruteurs peuvent investir les clubs de sport et mettre de côté les non-croyants ou les femmes. Cette problématique est désormais clairement identifiée. Le plan de prévention et de lutte contre la radicalisation dévoilé par le Premier ministre le 23 février 2018 consacre d’ailleurs plusieurs recommandations à la lutte contre la radicalisation dans le sport. Ce plan recommande entre autres de mieux former les personnels et de désigner des référents « radicalisation ». Aussi, elle souhaite savoir quelles démarches elle a entreprises pour l’application effective des mesures 23 à 26 du Plan de prévention et de lutte contre la radicalisation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9099</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4956</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Claire O’Petit</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[administration
	        Commissaires enquêteurs
	        9099. — 12 juin 2018. — Mme Claire O’Petit attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire sur le mode de désignation des commissaires enquêteurs lors des enquêtes publiques instaurées par la loi no 83-630 du 12 juillet 1983. Lors de ces enquêtes, bien souvent, seule la population défavorable au projet se mobilise et inscrit ses observations sur les registres dédiés. Aussi, lorsque le commissaire enquêteur rend un avis favorable, tout se passe comme si les avis de la population consultée contenus sur les registres n’avaient pas été suivis. Il s’ensuit un sentiment de suspicion quant à l’impartialité du commissaire enquêteur. Aussi, elle lui demande s’il envisage de remplacer, dans tous les cas, le commissaire enquêteur par une commission d’enquête aux fins d’ôter tout doute dans l’esprit des opposants au projet. En outre, elle lui demande de bien vouloir lui communiquer un état des lieux récent précisant la proportion d’avis favorables, d’avis favorables avec réserves et d’avis défavorables rendus par les commissaires enquêteurs lors de la remise de leurs conclusions.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9103</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4956</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Loïc Prud’homme</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[agriculture
	        « Bio-raffinerie » de la Mède : huile de palme et déforestation importée
	        9103. — 12 juin 2018. — M. Loïc Prud’homme interpelle M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur le projet de « bio-raffinerie » de la Mède. Le 16 mai 2018, la préfecture des Bouches-du-Rhône a autorisé ce projet de reconversion d’une des neuf raffineries françaises appartenant à l’entreprise Total. L’activité démarrera cet été sur ce site d’une capacité de plus de 500 000 tonnes. Si le ministère a assuré avoir obtenu de Total le fait que l’usine ne traite pas plus de 300 000 tonnes d’huile de palme par an, cet engagement n’a aucune valeur juridique ni contraignante. De plus, le reste des huiles traitées, dites « végétales », contiennent en réalité aussi de l’huile de palme. Enfin, les fraudes sur cette matière étant récurrentes, il faudrait que Total dévoile son plan d’approvisionnement et sa liste de fournisseurs afin que l’on soit en mesure de savoir si elle tient effectivement parole. Un exercice de transparence auquel l’entreprise a toujours refusé de se soumettre. En tout état de cause, cette seule « bio-raffinerie » aura pour effet d’augmenter significativement les importations d’huile de palme en France : de 30 % si Total respecte son engagement ; de plus de 60 % si elle utilise les capacités maximales du site. Visiblement, cette autorisation a été prise dans le déni complet des procédures de concertation publiques. En effet, syndicats et ONG portaient un projet viable de reconversion dans la production d’hydrogène qui aurait protégé tous les emplois sur le site. Les syndicats agricoles sont également vivement opposés à ce projet. Les arguments sur la sauvegarde de 250 emplois, de la part de Total et des pouvoirs publics, omettent le fait que le projet actuel entérine la disparition de 180 postes. D’autre part, les agro-carburants de première génération et autres biodiesel dont la fabrication absorbe la grande majorité de l’huile de palme importée en France ne sont en aucun cas une production d’avenir. Les constructeurs et les institutions, dans de nombreux pays dont la France, les abandonnent et les pénalisent à cause de leurs effets néfastes sur l’environnement. Un vote du Parlement européen de janvier 2018 prévoit d’arrêter l’importation d’huile de palme. Or le Gouvernement français s’active dans les coulisses de Bruxelles pour que ce vote ne soit pas respecté. Selon la presse, ce même mois, Mme la ministre des armées s’est rendue en Malaisie afin d’assurer au pouvoir local que l’huile de palme trouvera un débouché en France. Dans le même temps, elle devait finaliser un contrat de commande de 18 avions Rafale. La production d’huile de palme contribue entre 3 et 4 fois plus au réchauffement climatique que les énergies fossiles. En Indonésie, plus de 200 communautés indigènes appuyées par des ONG et des syndicats locaux viennent d’alerter la communauté internationale sur ses ravages sur la biodiversité, le respect des droits de l’Homme, la cohésion sociale ou l’environnement. Rappelons que cette culture fait disparaître 117 000 hectares de forêt chaque année en Indonésie. De toute évidence, l’ouverture de cette raffinerie contrevient aux engagements internationaux sur le climat pris par la France, comme à l’axe 15 du plan climat, présenté par M. le ministre d’État en juillet 2017, qui prévoyait de « mettre fin à la déforestation importée. » Il souhaite savoir qui décide de la politique écologique et énergétique de la France et, si l’on admet qu’il en existe encore une, le ministère de la transition écologique ou le ministère des armées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9109</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4956</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christian Hutin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[agriculture
	        Conséquence de l’importation d’huile de palme sur la production de colza
	        9109. — 12 juin 2018. — M. Christian Hutin attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur les conséquences de l’autorisation accordée par l’État, via la préfecture des Bouches-du-Rhône, le 16 mai 2018, du démarrage de la « bioraffinerie » de Total à la Mède sur la commune de Châteauneuf-lès-Martigues (Bouches-du-Rhône). Ce démarrage, afin de produire des biocarburants, entraînera une importante importation d’huile de palme nécessaire au bon fonctionnement de l’usine C’est un véritable risque pour le colza produit en France. La France est la première productrice en Europe de colza et la région des Hauts-de-France tient une place prépondérante sur ce marché dont le biodiesel est le premier débouché. Cette arrivée de l’huile de palme imposera aux producteurs d’oléoprotéagineux une distorsion de concurrence importante avec les conditions de production des pays fournisseurs, en particulier sur le coût du travail et les conditions environnementales. Les quantités massives d’huiles végétales, et notamment de palme, dont la culture est très décriée ne seront pas sans conséquences sur les producteurs et la filière française du biocarburant est une partie de l’indépendance énergétique. Il souhaite connaître les dispositions qu’il compte prendre afin de remédier à cette situation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9110</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4957</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Diard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[agriculture
	        Encadrement et substitution de l’huile de palme pour les biodiesels
	        9110. — 12 juin 2018. — M. Éric Diard attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur la décision du groupe Total, autorisée par M. le préfet des Bouches-du-Rhône, de développer une activité de bioraffinerie sur le site de la Mède, dans sa circonscription. Le député Bruno Millienne a récemment interrogé le Gouvernement au sujet de la volumétrie d’huile de palme qui serait nécessaire au fonctionnement de cette bioraffinerie ainsi que ses conséquences dramatiques sur la déforestation, en expliquant que le fait d’utiliser l’huile palme serait progressivement interdite dans l’élaboration de carburants, jusqu’à sa suppression définitive en 2021. Cette mesure en effet votée au Parlement européen en janvier 2018 voudrait donc que la consommation, l’élaboration ou l’importation d’huile de palme diminuent graduellement. S’il note la bonne volonté du groupe Total de vouloir réduire de moitié la consommation d’huile de palme sur le site de la Mède, il se demande cependant comment le Gouvernement compte encadrer les mesures d’interdiction progressive d’huile de palme. Il souhaiterait également connaître sa position quant aux matières premières qui seront amenées à suppléer l’huile de palme dans l’élaboration du bio-diesel sur le site de la Mède.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9112</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4957</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Luc Carvounas</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[agriculture
	        Mise en œuvre concrète de la sortie du glyphosate
	        9112. — 12 juin 2018. — M. Luc Carvounas interroge M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur les conséquences du rejet à l’Assemblée nationale de l’inscription dans la loi de la date de sortie du glyphosate. Alors que c’était une des promesses fortes de campagne du Président de la République, ne pas inscrire une date précise de sortie du glyphosate dans le texte de loi laisse douter de l’effectivité de cette promesse. Un des arguments jouant en la faveur du rejet de l’amendement était celui de laisser plus de temps aux agriculteurs pour se retourner. Toutefois, imposer une date limite était une réelle garantie d’efficacité, dans la mesure où cela aurait forcé les exploitants agricoles à trouver des alternatives à l’utilisation du glyphosate. D’une promesse de sortie du glyphosate dès que des alternatives seraient trouvées, on est passé à une sortie d’ici 2021 avec exceptions pour les agriculteurs qui n’y seraient pas prêts, pour finalement entendre parler aujourd’hui d’une sortie du glyophsate comme d’une finalité floue, reléguée au rang des questions secondaires. Or l’utilisation d’une substance estimée « cancérogène probable » pour l’homme par l’Organisation mondiale de la santé depuis 2015, constitue une préoccupation réelle des citoyens. En effet, cette substance est présente dans plus de la moitié des produits de consommation courante ainsi que dans 60 % des cours d’eau français, selon l’ONG Générations futures. Il lui demande donc quels sont les moyens qui vont être mis en œuvre de manière concrète, ainsi que les échéances prévues afin de répondre à cette question de santé publique urgente.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9114</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4957</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Carles Grelier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[agriculture
	        Politique de lutte contre la mortalité considérable des abeilles
	        9114. — 12 juin 2018. — M. Jean-Carles Grelier attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire sur les moyens qui seront mis en œuvre par son ministère concernant la mortalité importante d’abeilles en France. Cette année est considérée comme la pire année pour nos apiculteurs français et ce, par l’augmentation considérable de la mortalité des abeilles partout en France. En effet, la production de miel a été divisée par 3 en 20 ans. La cause majeure est l’utilisation des pesticides et fongicides dans les cultures par nos agriculteurs. Cela entraîne un dommage financier pour les apiculteurs, qui souhaitent avertir l’État sur la nécessité de revoir certaines pratiques agricoles relatives au traitement des cultures. De plus, les abeilles favorisent la pollinisation des céréales et sont essentielles pour le bon développement de celles-ci. Enfin, l’Anses (Agence nationale sécurité sanitaire alimentaire nationale) a accordé récemment la mise en place de deux nouveaux produits sur le marché à base de Sulfoxaflor, un produit ravageur pour les abeilles. Il lui demande donc de bien vouloir lui indiquer les actions que le ministère compte mettre en œuvre pour lutter contre la constante mortalité des abeilles de nos apiculteurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9118</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4958</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Franck Marlin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[agriculture
	        Soutien à la filière oléagineuse francilienne
	        9118. — 12 juin 2018. — M. Franck Marlin appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire sur les préoccupations des agriculteurs d’Ile-de-France, faisant suite à l’annonce faite le 16 mai dernier concernant l’autorisation donnée à Total de modifier l’exploitation de l’usine de bio-raffinerie de La Mède dans les Bouches-du-Rhône. Cette décision a été prise afin de préserver les emplois du groupe Total en permettant l’incorporation d’huile de palme dans la production de biodiesel mais elle va impacter négativement et fortement déséquilibrer le secteur agricole et notamment les usines de trituration du colza. Or, l’huile de palme est aujourd’hui une substance majoritairement controversée pour ses conséquences non seulement écologiques, tenant à la déforestation qu’elle engendre, mais également sur les risques sanitaires. Il s’agit donc d’un changement lourd de conséquences pour la filière oléagineuse francilienne où plus d’un agriculteur sur deux produits du colza. Ela est d’autant plus lourd que la disponibilité de cette culture va décroître exponentiellement, augmentant consécutivement son prix et se répercutera ainsi directement sur les élevages animaliers par le biais de l’alimentation animale. La fabrication de biocarburant est un enjeu majeur pour la réservation de notre environnement mais aussi le développement d’une économie plus responsable avec lequel cette annonce vient en contradiction. Au vue de la réalité locale de la production de colza et de la transformation pour la fabrication de biocarburants, il lui demande de bien vouloir lui indiquer ses intentions pour soutenir cette filière agricole française indispensable.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9126</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4958</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Corinne Vignon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[animaux
	        Feuille de route du Gouvernement sur le bien-être animal
	        9126. — 12 juin 2018. — Mme Corinne Vignon appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur le bien-être animal. En effet, le bien-être animal n’est aujourd’hui plus un concept. Avec la multiplication des images de maltraitance dans les élevages français ou chez des particuliers, les citoyens sont de plus en plus sensibles au traitement des animaux domestiques, d’élevages ou sauvages. Les débats sur la loi ÉGalim ont d’ailleurs démontré l’intérêt grandissant des français et des parlementaires à ce sujet. Même si juridiquement, la société française a énormément évolué depuis l’adoption du code civil de 1804 qui considérait l’animal comme un objet pratique, aujourd’hui, elle réclame une plus forte considération de l’animal. Actuellement, l’article L. 214-1 du code rural dispose que « tout animal étant un être sensible doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce » ; ou encore l’article 515-14 du code civil, a été étoffé depuis une loi de 2015, par la phrase suivante « les animaux sont des êtres vivants doués de sensibilité ». Cette dernière évolution, inscrite dans le socle du droit français, a fait progresser la condition animale et la sensibilisation croissante de l’opinion publique, ouvrant la voie à un code de l’animal. Toutefois, les discussions ne débouchent pas à ce jour sur des actes concrets en faveur de la protection animale. L’animal est un être sensible qui mérite une meilleure reconnaissance de son statut. Aussi, elle souhaiterait connaître la feuille de route du Gouvernement sur le quinquennat 2017-2022 à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9127</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4958</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Élodie Jacquier-Laforge</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[animaux
	        Frelon asiatique
	        9127. — 12 juin 2018. — Mme Élodie Jacquier-Laforge interroge M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur l’article 89 de la loi no 2016-1087 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, du 8 août 2016. Ce dernier dispose que « dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur l’opportunité de classer le frelon asiatique (vespa velutina) dans la catégorie des organismes nuisibles, au sens du code rural et de la pêche maritime ». Le frelon asiatique a été identifié, pour la première fois en France, dans le Lot-et-Garonne en 2005 après son importation involontaire d’Asie. Depuis cette date, il n’a cessé de proliférer. Prédateur des abeilles qui représentent 80 % de son régime alimentaire, il fait des dégâts énormes dans leurs colonies, menaçant ainsi la biodiversité et le secteur apicole qui connaît une crise sans précédent. Ces frelons sont également particulièrement agressifs et représentent un véritable danger pour la population. C’est pourquoi elle lui demande quand ce rapport sera effectivement réalisé, alors qu’il aurait dû être présenté en février 2017.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9128</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4959</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Aude Luquet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[animaux
	        Prolifération de la chenille processionnaire et des espèces invasives
	        9128. — 12 juin 2018. — Mme Aude Luquet alerte M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur la prolifération de la chenille processionnaire. Le pullulement de ce nuisible constitue un véritable enjeu de santé publique en ce qu’il peut provoquer de multiples problèmes cliniques comme des démangeaisons, irritations, ou encore œdèmes tant pour l’homme que pour les animaux de compagnie. Il devient également un enjeu environnemental lorsque la seule réponse à sa prolifération se caractérise par l’abattage de l’arbre contaminé. De nombreuses collectivités sont touchées par cette espèce et n’ont pas, toutes, les moyens techniques pour mener une lutte efficace, surtout lorsque celle-ci se traduit par des actions isolées et non coordonnées. En Seine-et-Marne, la ville de Melun ou encore la forêt de Fontainebleau n’échappent pas à ce fléau. À l’heure du zéro pesticide et de la réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires, il conviendrait de promouvoir une véritable coordination de l’action entre l’État et les collectivités pour offrir à ces dernières les moyens de préserver non seulement les populations mais aussi leur environnement. Aussi elle souhaiterait connaître les moyens que l’État entend mettre en œuvre pour lutter efficacement sur l’ensemble du territoire, dans le respect des principes du développement durable, contre les chenilles processionnaires et plus largement contre les espèces invasives.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9137</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4959</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Lagleize</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[bâtiment et travaux publics
	        Alliance Mondiale pour les Bâtiments et la Construction (GABC)
	        9137. — 12 juin 2018. — M. Jean-Luc Lagleize attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire sur la nécessité de renforcer les contributions ainsi que le pilotage stratégique français et européen en faveur de l’Alliance mondiale pour les bâtiments et la construction ( Global Alliance for Buildings and Construction - GABC ). Lancée lors de la COP21 en 2015 sous l’impulsion de la France et du Programme des Nations Unies pour l’Environnement, l’Alliance Mondiale pour les Bâtiments et la Construction oeuvre pour des bâtiments efficaces, résilients et zéro émission. Cette initiative internationale a pour objectif de rassembler les parties prenantes des filières du bâtiment et de la construction ainsi que les États membres afin de faire connaître et faciliter la transition vers des constructions bas carbone et à haute efficacité énergétique. Cette alliance démontre l’importance de la contribution du secteur de la construction pour parvenir à atteindre l’objectif de l’Accord de Paris de limiter l’augmentation des températures planétaires bien en deçà de 2° Celsius et même de tendre vers 1,5° Celsius d’augmentation. En particulier, l’Alliance Mondiale pour les Bâtiments et la Construction a pour objectif de soutenir et accélérer la mise en oeuvre des contributions nationales, de faciliter la mise en oeuvre de l’Accord de Paris dans le secteur du bâtiment et de la construction, notamment grâce à l’augmentation du recours aux énergies renouvelables et à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et de réduire les émissions de gaz à effet de serre du secteur du bâtiment en augmentant la part de constructions durables en neuf et en rénovation. Ces objectifs sont cruciaux étant donné que l’énergie utilisée par les bâtiments et la construction représente plus d’un tiers de l’énergie finale consommée dans le monde et un quart des émissions de gaz à effet de serre. En outre, plusieurs facteurs comme la croissance de la population et du pouvoir d’achat dans les pays émergents et pays en voie de développement, ou encore l’augmentation de la surface des bâtiments pourraient mener à une augmentation de la demande d’énergie des bâtiments de 50 % d’ici à 2050. Il est donc indispensable de trouver des solutions efficaces et rentables pour un immobilier décarboné et résilient, pour limiter les émissions de gaz à effet de serre, en utilisant des technologies et des politiques pouvant offrir des bénéfices économiques, sociaux, environnementaux et sanitaires. A cet égard, il semblerait pertinent que l’Agence nationale de l’habitat (Anah) puisse s’impliquer pleinement dans cette alliance afin de faire le lien entre les progrès acquis au niveau international et la mise en œuvre au sein de nos territoires. Il attire donc son attention sur la nécessité de renforcer les contributions ainsi que le pilotage stratégique français et européen en faveur de l’Alliance mondiale pour les bâtiments et la construction.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9138</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4959</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Marc Zulesi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[biodiversité
	        Prolifération des "Plathelminthes terrestres" en France
	        9138. — 12 juin 2018. — M. Jean-Marc Zulesi attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire sur la prolifération récente en France des « Plathelminthes terrestres », également appelés « Bipalium ». Récemment, plusieurs espèces géantes de Plathelminthes terrestres ont envahi la France et ses territoires d’Outre-Mer. Les Plathelminthes terrestres consomment des animaux de la faune du sol, et à ce titre posent une menace pour la biodiversité des sols et leur équilibre écologique. Les Bipalium sont des prédateurs de vers de terre capables de tuer et manger des proies beaucoup plus grandes qu’eux. Pour tuer leurs proies, les Bipalium possèdent un armement chimique incluant la tétrodotoxine, l’un des neurotoxiques les plus puissants au monde, mille fois plus actif que le cyanure. Ces vers géants ont été introduits sur le territoire national par le transport de plantes venant d’Asie. Ces espèces ne pratiquent pas la reproduction sexuée et chaque individu est donc un clone de son parent : un petit morceau se détache à l’arrière de l’animal et se transforme en adulte par un phénomène appelé scissiparité. La reproduction asexuée est un moyen pour une espèce invasive d’envahir rapidement un territoire. Cela signifie aussi que chaque ver est potentiellement immortel. On observe une prolifération particulièrement inquiétante dans le département des Pyrénées-Atlantiques. Aussi, il aimerait connaître les mesures qu’il envisage pour lutter contre la prolifération de ce ver géant qui constitue une menace certaine pour nos écosystèmes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9139</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4960</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Alauzet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[bois et forêts
	        Impact du débardage sur les zones Natura 2000
	        9139. — 12 juin 2018. — M. Éric Alauzet attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur les problèmes posés par les opérations de débardages et d’aménagements forestiers qui génèrent une menace directe sur la conservation des sols, la biodiversité et au-delà affectent et nuisent aux paysages des sites Natura 2000. Actuellement, des engins massifs puissants, parfois destructifs et non adaptés à l’écosystème sont utilisés pour la plupart des travaux forestiers : débardage, drainage, labours profonds, défrichements, plantations, brûlage des rémanents, ouverture de pistes et autres ouvrages de terrassement. De tels travaux sont menés de manière démesurée par rapport aux sites exploités et dans certains cas isolés sur des sites protégés par le réseau Natura 2000 créant des impacts négatifs sur l’environnement, sur les paysages en sous-bois, sur les espaces et les sols et provoquent des situations de ravinement. Il lui demande comment il envisage la prévention de tels impacts dans les zones Natura 2000 dont l’irréversibilité peut être lourde de conséquences pour la biodiversité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9146</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4960</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Grégory Besson-Moreau</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[chasse et pêche
	        Chasse - Oies - Prolongation de la période de chasse
	        9146. — 12 juin 2018. — M. Grégory Besson-Moreau attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur les attentes des chasseurs de l’Aube concernant la prolongation de la période de chasse aux oies. En effet, le 15 février 2018, M. le Président de la République a pris l’engagement d’obtenir une dérogation de régulation rendant possible la chasse aux oies jusqu’au 28 février à compter de 2019. Or la directive européenne dite directive 79/409/CEE organise actuellement la fermeture de la chasse aux oies à compter du 31 janvier de chaque année. Si cette mesure, ayant vocation à promouvoir la protection et la gestion des populations d’espèces d’oiseaux sauvages du territoire européen est légitime, on peut s’interroger sur sa pertinence pour certaines espèces qui ne sont pas en voie de disparition. Par exemple, depuis plusieurs années, les oies sauvages et les canards siffleurs sont capturés et gazés en masse aux Pays-Bas au motif que ces oiseaux provoquent des dégâts aux cultures et perturbent la sécurité aérienne. Ces pratiques sont inacceptables et n’apportent pas de solution aux problèmes causés par ces oiseaux. Les oies sauvages, en bon état de conservation, causent des dommages aux cultures et aux écosystèmes mais ne peuvent pas être chassées. Dans le cadre d’une politique de protection des oiseaux et de conciliation des usages, une dérogation annuelle prolongeant l’ouverture de la chasse aux oies pour un mois supplémentaire semble souhaitable. Il lui demande par conséquent de bien vouloir lui indiquer sa position sur cette proposition des chasseurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9153</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4960</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Richard Ferrand</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[cours d’eau, étangs et lacs
	        Dispositions loi n° 2006-1772 du 30/12/2006 sur l’eau et les milieux aquatiques
	        9153. — 12 juin 2018. — M. Richard Ferrand attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur les possibles divergences d’interprétation concernant l’application de dispositions liées à la loi no 2006-1772 du 30 décembre 2006 sur l’eau et les milieux aquatiques entre la direction de l’eau et de la biodiversité et la Fédération française des associations de sauvegarde des moulins. Elles portent sur des cas d’interprétation des dispositions contenues dans cette loi, notamment concernant la continuité écologique, qui peuvent avoir pour conséquence des enjeux financiers importants pour les mises en conformité des moulins. Un exemple avancé concerne l’application du nouvel article L. 214-18-1 du code de l’environnement. La loi sur l’eau de 2006 a défini un classement des cours d’eau selon deux listes, déterminées à l’article L. 214-17 du code de l’environnement, la première n’autorisant aucune construction si celle-ci crée un obstacle à la continuité écologique, la seconde obligeant à la mise en conformité des ouvrages qui font obstacle à cette continuité. L’article L. 211-18-1, introduit en 2016, restreint le champ d’application de l’article L. 214-17 en instaurant une dérogation au principe de restauration de la continuité, les moulins produisant de l’électricité à la date de la loi n’étant plus soumis aux règles liées à la liste 2 des cours d’eau. La Fédération française des associations de sauvegarde des moulins considère ainsi que tout moulin régulièrement installé et équipé pour produire de l’électricité doit être affranchi et exonéré de mise en conformité. Cependant, il semble que les services de la direction de l’eau et de la biodiversité considèrent que cette dérogation ne s’appliquerait que pour les moulins à eau équipés par leurs propriétaires pour produire de l’électricité régulièrement installés. Aussi, il souhaite connaître sa position sur ces divergences d’interprétation et les actions qui pourraient être entreprises afin d’y répondre.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9168</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4961</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laurence Dumont</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[énergie et carburants
	        Afficheur déporté des compteurs Linky
	        9168. — 12 juin 2018. — Mme Laurence Dumont attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur le déploiement des compteurs Linky en France, et plus précisément, sur les problématiques relatives aux objectifs de maîtrise de consommation d’énergie auxquels il ne semble pas répondre en l’état. Alors que dans son rapport annuel, la Cour des comptes rappelle que le coût du déploiement des compteurs est couvert dans « des conditions avantageuses pour Enedis » par les consommateurs, les magistrats relèvent également les insuffisances techniques du compteur. Le rapport rejoint en effet les conclusions de l’association de consommateurs UFC-Que Choisir qui avait déjà alerté sur le fait que les informations auxquelles auront accès les utilisateurs ne sont ni assez nombreuses, ni suffisamment accessibles afin de faire du Linky un véritable outil de maîtrise de leur consommation. En effet, l’affichage déporté, permettant une information en temps réel plus complète et lisible, est limité aux seuls ménages précaires et les portails internet du distributeur et des fournisseurs ne permettent pas une information détaillée et circonstanciée. Comme le mentionnent pourtant les magistrats, « La connaissance par l’usager de sa consommation d’électricité à un laps de temps suffisamment court constitue un prérequis à la mise en place de toute action de maîtrise de la consommation d’énergie à un niveau individuel ». Par ailleurs dès 2010, le directeur des énergies renouvelables de l’ADEME demandait déjà que le compteur dispose d’un afficheur déporté, solution d’information en temps réel en kWh et en euros, comme cela a pu se faire ailleurs en Europe, notamment au Royaume-Uni. Le Médiateur national de l’énergie a également plaidé pour la généralisation d’un tel dispositif. Un tel dispositif et une meilleure information sont par ailleurs réclamés par plus de 150 000 citoyens qui ont signé une pétition en ce sens. Au vu de ces éléments, elle lui demande de bien vouloir indiquer les intentions du Gouvernement en ce qui concerne l’accès des consommateurs à leur consommation d’énergie et les améliorations qu’il entend apporter au dispositif.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9169</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4961</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Labaronne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[énergie et carburants
	        Autoconsommation d’énergie photovoltaïque
	        9169. — 12 juin 2018. — M. Daniel Labaronne attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire sur les obstacles limitant le développement des pratiques d’autoconsommation d’énergie photovoltaïque. Le président de la république l’a rappelé dans son discours du 26 juin 2O17 à la Sorbonne : un des objectifs de ce quinquennat est de s’assurer que nous luttions pour préserver notre planète. La réalisation de cet objectif passe par l’évolution de notre mix énergétique vers des sources d’énergie plus durables y compris en développant le secteur du photovoltaïque. Le développement de producteurs d’électricité solaire consommant leur propre production est sans aucun doute un enjeu majeur de cette transformation souhaitée. L’autoconsommation permet en effet de limiter grandement les coûts de transport d’énergie et se distingue donc par une empreinte écologique particulièrement faible. L’énergie photovoltaïque donne de nouvelles perspectives à la question de l’autonomie énergétique. Le bâti est aujourd’hui l’un des principaux consommateurs d’énergie (40 % de la consommation d’énergie totale). Grâce à cette technologie, il peut désormais devenir autosuffisant et même revendre son trop-plein d’électricité au réseau. Cependant, cette pratique peine à se développer dans notre pays. L’Allemagne compte environ 500 000 auto-consommateurs d’électricité alors que la France n’en dénombre qu’un peu plus de 20 000. Pourtant, 350 000 particuliers disposent en France de panneaux solaires, mais la quasi-totalité ne consomme pas l’électricité qu’ils produisent. Il est souvent plus avantageux de la revendre au réseau, du fait d’un tarif réglementé qui dissuade le passage à l’autoconsommation. Il demande au ministre quels dispositifs sont envisagés afin d’encourager cette pratique et de permettre aux consommateurs de prendre part activement au processus de transition énergétique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9170</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4962</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Paul Dufrègne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[énergie et carburants
	        Compteurs Linky
	        9170. — 12 juin 2018. — M. Jean-Paul Dufrègne attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur les nombreuses questions que soulève le déploiement des compteurs communicants dits compteurs Linky. Signe que ce sujet continue à passionner et mobiliser les citoyens, à chaque réunion publique d’information organisée sur le sujet, il y a toujours beaucoup de monde. Ce fut par exemple le cas à Bourbon-l’Archambault dans l’Allier où les habitants de la circonscription, et au-delà, s’étaient pressés pour venir chercher des réponses à leurs questions. Que ce soit en réunion publique ou par courrier, les nombreuses sollicitations reviennent généralement sur les questions sanitaires, l’exposition aux ondes ou encore la protection des données personnelles. Mais les usagers tiennent aussi à exprimer leur suspicion sur le manque d’information dont ils disposent notamment sur l’obligation ou non d’accepter l’installation d’un compteur communicant dans son foyer ou sur le coût réel pour eux et pour l’État de ce gigantesque programme. Ce sentiment de suspicion a été conforté en février 2018 par la Cour des comptes qui a rendu un rapport très sévère sur le déploiement des compteurs communicants. Tout d’abord, ce rapport a dénoncé le coût excessif du programme, estimé à 5,7 milliards d’euros, programme qui au bout du compte couterait cher aux consommateurs et serait très avantageux pour Enedis. Ensuite, ce rapport a remis clairement en cause les avantages du compteur Linky pour les usagers en pointant des bénéfices encore trop insuffisants notamment pour mieux maîtriser sa consommation d’électricité et donc faire des économies. Sur ces deux points, la position de l’Europe est pourtant claire. Elle demande à tous les pays de faire des économies d’énergie notamment grâce à l’utilisation de compteurs intelligents mais à deux conditions : que chaque pays soit vigilant sur la rentabilité de l’opération et que les consommateurs y trouvent un intérêt. Ceci explique que certains pays comme l’Allemagne ou la Belgique sont pour l’instant restés très prudents sur un déploiement massif. Face à ces constats et aux différents questionnements, il lui demande tout d’abord si l’État va jouer la carte de la transparence et demander des comptes à Enedis afin d’avoir une idée précise de ce que le déploiement aura coûté, ce qu’il aura rapporté à Enedis et ce que les consommateurs vont réellement payé au regard des taxes supplémentaires, ensuite si les Français sont effectivement dans l’obligation d’accepter l’installation d’un compteur communicant dans leur foyer, et s’ils refusent, à quelles sanctions ils s’exposent, et enfin s’il peut assurer que le compteur Linky ne pose pas une question de cybersécurité avec en fond le cyberterrorisme ou les cyberattaques sur des cibles comme les centrales nucléaires ou les hôpitaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9171</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4962</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Forissier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[énergie et carburants
	        Déploiement des compteurs Linky - Accès à l’information
	        9171. — 12 juin 2018. — M. Nicolas Forissier interroge M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur la question du déploiement des compteurs Linky et sur leurs objectifs de maîtrise de consommation de l’énergie. Incomplète et insuffisamment accessible, l’information des utilisateurs reste cependant insatisfaisante. Dès lors, le but visant à faire de Linky un instrument permettant de maîtriser la dépense d’énergie des ménages semble, en l’état, être difficilement atteignable. La Cour des comptes, dans ses conclusions annuelles, s’inquiète de cette situation et est rejointe en cela par plusieurs associations de consommateurs et par le médiateur national de l’énergie. Il souhaite donc lui demander des précisions concernant les mesures que le Gouvernement entend mettre en œuvre pour répondre à l’inquiétude d’une partie des Français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9172</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4962</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Castellani</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[énergie et carburants
	        Energie solaire et programme du Gouvernement
	        9172. — 12 juin 2018. — M. Michel Castellani interroge M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur la question de la production énergétique française et son avenir. L’objectif de réduire la part du nucléaire dans la production énergétique française à 50 % d’ici 2025 a été abandonné en septembre 2017. Ce recul peut s’expliquer pour des raisons économiques comme l’importance des centrales dans certains territoires. Cependant, la transition écologique reste une priorité tant sur le plan français qu’international. Beaucoup d’experts estiment la bataille des 2 degrés d’ores et déjà perdue. C’est pourquoi, il convient de redoubler d’efforts. La France est au cinquième rang des producteurs d’énergie solaire en Europe derrière l’Allemagne qui connaît pourtant un ensoleillement inférieur. Pour atteindre les 20 Giga Watts de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) prévus pour 2023, il faudrait une cadence annuelle des installations de 2 000 Méga Watts, soit un quadruplement du rythme actuel. Il demande au Gouvernement quelles sont les mesures prévues pour augmenter la part de l’énergie solaire dans la production française.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9174</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4963</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Labaronne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[énergie et carburants
	        Hydrogène
	        9174. — 12 juin 2018. — M. Daniel Labaronne interroge M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur le plan de déploiement de l’hydrogène pour la transition énergétique présenté le 1er juin 2018. Le département d’Indre-et-Loire se singularise par de nombreuses initiatives publiques ou privées et par la présence d’acteurs majeurs, en particulier le CEA du Ripault à Monts dont l’un des thèmes de recherche est le stockage comprimé de l’hydrogène. Le 17 mai 2018, à Tours, la région Centre-Val de Loire a organisé avec l’Association française pour l’hydrogène et les piles à combustible (AFHYPAC) et le pôle de compétitivité S2E2 Smart Electricity Cluster (S2E2) une journée « Hydrogène au Centre ». La communauté de communes Touraine-Vallée de l’Indre (CCTVI) y a présenté son projet HYSOPARC qui consiste à déployer une station de distribution d’hydrogène au sein du parc d’activités Isoparc à Sorigny, en bordure de l’autoroute A10. Située dans un centre routier et exploitant l’énergie solaire, cette station servira à alimenter en hydrogène vert une flotte d’une quinzaine de véhicules, en l’occurrence des Kangoo H2. Ces véhicules seront utilisés par les communes de la CCTVI, le CEA et une entreprise locale. La communauté de communes Touraine-Vallée de l’Indre prévoit d’aménager d’ici quelques mois sur la zone Isoparc (où se situe son siège) une station de distribution d’hydrogène dans le cadre d’un projet plus vaste de centre routier, en connexion avec l’autoroute A10. La station servirait à alimenter une douzaine de véhicules utilisés par les collectivités et entreprises du secteur. La CCTVI est la seule collectivité française à avoir postulé à ce jour au projet européen Interreg, via le consortium Hyer pour tester une benne à ordures ménagère alimentée à l’hydrogène. Il lui demande quel est le calendrier et quelles sont les modalités de mise en œuvre au niveau local du plan national de 100 millions d’euros annoncés pour accompagner la production d’hydrogène, le stockage électrique et les applications dans le secteur des transports.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9176</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4963</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Émilie Guerel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[énergie et carburants
	        Objectifs de production d’électricité d’ici 2025 en France
	        9176. — 12 juin 2018. — Mme Émilie Guerel appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur les objectifs du Président de la République relatifs à la production d’électricité, et sur la nécessité d’assurer la sécurité des installations nucléaires vieillissantes en y accordant les moyens financiers adaptés. En effet, le Président de la République M. Emmanuel Macron s’est engagé à doubler la production d’électricité issue des technologies éolienne et photovoltaïque d’ici 2022, ainsi qu’à réduire de 50 % la part du nucléaire dans la production d’électricité d’ici 2025. Or, en consultant le site internet d’EDF, on constate que les puissances installées sont de 4866 mégawatts pour le photovoltaïque au 31 mars 2014, de 12 000 mégawatts pour l’éolien au 31 décembre 2016, de 25 400 mégawatts pour l’hydraulique et de 62 400 magawatts pour le nucléaire. De plus, toujours à partir du site internet d’EDF, la production d’électricité en 2016 s’est élevée à 531 térawatts-heure répartie comme suit pour chacun de ces quatre secteurs : 8 térawatts-heure pour le photovoltaïque (soit 1,5 % de la production d’électricité), 21 térawatts-heure pour l’éolien (soit 3,9 %), 67,5 térawatts-heure pour l’hydraulique (soit 12,7 %) et de 384 térawatts-heure pour le nucléaire (soit 72,3 %). À partir des chiffres fournis par EDF, et afin de respecter les engagements du Président de la République, les productions photovoltaïque et éolienne devraient doubler pour atteindre respectivement 3 % et 7,8 %. De plus, afin de satisfaire la baisse de 50 % souhaitée, l’industrie nucléaire française devra diminuer sa production de 22, 3 %. Dans le but d’atteindre ces objectifs, il serait alors nécessaire de désinstaller une vingtaine de réacteurs nucléaires d’ici 2025, et d’installer plus de 2 400 éoliennes de 5 mégawatts d’ici 2022, soit 600 éoliennes par année en moyenne. C’est pourquoi, au vu de ces éléments, elle souhaite savoir comment le Gouvernement entend mener à bien ces engagements et atteindre ces objectifs de dénucléarisation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9177</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4963</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Marc Zulesi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[énergie et carburants
	        Reconversion de la raffinerie de la Mède.
	        9177. — 12 juin 2018. — M. Jean-Marc Zulesi attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur le projet de reconversion de la raffinerie de la Mède en bio-raffinerie pour produire du biodiesel. La préfecture des Bouches-du-Rhône a autorisé, le 16 mai 2018, l’entreprise Total à exploiter la bio-raffinerie de la Mède. Cette décision provoque des inquiétudes pour l’environnement. En effet, pour être produit, le biodiesel requiert un approvisionnement massif en huile de palme. La culture de la palme a pour conséquence une déforestation massive qui menace les écosystèmes et la biodiversité. Ainsi, la décarbonisation des transports entraîne, avec cette huile, d’autres problèmes écologiques. Conscient que le Gouvernement a limité l’approvisionnement de la raffinerie à 300 000 tonnes d’huile de palme par an qui doit répondre aux critères européens de durabilité, il s’interroge néanmoins sur la soutenabilité écologique de la raffinerie et les mesures envisagées pour soutenir d’autres formes de biocarburant.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9203</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4964</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Élodie Jacquier-Laforge</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[environnement
	        Convention sur le commerce international des espèces menacées d’extinction
	        9203. — 12 juin 2018. — Mme Élodie Jacquier-Laforge interroge M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur l’article 143 de la loi no 2016-1087 du 8 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages. Il dispose que « dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant la mise en œuvre par la direction générale des douanes et droits indirects de la convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction, signée à Washington le 3 mars 1973, portant notamment sur la capacité des douaniers à repérer les espèces de faune et de flore concernées, ainsi que sur les conditions de replacement des animaux saisis. ». À ce jour, cela n’a pas encore été appliqué. Elle lui demande quand ce rapport d’évaluation sera remis au Parlement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9204</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4964</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Auconie</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[environnement
	        Difficultés d’application du décret n° 2016-1110
	        9204. — 12 juin 2018. — Mme Sophie Auconie attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur la consultation relative au projet de décret modifiant des catégories de projets, plans et programmes relevant de l’évaluation environnementale, qui s’est terminée le 21 mars 2018. Des difficultés d’application dues à la rédaction issue du décret no 2016-1110 du 11 août 2016 ont été identifiées par les porteurs de projets et les services de l’État concernés. La rédaction initiale, qui prend en compte la notion de « terrain d’assiette », conduit à soumettre tous types de travaux, constitués ou en création, dès lors qu’ils sont réalisés sur une parcelle cadastrale supérieure ou égale à 10 hectares, à une évaluation environnementale, indépendamment de leur importance. Cette formulation pose problème dans certains territoires, notamment dans les zones rurales. Cette situation n’est pas conforme à l’esprit de la réforme qui avait pour objectif de focaliser les études d’impact sur les projets potentiellement les plus impactants. C’est pourquoi dans sa rubrique 39, relative aux « travaux, constructions et opérations d’aménagement », il était donc proposé conformément à l’esprit du texte, ainsi qu’à l’annexe I de la directive 2011/92/UE d’apporter une distinction entre les « travaux, constructions, installations » et les « opérations d’aménagement ». Le critère du « terrain d’assiette » serait écarté pour les « constructions » afin d’éviter de soumettre par ce biais des projets n’ayant manifestement pas d’impact notable sur l’environnement, tandis qu’il serait conservé, avec la « surface de plancher », pour les « opérations d’aménagement ». Enfin, il serait ajouté le critère de l’emprise au sol pour les cas où il n’y aurait pas de création de surface de plancher, notion prise au sens de l’article R. 420-1 du code de l’urbanisme. Elle souhaitait savoir si les résultats de cette consultation aboutiront rapidement à l’application de ce décret correcteur et si oui à quelle date.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9205</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4964</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Olga Givernet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[espace et politique spatiale
	        Multiplication des déchets spatiaux en orbite
	        9205. — 12 juin 2018. — Mme Olga Givernet interroge M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire sur la multiplication des déchets en orbite de la Terre. Alors qu’un nombre croissant d’entreprises privées s’intéresse à l’espace, l’attractivité économique ne doit pas faire oublier le respect de des valeurs écologique et le devoir de protection de la planète envers les générations futures. Or, tandis que le traitement des déchets terrestres se développe, les déchets spatiaux eux se multiplient. L’Agence spatiale européenne décompte 8 000 tonnes de débris en gravitation autour de la Terre, pour un nombre d’objet estimé entre 300 000 et 500 000. Autant de polluants qui sont des dangers pour les satellites, les astronautes, et dont nous ne connaissons pas les conséquences au long-terme. Ce danger ne peut que s’aggraver avec l’arrivée d’entreprises privées dans les orbites supérieures. A terme, ces débris deviendraient un risque écologique direct pour la planète et pourraient être un facteur d’accident humain. Elle souhaiterait connaître l’implication de l’État dans la gestion de débris spatiaux. Il semble important que la France, fière de son attachement au développement durable, soit en première ligne sur cette question.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9235</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4965</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Jacques Gaultier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôts et taxes
	        Notion d’intérêt général de la forêt
	        9235. — 12 juin 2018. — M. Jean-Jacques Gaultier attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur la reconnaissance de plus en plus importante dans la société civile du rôle de l’arbre et de la forêt. Les entreprises s’investissent de plus en plus en faveur du renouvellement de la forêt au travers de leur mécénat ou de leur responsabilité sociétale (RSE). C’est ainsi que 2 500 hectares de forêts ont été renouvelés depuis 2014 par plus de 200 entreprises ce qui représente presque 3 millions d’arbres et 3,8 millions d’euros collectés sous forme d’aides directes ou d’avances remboursables. Pour ces raisons et afin d’assurer la résilience de la forêt face aux changements climatiques, d’assurer le maintien d’une forêt productive dans le cadre d’une gestion durable certifiée et d’assurer le rôle de la forêt en matière de fixation du CO2 et de filtration de l’eau, il lui demande d’envisager la possibilité d’inscrire dans les articles 200 et 238 bis du code général des impôts, les dons et versements réalisés pour le renouvellement de la forêt dans le cadre d’une gestion durable certifiée. Ce dispositif pourrait être utilisé par des organismes d’intérêt général pour accompagner et des particuliers propriétaires de bois et forêts pour les aider à financer leur travaux de plantation ou d’amélioration dans le cadre d’une gestion durable certifiée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9293</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4965</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sylvain Brial</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[pollution
	        Pollution à Wallis
	        9293. — 12 juin 2018. — M. Sylvain Brial attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur les graves menace de pollution qui touche l’île de Wallis. Il ilui indique que lors du conflit de la Deuxième Guerre mondiale une base américaine était installée à Wallis, au cœur du Pacifique. L’armée américaine a stationné sur ce territoire de nombreux matériels. À son départ elle n’a pas rapatrié ses matériels préférant les immerger dans le lagon et dans les lacs volcaniques. De la sorte de nombreux véhicules, des armes, des munitions, des fûts de matières toxiques se sont retrouvés au fond de l’eau. Certains habitants ont également réussi à récupérer certains matériels et autres munitions et régulièrement il a fallu déplorer de très graves accidents. Aujourd’hui ce qui a été immergé il y a soixante-dix ans est particulièrement détérioré. La corrosion progresse, les matières se décomposent, les fûts fuient, libérant des matières toxiques. Il lui indique que le territoire n’a aucun moyen pour faire l’inventaire de cette pollution et ne peut que constater régulièrement que la situation se dégrade. Cette pollution est grave, avec des produits manifestement toxiques. Certes la nature a accompli son œuvre en certains lieux, mais il demeure des zones dangereuses comme dans les lacs volcaniques où l’on voit régulièrement remonter à la surface des substance indéfinies. Elles font peser sur la population des menaces. Les enfants ne peuvent se baigner dans ces lacs. Cette situation est aussi un handicap majeur au développement touristique. Ces lacs volcaniques sont d’un grand intérêt et ne peuvent pas être mis correctement en valeur. Au moment où le développement touristique prend forme sur Wallis, où de petites unités de croisière commencent à visiter Wallis et Futuna cette pollution est une menace qu’il faut traiter. Il lui demande qu’une mission soit diligentée pour faire l’état exact de cette menace. Il demande également que l’État prenne l’initiative avec les autorités américaines, à l’origine de cet état de fait ou éventuellement des ONG de lancer une campagne de dépollution avant que la situation ne soit irrémédiable. Il lui demande de se saisir du dossier pour mettre un terme à cette menace.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9309</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4966</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nicole Trisse</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire (M. le SE auprès du ministre d’État)</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[publicité
	        Publicité locale
	        9309. — 12 juin 2018. — Mme Nicole Trisse attire l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire sur les difficultés rencontrées par les hôteliers de plein air et les restaurateurs exerçant leurs activités en milieu rural. La loi du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l’environnement et son décret d’application du 30 janvier 2012 relatif à l’affichage publicitaire ont grandement modifié la réglementation qui était en vigueur jusque-là. En plus de la suppression de la dérogation qui pouvait être accordée hors agglomération aux dispositifs signalant des activités utiles aux personnes en déplacement, l’interdiction de supports d’informations scellés au sol et à la limitation à quatre mètres carrés des publicités murales ont été étendues aux communes de moins de 10 000 habitants ne faisant pas partie d’une unité urbaine de plus de 100 000 habitants. De plus, les compétences d’instruction et de police de la publicité sont depuis exercées par le préfet, sauf dans les communes dotées d’un règlement local de publicité extérieur (RLP) où elles sont exercées par le maire de la commune. Les restaurateurs et hôteliers de plein air exerçant leur activité dans des zones rurales ou près d’espaces protégés se retrouvent, du fait de cette nouvelle législation, privés de publicité et d’information primordiale pour promouvoir leur activité. En effet, même si la commune sur laquelle est implantée l’activité décide de mettre en place un règlement local de publicité, les restaurateurs et hôteliers opérant leurs activités en zones rurales se voient toujours privés de publicité scellée au sol. Or dans les zones rurales il est crucial pour les hôteliers et restaurateurs de pouvoir disposer de publicité scellée au sol permettant aux touristes et potentiels clients de repérer leurs activités. Bien que judicieuse pour la protection de l’environnement, cette nouvelle réglementation met à mal l’activité économique et les nombreux emplois qui en découlent dans les zones rurales. Les hôteliers de plein air et les restaurateurs se sentent abandonnés et sans solution : ils déplorent l’impact économique négatif que cette réglementation a sur leur activité. Par conséquent, elle lui demande de bien vouloir lui indiquer quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour soutenir et sauvegarder l’activité hôtelière de plein air et de restauration dans les zones rurales hors agglomération.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9156</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4966</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Graziella Melchior</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire (Mme la SE auprès du ministre d’État)</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[déchets
	        Consigne des bouteilles plastique
	        9156. — 12 juin 2018. — Mme Graziella Melchior attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur la consigne des bouteilles plastique. Le taux de recyclage des bouteilles et flacons plastique ne dépasse pas les 50 % dans le pays. Or, chaque année, 8 millions de tonnes de plastique finissent à la mer et se transforment en microparticules de plastique absorbées par l’ensemble de la chaîne alimentaire. Ces perturbateurs endocriniens ont des conséquences pour la biodiversité et la santé humaine. Pour enrayer ce phénomène, une des solutions réside dans la consigne de bouteilles plastiques et au-delà dans la recyclabilité de tous les plastiques utilisés. La consigne fait peser la responsabilité sur les distributeurs, offre aux consommateurs un intérêt à agir compte tenu de la ristourne promise et surtout augmente le taux de récupération. Elle l’alerte sur cette problématique écologique et désire connaître la position du Gouvernement sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9173</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4966</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre-Henri Dumont</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire (Mme la SE auprès du ministre d’État)</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[énergie et carburants
	        Favoriser la place du bioéthanol dans la transition écologique
	        9173. — 12 juin 2018. — M. Pierre-Henri Dumont attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur sa politique en matière de biocarburants. En effet, alors que la France se donne pour objectif d’être un leader dans le monde en ce qui a trait à la transition écologique, elle ne met pas suffisamment l’emphase sur le développement du réseau de biocarburants. Le développement du réseau de pompe au bioéthanol, en particulier, permettrait à la fois de réduire les coûts de transport, alors que le super éthanol est bien moins onéreux que l’essence traditionnelle, ainsi que de réduire les niveaux d’émissions de polluants afin de les rendre conformes à la norme européenne EURO 6, voire de la surpasser. De plus, une utilisation plus large du bioéthanol aurait des conséquences très positives sur l’industrie agricole en contribuent à la culture des matières premières nécessaires pour produire celui-ci. Il est d’ailleurs important de noter que ce biocarburant est le seul qui soit produit à partir de ressources renouvelables, considérant qu’il vient de la transformation soit de céréales, comme le maïs ou blé, soit de betteraves à sucre. Dans les deux cas il provient donc de matière première végétale, aussi appelée biomasse. Autrement, le développement du bioéthanol créerait aussi des emplois dans le secteur de la transformation de cette matière première en éthanol et favoriserait l’indépendance française en matière énergétique. Aussi, il lui demande quelles stratégies le Gouvernement compte mettre en place afin d’incorporer le passage des combustibles fossiles aux biocarburants dans sa politique environnementale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9121</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4967</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Monica Michel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[aménagement du territoire
	        Critères qualitatifs pour la mise en place des péages urbains
	        9121. — 12 juin 2018. — Mme Monica Michel attire l’attention de Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports sur le péage urbain. Ce système est destiné à limiter la pollution et la congestion automobile des agglomérations en rendant payant l’accès automobile au centre de cette agglomération et en incitant les automobilistes à garer leurs véhicules dans des parkings relais à la périphérie et à emprunter les transports en commun. Or les conditions d’expérimentation telles que fixées dans l’article 65 de la loi no 2010-788 du 12 juillet 2010 sont extrêmement contraignantes pour les collectivités qui seraient tentées d’instituer un péage urbain. Cette expérimentation ne peut êtremise en place que pour une durée de trois ans, et cela dans les seules agglomérations de plus de 300 000 habitants dotées d’un plan de déplacements urbains approuvé prévoyant la réalisation d’un transport collectif en site propre. Cette durée pose problème pour la mise en place des infrastructures nécessaires au fonctionnement du péage urbain, dont le financement ne peut s’amortir en seulement 3 ans. En définitive, aucune expérimentation de péage urbain n’a pu être engagée en France alors même que nos villes souffrent de la pollution atmosphérique et que la France doit tenir ses engagements européens de lutte contre la pollution. Elle attire son attention sur le fait que cette problématique n’est pas propre aux grandes agglomérations. Toutes les communes ont le devoir de protéger leur centre et d’en réguler les accès et usages, et de faire contribuer les visiteurs non-résidents ou non-consommateurs aux charges publiques engagées pour leur accueil. C’est le cas des communes souvent petites, accueillant des stations touristiques, qui cherchent des solutions de tarification du stationnement appropriées à leur situation économique et environnementale. Le péage urbain serait une solution pour ces sites. Elle lui demande s’il serait possible de modifier l’article 65 de la loi du 12 juillet 2010 pour répondre à ces problématiques. Elle lui demande également si une extension des critères de mise en place du péage urbain peut être envisagée à ces cas particuliers, par exemple sans tenir compte du critère de population, mais en introduisant des critères qualitatifs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9123</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4967</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Michel Mis</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[aménagement du territoire
	        Quel avenir pour l’engagement financier de l’État sur l’A45 ?
	        9123. — 12 juin 2018. — M. Jean-Michel Mis attire l’attention de Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports, sur la question du devenir de l’engagement financier de l’État dans le dossier de l’A45. En effet, lors de la prochaine présentation de la loi d’orientation des mobilités, on saura, enfin et après des décennies d’atermoiements, si l’autoroute A 45 reliant Saint-Étienne à Lyon va être réalisée. Ce projet qui a d’ores et déjà franchi toutes les étapes d’une procédure longue et complexe, a fait l’objet d’un engagement financier de l’État à hauteur de 400 millions d’euros, lors de la signature de la convention relative au financement des concours publics par les collectivités contributrices. Si les conclusions du Conseil d’orientation des infrastructures laissent entendre que l’A45 entre Lyon et Saint-Étienne ne faisait pas partie des sujets prioritaires qui seront présentés au Gouvernement, il n’en demeure pas moins qu’elles prévoient de réserver la part de l’État pour mettre en œuvre, sitôt après le débat d’orientation multimodale de la région lyonnaise, les réponses qui seront alors retenues. En la matière comme en toute chose, la continuité républicaine doit prévaloir. Aussi, quel que soit le scénario final retenu dans la loi d’orientation des mobilités dans le dossier de l’A45, l’engagement financier de l’État à hauteur de 400 millions d’euros pour ce territoire doit être garanti. Par conséquent, il souhaiterait connaître la position du Gouvernement sur la question du maintien de cet engagement financier de l’État à hauteur de 400 millions d’euros pour le désenclavement de ce territoire, et ce quelle que soit l’option retenue pour l’A45.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9209</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4968</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Labaronne</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[étrangers
	        Titres de transport des demandeurs d’asile
	        9209. — 12 juin 2018. — M. Daniel Labaronne interroge Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports sur les difficultés rencontrées par les demandeurs d’asile pour payer les titres de transports entre les différents lieux de rendez-vous inhérents au processus de demande d’asile : Plateforme d’Accueil des Demandeurs d’Asile (PADA) ; Centres d’Accueil de Demandeurs d’Asile (CADA) ; guichet unique de demande d’asile (GUDA), Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) et le cas échéant, la Cour nationale du droit d’asile (CNDA). Dans sa circonscription d’Indre-et-Loire, il a été particulièrement alerté sur deux points sensibles relatifs aux demandeurs d’asile enregistrés au PADA de Tours et logés dans les CADA et autres logements disponibles de l’agglomération tourangelle. Le premier concerne l’achat du billet de train entre Tours et Orléans. Le rendez-vous au guichet unique de la région Centre-Val de Loire qui se trouve à Orléans est une étape obligatoire de la procédure. Or le demandeur d’asile est souvent sans ressources à ce stade. En effet, il ne peut solliciter l’allocation pour demandeur d’asile (ADA) prévue dans la loi no 2015-925 du 29 juillet 2015 que lors de son rendez-vous au GUDA d’Orléans. Le second concerne les titres de transports dans l’agglomération de Tours. En reproduisant un dispositif en application pour des demandeurs d’emploi, une réduction de 50 % était auparavant appliquée pour les demandeurs d’asile sur présentation attestation de demande d’asile. Ce dispositif a été supprimé pour les demandeurs d’asile, ce qui n’a eu pour effet que d’augmenter le nombre d’amendes impayées. Certains demandeurs d’asile sont logés dans des endroits plus ou moins éloignés, ce qui entraine des inégalités de traitement. A ce tire, il pourrait être intéressant d’étendre la réduction tarifaire d’au moins 50 % sur leurs titres de transport prévues dans le code du transport pour personnes dont les ressources sont égales ou inférieures au plafond fixé en application de l’article L. 861-1 du code de la sécurité sociale, à tous les demandeurs d’asile. Dans le respect des engagements pris par le Président de la République, l’Assemblée nationale a adopté le 22 avril en première lecture le projet de loi pour une immigration maîtrisée et un droit d’asile effectif. L’une des priorités de ce texte étant d’améliorer l’accueil des demandeurs d’asile en France. Il lui demande si des dispositions concernant la prise en charge des titres de transport pour les demandeurs d’asile sont en réflexion dans le cadre du projet de loi de finances 2019.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9328</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4968</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Hugues Ratenon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[sécurité routière
	        Contrôle technique spécifique pour les voitures tunées
	        9328. — 12 juin 2018. — M. Jean-Hugues Ratenon interroge Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports, sur le tuning pour améliorer un véhicule de série. Ces perfectionnements touchent la mécanique, l’apparence ou le confort du véhicule. Cela peut concerner aussi bien des pièces mécaniques du moteur, les freins ou encore la suspension. De plus en plus d’amateurs sont devenus adeptes. Cela peut passer par l’installation de jantes pour les roues, l’installation de kit carrosseries ou encore le renouvellement de la peinture dans une couleur inédite pour un modèle, à l’ajout d’autocollants de marques ou de clubs sportifs. Bien que le tuning représente un marché florissant, ce passe-temps peut s’avérer particulièrement coûteux, certaines pièces ou équipements pouvant atteindre des prix élevés. Ce marché représente chaque année un chiffre d’affaire moyen d’un milliard d’euros et près de 200 000 personnes se revendiquent de cette mouvance. Au début, considéré comme du bricolage, le marché du tuning s’est considérablement professionnalisé depuis le début des années 2000. Aujourd’hui, cette branche apparait comme un secteur majeur qui se développe en parallèle mais conjointement à l’industrie automobile. En effet, de plus en plus de constructeurs n’hésitent pas à ajouter en option aux véhicules de série de nombreux accessoires sortant de leurs usines pour tuner une voiture. À noter que ces modifications, options et équipements, peuvent représenter une hausse du prix de vente allant jusqu’à 20 % du prix initial du véhicule. Ainsi, 60 % du chiffre d’affaires est composé de l’achat d’équipements électroniques embarqués comme le GPS, les lecteurs « USB » intégrés ou le Bluetooth. Les jantes et pneus spécialisés représente 17 % du chiffre d’affaires. Le châssis et les pièces de moteur représentent 7 % du chiffre d’affaires. Les équipements extérieurs : films, peinture atteignent 6 % du chiffre d’affaire. Preuve complémentaire de la professionnalisation du secteur, des sociétés spécialisées en tuning se sont regroupées en fédération professionnelle. Ces personnes se retrouvent souvent en difficulté à faire circuler leur véhicule sur la voie publique. À la vue des éléments cités, il lui demande s’il ne serait pas possible de mettre en place un contrôle technique dédié à ce genre de véhicule, à partir du moment où les caractéristiques de performances moteur ne sont pas modifiées, et que les conditions de sécurités sont réunies.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9329</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4969</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Hugues Ratenon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[sécurité routière
	        Interrogation sur le contrôle technique
	        9329. — 12 juin 2018. — M. Jean-Hugues Ratenon attire l’attention de Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports sur les nouvelles dispositions du contrôle technique qui sont entrées en vigueur en 2018, sont un nouveau coup dure pour les foyers français et réunionnais. Ce ne sont pas les huit points de contrôle supplémentaires qui sont les plus contraignantes mais les nombres de défaut, 666 points sanctionnables contre 453 anciennement dont 340 dits majeurs. La conjoncture économique actuelle rend les fins de mois difficile, et voilà une obligation supplémentaire du Gouvernement qui vient fragiliser encore les plus modestes. Plus de sécurité routière oui, mais faut-il pour cela puiser dans le portefeuille du citoyen, portant préjudice financièrement parlant ! Une pression supplémentaire qui pousse à l’achat d’un nouveau véhicule. Une loi qui n’est pas en adéquation avec la réalité de ce que les automobilistes vivent. Nombreux et nombreuses sont les automobilistes qui ont du mal à entretenir convenablement leur véhicule, mais qui inévitablement ont besoin de leur automobile pour se rendre sur leur lieu de travail avec des infrastructures routières embouteillées ou mal entretenues faute de moyen des collectivités. Encore des restrictions, avec des tarifs aléatoires pratiqués par les centres de contrôle techniques. Que vont devenir certaines voitures qui ne pourront pas respecter les nouvelles conditions, réparation dans les vingt-quatre heures, ainsi que leurs propriétaires, puisqu’ils auront plus de difficulté pour se déplacer. Ne risquent-ils pas de se retrouver au chômage ? Il lui demande quels seront les critères utilisés pour vérifier et certifier que ses mesures apporteront plus en matière de sécurité routière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9343</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4969</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Lagleize</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[transports aériens
	        Initiative internationale « Airport Carbon Accreditation »
	        9343. — 12 juin 2018. — M. Jean-Luc Lagleize attire l’attention de Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports sur la nécessité d’encourager la totalité des aéroports français à rejoindre l’initiative internationale « Airport Carbon Accreditation ». L’initiative « Airport Carbon Accreditation » a été développée et lancée en 2009 par le Conseil international des aéroports (Airports Council International - ACI), la principale organisation professionnelle fédérant les équipements aéroportuaires dans le monde. Elle est aujourd’hui la seule norme mondiale de gestion du carbone pour les aéroports. Cette initiative vise à réduire les émissions de carbone et à partager les meilleures pratiques en matière de gestion du carbone émis par les opérations entièrement contrôlées par les aéroports, avec pour objectif ultime pour les aéroports de devenir neutres en carbone. Les aéroports rejoignant cette initiative dans l’objectif d’être accrédités à l’un des quatre niveaux de certifications (cartographie, réduction, optimisation et neutralité) doivent faire vérifier leur empreinte carbone de manière indépendante conformément à la norme ISO14064 (comptabilité et vérification des gaz à effet de serre). Ainsi, cette initiative encourage les aéroports volontaires à devenir plus propres et efficaces en diminuant leurs émissions de gaz à effet de serre de diverses manières : amélioration de l’isolation et de l’efficacité énergétique, passage aux énergies renouvelables, investissement dans des véhicules hybrides ou électriques, optimisation des transports publics et de la gestion du trafic aérien, etc. Actuellement, 37 aéroports à travers le monde ont été accrédités par l’initiative comme neutres en carbone, dont seulement deux en France (les aéroports de Lyon-Saint Exupéry et de Nice-Côte d’Azur). Pour cela, ces aéroports qui représentent 8,1 % du trafic mondial de passagers aériens ont activement réduit leur empreinte carbone et ont mis en place des mécanismes de compensation des émissions de gaz à effet de serre résiduelles sous leur contrôle direct. Les Assises nationales du transport aérien ont pour objectif d’améliorer la performance environnementale du secteur. Le transport aérien devra en effet son développement futur à l’intégration de nouvelles normes environnementales, toujours plus ambitieuses. Pour cela, quatre priorités sont étudiées : replacer l’aviation dans son domaine de pertinence, lutter contre le changement climatique, réduire les nuisances (qualité de l’air et bruit) et protéger la biodiversité. Alors que les aéroports souhaitent de manière croissante mettre en œuvre des mesures volontaires pour réduire leurs empreintes carbone, il attire son attention sur la nécessité d’encourager la totalité des aéroports français à rejoindre l’initiative internationale « Airport Carbon Accreditation ».]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9344</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4969</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Liliana Tanguy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[transports aériens
	        Mise en œuvre d’une stratégie nationale de délestage aéroportuaire
	        9344. — 12 juin 2018. — Mme Liliana Tanguy attire l’attention de Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports, sur la saturation du trafic aéroportuaire et l’opportunité de la mise en œuvre d’une stratégie nationale de délestage aéroportuaire. Le secteur stratégique du transport aérien contribue fortement à l’attractivité économique et touristique de la France. La progression rapide du transport aérien de passagers en France et dans l’UE est, d’ailleurs, l’une des caractéristiques les plus marquantes du développement du secteur des transports de ces dernières années. Le trafic devrait ainsi atteindre 14,4 millions de vols en 2035 en Europe, soit 50 % de plus qu’en 2012 et compter plus de 145,9 millions de passagers aériens en France en 2016 contre 103 millions en 2004. Cette croissance génère une surconcentration et une saturation des principales plates-formes aéroportuaires françaises et par conséquent, une mauvaise qualité d’accueil dans les aéroports. L’aéroport de Paris-Charles de Gaulle (128ème dans le classement ; 138ème pour Orly) est ainsi le second aéroport le plus fréquenté d’Europe et la région d’Île-de-France a enregistré, avec celle du Grand Londres, le plus grand nombre de passagers de l’Union européenne en 2015. Ces évolutions n’ont fait qu’accentuer les problèmes liés à la pollution, aux nuisances sonores et à l’accès aux infrastructures. Elle l’alerte sur la politique actuelle se limitant à renforcer des sites aéroportuaires existants et attire son attention sur l’opportunité de la mise en œuvre d’une stratégie nationale complémentaire de délestage aéroportuaire. Une telle stratégie permettrait le transfert des flux de passagers sur des aéroports de délestage (pré) existants (Colmar, Châteaudun, Carcassonne, Angers), généralement sous-utilisées et porteurs de développement économique local dans les différents territoires français. En segmentant la demande, la France pourrait, à l’image d’autres pays européens (Allemagne, Suisse, Belgique, Royaume-Uni), renforcer son maillage aéroportuaire et son acceptabilité environnementale tout en équilibrant les flux touristiques et soutenant le développement et le désenclavement des territoires au moment où ils en ont le plus besoin. Consciente que l’enjeu des assises du transport aérien est de conduire une réflexion en profondeur sur l’ensemble de ces sujets, elle insiste sur l’intérêt d’une politique nationale de délestage aéroportuaire nationale en vue d’une croissance forte de passagers à l’horizon des jeux Olympiques 2024. Elle souhaiterait donc connaître ses intentions sur cette question.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9346</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4970</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hubert Julien-Laferriere</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[transports ferroviaires
	        La fermeture de boutiques SNCF de proximité
	        9346. — 12 juin 2018. — M. Hubert Julien-Laferriere alerte Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports, sur la fermeture de boutiques SNCF de proximité. La boutique SNCF du quartier de la Croix-Rousse à Lyon en est le symbole. Ce service public de proximité a fait la preuve de son utilité. Outre son chiffre d’affaires annuel de plus de 2,2 millions d’euros, ce sont les usagers qui parlent le mieux de l’intérêt de cette boutique. Ainsi, en mars 2018, plus de 400 personnes étaient réunies pour protester contre ce projet de fermeture et plus de 20 000 signatures ont été récoltées dans une pétition demandant le maintien de la boutique. Ancien maire d’arrondissement, M. le député sait combien offrir un service public accessible et de qualité suppose aussi des contacts étroits avec les habitants. Attentifs, les agents de proximité de la SNCF sont à l’écoute des habitants et de leurs demandes. Ils savent mieux que quiconque, et le constatent tous les jours, que de nombreux cas particuliers ne peuvent être traités aussi efficacement sur la plateforme internet que par une personne humaine. La fermeture d’une boutique SNCF, signifie la fin d’un service public de proximité mais aussi d’un lieu de vie, en particulier pour les personnes âgées et les populations défavorisées. Éloigner ce service du lieu d’habitat c’est accentuer la rupture des habitants avec la vie publique et accroître l’inégalité d’accès des citoyens à des services adaptés à leurs besoins, et ce sur tout le territoire. Les décisions de fermeture de telles boutiques vont à l’encontre de la volonté de nombreux acteurs publics de maintenir et de garantir des services publics de proximité de qualité, accessibles à tous et pour tous. Les habitants sont très attachés à ces agences dont ils louent unanimement leur qualité et ils ont été nombreux à exprimer à la fois leur colère et leurs inquiétudes devant les perspectives de fermeture de boutiques. Il lui demande donc quelles solutions sont envisagées pour répondre aux inquiétudes légitimes des usagers de ce service public.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9347</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4970</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Naegelen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[transports routiers
	        Circulation des poids lourds le samedi en période estivale
	        9347. — 12 juin 2018. — M. Christophe Naegelen attire l’attention de Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports, sur l’interdiction de circulation des poids lourds le samedi pendant l’été. L’arrêté du 2 mars 2015 relatif à l’interdiction de circulation des véhicules de transport de marchandises à certaines périodes prévoit en effet qu’à l’exception des véhicules spécialisés et des véhicules et matériels agricoles, la circulation des véhicules de plus de 7,5 tonnes est interdite sur tout le territoire national en période estivale durant cinq samedis (fixés annuellement par arrêté) de 7 heures à 19 heures et tous les dimanches de minuit à 22 heures. Ainsi, généralement du 14 juillet à la fin du mois d’août, les poids lourds n’ont pas le droit de rouler les samedis. Alors que seuls quatre autres pays de l’UE (Pologne, Slovaquie, Slovénie, République Tchèque) appliquent sur leurs réseaux routiers des interdictions de circulation similaires, cette règle pose problème aux entreprises de transport de marchandises qui doivent réorganiser entièrement leur planning de livraisons durant l’été, créant davantage de complexité sans réelle justification d’intérêt public en ce qui concerne certains axes. La question se pose notamment pour les routes du réseau secondaire et les petits axes ruraux traversant des villages isolés qui ont besoin de conserver une activité le samedi durant l’été. Alors que l’arrêté du 2 mars 2015 prévoit en ses articles 4 et 5 des exceptions à cette interdiction de circulation, il serait intéressant d’examiner la possibilité d’ouvrir certaines dérogations préfectorales pour les petits axes routiers en zone rurale. C’est pourquoi il lui demande si une telle mesure de nature à encourager l’activité économique en zones rurales durant l’été serait envisagée par le Gouvernement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9348</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4971</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Benoit Potterie</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[transports urbains
	        Actions en faveur d’un « Plan vélo » et des mobilités douces
	        9348. — 12 juin 2018. — M. Benoit Potterie appelle l’attention de Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports, sur la question des mobilités douces et du « Plan Vélo ». Les assises de la mobilité ont mis en exergue la nécessité de favoriser les mobilités douces. En effet, seul 2 % des actifs français se rendent au travail en vélo, 6,3 % à pied contre 70 % en voiture. Dans un contexte de transition écologique, ce constat est alarmant. Cela l’est d’autant plus que pour des trajets très courts, inférieurs à un kilomètre, 58 % des actifs utilisent la voiture pour aller travailler et entre 60 % et 70 % des actifs l’empruntent pour des trajets de moins de dix kilomètres. Or on sait que la marche à pied est le moyen de déplacement le plus efficace pour les trajets inférieurs à un kilomètre et le vélo pour les distances de moins de cinq kilomètres. De plus, il semble important de favoriser l’utilisation d’un vélo à assistance électrique. En effet, la distance moyenne parcourue avec un vélo à assistance électrique est de 7,4 kilomètres, il représente une bonne alternative aux moyens de transports gourmands en énergie tels que la voiture. Le développement des mobilités douces ne répond pas seulement à un but écologique de réduction des émissions de gaz à effets de serre, il permet également d’améliorer la santé des citoyens en les incitant à pratiquer une activité sportive journalière. Néanmoins, la mise en place d’un « Plan Vélo » suppose de développer des infrastructures pour inciter les citoyens à utiliser ce moyen de déplacement, d’inciter les Français à utiliser le vélo en jouant sur la fiscalité ou en mettant l’accent sur des politiques éducatives de sensibilisation aux mobilités douces. Le Gouvernement souhaite engager la France dans une véritable transition écologique et placer le pays parmi les leaders mondiaux dans la préservation de la planète. Dans ce contexte, il souhaite souhaite l’interpeller sur les orientations du ministère à propos de la mise en place d’un « Plan Vélo » pour favoriser les mobilités douces et ainsi accélérer la transition écologique dans laquelle la France est impliquée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9349</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4971</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrice Anato</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[transports urbains
	        Cohérence de l’offre de transports en Seine-Saint-Denis
	        9349. — 12 juin 2018. — M. Patrice Anato interroge Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports, sur la cohérence de l’offre de transports dans le département de Seine-Saint-Denis. La question des transports est l’une des préoccupations majeures des citoyens français. En effet, à la mobilité, la question des transports concerne également les problématiques du logement, de l’emploi, du développement économique et de la cohésion des territoires. À l’échelle francilienne, plusieurs projets d’infrastructures sont actuellement en cours, dans et en dehors du projet du Grand Paris Express. Le projet du Grand Paris Express a été créé avec l’ambition d’unir les grands territoires stratégiques de la région Île-de-France mais également de réduire les déséquilibres territoriaux et sociaux. In fine toutefois, c’est l’ensemble du maillage des transports et ceux prévus dans le cadre du Grand Paris Express ou non qui permettra de répondre aux besoins des territoires, des municipalités et des citoyens. Ces derniers mois, le Gouvernement a donné des indications concernant l’agenda de la ligne 16 notamment mais des inquiétudes persistent concernant la cohérence de l’offre globale des transports en commun dans le département de Seine-Saint-Denis et notamment l’Est parisien. En conséquence, il lui demande quelles sont les garanties de l’État à ce sujet et de quelle manière l’État est engagé avec l’ensemble de ses partenaires tels que les collectivités territoriales pour répondre à ce besoin pressant et réaffirmé des citoyens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9350</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4972</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Christophe Lagarde</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[transports urbains
	        Évacuation des déblais des lignes 16 et 17 par camion
	        9350. — 12 juin 2018. — M. Jean-Christophe Lagarde attire l’attention de Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports, sur l’évacuation des déblais du chantier des lignes 16 et 17 situé à la limite des communes de La Courneuve et du Bourget. À l’origine, le projet prévoyait d’évacuer les déblais par fret ferroviaire avec la réutilisation d’une section dite « du Bas-Martineau », fermée depuis 2016. Or, sous l’effet des efforts budgétaires demandés par le Gouvernement, il semblerait que cette solution d’évacuation soit mise de côté au bénéfice d’une évacuation des déblais par la route. Une telle alternative serait néfaste tant d’un point de vue environnemental qu’en termes de nuisances causées aux habitants de ces deux communes d’autant plus que le territoire sera de surcroît concerné par d’autres travaux de grande envergure (construction de gares et d’interconnexions, travaux dans le cadre des jeux Olympiques, etc.). Aussi, il lui demande quelles sont les mesures que compte prendre le Gouvernement pour limiter l’impact environnemental de ces chantiers et pour limiter les nuisances causées aux habitants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9142</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4972</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Isabelle Valentin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail</ministreQuestion><ministreJO>Travail</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[chambres consulaires
	        L’avenir pour les personnels des centres de formation d’apprentis (CFA)
	        9142. — 12 juin 2018. — Mme Isabelle Valentin alerte Mme la ministre du travail sur le devenir du réseau des chambres de métiers et de l’artisanat (CMA) et de ses personnels. Le projet de loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel dont, notamment, la partie relative à l’alternance, et le projet de loi « PACTE », avec la perte de missions de service public, laissent présager à nouveau de très lourdes conséquences pour l’emploi et les conditions de travail et renforcent dans les CMA un climat social particulièrement anxiogène depuis plusieurs années. Aussi, elle lui demande quel est l’avenir pour les personnels des centres de formation d’apprentis (CFA) des CMA.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9165</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4972</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Delatte</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail</ministreQuestion><ministreJO>Travail</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[emploi et activité
	        Congé parental d’éducation
	        9165. — 12 juin 2018. — M. Marc Delatte, interroge Mme la ministre du travail sur le congé parental d’éducation (CPE) dans le cadre du projet de loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel. Dans le cadre de la réflexion sur le projet de loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel, aborder la question concernant le CPE est d’importance. En 2015, la part de femmes en activité professionnelle était de 83.3 % en 2015 (versus 75.2 % en 1990), le CPE a augmenté d’autant et concerne en majeure partie les femmes à 96.5 %. Ainsi en 2010, 28 % des femmes ont fait le choix de prendre un CPE d’un an à temps plein. Du point de vue démographique si le taux de fécondité en France est de 2.1, assurant le renouvellement générationnel, de plus en plus de femmes, privilégient leur carrière professionnelle et repoussent l’âge d’avoir un premier enfant, tout en sachant qu’il y a une baisse de fécondité notable après trente-cinq ans. Nous savons suivant les estimations de l’INSEE qu’en 2020, le taux de fécondité passera à 1,98 enfant par femme. Les contraintes sociétales dans un monde qui impose ses propres règles, interpelle également dans le domaine éthique. La valorisation du CPE est une des réponses non exhaustives à ces femmes qui font le choix, fort légitime, d’arriver à concilier vie familiale et vie professionnelle. Le premier point porte sur une meilleure prise en compte des trimestres pour les femmes prenant un CPE. Et la question, en un sens, est en lien avec une société plus solidaire. Faut-il tout simplement, lors d’un CPE, un abondement /quote-part / tout ou partie en vue d’un départ à la retraite à taux plein ? Est-il normal finalement, d’être pénalisé parce qu’on a fait le choix d’un CPE ? Et parce que l’on prône une égalité entre les femmes et les hommes au niveau professionnel, n’y a-t-il pas là une rupture d’équité. Le deuxième point à aborder concerne le retour à l’emploi à la suite d’un CPE. On remarque que plus les parents sont diplômés et moins ils sont susceptibles de prendre un CPE à temps plein ou à temps partiel. De plus, il est vrai que les CPE sont d’avantage pris par les femmes les moins diplômées. Selon l’Insee, en 2010, 47 % des mères titulaires d’un niveau CAP-BEP ont interrompu leur activité dans le cadre d’un CPE contre seulement 29 % pour les mères titulaires d’un diplôme égal ou supérieur à Bac+2. Or, à la suite d’un congé parental d’éducation de longue durée, les femmes les moins qualifiées, sont les plus sujettes à ces CPE, ont des difficultés pour se réinsérer sur le marché du travail du fait du changement des compétences. Il l’interroge sur les possibilités de réflexion à mener quant à la place de CPE dans le projet de loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel. Il lui demande quelles solutions et quels moyens il entend apporter pour le retour à l’emploi concernant les plus fragilisés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9166</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4973</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Viry</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail</ministreQuestion><ministreJO>Travail</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[emploi et activité
	        Contrats aidés - Collectivités territoriales
	        9166. — 12 juin 2018. — M. Stéphane Viry appelle l’attention de Mme la ministre du travail sur les « Parcours emploi compétence », dits PEC, qui sont des nouveaux contrats aidés, instaurés en substitution des CUI-CAE. L’objectif du Gouvernement est d’améliorer l’insertion des publics bénéficiant de ces contrats, en renforçant la dimension d’insertion à leur profit. Ces nouveaux contrats, moins soutenus sur le plan financier par l’État, suggèrent également que la collectivité déploie un plan de formation, si elle veut respecter le sens de ce contrat. Cet objectif légitime se confronte néanmoins aux capacités budgétaires réduites des collectivités. De plus, il apparaît que ces contrats ne sont pas adaptés à une large catégorie de publics, notamment pour certains seniors, les travailleurs handicapés. Il lui demande si le Gouvernement envisage, pour des publics fragiles, de remettre en place des contrats aidés mieux soutenus financièrement, et d’adapter les objectifs d’insertion à la réalité des profils des personnes accompagnées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9167</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4973</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Labaronne</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail</ministreQuestion><ministreJO>Travail</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[emploi et activité
	        Deuxième phase d’expérimentation « Territoires zéro chômeur de longue durée »
	        9167. — 12 juin 2018. — M. Daniel Labaronne interroge Mme la ministre du travail sur le dispositif « Territoires zéro chômeur de longue durée » dont la première phase d’expérimentation a été lancée dans dix territoires volontaires suite à la loi d’habilitation du 29 février 2016. La loi du 29 février 2016 a permis d’initier sur réponse à appel à projet 10 expérimentations de « Territoires zéro chômeur longue durée ». Sur ces territoires, des entreprises à but d’emploi (EBE) recrutent en CDI des chômeurs de longue durée volontaires. Elles perçoivent à leur place les aides publiques qui leur sont destinées (RSA, aides ponctuelles de la CAF) et développent avec eux une activité économique rémunératrice. Le recrutement est effectué après une analyse des compétences du chômeur (petits travaux en plomberie par exemple) et de son adéquation avec des besoins identifiés sur le territoire. Une attention particulière est portée à la non-concurrence. L’activité ne doit pas concurrencer un acteur économique du territoire. Elle ne doit pas non plus perturber les dispositifs d’insertion existants portés par d’autres acteurs (chantiers d’insertion par exemple). L’extension de l’expérimentation à de nouveaux territoires suppose le vote d’une seconde loi. Il souhaiterait connaître son point de vue concernant le projet « Territoires zéro chômeur de longue durée » et le lancement d’une deuxième phase d’expérimentation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9178</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4973</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Émilie Guerel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail</ministreQuestion><ministreJO>Travail</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enfants
	        Vidéos d’unboxing sur Youtube : protection du travail des mineurs sur internet
	        9178. — 12 juin 2018. — Mme Émilie Guerel alerte Mme la ministre du travail sur le phénomène des vidéos d’ unboxing, diffusées sur Youtube, qui pose la question en France de l’encadrement de cette activité pour les jeunes mineurs. Ces vidéos, qui mettent en scène des enfants en train de déballer leurs cadeaux, cumulent parfois plusieurs millions de vues. Il s’agit là d’une activité lucrative. À titre d’exemple, les chaînes « Studio Bubble Tea » et « Swan The Voice » peuvent comptabiliser plusieurs milliards de vues. Ces chaînes Youtube rapportent ainsi jusqu’à des dizaines de milliers d’euros par mois aux parents, car les diffuseurs rémunèrent les auteurs des vidéos. Or cette activité pose une problématique réelle, celle de l’encadrement du travail des mineurs. En effet, rien ne certifie que ces enfants perçoivent une part de l’argent perçu, car à ce jour, le code du travail ne dispose d’aucune mesure concernant le travail de mineurs sur internet. Plusieurs associations citoyennes dénoncent des enfants « exploités et manipulés par leurs parents ». Ces vidéos d’un nouveau genre sont effectivement susceptibles de nuire à la vie sociale de ces enfants, les privant d’autres activités de loisirs. L’une des solutions envisagées serait de permettre que ces jeunes mineurs bénéficient du statut d’« enfant du spectacle », actuellement appliqué aux secteurs de la chanson, de la publicité et du spectacle. Cette nouvelle disposition permettrait aux « enfants stars » sur Youtube d’avoir des conditions de tournage adaptées à leur âge et de toucher les revenus qui leur sont dus. Le Conseil national de protection de l’enfance (CNPE) a déjà été saisi sur cette problématique grandissante, mais aucune action n’a pour le moment été concrètement menée. C’est pourquoi elle souhaite savoir quelles mesures entend prendre le Gouvernement afin d’encadrer cette activité très spécifique, et ainsi protéger au mieux les jeunes mineurs français concernés par ce phénomène.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9221</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4974</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabien Di Filippo</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail</ministreQuestion><ministreJO>Travail</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[formation professionnelle et apprentissage
	        CAP « service en hôtels, cafés, restaurants » et apprentissage
	        9221. — 12 juin 2018. — M. Fabien Di Filippo attire l’attention de Mme la ministre du travail sur l’impossibilité pour les mineurs de moins de 16 ans qui préparent le CAP « commercialisation et service en hôtels, cafés, restaurants » de souscrire un contrat d’apprentissage. Depuis la rentrée 2017, le CAP « commercialisation et service en hôtels, cafés, restaurants » remplace les CAP « employé de restaurant », « service en café-brasserie » et « service hôtelier ». Or, s’il y avait auparavant une restriction sur le CAP « café-brasserie », il était en revanche tout à fait possible pour les jeunes de moins de 16 ans de réaliser leur apprentissage dans le cadre du CAP « employé de restaurant ». Aujourd’hui, il est interdit aux entreprises de proposer un apprentissage « salle » à un jeune de moins de 16 ans. Cette disposition vaut également pour les jeunes qui suivent un cursus scolaire dans les lycées hôteliers et qui ont obligation de faire des stages en entreprise. Une telle situation est extrêmement problématique, à un moment où de plus en plus de jeunes ont moins de 16 ans lorsqu’ils quittent la troisième, compte tenu du faible taux de redoublement. Ces élèves doivent pouvoir commencer un apprentissage à 15 ans comme dans toutes les autres branches professionnelles, qui plus est dans des établissements exploitant une licence, ce qui est le cas de tous les établissements CHR. À l’heure où le Gouvernement annonce faire du développement de l’apprentissage une de ses priorités, il semble incohérent d’interdire aux jeunes en fin du second cycle de pouvoir s’engager dans la voie d’un apprentissage « service en restauration. » Et cela d’autant plus que les secteurs de l’hôtellerie et de la restauration connaissent dans toutes les régions de France d’immenses difficultés à recruter du personnel qualifié pour le service en salle. L’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie de Moselle indique être sollicitée par de nombreux parents dont les enfants sortant de troisième et étant âgés de moins de 16 ans auraient souhaité apprendre les métiers du service en restauration à la rentrée 2018-2019 et auxquels elle ne peut pas apporter de réponse. 300 jeunes seraient concernés dans le Grand Est. Il lui demande quelles mesures elle compte prendre pour que soit examinée en urgence la possibilité pour les jeunes qui préparent leur CAP « commercialisation et service en hôtels, cafés, restaurants » de commencer leur apprentissage avant l’âge de 16 ans. On ne peut décider de relancer l’apprentissage et empêcher des jeunes de choisir les métiers de la restauration.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9222</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4974</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Christophe Lagarde</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail</ministreQuestion><ministreJO>Travail</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[formation professionnelle et apprentissage
	        Embauche d’apprentis dans le secteur public
	        9222. — 12 juin 2018. — M. Jean-Christophe Lagarde interroge Mme la ministre du travail sur les facteurs pouvant décourager l’embauche d’apprentis dans le secteur public et plus précisément au sein des municipalités. En effet, le coût d’un apprenti s’avère relativement élevé lorsqu’on considère que ce premier est en formation le tiers du temps dans un CFA, qu’il ne sera que rarement contractualisé par la municipalité à la fin de son apprentissage et qu’il ne deviendra parfaitement opérationnel qu’à cette période. Par ailleurs, la rémunération des apprentis correspond à un pourcentage du SMIC déterminé en fonction de l’âge et de l’année d’études. Dans ces conditions, un apprenti de plus de 21 ans en première année percevra une rémunération à hauteur de 53 % du SMIC, alors qu’elle sera, pour un niveau de formation équivalent, de 41 % pour un apprenti de plus de 18 ans. Or ce sont justement les personnes les plus âgées qui ont le plus besoin de trouver un apprentissage. Aussi, il l’interroge sur les mesures que compte prendre le Gouvernement pour baisser le coût de l’apprentissage dans le secteur public et pour ne plus tenir compte de l’âge dans le calcul de la rémunération des apprentis permettant ainsi d’insérer professionnellement les apprentis les plus âgés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9224</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4974</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Dive</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail</ministreQuestion><ministreJO>Travail</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[formation professionnelle et apprentissage
	        Situation des centres d’information et d’orientation
	        9224. — 12 juin 2018. — M. Julien Dive interroge Mme la ministre du travail sur l’avenir des jeunes en situation de décrochage scolaire suite à la réforme des centres d’information et d’orientation (CIO). En 2016, le département de l’Aisne comptait environ 2 200 décrocheurs scolaires et dans ce type de territoire, le CIO est le principal point d’ancrage pour de nombreuses personnes souhaitant construire leur projet professionnel. L’article 10 du projet de loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel effectue un recentrage du CIO sur les établissements scolaires. En effet, une grande part de l’activité des CIO s’exerce aujourd’hui dans ceux-ci ; néanmoins, 30 % des visiteurs des CIO sont des personnes en situation de décrochage scolaire et ne souhaitent, bien souvent, ne plus s’y rendre. Il est ainsi important que l’accompagnement soit réalisé hors des établissements scolaires. Cette réforme, en cantonnant l’orientation dans ces établissements, risque d’accroître les inégalités de traitement car l’accès à l’accompagnement sera de fait coupé à la population non-scolaire. Dès lors, il demande au gouvernement ce qu’il entend mettre en oeuvre afin de renforcer les dispositifs d’orientation pour les personnes en situation de décrochage scolaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9272</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4975</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Testé</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail</ministreQuestion><ministreJO>Travail</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[personnes handicapées
	        Insertion professionnelle des personnes handicapées
	        9272. — 12 juin 2018. — M. Stéphane Testé attire l’attention de Mme la ministre du travail sur les difficultés rencontrées par les personnes en situation de handicap pour trouver un emploi. En novembre 2017, le Gouvernement s’était engagé à travailler sur de nouvelles mesures au cours de l’année 2018 car, malgré la loi du 11 février 2005, le taux d’emploi global des personnes handicapées demeure nettement inférieur à celui de l’ensemble de la population active (35 % contre 65 %) et le taux de chômage est le double (20 % contre 10 %). Il lui demande donc quelles sont les mesures envisagées par le Gouvernement pour faciliter l’insertion professionnelles des personnes en situation de handicap.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9333</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4975</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Petit</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail</ministreQuestion><ministreJO>Travail</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[services publics
	        France Compétences
	        9333. — 12 juin 2018. — Mme Valérie Petit interroge Mme la ministre du travail sur la création de l’agence nationale France Compétences, prévue par le projet de loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel. Alertée par le département sur cet aspect, elle aimerait savoir comment sera mise en place la gouvernance de l’agence dans les territoires et plus particulièrement comment l’action de celle-ci s’articulera avec les compétences des régions et des départements.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9334</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4975</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Garcia</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail</ministreQuestion><ministreJO>Travail</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[services publics
	        Transfert des délégations régionales de l’Onisep aux régions
	        9334. — 12 juin 2018. — M. Laurent Garcia attire l’attention de Mme la ministre du travail sur les dispositions du projet de loi relatif à la liberté de choisir son avenir professionnel qui prévoit dans son article 10 le transfert des délégations régionales de l’Onisep aux régions qui perdraient à cette occasion leur dénomination. Les régions pourront définir et mettre en œuvre les modalités d’information des élèves et des étudiants sur les métiers et les formations en tenant compte des spécificités de l’offre de formation et des besoins économiques régionaux. La délégation régionale de l’Onisep Grand Est, site de Nancy-Metz, exprime ses vives inquiétudes et ses interrogations quant aux modalités de mise en œuvre de ce transfert et aux conséquences sur la nature de l’information fournie aux différents publics de l’Onisep. D’autant que le transfert des délégations régionales s’accompagnera d’un démantèlement des équipes et d’une séparation de ses services centraux pour lesquels elles travaillent, notamment dans le cadre de la constitution, l’alimentation et le contrôle qualité de sa base de données, source vitale de l’ensemble des publications de l’Onisep. La délégation s’interroge sur de nombreux points : comment sera garanti un accès égal à l’information d’une région à l’autre et comment sera assurée la neutralité de l’information, hors de toute promotion des métiers ? Quelle organisation sera mise en place entre Onisep, ex-délégations régionales, rectorats et conseils régionaux ? Quelles sont les modalités concrètes du transfert des délégations régionales de l’Onisep tant au niveau des personnels que de leurs relations avec les services centraux et qui va mettre en œuvre cette nouvelle organisation ? Il lui demande de bien vouloir apporter des réponses à ces interrogations légitimes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9351</numeroQuestion><type>QE</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4975</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrick Mignola</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail</ministreQuestion><ministreJO>Travail</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[travail
	        Réglementation du travail des mineurs sur internet
	        9351. — 12 juin 2018. — M. Patrick Mignola alerte Mme la ministre du travail sur l’absence de réglementation du travail des mineurs sur internet. Le développement exponentiel des vidéos en ligne, par l’intermédiaire de chaînes gratuites comme YouTube, qui offre au jeune public la vision quotidienne « d’influenceurs », n’est en effet pas réglementé à ce jour. En échange de très fortes rémunérations des chaînes, mais aussi des grandes marques qui sponsorisent ces vidéos réalisées par leurs parents, de jeunes enfants, dès 3 ans, affichent à l’écran leurs jouets, loisirs et activités quotidiennes. Ces activités doivent dès lors être considérées comme un travail et donc respecter le code du travail. Il la remercie donc de veiller au respect de la réglementation en la matière et souhaite connaître ses intentions sur le sujet.]]></texteQuestion></question></Section><Section part="REP"><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1634</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4993</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Pierre Pont</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[marchés publics
	            Procédure de mutualisation de marchés publics
	            1634. — 3 octobre 2017. — M. Jean-Pierre Pont attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur une disparité de procédure pénalisant les collectivités souhaitant conclure des conventions de groupement de commandes pour mutualiser leurs marchés publics (L. 2016-1691/09 12 16). Pour les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI), le CGCT prévoit à l’article L. 5211-10 une délégation large du conseil communautaire au président. Dans ces conditions, il est aisé pour le conseil de prévoir une délégation permanente au président pour la signature des conventions de groupement : nul besoin d’attendre la réunion du conseil pour autoriser le président à signer. En revanche, la procédure est différente et plus complexe pour les collectivités territoriales. En effet, la direction des affaires juridiques (DAJ) précise sur son site que « Pour les collectivités territoriales […] la conclusion de la convention constitutive (du groupement de commande) nécessite l’intervention des organes délibérants ». En conséquence, les conseils municipaux ne peuvent déléguer au maire la faculté de signer une convention de groupement. Or la signature de cette convention est un préalable incontournable au lancement des procédures de marchés mutualisés. Le fait de devoir attendre que tous les conseils municipaux se soient réunis pour autoriser chaque maire à signer la convention de groupement de commandes est de nature à ralentir considérablement la procédure et peut-être décourager le développement des achats mutualisés. Or avec la baisse des dotations de l’État, la mutualisation est un enjeu majeur pour les communes et les intercommunalités. Il lui demande de bien vouloir faire examiner rapidement ce problème par ses services afin de pouvoir offrir aux municipalités une procédure équivalente à celle autorisée pour les EPCI. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4993</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Si le régime des groupements de commandes est régi à l’article 28 de l’ordonnance no 2015-899 du 23 juillet 2015 relative aux marchés publics, leur convention constitutive ne constitue pas un marché public. Son adoption a donc lieu par les procédures de droit commun. Dans le cas des communes, l’article L. 2122-22 du code général des collectivités territoriales ayant un caractère limitatif, seules les compétences qui y sont énumérées peuvent être déléguées au maire pour agir au nom de la commune. Dans ces conditions, le conseil municipal peut seul approuver une convention constitutive d’un groupement de commandes, et autoriser l’exécutif à la signer. Il n’apparaît pas souhaitable de modifier les règles de délégation sur ce point. D’une part, un groupement de commandes peut être constitué de façon permanente, pour répondre à des besoins récurrents. La convention constitutive ayant vocation à engager la commune sur la durée, il est légitime que l’assemblée délibérante puisse se prononcer sur un tel acte. D’autre part, si la collectivité concernée n’était pas coordinatrice du groupement, elle pourrait se voir privée de la possibilité tant d’autoriser le principe du marché que d’approuver ledit marché. En effet, en fonction de la rédaction de la convention constitutive du groupement, il est possible de confier au coordonnateur la responsabilité de réaliser l’intégralité des opérations de passation du marché. Dans ces conditions, l’approbation du marché, à l’issue de la passation, revient au seul coordonnateur. Il apparaît alors d’autant plus nécessaire que, dans le cas d’une commune qui n’en est pas le coordonnateur, le conseil municipal soit consulté sur la constitution du groupement.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2054</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4993</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marietta Karamanli</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôts locaux
