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<?dctm xml_app='ignore'?><QuestionsPublieesAS xmlns:esy="http://www.dila.premier-ministre.gouv.fr/stila/jold" xmlns:atict="http://www.arbortext.com/namespace/atict" xmlns:xi="http://www.w3.org/2001/XInclude" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" DateJO="2018-10-02" NumJO="20180039" Source="AN" xsi:noNamespaceSchemaLocation="JORedif.xsd"><Section part="QE"><question><idQuestion><numeroQuestion>12638</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8614</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Mélenchon</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><Objet>Salariés de la franchise d’une société de restauration de Saint-Barthélémy</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12638. — 2 octobre 2018. — M. Jean-Luc Mélenchon attire l’attention de M. le Premier ministre sur la situation actuelle des salariés de la franchise d’une chaîne de restauration rapide de Saint-Barthélémy à Marseille. Une lutte sociale est en cours, et ce maintenant depuis des mois, suite à la décision de l’entreprise de céder plusieurs de ses franchises marseillaises à un repreneur par le biais de méthodes douteuses et particulièrement inquiétantes. Pour rappel, les salariées et salariés ont dû faire face à des insultes, des menaces de mort et même des agressions physiques à plusieurs reprises. Cet acharnement à leur encontre aurait pu avoir des conséquences tragiques mais ils ont tenu bon. Ils n’ont cédé ni au chantage ni aux menaces qui pesaient sur leur vie et leur sécurité. Leur courage et leur détermination sont un exemple pour toutes et tous. Récemment, la cession a été interdite par le juge des référés du tribunal de Marseille qui a alors souligné « l’insuffisance grossière et manifeste de moyens humains, financiers et matériels » du repreneur. Les salariés espéraient alors que les négociations seraient enfin établies sur des bases saines et dans un climat apaisé. Leur espoir aura été de courte durée car la table ronde organisée cette semaine à la préfecture des Bouches-du-Rhône s’est transformée en un chantage grossier. Le repreneur accepterait de sauvegarder le restaurant de Saint-Barthélémy et les emplois à la condition que le représentant syndical, qui a courageusement porté cette lutte, soit licencié ou parte volontairement. Il est inconcevable que cette demande à l’encontre d’un représentant du personnel en fonction ait été formulée devant des représentants de l’État sans provoquer la moindre réaction. La société n’aurait donc ni crainte, ni honte à bafouer les règles essentielles de protection des salariés devant l’État. Les salariés, tout comme les représentants syndicaux, sont protégés par le code du travail et le droit de grève est un droit constitutionnel. Exiger la « tête » d’un leader syndical, en présence de représentants de l’État, est un pied de nez insupportable envers les institutions. Il se demande donc si l’État a l’intention d’intervenir dans les négociations en privilégiant l’intérêt général ainsi que celui des salariés et non de la société. Il s’interroge sur la position de l’État concernant la « chasse aux sorcières » qui est faite aux syndicalistes qui ont mené la lutte. Enfin, il attire l’attention du Premier ministre sur les méthodes et les pressions plus que douteuses du repreneur à l’encontre des salariés et lui demande que leur sécurité soit garantie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12683</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8614</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Régis Juanico</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><Objet>Rémunérations des membres du cabinet du Premier ministre</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12683. — 2 octobre 2018. — M. Régis Juanico interroge M. le Premier ministre sur les rémunérations des membres de son cabinet. Il lui demande de lui communiquer les informations suivantes : à la date du 1er août 2018, pour l’ensemble des membres de son cabinet (fonctionnaires et contractuels) hors personnels de soutien, la moyenne des trois rémunérations nettes les plus élevées et la moyenne des trois rémunérations nettes les moins élevées, primes et indemnités comprises, le calcul étant effectué en se basant sur une durée annuelle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12684</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8614</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Régis Juanico</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><Objet>Rémunérations des membres du cabinet du Président de la République</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12684. — 2 octobre 2018. — M. Régis Juanico interroge M. le Premier ministre sur les rémunérations des membres du cabinet du Président de la République. Il lui demande de lui communiquer les informations suivantes : à la date du 1er août 2018, pour l’ensemble des membres du cabinet du Président de la République (fonctionnaires et contractuels) hors personnels de soutien, la moyenne des trois rémunérations nettes les plus élevées et la moyenne des trois rémunérations nettes les moins élevées, primes et indemnités comprises, le calcul étant effectué en se basant sur une durée annuelle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12723</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8614</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Leclerc</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><Objet>Organisation d’un loto annuel couplé à la « Grande cause nationale »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12723. — 2 octobre 2018. — M. Sébastien Leclerc interroge M. le Premier ministre sur les suites qu’il entend donner au concept du Loto du patrimoine, qui a été organisé en septembre 2018 et qui, au-delà d’avoir permis de récolter des fonds pour l’objet dédié, a également permis une belle mise en lumière de l’ensemble des initiatives qui sont prises pour la sauvegarde du patrimoine. Il lui indique que l’engouement populaire suscité par cette loterie pourrait se retrouver chaque année s’il était décidé, par exemple, de coupler au label officiel « Grande cause nationale » l’organisation d’un loto. Il considère que les thématiques sociales, notamment la recherche sur la maladie d’Alzheimer, la prise en charge de la dépendance dans les EHPAD, la recherche sur les maladies orphelines ou encore l’accompagnement des diabétiques pourraient être davantage mises en lumière par la médiatisation que suscite l’organisation du loto et il lui demande quelles sont ses intentions en la matière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12886</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8615</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bastien Lachaud</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><Objet>Politique de l’intelligence</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12886. — 2 octobre 2018. — M. Bastien Lachaud appelle l’attention de M. le Premier ministre sur la baisse constatée du niveau moyen de quotient intellectuel (QI) en France et dans plusieurs pays du monde. Le QI est un indicateur de performance cognitive dont l’utilisation s’est généralisée. Celui-ci n’est pas exempt de critiques et ne saurait donner à lui seul une vue exhaustive des différentes facettes de ce qu’on peut nommer intelligence. Il est par exemple absolument aveugle à ce que certains spécialistes appellent l’intelligence émotionnelle. Néanmoins, mesuré collectivement il donne un aperçu non négligeable des capacités intellectuelles d’un groupe humain ; a fortiori, il permet d’en estimer l’évolution. Or, plusieurs études scientifiques suggèrent que le QI de la population française aurait significativement baissé durant les deux dernières décennies, à l’instar des niveaux mesurés par exemple en Finlande, en Norvège ou au Royaume-Uni. Les causes de cette baisse ne sont pas identifiées avec certitude par les scientifiques. Plusieurs hypothèses sont soutenues et il est probable qu’une conjonction de facteurs soit en cause. Les plus robustes semblent néanmoins désigner des causes environnementales à cette baisse. La première d’entre elles considère que les perturbateurs endocriniens, en agissant sur les fonctions thyroïdiennes, affectent notamment la production de myéline, élément indispensable à la bonne transmission des influx nerveux. Une autre hypothèse insiste sur la transformation des comportements induite par la multiplication des écrans et les troubles de l’attention qu’ils provoquent. On peut d’ailleurs supposer que si les écrans représentent un problème indépendamment des contenus qu’ils diffusent, ce problème est d’autant plus grand lorsque ces contenus sont pauvres, grossiers ou ineptes, comme l’expérience nous les montre le plus souvent. De nouvelles études préciseront sans doute les causes de l’abêtissement qui menace notre population. Pourtant, ces récentes enquêtes devraient d’ores et déjà amener à concevoir une politique globale de l’intelligence. En effet, le crédit de l’action publique est notablement entamé du fait de l’utilisation d’indicateurs de performances absurdes et aveugles à la qualité de l’existence humaine. De même qu’il est indispensable désormais de penser la politique autrement qu’en fonction du PIB, il serait hautement souhaitable de considérer les effets sur l’intelligence des mesures prises par les autorités. C’est pourquoi il souhaite savoir s’il entend placer l’intelligence, et non plus simplement l’innovation, la compétitivité ou la réduction des coûts, au cœur des décisions à venir du Gouvernement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12524</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8615</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrick Hetzel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><Objet>Moyens dévolus aux douanes françaises</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12524. — 2 octobre 2018. — M. Patrick Hetzel alerte M. le ministre de l’action et des comptes publics sur les moyens dévolus aux douanes françaises. En 20 ans, 6 000 emplois douaniers ont été supprimés au gré des lois de finances successives, là où l’Allemagne a fait le choix contraire sur la même période pour protéger ses citoyens et son économie. Des emplois ont été créés suite aux attentats (avec des missions de haute sécurité supplémentaires) et dans le cadre de la mise en place du Brexit (avec des missions supplémentaires également), mais parallèlement les budgets successifs mettent à mal les effectifs, et donc les missions du service public douanier d’utilité économique, fiscale, environnementale et de protection des citoyens. Il souhaite savoir ce que le Gouvernement compte faire afin que les missions dévolues aux douanes françaises puissent être effectuées de manière efficace.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12567</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8616</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Cécile Untermaier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><Objet>Article L.300‑2 - Organismes mutualistes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12567. — 2 octobre 2018. — Mme Cécile Untermaier attire l’attention de M. le ministre de l’action et des comptes publics sur l’application de l’article L300-2 du code des relations entre l’administration et le public aux organismes mutualistes. Aux termes de ces dispositions, sont communicables au public les documents produits « dans le cadre de leur mission de service public, par l’État, les collectivités territoriales ainsi que les autres personnes de droit public ou les personnes de droit privé chargées d’une telle mission ». Aussi, elle lui demande si les mutuelles du livre III du code de la mutualité, organismes de droit privé agissant dans le secteur sanitaire, social ou médico-social, dans l’intérêt de leurs membres et de leurs ayants droits, peuvent être considérées comme chargées d’une mission de service public, de sorte que tous les documents qui émanent d’elles sont en principe communicables au public.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12571</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8616</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Xavier Breton</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><Objet>Remboursement appareils auditifs en cas d’aplasie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12571. — 2 octobre 2018. — M. Xavier Breton attire l’attention de M. le ministre de l’action et des comptes publics au sujet de la prise en charge des appareils auditifs spécifiques pour les enfants atteints d’aplasie majeure de l’oreille. Il s’agit d’une malformation de naissance impactant l’oreille externe et moyenne. Après remboursement de la sécurité sociale et des mutuelles, il reste en moyenne 3 000 euros à la charge du patient. L’appareil coûte 4 000 euros en moyenne. Lorsque les enfants sont atteints des deux côtés, il reste à la charge des familles environ 6 000 euros. Ces appareils doivent être changés tous les quatre à cinq ans en moyenne, l’impact financier pour les familles est donc très important et pèse sur le budget. Alors qu’une réforme est en cours pour un reste à charge de zéro pour les familles sur les appareils auditifs, il semblerait que ces appareils ne soient pas concernés par la réforme. Une étude faite aux États unis d’Amérique tend à montrer qu’un enfant atteint d’aplasie majeure unilatérale qui n’est pas appareillé perd 40 % des informations à l’école. Au vu du coût de l’appareillage, toutes les familles ne peuvent donc pas équiper leurs enfants, ce qui contribue à les isoler. De même, la sécurité sociale rembourse moins à partir de vingt ans. Malheureusement, il s’agit d’une malformation qui demeure. Il souhaite savoir ce que le Gouvernement envisage pour garantir un meilleur remboursement afin de faciliter l’intégration des enfants et soulager financièrement les familles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12575</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8616</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Isabelle Valentin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><Objet>Reste à charge zéro en optique, dentaire et audioprothèse, dite « 100% santé »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12575. — 2 octobre 2018. — Mme Isabelle Valentin attire l’attention de M. le ministre de l’action et des comptes publics sur la réforme du reste à charge zéro en optique, dentaire et audioprothèse, dite « 100 % santé ». Lors de ses travaux de la direction de la sécurité sociale, concernant le volet optique, a formulé deux mesures qui présentent un danger : l’instauration d’un prix limite de vente à 30 euros et l’abaissement des plafonds de remboursement des montures, passant de 150 à 100 euros, cette dernière étant superflue, non conforme aux engagements du Président de la République, et dangereuse pour la filière de production française. Partant, ces mesures auront des effets négatifs sur les porteurs qui risquent de voir une dégradation de leurs équipements et sur l’industrie lunettière française qui sera fortement fragilisée et contrainte de détruire plusieurs centaines d’emplois. L’instauration d’un prix limite de vente à 30 euros entraînera de facto l’accroissement des importations asiatiques ainsi que l’abaissement de la qualité des équipements avec le risque de voir se développer sur le marché des produits à l’espérance de vie réduite : 6 mois pour les importations asiatiques contre 2 ans pour les montures fabriquées en France. Or, les contrats de protection les plus répandus, n’autorisent le remboursement optique que tous les 2 ans. Les plus démunis pourraient donc être contraints de multiplier les achats sans remboursements ou renoncer à s’équiper entre deux périodes de 2 ans. Un paradoxe donc, pour un projet précisément destiné à supprimer le reste à charge. Face à cette mesure, la réduction de la commande entraînera avec elle la réduction de la fabrication française et donc, inévitablement, la suppression de plusieurs centaines d’emplois. Aussi, elle lui demande comment défendre cette branche de l’industrie française, pan de l’économie nationale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12586</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8617</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><Objet>Réduction des ressources des chambres de commerce de d’industrie (CCI)</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12586. — 2 octobre 2018. — M. Marc Le Fur attire l’attention de M. le ministre de l’action et des comptes publics sur les conséquences pour les chambres de commerce et d’industrie de la réduction de leurs ressources au plan national de 400 millions d’euros en 2022, soit une baisse de 50 % de la ressource fiscale des CCI par rapport à 2018. En dépit d’un processus de maîtrise des dépenses engagé depuis 2012, la baisse de la taxe pour frais de chambre (TFC) annoncée qui s’ajoute à toutes celles que le réseau a connues soit 75 % de baisse entre 2012 et 2022, ne permettra plus de maintenir la capacité d’actions des chambres, tant sur le plan de l’appui aux entreprises et aux territoires que sur celui de la formation. Cette réduction des moyens va en outre s’accompagner sur le terrain par des réductions d’effectifs et une réduction sensible de l’accompagnement des très petites, petites et moyennes entreprises (TPE-PME). Si le modèle consulaire se doit d’évoluer et de se moderniser, cette adaptation doit être réalisée selon un calendrier et un rythme soutenable. C’est pourquoi il lui demande si le Gouvernement serait disposé à envisager une évolution plus adaptée des ressources fiscales des chambres de commerce et d’industrie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12589</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8617</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><Objet>Conséquences de la hausse de la TGAP pour les SP de gestion de déchets</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12589. — 2 octobre 2018. — M. Marc Le Fur attire l’attention de M. le ministre de l’action et des comptes publics sur les conséquences pour les services publics de gestion des déchets des projets d’augmentation de la Taxe générale sur les activités polluantes (TGAP). Les services publics locaux de gestion des déchets sont des services de première nécessité pour les habitants des départements ruraux et doivent respecter des ambitions de plus en plus élevées en matières d’économie circulaire et sont soumis à des normes environnementales de plus en plus sévères. Ce coût est de plus en plus important et représente pour le contribuable local des frais de plus en plus important dont près de 25 % de taxes nationales (TVA, frais de gestion de la TEOM et TGAP). La hausse envisagée par l’exécutif de la TGAP s’avèrerait particulièrement pénalisante pour les collectivités en charge de ce service public notamment au regard des contraintes inhérentes à leurs activités à savoir : l’impossibilité de recycler près d’un tiers des déchets ménagers qui oblige les collectivités à les éliminer et donc à payer la taxe ; le ciblage de la TGAP sur les gestionnaires de déchets qui ne sont pourtant pas responsables de la conception des produits à l’origine de ces déchets ; la suppression ou la forte diminution envisagée des réfactions actuellement en vigueur qui permettent pourtant d’encourager des solutions plus vertueuses ; l’absence de volet incitatif pour les collectivités qui mettent en œuvre des politiques de réduction des déchets résiduels ; l’affectation du produit de la TGAP au seul budget de l’État sans reversement aux budget des services publics locaux qui ne peuvent ainsi investir correctement dans les politiques territoriales d’économie circulaire. Si les gestionnaires de services publics locaux ne sont pas hostiles à une évolution de la TGAP, cette dernière serait plus facilement acceptable si elle s’accompagnait de mesures concrètes et incitatives telles que la présentation de garanties sur les mesures envisagées par le Gouvernement dans la feuille de route de l’économie circulaire afin de réduire les déchets non recyclables ; l’exonération de la TGAP pour les 150 kg par habitant et par an correspondant au gisement des déchets ménagers non recyclables ; la création d’un bonus TGAP pour les collectivités et les entreprises performantes en matières d’économies circulaire ; l’exonération totale de TGAP pour les unités de valorisation énergétiques atteignant les critères d’efficacité énergétique européens leur donnant le statut de valorisation et non d’élimination ; une TGAP réduite pour les déchets résiduels issus d’un tri ou d’un prétraitement mécanique ; l’affectation des recettes de la TGAP déchets au Fonds économie circulaire de l’ADEME avec une plus grande participation des collectivités à la gouvernance de ce fonds. Alors que les finances locales sont de plus en plus contraintes, le projet actuel de hausse de la TGAP se traduira nécessairement par une augmentation du coût du service local de gestion des déchets ménagers et donc mécaniquement une hausse de la fiscalité locale, hausse que le contribuable local acceptera difficilement. C’est pourquoi, il lui demande si dans le cadre de la discussion du projet de loi de finances, le Gouvernement serait disposé à prendre en compte les inquiétudes légitimes des gestionnaires de services publics de gestion des déchets.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12596</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8617</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrick Hetzel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><Objet>Parité des prix du tabac en Europe</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12596. — 2 octobre 2018. — M. Patrick Hetzel interroge M. le ministre de l’action et des comptes publics sur la parité des prix du tabac au niveau européen. En effet, une telle mesure devient essentielle afin que ne disparaisse pas du territoire un corps de métier offrant un panel de services (restauration, timbres fiscaux et postaux, produit FDJ, presse, bar, articles cadeaux, épicerie etc.) qui risquent à terme de disparaitre également, car le bénéfice généré par ces activités annexes est insuffisant pour permettre à un commerce de vivre sans le tabac. C’est cet ensemble de services, y compris le tabac, qui permet aujourd’hui aux buralistes de subsister. Tant que les prix n’auront pas été harmonisés à l’échelle européenne, c’est le marché parallèle qui se développera. Un paquet de tabac ou de cigarettes sur quatre actuellement fumé sur le sol français provient de l’étranger. Ce sont plus de 3 milliards d’euros de taxes qui contournent le circuit légal de distribution et par voie de conséquence qui échappent aux finances publiques en France. Sans compter que les buralistes garantissent une qualité de produits, ce qui n’est pas le cas sur le marché parallèle. Il souhaite donc savoir ce que le Gouvernement compte entreprendre pour harmoniser les prix du tabac européen avant le passage du paquet à 10 euros et ainsi éviter la disparition de beaucoup de buralistes, surtout en milieu rural.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12653</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8618</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Xavier Breton</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><Objet>Pérennité du numéro vert « 119-Allo Enfance en Danger »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12653. — 2 octobre 2018. — M. Xavier Breton attire l’attention de M. le ministre de l’action et des comptes publics sur une inquiétude manifestée par les responsables du numéro vert « 119-Allo Enfance en Danger ». Lancé en janvier 1990 pour participer à la prévention des mauvais traitements des mineurs, le numéro gratuit « Allô enfance en danger » a reçu près de 470 000 appels en 2016, dont près de 33 000 ont donné lieu à un traitement, soit environ 90 par jour. Dans 11 % des cas, c’est l’enfant en danger lui-même qui décroche son téléphone. Or, ces responsables viennent d’apprendre que le Gouvernement entendait, une fois encore, baisser les subventions du « Groupement d’intérêt public enfance en danger » alors qu’en 2018, ils ont subi une baisse budgétaire de 7 %. En 2019, le déficit annoncé sera au minimum de 450 000 euros, ce qui met clairement en péril les missions de protection de l’enfance. Il est à craindre des suppressions de postes. La protection de l’enfance ne doit pas souffrir de coupes budgétaires. Aussi, il voudrait savoir s’il entend revenir sur cette décision pour maintenir la qualité du travail de l’ensemble des professionnels et continuer à assurer la protection des mineurs victimes de mauvais traitements.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12673</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8618</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Véronique Louwagie</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><Objet>Statut de l’entrepreneur individuel et du gérant majoritaire d’une SARL</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12673. — 2 octobre 2018. — Mme Véronique Louwagie attire l’attention de M. le ministre de l’action et des comptes publics sur le statut de l’entrepreneur individuel et du gérant majoritaire d’une SARL. En effet, aujourd’hui, il existe une vraie ambiguïté à déterminer la nature personnelle ou professionnelle des dettes. Ainsi, le RSI considère que les cotisations sociales sont des dettes personnelles liées à la personne du cotisant et qu’à ce titre elles ne s’éteignent pas avec liquidation d’une société ou lorsque ladite entreprise connait des difficultés. L’entrepreneur ou le gérant demeure donc tenu d’honorer la dette de sa société (livre VII du code de la consommation). Cela étant, la seconde chambre civile de la cour d’appel de Grenoble, dans un arrêt en date du 19 mars 2013, affirmait au contraire le caractère professionnel des dettes RSI « les cotisations au RSI naissent pour les besoins ou au titre de l’activité professionnelle et donc elles ne peuvent entrer dans le passif d’un débiteur bénéficiant d’une procédure de surendettement » (arrêt confirmé par plusieurs juridictions d’appel CA Caen, 6 février 2014, RG n° 13/01466 et CA Rouen, 20 novembre 2014, RG n° 13/04479). En l’état actuel de la jurisprudence, rien ne permet d’affirmer qu’une procédure collective permettrait de recouvrir ou d’éteindre les dettes de cotisations sociales de l’entrepreneur individuel et du gérant majoritaire d’une société à responsabilité limitée (SARL) auprès du régime social des indépendants (RSI). Et en même temps, une procédure de surendettement des particuliers ne le garantit pas plus. Cette situation mériterait par conséquent une clarification. Elle souhaiterait donc connaître la position du Gouvernement sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12698</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8618</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabien Lainé</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><Objet>Exonération d’imposition des bénéfices en ZRR</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12698. — 2 octobre 2018. — M. Fabien Lainé interroge M. le ministre de l’action et des comptes publics sur l’exonération d’imposition des bénéfices en zone de revitalisation rurale (ZRR). L’accès aux soins pour tous sur tout le territoire est une des priorités du Gouvernement. Pour permettre la réduction des déserts médicaux, l’article 44 quindecies du code général des impôts prévoit pour cela, l’exonération d’impôt des bénéfices pour les médecins installés en zone de revitalisation rurale (ZRR). Cette exonération a été prorogée jusqu’au 31 décembre 2020 par l’article 45 de la Loi de finances rectificatives pour l’année 2005. Les hôpitaux publics ont la possibilité de proposer à leur personnel médical salarié, le recours à une activité libérale en concluant avec eux un contrat d’activité libérale conforme au modèle prévu par l’article R. 6154-4 annexe 61-2 du code de la santé publique. Il souhaiterait savoir si cette activité libérale au sein d’un établissement hospitalier public installé en ZRR, peut bénéficier de ce dispositif d’exonération d’imposition sur les bénéfices.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12699</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8619</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Émilie Chalas</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><Objet>Les conséquences du paiement de l’impôt par un mode de règlement dématérialisé</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12699. — 2 octobre 2018. — Mme Émilie Chalas interroge M. le ministre de l’action et des comptes publics sur les conséquences de l’obligation du paiement de l’impôt par un mode de règlement dématérialisé - paiement en ligne, prélèvement mensuel ou à l’échéance. En 2017, le seuil à partir duquel les particuliers ne peuvent plus payer en numéraire ou par chèque a été fixé à 2 000 euros contre 10 000 euros auparavant. Ce seuil chute à 1 000 euros en 2018 puis à 300 euros en 2019. En cas de règlement par un autre moyen, une majoration de 0,2 % est désormais encourue. Cette nouvelle obligation qui s’inscrit dans un mouvement de modernisation bien compris a cependant dès à présent des conséquences fâcheuses pour les contribuables d’un certain âge. Ceux-ci se voient en effet dans l’obligation de se déplacer dans les locaux du Trésor public pour se faire accompagner par des agents qui les aident à payer en ligne. Une telle organisation n’aurait du sens que dans la mesure où les contribuables apprendraient à se servir d’un service en ligne et deviendraient autonomes, ce qui, pour des personnes âgées, n’est pas souvent le cas. Elle souhaiterait donc savoir dans quelle mesure il ne serait pas possible pour l’administration fiscale d’exempter de cette obligation de paiement en ligne les contribuables ayant dépassé un certain âge.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12700</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8619</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Herth</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><Objet>« Taxe Anfa » - Entreprises de distribution automobile</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12700. — 2 octobre 2018. — M. Antoine Herth attire l’attention de M. le ministre de l’action et des comptes publics sur le problème de l’assujettissement des entreprises de la distribution automobile à la taxe pour le développement de la formation professionnelle dans les métiers de la réparation de l’automobile, du cycle et du motocycle, communément appelée « taxe ANFA ». Les entreprises de la distribution automobile contribuent en effet d’ores et déjà, au titre de leur convention collective de rattachement, à l’effort de formation de leurs salariés. De plus, « la taxe ANFA » est destinée au financement de la formation des seuls salariés des métiers de la réparation et de l’entretien automobiles et non celui de la vente. Les entreprises de la vente automobile sollicitent en conséquence l’exonération de cette taxe. Aussi, il souhaiterait savoir si le Gouvernement, dans le cadre notamment du projet de loi de finances pour 2019, envisage de réserver une suite positive à cette légitime demande.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12706</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8619</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Xavier Breton</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><Objet>Déclaration sociale nominative (DSN)</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12706. — 2 octobre 2018. — M. Xavier Breton attire l’attention de M. le ministre de l’action et des comptes publics au sujet de la déclaration sociale nominative (DSN). Obligatoire pour toutes les entreprises depuis janvier 2017, la DSN remplace la majorité des déclarations sociales des entreprises en automatisant leur transmission à partir des données de la paie. À compter de janvier 2019, le prélèvement de l’impôt à la source sera réalisé via la DSN. Alors qu’elle aurait dû être généralisée depuis 2016, cette dernière ne couvre pas encore à ce jour l’ensemble du champ prévu initialement. Une extension progressive est planifiée jusqu’en 2021, notamment pour les contrats à durée déterminée d’usage (2018), contrats courts (2019) et secteur public (à partir de 2020 jusqu’en 2022). Dans ces situations, l’employeur ne peut pas obtenir et transmettre l’attestation employeur destinée à Pôle emploi via la DSN. Ce dernier doit utiliser d’autres moyens, notamment les attestations employeurs « papier ». En effet, le code du travail prévoit toujours la remise de l’attestation employeur « papier » au salarié, en parallèle à l’envoi dématérialisé à Pôle emploi (pour les entreprises d’au moins dix salariés). Cette double délivrance de l’attestation (format « papier » pour le salarié et dématérialisé pour Pôle emploi) a de nombreuses conséquences : création de doublons et incompréhension de la part du salarié et de l’employeur, insatisfaction des employeurs et des demandeurs d’emploi, retards dans le traitement administratif des dossiers des demandeurs d’emploi mais aussi surcharge de travail impactant fortement les équipes dédiées à l’indemnisation. Il lui demande si le Gouvernement a l’intention de remédier à cette situation en supprimant l’obligation de remise de l’attestation « papier » et en généralisant l’ensemble des attestations dématérialisées afin d’améliorer les traitements et d’obtenir les gains de temps et de ressources nécessaires au renforcement de l’accompagnement des demandeurs d’emploi les plus éloignés de l’emploi.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12707</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8620</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Pierre Pont</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><Objet>Égalilté de détaxe sur le gasoil entre tous les transporteurs</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12707. — 2 octobre 2018. — M. Jean-Pierre Pont interroge M. le ministre de l’action et des comptes publics sur la situation des petits transporteurs routiers utilisant des véhicules d’un tonnage inférieur à 3,5 tonnes. Ces transporteurs qui effectuent entre autres, avec leurs véhicules au format réduit, la plupart des livraisons en ville ne bénéficient pas actuellement de la détaxe sur le gasoil accordée aux taxis et aux véhicules d’un tonnage supérieur. Or la hausse continue des tarifs de ce carburant, avec une nouvelle augmentation prochainement de 7 centimes d’euro, atteindra plus de 15 % en un an. Cette situation va provoquer la disparition de milliers de petites entreprises de transport qui, avec leurs véhicules de moins de 3,5 tonnes ne pourront plus lutter contre les transporteurs profitant de la détaxe sur le gasoil. En conséquence, il se permet de lui demander d’assurer une parfaite égalité de concurrence entre tous les transporteurs en accordant également une détaxe sur le gasoil identique aux véhicules commerciaux de moins de 3,5 tonnes effectuant du transport de marchandises.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12708</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8620</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jérôme Lambert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><Objet>Fiscalité sur le service public de gestion des déchets</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12708. — 2 octobre 2018. — M. Jérôme Lambert attire l’attention de M. le ministre de l’action et des comptes publics sur les conséquences pour les services publics de gestion des déchets et pour les contribuables, d’une éventuelle augmentation de la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) applicable à l’enfouissement et à l’incinération des déchets. L’augmentation de la TGAP représenterait un coût supplémentaire très lourd pour chacune des collectivités en charge des déchets et les réductions de fiscalité envisagées par le Gouvernement en compensation restent bien loin d’être significatives au regard de l’effort demandé. Si l’objectif de contribuer au développement de l’économie circulaire en augmentant le coût de l’élimination par rapport au recyclage est louable, il n’en demeure pas moins que le recyclage ne peut être l’élément clé pour gérer le problème de déchets produits par les sociétés puisqu’un tiers des déchets, soit 150 kg/hab, est aujourd’hui impossible à recycler. Les collectivités sont donc contraintes d’éliminer ces déchets et sont taxées pour cela. En ciblant les gestionnaires de déchets qui n’ont pas d’influence sur la conception des produits mis sur le marché et leur consommation, la TGAP place le signal fiscal au mauvais endroit et ne permet pas de diminuer les déchets non recyclables. Le projet ne prévoit aucun volet d’actions de prévention et de consommation écoresponsable qui permettraient de réduire les déchets et leurs impacts. Une fiscalité équitable pour les territoires consisterait donc à encourager les collectivités performantes en matière de prévention des déchets et à pénaliser celles qui ne font pas suffisamment d’efforts en la matière pour les engager dans cette nécessaire transition. Par conséquent, il souhaite savoir si le Gouvernement entend revenir sur son projet d’augmentation de la TGAP au profit d’une politique plus incitative et plus efficace en matière de diminution de déchets non recyclables mis sur le marché.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12711</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8620</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Damaisin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><Objet>Suppression de ladite « taxe farine »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12711. — 2 octobre 2018. — M. Olivier Damaisin rappelle à M. le ministre de l’action et des comptes publics que le pouvoir d’achat reste la préoccupation majeure des Français. Les mesures fiscales annoncées sont un signe positif en faveur des ménages, avec une baisse d’impôts historique à hauteur de 6 milliards d’euros pour 2019. Les retraités ne seront pas oubliés, avec pour 300 000 foyers, une exonération de CSG. Pour les classes moyennes, salariés et indépendants, plusieurs annonces ont été faites : augmentation du salaire net avec la suppression de cotisations salariales et patronales, hausse de la prime d’activité, suppression de cotisations salariales sur les heures supplémentaires ou encore la défiscalisation dans les PME de l’intéressement et de la participation pour les salariés, pour que les profits bénéficient à tous. La suppression de ce qu’on appelle « les petites taxes » sont également prévues pour 2019, toujours d’alléger la fiscalité. La question porte donc précisément sur la suppression de ladite « taxe farine » dont le produit est intégralement affecté aux régimes de retraites complémentaire des exploitants agricoles. Elle va cependant représenter un manque à gagner de plus 60 millions d’euros sur un rendement estimé à 64 millions d’euros en 2018, selon le projet annuel de performance des régimes sociaux et de retraites, annexé au PLF 2018. Il lui demande comment sera compensé le manque à gagner pour financer les retraites complémentaires des seuls exploitants agricoles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12714</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8621</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Trompille</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><Objet>Taxe générale sur les activités polluantes (TGAP)</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12714. — 2 octobre 2018. — M. Stéphane Trompille attire l’attention de M. le ministre de l’action et des comptes publics sur l’inquiétude provoquée par la réforme annoncée de la gestion des déchets et plus particulièrement relative à la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP). Le Gouvernement travaille en effet sur des objectifs visant à contribuer au développement de l’économie circulaire en augmentant le coût de l’élimination par rapport au recyclage. Dans ce but, le Gouvernement a annoncé lors de la Conférence des territoires qu’il souhaitait augmenter la TGAP. Or une telle mesure serait particulièrement pénalisante pour les collectivités en charge du service public de gestion des déchets ménagers, qui paient cette taxe sur la part des déchets résiduels qu’elles doivent envoyer en installation de stockage ou de traitement thermique (cela représente un tiers des déchets des ménages soit en moyenne 150kg/habitant et par an qui sont impossible à recycler). Augmenter le coût de l’élimination des déchets par rapport au recyclage peut alors sembler problématiques sur plusieurs points. La part des déchets non recyclable des ménages contraint les collectivités à les supprimer et donc à payer une taxe. Les gestionnaires de déchets n’ayant pas d’influence sur la conception des produits mis sur le marché, la TGAP ne permet donc pas d’entraîner une réduction des déchets non recyclables. De plus, une augmentation de la TGAP entraînera inévitablement une hausse du coût du service public de gestion des déchets ménagers et entraînera par conséquence une hausse des impôts locaux, hausse particulièrement difficile à comprendre pour les contribuables alors qu’on leur demande de faire de plus en plus d’efforts pour trier leurs déchets. Afin d’éviter cette augmentation des impôts locaux et de contribuer au développement de l’économie circulaire certaines mesures peuvent venir équilibrer la hausse de la TGAP : exonération de TGAP pour les 150 kg par habitant et par an correspondant aux déchets non recyclables, création d’un bonus de TGAP pour les collectivités et les entreprises performantes en matière d’économie circulaire, création d’un bonus TGAP pour les unités de valorisation énergétique atteignant les critères d’efficacité énergétique européens ou encore une TGAP réduite pour les déchets résiduels issus d’un tri ou d’un pré-traitement mécanique. Il lui demande quelles garanties le Gouvernement peut proposer en faveur d’une meilleure application du principe pollueur-payeur et éviter que le développement de l’économie circulaire soit perçu par les Français comme un simple prétexte pour les taxer davantage.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12716</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8621</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Véronique Louwagie</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><Objet>Compensation de la taxe d’habitation et communes nouvelles</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12716. — 2 octobre 2018. — Mme Véronique Louwagie attire l’attention de M. le ministre de l’action et des comptes publics sur la fiscalité des communes nouvelles. La taxe d’habitation est due par les occupants ou les propriétaires d’un local au bénéfice des collectivités locales qui assurent en contrepartie des services et l’entretien des infrastructures. La méthodologie de calcul de cet impôt est notamment basée sur la valeur des biens et la situation de celui qui les doit. Depuis le 1er janvier 2018, des dégrèvements d’office et progressifs sont prévus par les articles 1413 bis à 1414 D du code général des impôts. Un dégrèvement de 30 % s’appliquera sur la taxe d’habitation 2018, qui sera porté à 65 % en 2019 et à 100 % en 2020, à condition de respecter les seuils imposés par l’article 1417 II bis du code général des impôts. L’État prévoit de compenser le manque à gagner pour les collectivités, sur la base des taux enregistrés en 2017. Aussi, lorsque des communes historiques s’assemblent pour former une commune nouvelle, les taux demeurent différents le temps de la période de lissage. Dans ce cas précis, elle souhaiterait savoir quel taux sera retenu dans le calcul des compensations financières.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12717</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8621</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Descoeur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><Objet>Suppression de la taxe d’habitation : modalités de compensation</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12717. — 2 octobre 2018. — M. Vincent Descoeur interroge M. le ministre de l’action et des comptes publics sur les conséquences de la mise en œuvre de la réforme de la taxe d’habitation pour les communes et intercommunalités. La suppression de cette taxe représentera à l’horizon 2020 un manque à gagner estimé à plus de 26 milliards d’euros que l’État s’est engagé à compenser intégralement. Pour autant, les collectivités locales perdront une ressource dynamique dont elles avaient la maîtrise au travers de la fixation des taux et dont le montant pouvait également varier du fait de l’augmentation des bases. De même, les collectivités qui, grâce à leur politique d’attractivité, parvenaient à augmenter le nombre de leurs habitants, se trouveront pénalisées si la construction de nouveaux logements ne permet pas d’augmenter les recettes de la taxe d’habitation. C’est pourquoi il souhaite connaître quelles sont les intentions du Gouvernement en matière de compensation de la suppression de la taxe d’habitation pour les collectivités locales et comment il entend compenser la part dynamique de cet impôt.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12893</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8622</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Xavier Breton</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><Objet>Gratuité des péages pour les véhicules d’intérêt général prioritaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12893. — 2 octobre 2018. — M. Xavier Breton attire l’attention de M. le ministre de l’action et des comptes publics sur la publication d’un décret prévoyant la mise en place de la gratuité des péages pour les véhicules d’intérêt général prioritaires en opération. Lors de la dernière loi de finances, cette mesure avait été adoptée à l’unanimité par les parlementaires. L’article 171 de la loi n° 2017-1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018 a créé l’article L. 122-4-3 du code de la voirie routière. Il avait pour objectif d’instaurer la gratuité pour l’ensemble des déplacements opérationnels des véhicules d’urgence prioritaires et sur l’intégralité du réseau autoroutier sur le territoire national, que ces déplacements soient directement liés à une opération de secours (déplacement sur le lieu d’une intervention, évacuation de victimes…) ou indirecte (exemple : colonnes de renforts feux de forêts, inondations…). Il s’agit d’une mesure de justice pour les véhicules d’urgence et notamment les services départementaux d’incendie et de secours qui fonctionnent à flux tendu. Au regard de l’échéancier de la parution des décrets, il devait être publié en avril 2018, avant le départ des feux de forêts. Interrogé en septembre 2018 sur les raisons de ce retard, le ministère des transports déclarait que sa publication avait pris du retard en raison des contrats des sociétés concessionnaires prévoyant leur indemnisation à hauteur du manque à gagner. Pourtant, une telle clause semble n’être dans aucun de ces contrats. De même, l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (ARAFER), affirmait à son tour qu’il n’existait « aucun principe de compensation des charges supplémentaires supportées par les concessionnaires autoroutiers ». Aussi, il lui demande s’il prévoit une parution prochaine de ce décret afin que la France ne demeure pas un des seuls pays d’Europe où les véhicules d’urgence payent les péages.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12932</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8622</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><Objet>Tarification des numéros spéciaux des opérateurs de service public</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12932. — 2 octobre 2018. — M. Marc Le Fur attire l’attention de M. le ministre de l’action et des comptes publics sur la tarification des numéros spéciaux des opérateurs de service public. Depuis le 1er octobre 2015, les appels à destination des numéros spéciaux commençant par 08 et des numéros courts présentent trois types de tarification : gratuite, normale ou banalisée et surtaxée. Dans leurs démarches administratives, les usagers sont confrontés à une augmentation inquiétante du nombre de numéros surtaxés. Si pour certains effectuer les démarches en ligne permet de ne pas recourir à ces numéros, pour d’autres, plus particulièrement les personnes âgées ou les personnes résidant dans des zones dites blanches ou la couverture internet est erratique, le téléphone demeure la seule solution pour contacter l’administration. Certains services essentiels tels que les caisses d’allocations familiales, la caisse primaire d’assurance maladie, les caisses de retraite, voire la DGFIP ne peuvent être joint que par ces numéros spéciaux surtaxés. En outre, en raison d’un grand nombre d’appels, les usagers après avoir dû effectuer leur choix de démarche avec un opérateur vocal automatisé, doivent souvent attendre de longues minutes… Si les services publics doivent impérativement maintenir des services téléphoniques, la tarification et plus particulièrement la surfacturation des appels est difficilement compréhensible. C’est pourquoi il lui demande si dans un souci d’amélioration du service rendu au public, le Gouvernement serait disposé à réduire voire à supprimer les numéros administratifs surtaxés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12945</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8622</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Frédérique Lardet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><Objet>Résidences de tourisme - Acquéreurs - Protection.</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12945. — 2 octobre 2018. — Mme Frédérique Lardet interroge M. le ministre de l’action et des comptes publics sur la situation des particuliers propriétaires d’appartements en résidence de tourisme. Afin d’encourager l’investissement dans ces appartements qui profitent au développement du tourisme sur le territoire, des facilités fiscales existent : statut de loueur en meublé non professionnel (LMNP) et amortissements. Cependant, une telle acquisition oblige à confier la gestion locative du logement à l’exploitant de la résidence, ce qui suppose la signature d’un contrat de bail commercial assorti d’une tacite reconduction. Or de nombreux propriétaires-investisseurs font face à des difficultés avec l’exploitant de la résidence de tourisme. En effet, les sociétés qui assurent l’exploitation de ces résidences accusent parfois des retards de loyers, ce qui pèse lourdement sur certains propriétaires devant rembourser un prêt. Les propriétaires sont contraints de mener des procédures judiciaires lourdes afin d’obtenir leur dû. D’autres propriétaires dénoncent un prix d’achat particulièrement élevé des lots de ces résidences, justifié par une promesse de rentabilité qui semble de plus en plus difficile à tenir. Si les avantages fiscaux attachés à l’investissement dans les résidences de tourisme ont permis la réalisation de nombreuses résidences de tourisme, elle souhaite connaître les moyens qu’il serait possible de mettre en œuvre afin que les sociétés de commercialisation et d’exploitation des résidences de tourisme assument davantage leurs responsabilités vis-à-vis des propriétaires-investisseurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12948</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8623</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><Objet>R2ciprocité de transmission d’informations dans le cadre de FATCA</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12948. — 2 octobre 2018. — M. Marc Le Fur attire l’attention de M. le ministre de l’action et des comptes publics sur le respect du principe de réciprocité en matière de transmission d’informations fiscales dans le cadre de l’accord dit « FATCA » ( Foreign account tax compliance act ) permettant l’échange automatique de données entre la France et les États-Unis et plus précisément sur l’effectivité de la transmission des données par l’administration fiscale américaine, l’ Internal revenue service (IRS). Dans sa réponse du 28 août 2018 à une question écrite, le Gouvernement indique que « l’administration fiscale française a effectivement reçu des fichiers de l’administration fiscale américaine pour chaque année depuis l’entrée en vigueur de cet accord » et précise que si « le schéma et les normes techniques convenues pour les échanges ont été respectés, il est cependant constaté des anomalies dans la fiabilité des données reçues des États-Unis, particulièrement s’agissant de l’identification des contribuables concernés par les échanges ». Le Gouvernement ajoute que « ces anomalies, qui rendent plus difficile l’exploitation des données, auraient été rencontrées par d’autres partenaires des États-Unis » et que « ce point sera donc abordé dans le cadre d’une démarche multilatérale afin de promouvoir un niveau de qualité des données FATCA équivalent à celui des données de la norme mondiale d’échange automatique de renseignements (échanges Common reporting standard de l’OCDE). ». Il lui demande par conséquent de lui faire un état précis des démarches engagées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12966</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8623</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Martial Saddier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><Objet>Indemnités journalières des salariés en cas d’arrêt maladie de moins de 8 jours</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12966. — 2 octobre 2018. — M. Martial Saddier attire l’attention de M. le ministre de l’action et des comptes publics sur les inquiétudes des chefs d’entreprises au sujet de la prise en charge des indemnités journalières de leurs salariés en cas d’arrêt maladie de moins de huit jours. Il semblerait que le Gouvernement envisage de faire financer une partie de la rémunération du salarié par les entreprises en cas d’arrêt maladie de 4 jours à 8 jours, une fois passé le délai de trois jours actuels de carence. Si une telle mesure venait à se concrétiser, elle risquerait de mettre en péril de nombreuses entreprises dont une vaste majorité sont des TPE. Son coût est d’ailleurs estimé à 900 millions d’euros et serait une charge supplémentaire pour les chefs d’entreprise. Aussi, il souhaite connaître les intentions du Gouvernement sur cette proposition.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12651</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8623</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Agnès Firmin Le Bodo</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics (M. le SE auprès du ministre)</ministreJO><Objet>Taxation du gazole utilisé pour le transport fluvial de passagers</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12651. — 2 octobre 2018. — Mme Agnès Firmin Le Bodo attire l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’action et des comptes publics, sur la taxation du gazole utilisé par les compagnies de transports maritime fluvial de passager. Lors d’une réunion le 18 septembre 2018, la DGEC a annoncé aux professionnels du transport maritime la suppression du gazole non routier à compter du 1er janvier 2019. Cette mesure aura un impact économique très fort sur les entreprises de transport fluvial de passagers actuellement soumises à un taux réduit de TICPE au titre de l’arrêté du 10 novembre 2011. Au 1er janvier 2019, ces activités passeront du taux réduit actuel (21,58 euros par litre) au taux général (64,76 euros par litre), soit un triplement du coût de la TICPE. Seul le transport fluvial de marchandises continuera de bénéficier de l’exonération de TICPE. Le comité des armateurs fluviaux s’inquiète de cette modification substantielle de la fiscalité qui devra être répercutée sur le prix du transport passager. Or ce dernier concourt, notamment en Normandie, à la valorisation touristique du territoire avec un tourisme notamment sur la Seine et le Rhône en plein essor et concourant à l’aménagement du territoire. Le dispositif applicable aux transports ferroviaires et routiers est lui maintenu entraînant une distorsion de concurrence entre ces modes de transports. Par ailleurs, les bateaux fluviaux navigant sur le Rhin ne seront pas eux soumis à cette augmentation (directive 2003/96/CE) du fait de textes européens. Cette mesure a un impact économique majeur sur le transport fluvial de personnes (le carburant est le deuxième poste de dépenses sur le compte d’exploitation des entreprises de navigation) et n’est pas compensée par des mesures visant à favoriser les carburants propres (soit en exonérant partiellement les carburants propres, soit en mettant en place un dispositif de suramortissement pour les investissements dans des navires moins polluants). Dans un contexte difficile pour le transport fluvial (pertes de chiffre d’affaires dues aux attentats puis aux crues en 2016 et 2018, mise aux normes techniques coûteuses, abandon du diesel vers d’autres modes de propulsion rendue difficile par des études techniques coûteuses…), elle l’interroge sur les mesures prévues pour accompagner cette hausse de la fiscalité et de manière plus globale sur le transition énergétique du secteur fluvial.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12687</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8624</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Danielle Brulebois</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics (M. le SE auprès du ministre)</ministreJO><Objet>Ouverture des postes d’encadrement aux contractuels dans la fonction publique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12687. — 2 octobre 2018. — Mme Danielle Brulebois attire l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’action et des comptes publics sur l’ouverture des postes d’encadrement aux contractuels dans la fonction publique. La loi n° 2018-771 du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel prévoyait, dans sa version votée par l’Assemblée nationale, d’élargir les viviers de recrutement sur les emplois de direction dans les trois fonctions publiques aux contractuels. Suite à la décision du Conseil constitutionnel n° 2018-769 DC du 4 septembre 2018, ces dispositions ont été annulées. Dans la mesure où le Conseil constitutionnel n’a pas remis en cause le fond de ces dispositions, elle souhaiterait connaître les intentions du Gouvernement pour élargir ce recours aux contractuels tout en préservant les compétences indispensables des cadres de la fonction publique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12689</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8624</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabien Lainé</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics (M. le SE auprès du ministre)</ministreJO><Objet>Application du PPCR aux contractuels</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12689. — 2 octobre 2018. — M. Fabien Lainé interroge M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’action et des comptes publics, sur le statut des agents contractuels, notamment dans les structures de soins des fonctions publiques territoriales et hospitalières. Le protocole sur les Parcours professionnels, les carrières et les rémunérations (PPCR) a permis de revoir les grilles indiciaires des agents des trois fonctions publiques, ainsi que leurs avancements. Celui-ci ne s’applique pas aux agents contractuels, la collectivité fixant le montant de la rémunération et décidant de sa réévaluation. Il apparaît d’autre part que de nombreux établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) sont confrontés, entre autres, à des difficultés de recrutement. L’emploi de ces contractuels se généralise alors. Cette situation crée, de fait, une multiplication d’emplois précaires, mais absolument nécessaires pour le bon fonctionnement de ces services publics. Ces agents réalisent en effet, au même titre que les agents titulaires, une mission de service public, et dans le domaine médico-social, c’est la santé et le bien-être d’une partie des citoyens les plus fragiles qui sont en jeu. Il souhaite donc savoir si, dans une optique de rendre attractif et valorisant ce type de contrat, il est envisagé d’appliquer le PPCR pour les agents contractuels, et sur quel (s) critère (s).]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12783</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8624</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sylvain Waserman</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre, auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargée des affaires européennes</ministreQuestion><ministreJO>Affaires européennes</ministreJO><Objet>La création d’une Assemblée parlementaire franco-allemande</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12783. — 2 octobre 2018. — M. Sylvain Waserman interroge Mme la ministre, auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargée des affaires européennes, sur la position du Gouvernement vis-à-vis de la création d’une Assemblée parlementaire commune franco-allemande. Le 22 janvier 2018, à l’occasion des 55 ans du Traité de l’Élysée, l’Assemblée nationale et le Bundestag ont voté une résolution commune historique pour la négociation d’un nouveau Traité de l’Élysée. Ce faisant, l’Assemblée nationale et le Bundestag ont souhaité montrer que le couple franco-allemand a un rôle majeur dans la rénovation du projet européen et qu’il était important de transformer cette amitié en réalisations concrètes à un moment déterminant pour l’avenir de l’Europe. Ainsi, un groupe de travail interparlementaire franco-allemand de neuf députés français et neuf députés allemands a travaillé pendant huit mois à l’émergence d’un accord parlementaire entre les deux assemblées pour rénover et traduire plus concrètement la relation franco-allemande. La proposition consiste à créer une Assemblée parlementaire commune franco-allemande avec trois objectifs : premièrement, suivre la mise en œuvre par les deux exécutifs du nouveau Traité de l’Élysée ; deuxièmement, proposer des transpositions identiques des directives européennes et une action de rapprochement des deux droits ; troisièmement, identifier et dégager des positions communes entre les commissions thématiques sur des sujets d’intérêt commun pour peser à l’échelon européen. Cette idée a été présentée aux deux bureaux des assemblées à Lubeck le 20 septembre 2018. Cette proposition a été bien accueillie par les présidents et bureaux des assemblées respectives à cette occasion, et sera discutée par les parlementaires le 22 janvier 2018. Convaincu du rôle moteur que peut jouer le couple franco-allemand dans la reconstruction du projet européen et des vertus d’une telle proposition, il aimerait ainsi connaître la position du Gouvernement sur la création d’une Assemblée parlementaire franco-allemande.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12529</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8625</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thibault Bazin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><Objet>Agriculteurs - Conséquences de la sécheresse</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12529. — 2 octobre 2018. — M. Thibault Bazin attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur les conséquences de la sécheresse estivale de 2018 pour les agriculteurs, sécheresse particulièrement importante dans le département de Meurthe-et-Moselle et celui des Vosges. La sécheresse a d’abord touché les prairies, avec des pertes économiques importantes pour les éleveurs obligés d’utiliser leurs stocks début juillet 2018 pour alimenter leurs animaux. Mais elle a poursuivi ses effets destructeurs pour les cultures de printemps avec des demi-récoltes pour le maïs ou le soja. Fin août 2018, les nouveaux semis de colza n’ont pas levé faute d’une pluviométrie suffisante. Cette sécheresse aura donc un impact économique très important sur le revenu des agriculteurs, et particulièrement les éleveurs. Alors que la situation financière des agriculteurs est déjà mise à mal, cet aléa climatique fait suite à quatre années de difficultés liées à la météorologie et à des cours mondiaux très bas. Or plusieurs pays européens ont déjà obtenu des dérogations pour les surfaces d’intérêt écologique, ce qui n’est pas le cas de la France. Les agriculteurs demandent donc légitimement cette même possibilité ainsi que le relèvement des taux d’avance des aides européennes pour soutenir les trésoreries. Au niveau national des aides sont aussi attendues comme, par exemple, la mise en place accélérée de la procédure des calamités. Il lui demande donc quelles mesures le Gouvernement compte mettre en place pour aider les agriculteurs dans cette situation intenable pour eux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12530</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8625</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrice Verchère</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><Objet>ANSES</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12530. — 2 octobre 2018. — M. Patrice Verchère attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur la mise sur le marché de solutions alternatives aux produits phytosanitaires pour les jardiniers amateurs. La loi n° 2014-110, dite Loi Labbé interdit au 1er janvier 2019 la mise sur le marché, la délivrance, l’utilisation et la détention des produits phytosanitaires pour un usage non professionnel, à l’exception des produits de bio-contrôle figurant sur une liste établie par l’autorité administrative, des produits qualifiés à faible risque conformément au règlement (CE) n° 1107/2009, et des produits dont l’usage est autorisé dans le cadre de l’agriculture biologique. Cette transition écologique est encouragée par le Gouvernement prônant un développement rapide du marché français du bio-contrôle, avec notamment une priorité de traitement des demandes d’autorisation de mise sur le marché à tous les stades de l’instruction, et un délai pour statuer réduit à 6 mois. Cependant, l’instruction des dossiers par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) semble en contradiction avec les textes réglementaires. En effet, si un arrêté du 30 décembre 2010 interdit l’emploi de certains produits phytosanitaires par des utilisateurs non professionnels, son article premier cite les classements ne permettant pas de bénéficier d’une autorisation de mise sur le marché. Or l’ANSES s’appuyant sur son avis du 16 février 2015 (Saisie 2013-SA-0128) sur « la modification ou l’apport de précisions de l’arrêté du 30 décembre 2010 relatif aux conditions d’emballage », avis dans lequel elle recommande d’ajouter dans les critères d’exclusion un certain nombre de classements, ajoute ces critères dans ses évaluations pour refuser des autorisations de mise sur le marché à des produits dont le classement ne figure cependant pas dans les arrêtés en vigueur. Il s’ensuit une insécurité juridique pour les pétitionnaires, et le risque d’impasses à venir sur le marché des produits de protection des plantes lié à l’exclusion de solutions pourtant conformes à la réglementation et respectueuses de l’environnement et de la santé humaine. Il lui demande de veiller à ce que l’ANSES reste bien dans les compétences qui lui sont dévolues et n’outrepasse pas son rôle en donnant à ses avis une valeur réglementaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12531</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8626</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Bérangère Abba</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><Objet>Conséquences de la réduction des doses de cuivre sur la filière champagne bio</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12531. — 2 octobre 2018. — Mme Bérangère Abba alerte M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur les conséquences d’une réduction des doses de cuivre autorisées sur la filière viticulture biologique, notamment en Champagne. La Commission européenne va devoir se prononcer sur la réappropriation du cuivre au niveau européen comme substance active de protection de la vigne. Or les discussions européennes laissent présager une réduction des doses de cuivre autorisées, de 6 kg/ha/an lissés sur 5 ans actuellement, à 4 kg/ha/an non lissés. La filière champagne biologique, encore confidentielle jusqu’à la fin des années 2000, a connu un essor sans précédent ces dernières années, avec une croissance à deux chiffres. La Fédération régionale de l’agriculture biologique et l’association des champagnes biologiques ont mené une enquête interne auprès des vignerons certifiés bio de Champagne sur leur utilisation de cuivre pour lutter contre le mildiou de la vigne au cours des six dernières années. Il en ressort que la limitation des doses de cuivre à 4 kg/ha/an stopperait le développement de la viticulture biologique en Champagne, voire la ferait disparaître presque totalement sans lissage, cassant ainsi l’essor de la filière champagne bio. Cette enquête plaide pour une adaptation des doses utilisables à l’échelle régionale et le développement de travaux de recherche sur la protection des cultures. Par conséquent, elle lui demande quelle position il compte défendre concernant le renouvellement de l’homologation du cuivre et sa déclinaison au niveau national dans le cadre des autorisations de mise sur Marché (AMM).]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12534</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8626</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marjolaine Meynier-Millefert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><Objet>Simplification des démarches administratives des agriculteurs</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12534. — 2 octobre 2018. — Mme Marjolaine Meynier-Millefert interroge M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur l’allégement des formalités administratives pour les agriculteurs. Les démarches administratives et autres formalités et procédures instaurées dans le milieu agricole alourdissent le travail des agriculteurs et les détournent de leur cœur de métier originel. Il en découle une perte de productivité agricole et une démotivation face aux complexités administratives. Elle souhaiterait donc savoir ce que le Gouvernement envisage pour alléger les formalités administratives pour les agriculteurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12536</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8626</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Élodie Jacquier-Laforge</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><Objet>Présence cachée de viandes dans les aliments transformés</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12536. — 2 octobre 2018. — Mme Élodie Jacquier-Laforge interroge M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur la présence cachée de viande dans de nombreux aliments transformés. En effet, ils se cachent sous le nom d’« épaississant », « gélatine », « colorant », « coagulant » et sont présents dans de nombreux aliments inattendus, tels que les bonbons, yaourts, crèmes dessert. Pour les personnes ne souhaitant pas manger de viande ou certains types de viande il s’agit d’une réelle problématique. L’information des consommateurs n’est pas respectée et l’innocuité de ces substances pose également question. Elle lui demande ce que le Gouvernent compte mettre en œuvre afin que les Français puissent connaître ce qu’ils mangent et la qualité des aliments qu’ils achètent.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12551</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8627</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Loïc Dombreval</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><Objet>Conditions d’exploitation et réforme des chiennes reproductrices</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12551. — 2 octobre 2018. — M. Loïc Dombreval attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur le silence qui couvre à l’heure actuelle une absence de réglementation s’agissant du sort des reproductrices, de la durée de leur exploitation comme reproductrice, au sein des élevages canins, élevages rassemblant au sein d’un même régime juridique applicable une grande variété de situations concrètes. Si, en effet, les élevages de chiens correspondant à des réalités parfois très différentes régies par une même réglementation, force est de constaté que bon nombre d’élevages usines, imposent aux femelles reproductrices une fréquence de gestations successives incompatible avec le bien-être et, au final, avec la santé des chiennes ainsi surexploitées jusqu’à l’épuisement et la mort prématurée. Certains établissements font faire 3 portées par période de 2 ans, ce qui est autorisé par l’arrêt du 3 avril 2014 fixant des dispositions spécifiques aux élevages de chiens et chats consacrant le fait que l’on fasse reproduire une chienne, systématiquement, à l’occasion de toutes ses chaleurs, durant toute sa vie, sans limitation de durée En effet, comme le souligne le parlementaire, les annexes de l’arrêt du 3 avril 2014 si elles prévoient bien que seuls les individus en bonne santé, ayant fini leur croissance et à partir de leur deuxième cycle sexuel pour les femelles, peuvent être mis à la reproduction, en tenant compte de leur âge en fonction de la race, et que les méthodes de reproduction employées ne doivent pas être source de souffrance pour les animaux, reste muet quant à une durée maximale d’exploitation d’une reproductrice, couvrant un véritable mauvais traitement qui, au surplus se combine parfois et facilite d’ailleurs le trafic de chiots en provenance des pays de l’Est, par le biais des portées surnuméraires. Chiots souvent malades et désocialisés qui doivent affronter des conditions de transports inacceptables. Le secteur, selon le parlementaire, gagnerait à se moraliser, par une éthique renforcée associée à des contrôles stricts. En conséquence, il semble primordial d’obtenir du gouvernement un engagement de toilettage de la réglementation applicable aux chiennes reproductrices. S’agissant tout particulièrement des élevages de chiens définis à l’article L. 214-6 du code rural, il souhaite interroger le Ministre de l’Agriculture aux fins de savoir si, d’une part, il lui semble possible d’envisager que le nombre maximal de portées autorisées par femelle reproductrice, par période de deux ans, soit ramené à deux, avec obligation de respecter une période de chaleur improductive entre deux nichées, et si d’autre part, un âge limite, au-delà duquel il serait interdit d’exploiter les femelles comme reproductrices, ne pourrait pas être fixé ? Cet âge atteint, il incomberait alors à l’éleveur de réformer sa reproductrice et de lui attribuer un projet de vie, au sein de sa structure ou au moyen d’un programme d’adoption ou de placement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12556</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8627</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Pierre Vigier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><Objet>Lutte contre le frelon asiatique en Haute-Loire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12556. — 2 octobre 2018. — M. Jean-Pierre Vigier attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur l’apparition du frelon asiatique en Haute-Loire. Un nid pouvant engendrer 500 fondatrices, le risque est de voir se multiplier les nids l’année suivante. Pour limiter la prédation sur les ruches, seule la destruction de ces nids de frelons asiatiques est efficace. Aussi, il le remercie de bien vouloir lui indiquer les mesures qui peuvent être prises par le Gouvernement afin de lutter contre ce fléau potentiel, notamment en autorisant le recours aux sapeurs-pompiers pour contribuer à la destruction de ces nids.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12559</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8627</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Séverine Gipson</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><Objet>Prolifération - Frelons asiatiques - Éradication</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12559. — 2 octobre 2018. — Mme Séverine Gipson appelle l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur les mesures qu’il entend prendre en vue d’endiguer la prolifération du frelon asiatique. Cette espèce est arrivée de Chine et a été identifiée pour la première fois en France en 2005 dans le département du Lot-et-Garonne. Depuis, le frelon asiatique n’a de cesse de proliférer. Un nid qu’on ne détruit pas donne quatre nids l’année suivante. Comme il n’a pas de prédateur, le seul moyen d’intervenir est de détruire les nids. Trois personnes sont décédées dû à une attaque de frelons asiatiques ce d’août en Normandie. L’inquiétude grandit au sein de la population. Le frelon asiatique progresse dans les zones périurbaines. Les réseaux de surveillance normands dénoncent la nette augmentation du nombre de nids signalés et ce n’est pas fini : le pic serait attendu en novembre lorsque les feuilles tombent et que l’on découvre les nids perchés à 10 mètres de hauteur. Avant l’automne, les signalements concernent majoritairement les nids dans des buissons ou des habitats. En octobre 2012, avait été annoncé le classement du frelon asiatique comme « espèce exotique envahissante » et comme « espèce nuisible à l’apiculture. En effet, il se nourrit abondamment d’abeilles, met la biodiversité en danger et occasionne des préjudices non négligeables aux apiculteurs déjà en crise du fait de la surmortalité des abeilles, en menaçant les ruchers et essaims. (danger sanitaire de catégorie 1) ». Cette décision avait alors reçu l’approbation de la filière apicultrice, première concernée par les conséquences de ce danger nouveau ; un tel classement permettait en effet l’élaboration et la mise en œuvre de programmes de lutte obligatoire au niveau national et départemental. Se pose aussi la question des conditions d’intervention ou de non-intervention des pompiers pour la destruction des nids de frelons. Les centres d’incendie et de secours n’intervenant plus qu’en cas de danger sur la voie publique, les particuliers doivent à leurs frais faire détruire les nids par des sociétés privées, nids souvent situés à la cime des arbres, nécessitant l’utilisation d’une nacelle, d’où un coût difficilement supportable pour les intéressés. Aussi, devant l’importance et l’urgence de la situation, elle souhaite savoir quelles dispositions le Gouvernement entend prendre pour endiguer et éradiquer cette espèce.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12561</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8628</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Véronique Louwagie</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><Objet>Prolifération du frelon asiatique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12561. — 2 octobre 2018. — Mme Véronique Louwagie attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur la prolifération du frelon asiatique sur le territoire national. Depuis ses premiers signalements en 2003 dans les départements de la Gironde, du Lot-et-Garonne et de la Dordogne, le frelon vespa velutina nigrithorax, plus communément appelé « frelon asiatique », a repoussé les limites de son territoire d’environ 100 km par an au point de coloniser aujourd’hui la quasi-totalité du territoire français et de faire son apparition dans les zones frontalières. Cette prolifération est inquiétante, et ce, à plusieurs titres. Il s’agit d’une part d’un enjeu de santé publique, la piqûre du frelon asiatique étant potentiellement mortelle pour l’Homme. Par ailleurs, les abeilles étant une source d’alimentation privilégiée par les frelons, les attaques de ruches ont déjà entraîné l’anéantissement de nombreuses colonies et préoccupent les apiculteurs depuis de nombreuses années. Aussi, afin de lutter contre cette menace, plusieurs textes législatifs et réglementaires ont d’ores et déjà été adoptés au niveau national et extracommunautaire. Le frelon vespa velutina nigrithorax a notamment été classé nuisible de catégorie 2 (arrêté du 26 décembre 2012) et le code rural prévoit qu’il peut « être nécessaire, dans un but d’intérêt collectif, de mettre en œuvre des mesures de prévention, de surveillance ou de lutte ». Malheureusement, aucune stratégie collective ne semble avoir porté ses fruits et le frelon asiatique continue de progresser malgré une réelle prise de conscience des autorités locales, nationales et communautaires. Aussi, elle souhaiterait connaître les intentions du Gouvernement quant au renforcement du dispositif de lutte.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12563</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8628</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Frédérique Tuffnell</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><Objet>Captures accidentelles de cétacés dans les engins de pêche</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12563. — 2 octobre 2018. — Mme Frédérique Tuffnell alerte M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur la question des captures accidentelles de dauphins communs dans des engins de pêche du bar. Le constat est alarmant : selon Pelagis, le CNRS et le RNE, sur les trois premiers mois de l’année 2017, 846 cétacés se sont échoués sur toute la façade atlantique. Néanmoins, les côtes charentaises et vendéennes sont particulièrement impactées, enregistrant 60 % des échouages. Les examens réalisés par le RNE ont diagnostiqué dans 90 % des cas une capture accidentelle causée par des engins de pêche, notamment des chalutiers pélagiques pêchant en « bœuf » (deux bateaux qui tirent ensemble un énorme filet, formant ainsi un entonnoir), dans des zones de frayère du bar. Durant les mois de janvier et février 2018, le RNE a enregistré 290 échouages. Seule une fraction des animaux morts en mer atteint les côtes et s’échoue, ainsi environ 80 % des dauphins morts couleraient et se décomposeraient en mer. La mortalité totale est estimée à environ 6 000 à 10 000 individus. Dans un rapport de 2016 signé par le CNRS, Pélagis et l’Université de La Rochelle, il est clairement stipulé que ces pratiques mettent en péril l’écosystème local classé en zone Natura 2000, et la survie de la population à moyen terme. La loi oblige pourtant les chalutiers à déclarer les captures accidentelles, mais aucun organisme n’est habilité à recevoir ces déclarations. Depuis 2012, dans le cadre de la directive cadre Stratégie pour le milieu marin de l’Union européenne, la France a fait de l’intensité de la mortalité par captures accidentelles un des indicateurs de l’atteinte du bon état écologique de ses eaux marines. Afin de lever l’opacité autour de cette problématique, elle lui demande quelles mesures il entend mettre en œuvre pour contrôler et surveiller ce genre de pratiques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12595</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8629</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marjolaine Meynier-Millefert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><Objet>Obligation aux commerces alimentaires de dons de marchandises aux associations</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12595. — 2 octobre 2018. — Mme Marjolaine Meynier-Millefert interroge M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur le don de denrées alimentaires par les commerces alimentaires. Alors que nombre de grandes surfaces procèdent déjà depuis plusieurs années, sous incitation fiscale, au don de leurs données alimentaires auprès d’associations, cette dynamique mérite d’être soutenue et généralisée à la totalité des commerces de France. En effet, le gaspillage alimentaire reste important alors qu’une part de la population connaît toujours les plus grandes difficultés à se nourrir correctement. Ainsi, elle souhaiterait savoir quelles mesures vont être prises par le Gouvernement afin de systématiser le don de denrées alimentaires aux associations.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12619</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8629</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><Objet>Épidémie de peste porcine africaine en Europe</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12619. — 2 octobre 2018. — M. Marc Le Fur attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur l’épidémie de peste porcine africaine en Europe. Ce virus qui ne menace pas la santé humaine, est hautement mortel pour les cochons et les espèces-gibier, et engendre d’importants dégâts socio-économiques. En effet dans la mesure où il n’existe pas de traitement contre ce virus, la seule solution pour éviter sa propagation étant l’abattage et l’incinération des troupeaux contaminés. Arrivée dans les pays de l’est, la peste porcine africaine touche désormais la région de la Wallonie en Belgique. Ce pays qui le premier d’Europe occidentale touché par la peste porcine africaine, va abattre dans les jours à venir 4 000 porcs pour éviter une contamination des élevages par ce virus, identifié sur des sangliers. L’ampleur de cet abattage préventif a été confirmée par le ministre belge de l’agriculture, à l’occasion d’une réunion des ministres de l’agriculture de l’Union européen. Selon les autorités de Bruxelles, la lutte contre ce virus, qui affecte porcs et sangliers et pour lequel il n’existe ni traitement ni vaccin, est une priorité car il s’agit d’une menace pour l’économie de l’UE. Les élevages belges concernés sont proches de la frontière de la Belgique avec la France et le risque d’un passage du virus sur le territoire français n’est donc pas une hypothèse d’école. Si ce scénario venait à se réaliser, c’est l’ensemble de la filière, sur une large partie du territoire et notamment la Bretagne qui pourrait en subir de très lourdes conséquences. C’est pourquoi il lui demande d’une part de lui fournir les éléments relatifs à la propagation de l’épidémie et d’autre part les mesures envisagées au niveau européen pour lutter contre ce virus et les mesures françaises envisagée pour faire face à une éventuelle arrivée de ce virus en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12622</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8629</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Xavier Breton</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><Objet>Avenir du dispositif d’exonération pour l’emploi de travailleurs occasionnels</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12622. — 2 octobre 2018. — M. Xavier Breton attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur les intentions du Gouvernement quant à l’avenir du dispositif d’exonération pour l’emploi de travailleurs occasionnels et demandeurs d’emploi agricoles (TO-DE). Ce dispositif pourrait de fait prendre fin au 1er janvier 2019. En effet, l’allègement général de charges envisagé parallèlement à la suppression du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) ne compenserait pas une suppression de cette exonération. Déjà fragilisés par les événements climatiques de ces derniers mois (gel, orage, grêle, tempête), des secteurs fortement employeurs de main d’œuvre occasionnelle seraient directement touchés par une telle mesure : viticulture, arboriculture, maraîchage, horticulture, production de semences… La compétitivité-coût de la France, déjà faible par rapport à la concurrence de nombreux pays voisins, serait mise à mal. L’impact financier de la mesure pourrait s’élever pour l’ensemble de l’agriculture à plus de 150 millions d’euros. La perte financière, pour un employeur par contrat saisonnier, pour un mois et pour un salaire serait de 189 euros. Il lui demande si le Gouvernement envisage de compenser durablement cette perte qui menacerait la viabilité des productions agricoles et engagerait la France vers la décroissance d’un secteur d’activité qui emploie 14 % des actifs français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12626</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8629</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Raphaël Schellenberger</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><Objet>Dispositif d’exonération pour l’emploi de travailleurs occasionnels agricoles</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12626. — 2 octobre 2018. — M. Raphaël Schellenberger appelle l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur les conséquences pour les exploitations françaises de la suppression du dispositif d’exonération pour l’emploi de travailleurs occasionnels agricoles (TO-DE). Alors que le Gouvernement envisage une suppression de ce dispositif à partir du 1er janvier 2019, sans que celle-ci ne soit compensée via l’allègement général de charges dans le cadre de la suppression du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), le secteur agricole, fortement employeur de travailleurs saisonniers, s’inquiète légitimement d’un recul de sa compétitivité. La perte financière pour un employeur pourrait atteindre 240 euros par mois et par employé saisonnier, dans un contexte économique déjà très difficile pour nos agriculteurs. Il l’interroge donc sur les mesures envisagées pour compenser durablement la suppression du dispositif d’exonération pour l’emploi de travailleurs occasionnels agricoles (TO-DE).]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12627</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8630</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ludovic Pajot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><Objet>Dispositif d’exonération pour l’emploi de travailleurs occasionnels agricoles</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12627. — 2 octobre 2018. — M. Ludovic Pajot attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur le dispositif d’exonération pour l’emploi de travailleurs occasionnels agricoles (TO-DE). Le recours à ces travailleurs saisonniers constitue un besoin pour de nombreuses exploitations agricoles françaises. Il est donc important que des dispositifs spécifiques puissent être pérennisés. Or le Gouvernement a récemment annoncé la suppression du TO-DE concernant l’emploi des travailleurs occasionnels agricoles. Cette suppression aurait pour effet de pénaliser financièrement directement nos agriculteurs, tout particulièrement dans la région des Hauts-de-France, sans que l’allègement de charges envisagé par la suppression du CICE ne puisse compenser cette perte d’exonération. Il lui demande donc de bien vouloir lui préciser les mesures qu’il compte mettre en œuvre pour préserver ces dispositifs d’exonérations spécifiques, et ce afin de permettre à nos agriculteurs de continuer à être pleinement compétitifs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12628</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8630</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre-Henri Dumont</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><Objet>Dispositif d’exonération pour l’emploi de travailleurs occasionnels agricoles</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12628. — 2 octobre 2018. — M. Pierre-Henri Dumont attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur les menaces qui pèseraient sur le dispositif d’exonération pour l’emploi de travailleurs occasionnels agricoles (TO-DE). Ce dispositif pourrait être supprimé par le Gouvernement au 1er janvier 2019. Cette mesure impacterait financièrement les agriculteurs à hauteur de 144 à 178 millions d’euros appliquée à la masse salariale saisonnière de 2016. La perte financière, pour un employeur par contrat saisonnier pour un mois pour un salaire à 1,10 (SMIC + ICCP) serait de 240 euros. Sur cette base, la perte globale enregistrée pour les agriculteurs de la région Hauts-de-France, qui enregistrent 37 995 contrats TODE en 2016 se chiffrerait à 9 118 000 euros par an. L’allègement général de charges envisagé par la suppression du CICE ne compensera pas la suppression annoncée de cette exonération. Les secteurs fortement employeurs de main-d’œuvre occasionnelle seront directement pénalisés, venant dégrader plus encore leur compétitivité, alors même que la France doit faire face à une concurrence féroce des pays voisins. Aussi, il lui demande si le Gouvernement entend compenser durablement cette perte qui menace la délocalisation des productions agricoles et la décroissance rapide d’un secteur d’activité qui emploie 14 % des actifs français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12629</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8630</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thibault Bazin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><Objet>Dispositif d’exonération travailleurs occasionnels agricoles</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12629. — 2 octobre 2018. — M. Thibault Bazin attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur les menaces qui pèsent sur le dispositif d’exonération pour l’emploi de travailleurs occasionnels agricoles (TO-DE). Sa suppression, annoncée par le Premier ministre au 1er janvier 2019, est incompréhensible. Cette mesure impacterait les agriculteurs à hauteur de 144 millions d’euros, particulièrement les producteurs de cultures spécialisées (principalement le maraîchage), les viticulteurs, les arboriculteurs et les horticulteurs. En alourdissant le poids des charges sociales agricoles dans ces exploitations, cette mesure viendrait dégrader plus encore leur compétitivité, alors même que le pays doit faire face à une concurrence très importante de ses voisins. Il vient donc demander au Gouvernement de renoncer à ce projet qui ne peut qu’être mortifère pour des pans entiers de l’agriculture française.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12630</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8630</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Maxime Minot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><Objet>Emplois saisonniers</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12630. — 2 octobre 2018. — M. Maxime Minot appelle l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur la fin, au 1er janvier 2019, de l’exonération de charges patronales pour l’emploi de travailleurs occasionnels agricoles (TODE) envisagée dans le PLFSS 2019. Or cette mesure aurait un impact financier important pour les agriculteurs à hauteur de 144 à 178 millions d’euros appliquée à la masse salariale saisonnière de 2016. La perte financière, pour un employeur par contrat saisonnier pour un mois pour un salaire à 1,10 (SMIC + ICCP) serait de 189 euros. Cette suppression interviendrait dans un contexte où les productions agricoles nécessitant beaucoup de main-d’œuvre, notamment saisonnière, tels que l’arboriculture, le maraîchage, l’horticulture, les producteurs de semences et la viticulture perdent en compétitivité par rapport aux pays européens voisins et concurrents en raison, pour une large part, du coût du travail élevé. D’autant que l’allègement général de charges envisagé par la suppression du CICE ne compensera pas la perte liée à la disparition de cette mesure. Aussi il lui demande d’entendre les fortes inquiétudes des exploitants agricoles et de lui indiquer les mesures concrètes pour compenser cette perte.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12632</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8631</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dominique Potier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><Objet>Exonération travailleurs occasionnels et demandeurs d’emplois agricoles</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12632. — 2 octobre 2018. — M. Dominique Potier attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur les graves conséquences que pourrait avoir, pour l’agriculture française, ses exploitants et ses saisonniers, une éventuelle suppression du système d’exonération de charges patronales aux travailleurs occasionnels et demandeurs d’emploi (TO/DE) agricoles. Cette mesure, si elle était appliquée, risquerait de mettre en péril des filières agricoles ayant un fort besoin de main-d’œuvre, et ce, alors même que l’agriculture française souffre déjà de distorsions de concurrence liées au manque d’harmonisation de la réglementation, notamment en matière sociale. Depuis une quinzaine d’années, avec des exportations en recul et des importations en hausse, la France est en perte de compétitivité pour les produits agricoles employant une part importante de main-d’œuvre par rapport à l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, les Pays-Bas ou encore la Pologne. Elle est en effet, un des pays européens, avec le Danemark et la Belgique, où le coût du travail est le plus élevé. Une suppression du dispositif pour l’emploi aux travailleurs occasionnels et demandeurs d’emploi aurait comme conséquence directe un manque à gagner de 189 euros par mois pour un salarié agricole au SMIC à temps plein, soit, dans une région comme la région Grand Est où l’emploi saisonnier représentait près de 155 000 contrats en 2016, un impact de près de 29 millions d’euros (et davantage encore en tenant compte du report de l’allègement supplémentaire de 4 points). Il lui demande donc de préserver le dispositif d’exonération pour l’emploi TO/DE de façon à ne pas creuser davantage l’écart de compétitivité, qui pèse déjà tant, avec les autres pays européens et à éviter le développement du travail illégal.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12634</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8631</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean Lassalle</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><Objet>Le dispositif d’exonération de charges sociales TO-DE</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12634. — 2 octobre 2018. — M. Jean Lassalle alerte M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur les inquiétudes des agriculteurs face aux menaces qui pèsent sur le dispositif existant d’exonération de charges sociales sur les travailleurs occasionnels agricoles (TO-DE). En effet, le Gouvernement a décidé dans le PLF 2019 de supprimer ce dispositif à partir du 1er janvier 2019. Alors que le recours au travail saisonnier n’est ni un choix de gestion du personnel, ni une organisation optimisée du travail mais bien une contrainte naturelle subie par les agriculteurs, ce secteur fortement employeur de main d’œuvre occasionnelle, en particulier de l’arboriculture, du maraîchage, de l’horticulture, des producteurs de semences et de la viticulture, serait directement pénalisé et sa compétitivité plus encore dégradée. L’emploi saisonnier en agriculture représente près d’un million de salariés et la France doit faire face à une concurrence féroce des pays voisins. L’allègement général de charges envisagé en remplacement du CICE ne compensera pas la suppression annoncée de cette exonération TO-DE. Ainsi, cette mesure impacterait financièrement les agriculteurs à hauteur de 144 à 178 millions d’euros, appliquée à la masse salariale saisonnière de 2016. La perte financière, pour un employeur par contrat saisonnier pour un mois pour un salaire à 1,10 (SMIC + ICCP) serait de 189 euros. À l’heure où il convient de pérenniser ce dispositif qui ne doit pas servir de « variable d’ajustement » au gré des besoins budgétaires, le Gouvernement menace de condamner le secteur d’activité qui emploie 14 % des actifs français. Aussi, dans ce contexte d’urgence, il lui demande de bien vouloir lui indiquer s’il entend prendre en compte les inquiétudes de ce secteur en maintenant le dispositif d’exonération de charges sociales sur les travailleurs occasionnels agricoles, pour empêcher la délocalisation de la production agricole française.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12635</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8632</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrice Verchère</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><Objet>Mensualisation des paies des contrats saisonniers</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12635. — 2 octobre 2018. — M. Patrice Verchère attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur l’obligation de mensualiser les paies des travailleurs saisonniers. En effet, cette mensualisation n’apparaît pas adaptée pour certains emplois saisonniers caractérisés par leur brièveté, comme dans les domaines viticoles ou toute autre activité de cueillette ou de ramassage. Cette mesure entraîne davantage de contraintes administratives pour les exploitants et semble contraire au principe de simplification qui devrait prévaloir dans les relations avec les administrations. Elle semble même contraire au bon sens lorsque l’activité saisonnière par nature d’une durée très réduite et souvent inférieure à un mois est à cheval sur deux mois ou débute en toute fin de mois pour se prolonger le mois suivant. Les exploitants souhaiteraient pouvoir à nouveau établir des paies par période plutôt que mensuelles. Il lui demande s’il entend répondre à cette demande largement partagée par de nombreux exploitants agricoles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12636</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8632</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrice Verchère</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><Objet>PLFSS 2019 suppression TO-DE</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12636. — 2 octobre 2018. — M. Patrice Verchère attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur la suppression du dispositif d’exonération de charges patronales pour l’emploi des travailleurs occasionnels demandeurs d’emploi agricoles (TO-DE) prévue par le projet de loi de financement de la sécurité sociale 2019. La suppression de ce dispositif inquiète le monde agricole, en particulier les secteurs ayant fortement recours à l’emploi de travailleurs saisonniers tels que la viticulture, l’arboriculture, l’horticulture ou le maraîchage. Même si le PLFSS prévoit un allègement de charges, cette mesure ne pourra compenser en totalité la perte financière liée à la disparition de cette exonération TO-DE. En se basant sur un salaire à 1,10 (SMIC + ICCP employeur), la perte par contrat saisonnier pour un mois serait de 189 euros. Ainsi, pour la région Auvergne-Rhône-Alpes, qui enregistraient 119 099 contrats TO-DE en 2016, la perte globale envisagée pour les agriculteurs de la région se chiffrerait à 22,5 millions d’euros par an. En outre, cette mesure risque de se traduire par une hausse des prix des producteurs français dans un contexte déjà inflationniste, tandis que les importateurs étrangers seraient avantagés. Il lui demande de quelles façons il entend répondre aux légitimes inquiétudes des agriculteurs et exploitants agricoles et comment il envisage de compenser les pertes financières liées à la suppression de ce dispositif.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12637</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8632</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><Objet>Réduction de charges pour travailleurs occasionnels TO-DE</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12637. — 2 octobre 2018. — M. Marc Le Fur attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur les charges pesant sur les exploitants agricoles. Le Président de la République avait annoncé que le crédit d’impôt pour la compétitivité et pour l’emploi (CICE) serait converti en réductions de charges supplémentaires. Si cet engagement a bien été respecté, le Gouvernement va, en contrepartie, de supprimer à compter de 2019 la réduction de charges pour travailleurs occasionnels dite « réduction TO-DE ». Cette suppression du régime « TO-DE » engendrera, en dépit des réductions de charges précitées, pour les exploitants agricoles une hausse moyenne des charges de 189 euros par mois par saisonnier. Pour mémoire, cette réduction spécifique avait été instaurée afin de compenser le différentiel de compétitivité avéré entre la France et ses principaux concurrents. Ce dispositif avait même été amélioré, en 2009, par le ministre de l’agriculture de l’époque, à la suite de la crise du secteur agricole. Cette suppression inattendue est en contradiction avec l’objectif d’amélioration du revenu des agriculteurs pourtant défendu par le Gouvernement dans le cadre du projet de loi EGALIM. Si cette mesure venait à être confirmée, de nombreuses exploitations pourraient se retrouver dans des situations financières dramatiques et être contraintes au dépôt de bilan. C’est pourquoi il lui demande si le Gouvernement serait enclin à renoncer à cette suppression dans le cadre du débat budgétaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12675</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8632</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Danielle Brulebois</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><Objet>Lutte contre la pyrale du buis</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12675. — 2 octobre 2018. — Mme Danielle Brulebois attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur les moyens utilisés pour lutter contre les effets de la pyrale du buis. Arrivé en 2001 en Bourgogne Franche-Comté, ce lépidoptère originaire d’Asie du sud-est a occasionné de nombreux dégâts dans les parcs et jardins, avant de passer dans le milieu forestier en 2016. Le printemps 2017 aura été marqué par un développement particulièrement dynamique de l’insecte, provocant des dommages considérables. : défoliations des buis mais aussi destruction des écorces et des bourgeons. Les spécialistes décrivent un phénomène « en pleine expansion ». C’est aujourd’hui le Jura qui subit une invasion importante de ces papillons. La présence abondante des chenilles et papillons provoque une gêne importante au quotidien, que ce soit pour les riverains ou les commerçants comme dans le secteur de la restauration. Les services de M. le ministre pointent aussi l’augmentation du risque d’incendie. Une inquiétude grandit quant au risque d’être impuissant face à cette invasion et au risque qu’elle se généralise à d’autres essences. Elle lui demande donc ce que compte faire le Gouvernement pour lutter contre les effets de ce fléau. Elle souhaiterait notamment savoir si le plan d’évaluation des dégâts produits par cet insecte fait l’objet d’un suivi régulier, connaître les avancées de la recherche et le résultat de la mise en œuvre des nouveaux procédés de lutte biologique. Les moyens utilisés pour lutter contre les effets de la pyrale du buis.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12676</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8633</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Pierre Vigier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><Objet>Lutte contre la pyrale du buis (Cydalima perspectalis)</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12676. — 2 octobre 2018. — M. Jean-Pierre Vigier attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur les dégâts provoqués la pyrale du buis ( cydalima perspectalis ), un papillon natif des régions subtropicales humides d’Asie. Le buis est présent sur tout le territoire national, que ce soit comme végétal d’ornement ou en forêt. Compte tenu de l’ampleur des ravages opérés par la pyrale du buis, il le remercie de bien vouloir lui indiquer les mesures qui peuvent être prises, notamment en faisant évoluer la réglementation, afin de lutter contre ce fléau.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12777</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8633</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nadia Ramassamy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><Objet>L’avenir du secteur de la pêche à La Réunion et Union européenne</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12777. — 2 octobre 2018. — Mme Nadia Ramassamy attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur le renouvellement de la flotte de pêche réunionnaise. Vous le savez, la modernisation de la flotte (plus de 230 navires) des pêcheurs réunionnais dépend d’une aide (de 15 millions d’euros) et d’une autorisation de l’Union européenne. Aussi, deux types de bâtiments coexistent à La Réunion. D’une part des petits bateaux qui pêchent au sein de la zone économique exclusive de l’île, et d’autre part des navires plus grands qui peuvent, par dérogation, pêcher dans les eaux mauriciennes et malgaches. Or la dérogation expire en 2020, et les deux catégories de navires seront en concurrence au sein de la ZEE de La Réunion. Assurément, l’implantation des navires les plus imposants dans la ZEE se fera au détriment des plus petits, et laissera le champ libre à leurs concurrents de l’océan Indien. Le secteur de la pêche est donc plongé dans l’inquiétude quant au choix des navires à renouveler. C’est pourquoi elle lui demande ce que le Gouvernement compte entreprendre au sein des instances européennes pour défendre l’un des poumons économiques de La Réunion, à savoir le secteur de la pêche.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12877</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8633</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Descoeur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><Objet>Revalorisation des retraites agricoles</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12877. — 2 octobre 2018. — M. Vincent Descoeur attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur la situation des retraités agricoles et les perspectives de revalorisation des retraites agricoles. Une proposition de loi, votée à l’unanimité à l’Assemblée nationale en février 2017, prévoyait de relever le montant minimum garanti des retraites agricoles de 75 % à 85 % du SMIC dès 2018. Mais, le Gouvernement s’est opposé à cette proposition en repoussant toute décision en 2020, le cas des retraites agricoles devant être traité dans le cadre d’une grande réforme des régimes de retraites souhaitée par le Gouvernement. Cependant, les retraités agricoles, qui perçoivent des pensions dont le montant moyen est inférieur au seuil de pauvreté, connaissent aujourd’hui des difficultés croissantes en raison notamment de l’augmentation du coût de la vie. En milieu rural, ils sont particulièrement impactés par la hausse des prix des carburants et du fioul domestique. C’est pourquoi, il l’interroge sur les mesures que le Gouvernement envisage de mettre en œuvre pour améliorer la situation des retraités agricoles d’ici 2020 et s’il envisage effectivement de porter le montant minimum des retraites agricoles de 75 à 85 % du SMIC.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12548</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8634</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Frédérique Tuffnell</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><Objet>Valorisation du Bleuet de France</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12548. — 2 octobre 2018. — Mme Frédérique Tuffnell attire l’attention de Mme la ministre des armées sur la mobilisation à mettre en œuvre autour des Bleuets de France à l’occasion de la célébration du centième anniversaire de la fin de la Première Guerre mondiale. Depuis bientôt un siècle, l’œuvre nationale des Bleuets de France, symbole national de mémoire et de solidarité, vient en aide aux anciens combattants, à leurs femmes, enfants et familles en cas de blessure ou de décès ainsi qu’aux victimes d’attentats pour leur apporter un soutien moral et financier. Elle assure aussi la mission de transmettre des valeurs de civisme, de respect, de solidarité, d’engagement et de courage aux jeunes générations. Les 106 services de l’ONACVG (Office national des anciens combattants et victimes de guerre) gèrent l’œuvre nationale des Bleuets de France. Malgré toute la vitalité déployée dans ses actions, la notoriété reste faible, la couverture médiatique pratiquement nulle, et le port du Bleuet, « Fleur française du souvenir », trop limité même au moment des commémorations de l’armistice du 11 novembre 1918. Les sommes collectées le 8 mai et le 11 novembre par des collecteurs bénévoles sur la voie publique restent environ dans un rapport de 1 à 50 par rapport aux sommes récoltées outre-Manche pour les poppies, coquelicots, similaires. Aussi, afin d’aider l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre dans son œuvre et améliorer la visibilité du « Bleuet de France », elle lui demande quelles mesures pourraient être engagées en ce sens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12609</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8634</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrice Verchère</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><Objet>Propositions ESR</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12609. — 2 octobre 2018. — M. Patrice Verchère attire l’attention de Mme la ministre des armées sur les réservistes sous contrat d’Engagement à servir dans les réserves (ESR). Avec 40 000 volontaires les réservistes constituent aujourd’hui une force d’appui opérationnelle importante pour les forces armées. Cependant, le potentiel de ces réservistes semble sous-exploité. En effet, actuellement les réservistes n’ont pas d’obligation de se signaler auprès du commissariat de police ou de la brigade de gendarmerie de leur lieu de résidence. Le réserviste étant d’abord un citoyen au cœur de la cité, il est un observateur averti de son environnement et pourrait, à ce titre, être une source d’information pour les forces de l’ordre local. Aussi la constitution d’un fichier local de réservistes consultable par les gendarmes ou policiers d’un secteur pourrait présenter un intérêt, aussi bien pour des enquêtes que pour des missions de renseignement et le lien armée-Nation. Par ailleurs, alors que l’éducation nationale vient de se fixer pour objectif de former tous les collégiens aux gestes de premiers secours pour 2022, aucune formation obligatoire de ce type n’existe pour les réservistes. Or compte-tenu les missions auxquelles ils peuvent concourir, l’apprentissage des premiers secours par le suivi d’une formation de type prévention et secours civique de niveau 1 (PSC1) semblerait indispensable. Enfin, la mobilisation des réservistes en cas de mise en œuvre d’un plan ORSAN de type AMAVI, BIO ou NRC pour participer à la sécurisation des hôpitaux ou aux premiers secours dans les situations sanitaires exceptionnelles serait de nature à apporter un soutien important aux personnes mobilisés. Il lui demande de bien vouloir lui indiquer les suites qu’il entend donner à ces propositions.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12610</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8634</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrice Verchère</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><Objet>Remplacement des fusils de précision de l’armée française</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12610. — 2 octobre 2018. — M. Patrice Verchère attire l’attention de Mme la ministre des armées sur le remplacement des fusils de précision de l’armée française. L’appel d’offres lancé comporte une clause nécessitant notamment comme condition financière un chiffre d’affaires annuel supérieur à 50 millions d’euros. Cette clause exclut de facto les entreprises nationales qui sont pourtant de qualité et reconnues mondialement dans l’industrie de l’armement. Aussi, il lui demande pourquoi le ministère de la défense recommence l’erreur commise pour le remplacement du Famas, erreur qui a déjà eu pour conséquences d’affaiblir les PME françaises.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12546</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8635</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Frédérique Tuffnell</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès de la ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées (Mme la SE auprès de la ministre)</ministreJO><Objet>Bénéfice de la campagne double aux anciens combattants d’Afrique du nord</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12546. — 2 octobre 2018. — Mme Frédérique Tuffnell attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès de la ministre des armées, sur les attentes des anciens combattants, résistants, prisonniers et victimes de guerre, concernant l’attribution du bénéfice de la campagne double aux anciens combattants, fonctionnaires et assimilés d’Afrique du Nord. En effet, les conditions d’application du décret n° 2010-890 du 29 juillet 2010, portant attribution du bénéfice de la campagne double aux anciens combattants d’Afrique du Nord et de l’article 132 de la loi n° 2015-1785 du 29 décembre 2015 de finances pour 2016, fixant les modalités d’attribution des bénéfices de la campagne double aux anciens combattants de l’Afrique française du Nord (AFN), écartent de nombreux anciens combattants en raison de l’application du critère « d’y avoir subi le feu ». Cette situation laisse perdurer une inégalité de traitement reçu par la troisième génération du feu par rapport aux précédentes. Or la loi n° 74-1044 du 9 décembre 1974 précise que « la République française reconnaît dans des conditions de stricte égalité avec les combattants des conflits antérieurs, les services rendus par les personnes qui ont participé sous son autorité aux opérations effectués en Afrique du Nord du 1er janvier 1952 au 2 juillet 1962 ». Aussi, elle lui demande de bien vouloir lui indiquer quelle suite elle entend donner à cette demande de reconnaissance de campagne double au bénéfice de la troisième génération du feu, très attendue par les associations d’anciens combattants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12533</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8635</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Caroline Janvier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la cohésion des territoires</ministreQuestion><ministreJO>Cohésion des territoires</ministreJO><Objet>Retard de paiement et de programmation des dépenses de l’outil européen LEADER</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12533. — 2 octobre 2018. — Mme Caroline Janvier alerte M. le ministre de la cohésion des territoires sur le retard de paiement et de programmation des dépenses de l’outil européen LEADER. Le programme LEADER, acronyme de « Liaison entre actions de développement et l’économie rurale » est un programme européen financé par les crédits du Fonds européen agricole pour le développement rural. Mise en œuvre à titre expérimental à partir des années 90, il est aujourd’hui complètement intégré aux politiques de développement de l’Union européenne. Cette politique publique s’adresse au développement des zones rurales et le montant de l’enveloppe pour la France sur la période 2014-2020 est de 687 millions d’euros. Ce programme de financement européen est le fer de lance d’une Europe qui agit pour ses territoires ruraux souvent par ailleurs délaissés. Le programme est aujourd’hui très largement en retard sur ses objectifs puisque le taux de paiement est de 1,3 % alors qu’il devrait être d’au moins 30 %. De plus, au moins 5 000 dossiers sont en attente d’instruction. Au-delà du problème de financement des projets qui s’impose par ce retard, la France prend le risque de voir la somme qui lui est attribuée par la Commission européenne être récupérée par cette dernière si l’enveloppe n’est pas complètement utilisée. Un plan de sauvetage national a été demandé récemment au Premier ministre pour mettre en œuvre cette politique publique en direction des territoires. Elle souhaiterait savoir quelles sont les modalités que le Gouvernement entend mettre en place pour améliorer la mise en œuvre de cette politique publique en direction des territoires dont les acteurs de terrain ont besoin pour investir.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12537</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8635</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Claire O’Petit</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la cohésion des territoires</ministreQuestion><ministreJO>Cohésion des territoires</ministreJO><Objet>Deuxième CPIER Vallée de Seine</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12537. — 2 octobre 2018. — Mme Claire O’Petit attire l’attention de M. le ministre de la cohésion des territoires sur le schéma stratégique « Vallée de la Seine à l’horizon 2030 » dont la première concrétisation a consisté en la conclusion du contrat de plan interrégional État-région (CPIER) avec la Normandie et l’Île-de-France pour la période 2015-2020. En effet, compte tenu de la priorité donnée à la Vallée de la Seine qui consiste en l’axe Paris - Rouen - Le Havre, des territoires se trouvent marginalisés comme celui du Vexin Normand. Ce dernier contient des atouts topographiques permettant un développement facilité des infrastructures routières et de l’immobilier d’entreprise ou résidentiel. Malgré cela, la ligne ferroviaire Saint Lazare - Gisors en matière de transports de personnes est en voie de décrépitude manifeste. De même, le prolongement de l’A15 de Magny en Vexin à Rouen en 2x2 voies est un projet oublié par les pouvoirs décentralisés alors qu’il permettrait de désengorger l’A13. Aussi, elle lui demande si l’État a l’intention de défendre certains territoires oubliés par les régions Normandie et Île-de-France comme le Vexin Normand lors de l’élaboration du deuxième CPIER.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12540</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8636</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marjolaine Meynier-Millefert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la cohésion des territoires</ministreQuestion><ministreJO>Cohésion des territoires</ministreJO><Objet>Les territoires interstitiels dans les politiques d’aménagement du territoire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12540. — 2 octobre 2018. — Mme Marjolaine Meynier-Millefert attire l’attention de M. le ministre de la cohésion des territoires sur l’importance de la prise en compte des territoires interstitiels dans les politiques d’aménagement du territoire et le développement de nos métropoles. Avec la création d’un ministère en charge de la cohésion des territoires et notamment le lancement du dispositif Cœur de ville, le Gouvernement a démontré son intérêt pour les territoires ruraux mais aussi son ambition de préserver les villes moyennes de notre pays, qui sont souvent le centre économique des territoires interstitiels. À ce titre, on ne peut que saluer et encourager toutes les mesures prises en ce sens. Avec le développement des grandes métropoles régionales il est indispensable de considérer pleinement ces territoires, qui sont un enjeu stratégique tant sur le plan économique et foncier que sur l’agrandissement de nos réseaux de communication et de mobilité. Ainsi, l’objectif étant de développer largement les interconnexions entre les métropoles et les territoires interstitiels, elle lui demande donc quelle stratégie le Gouvernement souhaite développer pour continuer à encourager les territoires à interagir entre eux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12541</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8636</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Véronique Louwagie</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la cohésion des territoires</ministreQuestion><ministreJO>Cohésion des territoires</ministreJO><Objet>Modalités de désignation des animateurs de l’Agence nationale de l’habitat</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12541. — 2 octobre 2018. — Mme Véronique Louwagie attire l’attention de M. le ministre de la cohésion des territoires sur les modalités de désignation des animateurs de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH), issus d’une liste nationale. Alors que l’ANAH a comme priorité d’adapter ses aides aux situations locales, le caractère national des listes pose légitimement la question de savoir si les animateurs sélectionnés connaissent suffisamment bien les besoins et spécificités du territoire concerné. De plus, l’ingénierie des programmes d’amélioration de l’habitat privé est déléguée à un prestataire spécialisé. Sachant que cette assistance est parfois payante, l’ANAH peut aider dans ce cas à la financer en partie, il serait peut-être opportun que l’animateur, représentant l’ANAH, puisse travailler en partenariat avec le prestataire spécialisé retenu. Sur ces sujets, elle souhaiterait connaître les intentions du Gouvernement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12592</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8636</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marielle de Sarnez</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la cohésion des territoires</ministreQuestion><ministreJO>Cohésion des territoires</ministreJO><Objet>Simplification normative</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12592. — 2 octobre 2018. — Mme Marielle de Sarnez attire l’attention de M. le ministre de la cohésion des territoires sur les conclusions du rapport sur la simplification des normes applicables aux collectivités locales, présenté le 13 novembre 2017 par Alain Lambert, président du Conseil national d’évaluation des normes (CNEM). Depuis 2013, année du premier rapport, les auteurs de ce nouveau bilan constatent que, malgré de nombreuses consignes gouvernementales, trop peu de mesures de simplification ont été mises en œuvre. L’inflation normative reste ainsi la tendance lourde, contribuant à une opacité du droit et à une complexification des procédures qui ralentissent l’action publique. Elle est également facteur de découragement pour les élus locaux qui renoncent de plus en plus nombreux à poursuivre leurs missions au service des Français. 320 000 normes législatives et réglementaires régissent l’organisation sociale du pays et d’après le Conseil national d’évaluation des normes, cet emballement aurait même coûté 14,2 milliards d’euros de dépenses supplémentaires en dix ans pour les budgets locaux. Bien sûr, la circulaire du 12 janvier 2018 relative à la simplification du droit et des procédures qui donne obligation aux ministres, à compter du deuxième trimestre de l’année 2018, d’insérer dans chaque projet de loi un volet de mesures de simplification des normes législatives, constitue une première réponse. Mais ce n’est qu’une réponse partielle. Elle lui demande par conséquent ses intentions sur les conclusions du rapport du CNEM.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12598</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8637</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marjolaine Meynier-Millefert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la cohésion des territoires</ministreQuestion><ministreJO>Cohésion des territoires</ministreJO><Objet>Bilan provisoire de l’Action Coeur de Ville</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12598. — 2 octobre 2018. — Mme Marjolaine Meynier-Millefert interroge M. le ministre de la cohésion des territoires sur le bilan provisoire de l’action Cœur de villes. En effet, après son lancement en début d’année avec la sélection de 222 villes sur le territoire français, l’action Cœur de ville a été initiée dans certaines collectivités. Il est bon de souligner l’intérêt certain que représente ce dispositif pour ces nombreux centres-villes qui ont besoin d’un engagement solide de l’État. Ils ont ici une réponse forte qui permettra d’aider les cœurs de ville à se revitaliser au bénéfice du plus grand nombre. Ainsi, elle souhaiterait avoir un premier bilan de l’action Cœur de villes notamment sur le nombre de contractualisation déjà signées et les financements déjà engagés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12600</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8637</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marjolaine Meynier-Millefert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la cohésion des territoires</ministreQuestion><ministreJO>Cohésion des territoires</ministreJO><Objet>Participation des habitants à la gouvernance des contrats de ville</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12600. — 2 octobre 2018. — Mme Marjolaine Meynier-Millefert attire l’attention de M. le ministre de la cohésion des territoires sur la participation des conseils citoyens à la gouvernance des contrats de ville. En effet, il est prévu dans le cadre de ces contractualisations que les conseils citoyens, représentants les habitants et les associations des quartiers concernés, soient associés à l’ensemble des étapes d’avancement de la démarche contractuelle. Or la réalité démontre que les conseils de quartier ne sont pas systématiquement invités à siéger et que la prise en compte de leur avis fait défaut. Elle souhaiterait donc savoir quelles incitations pourraient être prises par favoriser l’écoute des conseils citoyens et ainsi améliorer encore le processus démocratique des contrats de ville.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12614</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8637</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Véronique Louwagie</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la cohésion des territoires</ministreQuestion><ministreJO>Cohésion des territoires</ministreJO><Objet>Plan antifuites</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12614. — 2 octobre 2018. — Mme Véronique Louwagie attire l’attention de M. le ministre de la cohésion des territoires sur les éléments constituant le calcul des factures d’eau. La facturation de l’eau varie largement selon les territoires, et ce, notamment du fait des inégalités territoriales dans le coût des infrastructures (captation de l’eau, entretien des canalisations et assainissement). S’agissant d’une ressource naturelle et précieuse, sa gratuité n’est pas envisageable puisqu’elle aurait un effet déresponsabilisant pour le consommateur. Aussi, afin de prévenir la vétusté de ces infrastructures et ainsi ne pas gaspiller les réserves en eau, le Premier ministre a présenté, en août 2018, un plan « antifuites » avec comme objectif de doubler le taux de renouvellement des réseaux d’eau. Selon les modalités de calcul des factures d’eau évoquées plus haut, le risque est que la mise à niveau des réseaux fasse monter le prix de l’eau pour les consommateurs (qui supportent de nombreuses taxes parfois sans rapport sur la fourniture d’eau potable) et les collectivités (financeurs de la politique de l’eau) et cela, après plusieurs années consécutives de baisses. Sur ce sujet, elle souhaiterait connaître les intentions du Gouvernement et notamment s’agissant une potentielle explosion des factures d’eau.