	            Maison de retraite - Taxe d’habitation
	            2054. — 17 octobre 2017. — Mme Marietta Karamanli* attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur les effets de la suppression annoncée de la taxe d’habitation pour les personnes retraitées hébergées en maison de retraite. Pour celles-ci, la baisse annoncée de la taxe d’habitation ne pourra compenser la hausse de la CSG décidée puisque ne payant pas la première. De façon générale les retraités participent aux paiements des impôts et taxes dus par l’établissement les hébergeant qui les répercutent sur eux dans la part hébergement. Elle lui demande les mesures envisagées pour compenser la hausse de la CSG pour les retraités en maison de retraite. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2289</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4993</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Dassault</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôts et taxes
	            Taxe d’habitation maisons de retraite
	            2289. — 24 octobre 2017. — M. Olivier Dassault* attire l’attention de M. le ministre de l’action et des comptes publics sur la taxe d’habitation payée par les résidents des maisons de retraite. La hausse de la CSG devait être compensée par une suppression de la taxe d’habitation pour une partie des retraités. Mais, dans le projet de loi de finances pour 2018, Bercy avait oublié les résidents en maisons de retraite. Le ministre a récemment annoncé que cette taxe d’habitation serait déduite de la somme payée aux établissements. Or le Gouvernement ne peut pas continuer à demander aux autres des efforts. Les maisons de retraite ont, pour la plupart, des difficultés importantes pour boucler leur budget entre les coûts de fonctionnement en personnel, en matériel et les investissements pour le bien-être des patients. À ceci, le Gouvernement compte ajouter une nouvelle lourdeur administrative qui est loin de simplifier la vie de ces derniers. Il souhaite connaître les mesures que compte prendre le Gouvernement autour de la répercussion de la baisse de la taxe d’habitation et la compensation de la hausse injuste de la CSG qui paupérise davantage les résidents en maison de retraite. Il espère que leur pérennité et le bien-être des résidents ne seront pas touchés par ces mesures.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4993</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Conformément aux engagements du Président de la République et du Gouvernement, les lois financières pour 2018 comportent un ensemble de mesures destinées à soutenir le pouvoir d’achat des actifs, indépendants comme salariés, par la suppression progressive de cotisations personnelles. Afin de garantir le financement de cet effort sans précédent de redistribution en faveur des actifs, le taux de la contribution sociale généralisée (CSG) a augmenté de 1,7 point au 1er janvier 2018 sur l’ensemble des revenus, c’est-à-dire, les revenus d’activité, de remplacement et du capital, à l’exception des allocations chômage et des indemnités journalières. Parallèlement, les ménages, et donc les contribuables retraités bénéficient de la suppression progressive de la taxe d’habitation qui permettra à 80 % des foyers d’en être dispensés d’ici 2020, lorsque leur revenu net est inférieur à 2 400 euros nets. Le Gouvernement souhaite, en effet, alléger cet impôt qui constitue une charge fiscale particulièrement lourde dans le budget des ménages appartenant à la classe moyenne, tout particulièrement ceux résidant dans les communes ayant le moins d’activité économique sur leur territoire. Le montant de la taxe baissera de 30 % dès 2018 et ils cesseront de la payer en 2020. À terme, chaque ménage bénéficiaire constatera une économie moyenne de 550 € par an. Pour la situation particulière des personnes vivant en maison de retraite, il convient de distinguer trois cas de figure. D’une part, celui d’une personne qui réside dans une maison de retraite tout en conservant la jouissance de son logement. Cette personne est soumise à la taxe d’habitation si ses revenus sont supérieurs à 2 500 euros nets par mois et peut bénéficier du dégrèvement de la taxe d’habitation comme tous les contribuables éligibles si ses revenus sont inférieurs à ce montant. D’autre part, le cas d’une personne vivant dans une maison de retraite médicalisée, qui n’a pas la jouissance privative et totale de ce lieu et qui, par conséquent, ne paie pas directement de taxe d’habitation, celle-ci étant acquittée par la maison de retraite. Le montant de la taxe est néanmoins répercuté sur le prix, dans le cas le plus courant. Dans ce cas, la loi de finances pour 2018 prévoit que l’établissement peut demander le dégrèvement de la taxe d’habitation pour ensuite répercuter cette baisse dans son prix. Enfin, dans le cas d’une personne vivant dans une maison de retraite qui ne paye pas de taxe d’habitation car elle en a été exonérée et où l’établissement n’en paye pas non plus, celle-ci bénéficie d’une réduction d’impôt accordée aux contribuables qui supportent des dépenses liées à la dépendance et qui sont hébergés dans un établissement les prenant en charge (pour perte d’autonomie, surveillance médicale constante…). Cette réduction d’impôt peut atteindre 2 500 euros par an, correspondant à une réduction de 25 % du montant des dépenses effectivement supportées par le contribuable, tant au titre de la dépendance que de l’hébergement. Le montant annuel des dépenses ouvrant droit à cet avantage fiscal ne peut excéder 10 000 euros par personne hébergée.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3506</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4994</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Grau</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôts et taxes
	            Demande de bilan - réforme CDCI - impact sur contentieux
	            3506. — 5 décembre 2017. — M. Romain Grau attire l’attention de M. le ministre de l’action et des comptes publics sur l’implantation des commissions départementales des impôts indirects et des taxes sur le chiffre d’affaires. La commission départementale des impôts directs et des taxes sur le chiffre d’affaires est un organe présidé par un magistrat du tribunal administratif composé à parité par des représentants de l’administration fiscale et de représentants de contribuables. Ces commissions ont un rôle fondamental depuis leur création permettant de diminuer considérablement le nombre de litiges présentés devant les tribunaux sur le plan fiscal et améliorant le consentement à l’impôt. Aujourd’hui, depuis quelques mois, la commission départementale siège dans la ville du tribunal administratif dans le ressort duquel elles ont compétence en application de la loi. Ainsi, pour donner un exemple concret, s’agissant d’un dossier fiscal intéressant un contribuable des Pyrénées-Orientales, la commission départementale se tient maintenant à près de deux heures de trajet, à Montpellier, alors qu’elle se tenait jusqu’en juin 2017 à Perpignan. Cet éloignement n’est pas la contrepartie d’une économie puisque seul le magistrat administratif n’a plus à se déplacer alors que tous les autres membres eux doivent maintenant se déplacer. Par ailleurs, un tel éloignement risque de rendre moins intéressante la saisine de la commission départementale des impôts et cela ne pourrait qu’augmenter le nombre de contentieux présentés devant les tribunaux. Eu égard aux conséquences incertaines de la localisation des commissions départementales des impôts directs et des taxes sur les chiffres d’affaires dans la ville du tribunal administratif du ressort dans lequel elle a compétence, il lui demande si une évaluation de ce nouveau dispositif pourrait être envisagée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4994</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Depuis le 1er septembre 2017, le ressort des commissions des impôts directs et des taxes sur le chiffre d’affaires (CIDTCA) est celui du tribunal administratif. Cette réforme vise à améliorer le fonctionnement des commissions et à permettre une meilleure harmonisation de leurs avis par une spécialisation accrue de leurs représentants. Ce dispositif permet également d’accélérer le traitement des demandes des contribuables par un meilleur équilibrage du nombre de dossiers, pris en charge par chaque commission. Dans certains départements, en effet, en raison du nombre de dossiers très limité, soumis à l’avis des commissions, les délais d’attente avant convocation pouvaient être très longs, la commission ne siégeant qu’après avoir réuni un nombre suffisant de dossiers à examiner. De plus, ce nouveau ressort territorial des commissions est le même ressort pour les contribuables qui porteraient leur litige devant les tribunaux de l’ordre administratif, leur évitant ainsi de se rendre dans plusieurs villes différentes selon l’état d’avancement de leur dossier. S’agissant du fonctionnement de ces commissions, les dispositions réglementaires, issues notamment du décret no 2016-766 du 9 juin 2016, prévoient que le rapport et tous les documents dont l’administration fait état pour appuyer sa thèse, sont tenus à la disposition du contribuable, au secrétariat de la commission, pendant le délai de trente jours qui précède la réunion, mais qu’ils peuvent également être communiqués au contribuable par courrier électronique, sur simple demande. Par ailleurs, le contribuable est systématiquement invité à faire valoir son point de vue, soit en étant auditionné pendant la séance, soit en faisant parvenir ses observations écrites. Cette réforme n’oblige donc aucunement les contribuables à se rendre dans la ville du siège du tribunal administratif pour y effectuer des démarches avant que ne se tienne la séance de la commission. Dans ces conditions, les conséquences du changement du ressort administratif des CIDTCA sont très limitées pour le contribuable. Comme par ailleurs, aucune difficulté d’application significative n’a été signalée à ce jour, il n’est pas envisagé d’évaluer ce dispositif.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3683</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4995</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Carles Grelier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[commerce et artisanat
	            Lutte contre le marché parallèle du tabac
	            3683. — 12 décembre 2017. — M. Jean-Carles Grelier attire l’attention de M. le ministre de l’action et des comptes publics sur la nécessaire mise en place d’un plan pour lutter contre le marché parallèle du tabac en France. Celui-ci s’apparente aujourd’hui à un phénomène massif de fraude fiscale et représente beaucoup plus qu’un risque de déstabilisation du réseau des buralistes. Si le Gouvernement met en avant un renforcement des dispositifs douaniers pour tenter de répondre à ce problème, cette seule réponse ne suffira pas. En effet, le marché parallèle représente déjà 27 % de la consommation de tabac en France et, avec une augmentation de 1 euro par paquet dès mars 2018, le phénomène va s’aggraver significativement au cours de l’année 2018. Or la douane n’est spécialisée que dans la lutte contre les trafics de grande ampleur, « aux frontières », et son organisation est peu adaptée aux trafics de fourmis, à la vente à la sauvette dans certains quartiers ou par internet, par exemple. En conséquence, il apparaît nécessaire de mettre en place une coordination effective entre la douane, la police nationale et la gendarmerie nationale. En effet, la police et la gendarmerie sont aujourd’hui de plus en plus confrontées à des affaires de contrebande de tabac. Il lui demande donc de bien vouloir lui faire part des intentions du Gouvernement sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4995</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La hausse de la fiscalité sur les produits du tabac est dictée par un objectif de santé publique devant permettre une réduction de la consommation du tabac, notamment chez les jeunes.  Par ailleurs, parce que la divergence des fiscalités et les différences de prix persistantes en Europe portent atteinte à l’efficacité des politiques de lutte contre la prévalence tabagique et constituent un cadre propice au développement des achats transfrontaliers, le Gouvernement a saisi la Commission européenne sur la nécessité d’une plus grande harmonisation de la fiscalité des tabacs manufacturés au niveau européen et sur l’instauration de limites quantitatives à ne pas dépasser en cas d’achats transfrontaliers. Le Gouvernement indique que le chiffre de 27 %, cité pour l’évaluation du marché parallèle du tabac en France, est issu d’une étude financée par les fabricants de tabac dont il ne reconnait pas les méthodes, constats et conclusions. La lutte contre le trafic de cigarettes constitue l’un des objectifs permanents et prioritaires de la douane française dont l’action vise à la fois le démantèlement des organisations criminelles internationales et la lutte contre les trafics transfrontaliers ou sur internet. Concernant les ventes sur internet de tabac, l’État s’est doté, en janvier 2010, d’un dispositif repris à l’article 568 du code général des impôts -modifié en décembre 2014- visant à interdire la commercialisation à distance des produits du tabac à l’article 568 ter du code général des impôts. Cette prohibition concerne également l’acquisition par internet et s’applique aussi bien dans les relations commerciales avec les pays tiers qu’avec les États membres de l’Union européenne. Ce dispositif, plus englobant que le précédent, constitue un outil juridique majeur dans la lutte contre l’achat de produits du tabac sur internet et assure, dans le même temps, la protection des intérêts financiers des débitants de tabac. Dans le cadre de la prochaine augmentation des prix du paquet de cigarettes annoncée par le Premier ministre, l’administration des douanes a annoncé un plan de renforcement de la lutte contre le commerce illicite du tabac. Ce plan vise à intensifier les contrôles mis en œuvre par les services douaniers sur l’ensemble des vecteurs de contrebande de tabacs. Le fret express et les colis postaux seront particulièrement contrôlés afin d’accroître l’interception des colis et le démantèlement des filières d’approvisionnement par internet. Pour cela, la direction générale des douanes et droits indirects (DGDDI) s’appuie sur son service spécialisé dans ce domaine nommé Cyberdouane. Cette unité dédiée à la lutte contre la cybercriminalité a vu ses moyens considérablement renforcés. Ainsi, les cyberdouaniers peuvent désormais effectuer des investigations sous couverture, c’est-à-dire des infiltrations des organisations de fraude agissant sur internet, grâce aux nouveaux pouvoirs prévus par l’article 67 bis 1 du code des douanes. Le "darknet" et les réseaux sociaux qui constituent les plateformes privilégiées pour ces trafics seront spécifiquement ciblés.  La DGDDI prévoit également une intensification de la lutte contre les ventes illégales de tabac sur la voie publique. Pour cela, des actions de contrôle renforcées et ciblées se concentreront sur les lieux de vente de cigarettes connus (grands centres urbains) et des actions de contrôles conjoints -douane, police, gendarmerie- seront proposées localement au préfet de région. Le ministre de l’action et des comptes publics a abordé ce point avec des homologues directeurs généraux de la police et de la gendarmerie lors de rencontres qu’il a initiées récemment. Également, des actions coordonnées des administrations sociales, fiscales et répressives seront proposées et viseront des entités impliquées dans le commerce illicite de produits du tabac. Parallèlement, sera effectuée une recherche de l’identification des avoirs criminels. Il sera demandé aux services douaniers de proposer systématiquement aux préfets, les fermetures administratives de ces lieux de vente, lorsqu’il s’agit d’établissements commerciaux.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5893</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4996</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jérôme Lambert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôts et taxes
	            Hausse de la CSG travailleurs de l’amiante
	            5893. — 27 février 2018. — M. Jérôme Lambert attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur les conséquences de la hausse de la CSG au 1er janvier 2018 pour les bénéficiaires de l’allocation de cessation anticipée d’activité des travailleurs de l’amiante (ACAATA). Cette allocation permet, sous certaines conditions, aux salariés qui ont été exposés à l’amiante lors de leur activité professionnelle, de cesser leur activité, parfois dès 50 ans, tout en percevant un revenu jusqu’à la date de leur droit à une retraite à taux plein du régime général. Les bénéficiaires de cette allocation ne dépendent donc pas du régime de retraite. L’ACAATA est soumise aux cotisations sociales (CSG, CRDS, Casa, assurance maladie) mais aucune mesure n’a été prise pour compenser la hausse de 1,7 % de la CSG. Les bénéficiaires de cette allocation ont donc vu leur allocation diminuer depuis le 1er janvier 2018. Il conviendrait de remédier à l’exclusion des anciens salariés de l’amiante des dispositifs de compensation de la hausse de la CSG. Il lui demande quelles sont les intentions du Gouvernement sur ce point. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4996</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Conformément aux engagements du Président de la République et du Gouvernement, les lois financières, pour 2018, comportent un ensemble de mesures destinées à soutenir le pouvoir d’achat des actifs, indépendants comme salariés, par la suppression progressive de cotisations personnelles. Afin de garantir le financement de cet effort, sans précédent de redistribution en faveur des actifs, le taux de la contribution sociale généralisée (CSG) a augmenté de 1,7 point, au 1er janvier 2018, sur les revenus d’activité, de remplacement et du capital, à l’exception des allocations chômage et des indemnités journalières. Les allocations de cessation anticipée des travailleurs de l’amiante (ACAATA) relèvent du champ de la hausse du taux de CSG. Dans la pratique administrative, les allocations accordées aux travailleurs de l’amiante, pour cessation d’activité, sont soumises à la CSG due sur les pensions de retraite, contrairement aux allocations de préretraite d’entreprise, auxquelles elles sont pourtant assimilées, et qui sont assujetties à la CSG activité au taux de 9,2 %. Les allocations amiante sont donc assujetties à la CSG, soit au taux de 8,3 %, soit au taux de 3,8 % ou en sont exonérés selon le niveau de leurs ressources. Le seuil d’assujettissement à la CSG dépend en effet du montant du revenu fiscal de référence des bénéficiaires. Le recours au critère du revenu fiscal de référence, est le plus juste puisque son montant est calculé à partir de l’ensemble des revenus perçus par les personnes rattachées au même ménage, qu’il s’agisse de revenus de remplacement, de revenus d’activité ou de revenus du capital. Il reflète ainsi les capacités contributives du foyer, susceptibles d’évoluer d’une année à l’autre, compte tenu de l’évolution des ressources mêmes ou de la composition du foyer (prise en compte des revenus du conjoint). Au regard de la jurisprudence du conseil constitutionnel, il ne parait pas possible d’exclure ces indemnités du champ de la hausse de la CSG car cette exclusion reposerait sur un motif sans rapport avec l’appréciation des capacités contributives du bénéficiaire. Au-delà de la hausse du taux de la CSG, il convient d’apprécier au global la politique fiscale du Gouvernement. En particulier, les ménages bénéficient de la suppression progressive de la taxe d’habitation qui permettra à 80 % des foyers d’en être dispensés d’ici 2020, lorsque leur revenu net est inférieur à 2 400 euros nets. Le Gouvernement souhaite en effet alléger cet impôt, qui constitue une charge fiscale particulièrement lourde dans le budget des ménages appartenant à la classe moyenne, tout particulièrement ceux résidant dans les communes ayant le moins d’activité économique sur leur territoire. Le montant de la taxe baissera de 30 %, dès 2018, et ils cesseront de la payer en 2020. À terme, chaque ménage bénéficiaire fera une économie moyenne de 550 € par an.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5645</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4997</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie Tamarelle-Verhaeghe</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics (M. le SE auprès du ministre)</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[fonctionnaires et agents publics
	            Affectation des personnes handicapées dans la fonction publique
	            5645. — 20 février 2018. — Mme Marie Tamarelle-Verhaeghe attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées, sur le fait que les agents handicapés de la fonction publique bénéficient d’une priorité en matière de mutation ou, le cas échéant, de détachement ou de mise à disposition dans la mesure compatible avec les nécessités du service (articles 60 et 62 de la loi no 84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l’État). À ce titre, il est notamment recommandé aux autorités administratives de veiller autant que possible à la proximité du lieu d’affectation de la personne handicapée avec son lieu de résidence, afin de tenir compte de ses éventuelles contraintes particulières en matière de déplacement, de soins de santé, de logement. Si certains concours internes de la fonction publique permettent aux meilleurs de se voir la possibilité de choisir leur lieu d’affectation, d’autres concours, selon leurs modalités, n’ouvrent pas cette liberté de choix. On retrouve ainsi des cas de personnes handicapées ambitieuses et compétentes, participant à des concours internes de la fonction publique, qui se voient obligées d’accepter des mutations loin de leur domicile, au détriment de leur santé. Ces situations débouchent bien souvent sur une aggravation de leur état de santé qui se matérialisent ensuite par des arrêts de travail. Plus grave encore, ces situations affaiblissent considérablement le moral des agents concernés, qui peuvent se sentir coupables d’avoir voulu tester leurs capacités lors de concours internes. Ainsi, elle lui demande quelles solutions peuvent être proposées à ces agents handicapés ambitieux, qui aspirent comme les autres à évoluer dans leur milieu professionnel, mais qui sont freinés par des problèmes de mobilité dû à leur invalidité. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4997</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Aux termes des dispositions de l’article 60 de loi no 84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l’État, dans toute la mesure compatible avec le bon fonctionnement du service, priorité est donnée, notamment, aux fonctionnaires en situation de handicap dans le cadre de l’examen des demandes de mutation. Si l’administration gestionnaire peut procéder à un classement préalable des demandes de mutation à l’aide d’un barème, cette mesure préparatoire ne peut se substituer à l’examen de la situation individuelle des agents. Cette priorité, aux fonctionnaires en situation de handicap, est également reconnue par l’article 62 de la même loi pour les demandes de détachement ou de mise à disposition lorsque les possibilités de mutation sont insuffisantes dans leurs corps d’appartenance. Au même titre que le principe de non-discrimination lors de la phase de recrutement, l’obligation d’aménagement raisonnable a vocation à s’appliquer tout au long du parcours professionnel, qu’il s’agisse pour les personnes en situation de handicap « d’accéder à un emploi ou de conserver un emploi correspondant à leur qualification, de l’exercer et d’y progresser ou pour qu’une formation adaptée à leurs besoins leur soit dispensée » comme le rappelle l’article 6 sexies de la loi no 83-634 du 13 juillet 1983. Ainsi, afin de garantir l’égalité des chances pour les candidats en situation de handicap dans le cadre des épreuves des concours, des aménagements aux règles de déroulement des épreuves sont prévus dans les trois versants de la fonction publique. Ils visent notamment à adapter la durée ou le fractionnement des épreuves pour tenir compte des capacités physiques des candidats ou à leur apporter les aides humaines et techniques nécessaires. Il revient au médecin, agréé par l’administration, de définir les modalités d’aménagements correspondant au besoin du candidat en situation de handicap et aux autorités organisatrices des concours de mettre en place les aménagements requis au vu des préconisations du médecin agréé. Afin de garantir une réelle égalité des chances en faveur des personnes en situation de handicap, il est recommandé aux administrations de veiller à la parfaite information des candidats en situation de handicap quant à leur possibilité de bénéficier d’aménagements et ainsi qu’aux modalités d’accès au dispositif. Une attention particulière doit également être portée sur le choix des lieux d’examen de manière à s’assurer de leur accessibilité.  Lors d’un recrutement par concours, le jury établit une liste unique des candidats reçus, les lauréats étant classés par ordre de mérite. Si le lauréat en situation de handicap n’a aucun droit à être nommé selon ses vœux d’affectation, il ne peut en revanche être écarté d’un poste, au motif que celui-ci ne serait pas adapté à son handicap, dès lors que des mesures d’aménagement raisonnable n’auraient pas été prises en compte. A ce titre, il est notamment recommandé aux autorités administratives de veiller autant que possible à la proximité du lieu d’affectation de la personne handicapée avec son lieu de résidence afin de tenir compte de ses éventuelles contraintes particulières en matière de déplacement, de soins de santé, de logement. Il en va de même au cours de la carrière puisqu’une affectation sur un poste ne peut être refusée à un agent en situation de handicap au motif que le poste n’est pas adapté à son handicap, sans que des mesures d’aménagement raisonnable n’aient été prises en compte. En effet, indépendamment des obligations réglementaires incombant aux employeurs en matière d’accessibilité des locaux de travail de manière générale, il revient à l’employeur, dans le cadre de son obligation d’aménagement raisonnable de rendre accessible à un agent handicapé un lieu et un poste de travail en fonction de ses besoins spécifiques à partir d’un examen au cas par cas des situations individuelles. C’est enfin dans cet esprit que, lorsque l’accès à un emploi d’un niveau de responsabilité supérieur est subordonné à une obligation de mobilité, les administrations sont invitées à prendre en compte les mobilités fonctionnelles et non plus exclusivement géographiques. L’ouverture prévue en 2019 d’un portail commun de l’emploi public est également de nature à faciliter la mobilité des agents au sein d’un même bassin d’emplois. Le Gouvernement a lancé, le 15 février 2018, une concertation au niveau interprofessionnel sur la rénovation de la politique d’emploi des personnes en situation de handicap. Cette concertation, commune aux secteurs public et privé, comprend également une séquence d’échanges distincts avec les organisations syndicales et les employeurs des trois versants de la fonction publique qui a été ouverte le 19 mars dernier. Inscrite à l’agenda social, cette concertation vise à renforcer l’insertion professionnelle des personnes en situation de handicap, à leur assurer un parcours professionnel exempt de toute forme de discrimination, à leur permettre d’accéder à des postes à responsabilités mais également à mieux prendre en compte les situations de travail pouvant conduire à un handicap, à garantir le maintien dans l’emploi et à améliorer leur qualité de vie au travail. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5776</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4998</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrice Perrot</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics (M. le SE auprès du ministre)</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[syndicats
	            Congé de formation syndicale
	            5776. — 20 février 2018. — M. Patrice Perrot interroge M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’action et des comptes publics, sur les modalités du droit d’exercice du droit syndical en matière de congé pour formation syndicale. Le décret no 85-552 du 22 mai 1985 relatif à l’attribution aux agents de la fonction publique territoriale du congé pour formation syndicale dispose que le fonctionnaire et l’agent contractuel peuvent bénéficier d’un congé rémunéré de 12 jours ouvrables par an pour effectuer un stage ou suivre une session dispensés par un organisme figurant sur une liste fixée par arrêté ministériel (dans la limite de 5 % de l’effectif réel de l’administration, du service ou de l’établissement dont il s’agit). Si selon les termes dudit décret du 22 mai 1985, ce congé peut être mobilisé pour effectuer un stage ou suivre une session dans l’un des centres ou instituts qui figurent sur une liste arrêtée par le ministre chargé des collectivités territoriales au vu des propositions du Conseil supérieur de la fonction publique, un décret 2014-1624 du 24 décembre 2014 a procédé d’un ajout à l’article 1 ouvrant l’exercice de ce droit à des formations dispensées dans des structures décentralisées agissant sous l’égide ou l’autorité des dits centres ou instituts. Il lui demande de bien vouloir lui préciser si la notion de « structures décentralisées agissant sous l’égide ou l’autorité » recouvre des stages ou des sessions organisées par des sections locales syndicales ou des fédérations syndicales sectorielles, ayant conventionné avec un centre ou un institut habilité et ouvrent effectivement droit au congé de formation syndical.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4998</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le décret no 85-552 du 22 mai 1985 relatif à l’attribution aux agents de la fonction publique territoriale du congé pour formation syndicale prévoit que ce congé ne peut être accordé que pour effectuer un stage ou suivre une session dans l’un des centres ou instituts qui figurent sur une liste arrêtée par le ministre chargé des collectivités territoriales. Cette liste est fixée par l’arrêté du 9 février 1998. L’article 1 de ce décret dispose, en outre, que les structures décentralisées agissant sous l’égide ou l’autorité de ces organismes sont également habilitées à organiser des stages ou sessions ouvrant droit au congé pour formation syndicale. Lorsqu’elles agissent sous l’autorité et la responsabilité des centres et instituts agréés par l’arrêté du 9 février 1998, les sections locales ou les fédérations syndicales sectorielles peuvent en conséquence organiser ces formations. A la fin du stage ou de la session, il appartient à ces organisations syndicales de délivrer à l’agent une attestation constatant l’assiduité.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>7058</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4999</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Régis Juanico</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics (M. le SE auprès du ministre)</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[fonction publique territoriale
	            Compléments de rémunération dans les collectivités locales issues d’une fusion
	            7058. — 3 avril 2018. — M. Régis Juanico interroge M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’action et des comptes publics, sur les compléments de rémunération versés à leurs agents par les collectivités. La rémunération des fonctionnaires territoriaux repose sur deux principes essentiels qui découlent de leur appartenance au statut général des fonctionnaires : d’une part, l’ensemble des éléments de la rémunération, y compris les primes et indemnités, doivent résulter de textes législatifs ou réglementaires ; d’autre part, le montant de la rémunération doit s’établir, à équivalence de grades et de niveaux de fonctions, à parité avec celui qui est applicable à la fonction publique de l’État. De nombreuses collectivités ayant institué des compléments de rémunération, du type des primes de fin d’année ou de treizième mois, la loi no 84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives aux fonctionnaires territoriaux a maintenu, dans le troisième alinéa de son article 111, les avantages collectivement acquis pour les collectivités qui les avaient mis en place avant son entrée en vigueur. Or dans le cas de fusions de communes ou de régions, l’application stricte de cette logique de conservation des acquis introduit une disparité de traitement entre fonctionnaires selon leur date ou voie d’entrée dans la collectivité. Par exemple, au sein de la région Auvergne-Rhône-Alpes, seuls les agents de l’ancienne région Rhône-Alpes continuent de bénéficier de la prime de fin d’année mise en place dans leur collectivité antérieurement à la loi de 1984. Les agents de l’ancienne région Auvergne et les agents entrés postérieurement à la fusion des régions ne peuvent en bénéficier. L’article premier de la loi no 2015-29 du 16 janvier 2015 relative à la délimitation des régions, aux élections régionales et départementales et modifiant le calendrier électoral, précise que les régions nouvellement constituées « succèdent aux régions qu’elles regroupent dans tous leurs droits et obligations ». La déclinaison de ce principe important n’a visiblement pas été pensée pour les avantages collectivement acquis mis en place par les collectivités. Aussi, il lui demande si le Gouvernement prévoit de préciser, par voie réglementaire ou législative, la possibilité du maintien, dans une collectivité constituée par fusion, des avantages précédemment acquis dans l’une au moins des collectivités qu’elle regroupe, au bénéfice de l’ensemble de ses agents.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4999</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article 111 (alinéa 3) de la loi no 84-53 du 26 janvier 1984 modifiée portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale prévoit que les compléments de rémunération collectivement acquis peuvent être valablement maintenus par les collectivités locales qui les avaient mis en place avant l’intervention de ladite loi et ce, quelle que soit la date de recrutement des agents si les collectivités et établissements les intègrent dans leur budget. En conséquence, ces rémunérations complémentaires ne peuvent pas, par nature, être instaurées par les collectivités territoriales qui ne les avaient pas instituées avant 1984, l’article 111 ne pouvant avoir pour objet ou pour effet d’autoriser, postérieurement à la mise en place du statut, la création de nouveaux régimes dérogatoires. Ainsi, les collectivités nouvelles, comme celles issues de la fusion des régions, ne peuvent faire bénéficier les nouveaux agents qu’elles recrutent d’un complément de rémunération prévu au titre de l’article 111 de la loi du 26 janvier 1984 précitée, tels une prime de fin d’année ou un treizième mois. Les nouveaux agents ne peuvent pas non plus bénéficier d’une majoration de leur régime indemnitaire par rapport à ceux recrutés avant la fusion. Aucune disposition légale ne fonderait, en effet, une différence de traitement liée à ce seul critère de la date de recrutement. Tel n’est pas le cas des agents issus des collectivités fusionnées. Aux termes de l’article L. 5111-7 du Code général des collectivités territoriales, rendu applicable aux fusions de régions par l’article 114 de la loi no 2015-991 du 7 août 2015 portant nouvelle organisation territoriale de la République, ils bénéficient du maintien de leur régime indemnitaire et des avantages collectivement acquis, s’ils y ont intérêt. Ceci n’interdit pas à la collectivité territoriale de mettre en place un nouveau régime indemnitaire voire d’abroger les avantages de l’article 111, dès lors que le nouveau régime indemnitaire est plus favorable à l’agent que le cumul de l’ancien régime indemnitaire et des avantages de l’article 111. Le juge administratif n’accorde en effet pas de caractère définitif au maintien de ces avantages et considère qu’un nouveau régime indemnitaire, fixé par l’employeur, peut y mettre fin (CE, 21 mars 2008, req. no 287771). Afin de résorber d’éventuelles inégalités de rémunération entre agents territoriaux exerçant les mêmes fonctions, il appartient à la collectivité de définir un nouveau régime indemnitaire préservant, le cas échéant, le niveau global de primes des agents ayant bénéficié d’indemnités plus favorables.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>7476</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4999</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Olga Givernet</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics (M. le SE auprès du ministre)</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[fonctionnaires et agents publics
	            Zonage de l’indemnité de résidence
	            7476. — 17 avril 2018. — Mme Olga Givernet attire l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’action et des comptes publics, sur les difficultés liées à l’absence d’indemnité de résidence pour les fonctionnaires du Pays de Gex. Cette indemnité a été créée pour compenser les différences de coût de la vie des régions de France. Mais aujourd’hui son application se révèle injuste : à Ferney-Voltaire, par exemple, les loyers sont à 16,2 euros du mètre carré contre 11 euros à Toulon, pourtant les fonctionnaires exerçant à Toulon touchent une indemnité au niveau maximal possible soit 3 % du salaire brut, et ceux exerçant à Ferney-Voltaire n’en ont aucune. L’absence d’indemnité induit des difficultés importantes et récurrentes de recrutement dans les trois fonctions publiques, le revenu seul ne permettant pas d’offrir un niveau de vie suffisant. Or le système actuel de l’indemnité de résidence est manifestement obsolète. Il se fonde sur un zonage relatif au coût de la vie qui date de 1962. Le décret de 1985 ne permet leur révision que sur la base de recensements généraux, qui n’ont plus lieu depuis 1999. Et même si un tel recensement avait lieu, le décret ne permet que l’extension de l’indemnité de résidence à une commune d’une unité urbaine déjà concernée par le zonage du décret de 1962, ce qui exclut tous les territoires dont le coût de la vie s’est élevé depuis, comme les zones frontalières du Genevois. Il existe pourtant des instruments permettant d’évaluer le coût de la vie, notamment par le biais de la tension du marché immobilier et des prix qui la caractérisent. Les zonages de la politique du logement, tels que le zonage A/B/C qui conditionne l’investissement locatif et le PTZ, identifient des zones de vie chère qui nécessitent la présence d’une indemnité de résidence pour les agents. Elle souhaite donc qu’il lui indique s’il est possible de prévoir une harmonisation du zonage de l’indemnité de résidence sur le zonage A/B/C. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>4999</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’indemnité de résidence a été créée par un décret du 11 décembre 1919, afin de compenser, pour les agents publics, les disparités du coût de la vie sur le territoire national. Ses modalités d’attribution sont actuellement fixées à l’article 9 du décret no 85-1148 du 24 octobre 1985, qui prévoit que le montant de l’indemnité de résidence est calculé en appliquant au traitement brut de l’agent un taux variable selon la zone territoriale dans laquelle est classée la commune où il exerce ses fonctions. La répartition actuelle des communes dans les trois zones d’indemnité de résidence correspond aux zones territoriales d’abattement de salaires telles que déterminées par l’article 3 du décret no 62-1263 du 30 octobre 1962, c’est-à-dire au classement opéré après-guerre par le ministère du travail pour instaurer une modulation géographique du salaire minimum national interprofessionnel en fonction du niveau du coût de la vie dans chaque localité de travail. Un correctif a toutefois été introduit par l’article 9 du décret du 24 octobre 1985, qui prévoit la possibilité pour les communes d’être périodiquement reclassées, après chaque recensement général de la population effectué par l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), pour tenir compte des modifications intervenues dans la composition des agglomérations urbaines et des agglomérations nouvelles. Depuis 2001, cependant, la circulaire retraçant le classement des communes dans les trois zones d’indemnité de résidence n’a fait l’objet d’aucune actualisation, l’administration n’en ayant matériellement plus la possibilité au regard des conditions posées par le décret du 24 octobre 1985. En effet, si l’INSEE a procédé, jusqu’en 1999, à des recensements généraux de populations tous les cinq ans, ce n’est plus le cas depuis 2004, date à laquelle leur ont été substitués des recensements annuels partiels qui ne permettent plus de faire évoluer simultanément le classement des communes. Or, un reclassement différé serait susceptible de générer des contentieux pour rupture du principe d’égalité de traitement. Une évolution du dispositif de l’indemnité de résidence semble donc incontournable à terme. Cependant, l’utilisation des zonages retenus par les dispositifs d’aide à l’acquisition de logements dans des zones géographiques connaissant une pénurie de logements et des niveaux de loyer excessifs présente au moins deux inconvénients : la non-pérennité de ces dispositifs, mais aussi la définition de zonages dont les contours seraient régulièrement et de manière importante modifiés au fur et à mesure que ces dispositifs auraient réussi à réduire les zones de tension. En outre, toute réflexion sur l’indemnité de résidence doit s’inscrire dans le cadre d’une concertation plus large sur la politique de rémunération des agents publics. Cette concertation est prévue dans le cadre de la démarche de refondation du contrat social avec les agents publics, lancée en février 2018 par le comité interministériel de la transformation publique (CITP). Le Gouvernement prévoit que celle-ci aboutira à un projet de loi au 1er semestre 2019.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>7612</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5001</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laetitia Saint-Paul</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre, auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargée des affaires européennes</ministreQuestion><ministreJO>Affaires européennes</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[Union européenne
	            Consultations citoyennes et feuille de route franco-allemande
	            7612. — 17 avril 2018. — Mme Laetitia Saint-Paul attire l’attention de Mme la ministre, auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargée des affaires européennes, sur la coordination entre les conclusions des consultations citoyennes sur l’avenir de l’Europe et la présentation de la feuille de route franco-allemande pour la réforme de la zone euro. Ces deux initiatives relèvent d’un engagement central du Président de la République au cours de la campagne présidentielle, qui prônait alors une refondation démocratique et concertée de l’Union européenne. L’objectif était alors de pallier le sentiment d’une déconnexion entre les populations et les décisions prises à Bruxelles. Cependant, la présentation de la feuille de route franco-allemande sur l’avenir de la zone euro doit se faire avant la fin des consultations citoyennes, prévue au mois d’octobre. Alors que celles-ci ont pour objectif de donner voix aux citoyens des 26 États membres participants, la publication d’une feuille de route de réforme risque d’être accueillie négativement, comme allant à contre-courant de l’expression populaire. Dès lors, elle l’interroge sur la synchronisation des conclusions des consultations citoyennes et du projet de réforme porté par le couple franco-allemand, afin de permettre l’émission d’un projet sincère et unique provenant tant des gouvernements que des citoyens eux-mêmes, de manière complémentaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5001</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les projets de réforme de l’Europe que porte le président de la République répondent à une attente profonde qui dépasse la France. Il s’agit de se reposer la question fondamentale de ce que les États membres de l’Union européenne veulent vraiment construire ensemble. Les 27 chefs d’État et de gouvernement ont décidé de s’engager dans cette refondation indispensable de l’Union européenne en lançant en septembre 2017 le processus dit du « Leaders’ agenda » et en organisant des consultations citoyennes sur l’Europe.  Le Leaders’ Agenda prévoit l’organisation de 13 sommets de fin 2017 à juin 2019 ainsi qu’une série de rencontres informelles thématiques. Les consultations citoyennes se déroulent depuis avril 2018 et s’achèveront fin octobre afin, d’une part, de pouvoir préparer une synthèse de leurs résultats pour le Conseil européen de décembre et, d’autre part, de ne pas interférer avec les débuts de la campagne électorale pour les élections législatives de mai 2019. Les consultations citoyennes sont une mobilisation sans précédent qui va permettre de recueillir l’opinion des populations, grâce à une approche commune : l’ouverture, la transparence, le pluralisme et dans une démarche démocratique participative. Elles ont vocation à aborder tous les domaines des politiques publiques européennes pour écouter les attentes et les propositions des citoyens sur l’avenir de l’Union européenne. Dans le même temps, le gouvernement met actuellement en œuvre l’ambition forte du président de la République pour une réforme de la gouvernance de la zone euro. L’ensemble des propositions font l’objet de discussions avec nos partenaires allemands pour aboutir à un projet de feuille de route responsable et ambitieuse sur la zone euro, que la France et l’Allemagne porteront ensemble au Conseil européen des 28 et 29 juin. Le travail est en cours à tous les niveaux. Ainsi, le ministre de l’Économie et des finances et son homologue allemand échangent de façon régulière sur les différents points en examen : la finalisation de l’union bancaire, l’union des marchés des capitaux, la mise en place d’une capacité budgétaire de la zone euro pour protéger les États membres des crises économiques et pour investir et innover. Les deux démarches, quoique relevant de la même volonté de refonder l’Union européenne, sont donc bien distinctes puisque la feuille de route franco-allemande doit permettre d’avancer immédiatement vers une réforme de la gouvernance de la zone euro avec toute l’impulsion que peut donner le moteur franco-allemand, alors que les consultations citoyennes permettront aux chefs d’État et de gouvernement de tenir compte dans leurs travaux sur l’avenir de l’Union européenne à l’horizon des prochaines années des orientations exprimées par les citoyens européens.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>8229</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5001</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrice Anato</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre, auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargée des affaires européennes</ministreQuestion><ministreJO>Affaires européennes</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[traités et conventions
	            Accords commerciaux Australie et Nouvelle-Zélande
	            8229. — 8 mai 2018. — M. Patrice Anato attire l’attention de Mme la ministre, auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargée des affaires européennes, sur l’adoption des mandats de négociation pour le futur accord commercial entre l’Union européenne et l’Australie ainsi que le futur accord commercial entre l’Union européenne et la Nouvelle-Zélande. En septembre 2017, la Commission européenne a publié son projet de mandat de négociation. S’en est suivie, en octobre 2017, l’adoption d’une résolution du Parlement européen dans laquelle l’institution « demande au Conseil d’autoriser la Commission à entamer les négociations » avec l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Jean-Claude Juncker, lors de son intervention à la suite du discours d’Emmanuel Macron au Parlement européen a rappelé son attachement au développement des accords commerciaux bilatéraux avec des États tiers. Le Président de la République, pour sa part, a déclaré le 16 avril 2018, être favorable à un accord entre l’Union européenne et la Nouvelle-Zélande, à condition qu’il soit « cohérent » avec les principes sociaux, sanitaires et environnementaux européens. Début mai 2018, il se rendra en Australie et l’on peut supposer que sa position sur l’accord avec l’Australie sera similaire. Les accords commerciaux engendrent nombre d’inquiétudes au sein de la société civile et du secteur agricole français. À titre d’exemple, l’Australie était en 2015 le troisième exportateur mondial de viande bovine, notamment du fait de son secteur agricole très compétitif. À ce jour, le Conseil de l’Union européenne ne s’est pas encore prononcé sur les mandats de négociation présentés par la Commission européenne. En conséquence, il lui demande de bien vouloir lui apporter des éléments calendaires sur la prise de décision du Conseil de l’Union européenne mais aussi des précisions quant aux lignes rouges de la France concernant les futures négociations.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5001</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Conseil des Affaires étrangères (commerce) du 22 mai dernier a adopté les mandats de négociation en vue d’accords commerciaux avec l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Ces négociations, soutenues par la France, permettront de renforcer les liens économiques et commerciaux avec des partenaires importants de l’Union dans la zone Asie-Pacifique. Dans le cadre de ce processus, la France sera particulièrement vigilante à la prise en compte de nos sensibilités agricoles, à l’impact sur les pays et territoires d’outre-mer, et à la nécessaire cohérence avec nos politiques environnementales, sociales, sanitaires et phytosanitaires, dans l’esprit du plan d’action sur la mise en œuvre du CETA adopté par le gouvernement le 25 octobre 2017.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4829</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5002</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Forissier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[bois et forêts
	            Filière bois et forêts
	            4829. — 30 janvier 2018. — M. Nicolas Forissier attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur l’une des ressources majeures de la France, pourtant peu mise en avant : le bois. Avec 17 millions d’hectares de forêts, soit le tiers du territoire national, la France possède la quatrième surface boisée de l’Europe ; la filière forêts-bois est à l’origine de 400 000 emplois directs et indirects, pour un chiffre d’affaires global de plus 60 milliards d’euros. De même, la dimension écologique de ce secteur est par définition fondamentale, surtout à l’heure des changements climatiques rapides et profonds que l’on connaît aujourd’hui. Mais le vieillissement des infrastructures, la baisse de la production et une sensibilité accrue aux changements environnementaux nécessitent une réponse adaptée pour permettre une meilleure coordination du secteur. Ce formidable potentiel de ressources sera ainsi mieux armé pour pouvoir faire face aux défis futurs, et notamment ceux nés de la mondialisation. Le bois étant au cœur d’une filière particulièrement importante dans de nombreux pays, notamment africains, la France pourra s’appuyer sur un savoir-faire reconnu pour gagner en compétitivité et corriger ainsi en partie les mauvais chiffres de son commerce extérieur. Il souhaite donc l’interroger sur les mesures envisagées pour permettre à la filière forêts-bois de se moderniser et de gagner en efficacité. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5002</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les professionnels de la première transformation du bois -notamment les scieries de chêne- connaissent, depuis plusieurs années, des difficultés d’approvisionnement en matière première. Au regard de cette conjoncture, la mise en place du « label UE » par l’office national des forêts participe de la volonté de pérenniser l’outil de transformation du bois et d’assurer un développement équilibré de la filière bois dans son ensemble. Afin de résoudre les difficultés d’approvisionnement soulignées par la fédération nationale du bois, le Gouvernement a décidé d’engager des actions structurantes pour permettre de maintenir le tissu industriel de transformation du bois et de répondre au double objectif de création de richesse nationale et d’emplois dans les territoires ruraux. La mission d’appui à la clarification de l’organisation de la filière forêt-bois confiée à M. Jean-Yves Caullet en début d’année 2018 resserra les liens entre les différents acteurs de la filière. Leur rapprochement permettra d’améliorer la qualité du dialogue entre les familles professionnelles de l’amont à l’aval dans la perspective, in fine, de développer cette filière d’avenir, levier majeur de création de valeur ajoutée, de services environnementaux, de développement des énergies renouvelables et de lutte contre le changement climatique. C’est également dans cet esprit que France bois forêt (pour l’amont) et France bois industries entreprises (pour l’aval) ont été invités à travailler avec France bois régions à l’élaboration d’un plan de filière « feuillus » au premier semestre. Ce plan, dans ses modalités opérationnelles, aura pour objectif de transformer la filière « feuillus » pour créer davantage de valeur et identifier les axes de transformation nécessaires pour faire face à la concurrence et gagner en compétitivité. Il sera assorti d’engagements des acteurs économiques les uns vis-à-vis des autres, précisera les objectifs à atteindre en termes notamment de montée de gamme des produits ou de contractualisation à horizon de 5 ans. Concomitamment à cette démarche fédératrice, les services du ministère de l’agriculture et de l’alimentation travaillent à un nouveau dispositif de financement, conçu avec Bpifrance, et qui sera mis en œuvre prochainement dans le cadre du grand plan d’investissement. Il permettra de soutenir l’investissement dans l’outil industriel de transformation du bois par l’attribution de prêts avec différé d’amortissement du capital durant la période de montée en puissance des équipements de production. Enfin, afin d’apporter une réponse aux entreprises de sciage de chêne connaissant des difficultés d’approvisionnement, les services de l’État en région réunissent localement l’ensemble des parties prenantes pour partager un diagnostic et identifier les solutions à mettre en œuvre à partir, notamment, d’engagements pris réciproquement entre les acteurs économiques.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5539</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5004</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Lacroute</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[bois et forêts
	            Exportations des grumes de chêne non transformées
	            5539. — 20 février 2018. — Mme Valérie Lacroute* attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur les difficultés que connaît actuellement l’industrie de la transformation du bois, et en particulier le secteur lié à la transformation du chêne. La France est le premier producteur européen de chêne et près de 30 % de la production nationale est expédiée à l’étranger pour être transformée. Ceci est une aberration car une partie reviendra sur le territoire français une fois transformée. Les externalités de ce non-sens économique sont terribles. Alors que l’on cherche à limiter les énergies carbonées en privilégiant les circuits courts comme cela se fait de plus en plus comme dans le secteur de l’agroalimentaire, la filière chêne est un véritable contre-exemple. Par ailleurs, si l’on parvenait à limiter les exportations des grumes de chêne cela permettrait d’assurer du travail pour les scieries qui ont recours, de plus en plus souvent, au travail partiel. Pour mémoire la filière de transformation du bois représente 26 000 emplois directs à l’échelle nationale. Elle lui demande si le Gouvernement a prévu, comme les principaux pays producteurs de chêne (Allemagne, États-Unis, Canada) de limiter les exportations de grume de chêne.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5540</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5004</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Jacques Gaultier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[bois et forêts
	            Industrie française de la transformation du chêne.
	            5540. — 20 février 2018. — M. Jean-Jacques Gaultier* attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur l’industrie française de la transformation du chêne. À l’échelon national, la filière d’excellence qu’est la transformation du bois et du chêne en particulier, représente 4,2 milliards d’euros et 26 000 emplois directs. Or ces 26 000 emplois sont aujourd’hui menacés par une crise d’approvisionnement majeure en grumes de chêne qui génère des mesures de chômage partiel et des réductions d’horaires. En effet, en 10 ans les exportations de grumes de chêne français ont été multipliées par 10 alors que le volume des grumes disponible pour les scieries françaises a été divisé par deux, ce qui est un non-sens économique. La transformation du bois génère 10 à 20 fois plus d’emplois que l’exportation des grumes, la hausse de l’export des grumes représente ainsi une perte massive en emplois et en croissance. Cette situation est d’autant plus aberrante que la quasi-totalité des grands pays producteurs de chêne ont mis en place des restrictions à l’exportation de leurs grumes et que la France qui est le premier producteur européen et le troisième producteur mondial pour le chêne est le dernier pays à laisser les traders internationaux préempter ses grumes avant qu’elles n’aient été transformées alors même que l’activité forestière bénéficie d’aides publiques. Il lui demande en conséquence quelles sont les intentions du Gouvernement pour limiter l’exportation des grumes de chêne hors Europe et si un plan structurel pour le développement à 10 ans de la filière bois française peut être envisagé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7410</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5004</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Auconie</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[bois et forêts
	            Exportation des grumes françaises en Chine
	            7410. — 17 avril 2018. — Mme Sophie Auconie* attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur la situation des producteurs français de la filière bois en reconquête du marché intérieur. Aujourd’hui leurs fournisseurs, les scieries, éprouvent de réelles difficultés d’approvisionnement avec comme corolaire l’augmentation des prix de 15 à 20 % depuis 2015. Les conséquences sont directes sur le marché national pour les transformateurs. C’est donc toute la filière bois qui est touchée depuis sa base jusqu’au client final. Les industriels chinois sont leurs principaux concurrents. Or ceux-là bénéficient d’exportations de grumes françaises, qui sont alors transformées en Chine à moindre coût (salaires, protection sociale, etc.) et reviennent en France estampillées « CE », un sigle portant à confusion pour chinese export. Elle souhaiterait connaître sa position sur la mise en place de mesures protectrices de la filière bois nationale afin que celle-ci ne subisse pas une concurrence déloyale armée de la propre matière première française. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7411</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5004</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Bérengère Poletti</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[bois et forêts
	            La filière française du bois face à l’exportation
	            7411. — 17 avril 2018. — Mme Bérengère Poletti* attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur l’indisponibilité du chêne comme matière première et ses conséquences sur la santé de l’industrie française face au géant chinois. En effet, entre 2007 et 2012, l’industrie française du parquet a perdu 50 % de son chiffre d’affaires et 50 % de ses salariés à cause de la mainmise chinoise sur le chêne sibérien qui a privé de nombreuses entreprises françaises de cette matière première de qualité. Si depuis, la France a perdu sa place de leader contrecollé large en Europe, des signes encourageants de reprise étaient observables depuis 2015 grâce à la relance des investissements. Avec une filière bois en France qui représente 440 000 emplois, le pays est en effet le troisième producteur de chêne au niveau mondial. Mais cette dynamique est une nouvelle fois largement amputée par les stratégies des industriels chinois qui s’approvisionnent aujourd’hui directement auprès des fournisseurs français de grume, leur opposant une concurrence féroce non seulement sur le marché intérieur et extérieur mais aussi dans l’approvisionnement en matières premières. Ce secteur stratégique se voit gravement fragilisé par l’export massif de grumes de chêne avec un niveau d’export qui s’est élevé en 2017 à 500 000 m3, soit 24 % de la récolte, et ce niveau est en augmentation au 1er trimestre 2018 (+35 %). Les entreprises françaises de première transformation subissent de ce fait un défaut de 20 % de leur approvisionnement en moyenne, tandis que le bois brut est exporté à l’étranger pour revenir sous forme de produits manufacturés. Le parquet importé de Chine représente 21 % du marché français. Ce sont donc tous les métiers de travail du bois, à forte valeur ajoutée, qui risquent d’en pâtir. Aussi, elle souhaiterait connaître son analyse et ses intentions pour soutenir la filière française du bois et prendre les décisions adaptées pour les entreprises de parquet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7412</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5004</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Martial Saddier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[bois et forêts
	            Situation des acteurs de la filière bois en France
	            7412. — 17 avril 2018. — M. Martial Saddier* attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur la situation préoccupante des acteurs de la filière bois en France et plus particulièrement ceux du secteur lié à la transformation du chêne. Cette filière, qui représente un chiffre d’affaires de 4,2 milliards d’euros et 26 emplois directs, est aujourd’hui menacée car elle est confrontée à une grave crise d’approvisionnement liée notamment à l’exportation grandissante de grumes vers l’Asie. Cette situation entraîne une hausse de 20 % à 30 % des prix des grumes. Elle conduit également à une perte de valeur ajoutée estimée entre 600 millions et 800 millions d’euros par an, à l’impossibilité pour les petites scieries de s’approvisionner et à la destruction de milliers d’emplois. Alors que certains pays producteurs de chênes ont mis en place des mesures de restrictions, la France ne s’est toujours pas engagée dans une telle démarche. Aussi, il souhaite connaître les mesures que le Gouvernement envisage pour préserver l’avenir des acteurs de la filière bois en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7940</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5004</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Boris Vallaud</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[bois et forêts
	            Exportations de grumes
	            7940. — 1 mai 2018. — M. Boris Vallaud* attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur la question de l’exportation des grumes vers l’Asie. L’exportation de grumes constitue depuis plusieurs années une préoccupation majeure pour les scieries et plus généralement pour toute la filière forêt-bois. Ainsi, en 2013, plus d’un million de mètres cube de grumes a été exporté en Chine. Dans certaines régions, la part de ces exportations se traduit par une pénurie de matières premières pour les industries locales et menace la pérennité de plusieurs milliers d’emplois. Face à une absence de politique européenne de la forêt et du bois, qui pénalise la compétitivité de l’industrie française, les acteurs de la filière bois aspirent à des négociations en vue d’une régulation de ces exportations. En conséquence, il lui demande les mesures concrètes que le Gouvernement compte prendre pour mener une politique volontariste et appropriée en direction de cette filière fortement fragilisée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5004</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les professionnels de la première transformation du bois -notamment les scieries de chêne- connaissent, depuis plusieurs années, des difficultés d’approvisionnement en matière première. Au regard de cette conjoncture, la mise en place du « label UE » par l’office national des forêts participe de la volonté de pérenniser l’outil de transformation du bois et d’assurer un développement équilibré de la filière bois dans son ensemble. Afin de résoudre les difficultés d’approvisionnement soulignées par la fédération nationale du bois, le Gouvernement a décidé d’engager des actions structurantes pour permettre de maintenir le tissu industriel de transformation du bois et de répondre au double objectif de création de richesse nationale et d’emplois dans les territoires ruraux. La mission d’appui à la clarification de l’organisation de la filière forêt-bois confiée à M. Jean-Yves Caullet en début d’année 2018 resserra les liens entre les différents acteurs de la filière. Leur rapprochement permettra d’améliorer la qualité du dialogue entre les familles professionnelles de l’amont à l’aval dans la perspective, in fine, de développer cette filière d’avenir, levier majeur de création de valeur ajoutée, de services environnementaux, de développement des énergies renouvelables et de lutte contre le changement climatique. C’est également dans cet esprit que France bois forêt (pour l’amont) et France bois industries entreprises (pour l’aval) ont été invités à travailler avec France bois régions à l’élaboration d’un plan de filière « feuillus » au premier semestre. Ce plan, dans ses modalités opérationnelles, aura pour objectif de transformer la filière « feuillus » pour créer davantage de valeur et identifier les axes de transformation nécessaires pour faire face à la concurrence et gagner en compétitivité. Il sera assorti d’engagements des acteurs économiques les uns vis-à-vis des autres, précisera les objectifs à atteindre en termes notamment de montée de gamme des produits ou de contractualisation à horizon de 5 ans. Concomitamment à cette démarche fédératrice, les services du ministère de l’agriculture et de l’alimentation travaillent à un nouveau dispositif de financement, conçu avec Bpifrance, et qui sera mis en œuvre prochainement dans le cadre du grand plan d’investissement. Il permettra de soutenir l’investissement dans l’outil industriel de transformation du bois par l’attribution de prêts avec différé d’amortissement du capital durant la période de montée en puissance des équipements de production. Enfin, afin d’apporter une réponse aux entreprises de sciage de chêne connaissant des difficultés d’approvisionnement, les services de l’État en région réunissent localement l’ensemble des parties prenantes pour partager un diagnostic et identifier les solutions à mettre en œuvre à partir, notamment, d’engagements pris réciproquement entre les acteurs économiques.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6716</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5005</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Frédérique Lardet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[agroalimentaire
	            Stage préparatoire à l’installation Primeurs
	            6716. — 27 mars 2018. — Mme Frédérique Lardet interroge M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur les prérequis à l’exercice du métier de primeur. La création d’entreprise est un acte engageant. Le fait de simplifier les démarches permettant de créer une activité indépendante ou encourager les jeunes à devenir entrepreneur ne doit pas masquer la réalité et les exigences du monde de l’entreprise et du commerce. De fait, trop de candidats au métier de primeur s’engagent sans avoir analysé concrètement la faisabilité de leur projet, y compris au niveau financier, n’ayant pas une connaissance suffisante du secteur des fruits et légumes. Or une création d’entreprise qui échoue n’est pas sans conséquences, sur le plan personnel pour commencer, mais également à bien d’autres niveaux : la fermeture d’un commerce en faillite a un impact sur les autres points de vente avoisinants. Entre 2011 et 2015, le taux de vacance des centres-villes n’a cessé de progresser pour atteindre 10,5 % mettant en évidence les risques de « l’effet domino » de la fermeture des magasins. L’intégration des candidats au métier de primeur est un élément clé de leur réussite. Pour ce faire il est nécessaire de proposer un processus d’accompagnement qui permette une préparation sérieuse des projets professionnels. Afin de donner aux candidats au métier de primeur les connaissances de base en matière financière et technique ainsi que les règles d’hygiène et de sécurité, elle lui demande d’étudier la possibilité d’instaurer un stage préalable et obligatoire à l’installation, à l’instar du dispositif existant dans le secteur artisanal.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5005</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministère de l’agriculture et de l’alimentation apporte son soutien aux producteurs de fruits et légumes et il est engagé à les accompagner techniquement et financièrement dans leurs démarches. L’activité professionnelle et la création de l’entreprise de commerce relèvent de l’autorité du ministre de l’économie et des finances qui a la charge d’accompagner la création, le développement, l’innovation et la compétitivité des entreprises de toutes tailles, en France et à l’international. Au niveau national, la direction générale des entreprises élabore et met en œuvre les politiques publiques relatives au commerce, à l’artisanat et aux services. Au niveau régional, les directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi et les chambres de commerce et d’industrie accompagnent et conseillent les créateurs d’entreprise ou repreneurs d’activité. Les chambres de commerce et d’industrie proposent également des formations aux futurs entrepreneurs du commerce. De la sorte, les micro-entrepreneurs souhaitant exercer une activité artisanale ou commerciale doivent suivre un stage de préparation à l’installation auprès d’un organisme habilité. Aussi, en fonction du statut choisi par le commerçant, la plus grande partie des différentes formalités nécessaires avant l’ouverture d’un commerce sont prises en charge par le centre de formalités des entreprises, placé auprès de la chambre de commerce et d’industrie.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>7162</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5006</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christian Jacob</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[agriculture
	            Mesures agroenvironnementales et climatiques
	            7162. — 10 avril 2018. — M. Christian Jacob* appelle l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur les retards de versement des aides allouées aux exploitants agricoles suite à la mise en place, au sein de leurs structures, de mesures agroenvironnementales et climatiques (MAEC) ou d’une conversion à l’agriculture biologique. En effet, de très nombreux agriculteurs convertis en agriculture biologique ou ayant souscrit un contrat environnemental, font face à des retards de versement des aides PAC. Ainsi, les aides bio et MAEC dues au titre de l’année 2015 n’ont été versées qu’à l’automne 2017. Et s’agissant des aides dues pour 2016 et 2017, seule une avance de trésorerie a été versée aux agriculteurs. Il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre afin d’assurer un paiement rapide de ces aides à des agriculteurs qui se sont engagés dans ces nouvelles formes de production sur le long terme.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7164</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5006</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Michel Fauvergue</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[agriculture
	            Retard dans le versement des aides « bio »
	            7164. — 10 avril 2018. — M. Jean-Michel Fauvergue* attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur le retard dans le versement des aides « bio » des agriculteurs seine-et-marnais. Lors des états généraux de l’alimentation, le Président de la République a défini des objectifs ambitieux en matière d’agriculture biologique et 27 agriculteurs de Seine-et-Marne sont prêts à convertir leur exploitation, pour une surface de plus de 3 000 hectares. Depuis la réforme de 2015 de la PAC, les agriculteurs ayant fait le choix de passer à l’agriculture biologique constatent un important retard dans le traitement de leurs dossiers. Les aides PAC de 2015 ont par exemple été versées à l’automne 2017. Or le passage d’une agriculture conventionnelle à une agriculture biologique exige de la part des agricultures un investissement important, tant sur le plan financier que personnel. Les premières années de transition sont les plus difficiles, puisqu’elles entraînent une baisse de rendement significative, alors même que la certification n’est obtenue qu’après cinq ans. Il apparaît nécessaire que les exploitants ayant fait le choix de se tourner vers ce mode de production respectueux de l’environnement et des consommateurs perçoivent leurs aides en temps et en heure. Il lui demande si le ministère de l’agriculture peut mettre rapidement en paiement les sommes dues auprès des agriculteurs de Seine-et-Marne et de France.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5006</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La mise en œuvre de la campagne de la politique agricole commune (PAC) 2015 a été retardée du fait de la réforme de la PAC et de la révision complète du système de gestion des aides imposée par la Commission européenne. Les aides découplées 2015 ont été traitées en priorité au vu des montants en jeu et des dates limites de paiement qu’impose le règlement (UE) no 1306/2013 pour assurer le financement européen. Ces aides découplées, ainsi que les aides couplées et l’indemnité compensatoire de handicaps naturels (ICHN), ont été payées en 2016. Pour respecter le calendrier de retour à la normale sur lequel le Gouvernement s’est engagé, l’agence de services et de paiement a renforcé les moyens mobilisés sur le chantier de l’instrumentation des aides PAC et sa capacité à traiter en parallèle les chantiers du premier et du deuxième pilier. En ce qui concerne les aides du premier pilier de la PAC et l’ICHN, le retard a été résorbé et le calendrier de versement des aides est aujourd’hui revenu à une situation normale. En ce qui concerne les versements des aides à l’agriculture biologique et aux mesures agro-environnementales et climatiques (MAEC), les paiements pour la campagne 2015 sont en cours d’achèvement. Comme le ministre de l’agriculture et de l’alimentation s’y est engagé, les campagnes 2016 et 2017 doivent aussi être soldées en 2018, sachant qu’un apport de trésorerie remboursable, représentant globalement 80 % des aides attendues au titre des MAEC et des aides à l’agriculture biologique, a d’ores et déjà été versé aux agriculteurs concernés en 2017. Les paiements au titre de la campagne 2016 ont commencé fin mai 2018. Ceux de la campagne 2017 interviendront à l’automne 2018. Enfin, les services instructeurs des directions départementales des territoires et de la mer ont bénéficié de 300 équivalents temps plein supplémentaires en 2018 de manière à ce qu’ils aient les moyens nécessaires pour traiter ces différents chantiers.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>7246</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5006</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul-André Colombani</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[environnement
	            Urgence à mettre en œuvre une véritable politique contre la Xylella en Corse
	            7246. — 10 avril 2018. — M. Paul-André Colombani attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur les risques actuels liés à la contagion des végétaux en Corse par la « xylella fastidiosa », et les conséquences irréversibles que cela pourrait avoir si les autorités de l’État ne prennent pas la mesure des effets dramatiques de certains comportements actuels. Afin de faire face à ce fléau qui a déjà produit des dégâts considérables dans le sud de l’Italie et notamment dans les Pouilles, l’Union européenne a révisé le 19 octobre 2017 la décision communautaire relative à la gestion de « xylella fastidiosa » (décision no 2015/789/UE modifiée, relative à des mesures visant à éviter l’introduction et la propagation dans l’Union de « xylella fastidiosa »), faisant passer la Corse d’une stratégie d’éradication à une stratégie d’enrayement. À la demande du représentant de l’État, la création d’une mission conjointe a été obtenue auprès de votre ministère et de celui de l’agriculture avec un appui tant du conseil général de l’agriculture, de l’alimentation et des espaces ruraux que de celui de l’environnement et du développement durable. L’objectif de cette mission était de proposer des mesures spécifiques tenant compte des particularités de la Corse afin d’assurer la sauvegarde des filières agricoles et ornementales ainsi que de la biodiversité de l’île. C’est notamment la mission reçue par le président du conseil exécutif, et qui est menée avec le pilotage conjoint de l’Office de développement agricole et rural (ODARC) et l’Office de l’environnement de la Corse (OEC). Concernant les mesures déjà en œuvre, le préfet avait pris le 30 avril 2015 un arrêté, intervenu à la suite d’une délibération de l’Assemblée de Corse no 14/173 du 25 septembre 2014. Cet arrêté, s’il n’interdit pas complètement les importations de plants, permet de limiter les introductions de plantes hôtes de « xylella », au nombre d’environ 240. C’est là l’enjeu principal de la stratégie d’enrayement dans la mesure où la stratégie d’éradication s’avère techniquement impossible à mettre en œuvre étant donné le niveau de présence de la « xylella fastidiosa ». Or l’introduction massive de plants se poursuit, y compris pour des plants ornementaux, malgré les mises en garde régulières des autorités de la Collectivité de Corse. En janvier 2018 par exemple, 668 oliviers sont entrés en Corse, dont 4 lots en provenance d’Espagne, alors même que l’analyse de risques devrait être révisée depuis octobre 2017 à la suite de la découverte des 3 souches les plus virulentes en Espagne fin 2016. Pourtant, l’Association régionale d’expérimentation fruits et légumes en Corse a mis en place avec le SIDOC (oléiculteurs) une filière de production de plants désormais disponibles, avec financement de l’ODARC. Plus préoccupant encore, les importations de plantes hôtes ornementales sont toujours autorisées, y compris des espèces identifiées par la décision communautaire comme les plus sensibles, notamment le laurier rose (« nerium oleander » : 41 866 plants importés en 2017, et déjà 440 en janvier 2018). La Corse n’est pas prémunie contre le risque d’entrée de « super vecteurs » et de sous-espèces de « xylella fastidiosa » bien plus dangereuses que celle déjà présente en Corse (la multiplex) qui provoqueraient une crise de type californienne, et notamment l’effondrement de filières agricoles (en première ligne la filière oléicole et la filière des plantes aromatiques). Il résulte de tout ceci que les conséquences économiques, sociales et même politiques d’une crise de type californienne ou sud italienne seraient bien plus graves que les risques liés à une confrontation avec les revendeurs. En outre, les lacunes de la stratégie actuelle conduisent à émettre des interrogations fortes sur la pertinence de la mission conjointe envoyée en Corse, et portent ainsi atteinte à la crédibilité des autorités de l’État. La situation sur le terrain est déjà dramatique depuis qu’un plant d’olivier et un plant de chêne contaminés par la « xylella fastidiosa » ont été découverts début avril 2018. Par ailleurs l’Organisation européenne et méditerranéenne pour la protection des plantes (EPPO) a averti que le test actuel pour dépister la bactérie, proposé par l’ANSES, n’est pas complètement efficace. Il lui demande donc que l’on procède à l’homologation du test proposé par l’INRA, jugé plus pertinent. Il lui demande aussi que des mesures juridiques soient prises rapidement afin de limiter au maximum l’entrée de nouveaux végétaux en Corse et de faire appliquer réellement ce dispositif qui comporte actuellement trop de lacunes et se révèle laxiste. Enfin, il lui demande que le Gouvernement tire les conséquences du désastre qui a eu lieu dans les Pouilles afin qu’une réflexion soit menée au niveau européen, avec l’appui s’il le faut de la conférence des îles, et qu’un nouveau cadre juridique européen permette de préserver mieux les écosystèmes insulaires, notamment sur le volet du contrôle de l’entrée des marchandises, par dérogation au principe de libre circulation. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5006</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Identifiée pour la première fois en Europe en 2013, la bactérie xylella fastidiosa est une priorité phytosanitaire majeure pour l’Union européenne (UE) et un sujet de préoccupation prioritaire pour de nombreux pays, en particulier la France. Elle a été détectée dans plusieurs États membres de l’UE dont la France, l’Espagne, et l’Italie. La Commission européenne et la France ont invité les ministres des États membres les plus concernés par xylella fastidiosa, en raison du contexte pédoclimatique de leur territoire ou de la présence de foyers, à une réunion de haut niveau, à Paris, le 1er décembre 2017. La Croatie, Chypre, la France, l’Allemagne, l’Italie, Malte, le Portugal, la Slovénie, l’Espagne, la Grèce, et la Commission européenne ont exprimé leur engagement collectif dans la lutte contre xylella fastidiosa en adoptant une feuille de route ambitieuse pour renforcer la maîtrise de cette maladie. Face au risque d’extension de la maladie à de nouvelles espèces végétales, le ministère de l’agriculture et de l’alimentation met en œuvre une surveillance particulièrement renforcée en Corse avec 3 000 dépistages annuels sur les 8 000 conduits sur l’ensemble de notre territoire. La surveillance renforcée concerne notamment les oliviers et les chênes, conformément au plan de surveillance pluriannuel et au plan de surveillance corse. La circulation des végétaux sensibles à xylella fastidiosa est réglementée au niveau communautaire, ceux-ci étant soumis à des règles strictes permettant de garantir leur innocuité. Compte tenu du caractère insulaire de la Corse et de la richesse de sa biodiversité notamment en termes d’espèces endémiques, le préfet de Corse a par l’arrêté préfectoral du 30 avril 2015 interdit les introductions des plants de végétaux spécifiés. Cet arrêté dispose que les dérogations à l’introduction de végétaux sensibles à la bactérie xylella fastidiosa sont instruites au cas par cas par les services de l’État. La délivrance des dérogations se base sur une analyse de risque prenant notamment en compte la nature, l’origine, la destination et la traçabilité des végétaux. Une interdiction totale des introductions sur l’île serait contraire au droit européen qui organise la circulation des biens. La méthode d’analyse officielle validée par le laboratoire national de référence et utilisée par les laboratoires agréés est la PCR temps réel (PCR Harper), avec un processus d’extraction standardisé reconnu au niveau international ; la méthode permettant d’identifier la sous-espèce de la bactérie est l’analyse de séquences (MLSA-MLST). Ces deux méthodes figurent sur la liste des méthodes officielles validées par la Commission européenne sur la base des recommandations de la norme internationale de l’OEPP PM7/24 en vigueur. Cette norme est élaborée et régulièrement mise à jour par un comité d’experts européens, dont font partie l’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) et l’institut national de la recherche agronomique (INRA). Les méthodes développées par l’INRA sont en cours d’examen par ce comité d’experts. La communication du 3 avril 2018 par le syndicat interprofessionnel des oléiculteurs de Corse de résultats positifs pour des analyses non officielles réalisées par l’INRA sur des oliviers est prise très au sérieux par le ministère de l’agriculture et de l’alimentation, considérant en effet les impacts que pourrait avoir une extension de la maladie à cette espèce si cette information devait se confirmer. Suite à cette alerte, plusieurs échantillons ont été prélevés par les services de l’État sur les végétaux suspectés. Les résultats obtenus sur les premiers échantillons par le laboratoire national de référence (laboratoire de la santé des végétaux de l’ANSES) n’ont pas confirmé la présence de la bactérie. À ce jour, aucune analyse issue d’un prélèvement officiel et mettant en œuvre la méthode officielle n’a mis en évidence une contamination d’oliviers en Corse. L’ANSES a procédé également à des analyses en utilisant la méthode d’extraction et d’analyse retenue par l’INRA. Ces analyses n’ont pas permis de confirmer les résultats trouvés par l’INRA et n’ont pas mis en évidence la bactérie sur les échantillons ainsi testés. De multiples facteurs peuvent expliquer les divergences observées. Les services de l’État, l’ANSES et l’INRA collaborent activement afin d’identifier les causes possibles de ces différences de résultats, et de nouveaux prélèvements officiels sont en cours. À la demande du préfet de Corse, une mission d’expertise associant le conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux du ministère chargé de l’agriculture et le conseil général de l’environnement et du développement durable du ministère chargé de l’environnement a été lancée en janvier 2018. Cette mission, qui se déroule sur le premier semestre 2018, vise à déterminer si la stratégie de lutte peut être optimisée au vu des spécificités du territoire Corse. Par ailleurs, face à des cas inexpliqués de dépérissement d’oliviers et d’oléastres en Corse, une mission a débuté à l’initiative du ministère de l’agriculture et de l’alimentation. Rassemblant différents experts du ministère chargé de l’agriculture et du laboratoire de la santé des végétaux de l’ANSES, cette mission a pour objectif de tenter de déterminer les causes des dépérissements observés. Un premier rapport est attendu cet été. Enfin, comme le ministre chargé de l’agriculture l’avait annoncé lors du dernier salon international de l’agriculture, une campagne d’information à destination des voyageurs afin de prévenir les transports de végétaux potentiellement contaminés vers des zones indemnes vient d’être lancée dans les ports et aéroports. La mobilisation de l’État est très importante sur ce sujet à forts enjeux.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>7444</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5009</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Damien Pichereau</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement agricole
	            Situation des AESH dans l’enseignement agricole
	            7444. — 17 avril 2018. — M. Damien Pichereau* attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur la situation des accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) dans l’enseignement agricole. Il existe une différence de traitement entre ces derniers et leurs homologues relevant de l’Education nationale. En effet, la rémunération des auxiliaires dans l’enseignement agricole est en moyenne 25 % inférieure à celle des auxiliaires occupant le même poste dans l’éducation nationale. La rémunération des agents dans l’éducation nationale est comptabilisée sur 39 semaines alors que dans l’enseignement agricole, elle s’établit sur la présence réelle de l’élève dans l’établissement, sans prise en compte des périodes de stage, des vacances scolaires, des arrêts maladie Cette disparité de traitement engendre une différence sur les possibilités de recrutement et de fidélisation des personnels AESH dans les lycées agricoles, et par conséquent sur l’intégration des jeunes en situation de handicap qui rencontrent des difficultés à être accompagnés. L’intégration des personnes en situation de handicap est une priorité pour la majorité et le Gouvernement. Aussi, il lui demande s’il envisage des mesures pour permettre un alignement des conditions de travail et de rémunération pour les agents travaillant dans l’enseignement agricole sur celles des agents de l’éducation nationale et ainsi faciliter l’intégration des élèves en situation de handicap dans ces filières.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7445</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5009</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Causse</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement agricole
	            Situation des assistants de vie scolaire de l’enseignement agricole public
	            7445. — 17 avril 2018. — M. Lionel Causse* attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur la situation des personnels AVS (assistant de vie scolaire) accompagnant les élèves et les étudiants en situation de handicap dans leurs établissements. Rattaché à l’enseignement agricole public, le personnel AVS est un maillon majeur de l’inclusion scolaire des jeunes en situation de handicap, dont le Président de la République a fait une priorité pour le quinquennat. À cet égard, il souhaite l’alerter sur la situation des personnels AVS dans l’exercice de leur fonction. En effet, les acteurs de l’enseignement agricole public déplorent une différence de traitement entre les personnels sous le statut AESH (accompagnants des élèves en situation de handicap) de l’enseignement agricole public et le personnel de l’éducation nationale. À ce titre, les agents sous statut AESH disposent d’une rémunération inférieure de 25 % par rapport aux agents de l’éducation nationale sur certaines missions. Cette situation pourrait, à terme, inciter à ne pas recruter du personnel AESH et réduire la qualité de service et de suivi dû aux jeunes handicapés. Par conséquent, il aimerait savoir quelles sont les mesures envisagées au sujet de l’évolution de la situation des personnels AVS en matière de rémunération et de droit à la formation avec la situation des agents de l’éducation nationale. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8019</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5009</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre-Alain Raphan</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[personnes handicapées
	            Précarité des assistants de vie scolaire et les élèves en situation de handicap
	            8019. — 1 mai 2018. — M. Pierre-Alain Raphan* appelle l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur la situation des assistants de vie scolaire et des accompagnants des élèves en situation de handicap. L’inclusion des élèves en situation de handicap est conditionnée par la qualité de l’accompagnement dont ils bénéficient au quotidien. Or il semblerait que les conditions de travail, de formation et de rémunération n’incitent aucunement les personnels à s’engager durablement dans cette voie. Ce turnover apporte son lot de conséquences néfastes aux enfants bénéficiaires qui ont avant tout besoin de référents stables et pérennes. Cette précarité est d’autant plus présente dans l’enseignement agricole public où à travail égal, la rémunération est de l’ordre de 25 % inférieure que pour les personnels qui exercent sous contrat avec l’éducation nationale. Il lui demande donc quelles mesures le Gouvernement envisage de mettre en œuvre pour garantir un accompagnement de qualité des élèves en situation de handicap et supprimer les inégalités de traitement des AESH dans l’enseignement agricole public et ceux de l’éducation nationale. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5009</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’enseignement agricole est particulièrement engagé dans la prise en charge des élèves et des étudiants en situation de handicap. Son organisation spécifique avec des établissements de taille humaine, l’importance des places en internat, une pédagogie différenciée qui laisse une place importante aux projets concrets autour de l’exploitation agricole et de la nature, l’autonomie importante laissée aux établissements en font un dispositif bien adapté aux attentes des jeunes en situation de handicap et de leur famille. Ces éléments expliquent en partie le fait que la part des élèves bénéficiant d’un plan personnalisé d’accompagnement ait plus que doublé depuis la rentrée 2011 et que la part de ces élèves soit substantiellement supérieure à celle de l’éducation nationale. La prise en charge des élèves en situation de handicap fait l’objet d’un effort budgétaire sans précédent du ministère de l’agriculture et de l’alimentation puisque les crédits pour les accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) ont progressé de 15 % par an depuis 2012. Les élèves de l’enseignement agricole qui le nécessitent bénéficient du concours des auxiliaires de vie scolaire (AVS). Ceux-ci sont recrutés par les établissements de l’enseignement agricole, soit en contrat aidé soit en contrat d’AESH. À l’instar de l’éducation nationale, le ministère de l’agriculture et de l’alimentation est d’ailleurs engagé dans un plan pluriannuel de transformation des contrats aidés en AESH afin notamment de garantir de meilleures conditions de formation et d’exercice aux fonctions d’AVS. Le décret no 2014-724 du 27 juin 2014 relatif aux conditions de recrutement et d’emploi des accompagnants des élèves en situation de handicap s’applique dans l’enseignement agricole. Son article 7 dispose que : « le travail des accompagnants des élèves en situation de handicap se répartit sur une période d’une durée de trente-neuf à quarante-cinq semaines ». Un rappel de ces dispositions a d’ores et déjà été effectué auprès de l’ensemble des directeurs régionaux de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>7616</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5009</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Leclerc</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[voirie
	            Période d’interdiction des élagages
	            7616. — 17 avril 2018. — M. Sébastien Leclerc appelle l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur la contrainte que représente, depuis 2015, l’interdiction de la taille des haies entre le 1er avril et le 31 juillet. Même s’il comprend les enjeux de maintien de la faune en période de nidification, il considère que le créneau de quatre mois est beaucoup trop large à cet effet, la période la plus cruciale étant en réalité en avril et mai. En outre, il lui fait remarquer que les gestionnaires de voirie, qu’il s’agisse des communes ou des conseils départementaux, ont souvent, en zone bocagère, des difficultés à faire respecter les obligations d’élagage permettant une libre circulation des véhicules, sans que la végétation n’empiète sur le domaine public et que cette interdiction d’élaguer sur une période de quatre mois rend leur tâche encore plus difficile. Enfin, il lui fait part des réelles difficultés que cette interdiction entraîne pour les entrepreneurs agricoles spécialisés dans l’élagage, qui se retrouvent, du fait de cette réglementation, contraints à arrêter totalement leur activité pendant une trop longue période. Il lui demande de bien vouloir réexaminer ce sujet et de mettre en place une période d’interdiction raccourcie.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5009</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La mesure de bonne conduite agro-environnementale (BCAE) 7 impose aux agriculteurs de ne pas tailler leurs haies entre le 1er avril et le 31 juillet et conditionne le versement des aides du premier pilier. La convention sur la diversité biologique (CDB) a réaffirmé le caractère fondamental d’une prise de conscience internationale, et de nombreux rapports d’experts tels que ceux de la plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (équivalent, pour la biodiversité, de ce qu’est le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat pour le changement climatique) ou de l’organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) ont montré très récemment l’état alarmant dans lequel se situent, en particulier, les territoires agricoles. Au niveau français, la CDB se décline en une stratégie nationale pour la biodiversité qui comporte des volets agricoles non négligeables. Les politiques nationales ont tenté d’enrayer ce déclin, au travers de nombreuses mesures mais dont les résultats ne peuvent être immédiats. En particulier, la loi sur la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages (votée le 8 août 2016) a constitué une étape, et les mesures de la politique agricole commune représentent d’autres moyens pour essayer de limiter les pertes de biodiversité constatées grâce à de nombreux observatoires et autres dispositifs (observatoire agricole de la biodiversité, suivi temporel des oiseaux communs, travaux du centre national de la recherche scientifique de Chizé, etc.). La haie constitue un habitat important pour une grande diversité d’espèces animales en milieu agricole. Il est important de préciser quelques exemples de périodes de reproduction d’oiseaux fréquentant les haies [d’après également « tout le gibier de France », co-rédaction office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) -fédération nationale de la chasse, Ed. Hachette, 2008] : - la tourterelle des bois, classée « vulnérable » par l’union internationale pour la conservation de la nature, et qui fait l’objet d’un projet de plan d’action international auquel collabore l’ONCFS, se reproduit entre la fin du mois d’avril et la fin du mois d’août ; - la perdrix rouge, qui présente un intérêt cynégétique certain, se reproduit en pied de haies entre fin mai et fin août ; - le pigeon colombin niche dans les cavités des arbres entre mi-février et mi-septembre ; - le merle noir, qui se reproduit entre début mars et mi-juillet, ou la grive musicienne (entre mi-mars et mi-août), sont également des oiseaux à protéger durant la majeure partie de l’été ; - la mésange bleue s’installe dans les cavités des arbres pour s’y reproduire d’avril à juillet : c’est une espèce qui est très utile en agriculture, car elle consomme de nombreuses chenilles au moment de l’élevage des jeunes, en particulier en arboriculture (où elle peut être utilisée pour lutter contre le carpocapse). Par ailleurs, les chiroptères (qui font l’objet d’un plan national d’action) ont besoin de toute la végétation pendant l’été, les arbres des haies constituant des gîtes essentiels au maintien des populations de ces auxiliaires de lutte contre les ravageurs des cultures (exemple : Eudemis et Cochylis, dites « tordeuses » de la vigne). Il serait aussi possible d’évoquer d’autres groupes de taxons (reptiles, batraciens), mais aussi des éléments de botanique : l’importance des fleurs fournies par les haies, y compris en juillet-août, est souvent vitale car elles représentent des ressources alimentaires majeures pour de nombreux insectes, entre autres les abeilles (domestiques et sauvages) qui font par ailleurs l’objet de nombreuses mesures et plans d’action. Le ministère de l’agriculture et de l’alimentation comprend que diverses difficultés soient rencontrées, par les agriculteurs parfois mais aussi par les collectivités. Une des solutions peut se situer dans la généralisation de plans de gestion des haies qui intègrent ces difficultés et proposent des dispositifs adaptés au niveau du territoire. Ainsi, le plan de développement de l’agroforesterie, coordonné par le ministère de l’agriculture et de l’alimentation, travaille sur la mise au point, voire ultérieurement sur la généralisation de ces plans de gestion adaptés à de multiples enjeux. Il faut enfin signaler que les haies sont au centre de travaux importants qui ont été lancés, en 2017, à l’initiative de l’institut national de l’information géographique et forestière et de l’ONCFS et se retrouvent dans le « dispositif de suivi des bocages », co-financé par le ministère de l’agriculture et de l’alimentation, le ministère de la transition écologique et solidaire et l’agence nationale pour la biodiversité. Ce dispositif vise à identifier et caractériser tous les bocages de France, en particulier en matière de biodiversité. De nombreux « utilisateurs » sont associés au projet [l’association française arbres champêtres et agroforesterie (AFAC-Agroforesteries), l’institut national de la recherche agronomique, l’institut national de l’origine et de la qualité, enseignement agricole, l’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, etc.].]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>7640</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5011</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Diard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[animaux
	            Euthanasie de convenance dans les refuges pour animaux
	            7640. — 24 avril 2018. — M. Éric Diard attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur l’euthanasie de convenance dans les fourrières et les refuges, pratiquée principalement par manque de place dans les refuges. Aujourd’hui, à cause de naissances excessives dues à une stérilisation insuffisante, de trop nombreux chats, chatons et chattes sont abandonnés par des propriétaires peu regardants ou désemparés. Une fois en fourrière ou en refuge, leur euthanasie est trop souvent le recours employé. Le code rural, dans l’article L. 211-25 dispose cependant que « l’euthanasie ne peut intervenir que si l’animal est considéré par un vétérinaire comme non adoptable, dangereux ou trop malade ». En 2017, une loi est entrée en vigueur afin de mieux encadrer les ventes ou dons d’animaux. Face à cette mesure, de nombreuses associations d’aide aux animaux continuent de penser que la seule solution viable serait la stérilisation massive de tous les chats, féraux et domestiques, comme cela est par exemple en train de se mettre en place en Belgique. Il souhaiterait donc connaître sa position et les mesures envisagées à ce sujet. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5011</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’euthanasie de chats en fourrière est une pratique autorisée, sous certaines conditions, qui ne peut intervenir qu’en derniers recours, lorsque le devenir de l’animal ne peut être assuré dans de bonnes conditions. Afin de pouvoir agir de façon à diminuer le nombre d’euthanasies, le ministère chargé de l’agriculture a conduit, dans le cadre des contrôles de protection animale dans les établissements détenant des animaux de compagnie, une enquête statistiques sur le devenir des animaux en fourrière. Les données recueillies démontrent que si le taux d’euthanasie reste élevé pour les chats, une baisse significative est amorcée : - 10 % en 2016 par rapport à 2015. Les euthanasies concernent surtout les jeunes chatons mal sevrés et les chats adultes en mauvais état sanitaire et/ou non socialisés, ce qui les rend non adoptables. Dans le même temps, le nombre de chats rendus au propriétaire évolue à la hausse, en corrélation avec l’augmentation des identifications de chats : + 6,8 % en 2017 par rapport à l’année précédente en métropole et + 45 % dans les départements d’outre-mer selon la société d’identification des carnivores domestiques I-Cad. La situation évolue donc favorablement. La lutte contre les abandons d’animaux est l’un des objectifs poursuivis au travers du plan ministériel d’actions en faveur du bien-être animal. Le renforcement des règles encadrant le commerce des animaux de compagnie minimise les risques d’achats impulsifs et répond à l’exigence de responsabilisation des futurs propriétaires. Avec cette même ambition d’œuvrer à une plus grande responsabilisation des propriétaires, le livret « Vivre avec un animal de compagnie » a été réactualisé et imprimé en 40 000 exemplaires pour être diffusé largement et mis à disposition des futurs propriétaires dans les lieux d’information privilégiés. Ce livret rappelle les droits et les devoirs inhérents à l’acquisition d’un animal et préconise notamment la stérilisation de celui-ci. Le ministère chargé de l’agriculture incite également les maires des communes concernées à mettre en place le dispositif dit des « chats libres » tel que prévu à l’article L. 211-27 du code rural et de la pêche maritime (CRPM). Le CRPM offre en effet aux maires la possibilité de faire capturer des chats non identifiés vivant en groupe puis de les relâcher sur le lieu de la capture, après avoir fait procéder à leur identification et stérilisation. Ce dispositif dit « chats libres » apporte une solution respectueuse de l’animal aux problèmes sanitaires et de protection animale tout en présentant l’avantage d’éviter à la fois les surcharges des fourrières et refuges et la recolonisation du site par de nouveaux chats. Par ailleurs, la société protectrice des animaux et le conseil de l’ordre des vétérinaires sont à l’initiative de campagnes de communication incitant les particuliers à la stérilisation de leur animal, en particulier des chattes juvéniles.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>7939</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5011</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jacques Cattin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[bois et forêts
	            Âge de départ à la retraite des bûcherons communaux
	            7939. — 1 mai 2018. — M. Jacques Cattin appelle l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur les dispositions de l’article 36 de la loi avenir agricole, qui entérine le droit des bûcherons à bénéficier d’une cessation anticipée d’activité. Ce droit était assujetti à des négociations avec les employeurs et les caisses agricoles, négociations qui n’ont pas abouti à ce jour, si bien qu’une distinction subsiste entre les bûcherons domaniaux, employés de l’ONF, qui peuvent faire valoir leurs droits à la retraite dès l’âge de 55 ans et les bûcherons communaux, qui ne bénéficient ni de retraites progressives, ni de retraites anticipées. Or l’activité de récolte de bois demeure une activité particulièrement dangereuse, puisqu’elle connaît un taux de gravité d’accidents cinq fois supérieur à la moyenne des assujettis à la MSA, un indice de gravité six fois supérieur à la moyenne des assujettis à la MSA et une surmortalité, qui conduit au décès d’un bûcheron sur 22, durant le travail en forêt. Par ailleurs, cette profession affiche une espérance de vie de 62,5 ans, soit quasiment l’âge de la retraite et un âge moyen d’inaptitude de 52,5 ans. En raison de ces risques et de la pénibilité d’un métier qui n’offre guère de conditions salariales attractives, cette filière connaît de réelles difficultés d’embauche. Considérant la discrimination qui subsiste entre les bûcherons communaux en Alsace-Moselle et les bûcherons domaniaux en matière d’âge de départ à la retraite et la nécessité de prendre en compte les spécificités de l’activité de récolte de bois, qui doit rester dynamique et attractive en France, il lui demande quelles suites le Gouvernement entend réserver à cette demande d’alignement des régimes concernés.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5011</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans le but de répondre à la pénibilité des activités exercées par les travailleurs forestiers, la loi no 2014-1170 du 13 octobre 2014 d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt (article 36 II) incitait les partenaires sociaux à négocier, dans un délai d’un an à compter de la publication de ce texte, un accord collectif prévoyant les modalités selon lesquelles les salariés effectuant les travaux de récolte du bois mentionnés à l’article L. 154-1 du code forestier bénéficient, à compter de l’âge de cinquante-cinq ans, d’une allocation de cessation anticipée d’activité. En 2015, les organisations professionnelles d’employeurs et les organisations syndicales de salariés représentatives dans la branche professionnelle des travaux forestiers ont engagé des négociations qui n’ont pas permis d’aboutir à la conclusion d’un accord collectif en raison des difficultés à trouver un mode de financement adapté. En tout état de cause, le nouveau compte professionnel de prévention (C2P) est applicable aux salariés agricoles d’Alsace-Moselle, dont font partie les bûcherons communaux, dans les conditions de droit commun. Le C2P permet de bénéficier, sous certaines conditions, d’une majoration de durée d’assurance vieillesse et/ou d’un départ en retraite avant l’âge légal. Par ailleurs, les bûcherons communaux pouvaient déjà bénéficier du dispositif de retraite anticipée pour pénibilité dit « pénibilité 2010 » en application de la loi no 2014-1170 du 13 octobre 2014 qui a étendu ce dispositif aux salariés agricoles d’Alsace-Moselle. Ces derniers bénéficient également des dispositions de l’ordonnance no 2017-1389 du 22 septembre 2017 qui facilitent le départ en retraite anticipée des salariés atteints d’une incapacité permanente liée à l’exposition à l’un des quatre facteurs de risque exclus du C2P : port de charges, postures pénibles, vibrations mécaniques et agents chimiques dangereux. Enfin, pour permettre la mise en œuvre effective des dispositifs précités aux assurés agricoles d’Alsace-Moselle, l’ordonnance no 2017-1718 du 20 décembre 2017 a prévu que le régime local d’assurance accidents agricoles prenne en charge, comme les autres régimes d’accidents du travail et de maladies professionnelles, les dépenses supplémentaires engendrées par le dispositif C2P et par les départs en retraite anticipée liés aux différents facteurs de risque professionnels.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>8123</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5012</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Fabienne Colboc</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[bois et forêts
	            Difficultés de l’industrie du parquet français
	            8123. — 8 mai 2018. — Mme Fabienne Colboc appelle l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur la situation de l’industrie du parquet français. Entre 2007 et 2012, cette industrie a perdu 50 % de son chiffre d’affaires et 50 % de ses salariés. En effet, cette industrie est confrontée à une difficulté d’accès à la matière première, le chêne. Une exportation toujours plus importante du bois met l’avenir de l’industrie du parquet français en danger, les producteurs français n’arrivant plus à s’approvisionner suffisamment en matières premières traitées en France. Les grumes françaises approvisionnent les producteurs de parquet étrangers, notamment chinois, qui ont un avantage de gains de productivité sur le travail de la matière, dû en partie à des salaires très bas. Ainsi, elle le sollicite afin de savoir quelles mesures vont être envisagées pour préserver cette filière économique française.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5012</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les professionnels de la première transformation du bois -notamment les scieries de chêne- connaissent, depuis plusieurs années, des difficultés d’approvisionnement en matière première. Au regard de cette conjoncture, la mise en place du « label UE » par l’office national des forêts participe de la volonté de pérenniser l’outil de transformation du bois et d’assurer un développement équilibré de la filière bois dans son ensemble. Afin de résoudre les difficultés d’approvisionnement soulignées par la fédération nationale du bois, le Gouvernement a décidé d’engager des actions structurantes pour permettre de maintenir le tissu industriel de transformation du bois et de répondre au double objectif de création de richesse nationale et d’emplois dans les territoires ruraux. La mission d’appui à la clarification de l’organisation de la filière forêt-bois confiée à M. Jean-Yves Caullet en début d’année 2018 resserra les liens entre les différents acteurs de la filière. Leur rapprochement permettra d’améliorer la qualité du dialogue entre les familles professionnelles de l’amont à l’aval dans la perspective, in fine, de développer cette filière d’avenir, levier majeur de création de valeur ajoutée, de services environnementaux, de développement des énergies renouvelables et de lutte contre le changement climatique. C’est également dans cet esprit que France bois forêt (pour l’amont) et France bois industries entreprises (pour l’aval) ont été invités à travailler avec France bois régions à l’élaboration d’un plan de filière « feuillus » au premier semestre. Ce plan, dans ses modalités opérationnelles, aura pour objectif de transformer la filière « feuillus » pour créer davantage de valeur et identifier les axes de transformation nécessaires pour faire face à la concurrence et gagner en compétitivité. Il sera assorti d’engagements des acteurs économiques les uns vis-à-vis des autres, précisera les objectifs à atteindre en termes notamment de montée de gamme des produits ou de contractualisation à horizon de cinq ans. Concomitamment à cette démarche fédératrice, les services du ministère de l’agriculture et de l’alimentation travaillent à un nouveau dispositif de financement, conçu avec Bpifrance, et qui sera mis en œuvre prochainement dans le cadre du grand plan d’investissement. Il permettra de soutenir l’investissement dans l’outil industriel de transformation du bois par l’attribution de prêts avec différé d’amortissement du capital durant la période de montée en puissance des équipements de production. Enfin, afin d’apporter une réponse aux entreprises de sciage de chêne connaissant des difficultés d’approvisionnement, les services de l’État en région réunissent localement l’ensemble des parties prenantes pour partager un diagnostic et identifier les solutions à mettre en œuvre à partir, notamment, d’engagements pris réciproquement entre les acteurs économiques.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>8201</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5013</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Jumel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[professions de santé
	            Vétérinaires retraités