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12662</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8637</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Brigitte Liso</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la cohésion des territoires</ministreQuestion><ministreJO>Cohésion des territoires</ministreJO><Objet>Bourse aux stages</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12662. — 2 octobre 2018. — Mme Brigitte Liso attire l’attention de M. le ministre de la cohésion des territoires sur la création de la bourse aux stages destinée aux élèves de troisième des collèges REP+. Le fait de solliciter les parlementaires est intéressant, mais certains élus n’ont pas d’établissement de cette nature dans leur circonscription. Le Commissariat à l’égalité des territoires pourrait proposer des candidats de la région parisienne à tous ceux qui le souhaitent, de manière à ce que chaque volontaire puisse participer à cette initiative à l’Assemblée nationale. Elle lui demande de bien vouloir lui préciser l’état de sa réflexion à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12732</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8637</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Loïc Dombreval</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la cohésion des territoires</ministreQuestion><ministreJO>Cohésion des territoires</ministreJO><Objet>Hébergement des sans domicile fixe possédant des animaux de compagnie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12732. — 2 octobre 2018. — M. Loïc Dombreval attire l’attention de M. le ministre de la cohésion des territoires sur le déficit craint de places d’hébergements pour les sans domicile fixe accompagnés d’animaux de compagnie. L’hiver revient et, comme chaque année, les places dans les centres d’hébergement d’urgence se feront trop rares pour l’ensemble des sans domicile fixe sur le territoire français, notamment dans les grandes villes, et la capitale en particulier. Le parlementaire des Alpes-Maritimes sait que la problématique n’est pas facile à traiter et que le Gouvernement est mobilisé sur ce dossier qui requiert toute la détermination à agir. L’élu souhaite mettre en lumière, un des aspects de ce dossier que l’on aurait tort de sous-estimer et de considérer comme marginal, la problématique de l’accueil des SDF possédant au moins un animal de compagnie. En l’état actuel, la quasi-totalité des hébergements d’urgence interdisent l’entrée aux SDF ainsi accompagnés. Or la proportion de SDF possesseurs d’animaux, essentiellement de chiens est très importante et en accroissement année après année. Face au choix d’être hébergé seul ou de rester dehors avec leur compagnon de solitude, les SDF n’hésitent pas dans l’extrême majorité des cas, comme l’avaient démontré plusieurs études sur le sujet dont une menée à Reims en 2012. Si certaines structures gérées par le monde associatif proposent une offre d’hébergement pour ces sans-abri possesseurs d’animaux de compagnie, comme une péniche à Paris, ce que le parlementaire salue avec une réelle admiration, force est de constater que leur capacité est insignifiante face au besoin. Pourtant de nombreuses études sociologiques ont démontré l’importance que revêt l’animal aux côtés de son compagnon d’infortune, entretenant le seul lien affectif dans un contexte d’isolat familial et social, incarnant parfois le seul devoir, la seule obligation restante. L’interaction entre l’homme et l’animal s’avère alors comme un levier bénéfique tirant le sans-abri vers le haut. Fort de ce constat, il souhaite connaître la volonté d’agir du Gouvernement, et savoir si un programme d’envergure et actions spécifiques pourrait être engagé dans l’objectif d’apporter une solution à cette situation dramatique en instituant une réelle capacité d’accueil des sans-abri possesseurs d’animaux de compagnie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12733</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8638</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ian Boucard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la cohésion des territoires</ministreQuestion><ministreJO>Cohésion des territoires</ministreJO><Objet>Prélèvement à la source et location de logements</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12733. — 2 octobre 2018. — M. Ian Boucard appelle l’attention de M. le ministre de la cohésion des territoires à propos de l’impact du prélèvement à la source sur la capacité d’accession aux logements locatifs. En effet, pour louer un appartement, il est d’usage que les agences immobilières ainsi que les propriétaires demandent aux futurs locataires de prouver leur solvabilité. De fait, il leur est exigé de démontrer que le montant net de leurs salaires correspond au triple du montant du bien à louer. De plus, en ce qui concerne l’accession aux logements sociaux, les bailleurs sociaux exigent également des futurs locataires de ne pas dépasser le taux d’effort qui est fixé à 30 % par la loi. Or, lorsque le prélèvement à la source sera en place, force est de constater que le salaire net des personnes voulant accéder à un logement sera diminué puisque l’impôt sera prélevé chaque mois directement sur la fiche de paie. Ainsi, un grand nombre de foyers se retrouvera en dessous du minimum imposé par les agences immobilières, les propriétaires ainsi que les bailleurs sociaux. C’est pourquoi, il lui demande ce que le Gouvernement souhaite entreprendre afin de ne pas défavoriser les personnes qui souhaitent accéder à un logement locatif.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12734</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8638</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la cohésion des territoires</ministreQuestion><ministreJO>Cohésion des territoires</ministreJO><Objet>Régime applicable à la confirmation d’achat par les investisseurs</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12734. — 2 octobre 2018. — M. Marc Le Fur attire l’attention de M. le ministre de la cohésion des territoires sur le régime applicable à la confirmation de leur intention d’achat par les investisseurs immobiliers. La Bretagne connaît actuellement un véritable dynamisme en matière de construction de logement et de ventes immobilières. La part de logements vendus aux investisseurs dans la région dans le cadre d’opérations de promotion immobilière est importante, dans la mesure où elle représente 60 % des ventes sur l’ensemble du marché breton. Le nombre de logements en promotion immobilière en cours de chantier, de commercialisation ou de montage sur les communes situées en zones B2 s’élève ainsi aujourd’hui à 3 250 logements (2 800 en commercialisation et 450 logements sociaux conditionnés par les premiers. Cette production génèrerait plus de 6 000 emplois dans la filière bretonne du bâtiment. Toutefois pour garantir ces emplois, il conviendrait que les promoteurs immobiliers bénéficient, en raison des conditions applicables aux pré-commercialisations, d’un allongement du délai dans lequel les investisseurs doivent confirmer leur acquisition. En effet, la loi de finances pour 2017 accorde un délai d’un an, soit jusqu’à 31 décembre 2018, aux investisseurs pour confirmer leur acquisition dans le cadre des opérations dont le permis de construire a été déposé avant le 31 décembre 2017. Selon les professionnels, ce délai très court génère des incertitudes et des indécisions pour les investisseurs souhaitant se positionner sur des programmes de promotions immobilières. C’est pourquoi, il lui demande si le Gouvernement serait favorable à une prorogation d’un an du délai dont disposent les investisseurs immobiliers pour signer leurs actes en le portant ainsi au 31 décembre 2019.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12753</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8639</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Carole Grandjean</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la cohésion des territoires</ministreQuestion><ministreJO>Cohésion des territoires</ministreJO><Objet>Préservation de la loi littoral</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12753. — 2 octobre 2018. — Mme Carole Grandjean attire l’attention de M. le ministre de la cohésion des territoires sur la préservation de la loi littoral. Lors des différentes discussions portant sur le projet de loi sur l’Évolution du logement, de l’aménagement et du numérique (Elan), de nombreuses décisions ont eu un impact significatif sur la loi relative à l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral dite loi littoral de 1986. Consciente des évolutions nécessaires qu’il faut apporter au droit de l’urbanisme et de la construction 32 ans après la promulgation de cette loi, Mme la députée rappelle tout de même l’importance significative qu’a eu cette loi pour la protection et la conservation des littoraux de métropole et ultra-marins. Les différents amendements adoptés, notamment relatifs à la construction en discontinuité d’urbanisation d’équipements collectifs dans les territoires ultra-marins et insulaires de métropole, ne reflètent pas la volonté de préservation de l’environnement. Le Gouvernement s’est prononcé en faveur de la conservation des paysages littoraux et a affirmé qu’il se porterait garant de cette protection. Or la capacité aux élus locaux d’adapter et d’interpréter librement la loi littoral à travers le schéma de cohérence territoriale (SCOT) pourrait complexifier les règles en vigueur, celles qui seront bientôt appliquées et augmenter les contentieux. Elle souhaite donc savoir quelles seront les mesures de contrôle et de limitation de l’impact de la future loi ELAN sur la loi littoral par la voie des décrets prévus.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12765</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8639</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-François Portarrieu</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la cohésion des territoires</ministreQuestion><ministreJO>Cohésion des territoires</ministreJO><Objet>Isolation acoustique contre le bruit aérien</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12765. — 2 octobre 2018. — M. Jean-François Portarrieu attire l’attention de M. le ministre de la cohésion des territoires sur « le manque d’isolation acoustique (à la construction) des bâtiments d’habitation individuelle contre les nuisances de bruit de l’espace aérien autour des aérodromes, jusqu’à la parution de l’arrêté ministériel du 6 octobre 1978 » relevé par certaines associations. En effet, celles-ci regrettent l’absence d’une règle de droit relative à l’isolement et l’isolation des bâtiments contre la gêne sonore émise par les aéronefs. Selon elles, ce défaut de règle juridique aurait laissé libre cours à la construction de bâtiments d’habitation incluant des qualités acoustiques intérieures mais sans aucune protection acoustique à l’égard des bruits aériens extérieurs. Ainsi, toujours selon ces associations, les propriétaires de ces logements qui n’ont pas, pour la grande majorité d’entre eux, la possibilité de financer des travaux d’isolation phonique, endurent depuis de nombreuses décennies une gêne sonore de plus en plus insupportable car devenue répétitive. Elles souhaiteraient que l’État puisse prendre en charge les travaux d’insonorisation pour les riverains éligibles, Ainsi, il souhaiterait connaître son avis à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12940</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8639</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la cohésion des territoires</ministreQuestion><ministreJO>Cohésion des territoires</ministreJO><Objet>Arrêt des lignes de téléphonie fixe</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12940. — 2 octobre 2018. — M. Marc Le Fur attire l’attention de M. le ministre de la cohésion des territoires sur l’arrêt des lignes de téléphonie fixe. Le 15 novembre 2018, Orange va cesser de commercialiser des abonnements au réseau téléphonique commuté (RTC), les lignes téléphoniques traditionnelles. Les usagers qui déménagent et les nouveaux clients devront donc passer par une box internet pour avoir un téléphone fixe. Selon l’opérateur historique pour les autres clients la transition se fera progressivement sur plusieurs années au gré du déploiement de la fibre. Si l’État assure que le service universel téléphonique va perdurer, l’inquiétude est grande dans de nombreux territoires ruraux. Ces inquiétudes sont d’autant plus justifiées que l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) a constaté en 2018 de sérieux dysfonctionnements au sujet de l’entretien et du maintien du réseau téléphonique historique (réseau cuivre). En outre, dans une recommandation d’avril 2017, le Défenseur des droits avait noté à la fois une discrimination territoriale et une atteinte à l’égalité d’accès aux droits des usagers. C’est pourquoi il lui demande de lui indiquer si l’État entend intervenir auprès de l’opérateur historique afin de garantir la continuité du service téléphonique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12941</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8639</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Leclerc</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la cohésion des territoires</ministreQuestion><ministreJO>Cohésion des territoires</ministreJO><Objet>Élagage sous les lignes téléphoniques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12941. — 2 octobre 2018. — M. Sébastien Leclerc attire l’attention de M. le ministre de la cohésion des territoires sur la récurrence des problèmes de coupure téléphonique et autres situations de dérangement. Il lui indique que l’absence, ou l’insuffisance d’élagage, à proximité ou en dessous de ces lignes est souvent la couse des désordres évoqués. Il lui fait remarquer que, concernant les lignes électriques, l’élagage à proximité du réseau est assuré par le gestionnaire (souvent par Enedis), considérant que la ligne a été implantée après la haie et que le propriétaire riverain n’a pas à en supporter la servitude en matièred’élagage. Il lui demande pourquoi il n’en est pas de même en ce qui concerne les réseaux téléphoniques. Il lui indique que la situation actuelle n’est satisfaisante pour personne, ni pour les usagers qui sont confrontés à de fréquentes coupures, ni pour le gestionnaire du réseau téléphonique qui doit régulièrement réparer ses câbles endommagés, ni même pour le propriétaire riverain qui, lorsqu’il réalise l’élagage, supporte une servitude de fait (la présence de la ligne qui constitue un obstacle à l’élagage) sans en être indemnisé. En outre, il lui indique que le développement des réseaux fibre optique en aérien va engendrer les mêmes difficultés et qu’il conviendrait de trouver une solution rapidement. Il lui demande quelles sont ses intentions en la matière et lui suggère de mettre la responsabilité de l’élagage sous les lignes de réseaux de télécommunication à la charge du gestionnaire du réseau, en en répercutant le coût sur l’abonnement auprès de l’usager.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12943</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8640</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Xavier Breton</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la cohésion des territoires</ministreQuestion><ministreJO>Cohésion des territoires</ministreJO><Objet>Suppression des lignes fixes à compter du 15 novembre 2018</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12943. — 2 octobre 2018. — M. Xavier Breton attire l’attention de M. le ministre de la cohésion des territoires sur l’annonce faite par Orange (ex-France Télécom) de supprimer les lignes fixes à compter du 15 novembre 2018. À partir de cette date, les nouveaux clients ou ceux qui déménagent devront s’équiper d’une « box » pour pouvoir continuer à téléphoner via une ligne fixe. Cela risque de poser plusieurs difficultés. En effet, la fin des zones blanches est prévue en 2022. Les nouveaux clients situés en zone blanche ou grise seront pénalisés par cette décision durant les quatre prochaines années. Cela va avoir pour conséquence d’accroître un peu plus les inégalités entre les territoires couverts et ceux situés en zone grise ou blanche, les rendant encore moins attractifs. Par ailleurs, une partie de la population, notamment les personnes âgées, n’utilisent pas internet et ne disposent donc pas de « box ». En cas de coupure d’électricité, il ne sera plus possible d’appeler EDF pour un dépannage, la « box » étant branchée sur l’électricité. Il lui demande donc ce que prévoit le Gouvernement pour permettre la continuité de ce service public sur l’ensemble du territoire de la République.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12544</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8640</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marietta Karamanli</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de la cohésion des territoires</ministreQuestion><ministreJO>Cohésion des territoires (M. le SE auprès du ministre)</ministreJO><Objet>Revitalisation des centres-villes - Mesures fiscales</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12544. — 2 octobre 2018. — Mme Marietta Karamanli attire l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de la cohésion des territoires, sur la nécessaire revitalisation des centres-villes. Un plan a été présenté par le Gouvernement en 2018 pour 222 communes moyennes. Néanmoins, beaucoup d’autres villes sont confrontées à ce problème et certaines mesures pourraient être envisagées. Certaines actions décidées par l’État ou des organisations gestionnaires de services au public vont à l’encontre de cet objectif. Il en est ainsi de la fermeture de ces services au public. Localement, l’insuffisance de logements à un prix abordable constitue aussi un frein. De son côté, l’offre commerciale est déterminante. Si le commerce en périphérie et sur internet constituent des concurrents aux magasins en centre-ville, la définition de marchés de niche sur un espace géographique clairement identifiable (une rue, un quartier) dans le cadre d’une stratégie globale ainsi que l’accueil d’entreprises connues sur le net et souhaitant avoir une vitrine physique constituent des leviers pour favoriser le commerce de centre-ville. Au plan financier, des mesures fiscales comme l’abaissement des taxes au profit des commerces installés ou s’installant (comme la cotisation foncière des entreprises (CFE), la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), ou la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB), avec une compensation de l’Etat, pourrait s’avérer positif pour une relance du commerce et ce dans le cadre d’un accord entre l’État et les communes concernées. Elle lui demande quelles mesures fiscales compensées sont d’ores et déjà possibles et celles qui pourraient être envisagées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12766</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8641</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Jolivet</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de la cohésion des territoires</ministreQuestion><ministreJO>Cohésion des territoires (M. le SE auprès du ministre)</ministreJO><Objet>État d’avancement du chantier de la suppression des « zones blanches »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12766. — 2 octobre 2018. — M. François Jolivet attire l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de la cohésion des territoires, sur le chantier de la suppression des « zones blanches ». Le numérique et le haut débit sont aujourd’hui des outils indispensables dans les vies personnelles et professionnelles des Français. C’est pourquoi, en janvier 2018, M. le secrétaire d’État a annoncé un accord historique entre les quatre opérateurs mobiles pour assurer une meilleure couverture en France d’ici à 2020. Ces annonces mobilisent trois milliards d’euros d’investissement et 5 000 installations supplémentaires pour supprimer les « zones blanches » et accélérer le développement du très haut débit pour tous. C’est une étape décisive dans la lutte contre la fracture territoriale à l’heure du numérique qui touche notamment la circonscription dont il est l’élu. Les territoires sans très haut débit sont des territoires qui ne compteront plus demain. Ainsi, il souhaite connaître l’état d’avancement du déploiement du très haut débit pour tous dans l’Indre, durement touché par cette problématique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12942</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8641</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Véronique Louwagie</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de la cohésion des territoires</ministreQuestion><ministreJO>Cohésion des territoires (M. le SE auprès du ministre)</ministreJO><Objet>Encadrement des forfaits téléphoniques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12942. — 2 octobre 2018. — Mme Véronique Louwagie attire l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de la cohésion des territoires, sur la hausse automatique des forfaits téléphoniques. Dans son édition n° 573, d’octobre 2018, UFC Que Choisir fait part de la réception par plusieurs abandonnés de grands opérateurs téléphoniques, de courriers leur annonçant une hausse de leur forfait mobile, à partir du 1er octobre 2018, en échange d’une augmentation significative de leur quota de données. Aussi, si les opérateurs n’ont effectivement pas le droit d’imposer la souscription d’options payantes aux abonnés, ils précisent que les clients ont, bien entendu, la possibilité de s’opposer à cette modification automatique de leur contrat en notifiant leur refus ou en résiliant leur abonnement conformément à l’article L. 224-33 du code de la consommation. Cette pratique est donc légale et la non réponse à un courrier annonçant la modification de l’offre forfaitaire entraîne donc un consentement tacite des abonnés, lesquels préfèrent parfois accepter une légère hausse de leur forfait plutôt que de se lancer dans des démarches administratives. Il souhaiterait connaître les intentions du Gouvernement sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12543</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8641</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Frédérique Tuffnell</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Préservation du fort de Romainville</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12543. — 2 octobre 2018. — Mme Frédérique Tuffnell appelle l’attention de Mme la ministre de la culture sur la préservation du Fort de Romainville et la création d’un musée de la résistance des femmes. Pour mémoire, haut lieu de la répression contre la résistance durant l’occupation allemande, le Fort de Romainville fut le principal camp d’internement des femmes résistantes dans lequel 4 000 furent détenues avant d’être déportées dans les camps d’Auschwitz-Birkenau et de Ravensbrück, dont cinquante charentaises-maritimes. Actuellement, le site du fort de Romainville est retenu comme un site d’envergure métropolitain par la métropole du Grand Paris dans le cadre de l’appel à projets urbanistiques « Inventons la Métropole » et est donc amené dans ce cadre à subir de profondes mutations qui risquent de dénaturer le lieux. Aussi un Comité pour la sauvegarde du fort de Romainville regroupant un large collectif d’associations, d’amicales et de personnalités représentatives de la Résistance et de la Déportation, s’est créé avec pour objectif de contribuer à la création d’un musée de la Résistance et de la Déportation dédié aux femmes. Constatant que ni la France, ni même l’Europe ne dispose d’un musée ou d’un lieu de mémoire de ce type, elle lui demande donc quelles dispositions le Gouvernement compte prendre pour contribuer à transmettre la mémoire de la déportation et de la résistance des femmes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12564</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8641</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Larive</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Tarmac !</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12564. — 2 octobre 2018. — M. Michel Larive attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur la disparition d’un symbole du rayonnement de la francophonie : le Tarmac. M. le député rappelle que le Premier ministre a jugé opportun de supprimer le secrétariat d’État chargé de la francophonie, mettant en péril un aspect essentiel de l’influence française dans le monde. Le ministère de la culture a publié le 31 janvier 2018 un communiqué de presse annonçant la fin du projet actuel du Tarmac dans le XXème arrondissement de Paris. Pourtant, le projet mené par le Tarmac connaît un franc succès avec près de 75 % de fréquentation en moyenne de ses salles. Le théâtre a pu lier de nombreux partenariats en France comme à l’étranger. En développant une expertise unique de la francophonie et un maillage territorial fort, le Tarmac est devenu un élément d’importance dans la politique francophone de la France en étant la seule scène permanente de la francophonie dans l’Hexagone. La décision de Mme la ministre va à l’encontre de toutes les prises de positions publiques du Gouvernement concernant la francophonie. Cinquante artistes et intellectuels du monde de la culture ont décidé de se mobiliser pour défendre cette maison des artistes et une pétition a été soumise au Président de la République. Il lui demande quelles décisions elle est prête à prendre pour reloger le Tarmac et ses équipes et pour refaire de la francophonie un axe majeur de la politique culturelle française.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12576</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8642</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. José Evrard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Audiovisuel public et censure</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12576. — 2 octobre 2018. — M. José Evrard attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur la censure et le service public audiovisuel. Lors d’une émission matinale de débats sur une chaîne d’informations en continu, celle du 20 septembre 2018, l’animateur a indiqué qu’un journaliste de renom, qui sort un nouveau livre en ces instants, était interdit sur les chaînes publiques. Ce journaliste-écrivain qui rencontre à chacune de ses publications un grand public est donc, si cette information est avérée, soumis à une censure qui ne dit pas son nom, pour ne pas dire un ostracisme, dans les médias qui n’appartiennent pas à celui qui momentanément les dirige. Il y a dans cette affaire, si une nouvelle fois cette information est avérée, un choix qui ne semble pas correspondre à la réforme que son ministère souhaite mettre en œuvre. En effet, lors de la présentation de celle-ci, le 4 juin 2018, Mme la ministre insistait sur l’obligation pour l’audiovisuel public « engagé » qu’elle appelait de ses vœux « de parler à tous et de tous » ce qui sous-entend : par tous. Afin de couper court à cette information, encore une fois si avérée, qui fait qu’un écrivain lu, suivi et apprécié par un grand nombre de Français devienne tricard sur les médias de la République, il lui demande s’il ne serait pas judicieux que précisément de l’inviter aux émissions sur le service public qui traitent du sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12606</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8642</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Brigitte Kuster</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Coût des travaux du Grand Palais</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12606. — 2 octobre 2018. — Mme Brigitte Kuster alerte Mme la ministre de la culture sur la remise en cause par la presse de la sincérité de l’estimation du coût de rénovation du Grand Palais. Selon Le Canard enchaîné, les estimations fournies par la Réunion des musées nationaux - Grand Palais (RMN-GP) varieraient de plusieurs dizaines de millions d’euros selon que les intérêts d’emprunt sont ou non inclus dans le coût final du projet. Cette opacité nuit manifestement à la crédibilité d’une opération pourtant essentielle au rayonnement de la culture en France. Elle lui demande de lui fournir le montant final - et total - du chantier, ainsi que la répartition des montants acquittés par les différents financeurs du projet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12729</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8642</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Larive</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Francophonie : parlons français !</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12729. — 2 octobre 2018. — M. Michel Larive attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur le remplacement constaté de la langue française par l’anglais, dans divers secteurs de la société. L’inventaire dressé par l’association Courriel est édifiant ! PSA et Renault ont récemment basculé illégalement toute leur documentation interne à l’anglais (on va vers l’assassinat du « français technique »). La Poste vient de lancer sa « French bank ». Le « territoire » du Grand Annecy (qui se pense désormais comme une partie du « Grand Genève » et non plus comme une partie de la République française une et indivisible) a choisi pour logo, placardé sur les grands axes du coin, « In Annecy Mountains ». La SNCF a rebaptisé ses TGV « In Oui » (après les « Oui go » et autres » Oui car », où le « Oui » sert de faux nez au « we » anglais). Malgré cela, le ministre de l’éducation vient de décider que désormais, au mépris de l’article 2 de la Constitution (« la langue de la République est le français ») et de la loi Toubon de 1994 (« le français est la langue de l’enseignement »), plusieurs matières scolaires seraient enseignées en anglais dès l’école primaire. Il lui demande ce qu’elle compte faire pour s’assurer de l’application des textes constitutionnels et législatifs en vigueur, faisant de la langue française la seule langue officielle de la République française.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12784</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8643</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Carole Grandjean</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Protection du patrimoine</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12784. — 2 octobre 2018. — Mme Carole Grandjean appelle l’attention de Mme la ministre de la culture sur la protection du patrimoine français. Créé en 1946, le corps administratif des architectes du bâtiment de France (ABF) est le garant au sein des collectivités territoriales de la sauvegarde et de la préservation du patrimoine français d’exception. Garant des édifices classés et sites patrimoniaux remarquables, les ABF exécutent un travail important, lourd, qui les oblige à travailler rapidement pour donner des réponses aux élus, promoteurs et constructeurs. Les deux avis qu’ils observent sont des avis simples ou des avis de conformité. Le récent de projet de loi portant sur l’évolution du logement, de l’aménagement et du numérique (ELAN) a mis à mal ce pouvoir décisionnel afin de répondre aux vives critiques formulées à l’encontre de cette administration. Les 145 ABF répartis sur le territoire français délivrent plus de 200 000 avis par an et 0,1 % d’entre eux seulement sont négatifs. L’expertise et la connaissance des ABF ne doit pas être remis en question. Il en va de la préservation de la culture et du patrimoine national. La France est un pays qui a traversé de nombreuses transformations et constructions à travers les âges, et il est important de préserver ce qui en fait sa richesse et sa diversité aux yeux du monde. Elle souhaite donc savoir si le Gouvernement s’engage à soutenir le patrimoine français en renforçant son soutien auprès des architectes des bâtiments de France, et lui demande ses actions envisagées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12826</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8643</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marjolaine Meynier-Millefert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Avenir de la distribution de la presse écrite</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12826. — 2 octobre 2018. — Mme Marjolaine Meynier-Millefert interroge Mme la ministre de la culture sur l’avenir de la distribution de la presse écrite en France. En effet, la loi Bichet du 2 avril 1947, relative au statut des entreprises de groupage et de distribution des journaux et publications périodiques, encadre la distribution de la presse écrite. Ainsi, la loi prévoit qu’un éditeur doit soit assurer sa propre distribution, soit adhérer à une coopérative qui distribuera son titre pour lui. Or, depuis plusieurs années, il est évident de constater que ce système est fragile. En effet, il a été sauvé plusieurs fois grâce à l’intervention de l’État. Elle souhaiterait ainsi savoir quelles mesures pourraient être prises par le Gouvernement afin de résoudre cette situation précaire en profondeur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12827</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8643</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Leclerc</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Caractère facultatif de la redevance au Centre français du droit de copie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12827. — 2 octobre 2018. — M. Sébastien Leclerc attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur la démarche du Centre français d’exploitation du droit de copie (CFC), organisme de gestion collective pour l’exercice du droit de copie, chargé d’en vérifier la légalité et de percevoir la redevance afférente. Il apparaît que le CFC écrit aux maires, de façon insistante, pour les enjoindre de signer une convention entraînant le versement d’une redevance, alors même que pour les plus petites collectivités, aucune copie d’article de presse ou de page de livre n’est pratiquée. Il lui demande de bien vouloir rappeler au CFC que la signature de ladite convention doit rester une démarche volontaire de la collectivité qui sait si elle a besoin de le faire en fonction des copies qu’elle réalise ou qu’elle ne réalise pas.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12828</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8643</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Larive</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Situation des auteurs et illustrateurs de littérature jeunesse et de BD.</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12828. — 2 octobre 2018. — M. Michel Larive attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur la situation très préoccupante des auteurs et illustrateurs de littérature jeunesse et de bande dessinée. Sans auteurs, pas de livres, et pourtant, la rémunération des artistes n’excède jamais les 6 % du prix de vente du livre. Ce constat jette dans la pauvreté et la précarité des milliers d’auteurs, d’illustrateurs qui sont le terreau de la production artistique et intellectuelle du pays. En plus d’une rémunération très insuffisante, la sécurité sociale des professionnels du livre est un labyrinthe administratif dans lequel se perdent la motivation et le temps des auteurs. Il lui demande quand elle va prendre des mesures pour sécuriser le statut des auteurs et illustrateurs de littérature jeunesse et de bande dessinée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12830</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8644</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Larive</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Tarif international « livres et brochures »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12830. — 2 octobre 2018. — M. Michel Larive attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur les récents changements intervenus dans l’application du tarif « livres et brochures ». En effet, le tarif préférentiel qui permettait l’envoi à l’étranger de livres écrits en langue française et régionale est mis en péril et avec lui la diffusion de la culture française. Le tarif prévoyait un envoi à coûts réduits pour les colis jusqu’à 5 kg avec un prix indexé sur le poids du colis. Au-delà, l’envoi s’effectuait par sac postal jusqu’à 25 kg. Cependant la limite de 5 kg a été abaissée à 2 kg, obligeant les colis dépassant ce poids à recourir au sac postal en payant au minimum 5 kg, sans tenir compte du poids réel. Il en résulte une augmentation conséquente des prix d’envoi à l’étranger pour les livres en français. Or, déjà très violemment concurrencés par Amazon, les libraires français accusent cette modification dans les tarifs comme une nouvelle réduction de leurs marges et comme une préférence faite, par le Gouvernement, pour les distributeurs de grande taille. À l’aune de ces éléments, il lui demande si elle compte revenir sur cette décision injuste.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12517</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8644</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Fasquelle</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><Objet>Avenir de la direction des douanes et droits indirects</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12517. — 2 octobre 2018. — M. Daniel Fasquelle attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur la situation de la direction générale des douanes et droits indirects. Alors que les différentes lois de finances ont conduit à supprimer plus de 6 000 postes de douaniers sur le territoire et de limiter leurs moyens d’actions, force est de constater que l’avenir de cette administration semble de plus en plus compromis par les coupes budgétaires successives. Les services des douanes ont permis de récupérer 17,9 milliards d’euros dans la lutte contre l’évasion fiscale sur les 60 à 80 milliards estimés en 2017. Le budget des douanes s’élevant dans ce même temps à 1,58 milliard d’euros. À l’aune de ces chiffres, il convient de s’interroger sur la politique menée à l’encontre de l’administration douanière dans la mesure où celle-ci joue un rôle de premier plan dans la lutte contre la fraude, et ce, en collaboration avec les autres administrations. De plus, si des emplois ont été créés à la suite des attentats, les budgets successifs ont largement mis à mal les effectifs et donc, les missions de services publics dévolues au service des douanes. Force est de constater que ces coupes budgétaires dans la direction des douanes semblent entrer en double contradiction par rapport aux objectifs du Gouvernement, à la fois en matière de lutte contre la fraude, mais aussi en perte budgétaire, du fait de la perte de matière fiscale des recettes résultant de la lutte contre la fraude. Il l’interroge sur la cohérence de la politique menée par le Gouvernement en matière douanière et si ce dernier entend supprimer à terme cette administration.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12528</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8644</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Larive</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><Objet>Situation des services de douane français</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12528. — 2 octobre 2018. — M. Michel Larive attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur la situation des services de douane français. Depuis vingt ans, six mille emplois de douaniers ont été supprimés. Si, à la suite de la sortie prévue du Royaume-Uni de l’Union européenne des emplois de douaniers ont été créés, la CGT douane alarme quant au nombre très insuffisant de douaniers. À titre d’exemple, c’est seulement 484 infractions au règlement concernant les espèces protégées qui ont été constatées en 2018 alors qu’environ 100 000 animaux entreraient illégalement sur le territoire national chaque année. Dans un contexte d’augmentation des flux mondiaux, il est primordial de protéger la population contre les trafics en tout genre en augmentant le nombre de douaniers. Le ministre compte-t-il recruter des douaniers supplémentaires pour permettre à la douane française d’assurer ses missions dans de bonnes conditions et de faire respecter la loi ? Il lui demande s’il compte prendre en compte les besoins des services de douane et leur permettre d’assurer leurs missions dans de bonnes conditions en procédant au recrutement de personnels supplémentaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12538</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8645</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Damien Adam</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><Objet>Grands ports maritimes et compétitivité administrative</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12538. — 2 octobre 2018. — M. Damien Adam attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur la compétitivité administrative des grands ports maritimes français. En effet, les grands ports maritimes, comme les ports du Havre et de Rouen, évoluent dans un environnement hyper concurrentiel. Plusieurs acteurs dans le milieu portuaire lui ont rapporté que si l’installation logistique dans un port français peut prendre des années, il suffit de quelques semaines aux Pays-Bas ou en Belgique pour commencer une activité. Il lui demande donc quelles sont ses intentions pour renforcer la compétitivité administrative des ports français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12539</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8645</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Damien Adam</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><Objet>Grands ports maritimes et investissements</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12539. — 2 octobre 2018. — M. Damien Adam interroge M. le ministre de l’économie et des finances sur les possibilités en matière d’investissement qui sont laissées aux grands ports maritimes français. Les grands ports maritimes étant des établissements publics de l’État, leurs investissements doivent se concentrer uniquement sur leurs activités définies par leur statut. Pourtant, il semblerait opportun que les ports français puissent investir dans des activités qui ne sont pas directement inscrites dans leurs missions, mais qui pourraient tout de même contribuer à leur développement. Par exemple, il pourrait être utile que les grands ports maritimes puissent investir dans les énergies renouvelables, comme les éoliennes ou les panneaux solaires, s’ils le jugeaient pertinent. Il lui demande son avis sur l’opportunité de laisser aux ports une plus grande liberté d’investissement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12545</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8645</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Leclerc</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><Objet>Seuil d’intervention de la commission départementale d’aménagement commercial</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12545. — 2 octobre 2018. — M. Sébastien Leclerc interroge M. le ministre de l’économie et des finances sur le fonctionnement actuel de la CDAC (commission départementale d’aménagement commercial) qui a été modifié par la loi du 4 août 2008 dite loi de modernisation de l’économie (LME). Cette loi a relevé de 300 à 1 000 m2 le seuil à partir duquel la commission se prononce. Ce relèvement était à l’époque justifié pour « favoriser la concurrence et le renouvellement du tissu commercial » selon l’exposé des motifs de la dite loi LME. 10 ans après cette modification, il apparaît que de nombreuses villes moyennes voient se développer en leur périphérie des surfaces commerciales venant directement concurrencer les enseignes déjà implantées en centre-ville. Il constate que le code du commerce permet actuellement à une commune de moins de 20 000 habitants de soumettre à l’appréciation de la CDAC tout projet commercial dont la surface commerciale est comprise entre 300 et 1 000 m2. Il lui indique qu’il lui paraît nécessaire qu’une réflexion nationale soit menée pour mesurer les effets de la loi LME de 2008 et pour adapter la législation en conséquence des évolutions observées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12547</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8645</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Frédérique Tuffnell</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><Objet>Situation fiscale des veuves d’anciens combattants</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12547. — 2 octobre 2018. — Mme Frédérique Tuffnell interroge M. le ministre de l’économie et des finances sur le droit des veuves des anciens combattants en matière fiscale, et plus particulièrement sur les conditions d’attribution de la demi-part supplémentaire de quotient familial. Selon les dispositions de l’article 195 du code général des impôts, les titulaires de la carte du combattant ou d’une pension servie en vertu des dispositions du code des pensions militaires d’invalidité âgés de plus de 74 ans bénéficient d’une demi-part fiscale supplémentaire. Cette demi-part fiscale est également octroyée à la veuve d’un ancien combattant, si celle-ci a 74 ans et que son conjoint décédé a pu bénéficier, au moins au titre d’une année d’imposition, de la demi-part supplémentaire. Cette condition d’âge de décès prive les veuves d’anciens combattants décédés avant l’âge de 74 ans du bénéfice de cet avantage fiscal. Nombreuses sont les personnes concernées qui vivent cette situation comme une injustice, alors même qu’elles doivent souvent faire face à des difficultés financières importantes. Aussi, elle lui demande de lui préciser les raisons qui motivent ce seuil fixé à l’âge de 74 ans et quelles mesures fiscales sont envisagées pour les conjointes d’anciens combattants d’âge inférieur à 74 ans disposant de faibles ressources.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12582</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8646</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Michel Mis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><Objet>Crédit renouvelable</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12582. — 2 octobre 2018. — M. Jean-Michel Mis attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur le sujet du credit revolving (ou crédit renouvelable). Cette forme de crédit consiste à mettre à disposition d’un emprunteur une somme d’argent réutilisable au fur et à mesure de son remboursement pour financer des achats non prédéfinis. Il est proposé par de très nombreuses banques et par les organismes de crédit spécialisés. En effet, le recours au crédit renouvelable est prévu par la loi n° 2010-737 du 1er juillet 2010 portant réforme du crédit à la consommation (dite loi Lagarde) et ainsi que par la loi n° 2014-344 du 17 mars 2014 relative à la consommation (dite loi Hamon). Ce dispositif a été complété par le décret n° 2015-293 du 16 mars 2015 relatif à l’information du consommateur lors de l’offre d’un crédit renouvelable sur le lieu de vente ou en vente à distance, qui permet au consommateur de comparer l’offre de crédit renouvelable qui lui est faite avec une proposition de crédit amortissable qui doit accompagner cette offre. Si des mesures importantes ont été prises ces dernières années par le législateur, il n’en demeure pas moins que le problème du surendettement touche encore trop de personnes en difficulté. Malgré l’encadrement strict du crédit renouvelable par la loi, nombreuses sont les banques qui distribuent souvent des crédits sans réelle enquête de solvabilité du client. En effet, de plus en plus de dossiers de surendettement sont déposés par des personnes âgées. L’accumulation de crédits est une des causes de surendettement des personnes vulnérables souvent sollicitées par téléphone. Aussi, par son fonctionnement, le crédit renouvelable peut devenir très préjudiciable, pour celles ou ceux qui sont mal informés sur les nouveaux outils informatiques permettant de valider les contrats de crédit grâce un simple clic. Face à cette situation, il lui demande de bien vouloir lui indiquer les mesures que le Gouvernement entend prendre afin de prévenir les risques de surendettement liés à l’usage de nouvelles technologiques numériques dans les crédits renouvelables, auxquels certains citoyens sont malheureusement confrontés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12583</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8646</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Damien Pichereau</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><Objet>Plafonnement des frais bancaires des entreprises</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12583. — 2 octobre 2018. — M. Damien Pichereau interroge M. le ministre de l’économie et des finances sur l’éventualité d’un plafonnement des frais bancaires pour les entreprises. L’annonce, dans le cadre du Plan Pauvreté, du plafonnement des frais bancaires pour les français plus fragiles, constitue une mesure forte de protection des plus vulnérables. De la même manière, dans le cas de TPE-PME en difficulté par exemple, les frais bancaires peuvent représenter un montant conséquent, mettant parfois en péril l’équilibre financier de ces structures. Ainsi, il souhaiterait savoir si une réflexion est engagée pour élargir ce plafonnement aux entreprises.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12594</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8646</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Damien Adam</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><Objet>Dates de périodes de soldes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12594. — 2 octobre 2018. — M. Damien Adam attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur les dates de périodes de soldes. Après l’adoption du projet de loi relatif à la croissance et la transformation des entreprises, les périodes de soldes seront désormais fixées par arrêté, durant deux périodes d’une durée comprise entre trois et six semaines. Cependant, ce nouvel encadrement, demandé par la majorité des représentants des professionnels, ne semble pas répondre entièrement à toutes les inquiétudes formulées par nos petits commerçants. En effet, depuis quelques années, le nombre de périodes de soldes s’est multiplié et le trop grand nombre de promotions aujourd’hui tend à brouiller le message auprès des consommateurs et défavorise le commerce indépendant qui ne peut se permettre de limiter ses marges. Dans l’objectif de protéger les commerces indépendants, qui font la richesse des centres villes comme celui de Rouen, il conviendrait de préciser que les dates de périodes de soldes interviennent obligatoirement au mois de janvier et au mois de juillet. En effet, les commerçants ont besoin d’un calendrier clair et de périodes de respiration, notamment après les fêtes de fin d’année, afin d’organiser leurs stocks et de mettre en œuvre leurs politiques de réductions. C’est pourquoi il lui demande quelle sont ses intentions sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12597</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8646</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Viry</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><Objet>Ventes en liquidation instruites par les maires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12597. — 2 octobre 2018. — M. Stéphane Viry appelle l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur l’instruction des ventes en liquidation, dont l’autorité compétente pour recevoir les déclarations préalables aux ventes en liquidation est désormais le maire de la commune et non plus le préfet de département. L’article R. 310-2 du code de commerce dispose que la déclaration préalable de la vente en liquidation est adressée par lettre recommandée avec demande d’avis de réception ou remise au maire de la commune où les opérations de vente sont prévues, deux mois au moins avant la date prévue pour le début de la vente. Seul un fait imprévisible de nature à interrompre le fonctionnement de l’établissement peut conduire à ramener ce délai à cinq jours. Or, il apparaît que de nombreuses franchises sollicitent leurs franchisés pour mettre en œuvre des campagnes de liquidations rapides, dans un environnement concurrentiel et qui est appelé à s’adapter régulièrement. En conséquence, il lui demande ce que le Gouvernement pourrait envisager afin de laisser au maire une faculté de décider d’un régime dérogatoire afin de pouvoir examiner des demandes de liquidation en deçà du délai de deux mois.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12601</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8647</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Descoeur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><Objet>Lutte contre le démarchage téléphonique abusif</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12601. — 2 octobre 2018. — M. Vincent Descoeur attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur le démarchage téléphonique abusif. Pour lutter contre ce phénomène, le dispositif Bloctel a été mis en place en juin 2016. Mais, malgré leur inscription à ce dispositif, de nombreux abonnés continuent d’être démarchés par téléphone, recevant des appels à répétition le soir et le week-end pour des motifs les plus divers, parfois avec des procédés commerciaux abusifs. C’est pourquoi il lui demande quelles mesures le Gouvernement envisage de mettre en œuvre pour lutter contre le démarchage téléphonique abusif et renforcer l’efficacité du dispositif Bloctel.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12603</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8647</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Girardin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><Objet>Paiement sans contact et protection du consommateur</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12603. — 2 octobre 2018. — M. Éric Girardin appelle l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur le développement du paiement sans contact. La facilité que procure le paiement « sans contact » par carte bancaire explique son succès. Pourtant de plus en plus de personnes s’inquiètent que les commerçants ne leur demandent pas leur avis, ni ne leur montrent le prélèvement sollicité sur la machine avant de passer la carte bancaire. Aussi, il lui demande s’il existe un encadrement de ce mode de paiement pour éviter les abus, en particulier sur les publics les plus fragiles comme les séniors.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12608</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8647</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sabine Rubin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><Objet>Hausse de la participation financière des personnes sous protection juridique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12608. — 2 octobre 2018. — Mme Sabine Rubin alerte M. le ministre de l’économie et des finances sur l’augmentation de la participation financière des personnes sous protection juridique. Par son décret du 31 août 2018, en vigueur depuis le 1er septembre 2018, le Gouvernement entend modifier les modalités de financement des mandataires chargés de la protection juridique. Cela se traduit par un relèvement des taux de prélèvement appliqués aux personnes sous tutelle ou curatelle, ainsi que par la suppression de la franchise portant sur les personnes dont les revenus sont supérieurs à l’allocation adulte handicapé (AAH). Antérieurement au présent décret, la participation était calculée sur un revenu annuel duquel était déduit une franchise égale au montant de l’AAH, soit près de 9 828 euros annuels. Or désormais la participation ne fera plus l’objet d’une telle « franchise », et à partir de 820 euros par mois c’est l’intégralité des revenus qui feront l’objet d’une participation pour le financement du reste à charge. Cela pourrait se traduire par une hausse de la contribution qui pourra passer dans certains cas de 2,20 euros à près de 7,50 euros, soit une augmentation de près de 340 %. Il est important de souligner à quel point les personnes sous protection juridique comptent parmi les citoyens les plus fragiles : près de la moitié vivent sous le seuil de pauvreté. À la perte d’autonomie s’adjoint donc encore une situation de grande précarité qui mine la vie de ces personnes, de leurs entourages et des associations qui les accompagnent. Nombreuses sont les associations qui, des Petits Frères des pauvres à l’Union nationale des associations familiales (Unaf) en passant par l’Unepei, dénoncent pareille mesure comme pouvant peser sur le niveau de vie de ces personnes aux revenus modestes. Il est à noter également que ce relèvement du prélèvement fait suite à une baisse des dotations destinées aux associations et services tutélaires : à budget constant, il s’agit donc de faire peser le choix de cette décision sur les personnes en situation de tutelle et curatelle qui sont de facto la variable d’ajustement de cette politique de restriction budgétaire. Le renforcement du pouvoir d’achat et la protection des personnes les plus faibles semble pourtant être une priorité affichée par le Gouvernement. Dans ce contexte, elle souhaite donc savoir quelles seront les mesures qu’il entend prendre afin d’améliorer le pouvoir d’achat de ces personnes souvent en situation de grande précarité, de détresse matérielle et morale lourde.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12623</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8648</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Gaillard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><Objet>Conséquences majeures de la fin des exonérations de charges (TO-DE)</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12623. — 2 octobre 2018. — M. Olivier Gaillard interroge M. le ministre de l’économie et des finances sur la mesure qu’il avance, pour le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2019, de suppression de l’allègement des charges pour l’emploi de travailleurs occasionnels et demandeurs d’emplois (TO-DE) dont la compensation est censée se faire par une baisse des charges sociales et des mesures renforçant la compétitivité des entreprises. Cet allègement de charges patronales spécifique aux salariés saisonniers agricoles venait s’ajouter au crédit impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE). Actée dès 2018, la transformation du CICE en baisse des charges sociales serait la première mesure à venir amortir la suppression du dispositif travailleur occasionnel. Les entreprises n’ont pas assimilé le CICE à une baisse du coût du travail stricto sensu. Le crédit leur a donné de l’oxygène en permettant notamment de restaurer leurs marges dans un contexte économique difficile. Cependant, les résultats en termes de création d’emplois sont plus que mitigés, comme l’a révélé un récent rapport de France Stratégie qui le chiffre aux alentours de 100 000 créations d’emplois entre 2013 et 2015. C’est précisément pour diminuer réellement le coût du travail, mais aussi pour l’abaissement de la dette publique, que la baisse des charges sociales a été préférée par la suite. Cette dernière offre, dans un premier temps, un gain moins important aux entreprises, notamment au niveau des hauts salaires s’élevant jusqu’à 2,5 Smic (6 % de la masse salariale contre 7 % avec le CICE), mais engendre un vrai gain pour les bas salaires (10 % contre 7 % avec le CICE) tout en s’inscrivant dans la durée. Parallèlement, un travail est mené pour améliorer la fiscalité agricole. L’objectif est de donner aux agriculteurs les outils leur permettant d’améliorer la résistance aux aléas et la compétitivité de leurs entreprises. Pour autant, c’est une réforme qui se dessine, dont les effets ne seront pas ressentis en 2019. L’épargne de précaution, qui figure parmi les mesures annoncées, répond effectivement, et c’est bienvenu, à l’enjeu des fluctuations de revenus liées aux aléas climatiques ou des cours des marchés. Pour autant, un progrès sur ce volet n’est pas une réponse à l’enjeu déterminant du coût du travail et des prix. Toutes filières confondues, l’épargne de précaution n’est pas un mécanisme à même de compenser la suppression de l’allègement des charges pour l’emploi de travailleurs saisonniers. Il en amortira que très partiellement les effets. En outre, la baisse transversale des charges et allégements généraux seront perçus très inégalement selon les filières agricoles. Le gain global attendu s’élève à 60 millions d’euros net pour l’agriculture française, à comportement inchangé des entreprises, ce qui recouvre des réalités différentes : un gain net de 130 millions d’euros pour la coopération et la transformation affiliée au régime agricole, une perte nette de 70 millions d’euros pour le secteur de la production, principalement dans les cultures spécialisées. Les filières, comme la viticulture (qui emploie 45 % des travailleurs saisonniers), l’arboriculture, le maraîchage, l’horticulture, qui ont massivement recours aux saisonniers, ne percevront que très peu les effets de l’allégement de charges. En effet, dans sa forme actuelle, l’allégement général des charges sociales sera dégressif à 1 Smic, alors que la barre était fixée à 1,25 Smic pour le TO-DE. Avec les congés payés et les heures supplémentaires, les salaires des saisonniers se situent entre 1,1 et 1,2 Smic. Malgré l’effort porté par les pouvoirs publics en vue d’alléger les charges patronales, la suppression cumulée du CICE et du TO-DE engendrera une perte sèche de l’ordre de 144 millions d’euros pour l’agriculture française. La perte financière, pour un employeur par contrat saisonnier à 1,10 (SMIC + ICCP) se chiffrerait à 189 euros par mois. La viticulture, avec 452 000 contrats saisonniers par an et un coût total de 85 millions d’euros, sera la filière la plus durement touchée. En tenant compte des congés payés, le coût horaire brut d’embauche d’un saisonnier pour un domaine viticole passerait ainsi de 11,70 euros à 14 euros. Cela correspondrait à un renchérissement du coût du travail, et à une perte substantielle de compétitivité. Le coût du travail saisonnier fait l’objet de très fortes disparités en Europe. Les contrats de travail inférieurs à 70 jours sont exonérés de charges sociales en Allemagne, par exemple. Le coût horaire connaît également de fortes disparités. Il lui demande, d’une part, de lui rendre compte de l’évaluation de l’impact de la suppression de l’exonération des charges patronales les filières particulièrement pourvoyeuses d’emplois saisonniers ainsi que des résultats de la simulation dans ces secteurs. Il lui demande, d’autre part, s’il est envisagé d’adapter la mesure de suppression pure et simple du TO-DE afin de maintenir l’exonération à partir d’un certain seuil de saisonniers employés, ou pour certaines filières. À défaut d’une telle adaptation, les distorsions de concurrence iraient en s’amplifiant et certaines exploitations menaceraient de disparaître.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12633</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8649</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Viry</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><Objet>Groupe industriel VISKASE</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12633. — 2 octobre 2018. — M. Stéphane Viry interpelle M. le ministre de l’économie et des finances concernant l’annonce, faite par le groupe industriel Viskase, de la suppression de 92 emplois sur son site de Thaon-les-Vosges, en délocalisant une partie de sa production en Pologne. Alors que le site de Thaon-les-Vosges est rentable, le groupe « états-unien » a décidé, au sein même de l’Europe, de bénéficier des avantages comparatifs du coût du travail en Europe de l’Est, questionnant de manière assez puissante, une fois de plus, le modèle européen. S’il n’est pas question d’interdire les délocalisations, il conviendrait d’en réglementer l’agressivité, sous peine de susciter l’exaspération grandissante des peuples. Cette annonce est ainsi vécue comme un traumatisme par l’ensemble des salariés du site, leurs familles, mais aussi par toute une région, et en particulier la vallée de la Moselle, qui a déjà beaucoup souffert des précédentes crises des industries manufacturières. Il convient de citer pour la commune de Thaon-les-Vosges, les exemples de la Blanchisserie teinturerie thaonnaise, Boussac ou encore plus récemment Streit. En l’occurrence, le site thaonnais de Viskase, opérationnel depuis 1977, fait la fierté de tout un territoire, grâce à la qualité de sa « main d’œuvre » qui a contribué à faire de l’usine un fleuron français. L’État ne peut pas rester spectateur d’une telle situation et doit s’engager dans une démarche qui doit aller bien plus loin qu’un traitement des conséquences de telles dégradations. En effet, l’emploi industriel en France a déjà beaucoup trop régressé. Et s’il ne serait pas responsable de méconnaître les profondes mutations des formes de travail et d’entreprises, l’État doit déployer une véritable stratégie pour promouvoir un modèle de développement industriel indispensable et qui peut se baser dans les régions au savoir-faire reconnu. Il lui demande quelles sont les intentions globales du Gouvernement en matière de politique industrielle manufacturière et quelles sont les actions précises qu’il entend déployer dans le dossier Viskase.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12639</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8649</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Caroline Fiat</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><Objet>Situation de l’usine de Viskase</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12639. — 2 octobre 2018. — Mme Caroline Fiat alerte M. le ministre de l’économie et des finances sur la situation que rencontre les salariés de l’usine Viskase et particulièrement de son site à Thaon-Les-Vosges. Le groupe industriel américain, installé en France, envisage un projet de délocalisation d’une partie de sa production industrielle dans un autre pays européen, jouant la concurrence fiscale et sociale entre les salariés de l’Union européenne. Les conséquences pour les salariés du site sont impressionnantes : 92 suppressions d’emplois annoncés sur les 279 salariés qui travaillent dans cette usine. Cette perte sèche d’emplois intervient moins d’un an après les ordonnances sur la loi travail, les avantages fiscaux confiés aux entreprises et qui devaient, selon le Gouvernement, favoriser l’emploi et endiguer le chômage. Le PSE de Viskase intervient quelques jours après l’annonce de mauvais résultats concernant l’emploi et une montée du chômage toujours en cours. Le groupe Viskase est installé à Thaon-les-Vosges depuis 1977, 41 ans d’implantation qui démontrent la qualité de la production réalisée par les ouvriers et techniciens français sur ce site. La délocalisation ne peut être justifiée que pour des raisons de coûts économiques, raison inacceptable pour des responsables politiques français. Elle lui demande ce qu’il compte faire pour endiguer le chômage, notamment des sites industriels, et répondre aux inquiétudes importantes des salariés de Viskase et de la commune de Thaon-les-Vosges. Il est à noter qu’un emploi industriel impute quatre emplois indirects, c’est donc un très lourd tribut que le groupe impose à la région qui a accueilli, formé et fourni de la main-d’œuvre à l’entreprise depuis 1977.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12640</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8649</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Pradié</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><Objet>Suppression du dispositif TO-DE</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12640. — 2 octobre 2018. — M. Aurélien Pradié attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur la suppression dans le projet de loi de finances pour 2019, du dispositif d’allègement des charges des employeurs saisonniers, dit TO-DE. Cette suppression, décidée sans aucune concertation du monde agricole, menace directement la survie des exploitants viticoles, arboricoles, horticoles et maraîchères qui verront leurs charges augmenter de 190 euros à 370 euros par salarié et par mois. On estime ainsi à 3 000 euros le montant des charges supplémentaires par hectare et par an. Il est évident que de nombreuses exploitations ne supporteront pas une augmentation si brutale. Face à des États comme l’Italie, l’Allemagne ou l’Espagne dans lesquels le coût du travail saisonnier est inférieur de respectivement 37 %, 27 % et 20 % à celui de la France, les fruits et le vin français qui nous sont si chers risquent de n’être plus qu’un lointain souvenir. Pour la filière viticole par exemple, l’importation massive de plants de vigne produits à l’étranger et à moindre coût est à prévoir. Elle entraînera alors la disparition d’un grand nombre de pépinières agricoles, et avec elle, celle d’un savoir-faire reconnu dans le monde entier. L’allègement de ces charges n’est pas un « cadeau » fait aux employeurs saisonniers. Il s’agit d’une des conditions de leur compétitivité que le ministre de l’agriculture en 2010 semblait avoir compris au moment de la réforme du dispositif. Il lui demande s’il compte revenir sur cette mesure et, sinon, quel dispositif alternatif il compte mettre en place.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12641</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8650</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvia Pinel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><Objet>Suppression du TO-DE</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12641. — 2 octobre 2018. — Mme Sylvia Pinel attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur le dispositif d’allègement des charges patronales spécifiques pour les salariés saisonniers TO-DE (travailleurs occasionnels-demandeurs d’emploi), qui a prouvé son efficacité sur l’emploi au sein des entreprises agricoles françaises et qui est remis en question dans la prochaine loi des finances pour 2019. En effet, de nombreux agriculteurs ont exprimé leurs vives et légitimes inquiétudes sur le sujet évoquant les nombreuses difficultés auxquelles se heurtent les employeurs du monde agricole notamment une distorsion de concurrence avec les autres pays de l’Union européenne. Les secteurs comme celui de l’arboriculture, le maraîchage, l’horticulture, la viticulture, ou encore des producteurs de semences, qui emploient régulièrement de la main-d’œuvre occasionnelle, seront les plus impactés par cette modification et en particulier en Occitanie où environ 125 671 contrats TO-DE sont conclus. Déjà fragilisés par les nombreux aléas climatiques de ces derniers mois, il est à penser que cette mesure ne viendrait qu’ajouter des difficultés à ces secteurs. Aussi, elle souhaiterait connaître les intentions du Gouvernement en la matière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12644</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8650</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Descoeur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><Objet>Disparition des stations-services en milieu rural</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12644. — 2 octobre 2018. — M. Vincent Descoeur attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur le phénomène de disparition des stations-services en milieu rural. Selon les chiffres de l’Union française des industries pétrolières, le nombre de stations-services en France a été divisé par trois en trois décennies, passant de 41 500 en 1980 à 11 147 en 2017. Ce phénomène risque de s’accentuer avec l’augmentation des taxes sur les carburants qui conduira les automobilistes à privilégier les achats de carburants en grandes surfaces, ce qui fragilisera un peu plus les petites stations-services qui, en milieu rural, affichent des prix de vente moins compétitifs. Elles devront parallèlement s’adapter à la diminution des ventes du gasoil et adapter leurs installations. Les aides du Fonds d’intervention pour les services, l’artisanat et le Commerce (FISAC) ne semblent pas de nature à permettre une inversion de tendance à en juger par le faible nombre de stations-services indépendantes qui ont pu en bénéficier en 2018. C’est pourquoi il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend mettre en œuvre pour favoriser le maintien, la modernisation voire la diversification des activités des stations-services en milieu rural.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12649</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8650</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alain Perea</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><Objet>Station service de proximité - Inadéquation des critères d’éligibilité FISAC</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12649. — 2 octobre 2018. — M. Alain Perea attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur l’impossibilité factuelle pour les stations-service traditionnelles de bénéficier des aides allouées par le FISAC compte tenu de critères d’éligibilité inadaptés. Depuis plusieurs décennies, le réseau de distribution de carburants se réduit inexorablement en raison des fermetures successives liées à l’incapacité des propriétaires des stations-service à réaliser les investissements nécessaires à la mise aux normes de leur installation ou la diversification de leurs activités. Jusqu’en 2014, un fonds d’aide, le Comité professionnel de la distribution de carburants (CPDC) contribuait aux investissements des professionnels afin de garantir l’accès à la mobilité pour tous les Français. À sa disparition, entre 2015 et 2017, un fonds spécial adossé au FISAC a permis de traiter exclusivement les anciens dossiers en souffrance du CPDC. Dans le cadre de la discussion du PLF 2018, le Parlement a souhaité apporter une aide de 2 millions d’euros aux stations-service par le biais du FISAC. Mme la secrétaire d’État auprès de son ministère avait elle-même déclaré lors des débats que « l’accent sera notamment mis sur les stations-service de maillage ». Cependant, force est de constater que moins d’une dizaine de stations ont pu percevoir une aide en 2018 alors que plus d’une centaine d’entreprises disparaissent chaque année. L’absence d’efficacité du FISAC s’explique par l’inadéquation des critères d’éligibilité pour les stations-service, le seuil du nombre d’habitants et le chiffre d’affaires se révélant inadaptés à ce secteur. Alors que le Gouvernement s’engage pour la mobilité du quotidien, le désenclavement et le dynamisme des territoires ruraux et montagneux demeurent contingents d’un accès facilité aux carburants. Il lui demande ainsi, compte tenu des difficultés concrètes rencontrées, à ce que soit introduit dans le PLF 2019 un règlement spécifique adossé au FISAC permettant aux stations-service traditionnelles de réaliser les investissements nécessaires pour un maillage territorial de qualité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12650</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8651</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marjolaine Meynier-Millefert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><Objet>Tarification du gazole</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12650. — 2 octobre 2018. — Mme Marjolaine Meynier-Millefert attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur la tarification du gazole. La qualité de l’air est de plus en plus dégradée avec en cause notamment l’utilisation du gazole pour les véhicules particuliers. Dans l’objectif d’accompagner la transition écologique, le Gouvernement a décidé de taxer davantage le gazole pour inciter les ménages à acquérir des véhicules plus propres. Néanmoins, bon nombre de citoyens ne comprennent pas cette mesure qui semble toucher les ménages les plus modestes. De ce fait, elle souhaite connaître précisément les modalités de cette tarification et si des mesures sont prévues pour accompagner les ménages les plus modestes pour l’achat d’un véhicule plus propre, notamment en zone rurale où la voiture reste très souvent la seule solution de mobilité quotidienne.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12670</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8651</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Marleix</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><Objet>Contrôle des investissements stratégiques - Secteur des semi-conducteurs</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12670. — 2 octobre 2018. — M. Olivier Marleix interroge M. le ministre de l’économie et des finances sur l’action du Gouvernement en matière de protection des intérêts stratégiques de la France dans le secteur des semi-conducteurs. Le fabricant de semi-conducteurs Tsinghua Unigroup, contrôlé à 51 % par l’État chinois, a en effet conclu le 26 juillet 2018 un accord de principe en vue d’acquérir, pour 2,2 milliards d’euros, le français Linxens, leader mondial dans la connectique pour cartes à puces. Tsinghua Unigroup avait tenté d’acquérir en 2015 l’américain Micron Technology pour 23 milliards de dollars et s’était heurté au refus du président des États-Unis Barack Obama. À l’inverse, le projet de rachat de la « pépite » Linxens, support d’applications stratégiques comme le paiement sans contact, les contrôles d’accès ou les transports, ne semble pas avoir rencontré d’obstacle de la part des autorités françaises. Le ministère de l’économie n’a pas en effet déclenché la procédure d’autorisation préalable telle que prévue à l’article L. 151-3 du code monétaire et financier, au motif qu’il ne s’agissait que de composants « passifs ». Pourtant le décret du 14 mai 2014 relatif aux investissements étrangers soumis à autorisation préalable prescrit clairement que les « activités portant sur des matériels, des produits ou des prestations de services […] énumérés ci-après dans l’alinéa » parlant d’« intégrité, sécurité et continuité d’exploitation des réseaux et des services de communications électroniques » rentrent dans le champ du contrôle. De surcroît, ce décret devrait précisément être étendu, dans les prochains jours, au secteur des semi-conducteurs. Ce choix de ne pas instruire a priori ce dossier est donc surprenant. Aussi, il lui demande s’il entend exercer son droit de regard sur ce rachat et déclencher la procédure d’autorisation préalable telle que prévue à l’article L. 151-3 du code monétaire et financier.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12671</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8651</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Naegelen</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><Objet>Délocalisations d’entreprises étrangères ayant bénéficié d’avantages fiscaux</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12671. — 2 octobre 2018. — M. Christophe Naegelen appelle l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur la délocalisation d’entreprises, notamment étrangères, motivée uniquement par des gains sociaux et fiscaux entraînés par des salaires plus bas et des charges plus faibles. La question qui se pose est de savoir si une entreprise ayant profité d’avantages en France peut délocaliser sa production alors que sa situation financière est bonne. En 2015 déjà, un rapport du Sénat dénonçait le fait que certaines entreprises étrangères obtenaient de l’argent de l’État pour développer des brevets en France et délocalisaient la production ensuite à l’étranger lorsque le brevet commençait à rapporter de l’argent. Plus récemment, l’américain Viskase Compagnies a informé de son intention de supprimer 92 postes sur son site de Thaon-les-Vosges, dans les Vosges, pour aller produire à moindre coût en Pologne. Par conséquent il lui demande ce que le Gouvernement compte faire afin d’empêcher ces délocalisations pour des raisons de coûts économiques uniquement alors que les entreprises étrangères bénéficient d’avantages fiscaux lors de leur implantation en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12672</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8652</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Martial Saddier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><Objet>Inquiétudes des CTI-CPDE</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12672. — 2 octobre 2018. — M. Martial Saddier attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur les inquiétudes formulées par les centres techniques industriels et les comités professionnels de développement économique (CTI-CPDE). En effet, dans le cadre du futur projet de loi de finances pour 2019, une baisse de 10 millions d’euros des ressources affectées aux CTI-CPDE serait prévue. À cette baisse, s’ajouterait une autre coupe budgétaire de l’ordre de 30 millions d’euros pour 2020, soit une diminution de 30 % de leurs ressources. Alors que la Cour des comptes a récemment reconnu l’efficacité et la pertinence des dispositifs mis en place par les CTI-CPDE dans le cadre de la politique industrielle, ces différentes annonces, si elles venaient à se concrétiser, auraient des répercussions considérables dans la mise en œuvre de ces dispositifs, nativement accélérateurs de la transformation de près de 60 000 ETI et PME. C’est pourquoi, afin de soutenir ces acteurs indispensables dans la mise en œuvre de la politique industrielle, il souhaiterait connaître les intentions du Gouvernement sur ce point.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12701</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8652</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Habib</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><Objet>Circulaire TICFE</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12701. — 2 octobre 2018. — M. David Habib attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur la circulaire du 11 mai 2016 qui définit les règles d’exonération ou d’allégement de la taxe TICFE (appelée également CSPE) pour certaines entreprises. Cette circulaire précise notamment que les entreprises possédant le code APE 3600 Z (captage et distribution d’eau) peuvent prétendre à un allégement d’au moins les deux tiers de la taxe. Cependant, les Associations syndicales autorisées (ASA) d’irrigation ne peuvent prétendre à cet allégement puisqu’elles ne possèdent pas le code APE 3600 Z. En effet, la nomenclature 3600 Z exclut « l’exploitation d’appareils d’irrigation à des fins agricoles ». Dans les Pyrénées-Atlantiques, les ASA, afin de prétendre à cet allégement, se sont constituées en GIE dont le code est APE 3600 Z. Néanmoins, d’après les informations données par les services de douane à la Chambre d’agriculture départementale, une nouvelle circulaire devrait bientôt préciser que seront éligibles aux taux réduits de CSPE « les personnes qui exploitent des installations industrielles situées au sein de sites industriels électro-intensifs ou d’entreprises industrielles électro-intensives ». Aussi, le GIE regroupant les ASA ne pourra pas non plus prétendre à une exonération puisque les ASA n’exploitent pas des sites non électro-intensifs. Aussi, pour toutes ces raisons, il lui demande de bien vouloir lui faire savoir quelles mesures il compte prendre afin que les ASA soient éligibles aux règles d’exonération ou d’allégement de la TICFE/CSPE.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12702</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8652</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Frédérique Tuffnell</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><Objet>Concurrence déloyale des pure players</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12702. — 2 octobre 2018. — Mme Frédérique Tuffnell alerte M. le ministre de l’économie et des finances sur les problématiques de concurrence déloyale liées à la progression des entreprises de vente en ligne au détriment des commerces physiquement implantés sur le territoire français, suite à une interpellation qu’elle a reçu de plusieurs entreprises du département de la Charente-Maritime qui lui ont fait part de leurs inquiétudes légitimes devant la stratégie que peuvent déployer aujourd’hui les pure players. Il apparaît que cette concurrence déloyale se matérialise notamment au niveau fiscal. Ainsi, ces plateformes multinationales ont choisi l’Union européenne pour territoire d’implantation en raison du taux de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) très favorable qui y est pratiqué, ne paient toujours l’impôt sur les sociétés. De même, il est à noter que seules les entreprises disposant d’une surface de vente « physique » doivent s’acquitter des taxes locales. Aussi, les plateformes de vente en ligne en sont dispensées alors que l’acheminement de leurs produits et le traitement de leur emballage requièrent bien l’utilisation de services publics locaux. Force est donc de constater que ces éléments créent une situation inégale puisque les entreprises de vente en ligne peuvent pratiquer des prix plus attractifs que les entreprises dites classiques et pratiquent une concurrence déloyale. C’est pourquoi elle lui demande quelles sont les propositions du Gouvernement pour remédier à cette situation qui menace nombre de petites entreprises locales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12703</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8652</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Typhanie Degois</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><Objet>Conséquences de la réforme de la taxe de séjour au 1er janvier 2019</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12703. — 2 octobre 2018. — Mme Typhanie Degois attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur les conséquences de l’entrée en vigueur au 1er janvier 2019 des nouvelles modalités de calcul de la taxe de séjour, réformées à l’occasion de la loi de finances pour 2015, et plus particulièrement sur l’abrogation de l’article L. 2333-42 du code général des collectivités territoriales. Cet article, abrogé par l’article 44 de la loi n° 2017-1775 du 28 décembre 2017, permettait aux maires de prendre des arrêtés modifiant la classification des établissements touristiques. Par ce dispositif, les maires avaient ainsi la faculté de reclasser ces établissements selon les modalités fixées par le décret n° 2016-51 du 27 janvier 2016 et par l’arrêté du 27 janvier 2016. Les élus avaient dès lors la capacité d’appliquer une catégorie hôtelière davantage en adéquation avec les prestations offertes, s’ils estimaient que la qualité du service rendu ne correspondait pas au classement établi. Or, à compter du 1er janvier 2019, cette prérogative leur sera retirée. La suppression de cet article pourrait avoir des effets pervers, causés par un sous classement de certaines résidences hôtelières. En effet, un classement en inadéquation avec la qualité des services proposés permettrait aux établissements hôteliers de reverser une taxe de séjour moins élevée aux collectivités locales qui percevraient alors des ressources fiscales moindres. Certaines résidences hôtelières ont d’ores et déjà anticipé l’entrée en vigueur du dispositif en engageant des demandes de sous classement de leurs établissements auprès d’Atout France, en village de vacances afin de minorer le montant de la taxe de séjour qui leur serait imputé. Si les démarches venaient à aboutir, ces dernières paieraient une taxe de séjour moins élevée en 2019, pénalisant donc le budget des communes et créant de fait une distorsion de concurrence avec les établissements hôteliers classiques. Elle lui demande alors que la compétence de prendre les arrêtés concernant la répartition et la classification réelle des établissements touristiques sur leur territoire soit de nouveau accordée aux maires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12705</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8653</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Bénédicte Taurine</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><Objet>De vrais moyens de lutte contre la fraude et l’évasion fiscales</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12705. — 2 octobre 2018. — Mme Bénédicte Taurine interroge M. le ministre de l’économie et des finances sur l’ampleur inquiétante de l’évasion fiscale. Le 12 septembre 2018 le syndicat « Solidaires finances publiques » a publié un rapport sur la lutte contre la fraude fiscale. Les chiffres présentés montrent une chute importante du nombre de contrôles sur place. En matière d’impôt sur les sociétés, le taux de couverture est passé de 3,17 % en 2008 à 2 % en 2016 tandis que le taux de couverture de la TVA est passé de 1,18 % en 2008 à 0,77 %. Ce rapport pointe directement les suppressions d’emplois, les baisses budgétaires et les restructurations successives comme les causes principales de l’affaiblissement des moyens de la lutte contre la fraude fiscale. Pour ne prendre qu’un exemple, la direction générale des finances publiques (DGFiP) a dû faire face à la suppression de 3 100 emplois « en équivalent temps plein » depuis 2010. Sans agents ni moyens suffisants, le Gouvernement prive l’État de ses moyens d’intervention contre la fraude fiscale. Dans la loi sur la fraude, rien n’est fait pour enrailler la tendance. En misant l’essentiel de sa politique sur la négociation avec les fraudeurs et sur l’idée d’un droit à l’erreur, le Gouvernement ne s’attaque pas réellement aux causes de la fraude et n’assure pas des moyens suffisants de la détecter et de la sanctionner. À l’inverse, le Gouvernement prépare de nouvelles suppressions de postes à la DGFiP. Rien non plus n’est prévu dans le projet de loi pour lutter contre l’évasion fiscale. Le rapport du syndicat « Solidaires Finances publiques » estime que la fraude et l’évasion fiscales sont au moins égales à 80 milliards d’euros et elles se situeraient entre 80 et 100 milliards d’euros pour l’estimation la plus haute. Lors de l’examen du projet de loi contre la fraude fiscale, le groupe parlementaire France insoumise a présenté différents amendements dont le renforcement des moyens humains et budgétaires de la DGFiP, le renforcement des sanctions contre les fraudeurs ou encore la mise en place d’un impôt universel et l’élargissement de la liste des paradis fiscaux pour enrailler l’évasion fiscale. Le rapport du 12 septembre 2018 vient confirmer la nécessité des mesures susmentionnées. La timidité complice du Gouvernement prive l’État français d’une source considérable de financement. Avec 80 ou 100 milliards d’euros il serait possible de lancer un grand plan d’investissement pour affronter l’urgence écologique, s’attaquer à l’urgence sociale à travers davantage de logement sociaux, de crèches et de places en maison de retraite ou bien également en renforçant l’ensemble des services publics. Elle lui demande donc quand il va mettre en place une lutte efficace contre la fraude et l’évasion fiscale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12709</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8653</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean Lassalle</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><Objet>Fraudes fiscales</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12709. — 2 octobre 2018. — M. Jean Lassalle attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur l’éventuel projet consistant à rémunérer les personnes fournissant des informations sur les fraudeurs fiscaux. Ce dispositif de délation, qui avait été suspendu il y a dix ans, précise en outre comment devraient être rétribuées les personnes fournissant des informations débouchant sur des redressements fiscaux. Certains s’inquiètent de cette mesure. Il lui demande donc quelles dispositions il compte prendre afin que ce dispositif, s’il était mis en œuvre, ne s’assimile pas à une incitation à la haine fiscale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12712</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8654</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Véronique Louwagie</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><Objet>Taxe affectée à la filière française du cuir</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12712. — 2 octobre 2018. — Mme Véronique Louwagie attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur le dimensionnement du plafond de la taxe affectée à la filière française du cuir. Depuis 2013, l’augmentation du chiffre d’affaires de la filière française du cuir (+ 40 %) a entraîné une hausse très importante de l’écrêtement de sa taxe affectée, reversé à l’État, qui représentera en 2018 plus de 3 millions d’euros, soit 20 % du montant collecté. Cela provoque une privation considérable de ressources qui ne permettront pas de financer les actions collectives de CTC (le CTI et CPDE de la filière) au bénéfices des PME et TPE (formations, recherche et développement, export). Cet écrêtement confiscatoire fait de la filière française du cuir une exception dans le paysage des filières bénéficiaires d’une taxe affectée, puisqu’elle est la seule à reverser un tel pourcentage de sa collecte. De plus, il apparaît contre-productif, d’un point de vue économique, que pour atteindre l’objectif d’une baisse de 10 millions d’euros des ressources des centres technique industriels (CTI) d’ici 2019 et de 30 millions d’euros d’ici la fin du quinquennat 2017-2022, le Gouvernement décide de baisser de manière homothétique les plafonds pour l’ensemble des filières concernées, sans tenir compte des spécificités de chacune et de l’impact sur celles-ci. Par ailleurs, la volonté de baisser le taux de la taxe de la filière française du cuir pour que le montant collecté ne dépasse pas le plafond lui interdit tout espoir d’une augmentation progressive de ses ressources. Aussi, alors qu’une hausse du plafond de la taxe affectée est demandée par les professionnels depuis plusieurs années, en cohérence avec l’augmentation du chiffre d’affaires de la filière française du cuir et son développement à l’international, elle souhaiterait que le Gouvernement précise ses projets pour les taxes affectées, tant au niveau du plafond que du taux de la taxe.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12713</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8654</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Frédérique Tuffnell</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><Objet>Taxe de séjour pour les meublés non classés</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12713. — 2 octobre 2018. — Mme Frédérique Tuffnell attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur la complexité induite par les nouvelles modalités de tarification de la taxe de séjour liées à la location de meublés touristiques entre particuliers par l’intermédiaire de plateformes Internet, suite à une interpellation qu’elle a reçue de la communauté des communes de la Haute Saintonge. La loi n° 2015-1785 du 29 décembre 2015 de finances pour 2016 s’appliquant aux tarifs de taxe de séjour 2017, a instauré une même catégorie tarifaire pour les hôtels et les meublés alors que ces derniers bénéficiaient jusqu’alors de tarifs moins élevés, leur réalité économique étant très distincte. Cette modification a entraîné de facto une forte augmentation des tarifs de taxe de séjour des meublés partout en France : en effet, le nombre de nuitées en hôtel sur les territoires étant bien plus important qu’en meublé, les élus se sont vus contraints d’augmenter le tarif de taxe de séjour des meublés plutôt que de procéder à une baisse celui des hôtels, qui aurait entraîné une très forte diminution de leur budget. Les modifications induites par la loi n° 2017-1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018, qui a institué une taxe de séjour au « pourcentage du tarif de la nuitée » pour tous les hébergements non classés, entendaient permettre une certaine simplification. Dans les faits, la mise en œuvre de ces dispositions apparaît extrêmement complexe. En effet, le tarif d’hébergement est pratiqué à la semaine et est bien souvent variable suivant la saison, dès lors le coût de la nuitée et donc de la taxe due varie à la fois en fonction de la saison et du tarif de la semaine, du nombre de personnes présentes chaque nuit, mais aussi du nombre de nuits effectivement passées, et enfin la taxe à payer varie en fonction du nombre d’adultes assujettis à cette taxe. Face à la complexité de ce nouveau système, les offices de tourisme risquent de se retrouver submergés par les demandes d’hébergeurs. De plus, le tarif variant fortement selon les groupes de clients de meublés, il devient plus difficile encore pour les collectivités d’anticiper les montants perçus et de préparer ainsi sereinement leur budget. Elle souhaite ainsi l’alerter sur l’immense difficulté engendrée par ces dispositions pour les collectivités concernées qui risquent de connaître une baisse significative du produit de la taxe de séjour ainsi que pour les hébergeurs ou les clients tant la compréhension du mécanisme de perception de celle-ci s’avère complexe. Elle souhaite aussi lui demander les éventuelles mesures qu’il entend mettre en œuvre pour pallier cette situation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12715</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8654</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Habib</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><Objet>Application de l’imposition de la taxe d’habitation</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12715. — 2 octobre 2018. — M. David Habib attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur les dysfonctionnements quant à l’application de la taxe d’habitation. En l’espèce, un exploitant agricole était exonéré de taxe d’habitation concernant son hangar, dans la mesure où celui-ci était d’usage agricole. Or cette exonération a été suspendue dès lors que l’exploitant est devenu retraité. Pour autant, ce hangar ne dispose ni d’eau, ni d’électricité et est ouvert aux vents. L’imposition à la taxe d’habitation semble difficilement justifiable. Au-delà du cas particulier de cet exploitant nouvellement retraité, on peut constater le même type de problèmes sur l’ensemble du territoire. Ainsi, il lui demande de bien vouloir lui faire savoir quelles mesures il compte prendre pour une nécessaire cohérence fiscale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12718</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8655</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Véronique Louwagie</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><Objet>Industrie du futur</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12718. — 2 octobre 2018. — Mme Véronique Louwagie attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur le thème de l’industrie du futur. Le poids de l’industrie en France, comme dans la plupart des autres économies développées, est en baisse constante. En effet, l’industrie a perdu près de 20 % de son poids dans le PIB en 15 ans et 1,4 million d’emplois en 25 ans. En 2016, l’industrie manufacturière ne représentait plus que 10,2 % du PIB français contre 14,4 % en moyenne dans l’Union européenne. En favorisant le renouvellement du parc industriel, en créant de nouveaux métiers et de nouveaux besoins, le déploiement de l’industrie du futur en France devrait permettre à l’industrie française de bénéficier d’une nouvelle dynamique. Le terme « industrie du futur » caractérise la quatrième vague de la révolution industrielle affectant actuellement l’ensemble des entreprises. S’appuyant sur les nouvelles technologies et un recours massif aux données, elle pourrait contribuer à renforcer l’attractivité de l’industrie française, dont la part dans l’économie nationale est décroissante. Toutefois, selon un sondage de Bpifrance (2017), seuls 13 % des dirigeants de PME et ETI françaises considèrent la transformation numérique comme une priorité stratégique. Malgré l’ampleur des enjeux économiques et sociaux qui y sont associés, la France apparaît en retard dans le déploiement des technologies liées à l’industrie du futur et notamment face à d’autres pays industrialisés, tels que l’Allemagne, les États-Unis ou encore la Chine. Aussi, si les grands groupes disposent généralement en leur sein des outils et des moyens leur permettant de déployer les technologies adéquates, c’est souvent plus compliqué pour les PME et ETI qui forment pourtant le principal tissu économique du pays (53 % des salariés français). C’est donc vers elles, en lien avec l’ensemble de l’écosystème, que doivent s’orienter en priorité les dispositifs d’appui et d’accompagnement. Dans cet objectif, l’Institut Montaigne propose notamment de créer, sur l’ensemble du territoire, des centres d’accélération de l’industrie du futur à destination des PME et ETI afin de renforcer la compétitivité de notre industrie. Ces derniers permettraient de rationaliser les dispositifs d’aides à l’industrie du futur qui existent déjà mais qui demeurent parfois peu lisibles ou sont trop dispersés pour être réellement efficaces. Elle souhaiterait connaître les intentions du Gouvernement sur ce sujet, et ce afin que l’industrie du futur puisse remplir toutes ses promesses en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12762</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8655</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Damien Adam</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><Objet>Incidents de paiement avec des chèques de comptes à l’étranger</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12762. — 2 octobre 2018. — M. Damien Adam interroge M. le ministre de l’économie et des finances sur les incidents de paiement par chèques suite à la fermeture d’un compte bancaire. Lors de la fermeture d’un compte bancaire individuel, il est demandé à son titulaire de prendre certaines précautions pour permettre à la banque de régler les opérations en cours, chèques émis notamment, et ainsi éviter les incidents de paiement. Il est donc demandé de respecter un délai de préavis suffisant et de conserver une provision suffisante sur le compte en question. Cependant, il n’est pas rare qu’un chèque émis par un particulier étranger qui aurait fermé son compte ne puisse pas être encaissé par celui qui l’a reçu. Dans ce cas, il est souvent très difficile pour les personnes de faire valoir leurs droits et d’obtenir un nouveau paiement. Cette situation est particulièrement dommageable pour les commerçants situés en zone touristique fréquentée par des clients étrangers. Il lui demande de bien vouloir l’éclairer sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12763</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8655</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Damien Adam</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><Objet>Utilisation des pièces rouges</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12763. — 2 octobre 2018. — M. Damien Adam appelle l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur notre utilisation des pièces rouges. Rares sont les occasions de les utiliser, surtout celles d’un et deux centimes, quand elles ne sont pas délaissées, voire perdues. De plus, le coût de fabrication des petites pièces rouges, faites d’acier et de cuivre, est plus élevé que la valeur faciale de ces pièces. Ainsi, certains États européens ayant pour monnaie l’euro ont déjà pensé à abandonner les pièces rouges d’un et deux centimes, en imposant l’arrondi aux cinq centimes les plus proches. En France, le rapport du Comité action publique 2022 « Cap 22 » recommandait de commencer, à court terme, à « mettre fin à la circulation des pièces de 1 et 2 centimes, comme cela a été fait en Irlande, en Finlande et en Belgique par exemple », dans l’objectif, très lointain, de mettre fin aux espèces. Il lui demande quelles sont ses intentions sur la mise en place de cette réforme, son éventuel calendrier et ses modalités.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12810</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8656</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrice Verchère</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><Objet>Taux du livret A</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12810. — 2 octobre 2018. — M. Patrice Verchère attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur le taux du Livret A. Placement plébiscité par les Français avec 83,4 % de porteurs parmi la population, son succès tient plus aujourd’hui d’un attachement historique que de sa rémunération. En effet, depuis 2015, celle-ci est plafonnée à 0,75 % et ce taux restera gelé jusqu’au 31 janvier 2020 où le nouveau mode de calcul pris par un arrêté du 14 juin 2018 entrera en vigueur. Depuis la création du Livret A en 1818, c’est le taux le plus bas jamais fixé. Avec le retour de l’inflation constatée ces derniers mois, la rémunération du Livret A aurait dû à minima doubler avec un taux de 1,50 %. Cette différence est très pénalisante, particulièrement pour les ménages les plus modestes qui, s’ils ont su dégager un peu d’épargne, voient en réalité celle-ci se réduire. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui indiquer qu’il entend prendre pour protéger l’épargne des Français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12815</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8656</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Larive</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><Objet>Étiquetage pour les produits alimentaires issus des colonies israéliennes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12815. — 2 octobre 2018. — M. Michel Larive attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur la décision prise mi-juillet 2018 de surseoir à l’application de l’avis du ministère de l’économie et des finances du 24 novembre 2016, imposant aux opérateurs économiques un étiquetage spécifique pour les produits alimentaires issus des colonies israéliennes. Cette question a été suggérée par l’Association Couserans-Palestine, reprenant une initiative de France Palestine Solidarité. Cet avis est dans le droit fil de la communication interprétative de l’Union européenne du 11 novembre 2015, qui répondait elle-même à la demande explicite d’une douzaine de ministres des affaires étrangères de l’UE pour mettre en œuvre la politique de « différenciation » entre Israël et ses colonies. Cet avis a fait l’objet d’un recours d’un producteur-colon israélien et d’une organisation de soutien à la politique de colonisation devant le Conseil d’État. Fin mai 2018, celui-ci a posé une question préjudicielle à la Cour de justice de l’Union européenne. Prenant prétexte de cette question préjudicielle, pourtant non suspensive, la DGCCRF a décidé de surseoir à toute sanction contre les contrevenants, gelant de fait l’application de l’avis. Comment comprendre cette volte-face du Gouvernement français qui remet en cause la politique de différenciation Israël-colonies, pourtant constante de l’UE, et vient contredire l’engagement pris par la France à travers son vote en faveur de la résolution 2334 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui enjoint aux États membres de « faire une distinction, dans leurs échanges, entre le territoire de l’État d’Israël et les territoires occupés depuis 1967 » ? Alors que le Sénat irlandais vient de voter l’interdiction de l’importation des produits des colonies israéliennes, il lui demande quand le Gouvernement français va mettre en cohérence sa pratique avec sa reconnaissance du caractère illégal de ces colonies en s’engageant pour une mesure semblable.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12816</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8656</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bastien Lachaud</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><Objet>Importation de produits issus du travail des enfants</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12816. — 2 octobre 2018. — M. Bastien Lachaud alerte M. le ministre de l’économie et des finances sur les produits importés en France provenant du travail des enfants. Dans le monde, 11 % des enfants travaillent, c’est-à-dire 168 millions selon les chiffres de l’Unicef en 2016. 115 millions d’entre eux sont soumis à des conditions de travail dangereuses. Le secteur qui les emploie le plus est l’agriculture (59 %), à travers les exploitations de coton ou de cacao. De nombreux scandales d’embauches d’enfants par des firmes transnationales sont connus du grand public, a fortiori du Gouvernement. Pourtant, les droits fondamentaux de l’enfant comprennent le droit d’aller à l’école et d’avoir un environnement stable et sécurisé. Le travail des enfants est donc une violation des droits humains fondamentaux. En France, la loi protège les enfants de l’exploitation économique, en interdisant le travail aux mineurs de moins de 14 ans, et en adaptant les conditions d’embauche pour les mineurs entre 14 et 18 ans, de façon protectrice. Au niveau international, ils sont protégés par une norme onusienne, la Convention internationale des droits de l’enfant à son article 32 paragraphe 1 ainsi que les conventions de l’OIT n° 138 sur l’âge minimum d’admission à l’emploi et n° 182 sur les pires formes de travail. Les cas d’enfants travailleurs embauchés par des entreprises faisant du commerce avec la France sont nombreux, autant dans le textile que dans l’électronique. La Birmanie, devenu grand exportateur de textiles, laisse faire sur son territoire de nombreuses violations des droits des enfants. Selon le rapport The Myanmar dilemna du centre SOMO, H et M et New look ont tous les deux employés des enfants birmans à très bas coûts, contre les règles nationales en la matière, elles-mêmes déjà trop laxistes. H et M toujours, est épinglé en 2015 par Business and Human rights resource centre sur le travail clandestin d’enfants syriens. Même constat pour Primark. De manière générale, au Bangladesh, selon l’institut Overseas development institute, des enfants travaillent 64 heures par semaine dans les usines de textiles, dans des conditions dangereuses. Il suffit de se rappeler l’effondrement de l’immeuble du Rana Plaza, qui abritait la sous-traitance de grandes marques occidentales. Parmi les 1 130 travailleurs décédés, il y avait des adolescentes. L’ensemble de ces pays ont pourtant l’obligation de protéger ces enfants de l’exploitation économique, ayant ratifié la convention de l’ONU. Il existe clairement un manque d’efficacité des inspections de travail dans de nombreux pays. Les firmes aussi sont censées contrôler leur production, mais d’après Amnesty, les contrôles réglementaires sont mal effectués. L’ONG cible Apple. Mais c’est la même chose pour Huawei, deuxième fabricant de téléphone portable mondial, qui sous-traite sa production dans une entreprise chinoise employant des enfants… Selon l’ONG China labor watch, Samsung utilise le même procédé avec les mêmes conséquences dramatiques. Cette pratique de non vérification des conditions de travail des sous-traitants paraît commune pour les géants des téléphones mobiles. La liste est longue et montre une chose : en France, dans un textile ou un téléphone portable importé, il peut y avoir le produit du travail d’un enfant. La France ne peut donc pas faire confiance aux filières de production, dont le but est, pour toute entreprise privée, la maximisation du profit, ce qui implique pour eux d’employer une main-d’œuvre à bas coût. Or, les enfants peuvent être une main-d’œuvre à très bas coût, du fait de leur âge et de leur vulnérabilité. La France doit elle-même vérifier la provenance des produits qu’elle importe, et la façon dont ils ont été fabriqués. La France condamne le travail des enfants, puisqu’elle encadre strictement cette pratique sur son territoire, par des contrats d’apprentissage pour l’essentiel. Pourquoi alors continue-t-elle à autoriser les entreprises qui ne respectent pas les droits fondamentaux des enfants à importer et vendre leurs produits en France, faisant ainsi du bénéfice grâce au travail d’enfants ? Les bas coûts obtenus par l’exploitation des enfants, sont non seulement immoraux et inadmissibles, mais contraignent les entreprises du secteur à devoir s’aligner sur les prix, ou à cesser leur activité. La France a le devoir moral impérieux de mettre en place une politique de répression des entreprises dont la production participe à l’exploitation des enfants. Ces non-respect des droits fondamentaux sont connus, il est temps d’agir. La seule solution accessible à la France, étant donné que ces violations du droit n’ont pas lieu sur son territoire, est la mise en place d’un protectionnisme solidaire, interdisant l’importation de produits issus de l’exploitation des enfants. La France ne doit pas participer à cette mondialisation aveugle, destructrice de l’environnement, et qui occasionne de telles violations des droits élémentaires des enfants. Aussi il souhaite apprendre de sa part quel est son plan d’action afin que plus aucun produit fabriqué par des enfants ne soit toléré en France. Il lui demande ce qu’il compte faire par ailleurs afin de recréer en France des filières de production, écologiquement soutenables, respectueuses des droits humains fondamentaux, à commencer par ceux des enfants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12868</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8657</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Fugit</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><Objet>Mise en concurrence des titres d’occupation domaniale.</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12868. — 2 octobre 2018. — M. Jean-Luc Fugit attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur la mise en concurrence des titres d’occupation domaniale. En effet, l’ordonnance n° 2017-562 du 19 avril 2017 relative à la propriété des personnes publiques a créé une nouvelle obligation s’agissant de la délivrance des titres d’occupation, laquelle doit désormais être précédée, selon les termes de l’article L. 2122-1-1 du code général de la propriété des personnes publiques, d’une procédure de sélection préalable présentant toutes les garanties d’impartialité et de transparence, et comportant des mesures de publicité permettant aux candidats potentiels de se manifester. Selon ce même article, les obligations de publicité et de mise en concurrence préalables sont applicables à la délivrance des titres lorsque ces derniers permettent à leur titulaire d’occuper ou d’utiliser le domaine public en vue d’une exploitation économique. En revanche, il n’existe pas de disposition comparable s’agissant des titres d’occupation portant sur le domaine privé. Or, les collectivités locales délivrent fréquemment des titres, tels que des baux, sur leur domaine privé, à des tiers privés en vue de l’exploitation d’une activité économique. La délivrance de ces titres sur le domaine privé peut-elle ainsi s’affranchir de toutes règles de publicité et de mise en concurrence ? Il lui demande ainsi de lui indiquer quelle interprétation retenir pour éviter toute ambiguïté.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12874</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8658</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-François Parigi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><Objet>Délais des dossiers de la Caisse nationale d’assurance vieillesse</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12874. — 2 octobre 2018. — M. Jean-François Parigi attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur les délais de traitement des dossiers de retraite de la Caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV). En effet, de nombreux témoignages lors de permanences parlementaires relatent des retards dans la liquidation des droits à la retraite. Cet état de fait a pour conséquence de mettre en grande difficulté les jeunes retraités qui se retrouvent sans aucune manne financière du jour au lendemain. Pourtant depuis le décret n° 2015-1015 du 19 août 2015 paru au Journal officiel le 20 août 2015 les futurs retraités disposent de la garantie de versement de leur pension. Les retraités sont victimes d’une baisse de pouvoir d’achat sans précédent, conséquence de la hausse de la CSG et de la désindexation des pensions. Les retards dans le traitement des dossiers de la CNAV (pension de retraite et/ou réversion) sont vécus comme une obstruction à leur droit. Selon France Stratégie, depuis 2012 la France voit son nombre de retraités augmenter, une situation qui ne s’arrêtera pas avant 2022. Cet état de fait est la conséquence du départ à la retraite des baby-boomer. Dès lors, à l’aube d’une réforme des caisses de retraite, l’efficacité de traitement des dossiers doit être repensée dans un souci d’efficacité et de proximité. Dès lors, il lui demande combien de dossiers en liquidation sont en retard et quelles mesures le Gouvernement compte prendre afin de réduire le délai d’instruction des dossiers de la Caisse nationale d’assurance vieillesse.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12928</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8658</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Frédérique Tuffnell</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><Objet>Statut des réparateurs indépendants</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12928. — 2 octobre 2018. — Mme Frédérique Tuffnell interroge M. le ministre de l’économie et des finances sur le classement de la réparation à domicile comme un service à la personne. En effet, le secteur de la réparation à domicile apparaît aujourd’hui comme l’un des moyens à développer pour réduire l’empreinte environnementale, conserver les emplois de proximité et maintenir un tissu de petites entreprise Pourtant, les réparateurs indépendants sont confrontés à une baisse importante de leur activité et de nombreuses entreprises du secteur disparaissent chaque année. Les consommateurs s’interrogent souvent sur l’opportunité de réparer leur appareil en panne et préfèrent souvent le remplacer par un appareil neuf. Pour remédier à cette situation, beaucoup proposent, à l’instar du groupe de travail de l’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), de classer la réparation de l’électroménager comme service à la personne. Aussi, elle lui demande de bien vouloir lui indiquer la position du Gouvernement sur cette question.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12946</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8658</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Joël Giraud</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><Objet>Vente de titres de transport par hébergeur et prestation de voyage liée</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12946. — 2 octobre 2018. — M. Joël Giraud interroge M. le ministre de l’économie et des finances sur les nouvelles obligations faites aux prestataires de services touristiques et agences de voyage. Les articles L. 211-1 à L. 232-1 et R. 211- 1 et suivants modifiés du code du tourisme, issus de la transposition de la directive (UE) 2015/2302 du Parlement européen et du Conseil du 25 novembre 2015 sur les voyages à forfait et les prestations de voyage liées, applicables depuis le 1er juillet 2018, introduisent de nouvelles notions et obligations pour les agences de voyages, dont notamment la prestation de voyage liée. Celle-ci, qui se distingue du forfait touristique, consiste en la combinaison d’au moins deux types différents de services de voyage achetés aux fins du même voyage ou séjour de vacances, couvrant au moins vingt-quatre heures ou une nuitée, et entraînant la conclusion de contrats séparés avec des prestataires de services de voyage individuels, si un professionnel facilite : premièrement, à l’occasion d’une seule visite à son point de vente ou d’une seule prise de contact avec celui-ci, le choix séparé et le paiement séparé de chaque service de voyage par les voyageurs ou ; deuxièmement d’une manière ciblée, l’achat d’au moins un service de voyage supplémentaire auprès d’un autre professionnel lorsque le contrat avec cet autre professionnel est conclu au plus tard vingt-quatre heures après la confirmation de la réservation du premier service de voyage. Il souhaiterait savoir si un hôtelier, et plus généralement n’importe quel hébergeur ou commerçant, qui vend des forfaits de ski sur place plus de 24 heures après la réservation et le paiement des arrhes des nuitées, via une facturation et un paiement séparés des nuitées, est soumis au régime de la prestation de voyage liée, du forfait touristique ou aucun des deux. Il est précisé que ces forfaits sont des titres de transport par remontées mécaniques délivrés par l’hôtelier au moyen d’un équipement mis à sa disposition par l’opérateur du domaine skiable (extranet et cartes magnétiques) via contrat séparé et achat de volumes en amont ou versement mensuel en fonction des ventes réalisées, que le client final peut opter ou non pour cet achat qui lui est présenté en dehors d’un forfait tout compris et que le paiement du client est versé sur le compte de l’hébergeur. Selon le cas retenu, les contraintes légales et réglementaires pesant sur l’hébergeur ne sont pas les mêmes. Le professionnel qui propose le voyage à la vente doit être immatriculé au registre tenu par Atout France, ce qui induit notamment une assurance garantissant les conséquences pécuniaires de sa responsabilité civile professionnelle ainsi qu’une garantie financière qui, en cas de faillite, assure le consommateur de ne pas perdre les frais déjà engagés. Il souhaiterait connaître ses intentions sur cette question.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12812</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8659</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sylvain Waserman</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances (Mme la SE auprès du ministre)</ministreJO><Objet>Agence franco-allemande centrée sur l’intelligence artificielle</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12812. — 2 octobre 2018. — M. Sylvain Waserman interroge Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie et des finances, sur la création d’une agence franco-allemande centrée sur l’intelligence artificielle. La renégociation du traité de l’Élysée qui est en cours et la déclaration Meseberg du 19 juin 2018 convergent pour placer, au premier rang des projets, la création d’une telle agence. Une telle agence pourrait consister en une mise en réseau d’acteurs clefs et prendrait probablement aussi la forme d’un site principal pour piloter cette stratégie nouvelle. Par ailleurs, M. Sylvain Waserman a remis en mai 2018 un rapport sur le fait transfrontalier, en soulignant l’importance de créer des partenariats franco-allemands autour de l’économie de demain en mutualisant des moyens et des compétences entre métropoles frontalières. Il lui demande où en est l’état d’avancement des réflexions sur ce projet et si la candidature conjointe de deux villes frontalières à savoir Strasbourg et Karlsruhe qui développeraient ensemble une véritable stratégie d’innovation, pourrait constituer, avec la force de leurs universités et de leur recherche, une candidature crédible pour accueillir et développer ce projet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12869</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8659</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sylvain Waserman</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances (Mme la SE auprès du ministre)</ministreJO><Objet>La stratégie de la France en matière de propriété intellectuelle</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12869. — 2 octobre 2018. — M. Sylvain Waserman interroge Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie et des finances, sur la stratégie de soutien à l’innovation de la France. Dans le cadre du projet de loi Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises, plusieurs point significatifs relatifs à l’innovation en France vont évoluer notamment avec l’amélioration de la force des brevets français ou encore la demande provisoire de brevet. En complément de ces évolutions, le nouveau brevet européen sera bientôt mis en œuvre. Ces avancées majeures permettront d’améliorer la stratégie d’innovation de la France en travaillant sur deux axes clefs : l’augmentation du nombre de brevets déposés (notamment pour les PME) ainsi que la possibilité pour les entreprises françaises de conquérir en confiance les marchés internationaux avec leurs innovations. Comprenant que le Gouvernement souhaite lancer une nouvelle impulsion et se donner les moyens d’une véritable ambition pour l’innovation en France, il lui demande de faire connaître sa stratégie en matière de propriété intellectuelle et des actions prévues à destination des PME dans les mois.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12566</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8659</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sylvain Waserman</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Quelle vision pour le monde associatif ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12566. — 2 octobre 2018. — M. Sylvain Waserman attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur les nombreux chantiers et réflexions qui ont été menés au début de mandat 2017-2022 sur la vie associative : groupes de travail avec différents acteurs associatifs sous l’égide notamment du Mouvement Associatif, groupes de travail législatifs, lois sur la protection des présidents bénévoles d’associations, etc. Il lui semble qu’il est important maintenant de proposer une véritable vision sur la place du monde associatif dans la société. Les acteurs du monde associatif ont été troublés par différents évènements (diminution des contrats aidés, risques de chute des dons aux associations du fait d’un nouveau contexte fiscal, etc.). Pour autant, l’action du ministre et son écoute sur le sujet ont créé une véritable attente. Il souhaiterait connaître les prochaines échéances et la feuille de route que le ministre compte déployer en la matière dans les mois à venir.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12593</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8660</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ugo Bernalicis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Transport scolaires, inégalités territoriales et gratuité effective de l’éducati</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12593. — 2 octobre 2018. — M. Ugo Bernalicis interroge M. le ministre de l’éducation nationale sur l’inégalité de traitement entre les territoires sur la question de la gratuité des transports scolaires. La gratuité de l’école est un principe fondamental de la République posé dès 1881. Or si l’école est gratuite, s’y rendre doit l’être aussi. Pourtant selon les territoires, le coût du transport scolaire supporté par les familles peut varier drastiquement. En effet si certaines collectivités garantissent la gratuité pour tous, d’autres demandent des contributions pouvant aller jusqu’à 200 euros par an et par enfant. Selon une enquête réalisée par la FCPE datée de 2018, sur 1 000 répondants, seuls 23 % d’entre eux étaient dans un territoire assurant la gratuité du transport scolaire. En 2016, seuls 18 départements assuraient la gratuité des transports scolaires, selon les derniers chiffres de l’association nationale pour les transports éducatifs de l’enseignement public (ANATEEP). De plus, même quand ils sont annoncés comme gratuits, les transports scolaires ne le sont pas réellement. Dans l’Oise par exemple, la gratuité est censée être assurée à 100 %. Sauf que les familles paient des frais de dossier qui sont passés de 50 à 110 euros en 2016. De la même façon, dans le Gard, la gratuité est censée être assurée à 100 % mais les frais de dossier s’élèvent à 220 euros pour les enfants scolarisés hors secteur. Depuis 2017 et la loi Notre, la gestion des transports scolaires est déléguée aux régions et non plus aux départements. Pourtant les inégalités entre les départements restent fortes. Dans les Hauts-de-France, alors que le transport est gratuit dans l’Aisne, une participation de 150 euros par an et par enfant est demandée pour les lycéens de la Somme. Pire encore, au sein du même département, dans le Nord des différences de tarifs existent puisque le transport scolaire est gratuit sauf dans les agglomérations urbaines de Cambrai, Douai, Lille, Maubeuge et Valenciennes. C’est à dire, pour la grande majorité des habitants. Si les familles de l’agglomération de Dunkerque ne paient pas de frais de transport, c’est grâce à la gratuité intégrale du réseau de transports publics. Force est de constater que la délégation de la gestion aux régions n’a en rien permis de réduire les inégalités entre les territoires sur cette question. En réalité, ce sont bien souvent les EPCI et les syndicats mixtes de transport urbain qui assument une partie de la gestion car ce sont eux qui ont l’autorité sur le prestataire de service, ce qui génère toujours plus d’inégalités de traitement. Les transports scolaires sont aujourd’hui le moyen d’accès à l’éducation de plus de 3,8 millions d’élèves, dont deux millions d’élèves hors agglomération. Il est évident que le coût du transport influence le choix d’orientation et les chances de réussite des élèves, particulièrement pour les plus modestes. Il est inacceptable que les tarifs appliqués varient d’un territoire à l’autre, parfois au sein d’une même région et d’un même département. Jules Ferry en posant la gratuité de l’école a-t-il différencié l’Oise du Gard, Dunkerque de Lille ? Ceci est absurde, cette situation inégalitaire n’a que trop duré. L’État se doit d’être le garant de l’égalité d’accès des citoyens à la scolarisation sur l’ensemble du territoire : aller à l’école doit être gratuit partout. Il lui demande donc si aujourd’hui la marche vers une gratuité effective est un objectif de l’éducation nationale et ce qu’il compte faire pour rétablir l’égalité entre les territoires sur la question du transport scolaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12617</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8660</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Frédérique Tuffnell</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Mixité des métiers dans les filières maritimes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12617. — 2 octobre 2018. — Mme Frédérique Tuffnell appelle l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur l’offre de formations diplômantes sur les métiers de la mer. Le transport maritime, la pêche, les cultures marines et le tourisme littoral représentent près de 450 000 emplois en France. Ces formations s’adaptent constamment à l’évolution des techniques afin de répondre aux défis de demain. D’après un rapport Franceagrimer de juillet 2017, le sujet sur la place des femmes dans les filières maritimes est placé très bas dans l’échelle des priorités par les organisations professionnelles. Des clichés tenaces (pénibilité, contraintes physiques, milieu misogyne), et un frein sociologique en font un sujet sensible. Aussi, le réseau d’établissements constitué par douze lycées professionnels maritimes répartis le long du littoral offre un large panel de formations dans ces filières allant du CAP jusqu’aux métiers de l’ingénierie et de la recherche. Ces filières recrutent avec une moyenne de salaires généralement plus élevée que le SMIC. Mais la part des filles n’est que d’environ 10 %. Face à ce constat, elle souhaiterait donc connaître les axes prioritaires du Gouvernement en matière de communication et de promotion de ces métiers auprès des jeunes, et particulièrement les filles, en vue d’augmenter la mixité de ces filières.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12654</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8661</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Claire O’Petit</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Centre national d’enseignement à distance (CNED)</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12654. — 2 octobre 2018. — Mme Claire O’Petit attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur la nécessaire adaptation du centre national d’enseignement à distance (CNED). Elle souhaiterait donc qu’il lui précise les mesures instaurées suite au rapport annuel de la Cour des comptes de 2013 qui avait souligné l’inadaptation de l’offre en ligne dispensée par cet établissement public.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12655</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8661</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Larive</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Santé des enseignants et leur suivi médical</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12655. — 2 octobre 2018. — M. Michel Larive attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur la santé des enseignants et leur suivi médical. En effet, le réseau des médecins chargés du suivi des enseignants au sein des académies semble sous développé. Le député rappelle que l’obligation de visite médicale annuelle ou biannuelle qui prévaut dans le secteur privé n’est pas respectée en ce qui concerne les travailleurs de l’éducation. Ce suivi défaillant du corps enseignant contraste avec les problèmes de santé liés à l’exercice de leur profession comme l’apparition précoce d’une surdité partielle. La situation semble d’autant plus paradoxale que le personnel enseignant côtoie au quotidien celui des collectivités territoriales qui, lui, bénéficie d’un suivi médical complet et régulier. La création d’une véritable médecine du travail pour les personnels enseignants apparaît alors comme essentielle, avec une revalorisation de ces métiers pour en augmenter l’attractivité. De plus, la formation des enseignants dans les domaines SST et PSC1, organisée autour d’un réseau public de sécurité des écoles suffisamment doté en moyens humains, semble indispensable. Il lui demande s’il est prêt à prendre ce problème en considération et à mener une réelle politique de protection et de formation des personnels enseignants tout au long de leur carrière, en limitant au maximum les tâches administratives que pourrait entrainer une telle réforme.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12656</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8661</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Frédérique Tuffnell</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Accueil périscolaire et réforme de la semaine des 4 jours</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12656. — 2 octobre 2018. — Mme Frédérique Tuffnell attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur les difficultés rencontrées par certaines communes, dotées jusqu’ici d’un projet éducatif de territoire (PEDT), pour garantir, dans le contexte de l’application de la réforme la semaine des 4 jours, l’accueil périscolaire durant une incontournable période de transition. A la faveur de leur projet éducatif de territoire, certaines communes depuis 2013 assuraient un accueil périscolaire à hauteur d’un taux d’encadrement de l’ordre d’un animateur pour 14 enfants de moins de six ans et d’un animateur pour 18 enfants de plus de six ans. La récente réforme des rythmes scolaires a amené la plupart des communes à adopter la semaine des 4 jours, rendant par voie de conséquence leur PEDT caduc. Le décret d’application du 23 juillet 2018, prévoit désormais, s’agissant des temps d’accueil ne dépassant pas 5 heures consécutives, un taux d’encadrement d’un animateur pour 10 enfants de moins de six ans et d’un animateur pour 14 enfants de plus de six ans. Règle néanmoins assortie d’une dérogation s’agissant des activités organisées dans le cadre d’un PEDT, permettant, dès lors, d’appliquer les anciennes prescriptions évoquées plus haut en termes de taux d’encadrement. Néanmoins, les communes préparant un nouveau PEDT pour se conformer au Plan mercredis promu par le Gouvernement, ne peuvent bénéficier de cette souplesse. S’agissant de ces communes, la modification des taux d’encadrement lors des temps d’accueil périscolaires engendre une organisation plus lourde et provisoire puisque destinée à être remise en cause d’ici quelques mois. Dès lors, elle souhaiterait le sensibiliser à cette problématique et savoir si des possibles dérogations pourraient être accordées à ces communes leur permettant de prolonger l’application de leur précédent PEDT le temps d’élaborer le nouveau PEDT dans le cadre de la mise en oeuvre du Plan mercredis.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12657</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8661</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Xavier Breton</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Création d’un véritable statut de directeur d’école</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12657. — 2 octobre 2018. — M. Xavier Breton attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur les difficultés des directeurs d’école. Le ministère de l’éducation nationale se dit « pleinement conscient de la charge que représentent les tâches administratives pour les directeurs d’école, essentiels au bon fonctionnement de l’école », ainsi que du fait que « leurs responsabilités sont multiples et se sont accrues au cours des dernières années (pilotage pédagogique, fonctionnement de l’école, relations avec les parents et les partenaires de l’école) ». Une mission parlementaire, mission dite « flash » sur les directeurs d’école a rendu le 1er août 2018, un rapport et des préconisations qui seraient de nature à apporter des réponses concrètes à ces personnels qui jouent un rôle de premier ordre au service des élèves et de leurs familles. Le constat qui est fait est que « le directeur a beaucoup de responsabilités mais il lui manque d’une part, le temps et les moyens pour remplir ses missions et d’autre part, la légitimité pour asseoir son autorité et ses décisions ». Par ailleurs, dans ce rapport, il est indiqué : « si l’on veut tirer le meilleur de chaque enfant, il faut laisser davantage de liberté pédagogique aux équipes enseignantes. Les directeurs doivent pouvoir porter un vrai projet pédagogique pour leur école, décliné en projets de classe. () Donner davantage de liberté pédagogique aux directeurs à travers leur projet d’école est un moyen de contribuer à l’égalité des chances ». Il souhaite savoir si les préconisations de ce rapport vont être suivies d’effet, notamment par la création d’un véritable statut de directeur d’école.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12658</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8662</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Damien Adam</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Financement des écoles maternelles privées par les collectivités territoriales</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12658. — 2 octobre 2018. — M. Damien Adam attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur le financement des écoles maternelles privées par les collectivités territoriales. En charge des écoles maternelles et élémentaires, les communes consacrent une large part de leur financement à l’école. Le Président de la République a annoncé sa volonté « de rendre obligatoire l’école maternelle et ainsi d’abaisser de 6 à 3 ans l’obligation d’instruction dès la rentrée 2019 ». Cette mesure soulève une interrogation : les communes vont-elles être dans l’obligation de financer les écoles maternelles privées puisque la scolarisation à partir de 3 ans sera obligatoire ? Si tel était le cas, ce financement sera-t-il compensé par l’État ? Plus précisément, les communes signataires d’un contrat de maîtrise de dépense publique se sont engagées à contenir la hausse de leurs dépenses de fonctionnement (pas plus de 1,2 % en moyenne). Or cette nouvelle charge augmenterait les dépenses des communes et fausserait l’engagement pris de ces communes avec l’Etat. Il lui demande de bien vouloir lui apporter des précisions sur ces interrogations.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12659</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8662</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sylvain Waserman</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>L’absentéisme chronique : une atteinte aux droits de l’enfant</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12659. — 2 octobre 2018. — M. Sylvain Waserman interroge M. le ministre de l’éducation nationale sur l’absentéisme chronique d’élèves de classes élémentaires, en particulier dans les zones les plus défavorisées. Suite à des visites d’établissements de sa circonscription, M. le député a constaté, aux côtés des équipes pédagogiques, l’absence de nombreux élèves dans différentes classes élémentaires notamment dans celles concernées par le dispositif « 12 enfants par classe ». Ces absences sont liées à des décisions parentales pour diverses raisons sans rapport avec la santé de l’enfant. Il a été frappé de constater que certaines classes de CP composées de 7 enfants se complèteront au fur et à mesure jusqu’aux vacances de la Toussaint. Il a pu constater aussi l’incroyable énergie que déploient les équipes éducatives pour tenter de contacter les parents en dialogue avec tous les acteurs sociaux voire judiciaires. M. le député a développé la conviction que ces absences chroniques sont une véritable atteinte aux droits de l’enfant parce qu’elles les privent des chances légitimes auxquelles ils ont droit (l’impact sur le processus d’apprentissage de la lecture pour un enfant qui commence son année de CP en novembre n’est plus à démontrer). Il est convaincu qu’il faut agir et mettre en place de nouvelles dispositions législatives ou de nouveaux dispositifs pour obtenir des résultats tangibles. Il souhaiterait connaître sa position et sa volonté ou pas d’ouvrir des réflexions sur ce sujet s’il y a lieu.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12660</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8662</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Larive</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Listes complémentaires CRPE dans l’académie de Toulouse.</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12660. — 2 octobre 2018. — M. Michel Larive attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur les pratiques de son administration dans l’académie de Toulouse. Le décret n° 90-680 du 1er aout 1990 permet le recours à la liste complémentaire pour pourvoir les postes vacants pour le métier de professeur des écoles. Hors, pour la session de recrutement de 2018, l’embauche de contractuels a été privilégiée pour faire face à la vacance de postes dans l’académie, préférant une embauche en situation précaire plutôt qu’au statut. Pourtant, les admis sur la liste complémentaire de l’académie de Toulouse, se disent prêt à remplir les missions pour lesquels ils ont été formés. Il lui demande s’il est prêt à demander à son administration de privilégier les candidats sur liste complémentaire aux contractuels dans l’académie de Toulouse.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12661</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8663</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Delphine Bagarry</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Nombre d’élèves par classe</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12661. — 2 octobre 2018. — Mme Delphine Bagarry attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur la qualité d’apprentissage qui dépend grandement du nombre d’élèves confiés à un professeur. Dès l’école primaire, l’enseignant a souvent en charge un nombre d’élèves supérieur à 25, ensuite au collège et au lycée ce nombre se situe souvent au-dessus de 30. Les enseignants constatent une attention de la part de leurs élèves qui diminue en même temps que leur nombre augmente, entraînant donc des difficultés d’apprentissage notamment dans les domaines des mathématiques et de la langue française. Il est très difficile voire impossible pour l’enseignant, seul face à ce nombre important d’enfants, d’assurer ainsi une bonne transmission des savoirs. Le dédoublement des classes de CP et de CE1 va dans le sens d’une amélioration de ces conditions d’apprentissage et semble avoir des résultats très positifs. Dans le secondaire, la répartition des moyens d’enseignement (nombre d’enseignants) est déterminée par un classement en cinq catégories - déterminé selon des critères sociaux entres autres - qui permet à chaque établissement d’avoir un taux d’encadrement en rapport au nombre d’élèves. En terme d’éducation, quelle que soit la situation socio-culturelle et/ou géographique de l’établissement, le nombre d’élèves par classe est primordial pour une bonne qualité d’enseignement et d’acquisition. Il apparaît que le nombre de 24 élèves pour un seul enseignant soit la limite à ne pas franchir. Elle demande donc si le Gouvernement peut agir pour donner à chaque établissement la possibilité de limiter le nombre d’élèves à 24 par classe et notamment en milieu rural où la dotation globale des moyens ne prend pas forcément en compte ses spécificités.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12663</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8663</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marjolaine Meynier-Millefert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Favoriser l’ouverture à l’international des lycées</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12663. — 2 octobre 2018. — Mme Marjolaine Meynier-Millefert interroge M. le ministre de l’éducation nationale sur les facilités d’accueil des étudiants étrangers au sein des lycées. En effet, les complexités administratives qui s’opposent aux étudiants étrangers désirant venir étudier en France est un réel frein à leur venue et à leur installation. Simplifier l’accueil de ces étudiants permettrait d’ouvrir les lycées aux étudiants étrangers et d’augmenter l’excellence internationale des filières françaises. En effet, en absence d’universités sur les territoires ruraux, les lycées doivent assurer ce rôle d’ouverture sur le monde pour les jeunes. Par conséquent, elle souhaiterait connaître les mesures envisagées par le Gouvernement afin de favoriser l’ouverture à l’international des lycées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12664</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8663</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marjolaine Meynier-Millefert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Places dans les collèges et les lycées pour les inscriptions de dernière minute</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12664. — 2 octobre 2018. — Mme Marjolaine Meynier-Millefert interroge M. le ministre de l’éducation nationale sur les places de secours dans les collèges et les lycées pour les inscriptions de dernière minute. Alors que la rentrée scolaire 2018-2019 vient d’avoir lieu, de nombreux cas de familles n’ayant pu inscrire leurs enfants dans les collèges ou lycées de secteur ont été signalés dans les circonscriptions. En effet, suite à des déménagements ou des mutations, des familles arrivées quelques semaines avant la rentrée dans une nouvelle commune n’ont pu inscrire leurs enfants dans les collèges et lycées de secteur, contraignant leurs enfants à parcourir de nombreux kilomètres, parfois sans transports scolaires adaptés, afin qu’ils se rendent sur leur lieu d’enseignement. Ces situations sont source d’inquiétude, de fatigue et de complications familiales. Par conséquent, elle souhaiterait savoir quelles mesures pourraient être mises en place afin de permettre à ces jeunes d’être scolarisés dans leur collège ou lycée de secteur et ainsi améliorer leurs conditions d’apprentissage.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12665</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8663</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Claude Bouchet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Choix agrégation langues régionales</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12665. — 2 octobre 2018. — M. Jean-Claude Bouchet appelle l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur le nombre de langues régionales disponibles par session à l’agrégation externe des langues de France. Il a été réaffirmé que les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France et que leur enseignement devait être favorisé particulièrement dans les régions où elles sont en usage. Cependant, il a été constaté que seules trois langues étaient disponibles, ce qui cause l’incompréhension d’associations et de fédérations de défense des langues régionales. Aussi, il lui demande quelle est la gestion du ministère pour que l’importance des langues régionales dans le patrimoine culturel soit préservée, et comment s’opère la sélection de celles-ci afin qu’un choix soit également et largement proposé en session de l’agrégation de langues régionales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12688</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8664</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Frédérique Tuffnell</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Valorisation du statut de l’agent territorial spécialisé des écoles maternelles</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12688. — 2 octobre 2018. — Mme Frédérique Tuffnell appelle l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur les conditions de travail et le statut des agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (ATSEM). Ceux-ci appartiennent à la fonction publique territoriale de catégorisé C de la filière médico-sociale et sont soumis à un concours d’entrée dans la profession qui ne leur permet pas actuellement d’évoluer. Dans le cadre des missions qui leur incombent, les ATSEM accomplissent des fonctions éducatives telles que de l’assistance au personnel enseignant pour la réception, l’animation et l’hygiène des très jeunes enfants ainsi que de la préparation et la mise en état de propreté des locaux et du matériel servant directement à ces enfants. L’ensemble de ces tâches entraîne aujourd’hui la réalisation de missions contraignantes pour les ATSEM. Dès lors, une réflexion autour du statut des ATSEM paraît nécessaire puisque les missions réalisées aujourd’hui confèrent à cette profession un rôle éducatif qu’il conviendrait de reconnaître avec, notamment, la participation aux réunions pédagogiques. De plus, cette réflexion permettrait d’engager une réflexion sur le concours des ATSEM afin que celui-ci permette une valorisation de son statut et une évolution professionnelle au sein de la filière médico-sociale. À cette fin, elle lui demande quelles mesures le Gouvernement compte prendre en ce sens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12690</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8664</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marjolaine Meynier-Millefert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Concordance emploi et formation sur un territoire - Mobilité des jeunes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12690. — 2 octobre 2018. — Mme Marjolaine Meynier-Millefert interroge M. le ministre de l’éducation nationale sur la concordance entre emploi et formation sur un territoire. Grâce aux dispositifs de formation et de valorisation des compétences engagés par le Gouvernement, de nombreuses formations sont désormais accessibles à tous. Cependant il apparaît que celles-ci ne sont pas toujours proposées en adéquation avec les offres d’emplois disponibles sur les territoires couplées notamment à des problématiques liées à la mobilité disponible, surtout en milieu rural, pour les jeunes afin de se rendre sur les lieux de formation. Ainsi, certains secteurs d’activités se retrouvent en manque de personnes qualifiées disponibles. De ce fait, elle souhaiterait connaître les modalités envisagées par le Gouvernement pour rééquilibrer les besoins de formations avec les emplois.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12722</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8664</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marjolaine Meynier-Millefert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Utilisation abusive des services civiques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12722. — 2 octobre 2018. — Mme Marjolaine Meynier-Millefert interroge M. le ministre de l’éducation nationale sur le déploiement des services civiques sur le territoire. Le Président de la République a réaffirmé son souhait de développer massivement les services civiques pour permettre aux jeunes de s’engager pleinement pour la Nation tout en développant de l’expérience professionnelle. Grâce aux dernières mesures prises par le Gouvernement en la matière, le dispositif s’est grandement élargi. Cependant, de nombreux employeurs profitent de ce système avantageux, car financé par l’État, pour précariser certains postes. Ainsi, elle souhaiterait connaître le véritable impact des services civiques sur la précarisation de l’emploi ainsi que les mesures prises par le Gouvernement pour assurer le suivi des entreprises proposant des services civiques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12755</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8664</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Loïc Prud’homme</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Place des lobbies dans les collèges</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12755. — 2 octobre 2018. — M. Loïc Prud’homme interroge M. le ministre de l’éducation nationale sur le concours intitulé le lait du futur, organisé par l’Office national d’information sur les enseignements et les professions (ONISEP) en partenariat avec le Centre national interprofessionnel de l’économie laitière (CNIEL). Ce concours, dit pédagogique, a pour but de « concevoir un produit alimentaire issu du lait, (de vache uniquement), entièrement nouveau et qui réponde à des préoccupations de santé, de coopération internationale et respecte les normes et les procédés de fabrication actuellement en vigueur ». Le livret pédagogique associé à ce concours a été rédigé par le CNIEL et regorge de liens vers son site internet. Le but de l’ONISEP est certes de faire connaître les différents métiers et filières, mais cela ne justifie pas de faire entrer des lobbies industriels dans les écoles. À quand un concours sur l’invention d’un nouveau nugget de poulet avec un goût homard en partenariat avec l’Association nationale des industries alimentaires (ANIA) ? Ou d’un nouveau pesticide avec le sponsoring de l’Union des industries de la protection des plantes (UIPP) ? Considérant qu’il existe d’autres moyens pour la diffusion de l’information autours des métiers concernant les produits laitiers comme la visite de fermes ou l’intervention d’artisans fromagers, il lui demande si le ministère de tutelle de l’Onisep pourrait faire en sorte que cessent toutes activités entre l’ONISEP et les lobbies, et faire cesser ce programme de concours le lait du futur sans délai.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12776</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8665</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mansour Kamardine</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Indemnités d’éloignement dégressives (IE) à Mayotte - Circulaire 3 juillet 2018</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12776. — 2 octobre 2018. — M. Mansour Kamardine alerte M. le ministre de l’éducation nationale sur la circulaire DAFC1 n° 2018-0058 du ministère de l’éducation nationale de l’enseignement supérieur de la recherche et de l’innovation en date du 3 juillet 2018 portant le droit à l’indemnité d’éloignement dégressive (IE) des fonctionnaires affectés à Mayotte. Trois régimes successifs établissent les régimes indemnitaires d’éloignement des fonctionnaires non-résidents affectés à Mayotte : l’indemnité d’éloignement dite « historique » (IH), l’indemnité d’éloignement dégressive (IE) et l’indemnité de sujétion géographique (ISG). L’ISG est instituée par le décret 2013-314 du 15 avril 2013 et son application par le décret 2013-965 du 28 octobre 2013. Ce dernier précise en outre les modalités transitoires de passage entre les régimes indemnitaires pour les personnels concernés. Néanmoins un régime dérogatoire à celui institué par le décret susvisé a été mis en œuvre à compter de 30 mars 2016 suite à un accord conclu entre les services de l’État et les représentants syndicaux des personnels concernés. Ce régime dérogatoire établi en 2016 s’est traduit par la suspension des majorations salariales ainsi que le retrait comptable des majorations et des tranches de l’ISG trop perçues de l’IH maintenue par l’accord pour les personnels arrivés à Mayotte en 2011 2012 et 2013, personnels relevant donc du régime institué par le décret 96-1027 du 27 novembre 1996 et décliné par la circulaire RDFF1421498C du 18 septembre 2014. Il se trouve que seuls les personnels arrivés à Mayotte en 2011 ont perçu leur traitement et la totalité des tranches du régime indemnitaire selon le régime dérogatoire institué en 2016 renvoyant au décret de 1996. Pour les personnels arrivés, tel que prévu par la circulaire du 18 septembre 2014 en 2012 et 2013, il demeure des tranches dues non échues : troisième et quatrième tranches annuelles pour les personnels arrivés en 2012 à verser en 2018 et 2019 et troisième tranche pour ceux arrivés en 2013 à verser en 2019. Or la circulaire DAFC1 n° 2018-0058 du 3 juillet 2018 ne prévoit pas le versement des tranches dues non encore échues de 2018 et 2019 pour les personnels arrivés à Mayotte en 2012 et 2013, en contradiction avec le régime dérogatoire institué par l’accord de 2016 les maintenant sous le régime décliné par la circulaire de 2014. C’est pourquoi : premièrement, il appelle son attention sur les risques important que fait peser la circulaire DAFC1 n° 2018-0058 du 3 juillet 2018 sur le maintien en poste à Mayotte de nombreux personnels arrivés en 2012 et 2013 alors même que le 101ème département peine à attirer des agents de l’éducation nationale dans une période de monter en puissance des effectifs de la fonction publique ; deuxièmement, il lui demande de garantir le versement en 2018 et 2019 des tranches indemnitaires dues aux personnels arrivés à Mayotte en 2012 et 2013 tel que prescrit par le régime dérogatoire dont ils relèvent.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12792</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8665</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Pierre Vigier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Auxiliaires de vie scolaire - Conditions d’exercice - Précarité</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12792. — 2 octobre 2018. — M. Jean-Pierre Vigier attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur les conditions d’exercice et le manque de reconnaissance des auxiliaires de vie scolaire. En effet, accompagnant les élèves en situation de handicap, les personnes qui font choix d’exercer ce métier délicat font preuve d’écoute et d’attention afin d’aider ces élèves tout au long de l’année scolaire. Or les conditions d’exercice peuvent placer ces accompagnants en situation de précarité puisque majoritairement embauchés en contrat à temps partiel pendant six ans, ils ne disposent d’aucune garantie d’obtenir à un contrat à durée déterminée à l’expiration de cette période. En outre, la rémunération qu’ils perçoivent est manifestement insuffisante pour pouvoir envisager l’avenir avec sérénité. Aussi, il le remercie de bien vouloir lui indiquer les mesures qui peuvent être prises afin que ce métier difficile soit véritablement consacré dans ses conditions d’exercice, notamment en offre de formation continue, et que les accompagnants qui le pratiquent avec dévouement puissent recevoir une digne rémunération qui soit à la hauteur de leurs missions.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12793</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8666</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Larive</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>AVS et autisme</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12793. — 2 octobre 2018. — M. Michel Larive attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur le manque insupportable d’AVS et de dispositions éducatives pour adapter l’école aux élèves autistes. Il l’alerte quant à l’écart entre les paroles du Président de la République sur l’intégration des enfants autistes à l’école et la réalité bien moins grandiloquente. En effet, plusieurs enfants autistes du Havre ayant droit à un AVS n’en n’ont pas, soit jamais eu, soit pas durant toute la journée. La carence en AVS est-elle une situation organisée ou simplement subie par M le ministre ? Quelles solutions le ministre envisage-t-il de prendre pour répondre à cette situation bafouant le droit des citoyens nécessitant le recours à un AVS ? Enfin, il lui demande quels sont ses projets pour proposer une véritable filière professionnelle qui aura pour but d’organiser l’encadrement des enfants autistes et leur intégration à l’école de la République.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12795</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8666</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Encadrement des enfants handicapés dans le système scolaire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12795. — 2 octobre 2018. — M. Marc Le Fur attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur l’encadrement des enfants handicapés dans le système scolaire. Ces enfants sont encadrés par des auxiliaires de vie scolaire (AVS) et des accompagnants d’élève en situation de handicap (AESH). Durant l’été 2018, afin de répondre aux besoins, le Gouvernement a en effet élargi les conditions d’embauche de ces salariés chargés d’accompagner les 175 000 élèves en situation de handicap parmi les 321 000 scolarisés en milieu ordinaire, et qui parfois remplacent des AVS dont les postes ont été supprimés. En outre, en juillet 2018, le Gouvernement a annoncé une expérimentation dès la rentrée de « pôles inclusifs d’accompagnement localisés » (PIAL) dans chaque académie. Il lui demande d’une part de lui indiquer le nombre de postes AESH créés, le nombre de postes d’AVS supprimés, le solde d’heures travaillées en équivalent temps plein. Il lui demande également de lui fournir un état des lieux des pôles inclusifs et de lui indiquer les mesures envisagées pour préserver voire améliorer la qualité de l’accueil des enfants handicapés dans les classes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12800</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8666</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Caroline Fiat</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Situation des auxiliaires de vie scolaire (AVS) et conséquences</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12800. — 2 octobre 2018. — Mme Caroline Fiat attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur sur le manque systémique d’auxiliaires de vie scolaire (AVS). De nombreux enfants handicapés ayant reçu notification d’un AVS pour la rentrée scolaire n’ont finalement reçu aucune solution de scolarisation, ne bénéficient que d’un temps faible d’école ou patientent sur les listes d’attentes des établissements spécialisés. La loi n° 2005-102 du 11 février 2005 promettait l’inscription de tout enfant et tout adolescent présentant un handicap ou un trouble invalidant de la santé dans l’école de son quartier, ainsi que l’accueil dans un autre établissement, en fonction de son projet personnalisé de scolarisation. Malgré cette loi, force est de constater que cette situation de carence est comme chaque année, une véritable plaie qui mine la confiance des familles d’enfants en situation de handicap envers l’éducation nationale. Par ailleurs, le statut des AVS est particulièrement précaire (salaire de 700 euros par mois en moyenne, sous-effectifs, absence de formation préalable, temps de travail souvent partiel, manque de reconnaissance et de sécurité, incertitude sur le renouvellement des contrats uniques d’insertion et des CDD) et les conditions de travail sont particulièrement difficiles. Là encore, la situation ne s’améliore pas malgré la publication du rapport Komitès en juin 2013. La non-réponse de M. le ministre aux questions posées par les députés, relatives à la précarité des AVS et au non-accès des personnes handicapées à l’éducation est assourdissante. C’est pourquoi elle l’interroge interroge à nouveau sur le nombre d’enfants n’ayant pas pu recevoir d’AVS à la rentrée scolaire 2018-2019, le nombre d’AVS n’ayant pas eu d’affectation ainsi que les actions qui seront mises en place pour endiguer ce déficit aux conséquences fâcheuses. Elle l’interroge également sur la revalorisation du statut des AVS : formation adaptée, passage à 35 heures sans diminution de salaire, titularisation avec application d’une grille indiciaire évolutive.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12875</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8666</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Petit</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Implication des retraités dans le cadre du service civique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12875. — 2 octobre 2018. — Mme Valérie Petit appelle l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur l’implication des retraités dans le cadre du service civique. Par leur expérience, ceux-ci pourraient participer à la sensibilisation des jeunes sur des questions telles que la fraternité, le respect et le vivre ensemble dans le cadre du service civique. Alertée par un habitant de sa circonscription à la retraite, celui-ci considère que les retraités pourraient s’investir sur ces questions, considérant que l’évolution négative des comportements, l’absence grandissante de fraternité, les défaillances de l’éducation parentale et l’accroissement de l’irrespect sont de plus en plus préoccupants. À la suite de ces remarques, elle souhaiterait savoir dans quelle mesure le Gouvernement pourrait favoriser l’implication des retraités dans le cadre du service civique et ainsi faire profiter l’ensemble de la population de leur expérience et de leurs savoirs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12885</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8667</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Xavier Breton</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Poids des cartables</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12885. — 2 octobre 2018. — M. Xavier Breton attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur le poids des cartables. En effet, nombre d’élèves, en école élémentaire ou au collège, portent des cartables qui ne correspondent pas à leur morphologie, dépassant ainsi les 10 % du poids de l’enfant prévu au sein de la circulaire de janvier 2008. Avec un cartable pesant 8,5 kg en moyenne selon les associations des parents d’élèves, des enfants se plaignent de douleurs liées aux contractures musculaires au niveau du cou et du dos pouvant aller jusqu’à créer des scolioses. Il lui demande quelles sont les mesures envisagées par le Gouvernement pour répondre à cette préoccupation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12936</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8667</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Félix Acquaviva</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Éducation physique et sportive (EPS)</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12936. — 2 octobre 2018. — M. Jean-Félix Acquaviva attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur la place de l’enseignement de l’éducation physique et sportive (EPS), et en particulier sur la situation de l’académie de Corse dans ce domaine. Alors que différentes études et organismes (enquête Etseban, Fédération française de cardiologie) alertent sur la diminution des capacités physiques des jeunes et démontrent la nécessité d’une augmentation de la pratique d’une activité physique, on observe un affaiblissement des politiques en faveur de l’EPS. En effet, force est de constater que les différentes décisions prises ces dernières années - telles que les sous investissements dans les STAPS, la baisse des installations sportives ou encore la baisse de 21 % des recrutements au CAPEPS - affaiblissent cette discipline et rendent son enseignement de plus en plus difficile. D’autre part, et s’agissant de l’académie de Corse, on est confronté à un problème supplémentaire, à savoir celui de la précarisation des équipes éducatives (seul un tiers des postes ouverts sont pourvus par des enseignants titulaires). De fait, un grand nombre de postes de titulaires ne sont pas couverts par des enseignants en poste fixe. Cet ensemble de problèmes fragilise les conditions d’enseignement de l’EPS, et a un impact direct sur la jeunesse. C’est pourquoi il l’interpelle sur ce sujet et lui demande quelles sont ses intentions en la matière afin de donner une véritable place à cette discipline.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12944</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8667</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Bernard Sempastous</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>La situation des centres de vacances</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12944. — 2 octobre 2018. — M. Jean-Bernard Sempastous attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur la situation des centres de vacances. Depuis plusieurs années, les parents et le monde de l’éducation s’alarment de la réduction du nombre de classes de découverte. Alors que la protection de la nature doit devenir un enjeu national et que l’éducation des jeunes et la formation sont des leviers puissants pour renforcer la biodiversité dans toutes les activités humaines, il serait souhaitable de remettre en place des séjours nature. D’ailleurs, le plan biodiversité du 4 août 2018 préconise dans son action 75 un partenariat dès la rentrée 2018 entre le ministère de l’éducation nationale et le ministère de la transition écologique et solidaire pour ancrer la biodiversité au cœur du système éducatif. Dans ce sens, les centres de vacances aujourd’hui en baisse d’activité, pourraient retrouver tout leur sens en accueillant, comme par le passé des classes de découverte afin de répondre tant aux besoins éducatifs qu’au maintien d’une économie dans les zones rurales et de montagne. Il souhaiterait connaître les intentions du Gouvernement sur cette question.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12686</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8668</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Frédérique Tuffnell</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Égalité femmes hommes</ministreJO><Objet>Mères privées de leurs enfants en raison du droit de garde non appliqué</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12686. — 2 octobre 2018. — Mme Frédérique Tuffnell appelle l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, sur un collectif qui s’est formé en Charente-Maritime « Maman est debout ». Cette association a pour objectif d’informer l’opinion publique sur la situation des mères qui ne voient plus leurs enfants parce que l’autre parent refuse d’appliquer le droit de garde. Le collectif a nommé cette situation le « désenfantement ». Des centaines de femmes sont écartées de leurs enfants et sont dans une souffrance extrême, bien souvent tout autant que l’enfant lui-même. À cette brutalité de la séparation sont ajoutées des douleurs sociales et psychologiques, précarité et difficultés financières. En conséquence, et face à ce constat alarmant, elle souhaiterait savoir si le Gouvernement s’apprête à engager rapidement une réflexion sur cette problématique, et quelles sont les actions quant aux moyens à mettre en œuvre pour empêcher ces drames familiaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12770</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8668</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Raphaël Gérard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Égalité femmes hommes</ministreJO><Objet>Publication du rapport d’évaluation de la loi no 2016‑444 du 13 avril 2016</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12770. — 2 octobre 2018. — M. Raphaël Gérard rappelle à Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, que l’article 22 de la loi n° 2016-444 du 13 avril 2016 visant à renforcer la lutte contre le système prostitutionnel et à accompagner les personnes prostituées la remise du rapport d’évaluation deux ans après sa promulgation. Or aucun rapport n’a été rendu public à ce jour. Il s’inquiète des remontées de terrain recueillies par plusieurs associations dont Médecins du Monde qui pointent les effets négatifs de l’abrogation du délit de racolage au profit de la pénalisation du client qui rendent les travailleuses du sexe d’autant plus vulnérables aux violences : insultes de rue, violences physiques, violences sexuelles, vols, braquages dans les appartements. 62.6 % des participantes à l’enquête de Médecins du monde constatent ainsi une détérioration de leurs conditions de vie, ce qui conduit une partie d’entre elles à multiplier les prises de risque pour répondre aux exigences du client, notamment en pratiquant leur activité dans des lieux de plus en plus isolés. Le rapport met en lumière la multiplication de phénomènes de bandes, en particulier en région parisienne, qui braquent les travailleuses du sexe ainsi que leurs clients. Parmi les victimes, il apparaît suite à la multiplication de violences constatées au Bois de Boulogne à Paris que les femmes transgenres et migrantes sont surexposées aux risques d’agressions. En outre, l’association AIDES dans son rapport intitulé « VIH, hépatites : la face cachée des discriminations 2017 » suggère que les politiques répressives en matière de travail du sexe ont un impact négatif sur l’utilisation du préservatif et le taux de contamination au VIH-Sida. En 2016, la HAS affirmait : « L’activité prostitutionnelle n’induit pas en soi un facteur de risque d’infection du VIH, sauf lorsqu’elle est associée à des facteurs de vulnérabilité psychologique, sociale et économique ». L’association Acceptess-T constate qu’en raison des demandes de plus en plus pressantes des clients et la précarité économique accrue des travailleuses du sexe, il y a une baisse importante de l’utilisation du préservatif alors que 95 % des TDS déclaraient en utiliser en 2014. Aussi, le taux de prévalence au VIH parmi les travailleuses du sexe suivies par l’association est passé de 1 % en 2015 à près de 8 % en 2018. Enfin, le rapport de Stella Dupont relatif au projet de loi de règlement du budget et d’approbation des comptes de l’année 2017 (n° 980) révèle que le parcours de sortie prévu à l’article R. 121-12-12 du code de l’action sociale et des familles s’avère être un relatif échec. On comptait 64 personnes en parcours de sortie dont seulement 37 bénéficient d’aide financière à l’insertion sociale et professionnelle (AFIS) en mai 2018, soit des résultats très décevants au regard des objectifs fixés au moment de l’adoption de la loi qui prévoyaient l’accompagnement de 500 personnes par an. Pour toutes ces raisons, il lui demande de l’informer de la date de remise du rapport d’évaluation au Parlement, sachant que celle-ci était prévue en avril 2018 par la loi.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12666</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8669</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Naegelen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur, recherche et innovation</ministreJO><Objet>Critères d’attribution de bourses sur critères sociaux et au mérite</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12666. — 2 octobre 2018. — M. Christophe Naegelen appelle l’attention de Mme la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation sur les critères d’attribution de bourses sur critères sociaux par les services du CROUS. Ces bourses sont attribuées à des étudiants en fonction, d’une part des ressources et des charges des parents ou du tuteur légal appréciées selon un barème national et d’autre part, de points de charge dont les critères d’attribution sont : l’éloignement entre le domicile et le lieu d’études et le nombre d’enfants à charge. Elles sont réparties en 8 échelons (de 0 bis à 7). Ce système fonctionne par « paliers », ce qui entraîne des inégalités et des injustices pour certains foyers. En effet, les dépassements minimes de plafond entraînent une injustice notoire, car sur un petit delta, certaines familles ont beaucoup à perdre. Par exemple, pour un dépassement annuel de 350 euros, la famille d’une étudiante vosgienne devra compenser les 2 090 euros qui lui étaient accordés : 1 090 euros de bourses sur critères sociaux et 1 000 euros de bourse au mérite. Pour un faible dépassement de plafond, la pénalité sur le critère social est importante. De plus, il n’est pas normal que cette « partie mérite » soit elle aussi fonction de critères financiers. Il lui demande donc la possibilité de linéariser la partie critère social et que la partie « mérite » soit uniquement attribuée selon ce seul critère.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12667</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8669</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marjolaine Meynier-Millefert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur, recherche et innovation</ministreJO><Objet>Européanisation des formations au sein des universités</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12667. — 2 octobre 2018. — Mme Marjolaine Meynier-Millefert interroge Mme la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation sur l’européanisation des formations au sein des universités. L’Europe est au cœur des préoccupations et des démarches engagées par le Président de la République. Les universités attirent chaque années de plus en plus d’étudiants étrangers et cela notamment grâce à l’extension du dispositif Erasmus. Néanmoins les formations se doivent aujourd’hui d’être plus ouvertes en proposant par exemple davantage de cours dispensés entièrement en anglais, comme c’est le cas dans de nombreuses universités étrangères. Ce format serait alors plus adapté à l’ouverture prônée par le Président de la République et ainsi plus attirant pour les étudiants étrangers et surtout européens. Elle souhaite donc connaître les mesures qui pourraient être prises afin d’améliorer le dispositif de formation supérieure français à destination des étudiants étrangers.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12668</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8669</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur, recherche et innovation</ministreJO><Objet>Fonctionnement de Parcoursup</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12668. — 2 octobre 2018. — M. Marc Le Fur attire l’attention de Mme la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, sur les problèmes liés à Parcoursup et les difficultés rencontrées par les futurs bacheliers candidats. Jeudi 31 mai 2018, les premières propositions d’admission sur Parcoursup sont tombées et 569 322 candidats ont reçu au moins une réponse positive. Au nom de la transparence et par opposition au tirage au sort d’APB post-bac, les algorithmes de Parcoursup ont été publiés. Cependant, les admissions dépendent des universités et non du programme. Ce sont les établissements qui fixent les éléments de sélection. Ils sont donc les principaux acteurs de Parcoursup. Ces critères sont en partie publics. De nombreuses universités ont mis en place un classement automatique en vertu de la masse des dossiers reçus et ont défini les conditions d’admission selon leurs propres critères sans que les candidats en aient connaissance. Par conséquent, certains lycéens se retrouvent refusés dans certains établissements sans en connaître la cause. Dans certain cas, des élèves brillants se voient introduits sur liste d’attente, quand des élèves moyens ont été admis et ce dans les mêmes filières et les mêmes UFR (unité de formation et de recherche). Il en a résulté un sentiment d’incompréhension voire même de frustration et d’injustice. Peu avant la clôture des inscriptions universitaires, le Premier ministre s’est félicité lors de l’université d’été de la Conférence des présidents d’université de la réussite de Parcoursup. Dans les faits toutefois, il apparaît que plus de 10 000 candidats dits « actifs » sur la plateforme se sont retrouvés sans affectation et que 43 000 candidats dits « inactifs » ont abandonné tout projet d’études supérieures en 2019 faisant le choix des écoles privées - souvent onéreuses - hors Parcoursup, de la césure, voire de la recherche d’emploi. C’est pourquoi il lui demande d’une part de lui faire un état précis du fonctionnement de Parcoursup et des ajustements pour la rentrée annoncés début septembre 2018 et d’autre part de lui indiquer les mesures envisagées pour améliorer le dispositif pour la rentrée universitaire 2019-2020.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12669</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8670</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ugo Bernalicis</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur, recherche et innovation</ministreJO><Objet>Parcoursup - Accompagnement des personnes démissionnaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12669. — 2 octobre 2018. — M. Ugo Bernalicis appelle l’attention de Mme la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, sur la nécessaire prise en charge et l’accompagnement des personnes démissionnaires de Parcoursup. Ouverte depuis le 15 janvier 2018, la plateforme Parcours est venue remplacer Admission post bac (APB). Afin de justifier ce changement de plateforme, Mme la ministre ainsi que les députés de la majorité ont argué du caractère injuste d’APB. Principaux arguments avancés : l’aléa dû au tirage au sort ainsi que l’absence d’affectation pour bon nombre d’étudiants. Que l’accès d’un étudiant à l’enseignement supérieur puisse être conditionné à un tirage au sort est bien évidemment insupportable. Néanmoins, M. le député souhaite faire remarquer que moins de quatre mille candidats se sont retrouvés sans affectation en 2017. Par ailleurs, le tirage au sort a été remplacé par un jeu mêlant hasard et chaises musicales qui contraint les étudiants à faire un choix par défaut. M. le député constate que le changement de plateforme numérique ne permet pas de résoudre tous les problèmes. Bien au contraire on ne s’attaque pas aux racines du problème. Certaines filières comme le droit, la psychologie ou STAPS resteront des filières en tension, que ce soit par le biais de la plateforme APB ou de Parcoursup. Enfin, l’augmentation drastique du nombre d’étudiants (280 000 entre 2009 et 2015) ne s’accompagnant pas d’une augmentation proportionnée des moyens alloués à l’enseignement supérieur (entre 2008 et 2018 le budget de l’enseignement supérieur a augmenté de 10%, une augmentation deux fois inférieure à l’augmentation du nombre d’étudiants) la situation va continuer à empirer. Le tirage au sort n’est donc pas le résultat d’un dysfonctionnement de plateforme mais la conséquence d’un choix politique, délibéré : celui de sous-investir dans l’enseignement supérieur, afin de créer une situation de pénurie de places et limiter de facto l’accès à l’enseignement supérieur. Ainsi les esprits ont été préparés à la sélection. M. le député souhaite revenir sur le mode de fonctionnement de la plateforme Parcoursup. Avec la fin de l’ordonnancement des voeux et du système de phases, la plateforme Parcoursup prévoit que les candidats à l’enseignement supérieur reçoivent des réponses à leurs voeux de manière continue du 22 mai au 5 septembre. De plus, il existe un délai pour répondre aux candidatures : de sept jours entre le 22 mai et le 17 juin - entre le 26 et 28 juin les candidats pourront répondre jusqu’au 1er juillet - trois jours pour répondre entre le 29 juin et le 1er septembre - enfin une journée pour répondre entre le 3 et le 5 septembre. Le délai imparti dans lequel la candidate ou le candidat doit donner une réponse à une proposition d’admission se réduit au fur et à mesure de l’avancement dans le temps. M. le député souhaite par ailleurs faire remarquer le manque de lisibilité du dispositif. Il appelle l’attention de madame la ministre sur le fait que les candidats qui ne respectent pas le délai de réponse sont d’office considérés comme démissionnaires de la procédure Parcoursup. Au regard du délai réduit que doivent respecter les étudiants pour donner une réponse à une procédure d’admission, il insiste sur le fait qu’il existe de multiples situations dans lesquelles un étudiant peut être amené à dépasser de manière involontaire le délai imparti. Un accident quelconque, une coupure de courant, un oubli - sans compter le manque de lisibilité du fonctionnement de la plateforme et du manque d’accompagnement de ses utilisateurs. Le lundi 28 mai 2018, alors que les étudiants qui avaient reçu une ou plusieurs propositions d’admission lors de l’ouverture de la phase de réception et d’acceptation ne disposaient plus que de quelques heures pour répondre à cette ou ces propositions, on dénombrait déjà 13 411 personnes démissionnaires. Le vendredi 8 juin 2018 ils étaient plus de 38 000 candidats démissionnaires. Le Gouvernement et la majorité ont imposé aux étudiants d’être disponibles tout l’été pour répondre à d’éventuelles propositions d’admissions. Au regard du peu de temps dont disposent les étudiants pour répondre aux propositions, il existe un risque conséquent que, pour des raisons diverses, un ou une étudiant soit déclaré démissionnaire contre son gré. M. le député s’interroge sur les dispositifs prévus par le Gouvernement pour permettre aux élèves démissionnaires de réintégrer la procédure. Il s’alarme de l’impréparation du Gouvernement en la matière alors que c’est une partie de l’avenir, de plus de 800 000 lycéens et étudiants en phase d’orientation, qui se joue. Il lui demande que le gouvernement lui fournisse tout élément de nature à lui permettre d’apprécier les dispositifs qui permettront de réintégrer les candidats démissionnaires à la plateforme Parcoursup.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12841</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8671</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marjolaine Meynier-Millefert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur, recherche et innovation</ministreJO><Objet>Découverte des métiers médicaux pendant les formations initiales en médecine</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12841. — 2 octobre 2018. — Mme Marjolaine Meynier-Millefert interroge Mme la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation sur la découverte des autres métiers de la médecine pendant les formations initiales en médecine. Le Président de la République a dernièrement annoncé de nombreuses mesures pour améliorer la formation des futurs médecins notamment la suppression du numerus clausus, dont on peut se réjouir. Cependant, les professionnels de la médecine souffrent d’une méconnaissance précise du travail quotidien des autres métiers de la médecine, leur formation initiale ne les conduisant pas à la découverte des autres métiers. Ainsi, pour décloisonner ces métiers et en favoriser la cohésion, elle souhaite savoir si le Gouvernement envisage d’instaurer une découverte en immersion des autres métiers de la médecine pendant les formations initiales des futurs professionnels médicaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12871</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8671</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sabine Rubin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur, recherche et innovation</ministreJO><Objet>Baisse de l’emploi scientifique au CNRS</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12871. — 2 octobre 2018. — Mme Sabine Rubin attire l’attention de Mme la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation sur la situation préoccupante qui est aujourd’hui celle du CNRS. Le 3 juillet 2018 lors de la Conférence des présidents de sections du comité national (CPCN) a été adopté à l’unanimité une motion qui s’alarme de la diminution de l’emploi scientifique au sein du CNRS. Fleuron de la recherche française, le CNRS a l’ambition de maintenir un recrutement à hauteur de 300 chercheurs et 300 IT par an, afin d’en garantir l’attractivité et le potentiel de recherche sur le temps long. Or cette motion s’inquiète vivement d’une réduction brutale du recrutement du nombre de chercheurs, passant à 250 par an et non compensée par une augmentation correspondante du nombre d’IT. Une telle situation de réduction du nombre d’emplois scientifiques ne peut être que fort préjudiciable à cette institution qu’est le CNRS, grevant lourdement l’avenir de la recherche française. Cela est bien sûr à mettre en regard avec les récentes annonces gouvernementales pour le PLF 2019 à propos du budget de l’ESR : en termes réels, c’est-à-dire corrigés par l’inflation et le nombre d’étudiants supplémentaires à accueillir, il s’agit bien d’une baisse de 0,4 % qui se dessine malgré la volonté affichée de faire de l’éducation une « priorité » du Gouvernement. Dans ce contexte, elle voulait donc savoir quelle réponse, Mme la ministre, entend apporter à cette motion de la CPCN qui met en exergue la situation déjà exsangue du CNRS et le manque de recrutement en matière d’emploi scientifique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12523</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8671</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ugo Bernalicis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Externalisation de la collecte des demandes de visa</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12523. — 2 octobre 2018. — M. Ugo Bernalicis interroge M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la pratique de l’externalisation de la collecte des dossiers de demandes de visas pour la France. La gestion de la collecte des dossiers par des prestataires de services privés a donné et donne lieu à des dysfonctionnements, voire des scandales. Il convient d’abord de situer les enjeux financiers liés au traitement et à la délivrance des visas car ceux-ci interrogent sur l’opportunité pour l’État de ne pas traiter la collecte des dossiers. Les prestataires de services sont rémunérés à la demande : ils perçoivent des frais de services acquittés par les usagers et qui sont variables selon les pays. Cela finance leurs frais de fonctionnement et leur permet de dégager des bénéfices. Le traitement des dossiers reste à la charge de l’État. Dans le rapport d’information sur la délivrance des visas du Sénat, publié en 2015, il est indiqué que « le produit des droits de visas est ainsi comptabilisé dans la catégorie « Produits des chancelleries diplomatiques et consulaires » au sein des recettes non fiscales. Il a atteint le montant de 160 millions d’euros en 2014. Au total, le coût de l’instruction des visas en 2014 est d’environ 124 millions d’euros, soit 38,75 euros par visa demandé. En conséquence, l’instruction des demandes de visas est une activité « rentable » pour l’administration, avec un bénéfice net qui peut être évalué à environ 20 euros par visa demandé, ou un quart du total du produit ». En résumé, la collecte et le traitement des dossiers permettent à l’État et à des opérateurs privés de réaliser des bénéfices substantiels. La lucrativité prime-t-elle sur le sérieux et la qualité de service rendu ? La question se pose concrètement en observant la situation algérienne où l’État a fait appel à la société TLS Contact pour réaliser la collecte. Les délais d’attente peuvent dépasser 6 mois. Le site internet connaît des problèmes techniques qui empêchent la prise de rendez-vous. L’antenne algéroise a été éclaboussée par de nombreux scandales relayés par la presse et notamment un scandale de corruption : les employés de l’entreprise revendaient des rendez-vous avec des délais plus courts par un circuit détourné. La communication institutionnelle de cette entreprise sur les réseaux sociaux est réalisée dans un français que nous qualifierons d’approximatif comme le montre les publications de l’antenne oranaise. Cela est inadmissible pour un prestataire agissant pour le compte de la République française avec une rupture d’égalité flagrante entre les citoyens. Les services du ministère sont déjà au courant des dysfonctionnements. Le député Daniel Goldberg avait déjà mis en lumière, lors de la mandature précédente, le caractère inégalitaire de la collecte des dossiers, causé par l’existence d’une option « premium ». Le Gouvernement lui avait répondu que « certaines personnalités » veulent en effet recevoir un accueil spécifique et disposer d’un espace dédié qu’elles jugent plus adapté à leur statut. Ce service leur est offert par le prestataire moyennant une contribution supplémentaire. Cependant, le traitement du dossier et ses délais d’instruction au service des visas ne seront en aucun cas différenciés et resteront identiques pour l’ensemble des demandeurs, quel que soit la prestation dont ils auront bénéficié chez le prestataire ». Pourtant, on peut désormais légitimement douter de la sincérité de la réponse des services du ministère de l’Europe et des affaires étrangères sachant que dans une offre « premium » proposée, par exemple, aux ressortissants chinois, ceux ou celles qui y souscrivent ont la possibilité de « compléter les documents manquant avant 15h le jour ouvrable suivant le jour du dépôt de la demande », ce qui n’est pas sans conséquence sur l’égalité de traitement des dossiers proprement dit. Si l’État a cédé la gestion du site algérois à un autre prestataire, il a maintenu TLS Contact comme opérateur pour les autres centres de demande algériens. Le mécontentement et le désarroi des usagers est palpable. Dès lors, il l’interroge sur l’opportunité d’externaliser la collecte des dossiers et les prises de rendez-vous pour la délivrance des titres de séjour. Il rappelle que l’externalisation n’est qu’une solution face à la réduction des moyens dédiés aux représentations diplomatiques. Au moins, le ministère se doit d’intervenir pour s’assurer que les prestataires de services délégataires d’une mission de service public assurent la prise de rendez-vous avec des délais acceptables, maîtrisent leur communication, mettent en œuvre l’égalité de traitement. Il l’interroge sur les actions qu’il compte mettre en œuvre pour améliorer la qualité de service concernant la collecte et la réception des dossiers de visa, première étape de leur traitement. En outre, il souhaite savoir si cette pratique de l’externalisation, cheval de Troie de la privatisation, sera pérennisée et généralisée à l’avenir.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12758</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8672</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Régis Juanico</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Rémunérations des membres du cabinet du ministre des affaires étrangères</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12758. — 2 octobre 2018. — M. Régis Juanico interroge M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur les rémunérations des membres de son cabinet. Il lui demande de lui communiquer les informations suivantes : à la date du 1er août 2018, pour l’ensemble des membres de son cabinet (fonctionnaires et contractuels) hors personnels de soutien, la moyenne des trois rémunérations nettes les plus élevées et la moyenne des trois rémunérations nettes les moins élevées, primes et indemnités comprises, le calcul étant effectué en se basant sur une durée annuelle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12782</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8672</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sylvain Waserman</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Développer une culture de la diplomatie parlementaire en France</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12782. — 2 octobre 2018. — M. Sylvain Waserman interroge M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur le rôle que peut jouer la diplomatie parlementaire au sein de l’action diplomatique de la France et dans les échanges avec l’ensemble de ses partenaires. En effet, en tant que membre de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale, il pense qu’il pourrait être intéressant que se développe une vraie culture de la diplomatie parlementaire en France à l’image de ce qui se fait dans d’autres pays européens ainsi qu’au Parlement européen. Les relations interparlementaires, par exemple, peuvent constituer une réelle valeur ajoutée dans le cadre de dossiers particulièrement sensibles ou dans des stratégies de long terme avec des pays tiers, voire aboutir à des propositions concrètes à destination des exécutifs. On pourrait, dès lors, imaginer qu’au-delà de l’activité des groupes d’amitié et des résolutions adoptées par l’Assemblée nationale sur des dossiers européens ou internationaux, réinventer une véritable diplomatie parlementaire soit une piste de réflexion viable. Ainsi, il aimerait connaître la position du Gouvernement sur l’intérêt de développer une véritable culture de la diplomatie parlementaire en France et comment cette approche pourrait contribuer aux enjeux internationaux de la France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12811</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8673</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Elsa Faucillon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Action de la France pour la libération de Salah Hamouri</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12811. — 2 octobre 2018. — Mme Elsa Faucillon alerte M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la détention de Salah Hamouri. Le citoyen Salah Hamouri, franco-palestinien, militant des droits humains, est depuis un an victime de l’arbitraire du gouvernement israélien. Sa détention administrative, sans cesse renouvelée depuis 395 jours, devrait s’achever dans 10 jours, le 1er octobre 2018. Salah Hamouri, comme des centaines d’autres palestiniens incarcérés sans accusations transparentes ni procès équitable, est victime du régime de terreur instauré par l’extrême-droite israélienne qui, loin de souhaiter la paix, pourchasse toujours plus fermement celles et ceux qui ont le courage de résister à l’oppression violente subie par le peuple palestinien. M. le ministre a déjà eu l’occasion d’assurer sa « préoccupation » à l’égard du sort insupportable réservé à ce citoyen. Elle lui demande si la France compte maintenant faire tout le nécessaire pour que, dans 10 jours et pas un de plus, Salah Hamouri retrouve sa liberté.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12813</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8673</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Jumel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Aide aux réfugiés palestiniens</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12813. — 2 octobre 2018. — M. Sébastien Jumel attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur les conséquences dramatiques de la cessation du versement de la contribution des États-Unis à l’Office de secours et des travaux des Nations unies pour l’aide aux réfugiés palestiniens (UNRWA). Cette structure va se trouver en cessation de paiements fin septembre 2018 si rien n’est fait par la communauté internationale, aggravant ainsi les tensions qui existent au proche orient, notamment dans les territoires occupées par Israël. Les conséquences seront terribles pour la vie quotidienne des réfugiés palestiniens, par exemple en matière de santé et d’éducation, avec la perspective de la fermeture de 700 écoles, et donc les enfants pour premières victimes de cette situation. Il lui demande quelles initiatives compte prendre la France pour remédier à cette situation de crise, tant dans le cadre européen et international, que national avec la question d’une hausse de la contribution française à cet office.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12814</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8673</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrice Verchère</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Chrétiens du Kosovo</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12814. — 2 octobre 2018. — M. Patrice Verchère attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation des chrétiens du Kosovo. Depuis des années, les serbes de confession chrétienne subissent au Kosovo une oppression permanente y compris de la part de l’administration. D’après les dernières informations provenant de ce territoire, la police kosovare empêcherait la libre circulation de l’aide apportée à cette population chrétienne. Aussi, il lui demande de lui indiquer si le Gouvernement compte intervenir auprès des Nations Unies pour mettre fin à cette situation intolérable au cœur de l’Europe et lui demander de prendre les mesures nécessaires pour assurer la protection de cette minorité chrétienne.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12817</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8673</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ugo Bernalicis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>La situation des mineurs palestiniens détenus par l’État israélien</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12817. — 2 octobre 2018. — M. Ugo Bernalicis attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation des enfants palestiniens prisonniers de l’État israélien. Comme le dénonçait l’Unicef en 2013, ce sont en moyenne 700 enfants qui sont arrêtés, interrogés et détenus chaque année par l’armée israélienne et jugés par les tribunaux militaires. Le porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Farhan Haq, a annoncé le mardi 7 novembre 2017 que 500 enfants palestiniens étaient détenus dans les prisons israéliennes. Il faut rappeler l’absence devant ces tribunaux militaires, de procédure d’interrogatoire spéciale pour les enfants détenus, l’absence de représentation de ces mineurs (pas d’avocat, ni même de membre de la famille). La plupart sont accusés d’avoir jeté des pierres, faits pour lesquels ils peuvent désormais encourir jusqu’à 20 ans de prison. En outre, plusieurs mineurs sont placés en détention administrative, pratique illégale et courante chez les adultes, mais qui n’avait pas été utilisée à l’encontre des enfants depuis 2011. Cet état du droit fait que les garanties prévues par le droit international ne sont pas respectées, les enfants ne sont pas informés de leurs droits, en particulier du droit de ne pas plaider coupable, de garder le silence et d’être assisté par un avocat au cours des interrogatoires. Souvent, ils signent de faux aveux rédigés en hébreu - langue qu’ils ne comprennent pas - sous la pression ou la menace. Les trois quarts subissent des violences physiques lors de leur arrestation, transfert ou interrogatoire. C’est un moyen pour l’armée israélienne d’obtenir des aveux et dénonciations mais aussi de maintenir un contrôle et une pression sur les familles palestiniennes. L’Unicef, dans un rapport de février 2013, qualifie les mauvais traitements subis par les enfants prisonniers de « répandus, systématiques et institutionnalisés » et la presse française s’est récemment fait l’écho de la permanence cette situation. De l’arrestation jusqu’au jugement des enfants, les autorités israéliennes violent les lois internationales, particulièrement les articles 37 et 40 de la Convention internationale des droits de l’enfant de 1989, dont l’État d’Israël est signataire. En transférant des prisonniers palestiniens mineurs en Israël, les autorités violent également l’article 76 de la quatrième convention de Genève. Le cas emblématique de Ahed Tamimi, cette jeune palestinienne, arrêtée pour avoir giflé et bousculé un soldat israélien dans son village de Nabi Saleh, en Cisjordanie, montre la disproportion des traitements infligés aux mineurs, obligés de plaider coupables car ils ne pouvaient se défendre conformément aux normes du droit. Dans sa réponse à la question n° 95509, publiée le 11 octobre 2016, le gouvernement français assurait « rappeler à Israël que les conditions de détention des détenus palestiniens, surtout lorsqu’ils sont mineurs, doivent être conformes aux obligations prévues par les conventions internationales ». Néanmoins, Israël continue ses agissements en contravention avec ses obligations. Qu’en est-il du Gouvernement actuel ? Au regard de ses obligations et de son rôle dans la promotion du respect des droits de l’Homme et du droit international dans le monde, la France doit mettre en place des visites de diplomates dans les prisons israéliennes lors des audiences de mineurs, en accord avec les lignes directrices de l’Union européenne (UE) sur les droits de l’enfant ; envoyer une mission d’observation en Israël afin de contrôler l’application des recommandations françaises exprimées lors de l’examen périodique universel de 2013 et des recommandations du comité contre la torture de l’ONU du 13 mai 2016, notamment la fin de la détention administrative telle que pratiquée par Israël et des garanties telles que l’enregistrement audio-vidéo des interrogatoires et la présence d’un parent et d’un avocat lors des interrogatoires et enfin, replacer la question des prisonniers palestiniens au cœur des discussions bilatérales avec Israël. Il souhaite connaître la position de la France sur cette question et les démarches que le Gouvernement français envisage d’entreprendre parmi celles évoquées ci-dessus.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12818</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8674</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sylvain Waserman</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>L’avenir du Conseil de l’Europe</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12818. — 2 octobre 2018. — M. Sylvain Waserman attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la crise que traverse le Conseil de l’Europe suite aux désengagements financiers de la Russie et de la Turquie et leurs conséquences sur l’avenir de cette institution. En effet, aux décisions de gel de ces contributions viennent s’ajouter des tensions politiques fortes au sein de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe et un risque de perte d’influence majeure du Conseil de l’Europe et de la Cour européenne des droits de l’Homme dans les années à venir. Les principales organisations de défense des droits de l’Homme russes craignent déjà que plus de 140 millions de citoyens russes ne se retrouvent sans la protection de la CEDH. Cette situation a poussé l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe à engager une réflexion sur les statuts de la délégation russe pour éviter un éloignement durable et définitif de Moscou. Ainsi, il aimerait connaître la position du Gouvernement sur la démarche entreprise par le Conseil de l’Europe pour éviter un désengagement définitif de la Russie auprès de l’institution.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12819</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8674</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alain Bruneel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Politique anticommuniste en Pologne</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12819. — 2 octobre 2018. — M. Alain Bruneel attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la politique anticommuniste menée par le Gouvernement ultra conservateur du parti Droit et Justice (PIS) en Pologne. Alors que le pouvoir a décidé de débaptiser certaines de ses rues portant les noms de militants communistes, la répression s’abat également via la machine judiciaire. Ainsi, trois militants du parti communiste polonais (KPP) risquent des peines de prisons pour avoir professé des idées progressistes dans leur journal Brzask. Cette atteinte à la liberté d’expression et à la liberté de la presse s’inscrit dans une large campagne dont l’objectif est de faire table rase de l’histoire populaire de la Pologne et de ses avancées sociales en excluant toute référence au communisme. Les nombreuses organisations et les citoyens mobilisés sur le sujet craignent qu’une condamnation, même symbolique, soit le prélude à une délégalisation du KPP ce qui serait une atteinte grave à la démocratie. L’indignation est forte dans les Hauts-de-France où se sont concentrés des centaines de travailleurs polonais de l’entre-deux-guerres. Un bon nombre d’entre eux, mineurs communistes pour la plupart, n’ont d’ailleurs pas hésité à prendre les armes pour libérer la France du nazisme. Il lui demande donc de lui indiquer comment la diplomatie française agit contre ces graves outrages aux libertés et contre cette offense au souvenir de la résistance commune franco-polonaise.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12820</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8675</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Clémentine Autain</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Situation de Biram Dah Abeid</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12820. — 2 octobre 2018. — Mme Clémentine Autain alerte M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation de M. Biram Dah Abeid, député et militant abolitionniste, détenu depuis le 7 août 2018 dans les geôles mauritaniennes. Militant infatigable de la fin de l’esclavage et des droits humains en Mauritanie, M. Biram Dah Abeid est considéré par le régime du président Aziz comme un opposant politique. À ce titre, il est durement et injustement réprimé. Emprisonné de 2008 à 2011, suite à la création de l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA), il a de nouveau été arrêté en 2014 pour avoir pris part à une caravane contre l’esclavage. Cette troisième incarcération, après la plainte d’un journaliste pour « harcèlement », sonne comme une volonté assumée du pouvoir de museler toute opposition politique. Biram Dah Abeid a pourtant reçu le prix des droits de l’Homme des Nations unies en 2013. Malgré l’abolition de l’esclavage en 1981 en Mauritanie, les ONG dénoncent un phénomène qui concerne encore 150 000 personnes en 2016. Même si une nouvelle loi pénalisant l’esclavage a été promulguée en 2015, elle ne permet pas de mettre fin à cette situation. Elle lui demande donc de tout mettre en œuvre pour exiger la libération de M. Biram Dah Abeid et le respect de ses droits fondamentaux. La France, « premier partenaire bilatéral » de la Mauritanie, avec qui elle entretient des « relations historiquement privilégiées » selon le site France diplomatie, a le devoir de protéger ce citoyen mauritanien qui lutte pacifiquement pour promouvoir la démocratie et la fin de l’esclavage dans son pays.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12821</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8675</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hugues Renson</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Situation des droits de l’Homme au Venezuela</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12821. — 2 octobre 2018. — M. Hugues Renson attire l’attention M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation préoccupante au Venezuela. En effet, un rapport du 22 juin 2018 du Haut-Commissariat aux droits de l’Homme de l’Organisation des Nations unies allègue que le pouvoir vénézuélien pratique un usage de la force excessive et a recours à des détentions arbitraires, tortures et mauvais traitements. Ainsi, des forces de sécurité vénézuéliennes auraient procédé depuis 2015 à plus de 500 exécutions extrajudiciaires, visant surtout des jeunes dans les quartiers pauvres, dans le cadre d’opérations de lutte contre la criminalité, entre juillet 2015 et mars 2017. L’État ne garantit pas la vie et la sécurité de la population alors que l’insécurité y règne, ce qui est une des causes de la fuite du pays de 1,6 million de Vénézuéliens depuis 2015. De plus, les méthodes pour réprimer l’opposition politique ou toute personne perçue comme étant une menace au Gouvernement se poursuivent. Le président Nicolas Maduro, au pouvoir depuis 2013, a été réélu le 20 mai 2018 jusqu’en 2025, au terme d’un scrutin vivement critiqué à l’étranger, ce qui ne permet pas d’envisager l’amélioration d’une situation déjà critique. Ainsi, il lui demande quelles actions diplomatiques la France compte mettre en œuvre pour accompagner le retour à la paix et s’il est favorable à la création d’une commission d’enquête internationale par le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, comme cela existe pour la Syrie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12822</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8675</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marjolaine Meynier-Millefert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Traité de l’Elysée 2019</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12822. — 2 octobre 2018. — Mme Marjolaine Meynier-Millefert interroge M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la volonté d’adopter en 2019 un nouveau Traité de l’Élysée. Signé le 22 janvier 1963, le Traité de l’Élysée a permis une instauration durable et solide de l’amitié franco-allemande, à la sortie de la Seconde Guerre mondiale. Rapprocher les peuples, surmonter le passé et envisager sereinement un nouvel avenir en commun était le but de ce traité, dont les objectifs ont été à la hauteur des enjeux initiaux. Plus de cinquante ans plus tard, la volonté affichée des deux gouvernements français et allemands de signer un nouveau Traité de l’Élysée répond aux attentes et aux besoins actuels des deux peuples. Par conséquent, elle souhaiterait connaître les modalités de rédaction de ce nouveau Traité de l’Élysée et si des consultations citoyennes seront menées auprès des deux peuples.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12949</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8675</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Dharréville</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Soutien de la France au processus de désarmement nucléaire multilatéral</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12949. — 2 octobre 2018. — M. Pierre Dharréville attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur le positionnement de la France quant à la prolifération des armes nucléaires et aux nécessités de soutenir les processus de désarmement multilatéral. Le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) signé par la France prévoit, dans son article 6, l’obligation pour les signataires de s’engager dans le désarmement nucléaire. Dans le prolongement du TNP, les Nations unies ont adopté, le 7 juillet 2017 par 122 États membres, le Traité d’interdiction des armes nucléaires (TIAN). Les armes nucléaires sont, en effet, les plus dévastatrices eu égard aux conséquences humanitaires et environnementales, elles sont extrêmement coûteuses. Elles constituent une menace pour la stabilité mondiale et la paix. Le 26 septembre 2018, à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination totale des armes nucléaires, l’ONU a publié une déclaration rappelant que « Les problèmes de sécurité qui prévalent ne peuvent être une excuse pour continuer à s’appuyer sur les armes nucléaires ni pour abandonner notre responsabilité commune d’atteindre une société mondiale pacifique » et que le TIAN « marque une étape et une contribution importante vers l’objectif commun d’un monde sans armes nucléaires ». Malgré la signature du TNP, la France n’a toujours pas ratifié le TIAN après avoir refusé de participer aux négociations. De plus, la loi de programmation militaire votée en 2017 prévoit un doublement des crédits consacrés à l’arme atomique qui sont ainsi passés de 3,3 à 7 milliards d’euros par an, soit 37 milliards d’euros jusqu’en 2025. La France, membre du conseil de sécurité de l’ONU, doit, au contraire, appliquer le droit international en confirmant l’engagement pris par la signature du TNP et s’inscrire pleinement dans le processus de désarmement nucléaire par la ratification du TIAN. De tels crédits pourraient être affectés à répondre à des besoins humains essentiels et à des programmes de justice et de coopération susceptibles de fonder des relations pacifiées et pacifistes. 76 % des Français exigent la ratification du TIAN. Il lui demande comment le Gouvernement compte répondre à ces enjeux et à cette aspiration.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12947</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8676</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Girardin</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères (M. le SE auprès du ministre)</ministreJO><Objet>CETA discrimination Vin Canada France</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12947. — 2 octobre 2018. — M. Éric Girardin appelle l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, sur l’application du CETA au Canada en particulier dans la vente des vins et spiritueux français. Si L4on peut se réjouir de l’accroissement des ventes de produits français, on constate que les vins français sont soumis à des taxes plus importantes que les vins canadiens. Ces derniers bénéficient d’avantages fiscaux. En effet ils sont exonérés du système d’augmentation automatique de la taxe fédérale sur le vin (le Canada applique une taxe fédérale sur le vin en application d’un monopole d’État) qui ne s’applique qu’aux vins importés. Cet avantage contraire au principe de non-discrimination conduit à un avantage de 12 millions de dollars au profit des producteurs de vins canadiens. L’Australie et les États-Unis d’Amérique ont saisi l’OMC. Il lui demande si la France peut demander au Canada de respecter le CETA et de mettre fin à cette exonération pour les vins canadiens contraire au principe de discrimination comme au principe de l’OMC.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12518</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8676</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Bérangère Abba</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Cartes grises en lignes et solutions de paiement pour les collectivités</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12518. — 2 octobre 2018. — Mme Bérangère Abba attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la généralisation des télé procédures relatives aux demandes de certificats d’immatriculation de véhicules qui s’opèrent désormais via le site de l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS). La simplification de ces démarches constitue une avancée puisqu’elle permet aux usagers d’effectuer leur demande en ligne depuis n’importe où, à n’importe quelle heure de la journée, y compris les soirs et les week-ends. L’usager n’a plus besoin de se déplacer ni d’attendre au guichet de la préfecture. Petit à petit, les dysfonctionnements techniques sont résolus grâce à des mesures correctives. Toutefois, certains usagers peinent encore à réaliser ces démarches en ligne et sont contraints de passer par la prestation payante d’un professionnel. D’autre part, la procédure en ligne impose le règlement par carte bancaire et les collectivités locales ne disposent pas de ce mode de paiement. Elle lui demande quelles sont les solutions envisagées pour permettre aux collectivités de s’acquitter de ces démarches en ligne, sans avoir à faire appel à des professionnels habilités et à payer un surcoût pour ces démarches.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12519</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8677</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marjolaine Meynier-Millefert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Difficulté d’accès aux dossiers de subventions européennes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12519. — 2 octobre 2018. — Mme Marjolaine Meynier-Millefert appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la difficulté rencontrée par les collectivités territoriales d’accéder aux dossiers de demande de subventions européennes à travers l’ensemble des programmes existants. Ces problématiques, entendues souvent auprès des agents des collectivités, viennent d’une trop grande complexité de ces dossiers ainsi que d’une barrière vis-à-vis de la langue anglaise. La privation de ces subventions pour les raisons nommées est très dommageable pour le bon fonctionnement des collectivités locales. Par conséquent, elle souhaiterait savoir comment l’État pourrait accompagner les agents des collectivités pour qu’ils puissent avoir plus facilement accès aux dossiers de demandes de subvention de l’Europe.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12520</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8677</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Leclerc</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Difficultés des démarches de renouvellement des titres sécurisés</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12520. — 2 octobre 2018. — M. Sébastien Leclerc alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les difficultés que rencontrent un certain nombre de citoyens s’étant fait voler ou ayant égaré leur permis de conduire. L’État a fait le choix de retirer du niveau local cette mission de réédition des titres autrefois assurée par les préfectures pour la confier à l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS), qui ne peut être sollicitée que par voie dématérialisée. Ainsi, pour la réédition du permis de conduire, il est demandé de fournir un certain nombre de pièces justificatives, qui sont régulièrement refusées par le dispositif pour cause de non-conformité, plusieurs jours voire plusieurs semaines après leur dépôt. Le demandeur est alors démuni car les explications fournies ne sont pas toujours suffisantes, ce qui l’amène parfois à renouveler l’erreur, faute d’un accompagnement spécifique. Surtout, ce processus a pour conséquence de rallonger fortement le délai nécessaire à la réédition du titre, ce qui s’avère parfois très pénalisant pour le demandeur, qui peut certes continuer à circuler en portant avec lui le récépissé de la déclaration de perte ou de vol, mais qui par exemple ne peut pas louer un véhicule, démarche pour laquelle il est impératif de fournir le permis de conduire. Il lui indique être régulièrement sollicité en tant que parlementaire sur ces dysfonctionnements, qu’il relaye auprès des services déconcentrés de l’État (en préfecture), les agents de l’État répondant alors ne pas avoir de prise ni même de contact avec ce système. Il lui rappelle les engagements de l’État, lors du basculement vers cette procédure totalement dématérialisée, qui était que ce changement devait faciliter les démarches de l’usager et il lui demande quelles mesures il compte prendre pour mieux accompagner les usagers qui sont amenés à renouveler plusieurs fois leur dossier de demande.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12521</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8677</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hubert Wulfranc</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Dysfonctionnement du service des immatriculations</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12521. — 2 octobre 2018. — M. Hubert Wulfranc interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la situation engendrée par l’évolution du système des immatriculations, déclinaison du « plan préfectures nouvelle génération » qui s’est traduit par la fermeture de l’ensemble des guichets de demande de certificat d’immatriculation le 1er novembre 2017. La dématérialisation forcée des demandes de documents, outre qu’elle pose déjà des problèmes d’accès pour les nombreuses personnes qui ne maîtrisent pas les outils informatiques, est par ailleurs, susceptible de dysfonctionner et de léser les usagers du service public. C’est le cas de la procédure mise en œuvre par l’État pour l’immatriculation des véhicules avec le site internet de l’Agence nationale des titres sécurisés dont la presse a annoncé jusqu’à 600 000 dossiers de cartes grises en souffrance. Si l’ancienne procédure permettait d’obtenir un certificat d’immatriculation en 24 heures, de nombreux usagers ont dû attendre un ou plusieurs mois pour obtenir le certificat leur permettant de circuler avec leur automobile. À l’inverse, les prestataires privés habilités par le ministère de l’intérieur : centre auto, garagiste, vendeur de voitures d’occasions ou autres sites web privés, par ailleurs mieux référencés sur les moteurs de recherche internet que le site officiel, ont pu continuer de délivrer sous 48 heures les certificats d’immatriculation pendant que le dispositif officiel s’engorgeait. Créés en 2009 à l’occasion de la réforme du système d’immatriculation des véhicules, ces prestataires privés facturent cette prestation de 30 à 50 euros. Dans les faits, le délitement du service public imputable à la dématérialisation à outrance, par ailleurs non maîtrisée, guidée par des considérations budgétaires, profite ainsi à des opérateurs privés qui sont en capacité de délivrer des documents officiels plus rapidement que l’administration d’État elle-même. Face aux remous médiatiques et à l’exaspération des usagers, le Gouvernement a mis en œuvre des mesures techniques pour tenter de pallier les dysfonctionnements affectant le site de l’ANTS. En effet, celui-ci est victime de bugs, de phénomènes de saturation et il est peu réactif tout étant peu intuitif ce qui génère également des erreurs de saisie qu’il est parfois difficile, voire impossible, à rectifier pour les utilisateurs. En septembre 2018, de nombreux usagers sont encore confrontés à des dysfonctionnements du site de l’ANTS. La suppression des interlocuteurs physiques en préfecture pour traiter les demandes d’immatriculation a complexifié la gestion des dossiers, notamment lorsqu’il manque une pièce ou que l’une d’entre elle s’avère peu lisible. Aussi, il lui demande quelles mesures celui-ci entend-il prendre pour apporter une réponse efficace, durable et adaptée à l’ensemble des situations et des besoins usagers sur cette question.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12522</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8678</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Frédérique Tuffnell</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Dysfonctionnements sur le dispositif de téléprocédures de l’ANTS</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12522. — 2 octobre 2018. — Mme Frédérique Tuffnell alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les conséquences de la dématérialisation des permis de conduire et des certificats d’immatriculation (cartes grises). Après novembre 2017 et la fermeture progressive des guichets dédiés en préfecture, les démarches doivent désormais être effectuées en ligne directement sur le site de l’Agence nationale des titres sécurisés https://ants.gouv.fr/. Or depuis la mise en place de ce nouveau dispositif, de nombreux dysfonctionnements ont été constatés : bugs informatiques récurrents, absence de tout interlocuteur au sein des préfectures, défaillances dans les enregistrements des dossier, absence de courriels informant les usagers quant au suivi de leur demande ou encore une attente de plusieurs mois pour obtenir son permis de conduire ou sa carte grise, ce qui mène à des situations particulièrement pénalisantes pour les citoyens. Par conséquent, elle souhaite donc que le Gouvernement lui précise les mesures qu’il entend engager afin de remédier au plus vite à cette situation et rendre opérationnel le dispositif de téléprocédures de l’ANTS.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12526</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8678</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ugo Bernalicis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Privatisation du centre d’appels de l’ANTS</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12526. — 2 octobre 2018. — M. Ugo Bernalicis attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la privatisation du centre d’appels de l’ANTS (Agence nationale des titres sécurisés). La fermeture des services d’accueil en préfectures et sous-préfectures des guichets de demandes de cartes grises et de permis de conduire et la dématérialisation des procédures ont contraint l’ensemble des usagers à réaliser leurs démarches intégralement en ligne. Cette transformation s’affichait comme permettant une simplification pour l’usager. Les bugs informatiques, le manque de moyens ont entraîné des retards dans la délivrance des certificats d’immatriculation. Des entreprises se proposent comme intermédiaires pour réaliser les démarches administratives nécessaires. Les services préfectoraux ont été remplacés par des Centres d’expertise et de ressources des titres (CERT), plateformes de téléprocédures, qui traitent les demandes collectées sur le site de l’ANTS. L’ANTS est désormais la seule à offrir une interface, téléphonique et électronique, avec le public. L’ANTS a choisi d’externaliser son centre d’appels et l’a confié depuis le 16 août 2018, via un appel d’offres, à la société The Marketing group, détenue par la société INTELCIA, elle-même détenue par ALTICE, société dirigée par M. Patrick Drahi. Après avoir sabordé l’accompagnement administratif discrètement et provoqué l’intermédiation croissante des entreprises privées, l’État privatise ce qui reste de l’accueil téléphonique. Ce changement intervient dans un contexte où les retards dans le traitement et la délivrance des certificats d’immatriculation sont nombreux. Il veut savoir si le Gouvernement va procéder à la réorganisation de l’ensemble de la procédure de traitement des demandes de titres sécurisés en privilégiant le service public dans un domaine de compétence stratégique et touchant à la souveraineté de l’État.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12527</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8678</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mathilde Panot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Problème de prise de rendez-vous sur les plateformes gouvernementales en ligne</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12527. — 2 octobre 2018. — Mme Mathilde Panot attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la problématique des prises de rendez-vous que rencontrent les citoyennes et les citoyens sur les plateformes gouvernementales en ligne. Cette problématique subsiste auprès de nombreuses préfectures et notamment celle du Val-de-Marne. En effet, il est désormais quasi impossible de prendre rendez-vous en ligne auprès des services préfectoraux afin d’y accomplir les démarches administratives les plus classiques. Cette dématérialisation, souvent sans possibilité alternative, prive des personnes en grand nombre de l’accès au service public. Elle souhaite aussi l’alerter sur l’élargissement de cette problématique aux plateformes gouvernementales en ligne à l’étranger. Elle lui demande d’être tenue informée des causes et moyens associés afin de mettre rapidement un terme à ces blocages.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12557</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8679</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Lutte contre le frelon asiatique et mise en œuvre du décret du 21 avril 2017</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12557. — 2 octobre 2018. — M. Marc Le Fur attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la lutte contre le frelon asiatique. Le frelon asiatique est désormais inscrit sur la liste des 37 espèces exotiques envahissantes préoccupantes pour l’Union européenne, adoptée par le règlement d’exécution (UE) 2016/1141 de la Commission du 13 juillet 2016, conformément au règlement (UE) nº1143/2014 du Parlement européen et du Conseil. Ces textes fixent les règles visant à prévenir, réduire et atténuer les effets néfastes sur la biodiversité, l’économie ou la santé de l’introduction de la propagation de ces espèces. L’inscription du frelon asiatique sur cette liste vient en complément du dispositif national de lutte contre cette espèce. Le décret n° 2017-595 du 21 avril 2017 permet la mise en œuvre en droit français du règlement d’exécution (UE). Il introduit les articles R. 411-46 et R. 411-47 du code de l’environnement relatif à la destruction des espèces exotiques. Selon ce décret, « Le préfet de département ou, à partir de la laisse de basse mer, le préfet maritime, est l’autorité administrative compétente pour procéder ou faire procéder, en vertu de l’article L. 411-8, à la capture, au prélèvement, à la garde ou à la destruction de spécimens d’une espèce figurant sur l’une des listes établies en application des articles L. 411-5 et L. 411-6 » du code de l’environnement. Ce décret est souvent interprété comme mettant à la charge du préfet la destruction des nids de frelon asiatique et les services de l’État reçoivent par conséquent un nombre croissant de demandes qu’ils estiment ne pas être en capacité technique mais aussi juridique et administrative de traiter. C’est pourquoi il lui demande de bien vouloir lui préciser les conséquences pratiques de ce décret ainsi de lui indiquer les éléments de doctrine administrative transmis dans les préfectures à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12565</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8679</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marjolaine Meynier-Millefert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Obligations de déclaration pour les associations</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12565. — 2 octobre 2018. — Mme Marjolaine Meynier-Millefert attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’obligation de déclaration des dirigeants et des procès-verbaux d’assemblée générale des associations. La déclaration de ces éléments constitutifs de la vie des associations doit actuellement être faite sur la base déclarative auprès des services préfectoraux. Or bon nombre d’associations ne procèdent pas à ces déclarations, empêchant ainsi de connaître la réelle vitalité de l’association et d’en connaître les responsables juridiques. L’obligation de déclaration de la liste des dirigeants et des procès-verbaux d’assemblée générale auprès des préfectures apporterait une meilleure connaissance publique de la vie associative et permettrait aux collectivités de mieux appréhender la conformité des associations qu’elles subventionnent. Elle souligne donc l’importance que représenterait l’obligation de déclaration de la liste des dirigeants et des procès-verbaux d’assemblée fénérale des associations.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12578</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8679</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Émilie Chalas</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Les VASP (véhicule automoteur spécialisé) aménagés</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12578. — 2 octobre 2018. — Mme Émilie Chalas attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les difficultés rencontrées par un certain nombre de Français et de grenoblois notamment, suite au renforcement des contrôles techniques sur les VASP (véhicule automoteur spécialisé) aménagés depuis le 20 mai 2018. Depuis cette date, une nouvelle directive européenne s’applique en France et prévoit pour ces véhicules une réglementation renforcée. Jusqu’ici, homologuer un van aménagé n’était pas obligatoire. Cependant, ces nouvelles mesures entraînent des difficultés notamment pour les propriétaires de camionnette transformée durablement en camping-car souvent pour des aménagements de « bricolage maison ». Elles instaurent notamment l’obligation de mettre en conformité la carte grise et l’usage réel du véhicule. Sous peine d’être refusés au contrôle, les véhicules ayant un aménagement de type camping-car devront clairement porter la mention sur le certificat d’immatriculation VASP Caravane (véhicule automobile spécifique), ce qui nécessite de valider un certain nombre de contrôles (certification, dépôt de dossier à la DREAL, passage en préfecture). Le propriétaire pourra toutefois échapper à la sanction s’il est en mesure de présenter un certificat de conformité délivré par un bureau d’expertise agréé (Veritas, Qualigaz par exemple) portant sur l’ensemble des installations fixes : électricité, gaz ou diesel. Cette nouvelle réglementation engendre des situations financières délicates, voire impossibles, pour certains Français qui ont fait le choix d’aménager eux-mêmes ce type de véhicule. En effet, concernant l’équilibre financier du véhicule, il apparaît qu’une installation officielle accréditée est cinq à dix fois plus cher si l’on procède aux diverses modifications de carte grise d’une part, et d’aménagement intérieur non fixe imposées par cette nouvelle directive, d’autre part. De plus, les aménagements « maison » de vans ne sont pas prévus pour la circulation mais uniquement pour l’usage à l’arrêt des véhicules, il n’y a donc aucun enjeu de sécurité pour les personnes. Face à cette situation, elle souhaiterait connaître la position du ministère de l’intérieur sur cette problématique et savoir si le Gouvernement entend apporter une règle d’exemption pour les véhicules actuellement sur le marché et n’appliquer ces règles qu’aux véhicules neufs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12581</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8680</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Bazin-Malgras</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Véhicules tractant des remorques ou caravanes - Formation et vitesse maximum</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12581. — 2 octobre 2018. — Mme Valérie Bazin-Malgras attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la situation qui lui a été exposée par des automobilistes de sa circonscription concernant le niveau de formation et la vitesse maximum autorisée sur l’autoroute des véhicules tractant des remorques ou caravanes. En effet, depuis la fin de l’année 2008, les limitations de vitesse sur autoroute ont été abaissées à 90 km/h au lieu de 110 km/h pour tous les ensembles de véhicules dont le poids total roulant autorisé (PTRA) est supérieur à 3,5 tonnes. Cette mesure vise à faire en sorte que cette limitation plus stricte, ne concerne plus seulement les poids lourds, mais aussi les autres ensembles de véhicules comme les attelages voiture-caravane par exemple. Trois exemples montrent toutefois que cette mesure n’a pas mis fin à des disparités dont la justification est difficile à défendre auprès des automobilistes : premier exemple, le conducteur d’un véhicule dont le poids total autorisé à charge (PTAC) est supérieur à 2 500 kg peut tracter une remorque ou une caravane dont le PTAC est compris entre 1 000 et 1 100 kg s’il est titulaire d’un permis B96 à condition de respecter la limitation de 90 km/h sur l’autoroute. Deuxième exemple, le conducteur d’un véhicule léger (type Clio) dont le PTAC est inférieur à 2 500 kg peut tracter une remorque ou une caravane dont le PTAC est compris entre 1 000 et 1 100 kg s’il est titulaire d’un permis B à condition de respecter la limitation de 130 km/h sur l’autoroute. Dernier exemple, le conducteur d’un véhicule dont le PTAC est de 3 000 kg peut tracter une remorque ou une caravane dont le PTAC est de 1 900 kg puisque son PRTA est de 5 000kg, s’il est titulaire d’un permis E à condition de respecter la limitation de 90 km/h sur l’autoroute. Les automobilistes ne s’y retrouvent pas facilement et ne comprennent pas ces règles trop nombreuses et pas toujours logiques. C’est pourquoi elle lui demande de bien vouloir lui indiquer s’il serait envisageable de modifier la réglementation pour autoriser les conducteurs de véhicules titulaires d’un permis B, quel que soit le PTAC du véhicule (si le PTRA est inférieur au PTAC), à tracter une remorque ou une caravane dont le PTAC est inférieur à 1 100 kg, en respectant la limitation de 130 km/h sur l’autoroute.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12588</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8680</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marjolaine Meynier-Millefert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Accès aux moyens de télécommunications dans les collectivités locales</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12588. — 2 octobre 2018. — Mme Marjolaine Meynier-Millefert attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la continuité de l’accès aux moyens de télécommunications dans les collectivités locales. En effet, alors que l’État demande de plus en plus aux collectivités locales d’assurer un service d’accès ou d’accompagnement à l’accès aux services publics en ligne pour leurs administrés, suite au processus grandissant de dématérialisation des démarches administratives, plusieurs communes ont signalé des incidents d’accès à internet. Ainsi, pour diverses raisons, ces collectivités locales se sont vu supprimer leur accès à internet sans préavis de leur fournisseur. Cette interruption se fait au détriment de la continuité de service public demandée et imposée aux collectivités, d’autant plus depuis qu’elles rendent des services directs aux citoyens. Par conséquent, elle lui demande comment garantir la continuité d’accès à internet aux collectivités.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12591</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8680</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marjolaine Meynier-Millefert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Moyens de fonctionnement des renseignements territoriaux</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12591. — 2 octobre 2018. — Mme Marjolaine Meynier-Millefert alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les moyens de fonctionnement des renseignements territoriaux. Le caractère indispensable et reconnu du travail des services de renseignements territoriaux est la preuve de la réelle plus-value de ces renseignements au service de la protection des Français. La transversalité et la qualité des renseignements territoriaux souffrent aujourd’hui d’un manque de moyens matériels qui limite leur capacité opérationnelle (par exemple, en zone rurale, un véhicule pour cinq agents, utilisation de téléphones portables réformés de la gendarmerie). Par conséquent, elle souhaiterait savoir quels moyens supplémentaires pourront être alloués prochainement aux services de renseignement territoriaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12599</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8681</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marjolaine Meynier-Millefert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Gestion des bouches à incendie par les communes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12599. — 2 octobre 2018. — Mme Marjolaine Meynier-Millefert interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’exercice de la compétence de gestion des bouches à incendie. L’entretien du réseau de bouches à incendie est à la charge des communes. Cependant d’après des interpellations de sapeurs-pompiers de la circonscription de Mme la députée, de nombreux incidents ont été relatés du fait du mauvais entretien de ces bornes. De ce fait, elle souhaite bénéficier d’un bilan complet de la gestion des bouches à incendie par les communes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12605</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8681</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Emmanuelle Ménard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Sur la teneur du clip du rappeur Nick Conrad, intitulé « Pendez les Blancs »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12605. — 2 octobre 2018. — Mme Emmanuelle Ménard attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur la teneur du clip du rappeur Nick Conrad, intitulé « Pendez les Blancs », diffusé sur Youtube le 17 septembre dernier et tourné à Noisy-le-Grand en Seine-Saint-Denis. Les images comme les paroles de cette vidéo font preuve d’une violence insoutenable et mettent en scène la mise à mort d’un homme blanc par pendaison. La vidéo a été supprimée de la plateforme le 26 septembre et la classe politique a unanimement condamné cet appel à la haine. Le Parquet s’est saisi du sujet et a ouvert une enquête pour « provocation publique à la commission d’un crime ou d’un délit ». Toutefois, le caractère raciste du délit n’a pas été précisé dans le chef d’accusation et a été très peu évoqué dans les médias : seule la Ligue Internationale Contre le Racisme et l’Antisémitisme a condamné « un appel au meurtre raciste » quand le maire de Noisy-le-Grand a regretté sur BFM TV que cette affaire donne « une tribune au racisme anti-blanc qui n’est en réalité pas un sujet ». Ce caractère raciste du délit constitue pourtant une circonstance aggravante que l’enquête doit prendre en compte pour être menée avec la rigueur qui sied. En 2014, le procureur en charge de l’affaire du viol collectif d’une jeune femme de 18 ans à Évry avait finalement préféré ne pas retenir la composante raciale de ce crime, bien que cette dernière ait clairement été établie au cours de l’enquête, pour ne pas exacerber les tensions. Le racisme anti-blanc est pourtant une forme de discrimination bien réelle, et certains sites internet recensent des dizaines de témoignages de victimes de cette forme de ségrégation. Il n’existe actuellement aucune statistique permettant d’évaluer l’ampleur de ce phénomène, ce qui laisse libre cours aux fantasmes comme aux négations. C’est pourquoi elle demande à Monsieur le ministre de l’Intérieur quelles mesures il compte prendre pour engager un véritable diagnostic du racisme anti-blanc en France qui permettra d’aboutir à une réflexion lucide et dépassionnée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12618</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8681</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marjolaine Meynier-Millefert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Critères d’éligibilité aux prochaines élections municipales</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12618. — 2 octobre 2018. — Mme Marjolaine Meynier-Millefert attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la possibilité de tous les citoyens de se présenter aux élections lors des prochaines échéances municipales. En effet, le Président de la République et le Gouvernement sont pleinement mobilisés pour la suppression de la taxe d’habitation pour toutes les résidences principales. Cette mesure ne peut être que saluée car elle fera gagner du pouvoir d’achat à de nombreux Français. Cependant, au vu de l’article L. 228 du code électoral portant conditions d’éligibilité et inéligibilité pour les conseillers municipaux, « sont éligibles au conseil municipal tous les électeurs de la commune et les citoyens inscrits au rôle des contributions directes ou justifiant qu’ils devaient y être inscrits au 1er janvier de l’année de l’élection ». Elle souhaiterait donc savoir quels seront les critères d’éligibilité pour les prochaines élections municipales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12620</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8681</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thibault Bazin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Indemnités élus</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12620. — 2 octobre 2018. — M. Thibault Bazin attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les conséquences de l’article 10 de la loi de finances pour 2017 et du prélèvement à la source sur les indemnités des élus. Le régime d’imposition des indemnités de fonctions perçues par certains élus locaux a été en effet modifié, afin d’en aligner les modalités de recouvrement sur le droit commun. À partir de 2019, les rémunérations des élus ne bénéficieront plus d’avantages fiscaux, mais viendront s’ajouter au salaire ou le cas échéant à leur pension de retraite, avec le risque de passer à une tranche supérieure. Alors que les indemnités des élus des petites communes sont déjà très modiques, ne compensant souvent pas les frais occasionnés par le mandat, ces modifications ne manqueront pas d’avoir des conséquences importantes. À l’heure où il est de plus en plus difficile de trouver des personnes prêtes à s’engager compte tenu de la charge de travail, des responsabilités liées au mandat, de la profusion de normes et de contraintes et de la baisse des budgets, le phénomène ne va faire que s’accroître. Les élus des petites communes ne sont pas motivés par les indemnités mais leurs rémunérations doivent être décentes. Il vient lui demander si le Gouvernement compte mieux prendre en compte l’investissement des élus des petites communes en les indemnisant de manière décente.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12685</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8682</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bastien Lachaud</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Enfants étrangers placés en foyers de l’enfance</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12685. — 2 octobre 2018. — M. Bastien Lachaud alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la situation des enfants étrangers placés en foyers de l’enfance. Selon un faisceau de témoignages émanant de personnels parisiens des foyers de l’enfance, des enfants en bas âge, de nationalité syrienne et roumaine feraient l’objet d’interpellations systématiques et d’un placement quasi arbitraire, principalement destiné à faire pression sur leurs parents. Retirés à des parents en situation de grande précarité, vivant dans des camps ou pratiquant la mendicité, ces enfants serviraient d’instrument de pression, leurs parents étant incités à quitter le territoire français sous peine de se voir définitivement retirer la garde. Le nombre de tels cas se serait multiplié au cours de l’année 2018. Ces faits, s’ils ne sont pas encore établis de façon irréfutable, ne peuvent cependant, à tout le moins, que susciter interrogations et inquiétudes. Et ce a fortiori dans un contexte où des cas de comportements à la limite de l’illégalité adoptés par les autorités judiciaires et policières afin d’accélérer des procédures d’expulsion ont déjà été révélés par le passé. Pour ne donner qu’un exemple, le travail de la presse et d’associations de défense des droits avait en 2016, produit des éléments laissant penser que le procureur de la République de Montpellier et la préfecture de l’Hérault avaient établi un système de PV de connivence permettant de multiplier et d’accélérer les procédures de renvoi, au prix de violations du droit. L’on ne saurait souligner suffisamment la gravité de cette situation, si jamais elle était avérée. La séparation brutale entre parents et enfants confronte ces familles à des situations inhumaines, avec des conséquences psychologiques particulièrement lourdes pour des enfants en bas âge. Seule une situation de danger ou d’impossibilité absolue d’assurer la garde justifierait une telle séparation. Il serait naturellement inconcevable qu’un mineur étranger, lui-même non expulsable, soit utilisé comme instrument de pression pour accélérer l’éloignement de ses parents du territoire. C’est pourquoi il souhaiterait apprendre de sa part s’il dispose d’informations à ce sujet et comment il compte, le cas échéant, agir pour éviter que surviennent pareilles situations inhumaines, et, a fortiori, sanctionner tout manquement au droit qui pourrait survenir dans ce cadre.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12692</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8682</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bernard Brochand</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Gendarmerie - Difficultés matérielles</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12692. — 2 octobre 2018. — M. Bernard Brochand appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les difficultés matérielles rencontrées depuis plusieurs mois par la gendarmerie. De nombreux témoignages de gendarmes attestent d’une même réalité : les forces de gendarmerie manquent cruellement de moyens matériels pour leur permettre d’assurer de façon satisfaisante leurs missions régaliennes et, en particulier, assurer la protection de leurs concitoyens. Manque de carburant pour sortir autant que nécessaire, manque de pièces détachées pour réparer certains véhicules qui sont immobilisés, sorties sur le terrain limitées etc. Alors que le Gouvernement envisage de mettre en place en 2019 une « Police de sécurité au quotidien » dont le but est de permettre une plus grande présence des forces de l’ordre sur le terrain avec, entre autres, la création de « Brigades de contact » pour la gendarmerie, il aimerait connaître les intentions du Gouvernement sur les crédits qu’il entend allouer à la gendarmerie dans le cadre de la prochaine loi de finances pour 2019, afin que les gendarmes ne se sentent pas délaissés par la République et obtiennent les moyens dont ils ont besoin pour assurer la sécurité des Français dans un contexte de risque terroriste.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12693</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8683</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Xavier Breton</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Réservistes pour soutenir les missions des gendarmes engagés</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12693. — 2 octobre 2018. — M. Xavier Breton attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’importance des réservistes de la gendarmerie nationale pour soutenir les missions des gendarmes engagés, notamment dans la lutte contre le terrorisme, mais aussi dans leurs missions quotidiennes. Étaient dénombrés en 2017 près de 30 000 volontaires au sein de la réserve opérationnelle de la gendarmerie nationale. Il apparaît cependant que les crédits de ces réserves ne cessent de diminuer, bien que les effectifs de la réserve soient sur une dynamique de progression. Or cette diminution des crédits entraîne de fait des diminutions d’effectifs au sein des compagnies de réserve territoriale, dont l’efficacité est pourtant démontrée. Il souhaiterait savoir quelles mesures le Gouvernement envisage de mettre en place pour soutenir la réserve opérationnelle de la gendarmerie nationale qui, face à la menace terroriste, est un atout précieux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12694</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8683</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrice Verchère</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Migrants mineurs non accompagnés</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12694. — 2 octobre 2018. — M. Patrice Verchère attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la question des migrants mineurs, les mineurs non accompagnés (MNA). Ces mineurs sans parents qui arrivent massivement en France ne sont pas soumis aux règles de séjour des étrangers. Ils sont inexpulsables et bénéficient d’un asile automatique, le code de l’action sociale et des familles ne distinguant pas les nationalités. De plus, une fois sur le territoire français, ils peuvent légalement faire venir leurs parents. Ces mineurs sont alors à la « charge » des départements qui doivent les héberger, les nourrir, mais aussi les encadrer. Or les structures sont déjà saturées. Les budgets départementaux explosent. En effet, ces mineurs étaient 4 000 en 2010, 14 908 en 2017, ils seront 25 000 en 2018. Et ils coûtent chacun entre 40 000 euros et 50 000 euros par an aux Français. Le cumul global supporté par l’État et les collectivités dépasserait les 800 millions d’euros affectés à la protection judiciaire de l’enfance par le ministère de la justice. En conséquence, il lui demande quel plan d’action le Gouvernement entend prendre pour assumer ses responsabilités correspondant à sa politique en la matière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12695</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8683</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Descoeur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Mise en œuvre de l’article L. 313‑14‑1 issu de la loi asile et immigration</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12695. — 2 octobre 2018. — M. Vincent Descoeur interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les délais de mise en œuvre du nouvel article L. 313-14-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile issu de la loi n° 2018-778 du 10 septembre 2018 pour une immigration maîtrisée, un droit d’asile effectif et une intégration réussie. Cet article dispose que « sauf si sa présence constitue une menace à l’ordre public et à condition qu’il ne vive pas en état de polygamie, la carte de séjour temporaire mentionnée à l’article L. 313-11 ou la carte de séjour mentionnée aux 1° et 2° de l’article L. 313-10 peut être délivrée, sans que soit opposable la condition prévue à l’article L. 313-2, à l’étranger accueilli par les organismes mentionnés au premier alinéa de l’article L. 265-1 du code de l’action sociale et des familles qui justifie de trois années d’activité ininterrompue au sein de ce dernier, du caractère réel et sérieux de cette activité et de ses perspectives d’intégration, dans des conditions fixées par décret en Conseil d’État ». Cette disposition doit en particulier permettre de faciliter la régularisation des compagnons d’Emmaüs qui peuvent justifier d’un parcours d’intégration réussi de trois ans au sein des communautés Emmaüs, selon des modalités que doit préciser un décret en Conseil d’État. Or de nombreux compagnons, qui rempliraient aujourd’hui les conditions pour bénéficier de cette disposition, font l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Il souhaite connaître dans quel délai le Gouvernement présentera un décret en Conseil d’État pour rendre cet article effectif.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12696</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8683</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Bilde</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Politique migratoire du Gouvernement</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12696. — 2 octobre 2018. — M. Bruno Bilde interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur la politique migratoire du Gouvernement à l’aune des dernières péripéties du navire Aquarius. En effet, le directeur des opérations de l’ONG immigrationniste SOS-Méditerranée a demandé officiellement aux autorités françaises de permettre aux 58 migrants de l’Aquarius de débarquer dans le port de Marseille. Fidèle à sa ligne hypocrite et incohérente, le Gouvernement a rejeté publiquement la demande tout en garantissant la « répartition solidaire immédiate » des migrants. Ainsi, les passagers clandestins de l’Aquarius n’entreront pas sur le territoire national par la voie maritime mais bien via les aéroports comme ce fut déjà le cas à la fin du mois d’août avec la prise en charge des migrants débarqués à Malte et leur installation dans les régions Grand Est et Bourgogne Franche-Comté. Si le principe d’humanité consiste à sauver les personnes qui risquent la mort en mer, et à orienter les rescapés vers le port le plus proche, il semble évident et nécessaire de solliciter les ports algériens, tunisiens ou marocains qui sont à proximité des zones de départ des immigrés. Les pays européens n’ont pas vocation à accueillir sans fin tous les migrants qui s’aventureraient en Méditerranée et ainsi favoriser les entreprises des trafiquants d’êtres humains qui profitent à la fois du laxisme des gouvernements européens et de la complicité des ONG immigrationnistes. Le Gouvernement français compte-t-il demander aux États du Maghreb de prendre leur part d’immigration ? Le Gouvernement français va-t-il enfin prendre la mesure du péril migratoire et agir avec responsabilité comme l’Italie en interdisant l’entrée des migrants sur son sol ? Il demande si le Gouvernent compte alimenter le commerce sordide des passeurs en poursuivant une folle politique d’accueil qui pèse sur nos comptes sociaux et menace le peuple français de submersion.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12697</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8684</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marietta Karamanli</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Trafic de personnes migrantes - Borne dispositif Eurodac</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12697. — 2 octobre 2018. — Mme Marietta Karamanli attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les moyens mis en œuvre pour lutter contre le trafic de personnes migrantes. Le Mans est la première ville TGV à l’ouest de Paris et le département de la Sarthe est un nœud autoroutier allant du sud vers le nord de l’Europe, ce qui rend ce territoire sensible aux activités de trafics mafieux visant à faire passer d’un pays à l’autre des personnes étrangères cherchant pour des raisons humanitaires ou économiques à gagner un État. Pour autant, aucun effectif de la police des airs et des frontières n’est en poste dans le département de la Sarthe et, parallèlement, aucune borne du dispositif Eurodac (fichier des empreintes digitales des personnes ayant déposé une demande d’asile dans un des pays partie prenante, ou ayant été prises lors du franchissement irrégulier d’une frontière extérieure de l’Union européenne) n’est installée en Sarthe. Elle lui demande de bien vouloir prendre les mesures utiles en moyens humains et techniques pour lutter contre ces trafics illégaux au regard de ces caractéristiques territoriales, la présence de forces de police dédiées et l’accès aux renseignements utiles étant de nature à les dissuader.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12757</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8684</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Régis Juanico</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Rémunérations des membres du cabinet du ministre de l’intérieur</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12757. — 2 octobre 2018. — M. Régis Juanico interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les rémunérations des membres de son cabinet. Il lui demande de lui communiquer les informations suivantes : à la date du 1er août 2018, pour l’ensemble des membres de son cabinet (fonctionnaires et contractuels) hors personnels de soutien, la moyenne des trois rémunérations nettes les plus élevées et la moyenne des trois rémunérations nettes les moins élevées, primes et indemnités comprises, le calcul étant effectué en se basant sur une durée annuelle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12761</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8684</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marjolaine Meynier-Millefert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Diminution localisée de la limite de possession d’argent liquide</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12761. — 2 octobre 2018. — Mme Marjolaine Meynier-Millefert interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la diminution localisée de la limite de possession d’argent liquide. En effet, dans le cadre de la lutte contre le trafic de stupéfiants, les forces de l’ordre sont autorisées à saisir les stupéfiants mais ne peuvent saisir les sommes d’argent liquide car elles ne peuvent pas en prouver la provenance. Afin de lutter contre cette circulation de ces sommes, une diminution de la limite de possession d’argent liquide en-deçà des 3 000 euros autorisés actuellement pourrait être une solution dans certaines zones propices au trafic de stupéfiants, dont les critères géographiques pourraient être définis objectivement par les préfectures. Elle souhaiterait donc savoir si une telle mesure serait envisageable.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12764</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8684</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Rudigoz</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Condition d’assimilation linguistique pour l’acquisition de la nationalité</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12764. — 2 octobre 2018. — M. Thomas Rudigoz attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur deux incohérences entourant la condition d’assimilation linguistique pour l’acquisition de la nationalité française par déclaration. Premièrement, pour prétendre à la nationalité française, le déclarant doit justifier d’un niveau B1 à l’oral, alors qu’il est exigé un niveau A2, oral et écrit, pour la délivrance d’une carte de résident. Sur ce point, il lui demande si le Gouvernement envisage une harmonisation des exigences linguistiques pour la naturalisation et pour le droit au séjour. Deuxièmement, tout déclarant obtenant une attestation « prévention et secours civique de niveau 1 » (PSC1) suite à une formation aux gestes de premiers secours justifie de facto du niveau de langue requis, alors même que ce titre est sans lien avec une certification en niveau de langue. L’attestation faisant foi, son obtention suffit à prouver l’assimilation linguistique du déclarant, quand bien même la préfecture constaterait une carence linguistique. Il lui propose donc de bien vouloir étudier le retrait du PSC1 de la liste des attestations valant niveau B1, supprimant ainsi la possibilité de contourner le contrôle du niveau de langue française.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12768</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8685</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Xavier Breton</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Abandon de l’application d’alerte attentat</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12768. — 2 octobre 2018. — M. Xavier Breton attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’abandon de l’application d’alerte attentat « système d’alerte et d’information des populations » (SAIP) depuis le 1er juin 2018 soit deux ans après son lancement à l’occasion de l’euro de football. Le Gouvernement a en effet décidé de mettre un terme au SAIP afin de s’appuyer désormais sur les réseaux sociaux pour alerter les populations en cas de péril majeur. Cette suspension serait notamment liée aux différents dysfonctionnements apparus à l’occasion des attentats survenus en France au cours des derniers mois : l’application avait ainsi mis deux heures à déclencher l’alerte sur les smartphones lors de l’attentat de Nice le 14 juillet 2016. Il lui demande de bien vouloir lui apporter davantage de précisions quant aux dispositifs de substitution envisagés par le Gouvernement afin d’alerter et de toucher le maximum de personnes en cas de risque majeur d’attentat.