	            8201. — 8 mai 2018. — M. Sébastien Jumel attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la situation des vétérinaires retraités ayant participé pour le compte de l’État aux campagnes de prophylaxie du cheptel bovin au cours des années 1955-1990. Durant cette période, alors qu’ils étaient salariés de l’État, celui-ci, employeur, ne les a pas affiliés au régime de la sécurité sociale et à l’IRCANTEC. Si l’État, grâce à l’action de l’association VAISE a procédé à des indemnisations, il semble que l’État envisage aujourd’hui de mettre fin à ce dispositif. Il l’interpelle pour connaître les modalités de règlement de l’injustice que représente cette décision pour des professionnels ayant accompli pour le compte de l’État cette mission d’intérêt général. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5013</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’État a tiré toutes les conséquences des deux décisions du Conseil d’État du 14 novembre 2011. Il a mis en place, dès 2012, une procédure harmonisée de traitement des demandes d’indemnisation du préjudice subi par les vétérinaires du fait de leur défaut d’affiliation aux régimes général et complémentaire de sécurité sociale au titre des activités exercées avant 1990 dans le cadre du mandat sanitaire. Cette procédure est longue et complexe. Elle s’appuie sur la reconstitution des rémunérations perçues annuellement par chaque vétérinaire sur la période d’exercice de son mandat sanitaire jusqu’en 1990. L’activité sanitaire des vétérinaires s’avère, en effet, avoir été très variable selon les praticiens et ce, indépendamment du département d’exercice. 1 118 vétérinaires ont déposé un dossier recevable et complet et accepté la proposition d’assiette sur laquelle seront calculés les arriérés de cotisation dus aux caisses de sécurité sociale ainsi que les minorations de pension échues pour les vétérinaires déjà retraités. Au 1er mai 2018, 980 vétérinaires et ayants droit de vétérinaires ont, d’ores et déjà, été indemnisés. Après plus de 6 années d’existence, la cellule ministérielle, strictement dédiée au processus transactionnel de régularisation, qui recevait encore récemment les derniers dossiers de bénéfice de la procédure amiable, touche désormais à sa fin. En effet, la perspective de la clôture du processus initié a été amenée par la diminution progressive et significative du volume de dossiers introduits ; elle a fait l’objet d’une annonce officielle en amont, très largement relayée auprès des professionnels. Le traitement des dernières requêtes recevables a vocation à se poursuivre dans les prochains mois afin d’aboutir à l’indemnisation de l’ensemble des demandeurs éligibles avant la fin de l’année 2018, conformément aux engagements du ministre de l’agriculture et de l’alimentation. Il convient de souligner que la clôture du processus transactionnel n’est aucunement de nature à priver les intéressés d’un droit effectif à l’indemnisation de leur préjudice, dont il pourront toujours se prévaloir devant le juge administratif. Pour autant et dans un souci de bonne administration, le ministère de l’agriculture et de l’alimentation pourrait envisager de proposer un règlement transactionnel ponctuel aux vétérinaires qui n’auraient pas pu former une demande d’indemnisation dans les délais impartis.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>7681</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5014</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Annaïg Le Meur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées (Mme la SE auprès de la ministre)</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[décorations, insignes et emblèmes
	            Attribution de la croix du combattant volontaire aux engagés contractuels
	            7681. — 24 avril 2018. — Mme Annaïg Le Meur attire l’attention de Mme la ministre des armées sur la reconnaissance et la valorisation du volontariat des engagés contractuels ayant connu des combats en opérations extérieures. À la suite d’actions au feu dans les théâtres d’opérations extérieures, les engagés sous contrat ne peuvent prétendre à la croix du combattant volontaire. Le décret no 2011-1933 réserve cette décoration uniquement aux appelés et aux réservistes s’étant portés volontaires pour participer à un conflit. Le principal argument est que cette distinction est réservée aux personnes ayant volontairement participé au feu sans obligation de service. Depuis la fin de la conscription en 1996, il ne peut plus y avoir d’appelés volontaires pour participer à un théâtre d’opérations extérieures. Tous les hommes et les femmes désirant défendre les intérêts de la France doivent le faire par un engagement contractuel conformément à l’article L. 4132-6 du code de la défense. Le fait de s’engager par contrat dans l’armée, avec la possibilité d’être un jour déployé au front, pourrait pourtant constituer un acte de volontariat susceptible de faire bénéficier les combattants de la 4ème génération de cette distinction militaire. La non reconnaissance de leur engagement au cœur de conflits armés en tant qu’acte de volontariat caractérisé est vécue par les combattants de la 4ème génération du feu comme une profonde injustice. Aussi, elle lui demande quelles modifications compte apporter le Gouvernement au décret no 2011-1933 du 22 décembre 2011 fixant les conditions d’attribution de la croix du combattant volontaire, afin que les militaires de carrière puissent également bénéficier de cette distinction militaire. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5014</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La croix du combattant volontaire (CCV) a été créée par une loi du 4 juillet 1935 pour récompenser les combattants volontaires pour servir au front dans une unité combattante lors du premier conflit mondial, alors qu’en raison de leur âge ils n’étaient astreints à aucune obligation de service. Les anciens combattants de la guerre 1939-1945 qui s’étaient engagés dans les mêmes conditions ont pu se voir décerner une CCV distincte, créée pour ce conflit par une loi du 4 février 1953. Afin d’éviter la multiplication des croix de cette nature, le décret no 81-844 du 8 septembre 1981 a finalement instauré une CCV unique, ornée d’une barrette mentionnant le conflit au titre duquel elle a été décernée (1939-1945, Corée, Indochine, Afrique du Nord). Le décret no 2007-741 du 9 mai 2007 [1] fixant les conditions d’attribution de la CCV avec barrette « missions extérieures » a ouvert le bénéfice de cette distinction aux appelés s’étant portés volontaires pour participer à une ou plusieurs opérations extérieures (OPEX). Cette extension a été réalisée pour reconnaître le volontariat caractérisé des appelés de la 4e génération du feu, lesquels n’étaient pas tenus de servir sur les théâtres d’opérations extérieurs (TOE), les gouvernements successifs n’ayant pas souhaité qu’ils soient engagés dans des missions périlleuses. De même, le départ en OPEX constituant pour les réservistes un acte de volontariat caractérisé, le décret no 2011-1933 du 22 décembre 2011 a étendu, dans les mêmes conditions que pour les appelés, le bénéfice de la CCV-ME aux réservistes opérationnels. Dans ce contexte, l’article D. 352-12 du CPMIVG prévoit aujourd’hui que peuvent prétendre, sur leur demande, à la CCV avec barrette « missions extérieures » les appelés et les réservistes opérationnels qui se sont portés volontaires pour participer à une ou plusieurs OPEX définies par arrêté donnant vocation à la carte du combattant au titre de l’article L. 311-2. Ils doivent en outre être titulaires de la carte du combattant au titre des opérations extérieures, de la médaille commémorative française avec agrafe ou de la médaille d’outre-mer avec agrafe, au titre de l’opération concernée, et avoir servi dans une unité combattante. Conformément aux dispositions du code de la défense, les engagés volontaires (contractuels des armées, directions et services) signent quant à eux un contrat au titre d’une armée, pour servir en tout temps, en tout lieu et en toutes circonstances. Assorties de compensations particulières, ces contraintes, inhérentes à l’état militaire, qui s’appliquent également aux militaires de carrière, peuvent conduire, le cas échéant, à la projection de ces personnels sur des TOE. En effet, de par leur contrat, qui les lie au ministère des armées, ces personnels se sont engagés à remplir des missions tant sur le territoire national qu’à l’étranger. Un militaire sous contrat ou de carrière peut ainsi être désigné d’office pour rejoindre un TOE, en particulier s’il détient une spécialité indispensable à la réalisation de la mission confiée aux armées. La situation de ces militaires est à cet égard fondamentalement distincte de celle des anciens appelés du contingent et des réservistes opérationnels qui, avant de servir sur un TOE, ont dû impérativement exprimer leur volontariat. En matière d’attribution de distinctions honorifiques, le dispositif retenu vise précisément à distinguer ces deux formes d’engagement en réservant le bénéfice de la CCV à celui qui s’est exposé au feu alors qu’il n’y était pas tenu. Une remise en cause de cette approche reviendrait à ne plus différencier la CCV-ME et les médailles commémoratives s’agissant de leurs conditions d’attribution. En outre, privilégier la 4e génération du feu en ne soumettant plus l’attribution de la CCV-ME à la condition de l’engagement singulier introduirait une rupture d’égalité de traitement entre les différentes générations d’anciens combattants. Par ailleurs, une telle décision aboutirait nécessairement à décerner cette décoration à tous les militaires contractuels et de carrière, soumis au même statut, faisant perdre tout sens et toute valeur à cette distinction. De même, si les militaires engagés servant au titre de contrats courts ont naturellement vocation, à l’issue de ces contrats, à constituer le vivier dont le ministère des armées a besoin pour renforcer les réserves opérationnelle et citoyenne, il apparaît néanmoins nécessaire de maintenir une forte attractivité de la réserve en continuant notamment de distinguer, par l’octroi de la CCV-ME, les réservistes qui auront fait le choix de servir en OPEX. Dès lors, tout en reconnaissant le courage et le dévouement dont font preuve les militaires contractuels engagés dans les conflits auxquels la France participe, il n’est pas envisagé de modifier les dispositions de l’article D. 352-12 du CPMIVG fixant les modalités d’attribution de la CCV-ME. Par ailleurs, il est souligné que les militaires contractuels sont éligibles à toutes les distinctions et récompenses auxquelles peuvent prétendre les militaires de carrière, sous réserve de réunir les conditions d’attribution requises. Projetés en OPEX, ils sont ainsi susceptibles d’obtenir la médaille commémorative française et la médaille d’outre-mer. A la suite d’une action d’éclat accomplie dans le cadre des OPEX, ils peuvent également se voir décerner une citation avec attribution de la croix de la valeur militaire. Enfin, la loi no 2014-1654 du 29 décembre 2014 de finances pour 2015 a généralisé le critère de 4 mois de présence sur un théâtre d’opération pour l’attribution de la carte du combattant aux militaires des OPEX. Cette durée est désormais reconnue équivalente à la participation aux actions de feu ou de combat. Les militaires n’ayant pas appartenu à une unité officiellement classée combattante par le service historique de la défense, mais qui ont servi 4 mois ou plus lors d’OPEX, peuvent donc prétendre à la carte du combattant. Cet assouplissement des critères d’attribution de la carte du combattant ouvre les avantages du statut de combattant à l’ensemble des militaires de la 4e génération du feu qui pourront ainsi bénéficier de la retraite du combattant, de la rente mutualiste majorée par l’État, de la croix du combattant et de la qualité de ressortissant de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre. Cette mesure, entrée en vigueur à compter du 1er octobre 2015, contribue à réaffirmer la reconnaissance de la Nation à l’égard des combattants de la 4e génération du feu et à renforcer le lien armée-Nation. [1] Le décret no 2016-1903 du 28 décembre 2016 relatif à la partie réglementaire du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre (CPMIVG) a abrogé le décret no 2007-741 du 9 mai 2007.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>8112</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5015</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Rolland</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès de la ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées (Mme la SE auprès de la ministre)</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[anciens combattants et victimes de guerre
	            Avenir Office national des anciens combattants et victimes de guerre
	            8112. — 8 mai 2018. — M. Vincent Rolland appelle l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès de la ministre des armées, sur l’avenir de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONAC VG) et de ses services départementaux. L’inquiétude est grande au sein du monde combattant, qui s’interroge légitimement sur la volonté du Gouvernement de pérenniser cette structure de proximité. Les trois missions qu’elle remplit (la reconnaissance et la réparation, la solidarité, et la mémoire) sont actuellement déclinées au plus près de ses trois millions de ressortissants par ses 105 services de proximité, implantés en France métropolitaine, en outre-mer ainsi qu’en Algérie, Maroc et Tunisie. Par conséquent, tout en réaffirmant son attachement à un service de proximité, il souhaiterait connaître les intentions du Gouvernement quant au devenir des services départementaux de l’ONAC.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5015</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En raison de son positionnement comme interlocuteur principal du monde combattant, l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONAC-VG) occupe un rôle de tout premier plan dans la mission de reconnaissance de l’État à l’égard des anciens combattants. L’établissement public a notamment pour mission de dispenser une action sociale en faveur des bénéficiaires du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre (CPMIVG). Il assure en outre un rôle d’opérateur mémoriel au niveau national et local, en particulier par le biais de la mission que le législateur lui a confié (article L. 611-3 du CPMIVG) au titre de l’entretien, de la rénovation et de la valorisation des sépultures de guerre et des neuf hauts lieux de la mémoire nationale, selon une programmation validée par la direction des patrimoines, de la mémoire et des archives (DPMA). Afin que l’ONAC-VG puisse pleinement remplir sa mission d’opérateur de la politique de reconnaissance, de réparation et de solidarité en faveur du monde combattant, il dispose d’un maillage territorial composé de 100 services départementaux, 2 services en Polynésie française et en Nouvelle-Calédonie et 3 services en Algérie, au Maroc et en Tunisie. Ces services de proximité animent un vaste ensemble de partenaires associatifs et institutionnels œuvrant dans les domaines de la mémoire, de la solidarité, de la reconnaissance et de la réparation. Dans ce cadre, la rationalisation des méthodes de travail et la modernisation des outils à la disposition des services de l’Office vont se poursuivre, afin de renforcer encore davantage la capacité de l’établissement public à répondre aux attentes légitimes du monde combattant et de permettre aux agents de recentrer leur action sur les missions de proximité, notamment au profit des nouveaux publics de l’Office (victimes d’actes de terrorisme, combattants des opérations extérieures…). Le réseau des services de proximité de l’ONAC-VG emploie actuellement près de 430 équivalents temps plein (hors services en Afrique du Nord) qui œuvrent au profit de plus de 2,7 millions de ressortissants. Il constitue sans conteste un outil nécessaire et indispensable au service du monde combattant. La secrétaire d’État auprès de la ministre des armées, qui a rappelé le soutien sans faille du Gouvernement à l’ONAC-VG, considère que le maintien de l’implantation départementale de l’Office et la préservation de ses missions constituent une priorité et un élément indispensable pour conduire l’action de réparation et de reconnaissance en faveur du monde combattant.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>8114</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5016</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Bérangère Abba</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées (Mme la SE auprès de la ministre)</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[anciens combattants et victimes de guerre
	            Pupilles de la Nation
	            8114. — 8 mai 2018. — Mme Bérangère Abba attire l’attention de Mme la ministre des armées sur la différence de traitement réservée aux pupilles de la Nation et orphelins de guerre. L’Association nationale des pupilles de la Nation orphelins de guerre ou du devoir continue de mettre en lumière la discrimination introduite par le décret no 2000-657 du 13 juillet 2000 instituant une mesure de réparation pour les orphelins dont les parents ont été victimes de persécutions antisémites ainsi que par le décret no 2004-751 du 27 juillet 2004 instituant une aide financière en reconnaissance des souffrances endurées par les orphelins dont les parents ont été victimes d’actes de barbarie durant la Deuxième Guerre mondiale. Si ces deux textes constituent un progrès incontestable en indemnisant les enfants des victimes de la barbarie nazie au cours de la Deuxième Guerre mondiale, il n’en demeure pas moins que les orphelins de guerre et pupilles de la Nation ayant perdu un parent au cours d’autres conflits, se voient aujourd’hui soumis à un traitement différencié. Elle souhaite donc savoir si le Gouvernement envisage une reconnaissance plus équitable entre les différentes catégories d’orphelins de guerre et de pupilles de la Nation. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5016</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’indemnisation, mise en place par les décrets no 2000-657 du 13 juillet 2000 instituant une mesure de réparation pour les orphelins dont les parents ont été victimes de persécutions antisémites et no 2004-751 du 27 juillet 2004 instituant une aide financière en reconnaissance des souffrances endurées par les orphelins dont les parents ont été victimes d’actes de barbarie durant la Deuxième Guerre mondiale, est plus particulièrement destinée aux victimes de la barbarie nazie. Cette dernière renvoie à une douleur tout à fait spécifique, celle d’avoir perdu un père ou une mère, ou parfois les deux, dans un camp d’extermination. C’est en effet le caractère hors normes d’extrême barbarie propre à ces disparitions spécifiques à la Seconde Guerre mondiale, le traumatisme dépassant le strict cadre d’un conflit entre États, ainsi que la complicité du régime de Vichy, comme l’a rappelé le Président de la République, qui sont à l’origine de ce dispositif réservé aux enfants dont les parents, résistants ou ayant fait l’objet de persécutions antisémites ou raciales, incarnant des martyrs, sont décédés en déportation ou ont été exécutés dans les circonstances définies aux articles L. 342-3 et L. 343-5 du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre (CPMIVG). Ce dispositif, qui traduit une certaine responsabilité de l’État français, doit rester fidèle à sa justification essentielle qui est de consacrer solennellement le souvenir des victimes de la barbarie nazie, à travers leurs enfants mineurs au moment des faits. Le Gouvernement entend maintenir cette spécificité pour ne pas porter atteinte à la cohérence de ces décrets. Au-delà de cette analyse, l’examen de plusieurs dossiers a laissé apparaître la difficulté d’appliquer des critères stricts permettant de distinguer des situations extrêmement proches. Le ministère des armées s’attache donc à étudier les dossiers concernés au cas par cas, afin de garantir une égalité de traitement, tout en confirmant la nécessité de préserver le caractère spécifique de cette indemnisation dont l’extension à tous les orphelins de guerre ne saurait être envisagée. Enfin, il est précisé qu’ainsi que le prévoit le CPMIVG, tout orphelin de guerre peut percevoir, ou a pu percevoir, une pension spécifique jusqu’à son 21ème anniversaire. En outre, tous les orphelins de guerre et pupilles de la nation, quel que soit leur âge, sont ressortissants de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre et peuvent bénéficier, à ce titre, de l’assistance de cet établissement public, dispensée notamment sous la forme d’aides ou de secours en cas de maladie, absence de ressources ou difficultés momentanées.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>8245</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5016</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Raphaël Schellenberger</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées (Mme la SE auprès de la ministre)</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[anciens combattants et victimes de guerre
	            « Malgré Nous » d’Alsace-Moselle - Soutien aux orphelins
	            8245. — 15 mai 2018. — M. Raphaël Schellenberger interroge Mme la ministre des armées sur l’octroi d’une aide financière aux orphelins dont les parents, « Malgré Nous » d’Alsace-Moselle, ont été enrôlés de force dans la Wehrmacht. Le décret no 2004-751 du 27 juillet 2004 instituant une aide financière en reconnaissance des souffrances endurées par les orphelins dont les parents ont été victimes d’actes de barbarie durant la Deuxième Guerre mondiale ne permet pas, en l’état actuel, d’instaurer des mesures de réparation à l’égard des enfants orphelins de parents « Malgré Nous » morts pendant la Deuxième Guerre mondiale. Le 8 mai 2010, lors de la commémoration du 65ème anniversaire de la Victoire du 8 mai 1945, le Président de la République Nicolas Sarkozy avait exprimé, à Colmar, le soutien de la Nation à l’égard de cette souffrance si longtemps tue, « qui a laissé dans le cœur de chaque Alsacien et de chaque Mosellan une profonde et secrète blessure dont la douleur n’est pas éteinte », soulignant ce jour « que le destin tragique de ces hommes fait partie de notre histoire nationale, de notre mémoire collective et que leur douleur mérite la compréhension et le respect. La compréhension et le respect que l’on doit à ceux auxquels nous lie le sentiment profond d’appartenir à une même nation fraternelle qui a partagé tant d’épreuves ». Ces plus de 130 000 hommes, dont 30 000 perdirent la vie au combat et 10 000 restèrent portés disparus, furent les victimes d’un crime de guerre. Il lui demande donc quelles dispositions le Gouvernement entend prendre afin d’intégrer les orphelins de ces incorporés de force au champ couvert par le décret du 27 juillet 2004 et selon quel calendrier de mise en œuvre. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5016</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’annexion de fait de l’Alsace et de la Moselle par le IIIème Reich a comporté notamment l’incorporation forcée de jeunes Français dans l’armée allemande. La secrétaire d’État auprès de la ministre des armées mesure pleinement l’étendue du drame vécu par ces militaires et leurs familles au cours de la Seconde Guerre mondiale et souhaite rappeler que la France a reconnu leur situation. En effet, le 1° de l’article L. 111-2 du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre (CPMIVG) dispose que les anciens militaires alsaciens et lorrains de la guerre 1939-1945, Français, soit par filiation, soit par réintégration, soit en exécution du traité de Versailles, incorporés de force par voie d’appel, bénéficient de la législation sur les pensions militaires d’invalidité pour les services accomplis dans les armées de l’Allemagne ou de ses alliés. L’article L. 123-16 du même code précise que ces anciens militaires ont droit à pension dans les conditions fixées par le livre Ier du CPMIVG et, éventuellement, à toutes allocations, indemnités, majorations et suppléments de majorations pour infirmité résultant de blessures reçues, d’accidents survenus, de maladies contractées ou aggravées par le fait ou à l’occasion du service. En outre, les orphelins des « Malgré-nous » ont également pu prétendre à un droit à réparation conformément aux dispositions de l’article L. 142-1 du CPMIVG, tout comme ceux des Alsaciens et Mosellans réfractaires à l’incorporation forcée dans l’armée allemande en application de l’article L. 143-1 du CPMIVG. Il convient d’ajouter que tous les orphelins de guerre, quel que soit leur âge, sont ressortissants de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre et peuvent bénéficier, à ce titre, de l’assistance de cet établissement public, dispensée notamment sous la forme d’aides ou de secours en cas de maladie, absence de ressources ou difficultés momentanées. Cependant, il est souligné que l’indemnisation, mise en place par les décrets no 2000-657 du 13 juillet 2000 instituant une mesure de réparation pour les orphelins dont les parents ont été victimes de persécutions antisémites et no 2004-751 du 27 juillet 2004 instituant une aide financière en reconnaissance des souffrances endurées par les orphelins dont les parents ont été victimes d’actes de barbarie durant la Deuxième Guerre mondiale, est plus particulièrement destinée aux victimes de la barbarie nazie. Cette dernière renvoie à une douleur tout à fait spécifique, celle d’avoir perdu un père ou une mère, ou parfois les deux, dans un camp d’extermination. En effet, c’est fondamentalement le caractère insoutenable d’extrême barbarie propre à ces disparitions spécifiques à la Seconde Guerre mondiale, le traumatisme dépassant le strict cadre d’un conflit entre États, ainsi que la complicité du régime de Vichy, comme l’a rappelé le Président de la République, qui sont à l’origine de ce dispositif réservé aux enfants dont les parents, résistants ou ayant fait l’objet de persécutions antisémites ou raciales, sont décédés en déportation ou ont été exécutés dans les circonstances définies aux articles L. 342-3 et L. 343-5 du CPMIVG. Ce dispositif, qui traduit une certaine responsabilité de l’État français, doit rester fidèle à sa justification essentielle qui est de consacrer solennellement le souvenir des victimes de la barbarie nazie, à travers leurs enfants mineurs au moment des faits. Le maintien de cette spécificité a donc été décidé pour ne pas porter atteinte à la cohérence de ces décrets. Au-delà de cette analyse, l’examen de plusieurs dossiers a laissé apparaître la difficulté d’appliquer des critères stricts permettant de distinguer des situations extrêmement proches. Le ministère des armées s’attache donc à étudier les dossiers en cause au cas par cas, afin de garantir une égalité de traitement, tout en confirmant la nécessité de préserver le caractère spécifique de cette indemnisation dont l’extension à tous les orphelins de guerre ne saurait être envisagée.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>8404</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5017</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Testé</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées (Mme la SE auprès de la ministre)</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[anciens combattants et victimes de guerre
	            Reconnaissance honorifique des vétérans des essais nucléaires
	            8404. — 22 mai 2018. — M. Stéphane Testé attire l’attention de Mme la ministre des armées sur les dispositifs d’indemnisation des victimes des essais nucléaires. La France a envoyé de nombreuses personnes, militaires et civils, sur les sites de tirs d’essais nucléaires. Ces personnes ont travaillé dans des conditions de pénibilité, dans des climats difficiles, et dans des milieux reconnus depuis 2010 comme étant contaminés. Ces personnels des essais nucléaires ont servi avec honneur et fierté l’État français, soit en s’engageant, soit en tant qu’appelés, et ont contribué par leur sacrifice à la force de dissuasion nucléaire française. Il lui indique que de nombreux vétérans subissent de graves maladies dues aux effets de l’irradiation et que beaucoup sont décédés des suites de cancers. Le risque causé par ces expérimentations a été reconnu par la loi no 2010-2 du 5 janvier 2010 mais sa version consolidée au 20 septembre 2017, qui paraît amener une indemnisation systématique, mais sans garde-fou et ouverte à tous, semble difficilement applicable. Aussi, il souhaiterait savoir si le Gouvernement envisage que les participants aux essais nucléaires puissent se voir attribuer un titre de reconnaissance officielle de la Nation et d’autre part s’il envisage de prendre en considération que seuls les participants aux essais nucléaires présents sur la zone de sécurité entre le 13 février 1960 et le 31 décembre 1998 bénéficient, en cas de maladie, de l’indemnisation systématique. De même, il lui demande si le Gouvernement étudie la possibilité que la descendance directe soit indemnisée en cas de lien avéré entre le décès et les essais nucléaires. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5017</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La loi no 2010-2 du 5 janvier 2010 modifiée relative à la reconnaissance et à l’indemnisation des victimes des essais nucléaires français a créé un régime de réparation intégrale des préjudices subis par les victimes des essais nucléaires français, quel que soit leur statut (civils ou militaires, travailleurs sur les sites d’expérimentations et population civile, ressortissants français ou étrangers). La loi no 2013-1168 du 18 décembre 2013 relative à la programmation militaire pour les années 2014 à 2019 et portant diverses dispositions concernant la défense et la sécurité nationale a élevé le comité d’indemnisation des victimes des essais nucléaires au rang d’autorité administrative indépendante, dotée d’un rôle décisionnel en matière d’indemnisation. Par conséquent, il n’appartient plus au ministre chargé de la défense de décider d’attribuer ou non les indemnisations aux demandeurs sur le fondement des recommandations du comité. La commission consultative de suivi des conséquences des essais nucléaires, chargée d’examiner les mesures tendant à faire évoluer le processus d’indemnisation, est pour sa part présidée par la ministre chargée de la santé. Enfin, la commission mentionnée à l’article 113 de la loi no 2017-256 du 28 février 2017, chargée de proposer au Gouvernement les mesures qui lui paraissent de nature à réserver l’indemnisation prévue par la loi du 5 janvier 2010 précitée aux personnes dont la maladie est causée par les essais nucléaires, est placée auprès du Premier ministre. Par ailleurs, il est rappelé que le titre de reconnaissance de la Nation (TRN) a été créé par la loi no 67-1114 du 21 décembre 1967 pour les militaires ayant pris part pendant 90 jours aux opérations d’Afrique du Nord, à une époque où ces opérations n’ouvraient pas droit à la carte du combattant. Les conditions d’attribution de ce titre sont codifiées aux articles D. 331-1 à R* 331-5 du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre (CPMIVG). L’article D. 331-1 du CPMIVG précise en particulier que le TRN est délivré aux militaires des forces armées françaises et aux personnes civiles ayant servi pendant au moins 90 jours dans une formation ayant participé aux opérations et missions mentionnées aux articles R. 311-1 à R. 311-20 du même code ou ayant séjourné en Indochine entre le 12 août 1954 et le 1er octobre 1957 ou en Algérie entre le 2 juillet 1962 et le 1er juillet 1964. Les services accomplis en Algérie entre le 31 octobre 1954 et le 1er juillet 1964 étant ainsi susceptibles d’ouvrir droit à l’attribution du TRN, les militaires et les personnels civils ayant participé aux essais nucléaires menés au Sahara, à Reggane, dès février 1960 et à In Ecker, dès novembre 1961, et répondant aux critères susvisés, dans le cadre de la période considérée, peuvent donc prétendre au titre en cause et à la médaille de reconnaissance de la Nation. A compter du 2 juillet 1964, les troupes présentes en Algérie jusqu’en 1967 n’ont pas pris part à un conflit, mais ont été déployées dans le cadre de l’application des accords d’Évian, qui prévoyaient la conservation par la France d’un certain nombre d’installations militaires pendant une durée limitée. Les personnels concernés, parmi lesquels ceux ayant servi sur les sites des essais nucléaires après le 1er juillet 1964, n’ont en conséquence pas vocation au TRN qui repose sur une notion d’opérations ou de conflits. De la même façon, les personnes ayant pris part aux campagnes d’expérimentations nucléaires au Centre d’expérimentation du Pacifique, en Polynésie française, n’ont à aucun moment participé, sur ce territoire, à une opération ou à un conflit les exposant à un risque d’ordre militaire. Le TRN ne peut en conséquence leur être délivré. Le Gouvernement n’envisage pas de modifier la réglementation dans ce domaine. Cependant, il est souligné que les civils et les militaires ayant œuvré sur les sites des essais nucléaires ont pu voir leurs missions prises en compte pour l’attribution éventuelle des ordres nationaux, et de la médaille militaire s’agissant uniquement des personnels militaires. En outre, l’acquisition de mérites par ces vétérans fait toujours l’objet d’un signalement particulier à l’attention du conseil de l’ordre concerné (grande chancellerie), afin que cette particularité soit prise en compte dans l’appréciation portée sur l’ensemble de la carrière des intéressés, sans qu’il puisse être préjugé de la suite qui lui sera réservée. Par ailleurs, les personnels ayant servi dans le Sahara pendant 90 jours, entre le 28 juin 1961 et le 1er juillet 1964, ont pu obtenir la médaille commémorative des opérations de sécurité et de maintien de l’ordre en Afrique du Nord avec agrafe « Sahara ». Les militaires affectés à compter de 1981 sur le site de Mururoa en Polynésie ont quant à eux pu se voir décerner la médaille de la défense nationale, instituée par le décret no 82-358 du 21 avril 1982 [1], avec l’agrafe « Mururoa Hao ». [1] Décret abrogé et remplacé par le décret no 2014-389 du 29 mars 2014 relatif à la médaille de la défense nationale.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>296</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5019</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Brigitte Kuster</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[arts et spectacles
	            Un nouveau pacte culturel pour le théâtre
	            296. — 1 août 2017. — Mme Brigitte Kuster rappelle à Mme la ministre de la culture qu’en marge du festival d’Avignon, un conflit a opposé les directeurs des centres dramatiques nationaux (CDN) à la directrice générale de la création artistique. Cette dernière a estimé que le modèle économique du théâtre public était « à bout de souffle » et qu’il fallait encourager les passerelles avec le secteur privé. Au cœur de la polémique, la proposition du rapport Bonnell (non publié à ce jour) qui préconiserait de ponctionner la billetterie des théâtres publics pour financer le fonds de soutien du théâtre privé. Une démarche qui suscite la très vive hostilité des directeurs des CDN, déjà confrontés à la stagnation des crédits publics qui leur sont alloués, au point que ces derniers en appellent désormais au président de la République pour créer « un nouveau pacte culturel ». Elle lui demande quelle réponse, puisqu’en l’espèce sa position n’apparaît pas clairement, elle entend leur apporter et comment soutenir, d’autre part, plus efficacement le théâtre privé.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5019</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Aux lendemains de la Seconde guerre mondiale, la volonté de décentralisation culturelle a amené à la création des premiers centres dramatiques nationaux sur le territoire français, pour développer la production et la diffusion théâtrale dans les régions, avec le souci de toucher tous les publics. Depuis soixante-dix ans, c’est une œuvre majeure qui a été accomplie par les artistes, les auteurs, les techniciens, par tous les acteurs de la décentralisation théâtrale sur les territoires, pour qu’à travers eux, la République française rende possible l’existence d’un théâtre exigeant accessible au public le plus large. Aujourd’hui, les centres dramatiques nationaux reflètent toute la richesse, toute la vitalité de la création dramatique, dans la diversité de ses esthétiques, contribuant au rayonnement culturel de la France. Ces maisons d’artistes sont un pilier essentiel du service public de la culture en faveur de la création théâtrale et de l’accès de tous les citoyens aux pratiques artistiques et culturelles, sur l’ensemble du territoire national. S’agissant des moyens financiers qui leur ont été alloués, près de 1,6 M€ de crédits supplémentaires par rapport à la loi de finances 2016 ont pu être versés au début de l’exercice budgétaire 2017. Ces crédits ont été répartis selon des critères objectifs, directement liés à la situation des structures qui ont pu en bénéficier. Ainsi, une grande part a été affectée à la transformation statutaire des trois derniers centres dramatiques régionaux (Vire, Tours, Saint-Denis de La Réunion). L’État a confirmé la montée en capacité des nouveaux théâtres de la Comédie de Saint-Étienne et du Théâtre des Quartiers d’Ivry. Le reste des mesures nouvelles a été réparti, pour un tiers, au renforcement des capacités financières de ceux des centres dramatiques nationaux pour lesquels l’État n’atteint pas le seuil de 50 % du financement public, bénéficiant à neuf théâtres ; les deux autres tiers ont permis de consolider le disponible artistique de neuf centres dramatiques nationaux particulièrement fragilisés. Par ailleurs, durant l’exercice budgétaire, des redéploiements de crédits ont permis d’apporter un soutien à plusieurs autres structures fragilisées. En 2018, l’État continuera de porter une attention soutenue aux centres dramatiques nationaux, notamment à ceux dont la subvention est inférieure à 50 % du financement public. Le développement des actions en faveur de la jeunesse et l’amplification de la diffusion des œuvres dans les zones blanches de la culture constituent également des priorités de la ministre de la culture. Concernant le théâtre privé, le ministère de la culture soutient son activité depuis plus de cinquante ans en abondant, avec la Ville de Paris, le mécanisme interprofessionnel de redistribution de la taxe fiscale affectée dont bénéficient les théâtres privés parisiens et les tourneurs du secteur privé (3,646 M€ de subvention annuelle). Le ministère de la culture apportera un soutien complémentaire à l’Association pour le soutien du théâtre privé (ASTP) en 2018, qu’il espère à parité avec un engagement supplémentaire de la Ville de Paris, après avoir dégagé une aide exceptionnelle complémentaire de 200 K€ fin 2017. Face aux fortes mutations du secteur et suite à la dégradation de la situation financière de l’ASTP, une réflexion de prospective professionnelle et économique a été confiée en janvier 2017 à Monsieur René Bonnell afin d’identifier les leviers qui permettraient de garantir la pérennisation de son action, notamment son mécanisme de garantie de déficit, et de proposer différentes hypothèses d’évolution des dispositifs existants pour répondre au mieux aux besoins des théâtres privés tout en assurant une solidarité interprofessionnelle. Le travail d’analyse de l’opportunité et de la pertinence de la mise en œuvre des préconisations a débuté de façon conjointe entre les services du ministère de la culture, la Ville de Paris et le bureau de l’ASTP. La piste d’un taxe sur la billetterie des théâtres subventionnés au profit du soutien au théâtre privé ne fait pas partie des options.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>676</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5020</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Christine Dalloz</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[audiovisuel et communication
	            Accès des Français habitants de zones frontalières aux médias des pays voisins
	            676. — 15 août 2017. — Mme Marie-Christine Dalloz attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur l’accès des Français habitants de zones frontalières aux médias des pays voisins. Le dispositif législatif et réglementaire en la matière est très contraignant. La loi no 86-1067 du 30 septembre 1986 modifiée relative à la liberté de communication prohibe, en son article 40, sous réserve des engagements internationaux de la France, la détention par des étrangers de plus de 20 % du capital ou des droits de vote d’une entreprise titulaire d’une autorisation relative à un service de radiodiffusion sonore par voie hertzienne terrestre assuré en langue française. Par ailleurs, depuis la conclusion du traité de Lisbonne, l’Union européenne dispose de la compétence exclusive de signer ce type d’accord avec un pays tiers. De nombreux Français souhaitent bénéficier de ces médias. Elle souhaiterait connaître la position du Gouvernement sur le sujet et ses intentions précises pour faciliter la diffusion de médias étrangers dans les zones frontalières.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5020</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article 40 de la loi du 30 septembre 1986 prohibe la détention par des étrangers de plus de 20 % du capital ou des droits de vote d’une entreprise titulaire d’une autorisation relative à un service de radiodiffusion sonore par voie hertzienne terrestre assuré en langue française. L’accès des Français habitants dans des zones frontalières aux médias des pays voisins peut être assuré par de nombreux autres moyens. De très nombreuses chaînes étrangères sont présentes dans les offres de services de la plupart des distributeurs du câble, du satellite et de l’ADSL. Elles sont également souvent présentes sur Internet. Certains éditeurs de services relevant de la compétence d’un État voisin ont également, par le passé, pris des accords de reprise de leurs programmes par des éditeurs de services établis en France, en particulier dans le domaine de la radio. Enfin, les Français peuvent également accéder à certains programmes de la télévision suisse par le biais de TV5 Monde dont 9,60 % du temps d’antenne était consacré, en 2016, à la reprise des programmes de chaînes publiques suisses partenaires.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2861</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5020</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Lejeune</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[patrimoine culturel
	            Structure scientifique d’expertise d’objets d’art pour la collection nationale
	            2861. — 14 novembre 2017. — M. Christophe Lejeune interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la nécessité de créer une structure scientifique compétente dans le domaine de l’expertise matérielle des objets d’art dans le cadre d’acquisitions par l’État. L’Office central de lutte contre le trafic des biens culturels, OCBC, a procédé ces années dernières à plusieurs interpellations de professionnels du marché de l’art dans le cadre d’une dénonciation de ventes de faux meubles. Plusieurs meubles acquis par l’État pour le château de Versailles pourraient être en effet des faux fabriqués dans le cadre de ce trafic. Actuellement les modalités d’acquisition d’œuvres d’art par l’État font l’objet de procédures complexes. Pour autant, force est de constater que les procédures existantes pour les acquisitions faites par l’État pour enrichir les collections nationales ne bénéficient d’aucune structure scientifique compétente dans le domaine de l’expertise matérielle des objets d’art. En particulier il n’existe aucun dispositif composé de personnels qualifiés, spécialisés et assermentés, susceptible d’analyser et de dater les matériaux anciens et par conséquent capable de distinguer, en toute indépendance, l’authentique de copies réalisées par des faussaires parfaitement organisés. Or, une telle structure, qui pourrait être rattachée directement aux différentes institutions en charge de la répression des fraudes, serait d’une grande utilité dans la lutte qui se mène à l’échelle nationale voire européenne contre cette criminalité spécialisée dans le trafic d’œuvre d’arts dont l’ampleur menace directement l’existence de notre patrimoine et en discrédite l’authenticité. Il lui demande quelles mesures il compte prendre pour que la France se dote d’une telle structure scientifique d’expertise des biens culturels afin de lutter efficacement pour la protection du patrimoine. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5020</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministère de la culture partage les préoccupations exprimées au sujet de l’authentification des œuvres qui sont susceptibles d’être acquises pour les collections publiques. Des affaires récentes ont montré la nécessité de sécuriser davantage les acquisitions de biens culturels anciens destinés aux collections publiques. La ministre de la culture a donc décidé en 2017 de réformer la chaîne d’acquisition dans les musées nationaux. Outre l’élaboration d’un vade-mecum à l’usage des responsables des musées nationaux et de leurs équipes posant les principes régissant les procédures d’acquisition et rappelant la déontologie à respecter, la réforme a consisté à réviser le fonctionnement et la composition du Conseil artistique des musées nationaux, afin de lui conférer un rôle plus stratégique dans l’orientation des politiques d’enrichissement. A aussi été mis en place un pôle d’expertise concernant l’analyse matérielle des œuvres dans l’objectif de renforcer le dispositif de vérification préalable de l’authenticité des œuvres avant leur acquisition. Ce pôle d’expertise est coordonné par le Centre de recherche et de restauration des musées de France et associe le Laboratoire de recherche des monuments historiques, le Centre interdisciplinaire de conservation-restauration du patrimoine et le Mobilier national. Il peut aussi faire appel à tout autre expert dont la consultation apparaîtrait pertinente. Ce collège expert commence dès 2018 à apporter son appui dans le domaine de l’expertise matérielle des œuvres d’art aux musées nationaux lorsqu’ils font des acquisitions. Il déterminera les processus d’authentification réalisables avant l’entrée de certains biens culturels dans les collections publiques et mettra en œuvre, en tant que de besoin, des examens scientifiques, pour éclairer les conservations qui portent le projet d’acquisition et l’avis des membres des commissions d’acquisition. Après recueil de l’accord préalable du propriétaire du bien concerné, chaque projet d’acquisition d’un musée national pourra si nécessaire faire l’objet de la constitution d’une équipe experte ad hoc qui procédera à des analyses croisées et des comparaisons. La synthèse des résultats des examens sera communiquée aux commissions d’acquisition pour éclairer la suite du processus d’acquisition. Ce sera aussi le moyen d’alimenter une base de données de référence permettant de capitaliser des informations scientifiques sur la connaissance matérielle des biens culturel. Ce dispositif d’authentification alliant notamment les expertises des historiens d’art, des scientifiques et des restaurateurs permet de renforcer les mesures préventives vis-à-vis du risque d’intégration de faux dans les collections nationales. Le ministère de la culture en attend une sécurisation accrue des opérations d’acquisition des musées nationaux.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3009</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5021</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Rabault</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[culture
	            Contribution versée par l’État à l’office public de la langue occitane
	            3009. — 21 novembre 2017. — Mme Valérie Rabault interroge Mme la ministre de la culture sur l’office public de la langue occitane. L’État et les anciennes régions Aquitaine et Midi-Pyrénées se sont associés pour créer l’office public de la langue occitane en 2015. Aussi, elle souhaiterait connaître l’évolution du montant de la contribution versée chaque année par l’État à l’office public de la langue occitane depuis sa création.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5021</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministère de la culture est particulièrement attentif à l’Office public de la langue occitane, à la création duquel il a activement contribué. La ministre de la culture entend poursuivre cet effort, qui permet à la langue occitane d’avoir aujourd’hui un opérateur reconnu. Le ministère de la culture soutient ainsi le développement de l’Office public de la langue occitane par une subvention annuelle de fonctionnement de 15 000 euros. Par ailleurs, la ministre a souhaité que ses services participent cette année au programme d’activités de l’Office par un soutien supplémentaire s’élevant à 18 000 euros ; cette somme a vocation à aider les opérateurs de terrain (Congrès permanent de la langue occitane, Institut fédéral d’études occitanes). Au-delà de cette participation financière, le ministère de la culture accompagne la structuration de cet établissement, dans le cadre d’un dialogue étroit et constant avec l’équipe de l’Office public de la langue occitane et les élus de Nouvelle Aquitaine et d’Occitanie, contribuant à faire de cet Office un instrument de la politique de l’État en faveur de la langue occitane. Aux côtés du ministère de la culture, le ministère de l’éducation nationale contribue également au fonctionnement de cet Office par la mise à disposition d’un agent de catégorie A.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>649</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5021</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laurence Maillart-Méhaignerie</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[taxe sur la valeur ajoutée
	            Rénovation des parois vitrées dans le dispositif du CITE
	            649. — 8 août 2017. — Mme Laurence Maillart-Méhaignerie attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur la suppression des travaux de rénovation des parois vitrées du dispositif crédit d’impôt transition énergétique (CITE) pour l’année 2018. Cette modification de la classification aura de lourdes conséquences sur la filière de la menuiserie et au-delà, sur les engagements écologiques. La rénovation des portes et fenêtres participe à hauteur de 27 % à la réduction des besoins de chauffage, notamment des ménages. Cette disposition représente un enjeu écologique important, à l’heure où la rénovation thermique est encouragée pour diminuer la consommation énergétique des ménages et entreprises. La rénovation des fenêtres représente par ailleurs un coût élevé, non négligeable, pour de nombreux particuliers. La possibilité d’effectuer des travaux de rénovation serait fortement amoindrie si ceux-ci ne bénéficiaient plus d’une TVA à taux réduit de 5,5 %. De plus, le taux réduit de TVA pour les travaux de rénovation des parois vitrées du CITE, favorise l’embauche et la sauvegarde des emplois existants dans la filière de la menuiserie. À l’heure où la reprise économique se confirme, la suppression de ce taux réduit de TVA pourrait engendrer de nombreuses destructions d’emplois. Elle lui demande quelles mesures le Gouvernement prévoit-il afin de garantir son existence et éviter la hausse de la TVA pour ces travaux de rénovation. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5021</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En application de l’article 278-0 bis A du code général des impôts (CGI), le taux réduit de 5,5 % de la TVA s’applique aux travaux d’amélioration de la qualité énergétique, des locaux à usage d’habitation achevés, depuis plus de deux ans, ainsi que sur les travaux induits qui leur sont indissociablement liés. Ces travaux portent sur la pose, l’installation et l’entretien des matériaux et équipements mentionnés au 1 de l’article 200 quater du CGI, c’est-à-dire au crédit d’impôt pour la rénovation énergétique (CITE), sous réserve que ces matériaux et équipements respectent des caractéristiques techniques et des critères de performances minimales fixés par arrêté. Relèvent ainsi notamment du taux réduit de 5,5 % de la TVA, les travaux relatifs aux matériaux d’isolation thermique des parois opaques ou vitrées, de volets isolants ou de portes d’entrée donnant sur l’extérieur. À cet égard, afin d’assurer la continuité du soutien public à la rénovation énergétique des logements, jusqu’à la mise en place d’un mécanisme alternatif à compter du 1er janvier 2019, l’article 79 de la loi no 2017-1837, du 30 décembre 2017, de finances pour 2018 a prorogé le CITE d’une année, soit jusqu’au 31 décembre 2018, tout en l’aménageant afin de le rendre plus efficient en excluant, notamment, progressivement du bénéfice du crédit d’impôt les dépenses d’acquisitions des matériaux d’isolation thermique des parois vitrées, de volets isolants ou de portes d’entrée donnant sur l’extérieur. Ce recentrage ne s’applique pas au taux réduit de TVA qui s’applique de manière inchangée à l’installation, la pose ou l’entretien de ces mêmes matériels.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1451</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5022</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dominique Potier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[agriculture
	            Miel frelaté
	            1451. — 3 octobre 2017. — M. Dominique Potier rappelle à M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation que le miel constitue aujourd’hui le troisième produit le plus frelaté dans le monde. Ces fraudes représentent en France 17 % du miel commercialisé d’après une enquête menée par la Commission européenne en 2015 qui a par ailleurs révélé de nombreuses infractions en matière d’étiquetage. Considérant que le frelatage du miel importé des pays tiers porte un préjudice considérable aux apiculteurs français et européens, la France agit-elle pour une révision du règlement (CE) no 853/2004 fixant des règles spécifiques d’hygiène applicables aux denrées alimentaires d’origine animale, afin notamment de soumettre les installations de conditionnement du miel qui traitent également le miel importé au contrôle de sécurité alimentaire de l’Union ? Face aux techniques de frelatage de plus en plus sophistiquées, prévoit-elle de faire évoluer les procédures d’analyse en laboratoire, en utilisant de nouvelles méthodes, comme par exemple la résonance magnétique nucléaire, afin de détecter les produits frelatés ? Face à la multiplication des fraudes dont sont victimes les consommateurs de France comme de l’ensemble de l’Union quelles propositions porte le Gouvernement afin d’améliorer les règles de traçabilité et d’étiquetage au sein du marché intérieur ? Enfin, il lui demande quel amplitude il entend donner au « plan de développement durable de l’apiculture » dans un pays qui ne produit aujourd’hui que 40 % du miel consommé sur son territoire. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5022</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La directive 2001/110/CE modifiée, relative au mie, l et le décret no 2003-587 du 30 juin 2003, pris pour l’application de l’article L. 214-1 du code de la consommation en ce qui concerne le miel, fournissent un cadre juridique pour le contrôler. En matière de qualité sanitaire, à l’instar de n’importe quelle denrée alimentaire, on rappelle que le miel doit être conforme aux dispositions figurant dans le règlement 852/2004 relatif à l’hygiène des denrées alimentaires. Dans ce contexte, à l’occasion d’enquêtes sur le miel, les contrôles de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) font ressortir deux grands types de fraudes qui sont :  - des adultérations qui consistent à ajouter des produits sucrants à bas prix ou à diluer le miel.  - des allégations trompeuses avec l’usage de fausses mentions sur l’origine ou sur la nature florale, ou encore l’usage d’allégations de santé non autorisées. A ce jour, les services de la DGCCRF n’ont pas mis en évidence de problème d’hygiène qui nécessiterait d’accroître la surveillance de la qualité sanitaire des miels quelle que soit leur origine. En revanche les fraudes précitées conduisent les laboratoires du service commun des laboratoires (SCL) de la DGCCRF à développer des analyses pour améliorer la recherche de l’authenticité des miels. En ce qui concerne les nouvelles méthodes analytiques évoquées telles que la résonnance magnétique nucléaire (RMN), il s’agit d’une piste parmi d’autres qui peut effectivement être explorée. Mais ce type de méthodes de reconnaissance et de caractérisation des miels, encouragées par des industriels, nécessite de comparer les données ou les spectres d’analyse avec un produit de référence. Il faut donc au préalable disposer d’une base de données fiable permettant de caractériser tout type de miel existant, en fonction de son origine florale et géographique. La construction de telles bases est en cours, selon différentes approches analytiques, dont la RMN. Ces travaux, auxquels participe le SCL, impliquent la participation de nombreux acteurs dans différents pays. Mais à ce jour, aucune base de donnée n’apparait suffisamment développée et fiable pour servir de référence aux contrôles officiels. En revanche, le SCL en réalisant des analyses physico chimique et polliniques, beaucoup moins onéreuses que les technique RMN, selon des méthodes accréditées et fiables, est d’ores et déjà en mesure de déceler de nombreuses fraudes. Les infractions relevées donnent lieu aux suites administratives ou contentieuses qui s’imposent, les enquêteurs étant très mobilisés sur ce type de pratiques. On peut toutefois estimer que l’indication de l’origine des miels selon les mentions prévues par la Directive 2001/110/CE modifiée, « origine UE » et/ou « origine non UE », n’est pas suffisamment précise. Des améliorations de l’information sur l’origine pourraient effectivement être proposées au niveau européen, afin de rendre obligatoire le nom de chaque pays d’origine sur l’étiquetage des miels. Mais cette modification nécessiterait d’améliorer la traçabilité de tous les miels, en particulier ceux issus de l’importation. Au-delà de ces contrôles à vocation répressive, menés par les pouvoirs publics, les professionnels eux-mêmes doivent s’impliquer dans des actions comme la lutte contre la présence des miels frauduleux dans les magasins français ou la promotion du miel français. A cet égard, le syndicat français des miels s’est engagé à assurer la qualité et la conformité des miels et produits de la ruche et à organiser une filière apicole française structurée. Il participe également à la création de l’Institut de l’Abeille et est un membre actif du Comité de pilotage apicole à FranceAgriMer. L’accompagnement des entreprises adhérentes sur les enjeux majeurs pour la profession peut ainsi contribuer à terme à remédier aux dysfonctionnements constatés dans la chaîne de production et de commercialisation des miels.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1482</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5023</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bastien Lachaud</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[banques et établissements financiers
	            Taux du livret A
	            1482. — 3 octobre 2017. — M. Bastien Lachaud interroge M. le ministre de l’économie et des finances sur le taux de rémunération du livret A. Ce placement, extrêmement populaire, recueille l’épargne de 55,8 millions de Français. À l’heure actuelle, la rémunération de ce placement est de 0,75 % soit à peine plus que l’inflation, évaluée à 0,7 %. Or le Gouvernement a annoncé un « gel » du taux d’intérêt à ce niveau extrêmement bas. Le raisonnement avancé pour justifier ce choix est le suivant : l’épargne du livret A est mobilisée par les bailleurs sociaux ; or ceux-ci vont être gravement pénalisés par la baisse de loyers qui leur est demandée ; en contrepartie de l’effort financier que représente cette baisse que d’autres bailleurs n’auront pas à supporter, le maintien du taux d’intérêt du livret A à un bas niveau doit permettre aux bailleurs de maintenir, tant bien que mal, leur capacité de financement. Toutefois, devant ce raisonnement, il lui demande s’il ne vaudrait pas mieux, au lieu de pénaliser l’épargne des classes moyennes et populaires, renoncer à faire supporter la baisse des loyers aux seuls bailleurs sociaux et prendre des dispositions volontaristes, tel que l’encadrement législatif, pour faire baisser les loyers. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5023</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le livret A et le livret de développement durable et solidaire constituent effectivement des placements appréciés des Français, dont l’encours cumulé représente environ 386 Md€. Ce montant a connu une hausse significative en 2017 et au cours des premiers mois 2018, attestant du caractère attractif de sa rémunération dans un environnement de taux bas. Comme vous le soulignez, le Gouvernement a souhaité, à l’occasion du vote de l’article 126 de la loi de finances 2018 introduisant la réduction de loyer de solidarité, puis dans le cadre plus global de la loi portant évolution du logement, de l’aménagement et du numérique (ELAN), prendre des mesures de soutien à la construction de logement social. Comme vous le savez, le secteur du logement social est financé de manière prédominante par le fonds d’épargne de la Caisse des dépôts et consignations, dont la ressource est indexée sur le taux du livret A. Cette ressource stable, qui permet de garantir la disponibilité des fonds nécessaires pour prêter sur des durées longues (jusqu’à 60 ans), est toutefois relativement chère. Elle s’est avérée, notamment au cours des dernières années, durablement déconnectée des taux de marché, ce qui pèse sur le coût de financement du secteur. Dans ces conditions, la première mesure de soutien à l’investissement des bailleurs sociaux a consisté à stabiliser le taux du livret A à son niveau actuel en 2018 et 2019. Comme vous l’aurez surement noté et conformément aux engagements du Gouvernement, une réforme de la formule de calcul du taux du livret A a été annoncée récemment par le Ministre. Ces mesures vont permettre une diminution des charges financières des organismes de logement social dans les périodes où le taux du livret A est éloigné des taux de marché. Vous évoquez l’encadrement législatif des loyers en dehors du parc social. La législation prévoit d’ores et déjà un dispositif d’encadrement des loyers dans le parc locatif libre, qui a été sensiblement renforcé par la loi no 2014-366 pour l’accès au logement et un urbanisme rénové ALUR. Elle comporte des dispositions relatives d’une part à l’évolution des loyers lors d’une relocation ou lors d’un renouvellement du bail, et d’autre part à l’encadrement du niveau des loyers lors de la mise en location d’un logement en zone tendue. Un dispositif d’encadrement législatif conduisant à une baisse autoritaire des loyers dans le parc locatif libre réduirait fortement l’attractivité de l’investissement locatif, induisant une réduction quantitative et qualitative de l’offre de logements et une sélectivité accrue des bailleurs au détriment des locataires les plus fragiles et les plus défavorisés, soit l’effet inverse de celui escompté.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1664</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5024</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Muriel Ressiguier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[politique économique
	            Interpellation sur le « Grand plan d’investissement » 2018-2022
	            1664. — 3 octobre 2017. — Mme Muriel Ressiguier interroge M. le ministre de l’économie et des finances sur le « Grand plan d’investissement » dévoilé par le Gouvernement le lundi 25 septembre 2017. Ce plan déclare avoir pour ambition d’amplifier les investissements publics et de diriger l’action publique sur des « priorités d’avenir ». Il s’agit, selon M. le ministre, d’un moyen de « transformer le pays ». Au total, ce sont 57 milliards d’euros qui sont prévus sur la période 2018-2022, répartis ainsi : 20 milliards d’euros pour la transition écologique, 15 milliards pour améliorer l’accès à l’emploi, 13 milliards pour l’innovation et la recherche et 9 milliards pour le numérique. Toujours selon lui : un demandeur d’emploi ne trouve pas du travail car il lui manque des compétences ; il manquerait également de l’argent pour que les ménages puissent isoler correctement leurs logements ou l’hôpital public n’aurait pas encore pris le virage numérique. Pour ce faire, M. le ministre propose par exemple d’aider les propriétaires à rénover leur logement, une prime à la conversion automobile lors de l’achat d’un véhicule neuf, un plan de formation pour les chômeurs, des concours d’innovation pour les start-ups, la numérisation des hôpitaux et de leur environnement ou l’intégration de nouvelles technologies avec pour objectif 100 % des services publics dématérialisés. Or la plupart des solutions qu’il envisage existent déjà. Et si, bien sûr, le numérique doit être présent et développé, il ne peut en aucun cas remplacer la présence humaine. On le voit bien dans certains services publics comme la CARSAT, la CPAM ou Pôle emploi, où la dématérialisation imposée, sans aide humaine, laisse un nombre grandissant d’usagers démunis dans l’incapacité d’accomplir des démarches indispensables pour accéder à leurs droits. De plus, côté financement, près de 11 milliards reposeront sur des prêts, des fonds propres ou des fonds de garantie et 12 milliards sur « une réorientation des investissements existants ». Il s’agit donc en réalité d’un simple transfert de lignes budgétaires qui n’apportera pas de réponse pour améliorer la vie des gens. Oui, l’emploi, le logement, la santé et la transition énergétique sont bien les urgences auxquelles les Français sont confrontés, mais son plan est un leurre qui n’y répondra pas. Elle souhaite donc connaître son avis sur ces questions. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5024</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Premier ministre a tracé, dans sa lettre de mission confiée à M. Jean Pisani-Ferry, le contexte et les objectifs du "Grand Plan d’Investissement" (GPI). Il a rappelé que « la stratégie économique du quinquennat repose sur la construction d’un nouveau modèle de croissance qui développera et valorisera les compétences de chaque Français, qui facilitera l’innovation et la mobilité sociale, et qui favorisera de nouveaux modes de vie plus économiques en ressources ». Pour atteindre ces objectifs, le Gouvernement se donne trois leviers. Le premier porte sur « les réformes économiques nécessaires pour libérer les initiatives et mieux faire fonctionner le marché du travail ». Le deuxième est celui de la « crédibilité budgétaire, qui passe par le respect de nos engagements européens et la réalisation d’un programme d‘économies pérennes ». Enfin, le troisième repose sur un « grand plan d’investissement doté de 50 Mds€ sur le quinquennat, qui doit accompagner les réformes et contribuer à relever quantitativement et qualitativement notre potentiel économique ». Sur la base du rapport de M. Jean Pisani-Ferry, les actions du GPI, leur calibrage et les principes de gouvernance ont été arrêtés, avec comme objectif transversal de maximiser l’impact transformant de ces investissements publics au sens large.  En cohérence avec les quatre défis exposés par le rapport (la lutte contre le changement climatique ; le déficit d’emploi au regard des pays européens les plus performants ; la balance commerciale qui n’a pas été à l’équilibre depuis dix ans ; le niveau de notre dépense publique, la plus élevée de l’OCDE), le GPI sera constitué de 57 Mds€ de dépenses d’investissement sur le quinquennat. Il poursuivra les quatre finalités rappelées : accélérer la transition écologique (20 Mds€), édifier une société de compétences (15 Mds€), ancrer la compétitivité sur l’innovation (13 Mds€) et construire l’État de l’âge numérique (9 Mds€). Les besoins et réponses qui doivent être apportés ne sont pas uniformes, pour cela, plusieurs moyens d’action ont été choisis : - des instruments financiers (prêts, garanties, fonds propres) sans effet sur le solde (11 Mds€), - la réorientation de crédits existants vers les finalités du plan d’investissement (12 Mds€), - des mesures nouvelles (24 Mds€), - l’intégration du PIA 3 (10 Mds€, dont 6 de subventions et 4 de fonds propres). En outre, comme mentionné dans le rapport de M. Jean Pisani-Ferry, la France ne souffre pas d’un problème de quantité d’investissement public, mais d’un investissement public mal ciblé et d’insuffisante qualité. Le GPI se donne les moyens d’un suivi précis et rigoureux de la performance des investissements, qui permettra de s’assurer de l’utilisation, la plus efficace, des impôts des Français.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1962</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5024</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Richard Ferrand</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[assurances
	            Assurances complémentaires
	            1962. — 17 octobre 2017. — M. Richard Ferrand attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur les possibilités d’élargissement des cas de déblocages anticipés du plan d’épargne retraite populaire (PERP). Actuellement, l’article L. 132-23 du code des assurances prévoit que le PERP ne peut faire l’objet de déblocages anticipés sous la forme de rachats, sauf dans cinq cas : invalidité de l’assuré, décès du conjoint ou du partenaire, expirations des droits à l’assurance chômage, situation de surendettement ou liquidation judiciaire de l’activité non salarié de l’assuré. Ainsi, un souscripteur devant cesser son activité principale avant l’âge légal de départ à la retraite suite à la fin de la réglementation des quotas laitiers, et ce, sans aides à la cessation, ne pourrait effectuer de sorties en capital de son PERP afin de retrouver la trésorerie nécessaire à la poursuite de ses autres activités. Dans le projet de loi relatif à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique, il a été envisagé un temps, d’élargir les possibilités de déblocage anticipé pour les PERP de faible montant. Aussi, il lui demande si le Gouvernement peut envisager de modifier et d’élargir les conditions légales permettant le déblocage anticipé du plan d’épargne retraite populaire, afin notamment d’introduire une possibilité de sortie en capital lors d’une cessation de l’activité principale du souscripteur pour des raisons réglementaires. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5024</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les Plans d’épargne retraite populaire (PERP) sont des contrats d’assurance de groupe dont l’exécution est liée à la cessation d’activité professionnelle. Ils offrent un cadre adapté à des stratégies d’investissement de long terme à ceux qui souhaitent compléter leur retraite de base et complémentaire. Afin de permettre à l’assuré de faire face aux accidents de la vie, l’article L. 132-23 du code des assurances ne prévoit une faculté de rachat que dans certains cas limitativement énumérés. Cette liste a été élargie par la loi no 2010-1330 du 9 novembre 2010 portant réforme des retraites. Ces dispositifs permettent de faire face aux accidents de la vie les plus graves. Par ailleurs, la loi no 2016-1691 du 9 décembre 2016 relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique a introduit une disposition de nature à permettre le déblocage des PERP de moins de 2000 € (au moment de la demande de déblocage des sommes épargnées) si aucun versement de cotisation n’a été réalisé au cours des quatre années précédant le rachat ou, pour le plan prévoyant des versements réguliers, si l’adhésion au contrat est intervenue au moins quatre années révolues avant la demande de rachat. Par ailleurs, l’assuré doit justifier d’un certain niveau de ressources lui permettant de bénéficier du dégrèvement de la taxe d’habitation. Excepté ces cas, aucune sortie en capital n’est donc actuellement autorisée. Les produits d’épargne retraite poursuivent par nature un objectif de long terme et de préparation à la retraite. C’est cet engagement qui justifie d’ailleurs la déductibilité de l’assiette de l’impôt sur le revenu des versements sur le PERP. Ainsi, ces produits ne comportent des possibilités de déblocage anticipé que dans des cas qui doivent rester exceptionnels. Néanmoins, le sujet général de l’emploi des encours d’épargne retraite, en phase de constitution du contrat comme à sa liquidation à la retraite fera prochainement l’objet de discussions dans le cadre du projet de loi Pacte.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1963</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5025</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Damien Pichereau</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[assurances
	            Effectivité de l’article L. 132-29 du code des assurances
	            1963. — 17 octobre 2017. — M. Damien Pichereau interroge M. le ministre de l’économie et des finances sur le manque d’effectivité de l’article L132-29 du code des assurances et de l’existence d’un droit individuel à participation aux bénéfices dans le cadre des contrats d’assurance vie ainsi que des contrats collectifs souscrit par la banque pour les emprunteurs. En effet, l’article L.132-29 du code des assurances impose aux compagnies d’assurances sur la vie de reverser une part du bénéfice technique et financier qu’elles réalisent sur ces contrats. Cependant, malgré les dispositions des article L. 322-4-3 et article L. 324-7 alinéa 2, en l’absence de fixation par voie réglementaire des modalités précises de redistribution du mécanisme de participation aux bénéfices fixé dans l’article L.132-29, cette article voit son effectivité remise en cause dans la mesure où aucune méthode de calcul permettant de fixer le montant du remboursement dû aux assurés souscripteurs (dans le cadre d’un emprunt immobilier ou non) sur la part bénéficiaire de leur contrat d’assurance de prêt immobilier n’existe. S’en remettre à la liberté contractuelle peut paraître insuffisant dans la mesure où la liberté d’affectation des bénéfices techniques et financiers d’un même contrat permet de traiter différemment les souscripteurs de différentes générations d’un même contrat concernant leur part dans les bénéfices. Et où les souscripteurs sont souvent peu au fait de ces enjeux lors de la souscription de leur contrat, alors qu’il appartiendrait aux assureurs d’être proactifs en la matière en raison des risques de manquement à leur obligation d’information quant aux modalités de « répartition des bénéfices ». On se trouve ainsi devant une situation totalement insoluble : l’assureur et la banque doivent reverser la participation aux bénéfices mais les assurés ne bénéficient pas d’un droit individuel à l’attribution d’une somme déterminée à ce titre. La jurisprudence continue de se débattre avec ce problème insoluble concernant les cas liés à l’ex-article A. 331-3 du Code des assurances. Seuls les pouvoirs publics sont en mesure de trancher définitivement ce débat en clarifiant la réglementation. Aussi, il lui demande s’il compte prendre, dans le cadre d’un arrêté, des dispositions afin de rendre toute son effectivité à l’article L. 132-29 du code des assurances. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5025</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article L. 132-29 du code des assurances prévoit que les assureurs doivent faire participer les assurés aux bénéfices techniques et financiers qu’ils réalisent, dans les conditions fixées par les articles A. 132-10 et suivants du code des assurances. Depuis un arrêté du 23 avril 2007, les contrats d’assurance emprunteur (pour la partie liée à la vie, les garanties invalidité et incapacité relevant de la non-vie) sont bien inclus dans le calcul de la participation minimale aux bénéfices définie à l’article A. 132-10 (anciennement l’article A. 331-3). A la suite de cet arrêté, la décision no 353885 du 23 juillet 2012 du Conseil d’État a de surcroit déclaré illégale la rédaction de cet article dans sa version antérieure à l’arrêté du 23 avril 2007, en ce qu’elle excluait les contrats collectifs d’assurance emprunteur de son champ d’application. La répartition de cette participation aux bénéfices entre les différents assurés et les différents contrats est toutefois laissée à la discrétion de l’assureur. Il n’existe donc pas de droit individuel à la participation aux bénéfices comme l’a rappelé le Conseil d’État dans sa décision no 307089 du 5 mai 2010 et la Cour d’appel de Paris dans un arrêt du 17 mai 2016 concernant plus particulièrement l’assurance emprunteur. Cet état du droit résulte d’une approche d’évaluation globale du bénéfice technique et financier réalisé par une entreprise d’assurance sur son canton général dans une logique de mutualisation des risques sur le plan assurantiel. La participation aux bénéfices étant destinée à restituer aux assurés les bénéfices d’une tarification prudente ex ante, il ne serait pas légitime d’exiger la restitution des bénéfices à une catégorie de contrats bénéficiaires alors qu’une autre catégorie déficitaire resterait à la charge de l’assureur. S’il est possible de déroger à ce principe par le cantonnement de certaines activités, lorsque les options offertes ou l’horizon de gestion diffèrent significativement entre les contrats (par exemple dans le cas de l’assurance vie et de l’épargne retraite), la présente situation ne semble pas réunir ces conditions. Dans le cadre d’une approche globale, il n’y a d’ailleurs pas de façon évidente de rattacher à chaque contrat la part des bénéfices techniques et financiers devant lui être restituée.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2116</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5026</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Naegelen</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[politique extérieure
	            Transparence dans l’utilisation de l’aide publique au développement
	            2116. — 17 octobre 2017. — M. Christophe Naegelen attire l’attention de M. le ministre de l’action et des comptes publics sur le manque de transparence dans l’utilisation de l’aide publique au développement. L’article 29 du projet de loi de finances pour l’année 2018 fournit comme chaque année la répartition, par mission et par programme, des crédits du budget général et donc par conséquent de l’aide publique au développement. Cette aide est divisée en deux programmes, l’aide économique et financière au développement et la solidarité à l’égard des pays en développement. Ces sommes sont bien évidemment nécessaires pour de nombreuse populations faisant face à des situations dramatiques y compris au sein des 16 pays prioritaires ciblés par la France. Cependant, leurs utilisations demeurent trop obscures. À l’heure où les Français demandent plus de transparence dans l’utilisation de l’argent public, l’État doit être exemplaire avec ses comptes publics. Il serait donc nécessaire de savoir avec précision quelle part de l’aide publique au développement est allouée par exemple à l’eau et à l’assainissement ou à la nutrition, mais aussi qu’elles sont les actions concrètes qui en découlent. Cette opacité sur les chiffres a d’ores et déjà été signalée par un certain nombre d’organisations non gouvernementales, y compris françaises, comme Action contre la faim. Compte tenu de cette situation qui ne permet pas une évaluation factuelle et rigoureuse de l’aide publique au développement française, il souhaiterait savoir si le ministère prévoit à l’avenir un décryptage plus pertinent de celle-ci en détaillant avec précision les dépenses relevant de l’aide publique au développement. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5026</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Concernant l’accessibilité aux données de l’aide publique au développement (APD), un effort important de transparence a été entrepris : - les données détaillées, projets par projets sont publiées intégralement sur le site de l’organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), dans le fichier dit SNPC (système de notification des pays créanciers). L’exhaustivité et la qualité de la déclaration augmente chaque année. De nouvelles exigences adoptées par les membres du comité d’aide au développement s’imposent aux bailleurs pour une meilleure comptabilisation des flux, suite à la réforme de 2014 de l’APD (ex. notamment avec la concessionnalité des prêts). - depuis 2014, les données brutes sont également diffusées sur le site www.data.gouv.fr. A la suite du comité interministériel de la coopération internationale et du développement (CICID) de novembre 2016, la direction générale du trésor (DG Trésor) et le ministère de l’Europe et des affaires étrangères (MEAE) – co-tutelles de l’agence française du développement (AFD) – ont décidé d’une adhésion de l’AFD à IATI (international aid transparency initiative) après un premier temps comme observateur. Dans le cadre de l’initiative pour un « Partenariat pour un gouvernement ouvert », l’AFD publie également les données au format IATI sur le site www.afd.opendatasoft.com qui permet de visualiser les projets avec un outil de cartographie. - le document de politique transversale détaille l’ensemble des crédits du budget de l’Etat contribuant à l’APD. Il s’est étoffé et intègre désormais le détail des dépenses du Fonds de solidarité pour le développement (FSD). - les projets des institutions de développement sont soumis à un examen scrupuleux, au conseil d’administration de l’AFD (où siègent parlementaires et organisations non gouvernementales [ONG] ) et par les organes de gouvernance des autres institutions par qui les fonds transitent (banque mondiale, autres organisations multilatérales). Les principales actions couvertes par la mission budgétaire « aide publique au développement » La mission interministérielle APD – 2,5 Md€ de crédits de paiement en loi de finances initiale pour 2018 – regroupe les crédits des deux principaux programmes budgétaires concourant à cette politique : le programme « aide économique et financière au développement » (programme 110), mis en œuvre par le ministère de l’économie et des finances (MEF), et le programme « solidarité à l’égard des pays en développement » (programme 209), mis en œuvre par le MEAE. Mission budgétaire "aide publique au développement" et taxes affectées au développement (loi de finances 2018)<div align="center"><center><table border="1"><tr><th><br>En M€</br></th><th><br>AE</br></th><th><br>CP</br></th></tr><tr><td><br>P 110 Aide économique et financière au développement</br></td><td valign="middle"><br>840,5</br></td><td valign="middle"><br>961,4</br></td></tr><tr><td><br>P 209 Solidarité à l’égard des pays en développement (hors crédits de personnel)</br></td><td valign="middle"><br>1 678,2</br></td><td valign="middle"><br>1 573,9</br></td></tr><tr><td><br>Total Mission APD</br></td><td valign="middle"><br>2 518,7</br></td><td valign="middle"><br>2 535,3</br></td></tr><tr><td><br>FSD</br></td><td valign="middle"/><td valign="middle"><br>738,0</br></td></tr><tr><td><br>Taxe sur les transactions financières (TTF) affectée à l’AFD</br></td><td valign="middle"/><td valign="middle"><br>270,0</br></td></tr><tr><td><br>TOTAL</br></td><td valign="middle"><br>2 518,7</br></td><td valign="middle"><br>3 543,3</br></td></tr></table></center></div> Les crédits de la mission transitent par trois canaux : l’aide bilatérale, mise en œuvre directement par la France ; l’aide européenne, mise en œuvre par l’Union européenne (UE), grâce aux contributions françaises au budget de l’UE et au Fonds européen de développement (FED) ; l’aide multilatérale hors Union européenne, mise en œuvre par les organisations internationales telles la Banque mondiale. Au total, dans l’APD française, ces 3 canaux représentent respectivement environ 60 %, 21 % et 19 % (moyenne 2013-2015, source : OCDE) [1]. Les crédits d’aide bilatérale financent différents instruments complémentaires : aide projet ; aides budgétaires globales, par lesquelles le MEF vient notamment appuyer des Etats en difficulté macroéconomique, notamment au Sahel ; bonification des prêts concessionnels de l’AFD ou par le DGTrésor ; coopération technique ; subventions à des opérateurs et à des ONG… Une grande partie de ces crédits est mise en œuvre par l’AFD, opérateur de l’aide publique au développement française, dans le cadre de son plan d’orientation stratégique et de son contrat d’objectifs et de moyens avec l’Etat, qui fixe les moyens, les objectifs et la trajectoire financière de l’AFD. Les crédits d’aide multilatérale permettent à la France de participer à l’effort international en faveur du développement, par des contributions aux institutions financières internationales et à leurs fonds concessionnels (Association internationale de développement du groupe banque mondiale par exemple), ainsi qu’à différents aux fonds sectoriels, comme le fonds vert pour le climat en matière de lutte contre le changement climatique ou le fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. La ventilation de l’aide au développement française En termes sectoriels, la ventilation de l’aide française est globalement assez proche de celle des autres principaux donneurs européens. Les 3 premiers secteurs de dépense sont les infrastructures et les services (20 % [2] ), la santé (10 %) et le développement rural et urbain (9 %). Suivent l’éducation (6 % [3] ) et la protection de l’environnement (6 %). En 2016, la France a consacré 8 % de son aide bilatérale, soit un peu plus de 400 M€, au secteur de l’eau et de l’assainissement. Seuls 7,5 M€ sont consacrés directement à la nutrition. Toutefois, il s’agit d’un secteur dont la comptabilisation est, aujourd’hui, imparfaite et en cours d’amélioration, avec la mise en place prochaine d’une comptabilisation des composantes « nutrition » de programmes concernant à titre principal d’autres secteurs. Quelques exemples d’actions sur le terrain dans les secteurs de l’eau, de l’assainissement et de la nutrition L’année 2016 s’est caractérisée par une forte croissance des projets engagés par l’AFD dans les secteurs de l’eau et de l’assainissement (+ 30 % par rapport à 2015), avec 1,2 Md€ d’engagements dont 1 Md€ en Afrique continentale. En 2017, la cible est de 1,3 Mds€. Des projets ont en particulier été lancés en Tunisie, en Equateur, en Jordanie et au Sénégal, en matière d’amélioration de la qualité des systèmes d’alimentation en eau potable. Au Maroc, à Madagascar et en Egypte, c’est sur la qualité du système d’assainissement que des opérations ont été engagées. Ces différentes opérations dans le secteur de l’eau et de l’assainissement ont un impact direct sur la nutrition. En effet, la consommation d’eau insalubre, un assainissement inadéquat et le manque d’hygiène sont parmi les principales causes de la sous-nutrition ou malnutrition. L’absence d’infrastructures adéquates entraîne auprès des populations vulnérables, en particulier les enfants, une exposition à des risques accrus et notamment à des infections parasitaires intestinales qui engendrent une phase de sous-nutrition. L’Organisation mondiale de la santé estime ainsi que 50 % des cas de sous-nutrition infantile dérivent de diarrhées à répétition et d’infections intestinales. Aussi, l’AFD inclut dans 30 % de ces projets de financement en eau et assainissement des actions de sensibilisation à l’hygiène et a comme objectif d’atteindre un taux de 50 %. A titre d’illustration, l’AFD a financé en 2016 au Burkina Faso un projet d’adduction d’eau potable à hauteur de 13 Md€ dans la région Est, particulièrement touchée par la malnutrition chronique. Ce projet vise à améliorer de façon durable l’accès à l’eau potable de 254 000 personnes via la construction/réhabilitation de 30 mini-réseaux équipés de bornes fontaines et de 80 forages dans les territoires les plus enclavés et à appuyer la structuration d’opérateurs de services. Il s’agit d’un projet qualifié également de projet innovant dans son approche, dans la mesure où l’AFD et les autorités burkinabè ont sélectionné les zones fortement touchées par la malnutrition comme zones cibles pour l’amélioration de l’accès à l’eau potable. L’AFD a également financé un programme intégré d’assainissement du grand Antananarivo à Madagascar, pour 22 Md€ en prêt et 6 Md€ en dons (de l’Etat français et par une délégation de fonds de l’UE). Ce programme vise à améliorer les conditions de santé et de vie des populations concernées, en accompagnant les autorités locales dans la prévention des risques d’inondation ainsi que l’amélioration du réseau d’assainissement. [1] La notion statistique d’APD, définie par le Comité d’aide au développement de l’OCDE, est différente des crédits budgétaires. C’est elle qui est utilisée au niveau international pour apprécier l’aide des différents Etats. [2] Moyenne 2013-2015. Source : OCDE. [3] Hors frais de scolarité en France des étudiants étrangers.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2803</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5028</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alain David</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[énergie et carburants
	            Menace du biodiesel argentin, 20 000 emplois menacés.
	            2803. — 14 novembre 2017. — M. Alain David attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur la menace du biodiesel argentin. En effet, le groupe AVRIL présente un projet de recours à l’activité partielle concernant les sites de production de biodiesel de sa filiale SAIPOL. La baisse marquée de la production concernerait, à compter du mois de février 2018, l’ensemble des 5 usines de SAIPOL en France : Grand-Couronne, Bassens, Le Mériot, Montoir-de-Bretagne et Sète ; soit 20 000 emplois. Alors que SAIPOL et le marché français des biocarburants subissent depuis 2015 une dégradation persistante des conditions économiques et réglementaires de marché, l’application par la Commission européenne depuis le 28 septembre 2017 d’une réduction des droits antidumping sur le biodiesel argentin aggrave considérablement la situation. Ce contexte rend indispensable l’adaptation immédiate de la production de SAIPOL à la baisse marquée des commandes et à la déstabilisation du marché d’ores et déjà causées par la réouverture du marché européen au biodiesel argentin. Cela afin de préserver la compétitivité et l’avenir des activités de trituration, d’estérification et de vente de biodiesel issu de la filière agricole française et l’emploi qui lui est associé. La décision de la Commission, associée aux taxes différentielles mises en place par l’Argentine sur ses exportations de biodiesel, équivaut à les subventionner à hauteur de 27 %. Le biodiesel argentin est désormais vendu sur le marché européen à un prix nettement inférieur au prix de l’huile végétale de soja utilisée pour le produire et à un prix équivalent voire légèrement inférieur au prix de l’huile brute de colza utilisée pour produire le biodiesel en France. En l’absence de contre-mesure efficace de l’UE, environ 2 Mt de biodiesel de soja serait importé chaque année en Europe, au détriment du biodiesel de colza européen et ceci dès à présent car les premiers cargos argentins arrivent déjà dans les ports européens. Il lui demande quelles mesures compte prendre le Gouvernement pour faire face à cette concurrence déloyale et ainsi sauver les 20 000 emplois dédiés.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5028</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les producteurs français de biodiesel sont préoccupés face à la récente recrudescence des importations de ce biocarburant en provenance d’Argentine. Cette hausse des exportations s’explique, notamment, par la baisse des droits antidumping européens en vigueur depuis 2013 en septembre 2017, à la suite d’un contentieux perdu par l’Union européenne (UE) devant l’Organe de règlement des différends (ORD) de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Pour rappel, l’ORD a rendu son rapport le 6 octobre 2016, et avait alors reproché à la Commission européenne (CE) d’avoir écarté, dans le cadre de son enquête antidumping, les prix domestiques du soja (jugés artificiellement bas en raison du système de taxes à l’export mis en place par l’Argentine) pour remplacer celui-ci par un prix de référence. Le 18 septembre dernier, la CE s’est mise en conformité avec la décision de l’ORD, en publiant un nouveau règlement diminuant la fourchette des droits antidumping sur le biodiesel argentin (compris jusqu’à lors entre 22 % et 25,7 % pour les passer de 4,5 % à 8,1 %). Elle évite ainsi des mesures de rétorsion commerciale de la part de l’Argentine. Consciente des risques pour l’industrie du biodiesel en France et en Europe, la France s’était clairement exprimée en défaveur de la solution de mise en conformité proposée par la Commission (avec neuf autres États membres). A l’occasion des discussions, entre la CE et les États membres dans cette affaire, une très grande majorité de ceux-ci ont exprimé leur souhait de voir les services de la Commission poursuivre leur analyse, de la question de l’effet distorsif de la taxe à l’exportation sur le soja mise en place par l’Argentine sur les échanges commerciaux avec l’UE. Dans l’intervalle, l’exigence accrue de durabilité des biocarburants, réaffirmée dans plusieurs directives européennes, va permettre de réduire les importations de biodiesel du fait de normes de production, plus strictes, qui s’imposeront aux installations étrangères. Les autorités françaises s’impliquent vivement, dans ce dossier, depuis son origine. La défense commerciale est une priorité européenne, dans le cadre de l’agenda présidentiel sur l’« Europe qui protège ».]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3112</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5029</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Isabelle Rauch</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[politique extérieure
	            Impact de la réforme de la fiscalité en cours au Grand-Duché de Luxembourg
	            3112. — 21 novembre 2017. — Mme Isabelle Rauch appelle l’attention de M. le ministre de l’action et des comptes publics sur l’impact de la réforme de la fiscalité en cours au Grand-Duché de Luxembourg au regard de la convention en vue d’éviter les doubles impositions et d’établir des règles d’assistance administrative réciproques en matière d’impôt sur le revenu et sur la fortune du 1er avril 1958 entre le gouvernement de la République française et le gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg. En effet, jusqu’au 31 décembre 2017, les couples résidents français dont plus de 50 % des revenus sont de source luxembourgeoise sont taxés à la source au Luxembourg selon un barème attractif, sans obligation de déclaration annuelle au Luxembourg et donc sans prise en compte du « revenu mondial ». La déclaration d’impôts en France nécessite pour sa part l’indication des revenus mondiaux pour définir le taux effectif applicable, ce qui revient dans les faits, en France, à une imposition plus importante sur les revenus de source française puisque la tranche d’imposition du foyer tient compte des revenus déjà imposés au Luxembourg. À compter du 1er janvier 2018, les foyers concernés seront taxés plus fortement à la source sur leurs revenus luxembourgeois et auront à remplir une déclaration de revenus annuelle 2018 également au Luxembourg. Cette déclaration devra tenir compte des revenus mondiaux, avec des taux d’imposition pris sur les tranches supérieures. Il semble en résulter une double imposition des couples résidents français en France et au Luxembourg et une situation de facto défavorable aux travailleurs frontaliers. Aussi, elle lui demande si une renégociation de la convention bilatérale du 1er avril 1958 est prévue et, le cas échéant, quelles en seraient les conséquences sur les contribuables concernés qui résident en nombre dans sa circonscription. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5029</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La convention fiscale entre la France et le Luxembourg signée le 1er avril 1958 prévoit la répartition de l’imposition des revenus entre les deux États et les modalités d’élimination des doubles impositions. Son article 19 prévoit à cet effet que chacun des deux États conserve le droit de calculer au taux correspondant à l’ensemble du revenu d’un contribuable les impôts directs afférents aux éléments du revenu dont l’imposition lui est réservée. S’agissant de la France, l’application de cette règle, dite du taux effectif, a pour objet de maintenir la progressivité du barème de l’impôt sur le revenu français sans créer de double imposition sur les revenus imposés au Luxembourg. À cet égard, les modifications introduites au Luxembourg à compter du 1er janvier 2018 relèvent également de la seule souveraineté fiscale de cet État. Elles n’ont pas pour effet de créer une double imposition puisque le taux prévu, bien que calculé à raison de l’ensemble des revenus, ne s’appliquera que sur les revenus taxables dans cet État. En d’autres termes, un même revenu ne sera pas imposé deux fois. La nouvelle convention franco-luxembourgeoise signée le 20 mars 2018, qui entrera en vigueur après avoir été ratifiée par les deux États, n’apportera par conséquent pas de modification à ce sujet.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3500</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5029</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Didier Quentin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôt de solidarité sur la fortune
	            La transformation de l’ISF en IFI
	            3500. — 5 décembre 2017. — M. Didier Quentin appelle l’attention de M. le ministre de l’action et des comptes publics sur la transformation de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) en impôt sur la seule fortune immobilière (IFI). En effet, l’investissement immobilier constitue indéniablement un investissement productif qui ne bénéficie pas d’un traitement fiscal privilégié, par rapport aux valeurs mobilières. Or le secteur de l’immobilier représente, en France, environ 18 % de la valeur ajoutée de l’économie française et 8 % de l’emploi total. La mise en place du prélèvement forfaitaire unique, dont le périmètre exclut les revenus fonciers, et la transformation de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) en impôt sur la fortune immobilière (IFI), proposée par le Gouvernement dans le cadre du projet de loi de finances pour 2018, auront pour effet d’accentuer le différentiel de taxation existant en faveur des valeurs mobilières, comme le souligne le rapport sénatorial sur le projet de loi de finances pour 2018. Certains dénoncent le recentrage de l’ISF sur l’immobilier qui leur apparaît d’autant plus incohérent qu’il conduirait à imposer les investissements immobiliers, tout en exonérant les liquidités et les biens meubles improductifs. Paradoxalement, une stratégie « antiéconomique » consistant à vendre un appartement aujourd’hui loué à titre non professionnel, pour laisser le produit de la vente sur son compte courant permettrait de réduire le montant dû au titre de l’IFI. Par ailleurs, l’article 52 du projet de loi de finances pour 2018 avait prévu de compenser la réduction des aides personnalisées au logement par une baisse des loyers imposée aux bailleurs, sur laquelle le Gouvernement vient en partie de revenir. C’est pourquoi il lui demande les mesures qu’il entend prendre, pour éviter les sources d’incompréhension sur un sujet aussi grave que le logement des Français. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5029</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article 31 de loi de finances pour 2018 instaure un impôt annuel sur la fortune immobilière (IFI) frappant les capacités contributives constituées par la détention directe ou indirecte par le redevable d’un patrimoine immobilier (immeubles et droits immobiliers y afférents), d’une valeur nette supérieure à 1 300 000 € au 1er janvier de l’année d’imposition. L’IFI a ainsi vocation à imposer les seuls actifs immobiliers détenus par les redevables dont le patrimoine immobilier est le plus important, dans l’objectif d’assurer une contribution de ces derniers aux charges publiques. Par exception, afin de sauvegarder l’outil professionnel des redevables, une exonération est prévue, selon les modalités prévues par la loi, en faveur des actifs immobiliers affectés à leur activité professionnelle principale ou à l’activité industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou libérale de la société ou de l’organisme dont ils détiennent des parts. Ainsi, l’assiette d’imposition retenue est fondée sur des critères clairs, objectifs et cohérents avec l’objectif poursuivi, ainsi que l’a d’ailleurs jugé le Conseil constitutionnel dans sa décision no 2017-758 DC du 28 décembre 2017. En outre, plusieurs mesures d’envergure en faveur du logement ont été adoptées, à l’initiative du Gouvernement, par le Parlement à l’automne 2017, comprenant notamment la prorogation jusqu’au 31 décembre 2021 de la réduction d’impôt dite « Pinel » (article 199 novovicies du code général des impôts (CGI) ), la prorogation pour deux années supplémentaires des exonérations d’imposition des plus-values immobilières applicables aux cessions de biens immobiliers réalisées au profit d’un organisme en charge du logement social (7 et 8 de l’article 150 U du CGI) ou la création d’un abattement exceptionnel sur les plus-values de cessions de terrains à bâtir (article 28 de la loi de finances rectificative pour 2017). Par suite, il n’est pas envisagé de modifier les dispositions de l’article 31 de la loi de finances pour 2018.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4071</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5030</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Grau</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[taxe sur la valeur ajoutée
	            TVA sur marge - condition d’application
	            4071. — 19 décembre 2017. — M. Romain Grau* attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur le régime de la taxe sur la valeur ajoutée applicable en cas de livraisons de biens immobiliers et notamment de terrain à bâtir. Comme la directive TVA lui en laissait la possibilité, le législateur a, dans le cadre de la loi de finances rectificative pour 2010, maintenu le régime de la TVA sur la marge. Or et depuis quelques temps, l’administration fiscale et les services vérificateurs exigent, pour l’application de la TVA sur marge sur le prix de revente des lots de terrains à bâtir, des conditions non prévues par la réglementation, à savoir que le bien acquis et le bien revendu aient la même qualification physique ou juridique, ce qui implique notamment, une division préalable à l’acquisition. Il ressort de plusieurs réponses récentes que la possibilité de recourir à la TVA sur marge par un aménageur ne peut être qu’exceptionnelle, confirmant ainsi la position de l’administration. Cette position a toutefois été censurée par le juge administratif dans une décision du tribunal administratif de Grenoble du 17 novembre 2016, rendue sur le fondement de l’article 268 du code général des impôts et à l’encontre de laquelle l’État n’a pas interjeté appel. Cette décision rappelle que l’administration fiscale ne peut, en aucun cas, exiger l’existence de conditions non prévues par la loi pour refuser d’imposer les cessions à la TVA sur marge. Au moment où le Gouvernement souhaite construire plus vite et moins cher, il serait préjudiciable qu’une hausse des prix d’acquisition correspondante au différentiel de TVA pénalise les accédants à la propriété ou que des redressements fiscaux porte atteinte à la santé financière des sociétés d’aménagement. Il souhaiterait connaître son avis sur cette problématique fiscale et s’il serait envisageable que soient rétablis les principes d’application de la TVA sur la marge tels que prévus par l’article 268 du code général des impôts.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5999</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5030</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrick Mignola</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[taxe sur la valeur ajoutée
	            TVA sur marge - Doctrine fiscale
	            5999. — 27 février 2018. — M. Patrick Mignola* appelle l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur les régimes de TVA applicables aux opérations immobilières portant sur la vente de parcelles de terrains extraits d’ensembles bâtis. Selon la doctrine fiscale, la TVA ne peut être calculée sur la marge que si le bien revendu est identique au bien acquis. Elle appuie sa position sur l’article 268 du code général des impôts (CGI) qui prévoit que la TVA peut être calculée sur la marge s’il est établi que l’acquisition du bien par le cédant n’a pas ouvert droit à la déduction. Or l’administration fiscale, dans ses commentaires de l’article 268 du CGI, réserve l’application du régime de la TVA sur la marge aux seules livraisons d’immeubles acquis et revendus en gardant la même qualification. Elle précise que ne sont donc taxables à la TVA sur marge que les terrains à bâtir ayant été acquis précédemment comme terrains n’ayant pas le caractère d’immeubles bâtis, ou d’immeubles achevés depuis plus de cinq ans ayant été acquis précédemment en l’état d’immeuble déjà bâti. Il résulte de cette condition d’identité que sont exclues de la taxation sur la marge les opérations de construction-vente, ainsi que les ventes de terrains à bâtir après démolition des constructions qui y sont édifiées. Ainsi, en cas de division parcellaire intervenue entre l’acquisition initiale et la cession ayant entraîné un changement de qualification, la taxation doit se faire sur le prix de vente total. Cette situation est notamment extrêmement dommageable pour les petites communes de France qui sont amenées à réaliser des opérations d’urbanisation d’ensemble, souvent en carence du secteur privé, et qui doivent donc reverser une TVA qu’elles n’ont pas collectée auprès des acheteurs. Cette position a néanmoins été réaffirmée à plusieurs reprises par le Gouvernement. Pourtant, le tribunal administratif de Grenoble dans sa décision du 14 novembre 2016, a donné gain de cause au contribuable en relevant au visa de l’article 268 du CGI que « l’application de la TVA sur la marge (…) est conditionnée au seul fait que l’acquisition par le cédant n’a pas ouvert droit à déduction de la TVA ; que contrairement à ce que soutient l’administration, il ne ressort pas de ces dispositions que les terrains revendus comme terrains à bâtir doivent nécessairement avoir été acquis comme terrains n’ayant pas le caractère d’immeuble bâti ». Cette décision devrait amener l’administration fiscale à modifier les termes de sa doctrine. Il lui demande donc s’il entend réexaminer sa position quant aux conditions restrictives défendues par l’administration fiscale jusqu’à présent. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5030</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article 268 du code général des impôts (CGI) prévoit que la cession d’un terrain à bâtir est soumise à la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur la marge lorsque l’acquisition initiale du terrain n’a pas ouvert de droit à déduction et ajoute que la base d’imposition est constituée par la différence entre, d’une part, le prix exprimé et les charges qui s’y rapportent et, d’autre part, les sommes que le cédant a versées, à quelque titre que ce soit, pour l’acquisition du terrain. En présence d’une opération mentionnée au 2° du 5 de l’article 261 du CGI pour laquelle l’option prévue au 5° bis de l’article 260 du même code a été formulée (cas des livraisons d’immeubles achevés depuis plus de cinq ans), le second terme de la différence est constitué par le prix de l’immeuble. La mise en œuvre de ce régime dérogatoire au principe selon lequel la TVA est calculée sur le prix total suppose ainsi nécessairement que le bien revendu ait une qualification juridique identique au bien acquis. Appliquer le régime de la marge dans d’autres cas aboutirait à le permettre dans le cadre d’opérations autres que des opérations d’achat-revente. Ainsi, dans le cas d’un lot revendu comme terrain à bâtir ayant été acquis comme terrain d’assiette d’un immeuble bâti et, comme tel, assimilé à ce dernier, l’identité entre le bien acquis et le bien revendu n’est pas vérifiée : la revente doit être soumise à la TVA sur le prix de vente total. Cette condition tenant à l’identité de qualification juridique existait depuis les commentaires d’origine de l’article 16 de la loi no 2010-237 du 9 mars 2010 ayant modifié les règles applicables à certaines opérations portant sur les immeubles, dont l’article 268 du CGI, avant d’être reprise en 2012 au bulletin officiel des finances publiques-impôts, référencé BOI-TVA-IMM-10-20-10. Des réponses ministérielles publiées aux mois d’août et septembre 2016 précisaient que la mise en œuvre de la taxation sur la marge impliquait que le bien revendu soit identique au bien acquis quant à ses caractéristiques physiques. Compte tenu des difficultés d’application suscitées par la publication de ces commentaires sur l’identité physique et afin de rétablir la sécurité juridique des opérations d’aménagement foncier, il est admis, y compris pour les opérations en cours, dans le cas de l’acquisition d’un terrain ou d’un immeuble répondant aux conditions de l’article 268 du CGI qui n’a pas ouvert droit à déduction par un lotisseur ou un aménageur qui procède ensuite à sa division en vue de la revente en plusieurs lots, que ces ventes puissent bénéficier du régime de la marge dès lors que seule la condition d’identité juridique est respectée.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4370</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5031</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hugues Renson</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[politique extérieure
	            Impact de la réforme fiscale aux États-Unis sur les entreprises françaises
	            4370. — 2 janvier 2018. — M. Hugues Renson interroge M. le ministre de l’économie et des finances sur la réforme fiscale qui vient d’être adoptée par le Congrès des États-Unis d’Amérique, en particulier sur ses conséquences sur la situation des entreprises françaises implantées sur le territoire américain et plus généralement sur ce qu’elle implique à propos du caractère extraterritorial des lois américaines. En effet, ce projet de réforme fiscale contient notamment une mesure susceptible de créer une distorsion de concurrence en défaveur des groupes étrangers implantés aux États-Unis. Si la Border Adjustment Tax (taxe sur les importations) a été abandonnée, le projet de Base Erosion and anti-abuse tax (BEAT), conçu pour empêcher les entreprises américaines de transférer leurs revenus américains vers des pays étrangers où le taux d’imposition est plus bas, risque d’avoir un effet de distorsion majeur sur le commerce international. En effet, si lutter contre l’érosion de la base d’imposition est un objectif important, le mécanisme adopté risque de nuire aux entreprises françaises actives aux États-Unis telles que les banques ou assureurs car ceux-ci seront doublement imposés lorsqu’ils effectueront certaines transactions financières intragroupe transfrontalières et seraient soumises à une nouvelle taxe. Cette mesure porte potentiellement atteinte aux règles de non-discrimination contenues dans les traités internationaux signés par les Etats-Unis. En outre, passer d’une logique de taxation mondiale à une règle territoriale, avec l’adoption d’un prélèvement obligatoire d’une taxe unique à un taux préférentiel pour solde de tout compte, de 15,5 % sur les actifs liquides et 8 % sur les actifs illiquides emmagasinés à l’étranger, vise à rapatrier une partie des quelques 2 500 milliards de dollars de profits des multinationales actuellement logés à l’étranger. Cette réforme, couplée à un taux d’impôt sur les sociétés ramené de 35 à 21 % sur le territoire américain, peut être considérée comme agressive, notamment à l’égard des États européens et risque de causer un transfert de capitaux massif de l’Europe et de l’Asie vers les États-Unis. Ainsi, il lui demande si les services placés sous son autorité ont évalué l’impact de la réforme fiscale américaine sur les entreprises françaises et quelles voies le Gouvernement compte emprunter pour que la législation française et européenne puisse véritablement devenir un instrument de puissance économique alors que le droit américain s’affirme toujours plus comme étant au service direct des intérêts des entreprises américaines, allant à l’encontre de ses engagements internationaux comme la non-discrimination, consacrée par l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et les conventions bilatérales censées éviter les doubles impositions.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5031</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La réforme fiscale américaine, dénommée « Tax cuts and jobs act », participe d’une refonte globale du système fiscal américain, notamment en matière d’impôt sur les sociétés, dans une logique d’attractivité mais également de protection de l’assiette imposable aux États-Unis. Cependant, certains dispositifs de cette réforme, sont susceptibles de concerner plus directement des entreprises étrangères présentes aux États-Unis. Ses effets ont donc été examinés avec la plus grande attention et un dialogue de haut niveau a été entamé avec les États-Unis pour que cette nouvelle législation et les instructions administratives qui sont en cours d’élaboration tiennent mieux compte de la réalité économique des transactions transfrontalières, des caractéristiques inhérentes à certaines activités, ainsi que des engagements internationaux des États-Unis. Cette problématique a également fait l’objet d’une action à l’échelle de l’Union européenne, compétente notamment en matière de politique commerciale, comme en témoigne la lettre du 11 décembre 2017 co-signée avec quatre homologues à l’attention de l’homologue américain.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4534</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5032</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Virginie Duby-Muller</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[logement
	            Investisseurs abusés par un produit immobilier de défiscalisation
	            4534. — 16 janvier 2018. — Mme Virginie Duby-Muller interroge M. le ministre de l’économie et des finances sur la problématique des investisseurs abusés par un produit immobilier de défiscalisation. En effet, au cours des dernières années, les contentieux devant les tribunaux relatifs à ce type de produit se sont multipliés. Depuis 2006, des promoteurs ont construit sur des terrains bon marché, sans tenir compte des réels besoins locaux, en assurant ensuite un produit immobilier sain, sécurisé, avec des bénéfices assurés. Ils ont ainsi entraîné la création d’une offre locative supérieure à la demande dans certaines zones géographiques, faisant logiquement diminuer le loyer et la valeur de l’appartement. De nombreux petits épargnants, au revenu modeste, se sont alors retrouvés propriétaires de biens non rentables, surévalués à l’achat, sans vivier locatif, et avec un taux d’occupation très faible. Ces victimes de la vente se retrouvent aujourd’hui avec un bien difficilement louable (voire inlouable), qui impacte leur budget quotidien de manière conséquente. En pensant réaliser un investissement intéressant et lucratif, ces acheteurs se retrouvent dans un engrenage financier de long terme. Les procédures juridiques, malgré une jurisprudence favorable aux investisseurs abusés, restent en effet lentes et onéreuses. De telles pratiques viennent dénaturer les mesures de défiscalisation françaises, et les abus des promoteurs ont un impact considérable sur les particuliers investisseurs. Face à ces victimes de la vente d’un produit immobilier de défiscalisation, qui subissent un préjudice financier considérable, elle souhaite savoir quelles sont les mesures actuellement en vigueur pour protéger les investisseurs de ces abus, et quels sont les dispositifs envisagés par le Gouvernement pour prévenir davantage en amont de telles dérives. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5032</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les avantages fiscaux attachés à l’investissement dans les biens immobiliers, sous la forme de réductions d’impôts, ont permis la réalisation de nombreux logements, notamment en territoire rural, qui sont encore exploités à la satisfaction de toutes les parties concernées. A l’instar des autres investissements, le placement dans l’immobilier locatif comporte des risques ; il est soumis aux aléas de ce marché ainsi qu’aux éventuelles difficultés rencontrées par le promoteur immobilier. Pour cette raison, et du fait de l’importance des sommes en jeu, la spécificité de l’investissement locatif suppose un minimum de vérifications de la part de l’investisseur qui doit porter une attention particulière au bien qu’il acquiert, à son environnement ainsi qu’à la qualité et au volume de l’offre locative concurrente. Afin d’assurer un meilleur ciblage des investissements, le dispositif Pinel a limité les possibilités de défiscalisation aux seules zones tendues où la demande de logement est suffisante pour assurer un loyer à l’investisseur, ce qui n’était pas le cas des mesures de défiscalisations mises en places en 2006. La loi du 9 décembre 2016 relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique (dite loi Sapin II) a introduit un article L. 122-23 dans le code de la consommation visant à renforcer l’information sur les risques de ce type d’investissement. Ces obligations renforcées de transparence, applicables aux démarches et à la publicité pour ce type de produits, sont sanctionnées, en cas de manquements, par une amende administrative pouvant atteindre 100 000 €. En outre, des mesures législatives ont été adoptées pour renforcer la protection des consommateurs s’agissant du crédit. L’octroi des crédits à l’investissement locatif est étroitement encadré par les dispositions du Livre III du code de la consommation qui prévoient notamment l’interdiction dans toute publicité de mentions assimilant les mensualités de remboursement à des loyers et l’obligation de respecter un délai de réflexion dix jours avant l’acceptation de l’offre. Ces dispositions ont d’ailleurs été renforcées par l’ordonnance no 2016-351 du 25 mars 2016 qui met à la charge des établissements de crédit et des intermédiaires de nouvelles obligations : la fourniture d’informations personnalisées permettant à l’emprunteur de comparer les différentes offres de crédit disponibles sur le marché ; la fourniture d’explications adéquates leur permettant de déterminer si le crédit proposé est adapté à leurs besoins et à leur situation financière ainsi que leur mise en garde sur les risques spécifiques encourus par eux eu égard à leur situation financière. Dans les cas les plus graves comme la mise en œuvre de pratiques commerciales trompeuses, d’escroquerie, de faux et usage de faux, d’activité illégale d’intermédiaire en opération de banque, des poursuites pénales sont susceptibles d’être engagées. La direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes suit avec une attention particulière le marché immobilier locatif et effectuera des contrôles dans ce domaine en 2018. L’octroi de crédits à l’investissement locatif et, plus largement, de crédits immobiliers fait l’objet de contrôles réguliers auprès des établissements de crédit et des intermédiaires. La dernière enquête est d’ailleurs en cours d’achèvement. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5047</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5033</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Charles de la Verpillière</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[banques et établissements financiers
	            Garanties - Crédit-vendeur - Professionnels
	            5047. — 6 février 2018. — M. Charles de la Verpillière appelle l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur les mécanismes de garantie à la reprise d’entreprise. En cas de financement par emprunt bancaire, des organismes, tel BPI France, offrent des garanties sous conditions. Il semblerait que la plupart de ces organismes de garantie exclue les financements par crédit-vendeur. Il en résulte que seules les garanties classiques, telle une caution ou une inscription du privilège du vendeur/prêteur de deniers, ou encore une clause résolutoire insérée au contrat de crédit-vendeur, puissent servir de garantie. Aussi, il lui demande ce qu’il en est exactement et si le Gouvernement entend développer les systèmes de garantie en matière de reprise d’entreprise.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5033</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Une des principales politiques publiques opérées par Bpifrance consiste à délivrer des garanties sur des prêts bancaires aux très petites entreprises (TPE) et petites et moyennes entreprises (PME). Ces garanties permettent de partager le risque pris par les banques qui accordent un crédit à une TPE/PME lors de phases critiques de la vie de ces entreprises ou lorsque les suretés demandées ne sont pas facilement disponibles. De tels régimes de garantie existent dans la plupart des pays du monde. Ainsi, chaque année, les garanties octroyées par Bpifrance bénéficient à 60 000 entreprises, dont 55 000 sont des TPE, pour un volume de crédit garanti de 5,7 Md€. Si la première finalité garantie est la création d’entreprise (1,3 Md€ de risque garanti), la seconde est la transmission d’entreprise (600 M€ de risque garanti), c’est-à-dire le changement de contrôle d’une entreprise. La reprise fait donc explicitement partie de la gamme de risques garantis par Bpifrance et en l’espèce, la garantie Bpifrance peut aussi bien bénéficier à un financement acheteur (prêt bancaire ou apport de fonds propres) ou à un financement par crédit vendeur, via une garantie de la caution bancaire de crédit vendeur.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5121</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5033</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gilbert Collard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre, auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargée des affaires européennes</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôt sur le revenu
	            Fiscalité des députés français au Parlement européen
	            5121. — 6 février 2018. — M. Gilbert Collard interroge Mme la ministre, auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargée des affaires européennes, sur la caducité du 2 de l’article 80 undecies du code général des impôts (CGI). Cet article dispose, en son paragraphe 1, que les indemnités des députés nationaux et des sénateurs « sont imposables à l’impôt sur le revenu suivant les règles applicables aux traitements et salaires. ». Et en son paragraphe 2 : « Il en est de même des indemnités prévues à l’article 1er de la loi no 79-563 du 6 juillet 1979 relative à l’indemnité des représentants au Parlement européen. ». Cette disposition a été insérée dans la législation au moment où le Parlement européen, jusque-là composé de délégués des chambres parlementaires des États membres a été pour la première fois composé de membres spécifiques et à plein temps, élus au suffrage universel direct. Elle avait toute sa raison d’être sous l’ancien régime, dans lequel les indemnités des députés européens étaient alignées sur celles des parlements de leurs États membres, et payées par ces mêmes parlements nationaux (En France : loi du 6 juillet 1979). Mais cet article 80 undecies 2 du CGI est devenu caduc depuis le nouveau statut des députés européens, adopté par décision commune du Parlement et du Conseil européens, donc avalisé à l’unanimité des États membres en 2005, et entré en vigueur en 2009 (2005/684/CE, Euratom) Journal officiel n° L 262 du 7 octobre 2005 p. 0001 et 0010. En effet, selon cet accord et depuis 2009, la nouvelle indemnité désormais unique, commune à tous les députés européens, détachée de toute référence aux parlements nationaux, versée par le Parlement européen, et non plus par les parlements nationaux, est assujettie à un impôt, prélevé à la source et au profit de l’Union européenne. En contrepartie, le texte européen, qui a eu l’accord de tous les États-membres, prévoit explicitement qu’en dehors de ce prélèvement à la source, l’indemnité de député européen est exempte de toute autre imposition (article 12 1 du statut, renvoyant à l’article 13 du protocole (n° 36) annexé aux traités instituant la Communauté européenne sur les privilèges et immunités des Communautés européennes (Bruxelles, 8 avril 1965). La disparition des « indemnités prévues à l’article 1er de la loi no 79-563 du 6 juillet 1979 », la suprématie des textes postérieurs sur les textes antérieurs ( lex posterior derogat priori ), et l’autorité des textes internationaux (article 55 de la Constitution de 1958), ont donc évidemment rendu caduc le 2 de l’article 80 undecies du code général des impôts. Cependant, il n’a pas disparu formellement à ce jour, et il en résulte parfois des malentendus de la part d’agents de l’administration fiscale non informés des nouveaux textes. Il lui demande si elle peut confirmer cette caducité du paragraphe 2 de l’article 80 undecies du code général des impôts. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5033</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le paragraphe 2 de l’article 80 undecies du code général des impôts ne saurait être considéré comme caduc. En effet, le nouveau statut des députés européens tel qu’il résulte de la décision du Parlement européen 2005/684/CE du 28 septembre 2005 prévoit au 1 de son article 12 que les indemnités parlementaires sont soumises à un impôt interne prélevé au profit de l’Union européenne et reversé à son budget général. Cependant, le 3 du même article prévoit que les Etats membres ont la possibilité de soumettre cette indemnité aux dispositions du droit fiscal national, à condition que toute double imposition soit évitée. Dans ce cadre, la France a donc choisi de maintenir une fiscalité additionnelle comme le lui permet la décision déjà citée et d’appliquer, dans la limite de l’impôt dû en France sur ces seules indemnités, un crédit d’impôt égal au montant de l’impôt européen afin d’éviter une double imposition.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5560</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5034</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Alauzet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[consommation
	            Démarchage téléphonique
	            5560. — 20 février 2018. — M. Éric Alauzet alerte M. le ministre de l’économie et des finances sur la faible efficacité des mesures mises en œuvre afin de lutter contre le démarchage téléphonique. En effet, alors que le dispositif Bloctel issu de la loi no 2014-344 du 17 mars 2014 relative à la consommation est censé lutter contre le démarchage téléphonique, 9 Français sur 10 se disent aujourd’hui excédés par celui-ci. Pour rappel, la prospection téléphonique est le seul système de démarchage où le consentement par défaut du consommateur et - système opt-out - est admis. Autrement dit, le consommateur doit expressément refuser la réception de ces appels afin de ne plus les recevoir, à la différence des mails ou SMS où il doit expressément avoir accepté de recevoir les sollicitations. Par ailleurs, les secteurs ayant recours au démarchage téléphonique sont aussi ceux que l’on retrouve le plus souvent dans les litiges de consommation (travaux de rénovation énergétique, énergie renouvelable,). Aujourd’hui, les consommateurs reçoivent en moyenne plus de 4 appels téléphoniques de ce type par semaine. À l’appui de ce chiffre, force est de constater que les dispositifs existants ne sont d’une efficacité que trop limitée contre le phénomène. Aussi, le verrou mis en place par l’État pour freiner le démarchage téléphonique est loin de satisfaire les particuliers notamment parce que ce système comporte des failles dans lesquelles s’engouffrent les professionnels. En effet, la loi fixe des « exceptions » pour lesquelles le texte ne s’applique pas. Notamment « les appels non commerciaux émanant d’un service public, d’institut d’études et de sondage, d’association à but non lucratif ». Cette astuce est couramment utilisée par les professionnels pour contourner leurs obligations. Ainsi, ils abusent de la crédulité ou de l’inexpérience de leurs interlocuteurs en se présentant comme des partenaires de services de l’État ou entreprises publiques voulant mettre à jour des fichiers ou chargés de transmettre des informations aux particuliers. Dès lors, il lui demande de bien vouloir préciser les intentions du Gouvernement afin de limiter le démarchage téléphonique, notamment concernant l’éventualité d’une augmentation des amendes pour les opérateurs récalcitrants, d’une intensification des contrôles sur le respect de Bloctel, ou encore de la mise en place d’un indicatif permettant aux consommateurs de reconnaître facilement ce type de démarchage avant de décrocher.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5034</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[C’est dans le souci de protéger les consommateurs, notamment, les plus fragiles d’entre eux, d’un démarchage téléphonique intempestif et intrusif, que l’article L. 223-1 du code de la consommation, issu de l’article 9 de la loi no 2014-344 du 17 mars 2014 relative à la consommation, interdit à un professionnel, sous peine de sanction administrative (amende de 15 000 euros pour une personne physique et de 75 000 euros pour une personne morale), de démarcher par téléphone des consommateurs inscrits sur une liste d’opposition au démarchage téléphonique. En effet, pour beaucoup de nos concitoyens, les appels commerciaux répétés et à tous moments de la journée, dans l’objectif de leur vendre un produit ou un service, sont considérés comme une véritable nuisance. Aussi, ce dispositif suscite un réel engouement des consommateurs qui ne veulent plus être dérangés par des appels non souhaités. Ainsi, au 1er mai 2018, près de 4 millions de personnes s’étaient inscrites, afin de ne plus faire l’objet de démarchage téléphonique. Il appartient aux entreprises, qui ont recours à ce mode de prospection commerciale, de s’assurer que leurs fichiers clients ne contiennent pas de numéros de téléphone inscrits sur le registre « BLOCTEL ». Elles doivent, en conséquence, saisir de manière régulière la société OPPOSETEL, qui gère le site « BLOCTEL », aux fins de s’assurer de la conformité de leurs fichiers clients, avec la liste d’opposition au démarchage téléphonique et de faire retirer par le gestionnaire de ce site, les numéros de téléphone qui y sont inscrits. A ce jour, la société OPPOSETEL a traité plus de 180 000 fichiers clients et a évité 6 appels, par semaine en moyenne, à chaque consommateur inscrit. Cependant, plusieurs éléments démontrent que le dispositif n’est pas pleinement respecté à ce jour. Plus de 1 100 entreprises ont adhéré au nouveau dispositif afin de faire retirer, de leurs fichiers de prospection, les numéros protégés par « BLOCTEL », ce qui semble très en deçà du nombre de professionnels tenus de recourir à ce dispositif préalablement à leur campagne de démarchage téléphonique. Par ailleurs, depuis fin 2016, à partir des signalements déposés par les consommateurs sur le site « BLOCTEL », la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a diligenté de nombreux contrôles d’entreprises suspectées de ne pas respecter les dispositions légales précitées. A l’issue de ces enquêtes, près de 150 entreprises ont été poursuivies pour non-respect du dispositif « BLOCTEL ». Les entreprises identifiées se sont vues infliger une amende atteignant, pour les manquements les plus importants, le plafond de 75 000 euros. Les signalements déposés par les consommateurs, via le formulaire en ligne sur www.bloctel.gouv.fr ou par courrier, sont essentiels à la poursuite des investigations menées par les services de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes. C’est pourquoi, il est demandé aux consommateurs d’être particulièrement vigilants, lors de la réception d’un appel litigieux, sur le numéro appelant, l’horaire et la date de l’appel, ainsi qu’à l’égard du discours tenu par l’interlocuteur, s’agissant notamment des éléments permettant l’identification de la société appelante. S’agissant de la possibilité d’augmenter le montant des sanctions administratives, cette option pourrait être envisagée si les entreprises continuaient à prospecter des consommateurs inscrits sur « BLOCTEL ». Aujourd’hui, il est, néanmoins, déjà possible de les sanctionner pénalement, dès lors que les agissements en cause peuvent être qualifiées de pratiques commerciales agressives (appels répétés de la même personne malgré le refus explicite de l’intéressé…). Le fait de mettre en œuvre une pratique commerciale agressive est puni d’un emprisonnement, de deux ans au plus, et d’une amende de 300 000 € au plus. Le montant de l’amende peut être porté, de manière proportionnée aux avantages tirés du manquement, à 10 % du chiffre d’affaires. Le professionnel encourt également une interdiction d’exercer une activité commerciale. Par ailleurs, l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) et les opérateurs téléphoniques réfléchissent aux solutions, à mettre en place, pour empêcher les pratiques d’utilisation frauduleuse de numéros de téléphone et tout particulièrement leur usurpation. En tout état de cause, les agents de la DGCCRF poursuivront leur action de contrôle en vue de s’assurer du respect, par les professionnels ayant recours au démarchage téléphonique, de leurs obligations légales qu’aujourd’hui ils ne peuvent plus ignorer. Les opérateurs téléphoniques ont, par ailleurs, été sollicités afin de rendre plus efficient le dispositif d’opposition au démarchage téléphonique et des travaux sont en cours pour explorer toutes les pistes d’amélioration de celui-ci.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5712</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5035</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Latombe</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[politique économique
	            Augmentation des taux d’intérêt
	            5712. — 20 février 2018. — M. Philippe Latombe appelle l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur une remontée des taux d’intérêt et sur les conséquences qu’elle pourrait entraîner sur le déficit français. Au troisième trimestre 2017, la dette publique s’élevait, selon l’INSEE, à 2 226,1 milliards d’euros. Rapportée à la richesse nationale mesurée selon les critères de Maastricht, elle atteignait alors 98,1 % du produit intérieur brut. On peut envisager, sans être taxé de pessimisme, que ce chiffre n’a pas fondamentalement varié depuis. Depuis quelques années, les émissions étaient placées dans un environnement de taux très bas, négatifs pour celles de court terme. Or ces dernières semaines, le taux des emprunts français à dix ans est brusquement remonté, de 50 points de base sur les 10 ans depuis début décembre. L’alerte est sérieuse selon certains économistes. Alors que la France est déjà l’un des plus gros émetteurs au monde, une hausse de 1 % sur les taux se traduirait par une charge de la dette supplémentaire de plusieurs milliards pour que le pays fasse face à ses engagements européens (3 % du PIB maximum), remettant en question les prévisions de déficit pour fin 2018 établies à 2,8 % de la richesse nationale dans un scénario hors choc de taux. Cette tension rapide sur le budget interviendrait de plus dans un contexte actuel de hausse des cours des matières premières et EUR/USD, impactant les coûts de production et les importations, alors que les capacités de financement et d’investissement des entreprises seraient elle-même compromises par la hausse des taux. A contrario de ce que nous avions connu par le passé, cette hausse de taux n’est pas issue d’une « surchauffe » économique mais bien d’un ajustement monétaire dans un climat de fourniture de liquidités abondantes du fait de mesures dites « non-conventionnelles », rendant caduque toute rentrée fiscale supplémentaire mécaniquement liée à une hausse de l’inflation. Il souhaite connaître comment le Gouvernement appréhende cette évolution et comment il envisage, si elle se confirmait, d’y remédier.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5035</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les prévisions de charge de la dette de la programmation budgétaire tiennent bien compte de scénarios de remontée des taux d’intérêt, en cohérence avec la consolidation des conditions macroéconomiques et une politique monétaire moins accommodante. Ainsi, le programme de stabilité transmis fin avril à la Commission européenne est basé sur les hypothèses de taux suivantes, qui apparaissent raisonnablement prudentes au regard des anticipations des marchés : - Le taux à 10 ans s’est établi à 0,80 % en moyenne en mars 2018. Le programme de stabilité fait l’hypothèse qu’il serait à 1,60 % fin 2018 puis 2,35 % fin 2019, - Le taux à 3 mois était à -0,63 % en mars 2018. Il est anticipé à -0,10 % fin 2018 puis 0,70 % fin 2019. Avec ces paramètres, la charge de la dette d’Etat est attendue en comptabilité budgétaire à 41,6 md€ en 2018 et 41,7 md€ en 2019, après 41,7 md€ en 2017. La charge de la dette resterait globalement stable car les obligations arrivant à échéance ont en moyenne des taux plus élevés que ceux anticipés, malgré la hausse des taux inscrite en prévision. Si les taux devaient augmenter plus rapidement, l’impact sur la charge de la dette serait graduel du fait du refinancement progressif de la dette. Ainsi, une hausse soudaine et durable des taux d’intérêt de 1 % sur l’ensemble de la courbe, en plus de la hausse déjà prévue en scénario prévisionnel, se traduirait par une hausse de la charge de la dette de l’ordre de 2 Md€ la première année, puis 19 Md€ au bout de 10 ans. Néanmoins, il convient de créer dès aujourd’hui les conditions d’une maîtrise de la charge de la dette sur le long terme. C’est la raison pour laquelle le Gouvernement s’est engagé dans une stratégie d’assainissement des finances publiques et de résorption du déficit public. La trajectoire du programme de stabilité illustre cette ambition du Gouvernement. Par ailleurs, les réformes engagées pour soutenir la croissance devraient contribuer au dynamisme des recettes fiscales et donc, via la réduction du déficit, à une plus grande maîtrise de l’endettement.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5827</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5036</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sereine Mauborgne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[consommation
	            Fraudes aux prélèvements SEPA
	            5827. — 27 février 2018. — Mme Sereine Mauborgne alerte M. le ministre de l’économie et des finances sur les fraudes aux prélèvements SEPA, trois ans après la mise en place de cette nouvelle norme permettant de faciliter les paiements entre une entreprise, un client et un fournisseur dans 34 pays européens. Mise en place en août 2014 au sein de l’Union européenne et des États associés, la norme dite SEPA (pour Single Euro Payment Area ) a induit un changement majeur dans la mesure où il n’est plus nécessaire de fournir une autorisation de prélèvement à son établissement bancaire. En effet, dans le cadre d’un SEPA direct débit (SDD), il suffit désormais, pour un particulier, de communiquer ses coordonnées à un fournisseur d’eau ou d’énergie par exemple pour que ce dernier puisse se faire directement virer les sommes dues, sans formalités supplémentaires. Les établissements bancaires avaient assuré, à l’occasion de la mise en place de la norme SEPA, avoir pris les dispositions nécessaires pour encadrer les risques de fraude. Il a par exemple été prévu que le client indûment débité dispose d’un délai de 13 mois pour se faire rembourser, l’établissement bancaire devant s’exécuter sous 8 semaines sans pouvoir exiger de son client qu’il porte plainte. Or de nombreux cas ont pu être relevés dans lesquels des prélèvements de faibles montants, aux intitulés anodins, peuvent passer inaperçus. En outre, l’organisme Tracfin a constaté dans un rapport de 2017 l’effet « pervers » du SDD, en prenant l’exemple de sociétés fraudeuses qui ouvrent des comptes dans des pays peu regardants et émettent une vague de prélèvements transfrontaliers dont les fonds transitent en direction de ces comptes tiers avant de disparaître. Le manque de vigilance de certains débiteurs conjugué aux délais nécessaires pour faire remonter les contestations laissent aux fraudeurs le champ libre pour commettre leurs actes délictuels. Elle lui demande quelles mesures compte prendre le Gouvernement, en lien avec les autorités bancaires et les autorités compétentes, afin de lutter davantage contre ces pratiques frauduleuses.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5036</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les nouveaux standards de l’espace européen des paiements en euros (SEPA) ont, pour objectif, de renforcer l’intégration européenne par l’établissement, d’un marché unique, des paiements de détail. L’existence, d’un marché unique, pour tous les paiements en euros stimule la concurrence et l’innovation, ce qui permet d’améliorer les services offerts à la clientèle. S’agissant, plus spécifiquement du prélèvement SEPA, il peut être rappelé qu’une personne n’a effectivement plus à signer et à donner d’autorisation de prélèvement, à sa banque, pour que le paiement d’un fournisseur (électricité, eau…) soit effectué. L’opération, qui doit être réalisée par la personne, est simplement la signature du mandat de prélèvement et l’envoi au fournisseur accompagné d’un relevé d’identité bancaire. Le prestataire s’occupe de la mise en place du prélèvement et conserve le mandat de prélèvement. Ledit prestataire doit informer, obligatoirement la personne, quatorze jours avant la date du prélèvement sur son compte bancaire, avec indication par tous moyens (sms, facture, etc.) du montant du prélèvement qui va être réalisé. La personne a la possibilité de s’opposer gratuitement, auprès de sa banque, au passage d’un prélèvement qui pourrait lui apparaitre comme frauduleux, ceci, jusqu’à un jour ouvrable avant la date prévue du passage du prélèvement. Par ailleurs, en application de l’article L. 133-25 du code monétaire et financier, le payeur a droit au remboursement, par son prestataire de services de paiement d’une opération de prélèvement si l’autorisation donnée n’indiquait pas le montant exact de l’opération de paiement et si le montant de l’opération dépassait le montant auquel le payeur pouvait raisonnablement s’attendre, en tenant compte du profil de ses dépenses passées, des conditions prévues par son contrat-cadre et des circonstances propres à l’opération. Concernant la fraude sur le prélèvement, les banques et les pouvoirs publics émettent des recommandations afin d’inciter les utilisateurs à demeurer vigilants dans l’utilisation des données de paiement sensibles, comme l’International Bank Account Number (IBAN). Il peut être souligné, en outre, que cette fraude est concentrée sur les transactions nationales, mais reste très marginale sur les transactions transfrontalières avec la zone SEPA, 87 % du montant total de la fraude est le détournement contre 13 % en valeur à l’émission de faux prélèvements (source : Observatoire de la sécurité des moyens de paiement, rapport annuel exercice 2016). Enfin, conformément à l’article 11 du règlement no 260/2012 du 14 mars 2012, les mesures et les règles applicables, aux violations de ce règlement, sont également prévues dans le droit national français. Ainsi la Banque de France et l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution, en application du code monétaire et financier, ainsi que la direction générale, de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), en application du code de la consommation, sont habilitées au contrôle des dispositions relatives au prélèvement SEPA.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5849</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5037</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bernard Perrut</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enfants
	            Les perturbateurs endocriniens présents dans certains jouets
	            5849. — 27 février 2018. — M. Bernard Perrut attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les perturbateurs endocriniens présents dans certains jouets. Dans son dernier rapport, l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) dresse une liste étonnante de substances chimiques présentes dans des articles de consommation courante, et surtout le phtalate dont la dose autorisée est dépassée dans 20 % des jouets du marché européen. L’enjeu est important puisque ces perturbateurs endocriniens ont un impact sur le développement des tout-petits. Une étude de l’Inserm, datant de septembre 2017, pointe notamment le lien entre hyperactivité, troubles émotionnels et perturbateurs endocriniens chez les enfants âgés de 3 à 5 ans. Aussi il souhaite connaître ses intentions afin de renforcer les contrôles sur les jouets mis en vente sur le marché français et qui peuvent être néfastes pour la santé des enfants. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5037</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La direction générale de la concurrence, consommation et répression des fraudes (DGCCRF) tient à préciser d’emblée qu’elle n’était pas partie prenante à l’enquête de l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA). Pour ce qui la concerne dans son action de contrôle sur la sécurité des jouets, les services de la DGCCRF prélèvent notamment des jouets susceptibles de présenter des teneurs en substances chimiques supérieures aux seuils fixés (seuils revus régulièrement à la baisse) par la réglementation communautaire (directive sur la sécurité des jouets et règlement REACH relatif aux substances chimiques). L’analyse de ces jouets dans les laboratoires d’État permet donc de détecter notamment les six phtalates visés par le règlement REACH (DEHP, DBP, BBP, DINP, DIDP, DNOP) et utilisés comme assouplissant dans les jouets en plastique PVC (mais aussi dans les articles de puériculture en plastique PVC). Sur la période 2016-2017, près de 320 jouets ont fait l’objet de recherches en phtalates. Seuls 7% d’entre eux ont été déclarés non conformes et dangereux, car présentant une teneur supérieure aux seuils fixés. La DGCCRF ne relâche pourtant pas ses efforts car les phtalates sont toujours utilisés dans les jouets en matière plastique, faute de substituts fiables ou à un prix plus attractif pour les fabricants.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5862</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5037</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Denis Masséglia</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[entreprises
	            Honoraires pour déclaration de bénéficiaire effectif
	            5862. — 27 février 2018. — M. Denis Masséglia attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur l’obligation faite aux entreprises de procéder à la déclaration de bénéficiaire effectif. Depuis l’ordonnance du 1er décembre 2016 dite « Sapin 2 » renforçant le dispositif français de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme, les sociétés et groupements inscrits au registre du commerce et des sociétés (autres que les sociétés dont les titres sont admis sur un marché réglementé) ainsi que les succursales des sociétés étrangères sont désormais tenus de déclarer au registre du commerce et des sociétés leur (s) bénéficiaire (s) effectif (s). Cette déclaration doit être déposée par les entreprises au plus tard le 1er avril 2018. Il s’avère cependant que, lors du dépôt de cette déclaration auprès du tribunal de commerce, les entreprises doivent joindre un honoraire de 54,52 euros. Cet honoraire s’ajoute aux taxes, charges, prélèvements, impôts divers à la charge des entreprises. Cet honoraire issu d’une obligation réglementaire déclarative ne correspond pas à des frais de traitement d’une demande dans la mesure où il s’agit d’une procédure imposée par l’administration aux entreprises. Il n’y a nulle trace de cet honoraire dans la loi ou dans le décret d’application. Il attire son attention sur cette question et lui demande de bien vouloir clarifier cette situation et, si possible, de rendre gratuite cette démarche qui est vécue comme une énième ponction sur les entreprises.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5037</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Pour mémoire, l’obligation de dépôt du document relatif au bénéficiaire effectif prévue à l’article L. 561-46 du code monétaire et financier découle de la transposition de l’article 30 de la directive 2015/849 du 20 mai 2015 relative à la prévention de l’utilisation du système financier aux fins du blanchiment de capitaux ou du financement du terrorisme. Le tarif du dépôt du document relatif au bénéficiaire effectif rémunère les prestations réalisées par le greffier du tribunal de commerce, en particulier les diligences qu’il met en œuvre lors du dépôt d’un document modificatif ou complémentaire. Ce tarif est réglementé et a été déterminé en application des articles L. 444-1 et suivants du code de commerce, en vertu du principe d’orientation vers les coûts assorti d’une rémunération raisonnable introduit par la loi du 6 août 2015 pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques. Ainsi, un arrêté conjoint des ministres de l’économie et de la justice du 1er août 2017 a été pris en application de l’article L.444-3 du code de commerce pour fixer le tarif de cette prestation. Cet arrêté a prévu trois tarifs distincts : i) un tarif de 19,56 € pour le dépôt du document lors de l’immatriculation ; ii) un tarif de 34,58 € pour le dépôt d’un document modificatif ou complémentaire. iii) un tarif transitoire de 39,76 € pour le dépôt du document relatif au bénéficiaire effectif des sociétés déjà immatriculées avant le 1er août 2017. Ce tarif est transitoire car, hormis le stock des sociétés déjà immatriculées, le document devra toujours être déposé lors de l’immatriculation (article R. 561-55 du code monétaire et financier). Les baisses tarifaires prévues par l’arrêté du 27 février 2018 pour l’ensemble des prestations réalisées par les greffiers des tribunaux de commerce entraîneront une diminution des tarifs du dépôt du document relatif au bénéficiaire effectif à compter du 1er mai prochain.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5890</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5038</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marjolaine Meynier-Millefert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôt sur les sociétés
	            Fiscalité des sociétés coopératives agricoles
	            5890. — 27 février 2018. — Mme Marjolaine Meynier-Millefert interroge M. le ministre de l’économie et des finances sur la fiscalité des sociétés coopératives agricoles. Ces dernières, de par leur statut juridique, jouissent historiquement d’un régime fiscal de faveur notamment en matière d’exonération de l’impôt sur les sociétés, par rapport aux entreprises patrimoniales du commerce agricole. Avec la disparition du CICE au profit des allègements de charge dont vont bénéficier à partir de 2019 l’ensemble des acteurs économiques, le différentiel fiscal risque de se creuser entre ces différents acteurs économiques qui interviennent sur les mêmes marchés, avec les mêmes fournisseurs, la même typologie de clientèles et les mêmes difficultés économiques conjoncturelles des filières agricoles et agroalimentaires. Étant donnée la taille atteinte par certaines coopératives, elle lui demande si le traitement fiscal favorable et le différentiel ainsi potentiellement créé avec d’autres acteurs restent pleinement justifiés et si le Gouvernement a engagé une réflexion sur le sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5038</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le régime fiscal spécifique, applicable aux coopératives agricoles, constitue une contrepartie aux obligations légales et réglementaires auxquelles ces structures sont soumises. En effet, les coopératives obéissent à des principes de fonctionnement particuliers, différents des autres opérateurs économiques. Ces spécificités sont reconnues par le préambule du règlement (CE) no 1435/2003 du Conseil, du 22 juillet 2003, relatif au statut de la société coopérative agricole européenne et par la communication de la Commission européenne sur la promotion des sociétés coopératives en Europe du 23 février 2004. Aussi, en matière d’impôt sur les sociétés (IS), le bénéfice des exonérations, prévues aux 2° et 3° du 1 de l’article 207 du code général des impôts (CGI), est subordonné au strict respect par les coopératives agricoles de l’ensemble des dispositions législatives et réglementaires les régissant. En outre, toutes les opérations réalisées, par les coopératives agricoles, ne constituent pas des opérations exonérées. Ainsi, pour les coopératives d’approvisionnement et d’achat (article 207-1 2° du CGI), l’exonération d’IS ne s’applique pas aux opérations réalisées avec les non-sociétaires. S’agissant des coopératives de production, transformation, conservation et vente de produits agricoles (article 207-1 3° du CGI), elles sont exonérées d’IS, sauf pour les ventes effectuées dans un magasin de détail distinct de leur établissement principal, les opérations de transformation portant sur les produits ou sous-produits autres que ceux destinés à l’alimentation de l’homme et des animaux ou pouvant être utilisés, à titre de matières premières dans l’agriculture ou l’industrie, et les opérations effectuées avec des non-sociétaires. Par ailleurs, compte tenu de ce régime fiscal, les coopératives agricoles ne peuvent pas bénéficier du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi, prévu à l’article 244 quater C du CGI, à raison des rémunérations versées aux salariés affectés à leurs activités exonérées d’IS. En application de l’article 86 de la loi no 2017-1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018, il est prévu de supprimer le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) et de le remplacer, à compter du 1er janvier 2019, par un allègement de cotisations sociales applicable à l’ensemble des employeurs au-delà des seuls redevables de l’IS. Pour autant, dès lors que le régime fiscal des coopératives agricoles est clairement encadré et justifié par les contraintes juridiques fortes auxquelles ces structures doivent se conformer, il n’est pas envisagé de remettre en cause le bénéfice des exonérations prévues aux 2° et 3° du 1 de l’article 207 du CGI.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6032</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5039</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Frédérique Lardet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[anciens combattants et victimes de guerre
	            Règles de calcul des demi-parts fiscales
	            6032. — 6 mars 2018. — Mme Frédérique Lardet appelle l’attention de M. le ministre de l’action et des comptes publics sur le calcul des demi-parts fiscales. Si la règle du non-cumul de la demi-part fiscale supplémentaire accordée aux anciens combattants avec celles attribuées en cas d’invalidité s’applique à une personne, en revanche aucune disposition n’indique que ce cumul est impossible dès lors qu’il s’agit deux personnes différentes composant un même foyer, l’une étant ancien combattant l’autre titulaire d’une pension d’invalide civil. Pourtant dans les faits, le non cumul semble également être la règle dans ce dernier cas. Aussi elle lui demande de bien vouloir lui indiquer la réglementation en la matière et les textes de référence y afférent. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5039</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le système du quotient familial a pour objet de proportionner l’impôt aux facultés contributives de chaque contribuable, celles-ci étant appréciées en fonction du nombre de personnes qui vivent du revenu du foyer. Pour cette raison, les personnes célibataires, divorcées ou veuves sans enfant à charge ont normalement droit à une part de quotient familial, et les couples mariés à deux parts. La demi-part supplémentaire accordée aux personnes titulaires de la carte d’ancien combattant et âgées de plus de 74 ans (condition d’âge abaissée de 75 à 74 ans par l’article 4 de la loi de finances pour 2016), ou aux veuves de ces personnes sous la même condition d’âge, constitue déjà une importante exception à ce principe puisqu’elle ne correspond à aucune charge effective, ni à une charge de famille, ni à une charge liée à une invalidité. C’est pourquoi la circonstance qu’un membre du foyer fiscal de la personne, titulaire de la carte d’ancien combattant, bénéficie pour une invalidité d’au moins 40 % d’une pension prévue par le code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre ne permet pas à ce foyer de bénéficier d’une majoration supplémentaire à celle déjà accordée. Il en va de même lorsqu’un membre du foyer fiscal de la personne, titulaire de la carte d’ancien combattant, bénéficie d’une pension d’invalidité pour accident du travail d’au moins 40 % ou est titulaire de la carte d’invalidité ou de la carte mobilité inclusion, mention « invalidité », prévue à l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles. Cette règle de non-cumul, qui résulte des termes mêmes de la loi, est d’application constante.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6058</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5040</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabien Di Filippo</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[consommation
	            Lutte contre le démarchage commercial relevant du harcèlement téléphonique
	            6058. — 6 mars 2018. — M. Fabien Di Filippo* attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur un problème quotidien rencontré par de nombreux Français : le démarchage téléphonique intempestif, phénomène extrêmement pénible et qui s’avère même parfois dangereux pour les personnes âgées. Amorcé par la loi du 17 mars 2014 relative à la consommation, puis lancé le 1er Juin 2016, le dispositif Bloctel spécialisé dans la lutte contre le démarchage téléphonique peine à protéger les consommateurs contre ces sollicitations intempestives, relevant parfois du harcèlement téléphonique, et qui pourrissent le quotidien de nombreux Français. Les personnes vulnérables en sont les premières victimes. Plusieurs fois par jour, celles-ci se retrouvent dérangées, notamment dans leurs heures de repos, essentielles à leur bien-être voire à leur santé. Une récente étude menée par l’association 60 millions de consommateurs démontre que la moitié des inscrits sur ces listes (47 %) n’a pas vu le nombre d’appels diminuer. Pourtant, la loi prohibe le démarchage des consommateurs inscrits sur la liste d’opposition lorsqu’une relation contractuelle n’a pas été engagée, sous peine d’une amende de 75 000 euros. Malheureusement, le contrôle établi par la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes semble aujourd’hui peu enclin à dissuader les démarcheurs. Mme Delphine Gény-Stephann, secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie et des finances, a récemment précisé devant les sénateurs que cette inefficacité du contrôle est due au nombre trop faible d’entreprises ayant adhéré au dispositif (seulement 800), laissant libre cours à l’impunité quant à de telles méthodes. À ce jour, depuis le lancement du dispositif, moins de 140 entreprises ont été condamnées. M. le député rappelle que plus de 3,5 millions de Français se sont inscrits sur les listes, mais que nombre d’entre eux restent aujourd’hui la cible impuissante de ces pratiques. Il lui demande par conséquent quelles mesures fortes et urgentes le Gouvernement entend prendre pour renforcer leur contrôle et les modes de sanction, afin de protéger au mieux les consommateurs victimes de ces démarches intempestives et insupportables du quotidien.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6758</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5040</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Bérangère Abba</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[consommation
	            Démarchage téléphonique intempestif
	            6758. — 27 mars 2018. — Mme Bérangère Abba* alerte M. le ministre de l’économie et des finances sur le démarchage téléphonique intempestif et intrusif. L’article L. 223-1 du code de la consommation, issu de l’article 9 de la loi no 2014-344 du 17 mars 2014 relative à la consommation, interdit à un professionnel, sous peine d’amende, de démarcher par téléphone, directement ou par l’intermédiaire d’un tiers agissant pour son compte, des consommateurs inscrits sur la liste d’opposition au démarchage téléphonique Bloctel et avec lesquels il n’a pas de relations contractuelles en cours. Depuis l’entrée en vigueur de ces dispositions le 1er juin 2016, malgré l’inscription de millions de consommateurs sur le registre Bloctel, malgré les multiples contrôles et les poursuites engagées par les services de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), malgré l’application de sanctions administratives pouvant aller jusqu’à 75 000 euros d’amende pour une personne morale, les citoyens se plaignent toujours d’être importunés très régulièrement par des commerciaux au téléphone, sur les lignes fixes comme mobiles, à toute heure de la journée comme en soirée. Ces dérangements fréquents s’apparentent à un véritable harcèlement ; ils concernent tous les Français et déstabilisent notamment les plus fragiles et les plus âgés. Après deux années d’application de la loi, force est de constater que l’efficacité du dispositif susmentionné n’est pas au rendez-vous. Une majorité de professionnels ayant recours au démarchage téléphonique ne respecte pas leurs obligations légales. À ce jour, moins de 150 entreprises ont été condamnées. Des mesures plus dissuasives doivent être mises en œuvre. Une multiplication des contrôles et un durcissement des sanctions semblent être souhaitables. Elle lui demande donc de bien vouloir préciser les intentions et futures actions du Gouvernement afin que les citoyens cessent d’être la cible impuissante de ces pratiques insupportables.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5040</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[C’est dans le souci de protéger les consommateurs, notamment, les plus fragiles d’entre eux, d’un démarchage téléphonique intempestif et intrusif, que l’article L. 223-1 du code de la consommation, issu de l’article 9 de la loi no 2014-344 du 17 mars 2014 relative à la consommation, interdit à un professionnel, sous peine de sanction administrative (amende de 15 000 euros pour une personne physique et de 75 000 euros pour une personne morale), de démarcher par téléphone des consommateurs inscrits sur une liste d’opposition au démarchage téléphonique. En effet, pour beaucoup de nos concitoyens, les appels commerciaux répétés et à tous moments de la journée, dans l’objectif de leur vendre un produit ou un service, sont considérés comme une véritable nuisance. Aussi, ce dispositif suscite un réel engouement des consommateurs qui ne veulent plus être dérangés par des appels non souhaités. Ainsi, au 1er mai 2018, près de 4 millions de personnes s’étaient inscrites, afin de ne plus faire l’objet de démarchage téléphonique. Il appartient aux entreprises, qui ont recours à ce mode de prospection commerciale, de s’assurer que leurs fichiers clients ne contiennent pas de numéros de téléphone inscrits sur le registre « BLOCTEL ». Elles doivent, en conséquence, saisir de manière régulière la société OPPOSETEL qui gère le site « BLOCTEL », aux fins de s’assurer de la conformité de leurs fichiers clients, avec la liste d’opposition au démarchage téléphonique, et de faire retirer par le gestionnaire de ce site, les numéros de téléphone qui y sont inscrits. A ce jour, la société OPPOSETEL a traité plus de 180 000 fichiers clients, et a permis d’éviter en moyenne 6 appels par semaine aux consommateurs inscrits. Cela a donc probablement évité de nombreuses sollicitations, même si elles restent encore trop nombreuses pour les consommateurs qui ont cru longtemps, qu’avec leur inscription sur le registre d’opposition les appels cesseraient automatiquement. Cependant, plusieurs éléments démontrent que le dispositif n’est pas pleinement respecté à ce jour. Près de 1 100 entreprises ont adhéré au nouveau dispositif afin de faire retirer, de leurs fichiers de prospection, les numéros protégés par « BLOCTEL », ce qui semble très en deçà du nombre de professionnels tenus de recourir à ce dispositif préalablement à leur campagne de démarchage téléphonique. Depuis fin 2016, à partir des signalements déposés par les consommateurs sur le site « BLOCTEL », la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a diligenté de nombreux contrôles d’entreprises suspectées de ne pas respecter les dispositions légales précitées. Les signalements déposés par les consommateurs, via le formulaire en ligne sur www.bloctel.gouv.fr ou par courrier, sont essentiels à la poursuite des investigations menées par les services de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes. C’est pourquoi, il est demandé aux consommateurs d’être particulièrement vigilants, lors de la réception d’un appel litigieux, sur le numéro appelant, l’horaire et la date de l’appel, ainsi qu’à l’égard du discours tenu par l’interlocuteur, s’agissant notamment des éléments permettant l’identification de la société appelante. Les contrôles de la DGCCRF ont conduit à sanctionner 134 professionnels. Les entreprises identifiées se sont vues infliger une amende atteignant, pour les manquements les plus importants, le plafond de 75 000 euros. Toutefois, la difficulté à établir la preuve d’appels réellement passés, limite l’efficacité de l’action publique, certains démarcheurs utilisant des numéros de téléphones usurpés. Dans ce cadre, les opérateurs téléphoniques ont été sollicités afin de rendre plus efficient le dispositif d’opposition au démarchage téléphonique et des travaux sont en cours pour explorer toutes les pistes d’amélioration de celui-ci. L’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) étudie, en outre, des solutions pour éviter l’usurpation de numéros. En tout état de cause, les agents de la DGCCRF poursuivront leur action de contrôle en vue de s’assurer du respect, par les professionnels ayant recours au démarchage téléphonique, de leurs obligations légales qu’aujourd’hui ils ne peuvent plus ignorer.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6114</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5041</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ian Boucard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôts et taxes
	            Concurrence déloyale
	            6114. — 6 mars 2018. — M. Ian Boucard attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur la concurrence déloyale subie par les commerces implantés physiquement en France face aux géants de l’Internet qui ont tous mis en place des schémas d’optimisation fiscale afin de réduire au maximum leurs impôts. En effet, force est de constater que les GAFA et géants de l’internet via notamment leurs services market place échappent en partie à la fiscalité française (TVA, impôt sur les sociétés et taxes locales) et créent ainsi une véritable inégalité de traitement fiscal avec les commerçants domiciliés en France. Malgré une amélioration due à la récente décision de la Commission européenne de faire payer la TVA sur le lieu de consommation, le modèle économique de ces géants de l’Internet rend difficilement contrôlable son paiement et leur donne encore un avantage concurrentiel considérable. Concernant l’impôt sur les sociétés, celui-ci n’est toujours pas payé par les GAFA car leurs activités reposent sur des actifs incorporels et des données immatérielles. La mise en place, au niveau européen, d’une « taxe d’égalisation » sur le chiffre d’affaires par pays afin d’obliger ces multinationales du numérique à contribuer à leur juste mesure est une démarche décisive. Cependant elle nécessite l’unanimité des États membres, ce qui semble, à ce jour, loin d’être réalisable au vu des réticences de certains pays pratiquant le dumping fiscal. Face à cette situation de concurrence déloyale très pénalisante pour les commerçants traditionnels, il souhaite savoir quelles actions le Gouvernement souhaite engager afin d’assurer une équité fiscale entre les commerçants physiquement implantés en France et les géants de l’internet. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5041</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement a engagé plusieurs actions afin de répondre à la nécessaire adaptation de la fiscalité au commerce numérique. En matière de taxe sur la valeur ajoutée (TVA), pour assurer que le lieu de taxation corresponde bien au lieu de la consommation finale, un régime fiscal applicable à la vente à distance a été mis en place en 1993. Ce régime spécifique s’applique lorsque les biens sont expédiés ou transportés par le vendeur ou pour son compte à partir d’un autre État membre de l’Union européenne à destination d’une personne non assujettie à la TVA et prévoit la taxation systématique dans l’État de destination des biens dès lors que le montant des ventes effectuées par un même vendeur vers ce pays excède un seuil qui a été abaissé le 1er janvier 2016 à 35 000 € par an. Ce régime garantit donc que, au-delà d’un certain volume de chiffre d’affaires, la TVA ne soit pas source de distorsions de concurrence entre entreprises, le montant de TVA dû par le commerçant étant alors identique quel que soit le mode de distribution des biens concernés (vente en magasin ou via un site Internet). Ce régime est d’ailleurs appelé à évoluer conformément à la directive no 2017/2455 du Conseil du 5 décembre 2017 modifiant certaines obligations en matière de TVA applicables aux prestations de services et aux ventes à distance de biens. Ainsi, cette directive prévoit, à compter du 1er janvier 2019, la suppression des seuils nationaux et l’instauration d’un seuil unique de 10 000 € par an. De plus, à compter du 1er janvier 2021, le respect de leurs obligations fiscales en matière de TVA par les entreprises qui réalisent des ventes à distance de biens sera facilité par le recours à un portail unique en ligne leur permettant d’effectuer leurs démarches déclaratives et de paiement. Ce portail sera également ouvert aux entreprises amenées à effectuer des ventes à distance de biens importés au profit des consommateurs de l’Union européenne. En outre, cette directive prévoit que les acteurs des marchés qui facilitent, par l’utilisation d’une interface électronique telle qu’une place de marché, une plateforme, un portail ou un dispositif similaire, soit les ventes à distance de biens importés de territoires tiers ou de pays tiers contenus dans des envois d’une valeur intrinsèque ne dépassant pas 150 €, soit les livraisons de biens effectuées par des opérateurs non établis dans l’Union européenne au profit de consommateurs finaux, seront désormais redevables de la TVA. Enfin, il est rappelé que, s’agissant des services fournis par voie électronique, la TVA est prélevée au lieu de situation du consommateur depuis le 1er janvier 2015. En matière d’imposition des bénéfices des entreprises, la France se mobilise avec ses partenaires, tant au G20 qu’au niveau de l’Union européenne, pour corriger les différences de taxation actuellement constatées selon le lieu d’établissement des opérateurs économiques. L’initiative prise par la France avec neuf États membres lors de l’ECOFIN des 15 et 16 septembre 2017 a conduit le Conseil à demander à la Commission européenne de proposer des mesures concrètes et opérationnelles en vue d’agir tant à court terme qu’à long terme, en cohérence avec les travaux déjà engagés au sein de l’Union européenne en matière d’harmonisation de l’impôt sur les sociétés. Ainsi, à la demande d’un groupe d’États membres rassemblé par la France, la Commission a proposé, le 21 mars 2018, au Conseil européen un paquet législatif global destiné à réformer la fiscalité s’appliquant aux activités numériques au sein de l’Union européenne. Celui-ci est composé d’une première directive instituant, à titre provisoire, une "taxe sur les services numériques"assise sur le chiffre d’affaires issu de certaines activités numériques des grandes entreprises (publicité en ligne, plateforme d’intermédiation pour la réalisation de vente de biens et de services en ligne, vente de données) et d’une seconde directive proposant une solution de plus long terme en vue d’imposer les profits réalisés par les entreprises du secteur numérique en s’appuyant sur la notion de"présence numérique significative ". Ces propositions de directives ont fait l’objet de premières discussions entre les États membres de l’Union européenne. La France soutient fortement une adoption rapide de la première directive. En matière de fiscalité directe locale, le Gouvernement mène une réflexion spécifique sur le secteur du commerce. En effet, cette activité est aujourd’hui confrontée aux évolutions démographiques, aux nouveaux comportements de consommation, (notamment le développement du commerce électronique), et à l’arrivée de nouveaux acteurs qui obligent les commerçants à adapter leur offre de services pour mieux répondre aux besoins de la clientèle. Dans ce contexte, le Premier ministre a confié une mission à l’Inspection générale des finances afin de dresser un état des lieux des prélèvements pesant sur les entreprises de ce secteur et d’élaborer des propositions en vue d’aboutir à un cadre fiscal plus équitable entre les différentes formes de commerce et de redynamiser les zones commerciales des centres-villes. À ce titre, la mission examinera notamment les modalités d’imposition à la taxe sur les surfaces commerciales (TaSCom) et la pertinence des taxes à faible rendement touchant ce secteur. La mission remettra ses conclusions au Premier ministre d’ici la fin du premier semestre 2018. L’ensemble de ces mesures apparaît de nature à apporter des réponses concrètes et efficaces aux difficultés évoquées.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6244</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5042</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dominique Potier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[banques et établissements financiers
	            Évaluation de l’encadrement du crédit revolving
	            6244. — 13 mars 2018. — M. Dominique Potier attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur le sujet du crédit revolving (ou crédit renouvelable). Cette forme de crédit prévoit la mise à disposition d’une somme d’argent que l’emprunteur peut utiliser lorsqu’il en a besoin. Ce dispositif a fait l’objet d’un encadrement au sein de la loi consommation du 17 mars 2014 dont l’objectif est de rééquilibrer les pouvoirs entre consommateurs et professionnels. Sur la base d’un amendement dont le député a pris l’initiative, l’article 44 de la loi prévoit que, dans le cas d’un achat de biens ou de prestations de services d’un montant supérieur à 1 000 euros, l’offre d’un contrat de crédit renouvelable soit accompagnée d’une proposition de crédit amortissable. Le consommateur peut alors comparer très clairement le fonctionnement, le coût et les modalités d’amortissement des deux crédits proposés. Cette disposition, qui vise directement à lutter contre le risque de surendettement, a été mise en place par décret du 16 mars 2015 relatif à l’information du consommateur lors de l’offre d’un crédit renouvelable sur le lieu de vente ou en vente à distance. Trois ans après, il lui demande de porter à sa connaissance une évaluation de la mise en œuvre de ce décret, et plus largement de l’éclairer sur le poids des diverses mesures prises lors de la dernière mandature dans la baisse constatée de ménages surendettés.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5042</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Il peut être rappelé que, conformément à l’article L. 312-57 du code de la consommation, un crédit renouvelable est une ouverture de crédit qui offre à son bénéficiaire la possibilité de disposer de façon fractionnée, aux dates de son choix, du montant du crédit consenti. Cette offre peut être assortie d’une carte de crédit. Les dispositions de la loi no 2010-737 du 1er juillet 2010 portant réforme du crédit à la consommation (dite loi Lagarde) et celles de la loi no 2014-344 du 17 mars 2014 relative à la consommation (dite loi Hamon) ont encadré plus précisément le recours au crédit renouvelable. Ces évolutions se sont notamment matérialisées par : - un renforcement de l’obligation faite aux établissements de crédit de proposer aux consommateurs une offre alternative de crédit amortissable dès lors que le montant du prêt est supérieur à 1000€ ; - un encadrement plus strict des cartes articulant programme de fidélité et crédit renouvelable ; - une désactivation plus rapide des crédits renouvelables non utilisés ; - un remboursement minimal du capital emprunté à chaque échéance ; - une réforme des taux de l’usure applicables aux crédits à la consommation. Dans ce contexte, les enquêtes de la Banque de France indiquent que la part du crédit renouvelable a diminué continument au sein de l’encours des crédits à la consommation depuis 2010, ce qui tend à montrer l’effet de ces évolutions règlementaires, notamment la volonté de recentrer le crédit renouvelable sur sa vocation concernant les petits montants et les courtes durées. Parallèlement, on constate une évolution de la structure du surendettement avec une diminution marquée des dettes à la consommation et du crédit renouvelable. L’enquête typologique sur le surendettement des ménages réalisée par la Banque de France pour l’année 2017 fait apparaître la poursuite de la diminution du nombre de dossiers déposés auprès des commissions de surendettement des particuliers, qui s’établit à 181 123 dossiers en 2017 contre 230 964 en 2014. En dépit de la reprise du crédit immobilier et du crédit à la consommation depuis 2015, la Banque de France indique une baisse de 32,1 % de l’encours des crédits à la consommation dans les situations de surendettement entre 2012 et 2017. La baisse est particulièrement marquée pour les crédits renouvelables, leur encours reculant de 42,4 % en cinq ans, le nombre de situations concernées étant de 23,7 % et la dette moyenne de 24,5 % à 11 922 euros. S’agissant de la mise en œuvre des obligations relatives aux crédits à la consommation et plus particulièrement au crédit renouvelable, la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) notamment, en contrôle la bonne mise en application. En effet, dans le cadre des contrôles qu’elle diligente, elle s’assure du respect par les professionnels des dispositions protectrices des consommateurs. A cet égard, l’enquête menée par la DGCCRF en 2017 sur le crédit à la consommation a mis en évidence une diminution sensible de la distribution du crédit renouvelable en magasin. Les investigations de la DGCCRF ont toutefois révélé que des marges de progrès subsistaient, notamment s’agissant de l’obligation faite aux prêteurs de proposer une offre alternative au crédit renouvelable. En effet, des contrôles réalisés sur les lieux de vente ont pu mettre en exergue des manquements quant à la proposition de cette offre alternative au consommateur.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6466</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5043</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne Genetet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre, auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargée des affaires européennes</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[Union européenne
	            Les revenus perçus par la BCE sur les intérêts de la dette grecque
	            6466. — 13 mars 2018. — Mme Anne Genetet interroge Mme la ministre, auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargée des affaires européennes, sur les 7,8 milliards d’euros accumulés par la BCE entre 2012 et 2016 issus des revenus des intérêts des emprunts d’État grec rachetés dans le cadre du dénommé « SMP » programme de soutien aux pays en crise. Depuis son élection, le Président de la République, a fait du renforcement de l’Union européenne l’une des grandes causes de son quinquennat. Cet immense projet est bien trop souvent injustement remis en cause. Il apparaît aujourd’hui que l’Union européenne est à un tournant décisif. Après le Brexit, sa raison d’être est mise à l’épreuve. Malgré 70 ans de paix et des progrès indiscutables sur le plan environnemental, social et économique, il est de bon ton d’être eurosceptique voire « europhobique ». Les partis xénophobes prospèrent face aux difficultés réelles mais logiques d’un projet aussi ambitieux. Force est de constater que les peuples d’Europe s’impatientent contre un statu quo qu’ils jugent insuffisant et contre des institutions aujourd’hui trop peu représentatives de leurs aspirations. La Banque centrale européenne a révélé dans un rapport de février 2018 un profit de 7,8 milliards accumulés entre 2012 et 2016 issu des revenus des intérêts des emprunts d’État grecs rachetés dans le cadre du dénommé « SMP » programme de soutien aux pays en crise. Ces profits enregistrés dans le cadre de l’Eurosystème sont reversés aux dix-neuf banques centrales proportionnellement à leurs participations au capital de la Banque centrale européenne, transfert après lequel les banques centrales nationales peuvent décider ou non de reverser ces fonds à la Grèce. Entre 2013 et 2015, une procédure avait été engagée pour reverser l’intégralité de ces fonds à la Grèce, procédure qui comme beaucoup d’initiatives de solidarité se heurta aux intérêts nationaux. Lors de son allocution le 7 septembre 2017 prononcée à Athènes, le Président de la République affirma que : « C’est le peuple grec qui, après toutes ces années, lorsque la crise est survenue, cette crise financière devenue une crise des dettes souveraines, c’est le peuple grec qui a payé, des années durant lesquelles on a voulu corriger tout cela par des politiques qui, mues par la défiance, ont d’un seul coup créé, il faut bien le dire, des injustices et des incompréhensions ». Il faut reconnaître que le sel de ce goût pour la cohésion sociale est perdu, ce qui tenait la société. Il s’agit d’une perte parce que les Européens se sont perdus dans une guerre, il est temps de mettre fin aux tergiversations et à l’inaction. La France, alliée traditionnelle de la Grèce et partenaire indiscutable de la construction européenne doit faire un choix fort, un choix stratégique, celui de poser les bases d’une Europe plus solidaire et donc d’une Europe plus forte. Une Europe forte, c’est une France forte et vice versa.Le pays se doit de donner l’exemple en étant le premier pays à renoncer à recevoir ces fonds. En montrant le chemin d’une Europe de la solidarité, la France jouerait pleinement son rôle de pilier de la construction européenne et réaffirmerait sa fraternité avec le peuple grec qui a tant souffert durant la crise et ainsi avec tous les peuples européens. C’est pour toutes ces raisons, qu’elle lui demande si la France est prête à assumer son destin européen en marquant d’un geste fort, d’un geste positif, d’un geste généreux, celui d’être le premier pays à rendre ces profits au peuple grec. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5043</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le dispositif de rétrocession des profits SMP (en anglais "Security market programme") a expiré avec l’arrêt du deuxième programme d’assistance financière à la Grèce (communiqué de l’Eurogroupe du 27 juin 2015). Auparavant, en l’absence de conclusion de la 5ème revue du second programme d’assistance financière, la rétrocession à la Grèce des profits SMP, au titre de l’année 2014, avait déjà été suspendue en 2014. Il pourrait être réactivé dans le cadre des mesures de dette envisagées par le communiqué de l’Eurogroupe du 25 mai 2016, et confirmées par le communiqué de l’Eurogroupe du 15 juin 2017. Si la reprise des versements, suspendus en 2015 et 2016 n’est pas envisagée dans ce cadre, le communiqué du 15 juin évoque la possibilité, à la fin du programme mi-2018, de transférer de nouveau à la Grèce les profits SMP pour l’année 2014 ainsi que pour les années 2017 et suivantes. La reprise des transferts aurait lieu, si les conditions du programme sont bien respectées et si les transferts sont jugés nécessaires à la soutenabilité de la dette grecque.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6569</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5044</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Xavier Batut</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôt sur le revenu
	            Déductiblité fiscale des assurances complémentaires
	            6569. — 20 mars 2018. — M. Xavier Batut attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur la situation des retraités face à l’accès aux soins. Les retraités supportent un coût d’assurance complémentaire santé beaucoup plus important que celui des autres catégories sociales. Le retraité cesse naturellement de bénéficier de la prise en charge par un employeur d’une partie de sa cotisation. Ensuite, sa cotisation est immédiatement majorée, même si la loi prévoit un plafonnement de cette majoration. Cette situation s’est dégradée depuis l’accord national interprofessionnel de 2016 qui prévoit que toutes les entreprises sans exception doivent offrir à leurs salariés une assurance santé complémentaire. Selon la fédération nationale de la mutualité française, un retraité supporte un coût d’assurance complémentaire santé trois fois plus important qu’un salarié actif. Il lui demande de réfléchir à favoriser la déductibilité fiscale de l’assurance complémentaire santé aux retraités.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5044</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Reprise d’une réponse déjà validée La déduction du revenu imposable des cotisations de prévoyance complémentaire, y compris les versements éventuels de l’employeur et ceux du comité d’entreprise, n’est admise que sous certaines conditions et dans certaines limites : ces cotisations doivent être versées dans le cadre de l’exercice d’une activité professionnelle et au titre d’un contrat d’assurance de groupe, s’il s’agit de travailleurs non salariés, ou revêtir un caractère obligatoire en vertu d’un accord collectif ou d’une décision unilatérale de l’employeur, s’il s’agit des salariés. En outre, concernant l’abondement de l’employeur, sa déduction n’est possible que pour la part ne couvrant pas des garanties « frais de santé » (il s’agit en pratique des cotisations versées au titre des garanties incapacité, invalidité, décès et dépendance). L’adhésion à un régime de prévoyance complémentaire a alors pour objet essentiel de garantir aux intéressés, en cas de maladie ou d’invalidité conduisant à l’interruption de l’activité professionnelle, le versement pendant la période correspondante d’un revenu de remplacement, en complément des prestations en espèces servies par les régimes de base de sécurité sociale. En contrepartie, ces prestations complémentaires sont soumises à l’impôt sur le revenu. En revanche, les cotisations versées auprès d’un organisme de prévoyance complémentaire, dans le cadre d’une adhésion individuelle et facultative, constituent un emploi du revenu d’ordre personnel. Il n’existe par conséquent aucune raison d’admettre leur déductibilité, étant précisé que l’absence d’avantage fiscal au titre des primes versées a pour corollaire l’exonération d’impôt sur le revenu des prestations servies par les organismes de prévoyance complémentaire.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6608</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5044</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Garcia</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[moyens de paiement
	            Planchers minima de paiement par carte bancaire
	            6608. — 20 mars 2018. — M. Laurent Garcia attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur les planchers minimaux de paiement par carte bancaire. Selon l’article L. 113-3 du code de la consommation, les commerçants sont libres d’accepter ou non les paiements par carte bancaire ou par tout autre moyen de paiement. Un commerçant qui accepte les paiements par carte a le droit de refuser les transactions de faible montant, à condition d’en informer ses clients. En effet, seules les espèces ont cours légal. Le commerçant peut donc, s’il l’a prévu dans ses conditions générales de vente portées à la connaissance de sa clientèle par voie d’affichage, exiger un montant minimum d’achat pour accepter le paiement par carte bancaire. Cette réglementation peut avoir des effets pervers en termes de santé publique dans la mesure où certains buralistes qui imposent un montant minimum d’achat pour le paiement par carte bancaire incitent leur clientèle à acheter plusieurs paquets de cigarettes, même si ce n’était pas leur intention première. Certes, ce choix s’explique par le fait que ce type de paiement pour des produits à faible marge coûte en moyenne de 0,8 % à 1 % du montant en commission bancaire pour les commerçants, notamment les plus petits d’entre eux qui n’ont pas le même poids économique que les grandes ou moyennes surfaces, et donc pas la même marge de négociation avec les organismes bancaires. L’enjeu pour les commerces de proximité est donc de réduire au maximum les commissions bancaires sur ces modes de paiement. Il lui demande en conséquence quelle est la position du Gouvernement sur la possibilité éventuelle d’une suppression ou tout du moins d’une harmonisation des planchers minimaux de paiement par carte bancaire chez tous les commerçants sans distinction de taille ou de chiffre d’affaires.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5044</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les commissions prélevées dans le cadre de paiements par carte permettent de couvrir les risques de fraude, d’insolvabilité et le coût d’entretien des infrastructures bancaires. Elles sont en cela indispensables au bon fonctionnement du réseau de paiement par carte. Les pouvoirs publics ont néanmoins engagé une série d’initiatives pour inciter les commerçants à accepter le paiement par carte pour de faibles montants, en particulier à la suite des Assises des moyens de paiement qui se sont déroulées le 2 juin 2015 au ministère des finances à Bercy. Ainsi, les commissions bancaires ont été progressivement réduites. A la demande des pouvoirs publics, les banques françaises ont réduit de moitié entre 2014 et 2016 les frais minimum de perception pour les paiements par carte (5 centimes par opération au lieu de 10 centimes auparavant, lorsque cette opération existe). Ces frais varient suivant les conventions conclues entre les banques et les commerçants, et représentent désormais un montant peu significatif, y compris pour les paiements de faible montant. La commission interbancaire de paiement (CIP) qui rémunère de manière croisée la banque du commerçant qui accepte le paiement et la banque du porteur de la carte, qui a émis cet instrument de paiement, a également fait l’objet d’une baisse. Cette commission est fixée à 0,20 % de la valeur de l’opération pour les cartes de débit et 0,30 % pour les cartes de crédit. Cette évolution résulte du règlement européen 2015/751 du 29 avril 2015. Afin d’améliorer la lisibilité des commissions perçues par les établissements bancaires, ceux-ci se sont engagés à fournir aux commerçants qui en font la demande un relevé annuel des frais d’encaissement par cartes (RAFEC) mensuel. Le gouvernement souhaite ainsi améliorer la transparence et la lisibilité des commissions acquittées par les commerçants pour les transactions par carte leur permettant ainsi de distinguer notamment le montant de la CIP des autres frais liés aux cartes et facturés par les banques. Le Comité national des paiements scripturaux (CNPS) a également soutenu un certain nombre d’initiatives destinées à encourager les paiements par carte pour les petits montants. Le CNPS a assuré un suivi régulier et étroit de la progression du paiement par cartes sans-contact et a encouragé sa diffusion notamment par la modernisation des équipements dans les commerces en fixant des objectifs de déploiement. Ce mode de paiement ne pouvant être réalisé que sous un plafond de 20 ou 30 euros, il permet d’inciter les banques et les commerçants à coopérer pour faciliter le paiement par carte pour les petits montants. Par ailleurs, pour que le consommateur soit informé de la possibilité de régler ses achats avec sa carte bancaire, même à partir d’un euro, les commerçants ont été encouragés dans le cadre du CNPS à apposer un signe visible sur leurs vitrines lorsqu’ils acceptent le paiement par carte dès un euro. L’ensemble de ces mesures encouragent les parties prenantes de la chaîne du paiement à faciliter l’acceptation des paiements pour les petits montants.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6617</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5045</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Marie Sermier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[patrimoine culturel
	            Changement de nom et d’organisation de la fête de la gastronomie
	            6617. — 20 mars 2018. — M. Jean-Marie Sermier interroge M. le ministre de l’économie et des finances sur la fête de la gastronomie. Cet évènement est organisé chaque année depuis 2010 le quatrième week-end de septembre, dans le cadre de l’inscription du repas gastronomique français sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO. Coordonnée par un commissariat général rattaché au ministère de l’économie, la fête de la gastronomie fédère de nombreuses initiatives locales auxquelles participent les professionnels de la restauration, des métiers de bouche, du tourisme, de l’agriculture, de la culture… À cet égard, elle a une dimension économique, patrimoniale et culturelle. Parallèlement, le 21 mars 2018, le Gouvernement va organiser la quatrième édition de « Goût de France / Good France », opération jusqu’ici portée par le chef Alain Ducasse. En outre, un forum pour la gastronomie se réunira à Paris en juin 2018. Dans ce contexte, il serait question de débaptiser la fête de la gastronomie qui deviendrait « Goût de France ». Dès lors, le député se demande quel est l’intérêt de changer le nom d’un rendez-vous annuel identifié par les acteurs locaux et dont le succès ne s’est jamais démenti. Il s’interroge sur une éventuelle modification de l’organisation de l’évènement. Il souhaite avoir des précisions sur le rôle d’Alain Ducasse, de son groupe et d’éventuels autres acteurs privés dans une opération jusqu’ici portée par l’État.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5045</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La Fête de la Gastronomie, ce grand rendez-vous annuel s’inscrit dans une ambition de promotion du modèle culinaire français, de diffusion de l’excellence de nos savoir-faire et de nos produits contribuant ainsi à une meilleure compréhension des enjeux sociétaux dont il est porteur. Il s’impose chaque année comme le rendez-vous permettant aux chefs, aux représentants des métiers de bouche et de l’industrie agro-alimentaire, aux artisans, aux professionnels du tourisme ainsi qu’à ceux des médias de valoriser et de promouvoir la gastronomie française. Comme annoncé par le Président de la République le 27 septembre dernier, un plan d’action Goût de France/Good France doit faire rayonner à l’étranger l’excellence de notre gastronomie et donner à voir, sur nos territoires, la qualité d’une alimentation saine, de saison, locale et économe de son environnement.  En 2018, l’évènement international Good France, a eu lieu le 21 mars dernier et a regroupé 3500 restaurateurs dans 150 pays sur les cinq continents. Cette opération portée par le Ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères, au travers de son réseau d’ambassades est soutenue, en effet, par le chef Alain Ducasse, et relayé par Atout France, depuis son lancement en 2014. Son impulsion et ses idées constituent une contribution précieuse dans la préparation comme dans la mise en oeuvre de ce volet international cette année.  L’évènement « ex Fête de la Gastronomie » se déroulera, quant à lui, selon les mêmes modalités que les années précédentes, à savoir le quatrième week-end de septembre (les 21, 22 et 23 septembre 2018).  En 2019, dans le cadre de ce plan d’actions, trois évènements viendront rythmer, au printemps, l’agenda de la gastronomie française, sous une bannière commune « Goût de France / Good France ».  Outre le volet international ayant lieu historiquement le 21 mars (Good France) et le volet national (ex Fête de la Gastronomie, désormais Goût de France), un forum international de la gastronomie sera organisé, redonnant à Paris son rôle de capitale mondiale de référence sur les évolutions des goûts et des modes de consommation en réunissant des acteurs, grands chefs, media, blogueurs, qui comptent dans l’univers de la gastronomie. C’est la volonté et l’ambition du Chef de l’Etat pour notre pays que nous mettons en oeuvre.  Un secrétaire général a été désigné pour la partie Forum international, tenant dûment compte des idées très novatrices de M. Ducasse qui, fort de son expertise de niveau mondial, est naturellement appelé à participer au comité de pilotage.  Ces trois évènements, qui restent distincts, se dérouleront simultanément, la période exacte devant encore être précisée.  L’ex Fête de la Gastronomie continuera donc d’exister, sous une nouvelle appellation, le Commissariat général à la Fête de la Gastronomie préparant d’ores et déjà les parties prenantes au changement de nom et de période pour 2019. Le regroupement des trois évènements doit permettre de leur donner encore plus d’ampleur et de retentissement, ce dont le volet national, porté par le Ministère de l’Economie et des Finances, pourra ainsi bénéficier.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6954</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5046</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Typhanie Degois</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[taxe sur la valeur ajoutée
	            Régime de TVA applicable aux entreprises de méthanisation
	            6954. — 27 mars 2018. — Mme Typhanie Degois appelle l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur le régime de taxe sur la valeur ajoutée applicable aux sociétés concevant des unités de méthanisation. À l’occasion du salon international de l’agriculture qui s’est clôturé le 4 mars 2018, le Président de la République a effectué plusieurs annonces dont la création d’un fonds de prêts de cent millions d’euros en partenariat avec la BPI France afin de soutenir le développement de la méthanisation en France. Tandis que le plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises (PACTE) est actuellement en cours de rédaction et que le projet de loi pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine et durable sera prochainement examiné, il conviendrait de soutenir le secteur de la méthanisation qui a rencontré des difficultés économiques ces dernières années causées par des effets d’annonce, et qui fait face aujourd’hui à une concurrence européenne forte. En 2018, la France ne compte plus que trois entreprises qui se partagent un marché porteur aussi bien pour le développement économique que pour des enjeux environnementaux en France. En effet, la méthanisation offre la possibilité de bénéficier de revenus complémentaires pour les agriculteurs grâce à la valorisation des déchets organiques. Par un procédé scientifique contrôlé, ces déchets sont transformés en biogaz pouvant servir pour le chauffage, la production d’électricité ou la production de biométhane. Un produit humide, riche en matière organique appelé digestat est également produit par ce processus et peut être épandu. Cependant, l’investissement nécessaire pour construire les infrastructures est conséquent. Dès lors cette première difficulté de financement franchie, il apparaît que le régime de taxe sur la valeur ajoutée applicable à la conception des sites de méthanisation s’apparente à celle des centrales photovoltaïques. Le fait générateur et l’exigibilité de la taxe sur la valeur ajoutée se situent donc au moment de la livraison finale du site, puisqu’il est considéré que l’opération doit être appréhendée dans sa globalité et considérée comme une livraison de biens. Toutefois, la réalité diffère de l’applicabilité des textes. En effet, la conception d’un site de méthanisation présente de nombreuses contraintes administratives et législatives, qui conduisent à des délais de réalisation importants allant de deux à trois ans. Les étapes avant la livraison du site sont multiples : recherche de financement, bureau d’études, conception, réalisation, maintenance. Chaque étape de production du site de méthanisation entraîne une avance de trésorerie importante qui ne pourra faire l’objet d’une récupération de la taxe sur la valeur ajoutée qu’au moment de la livraison finale de l’installation par le client. Un tel dispositif constitue un frein au développement économique de nos entreprises puisque l’enjeu financier est important dans la mesure où un projet coûte en moyenne 2,5 millions d’euros. La déductibilité de la taxe sur la valeur ajoutée intervenant lors de la livraison finale du site empêche les entreprises du secteur de prétendre au remboursement de cette taxe sur la valeur ajoutée et provoque un décalage de trésorerie ralentissant ainsi les investissements nécessaires au développement de celles-ci. En ce sens, elle lui demande de revenir sur les principes de récupération de taxe sur la valeur ajoutée dans des domaines tels que la méthanisation et le photovoltaïque afin de tenir compte des enjeux stratégiques de ces secteurs. Il conviendrait par ce biais, que la récupération de la taxe sur la valeur ajoutée puisse être appréhendée à chaque phase du projet d’installation du méthaniseur permettant dès lors une mise en adéquation de la législation avec les réalités économiques et pratiques. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5046</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En application du 1° du IV de l’article 256 du code général des impôts (CGI), les travaux immobiliers sont considérés comme des prestations de services. A cet égard, la notion de travaux immobiliers recouvre les travaux de construction de bâtiments et autres ouvrages immobiliers. De plus, les travaux d’installation comportant la mise en œuvre d’éléments qui perdent leur caractère mobilier en raison de leur incorporation à un ensemble immobilier doivent être considérés, pour l’application de la TVA, comme des travaux immobiliers dès lors qu’ils ont pour effet d’incorporer aux constructions immobilières les équipements faisant l’objet de l’installation. Il en est ainsi lorsque le retrait du matériel installé ne peut s’effectuer sans de graves détériorations subies par ce matériel ou par l’immeuble qui l’abrite. Par conséquent, la conception d’un site de méthanisation ou d’un parc photovoltaïque s’apparente, en principe, à une prestation de travaux immobiliers. En matière de prestations de services, conformément au c du 2 de l’article 269 du CGI, la taxe est exigible au titre de ces opérations lors de l’encaissement des acomptes, du prix, de la rémunération ou, sur option du redevable, d’après les débits. Il en résulte que l’exigibilité de la taxe ainsi que le droit à déduction au titre de ces opérations aura lieu lors de chaque encaissement. Par suite, la demande tendant à ce que la TVA puisse être récupérée à chaque phase du projet de conception de l’unité de méthanisation est déjà satisfaite lorsque ces étapes donnent lieu à des versements successifs.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>7000</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5047</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hervé Pellois</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[banques et établissements financiers
	            Procédure droit au compte
	            7000. — 3 avril 2018. — M. Hervé Pellois appelle l’attention de M. le ministre de l’action et des comptes publics sur la procédure de droit au compte. Conformément à l’article L. 312-1 du code monétaire et financier, toute personne se rendant au guichet de la Banque de France afin d’obtenir la désignation d’un établissement bancaire doit signer une déclaration sur l’honneur indiquant être dépourvue d’un compte de dépôt. La banque qui notifie la clôture de compte laisse à son client un délai de 60 jours afin qu’il puisse entreprendre les démarches indispensables d’ouverture d’un autre compte. Dans la pratique, l’établissement financier est désigné au plus tôt quelques jours avant la clôture effective du compte, ce qui ne laisse pas suffisamment de temps à la personne pour effectuer les démarches nécessaires à la mise en place des domiciliations pour ses ressources et ses prélèvements (loyer, EDF, eau, etc.) avec toutes les conséquences parfois lourdes que cela provoque. Aussi, il lui suggère d’étudier les conséquences d’une modification législative donnant la possibilité de désigner un établissement financier dès réception de la lettre de clôture. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5047</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans le cadre d’une relation commerciale entre une banque et son client, en dehors d’une procédure du droit au compte, un établissement de crédit peut clôturer un compte sans motiver sa décision, même si ce compte fonctionne convenablement. Cette opération doit s’effectuer dans le respect de la convention de compte de droit privé en accordant au client un préavis d’au moins deux mois (article L. 312-1-1 du code monétaire et financier). Ce délai de préavis doit permettre d’ouvrir un autre compte et d’effectuer les dernières opérations utiles à la continuité de gestion des opérations en cours. En cas de difficultés pour ouvrir un compte de dépôt en France et conformément à l’article L. 312-1 du code monétaire et financier, tout résident en France et tout Français de l’étranger, dépourvu d’un compte de dépôt, a le droit de bénéficier de la procédure du droit au compte, qui lui permet de s’adresser à la Banque de France afin qu’elle désigne un établissement de crédit tenu d’ouvrir un tel compte. Pour bénéficier du droit au compte, plusieurs conditions doivent être remplies : ne pas avoir de compte en France, justifier d’un refus d’ouverture de compte par une banque à travers une attestation remise par l’établissement ayant refusé d’ouvrir le compte et répondre aux conditions de résidence ou de nationalité. Vous soulignez le fait que le client qui dispose toujours d’un compte durant le délai de préavis avant la clôture effective de son compte ne peut activer la procédure du droit au compte à temps pour assurer la continuité de ses opérations, notamment pour effectuer les démarches nécessaires à la mise en place des nouvelles domiciliations de ressources et prélèvements. Face à ce constat, un travail d’analyse et de réflexion est en cours entre les administrations concernées afin d’évaluer les pistes envisageables pour que le client puisse bénéficier pleinement du droit au compte.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>7014</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5048</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Caroline Janvier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[consommation
	            Pratiques frauduleuses de certaines entreprises de dépannage à domicile
	            7014. — 3 avril 2018. — Mme Caroline Janvier interroge M. le ministre de l’économie et des finances sur les pratiques frauduleuses de certaines entreprises, constituées en réseau, de dépannage à domicile. Si le fait n’est pas nouveau, il n’en reste pas moins d’une actualité prégnante au sein des territoires comme l’attestent de nombreux témoignages de victimes. Malgré les campagnes de sensibilisation et une action soutenue de la part des services de l’État, de trop nombreuses personnes sont encore victimes d’entreprises de dépannage à domicile qui, à travers les petites annonces, les flyers dans les boîtes aux lettres, ou internet, attirent des personnes en détresse lors d’un dégât plus ou moins important à leur domicile. La tromperie est manifeste : qualifications professionnelles inexactes, incompétence et non-respect des normes, surfacturation, intimidation autant de facteurs définissant l’action de ces fraudeurs. Les individus derrière ces arnaques sont organisés : derrière des sociétés écrans, au nom et à l’adresse factices tels qu’ils apparaissent sur leurs supports de communication et de démarchage, ils bénéficient d’une protection leur permettant de s’étendre sur plusieurs régions. Il est ainsi difficile pour les services de l’État et dans ce contexte de garder un temps d’avance malgré les dépôts de plainte. Au-delà de l’information auprès des citoyens, il est nécessaire de démanteler les personnes motrices et les réseaux qui organisent ces arnaques simples mais rôdées. Le temps que les directions départementales de protection des populations (DDPP) enquêtent, dressent des procès-verbaux, les transmettent aux tribunaux, les réseaux restent actifs durant les procédures et se reconstituent sous d’autres noms une fois condamnés. Elle souhaiterait savoir ce qui peut être entrepris pour concevoir des sanctions réellement dissuasives sur le long terme, et pour simplifier ainsi qu’accélérer les procédures d’enquête et de traitement de ces affaires.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5048</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement est particulièrement attentif à la protection économique du consommateur dans le secteur du dépannage à domicile, eu égard au taux élevé d’infractions et à la gravité des pratiques constatées par les services de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). Cette dernière a mis en œuvre des plans d’actions spécifiques de contrôle en s’appuyant sur le dispositif de sanctions renforcées introduit par la loi no 2014-344 du 17 mars 2014 relative à la consommation, qui a relevé significativement le quantum des amendes de certaines infractions. Tel est le cas des pratiques commerciales agressives ainsi que des pratiques commerciales trompeuses, aujourd’hui sanctionnées d’une peine de 2 ans d’emprisonnement et de 300 000 euros d’amende pour une personne physique. Cette amende est par ailleurs portée à 1 500 000 euros pour une personne morale, soit le quintuple de celle prévue pour une personne physique, conformément aux dispositions du code pénal. Dans un contexte d’essor et de généralisation de la délinquance organisée, les contrôles visent en outre tout spécialement les opérateurs dits non conventionnels, dont l’activité est souvent éphémère, et qui sont plus particulièrement susceptibles de commettre des abus. La distribution de cartons publicitaires étant le moyen privilégié pour les opérateurs les moins scrupuleux de capter illicitement une clientèle fragile, il a par ailleurs été prévu des dispositions dans le code de la propriété intellectuelle prohibant l’utilisation de références relatives à un service public. Les services de contrôle de la DGCCRF, qui vérifient régulièrement le respect de ces dispositions, peuvent prononcer des amendes administratives d’un montant de 100 000 euros maximum, en cas de manquement. De plus, face à la complexification des pratiques mises en œuvre par les opérateurs et, par voie de conséquence, des enquêtes, il apparaît primordial de développer des coopérations interservices. C’est donc dans un souci d’efficacité des investigations que les services de la DGCCRF développent localement de telles collaborations, notamment avec les services fiscaux. Enfin, l’enjeu étant la réactivité et la rapidité dans le traitement des dossiers, la DGCCRF mène actuellement une réflexion sur le développement de la mise en œuvre de la saisie pénale, laquelle pourrait, d’une part, prévenir la volatilisation des fonds illicitement générés avant jugement et, d’autre part, dissuader les opérateurs dans la commission de nouvelles pratiques frauduleuses ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>7138</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5048</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Benoit</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[taxe sur la valeur ajoutée
	            Parcs botaniques et TVA à taux réduit sur les prix d’entrée
	            7138. — 3 avril 2018. — M. Thierry Benoit attire l’attention de M. le ministre de l’action et des comptes publics sur la situation des parcs botaniques et leur demande récurrente de baisse de TVA sur les prix d’entrée. En effet, les parcs botaniques sollicitent depuis plusieurs années l’assujettissement au taux de taxe sur la valeur ajoutée réduit de 5,5 %, visant à rétablir le taux applicable à ces parcs avant le 1er janvier 2012, lequel était alors passé de 5,5 à 7 %, puis à 10 % au 1er janvier 2014, représentant une augmentation de 4,5 points en seulement trois ans. Le retour au taux réduit de 5,5 % prévue par l’article 72 de la loi no 2017-1775 du 28 décembre 2017 ne concernerait que les parcs zoologiques. Une enquête réalisée par la profession des parcs fait état que le retour au taux réduit de 5,5 % est un enjeu majeur de croissance, si ce n’est de pérennité de l’activité de ce secteur, dont le chiffre d’affaires, pour ce qui est des droits d’entrée, s’élève à 160 000 000 d’euros. La charge supplémentaire que constitue le passage du taux réduit de 5,5 % à celui de 10 % n’est compensée qu’à hauteur de 30 % par le CICE. Pour la profession, la restauration du taux réduit à 5,5 % permettrait aux parcs botaniques de favoriser l’investissement et d’assumer les missions d’intérêt public, à savoir, la conservation, la reproduction des espèces, l’éducation, la sensibilisation du public à la biodiversité et l’activité de recherche scientifique. En conséquence, il lui demande comment et quand le Gouvernement pourra rétablir le taux de TVA à 5,5 % pour les parcs botaniques. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5048</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Depuis le 1er janvier 2014, les droits d’entrée pour la visite des parcs botaniques bénéficient du taux réduit de 10 % de la TVA, au même titre que les musées, les monuments, grottes et sites, ainsi que les expositions culturelles et les parcs à décors animés illustrant un thème culturel. Pour leur part, les droits d’entrée pour les parcs zoologiques, auparavant soumis au taux réduit de 10 % de la TVA, bénéficient depuis le 30 décembre 2017 du taux réduit de 5,5 %. Cette mesure, adoptée contre l’avis du Gouvernement, résulte de l’article 72 de la loi no 2017-1775 du 28 décembre 2017 de finances rectificative pour 2017 issue d’un amendement parlementaire faisant valoir que les activités exercées et les problématiques rencontrées par les parcs botaniques d’une part, et les parcs zoologiques d’autre part, ne sont pas similaires et justifient un traitement, notamment fiscal, différent et à tout le moins distinct. Abaisser le taux, déjà réduit, de la TVA aux droits d’entrée pour ce type de parc serait difficile à mettre en œuvre, sauf à diminuer également le taux de TVA appliqué aux autres sites à dominante culturelle, ce qui ne serait pas compatible avec nos marges de manœuvre budgétaires. Pour ces raisons, le Gouvernement n’envisage donc pas d’étendre ce taux réduit de 5,5 % de la TVA aux droits d’entrée à ces parcs.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>7140</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5049</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laurence Trastour-Isnart</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[taxe sur la valeur ajoutée
	            Retour à un taux de TVA réduit pour le monde des courses et la filière hippique
	            7140. — 3 avril 2018. — Mme Laurence Trastour-Isnart attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur la révision des taux réduits de TVA. La commission européenne a annoncé que les États membres auront bientôt la liberté de fixer les taux de TVA comme ils le souhaitent sur leur territoire. Cette marge de manœuvre constitue une avancée importante vers une fiscalité adaptée à la filière équestre. En France, on évalue à 125 000, les particuliers détenteurs d’équidés pour un million de chevaux, à 57 000 les emplois directs, à 45 000 les entreprises qui ont le statut agricole, à 10 000 les entreprises fournisseurs et à 2 000 000 les pratiquants de sport équestre pour un total de 14 milliards d’euros de flux financiers. Ce secteur aux activités diversifiées (sportives, agricoles, touristiques, thérapeutiques) contribue à faire vivre l’emploi, l’environnement, la pratique sportive, les loisirs et la vie rurale. Elle lui demande de bien vouloir préciser les intentions du Gouvernement si un retour à un taux de TVA réduit, qu’attend le monde des courses et la filière hippique depuis 5 ans, est envisagé en 2018 au regard de l’évolution du dossier au sein de l’Union européenne.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5049</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[A l’issue de la procédure engagée en 2007 par la Commission européenne (CE), contre la France, concernant l’application du taux réduit de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) à certaines opérations, relatives aux équidés non destinés à être utilisés dans la préparation des denrées alimentaires ou dans la production agricole, la France a été condamnée par la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) par un arrêt du 5 mars 2012. En conséquence, la France a restreint l’application du taux réduit de 10 % de la TVA, aux seules opérations relatives aux équidés destinés à être utilisés dans la préparation des denrées alimentaires ou dans la production agricole. Le Gouvernement français ne peut néanmoins se satisfaire, de ce champ très limité, du taux réduit applicable aux activités équestres. C’est pourquoi, dans le cadre des discussions, sur la proposition que la CE a présentée le 18 janvier 2018, en matière de taux conformément au Plan d’action qu’elle avait présenté le 7 avril 2016, la France soutiendra le retour de l’application d’une TVA, à taux réduit, sur la filière équine. Enfin, conformément à la loi de finances pour 2018, un rapport du Gouvernement sera prochainement remis sur ce sujet.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>7240</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5050</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mustapha Laabid</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[entreprises
	            Application du régime du mécénat aux entreprises de la distribution alimentaire
	            7240. — 10 avril 2018. — M. Mustapha Laabid interroge M. le ministre de l’action et des comptes publics sur l’application du régime du mécénat aux entreprises de la distribution alimentaire. Les entreprises de la distribution alimentaire qui donnent des produits au profit d’œuvres ou d’organismes d’intérêt général, exerçant une activité éligible au sens de l’article 238 bis du code général des impôts, bénéficient d’une réduction d’impôt dans le cadre de ce qu’on appelle le régime du mécénat. De nouveaux acteurs économiques ont émergé ces dernières années dans l’objectif d’optimiser la lutte contre le gaspillage alimentaire et d’améliorer la solidarité de proximité en faveur des personnes les plus démunies. Ces prestations ont pour objet, en particulier, de former les personnels des entreprises du secteur de la distribution alimentaire à la collecte de produits invendus, susceptibles d’être utilisés par les associations d’aide aux personnes en difficulté ; de mettre à la disposition de ces entreprises du matériel de stockage ; d’effectuer le suivi de la qualité des dons ; parfois d’organiser le transport des biens donnés aux associations, etc. Il lui est demandé de préciser si la prestation de transport facturée par le prestataire, facilitateur des dons, peut être intégrée à l’assiette de la réduction d’impôt dont bénéficient les entreprises du secteur de la distribution alimentaire. Par ailleurs, il lui est demandé de préciser si la facture du même prestataire couvrant globalement la gestion de la collecte des dons à destination des associations peut être intégrée à l’assiette de cette même réduction d’impôt, en tant qu’elle présente un lien suffisamment direct avec le don de produits alimentaires éligible au régime du mécénat. Les pratiques sont actuellement disparates. Il est nécessaire de clarifier la situation à l’égard de tous les acteurs du secteur. Il souhaiterait donc connaître ses intentions sur ces questions. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5050</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En application du a du 1 de l’article 238 bis du code général des impôts (CGI), les entreprises peuvent bénéficier d’une réduction d’impôt sur les bénéfices égale à 60 % du montant des dons, pris dans la limite de 5 ‰ du chiffre d’affaires réalisé par l’entreprise versante, effectués au profit d’organismes d’intérêt général, sous réserve du respect de certaines conditions tenant notamment au caractère de l’activité exercée par l’organisme, aux critères de l’intérêt général (les organismes ne doivent pas exercer d’activité lucrative, doivent être gérés de manière désintéressée et ne pas fonctionner au profit d’un cercle restreint de personnes) et à l’absence de contrepartie en faveur des donateurs. Ces dons peuvent être effectués en numéraire ou en nature. Lorsque les dons sont effectués en nature (par exemple, dons de produits alimentaires), il est nécessaire de procéder à leur valorisation pour les besoins du calcul de la réduction d’impôt et de la réintégration extra-comptable. Conformément au dernier alinéa du 1 de l’article 238 bis du CGI, les biens et prestations de service donnés sont valorisés à leur coût de revient. La doctrine fiscale précise que le coût de revient d’un bien ou d’une prestation comprend les coûts supportés par l’entreprise pour acquérir/produire le bien ou la prestation donné (e). Pour les biens donnés, la valeur retenue pour le calcul de la réduction d’impôt est égale au coût de revient défini à l’article 38 nonies de l’annexe III au CGI. S’agissant des frais liés aux prestations diverses relatives à ces dons, ils ne peuvent entrer dans le calcul du montant du don qu’à la condition d’être rattachables à un don. Partant, peuvent entrer dans l’assiette de la réduction d’impôt les frais de transport, de manutention et autres coûts directement engagés pour donner des biens à un organisme d’intérêt général, à la condition que ces coûts soient effectivement supportés par l’entreprise dans le cas où elle ferait appel à un prestataire. En revanche, les autres coûts tels que les frais de formation des personnels de l’entreprise à la collecte de denrées alimentaires au profit d’organismes d’aide alimentaire ne peuvent pas être retenus pour le calcul de la réduction d’impôt quand bien même ils seraient supportés par l’entreprise, dès lors qu’ils ne sont pas directement rattachables à un don en particulier. En outre, il est rappelé que la valorisation relève de la responsabilité propre de celui qui effectue le don et non de l’organisme bénéficiaire qui n’a pas à justifier de la valeur des biens et services reçus.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>7263</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5050</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Herbillon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôt sur le revenu
	            Prélèvement à la source - monuments historiques
	            7263. — 10 avril 2018. — M. Michel Herbillon interroge M. le ministre de l’action et des comptes publics sur l’instauration du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu à compter du 1er janvier 2019. Il souhaite connaître, dans le cas particulier de l’investissement privé dans la restauration des monuments historiques, les modalités d’application des réductions et crédits d’impôts pour les acquisitions antérieures à 2018 et lui demande si les dispositifs fiscaux seront reconduits dans leur intégralité afin de ne pas pénaliser les particuliers. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5050</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Conformément aux dispositions du 3° du I et du 1° ter du II de l’article 156 du code général des impôts (CGI), les propriétaires de monuments historiques et assimilés bénéficient, pour la détermination de l’assiette de l’impôt sur le revenu, de modalités dérogatoires de prise en compte des charges foncières supportées à raison de ces immeubles. A ce titre, les charges foncières supportées par les propriétaires de monuments historiques et assimilés peuvent être admises en déduction : - soit, en totalité, du revenu foncier procuré par l’immeuble lorsque celui-ci donne lieu à la perception de recettes imposables et n’est pas occupé par son propriétaire. Le déficit foncier éventuellement constaté est imputable sur le revenu global sans limite de montant ; - soit, du revenu global du propriétaire dans les conditions et limites fixées par les articles 41 F à 41 J de l’annexe III au CGI, lorsque l’immeuble ne procure aucune recette ; - soit, pour partie du revenu foncier et pour partie du revenu global, lorsque l’immeuble procure des recettes mais est occupé en partie par son propriétaire. Ces modalités dérogatoires de déduction des charges foncières supportées à raison de ces immeubles ne sont nullement remises en cause par la mise en œuvre du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu. A cet égard, l’article 60 de la loi no 2016-1917 du 29 décembre 2016 de finances pour 2017, modifié par l’ordonnance no 2017-1390 du 22 septembre 2017 relative au décalage d’un an de l’entrée en vigueur du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu et par l’article 11 de la loi no 2017 1775 du 28 décembre 2017 de finances rectificative pour 2017, qui instaure le prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu à compter du 1er janvier 2019, intègre les revenus fonciers dans le champ de cette réforme. Compte tenu de l’annulation, grâce au crédit d’impôt de modernisation du recouvrement, de l’impôt afférent aux revenus non exceptionnels inclus dans le champ de la réforme perçus en 2018, la mise en œuvre de cette réforme s’accompagne de dispositions dérogatoires aux règles de droit commun concernant la déduction des charges foncières pour la détermination du revenu net foncier imposable au titre des années 2018 et 2019 sous des modalités différentes en fonction de la nature « récurrente » ou « pilotable » des charges concernées. Ces dispositions ont notamment pour objectif de ne pas dissuader les contribuables de réaliser des dépenses de travaux en 2018 et d’éviter ainsi une concentration de telles dépenses sur 2019. En effet, ces comportements optimisants seraient préjudiciables tant pour le budget de l’Etat que pour la préservation de l’activité économique en 2018 des professionnels du bâtiment, en particulier des professionnels de la restauration des monuments historiques. A ce titre, le K du II de l’article 60 précité de la loi de finances pour 2017 dispose que : - les charges dites « récurrentes » échues en 2018, c’est-à-dire celles que le bailleur doit supporter chaque année à raison du bien loué et sur l’échéance desquelles il ne peut influer, ne seront admises en déduction qu’au titre de cette même année, nonobstant leur date de paiement. Il s’agit des dépenses mentionnées aux a bis, a quater et c à e bis du 1° du I de l’article 31 du CGI, telles que par exemple, les primes d’assurance, les appels des quotes-parts du budget annuel voté par la copropriété, les honoraires des gestionnaires de biens, les taxes foncières, etc. ; - les charges dites « pilotables », c’est-à-dire les dépenses de travaux mentionnées aux a, b et b bis du 1° et aux c à c quinquies du 2° du I de l’article 31 du CGI, seront intégralement déductibles, dans les conditions de droit commun, pour la détermination du revenu net foncier de l’année 2018 pour celles payées en 2018. Quant aux dépenses de travaux payées au cours de l’année 2019, leur déductibilité sera égale à la moyenne de ces mêmes charges supportées sur les années 2018 et 2019 (règle dite de la moyenne). Toutefois, pour tenir compte des situations subies dans lesquelles le contribuable n’a pas la possibilité de choisir la date de réalisation, entre 2018 et 2019, des dépenses de travaux, la déductibilité intégrale des travaux payés en 2019 est maintenue pour les travaux d’urgence rendus nécessaires par l’effet de la force majeure ou décidés d’office par le syndic de copropriété en application de l’article 18 de la loi no 65-557 du 10 juillet 1965 et pour les travaux effectués sur un immeuble acquis en 2019. Par ailleurs, au regard des objectifs précédemment rappelés, l’article 11 de la loi no 2017-1775 du 28 décembre 2017 de finances rectificative pour 2017 a, notamment, réintégré les immeubles classés ou inscrits au titre des monuments historiques ou ayant reçu le label délivré par la Fondation du patrimoine en application de l’article L. 143-2 du code du patrimoine dans le champ de ces dispositions dérogatoires relatives aux dépenses de travaux. Toutefois, les propriétaires de monuments historiques et assimilés, qui réalisent en 2019 des travaux à la suite du classement, de l’inscription ou de la labellisation de leur immeuble lors de cette même année 2019 étant, à cet égard, placés dans la même situation que ceux qui acquièrent un immeuble en 2019 et y réalisent des travaux la même année, l’article 11 précité de la loi de finances rectificative pour 2017 a prévu d’étendre le maintien de la déductibilité intégrale des travaux payés en 2019 aux travaux réalisés sur des immeubles classés ou inscrits en 2019 au titre des monuments historiques ou ayant reçu en 2019 le label délivré par la Fondation du patrimoine. Enfin, et en cohérence avec les modalités dérogatoires de prise en compte des charges foncières applicables aux propriétaires bailleurs d’immeubles ordinaires et d’immeubles historiques ou assimilés percevant des revenus fonciers, l’article 11 précité de la loi de finances rectificative pour 2017 a également transposé les modalités dérogatoires susmentionnées aux charges foncières, admises en déduction du revenu global, supportées par les propriétaires d’immeubles classés ou inscrits au titre des monuments historiques ou ayant reçu le label délivré par le Fondation du patrimoine et qui s’en réservent la jouissance.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>7417</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5052</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bernard Perrut</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[commerce et artisanat
	            Aides financières aux stations-service