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12769</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8685</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Multiplication des destructions de boucheries par des activistes vegans</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12769. — 2 octobre 2018. — M. Marc Le Fur attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la multiplication des destructions de boucheries par des activistes vegans. L’année 2018 a été marquée par une recrudescence des attaques de boucheries-charcuteries par des groupuscules vegans anti-viande et anti-élevage. Au début du mois de juillet 2018, devant l’ampleur du phénomène, le ministre a ainsi reçu les professionnels, qui ont réclamé la vigilance, l’arrêt de l’impunité afin que les artisans puissent faire leur métier ». Dans cette perspective il lui demande d’une part de lui fournir un état précis des actes de violences et de destructions imputés à ces activistes depuis le début de l’année 2018, de lui préciser le nombre de procédures judiciaires entamées et enfin de lui faire savoir si le Gouvernement entend prendre la mesure du phénomène et le cas échéant faire évoluer le cadre législatif en vigueur dans le sens d’une plus grande fermeté.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12771</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8685</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Bilde</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Sur la banalisation du racisme anti-blancs dans la société française</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12771. — 2 octobre 2018. — M. Bruno Bilde alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la banalisation et la propagation inquiétante du racisme anti-blancs dans la société française. Le 17 septembre 2018, un rappeur parisien a publié sur sa chaîne Youtube un clip intitulé « Pendez les blancs ». La vidéo met en scène un homme blanc lynché par plusieurs personnes noires sur fond de propos haineux explicites qui appellent au meurtre dans des termes immondes : « J’rentre dans des crèches, j’tue des bébés blancs, attrapez-les vite et pendez leurs parents ». Si l’auteur de cette incitation à la haine raciale doit être condamné lourdement, ce clip révèle la progression du racisme anti-blancs en France. Considéré comme un mythe par les élites politico-médiatiques, le racisme anti-blancs est une souffrance subie par de plus en plus de Français. Dans les banlieues, à l’école, dans les clubs sportifs, dans certaines entreprises, le harcèlement est quotidien et les agressions verbales et physiques se multiplient dans l’indifférence générale. En effet, dans bien des cas, les victimes n’osent pas porter plainte ou ne sont pas prises au sérieux. Les médias français, pourtant réactifs quand il s’agit de traiter des discriminations diverses et variées, préfèrent passer sous silence les situations insupportables vécues par bon nombre de nos compatriotes. Il lui demande si le Gouvernement compte s’attaquer franchement à ce fléau et mettre un terme à cette hiérarchie des racismes qui justifie aujourd’hui la défense des uns et l’abandon des autres à la violence.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12772</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8686</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bastien Lachaud</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Utilisation des canons à eau en maintien de l’ordre</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12772. — 2 octobre 2018. — M. Bastien Lachaud interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les traces d’animaux trouvés dans l’eau propulsée par des camions à eaux utilisés dans les dispositifs de maintien de l’ordre. Ces canons à eau sont utilisés de façon de plus en plus fréquente dans les dispositifs policiers en France. On peut s’interroger sur l’efficacité d’une telle stratégie. Mais le problème soulevé par la présente question ne porte pas tant l’efficacité du dispositif que les moyens de cette efficacité présumée. « C’est vraiment efficace », par ces mots un CRS major de la section des moyens spécialisés de Chassieu qualifiait les camions de police munis de canon lanceur d’eau, dans un article du journal le Parisien en date du 24 septembre 18. En effet, il existe plusieurs façons pour les forces de l’ordre d’utiliser les camions lanceur d’eau, présentés comme un outil de dissuasion. La première consiste à ne projeter que de l’eau, qui sort à une pression de 20 bars, contre les manifestants. Mais, il est possible d’incorporer à cet élément des additifs. Le premier, aujourd’hui classique dans le maintien de l’ordre, est un liquide lacrymogène. Mais la liste ne s’arrête pas là. La police peut aussi venir en support au travail des pompiers et pulvériser un liquide émulsif en cas d’incendie, en complément de l’eau. Enfin, summum de la sophistication, les CRS peuvent marquer les manifestants grâce à un produit spécial, ceci afin de reconnaitre a posteriori les individus qui ont manifestés. Ces produits de marquage codé permettent de détecter avec l’aide d’une lampe ultraviolette, les membres de la manifestation ayant été touchés par l’eau du camion à eau. Cependant, c’est un cas tout particulier et légèrement différent qui interpelle M. Lachaud. Lors de la manifestation du premier mai 2018, l’eau projetée ne contenait pas de produits de marquage codé, comme le montre une analyse faite en laboratoire commandité par le journaliste de Taranis news. Mais, comme le rapporte Le Parisien, a été pulvérisée sur les manifestants « une mousse spéciale, composée de protéines de viande macérée, mélange de sang séché et d’os broyés, à l’odeur assez forte ». Des résidus de morceaux d’animaux morts, donc, comme arme préventive non létale. Cela laisse songeur. Avec pareille substance, le ministère de l’intérieur entend dissuader les opposants végétariens ? Ces camions à canons provoquent bien de la dissuasion chez les manifestants, il produira en plus du dégoût quand ils apprendront la composition exacte de ce qui est projeté sur les manifestants. Il demande au candidat à la mairie de Lyon des explications sur l’usage de restes d’animaux morts à des fins de prévention policière et des justifications sur la finalité de ces pratiques. La France semble prendre exemple sur la technique de la « dirty water », utilisée par les forces de police israéliennes contre les palestiniens en 2014. L’eau projetée durant les manifestations était elle aussi pestilentielle, selon les témoignages recueillis à l’époque par Le Monde. Plus largement, il l’interroge sur l’ensemble de ces nouvelles mesures qui questionnent profondément les droits des manifestants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12773</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8686</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrice Verchère</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Violences entre bandes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12773. — 2 octobre 2018. — M. Patrice Verchère attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la multiplication des agressions ultra violentes entre bandes rivales. La violence inouïe d’une agression dans le Val-d’Oise montre de jeunes hommes, armés de battes de baseball, de bâtons et de béquilles, traîner par terre un adolescent qui s’était visiblement réfugié sous une voiture et qui a été gravement blessé. Il n’est plus un jour sans que la presse se fasse l’écho d’affrontements entre bandes rivales. Aussi, il lui demande quelles mesures concrètes il compte prendre afin de faire cesser ces déchaînements de violences pour rétablir la tranquillité dans les quartiers.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12807</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8686</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrick Mignola</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Évolution du cadre d’emploi de directeur de la police municipale</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12807. — 2 octobre 2018. — M. Patrick Mignola attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’évolution des directeurs de la police municipale. Le rapport « Thourot-Fauvergue » remis au Premier ministre le 11 septembre 2018 évoque des pistes d’évolution du cadre d’emploi de directeur de la police municipale. Les associations nationales représentatives des cadres territoriaux de la sécurité proposent, suite à la rencontre avec M. Philip Alloncle (DCS), un alignement de la filière police municipale sur les filières administrative, technique, ou des pompiers qui comprennent toutes, en catégorie A, deux cadres d’emploi : l’un d’encadrement, l’autre de direction. Par ailleurs, elles proposent la suppression des seuils de recrutement et l’ouverture du cadre d’emploi à la promotion interne à l’ancienneté. Il le remercie de son analyse et de l’ouverture d’une concertation sur ces sujets.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12808</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8687</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marietta Karamanli</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Police proximité - Police sécurité quotidienne critères choix communes quartiers</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12808. — 2 octobre 2018. — Mme Marietta Karamanli attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’expérimentation de ce que l’on nomme « la police de la sécurité quotidienne » qui s’inscrit dans le droit fil de la police de proximité, créée il y a 20 ans en France et dans d’autres pays européens, puis supprimée dès 2002. Cette police avait pour mission de prévenir et d’arrêter les personnes et agissements délinquants dans une logique de constatation des faits au plus près, d’acceptation par les habitants de quartiers et communes des forces de l’ordre, et de répression efficace. La délinquance liée aux trafics de drogues ou de tabac, faits de violences sur personnes et biens et incivilités commises en bandes, organisations de petites mafias, ces faits visibles pour les citoyens sont parfois peu dissuadés ou poursuivis en raison d’une absence d’informations partagées entre services, d’une intervention ou réponse insuffisamment rapides sur place et d’un faible suivi dans le temps. La ville du Mans était candidate à la mise en place de cette police de tranquillité relevant de l’État. Elle n’a pas été retenue. Elle lui demande sur quels critères les communes et quartiers bénéficiaires de ce dispositif ont été choisis et s’il ne faudrait pas étendre le dispositif dans une logique de dissuasion et non plus de seule lutte contre une délinquance déjà installée. Elle lui renouvelle la demande faite d’un renforcement de la présence de la police sur le terrain au Mans.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12809</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8687</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Emmanuelle Ménard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Sur la situation délétère des policiers en France</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12809. — 2 octobre 2018. — Mme Emmanuelle Ménard attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur la situation délétère des policiers en France. Le 25 septembre 2018, des policiers ont une nouvelle fois manifesté place du Palais Royal, à Paris. En effet, le nombre de suicides parmi les policiers, syndrome d’une souffrance exacerbée, est en nette hausse. En 2017, 51 policiers se sont suicidés, 24 sont à dénombrer depuis le début de l’année 2018. Cette profession connait ainsi un taux de suicide supérieur à 36 % par rapport à la moyenne nationale. Le suicide est l’expression la plus forte de ce mal être mais les arrêts maladies croissants illustrent tout autant la souffrance policière. Par exemple, à Béziers, en septembre 2018, « comme il y a dix-huit mois (), près de 50 fonctionnaires sur 200 », soit 25 % des effectifs, sont en arrêt maladie. Le fonctionnement de cette administration en est directement menacé. Plusieurs facteurs sont en cause. Les policiers et leurs familles se plaignent d’être dans une insécurité grandissante, les plaçant dans une « insécurité psychologique ». Dans l’Hérault, et plus généralement sur tout le territoire, une succession d’attaques sont à déplorer : « le 26 juin, à Béziers, un policier en civil était roué de coups par 3 individus, le 4 août, à Boujan-sur-Libron, les policiers étaient pris à partie par des « festaïres », 6 furent blessés ». Plus récemment, le 27 septembre 2018, à Agde, un policier municipal a été grièvement blessé par un motard en fuite. Le 28 septembre 2018, c’est le chef de la police de Rodez qui a été mortellement poignardé. Cette situation est intolérable. Les policiers fustigent aussi le manque de moyens et d’attention à leur condition de travail. Un week-end de repos toutes les six semaines, pour la police secours, ce n’est pas non plus suffisant. Le travail dominical pour les services spécialisés est certes nécessaire mais il doit pouvoir être aménagé. Ainsi, la question du rythme de travail de la police se pose depuis plusieurs années, sans qu’aucune des commissions mises en place par les gouvernements successifs n’ait trouvé de solution : il est grand temps d’y remédier. Enfin, le travail des policiers est considérablement sclérosé par des procédures de plus en plus compliquées et une bureaucratie grandissante, un système judiciaire souvent à bout de souffle et une institution pénitentiaire débordée à cause, notamment, d’une surpopulation carcérale. Si ce cercle vicieux ne peut être enraillé que dans le cadre d’une politique publique globale, des mesures peuvent être prises assez rapidement pour soulager la détresse de la police. Elle demande donc à M. le ministre de l’Intérieur les moyens que le Gouvernement compte mettre en œuvre pour garantir à cette fonction régalienne de meilleures conditions de travail.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12872</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8687</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Emmanuelle Ménard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Rapport de l’institut Montaigne : « La fabrique de l’islamisme »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12872. — 2 octobre 2018. — Mme Emmanuelle Ménard attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les conclusions récemment apportées par l’institut Montaigne dans son dernier rapport, « La fabrique de l’islamisme ». Il a été publié en septembre 2018, alors même que les Assises territoriales de l’islam s’achèvent dans les départements et que le Président doit formuler, à l’automne 2018, des mesures très attendues par les citoyens sur cette question. Le rapport « La fabrique de l’islamisme » décrit une situation préoccupante : si 46 % des musulmans seraient « soit totalement sécularisés, soit en train d’achever leur intégration dans le système de valeurs de la France », 28 % auraient quant à eux « un système de valeurs clairement opposé aux valeurs de la République » et 29 % des interrogés sont d’accord avec l’affirmation suivante : « La loi islamique est plus importante que la loi de la République ». Les jeunes sont surreprésentés au sein de cette frange ouvertement en marge de la société française. Or, 10 % des jeunes Français de moins de 25 ans sont musulmans. L’auteur du rapport, M. Karim El Kaouri, conclut que les responsables politiques devront s’appuyer sur la « majorité silencieuse » pour réformer l’islam en France. Et de poursuivre : « la majorité des musulmans sont bien intégrés à la société ». Malgré ces propos qui se veulent rassurants, les chiffres de cette enquête sont au contraire extrêmement inquiétants dans la mesure où la frange dite « modérée » des musulmans représente moins de la moitié des musulmans français. Si l’on considère de surcroît, qu’au sein de cette même frange, une partie n’aurait pas encore « achevé son intégration », cela conduit à s’interroger sur l’existence effective d’une telle majorité « intégrée ». Mme la députée s’étonne de l’apparent décalage entre la gravité des faits énoncés par ce rapport et les réactions qu’il suscite. L’enjeu souligné par l’institut Montaigne est bien celui de la croissance en France d’une société « sécessionniste », pour reprendre les termes du même rapport ; la société française elle-même étant considérée comme vectrice de corruption. Dès lors, c’est bien la cohésion nationale qui est remise en cause. Elle lui demande donc quelles mesures il compte prendre pour mettre un terme à la croissance de cette frange « radicalisée » de l’islam en France afin que la cohésion nationale ne soit plus fragilisée et que la sécurité soit assurée sur le territoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12887</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8688</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Descoeur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Avenir du statut des sapeurs-pompiers volontaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12887. — 2 octobre 2018. — M. Vincent Descoeur attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les inquiétudes que suscite auprès des services départementaux d’incendie et de secours (SDIS) l’arrêt de la Cour européenne de justice du 21 février 2018 et les menaces qu’il fait peser sur le statut de sapeur-pompier volontaire. Saisie par un sapeur-pompier volontaire belge, la Cour a en effet estimé que la directive européenne 2003/88/CE du 4 novembre 2003, en particulier son article 4 qui définit le temps de travail et les périodes de repos, s’applique aux sapeurs-pompiers volontaires, et que les États membres ne peuvent pas y déroger. Elle considère donc le sapeur-pompier volontaire comme un travailleur à part entière, ce qui pourrait conduire à remettre totalement en cause le modèle de secours français fondé sur le volontariat. Concrètement, un sapeur-pompier volontaire qui exerce par ailleurs une activité professionnelle 35 heures par semaine ne pourrait plus consacrer que 13 heures par semaine à son engagement volontaire. Il devrait aussi respecter le repos journalier obligatoire de 11 heures consécutives par 24 heures, ce qui veut dire qu’il ne serait plus mobilisable après une journée de travail. Cette directive vient contredire le droit français selon lequel « l’activité de sapeur-pompier volontaire, qui repose sur le volontariat et le bénévolat, n’est pas exercée à titre professionnel mais dans des conditions qui lui sont propres » (article L. 723-5 du code de la sécurité intérieure). Il lui demande quelle est la position du Gouvernement sur ce sujet et comment il entend sécuriser le modèle français de secours et de volontariat.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12888</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8688</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marjolaine Meynier-Millefert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Bilan sécuritaire des essais d’extinction de l’éclairage public la nuit</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12888. — 2 octobre 2018. — Mme Marjolaine Meynier-Millefert interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur le bilan sécuritaire des essais d’extinction de l’éclairage public la nuit dans les communes. En effet, de nombreuses collectivités procèdent depuis quelques années à des essais d’extinction d’éclairage public la nuit. Outre les bienfaits écologiques d’une telle mesure qu’il est bon de louer, de nombreuses inquiétudes sur la pérennité d’une telle mesure sont localement formulées. Cette inquiétude vient à la fois des citoyens, qui perdent en confort et en sécurité lors de leurs déplacements nocturnes, mais aussi des forces de l’ordre dont le travail est rendu plus difficile par l’obscurité et dont les interventions sont alors rendues plus dangereuses. Elle souhaiterait donc connaître le bilan sécuritaire des essais d’extinction des éclairages publics la nuit ainsi que les répercussions sur le travail des forces de l’ordre.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12889</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8688</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Brigitte Liso</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Bombes lacrymogènes ASVP</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12889. — 2 octobre 2018. — Mme Brigitte Liso attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les conséquences de l’entrée en vigueur au 1er août 2018 du décret du 29 juin 2018 relatif à la loi du 26 février 2018 portant diverses dispositions d’adaptation au droit de l’Union européenne dans le domaine de la sécurité. En effet, depuis cette date, toutes les bombes aérosols incapacitantes ou lacrymogènes d’une contenance inférieure à 100 ml sont désormais considérées comme des armes de catégorie D. En outre, aucune disposition du code de la sécurité intérieure ne permet aux agents de surveillance de la voie publique (ASVP) de porter une arme, quelle que soit la catégorie dont celle-ci relève. Dans l’état actuel de la législation, les ASVP ne peuvent être munis d’aucun armement professionnel défensif. Au contraire, les particuliers, sous réserve d’un motif légitime, peuvent avoir recours à ce type de produits. Au regard de leurs missions, les ASVP sont en situation de justifier de ce motif légitime. Afin de faire face aux menaces, ils doivent pouvoir être équipés, moyennant une formation, de ce type de bombes lacrymogènes, d’une capacité inférieure à 100 ml. Afin de faire face à la situation actuelle, elle lui demande de bien vouloir lui préciser l’état d’avancement de la formation à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12890</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8689</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dino Cinieri</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Conséquences de la directive européenne sur les sapeurs-pompiers volontaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12890. — 2 octobre 2018. — M. Dino Cinieri appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la situation des sapeurs-pompiers volontaires. En effet, dans un arrêt du 21 février 2018, la Cour de justice de l’Union européenne a reconnu la qualité de travailleur à un sapeur-pompier volontaire, au sens de la directive européenne 2003/88 CE du 4 novembre 2003 relative au temps de travail. Cette décision n’est pas sans conséquence pour les quelques 195 000 sapeurs-pompiers volontaires de France. En effet, l’application de cette décision remettrait en cause le modèle du bénévolat et entraînerait des coûts exorbitants pour les collectivités locales en charge des services départementaux d’incendie et de secours (SDIS). Elle entraînerait ainsi la fin du régime de garde de 24 heures des pompiers et porterait inévitablement un coup fatal au volontariat en imposant 11 heures de repos avant de reprendre une autre séquence de travail. Il souhaite par conséquent connaître la position du Gouvernement sur ce dossier afin que la sécurité des Français, notamment en zone rurale, soit toujours garantie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12891</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8689</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Arnaud Viala</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Dangers de la DETT sur l’activité de SPV</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12891. — 2 octobre 2018. — M. Arnaud Viala alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les risques liés à la transposition de la directive européenne 2003/88/CE sur le temps de travail (DETT) pour les activités de sapeur-pompier volontaire. Le Président de la République le 6 octobre 2017, dans son discours aux forces mobilisées sur les feux de forêt et ouragans déclarait : « Je défendrai farouchement le modèle reposant sur le volontariat des sapeurs-pompiers qui n’est ni du salariat ni du bénévolat ». Or la transposition de la DETT menace fortement le bénévolat au sein des forces de sapeurs-pompiers. L’arrêt Matzak rendu le 21 février 2018 par la Cour de justice de l’Union européenne, statuant sur un contentieux opposant un SPV belge à la commune de Nivelles à propos de la rémunération de son service d’astreinte considère que les SPV sont des « travailleurs » au sens de la DETT ; les périodes de garde sont du temps de travail ; mais aussi que les périodes d’astreinte peuvent être exclues du temps de travail lorsque les contraintes ne sont pas excessives et ne peuvent être assimilées à celles découlant d’un travail. Cet arrêt risque de faire jurisprudence en France, en cas de recours. Devant la difficulté et le caractère aléatoire d’une révision de ce texte, le ministère de l’intérieur envisage la transposition en droit français de la DETT. Cela risque de plafonner de manière cumulée le travail du salarié et son activité de SPV à 48 heures par semaine et de faire émerger pour les SPV un repos de sécurité quotidien entre le travail et l’activité de SPV. Les quelques dérogations permises par la DETT seraient loin de compenser les forts effets induits en termes de réduction de la disponibilité des SPV. De telles dispositions risquent de détruire le volontariat chez les sapeurs-pompiers, rendant la compatibilité entre vie professionnelle et engagement auprès d’un SDIS impossible, bloquant totalement les formations dispensées à ces personnels leur empêchant ainsi d’évoluer et de gagner en compétence. Si la directive a pour objet la protection des travailleurs, elle ne doit pas en contrepartie menacer les structures censées protéger les citoyens du fait d’une application stricto sensu et sans adaptations aux spécificités des engagements volontaires et bénévoles auprès des activités liées à la sécurité et la protection des Français. Une telle décision remettrait totalement et brutalement en cause notre modèle de sécurité civile. Il lui demande de détailler les dispositions que le Gouvernement compte prendre à ce sujet, au niveau français et européen, afin de protéger l’activité des SPV.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12892</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8690</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Trompille</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Directive européenne « temps de travail » - sapeurs-pompiers volontaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12892. — 2 octobre 2018. — M. Stéphane Trompille attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur le volontariat des sapeurs-pompiers en France. À la demande du Président de la République, la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF) a remis le 23 mai 2018 au ministre d’État, ministre de l’intérieur, un rapport de la « Mission volontariat ». Au travers de 43 propositions, la FNSPF entend porter le caractère altruiste du volontariat comme la priorité de l’engagement. En effet, elle craint que la transposition de la directive 2003/88/CE (dite DETT) soit préjudiciable sur le fonctionnement et l’efficacité des sapeurs-pompiers. Cette directive réorganise le temps de travail des sapeurs-pompiers volontaires en prévoyant une durée maximale de 48 heures par semaine, créant de facto une obligation de repos de sécurité quotidien entre le travail et l’activité volontaire ainsi que le paiement de charges salariales. Cela aurait pour conséquence la baisse du nombre de sapeurs-pompiers volontaires à temps partiel et donc une substitution de ceux-ci par des sapeurs-pompiers professionnels. La France ne dispose pas de moyens financiers en cohérence avec la directive DETT et les changements que celle-ci implique. La FNSPF a ainsi alerté le ministère sur la réduction du potentiel en garde postée de 12 % en journée et de 15 % la nuit, la destruction du potentiel d’astreinte par assèchement de la ressource volontaire et sur l’anéantissement du potentiel de montée en puissance en cas de crise. C’est là toute l’efficacité du modèle français qui pourrait être profondément détériorée. Pourtant, le 18 octobre 2017, le Président de la République s’est engagé à défendre « farouchement le modèle reposant sur le volontariat des sapeurs-pompiers qui n’est ni du salariat ni du bénévolat ». Afin de garantir la capacité des sapeurs-pompiers volontaires et professionnel à assurer leur mission première, la protection des Français et la sécurité du territoire, il conviendrait de porter une initiative politique auprès de l’Union européenne pour négocier une directive spécifique aux forces de sécurité nationale permettant de conserver le volontariat des sapeurs-pompiers comme un modèle dont les fondements continueraient d’être l’altruisme et le don de soi. Il lui demande ainsi, à quelques jours du 125e Congrès national des sapeurs-pompiers, de bien vouloir lui indiquer la position du Gouvernement sur cette problématique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12894</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8690</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sereine Mauborgne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Lutte contre les incendies et complémentarité opérationnelle des drones</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12894. — 2 octobre 2018. — Mme Sereine Mauborgne interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la complémentarité opérationnelle que pourrait représenter l’utilisation de drones parmi les appareils dédiés aux missions de guet aérien dans le cadre de la lutte contre les incendies. Le « guet aérien armé » est une composante essentielle de la stratégie nationale de lutte contre les incendies et repose sur la surveillance ciblée de zones identifiées « à risques sensibles ». Des moyens sont pré-positionnés à proximité ou au-dessus des zones concernées afin d’être en mesure de réagir très rapidement face aux départs de feux. En permettant une intervention dès l’identification d’un départ de feu, le guet aérien favorise l’optimisation du recours à la flotte des bombardiers d’eau lourds de la sécurité civile (les « Canadair » et les « Trackers »), fortement sollicités durant les derniers épisodes estivaux. Dans une logique alliant efficacité opérationnelle et optimisation des coûts de maintenance des appareils assurant la mission de guet aérien armé, Mme la députée avait interrogé en octobre 2017 M. le ministre sur la pertinence d’un recours à de petits aéronefs, par exemple les « Air Tractor AT-802 » dont dispose l’Espagne. Tout en reconnaissant l’utilité opérationnelle du recours à ce type d’aéronef dans certains départements, le ministère a toutefois considéré, en s’appuyant sur les résultats d’une évaluation menée par ses services, que son utilisation ne pouvait être ni systématique ni nationale. Par ailleurs, d’autres appareils sont susceptibles de compléter le dispositif de guet aérien « non armé ». C’est le cas des véhicules aériens sans pilote (UAV) du type drones, dont l’utilité opérationnelle a pu être démontrée à l’occasion de leur utilisation par 180 municipalités américaines contre les feux dévastateurs de l’été 2018. La garde aérienne de Californie a, par exemple, déployé à une hauteur de 20 000 pieds des drones de qualité militaire MQ-9 Reaper pour recueillir données et images sur la propagation des incendies. Le déploiement de drones dans le cadre de missions de guet aérien présente plusieurs atouts : une importante autonomie d’action en vol pour un coût comparativement moins important, un moindre recours aux aéronefs « lourds » dont le coût de maintenance s’en trouverait diminué ainsi qu’une réduction d’exposition pour les équipages. Par conséquent, elle lui demande s’il envisage de mener ou a d’ores et déjà engagé une évaluation portant sur les gains opérationnels et budgétaires d’un recours éventuel et généralisé aux véhicules aérien sans pilote de type drones dans le cadre de la stratégie nationale de lutte contre les incendies. Elle le remercie enfin de lui préciser la nature des obstacles d’ordre réglementaire actuellement posés par une telle hypothèse.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12895</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8691</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Pierre Pont</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Maintien des maîtres-nageurs-sauveteurs sur les plages</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12895. — 2 octobre 2018. — M. Jean-Pierre Pont interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur la présence des CRS maîtres-nageurs sauveteurs sur les plages. Chaque année après la période estivale, il est interrogé sur la question du maintien l’été suivant sur les plages des maîtres-nageurs-sauveteurs CRS. Leur présence se perpétue depuis 60 ans. Le courage, le professionnalisme et le dévouement de ces hommes a permis de sauver des centaines de vies humaines. En 2017 leur intervention s’est soldée par environ 3 000 actions de sauvetage, de secourisme et plus de 50 000 soins et aides apportées aux baigneurs. Mais ces CRS maîtres-nageurs sont également des policiers. Dans leur mission de police des plages ils sont intervenus, toujours en 2017, pour dresser plus de 800 contraventions, relever plus de 500 infractions et remettre plus de deux cents individus à la disposition d’officiers de police judiciaire pour des comportements délictueux. La présence très appréciée de ces sauveteurs CRS sur les plages est une garantie de confiance, de sécurité et de tranquillité pour les estivants tout comme pour les maires des communes balnéaires. Malheureusement, il constate avec tristesse et inquiétude qu’au fil des ans le nombre de ces CRS mis à la disposition des communes maritimes diminue inexorablement. Ils étaient 759 en 1983, répartis sur environ 140 communes ; en 2018, cet été ils n’étaient plus que 297 sur 62 communes. Beaucoup de communes éprouvent des difficultés pour les remplacer. Elles doivent faire appel aux bénévoles de la SNSM Société nationale des secours en mer, aux pompiers et autres sauveteurs municipaux. Mais ces remplaçants de qualité, titulaires des mêmes diplômes ne sont pas assermentés et ne disposent d’aucun pouvoir de police. Certes la mission de surveillance des plages et des baignades incombe aux communes mais le littoral comme les plages font partie du domaine maritime de l’État. Dans la situation actuelle exceptionnelle avec le risque toujours présent d’attentats terroristes islamistes c’est à l’État, mission régalienne d’y assurer la police et la sécurité. Il lui demande si à force de les réduire chaque année, il compte supprimer définitivement la mise à disposition de CRS maîtres-nageurs sauveteurs aux communes balnéaires et si dans ce cas il proposerait leur remplacement sans accroître les charges des communes concernées. Il lui demande également en cas de suppression de la présence des CRS sauveteurs, comment il assurerait en été la police et la sécurité sur les plages.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12896</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8691</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Frédérique Tuffnell</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Maîtres-nageurs sauveteurs des compagnies républicaines de sécurité</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12896. — 2 octobre 2018. — Mme Frédérique Tuffnell attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la menace de disparition dès 2019 des maîtres-nageurs sauveteurs des compagnies républicaines de sécurité (MNS-CRS) sur les plages pendant les périodes estivales. Il est utile de rappeler que depuis 60 ans ces policiers formés à la natation assurent non seulement des missions de surveillance et de secourisme, mais également le respect des règles nécessaires à la bonne conduite des citoyens et à leur tranquillité pendant ces périodes de congés. Bien que les MNS-CRS ont démontré à maintes reprises leur efficacité et leur professionnalisme, force est de constater que leur nombre ne cesse de baisser, puisqu’en 2018, on n’en recenserait que 297 répartis sur 62 communes contre 722 dans 126 communes en 2002. Aussi face aux craintes de ces professionnels de voir leur présence sur les plages compromise à partir de 2019, elle lui demande de préciser la position du Gouvernement sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12898</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8691</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pieyre-Alexandre Anglade</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Numéro d’urgence et plateforme unique de traitement des appels</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12898. — 2 octobre 2018. — M. Pieyre-Alexandre Anglade interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’utilisation en France du 112, numéro européen d’urgence et sur la mise en place d’une plateforme commune de traitement des appels d’urgence. Au cœur du dispositif de premiers secours, les numéros d’urgence permettent à l’ensemble des acteurs de terrain, notamment les SDIS, de se mobiliser afin de permettre une intervention rapide auprès des citoyens en danger, le plus souvent dans des situations d’urgence absolue. À titre d’exemple, les pompiers reçoivent chaque année près de 20 millions d’appels. Suite aux appels, les sapeurs-pompiers interviennent, chaque jour, toutes les 7 secondes. Le traitement de l’alerte s’effectue en 2 minutes en moyenne et l’arrivée sur les lieux en 13 minutes. Ce volume démontre le travail remarquable des 450 centres de traitement des appels d’urgence, et ce, tout numéro confondu : 15, 17, 18, 112. Toutefois, ces différents numéros, qui correspondent chacun à des centres qui opèrent de manière cloisonnée, prêtent parfois à la confusion pour ceux qui sont dans l’urgence et peuvent s’avérer contreproductifs. Le 112, numéro européen d’urgence, a été mis en place il y a déjà dix-sept ans. Cette volonté de simplification des appels d’urgence est un sujet dont s’est saisie la Commission européenne dès 1991. Depuis, des dizaines de pays européens ont fait le choix du numéro unique : l’Espagne, le Portugal, le Luxembourg, les Pays-Bas, le Danemark, la Suède, la Finlande, les pays baltes Ce numéro unique, le 112, représente une chance d’améliorer encore la réactivité et le délai de réponse des services de secours. C’est également la volonté du Président de la République, qui avait indiqué en octobre 2017 avoir demandé au ministère de l’intérieur un plan quinquennal de numérisation qui pourrait notamment aboutir à la mise en place d’une plateforme unique, qui pourrait prendre comme numéro unique le 112. Il souhaite l’interroger sur l’avancée du travail de réflexion du ministère de l’intérieur sur la numérisation des services de secours, et à la place qui sera accordée au 112 et à la plateforme unique de traitement des appels dans le plan quinquennal du ministère.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12899</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8692</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Michel Jacques</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Numéro unique pour les appels d’urgence</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12899. — 2 octobre 2018. — M. Jean-Michel Jacques attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la nécessité de regrouper les numéros d’urgence sur une plateforme unique. Aujourd’hui, la multiplicité des numéros d’urgence en France (13 numéros) est source de confusion pour les citoyens en détresse, qui ne savent pas quel numéro joindre en cas d’urgence. Afin de simplifier la gestion des appels d’urgence, de permettre une meilleure lisibilité pour les citoyens et de mieux traiter les demandes de prise en charge, la mise en place d’un service unique semble nécessaire. Il souhaiterait connaître l’avancée des discussions à ce sujet au sein du Gouvernement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12900</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8692</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Paiement des péages autoroutiers par les véhicules de secours</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12900. — 2 octobre 2018. — M. Marc Le Fur attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur le paiement des péages autoroutiers par les véhicules de secours et de lutte contre les incendies. À la suite d’un amendement parlementaire adopté à l’unanimité, la loi n° 2017-1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018 contient un article 171 qui prévoit la gratuité des péages d’autoroute pour les véhicules d’intérêt général prioritaires en opération et dont le décret d’application n’a pas encore été publié. Dans l’attente de cette publication, le cadre en vigueur prévoit que les services publics (pompiers, police, ambulance, sécurité civile, etc.) ne sont exemptés de péages que lorsqu’ils interviennent sur l’autoroute. Mais pour des interventions en dehors du réseau autoroutier, les véhicules concernés doivent payer les péages a posteriori. Ces dépenses pèsent naturellement sur les budgets de fonctionnement des services départementaux d’incendie et de secours et des collectivités territoriales qui les financent. Cette situation résulterait, selon les dernières informations disponibles de l’absence d’accord financier entre l’État et les sociétés concessionnaires d’autoroutes afin d’exonérer de péages les véhicules de secours lors de leurs interventions en urgence. C’est pourquoi il lui demande d’une part de lui transmettre des informations précises sur l’avancement de cette négociation et d’autre part de lui indiquer le délai dans lequel la parution du décret d’application est envisagée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12901</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8692</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Charlotte Lecocq</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Plan d’action contre les agressions des sapeurs-pompiers</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12901. — 2 octobre 2018. — Mme Charlotte Lecocq attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la situation d’insécurité que rencontrent les sapeurs-pompiers sur le terrain. La hausse des agressions contre les pompiers car porteurs de l’uniforme et donc représentants de l’État est sans contestation possible. En 2016, le nombre d’agressions a augmenté de 36 % par rapport à 2015, soit 2 280 sapeurs-pompiers qui ont déclaré avoir été victime d’une agression au cours d’une intervention. En 2017, la progression a atteint 17 %. Ces agressions ont lieu sur tout le territoire. Le département du Nord en est un exemple. Ainsi, les pompiers de Denain, le 15 septembre 2018 et ceux de Wattrelos, le premier décembre 2017, ont subi de graves agressions. Des agressions qui sont parfois mortelles comme à Villeneuve-St-Georges le 4 septembre 2018. Les conséquences de ces agressions concernent tous les citoyens. Le traumatisme physique, psychologique pour le sapeur et ses collègues est important. Le découragement ensuite, alors que 80 % des sapeurs-pompiers sont volontaires, peut amener une chute des engagements et entraîner un risque pour certains territoires de se voir éloigner des casernes. Des propositions ont été faites depuis plusieurs années, notamment une circulaire du ministère de l’intérieur datant du 30 mars 2015 relative à la mise en place de protocoles de prévention des agressions. Aujourd’hui le constat quant à la mise en œuvre de cette circulaire n’est pas positif. De nouvelles propositions ont été faites, parfois expérimentées. Ainsi des véhicules ont été équipés de caméras. Elle souhaite savoir quelles mesures seront prises pour endiguer ce fléau.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12902</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8693</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Louis Masson</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Protection des personnels d’intervention et de secours dans le Var</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12902. — 2 octobre 2018. — M. Jean-Louis Masson attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’insécurité grandissante dans le département du Var. En effet, depuis le premier janvier 2018, on constate dans la seule métropole toulonnaise sept morts et dix-neuf blessés par armes à feu ainsi que trente-trois rafales de kalachnikov. Même les pompiers sont de plus en plus souvent confrontés à des situations risquées lors de leurs interventions. Des gilets pare-balles sont désormais à la disposition des médecins, des ambulanciers et des infirmiers du SAMU 83. Face à cette situation, qui a déjà provoqué de nombreuses interventions parlementaires, il lui demande de bien vouloir lui indiquer les moyens qu’il entend mettre en place afin de protéger les personnels de secours et leur permettre de remplir leurs missions sans craindre pour leur vie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12904</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8693</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Franck Marlin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Sapeurs-pompiers - Transposition de la directive sur le temps de travail</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12904. — 2 octobre 2018. — M. Franck Marlin appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les préoccupations du corps de métier des sapeurs-pompiers relatives à la transposition à venir de la directive 2003/88/CE portant sur le temps de travail, dite DETT, et de l’absence de position forte du gouvernement pour pérenniser le volontariat. En effet, nombre de centres de première intervention (CPI), centre de secours (CS) ou encore de centres de secours principaux (CSP) ne disposent pas, en l’état actuel, d’effectifs suffisants parmi les pompiers professionnels pour répondre à la demande de secours et accueillent de fait la mission volontariat afin de garantir un fonctionnement optimal du service. Or, la transposition en droit français de ladite directive, sans prévoir un régime dérogatoire pour le volontariat au sein des sapeurs-pompiers, tel qu’a pu le proposer le rapport sur la « mission volontariat », aurait un impact considérable sur l’incitation à cet engagement altruiste et citoyen. Il est à ce titre à rappeler que les pompiers volontaires n’effectuent pas une activité bénévole et qu’ils perçoivent, à ce jour, non pas une rémunération mais une indemnité avec les conséquences en termes de régime social et fiscal attachées, tant pour les volontaires que pour les casernes. Aussi, reconnaître sans réserve le statut de travailleur ainsi que requalifier le temps de garde ou d’astreinte des volontaires comme temps de travail et par conséquent en faire des travailleurs professionnels à temps partiel au sens de la directive européenne ne serait pas souhaitable d’un point de vue opérationnel ou même budgétaire. De surcroît, il faudrait craindre un fort effet d’éviction en raison d’un plafonnement du temps de travail cumulé introduit par le droit du travail, limitant encore un peu plus les effectifs et remettant fortement en question la pérennité des centres de première intervention, déjà souvent amenés à se regrouper dans les territoires ruraux pour mutualiser les moyens humains et matériels. Il lui demande donc de bien vouloir lui indiquer l’intention du Gouvernement en la matière ainsi que de lui préciser, dans le cas d’une transposition sans réserves, les modalités de restructuration du système de secours.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12905</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8693</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Cordier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Sapeurs-pompiers volontaires, directive européenne 2003/88 CE du 4 novembre 2003</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12905. — 2 octobre 2018. — M. Pierre Cordier appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la situation des sapeurs-pompiers volontaires. En effet, dans un arrêt du 21 février 2018, la Cour de justice de l’Union européenne a reconnu la qualité de travailleur à un sapeur-pompier volontaire, au sens de la directive européenne 2003/88 CE du 4 novembre 2003 relative au temps de travail. Cette décision n’est pas sans conséquence pour les quelques 195 000 sapeurs-pompiers volontaires de France. En effet, l’application de cette décision remettrait en cause le modèle du bénévolat et entraînerait des coûts exorbitants pour les collectivités locales en charge des services départementaux d’incendie et de secours (SDIS). Elle entraînerait ainsi la fin du régime de garde de 24 heures des pompiers et porterait inévitablement un coup fatal au volontariat en imposant 11 heures de repos avant de reprendre une autre séquence de travail. Il souhaite par conséquent connaître la position du Gouvernement sur ce dossier afin que la sécurité de nos concitoyens, notamment en zone rurale, soit toujours garantie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12906</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8694</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Sapeurs-pompiers volontaires et directive sur le temps de travail</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12906. — 2 octobre 2018. — M. Marc Le Fur attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les conséquences potentielles pour les sapeurs-pompiers volontaires de la transposition de la directive européenne sur le temps de travail (2003/88/CE). Si cette directive venait à être transposée, elle aurait pour conséquence d’assimiler le sapeur-pompier volontaire à un travailleur et donc de le soumettre, comme le rappelle un arrêt de la CJUE de février 2018, à des sujétions particulières remettant remettrait en cause la pérennité du système de secours en raison des spécificités et contraintes inhérentes au statut de salarié. En effet cette assimilation conduirait à plafonner de manière cumulative le travail du salarié à son activité de sapeur-pompier volontaire à 48 heures hebdomadaires et même 44 heures en moyenne trimestrielle. Elle aurait également pour conséquence de soumettre le sapeur-pompier volontaire à la contrainte d’un repos de sécurité quotidien entre son temps de travail et son activité d’astreinte volontaire. Si cette directive venait à être transposée dans tous ces effets, la ressource volontaire serait par conséquent amenée à se tarir voire à disparaître. C’est pourquoi il lui demande les mesures et actions concrètes envisagées par le Gouvernement pour préserver le volontariat du sapeur-pompier et s’il entend plaider auprès des instances européennes en faveur d’une directive spécifique aux forces de sécurité nationale afin de préserver le modèle et renforcer l’engagement des sapeurs-pompiers volontaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12907</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8694</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Trompille</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Secours d’urgence à personne - Activité - Sapeurs-pompiers</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12907. — 2 octobre 2018. — M. Stéphane Trompille alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’évolution du secours d’urgence à personne dans l’activité des sapeurs-pompiers. Aujourd’hui, le sapeur-pompier n’est plus seulement un « soldat du feu », c’est un véritable secouriste prend en charge les victimes gravement blessées et porte assistance dans les domaines sanitaires et sociales auprès de celles-ci. Cette évolution a rendu nécessaire le développement de compétences des sapeurs-pompiers. L’acquisition de ces nouvelles compétences pour les sapeurs-pompiers est rendue possible par la formation accrue qu’ils suivent. Néanmoins, la réglementation actuelle ne leur permet pas de faire face à l’évolution et la diversité des missions qui leurs sont désormais attribuées. Le champ des pratiques secouristes autorisées est trop restreint par rapport à la réalité du terrain, a fortiori au regard des recommandations du comité de liaison international sur la réanimation (ILCOR). À titre d’exemple, un pompier ne peut pas réaliser de mesure de la glycémie capillaire lorsqu’ils font face à un individu diabétique ou à un individu présentant un trouble de conscience, alors même que ces patients eux-mêmes ainsi que les membres de leur famille sont autorisés à le faire plusieurs fois par jour. La réglementation actuelle gagnerait à s’adapter à l’évolution rencontrée par les pompiers en matière de secours d’urgence à personne. La protection des victimes serait mieux assurée et plusieurs vies pour être ainsi être sauvées. Il lui demande ainsi de bien vouloir préciser la position du Gouvernement sur cette problématique et si des propositions interministérielles sont envisagées afin de faire évoluer la réglementation à la réalité connue des pompiers et des personnels des services d’urgences hospitaliers.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12908</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8694</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hervé Saulignac</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Situation des sapeurs-pompiers volontaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12908. — 2 octobre 2018. — M. Hervé Saulignac appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la situation des sapeurs-pompiers volontaires. La directive européenne 2003/88 CE du 4 novembre 2003 relative au temps de travail pourrait, si elle était appliquée en France, considérablement réduire la disponibilité des pompiers et donc baisser d’autant le niveau de sécurité de la population. Cette décision n’est pas sans conséquence pour les quelques 195 000 sapeurs-pompiers volontaires de France dont 2 500 exercent en Ardèche. En effet, l’application de cette décision remettrait en cause le modèle du bénévolat et entraînerait des coûts exorbitants pour les collectivités locales en charge des services départementaux d’incendie et de secours. Elle entraînerait la fin du régime de garde de 24 heures des pompiers. Enfin, elle porterait inévitablement un coup fatal au volontariat en imposant 11 heures de repos avant de reprendre une autre séquence de travail. Aussi, il souhaite connaître la position du Gouvernement sur ce dossier pour préserver le système de sécurité civile qui fait la fierté du pays et que beaucoup d’États étrangers envient.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12909</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8695</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Annie Genevard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Statut sapeurs-pompiers volontaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12909. — 2 octobre 2018. — Mme Annie Genevard attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la situation des sapeurs-pompiers volontaires suite à l’arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne du 21 février 2018. Cet arrêt précise que l’article 17 de la directive 2003/88 sur l’aménagement du temps de travail doit être respecté par les États membres qui ne peuvent pas déroger, à l’égard de certaines catégories de sapeurs-pompiers recrutés par les services publics d’incendie, aux obligations découlant des dispositions de cette directive, y compris celles définissant les notions de temps de travail et de repos. La transposition de cette directive en droit français conduirait à plafonner de manière cumulée le travail du salarié et son activité de sapeur-pompier volontaire. Les quelques dérogations permises seraient loin de compenser les forts effets induits en termes de réduction de la disponibilité des sapeurs-pompiers volontaires. Cette situation interroge vivement quant à l’efficacité du modèle de secours français. Il est donc important de maintenir l’exemption du volontariat du champ d’application de la directive européenne et de conserver le modèle français de volontariat déterminé à l’article L. 723-5 du code de la sécurité intérieure : « L’activité de sapeur-pompier volontaire, qui repose sur le volontariat et le bénévolat, n’est pas exercée à titre professionnel mais dans des conditions qui lui sont propres ». Elle lui demande de bien vouloir lui faire connaître ses intentions ainsi que les démarches qu’il compte engager, auprès des instances européennes sur cet important dossier et qui doivent refléter l’engagement pris par le Président de la République le 6 octobre 2017, dans son discours aux forces mobilisées sur les feux de forêt et ouragans : « Je défendrai farouchement le modèle reposant sur le volontariat des sapeurs-pompiers qui n’est ni du salariat ni du bénévolat ».]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12911</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8695</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Frédérique Tuffnell</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Valorisation du statut des sapeurs-pompiers volontaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12911. — 2 octobre 2018. — Mme Frédérique Tuffnell interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les moyens que compte engager le Gouvernement pour encourager et valoriser les carrières de sapeurs-pompiers volontaires. Chaque année, ce sont plus de 190 000 volontaires qui donnent de leur temps, en dehors de leurs engagements professionnels et familiaux, pour assurer aide et assistance à l’ensemble de la population. Ils représentent à eux seuls, sur l’ensemble du territoire, un maillage dense représentant 79 % de l’effectif des sapeurs-pompiers. Ayant pris conscience de l’importance du dévouement bénévole et de l’engagement volontaire qui font l’efficacité des interventions, le ministère de l’intérieur a commandé un rapport intitulé « mission volontariat sapeurs-pompiers » qui a été remis le 23 mai 2018. Or, depuis quelques temps, l’engagement volontaire connaît une baisse, à tel point que les effectifs sont passés de 207 583 en 2004 à 193 700 en 2015. Ainsi, en prenant en compte les propositions faites au sein du rapport précédemment cité, et à l’aune de la mise en œuvre du service national universel, elle souhaiterait savoir quelles mesures le ministère envisage de prendre pour favoriser le recrutement de sapeurs-pompiers volontaires et endiguer cette crise de vocation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12912</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8695</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Xavier Breton</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Aide au financement du permis de conduire « permis à 1 euro ».</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12912. — 2 octobre 2018. — M. Xavier Breton attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’aide au financement du permis de conduire, dite « permis à 1 euro ». Cette formule de financement, proposée aux jeunes âgés de 15 à 25 ans, avait été lancée en octobre 2005 en reprenant des recommandations du rapport parlementaire « Faciliter l’accès des jeunes au permis de conduire » présenté quelques mois plus tôt par M. Jean-Michel Bertrand, député de l’Ain. Le jeune, ou ses parents lorsqu’il est mineur, peut solliciter un prêt pour financer sa formation initiale au permis de conduire auto ou moto. La formation peut se faire dans le cadre de l’apprentissage anticipé ou de l’apprentissage en conduite supervisée. C’est un prêt à taux zéro dont les intérêts sont pris en charge par l’État. Depuis le 1er juillet 2016, cette aide permet de financer une formation complémentaire en cas d’échec à l’épreuve pratique de conduite. Il aimerait savoir combien de permis de conduire ont été délivrés chaque année via ce dispositif.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12913</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8695</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laure de La Raudière</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Assouplissement de la récupération automatique des points du permis de conduire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12913. — 2 octobre 2018. — Mme Laure de La Raudière attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur le système de récupération automatique des points du permis de conduire. Depuis le 1er juillet 2018, date à laquelle la limite de vitesse de 80 km/h sur les routes nationales et départementales bidirectionnelles est entrée vigueur, on constate une augmentation significative des contraventions pour excès de vitesse sur ces tronçons, jusqu’à deux ou trois fois plus de flashs pour certains radars ou dans certaines zones. Bien qu’il s’agisse souvent d’infractions mineures - un excès de vitesse inférieur à 20km/h - une retenue d’un point de permis et une amende sont appliquées. Or la multiplication des petites infractions par les automobilistes, couplée au système de récupération automatique des points actuellement en vigueur (1 point par tranche de 6 mois sans infraction), entraîne une augmentation des retraits de permis de conduire. Cette politique pénalise sévèrement les automobilistes, à commencer par les professionnels de la route, dont la détention du permis est une condition sine qua non au maintien de leur emploi. Parmi les automobilistes qui perdent leur permis à la suite d’une multiplication de petites infractions, une partie d’entre eux décide de rouler sans permis, et donc sans assurance. Cette situation est dangereuse et inacceptable. Dans ce contexte, elle souhaiterait savoir si le Gouvernement ne juge pas opportun d’accompagner la réforme des 80km/h par un assouplissement du régime de récupération automatique des points pour les infractions mineures d’excès de vitesse. En particulier, elle souhaiterait savoir si le Gouvernement est favorable à la restitution de 3 points par tranche de 6 mois sans infraction, au lieu de 1 point comme c’est actuellement le cas.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12914</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8696</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean Lassalle</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Barème des amendes et pertes de points pour excès de vitesse</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12914. — 2 octobre 2018. — M. Jean Lassalle attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur le barème des amendes et pertes de points pour excès de vitesse actuellement en vigueur. Alors que déjà en 2010 le barème des sanctions avait été corrigé afin d’éviter ce type de situation, de plus en plus de conducteurs prennent le risque de rouler sans permis et donc sans assurance. En effet, pour un excès de vitesse entre 20 km/h et 30 km/h sur route nationale ou départementale, le conducteur risque une amende forfaitaire de 135 euros et un retrait de 2 points sur son permis de conduire. C’est pourquoi il lui demande de bien vouloir lui indiquer les mesures qu’il entend prendre afin d’assouplir les règles de sanctions des amendes et pertes de points pour excès de vitesse, et ainsi d’envoyer un signal fort aux conducteurs, de plus en plus pénalisés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12915</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8696</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Claude Bouchet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Barème points - Permis de conduire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12915. — 2 octobre 2018. — M. Jean-Claude Bouchet appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur le barème des amendes et pertes de points actuellement en vigueur. Pour un excès de vitesse, l’automobiliste risque une amende forfaitaire de 135 euros et un retrait de 2 points sur son permis de conduire. Depuis la mise en place de la baisse de vitesse à 80 km/h sur les routes nationales et départementales, de plus en plus de conducteurs risquent de perdre tous leurs points et seront tentés de rouler sans permis et donc sans assurance. Déjà en 2010, le barème des sanctions avait été corrigé afin d’éviter ce type de situation. C’est pourquoi, il lui demande de bien vouloir lui indiquer si des mesures tenant compte de la nouvelle situation vont être envisagées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12916</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8696</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alain David</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Barème PV excès de vitesse</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12916. — 2 octobre 2018. — M. Alain David attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur le courrier pétition envoyé par de nombreux citoyens à leur député et porté par la Ligue de défense des conducteurs, demandant un assouplissement du barème des procès-verbaux pour excès de vitesse. En effet, avec l’abaissement de la vitesse à 80 km/h sur la plupart des routes nationales ou départementales, un conducteur qui se fait flasher à 101 km/h écope désormais d’une amende de 135 euros et d’un retrait de 2 points de permis qu’il ne pourra récupérer qu’après trois années complètes sans la moindre infraction. Les risques de perdre son permis de conduire n’ont jamais été aussi élevés, poussant de nombreuses personnes à prendre le risque inconsidéré et condamnable de rouler sans permis et donc sans assurance. Face à ce danger accru et afin de permettre une meilleure gestion de leur permis de conduire par les automobilistes, il lui semble nécessaire d’adopter un assouplissement du barème des procès-verbaux pour excès de vitesse. Il lui demande de bien vouloir lui faire savoir dans quelle mesure le Gouvernement entend répondre à cette revendication.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12917</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8697</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Damien Adam</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Contrôle des radars automatiques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12917. — 2 octobre 2018. — M. Damien Adam alerte M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur le contrôle des radars automatiques et l’abaissement de la limitation de vitesse à 80 km/h sur les routes auparavant limitées à 90 km/h. Après le passage, dimanche 1er juillet 2018, au 80 km/h sur les routes à double sens sans séparateur central, un automobiliste pris en infraction à 90 km/h sur une route qui vient de changer de limitation de vitesse recevra une amende de 68 euros et se verra retirer un point sur son permis. Si nul n’est censé ignorer la loi, il est compréhensible que le conducteur puisse douter de la limitation appliquée sur certaine route. Il semblerait légitime qu’avant le passage devant un radar fixe, un panneau de signalisation indique la limitation de vitesse, au moins quelques kilomètres en amont, sur les routes dont la limitation de vitesse a été abaissée. Cela n’est aujourd’hui pas systématiquement le cas, puisqu’un simple panneau de fin de limitation de vitesse peut être présent, laissant un doute quant à la limitation de vitesse réelle. Il souhaiterait connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12920</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8697</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Descoeur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>80 km/h : affectation du surplus des amendes pour excès de vitesse</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12920. — 2 octobre 2018. — M. Vincent Descoeur interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’affectation du produit des amendes pour excès de vitesse suite à la mise en œuvre de la réduction de la vitesse maximale autorisée à 80 km/h sur le réseau secondaire. Comme on pouvait le craindre, cette mesure a entraîné une explosion du nombre de verbalisations, la presse ayant fait état d’un doublement du nombre d’infractions enregistrées par les radars fixes pour le seul mois de juillet 2018. Le Président de la République comme le Gouvernement ont assuré que le produit de ces amendes ne viendra pas alimenter le budget de l’État mais sera affecté à un fonds destiné aux hôpitaux et établissements qui accueillent les blessés de la route. Il souhaite connaître les modalités d’abondement et de fonctionnement de ce fonds, les montants qui lui seront affectés ainsi que les modalités de répartition des crédits en direction de ces établissements.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12921</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8697</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Descoeur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>80 km/h : multiplication des procès-verbaux pour excès de vitesse</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12921. — 2 octobre 2018. — M. Vincent Descoeur interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les conséquences de la réduction de la vitesse maximale autorisée à 80 km/h sur le réseau secondaire. Il apparaît en effet que la mise en œuvre de cette mesure a entraîné une explosion du nombre de procès-verbaux pour excès de vitesse, la presse ayant fait état d’un doublement du nombre d’infractions enregistrées par les radars fixes pour le seul mois de juillet 2018. Il souhaite connaître le nombre total de procès-verbaux pour excès de vitesse dressés au cours des premiers mois de mise en œuvre de la mesure, ainsi que la part des excès de vitesse enregistrés entre 80 et 90 km/h sur le réseau secondaire concerné par cette mesure.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12933</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8697</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marjolaine Meynier-Millefert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Accueil des sportifs étrangers lors des stages de préparation</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12933. — 2 octobre 2018. — Mme Marjolaine Meynier-Millefert attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la difficulté d’accueil des sportifs étrangers lors de stages de préparation en France. En effet, depuis de nombreuses années, la France fait preuve d’une volonté claire d’accueil de délégations étrangères sur son territoire afin que celles-ci puissent disposer des équipements et du savoir-faire français dans le cadre de leur préparation aux rencontres sportives de haut niveau. Cette volonté ne peut qu’être saluée car elle encourage le rayonnement de la France à l’international et permet une meilleure santé économique du secteur sportif. Cependant, selon leur pays de provenance, certaines délégations sportives rencontrent des difficultés d’obtention de visas freinant ainsi leur venue France. Elle souhaiterait donc savoir quelles mesures pourraient être mises en place prochainement afin de faciliter pleinement la venue de sportifs étrangers en France pour des stages de préparation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12939</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8697</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrice Verchère</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Taxis clandestins</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12939. — 2 octobre 2018. — M. Patrice Verchère attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’explosion de l’activité des taxis clandestins à Paris. Ce phénomène touche non seulement les aéroports parisiens mais également les principales gares et les abords des monuments de la capitale. La préfecture de police a en effet relevé 207 délits « d’exercice illégal de l’activité de taxi » sur les huit premiers mois de 2018, soit une hausse exponentielle de 105 % comparée à la même période de 2017. Les taxis clandestins pratiquent des tarifs nettement plus élevés que les prix légaux, certains chauffeurs se livrent au racolage, les courses peuvent également rapidement tourner aux insultes et à l’agressivité. Il lui demande quelles mesures concrètes il entend prendre afin de sauvegarder l’image de Paris.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12950</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8698</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marjolaine Meynier-Millefert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Sécurité extérieure aux abords des aéroports</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12950. — 2 octobre 2018. — Mme Marjolaine Meynier-Millefert attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la sécurité extérieure aux abords des aéroports. En effet, à l’été 2018, une personne a réussi à s’introduire sur le tarmac de l’aéroport de Lyon Saint-Exupéry grâce à une voiture bélier. Dans ce contexte, la volonté du Gouvernement en matière de lutte contre le terrorisme est constamment réaffirmée à l’image des propositions faites en juillet 2018. Néanmoins, face à de tels évènements il paraît nécessaire de prendre des mesures pour éviter que cela ne se reproduise et éviter ainsi des conséquences beaucoup plus dramatiques. Elle souhaiterait donc savoir quelles mesures pourraient être mises en place prochainement afin de sécuriser pleinement les abords des aéroports.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12550</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8698</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Claire O’Petit</parlementaire><ministreQuestion>Mme la garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Amendes forfaitaires en cas de maltraitance animale manifeste</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12550. — 2 octobre 2018. — Mme Claire O’Petit attire l’attention de Mme la garde des sceaux, ministre de la justice, sur la nécessaire adaptation de la procédure pénale en matière de mauvais traitements aux animaux. Alors qu’il est nécessaire d’alléger la charge des parquets, elle souhaite connaître sa position sur l’opportunité d’instaurer des amendes forfaitaires en cas de maltraitance animale manifeste résultant de situations objectives.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12724</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8698</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marjolaine Meynier-Millefert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Affaire Apollonia</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12724. — 2 octobre 2018. — Mme Marjolaine Meynier-Millefert alerte Mme la garde des sceaux, ministre de la justice, sur l’affaire « Apollonia ». Cette affaire d’une ampleur absolument exceptionnelle a concerné de nombreux territoires. Aujourd’hui, des centaines de plaignants attendent toujours que la justice se prononce. En outre, il semble opportun de sensibiliser les services fiscaux sur la gestion spécifique des dossiers des contribuables victimes, lorsque ceux-ci ne peuvent même plus s’acquitter de leurs impôts. De ce fait, elle lui demande de prendre pleinement la mesure de cette alerte pour favoriser l’aboutissement de cette procédure pénale dans les meilleurs délais.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12725</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8698</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Louis Masson</parlementaire><ministreQuestion>Mme la garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Effectifs du TGI de Toulon</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12725. — 2 octobre 2018. — M. Jean-Louis Masson attire l’attention de Mme la garde des sceaux, ministre de la justice sur le manque d’effectifs des personnels judiciaires du tribunal de grande instance de Toulon. En effet, après le reportage du journal télévisé de France 2 qui a illustré de façon évidente la vétusté du tribunal de grande instance de Toulon, il est nécessaire de rappeler, qu’en plus de l’état désastreux d’un bâtiment qui date des années 1920, cette instance judiciaire manque cruellement d’effectifs. Alors que la loi de finances pour 2019 annonce la création, sur le budget de la justice, de 192 emplois de magistrats et d’agents de greffe, il lui demande de bien vouloir lui préciser si cet effort est appelé à être orienté vers le tribunal de grande instance de Toulon afin de pallier les difficultés qui sont les siennes et l’aider à rendre la justice à la mesure des 45 000 procédures qui y sont traitées chaque année.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12726</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8699</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Falorni</parlementaire><ministreQuestion>Mme la garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Fédération nationale des accidentés du travail et des handicapés (FNATH)</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12726. — 2 octobre 2018. — M. Olivier Falorni attire l’attention de Mme la garde des sceaux, ministre de la justice, sur la modification du fonctionnement des juridictions sociales apportée par le projet de réforme pour la justice 2018-2022. L’article 4 de ce projet de loi prévoit qu’en matière de sécurité sociale et d’aide sociale, la procédure en appel imposera la représentation obligatoire par un avocat. La FNATH, association nationale des accidentés de la vie, acteur majeur de l’accès aux droits, particulièrement au fait de ce type de contentieux, accompagne depuis des années les assurés sociaux, ce qui représente chaque année environ 15 000 personnes sur l’ensemble du territoire, y compris jusque devant les juridictions sociales (TASS et TCI) ainsi qu’en appel. La précédente réforme avait confirmé la possibilité pour les assurés sociaux de pouvoir se représenter eux-mêmes ou de se faire assister par une association spécialisée comme la FNATH, sans avoir l’obligation de recourir à un avocat. Cela constitue donc un retour en arrière, en particulier pour les victimes du travail, mais aussi pour toutes les personnes handicapées et invalides qui connaissent bien ces juridictions, car c’est souvent là qu’elles doivent faire reconnaître leurs droits. Par ailleurs, une telle disposition mettrait de nombreux assurés sociaux dans l’incapacité de s’offrir les services d’un défenseur en appel ou de financer des frais d’honoraires, plus élevés que l’intérêt du litige, bien souvent. Aussi, il souhaiterait connaître la position actuelle du Gouvernement sur cette question.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12727</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8699</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Larive</parlementaire><ministreQuestion>Mme la garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Prisonniers politiques basques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12727. — 2 octobre 2018. — M. Michel Larive attire l’attention de Mme la garde des sceaux, ministre de la justice, sur la situation des prisonniers politiques basques. Si l’ETA a mis en œuvre son total désarmement le 7 avril 2017, les prisonniers politiques basques sont toujours soumis à un régime d’exception. 65 prisonniers basques sont ainsi incarcérés loin de chez eux et de leur famille. Ces mesures d’exception touchent avant tout les proches des détenus qui doivent parcourir de longues distances pour leur rendre visite. Le transfert des prisonniers aux prisons de Lannemezan et de Mont-de-Marsan permettrait de mettre fin à une peine appliquée aux proches des détenus. Ce geste permettrait d’entretenir le processus de paix et de participer à la baisse des tensions dans le pays basque. Il lui demande si elle envisage de tels transferts pour traiter enfin dignement les familles, apaiser les tensions et faire progresser le processus de paix dans le pays basque.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12728</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8699</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Frédérique Tuffnell</parlementaire><ministreQuestion>Mme la garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Réforme des juridications sociales</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12728. — 2 octobre 2018. — Mme Frédérique Tuffnell appelle l’attention de Mme la garde des sceaux, ministre de la justice, sur les inquiétudes exprimées par la fédération nationale des accidentés du travail (FNATH), concernant la réforme des juridictions sociales. En effet, la FNATH, association des accidentés de la vie, acteur majeur de l’accès aux droits et qui accompagne les assurés sociaux et les personnes handicapées devant ces juridictions y compris en appel, craint que l’obligation d’être représenté par un avocat en cour d’appel, envisagée dans le cadre du projet de loi de programmation 2018-2002 et de réforme pour la justice, limite l’accès au droit des personnes fragilisées par la maladie, l’accident ou le handicap face à la technicité importante des procédures. Aussi, elle souhaite connaître la position du Gouvernement quant au maintien pour les justiciables de la possibilité d’être représentés devant les juridictions sociales d’appel par une association.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12730</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8699</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marjolaine Meynier-Millefert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Manque d’effectif au sein de l’administration pénitentiaire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12730. — 2 octobre 2018. — Mme Marjolaine Meynier-Millefert interroge Mme la garde des sceaux, ministre de la justice, sur le manque d’effectifs au sein de l’administration pénitentiaire. En effet, cette administration en charge du fonctionnement et de la gestion des prisons françaises souffrent depuis de nombreuses années d’un manque de personnel, tant du côté des surveillants que des personnels administratifs ou médicaux. Cela conduit à des tensions et des malaises au sein de ces personnels, provoquant des situations bien souvent inacceptables. Malgré des grands renforts de publicité afin de rendre les métiers de la pénitentiaire attractifs, force est de constater que le manque d’effectif perdure. Elle souhaiterait donc connaître quelles sont les raisons de ce manque d’effectifs et quelles mesures vont être prises prochainement afin de donner à l’administration pénitentiaire les moyens humaines nécessaires à son bon fonctionnement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12731</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8700</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marjolaine Meynier-Millefert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Mesures favorisant la réinsertion des détenus sortant de prison</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12731. — 2 octobre 2018. — Mme Marjolaine Meynier-Millefert interroge Mme la garde des sceaux, ministre de la justice, sur les mesures de réinsertion des détenus en fin de peine. En effet, la lutte contre la récidive est aujourd’hui un des enjeux fondamentaux du système pénal et pénitentiaire français, devant permettre de rendre ce dernier plus efficace. Ainsi, les sortants de prisons sont auteur de récidive pour près de 60 % d’entre eux. Le Gouvernement est impliqué dans l’amélioration du système carcéral et l’administration pénitentiaire se tient à ses côtés pour oeuvre en ce sens, et il est bon de saluer cet engagement. Cependant, elle souhaiterait connaître quelles mesures sont envisagées afin de mieux accompagner la sortie de détention et ainsi favoriser la réinsertion des détenus sortant de prison.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12756</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8700</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Régis Juanico</parlementaire><ministreQuestion>Mme la garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Rémunérations des membres du cabinet de la ministre de la justice</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12756. — 2 octobre 2018. — M. Régis Juanico interroge Mme la garde des sceaux, ministre de la justice, sur les rémunérations des membres de son cabinet. Il lui demande de lui communiquer les informations suivantes : à la date du 1er août 2018, pour l’ensemble des membres de son cabinet (fonctionnaires et contractuels) hors personnels de soutien, la moyenne des trois rémunérations nettes les plus élevées et la moyenne des trois rémunérations nettes les moins élevées, primes et indemnités comprises, le calcul étant effectué en se basant sur une durée annuelle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12774</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8700</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mansour Kamardine</parlementaire><ministreQuestion>Mme la garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Délégation de l’autorité parentale - contrôle - fraude - immigration clandestine</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12774. — 2 octobre 2018. — M. Mansour Kamardine interroge Mme la garde des sceaux, ministre de la justice, sur les délégations de l’autorité parentale à Mayotte telles qu’elles sont prévues par les articles 376 à 377-3 du code civil et les articles 1202 à 1210 du code de procédure civile. Comme le relève le rapport de septembre 2015 du Défenseur des droits intitulé « situation sur les droits et la protection des enfants à Mayotte », la situation est particulièrement inquiétante dans le 101ème département français. Cette situation est d’autant plus alarmante que de nombreux enfants font l’objet d’une instrumentalisation en vue d’obtenir des avantages portant sur des aides sociales ou sont le véhicule de régularisation de situations administratives au regard du droit de séjour ou de naturalisation de parents ou de tierces personnes. La délégation de l’autorité parentale est un des outils juridiques utilisés en vue de fraudes, de contournement du droit par le droit et cela à d’autres fins que celle de l’intérêt de l’enfant. Les délégations de l’autorité parentale ne peuvent donc être délivrées qu’après un examen minutieux de la situation des requérants en mobilisant les dispositions de l’article 1183 du code de procédure civile qui prescrit d’« ordonner toute mesure d’information concernant la personnalité et les conditions de vie du mineur et de ses parents, en particulier par le moyen d’une enquête sociale, d’examens médicaux, d’expertises psychiatriques et psychologiques ou d’une mesure d’investigation et d’orientation éducative ». C’est pourquoi il lui demande de lui communiquer : le nombre de délégations de l’autorité parentale établies à Mayotte, année par année, de 2002 à 2018 ; le nombre de ces délégations concernant des enfants nés d’au moins un parent étranger ; le nombre de ces délégations ayant confié l’autorité parentale à une tierce personne dite « proche digne de confiance » ; le nombre de ces délégations ayant confié l’autorité parentale à une tierce personne dite « proche digne de confiance » de nationalité étrangères ; le nombre d’ordonnances d’information délivrées, telle que prescrites par l’article 1183 du code de procédure civile, année après année ; de 2002 à 2018 ; les éventuelles instructions qu’elle entend donner au titre de l’exercice de l’action publique à Mayotte pour lutter contre ce fléau qu’est l’instrumentalisation des enfants et le détournement du droit.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12775</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8701</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Ericka Bareigts</parlementaire><ministreQuestion>Mme la garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Évolution du parc immobilier pénitentiaire à La Réunion - PLF 2019</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12775. — 2 octobre 2018. — Mme Ericka Bareigts interroge Mme la garde des sceaux, ministre de la justice, sur le budget du ministère de la justice 2019 faisant état de l’agrandissement du parc immobilier pénitentiaire sur l’ensemble du territoire national. En effet, le département de La Réunion ne doit pas être laissé pour compte au regard du besoin d’investissements de manière générale, dans le sud du territoire en particulier. Les députés MM. David Lorion et Jean-Hugues Ratenon ont récemment interpellé la garde des sceaux sur la situation de la prison de Saint-Pierre. Malgré les travaux en cours afin de limiter la vétusté de la prison de Saint-Pierre, sa surpopulation et son manque de sécurité sous-tendent, depuis plusieurs années, le réel besoin d’un nouvel établissement à taille humaine permettant enfin un encellulement individuel - ce que ne permettent pas les moyens actuels - de femmes, d’hommes et de mineurs de différents régimes de détention (dangerosité, handicap physique ou mental, etc.) sans fermeture du centre de Saint-Pierre. Elle demande si le Gouvernement prévoit de pallier rapidement cette situation fortement préjudiciable tant pour les personnels et la réinsertion des prisonniers que pour la société de manière générale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12781</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8701</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Trompille</parlementaire><ministreQuestion>Mme la garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Usurpation d’identité - Fichier Banque de France</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12781. — 2 octobre 2018. — M. Stéphane Trompille alerte Mme la garde des sceaux, ministre de la justice, sur la hausse du nombre de dossiers d’usurpation d’identité instruits par la Banque de France. L’usurpation d’identité consiste à utiliser les informations personnelles d’un tiers sans son consentement. Les causes de l’usurpation d’identité sont souvent banales et insoupçonnées pour les victimes : cet acte trouve ses origines suite à la perte de documents personnels, suite à l’envoi de ces documents en réponse à des mails frauduleux ou encore suite à une action d’hameçonnage. L’usurpation d’identité est le plus fréquemment utilisée afin d’ouvrir ou de débiter des comptes bancaires ou encore pour contracter des crédits à la consommation. Cet acte peut entraîner la victime dans un véritable calvaire financier et administratif : elle en prend bien souvent connaissance des mois après les faits et peut se retrouver fichée auprès de la Banque de France et s’en suivent des mois, voire des années, de procédures judiciaires avant que le préjudice obtienne reconnaissance et réparation. Malgré que ce délit soit passible de 15 000 euros d’amende et d’un an d’emprisonnement, le nombre de dossiers d’usurpation d’identité instruits par le service des fichiers d’incidents de paiement de la Banque de France n’a cessé d’augmenté. Selon les données du magazine capital, en 2016, 2 289 dossiers ont été instruits, soit une hausse de 32 % par rapport à l’année 2015. Outre la vigilance et la précaution qui incombent à chacun, aucun dispositif ne protège réellement de ce risque. Tout à chacun peut être victime d’une usurpation d’identité. Il lui demande ainsi la position du Gouvernement sur cette problématique et si des dispositifs visant à prévenir ce type d’action malveillante et contenir les préjudices subis par les victimes sont envisagés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12525</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8701</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Xavier Breton</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargé du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Numérique</ministreJO><Objet>Numéros de téléphone surtaxés à destination des services publics</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12525. — 2 octobre 2018. — M. Xavier Breton attire l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargé du numérique sur la pratique des numéros de téléphone surtaxés à destination des services publics et organismes sociaux. En dépit des efforts engagés depuis plusieurs années, la tarification appliquée actuellement est encore hétérogène et extrêmement coûteuse pour les usagers. Les numéros surtaxés concernent encore de nombreuses administrations qu’il s’agisse de la caisse d’allocations familiales, de l’assurance maladie, d’impôts service, d’allo service public ou de certains hôpitaux. À cela s’ajoutent des tarifications différentes selon que les appels émanent d’un téléphone mobile, la tarification à la minute étant supérieure à celle d’une ligne fixe traditionnelle. Ces montants sont également variables selon les opérateurs. De telles pratiques, qui constituent des abus manifestes, pénalisent évidemment, davantage les personnes de condition modeste, d’autant que ces numéros surtaxés sont très souvent le seul moyen connu des usagers pour accéder aux services publics. Cela pose aussi la question de la gratuité de ces services. En fait, le consommateur paie deux fois : une fois en qualité de contribuable et une fois en qualité d’usager. Aussi, il souhaite connaître les mesures engagées par le Gouvernement pour mettre fin de manière effective et dans les plus brefs délais à la pratique des numéros surtaxés de certaines administrations, facteur d’inégalités pour l’accès des usagers aux services publics.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12719</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8702</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hubert Wulfranc</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargé du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Numérique</ministreJO><Objet>Défense du principe de neutralité du net</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12719. — 2 octobre 2018. — M. Hubert Wulfranc interroge M. le secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargé du numérique, sur l’enjeu de la préservation du principe de neutralité du net en France et en Europe. Le principe de neutralité du net, principe fondateur d’Internet, garantit que les opérateurs télécoms ne discriminent pas les communications de leurs utilisateurs, mais demeurent de simples transmetteurs d’information pour tous les contenus diffusés sur le web, que l’on soit une multinationale, un gouvernement ou simple blogueur amateur. Cette obligation imposée depuis les origines de l’Internet est remise en cause depuis plusieurs années par les fournisseurs d’accès internet (FAI) qui souhaiteraient pouvoir hiérarchiser les priorités dans la gestion du trafic internet afin de pouvoir ralentir certains usages, ou à l’inverse, ouvrir en grand la bande passante pour d’autres usages. Il s’agirait en somme, de créer un internet à plusieurs vitesses où les utilisateurs et les fournisseurs de contenus devraient payer davantage pour bénéficier d’un débit supérieur et ce, au détriment des moins fortunés. De même, les FAI, également diffuseurs de contenus, pourraient ainsi privilégier les contenus maison au détriment des autres producteurs de contenus. La liberté d’expression sur le réseau Internet serait ainsi particulièrement mise à mal. Les FAI ont déjà obtenu gain de cause aux États-Unis depuis que la Commission fédérale des communications américaines a abrogé la neutralité du net au motif qu’elle entravait le développement des infrastructures pour assurer l’augmentation du trafic. C’est le même argumentaire qui est aujourd’hui tenu par M. Stéphane Richard, PDG d’Orange, lorsqu’il affirme le 12 décembre 2017, qu’il faut « admettre que l’arrivée de la 5G rebat les cartes et qu’il va y avoir obligation de proposer aux industriels des internets particuliers en terme de latence, en terme de vitesse […] avec des fonctionnalités, des puissances et des qualités différentes ». L’intéressé prône ainsi l’arrivée d’un internet à plusieurs vitesses avec le déploiement de la 5G à l’horizon 2020-2021. Le président de la Fédération française des télécoms, M. Pierre Louette, tient les mêmes propos lorsqu’il déclare que « les opérateurs considèrent qu’il doit nous être possible d’avoir des couches de service gérés dans l’internet » ou encore, lorsqu’il précise que « nous pourrions avoir des services gérés avec des espaces séparés dans ces cas précis » et ce, à propos des voitures autonomes et des services de santé. À n’en pas douter, l’ouverture d’une brèche de cette nature permettrait aux FAI de pousser plus loin leurs revendications d’un Internet à plusieurs vitesses. La réglementation européenne (règlement UE 2015/2120) et la loi n° 2016-1321 du 7 octobre 2016 « pour une République numérique » garantissent, pour le moment, le respect du principe de neutralité du net dans l’intérêt des citoyens, des producteurs et autres diffuseurs de contenus. Qu’en sera-t-il néanmoins à l’avenir si les FAI, tous privatisés et présentant de confortables marges d’exploitation, usent néanmoins de chantage aux investissements pour le déploiement des nouvelles technologies ? Il lui demande de préciser la position du Gouvernement sur la neutralité du net ainsi que le rôle qu’entend jouer le Gouvernement français au sein des instances européennes pour préserver ce principe fondateur de la démocratie numérique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12767</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8702</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargé du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Numérique</ministreJO><Objet>Prévention et sensibilisation des comportements addictifs numériques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12767. — 2 octobre 2018. — M. Marc Le Fur attire l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargé du numérique, sur l’urgence de mettre en œuvre des actions de prévention et sensibilisation concernant les comportements addictifs numériques. Le cas des réseaux sociaux a été confirmé en France dès 2012, par l’étude SOCIADD soutenue dans le cadre de la thèse de doctorat en médecine (psychiatrie) du Dr Couderc. Dès 2013 par la question écrite n° 32169 du 9 juillet, l’auteur de la présente question rappelait que « ces risques évoluent à la vitesse du numérique ». Aujourd’hui le temps d’usage du numérique à titre privé des actifs dépasse celui du temps libre et social, soit 4 heures en moyenne. Cela implique par exemple des déficits de sommeil croissants : l’attribution le 2 octobre 2017 du prix Nobel de médecine portant sur l’horloge biologique et le sommeil montre l’ampleur du risque. Le 2 juin 2018 premier « GAFAM » prenait en charges une prévention factuelle et visible des addictions numériques, rôle dévolu à l’État. Le 26 juillet 2018 le secrétaire d’État au numérique indiquait « vouloir des solutions concernant les addictions aux écrans » et ouvrir des États généraux du numérique. Mais déjà Facebook et Instagram prenaient en charge cette prévention. La rentrée scolaire certes « sans » portable s’est aussi une nouvelle fois effectuée « sans » outils préventifs pour les parents et enfants en limitant la portée. Pourtant, il est possible d’agir très rapidement en relayant auprès des ministères outils préventifs et initiatives sociétales existants. Par exemple le premier outil préventif (français) des conduites chroniques et addictives dite la « spirale des 9 C » a été illustrée scientifiquement par l’étude SOCIADD sur Facebook (française) : elle est relayée par les associations de lutte contre les addictions telles que la Fédération addiction et Addict’aid. Ces associations proposent d’autres outils « prêt à l’emploi », des opérations de sensibilisations mensuelles ou des guides en lignes gratuits (repères-temps, dialogues enfants-parents). Il lui demande de préciser les mesures envisagées par le Gouvernement pour lutter contre les addictions numériques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12929</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8703</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Haury</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargé du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Numérique</ministreJO><Objet>La dématérialisation des services</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12929. — 2 octobre 2018. — M. Yannick Haury appelle l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargé du numérique, sur la dématérialisation des services. Alors que le Gouvernement a fixé l’objectif de dématérialiser 100 % de ses services, à l’horizon 2022, il semblerait qu’en pratique, dans les territoires, de nombreux citoyens rencontrent des difficultés sur certains sites internet de l’administration. Il apparaît aussi difficile pour de nombreux usagers d’obtenir des renseignements et de l’aide auprès d’interlocuteurs directs. Aussi, il lui demande de quelle manière le Gouvernement entend accompagner les usagers dans la dématérialisation des services dans l’ensemble des territoires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12930</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8703</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Caroline Fiat</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargé du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Numérique</ministreJO><Objet>Permis de conduire - Numérisation</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12930. — 2 octobre 2018. — Mme Caroline Fiat attire l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargé du numérique, sur les difficultés rencontrées par un nombre croissant d’administrés, qui sollicitent l’aide et le soutien logistique de Mme la députée, pour l’acquisition de leur carte grise de véhicule ainsi que pour la réception ou le renouvellement de leur permis de conduire. Cela fait effet à la numérisation totale de ce service. Si l’on est tous conscient de la nécessité que chaque service public entame la transition numérique afin de correspondre aux injonctions de l’époque, il ne faut pas oublier les publics victimes d’une fracture numérique. Ceux-ci composent les couches les plus âgées et les moins aisées de la population. Face à cette situation, Mme la députée a décidé d’ouvrir sa permanence de circonscription et de mettre à disposition un ordinateur, gratuitement, pour que ces personnes, démunies, puissent effectuer leurs démarches. Face à cette initiative, de nombreuses boutiques privées se sont ouvertes afin de proposer ce même service, payant cette fois-ci, l’une d’elles étant située à quelques centaines de mètres de sa permanence. On ne peut tolérer que la puissance publique fasse la part belle à des niches privées. En ce sens, elle lui permet de solliciter son attention afin de répondre aux doléances des citoyens pénalisés par cette situation. Elle lui demande si l’État envisage un service public humain de transition le temps de réguler cette numérisation d’obtention de titres.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12934</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8703</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Trompille</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargé du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Numérique</ministreJO><Objet>Compétitions « e-sport »- Développement du e-sport</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12934. — 2 octobre 2018. — M. Stéphane Trompille attire l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargé du numérique, sur l’enjeu économique que représentent les compétitions de « e-sport ». Le e-sport a pris une forte ampleur ces dernières années, y compris dans l’Hexagone. 600 joueurs se sont ainsi affrontés les 8 et 9 septembre 2018, à l’occasion d’un tournoi organisé autour de trois jeux-vidéos multi-joueurs. La compétition s’est tenue au centre des congrès de Metz, réunissant quelques 15 000 spectateurs. Plus d’un million d’autres spectateurs ont pu suivre la compétition en ligne. Plus qu’un fait de société, le « e-sport » constitue désormais un véritable secteur économique à part entière. Selon le ministère de l’économie et des finances, ce secteur aurait généré 22 millions d’euros de recettes pour l’année 2017, hissant la France au troisième rang européen après la Suède et la Russie. Ce succès peut s’expliquer par l’influence des joueurs de renommée nationale et internationale qui diffusent et commentent des parties sur des plateformes telles que YouTube ou Twitch devant de larges audiences. L’essor de ce secteur a été intégré aux logiques du secteur privé. Outre l’émergence d’écoles de « e-sport » qui forment des futurs joueurs et coachs professionnels, des équipes sous la forme d’associations et ayant recours au sponsoring, réunissent les meilleurs acteurs mondiaux de la discipline. De plus en plus de marques s’associent à ces équipes et plus largement, aux compétitions de « e-sport ». C’est notamment le cas d’entreprises telles que Coca-Cola qui sponsorise les compétitions de cinq éditeurs de jeux différents, ou bien de Samsung qui a prêté son nom à une équipe coréenne évoluant dans les championnats du monde du jeu vidéo League of legends. Au-delà du statut des joueurs professionnels, récemment reconnu à travers la loi pour une République numérique, les compétitions de jeux vidéo se développent dans un relatif vide juridique, ne favorisant pas le développement de ce type d’évènements. Il lui demande ainsi comment le Gouvernement entend encourager cette discipline sur le territoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12778</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8704</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nathalie Bassire</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><Objet>Outre-mer - Certifications phytosanitaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12778. — 2 octobre 2018. — Mme Nathalie Bassire interroge Mme la ministre des outre-mer sur les conséquences pour les outre-mer français du règlement européen 2016/2031 relatif aux mesures de protection contre les organismes nuisibles aux végétaux. Ce règlement, qui vise à protéger les écosystèmes et la biodiversité de l’Union européenne, prévoit la mise en œuvre de mesures de certifications phytosanitaires pour toutes les importations des pays tiers ainsi que Ceuta, Melilla et les régions ultrapériphériques des États membres visées à l’article 355, point 1, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, à l’exception de Madère et des Açores. Pour les outre-mer français situés dans des zones géographiques où le coût du travail des pays voisins est beaucoup plus faible, l’appartenance à l’Union européenne était jusqu’alors un avantage non négligeable en termes de compétitivité pour les producteurs et exportateurs de végétaux avec par exemple les fruits (ananas Victoria, litchis). La mise en place de ces nouveaux dispositifs fait craindre aux producteurs de fruits et légumes un alourdissement des procédures d’exportation et une augmentation des coûts d’expédition. De plus, dès lors que les règles de délivrance des certificats seront propres à chacun des pays exportateurs, il est très vraisemblable qu’elles seront beaucoup plus contraignantes pour les outre-mer français que pour certains des pays concurrents. Dans la perspective de la mise en œuvre de ce règlement européen prévu pour décembre 2019, et au regard de l’engagement pris dans le livre bleu outre-mer selon lequel « Les outre-mer ont su développer des filières performantes, de haute qualité et reconnues sur le marché européen et mondial. C’est le cas notamment de la banane, des sucres spéciaux, ou de certains rhums. L’État continuera de défendre ces filières dans le cadre des négociations européennes », elle souhaiterait savoir quels engagements le Gouvernement entend prendre afin de répondre aux inquiétudes des producteurs d’outre-mer face à cette inflation normative.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12780</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8704</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bastien Lachaud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Outre-mer</ministreJO><Objet>Transport des corps des défunts en outre-mer</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12780. — 2 octobre 2018. — M. Bastien Lachaud rappelle l’attention de Mme la ministre des outre-mer sur les dispositifs d’aide à la continuité territoriale, et plus particulièrement sur l’« aide au transport de corps », prévue par l’article 47 de la loi n° 2017-256 du 28 février 2017 de programmation relative à l’égalité réelle outre-mer et portant autres dispositions en matière sociale et économique. En effet, à la terrible douleur de perdre un proche, peuvent s’ajouter des difficultés financières insurmontables pour transporter le corps du défunt depuis la métropole jusqu’au lieu choisi pour l’inhumation, si celui-ci est dans les outre-mer. Car les contraintes de transport d’un corps dans de bonnes conditions, sur de telles distances, rendent cette opération particulièrement coûteuse. Les proches du défunt sont donc sous l’atroce contrainte de devoir décider d’inhumer un proche très loin de chez lui, loin des personnes endeuillées. S’ils peuvent parfois se rendre en métropole, sur le lieu du décès, ces personnes ne pourront pas régulièrement se rendre sur la tombe du défunt, ce qui rend plus difficile encore le travail du deuil. Certes, il existe bien des dispositions, contenues dans l’arrêté du 1er mars 2018 pris pour l’application des articles L. 1803-1 à L. 1803-18 et D. 1803-1 à D. 1803-35 du code des transports. Mais celles-ci présentent en effet un certain nombre de lacunes qui semblent limiter l’effectivité réelle de ces aides. Le seuil d’éligibilité fixé, qui restreint l’aide aux personnes rattachées « à un foyer fiscal dont le rapport entre le revenu annuel et le nombre de parts tels que définis à l’article 5 ne dépasse pas 6 000 euros », exclut un trop grand nombre de citoyens. Le montant de l’aide au transport de corps, plafonné à 2 000 euros pour un transport sur une distance supérieure à 15 000 km et à 1 000 euros sur une distance compris entre 6 000 et 15 000 km est également inadéquat, au regard des tarifs prohibitifs fréquemment pratiqués par les entreprises de pompes funèbres. Il en résulte qu’un grand nombre de citoyens doivent se résoudre à renoncer au rapatriement de la dépouille de leur proche, et à accepter le déchirement que représente un enterrement dans une terre lointaine. Il semble que ces problèmes, déjà pointés par Mme Nicole Sanquer, députée de Polynésie Française (2ème circonscription), dans une question écrite au Gouvernement publiée au Journal officiel le 5 juin 2018, n’aient pas reçu à ce jour une solution appropriée. Il souhaite donc apprendre de sa part comment elle compte agir pour garantir aux citoyens des outre-mer une véritable égalité territoriale. Il l’interroge sur la possibilité de relever le seuil d’éligibilité à l’aide au rapatriement du corps, ainsi que le montant de l’aide accordée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12790</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8705</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Boyer</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées</ministreQuestion><ministreJO>Personnes handicapées</ministreJO><Objet>Accessibilité des personnes en situation de handicap</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12790. — 2 octobre 2018. — Mme Valérie Boyer attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées, sur l’accessibilité des personnes en situation de handicap. En France en 2017, on compte 12 millions de personnes touchées par un handicap, 8,3 millions de personnes aidant leur proche en situation de handicap, 2,51 millions de personnes bénéficiaires de l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés , plus de 1 million de bénéficiaires de l’allocation adultes handicapés, et 380 000 élèves en situation de handicap. Ces chiffres parlent d’eux-mêmes et doivent faire prendre conscience de l’ampleur des situations de handicap en France. Qu’il soit moteur, mental, sensoriel, ou psychique, il détermine considérablement le quotidien de celles et ceux qui en souffrent. Logements, loisirs, transports en communs, trop nombreux sont les domaines difficilement accessibles pour les personnes en situation de handicap. Plus que jamais il faut réaffirmer que les personnes en situation de handicap ont le droit à une place à part entière dans la société, et qu’ils ne doivent en aucun s’y trouver en marge. Nous avons le devoir de les aider à disposer de conditions d’existence décentes, en assurant leur autonomie mais aussi leur liberté de déplacement. Leurs mobilités réduites ne pourraient en aucun cas conduire à leur ostracisation, et les empêcher de vivre pleinement, malgré les nombreuses disparités qui subsistent encore entre les différents territoires. Dans l’interurbain c’est seulement 23 % des arrêts de car qui sont accessibles aux personnes en situations de handicap. Sur les 5 550 sites labellisés « Tourisme et Handicap », seulement trois territoires sont labellisés « Destination pour tous » à Amiens, Ballaruc-les-Bains et Bordeaux. Sur les 300 établissements de diffusion du spectacle vivant, moins de 30 % d’établissements publics nationaux et moins de 10 % de centres dramatiques et de scènes nationales proposent une programmation adaptée. La lutte contre l’exclusion et l’isolement des plus fragiles, doit être une priorité pour son ministère, et doit faire preuve d’une attention appuyée de la part de l’ensemble des pouvoirs publics. Elle souhaiterait connaître les mesures prévues par le Gouvernement pour améliorer la vie quotidienne des personnes en situation de handicap.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12791</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8705</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Louis Masson</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées</ministreQuestion><ministreJO>Personnes handicapées</ministreJO><Objet>Amélioration de la prestation de compensation du handicap</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12791. — 2 octobre 2018. — M. Jean-Louis Masson attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées sur les limites apportées à la prestation de compensation du handicap (PCH). En effet, alors que le Gouvernement vient, dans un comité interministériel consacré au handicap, de réaffirmer l’importance de l’aide à apporter aux personnes atteintes d’un handicap, il s’étonne des limites mises à la prise en charge réelle des personnes concernées. Alors que plus de 300 000 personnes ont besoin en France de la prestation de compensation du handicap (PCH) pour accéder à davantage d’autonomie dans une société qui se veut de plus en plus inclusive, le décret d’application 2005-1591 du 19 décembre 2005 relatif à la prestation de compensation à domicile pour les personnes handicapées exclut du « temps d’aide humaine » les activités ménagères au prétexte qu’elles peuvent être prises en charge « à un autre titre ». Or, il se trouve qu’un grand nombre de personnes en situation de handicap ne sont éligibles à aucune des autres aides existantes. De ce fait, elles se retrouvent sans aucune solution d’aide-ménagère d’aucune sorte. C’est pourquoi il lui demande urgemment de bien vouloir lui préciser les mesures qu’elle entend prendre afin que toute personne handicapée puisse être aidée à la mesure de ses besoins et de ses ressources et que l’aide-ménagère soit incluse dans la compensation comme acte élémentaire de la vie quotidienne.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12798</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8706</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marjolaine Meynier-Millefert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées</ministreQuestion><ministreJO>Personnes handicapées</ministreJO><Objet>Manque de structures d’accueil pour les jeunes adultes handicapés</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12798. — 2 octobre 2018. — Mme Marjolaine Meynier-Millefert interroge Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées, sur le manque de structures d’accueil pour les jeunes adultes handicapés. En effet, la prise en charge des mineurs handicapés, bien qu’insuffisante, est présente en plus grand nombre sur le territoire français, mais force est de constater au vu des retours et sollicitations en circonscription que la prise en charge des adultes handicapés est moindre et souvent la source d’inquiétude, d’incompréhension et de conflit des parents qui se retrouvent démunis. La difficulté pour ces parents de trouver des structures d’accueil pour leurs enfants devenus jeunes adultes est à l’origine de nombreuses complications familiales. Par conséquent, elle souhaiterait connaître quelles mesures pourront être prise par le Gouvernement par améliorer la prise en charge en structures d’accueil des jeunes adultes handicapés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12802</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8706</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Charlotte Lecocq</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées</ministreQuestion><ministreJO>Personnes handicapées</ministreJO><Objet>Violences sexuelles contre les femmes atteintes d’un handicap</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12802. — 2 octobre 2018. — Mme Charlotte Lecocq attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées, sur les violences sexuelles faites aux femmes atteintes d’un handicap. Selon l’ONU, quatre femmes handicapées sur cinq dans le monde ont été victimes de violences sexuelles. Selon l’Union européenne, une européenne sur trois en situation de handicap a été victime de violences sexuelles, ce chiffre est amené à neuf femmes sur dix lorsque le handicap est psychique. En France, aujourd’hui, aucune donnée officielle ne permet de comptabiliser les victimes. Ces agressions sont d’un ordre différent, elles peuvent avoir lieu au sein du milieu familial, à l’école, au travail ou dans les établissements médicaux. Pour ces femmes, la punition est double, le handicap d’abord qui les met en situation de vulnérabilité, la violence sexuelle ensuite qui entraîne une aggravation du handicap quand il est psychique, ou en créée de nouveaux. Ces femmes sont confrontées, après ces violences, à un défaut de réception par les mondes médicaux, policiers et judiciaires. Les difficultés de communication, notamment des personnes autistes, le manque de formation des gardiens de la paix et du personnel médical ne permettent pas d’endiguer ce fléau. Aujourd’hui, seules quelques actions ont été mises en œuvre, comme une plateforme téléphonique ou le relais avec les associations présentes pour aider ces femmes après les agressions. Elle souhaite savoir quelles mesures elle compte prendre pour mieux connaître le phénomène en France, en amont prévenir et diminuer ces violences et en aval améliorer la formation pour la prise en charge par les différentes structures policières, médicales et associatives des femmes victimes de violences sexuelles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12512</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8706</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Typhanie Degois</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Indemnisation des ayants droit des salariés décédés de maladie professionnelle</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12512. — 2 octobre 2018. — Mme Typhanie Degois attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la situation des ayants droit des salariés décédés de maladie professionnelle avant le 1er septembre 2001. La loi de financement de la sécurité sociale pour 2002 a fixé de nouveaux taux d’indemnisation des ayants droit des victimes de maladie professionnelle pour les accidents survenus à compter du 1er septembre 2001. Plus favorables que les anciens taux, puisque majorés de dix points, ils ouvrent droit au conjoint, concubin ou partenaire lié par un Pacs à une rente égale à 40 % du salaire annuel de la victime. La rente servie au conjoint est portée à 60 % lorsqu’il atteint 55 ans ou s’il est reconnu atteint d’une incapacité de travail générale d’au moins 50 %. Les enfants bénéficient, quant à eux, jusqu’à l’âge de 20 ans à une rente fixée à 25 % du salaire annuel pour les deux premiers enfants, 20 % pour les autres et 30 % pour les orphelins de père et de mère. Toutefois, les modalités d’application de ces dispositifs font l’objet de confusions. En effet, si l’article 53 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2002 prévoyait que ces nouveaux taux seraient applicables aux décès survenus à compter du 1er septembre 2001, le décret d’application n° 2002-1555 du 24 décembre 2002, modifiant les articles R. 434-3, R. 434-11 et R. 434-16 du code de la sécurité sociale a prévu quant à lui que les ayants droit des victimes seraient indemnisés selon les nouveaux taux si leur conjoint était décédé après le 31 décembre 2002. A l’aune de ces difficultés d’applicabilité, l’article 87 de loi de financement de la sécurité sociale pour 2008 a permis de clarifier la situation en indiquant que, pour tout décès d’origine professionnelle survenu à compter du 1er septembre 2001, les ayants droit sont indemnisés sur la base des taux d’incapacités majorés issus du texte de 2001. Cette situation interroge quant au dispositif appliqué aux ayants droit des victimes de maladie professionnelle décédées avant le 1er septembre 2001. En effet, ceux-ci restent indemnisés aux anciens taux, subissant de fait une différence de traitement par rapport à ceux dont le proche est décédé après le 1er septembre 2001. Pour des décès intervenus à quelques mois, voire quelques semaines d’intervalle, les rentes des ayants droit des victimes de maladie professionnelle peuvent varier considérablement. Certains estiment d’ailleurs faire l’objet de discrimination alors qu’ils jugent leur situation identique. Des ayants droit ont saisi la justice à plusieurs reprise sur ce sujet, l’interrogeant en parallèle sur la fixation d’une date seuil, jugée arbitraire. Aussi, elle lui demande quels critères ont permis de retenir la date du 1er septembre 2001 comme base de calcul des nouvelles indemnités applicables et si une harmonisation des taux de rente ne serait pas envisageable.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12513</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8707</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Loïc Dombreval</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Maladies professionnelles liées aux produits biocides</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12513. — 2 octobre 2018. — M. Loïc Dombreval attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l’absence de tableaux de maladies professionnelles s’agissant des applicateurs et utilisateurs de produits biocides. Afin de mieux prendre en charge les maladies professionnelles liées aux produits phytosanitaires, le Gouvernement a souhaité approfondir les travaux menés sur les expositions à ces produits. Pour ce faire, l’Institut National de la Santé et de la Recherche médicale (INSERM) et l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail (ANSES) viennent d’être missionnés pour qu’ils fournissent rapidement une étude actualisée des liens entre pathologies et expositions professionnelles aux produits phytosanitaires. Si le parlementaire se félicite de cette initiative, il lui semble opportun de souligner qu’une telle démarche devrait être étendue aux produits biocides. En effet, les produits biocides sont régis par une réglementation récente qui a largement emprunté à celle préexistante relative aux produits phytosanitaires, notamment au sujet des normes de sécurité des installations et des règles régissant les transports de ces produits dangereux. De fait, les substances actives utilisées pour l’élaboration des produits biocides sont souvent les mêmes que celles mises sur le marché pour les produits phytosanitaires. Au surplus, il rappelle que les dix classes de risques pour la santé humaine identifiées s’agissant des produits biocides sont comparables à celles qui ont été définies pour les produis phytosanitaires, à l’image des risques cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques. Pour finir de se convaincre du lien entre exposition aux produits biocides et pathologies, le code du travail entend protéger les opérateurs et travailleurs susceptibles d’être exposés aux produits biocides en imposant un recours, obligatoire et strictement contrôlé, à des équipements de protection individuels. En conséquence, il s’émeut de l’absence de tableaux de maladies professionnelles liées à l’utilisation de produits biocides et souhaite savoir si l’étude précédemment citée, commandée par le Gouvernement ne pourrait pas inclure dans son champ d’investigation les produits biocides au lieu d’être limitée aux seuls produits phytosanitaires, ou si une étude de même type et à même visée, ne pourrait pas être commandée ciblant spécifiquement les biocides.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12514</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8707</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Bouillon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Versement du capital décès des assurés atteints d’une maladie professionnelle</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12514. — 2 octobre 2018. — M. Christophe Bouillon interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les conditions de versement du capital décès des assurés atteints d’une maladie professionnelle. Actuellement, pour que les ayants-droits d’un assuré perçoivent un capital décès, il faut que moins de trois mois avant son décès, la personne ait été titulaire d’une pension d’invalidité ou d’une rente allouée en vertu de la législation sur les accidents du travail et maladies professionnelles, correspondant à une incapacité permanente partielle d’au moins 66,66 %. Dans ce contexte, il arrive que le décès survienne avant que le dossier soit instruit, privant l’ayant-droit du capital décès puisque la condition des trois mois n’est pas remplie ; le bénéfice n’est pas davantage rétabli même si, après le décès, la maladie est reconnue et que le décès est finalement pris en charge par la caisse primaire d’assurance maladie. Il lui demande de corriger cette iniquité dans le prochain PLFSS pour 2019.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12515</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8708</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Bouillon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Victimes de l’amiante : mêmes droits pour tous</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12515. — 2 octobre 2018. — M. Christophe Bouillon interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la création d’une deuxième voie d’accès à la cessation anticipée d’activité des travailleurs de l’amiante. Le droit à une allocation de cessation anticipée d’activité des travailleurs de l’amiante (ACAATA) a représenté une importante mesure de justice sociale, permettant à ceux qui risquaient de mourir plus tôt de bénéficier d’une cessation d’activité avant la date de leur retraite. Toutefois, cette mesure demeure inaccessible à des travailleurs qui ont été exposés de façon importante à l’amiante, si l’entreprise au sein de laquelle ils sont ou étaient salariés n’est pas inscrite sur les listes référençant les établissements présentant des risques. C’est le cas tout particulièrement des personnes ayant travaillé dans le secteur du bâtiment et travaux publics et dans les garages automobiles, y compris dans la fonction publique. Il semblerait pourtant juste que tous les salariés qui ont été exposés à l’amiante, quelle que soit leur situation, bénéficient des mêmes droits. Le critère d’admission pourrait reposer sur un dossier réunissant un faisceau d’indices démontrant une exposition professionnelle à l’amiante susceptible de réduire l’espérance de vie. En raison de son impact financier pour la branche accidents du travail-maladies professionnelles de la sécurité sociale, la création de cette deuxième voie d’accès à l’ACAATA n’a pas été reprise, il y a quelques années. Or le nombre de bénéficiaires de cette allocation diminue sous l’effet de la démographie. Il lui demande donc quelles dispositions elle entend prendre pour assurer le même accès aux droits de l’ensemble des victimes de l’amiante.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12516</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8708</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Bouillon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Victimes de l’amiante : mêmes règles pour salariés privés et publics</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12516. — 2 octobre 2018. — M. Christophe Bouillon interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur le droit à la rente pour le conjoint, le concubin ou le pacsé d’un fonctionnaire décédé d’une maladie professionnelle. Pour les assurés du régime général de la sécurité sociale, la loi du 21 décembre 2011 a étendu au concubin et au partenaire lié par un PACS - sous conditions - le bénéfice d’une rente viagère au conjoint survivant, lorsqu’une maladie d’origine professionnelle entraîne le décès d’un salarié. En revanche, lorsqu’un agent d’une des trois fonctions publiques décède d’une maladie d’origine professionnelle, le bénéfice de la rente viagère n’est accordé au conjoint survivant que si le couple est marié avec des enfants ou marié depuis une date antérieure à la maladie ou marié depuis plus de 4 ans. Il semblerait juste et légitime que les conditions valables pour les salariés du régime général soient communes à celles des agents des trois fonctions publiques. Il lui demande donc d’inscrire cette évolution dans le prochain PLFSS 2019.