	            7417. — 17 avril 2018. — M. Bernard Perrut attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur les aides aux stations-service. La France fait figure d’exception en Europe avec 50 % des stations-service qui sont des stations de grandes et moyennes surfaces (GMS), qui pratiquent des prix très agressifs, le carburant étant un produit d’appel vendu à prix coûtant. Les stations dites traditionnelle en pâtissent fortement et lorsqu’elles sont contraintes de fermer, c’est un commerce de proximité, avec les biens de première nécessité, qui ferme. Le comité professionnel de distribution de carburant, permettait, jusqu’en 2015, d’aider les stations-service traditionnelles à faire les travaux nécessaires de mise aux normes environnementales, ou à diversifier leurs activités. Ce fonds d’aides publiques, créé dans les années 1980 pour pallier l’arrivée des GMS, a été fermé en 2015. Sans aides adéquates, les 6 000 stations restantes en France voient leurs jours comptés, d’autant qu’elles seront amenées dans les années à venir à adapter leur offre en nouveaux carburants, et faire face à l’inversion du rapport entre le diesel et l’essence. Un remplacement de cuve peut coûter jusqu’à 80 000 euros ! Il demande quelles sont les intentions du Gouvernement pour le maintien d’un fonds de soutien qui allie aides environnementales et aides sociales, pour ces services de proximité, essentiels au désenclavement des territoires.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5052</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le comité professionnel de la distribution de carburants (CPDC) avait pour mission d’attribuer des aides aux exploitants de stations-service, afin de maintenir une desserte équilibrée sur l’ensemble du territoire national en matière de vente de carburants au détail. Suite à la suppression, en loi de finances 2015, de la dotation annuelle qui lui était attribuée, le CPDC a été mis en liquidation par décret no 2015-604 du 3 juin 2015. Un dispositif d’aide spécifique a été mis en place par le ministère chargé du commerce et de l’artisanat, à la suite de la mise en liquidation du CPDC. Ce dispositif, financé par le Fonds d’intervention pour les services, l’artisanat et le commerce (FISAC), a permis de traiter par ordre d’ancienneté le stock de dossiers en attente et portant sur des investissements de modernisation et de développement. Fin 2016, le traitement de l’ensemble de ces dossiers a été achevé grâce à une contribution globale de l’État d’environ 15 M€. Les nouvelles demandes d’aides à l’investissement des stations-service sont assujetties aux modalités de droit commun applicables à tous les autres commerces de proximité dans le cadre de la procédure d’appels à projets régissant désormais les opérations territoriales aidées par le FISAC. Ce dernier finance les meilleurs projets répondant aux priorités gouvernementales en matière de soutien à l’économie de proximité dans un cadre budgétaire contraint. La modernisation et la diversification des stations-services qui assurent le maillage du territoire constituent une des priorités fixées par les règlements d’appel à projets.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>7575</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5052</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Patricia Mirallès</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[professions et activités immobilières
	            Agents commerciaux indépendants et carte professionnelle d’agent immobilier
	            7575. — 17 avril 2018. — Mme Patricia Mirallès attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur les conditions d’attribution de la carte professionnelle d’agent immobilier aux mandataires ayant exercé la profession en qualité d’agent commercial indépendant. En effet, en leur qualité de mandataire, ces derniers ont bénéficié de la carte d’un agent immobilier mandant et ont exercé la profession de manière indépendante et non subordonnée. Il va sans dire qu’ils jouissent à ce titre de l’aptitude professionnelle posée comme condition d’obtention de la carte professionnelle mais ne répondent pas au critère de l’emploi subordonné visé à l’article 12 du décret no 72-678 du 20 juillet 1972. De la même manière, l’article 14 du même décret, s’il vise la qualité de mandataire, semble exiger une fonction de direction d’une entreprise ou d’une agence qui ne correspond pas stricto sensu à la réalité de leur mode d’exercice de la profession. Elle souhaite donc savoir si les dispositions de l’article 14 du décret susvisé étaient cumulatives et, si tel était le cas, comment les agents commerciaux indépendants exerçant sous mandat la profession d’agent immobilier pouvaient faire valoir leur aptitude professionnelle aux fins d’obtenir la carte nécessaire à exercer la profession de manière autonome.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5052</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les dispositions combinées de la loi, du 2 janvier 1970 dite "loi Hoguet", qui régit les professions de la transaction et de la gestion immobilière et du décret no 72-678 du 20 juillet 1972 qui en constitue le principal texte d’application, ne permettent pas de considérer la condition d’aptitude exigée, par l’article 3 de la loi précitée, comme satisfaite en l’absence de l’un des diplômes mentionnés à l’article 11 du décret précité, lorsque le demandeur n’a pas été le collaborateur salarié d’un agent immobilier. Les dispositions « passerelles », qui figurent aux articles 12, 14, 15 et 16 du décret du 20 juillet 1972 et permettent la reconnaissance de l’expérience professionnelle acquise par les collaborateurs des agents immobiliers, ne sont applicables qu’à des personnes ayant occupé, pendant une durée minimale, un emploi subordonné se rattachant à une activité mentionnée à l’article 1er de la "loi Hoguet". Or, les agents commerciaux, qui doivent être inscrits au registre spécial des agents commerciaux, tenu par le greffe du tribunal de commerce dans le ressort duquel ils sont domiciliés, ne sont pas salariés du titulaire de la carte professionnelle qui les a habilités. Ne se trouvant pas dans une relation de subordination, leur expérience professionnelle ne leur permet pas de se prévaloir des dispositions des articles 12 et 14 à 16 du décret précité. Les chambres de commerce et d’industrie, en charge de la délivrance des cartes professionnelles depuis l’intervention de la loi du 24 mars 2014 dite « loi Alur", ne peuvent donc délivrer la carte d’agent immobilier aux anciens agents commerciaux, sauf bien entendu dans le cas où ils seraient titulaires de l’un des diplômes prévus à l’article 11.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>7662</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5053</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Chalumeau</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[chambres consulaires
	            Revalorisation salariale des personnels de CMA
	            7662. — 24 avril 2018. — M. Philippe Chalumeau appelle l’attention de M. le ministre de l’action et des comptes publics sur le blocage actuel des négociations salariales au niveau du réseau des chambres de métiers et de l’artisanat (CMA). Les personnels des CMA, qui sont des agents de droit public, mais non des fonctionnaires, dépendent d’un statut spécifique en tant que chambre consulaire. Leur rémunération est calculée sur un nombre de points, dont la valeur est votée en commission paritaire nationale (CPN) 52, instance paritaire nationale instituée par la loi de 1952, dans laquelle siègent les représentants du personnel et des employeurs du réseau des CMA. Depuis novembre 2010, la valeur du point est bloquée, et les agents des CMA sont dans l’attente d’un plan de rattrapage des salaires et des carrières. Ce blocage a de lourdes incidences sur leur rémunération, et de nombreux agents des CMA n’ayant aucune évolution de carrière subissent une baisse constante de leur pouvoir d’achat. L’attente des personnels est forte et nombre d’entre eux ne comprennent pas d’être toujours exclus d’une mesure d’augmentation de la valeur du point dont ont bénéficié, en 2015 et en 2016, d’autres catégories d’agents publics ou des mécanismes de rattrapage des salaires. Le collège employeur a indiqué qu’il ne pouvait agir sur cette valeur du point compte tenu des moyens alloués au réseau des CMA, notamment ceux prévus par le Gouvernement. Cette situation devenant contraignante pour les personnels des CMA, il sollicite sa pédagogie sur cette situation, et si des décisions concrètes seront prises afin de débloquer la valeur de ce point ou, à défaut, revaloriser la carrière des agents des CMA. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5053</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le statut du personnel des chambres de métiers et de l’artisanat est l’œuvre d’une commission paritaire composée d’un collège représentant les employeurs et d’un collège représentant les agents des chambres comme le prévoit la loi no 52-1311 du 10 décembre 1952. Elle est présidée par le représentant du ministre en charge de l’artisanat qui laisse le paritarisme s’exprimer. La rémunération des agents est une décision stratégique qui ne peut relever que du dialogue social. Les sujets de la valeur du point et de l’instauration d’une garantie individuelle du pouvoir d’achat (GIPA) ont été abordés lors des dernières commissions paritaires. En raison de la situation financière actuelle du réseau, le collège employeur a refusé d’accepter une augmentation du point d’indice. Des économies au sein du réseau, notamment à travers des mutualisations, pourraient permettre aux chambres de dégager des marges de manœuvres financières pour augmenter la valeur du point d’indice. Tant la valeur du point que l’instauration de la GIPA font partie des sujets d’une « feuille de route sociale » du réseau des chambres de métiers et de l’artisanat. Par ailleurs, les présidents de chambres ont la possibilité d’accorder des réductions d’ancienneté dans les échelons à leurs agents afin d’augmenter leurs rémunérations.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>7697</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5053</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Chalumeau</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[emploi et activité
	            Réparateurs indépendants en France
	            7697. — 24 avril 2018. — M. Philippe Chalumeau appelle l’attention de Mme la ministre du travail sur la baisse de l’activité des réparateurs indépendants français et la disparition de leurs emplois. Si aujourd’hui un consensus se dégage sur le besoin de réparer davantage pour réduire l’empreinte environnementale, conserver des emplois de proximité et maintenir un tissu de petites entreprises, 150 d’entre elles, spécialisées dans la réparation, disparaissent chaque année. En effet, l’augmentation constante du coût de la main d’œuvre et du déplacement est en opposition directe avec la déflation constatée des appareils électroménagers. Ainsi, le coût de la réparation devient de plus en plus important pour un consommateur rencontrant de multiples options de remplacement à bas coût. Selon l’ADEME, ce sont près de 1 700 emplois, à plus de 90 % dans les entreprises de réparation, qui disparaîtront dans les huit prochaines années. Diverses associations de réparateurs indépendants suggèrent de classer la réparation de l’électroménager comme service à la personne. Cette mesure permettrait ainsi aux consommateurs de couvrir une partie du coût de la réparation par les dispositifs de chèque emploi service, de favoriser l’emploi et de diminuer l’empreinte environnementale. Il attire ainsi son attention sur cette dernière proposition, afin de savoir quelles seraient les possibilités de mise en œuvre et, à défaut d’une telle application, les mesures prévues afin de sauver le secteur de la réparation à domicile en France. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5053</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les activités de services à la personne (SAP) susceptibles de bénéficier du crédit d’impôt, prévu par le code général des impôts (CGI), sont limitativement énumérées à l’article D. 7231-1 du code du travail. Le petit bricolage, dit « homme toutes mains » figure parmi ces activités. Cependant, le petit bricolage doit se limiter à des interventions élémentaires, ne nécessitant pas de savoir-faire professionnel et générant une durée d’intervention très courte, qui ne doit pas dépasser deux heures. En effet, cette activité ne doit pas concurrencer celle des artisans travaillant dans les différents domaines que recouvre le petit bricolage, ceux-ci étant soumis à des contraintes de qualification, dont sont exonérés les entrepreneurs effectuant des travaux de petit bricolage. En outre, les opérateurs de SAP sont soumis à une condition d’activité exclusive qui les oblige, s’ils souhaitent opérer en dehors du champ fiscal des services à la personne, à créer une structure juridique indépendante. Dans ces conditions, ouvrir l’activité de professionnels non spécialistes des SAP à ce secteur d’activité les soumettrait à des contraintes supplémentaires pour pouvoir exercer. Enfin, la création d’une nouvelle activité de services à la personne ne manquerait pas d’avoir un impact sur les finances publiques, dès lors que celle-ci générerait un crédit d’impôt pour les clients. La proposition de l’auteur de la question, qui est en lien avec la problématique de l’obsolescence programmée, relève plutôt d’une réflexion globale sur la durée de vie et la réparabilité des biens proposés aux consommateurs par les professionnels. Aussi, à l’heure actuelle, il ne peut être envisagé de considérer la réparation d’électroménager comme une activité de services à la personne.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>7761</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5056</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Emmanuelle Anthoine</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôt sur le revenu
	            Demi-part fiscale veufs
	            7761. — 24 avril 2018. — Mme Emmanuelle Anthoine* attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur la situation fiscale des personnes âgées veuves. En effet, la suppression définitive en 2014 de la demi-part fiscale accordée aux veufs ayant eu un enfant a eu pour conséquence de provoquer une augmentation brutale du revenu fiscal de référence des intéressés au lendemain du décès de leur conjoint. L’impact financier pour les retraités les plus modestes jusque-là non imposables est donc extrêmement lourd. Par ailleurs, en ce qui concerne les retraités imposables, ceux-ci doivent supporter la hausse de la CSG et constatent une baisse de leur niveau de vie d’année en année. Il est important de maintenir un équilibre et une justice devant l’impôt pour tous. Aussi, elle lui demande si le Gouvernement pourrait envisager de remettre en vigueur l’octroi systématique d’une demi-part fiscale supplémentaire aux veufs ayant eu un enfant.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8309</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5056</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Bazin-Malgras</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôt sur le revenu
	            Demi-part fiscale veufs et veuves
	            8309. — 15 mai 2018. — Mme Valérie Bazin-Malgras* attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur la situation fiscale des veufs et veuves. En effet, le décès de leur conjoint a pour conséquence de provoquer une augmentation brutale de leur revenu fiscal de référence et donc de leurs impôts. Or, depuis 2014, ils ne bénéficient plus de la demi-part fiscale supplémentaire accordée aux veufs ayant eu un enfant qui avait pour objet de compenser cette situation. Alors que les retraités constatent une baisse de leur niveau de vie d’année en année, elle lui demande si le Gouvernement envisage de rétablir la demi-part fiscale supplémentaire pour les veufs et veuves ayant eu un enfant.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8312</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5056</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dino Cinieri</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôt sur le revenu
	            Rétablissement du bénéfice de la demi-part fiscale pour les veufs et veuves
	            8312. — 15 mai 2018. — M. Dino Cinieri* appelle l’attention de M. le ministre de l’action et des comptes publics sur le nécessaire rétablissement du bénéfice de la demi-part fiscale pour les veufs et veuves ayant eu un enfant. Lorsque la personne veuve est retraitée, non seulement le revenu est amputé par des charges identiques, mais l’impôt sur le revenu augmente du fait de l’abaissement à une part au lieu de 1,5 parts. De plus, le relèvement artificiel de ce revenu fiscal de référence entraîne des conséquences néfastes : une hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) subie dans son intégralité et potentiellement le risque de ne pas bénéficier de l’exonération prochaine de la taxe d’habitation. L’impact financier pour les retraités modestes est très lourd. Il lui demande par conséquence de rétablir cette mesure fiscale juste et peu coûteuse afin d’enrayer le mouvement de paupérisation des personnes âgées aux revenus modestes. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8496</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5056</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Élisabeth Toutut-Picard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôt sur le revenu
	            Régime fiscal appliqué aux veufs et veuves
	            8496. — 22 mai 2018. — Mme Élisabeth Toutut-Picard* interroge M. le ministre de l’action et des comptes publics sur le régime fiscal appliqué aux veufs et veuves. La décision, prise en 2008, de supprimer la demi-part fiscale accordée aux veufs et aux veuves ayant eu un enfant a provoqué une augmentation brutale du revenu fiscal de référence des intéressés, qui sont en conséquence devenus imposables ou ont subi une forte hausse de leur impôt sur le revenu. En outre, leurs pensions de retraite se sont trouvées assujetties à la contribution sociale généralisée (CSG) et au remboursement de la dette sociale (CRDS). Certains sont aussi devenus éligibles à la taxe foncière et à la taxe d’habitation, alors qu’ils en étaient exonérés auparavant. Aujourd’hui, cet avantage fiscal est maintenu uniquement pour celles et ceux qui ont supporté, à titre exclusif ou principal, la charge d’un enfant pendant au moins cinq ans. Elle lui demande si le Gouvernement envisage, dans le cadre de l’élaboration du projet de loi de finances pour 2019, de rétablir cette demi-part fiscale au bénéfice de tous les veufs et veuves ayant eu un enfant. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8497</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5056</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Delphine Batho</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôt sur le revenu
	            Rétablissement de la demi-part fiscale pour les veuves et veufs
	            8497. — 22 mai 2018. — Mme Delphine Batho* interroge M. le ministre de l’action et des comptes publics sur le régime fiscal applicable notamment aux veuves et veufs. Les contribuables célibataires, divorcés, séparés ou veufs, sans enfant à charge, bénéficiaient d’une majoration d’une demi-part supplémentaire de quotient familial lorsqu’ils vivaient seuls et avaient un ou plusieurs enfants faisant l’objet d’une imposition distincte. L’article 92 de la loi no 2008-1425 du 27 décembre 2008 de finances pour 2009 a supprimé progressivement cette demi-part fiscale pour recentrer cet avantage fiscal au bénéfice des seuls contribuables célibataires, divorcés, séparés ou veufs vivant seuls et qui ont supporté seuls à titre exclusif ou principal la charge d’un enfant pendant au moins cinq années. Cette mesure porte malheureusement atteinte au pouvoir d’achat des contribuables les plus modestes. Aussi elle souhaiterait savoir si le Gouvernement entend remettre en cause cette disposition. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8498</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5056</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Pierre Rixain</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôt sur le revenu
	            Rétablissement de la demi-part fiscale supplémentaire pour les personnes veuves
	            8498. — 22 mai 2018. — Mme Marie-Pierre Rixain* attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur la question de la demi-part fiscale pour les personnes veuves. La loi de finances pour l’année 2009 a réservé l’octroi d’une demi-part supplémentaire aux personnes seules chargées de famille. Cela a abouti à en exclure les personnes devenues veuves après que les enfants ont quitté le foyer familial. Le passage d’1,5 parts à 1 part a pour conséquence l’augmentation mécanique du revenu fiscal de référence de ces personnes veuves. Selon les situations, elles peuvent être nouvellement assujetties à l’impôt sur le revenu, la CSG et la CRDS, la taxe d’habitation ou la taxe foncière, ou bien voir le niveau de ces impôts et taxes augmenter alors que les ressources du foyer ont diminué. Cette situation fiscale illogique d’un point de vue économique peut doubler de grandes difficultés financières des personnes déjà touchées moralement par la perte d’une conjointe ou d’un conjoint. Le rétablissement de la demi-part fiscale pour les personnes veuves sans enfants à charge constitue à ce titre une mesure de justice et d’équité fiscales. Dans ces conditions, elle lui demande donc ce que le Gouvernement envisage de proposer sur cette question dans le cadre du prochain projet de loi de finances pour l’année 2019.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8499</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5056</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Favennec Becot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôt sur le revenu
	            Rétablissement de la demi-part pour les personnes veuves
	            8499. — 22 mai 2018. — M. Yannick Favennec Becot* attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur la situation financière des retraités disposant de faibles revenus. Leur pouvoir d’achat diminue notamment en raison de la non-revalorisation de leur pension et de l’augmentation du taux de la CSG, mais également en raison de la hausse des prix (carburant, gaz, assurances, etc.). De surcroît, depuis la suppression de la demi-part des personnes veuves, de nombreuses personnes âgées se retrouvent dans une situation financière extrêmement difficile, avec une hausse d’impôts sans augmentation de leurs revenus, alors même qu’elles viennent de subir la perte de leur conjoint. C’est pourquoi il lui demande si le Gouvernement envisage de rétablir la demi-part fiscale pour les personnes veuves.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8500</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5056</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Cordier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôt sur le revenu
	            Rétablissement du bénéfice de la demi-part fiscale pour les veufs et veuves
	            8500. — 22 mai 2018. — M. Pierre Cordier* appelle l’attention de M. le ministre de l’action et des comptes publics sur le nécessaire rétablissement du bénéfice de la demi-part fiscale pour les veufs et veuves ayant eu un enfant. Afin d’enrayer le mouvement de paupérisation des personnes âgées aux revenus modestes, il est indispensable de rétablir la demi-part fiscale au bénéfice de tous les veufs et veuves ayant eu un enfant. En effet, lorsque la personne veuve est retraitée, non seulement le revenu est amputé par des charges identiques, mais l’impôt sur le revenu augmente du fait de l’abaissement à une part au lieu de 1,5 parts. De plus, le relèvement artificiel de ce revenu fiscal de référence entraîne des conséquences néfastes : une hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) subie dans son intégralité et potentiellement le risque de ne pas bénéficier de l’exonération prochaine de la taxe d’habitation. L’impact financier pour les retraités modestes est très lourd. Il lui demande par conséquence de rétablir cette mesure fiscale juste et peu coûteuse. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8501</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5056</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Claude de Ganay</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôt sur le revenu
	            Suppression de la demi-part fiscale des veuves et des veufs
	            8501. — 22 mai 2018. — M. Claude de Ganay* appelle l’attention de M. le ministre de l’action et des comptes publics sur les conséquences qu’entraîne la suppression de la demi-part fiscale des veufs et des veufs. Un certain nombre de retraités, encore actifs lors de la prise de cette mesure, sont aujourd’hui lourdement touchés par ses conséquences financières. Il souhaite savoir si des mesures compensatoires ont été envisagées, allant même jusqu’à la remise en place d’un dispositif témoignant du souci des pouvoirs publics envers les veuves et les veufs. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8954</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5056</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre-Yves Bournazel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôt sur le revenu
	            Demi-part fiscal des veufs et veuves
	            8954. — 5 juin 2018. — M. Pierre-Yves Bournazel* attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur la situation fiscale des veufs et veuves. En effet, depuis la suppression de la demi-part fiscale, la situation financière de nombre de français et françaises est devenue extrêmement difficile. Le décès de leur conjoint a pour conséquence de provoquer une augmentation brutale de leur revenu fiscal de référence et donc de leurs impôts. Or la demi-part fiscale supplémentaire accordée aux veufs ayant eu un enfant avait pour objet de compenser cette situation. Alors que les retraités constatent une baisse de leur niveau de vie ces dernières années, il lui demande si le Gouvernement envisage de rétablir la demi-part fiscale supplémentaire pour les veufs et veuves.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5056</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Jusqu’à l’imposition des revenus de 2008, les contribuables célibataires, divorcés, séparés ou veufs, sans enfant à charge, bénéficiaient d’une majoration d’une demi-part supplémentaire de quotient familial lorsqu’ils vivaient seuls et avaient un ou plusieurs enfants faisant l’objet d’une imposition distincte ou avaient eu un enfant décédé après l’âge de seize ans. Ces dispositions dérogatoires instituées après la seconde guerre mondiale pour prendre en compte principalement la situation particulière des veuves de guerre ne correspondaient plus à la situation actuelle. Le quotient familial a pour objet de tenir compte des personnes à charge au sein du foyer dans l’évaluation des capacités contributives du contribuable. L’attribution de demi-part indépendamment du nombre de personnes effectivement à charge constitue une importante dérogation à ce principe et confère au bénéficiaire un avantage fiscal croissant avec son revenu. Le législateur a décidé, à compter de l’imposition des revenus de l’année 2009, de recentrer cet avantage fiscal au bénéfice des seuls contribuables célibataires, divorcés, séparés ou veufs vivant seuls et qui ont supporté seuls à titre exclusif ou principal la charge d’un enfant pendant au moins cinq années. À défaut de respecter ces conditions, les personnes seules bénéficient d’une part de quotient familial. Cependant, depuis lors, certaines mesures ont permis de restaurer la situation des contribuables aux revenus modestes entrés dans l’imposition du fait de la suppression de cette demi-part supplémentaire. En matière d’impôt sur le revenu, pour les revenus de 2017, le seuil d’imposition des personnes seules commence à 14 611 € de revenu net imposable. De plus, outre le mécanisme de la décote, correction apportée à l’impôt sur le revenu qui permet d’atténuer les effets de l’entrée dans le barème de l’impôt pour les contribuables aux revenus modestes, une réduction d’impôt sous condition de revenus a été instituée de manière pérenne. Celle-ci concerne les contribuables dont le revenu fiscal de référence (RFR) est inférieur à 20 705 € pour les célibataires, les veufs et veuves. Son taux est de 20 % jusqu’à 18 685 €, et dégressif au-delà. Cette limite est majorée de 3 737 € par demi-part supplémentaire (invalidité par exemple). En matière de fiscalité directe locale, la perte de la demi-part a été neutralisée quant à ses effets éventuels sur la taxe d’habitation (TH), la taxe foncière sur les propriétés bâties et la contribution à l’audiovisuel public. Par ailleurs, l’article 5 de la loi de finances pour 2018 instaure, à compter des impositions de 2018, un nouveau dégrèvement qui, s’ajoutant aux exonérations existantes, permettra à environ 80 % des foyers d’être dispensés du paiement de la TH au titre de leur résidence principale d’ici 2020. Ce nouveau dégrèvement concernera les foyers dont les ressources n’excèdent pas 27 000 € de RFR pour une part, majorées de 8 000 € pour les deux demi-parts suivantes, soit 43 000 € pour un couple, puis 6 000 € par demi-part supplémentaire. Enfin, le montant du minimum vieillesse et de l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) a fait l’objet d’une revalorisation significative dès 2018. Le montant de l’ASPA et du minimum vieillesse atteindra 903 € par mois dès 2020, soit 100 € par mois de plus qu’aujourd’hui. Le Gouvernement a souhaité privilégier des mesures générales, justes et transparentes, afin de prendre en compte la situation de toutes les personnes âgées modestes. À cet égard, le Gouvernement n’est pas favorable au rétablissement, dans sa version antérieure à 2009, de la demi-part fiscale pour les personnes vivant seules et ayant eu un ou plusieurs enfants.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>7764</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5057</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Louis Masson</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôt sur le revenu
	            Prélèvement de l’impôt à la source et conséquences sur les revenus locatifs
	            7764. — 24 avril 2018. — M. Jean-Louis Masson attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur les conséquences qui risquent de toucher les propriétaires-bailleurs du fait de la mise en place du prélèvement de l’impôt à la source qui doit entrer en vigueur le 1er janvier 2019. En effet, le prélèvement de l’impôt sur les revenus (IR) sur la base de l’année en cours conduira à la suppression de l’impôt sur les revenus de l’année fiscale 2018 dont les revenus immobiliers. De ce fait, toutes les dépenses locatives engagées par les propriétaires-bailleurs en 2018 à la suite d’un vote d’une assemblée générale de copropriété ou nées de l’application des nouvelles règles de mise en conformité électrique, par exemple, ne seront jamais déduites de leurs revenus locatifs. C’est pourquoi il lui demande de bien vouloir lui préciser les mécanismes de compensation qu’il compte mettre en place afin que les avantages fiscaux des propriétaires-bailleurs soient préservés pour l’année 2018.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5057</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article 60 de la loi no 2016-1917 du 29 décembre 2016 de finances pour 2017, modifié par l’ordonnance no 2017-1390 du 22 septembre 2017 relative au décalage d’un an de l’entrée en vigueur du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu et par l’article 11 de la loi no 2017 1775 du 28 décembre 2017 de finances rectificative pour 2017, qui instaure le prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu à compter du 1er janvier 2019, intègre les revenus fonciers dans le champ de cette réforme. Compte tenu de l’annulation, grâce au crédit d’impôt de modernisation du recouvrement, de l’impôt afférent aux revenus non exceptionnels inclus dans le champ de la réforme perçus en 2018, la mise en œuvre de cette réforme s’accompagne de dispositions dérogatoires aux règles de droit commun concernant la déduction des charges foncières pour la détermination du revenu net foncier imposable au titre des années 2018 et 2019. D’une part, les charges foncières dites « récurrentes », afférentes à des dettes dont l’échéance intervient en 2018, ne sont déductibles que pour la détermination du seul revenu net foncier imposable de l’année 2018, nonobstant leur date de paiement. Ces charges dites « récurrentes » sont celles que le bailleur doit supporter chaque année à raison du bien loué et sur l’échéance desquelles il ne peut influer. Il s’agit des dépenses mentionnées aux a bis, a quater et c à e bis du 1° du I de l’article 31 du code général des impôts (CGI). A ce titre, sont concernées les provisions pour charges de copropriété prévues à l’article 14-1 et au I de l’article 14-2 de la loi no 65-557 du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis, supportées par les propriétaires. D’autre part, pour les charges foncières dites « pilotables », c’est-à-dire les dépenses de travaux mentionnées aux a, b et b bis du 1° et aux c à c quinquies du 2° du I de l’article 31 du CGI, leur déductibilité au titre de l’année 2019 sera égale à la moyenne des charges supportées sur les années 2018 et 2019 (règle dite de la moyenne). Ces dispositions conduisent ainsi à apprécier globalement sur les années 2018 et 2019 le montant des travaux déductibles en 2019 et ont notamment pour objectif de ne pas dissuader les contribuables de réaliser des dépenses de travaux en 2018 et d’éviter ainsi une concentration de telles dépenses sur 2019. En effet, ces comportements optimisants seraient préjudiciables tant pour le budget de l’État que pour la préservation de l’activité économique en 2018 des professionnels du bâtiment. Toutefois, pour tenir compte des situations subies dans lesquelles le contribuable n’a pas la possibilité de choisir la date de réalisation, entre 2018 et 2019, des dépenses de travaux, la déductibilité intégrale des travaux payés en 2019 est maintenue pour les travaux d’urgence rendus nécessaires par l’effet de la force majeure ou décidés d’office par le syndic de copropriété en application de l’article 18 de la loi du 10 juillet 1965, ainsi que pour les travaux effectués sur un immeuble acquis en 2019 ou sur un immeuble classé ou inscrit en 2019 au titre des monuments historiques ou ayant reçu en 2019 le label délivré par la Fondation du patrimoine. Enfin, les provisions pour charges de copropriété, mentionnées au a quater du 1° du I de l’article 31 du CGI, peuvent également intégrer des dépenses de travaux au titre des charges visées au I de l’article 14-2 de la loi du 10 juillet 1965. Aussi, afin d’assurer un traitement identique à l’ensemble des dépenses de travaux, les 2 et 3 du K du II de l’article 60 modifié de la loi no 2016-1917 de finances pour 2017 disposent que les provisions mentionnées au a quater du 1° du I de l’article 31 du CGI au titre des dépenses prévues au I de l’article 14-2 de la loi du 10 juillet 1965 et correspondant à des dépenses de travaux déductibles : - ouvriront droit, à hauteur de 50 % de leur montant payé en 2018, à une déduction pour la détermination du revenu net foncier imposable de l’année 2019 ; - feront l’objet, à hauteur de 50 % de leur montant payé en 2019, d’une réintégration pour la détermination du revenu net foncier imposable de l’année 2020. Ainsi, les travaux réalisés par l’intermédiaire d’une copropriété bénéficient des mêmes modalités de prise en compte, sous réserve des adaptations rendues nécessaires par leur spécificité, que celles applicables aux travaux réalisés directement par le contribuable. L’ensemble des dispositions qui viennent d’être rappelées a pour objectif d’assurer la transition vers le prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu tout en préservant l’activité des professionnels du bâtiment.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>7805</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5058</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Maurice Leroy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[personnes âgées
	            Cotisations des retraités pour les assurances complémentaires de santé
	            7805. — 24 avril 2018. — M. Maurice Leroy attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur la non-déduction du revenu imposable, pour les retraités, des cotisations pour les assurances complémentaires de santé. En effet, selon l’article 113 de la loi no 1003-775 du 21 août 2003 portant réforme des retraites, qui concerne le régime fiscal et social des cotisations à un régime complémentaire de retraite et à une protection complémentaire maladie, l’exonération des cotisations sociales ainsi que la déduction du revenu imposable ne s’appliquent qu’aux salariés bénéficiant d’un contrat obligatoire. Ainsi, pour les retraités, cette mesure implique un surcoût des dépenses liées à la santé, alors même que le montant des cotisations d’assurance complémentaire santé augmente avec l’âge et que les problèmes de santé vont souvent croissant avec l’âge. Il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend adopter pour garantir une meilleure égalité fiscale entre les citoyens actifs et les retraités.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5058</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La déduction du revenu imposable des cotisations de prévoyance complémentaire, y compris les versements éventuels de l’employeur et ceux du comité d’entreprise, n’est admise que sous certaines conditions et dans certaines limites : ces cotisations doivent être versées dans le cadre de l’exercice d’une activité professionnelle et au titre d’un contrat d’assurance de groupe, s’il s’agit de travailleurs non salariés, ou revêtir un caractère obligatoire en vertu d’un accord collectif ou d’une décision unilatérale de l’employeur, s’il s’agit des salariés. En outre, concernant l’abondement de l’employeur, sa déduction n’est possible que pour la part ne couvrant pas des garanties « frais de santé » (il s’agit en pratique des cotisations versées au titre des garanties incapacité, invalidité, décès et dépendance). L’adhésion à un régime de prévoyance complémentaire a alors pour objet essentiel de garantir aux intéressés, en cas de maladie ou d’invalidité conduisant à l’interruption de l’activité professionnelle, le versement pendant la période correspondante d’un revenu de remplacement, en complément des prestations en espèces servies par les régimes de base de sécurité sociale. En contrepartie, ces prestations complémentaires sont soumises à l’impôt sur le revenu. En revanche, les cotisations versées auprès d’un organisme de prévoyance complémentaire, dans le cadre d’une adhésion individuelle et facultative, constituent un emploi du revenu d’ordre personnel. Il n’existe par conséquent aucune raison d’admettre leur déductibilité, étant précisé que l’absence d’avantage fiscal au titre des primes versées a pour corollaire l’exonération d’impôt sur le revenu des prestations servies par les organismes de prévoyance complémentaire.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>8124</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5058</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Fabienne Colboc</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[chambres consulaires
	            Revalorisation salariale des agents des chambres de métiers et de l’artisanat
	            8124. — 8 mai 2018. — Mme Fabienne Colboc appelle l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur le blocage des négociations salariales au niveau des chambres de métiers et de l’artisanat (CMA). Les personnels des CMA sont des agents de droit public et dépendent d’un statut spécifique lié aux chambres consulaires. Leur rémunération est calculée sur la base d’un nombre de points, dont la valeur est votée en CPN 52, commission paritaire nationale instituée par la loi de 1952, dans laquelle siègent les représentants du personnel et des employeurs du réseau des CMA. Cette instance paritaire est présidée par le représentant du ministre. La valeur du point est bloquée depuis 2010 ce qui impacte fortement la rémunération des agents des CMA. Leurs attentes sont fortes, notamment car en 2015 et 2016 toutes les autres catégories d’agents publics ont bénéficié d’une augmentation de la valeur du point ou de mécanismes de rattrapage sur les salaires. Le collège employeur indique qu’il ne peut pas agir sur la valeur du point compte tenu des moyens alloués au réseau des CMA, notamment ceux prévus par le Gouvernement. Ainsi, elle le sollicite afin de comprendre l’absence de revalorisation salariale pour les salariés des CMA, et les mesures envisagées pour y pallier.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5058</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le statut du personnel des chambres de métiers et de l’artisanat est l’œuvre d’une commission paritaire composée d’un collège représentant les employeurs et d’un collège représentant les agents des chambres comme le prévoit la loi no 52-1311 du 10 décembre 1952. Elle est présidée par le représentant du ministre en charge de l’artisanat qui laisse le paritarisme s’exprimer. La rémunération des agents est une décision stratégique qui ne peut relever que du dialogue social. Les sujets de la valeur du point et de l’instauration d’une garantie individuelle du pouvoir d’achat (GIPA) ont été abordés lors des dernières commissions paritaires. En raison de la situation financière actuelle du réseau, le collège employeur a refusé d’accepter une augmentation du point d’indice. Des économies au sein du réseau, notamment à travers des mutualisations, pourraient permettre aux chambres de dégager des marges de manœuvres financières pour augmenter la valeur du point d’indice. Tant la valeur du point que l’instauration de la GIPA font partie des sujets d’une « feuille de route sociale » du réseau des chambres de métiers et de l’artisanat. Par ailleurs, les présidents de chambres ont la possibilité d’accorder des réductions d’ancienneté dans les échelons à leurs agents afin d’augmenter leurs rémunérations.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>8202</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5059</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Pascale Fontenel-Personne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[publicité
	            Retrait des préenseignes dérogatoires
	            8202. — 8 mai 2018. — Mme Pascale Fontenel-Personne appelle l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur l’impact économique du retrait des préenseignes dérogatoires. Le 13 juillet 2015, un arrêté ministériel a institué la suppression des préenseignes dérogatoires hors agglomération et dans les agglomérations de moins de 10 000 habitants. Cette signalétique s’exprimait sous toute inscription, forme ou image, à destination des usagers de la route, afin d’indiquer la proximité d’une activité déterminée. Implantation stratégique pour le tourisme et indispensable au maintien de l’activité des cafés, hôtels et restaurants. Mais depuis 2015, exit donc le panneau annonçant un café, hôtel ou restaurant situé dans ces zones. Et gare à ceux qui n’ont pas supprimé d’office ces préenseignes puisqu’ils peuvent être punis par une amende de 7 500 euros. Si cette mesure a bien réduit la « pollution visuelle », elle a surtout entraîné de lourdes conséquences économiques. Pour beaucoup d’établissements, la signalétique était la seule et unique communication accessible. Avec sa suppression, ils n’ont presque plus de clientèle de passage. Fermeture du restaurant certains midis, licenciement de personnel ou même arrêt de l’activité, telles sont les conséquences réelles de cette mesure. On recense entre 10 à 50 % de perte de chiffre d’affaires pour ces hôteliers et restaurants. Elle l’interpelle sur les suppressions d’emplois et les difficultés financières dans un secteur qui représente pourtant près de 8 % du PIB et 2 millions d’emplois, celui du tourisme. La signalisation de ces établissements n’apportait pas seulement des bénéfices aux exploitants mais participait aussi fortement à l’attractivité touristique et au développement des territoires. Cette situation va à l’encontre de la politique de revitalisation des zones rurales qui sont déjà fragilisées. On connaît la désertification et la fracture numérique. M. le ministre comprendra bien que sans internet sur la route, les usagers ne peuvent pas se repérer et trouver ces établissements de proximité. Il est d’autant moins acceptable que cette signalétique est autorisée pour les communes de plus de 10 000 habitants alors que sont réclamés haut et fort plus de moyens pour faire battre le cœur des territoires ruraux. Le commerce de proximité doit être soutenu et pour cela il faut leur donner de la visibilité et de l’accessibilité. M. le ministre évoquera probablement la signalisation d’information locale, prévue en remplacement de cette suppression. Mais celle-ci est totalement insignifiante pour les acteurs du tourisme : peu lisible, petite, non attractive, les usagers de la route ne les repèrent pas et par conséquent ne trouvent pas les établissements dont ils pourraient pourtant avoir besoin. En plus, le retrait des préenseignes est déjà effectif dans 3 départements sur 4 alors que 2 départements sur 3 n’ont pas encore mis en place de signalisation d’information locale. Ce qui signifie qu’il n’y a plus aucune signalisation. Ces petits panneaux censés pallier l’absence des préenseignes dérogatoires ne sont donc pas adaptés au développement économique des CHR, acteurs incontournables du tourisme. Entre la « pollution visuelle » avancée et le « désert informatif », il doit être possible de trouver un juste milieu permettant de concilier esthétique des entrées de communes et informations utiles au public. Les préenseignes sont aujourd’hui autorisées pour prévenir des activités de fabrication ou de vente de produits du terroir, alors pourquoi ne pas le faire pour les hôtels et restaurants qui souhaitent se signaler ? Si l’on veut plus d’attractivité territoriale, si l’on souhaite revitaliser les zones rurales et attirer de nouveaux arrivants sur ces terres, il faut leur donner envie de s’arrêter. Il faut qu’ils sachent qu’il y a de l’activité. Et pour qu’il y ait de l’activité et de la vitalité, il faut des consommateurs. Avec 89 millions de touristes accueillis en 2017, il n’en manque pas. Elle souhaite l’interroger sur ces questions : que compte-t-il faire face à cette préoccupation ? Serait-il envisageable d’autoriser de nouveau la signalétique hors agglomération et dans les agglomérations de moins de 10 000 habitants ? Enfin, elle lui demande pourquoi ne pas imaginer un nouveau système de signalétique qui serait similaire et cohérent partout en France.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5059</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les prescriptions applicables aux préenseignes prévues par le code de l’environnement sont issues de la loi no 2010-788 du 12 juillet 2010 dite « grenelle 2 » portant engagement national pour l’environnement et par le décret no 2012-118 du 30 janvier 2012 relatif à la publicité extérieure, aux enseignes et aux préenseignes. Afin qu’ils puissent se conformer à la nouvelle réglementation, un délai de cinq ans à compter de l’entrée en vigueur de la loi, a été accordé aux professionnels. Les dispositions actuelles relatives aux préenseignes, s’appliquent donc depuis le 13 juillet 2015. La réduction drastique des panneaux d’affichage concentrés aux abords des agglomérations ou dispersés le long des routes, signalés comme une nuisance majeure dans le rapport relatif à l’impact de la publicité sur les paysages, du sénateur Ambroise Dupont, rédigé en 2009, était réclamée par les associations qui veillent à la préservation de la qualité du cadre de vie et soutenue par le ministère chargé de l’environnement. Néanmoins, l’article 42 de la loi du 12 juillet 2010, modifiant le troisième alinéa de l’article L. 581-19 du code de l’environnement, définit explicitement quelques activités pouvant déroger à l’interdiction de poser des préenseignes. Il s’agit des activités en relation avec la fabrication ou la vente de produits du terroir par des entreprises locales, les activités culturelles et les monuments historiques, classés ou inscrits, ouverts à la visite et, à titre temporaire, les opérations et manifestations exceptionnelles mentionnées à l’article L. 581-20 du code de l’environnement. Les paysages sont un élément de l’attrait des séjours à la campagne qui représentent près d’un tiers des nuitées touristiques enregistrées en France. Revenir à la situation antérieure qui avait conduit à une prolifération de panneaux hétérogènes sur le bord des routes de campagne et dans les agglomérations de moins de 10 000 habitants, nuirait aux valeurs, comme la qualité des panoramas, le respect du patrimoine, l’écotourisme ou les mobilités douces, mises en avant pour développer le tourisme rural. De plus, destination privilégiée pour les courtes vacances, les séjours à la campagne sont souvent préparés en amont grâce à la multiplication des guides et sites Internet, la communication de proximité servant à faciliter le guidage sur les derniers kilomètres. Pour ne pas entraver une revitalisation des territoires ruraux par le tourisme, le Gouvernement n’envisage pas de proposer un texte étendant les préenseignes dérogatoires à d’autres activités que celles mentionnées à l’article L. 581-19 du code de l’environnement. Pour les usagers de passage, l’auteure de la question évoque les insuffisances de la signalisation d’information locale (SIL) qui relève du code de la route. Cette signalétique annonce les activités, services ou équipements de proximité, utiles aux personnes en déplacement et celles s’exerçant en retrait de la voie publique, tout en assurant la sécurité des usagers de la route, en évitant les surenchères visuelles et en apportant une égalité de traitement entre les établissements locaux, dans les départements où cette signalisation d’information locale ne serait pas encore mise en place, le Gouvernement incite les professionnels du tourisme à se rapprocher de la direction départementale des territoires dont ils dépendent afin de contribuer à l’élaboration et à l’installation de dispositifs de substitution répondant au mieux à leurs intérêts. La généralisation de signalisation d’information locale visible, lisible et homogène, conformément aux spécifications de l’arrêté ministériel du 23 mars 2015 fixant certaines prescriptions d’harmonisation des préenseignes dérogatoires, encouragera les automobilistes à rechercher plus systématiquement ce support d’information pour trouver un établissement répondant à leurs besoins.  Enfin, le retrait des préenseignes dérogatoires hors agglomération et dans les agglomérations de moins de 10 000 habitants, est l’opportunité pour les professionnels de réorienter et de développer leur communication en exploitant l’internet fixe et mobile, les applications mobiles ou le GPS. Aujourd’hui, le nombre d’utilisateurs de téléphones mobiles connectés à Internet est en constante augmentation et l’institution de relations clients sur les réseaux sociaux et les sites Web, s’imposent à tous les secteurs pour se faire connaître et promouvoir une activité. Afin de faciliter et de soutenir ces investissements, le Gouvernement a, début 2018, passé un accord avec les quatre principaux opérateurs de téléphonie mobile pour supprimer les dernières « zones blanches » existantes. Il a également fixé l’échéance de la couverture de l’ensemble du territoire français par le haut débit ou le très haut débit avant la fin de l’année 2020. Ces mesures contribueront aussi à attirer de nouveaux arrivants qui pourront utiliser ces moyens de communication pour exercer leur activité à distance.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>8313</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5060</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gilles Lurton</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôts et taxes
	            Fiscalité entreprises du jouet
	            8313. — 15 mai 2018. — M. Gilles Lurton appelle l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur la concurrence déloyale dont sont victimes un grand nombre de commerces implantés physiquement sur le territoire national face aux géants de l’internet qui ont tous mis en place des schémas d’optimisation fiscale afin de réduire au maximum leurs impôts. En effet, force est de constater que les GAFA et géants de l’internet, via notamment leurs services market place, échappent en partie à la fiscalité française : TVA, impôts sur les sociétés et les nombreuses taxes locales auxquelles sont assujettis les commerces implantés physiquement sur le territoire national. Malgré une amélioration due à la récente décision de la Commission européenne de faire payer la TVA sur le lieu de la consommation, le modèle économique de ces géants de l’internet rend difficilement contrôlable son paiement et leur donne encore un avantage concurrentiel considérable. Concernant l’impôt sur les sociétés, celui-ci n’est toujours pas payé par les GAFA car leurs activités reposent sur des actifs incorporels et des données immatérielles. La mise en place, au niveau européen, d’une taxe d’égalisation sur le chiffre d’affaires par pays afin d’obliger ces multinationales du numérique à contribuer à leur juste mesure est une démarche décisive. Cependant, elle nécessite l’unanimité des États membres, ce qui semble, à ce jour, loin d’être réalisable au vu des réticences de certains pays pratiquant le dumping fiscal. Face à cette situation de concurrence déloyale très pénalisante pour les commerçants traditionnels, il lui demande de bien vouloir lui indiquer les actions et les mesures que le Gouvernement souhaite engager afin d’assurer une équité fiscale entre les commerçants physiquement implantés en France et les géants de l’internet. Le secteur du jouet est particulièrement frappé par cette concurrence déloyale et l’avenir de ces entreprises commerciales réparties sur l’ensemble du territoire français risque de s’en trouver menacé rapidement si aucune action n’est entreprise.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5060</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement a engagé plusieurs actions afin de répondre à la nécessaire adaptation de la fiscalité au commerce numérique. En matière de taxe sur la valeur ajoutée (TVA), pour assurer que le lieu de taxation corresponde bien au lieu de la consommation finale, un régime fiscal applicable à la vente à distance a été mis en place en 1993. Ce régime spécifique s’applique lorsque les biens sont expédiés ou transportés par le vendeur ou pour son compte à partir d’un autre État membre de l’Union européenne à destination d’une personne non assujettie à la TVA et prévoit la taxation systématique dans l’État de destination des biens dès lors que le montant des ventes effectuées par un même vendeur vers ce pays excède un seuil qui a été abaissé le 1er janvier 2016 à 35 000 € par an. Ce régime garantit donc que, au-delà d’un certain volume de chiffre d’affaires, la TVA ne soit pas source de distorsions de concurrence entre entreprises, le montant de TVA dû par le commerçant étant alors identique quel que soit le mode de distribution des biens concernés (vente en magasin ou via un site Internet). Ce régime est d’ailleurs appelé à évoluer conformément à la directive no 2017/2455 du Conseil du 5 décembre 2017 modifiant certaines obligations en matière de TVA applicables aux prestations de services et aux ventes à distance de biens. Ainsi, cette directive prévoit, à compter du 1er janvier 2019, la suppression des seuils nationaux et l’instauration d’un seuil unique de 10 000 € par an. De plus, à compter du 1er janvier 2021, le respect de leurs obligations fiscales en matière de TVA par les entreprises qui réalisent des ventes à distance de biens sera facilité par le recours à un portail unique en ligne leur permettant d’effectuer leurs démarches déclaratives et de paiement. Ce portail sera également ouvert aux entreprises amenées à effectuer des ventes à distance de biens importés au profit des consommateurs de l’Union européenne. En outre, cette directive prévoit que les acteurs des marchés qui facilitent, par l’utilisation d’une interface électronique telle qu’une place de marché, une plateforme, un portail ou un dispositif similaire, soit les ventes à distance de biens importés de territoires tiers ou de pays tiers contenus dans des envois d’une valeur intrinsèque ne dépassant pas 150 €, soit les livraisons de biens effectuées par des opérateurs non établis dans l’Union européenne au profit de consommateurs finaux, seront désormais redevables de la TVA. Enfin, il est rappelé que, s’agissant des services fournis par voie électronique, la TVA est prélevée au lieu de situation du consommateur depuis le 1er janvier 2015. En matière d’imposition des bénéfices des entreprises, la France se mobilise avec ses partenaires, tant au G20 qu’au niveau de l’Union européenne, pour corriger les différences de taxation actuellement constatées selon le lieu d’établissement des opérateurs économiques. L’initiative prise par la France avec neuf États membres lors de l’ECOFIN des 15 et 16 septembre 2017 a conduit le Conseil à demander à la Commission européenne de proposer des mesures concrètes et opérationnelles en vue d’agir tant à court terme qu’à long terme, en cohérence avec les travaux déjà engagés au sein de l’Union européenne en matière d’harmonisation de l’impôt sur les sociétés. Ainsi, à la demande d’un groupe d’États membres rassemblé par la France, la Commission a proposé, le 21 mars 2018, au Conseil européen un paquet législatif global destiné à réformer la fiscalité s’appliquant aux activités numériques au sein de l’Union européenne. Celui-ci est composé d’une première directive instituant, à titre provisoire, une "taxe sur les services numériques"assise sur le chiffre d’affaires issu de certaines activités numériques des grandes entreprises (publicité en ligne, plateforme d’intermédiation pour la réalisation de vente de biens et de services en ligne, vente de données) et d’une seconde directive proposant une solution de plus long terme en vue d’imposer les profits réalisés par les entreprises du secteur numérique en s’appuyant sur la notion de"présence numérique significative ". Ces propositions de directives ont fait l’objet de premières discussions entre les États membres de l’Union européenne. La France soutient fortement une adoption rapide de la première directive. En matière de fiscalité directe locale, le Gouvernement mène une réflexion spécifique sur le secteur du commerce. En effet, cette activité est aujourd’hui confrontée aux évolutions démographiques, aux nouveaux comportements de consommation, (notamment le développement du commerce électronique), et à l’arrivée de nouveaux acteurs qui obligent les commerçants à adapter leur offre de services pour mieux répondre aux besoins de la clientèle. Dans ce contexte, le Premier ministre a confié une mission à l’Inspection générale des finances afin de dresser un état des lieux des prélèvements pesant sur les entreprises de ce secteur et d’élaborer des propositions en vue d’aboutir à un cadre fiscal plus équitable entre les différentes formes de commerce et de redynamiser les zones commerciales des centres-villes. À ce titre, la mission examinera notamment les modalités d’imposition à la taxe sur les surfaces commerciales (TaSCom) et la pertinence des taxes à faible rendement touchant ce secteur. La mission remettra ses conclusions au Premier ministre d’ici la fin du premier semestre 2018. L’ensemble de ces mesures apparaît de nature à apporter des réponses concrètes et efficaces aux difficultés évoquées.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>8382</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5062</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Typhanie Degois</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[taxe sur la valeur ajoutée
	            Taux réduit de TVA pour la réhabilitation de l’assainissement non collectif
	            8382. — 15 mai 2018. — Mme Typhanie Degois attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur le taux de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) appliqué lors des travaux de réhabilitation de l’assainissement individuel. Le code de la santé publique, en ses articles L.1331-1 et suivants, dispose de l’encadrement du raccordement des habitations au réseau public de collecte des eaux usées et des eaux pluviales. De ce fait, lorsqu’un diagnostic réalisé par le Service public d’assainissement non collectif (SPANC) présente une installation dite « à risque » ou « absente », les particuliers ont l’obligation de réaliser des travaux d’aménagement afin de raccorder les installations privées au système d’assainissement collectif. À ce titre, de multiples mesures incitatives existent à l’instar d’un taux de TVA réduit, d’aides versées par certains conseils départementaux ou par l’Agence nationale de l’habitat. Ainsi, lorsque des propriétaires de logements datant de plus de deux ans désirent effectuer les travaux de raccordement au réseau d’assainissement collectif, ceux-ci peuvent bénéficier d’un taux de TVA de 10 %, au lieu de 20 %, à condition que les travaux soient réalisés par un professionnel. Si le dispositif proposé est louable, il intrigue quant au taux de TVA appliqué, puisque le Bulletin officiel des impôts n° BOI-TVA-LIQ-30-20-95-20140225 précise que la TVA est perçue au taux réduit de 5,5 % sur les travaux d’amélioration de la qualité énergétique portant sur des locaux à usage d’habitation achevés depuis plus de deux ans. Au même titre que les travaux de rénovation énergétique, il apparaîtrait donc normal et cohérent que les travaux réalisés dans le cadre de la réhabilitation de l’assainissement non collectif bénéficient du même traitement fiscal. Afin d’accélérer la réhabilitation de l’assainissement non collectif, elle lui demande que le taux de TVA applicable aux travaux de raccordement au réseau d’assainissement collectif soit abaissé au taux réduit de 5,5 %.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5062</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En application de l’article 278-0 bis A du code général des impôts (CGI), le taux réduit de 5,5 % de la TVA s’applique aux travaux d’amélioration de la qualité énergétique des locaux à usage d’habitation achevés depuis plus de deux ans ainsi que sur les travaux induits qui leur sont indissociablement liés. Ces travaux portent sur la pose, l’installation et l’entretien des matériaux et équipements mentionnés au 1 de l’article 200 quater du CGI, c’est-à-dire au crédit d’impôt pour la rénovation énergétique (CITE), sous réserve que ces matériaux et équipements respectent des caractéristiques techniques et des critères de performances minimales fixés par arrêté. En revanche, les travaux d’installation, de mise aux normes et d’entretien des systèmes d’assainissement individuel, au même titre que tous les autres travaux d’amélioration, de transformation, d’aménagement et d’entretien, autres que ceux mentionnés à l’article 278-0 bis A, portant sur des locaux à usage d’habitation achevés depuis plus de deux ans, relèvent du taux réduit de 10%. Une différenciation des taux de TVA applicables aux travaux d’amélioration de la qualité énergétique, d’une part, et aux autres travaux d’amélioration des logements, d’autre part, se justifie par leur différence de nature. Il n’est donc pas envisagé une baisse du taux de TVA applicable à ces travaux, étant rappelé que le taux réduit de 10 % qui leur est applicable est le même que celui dont bénéficient les remboursements et rémunérations versées par les communes ou leurs groupements aux exploitants des services d’assainissement ainsi que les taxes, surtaxes et redevances perçues sur les usagers des réseaux d’assainissement en application des dispositions du b de l’article 279 du CGI.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>8502</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5062</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bertrand Sorre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[impôts et taxes
	            Concurrence déloyale entre commerces physiquement implantés et géants du net
	            8502. — 22 mai 2018. — M. Bertrand Sorre attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur la concurrence déloyale dont sont victimes un grand nombre de commerces physiquement implantés sur le territoire français face aux géants de l’internet qui, tous, ont mis en place des schémas d’optimisation fiscale afin de réduire le plus possible leurs impôts. En effet, les géants de l’internet et notamment les GAFA, par le biais de leurs services market place, échappent en grande partie à la fiscalité française. Il s’agit de la TVA, des impôts sur les sociétés et des nombreuses taxes locales auxquelles sont assujettis les commerces implantés physiquement sur le territoire national. Malgré une récente amélioration due à la décision de la Commission européenne de faire payer la TVA sur le lieu de la consommation, le modèle économique de ces géants de l’internet rend très difficilement contrôlable son paiement et leur donne encore un net avantage concurrentiel, très préjudiciable pour les entreprises de proximité. Concernant l’impôt sur les sociétés, celui-ci n’est toujours pas payé par les GAFA car leurs activités reposent sur des actifs incorporels et des données immatérielles. La mise en place, au niveau européen, d’une taxe d’égalisation sur le chiffre d’affaires par pays afin d’obliger ces multinationales du numérique à contribuer à leur juste mesure est une démarche décisive. Elle nécessite toutefois l’unanimité des États membres, ce qui semble, à ce jour, loin d’être réalisable au vu des réticences de certains pays qui pratiquent le dumping fiscal. Face à cette situation de concurrence déloyale, très pénalisante pour les commerçants traditionnels, il lui demande de bien vouloir lui indiquer les actions et les mesures que le Gouvernement souhaite engager afin d’assurer une équité fiscale entre les commerçants physiquement implantés en France et les géants de l’internet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5062</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement a engagé plusieurs actions afin de répondre à la nécessaire adaptation de la fiscalité au commerce numérique. En matière de taxe sur la valeur ajoutée (TVA), pour assurer que le lieu de taxation corresponde bien au lieu de la consommation finale, un régime fiscal applicable à la vente à distance a été mis en place en 1993. Ce régime spécifique s’applique lorsque les biens sont expédiés ou transportés par le vendeur ou pour son compte à partir d’un autre État membre de l’Union européenne à destination d’une personne non assujettie à la TVA et prévoit la taxation systématique dans l’État de destination des biens dès lors que le montant des ventes effectuées par un même vendeur vers ce pays excède un seuil qui a été abaissé le 1er janvier 2016 à 35 000 € par an. Ce régime garantit donc que, au-delà d’un certain volume de chiffre d’affaires, la TVA ne soit pas source de distorsions de concurrence entre entreprises, le montant de TVA dû par le commerçant étant alors identique quel que soit le mode de distribution des biens concernés (vente en magasin ou via un site Internet). Ce régime est d’ailleurs appelé à évoluer conformément à la directive no 2017/2455 du Conseil du 5 décembre 2017 modifiant certaines obligations en matière de TVA applicables aux prestations de services et aux ventes à distance de biens. Ainsi, cette directive prévoit, à compter du 1er janvier 2019, la suppression des seuils nationaux et l’instauration d’un seuil unique de 10 000 € par an. De plus, à compter du 1er janvier 2021, le respect de leurs obligations fiscales en matière de TVA par les entreprises qui réalisent des ventes à distance de biens sera facilité par le recours à un portail unique en ligne leur permettant d’effectuer leurs démarches déclaratives et de paiement. Ce portail sera également ouvert aux entreprises amenées à effectuer des ventes à distance de biens importés au profit des consommateurs de l’Union européenne. En outre, cette directive prévoit que les acteurs des marchés qui facilitent, par l’utilisation d’une interface électronique telle qu’une place de marché, une plateforme, un portail ou un dispositif similaire, soit les ventes à distance de biens importés de territoires tiers ou de pays tiers contenus dans des envois d’une valeur intrinsèque ne dépassant pas 150 €, soit les livraisons de biens effectuées par des opérateurs non établis dans l’Union européenne au profit de consommateurs finaux, seront désormais redevables de la TVA. Enfin, il est rappelé que, s’agissant des services fournis par voie électronique, la TVA est prélevée au lieu de situation du consommateur depuis le 1er janvier 2015. En matière d’imposition des bénéfices des entreprises, la France se mobilise avec ses partenaires, tant au G20 qu’au niveau de l’Union européenne, pour corriger les différences de taxation actuellement constatées selon le lieu d’établissement des opérateurs économiques. L’initiative prise par la France avec neuf États membres lors de l’ECOFIN des 15 et 16 septembre 2017 a conduit le Conseil à demander à la Commission européenne de proposer des mesures concrètes et opérationnelles en vue d’agir tant à court terme qu’à long terme, en cohérence avec les travaux déjà engagés au sein de l’Union européenne en matière d’harmonisation de l’impôt sur les sociétés. Ainsi, à la demande d’un groupe d’États membres rassemblé par la France, la Commission a proposé, le 21 mars 2018, au Conseil européen un paquet législatif global destiné à réformer la fiscalité s’appliquant aux activités numériques au sein de l’Union européenne. Celui-ci est composé d’une première directive instituant, à titre provisoire, une "taxe sur les services numériques"assise sur le chiffre d’affaires issu de certaines activités numériques des grandes entreprises (publicité en ligne, plateforme d’intermédiation pour la réalisation de vente de biens et de services en ligne, vente de données) et d’une seconde directive proposant une solution de plus long terme en vue d’imposer les profits réalisés par les entreprises du secteur numérique en s’appuyant sur la notion de"présence numérique significative ". Ces propositions de directives ont fait l’objet de premières discussions entre les États membres de l’Union européenne. La France soutient fortement une adoption rapide de la première directive. En matière de fiscalité directe locale, le Gouvernement mène une réflexion spécifique sur le secteur du commerce. En effet, cette activité est aujourd’hui confrontée aux évolutions démographiques, aux nouveaux comportements de consommation, (notamment le développement du commerce électronique), et à l’arrivée de nouveaux acteurs qui obligent les commerçants à adapter leur offre de services pour mieux répondre aux besoins de la clientèle. Dans ce contexte, le Premier ministre a confié une mission à l’Inspection générale des finances afin de dresser un état des lieux des prélèvements pesant sur les entreprises de ce secteur et d’élaborer des propositions en vue d’aboutir à un cadre fiscal plus équitable entre les différentes formes de commerce et de redynamiser les zones commerciales des centres-villes. À ce titre, la mission examinera notamment les modalités d’imposition à la taxe sur les surfaces commerciales (TaSCom) et la pertinence des taxes à faible rendement touchant ce secteur. La mission remettra ses conclusions au Premier ministre d’ici la fin du premier semestre 2018. L’ensemble de ces mesures apparaît de nature à apporter des réponses concrètes et efficaces aux difficultés évoquées.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2814</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5064</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Carole Grandjean</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances (Mme la SE auprès du ministre)</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[entreprises
	            L’artisanat et les micros-entreprises
	            2814. — 14 novembre 2017. — Mme Carole Grandjean attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur les inquiétudes liées à l’utilisation du statut de la microentreprise et du risque de concurrence déloyale que ce régime suscite au sein des professions de l’artisanat et du commerce. Le régime des microentreprises, effectif depuis le 1er Janvier 2009, rencontre un vrai succès car il permet de créer sa propre activité que l’on soit chômeur, salarié ou fonctionnaire, mais aussi à la simplicité et à la lisibilité du prélèvement des cotisations sociales et fiscales. Toutefois, il suscite de nombreuses interrogations de la part des PME de l’artisanat et des services quant aux charges moindres des entrepreneurs et aux obligations auxquelles ils sont soumis sans limitation de durée dans le temps et sans réels contrôles de l’activité réellement effectués. Dans ces conditions, elle souhaite des précisions de la part du Gouvernement sur l’avenir des microentreprises afin de veiller à une concurrence loyale entre artisans et commerçants, et à ne pas encourager ceux-ci à privilégier le statut de micro entrepreneurs du fait de son intérêt économique et financier, au détriment du rôle de chef d’entreprise. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5064</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Créé par la loi de modernisation de l’économie du 4 août 2008, le régime du micro-entrepreneur (ex-auto-entrepreneur) a pour ambition de lever, par des formalités allégées, les freins sociaux, culturels et administratifs à la création d’activités et à l’entreprenariat. Un des principes essentiels en est : « pas de chiffre d’affaires : pas de paiement ». Ce régime a contribué, indéniablement, depuis son entrée en vigueur, à dynamiser la création d’entreprises, avec plus d’un million de micro-entrepreneurs en activité à ce jour. Depuis plusieurs années, le législateur a harmonisé le régime du micro-entrepreneur et celui des entrepreneurs individuels de droit commun, avec un double objectif : d’une part, maintenir des modalités simplifiées de calcul et de prélèvement des cotisations et contributions sociales et, d’autre part, éviter les distorsions de concurrence entre les différents acteurs économiques. Ainsi, le niveau des impôts et des contributions et cotisations sociales du micro-entrepreneur a convergé vers celui des autres entrepreneurs. La loi de financement de la sécurité sociale pour 2013 a posé le principe d’équivalence entre le taux des cotisations et contributions sociales du régime du micro-entrepreneur et le taux des cotisations et contributions sociales du régime de droit commun des travailleurs indépendants. Dans la même perspective, l’exonération de contribution à la formation professionnelle a été abrogée par la loi de finances pour 2011 et celle concernant les taxes pour frais de chambre par la loi du 18 juin 2014 relative à l’artisanat, au commerce et aux très petites entreprises. De plus, les micro-entrepreneurs sont désormais assujettis à la cotisation foncière des entreprises (CFE) dans les mêmes conditions que les autres entreprises, depuis la loi de finances pour 2014. La loi du 18 juin 2014 a en outre rétabli le caractère universel de l’immatriculation, en étendant l’obligation à tous les micro-entrepreneurs, qu’ils soient artisans ou commerçants, et que leur activité soit exercée à titre principal ou complémentaire. Le gouvernement reste attentif à ce que les différents régimes en vigueur accompagnent la création d’entreprise et d’emplois en France.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3007</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5064</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Favennec Becot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances (Mme la SE auprès du ministre)</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[consommation
	            Baisse des subventions aux associations de consommateurs
	            3007. — 21 novembre 2017. — M. Yannick Favennec Becot attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur la réduction prévue, dans le projet de loi de finances pour 2018, des subventions allouées à l’Institut national de la consommation, ainsi qu’aux quinze associations de consommateurs agréées. Cette nouvelle baisse viendrait s’ajouter à la baisse progressive des subventions depuis cinq ans qui s’est élevée à une réduction globale de 35 % pour tous les acteurs de la défense des consommateurs. Cette réduction aura non seulement de graves conséquences sur la survie de certaines associations, mais également sur la protection des consommateurs. Le mouvement consumériste exerce un contre-pouvoir face aux grandes entreprises et multinationales et représente un moyen, pour les consommateurs, de faire valoir leurs droits à moindre coût. Sur le terrain, les associations locales réalisent des missions indispensables à la vie économique locale et pallient dans certaines communes les fermetures de service public. Le budget des associations de consommateurs sont d’autant plus difficiles à boucler que leur rôle a été accru, depuis trois ans, avec la mise en place de l’action de groupe. Or pour pouvoir enclencher une action de groupe, il faut engager au minimum la somme de 50 000 euros. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui indiquer ses intentions sur ce sujet, afin de ne pas compromettre l’avenir et donc la pérennité d’un système qui permet de protéger les consommateurs. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5064</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le montant des crédits d’intervention inscrits en loi de finances pour 2018, au titre des subventions versées par le ministère chargé de l’économie aux différentes instances du monde consumériste, a connu, in fine, une baisse modérée, de l’ordre de 5 % par rapport à 2017. Le gouvernement est attaché à ce que les associations de défense des consommateurs puissent continuer leur activité au service de la protection des consommateurs.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3696</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5065</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Cazenove</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances (Mme la SE auprès du ministre)</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[consommation
	            Démarchage téléphonique - Entreprises - Bloctel
	            3696. — 12 décembre 2017. — M. Sébastien Cazenove attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur l’accès au service Bloctel.gouv.fr. Ce service permet gratuitement aux consommateurs d’être inscrits sur une liste d’opposition au démarchage téléphonique. S’il est aussi ouvert aux entreprises, son coût dissuade nombre d’entre elles d’y recourir. Pourtant, elles peuvent être, comme les consommateurs, l’objet d’un véritable harcèlement téléphonique. Il souhaiterait savoir si un tarif préférentiel pourrait être mis en place pour les petites entreprises. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5065</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[C’est dans le souci de protéger les consommateurs, notamment les plus fragiles d’entre eux, d’un démarchage téléphonique intempestif et intrusif, que l’article L. 223-1 du code de la consommation, issu de l’article 9 de la loi no 2014-344 du 17 mars 2014 relative à la consommation, interdit à un professionnel, sous peine de sanction administrative (amende de 15 000 euros pour une personne physique et de 75 000 euros pour une personne morale), de démarcher par téléphone des consommateurs inscrits sur une liste d’opposition au démarchage téléphonique. En effet, pour beaucoup de nos concitoyens, les appels commerciaux répétés et à tous moments de la journée, dans l’objectif de leur vendre un produit ou un service, sont considérés comme une véritable nuisance. A cet égard, les consommateurs qui le souhaitent ont la possibilité de s’inscrire gratuitement en ligne sur le site www.bloctel.gouv.fr, ou en cas de difficulté d’accès à Internet, par voie postale. Ce dispositif suscite un réel engouement des consommateurs qui ne veulent plus être dérangés par des appels non souhaités. Ainsi, au 1er octobre 2017, plus de trois millions de personnes s’étaient inscrites, afin de ne plus faire l’objet de démarchage téléphonique. Il appartient aux entreprises qui ont recours à ce mode de prospection commerciale de s’assurer que leurs fichiers clients ne contiennent pas de numéros de téléphone inscrits sur le registre « BLOCTEL ». Elles doivent, en conséquence, saisir de manière régulière la société OPPOSETEL qui gère le site « BLOCTEL », aux fins de s’assurer de la conformité de leurs fichiers clients avec la liste d’opposition au démarchage téléphonique et de faire retirer par le gestionnaire de ce site les numéros de téléphone qui y sont inscrits. A ce jour, la société OPPOSETEL a traité plus de 100 000 fichiers clients, correspondant à plus de 62 milliards de numéros de téléphone traités dont 2 milliards d’inscrits sur la liste d’opposition au démarchage téléphonique. Cependant, plusieurs éléments démontrent que le dispositif n’est pas pleinement respecté à ce jour. Plus de 700 entreprises ont adhéré au nouveau dispositif afin de faire retirer de leurs fichiers de prospection les numéros protégés par « BLOCTEL », ce qui semble très en deçà du nombre de professionnels tenus de recourir à ce dispositif préalablement à leur campagne de démarchage téléphonique. Chaque professionnel qui effectue des opérations de démarchage téléphonique auprès des consommateurs doit donc saisir le service « BLOCTEL ». Il doit le faire avant toute campagne de prospection commerciale et au moins mensuellement lorsque la campagne dure plus de 30 jours, pour s’assurer de la conformité des fichiers de prospection commerciale avec la liste d’opposition au démarchage téléphonique. Chaque professionnel qui enrichit ou met à disposition d’autres professionnels un fichier de prospection commerciale doit saisir le service « BLOCTEL », et ce avant toute mise à disposition de fichier pour s’assurer de la conformité des fichiers avec la liste d’opposition au démarchage téléphonique et doit, en conséquence, souscrire un abonnement à « BLOCTEL ». S’agissant du coût du service qui serait trop élevé pour les petites et moyennes entreprises (PME) ou très petites entreprises, il convient de préciser que la formule illimitée n’est pas la plus adaptée. A cet égard, la société OPPOSETEL se tient à la disposition des entreprises afin de déterminer avec elles les offres tarifaires qui correspondent au mieux à leur activité, compte tenu de la fréquence des campagnes de démarchage téléphonique engagées. A ce titre, une formule « à l’acte » est disponible, exemptée de frais d’inscription et de redevance annuelle d’utilisation du service. Cette formule avantageuse pour les PME, en vue d’une campagne de démarchage, permet deux sollicitations (fichiers soumis) pour un nombre maximum de 3 000 lignes par fichiers soumis et cela pour 150€ HT. Plus généralement, cinq formules d’abonnement annuel sont proposées selon le nombre de sollicitations du service « BLOCTEL » par l’entreprise et la taille des fichiers soumis par cette dernière. En fonction de ses besoins, le professionnel dispose de la possibilité de souscrire en même temps ou successivement à plusieurs abonnements. En revanche, dans la mesure où seule la migration vers une formule d’abonnement supérieure est possible, il appartient au professionnel de choisir l’abonnement le plus adapté à ses besoins au moment de la souscription, quitte, ensuite, si nécessaire, à s’orienter vers un abonnement d’un montant supérieur. Dans cette hypothèse, la différence de coût entre les 2 abonnements est facturée (y compris les frais d’inscription et de redevance annuelle dans le cas d’un abonnement initial à l’acte). Le nouvel abonnement expirera à la date anniversaire du précédent. Les sollicitations mises en œuvre dans le cadre de l’abonnement initial seront décomptées du nouveau, sauf dans le cas de l’offre illimitée. Les formules ont été élaborées pour s’adapter aux différents besoins des entreprises. Si les entreprises adhèrent en masse au dispositif, le prix pourra évoluer. En effet, celui-ci a été fixé à la fois dans un souci de cohérence avec les besoins des entreprises mais aussi au regard de la nécessité, pour le délégataire de service public, d’arriver à l’équilibre financier]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3697</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5066</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Dive</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances (Mme la SE auprès du ministre)</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[consommation
	            Harcèlement téléphonique : dysfonctionnement de Bloctel
	            3697. — 12 décembre 2017. — M. Julien Dive appelle l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur le manque d’efficacité du dispositif Bloctel, lancé le 1er juin 2016. Ce système instauré par la loi du 17 mars 2014 relative à la consommation est géré par la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). Il consiste, pour un particulier, à inscrire gratuitement son numéro de téléphone sur une liste afin de le protéger du démarchage professionnel de la part d’entreprises avec lesquelles il n’a pas engagé de relation contractuelle. En dépit de leur utilisation de Bloctel, de nombreux habitants de la commune de Gauchy, dans l’Aisne, ont alerté leur maire sur les démarchages incessants dont ils sont encore victimes. Cette situation fait écho à l’enquête d’UFC-Que Choisir publiée en janvier 2017 sur ce dispositif, selon laquelle 82 % des consommateurs interrogés estimaient que le nombre d’appels reçus n’avait pas baissé après inscription, notamment en raison du trop faible nombre de sanctions administratives. Il lui demande de rendre le dispositif Bloctel plus contraignant et plus dissuasif, en renforçant les sanctions prises à l’encontre des entreprises qui ne respecteraient pas la volonté des particuliers. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5066</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[C’est dans le souci de protéger les consommateurs, notamment les plus fragiles d’entre eux, d’un démarchage téléphonique intempestif et intrusif, que l’article L. 223-1 du code de la consommation, issu de l’article 9 de la loi no 2014-344 du 17 mars 2014 relative à la consommation, interdit à un professionnel, sous peine de sanction administrative (amende de 15 000 euros pour une personne physique et de 75 000 euros pour une personne morale), de démarcher par téléphone des consommateurs inscrits sur une liste d’opposition au démarchage téléphonique. En effet, pour beaucoup de nos concitoyens, les appels commerciaux répétés et à tous moments de la journée, dans l’objectif de leur vendre un produit ou un service, sont considérés comme une véritable nuisance. Aussi, ce dispositif suscite un réel engouement des consommateurs qui ne veulent plus être dérangés par des appels non souhaités. Ainsi, au 1er décembre 2017, 3,5 millions de personnes s’étaient inscrites, afin de ne plus faire l’objet de démarchage téléphonique. Il appartient aux entreprises qui ont recours à ce mode de prospection commerciale de s’assurer que leurs fichiers clients ne contiennent pas de numéros de téléphone inscrits sur le registre « BLOCTEL ». Elles doivent, en conséquence, saisir de manière régulière la société OPPOSETEL qui gère le site « BLOCTEL », aux fins de s’assurer de la conformité de leurs fichiers clients avec la liste d’opposition au démarchage téléphonique et de faire retirer par le gestionnaire de ce site les numéros de téléphone qui y sont inscrits. Cependant, plusieurs éléments démontrent que le dispositif n’est pas pleinement respecté à ce jour. Plus de 700 entreprises ont adhéré au nouveau dispositif afin de faire retirer de leurs fichiers de prospection les numéros protégés par « BLOCTEL », ce qui semble très en deçà du nombre de professionnels tenus de recourir à ce dispositif préalablement à leur campagne de démarchage téléphonique. Par ailleurs, depuis fin 2016, à partir des signalements déposés par les consommateurs sur le site « BLOCTEL », la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a diligenté de nombreux contrôles d’entreprises suspectées de ne pas respecter les dispositions légales précitées. A l’issue de ces enquêtes, des poursuites pour non-respect du dispositif « BLOCTEL » ont été engagées. Les entreprises identifiées se sont vues infliger une amende atteignant, pour les manquements les plus importants, le plafond de 75 000 euros. Les signalements déposés par les consommateurs via le formulaire en ligne sur www.bloctel.gouv.fr ou par courrier sont essentiels à la poursuite des investigations menées par les services de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes. C’est pourquoi il est demandé aux consommateurs d’être particulièrement vigilants, lors de la réception d’un appel litigieux, sur le numéro appelant, l’horaire et la date de l’appel, ainsi qu’à l’égard du discours tenu par l’interlocuteur, s’agissant notamment des éléments permettant l’identification de la société appelante. S’agissant de la possibilité d’augmenter le montant des sanctions administratives, cette option pourrait être envisagée si les entreprises continuaient à prospecter des consommateurs inscrits sur Bloctel. Aujourd’hui, il est, néanmoins, déjà possible de les sanctionner pénalement, dès lors que les agissements en cause peuvent être qualifiées de pratiques commerciales agressives (appels répétés de la même personne malgré le refus explicite de l’intéressé…). Le fait de mettre en œuvre une pratique commerciale agressive est puni d’un emprisonnement de deux ans au plus et d’une amende de 300 000 € au plus. Le montant de l’amende peut être porté, de manière proportionnée aux avantages tirés du manquement, à 10 % du chiffre d’affaires. Le professionnel encourt également une interdiction d’exercer une activité commerciale. Dans l’attente, les agents de la DGCCRF poursuivront leur action de contrôle en vue de s’assurer du respect par les professionnels ayant recours au démarchage téléphonique de leurs obligations légales qu’aujourd’hui ils ne peuvent plus ignorer. Les opérateurs téléphoniques ont par ailleurs été sollicités afin de rendre plus efficient le dispositif d’opposition au démarchage téléphonique et des travaux sont en cours pour explorer toutes les pistes d’amélioration de celui-ci.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3698</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5067</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Warsmann</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances (Mme la SE auprès du ministre)</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[consommation
	            Lutte contre le démarchage téléphonique abusif
	            3698. — 12 décembre 2017. — M. Jean-Luc Warsmann attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur la recrudescence inquiétante du démarchage téléphonique abusif dont sont la cible un nombre croissant de Français. En effet, en dépit des sanctions qu’ils encourent, certains professionnels n’hésitent pas à solliciter des particuliers par des appels téléphoniques commerciaux répétés à tout moment de la journée, exerçant ainsi un véritable harcèlement. L’ouverture du service Bloctel, le 1er juin 2016, a constitué un premier progrès, dès lors qu’il donne aux consommateurs la possibilité de s’inscrire gratuitement, en ligne ou par courrier, sur une liste d’opposition au démarchage téléphonique. Toutefois, ce dispositif demeure peu dissuasif, en ce qu’il ne permet pas d’identifier immédiatement les auteurs de ces actes répréhensibles, ni de les sanctionner. Il lui prie donc de bien vouloir lui indiquer si lui paraît envisageable la mise en service, parallèlement au dispositif Bloctel, d’un numéro spécial, que les particuliers pourraient composer dès réception d’un appel téléphonique abusif, pour générer automatiquement une demande d’enquête. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5067</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[C’est dans le souci de protéger les consommateurs, notamment les plus fragiles d’entre eux, d’un démarchage téléphonique intempestif et intrusif, que l’article L. 223-1 du code de la consommation, issu de l’article 9 de la loi no 2014-344 du 17 mars 2014 relative à la consommation, interdit à un professionnel, sous peine de sanction administrative (amende de 15 000 euros pour une personne physique et de 75 000 euros pour une personne morale), de démarcher par téléphone des consommateurs inscrits sur une liste d’opposition au démarchage téléphonique. En effet, pour beaucoup de nos concitoyens, les appels commerciaux répétés et à tous moments de la journée, dans l’objectif de leur vendre un produit ou un service, sont considérés comme une véritable nuisance. Aussi, ce dispositif suscite un réel engouement des consommateurs qui ne veulent plus être dérangés par des appels non souhaités. Ainsi, au 1er décembre 2017, 3,5 millions de personnes s’étaient inscrites, afin de ne plus faire l’objet de démarchage téléphonique. Il appartient aux entreprises qui ont recours à ce mode de prospection commerciale de s’assurer que leurs fichiers clients ne contiennent pas de numéros de téléphone inscrits sur le registre « BLOCTEL ». Elles doivent, en conséquence, saisir de manière régulière la société OPPOSETEL qui gère le site « BLOCTEL », aux fins de s’assurer de la conformité de leurs fichiers clients avec la liste d’opposition au démarchage téléphonique et de faire retirer par le gestionnaire de ce site les numéros de téléphone qui y sont inscrits. A ce jour, la société OPPOSETEL a traité plus de 130 000 fichiers clients, correspondant à plus de 91 milliards de numéros de téléphone traités dont 2,9 milliards d’inscrits sur la liste d’opposition au démarchage téléphonique. Cependant, plusieurs éléments démontrent que le dispositif n’est pas pleinement respecté à ce jour. Plus de 700 entreprises ont adhéré au nouveau dispositif afin de faire retirer de leurs fichiers de prospection les numéros protégés par « BLOCTEL », ce qui semble très en deçà du nombre de professionnels tenus de recourir à ce dispositif préalablement à leur campagne de démarchage téléphonique. Par ailleurs, depuis fin 2016, à partir des signalements déposés par les consommateurs sur le site « BLOCTEL », la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la repression des fraudes (DGCCRF) a diligenté de nombreux contrôles d’entreprises suspectées de ne pas respecter les dispositions légales précitées. A l’issue de ces enquêtes, des poursuites pour non-respect du dispositif « BLOCTEL » ont été engagées. Les entreprises identifiées se sont vues infliger une amende atteignant, pour les manquements les plus importants, le plafond de 75 000 euros. Les signalements déposés par les consommateurs via le formulaire en ligne sur www.bloctel.gouv.fr ou par courrier sont essentiels à la poursuite des investigations menées par les services de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes. C’est pourquoi il est demandé aux consommateurs d’être particulièrement vigilants, lors de la réception d’un appel litigieux, sur le numéro appelant, l’horaire et la date de l’appel, ainsi qu’à l’égard du discours tenu par l’interlocuteur, s’agissant notamment des éléments permettant l’identification de la société appelante. S’agissant de la possibilité d’instituer un nouveau mécanisme permettant via un numéro spécial de dénoncer un appel non désiré et de générer automatiquement une enquête, la mesure serait inopérante. En effet, il n’existe pas aujourd’hui de possibilité directe de disposer du nom et des coordonnées d’une personne qui appelle via un réseau téléphonique. Les enquêtes qui sont menées dans le cadre du dispositif « BLOCTEL » conduisent nécessairement à se rapprocher des opérateurs téléphoniques pour disposer des coordonnées des contrevenants. Pour améliorer le dispositif existant, les opérateurs téléphoniques ont été sollicités et des travaux sont en cours pour explorer toutes les pistes d’amélioration de celui-ci. Les agents de la DGCCRF poursuivront leur action de contrôle en vue de s’assurer du respect par les professionnels ayant recours au démarchage téléphonique de leurs obligations légales qu’aujourd’hui ils ne peuvent plus ignorer.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5058</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5068</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Furst</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances (Mme la SE auprès du ministre)</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[consommation
	            « Bloctel » - lutte contre le "spoofing"
	            5058. — 6 février 2018. — M. Laurent Furst appelle l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur le contournement du système de lutte contre le démarchage téléphonique abusif « Bloctel » par des entreprises de démarchage téléphonique. Il s’avère que malgré leur inscription sur la liste « Bloctel », de nombreux consommateurs continuent d’être démarchés par téléphone. Ainsi certains démarcheurs utilisent désormais Internet pour faire apparaître une fausse numérotation, de plus en plus régulièrement avec un préfixe indiquant une localisation proche de la personne démarchée, voire en piratant des lignes téléphoniques sans aucun lien avec le démarcheur. Cette pratique appelée « spoofing », illégale, laisse les personnes démarchées démunies. En effet, l’utilisation de l’annuaire inversé s’avère inefficace pour ce type d’appels, les numéros étant systématiquement différents et dans certains cas piratés. Il lui demande donc dans quelle mesure l’efficacité de « Bloctel » peut être améliorée pour empêcher les appels provenant de numéros systématiquement différents et lutter contre ce type de contournements de la loi no 2014-344 du 17 mars 2014. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5068</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[C’est dans le souci de protéger les consommateurs, notamment, les plus fragiles d’entre eux, d’un démarchage téléphonique intempestif et intrusif, que l’article L. 223-1 du code de la consommation, issu de l’article 9 de la loi no 2014-344 du 17 mars 2014 relative à la consommation, interdit à un professionnel, sous peine de sanction administrative (amende de 15 000 euros pour une personne physique et de 75 000 euros pour une personne morale), de démarcher par téléphone des consommateurs inscrits sur une liste d’opposition au démarchage téléphonique. En effet, pour beaucoup de nos concitoyens, les appels commerciaux répétés et à tous moments de la journée, dans l’objectif de leur vendre un produit ou un service, sont considérés comme une véritable nuisance. Aussi, ce dispositif suscite un réel engouement des consommateurs qui ne veulent plus être dérangés par des appels non souhaités. Ainsi, au 1er mai 2017, près de 4 millions de personnes s’étaient inscrites, afin de ne plus faire l’objet de démarchage téléphonique. Il appartient aux entreprises, qui ont recours à ce mode de prospection commerciale, de s’assurer que leurs fichiers clients ne contiennent pas de numéros de téléphone inscrits sur le registre « BLOCTEL ». Elles doivent, en conséquence, saisir de manière régulière la société OPPOSETEL qui gère le site « BLOCTEL », aux fins de s’assurer de la conformité de leurs fichiers clients, avec la liste d’opposition au démarchage téléphonique et de faire retirer par le gestionnaire de ce site, les numéros de téléphone qui y sont inscrits. A ce jour, la société OPPOSETEL qui gère le site « BLOCTEL » a traité plus de 180 000 fichiers clients et a évité 6 appels, par semaine en moyenne, à chaque consommateur inscrit. Cependant, plusieurs éléments démontrent que le dispositif n’est pas pleinement respecté à ce jour. Plus de 1 100 entreprises ont adhéré au nouveau dispositif afin de faire retirer, de leurs fichiers de prospection, les numéros protégés par « BLOCTEL », ce qui semble très en deçà du nombre de professionnels tenus de recourir à ce dispositif préalablement à leur campagne de démarchage téléphonique. Par ailleurs, depuis fin 2016, à partir des signalements déposés par les consommateurs sur le site « BLOCTEL », la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a diligenté de nombreux contrôles d’entreprises suspectées de ne pas respecter les dispositions légales précitées. A l’issue de ces enquêtes, près de 150 entreprises ont été poursuivies pour non-respect du dispositif « BLOCTEL ». Les entreprises identifiées se sont vues infliger une amende atteignant, pour les manquements les plus importants, le plafond de 75 000 euros. Les signalements déposés par les consommateurs, via le formulaire en ligne sur www.bloctel.gouv.fr ou par courrier, sont essentiels à la poursuite des investigations menées par les services de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes. C’est pourquoi, il est demandé aux consommateurs d’être particulièrement vigilants, lors de la réception d’un appel litigieux, sur le numéro appelant, l’horaire et la date de l’appel, ainsi qu’à l’égard du discours tenu par l’interlocuteur, s’agissant notamment des éléments permettant l’identification de la société appelante. De nombreux consommateurs ne décrochent pas et il est impossible dans ce cadre de diligenter une enquête. Par ailleurs, l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) et les opérateurs téléphoniques réfléchissent aux solutions, à mettre en place, pour empêcher les pratiques d’utilisation frauduleuse de numéros de téléphone et tout particulièrement leur usurpation. En tout état de cause, les agents de la DGCCRF poursuivront leur action de contrôle en vue de s’assurer du respect, par les professionnels ayant recours au démarchage téléphonique, de leurs obligations légales qu’aujourd’hui ils ne peuvent plus ignorer. Les opérateurs téléphoniques ont, par ailleurs, été sollicités afin de rendre plus efficient le dispositif d’opposition au démarchage téléphonique et des travaux sont en cours pour explorer toutes les pistes d’amélioration de celui-ci.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5059</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5069</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Aude Bono-Vandorme</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances (Mme la SE auprès du ministre)</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[consommation
	            Consommateurs
	            5059. — 6 février 2018. — Mme Aude Bono-Vandorme attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur l’ampleur du démarchage téléphonique dont sont victimes les consommateurs, surtout les plus vulnérables. La loi consommation du 17 mars 2014 a voulu redonner du pouvoir aux consommateurs. En conséquence, un service d’opposition au démarchage téléphonique (Bloctel) a été mis en place. Force est de constater aujourd’hui qu’il ne connaît qu’une efficacité toute relative. Cette inefficience doit sûrement être mise relation avec la faiblesse des sanctions qui n’incite pas les démarcheurs professionnels à respecter la volonté des consommateurs à ne plus être harcelés journalièrement. Parallèlement, les professionnels du démarchage téléphonique ont très souvent recours à la technique, pourtant illégale, du « spoofing ». À titre d’exemple, en décembre 2016, sur les 330 000 réclamations portées à la connaissance de Bloctel, seules 2 sanctions contre des professionnels avaient abouti. Cette déconnexion manifeste entre les réclamations et les sanctions conduit les consommateurs à un sentiment d’abandon et d’exaspération. Elle lui demande de bien vouloir préciser les intentions de son ministère sur cette question : entend-il saisir la DGCCRF et l’ARCEP pour les appeler à une multiplication des contrôles et des sanctions, et à un examen des possibilités techniques empêchant les démarcheurs téléphoniques de s’imposer aux consommateurs. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5069</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[C’est dans le souci de protéger les consommateurs, notamment les plus fragiles d’entre eux, d’un démarchage téléphonique intempestif et intrusif, que l’article L. 223-1 du code de la consommation, issu de l’article 9 de la loi no 2014-344 du 17 mars 2014 relative à la consommation, interdit à un professionnel, sous peine de sanction administrative (amende de 15 000 euros pour une personne physique et de 75 000 euros pour une personne morale), de démarcher par téléphone des consommateurs inscrits sur une liste d’opposition au démarchage téléphonique. En effet, pour beaucoup de nos concitoyens, les appels commerciaux répétés et à tous moments de la journée, dans l’objectif de leur vendre un produit ou un service, sont considérés comme une véritable nuisance. Aussi, ce dispositif suscite un réel engouement des consommateurs qui ne veulent plus être dérangés par des appels non souhaités. Ainsi, au 1er décembre 2017, 3,5 millions de personnes s’étaient inscrites, afin de ne plus faire l’objet de démarchage téléphonique. Il appartient aux entreprises, qui ont recours à ce mode de prospection commerciale, de s’assurer que leurs fichiers clients ne contiennent pas de numéros de téléphone inscrits sur le registre « BLOCTEL ». Elles doivent, en conséquence, saisir de manière régulière la société OPPOSETEL qui gère le site « BLOCTEL », aux fins de s’assurer de la conformité de leurs fichiers clients avec la liste d’opposition au démarchage téléphonique et de faire retirer par le gestionnaire de ce site les numéros de téléphone qui y sont inscrits. A ce jour, la société OPPOSETEL qui gère le site « BLOCTEL » a traité plus de 130 000 fichiers clients et a évité 6 appels par semaine, en moyenne, à chaque consommateur inscrit. Cependant, plusieurs éléments démontrent que le dispositif n’est pas pleinement respecté à ce jour. Plus de 800 entreprises ont adhéré au nouveau dispositif afin de faire retirer, de leurs fichiers de prospection, les numéros protégés par « BLOCTEL », ce qui semble très en deçà du nombre de professionnels tenus de recourir à ce dispositif, préalablement à leur campagne de démarchage téléphonique. Par ailleurs, depuis fin 2016, à partir des signalements déposés par les consommateurs sur le site « BLOCTEL », la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a diligenté de nombreux contrôles d’entreprises suspectées de ne pas respecter les dispositions légales précitées. A l’issue de ces enquêtes, 134 entreprises ont été poursuivies pour non-respect du dispositif « BLOCTEL ». Les entreprises identifiées se sont vues infliger une amende atteignant, pour les manquements les plus importants, le plafond de 75 000 euros. Les signalements déposés par les consommateurs, via le formulaire en ligne sur www.bloctel.gouv.fr ou par courrier, sont essentiels à la poursuite des investigations menées par les services de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes. C’est pourquoi, il est demandé aux consommateurs d’être particulièrement vigilants, lors de la réception d’un appel litigieux, sur le numéro appelant, l’horaire et la date de l’appel, ainsi qu’à l’égard du discours tenu par l’interlocuteur, s’agissant notamment des éléments permettant l’identification de la société appelante. De nombreux consommateurs ne décrochent pas et il est impossible dans ce cadre de diligenter une enquête. Dans l’attente, les agents de la DGCCRF poursuivront leur action de contrôle en vue de s’assurer du respect, par les professionnels ayant recours au démarchage téléphonique, de leurs obligations légales qu’aujourd’hui ils ne peuvent plus ignorer. Les opérateurs téléphoniques ont, par ailleurs, été sollicités afin de rendre plus efficient le dispositif d’opposition au démarchage téléphonique et des travaux sont en cours pour explorer toutes les pistes d’amélioration de celui-ci. L’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) s’est, en outre, emparée de la question en vue d’une meilleure régulation des pratiques. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5062</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5070</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Didier Paris</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances (Mme la SE auprès du ministre)</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[consommation
	            Lutte contre le démarchage téléphonique
	            5062. — 6 février 2018. — M. Didier Paris attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur l’efficacité de la lutte contre le démarchage téléphonique initiée dans le cadre de la loi relative à la consommation du 17 mars 2014 au travers notamment du dispositif Bloctel. Depuis la mise en service de la liste d’opposition au démarchage téléphonique, il semble que le système Bloctel ne parvienne pas à protéger les consommateurs des pratiques abusives du démarchage téléphonique. Alors que ce dispositif issu de la loi no 2014-344 est censé lutter et encadrer le démarchage téléphonique, neuf Français sur dix sont aujourd’hui excédés de subir le harcèlement des plateformes téléphoniques de diverses sociétés. Il lui demande de bien vouloir préciser les intentions du Gouvernement pour que cessent ces pratiques et de lui indiquer les mesures supplémentaires qui pourraient être prise pour permettre aux consommateurs de ne plus être importunés. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5070</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[C’est dans le souci de protéger les consommateurs, notamment les plus fragiles d’entre eux, d’un démarchage téléphonique intempestif et intrusif, que l’article L. 223-1 du code de la consommation, issu de l’article 9 de la loi no 2014-344 du 17 mars 2014 relative à la consommation, interdit à un professionnel, sous peine de sanction administrative (amende de 15 000 euros pour une personne physique et de 75 000 euros pour une personne morale), de démarcher par téléphone des consommateurs inscrits sur une liste d’opposition au démarchage téléphonique. En effet, pour beaucoup de nos concitoyens, les appels commerciaux répétés et à tous moments de la journée, dans l’objectif de leur vendre un produit ou un service, sont considérés comme une véritable nuisance. Aussi, ce dispositif suscite un réel engouement des consommateurs qui ne veulent plus être dérangés par des appels non souhaités. Ainsi, au 1er décembre 2017, 3,5 millions de personnes s’étaient inscrites, afin de ne plus faire l’objet de démarchage téléphonique. Il appartient aux entreprises, qui ont recours à ce mode de prospection commerciale, de s’assurer que leurs fichiers clients ne contiennent pas de numéros de téléphone inscrits sur le registre « BLOCTEL ». Elles doivent, en conséquence, saisir de manière régulière la société OPPOSETEL qui gère le site « BLOCTEL », aux fins de s’assurer de la conformité de leurs fichiers clients avec la liste d’opposition au démarchage téléphonique et de faire retirer par le gestionnaire de ce site les numéros de téléphone qui y sont inscrits. A ce jour, la société OPPOSETEL a traité plus de 130 000 fichiers clients, et a permis d’éviter en moyenne 6 appels par semaine aux consommateurs inscrits. Cela a donc probablement évité de nombreuses sollicitations, même si elles restent encore trop nombreuses pour les consommateurs qui ont cru longtemps qu’avec leur inscription sur le registre d’opposition, les appels cesseraient automatiquement. Cependant, plusieurs éléments démontrent que le dispositif n’est pas pleinement respecté à ce jour. Près de 800 entreprises ont adhéré au nouveau dispositif afin de faire retirer, de leurs fichiers de prospection, les numéros protégés par « BLOCTEL » ce qui semble très en deçà du nombre de professionnels tenus de recourir à ce dispositif, préalablement à leur campagne de démarchage téléphonique. Depuis fin 2016, à partir des signalements déposés par les consommateurs sur le site « BLOCTEL », la direction générale de la concurrence, de la consommation et dela représsion des fraudes (DGCCRF) a diligenté de nombreux contrôles d’entreprises suspectées de ne pas respecter les dispositions légales précitées. Les signalements déposés par les consommateurs, via le formulaire en ligne sur www.bloctel.gouv.fr ou par courrier, sont essentiels à la poursuite des investigations menées par les services de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes. C’est pourquoi, il est demandé aux consommateurs d’être particulièrement vigilants, lors de la réception d’un appel litigieux, sur le numéro appelant, l’horaire et la date de l’appel, ainsi qu’à l’égard du discours tenu par l’interlocuteur, s’agissant notamment des éléments permettant l’identification de la société appelante. Les contrôles de la DGCCRF ont conduit à sanctionner 134 professionnels. Les entreprises identifiées se sont vues infliger une amende atteignant, pour les manquements les plus importants, le plafond de 75 000 euros. Toutefois, la difficulté à établir la preuve d’appels réellement passés limite l’efficacité de l’action publique, certains démarcheurs utilisant des numéros de téléphones usurpés. Dans ce cadre, les opérateurs téléphoniques ont été sollicités afin de rendre plus efficient le dispositif d’opposition au démarchage téléphonique et des travaux sont en cours pour explorer toutes les pistes d’amélioration de celui-ci. L’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) étudie, en outre, des solutions pour éviter l’usurpation de numéros. Dans l’attente, les agents de la DGCCRF poursuivront leur action de contrôle en vue de s’assurer du respect par les professionnels, ayant recours au démarchage téléphonique, de leurs obligations légales qu’aujourd’hui ils ne peuvent plus ignorer.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>627</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5071</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Huyghe</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[santé
	            Les problèmes de scolarisation des enfants autistes en France
	            627. — 8 août 2017. — M. Sébastien Huyghe* attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les problèmes de scolarisation des enfants autistes en France. Celle-ci est en effet très en retard dans la prise en charge de ce handicap par rapport à ses voisins européens. Le dépistage reste notamment tardif, souvent vers l’âge de cinq ans, et le manque de moyens empêche les enfants concernés d’être scolarisés dans les établissements habituels. Pour rappel, le Conseil de l’Europe a condamné cinq fois l’État français pour discrimination à l’égard des enfants autistes pour défaut d’éducation, de scolarisation et de formation professionnelle. Comme le souligne le texte de la dernière résolution en date du 5 février 2014, la France a bénéficié, depuis sa première condamnation en 2004, d’un délai de 10 ans pour modifier les pratiques violant la Charte sociale européenne. Cependant, depuis 2004, le taux de scolarisation des enfants autistes est seulement passé de 10 à 20 % et la situation des auxiliaires de vie scolaire (AVS) demeure toujours précaire. Peu formés, ces auxiliaires ne constituent pas un moyen d’accompagnement efficace. Nonobstant un certain nombre d’avancées, l’évaluation du troisième « plan autisme pour faire de la scolarisation un objectif prioritaire », que l’inspection générale des affaires sociales (IGAS) a rendu public en avril dernier, fait état de nombreux « dysfonctionnements ». Les familles concernées attendent encore beaucoup d’améliorations et de changements concernant notamment la formation des personnels encadrant à l’autisme, la scolarisation des enfants et l’attribution des AVS formés à ce handicap. Il lui demande donc si le Gouvernement, dans son 4ème plan autisme prévu avant fin 2017, entend mettre en place des formations spécifiques à l’autisme pour notamment les dispenser aux AVS des enfants autistes. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>759</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5071</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dino Cinieri</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[handicapés
	            Quatrième plan autisme, auxilliaires de vie scolaire.
	            759. — 22 août 2017. — M. Dino Cinieri* appelle l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la scolarisation des enfants souffrant de troubles autistiques en France. Le dépistage reste notamment tardif, souvent vers l’âge de cinq ans, et le manque de moyens empêche les enfants concernés d’être scolarisés dans les établissements classiques. Ainsi, le Conseil de l’Europe a condamné cinq fois l’État français pour discrimination à l’égard des enfants autistes pour défaut d’éducation, de scolarisation et de formation professionnelle. Comme le souligne le texte de la dernière résolution en date du 5 février 2014, la France a bénéficié, depuis sa première condamnation en 2004, d’un délai de 10 ans pour modifier les pratiques violant la Charte sociale européenne. Cependant, depuis 2004, le taux de scolarisation des enfants autistes est seulement passé de 10 à 20 % et la situation des auxiliaires de vie scolaire (AVS) demeure toujours précaire. Peu formés, ces auxiliaires ne constituent pas un moyen d’accompagnement suffisant. Nonobstant un certain nombre d’avancées, l’évaluation du troisième « plan autisme pour faire de la scolarisation un objectif prioritaire », que l’inspection générale des affaires sociales (IGAS) a rendu public en avril 2017, fait état de nombreux dysfonctionnements. Les familles concernées attendent encore beaucoup d’améliorations concernant notamment la sensibilisation et la formation des personnels encadrants, la scolarisation des enfants et l’attribution des AVS formés à ce handicap. Il souhaite par conséquent savoir si le Gouvernement, dans le quatrième plan autisme prévu avant fin 2017, va mettre en place des formations spécifiques à l’autisme, notamment à destination des AVS. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5071</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Conformément à l’article L. 111-1 du code de l’éducation, le service public de l’éducation veille à l’inclusion scolaire de tous les enfants, sans aucune distinction et le droit à l’éducation est garanti à chacun. Cependant, le repérage des élèves en situation de handicap ou à besoins pédagogiques particuliers ne relève pas de l’éducation nationale, mais bien de centres de référence du secteur sanitaire et social, vers lesquels l’école renvoie. Depuis la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, plusieurs dispositifs ont été mis en place, notamment en faveur de l’accueil des élèves atteints de troubles du spectre autistique. Le 3ème plan autisme (2013-2017) a permis la création de 112 unités d’enseignement en classes maternelles (UEM), associant enseignants et professionnels médico-sociaux. Chaque unité scolarise sept élèves à temps plein, afin d’améliorer l’inclusion scolaire des enfants atteints de troubles du spectre autistique. Cette scolarisation s’appuie sur le déploiement d’interventions précoces, personnalisées et coordonnées, telles que recommandées par la Haute autorité de santé (HAS). D’autre part, à la suite d’une décision de la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH), les élèves atteints de troubles du spectre autistique peuvent bénéficier de personnels chargés de l’aide humaine, s’ils sont scolarisés dans le milieu ordinaire. Ce personnel a pour mission de favoriser l’autonomie de l’élève, qu’ils interviennent au titre de l’aide humaine individuelle ou de l’aide humaine mutualisée. Deux catégories de personnels remplissent cette mission (circulaire 2017-084 du 3 mai 2017) : - les accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH), personnels sous contrat de droit public, recrutés sur critères de qualification professionnelle ; - les agents engagés par contrat unique d’insertion-contrat d’accompagnement dans l’emploi (CUI-CAE), sous contrat de droit privé régi par le code du travail. Pour garantir au mieux l’accompagnement des élèves en situation de handicap, l’article L. 917-1 du code de l’éducation a créé le statut d’accompagnant des élèves en situation de handicap (AESH). Les candidats aux fonctions d’AESH doivent être titulaires d’un diplôme professionnel dans le domaine de l’aide à la personne. Le diplôme d’Etat d’accompagnant éducatif et social, créé par le décret no 2016-74 du 29 janvier 2016 relatif au diplôme d’Etat d’accompagnant éducatif et social, remplace le diplôme d’Etat d’auxiliaire de vie sociale et le diplôme d’Etat d’aide médico-psychologique. Le contenu de la formation de ce diplôme est prévu par un arrêté du 29 janvier 2016 relatif à la formation conduisant au diplôme d’Etat d’accompagnant éducatif et social. Le diplôme est structuré en un socle commun de compétence et trois spécialités : « Accompagnement de la vie à domicile », « Accompagnement de la vie en structure collective », « Accompagnement à l’éducation inclusive à la vie ordinaire ». Il peut être obtenu par la voie de la formation ou en tout ou partie par la validation des acquis de l’expérience. La formation théorique et pratique se déroule sur une amplitude de 12 à 24 mois. Peuvent être dispensées de la condition de diplôme des personnes ayant exercé pendant deux années les fonctions d’aide à l’inclusion scolaire des élèves en situation de handicap. L’article 8 du décret no 2014-724 du 27 juin 2014 fixant les conditions de recrutement et d’emploi des AESH prévoit que ceux qui ont été recrutés sans condition de diplômes suivent une formation d’adaptation à l’emploi incluse dans leur temps de service effectif et peuvent bénéficier, dans l’objectif d’une professionnalisation, de la formation nécessaire à l’obtention du diplôme. Ainsi, le ministère chargé de l’éducation nationale propose une formation d’adaptation à l’emploi à tous les personnels CUI-CAE recrutés pour l’accompagnement des élèves en situation de handicap. Ces formations d’adaptation à l’emploi sont mises en place dès le début du contrat et doivent être obligatoirement suivies au cours de la première année d’exercice. Pour la mission d’aide humaine aux élèves en situation de handicap, le salarié bénéficie de 60 heures de formation d’adaptation au poste de travail, qui visent à acquérir des compétences notamment dans l’accompagnement des élèves atteints de troubles du spectre autistique. Le 6 avril 2018, la stratégie pour l’autisme au sein des troubles neuro-développement (TND) 2018-2022 a été présentée par le Premier Ministre Edouard Philippe et Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées. Parmi les 5 engagements pris, cette stratégie vise notamment à : - renforcer la recherche et les formations liées à l’autisme ; - mettre en place les interventions précoces prescites par les recommandations de bonnes pratiques ; - garantir la scolarisation effective des enfants et des jeunes ; - soutenir les familles d’enfants présentant un trouble autistique.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2248</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5072</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Jacques Gaultier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement
	            Écriture inclusive
	            2248. — 24 octobre 2017. — M. Jean-Jacques Gaultier appelle l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur l’utilisation de manuels scolaires rédigés en écriture inclusive. Le ministre de l’éducation nationale a déclaré le 16 octobre 2017 que l’écriture inclusive « abîme notre langue » et « n’est pas une priorité » à l’école. Pourtant, l’éditeur Hatier a publié un ouvrage scolaire dans lequel le genre des mots a été gommé afin d’éviter tout préjugé sexiste. Ce principe abîme effectivement la langue française écrite en rendant la lecture et l’orthographe particulièrement complexes. D’autre part, deux ministres du Gouvernement, la ministre de l’égalité des femmes et des hommes et la ministre du travail viennent de lancer un guide à l’attention des PME et des TPE, faisant la promotion de l’écriture inclusive en entreprise. Compte tenu de ces initiatives et considérant que le livre scolaire des éditions Hatier ne semble pas être un simple ouvrage scolaire mais un ouvrage militant, il lui demande quelles sont ses intentions et ses possibilités pour stopper la promotion de tels ouvrages et limiter la promotion du genre neutre à l’école.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5072</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’apprentissage de la langue française relève des missions fondamentales de l’École. La maîtrise de l’orthographe et de la grammaire du français font l’objet d’un travail systématique et régulier durant la scolarité à l’école élémentaire et au collège. Les programmes scolaires se réfèrent aux normes orthographiques et grammaticales en usage, et les mêmes règles sont enseignées à tous, notamment celle de l’accord de l’adjectif au masculin pluriel quand il se rapporte à plusieurs noms de genres différents ; ce sont ces mêmes normes et règles que les enseignants sont tenus d’enseigner et d’appliquer dans le cadre de leur fonction. Pour ce qui a trait plus généralement au débat sur l’écriture dite "inclusive", une circulaire du 21 novembre 2017 est venue préciser la position du Gouvernement sur la rédaction des textes officiels. Elle invite au maintien des règles grammaticales et typographiques en usage, notamment le masculin comme forme neutre. Elle indique, dans le même temps, que les noms de titre et de fonction doivent être systématiquement féminisés et que doivent être privilégiées, dans les actes de recrutement par exemple, les formules ne marquant aucune préférence de genre. Le Premier ministre rappelle également que son engagement résolu dans le renforcement de l’égalité entre les femmes et les hommes passe par une démarche éducative visant à lutter contre les stéréotypes. Le ministère de l’éducation nationale est très attentif à la question de la représentation équilibrée des femmes et des hommes dans les supports pédagogiques, dont les manuels scolaires font partie. Cette vigilance participe de la transmission d’une culture de l’égalité et du respect mutuel entre les filles et les garçons, qui constitue une autre mission fondamentale de l’École. Si les manuels scolaires font partie des outils utilisés quotidiennement par les enseignants, chaque éditeur privé est libre de ses choix dans la conception des ouvrages scolaires qu’il propose à la vente. Il en est par conséquent aussi responsable. S’il n’existe ainsi pas de liste de manuels autorisés ni même conseillés, les enseignants doivent cependant veiller à choisir des ouvrages conformes aux programmes scolaires.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3721</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5073</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Romain Grau</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement privé
	            Loi Censi - Heures de délégation - Prise en charge
	            3721. — 12 décembre 2017. — M. Romain Grau attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur la rémunération des heures de délégation des enseignants en fonction dans les établissements d’enseignements privés. La loi du 5 janvier 2005, dite loi Censi, est venu préciser la situation des maîtres de l’enseignement privé sous contrat. Depuis cette loi les professeurs dans les établissements privés sous contrat sont rémunérés et employés par l’État et ne sont plus liés par un contrat de travail à l’établissement. Ainsi de fait, ils ne se retrouvent plus sous l’autorité hiérarchique du chef d’établissement comme cela était le cas avant. Mais se pose la question des heures de délégation. En effet ce crédit d’heures mis à la disposition des représentants du personnel pour l’exercice de leur mission est pris en charge financièrement par l’établissement qui doit parfois éditer des bulletins de paies pour une à deux heures de délégation par mois. Outre le fait que cela engendre un travail important pour les services de comptabilité de l’établissement privé, cela pose la question de la rémunération par une autorité privée d’agents publics n’ayant aucun lien contractuel avec le dit établissement. Ainsi des personnels n’ayant pas de lien hiérarchique avec le chef d’établissement, n’étant pas sous contrat avec l’établissement peuvent participer en tant que représentant du personnel, dont ils ne font pas statutairement partie, à des prises de décisions pouvant avoir des incidences tant sur le fonctionnement de l’établissement que sur les autres personnels qui, eux sont salariés par l’établissement. Il souhaiterait connaître son avis sur le fait que des agents du service public puissent être rémunérés par un établissement privé dans le cadre de leur délégation syndicale les amenant à prendre des décisions sur un établissement dont ils ne sont pas salariés et sans lien hiérarchique avec le chef d’établissement.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5073</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article L. 442-5 du code de l’éducation permet aux maîtres des établissements d’enseignement privés sous contrat, malgré leur statut d’agent public, d’être électeurs et éligibles aux instances représentatives du personnel des établissements où ils exercent. Les maîtres élus à ces instances bénéficient à ce titre d’heures de délégation relevant du code du travail. Par ailleurs, une jurisprudence constante de la Cour de cassation (Cass.soc. du 13 octobre 2010, pourvoi no 09-67198) et du Conseil d’Etat (CE no 401570 du 10 juillet 2017) affirme de manière claire que les heures de délégation prises en dehors de leurs obligations réglementaires de service sont à la charge de l’établissement dans lequel ils exercent ce mandat « dans l’intérêt de la communauté constituée par l’ensemble du personnel de l’établissement ». Enfin, le chef d’établissement a la responsabilité des enseignements et de la vie scolaire conformément à l’article R. 442-39 du code de l’éducation. A ce titre, il dispose d’un pouvoir d’organisation de la vie de l’établissement opposable aux maîtres, bien que leur supérieur hiérarchique soit l’autorité académique.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3723</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5074</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Aubert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement secondaire
	            Proposition d’un stage dans les commissariats de police pour les collégiens
	            3723. — 12 décembre 2017. — M. Julien Aubert attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur la mise en place d’un stage d’observation pour les collégiens au sein des commissariats de police et des gendarmeries. Il existe déjà un stage obligatoire en classe de troisième, qui permet aux élèves de se familiariser au monde de l’entreprise. Toutefois, un stage spécifique à l’intérieur des commissariats de police permettrait de sensibiliser ces derniers à un service de proximité et de première importance. Ainsi, à l’heure où la police et la gendarmerie occupent une place essentielle pour faire face à la menace terroriste, cette expérience permettrait de rapprocher une partie de la jeunesse des forces de l’ordre. Un sociologue a récemment proposé cette initiative qui apporterait une approche pratique mais également une culture commune aux nouvelles générations. C’est pourquoi il l’interroge sur l’opportunité d’implanter ce dispositif à l’ensemble des établissements scolaires du second degré.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5074</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministère de l’éducation nationale porte une attention toute particulière à la transmission des valeurs et principes de la République. En classe de troisième, la séquence d’observation de cinq jours en milieu professionnel est obligatoire pour tous les élèves des classes de troisième, en application des dispositions de l’article D. 332-14 du code de l’éducation. Elle se déroule dans les entreprises, les associations, les administrations, les établissements publics ou les collectivités territoriales, aux conditions prévues par le code du travail. Elle contribue à donner du sens aux enseignements en favorisant le contact direct avec les acteurs dans leur milieu professionnel. Leur organisation est laissée à l’initiative des établissements. Il s’agit de faire découvrir concrètement le monde du travail : métiers, organisation, un certain savoir-être.  La réglementation actuelle permet aux élèves des classes de troisième d’effectuer leur séquence d’observation dans les commissariats de police, les gendarmeries, chez les sapeurs-pompiers. Elle ne permet pas, en revanche, d’imposer un lieu de stage. La dimension citoyenne est ainsi primordiale lors de ces stages. Dans un contexte où les questions de sécurité collective sont particulièrement prégnantes, il est pertinent de favoriser chez les jeunes la connaissance des acteurs des forces de sécurité de l’État. Ces stages participent donc de la diffusion d’une culture commune de la sécurité et de la responsabilité qui est, par ailleurs renforcée par les différentes actions éducatives promues dans le cadre de l’éducation à la sécurité en milieu scolaire (prévention des risques majeurs) et dans la prévention de la délinquance (rapprochement des forces de sécurité et des populations dans les territoires).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4340</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5074</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Damien Abad</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement secondaire
	            Baisse du pouvoir d’achat des enseignants et des directeurs de la SEGPA
	            4340. — 2 janvier 2018. — M. Damien Abad attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur la baisse du pouvoir d’achat des enseignants et des directeurs de la SEGPA engendrée par la modification du régime indemnitaire. En effet, depuis la rentrée scolaire, le régime indemnitaire a été modifié, ce qui entraîne une baisse de revenus annuelle de 350 euros pour les PE et de 500 euros pour les PLP. De plus, ce nouveau régime indemnitaire leur octroie l’ISAE et les directeurs n’ont pas la garantie de bénéficier de l’ISAE, contrairement à ce qu’indique le décret no 2013-790 du 30 Août 2013 (article 2) modifié par le décret no 2017-967 du 10 mai 2017 (article 1). Or, leurs obligations réglementaires de services sont restées à 21 heures tandis que les salariés de collège ont un service de 18 heures, ce qui pose un problème d’égalité. Dans ces conditions, il lui demande quelle est la position du Gouvernement sur le financement de ces enseignants et de ces directeurs de la SEGPA qui ont un rôle prépondérant dans l’accueil des jeunes les plus en difficultés au niveau scolaire comme social.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5074</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[A l’occasion des discussions sur les métiers de l’enseignement et de l’éducation ouvertes avec les organisations syndicales en juillet 2013, les travaux qui avaient comme objectif la reconnaissance de l’ensemble des missions des personnels enseignants des premier et second degrés exerçant dans l’enseignement spécialisé et adapté (SEGPA, EREA, ULIS, ESMS) ont conclu à la nécessité d’harmoniser et de revaloriser le régime indemnitaire des intéressés. Il existait, en effet, d’importantes disparités entre les différentes situations, notamment s’agissant du versement des heures de coordination et de synthèse (HCS). Concernant les SEGPA des collèges en particulier, il était prévu la possibilité d’attribuer une ou deux HCS selon les effectifs des classes. Toutefois, dans les faits, 38,8 % des enseignants ne percevaient aucune HCS, et 18,36 % d’entre eux se voyaient reconnaître davantage que le plafond réglementaire de deux heures. C’est la raison pour laquelle, une nouvelle indemnité forfaitaire a été mise en place à compter de la rentrée 2017. Cette indemnité est versée à l’ensemble des enseignants de l’enseignement spécialisé et adapté, premier degré et second degré, quelle que soit leur structure d’exercice (SEGPA, EREA, ULIS, ESMS). Son montant annuel est de 1 765 €, soit l’équivalent de deux HCS. Parallèlement, la reconnaissance financière des HCS a été supprimée, ces heures étant désormais intégrées aux obligations réglementaires de service des enseignants concernés dans la mesure où l’activité de coordination et de synthèse est directement liée à la mission d’enseignement. Il convient de préciser que cette harmonisation s’est traduite par une revalorisation pour une grande majorité des enseignants : 85 % d’entre eux ont vu leur situation indemnitaire améliorée. Concernant plus précisément les directeurs adjoints de SEGPA, ils n’ont pas vocation à bénéficier de l’ISAE, dans la mesure où ils sont très majoritairement déchargés de tout service d’enseignement que cette indemnité rémunère. Ils perçoivent en revanche un régime indemnitaire spécifique d’un montant global de 8 336,21 € composé : - de l’indemnité forfaitaire mentionnée plus haut, d’un montant de 1 765 € ; - d’une bonification indiciaire de 50 points, soit 2 811,62 €, en application de l’article 6 du décret no 81-487 du 8 mai 1981 fixant le régime de rémunération applicable à certains emplois de direction d’établissement ou de formation relevant du ministre de l’éducation ; - de l’indemnité de sujétions spéciales (ISS), régie par l’article 3 du décret no 2002-47 du 9 janvier 2002 portant attribution d’indemnités à certains personnels de direction d’établissements d’enseignement ou de formation relevant du ministre chargé de l’éducation nationale, d’un montant de 2 915,40 € annuels ; - au titre de la détention du diplôme de directeur d’établissement d’éducation adaptée et spécialisée (DDEAS), d’une indemnité de fonctions particulières ou d’une bonification indiciaire, d’un montant de 844,19 € ou de 843,48 €, selon qu’ils sont professeurs des écoles ou instituteurs. A titre de comparaison, un directeur d’école totalement déchargé de service d’enseignement perçoit un régime indemnitaire d’un montant global compris entre 2 414,18 €, pour une école comprenant entre 1 et 3 classes, et 4 894,77 €, pour une école de 10 classes et plus. S’agissant des obligations réglementaires de service, les enseignants du second degré exerçant en collège, y compris dans les SEGPA, sont tenus d’effectuer le service de leur corps d’appartenance : 18 heures pour les certifiés, 15 heures pour les agrégés, 20 heures pour les professeurs d’éducation physique et sportive. Les enseignants du premier degré assurant un service d’enseignement en SEGPA ont, quant à eux, des obligations de service allégées par rapport à celles de leur corps (21 heures d’enseignement au lieu de 24 heures dans les écoles maternelles et élémentaires). Il ne peut pas y avoir de rupture d’égalité entre des fonctionnaires appartenant à des corps différents, ou appartenant au même corps mais placés dans des situations différentes.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4428</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5075</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Straumann</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement
	            Décret indemnité de fonction personnels de mission contre le décrochage scolaire
	            4428. — 9 janvier 2018. — M. Éric Straumann interroge M. le ministre de l’éducation nationale sur la situation des personnels de la mission de lutte contre le décrochage scolaire (MLDS). Contrairement aux autres catégories de personnels de l’éducation nationale, ils n’ont jamais bénéficié d’une véritable reconnaissance ainsi que d’un régime indemnitaire lié à leurs fonctions jusqu’au 5 mai 2017 date de publication du décret no 2017-791 relatif à la mise en place d’une certification « lutte contre le décrochage scolaire » (CLDS) ainsi que l’arrêté relatif à l’organisation de la formation conduisant à cette certification (BO no 23 du 29 juin 2017). Ces textes donnent désormais un statut à ces personnels. Une indemnité de fonctions applicable aux détenteurs de la CLDS a fait l’objet d’un projet de décret présenté le 22 mars 2017 au comité technique ministériel de l’éducation nationale (CTMEN). Ce projet de texte, applicable au 1er septembre 2017, n’est toujours pas paru. Aussi il l’interroge pour connaître la date de parution de ce projet de décret et de son caractère rétroactif au 1er septembre 2017.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5075</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La lutte contre le décrochage scolaire est un enjeu majeur humain, social et économique et constitue une mission centrale du ministère de l’éducation nationale. Ayant pour objectif de diviser par deux le nombre de jeunes qui chaque année quittent le système scolaire sans diplôme ni niveau de qualification suffisant, le plan national « tous mobilisés pour vaincre le décrochage scolaire » a été mis en œuvre dès 2014. Il s’exerce à travers la mission de lutte contre le décrochage scolaire (MLDS), qui vise à prévenir le décrochage scolaire, faciliter l’accès au diplôme et à la qualification des jeunes en situation de décrochage et sécuriser les parcours de formation. En outre, le référentiel national d’activités et de compétences a été rénové et les conditions d’exercice des personnels clarifiées et améliorées afin de mieux prendre en compte l’évolution de leurs missions ainsi que la diversité de leurs fonctions. Les personnels intervenant dans le cadre de la MLDS bénéficient, en fonction de leur affectation, d’un régime indemnitaire spécifique. Les enseignants exerçant des activités au titre de la MLDS dans les établissements d’enseignement du second degré bénéficient de la part fixe de l’ISOE dont le taux annuel est de 1 213,56 €. De plus, depuis le décret no 2015-475 du 27 avril 2015, l’enseignant désigné comme « référent décrochage scolaire » perçoit une indemnité pour mission particulière dont le taux annuel varie en fonction de l’importance effective de la mission. Les personnels, qui exercent dans des services académiques et départementaux au titre de la MLDS, sont bénéficiaires des indemnités forfaitaires pour travaux supplémentaires, conformément au décret no 2002-63 du 14 janvier 2002 modifié, ainsi qu’à l’arrêté du 12 mai 2014 fixant les montants moyens annuels de l’indemnité forfaitaire pour travaux supplémentaires des services déconcentrés. Par ailleurs, le certificat de professionnalisation en matière de lutte contre le décrochage scolaire, créé par le décret no 2017-791 du 5 mai 2017, permet de reconnaitre et valoriser les compétences acquises par les personnels intervenant dans le cadre de la MLDS. Il s’accompagne d’une formation conduisant à son obtention, dont les modalités ont été définies par un arrêté datant du même jour. Enfin, une indemnité spécifique liée à la certification et à l’exercice des fonctions en MLDS va compléter les différents régimes indemnitaires existant. Le projet de décret est en cours d’examen par les partenaires interministériels et devrait être publié prochainement. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4648</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5076</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dimitri Houbron</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement maternel et primaire
	            Statut des directeurs des écoles
	            4648. — 23 janvier 2018. — M. Dimitri Houbron appelle l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur la situation des directeurs d’écoles et la nécessité de mettre sur pied un statut afférant à cette profession. Il rappelle que près de 46 000 directrices et directeurs d’école sont répartis sur le territoire national, et sont confrontés à un débordement de tâches chronophages et énergivores pour lesquelles ils éprouvent de plus en plus de difficultés à les remplir. Il souligne que le référentiel-métier, en date du mois de décembre 2014, définissant les compétences nécessaires des actions et responsabilités qui découlent de leurs fonctions, est mis à mal par la réalité de leurs gestes quotidiens. Il précise que ces derniers se traduisent par un intense, long et compliqué travail de secrétariat à savoir les élections au conseil d’école ; l’élaboration et l’application du plan particulier de mise en sûreté (PPMS) ; l’élaboration du document unique d’évaluation des risques (DUER) ; les réunions fréquentes avec les municipalités et les familles des élèves ; le suivi et l’application du projet éducatif territorial (PEDT) ; la présence au conseil école-collège ; le suivi du logiciel d’affectation dans les lycées AFFELNET ; les multiples listes diverses à fournir à plusieurs organismes ; la lourde gestion de l’intégration du handicap ou des élèves en difficulté ; la gestion de la protection de l’enfance ; le suivi des livrets numériques, le suivi et l’appropriation de l’Outil numérique pour la direction d’école (Onde) ; le suivi des statistiques variées ; la gestion des agréments des parents pour certaines activités ; la rédaction et l’application Projet d’école etc. Il rappelle que la plupart de ces directrices et directeurs d’école travaillent dans des petites structures et exercent aussi le métier de professeur des écoles impliquant de ce fait la charge d’une classe. Il constate que ce métier s’ajoute la gestion d’une école dans ses aspects les plus prosaïques à savoir la répartition des élèves, l’organisation et la gestion des temps scolaires et passages aux temps périscolaires, l’accueil des nouveaux ou jeunes enseignants et des enseignants-stagiaires nécessitant un rôle important de soutien et de conseil, ou encore d’assurer la sécurité de tous. Il en déduit que dans 16 000 écoles, à savoir celles qui ont moins de trois classes, la directrice ou le directeur d’école doit donc exercer deux métiers à temps plein. Il ajoute que, s’agissant des écoles à fort effectif, les directrices et directeurs d’écoles peuvent, certes, miser sur une décharge totale de leur temps d’enseignement, mais doivent assurer seul la gestion de leur école. Il précise que certaines de ces écoles ont un nombre similaire voire plus important que certains collèges qui, eux, sont pourvus d’un personnel administratif étoffé et compétent chargé du secrétariat ou de la surveillance. Il indique que la création d’un statut, connu et reconnu, pour les directeurs d’écoles permettrait de dresser, lister, et préciser les différentes tâches qui leur incombent afin d’éviter la répétition des maux exposés précédemment. Ainsi, il le remercie de lui faire part de ses orientations et avis sur cette problématique, afférée à la création d’un statut connu et reconnu de directeur d’école.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5076</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministre de l’éducation nationale est particulièrement attentif sur la situation des directeurs d’école dans un contexte de diversification de leurs missions. Tout d’abord, il paraît important de rappeler que les directeurs d’école bénéficient, au niveau réglementaire, d’un régime de décharges de service dès que leur école compte au moins 4 classes. Ainsi, pour l’année scolaire 2016-2017, 65 % des directeurs d’écoles bénéficiaient de décharges de service (29 828 sur 45 877 écoles publiques). S’agissant des écoles de moins de 4 classes dont la direction ne bénéficiait pas de décharge, des décharges de rentrée et de fin d’année scolaire ont été instaurées. En outre, au-delà de l’application stricte des textes, il a été demandé aux services académiques d’examiner avec attention leur situation, ponctuellement et à titre exceptionnel, pour l’implantation des contrats aidés. En parallèle, le ministère et les services déconcentrés agissent pour apporter une aide aux directeurs d’école et simplifier leurs tâches administratives au quotidien, notamment par des outils de simplification de la gestion administrative tels qu’ONDE (outil numérique pour la direction d’école), la mise en place de plateformes mutualisées de secrétariat, le « film annuel des directeurs d’école » et le « guide pratique pour la direction de l’école primaire » (tous deux publiés sur Eduscol et régulièrement actualisés) ainsi que des journées de webdiffusion en académie, département et circonscription. Par ailleurs, la formation initiale des directeurs d’école est construite, dans les académies et dans les départements, en s’appuyant sur le référentiel de formation initiale précisé par la circulaire no 2014-164 du 1er décembre 2014 et sur le référentiel métier des directeurs d’école défini par la circulaire no 2014-163 du 1er décembre 2014. Dans chaque département, un tutorat centré sur l’aide à la prise de fonction est mis en place au cours de la première année d’exercice des directeurs d’école. À la fin de la première année d’exercice, les directeurs d’école bénéficient de trois jours supplémentaires de formation reposant sur des échanges et des analyses de pratiques professionnelles. En outre, les enseignants nommés par intérim dans les fonctions de directeur d’école bénéficient d’une formation d’aide à la prise de fonction organisée par les inspecteurs d’académie-directeurs académiques des services de l’éducation nationale (IA-DASEN). Pour compléter les formations en présentiel, et permettre aux directeurs d’école de bénéficier de modules de formation compatibles avec leurs disponibilités, des parcours de formation à distance M@gistère ont été produits à leur intention,  notamment le module « prise de fonction », mis en œuvre dès la rentrée 2017. Pour mémoire, les directeurs d’école sont des enseignants du premier degré (professeurs des écoles et instituteurs). Ainsi, nul ne peut être nommé dans l’emploi de directeur d’école s’il n’a été inscrit sur une liste d’aptitude. Enfin, l’évolution des missions de cette fonction s’est traduite par la revalorisation du régime indemnitaire des directeurs d’école. Dans ces conditions, il n’est pas envisagé ce jour de créer un statut de personnel de direction pour les professeurs des écoles assumant cette mission. Le ministère poursuit sa réflexion pour accompagner ces personnels et simplifier l’exercice de leurs missions.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4856</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5077</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Le Foll</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement
	            Non remplacement des enseignants
	            4856. — 30 janvier 2018. — M. Stéphane Le Foll interroge M. le ministre de l’éducation nationale sur le nombre important de professeurs absents qui ne sont pas remplacés et sur la non-nomination d’enseignants dans plusieurs établissements scolaires de la Sarthe. Un comptage effectué par une association de parents relève par exemple la non-nomination d’un professeur d’une filière professionnelle, ce qui a créé un déficit d’enseignement de 80 heures à fin décembre 2017 pour les élèves en année de terminale. D’autres établissements font face à des non-remplacements et cumulent plus de 120 heures de déficit d’enseignement, déficit qui ne pourra être rattrapé d’ici la fin de l’année et creuse les inégalités entre les différents établissements. C’est dans ce cadre qu’il lui demande des précisions les modalités mises en œuvre pour garantir le droit à l’enseignement pour tous.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5077</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La question du remplacement des enseignants absents constitue une priorité majeure du ministère de l’éducation nationale puisqu’elle touche à la continuité et à la qualité du service public. De nouvelles mesures visant à améliorer le remplacement des enseignants absents ont été engagées, avec trois impératifs : une meilleure information, un renforcement du potentiel existant et une amélioration de la gestion du remplacement. Ces mesures se sont traduites notamment par la publication du décret no 2017-856 du 9 mai 2017 relatif à l’exercice des fonctions de remplacement des enseignants du premier degré et de la circulaire no 2017-050 du 15 mars 2017relative à l’amélioration du dispositif de remplacement. La circulaire précitée réactive les protocoles prévus par le décret no 2005-1035 du 26 août 2005, qui définissent dans chaque établissement du second degré l’organisation du remplacement des absences courtes. Ces dispositions permettent, dans le cadre d’un protocole défini dans chaque établissement, de mobiliser les enseignants pour un remplacement de courte durée (absence inférieure à 15 jours), conformément à leurs qualifications, dans la limite de 5 heures supplémentaires par semaine et de 60 heures par année scolaire. Le chef d’établissement doit rechercher en priorité l’accord des enseignants pour participer à ce dispositif même s’il a la possibilité de recourir à la désignation en l’absence d’enseignants volontaires. Ce dispositif permet notamment de pallier les absences prévisibles, comme celles liées aux stages de formation continue, à la préparation ou la présentation à un concours ou examen, à la participation à un jury. Il appartient à l’autorité académique de s’assurer de l’effectivité de l’élaboration et de l’application de ces protocoles. En effet, si ce dispositif de remplacement de courte durée relève du chef d’établissement, le niveau de responsabilité du remplacement, est celui de l’académie, quelle que soit la durée de l’absence. Au remplacement par les enseignants de l’établissement s’ajoutent ceux par les titulaires sur zone de remplacement (TZR) qui assurent prioritairement des remplacements de longue durée mais qui peuvent également être mobilisés pour du remplacement de courte durée (plus de 20 000 heures ont été assurées par des TZR au titre du remplacement de courte durée). La multiplicité des disciplines enseignées (130 disciplines principales), la répartition géographique des enseignants (8 000 établissements), ainsi que le temps de réactivité puisqu’il s’agit de remplacements imprévisibles et épisodiques, peuvent expliquer des résultats sur le remplacement de ces absences très courtes moins efficients que sur les remplacements des absences de plus de 15 jours. Les efforts des académies pour pallier les difficultés de remplacement sont tangibles. Dès le 1er septembre 2017, 702 contractuels (en moyens d’enseignement) étaient déjà en poste dans les lycées et collèges de l’académie de Nantes, dont 250 affectés en lycée professionnel. Tout au long du mois de septembre, 169 ETP (équivalents temps plein) supplémentaires (dont 47 en lycée professionnel) ont été recrutés dans les établissements dans toutes les disciplines où les besoins ont été couverts. Tout au long de l’année, les services demeurent entièrement mobilisés. S’agissant de la diversification des viviers, outre l’usage des TZR pour le remplacement de courte durée lorsque cela s’avère possible, la constitution, avec l’appui de Pôle emploi, d’un vivier de contractuels encadrés, formés et fidélisés est actuellement un des leviers les plus développés par les académies. Enfin, il est également possible de suspendre, en accord avec l’intéressé, le contrat d’un assistant d’éducation pour lui permettre d’être recruté temporairement en qualité de professeur ou de personnel d’éducation contractuel pour assurer le remplacement d’un fonctionnaire ou faire face à une vacance temporaire d’emploi (article 7 bis du décret no 2003-484 du 6 juin 2003 fixant les conditions de recrutement et d’emploi des assistants d’éducation, créé par l’article 13 du décret no 2014-724 du 27 juin 2014 relatif aux conditions de recrutement et d’emploi des accompagnants des élèves en situation de handicap).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4866</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5078</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Raphaël Gérard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement secondaire
	            Recrutement de suppléants contractuels dans l’académie de Poitiers
	            4866. — 30 janvier 2018. — M. Raphaël Gérard attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur les rigidités des règles en matière de recrutement de suppléants contractuels ayant cours pour l’enseignement du second degré dans l’académie de Poitiers. Il existe au sein de cette académie de vraies difficultés de recrutement de suppléants contractuels, notamment pour l’enseignement des lettres et des langues vivantes dans le secondaire. Ce déséquilibre entre le nombre de candidatures retenues et le besoin formulé par les établissements a pour conséquence de laisser des enfants sans professeurs pendant de longues semaines, ce qui pénalise sévèrement leurs conditions d’apprentissage et suscite l’inquiétude et l’incompréhension chez les parents. Dans ce contexte, il apparaît souhaitable d’évaluer la possibilité d’assouplir les critères actuels de recrutement des suppléants contractuels de l’académie, à l’aune de ce qui peut être pratiqué dans d’autres académies, comme celle de Limoges. En ce sens, il serait intéressant de porter une attention plus forte aux compétences et aux différentes expériences d’enseignement des candidats plutôt que la stricte cohérence entre leur formation initiale et la discipline enseignée. La diversification des profils, sans remettre en cause la qualité des enseignements dispensés au sein de l’éducation nationale, pourrait permettre d’apporter des solutions dans l’intérêt des élèves, des parents et des établissements dans les territoires où les offres de recrutements sont insatisfaites de manière chronique. Il lui demande quelle est la position du Gouvernement sur cette question.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5078</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le recrutement des enseignants contractuels s’inscrit dans une démarche globale visant à assurer un service public de l’enseignement de qualité. En raison de la difficulté à faire coïncider parfaitement, à tout moment, les ressources en personnels titulaires disponibles et les besoins d’enseignement par discipline, ce recrutement peut s’avérer nécessaire. Il n’est autorisé qu’à titre dérogatoire, la loi posant le principe de l’occupation des emplois permanents de l’Etat par des fonctionnaires. Si le recrutement d’enseignants contractuels relève de la compétence de chaque recteur d’académie, le ministère veille à établir un cadre réglementaire permettant de garantir la qualité de l’enseignement dispensé et l’harmonisation des pratiques académiques de gestion des contractuels. Le ministère prévoit notamment un assouplissement des conditions de recrutement au profit des académies confrontées aux difficultés les plus importantes. À l’échelon national, l’action des services académiques pour pallier les difficultés de recrutement et de remplacement débute avant même le début des cours. Dès le 1er septembre 2017, près de 17 000 contractuels (en moyens d’enseignement) étaient déjà en poste dans les lycées et collèges du second degré. Tout au long du mois de septembre, près de 4 000 contractuels supplémentaires ont été recrutés dans les établissements,  pour toutes les disciplines où les besoins ont été couverts. Tout au long de l’année, les services demeurent entièrement mobilisés afin de recruter des suppléants contractuels pour faire face aux besoins. L’académie de Poitiers est, depuis plusieurs années consécutives, confrontée à des difficultés de recrutement. Afin de constituer un vivier de contractuels aux profils et compétences variés, capable de réactivité et répondant aux spécificités des conditions et besoins locaux, l’académie de Poitiers a mis en place des modalités de recrutement des enseignants contractuels impliquant les corps d’inspection et examinant la concordance ou la compatibilité des diplômes avec la ou les disciplines d’enseignement souhaitée (s) par le candidat. L’expérience professionnelle du candidat est également un élément d’appréciation de la qualité de sa candidature. Elle est prise en compte, en complément du niveau de diplôme exigé dans les disciplines d’enseignement général et technologique. Pour les disciplines relevant de l’enseignement professionnel et pour lesquelles il n’existe pas de concours de recrutement, l’expérience et l’activité professionnelles du candidat sont déterminantes. Un entretien avec l’inspecteur compétent permet ensuite d’évaluer les qualités pédagogiques du candidat et ses besoins en formation.  ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5080</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5078</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Catherine Fabre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement
	            Liste complémentaire des concours de l’éducation nationale
	            5080. — 6 février 2018. — Mme Catherine Fabre interroge M. le ministre de l’éducation nationale sur les modalités de recrutement des personnels de l’éducation nationale. De nombreuses académies font aujourd’hui face à un manque criant de personnels, notamment de professeur des écoles. Aujourd’hui pour combler ce manque de professeurs l’éducation nationale recourt à des personnels contractuels qui sont sélectionnés via une lettre de motivation et curriculum vitae. Or il existe une autre voie de recrutement peu utilisée qui est celle des candidats aux concours de recrutement de l’éducation nationale, non reçu mais inscrits sur liste d’attente. Ces candidats, formés par leur préparation au concours en master 1 et 2 dans les ESPE, pourraient constituer un vivier intéressant de recrutement pour pallier ce manque de professeur. Pour cette raison l’académie de Bordeaux en fin d’année 2017 a obtenu la réouverture de la liste complémentaire afin de pallier certaines démissions comme le prévoit les dispositions de l’article 8 du décret no 90-680 du 1 août 1990. Elle l’interroge sur la pertinence de généraliser cette voie de recrutement et ainsi de recruter prioritairement sur les postes non pourvus des professeurs contractuels issus des listes complémentaires des concours de recrutement de l’éducation nationale. Elle lui demande également si cette réflexion pourrait être menée sur l’ensemble des corps du premier et second degré de l’éducation nationale.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5078</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le volume des postes offerts au concours de recrutement des enseignants du premier degré public est déterminé dans le respect des emplois votés en loi de finances au regard d’un certain nombre de critères, tels que les prévisions d’effectifs élèves et le nombre de départs en retraite dans chaque académie. La répartition des postes par académie, au sein desquelles est organisé le recrutement (décret no 90-680 modifié du 1er août 1990 relatif au statut particulier des professeurs des écoles), est effectuée au regard d une projection des besoins de chacune d’entre elles. Chaque concours donne lieu à l’établissement d’une liste principale classant par ordre de mérite les candidats déclarés aptes par le jury. Le jury n’a la possibilité d’établir une liste complémentaire que si la liste principale est complète. La liste complémentaire permet ainsi de remplacer des lauréats admis sur la liste principale qui ne peuvent pas être nommés ou, éventuellement, de pourvoir des vacances d emplois survenant dans l’intervalle de deux concours. Toutefois, afin d’assurer l’accès des lauréats au dispositif de formation dans les mêmes conditions que les lauréats des listes principales, le remplacement par appel à la liste complémentaire de candidats inscrits sur liste principale n’a pas vocation à être mis en oeuvre au-delà de la période d’un mois après le début de la formation. Pour la rentrée 2017, l’établissement d’une liste complémentaire a été autorisé à hauteur de 1000 candidats au niveau national. Les ouvertures de listes complémentaires dans chaque académie ont donc été réalisées dans le respect de ce plafond qui ne pouvait être dépasé après la rentrée. Le recrutement de droit commun des agents contractuels correspond au niveau de qualification exigé pour se présenter aux concours internes des différents corps d’enseignement, d’éducation et de psychologue concernés. Les personnels ainsi recrutés bénéficent d’une formation et d’un accompagnement pendant la durée de leur contrat afin de faciliter leur intégration dans les fonctions occupées. La nature et la durée de la formation d’adaptation à l’emploi dépendent de l’expérience professionnelle antérieure de l’agent. De plus, afin de leur permettre un accès à l’emploi pérenne au sein de la fonction publique, les contractuels sont accompagnés et disposent de facilités pour suivre les préparations aux concours de recrutement d’enseignants. Cet accompagnement peut prendre la forme d’un suivi exercé par un tuteur, désigné par l’autorité académique sur la base du volontariat, qui a pour mission de contribuer à l’acquisition par l’agent contractuel des gestes professionnels correspondant aux métiers de l’enseignement, de l’éducation, ou de psychologue. Enfin, il convient de préciser que le recours aux contractuels dans le premier degré demeure peu fréquent. En outre, le cadre de gestion rénové des agents contractuels régi par le décret no 2016-1171 du 29 août 2016 permet une harmonisation nationale de la gestion des contractuels, tout en garantissant aux recteurs les marges de manoeuvre nécessaires à l’élaboration d’une politique au niveau académique tenant compte des spécificités et des besoins locaux. Sur ce fondement, les académies peuvent mettre en place une politique d’accompagnement des professeurs contractuels qui va de l’accueil pédagogique de ces personnels par les inspecteurs à l’accompagnement par l’équipe pédagogique, l’organisation de sessions de formation tout au long de l’année s’adressant particulièrement aux nouveaux contractuels. A cela s’ajoutent des formations d’adaptation à l’emploi dispensées par l’ESPE.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5347</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5079</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre-Yves Bournazel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement maternel et primaire
	            Généralisation du « savoir rouler » à l’école primaire
	            5347. — 13 février 2018. — M. Pierre-Yves Bournazel interroge M. le ministre de l’éducation nationale sur la généralisation du « savoir rouler » à l’école primaire. Dans le cadre du comité interministériel sécurité routière du 9 janvier 2018, le Gouvernement a annoncé la généralisation d’un dispositif d’apprentissage du vélo à l’école primaire. Ainsi, il s’engage dans sa mesure numéro 10 à « généraliser le « savoir rouler », qui existe déjà dans certaines académies, et qui viendrait s’ajouter aux autres savoirs fondamentaux que les élèves doivent maîtriser à leur entrée en 6ème à l’image du « savoir lire », « savoir écrire », « savoir nager », afin que les jeunes puissent acquérir une réelle autonomie à vélo pour l’entrée au collège ». Cette mesure s’avère essentielle pour permettre dès le plus jeune âge un accès à tous à la pratique du vélo et favoriser l’émergence d’une « génération vélo ». Il souhaiterait connaître les modalités et le calendrier prévisionnel du déploiement de cette mesure dans l’ensemble des écoles primaires ainsi que l’interlocuteur technique avec lequel son ministère travaillera concrètement pour mettre en œuvre cette formation au « savoir rouler ».]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5079</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Parmi les orientations du comité interministériel à la sécurité routière, du 9 janvier 2018, la mesure 10 vise à « accompagner le développement de la pratique du vélo en toute sécurité ». Cette mesure se décline en fonction des publics visés, notamment à destination des jeunes pour lesquels elle se traduit par la généralisation de cette compétence. Les modalités de mise en œuvre de cette mesure font actuellement l’objet d’un groupe de travail interministériel, piloté par le ministère des sports qui porte l’organisation et le déploiement progressif du dispositif. Le ministère de l’éducation nationale concourt à la mise en œuvre de cette mesure au travers de l’éducation à la sécurité routière (ESR) dispensée dans les enseignements des premier et second degrés, conformément à l’article L. 312 13 du code de l’éducation. L’ESR s’inscrit dans un continuum éducatif tout au long de la scolarité des élèves : - attestation de première éducation à la route (APER) au cycle 3 ; - attestations scolaires de sécurité routière (ASSR) au collège ; - demi-journée de sensibilisation à la sécurité routière au lycée et dans les centres de formation des apprentis. Plus largement, l’ESR retient une approche large et transversale, fondée sur le socle commun de connaissances, de compétences et de culture, en lien avec les programmes disciplinaires et les enseignements interdisciplinaires. Elle vise à favoriser l’acquisition d’un comportement responsable et citoyen sur l’espace routier. Par ailleurs, le développement des mobilités actives, dont l’apprentissage du vélo, s’inscrit au cœur des priorités éducatives de l’éducation nationale. À ce titre, l’attestation de première éducation à la route (APER), créée en 2002, a fait l’objet d’une rénovation en 2016 (circulaire no 2016-153 du 12 octobre 2016) pour renforcer l’acquisition progressive des règles de circulation et de sécurité, des savoir-faire liés à la route (traitement de l’information, respect de la règle, prise en compte d’autrui, compétences sociales). L’APER concerne l’ensemble des élèves du cycle 3 (CM1- CM2 - 6ème) et conjugue les approches de la sécurité routière en tant que piétons, passagers et rouleurs. Enfin, le ministère de l’éducation nationale pilote « la semaine nationale de la marche et du vélo à l’école et au collège », en lien avec le ministère de l’intérieur et le ministère de la transition écologique et solidaire. Cette opération nationale vise à sensibiliser les élèves des écoles maternelles et élémentaires ainsi que des collèges aux atouts du vélo comme moyen de déplacement individuel et collectif et permet de valoriser ou d’initier des approches pédagogiques dans les domaines de : - l’éducation à la santé et à l’activité physique ; - l’éducation à la citoyenneté et aux comportements responsables ; - l’éducation à la sécurité routière ; - l’environnement et du développement durable. L’édition 2017 s’est déclinée dans 25 académies et a permis de sensibiliser 13 300 élèves aux enjeux de la mobilité active.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5348</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5080</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Cathy Racon-Bouzon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement maternel et primaire
	            Situation des conseillers pédagogiques en REP+
	            5348. — 13 février 2018. — Mme Cathy Racon-Bouzon attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur la situation des conseillers pédagogiques en REP +. Le conseiller pédagogique de circonscription du premier degré exerce ses missions dans trois directions : l’accompagnement pédagogique des maîtres et des équipes d’école, la formation initiale et continue des enseignants et la mise en œuvre de la politique éducative. Particulièrement nécessaires dans les zones d’éducation prioritaire où les enseignants doivent adapter et enrichir sans cesse leurs méthodes pédagogiques, les conseillers pédagogiques jouent un rôle déterminant dans l’évaluation des actions et leur mutualisation. Ils essaiment les bonnes pratiques et renforcent ainsi l’efficacité du personnel enseignant. Titulaires du « certificat d’aptitude aux fonctions d’instituteur ou de PE maître-formateur » (le CAFIPEMF, concours interne exigent qui nécessite 2 ans de préparation), les conseillers pédagogiques REP + sont pourtant les grands oubliés des zones d’éducation prioritaire. Ils ne bénéficient pas des primes REP + et sont par conséquent rémunérés 300 euros de moins que les enseignants. Manque de reconnaissance et absence de valorisation financière, voilà de quoi décourager un certain nombre d’entre eux qui préfèrent retourner en classe et abandonner cette mission pourtant primordiale pour l’école en zone d’éducation prioritaire. Aussi elle souhaiterait connaître les intentions du Gouvernement quant à la revalorisation de cette fonction.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5080</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La politique de l’éducation prioritaire constitue une priorité pour le Gouvernement, soucieux d’assurer une véritable égalité d’accès aux apprentissages, quelles que soient les origines sociales, et de redonner les mêmes chances de réussite à tous les élèves en renforçant la cohésion sociale et le lien civique. Les personnels qui exercent en éducation prioritaire bénéficient d’un régime indemnitaire institué par le décret no 2015-1087 du 28 août 2015 portant régime indemnitaire spécifique en faveur des personnels exerçant dans les écoles ou établissements relevant des programmes « Réseau d’éducation prioritaire renforcé » et « Réseau d’éducation prioritaire ». Le bénéfice de ce régime indemnitaire est, aux termes de l’article 3 du décret, « subordonné à l’exercice effectif des fonctions dans une école ou un établissement y ouvrant droit ». Le périmètre d’exercice des conseillers pédagogiques REP/REP+ est la circonscription qui peut comporter une ou plusieurs écoles appartenant à un réseau d’éducation prioritaire. Les conseillers pédagogiques sont totalement déchargés de service d’enseignement. Ils accompagnent et conseillent les enseignants, les directeurs et les équipes pédagogiques des écoles maternelles et élémentaires de la circonscription sur leur lieu d’exercice, « ponctuellement ou dans la durée », à leur demande ou pour répondre à celle de l’inspecteur de la circonscription. Ils n’exercent donc pas leurs fonctions dans les écoles ou établissements relevant des programmes REP ou REP+, mais peuvent y mener des interventions de plus ou moins longue durée. Ils ne sont pas en charge de leur pilotage ou de leur coordination. En conséquence, ils n’ont pas vocation à bénéficier du régime indemnitaire correspondant. Enfin, il convient de souligner que le régime indemnitaire des conseillers pédagogiques a été revalorisé par le décret no 2014-1019 du 8 septembre 2014, instituant une indemnité de fonctions au bénéfice des conseillers pédagogiques du premier degré. L’indemnité de fonction a porté ce régime indemnitaire à un montant total de 2 500 euros.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5388</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5081</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bernard Perrut</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[jeunes
	            Le suicide est la deuxième cause de mortalité chez les 15-24 ans
	            5388. — 13 février 2018. — M. Bernard Perrut attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur le suicide chez les jeunes. Bien que le taux de suicide diminue en France (régression de 26 % entre 2003 et 2014), l’Hexagone présente, selon le dernier rapport de l’Observatoire national du suicide, toujours l’un des taux les plus élevés d’Europe. Fait marquant pointé dans ce document, le suicide est la deuxième cause de mortalité chez les 15-24 ans, après les accidents de la route. Cela représente 16 % des décès de cette tranche d’âge sur l’année 2014, et touche surtout les jeunes hommes (75 %). Près de 3 % des jeunes de 17 ans ont déclaré avoir fait au cours de leur vie une tentative de suicide ayant entraîné une hospitalisation. Aussi il souhaite connaître les mesures qu’entend prendre le Gouvernement afin de mieux prévenir le suicide chez les jeunes, notamment au travers d’actions mises en œuvre à l’école.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5081</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le développement de l’enfant ou de l’adolescent est un processus complexe, qui concerne à la fois le corps et le psychisme. Tout enfantou adolescent peut connaître des difficultés. Si certaines manifestations de mal-être ou de souffrance psychique témoignent du processus psychique de développement du jeune, d’autres s’inscrivent dans une dimension psychopathologique qu’il importe de repérer précocement et de prendre en charge. La convention cadre entre le ministère de l’éducation nationale et le ministère chargé de la santé, prévoit un engagement des pouvoirs publics pour promouvoir le bien-être psychique et la santé mentale et des mesures de prise en charge des souffrances psychiques. Une attention sur les jeunes en souffrance psychique est apportée par la mise en place, à compter de 2018, avec les rectorats et les agences régionales de santé, d’une expérimentation « Ecout’Emoi » visant à organiser la prise en charge de la souffrance psychique de 500 jeunes de 11 à 21 ans dans 3 régions : Grand Est (académies de Nancy-Metz, Reims et Strasbourg), Pays de la Loire (académie de Nantes) et Ile-de-France (académie de Versailles). Un arrêté relatif au cahier des charges de cette expérimentation a été publié le 19 décembre 2017. Le projet expérimental inclut une consultation médicale de première intention et la prescription d’un forfait de prise en charge par un psychologue libéral. Dès avril 2018, l’évaluation peut être réalisée par un médecin généraliste ou un pédiatre exerçant en libéral, ou un médecin de l’éducation nationale (avec l’appui du psychologue affecté en établissement scolaire pour les jeunes scolarisés), à partir de la situation globale du jeune et d’un entretien avec les parents, qui doivent donner leur consentement à l’entrée dans le dispositif pour les mineurs. Selon les besoins, le médecin évaluateur orientera vers un psychologue libéral pour un mal-être ou un psychiatre pour une situation plus complexe. Le volet formation des acteurs de cette expérimentation commence en septembre. L’implication de l’ensemble des acteurs, notamment ceux de l’école, est essentielle sur ce sujet. Pour les personnels de l’éducation nationale, leurs actions relèvent de la promotion de la santé collective mais aussi du repérage et de l’orientation de jeunes en situation de souffrance psychique. Afin de les accompagner, une ressource « Une école bienveillante pour tous – Vademecum à l’attention des équipes éducatives des écoles, collèges et lycées pour repérer et orienter les élèves en situation de souffrance psychique » sera prochainement publiée. Elle a été élaborée par le ministère de l’éducation nationale, en partenariat avec la direction générale de la santé, Santé publique France, l’association nationale des maisons des adolescents, la fondation Pierre Deniker et les médecins membres du collège de pédopsychiatrie de la fédération française de psychiatrie – conseil national professionnel de psychiatrie.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5610</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5082</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Cécile Muschotti</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement maternel et primaire
	            Moyens du directeur d’école et EVS
	            5610. — 20 février 2018. — Mme Cécile Muschotti interroge M. le ministre de l’éducation nationale sur l’encadrement du statut de directeur d’école et sur la nécessité de leur donner les moyens administratifs et financiers pour effectuer leur mission. En effet, à la faveur de regroupement d’établissements et de l’accroissement de la population dans certains bassins, de nombreux établissements sont aujourd’hui de taille identique à celle de collèges sans avoir les moyens humains ou financiers pour assumer autant d’élèves. S’il est vrai qu’un directeur d’une école « dense » peut bénéficier d’une décharge totale de classe, il ne peut remplacer seul le principal, le principal adjoint, le secrétaire de direction, le conseiller principal d’éducation et les assistants d’éducation dont les missions relèvent pourtant de ses attributions. Pour les établissements moins importants, la décharge est souvent partielle mais la multitude des missions, pour la plupart très chronophages, rend le « jonglage » entre les deux missions difficile. Quand le directeur ne peut exercer son métier pleinement, l’ensemble du monde éducatif en pâtit : les enseignants qui ne se sentent pas assez encadrés ou soutenus, les élèves dont le suivi n’est pas correctement assuré et les parents qui ne sont pas rassurés par la prise en charge de leurs enfants. Cette absence de moyens est d’autant plus criante alors que de nombreux postes d’EVS ont été supprimés avec la réduction des contrats aidés ne permettant plus aux directeurs de se décharger de tâches qui vont souvent bien au-delà de l’administratif : accueil des élèves, prise en charge des malades, conciergerie. Il est dès lors plus que nécessaire d’assurer la bonne exécution des missions fondamentales du directeur d’école en lui donnant les moyens d’agir et de bien agir. Ainsi, elle le remercie de bien vouloir lui indiquer quelles mesures seront prises dans les prochains mois afin de valoriser à nouveau le rôle fondamental dans la formation des nouvelles générations qu’est le poste de directeur d’école.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5082</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministère de l’éducation nationale est pleinement conscient de la charge que représentent les tâches administratives pour les directeurs d’école, essentiels au bon fonctionnement de l’école. Leurs responsabilités sont multiples et se sont accrues au cours des dernières années (pilotage pédagogique, fonctionnement de l’école, relations avec les parents et les partenaires de l’école). Cette évolution a donné lieu à une évolution du régime de décharges de service des directeurs d’école afin de leur permettre de dégager du temps pour l’exercice de leurs missions de direction notamment avec la création des décharges de rentrée et de fin d’année scolaire dans les écoles de moins de 4 classes. Ainsi, pour l’année scolaire 2016-2017, 65 % des directeurs d’école bénéficiaient de décharges de service (29 828 sur 45 877 écoles publiques). A la rentrée 2017, le Gouvernement a pris la décision difficile, mais nécessaire, de réduire le nombre de contrats aidés, ces emplois n’étant pas financés. Lle ministère et les services déconcentrés agissent pour apporter une aide aux directeurs d’école et simplifier leurs tâches administratives au quotidien. Par exemple, avec des outils informatiques rénovés. Ainsi, les directeurs d’école ont désormais accès à la nouvelle application ONDE (outil numérique pour la direction d’école) conçue comme un outil professionnel de simplification de la gestion quotidienne, grâce à l’automatisation et à la dématérialisation des procédures courantes (courriers types, certificats de radiation, accès à des documents référents…), tout en améliorant la concertation et les échanges avec les familles et les communes. Par ailleurs, les services académiques sont engagés dans un travail de réorganisation du support administratif des écoles à travers, notamment, la mise en place de plateformes mutualisées de secrétariat ou encore la simplification des procédures gérées en relation avec les directeurs d’école. Les responsabilités du directeur d’école demandent des connaissances et des compétences propres. Une formation spécifique s’avère ainsi indispensable en amont de la prise de fonction et tout au long de son exercice. La formation initiale est construite dans les académies et dans les départements en s’appuyant sur le référentiel de formation initiale et sur le référentiel métier des directeurs d’école. En outre, les enseignants nommés par intérim dans les fonctions de directeur d’école bénéficient d’une formation d’aide à la prise de fonction organisée par les IA-DASEN, d’une durée suffisante pour répondre aux besoins identifiés. Dans chaque département, un tutorat centré sur l’aide à la prise de fonction est mis en place au cours de la première année d’exercice des directeurs d’école. Ce tutorat est assuré par un directeur d’école expérimenté et rémunéré pour cette fonction. À la fin de la première année d’exercice, les directeurs d’école bénéficient de trois jours supplémentaires de formation reposant sur des échanges et des analyses de pratiques professionnelles. Enfin, cette formation initiale comporte un stage ayant pour objectif l’étude de l’administration communale et intercommunale. Ce stage se déroule sous la forme de journées, consécutives ou non, auprès des services d’une commune ou d’une intercommunalité. Compte tenu de leur rôle déterminant pour la réussite des élèves, les directeurs d’école sont pleinement associés aux actions inscrites au plan national de formation. En particulier, leur participation a été fortement sollicitée lors de regroupements inter-académiques centrés sur les programmes des cycles 2 et 3 qui se sont déroulés d’octobre à décembre 2016. La direction générale de l’enseignement scolaire et l’école supérieure de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche (ESENESR) ont initié des journées de webdiffusion en académie, département et circonscription, pour une appropriation la plus large possible des travaux menés par les groupes nationaux des inspecteurs de l’éducation nationale, journées auxquelles les directeurs d’école sont largement associés. Pour compléter les formations en présentiel, et permettre aux directeurs d’école de bénéficier de modules de formation compatibles avec leurs disponibilités, différents parcours de formation à distance M@gistère ont été produits à leur intention, notamment avec le module « prise de fonction », mis en œuvre pour la formation des nouveaux directeurs qui ont pris leur poste à la rentrée 2017 et avec le module « directeurs d’école et périscolaire ». Parmi les outils de formation, existent également, en plus du parcours M@gistère, le « film annuel des directeurs d’école », ainsi que le « guide pratique pour la direction de l’école primaire », tous deux publiés sur Eduscol et régulièrement actualisés. En 2015-2016, 31 998 journées stagiaires ont été organisées dans les plans académiques de formation et 39 433 en 2016-2017. L’accroissement des responsabilités des directeurs d’école s’est également traduit par la revalorisation de leur régime indemnitaire : la part complémentaire de l’indemnité de sujétions spéciales (ISS) des directeurs d’école a été revalorisée. Aujourd’hui, le régime indemnitaire global d’un directeur d’école est composé de l’ISS, d’une bonification indiciaire et d’une nouvelle bonification indiciaire et varie en fonction de la taille de l’école : il est compris entre 2 414,18 €, pour une école à classe unique et 4 894,77 €, pour une école de 10 classes et plus. S’agissant des perspectives de carrière, la fonction de directeur d’école est l’une des fonctions particulières qui ouvre accès à l’inscription au tableau annuel d’avancement pour l’accès au grade de la classe exceptionnelle des professeurs des écoles. Dans ces conditions, il n’est pas envisagé ce jour de créer un statut de personnel de direction pour les professeurs des écoles assumant cette mission. Le ministère poursuit sa réflexion pour accompagner ces personnels et simplifier l’exercice de leurs missions.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5611</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5083</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Delatte</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement maternel et primaire
	            Situation directeurs d’école
	            5611. — 20 février 2018. — M. Marc Delatte attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur la situation des directeurs d’école. Le métier de directeur d’école a profondément évolué depuis la réforme de 1990 et les missions qui lui sont dévolues sont très nombreuses et chronophages : gestion des élèves, mais aussi gestion financière, matérielle, pédagogique, et gestion du personnel et de la vie scolaire Avec les fusions, les effectifs croissants des établissements scolaires ont modifié considérablement le rôle du directeur. Aujourd’hui, sa mission est devenue beaucoup plus administrative, centrée sur l’organisation. Il lui est plus difficile d’animer l’équipe au plan pédagogique. C’est pourquoi dégager du temps administratif en faveur du temps pédagogique et donc de faire évoluer le statut des directeurs d’école est une demande récurrente du corps enseignant. Un chef d’établissement du premier degré pourrait ainsi se voir attribuer des délégations nécessaires au bon fonctionnement de son établissement : la définition des profils de poste enseignants en secteur REP et REP+ ; la définition des orientations de politique d’établissement conformément aux instructions nationales avec les données propres à sa population scolaire ; l’organisation de la répartition des élèves non plus en termes de classe mais en termes de cursus scolaire ; l’instauration d’un compte public qui gère le fonctionnement de l’établissement (hors personnel) sous contrôle de l’État ; le transfert de la fonction gestion des écoles par les mairies vers les établissements primaires, le directeur devenant ordonnateur des dépenses sous contrôle d’un conseil d’administration (CA) ; la mise en place d’un compte privé de l’école géré par le directeur qui rend compte au CA ; la définition des catégories d’établissements des profils de recrutement des chefs d’établissement primaire selon les catégories (100 élèves, 100-200 élèves, 200-300 élèves, 300-400 élèves, 400 et plus élèves) ; une formation type chef d’établissement dans le second degré ; la définition des postes administratifs en primaire (selon la catégorie d’établissement) agent administratif ; assistante de direction, agent administratif ; gestion comptable, gestion matériel, gestion de l’entretien et des travaux, agent technique ; chargé de l’entretien et des travaux. Il l’interroge donc sur les pistes et actions qu’il envisage de mettre en œuvre afin de faire évoluer le statut des directeurs d’école, piliers du système éducatif français.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5083</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministère de l’éducation nationale est pleinement conscient de la charge que représentent les tâches administratives pour les directeurs d’école, essentiels au bon fonctionnement de l’école. Leurs responsabilités sont multiples et se sont accrues au cours des dernières années (pilotage pédagogique, fonctionnement de l’école, relations avec les parents et les partenaires de l’école). Cette évolution a donné lieu à une évolution du régime de décharges de service des directeurs d’école afin de leur permettre de dégager du temps pour l’exercice de leurs missions de direction notamment avec la création des décharges de rentrée et de fin d’année scolaire dans les écoles de moins de quatre classes. Ainsi, pour l’année scolaire 2016-2017, 65 % des directeurs d’écoles bénéficiaient de décharges de service (29 828 sur 45 877 écoles publiques). Le ministère et les services déconcentrés agissent pour apporter une aide aux directeurs d’école et simplifier leurs tâches administratives au quotidien. Par exemple, avec des outils informatiques rénovés. Ainsi, les directeurs d’école ont désormais accès à la nouvelle application ONDE (outil numérique pour la direction d’école) conçue comme un outil professionnel de simplification de la gestion quotidienne, grâce à l’automatisation et à la dématérialisation des procédures courantes (courriers types, certificats de radiation, accès à des documents référents…), tout en améliorant la concertation et les échanges avec les familles et les communes. Par ailleurs, les services académiques sont engagés dans un travail de réorganisation du support administratif des écoles à travers, notamment, la mise en place de plateformes mutualisées de secrétariat ou encore la simplification des procédures gérées en relation avec les directeurs d’école. Les responsabilités du directeur d’école demandent des connaissances et des compétences propres. Une formation spécifique s’avère ainsi indispensable en amont de la prise de fonction et tout au long de son exercice. La formation initiale est construite dans les académies et dans les départements en s’appuyant sur le référentiel de formation initiale et sur le référentiel métier des directeurs d’école. En outre, les enseignants nommés par intérim dans les fonctions de directeur d’école bénéficient d’une formation d’aide à la prise de fonction organisée par les IA-DASEN, d’une durée suffisante pour répondre aux besoins identifiés. Dans chaque département, un tutorat centré sur l’aide à la prise de fonction est mis en place au cours de la première année d’exercice des directeurs d’école. Ce tutorat est assuré par un directeur d’école expérimenté et rémunéré pour cette fonction. À la fin de la première année d’exercice, les directeurs d’école bénéficient de trois jours supplémentaires de formation reposant sur des échanges et des analyses de pratiques professionnelles. Enfin, cette formation initiale comporte un stage ayant pour objectif l’étude de l’administration communale et intercommunale. Ce stage se déroule sous la forme de journées, consécutives ou non, auprès des services d’une commune ou d’une intercommunalité. Compte tenu de leur rôle déterminant pour la réussite des élèves, les directeurs d’école sont pleinement associés aux actions inscrites au plan national de formation. En particulier, leur participation a été fortement sollicitée lors de regroupements inter-académiques centrés sur les programmes des cycles 2 et 3 qui se sont déroulés d’octobre à décembre 2016. La direction générale de l’enseignement scolaire et l’école supérieure de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche (ESENESR) ont initié des journées de webdiffusion en académie, département et circonscription, pour une appropriation la plus large possible des travaux menés par les groupes nationaux des inspecteurs de l’éducation nationale, journées auxquelles les directeurs d’école sont largement associés. Pour compléter les formations en présentiel, et permettre aux directeurs d’école de bénéficier de modules de formation compatibles avec leurs disponibilités, différents parcours de formation à distance M@gistère ont été produits à leur intention, notamment avec le module « prise de fonction », mis en œuvre pour la formation des nouveaux directeurs qui ont pris leur poste à la rentrée 2017 et avec le module « directeurs d’école et périscolaire ». Parmi les outils de formation, existent également, en plus du parcours M@gistère, le « film annuel des directeurs d’école », ainsi que le « guide pratique pour la direction de l’école primaire », tous deux publiés sur Eduscol et régulièrement actualisés. En 2015-2016, 31 998 journées stagiaires ont été organisées dans les plans académiques de formation et 39 433 en 2016-2017. L’accroissement des responsabilités des directeurs d’école s’est également traduit par la revalorisation de leur régime indemnitaire : la part complémentaire de l’indemnité de sujétions spéciales (ISS) des directeurs d’école a été revalorisée. Aujourd’hui, le régime indemnitaire global d’un directeur d’école est composé de l’ISS, d’une bonification indiciaire et d’une nouvelle bonification indiciaire et varie en fonction de la taille de l’école : il est compris entre 2 414,18 €, pour une école à classe unique et 4 894,77 €, pour une école de 10 classes et plus. S’agissant des perspectives de carrière, la fonction de directeur d’école est l’une des fonctions particulières qui ouvre accès à l’inscription au tableau annuel d’avancement pour l’accès au grade de la classe exceptionnelle des professeurs des écoles. Dans ces conditions, il n’est pas envisagé ce jour de créer un statut de personnel de direction pour les professeurs des écoles assumant cette mission. Le ministère poursuit sa réflexion pour accompagner ces personnels et simplifier l’exercice de leurs missions.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5682</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5084</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Justine Benin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[outre-mer
	            Mise aux normes sismiques - Établissements scolaires de Guadeloupe
	            5682. — 20 février 2018. — Mme Justine Benin interroge M. le ministre de l’éducation nationale sur la mise aux normes sismiques des établissements scolaires en Guadeloupe. La commune de Sainte-Anne s’inscrit dans une démarche politique globale de réussite éducative qui se formalise, notamment, par un plan pluriannuel d’intervention sur les établissements scolaires élaboré de façon coordonnée et partenariale dans le cadre du « Plan Séisme Antilles 1 et 2 ». Cette politique éducative se traduit sur le territoire de façon opérationnelle par la construction ou reconstruction d’établissements scolaires, le confortement sismique de bâtiments existants et la mise en œuvre de mesures de prévention immédiate contre le risque sismique. La première étape de cette politique est le projet de reconstruction de l’école primaire de Chateaubrun qui vise à répondre non seulement à la situation actuelle de cet établissement, mais plus globalement à la fragilité sismique des bâtiments scolaires sur la commune de Sainte-Anne. Alors que la répartition et l’exécution de cette opération sont prévues sur 36 mois, l’enveloppe financière prévisionnelle et le plan de financement nécessiteront la contribution de plusieurs financeurs (commune, Union européenne, etc.). Elle l’interroge sur les actions et moyens que l’État souhaite engager pour accompagner la commune de Sainte-Anne et l’ensemble des communes soumises aux mêmes obligations, dans la mise aux normes sismiques de leurs établissements scolaires.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5084</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La diffusion d’une culture partagée de la sécurité est un des objectifs de l’école de la République afin d’assurer la solidité de la communauté éducative en cas d’événement grave. La circulaire no 2015-205 du 25 novembre 2015 présente le cadre du plan particulier de mise en sûreté-PPMS risques majeurs, qui comporte notamment un volet pédagogique. L’élaboration du PPMS, les exercices de simulation doivent être intégrés dans une approche globale d’éducation à la sécurité et être l’occasion d’actions pédagogiques qui participent à la construction active du citoyen. La spécificité du premier degré est prise en compte afin d’accompagner au mieux les personnels de l’éducation nationale et des mairies sur la problématique de la sécurité. Dans le cadre du risque sismique, le Gouvernement a créé, en 2007, le plan séisme Antilles pour une durée de 30 ans afin de prendre en compte le haut degré d’aléa et de risque sismique. L’axe majeur du plan est de réduire la vulnérabilité des constructions aux séismes, moyen le plus efficace de prévention contre le risque sismique. Sur la première phase du plan (2007-2015) ont été réalisés de nombreux diagnostics et travaux : - reconstruction de 6 centres de secours et 2 états-majors des services départementaux d’incendie et de secours (SDIS) ; - mise à niveau de 18 sites avec bâtiments de l’État ; - mise en sécurité de 36 écoles primaires (accueillant 7 000 enfants). Ces réalisations sont rendues possibles par de nombreux financements de l’État, en particulier le fonds de prévention des risques naturels majeurs (FPRNM) afin de soutenir les collectivités et les SDIS notamment.  La deuxième phase de ce plan (2016-2020) réalisée, en lien avec les collectivités, doit renforcer les actions menées. L’État prévoit ainsi de mobiliser 450 millions d’euros pour aider les collectivités territoriales, fonds destinés notamment au confortement ou à la reconstruction de 120 établissements scolaires.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5719</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5085</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Mélenchon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[politique sociale
	            Personnes souffrant d’illettrisme
	            5719. — 20 février 2018. — M. Jean-Luc Mélenchon attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur les conditions de vie des personnes souffrant d’illettrisme en France. L’illettrisme consiste en une maîtrise gravement insuffisante des compétences de base empêchant les personnes en étant caractérisées d’être autonome dans le cadre de la vie quotidienne. Suivant l’étude nationale Information et vie quotidienne (IVQ) publiée par l’INSEE en 2012, près de 2,5 millions de Français étaient concernés par l’illettrisme en 2011, soit 7 % de la population âgées de 18 à 65 ans, ce qui représente cependant une baisse par rapport aux données de 2004. Ce sujet avait par ailleurs été porté en grande cause nationale en 2013, coordonné par l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme, ce qui avait abouti à une forte publicisation des enjeux de l’illettrisme ainsi qu’aux assises nationales et européennes de l’illettrisme. Toutefois, cette diminution salutaire du nombre de personnes souffrant d’illettrisme et la forte mobilisation autour de cette cause cachent une réalité invraisemblable dans la République française où l’école est gratuite et obligatoire jusqu’à l’âge de 16 ans. D’après les données recueillies lors des Journée défense et citoyenneté (JDC), une diminution du nombre de jeunes en situation d’illettrisme entre 2010 et 2014 est observée, tendance qui s’inverse à compter de 2015 avec en moyenne un jeune sur dix en grande difficulté dans les compétences de base. De plus, ces difficultés sont géographiquement inégales, les jeunes des territoires d’outre-mer sont les plus touchés par les grandes difficultés en lecture avec un pourcentage de 35 % en Martinique, ou encore de 48,06 % en Guyane quand la moyenne nationale est de 10,8 %. Aussi, les catégories les plus précaires sont les plus sujettes à ces difficultés, c’est ainsi près de 20 % des allocataires du RSA qui sont en situation d’illettrisme, soit trois fois plus que l’ensemble de la population. Quant aux demandeurs d’emplois, 10 % d’entre eux sont concernés. L’illettrisme concerne donc les catégories de populations les plus défavorisées, il apparaît dès lors d’autant plus complexe pour les citoyens affectés au quotidien par cet état de fait de s’insérer convenablement dans la société. Il lui demande donc quelles seront les mesures prises, premièrement pour poursuivre les efforts en matière de lutte contre l’illettrisme, et dans un second temps pour tenter d’endiguer les inégalités perceptibles entre la métropole et ses départements d’outre-mer. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5085</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En donnant la priorité à l’école primaire et à la maîtrise des savoirs fondamentaux - lire, écrire, compter, respecter autrui - à l’issue de l’école primaire, le Gouvernement a placé au cœur de son action éducative, dès son installation, la lutte contre les inégalités et contre l’illettrisme. Cette lutte passe d’abord et avant tout par la prévention, grâce à un apprentissage du français qui permette à tous d’acquérir une maîtrise suffisante et durable de la lecture et de l’écriture. Ainsi, le dédoublement des classes de CP dans les écoles de REP+ dès la rentrée 2017 est une réforme structurelle, qui permet dès à présent un meilleur accompagnement des élèves des zones fragiles au moment délicat et crucial de l’entrée dans la lecture et dans l’écriture afin d’atteindre l’objectif de 100 % de réussite dans la maîtrise de ces fondamentaux. Cette disposition sera étendue à la rentrée 2018 aux CE1 de REP+ et aux CP de REP, puis en 2019 aux CE1 de REP. Or, la totalité des écoles de Mayotte, la quasi totalité des écoles de Guyane, plus de la moitié des écoles de Martinique et de La Réunion et un peu moins d’un tiers des écoles de Guadeloupe relèvent des réseaux REP ou REP+, ce qui implique que cette réforme aura un impact important sur les territoires ultramarins. En parallèle, le ministère met en place une véritable mobilisation pédagogique en faveur de l’apprentissage de la lecture et de l’écriture et, plus généralement, de la maîtrise du français. L’école maternelle joue un rôle fondamental dans la relation de l’enfant au langage, à la culture de l’écrit, au livre et pour compenser les différences dans l’acquisition du vocabulaire et le développement du langage oral, souvent liées aux différences et inégalités sociales et culturelles entre les familles. Elle doit être, plus encore qu’aujourd’hui, une véritable école du langage, en proposant un travail régulier sur l’acquisition du vocabulaire et la découverte du principe alphabétique ainsi que sur l’écoute et la compréhension de textes lus par l’adulte, chantés par les enfants, afin de préparer l’apprentissage de la lecture en classe de CP. Les assises de la maternelle, qui se sont déroulées les 27 et 28 mars derniers, ont constitué une première étape dans cette perspective ; elles ont notamment été l’occasion d’annoncer l’extension de l’instruction obligatoire dès 3 ans, pour mieux marquer l’importance de l’école maternelle dans la réussite scolaire des élèves. De plus, les évaluations conçues par le Conseil scientifique mis en place auprès du ministre sont des outils au service des progrès des élèves, pour permettre aux enseignants de repérer au plus tôt les difficultés de certains, particulièrement en lecture, d’ajuster leur enseignement en conséquence et de l’adapter à chacun. Elles concernent déjà pour cette année scolaire tous les élèves en début de CP et de 6ème, et en REP les élèves de classe de CP en milieu d’année, à titre expérimental ; l’année scolaire prochaine, elles seront systématisées en début et en milieu de la classe de CP ainsi qu’en début de CE1, de 6ème et de seconde. L’apprentissage de la lecture et le développement du goût de lire font l’objet d’une attention toute particulière. Un ensemble d’outils pédagogiques est mis à la disposition des enseignants, comprenant : un état de la recherche pour diffuser les démarches les plus efficaces ; des recommandations sur la pratique de la lecture à l’école élémentaire, au collège et sur l’enseignement de la grammaire et de l’orthographe. En complément, un plan de formation en lecture pour les professeurs des écoles sera organisé : la moitié des 18 heures consacrées à l’animation pédagogique et à des actions de formation continue portera ainsi sur la formation à l’apprentissage de la lecture, avec une attention particulière pour la classe de CP. Enfin, une action interministérielle en faveur du livre et de la lecture, menée avec le ministère de la culture, va se déployer durant les prochains mois et les prochaines années pour mobiliser la société autour de la cause du partage et du plaisir de la lecture. D’autres mesures d’ordre structurel viennent renforcer cette mobilisation pédagogique. À l’école élémentaire, l’heure hebdomadaire d’activité pédagogique complémentaire sera réorientée vers des activités de lecture et de compréhension. Au collège, les deux heures d’accompagnement personnalisé seront consacrées à la compréhension pour les élèves de 6ème qui ont une maîtrise insuffisante ou fragile des compétences en lecture et compréhension de l’écrit selon les évaluations du début d’année ; de plus, le dispositif « Devoirs faits » a aussi pour objetd’accompagner les élèves dans leur travail personnel après la classe. L’ensemble de ces dispositions doit permettre d’assurer aux élèves la maîtrise du français, mais aussi de leur donner le goût de la lecture et de l’écriture, et de prévenir ainsi l’illettrisme. Par ailleurs, le ministère de l’éducation nationale fait partie des membres fondateurs de l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme ; au sein de cette structure, il entretient avec les autres ministères impliqués et des partenaires du monde professionnel un dialogue suivi, qui permet de coordonner les différentes actions en faveur des adultes en situation d’illettrisme ou de grande fragilité linguistique. Par son vaste réseau de formation continue (réseau des Greta : Groupement d’établissements publics locaux d’enseignement sur un territoire donné), le ministère occupe une place importante dans l’offre de formation en français et savoirs de base : des dispositifs et offres spécifiques ciblent les publics en situation d’illettrisme. Le dispositif des actions éducatives familiales (AEF),  mené en partenariat avec l’ANLCI, vise quant à lui à identifier et prendre en charge les parents d’élèves en situation d’illettrisme ou de grande fragilité linguistique. Les actions proposées leur permettent de se réconcilier avec l’écrit et, ainsi, de mieux suivre la scolarité de leurs enfants. La diffusion par le ministère de l’éducation nationale d’un kit pédagogique, accessible en ligne sur le site Eduscol, a permis de sensibiliser largement les équipes pédagogiques et éducatives et a inspiré plusieurs déclinaisons d’outils en académies, en fonction des contextes territoriaux et des besoins identifiés. En outre, les recteurs des territoires d’outre-mer conduisent, dans leurs territoires respectifs, en complément et en renforcement des mesures nationales, des politiques spécifiques adaptées aux particularités locales. Ainsi, les académies de La Réunion, de Guadeloupe et de Guyane développent et renforcent leurs réseaux d’unités pédagogiques pour élèves allophones arrivants (UPE2A), notamment pour ceux qui n’ont pas été scolarisés antérieurement. Par exemple, le centre académique de scolarisation des élèves allophones (CASNAV) de La Réunion, qui pilote ces UPE2A, participe à des programmes de recherche nationaux et s’intègre dans le tissu associatif pour mieux accompagner les familles. Celui de Guyane œuvre à améliorer le repérage des décrocheurs et leur suivi. Ces trois académies mènent aussi un travail sur le plurilinguisme pour mieux accueillir l’élève en tenant compte de sa langue maternelle. Cela passe par la formation initiale et continue des enseignants et l’habilitation de certains d’entre eux en langue et culture régionale, ainsi que par la formation en français langue de scolarisation (FLSco), en français langue étrangère (FLE) et en français langue seconde (FLS) pour faire en sorte que le multilinguisme soit un atout au service de la réussite de tous les élèves. Ces territoires mettent l’accent sur l’accueil des jeunes enfants, incitent les familles à une scolarisation plus systématique en maternelle, parfois dès l’âge de deux ans, en classe de très petite section. En outre, sur un territoire aussi vaste que la Guyane, un effort logistique de construction est entrepris afin de situer les lieux de scolarisation au plus près des lieux d’habitation et de faciliter cette entrée des jeunes enfants à l’école. Les académies de Martinique et de La Réunion ont également recours à des outils spécifiques comme le programme de prévention de l’illettrisme PARLER, tout en l’adaptant au territoire. Ce programme favorise l’apprentissage de la lecture dès la grande section de maternelle et permet de réduire les écarts entre éducation prioritaire et hors éducation prioritaire. Ces actions et dispositifs locaux confortent donc les mesures engagées sur le plan national et contribuent à la lutte contre l’illettrisme et à la réduction des inégalités entre la métropole et les territoires d’outre-mer dans ce domaine.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5758</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5087</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christian Hutin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[santé
	            Situation de la médecine scolaire dans le département du Nord
	            5758. — 20 février 2018. — M. Christian Hutin alerte M. le ministre de l’éducation nationale sur la situation de la médecine scolaire dans le département du Nord. À ce jour c’est un poste sur deux de médecin scolaire qui n’est pas pourvu dans notre département. En effet à la fin du mois de janvier 2018, sur 82 postes ouverts, seuls 41 sont pourvus. L’enjeu n’est pas tant les moyens, que la capacité à faire venir sur ces postes des praticiens expérimentés, bénéficiant de la grille indiciaire des professeurs agrégés. Devant l’urgence de la situation, en connaissant l’immensité des services rendus par la médecine scolaire, notamment en termes de prévention, pourrait-on envisager de dispenser de concours, sous réserve d’un examen des compétences et de l’expérience, les médecins qui pourraient pallier ce manque cruel de praticiens. Il souhaite connaître les dispositions qu’il compte prendre afin d’apporter une solution à cette situation difficile.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5087</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le département du Nord dispose de 73 postes occupés actuellement par 44 médecins titulaires, 2 médecins stagiaires, 1 médecin en CDI, 11 médecins en CDD. Ils représentent 43,5 ETP (équivalent temps plein) donc 60 % des postes. Ce département souffre, comme d’autres territoires nationaux de pénurie de médecins (démographie médicale dans toutes les disciplines, pyramide des âges). Néanmoins, il s’agit d’un département dynamique, qui réussit à recruter régulièrement des stagiaires, futurs médecins de l’éducation nationale, ainsi que des contractuels, même s’il s’agit le plus souvent de contrats à temps partiel. Le ministère est conscient que la médecine scolaire rend de grands services. Cependant, la qualité des services rendus est étroitement corrélée à la qualité de l’expertise donc de la formation des médecins de l’éducation nationale. C’est pourquoi ils sont recrutés sur concours puis stagiaires pendant une année, au cours de laquelle ils bénéficient d’une formation de plusieurs semaines à l’école des hautes études en santé publique (EHESP) et à l’école supérieure de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche (ESENESR). Cette formation leur permet d’acquérir connaissances et compétences dans des domaines spécifiques comme le conseil/aide à la prise de décision des autorités de la communauté éducative et des partenaires en faveur de la santé individuelle et collective des élèves, l’expertise médicale dans le parcours des élèves pour des scolarités réussies, l’expertise en matière d’environnement, d’hygiène, de sécurité et d’ergonomie, en adéquation avec la réglementation et les normes professionnelles, la communication sur les données de l’expertise clinique individuelle ou collective et sur les actions de santé publique et de promotion de la santé, la formation des membres de la communauté scolaire dans le domaine de la santé individuelle et collective, le recueil et l’exploitation de données pour la production d’outils et de connaissances scientifiques sur la santé des enfants et des adolescents, la conception de projets en promotion de la santé dans le contexte scolaire, la coordination d’actions, de dispositifs, de réseaux d’acteurs, l’évaluation des actions mises en place, des dispositifs utilisés et des réponses aux orientations préconisées, la gestion des situations de risque individuel ou collectif mettant en jeu la santé physique et psychique des enfants et des adolescents voire des adultes de la communauté scolaire. Concernant les postes de contractuels, l’éducation nationale recrute déjà des médecins sur les postes vacants, sans concours préalable. Un accompagnement local est assuré pour les contractuels, mais pas la formation décrite ci-dessus, et de ce fait leurs missions sont plus restreintes que celles des médecins titularisés après concours et formation. Par ailleurs, diverses mesures ont été prises afin de renforcer l’attractivité du corps des médecins et de résorber le déficit de médecins scolaires. Les mesures prises en faveur de l’attractivité du corps sont de plusieurs ordres. En premier lieu, le régime indemnitaire général des médecins de l’éducation nationale a été revalorisé en décembre 2015 dans le cadre du passage au régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l’expertise et de l’engagement professionnel dans la fonction publique de l’Etat (RIFSEEP). La mise en place de ce nouveau régime indemnitaire s’est accompagnée d’une revalorisation des montants annuels servis. En deuxième lieu, les médecins de l’éducation nationale bénéficient d’un régime indemnitaire spécifique lorsqu’ils sont affectés dans les écoles ou établissements relevant du programme « Réseau d’éducation prioritaire renforcé » (REP+) ou du programme « Réseau d’éducation prioritaire » (REP), ou bien lorsqu’ils exercent dans au moins un de ces établissements. Par ailleurs, afin d’améliorer le déroulement de carrière des médecins de l’éducation nationale, de 2015 à 2017, le taux de promotion à la 1ère classe du corps a été porté de 11,5 % à 13 %. Enfin, dans le cadre de la transposition du protocole « Parcours professionnels, carrières et rémunérations » (PPCR), la création, au 1er septembre 2017, d’un troisième grade culminant à la hors échelle B ouvre de nouvelles perspectives de carrière aux membres du corps. Les mesures prises pour résorber le déficit de médecins scolaires ont consisté à augmenter significativement, l’indice minimum de rémunération des médecins contractuels primo-recrutés (se traduisant par un gain de 4 836 euros bruts annuels), à accentuer, au plan national, la diffusion d’informations relatives au métier de médecin de l’éducation nationale auprès des étudiants et des internes en médecine afin de susciter des vocations parmi ces publics, à inciter les académies à accueillir davantage d’internes en médecine en stage afin de les sensibiliser aux enjeux d’une carrière en milieu scolaire, à fixer la rémunération des médecins « tuteurs » de ces internes à hauteur de 600 € par stagiaire et par an. En outre, le nombre de postes offerts au recrutement a plus que doublé entre 2015 et 2017. D’autre part, afin de renforcer l’attractivité de la profession et du fait de l’importance de l’école comme déterminant de la santé des enfants et des adolescents, une formation spécialisée transversale (FST) médecine scolaire a été créée en avril 2017. Cette FST est rendue accessible aux étudiants rentrés cette année en troisième cycle des études de médecine en spécialité de pédiatrie, de médecine générale et de santé publique. Il s’agit d’une mesure de moyen long terme, qui va donner de la visibilité aux spécificités de la médecine scolaire et élargir le vivier de recrutements adaptés. Par ailleurs, le ministère vient d’équiper les médecins d’une application numérique nommée Esculape, qui constitue le nouveau dossier médical scolaire. Cette modernisation du service contribue à améliorer le suivi des élèves et facilite le travail de ces professionnels, ce qui devrait également représenter un élément d’attractivité. Le ministère est conscient des difficultés de recrutement et attend un effet positif des mesures de développement de l’attractivité reposant sur l’enseignement universitaire de la FST médecine scolaire et sur la revalorisation financière de cette profession. Il maintient les postes dans le budget du ministère et des rectorats afin qu’ils puissent être pourvus.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5855</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5088</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Jeanine Dubié</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement
	            Plan de développement de l’EPS à l’école
	            5855. — 27 février 2018. — Mme Jeanine Dubié attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur la place réservée à l’éducation physique et sportive (EPS) à l’école. Si l’on ne peut que se réjouir de l’obtention des jeux Olympiques et Paralympiques par Paris en 2024, il semble plus que jamais indispensable de construire des politiques volontaristes pour le sport et l’enseignement de l’EPS à l’école. En effet, l’EPS à l’école permet une pratique sportive et artistique à un coût extrêmement bas, encadrée par des professionnels de haut niveau. Obligatoire, le sport scolaire est à même de relever le défi de la démocratisation en réduisant les inégalités sociales et en permettant l’apprentissage de la citoyenneté et du « vivre ensemble ». Pour autant, cet apprentissage est fortement mis à mal : baisse de 21 % des recrutements au CAPEPS externe en 2018 alors même que le nombre d’élèves dans le secondaire progresse, des besoins croissants en matière d’équipements sportifs et d’infrastructures, programmes scolaires dénaturés avec l’EPS qui n’est plus évalué dans le cadre du diplôme national du brevet (DNB). Dans ce contexte, et en prévision de l’organisation des JO à Paris, elle lui demande si le Gouvernement entend lancer un véritable plan de développement de l’EPS à l’école et de lui préciser quelles mesures il compte mettre en œuvre.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5088</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’éducation physique et sportive (EPS) est une discipline d’enseignement obligatoire à l’école qui s’adresse à tous les élèves. Pour les enfants et les adolescents, la pratique d’activités physiques, sportives et artistiques à l’école est un vecteur de respect des autres et des règles, un moment d’épanouissement permettant de développer leur confiance en eux, et de s’impliquer volontairement. L’EPS, qui a pour finalité de former un citoyen cultivé, lucide, autonome, physiquement et socialement éduqué, est pour de nombreux élèves le seul lieu et le seul moment d’activité physique. En complément des enseignements d’EPS, le sport scolaire offre aux élèves volontaires la possibilité de pratiquer des activités physiques et sportives dans le cadre de l’association sportive de leur école ou de leur établissement scolaire. L’union sportive de l’enseignement du premier degré (USEP) et l’union nationale du sport scolaire (UNSS) animent ce réseau d’associations et organisent des rencontres et des compétitions. Suite à la désignation de Paris comme ville hôte des jeux olympiques et paralympiques de 2024 (JOP 2024), le ministre de l’éducation nationale souhaite développer plus encore la pratique sportive et continuer à promouvoir les valeurs citoyennes et sportives dans le milieu scolaire et périscolaire. Pour cela, en partenariat avec le ministère des sports et le mouvement sportif, plusieurs actions comme la « semaine olympique et paralympique » seront reconduites chaque année au moins jusqu’en 2024. Lors de la journée nationale du sort scolaire (JNSS) le 27 septembre 2017, le ministre a annoncé plusieurs mesures en faveur du développement de l’EPS à l’école, dans le contexte de l’organisation des jeux olympiques à Paris. Pour favoriser la pratique sportive et son enseignement, la création d’associations sportives USEP sera encouragée dans les écoles du premier degré et, à l’horizon 2024, 1 000 nouvelles sections sportives scolaires, des classes à horaires aménagés sport et une filière « métiers du sport » dans le cursus bac -3/bac +3, notamment en filière professionnelle seront créées. Par ailleurs et en appui des enseignements, des actions éducatives seront développées : un label « génération 2024 » a été créé pour les écoles et établissements scolaires volontaires s’inscrivant autour de plusieurs axes : le développement de passerelles école/club, la participation à des événements promotionnels olympiques et paralympiques durant l’année scolaire, l’accompagnement, l’accueil ou le parrainage par des sportifs de haut niveau, l’opportunité pour les clubs sportifs locaux d’utiliser, après convention, les installations sportives de l’école ou de l’établissement s’il y en a. Aussi, de grandes compétitions sportives scolaires seront organisées en amont des JOP 2024. C’est ainsi que l’UNSS est candidate à l’organisation des Gymnasiades 2022. Enfin, pour coordonner l’ensemble des actions menées dans l’objectif des jeux olympiques et paralympiques de 2024, un délégué ministériel, Thierry Terret, a été nommé et pour anticiper la montée en charge des besoins en moyens humains et en lien avec le comité d’organisation des jeux olympiques (COJO), 10 000 jeunes volontaires seront formés pour devenir bénévoles durant les JOP 2024. La récente nomination de Paris pour l’organisation des JOP 2024 doit en effet servir de déclencheur à la mise en œuvre d’une réelle politique éducative par le sport. Les services du ministère travaillent à une mise en œuvre ambitieuse de ces mesures.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5884</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5089</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Didier Le Gac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[formation professionnelle et apprentissage
	            GRETA et réforme de la formation professionnelle
	            5884. — 27 février 2018. — M. Didier Le Gac attire l’attention de Mme la ministre du travail sur la place du réseau des GRETA dans la réforme de la formation professionnelle et de l’apprentissage. Groupement d’établissements publics locaux d’enseignement, le GRETA s’appuie, pour son développement, sur les ressources et compétences mises à disposition par ces établissements et sur des ressources propres. Le GRETA a développé une expertise autour de l’ingénierie de formation, l’accompagnement des publics jeunes et adultes, demandeurs d’emploi et salariés, vers la certification et l’insertion professionnelle, pour construire une offre de formation en lien avec les besoins des territoires. À la croisée des chemins entre problématiques économiques et sociales, les GRETA ont une mission de service public d’accompagnement économique des territoires. Le député rappelle que, de par leur positionnement spécifique inscrit dans le continuum formation initiale-formation continue, les GRETA sont à l’écoute des besoins des branches professionnelles, du service public de l’emploi, des conseils régionaux, des entreprises, des individus et inscrivent leurs réponses en cohérence avec l’ensemble de ces acteurs. Organisme public de formation soumis à la concurrence, le GRETA est un acteur national majeur dans le paysage de la formation continue : un demi-milliard d’euros de chiffre d’affaires annuel ; plus de 500 000 stagiaires annuels pour 50 millions d’heures de formation ; plus de 40 000 formateurs et intervenants. C’est la raison pour laquelle, alors que la formation professionnelle est une priorité pour lutter contre le chômage structurel, il souhaiterait que lui soit précisée la place qui sera celle des Greta dans les réformes en cours. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5089</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dès le début des années 1970, le ministère de l’éducation nationale a choisi d’utiliser son potentiel éducatif pour répondre aux besoins de formation du pays en créant les Greta. Aujoud’hui, le réseau qu’ils constituent est fort de 120 Greta qui interviennent sur 4 750 sites de formation et peuvent s’appuyer sur les services et la complémentarité de 29 groupements d’intérêt publics formation continue et initiale professionnelle (GIP FCIP). Au total, ce sont environ 500 000 stagiaires qui sont formés par an. Et parce que les Greta sont animés d’une mission de service public qui les fait se tourner naturellement vers les publics les plus éloignés de l’emploi, ce sont, sur ce chiffre et selon les années, entre 200 000 et 220 000 demandeurs d’emploi qui bénéficient de leurs formations et acquièrent ainsi de nouvelles compétences. La lutte contre le chômage structurel que connaît le pays est donc bien au cœur de l’action des Greta. Pour proposer à chacun des réponses et des parcours « sur mesure », le réseau de la formation continue de l’éducation nationale cherche à être présent auprès de tous les acteurs susceptibles de favoriser une dynamique en faveur de l’emploi : les entreprises publiques et privées, les collectivités territoriales, Pôle emploi, les Maisons de l’emploi, les groupements d’employeurs, les associations d’insertion, sans oublier les autres organismes de formation. Les Greta se positionnent bien, ainsi, comme des moteurs de développement territorial aux côtés de ces partenaires quotidiens. Pour qu’ils le fassent avec encore plus d’efficacité et de professionnalisme et continuent de tenir leur rôle dans les réformes en cours, les Greta s’adaptent en permanence à leur environnement en mutation : - dès 2013, le ministère de l’éducation nationale a réformé la gouvernance des Greta en confiant un rôle accru aux recteurs d’académie, pour être à la fois au plus près des enjeux socio-économiques et leur permettre de se positionner davantage encore comme des interlocuteurs centraux des présidents de région sur le champ de la politique de formation continue des adultes ; - en 2016, il a, par décret, rendu accessibles l’ensemble de ses diplômes professionnels par blocs de compétence pour les publics de la formation continue afin d’allier à la discontinuité des parcours professionnels la fluidité de la certification : les Greta peuvent ainsi contribuer à ce que les publics les plus éloignés de l’emploi acquièrent les diplômes professionnels de l’éducation nationale de façon progressive, à leur rythme ; - en 2017, le ministère de l’éducation nationale a, par décret, et après avoir été accompagné par L’Association française de normalisation (AFNOR), créé un label Qualité, le label EDUFORM, dont les exigences pour les organismes de formation préparant aux diplômes professionnels de l’éducation nationale vont au-delà de celles du décret qualité du 30 juillet 2015. Toutes les académies s’y sont engagées, témoignant par-là de leur ambition que l’ensemble de leurs prestations de formation continue soient tournées entièrement vers la satisfaction de leurs bénéficiaires et vers leur employabilité : de l’accueil à la formation, du bilan à l’accompagnement, de la passation d’examens au conseil auprès des organisations, l’exigence de qualité est partout. Aujourd’hui, le réseau des Greta continue d’évoluer : - dans la construction d’un nouveau système d’information facilitant la connaissance de l’offre de stages ; il contribuera, conformément à la priorité gouvernementale, à faire des individus les acteurs directs de leur évolution professionnelle ; - dans le cadre des réformes en cours, comme les autres organismes de formation, vers une contribution au développement de l’apprentissage ; - dans le cadre d’un partenariat opérationnel en cours de finalisation avec Pôle emploi. Cette adaptation permanente du réseau des Greta et son dynamisme lui assurent de continuer de jouer un rôle important dans le paysage de la formation continue des adultes tel qu’il ressortira des réformes en cours. Il sera, à cet égard, un acteur engagé dans le Plan d’investissement dans les compétences (PIC).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5939</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5090</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nadia Essayan</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[personnes handicapées
	            Difficultés persistantes d’accès au livre scolaire pour les malvoyants
	            5939. — 27 février 2018. — Mme Nadia Essayan attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur les difficultés persistantes d’accès au livre scolaire subies par les élèves aveugles, mal ou très malvoyants. Depuis quelques années, la règlementation encadrant l’exception handicap a beaucoup évolué. En particulier la possibilité pour des organismes agréés d’accéder aux fichiers sources des éditeurs a marqué une avancée remarquable. Les efforts conjoints du ministère de la culture et de la communication ainsi que des éditeurs pour rendre l’édition nativement accessible vont dans le bon sens et devraient permettre, au moins à terme, de faciliter l’accès à la littérature générale. Cependant, au vu de la complexité croissante des ouvrages scolaires (version papier ou numérique), leur édition ne sera probablement jamais nativement accessible et un travail d’adaptation est et restera nécessaire pour les transcrire en braille, en gros caractères ou en version sonore. Alors que, grâce au soutien des pouvoirs publics, la plupart des enfants disposent gratuitement dès le jour de la rentrée de tous leurs manuels scolaires, il en est différemment pour les élèves empêchés de lire et particulièrement les enfants aveugles ou très malvoyants. Les versions adaptées ne sont disponibles qu’au bout de plusieurs mois, au prix d’efforts incroyables d’artisans de l’adaptation qui manquent cruellement de moyens et de soutien. En effet, moins de 5 % des ouvrages publiés chaque année en France finissent par être, un jour, accessibles. Dans le domaine du livre scolaire, plus particulièrement, la pénurie relève de l’indigence. Cela constitue une discrimination dans l’accès à l’éducation des jeunes en situation de handicap. Il semble paradoxal que dans le pays des droits de l’Homme qui est aussi celui de Louis Braille, l’usage et l’enseignement du braille soient de moins en moins répandus, ce qui a été récemment reproché par le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme. Aussi, lui demande-t-elle quelles mesures compte-t-il prendre s’agissant de : la mise en œuvre des recommandations incombant au ministère de l’éducation nationale du rapport « Les structures ayant une activité d’adaptation des œuvres au bénéfice des personnes en situation de handicap » ; la nomination d’un chef de projet pour que le ministère de l’éducation nationale soit proactif sur ce sujet, dont les missions pourraient être d’assurer la mise en œuvre et le suivi des recommandations du rapport et de participer à la coordination interministérielle et au suivi de l’accessibilité des documents numériques ; toutes mesures permettant la montée en puissance du secteur de l’édition adaptée pour que les enfants handicapés empêchés de lire disposent dès la rentrée des ouvrages scolaires dont ils ont besoin.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5090</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[S’agissant de l’accès aux ouvrages scolaires des élèves aveugles ou malvoyants, le ministère de l’éducation nationale mène une politique active de soutien à la production d’œuvres adaptées, en concertation avec plusieurs établissements publics : - le réseau de création et d’accompagnement pédagogique (CANOPE), qui est doté d’un service assurant une mission nationale d’aide aux enseignants et accueillant des élèves malvoyants ou non-voyants scolarisés dans des établissements scolaires ordinaires, à travers l’adaptation ou la production de documents adaptés en braille, de manuels scolaires ou de documents supports de cours ; - l’institut national supérieur de formation et de recherche pour le handicap et les besoins éducatifs particuliers (INS-HEA), qui est doté d’un service de production de documents adaptés aux déficients visuels, mis à disposition sur son site internet ; - l’Institut national des jeunes aveugles (INJA), qui est chargé de la coordination de la production et de la diffusion des livres scolaires et universitaires adaptés à l’usage des personnes déficientes visuelles et aveugles, afin de procurer en temps utile et sur tous supports, notamment électroniques, des ouvrages adaptés de qualité ; - la Bibliothèque nationale de France (BnF), qui a créé une plate-forme sécurisée de dépôt et de transfert des fichiers numériques ayant servi à l’impression d’œuvres (PLATON). Cette plateforme permet l’amélioration de l’accès à la lecture aux personnes en situation de handicap, grâce à la collaboration des éditeurs, des organismes agréés et de la BnF. Par ailleurs, le ministère de l’éducation nationale subventionne des associations qui éditent des ouvrages adaptés, tels que « Le livre de l’aveugle » qui produit chaque année plus de la moitié des manuels scolaires en braille édités en France. Enfin, l’exception au droit d’auteur en faveur des personnes en situation de handicap ou atteintes de troubles spécifiques, permet à des organismes à but non lucratif de réaliser et de communiquer à ces personnes des versions adaptées des œuvres protégées, sans avoir à demander d’autorisation préalable aux titulaires des droits et droits voisins ni à les rémunérer, conformément aux dispositions du décret no 2017-253 du 27 février 2017. La consultation de ces versions adaptées est strictement personnelle et réservée aux bénéficiaires de l’exception. L’exception au droit d’auteur concerne toutes les œuvres de l’esprit (œuvres littéraires, musicales, cinématographiques, audiovisuelles, beaux-arts…). Ainsi, le nombre d’adaptations produites a considérablement augmenté (plus de 14 000 recensées par la BnF pour l’année 2017). Le ministère de l’éducation nationale, en lien avec les autres ministères, s’emploie à mettre en œuvre les recommandations formulées dans le cadre de son rapport « Les structures ayant une activité d’adaptation des œuvres au bénéfice des personnes en situation de handicap » en faveur de l’accessibilité numérique des élèves malvoyants ou aveugles.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5951</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5091</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Marie Sermier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[personnes handicapées
	            Sensibilisation des enseignants aux TSLA
	            5951. — 27 février 2018. — M. Jean-Marie Sermier attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur les troubles spécifiques du langage et des apprentissages appelés communément troubles « dys » (dyslexie, dysphasie, dyspraxie). Le manque de formation des enseignants explique en partie le parcours chaotique des élèves concernés, leur orientation par défaut et parfois leur déscolarisation. La formation dispensée aux futurs professeurs dépend à ce jour de la motivation des ESPE à intégrer cette problématique de façon pratique dans le cursus de formation. D’une ESPE à l’autre, d’une filière à l’autre, le nombre d’heures consacré est très variable et de toute façon très faible, alors que les élèves atteints de ces troubles sont répartis sur l’ensemble du territoire national et que leurs troubles ont un retentissement sur un grand nombre de matières (voire sur toutes). En formation continue, seuls les enseignants motivés et volontaires peuvent accéder à des contenus souvent dispensés par les associations à titre bénévole. De nombreux enseignants ne profitent pas de ces formations, alors qu’ils croisent tous les ans des élèves « dys ». Par ailleurs, les méthodes d’apprentissage des langues dont l’anglais restent inadaptées aux élèves « dys ». Face à ces situations, il lui demande quelles mesures il compte prendre pour faire évoluer le degré de connaissance des enseignants sur ces troubles en formation initiale comme en formation continue.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5091</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article L. 111-1 du code de l’éducation affirme que le service public de l’éducation veille à l’inclusion scolaire de tous les enfants sans aucune distinction. Il consacre ainsi une approche nouvelle : quels que soient les besoins particuliers de l’élève, c’est à l’école de s’assurer que l’environnement est adapté à sa scolarité. Le décret no 2014-1377 du 18 novembre 2014 relatif au suivi et à l’accompagnement pédagogique des élèves précise les contours du plan d’accompagnement personnalisé (PAP), dédié aux élèves qui présentent des difficultés scolaires durables en raison d’un trouble des apprentissages. Cette disposition nouvelle permet aux élèves de bénéficier d’un accompagnement adapté, élaboré par l’équipe pédagogique, selon un dispositif plus souple ne nécessitant pas la saisine de la maison départementale des personnes handicapées. Conformément à l’article D. 311-13 du code de l’éducation, le PAP prévoit, après avis du médecin de l’éducation nationale, pour les élèves dont les difficultés scolaires résultent d’un trouble des apprentissages, des mesures pédagogiques qui leur permettent de suivre les enseignements prévus au programme correspondant au cycle dans lequel ils sont scolarisés. La circulaire no 2015-016 du 22 janvier 2015 sur le plan d’accompagnement personnalisé précise que ce dispositif peut être mis en place soit sur proposition du conseil des maîtres, du conseil de classe ou du professeur principal de l’élève soit, à tout moment de la scolarité, à la demande de l’élève ou de son responsable légal. Cette circulaire définit un modèle national à destination des équipes pédagogiques qui permet la mise en place d’aménagements et adaptations pédagogiques personnalisés. Lorsque le conseil des maîtres, le conseil de classe ou le professeur principal est à l’origine de la proposition, le directeur d’école ou le chef d’établissement en informe l’élève ou son responsable légal et recueille son accord. Le constat des troubles est fait par le médecin de l’éducation nationale ou par le médecin qui suit l’enfant, au vu de l’examen qu’il réalise et, le cas échéant, des bilans psychologiques et paramédicaux. À la suite de ce constat, le médecin de l’éducation nationale donne un avis sur la mise en place d’un plan d’accompagnement personnalisé.  Le directeur d’école ou le chef d’établissement élabore le plan d’accompagnement personnalisé avec l’équipe éducative, en y associant la famille ainsi que les professionnels concernés. Le plan d’accompagnement personnalisé est ensuite transmis à la famille afin de recueillir son accord. Le PAP est mis en œuvre par le ou les enseignants de l’élève, avec l’appui des professionnels qui y concourent. Dans le second degré, le professeur principal est chargé de coordonner la mise en œuvre et le suivi du plan d’accompagnement personnalisé. Une évaluation des aménagements et adaptations est faite tous les ans, au regard des progrès réalisés par l’élève. Outil de suivi de l’élève, le plan d’accompagnement personnalisé est transmis à chaque changement d’établissement scolaire. Les écoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPE) forment spécifiquement les enseignants à la prise en charge des élèves à besoins éducatifs particuliers dans leur classe. L’entrée de l’école dans l’ère numérique est, en outre, l’occasion de déployer de multiples outils innovants facilitant les apprentissages de tous les élèves tels que la plateforme M@gistère dédiée à la formation initiale et continue des enseignants du premier degré et du second degré, qui comporte des outils de formation à distance et en présentiel consacrés au handicap et notamment aux élèves présentant des troubles des apprentissages (« aider les élèves dys grâce aux outils numériques »). Des ressources sont mises à la disposition des équipes pédagogiques des premier et second degrés pour la mise en œuvre d’un plan d’accompagnement personnalisé.  Les directions des services départementaux de l’éducation nationale (DSDEN) sont toutes pourvues d’un service « adaptation et handicap » spécifiquement dédié à l’accompagnement et au suivi des élèves à besoins éducatifs particuliers ou en situation de handicap et à la coordination des différents acteurs. Des personnels ressources peuvent ainsi intervenir ponctuellement auprès des enseignants. Enfin, un enseignant titulaire spécialisé veille aux conditions dans lesquelles se réalise la scolarisation de chaque élève en situation de handicap pour lequel il est désigné comme Enseignant Référent pour la Scolarisation des Élèves en situation de Handicap (ERSEH).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5985</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5092</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sabine Rubin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[santé
	            Garantir et pérénniser la santé à l’école
	            5985. — 27 février 2018. — Mme Sabine Rubin interroge M. le ministre de l’éducation nationale sur l’intégration de la santé scolaire dans le cadre de la politique de santé publique. En novembre 2017, Jean-Michel Blanquer, ministre de l’éducation nationale et Agnès Buzyn, ministre de la santé ont annoncé « l’intégration de la santé scolaire dans le cadre de la politique de santé publique ». Ce transfert de compétences fait craindre l’accession à une demande ancienne de l’Ordre des médecins qui prône le retour au dispositif galvaudé du service de santé scolaire supprimé il y a plus de trente ans. Le Parlement disait alors qu’il était « inefficace et inadapté à l’école et à l’évolution de l’état sanitaire des jeunes ». Les infirmièr-e-s de l’éducation nationale sont partie prenante de la réussite scolaire des élèves. En effet, leur mission, loin de se limiter aux seuls soins, est de bien de répondre aux besoins des élèves qui viennent les consulter. Ainsi, selon le SNICS-FSU, plus de 40 % des consultations s’inscrivent dans des besoins autres que les soins : les élèves viennent également requérir des conseils en santé, de l’écoute ou présentent des demandes liées à des maltraitances ou des violences sexuelles. Dans ce cadre, les infirmières travaillent avec les équipes pédagogiques et éducatives et participent à la transmission des valeurs qui sont au fondement de la République française et de l’exercice de la citoyenneté. Elle lui demande donc quelles mesures compte-t-il prendre pour pérenniser, en dépit de l’intégration de la santé scolaire à la politique de santé publique, les actuelles missions et prérogatives des infirmières scolaires.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5092</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La mission des infirmiers de l’éducation nationale s’inscrit dans la politique générale de l’éducation nationale qui est de promouvoir la réussite des élèves. Ils concourent à cet objectif par la promotion de la santé et participent, par conséquent, à la politique de santé publique. Les infirmiers de l’éducation nationale exercent leur mission dans le cadre fixé par le code de la santé publique pour leurs actes professionnels (articles R. 4311-13 à R. 4311-15) et règles professionnelles (R. 4312-1 à R. 4312-32). Le décret no 2012-762 du 9 mai 2012, portant dispositions statutaires communes aux corps d’infirmiers de catégorie A des administrations de l’État, précise dans son chapitre 1er article 3, que le recrutement des infirmiers du ministère de l’éducation nationale est réalisé par le ministre de l’éducation nationale. L’appartenance du corps infirmier au ministère de l’éducation nationale n’est pas remise en question, tout comme elle ne l’a pas été lors des réflexions sur leurs missions qui ont abouti à la circulaire no 2015-119 du 10 novembre 2015. Cette circulaire renforce la politique éducative, sociale et de santé en faveur des élèves, en tant qu’élément d’équité et de réduction des inégalités territoriales. Elle affirme que cette politique est intégrée à la mission de l’école, et place les personnels infirmiers, médicaux et sociaux de l’éducation nationale à tous les échelons de la gouvernance rénovée, en acteurs essentiels, dans le cadre d’un travail en équipes pluri-professionnelles. Par ailleurs, elle met en évidence l’importance du contexte partenarial qui prend tout son sens à travers le travail en réseau, impliquant des échanges d’informations entre les infirmiers de l’éducation nationale et les professionnels appartenant à des institutions différentes. Enfin, cette circulaire précise que la gouvernance et le pilotage de la politique éducative sociale et de santé en faveur des élèves relèvent exclusivement de la compétence du ministre de l’éducation nationale. Les infirmiers de l’éducation nationale participent, en lien avec les équipes pédagogiques et éducatives et les personnels de direction, à la mise en œuvre de la promotion de la santé à l’école, incarnée particulièrement par le parcours éducatif de santé. Ce parcours, inscrit à l’article L. 541-1 du code de l’éducation, réunit un ensemble cohérent d’actions de promotion de la santé des élèves, mises en œuvre au cours de l’année scolaire, à la fois de manière individuelle et collective, au niveau de l’établissement et de l’académie, mais aussi tout au long de la scolarité, de la maternelle au lycée. Dans le cadre du plan national de santé publique 2018-2022, déclinaison de la stratégie nationale de santé, la promotion de la santé à l’école est renforcée par : - la mise en œuvre du parcours santé-éducation afin de renforcer, en particulier, l’effectivité de la visite médicale de la sixième année ; - le déploiement d’écoles promotrices de santé intégrant systématiquement un plan pour la santé et le bien-être des élèves et des personnels afin de favoriser un environnement bienveillant, un climat de confiance et de réussite ; - la mobilisation d’étudiants en service sanitaire, formés pour des interventions dédiées à la prévention primaire et à la lutte contre les inégalités, en lien avec les personnels de l’éducation nationale, notamment les personnels de santé.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6046</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5093</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ian Boucard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[bâtiment et travaux publics