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12569</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8708</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Typhanie Degois</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Indemnités journalières de sécurité sociale des indépendants</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12569. — 2 octobre 2018. — Mme Typhanie Degois interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur le régime de versement des indemnités journalières de la sécurité sociale (IJSS) aux artisans, indépendants et commerçants en arrêt maladie, mais dans l’obligation de gérer les affaires courantes de leur entreprise pour assurer le maintien de celle-ci sur le marché. Tandis que le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2018 a acté la suppression du régime social des indépendants, les assurés dépendent toujours des articles D. 613-14 à D. 613-28 du code de la sécurité sociale, en matière d’indemnisation lors des arrêts de travail. L’article D613-16 de ce même code prévoit notamment que tout assuré bénéficie des IJSS. Ainsi, les indépendants percevant des IJSS au titre de leur arrêt de travail sont légalement dans l’impossibilité de gérer les affaires courantes de leur entreprise, bien que la survie de celle-ci en dépende bien souvent. En effet, selon la législation en vigueur, les professionnels ne peuvent gérer leur entreprise pendant la période définie par leur arrêt de travail, sans compromettre le versement de leurs indemnités. Afin de répondre à cette difficulté, un dispositif spécifique en faveur des assurés désireux de travailler pendant la période définie par leur arrêt de travail existe. Prévu à l’article D. 613-21-1 du code de la sécurité sociale, la reprise du travail à temps partiel pour motif thérapeutique permet aux assurés de reprendre une activité partielle tout en bénéficiant de l’indemnisation de la Sécurité sociale. Ce dispositif est cependant contraignant pour l’assuré puisqu’il est mis en œuvre à l’initiative du médecin, et que seulement 50 % des IJSS lui sont reversées dans un tel cas. Dès lors, elle lui demande d’élargir automatiquement ce dispositif à l’ensemble des professionnels dans l’obligation de gérer les affaires courantes de leur entreprise, et lui propose de revaloriser les IJSS versées dans ce cadre afin de favoriser le retour à l’emploi et l’activité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12570</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8709</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Cordier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Prise en charge de l’algodystrophie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12570. — 2 octobre 2018. — M. Pierre Cordier appelle l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les difficultés rencontrées par les personnes atteintes du syndrome douloureux régional complexe (SDRC), terme médical qui tend à remplacer ceux d’algodystrophie ou d’algoneurodystrophie. Il s’agit d’une douleur ressentie au-delà du siège de lésion et qui est disproportionnée en intensité par rapport à l’événement accidentel initial. Les personnes atteintes de SDRC sont confrontés à des difficultés de locomotion, et souffrent de douleurs au niveau de plusieurs organes, ainsi que des muscles, des nerfs et des os. La cause exacte de ce syndrome est encore méconnue. À ce jour, les malades doivent vivre tous les jours dans la douleur et la souffrance faut d’une prise en charge adaptée par la sécurité sociale et les MDPH. Il est par conséquent urgent que l’État soutienne la recherche sur ce syndrome qui touche de plus en plus de citoyens. Il souhaite également savoir si le Gouvernement va accorder l’allocation adulte handicapé plus facilement pour les malades et si une reconnaissance d’affection longue durée avec le remboursement des patchs de Versatis est envisagée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12572</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8709</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Remboursement des appareils auditifs des enfants atteints d’aplasie de l’oreille</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12572. — 2 octobre 2018. — M. Marc Le Fur attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur le remboursement des appareils auditifs destinés aux enfants atteints d’aplasie majeure de l’oreille, une malformation de naissance impactant l’oreille externe et moyenne. Ces appareils sont des appareils auditifs spécifiques pour cette malformation dont le coût est très onéreux pour les familles. En effet, il reste en moyenne 3 000 euros à la charge du patient, après remboursement de la sécurité sociale et des mutuelles (l’appareil coûte 4 000 euros en moyenne). Lorsque les enfants sont atteints des deux côtés, les familles doivent donc débourser 6 000 euros ! Ces appareils doivent être changés tous les quatre à cinq ans en moyenne, l’impact financier pour les familles est donc très important et pèse sur le budget quotidien. Alors qu’une réforme est en cours pour un reste à charge de 0 pour les familles sur les appareils auditifs, il semblerait que les appareils spécifiques comme celui nécessaire en cas d’aplasie majeure ne soient pas concernés par la réforme. De nombreuses familles ont tenté de demander une prise en charge financière par la MDPH, seulement, dans la majorité des cas, l’enfant n’est pas considéré comme suffisamment handicapé pour avoir droit à une aide. Différentes études médicales démontrent qu’un enfant atteint d’aplasie majeure unilatérale et qui n’est pas appareillé perd 40 % des informations à l’école. Dans ce contexte, le coût élevé de l’appareillage crée clairement une situation de discrimination éducative. C’est pourquoi, il lui demande de lui indiquer si le Gouvernement entend mieux prendre en compte cette pathologie et permettre aux familles d’enfants atteint de bénéficier de niveau de prise en charge adéquat.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12573</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8709</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Remboursement des perruques pour les patientes de cancer</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12573. — 2 octobre 2018. — M. Marc Le Fur attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les difficultés pour les femmes atteintes d’un cancer et ayant, post-traitement, besoin de porter une perruque à se faire rembourser cette perruque. Depuis 2016, le principe de la revalorisation du remboursement est acté. Le Comité économique des produits de santé, chargé de négocier ces produits spécifiques avec les perruquiers, se trouve actuellement en manque de personnel pour mener cette négociation. Du fait de sa double appartenance administrative, les arbitrages de moyens ne se font pas. Cette question n’est pas une simple histoire d’apparence mais une des démarches du processus post traitement. C’est pourquoi il lui demande de bien vouloir préciser la méthode et le délai qu’elle compte prendre pour faire aboutir ce sujet qui, budgété, n’attend plus que l’administration pour améliorer le bien-être de ces patientes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12574</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8709</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Grégory Galbadon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Remboursement frais santé femmes accouchant sous secret</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12574. — 2 octobre 2018. — M. Grégory Galbadon interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les frais de santé des femmes accouchant sous le secret pris en charge par le département. En effet, le code de la sécurité sociale ne prévoit pas de remboursement des frais couverts par le département dans ce cadre par le régime général de sécurité sociale. Seuls les frais de santé non couverts par le secret sont pris en charge par la caisse primaire d’assurance maladie de l’assurée dans le cadre du droit commun. En conséquence, une femme accouchant sous le secret dans un hôpital qui ne serait pas nécessairement au regard de la situation celui de son lieu de résidence, doit systématiquement se déplacer au sein du même établissement en cas de complication après l’accouchement. Il lui demande s’il pourrait être envisagé de prendre référence sur le mode opératoire existant pour les interruptions volontaires de grossesse par voie médicamenteuse, à savoir que pour garantir l’anonymat de la patiente mineure sans consentement parental, une procédure permet ainsi à un médecin de protection maternelle et infantile d’utiliser une feuille de soins papier en indiquant des codes spécifiques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12607</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8710</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Chassaing</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Expérimentation d’un CPOM par la MSA Dordogne Lot-et-Garonne</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12607. — 2 octobre 2018. — M. Philippe Chassaing attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la requête et la proposition de l’Association MSA tutelles, structure en charge de la gestion des mesures de protection juridique, créé par la MSA Dordogne Lot et Garonne pour venir en aide aux personnes isolées ne pouvant se gérer seules et résidant dans le département. Le département étant très concerné du fait du vieillissement de sa population, de l’isolement des personnes tant au niveau familial que du fait de leur résidence, bien souvent dans des zones rurales peu peuplées. Chaque structure gestionnaire bénéficie d’une dotation destinée à financer l’ensemble de ses dépenses. Un nombre prévisionnel de mesures est également défini mais il correspond très rarement aux besoins et au nombre de mesures réellement distribuées par les juges. Ceci conduit les associations à refuser des mesures si le nombre prévu au budget est atteint ou à gérer des mesures non financées. Il ne conduit pas à rechercher l’efficience maximale. La mise en place de contrat pluriannuel d’objectifs et de moyens (CPOM) permettrait de sécuriser les financeurs et les gestionnaires, et induirait une gestion dynamique et responsable. Cette démarche prévue par l’État n’a pu être mise en place en Dordogne. L’association MSA tutelles souhaiterait pouvoir l’expérimenter et s’engagerait sur des objectifs très précis tant en termes de coût que de qualité. L’originalité de la démarche proposée, résiderait dans le fait qu’en contrepartie de ces engagements, l’activité ne serait plus encadrée afin de mieux répondre aux besoins du territoire. L’Association propose aussi de pouvoir expérimenter quand cela est possible la mise en place de mesures d’accompagnement administratif au bénéfice des familles, ce qui diminuerait le nombre de mesures de tutelles stricto sensu et par là même les dépenses. C’est pourquoi il lui demande si la mise en place d’une telle expérimentation est envisageable.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12611</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8710</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Damien Adam</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Lutte contre la toxicomanie et les addictions</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12611. — 2 octobre 2018. — M. Damien Adam interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la politique de lutte contre la toxicomanie et les addictions. Le niveau des moyens mis en œuvre dans cette lutte préoccupe plusieurs citoyens dans la circonscription dans laquelle il est élu. Au vu des conséquences dramatiques sur les vies causées par les drogues, les citoyens sont en droit d’attendre un plan ambitieux. C’est pourquoi il lui demande les mesures qu’entend prendre le Gouvernement sur le sujet ainsi qu’un bilan de ce qui existe pour savoir si la mobilisation actuelle est à la hauteur des enjeux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12613</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8710</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marjolaine Meynier-Millefert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Obligation de communication auprès des citoyens sur la qualité de l’eau potable</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12613. — 2 octobre 2018. — Mme Marjolaine Meynier-Millefert interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l’obligation de communication auprès des citoyens sur la qualité de leur eau potable. Les citoyens connaissent en effet aujourd’hui un regain d’intérêt pour leur qualité de vie et bon nombre d’entre eux s’interroge sur les conséquences sanitaires de l’eau potable qu’ils ont à leur robinet. L’absence d’information claire et fiable sur la qualité de leur eau et sur les contrôles qui sont effectuées sur celle-ci ne tend pas à rassurer sur les citoyens. Les informer et les encourager à la consommer serait un signe fort, tant pour des questions sanitaires qu’écologiques. Elle souhaiterait donc savoir quelles mesures pourraient être prises afin de rendre systématique l’information auprès des citoyens sur la qualité de leur eau potable.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12652</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8710</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabien Roussel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Avenir du GIP Enfance en danger</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12652. — 2 octobre 2018. — M. Fabien Roussel attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la situation du groupement d’intérêt public (GIP) Enfance en danger. Ayant déjà subi en 2017 et 2018 des réductions de son budget dues au désengagement partiel de l’État, ce GIP pourrait enregistrer une nouvelle baisse de 450 000 euros de la dotation étatique, en 2019. Si Enfance en danger est co-financé par l’État et les départements, ceux-ci, déjà très contraints financièrement, ne sont pas en mesure d’abonder leur participation et de compenser cette nouvelle baisse de subvention. Ainsi le GIP serait-il contraint de renoncer à certaines de ses missions de protection de l’enfance : le service national d’accueil téléphonique de l’enfance en danger (le SNATED), plus connu sous le nom « 119 - Allo enfance en danger », pourrait ainsi disparaître, privant alors les victimes d’une écoute, de conseils et d’un accompagnement psychologique précieux. Il faut rappeler que le SNATED reçoit quotidiennement quelque mille appels de mineurs ou de parents en détresse et qu’en assurant un lien avec les services d’urgence, il permet la prise en charge immédiate d’enfants en situation de danger grave ou imminent, évitant ainsi de nombreuses tragédies. Si, demain, ce service venait à fermer, vers qui pourraient se tourner les mineurs et les adultes exposés aux violences intrafamiliales et conjugales ? Considérant qu’il n’est pas concevable que l’État se retire davantage du champ de la protection de l’enfance, il lui demande les dispositions qu’elle entend mettre en œuvre afin de pérenniser les missions du SNATED et, plus généralement, de conforter le GIP Enfance en danger, essentiel aux publics en situation de vulnérabilité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12677</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8711</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marjolaine Meynier-Millefert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Lutte contre l’ambroisie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12677. — 2 octobre 2018. — Mme Marjolaine Meynier-Millefert interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les dispositifs de lutte contre l’ambroisie. En effet, cette plante invasive a des conséquences et des effets de plus en plus néfastes pour la santé des citoyens. De nombreuses actions visant à lutter contre cet allergène ont déjà été initiée à l’image de plusieurs applications pour smartphone. Néanmoins les signalements via ces applications ne valent pas systématiquement interventions sur le terrain des propriétaires privés et des collectivités. De ce fait, compte tenu de la situation urgente face à l’augmentation considérable du nombre de personnes allergiques au pollen de l’ambroisie, elle souhaiterait connaître précisément les mesures que le Gouvernement souhaite programmer pour en réduire l’impact.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12681</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8711</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Caroline Fiat</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Centre hospitalier régional et universitaire (CHRU) de Nancy</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12681. — 2 octobre 2018. — Mme Caroline Fiat alerte Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la situation actuelle du centre hospitalier régional de Nancy (CHRU) placé en situation de quasi-faillite. Cet établissement de santé inauguré en 1973 fait la fierté du système de santé français en étant situé dans le top 10 des établissements hospitaliers du pays par divers magazines et revues médicales. Il a également été considéré comme un établissement d’excellence médicale, certifié B par la HAS en avril 2017. Pourtant, sa situation financière est préoccupante. Sa dette s’élèverait à 400 millions d’euros selon l’ARS Grand Est. Pour pallier cette situation, le CHRU a entrepris un grand bouleversement de son organisation, notamment un projet de réunification de l’ensemble de ses structures sur le site de Nancy-Brabois. Cette réunification doit être achevée à l’horizon 2025. Le CHRU a également supprimé 400 emplois entre 2014 et 2017. L’ARS préconise de reproduire le même ratio de suppression dans les années à venir. La suppression d’emplois d’un établissement de qualité, employant près de 9 000 personnes, va forcément dégrader les conditions de travail du personnel et nuire aux conditions de soins et de traitement des patients. Plusieurs élus, de tous bords, réclament un engagement de l’État de plusieurs millions d’euros pour assainir les finances du CHRU et lui assurer une transition responsable, sans que le personnel ne soit touché par une nouvelle vague de suppressions d’emplois. Elle lui demande si ell compte engager le Gouvernement vers une dotation exceptionnelle à destination du CHRU de Nancy, sur le même mode opératoire que les aides reçues par les établissements voisins de Metz et Strasbourg ces dernières années. Il en est de la survie d’un établissement de santé et de la qualité de ses soins et de ses équipements.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12682</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8711</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Leclerc</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Coût de la location du téléviseur à l’hôpital</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12682. — 2 octobre 2018. — M. Sébastien Leclerc attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur le coût que peut représenter la location du téléviseur, pour une hospitalisation de longue durée. Même si il comprend que certains centres hospitaliers puissent y trouver une source de recettes non négligeable, il lui fait part de la difficulté que représente ce coût pour certaines personnes aux revenus modestes, qui sont parfois contraintes de se passer de cette « distraction ». Il lui suggère de réfléchir à la mise en place d’un dispositif pour amortir le coût de la location pour un long séjour à l’hôpital, sans pour autant pénaliser l’équilibre budgétaire de l’établissement. Il souhaiterait connaître ses intentions en la matière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12704</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8712</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Descoeur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Conséquences de la suppression du CICE pour le secteur de l’aide à domicile</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12704. — 2 octobre 2018. — M. Vincent Descoeur attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les conséquences de la suppression du CICE pour les entreprises d’aide à la personne. En effet, la transformation du CICE en baisse de charges aux 1er janvier 2019 ne sera pas compensée par l’allègement général des cotisations prévu par le Gouvernement puisqu’il ne s’appliquerait pas aux associations et entreprises d’aide à la personne disposant par ailleurs d’une exonération « aide à domicile ». Cette réforme mettra donc à mal les associations et entreprises d’un secteur d’activité qui estime ses besoins de recrutement à plus de 250 000 salariés d’ici 2025 pour compenser les départs en retraite et faire face à la progression de la demande d’accompagnement des personnes âgées et handicapées à domicile. Il lui demande quelles mesures le Gouvernement compte mettre en œuvre pour que le secteur de l’aide à domicile ne soit pas pénalisé par la suppression du CICE et puisse répondre aux enjeux du maintien à domicile des personnes âgées et handicapées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12720</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8712</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mathilde Panot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Clause de conscience spécifique à l’interruption volontaire de grossesse</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12720. — 2 octobre 2018. — Mme Mathilde Panot attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les clauses de conscience spécifiques aux droits des femmes. Récemment, le président du Syndicat des gynécologues obstétriciens, qui compte près d’un quart des praticiens de la spécialité, a qualifié publiquement l’IVG d’« homicide ». Ces propos, juridiquement fallacieux et d’une rare violence, démontrent à quelle point la criminalisation symbolique de l’interruption volontaire de grossesse (IVG) est encore puissante dans nos sociétés. Ces propos ont par ailleurs fait écho au débat sur l’existence d’une clause de conscience spécifique à l’IVG dans le code de la santé publique (article L. 2212-8). Il est en effet surprenant que cette disposition n’ait pas été supprimée, dans le mesure où la clause de conscience est déjà protégée par l’article R. 4127-47 du même code, et ce pour tous les actes médicaux. Le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes ainsi que le Défenseur des droits ont déjà tous deux préconisé la suppression de cette clause de conscience spécifique, respectivement depuis 2013 et 2015. Dans ce cadre, le maintien d’un tel article orienté vers l’IVG entérine l’idée qu’il s’agit d’un acte spécifiquement condamnable au regard de la morale, que ce droit acquis au fil de tant de luttes reste exceptionnel alors même qu’une femme sur trois y a recours dans sa vie. Cette clause de conscience spécifique interroge également sur les conditions matérielles d’accès à l’IVG. Certaines femmes de la Sarthe doivent ainsi parcourir plusieurs dizaines de kilomètres pour pratiquer un IVG, le seul gynécologue de l’hôpital de Bailleul à la Flèche acceptant auparavant de le faire étant parti à la retraite. Alors qu’en France 39 départements ont une densité de gynécologues en dessous de la moyenne nationale, et que six départements ne comptent aucun gynécologue médical, la clause de conscience spécifique à l’IVG menace l’accès des femmes à ce droit, a fortiori en ce qui concerne les plus défavorisées. Il n’est pas anodin que le seul autre acte régi par une clause de conscience supplémentaire soit la stérilisation définitive à visée contraceptive. Dans ce cadre, les clauses de consciences spécifiques à la santé des femmes vont-elles être supprimées ? Quelles mesures seront mises en oeuvre pour assurer à toutes les femmes qui le souhaitent un accès effectif à l’IVG ? À l’heure d’une telle communication culpabilisante sur cette pratique, elle lui demande s’il sera assuré aux femmes que leurs droits ne seront pas sacrifiés au profit des convictions personnelles de certains individus.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12735</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8712</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Beauvais</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Algodystrophie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12735. — 2 octobre 2018. — Mme Valérie Beauvais attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la situation des individus atteints d’algodystrophie. L’algodystrophie sévère demeure une maladie orpheline mystérieuse, douloureuse et invalidante, qui touche principalement les articulations. Aucun traitement curatif n’est encore reconnu efficace. La médecine avoue toujours son impuissance et tend parfois à culpabiliser les patients, accusés d’inventer la douleur. C’est pourquoi les malades revendiquent certaines mesures susceptibles d’améliorer leur quotidien, telles que l’ouverture d’un crédit consacré à la recherche sur la lutte contre cette maladie qui touche plus de 15 000 personnes par an, dont une forte majorité de femmes ou la simple reconnaissance de l’algodystrophie comme maladie neurologique et non psychiatrique ; faciliter l’octroi de l’AAH par les MDPH ; assurer la reconnaissance, à part entière, par la sécurité sociale de cette maladie et permettre ainsi la prise en charge de certains antalgiques. En conséquence, elle lui demande quelles mesures elle compte prendre pour améliorer la prise en charge des personnes atteintes d’algodystrophie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12736</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8713</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Corinne Vignon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Algodystrophie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12736. — 2 octobre 2018. — Mme Corinne Vignon attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la situation des personnes atteintes d’algodystrophie. Cette pathologie, également appelée syndrome douloureux régional complexe, se manifeste par des fourmillements, brûlures et douleurs intenses suite à un traumatisme comme une entorse ou une fracture. L’algodystrophie est une maladie encore très méconnue et peu ou mal soignée. L’attente pour une prise en charge en centre de douleurs chroniques peut être longue de plusieurs mois. Parallèlement, les patients souffrant de ces maux ne peuvent bénéficier de l’affection de longue durée. Leur situation n’est pas reconnue par les maisons départementales des personnes handicapées. Ces éléments ajoutent à la détresse physique une détresse morale épuisante et laissent ces personnes totalement démunies. Enfin, les chercheurs et les praticiens s’intéressent encore trop peu à cette affection. Elle aimerait connaître la position du Gouvernement en matière de prise en charge des patients atteints d’algodystrophie. Elle souhaiterait également obtenir des informations sur les moyens que le Gouvernement compte mettre en œuvre pour mieux faire connaître cette maladie auprès des chercheurs et des professionnels de la santé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12737</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8713</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Erwan Balanant</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Amélioration des traitements et de l’inclusion des malades d’Alzheimer</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12737. — 2 octobre 2018. — M. Erwan Balanant attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la nécessité d’améliorer les soins, la prise en charge et l’inclusion au sein de la société des personnes présentant la maladie d’Alzheimer ou une maladie assimilée. En France, 900 000 personnes sont affectées par la maladie d’Alzheimer. Près de 225 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année, soit un cas toutes les 3 minutes. Les effets de cette maladie représentent la quatrième cause de mortalité en France et pourraient toucher 1,75 million de personnes en 2030. Pour autant, si des efforts considérables ont été accomplis ces vingt dernières années avec l’objectif d’améliorer l’accompagnement de ces personnes et de leurs proches, il n’existe à ce jour aucun traitement curatif. Ce constat est d’autant plus regrettable que les personnes affectées par la maladie d’Alzheimer ou par des maladies assimilées sont bien souvent marginalisées au sein de la société et peinent à rester insérées au sein de leur entourage. Or, en juin 2018, le Gouvernement a même décidé de cesser le remboursement des quatre médicaments prescrits pour retarder les troubles cognitifs provoqués par cette maladie. Si le Gouvernement affirme que ces médicaments exposent les patients à des effets secondaires sans démontrer une quelconque efficacité, les médecins contestent ce point de vue et continuent toutefois à les prescrire. Les malades sont alors doublement démunis : ils se voient non seulement annoncer un traitement lourd, mais ils doivent également en assumer la pleine charge financière. Cette situation insoutenable doit cesser. Il convient de faire face à deux enjeux. D’une part, un enjeu éthique puisqu’il est primordial de respecter l’humanité et les droits fondamentaux des malades, de leur permettre de vivre dans la dignité et d’avoir accès aux traitements prescrits. D’autre part, un enjeu économique se présente, celui de maîtriser les conséquences sociales et médicales de ces maladies. En effet, 9 milliards d’euros sont dédiés à la prise en charge médicale et sociale de la seule maladie d’Alzheimer en France, soit un coût annuel moyen de 22 099 euros par patient. En outre, les associations et les familles des malades réclament de nouvelles réponses innovantes, plus justes et efficaces. Elles préconisent notamment l’adoption d’une stratégie transversale qui permettrait de considérer les personnes atteintes par cette maladie dans tous les aspects de leur vie, et non pas uniquement en tant que malades. Cela passerait, notamment, par de grandes campagnes de sensibilisation adressées à la société toute entière, afin de donner lieu à plus d’inclusion et de solidarité. L’accent doit également être placé sur la recherche scientifique en vue d’élaborer un traitement qui permettrait la guérison et sur l’accompagnement des personnes concernées par ces maladies. Il lui demande, quelques mois avant la fin du plan maladies neurodégénératives 2014-2019, quel bilan le Gouvernement dresse de ce dispositif en ce qui concerne la maladie d’Alzheimer et les maladies assimilées, quel budget il prévoit d’allouer à la recherche, aux soins et à l’accompagnement des personnes touchées par ces pathologies. Il souhaite également savoir quelles mesures compte adopter le Gouvernement afin de permettre l’inclusion au sein de la société des personnes atteintes par ces maladies.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12738</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8713</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Attribution du label « Grande cause nationale » - Prise en charge de l’épilepsie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12738. — 2 octobre 2018. — M. Marc Le Fur attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la prévention et la prise en charge de l’épilepsie. Selon l’assurance maladie, entre 640 000 et 810 000 personnes en France sont concernées par une épilepsie avec une très grande hétérogénéité des cas (causes, manifestations, âges d’apparition de la maladie, troubles associés ou pas etc.). Il s’agit d’une pathologie que beaucoup cachent encore et qui est l’objet d’incompréhension et de stigmatisation dans tous les milieux (école, travail, loisirs, établissements médico-sociaux, etc.). Les conséquences de ce manque de visibilité sont graves avec une qualité de vie des personnes fortement altérée et un taux de mortalité de 3 à 4 fois celui de la population générale (un taux de suicides de 10 fois celui de la population générale). Afin de mieux informer les citoyens, mais aussi d’encourager la réflexion médicale et la définition d’une stratégie nationale, il pourrait être envisagé de conférer à la prévention et la prise en charge de l’épilepsie, le label « Grande cause nationale ». Il lui demande de lui indiquer la position du Gouvernement à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12739</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8714</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Xavier Breton</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Carence dans la prise en charge hospitalière des patients anorexiques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12739. — 2 octobre 2018. — M. Xavier Breton attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les graves carences existant en matière de prise en charge hospitalière adaptée aux patients anorexiques et sur l’urgence d’agir pour pallier cette carence. Parmi les troubles du comportement alimentaires (TCA), l’anorexie mentale, pathologie en recrudescence, continue de faire des ravages, plus particulièrement chez les adolescentes et les jeunes femmes. Il s’agit du TCA le plus fréquent et le plus grave, la sévérité de la perte de poids pouvant engendrer dénutritions et complications somatiques sévères (cytolyse hépatique, hypokaliémie avec troubles du rythme cardiaque, hypoglycémie…). La mortalité liée à l’anorexie mentale demeure la plus élevée de tous les TCA. Pour les adolescentes, le délai de la « liste d’attente » pour un rendez-vous d’évaluation médicale est de 4 mois pour la Maison de Solenn et presque deux mois pour l’Institut mutualiste Montsouris, deux établissements susceptibles d’accueillir les cas sévères. En Île-de-France, seules deux structures publiques accueillent les adultes : l’hôpital Sainte-Anne et Paul-Brousse à Villejuif, qui permettent de prendre en charge 20 patients chacune ! L’unité de nutrition clinique de l’Hôpital Raymond Poincaré à Garches, qui accueille les patients en situation d’échec de prise en charge dans leur unité de proximité, est la seule existante en France, et elle reçoit donc des patients de la France entière. La « longueur » des listes d’attente dans ces établissements pourrait être qualifiée juridiquement de « non-assistance à personne en danger ». Il n’est pas acceptable, vis-à-vis des patients et de leurs familles, de ne pouvoir les accueillir dans des délais ne dépassant pas trois semaines, afin d’éviter des conséquences somatiques. À un stade avancé, les patients peuvent en effet perdre plus d’un kilo par semaine. Un calcul rapide montre à quel point les dommages causés par ces listes d’attente peuvent être graves. Par ailleurs, être en mesure d’accueillir les patients au plus tôt accroit leur chance de réduire le temps de leur hospitalisation. C’est la raison pour laquelle, il souhaiterait savoir si elle prévoit de lancer enfin un plan de prise en charge de l’anorexie mentale, notamment en créant des lits et structures d’aval et en débloquant les moyens nécessaires pour que les ARS accordent aux établissements tels la Maison de Solenn, des autorisations d’ouverture de nouveaux lits permettant de résorber le temps actuel de « liste d’attente » qui est imposé aux anorexiques et à leurs familles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12740</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8714</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Frédérique Tuffnell</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Évolution de la gestion des programmes de dépistage des cancers</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12740. — 2 octobre 2018. — Mme Frédérique Tuffnell alerte Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les inquiétudes qui pèsent sur les conditions de mise en œuvre de la régionalisation des structures de gestion du dépistage des cancers et de la généralisation du dépistage du cancer du col de l’utérus. L’arrêté du 23 mars 2018 relatif aux programmes de dépistage organisé des cancers prévoit la création au 1er janvier 2019 de centres régionaux de coordination des dépistages des cancers, composés d’une structure régionale et de sites territoriaux. L’élue de la Charente-Maritime souligne qu’en Nouvelle-Aquitaine, dans cinq départements sur douze le Dépistage organisé (DO) est directement géré par les Caisses primaires d’assurance maladie (CPAM) qui ont intégré cette mission dans les actions des Centres d’examens de santé. Dans les sept autres départements, le DO est géré par des associations relevant du statut de la loi de 1901, et force est de constater que la mise en œuvre du projet régional n’avance guère, aucune décision n’étant intervenue s’agissant notamment de la nouvelle organisation, des responsabilités respectives, de la nomination du personnel. Dans ce contexte, devant le choix de créer une « association loi de 1901 » pour gérer le Centre régional de coordination, les directeurs des CPAM ont manifesté leur intention de se retirer de la gestion du DO à compter du 1er janvier 2019. La parlementaire s’inquiète de ce que ce retrait ajoute encore à la difficulté de généraliser le dépistage du cancer du col de l’utérus au sein d’une structure régionale efficiente au vu des délais imposés dans le cahier des charges de la régionalisation, ce qui hypothèque lourdement la capacité d’assurer efficacement la gestion des programmes nationaux en date du 1er janvier 2019. Dans un contexte déjà tendu du fait de la faiblesse du taux de participation aux dépistages, de polémiques récurrentes au sujet de l’efficacité du dépistage du cancer du sein et de contentieux liés au programme de dépistage du cancer colorectal, elle s’émeut de ce que des obstacles et contraintes administratives, liés à un délai de mise en œuvre trop court, risquent de conduire à une centralisation excessive ne permettant pas de bien prendre en compte les compétences territoriales et une perte de proximité avec la population cible. En conséquence, désireuse d’éviter les écueils induits par une mise en place précipitée, elle souhaite savoir si la régionalisation du Dépistage organisé est susceptible de bénéficier de délais supplémentaires, dans les régions, comme la Nouvelle Aquitaine, où cela pourrait garantir l’organisation d’un schéma tout à fait adapté.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12741</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8715</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alain Bruneel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Financement de la recherche sur les cancers pédiatriques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12741. — 2 octobre 2018. — M. Alain Bruneel alerte Mme la ministre des solidarités et de la santé sur le financement de la recherche sur les cancers pédiatriques. Le cancer est la première cause de décès des enfants par maladie. Alors qu’on pourrait penser que ceux-ci sont prioritaires en termes de recherche et de traitement, c’est tout le contraire en France. À l’heure actuelle, moins de 3 % des financements publics pour la recherche sont alloués à ces types de cancer alors que 2 500 enfants et adolescents sont diagnostiqués chaque année en France. Selon diverses estimations, les financements manquants pour la recherche sur les cancers pédiatriques s’élèvent à environ 20 millions d’euros par an pour les cancers pédiatriques, et autant pour les maladies rares incurables : une somme quasi-inaccessible pour les associations, une simple question de volonté politique pour l’État. Alors que le Gouvernement ne cesse de mettre en avant la prévention, il lui demande si elle compte répondre favorablement à cette question de financement de la recherche sur les cancers pédiatriques qui a notamment été relayée par une pétition signée par plus de 200 000 personnes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12742</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8715</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Frédérique Tuffnell</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Financement de la recherche sur les cancers pédiatriques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12742. — 2 octobre 2018. — Mme Frédérique Tuffnell interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur le financement de la recherche sur les cancers pédiatriques. Chaque année en France, 2 500 enfants et adolescents de moins de 18 ans sont diagnostiqués d’un cancer ou d’une leucémie, et 500 d’entre eux en décèdent. Un chiffre qui ne recule quasiment plus depuis une quinzaine d’années, ce qui en fait la première cause de mortalité des enfants par maladie selon les données communiquées par l’Institut national du cancer. La recherche française en oncologie semble alors être indispensable pour établir les causes de ceux-ci, les moyens pour les prévenir. Néanmoins, les études épidémiologiques dédiées aux cancers pédiatriques sont rares et ne permettent donc pas un vrai travail sur les causes de ces cancers ni sur les moyens de prévention. Elle souhaiterait donc connaître les intentions du Gouvernement sur les modes de financement de l’oncologie pédiatrique et savoir si un nouveau plan cancer est envisagé après la fin du quatrième plan en 2019 qui pourrait intégrer un volet particulier sur les cancers pédiatriques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12743</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8715</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laure de La Raudière</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Lutte contre le syndrome douloureux régional complexe (SDRC)</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12743. — 2 octobre 2018. — Mme Laure de La Raudière attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé au sujet de la maladie de l’algodystrophie, aussi appelée le syndrome douloureux régional complexe (SDRC), se manifestant par un trouble neurologique qui survient à la suite d’un traumatisme ou d’une intervention chirurgicale. Cette maladie se caractérise par une douleur continue d’une région du corps, à l’extrémité d’un membre supérieur le plus souvent. Le diagnostic et l’évolution cette maladie sont encore mal compris par le corps médical. Il n’existe d’autre part pas de traitement spécifique, mais une palette de traitements possibles, aux contraintes et à l’efficacité variables. La maladie dure 6 à 24 mois en moyenne et entraîne des douleurs aiguës, affectant considérablement la vie professionnelle et privée des malades. Mme la députée souhaiterait connaître les intentions du Gouvernement concernant la sensibilisation et la formation des médecins pour diagnostiquer le SDRC. Par ailleurs, elle souhaiterait connaître les intentions du Gouvernement quant à l’amélioration du parcours de soins des malades et la reconnaissance de cette maladie comme étant une affection de longue durée permettant l’accès à l’AAH. Enfin, elle souhaiterait savoir pourquoi il n’existe aujourd’hui aucun médicament dédié à ce syndrome qui ait reçu une autorisation de mise sur le marché, et s’il est prévu à court terme de le faire, ainsi que d’y assortir un remboursement dudit médicament.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12744</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8716</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thibault Bazin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Maladie de Lyme</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12744. — 2 octobre 2018. — M. Thibault Bazin attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la déception provoquée par le Protocole national de diagnostic et de soin présenté, par la Haute autorité de santé (HAS), le 20 juin 2018 sur la maladie de Lyme. Ce protocole a d’ailleurs été largement critiqué dès le 22 juin 2018 par l’Association française pour l’information scientifique (AFIS), ainsi que par l’Académie nationale de médecine (2 juillet 2018). Cette maladie revêtant plusieurs formes, le dépistage est contesté (comme le test de dépistage Elisa) ainsi que les traitements antibiotiques proposés qui se révèlent bien souvent insuffisants. Des patients préfèrent se faire soigner en Allemagne ou aux États-Unis, considérant que dans ces pays la maladie est prise au sérieux, avec des traitements mieux adaptés. Il vient donc lui demander ce que le Gouvernement compte faire pour mieux prendre en compte cette maladie de Lyme dont les conséquences sont si pénibles pour les malades qui en sont atteints.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12745</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8716</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Larive</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Maladie de Lyme</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12745. — 2 octobre 2018. — M. Michel Larive attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la situation des patients souffrant de la maladie de Lyme. Selon l’institut Pasteur environ 15 000 personnes sont touchées chaque année en France par cette infection. Traitée efficacement si elle est détectée rapidement, elle peut évoluer vers des formes plus graves et devenir chronique si elle n’est pas diagnostiquée à temps. Pour un certain nombre de raisons, les malades ont aujourd’hui énormément de difficultés à faire prendre en charge leurs soins par la sécurité sociale. La borréliose de Lyme n’est pas reconnue comme une affection de longue durée, malgré l’invalidité parfois très grave qu’elle peut provoquer. Les soins indispensables aux malades et le transport vers les hôpitaux compétents ne sont alors pas remboursés. Pourtant, la maladie de Lyme a été reconnue comme maladie professionnelle par le tribunal des affaires de sécurité sociale le 25 avril 2018. Il lui demande si elle compte encourager la reconnaissance de la maladie de Lyme comme affection longue durée pour permettre une meilleure prise en charge des patients.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12747</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8716</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Élodie Jacquier-Laforge</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Pénurie des médicaments contre la maladie de Parkinson</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12747. — 2 octobre 2018. — Mme Élodie Jacquier-Laforge interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la pénurie des médicaments contre la maladie de Parkinson. En effet, le sinemet (traitement principal pour les malades), n’est plus disponible depuis août 2018 pour le dosage 250 mg. L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a annoncé que les formules 100 et 200 mg ne le seront plus non plus dans les prochains jours et jusqu’en mars 2019, alors qu’il s’agit d’un médicament d’intérêt thérapeutique majeur. Le laboratoire MSD, qui les produit, a indiqué rencontrer des difficultés de production. Quant au laboratoire qui produit le générique, il a d’ores et déjà précisé qu’il ne pourrait pas pallier cette pénurie. Les associations de malades sont donc particulièrement inquiètes des ruptures de stocks à venir. Cela fait deux années consécutives que cela arrive, alors que l’arrêt brutal du traitement peut être dangereux pour les patients. L’ANSM leur recommande de consulter leur médecin pour trouver un traitement de substitution. Il y aurait une possibilité d’utilisation du modopar, mais certaines personnes ne le tolèrent pas. Face aux enjeux de santé publique que représente cette pénurie, elle lui demande comment le Gouvernement compte agir afin que les malades puissent se soigner.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12748</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8716</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Frédérique Tuffnell</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Prise en charge de l’algodystrophie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12748. — 2 octobre 2018. — Mme Frédérique Tuffnell appelle l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l’algodystrophie qui se caractérise par une douleur majeure et par un ensemble de symptômes parmi lesquels un dysfonctionnement des vaisseaux sanguins, une déminéralisation osseuse, des troubles cutanés, des blocages articulaires, une fonte musculaire ou encore une rétraction des tendons. Autant de symptômes qui empêchent les personnes atteintes de SDRC d’avoir un travail, et cette pathologie nécessite parfois des interventions chirurgicales. Plusieurs associations de soutien locales militent pour une meilleure reconnaissance de ce syndrome. L’amélioration de la prise en charge globale des patients nécessiterait de pouvoir bénéficier de tous les moyens médicaux autorisés pour limiter les douleurs ressenties. Elle souhaiterait donc savoir de quelle façon le Gouvernement compte mettre en place une politique de lutte contre ce syndrome et améliorer la prise en charge des personnes atteintes de SDRC de type I ou II.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12749</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8717</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Élisabeth Toutut-Picard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Prise en charge des enfants atteints de TDAH</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12749. — 2 octobre 2018. — Mme Élisabeth Toutut-Picard attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la prise en charge des enfants atteints de troubles déficitaires de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH). Selon la Haute autorité de santé (HAS), entre 135 000 et 169 000 enfants de 6 à 14 sont concernés par ces troubles (inattention, impulsivité, hyperactivité motrice ou verbale notamment) qui perturbent leur vie quotidienne et celle de leur entourage. De nombreux enfants sont diagnostiqués très tardivement, en raison de la méconnaissance de ces troubles. Des prises en charge existent et sont mêmes recommandées par la HAS (ergothérapie, psychomotricité, suivi psychologique), mais elles sont peu ou pas remboursées par la sécurité sociale. Les parents concernés sollicitent une meilleure prise en charge financière, l’inscription du TDAH sur la liste des affections de longue durée et l’organisation d’une journée dédiée à ce trouble afin de sensibiliser le grand public. Elle lui demande si le ministère entend donner suite à ces revendications, afin de faire davantage partager l’information et les connaissances sur ces troubles au sein du monde médical et de mieux accompagner les parents.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12750</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8717</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Warsmann</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Recherche et soutien aux personnes atteintes d’algodystrophie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12750. — 2 octobre 2018. — M. Jean-Luc Warsmann appelle l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la situation des personnes atteintes d’algodystrophie. L’algodystrophie, ou syndrome douloureux régional complexe (SDRC), est une maladie particulièrement douloureuse qui affecte de nombreuses personnes en France. Elle associe des douleurs localisées à une région articulaire ou péri-articulaire, des troubles moteurs, vasomoteurs et osseux. Pourtant elle reste très peu connue par le système de santé et peu étudiée. Cette situation n’est pas sans accroître la détresse des personnes qui en sont affectées et se heurtent souvent à la méconnaissance des praticiens. Ce sont des moments difficiles qui affectent considérablement la vie privée et professionnelle. Soucieux de répondre aux préoccupations de ces personnes, il la prie de bien vouloir lui indiquer les mesures qu’elle entend mettre en œuvre pour améliorer la prise en charge de cette pathologie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12751</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8717</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Huppé</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Reconnaissance du syndrome SDRL</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12751. — 2 octobre 2018. — M. Philippe Huppé interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la reconnaissance du syndrome de SDRC (syndrome douloureux régional complexe), aussi appelé algodystrophie, et la politique de lutte et de prévention contre cette maladie qu’elle compte mettre en œuvre. En effet, cette pathologie encore méconnue bien que très invalidante touche principalement les articulations et empêche environ 40 000 Français de vivre et de travailler normalement, du fait des difficultés de locomotion et des douleurs marquées et persistantes aux articulations et aux os qu’elle entraîne. À ces difficultés physiques s’ajoute l’incompréhension d’une large part de la population, tant ce syndrome est peu enseigné dans les facultés de médecine et donc peu connu du grand public. Cette méconnaissance du syndrome se répercute sur la prise en charge des patients atteints, notamment en raison du nombre peu élevé de centres médicaux capables de les prendre suffisamment en charge (260 en 2017 pour l’ensemble du pays), du manque de sensibilisation des unités hospitalières sur le sujet, et du refus de la part de la plupart des maisons départementales des personnes handicapées d’accueillir les patients souffrant de ce symptôme. L’absence de reconnaissance officielle de la maladie freine également la recherche, qui reste à cette date peu mobilisée et laisse plusieurs milliers de patients sans espoirs de traitement curatif à court et moyen termes. C’est pourquoi il souhaiterait savoir quelles mesures elle compte mettre œuvre afin de mieux prendre en charge les personnes atteintes du syndrome SDRL, et connaître sa position au sujet de la reconnaissance par la sécurité sociale et les organismes sociaux de cette maladie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12752</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8717</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Jumel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Reconnaissance maladie de Lyme</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12752. — 2 octobre 2018. — M. Sébastien Jumel attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la situation des personnes touchées par la maladie de Lyme. Cette maladie infectieuse d’origine bactérienne est transmise par les tiques (borrelia burgdorferi). À ce jour, l’information et la prévention sont quasi inexistantes. La communauté scientifique parle de 12 à 15 000 personnes infectées recensées par l’Institut Pasteur mais le nombre véritable de malades pourrait atteindre les 650 000. Une fois installée dans l’organisme, le borrelia burgdorferi mute et devient invisible par le système immunitaire, mais aussi par les tests sanguins. Aussi, le diagnostic peut prendre des années alors qu’en prescrivant des antibiotiques à spectres larges, on peut éradiquer la maladie en quelques jours. La pathologie, dans sa phase tardive, se traduit par des problèmes musculaires, des syncopes, de graves problèmes cardiaques et neurologiques sans que ces difficultés de santé soient exhaustives. Etant observé qu’une femme enceinte ayant contracté la maladie, peut perdre l’enfant à naître. De nombreux malades en ayant été atteints, ne sont plus en état de travailler, mais ne sont plus pris en charge au titre des arrêts de travail par la sécurité sociale laissant ainsi ces salariés sans ressources. La Haute autorité de santé, en juin 2018, a reconnu l’absolue nécessité de disposer de nouveaux outils de diagnostics de la maladie de Lyme et des autres maladies transmissibles par les tiques. Dans ces conditions, il lui demande de décider de la mise en place d’un diagnostic efficace, de faire connaître par la caisse nationale de sécurité sociale cette maladie et de l’ajouter à la liste des 30 maladies prises en charge en affection longue durée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12779</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8718</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Charlotte Lecocq</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Plan d’action contre le chlordécone</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12779. — 2 octobre 2018. — Mme Charlotte Lecocq attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur le pesticide chlordécone et les remèdes à y apporter. Dans les Antilles, ce pesticide a été massivement utilisé pour lutter contre le charançon de la banane. Cet insecticide, reconnu comme perturbateur endocrinien, classé comme cancérigène possible dès 1979, interdit aux États-Unis dès 1976, ne l’a été en France qu’au début des années 1990. Ce chlordécone, interdit il y a plus de vingt-cinq, est massivement présent aujourd’hui dans les sols, dans les rivières, contaminant les produits de la terre, les animaux et les poissons. Une contamination à grande échelle touche les Guadeloupéens et les Martiniquais, en particulier les plus pauvres s’approvisionnant dans les circuits informels, non contrôlé sanitairement. Une étude de l’INSERM, en 2012, montre que ce produit amène une augmentation des prématurés et a des effets cognitifs et moteurs sur les nourrissons. Il est également fortement soupçonné d’augmenter certains cancers comme celui de la prostate, la Martinique ayant le plus de cas par habitant au monde. L’État a tenté de prendre ses responsabilités au travers de trois plans d’action. Après la parution d’une étude de l’ANSES en 2017 affirmant que les nouvelles limites maximales de résidus (LMR) rehaussées par l’Union européenne de chlordécone dans les aliments, une inquiétude se fait jour. La recherche et la communication doivent être les prochains piliers des futurs plans d’action. Ainsi, elle souhaite savoir quelles seront les objectifs et moyens déployés après la fin du troisième plan d’action en 2020. Elle souhaite également connaître les dispositions prises pour lutter contre le commerce informel, principal vecteur de toxicité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12785</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8718</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marjolaine Meynier-Millefert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Maintien à domicile des personnes âgées</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12785. — 2 octobre 2018. — Mme Marjolaine Meynier-Millefert interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur le maintien à domicile. En effet, face à l’accroissement du nombre de personnes âgées, face à l’augmentation de l’espérance de vie, face à l’arrivée démographique d’une nouvelle génération de retraités issus du baby-boom et face au nombre de places disponibles en EHPAD, la prise en charge des personnes âgées sera fortement problématique dans les années à venir. La situation actuelle est déjà source de nombreuses tensions et complications familiales pour les descendants. C’est pourquoi elle souhaiterait connaître les mesures envisagées par le Gouvernement dans les années à venir afin de favoriser le maintien à domicile des personnes âgées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12786</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8718</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marjolaine Meynier-Millefert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Obligation pour les EHPAD de nomination d’un médecin traitant</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12786. — 2 octobre 2018. — Mme Marjolaine Meynier-Millefert interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l’obligation pour les EHPAD de nommer un médecin traitant pour ses pensionnaires. En effet, il ressort régulièrement que les résidents des maisons de retraites n’ont plus de médecin traitant, du fait que le leur refuse de se déplacer au sein de l’EHPAD et que la famille du résident n’est pas informée par la direction de l’établissement de l’absence de suivi médical. Ce manque d’information et de coordination entraîne des conséquences parfaites regrettables. Par conséquent, elle souhaiterait encourager l’obligation de nomination d’un médecin traitant référent par EHPAD. Elle souhaiterait donc connaître ses intentions sur cette question.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12787</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8719</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Frédérique Tuffnell</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Situation des établissements d’hébergement pour les personnes âgées dépendantes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12787. — 2 octobre 2018. — Mme Frédérique Tuffnell appelle l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la dégradation de la situation des établissements d’hébergement pour les personnes âgées dépendantes (EHPAD), publics comme privés. Malgré les nombreux plans lancés au cours des dernières années, ces établissements manquent de moyens, tant financiers qu’humains. Les EHPAD rencontrent de nombreuses difficultés à recruter, en raison du manque d’attractivité de ces métiers, ce qui ne permet pas de répondre de manière sereine aux besoins à venir liés au vieillissement de la population. Ces carences pèsent sur les personnels de soins. Par conséquent, elle souhaite lui demander les réflexions que le Gouvernement compte engager pour faire face à l’augmentation de la charge de travail des soignants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12788</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8719</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabien Lainé</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Soutien financier aux EHPAD pour le recrutement</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12788. — 2 octobre 2018. — M. Fabien Lainé interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l’annonce faite il y a quelques mois concernant le soutien financier aux EHPAD. Celle-ci démontre la prise de conscience des pouvoirs publics sur les difficultés rencontrées par ces établissements, et plus particulièrement par ses agents. 160 millions d’euros supplémentaires seront consacrés aux EHAPD en 2018, dont 72 millions pour permettre le recrutement de nouveaux personnels. Dans ce type d’établissements, différents services cohabitent : le soin, l’entretien, mais également l’administration, l’hôtellerie, l’animation. La volonté des établissements de se renouveler, et surtout de créer une offre plus complète d’hébergement améliorant la qualité de vie des résidents, par la mise en place par exemple de pôle d’activités et de soins adaptés (PASA), a pu parfois inciter les directions à recruter des agents en dehors du soin « basique » ou de l’entretien tels que des psychomotriciens ou des psychologues. Or, ce qui apparaît aujourd’hui, c’est que le manque de personnel affecte plutôt les services de soins et d’entretien. Il lui demande donc si un fléchage des 72 millions d’euros va être effectué pour recruter dans ces domaines prioritaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12789</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8719</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Michel Jacques</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Suivi de la dépendance des personnes âgées à domicile</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12789. — 2 octobre 2018. — M. Jean-Michel Jacques attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur le manque de coordination des personnels intervenant au domicile des personnes âgées dépendantes (PAD) et les conditions d’arrivée de ces dernières en EHPAD. Aujourd’hui, les personnes âgées de plus de 60 ans représentent un quart de la population française et parmi elles, plus d’1,5 million bénéficient des différentes aides sociales des départements liées à la dépendance. Grâce à ces aides, une personne âgée peut rester à son domicile tout en recevant les soins et accompagnements nécessaires (préparation des repas, aide au coucher, toilette, actes infirmiers, etc.). Différents professionnels interviennent au domicile des PAD, mais il semblerait qu’aucune coordination n’existe entre les personnes impliquées et compétentes, ce qui nuit de fait à l’évaluation de l’état de santé de la PAD et de l’adaptation de son environnement et de son habitat. Une coordination en amont et des discussions communes avec la personne âgée et sa famille est primordiale. En effet, un grand nombre de personnes âgées dépendantes maintenues à domicile arrivent aux urgences pour un problème de santé (chute) ou parce que la famille, malgré les aides, n’arrive plus à gérer la perte d’autonomie de leur proche. Lorsque le maintien à domicile n’est plus possible, les professionnels hospitaliers préconisent souvent un placement en EHPAD mais celui-ci pourrait être préconisé en amont, s’il existait une véritable coordination entre tous les acteurs participant au maintien à domicile. En effet, la décision d’entrer en institution est difficile et nécessite une préparation psychologique pour la personne âgée et sa famille ainsi qu’une préparation des modalités d’entrée (choix de l’établissement, aménagement de la chambre, etc.). Celui-ci ne devrait donc pas être décidé en situation de crise. Pour ces raisons, il souhaiterait connaître les mesures envisagées par le Gouvernement pour remédier à ces difficultés dans des délais raisonnables.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12794</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8719</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Caroline Fiat</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Demande d’ASPA pour les bénéficiaires de l’AAH avant le 1er janvier 2017</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12794. — 2 octobre 2018. — Mme Caroline Fiat interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les droits des personnes bénéficiaires de l’allocation adultes handicapés (AAH) à taux plein, qui, avant le 1er janvier 2017, n’ont pas fait de demande d’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) une fois arrivées à l’âge de la retraite. En effet, avant cette date, toute personne arrivant à l’âge de la retraite devait obligatoirement demander l’ouverture de ses droits aux avantages vieillesse. Ainsi, les personnes n’ayant pas rempli les formulaires de demandes d’ASPA sachant qu’elles n’y seraient pas éligibles ou pensant, à tort ou à raison, qu’il ne s’agissait pas d’un avantage vieillesse, se sont vues couper leurs AAH par la caisse d’allocation familiale (CAF) au motif qu’elles n’avaient pas rempli cette obligation. Or la question se pose de savoir si l’ASPA, qui est une prestation non contributive fait partie ou non des avantages vieillesse. De nombreux allocataires ayant reçu des réponses contradictoires de la part de l’administration se sont retrouvés dans un flou juridique. Dans un jugement du tribunal des affaires de sécurité sociale du 16 novembre 2017, il a été statué que l’ASPA n’était pas un avantage vieillesse. C’est le troisième jugement qui donne tort aux CAF dans des affaires similaires. La question ne se pose plus pour les personnes arrivées à l’âge de la retraite après 2017 et désireuses de garder l’AAH puisque depuis le 1ier janvier 2017 l’article L. 821-1 du code de la sécurité sociale énonce que les avantages vieillesse sont attribués automatiquement aux personnes éligibles et s’ajoutent à l’AAH « sans que le total des deux avantages puisse excéder le montant de l’allocation aux adultes handicapés. » Mme la députée l’interroge donc pour savoir si les personnes bénéficiaires de l’AAH étant arrivées à l’âge de la retraite avant le 1er janvier 2017 devaient ou non obligatoirement faire une demande d’ASPA pour que cette dernière se substitue en partie à l’AAH qu’elles touchaient déjà. Elle lui demande en outre si la CAF a le droit, au motif que cette demande n’a pas été faite, de retirer l’AAH aux personnes bénéficiaires. Si tel était le cas, une telle mesure d’application de la loi méconnaîtrait les droits des allocataires à bénéficier de la sécurité juridique. Elle lui demande donc quelles mesures elle entend mettre en place pour remédier à cette situation. En outre, les personnes percevant l’AAH arrivant à l’âge de la retraite mais n’ayant jamais cotisé doivent remplir le formulaire d’ASPA auprès de la Caisse des dépôts et consignations et non de la CAF. Or ce formulaire indique ne pas être valable pour les personnes percevant l’AAH à taux plein puisqu’il ne faut pas dépasser un certain plafond de revenu pour qu’il soit recevable. Elle lui demande si les personnes peuvent continuer de toucher l’AAH ou un montant d’aides équivalent une fois arrivées à l’âge de la retraite et si oui, si elles doivent remplir un formulaire ou non, auquel cas, lequel. Ni l’administration de la CAF, ni les travailleurs sociaux ne sont en mesure d’expliquer quel formulaire ces personnes doivent remplir. Pour finir, elle lui demande si elle compte éclaircir le dispositif réglementaire en place de manière à ce que les personnes handicapées étant arrivées à l’âge de la retraite avant le 1er janvier 2017 puissent être orientées correctement et bénéficier d’une sécurité juridique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12796</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8720</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Véronique Riotton</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Handicap invisible</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12796. — 2 octobre 2018. — Mme Véronique Riotton appelle l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la situation des personnes dont le handicap n’est pas visible. C’est le cas des victimes d’une lésion cérébrale dont le handicap entraîne des déficiences de la mémoire, de l’attention, des repères temporaux et spatiaux, ou parfois certains troubles du comportement. L’absence de manifestation physique de leur handicap facilement identifiable rend la prise en compte de leurs situations personnelles plus difficile. Elle souhaite donc connaître les actions que le Gouvernement souhaite prendre pour permettre de garantir pleinement les droits (allocation aux adultes handicapés, prestation de compensation du handicap, accompagnement à l’emploi, logement) des personnes cérébro-lésée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12799</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8720</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mathilde Panot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Pénurie d’auxilaire de vie scolaire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12799. — 2 octobre 2018. — Mme Mathilde Panot alerte Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la pénurie d’auxiliaires de vie scolaire pour les enfants en situation de handicap. Le Collectif citoyen handicap recense plusieurs centaines d’enfants dans l’attente de l’attribution d’une auxiliaire de vie scolaire. À titre d’exemple dans la circonscription de Mme la députée, la ville d’Ivry-sur-Seine établit à 30 le nombre d’auxiliaire de vie manquants. Elle souhaite insister sur le caractère urgent que constituent ces attributions afin que les enfants de la République puissent dignement accomplir leur scolarité et s’épanouir socialement. Elle lui demande dons quelles sont ses intentions sur cette question.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12801</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8721</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Petit</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Suppression de la prime d’activité pour les pensionnaires d’invalidité</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12801. — 2 octobre 2018. — Mme Valérie Petit appelle l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la fin de la prime d’activité pour les bénéficiaires de la pension d’invalidité. Depuis 2016, la pension d’invalidité, qui compense la perte de salaire des personnes dont la capacité de travail est réduite d’au moins deux tiers à la suite d’un accident ou d’une maladie d’origine non professionnelle, ou la rente accident du travail-maladie professionnelle (ou rente AT-MP) étaient considérées comme un revenu d’activité dans le calcul de la prime d’activité. Or, lors des débats du projet de loi de finances pour 2018, il a été considéré que cette dérogation n’était pas cohérente avec l’esprit de la prime d’activité qui a pour objectif d’inciter les bénéficiaires à augmenter les revenus tirés de leur activité. Le Gouvernement décida donc de considérer ces sommes comme des allocations venant en déduction de la prime d’activité, ayant pour conséquences de supprimer la prime d’activité pour les pensionnaires. À compter de juillet 2018, la prime d’activité avait donc cessé d’apparaître sur le relevé de compte des ex-bénéficiaires. Suite aux protestations des associations de personnes handicapées, le Gouvernement avait pris la décision de revenir sur cette mesure, mais affirmant qu’il s’agissait d’un recul provisoire, afin de réfléchir à une autre solution. Alertée à ce sujet par un habitant de sa circonscription, elle s’interroge donc sur la feuille de route du Gouvernement sur cette question.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12803</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8721</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Descoeur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Avenir du maillage des pharmacies en milieu rural</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12803. — 2 octobre 2018. — M. Vincent Descoeur attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur le phénomène de disparition des pharmacies en milieu rural. Ces pharmacies sont impactées depuis plusieurs années par la baisse des prix des médicaments et des ventes de médicaments remboursables, qui constituent l’essentiel de leur chiffre d’affaires. Par ailleurs, elles se trouvent dans certains cas menacées suite au départ de médecins généralistes. Elles deviennent de moins en moins rentables et, lorsqu’ils arrivent à l’âge de la retraite, leurs propriétaires sont confrontés à des problèmes de transmission. Faisant référence aux recommandations de la Cour des comptes, la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France s’est alarmée de la perspective de disparition de près d’une pharmacie sur deux en France, calculant que, si cette recommandation était mise en œuvre, il resterait moins de 28 pharmacies dans 19 départements, dont le Cantal. Il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend mettre en œuvre pour préserver le maillage des pharmacies de proximité qui jouent un rôle essentiel dans le système de soins en milieu rural.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12804</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8721</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Égal accès aux médicaments sur le territoire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12804. — 2 octobre 2018. — M. Marc Le Fur attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l’égal accès aux médicaments sur le territoire et la situation des répartiteurs pharmaceutiques. Ces répartiteurs pharmaceutiques assurent une mission essentielle qui fait l’objet d’une obligation de service public : l’approvisionnement des 22 000 officines françaises dans un délai maximum de vingt-quatre heures après chaque commande, le référencement d’au moins neuf médicaments sur dix et la gestion d’un stock correspondant à au moins deux semaines de consommation. Alors que 92 % des Français pensent que l’égalité d’accès aux médicaments partout dans le territoire est essentielle, ce système hybride qui confie des missions de service public à des acteurs privés, en contrepartie d’un encadrement de son mode de rémunération par l’État, est aujourd’hui fragilisé faute d’un financement suffisant. Ainsi selon les résultats d’une enquête réalisée au premier trimestre 2018, 48 % des Français ont indiqué n’avoir pas eu accès immédiatement à un médicament au moins une fois au cours des douze derniers mois alors que 64 % estiment qu’il est essentiel de disposer des médicaments prescrits par leur médecin immédiatement. Dans ce contexte c’est l’avenir même des pharmacies en milieu rural qui est en cause. Dans la mesure où ces officines sont à la fois des facteurs d’attractivité de la population, de maintien de l’emploi et un maillon essentiel du service public de santé, il convient dans une logique d’aménagement du territoire et d’accès aux soins de garantir la chaine de distribution des médicaments et d’éviter l’apparition de déserts pharmaceutiques. C’est pourquoi il lui demande si le Gouvernement serait disposé à engager une concertation associant le ministère de la santé et les répartiteurs pharmaceutiques de garantir à tous les citoyens, indépendamment de leur lieu de vie, l’égal accès aux soins et aux médicaments.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12805</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8722</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrice Verchère</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Traitement maladie de Parkinson</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12805. — 2 octobre 2018. — M. Patrice Verchère attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la pénurie annoncée de médicaments contre la maladie de Parkinson. En effet, le Sinemet, médicament « d’intérêt thérapeutique majeur », se trouve aujourd’hui en rupture d’approvisionnement. Il devrait rester introuvable jusqu’en mars 2019 à cause des « difficultés de production » invoquées par le laboratoire. Or cette rupture de stock est préjudiciable pour les 45 000 patients traités par Sinemet dans la mesure où le traitement, à base de lévodopa, compense le déficit de dopamine dans le cerveau qui caractérise la maladie. Il en améliore fortement les symptômes : lenteur et raideurs qui entraînent une difficulté gestuelle ou une gêne à la marche, tremblements. De plus, le sevrage de lévodopa peut s’avérer particulièrement dangereux. Enfin, les génériques du Simenet ne peuvent être une solution alternative dès lors qu’ils ne semblent pas en mesure de répondre à la demande. Les associations de malades de Parkinson sont inquiètes. Aussi, il lui demande son sentiment sur ce problème.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12806</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8722</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Damien Pichereau</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Vente de médicaments à l’unité</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12806. — 2 octobre 2018. — M. Damien Pichereau interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la mise en place de la vente des médicaments à l’unité. Alors qu’un médicament sur deux acheté en France n’est pas consommé, cet engagement fort, que le Président de la République a pris lors de sa campagne, permettrait des économies substantielles sur le budget de la sécurité sociale. De plus, en évitant que les Français n’achètent des boites entières quand ils n’ont en fait besoin que de quelques unités, cela constituerait aussi une vraie mesure en faveur du pouvoir d’achat des citoyens. Aussi, il souhaiterait connaître le calendrier de mise en place de cette mesure.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12831</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8722</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Damien Adam</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Aide à la crèche versée par la caisse d’allocations familiales (CAF)</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12831. — 2 octobre 2018. — M. Damien Adam interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l’aide versée par les caisses d’allocations familiales aux familles ayant recours à une crèche pour la garde de leur enfant. Le montant de cette aide, déterminé d’après les ressources, l’âge et le nombre d’enfants accueillis et du nombre d’heures d’accueil, peut atteindre jusqu’à 85 % du montant total de la prestation. Or plusieurs parents de la circonscription dans laquelle il est élu s’interrogent sur la conséquence du passage à l’école obligatoire à l’âge de 3 ans pour le versement de cette aide. L’aide sera-t-elle maintenue pour les familles dont l’enfant entrant à l’école à l’âge de 3 ans révolu aura passé quelques mois en crèche la même année ? Autrement dit, un enfant ayant effectivement 3 ans en entrant en maternelle sera-t-il éligible à l’aide ? Il lui demande de bien vouloir l’éclairer sur ce point.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12832</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8722</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Loïc Dombreval</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Dangerosité des substituts plastiques au bisphénol A</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12832. — 2 octobre 2018. — M. Loïc Dombreval attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la possible dangerosité des ingrédients plastiques alternatifs au bisphénol A (BPA) utilisés pour la fabrication des bouteilles plastiques et autres contenants alimentaires. Le magazine Sciencedaily du jeudi 13 septembre 2018 a fait état d’une récente publication scientifique dans le Current Biology démontrant une contamination par des bisphénols de remplacement utilisés dans la fabrication des bouteilles plastiques. L’étude réalisée sur un modèle souris aurait mis en évidence des problèmes touchant à la reproduction. Les substituts au bisphénol A visés concerneraient une grande variété de substituts y compris les plus communs, à savoir le BPS. Le parlementaire des Alpes-Maritimes rapporte que cette étude confirme les premiers tests et conclut à des anomalies chromosomiques tout à fait similaire à celles observées tant d’années auparavant au sujet du bisphénol A et induisent que les conséquences sur l’homme seraient les mêmes. Il souhaite savoir, s’il ne serait pas pertinent d’anticiper une potentielle crise en commandant, au niveau national, des études complémentaires afin de s’assurer de l’innocuité des ingrédients de substitution au bisphénol A, ou, au contraire, de démonter leurs effets nocifs avant que de généraliser davantage leur exploitation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12833</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8723</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Bouillon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Montant de l’allocation amiante</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12833. — 2 octobre 2018. — M. Christophe Bouillon appelle l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur le montant de l’allocation amiante. La loi fixe un montant minimal pour l’allocation de cessation anticipée d’activité des travailleurs de l’amiante équivalent au Fonds national pour l’emploi majoré de 20 %. Il s’avère que malgré cette majoration, après déduction des cotisations, le montant de l’allocation est inférieur au SMIC net. Aussi constate-t-on qu’en raison de ce faible montant, un nombre important de salariés exposés à l’amiante renonce à leurs droits dans la mesure où l’allocation ne leur permet pas d’assumer leurs charges. Il semble donc nécessaire de revaloriser le montant minimum de cette allocation pour que les droits de tous ceux dont l’espérance de vie est réduite parce qu’ils ont été exposés à l’amiante puissent s’appliquer. Il lui demande donc quelles mesures elle envisage pour répondre à ce problème.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12834</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8723</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marielle de Sarnez</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Risques sanitaires des pelouses synthétiques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12834. — 2 octobre 2018. — Mme Marielle de Sarnez attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les risques sanitaires liés à la toxicité des broyats de caoutchouc employés pour recouvrir les terrains de sport synthétiques et certaines aires de jeu pour enfants. Ces granulats de pneumatiques usagés contiennent des substances classées cancérogènes ou toxiques pour l’homme, telles que des hydrocarbures aromatiques polycycliques, des composés organiques volatiles, du plomb, du zinc, des phtalates, des polychlorobiphényles ou encore des dioxines. Des études conduites auprès de sportifs aux États unis d’Amérique suggèrent qu’il pourrait y avoir une corrélation entre la probabilité de déclarer un cancer, de type leucémie ou lymphome, et la fréquentation de terrains de sport synthétiques. Saisie sur cette question, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) a conclu, dans une note du 18 septembre 2018, que ces granulats représentaient finalement « un risque peu préoccupant pour la santé », reconnaissant toutefois des « incertitudes » liées aux limites méthodologiques et à un manque de données. Par ailleurs, le rapport de l’ANSES n’apporte pas non plus de garantie sur la non-dangerosité des terrains synthétiques en milieu fermé et ne permet pas d’écarter tout risque d’impact négatif sur l’environnement. Compte tenu de ces éléments, elle lui demande de bien vouloir lui préciser les intentions du Gouvernement sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12835</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8723</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Habib</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Accès aux soins en orthophonie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12835. — 2 octobre 2018. — M. David Habib attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur un grave problème d’accès aux soins en orthophonie. Aujourd’hui, un tiers des postes sont vacants, conséquence du manque flagrant d’attractivité des postes. Les patients, même dans les situations les plus graves, ne peuvent plus être soignés pour des soins pourtant urgents. Ainsi, les établissements de santé tentent de reporter les soins vers le secteur libéral mais les cabinets peinent déjà à répondre aux demandes de soins de ville. Cet afflux supplémentaire ne permet plus de prendre en charge le nombre de demandes. Au-delà de la situation dans les Pyrénées-Atlantiques, il s’agit d’une problématique qui s’étend à l’ensemble du territoire national. Pour toutes ces raisons, il lui demande de bien vouloir lui faire savoir quelles mesures le Gouvernement compte prendre pour remédier à cette situation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12836</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8723</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marjolaine Meynier-Millefert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Allégement des formalités administratives pour les médecins dans les hôpitaux</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12836. — 2 octobre 2018. — Mme Marjolaine Meynier-Millefert attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l’allégement des formalités administratives pour les médecins exerçant en milieu hospitalier. Les démarches administratives et autres formalités et procédures instaurées dans les hôpitaux alourdissent le travail des médecins et les détournent de leur cœur de métier originel. Il en découle une perte de productivité médicale, le traitement d’un nombre plus faible de cas médicaux par médecin et une démotivation face aux complexités administratives. Elle souhaiterait donc savoir ce que le Gouvernement envisage pour alléger les formalités administratives pour les médecins exerçant en milieu hospitalier.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12837</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8724</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Élodie Jacquier-Laforge</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Améliorer l’information des femmes sur le rôle des sages-femmes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12837. — 2 octobre 2018. — Mme Élodie Jacquier-Laforge interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur le rôle des sages-femmes. Il est, en effet, encore assez méconnu dans son ensemble. Elles peuvent prescrire la contraception aux jeunes filles et aux femmes, dépister des maladies (cancers du sein, de l’utérus, des ovaires, infections sexuellement transmissibles,…), faire de la prévention, pratiquer des interruptions volontaires de grossesse (IVG) médicamenteuses, faire le suivi gynécologique des femmes en bonne santé. Cette méconnaissance est préjudiciable et prive certaines jeunes filles ou femmes de la possibilité d’un suivi de qualité, notamment dans les départements où le manque de gynécologues est un véritable problème (il peut y avoir moins de 10 praticiens pour 100 000 patientes dans certains départements). Au regard des enjeux de santé publique liés à la qualité du suivi gynécologique des Françaises, elle lui demande ce que le Gouvernement compte mettre en œuvre afin de mieux communiquer sur le rôle des sages-femmes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12838</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8724</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Descoeur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Avenir de la profession orthopédiste-orthésiste</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12838. — 2 octobre 2018. — M. Vincent Descoeur appelle l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les craintes exprimées par la profession d’orthopédiste-orthésiste par rapport à la publication éventuelle d’un arrêté qui permettrait à des employés de prestataires de matériel médical, non diplômés et formés en quelques heures, d’être habilités à la délivrance d’appareillage. Actuellement, les champs de compétences des professionnels de santé diplômés et des auxiliaires médicaux sont encadrés par le code de la santé publique. Ce code prévoit notamment qu’il faille être diplômé pour exercer le métier d’orthopédiste-orthésiste et donc délivrer des appareillages de série et sur mesure. Cette formation courte pourrait entraîner des difficultés, telles que la mise en danger des patients par une inaptitude à une prise en charge de manière globale, la mise en péril de la profession d’orthopédiste-orthésiste, de son économie, et des écoles qui forment des professionnels de santé, sans oublier l’impact sur le budget de la sécurité sociale, en raison de mauvaises pratiques et des effets secondaires indésirables liés à une mauvaise prise en charge ou une mauvaise délivrance de l’appareillage. Aussi, il souhaiterait connaître la position du Gouvernement en la matière et sur ses intentions quant à l’exercice de la profession d’orthopédiste-orthésiste.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12839</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8724</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Descoeur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Avenir des infirmières libérales</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12839. — 2 octobre 2018. — M. Vincent Descoeur appelle l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l’avenir des infirmières libérales qui jouent un rôle primordial dans le système de santé français. Ne trouvant pas de réponses à leurs revendications, face à l’absence de vision à long et moyen terme, face à l’incapacité à investir pour relever les défis de demain, les trois syndicats infirmiers libéraux représentatifs ont fait le choix de se retirer des négociations conventionnelles du 11 juillet 2018. Les représentants des infirmiers demandent notamment une mise à jour de la NGAP (nomenclature générale des actes professionnels), afin d’éviter aux infirmières de devoir s’acquitter d’actes indus que la nomenclature ne reconnaît pas alors que des patients leur demandent d’effectuer (comme par exemple la prise de la tension artérielle ou l’administration de médicaments). Par ailleurs, les infirmières libérales se voient prescrire des actes dont les libellés ne sont pas en adéquation avec la NGAP, occasionnant ainsi des indus. La profession déplore de voir son rôle de prévention, d’éducation, de coordination et d’organisation des soins pas assez valorisé. Les infirmières demandent que leur rôle soit valorisé et amplifié en leur permettant d’assurer le suivi des pathologies des malades chroniques afin d’éviter des complications. Dans cette perspective, les professionnels proposent la création d’un nouvel acte : la VSCI qui consisterait en une visite de surveillance clinique infirmière, permettant de suivre ces patients et de transmettre le bilan d’évaluation effectué via une messagerie sécurisée et cryptée au médecin généraliste. La profession déplore également que leurs indemnités forfaitaires de déplacement (IFD) n’aient pas été revalorisées que de 0,50 centimes en 15 ans alors que les taxes sur les carburants explosent. Les infirmières qui remplissent une véritable mission de service public, dont l’implication permet à de très nombreuses personnes de ne pas être hospitalisées et qui participent pleinement à l’organisation territoriale des soins, aspirent à un réel investissement politique et financier en faveur de leur profession. Il souhaiterait donc connaître quelles sont les intentions du Gouvernement pour répondre aux attentes des infirmières.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12840</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8725</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marjolaine Meynier-Millefert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Contenu de la formation des infirmiers de pratique avancée</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12840. — 2 octobre 2018. — Mme Marjolaine Meynier-Millefert interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la formation des infirmiers de pratique avancée (IPA). En effet, après l’annonce de la création de ce statut intermédiaire dans le corps médical, les préoccupations de ce dernier sont nombreuses. La formation médicale qui sera donnée à ces infirmiers de pratique avancée sera déterminante pour leur insertion dans la chaîne de prise en charge médicale. En connaître les contours permettra d’informer et de rassurer les personnels médicaux. Ainsi, elle souhaiterait connaître le contenu de la formation qui sera dispensée aux futurs infirmiers de pratique avancée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12842</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8725</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Marie Sermier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Délivrance d’appareillages par des personnes non diplômées en orthopédie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12842. — 2 octobre 2018. — M. Jean-Marie Sermier attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l’inquiétude des orthopédistes-orthésistes à l’égard du projet de publication d’un arrêté, selon lequel des employés prestataires de matériel médical pourraient être habilités à délivrer les appareillages sans diplôme et après n’avoir suivi qu’une formation de quelques heures. La loi actuellement en vigueur, impose une formation de 2 300 heures sanctionnée par un diplôme pour exercer le métier d’orthopédiste-orthésiste et pour délivrer des appareillages de série et sur mesure. Ce projet, s’il aboutissait, risquerait de bouleverser la profession d’orthopédiste-orthésiste et aurait de nombreuses conséquences : la mise en danger des patients par une inaptitude à une prise en charge globale, la mise en péril de la profession d’orthopédiste-orthésiste et de son économie, la mise en danger des écoles qui forment ces professionnels de santé dans les règles de l’art, sur la base d’un référentiel inscrit au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) de niveau III, sans oublier l’impact sur le budget de la sécurité sociale, en raison des effets secondaires indésirables liés à une mauvaise prise en charge ou à une mauvaise délivrance de l’appareillage. Aussi, il souhaite connaître la position du Gouvernement sur ce sujet important pour la sécurité des patients.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12843</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8725</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jimmy Pahun</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Délivrance d’appareillages par les orthopédistes-orthésistes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12843. — 2 octobre 2018. — M. Jimmy Pahun attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l’inquiétude des orthopédistes-orthésistes à l’égard d’un futur projet de publication d’un arrêté, selon lequel des employés prestataires de matériel médical pourraient être habilités à délivrer les appareillages en l’absence de diplôme et après une courte formation. La loi actuellement en vigueur, impose une formation de 2 300 heures sanctionnée par un diplôme pour exercer le métier d’orthopédiste-orthésiste et pour délivrer des appareillages de série et sur mesure. Leur champ de compétences est encadré par le code de la santé publique. Ce projet s’il aboutissait, risquerait, selon les orthopédistes-orthésistes, de bouleverser leur profession et la mise en œuvre de ce texte pourrait conduire, toujours selon eux, à la mise en danger des patients par une inaptitude à une prise en charge globale, la mise en péril de la profession d’orthopédiste-orthésiste et de son économie, la mise en danger des écoles qui forment ces professionnels de santé dans les règles de l’art, sur la base d’un référentiel inscrit au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) de niveau III, sans oublier l’impact sur le budget de la sécurité sociale, en raison de mésusages et effets secondaires indésirables, liés à une mauvaise prise en charge ou à une mauvaise délivrance de l’appareillage. Aussi, il souhaite connaître sa position sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12844</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8725</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabien Lainé</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Délivrance d’orthèses et de prothèses par des prestataires non diplômés</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12844. — 2 octobre 2018. — M. Fabien Lainé interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur le fait que la délivrance des appareillages de prothèses et d’orthèses médicales pourrait à l’avenir être réalisée par des prestataires non diplômés, n’ayant bénéficié que de quelques heures de formation. À l’heure actuelle, cette délivrance d’appareillage de série et sur mesure, n’est autorisée qu’après une formation sanctionnée par un diplôme, cette compétence étant encadrée par le code de la santé publique. L’inquiétude des professionnels diplômés est la mise en danger du patient par une inaptitude à sa prise en charge globale. Cette mauvaise prise en charge ou la mauvaise délivrance d’appareillage entraînerait un impact financier pour la sécurité sociale, en raison d’effets secondaires indésirables chez ce patient. De plus, cette décision risque de mettre à mal les écoles de formation, et de manière plus générale, la profession de prothésiste. Il souhaite connaître la position du Gouvernement sur ce sujet par garantir la meilleure prise en charge d’un patient appareillé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12845</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8726</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Xavier Breton</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Détérioration de la qualité de vie au travail dans des hôpitaux</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12845. — 2 octobre 2018. — M. Xavier Breton attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la détérioration de la qualité de vie au travail dans des hôpitaux de proximité et la prévention des agressions sur les soignants de ces mêmes hôpitaux. Il rapporte ainsi le témoignage de personnels aux urgences qui doivent faire face à des incivilités et agressions répétées émanant de patients et de leurs familles. Le caractère répétitif de ces agressions permet parfois difficilement, compte tenu de la charge de travail intense et l’absence de remplacements possibles, de prendre en charge et soigner ces personnels victimes. Sur le plan national, l’observatoire de la sécurité des médecins en 2016 montre bien une recrudescence du nombre de cas d’agressions, pour les médecins libéraux comme hospitaliers. Il lui demande de bien vouloir lui indiquer quelles mesures elle entend proposer pour aider à la prise en charge de ces personnels qui, devant faire face à des agressions répétées dans un contexte de grande tension au travail, se trouvent en situation de danger physique et psychique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12846</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8726</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. André Chassaigne</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Difficultés rencontrées par les infirmiers libéraux</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12846. — 2 octobre 2018. — M. André Chassaigne interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les difficultés rencontrées par les infirmiers libéraux dans leur négociation conventionnelle avec l’assurance maladie. Le 11 juillet 2018, plusieurs syndicats représentants les infirmiers libéraux ont quitté la table des négociations engagées depuis plusieurs mois avec l’Union nationale des caisses d’assurance maladie (UNCAM). Ils considèrent que les propositions de l’UNCAM sont insuffisantes au regard de la nécessité de faire évoluer la convention nationale et la nomenclature des actes et qu’elles s’écartent des orientations du conseil de surveillance de l’UNCAM. Il est indéniable que l’UNCAM ne reconnaît pas suffisamment le rôle essentiel des infirmiers dans le système de santé, surtout en secteur rural, auprès des personnes âgées et des patients à domicile. Alors que va débuter l’examen du projet de loi de finances de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2019, les infirmiers insistent pour que l’UNCAM mette ses propositions en cohérence avec ses propres orientations, notamment avec le virage ambulatoire, mais aussi au regard des mesures déjà accordées à d’autres professions de santé. Il lui demande d’intervenir pour qu’un dialogue constructif s’instaure avec les syndicats d’infirmiers et pour que l’UNCAM fasse des propositions pertinentes et acceptables par cette profession.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12847</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8726</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Descoeur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Hausse des prix des carburants - Indemnités de déplacement des infirmières</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12847. — 2 octobre 2018. — M. Vincent Descoeur attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les conséquences de l’augmentation des taxes sur les carburants pour les infirmières et infirmiers libéraux qui, quotidiennement, utilisent leur voiture pour se rendre chez leurs patients, parcourant plusieurs dizaines de milliers de kilomètres par an lorsqu’ils exercent en milieu rural. Or les indemnités forfaitaires de déplacement des infirmiers libéraux n’ont été revalorisées que de 0,50 euros en 15 ans. Elles sont aujourd’hui fixées à 2,50 euros, ce qui devient notoirement insuffisant pour faire face à la progression des taxes sur les carburants, que le Gouvernement prévoit d’augmenter de plus de 30 centimes par litre pour le gazole et de 15 centimes par litre pour l’essence d’ici 2022, ces hausses de taxes s’ajoutant à celles du prix du baril. Les représentants des infirmières et infirmiers s’inquiètent de cette situation et remarquent par comparaison que les visites de médecins à domicile sont facturées 10 euros. De même, si des dispositifs ont été mis en place pour éviter que d’autres professions soient impactées par les hausses de taxes sur les carburants, rien n’est prévu pour le secteur infirmier libéral. Il souhaite connaître quelles mesures le Gouvernement envisage pour compenser les hausses de charges que subissent les infirmières et infirmiers libéraux du fait de la hausse des prix des carburants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12848</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8726</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Beauvais</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Infirmiers - Négociations</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12848. — 2 octobre 2018. — Mme Valérie Beauvais attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la situation des infirmiers libéraux. Les 120 000 infirmiers libéraux sont un élément essentiel de l’offre de soins dans les territoires. Leur position est d’autant plus renforcée que la prise en charge ambulatoire assure à ces professionnels un rôle clé dans le dispositif de santé actuel. Or les trois syndicats représentatifs des infirmiers ont quitté la table des négociations où précisément devait se préciser leur statut. Ils considèrent que l’assurance maladie et le Gouvernement n’ont pas pris des dispositions identiques à celles consenties à d’autres professionnels comme les médecins et les pharmaciens. En conséquence, elle lui demande de bien vouloir lui indiquer les mesures qu’elle entend mettre en œuvre pour faire en sorte que l’assurance maladie prenne réellement en compte les revendications des infirmiers libéraux notamment celles portant sur les évolutions et l’actualisation de leur convention nationale ainsi que celles ayant trait à la nomenclature des actes et ce afin de leur permettre d’exercer au mieux leurs fonctions dans l’intérêt des patients.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12849</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8727</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Grégory Galbadon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Inquiétude des orthopédistes-orthésistes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12849. — 2 octobre 2018. — M. Grégory Galbadon attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l’inquiétude ressentie par les orthopédistes-orthésistes à l’égard d’un futur projet de publication d’un arrêté selon lequel des employés prestataires de matériel médical pourraient être habilités à délivrer les appareillages malgré l’absence de diplôme et alors qu’ils ne suivraient qu’une formation de quelques heures. La loi actuellement en vigueur, impose une formation de 2 300 heures sanctionnée par un diplôme pour exercer le métier d’orthopédiste-orthésiste et pour délivrer des appareillages de série et sur mesure. Leur champ de compétences est encadré par le code de la santé publique. Il souhaiterait connaître la position du Gouvernement sur ce sujet pour garantir notamment une situation de sécurité aux patients ainsi qu’à la profession.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12850</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8727</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Frédérique Tuffnell</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Inquiétudes des orhopédistes-orthésistes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12850. — 2 octobre 2018. — Mme Frédérique Tuffnell alerte Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les inquiétudes exprimées par les orthopédistes-orthésistes au sujet d’un projet d’arrêté visant à assouplir la délivrance des appareillages de série. En effet, alors que seuls les orthopédistes diplômés et les pharmaciens titulaires d’un diplôme universitaire (DU) d’orthopédie peuvent délivrer ce type d’appareillages, un projet d’arrêté viserait à habiliter des employés de prestataires de matériel médical, non diplômés et formés en quelques heures seulement, à leur délivrance. Ce projet ne serait pas sans faire peser des risques sur la santé des patients : l’orthopédiste-orthésiste est un auxiliaire médical, formé dans les écoles spécialisées, qui propose des solutions adaptées à chaque personne. Cette évolution pouvant également avoir des conséquences sur l’équilibre économique de cette profession, Elle lui demande de bien vouloir lui préciser la position du Gouvernement sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12851</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8727</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Pierre Door</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Intégration au système de soins français des praticiens diplômés hors de l’UE</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12851. — 2 octobre 2018. — M. Jean-Pierre Door attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la situation des praticiens du système de soins (médecins, chirurgiens-dentistes, pharmaciens et sages-femmes) diplômés hors de l’Union européenne (PADHUE). Du fait de l’obtention de leur diplôme hors de l’Union européenne, ces praticiens sont engagés dans des statuts précaires, soumis à des contrats de courte durée, sans perspective d’évolution ni de stabilité dans leur carrière. En outre, leur rémunération, à travail égal, est inférieure à celle de leurs confrères diplômés en France ou dans les autres pays de l’Union européenne. Pour faire valider leurs diplômes et améliorer leur situation, les PADHUE doivent se soumettre à une procédure d’autorisation d’exercice (PAE), analogue à celle qui s’applique aux candidats non-résidents en France. La loi n° 2012-157 du 1er février 2012 relative à l’exercice des professions de médecin, chirurgien-dentiste, pharmacien et sage-femme, pour les professionnels titulaires d’un diplôme obtenu dans un État non membre de l’Union européenne, avait permis une meilleure reconnaissance du parcours professionnel des PADHUE, mais de façon transitoire. Ceux recrutés avant le 3 août 2010 ont continué ainsi à exercer dans les établissements de santé publics et privés d’intérêt collectif jusqu’au 31 décembre 2016. Cette mesure a ensuite été prolongée dans le cadre d’un amendement à la loi Montagne, du 22 décembre 2016, qui recule la date butoir au 31 décembre 2018. Or Mme la ministre s’était engagée devant la représentation parlementaire, en novembre 2017, à modifier la législation actuelle en vue d’intégrer les praticiens diplômés hors de l’Union européenne, en tenant compte de leurs expériences professionnelles acquises en France. En raison de l’évolution inquiétante de la démographie médicale dans le pays, sachant qu’en 2020, 30 % des effectifs de praticiens hospitaliers partiront à la retraite et compte tenu du problème des déserts médicaux contre lequel le plan « Ma santé 2022 », annoncé par le Président de la République, entend lutter, il lui demande quelles mesures elle compte désormais prendre pour améliorer de façon pérenne, à l’instar d’autres pays de l’Union européenne, l’intégration après vérification de leurs connaissances, des praticiens titulaires d’un diplôme obtenu hors de l’Union européenne.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12852</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8728</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Caroline Janvier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Manque de professionnels de la psychiatrie infantile et pénurie de places</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12852. — 2 octobre 2018. — Mme Caroline Janvier attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur le manque de professionnels de la psychiatrie infantile et sur la pénurie de place dans les centres spécialisés pour enfants et adolescents. En France, selon le rapport réalisé par les experts du réseau européen des défenseurs des enfants (ENOC), entre 15 % et 17 % des jeunes passent par un épisode dépressif durant la période de l’adolescence. De plus, le rapport d’information du Sénat sur « La situation de la psychiatrie des mineurs en France », en date de 2017, considère que le nombre d’enfants en dessous de 15 ans vus au moins une fois dans l’année dans les secteurs de pédopsychiatrie, a connu une hausse de plus 80 % entre 1991 et 2003. Ces informations sont d’autant plus inquiétantes que le rapport « Mission bien-être et santé des jeunes » de 2016, porté par Marie-Rose Moro, pointe du doigt la diminution par deux du nombre de psychiatres spécialisés sur la jeunesse entre 2007 et 2016. Cette baisse du nombre de psychiatres est à mettre en corrélation avec le manque de place en pédopsychiatrie, cette chute de place est alarmante car elle ne permet pas de s’adapter à l’augmentation des demandes et oblige les jeunes atteints de problèmes à se faire soigner dans un service pour adulte ce qui peut être une expérience traumatisante pour ces enfants ou adolescents déjà fragiles. Le manque de place démontre également une inégalité territoriale dans l’offre de soin car au moins dix départements ne possèdent aucune place d’hospitalisation en psychiatrie pour enfant. Ce constat est préoccupant et ne cesse d’interroger l’action des pouvoirs publics face au mal-être de la jeunesse française. Elle souhaiterait savoir quelles sont les modalités que le Gouvernement entend mettre en place pour améliorer la prise en charge des jeunes atteints de problèmes psychiatriques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12853</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8728</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Freschi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Masseurs-kinésithérapeutes et chiropracteurs</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12853. — 2 octobre 2018. — M. Alexandre Freschi attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l’arrêté ministériel en date du 13 février 2018 relatif à la formation en chiropraxie. Les masseurs-kinésithérapeutes s’inquiètent des changements qui pourraient s’opérer dans les habitudes de parcours de soin des patients et de l’étendue des actes que pourraient exercer les chiropracteurs. Ces derniers quant à eux, dénoncent ce qu’ils considèrent comme une « campagne de dénigrement » de leur métier par des masseurs-kinésithérapeutes. Le climat de tensions est manifeste entre ces professionnels de santé. Depuis plusieurs mois maintenant nombre de ses collègues ont déjà questionné Mme la ministre à ce sujet, sans réponse apportée à ce jour. Il aimerait donc savoir ce que le Gouvernement entend proposer pour clarifier la situation et quand sera apportée une réponse officielle aux diverses questions écrites sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12854</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8728</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Mise en œuvre de l’article 119 de la loi no 2016‑41 du 26 janvier 2016</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12854. — 2 octobre 2018. — M. Marc Le Fur attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la mise en œuvre effective en France de la pratique avancée infirmière. L’article 119 de la loi n° 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé a défini le cadre légal à l’exercice en pratique avancée. Afin de répondre aux défis majeurs du système de santé confronté à une explosion des maladies chroniques nécessitant une prise ne charge au long cours, avec un suivi par les professionnels de santé, et face à l’accroissement inquiétant des déserts médicaux, le Parlement a voulu que soit redéfinis les périmètre d’accès en créant de nouveaux métiers de santé de niveau intermédiaire (entre le bac + 8 du médecin et le bac + 3/4 des professionnels paramédicaux, notamment des infirmières). Présents depuis les années 1960 aux États-Unis et au Canada, mais aussi au Royaume-Uni ou en Irlande, ces infirmiers de pratique avancée se voient reconnaître des compétences plus étendues, notamment de prescription, de renouvellement et d’adaptation de traitements, de réalisation d’actes, moyennant une formation supplémentaire de niveau master. Ces professionnels jouent un rôle important de premier recours dans les zones reculées. Or, le décret d’application qui, plus de deux ans après la promulgation de la loi n’est pas encore publié, est annoncé comme ne conférant pas à l’infirmer de pratique avancée toute l’autonomie requise pour apporter la réponse nécessaire aux besoins de santé des Français. C’est pourquoi, il lui demande de lui préciser les intentions du Gouvernement sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12855</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8729</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Cécile Untermaier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Modalité délivrance appareillages de série</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12855. — 2 octobre 2018. — Mme Cécile Untermaier attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l’inquiétude des orthopédistes-orthésistes à l’égard d’un futur projet de publication d’un arrêté, selon lequel des employés prestataires de matériel médical pourraient être habilités à délivrer les appareillages malgré l’absence de diplôme et alors qu’ils ne suivraient qu’une formation de quelques heures. La loi actuellement en vigueur, impose une formation de 2 300 heures sanctionnée par un diplôme pour exercer le métier d’orthopédiste-orthésiste et pour délivrer des appareillages de série et sur mesure. Leur champ de compétences est encadré par le code de la santé publique. Ce projet s’il aboutissait, risquerait de bouleverser la profession d’orthopédiste-orthésiste et la mise en œuvre de ce texte aurait de nombreuses conséquences : la mise en danger des patients par une inaptitude à une prise en charge globale, la mise en péril de la profession d’orthopédiste-orthésiste et de son économie, la mise en danger des écoles qui forment ces professionnels de santé dans les règles de l’art, sur la base d’un référentiel inscrit au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) de niveau III, sans oublier l’impact sur le budget de la sécurité sociale, en raison de mésusages et effets secondaires indésirables, liés à une mauvaise prise en charge ou à une mauvaise délivrance de l’appareillage. Aussi, elle souhaite connaître la position du Gouvernement sur ce sujet pour garantir notamment, une situation de sécurité aux patients.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12856</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8729</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Négociations conventionnelles des infirmières avec l’assurance maladie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12856. — 2 octobre 2018. — M. Marc Le Fur attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l’évolution des négociations conventionnelles des infirmières libérales (IDEL) avec l’assurance maladie. Les trois syndicats représentatifs des infirmiers ont quitté la table des négociations considérant que l’enveloppe proposée par l’assurance maladie est totalement déconnectée des enjeux liés au virage ambulatoire. L’un des principaux syndicats a entamé, lundi 10 septembre 2018, une grève visant à dénoncer le traitement réservé à la profession par le Gouvernement. Il résulte de cette situation de blocage des conséquences préjudiciable pour l’assurance maladie et les patients (arrêt de toute prescription de matériels et pansements avec renvoi systématique des patients chez le médecin traitant ; facture systématique de tous les actes de vaccination antigrippale jusqu’ici souvent gratuits car intégrés ou associés à d’autres soins). Alors que vont bientôt commencer les discussions sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2019, il lui demande si le Gouvernement serait disposé, afin de mettre fin à cette situation de crise, à reprendre et conclure les négociations avec les syndicats représentatifs des infirmiers et infirmières libéraux dans un esprit apaisé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12857</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8729</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabrice Brun</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Négociations conventionnelles des infirmières libérales</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12857. — 2 octobre 2018. — M. Fabrice Brun attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l’évolution des négociations conventionnelles des infirmières libérales (IDEL) avec l’assurance maladie. Les trois syndicats représentatifs des infirmiers ont quitté la table des négociations considérant que l’enveloppe proposée par l’assurance maladie est totalement déconnectée des enjeux liés au virage ambulatoire psalmodié par les tutelles. Les propositions qu’ils ont soutenues pour faire évoluer la nomenclature et valoriser le rôle des IDEL dans le circuit du médicament ou encore les inscrire comme filière naturelle après chirurgie ne sont reprises par l’assurance maladie qu’a minima. Ces syndicats avaient mené des travaux techniques majeurs depuis deux ans sur des sujets tels que l’actualisation du zonage infirmier, l’élaboration du bilan de soins infirmiers pour les personnes âgées en perte d’autonomie, la chirurgie ambulatoire et le retour précoce après chirurgie. Par ailleurs, un sujet aussi majeur que l’implication des IDEL dans le suivi de la chimiothérapie orale à domicile est tout simplement écarté au profit des missions attribuées aux futurs infirmiers de pratiques avancées. Au final les propositions du Gouvernement s’écartent des orientations arrêtées par le conseil de surveillance de l’UNCAM visant à améliorer l’efficience du système de santé. Les travaux engagés sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale constituent l’occasion de renouer avec ces orientations et de donner à l’assurance maladie les marges nécessaires pour reprendre et conclure des négociations portant les évolutions indispensables à la réorganisation des soins de ville passant par une meilleure reconnaissance des rôles et compétences des infirmiers et des infirmières libérales. C’est pourquoi, il lui demande si le Gouvernement entend prendre des mesures concrètes à l’occasion du PLFSS et reprendre et conclure les négociations avec les syndicats représentatifs des infirmiers et infirmières libéraux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12858</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8730</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Molac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Négociations sur la convention nationale des infirmiers libéraux</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12858. — 2 octobre 2018. — M. Paul Molac attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur le mécontentement des infirmiers libéraux dont les trois syndicats les représentants ont quitté, le 11 juillet 2018, la table des négociations conventionnelles entamées il y a plus d’un an. En effet, la faiblesse de l’enveloppe de l’assurance maladie dédiée à l’évolution et à l’actualisation de la convention nationale et de la nomenclature des actes des infirmiers libéraux est loin d’être à la hauteur des enjeux et des besoins de la population. Les propositions qu’ils ont soutenues pour faire évoluer la nomenclature et valoriser le rôle des infirmiers libéraux dans le circuit du médicament ou encore les inscrire comme filière naturelle après chirurgie ne sont reprises par l’assurance maladie qu’ a minima. Par ailleurs, un sujet aussi majeur que l’implication des infirmiers libéraux dans le suivi de la chimiothérapie orale à domicile est tout simplement écarté au profit des missions attribuées aux futurs infirmiers de pratiques avancées. Les infirmiers libéraux constituent pourtant en France la première offre de soins de ville et réalisent en moyenne plus de deux millions d’actes journaliers, ils sont présents quotidiennement auprès des patients dans un contexte inquiétant de désertification médicale. Enfin ils représentent des acteurs incontournables du virage ambulatoire attendu et souhaité par tous les acteurs du domaine de la santé. Aussi, il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre afin de permettre la reprise des négociations engagées il y a plus d’un an en vue de donner la possibilité aux infirmiers libéraux d’exercer leur métier dans de meilleures conditions au service de toute la population en souffrance.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12859</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8730</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Frédérique Tuffnell</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Numéro d’appel spécifique pour les demandes de soins non programmées</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12859. — 2 octobre 2018. — Mme Frédérique Tuffnell attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l’organisation de la réponse territoriale collective aux demandes de soins non programmées. Le 18 septembre 2018, le Président de la République invitait en effet les médecins libéraux à organiser une réponse territoriale collective spécifique aux demandes de soins non programmées. En l’absence de continuité des soins organisée, de trop nombreux patients arrivent dans les services d’urgences. Or moins de 15 % d’entre eux nécessitent réellement le recours à un service d’urgences. La saturation des centres 15, mise en lumière par l’IGAS suite à l’affaire Musenga, révèle aussi que les demandes de soins non programmées entraînent une dégradation de la régulation des appels téléphoniques. Les syndicats de médecins libéraux estiment que l’organisation d’une réponse libérale aux demandes de soins non programmées, mission prioritaire des communautés professionnelles territoriales de santé, doit s’appuyer sur trois éléments : un numéro d’appel national distinct du numéro des urgences médicales, une régulation libérale pour orienter les patients vers les soins les plus pertinents sur leur territoire et un mode d’emploi pour la population de la continuité des soins organisée par les communautés de professionnels libéraux. Pour éclairer les médecins libéraux, elle souhaite obtenir des précisions sur les pistes envisagées pour donner suite à l’invitation du Président de la République.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12860</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8730</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Solère</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Offre de soins en région Ile de France</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12860. — 2 octobre 2018. — M. Thierry Solère alerte Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l’offre de soins en Ile-de France. En effet, les médecins libéraux étant de moins en moins nombreux, c’est une véritable désertification qui touche la région francilienne tant en grande qu’en petite couronne. Ce sont aujourd’hui 9 millions de personnes qui ont des difficultés pour accéder à un médecin généraliste, soit trois franciliens sur quatre. Au regard du nombre important de médecins libéraux proches du départ en retraite - 48 % de généralistes en exercice en région parisienne ont plus de 60 ans- la situation va encore s’accentuer. Car à ces départs s’ajoute la difficulté pour les jeunes médecins de s’installer en région Ile-de France compte tenu des prix de l’immobilier et ce, malgré la multiplication des initiatives des collectivités territoriales comme les communes et le conseil régional afin de favoriser leur installation ; notamment par la création de maisons de santé et par l’amélioration des dispositifs nécessaires à leur sécurité. Compte tenu de cette situation, les besoins en médecins généralistes à court et moyen terme en Ile-de-France sont donc patents. Face à ce constat, il souhaiterait connaître les mesures concrètes que le Gouvernement entend prendre afin de répondre à cet enjeu de santé publique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12861</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8731</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Larive</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Orthopédistes-orthésistes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12861. — 2 octobre 2018. — M. Michel Larive attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l’inquiétude des orthopédistes-orthésistes à l’égard d’un projet de publication d’un arrêté sur lequel ils l’ont alerté. Les employés prestataires de matériel médical pourraient être habilités à délivrer les appareillages malgré l’absence de diplôme et alors qu’ils ne suivraient qu’une formation accélérée. La loi actuellement en vigueur impose une formation de 2 300 heures sanctionnée par un diplôme pour exercer le métier d’orthopédiste-orthésiste et pour délivrer des appareillages de série et sur mesure. Leur champ de compétences est encadré par le code de la santé publique. Ce projet risquerait de bouleverser la profession d’orthopédiste-orthésiste et sa mise en œuvre aurait de nombreuses conséquences : la mise en danger des patients, la mise en péril de la profession d’orthopédiste-orthésiste et la mise en danger des écoles qui forment ces professionnels de santé. L’impact sur le budget de la sécurité sociale, en raison de mésusages et effets secondaires indésirables liés à une mauvaise prise en charge ou à une mauvaise délivrance de l’appareillage est également un risque à prendre en compte. Il lui demande quelles dispositions elle compte prendre pour mettre fin à cette situation dangereuse pour la santé des Français et pour garantir la pérennité de la profession d’orthopédiste-orthésiste.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12862</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8731</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Charles de la Verpillière</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Orthopédistes-orthésistes - Délivrance d’appareillages</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12862. — 2 octobre 2018. — M. Charles de la Verpillière appelle l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l’annonce d’un arrêté qui permettrait d’habiliter des employés de prestataires de matériel médical à délivrer des appareillages. La législation actuelle réserve la délivrance de ces appareillages aux orthopédistes-orthésistes, professionnels diplômés ayant suivi une formation de 2 300 heures, et dont l’exercice est règlementé par le code de santé publique. Cette annonce inquiète vivement les orthopédistes-orthésistes quant aux conséquences sanitaires que pourraient avoir de telles dispositions pour les patients, et aux conséquences économiques pour leurs entreprises. Aussi, il lui demande quelles sont les intentions du Gouvernement sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12863</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8731</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Favennec Becot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Orthopédistes-orthésistes - Projet d’arrêté - Conséquences</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12863. — 2 octobre 2018. — M. Yannick Favennec Becot attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l’inquiétude des orthopédistes-orthésistes à l’égard d’un futur projet de publication d’un arrêté, selon lequel des employés prestataires de matériel médical pourraient être habilités à délivrer les appareillages malgré l’absence de diplôme et alors qu’ils ne suivraient qu’une formation de quelques heures. La loi actuellement en vigueur, impose une formation de 2 300 heures sanctionnée par un diplôme pour exercer le métier d’orthopédiste-orthésiste et pour délivrer des appareillages de série et sur mesure. Leur champ de compétences est encadré par le code de la santé publique. Ce projet s’il aboutissait, risquerait de bouleverser la profession d’orthopédiste-orthésiste et la mise en œuvre de ce texte aurait de nombreuses conséquences : la mise en danger des patients par une inaptitude à une prise en charge globale, la mise en péril de la profession d’orthopédiste-orthésiste et de son économie, la mise en danger des écoles qui forment ces professionnels de santé dans les règles de l’art, sur la base d’un référentiel inscrit au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) de niveau III, sans oublier l’impact sur le budget de la sécurité sociale, en raison de mésusages et effets secondaires indésirables, liés à une mauvaise prise en charge ou à une mauvaise délivrance de l’appareillage. Aussi, il souhaite connaître la position du Gouvernement sur ce sujet pour garantir notamment la sécurité des patients.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12864</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8731</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Martial Saddier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Situation des infirmiers libéraux</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12864. — 2 octobre 2018. — M. Martial Saddier attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la situation des infirmiers libéraux. Avec près de 120 000 infirmiers libéraux qui réalisent plus de 2 millions d’actes journaliers, le réseau d’infirmiers libéraux constitue la première offre de soins de ville. Ils sont des acteurs incontournables du virage ambulatoire dans les territoires. Or les récentes négociations ont été émaillées par le départ des trois syndicats représentatifs des infirmiers en raison, notamment, de la faiblesse de l’enveloppe proposée par l’assurance maladie. Alors que les infirmiers libéraux contribuent à faciliter l’accès aux soins des citoyens, plus particulièrement en milieu rural, il souhaiterait connaître la position du Gouvernement face à leur situation et leurs revendications.