	            Maîtres d’œuvre
	            6046. — 6 mars 2018. — M. Ian Boucard attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur la situation professionnelle des maîtres d’œuvre confrontés à l’absence d’un diplôme reconnu à l’échelle nationale. En effet, l’offre de formation n’est pas suffisante pour répondre aux enjeux des évolutions sociologiques, techniques et réglementaires que rencontrent les maîtres d’œuvre. Beaucoup s’installent à leur compte sans qualification particulière ou sous le code APE des architectes. Or un client, qu’il soit public ou privé, a besoin d’éléments d’appréciation fiables pour sélectionner ses fournisseurs. Par ailleurs, la jurisprudence se montre souvent sévère pour le maître d’œuvre, chargé d’endosser toutes sortes de responsabilités aux diverses phases d’un marché de travaux. Cette profession, non reconnue actuellement, est sans cesse confrontée à une instabilité normative. Ainsi, ces professionnels souhaitent la reconnaissance de leur métier par un diplôme reconnu. C’est pourquoi il lui demande s’il entend mettre en place une qualification d’avenir reconnue à l’échelle nationale pour cette profession.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5093</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’élaboration des certifications professionnelles est au cœur du projet de loi sur la formation, l’apprentissage et l’assurance chômage, afin que les professionnels soient mieux associés demain qu’aujourd’hui à l’élaboration des diplômes professionnels. Dans les conditions qui seront établies par cette loi et par les textes règlementaires qui l’appliqueront, il appartiendra aux représentants des maîtres d’œuvre de prendre l’attache de la direction générale de l’enseignement scolaire, qui est en charge de l’élaboration des diplômes professionnels délivrés par le ministre de l’éducation nationale, ainsi que des brevets de techniciens supérieurs. Dans le respect des modalités de travail des commissions professionnelles consultatives (CPC), qui comptent dans leurs membres les représentants des organisations professionnelles d’employeurs et les organisations syndicales de salariés, il sera déterminé si de nouveaux diplômes professionnels, de niveau V (niveau du certificat d’aptitude professionnelle - CAP), IV (niveau du baccalauréat professionnel) ou III (brevet de technicien supérieur - BTS), peuvent répondre aux besoins exprimés par les maîtres d’œuvre.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6151</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5093</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Boris Vallaud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[personnes handicapées
	            Conditions d’aménagement d’examens
	            6151. — 6 mars 2018. — M. Boris Vallaud attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la question de demandes relatives à l’aménagement des conditions d’examen. Tel que défini par l’article L. 114 du code de l’action sociale, les candidats présentant un handicap peuvent demander à bénéficier d’un aménagement des épreuves aux examens et concours de l’enseignement scolaire et de l’enseignement supérieur. Les demandes d’aménagement d’examen, sont examinées par les CDAPH ou confiées au médecin de l’éducation nationale, lorsque cette mission lui est déléguée par décision des CDAPH, déjà habilité à traiter toutes les demandes qui ne relèvent pas de situations de handicap. En conséquence, il lui demande quelles orientations le Gouvernement envisage quant à une évolution réglementaire pour permettre un examen des demandes par le médecin de l’éducation nationale afin de permettre une équité de traitement. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5093</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article D. 112-1 du code de l’éducation dispose que les candidats aux concours de l’enseignement scolaire et de l’enseignement supérieur qui présentent un handicap tel que défini à l’article L. 114 du code de l’action sociale et des familles bénéficient des aménagements rendus nécessaires par leur situation. La réglementation relative aux aménagements d’examens et concours de l’enseignement scolaire relève des articles D. 351-27 à D.351-31 du code de l’éducation et la réglementation relative aux aménagements des examens et concours de l’enseignement supérieur relève des articles D. 613-26 à D. 613-30 du même code et la circulaire no 2011-220 du 27 décembre 2011. Pour solliciter un aménagement des conditions d’examen ou de concours de l’enseignement scolaire, le candidat adresse sa demande à l’un des médecins désignés par la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) territorialement compétente. La demande est accompagnée d’informations médicales, sous pli cacheté, ainsi que d’éléments fournis par l’équipe pédagogique, permettant d’évaluer la situation de handicap du candidat et de mettre en évidence les besoins d’aménagements pour l’examen ou le concours présenté (notamment le projet personnalisé de scolarisation, le plan d’accompagnement personnalisé ou le projet d’accueil individualisé du candidat). Au vu de la situation particulière du candidat, le médecin désigné par la CDAPH rend un avis qu’il adresse au candidat et à l’autorité académique compétente qui s’appuie sur cet avis pour décider des aménagements ou des adaptations d’épreuves. Cette décision d’aménagement ne relève pas de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH). En ce qui concerne l’enseignement supérieur, la décision concernant les aménagements accordés est prise par l’autorité responsable de l’organisation du concours ou de l’examen, au vu de l’avis qui lui est communiqué par le médecin désigné par la CDAPH et en fonction de la réglementation propre au concours ou à l’examen présenté. En outre, précisément parce que ces aménagements tendent à garantir l’égalité des chances et dès lors qu’ils se relèvent justifiés, ils sont accordés. Ces aménagements sont appréciés concrètement et au cas par cas, en fonction de la nature et de la gravité du handicap présenté et selon les modalités d’examen ou de concours. Selon l’établissement dans lequel l’étudiant est inscrit, les médecins désignés par la CDAPH et délivrant les avis d’aménagement sont des médecins des services de santé universitaire, des médecins de l’éducation nationale ou des médecins libéraux. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6303</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5094</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Didier Le Gac</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement agricole
	            Recrutement personnels enseignement agricole privé vers enseignement privé
	            6303. — 13 mars 2018. — M. Didier Le Gac interroge M. le ministre de l’éducation nationale sur le décret no 2016-1021 du 26 juillet 2016 relatif au recrutement des personnels enseignants et de documentation, issus de l’enseignement agricole privé dans les établissements d’enseignement privés sous contrat. Jusqu’alors, des enseignants de l’éducation nationale qui se dirigeaient vers l’enseignement agricole conservaient leur indice de rémunération et leur ancienneté d’échelon. L’inverse n’était pas vrai, puisque les enseignants issus de l’enseignement agricole ne pouvaient faire valoir leur indice de rémunération et leur ancienneté d’échelon. Ces règles ont été modifiées en 2016. Paru au Journal officiel n° 0174 du 28 juillet 2016, le décret no 2016-1021 ouvre le recrutement dans l’enseignement privé du second degré sous contrat des maîtres issus des deuxième et quatrième catégories de l’enseignement privé sous contrat agricole (respectivement échelles de rémunération des professeurs certifiés et des professeurs de lycée professionnel [PLP] ). Il clarifie les règles de classement des maîtres du privé accédant aux échelles de rémunération de certifié, des professeurs de lycée professionnel et des professeurs d’éducation physique et sportive par liste d’aptitude. Il souhaiterait connaître, suite à la mise en place d’une passerelle entre l’enseignement agricole et l’éducation nationale, quelle est la procédure à suivre pour régulariser la situation d’enseignants, relevant de ce cas, dans le cadre du protocole Parcours professionnels carrière et rémunérations (PPCR).]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5094</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le décret no 2016-1021 du 26 juillet 2016 relatif au recrutement des personnels enseignants et de documentation issus de l’enseignement agricole privé dans les établissements d’enseignement sous contrat permet le recrutement dans l’enseignement privé du second degré sous contrat des enseignants issus des deuxième et quatrième catégories de l’enseignement privé sous contrat agricole (correspondant respectivement aux échelles de rémunération des professeurs certifiés et des professeurs de lycées professionnels). Ainsi, l’article R. 914-78-1 du code de l’éducation dispose que les enseignants issus des deuxième et quatrième catégories de l’enseignement privé sous contrat agricole accèdent à l’échelle de rémunération correspondant à leur catégorie dans l’enseignement agricole privé sous contrat, sont classés à l’indice de rémunération égal et conservent leur ancienneté d’échelon. En conséquence, l’intégration des personnels des catégories susmentionnées du ministère de l’agriculture et de l’alimentation n’a pas nécessité la mise en place d’une procédure dédiée car il s’agit ici d’une intégration directe de ces personnels (dans le respect des conditions définies aux articles R. 914-16 et R. 914-77 du code de l’éducation). Enfin, le protocole parcours professionnels carrière et rémunérations (PPCR) étant applicable aux enseignants contractuels du privé issus du ministère de l’agriculture et de l’alimentation ainsi qu’aux maîtres contractuels de l’enseignement privé relevant du ministère de l’éducation nationale, aucune régularisation n’est nécessaire lorsqu’un de ces enseignants bénéficie du dispositif de la passerelle.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6309</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5095</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Isabelle Rauch</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement secondaire
	            Adaptation de l’examen du baccalauréat
	            6309. — 13 mars 2018. — Mme Isabelle Rauch appelle l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur la dispense ou l’adaptation de certaines épreuves ou parties d’épreuves obligatoires de langue vivante à l’examen du baccalauréat. L’arrêté du ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative du 15 février 2012 prévoit que les candidats au baccalauréat général ou technologique présentant notamment une déficience auditive pourront être dispensés à leur demande, par décision du recteur d’académie, sur proposition du médecin désigné par la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées, de la partie orale des épreuves obligatoires de langue vivante 1 et 2. Cette disposition, si elle vise à rétablir une égalité de traitement en faveur de candidats en situation en handicap, peut également les désavantager par une approche trop globale. En effet, un candidat peut, en raison de sa déficience auditive, ne pas être en mesure de comprendre les supports oraux, tout en s’exprimant de manière fluide à l’oral dans la langue considérée. Par exemple, la lecture d’un énoncé écrit préalable à un échange oral pourrait être un aménagement qui lui serait adapté. En conséquence, elle souhaite savoir si des modalités plus fines et plus adaptées à la situation de chaque candidat pouvaient être envisagées, afin de favoriser une complète égalité des chances entre tous.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5095</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les conditions d’aménagement des épreuves de langues vivantes sont régies par l’arrêté du 15 février 2012, relatif à la dispense et l’adaptation de certaines épreuves ou parties d’épreuves obligatoires de langue vivante à l’examen du baccalauréat général, technologique ou professionnel pour les candidats présentant une déficience auditive. Conformément à la circulaire no 2015-127 du 3 octobre 2015, la nature même des épreuves orales est prise en compte comme pouvant causer aux candidats en situation de handicap des difficultés. Il est ainsi demandé à l’autorité académique de veiller particulièrement à ce que les aménagements mis en place permettent aux candidats de mettre en valeur leurs compétences sans leur causer de gêne ou de trouble excessif : « […]  Chaque partie doit faire explicitement l’objet d’un aménagement, par exemple : préparation écrite, écoute (en spécifiant si le temps supplémentaire alloué permet une écoute supplémentaire ou une augmentation du temps de réflexion et de prise de notes après chaque écoute), restitution écrite ou orale. » De plus, la décision d’aménagements d’examen peut comprendre un accompagnement par une aide humaine. Cet accompagnement doit prendre en compte à la fois le besoin présenté par le candidat et son degré de familiarité avec les aménagements proposés. Le rôle de cette aide peut notamment consister en l’énoncé oral du sujet ou de la consigne écrite, dans le respect de sa littéralité, sans commentaire ni explications complémentaires. Toute autre forme d’intervention relève de l’assistance, dont la nature et l’objet doivent alors être expressément définis et autorisés dans la décision d’aménagement. En fonction du besoin identifié au regard de l’épreuve dans la décision d’aménagement, l’autorité académique désigne comme aide toute personne paraissant qualifiée pour assumer ces fonctions et dont les liens familiaux ou la position professionnelle par rapport au candidat ne sont pas de nature à compromettre leur neutralité. Il s’assure, en fonction de l’examen ou du concours, que chaque aide possède les connaissances correspondant au champ disciplinaire de l’épreuve et que son niveau est adapté à celui de l’examen ou du concours. Lorsque l’accompagnement relève de troubles ayant une incidence sur la communication ou la relation à autrui, la personne en charge de l’aide humaine qui suit habituellement l’élève peut être privilégiée. Enfin, le 10 janvier 2018, le ministre de l’éducation nationale a décidé la création d’un conseil scientifique de l’éducation nationale, présidé par le Professeur Stanislas Dehaene. Il a pour mission d’apporter des fondements scientifiques aux évolutions de la politique publique d’éducation. Parmi les groupes de travail constitués, l’un porte spécifiquement sur la thématique « situation de handicap et inclusion » et la question des aménagements d’examen est le premier sujet sur lequel il se penche. Le ministère prendra notamment appui sur ces travaux pour faire évoluer ses procédures et modalités de formation.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6318</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5096</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Xavier Paluszkiewicz</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement secondaire
	            Nouveau régime indemnitaire des enseignants du SEGPA
	            6318. — 13 mars 2018. — M. Xavier Paluszkiewicz appelle l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur le sujet du nouveau régime indemnitaire applicable aux enseignants de sections d’enseignement général et professionnel adapté (SEGPA). Conformément au décret no 2017-967 du 10 mai 2017 modifiant le décret no 2013-790 du 30 août 2013 appliqué le 1er septembre 2017, ce dernier instaure un nouveau régime qui met en place trois indemnités cumulatives, à savoir l’indemnité d’activité de coordination et de synthèse (IACS), l’indemnité de fonctions particulières (IFP) et l’extension de l’indemnité de suivi et d’accompagnement des élèves (ISEA) aux enseignants. Ce faisant, la suppression de l’indemnité spéciale allouée aux personnels exerçant en SEGPA a été compensée par l’attribution de l’IACS. Toutefois, cette modification semble engendrer une baisse de revenus annuelle pour les professeurs des écoles. Nonobstant ce fait, il est aussi à noter que leurs obligations réglementaires de service sont restées à 21 heures, alors qu’ils sont de 18 heures pour les enseignants de collège. Par conséquent, il le sollicite afin de connaître les mesures rectificatives possibles.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5096</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[A l’occasion des discussions sur les métiers de l’enseignement et de l’éducation ouvertes avec les organisations syndicales en juillet 2013, les travaux qui avaient comme objectif la reconnaissance de l’ensemble des missions des personnels enseignants des premier et second degrés exerçant dans l’enseignement spécialisé et adapté (SEGPA, EREA, ULIS, ESMS) ont conclu à la nécessité d’harmoniser et de revaloriser le régime indemnitaire des intéressés. Il existait, en effet, d’importantes disparités entre les différentes situations, notamment s’agissant du versement des heures de coordination et de synthèse (HCS). Concernant les SEGPA des collèges en particulier, il était prévu la possibilité d’attribuer une ou deux HCS selon les effectifs des classes. Toutefois, dans les faits, 38,8 % des enseignants ne percevaient aucune HCS, et 18,36 % d’entre eux se voyaient reconnaître davantage que le plafond réglementaire de deux heures. C’est la raison pour laquelle une nouvelle indemnité forfaitaire a été mise en place à compter de la rentrée 2017. Cette indemnité est versée à l’ensemble des enseignants de l’enseignement spécialisé et adapté, premier degré et second degré, quelle que soit leur structure d’exercice (SEGPA, EREA, ULIS, ESMS). Son montant annuel est de 1 765 €, soit l’équivalent de deux HCS. Parallèlement, la reconnaissance financière des HCS a été supprimée, ces heures étant désormais intégrées aux obligations réglementaires de service des enseignants concernés dans la mesure où l’activité de coordination et de synthèse est directement liée à la mission d’enseignement. Il convient de préciser que cette harmonisation s’est traduite par une revalorisation pour une grande majorité des enseignants : 85 % d’entre eux ont vu leur situation indemnitaire améliorée. S’agissant des obligations réglementaires de service, les enseignants du second degré exerçant en collège, y compris dans les SEGPA, sont tenus d’effectuer le service de leur corps d’appartenance : 18 heures pour les certifiés, 15 heures pour les agrégés, 20 heures pour les professeurs d’éducation physique et sportive. Les enseignants du premier degré assurant un service d’enseignement en SEGPA ont, quant à eux, des obligations de service allégées par rapport à celles de leur corps (21 heures d’enseignement au lieu de 24 heures dans les écoles maternelles et élémentaires). S’agissant de fonctionnaires appartenant à des corps différents, il n’y a donc pas de rupture d’égalité.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6319</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5096</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dominique Potier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement secondaire
	            Orientation scolaire et inégalités
	            6319. — 13 mars 2018. — M. Dominique Potier attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur l’orientation scolaire à l’issue du collège qui, faute d’outils performants, constitue trop souvent un facteur aggravant d’inégalités sociales. Le stage d’observation en entreprise en classe de 3ème est un exemple particulièrement révélateur de ce phénomène. Compte tenu des modalités de recherche de ces stages laissés en général à l’initiative individuelle, un fort déterminisme socio-culturel se crée dès cette première rencontre avec le monde de l’entreprise. La mise en place d’une bourse aux stages - financée par le Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels - recueillant une offre diversifiée de stages d’observation accessible de façon ouverte à tous les élèves de 3ème permettrait de limiter ces inégalités d’orientation. Animée à l’échelle intercommunale, cette bourse pourrait être expérimentée dans un premier temps en mobilisant les savoir-faire de volontaires seniors, issus de l’éducation nationale et du monde de l’entreprise. Il lui demande dans quelle mesure cette proposition pourrait être mise en œuvre.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5096</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La séquence d’observation de cinq jours en milieu professionnel est obligatoire pour tous les élèves des classes de 3ème, en application des dispositions de l’article D. 332-14 du code de l’éducation. Elle se déroule dans les entreprises, les associations, les administrations, les établissements publics ou les collectivités territoriales, aux conditions prévues par le code du travail. Elle a pour objectif de « développer les connaissances des élèves sur l’environnement technologique, économique et professionnel et notamment dans le cadre de l’éducation à l’orientation ». Cette première expérience en milieu professionnel offre aux collégiens l’opportunité d’engager une première réflexion sur le monde de l’entreprise et sur leur projet. Elle permet à chaque élève de la classe de 6ème à la classe de terminale de construire progressivement son parcours qui se prolonge au-delà de l’école, tout au long de la vie professionnelle, à partir du développement d’une compétence à s’orienter.  Pour garantir que la séquence d’observation en entreprise ne constitue un facteur d’inégalités sociales, le ministère a décidé la mise en place de « pôles stages » qui permettent à tous les jeunes de rechercher de façon équitable des stages de qualité. La circulaire no 2015-035 du 25 février 2015 relative à la mise en place dans les académies de « pôles stages » a pour objectif de réunir, sur un territoire donné, un ensemble d’établissements publics locaux d’enseignement, d’acteurs du monde éducatif, professionnel et associatif en vue d’assurer aux élèves de collège et de la voie professionnelle, aux apprentis et aux étudiants de section de technicien supérieur un accès à des stages et des périodes de formation en milieu professionnel (PFMP). Pôle de services au bénéfice des élèves, des apprentis ou des étudiants, des professeurs, des formateurs et des entreprises, le « pôle stages » a vocation à développer et mutualiser les offres de stages et de PFMP, à capitaliser et diffuser les bonnes pratiques et à fédérer les compétences et les ressources (viviers, ressources pédagogiques de l’alternance, ressources pour la formation des professeurs référents, tuteurs et maîtres d’apprentissages, etc.) afin d’apporter un appui facilitateur à ses parties prenantes. Le « pôle stages » est ainsi l’interlocuteur identifié du monde économique et professionnel pour engager et installer une dynamique partenariale au service de l’orientation et de la professionnalisation des jeunes. Dans cette même perspective, il est aussi l’interlocuteur des services en charge des stages, de l’orientation et de l’insertion professionnelle des établissements de l’enseignement supérieur. La mise en place d’une bourse aux stages que vous souhaitez effectuer pourrait s’inscrire en complémentarité des « pôles stages » dans les académies.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6323</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5097</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Caroline Fiat</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement secondaire
	            Réforme indemnitaire SEGPA
	            6323. — 13 mars 2018. — Mme Caroline Fiat alerte M. le ministre de l’éducation nationale sur l’évolution des conditions salariales des enseignants en section d’enseignement général et professionnel adapté (SEGPA). Au sein de l’enseignement secondaire, les professeurs de ces sections interviennent face à un public aux difficultés diverses et persistantes depuis l’école élémentaire. Leur tâche est de leur assurer l’acquisition d’un socle de connaissance permettant de se réaliser en tant que citoyen ainsi que de leur dispenser une formation professionnelle d’au moins niveau V. Pour leur dévouement auprès d’un public réclamant un engagement total et individualisé, les professeurs bénéficie d’un régime indemnitaire spécifique. Or ce dernier a été modifié à la rentrée scolaire 2017. En effet, l’indemnité spéciale destiné aux enseignants de SEGPA a été supprimée. Si désormais les professeurs perçoivent l’indemnité de suivi et d’accompagnement des élèves (ISAE) cela se fait au détriment de la reconnaissance des tâches de coordination du suivi des élèves et d’accompagnement de leur orientation qui leur est pourtant imputée mais non reconnue économiquement. Cette nouvelle donne de rémunération ampute jusqu’à 350 euros par an les enseignants. Les enseignants de SEGPA multiplient les difficultés avec un service à 21h par semaine contre 18h pour leurs collègues de secondaire, un accompagnement particulier vers un public éloigné de la réussite scolaire. Ces obstacles étaient acceptés, favorisés par un régime salarial favorable aux enseignants acceptant cet engagement nécessaire. Les enseignants craignent pour la poursuite de leur mission et pour l’engagement des nouveaux professeurs dans ces dispositifs. Ces incitations financières permettaient de combler un engagement important et un volume horaire en classe supérieur aux autres enseignants du secondaire. Cette perte financière est sèche puisqu’elle ne s’accompagne pas d’un alignement du volume horaire en classe des enseignants à 18h. Ils continuent d’être présents 21h par semaine devant leurs élèves tout en subissant un important recul de leur pouvoir d’achat. Les métiers de l’enseignement ont subi successivement ces dernières années les pertes de capitaux symboliques au sein de la société, de capitaux sociaux au sein des territoires et désormais de capitaux économiques. Cette nouvelle réforme indemnitaire accélère l’érosion d’un service public essentiel à tout pays développé. Elle lui demande ce qui est prévu pour pallier le déficit financier qui incombe aux professeurs de SEGPA. Elle lui demande également s’il compte adapter leurs conditions de travail en abaissant le nombre d’heures réalisées en classe ou en apportant une nouvelle aide économique.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5097</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[A l’occasion des discussions sur les métiers de l’enseignement et de l’éducation ouvertes avec les organisations syndicales en juillet 2013, les travaux qui avaient comme objectif la reconnaissance de l’ensemble des missions des personnels enseignants des premier et second degrés exerçant dans l’enseignement spécialisé et adapté (SEGPA, EREA, ULIS, ESMS) ont conclu à la nécessité d’harmoniser et de revaloriser le régime indemnitaire des intéressés. Il existait, en effet, d’importantes disparités entre les différentes situations, notamment s’agissant du versement des heures de coordination et de synthèse (HCS). Concernant les SEGPA des collèges en particulier, il était prévu la possibilité d’attribuer une ou deux HCS selon les effectifs des classes. Toutefois, dans les faits, 38,8 % des enseignants ne percevaient aucune HCS, et 18,36 % d’entre eux se voyaient reconnaître davantage que le plafond réglementaire de deux heures. C’est la raison pour laquelle une nouvelle indemnité forfaitaire a été mise en place à compter de la rentrée 2017. Cette indemnité est versée à l’ensemble des enseignants de l’enseignement spécialisé et adapté, premier degré et second degré, quelle que soit leur structure d’exercice (SEGPA, EREA, ULIS, ESMS). Son montant annuel est de 1 765 €, soit l’équivalent de deux HCS. Parallèlement, la reconnaissance financière des HCS a été supprimée, ces heures étant désormais intégrées aux obligations réglementaires de service des enseignants concernés dans la mesure où l’activité de coordination et de synthèse est directement liée à la mission d’enseignement. Il convient de préciser que cette harmonisation s’est traduite par une revalorisation pour une grande majorité des enseignants : 85 % d’entre eux ont vu leur situation indemnitaire améliorée. S’agissant des obligations réglementaires de service, les enseignants du second degré exerçant en collège, y compris dans les SEGPA, sont tenus d’effectuer le service de leur corps d’appartenance : 18 heures pour les certifiés, 15 heures pour les agrégés, 20 heures pour les professeurs d’éducation physique et sportive. Les enseignants du premier degré assurant un service d’enseignement en SEGPA ont, quant à eux, des obligations de service allégées par rapport à celles de leur corps (21 heures d’enseignement au lieu de 24 heures dans les écoles maternelles et élémentaires). Il ne peut pas y avoir de rupture d’égalité entre des fonctionnaires appartenant à des corps différents, ou appartenant au même corps mais placés dans des situations différentes.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6525</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5098</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sylvain Maillard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement
	            Les moyens de la lutte contre le harcèlement scolaire
	            6525. — 20 mars 2018. — M. Sylvain Maillard attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur le sujet du harcèlement scolaire. Touchant jusqu’à 26 % des élèves, du primaire au lycée, 700 000 jeunes disent avoir été victimes de harcèlement scolaire. Malheureusement les dernières études montrent que ce phénomène ne recule pas et pourtant les conséquences pour les victimes sont nombreuses à court mais également à long terme : décrochage scolaire, exclusion sociale, cicatrices physiques et psychologiques, choc post-traumatique. M. le ministre lors de son récent déplacement à Dijon, a réaffirmé son engagement dans la lutte contre cette réalité qui sévit au sein des écoles de la République. Il souhaiterait connaître le budget et les moyens consacrés par le ministère de l’éducation nationale à la lutte contre le harcèlement scolaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5098</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La prévention et la lutte contre le harcèlement en milieu scolaire, depuis de nombreuses années et sans discontinuer, sont des thèmes importants de travail et d’action pour le système éducatif, dans les écoles et établissements, dans les rectorats et les DSDEN, ainsi qu’au ministère. L’enjeu est celui de la capacité, de professionnels mais aussi d’adultes, à assurer la protection et le bien-être des enfants et des adolescents pour qu’ils puissent mener une vie sereine d’élève, faite d’apprentissages, d’engagement et de confiance. Quelques éléments de précision quant à la prévalence du harcèlement en milieu scolaire. Grâce aux apports et à l’implication des chercheurs en éducation, grâce à l’engagement des professionnels de l’éducation, le ministère dispose aujourd’hui de mesures fiables sur le harcèlement, issues de différentes sources. Dans les formes sévères (victimations quotidiennes, psychologiques et physiques), le harcèlement touche 5 % à 6 % des élèves (soit 700 000 victimes, de l’école au lycée). Une étude menée par le ministère en 2017 auprès des collégiens montre que 5,6 % des élèves sont en situation de forte multivictimation, ce qui est en baisse par rapport à 2013 (6,9 %), date de l’étude précédente au collège. L’enquête internationale HBSC (Health Behaviour in School-aged Children), qui a lieu tous les quatre ans sous le patronage de l’organisation mondiale de la santé (OMS), montre également, entre 2010 et 2014, un recul de deux points de la proportion de collégiens déclarant avoir été victimes de harcèlement. Si un recul semble se dessiner depuis la mise en place d’une politique publique de prévention et de lutte contre le harcèlement en milieu scolaire (2011), le nombre d’élèves victimes augmentent par l’évolution des types de violences recensées (notamment par voie électronique, réseaux sociaux ou SMS). Le ministère est particulièrement mobilisé sur le sujet, comme l’a réaffirmé le ministre lors de son déplacement dans l’académie de Dijon. Sur le plan du budget et des moyens consacrés par le ministère de l’éducation nationale à la lutte contre ce fléau social, l’ensemble de l’activité déployée est pris en compte à tous les niveaux de l’organisation (national, académique et départemental, local), par des personnels dont les missions intègrent le harcèlement, mais sans se limiter à lui, et à des degrés divers. On peut néanmoins estimer que le budget consacré à la lutte et à la prévention du harcèlement, qui se compose principalement de masse salariale, de frais liés à la formation (déplacements, hébergements), de subventions à des associations, est actuellement de l’ordre de 4 à 5 M€. Cette estimation se fonde sur l’analyse suivante :  Au sein de la mission ministérielle de prévention et de lutte contre les violences en milieu scolaire, un personnel est chargé à plein temps de la mise en œuvre de la politique publique relative au harcèlement (pilotage des réseaux, des actions, des partenariats ; soutien aux académies ; déploiement d’un volet important de communication et de mise à disposition de ressources) ; le délégué ministériel qui coordonne cette mission et une assistante sont également présents sur cette question. La mission mobilise régulièrement d’autres services et bureaux de la Direction Générale de l’Enseignement Scolaire (communication, notamment), ainsi que Réseau Canopé. Au niveau central, le ministère déploie un plan de formation à destination des cadres et des formateurs académiques et départementaux. Il faut également intégrer la part des subventions aux associations partenaires de l’école qui intègrent le harcèlement, dans le cadre ou non de conventions pluriannuelles d’objectifs. Spécifiquement, une subvention est accordée à l’association École des parents et des éducateurs (EPE-IDF) pour animer la plateforme d’écoute et de prise en charge des situations de harcèlement (numéro vert 3020). Au niveau des rectorats et des DSDEN, un réseau de 310 référents (conseillers techniques, proviseurs vie scolaire…) sur le harcèlement sont mobilisés pour la prise en charge des situations de harcèlement qui leur sont signalées, pour la formation et l’accompagnement des équipes, pour le suivi des plans de prévention des violences adoptés par les établissements, qui, conformément aux articles R. 421-20 et R. 421-47 du code de l’éducation, incluent un programme d’action contre toutes les formes de harcèlement. D’autres acteurs sont également engagés, à des degrés divers, dans la prévention et la lutte contre le harcèlement : équipes mobiles de sécurité (EMS), formateurs (1 500 en tout), corps d’inspection… Dans le cadre des plans académiques et départementaux de formation se déploient des stages de sensibilisation et de formation à destination des personnels en établissement (300 000 personnes formées ou sensibilisées annuellement). Les Éspé et les Ateliers Canopé départementaux concourent également à la mobilisation. Enfin, au sein des écoles et des établissements se mettent en place de très nombreuses actions de prévention et de lutte contre le harcèlement. Dans le cadre de leurs missions éducatives ou pédagogiques, de la maternelle au lycée, des personnels d’enseignement, de vie scolaire, de santé (médecins, infirmières, psychologues de l’éducation nationale), les personnels sociaux et les personnels d’encadrement (chefs d’établissement, inspecteurs de l’éducation nationale) consacrent une part de leur activité à la prévention et à la prise en charge des situations de harcèlement.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6540</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5099</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabrice Brun</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement secondaire
	            Présence des téléphones portables dans les établissements secondaires
	            6540. — 20 mars 2018. — M. Fabrice Brun attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur la présence des téléphones portables dans les établissements d’enseignement secondaire. Un nombre croissant d’élèves disposent aujourd’hui d’un téléphone portable voire d’un smartphone. Si la possession d’un téléphone portable par un collégien ou un lycéen peut se comprendre pour des raisons notamment de sécurité lors des trajets domicile-établissement secondaires, il apparaît cependant que nombre d’élèves laissent leurs portables allumés pendant les cours, voire ne suivent plus les cours étant affairés à consulter pendant les heures d’enseignement les réseaux sociaux ou les messageries instantanées. Certains établissements, sans attendre les mesures actuellement en cours de préparation par les services du ministère, ont souhaité concilier le besoin de sécurité exprimé notamment par les parents et l’exigence d’assiduité et d’attention aux cours en organisant au début de chaque cours la remise à l’enseignant, dans des casiers adaptés, des téléphones portables et smartphones. Il lui demande si le Gouvernement serait favorable à une généralisation de cette mesure de bon sens.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5099</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article L. 511-5 du code de l’éducation, issu de la loi no 2010-788 du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l’environnement, dite « loi Grenelle 2 », prévoit que « dans les écoles maternelles, les écoles élémentaires et les collèges, l’utilisation durant toute activité d’enseignement et dans les lieux prévus par le règlement intérieur, par un élève, d’un téléphone mobile est interdite ». L’interdiction ainsi posée s’applique durant les activités d’enseignement, de même que dans les lieux où le règlement intérieur de l’école ou de l’établissement public local d’enseignement a étendu cette interdiction aux élèves. Le non-respect du règlement intérieur peut exposer l’élève à une punition ou à une sanction, notamment en cas de manquements répétés. Les dispositions de l’article précité du code de l’éducation, éventuellement étendues par celles des règlements intérieurs, visent à renforcer la prévention sur l’usage du téléphone portable par les élèves lorsqu’ils sont à l’intérieur de l’établissement scolaire. Cependant, dans les faits, cette interdiction n’est pas suffisamment respectée. Il s’agit de trouver le moyen de protéger les élèves de la dispersion occasionnée par les écrans et les téléphones. L’usage des téléphones portables étant entré dans les pratiques quotidiennes, l’impact des abus d’écran sur les enfants est préoccupant. Les téléphones portables ont un impact sur la capacité d’attention des élèves et peuvent nuire à leur concentration, à celle de leurs camarades ou à la sérénité requise pour le travail en classe. Par ailleurs, l’utilisation des smartphones est susceptible de favoriser, chez les élèves, le développement de pratiques malveillantes ou à risques (harcèlement, sexting) et les expose à des contenus violents ou choquants, notamment pornographiques. Ainsi, conformément aux engagements du Président de la République, le ministre de l’éducation nationale engage une réflexion avec les chefs d’établissement, les enseignants et les parents d’élèves afin de préserver les élèves des écoles et des collèges de l’utilisation du téléphone portable dans l’enceinte de l’établissement. Les établissements conserveront une certaine liberté dans l’application de cette nouvelle règle leur permettant notamment de maintenir des usages pédagogiques quand ils existent.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6627</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5100</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[personnes handicapées
	            Prise en compte des enfants « dys » dans le système éducatif
	            6627. — 20 mars 2018. — M. Marc Le Fur attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur les difficultés rencontrées par les élèves atteint de troubles spécifiques du langage et des apprentissages dans le système scolaire actuel. Les élèves et leurs familles vivent de véritables parcours du combattant, difficultés remontées à travers des enquêtes auprès des familles en matière de santé, d’éducation et d’accès à l’emploi. D’importantes disparités de traitement existent, conduisant à un traitement inéquitable des élèves malgré des handicaps et de niveaux scolaires similaires. Dans les établissements scolaires, les défauts de dépistage des élèves et de formation des professeurs ne permet pas de répondre convenablement aux besoins des élèves. La personnalisation du parcours et les aides apportées aux élèves sont insuffisantes. L’architecture scolaire ne prend pas assez en compte les spécificités des enfants « dys » et les compensations du handicap sont rejeté de au prétexte que les TSLA ne causerait pas une situation de handicap nécessitant des compensations scolaires. Dans cette situation, il aimerait connaître la position du Gouvernement sur cette problématique qui pénalise le développement personnel et l’insertion professionnelle de nombreux élèves ainsi que les mesures qu’il entend prendre pour y remédier.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5100</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’Organisation mondiale de la santé (OMS) reconnaît les troubles « DYS » comme une difficulté durable d’apprentissage dont la sévérité varie d’une personne à l’autre. Les élèves présentant des troubles spécifiques du langage et des apprentissages (TSLA) peuvent bénéficier de deux types de dispositifs spécifiques permettant la mise en place, par les enseignants, de mesures d’adaptations et d’aménagements pédagogiques. Les enseignants portent une attention particulière sur les modalités d’entrée dans les apprentissages de leurs élèves. Lorsqu’ils dépistent des difficultés, ils peuvent faire appel aux réseaux d’aide spécialisés aux élèves en difficulté (RASED) ou au médecin scolaire. En effet, le repérage des élèves en situation de handicap ou à besoins éducatifs particuliers relève des centres de référence du secteur médico-social vers lesquels l’école dirige les familles le cas échéant. Les enseignants peuvent également mettre en place un plan d’accompagnement personnalisé (PAP), tel que défini par l’article D. 311-13 du code de l’éducation, sur proposition de l’équipe pédagogique ou à la demande de la famille. Ce dispositif d’accompagnement pédagogique est destiné aux élèves présentant des difficultés scolaires durables en raison d’un trouble des apprentissages. Il s’adresse aux élèves du premier comme du second degré pour lesquels des aménagements et adaptations de nature pédagogique sont nécessaires, afin qu’ils puissent poursuivre leur parcours scolaire dans les meilleures conditions, en référence aux objectifs du cycle. Le PAP peut être mis en place à tout moment de la scolarité, à la demande de l’élève majeur ou de ses parents ou de son responsable légal si l’élève est mineur. Le constat des troubles est fait par le médecin de l’éducation nationale ou par le médecin qui suit l’enfant, au vu de l’examen qu’il réalise et, le cas échéant, des bilans psychologiques et paramédicaux réalisés auprès de l’élève. En ce qui concerne la formation des enseignants, le master "Métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation" (MEEF), proposé dans chaque école supérieure du professorat et de l’éducation (ESPE) en formation initiale, comprend nécessairement des modules relatifs à la prise en charge des élèves en situation de handicap. De plus, dans le cadre de la formation continue, les enseignants peuvent bénéficier d’une formation professionnelle spécialisée en s’inscrivant au Certificat d’aptitude professionnelle aux pratiques de l’éducation inclusive (CAPPEI - décret no 169 du 10 février 2017). Dans le cadre de cette nouvelle formation, ils peuvent suivre un parcours comprenant des modules relatifs à la scolarisation des élèves présentant des TSLA. Des actions de formation sont également offertes aux enseignants des premier et second degrés dans le cadre des plans académiques de formation (PAF) ou des plans départementaux de formation (PDF). Des ressources sont également mises à leur disposition sur des sites tels que : - « Eduscol » ; - « L’école pour tous » ; - « Tous à l’école » ; - « Le cartable fantastique » ; - « AccessiProf », etc. Le 10 janvier 2018, le ministre de l’éducation nationale a décidé la création d’un conseil scientifique de l’éducation nationale, présidé par le Professeur Stanislas Dehaene. Il a pour mission d’apporter des fondements scientifiques aux évolutions de la politique publique d’éducation. Parmi les groupes de travail constitués, le numéro 4 porte spécifiquement sur la thématique « situation de handicap et inclusion ». Le ministère prendra notamment appui sur ces travaux pour faire évoluer ses procédures et modalités de formation, notamment pour la prise en charge des élèves DYS. Enfin, un projet de création d’une plateforme numérique nationale est en cours de réalisation. Cet outil proposera des ressources et des actions d’accompagnement et de formation à destination des enseignants des classes ordinaires, afin de les aider à accueillir un élève en situation de handicap dans leur classe.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6810</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5101</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Stella Dupont</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[enseignement maternel et primaire
	            Décharge de direction en école primaire
	            6810. — 27 mars 2018. — Mme Stella Dupont interroge M. le ministre de l’éducation nationale sur les décharges de direction de près de 46 000 directeurs et directrices d’école. Dans certaines écoles, les effectifs sont particulièrement élevés (270 à 300 élèves), tout en comprenant, parfois, une ou plusieurs classes d’Unités localisées pour l’inclusion scolaire (ULIS). La liste des tâches qui incombent aux directeurs et directrices d’écoles se sont allongées ces dernières années : élections au conseil d’école, PPMS, DUER, réunions fréquentes avec les municipalités ou les familles, PEDT, conseil école-collège, AFFELNET, gestion lourde de l’intégration du handicap ou des élèves en difficulté, protection de l’enfance, livrets numériques, Onde, projet d’école… Au regard du temps administratif incompressible et nécessaire, la question des conditions de travail et de la disponibilité des directeurs et directrices d’écoles doit être posée. Ainsi, elle souhaiterait savoir si le Gouvernement envisage d’évaluer prochainement les conditions de décharges des directeurs ou à défaut les actions qui seront menées pour étudier à nouveau ces conditions de décharge. Enfin, elle lui demande de bien vouloir lui indiquer si le nombre de classes supplémentaires liées au dédoublement des classes de CP, en 2018, et CE1, en 2019, dans les zones REP et REP+, sera bien intégré dans le calcul de moyens pour les directions à la rentrée 2018.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5101</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministère de l’éducation nationale est pleinement conscient de la charge que représentent les tâches administratives pour les directeurs d’école, essentiels au bon fonctionnement de l’école. Leurs responsabilités sont multiples et se sont accrues au cours des dernières années (pilotage pédagogique, fonctionnement de l’école, relations avec les parents et les partenaires de l’école). Cette évolution a donné lieu à une évolution du régime de décharges de service des directeurs d’école afin de leur permettre de dégager du temps pour l’exercice de leurs missions de direction notamment avec la création des décharges de rentrée et de fin d’année scolaire dans les écoles de moins de 4 classes. Ainsi, pour l’année scolaire 2016-2017, 65 % des écoles bénéficiaient de décharges de service (29 828 sur 45 877 écoles publiques). Le ministère et les services déconcentrés agissent pour apporter une aide aux directeurs d’école et simplifier leurs tâches administratives au quotidien. Par exemple, avec des outils informatiques rénovés. Ainsi, les directeurs d’école ont désormais accès à la nouvelle application ONDE (outil numérique pour la direction d’école) conçue comme un outil professionnel de simplification de la gestion quotidienne, grâce à l’automatisation et à la dématérialisation des procédures courantes (courriers types, certificats de radiation, accès à des documents référents…), tout en améliorant la concertation et les échanges avec les familles et les communes. Par ailleurs, les services académiques sont engagés dans un travail de réorganisation du support administratif des écoles à travers, notamment, la mise en place de plateformes mutualisées de secrétariat ou encore la simplification des procédures gérées en relation avec les directeurs d’école. Les responsabilités du directeur d’école demandent des connaissances et des compétences propres. Une formation spécifique s’avère ainsi indispensable en amont de la prise de fonction et tout au long de son exercice. La formation initiale est construite dans les académies et dans les départements en s’appuyant sur le référentiel de formation initiale et sur le référentiel métier des directeurs d’école. En outre, les enseignants nommés par intérim dans les fonctions de directeur d’école bénéficient d’une formation d’aide à la prise de fonction organisée par les IA-DASEN. Dans chaque département, un tutorat centré sur l’aide à la prise de fonction est mis en place au cours de la première année d’exercice des directeurs d’école. Ce tutorat est assuré par un directeur d’école expérimenté et rémunéré pour cette fonction. À la fin de la première année d’exercice, les directeurs d’école bénéficient de trois jours supplémentaires de formation reposant sur des échanges et des analyses de pratiques professionnelles. Cette formation initiale comporte un stage ayant pour objectif l’étude de l’administration communale et intercommunale. Ce stage se déroule sous la forme de journées, consécutives ou non, auprès des services d’une commune ou d’une intercommunalité. Compte tenu de leur rôle déterminant pour la réussite des élèves, les directeurs d’école sont pleinement associés aux actions inscrites au plan national de formation. En particulier, leur participation a été fortement sollicitée lors de regroupements inter-académiques centrés sur les programmes des cycles 2 et 3 qui se sont déroulés d’octobre à décembre 2016. La direction générale de l’enseignement scolaire et l’école supérieure de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche ont initié des journées de webdiffusion en académie, département et circonscription, pour une appropriation la plus large possible des travaux menés par les groupes nationaux des inspecteurs de l’éducation nationale, journées auxquelles les directeurs d’école sont largement associés. Pour compléter les formations en présentiel, et permettre aux directeurs d’école de bénéficier de modules de formation compatibles avec leurs disponibilités, différents parcours de formation à distance M@gistère ont été produits à leur intention , notamment avec le module « prise de fonction », mis en œuvre pour la formation des nouveaux directeurs qui ont pris leur poste à la rentrée 2017 et avec le module « directeurs d’école et périscolaire ». Parmi les outils de formation, existent également, en plus du parcours M@gistère, le « film annuel des directeurs d’école », ainsi que le « guide pratique pour la direction de l’école primaire », tous deux publiés sur Eduscol et régulièrement actualisés. En 2015-2016, 31 998 journées stagiaires ont été organisées dans les plans académiques de formation et 39 433 en 2016-2017. L’accroissement des responsabilités des directeurs d’école s’est également traduit par la revalorisation de leur régime indemnitaire : la part complémentaire de l’indemnité de sujétions spéciales (ISS) des directeurs d’école a été revalorisée. Aujourd’hui, le régime indemnitaire global d’un directeur d’école est composé de l’ISS, d’une bonification indiciaire et d’une nouvelle bonification indiciaire et varie en fonction de la taille de l’école : il est compris entre 2 414,18 €, pour une école à classe unique et 4 894,77 €, pour une école de 10 classes et plus. S’agissant des perspectives de carrière, la fonction de directeur d’école est l’une des fonctions particulières qui ouvre accès à l’inscription au tableau annuel d’avancement pour l’accès au grade de la classe exceptionnelle des professeurs des écoles. Le ministère poursuit sa réflexion pour accompagner ces personnels et simplifier l’exercice de leur mission. Enfin, les décharges de direction d’école sont bien prises en compte dans le calcul des moyens alloués au dédoublement de CP et de CE1 dans les zones REP et REP+.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5370</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5102</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Pascale Fontenel-Personne</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargé du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Égalité femmes hommes</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[femmes
	            Les violences faites aux femmes sur internet
	            5370. — 13 février 2018. — Mme Pascale Fontenel-Personne* interroge M. le secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargé du numérique, sur les violences faites aux femmes en ligne. Les femmes se sont récemment mobilisées contre les violences sexistes et sexuelles sur les réseaux sociaux via des hashtags tels que « Metoo » ou « BalanceTonPorc ». L’espace numérique a alors constitué un espace de mobilisation des femmes qui ont décidé de s’unir pour faire entendre leur voix. Cependant, même si les espaces numériques et les nouvelles technologies peuvent être un moyen d’expression et de mobilisation, ils ne sont pas toujours des espaces de sécurité pour les femmes. Les violences dont elles sont victimes y sont en réalité massives. Selon un récent rapport d’ONU Femmes, 73 % de femmes déclaraient avoir été victimes de violences en ligne, et 18 % d’entre elles confrontées à une forme grave de violence sur internet. Le 7 février 2018, le Haut Conseil à l’égalité lui a remis son rapport « En finir avec l’impunité des violences faites aux femmes en ligne : une urgence pour les victimes » et ce dans le cadre du Tour de France de l’égalité femmes-hommes, lancé par Mme la secrétaire d’État en charge de l’égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa. Ces violences, qui ont pour objectif de contrôler la place des femmes et leur parole, prennent principalement deux formes selon le HCE : le contrôle dans le couple consistant pour un conjoint ou ex-conjoint violent à surveiller l’activité de sa conjointe et le harcèlement sexiste et sexuel en ligne consistant pour sa part à envoyer des messages ou publier des propos insultants, dénigrants, voire menaçants. Comme les autres violences, celles qui sont faites en ligne peuvent affecter gravement la santé et la vie sociale des victimes. Cependant, ces violences semblent être tolérées puisqu’un sondage mené par le HCE en juillet 2017 a constaté que 97 % des contenus sexistes signalés n’ont même pas été supprimés par les plateformes qui les hébergent. Il semble urgent de reconnaître ce phénomène en communiquant, en sensibilisant et en renforçant l’information des femmes sur ce harcèlement qui existe et se perpétue. Ainsi, elle lui demande ce qu’elle compte faire pour faire mieux connaître ce type de violence et surtout les faire reculer. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6340</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5102</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Panonacle</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargé du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Égalité femmes hommes</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[femmes
	            Cyberharcèlement des femmes
	            6340. — 13 mars 2018. — Mme Sophie Panonacle* alerte M. le secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargé du numérique, sur la tendance inquiétante des réseaux sociaux à se transformer en un espace d’insultes, de menaces, voire de harcèlement sexuel ou sexiste à l’encontre des femmes. En effet, s’il a constitué au cours des dix dernières années un progrès notable pour elles et notamment pour les plus isolées le cyberespace s’apparente aujourd’hui de plus en plus à un lieu de défouloir souffrant de règles de modération inadaptées, et de procédures de signalement de cyberharcèlement trop complexes. L’impunité dont jouissent les auteurs de ces faits participe activement à la dégradation de l’image de la femme, pouvant entraîner des conséquences graves sur la santé physique ou mentale des victimes concernées. Le cyberespace est également devenu celui du contrôle dans le couple, en méconnaissance total du droit au respect dû à la vie privée, en permettant une pression psychologique permanente par la géolocalisation ou la surveillance des échanges à l’insu ou par intimidation de la victime. Aussi, elle lui demande de lui préciser quelles mesures de protection pourront être prises afin de mieux garantir la protection et la prise en charge des femmes victimes de cyberharcèlement sur les réseaux sociaux. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5102</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Sur internet aussi, le sexisme est une violence. La prévention et la lutte contre toutes les formes de violences sexistes et sexuelles constitue une priorité de l’action du Gouvernement dans le cadre du combat culturel pour l’égalité entre les femmes et les hommes, grande cause du quinquennat. Une nouvelle impulsion de la politique menée en la matière a été ainsi donnée par le Président de la République à l’occasion de la journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes en novembre 2017 et en comité interministériel à l’égalité entre les femmes et les hommes (CIEFH), le 8 mars dernier. Le Tour de France de l’Egalité femmes-hommes, la plus grande consultation citoyenne jamais organisée par un gouvernement sur ce sujet réunissant plus de 55 000 citoyens, a permis de mesurer l’ampleur du phénomène des cyberviolences particulièrement chez les jeunes.  Conformément aux annonces du Président de la République, le 25 novembre dernier à l’occasion du lancement de la grande cause du quinquennat, le gouvernement travaille à prévenir et sensibiliser aux cyberviolences à travers différentes mesures. Sur le champ de la prévention, une « mallette des parents » comprenant des fiches et des ressources relatives notamment à la lutte contre la pornographie et le cyberharcèlement sera remise aux parents dès la rentrée scolaire 2018. Le grand plan de formation dans le secteur public intègrera un module dédié à la prévention et à la détection de la cyberviolence pour les personnels de police et de gendarmerie, notamment pour ceux intervenant dans les établissements scolaires. Plus globalement, cette problématique sera également traitée dans le cadre de la formation des professionnels de la petite enfance, des enseignants et des personnels sociaux et de santé présents dans les établissements. Par ailleurs, des travaux sont en cours avec les ministères concernés pour renforcer la régulation des contenus à caractère violent ou discriminant par les plateformes et hébergeurs. La mise en place du signalement en ligne pour les victimes de violences ainsi que le renforcement de la présence des intervenants sociaux au sein des commissariats et brigades de gendarmerie permettront de mieux les accompagner. Leur prise en charge sera en outre confortée au travers de la poursuite du déploiement d’enquêteurs formés à la cybercriminalité sur l’ensemble du territoire et la création d’une application dédiée au cyberharcèlement. Enfin, en matière de répression, l’arsenal juridique existant sanctionnant ces infractions sera prochainement complété par le projet de loi renforçant la lutte contre les violences sexistes et sexuelles. Celui-ci prévoit en effet de réprimer le harcèlement en ligne pour répondre au phénomène de « raids numériques » qui prolifèrent sur les réseaux sociaux et visent particulièrement les femmes (article 3 du projet de loi précité). Cet article citoyen, directement inspiré des attentes exprimées lors du Tour de France de l’Egalité, permettra de protéger les femmes du cyberharcèlement et de réaffirmer qu’internet et les réseaux sociaux ne se situent pas en dehors des lois de la République.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5569</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5103</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Xavier Paluszkiewicz</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Égalité femmes hommes</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[droits fondamentaux
	            Traite des êtres humains en France
	            5569. — 20 février 2018. — M. Xavier Paluszkiewicz attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, sur le sujet de la traite des êtres humains en France. Cette réalité mal connue, voit contraindre des jeunes étrangers, en majorité des femmes, des jeunes filles, ne parlant ni français ni connaissant leurs droits, à un esclavage moderne. On ne les entend pas, on ne les voit pas, mais le calvaire de ces victimes de servitude domestique peut durer des années, derrière les façades d’immeubles français. En 2014, le gouvernement avait mis en place un plan national de lutte contre la traite des êtres humains. Toutefois dans un récent rapport de 2017, la Commission nationale consultative des droits de l’Homme (CNCDH) a estimé que peu d’avancées ont été faites à ce jour. En effet, l’exploitation dans un cadre domestique ne fait que très rarement l’objet de poursuites et de condamnations par le parquet, puis les deux condamnations de la France par la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) sur ce même sujet témoignent de cette situation. Par conséquent, il la sollicite afin de connaître la prochaine politique de lutte contre la traite des êtres humains, non plus principalement axée à des fins d’exploitation sexuelle, mais également domestique.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5103</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[De nombreuses actions ont été entreprises ces dernières années tant sur le plan législatif que sur la mise en œuvre du premier plan d’action national de lutte contre la traite des êtres humains (2014-2016) pour faire de ce sujet une politique publique à part entière, et ce, grâce à la mobilisation des acteurs institutionnels et de la société civile. Ce plan pose pour la première fois les fondements d’une véritable politique de lutte contre la traite des êtres humains sous toutes ses formes : proxénétisme, réduction en esclavage, servitude domestique, soumission à du travail ou des services forcés, mendicité forcée, contrainte à commettre des délits. La loi du 13 avril 2016 visant à renforcer la lutte contre le système prostitutionnel ainsi que l’ordonnance du 7 avril 2016 relative au contrôle de l’application du droit du travail ont étendu la compétence des inspecteurs du travail qui peuvent désormais constater les infractions de traite des êtres humains, conformément à la mesure 13 du premier plan d’action. Dans le cadre de la lutte contre les violences, not la traite des êtres humains, la loi du 27 mars 2017 sur le devoir de vigilance des sociétés mères et des entreprises donneuses d’ordre vient réaffirmer l’objectif de lutte contre l’exploitation par le travail en responsabilisant davantage les sociétés à cet égard. En parallèle, des outils ont été réalisés par la mission interministrielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humains (MIPROF) à destination des agents de contrôle de l’inspection du travail afin de les aider à identifier et à orienter les victimes de traite des êtres humains à des fins d’exploitation par le travail et des formations sont assurées depuis fin 2017 à cette fin. A l’issue du premier plan d’action national, la MIPROF, qui assure la coordination nationale de la lutte contre la traite des êtres humains, a consulté les ministères concernés et les associations spécialisées afin d’améliorer et de construire les axes du second plan d’action national contre la traite des êtres humains. Dès lors, la sensibilisation du monde de l’entreprise sur la traite, les conséquences du recours au travail forcé et à la servitude domestique ainsi que la formation des différents acteurs en contact avec des victimes, seront des axes forts du prochain plan d’action actuellement en cours d’élaboration. C’est avec votre soutien ainsi que celui des associations que nous parviendrons à venir en aide aux victimes et à lutter contre toutes les formes de violences, y compris la traite des êtres humains.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>8587</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5104</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Céline Calvez</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Égalité femmes hommes</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[retraites : généralités
	            Égalité femmes-hommes : pour des retraites plus justes !
	            8587. — 22 mai 2018. — Mme Céline Calvez interroge Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes. Suite aux réclamations collectives concernant l’inégalité salariale entre les femmes et les hommes, faites auprès du Comité européen des droits sociaux, ce dernier a interpellé le Gouvernement français dans le cadre de ses conclusions annuelles de 2016. Quinze États, dont la France, ne respecterait pas la Charte sociale européenne. En France, aujourd’hui encore, les salaires des femmes sont significativement inférieurs à ceux des hommes : on parle de 12 à 27 % d’inégalité de salaire. Cet écart se manifeste aussi au moment de la retraite. Ces inégalités sont renforcées par le fait que les femmes ont des carrières souvent interrompues par le choix d’élever leur (s) enfant (s). Moindre rémunération et moindre temps de cotisation entraînent des pensions qui sont plus faibles : une différence de plus de 30 % est constatée entre celles des femmes que celles des hommes. Ainsi, une femme à la retraite aura une condition beaucoup plus précaire qu’un homme ! Compte tenu du vieillissement de la population et de cette situation injuste pour les femmes retraitées, le Gouvernement, dans le cadre de la réforme des retraites va-t-il prendre des mesures spécifiques afin de réduire cet écart ? Elle lui demande quelle sera l’implication de son secrétariat d’État dans la réforme des retraites, notamment aux côtés du haut-commissaire Jean-Paul Delevoye.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5104</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’égalité salariale et professionnelle est l’un des piliers du combat culturel que mène l’ensemble du Gouvernement pour l’égalité entre les femmes et les hommes, dans le cadre de la grande cause du quinquennat. En matière de retraite, les femmes perçoivent en moyenne 1 202 euros, soit 26 % de moins que les hommes (1 617 euros). Cette préoccupation a notamment été abordée par les citoyens lors des ateliers du Tour de France de l’Egalité, la plus grande consultation jamais organisée par un Gouvernement. C’est pourquoi, Marlène Schiappa a décidé de mettre en place un atelier consacré aux femmes retraitées à Poitiers, le 2 mars dernier, avec Sacha Houlié, Député de la Vienne, et Elisabeth Morin Chartier, Députée européenne, tous deux très engagés pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes. Ces échanges seront pris en compte dans le cadre de la réforme des retraites pilotée par Jean-Paul Delevoye, Haut-commissaire. Aussi, à court terme, les femmes bénéficieront de l’augmentation de 100€ du minimum vieillesse. À plus long terme, l’enjeu réside dans le fait de leur permettre d’accéder à tous les métiers et de bénéficier, autant que les hommes, d’évolution de carrières. Ainsi, le Gouvernement mène un travail visant à favoriser la mixité des métiers en partenariat avec des secteurs porteurs d’emploi, comme le numérique, afin d’attirer les jeunes filles vers ces filières et en soutenant les réseaux féminins d’entrepreneuriat. Marlène Schiappa et Muriel Pénicaud ont présenté, le 9 mai dernier, un plan de 10 actions concrètes pour mettre fin aux inégalités salariales. Parmi ces mesures se trouvent l’application du principe "à travail égal, salaire égal" assorti d’une obligation de résultats, et non plus de moyens, sur 3 ans pour les entreprises, l’instauration de la transparence des salaires ou encore la valorisation des bonnes pratiques auprès des société pour un meilleur équilibre des temps (télétravail, congé paternité). Parce que l’égalité salariale et professionnelle est un combat qui se mène sur tous les fronts, il s’agit également de renforcer l’accompagnement des entreprises pour les aider à mieux appréhender cet enjeu et à le concrétiser en actions. À titre d’exemple, un guide destiné à outiller les TPE PME a été diffusé ; en poursuivant et en multipliant les opérations de contrôle aléatoires des entreprises pour s’assurer du respect de leurs obligations en matière d’égalité professionnelle ; en proposant des formations à l’égalité aux entreprises les plus mal classées dans ce domaine afin de leur faire partager les bonnes pratiques et leur donner les moyens de progresser. L’enjeu est de diffuser la culture de l’égalité, partout, y compris dans l’entreprise car celle-ci bénéficiera à toutes et tous.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6846</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5105</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne Genetet</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères (M. le SE auprès du ministre)</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[Français de l’étranger
	            Nouveau dispositif STAFE
	            6846. — 27 mars 2018. — Mme Anne Genetet interroge M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, sur STAFE (Soutien au tissu associatif des associations des Français de l’étranger), et elle associe à sa question les conseillers consulaires de sa circonscription Franck Barthelemy, Mathilde Broustau, Chantal Forler et Karim Khouider. Annoncé lors de la session plénière de l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) le 15 mars 2018, le STAFE est le mécanisme transitionnel qui va se substituer à la réserve parlementaire des représentants des Français de l’étranger pour le soutien à différentes associations partout dans le monde. Lors de son annonce, M. le ministre a fait état d’un dispositif qui financera les « associations des FDE œuvrant dans le domaine du rayonnement français social et culturel ». Si la mise en œuvre de ce dispositif est saluée, il apparaît que plusieurs questions et points de clarifications s’imposent, concernant les associations qui bénéficieront de ce dispositif. Il conviendrait tout d’abord de définir clairement le terme « association » : s’agit-il d’un simple regroupement de français ? Une association loi de 1901 enregistrée en France ? Une association de droit local dûment enregistrée ? Peut-elle être une fondation ou un trust ? Doit-elle être déjà déclarée auprès des services consulaires ? Par ailleurs, on sait d’expérience que les réserves distribuées par les parlementaires représentant les Français établis hors de France et étaient affectées très largement aux écoles, alliances françaises, programmes FLAM, associations de bienfaisance et associations d’anciens combattants. M. le ministre peut-il confirmer que ces associations pourront proposer des dossiers de demande ? Enfin, elle souhaite attirer l’attention sur le fait que toute association déjà présente dans plusieurs pays ou revendiquant plusieurs milliers de membres ne saurait entrer dans le champ du dispositif Stafe. Concernant la composition de la Commission nationale, il serait pertinent de clarifier la composition et les mécanismes de nomination des membres de la Commission nationale, expliquant les raisons derrières la structure telle qu’elle sera définie. M. le ministre prévoit-il la mise en place d’une charte à cet effet ? Pourrait-il préciser comment il envisage de vérifier l’absence de conflit d’intérêt entre les membres des conseils consulaires et les candidats au dispositif Stafe et les membres de la Commission nationale et les candidats au dispositif Stafe ? Concernant les critères de sélection des projets, pour maximiser l’impact de ces projets et leur effet bénéfique sur les communautés françaises à l’étranger, il nous semble indispensable qu’une grille de critères de sélection soit mise en place et communiquée à tous les conseils consulaires afin de garantir des candidatures solides. M. le ministre va-t-il mettre en place cette grille et le cas échéant, quels en seront les principaux critères de sélection ? Concernant l’utilisation des fonds alloués, la vérification de la bonne utilisation des fonds alloués est la pièce maîtresse qui manquait au dispositif de la réserve parlementaire. Quel dispositif M. le ministre envisage-t-il de mettre en place pour évaluer l’utilisation des fonds Stafe ? Enfin, elle lui demande s’il peut enfin préciser si les cartes seront bien redistribuées chaque année, c’est-à-dire qu’un choix de dossier sera valable pour une seule année non reconductible.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5105</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les instructions concernant la mise en place d’un nouveau fonds gouvernemental de soutien au tissu associatif des Français de l’étranger (STAFE) qui compense la suppression par le Parlement de la réserve parlementaire, validé après une consultation de l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) lors de sa dernière session, ont été adressées aux postes diplomatiques et consulaires fin mars pour publication sur leur site. Elles sont également accessibles sur le site France Diplomatie. Concernant la définition des associations éligibles au STAFE, il a été arrêté qu’elles doivent être actives localement, animées par des Français résidant sur place et menant des activités bénéficiant à nos compatriotes sur place. Leurs statuts doivent être déposés auprès des autorités locales, sachant que des aménagements pourront être trouvés pour les associations agissant dans des Etats ne reconnaissant pas le droit d’association. Le fonds de soutien vise à appuyer les projets d’associations locales de Français de l’étranger, qu’ils soient de nature éducative, caritative, culturelle ou socioéconomique et/ou dans la mesure où ils contribuent au rayonnement de la France, en complément des programmes existants d’aide aux Français gérés par nos ambassades. Le STAFE étant destiné à soutenir des projets, sont exclues du dispositif toutes demandes de subvention destinées à financer le fonctionnement et les activités courantes des associations. De même, seules les associations existant depuis plus d’un an seront admises à déposer un dossier, le STAFE n’étant pas destiné à soutenir la création d’associations. Les établissements du réseau de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE), les Alliances françaises, les écoles associées aux programmes Label France ou Français langue maternelle (FLAM) ainsi que les organismes locaux d’entraide et de solidarité (OLES) seront donc éligibles à déposer des projets au titre du STAFE. Concernant l’examen des projets, il sera confié à deux instances : les Conseils consulaires et la Commission consultative du STAFE qui siège à Paris. Les Conseils consulaires procèderont à l’examen local des projets. Ils siègeront selon le format prévu à l’article 7-I. A du décret 2014-144 du 18 février 2014 pour l’exercice des attributions relatives à la protection et l’action sociales. Seuls les Conseillers consulaires et le Président auront voix délibérative. En cas de besoin, et notamment pour des projets sortant du cadre de ces attributions, le Président pourra inviter des personnes susceptibles d’éclairer les débats du Conseil consulaire (cf art 8 du décret précité), par exemple le COCAC pour ce qui est de projets dans le domaine éducatif. Dès lors qu’elles ne disposent pas de voix délibérative, l’article 8 du décret 2014-144 ne limite pas le nombre de "personnes susceptibles d’éclairer les débats du Conseil consulaire"invitées par le Président,"en tant que de besoin et après consultation des conseillers consulaires ou sur leur proposition". Il reviendra aux conseils consulaires d’opérer un classement des projets (limités à 6 par poste) et de les transmettre à la Direction des Français à l’étranger et de l’administration consulaire (FAE) du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE), avant le 29 juin 2018. L’ensemble des projets sera ensuite examiné par la Commission consultative du STAFE. Celle-ci est composée de neuf membres : trois Conseillers consulaires membres de l’AFE, qu’elle a élus en son sein, deux représentants des associations des Français de l’étranger et quatre représentants de l’administration (Direction des Français à l’étranger (FAE), Direction générale de la mondialisation (DGM), Direction des affaires financières (DAF), Contrôle budgétaire et comptable ministériel (MINBU/CBCM). Elle est présidée par le ministre ou son représentant (le directeur de la FAE), avec voix prépondérante. Ce fonds de soutien relevant de l’administration et donc de la responsabilité juridique, financière et pénale du seul ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, les élus ne pourront y avoir qu’un rôle consultatif. Le Parlement ayant lui-même restreint les possibilités de participation de ses membres aux organismes publics en adoptant la loi organique pour la confiance dans la vie politique, aucun parlementaire ne siégera à cette commission. La Commission consultative du STAFE fonctionnera sur le modèle de la Commission permanente pour la protection sociale des Français de l’étranger (CPPSFE) et déterminera en son sein la répartition des crédits prévus au profit des différents projets qui auront été transmis par les postes après examen et validation par les Conseils consulaires. Les critères de sélection des projets reprendront ceux arrêtés pour leur éligibilité mentionnés ci-dessus. Ils devront notamment compléter des programmes existants d’aide aux Français résidant à l’étranger gérés par les consulats ou les services de coopération et d’action culturelle (SCAC), tout en s’en distinguant. Par ailleurs, la subvention du Département ne devra pas être la seule source de financement du projet. Un seuil maximum est fixé à 50 %. Enfin, le montant sollicité par projet devra être inclus entre 1 000 € et 20 000 €. Les associations devront présenter un dossier de demande de subvention (fourni à la demande par les ambassades et consulats), leurs statuts, leur situation comptable et tout élément permettant de juger de l’intérêt et la faisabilité de leur projet. Il sera possible de soumettre des projets pluriannuels, mais un bilan d’exécution devra être présenté chaque année avant tout déblocage d’un nouveau versement. Les montants accordés seront délégués aux postes, immédiatement après la tenue de la commission consultative du STAFE à Paris, pour remise aux associations porteuses des projets, via une décision ou une convention de subvention spécifique établissant son objet et son calendrier. Pour ce qui est de l’évaluation de ces projets, d’une part chaque subvention fera l’objet d’un compte rendu d’exécution technique et financier par le bénéficiaire, contrôlé par le poste (ce qui constituera un préalable incontournable à un éventuel nouveau dossier ou à la poursuite d’un projet pluriannuel) et, d’autre part, le MEAE effectuera, au terme d’une première année de mise en place des projets STAFE, en lien avec les postes, une première évaluation à présenter à la seconde Commission consultative du STAFE en octobre 2019. Enfin, il n’y aura ni automaticité ni abonnement : chaque Commission annuelle sera libre de décider et de faire varier les bénéficiaires, en fonction de critères qualitatifs et quantitatifs : priorité aux meilleurs projets, pour les besoins les plus importants des communautés, et contrainte d’une enveloppe limitative à respecter.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1936</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5107</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Adrien Morenas</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[administration
	            Gestion des PACS
	            1936. — 17 octobre 2017. — M. Adrien Morenas* interroge M. le ministre de l’action et des comptes publics sur la gestion des PACS. En effet, celle-ci sera transférée aux officiers d’état civil à compter du 1er novembre 2017. Concrètement, les personnes souhaitant conclure, modifier ou supprimer s’adresseront dès lors aux services de la mairie de leur domicile commun. Il s’avère que pour le moment aucune dotation spéciale et/ou remboursement de frais n’ont été prévu par l’État pour indemniser ce transfert de compétences. Il souhaiterait savoir si cette dotation spéciale et/ou remboursement sera bientôt mise en place par le Gouvernement afin d’absorber le choc budgétaire dudit transfert de compétences aux communes de notre pays. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2820</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5107</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alain David</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[état civil
	            Transfert des PACS aux communes
	            2820. — 14 novembre 2017. — M. Alain David* attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur le transfert des PACS aux communes. Depuis début novembre 2017, les communes se voient confier les PACS. Les démarches administratives et l’organisation des cérémonies vont occasionnés des frais qu’elles devront supporter. Il lui demande quelles aides il envisage de mettre en place pour compenser cette nouvelle compétence.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5905</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5107</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Zivka Park</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[justice
	            Le transfert de compétence des TI aux communes de la gestion des PACS
	            5905. — 27 février 2018. — Mme Zivka Park* interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur le transfert de compétence des tribunaux d’instance aux communes de la gestion des PACS sans compensation financière. Jusqu’au 31 octobre 2017, les tribunaux d’instance étaient compétents pour la gestion des pactes civils de solidarité (PACS). À compter du 1er novembre 2017, en application des dispositions de la loi no 2016 1547 du 18 novembre 2016 de modernisation de la justice du XXIème siècle, cette compétence a été transférée aux officiers de l’état civil qui traitent au nom et pour le compte de l’État les demandes de PACS du ressort de la commune. Cette mesure va permettre un allégement de la charge de travail des tribunaux d’instance tout en apportant une cohérence avec la célébration des mariages en mairie. Toutefois, les villes où siègent les tribunaux d’instance ont une charge supplémentaire car elles récupèrent en plus la gestion des dossiers en cours de leur tribunal respectif. Ainsi, dans le Val-d’Oise, quatre communes sont concernées : Gonesse, Montmorency, Pontoise et Sannois. Ainsi, les communes vont devoir notamment mettre à disposition des agents municipaux pour cette nouvelle compétence. Dès lors, elle lui demande de bien vouloir mettre en place une compensation totale ou partielle du surcout induit pour toutes les villes où siègent des tribunaux d’instance.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5107</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le maire accomplit traditionnellement certaines missions en qualité d’agent de l’Etat. Tel est déjà le cas notamment en matière de délivrance de la carte nationale d’identité, du passeport ou encore de documents d’état civil. L’attribution de nouvelles missions en qualité d’agent de l’Etat ne s’analyse pas comme un transfert, une extension ou une création de compétence au profit des communes au sens de l’article 72-2 de la Constitution. Telle est la position du juge constitutionnel (Cf. considérant 7 de la décision du Conseil constitutionnel no 2010-29 QPC du 22 septembre 2010). Lorsqu’une mission nouvelle est confiée par la loi au maire en qualité d’agent de l’Etat, la mesure peut toutefois s’exposer à une censure du Conseil constitutionnel si ce dernier analyse les charges comme excessives, entraînant ainsi une atteinte au principe de la libre administration des collectivités territoriales défini au troisième alinéa de l’article 72 de la Constitution. Or, dans sa décision no 2016-739 DC du 17 novembre 2016,  le Conseil constitutionnel a confirmé l’analyse selon laquelle (alinéas 30-31) : « Les compétences confiées aux officiers de l’état civil en matière d’enregistrement des pactes civils de solidarité et de changement de prénom ou de nom sont exercées au nom de l’État. Par conséquent, est inopérant le grief tiré de la méconnaissance du quatrième alinéa de l’article 72-2 de la Constitution, dont les dispositions ne sont relatives qu’aux compétences exercées par les collectivités territoriales. En deuxième lieu, si les dispositions contestées sont susceptibles d’entraîner un accroissement de charges pour les communes, elles n’ont, eu égard au montant des sommes en jeu, pas pour effet de dénaturer la libre administration de ces collectivités. Le grief tiré de la violation de l’article 72 de la Constitution doit être écarté ». Le principe de libre administration n’étant pas remis en question, cette mesure ne fait par conséquent pas l’objet d’une compensation.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3408</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5108</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dimitri Houbron</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[animaux
	            Compétences des collectivités dans la prise en charge des animaux errants
	            3408. — 5 décembre 2017. — M. Dimitri Houbron attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les compétences des collectivités à la prise en charge des animaux errants. Il rappelle que les maires et les présidents d’intercommunalité sont souvent confrontés au problème de la divagation des animaux sur le territoire de leur commune ou de leur intercommunalité, des situations susceptibles d’engager la responsabilité de la collectivité. Il rappelle, en vertu de l’article L. 2212-2-7 du code général des collectivités territoriales, que le maire est garant de la sécurité et de la tranquillité publiques. &#144;À ce titre, il rappelle que l’élu en question, ou le président de l’intercommunalité en cas de mutualisation, est chargé de solutionner les problèmes générés par la présence d’animaux errants ou potentiellement dangereux, de gérer les troubles à l’ordre public causés par les animaux en zone habitée et par leurs propriétaires. Il rappelle que pour répondre à cet objectif de maintien de l’ordre, la commune ou l’intercommunalité, conformément à l’article L. 211-24 du code rural de la pêche maritime, doivent disposer « soit d’une fourrière communale apte à l’accueil et à la garde des chiens et chats trouvés errants ou en état de divagation […], soit du service d’une fourrière établie sur le territoire d’une autre commune, avec l’accord de cette commune ». Il souligne, cependant, que, contrairement à la fourrière qui est donc un service public exercé sous l’autorité du maire ou du président de l’intercommunalité, la gestion d’un refuge est une activité privée effectuée par des personnes de droit privé sur lesquelles l’élu ou le président n’a aucun pouvoir de contrôle. Il précise que le refuge est un établissement à but non lucratif géré par une fondation ou une association de protection animale désignée à cet effet par le préfet, accueillant et prenant en charge des animaux soit en provenance d’une fourrière, soit donnés par leur propriétaire ou abandonnés. Il constate, par cet état de fait, que les conventions de capture passées avec un refuge sont illégales et peuvent engager la responsabilité du maire ou du président de l’intercommunalité en cas de comportement du gestionnaire de refuge non conforme à la loi. Il ajoute que ce constat est similaire à celui des pensions ne relevant pas, elles aussi, de l’autorité du Maire ou du président de l’intercommunalité. Il déduit que, compte tenu de la responsabilité du maire ou du président de l’intercommunalité sur cette problématique de prise en charge des animaux errants pour des questions de maintien de l’ordre public, la gestion d’un refuge et d’une pension doivent relever de la compétence du maire ou du président de l’intercommunalité si une mutualisation est orchestrée pour les fourrières. Il souligne, à raison des moyens financiers de la collectivité notamment, que les communes et intercommunalités pourraient, a minima, avoir une autorité sur les refuges et les pensions, suite au passage d’une convention, tout en maintenant la possibilité que ces structures soient gérées par un établissement à but non lucratif avec un personnel relevant du droit privé. Ainsi, il la remercie de lui faire part de ses orientations et avis sur cette problématique, afférée aux compétences communales et intercommunales, découlant directement de la mission de maintien de l’ordre public.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5108</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Aux termes des articles L. 2212-1 et L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales (CGCT), le maire est chargé de la police municipale qui comprend, en particulier, la gestion de la divagation des animaux malfaisants ou féroces. En ce sens, l’article L. 211-24 du code rural et de la pêche maritime (CRPM) précise que chaque commune doit disposer d’une fourrière communale ou du service d’une fourrière établie sur une autre commune. Ainsi, la fourrière animale constitue un service public relevant des collectivités territoriales. En revanche, un refuge tel que défini dans l’article L. 214-6 du CRPM consiste en un établissement à but non lucratif géré par une fondation ou une association et accueillant des animaux en provenance de la fourrière ou de leurs propriétaires. A ce titre, si un refuge peut remplir une mission d’intérêt général, il ne gère pas pour autant un service public (Conseil d’Etat, 26 février 2003, Société protectrice des animaux). Par ailleurs, le choix du mode de gestion de la fourrière animale est laissé à la libre appréciation de l’autorité compétente. Le maire n’est pas tenu de confier la garde des animaux errants à une fourrière communale. Ce service public peut donc faire l’objet d’une régie directe ou d’une délégation de service public. Le recours à une délégation de service public permet au délégant de conserver un pouvoir de contrôle sur le délégataire.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4143</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5108</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Michèle Tabarot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[droits fondamentaux
	            Délit de consultation de sites terroristes - Censure du Conseil constitutionnel
	            4143. — 26 décembre 2017. — Mme Michèle Tabarot attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la censure du délit de consultation habituelle de sites terroristes, décidée par le Conseil constitutionnel dans le cadre d’une question prioritaire de constitutionnalité. Ce délit, codifié à l’article 412-2-5-2 du code pénal prévoyait que « le fait de consulter habituellement et sans motif légitime un service de communication au public en ligne mettant à disposition des messages, images ou représentations soit provoquant directement à la commission d’actes de terrorisme, soit faisant l’apologie de ces actes lorsque, à cette fin, ce service comporte des images ou représentations montrant la commission de tels actes consistant en des atteintes volontaires à la vie est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende lorsque cette consultation s’accompagne d’une manifestation de l’adhésion à l’idéologie exprimée sur ce service ». C’est la deuxième fois que les Sages prennent une décision en ce sens, après une première censure intervenue en février 2017. La disposition réintroduite par la suite à l’initiative du Sénat semblait pourtant s’entourer d’un plus grand nombre de garanties. Néanmoins, le Conseil constitutionnel a considéré qu’elle n’était pas « nécessaire, adaptée et proportionnée ». Sans remettre en cause le fondement de la décision, il lui semble néanmoins que la présence d’un tel délit dans le code pénal est une nécessité pour éviter de le banaliser. C’est un enjeu de cohésion nationale mais aussi de lutte contre l’endoctrinement et la radicalisation dont on sait qu’une grande partie se déroule en ligne. Pour toutes ces raisons, il est urgent que le Gouvernement soutienne un texte permettant de réintroduire cette disposition dans la loi en tenant compte des observations du Conseil constitutionnel. Aussi elle souhaiterait qu’il puisse lui faire connaître ses intentions quant à une telle démarche.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5108</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Par la décision no 2017-682 QPC du 15 décembre 2017, le Conseil constitutionnel a déclaré contraire à la Constitution l’article 421-2-5-2 du code pénal qui réprime de deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende la consultation habituelle, sans motif légitime, de sites internet mettant à disposition des messages, images ou représentations provoquant directement à la commission d’actes de terrorisme ou faisant l’apologie de ces actes. Ces dispositions étaient issues de la loi no 2016-731 du 3 juin 2016 renforçant la lutte contre le crime organisé, le terrorisme et leur financement, et améliorant l’efficacité et les garanties de la procédure pénale et ont été reprises et modifiées par la loi no 2017-258 du 28 février 2017 relative à la sécurité publique, pour faire suite à leur abrogation par le Conseil constitutionnel par la décision no 2016-611 QPC du 10 février 2017. Dans sa dernière décision, le Conseil constitutionnel a considéré comme dans la précédente que « les dispositions contestées portent une atteinte à l’exercice de la liberté de communication qui n’est pas nécessaire, adaptée et proportionnée ». Il a expliqué que « si le législateur a ajouté à la consultation, comme élément constitutif de l’infraction, la manifestation de l’adhésion à l’idéologie exprimée sur ces services, cette consultation et cette manifestation ne sont pas susceptibles d’établir à elles seules l’existence d’une volonté de commettre des actes terroristes. » Les prérogatives des autorités administratives et judiciaires (blocage et déréférencement administratif de contenus à caractère terroriste, arrêt judiciaire d’un service de communication en ligne, techniques de renseignement) « pour contrôler les services de communication au public en ligne provoquant au terrorisme ou en faisant l’apologie et réprimer leurs auteurs, mais aussi pour surveiller une personne consultant ces services et pour l’interpeller et la sanctionner lorsque cette consultation s’accompagne d’un comportement révélant une intention terroriste, avant même que ce projet soit entré dans sa phase d’exécution » ont été jugées suffisantes par le Conseil dans la même décision. Sur le seul plan pénal, notre système répressif réprime en effet déjà la réalisation d’actes de propagande à caractère terroriste sur internet en incriminant l’apologie et la provocation à des actes de terrorisme à l’article 421-2-5 du code pénal entendues largement par les tribunaux qui ont prononcées 385 condamnations sur ce fondement en 2015.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5033</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5109</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Warsmann</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[armes
	            Neutralisation d’une arme
	            5033. — 6 février 2018. — M. Jean-Luc Warsmann attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, quant au coût de neutralisation d’une arme à démilitariser. Il semble qu’en France cette prestation ait le monopole du banc national d’épreuve rattaché à la chambre de commerce et d’industrie Lyon Métropole Saint-Etienne Roanne. Or le coût en France est semble-t-il de 150 euros, alors qu’en Belgique il est de l’ordre de 50 euros. Dans l’hypothèse où cette donnée serait justifiée, il l’interroge sur les mesures d’économie auxquelles il pourrait être procédé de manière à réduire le coût en France.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5109</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Afin de lutter contre l’utilisation abusive des armes à feu à des fins criminelles et pour tenir compte des récents actes terroristes, la Commission européenne a adopté le règlement d’exécution 2018/337 du 5 mars 2018 modifiant le règlement d’exécution 2015/2403 du 15 décembre 2015 établissant des lignes directrices communes concernant les normes et techniques de neutralisation. La directive 2017/853 du Parlement européen et du Conseil du 17 mai 2017 rappelle que les Etats membres doivent prendre des dispositions pour que la neutralisation des armes à feu soit vérifiée par une autorité compétente, afin de garantir que les modifications apportées à une arme à feu rendent toutes ses parties essentielles définitivement inutilisables et impossibles à enlever, remplacer ou modifier en vue d’une réactivation quelconque de l’arme à feu. Les Etats membres prévoient, dans le cadre de cette vérification, la délivrance d’un certificat et d’un document attestant la neutralisation de l’arme à feu et l’application à cet effet sur l’arme d’une marque clairement visible. Pour garantir un niveau de sécurité maximum dans l’application de ces nouvelles normes techniques fixées par l’Union européenne, il importe que la neutralisation reste placée sous le contrôle direct de l’Etat. Le Gouvernement s’apprête donc à confirmer le monopole du Banc national d’épreuve de Saint-Etienne dans sa mission de neutralisation des armes à feu. La procédure de neutralisation mise en oeuvre par le Banc national d’épreuve de Saint-Etienne dans le respect du règlement d’exécution du 15 décembre 2015 et du règlement du 5 mars 2018 applicable à compter du 28 juin prochain, répond à des considérations de sécurité publique et présente un maximum de garanties techniques. Cette réglementation européenne a entraîné des charges supplémentaires, obligeant le Banc national d’épreuve de Saint Etienne à majorer ses tarifs qui se situent entre 100 et 150 € en moyenne selon le type d’arme à neutraliser.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6877</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5110</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Gomès</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[outre-mer
	            Lutte contre les violences intrafamiliales et conjugales en Nouvelle-Calédonie
	            6877. — 27 mars 2018. — M. Philippe Gomès attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur le nombre inquiétant de violences intrafamiliales recensées en Nouvelle-Calédonie. Il relève que, selon le bilan statistique de l’insécurité et de la délinquance en 2017, rendu public par le ministère de l’intérieur en janvier 2018, les coups et blessures volontaires commis au sein de la sphère familiale concernent 3,9 victimes pour 1 000 habitants en Nouvelle-Calédonie, soit un taux 2,5 fois supérieur à la métropole et un record dans tout l’outre-mer. Il ajoute que ces chiffres alarmants sont en augmentation de 29 % depuis 2015. Il souligne que les violences sexuelles, perpétrées dans le cadre relationnel ou familial, sont également en recrudescence. Il indique qu’en 2016, 60 % des crimes jugés par la cour d’assises de Nouméa concernaient des affaires de viols commis dans la sphère familiale, 588 affaires liées à des « violences par conjoint » ont été jugées au tribunal et 317 plaintes pour violences conjugales ont été déposées au commissariat de police ou en gendarmerie. Il constate que ces chiffres inquiétants doivent pourtant être minorés en raison de l’omerta qui règne sur ce fléau et des facteurs, notamment sociaux et culturels, qui poussent les victimes, majoritairement des femmes, à taire les maltraitances qu’elles endurent. Il rappelle qu’une brigade de protection des familles (BPF) de la police et de la gendarmerie nationales est basée à Nouméa et apporte une véritable expertise, tant dans la gestion des interventions au sein de la cellule familiale que dans la réponse judiciaire. Au regard des statistiques précitées, il invoque l’urgence de créer également une brigade de protection des familles en zone gendarmerie. Il relève en effet qu’en brousse, les difficultés d’accès au droit, les carences d’hébergements d’urgence et les règles qui régissent la vie des clans, limitent considérablement la détection et la prise en charge des victimes de violences physiques et sexuelles. Il souhaite donc savoir si l’État entend aider la Nouvelle-Calédonie à lutter contre les violences intrafamiliales et conjugales et, dans cette perspective, si le Gouvernement prévoit de créer une brigade de protection des familles en zone gendarmerie.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5110</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le phénomène des violences intrafamiliales (VIF) est particulièrement prégnant en Nouvelle-Calédonie. La création d’une brigade de protection des familles (BPF) fait ainsi partie des mesures prises par le commandement de la gendarmerie (COMGEND) pour la Nouvelle Calédonie afin de lutter contre ce fléau. Cette structure sera dédiée au soutien des unités dans la prise en compte des VIF, au développement de partenariats utiles et à l’accompagnement des victimes et de leurs proches. Unité exclusivement fonctionnelle, elle s’appuie sur un réseau composé d’un officier référent situé au COMGEND, de 29 référents VIF des brigades territoriales (1 par unité), des brigades de prévention de la délinquance juvénile (BPDJ) et des intervenants sociaux gendarmerie (ISG). Dans ce cadre, la création de la BPF passe préalablement par le recrutement de deux ISG, idéalement en province Nord et en province Sud. Le dispositif général sera alors prochainement opérant et pourra s’appuyer sur la nouvelle BPDJ de Koné créée le 1er juillet 2018. À ce titre, des démarches sont actuellement entreprises par le COMGEND auprès des deux provinces dans la perspective du recrutement des deux ISG, dont les compétences seront déterminantes pour la performance optimale de cette organisation.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>7009</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5110</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Benjamin Dirx</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[communes
	            Composition du conseil municipal des communes nouvelles
	            7009. — 3 avril 2018. — M. Benjamin Dirx attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la composition du conseil municipal des communes nouvelles, dans la perspective du scrutin municipal de 2020. Les objectifs d’efficacité de l’action publique et de rationalisation du territoire ont conduit les collectivités territoriales françaises à amorcer, depuis 2010, un mouvement important de réorganisation territoriale. La fusion et la mutualisation de près de 1 800 communes ont ainsi abouti à la création de plus de 500 communes nouvelles. Or à l’approche du scrutin municipal de 2020, marquant le terme du processus de gouvernance transitoire des communes nouvelles, des interrogations subsistent quant à l’atteinte d’une représentativité équilibrée au sein du conseil municipal renouvelé. Ces incertitudes sont particulièrement marquées dans les communes qui comptent moins de 1 000 habitants, du fait du mode de scrutin majoritaire et plurinominal des communes de cette strate démographique. L’absence d’un tel équilibre parmi les conseillers municipaux pourrait ainsi causer des disparités et des inégalités territoriales dans la gouvernance des communes nouvelles. Par ailleurs, elle constitue également un frein à leur volonté de regroupement. Aucune disposition n’étant prévue par la loi du 16 mars 2015 relative à l’amélioration du régime de la commune nouvelle, pour des communes fortes et vivantes pour assurer une telle représentativité, il l’interroge donc sur les modalités de sa garantie.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5110</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les communes nouvelles relèvent des dispositions des articles L. 2113-1 et suivants du code général des collectivités territoriales (CGCT). A ce titre, l’article L. 2113-7 du CGCT instaure un régime dérogatoire permettant que le conseil municipal de la commune nouvelle soit, lors de sa création, composé de l’ensemble des membres en exercice des conseils municipaux des anciennes communes. Lors du premier renouvellement du conseil municipal qui suit la création de la commune nouvelle, celle-ci bénéficie d’un nombre de conseillers correspondant à la strate supérieure en termes de population (article L. 2113-8 du CGCT). A titre d’exemple, une commune nouvelle de 700 habitants bénéficiera non pas de 15 conseillers municipaux comme le prévoit le droit commun mais de 19. D’autre part, le plafonnement du nombre d’adjoints au maire à 30 % de l’effectif légal du conseil municipal est aménagé puisque l’article L. 2113-13 du CGCT dispose que les maires délégués exercent également les fonctions d’adjoint au maire de la commune nouvelle sans être comptabilisés au titre de ce plafond de 30 %. Concernant les règles de droit commun applicables aux communes nouvelles, ces dernières sont soumises en effet aux mêmes modalités de scrutin pour l’élection des conseillers municipaux que les autres communes. Ainsi, les membres du conseil municipal des communes nouvelles de moins de 1 000 habitants, c’est-à-dire à ce jour 141 communes représentant 26 % des communes nouvelles, seront élus lors du prochain renouvellement au scrutin plurinominal majoritaire à deux tours en application de l’article L. 252 du code électoral, tandis que les conseillers municipaux des communes nouvelles de 1 000 habitants et plus seront élus au scrutin de liste à deux tours, conformément à l’article L. 260 du code électoral. Pour mémoire, la différence de scrutin entre les communes de plus ou moins de 1 000 habitants qui est justifiée par des éventuelles difficultés pour composer des listes répondant au principe de parité dans les communes de moins de 1 000 habitants, a été reconnue conforme à la Constitution par le Conseil constitutionnel dans une décision no 2013-667 du 16 mai 2013. Dès lors, considérant que, une fois achevée la phase transitoire d’ores et déjà prévue par les dispositions du CGCT, les communes nouvelles doivent être régies par les mêmes normes que l’ensemble des communes, le Gouvernement ne souhaite pas modifier le régime électoral applicable aux communes nouvelles.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>7374</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5111</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dimitri Houbron</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[administration
	            Blocage dans la délivrance des cartes grises par la plateforme ANTS
	            7374. — 17 avril 2018. — M. Dimitri Houbron alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la situation de l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS), établissement public sous tutelle du ministère de l’intérieur. Il attire plus précisément l’attention sur le site ants.gouv.fr, outil désormais exclusif pour effectuer ses demandes de titres officiels tels que le permis de conduire ou la carte grise. Il constate, interpellation des citoyens à l’appui, que de nombreux usagers font face à des blocages sur le site dédié et sont dans l’incapacité, plusieurs mois après leur demande, d’obtenir leur titre officiel, problématique pour un usager qui lors d’un contrôle par les forces de l’ordre ne pourrait présenter qu’un titre provisoire alors périmé et donc être sujet à une contravention. Il rappelle qu’en novembre 2017, le ministère admettait à la presse le blocage d’environ 90 000 demandes du fait de dysfonctionnements informatiques fréquents (identification sur le site, mauvaise information des utilisateurs, indisponibilité du système) mais assurait, d’une part, que des correctifs étaient apportés tous les 15 jours pour y remédier et, d’autre part, qu’une vingtaine de postes supplémentaires devaient venir renforcer les effectifs visant à un traitement plus efficient des demandes en attente et à venir. Il ajoute que le nombre de dossiers en souffrance est estimé à plusieurs centaines de milliers, dont la majorité concernerait des véhicules importés, et ce bien que nombre de problèmes aient été résolus avec l’allongement du délai de validité des immatriculations provisoires de un à quatre mois. Il ajoute également que la médiation numérique en préfecture pose également soucis pour les personnes ne disposant pas d’internet et qui se voient demander une adresse mail dont elles ne disposent évidemment pas. Il lui demande ainsi quelles mesures sont prévues pour endiguer les blocages qui touchent les professionnels et particuliers pour faire face à leurs demandes et faciliter leurs saisies afin d’éviter les situations dans lesquelles la durée de traitement est amenée à s’allonger.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5111</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La réforme des préfectures dite plan préfectures nouvelle génération touche bientôt à sa fin. La dernière étape significative a concerné la généralisation, le 6 novembre 2017, des télé-procédures relatives aux demandes de certificats d’immatriculation de véhicules et de permis de conduire qui s’opèrent désormais via le site de l’Agence nationale des titres sécurisées (ANTS). Il est rappelé que depuis 2009, les professionnels habilités ont la possibilité d’effectuer les démarches pour le compte des usagers. Ce service apporté par les professionnels est toutefois généralement payant. C’est pourquoi l’administration a mis en place des applications gratuites. Elles ont permis de transmettre, fin avril 2018, plus de quatre millions de demandes de certificats d’immatriculation et de traiter plus d’un million et demi de demandes de permis de conduire et d’inscription aux examens. Une des principales caractéristiques de cette réforme est l’obligation d’effectuer sa demande de titre par voie numérique. Pour la plupart des usagers, cette possibilité de procéder aux démarches depuis leur domicile ou lieu de travail, à n’importe quel moment de la journée, constitue une simplification administrative appréciable. Cette réforme s’inscrit donc dans une démarche résolument tournée vers plus d’efficacité pour l’État, plus de facilité pour l’usager dans la réalisation de ses procédures administratives, et moins de dépenses publiques, tout en maintenant un niveau élevé d’exigence dans le service public rendu aux usagers. Le ministère de l’intérieur ne mésestime cependant pas les difficultés, ponctuelles, auxquelles ont été confrontés certains usagers dans la réalisation de leurs démarches. Les dysfonctionnements techniques les plus impactants ont concerné les certificats d’immatriculation, du fait de la complexité de la réglementation et de la multiplication des cas particuliers, concernant une petite minorité des demandes, dont la nature rend plus complexe une automatisation des procédures. Comme dans la mise en place de tout nouveau système d’information, les difficultés techniques rencontrées, affectant un nombre limité d’opérations, sont apparues lors de la généralisation du dispositif. Ceux-ci sont aujourd’hui très largement réglés. Même si leurs résolutions a mobilisé les équipes du ministère de l’intérieur, ce dernier a parfaitement conscience que les délais pour obtenir son titre peuvent, dans un nombre limité de cas, avoir été rallongés. Afin de combler les retards occasionnés par les dysfonctionnements techniques, des mesures provisoires ont été prises pour permettre aux centres d’expertise et de ressources des titres, dont les effectifs ont été sensiblement renforcés depuis janvier 2018, de diminuer rapidement le stock de dossiers en attente. Les délais de délivrance ont été aujourd’hui considérablement raccourcis, lorsque le demandeur dispose de la totalité des pièces justificatives nécessaires à l’instruction de sa demande. Parmi les autres mesures prises par le ministère de l’intérieur, le prolongement de la validité des certificats provisoires d’immatriculation, jusqu’à quatre mois, permet aux usagers de pouvoir conduire, sans risque d’être verbalisés par les forces de l’ordre et de prendre le temps de procéder à une immatriculation définitive. Outre les réponses techniques apportées, le ministère de l’intérieur a engagé un dialogue constructif, direct et transparent avec les représentants des professionnels de l’automobile, qu’il tient régulièrement informés des évolutions des correctifs applicatifs. Cette concertation, gage de confiance et d’adhésion à la réforme, a également été conduite par les préfets, au niveau local. Enfin, dans les préfectures et sous-préfectures, les 305 points numériques ont permis aux usagers peu habitués à l’utilisation d’internet de faire leur demande, avec l’assistance d’un médiateur numérique (jeune en service civique), y compris la création immédiate d’une adresse de courriel, pour ceux qui n’en possédaient pas. L’ensemble de ces mesures traduit l’engagement du Gouvernement à garantir un service de qualité pour tous les usagers sur l’ensemble du territoire national, et à maintenir sa vigilance tout au long de la mise en œuvre de la réforme. Le ministre d’Etat, ministre de l’intérieur souhaite que ce dialogue sincère et transparent engagé entre le ministère de l’intérieur et les professionnels de l’automobile se poursuive et permette ainsi à cette réforme ambitieuse d’installer de nouvelles pratiques, à la fois plus simples et plus rapides, pour les usagers et les professionnels.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>7376</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5112</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bernard Perrut</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[administration
	            Dysfonctionnement de la dématérialisation des permis de conduire
	            7376. — 17 avril 2018. — M. Bernard Perrut attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les conséquences de la dématérialisation des permis de conduire. Les bureaux carte grise des préfectures et les services du permis de conduire ont fermé définitivement le 6 avril 2017. La dématérialisation a engendré des dysfonctionnements sans précédent, pour les particuliers comme pour les professionnels, avec à la fois des bugs informatiques et des procédures spécifiques qui n’ont pas été anticipés. Plusieurs dizaines de milliers de dossiers d’immatriculation se sont retrouvés bloqués, avec des conséquences financières importantes pour les entreprises ainsi que des conséquences en matière d’image car elles doivent assumer les retards de livraison dus à ces dysfonctionnements auprès de leurs clients. Des contacts quotidiens ont lieu entre le conseil national des professions de l’automobile et le ministère des transports et un comité de pilotage se réunit tous les mois. Cependant, la situation reste difficilement tenable pour les professionnels avec 52 000 dossiers bloqués à Clermont-Ferrand, 47 000 à Poitiers, 53 000 à Nîmes. Pour les professionnels de l’automobile la situation actuelle crée de la défiance envers les pouvoirs publics. Il souhaite connaître les dispositifs qu’envisage de mettre en place le Gouvernement pour mettre fin à cette situation.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5112</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La réforme des préfectures dite plan préfectures nouvelle génération touche bientôt à sa fin. La dernière étape significative a concerné la généralisation, le 6 novembre 2017, des télé-procédures relatives aux demandes de certificats d’immatriculation de véhicules et de permis de conduire qui s’opèrent désormais via le site de l’Agence nationale des titres sécurisées (ANTS). Il est rappelé que depuis 2009, les professionnels habilités ont la possibilité d’effectuer les démarches pour le compte des usagers. Ce service apporté par les professionnels est toutefois généralement payant. C’est pourquoi l’administration a mis en place des applications gratuites. Elles ont permis de transmettre, fin avril 2018, plus de quatre millions de demandes de certificats d’immatriculation et de traiter plus d’un million et demi de demandes de permis de conduire et d’inscription aux examens. Une des principales caractéristiques de cette réforme est l’obligation d’effectuer sa demande de titre par voie numérique. Pour la plupart des usagers, cette possibilité de procéder aux démarches depuis leur domicile ou lieu de travail, à n’importe quel moment de la journée, constitue une simplification administrative appréciable. Cette réforme s’inscrit donc dans une démarche résolument tournée vers plus d’efficacité pour l’État, plus de facilité pour l’usager dans la réalisation de ses procédures administratives, et moins de dépenses publiques, tout en maintenant un niveau élevé d’exigence dans le service public rendu aux usagers. Le ministère de l’intérieur ne mésestime cependant pas les difficultés, ponctuelles, auxquelles ont été confrontés certains usagers dans la réalisation de leurs démarches. Les dysfonctionnements techniques les plus impactants ont concerné les certificats d’immatriculation, du fait de la complexité de la réglementation et de la multiplication des cas particuliers, concernant une petite minorité des demandes, dont la nature rend plus complexe une automatisation des procédures. Comme dans la mise en place de tout nouveau système d’information, les difficultés techniques rencontrées, affectant un nombre limité d’opérations, sont apparues lors de la généralisation du dispositif. Ceux-ci sont aujourd’hui très largement réglés. Même si leurs résolutions ont mobilisé les équipes du ministère de l’intérieur, ce dernier a parfaitement conscience que les délais pour obtenir son titre peuvent, dans un nombre limité de cas, avoir été rallongés. Afin de combler les retards occasionnés par les dysfonctionnements techniques, des mesures provisoires ont été prises pour permettre aux centres d’expertise et de ressources des titres, dont les effectifs ont été sensiblement renforcés depuis janvier 2018, de diminuer rapidement le stock de dossiers en attente. Les délais de délivrance ont été aujourd’hui considérablement raccourcis, lorsque le demandeur dispose de la totalité des pièces justificatives nécessaires à l’instruction de sa demande. Parmi les autres mesures prises par le ministère de l’intérieur, le prolongement de la validité des certificats provisoires d’immatriculation, jusqu’à quatre mois, permet aux usagers de pouvoir conduire, sans risque d’être verbalisés par les forces de l’ordre et de prendre le temps de procéder à une immatriculation définitive. Outre les réponses techniques apportées, le ministère de l’intérieur a engagé un dialogue constructif, direct et transparent avec les représentants des professionnels de l’automobile, qu’il tient régulièrement informés des évolutions des correctifs applicatifs. Cette concertation, gage de confiance et d’adhésion à la réforme, a également été conduite par les préfets, au niveau local. L’ensemble de ces mesures traduit l’engagement du Gouvernement à garantir un service de qualité pour tous les usagers sur l’ensemble du territoire national, et à maintenir sa vigilance tout au long de la mise en œuvre de la réforme. Le ministre d’Etat, ministre de l’intérieur souhaite que ce dialogue sincère et transparent engagé entre le ministère de l’intérieur et les professionnels de l’automobile se poursuive et permette ainsi à cette réforme ambitieuse d’installer de nouvelles pratiques, à la fois plus simples et plus rapides, pour les usagers et les professionnels.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>7395</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5114</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Bilde</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[armes
	            La détention, le transport et le port d’armes de collection
	            7395. — 17 avril 2018. — M. Bruno Bilde* appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’inquiétude des collectionneurs d’armes et amateurs de reconstitutions historiques. À la suite de la transposition d’une directive européenne sur la sécurité intérieure des États membres, les armes de collection, même neutralisées, se sont vues requalifiées en armes de catégorie C soumises au régime déclaratif, en restreignant la détention, le port et le transport. S’il est normal que l’État contraigne la détention d’armes, tout particulièrement en plein contexte terroriste, cette disposition n’a pas manqué d’inquiéter les détenteurs d’armes de collection et passionnés de reconstitutions historiques. Ceux-ci craignent en effet l’annulation pure et simple de manifestations, les lourdeurs administratives pouvant décourager les organisateurs et participants à terme. Le Gouvernement ne devrait-il pas proposer un régime dérogatoire aux armes inoffensives et neutralisées afin de permettre aux amateurs de collections d’armes et de reconstitutions historiques de vivre leur passion, plus particulièrement à l’approche du centenaire de la fin de la Grande Guerre. Il souhaite connaître la position du Gouvernement sur cette question.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7645</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5114</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Reiss</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[armes
	            Détention d’armes de collection - reconstitution historique
	            7645. — 24 avril 2018. — M. Frédéric Reiss* attire l’attention de Mme la ministre des armées sur la détention et l’utilisation des armes de collection. Pour des raisons évidentes de lutte contre le terrorisme et le trafic d’armes, la législation sur la détention et l’utilisation d’armes de collection a été durcie. Plus une arme est récente, plus elle doit être démilitarisée. Mais ce durcissement a comme effet collatéral de limiter drastiquement l’usage et le transport d’armes de collection (à feu ou blanches) lors de reconstitutions et d’organisations d’évènements historiques. Les « reconstitutionneurs » sont même inquiets quant à l’utilisation d’armes factices. L’organisation de ces manifestations (qui peuvent aller de la joute médiévale jusqu’à des simulations de bataille) est souvent un moment important dans les villes et villages de province. Tout le monde s’accorde sur la nécessité de règles pour la détention et le transport d’armes, mais une application trop restrictive risque de porter atteinte à tout un pan des festivités locales. Si la réglementation diverge d’un pays à l’autre, le problème risque encore d’être aggravé lors de rencontres internationales. C’est pourquoi il lui demande où en est la création d’une carte de collectionneur, un temps évoqué afin de protéger l’utilisation des armes historiques et quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour concilier sécurité et reconstitution historique. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5114</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La loi no 2018-133 du 26 février 2018 portant diverses dispositions d’adaptation au droit de l’Union européenne dans le domaine de la sécurité a notamment pour objet de transposer la directive (UE) 2017/853 du 17 mai 2017, qui procède à une nouvelle révision de la directive 91/477/CEE du Conseil du 18 juin 1991 relative au contrôle de l’acquisition et de la détention d’armes à feu, dans une logique de renforcement des mesures de sécurité, à la suite des attentats de Paris de janvier 2015. Cette loi, qui respecte le principe d’exclusion de mesures de surtransposition, ne modifie en rien le régime d’acquisition, de détention ou de classement des véhicules et matériels de guerre, qui ne sont pas dans le champ de la directive 2017/853. Sensible aux préoccupations exprimées par les collectionneurs et reconstitueurs qui participent à des commémorations et plus largement à la préservation du patrimoine, le Gouvernement, comme il l’avait annoncé lors des débats parlementaires, prépare un décret pour mettre en œuvre le statut du collectionneur dont la publication interviendra dans le courant de l’été prochain, au terme d’une concertation approfondie avec les associations représentant les intérêts de ces collectionneurs. Ce nouveau texte réglementaire, conformément au mandat du législateur, ne concernera que la collection d’armes de la catégorie C. Il précisera et adaptera les règles relatives au port et transport des armes pour les collectionneurs et reconstitueurs.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>7513</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5114</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabien Gouttefarde</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[ministères et secrétariats d’État
	            Télétravail dans la fonction publique
	            7513. — 17 avril 2018. — M. Fabien Gouttefarde interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur le télétravail au sein de son administration. Le télétravail permet aux salariés de trouver un meilleur équilibre entre vie privée et vie professionnelle. Il permet aux entreprises d’expérimenter de nouvelles méthodes de management, plus participatives, centrées sur l’autonomie, la responsabilisation et le résultat. Il contribue à la baisse de l’absentéisme au travail, à la décongestion des transports, et peut avoir un effet positif sur la pollution en limitant les déplacements. Le télétravail est également un outil d’aménagement du territoire et, à l’heure du déploiement massif des réseaux très haut débit, le télétravail, à domicile ou en télécentre, ne connaît plus de limite technique. L’article 133 de la loi no 2012-347 du 12 mars 2012, relative à l’accès à l’emploi titulaire et à l’amélioration des conditions d’emploi des agents contractuels dans la fonction publique, ouvre la possibilité d’organiser le télétravail dans la fonction publique. Les modalités de son organisation ont été précisées par le décret no 2016-151 du 11 février 2016. Il lui demande s’il peut lui indiquer combien d’agents au sein de son administration bénéficient de ce dispositif de télétravail et quelle proportion cela représente au regard de l’ensemble des agents de son ministère.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5114</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministère de l’intérieur compte 276 644 agents dont 94 063 militaires de la gendarmerie nationale (les dispositions relatives au télétravail ne s’appliquent pas aux militaires - décret no 2016-151 du 11 février 2016), 122 903 personnels actifs de la police nationale et 1 678 personnels de la police technique et scientifique dont la plupart exerce des missions opérationnelles non compatibles avec le télétravail. En application de l’arrêté ministériel du 2 mars 2017, sur 58 000 agents (hors militaires, policiers et agents de police technique et scientifique), 175 ont demandé à exercer leurs fonctions en télétravail, ce qui représente 0,3 % des effectifs concernés. Sur ces 175 agents, 109 (62%) sont des femmes et 66 (38%) sont des hommes. On compte 68 agents en télétravail dans les services déconcentrés (soit 39%), 48 en administration centrale (soit 28%) et 59 dans les établissements publics (soit 33%). Enfin, 20 agents en télétravail appartiennent à la catégorie C (11%), 33 à la catégorie B (19%) et 122 à la catégorie A (70%).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>7528</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5115</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Hugues Ratenon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[outre-mer
	            Réduction de l’impact direct des ultra-violet
	            7528. — 17 avril 2018. — M. Jean-Hugues Ratenon attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les risques d’une exposition prolongée au soleil et aux ultra-violets. Depuis le 1er janvier 2017 tout l’outre-mer se mobilise pour demander une révision du, un décret (n° 2016-448 du 13 avril 2016) portant sur la modification certains dispositions du code la route relatives aux véhicules, pour qu’il soit en adéquation aux conditions ultramarines. La spécificité des outre-mer, exposés au soleil toute l’année rend légitime cette demande de dérogation afin de pallier le choc thermique, au risque de problèmes de santé, ainsi qu’aux attaques des rayons ultra-violet qui sont qualifiés d’extrêmes sur le département (entre 12 et 18 quand les taux supérieurs à 11 sont considérés comme extrême par l’Organisation mondiale de la santé et l’Organisation météorologique mondiale - source météo France). En outre et par exemple lorsqu’à Paris le nombre annuel d’heures d’ensoleillement est de 1 661 heures il est de 3 300 heures à Saint-Leu de La Réunion avec un indice UV extrême. Cela démontre bien qu’on n’a pas pris en compte cette spécificité des territoires d’outre-mer. Il ne saurait être contesté que l’absence de film de protection solaire augmente significativement la température de l’habitacle. La conséquence directe liée à cette augmentation est un usage accru de la climatisation et donc une surconsommation de carburant. La pollution qui en découle et l’impact sur l’environnement est réel. Suivie d’une dégradation matérielle des véhicules concernés l’impact direct des UV sur l’intérieur du véhicule entraîne et accélère la dégradation de l’habitacle notamment tableau de bord et siège. La comparaison avec un véhicule de métropole est sans appel. D’autre part cette réglementation impacte aussi directement les entreprises du secteur du film. Par conséquent il lui demande, que soit accordée une opacité suffisante pour protéger l’automobiliste des outre-mer. Il n’est pas question de remettre en cause l’objectif assuré par le Gouvernement à savoir la lutte contre certaines infractions routières et la lutte contre l’insécurité en général. Cependant, une dérogation peut être accordée aux outre-mer. Il souhaiterait donc connaître ses intentions sur cette question. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5115</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le décret no 2016-448 du 13 avril 2016 est venu préciser dans le code de la route la réglementation relative au taux de transparence des vitres latérales avant des véhicules, rappeler les interdictions déjà prévues par les textes et en permettre la sanction en cas de non-respect. Le taux de transparence des vitres latérales avant des véhicules au moment de leur homologation est en effet fixé par une disposition internationale (règlement no 43, Organisation des nations unies-Commission économique - ONU-CE - relatif aux prescriptions uniformes relatives à l’homologation des vitrages de sécurité et de l’installation de ces vitrages sur les véhicules). Ce taux garantit, en toutes circonstances, les capacités de vision du conducteur et permet de préserver la capacité d’anticipation des usagers les plus vulnérables - motards, piétons, cyclistes - spécialement la nuit. Ceux-ci, mais également les autres conducteurs de véhicules motorisés, ont en effet besoin de pouvoir établir un contact visuel avec le conducteur. C’est un principe enseigné dans les écoles de conduite pour les deux-roues motorisés et dans les hypothèses où le conducteur porte des lunettes de soleil, c’est le mouvement de la tête qui fournit la même indication. Par ailleurs, ce taux de transparence maintient la capacité des forces de l’ordre à constater les infractions génératrices d’accidents ou susceptibles d’en aggraver les conséquences (usage du téléphone portable tenu en main, non port de la ceinture de sécurité, port à l’oreille de tout dispositif susceptible d’émettre du son, distracteurs de conduite, etc.). En la matière, selon l’expertise collective de l’Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux - Institut national de la santé et de la recherche médicale (IFSTTAR-INSERM) d’avril 2011 sur le téléphone et la sécurité routière, une communication téléphonique multiplie par 3 le risque d’accident matériel ou corporel et près d’un accident corporel de la route sur dix serait lié à l’utilisation du téléphone en conduisant. Le port de la ceinture reste également un enjeu important en matière de lutte contre la mortalité routière. En 2016, 268 conducteurs ou passagers avant, tués dans des véhicules de tourisme, étaient encore enregistrés dans les bulletins d’analyse des accidents corporels comme ne portant pas la ceinture. Parmi ceux-ci, 226 étaient au volant du véhicule. Ce rappel à la norme était attendu depuis longtemps par les forces de l’ordre et le contexte actuel incite encore moins à en différer la mise en oeuvre. Les forces de l’ordre doivent en effet, en toutes circonstances, pouvoir identifier qui est dans le véhicule, quelles sont ses intentions et être en mesure de réagir à tout comportement dangereux. C’est ce taux de 70 % de transmission de lumière visible (TLV), en référence à la norme internationale pour l’homologation des vitrages précitée, qui est retenu dans la réglementation française comme chez nos partenaires européens. Cette mesure est par ailleurs également appliquée en Polynésie Française, cette collectivité d’outre-mer ayant expressément indiqué dans sa réglementation que l’apposition de films teintés sur les vitres latérales avant des véhicules était interdite. La pose d’un film teinté ou de tout autre dispositif de teinte sur les vitres latérales avant est ainsi interdite dès lors qu’elle conduit à réduire ce pourcentage. Pour toutes ces raisons, il apparaît utile que ces mêmes dispositions soient appliquées sur l’ensemble du territoire. Cette situation était connue des professionnels de l’automobile ayant choisi de développer une activité dans ce domaine. Il convient cependant de preciser, en cohérence avec le même règlement ONU-CE, que le Gouvernement n’a pas souhaité envisager l’interdiction du surteintage des vitres arrières des véhicules. Ces dispositions n’ont ainsi aucune conséquence sur la pose de films opacifiant sur les vitres latérales arrières, sur le hayon ou encore sur la lunette arrière des véhicules pour peu qu’ils soient équipés de deux rétroviseurs extérieurs et que la conformité des vitrages ne soit pas remise en cause. Le décret portant cette mesure a été publié au Journal officiel du 14 avril 2016. Les propriétaires de véhicules ont eu jusqu’au 1er janvier 2017 pour remettre leur véhicule en conformité avec la réglementation.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>7904</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5116</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Paul Dufrègne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[administration
	            Dématérialisation des services de l’État dans les territoires ruraux
	            7904. — 1 mai 2018. — M. Jean-Paul Dufrègne attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les difficultés liées à la dématérialisation des procédures de demandes d’immatriculation de véhicules dans les territoires ruraux. La dernière étape de la réforme des préfectures dite « préfectures nouvelle génération » a concerné, le 6 novembre 2017, la généralisation des télé-procédures pour les demandes de certificats d’immatriculation de véhicules. Pour justifier cette généralisation, et dans le même temps la fermeture des guichets des préfectures et sous-préfectures, le Gouvernement a avancé l’argument de la simplification et du temps gagné. La réalité est toute autre. Les bugs et les difficultés techniques rencontrées ont affecté un grand nombre d’opérations effectuées par les professionnels de l’automobile et les usagers. Si on peut constater que certains dysfonctionnements liés au déploiement du nouveau système ont déjà été résolus, le Gouvernement semble avoir oublié que beaucoup d’usagers ne sont pas à l’aise avec l’outil informatique ou n’ont pas de connexion internet. C’est particulièrement vrai dans les territoires ruraux comme le département de l’Allier où une partie de la population n’est pas habituée aux usages du web et où la couverture numérique est encore insuffisante pour assurer un accès au réseau à tous. Là où le Gouvernement dit s’engager à garantir un service dématérialisé de qualité pour tous les usagers sur l’ensemble du territoire national, de nombreux habitants de l’Allier y voient plutôt une contrainte supplémentaire ; celle de devoir faire appel à un professionnel pour faire leur demande d’immatriculation, ce qui augmente le prix de leur carte grise de 40 euros minimum, soit le tarif facturé pour la prestation. Il s’agit là d’une véritable discrimination d’accès aux services de l’État pour les territoires ruraux qui subissent la double peine : une couverture numérique défaillante et des services de l’État qui s’éloignent un peu plus d’eux et deviennent inaccessibles. Il lui demande les mesures concrètes qu’il compte mettre en place au plus vite pour répondre aux principes fondamentaux d’égalité d’accès aux services de l’État pour tous les Français quel que soit le territoire où ils résident, notamment quand la dématérialisation a rendu ces services inaccessibles.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5116</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La réforme des préfectures dite plan préfectures nouvelle génération touche à sa fin. La dernière étape significative a concerné la généralisation, le 6 novembre 2017, des télé-procédures relatives aux demandes de certificats d’immatriculation de véhicules qui s’opèrent désormais via le site de l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS). Les télé-procédures ont permis de transmettre, à la fin avril 2018, plus de quatre millions de demandes de certificats d’immatriculation. C’est autant de situations dans lesquelles l’usager n’a pas eu besoin de se déplacer et d’attendre au guichet de préfecture. Comme pour tout nouveau système d’information, des difficultés techniques sont apparues sur le portail de l’ANTS lors de la généralisation du dispositif. Leurs résolutions sont en cours et mobilisent pleinement les équipes du ministère de l’intérieur. Un calendrier précis de la mise en service des correctifs prévus au cours du premier semestre 2018 a été établi, dont les premiers effets tangibles sont perceptibles par les professionnels de l’automobile et les usagers. Les difficultés de connexion au site de l’ANTS ont été résolues et des efforts significatifs ont été réalisés pour réduire le délai d’envoi des codes d’authentification aux usagers, aujourd’hui situé entre 15 et 20 minutes en moyenne. Si cette demande émane d’un tiers, le délai augmente dans une limite raisonnable (deux jours environ) car l’envoi du code est réalisé par courrier par mesure de sécurité. L’usage du portail France Connect permet toutefois, pour ceux des usagers qui disposent d’une identité numérique (impôts en ligne, sécurité sociale, La Poste) de ne pas avoir besoin de ce code. D’autres simplifications ont été opérées, au profit des agriculteurs, comme celle de l’enregistrement par le numéro d’affiliation à la mutualité sociale agricole. Par ailleurs, il est prévu de revoir l’ergonomie du site de l’ANTS. A titre d’exemple, les demandes spécifiques peuvent être envoyées par la télé-procédure complémentaire qui a été décomposée en sous-catégories pour aider l’usager à préciser sa demande. Le paiement en ligne connaît une nette amélioration. Outre les cartes bancaires, les cartes prépayées sont aussi admises. Parmi les autres fonctionnalités développées et appréciées des usagers, l’envoi de SMS permet désormais un suivi de la production et de l’expédition des certificats d’immatriculation de véhicules. A l’ANTS, un dispositif téléphonique permet de répondre aux questions des usagers. La situation n’est pas encore optimale mais s’améliore sensiblement, le nombre de téléconseillers est passé de 48 début 2017 à 175 début 2018. Les difficultés techniques rencontrées les premières semaines du déploiement des télé-procédures ont entraîné des retards dans le traitement des dossiers au sein des centres d’expertise et de ressources des titres (CERT). Le renforcement temporaire et significatif des effectifs des CERT commencent à produire ses effets. Les bugs techniques, inévitables au moment de la mise en œuvre de la réforme, ont été identifiés et sont en cours de résolution. Les correctifs et les prochaines évolutions apportées aux télé-procédures doivent permettre une amélioration rapide et pérenne de l’offre aux usagers.  Enfin, si les guichets ont certes fermé, un dispositif de proximité et d’accompagnement des usagers, et notamment de ceux ne disposant pas du matériel ou de la liaison informatique nécessaire, ou de ceux peu à l’aise avec le numérique, a été mis en place. Ainsi, 305 points numériques déployés dans les préfectures et les sous-préfectures permettent aux usagers peu habitués au numérique de faire leur demande, avec l’assistance d’un médiateur numérique (jeune en service civique). Des espaces numériques sont également accessibles, en particulier au sein des mairies et des maisons de services au public dont la vocation est de répondre aux besoins des citoyens éloignés des opérateurs publics, notamment en zones rurales. L’ensemble de ces mesures traduit l’engagement du Gouvernement à garantir un service de qualité pour tous les usagers sur l’ensemble du territoire national et à maintenir sa vigilance tout au long de la mise en œuvre de la réforme.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5574</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5117</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François-Michel Lambert</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[élus
	            Contrôle de l’application de la loi relative aux emplois familiaux
	            5574. — 20 février 2018. — M. François-Michel Lambert interroge M. le secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement, sur les moyens déployés pour s’assurer du respect la loi du 15 septembre 2017 dite loi pour la confiance dans la vie politique en ce qui concerne l’interdiction des emplois familiaux. La loi pour la confiance dans la vie politique a institué un titre IV intitulé « Dispositions relatives aux emplois de collaborateur parlementaire à l’Assemblée nationale et au Sénat, de collaborateur de ministre et de collaborateur d’élu local » interdisant à tout membre du Gouvernement mais encore, à tout député, sénateur, élu local, autorité territoriale, maire d’une commune ou d’un syndicat de communes de Nouvelle-Calédonie ou de Polynésie française d’embaucher au sein de leur cabinet ou en qualité de collaborateur parlementaire leur conjoint, partenaire lié par pacte civil de solidarité, concubin, ses propres parents, les parents du conjoint, le partenaire lié au conjoint du parent, ses enfants, les enfants qu’il a pu avoir avec son conjoint, le partenaire de l’un de ses enfants lié par pacte civil de solidarité ou enfin, le concubin de l’un de ses enfants en prévoyant, la cessation immédiate du contrat de travail les liant, si celui-ci avait été signé avant l’entrée en vigueur de la loi ou, à l’inverse, la nullité du contrat s’il venait à être signé postérieurement à l’entrée en vigueur de la loi. Ainsi, faudrait-il prévoir des moyens destinés à s’assurer de l’application de la loi. En effet, et bien que le Premier ministre est chargé de l’exécution des lois au titre de l’article 21 de la Constitution, une telle mise en œuvre ne peut se heurter au principe essentiel et inhérent à la République française qui est celui de la séparation des pouvoirs, empêchant toute immixtion de l’un quelconque des pouvoirs, dans la gestion des affaires internes de l’autre. Il lui demande dès lors, comment il compte s’assurer de l’application de cette loi. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5117</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans sa décision no 2017-752 DC du 8 septembre 2017, le Conseil constitutionnel a jugé que l’interdiction d’emploi introduite au paragraphe I de l’article 8 quater de l’ordonnance du 17 novembre 1958, d’une part, « ne porte que sur un nombre limité de personnes. Les dispositions de ce paragraphe ne privent ainsi pas le député ou le sénateur de son autonomie dans le choix de ses collaborateurs. Dès lors, elles ne méconnaissent pas le principe de la séparation des pouvoirs. ». Il a ajouté, d’autre part, que : « ce principe ne fait pas obstacle à ce que la loi soumette les députés ou les sénateurs à l’obligation de déclarer au bureau ou à l’organe chargé de la déontologie parlementaire de l’assemblée à laquelle ils appartiennent les membres de leur famille employés par eux comme collaborateur parlementaire. Il ne s’oppose pas non plus à ce que cet organe, dont le statut et les règles de fonctionnement sont déterminés par chaque assemblée, se prononce sur l’existence d’un manquement aux règles de déontologie résultant de cette situation et adresse des injonctions, dont la méconnaissance n’est pas pénalement sanctionnée, aux fins de faire cesser cette situation ».  Le mécanisme de contrôle repose en effet sur l’organe chargé de la déontologie dans chaque assemblée qui dispose d’un pouvoir d’injonction, sans sanctions pénales. Le caractère public de l’injonction qu’il rend est de nature à assurer la bonne exécution de cette mesure. Enfin, plus précisément, concernant les autorités territoriales, la loi du 15 septembre 2017 pour la confiance dans la vie politique modifie l’article 110 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale et interdit aux autorités territoriales de recruter un collaborateur de cabinet membre de leur famille proche. Les préfets ont reçu une circulaire du ministre d’Etat, ministre de l’intérieur, du 19 octobre 2017 présentant le dispositif législatif applicable aux élus locaux et demandant qu’il soit rendu compte de sa mise en œuvre. Il ressort que s’agissant des collaborateurs de cabinet en fonctions lors de l’entrée en vigueur de la loi, quinze d’entre eux ont fait l’objet d’un licenciement à ce titre. Concernant les recrutements de collaborateurs de cabinet intervenus depuis l’entrée en vigueur de la loi, ce sont des actes qui font l’objet d’une transmission obligatoire au représentant de l’Etat dans les départements en application de l’article L. 2131-2 du code général des collectivités territoriales et qui peuvent être déférés au tribunal administratif lorsque celui-ci les estime contraires à la légalité en application de l’article L. 2131-6 de ce même code. Il est par ailleurs rappelé que, conformément aux instructions permanentes du 25 janvier 2012 portant définition nationale des actes prioritaires en matière de contrôle de légalité et du 2 mars 2012 relative aux axes prioritaires du contrôle de légalité en matière de fonction publique territoriale, les actes relatifs aux collaborateurs de cabinet sont au nombre des priorités nationales du contrôle, avec pour objectif un taux de contrôle de 100 %.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5575</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5118</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François-Michel Lambert</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[élus
	            Nombre d’élus concernés par l’interdiction des emplois familiaux
	            5575. — 20 février 2018. — M. François-Michel Lambert interroge M. le secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement, sur le nombre d’élus concernés par l’entrée en vigueur de la loi du 15 septembre 2017 dite, loi pour la confiance dans la vie politique. La loi pour la confiance dans la vie politique a institué un titre IV intitulé « Dispositions relatives aux emplois de collaborateur parlementaire à l’Assemblée nationale et au Sénat, de collaborateur de ministre et de collaborateur d’élu local » visant à interdire pour tout membre du Gouvernement mais encore, à tout député, sénateur, autorité territoriale, maire d’une commune ou d’un syndicat de communes de Nouvelle-Calédonie ou de Polynésie française d’embaucher au sein de son cabinet ou en qualité de collaborateur parlementaire leur conjoint, partenaire lié par pacte civil de solidarité, concubin, ses propres parents, les parents du conjoint, le partenaire lié au conjoint du parent, ses enfants, les enfants qu’il a pu avoir avec son conjoint, le partenaire de l’un de ses enfants lié par pacte civil de solidarité ou enfin, le concubin de l’un de ses enfants à peine de devoir mettre un terme, dans un délai de trois mois, à la situation dans lequel ce-dernier se trouve. Il lui demande quel est le nombre d’élus concernés par cette mesure. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5118</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[S’agissant de l’interdiction pour les députés ou les sénateurs d’employer en tant que collaborateur parlementaire parmi les membres de la famille proche, 21 collaborateurs sont entrés dans le champ de la procédure de licenciement instituée par la loi du 15 septembre 2017, à l’Assemblée nationale. Pour le Sénat, ce chiffre s’élève également à 21. S’agissant de l’interdiction d’emploi des collaborateurs de cabinet membres de la famille proche de l’autorité territoriale, énoncée à l’article 110 de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale, depuis la loi du 15 septembre 2017 pour la confiance dans la vie politique, le ministre d’Etat, ministre de l’intérieur, a connaissance de quinze collaborateurs de cabinet, relevant de l’interdiction d’emploi, qui ont fait l’objet d’un licenciement. Onze maires, deux présidents de conseil départemental et un président de collectivité territoriale à statut particulier sont concernés.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>8159</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5118</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Jumel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[famille
	            Débirentier et prestation compensatoire avant 2000
	            8159. — 8 mai 2018. — M. Sébastien Jumel attire l’attention de Mme la garde des sceaux, ministre de la justice, sur le fait qu’avant la loi no 2000-596 du 20 juin 2000 relative à la prestation compensatoire en matière de divorce, lorsqu’un des époux était condamné à verser une rente viagère de prestation compensatoire à son ex époux (se), cette disposition était sans limite de durée. Au terme d’une modification de la loi en 2004, sur les conséquences financières d’un divorce, celle-ci permet de demander la révision de la rente lorsque son maintien en l’état a pour conséquence de procurer un avantage manifestement excessif. Cet avantage financier se complique au décès du débirentier puisqu’au moment du partage de la succession, l’actif est amputé de la dette que représente cette rente, transformée en capital, en application d’un barème prohibitif. Dans ces conditions, ces personnes vivent dans la hantise de laisser à leurs héritiers une situation délicate. Pour des raisons également financières ou d’un résultat hasardeux elles n’osent entamer des recours judiciaires. En conséquence, ces familles recomposées se retrouvent avec des charges financières et morales. À ce jour, seulement 2 % des débirentiers se saisissent de cette procédure. Par conséquent, devant cette situation dédaléenne, il ne serait pas inéquitable que cette dette s’éteigne au décès du débirentier. Il souhaite que le Gouvernement règle cette situation.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5118</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La question porte sur la prestation compensatoire fixée sous forme de rente viagère avant l’entrée en vigueur de la loi du 30 juin 2000 relative à la prestation compensatrice en matière de divorce. La transmissibilité passive de la prestation compensatoire, qui implique qu’au décès du débiteur ses héritiers continuent de verser la prestation compensatoire avait pu avoir des conséquences difficilement tolérables lorsque le créancier remarié disposait de revenus supérieurs à ceux du débiteur soumis à de nouvelles charges de famille. Néanmoins, des situations tout aussi difficiles devaient être prises en considération, à savoir celles des premières épouses ne tenant leur survie que de leur ex-conjoint, pour avoir fait le choix d’une famille plutôt que d’une carrière. C’est la raison pour laquelle la loi du 30 juin 2000 a conservé le principe de la transmissibilité de la prestation compensatoire aux héritiers, conformément au droit commun des successions. Néanmoins cette transmissibilité a été considérablement aménagée afin d’alléger la charge pesant sur les héritiers du débiteur. C’est ainsi que tout d’abord la même loi du 30 juin 2000 a instauré une déduction automatique du montant de la prestation compensatoire des pensions de réversion versées au conjoint divorcé au décès de son ex-époux. Ensuite, la loi du 26 mai 2004 est venue préciser que le paiement de la prestation compensatoire est prélevé sur la succession et dans la limite de l’actif successoral. Ainsi en cas d’insuffisance d’actif, les héritiers ne seront pas tenus sur leurs biens propres. Par ailleurs, cette même loi a consacré l’automaticité de la substitution d’un capital à une rente, sauf accord unanime des héritiers. Le barème de capitalisation prend en compte les tables de mortalité de l’INSEE ainsi que d’un taux de capitalisation de 4%. Lorsque les héritiers ont décidé de maintenir la rente en s’obligeant personnellement au paiement de cette prestation, la loi leur a ouvert une action en révision, en suspension ou en suppression de la rente viagère en cas de changement important dans les ressources ou les besoins de l’un ou l’autre des parties, y compris pour les rentes allouées avant l’entrée en vigueur de la loi. Enfin, pour les rentes viagères fixées antérieurement au 1er juillet 2000, il a été prévu une faculté supplémentaire de révision, de suspension ou de suppression lorsque leur maintien en l’état procurerait au créancier un avantage manifestement excessif au regard de l’âge et l’état de santé du créancier. La loi no 2015-177 du 16 février 2015 a précisé qu’il était également tenu compte de la durée du versement de la rente et du montant déjà versé.   Le dispositif issu de ces lois successives est ainsi équilibré, et leur révision ne fait pas partie des projets actuels du gouvernement.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>8300</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5119</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gabriel Attal</parlementaire><ministreQuestion>Mme la garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[famille
	            Prestation compensatoire
	            8300. — 15 mai 2018. — M. Gabriel Attal attire l’attention de Mme la garde des sceaux, ministre de la justice, sur les divorcés d’avant la loi 2000 qui ont été condamnés à verser à leur ex-épouse une rente viagère de prestation compensatoire. À la fois dette et prestation alimentaire, cette rente versée depuis souvent plus de vingt ans représente en moyenne une somme totale de plus de 150 000 euros. Pour mémoire il est indiqué qu’après la loi 2000 sur le divorce la moyenne des sommes demandées sous la forme des capitaux et payables en 8 ans n’est que de 50 000 euros. La loi de 2004 sur le divorce a ouvert la possibilité de demander une révision ou une suppression de cette rente. Mais très peu de divorcés ont utilisé cette procédure. Certes le dernier amendement modifiant le premier alinéa de l’article 33-VI de loi no 2004-439 relative au divorce, a permis d’améliorer la situation de quelques débirentiers. Les recours ainsi entamés ont, dans la plupart des cas, conduit à une diminution, voire à une suppression de la prestation compensatoire. Il lui demande ce qu’il est prévu de faire pour remédier à cette situation.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5119</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La question porte sur prestation compensatoire fixée sous forme de rente viagère avant l’entrée en vigueur de la loi du 30 juin 2000 relative à la prestation compensatrice en matière de divorce.  La transmissibilité passive de la prestation compensatoire, qui implique qu’au décès du débiteur ses héritiers continuent de verser la prestation compensatoire avait pu avoir des conséquences difficilement tolérables lorsque le créancier remarié disposait de revenus supérieurs à ceux du débiteur soumis à de nouvelles charges de famille. Néanmoins, des situations tout aussi difficiles devaient être prises en considération, à savoir celles des premières épouses ne tenant leur survie que de leur ex-conjoint, pour avoir fait le choix d’une famille plutôt que d’une carrière. C’est la raison pour laquelle la loi du 30 juin 2000 a conservé le principe de la transmissibilité de la prestation compensatoire aux héritiers, conformément au droit commun des successions.  Néanmoins cette transmissibilité a été considérablement aménagée afin d’alléger la charge pesant sur les héritiers du débiteur.  C’est ainsi que tout d’abord la même loi du 30 juin 2000 a instauré une déduction automatique du montant de la prestation compensatoire des pensions de réversion versées au conjoint divorcé au décès de son ex-époux.  Ensuite, la loi du 26 mai 2004 est venue préciser que le paiement de la prestation compensatoire est prélevé sur la succession et dans la limite de l’actif successoral. Ainsi en cas d’insuffisance d’actif, les héritiers ne seront pas tenus sur leurs biens propres.  Par ailleurs, cette même loi a consacré l’automaticité de la substitution d’un capital à une rente sauf accord unanime des héritiers. Le barème de capitalisation prend en compte les tables de mortalité de l’INSEE ainsi que d’un taux de capitalisation de 4%.  Lorsque les héritiers ont décidé de maintenir la rente en s’obligeant personnellement au paiement de cette prestation, la loi leur a ouvert une action en révision, en suspension ou en suppression de la rente viagère en cas de changement important dans les ressources ou les besoins de l’un ou l’autre des parties, y compris pour les rentes allouées avant l’entrée en vigueur de la loi. Enfin, pour les rentes viagères fixées antérieurement au 1er juillet 2000, il a été prévu une faculté supplémentaire de révision, de suspension ou de suppression lorsque leur maintien en l’état procurerait au créancier un avantage manifestement excessif au regard de l’âge et l’état de santé du créancier. La loi no 2015-177 du 16 février 2015 a précisé qu’il était également tenu compte de la durée du versement de la rente et du montant déjà versé.  Le dispositif issu de ces lois successives est ainsi équilibré, et leur révision ne fait pas partie des projets actuels du gouvernement.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>8707</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5120</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Benoit Simian</parlementaire><ministreQuestion>Mme la garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[famille
	            Suppression de la prestation compensatoire
	            8707. — 29 mai 2018. — M. Benoit Simian attire l’attention de Mme la garde des sceaux, ministre de la justice sur les divorcés d’avant la loi no 2000-596 du 20 juin 2000 qui ont été condamnés à verser à leur ex-épouse une rente viagère de prestation compensatoire. À la fois dette et prestation alimentaire, cette rente versée depuis souvent plus de vingt ans représente en moyenne une somme totale de plus de 150 000 euros. Pour mémoire il est indiqué qu’après la loi de 2000 sur le divorce la moyenne des sommes demandées sous la forme des capitaux et payables en 8 ans n’est que de 50 000 euros. La loi de 2004 sur le divorce a ouvert la possibilité de demander une révision ou une suppression de cette rente. Mais très peu de divorcés ont utilisé cette procédure. Certes le dernier amendement modifiant le premier alinéa de l’article 33-VI de la loi no 2004-439 relative au divorce, a permis d’améliorer la situation de quelques débirentiers. Les recours ainsi entamés ont, dans la plupart des cas, conduit à une diminution, voire à une suppression de la prestation compensatoire. Cependant, nombreux sont encore les débirentiers, qui faute de moyens financiers, n’osent pas demander cette révision. Il lui demande ce qu’il est prévu de faire pour remédier à cette situation.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5120</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La question porte sur la prestation compensatoire fixée sous forme de rente viagère avant l entrée en vigueur de la loi du 30 juin 2000 relative à la prestation compensatrice en matière de divorce. La transmissibilité passive de la prestation compensatoire, qui implique qu au décès du débiteur ses héritiers continuent de verser la prestation compensatoire avait pu avoir des conséquences difficilement tolérables lorsque le créancier remarié disposait de revenus supérieurs à ceux du débiteur soumis à de nouvelles charges de famille. Néanmoins, des situations tout aussi difficiles devaient être prises en considération, à savoir celles des premières épouses ne tenant leur survie que de leur ex-conjoint, pour avoir fait le choix d une famille plutôt que d une carrière. C est la raison pour laquelle la loi du 30 juin 2000 a conservé le principe de la transmissibilité de la prestation compensatoire aux héritiers, conformément au droit commun des successions. Néanmoins cette transmissibilité a été considérablement aménagée afin d alléger la charge pesant sur les héritiers du débiteur. C est ainsi que tout d abord la même loi du 30 juin 2000 a instauré une déduction automatique du montant de la prestation compensatoire des pensions de réversion versées au conjoint divorcé au décès de son ex-époux. Ensuite, la loi du 26 mai 2004 est venue préciser que le paiement de la prestation compensatoire est prélevé sur la succession et dans la limite de l actif successoral. Ainsi en cas d insuffisance d actif, les héritiers ne seront pas tenus sur leurs biens propres. Par ailleurs, cette même loi a consacré l automaticité de la substitution d un capital à une rente, sauf accord unanime des héritiers. Le barème de capitalisation prend en compte les tables de mortalité de l INSEE ainsi que d un taux de capitalisation de 4%. Lorsque les héritiers ont décidé de maintenir la rente en s’obligeant personnellement au paiement de cette prestation, la loi leur a ouvert une action en révision, en suspension ou en suppression de la rente viagère en cas de changement important dans les ressources ou les besoins de l un ou l autre des parties, y compris pour les rentes allouées avant l entrée en vigueur de la loi. Enfin, pour les rentes viagères fixées antérieurement au 1er juillet 2000, il a été prévu une faculté supplémentaire de révision, de suspension ou de suppression lorsque leur maintien en l’état procurerait au créancier un avantage manifestement excessif au regard de l âge et l état de santé du créancier. La loi no 2015-177 du 16 février 2015 a précisé qu il était également tenu compte de la durée du versement de la rente et du montant déjà versé. Le dispositif issu de ces lois successives est ainsi équilibré, et leur révision ne fait pas partie des projets actuels du gouvernement.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1119</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5121</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Stéphanie Kerbarh</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[énergie et carburants
	            Part de l’énergie éolienne en 2025
	            1119. — 19 septembre 2017. — Mme Stéphanie Kerbarh interroge M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur la part de l’énergie éolienne en France. La loi de transition énergétique pour la croissance verte du 17 août 2015 prévoit de porter la part du nucléaire dans la production d’électricité à 50 % à l’horizon 2025 et la part des énergies renouvelables à 23 % de la consommation finale brute d’énergie en 2020. Aujourd’hui, l’énergie éolienne fournit 3,9 % de la production d’électricité en France. Par conséquent, elle souhaiterait connaître la part d’énergie éolienne que le Gouvernement prévoit dans la production d’électricité à l’horizon 2025 et quelle politique d’implantation des éoliennes il souhaite mener.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5121</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La loi de transition énergétique pour la croissance verte du 17 août 2015 fixe un objectif de 32 % d’énergies renouvelables dans la consommation énergétique française en 2030 et de 40 % dans la production d’électricité. L’éolien constitue, avec le solaire photovoltaïque, une des principales filières pour atteindre ces objectifs. La programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), outil de pilotage de la politique énergétique, décline ces objectifs en fixant pour 2018 et 2023 des objectifs pour l’ensemble des filières de production d’énergie renouvelable. Pour ce qui concerne l’énergie éolienne, cela se traduit par une puissance cible de 15 GW en 2018 et située entre 21,8 et 26 GW en 2023. Après deux années records en termes de raccordement, la puissance raccordée en France atteint en 2017 près de 13,5 GW. La révision de la PPE confirmera, d’ici la fin de l’année, les ambitions de la France en la matière et permettra une visibilité à long terme (2028) pour les acteurs de la filière. Cette révision est actuellement en phase de débat public.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4336</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5121</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Panonacle</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[énergie et carburants
	            Financement de projets dans le domaine maritime
	            4336. — 2 janvier 2018. — Mme Sophie Panonacle interroge M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur le financement de projets dans le domaine maritime. Les professionnels du secteur maritime rencontrent de réelles difficultés pour financer leurs projets, notamment dans le cadre de la transition énergétique avec le gaz naturel liquide, les énergies marines renouvelables et la constitution d’une flotte stratégique. Aussi, ils attendent la création d’un fonds d’investissement public piloté par la Caisse des dépôts et la Banque publique d’investissement. Ces deux établissements pourraient soutenir des projets en apportant des capitaux propres et de ce fait, entraîner des banques et des investisseurs privés à s’y engager. La Banque européenne d’investissement a, par ailleurs, toute légitimité pour s’associer à ce type d’opération. Elle lui demande si le Gouvernement est prêt à soutenir la création de ce fonds d’investissement public.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5121</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement est conscient des difficultés rencontrées par les professionnels du secteur maritime français pour financer leurs projets d’investissement et de renouvellement de leur flotte alors même qu’ils sont confrontés aux défis de la transition énergétique. Au regard de ces difficultés, le Conseil supérieur de la marine marchande a lancé un groupe de travail sur le financement des navires qui identifie les instruments financiers qu’il serait possible de mettre en place pour répondre aux besoins de financement de certains armateurs. Au-delà des organismes publics, une trentaine d’entretiens auprès des armateurs, des grandes banques françaises, des gestionnaires de fonds d’investissement et de cabinets d’avocats spécialisés, ont été conduits dans le cadre de ce groupe de travail. Le Gouvernement soutient pleinement les travaux du Conseil supérieur de la marine marchande en la matière et attend ses conclusions. En effet, la question du financement des navires représente un élément essentiel de la compétitivité des armateurs et de l’attractivité de la France dans le secteur maritime.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6289</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5121</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Testé</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[énergie et carburants
	            Déploiement des compteurs « Linky »
	            6289. — 13 mars 2018. — M. Stéphane Testé appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur les inquiétudes suscitées auprès de nombreux habitants par l’installation des compteurs communicants « Linky ». Débuté le 1er décembre 2015, ce déploiement généralisé est source de nombreuses interrogations des consommateurs en matière de santé (ondes électriques), de sécurité (incendie), de respect de la vie privée (possible utilisation des données personnelles) et enfin d’impact économique (augmentation des prix). Après de nombreux débats dans la presse et au sein de la population sur les conséquences sanitaires qui ont interpelé les citoyens sur l’utilité et l’efficacité de ces compteurs, c’est maintenant la Cour des comptes qui s’interroge et déplore un « défaut de pilotage » de la part de l’État et d’Enedis, en ce qui concerne la pédagogie et la communication. Il lui indique que, par conséquent, les maires rencontrent des difficultés à apporter aux habitants des réponses scientifiquement fondées qui permettraient de lever les doutes. Les réunions et les documents d’information qui peuvent être mis à disposition du public n’apparaissent pas toujours suffisamment fiables pour lever les inquiétudes. Il souhaiterait donc savoir comment le Gouvernement compte donner les outils et les éléments nécessaires, particulièrement aux élus locaux, pour répondre à l’ensemble des interrogations que pose l’installation des compteurs « Linky ».]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5121</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La directive de 2009 sur le marché intérieur de l’électricité fixe des objectifs ambitieux de déploiement de compteurs communicants, visant à équiper 80 % des foyers de tels dispositifs d’ici à 2020. À la suite d’une phase d’expérimentation portant sur le déploiement de 300 000 compteurs dans les régions de Tours et de Lyon, la Commission de régulation de l’énergie a procédé en 2011 à une évaluation favorable du dispositif. Les pouvoirs publics ont donc décidé de procéder à la généralisation du déploiement des compteurs communicants sur l’ensemble du territoire national. La mise en œuvre des nouveaux compteurs communicants permettra d’effectuer à distance, sans présence du consommateur, des opérations, comme la relève des consommations ou les changements de puissance d’abonnement. La facturation s’effectuera sur la base de données réelles et non plus d’estimations, évitant ainsi les régularisations fréquentes, en plus ou en moins, des factures estimées. La mise en place des compteurs Linky n’aura pas d’impact sur les anciens contrats et n’occasionnera pas de surcoût. Par ailleurs, le compteur pourra favoriser l’apparition de nouvelles offres tarifaires, mieux adaptées aux besoins des consommateurs. Enfin, il donnera la possibilité aux consommateurs de mieux connaître leur consommation et pourra faciliter l’émergence de services de maîtrise des consommations, auxquels il servira de support. Le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, attache une grande importance aux enjeux de sécurité et de confidentialité des données énergétiques. Des mesures réglementaires ont été prises pour garantir la confidentialité des données, en prévoyant notamment que la communication de ces données ne peut avoir lieu sans l’autorisation préalable de l’usager, y compris vis-à-vis d’Enedis qui ne peut pas disposer des courbes de charge sans autorisation des consommateurs. Les recommandations en matière de protection des données collectées par les compteurs communicants adoptées par la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) le 20 avril 2017 ont en particulier été prises en compte, notamment dans le décret du 10 mai 2017 qui précise les modalités de mise à disposition des données de comptage à des tiers avec l’accord de l’usager concerné. L’article R. 341-5 du code de l’énergie précise ainsi que « chaque utilisateur des réseaux publics d’électricité a la libre disposition des données relatives à sa production ou à sa consommation enregistrées par les dispositifs de comptage. » Dans le cas des compteurs communicants, le deuxième alinéa de l’article R. 341-21 du code de l’énergie précise que la courbe de charge est enregistrée localement dans les compteurs au pas horaire, sauf refus express du consommateur. Le troisième alinéa du même article indique que la collecte de cette courbe dans le système informatique du gestionnaire de réseau ne peut être effectuée qu’à la demande du consommateur (article R. 341-21 du code de l’énergie). D’un point de vue technique, le compteur Linky est un équipement électrique basse puissance, dont le rayonnement est équivalent à celui d’un compteur bleu électronique. Afin d’étudier les enjeux de ces compteurs en termes d’ondes, deux campagnes de mesures de l’exposition du public aux ondes électromagnétiques des compteurs communicants Linky ont été réalisées par l’Agence nationale des fréquences (ANFR) et par l’Institut national de l’environnement de l’environnement industriel et des risques (INERIS), en laboratoire et sur le terrain. Les résultats sont cohérents et montrent une exposition spécifique liée à l’usage du « courant porteur en ligne » très faible, confirmée par l’étude de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) de 2016-2017. Les ondes émises par le système Linky sont inférieures aux plafonds prévus par les normes sanitaires définies au niveau européen et français en matière d’exposition du public aux champs électromagnétiques : elles sont du même ordre de grandeur que les ondes émises par un téléviseur, ou un écran cathodique, et largement inférieures à des plaques de cuisson. L’analyse des cas d’incendie que le ministre d’État a demandée à Enedis montre que le risque d’incendie est indépendant de la nature du compteur (électromécanique, compteur bleu, Linky). En outre, sur les incendies signalés auprès d’Enedis en 2017, aucun n’implique le compteur Linky lui-même selon les rapports des experts d’assurance. Le ministre d’État a demandé à Enedis de veiller attentivement à la bonne réalisation des travaux d’installation pour limiter le risque d’incendie. Le site internet du ministère a été mis à jour depuis le dépôt de cette question afin de fournir les éléments de réponse aux principales questions que peuvent se poser les consommateurs. Le ministre encourage la consultation de ce site et invite à demander tout complément à Enedis.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6292</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5123</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alain Bruneel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[énergie et carburants
	            Moratoire sur le déploiement du compteur Linky
	            6292. — 13 mars 2018. — M. Alain Bruneel alerte M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur le mouvement de contestation grandissant d’opposition au déploiement des compteurs communicants Linky par Enedis gestionnaire du réseau électrique national. Les arguments exposés par les usagers, associations et collectivités locales opposés au déploiement des compteurs sont de plusieurs natures. Ces derniers s’interrogent sur la priorité accordée par les pouvoirs publics au déploiement des compteurs Linky pour un coût évalué entre 5 et 8 milliards d’euros alors que des investissements conséquents sont nécessaires pour assurer la sûreté du parc nucléaire national ou pour lutter contre la précarité énergétique de nombreux foyers. Le remplacement de 35 millions de compteurs fonctionnels à l’heure de la sobriété énergétique fait également débat. Des doutes pèsent également sur la sincérité du chiffrage financier de l’opération, théoriquement neutre, du fait d’une durée de vie des compteurs Linky fixée à 20 ans alors que la technologie employée réduit plus vraisemblablement celle-ci à 15 années. En termes de moyens humains, Enedis entend supprimer 10 000 emplois de releveurs de compteurs lorsque le réseau de relève automatique sera opérationnel. Aussi, les opposants au déploiement du compteur Linky estiment que l’opération sera globalement négative pour l’emploi national une fois l’opération de pose achevée d’autant plus que 3 des 6 fournisseurs de compteurs Linky sont étrangers. Sur le compteur en tant que tel, les opposants font état de craintes liées à la sécurité des installations électriques et des équipements individuels reliés au réseau électrique. Le responsable du déploiement de Linky reconnaissait en janvier 2016 huit déclarations d’incendie suite à la pose du compteur lors de la phase d’expérimentation pour 300 000 compteurs remplacés. En appliquant ce ratio aux 35 millions de compteurs à remplacer, les détracteurs de Linky estiment que c’est 933 incendies qui pourraient être causés suite au remplacement des compteurs. Une crainte d’autant plus forte que des doutes planent sur les compétences des salariés des sociétés sous-traitantes d’Enedis formés dans la précipitation, rémunérés à hauteur du SMIC et auxquels on fixe des objectifs journaliers de poses de compteurs qui n’est pas sans générer des interrogations sur la qualité du travail parfois effectué. Si la presse régionale s’est faite l’écho de quelques incendies d’origine électrique il ressort d’une enquête réalisée par l’UFC-Que Choisir auprès de ses adhérents que 26 % des 2 000 ménages ayant répondu au questionnaire de l’UFC déclarent subir ou avoir subi des dysfonctionnements sur des appareils électriques suite à la pose des nouveaux compteurs. Ce taux d’insatisfaction est jugé anormalement élevé par les experts en statistiques de l’UFC-Que choisir. Selon cette même enquête, Enedis refuse 9 fois sur 10 de reconnaître une quelconque responsabilité lorsqu’un problème technique lui est signalé par un usager sur l’un de ses appareils domestiques. Des témoignages d’usagers mécontents des pratiques de certains installateurs de compteurs se font également jour tels que des propos relevant de la menace ou encore, des coupures sauvages d’électricité effectuées sur les compteurs accessibles à l’extérieur des logements, sans informations préalables aux usagers. Les communes propriétaires des compteurs électriques s’interrogent sur d’éventuelles mises en cause de leur responsabilité juridique en cas de préjudices imputables au compteur communiquant. Les opposants à Linky refusent que leurs données de consommation soient collectées à des fins de prospections commerciales considérant qu’aucune société n’a à connaître leurs habitudes de vie. Une fois installé, rien de permet de préfigurer de l’usage qui sera fait de Linky en cas d’évolution de la législation sur la collecte des données personnelles. De plus, le compteur communiquant permet de moduler à distance la consommation électrique des abonnés et de réduire celle-ci en cas d’insuffisance de la production sans aucune considération sur l’impact éventuel de la réduction de puissance sur les appareils des ménages. Avec ce compteur les fournisseurs d’énergie escomptent réaliser des profits supplémentaire en contraignant les abonnés à augmenter la puissance de leurs contrats de fourniture d’électricité du fait de la moindre marge de tolérance des compteurs Linky. De même, le compteur communicant dote les fournisseurs d’électricité d’un pouvoir de pression exorbitant sur les abonnés en situation d’impayés en permettant de procéder à des coupures ou des réductions de fournitures d’énergie à distance. Enedis argue que les compteurs Linky permettront de réaliser des économies, dans les faits peu d’usagers scrutent leur consommation au quotidien. Si le remplacement des compteurs est financé par les abonnés par le biais du TURPE, l’installation d’un afficheur déporté qui faciliterait la lecture des consommations en temps réels sera pour sa part facturée aux abonnés qui en feront la demande. De plus, comme tout système connecté Linky n’est pas à l’abri d’attaques de pirates informatiques, en particulier de puissances étrangères qui chercheraient à déstabiliser le pays. Enfin, il y a un débat sur les conséquences sanitaires liées à l’exposition aux rayonnements émis par la technologie CPL employée par les compteurs communicants lesquels se surajouteraient aux autres sources d’émissions. Au regard de ces éléments, plusieurs pays membres de l’Union européenne ont fait le choix de restreindre le déploiement des compteurs communicants aux gros consommateurs, comme l’Allemagne, ou ont tout simplement renoncé à créer un réseau de compteurs intelligents tels que la Belgique, la République tchèque ou la Lituanie. Face à une mobilisation grandissante de citoyens refusant l’installation des compteurs communicants, plusieurs municipalités (445 recensées au 1er décembre 2017) ont pris des arrêtés imposant l’arrêt de la pose des compteurs en usant de leur pouvoir de police. Malgré ces arrêtés municipaux en vigueur les sociétés sous-traitantes d’Enedis continuent de vouloir poser les compteurs Linky chez les particuliers engendrant ainsi des tensions supplémentaires avec les usagers. À titre principal, il lui demande de bien vouloir surseoir au déploiement des compteurs communicants sur le territoire national en décrétant un moratoire national immédiat sur le déploiement du compteur Linky. À défaut, il lui demande de préciser les dispositions qu’il entend prendre pour permettre aux particuliers qui refuseraient l’installation de compteurs communicants à leurs domiciles, de pouvoir continuer de bénéficier de l’accès au réseau électrique avec les mêmes conditions tarifaires que les usagers disposant d’un compteur Linky, les premiers contribuant également au TURPE. De même, il lui demande de garantir l’incessibilité, notamment à des fins commerciales, des données collectées par les compteurs communicants. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5123</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La directive de 2009 sur le marché intérieur de l’électricité fixe des objectifs ambitieux de déploiement de compteurs communicants, visant à équiper 80 % des foyers de tels dispositifs d’ici à 2020. À la suite d’une phase d’expérimentation portant sur le déploiement de 300 000 compteurs dans les régions de Tours et de Lyon, la Commission de régulation de l’énergie a procédé en 2011 à une évaluation favorable du dispositif. Les pouvoirs publics ont donc décidé de procéder à la généralisation du déploiement des compteurs communicants sur l’ensemble du territoire national. La mise en œuvre des nouveaux compteurs communicants permettra d’effectuer à distance, sans présence du consommateur, des opérations, comme la relève des consommations ou les changements de puissance d’abonnement. La facturation s’effectuera sur la base de données réelles et non plus d’estimations, évitant ainsi les régularisations fréquentes, en plus ou en moins, des factures estimées. La mise en place des compteurs Linky n’aura pas d’impact sur les anciens contrats et n’occasionnera pas de surcoût. Par ailleurs, le compteur pourra favoriser l’apparition de nouvelles offres tarifaires, mieux adaptées aux besoins des consommateurs. Enfin, il donnera la possibilité aux consommateurs de mieux connaître leur consommation et pourra faciliter l’émergence de services de maîtrise des consommations, auxquels il servira de support. Le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, attache une grande importance aux enjeux de sécurité et de confidentialité des données énergétiques. Des mesures réglementaires ont été prises pour garantir la confidentialité des données, en prévoyant notamment que la communication de ces données ne peut avoir lieu sans l’autorisation préalable de l’usager, y compris vis-à-vis d’Enedis qui ne peut pas disposer des courbes de charge sans autorisation des consommateurs. Les recommandations en matière de protection des données collectées par les compteurs communicants adoptées par la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) le 20 avril 2017 ont en particulier été prises en compte, notamment dans le décret du 10 mai 2017 qui précise les modalités de mise à disposition des données de comptage à des tiers avec l’accord de l’usager concerné. L’article R. 341-5 du code de l’énergie précise ainsi que « chaque utilisateur des réseaux publics d’électricité a la libre disposition des données relatives à sa production ou à sa consommation enregistrées par les dispositifs de comptage. » Dans le cas des compteurs communicants, le deuxième alinéa de l’article R. 341-21 du code de l’énergie précise que la courbe de charge est enregistrée localement dans les compteurs au pas horaire, sauf refus express du consommateur. Le troisième alinéa du même article indique que la collecte de cette courbe dans le système informatique du gestionnaire de réseau ne peut être effectuée qu’à la demande du consommateur (article R. 341-21 du code de l’énergie). Par ailleurs, l’obligation légale de la mise en œuvre des compteurs communicants par les gestionnaires de réseaux publics de transport et de distribution d’électricité entre dans le cadre des contrats de concession entre ces derniers et les collectivités locales. Ceux-ci prévoient que le gestionnaire de réseau est responsable de l’entretien, du suivi et du remplacement du compteur. Les collectivités territoriales ne peuvent donc pas faire obstacle au déploiement des compteurs Linky. En particulier, une délibération d’un conseil municipal s’opposant au déploiement des compteurs Linky serait entachée d’illégalité, comme l’ont déjà confirmé plusieurs juridictions. Le remplacement du compteur est de la responsabilité du gestionnaire de réseau, dans le cadre de ses obligations réglementaires et contractuelles. Dans le cadre de son contrat unique ou de son contrat avec le gestionnaire de réseau, le client s’engage à permettre l’accès au compteur pour le gestionnaire de réseau. En tout état de cause, ce dernier doit procéder au remplacement du compteur en respectant notamment le droit de la propriété lorsque le compteur n’est pas situé sur l’espace public ou dans un endroit accessible. Lorsque le client refuse l’accès au compteur, les équipes de pose ne pourront donc pas procéder au remplacement du compteur. Toutefois, un client ayant refusé la pose d’un compteur communiquant ne pourra prétendre à bénéficier des avantages tarifaires qu’il propose et les prestations actuellement gratuites, comme les relevés de compteur par les agents, lui seront alors facturées, conformément au catalogue des prestations validé par la Commission de régulation de l’énergie. Enfin, Enedis procède à l’installation d’environ 30 000 compteurs par jour. L’installation d’un compteur est effectuée en 27 minutes en moyenne (pour un plan de déploiement prévoyant 30 minutes par compteur). La durée prévue paraît donc adaptée. Les travaux réalisés par les équipes de pose sont régulièrement contrôlés par Enedis. Quelques dysfonctionnements et incendies ont été constatés mais le taux observé est très faible et l’analyse des cas d’incendie que le ministre d’État a demandée à Enedis montre que le risque d’incendie est indépendant de la nature du compteur (que ce soit un compteur électromécanique, un compteur bleu ou un compteur communicant). Le ministre d’État a demandé à Enedis de veiller attentivement à la bonne réalisation des travaux d’installation afin de diminuer encore ce nombre. En résumé, le cadre juridique et technique du déploiement de Linky est à même de garantir la sécurité des personnes, des installations et des données des particuliers. Les particuliers peuvent refuser l’installation du compteur dans leur domicile, mais ils devront alors prendre à leur charge les surcoûts tarifaires générés par leur refus.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6781</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5131</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Alauzet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[énergie et carburants
	            Accès aux informations concernant la consommation d’éléctricité - Compteur Linky
	            6781. — 27 mars 2018. — M. Éric Alauzet* attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur le déploiement des compteurs Linky en France, et plus précisément, sur les problématiques relatives aux objectifs de maîtrise de consommation d’énergie auxquels il ne semble pas répondre en l’état. Alors que dans son rapport annuel, la Cour des comptes rappelle que le coût du déploiement des compteurs est couvert dans « des conditions avantageuses pour Enedis » par les consommateurs, les magistrats relèvent également les insuffisances techniques du compteur. Le rapport rejoint en effet les conclusions de l’association de consommateurs UFC-Que Choisir qui avait déjà alerté sur le fait que les informations auxquelles auront accès les utilisateurs ne sont ni assez nombreuses, ni suffisamment accessibles afin de faire du Linky un véritable outil de maîtrise de leur consommation. En effet, l’affichage déporté, permettant une information en temps réel plus complète et lisible, est limité aux seuls ménages précaires et les portails Internet du distributeur et des fournisseurs ne permettent pas une information détaillée et circonstanciée. Comme le mentionnent pourtant les magistrats, « la connaissance par l’usager de sa consommation d’électricité à un laps de temps suffisamment court constitue un prérequis à la mise en place de toute action de maîtrise de la consommation d’énergie à un niveau individuel ». Par ailleurs dès 2010, le directeur des énergies renouvelables de l’ADEME demandait déjà que le compteur dispose d’un afficheur déporté, solution d’information en temps réel en kWh et en euros, comme cela a pu se faire ailleurs en Europe, notamment au Royaume-Uni. Le médiateur national de l’énergie a également plaidé pour la généralisation d’un tel dispositif. Un tel dispositif et une meilleure information sont par ailleurs réclamés par plus de 150 000 citoyens qui ont signé une pétition en ce sens. Au vu de ces éléments, il lui demande de bien vouloir lui indiquer les intentions du Gouvernement en ce qui concerne l’accès des consommateurs à leur consommation d’énergie et les améliorations au dispositif qu’il entend apporter.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6782</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5131</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nathalie Sarles</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[énergie et carburants
	            Accès des consommateurs à leur consommation d’énergie
	            6782. — 27 mars 2018. — Mme Nathalie Sarles* attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur le déploiement des compteurs Linky en France, et plus précisément, sur les problématiques relatives aux objectifs de maitrise de consommation d’énergie auxquels il ne semble pas répondre en l’état. Alors que dans son rapport annuel, la Cour des comptes rappelle que le coût du déploiement des compteurs est couvert dans « des conditions avantageuses pour Enedis » par les consommateurs, les magistrats relèvent également les insuffisances techniques du compteur. Le rapport rejoint en effet les conclusions de l’association de consommateurs UFC-Que Choisir qui avait déjà alerté sur le fait que les informations auxquelles auront accès les utilisateurs ne sont ni assez nombreuses, ni suffisamment accessibles afin de faire du Linky un véritable outil de maîtrise de leur consommation. En effet, l’affichage déporté, permettant une information en temps réel plus complète et lisible, est limité aux seuls ménages précaires et les portails internet du distributeur et des fournisseurs ne permettent pas une information détaillée et circonstanciée. Comme le mentionnent pourtant les magistrats, « la connaissance par l’usager de sa consommation d’électricité à un laps de temps suffisamment court constitue un prérequis à la mise en place de toute action de maîtrise de la consommation d’énergie à un niveau individuel ». Par ailleurs dès 2010, le directeur des énergies renouvelables de l’ADEME demandait déjà que le compteur dispose d’un afficheur déporté, solution d’information en temps réel en kWh et en euros, comme cela a pu se faire ailleurs en Europe, notamment au Royaume-Uni. Le Médiateur national de l’énergie a également plaidé pour la généralisation d’un tel dispositif. Un tel dispositif et une meilleure information sont par ailleurs réclamés par plus de 150 000 citoyens qui ont signé une pétition en ce sens. Au vu de ces éléments, elle lui demande de bien vouloir indiquer les intentions du Gouvernement en ce qui concerne l’accès des consommateurs à leur consommation d’énergie et les améliorations au dispositif qu’il entend apporter.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6785</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5131</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Lorion</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[énergie et carburants
	            Compteur Linky et maîtrise de la consommation d’énergie
	            6785. — 27 mars 2018. — M. David Lorion* attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur le déploiement en cours des compteurs Linky en France, et plus précisément sur l’objectif de maîtrise de consommation d’énergie auquel il ne semble pas actuellement répondre. Alors que dans son rapport annuel, la Cour des comptes rappelle que le coût du déploiement des compteurs est couvert par les consommateurs dans « des conditions avantageuses pour Enedis », les magistrats relèvent également les insuffisances techniques du compteur. Le rapport rejoint en effet les conclusions de l’association de consommateurs UFC-Que Choisir qui avait déjà alerté sur le fait que les informations auxquelles auront accès les utilisateurs ne sont ni assez nombreuses, ni suffisamment accessibles afin de faire du Linky un véritable outil de maîtrise de leur consommation. En effet, l’affichage déporté, permettant une information en temps réel plus complète et lisible, est limité aux seuls ménages précaires et les portails Internet du distributeur et des fournisseurs ne permettent pas une information détaillée et circonstanciée. Comme le mentionnent pourtant les magistrats, « la connaissance par l’usager de sa consommation d’électricité à un laps de temps suffisamment court constitue un prérequis à la mise en place de toute action de maîtrise de la consommation d’énergie à un niveau individuel ». Par ailleurs dès 2010, le directeur des énergies renouvelables de l’ADEME demandait déjà que le compteur dispose d’un afficheur déporté, solution d’information en temps réel en kWh et en euros, comme cela a pu se faire ailleurs en Europe, notamment au Royaume-Uni. Le médiateur national de l’énergie a également plaidé pour la généralisation d’un tel dispositif. Un tel dispositif et une meilleure information sont par ailleurs réclamés par plus de 150 000 citoyens qui ont signé une pétition en ce sens. Il lui demande de bien vouloir lui indiquer les intentions du Gouvernement en ce qui concerne l’accès des consommateurs à leur consommation d’énergie et les améliorations au dispositif qu’il entend apporter.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6787</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5131</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dino Cinieri</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[énergie et carburants
	            Compteurs Linky et information des consommateurs
	            6787. — 27 mars 2018. — M. Dino Cinieri* appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur le déploiement des compteurs Linky en France, et plus précisément, sur les problématiques relatives aux objectifs de maîtrise de consommation d’énergie auxquels ce déploiement ne semble pas répondre en l’état. Dans son rapport annuel, la Cour des comptes rappelle que le coût du déploiement des compteurs est couvert dans « des conditions avantageuses pour Enedis » par les consommateurs, mais les magistrats relèvent également les insuffisances techniques du compteur. Le rapport rejoint en effet les conclusions de l’association de consommateurs UFC-Que Choisir qui avait déjà alerté sur le fait que les informations auxquelles auront accès les utilisateurs ne sont ni assez nombreuses, ni suffisamment accessibles afin de faire du Linky un véritable outil de maîtrise de leur consommation. En effet, l’affichage déporté, permettant une information en temps réel plus complète et lisible, est limité aux seuls ménages précaires et les portails Internet du distributeur et des fournisseurs ne permettent pas une information détaillée et circonstanciée. Comme le mentionnent pourtant les magistrats, « la connaissance par l’usager de sa consommation d’électricité à un laps de temps suffisamment court constitue un prérequis à la mise en place de toute action de maîtrise de la consommation d’énergie à un niveau individuel ». Par ailleurs, dès 2010, le directeur des énergies renouvelables de l’ADEME demandait que le compteur dispose d’un afficheur déporté, solution d’information en temps réel en kWh et en euros, comme cela a pu se faire ailleurs en Europe, notamment au Royaume-Uni. Le Médiateur national de l’énergie a également plaidé pour la généralisation d’un tel dispositif. Un tel dispositif et une meilleure information sont par ailleurs réclamés par plus de 150 000 citoyens qui ont signé une pétition en ce sens. Il lui demande par conséquent de bien vouloir indiquer les intentions du Gouvernement en ce qui concerne l’accès des consommateurs à leur consommation d’énergie et les améliorations au dispositif qu’il entend apporter.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6788</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5131</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Cordier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[énergie et carburants
	            Compteurs Linky et information des consommateurs
	            6788. — 27 mars 2018. — M. Pierre Cordier* appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur le déploiement des compteurs Linky en France, et plus précisément, sur les problématiques relatives aux objectifs de maîtrise de consommation d’énergie auxquels ce déploiement ne semble pas répondre en l’état. Dans son rapport annuel, la Cour des comptes rappelle que le coût du déploiement des compteurs est couvert dans « des conditions avantageuses pour Enedis » par les consommateurs, mais les magistrats relèvent également les insuffisances techniques du compteur. Le rapport rejoint en effet les conclusions de l’association de consommateurs UFC-Que Choisir qui avait déjà alerté sur le fait que les informations auxquelles auront accès les utilisateurs ne sont ni assez nombreuses, ni suffisamment accessibles afin de faire du Linky un véritable outil de maîtrise de leur consommation. En effet, l’affichage déporté, permettant une information en temps réel plus complète et lisible, est limité aux seuls ménages précaires et les portails Internet du distributeur et des fournisseurs ne permettent pas une information détaillée et circonstanciée. Comme le mentionnent pourtant les magistrats, « la connaissance par l’usager de sa consommation d’électricité à un laps de temps suffisamment court constitue un prérequis à la mise en place de toute action de maîtrise de la consommation d’énergie à un niveau individuel ». Par ailleurs, dès 2010, le directeur des énergies renouvelables de l’ADEME demandait que le compteur dispose d’un afficheur déporté, solution d’information en temps réel en kWh et en euros, comme cela a pu se faire ailleurs en Europe, notamment au Royaume-Uni. Le Médiateur national de l’énergie a également plaidé pour la généralisation d’un tel dispositif. Un tel dispositif et une meilleure information sont par ailleurs réclamés par plus de 150 000 citoyens qui ont signé une pétition en ce sens. Il lui demande par conséquent de bien vouloir indiquer les intentions du Gouvernement en ce qui concerne l’accès des consommateurs à leur consommation d’énergie et les améliorations au dispositif qu’il entend apporter.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6789</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5131</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Émilie Guerel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[énergie et carburants
	            Compteurs Linky et information des consommateurs
	            6789. — 27 mars 2018. — Mme Émilie Guerel* interroge M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur le déploiement des compteurs Linky en France, et plus précisément, sur les problématiques relatives aux objectifs de maîtrise de consommation d’énergie auxquels il ne semble pas répondre en l’état. Alors que dans son rapport annuel, la Cour des comptes rappelle que le coût du déploiement des compteurs est couvert dans « des conditions avantageuses pour Enedis » par les consommateurs, les magistrats relèvent également les insuffisances techniques du compteur. Le rapport rejoint en effet les conclusions de l’association de consommateurs UFC-Que Choisir qui avait déjà alerté sur le fait que les informations auxquelles auront accès les utilisateurs ne sont ni assez nombreuses, ni suffisamment accessibles afin de faire du Linky un véritable outil de maîtrise de leur consommation. En effet, l’affichage déporté, permettant une information en temps réel plus complète et lisible, est limité aux seuls ménages précaires et les portails Internet du distributeur et des fournisseurs ne permettent pas une information détaillée et circonstanciée. Comme le mentionnent pourtant les magistrats, « la connaissance par l’usager de sa consommation d’électricité à un laps de temps suffisamment court constitue un prérequis à la mise en place de toute action de maîtrise de la consommation d’énergie à un niveau individuel ». Par ailleurs dès 2010, le directeur des énergies renouvelables de l’ADEME demandait déjà que le compteur dispose d’un afficheur déporté, solution d’information en temps réel en kWh et en euros, comme cela a pu se faire ailleurs en Europe, notamment au Royaume-Uni. Le médiateur national de l’énergie a également plaidé pour la généralisation d’un tel dispositif. Au vu de ces éléments, elle lui demande de bien vouloir lui indiquer les intentions du Gouvernement en ce qui concerne l’accès des consommateurs à leur consommation d’énergie et les améliorations au dispositif qu’il entend apporter.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6794</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5131</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Lise Magnier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[énergie et carburants
	            Déploiement des compteurs Linky
	            6794. — 27 mars 2018. — Mme Lise Magnier* attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur le déploiement des compteurs Linky en France, et plus précisément, sur les problématiques relatives aux objectifs de maîtrise de consommation d’énergie auxquels il ne semble pas répondre en l’état. Alors que dans son rapport annuel, la Cour des comptes rappelle que le coût du déploiement des compteurs est couvert dans « des conditions avantageuses pour Enedis » par les consommateurs, les magistrats relèvent également les insuffisances techniques du compteur. Le rapport rejoint en effet les conclusions de l’association de consommateurs UFC-Que Choisir qui avait déjà alerté sur le fait que les informations auxquelles auront accès les utilisateurs ne sont ni assez nombreuses, ni suffisamment accessibles afin de faire du Linky un véritable outil de maîtrise de leur consommation. En effet, l’affichage déporté, permettant une information en temps réel plus complète et lisible, est limité aux seuls ménages précaires et les portails Internet du distributeur et des fournisseurs ne permettent pas une information détaillée et circonstanciée. Comme le mentionnent pourtant les magistrats, « la connaissance par l’usager de sa consommation d’électricité à un laps de temps suffisamment court constitue un prérequis à la mise en place de toute action de maîtrise de la consommation d’énergie à un niveau individuel ». Par ailleurs dès 2010, le directeur des énergies renouvelables de l’ADEME demandait déjà que le compteur dispose d’un afficheur déporté, solution d’information en temps réel en kWh et en euros, comme cela a pu se faire ailleurs en Europe, notamment au Royaume-Uni. Le Médiateur national de l’énergie a également plaidé pour la généralisation d’un tel dispositif. Un tel dispositif et une meilleure information sont par ailleurs réclamés par plus de 150 000 citoyens qui ont signé une pétition en ce sens. Au vu de ces éléments, elle lui demande de bien vouloir indiquer les intentions du Gouvernement en ce qui concerne l’accès des consommateurs à leur consommation d’énergie et les améliorations au dispositif qu’il entend apporter.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6795</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5131</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Vigier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[énergie et carburants
	            Déploiement des compteurs Linky en France
	            6795. — 27 mars 2018. — M. Philippe Vigier* attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur le déploiement des compteurs Linky en France, et plus précisément, sur les problématiques relatives aux objectifs de maîtrise de consommation d’énergie auxquels il ne semble pas répondre en l’état. Alors que dans son rapport annuel, la Cour des comptes rappelle que le coût du déploiement des compteurs est couvert dans « des conditions avantageuses pour Enedis » par les consommateurs, les magistrats relèvent également les insuffisances techniques du compteur. Le rapport rejoint en effet les conclusions de l’association de consommateurs UFC-Que Choisir qui avait déjà alerté sur le fait que les informations auxquelles auront accès les utilisateurs ne sont ni assez nombreuses, ni suffisamment accessibles afin de faire du Linky un véritable outil de maîtrise de leur consommation. En effet, l’affichage déporté, permettant une information en temps réel plus complète et lisible, est limité aux seuls ménages précaires et les portails Internet du distributeur et des fournisseurs ne permettent pas une information détaillée et circonstanciée. Comme le mentionnent pourtant les magistrats, « la connaissance par l’usager de sa consommation d’électricité à un laps de temps suffisamment court constitue un prérequis à la mise en place de toute action de maîtrise de la consommation d’énergie à un niveau individuel ». Par ailleurs dès 2010, le directeur des énergies renouvelables de l’ADEME demandait déjà que le compteur dispose d’un afficheur déporté, solution d’information en temps réel en kWh et en euros, comme cela a pu se faire ailleurs en Europe, notamment au Royaume-Uni. Le Médiateur national de l’énergie a également plaidé pour la généralisation d’un tel dispositif. Un tel dispositif et une meilleure information sont par ailleurs réclamés par plus de 150 000 citoyens qui ont signé une pétition en ce sens. Au vu de ces éléments, il lui demande de bien vouloir indiquer les intentions du Gouvernement en ce qui concerne l’accès des consommateurs à leur consommation d’énergie et les améliorations au dispositif qu’il entend apporter.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6798</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5131</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Dupont-Aignan</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[énergie et carburants
	            Maîtrise de consommation d’énergie
	            6798. — 27 mars 2018. — M. Nicolas Dupont-Aignan* appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur le déploiement des compteurs Linky en France, et plus précisément, sur les problématiques relatives aux objectifs de maîtrise de consommation d’énergie auxquels il ne semble pas répondre en l’état. Alors que dans son rapport annuel, la Cour des comptes rappelle que le coût du déploiement des compteurs est couvert dans « des conditions avantageuses pour Enedis » par les consommateurs, les magistrats relèvent également les insuffisances techniques du compteur. Le rapport rejoint en effet les conclusions de l’association de consommateurs UFC-Que Choisir qui avait déjà alerté sur le fait que les informations auxquelles auront accès les utilisateurs ne sont ni assez nombreuses, ni suffisamment accessibles afin de faire du Linky un véritable outil de maîtrise de leur consommation. En effet, l’affichage déporté, permettant une information en temps réel plus complète et lisible, est limité aux seuls ménages précaires et les portails internet du distributeur et des fournisseurs ne permettent pas une information détaillée et circonstanciée. Comme le mentionnent pourtant les magistrats, « la connaissance par l’usager de sa consommation d’électricité à un laps de temps suffisamment court constitue un prérequis à la mise en place de toute action de maîtrise de la consommation d’énergie à un niveau individuel ». Par ailleurs dès 2010, le directeur des énergies renouvelables de l’ADEME demandait déjà que le compteur dispose d’un afficheur déporté, solution d’information en temps réel en kWh et en euros, comme cela a pu se faire ailleurs en Europe, notamment au Royaume-Uni. Le Médiateur national de l’énergie a également plaidé pour la généralisation d’un tel dispositif. Un tel dispositif et une meilleure information sont par ailleurs réclamés par plus de 150 000 citoyens qui ont signé une pétition en ce sens. Au vu de ces éléments, il lui demande de bien vouloir indiquer les intentions du Gouvernement en ce qui concerne l’accès des consommateurs à leur consommation d’énergie et les améliorations au dispositif qu’il entend apporter.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7024</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5131</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hervé Pellois</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[énergie et carburants
	            Accès consommation d’énergie - Linky
	            7024. — 3 avril 2018. — M. Hervé Pellois* attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur le déploiement des compteurs Linky en France, et plus précisément, sur les problématiques relatives aux objectifs de maitrise de consommation d’énergie. Il est possible d’accéder à sa consommation globale d’électricité du foyer en kilowattheures via un espace personnel sécurisé en ligne qui permet de consulter ses données de consommation. L’information est remontée une fois par jour. Les clients ne disposant pas d’accès à internet peuvent se rendre dans un espace info énergie (EIE) où un conseiller pourra les accompagner pour se connecter sur leur espace client. Toutefois, dans son rapport annuel, la Cour des comptes relève que le coût du déploiement des compteurs est couvert dans « des conditions avantageuses pour Enedis » et qu’il subsiste des insuffisances techniques. L’association de consommateurs UFC-Que Choisir avait quant à elle alerté sur le fait que les informations auxquelles ont accès les utilisateurs ne sont ni assez nombreuses, ni suffisamment accessibles. En effet, l’affichage déporté, qui permet une information en temps réel plus complète et lisible, est limité uniquement aux ménages en situation de fragilité. En outre, les portails internet du distributeur et des fournisseurs ne permettent pas une information détaillée et circonstanciée. Pourtant, comme le mentionnent les magistrats, « la connaissance par l’usager de sa consommation d’électricité à un laps de temps suffisamment court constitue un prérequis à la mise en place de toute action de maîtrise de la consommation d’énergie à un niveau individuel ». Par ailleurs dès 2010, le directeur des énergies renouvelables de l’ADEME demandait déjà que le compteur dispose d’un afficheur déporté, solution d’information en temps réel en kWh et en euros. Enfin, le Médiateur national de l’énergie a également plaidé pour la généralisation d’un tel dispositif. Au vu de ces éléments, il lui demande de bien vouloir indiquer les intentions du Gouvernement en ce qui concerne l’accès des consommateurs à leur consommation d’énergie et les améliorations au dispositif qu’il entend apporter.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7025</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5131</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nicole Dubré-Chirat</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[énergie et carburants
	            Accessibilité des données de consommation Linky
	            7025. — 3 avril 2018. — Mme Nicole Dubré-Chirat* attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur le déploiement des compteurs Linky en France, et plus précisément, sur les problématiques relatives aux objectifs de maitrise de la consommation d’énergie auxquels il ne semble pas répondre en l’état. Alors que dans son rapport annuel, la Cour des comptes rappelle que le coût du déploiement des compteurs est couvert dans « des conditions avantageuses pour Énedis » par les consommateurs, les magistrats relèvent également les insuffisances techniques du compteur. Le rapport rejoint en effet les conclusions de l’association de consommateurs UFC-Que Choisir qui avait déjà alerté sur le fait que les informations auxquelles auront accès les utilisateurs ne sont ni assez nombreuses, ni suffisamment accessibles afin de faire du Linky un véritable outil de maîtrise de leur consommation. En effet, l’affichage déporté, permettant une information en temps réel plus complète et lisible, est limité aux seuls ménages précaires et les portails internet du distributeur et des fournisseurs ne permettent pas une information détaillée et circonstanciée. Comme le mentionnent pourtant les magistrats, « la connaissance par l’usager de sa consommation d’électricité à un laps de temps suffisamment court constitue un prérequis à la mise en place de toute action de maîtrise de la consommation d’énergie à un niveau individuel ». Par ailleurs dès 2010, le directeur des énergies renouvelables de l’ADEME demandait déjà que le compteur dispose d’un afficheur déporté, solution d’information en temps réel en kWh et en euros, comme cela a pu se faire ailleurs en Europe, notamment au Royaume-Uni. Le médiateur national de l’énergie a également plaidé pour la généralisation d’un tel dispositif. Un tel dispositif et une meilleure information sont par ailleurs réclamés par plus de 150 000 citoyens qui ont signé une pétition en ce sens. Au vu de ces éléments, elle lui demande de bien vouloir indiquer les intentions du Gouvernement en ce qui concerne l’accès des consommateurs aux données relatives à leur consommation d’énergie et les améliorations au dispositif qu’il entend apporter.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7026</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5131</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nicole Trisse</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[énergie et carburants
	            Compteur Linky
	            7026. — 3 avril 2018. — Mme Nicole Trisse* attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur le déploiement des compteurs Linky en France, et plus précisément, sur les problématiques relatives aux objectifs de maîtrise de consommation d’énergie auxquels il ne semble pas répondre en l’état. Alors que dans son rapport annuel, la Cour des comptes rappelle que le coût du déploiement des compteurs est couvert dans « des conditions avantageuses pour Enedis » par les consommateurs, les magistrats relèvent également les insuffisances techniques du compteur. Le rapport rejoint en effet les conclusions de l’association de consommateurs UFC-Que Choisir qui avait déjà alerté sur le fait que les informations auxquelles auront accès les utilisateurs ne sont ni assez nombreuses, ni suffisamment accessibles afin de faire du Linky un véritable outil de maîtrise de leur consommation. En effet, l’affichage déporté, permettant une information en temps réel plus complète et lisible, est limité aux seuls ménages précaires et les portails Internet du distributeur et des fournisseurs ne permettent pas une information détaillée et circonstanciée. Comme le mentionnent pourtant les magistrats, « la connaissance par l’usager de sa consommation d’électricité à un laps de temps suffisamment court constitue un prérequis à la mise en place de toute action de maîtrise de la consommation d’énergie à un niveau individuel ». Par ailleurs dès 2010, le directeur des énergies renouvelables de l’ADEME demandait déjà que le compteur dispose d’un afficheur déporté, solution d’information en temps réel en kWh et en euros, comme cela a pu se faire ailleurs en Europe, notamment au Royaume-Uni. Le Médiateur national de l’énergie a également plaidé pour la généralisation d’un tel dispositif. Un tel dispositif et une meilleure information sont par ailleurs réclamés par plus de 150 000 citoyens qui ont signé une pétition en ce sens. Par conséquent, elle lui demande de bien vouloir lui indiquer les intentions du Gouvernement en ce qui concerne l’accès des consommateurs à leur consommation d’énergie et les améliorations au dispositif qu’il entend apporter.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7027</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5131</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Reitzer</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[énergie et carburants
	            Déploiement des compteurs Linky - Maîtrise des consommations d’énergie
	            7027. — 3 avril 2018. — M. Jean-Luc Reitzer* attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur le déploiement des compteurs Linky en France, et plus précisément, sur les problématiques relatives aux objectifs de maîtrise de consommation d’énergie auxquels il ne semble pas répondre en l’état. Alors que dans son rapport annuel, la Cour des comptes rappelle que le coût du déploiement des compteurs est couvert dans « des conditions avantageuses pour Enedis » par les consommateurs, les magistrats relèvent également les insuffisances techniques du compteur. Le rapport rejoint en effet les conclusions de l’association de consommateurs UFC-Que Choisir qui avait déjà alerté sur le fait que les informations auxquelles auront accès les utilisateurs ne sont ni assez nombreuses, ni suffisamment accessibles afin de faire du Linky un véritable outil de maîtrise de leur consommation. En effet, l’affichage déporté, permettant une information en temps réel plus complète et lisible, est limité aux seuls ménages précaires et les portails Internet du distributeur et des fournisseurs ne permettent pas une information détaillée et circonstanciée. Comme le mentionnent pourtant les magistrats, « La connaissance par l’usager de sa consommation d’électricité à un laps de temps suffisamment court constitue un prérequis à la mise en place de toute action de maîtrise de la consommation d’énergie à un niveau individuel ». Par ailleurs dès 2010, le directeur des énergies renouvelables de l’ADEME demandait déjà que le compteur dispose d’un afficheur déporté, solution d’information en temps réel en kWh et en euros, comme cela a pu se faire ailleurs en Europe, notamment au Royaume-Uni. Le Médiateur national de l’énergie a également plaidé pour la généralisation d’un tel dispositif. Un tel dispositif et une meilleure information sont par ailleurs réclamés par plus de 150 000 citoyens qui ont signé une pétition en ce sens. Au vu de ces éléments, il lui demande de bien vouloir indiquer les intentions du Gouvernement en ce qui concerne l’accès des consommateurs à leur consommation d’énergie et les améliorations au dispositif qu’il entend apporter.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7031</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5131</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Michel Mis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[énergie et carburants
	            Maîtrise de consommation d’énergie
	            7031. — 3 avril 2018. — M. Jean-Michel Mis* attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur les problématiques relatives aux objectifs de maîtrise de consommation d’énergie. Alors que dans son rapport annuel, la Cour des comptes rappelle que le coût du déploiement des compteurs est couvert dans « des conditions avantageuses pour Enedis » par les consommateurs, les magistrats relèvent également les insuffisances techniques du compteur. Le rapport rejoint en effet les conclusions de l’association de consommateurs UFC-Que Choisir qui avait déjà alerté sur le fait que les informations auxquelles auront accès les utilisateurs ne sont ni assez nombreuses, ni suffisamment accessibles afin de faire du Linky un véritable outil de maîtrise de leur consommation. En effet, l’affichage déporté, permettant une information en temps réel plus complète et lisible, est limité aux seuls ménages précaires et les portails Internet du distributeur et des fournisseurs ne permettent pas une information détaillée et circonstanciée. Comme le mentionnent pourtant les magistrats, « la connaissance par l’usager de sa consommation d’électricité à un laps de temps suffisamment court constitue un prérequis à la mise en place de toute action de maîtrise de la consommation d’énergie à un niveau individuel ». Par ailleurs dès 2010, le directeur des énergies renouvelables de l’ADEME demandait déjà que le compteur dispose d’un afficheur déporté, solution d’information en temps réel en kWh et en euros, comme cela a pu se faire ailleurs en Europe, notamment au Royaume-Uni. Le Médiateur national de l’énergie a également plaidé pour la généralisation d’un tel dispositif. Un tel dispositif et une meilleure information sont par ailleurs réclamés par plus de 150 000 citoyens qui ont signé une pétition en ce sens. Au vu de ces éléments, il lui demande de bien vouloir lui indiquer les intentions du Gouvernement en ce qui concerne l’accès des consommateurs à leur consommation d’énergie et les améliorations au dispositif qu’il entend apporter.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7033</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5131</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Arend</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[énergie et carburants
	            Transparence des compteurs Linky
	            7033. — 3 avril 2018. — M. Christophe Arend* attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire sur le déploiement des compteurs d’électricité Linky et, plus précisément, sur les problématiques relatives aux objectifs de maîtrise de consommation d’énergie auxquels il ne semble pas répondre. Dans son rapport annuel, la Cour des comptes constate que les gains apportés aux usagers par les nouveaux compteurs sont trop faibles comparés aux investissements massifs réalisés par l’entreprise gestionnaire du réseau d’électricité, Enedis, et souligne avant tout ses insuffisances techniques au détriment de la facilité d’utilisation des consommateurs. Les sages reprennent également les préoccupations des associations de consommateurs qui ont déjà alerté sur le fait que les informations auxquelles auront accès les utilisateurs ne sont ni assez nombreuses, ni suffisamment accessibles afin de faire du Linky un véritable outil de maîtrise de leur consommation. En effet, l’affichage déporté, permettant une information en temps réel plus complète et lisible, est limité aux seuls ménages précaires et les portails Internet du distributeur et des fournisseurs ne permettent pas une information détaillée et circonstanciée. Comme le mentionnent pourtant les magistrats, « la connaissance par l’usager de sa consommation d’électricité à un laps de temps suffisamment court constitue un prérequis à la mise en place de toute action de maîtrise de la consommation d’énergie à un niveau individuel ». Par ailleurs, dès 2010, le directeur des énergies renouvelables de l’ADEME réclame que le compteur dispose d’un afficheur déporté, solution d’information en temps réel en kWh et en euros, comme l’ont mis en place d’autres pays européens. Le Médiateur national de l’énergie a également plaidé en ce sens. Une meilleure information des usagers par un affichage en direct de la consommation est également préconisée dans une pétition signée par plus de 150 000 citoyens. Au vu de ce constat, et sachant que des pays comme l’Allemagne et la Belgique ont renoncé à la généralisation du compteur intelligent, il lui demande d’exposer ses intentions en ce qui concerne la transparence de la consommation pour les usagers et les améliorations qu’il entend apporter au dispositif.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5131</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La directive de 2009 sur le marché intérieur de l’électricité fixe des objectifs ambitieux de déploiement de compteurs communicants, visant à équiper 80 % des foyers de tels dispositifs d’ici à 2020. À la suite d’une phase d’expérimentation portant sur le déploiement de 300 000 compteurs dans les régions de Tours et de Lyon, la Commission de régulation de l’énergie a procédé en 2011 à une évaluation favorable du dispositif. Les pouvoirs publics ont donc décidé de procéder à la généralisation du déploiement des compteurs communicants sur l’ensemble du territoire national. Le cadre financier du déploiement du compteur Linky a alors été mis en place par la Commission de régulation de l’énergie, conformément à ses missions définies par la loi. Le dispositif retenu prévoit la mise en œuvre d’un compte régulé de lissage permettant à Enedis d’avancer les coûts du déploiement de Linky qui lui seront ensuite remboursés à partir de 2021 par les économies réalisées à l’aide des compteurs communicants. Ce dispositif, qui permet de lisser les impacts financiers pour le consommateur lors de la phase de déploiement malgré des investissements significatifs, fait l’objet de recommandations de la Cour des comptes qui s’interroge sur son coût pour la collectivité. Le ministre de la transition écologique et solidaire prend acte des analyses de la Cour à ce sujet et souhaite que le maintien de ce dispositif puisse faire l’objet d’échanges entre les parties prenantes afin de ne plus constituer de difficulté pour le projet. La mise en œuvre des nouveaux compteurs communicants permet dès à présent d’effectuer à distance, sans présence du consommateur, des opérations, comme la relève des consommations ou les changements de puissance d’abonnement. Avec ces compteurs, la facturation s’effectue sur la base de données réelles et non plus d’estimations, évitant ainsi les régularisations fréquentes des factures estimées. Le compteur Linky pourra favoriser l’apparition de nouvelles offres tarifaires, mieux adaptées aux besoins des consommateurs. Enfin, il donnera la possibilité aux consommateurs de mieux connaître leur consommation et pourra faciliter l’émergence de services de maîtrise des consommations auxquels il servira de support. Le ministre partage toutefois la nécessité de mieux informer les consommateurs dans le cadre du déploiement du compteur, comme le souligne la Cour des comptes, et que la maîtrise de la consommation d’énergie passe en premier lieu par l’accès des consommateurs à la bonne connaissance de leur consommation. Le portail Internet d’Enedis, dont les fonctionnalités ne sont pas assez connues, permet déjà au consommateur de connaître sa consommation journalière à la condition qu’il en ait fait la demande. Les données de consommations sont alors disponibles grâce à une télérelève journalière des données de comptage. Conformément aux dispositions législatives actuellement en vigueur, le gestionnaire du réseau de distribution d’électricité a la compétence exclusive du comptage et est, à ce titre, propriétaire des compteurs. Par contre, la mise en place d’un afficheur déporté indiquant le prix en temps réel est un dispositif allant au-delà des compétences du gestionnaire de réseau et ne peut équiper un compteur communicant par défaut. En effet, les informations tarifaires en temps réel dépendent de l’offre tarifaire souscrite par le consommateur auprès de son fournisseur. Il appartient donc au consommateur de se renseigner auprès de son fournisseur pour s’équiper d’un afficheur déporté indiquant le prix en temps réel. Afin de permettre aux consommateurs en situation de précarité énergétique de maîtriser au mieux leur consommation et leur dépense énergétique, la loi de transition énergétique pour la croissance verte a introduit l’équipement de ces consommateurs en systèmes permettant un affichage déporté. Les modalités réglementaires de mise en œuvre de cette mesure sont en cours de finalisation.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>957</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5132</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Auconie</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[transports routiers
	            Développement des stations hydrogènes en France
	            957. — 5 septembre 2017. — Mme Sophie Auconie attire l’attention de Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports, sur le développement des stations hydrogènes outre-Rhin. Le gouvernement allemand a contribué à hauteur de 1,8 million d’euros pour l’installation de 32 stations hydrogènes avec un objectif affiché de 100 stations d’ici à 2020. La France possède une valeur ajoutée sur la recherche et l’innovation du transport hydrogène mais le développement de son réseau de distribution, lui, reste difficile. Elle lui demande si le Gouvernement a une ambition pour cette énergie d’avenir afin de ne pas laisser cette future industrie échapper à la France. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5132</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’hydrogène a un rôle à jouer dans la transition énergétique, à condition de savoir le produire à partir d’énergies renouvelables, par exemple via électrolyse. Plusieurs usages peuvent ainsi être ciblés : - tout d’abord, la décarbonation de l’hydrogène industriel, l’industrie étant aujourd’hui le principal secteur utilisateur d’hydrogène, issu très majoritairement à ce stade du vaporéformage du méthane d’origine fossile ; - ensuite, l’hydrogène offre des perspectives à long terme pour le stockage massif et surtout inter saisonnier de l’électricité. Cela s’avère déjà utile dans des systèmes isolés et pourrait devenir précieux pour l’insertion d’une forte proposition d’énergies renouvelables variables dans des systèmes plus vastes comme en métropole. Pour se préparer au mieux à l’arrivée de ces technologies, l’État finance, via le programme des investissements d’avenir, plusieurs projets de démonstrateurs de « power to gas » pilotés par les gestionnaires de réseaux ; - enfin, l’hydrogène peut apporter une solution pour la mobilité propre, qui sera complémentaire aux batteries et au bioGNV. En particulier, l’hydrogène présente des avantages clés pour les usages intensifs qui nécessitent une forte autonomie et un faible temps de recharge. C’est pourquoi la filière hydrogène française a bâti une feuille de route avec une priorité sur les véhicules utilitaires et les « flottes captives ». Dans cette approche, les stations et les véhicules sont proposés de façon simultanée aux entreprises et collectivités. Les flottes permettent à la fois de rassurer les clients sur l’existence d’une infrastructure et de rentabiliser plus rapidement l’investissement réalisé dans les stations. De nombreux projets ont ainsi déjà vu le jour dans les territoires autour de flottes de véhicules professionnels. Peuvent notamment être cités les taxis « Hype » à Paris ou encore, des bus à haut niveau de service qui seront bientôt mis en service à Pau. L’appel à projets pour des territoires hydrogène pilotes menés en 2016 par les ministères de l’énergie et de l’industrie avait révélé une forte dynamique des acteurs français, notamment autour des collectivités. Il faut maintenant consolider ces projets et leur modèle économique en regroupant les usages de l’H2 autour de sources durables de production, pour passer à une échelle supérieure. Dans ce contexte, une mission a été confiée à la Direction générale de l’énergie et du climat et au Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives, pour proposer une stratégie et des mesures d’accompagnement pour des premiers déploiements en France et pour renforcer la filière industrielle française de l’hydrogène. Les résultats de cette mission permettront de construire la vision française pour l’hydrogène dans le cadre notamment de l’élaboration de la nouvelle programmation pluriannuelle de l’énergie et permettront de fixer des objectifs spécifiques pour cette filière et notamment pour la mobilité hydrogène. Enfin, le ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, et la ministre chargée des Transports, ont présenté le 1er juin dernier le Plan "Hydrogène" qui est consultable à l’adresse suivante : https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/plan-hydrogene-outil-davenir-transition-energetique.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4824</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5133</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Lagleize</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[automobiles
	            International zero-emission vehicle alliance (ZEV Alliance)
	            4824. — 30 janvier 2018. — M. Jean-Luc Lagleize attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur la nécessité pour la France de rejoindre l’ International zero-emission vehicle alliance (ZEV Alliance), coalition intergouvernementale de pays souhaitant agir de concert pour accélérer l’adoption de véhicules zéro émissions (véhicules électriques, hybrides rechargeables et à piles à combustible). Lancée lors de la Conférence de Paris de 2015 sur les changements climatiques, cette coalition compte à ce jour quatre États (Allemagne, Pays-Bas, Norvège et Royaume-Uni), deux provinces canadiennes (Colombie-Britannique et Québec) et huit États américains (Californie, Connecticut, Maryland, Massachusetts, New York, Oregon, Rhode Island et Vermont). Ces juridictions collaborent pour dynamiser le marché mondial des véhicules zéro émissions et renforcer la coopération intergouvernementale sur les politiques de mobilité propres, afin d’accélérer et coordonner la lutte contre la pollution atmosphérique et les changements climatiques et réduire la dépendance aux énergies fossiles, conformément à leurs objectifs nationaux et internationaux. Cette coalition a pour objectif principal d’accélérer la demande des consommateurs de véhicules zéro émissions en réduisant les coûts et de faire en sorte qu’en 2050 au plus tard, toutes les ventes de véhicules automobiles dans ces juridictions soient des véhicules zéro émissions. En lien avec l’objectif du Gouvernement inscrit dans le Plan climat, présenté le 6 juillet 2017 et qui vise à accélérer la transition énergétique et climatique et la mise en œuvre de l’Accord de Paris, de mettre fin à la vente des voitures émettant des gaz à effet de serre d’ici 2040, il semblerait judicieux que la France rejoigne cette coalition. Il lui demande donc d’étudier la possibilité pour la France de rejoindre l’ International zero-emission vehicle alliance (ZEV Alliance). – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5133</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le développement des véhicules à faibles émissions, et notamment électriques, participe à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, à la réduction de la dépendance énergétique au pétrole du secteur des transports et à l’amélioration de la qualité de l’air en milieu urbain. Il concourt ainsi à l’atteinte des objectifs de l’Accord de Paris sur le climat. À la suite de la COP 21, la France a choisi de rejoindre l’initiative « véhicules électriques » (EVI) et non l’initiative IZEVA. Ce forum politique multi-gouvernemental est dédié à l’accélération de l’adoption de véhicules électriques dans le monde. En 2010, EVI a été l’une des initiatives lancées dans le cadre du Clean Energy Ministerial (CEM), un dialogue de haut niveau entre les ministres de l’énergie des principales économies mondiales. Les membres de l’EVI comprennent notamment le Canada, la Chine, la France, l’Allemagne, l’Inde, l’Italie, le Japon, la Corée, les Pays-Bas, la Norvège, l’Afrique du Sud, la Suède, le Royaume-Uni et les États-Unis. L’Agence internationale de l’énergie est le coordonnateur de l’EVI. Lors de la COP 22, huit grandes nations membres de l’EVI - le Canada, la Chine, la France, le Japon, la Norvège, la Suède, le Royaume-Uni et les États-Unis d’Amérique - ont signé une déclaration développée sous l’égide de CEM-EVI (Clean Energy Ministerial Electric Vehicles Initiative). Cette déclaration met en valeur les engagements spécifiques et volontaires de ces pays afin d’accélérer l’introduction de véhicules à faibles émissions dans leurs flottes de véhicules. Elle vise également à encourager les acteurs non étatiques, tels que les villes, les gouvernements régionaux, les entreprises et d’autres organisations à accélérer la transition énergétique en introduisant des véhicules propres dans leurs flottes. En juin 2017, les pays membres de CEM-EVI ont lancé à Pékin la campagne EV30@30. Cette campagne vise à établir un objectif de part de marché des véhicules électriques d’au moins 30 % des ventes de véhicules neufs d’ici 2030. Cet objectif de 30 % de part de marché de véhicules électriques en 2030 est cohérent avec l’ambition française. Le Plan Climat vise une fin de vente des voitures particulières émettant des gaz à effet de serre à l’horizon 2040. Par sa participation avec CEM-EVI, la France témoigne de son engagement à développer largement l’électromobilité tant en France qu’au niveau mondial pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5008</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5133</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Loïc Prud’homme</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[transports ferroviaires
	            Quelle volonté politique pour relancer le fret ferroviaire ?
	            5008. — 30 janvier 2018. — M. Loïc Prud’homme interroge Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports, sur une préoccupation majeure partagée par les milliers de personnes qui subissent quotidiennement les embouteillages pour se rendre sur leur lieu de travail. Cette situation est particulièrement inquiétante dans la métropole bordelaise. Les « murs de camions » sont bien sûrs pointés du doigt et représentent aux yeux des élus locaux et des usagers de la rocade bordelaise le nœud du problème, on y recense le passage d’un camion par seconde. À quelques mètres à peine de cette même rocade, s’étend la gare de triage d’Hourcade sur les communes de Bègles et Villenave-d’Ornon, destinée à charger le contenu de ces camions sur des trains pour un transport rapide, sûr et écologique. Mais ici, pas de problème d’embouteillage, la plateforme est en baisse continuelle d’activité, et les cheminots se battent pour y maintenir des emplois alors que parallèlement le trafic de marchandises ne cesse d’exploser depuis des décennies. Ce sont là les conséquences désastreuses de l’ouverture à la concurrence en 2006 sur directive européenne qui a livré le fret ferroviaire au démantèlement. Cette libéralisation du secteur s’est accompagnée d’investissements massifs d’argent public dans le transport routier, créant de fait une dangereuse distorsion de concurrence. Aujourd’hui, l’attractivité du transport routier réside dans son coût ridiculement bas pour les transporteurs, les infrastructures étant payées par les contribuables qui supportent aussi les coûts pour la société liés à la pollution. Cette distorsion de concurrence est renforcée par l’usage que font les transporteurs routiers des travailleurs détachés comme conducteurs, quand le service public du fret ferroviaire lui, emploie des cheminots parfaitement formés, garantissant une sécurité maximale lors du transport de matières dangereuses. Quand le Gouvernement se décidera-t-il à faire payer aux transporteurs le prix réel du transport routier permettant ainsi de de relancer le fret ferroviaire dans l’intérêt général ? Quand le Gouvernement, actionnaire majoritaire de la SNCF, forcera-t-il le groupe à adopter une véritable stratégie pour le transport ferroviaire en lieu et place du sabotage permanent sous l’égide de son directeur-fossoyeur ? Il lui demande si, finançant depuis des années l’enterrement programmé du fret ferroviaire public, les citoyens devront aussi payer les fleurs et les couronnes.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5133</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le fret ferroviaire représente un levier essentiel pour le dynamisme économique de notre pays et pour une mobilité propre, un seul train de fret représentant 50 camions en moins sur les routes. Le Gouvernement souhaite donc redonner des perspectives au fret ferroviaire, auxquelles contribuera le nouveau « pacte ferroviaire », à travers l’effort sans précédent réalisé en matière d’investissements sur le réseau ou par la volonté de rendre la SNCF plus efficace et compétitive. Le développement du fret ferroviaire appelle également des réponses spécifiques. C’est pourquoi le Premier ministre a demandé à la ministre chargée des transports de présenter pour la fin du printemps 2018 un plan pour la relance du fret ferroviaire, en lien avec la SNCF. Ce plan comprendra un large volet portant sur les infrastructures notamment une révision de la trajectoire des péages fret qui apparaît absolument nécessaire pour préserver la compétitivité du fret ferroviaire. Parallèlement à cette remise à plat, l’amélioration de la productivité de SNCF Réseau doit être poursuivie. De même, alors que l’État investira 10 M€ par jour pendant 10 ans dans le réseau, une part de cet investissement doit aller dans la rénovation des principales voies de fret et dans le maintien en état des lignes capillaires fret. Enfin, l’amélioration du service rendu par SNCF Réseau aux entreprises ferroviaires est également impérative notamment en apportant une meilleure qualité des sillons, une plus grande robustesse dans la gestion des circulations, ou encore une accélération de la mise à disposition d’itinéraires accessibles aux trains longs. Un autre objectif majeur consiste à encourager l’intermodalité. Le principe d’un soutien public au transport combiné est maintenu, à travers un dispositif d’aide aux opérateurs de transport combiné. L’État est également mobilisé en faveur du développement du ferroutage ou autoroutes ferroviaires sur les grands axes de trafic pour diversifier les solutions de transport massifiés. À ce titre, après la résiliation du contrat de concession de service visant l’axe atlantique, la France et l’Espagne ont décidé, mi-2015, de coopérer dans ce domaine sur les versants atlantique et méditerranéen des Pyrénées. Les évaluations socio-économiques concluent à un important bénéfice d’un projet Atlantique au niveau européen, justifiant un financement de l’Union européenne. Les études en cours, financées pour moitié par l’Union européenne, portent sur la mise au gabarit de l’itinéraire entre le nord de la France et Vitoria et sur l’accès ferroviaire au futur terminal de Vitoria. Les deux États ont lancé le 10 avril dernier deux appels à manifestation d’intérêt destinés aux acteurs concernés par ces services sur les axes atlantique et méditerranéen. Cette initiative confirme la volonté partagée des gouvernements français et espagnol de traiter la problématique de ces deux corridors, d’y favoriser le report modal, de développer, de pérenniser et de renforcer ces services alternatifs au transport routier de marchandises. Directement lié à l’intermodalité, un des objectifs de la stratégie nationale portuaire est de renforcer la compétitivité et la durabilité des modes massifiés, en développant le report modal à partir de ces points d’entrée maritimes. Le Gouvernement porte donc des mesures en faveur du développement du fret ferroviaire en vue de mieux desservir les ports maritimes français. En outre, l’État accompagne les innovations technologiques adaptées au transport de marchandises. À ce titre, l’État encourage vivement la mise en œuvre opérationnelle de trains longs et lourds sur de nouveaux axes, comme par exemple l’artère nord-est ou l’axe Atlantique. Enfin, le Gouvernement a engagé, dès son arrivée au pouvoir, des négociations extrêmement ambitieuses sur la révision de la directive sur les travailleurs détachés, c’est-à-dire l’application des droits du pays de destination. Celles-ci sont en passe d’être finalisées et le Gouvernement a veillé à faire en sorte que ces règles s’appliquent au transport routier. Il s’est également fortement impliqué dans les négociations du paquet mobilité. Aux côtés des États membres de l’Alliance du routier, la France travaille à promouvoir les conditions d’une concurrence saine et équilibrée assurant la protection sociale nécessaire, luttant contre le dumping économique et social et intégrant pleinement les conséquences environnementales des modes de transport, afin de favoriser le report modal vers le ferroviaire. Sur un plan plus local, le site ferroviaire de Hourcade, centre de triage important pour l’activité « wagons isolés » de la SNCF, a subi, du fait de la crise économique, une baisse d’activité conséquente. Ceci a conduit à remplacer, en octobre 2010, le système du tri des wagons à la gravité par une organisation de tri à plat. Néanmoins, ce site, retenu fin 2010 comme plateforme « multi-lots /multi-clients » par Fret SNCF, reste le point d’ancrage stratégique de concentration et de tri des wagons en provenance et à destination des chargeurs situés dans le Sud-Ouest de la France. Hourcade possède également un important terminal de transport combiné. Plusieurs opérations y sont assurées, notamment la réception ou l’expédition de conteneurs et leur acheminement ferroviaire, à raison de plusieurs services par semaine, principalement vers Toulouse, Fos/Marseille et Le Havre. Des prestations de gestion et de gardiennage de conteneurs y sont également effectuées.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5255</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5135</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre-Yves Bournazel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[transports urbains
	            Décret relatif à l’aide à l’achat d’un vélo à assistance électrique
	            5255. — 6 février 2018. — M. Pierre-Yves Bournazel interroge Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports, sur le décret relatif aux nouvelles modalités d’aide à l’achat d’un vélo à assistance électrique (VAE). L’aide à l’achat d’un vélo à assistance électrique (VAE) constitue un dispositif incitatif pour développer cette offre de transport alternatif aux transports en commun et à la voiture. Les crédits affectés au dispositif d’aide à l’achat de VAE dans le budget 2018 sont de 5 millions d’euros. Cette baisse notable par rapport au budget 2017 a été indiquée par le Gouvernement comme transitoire dans l’attente de la refonte du dispositif au cours de l’année 2018. En vertu du décret paru au Journal officiel le 31 décembre 2017, il apparaît que le dispositif sera accessible uniquement aux personnes non-imposables, résidant dans une collectivité qui mettrait elle-même en place un dispositif de bonus. Une troisième condition ajoute que l’aide totale ne doit pas dépasser 200 euros et 20 % du prix d’achat. Or il apparaît que les rares collectivités offrant actuellement un tel dispositif versent la plupart du temps un montant supérieur à 200 euros, généralement sans conditions de ressources. Ainsi, il semble que la portée du dispositif soit particulièrement restreinte. Il souhaite connaître l’estimation du nombre de personnes ciblées par le ministère des transports. Il souhaiterait également qu’un bilan lui soit transmis avant la refonte globale de l’aide à l’achat de VAE annoncée par le Gouvernement. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5135</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La part modale du vélo dans les déplacements du quotidien reste très faible en France, environ 3 % à l’échelle nationale, alors que sa part modale moyenne dépasse 7 % dans l’Union européenne. Les Pays-Bas font figure de modèle avec plus de 30 % mais les déplacements sont également importants dans d’autres pays tels que la Hongrie, la Pologne, l’Allemagne, la Slovaquie ou l’Italie. Le dynamisme que connaît la pratique du vélo reste concentré dans des centres-villes ou lié au cyclotourisme. Quelques agglomérations (Strasbourg, Bordeaux, Grenoble…) dépassent une part modale de 5 %, qui reste modérée. Le potentiel est très important : pour les seuls trajets domicile-travail inférieurs à 5 km, la part de la voiture s’élève à 60 % environ tandis que le vélo reste très minoritaire (inférieur à 4 %) selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). L’aide à l’acquisition d’un vélo à assistance électrique actuellement en vigueur sera totalement révisée dans le cadre du projet de loi d’orientation sur les mobilités. D’autres mesures en faveur de l’usage du vélo seront proposées afin d’augmenter largement la part modale du vélo en France.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5493</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5135</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Adrien Quatennens</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[transports ferroviaires
	            Suppression d’une part important du service auto-train de la SNCF
	            5493. — 13 février 2018. — M. Adrien Quatennens appelle l’attention de Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports, sur la suppression d’une part importante du service auto-train de la SNCF. La SNCF répond aux besoins des populations d’un service public de transport ferroviaire. Le groupe accuse un endettement de près de 50 milliards d’euros. Ce chiffre ne doit pas faire oublier que les investissements massifs du groupe ont permis à la France de disposer d’un des meilleurs réseaux ferroviaires du monde, et notamment à grande vitesse. Toutefois, dans le cadre de l’ouverture à la concurrence prévue en 2020 pour le réseau à grande vitesse et en 2023 pour le réseau secondaire, les diverses entités de la SNCF sont amenées à vouloir réduire leur endettement. Pour un déficit récurrent de l’ordre de 10 millions d’euros, 7 des 12 destinations du service d’auto-train ne sont plus desservies. Les dessertes de Lyon, Bordeaux, Toulouse, Biarritz, Brive, Briançon et Narbonne ne sont donc plus assurées. C’est un tiers du trafic qui est concerné. Pourtant, en 2016, la SCNF a, par ce service, transporté près de 65 000 véhicules légers. Ce service répond donc à la fois à des enjeux de lutte contre la pollution atmosphérique et le réchauffement climatique et de lutte pour la sécurité routière. Par cette décision brutale, et pour des économies de bout de chandelle, ce sont donc plus de 20 000 voitures par an qui ne seront plus transportées en train, entraînant le rejet de 3,5 tonnes supplémentaires de CO2 dans l’atmosphère. Au service public ferroviaire, ce type de décision préfère donc un service routier privé, dont la publicité est assurée par la SNCF sur son site OUISNCF. Il l’interroge donc sur les études d’impact qui ont été menées et qui ont conduit à cette décision et lui demande d’apporter des précisions sur la politique qu’elle entend mener en matière de développement du transport ferroviaire sous toutes ses formes (fret, passagers, auto-train).]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5135</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le service Auto-train proposé par SNCF Mobilités présente des avantages sur le plan environnemental et en termes de sécurité routière. Toutefois, ce service, s’appuyant initialement sur la circulation des trains de nuit, a connu une baisse d’activité considérable depuis une quarantaine d’années. L’érosion progressive du trafic est liée au développement de la grande vitesse ferroviaire qui a considérablement renforcé l’intérêt du train par rapport à la voiture sur les destinations desservies par TGV. Cette tendance s’est confirmée ces quatre dernières années tant au niveau du chiffre d’affaires que du nombre de véhicules transportés avec une diminution d’activité de 13 % depuis 2013. Une augmentation des prix a déjà été réalisée. Elle s’est avérée largement insuffisante pour redresser la situation économique de ce service qui est aujourd’hui fortement déficitaire. En 2016, Auto-train a perdu un peu moins de dix millions d’euros, soit l’équivalent de son chiffre d’affaires. Les charges se rapportant à ce service sont, en effet, fixes pour les trois-quarts d’entre elles (le premier poste de charges étant le sillon c’est à dire le coût d’utilisation de l’infrastructure ferroviaire) alors que l’activité est d’ores et déjà très saisonnière (70 % entre juin et septembre). Dans ces conditions, alors qu’elle devra de plus en plus intervenir dans un contexte concurrentiel, il ne saurait être reproché à SNCF Mobilités de prendre les mesures nécessaires pour limiter les pertes occasionnées par ce service. Elle a donc décidé de le restreindre aux destinations les plus demandées soit Avignon, Marseille, Toulon, Fréjus et Nice. Ce dossier, certes dans le cas d’un marché de niche, illustre les enjeux environnementaux et les contraintes financières du transport ferroviaire. Le Gouvernement est déterminé, à travers le nouveau pacte ferroviaire français, à réformer le système de transport ferroviaire, pour le rendre à la fois économiquement efficace, plus performant en matière de qualité de service et essentiel à la réalisation de la transition écologique. Dans ce cadre, l’enjeu est que ce type de services, quand il répond à un besoin, trouve un équilibre d’exploitation qui permette à des opérateurs de se positionner. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6203</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5136</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jacques Cattin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[transports ferroviaires
	            Électrification de la ligne ferrovaire Paris-Troyes
	            6203. — 6 mars 2018. — M. Jacques Cattin appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur la possible remise en cause du financement de l’électrification de la ligne ferroviaire Paris-Troyes. Depuis 2013, le Conseil économique social et environnemental régional Grand Est défend le projet de modernisation de cette ligne 4, en tant qu’infrastructure pour des trains d’équilibre du territoire (TET). La participation de la région Champagne-Ardenne au financement de la LGV Est était d’ailleurs également conditionnée aux travaux d’électrification de la ligne 4. Ces aménagements constitueraient en effet un outil et un levier indispensables pour l’équité territoriale et pour le maintien des acteurs dans la cohésion régionale, dans la mesure où un tel chantier concernerait le territoire le plus isolé du Grand Est, en matière d’infrastructures ferroviaires. L’enjeu de cette électrification porte aussi sur l’optimisation des relations ferroviaires avec les voisins suisses et allemands et le développement du fret par une meilleure connexion entre les territoires. Aussi, considérant le protocole d’accord signé en 2016 entre les différentes parties, visant à la réalisation de cette infrastructure nouvelle, il lui demande quelles suites le Gouvernement entend réserver au projet d’électrification de la ligne Paris-Troyes. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5136</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La mission de concertation menée au printemps 2015 concernant le projet d’électrification de la ligne Paris-Troyes a conduit à l’inscription d’une première phase de travaux d’un montant de 179 M€ aux contrats de plan État-région (CPER) 2015-2020 champardennais et francilien, dans un contexte budgétaire particulièrement difficile pour l’État et pour les collectivités. Des travaux anticipés consistant à renouveler un poste de signalisation à Romilly-sur-Seine, intégralement financés par SNCF Réseau, sont déjà en cours dans l’Aube. Une convention de financement d’une première tranche de travaux vient par ailleurs d’être signée pour un montant de 75 M€. L’avancement de l’opération est à resituer dans le contexte des travaux en cours autour de la programmation des projets d’infrastructures de transports. Le Gouvernement a souhaité l’été dernier une réflexion générale concernant l’ensemble des grands projets afin de définir les conditions de leur poursuite dans un cadre budgétaire et financier assaini et afin de donner la priorité aux transports du quotidien. Les projets d’électrification sont bien sûr concernés, au même titre que les autres projets d’infrastructures de transport, par la démarche engagée avec les Assises de la mobilité et les travaux du Conseil d’orientation des infrastructures (COI), qui se sont achevés récemment. Elle doit permettre une réévaluation puis une priorisation de l’ensemble des projets, notamment dans une optique d’optimisation du fonctionnement du réseau existant. Le COI a bâti trois scénarios contrastés en fonction de trois hypothèses différentes quant au niveau et à l’évolution dans le temps du budget de l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF) au cours des 20 prochaines années. Dans ce cadre, et dans l’hypothèse du scénario le plus ambitieux, la deuxième phase du projet devra être programmée à l’occasion de la prochaine génération de CPER. Le projet de loi d’orientation des mobilités, qui sera présenté au Parlement en 2018, comportera un volet de programmation des infrastructures de transport, dans le prolongement des travaux du COI. Ces travaux dont l’objectif premier est de parvenir à des améliorations rapides du système de transports pour faciliter la mobilité de l’ensemble de nos concitoyens, permettront de tracer les perspectives pour la suite du projet d’électrification de la ligne Paris-Troyes.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>7896</numeroQuestion><type>REP</type><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5137</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Pierre Rixain</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><texteQuestion><![CDATA[transports routiers
	            Gratuité de la portion francilienne de l’autoroute A10
	            7896. — 24 avril 2018. — Mme Marie-Pierre Rixain attire l’attention de Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports, sur le cas problématique de l’autoroute A10 dans l’Essonne. Alors que l’usage des autres autoroutes franciliennes historiques est gratuit jusqu’à 50 km de Paris, celui de l’A10 est payant à 23 km de la capitale, au péage de Saint-Arnoult, à hauteur de Dourdan. Outre l’inéquité que cette situation impose entre les Franciliens, elle engendre de même une série de conséquences néfastes pour le cadre de vie des Essonniens. Sans compter la hausse de 1,33 % prévue par Cofiroute et partiellement contestée par l’ARAFER, la somme à acquitter, d’un montant de 1,70 euro, représente un coût important pour les usagers effectuant un trajet domicile-travail, qui est alourdi pour les familles disposant d’une deuxième voiture. Surtout, cette partie payante détourne une part majeure du trafic autoroutier de l’A10 vers le réseau secondaire, en particulier la RN20, qui lui est parallèle. On compte ainsi environ 75 000 véhicules/jour aussi bien sur l’A10 que sur la RN20 contre 125 000 sur l’A6 et seulement 25 000 sur la RN7 parallèle, à hauteur d’Evry. Les études menées entre 2009 et 2011 par le Conseil départemental de l’Essonne ont montré que jusqu’à 50 % du trafic sur le réseau secondaire provient de l’A10. Cette partie de l’Île-de-France est donc touchée à la fois par une autoroute payante, un réseau secondaire saturé en plus de transports publics insuffisants, mais aussi par une dégradation du cadre de vie des Essonniens, touchés par le bruit et la pollution atmosphérique provoqués par le trafic autoroutier exporté vers le réseau secondaire et notamment sur la RN20, et qui vivent dans des villes coupées en deux par ce trafic (Ballainvilliers, La-Ville-du-Bois, Linas, Montlhéry). Aussi, elle l’interroge sur les mesures envisagées par l’État pour réétudier la partie essonnienne de l’A10 concédée à Cofiroute afin d’imposer sa gratuité, à l’instar des autres axes franciliens.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>5137</pageJO><datePublication>2018-06-12</datePublication><noPublication>20180024</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les liens contractuels entre l’État et la société COFIROUTE prévoient aujourd’hui l’application d’un péage sur le tronçon de l’A10 entre Allainville et La Folie-Bessin, c’est-à-dire au niveau du raccordement de la RN 118 proche des Ulys. Le tronçon Dourdan–La Folie-Bessin de l’A10 regroupe ainsi des usagers qui effectuent des déplacements locaux et des usagers en transit qui empruntent l’A11 et l’A10. Or, une jurisprudence constante du Conseil d’État impose de respecter le principe d’égalité dans la tarification des usagers, ce qui écarte la possibilité d’accorder la gratuité au bénéfice des seuls franciliens. Il conviendrait dès lors de supprimer la barrière de péage, mais cela suppose au préalable de procéder au rachat du péage pour l’intégralité des trajets réalisés sur cette section sur une durée calculée jusqu’à la fin du contrat de concession de COFIROUTE, soit un montant estimé à plusieurs centaines de millions d’euros. Cela n’apparaît envisageable ni pour l’État, ni pour les collectivités. Dans ce contexte, des efforts importants ont été consentis par l’État, comme par le concessionnaire, pour améliorer les conditions d’utilisation, y compris financières, de l’autoroute A10. De manière générale, les tarifs des péages autoroutiers évoluent chaque année au 1er février, en application du décret no 95-81 du 24 janvier 1995 relatif aux péages autoroutiers et des contrats de concession. Ce décret prévoit notamment une augmentation minimale à hauteur de 70 % de l’inflation, afin d’indexer les tarifs des péages aux charges générées par l’exploitation et l’entretien des autoroutes. Pour 2018, l’inflation prise en compte s’est élevée à 1,03 %, générant une hausse minimale de 0,72 %. Toutefois, une attention particulière a été apportée au cas du tarif aujourd’hui fixé à 1,70 € TTC pour les véhicules légers entre Paris et Dourdan, qui évolue peu. Depuis l’an 2000, il n’a augmenté que deux fois, en 2007 et cette année, et il correspond à un tarif au kilomètre particulièrement bas en comparaison du reste du réseau concédé. Il convient à cette occasion de préciser que les hausses annuelles des tarifs des péages autoroutiers ne font l’objet d’aucun avis de l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (ARAFER), qui a seulement été amenée à se prononcer dans le courant de l’année 2017 sur des projets de modification des contrats de concession. En parallèle, des formules d’abonnement préférentielles à destination des usagers réguliers empruntant le diffuseur de Dourdan ont également été mises en place. Ainsi, COFIROUTE finance aujourd’hui, sans aide des collectivités, un abonnement télépéage offrant une réduction de 32,5 % par passage pour les véhicules légers. Des tarifs préférentiels destinés à favoriser le covoiturage ont été proposés, en accompagnement des aires de covoiturage réalisées à Ablis, Allainville et Dourdan. Dans le cadre du plan de relance autoroutier conclu en 2015, le réaménagement du site de co-modalité de l’échangeur de Dourdan–Longvilliers est également prévu avec notamment la création de 100 places de stationnement supplémentaires et la réalisation d’une gare routière. L’État a également œuvré à l’amélioration de l’offre de transport collectif sur l’autoroute A10, en expérimentant par exemple une voie réservée aux lignes régulières de bus circulant entre Les Ulis et Massy.]]></texteReponse></reponse></questionReponse></Section></QuestionsPublieesAS>