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12865</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8732</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Joël Giraud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Situation des praticiens diplômés hors de l’Union européenne exerçant en France</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12865. — 2 octobre 2018. — M. Joël Giraud appelle l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la situation des praticiens diplômés hors de l’Union européenne exerçant en France et rassemblés au sein du Syndicat national des praticiens diplômés hors Union européenne (SNPADHUE). Du fait de l’obtention de leur diplôme hors de l’Union européenne, ces praticiens sont engagés sur des statuts précaires, soumis à des contrats de courte durée, sans perspective d’évolution ni de stabilité dans leur carrière. En novembre 2017 une délégation de ce syndicat reçue au ministère a été informée qu’une évolution de la législation devait avoir lieu afin d’améliorer l’ensemble du dispositif de sélection des praticiens titulaires de diplômes hors Union européenne pour accéder à la plénitude de l’exercice médical en France. Il leur a été confirmé qu’une solution pérenne leur serait apportée avant la fin du premier trimestre 2018. L’amendement 436 rect. bis à l’article 42 de la loi sur le droit d’asile et l’immigration a été proposé sans que ce syndicat ne soit consulté a été adopté définitivement par l’Assemblée nationale pour être retoqué par le Conseil constitutionnel. Il prévoyait de maintenir les PADHUE recrutés avant le 3 août 2010 dans les mêmes conditions de précarité, soit encore deux années supplémentaires, et ce jusqu’au 31 décembre 2020. Quant à la situation des praticiens qui ont pris poste après le 3 août 2010, aucun changement ni esquisse de solution, même d’attente, n’ont été proposés. Ils continuent à exercer en marge de la légalité en engageant ainsi leurs responsabilités et celle de la tutelle. Il lui demande de bien vouloir lui faire part de l’état d’avancement de ce dossier et des réflexions qui sont entreprises à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12866</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8732</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Maxime Minot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Stages dans les territoires ruraux</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12866. — 2 octobre 2018. — M. Maxime Minot appelle l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les annonces du Président de la République, le 18 septembre 2018. En effet, lors de sa conférence de presse à l’occasion de la présentation du plan santé, ce dernier a évoqué des mesures à l’étude visant à favoriser la mobilité des étudiants en médecine sans entrer dans les détails. Aussi, il lui demande si une des pistes envisagées serait d’inclure dans leur cursus un stage dans des territoires sous-dotés tels les territoires ruraux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12867</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8732</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Frédérique Tuffnell</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Mise en lumière et revalorisation professionnelle des auxiliaires de vie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12867. — 2 octobre 2018. — Mme Frédérique Tuffnell attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur une profession laissée orpheline de la reconnaissance nationale témoignée à l’ensemble des acteurs du dispositif de gestion des risques liés à l’épisode caniculaire de l’été 2018, épisode s’étant singularisé par l’ampleur du territoire concerné et par sa durée. En effet, à l’heure où les statistiques relatives à la surmortalité due à la canicule de cet été 2018, répertoriée comme la deuxième année la plus chaude après 2003 et son triste souvenir en termes de coût humain, viennent d’être publiées, et où l’on se félicite de constater une relative maîtrise, et au final une surmortalité limitée à 1 500 personnes, les urgentistes, toutes les professions médicales et paramédicales, les services d’interventions et de secours ou de préventions sont mis en avant et fort légitimement remerciés pour leur mobilisation sans faille et leur grande efficacité, une profession, ayant pourtant pris toute sa part aux côtés des acteurs précédemment nommés, dans ce dispositif de gestion du risque caniculaire, est injustement oubliée, il s’agit des auxiliaires de vie. La parlementaire insiste, à cette occasion, sur l’utilité publique des aides à domiciles, le rôle pourtant prépondérant au quotidien, l’abnégation, l’acceptation de conditions de travail ingrates, évoquant notamment des horaires atypiques ou décalés, le temps partiel subi, et un globalement un regrettable déficit de reconnaissance. Elle souhaite savoir, à la faveur de la flagrance de ce constat, si une réflexion sur des pistes de revalorisation professionnelle et de reconnaissance tant sociétale que salariale des auxiliaires de vie est susceptible d’être rapidement engagée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12873</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8733</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Dharréville</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Baisse des effectifs dans les CARSAT</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12873. — 2 octobre 2018. — M. Pierre Dharréville attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la baisse des effectifs dans les CARSAT et ses conséquences sur le traitement des dossiers des assurés sociaux. Des milliers de retraités sont depuis plusieurs mois, parfois jusqu’à 6 ou 8 mois, dans l’attente de leur premier versement de retraite. Ces règlements tardifs peuvent plonger les assurés sociaux dans une grande précarité avec l’impossibilité de payer leur loyer, leur facture d’électricité. Dans certains cas, c’est l’engrenage vers un endettement dont il est difficile de se relever. Comment peut-on accepter que des personnes qui ont œuvré toute leur vie se retrouvent en situation de précarité au moment de la retraite ? Cela est-il vraiment à la hauteur des missions de la sécurité sociale ? Les assurés se retrouvent bien souvent impuissants face à une telle injustice et les travailleurs sociaux en difficulté pour apporter des réponses. Cette situation s’explique notamment par la baisse des effectifs et les multiples réorganisations qui ne répondent ni aux besoins des assurés, ni à ceux des salariés. Ces derniers subissent eux aussi la dégradation de leurs conditions de travail. Les effectifs sont en inadéquation avec la charge de travail tandis que le périmètre des métiers ne cesse de croître. Ces mesures tendent à affaiblir la protection sociale. Pour beaucoup d’agents, travailler dans un organisme de sécurité sociale revêt un sens particulier, celui de la solidarité. Il est urgent de créer les emplois manquants indispensables pour répondre aux besoins des retraités et des personnels. Il souhaite connaître les mesures envisagées par le Gouvernement pour résorber les retards actuels.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12876</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8733</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Xavier Breton</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Modalités et procédures de traitement des dossiers de retraite</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12876. — 2 octobre 2018. — M. Xavier Breton attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les modalités et procédures de traitement des dossiers de retraite. Une attente de 6 mois, voire plus, est souvent exigée avant que les assurés obtiennent des réponses à leurs demandes d’informations dans le cadre de la constitution des dossiers de retraite. Ces délais sont des éléments qui peuvent impacter directement les décisions des assurés futurs retraités et qui conduisent certaines personnes à différer la date de leur départ à la retraite. Par ailleurs, les contacts téléphoniques sont inexistants et les insuffisances de permanences rendent difficiles les relations entre les usagers et les clients. La procédure à ce jour ne conduit pas à assurer la satisfaction d’un certain nombre d’usagers, dans des périodes où il serait nécessaire d’anticiper. Il lui demande de bien vouloir préciser quelles seraient les modalités ou procédures permettant aux assurés de recevoir des réponses à leurs interrogations. Il lui demande aussi comment éviter que des assurés soient dans l’obligation de différer la date de leur départ à la retraite et comment créer un mécanisme de relations assurés et agents de la caisse d’assurance retraite et de la santé au travail (CARSAT) pour répondre aux problématiques et notamment aux situations complexes ou un peu plus compliquées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12878</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8733</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Élodie Jacquier-Laforge</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Sécurisation des dons de plasma</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12878. — 2 octobre 2018. — Mme Élodie Jacquier-Laforge interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les difficultés rencontrées récemment concernant les machines servant à collecter les dons de plasma d’une société américaine. La moitié des appareils est actuellement inutilisable en raison de particules noires retrouvées dans le plasma collecté, sur décision de l’Agence de sécurité du médicament (ANSM). Il semblerait que les joints qui isolent le plasma du sang soit défectueux. Si la sécurité des donneurs et receveurs n’est, à priori, pas remise en cause, dès février 2017 l’ANSM et l’Établissement français du sang (EFS) avaient déjà été alertés ; l’ANSM avait alors jugé que les risques étaient faibles. Mais les incidents sont devenus de plus en plus nombreux. Aujourd’hui la moitié de machines sont à l’arrêt et les stocks de plasma sont tendus. Le plasma permet de fabriquer de nombreux médicaments dérivés du sang et est également utilisé pour certaines transfusions. Face à la difficulté d’obtenir des dons de plasma, qui sont de façon générale difficiles à encourager et les risques pour les malades qui en ont besoin, elle lui demande ce que compte faire le Gouvernement pour éviter ce type d’incidents et sécuriser les filières de dons.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12879</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8734</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Descoeur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Contrôles des calendriers de vaccination</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12879. — 2 octobre 2018. — M. Vincent Descoeur appelle l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur concernant les contrôles des calendriers de vaccination qui sont tenus dans les établissements accueillant les enfants (collectivités et écoles). Les crèches semblent s’organiser pour vérifier les calendriers de vaccination de chaque enfant avec un médecin qui valide l’inscription au regard de la conformité du carnet de santé mais il convient également qu’elles vérifient durant l’année le calendrier des rappels. En effet, comme s’en inquiètent les directeurs d’établissements et les pédiatres, le risque serait de voir des parents qui vaccinent leur enfant pour avoir une place en crèche mais qui ne font pas les rappels ensuite. Par ailleurs, il semblerait que des manquements aient lieu dans certaines écoles en matière de contrôle lors des inscriptions, des établissements demanderaient en effet aux familles « la date du dernier vaccin antitétanique » sans aucun justificatif supplémentaire. Sur certains formulaires d’inscription, la mention du carnet de santé de l’enfant n’existe pas. « Il y a une vraie défaillance au moment de l’inscription. Personne n’effectue la vérification des vaccinations si l’enfant est inscrit sans être vacciné » s’est indigné le Professeur Jean-Hugues Dalle, professeur de pédiatrie à Paris VII et à l’hôpital Robert-Debré, propos repris par Le Figaro. Certaines écoles n’empêcheraient pas les inscriptions d’enfants non vaccinés. Une attitude irresponsable dénoncée par les professionnels de santé dont son collègue député, M. Jean-François Eliaou, médecin immunologiste. Alors que les médecins scolaires pourraient prendre le relais des vérifications, leur nombre était en constante diminution, ils ne seraient plus en mesure de s’occuper de tous les enfants. Aussi, il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour veiller à ce que la loi soit appliquée correctement dans tous les établissements et les structures d’accueil.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12880</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8734</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Xavier Breton</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Dangers liés à la consommation d’alcool durant grossesse</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12880. — 2 octobre 2018. — M. Xavier Breton attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les dangers liés à la consommation d’alcool durant la grossesse. Une récente étude confirme l’importance de ce phénomène en France. Lorsqu’une femme enceinte consomme une boisson alcoolique, l’alcool passe du sang maternel vers le sang du fœtus, au travers du placenta. La concentration en alcool dans le sang du bébé est rapidement aussi élevée que dans le sang de la mère. L’alcool transmis au fœtus est éliminé lentement car son foie n’est pas suffisamment développé. Une consommation d’alcool ou des ivresses épisodiques tout au long de la gestation nuisent au développement du cerveau de l’enfant, avec des dommages qui peuvent être irréversibles. À long terme, les atteintes cérébrales peuvent être à l’origine d’un retard intellectuel (troubles de l’apprentissage, de la mémorisation, de l’attention, etc.) ou de troubles du comportement qui se manifestent au fur et à mesure de la croissance et du développement psychomoteur de l’enfant. Malgré les mesures de prévention existantes, la gravité de la consommation d’alcool demeure méconnue ou sous-estimée par certains futurs parents, avec notamment un manque de conscience des conséquences potentielles dès les premiers jours de la grossesse. Il voudrait savoir ce que prévoit le Gouvernement pour renforcer l’information et éventuellement développer des mesures d’accompagnement des femmes enceintes qui éprouveraient des difficultés à arrêter de consommer de l’alcool.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12881</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8734</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Xavier Breton</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Effets sanitaires de l’ambroisie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12881. — 2 octobre 2018. — M. Xavier Breton attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l’envahissement de l’ambroisie (à feuilles d’armoise, trifide et à épis lisses) et ses effets sanitaires qui constituent une préoccupation de santé publique sur l’ensemble du territoire français et notamment dans l’Ain. En juin 2011, un observatoire des ambroisies a été créé pour surveiller la dispersion, limiter la propagation de cette plante hautement allergisante ainsi que pour favoriser la coordination des moyens de lutte entre les différents acteurs concernés. Une cartographie sur la présence de l’ambroisie en France et par région, publiée en 2011 puis mise à jour en 2014, montrait la propagation de l’ambroisie surtout dans la région Rhône-Alpes où 13 % des habitants souffrent d’allergies à son pollen. Pour renforcer la lutte contre les ambroisies, le décret n° 2017-645 du 26 avril 2017, accompagné d’un arrêté signé par les ministères chargés de la santé, de l’environnement et de l’agriculture, a été publié le 28 avril 2017. Il détermine les mesures susceptibles d’être prises à l’échelle nationale et locale pour prévenir l’apparition et la propagation de ces plantes envahissantes. De plus, depuis 2017, l’observatoire des ambroisies est devenu centre national de référence sur les ambroisies, mis en place et financé par la direction générale de la santé et ce dans le cadre des plans nationaux en santé environnement. Il est animé par l’organe central des fédérations régionales de défense contre les organismes nuisibles (FREDON) de France avec pour mission de proposer plusieurs outils de lutte contre cette plante. Plus d’un an après la publication du décret, il souhaiterait connaître le bilan dressé par l’observatoire sur l’évolution de la présence d’ambroisie et l’efficacité des actions menées ainsi que les mesures complémentaires qu’envisage de prendre le Gouvernement pour lutter efficacement contre la propagation de cette plante nuisible à la santé humaine.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12882</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8735</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alain Bruneel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Lien entre la santé et l’environnement</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12882. — 2 octobre 2018. — M. Alain Bruneel alerte Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l’explosion des maladies chroniques dont la plupart sont causées par des causes environnementales. À l’heure actuelle, on compte plus de 20 millions de malades chroniques en France pour un coût qui représente déjà 60 % des dépenses de santé de la sécurité sociale. Une étude Elabe de septembre 2018 pour la mutuelle familiale et réseau environnement santé met en lumière que 97 % des Français associent l’explosion des maladies chroniques à la dégradation de l’environnement. Pourtant, malgré l’ambition du Gouvernement de faire « une révolution de la prévention », la loi agricole n’a pas avancé sur la transformation du modèle agricole productiviste français et la fin du glyphosate n’a pas été programmée. La SNCF continue d’être attaquée avec des fermetures de petites lignes et la suppression de postes dans la branche fret alors que le transport collectif est pourtant un moyen déterminant pour lutter contre la pollution de l’air qui est responsable de 9 % de la mortalité nationale dans notre pays. À la lumière de ces deux exemples, il lui demande si elle compte prendre en compte la question de la santé environnementale pour agir sur les causes des maladies chroniques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12883</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8735</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Véronique Riotton</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Maladies environnementales</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12883. — 2 octobre 2018. — Mme Véronique Riotton attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur le développement de nombreuses pathologies d’origine environnementale (telles que le syndrome de l’hypersensibilité chimique multiple (HCM) et le syndrome de l’électrosensibilité (EHS) ). Aujourd’hui le manque de reconnaissance de ces pathologies limite la recherche scientifique, notamment en ce qui concerne l’origine et les causes de ces maladies, les moyens de les prévenir et de les traiter, et nuit à la qualité de la prise en charge des malades. Les professionnels de santé manquent également de formation afin de mieux identifier ces pathologies et leurs symptômes qui peuvent être variés. Elle lui demande les mesures que le Gouvernement souhaite prendre pour permettre de mieux connaître et traiter ces pathologies.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12884</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8735</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean Lassalle</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Perturbateurs endocriniens dans l’alimentation</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12884. — 2 octobre 2018. — M. Jean Lassalle alerte Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les inquiétudes exprimées par les professionnels de santé à la suite des dernières données scientifiques révélées par l’ONG « Génération futures » concernant la présence de perturbateurs endocriniens se trouvant dans l’alimentation. Alors qu’une autre étude publiée en avril 2017 signalait déjà la présence de ces perturbateurs en quantités importantes dans les détergents, les plastiques, les cosmétiques, les textiles, les pesticides et surtout dans les produits d’hygiène, cette fois-ci les consommateurs apprennent leur présence dans les aliments. En effet l’ONG « Générations futures », en se basant sur le dernier rapport de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) sur les résidus de pesticides dans les aliments publié en juillet 2017 et qui porte sur des données de 2016, a pu conclure que 96 % des échantillons analysés se trouvaient dans les limites légales et que 51 % étaient exempts de tout résidu quantifiable. Elle s’est intéressée aux 49 % restants, où des traces quantifiables de pesticides ont été détectées et son constat révèle que « plus de six résidus de pesticides sur dix quantifiés dans l’alimentation européenne serait des perturbateurs endocriniens suspectés ». Selon la définition de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les perturbateurs endocriniens sont des molécules qui altèrent le fonctionnement normal du système hormonal. Ainsi, ils peuvent avoir des effets négatifs sur la croissance, la fertilité, le comportement et être à l’origine de certains cancers. Ils sont particulièrement dangereux pour les enfants âgés de 10 à 15 ans. En effet, il s’agit de la période de croissance où les enfants entrent dans la puberté et ils constituent une population particulièrement fragile. Sur les enfants, l’exposition aux perturbateurs endocriniens serait en effet à l’origine, notamment, de la puberté précoce de certaines petites filles et de malformations génitales. La France a adopté en 2014 une stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens et a banni l’un des plus connus, le bisphénol A, des biberons et des contenants alimentaires. Le second volet de cette stratégie est en cours d’élaboration. Cependant, il semblerait que dans la version provisoire de ce texte, il n’y a quasiment rien sur l’alimentation. Par conséquent, il lui demande quelles seront les mesures d’urgence qu’elle prendra en réponse aux inquiétudes des professionnels face à ce danger pour la santé des consommateurs, et particulièrement celle des plus jeunes et les plus vulnérables.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12903</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8736</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Trompille</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Risque radon - Cancer - Gaz</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12903. — 2 octobre 2018. — M. Stéphane Trompille alerte Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les risques reconnus du radon. Le décret du 1er juin 2018 reconnaît désormais le radon comme un problème santé publique. Et pour cause, le radon est un gaz radioactif d’origine naturelle, présent dans tous les sols et particulièrement dans les massifs granitiques, indolore, incolore et indétectable qui se concentre dans les habitats, profitant du moindre défaut d’étanchéité. L’estimation des risques liés à la présence de radon est répartie en trois zones. Les zones 1 constituent les espaces où le risque est faible, les zones 2, des espaces où des concentrations en radon élevées peuvent être observées. Enfin, les zones 3 constituent des espaces où les sols sont riches en uranium et où les risques liés à la concentration de radon sont forts. Le décret, entré en vigueur le 4 juillet 2018, oblige la communication d’informations relatives à la présence de radon dans l’habitat lors des transactions immobilières (locations et achats). Il abaisse également le seuil jugé acceptable à l’intérieur des bâtiments, passant de 400 à 300 becquerels par mètre cube d’air. Néanmoins, ce droit à l’information au bénéfice des acquéreurs et des locataires se limite à la zone 3. Cette cartographie demeure biaisée et incomplète puisqu’un logement en zone 2, donc à « potentiel radon faible », peut comporter des facteurs susceptibles de faciliter la concentration de ce gaz nocif. Alors que chaque individu passe en moyenne, 67 % de son temps (83 % pour un jeune enfant) dans son habitat, il conviendrait de mettre en œuvre une meilleure prévention et d’établir une cartographie plus précise des risques liés à la présence de radon. Ce gaz, qui se situe en deuxième position derrière le tabac comme cause des cancers du poumon, devrait faire l’objet d’une réglementation à la hauteur des risques encourus par les citoyens. Il lui demande ainsi les mesures envisagées par le Gouvernement pour mieux prévenir des risques liés à l’exposition au radon.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12922</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8736</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alain Bruneel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Avenir de la sécurité sociale et des CARSAT</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12922. — 2 octobre 2018. — M. Alain Bruneel rappelle à Mme la ministre des solidarités et de la santé que la sécurité sociale est non seulement un bien commun mais qu’elle permet également aux générations futures d’avoir la certitude de vivre dignement grâce à la solidarité. À ce sujet, il rappelle que la sécurité sociale, que ce soit l’assurance maladie, l’assurance retraite ou la CAF est fondée sur le salaire socialisée par le versement des cotisations. Il s’alarme donc des mesures politiques qui tendent à attaquer le financement de la sécurité sociale et dont les conséquences pour les citoyens sont extrêmement lourdes. Il souhaite s’attarder sur la situation des retraités qui, malgré la baisse de leur niveau de vie, vont voir leur pension gelée en 2019 et 2020 alors que 8 millions d’entre eux ont déjà subi la hausse de la CSG. Il dénonce la fermeture des antennes locales de la CARSAT et rappelle que l’accueil physique des assurés sociaux reste un besoin social indispensable. Dans la région des Hauts-de-France, sur les 110 points d’accueil existants en 2015, il n’en reste plus que 25 aujourd’hui dont la moitié ne fonctionne que sur rendez-vous. Entre 2014 et 2018, la CARSAT Nord-Picardie a perdu 158 emplois, soit près de 10 % de son effectif. Au plan national, 2 500 postes auront été supprimés au terme des trois dernières conventions d’objectifs. Ce terrible recul accroît fortement les difficultés rencontrées par les retraités dans leurs démarches et complique la réponse à leurs besoins. Le recours abusif à la dématérialisation et à la centralisation des procédures ne peut masquer les conséquences de la disparition du réseau d’accueil humain de proximité, indissociable d’une mission de service public de qualité. Il insiste donc sur l’urgence de redonner les moyens financiers et humains à la sécurité sociale, pilier de la protection sociale, afin que les organismes sociaux puissent de nouveaux remplir leur mission de service public auprès des assurés sociaux. Il aimerait savoir si le Gouvernement compte arrêter l’hémorragie dans les CARSAT et redonner les moyens nécessaires à la satisfaction des besoins des citoyens qui ont travaillé toute leur vie qui et ne demande qu’à faire valoir leur droit au départ à la retraite.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12924</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8737</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marianne Dubois</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Conditions de travail des employés en EHPAD</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12924. — 2 octobre 2018. — Mme Marianne Dubois attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la situation des employés travaillant au sein d’associations de maintien à domicile. Lors d’une assemblée générale d’une association de maintien à domicile du Loiret, le personnel a fait part de plusieurs points négatifs concernant leurs conditions de travail. En effet, il s’avère que les personnes se plaignent d’être mal payées et que leur travail est peu valorisé. De plus, les emplois sont essentiellement à temps partiel. En outre, les employés utilisent leur voiture personnelle pour se rendre chez les personnes nécessitant de l’aide à domicile. Les indemnités des frais de transports n’ont pas été augmentées depuis plusieurs années, alors que le prix du carburant augmente régulièrement. Enfin, les employés ont fait part de leurs inquiétudes quant aux futurs prélèvements à la source de l’impôt sur le revenu. Pourtant, le travail de ces associations ne devrait pas être négligé étant donné qu’une personne qui reste chez elle et qui bénéficie du maintien à domicile, coûte bien moins cher qu’une personne prise en charge dans un EHPAD, d’autant que les gouvernements successifs ont toujours prôné le maintien à domicile. Elle lui demande ce que le Gouvernement envisage de faire pour valoriser et améliorer les conditions de travail de ces personnels, qui remplissent auprès des personnes âgées une fonction matérielle, mais aussi une fonction relationnelle, indispensable au bien-être des aînés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12925</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8737</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrick Hetzel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Non compensation du CICE et du CITS dans la filière du maintien à domicile</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12925. — 2 octobre 2018. — M. Patrick Hetzel interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la non compensation du CICE et du CITS dans la filière du maintien à domicile par le Gouvernement. En effet, si cette mesure devait être maintenue, cela fragiliserait très fortement des services auprès des personnes âgées et des personnes en situation de handicap. Depuis presque un an, les principales fédérations du secteur de l’aide à domicile, UNA et Fédésap, ont alerté le Gouvernement sur les conséquences de la transformation du CICE et du CITS en baisse de charges sur le modèle économique des services d’aide et d’accompagnement à domicile (SAAD). Contrairement aux autres secteurs d’activités, la transformation du CICE et du CITS ne sera pas compensée par l’allègement général des cotisations annoncé par le Gouvernement puisque cet allégement ne s’applique pas aux SAAD qui disposent par ailleurs d’une exonération spécifique « aide à domicile », applicable aux salaires des intervenants auprès de personnes dépendantes. Cette spécificité sectorielle n’avait pas été identifiée par les services de Bercy et de la direction de la sécurité sociale (DSS). Ce qui devait être la transformation d’un crédit d’impôt en allègement de charges s’est ainsi transformé en véritable couperet pour les 5 500 SAAD du secteur et leurs 500 000 salariés déjà fortement éprouvés par l’augmentation de la demande, les problèmes de recrutement et la diminution des moyens des conseils départementaux. La suppression du CICE et du CITS devait être compensée par la transformation, au 1er janvier 2019, de l’exonération « aide à domicile » en une réduction Fillon renforcée par l’absence de dégressivité de l’allègement de charges jusqu’à un seuil de rémunération devant être arbitré courant juillet 2018. Mais il n’en est rien : Mme la ministre veut purement et simplement supprimer l’exonération « aide à domicile » et quasiment aucune compensation pour la fin du CICE-CITS. Cette position des services de Bercy et de la sécurité sociale, combinée aux annonces du Premier ministre sur le report au 1er octobre 2019 d’une partie des allègements de charges pourtant prévus au 1er janvier 2019 n’augure rien de bon pour le secteur de l’aide à domicile. Or, sans une juste compensation de l’exonération « aide à domicile » et de la suppression du CICE et CITS par une réduction de charges équivalente pour les salariés rémunérés jusqu’à 1,3 SMIC, c’est l’un des principaux secteurs créateurs d’emplois en France qui sera extrêmement pénalisé. L’absence de proposition viable des pouvoirs publics interroge fortement à quelques jours du lancement du grand débat citoyen sur la création d’un éventuel cinquième risque sans services d’aide à domicile ? Il lui demande que le Gouvernement fasse connaître dans les plus brefs délais les mesures qu’il compte prendre pour garantir la survie de cette filière d’avenir indispensable pour beaucoup de citoyens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12927</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8737</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laure de La Raudière</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Soutien à l’emploi et revalorisation des aides à domicile</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12927. — 2 octobre 2018. — Mme Laure de La Raudière attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé au sujet des aides à domicile. Il existe en France plus de 1,4 millions de travailleurs du secteur des services à la personne pour près de 3 millions d’employeurs. Disposant d’un statut d’employé à domicile ou de service médico-social, les aides à domicile apportent un soutien essentiel aux personnes fragiles ou dépendantes - des personnes âgées et/ou handicapées le plus souvent - en les accompagnant au quotidien chez eux. Clé de voûte du maintien à domicile, l’une des solutions principales pour désengorger les hôpitaux et répondre au défi du vieillissement de la population française, cette profession souffre toutefois d’un manque de reconnaissance et d’une rémunération juste au regard des services rendus et des contraintes de cette activité : conditions de travail difficiles, horaires atypiques, temps partiel subi, multiplication des petits contrats. Dans le même temps, les personnes dépendantes souhaitant employer des aides à domicile bénéficient de trop peu d’aides pour assumer une telle charge, en particulier chez les personnes âgées. Les allègements de certaines charges sociales (sécurité sociale) ou le crédit d’impôt en vigueur depuis le 1er janvier 2017, ne suffisent pas à rendre possible l’emploi des aides à domicile pour un certain nombre de personnes dépendantes, qui sont contraintes de se tourner vers d’autres solutions, tel que le départ du domicile pour un EPHAD ou un établissement de santé. Dans ce contexte, elle souhaiterait savoir quelles actions le Gouvernement entend prendre pour d’une part valoriser le travail des aides à domicile grâce à une meilleure reconnaissance des contraintes de leur travail, et d’autre part aider les personnes dépendantes à employer des aides à domicile. En particulier, elle souhaiterait savoir si le Gouvernement est favorable à une augmentation du plafond des dépenses éligibles au crédit d’impôt.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12965</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8738</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrick Hetzel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Indemnisations en cas d’arrêt de travail pour maladie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12965. — 2 octobre 2018. — M. Patrick Hetzel appelle l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur le problème des indemnités pour congé maladie des personnes effectuant moins de 150 heures par trimestre. En effet, les personnes qui effectuent moins de 150 heures de travail par trimestre ne peuvent pas bénéficier, en cas de maladie et donc d’arrêt de travail, d’indemnisation. Il lui demande s’il ne serait pas envisageable qu’à l’avenir, une telle indemnisation soit possible au pro rata des heures effectuées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12967</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8738</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ian Boucard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Indemnités journalières liées aux arrêts de travail de moins de huit jours</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12967. — 2 octobre 2018. — M. Ian Boucard attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l’inquiétude suscitée par le transfert éventuel aux entreprises du paiement des indemnités journalières (IJ) liées aux arrêts de travail de moins de huit jours. En effet, par cette réforme de l’assurance chômage et de la santé au travail, le Gouvernement entretient la confusion sur le transfert du montant de la charge des indemnités journalières aux employeurs. Sous prétexte de contrer la hausse des arrêts maladie de courte durée, les entreprises devraient supporter une charge supplémentaire. Elles assureraient d’une part la sous-charge d’effectif quand un employé est malade, et devraient d’autre part payer l’arrêt maladie. Contraire à la volonté initiale du Gouvernement de baisser les charges, ce serait pour les entreprises une double peine financière qui mettrait en difficulté nombre d’entre elles. Par ailleurs, ce transfert des indemnités journalières d’arrêt maladie sur les entreprises risque d’ébranler fortement les principes mêmes du système de sécurité sociale français. En effet, outre le fait qu’une telle mesure doit faire l’objet de négociations au sein de chaque entreprise, elle mettrait une pression morale sur les salariés malades et principalement sur ceux qui ne sont pas en situation d’abus. Face à cette situation confuse, il souhaite savoir sur quels diagnostics le Gouvernement entend engager sa réflexion pour réfléchir à des solutions pérennes ne pénalisant ni les entreprises, ni les salariés. La volonté légitime de lutter contre les abus ne doit pas se faire au détriment de la santé des salariés et de la santé économique des entreprises.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12754</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8738</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Bilde</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des sports</ministreQuestion><ministreJO>Sports</ministreJO><Objet>Diminution annoncée du budget du ministère des sports</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12754. — 2 octobre 2018. — M. Bruno Bilde attire l’attention de Mme la ministre des sports sur la nouvelle baisse de 30 millions d’euros annoncée, après celle de l’année dernière, du budget de son ministère. À l’heure du constat unanime du manque de soutien financier dont bénéficie le sport, amateur et professionnel, beaucoup d’acteurs nationaux et locaux s’inquiètent des répercussions de cette coupe budgétaire drastique. Grande nation du sport, rayonnant dans de nombreuses disciplines et comptant un nombre de pratiquant considérable au regard de sa population totale, la France ne doit sa place et son niveau qu’au dévouement des fédérations et des clubs, pas à la participation de l’État qui se désengage toujours plus. Il lui demande donc quelles sont les solutions proposées par le Gouvernement pour que cette baisse considérable n’ait pas d’impact négatif sur le soutien aux associations, locales comme nationales et sur l’accompagnement des sportifs, quelle que soit la discipline, et quel que soit le niveau.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12759</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8739</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Larive</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des sports</ministreQuestion><ministreJO>Sports</ministreJO><Objet>Suppression de postes - Ministère des sports</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12759. — 2 octobre 2018. — M. Michel Larive attire l’attention de Mme la ministre des sports sur les conséquences désastreuses de la suppression de 1 600 postes dans son ministère. Cet effort complètement démesuré reflète le mépris du Gouvernement pour la question sportive, alors même que la France accueille les jeux Olympiques en 2024. Ce plan social vise directement les garants de la stabilité des fédérations et de leur accessibilité pour les citoyens. Il relève d’une logique purement comptable et ne résout en aucun cas les défis que relève le sport français dans toutes ses composantes. Le sport et son organisation sont soutenus à bout de bras par des milliers de citoyens bénévoles. Cependant croire que le sport français s’organisera seul, sans fonctionnaires, sans l’État, est une vision chimérique qui insulte le dévouement de milliers de citoyens. La réduction drastique d’effectifs au ministère des sports affaiblit considérablement le pouvoir d’impulsion des politiques publiques, pourtant si décisives dans les affaires sportives. Il lui demande si elle compte réagir face à cet affront gouvernemental fait au sport et aux millions de Français dont c’est le loisir, le travail et souvent la passion.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12897</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8739</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Frédérique Tuffnell</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des sports</ministreQuestion><ministreJO>Sports</ministreJO><Objet>Noyades été 2018 et plan national sur l’apprentissage de la nage</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12897. — 2 octobre 2018. — Mme Frédérique Tuffnell interroge Mme la ministre des sports sur l’apprentissage de la natation. Dans la circulaire n° 2010-191 du 19 octobre 2010 du ministère de l’éducation nationale, il est affirmé : « Apprendre à nager à tous les élèves est une priorité nationale, inscrite dans le socle commun de connaissances et de compétences. Cet apprentissage commence à l’école primaire et, lorsque c’est possible, dès la grande section de l’école maternelle. Il doit répondre aux enjeux fondamentaux de l’éducation à la sécurité et à la santé mais aussi favoriser l’accès aux diverses pratiques sociales, sportives et de loisirs ». À l’été 2018, l’agence sanitaire Santé publique France a recensé 2 255 noyades, contre 1 092 en 2015, dont 492 suivies de décès. Les chiffres sont en augmentation notamment chez les enfants de moins de 6 ans pour lesquels les noyades accidentelles sont devenues la première cause de mortalité par accident chez l’enfant. Par conséquent, des solutions doivent être trouvées collectivement afin de faire cesser ces drames. L’une d’entre elles pourrait résider dans la mise en place d’un plan national sur l’apprentissage de la nage. Elle souhaiterait ainsi savoir quelles solutions le Gouvernement envisage afin d’endiguer les noyades et son avis sur la mise en place d’un plan national sur l’apprentissage de la nage.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12923</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8739</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Xavier Breton</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des sports</ministreQuestion><ministreJO>Sports</ministreJO><Objet>Calcul des cotisations de sécurité sociale des associations sportives</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12923. — 2 octobre 2018. — M. Xavier Breton attire l’attention de Mme la ministre des sports sur le calcul des cotisations de sécurité sociale des associations sportives. Pour tenir compte des contraintes particulières qui pèsent sur les acteurs du monde sportif, comme le nombre de compétitions élevé, les horaires décalés, la nécessité d’encadrer les participants, certaines dispositions ont été instituées par un arrêté du 27 juillet 1994 et par une circulaire du 28 juillet 1994. Ces dispositions permettent aux associations sportives de calculer les cotisations de sécurité sociale sur une base forfaitaire plutôt que sur la rémunération réelle du salarié. Le bénéfice est donc double : d’un côté, l’association employeur paie moins de cotisations et de l’autre, l’éducateur sportif, dont cette activité est souvent accessoire, reçoit un salaire net plus élevé. L’article 13 de la loi n° 2014-1554 du 22 décembre 2014 de financement de la sécurité sociale pour 2015 a prévu la pérennité de ce dispositif, en le subordonnant à la parution d’un décret. Or, à ce jour, aucun décret n’est paru sur ce sujet. Compte tenu de la précarité de cette situation pour les acteurs du monde sportif et plus encore pour les clubs, premiers touchés par cette mesure, il lui demande de bien vouloir lui préciser la date de parution du décret et ce pour éviter de mettre en péril le travail de terrain réalisé chaque jour.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12935</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8740</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Pauget</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des sports</ministreQuestion><ministreJO>Sports</ministreJO><Objet>Construction d’ouvrages publics : pour une meilleure prise en compte du sport</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12935. — 2 octobre 2018. — M. Éric Pauget appelle l’attention de Mme la ministre des sports sur la nécessaire prise en compte de la pratique sportive, dans la construction et dans les aménagements des ouvrages publics. Il lui rappelle que le décret n° 2002-677 du 29 avril 2002 relatif à l’obligation de décoration des constructions publiques et précisant les conditions de passation des marchés ayant pour objet de satisfaire à cette obligation, dispose que 1 % du budget (dit 1 % artistique) consacré à la construction d’un ouvrage immobilier public doit être affecté à la décoration dudit bâtiment ou de ses abords, par des œuvres d’art. Le sport fait partie intégrante de la vie des citoyens tout comme la culture et sa pratique doit être encouragée et accessible au plus grand nombre. Aussi, il appelle de ses vœux la création d’un « 1 % sportif », permettant la réalisation d’aménagements sportifs annexes à la construction des équipements en milieu urbain. Il lui demande en conséquence, si le Gouvernement entend modifier le décret précité aux fins de permettre à l’État et aux collectivités territoriales, d’appliquer, selon leur choix, soit la règle du « 1 % artistique » existant, soit celle d’un « 1 % sportif » nouvellement créé, dans le cadre de la construction d’un ouvrage immobilier public.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12937</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8740</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ian Boucard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des sports</ministreQuestion><ministreJO>Sports</ministreJO><Objet>Impact sur la baisse des crédits du sport</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12937. — 2 octobre 2018. — M. Ian Boucard appelle l’attention de Mme la ministre des sports à propos de l’impact qu’aura la baisse des crédits du sport. En effet, selon le projet de loi de finances pour 2019, le budget de fonctionnement du ministère des sports sera de 451 millions d’euros, soit une baisse de 30 millions d’euros par rapport à 2018 qui fait elle-même déjà suite à une première baisse de 29 millions d’euros par rapport à 2017. Ces baisses interviennent au même moment que la suppression de la plupart des emplois aidés pour les clubs amateurs ainsi que de la diminution des moyens du Centre national pour le développement du sport qui distribue les subventions aux fédérations sportives. De plus, pour ne rien arranger, les associations sportives ont déjà dû faire face à la suppression de la réserve parlementaire ainsi qu’à la baisse des dotations aux collectivités territoriales qui ne peuvent donc pas compenser ces diverses baisses. A l’heure où le pays compte plus de 16 millions de licenciés sportifs et prépare les jeux Olympiques de Paris qui auront lieu en 2024, ces décisions brutales de baisses du budget du sport entraîneront inéluctablement un contexte négatif pour l’éclosion des talents et la structuration du sport pour tous. Or le sport est le dernier secteur de la société où les gens de toutes origines sociales se côtoient et est un relais majeur de transmission de valeurs éducatives. Il promeut la méritocratie, le goût de l’effort, la solidarité et le respect. C’est pourquoi, il lui demande ce que le Gouvernement compte entreprendre afin de ne plus utiliser uniquement le sport comme une variable d’ajustement des finances publiques mais bien comme un vecteur de socialisation et de transmission des valeurs de la République.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12938</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8740</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Haury</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des sports</ministreQuestion><ministreJO>Sports</ministreJO><Objet>Le sport amateur et le rôle des fédérations</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12938. — 2 octobre 2018. — M. Yannick Haury interroge Mme la ministre des sports sur le développement du sport amateur et le rôle des fédérations. La France a de grands sportifs sur le plan national et international. Outre le nombre d’adhésions en hausse qu’ils suscitent, ils sont aussi des modèles pour les enfants. Pourtant, les clubs amateurs rencontrent des difficultés financières et ne bénéficient pas des retombées économiques. A l’aube des jeux Olympiques à Paris, en 2024, il est important de susciter des vocations ce qui passe par les clubs sportifs amateurs. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui indiquer les intentions du Gouvernement pour encourager la pratique sportive et aider les clubs dont le rôle en matière de formation est essentiel.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12532</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8741</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrice Verchère</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Mesures d’accompagnement « loi Labbé »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12532. — 2 octobre 2018. — M. Patrice Verchère attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur l’une des conséquences du retrait du marché des produits phytosanitaires à usage non professionnel au 31 décembre 2018, en application de la « loi Labbé ». Les entreprises françaises détentrices d’autorisations de mise sur le marché, délivrées jusqu’en 2014 par l’ANSES, vont devoir supporter les coûts liés à la fin de commercialisation des produits : retrait des circuits de distribution et destruction, tout en subissant les pertes liées au retrait d’homologations qui avaient été octroyées pour 10 ans. Il lui demande de bien vouloir lui indiquer les mesures qu’il entend prendre afin d’accompagner ces acteurs, dans un environnement très concurrentiel, afin que les impacts économiques des évolutions réglementaires ne soient pas un frein à la R et D et au développement de solutions alternatives dont aura besoin l’univers des jardins amateurs à partir de 2019.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12535</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8741</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marjolaine Meynier-Millefert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Lutte contre le suremballage alimentaire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12535. — 2 octobre 2018. — Mme Marjolaine Meynier-Millefert interroge M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur la lutte contre le suremballage alimentaire. Le Gouvernement a engagé des mesures ambitieuses en matière de développement durable et les citoyens ont pris conscience de la nécessité d’agir dans le domaine. Cependant il est alarmant de constater que les groupes industriels continuent de pratiquer le suremballage alimentaire. Comment expliquer ainsi le double emballage plastique ou carton pour des fruits ou des légumes dotés naturellement d’une coque protectrice ou par exemple pour les céréales de petit-déjeuner ? De ce fait, elle souhaiterait savoir quelles mesures le Gouvernement va mettre en place pour encourager les industriels à utiliser moins d’emballages alimentaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12549</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8741</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hugues Renson</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Absence de statistiques sur les abandons d’animaux</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12549. — 2 octobre 2018. — M. Hugues Renson attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur l’absence de statistiques annuelles sur les abandons d’animaux. En effet, les associations de défense des animaux, dont l’objectif est de venir en aide aux animaux maltraités ou abandonnés en les accueillant dans des familles d’accueil ou des refuges, déplorent l’absence de telles statistiques, empêchant l’établissement d’un bilan complet des mesures en vigueur. Selon différentes sources, le nombre d’animaux abandonnés chaque année en France oscillerait entre 60 000 et 100 000 tous les ans. De ce fait, il est difficile d’envisager de nouvelles mesures et de rendre la sensibilisation plus efficace en ne disposant pas de chiffres précis et vérifiables. Pour ce faire, le recensement pourrait être effectué par l’utilisation d’un questionnaire officiel rempli par toutes les fondations, associations et fourrières en France. On pourrait ainsi connaître le nombre d’animaux accueillis à la suite d’un abandon, ceux adoptés, euthanasiés ou récupérés par leur propriétaire. Il lui demande par conséquent si des mesures sont actuellement à l’étude, telle que la mise en place obligatoire de statistiques concernant l’abandon des animaux en France, afin de dissiper toute opacité et ainsi favoriser la mise en œuvre de nouvelles solutions pour la protection animale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12552</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8741</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Frédérique Tuffnell</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Demande de statistiques officielles et annuelles sur les abandons d’animaux</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12552. — 2 octobre 2018. — Mme Frédérique Tuffnell appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur le nombre d’abandons d’animaux en France. L’été 2018 signe le triste record du nombre d’animaux abandonnés. Selon la Société protectrice des animaux, ils seraient entre 60 000 et 100 000 à être abandonnés par leurs maîtres. Néanmoins, le nombre réel d’animaux abandonnés en France n’est pas connu. Aujourd’hui, des chiffres imprécis et invérifiables ne permettent pas de connaître la véritable ampleur de ce fléau. L’association Stéphane Lamart, militant pour la défense des droits des animaux, a appelé à la création d’un questionnaire officiel qui pourrait être diffusé par le biais des préfectures aux fondations, aux associations et fourrières, envoyé annuellement ou tous les trois ans, afin qu’elles y reportent les informations suivantes : le nombre d’animaux accueillis suite à un abandon, ceux ayant été adoptés, faute d’avoir retrouvés, ou non euthanasiés ou encore ayant pu être récupérés par leur propriétaire. Ces données permettraient dans un premier temps de pouvoir dresser un bilan de la situation et de pouvoir par la suite mieux appréhender cette situation pour apporter des réponses adaptées. Aussi, elle souhaiterait avoir l’avis du Gouvernement sur cette demande.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12553</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8742</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Habib</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Destruction des nids de frelons asiatiques - Coût pour les communes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12553. — 2 octobre 2018. — M. David Habib attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur les conséquences financières pour les communes de l’absence de liste des espèces envahissantes prévues en application des articles L. 411-5 et L. 411-6 du code de l’environnement. Face à la recrudescence de nids de frelons asiatiques (vespa velutina nigrithorax) sur le territoire national, de nombreuses communes, notamment rurales, dépensent des sommes de plus en plus importantes pour leur destruction alors même que l’État réduit leurs moyens financiers depuis plusieurs années. Or les articles R. 411-46 et R. 1147 du code de l’environnement disposent que « le préfet du département ou, à partir de la laisse de basse mer, le préfet maritime, est l’autorité administrative compétente pour procéder ou faire procéder, en vertu de l’article L. 411-8 à la capture, au prélèvement, à la garde ou à la destruction de spécimens d’une espèce figurant sur l’une des listes établies en application des articles L. 411-5 et L. 411-6 ». Pour sa part, l’Union européenne a établi dans le cadre d’un règlement d’exécution du 13 juillet 2016 une liste des espèces exotiques envahissantes préoccupantes pour les États membres sur laquelle figure le frelon asiatique. Or, à ce jour, l’État français n’a toujours pas fixé de liste des espèces invasives, ce qui est préjudiciable pour les communes qui ne devraient pas être tenues de financer les opérations de destruction des nids au regard des dispositions du code de l’environnement et de la réglementation européenne. Aussi, il lui demande de bien vouloir établir et publier, dans les meilleurs délais, la liste des espèces mentionnées aux articles L. 411-5 et L. 411-6 du code de l’environnement et d’y inscrire vespa velutina nigrithorax qui se développe rapidement au détriment de la faune autochtone et de la sécurité des citoyens. Les autorités préfectorales pourront prendre alors les arrêtés fixant les conditions de réalisation des opérations de destruction de nids du frelon asiatique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12554</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8742</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Dive</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Gobie à taches noires en Picardie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12554. — 2 octobre 2018. — M. Julien Dive attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur la prolifération du gobie à taches noires et les risques que celle-ci représente pour certains écosystèmes. Ce poisson, qui a fait son apparition en France en 2010, commence à être observé dans les cours d’eau douce de Picardie depuis plusieurs mois, à une fréquence de plus en plus régulière. Sa multiplication est une menace pour l’écosystème dans lequel l’espèce s’installe : en effet, elle présente un caractère invasif en tant que carnivore, et de la même manière, sa reproduction rapide pose question quant à la survie des autres espèces. Pour le moment, on ne dispose pas de suffisamment d’éléments pour connaître toutes les conséquences sur la faune et sur l’environnement dans lequel s’installe le gobie à taches noires, mais le risque de dégâts irréversibles est bien présent. Aussi, à titre préventif, il lui demande un classement de cette espèce parmi les espèces nuisibles, au même titre que d’autres espèces comme la perche-soleil.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12555</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8742</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Frédérique Tuffnell</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Lutte contre le frelon asiatique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12555. — 2 octobre 2018. — Mme Frédérique Tuffnell interroge M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur la politique d’éradication des frelons asiatiques, prédateurs très agressifs d’insectes indigènes qui menacent particulièrement les abeilles mellifères et les autres pollinisateurs. Depuis leur première apparition en 2004, ils ont proliféré sur l’ensemble du territoire français. Leur présence et leur propagation exponentielle en font un problème de santé publique majeur. En juillet 2016, l’Union européenne a établi par un règlement d’exécution, la liste des espèces exotiques envahissantes préoccupantes au sein de laquelle se trouve le frelon asiatique. Elle appelle son attention sur le fait que le Gouvernement n’a toujours pas arrêté de liste, ce qui est préjudiciable pour les communes qui ne devraient pas porter la charge de la destruction de ces nids en vertu des articles R. 411-46 et R. 411-47 du code de l’environnement. Aussi, les particuliers ne prennent pas les mesures nécessaires à leur éradication compte tenu du coût prohibitif de certaines interventions lorsque les nids sont situés à des endroits difficiles d’accès. Par conséquent, elle l’interroge sur l’opportunité de classer le frelon asiatique dans la liste des dangers sanitaires de première catégorie, et souhaiterait savoir si une véritable stratégie de lutte nationale contre les frelons asiatiques, intégrant une prise en charge intégrale de la destruction des nids, sera mise en œuvre conformément à l’ambition affichée en 2017.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12558</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8743</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Loïc Dombreval</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Pratique de l’agrainage dissuasif des sangliers</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12558. — 2 octobre 2018. — M. Loïc Dombreval attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire sur la nécessité de remettre en cause la pratique de l’agrainage dissuasif des sangliers afin de garantir les objectifs d’une meilleure gestion de leurs populations. Le 3 septembre dernier, le gouvernement a annoncé la création d’un comité de lutte contre les dégâts causés par du gibier et notamment des sangliers et le parlementaire se félicite de cette initiative, dans le contexte installé d’une surpopulation de sangliers à l’échelle du territoire, estimée à 4 millions de sangliers, rappelant qu’environ 700 000 par an sont éliminés. En quarante cinq ans la population aurait ainsi été multipliée par 19. Ce comité rassemblera les présidents de la FNSEA, de l’APCA (chambres d’agriculture), de la Fédération nationale des chasseurs, de la Fédération des forestiers privés et du CNPF (Centre national de la propriété forestière), de la propriété privée rurale, de l’ONF (Office national de forêts), des communes forestières (FNCOFOR) et de l’ONCFS (Office national de la chasse et de la faune sauvage) ainsi que les administrations nationales concernées. Il rappelle l’ampleur des dégâts causés aux milieux sylvicoles, aux cultures, auxquels s’ajoute le risque de collision que cette surpopulation fait courir aux usagers de la route, dommages qui, hors pertes humaines, se chiffrent en dizaines de millions d’euros chaque année. Mais, d’ores et déjà, et sans préjuger des travaux et des propositions de ce Comité, il s’interroge sur le bien fondé de la pratique de l’agrainage dissuasif des sangliers au maïs. Si cette pratique avait pour objectif initial de dissuader les sangliers d’approcher des cultures agricoles, notamment des vignes et des champs de maïs, en maintenant les animaux en forêt, il dénonce, d’une part, une efficacité toute relative de cette technique vis à vis des cultures à protéger et, d’autre part, ses effets pervers, effets pervers, comme celui d’atteindre les qualités cynégétiques de l’espèce, et surtout, au premier rang desquels, celui d’avoir très largement contribué à l’expansion déraisonnable des effectifs par une augmentation de la reproduction et de la survie des jeunes. Vétérinaire de formation, il insiste aussi sur le risque paradoxal auquel des effectifs en surpopulation et une trop forte concentration exposent, à savoir un risque d et’épizootie qui pourrait, au final, aboutir à un effondrement drastique de l’espèce, via notamment la peste porcine. En conséquence, il souhaite connaître l’analyse du Ministre à ce sujet, et savoir, si au terme de sa réflexion, il n’y aurait pas lieu d’envisager un durcissement de l’encadrement de l’agrainage dissuasif, l’érigeant en exception absolue, voire même d’envisager l’interdiction pure et simple de cette pratique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12560</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8743</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Prolifération des choucas en Bretagne</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12560. — 2 octobre 2018. — M. Marc Le Fur attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur la prolifération des choucas en Bretagne. Les choucas des tours, oiseaux grégaires très présents qui vivent en colonie, créent de nombreuses nuisances (sonores, souillures) sur les édifices publics, dans les bourgs et à la campagne, mais ravagent également les cultures, et provoquent même parfois des incendies dans les cheminées. Après un déclin jusqu’aux années 2000, la population de choucas s’est remise à croître et présente même en Bretagne un taux de reproduction supérieur à la moyenne nationale. Ainsi d’après un article de l’ Atlas des oiseaux, pour un couple, le taux de fécondité était de 2,9 jeunes choucas dans le Finistère, en 2010. Alors que sa cousine, la corneille est considérée comme nuisible et peut donc être tirée, le choucas est depuis 1989 une espèce protégée au titre des articles L. 411-1, L. 411- et L. 427-1 du code de l’environnement et ne peut être tirée que dans le cadre de prélèvements autorisés par arrêtés préfectoraux au titre de l’article L. 427-8 du même code. Dans les départements du Finistère et des Côtes-d’Armor des arrêtés préfectoraux ont bien été pris, mais ont fixé des quotas de prélèvements inadaptés et plafonnés. Si le déclassement du chouca des tours n’est pas à l’ordre du jour, l’augmentation des quotas de prélèvement est une demande récurrente des populations des territoires affectés par cet oiseau, qu’ils soient agriculteurs ou simples riverains. C’est pourquoi il lui demande si le Gouvernement serait disposé à compléter l’article 427-8 du code de l’environnement afin de préciser que les tirs de prélèvements et de défense contre les choucas ne sont soumis à aucun plafond.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12579</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8743</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Benjamin Dirx</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Retard de paiement de la prime à la conversion</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12579. — 2 octobre 2018. — M. Benjamin Dirx attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur les retards de paiements de la prime à la conversion pour le remplacement d’un ancien véhicule. À l’initiative du Gouvernement et afin d’encourager les automobilistes à échanger leurs anciens véhicules polluants contre des voitures plus propres, il a été prévu le versement d’une prime à la conversion. Ce dispositif est un véritable succès puisqu’au début de l’été 2018, déjà 90 000 Français avaient demandé à en bénéficier. Toutefois, il semble que cette réussite cause des retards de paiement des primes prévues, aussi bien pour les concessionnaires automobiles que pour certains ménages modestes. Or, pour ces derniers, l’immédiateté du versement de la prime est un facteur primordial, ceux-ci ayant budgétisé leurs investissements en prenant en considération l’existence de cette prime. Ainsi, il souhaite lui demander de bien vouloir transmettre un bilan de ce dispositif et le cas échéant d’indiquer les mesures qui seront prises afin de régulariser au plus vite les situations des personnes qui sont dans l’attente du versement de ces primes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12584</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8744</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Frédérique Tuffnell</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Un cadre effectif pour l’accès et le partage des ressources génétiques ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12584. — 2 octobre 2018. — Mme Frédérique Tuffnell appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur la réglementation de l’accès aux ressources génétiques, de l’accès aux connaissances traditionnelles associées à ces ressources et du partage des avantages découlant de leur utilisation (APA). En adoptant la loi pour la reconquête de la biodiversité du 8 août 2016, la France, qui est à la fois un utilisateur et un détenteur de ressources, a choisi de se doter d’un dispositif APA contraignant. Ce dispositif, susceptible de constituer une avancée remarquable pour la biodiversité, tant pour sa préservation que pour sa valorisation, est aussi très prometteur pour la valeur ajoutée de la recherche scientifique et le développement des biotechnologies. L’APA est particulièrement lourd d’enjeux dans les outre-mer qui concentrent 80 % de la biodiversité française et possèdent tous les ingrédients susceptibles de favoriser les conflits autour de l’accès aux ressources (en Guyane notamment). Pourtant, deux ans après l’adoption de la loi du 8 août 2016, le Gouvernement doit encore publier plusieurs textes nécessaires à l’application de l’APA. Afin notamment de lever les interrogations des utilisateurs, sur l’utilisation des ressources et connaissances récoltées sur le territoire français, il souhaite savoir si des mesures sont susceptibles d’être prises prochainement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12585</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8744</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Frédérique Tuffnell</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Stratégie de lutte contre la déforestation importée</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12585. — 2 octobre 2018. — Mme Frédérique Tuffnell attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur la stratégie de lutte contre la déforestation importée. Le plan climat publié en juillet 2017 et le plan biodiversité présenté en juillet 2018 s’engagent à adopter une Stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée (SNDI). Une mouture non définitive de la SNDI, rendue publique à l’été 2018, prévoit de stopper d’ici 2030 l’impact des importations françaises sur la dégradation des forêts tropicales, mais semble avoir renoncé à toute mesure contraignante. La déforestation est, faut-il le rappeler, responsable de 12 % des émissions de gaz à effet de serre dans le monde où, chaque année, 13 millions d’hectares de forêts disparaissent. La déforestation concerne également la conversion d’écosystèmes naturels qui sont détruits pour la production de bois, mais aussi de colza, de café, de coton ou de cuir, non visées par la SNDI. Les bassins tropicaux particulièrement menacés et les forêts boréales doivent aussi être au cœur de la stratégie de lutte contre la déforestation. Alors que la France s’était préalablement engagée à mettre un terme à la déforestation en 2020 (Objectif de développement durable n° 15), elle l’interroge sur le report d’échéance à 2030 et souhaite savoir si la SNDI définitive, qui doit prochainement être publiée, saura se doter de mesures de nature à stopper la dégradation des forêts et à réduire l’impact de la consommation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12587</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8744</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Frédérique Tuffnell</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Bon état de conservation de l’alouette des bois</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12587. — 2 octobre 2018. — Mme Frédérique Tuffnell attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur les inquiétudes du monde associatif relatives à l’utilisation de la matole dans le cadre de la chasse aux alouettes. Par un jugement en date du 5 juillet 2018, la cour d’appel de Pau a statué sur une affaire de violences entre une famille de chasseurs et des militants associatifs survenues, dans le département des Landes, en novembre 2015. La cour d’appel a prononcé des sanctions pécuniaires à l’encontre des prévenus et les a condamnés au paiement de dommages et intérêts en raison des violences qui leur étaient reprochées. Les prévenus ont toutefois été relaxés des accusations de chasse prohibée puisqu’aucun oiseau n’était prisonnier dans leurs matoles lors des affrontements. L’alouette se chasse aujourd’hui au fusil et, de manière traditionnelle, avec des filets appelés « pantes ». D’après l’ONCFS, il se chasse environ 180 000 alouettes au fusil, auxquelles s’ajoutent les dérogations par piégeage avec des pantes et matoles à savoir 210 000 pour le département des Landes, 120 000 pour la Gironde, 25 000 pour les Pyrénées-Atlantiques, 15 000 pour le Lot-et-Garonne. Des dernières études du CNRS et du MNHN, remontant au printemps 2018, démontrent cependant que l’alouette des champs fait partie des espèces d’oiseaux qui ont connu la plus forte diminution en termes d’effectifs (30 % d’oiseaux en moins en quelques années). En l’état du droit positif, une dérogation datant de 1989 permet l’utilisation des matoles pour la capture des alouettes. Or ces cages métalliques ne permettent pas de discriminer entre les espèces et peuvent conduire à des captures involontaires pour lesquelles il est très difficile de vérifier que toutes les espèces protégées sont effectivement relâchées et en bonne santé. Alors que les associations ont annoncé vouloir revenir en novembre 2018 dans les Landes, avec la presse nationale, pour dénoncer le braconnage à la matole, et alors même qu’un projet d’arrêté du MTES prévoit d’autoriser le piégeage de trois fois plus d’alouettes par rapport à la saison précédente, elle souhaite connaître les pistes envisagées pour mettre un terme, dès l’automne 2018, à l’atteinte à l’état de conservation des alouettes et aux risques de braconnage induit par l’utilisation de la matole.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12590</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8745</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Lejeune</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Gestion des matières plastiques non recyclables</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12590. — 2 octobre 2018. — M. Christophe Lejeune alerte M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur la gestion des matières plastiques non recyclables. Une partie importante des emballages plastiques collectés dans les collectivités pionnières passées en extension des consignes de tri ne sont pas recyclables. Si les recycleurs peuvent en intégrer à petites doses à leurs filières sans trop de dégâts, ils ont largement atteint les limites acceptables. Citeo, éco-organisme en charge de la gestion des emballages ménagers, est financé par les cotisations des industriels et des distributeurs qui mettent des emballages sur le marché. C’est lui qui impose ses consignes de tri aux collectivités locales. Face à ce nouveau gisement d’emballages plastiques non recyclables dont les régénérateurs de matières plastiques ne veulent plus, Citeo voulait regrouper les indésirables en centre de tri pour les récupérer et les prendre en charge. Ce sont les bouteilles de lait en PET opaque, les pots de yaourts en polystyrène, les barquettes alimentaires en PET. Alors que les collectivités locales engrangent des recettes en vendant les balles triées par matériau, Citeo veut récupérer le flux du PET foncé, celui des bouteilles colorées, pour réduire ses coûts de prise en charge sur les plastiques non recyclables. Ce serait une perte de revenu sèche pour les collectivités territoriales car les balles de PET foncé ont une valeur marchande qui réduit le coût de fonctionnement de leurs centres de tri et donc le reste à charge des contribuables locaux. Il lui demande s’il envisage de réaliser un arbitrage sur cette question.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12602</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8745</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean Lassalle</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Obsolescence programmée</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12602. — 2 octobre 2018. — M. Jean Lassalle interroge M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur la lutte contre l’obsolescence programmée, c’est-à-dire contre la volonté avérée de certains industriels de fabriquer des produits à la durée de vie volontairement limitée dans le temps. Alors que depuis l’adoption en août 2015 de l’article 99 de la loi de transition énergétique, les entreprises qui y ont recours et réduisent « délibérément la durée de vie d’un produit » pour « en augmenter le taux de remplacement » sont condamnées à une peine de deux ans d’emprisonnement et une amende de 300 000 euros par délit, les cas avérés de l’obsolescence programmée se multiplient. Comme cela ressort du rapport du Gouvernement au Parlement sur « l’obsolescence programmée, sa définition juridique et ses enjeux économiques » d’avril 2017, l’obsolescence des produits n’est pas nécessairement programmée et peut être due à d’autres facteurs, comme les modes de production ou de consommation. L’obsolescence programmée est donc une notion très spécifique qui suppose la démonstration d’une intentionnalité, et qui ne saurait être confondue avec l’obsolescence simple. La très forte technicité de cette question et la complexité des qualifications juridiques qu’elle requiert, impliquent des investigations lourdes faisant appel à un haut niveau de spécialisation. Ainsi, pour combattre avec efficacité cette dérive qui ne peut être tolérée ni du point de vue du droit des consommateurs ni du point de vue du respect de l’environnement et du respect des ressources de la planète, le Gouvernement français fait diligenter les services de la DGCCRF pour mener les enquêtes d’une grande ampleur sur les produits manufacturés. Depuis l’entrée en vigueur de la loi de transition énergétique, le consommateur français peut donc déposer plainte, seul ou via une action de groupe, plus probable d’aboutir puisqu’elle limite le nombre de procédures et leur coût. De surcroît, en juillet 2017, le Parlement européen a appelé à la mise en place de standards minimum concernant la durée de vie d’un produit afin d’en finir avec l’obsolescence programmée (lorsqu’une entreprise réduit volontairement la durée de vie d’un produit pour qu’il doive être plus rapidement remplacé). Dans ce contexte, il lui demande de quelle façon il compte améliorer la lutte contre cette obsolescence programmée et ainsi protéger les consommateurs et l’environnement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12604</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8746</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Frédérique Tuffnell</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Pollution prospectus publicitaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12604. — 2 octobre 2018. — Mme Frédérique Tuffnell alerte M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur le coût écologique de la pollution publicitaire. Alors que l’environnement et la réduction des déchets sont au centre des préoccupations politiques et malgré l’essor constant de la publicité numérique, une récente enquête de l’association UFC-Que Choisir démontre que le dépôt de publicités dans les boîtes à lettres ne cesse d’augmenter. En effet, il apparaît que le poids moyen des publicités non adressées reçues par mois est de 2,3 kg par mois soit 15 % de plus qu’en 2004, lorsqu’avait été lancé le dispositif « Stop Pub » censé réduire le nombre de prospectus. Il convient de rappeler que ces publicités déposées dans les boîtes qui représentent en volume un quart du papier consommé en France ont un véritable impact environnemental. Elle souhaiterait connaître les mesures que pourrait mettre en œuvre le Gouvernement pour faire cesser ces pratiques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12615</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8746</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hubert Wulfranc</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Un chèque eau universel abondé par des financements nationaux</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12615. — 2 octobre 2018. — M. Hubert Wulfranc interroge M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur la généralisation du « chèque eau » annoncé par le M. le Premier ministre le 29 août 2018 actuellement limité dans le cadre d’une expérimentation à une cinquantaine d’agglomérations volontaires. Selon les propos du chef du Gouvernement, il sera proposé aux collectivités volontaires de mettre en place un dispositif de chèque eau et d’en confier la gestion à l’opérateur national déjà en charge du chèque énergie. Ce dispositif serait financé par les collectivités locales et s’élèveraient en moyenne à 50 euros par an et par famille éligible. L’aide pourrait également prendre la forme d’un tarif progressif de l’eau pouvant inclure une première tranche de consommation gratuite modulée en fonction des revenus du ménage. L’État se chargerait, via l’organisme déjà responsable de la gestion des chèques énergie, de cibler et de vérifier l’éligibilité des citoyens à cette prestation sociale. L’eau n’est pas une simple marchandise mais un bien commun que l’on doit préserver. L’accès à une eau potable est un droit humain fondamental inaliénable, par nature universel, qui se doit d’être garanti par une gestion publique, démocratique et transparente loin de toutes considérations mercantiles. À l’aune de ces considérations le projet de « chèque eau » présenté par le Gouvernement ne paraît pas à la hauteur des enjeux. Ainsi, l’État, pourtant garant de l’égalité républicaine, n’envisage pas d’abonder financièrement ce dispositif qui touche à un bien essentiel, en s’en remettant exclusivement au bon vouloir des collectivités locales et à leurs capacités financières. De même, chaque collectivité gestionnaire d’un service de distribution d’eau et d’assainissement resterait libre de déterminer les contours de son dispositif de soutien d’accès à l’eau. D’expérimentation en expérimentation, de transferts de compétences en transferts de compétences, c’est une France à plusieurs vitesses qui se construit un peu plus chaque jour vidant de son contenu la devise républicaine. Concrètement, la liberté de mettre en place le chèque eau se limite ici aux seules collectivités qui disposeront des moyens financiers nécessaires. Le principe d’égalité, notamment de traitement, passe également ici par pertes et profits avec des usagers qui, avec un même niveau de ressources soit, ne disposeront pas de mesures d’aide à l’accès à l’eau potable, soit bénéficieront d’aides disparates en fonction de leurs collectivités. Seul un grand service public national de l’eau permettrait de rendre effectif et opérationnel le droit pour tous d’accéder à une ressource en eau de qualité, durable et au meilleur coût pour l’usager. Aussi, il lui demande quelles dispositions entend prendre le Gouvernement pour instaurer un chèque eau universel accessible aux personnes modestes, sur l’ensemble du territoire, lequel serait abondé par des financements nationaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12642</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8746</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Certificats d’économie d’énergie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12642. — 2 octobre 2018. — M. Marc Le Fur attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire sur la nécessité de mieux encadrer les certificats d’économie d’énergie. Les certificats d’économie d’énergie (CEE) permettent le remboursement d’une partie des travaux liés à la rénovation énergétique des logements. Conçu par l’Etat, le dispositif CEE oblige les fournisseurs d’énergie (électricité, gaz, fioul domestique, de chaleur, de froid ; les enseignes pétrolières distribuant du fioul ou du carburant), les acteurs de la distribution et les installateurs, à promouvoir auprès des particuliers des travaux destinés à réaliser des économies d’énergie. En contrepartie de ces actions, ces professionnels appelés « obligés » engrangent des CEE attestant qu’ils ont participé à la réduction de la consommation en gaz à effet de serre. A côté de ces « obligés » qui disposent d’objectifs annuels de CEE à obtenir sous peine de pénalités financières, sont apparus des intermédiaires. Ces entreprises présentes sur Internet se proposent d’accompagner le particulier dans sa démarche de travaux pour obtenir la prime et se chargent de revendre les CEE récoltés aux « obligés ». Toutefois, ce mécanisme assez opaque a favorisé les dérives. Le rapport 2016 de Tracfin a fait état « de fraudes liées aux CEE ». De plus, certaines offres sur Internet proposant aux consommateurs une isolation des combles pour seulement 1 euro se sont révélées abusives avec souvent les mêmes scénarios : le démarchage agressif, la non-présentation du devis, le non-respect du délai de rétractation, aucune visite technique ou encore une mauvaise qualité des travaux. Une étude de l’association « Que Choisir » a dénoncé, au-delà du manque de notoriété des CEE, le caractère peu transparent et long de la procédure d’obtention, la faiblesse des incitations financières ainsi qu’un défaut d’accompagnement des particuliers engagés dont les choix s’ils étaient éclairés pourrait leur permettre d’utiliser de manière optimale ce dispositif. C’est pourquoi il lui demande si le Gouvernement entend d’une part mieux informer les Français sur ce dispositif et d’autre part lutter contre les dérives des intermédiaires dans un souci de protection du consommateur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12643</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8747</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Habib</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Composition du Conseil supérieur de l’énergie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12643. — 2 octobre 2018. — M. David Habib attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur la représentativité de la composition du Conseil supérieur de l’énergie. Le Conseil supérieur de l’énergie remplit la mission de conseiller le ministre chargé de l’énergie sur la politique énergétique nationale et se voit consulter sur les actes de nature réglementaire de l’État relatifs au secteur de l’énergie. Ce Conseil est composé de treize représentants des entreprises des secteurs électrique, gazier, pétrolier, des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, selon l’article R. 144-22 du code de l’énergie. Aujourd’hui, le stockage de gaz en France est structuré par deux entreprises : Storengy, filiale d’Engie et Téréga. Or, au sein du Conseil supérieur de l’énergie, l’entreprise Téréga, opérateur d’infrastructures de transport et de stockage de gaz n’a qu’une place de suppléant. Il semble intéressant que Téréga devienne membre titulaire de ce Conseil car c’est le seul opérateur d’infrastructures énergétiques de l’Hexagone non affilié à un acteur historique. Cette entreprise pourrait défendre un point de vue singulier au sein du Conseil supérieur de l’énergie et porter une position alternative au vu de sa double activité de transport et de stockage de gaz. Il lui demande d’indiquer de quelle manière la composition du Conseil supérieur de l’énergie peut être davantage représentative afin de permettre à tous les acteurs de l’énergie une expression utile pour éclairer l’État.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12645</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8747</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gaël Le Bohec</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Évolution du tarif bleu d’EDF</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12645. — 2 octobre 2018. — M. Gaël Le Bohec attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur la dernière évolution du tarif bleu d’EDF. Ces nouveaux tarifs révisés durant l’été 2018 prévoient, d’une part, une baisse du kilowatt-heure (kWh) et, d’autre part, une augmentation du tarif des abonnements. Cette évolution tarifaire pénalise les usagers abonnés en petite puissance et qui consomment moins de 2 500 kWh par an. De fait, la baisse de 6,2 % du kWh ne parvient pas à compenser l’augmentation de l’abonnement en 3 kWh, qui a augmenté de 37 %. A contrario, les abonnés à des puissances supérieures sont moins impactés : le prix de l’abonnement augmente de 9,6 % en 6 kWh, de 7,6 % avec l’option heures pleines-heures creuses en 9 kWh, et de 7,4 % en 12 kWh. Compte tenu de la légère baisse du prix du kWh (- 0,8 % en heures pleines et - 1,9 % en heures creuses), les usagers qui consomment le plus sont les plus avantagés, ce qui constitue une situation pour le moins paradoxale. Par conséquent, il souhaite savoir si des mesures de réajustement sont envisagées, notamment dans le but d’inciter les ménages à réaliser des économies d’énergie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12646</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8747</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Descoeur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Hausse des taxes sur les carburants - Transition énergétique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12646. — 2 octobre 2018. — M. Vincent Descoeur attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur les conséquences des fortes augmentations des taxes sur les carburants décidées par le Gouvernement, qui atteindront +30,5 centimes d’euros par litre pour le gazole, +15,5 centimes d’euro par litre pour l’essence sans plomb et +17,7 centimes d’euro par litre pour le fioul domestique d’ici 2022. Les premières hausses de taxes intervenues début 2018 (+7,6 centimes d’euro par litre pour le gazole, +3,9 centimes d’euro par litre pour l’essence) sont venues s’ajouter à la hausse des cours du pétrole, si bien que le prix du diesel s’est envolé de 21 % en un an, celui de l’essence de 15 %. Ces spectaculaires augmentations impactent lourdement le pouvoir d’achat des ménages, tout particulièrement en milieu rural où ils n’ont pas d’autre alternative à l’utilisation de leur véhicule pour se déplacer. Elles impactent également les professionnels et surenchérissent les coûts des transports, s’ajoutant aux surcoûts liés à l’allongement des temps de parcours induits par la réduction de la vitesse maximale autorisée à 80 km/h sur le réseau secondaire dont les conséquences économiques ont été ignorées. Ces augmentations ont été décidées au nom de la transition énergétique, pour inciter les Français à utiliser d’autres énergies. Mais, en l’absence de mesures d’accompagnement significatives susceptibles de faciliter le transfert vers d’autres énergies, elles condamnent les foyers modestes comme ceux des classes moyennes à subir de plein fouet ces hausses de la fiscalité écologique faute d’avoir la capacité à investir dans des véhicules électriques -dont le coût reste trop élevé- ou de remplacer leur chaudière fioul par d’autres équipements trop onéreux. Dans ce contexte, la suppression partielle des aides du crédit d’impôt transition énergétique (le CITE dont la disparition totale est prévue fin 2018) qui permettait de financer des travaux de rénovation énergétique sur les résidences principales est incompréhensible. C’est pourquoi il lui demande si, en parallèle de ces hausses de taxes sur les carburants qui relèvent d’une « écologie punitive » particulièrement pénalisante pour les habitants des zones rurales, le Gouvernement entend mettre en place une politique ambitieuse en matière de substitution énergétique, notamment pour favoriser l’achat de véhicules « propres » et aider les ménages à réduire leurs coûts de chauffage ou financer des travaux de rénovation énergétique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12648</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8748</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Descoeur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Prolifération des projets de parcs éoliens en milieu rural - Règles de distance</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12648. — 2 octobre 2018. — M. Vincent Descoeur alerte M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur les fortes inquiétudes que suscite en milieu rural la prolifération des projets d’implantation de parcs éoliens, qui viennent dénaturer les plus beaux paysages de France et dégradent l’environnement et le cadre de vie de dizaines de milliers de personnes tout en compromettant durablement l’attractivité touristique des zones concernées. L’impact sur les paysages s’aggrave d’ailleurs du fait des dimensions des nouvelles générations d’éoliennes qui atteignent des hauteurs supérieures à 200 mètres soit, à titre de comparaison, l’équivalent de la Tour Montparnasse à Paris. Ce sacrifice des plus beaux paysages français, qui ne fait l’objet d’aucune planification, est d’autant moins acceptable que l’intérêt de l’énergie éolienne est de plus en plus contesté, y compris par les défenseurs de l’environnement et des énergies renouvelables. Pour limiter le mitage et rassurer les habitants des zones rurales, il paraît opportun de revoir les distances minimales d’implantation des éoliennes par rapport aux habitations, actuellement fixées à 500 mètres, pour les porter au minimum à 1 000 mètres, ou bien d’instaurer une distance minimale égale à 10 fois la hauteur de la machine comme cela se pratique dans d’autres pays. Il souhaite savoir si le Gouvernement envisage de revoir ces règles de distance et quelles mesures il entend mettre en œuvre afin de reprendre la main sur le développement de l’éolien et rassurer les populations des zones rurales qui se trouvent cernées de projets.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12674</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8748</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Frédérique Tuffnell</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Lutte contre la jussie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12674. — 2 octobre 2018. — Mme Frédérique Tuffnell alerte M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur l’arrêté de publication de la liste des plantes exotiques envahissantes prévue à l’article L. 411-5 du code de l’environnement. La jussie est une plante exotique tenace, envahissante et invasive à fleurs jaunes qui colonise les espaces humides. Son développement très rapide (un herbier d’un mètre carré au printemps peut atteindre 10 m2 à l’automne) conduit à l’asphyxie des cours d’eau et à la diminution de la diversité de la faune et de la flore aquatique Cette plante se reproduit très vite et chaque année, il faut recommencer sa destruction. En Charente-Maritime, la mairie d’Yves procède à des arrachages, et même si cette méthode freine sa prolifération, la jussie n’en demeure pas moins une véritable menace pour l’équilibre des écosystèmes. Elle lui demande donc de lui indiquer un calendrier précis concernant les négociations en cours afin de renforcer la lutte contre les espèces invasives telles que la jussie, et quelles sont les propositions du Gouvernement en la matière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12678</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8749</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Caroline Janvier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Nécessité d’agir pour le recyclage et la fin de la consommation de plastique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12678. — 2 octobre 2018. — Mme Caroline Janvier alerte M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur la nécessité d’agir concernant le recyclage du plastique. Le plastique cumule les qualités - il est peu cher, modulable à l’infini et affiche un excellent rapport poids-résistance - et pourtant son omniprésence dans les vies de chacun ne peut plus être assumée. Symbole des sociétés de consommation, il faut se rendre à l’évidence que la pollution durable engendrée par cette substance est insoutenable. Conscient de ces responsabilités, le président de la République a fixé l’objectif d’un recyclage de 100 % des plastiques sur tout le territoire d’ici à 2025. La France, seconde industrie de plastique en Europe, devra donc innover et devenir pionnière d’une filière plastique vraiment écologique. Cet objectif place la France devant l’impératif de mettre en place une filière efficace de recyclage, et par la même occasion de stopper l’exportation de plastique à recycler vers l’étranger. Contrairement au verre, le recyclage à l’infini du plastique n’est industriellement pas encore mature. Recycler du plastique aujourd’hui, c’est donc se contenter de retarder simplement le moment où il sera transformé en déchet. C’est pourquoi, seul l’arrêt de consommation du plastique garantira la préservation durable de l’environnement. Elle souhaiterait savoir quelles sont les modalités que le Gouvernement entend mettre en place, au niveau national et européen, pour arrêter la consommation de plastique, assurer un recyclage efficace des déchets plastiques restants et éviter l’export des déchets plastiques vers l’étranger.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12679</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8749</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean Lassalle</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Politique d’écoconception</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12679. — 2 octobre 2018. — M. Jean Lassalle alerte M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire sur les effets de la politique d’écoconception. Ainsi, la Cour des comptes, dans son rapport annuel du 10 février 2016, rappelle que l’écoconception vise, dès le stade de la fabrication du produit, à en limiter les impacts sur l’environnement tout au long de son cycle de vie. La directive cadre 2008/98/CE sur les déchets a instauré une hiérarchie dans le traitement des déchets. Elle donne clairement la priorité à la prévention de la production des déchets. À ce titre, les contributions versées aux éco-organismes doivent inciter les industriels à la prévention, c’est-à-dire à la réduction du nombre, du poids du volume des déchets. En outre, ils doivent favoriser le caractère recyclable de ceux-ci. Pour atteindre ces objectifs, différents leviers ont été mis en place. Entre autres, l’éco-modulation qui vise, à travers des barèmes et des systèmes de bonus-malus, à pénaliser les emballages lourds ou volumineux, ainsi que les éléments dits « perturbateurs 108 ». Alors que le tri sélectif a considérablement progressé et que de nombreux matériaux recyclables ont vu le jour, l’utilisation de ces derniers reste encore extrêmement faible et insuffisante, selon le rapport de la Cour des comptes. De surcroît, dans la logique de la limitation de la fabrication des déchets lourds, les emballages en verre sont fréquemment remplacés par les emballages faits en plastique dit de PET (ou poly téréphtalate d’éthylène) opaque. L’utilisation d’un tel matériau d’emballage serait en nette augmentation, passant de 4 % à 15 % de l’ensemble des bouteilles en plastique. Au-delà de son caractère non recyclable, donc fortement polluant pour l’environnement, cet emballage reste extrêmement perturbateur dans le cycle de tri des autres bouteilles en plastique recyclable, auxquelles il est mélangé. C’est dans le souci du respect des règles environnementales qu’il lui demande quelles mesures d’urgence il compte prendre pour inciter les industriels à évoluer vers les matériaux propres et avec un impact minimum sur l’environnement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12680</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8749</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Dharréville</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Réhabilitation de l’étang de Berre</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12680. — 2 octobre 2018. — M. Pierre Dharréville alerte M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire sur l’urgence de prendre des mesures pour la réhabilitation de l’étang de Berre. En seulement quelques jours cet été, 80% de la population de palourdes a disparu dans l’étang de Berre selon les estimations du Groupement d’intérêt public pour la réhabilitation de l’étang de Berre (GIPREB). La préfecture a donc interdit la pêche de ce coquillage le 10 septembre 2018, huit mois seulement après son autorisation. La mortalité des poissons est également exceptionnellement élevée. L’étang de Berre a manqué d’oxygène cet été, débouchant sur un phénomène, la malaïgue, qui s’explique notamment par la conjonction de la canicule et du manque de vent qui ont fortement marqué le territoire cet été. Cette dégradation a d’autant plus surpris que la santé de l’étang semblait s’être améliorée ces dernières années. Pour autant, des interrogations demeurent sur les rejets d’eau douce de la centrale hydroélectrique de Saint-Chamas qui font baisser la salinité de l’étang et peuvent favoriser son asphyxie. L’importance des chutes de neige de cet hiver, couplée aux orages de la fin du mois d’août ont provoqué des rejets élevés à la fin de l’été, reversés dans l’étang en raison de travaux en cours sur le réseau. Dans cette période estivale sensible, il semble que les services de l’État avaient autorisé ces opérations venant ajouter aux déséquilibres de l’étang. Les habitantes et les habitants du pourtour de l’étang veulent savoir ce qui s’est réellement passé et connaître les causes de cette brusque dégradation de l’état de l’étang. M. le député souhaite également connaître les dispositions que compte prendre M. le ministre pour remédier à cette situation. Des solutions existent pour permettre à l’étang de Berre de retrouver l’équilibre et sont évoquées depuis plusieurs années, voire décennies. La réouverture du tunnel du Rove a été évoquée comme un des éléments, afin de faciliter la circulation d’eau entre la mer et l’étang. Il souhaite savoir où en sont les études engagées depuis une rencontre au ministère voici un an. Il souhaite également attirer l’attention sur l’option, aux effets plus conséquents, d’une dérivation des eaux de la Durance après Salon-de-Provence permettant d’utiliser pleinement le potentiel de la chaîne hydroélectrique Durance-Verdon en faisant progresser le recours à cette énergie renouvelable dans le mix énergétique, d’optimiser l’approvisionnement en eau brute de qualité pour les villes et industries de la basse Provence et d’améliorer le potentiel nature et tourisme de proximité de l’étang de Berre lui-même. Un tel investissement dans de grands travaux, pour élevé qu’il soit, serait d’intérêt public et utile à relever le défi environnemental. Cette situation et ces enjeux soulignent à nouveau l’importance de conserver une gestion publique directe des ouvrages hydroélectriques (et plus généralement des outils de production et de transport de l’énergie) et de sa démocratisation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12710</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8750</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ian Boucard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Hausse des taxes sur le carburant</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12710. — 2 octobre 2018. — M. Ian Boucard appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, concernant la hausse des taxes sur le carburant. En effet, depuis mai 2017 et l’élection du Président de la République, d’énormes hausses sur le prix des carburants ont été constatées par les Français, aussi bien sur le diesel que sur l’essence. De fait, le gazole a subit une augmentation de 27,2 centimes d’euros le litre (+22,59 %), le sans plomb 95 de 18,5 centimes d’euros le litre (+13,53 %) et le sans plomb 98 de 18,3 centimes d’euros le litre (+12,76 %). De plus, le Gouvernement a une feuille de route prévoyant encore d’autres hausses considérables des taxes sur les carburants chaque année. Les taxes représentant 60 % du prix du carburant en France, l’État est directement responsable de cette perte sèche de pouvoir d’achat pour les Français. Or l’impact sur le pouvoir d’achat est considérable pour les personnes ne vivant pas dans les grandes métropoles où l’automobile est indispensable pour travailler et se déplacer, d’autant plus que cette population n’a pas le même accès aux transports en commun. Cette mesure d’augmentation des taxes est présentée comme une mesure écologique mais elle est injuste et punitive, bien loin de l’écologie pragmatique promise par le ministère. C’est pourquoi, il lui demande ce que le Gouvernement souhaite mettre en œuvre contre cette politique injuste qui pénalise fortement les Français sans prendre en considération leurs contraintes de mobilité et pour lesquelles les carburants sont devenus des produits de première nécessité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12721</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8750</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Trompille</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Service national universel - Perspectives - Environnement</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12721. — 2 octobre 2018. — M. Stéphane Trompille interroge M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur l’action environnementale du service national universel. Promesse de campagne du Président de la République, le service national universel (SNU) a été confirmé par le Gouvernement qui a validé les grands principes du SNU : une phase obligatoire, effectuée autour de 16 ans, dans le prolongement de la scolarité obligatoire et une seconde phase non-obligatoire, de 3 mois minimum, effectuée sur la base du volontariat. S’il paraît bien répondre à deux défis essentiels, la cohésion de la société française et la promotion de l’engagement, il semble également nécessaire que ce service national universel ait une portée environnementale. Prenant la forme d’un dispositif interministériel, il serait souhaitable que le ministère de la transition écologique prenne également part à l’élaboration et la mise en œuvre du service national. Il doit en effet être l’occasion de sensibiliser les jeunes aux défis environnementaux d’aujourd’hui et de demain. Au-delà des bénéficiaires, c’est toute la société qui serait susceptible de développer une véritable conscience écologique et ainsi, prendre pleinement par à l’effort environnemental. À l’occasion d’une courte formation durant la première phase ou d’une expérience concrète lors de la seconde phase, les bénéficiaires pourraient s’engager dans des activités modulaires ciblant des thématiques liées à la protection de l’environnement. Il lui demande de bien vouloir lui indiquer sa position sur cette réflexion et comment le ministère compte s’impliquer dans l’élaboration de ce dispositif.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12760</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8751</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marjolaine Meynier-Millefert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Consommation énergétique des cryptomonnaies</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12760. — 2 octobre 2018. — Mme Marjolaine Meynier-Millefert alerte M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur le farming des cryptomonnaies. Le développement des cryptomonnaies est en effet une réalité qui devient de plus en plus importante. Cependant, il convient de mettre l’accent sur l’enjeu écologique inhérent à la production de ces monnaies virtuelles, réalisées dans des fermes d’ordinateurs très énergivores. En outre, des projets d’installation en France de production, notamment de bitcoin, sont en cours. Elle souhaiterait donc s’assurer que toutes les mesures seront prises pour encadrer ces projets et que l’électricité utilisée pour ce farming sera complètement renouvelable.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12823</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8751</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marjolaine Meynier-Millefert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Lutte contre la pollution des bouteilles d’eau en plastique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12823. — 2 octobre 2018. — Mme Marjolaine Meynier-Millefert interroge M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur la lutte contre les bouteilles d’eau en plastique. En effet, il est reconnu et incontesté que ces bouteilles sont à l’origine d’une catastrophe écologique majeure et que l’utilisation de celles-ci doit être suivie d’une rigueur de tri afin d’en diminuer l’impact environnemental. L’Allemagne a une gestion exemplaire en la matière, en favorisant le conditionnement de l’eau en bouteilles en verre et en consignant les bouteilles en plastique. Cette incitation financière est efficace et participe activement à la diminution de la pollution par le plastique. Ainsi, elle souhaiterait connaître la position du Gouvernement à cet égard et les mesures envisagées afin de diminuer l’impact écologique des bouteilles d’eau en plastique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12824</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8751</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mireille Clapot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Lutte contre les macro et micro plastiques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12824. — 2 octobre 2018. — Mme Mireille Clapot appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur le sujet de la lutte contre le plastique en France et plus particulièrement sur celle contre le « micro-plastique ». Actuellement, seul 20 à 25 % du plastique est recyclé. Le Gouvernement a fixé un objectif ambitieux de 100 % de plastiques recyclés en 2025. Pour atteindre cet objectif une série de mesures concrètes vont être mises en œuvre telles qu’un système de bonus-malus, l’interdiction des « usages superflus ou substituables » du plastique, l’expérimentation d’un système de consigne solidaire, une augmentation de la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) sur l’enfouissement accompagnée d’une baisse de la TVA sur le recyclage. Ces actions envers le « macro-plastique » vont donc dans le bon sens. Il n’était en effet plus acceptable que pour une commune, le coût de l’enfouissement d’un déchet soit moins onéreux que de le recycler. Cependant, elle souhaite attirer son attention sur l’insuffisance des mesures prises à l’encontre d’un autre type de pollution plastique, celle causée par les « micro-plastiques ». Ces particules inférieures ou égales à 5mm, représentent jusqu’à 30 % de l’ensemble des plastiques libérés dans les mers et océans. Un premier pas a été fait en interdisant au 1er janvier 2018 la mise sur le marché des produits cosmétiques rincés à usage d’exfoliation ou de nettoyage comportant des particules plastiques solides. Seulement, ceux-ci ne représentent que 2 % de l’ensemble des « micro-plastiques ». Les 98 % restants proviennent des pertes plastiques dites « non-intentionnelles » telles que la dégradation des « macro-plastiques » (essentiellement bouteilles et sacs), les textiles synthétiques (les « micro-plastiques » sont alors évacués dans les eaux de lavages puis dans les eaux usées où elles ne peuvent à ce jour être filtrées), les pneumatiques Ces « micro-plastiques » génèrent des effets néfastes sur la biodiversité d’une part en diminuant entre-autres la fertilité mais d’autre part des effets encore méconnus sur la santé de la population. Par conséquent, elle lui demande d’une part quelle sera l’application concrète de la feuille de route du Gouvernement pour une économie 100 % circulaire afin d’arriver à un taux de recyclage de 100 % des plastiques en 2025, et d’autre part quelles seront les mesures prises pour réduire la proportion de « micro-plastique » dans les mers, les océans, les sols et plus généralement dans l’environnement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12870</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8751</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandrine Le Feur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Pré-enseignes hors agglomération</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12870. — 2 octobre 2018. — Mme Sandrine Le Feur interroge M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur l’affichage publicitaire hors agglomération. Dans le cadre de la politique du paysage et de la préservation de la qualité du cadre de vie, la loi portant engagement national pour l’environnement (ENE) du 12 juillet 2010, ses décrets d’application du 30 janvier 2012 et du 9 juillet 2013, puis l’arrêté ministériel du 13 juillet 2015 ont modifié de façon conséquente le statut des pré-enseignes dérogatoires hors agglomération, dans les villes de moins de 10 000 habitants, en restreignant certaines activités susceptibles d’en bénéficier. Seuls sont autorisées à se signaler par ce type de dispositif les activités en relation avec la fabrication ou la vente de produits du terroir, les activités culturelles, les monuments classés ou inscrits au titre des monuments historiques ouverts à la visite, et à titre temporaire les opérations et manifestations exceptionnelles. Les activités liées au petit commerce, à la restauration et à l’hôtellerie ne sont plus autorisées à se signaler par des pré-enseignes dérogatoires. Dans un contexte généralisé de prolifération anarchique des panneaux publicitaires dans les territoires ruraux, il était en effet essentiel de réglementer pour sauvegarder l’attrait paysager des territoires. Ces pré-enseignes étaient notamment détournées par la grande distribution qui en profitait pour faire leur publicité tous azimuts. Une véritable pollution visuelle, qui portait atteinte au cadre de vie, à l’attrait paysager des territoires ruraux, atout indéniable de la France. Néanmoins, pour nombre de petits commerçants, de restaurateurs ou d’hôteliers le support de communication des pré-enseignes est le plus adapté pour capter une clientèle de passage dans une localité qu’elle ne connaît pas. Parce qu’il faut s’afficher pour exister, leur pérennité économique dépend fortement de la clientèle détournée des axes de circulation grâce à la pré-enseigne installée avant la bifurcation permettant d’y accéder. À cet égard, les aménagements possibles dans le cadre d’une signalisation d’information locale (SIL) sur le domaine public routier n’est généralement pas satisfaisante, trop standardisée et donc moins visible et efficace. Avec le projet de loi ELAN, les pré-enseignes pourront être autorisées pour les restaurants. Elle souhaiterait savoir si le Gouvernement envisagerait d’autoriser également à des professionnels d’autres secteurs d’activité, comme les petits commerçants ou les hôteliers, de recourir aux pré-enseignes dérogatoires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12958</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8752</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marjolaine Meynier-Millefert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Développement des navettes autonomes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12958. — 2 octobre 2018. — Mme Marjolaine Meynier-Millefert interroge M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur le développement des navettes autonomes. Véritables concentrés de technologies, répondant à des nombreuses pratiques et attentes quotidiennes des usagers, ces navettes autonomes font doucement leur entrée dans les villes françaises. Elles constituent une réponse réelle aux enjeux écologiques qui sont les nôtres et offrent une véritable adaptabilité face aux besoins changeant des utilisateurs de transport. Afin de voir se généraliser ces navettes, elle souhaiterait connaître les incitations qui pourraient être mises en œuvre par le Gouvernement envers les autorités organisatrices de transport.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12959</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8752</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marjolaine Meynier-Millefert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Encouragement des déplacements doux pour les employés des collectivités locales</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12959. — 2 octobre 2018. — Mme Marjolaine Meynier-Millefert interroge M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur l’encouragement aux déplacements à vélo pour les employés des collectivités locales. En effet, dans le cadre de leur fonction, les employés des collectivités sont amenés à se déplacer régulièrement sur leur territoire de compétences. Encourager ces déplacements, souvent de courtes distances, à se faire à vélo ou par tout autre mode de déplacement doux serait un signe fort envoyé par les collectivités à leurs administrés. Certaines communes ont déjà expérimenté ce principe avec succès, tant auprès de leurs agents qu’auprès de la population. Elle souhaiterait savoir quelles incitations pourraient être mises en œuvre auprès des collectivités afin de favoriser le déplacement de leur personnel à vélo.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12960</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8752</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marjolaine Meynier-Millefert</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Incitation à l’installation de pistes cyclables</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12960. — 2 octobre 2018. — Mme Marjolaine Meynier-Millefert interroge M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur l’incitation à l’installation de pistes cyclables en France. Les déplacements doux sont un enjeu écologique majeur et bénéficient d’une image favorable auprès de la population. Or leur utilisation est aujourd’hui freinée par le manque d’installations cyclables sur les routes permettant de sécuriser et d’inciter des potentiels utilisateurs. Les déplacements à vélo sont intégrés dans le fonctionnement quotidien de certains pays voisins européens et reproduire ce modèle au sein de la société française est réalisable. Le Gouvernement, aux côtés des collectivités locales, est sensible à cette démarche et l’on peut s’en féliciter. Ainsi, elle souhaiterait connaître les mesures d’incitation à l’installation de pistes cyclables qui pourront être mises en œuvre ces prochaines années.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12647</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8753</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Danielle Brulebois</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire (M. le SE auprès du ministre d’État)</ministreJO><Objet>La généralisation de la méthanisation des boues de grandes stations d’épuration</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12647. — 2 octobre 2018. — Mme Danielle Brulebois attire l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur les conclusions du groupe de travail méthanisation publiées en mars 2018. Ces dernières précisaient que les boues des stations d’épuration présentent un potentiel méthanogène important. Elles constituent un fort gisement pour le développement de la méthanisation, car seules 22 % d’entre elles sont méthanisées à ce jour. Un travail avec les collectivités et les professionnels devait être entamé avec les collectivités pour avancer dans cette direction. Elle souhaiterait connaître l’état de ces discussions et quelles sont les intentions du Gouvernement pour conforter cette filière historique dont les mérites agronomiques sont reconnus.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12825</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8753</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Trompille</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire (Mme la SE auprès du ministre d’État)</ministreJO><Objet>Pollution plastique - Préservation des océans</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12825. — 2 octobre 2018. — M. Stéphane Trompille alerte Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur la lutte contre la prolifération des micro-plastiques dans les océans. Les recherches scientifiques et les actions citoyennes permettent aujourd’hui d’évaluer l’ampleur de la pollution plastique dans les océans. La médiatisation de cet enjeu a conduit à une mobilisation importante partout à travers le monde et à laquelle les décisions publiques doivent apporter un soutien sans précédent. Rien qu’à l’échelle de la mer Méditerranée, ce ne sont pas moins de 250 000 milliards de particules de plastique qui sont en stagnation, entraînant un dérèglement de la biodiversité aux conséquences dramatiques pour la planète. S’il est fondamental d’apporter une assistance aux actions de nettoyage des plages et des océans, ce seul soutien ne sera jamais à la hauteur de la gravité de la situation. Les politiques publiques doivent également intervenir dans les domaines de la recherche et de l’innovation sur les plastiques biodégradables et les emballages de demain. En effet, aujourd’hui, rares sont les plastiques réellement biodégradables. Pourtant, la solution à ce désastre environnemental réside en une meilleure gestion des déchets sur la planète. Il lui demande ainsi quelles actions le Gouvernement entend mener afin de collecter les déchets flottants d’une part, et afin de soutenir la recherche et l’innovation en matière de plastiques biodégradables d’autre part.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12542</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8753</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Pauget</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Pour un aménagement d’une voie dédiée à la ligne « Nice Sophia Xpress »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12542. — 2 octobre 2018. — M. Éric Pauget appelle l’attention de Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports, sur l’aménagement d’un itinéraire de car à haut niveau de service empruntant la voie autoroutière A8, dans le département des Alpes-Maritimes, entre les communes de Villeneuve-Loubet et d’Antibes Juan-les-Pins. Il lui rappelle que la ligne « Nice Sophia Xpress », qui relie le cœur de ville de Nice à la technopôle de Sophia Antipolis participe grandement au développement de la desserte de sites d’activité de première importance et constitue en conséquence un axe stratégique pour tout un territoire. Aussi, sur la portion comprise entre Villeneuve-Loubet et l’échangeur d’Antibes, un aménagement autoroutier est nécessaire afin d’améliorer le fonctionnement de cette voie. Ce projet d’aménagement a d’ailleurs recueilli l’assentiment de l’ensemble des collectivités territoriales partenaires. Or il ne semble pas que ces travaux figurent dans l’actuel plan d’investissement autoroutier. Des difficultés d’ordre technique seraient à l’origine du blocage des travaux afférents. En conséquence, il lui demande quelles sont les mesures qu’elle entend mettre en œuvre afin de lever les obstacles qui persistent et de favoriser ainsi l’aménagement de cet itinéraire dédié, dans l’intérêt des très nombreux usagers, étudiants et salariés, et du développement du territoire sophipolitain.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12562</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8754</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Christine Dalloz</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Réglementation du transport de bestiaux dans l’Union européenne</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12562. — 2 octobre 2018. — Mme Marie-Christine Dalloz attire l’attention de Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports, s’agissant de la réglementation relative à la circulation des transporteurs de bestiaux au sein de l’Union européenne. C’est en avril 2010 que la décision a été prise de permettre l’extension des camions de 44 tonnes aux secteurs de l’agriculture et de l’agroalimentaire, pour renforcer la compétitivité de cette filière. Un projet de décret modifiant l’article 312-4 du code de la route a à l’époque été élaboré au plan interministériel. Le décret n° 2011-64 du 17 janvier 2011 relatif au poids total roulant autorisé des véhicules terrestres à moteur et l’arrêté du 17 janvier 2011 pris pour son application ont été publiés le 18 janvier 2011. Ils prévoient l’autorisation de circulation de poids lourds de 44 tonnes pour le transport de marchandises agricoles et agroalimentaires, dès la publication du décret. Ces textes prévoient également, à compter de la date d’entrée en vigueur de l’écoredevance poids lourds, un élargissement de l’autorisation de transport jusqu’à 44 tonnes à l’ensemble des produits. Or les transporteurs alertent aujourd’hui sur le manque d’harmonisation à l’échelon européen en la matière puisqu’ils se retrouve confrontés à de réelles difficultés aux frontières de certains pays, tels l’Italie, où la réglementation en vigueur est toujours de 40 tonnes. Verbalisés systématiquement, c’est une perte de compétitivité considérable, rendant sans effet la réforme de 2010. Elle lui demande donc quelles solutions le Gouvernement envisage pour pallier cette situation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12577</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8754</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marjolaine Meynier-Millefert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Développement des bornes de recharge pour voitures électriques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12577. — 2 octobre 2018. — Mme Marjolaine Meynier-Millefert interroge Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports, sur le développement des bornes de recharge pour voitures électriques. En effet, la généralisation du transport par véhicule électrique tend à répondre de plus en plus aux attentes concrètes des citoyens en matière de nouveaux modes de déplacement mais également aux enjeux écologiques majeurs auxquels nous devons faire face aujourd’hui. Le développement du transport par véhicule électrique est aujourd’hui relativement faible, notamment à cause de l’absence de facilités de recharge des véhicules hors domicile. Par conséquent, elle souhaiterait connaître quelles sont les mesures que le Gouvernement envisage de prendre afin de favoriser le développement des bornes de recharge pour voitures électriques et l’entretien du parc existant afin qu’il reste en adéquation avec les technologies qui évoluent.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12580</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8754</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Emmanuelle Ménard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Usagers de la route</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12580. — 2 octobre 2018. — Mme Emmanuelle Ménard attire l’attention de Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports, sur la persécution financière qui s’abat sur les usagers de la route. Contribuables Associés considère qu’un quart du budget des automobilistes est destiné à l’État. L’association mentionne les taxes sur les carburants (la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE), la TVA sur le produit, et la TVA sur le TICPE), sur l’assurance, sur les péages, les amendes, etc. Ce matraquage financier ne tend pas à s’améliorer. L’augmentation du prix de l’essence prévue dans le projet de loi de finances pour 2019 va pénaliser directement les automobilistes, les entreprises et donc l’économie française, avec une augmentation de 6,5 centimes sur le diesel et de 2,9 centimes pour l’essence. On prévoit ainsi que « la seule hausse des taxes sur le gazole coûtera 1,9 milliard aux ménages ». L’INSEE prévoit d’ailleurs que « d’ici à 2022, l’augmentation des taxes devrait représenter un coût supplémentaire de 240 euros par an, voire de 370 euros si le foyer concerné parcourt plus de 20.000 kilomètres par an ». À cette augmentation de l’essence s’ajoute celle des flashs sur les routes. Avec le passage aux 80 km/h sur les routes nationales et départementales, le nombre de flashs a été multiplié par deux par rapport à la même période en 2017 et même par 2,5 dans l’Hérault. Ainsi, rien qu’au mois de juillet 2018, cela représente « 260 000 flashs supplémentaires () pour atteindre un total de 500 000 contraventions ». Et ce, alors que « la moitié des excès de vitesse enregistrés par les radars automatiques concernent de très petits dépassements de la vitesse autorisée : entre + 1 et + 5 km/h ». Si la politique du Gouvernement vise à un changement des mœurs au profit d’un comportement plus écologique et moins dangereux, elle n’en reste pas moins punitive pour l’économie et le pouvoir d’achat des Français. Elle lui demande donc quelles mesures le Gouvernement compte prendre afin d’alléger les charges trop lourdes qui pèsent sur les usagers de la route.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12918</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8755</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Frédérique Tuffnell</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Port du casque obligatoire pour les adultes circulant à vélo</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12918. — 2 octobre 2018. — Mme Frédérique Tuffnell interroge Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports, sur la mise en place du port du casque obligatoire pour les adultes circulant en vélo. L’article R. 431-1-3 du code de la route impose le port du casque pour les enfants de moins de douze ans, qu’ils soient passagers ou conducteurs d’un vélo. Cette mesure a été prise pour prévenir les risques de blessures graves à la tête et au visage. Les traumatismes crâniens sont par ailleurs fortement diminués en cas de port du casque. Aussi, un adulte qui circule à vélo n’a aucune obligation de porter un casque, alors que les risques ne sont pas différents que ceux encourus par les enfants. Par ailleurs, c’est un signe fort en termes de pédagogie que les adultes puissent appliquer ce qu’ils imposent aux enfants. Par conséquent, elle souhaiterait connaître les réflexions que le Gouvernement souhaite engager sur le sujet afin de faire évoluer le code de la route en ce sens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12919</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8755</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Bazin-Malgras</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Signalisation vitesses autorisées</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12919. — 2 octobre 2018. — Mme Valérie Bazin-Malgras attire l’attention de Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports, sur les difficultés rencontrées par les automobilistes qui souhaitent de bonne foi respecter les limitations de vitesse tout en étant un peu perdus face à la multiplication des différentes limitations (30, 50, 60, 70, 80, 90, 110, 130 km/h) et à l’implantation des panneaux les signalant. Elle lui demande par conséquent de bien vouloir lui indiquer s’il serait envisageable de matérialiser au sol les zones de limitation de vitesse par des marquages de couleurs différentes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12951</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8755</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Beauvais</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Trains de nuit</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12951. — 2 octobre 2018. — Mme Valérie Beauvais attire l’attention de Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports, sur les taux de fréquentation des trains intercités de nuit (ICN). Pour justifier la suppression de certaines lignes de trains ICN, dont celles de la région Grand Est vers le sud-est, le Gouvernement a expliqué que le modèle économique des trains de nuit n’était plus viable dans la mesure où la fréquentation avait diminué de 25 % depuis 2011, laissant entendre que l’offre de train ne répondait plus aux besoins des voyageurs. Afin de comprendre au mieux les causes de cette baisse de fréquentation, elle lui demande d’une part, de bien vouloir publier le nombre d’ICN ayant réellement circulé chaque année depuis 2010, sur les lignes Strasbourg-Besançon, Luxembourg-Metz, Montpellier-Perpignan-Port-Bou, Strasbourg-Besançon et Luxembourg-Metz Marseille-Nice en précisant pour chacune de leur circulation, le nombre de places offertes et le taux d’occupation et d’autre part, de lui indiquer le calendrier de renouvellement du parc des voitures couchettes permettant ainsi de maintenir les lignes encore existantes et d’anticiper l’éventuel redéploiement de nouvelles lignes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12952</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8755</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Panonacle</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Statut des conventions de terminal portuaire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12952. — 2 octobre 2018. — Mme Sophie Panonacle interroge Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports, sur le statut des conventions de terminal portuaire. En effet, la loi du 4 juillet 2008 portant réforme portuaire a instauré le régime des conventions de terminal, qui permettent au port de déléguer des activités commerciales à des entreprises privées spécialisées. Pour ces entreprises, ces conventions valent occupation du domaine public. En 2014, la directive européenne 2014/23/UE du 26 février sur l’attribution de contrats de concessions de services - privés comme publics - a exclu de son champ d’application les accords dans le secteur des ports maritimes. Toutefois, en 2016, la transposition effectuée par l’ordonnance du 29 janvier 2016 relative aux contrats de concession n’exclut pas clairement les conventions de terminal du champ d’application de cette directive. Et en 2017, le Conseil d’État a requalifié une convention de terminal en concession de service, dans un arrêt du 14 février 2017 relatif au terminal du Verdon, qui dépend du grand port maritime de Bordeaux. Cette situation crée une incertitude forte pour les industries manutentionnaires, car les concessions de services ne constituent pas un cadre juridique adapté de nature à favoriser l’investissement dans les ports. À l’occasion de la remise du rapport d’application de la loi pour l’économie bleue le 21 mars 2018, Mme la ministre l’a informée que la rédaction d’un « projet d’article législatif était en cours afin d’adapter le cadre juridique aux spécificités portuaires ». Aussi, elle lui demande de bien vouloir lui préciser l’état d’avancement des travaux, et dans quelle mesure le traitement de cette problématique pourra être effectué dans le cadre de la prochaine loi d’orientation des mobilités.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12953</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8756</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marjolaine Meynier-Millefert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Développement du covoiturage</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12953. — 2 octobre 2018. — Mme Marjolaine Meynier-Millefert interroge Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports, sur le développement du covoiturage. En effet, ce mode de déplacement tend à répondre de plus en plus aux attentes concrètes des citoyens en matière de nouveaux modes de déplacement mais également aux enjeux écologiques majeurs auxquels il convient de faire face aujourd’hui. Le développement du covoiturage repose essentiellement sur les collectivités locales avec le soutien d’organisations privées qui détiennent aujourd’hui le savoir-faire. Par conséquent, elle souhaiterait connaître quelles sont les mesures que le Gouvernement envisage de prendre afin de favoriser le développement du covoiturage (parkings, fiscalité, partage de données).]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12954</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8756</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Dharréville</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>État des grands ouvrages de France et du viaduc de Martigues</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12954. — 2 octobre 2018. — M. Pierre Dharréville attire l’attention de Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports, sur les inquiétudes que soulève le rapport publié par son ministère sur l’état des plus grands ouvrages de France. Ce rapport indique que le viaduc de Caronte sur l’A55 à Martigues, actuellement en travaux, vient de sortir de la catégorie 3U, celle qui recense les ouvrages dont la structure est gravement altérée et nécessite une intervention urgente. Il précise, toutefois, qu’une nouvelle inspection devra être conduite pour confirmer cette amélioration. M. le député s’étonne que, jusqu’à la publication de ce rapport, aucune information sur le niveau de dégradation de ce viaduc n’ait été communiquée aux élus du territoire et à la population. Le viaduc de Martigues traverse des zones habitées et se trouve au cœur d’un axe routier qui relie les bassins est et ouest du Grand port maritime de Marseille. Plus de 80 000 véhicules par jour l’empruntent : transport de marchandises, de produits dangereux, voitures, autocars. Depuis la catastrophe de Gênes, le sujet est particulièrement sensible et la transparence doit être de mise sur l’état des ouvrages routiers. Il s’agit d’une question de sécurité. Il lui demande de l’informer des mesures qu’elle envisage de prendre pour que les élus des territoires concernés soient informés de l’état des ouvrages routiers. Pour le cas précis du viaduc de Martigues, dont les travaux s’achèveront en août 2019, il souhaite savoir pourquoi ils n’ont pas été entrepris avant, s’ils sont réellement de nature à restaurer l’ouvrage durablement, dans quels délais sera faite la nouvelle inspection et comment seront publiés les résultats. Enfin, il attire son attention sur l’urgence à développer les infrastructures de transport nécessaires à un développement du port respectueux des humains, de l’environnement et du territoire. Le recours au tout-camion, favorisé par l’insuffisance des infrastructures, notamment ferroviaires, entraîne des problèmes et des risques en cascade. Pour écarter les catastrophes, dramatiquement spectaculaires ou dramatiquement silencieuses, comme celles qui résultent de la pollution atmosphérique, il est temps d’investir dans le territoire. Il souhaite connaître les intentions du Gouvernement en la matière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12955</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8756</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Benoit</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Harmonisation des règles applicables aux transports routiers transfrontaliers</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12955. — 2 octobre 2018. — M. Thierry Benoit attire l’attention de Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports, sur les difficultés que rencontrent les transporteurs français, en matière d’autorisation de circulation des poids lourds en Europe. Pour exemple, l’autorisation de circulation à 44 tonnes mise en œuvre en France par décret du 4 décembre 2012, permet aux commerçants en bestiaux des opérations de transports à 44 tonnes sur le territoire national. Par ailleurs, une dizaine d’États membres a déjà généralisé la circulation des poids lourds de 44 tonnes ou plus : la Belgique (44 tonnes), le Royaume-Uni (44 tonnes), l’Italie (44 tonnes), le Luxembourg (44 tonnes), les Pays-Bas (50 tonnes), le Danemark (48 tonnes), la Finlande (48 tonnes), la Suède (48 à 60 tonnes) et la République Tchèque (48 tonnes). Or les transporteurs sont confrontés au poids maximal de 40 tonnes lors du passage en frontière et se font systématiquement verbaliser. C’est notamment le cas de l’Italie ou pas moins de de 900 000 têtes de bétails sont exportées chaque année, ce qui provoque de fortes disparités en termes de productivité. Aussi, il la sollicite afin que soit harmonisée en Europe la limitation des tonnages à 44 tonnes pour éviter les distorsions de concurrence sur le marché du transport international et ainsi renforcer la compétitivité de la filière agricole et agroalimentaire au sein de l’Union.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12956</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8757</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Frédérique Tuffnell</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Maintien du principe d’égalité dans les transports publics</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12956. — 2 octobre 2018. — Mme Frédérique Tuffnell attire l’attention de Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports, sur la suppression de l’aide tarifaire dans les transports pour les étrangers franciliens bénéficiant de l’aide médicale d’Etat. Cette aide réservée aux personnes en situation de grande précarité, ayant des ressources inférieures au seuil donnant droit à la CMU-c, remplit un objectif social et sanitaire qui s’applique à toutes les personnes vivant sous un certain seuil de revenus. Sa suppression pour tout autre motif qu’un critère basé sur les revenus entraînerait une rupture d’égalité. C’est d’ailleurs ce qu’a affirmé la cour administrative d’appel de Paris en condamnant le STIF Île-de-France, le 6 juillet 2018, à réappliquer la tarification sociale dans les transports pour les étrangers précaires en situation irrégulière. Face au risque de précarisation entraîné par la suppression des tarifs sociaux dans les transports franciliens, elle l’interroge sur la suite à donner dans l’immédiat à la décision précitée de la cour administrative d’appel de Paris.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12957</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8757</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marjolaine Meynier-Millefert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Tarification autoroutière dans les aires urbaines</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12957. — 2 octobre 2018. — Mme Marjolaine Meynier-Millefert interroge Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports, sur la tarification des axes autoroutiers desservant des aires urbaines. En effet, l’écart de tarification aux différentes sorties permettant la desserte d’une même ville incite les automobilistes réguliers à préférer sortir de l’autoroute à la première sortie puis à traverser la ville en empruntant les axes routiers urbains gratuits, alors même que l’emprunt d’une sortie ultérieure serait plus rapide et plus pratique pour eux. Ce choix économique de la part des usagers des autoroutes est lourd de nuisances environnementales, visuelles, sonores et sécuritaires au sein des villes. Ainsi, elle souhaiterait savoir quelles mesures le Gouvernement pourrait prendre afin d’inciter les concessionnaires autoroutiers à proposer le même tarif de desserte des aires urbaines à leurs différentes sorties et ainsi permettre de désengorger les centres villes déjà saturés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12961</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8757</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Ledoux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Réglementation des engins de déplacement personnel type trottinettes, monoroues</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12961. — 2 octobre 2018. — M. Vincent Ledoux appelle l’attention de Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports, sur la situation réglementaire des engins de déplacement personnel (trottinettes, monoroues, gyropodes…). Aujourd’hui tolérés sur les trottoirs s’ils roulent à moins de 6 km/h et interdits sur la route, ces nouveaux engins électriques individuels offrent une alternative de mobilité particulièrement intéressante pour les petits trajets quotidiens. Envisage-t-elle de préciser les contours d’une réglementation spécifique fort attendue par les fabricants, les assureurs et les usagers à travers la loi d’orientation pour les mobilités ? Il la remercie de bien vouloir lui préciser les démarches entreprises par le Gouvernement en la matière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12970</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8757</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrice Verchère</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>État du réseau routier</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12970. — 2 octobre 2018. — M. Patrice Verchère attire l’attention de Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports, sur l’état des routes françaises. La voirie est si dégradée qu’elle est la cause de nombreux accidents. En effet, la mauvaise adhérence des véhicules à la chaussée usée, mal entretenue, avec nids-de-poule et fissures constitue un danger pour tous les conducteurs. La baisse significative des commandes de l’État, des départements et des communes pour réparer la voirie peut s’expliquer par la recherche d’économies en période de tensions budgétaires. Or si l’entretien du réseau n’est pas fait régulièrement, les travaux d’urgence qui seront nécessairement réalisés par la suite seront plus coûteux. Aussi, il lui demande quelles mesures elle entend prendre afin d’améliorer le réseau routier français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12568</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8758</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Virginie Duby-Muller</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail</ministreQuestion><ministreJO>Travail</ministreJO><Objet>Faire payer aux employeurs les indemnités journalières d’arrêt maladie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12568. — 2 octobre 2018. — Mme Virginie Duby-Muller interroge Mme la ministre du travail sur le projet évoqué par une partie du Gouvernement visant à faire payer aux employeurs les indemnités journalières d’arrêt maladie en cas d’arrêt de moins de 8 jours. Pour les employeurs, la solution actuellement imaginée mettrait en péril nombre de leurs entreprises. Cela serait une charge supplémentaire que ne sauraient supporter nos chefs d’entreprises, et notamment dans les TPE, qui sont des structures plus légères, plus exposées aux aléas économiques et sociaux, qui souffrent déjà beaucoup et pour lesquelles une telle mesure serait synonyme de fermeture. Aussi, elle souhaiterait connaître son analyse sur cet enjeu.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12612</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8758</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Louis Masson</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail</ministreQuestion><ministreJO>Travail</ministreJO><Objet>Discrimination au travail</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12612. — 2 octobre 2018. — M. Jean-Louis Masson attire l’attention de Mme la ministre du travail sur les conclusions du onzième baromètre de la perception des discriminations dans l’emploi du Médiateur des droits. En effet, encore aujourd’hui, les propos et comportements sexistes, homophobes, racistes, liés à la religion, handiphobes ou liés à l’état de santé au travail, sont minimisés dans les milieux de travail, en particulier lorsqu’ils tentent d’être justifiés par l’humour. Ces attitudes ne sont pas un épiphénomène. Loin de se résumer à des actes isolés, une part significative de la population en a déjà fait l’expérience, la plupart du temps dans un contexte d’hostilité professionnelle incluant des expériences de discrimination et de dévalorisation du travail. Face à ce constat du Médiateur, étayé par une enquête poussée faisant apparaître les profils à risque, il lui demande de bien vouloir lui indiquer l’analyse qu’elle fait de la situation et les moyens nouveaux qu’elle entend mettre en place afin de renforcer la lutte contre les discriminations au travail.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12616</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8758</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Xavier Breton</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail</ministreQuestion><ministreJO>Travail</ministreJO><Objet>Chômage chez les femmes de plus de 45 ans</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12616. — 2 octobre 2018. — M. Xavier Breton attire l’attention de Mme la ministre du travail sur le chômage chez les femmes de plus de 45 ans, dont le taux de réinsertion est plus faible que pour les autres tranches d’âge et que chez les hommes. Le fait d’être une femme constitue déjà généralement un frein pour retrouver un emploi, puisque fin novembre 2017, 2,88 millions de femmes étaient inscrites à Pôle emploi, toutes catégories confondues, soit 166 000 de plus que les hommes. L’âge constitue un autre frein de taille, alors même que de nombreuses études ont démontré que la parité et l’équilibre générationnel étaient sources de meilleure rentabilité pour les entreprises. Les femmes qui pâtissent du cumul de ces deux éléments ont en général dépassé la cinquantaine et ont atteint un niveau universitaire bac +2. Parmi elles, une femme sur trois a deux personnes ou plus à charge. Certaines associations, encore trop rares, accompagnent les femmes au chômage pour les aider à se réinsérer ou pour lancer leur propre projet entrepreneurial. L’aide fournie est gratuite, et le maillage territorial, encore en phase d’extension, vise tous les bassins d’emploi. Il lui demande ce qui pourrait être prévu pour généraliser ce type d’initiatives afin de mieux accompagner les femmes dans leur recherche d’emploi.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12621</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8759</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marjolaine Meynier-Millefert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail</ministreQuestion><ministreJO>Travail</ministreJO><Objet>Accompagnement de l’évolution des métiers de la logistique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12621. — 2 octobre 2018. — Mme Marjolaine Meynier-Millefert interroge Mme la ministre du travail sur l’accompagnement de l’évolution des métiers de la logistique. L’évolution des techniques, des technologies, de la réglementation du travail et de la concurrence économique implique une mutation des métiers de la logistique. Ces derniers sont souvent ceux présentant le moins de qualification et concernent donc les populations les plus fragiles face à l’accès à l’emploi. L’accompagnement de la mutation de ces métiers, par un travail rigoureux de prospective économique et d’aide à la reconversion professionnelle, est aujourd’hui nécessaire pour la préservation de ces emplois et pour la conservation de la compétitivité économique de la France. À titre d’exemple, le Nord-Isère accueille la deuxième plus grande zone logistique d’Europe et concentre environ 13 000 emplois en ce domaine. L’absence d’accompagnement des métiers sur cette zone logistique pourrait être lourd de conséquences localement. Elle souhaiterait donc connaître quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour accompagner l’évolution des métiers de la logistique dans les années à venir.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12624</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8759</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Leclerc</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail</ministreQuestion><ministreJO>Travail</ministreJO><Objet>Devenir des missions locales</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12624. — 2 octobre 2018. — M. Sébastien Leclerc interroge Mme la ministre du travail suite à la diffusion du rapport de la commission Action publique 2022 et notamment sur la proposition d’une fusion des différents services publics de l’emploi, principalement les missions locales et Pôle emploi. Il lui fait part du travail de proximité effectué par les missions locales pour s’adapter à la réalité de leur public cible, les jeunes de 16 à 25 ans, travail mené en étroite collaboration avec les collectivités locales qui sont associées à la gouvernance et au financement de ces missions locales. Il s’interroge sur la capacité qu’aurait une structure unique à faire preuve d’autant d’agilité pour s’adapter à une telle diversité des profils et il lui fait part qu’un certain nombre d’agences de Pôle emploi ont déjà des difficultés à tenir leurs objectifs en terme de suivi et d’accompagnement des demandeurs d’emploi. Il lui indique que les annonces d’un tel rapprochement, sans aucune concertation préalable, suscitent de nombreuses interrogations au sein des équipes des missions locales et il lui demande donc de clarifier ses intentions en la matière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12625</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8759</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Xavier Breton</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail</ministreQuestion><ministreJO>Travail</ministreJO><Objet>Difficultés de recrutement de certaines professions</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12625. — 2 octobre 2018. — M. Xavier Breton attire l’attention de Mme la ministre du travail sur les difficultés de recrutement de certaines professions. Depuis des mois maintenant, plusieurs secteurs souffrent terriblement d’une pénurie de main-d’œuvre : serveurs, cuisiniers, vendangeurs, employés agricoles, menuiserie, plomberie, maçonnerie, peinture. Cette crise de l’emploi touche particulièrement le secteur de l’hôtellerie-restauration. Ses professionnels estiment ainsi pour l’année 2018, environ 50 000 embauches non satisfaites en contrats à durée indéterminée (CDI) et près de 60 000 en saisonnier. Faute de serveurs, de cuisiniers, de plongeurs, certains restaurants doivent réduire leur nombre de couverts, voire même fermer plusieurs jours par semaine. Le constat est le même dans la viticulture où les récoltes sont avancées et ne peuvent attendre. Idem pour le monde agricole où trouver de la main-d’œuvre est une vraie difficulté. Le problème est également le même dans le secteur du bâtiment où les artisans manquent cruellement de bras qualifiés et se voient parfois dans l’obligation de refuser des chantiers. Le risque est grand de devoir recourir à de la main-d’œuvre détachée alors que le nombre de demandeurs d’emplois dans le pays n’a jamais été aussi élevé. Des mesures ponctuelles ont été prises telle celle de Pôle emploi qui a ouvert son service de recrutement « vendanges » plus tôt que les autres années. Telles aussi celles des agriculteurs ou des artisans du bâtiment qui ont lancé des campagnes pour dynamiser l’attractivité de leurs métiers et ainsi faire venir des jeunes. Il s’agit d’initiatives très positives, mais qui ne pourront résoudre à elles seules sur le moyen et le long terme toutes les demandes de main-d’œuvre non satisfaites. Il faut donc des mesures beaucoup plus fortes, plus profondes et plus pérennes. Il lui demande donc quelles sont celles qu’elle compte mettre en œuvre pour faciliter de manière beaucoup plus importante le recrutement dans ces métiers en tension.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12631</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8759</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Martial Saddier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail</ministreQuestion><ministreJO>Travail</ministreJO><Objet>Éventuelle fusion de la mission locale au sein de Pôle emploi</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12631. — 2 octobre 2018. — M. Martial Saddier attire l’attention de Mme la ministre du travail sur une éventuelle fusion de la mission locale au sein de Pôle emploi. Dans un communiqué de presse du 18 juillet 2018 concernant l’Atelier Action Publique 2022, une des propositions inscrites vise à permettre à des collectivités volontaires d’expérimenter la fusion des structures de la mission locale au sein de Pôle emploi avec une gouvernance adaptée. Cette annonce a suscité de vives inquiétudes des missions locales dont le dispositif est aujourd’hui le plus performant pour l’accompagnement social et professionnel des jeunes avec un coût modéré et maîtrisé. En Auvergne- Rhône-Alpes, ce sont ainsi plus de 200 000 jeunes qui bénéficient chaque année des actions des 61 missions locales présentes sur tout le territoire. Une fusion avec Pôle emploi ne serait pas sans conséquence pour l’accompagnement de ces jeunes d’autant plus que Pôle emploi ne traite pas de l’insertion sociale des plus en difficulté et des démunis. Aussi, il souhaite connaître les intentions du Gouvernement et savoir si ce dernier envisage de revenir sur ces expérimentations.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12691</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8760</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marjolaine Meynier-Millefert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail</ministreQuestion><ministreJO>Travail</ministreJO><Objet>Mesures pour favoriser l’apprentissage</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12691. — 2 octobre 2018. — Mme Marjolaine Meynier-Millefert interroge Mme la ministre du travail sur les mesures pour favoriser l’apprentissage. En effet, l’apprentissage est en France une voie d’excellence permettant à des nombreux jeunes de trouver une formation puis un métier au sein desquels ils peuvent s’épanouir et laisser exprimer toute la palette de leurs talents. L’apprentissage offre un accès à l’emploi fort, tant les apprentis sont recherchés et appréciés des entreprises et collectivités au sein desquels ils sont formés puis souvent embauchés. L’apprentissage doit être basé sur un partenariat entre l’État et les régions, et il convient de s’assurer de la pérennité de ce lien au-delà des changements de gouvernance politique régionale. Par conséquent, elle souhaiterait connaître les mesures favorisant l’apprentissage, tant pour attirer les jeunes dans ces filières que pour en accroître les capacités d’accueil, et sur la capacité à garantir la stabilité des politiques régionales d’apprentissage.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12746</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8760</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thomas Rudigoz</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail</ministreQuestion><ministreJO>Travail</ministreJO><Objet>Ouverture de certains métiers réglementés aux personnes diabétiques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12746. — 2 octobre 2018. — M. Thomas Rudigoz attire l’attention de Mme la ministre du travail sur les discriminations professionnelles que subissent les personnes diabétiques. En effet, au regard des progrès scientifiques, médicaux et technologiques, l’interdiction faite aux personnes diabétiques d’exercer certains emplois réglementés est devenue obsolète. De telles limitations touchent divers secteurs d’activité tels que les douanes, la police nationale, la gendarmerie nationale, l’armée, les sapeurs-pompiers, le contrôle aérien, la SNCF, le personnel navigant commercial, Il lui demande donc si le Gouvernement envisage une évolution prochaine des textes interdisant encore aujourd’hui certains métiers aux personnes atteintes de diabète, pour privilégier une évaluation au cas par cas en fonction des pathologies, ce qui permettrait un accès plus juste au monde professionnel pour ces personnes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12797</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8760</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Jeanine Dubié</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail</ministreQuestion><ministreJO>Travail</ministreJO><Objet>Le tout inclusif pour la liberté de choisir son avenir professionnel</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12797. — 2 octobre 2018. — Mme Jeanine Dubié attire l’attention de Mme la ministre du travail sur la logique d’un supposé tout inclusif après l’adoption de la loi n° 2018-771 du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel. Cette loi privera à terme les jeunes, adultes et personnes âgées, présentant les handicaps les plus marqués, de leurs droits fondamentaux. Cette réforme de l’obligation d’emploi pour les travailleurs handicapés (OETH) applicable au 1er janvier 2019 ne reconnaît pas le rôle des structures spécialisées (établissement et service d’aide par le travail et entreprise adaptée) dans la mise en œuvre d’un droit au travail et à la citoyenneté sociale. Cette approche mettrait en difficulté un certain nombre d’ESAT qui perdrait une part de leur compensation financière avec une mise en danger de l’emploi des personnes handicapées, notamment en raison de la concurrence d’entreprises. Aussi, elle souhaiterait savoir s’il est envisagé la rédaction d’un décret censé prendre en compte les efforts des employeurs en direction des personnes handicapées et, notamment, de leur coopération économique avec les ESAT et EA.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12829</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8760</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Pierre Door</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail</ministreQuestion><ministreJO>Travail</ministreJO><Objet>Situation juridique et sociale des correspondants locaux de presse</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12829. — 2 octobre 2018. — M. Jean-Pierre Door appelle l’attention de Mme la ministre du travail sur le statut des correspondants locaux de presse. L’article 10 de la loi n° 87-39 du 27 janvier 1987, modifié par l’article 16 de la loi n° 93-121 du 27 janvier 1993, précise que « Le correspondant local de la presse régionale ou départementale contribue, selon le déroulement de l’actualité, à la collecte de toute information de proximité relative à une zone déterminée ou à une activité sociale particulière pour le compte d’une entreprise éditrice. Cette contribution consiste en l’apport d’informations soumises avant une éventuelle publication à la vérification ou à la mise en forme préalable par un journaliste professionnel ». Or ces dispositions, qui devaient s’appliquer à des correspondants de presse exerçant à titre accessoire une simple activité de collecte d’informations de proximité, ne correspondent plus actuellement à la réalité de l’activité de nombre d’entre eux. Celle-ci s’apparente, en effet, souvent au travail du journaliste mais, ne fait pas l’objet d’un contrat de travail. La collaboration entre l’entreprise éditrice et le correspondant de presse, qui en pratique ne consiste pas seulement en un travail de collecte mais de rédaction d’un article, est fragile. Celui-ci n’est pas titulaire d’une carte de presse et il est rémunéré par le versement d’honoraires et rattaché au régime de sécurité sociale des non-salariés. Seuls lui sont payés les articles et photographies parus dans le journal. Le correspondant de presse perçoit des honoraires et des remboursements de frais sur la base de barèmes qui diffèrent selon l’entreprise éditrice pour le compte de laquelle il exerce son activité. Alors que l’activité de correspondant local de presse était complémentaire d’une autre activité, celle-ci est de plus en plus exercée dans l’espoir de la signature d’un contrat de travail ou même à titre principal de façon précaire. Il lui demande si elle envisage une adaptation de la législation du point de la relation de travail et de la couverture sociale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12910</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8761</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marjolaine Meynier-Millefert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail</ministreQuestion><ministreJO>Travail</ministreJO><Objet>Surveillance de baignade</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12910. — 2 octobre 2018. — Mme Marjolaine Meynier-Millefert interroge Mme la ministre du travail sur les difficultés de recrutement de surveillants de baignade. En effet, de nombreuses collectivités éprouvent des difficultés à trouver du personnel qualifié pour procéder à la surveillance de ses piscines et zones de baignade, en particulier dans les cas de travail temporaire ou saisonniers. Ainsi, certaines collectivités se voient contraintes à recruter du personnel très éloigné géographiquement, avec les contraintes matérielles et financières que cela engendre. Par conséquent, elle souhaiterait connaître les mesures qui pourraient être mises en œuvre par le Gouvernement afin de favoriser la formation de nouveaux surveillants de baignade.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12926</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8761</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean Terlier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail</ministreQuestion><ministreJO>Travail</ministreJO><Objet>Situation des aides-soignants à domicile</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12926. — 2 octobre 2018. — M. Jean Terlier interroge Mme la ministre du travail sur les conditions de travail des aides-soignants à domicile. Les conditions de travail et de traitement salarial des personnels et agents aides-soignants se dégradent depuis déjà de nombreuses années. Exaspérés par le figement de leur situation, ils sont nombreux à se mobiliser pour faire connaître leur profond malaise et mal-être. Aujourd’hui, 41 % des postes d’aides-soignants sont assumés par des agents non diplômés mais parfaitement qualifiés qui perçoivent une rémunération figée à un montant de salaire inférieur au SMIC. Après 15 ans d’ancienneté, pour ces salariés non diplômés, le revenu brut moyen est de 972 euros quand le SMIC est fixé à 1 498,47 euros. Ces conditions de rémunération auxquelles s’additionnent les conditions difficiles dans les services et la pénibilité du travail déjà reconnues (emploi du temps, missions souvent physiques, tensions et pressions avérées et dénoncées) créent une réelle difficulté voire un véritable obstacle au recrutement. Ce secteur d’activité tend à se précariser et les personnels à se paupériser avec un rapport parfaitement déséquilibré entre le montant de charges professionnelles (essence, entretien voiture, matériels,.) qui ne cesse de croître et un salaire net qui stagne. Mme la ministre comprendra donc que ces personnels soient particulièrement heurtés après que leur demande d’augmentation de salaire de +0,4 % (soit 5 centimes par heure) a été refusée par le ministère. Aussi, il souhaiterait connaître les mesures que le Gouvernement entend proposer pour accompagner et surmonter les difficultés que traverse plus que jamais ce secteur aide-soignant.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12931</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8761</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Larive</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail</ministreQuestion><ministreJO>Travail</ministreJO><Objet>Suppressions de postes dans les agences de Pôle emploi</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12931. — 2 octobre 2018. — M. Michel Larive attire l’attention de Mme la ministre du travail sur les conséquences extrêmement néfastes des suppressions de postes dans les agences de Pôle emploi. La loi de programmation des finances publiques 2018-2022 du 22 janvier 2018 a eu pour conséquence d’entraîner une baisse de 297 emplois équivalents temps plein travaillés et la suppression de 1 380 contrats aidés à Pôle emploi. Ces effectifs œuvraient à l’accompagnement des demandeurs d’emploi et de façon générale au bon fonctionnement d’un établissement public chargé de la lutte contre le chômage. Le rapport du comité d’action publique 2022 en ce qui concerne sa proposition numéro 10 affirme le souhait de « rendre Pôle Emploi plus flexible, plus adaptable aux variations du chômage ». Hors le chômage ne baisse pas, mais les effectifs de Pôle emploi si ! Il lui demande si elle considère que la diminution de l’aide apportée aux demandeurs d’emploi et l’augmentation des cadences imposées aux travailleurs de Pôle emploi est une bonne façon d’organiser le service public de l’emploi en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12962</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8762</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Damien Adam</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail</ministreQuestion><ministreJO>Travail</ministreJO><Objet>Arrêts maladie de complaisance</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12962. — 2 octobre 2018. — M. Damien Adam interroge Mme la ministre du travail sur la lutte contre les arrêts maladie de complaisance. Le code de la sécurité sociale, il est fait référence au prescripteur dont l’activité de prescription d’arrêt de travail apparaît anormalement élevée au regard de la pratique constatée chez les professionnels de santé appartenant à la même profession. Dans les faits, une petite partie de praticiens identifiés comme « hyperprescripteurs » sont susceptibles des délivrer des arrêts maladie de complaisance. Ces fraudes coûtent cher à l’assurance maladie. Ainsi, il lui demande quelles mesures elle compte mettre en place pour instaurer un meilleur contrôle et lutter plus efficacement contre ces pratiques délétères.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12963</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8762</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Frédérique Tuffnell</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail</ministreQuestion><ministreJO>Travail</ministreJO><Objet>Cas de déblocage anticipé de l’épargne salariale</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12963. — 2 octobre 2018. — Mme Frédérique Tuffnell interroge Mme la ministre du travail sur le caractère restrictif des cas de déblocage anticipé de l’épargne salariale. L’article R. 3324-22 du code du travail précise en effet les cas dans lesquels les droits constitués au profit des bénéficiaires de l’épargne salariale peuvent être exceptionnellement liquidés de manière anticipée. Ces cas incluent notamment l’affectation des sommes épargnées à l’acquisition ou agrandissement de la résidence principale emportant création de surface habitable nouvelle, telle que définie à l’article R. 111-2 du code de la construction et de l’habitation, sous réserve de certaines conditions. Alors que le plan de rénovation énergétique des bâtiments prévoit de rénover 500 000 logements par an, la parlementaire s’interroge sur la possibilité d’ouvrir les cas de déblocages anticipés à d’autres types de travaux au titre desquels ceux permettant d’améliorer la performance énergétique. Elle s’interroge également sur la possibilité d’étendre ce dispositif à d’autres travaux non soumis à permis de construire ou à déclaration préalable comme la construction d’une véranda, considérée encore aujourd’hui comme un garage, alors qu’elles sont des pièces de vie à part entière. En conséquence, elle souhaite savoir si une évolution des cas de déblocage anticipés de l’épargne salariale est envisageable dans un futur proche.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12964</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8762</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marjolaine Meynier-Millefert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail</ministreQuestion><ministreJO>Travail</ministreJO><Objet>Création d’une convention collective pour les métiers de la logistique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12964. — 2 octobre 2018. — Mme Marjolaine Meynier-Millefert interroge Mme la ministre du travail sur la création d’une convention collective pour les métiers de la logistique. En effet, les professionnels de ce secteur économique dynamique mais fragile ne bénéficient pas d’une convention de branche. Un texte réglementaire de droit du travail définissant chacun des statuts des employés de cette branche professionnelle serait un signe positif pour ce secteur et une réelle volonté gouvernementale de le soutenir. Elle souhaiterait donc savoir si la création d’une convention collective pour les métiers de la logistique est envisagée par le Gouvernement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12968</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8762</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Véronique Louwagie</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail</ministreQuestion><ministreJO>Travail</ministreJO><Objet>Reconnaissance des astreintes comme temps de travail</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12968. — 2 octobre 2018. — Mme Véronique Louwagie attire l’attention de Mme la ministre du travail sur la reconnaissance des astreintes comme temps de travail. En effet, par un arrêt rendu le 21 février 2018, la Cour européenne de justice (CJUE,21.02.18, Aff. C-518/15) a considéré que le temps de garde-astreinte d’un travailleur à domicile obligé de répondre aux appels de son employeur, dans un délai bref, devait être considéré comme du temps de travail. C’est notamment le cas des sapeurs-pompiers volontaires qui, en cas d’appel, doivent se rendre immédiatement à la caserne, ce qui les empêche d’exercer d’autres activités. Le droit communautaire prévalant sur la législation interne, cet arrêt fait désormais jurisprudence dans toute l’Union européenne pour autant que les salariés concernés aient l’obligation de se rendre rapidement sur leur lieu de travail. Elle souhaiterait savoir comment le Gouvernement compte maintenir et renforcer l’engagement bénévole dans le pays et notamment s’agissant des sapeurs-pompiers volontaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12969</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8763</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sabine Rubin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail</ministreQuestion><ministreJO>Travail</ministreJO><Objet>Travail dissimulé de jeunes mineurs via des plateformes de livraison</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12969. — 2 octobre 2018. — Mme Sabine Rubin alerte Mme la ministre du travail sur la multiplication des formes de travail dissimulé liée à des plateformes de livraison à domicile. Par voie de presse, Mme la députée a été informée de l’existence de plus en plus répandue de travail dissimulé lié à des plateformes de livraison. Après avoir créé un compte, certains individus peu scrupuleux mettent en place un système de « location » auprès de très jeunes mineurs et de travailleurs sans-papiers, en dérogation manifeste avec les lois, déjà bien fragiles, entourant le statut d’autoentrepreneur. En toute illégalité, ces individus ponctionnent en moyenne la moitié de l’argent ainsi engrangé. Des collégiens de 15 ans se retrouvent ainsi à travailler après les cours et le week-end, sans aucune forme de protection juridique, corvéables à merci, à rebours de la construction de l’État social français qui s’est évertué à bannir ce type de pratiques, qui contribuent à la précarisation et à déscolarisation de la jeunesse, principalement celle issue des classes populaires. Les inspecteurs du travail semblent alarmés devant l’ampleur que prend ce phénomène dans les grandes métropoles, de l’impunité dont jouissent tant les individus responsables de la fraude que du vide juridique qui couvre actuellement les plateformes : cette infraction, passible de 5 ans d’emprisonnement et d’une amende de 75 000 euros, ne peut frapper que les seules intermédiaires. Mme la députée s’associe donc pleinement à la récrimination du syndicat CGT-TEFP de l’inspection du travail qui pointe du doigt la « responsabilité morale et sociale » manifeste de ces plateformes, qui se déchargent toute honte bue sur la responsabilité individuelle de chacun de ses autoentrepreneurs à respecter les clauses de l’entreprise ou de la « communauté ». Outre l’urgence immédiate à lutter contre un travail des enfants aberrants et scandaleux à notre époque, ainsi que contre l’exploitation honteuse de travailleurs sans-papiers, il lui semble nécessaire de mettre en place un encadrement juridique spécifique qui puisse responsabiliser les plates-formes qui laissent proliférer pareils agissements. Dans ce contexte, elle souhaite savoir quelles mesures elle entend prendre afin de lutter contre cette grave atteinte au code du travail, ainsi que les mesures législatives les plus propices à mieux encadrer, prévenir, et le cas échéant punir non seulement les intermédiaires, mais les plateformes elles-mêmes.]]></texteQuestion></question></Section><Section part="REP"><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>10351</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8780</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Fasquelle</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><Objet>Erreur matérielle dans le CRPA</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            10351. — 10 juillet 2018. — M. Daniel Fasquelle attire l’attention de M. le ministre de l’action et des comptes publics sur la compétence de la commission d’accès aux documents administratifs et sa compétence précisée à l’article R. 342-4 du code des relations entre le public et l’administration. Celui-ci dispose que la commission peut être consultée par les autorités mentionnées à l’article L. 300-2 sur toute question relative à l’application des titres Ier, II et IV du présent livre (livre III : l’accès aux documents administratifs et la réutilisation des informations publiques) et du titre premier du livre II du code du patrimoine. Pour rappel, dans sa version issue de la loi n° 2016-1321 du 7 octobre 2016, le livre III se compose des 4 titres suivants : titre Ier : le droit d’accès aux documents administratifs ; titre II : la réutilisation des informations publiques ; titre III : les personnes responsables de l’accès aux documents administratifs et des questions relatives à la réutilisation des informations publiques ; titre IV : la commission d’accès aux documents administratifs. À l’origine de ce texte, le décret n° 2005-1755 du 30 décembre 2005 indiquait que le champ de compétences de la commission d’accès aux documents administratifs s’exerçait pour toute question relative à l’application des chapitres premier, II et IV du titre premier de la loi. Pour rappel, la loi disposait alors : chapitre Ier : de la liberté d’accès aux documents administratifs ; chapitre II : du droit de réutilisation des informations publiques ; chapitre III : la commission d’accès aux documents administratifs ; chapitre IV : dispositions communes. Le Député attire son attention sur l’existence d’une erreur manifeste dans l’article R. 342-4 du code des relations entre le public et l’administration dès lors que dans sa version actuelle, il viendrait attribuer à la commission la définition de sa propre compétence. Il l’interroge sur l’interprétation qu’il faut réellement déduire de l’article R. 342-4 du code des relations entre le public et l’administration qui notamment définit les compétences de la commission d’accès aux documents administratifs. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8780</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article R. 342-4-1 du code des relations entre le public et l’administration, qui s’est substitué à l’article R. 342-4 à la suite du décret n° 2016-1564 du 21 novembre 2016 relatif aux délégations accordées par la commission d’accès aux documents administratifs à son président devrait en effet comporter un renvoi non au titre IV du livre III mais au titre III de de ce même livre consacré aux personnes responsables de l’accès aux documents administratifs. Cette erreur de renvoi sera corrigée dans l’un des décrets en Conseil d’Etat pris pour l’application de la loi n° 2018-727 du 10 août 2018 pour un Etat au service d’une société de confiance.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>10711</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8780</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Auconie</parlementaire><ministreQuestion>Mme la garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><Objet>Développement des structures départementales des défenseurs des droits</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            10711. — 17 juillet 2018. — Mme Sophie Auconie attire l’attention de Mme la garde des sceaux, ministre de la justice sur les moyens alloués aux défenseurs des droits. Les démarches avec l’administration sont parfois complexes. En 2018, de nombreux citoyens se trouvent encore marginalisés en raison de la dématérialisation des documents et l’usage dorénavant indispensable d’Internet pour toutes les démarches administratives. Ils se sentent perdus dans la quantité de démarches à accomplir, ce qui peut conduire à des incompréhensions et des conflits avec l’administration. Dans ces cas précis les défenseurs des droits interviennent, leur rôle étant principalement de chercher des solutions à l’amiable. Le rôle du défenseur des droits sur un territoire prend aujourd’hui de l’importance et devient même primordial dans notre société où chacun des citoyens à désormais un accès facile à la loi. Toutefois les moyens qui leurs sont alloués sont relativement faibles. En Touraine, il y a eu 545 demandes en 2017, pour seulement trois délégués au défenseur des droits pour tout le département, dont qu’un pour la circonscription administrative de Loches. Elle lui demande donc comment elle envisage de soutenir les défenseurs des droits dans leurs missions. Elle souhaite savoir si un plan de développement de leurs actions est prévu durant le quinquennat 2017-2022 afin de satisfaire les importantes demandes qui affluent chaque année et qui continueront d’augmenter. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8780</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Défenseur des droits est une autorité administrative indépendante instituée par la loi constitutionnelle du 23 juillet 2008. Disposant d’un budget de 22,4 millions d’euros en 2018, le Défenseur exerce les missions autrefois dévolues au Médiateur de la République, au Défenseur des enfants, à la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité et à la Commission nationale de déontologie de la sécurité. Il est chargé de veiller à la défense des usagers face aux défaillances du service public, de lutter contre les discriminations, de défendre le droit des enfants et le respect de la déontologie de la sécurité et, depuis l’année dernière, d’orienter et de protéger les lanceurs d’alerte. Pour mener à bien ses missions, le Défenseur des droits dispose, en application de l’article 37 de la loi organique du 29 mars 2011, d’un réseau de délégués départementaux répartis sur l’ensemble du territoire national, en métropole et dans les territoires d’outre-mer.  Véritables services de proximité dédiés à l’accueil des personnes ayant des difficultés à faire valoir leurs droits, ces délégués sont une composante fondamentale de l’action du Défenseur. Ces bénévoles, issus de la société civile et nommés par le Défenseur, ont pour mission de recevoir et d’instruire les réclamations relevant de sa compétence. Interlocuteurs reconnus par les administrations, ils jouent à ce titre un rôle de médiation essentiel entre elles et les demandeurs. Afin de traiter au mieux les demandes, les délégués bénéficient de formations tout au long de leur activité. Ils constituent également un observatoire pertinent des difficultés administratives rencontrées par l’ensemble des personnes vivant en France. Fin 2017, le réseau des délégués comptait 475 délégués, présents dans 836 points d’accueil. Ils étaient 448 fin 2016 et 396 fin 2015. S’agissant particulièrement de l’Indre-et-Loire, les trois délégués territoriaux du département assurent la permanence dans cinq lieux d’accueil. Ces délégués ont enregistré, pour l’année 2017, 545 sollicitations, dont 286 ont donné lieu à l’ouverture d’un dossier de réclamation – portant pour l’essentiel sur des dysfonctionnements du service public. L’accroissement du maillage territorial avec au 1er octobre 511 délégués s’explique par l’importance que le gouvernement accorde à l’action du Défenseur et à son implication locale. Ce succès tient à la place que le Défenseur a su consacrer aux délégués ainsi qu’à la mobilisation de ces bénévoles soucieux de s’impliquer dans la protection des droits et libertés. Le Gouvernement encouragera encore à l’avenir toutes les initiatives permettant le maintien et le renforcement de ce réseau, à la fois pour répondre à une demande toujours croissante et pour favoriser davantage l’écoute des publics fragiles, présents notamment en zone rurale.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6967</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8781</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrice Verchère</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><Objet>Frais kilométriques des collaborateurs occasionnels du service public (COSP)</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6967. — 27 mars 2018. — M. Patrice Verchère attire l’attention de M. le ministre de l’action et des comptes publics sur l’indemnisation des collaborateurs occasionnels du service public (COSP) lorsque ceux-ci utilisent leur véhicule personnel dans le cadre de leurs activités. En effet, il s’avère que les COSP peuvent être indemnisés sur la base d’un barème fixé par un décret du 3 juillet 2006 qui prévoit les conditions et les modalités de règlement des frais occasionnés par les déplacements temporaires des personnels civils de l’État. Or depuis 12 ans, ces frais ont augmenté de façon significative sans que ce barème n’ait été revalorisé. Par ailleurs, il est beaucoup moins avantageux que le barème kilométrique publié chaque année par l’administration fiscale au Bulletin officiel des finances publiques - Impôts, régulièrement revalorisé et destiné à évaluer les dépenses de déplacements professionnels des salariés. Il lui demande la raison pour laquelle le barème applicable aux COSP n’a pas été revalorisé depuis 2006 et si le Gouvernement envisage de le réévaluer ou de lui substituer le barème kilométrique.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8781</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article 10 du décret n° 2006-781 du 3 juillet 2006 fixant les conditions et les modalités de règlement des frais occasionnés par les déplacements temporaires des personnels de l’Etat, qui s’applique aussi aux collaborateurs occasionnels du service public, prévoit la possibilité de versement d’indemnités kilométriques aux agents utilisant leur véhicule terrestre à moteur dans le cadre de leurs déplacements professionnels. Le barème, fixé par un arrêté du 3 juillet 2006, a fait l’objet en 2008 d’une revalorisation qui a permis d’établir un barème des indemnités kilométriques en métropole s’échelonnant de 0,18 € à 0,43 € le kilomètre, en fonction de la puissance fiscale des véhicules et du nombre de kilomètres parcourus. Conscient des difficultés que peuvent rencontrer les agents publics dans un contexte de progression des prix, le ministre a annoncé à l’issue du rendez-vous salarial du 18 juin 2018, pour la première fois depuis 2006, une revalorisation de l’indemnité kilométrique de 17% soit le cumul de l’inflation.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>8169</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8782</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Franck Marlin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><Objet>Envoi mensuel d’un avis de saisie conservatoire par l’administration fiscale</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            8169. — 8 mai 2018. — M. Franck Marlin appelle l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur la pratique de l’administration fiscale qui consiste à envoyer tous les mois un avis de saisie conservatoire au contribuable qui a régulièrement contesté les impositions supplémentaire mises à sa charge suite à une réclamation contentieuse avec demande de sursis de paiement. En effet, il apparaît que cela constitue un contournement des dispositions de l’article L. 277 du livre des procédures fiscales qui interdisent de prendre toutes mesures exécutoires. En ce sens, envoyer chaque mois un avis de saisie conservatoire sur les comptes d’un contribuable en lui prenant la totalité de ce qui s’y trouve, c’est-à-dire sans même lui laisser de quoi vivre, est pire qu’une saisie exécutoire. Ainsi, non seulement le contribuable ne dispose pas des 550,93 euros insaisissables, prévus par le décret n° 2017-1854 du 29 décembre 2017 et correspondant au montant forfaitaire du RSA, mais encore, le compte bancaire se retrouve bloqué en laissant le contribuable sans moyen de paiement, et la somme saisie ne vient pas réduire les droits en principal qui continuent à générer des intérêts de retard, ce qui participe à augmenter encore un peu plus la dette fiscale du contribuable. Cette pratique pourrait donc apparaître particulièrement déloyale et de nature à porter atteinte au respect du droit de propriété qu’un citoyen a sur ses biens. Aussi, il lui demande si le Gouvernement entend prendre des dispositions pour limiter le recours à cette pratique par les services de recouvrement de l’administration fiscale. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8782</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Conformément aux dispositions de l’article L. 277 du livre des procédures fiscales, un contribuable qui conteste le bien-fondé, ou le montant des impositions mises à sa charge, est autorisé, s’il en a expressément formulé la demande dans sa réclamation et précisé le montant ou les bases du dégrèvement auquel il estime avoir droit, à différer le paiement de la partie contestée de ces impositions et des pénalités y afférentes. Ce sursis de paiement a pour effet de suspendre, d’une part, l’exigibilité de la créance, et, d’autre part, la prescription de l’action en recouvrement, jusqu’à ce qu’une décision définitive ait été prise sur la réclamation soit par l’administration, soit par le tribunal compétent. Néanmoins, et afin de sauvegarder les intérêts du Trésor, lorsque la réclamation porte sur un montant de droits supérieur à 4 500 euros, le débiteur doit constituer des garanties portant sur le montant des droits contestés. L’article L. 277 précité prévoit qu’à défaut de constitution de garanties, ou si les garanties offertes sont estimées insuffisantes, le comptable peut prendre des mesures conservatoires pour les impôts contestés. Cette prise de garantie, visant à assurer le recouvrement de la créance publique, constituant une simple faculté, le comptable peut, compte tenu de la situation du redevable (solvabilité avérée …), le cas échéant renoncer à prendre de telles mesures. En l’absence de garanties fournies par le contribuable sollicitant un sursis de paiement, le comptable public est autorisé à prendre toute mesure conservatoire de nature à assurer le recouvrement de sa créance. Le dispositif ne méconnaît donc pas les règles du sursis de paiement. Ces mesures conservatoires ne peuvent, en vertu des dispositions de l’article L. 3252-7 du code du travail, porter sur des rémunérations. Dès lors, les dispositions du décret n° 2017-1854 du 29 décembre 2017 et correspondant au montant forfaitaire du RSA ne trouvent pas à s’appliquer. Le comptable peut, néanmoins, diligenter une procédure de saisie conservatoire de droit commun sur le compte bancaire du redevable. Dans ces conditions, les dispositions de l’article L. 162-2 du code des procédures civiles d’exécution prévoient un solde bancaire insaisissable correspondant à une somme forfaitaire qui s’élève, au 1er janvier 2018, à 550,93 euros. Cette somme ne peut être prélevée quand un compte bancaire créditeur fait l’objet d’une saisie. Concernant enfin les intérêts de retard, les créances fiscales des particuliers (impôts sur le revenu, taxe d’habitation, taxe foncière) sont, par application de l’article 1730 du code général des impôts, uniquement pénalisées en cas de défaut de paiement à l’échéance par l’application d’une majoration de 10 %, sans que soient appliqués des intérêts de retard. Par conséquent, la prise de mesures conservatoires, qui en tant que garanties ne peuvent venir s’imputer sur le solde de la dette fiscale du redevable, n’aura pas pour incidence d’augmenter le montant de cette dette.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>12397</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8782</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alain David</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre, auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargée des affaires européennes</ministreQuestion><ministreJO>Affaires européennes</ministreJO><Objet>Choix du fuseau horaire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            12397. — 25 septembre 2018. — M. Alain David attire l’attention de Mme la ministre, auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargée des affaires européennes, sur le projet de directive européenne d’abolition du changement d’heure. En effet si cette directive est adoptée par le Parlement et le Conseil européens, il reviendra à la souveraineté nationale de décider de son fuseau horaire. Les États membres devront notifier à la Commission européenne, avant le 1er avril 2019, s’ils choisissent de fixer définitivement leurs horloges sur l’heure d’été ou si au contraire ils préfèrent adopter l’heure d’hiver. Ainsi, il lui demande quelle est la position du Gouvernement en la matière et si des études ont été menées afin de déterminer quels sont les enjeux économiques, écologiques et de santé, liés à une telle décision.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8783</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Pour assurer le bon fonctionnement du marché intérieur de l’Union européenne et notamment des services de transports, la directive 2000/84/CE du Parlement européen et du Conseil du 19 janvier 2001 impose aux Etats membres l’utilisation d’un régime de changement d’heure (« heure d’hiver / heure d’été ») ainsi que des dates communes pour ce changement, afin d’assurer que l’éventuel décalage horaire entre deux points quelconques de l’Union européenne reste constant tout au long de l’année. Le 12 septembre 2018, la Commission a proposé une révision de cette directive pour abolir cette obligation. Pour autant, les Etats membres sont - et resteraient à cette occasion - entièrement libres de choisir leur fuseau horaire de rattachement parmi l’ensemble des fuseaux horaires disponibles, dont entre autres le fuseau correspondant à l’heure d’hiver (soit UTC+1 pour la France) ou le fuseau correspondant à l’heure d’été (soit UTC+2 pour la France). Pour déterminer leur position vis-à-vis de cette proposition de la Commission, les autorités françaises prendront en considération l’ensemble des études disponibles, notamment en matière d’impact sanitaire et de conséquences sur la consommation énergétique, ainsi que la possible apparition d’un décalage horaire avec les pays limitrophes qui pourrait avoir des conséquences sur les travailleurs frontaliers qui effectuent une navette quotidienne.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>8105</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8783</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hervé Pellois</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><Objet>Désamiantage des bâtiments agricoles</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            8105. — 8 mai 2018. — M. Hervé Pellois interroge M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur le désamiantage des bâtiments agricoles. En Bretagne, un grand nombre de bâtiments construits en fibrociment contenant de l’amiante sont laissés à l’abandon. En effet, le coût des mesures pour effectuer leur déconstruction est devenu prohibitif, contraignant les propriétaires à les laisser en l’état, voire à les démonter eux-mêmes avec tous les risques inhérents pour leur santé et l’environnement. En 2014, l’État a commencé un accompagnement de ces personnes dans leur démarche avec la publication d’une note interministérielle en date du 3 juin 2014. Elle rappelait notamment que de solutions adaptées localement, comme la mise en place de filières d’élimination, devaient être mises en œuvre. Elle indiquait également que les services du ministère s’associeraient avec les autres acteurs en charge des déchets amiantés du bâtiment. En 2015, le Conseil économique social et environnemental se saisissait également de cette question en indiquant la nécessité de mettre en place une commission interrégionale qui pourrait relever de l’État. Il l’interroge sur les solutions mises en œuvre pour améliorer la prise en charge du désamiantage des bâtiments agricoles.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8783</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les bâtiments agricoles sont soumis, au même titre que les autres immeubles bâtis, à des exigences réglementaires concernant le repérage de l’amiante et des obligations pouvant en découler. Afin d’améliorer la mise en œuvre de la réglementation, une note interministérielle du 3 juin 2014 à l’attention des services de l’État, toujours d’actualité, rappelle la réglementation relative à la prévention du risque présenté par l’amiante dans les bâtiments agricoles. Elle invite les préfets à rappeler à la profession agricole ses obligations en matière de mise en sécurité et de réhabilitation des sites, particulièrement en cas de cessation d’activité ou de projet de rénovation. Elle donne également des indications concernant la mise en œuvre de solutions adaptées localement, notamment par l’accompagnement fiscal et la mobilisation de dispositifs incitatifs désormais placés sous la responsabilité des régions, en tant qu’autorités de gestion des programmes de développement rural régionaux. En parallèle, le ministère chargé de l’agriculture encourage à l’échelle locale l’adoption de chartes pour la déconstruction de bâtiments agricoles désaffectés, à l’instar de celle mise en place dans la Sarthe. Cette dernière a permis la mise en œuvre d’une solution collective (réduction de 40 % sur le tarif d’enfouissement). Toutefois, les problèmes rencontrés par la profession agricole dans ce domaine ne sont pas spécifiques. C’est pourquoi les services du ministère chargé de l’agriculture s’associent aux travaux menés par le ministère chargé de l’écologie concernant les déchets amiantés du bâtiment. En 2016, l’arrêté ministériel concernant les installations de stockage des déchets non dangereux a été révisé afin d’augmenter le nombre d’exutoires des déchets du bâtiment et des travaux publics contenant de l’amiante. À noter que le décret du 17 juin 2016 relatif au plan régional de prévention et de gestion des déchets demande que chaque plan régional comprenne une planification du maillage du territoire en installations de collecte des déchets amiantés. À cet égard, un état des lieux du maillage territorial des installations assurant l’élimination des déchets et de l’adéquation des sites de traitement de déchets avec les gisements de déchets amiante a été réalisé en 2017 et mis en ligne sous le lien : http://infoterre.brgm.fr/rapports/RP-66047-FR.pdf Ces actions sont confortées et renforcées au sein du plan d’actions interministériel 2016-2018 pour améliorer la prévention des risques liés à l’amiante. Ce plan comporte 26 actions déclinées autour des cinq axes : renforcer et adapter la communication et la diffusion de l’information de tous les acteurs concernés ; améliorer et accélérer la professionnalisation des acteurs de la filière du désamiantage ; faciliter et accompagner la mise en œuvre de la réglementation, notamment par une clarification et une sécurisation du cadre réglementaire et par l’amélioration des dispositifs de collecte et traitement des déchets ; soutenir les démarches de recherche et développement sur l’amiante ; définir des outils de mesure d’atteintes d’objectifs et de pilotage, notamment par la territorialisation des actions nationales. Parmi les actions mises en œuvre, un dossier « amiante » a été constitué sur le portail public mis en ligne le 4 juillet 2017 www.toutsurlenvironnement.fr, afin d’offrir aux citoyens un accès unique et centralisé aux informations détenues par les autorités publiques en matière d’amiante ; de restituer ces informations, dites « ressources », de manière organisée en les rendant accessibles par thèmes et à plusieurs échelles territoriales ; de faire connaître les initiatives et évènements organisés en régions par les différents services déconcentrés dans leur domaine de compétence. Le portail tout sur l’environnement recense aussi les initiatives locales à destination de l’ensemble des acteurs de la filière des professionnels et des particuliers, en vue de les sensibiliser aux risques liés à l’amiante et de les aider à s’approprier la réglementation et à mettre en œuvre les bonnes pratiques de prévention (organisation et réalisation des travaux, gestion des déchets d’amiante…).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>9342</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8784</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Xavier Paluszkiewicz</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><Objet>Accord libre-échange - Mercosur</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            9342. — 12 juin 2018. — M. Xavier Paluszkiewicz alerte M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur les diverses inquiétudes des producteurs régionaux concernant l’accord de libre-échange qui doit être conclu avec les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay), et d’une possible concurrence déloyale. En effet, dans le cadre du futur accord de libre-échange entre l’Union européenne et les pays du Mercosur, l’ouverture de ces marchés tendra à de nouvelles normes et négociations pour les producteurs régionaux face à des concurrents de la production alimentaire industrialisés. Un véritable équilibre entre l’ouverture du marché et la protection des filières sensibles, notamment bovine, doit être trouvé pour ne pas impacter des filières déjà en difficulté de part une concurrence toujours croissante. Pour l’heure, les négociations semblent être en suspens du côté européen. Il souhaiterait connaître les points sur lesquels la France ne transigera pas au regard des différentes négociations entre la commission européenne et les pays du Mercosur. Il a été rappelé que des lignes rouges existaient bel et bien pour établir cet accord commercial de libre-échange, néanmoins, il rappelle que ces négociations se font en considération des autres pays de l’Union européenne présent dans lesdites discussions. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8784</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’Union européenne négocie actuellement un accord de libre-échange avec le marché commun du sud (Mercosur) (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay). Le dernier round de négociation, ayant eu lieu du 10 au 14 septembre 2018, n’a pu être conclusif, et la négociation se poursuit. Les enjeux sont importants pour certaines filières agricoles françaises compte tenu de la compétitivité des filières du Mercosur. Pleinement conscient de ces sensibilités, et en cohérence avec les objectifs des états généraux de l’alimentation, le Gouvernement est mobilisé pour assurer la défense des intérêts français et ainsi garantir la préservation du dynamisme économique des territoires. La France, soutenue par d’autres États membres, considère ainsi que la conclusion de l’accord Union européenne-Mercosur est tributaire de l’équilibre entre l’ouverture du marché et la protection des filières sensibles agricoles dans la négociation, en particulier, le bœuf, l’éthanol, le sucre et les volailles. Concernant la viande bovine, l’Union européenne a proposé à l’automne 2017 un contingent de 70 000 tonnes équivalent carcasse (TEC). Face à la pression du Mercosur pour élever ce quota au-delà de 100 000 TEC, la France demande que ce contingent soit le plus limité possible, ne s’écarte pas significativement de 70 000 TEC, et s’accompagne de conditions et modalités en limitant l’impact. En cohérence avec les actions décidées dans le cadre du plan d’action sur la mise en œuvre de l’accord économique et commercial global (CETA), le Gouvernement fait en outre valoir que les concessions tarifaires sur les produits sensibles doivent s’inscrire dans les limites d’une « enveloppe globale », permettant de définir ce qui est soutenable pour les filières au regard du marché, à l’échelle de l’ensemble des négociations en cours ou à venir (Australie, Nouvelle-Zélande, Chili…). Il se mobilise également pour que ces concessions tarifaires soient directement liées à des mesures permettant de rétablir des conditions de concurrence équitables entre les producteurs français et ceux des pays du Mercosur (mécanisme de sauvegarde et conditions liées aux modes de production). Concernant le volet sanitaire et phytosanitaire, des audits ont été réalisés au Brésil par les services de la Commission européenne en 2017 et 2018. Le Gouvernement sera particulièrement vigilant pour que soit garantie la fiabilité du système sanitaire du Mercosur avant la conclusion de l’accord, en cohérence avec les conclusions de ces audits. En tout état de cause, l’ensemble des importations de viande en provenance du Mercosur devront se conformer aux normes sanitaires de l’Union européenne. Il faut à ce titre se féliciter de l’adoption, le 5 juin 2018 à Bruxelles, d’un règlement relatif aux médicaments vétérinaires qui entérine l’interdiction d’importation de tous les types de viandes issues d’animaux engraissés aux antibiotiques utilisés comme activateurs de croissance. Cela contribue à la défense du modèle alimentaire français, en conformité avec les attentes des citoyens. Il reste du travail à mener avant de pouvoir conclure cette négociation, le Mercosur devra démontrer qu’il peut proposer à l’Union européenne un accord protecteur de ses sensibilités et synonyme d’avancées pour les secteurs agricoles offensifs. Le Gouvernement sera attentif jusqu’à la conclusion pour préserver les intérêts des filières agricoles françaises.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>11221</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8785</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bertrand Pancher</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><Objet>Adaptation certificats économie de produits phytopharmaceutiques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            11221. — 31 juillet 2018. — M. Bertrand Pancher alerte M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur les difficultés rencontrées par les producteurs d’intrants agricoles pour bénéficier des avancées proposées par l’article 11 de la loi n° 2017-348. Dans cet article, la loi précise les contours du dispositif expérimental de certificats d’économie de produits phytopharmaceutiques. Dans ce cadre, le code rural et de la pêche maritime intègre donc la volonté du législateur de réduire le recours aux intrants chimiques conventionnels. Toutefois, le dispositif n’est pas adapté aux produits contenant des principes actifs qui agissent sur la physiologie des plantes et contribuent à améliorer leur résistance, leur rendement et leur développement. Or, au regard du point 2.6 des fiches-action des CEPP, ces solutions permettent bien une réduction de l’utilisation d’intrants chimiques. Ainsi, une adaptation possible de ces fiches pourrait consister en une dispense de réponse au point 2.5 (relatif à la réduction d’IFT) lorsque les produits concernés satisfont au point 2.6 (relatif à la réduction des intrants chimiques). À défaut, il pourrait tout à fait être conçu un dispositif de type « certificat d’économie d’engrais chimiques agricoles ». Aussi, il souhaiterait connaître la position du Gouvernement sur ces propositions concrètes.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8785</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le dispositif des certificats d’économie de produits phytopharmaceutiques (CEPP) vise à dynamiser la diffusion des pratiques économes en produits phytopharmaceutiques pour les exploitants agricoles, tout en veillant à la performance économique des exploitations. Après une phase d’expérimentation, il est prévu de le pérenniser et d’étendre son application aux outre-mer dans le cadre du projet de loi pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous. Les matières fertilisantes ne font pas l’objet d’un tel dispositif. Compte tenu du caractère récent et innovant du dispositif CEPP, il semble à ce stade prématuré d’étendre à d’autres intrants un dispositif du même type. L’évaluation des pratiques encouragées via le dispositif CEPP est essentielle. Il convient de promouvoir des actions qui ont fait scientifiquement leurs preuves. C’est pourquoi l’évaluation des propositions d’actions standardisées a été confiée à une commission indépendante d’experts, présidée par un directeur scientifique de l’institut national de la recherche agronomique et qui base son expertise sur des critères définis par arrêté du ministre chargé de l’agriculture. Dans ce cadre, toute solution permettant la réduction d’utilisation des produits phytopharmaceutiques en agriculture peut être prise en compte sous réserve d’éléments de preuve suffisants. Il en est de même pour les solutions permettant une réduction d’impact sur l’environnement ou la santé. Des réflexions sont en cours pour intégrer les biostimulants qui, par leur action, peuvent conduire à réduire l’utilisation d’intrants.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>11222</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8785</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre-Henri Dumont</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><Objet>Compensations collectives agricoles</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            11222. — 31 juillet 2018. — M. Pierre-Henri Dumont attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur les compensations collectives agricoles. Depuis le 1er novembre 2016 s’applique le nouveau régime de compensation collective agricole prévu par la loi d’avenir pour l’agriculture du 13 novembre 2014. Ce régime impose aux maîtres d’ouvrage de certains projets d’aménagement susceptibles d’avoir des conséquences négatives importantes sur l’économie agricole d’un territoire d’établir une étude préalable comportant les mesures envisagées pour éviter ou réduire la consommation des terres agricoles. Selon cette loi, si le projet comporte des effets néfastes sur l’économie agricole locale, les maîtres d’ouvrage devront proposer la mise en place de mesures de compensation collective visant à consolider l’économie agricole et agroalimentaire du territoire concerné. Cependant, certaines de ces mesures ne permettent pas de répondre à la nécessaire consolidation de l’économie agricole du territoire concerné et aboutissent parfois à une surconsommation des terres agricoles. Aussi, il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour éviter les effets pervers de ce système en étudiant au préalable toute solution d’évitement de la consommation des terres agricoles, à travers la requalification des friches, le renouvellement urbain et l’optimisation de l’utilisation du foncier. Il souhaiterait savoir si le Gouvernement a des outils pour sécuriser les études préalables, afin qu’elles ne se limitent pas à l’évaluation des impacts d’un projet d’aménagement ou à la proposition de mesures compensatoires.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8786</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La loi n° 2014-1170 d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt a institué, à l’article L. 112-1-3 du code rural et de la pêche maritime (CRPM), le principe d’une étude préalable pour les projets de travaux, d’ouvrages ou d’aménagements publics ou privés susceptibles d’avoir des conséquences négatives importantes pour l’économie agricole. L’étude préalable a pour objet de déterminer l’ampleur des conséquences du projet sur l’économie agricole, et de proposer, le cas échéant, des mesures de compensation collective. Le législateur a signifié qu’il s’agit de mesures à caractère collectif, dans la mesure où, en application de l’article L. 1 du code de l’expropriation pour cause d’utilité publique, le ou les exploitants évincés par les travaux perçoivent déjà une juste et préalable indemnité. L’article L. 112-1-3 du CRPM introduit ainsi un dispositif entièrement nouveau, de nature à prendre en considération les conséquences négatives qui ne sont pas directement liées à la maîtrise du foncier agricole, telles par exemple que la mise en difficulté de coopératives ou d’entreprises dont l’avenir serait compromis par la perte d’une partie de leur source d’approvisionnement. La mise en œuvre de l’article est décrite dans le décret n° 2016-1190 du 31 août 2016, relatif à l’étude préalable et aux mesures de compensation prévues à l’article L. 112-1-3 du CRPM ; il a été pris après avis du Conseil d’État. Ce décret, qui déconcentre la procédure à l’échelon départemental, précise à l’article D. 112-1-19 du CRPM le contenu de l’étude préalable et confère à la commission départementale de la préservation des espaces naturels agricoles et forestiers un rôle de conseil du préfet. Le préfet émet un avis sur la qualité de l’étude préalable, au regard notamment des mesures envisagées et retenues pour éviter et réduire les effets négatifs notables du projet, ainsi que sur le bien-fondé des mesures de compensation collective éventuellement envisagées. Un mécanisme de conseil aux services déconcentrés a été mis en place par le ministère de l’agriculture et de l’alimentation. Toutefois, s’agissant d’un dispositif entré en vigueur en décembre 2016, les premiers retours d’expérience des services sont encore récents. Par ailleurs, dans le cadre de son rapport publié en juillet 2018 sur l’évaluation et les propositions d’optimisation des outils concourant à la préservation des espaces naturels agricoles et forestiers, le conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux recommande notamment : - de préciser le cadre réglementaire et financier pour mettre en œuvre la compensation collective agricole, de la façon la plus cohérente possible entre les départements ; - de renforcer les dispositions relatives à l’évitement et à la réduction afin d’éviter le recours systématique aux mesures de compensation collective, notamment sous une forme financière. La réflexion sur le dispositif pourra s’inscrire dans le cadre plus général des conclusions de la mission parlementaire en cours sur le foncier agricole.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>11290</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8786</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Auconie</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><Objet>Baisse de dotation pour les lycées agricoles</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            11290. — 31 juillet 2018. — Mme Sophie Auconie attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur la suppression de 1 000 heures d’options facultatives pour les lycées agricoles publics dans la région Centre-Val de Loire. Courant février 2018, la direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (DRAAF) et les services régionaux de la formation et du développement (SRFD) ont signifiés aux directions d’établissement et aux personnels d’une suppression de 1 000 heures de dotation régionale consacrée aux options facultatives, incluant aussi les sections sportives et européennes. De plus la dotation globale horaire (DGH) se révèle être insuffisante. La conséquence directe de cela est une option facultative en moins par lycée dès la rentrée 2018, représentant 108 heures en moyenne. Cette décision semble injuste et pénalisante pour les lycées agricoles publics de la région Centre-Val de Loire. Celle-ci s’est attelée depuis maintenant quinze ans à développer une section européenne par lycée. Cette région est un modèle en ce qu’elle a mise en place une offre conforme aux moyens alloués par l’administration centre. Son offre d’options est équilibrée et cohérente, ce qui lui permet de garantir aux élèves un choix d’options. En outre cette décision pourrait porter atteinte aux capacités de recrutement des lycées et fragiliser leurs structures. Les mérites de l’enseignement agricole ne cessent d’être vantés et compte tenu de son importance, une telle décision est surprenante. En région Centre, la rentrée est sous le coup d’un préavis de grève déposé le 26 juin 2018. La situation est très délicate car suscitant une vive émotion chez les personnels, les élèves et leurs familles ; et suppose une solution dans les plus brefs délais. Elle lui demande donc s’il entend rétablir les 1 000 heures de dotation dédiées aux formations dispensées dans les établissements agricoles publics.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8786</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[À compter de la rentrée 2018, la notification de la dotation globale horaire (DGH) pédagogique aux directions régionales de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (DRAAF) précise un volume spécifiquement consacré aux enseignements facultatifs, aux sections européennes et sportives. En effet, une étude menée au cours de l’année scolaire 2017-2018 a mis en évidence une disparité importante des moyens accordés aux régions et aux établissements pour assurer ces enseignements optionnels. Devant cette situation, le directeur général de l’enseignement et de la recherche a pris la décision de procéder à un réajustement entre les régions en vue d’une plus grande équité. Il a également été demandé aux DRAAF de procéder de la même manière entre établissements de leur région tout en leur laissant toute latitude de fixer les priorités régionales pour répondre à des situations locales spécifiques. Dans ce cadre, le service régional de la formation et du développement de la région Centre-Val de Loire a procédé à la répartition, au regard de l’enveloppe de DGH disponible pour les enseignements optionnels. Pour l’année scolaire 2018-2019, elle a fait l’objet d’une information au sein des instances régionales. La région a choisi de donner la priorité aux sections européennes et sections sportives. Lors des conseils d’administration des établissements publics locaux d’enseignement et de formation professionnelle agricoles, cette démarche a été également expliquée aux administrateurs. La mise en œuvre des cinq missions de l’enseignement agricole s’inscrit dans le cadre des moyens déterminés en loi de finances. La préparation de la rentrée scolaire 2018 pour l’enseignement technique agricole public est réalisée avec un plafond d’emplois stable pour le programme 143. La DRAAF a pour mission d’optimiser l’allocation des moyens entre les établissements notamment en dotant en priorité les classes existantes et les poursuites d’ouvertures pour la rentrée prochaine.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>11292</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8787</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Élisabeth Toutut-Picard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><Objet>Situation de l’enseignement agricole public</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            11292. — 31 juillet 2018. — Mme Élisabeth Toutut-Picard attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur la situation de l’enseignement agricole public. Alors que le Gouvernement porte d’importantes réformes sur la formation professionnelle, l’apprentissage et le lycée, de nombreuses inquiétudes des centres de formation agricole s’expriment, notamment en région Occitanie. L’enseignement agricole public tient une place essentielle dans le développement de l’apprentissage puisqu’il accueille près de 75 % des apprentis dans 806 établissements scolaires dont 205 sites de formation publique en apprentissage. L’apprentissage constitue un axe de formation important dans l’enseignement agricole qu’il est impératif de sauvegarder et de développer. Tous les acteurs du secteur, personnels des CFA, enseignants, apprentis sont légitimement préoccupés par la gestion contrainte des moyens pour la rentrée 2018, les annonces de restrictions budgétaires pour l’année 2019, la perte de lisibilité et d’attractivité des filières générale et technologique en lien avec la réforme du baccalauréat, l’incertitude sur l’avenir des petits lycées professionnels en milieu rural (le LPAH de Moissac en est une illustration) et les menaces sur les CFA publics. C’est pourquoi elle lui demande de lui préciser ce qu’il compte mettre en œuvre pour garantir l’offre et les perspectives d’avenir de l’enseignement agricole public.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8787</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’enseignement agricole est une priorité de premier rang dans la politique que conduit le ministre de l’agriculture et de l’alimentation. Il veillera à ce que, durant la phase de mise en œuvre des grandes réformes en cours, les cinq missions confiées à l’enseignement agricole par le législateur puissent pleinement être mises en œuvre et permettent aux établissements d’enseignement agricole de contribuer au développement des territoires ruraux. La réforme de l’apprentissage a pour objectif d’ouvrir à davantage de jeunes cette voie de formation d’excellence en levant les différents verrous existants. Aujourd’hui, ce sont plus d’un million de jeunes qui ne sont ni en formation, ni en emploi, ni au chômage. Avec la réforme, tout jeune en contrat d’apprentissage avec une entreprise bénéficiera d’un financement de sa formation. L’apprentissage sera porté par les acteurs de terrain que sont les entreprises et les centres de formation d’apprentis (CFA) qui devront mieux répondre aux besoins exprimés. Dans ce contexte, l’enseignement agricole public a des atouts à faire valoir en raison de la structure même des établissements publics locaux d’enseignement et de formation agricoles (EPLEFPA) qui intègrent les trois voies de formation, comme de leurs relations étroites avec le monde économique et les territoires. Pour les CFA de l’enseignement agricole public, cette réforme va entraîner un changement de pratiques. Une période de transition est prévue, la réforme du financement des contrats ne s’appliquant qu’à partir du 1er janvier 2020. Au cours de cette période, les conseils régionaux bénéficieront de crédits substantiels, fléchés sur l’apprentissage. Par ailleurs, un plan pluriannuel d’accompagnement des EPLEFPA sera présenté à l’automne 2018 pour aider les CFA agricoles à s’approprier au mieux le nouveau dispositif et à mobiliser les différents acteurs concernés. Une attention particulière sera portée à la situation des centres de formation en zone rurale, sachant que les conseils régionaux conservent leurs compétences en la matière. Ces derniers auront la capacité de majorer le coût au contrat pour accompagner les CFA au titre de l’aménagement des territoires. La réforme en cours du baccalauréat n’a pas vocation à réduire la lisibilité ni l’attractivité des filières générales et technologiques. Elle est sans impact sur l’apprentissage qui prépare exclusivement à des diplômes professionnels. L’objectif de ces différentes réformes est de permettre à l’élève de réussir en choisissant la voie de formation qui lui convient le mieux.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>11459</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8788</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Delatte</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><Objet>Drones</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            11459. — 7 août 2018. — M. Marc Delatte attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur les drones. Sa question porte sur plusieurs points dans le cadre de l’utilisation des drones dans le secteur civil et de la libre concurrence. Si le secteur des drones civils à usage professionnel connaît une croissance exponentielle, il n’en est pas moins soumis à une concurrence qui, à terme, pourrait menacer les acteurs hexagonaux, et in fine, freiner non seulement leur potentiel de croissance mais aussi avoir un effet négatif quant à leurs initiatives innovantes, témoin du génie français. Il l’interroge donc sur trois points importants sur lesquels ses services pourraient se pencher et répondre favorablement : premièrement, la réduction des délais d’instruction des dossiers d’homologation pour les nouveaux drones à la direction générale de l’aviation civile (DGAC). Par exemple, le délai en France, en moyenne, est de 5 à 8 semaines par expérience et ce n’est pas faute de manque de volonté des fonctionnaires affectés à cette tâche mais ils ne sont que deux, à Beauvais. M. le député se permet d’ajouter que cela frise l’indigence. En Allemagne, le délai moyen est de deux semaines quant à la Belgique, c’est trois jours en lien avec des simplifications administratives. Deuxièmement, en lien avec la concurrence, la remarque est un peu plus technique et concerne les dérogations : par exemple, les drones en provenance d’Asie bénéficient de dérogations concernant le coupe-circuit piloté indépendamment de la radiocommande principale. Pour les entreprises de drones français qui n’ont pas cette dérogation, cela entraîne une majoration du coût, une adaptation technologique permanente et des lenteurs opérationnelles occasionnées par les délais de révision des dossiers techniques. Il y a donc une distorsion à la concurrence et il serait normal que tout le monde soit soumis aux mêmes règles sur le marché français et européen. Troisièmement, enfin, de façon pratique, avec pour exemple son département de l’Aisne qui est pionnier quant à l’utilisation de drones dans le cadre d’une agriculture raisonnée et de précision, il faudrait aller vers un assouplissement des règles concernant la pulvérisation par les drones de zones de culture « malades » cartographiées et identifiées, parfois sur quelques mètres carrés ; la pulvérisation est d’autant plus efficace qu’elle est au plus près des plantes atteintes par la maladie. Pulvériser à trois mètres de hauteur quand on peut, techniquement, le faire à vingt centimètres du sol renforce l’efficience de la thérapeutique avec une moindre utilisation volumétrique de produit à pulvériser, une moindre dispersion dans le respect de la biodiversité. Il souhaite donc connaître ses intentions sur cette question.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8788</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La réglementation française en matière de drones prévoit, pour les usages à plus haut niveau de risque, que les aéronefs utilisés répondent à certaines exigences techniques et soient homologués. Cette réglementation, qui date de 2012, a été simplifiée en 2015 sur la base de l’expérience acquise, et en particulier les cas d’usages requérant une homologation du drone ont été réduits. La direction générale de l’aviation civile (DGAC), soucieuse de l’efficacité de son action, suit avec attention les délais d’instruction des dossiers d’homologation des drones. Ce délai varie fortement en fonction de la complexité du dossier et de la qualité des informations présentées par le requérant. La plupart des dossiers aboutissent en quelques jours et le délai moyen actuellement constaté est d’environ deux semaines. Ce résultat est notamment le fruit de diverses actions menées par la DGAC pour réduire ces délais : mise à disposition des exploitants de guides et de canevas-types, développement des homologations « de type » valables pour tous les drones d’un même modèle, renforcement du service en charge de l’instruction des dossiers. Au demeurant, l’absence, à ce jour, d’une réglementation uniforme en Europe rend difficile toute comparaison des procédures en vigueur dans les différents États membres. La disposition réglementaire exigeant que les drones utilisés hors vue de leur télépilote soient équipés d’un dispositif de coupure moteur indépendant est entrée en vigueur le 1er janvier 2017 ; elle ne s’applique pas aux drones déjà homologués avant cette date. Comme le règlement le permet, des dérogations ont été accordées, après consultation des organismes représentatifs des usagers de la filière drone en France, pour certaines machines fruits d’évolutions mineures de modèles déjà homologués avant le 1er janvier 2017. Elles ont été accordées à des constructeurs français, comme Parrot, et à des constructeurs étrangers, en fonction de critères homogènes et de manière équitable. Enfin, concernant l’utilisation de drones pour réaliser des traitements phytosanitaires dans le cadre d’une agriculture raisonnée et de précision, l’article L. 253-8 du code rural et de la pêche maritime interdit la pulvérisation aérienne du fait des risques pour la santé et l’environnement associés à la dérive liée à l’épandage par hélicoptère ou avion. Cette interdiction concerne tous les aéronefs, notamment les drones. L’interdiction de la pulvérisation aérienne est cependant problématique dans certains territoires (en particulier les vignobles en forte pente) au regard du risque élevé pour les opérateurs en cas de traitement par voie terrestre. En effet, des accidents ont lieu du fait de difficultés pratiques à manoeuvrer un pulvérisateur sur de telles surfaces. Le recours à des pulvérisateurs légers mais insuffisamment protecteurs pour l’agriculteur est également observé, ce qui n’est pas tolérable. L’utilisation des aéronefs télépilotés pour réaliser des épandages permettrait une exposition de l’applicateur très limitée, une réduction de la dérive grâce à des jets plaqués au sol et des vols précis et à faible hauteur, et une facilité de traitement des parcelles petites et/ou accidentées. Pour ces raisons, dans le cadre des discussions sur le projet de loi pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine et durable, le Gouvernement soutient des dispositions visant à permettre, en dérogation aux dispositions de l’article L. 253-8 du code rural et de la pêche maritime, des expérimentations de l’utilisation des aéronefs télépilotés pour la pulvérisation aérienne de produits phytopharmaceutiques, pour une période maximale de trois ans, afin de déterminer les bénéfices liés à cette utilisation en matière de réduction des risques pour la santé et l’environnement. Ces dispositions ne concernent que les zones en pente à plus de 30%. Ces expérimentations, dont les conditions et modalités seront définies par arrêté conjoint des ministres chargés de l’environnement, de l’agriculture et de la santé, feront l’objet d’une évaluation par l’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>11476</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8789</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Joncour</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><Objet>Obligation de débarquement des captures d’espèces pour tous les navires de pêche</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            11476. — 7 août 2018. — M. Bruno Joncour attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur les difficultés de mise en œuvre de la mesure introduite par la Politique commune de la pêche (PCP) qui rendra obligatoire, au 1er janvier 2019, le débarquement de la totalité des captures d’espèces pour l’ensemble des navires pêchant dans les eaux de l’Union européenne. La synthèse produite par le Comité départemental des pêches maritimes et des élevages marins (CDPMEM) du Finistère détaille les conséquences de cette mesure contraignante pour toute la filière : augmentation du temps de travail, stockage des captures non désirées sur les navires, gestion des choke species, impact sur la rentabilité des entreprises de pêche, risque d’apparition d’un marché parallèle… Attachée à une gestion durable des ressources, comme en témoignent les nombreux projets et partenariats engagés, la profession en appelle à un assouplissement de la réglementation afin de permettre une mise en œuvre plus sereine et plus acceptable économiquement et socialement. Aussi, il lui demande, dans la perspective d’une prochaine généralisation de cette obligation de débarquement, s’il est envisageable d’introduire de la flexibilité dans son application.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8789</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Afin de faciliter l’atteinte du rendement maximal durable (RMD) pour chaque stock exploité par les pays de l’Union européenne, la nouvelle politique commune de la pêche (PCP), par l’article 15 du règlement (UE) n° 1380/2013, introduit l’obligation de débarquement (OD) pour « toutes les captures des espèces faisant l’objet de limites de capture et, en Méditerranée, celles soumises à des tailles minimales définies à l’annexe III du règlement (CE) n° 1967/2006 ». Les captures des espèces concernées doivent être conservées à bord, débarquées et décomptées des quotas. Cette OD se met en place progressivement et par paliers successifs annuels depuis le 1er janvier 2015 pour s’appliquer à l’ensemble des espèces concernées au 1er janvier 2019. Les anciens rejets peuvent être divisés en deux catégories selon leur taille : ceux au-dessous de la taille minimale de référence de conservation (TMRC) dits « sous-taille », et ceux au-dessus de la TMRC, dits « à taille ». Les rejets sous-taille sont considérés comme étant impropres à la consommation humaine directe et ne peuvent être commercialisés à cette fin : ils doivent être soit détruits, soit transformés en farine animale ou en un autre produit n’étant pas à destination de la consommation humaine directe. Les rejets à taille quant à eux peuvent être commercialisés en vue de la consommation humaine directe. Grâce à des échanges nourris depuis plusieurs années avec les professionnels, les services du ministère chargé de la pêche ont bien identifié les risques liés à la mise en œuvre de l’OD. Cette réglementation ne doit pas être considérée comme une fin en soi mais comme un moyen pour faciliter l’atteinte du RMD. L’objectif est bien d’inciter à une meilleure sélectivité. Pour limiter les conséquences de l’OD sur les flottes, des exemptions dites de minimis ont été proposées par les États membres dans le cadre des différents groupes régionaux, au titre de l’article 15.4 du règlement de base de la PCP, lorsque l’amélioration de la sélectivité atteint un plafond technologique ou lorsque la mise en œuvre de l’OD, via le traitement des captures indésirées, entraîne des coûts disproportionnés pour les entreprises de pêche. Ces exemptions permettent de rejeter un certain pourcentage des captures réalisées en mer. Sont également exemptées de l’OD les captures des espèces pour lesquelles des études scientifiques attestent d’un haut taux de survie au regard des pratiques de pêche. C’est aussi enfin le cas des espèces dont la pêche est interdite ou des captures endommagées par des prédateurs ou contaminées. D’ores et déjà, toutes les souplesses possibles ont donc été recherchées dans le cadre des plans de rejets au travers des différentes exemptions. Toutefois, pour pouvoir défendre utilement et efficacement une adaptation du système, il convient de ne pas se placer dans une posture d’opposition systématique mais de pouvoir montrer, par une pratique ciblée sur certaines pêcheries et par une application intelligente, les limites de ce dispositif. Ce n’est qu’à ces conditions que pourront être entendus les arguments en faveur d’une adoption de cette réglementation afin de la rendre efficace sur le long terme et apporter une réelle plus-value pour la gestion des stocks halieutiques.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>7389</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8790</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. André Chassaigne</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès de la ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées (Mme la SE auprès de la ministre)</ministreJO><Objet>L’instruction du contentieux des pensions militaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            7389. — 17 avril 2018. — M. André Chassaigne* interroge Mme la secrétaire d’État, auprès de la ministre des armées, en charge des anciens combattants, sur l’instruction du contentieux des pensions militaires. Par courrier du 8 janvier 2018, adressé aux associations d’anciens combattants, le service juridique du ministère des armées précise que le transfert du contentieux des pensions militaires d’invalidité aux juridictions administratives de droit commun aura lieu au plus tard le 1er janvier 2020. La saisine du tribunal administratif devra être précédée d’un recours administratif préalable obligatoire (RAPO), selon les modalités qui seront fixées ultérieurement par décret en Conseil d’État. Ce recours sera une tentative de conciliation, sans garantie d’une instruction rapide et sur les possibilités réelles de décisions favorables aux demandeurs. La structure chargée de l’instruction du futur RAPO serait une seule commission compétente sur l’ensemble du territoire national (métropole et outre-mer), sans précision sur l’implantation de son siège, sans prise en compte du déplacement du demandeur lorsque son domicile sera situé à des centaines voire des milliers de kilomètres, et sans que soit prévue l’assistance d’un avocat désigné au titre de l’aide juridictionnelle. De plus, sa composition exclut le représentant d’une association d’anciens combattants lorsque le recours sera formé par un militaire en activité ou par une victime d’actes de terrorisme, ne prenant donc pas en compte que les anciens combattants ont connu les combats comme les militaires en activité et que leurs associations ont toujours accueilli et défendu les victimes civiles de guerre telles que les victimes de terrorisme. Sans l’assistance d’un avocat, d’un médecin et d’un représentant du monde combattant devant cette commission, les décisions ne feraient qu’entériner les propositions émises par l’administration, comme cela a été le cas avec les décisions de la CCM (Commission consultative médicale) qui non seulement entérinait les propositions négatives de la commission de réforme mais réformait aussi des propositions favorables aux demandeurs de pensions. Il lui demande de retirer ce projet au profit d’une instruction du contentieux des pensions militaires plus respectueuse du monde des anciens combattants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>10799</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8790</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean Lassalle</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><Objet>La suppression des juridictions des pensions militaires d’invalidité</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            10799. — 17 juillet 2018. — M. Jean Lassalle* alerte Mme la ministre des armées sur les conséquences encourues par l’adoption d’une des mesures du projet de loi relatif à la programmation militaire pour les années 2019 à 2025, concernant le contentieux des pensions militaires d’invalidité. En effet, dévoilé le 3 octobre 2017 par le Conseil d’État, ce projet de réforme a pour objectif la suppression des juridictions des pensions militaires d’invalidité. Sont concernées par cette mesure de très nombreuses personnes, non seulement les militaires sous contrat, de carrière ou réservistes, les appelés au service militaire ou civil, les fonctionnaires détachés en qualité de militaires, les anciens résistants ou déportés, mais aussi les conjoints ou partenaires survivants, les enfants ou les parents de personnes décédées, entre autres. Ce projet de réforme, une fois adopté, conduirait à supprimer les juridictions des pensions militaires d’invalidité existantes, c’est-à-dire les tribunaux des pensions militaires et les cours régionales des pensions, pour confier ces contentieux aux juridictions administratives de droit commun, à savoir le tribunal administratif et la cour administrative d’appel. Or un tel transfert de compétences serait préjudiciable aux justiciables, puisque les demandes ne seraient plus traitées par des juridictions spécialisées et légalement attentives à leurs intérêts. En effet, la composition des tribunaux des pensions avec leurs trois compétences (le savoir juridique d’un magistrat aguerri au droit des pensions, les connaissances médicales du médecin expert et l’expérience du terrain du pensionné), est conçue pour favoriser un examen attentif et efficace et garantir un fonctionnement harmonieux. Alors qu’avec la nouvelle juridiction, les procédures seraient plus contraignantes et les contentieux traités de façon moins professionnel. En effet, la saisine des commissions constituerait un recours administratif préalable obligatoire, faute de quoi la requête introduite devant la juridiction administrative serait irrecevable. De plus, elle serait écrite, donc plus technique et moins accessible sans avocat. Ces juridictions généralement ordonnent assez peu d’expertises médicales, alors qu’elles sont indispensables en matière de pensions militaires d’invalidité et leurs procédures ne sont pas plus rapides. Concernant la mémoire collective, ce projet conduirait à la disparition de l’héritage historique que constituent les juridictions des pensions actuelles, associées à la mémoire de conflits et de héros dont le souvenir doit être entretenu. Alors que la France est engagée dans de nombreux conflits dans le monde, ce projet fera reculer le droit à réparation des victimes de ces conflits qui abiment notre société. Dès lors, il lui demande de revoir sa position et de retirer ce projet pour maintenir les juridictions des pensions actuelles qui sont la considération, la reconnaissance et le droit à réparation proclamés à l’égard des victimes de la guerre. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8791</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le traitement du contentieux des pensions militaires d’invalidité (PMI), en première instance et en appel, souffrait de dysfonctionnements anciens dénoncés par les associations de pensionnés, notamment dans le cadre d’un rapport de 2014 du comité d’entente des grands invalides de guerre comportant 30 propositions. En effet, les tribunaux des pensions et les cours régionales des pensions étaient, dans la pratique, fréquemment présidés par des magistrats honoraires qui n’étaient pas toujours en mesure d’assurer une présence permanente auprès de leur juridiction, par exemple pour orienter le travail des greffiers. De plus, les tribunaux des pensions relevaient du régime de l’échevinage, c’est-à-dire d’une organisation dans laquelle les affaires étaient entendues et jugées par des juridictions composées à la fois de magistrats professionnels et de personnes n’appartenant pas à la magistrature professionnelle, en l’espèce des médecins et des représentants de pensionnés. Or, il s’avérait de plus en plus difficile de renouveler le vivier des assesseurs échevins. En outre, le contentieux des PMI échappait aux processus de dématérialisation et de diffusion de la jurisprudence prévus dans les juridictions des ordres administratif et judiciaire (les décisions des tribunaux et des cours concernés n’étant actuellement pas publiées sur les sites publics de diffusion de la jurisprudence). Dans ce contexte, le délai moyen de traitement constaté aujourd’hui était de deux années et tendait au surplus à s’accroître sur les six dernières années, alors même que le nombre de décisions rendues tendait à diminuer. La longueur excessive de ces procédures avait du reste déjà valu à l’État plusieurs condamnations devant les juridictions des pensions (cf. CE, 19 juin 2006, n° 286459 ; CE, 13 juillet 2016, n° 389760). La Cour européenne des droits de l’homme avait également conclu à une violation par la France de l’article 6§1 de la convention, relatif au droit à un procès équitable, du fait de la durée des procédures litigieuses en matière de pensions militaires d’invalidité (cf. CEDH, 8 juillet 2003, Mocie c. France ; CEDH, 28 février 2007, Desserprit c. France). Pour répondre aux attentes légitimes des pensionnés et de leurs associations, des travaux de concertation très approfondis avaient donc été lancés depuis 2016. La solution qui s’est imposée est celle d’un transfert du contentieux des PMI aux juridictions administratives qui en connaissent déjà en cassation. Ce transfert, prévu par l’article 51 de la loi n° 2018-607 du 13 juillet 2018 de programmation militaire pour les années 2019 à 2025 et portant diverses dispositions intéressant la défense, s’accompagne de la mise en place d’un recours administratif préalable obligatoire (RAPO), qui constitue un temps consacré au réexamen des dossiers devant une commission afin de permettre et de garantir des échanges avec les pensionnés en toute confiance. Cette réforme d’ampleur a néanmoins soulevé des interrogations légitimes de la part du monde des pensionnés, conduisant le ministère des armées à recueillir les avis et propositions des associations représentatives du monde combattant, par écrit à la suite d’un courrier du 8 janvier 2018, mais également par l’organisation de plusieurs réunions d’échanges, dont l’une présidée par la secrétaire d’État auprès de la ministre des armées le 5 mars dernier. Lors de cette dernière réunion, un certain nombre de garanties et d’arbitrages ont été annoncés aux représentants des associations. S’agissant plus particulièrement du futur RAPO, la commission unique d’examen des recours compétente pour le territoire métropolitain, l’outre-mer et l’étranger siègera au sein de l’Institution nationale des Invalides et sera dotée d’un pouvoir décisionnel. Elle pourra notamment auditionner sur sa demande chaque demandeur accompagné de la personne de son choix (dont, par exemple, un avocat ou un médecin). Si sa composition n’est pas encore définitivement arrêtée, elle comprendra toutefois un représentant des associations de pensionnés en tant que membre permanent. Ce dernier sera amené à se prononcer sur l’ensemble des recours formés devant la commission, y compris ceux formés par des militaires en activité ou par des victimes civiles d’actes de terrorisme. Enfin, les associations de pensionnés seront consultées dans le cadre des travaux d’élaboration du décret pris pour l’application de l’article 51 de la loi de programmation militaire précitée.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>7424</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8791</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Claude de Ganay</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées (Mme la SE auprès de la ministre)</ministreJO><Objet>Délai de traitement des récompenses</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            7424. — 17 avril 2018. — M. Claude de Ganay attire l’attention de Mme la ministre des armées sur le délai de traitement des demandes de récompenses par les services compétents. Alors que les conditions de vie des militaires ont fait l’objet de constats alarmants ces dernières années, il s’agit ici de d’évoquer un problème méconnu qui mine la condition militaire et l’attractivité des armées. Ceci constitue une véritable injustice envers ceux qui ont réalisé des actions exceptionnelles au service de la France. Régies par l’article D. 4137-5 du code de la défense, les modalités d’attribution des récompenses relèvent d’arrêtés ministériels et par là même de la responsabilité de la ministre des armées. Ayant déjà attiré son attention sur ce sujet par un amendement d’appel dans le cadre des discussions sur la loi de programmation militaire, il souhaite donc savoir si des actions ont été entreprises afin de limiter ces délais de traitement, qui peuvent par exemple aller jusqu’à une année pour l’attribution de la Croix de la valeur militaire, à une durée raisonnable. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8792</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Conformément, notamment, aux dispositions des articles D. 4137-5 et D. 4137-7 du code de la défense et des articles 11 et 12 du décret n° 2014-389 du 29 mars 2014 relatif à la médaille de la défense nationale, un arrêté du 23 juin 2014 détermine les autorités habilitées à décerner aux militaires les différentes récompenses pour services exceptionnels ainsi que les modalités de leur attribution. Des récompenses délivrées au titre du service courant, comprenant en particulier les diplômes et les insignes, peuvent en outre être attribuées aux intéressés en application des dispositions de l’article D. 4137-6 du code précité. Au regard de la réglementation en vigueur, trois types de récompense pour services exceptionnels peuvent ainsi être accordés à titre individuel aux militaires français : - des lettres de félicitations, lorsqu’ils ont fait preuve d’une efficacité particulièrement exemplaire dans le cadre d’une activité commandée ou agréée par l’autorité militaire ; - des témoignages de satisfaction, à la suite d’actes ou de travaux exceptionnels accomplis dans le cadre d’une activité commandée ou agréée par l’autorité militaire ; - des citations sans croix, consécutivement à l’accomplissement d’une action comportant un risque aggravé ou à des actes de courage et de dévouement. Ces citations se subdivisent en citations sans croix simple et en citations sans croix avec attribution de la médaille d’or de la défense nationale. Dans ce contexte, en 2016, 2 391 militaires se sont vu décerner une citation sans croix avec attribution de la médaille d’or de la défense nationale, 3 945 un témoignage de satisfaction et 23 597 une lettre de félicitations, en récompense de leurs mérites et de leur engagement. La croix de la Valeur militaire (CVM), créée par le décret n° 56-371 du 11 avril 1956 modifié, est quant à elle notamment destinée à distinguer les militaires ayant effectué une action d’éclat, hors du territoire national, au cours ou à l’occasion de missions ou d’opérations extérieures. Cette décoration revêt une importance particulière dans la mesure où les actions d’éclats mentionnées dans le texte de la citation accompagnant son attribution constituent des faits de guerre pris en compte pour une nomination ou un avancement dans l’ordre national de la Légion d’honneur ou la concession de la médaille militaire. Si les citations doivent être rédigées dans les meilleurs délais consécutivement à l’action d’éclat génératrice par les chanceliers d’unité, il est cependant indispensable que l’autorité militaire puisse apprécier comparativement l’ensemble des actions accomplies au terme d’une même mission ou campagne afin de déterminer le niveau de la citation le plus approprié (régiment, brigade, division, corps d’armée ou armée). Ce mode d’attribution constitue donc une garantie nécessaire s’agissant de la justesse des citations décernées et du traitement équitable des dossiers. D’une manière générale, le nombre élevé des décorations et récompenses décernées aux militaires d’active (102 620 en 2016), associé à la volonté de préserver la valeur de chacune d’entre elles en l’attribuant avec discernement, se traduit par des délais d’instruction qui peuvent paraître importants. Chaque situation individuelle est en effet l’objet d’un examen attentif pour garantir à chaque décoration le prestige qui lui est dû.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>9711</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8792</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Emmanuelle Ménard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées (Mme la SE auprès de la ministre)</ministreJO><Objet>Adoption par la Nation d’enfants de militaires morts en entraînement</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            9711. — 26 juin 2018. — Mme Emmanuelle Ménard attire l’attention de Mme la ministre des armées sur l’obtention du statut de pupille de la Nation pour les enfants de militaires morts lors d’un entraînement. La qualité de pupille de la Nation permet de recevoir un soutien particulier de l’État qui peut être entre autre financier ou psychologique. Le 2 février 2017, à l’occasion d’un entraînement à l’École de l’aviation légère de l’armée de terre, cinq militaires sont morts lors d’une collision entre deux hélicoptères. Ces cinq victimes laissent chacune derrière elles une veuve et, pour quatre d’entre eux, des enfants désormais orphelins. Actuellement, la loi prévoit qu’un enfant de militaire tué en opération extérieure pourra être « adopté par la Nation ». Cependant, lorsque l’accident a lieu au cours d’un entraînement et non d’une opération extérieure, les orphelins ne peuvent pas bénéficier du statut de pupille de la Nation. Ce statut, créé en 1917, était à l’origine réservé aux seuls orphelins de guerre. À partir des années 1990, le statut a évolué. Il inclut désormais aussi bien les enfants de victimes de terrorisme, que des enfants de certains fonctionnaires des forces de l’ordre ou de l’institution judiciaire lorsqu’un des parents trouve la mort durant son service. Les dernières réformes sur ce sujet n’ont pas inclus ces enfants de militaires tués lors d’un entraînement alors que ces militaires le font pour protéger les Français et les intérêts de la France. Elle lui demande donc les dispositions qu’elle compte mettre en place pour que les orphelins de militaires tués lors d’un entraînement puissent, eux aussi, être adoptés par la Nation. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8792</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre (CPMIVG) prévoit notamment l’adoption par la Nation des orphelins dont l’un des parents ou le soutien de famille a été tué ou est mort de blessures ou de maladies contractées ou aggravées par suite d’un événement de guerre ou d’un acte de terrorisme. Les orphelins des militaires « Morts pour la France » ou « Morts pour le service de la Nation » ont ainsi en particulier vocation à être adoptés par la Nation. Toutefois, les militaires décédés accidentellement lors d’un exercice de préparation opérationnelle, qui méritent toute la considération de la Nation, ne remplissent pas les conditions requises pour se voir décerner l’une ou l’autre de ces mentions. Les enfants des victimes de l’accident évoqué par l’honorable parlementaire, survenu dans le Var le 2 février dernier, ne peuvent en conséquence se voir reconnaître la qualité de pupilles de la Nation. Le Gouvernement n’envisage pas, dans l’immédiat, de faire évoluer la réglementation se rapportant aux modalités d’accès au statut de pupille de la Nation. Il est néanmoins précisé qu’en application des dispositions du CPMIVG et du code des pensions civiles et militaires de retraite, les ayants cause des militaires décédés dans les circonstances précitées peuvent prétendre, en fonction de leur situation familiale et du nombre d’années de services accomplies par la victime, au bénéfice d’une pension militaire d’invalidité, d’une pension de réversion et d’une allocation des fonds de prévoyance militaires. Il convient également de rappeler que le code de la défense prévoit un régime de protection particulière en faveur des enfants des militaires décédés ou blessés accidentellement, en temps de paix, au cours d’exercices préparant au combat. Les enfants bénéficiaires de cette protection, prononcée par un jugement du tribunal de grande instance, relèvent de l’action sociale des armées. Au regard des ressources effectives de la famille, une aide à l’éducation et/ou une allocation d’entretien, d’un an renouvelable, peuvent ainsi être attribuées, jusqu’à la majorité de l’enfant, à son père, à sa mère ou à son représentant légal. Des bourses et exonérations diverses peuvent en outre être accordées par l’État aux enfants protégés, même au-delà de leur majorité, en vue de faciliter leur instruction.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>10480</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8793</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Luc Carvounas</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées (Mme la SE auprès de la ministre)</ministreJO><Objet>Conséquences du projet de service national universel</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            10480. — 10 juillet 2018. — M. Luc Carvounas alerte Mme la ministre des armées sur les conséquences attendues du projet de service national universel (SNU) présenté le 27 juin 2018 par le Gouvernement à l’issue du Conseil des ministres. Ce programme, s’il part d’une bonne intention, ne saurait être imposé par le haut sans plus de légitimité que la volonté du Président de la République. Les organisations de jeunesse se sont unanimement déclarées opposées à ce projet et la transformation de ce qui a vocation à être un engagement au service des autres en obligation assortie d’éventuelles sanctions (interdiction de passer le permis de conduire ou de passer certains concours) ne trouve pas un accueil plus chaleureux auprès des adolescents, des parents et des professeurs, notamment ceux consultés à Alfortville et à Vitry-sur-Seine. Outre l’opposition quasi-unanime des acteurs concernés, le projet du Président de la République aurait un coût s’élevant, selon le groupe de travail mandaté par le Gouvernement, à près de 2 milliards d’euros. Cette estimation est de toute évidence en-deçà de ce que coûterait la mise en place d’un SNU de qualité. Mais même en prenant pour base le chiffre de 2 milliards, il s’agit d’une somme considérable et d’une dépense difficile à justifier, alors même que le Gouvernement poursuit en théorie une stratégie de restrictions budgétaires. Celles-ci ont justifié les coupes dans le montant et la revalorisation des aides personnalisées au logement et une hausse de la contribution sociale généralisée, entre autres, et s’apprêtent à justifier une baisse de la participation de l’État aux aides et aux minimas sociaux. Il lui demande donc des explications quant à la mise en place d’un projet qui fait l’unanimité contre lui des acteurs qu’il est supposé concerner, alors même qu’il comporte un coût que ne peut se permettre l’État, au vu de la trajectoire budgétaire qu’il souhaite suivre. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8793</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le service national universel (SNU) a pour ambition de favoriser la participation et l’engagement de chaque jeune dans la vie de la Nation, de valoriser la citoyenneté et le sentiment d’appartenance à une communauté rassemblée autour de ses valeurs, de renforcer la cohésion sociale et de dynamiser le creuset républicain. Au terme d’un important travail de réflexion mobilisant en particulier les ministères, le Parlement et les administrations, le Gouvernement a récemment présenté les contours du futur SNU, dont l’expérimentation devrait débuter dès 2019 et qui concernera, à terme, l’ensemble d’une classe d’âge. Le SNU comportera ainsi une première phase qui, dans le prolongement de l’obligation scolaire, constituera l’aboutissement du parcours citoyen débuté à l’école primaire et poursuivi au collège. Effectuée aux alentours de 16 ans, elle sera d’une durée d’un mois maximum. Cette séquence comprendra une occasion de vie collective permettant à chaque jeune de créer des liens nouveaux, d’apprendre une façon nouvelle de vivre en commun et de développer sa culture d’engagement pour affermir sa place et son rôle au sein de la société. Dans un second temps, chaque jeune sera encouragé, notamment par des mesures d’attractivité variées et ciblées, à poursuivre volontairement une période d’engagement d’une durée d’au moins trois mois, liée à la défense et la sécurité, à l’accompagnement des personnes, à la préservation du patrimoine ou de l’environnement, au tutorat… L’offre des diverses opportunités d’engagements, civils ou militaires, intégrera les volontariats existants et des propositions nouvelles, y compris celles qui émaneront des jeunes eux-mêmes. Afin de préciser en particulier les différents scénarios et modules de la première phase du SNU, ainsi que les conditions concrètes de leur mise en œuvre, le Gouvernement a lancé une vaste consultation auprès des associations (notamment celles qui sont en lien avec la jeunesse et celles qui rassemblent les parents), des mouvements d’éducation populaire, des syndicats, des professionnels du secteur de la jeunesse, des entreprises et des collectivités territoriales dont le rôle sera central et dont les compétences justifient la pleine participation à la définition du projet. C’est sur la base des résultats de cette consultation que le Gouvernement proposera au Président de la République, avant la fin de l’année, les voies et les moyens de déploiement du SNU. La secrétaire d’État auprès de la ministre des armées tient à souligner la détermination et l’engagement du Gouvernement afin de faire du SNU un outil permettant de fédérer l’ensemble d’une génération autour d’une expérience commune et de répondre au mieux aux objectifs de brassage social et de cohésion républicaine fixés par le chef de l’État. Il apparaît prématuré d’évaluer avec précision le coût global de ce projet de société, étant rappelé que le Président de la République a indiqué à plusieurs reprises qu’il bénéficierait d’un financement ad hoc, lequel sera défini dans le cadre de l’examen et du vote du projet de loi instaurant le SNU.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>10966</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8794</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gilles Lurton</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès de la ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées (Mme la SE auprès de la ministre)</ministreJO><Objet>Campagne double aux anciens combattants d’Afrique du nord</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            10966. — 24 juillet 2018. — M. Gilles Lurton appelle l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès de la ministre des armées, sur l’application du décret n° 2010-890 portant application de la campagne double aux anciens combattants d’Afrique du nord. Le 3 novembre 2011, lors de l’examen à l’Assemblée nationale du budget des anciens combattants pour 2012, un amendement a été adopté, après avis favorable du ministre des anciens combattants, qui prévoyait le dépôt d’un rapport d’information par le gouvernement avant le 1er juin 2012 sur l’opportunité et les modalités de modifications du décret du 29 juillet 2010 afin que soit attribué le bénéfice de la campagne double à l’ensemble des anciens combattants d’Afrique du nord. Cet amendement a été inscrit, à la suite de son adoption, au titre IV de l’article 118 de la loi de finances pour 2012. Toutefois, cet amendement a été déclaré contraire à la Constitution par le Conseil constitutionnel dans sa décision n° 21011-644 DC du 28 décembre 2011 ce qui explique que le rapport n’a pas été produit. Le Conseil constitutionnel a appliqué sa jurisprudence traditionnelle sur les « cavaliers budgétaires ». Il a censuré, à ce titre, comme n’ayant pas leur place dans la loi de finances, les articles 87 (HLM outre-mer), 118 (rapport sur le bénéfice de la campagne double aux anciens combattants d’Afrique du nord), 119 (rapport sur les délais de jugement de la juridiction administrative), 127 (relations entre les agences de l’eau et l’office national de l’eau et des milieux aquatiques), 147 (rapport sur le sevrage tabagique) et 159 (rapport sur les véhicules hybrides). Cependant, un certain nombre de choses ont évolué depuis cette date. Ainsi, l’article 132 de la loi n° 2015-1785 du 29 décembre 2015 de finances pour 2016 a étendu le bénéfice de la campagne double aux anciens combattants d’Afrique du nord, ressortissants du code des pensions civiles et militaires de retraites (CPCMR), dont les droits à pension ont été liquidés avant le 19 octobre 1999. Ont ainsi été concernées par la rédaction de cet article les catégories d’ayant droit suivantes : les fonctionnaires civils auxquels s’appliquent les lois n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires et n° 84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l’État, relatives au titre I et II du statut général des fonctionnaires ; les magistrats de l’ordre judiciaire ; les militaires de tous grades possédant le statut de militaires de carrière ou servant au-delà de la durée légale en vertu d’un contrat et les militaires servant au titre d’un engagement à servir dans la réserve opérationnelle au titre de la disponibilité. La loi n° 2016-1827 du 23 décembre 2016 de financement de la sécurité sociale pour 2017 a permis aux ressortissants des autres régimes de retraite reconnaissant le principe de la bonification de campagne (notamment des régimes spéciaux de retraite du personnel de la société nationale des chemins de fer français, de la régie autonome des transports parisiens et des industries électriques et gazières, la caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales dont relèvent les fonctionnaires territoriaux et hospitaliers et le régime des ouvriers de l’État) dont les droits à pension ont été liquidés avant l’entrée en vigueur de la loi n° 99-882 du 18 octobre 1999, de bénéficier, comme les ressortissants du CPCMR, de la campagne double. À ce jour, tous les fonctionnaires et assimilés ressortissants des régimes de retraite reconnaissant le principe de bonification précité peuvent donc bénéficier de la campagne double s’ils ont pris part à une action de feu ou de combat ou ont subi le feu, conformément au décret du 29 juillet 2010. Compte tenu de ces évolutions qui permettent désormais à une partie des anciens combattants d’Afrique du nord de bénéficier de la campagne double, il lui demande de bien vouloir lui faire connaître ses intentions vis-à-vis des anciens combattants qui n’ont pas été concernés par ces évolutions et qui, légitimement, demandent à pouvoir bénéficier de la campagne double.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8794</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les bénéfices de campagne constituent une bonification prévue par le code des pensions civiles et militaires de retraite (CPCMR) et par certains régimes spéciaux de retraite. Ce sont des avantages particuliers accordés aux ressortissants de ce code et de ces régimes, notamment aux militaires ainsi qu’aux fonctionnaires et assimilés. L’attribution de la campagne double signifie que chaque jour de service effectué est compté pour trois jours dans le calcul de la pension de retraite. Ces bonifications s’ajoutent dans le décompte des trimestres liquidés aux périodes de services militaires ou assimilées au moment de la liquidation de la pension de retraite. A ce jour, comme le rappelle l’honorable parlementaire, tous les anciens combattants d’Afrique du Nord fonctionnaires et assimilés ressortissant des régimes de retraite reconnaissant le principe de bonification précité peuvent bénéficier de la campagne double s’ils ont pris part à une action de feu ou de combat ou ont subi le feu, conformément au décret n° 2010-890 du 29 juillet 2010. Ainsi que la secrétaire d’État auprès de la ministre des armées s’y était engagée, une étude relative aux modalités d’attribution de la campagne double a été réalisée dans le cadre des travaux menés en concertation avec les associations représentant les anciens combattants qui se sont déroulés au cours des premiers mois de l’année 2018. Si la modification de la réglementation en vigueur concernant la campagne double n’est pas envisagée, il convient en revanche de souligner que l’extension des conditions d’attribution de la carte du combattant aux militaires présents en Algérie après le 2 juillet 1962 et jusqu’au 1er juillet 1964, revendication prioritaire du monde combattant, sera inscrite dans le projet de loi de finances pour 2019 et soumise au vote du Parlement. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>10967</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8795</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jérôme Lambert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès de la ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées (Mme la SE auprès de la ministre)</ministreJO><Objet>Création d’un « Fonds de solidarité du Tigre »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            10967. — 24 juillet 2018. — M. Jérôme Lambert attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès de la ministre des armées, sur la proposition de création d’un « Fonds de solidarité du Tigre » présentée par l’association nationale des pupilles de la Nation, des orphelins de guerre ou du devoir (ANPNOGD). Ce fonds, destiné à aider les pupilles de la Nation ne bénéficiant pas des mesures de réparation ou d’aides spécifiques de la part de l’État français au titre du décret n° 2000-657 du 13 juillet 2000 et du décret n° 2004-751 du 27 juillet 2004, tirerait ses ressources d’un prélèvement effectué sur les gains redistribués par la Française des jeux. Il n’aurait ainsi aucun impact sur le budget de l’État. Aussi, pour pallier l’injustice de traitement qui demeure entre les pupilles de la Nation, il lui demande quelle suite le Gouvernement entend apporter à cette proposition.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8795</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’indemnisation, mise en place par les décrets n° 2000-657 du 13 juillet 2000 instituant une mesure de réparation pour les orphelins dont les parents ont été victimes de persécutions antisémites et n° 2004-751 du 27 juillet 2004 instituant une aide financière en reconnaissance des souffrances endurées par les orphelins dont les parents ont été victimes d’actes de barbarie durant la Deuxième Guerre mondiale, est plus particulièrement destinée aux victimes de la barbarie nazie. Cette dernière renvoie à une douleur tout à fait spécifique, celle d’avoir perdu un père ou une mère, ou parfois les deux, dans un camp d’extermination. C’est en effet le caractère hors normes d’extrême barbarie propre à ces disparitions spécifiques à la Seconde Guerre mondiale, le traumatisme dépassant le strict cadre d’un conflit entre États, ainsi que la complicité du régime de Vichy, comme l’a rappelé le Président de la République, qui sont à l’origine de ce dispositif réservé aux enfants dont les parents, résistants ou ayant fait l’objet de persécutions antisémites ou raciales, incarnant des martyrs, sont décédés en déportation ou ont été exécutés dans les circonstances définies aux articles L. 342-3 et L. 343-5 du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre (CPMIVG). Ce dispositif, qui traduit une certaine responsabilité de l’État français, doit rester fidèle à sa justification essentielle qui est de consacrer solennellement le souvenir des victimes de la barbarie nazie, à travers leurs enfants mineurs au moment des faits. Le Gouvernement entend maintenir cette spécificité pour ne pas porter atteinte à la cohérence de ces décrets. Il connaît toutefois les difficultés subies par les pupilles orphelins de guerre ou du devoir. Aussi, lorsque l’examen de plusieurs dossiers laisse apparaître la difficulté d’appliquer des critères stricts permettant de distinguer des situations extrêmement proches, le ministère des armées s’attache à étudier les dossiers concernés au cas par cas, afin de garantir une égalité de traitement, tout en confirmant la nécessité de préserver le caractère spécifique de cette indemnisation dont l’extension à tous les orphelins de guerre ne saurait être envisagée. Enfin, il est précisé qu’ainsi que le prévoit le CPMIVG, tout orphelin de guerre peut percevoir, ou a pu percevoir, une pension spécifique jusqu’à son 21ème anniversaire. En outre, les orphelins de guerre et pupilles de la Nation, quel que soit leur âge, sont ressortissants de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre et peuvent bénéficier, à ce titre, de l’assistance de cet établissement public, dispensée notamment sous la forme d’aides ou de secours en cas de maladie, absence de ressources ou difficultés momentanées. A ce stade, et pour les motifs évoqués précédemment, la création d’un fonds de solidarité alimenté par une fraction des gains distribués par la Française des jeux n’est pas envisagée.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>10968</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8796</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Catherine Kamowski</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès de la ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées (Mme la SE auprès de la ministre)</ministreJO><Objet>Reconnaissance des « Fusillés pour l’exemple »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            10968. — 24 juillet 2018. — Mme Catherine Kamowski* interroge Mme la secrétaire d’État, auprès de la ministre des armées, sur la reconnaissance des « fusillés pour l’exemple ». Malgré les démarches entamées sous le précédent quinquennat et, notamment la proposition de loi examinée par le Sénat le 19 juin 2014, aujourd’hui, aucune reconnaissance officielle n’est accordée à ces combattants qui, malgré tout, ont combattu pour la France. Une telle mesure concernerait 953 soldats fusillés, selon les chiffres du ministère de la défense. L’esprit de la loi du 25 octobre 1919 relative à la commémoration des combattants morts pour la France ne semble en effet pas s’opposer aujourd’hui à la reconnaissance de ces soldats, notamment à l’occasion du centenaire de la signature de l’armistice du 11 Novembre 1918. Elle l’interroge donc sur ses intentions en la matière et souhaite savoir si elle prévoit une éventuelle réhabilitation des soldats fusillés pour l’exemple.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>11469</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8796</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Damien Pichereau</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès de la ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées (Mme la SE auprès de la ministre)</ministreJO><Objet>Réhabilitation des fusillés de la première guerre mondiale</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            11469. — 7 août 2018. — M. Damien Pichereau* interroge Mme la secrétaire d’État, auprès de la ministre des armées, sur la question de la réhabilitation des fusillés de la première guerre mondiale. Près de 700 hommes ont été fusillés pendant la Grande guerre, jugés par des cours martiales dont l’impartialité est maintenant remise en question. Plusieurs historiens contemporains ont fait de la réhabilitation des fusillés pour l’exemple leur cheval de bataille, et, au cas par cas, grâce à leur travail, leur ont ainsi fait obtenir la mention « Mort pour la France ». La question d’une réhabilitation collective se posant, il souhaiterait connaître la position du Gouvernement à ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8796</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le cas des « fusillés pour l’exemple » au cours de la Première Guerre mondiale, véritable tragédie humaine, a très tôt suscité un questionnement et plusieurs lois prévoyant l’amnistie de certaines condamnations sont intervenues entre 1921 et 1932. Dans ce contexte, l’annulation du jugement d’origine a souvent été prononcée et la réhabilitation ordonnée (affaires des « caporaux de Souain » et des « fusillés de Vingré »). D’autres situations ont connu un aboutissement beaucoup plus tardif, comme le dossier Chapelant, en 2012. Depuis 1998, les plus hautes autorités de l’État ont opté pour une politique d’apaisement s’agissant de ce sujet très sensible. Dans le cadre de la commémoration du Centenaire de la Grande Guerre, le ministre chargé des anciens combattants a confié à l’historien Antoine Prost, président du conseil scientifique du groupement d’intérêt public « Mission du centenaire de la Première Guerre mondiale – 1914-2014 » une réflexion sur la question des fusillés de la Grande Guerre. Une commission restreinte a travaillé sur cette thématique en procédant à de nombreuses auditions (associations, experts, acteurs politiques et institutionnels). Constatant que la réintégration des fusillés dans la mémoire nationale ne peut plus passer par le témoignage, direct ou indirect, le rapport de cette commission, remis en octobre 2013, suggérait plusieurs mesures susceptibles d’offrir une forme de réhabilitation morale et civique, telles la numérisation des dossiers de conseils de guerre ou la construction d’une salle d’exposition. Faisant suite à ces recommandations, la direction des patrimoines, de la mémoire et des archives du ministère des armées a ainsi effectué un important travail de dépouillement des fonds d’archives des conseils de guerre, puis de numérisation des minutes de jugement et des dossiers de procédure concernant les fusillés entre 1914 et 1918. Depuis le 11 novembre 2014, ces documents historiques peuvent être consultés sur le site Internet « Mémoire des hommes » du ministère des armées [1] où ils font l’objet d’une présentation organisée en 4 parties : le fonctionnement de la justice militaire, les archives des conseils de guerre, le corpus des fusillés, ainsi qu’une bibliographie. Ces archives complètent les informations et les documents relatifs à la Grande Guerre déjà en ligne sur ce site, comme les fiches individuelles des morts pour la France (plus de 1,3 million), la liste des personnels de l’aéronautique militaire, les journaux de marche des unités (terre, air, marine) et les historiques régimentaires. De plus, dans son parcours consacré à la Grande Guerre, le musée de l’Armée a installé une borne permettant de consulter des documents d’archives et aménagé une salle sur le thème des fusillés. Par ailleurs, il est souligné que la Mission du centenaire de la Première Guerre mondiale a soutenu de nombreuses initiatives ayant pour ambition d’évoquer la mémoire des « fusillés pour l’exemple », telles la diffusion, le 10 novembre 2015, du téléfilm « les fusillés » sur France 3 ou l’organisation, au premier trimestre 2014, de l’exposition « les fantômes de la République » à l’Hôtel de ville de Paris. Dans le prolongement des préconisations du rapport d’Antoine Prost, le Gouvernement considère que l’histoire des « fusillés pour l’exemple » doit être envisagée selon un travail mémoriel et pédagogique de fond qui vise à l’apaisement et à la valorisation de cette mémoire. Il ne s’agit plus en effet aujourd’hui de juger ou de rejuger, mais de se souvenir et de comprendre. [1] www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>11239</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8797</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Nadot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées (Mme la SE auprès de la ministre)</ministreJO><Objet>Obtention de la mention « Mort au service de la Nation »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            11239. — 31 juillet 2018. — M. Sébastien Nadot attire l’attention de Mme la ministre des armées sur les conditions d’obtention de la mention « Mort au service de la Nation ». Un décret du 18 mars 2016 est venu préciser que peut bénéficier de la mention « Mort au service de la Nation » un militaire ou un agent public décédé du fait de l’accomplissement de ses fonctions dans des circonstances exceptionnelles, la preuve de la cause du décès du militaire ou de l’agent public pouvant être rapportée par tout moyen. Les mots « circonstances exceptionnelles » employés dans ce décret sont subjectifs, sans précision et sans exemple qui permettrait d’en définir les contours. Un militaire est récemment décédé lors d’une mission de préparation opérationnelle. La famille souhaite la reconnaissance le concernant de la mention « Mort pour la France ». En 2016, quatre mentions « Mort au service de la Nation » ont été attribuées à trois policiers et à un personnel civil. Aucun militaire n’a été mentionné. Il lui demande si elle entend préciser et élargir la notion de « circonstances exceptionnelles » prévu au décret de 2016 afin de permettre une plus juste reconnaissance de la mention « Mort au service de la Nation » et aux enfants de militaires concernés de pouvoir bénéficier ainsi de la qualité de pupille de la Nation. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8797</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La mention « Mort pour le service de la Nation » a été créée par l’article 12 de la loi n° 2012-1432 du 21 décembre 2012 relative à la sécurité et à la lutte contre le terrorisme. L’attribution de cette mention permet notamment, conformément aux dispositions des articles L. 513-1 et R. 513-1 du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre, de rendre hommage aux militaires ou agents publics tués en service ou en raison de leur qualité et dont le décès résulte de l’acte volontaire d’un tiers. Le décret n° 2016-331 du 18 mars 2016 a confirmé que le décès du militaire ou de l’agent public doit être « obligatoirement causé par l’acte volontaire d’un tiers », ou être dû à « l’accomplissement de ses fonctions dans des circonstances exceptionnelles ». Le Gouvernement n’envisage pas de modifier la réglementation en vigueur. La mention « Mort pour le service de la Nation » a pour effet de rendre obligatoire l’inscription du nom du défunt sur un monument de sa commune de naissance ou de son dernier domicile. Les enfants de la victime âgés de moins de 21 ans ont de plus vocation à la qualité de pupille de la Nation. La mention « Mort pour la France » est attribuée aux personnels civils et militaires engagés dans des opérations extérieures et servant sur des territoires dont la désignation intervient dans le cadre d’arrêtés interministériels. Au regard des conditions requises ci-dessus mentionnées, les militaires décédés accidentellement lors d’un exercice de préparation opérationnelle, qui méritent toute la considération de la Nation, n’ont pas vocation à se voir décerner l’une ou l’autre de ces mentions. Il est cependant précisé qu’en application des dispositions du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre et du code des pensions civiles et militaires de retraite, les ayants cause des militaires décédés dans les circonstances précitées peuvent en particulier prétendre, en fonction de la situation familiale et du nombre d’années de services accomplies par la victime, au bénéfice d’une pension militaire d’invalidité, d’une pension de réversion et d’une allocation des fonds de prévoyance militaires. Enfin, il convient de rappeler que le code de la défense prévoit un régime de protection particulière en faveur des enfants mineurs des militaires décédés ou blessés accidentellement, en temps de paix, au cours d’exercices préparant au combat. Les enfants bénéficiaires de cette protection, prononcée par un jugement du tribunal de grande instance, relèvent de l’action sociale des armées. Au regard des ressources effectives de la famille, une aide à l’éducation et/ou une allocation d’entretien, d’un an renouvelable, peuvent ainsi être attribuées, jusqu’à la majorité de l’enfant, à son père, à sa mère ou à son représentant légal. Des bourses et exonérations diverses peuvent en outre être accordées par l’État aux enfants protégés, même au-delà de leur majorité, en vue de faciliter leur instruction.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>11240</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8797</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Frédérique Lardet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès de la ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées (Mme la SE auprès de la ministre)</ministreJO><Objet>Retraite anciens combattants- Rapport Cour des comptes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            11240. — 31 juillet 2018. — Mme Frédérique Lardet interroge Mme la secrétaire d’État, auprès de la ministre des armées, sur la note d’exécution budgétaire 2017 de la Cour des comptes concernant la mission anciens combattants, mémoire et liens avec la Nation. Cette note semble mettre en cause la retraite du combattant et les diverses pensions associées puisqu’elle estime que « les documents associés ne permettent pas d’apprécier complètement la justification de fond de certaines politiques mises en œuvre au profit des anciens combattants. Il s’agit plus particulièrement de la retraite du combattant, des rentes mutualistes et des dépenses fiscales associées ». De fait, elle recommande d’examiner « les conditions de transfert des crédits des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre acquises à titre militaire du programme 169 vers le programme 212 de la mission défense sur lequel sont déjà imputées les dépenses d’accidents du travail et de maladies professionnelles du personnel civil du ministère ». Ces propos suscitent, à juste titre, des inquiétudes chez les anciens combattants. Aussi elle souhaiterait connaître la position du Gouvernement quant à cette analyse de la Cour des comptes.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8798</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La note d’analyse de l’exécution budgétaire 2017 de la mission interministérielle « Anciens combattants, mémoire et lien avec la Nation » établie par la Cour des comptes recommande d’examiner les conditions de transfert des crédits des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre, acquises à titre militaire, du programme 169 « Reconnaissance et réparation en faveur du monde combattant » vers le programme 212 « Soutien de la politique de la défense » de la mission « Défense ». La secrétaire d’État n’est pas favorable à cette évolution. En effet, la secrétaire d’État considère que l’objet du programme 169 est de retracer l’ensemble des actions et interventions réalisées au profit du monde combattant et des victimes de guerre destinées à témoigner la reconnaissance de la Nation à leur égard. Si les pensions servies au titre du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre (CPMIVG) visaient initialement à prendre en compte le préjudice résultant des blessures et maladies reçues du fait de guerre, elles ont été étendues aux blessures et aux maladies reçues en temps de paix, ainsi qu’à des mesures de réparation adoptées pour faire face à des circonstances particulières, telles que les conséquences des actes de terrorisme. Pour ces raisons, elles ne sont pas assimilables dans leurs principes et leurs modalités à la prise en charge des accidents du travail. Compte tenu du périmètre concerné et de la spécialisation des crédits requise par la loi organique relative aux lois de finances, le maintien des PMI dans le programme spécifique 169 est donc pleinement justifié. Ainsi, la secrétaire d’État apporte une attention particulière à la préservation de l’ensemble des dispositifs de réparation en vigueur, témoignage de la reconnaissance de la Nation envers celles et ceux qui l’ont servie au combat, ou qui ont été victimes de terrorisme lors d’une attaque contre la Nation.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>11268</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8798</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Françoise Dumas</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès de la ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées (Mme la SE auprès de la ministre)</ministreJO><Objet>Octroi de la médaille des blessés de guerre</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            11268. — 31 juillet 2018. — Mme Françoise Dumas attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès de la ministre des armées, sur l’octroi de la médaille des blessés de guerre. Le décret n° 2016-1130 du 17 août 2016 précise que « les militaires atteints d’une blessure de guerre, physique ou psychique constatée par le service de santé des armées et le ministre de la défense ont droit au port de la médaille de blessés de guerre ». L’Association des anciens combattants et résistants du ministère de l’intérieur (AACRMI) souligne que durant la guerre d’Algérie, les policiers qui étaient sous commandement militaire lors des opérations et qui ont été blessés au même titre que des militaires, ne peuvent toutefois prétendre à cette reconnaissance. Aussi, l’AACRMI sollicite le droit au port de la médaille des blessés de guerre pour les policiers blessés lors de la guerre d’Algérie, comme leurs camarades militaires. Elle souhaiterait connaître ses intentions en la matière.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8798</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les policiers blessés en Algérie entre le 31 octobre 1954 et le 29 septembre 1962 alors qu’ils accomplissaient des missions de police, distinctes par leur nature de l’engagement armé dans des opérations militaires, ont bénéficié, en tant que victimes civiles, d’un régime d’indemnisation et de reconnaissance particulier. Conformément aux dispositions de l’article L. 113-8 du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre (CPMIVG), les fonctionnaires des services actifs de la Sûreté nationale et de la Préfecture de police ayant subi en métropole ou en Algérie, au cours de la période considérée, des dommages physiques du fait d’attentats ou de tout autre acte de violence en relation avec la guerre d’Algérie, bénéficient ainsi des pensions de victimes civiles de guerre. Par ailleurs, l’article R. 355-19 du CPMIVG prévoit l’attribution d’un insigne des victimes civiles aux civils blessés ou mutilés du fait de la guerre 1939-1945 ou d’explosions d’engins consécutives à la guerre 1914-1918. Le même insigne, sans l’étoile blanche de métal à cinq branches, est attribué d’office à toute victime civile pensionnée au titre du CPMIVG en qualité de victime directe qui ne remplit pas les conditions mentionnées à l’article R. 355-19 précité. Il peut donc être décerné aux fonctionnaires de police qui ont été blessés pendant la guerre d’Algérie. Dans ce contexte, il n’est pas envisagé de modifier la réglementation relative aux modalités d’attribution de la médaille des blessés de guerre, qui témoigne de la reconnaissance de la Nation envers les personnels militaires blessés à la guerre ou à l’occasion d’une opération extérieure.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>11796</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8798</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Cornut-Gentille</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès de la ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées (Mme la SE auprès de la ministre)</ministreJO><Objet>Service national universel binationaux</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            11796. — 28 août 2018. — M. François Cornut-Gentille interroge Mme la secrétaire d’État, auprès de la ministre des armées sur le statut des binationaux. De nombreux jeunes hommes et femmes français bénéficient d’une autre nationalité, notamment par transmission familiale. A ce titre, ils peuvent être soumis à plusieurs obligations d’accomplissement d’un service national, militaire ou non. Jusqu’à présent, les jeunes binationaux ont une capacité de choix entre leurs obligations françaises et celles issues de la législation de l’Etat dont ils ont également la nationalité. Beaucoup optent pour les obligations françaises moins contraignantes car limitées à la journée défense et citoyenneté. Les obligations françaises sont appelées à se renforcer avec la mise en place du service national universel au risque de voir un ombre plus importants de jeunes binationaux opter pour les obligations de service national de l’État tiers. Ce dispositif de service national « à la carte » pour les binationaux fragilise l’objectif d’intégration recherché par le service national universel. Aussi, il lui demande d’indiquer si le statut des binationaux est appelé à évoluer au regard des obligations d’accomplissement d’un service national avec la mise en place du service national universel.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8799</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le service national universel (SNU) vise à renforcer chez les jeunes le sentiment d’appartenance à la communauté nationale, l’engagement au service de la collectivité et la capacité de résilience de la société. Il doit permettre de promouvoir la citoyenneté et la cohésion nationale en conviant notre jeunesse à un rendez-vous auquel elle devra se rendre sans distinction de classe, d’origine ou de sexe, ainsi que l’a indiqué le Président de la République. Au terme d’un important travail de réflexion mobilisant en particulier les ministères et les administrations, le Gouvernement a récemment présenté les contours du futur SNU, dont l’expérimentation devrait débuter dès 2019 et qui concernera, à terme, l’ensemble d’une classe d’âge. Le SNU comportera ainsi une première phase, d’une durée d’un mois maximum, qui, dans le prolongement de l’obligation scolaire, constituera l’aboutissement du parcours citoyen débuté à l’école primaire et poursuivi au collège. Dans un second temps, chaque jeune sera encouragé, notamment par des mesures d’attractivité variées et ciblées, à poursuivre volontairement une période d’engagement d’une durée d’au moins trois mois, liée à la défense et la sécurité, à l’accompagnement des personnes, à la préservation du patrimoine ou de l’environnement, au tutorat… Afin de définir en particulier les différents scénarios et modules de la première phase du SNU, ainsi que les conditions concrètes de leur mise en œuvre, le Gouvernement a lancé une vaste consultation auprès des associations (notamment celles qui sont en lien avec la jeunesse et celles qui rassemblent les parents), des mouvements d’éducation populaire, des syndicats, des professionnels du secteur de la jeunesse, des entreprises et des collectivités territoriales dont le rôle sera central et dont les compétences justifient la pleine participation à la définition du projet. C’est sur la base des résultats de cette consultation que le Gouvernement proposera au Président de la République, avant la fin de l’année, les voies et les moyens de déploiement du SNU. Dans ce contexte, le Gouvernement a bien identifié et entend prendre en compte la situation particulière dans laquelle se trouvent les binationaux. Les dispositifs qui seront mis en place en faveur de ces jeunes gens ne peuvent cependant être précisés à ce jour, dans l’attente des conclusions qui seront tirées au terme de la consultation en cours évoquée ci-dessus et des arbitrages qui seront rendus par le chef de l’État.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>459</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8799</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrick Vignal</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la cohésion des territoires</ministreQuestion><ministreJO>Cohésion des territoires</ministreJO><Objet>La dévitalisation des centres-villes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            459. — 1 août 2017. — M. Patrick Vignal alerte M. le ministre de la cohésion des territoires sur les centres-villes et leur désertification. Aujourd’hui, les cœurs de ville sont délaissés et les commerces de proximité sont abandonnés au profit des centres commerciaux de périphérie. Les grandes surfaces vident nos centres-villes provoquant ainsi une dévitalisation de ces derniers dans toute la France. Cette situation a pour conséquence première de paupériser les communes. Lors de la conférence nationale des territoires, le président de la République a fait savoir que : « la priorité est de redonner vie aux centres-villes » et a souhaité « que le Gouvernement engage une action renforcée et transversale ». Depuis plusieurs années les spécialistes de ce sujet appellent à un sursaut du Gouvernement. Les centres-villes doivent devenir une grande cause nationale pendant ce quinquennat afin de pouvoir définitivement inverser cette spirale infernale qui n’épargne quasiment aucune ville du pays. Aussi, il souhaiterait connaître les mesures concrètes que compte mettre en place le Gouvernement.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8799</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les villes petites et moyennes constituent des pôles essentiels du maillage territorial français et exercent des fonctions de centralité indispensables pour leur bassin de vie (présence de services, commerces, équipements, implantation des structures politiques et administratives). L’extension des surfaces commerciales en périphérie a contribué à déséquilibrer l’offre des centres-villes et à les vider de leurs forces vives. En outre, la dégradation de l’habitat contribue à leur paupérisation. Face à ces mutations profondes, le Gouvernement a donc proposé aux élus locaux de 222 villes, le plan « Action cœur de ville », une démarche partenariale pour les accompagner dans leur projet de développement, partant de leur centre-ville, et de les aider à mettre en œuvre un plan d’actions concrètes afin de conforter leur rôle et de rester ou redevenir attractives. Élaborée en concertation avec tous les acteurs, élus, acteurs économiques, techniques et financiers, cette démarche au service des territoires doit pouvoir s’adapter à chaque configuration en fonction des besoins réels, présents comme à venir. L’approche retenue n’est pas sectorielle, elle se veut globale, car si le sujet le plus « visible » actuellement est celui de la fermeture de commerces, c’est au travers de la prise en compte de la dimension économique, patrimoniale, culturelle, touristique, sociale et de l’offre de logements de ces villes qu’il faut agir collectivement et concomitamment. Transversal, le plan « Action cœur de ville » s’articule ainsi en cinq axes thématiques : - de la réhabilitation à la restructuration : vers une offre attractive de l’habitat en centre-ville ; - favoriser un développement économique et commercial équilibré ; - développer l’accessibilité, la mobilité et les connexions ; - mettre en valeur les formes urbaines, l’espace public et le patrimoine ; - fournir l’accès aux équipements, services publics, à l’offre culturelle et de loisirs. Les financements prévus pour le plan sont alloués par les partenaires selon une démarche collégiale. L’État, notamment par le biais de la dotation de soutien à l’investissement local (DSIL) ou du fonds d’intervention pour la sauvegarde de l’artisanat et du commerce (FISAC) et de la dotation d’équipement des territoires ruraux (DETR), et les partenaires, financent les projets pour une durée de 5 ans. La caisse des dépôts apporte 1 milliard d’euros de fonds propres (soutien à l’ingénierie, aux démarches d’innovation et de développement de la « smart city », aux investissements des opérateurs privés) et 700 millions d’euros de prêts au plan « Action cœur de ville » (dans la continuité du « Prêt renouvellement urbain aménagement »). L’agence nationale de l’habitat (Anah) engage 1,2 milliard d’euros (ingénierie et aide aux travaux de réhabilitation, d’amélioration énergétique et d’adaptation des logements et des immeubles, à l’éradication des poches d’habitat indigne). Par ailleurs, l’Anah apporte 25 millions d’euros aux cofinancements de la direction de projet dédiée à la démarche. Enfin, Action Logement investit 1,5 milliard d’euros pour faciliter la réhabilitation d’immeubles en centre-ville par des opérateurs du logement social ou des investisseurs privés. Illustration de la priorité donnée par le Gouvernement à la transformation des centralités, le plan « Action cœur de ville » a vocation à s’enrichir au fur et à mesure des années, pour articuler les démarches dans une optique de cohérence de l’action publique et afin de maximiser l’effet de levier sur ces territoires.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4591</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8800</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Gisèle Biémouret</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la cohésion des territoires</ministreQuestion><ministreJO>Cohésion des territoires</ministreJO><Objet>Cohésion des territoires revitalisation des centres bourgs 1% métropoles</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4591. — 23 janvier 2018. — Mme Gisèle Biémouret interroge M. le ministre de la cohésion des territoires sur le problème lié à la dévitalisation des centres-bourgs. Les centres-villes sont le fruit d’une évolution et d’une construction multiséculaire de nombreuses villes petites et moyennes. Cet espace de vie témoigne des évolutions de la société et des modes de vie. Le problème de la dévitalisation touche l’ensemble du pays. Le rapport d’Yves Daugé a recensé près de 600 cas. Ce constat est particulièrement marqué dans les zones rurales. Les causes de ce dépérissement sont parfaitement connues : baisse de population, concurrence des grands pôles urbains, dégradation de l’habitat ancien et installation des commerces en périphérie. Compte tenu de l’importance du maillage de bourgs et de villes moyennes, la revitalisation des centres anciens représente un enjeu important en matière d’aménagement du territoire et de cohésion sociale. La situation oblige l’État à encourager les initiatives en offrant aux collectivités les moyens adéquats. Le creusement des inégalités entre ces villes et les métropoles se vérifient tout autant dans d’autres domaines comme l’accès aux services publics, aux professionnels de santé, etc. Dans ces conditions, elle souhaiterait connaître les intentions du Gouvernement sur la proposition émise par l’Association des petites villes de France (APVF) du « 1 % métropoles » pour bénéficier d’un outil de solidarité interterritorial. Il pourrait s’agir d’affecter 1 % des recettes la CFE et de la CVAE pour financer des projets structurants dans les villes périphériques. Évalué à 18,5 millions d’euros, ce dispositif n’appauvrirait pas les grandes villes et représenterait un plus dans l’effort de solidarité pour aider les projets de revitalisation des centres-bourgs. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8800</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[De nombreuses villes, petites comme moyennes, souffrent d’une désertification tout à la fois démographique, commerciale et économique, et n’ont parfois pas tous les moyens d’ingénierie, d’innovation et de stratégie pour y faire obstacle. Le Gouvernement prend très à cœur cet enjeu, au point que c’est aujourd’hui, fait nouveau, devenu une politique publique. Cette politique est désormais lancée sur des bases complètes, puisqu’avec le lancement du plan Action cœur de ville, plan partenarial, souple, modulaire, déconcentré dans sa mise en œuvre, et adapté aux projets des maires, les dispositifs couvrent désormais un grand nombre de situations locales. Par ailleurs, la création prochaine de l’agence nationale de la cohésion des territoires répondra à l’objectif de renforcement de l’ingénierie et de l’accompagnement des territoires fragiles dont certaines petites villes font partie. Les contrats de ruralité prévoient la possibilité d’engager, dans le cadre du contrat, des actions en faveur de la redynamisation de la commune centre. Plus de 20 000 communes françaises sont couvertes par un contrat de ruralité. Par ailleurs, les bourgs de moins de 10 000 habitants font l’objet, pour 54 d’entre eux, d’une démarche d’accompagnement financier et humain dans le cadre du programme centre-bourg. Les contrats de ruralité, les ateliers des territoires, les missions du dispositif d’accompagnement interministériel au développement et à l’expertise en milieu rural (Aider), et désormais les 222 villes moyennes du plan Action cœur de ville en faveur desquelles l’État et ses partenaires mobilisent 5 milliards d’euros forment un maillage le plus complet possible de politiques publiques au service de la revitalisation des centres-villes. S’agissant de la solidarité interterritoriale, elle s’organise notamment à travers les intercommunalités et peut parfaitement trouver à se développer dans d’autres formes de coopérations et solidarités. Le Gouvernement n’a pas prévu à ce stade de mécanisme obligatoire du type 1 % métropole mais est favorable à toute forme de solidarité entre les métropoles et les territoires non métropolitains.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4592</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8801</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Graziella Melchior</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la cohésion des territoires</ministreQuestion><ministreJO>Cohésion des territoires</ministreJO><Objet>Dévitalisation des centres-villes des petites et moyennes communes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4592. — 23 janvier 2018. — Mme Graziella Melchior attire l’attention de M. le ministre de la cohésion des territoires sur la dévitalisation croissante des centres-villes. L’essor des centres commerciaux en périphérie entraîne une vacance commerciale de plus en plus importante dans les centres des petites et moyennes villes. Le taux national de vacance commerciale a atteint 11,3 % en 2016. Ce phénomène s’accentue notamment avec le développement du e-commerce qui pose la question de l’avenir de ces centres-villes, pour éviter qu’ils ne se transforment en une succession de show-room et de magasins de dépôt-retrait. En conséquence, c’est la vie et le dynamisme même de ces centres qui en pâtissent. Il apparaît nécessaire de mettre en œuvre des actions concrètes pour les dynamiser et leur rendre une attractivité. Elle lui demande donc quels sont les mesures que compte prendre le Gouvernement pour assurer la revitalisation des centres des petites et moyennes villes.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8801</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les villes petites et moyennes constituent des pôles essentiels du maillage territorial français et exercent des fonctions de centralité indispensables pour leurs bassins de vie (présence de services, commerces, équipements, implantation des structures politiques et administratives). L’extension des surfaces commerciales en périphérie a contribué à déséquilibrer l’offre des centres-villes et à les vider de leurs forces vives. En outre, la dégradation de l’habitat contribue à leur paupérisation. Face à ces mutations profondes, le Gouvernement a donc proposé aux élus locaux de 222 villes, le plan « Action cœur de ville », une démarche partenariale pour les accompagner dans leur projet de développement, partant de leur centre-ville, et de les aider à mettre en œuvre un plan d’actions concrètes afin de conforter leur rôle et de rester ou redevenir attractives. Elaborée en concertation avec tous les acteurs, élus, acteurs économiques, techniques et financiers, cette démarche au service des territoires doit pouvoir s’adapter à chaque configuration en fonction des besoins réels, présents comme à venir. L’approche retenue n’est pas sectorielle, elle se veut globale, car si le sujet le plus « visible » actuellement est celui de la fermeture de commerces et d’immeubles dégradés dans les centres-villes, c’est au travers de la prise en compte de la dimension économique, patrimoniale, culturelle, touristique, sociale et de l’offre de logements de ces villes qu’il faut agir collectivement et concomitamment. Les questions du commerce et du e-commerce ne peuvent en effet être dissociées. L’un des axes thématiques autour duquel s’articule le plan « Action cœur de ville » est d’ailleurs de redonner de la force au tissu commercial et économique autour du développement, renouvellement et mixité des activités, traditionnelles comme innovantes (management de centre-ville, appui à la transformation numérique des TPE et PME, développement de nouveaux services aux consommateurs, mise en valeur de produits artisanaux locaux, etc.). 222 villes engagées dans la résorption des tendances affectant leur cœur de ville ont été retenues, comme Morlaix et Quimper, dans le Finistère. Des actions matures d’ores et déjà envisagées par les collectivités retenues sont entreprises dès 2018 et mises en cohérence au sein du périmètre d’intervention défini par la convention cadre pluriannuelle signée entre la commune, l’établissement public de coopération intercommunale (EPCI), l’État et les partenaires (agence nationale de l’habitat, caisse des dépôts, Action Logement…). De nouveaux besoins, exprimés dans la mesure des cinq axes thématiques du plan, feront l’objet de cofinancements futurs. Les bourgs ruraux et les petites villes du système urbain régional ne constituent pas la cible première de ce programme, mais leurs besoins sont pris en compte au travers d’autres dispositifs, tels que notamment les contrats de ruralité (accessibilité aux services et aux soins, redynamisation des bourgs-centres, mobilités, transition écologique, cohésion sociale). Enfin, l’opération de revitalisation de territoire (ORT) et toutes les dispositions qui lui sont relatives, prévues dans l’article 54 du projet de loi sur l’évolution du logement, de l’aménagement et du numérique (Elan), pourront être mobilisées par les collectivités y compris par celles qui ne prennent pas part au plan « Action cœur de ville ». Dans cette dynamique, le Gouvernement poursuit son soutien aux capacités d’investissement dans les territoires. Aussi :la dotation d’équipement des territoires ruraux (DETR) est maintenue à plus d’1 milliard d’euros, soit le montant financier le plus élevé de l’histoire de cette dotation, en augmentation de 50 millions d’euros par rapport à 2017 ;La dotation de soutien à l’investissement local (DSIL) s’élève quant à elle à 615 millions d’euros, ce qui permet d’assurer notamment le cofinancement de projets prêts à démarrer en 2018 et inscrits dans les plans d’action des contrats de ruralité : l’inscription de la DSIL dans le code général des collectivités territoriales (dont mention explicite des contrats de ruralité) constitue une forte garantie de la part de l’État, en réaction à ceux qui s’inquiétaient de la pérennité de cette dotation de soutien ;les communes et EPCI ruraux pourront par ailleurs bénéficier de financements « thématiques » prévus dans la DSIL, dans ou hors contrat de ruralité. Enfin, la future agence nationale pour la cohésion des territoires sera particulièrement impliquée en faveur des petites ruralités sur la base des propositions définies par les acteurs locaux eux-mêmes.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4800</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8802</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Forissier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la cohésion des territoires</ministreQuestion><ministreJO>Cohésion des territoires</ministreJO><Objet>Revitalisation des centres-villes des plus petites agglomérations</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4800. — 30 janvier 2018. — M. Nicolas Forissier attire l’attention de M. le ministre de la cohésion des territoires sur la désertification des centres-villes en France. On estime qu’entre 2001 et 2015, 87 % des centres-villes ont ainsi vu leur vacance commerciale augmenter. Alors qu’en 2015, ce taux s’élevait à 9,5 %, il était de plus de 11 % pour les agglomérations de moins de 50 000 habitants. Cette tendance est corroborée dans le rapport d’information n° 676 du Sénat du 20 juillet 2017. Entre autres conséquences, et au-delà de la perte d’activité économique, ce phénomène est à l’origine d’une dépréciation du bâti du fait de l’exode des classes moyennes, et devient une véritable question de société à travers ses nombreux effets négatifs sur le tissu social des petites villes. Alors que le Gouvernement vient d’annoncer, à l’issue de la deuxième Conférence des territoires, un plan de revitalisation des villes moyennes, soit les agglomérations comprenant entre 20 000 et 100 000 habitants, il souhaite l’interroger sur les mesures prévues en faveur des villes plus petites, durement touchées par cette tendance et qui semblent être cependant les grandes oubliées. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8802</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les villes petites et moyennes constituent des pôles essentiels du maillage territorial français, elles exercent des fonctions de centralité indispensables pour leurs bassins de vie (présence de services, commerces, équipements, implantation des structures politiques et administratives). L’extension des surfaces commerciales en périphérie a contribué à déséquilibrer l’offre des centres-villes et à les vider de leurs forces vives. En outre, la dégradation de l’habitat contribue à leur paupérisation. Face à ces mutations profondes, le Gouvernement a donc proposé aux élus locaux de 222 villes, le plan « Action cœur de ville », une démarche partenariale pour les accompagner dans leur projet de développement, partant de leur centre-ville, et de les aider à mettre en œuvre un plan d’actions concrètes afin de conforter leur rôle et de rester ou redevenir attractives. Elaborée en concertation avec tous les acteurs, élus, acteurs économiques, techniques et financiers, cette démarche au service des territoires doit pouvoir s’adapter à chaque configuration en fonction des besoins réels, présents comme à venir. L’approche retenue n’est pas sectorielle, elle se veut globale, car si le sujet le plus « visible » actuellement est celui de la fermeture de commerces et d’immeubles dégradés dans les centres-villes, c’est au travers de la prise en compte de la dimension économique, patrimoniale, culturelle, touristique, sociale et de l’offre de logements de ces villes qu’il faut agir collectivement et concomitamment. Le programme s’adresse en priorité à des villes moyennes « pôles d’attractivité », hors périmètre des métropoles, dans lesquelles une action de redynamisation du cœur de ville est nécessaire, soit pour corriger une situation de difficulté sur le plan de l’offre de logement, du commerce, de l’attractivité, des services, etc., soit pour éviter de dégrader la situation du centre-ville. Cependant, il est à noter que le plan ne comporte pas de seuil de population car il est important de pouvoir considérer des communes de taille différente mais aux fonctions de centralité de rayonnement régional. Selon une démarche concertée, le comité technique national a réuni les avis de l’ensemble des partenaires : État, caisse des dépôts (CDC), agence nationale de l’habitat (Anah) et Action Logement. Les préfets de région, en lien avec les préfets de département, ont établi une proposition des villes en cohérence avec les spécificités de l’armature urbaine de chaque région. Les directions régionales de la CDC, les comités régionaux d’Action Logement et les délégués de l’Anah en collectivité ont pu faire remonter (à leur échelon national respectif) des propositions de villes, ciblées vis-à-vis des travaux et partenariats engagés ou amorcés localement. Dans cette optique collégiale, au croisement entre les priorités remontées par les services locaux de l’État et les services locaux de chaque partenaire, ont été retenues 222 villes, dont Issoudun et Châteauroux, dans l’Indre. Si ce sont bien les villes qui sont bénéficiaires du plan, une commune ne pouvait être intégrée qu’en association avec l’intercommunalité dont elle est membre. En effet, le succès du projet de territoire implique une coordination et une cohérence des stratégies et des actions entre la commune, les communes limitrophes et l’intercommunalité. Plusieurs thématiques d’intervention relèvent des compétences intercommunales et les enjeux énoncés dans les cinq axes thématiques du plan, notamment ceux liés au développement économique et commercial, amènent à formuler le projet de redynamisation du cœur d’agglomération à l’échelle du bassin de vie et de penser les interactions avec celui-ci. Au diapason des collectivités, la conviction au cœur de cette stratégie de cohésion des territoires est qu’un centre-ville dynamique, attractif, qui constitue une destination, sert l’ensemble du territoire de son bassin de vie. Si les échelons plus petits de la trame urbaine (les petites villes et les bourgs ruraux) ne sont pas l’objet prioritaire du plan Action cœur de ville, leurs besoins sont indéniables et c’est la raison pour laquelle le ministre de la cohésion des territoires a demandé, par instruction aux préfets, qu’ils prennent contact avec chacune des villes de leur territoire qui se serait portée candidate au plan Action cœur de ville et n’aurait pas été retenue. En effet, l’articulation du droit commun et des futures innovations législatives ouvertes par l’opération de revitalisation des territoire (ORT), qui permet de créer des partenariats publics-privés locaux et de faciliter l’usage d’un droit dérogatoire sur le centre-ville, est une piste à considérer sérieusement pour les petites villes françaises. Il faut ajouter à cela que le dispositif centres-bourgs, qui associe l’État et l’Anah au service de l’élaboration d’un projet de revitalisation dans 53 communes françaises, n’est pas menacé par le plan Action cœur de ville, bien au contraire : l’accompagnement des collectivités se poursuit et commence à porter ses fruits. C’est tout particulièrement le cas des villes concernées par les Ateliers des territoires, mis en place après le rapport d’Yves Dauge et qui apportent un soutien précieux et coordonné de services de l’État à la fois central et local aux collectivités. Enfin, le déploiement rapide du plan s’accompagnera de la création de la première communauté de métier autour des villes moyennes, grâce à la plateforme Action cœur de ville. Physique et numérique (groupes de travail thématiques, forum, newsletter), elle permettra aux praticiens de la cohésion territoriale un échange de bonnes pratiques pour faire émerger des solutions au service des collectivités.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4976</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8803</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Barbara Bessot Ballot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la cohésion des territoires</ministreQuestion><ministreJO>Cohésion des territoires</ministreJO><Objet>Plan pour les petites villes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4976. — 30 janvier 2018. — Mme Barbara Bessot Ballot interroge M. le ministre de la cohésion des territoires sur le développement des territoires ruraux. M. le ministre a annoncé en octobre 2017 un plan pour les villes moyennes de 20 000 à 100 000 habitants pour redynamiser les centres villes et les commerces. Il semble que rien ne soit encore prévu pour les plus petites villes alors qu’elles représentent une grande réalité en France : 35 % des Français. Les petites villes ont besoin elles aussi d’être aidées afin de développer leurs activités. Les bourgs n’attirent plus les gens alors qu’il existe de réels talents et de très bonnes initiatives. Aussi, elle lui demande quelles sont les mesures que le Gouvernement compte prendre pour soutenir cette ruralité innovante et active.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8803</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement est conscient des enjeux auxquels sont confrontées les petites centralités en zone rurale et plus encore, de l’importance de les soutenir, pour un aménagement équilibré des territoires ruraux, et plus largement du territoire national. C’est pourquoi il a poursuivi l’expérimentation en faveur de la redynamisation des centres-bourgs, lancée en 2014. Cette politique expérimentale, qui s’est appuyée sur un appel à manifestation d’intérêts pour en déterminer les bénéficiaires, soutient aujourd’hui 53 collectivités dans leur démarche de revitalisation. Dans le cadre d’une convention d’ingénierie signée entre le lauréat et la préfecture de département, ce programme apporte aux lauréats un soutien conséquent à l’ingénierie. Ainsi, postes de chef de projets, études pré-opérationnelles, communication, visant à définir et mettre en œuvre une stratégie de revitalisation, sont majoritairement cofinancés par le fonds national pour l’aménagement et le développement du territoire (FNADT). Une seconde convention actant une stratégie locale de redynamisation du centre-bourg, dite de revitalisation, contractualise des crédits d’intervention de l’agence nationale de l’habitat (Anah) sur une période de 6 ans. Le soutien des services de l’État (les directions départementales des territoires en particulier) a permis aux lauréats de prendre conscience de l’importance d’une stratégie à moyen-long terme, de la cohérence des actions menées et du portage politique. Cette « reconnaissance » de l’État leur permet également de fédérer plus aisément les acteurs tels que les collectivités départementales et régionales ayant, pour la plupart, également développé leur propre politique de soutien aux petites centralités. Cette initiative - dont l’apport est aujourd’hui démontré – permet de soutenir 53 collectivités réparties sur le territoire métropolitain et d’outre-mer. Elle est complémentaire des volets territoriaux des contrats de plan État-région (CPER) et des contrats de ruralité, dont la revitalisation des centres-bourgs est un des 6 axes obligatoires à traiter. Ces dispositifs permettent d’apporter un appui à de nombreuses collectivités engagées dans une telle démarche, par un soutien à l’ingénierie et/ou à l’investissement. Ainsi en 2017, près de 37 millions d’euros de la dotation de soutien à l’investissement local (DSIL) ont été spécifiquement dédiés à l’échelle nationale. Les enseignements de ces démarches permettront de définir une politique globale en faveur des petites centralités, qui sera portée - aux côtés du plan « Action cœur de ville » - par l’agence nationale de cohésion de territoires. Enfin, la loi portant évolution du logement, de l’aménagement et du numérique (Elan) prévoit de créer l’opération de revitalisation des territoires (ORT). Fondé sur l’expérience Action cœur de ville, cet outil opérationnel sera mobilisable par les collectivités qui n’y étaient pas retenues. L’ORT permettra ainsi aux petites villes de mettre en œuvre leur stratégie locale articulant centre et périphérie, en contractualisant avec leur intercommunalité, l’État, les établissements publics concernés et, le cas échéant, le département, la région et tout acteur public ou privé pouvant apporter ses financements ou son expertise. Les dispositions législatives relatives à l’ORT, telles que proposées actuellement, renforceraient les compétences des collectivités territoriales pour la revitalisation des centres-villes, en instaurant un droit de préemption urbain renforcé, un droit de préemption sur les fonds artisanaux, les fonds de commerce, sur les baux commerciaux, sur les terrains faisant l’objet de projets d’aménagement commercial. L’ORT offre également la possibilité de saisir le représentant de l’État dans le département lorsqu’un projet d’implantation commerciale en périphérie du centre-ville menace les objectifs de l’opération. Il pourra alors suspendre par arrêté, pour une durée maximale de 3 ans, prorogeable 1 an, l’enregistrement et l’examen de la demande d’autorisation d’exploitation en commission départementale d’aménagement commercial, afin de préserver l’activité commerciale du centre-ville ou du centre-bourg.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6719</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8804</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Barbara Bessot Ballot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la cohésion des territoires</ministreQuestion><ministreJO>Cohésion des territoires</ministreJO><Objet>Revitalisation des centre-villes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6719. — 27 mars 2018. — Mme Barbara Bessot Ballot attire l’attention de M. le ministre de la cohésion des territoires le fait que depuis de nombreuses années déjà, les centres-villes déclinent : désertification, paupérisation, disparitions de commerces de proximité. Elle reconnaît que le ministre a lui-même tiré ce constat en confiant à André Marcon, ancien président de CCI France, une mission sur la revitalisation des centres-villes. La revitalisation et le réaménagement des centres-villes exige de réunir tous les acteurs connaisseurs du terrain ainsi que les experts de ces sujets, dont les élus, les commerçants, les propriétaires fonciers, et tous les acteurs de la mobilité, du numérique, de l’aménagement et d’un urbanisme qui favorise la cohésion sociale, économique et environnementale. Ne faudrait-il pas, par exemple, comme cela existe aux États-Unis et au Canada, réunir tous ces acteurs sous l’égide d’une coopérative de développement économique, qui commencent à être expérimentées en France ? Il y a urgence à redynamiser les centres-villes, à endiguer le phénomène de multiplication des mêmes enseignes dans tous les centres-villes, qui doivent redevenir un endroit de valorisation des produits régionaux et des savoir-faire locaux. Les élus des centres-villes et des périphéries doivent désormais travailler de concert en ayant avant tout le souci de la cohésion du territoire dans sa globalité. Elle lui demande comment inviter tous ces acteurs de se mettre au service de la cohésion du territoire, en mettant de côté leurs intérêts directs.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8804</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[De nombreuses villes petites et moyennes connaissent depuis plusieurs années une dévitalisation de leurs centres, accompagnée d’un déclin démographique, d’une dégradation de l’offre d’habitat et de la fuite des activités commerciales en périphérie. Avec le plan « Action cœur de ville » lancé au printemps 2018, le Gouvernement a fait de leur redynamisation une priorité d’action publique. 222 territoires ont été retenus, selon une démarche concertée avec les partenaires financeurs (caisse des Dépôts (CDC), agence nationale de l’habitat (Anah), Action Logement), en fonction de leur degré de fragilité, de leur rôle de centralité, de leur situation économique et sociale notamment. L’État et les partenaires financent les projets pour une durée de 5 ans. L’État intervient notamment par le biais de la dotation de soutien à l’investissement local (DSIL) dont une partie est réservée dans chaque région à Action cœur de ville, ou du fonds d’intervention pour les services, l’artisanat et le commerce (FISAC) et de la dotation d’équipement des territoires ruraux (DETR). La CDC apporte 1 milliard d’euros de fonds propres (soutien à l’ingénierie, aux démarches d’innovation et de développement de la « smart city », aux investissements des opérateurs privés) et 700 millions d’euros de prêts « cœur de ville » (dans la continuité du « prêt renouvellement urbain aménagement »). L’Anah engage 1,2 milliard d’euros (ingénierie et aide aux travaux de réhabilitation, d’amélioration énergétique et d’adaptation des logements et des immeubles, à l’éradication des poches d’habitat indigne) et apporte par ailleurs 25 millions d’euros aux cofinancements des directeurs de projet dédiés à la démarche pour chaque commune concernée. Enfin, Action Logement investit 1,5 milliard d’euros pour faciliter la réhabilitation d’immeubles en centre-ville par des opérateurs du logement social ou des investisseurs privés. Chaque commune contracte avec son intercommunalité, l’État, les partenaires et, le cas échéant, d’autres acteurs publics et privés venant apporter leur expertise, leurs financements ou leur mobilisation locale (région, département, chambres consulaires, offices HLM, établissements publics, sociétés d’économie mixte…). Si l’un des sujets les plus visibles est la standardisation de l’offre commerciale – au détriment de l’offre locale – et son déplacement en périphérie, l’approche retenue doit être transversale et veiller à la cohésion des territoires ciblés, notamment entre la ville-centre et ses périphéries. L’intuition de « coopératives de développement économique » a trouvé sa traduction française dans les sociétés coopératives d’intérêt collectif (SCIC). Leur intervention comme maître d’ouvrage délégué d’un projet de revitalisation de centre-ville est l’une des pistes promues par le rapport d’André Marcon, mais également par le Sénat, et le Gouvernement s’y est montré tout à fait favorable. Selon l’issue du projet de loi portant évolution du logement, de l’aménagement et du numérique (Elan), leur action dans les projets de cœur de ville sera sans doute grandement favorisée. Enfin, le déploiement du plan s’accompagnera de la création de la première communauté de métier autour des villes moyennes, grâce à la « plateforme Action cœur de ville ». Physique et numérique (groupes de travail thématiques, forum, newsletter), elle permettra aux praticiens de la cohésion territoriale un échange de bonnes pratiques pour faire émerger des solutions au service des collectivités.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>8727</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8805</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nathalie Bassire</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la cohésion des territoires</ministreQuestion><ministreJO>Cohésion des territoires</ministreJO><Objet>Normalisation de la surface des logements sociaux</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            8727. — 29 mai 2018. — Mme Nathalie Bassire interroge M. le ministre de la cohésion des territoires sur les normes de constructions des logements locatifs sociaux. Alors que la détermination du loyer de ces logements se base sur sa superficie et sur un prix au m2, alors qu’il existe des normes de surface minimale des logements, il n’existe en revanche pas de norme de surface maximale des logements. À La Réunion, certaines constructions de logements sociaux sont caractérisées par des surfaces dépassant très largement les surfaces minimales imposées pour chaque typologie de logement et impliquant donc des loyers trop onéreux pour les publics qu’ils visent. Il en résulte que les personnes les plus défavorisées ne peuvent être positionnées sur ces offres de locations sociales, accroissant les inégalités de logement. Afin de remédier à cette problématique, elle souhaiterait voir le Gouvernement compte adopter des règles de surfaces maximales pour les différents types de logements sociaux afin de mécaniquement limiter leurs loyers. Elle souhaiterait connaître les intentions du Gouvernement en la matière.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8805</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article R. 111-2 du code de la construction et de l’habitation (CCH) prévoit des règles minimales de surface habitable pour la construction des logements, soit 14 m2 au moins par habitant pour les quatre premiers habitants et 10 m2 au moins par habitant supplémentaire au-delà du quatrième. Lorsque ces logements sont mis en location, les règles de décence, telles que prévues par l’article 6 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 tendant à améliorer les rapports locatifs et portant modification de la loi n° 86-1290 du 23 décembre 1986 et par le décret n° 2002-120 du 30 janvier 2002 relatif aux caractéristiques du logement décent, pris pour l’application de l’article 187 de la loi n° 2000-1208 du 13 décembre 2000 relative à la solidarité et au renouvellement urbains, imposent que «  le logement dispose au moins d’une pièce principale ayant soit une surface habitable au moins égale à 9 mètres carrés et une hauteur sous plafond au moins égale à 2,20 mètres, soit un volume habitable au moins égal à 20 mètres cubes ». Aucune réglementation ne vient limiter la surface habitable maximale des logements. Le Gouvernement n’envisage pas de créer des dispositions fixant une surface maximale à respecter pour la construction des logements car il ne parait pas pertinent de régler ce type de situation uniquement par des dispositions réglementaires nouvelles qui pourraient, elles mêmes, méconnaître les besoins de certaines populations. En revanche, le Gouvernement peut déjà rappeler que les loyers des logements sociaux ne doivent pas dépasser un montant maximum défini en euros par m2, le loyer étant librement fixé dans la limite de ce loyer maximum. Le bailleur n’est d’ailleurs pas obligé de pratiquer un loyer réel au niveau de ce loyer maximum, même s’il doit veiller à l’équilibre financier de l’opération de construction ou d’acquisition. Plus généralement, les services de l’État, les collectivités locales et les bailleurs sociaux sont de plus en plus attentifs à pouvoir développer des opérations nouvelles à loyers et charges maitrisés, et l’État adaptera très prochainement le dispositif « PLAI adaptés » pour faciliter la réalisation de logements très sociaux. Par ailleurs, le Gouvernement se mobilise tous les jours pour favoriser l’accès de tous au logement et plus particulièrement des personnes défavorisées. En application de la loi n° 2017-86 du 27 janvier 2017 relative à l’égalité et à la citoyenneté, le Gouvernement veille à la mise en place effective de différents dispositifs d’attribution de logements aux ménages les plus modestes (1/4 des logements), par une obligation minimale d’attribution de logement à ces personnes, mais également par la possibilité d’agir sur les loyers afin de les adapter aux ressources des locataires. D’autres leviers seront mis en place dans le cadre de la de loi portant évolution du logement, de l’aménagement et du numérique (Elan), notamment en permettant d’expérimenter une politique des loyers prenant en compte la capacité financière des ménages.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>8839</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8805</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Borowczyk</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la cohésion des territoires</ministreQuestion><ministreJO>Cohésion des territoires</ministreJO><Objet>Avenir des bourgs ruraux</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            8839. — 5 juin 2018. — M. Julien Borowczyk interroge M. le ministre de la cohésion des territoires sur le dispositif cœur de ville va donner un dynamisme nouveau aux villes moyennes qui ont été choisies pour cette opération. Cet engagement du Gouvernement est sans précédent et va modifier en profondeur le paysage des villes moyennes françaises, tant du point de vue de l’organisation spatiale, de la dynamique démographique, de l’animation commerciale et du développement économique. Aujourd’hui la fibre optique va être largement déployée sur l’ensemble du territoire. Les zones rurales vont bénéficier d’un outil de croissance économique semblable à l’installation du téléphone dans les années 1960. Toutefois beaucoup de villages souffrent aujourd’hui du dépeuplement de leur centre bourg. L’inadaptation du bâti à la demande de logement : peu ou pas de vue, pas de jardin, des maisons mitoyennes, des problèmes d’accès. Afin de redonner un cœur de village attractif il serait souhaitable de développer dans ces bâtiments des espaces de coworking, des espaces de santé, des lieux d’accueil pour les personnes âgées, dont les territoires vont cruellement manquer dans les années à venir. Enfin lorsqu’une réhabilitation est difficile techniquement ou coûteuse pourquoi ne pas envisager des aides financières au rachat par les mairies de ce foncier inexploitable en vue de sa démolition. Il lui demande ce qu’il compte faire pour apporter des réponses au dépeuplement des bourgs ruraux.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8806</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement est conscient des enjeux auxquels sont confrontées les petites centralités en zone rurale et plus encore, de l’importance de les soutenir, pour un aménagement équilibré des territoires ruraux, et plus largement du territoire national. C’est pourquoi, il soutient l’expérimentation en faveur de la redynamisation des centres-bourgs engagée en 2014. Cet appui, conséquent, à l’ingénierie de projets (poste de chefs de projets, études et communication) a démontré son caractère indispensable, au sein des collectivités rurales souvent peu pourvues en ingénierie. Le soutien des services de l’État (les directions départementales des territoires en particulier) a permis aux lauréats de prendre conscience de l’importance d’une stratégie à moyen-long terme, de la cohérence des actions menées et du portage politique. Cette « reconnaissance » de l’État leur permet également de fédérer plus aisément les acteurs tels que les collectivités départementales et régionales qui ont, pour la plupart, également développé leur propre politique de soutien aux petites centralités. Cette initiative – dont l’apport est aujourd’hui démontré – permet de soutenir 53 collectivités réparties sur le territoire métropolitain et d’outre-mer. Elle est complémentaire des volets territoriaux des contrats de plan État-région (CPER) et des contrats de ruralité, dont la revitalisation des centres-bourgs est un des 6 axes obligatoires à traiter. Ces dispositifs permettent d’apporter un appui à de nombreuses collectivités engagées dans une telle démarche, par un soutien à l’ingénierie et/ou à l’investissement. Ainsi en 2017, près de 37 millions d’euros de la dotation de soutien à l’investissement local (DSIL) ont été spécifiquement dédiés à l’échelle nationale. Dans la Loire, deux contrats ont été signés : par le pôle d’équilibre territorial et rural (PETR) Roannais (couvrant 6 établissements publics de coopération intercommunale) et Loire Forez agglomération. Par ailleurs, le Gouvernement porte le plan « Action cœur de ville » en faveur de la redynamisation des centres-villes des villes moyennes, dont Roanne et Montbrison vont bénéficier. Cette démarche partenariale apporte soutien financier, accompagnement et visibilité aux démarches des lauréats. Les politiques de mise en place des maisons de services au public, de maisons de santé en milieu rural, de schémas départementaux d’accessibilité des services au public… concourent également au renforcement de l’attractivité et de fonctions de centralités des bourgs ruraux. Enfin, la future agence nationale de cohésion des territoires sera particulièrement impliquée en faveur des petites centralités sur la base des propositions définies par les acteurs locaux eux-mêmes.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3342</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8806</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bertrand Sorre</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de la cohésion des territoires</ministreQuestion><ministreJO>Cohésion des territoires (M. le SE auprès du ministre)</ministreJO><Objet>L’aménagement des modalités de certification pour les diagnostiqueurs</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3342. — 28 novembre 2017. — M. Bertrand Sorre* attire l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de la cohésion des territoires, sur l’aménagement des modalités de certification à répétition pour les diagnostiqueurs immobiliers. En effet, plus de 2 000 entreprises du diagnostic immobilier sur les 4 500 existantes interviennent dans des domaines sensibles comme la santé (amiante et plomb), la sécurité, (gaz, termites et électricité) et la transition énergétique (DPE). Toutes ces entreprises appellent à un réaménagement du processus de certification quinquennale des diagnostiqueurs. L’année 2017 marque le début de passage des troisièmes mêmes examens, sans contestation ou recours possible en cas d’échec du candidat, soit environ 9 500 dirigeants et salariés qui redoutent cette échéance. Ainsi, si le modèle actuel de re-certification est maintenu, il sera constaté, comme il y a cinq ans, de très nombreuses cessations d’activité. De nombreuses personnes ne souhaitent pas continuer leur activité si elle est subordonnée à des certifications sanctions à répétition. Cela entraînera aussi le licenciement de nombreux collaborateurs et ces cessations d’activité ne seront pas compensées par la création de nouvelles entreprises. Il est difficile de se diriger et de s’investir dans ce secteur, dès lors que les contraintes sont connues, c’est-à-dire, repasser tous les 5 ans ces diplômes. Aussi, il souhaiterait savoir ce que le Gouvernement compte faire sur cette question.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3592</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8807</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Bénédicte Peyrol</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de la cohésion des territoires</ministreQuestion><ministreJO>Cohésion des territoires (M. le SE auprès du ministre)</ministreJO><Objet>Cumul d’activités de certificateur et de diagnostiqueur immobilier</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3592. — 5 décembre 2017. — Mme Bénédicte Peyrol* interroge M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de la cohésion des territoires, sur le cumul d’activités de certificateur et de diagnostiqueur immobilier. En effet, certains organismes, à l’instar de Bureau Veritas ou Appave, disposent à la fois de l’accréditation, fournie par le Comité français d’accréditation (COFRAC) ou un organisme européen équivalent, de donner des certifications de « diagnostiqueurs immobiliers » mais également exercent des activités professionnelles de diagnostic immobilier. Par exemple, Bureau Veritas dispose d’une branche « Veritas Pro » qui vend des diagnostics immobiliers. Or cette situation pourrait conduire à un risque de conflit d’intérêts dans la mesure où ces mêmes organismes sont responsables de la certification professionnelle de leurs concurrents potentiels. La profession de diagnostiqueur immobilier souffre d’une précarité forte du fait de l’obligation de recertification tous les cinq ans. Cette procédure constitue une barrière à l’entrée de la profession. Elle rend difficile la soumission aux appels d’offres des marchés publics et privés, entrave les possibilités d’emprunt et peut représenter une charge financière importante pour des petites structures. C’est pourquoi elle le prie de bien vouloir lui clarifier la position du Gouvernement et du droit concernant les organismes ayant à la fois des responsabilités de certificateur et de diagnostiqueur immobilier. Ce faisant, elle lui demande de bien vouloir indiquer les intentions du Gouvernement concernant l’aménagement des modalités de certifications quinquennales.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8807</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La compétence des diagnostiqueurs est la clef de voûte du système des diagnostics techniques à la vente (article L. 271-4 du code de la construction et de l’habitation) comme à la location (article 3-3 de la loi nº 89-462 du 6 juillet 1989 tendant à améliorer les rapports locatifs). Ces diagnostics sont des éléments essentiels de la connaissance du bien par son acquéreur ou son occupant. Ils ont été créés sur des thématiques choisies eu égard aux forts enjeux de santé (amiante, plomb), de sécurité (gaz, électricité, termites) et de précarité énergétique (diagnostic de performance énergétique). Face à ces enjeux et aux remontées des usagers sur la faible qualité de certaines prestations, la profession de diagnostiqueur a été progressivement encadrée, en associant les représentants de la profession, afin de garantir les compétences et prévenir tout conflit d’intérêt. Ainsi, le modèle actuel de contrôle de la compétence par la certification, sur une durée limitée dans le temps et avec des surveillances au cours de l’exercice, prend toute sa cohérence. Les organismes de certifications sont eux-mêmes contrôlés par le comité français d’accréditation (COFRAC) dont la mission consiste notamment à prévenir les conflits d’intérêt. Cependant, suite à de nombreux retours dont les services du Gouvernement ont pris bonne note, des travaux de réflexion autour de la profession des diagnostiqueurs immobiliers, dans le but de poursuivre la montée en qualité des diagnostics et en tenant compte des contraintes économiques, ont été lancés en 2017 et continuent en 2018. Ces travaux portent autant sur la certification de professionnels, sa durée et les examens de renouvellements, qui permet de s’assurer des compétences, de leur maintien et de leur adaptation aux évolutions techniques et réglementaires que de la formation, et notamment la qualité de celle-ci, qui permet d’acquérir les compétences requises.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4695</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8807</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Charlotte Lecocq</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de la cohésion des territoires</ministreQuestion><ministreJO>Cohésion des territoires (M. le SE auprès du ministre)</ministreJO><Objet>Égalité des conditions d’accès à la fibre</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4695. — 23 janvier 2018. — Mme Charlotte Lecocq attire l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de la cohésion des territoires, sur le déploiement de la fibre dans les territoires ruraux ou semi ruraux, et particulièrement sur les offres d’accès que les opérateurs pourront proposer. Les enjeux autour de l’accès au numériques sont nombreux. Ils sont économiques en permettant l’installation d’entreprises en milieu rural ainsi que le télétravail et limitant ainsi la fracture numérique. Ils sont également sociaux, en permettant le développement de la télémédecine, l’équipement des résidences autonomie, des EHPAD et des foyers individuels, favorisant ainsi le maintien à domicile, un service médical de proximité qualitatif et l’autonomie des citoyens isolés géographiquement. Ils sont enfin sociétaux en donnant, au plus grand nombre de foyers, un accès facile à toutes les démarches dématérialisées. Le déploiement des réseaux semble bien amorcé, cependant, l’ensemble des opérateurs ne s’est pas encore engagé à proposer leurs services sur ces secteurs géographiques possiblement moins lucratifs. L’égalité d’accès à ces services pour chaque usager sera un atout fort pour accompagner cette mutation portée par le Gouvernement. Elle souhaiterait donc connaître les dispositifs envisagés par le Gouvernement pour que tous les opérateurs du secteur soient dans l’obligation de proposer leurs offres sur l’ensemble du territoire desservi, en garantissant la même concurrence et les mêmes conditions financières d’abonnement à l’ensemble des Français. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8807</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement poursuit des objectifs ambitieux afin de résorber la fracture numérique, une condition indispensable pour renforcer la cohésion des territoires : garantir l’accès de tous les citoyens au bon débit (&gt; à 8 Mbit/s) et à une couverture mobile de qualité dès 2020 et doter l’ensemble des territoires de la République de réseaux très haut débit (&gt; à 30 Mbit/s) d’ici 2022. Concernant les infrastructures fixes, l’État, les collectivités territoriales et les opérateurs privés sont engagés pleinement dans le déploiement de réseaux très haut débit partout sur le territoire. Mobilisant plus de 20 milliards d’euros d’investissements, il s’agit du chantier d’infrastructures le plus important de la décennie. Près de 56 % des locaux sont aujourd’hui éligibles au très haut débit en France : 100 % le seront en 2022. Pour cela, le Gouvernement s’appuie sur deux moteurs. Le premier concerne les opérateurs privés, qui ont pris des engagements contraignants pour rendre éligibles à une offre commerciale de fibre optique jusqu’à l’abonné près de 13 millions de locaux d’ici 2020, correspondant aux principales agglomérations. Le Gouvernement dispose dorénavant de moyens contraignants permettant d’une part, de donner de la visibilité sur les déploiements à venir sur ces zones et d’autre part, d’instaurer de la confiance en donnant à l’État et aux collectivités les moyens d’agir au plus tôt en cas de retard constaté sur le calendrier des déploiements. Le second moteur concerne les collectivités territoriales, qui sont engagées dans le déploiement de réseaux d’initiative publique pour apporter le très haut débit auprès de 45 % de la population, résidant dans les zones les plus rurales. Pour les soutenir, l’État mobilise 3,3 milliards d’euros dans le cadre du plan France très haut débit. À travers ces engagements, l’État manifeste sa volonté d’offrir des garanties fortes aux territoires, même les plus ruraux, d’un accès au très haut débit dès 2022. En particulier, plus de 8 millions de lignes en fibre optique jusqu’à l’abonné devraient être déployées dans les zones les plus rurales du territoire à cette échéance. Le cadre réglementaire mis en place par l’autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) et les conditions posées par le cahier des charges du plan France très haut débit – réseaux d’initiative publique, ont permis d’homogénéiser les architectures techniques et les conditions de commercialisation des réseaux de fibre optique jusqu’à l’abonné, en zone urbaine et en zone rurale. Cette homogénéisation permet aux fournisseurs d’accès à Internet de proposer les mêmes offres commerciales à la ville comme à la campagne. Leur venue sur les réseaux d’initiative publique déployés par des collectivités territoriales dépend néanmoins de leur stratégie commerciale propre, qui relève de la liberté d’entreprendre. Ces derniers mois, les opérateurs Bouygues et Free ont annoncé leur venue sur plusieurs réseaux déployés par les principaux opérateurs d’infrastructure (Axione, Covage, Altitude, TDF). Cette dynamique naissante devrait permettre la mise en place progressive d’une concurrence sur les réseaux d’initiative publique, au profit des consommateurs et des entreprises.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3204</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8808</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Ruffin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Les émissions d’enquête à France Télévisions</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3204. — 28 novembre 2017. — M. François Ruffin interroge Mme la ministre de la culture sur les émissions d’enquête à France Télévisions, Vincent Bolloré, un ami qui vous veut du bien, Industrie agroalimentaire : business contre santé, Macron, les femmes du président, Produits chimiques : nos enfants en danger, Bygmalion, guerre des chefs à l’UMP. Ces reportages ont parfois valu des procès, ils ont souvent reçu les protestations de puissants, et à l’occasion furent récompensés par le prix Albert Londres. Mais ces reportages, les verrons-nous encore sur une chaîne publique ? Car son Gouvernement a coupé 50 millions d’euros dans le budget de France Télévisions. Et où, comme par hasard, la direction du groupe a-t-elle choisi de faire des économies ? Dans les équipes d’Envoyé spécial et de Complément d’enquête, qui vont perdre 33 CDD. Qui ne seront plus diffusés qu’une fois toutes les deux, trois, quatre semaines… s’ils perdurent. Qui sont aujourd’hui sacrifiés sur l’autel de la "réduction des déficits". Les pouvoirs, politique et économique, gagneront ainsi en tranquillité. Les citoyens, en revanche, les consommateurs, seront moins éclairés, moins informés. C’est la démocratie qui sera encore un peu rongée. Il lui demande alors comment elle compte agir pour sauver ces émissions, pour que les chaînes publiques maintiennent un journalisme indépendant, des magazines d’enquête et de qualité ou si elle laissera une censure tacite, une censure non dite, une censure sous couvert de contrainte budgétaire, gagner du terrain. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8808</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La ministre de la culture considère que l’information doit être une priorité pour l’audiovisuel public dans les cinq prochaines années, au même titre que la transformation numérique des entreprises et le soutien à la création audiovisuelle et cinématographique. À ce titre, il est attendu que le service public audiovisuel propose une information de référence, indépendante des pouvoirs économiques et politiques, et qu’il puisse investiguer sur tous les sujets sans tabou ni contrainte. L’investigation a pris un place croissance dans la programmation de France Télévisions au cours des dernières années, et s’affirme comme un facteur distinctif du service public. Les moyens consacrés aux magazines d’information de France Télévisions ont ainsi progressé de 4,2 % entre 2011 et 2015. Cette mission, qui fait la fierté de France Télévisions et de ses salariés, est plus que jamais indispensable, dans un contexte de profusion d’information et des dérives associées. Les principes d’indépendance et de qualité des programmes ne sont pas négociables, et les réductions de crédits inscrites dans la loi de finances 2018 ne visent en aucun cas à assouplir ces exigences. Mais l’audiovisuel public, et donc France Télévisions, doivent participer aux efforts budgétaires demandés à l’ensemble de la sphère publique. Sur la question particulière des magazines d’investigation « Compléments d’Enquête s » et « Envoyé Spécial », après discussion entre les salariés et la direction, il a été décidé de maintenir la fréquence de diffusion actuelle des deux émissions en contrepartie d’une légère réduction de leur durée. Cette décision, qui relève de la liberté éditoriale des antennes et de la responsabilité des dirigeants de l’entreprise, n’affecte en rien la place consacrée à l’investigation sur les antennes de France Télévisions. Au demeurant, la ministre de la culture tient à rappeler que les moyens de France Télévisions consacrés à l’information ont été préservés dans le budget 2018, adopté le 21 décembre 2017. En effet, les dépenses allouées à l’information nationale en 2018 (258,9 M€) progressent de 2,9 M€ par rapport au budget 2017 et de 16,6 M€ par rapport à 2016.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4402</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8809</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Furst</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Radio France - réductions d’effectifs à France Bleu</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4402. — 9 janvier 2018. — M. Laurent Furst interroge Mme la ministre de la culture sur la suppression d’un poste de journaliste au sein de la rédaction de France Bleu Alsace (la deuxième en deux ans) faisant passer les effectifs de cette rédaction à neuf journalistes. Ces baisses constantes d’effectifs interrogent sur la capacité de Radio France à pérenniser la grille de programmes de la radio malgré son succès (200 000 auditeurs pour la matinale) et sur la volonté des directions de Radio France et de France Télévisions de fusionner France Bleu et France 3 à terme. Comme France Bleu Alsace, de nombreuses antennes France Bleu locales ont vu fondre leurs effectifs tout en voyant s’accroître le territoire qu’elles couvraient par fusion d’antennes. Aussi, il souhaite savoir les raisons qui justifient cette nouvelle suppression de poste de journaliste à France Bleu Alsace. Il souhaite également savoir la manière dont Radio France entend maintenir ses programmes partout en France et préserver ainsi ce service d’information territorial.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8809</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La ministre de la culture tient à confirmer son attachement au rôle de Radio France comme média de proximité de référence. En effet, ses antennes, et particulièrement France Bleu, fédèrent un public populaire, participent à la démocratie locale dans un contexte difficile pour la presse régionale quotidienne, et contribuent à la valorisation culturelle et patrimoniale des territoires. À la rentrée 2017, Radio France a souhaité donner une nouvelle impulsion éditoriale à l’ensemble du réseau France Bleu, afin de répondre à l’effritement des audiences constaté ces dernières années. La société a ainsi engagé, pendant près d’un an, un travail de fond sur les grilles de France Bleu, en concertation étroite avec les responsables de chaque station. Ce travail de réflexion a mis en avant le besoin de maintenir la proximité des antennes de France Bleu avec ses publics et de leur donner plus d’autonomie. Par conséquent, la tranche du matin (de 6 heures à 13 heures), qui demeure une tranche locale, a été enrichie d’une nouvelle émission locale favorisant la proximité avec les auditeurs, « La vie en Bleu » (de 9 à 11 heures, à la suite des matinales « France Bleu Matin »). La ministre sera attentive à ce que l’évolution des grilles de programme continue à se faire dans le respect des objectifs prioritaires du réseau France Bleu, notamment en matière de diversité et de qualité des programmes régionaux. Sur l’évolution des effectifs au sein de l’antenne France Bleu Alsace, le départ d’un journaliste à la retraite en septembre dernier a obligé la station à repenser son organisation, tout en veillant à respecter la trajectoire des effectifs définie dans le contrat d’objectifs et de moyens 2015-2019. En effet, les marges de manœuvre sont limitées, alors même qu’un précédent départ en février 2017 avait déjà été remplacé. Ce départ a pour principale conséquence éditoriale la suppression des flashs locaux d’après-midi du week-end. Ces derniers sont à présent remplacés par des flashs nationaux, comme c’est d’ailleurs le cas dans la quasi-totalité des radios locales du réseau France Bleu. Radio France indique que les conséquences de cette réorganisation interne resteront marginales pour les auditeurs et la rédaction assurera la même qualité d’information unanimement reconnue. D’ailleurs, les effectifs de la station France Bleu Alsace, qui étaient en moyenne de 37,7 équivalent temps plein (ETP) en 2016, sont remontés en 2017 à 39,3 ETP en moyenne. Cette antenne est l’une des plus importantes en termes d’effectifs du réseau France Bleu, l’effectif moyen des antennes étant de l’ordre de 32 ETP. La proximité de l’audiovisuel public avec ses publics étant l’un des axes prioritaires mis en avant par la ministre dans le cadre des réflexions en cours sur l’audiovisuel public, elle sera très attentive au maintien d’une offre de qualité sur les antennes locales de Radio France.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>9028</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8810</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Bannier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Règlementation en matière d’achevé d’imprimer</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            9028. — 5 juin 2018. — Mme Géraldine Bannier attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur les mentions obligatoires devant figurer sur les documents imprimés, graphiques et photographiques soumis au dépôt légal. En effet, la réglementation impose aux éditeurs de faire figurer sur tous les exemplaires d’un document soumis au dépôt légal le nom et l’adresse de l’imprimeur. Or lorsque l’on s’intéresse à l’achevé d’imprimer, force est de constater que certains ouvrages n’indiquent pas de façon claire la localisation de l’imprimeur puisque des formules génériques sont utilisées, comme par exemple « imprimé en UE », et ce au mépris des obligations légales. Cette problématique est cruciale dans un environnement devenu fortement concurrentiel : bien souvent, les imprimeurs sont établis en Bulgarie, Roumanie, Lituanie, Pologne, zones géographiques qui bénéficient de l’essentiel des aides européennes à l’investissement. Les acteurs de la filière « livre » ont besoin que la réglementation en vigueur soit rappelée, respectée et éventuellement, dans un second temps, que ceux qui y contreviennent soient sanctionnés. Elle lui demande quelles actions le Gouvernement compte-t-il entreprendre pour faire respecter les règles en matière d’achevé d’imprimer. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8810</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Pris en application de l’article R. 131-7 du code du patrimoine, l’arrêté du 12 janvier 1995 fixant les mentions obligatoires devant figurer sur les documents imprimés, graphiques et photographiques soumis au dépôt légal prévoit notamment que le nom ou la raison sociale ainsi que l’adresse de l’imprimeur doivent figurer sur les livres soumis au dépôt légal. Cette obligation est complétée par une sanction pénale prévue par le 3° de l’article R. 133-1 du code du patrimoine qui punit d’une amende prévue pour les contraventions de la cinquième classe le fait de ne pas faire figurer sur les documents soumis au dépôt légal les mentions obligatoires prévues notamment par l’arrêté précité. La Bibliothèque nationale de France (BnF), responsable pour le compte de l’État de la gestion du dépôt légal pour les documents imprimés, rappelle quotidiennement aux personnes concernées la réglementation applicable en matière de dépôt légal. Cependant, au vu des volumes traités chaque année, la mise en œuvre systématique de contraventions après publication ne semble pas opportune. La démarche de la BnF est davantage axée vers l’accompagnement et la pédagogie, afin d’amener les déposants à respecter leurs obligations. Ainsi, via son site Internet, son accueil sur place et par téléphone, la BnF informe le mieux possible les déposants et les incite à adopter de bonnes pratiques. En 2017, elle a ainsi fait entrer par le dépôt légal 81 263 livres et 245 420 fascicules de périodiques. Cette efficacité dans la collecte des documents imprimés opérée par la BnF n’appelle pas à venir renforcer le cadre juridique du dépôt légal, dont l’objectif principal est la conservation patrimoniale des œuvres et non la restriction de la concurrence entre imprimeurs au sein du marché unique.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>11236</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8810</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bertrand Sorre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la cohésion des territoires</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>EPIC gestion Mont Saint-Michel</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            11236. — 31 juillet 2018. — M. Bertrand Sorre interroge M. le ministre de la cohésion des territoires sur la mise en place d’un EPIC établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) pour la gestion du Mont Saint-Michel. Le village médiéval et l’abbaye du Mont Saint-Michel composent un de ces lieux emblématiques français, situés en Normandie dans le département de la Manche, au cœur de la baie des plus grandes marées d’Europe. Afin de pallier son envasement, le Mont Saint-Michel a bénéficié d’une vaste opération de rétablissement de son caractère maritime, initiée par l’État et cofinancée par les collectivités territoriales, les régions Basse-Normandie et Bretagne, les départements de la Manche et d’Ille-et-Vilaine, par l’Union européenne et les Agences de l’eau. Ce sont ainsi plus de 250 millions d’euros qui ont été investis entre 2005 et 2015 sur ce site extraordinaire. Et désormais, lors des grandes marées, la mer entoure le Mont Saint-Michel comme une île, offrant un spectacle grandiose. Ce chantier titanesque a abouti, de l’avis de tous, à une réussite esthétique. Vient désormais le temps de choisir le mode de gestion de ce site afin que la qualité d’accueil et le rayonnement culturel international mais aussi les retombées sur l’économie locale soient à la hauteur de la magie du lieu. Début juillet 2018, le Gouvernement a annoncé la création d’un EPIC pour la gestion du Mont Saint-Michel. Cette annonce était très attendue par les élus des collectivités locales, départementales et régionales. Cette future gouvernance doit permettre un pilotage efficace conciliant programmation culturelle, promotion touristique, gestion du barrage hydraulique, des transports et des parkings, politique tarifaire sans oublier qualité d’accueil et sécurité des publics, des personnels et des habitants. Ce nouvel établissement public sous pilotage de l’État est attendu pour assurer une coordination intelligente des moyens et des acteurs, tant ceux agissant sur le plan stratégique que ceux chargés de l’opérationnel, du quotidien. Il devra mener progressivement à un équilibre financier entre les recettes et les charges. Aussi, il souhaiterait avoir plus d’informations quant à la gestion à venir, connaître le calendrier envisagé sur sa mise en place ainsi que les moyens alloués et les modalités de financement de l’établissement qui seront privilégiées. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8811</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Mont-Saint-Michel est une composante exceptionnelle du patrimoine mondial, et l’un des sites historiques et touristiques les plus fréquentés et les plus renommés en France. Le rétablissement de son caractère maritime a été rendu possible par un partenariat entre l’État, les collectivités territoriales normandes et bretonnes et l’Europe. Le Mont-Saint-Michel concentre un grand nombre d’autorités publiques et d’acteurs privés jouant tous un rôle sur l’expérience du visiteur. Depuis le parc de stationnement jusqu’à l’abbaye, interviennent un syndicat mixte, deux communes, le Centre des monuments nationaux (CMN), un délégataire de service public et de nombreuses initiatives privées (commerces de souvenirs, hôtellerie, restauration…). Ces acteurs doivent coordonner leurs interventions. Dans ces conditions, l’initiative de l’État est indispensable pour élaborer, avec les acteurs locaux, cette nouvelle ambition et pour organiser une gestion intégrée des services rendus aux visiteurs et aux habitants. Il a donc été décidé de créer un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) national du Mont-Saint-Michel, dont la mission sera de coordonner la gestion et le développement du site, depuis le stationnement et les transports jusqu’à l’abbaye. Le CMN, établissement public affectataire de l’abbaye et le nouvel EPIC entretiendront d’étroites relations afin, notamment, d’optimiser les fonctions d’accueil et de billetterie sur l’ensemble du site. L’essentiel du produit des recettes nouvelles dégagées par l’EPIC contribuera à la valorisation et au développement territorial et touristique de la baie. Le ministère de la transition écologique et solidaire maintiendra, au moins temporairement, la subvention d’un million d’euros, qu’il verse pour l’entretien du barrage et le suivi hydrosédimentaire. Les collectivités territoriales seront invitées à maintenir leur contribution. Le CMN, enfin, versera à l’EPIC une partie des excédents d’exploitation créés par les équipements gérés par ce dernier.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5559</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8811</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Gisèle Biémouret</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><Objet>Consommation - Démarchage téléphonique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5559. — 20 février 2018. — Mme Gisèle Biémouret* attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur le manque d’efficacité du dispositif de lutte contre le démarchage téléphonique. Appliqué dans le cadre de la loi relative à la consommation du 17 mars 2014, le dispositif « Bloctel » est censé encadrer le démarchage téléphonique. Force est de constater que ce dispositif ne parvient pas à protéger les consommateurs de pratiques abusives. Il s’avère que malgré leur inscription sur la liste « Bloctel », de nombreux consommateurs continuent d’être démarchés par téléphone. À ce jour, neuf Français sur dix expriment volontiers leur mécontentement de subir le harcèlement des plateformes téléphoniques de diverses sociétés plusieurs fois par jour. De plus, les consommateurs les plus concernés par cette forme de harcèlement téléphonique sont souvent les personnes âgées ou vulnérables. Dans ces conditions, elle lui demande de bien vouloir préciser les intentions du Gouvernement pour que cessent ces pratiques et de lui indiquer les mesures supplémentaires qui pourraient être prise pour permettre aux consommateurs de ne plus être importunés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7012</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8811</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Reiss</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><Objet>Appels intempstifs Bloctel et ping call</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            7012. — 3 avril 2018. — M. Frédéric Reiss* attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur un problème quotidien rencontré par de nombreux Français : le démarchage téléphonique intempestif, phénomène extrêmement pénible et qui s’avère même parfois dangereux pour les personnes âgées. Amorcé par la loi du 17 mars 2014 relative à la consommation, puis lancé le 1er juin 2016, le dispositif « Bloctel » spécialisé dans la lutte contre le démarchage téléphonique peine à protéger les consommateurs contre ces sollicitations intempestives, relevant parfois du harcèlement téléphonique, et qui pourrissent le quotidien de nombreux Français. Les personnes vulnérables en sont les premières victimes. Une récente étude menée par l’association 60 millions de consommateurs démontre que la moitié des inscrits sur ces listes (47 %) n’a pas vu le nombre d’appels diminuer. Pourtant, la loi prohibe le démarchage des consommateurs inscrits sur la liste d’opposition lorsqu’une relation contractuelle n’a pas été engagée, sous peine d’une amende de 75 000 euros. Malheureusement, le contrôle établi par la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes semble aujourd’hui peu enclin à dissuader les démarcheurs, seules 800 entreprises ayant adhéré au dispositif. À ce jour, depuis le lancement du dispositif, moins de 140 entreprises ont été condamnées. À cela s’ajoute le problème des appels frauduleux, qui constituent les deux tiers des centaines de milliers de signalements reçu. Il s’agit de fraude au numéro surtaxé ( ping call ). Ces appels ou SMS ont pour objectif de vous faire rappeler des numéros surtaxés commençant par 0890 ou un numéro à quatre chiffres commençant par 3. Cette pratique, sanctionnée d’une amende pouvant atteindre 1,5 million d’euros et deux ans de prison, n’entre pas dans le cadre du dispositif « Bloctel » ! Il lui demande par conséquent quelles mesures fortes et urgentes le Gouvernement entend prendre pour renforcer leur contrôle et les modes de sanction, afin de protéger au mieux les consommateurs victimes de ces démarches intempestives et insupportables du quotidien.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8812</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[C’est dans le souci de protéger les consommateurs, notamment les plus fragiles d’entre eux, d’un démarchage téléphonique intempestif et intrusif, que l’article L. 223-1 du code de la consommation, issu de l’article 9 de la loi n° 2014-344 du 17 mars 2014 relative à la consommation, interdit à un professionnel, sous peine de sanction administrative (amende de 15 000 euros pour une personne physique et de 75 000 euros pour une personne morale), de démarcher par téléphone des consommateurs inscrits sur une liste d’opposition au démarchage téléphonique. Depuis le 1er juin 2016, le dispositif BLOCTEL permet aux consommateurs de s’inscrire gratuitement sur une liste d’opposition au démarchage téléphonique. A ce jour, 3,7 millions de consommateurs se sont inscrits sur cette liste, 127 milliards de numéros de téléphones ont été supprimés par la société OPPOSETEL (qui gère le dispositif BLOCTEL) de près de 200.000 fichiers clients de professionnels ayant recours au démarchage téléphonique. Ce dispositif a permis d’éviter en moyenne 6 appels par semaine aux consommateurs inscrits quand bien même les sollicitations indésirables restent encore trop nombreuses pour les consommateurs qui ont cru longtemps qu’avec leur inscription sur le registre d’opposition les appels cesseraient automatiquement. Plusieurs éléments démontrent que le dispositif n’est pas pleinement respecté à ce jour. En premier lieu, seules près de 800 entreprises ont adhéré au nouveau dispositif afin de faire retirer de leurs fichiers de prospection les numéros de téléphone inscrits sur le registre « BLOCTEL », ce qui semble très en deçà du nombre de professionnels tenus de recourir à ce dispositif préalablement à toute campagne de démarchage téléphonique. Un total de 638 contrôles ont été menés par les services de la CCRF pour veiller au respect du dispositif BLOCTEL, dont 200 depuis le 1er janvier 2018. A l’issue des enquêtes qu’elle a menées à partir des réclamations de consommateurs, la DGCCRF a prononcé 90 amendes administratives à l’encontre de professionnels ne respectant pas les règles relatives au démarchage téléphonique (article L. 223-1 du code de la consommation) et délivré 203 avertissements ou injonctions de mise en conformité, depuis l’entrée en vigueur du dispositif. Le 21 juin 2018, l’Assemblée nationale a adopté une proposition de loi visant à renforcer les droits des consommateurs en matière de démarchage téléphonique. Le Gouvernement a soutenu les dispositions de ce texte améliorant la protection des consommateurs contre les pratiques de démarchage téléphonique par : Un renforcement de l’information des consommateurs lors d’une sollicitation téléphonique à des fins commerciales, notamment, sur l’existence du dispositif BLOCTEL et la possibilité pour le consommateur de s’y inscrire ;Une restriction aux exceptions à l’application des règles relatives au droit d’opposition au démarchage téléphonique dans le cadre d’une relation contractuelle existante (limitées, désormais, aux seules sollicitations ayant un rapport direct avec l’objet du contrat) ;Une aggravation des sanctions encourues, jusqu’à 375 000 euros pour une personne morale, en cas de violation des règles relatives à l’opposition au démarchage téléphonique, y compris, l’absence de saisine de BLOCTEL par le professionnel pratiquant le démarchage à domicile pour faire expurger de ses fichiers clients les numéros de téléphone inscrits sur le registre d’opposition. Par ailleurs, l’ARCEP travaille en ce moment sur un nouveau plan de numérotation qui permettra d’adapter des moyens techniques dans le but de limiter les appels en provenance de numéros furtifs ou de sociétés de démarchage qui ne respectent pas le dispositif BLOCTEL. Enfin, tout en réaffirmant sa volonté de mieux lutter contre les pratiques abusives de démarchage téléphonique, le Gouvernement considère que toutes les mesures qui pourraient être envisagées pour renforcer les dispositifs existants pour mieux lutter contre les sollicitations téléphoniques illicites et la fraude aux numéros surtaxés, doivent, au préalable, être expertisées dans le cadre du groupe de travail du Conseil National de la Consommation (CNC), dont il a annoncé la création lors des débats parlementaires ayant conduit à l’adoption de la proposition de loi précitée. Conformément aux engagements du Gouvernement, cette instance a été mandatée pour rendre un avis sur les moyens à mettre en œuvre pour mieux lutter contre les pratiques abusives de démarchage téléphonique. Réunissant à la fois des représentants des associations de consommateurs et ceux des organisations professionnelles, le groupe de travail constitué à cette fin permettra de mieux prendre en compte l’ensemble des problématiques soulevées. Ainsi, le groupe de travail du CNC a pour mission : • d’établir un diagnostic global, d’une part, sur les situations auxquelles sont confrontés les consommateurs et, d’autre part, sur l’importance du secteur du démarchage téléphonique, notamment en termes d’emploi ; • de dresser un état des lieux des dispositifs en vigueur dans les principaux États membres de l’Union européenne ; • d’identifier les limites des outils de régulation existants et de proposer les mesures qui pourraient les rendre plus efficaces dans la lutte contre les sollicitations téléphoniques illicites et frauduleuses. Delphine GENY-STEPHANN, Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de l’économie et des finances a lancé les travaux de ce groupe de travail le 23 juillet 2018. Sept réunions du groupe de travail sont prévues jusqu’au mois de décembre 2018. Ses travaux devront être achevés au 1er janvier 2019.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6188</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8813</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-France Lorho</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><Objet>Toxicité des objets du quotidien</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6188. — 6 mars 2018. — Mme Marie-France Lorho interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la toxicité des objets du quotidien en Europe. Selon un récent rapport de l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA), près de 18 % des 5 600 produits de consommation courant faisant partie du lot testé par l’ECHA contenaient des produits (substances de synthèse, fibres, métaux lourds) interdits par la réglementation communautaire de l’Union européenne alors que l’interdiction de ces substances a été instaurée il y a de nombreuses années. Ce rapport révèle que les objets spécifiquement destinés aux enfants sont particulièrement porteurs de phtalates (environ 20 % des jouets testés comportent des plastifiants de type DEHP, DBP ou BBP), des perturbateurs endocriniens qui peuvent provoquer chez l’enfant des troubles de la fertilité, du métabolisme ou encore influer sur son neuro-développement. De plus, près de 13 % des articles de cuir testés contiennent du chrome hexavalent, un composé hautement cancérigène. De nombreux bijoux (plus de 12 %) comportent des métaux lourds pourtant interdits au contact du corps humain. Une étude a notamment montré le lien entre la reprise de poids après un régime amaigrissant et la présence dans le sang de composés perfluorés présents dans les emballages alimentaires et les ustensiles de cuisine. Ces composés perfluorés ne sont pourtant pas interdits en France. Près de 40 % des articles d’origine inconnue se révèlent être porteurs de substances interdites ce qui pose la question de la traçabilité des articles comportant des substances interdites. 17 % des produits importés de Chine ne sont pas conformes et 10 % des objets issus de l’Union européenne présentent des composés pourtant interdits par la réglementation communautaire. Selon ce rapport, près de 30 % des articles français se révèlent être non conformes. Toute la population française et particulièrement les enfants sont exposés à ces substances qui sont pourtant interdites. Elle lui demande comment le Gouvernement fait respecter ces réglementations de conformité et de traçabilité pour les articles importés mais aussi pour les articles produits en France. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8813</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Par rapport aux produits de la vie courante cités dans le rapport d inspection de l Agence européenne des produits chimiques (ECHA), les jouets présentent la particularité d être soumis à une réglementation européenne d harmonisation. D autre part, les jouets prélevés dans le cadre de cette enquête ont été spécifiquement ciblés et les résultats des analyses ne sont pas représentatifs du marché. En ce qui concerne le marché français, au travers d un plan annuel spécifique et de ses propres prélèvements jouets, la DGCCRF contrôle le respect de la réglementation par les opérateurs du secteur du jouet et veille à la sécurité des jouets mis en vente sur le marché français, compte tenu de la vulnérabilité des jeunes consommateurs auxquels s adressent ces produits. Les services de la DGCCRF prélèvent notamment des jouets susceptibles de présenter des teneurs en substances chimiques supérieures aux seuils fixés par la réglementation communautaire (directive sur la sécurité des jouets ainsi que le règlement REACH relatif aux substances chimiques). L analyse de ces jouets dans les laboratoires d Etat permet notamment de détecter les six phtalates visés par le règlement REACH (DEHP, DBP, BBP, DINP, DIDP, DNOP) et utilisés comme assouplissant dans les jouets en plastique PVC. Sur la période 2016-2017 dans le cadre de son plan de contrôle, près de 320 jouets ont fait l objet de recherches en phtalates. 7% d entre eux présentaient une teneur supérieure aux seuils réglementaires, ces cas ayant donné lieu à des mesures appropriées (retrait, destruction). Il va de soi que la pression de contrôle déjà effective sera maintenue dans ce secteur. S agissant des emballages et ustensiles de cuisine, les services de la DGCCRF réalisent des contrôles chaque année pour s assurer que la migration des substances chimiques à partir des matériaux n entraîne pas de risque pour la santé humaine. Ces contrôles ciblent tout particulièrement les phtalates, dont certains sont identifiés en tant que perturbateurs endocriniens pour la santé humaine. Concernant les composés perfluorés, l Anses a publié en juin 2017 un premier avis sur la toxicité de certains d entre eux et poursuit ce travail notamment sur le PFOS et le PFOA ainsi que sur plusieurs phtalates (DEHP, BBP, DIDP). Par ailleurs, un avis de l autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) portant sur l évaluation scientifique des risques pour la santé humaine liés à la présence de PFOS et de PFOA dans les aliments doit être prochainement publié. Les avis de ces agences seront pris en considération par la DGCCRF dans le cadre de sa surveillance du marché. Néanmoins, la DGCCRF réalise d ores-et-déjà en 2018 des essais exploratoires sur la migration du PFOA à partir de certains emballages cartonnés revêtus par des revêtements perfluorés. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>10620</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8814</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Marie Fiévet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><Objet>Commissions prélevées par les applications aux VTC</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            10620. — 10 juillet 2018. — M. Jean-Marie Fiévet interroge M. le ministre de l’économie et des finances sur les commissions prélevées par les plateformes proposant des voitures de transport avec chauffeur (VTC). Depuis le 1er janvier 2015, l’activité d’exploitant de voitures de transport avec chauffeur est réglementée par la loi n° 2014-1104 du 1er octobre 2014 relative aux taxis et aux voitures de transport avec chauffeur. L’usage s’est depuis fortement développé en France avec une multiplication des applications mobiles facilitant la prise en charge des clients. La concurrence au sein même de ces applications qui mettent en relation les chauffeurs et les clients est forte. En ce sens, les applications prélèvent des pourcentages de commissions différents aux chauffeurs, augmentant la concurrence entre elles. Mais pour les consommateurs, cette compétition entraîne une variation importante des prix pour des trajets identiques. Il lui demande s’il envisage une harmonisation des charges relatives aux commissions prélevées par les applications aux chauffeurs.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8814</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le principe de droit commun de la libre fixation des prix, tel que défini à l’article à l’article L. 410-2 du Code de commerce, s’applique pour les courses réalisées en véhicule de transport avec chauffeur (VTC). Il en est de même pour les prix facturés au chauffeur par les centrales (commissions), pour le service de mise en relation qu’elles lui rendent. Dans ces conditions, sur un marché concurrentiel, il est normal de constater des différences de prix pour des produits similaires. Une harmonisation des commissions prélevées par les centrales de réservation ne conduirait d’ailleurs pas forcément à une harmonisation des prix des courses qui sont fixés librement et qui dépendent, entre autres, du niveau de qualité de la prestation fournie. Il revient ainsi au consommateur de faire jouer la concurrence par les prix en consultant les applications des différentes centrales de réservation. Une mission de réflexion sur la régulation du secteur des VTC, mise en place par la Ministre chargée des transports et confiée à l’inspection générale des affaires sociales et au conseil général de l’environnement et du développement durable, est actuellement en cours. Elle devrait traiter de l’ensemble des sujets, y compris tarifaires, relatifs aux VTC.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>10676</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8814</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thibault Bazin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><Objet>Surendettement - Relevés bancaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            10676. — 17 juillet 2018. — M. Thibault Bazin attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur la nécessité de continuer la lutte contre le surendettement. En effet, si des mesures importantes ont été adoptées ces dernières années, si le nombre de dossiers a diminué, il n’en reste pas moins que le problème du surendettement frappe encore trop de familles ou de personnes en difficultés. Une des causes importantes du surendettement étant l’accumulation de crédits à la consommation, il convient donc de lutter contre le « crédit de trop ». Pour éviter ce « crédit de trop », la Cour des comptes a proposé, dans un récent rapport, d’introduire une obligation pour l’emprunteur qui serait de fournir au prêteur les trois derniers relevés de ses comptes bancaires. Il vient lui demander si le Gouvernement compte mettre en place cette obligation, moyen simple et pragmatique qui devrait prévenir le surendettement qui frappe encore trop de personnes en France.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8814</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Particulièrement attaché aux questions de lutte contre le surendettement et d’inclusion bancaire, le Gouvernement a mis en place différents dispositifs complémentaires dans le cadre des réformes menées au cours des dernières années, tels que la stratégie nationale d’éducation financière et le renforcement des obligations pesant sur les prêteurs en termes d’étude de solvabilité et d’accompagnement de leurs clients en situation de fragilité financière. Ces mesures ont contribué à un net recul de la part des crédits à la consommation dans la dette globale des ménages surendettés (de 53,8% en 2012 à 37,4% en 2017) et à un reflux du nombre de dossiers de surendettement déposés (181 123 en 2017 soit - 22% par rapport à 2014). Le Gouvernement poursuit les travaux de réflexion sur l’amélioration de la prévention de surendettement notamment à travers les actions d’éducation financière mises en œuvre par les partenaires de la stratégie nationale d’éducation financière. Dans son rapport de juin 2017 réalisé à la demande de la commission des finances du Sénat, la Cour des comptes préconisait l’obligation, pour l’emprunteur, de fournir au prêteur ses trois derniers relevés de comptes bancaires. Il convient de noter qu’en pratique une telle obligation serait compliquée à appliquer, en particulier sur le lieu de ventes, notamment en termes d’accès aux documents requis et de confidentialité, l’accès de différents prêteurs aux informations enregistrées soulevant de nombreuses questions relatives au respect de la vie privée, à la protection des données personnelles, à l’atteinte à la liberté d’entreprendre et à la liberté contractuelle, alors que l’impact d’une telle mesure sur le nombre de dossiers de surendettement est incertaine, dans un contexte de réduction continue des crédits à la consommation, dans la dette des ménages surendettés.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>11020</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8815</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Bouillon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><Objet>Démarchages abusifs de fournisseurs d’énergie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            11020. — 24 juillet 2018. — M. Christophe Bouillon interroge M. le ministre de l’économie et des finances sur les démarchages abusifs et les pratiques commerciales douteuses de certains fournisseurs d’énergie. En effet, il semble que des commerciaux, rémunérés au nombre de contrats souscrits, n’hésitent pas à adopter des méthodes peu scrupuleuses et à tromper les clients. Le phénomène n’est pas anecdotique et va croissant. Les cas rapportés de démarchages abusifs et de ventes agressives dans le domaine de l’énergie ont connu une augmentation de 33 % en 2017. Plusieurs fournisseurs d’énergie sont plus spécifiquement pointés. Ils se défendent en opposant la signature d’un règlement éthique signé avec leur prestataire chargé des ventes et en expliquant sanctionner tout écart à ce règlement. Or les faits démontrent que ces pratiques prolifèrent et de trop nombreux particuliers, mal informés, sont abusés. L’une des pratiques récurrentes consiste en la visite de courtoisie : un commercial se fait passer pour un agent de Gaz de France et prend le prétexte d’une vérification pour demander à voir une facture. Il peut ainsi relever les différents numéros qui lui permettent d’effectuer une modification de contrat ou de fournisseur, à l’insu du particulier ; celui-ci découvre qu’il a été abusé quand il reçoit la facture correspondant aux frais de résiliation de son ancien contrat. Ces méthodes sont connues. Le médiateur de l’énergie est saisi et s’emploie à développer l’information des particuliers. Néanmoins, la plupart d’entre eux n’ont pas connaissance de ces démarches frauduleuses. Il lui demande donc de quelle manière il entend relayer ces pratiques auprès du grand public et quelles dispositions il entend prendre pour renforcer les sanctions de ces fournisseurs peu scrupuleux.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8815</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le démarchage dans le secteur de la fourniture d’électricité et de gaz naturel fait l’objet d’un suivi particulier de la part des services d’enquête de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes. Il génère en effet un nombre de plaintes croissant : le baromètre des réclamations, tenu par la direction, relève que le nombre de plaintes est passé de 150 environ par an à plus de 600 en 2017 globalement pour les deux énergies. Bien qu’ils doivent être mis en regard d’un volume d’actes de démarchage estimé à près d’un million par an pour ce seul secteur, ces chiffres traduisent la hausse des pratiques abusives voire agressives. Trois enquêtes nationales ont été réalisées en 2016 et en 2017, par les services déconcentrés de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), dont deux sur cette question spécifique des pratiques de démarchage de nouveaux clients dans le secteur du gaz naturel et la troisième sur les pratiques commerciales des fournisseurs d’électricité. Il a notamment été constaté que les abus relevés sont le fait de comportements de démarcheurs qui ne respectent pas les cahiers des charges fixés par les fournisseurs. Ces comportements sont diffus et il a été difficile de les attribuer à certaines sociétés prestataires en particulier. Les deux fournisseurs de gaz naturel ayant recours au démarchage ont aussi exposé aux enquêteurs les procédures d’information, de formation et de sanctions qu’ils ont mises en place afin de contrôler les méthodes de commercialisation des sociétés prestataires. Néanmoins, ces procédures s’avèrent encore insuffisantes et certaines des plaintes reçues mettent en cause le refus du fournisseur de prendre en compte les demandes de rétraction de consommateurs dont le consentement a été obtenu dans des conditions trompeuses. Le constat de la persistance de pratiques répréhensibles depuis le début de l’année 2018 conduit à optimiser le dispositif de traitement de chaque plainte, en mobilisant le corps de contrôle sur cet objectif et en élargissant les enquêtes afin de mettre en cause la responsabilité pénale des fournisseurs. En effet, l’exercice par les fournisseurs d’un meilleur contrôle sur leurs prestataires est d’autant plus essentiel que leur responsabilité solidaire peut, le cas échéant, être engagée lorsque des pratiques abusives sont établies.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>8689</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8815</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Becht</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Scolarisation obligatoire maternelle</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            8689. — 29 mai 2018. — M. Olivier Becht attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur l’annonce récente d’abaisser l’âge de la scolarité obligatoire de six à trois ans, dès la rentrée 2018. Si cette mesure vise à reconnaître la place de l’école maternelle et s’inscrit dans une série d’initiatives dans le domaine éducatif, sa mise en œuvre pourrait avoir de nombreuses conséquences qu’il faut anticiper en amont : devenir des personnels des jardins d’enfants municipaux, baisse de salaire des assistantes maternelles, obligation pour les communes d’augmenter l’espace dédié aux siestes des plus jeunes, gestion d’un surplus éventuel d’inscription par le périscolaire. C’est pourquoi, afin de concilier ce double objectif, repos nécessaire des plus petits et constructions nouvelles par les communes, il pourrait être envisagé de ne rendre obligatoire la scolarité que le matin pour les petites sections de maternelle. Il lui demande de bien vouloir lui indiquer son point de vue à ce sujet. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8816</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Lors des Assises de l’école maternelle qui se sont tenues en 2018, le Président de la République a annoncé l’abaissement de l’âge de l’obligation d’instruction de 6 à 3 ans à compter de la rentrée scolaire 2019. Les services de l’éducation nationale travaillent en lien étroit avec la direction générale des collectivités locales et les autres services de l’Etat pour préparer la mise en œuvre concrète de cette mesure. L’impact de ce texte de loi sera étudié dans le cadre de la présentation du projet de loi devant le Parlement, prévue au début de l’année 2019. Il n’existe pas, en maternelle, d’horaires dédiés pour chacun des domaines qui sont enseignés. En revanche, la durée hebdomadaire des enseignements est de vingt-quatre heures dès la petite section. C’est l’école donc qui s’adapte aux besoins du jeune enfant en tenant compte de son développement. A ce titre, chaque enseignant, dans le cadre des instructions officielles, détermine une organisation de l’emploi du temps scolaire adaptée à l’âge des enfants dont il a la charge, en alternant des temps plus ou moins exigeants au plan cognitif et des moments de repos dont la sieste fait partie. Par ailleurs, l’avancée à trois ans de l’âge de l’instruction obligatoire ne devrait pas avoir pour effet de libérer de manière significative des places en Etablissements d’Accueil du Jeune Enfant (EAJE). Les enfants quittent en effet le plus souvent les EAJE en septembre dès leur trois ans, en raison notamment de la gratuité de l’école pré-élémentaire. Il en ressort que la part des places libérées en EAJE au bénéfice d’enfants de moins de trois ans par la réforme devrait être limitée.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>9486</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8816</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Vatin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Suppression des 20,5 postes d’emploi spécifique d’aide pédagogique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            9486. — 19 juin 2018. — M. Pierre Vatin appelle l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur la suppression des 20,5 postes d’emploi spécifique d’aide pédagogique (ESAP) intervenant au sein des écoles de l’éducation prioritaire de l’Oise (REP et REP+). 12 postes sur 20,5 seraient transformés en moyens « plus de maîtres que de classe » avec une mission « sciences et mathématiques ». La suppression de 8,5 postes affecte directement les écoles de REP et REP+ de l’Oise. Il ne resterait plus que deux postes pour les écoles de l’éducation prioritaire de la commune de Beauvais, deux pour les circonscriptions de Creil, Compiègne et Nogent-sur-Oise, un pour les communes de Montataire, Noyon et Méru. C’est pourquoi il lui demande les mesures qu’il entend prendre pour le maintien des ressources nécessaires à la réussite des élèves de REP et REP+. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8816</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Pour combattre la difficulté scolaire, il faut agir à la racine. C’est le sens des efforts entrepris en éducation prioritaire, où les besoins sont les plus importants, en divisant par deux les effectifs, avec le dédoublement des classes de CP et de CE1 échelonné sur les rentrées scolaires 2017 à 2019, et un objectif de 12 élèves par classe. Dès la rentrée 2017, le dispositif est opérationnel dans les classes de CP en REP+ avec près de 90 % des classes dédoublées, les autres bénéficiant de la co-intervention de deux enseignants. Dans le premier degré, la démographie se traduit par une baisse des effectifs : moins 30 100 élèves à la rentrée 2017 et une prévision de moins 33 000 élèves environ à la rentrée 2018. Parallèlement, les académies ont bénéficié de la création de 4 311 nouveaux moyens d’enseignement en 2017 et 3 881 ETP en 2018. Aucune académie ne s’est vue retirer d’emplois sur le premier degré. Compte tenu de ces créations d’emplois, seule une partie de ceux dédiés au dispositf « plus de maîtres que de classes » implantés dans les écoles classées en REP+ ont été redéployés, plus de 2 800 postes de « plus de maîtres que de classes » demeurant à la rentrée 2017. Le dédoublement a été mis en œuvre sans dégrader le potentiel de remplacement. Au contraire, 1 085 emplois supplémentaires ont été consacrés aux moyens de remplacement à la rentrée 2017 (par rapport à la rentrée 2016), y compris dans les académies dont beaucoup d’écoles sont classées en REP+, comme Créteil (+ 207 emplois), Versailles (+ 125 emplois) ou encore Lille (+ 111 emplois). À la rentrée 2018, 3 881 moyens d’enseignement nouveaux ont été prévus en loi de finances pour couvrir les besoins nécessaires au dédoublement des classes de CP en REP et au début du dédoublement des classes de CE1 en REP+ (partout où cela est possible) alors même qu’une diminution importante des effectifs d’élèves sera à nouveau constatée. Les académies pourront ainsi poursuivre le déploiement du dispositif de réduction des effectifs en éducation prioritaire, tout en préservant le potentiel de remplacement qui demeure une priorité ministérielle. Les emplois spécifiques d’aide pédagogique (ESAP), maîtres surnuméraires affectés en éducation prioritaire et déchargés de classe, dont la mission est d’accompagner les enseignants sur des projets spécifiques validés par les inspecteurs, dans le département de l’Oise, étaient au nombre de 20,5 à la rentrée 2017. Ces emplois ne seront pas supprimés à la rentrée 2018, mais redéployés pour partie : 12,5 emplois seront mobilisés pour une priorité d’action sur les mathématiques et les sciences dans les seules classes de cycle 3. Dans le cadre de la priorité 100 % réussite, non seulement les ressources existantes ont été maintenues, mais elles sont largement renforcées en secteur éducation prioritaire : les effectifs en maternelle seront inférieurs à 25 élèves par classe ; les moyennes en écoles élémentaires en CE2, CM1 et CM2 seront toutes inférieures à 25 élèves par classe ; les classes de CP et de CE1 seront dédoublées en éducation prioritaire, soit 70 postes supplémentaires ; les décharges des directeurs d’école seront ajustées en conséquence soit l’équivalent de 3,5 postes ; une formation spécifique sur l’apprentissage de la lecture de 4 jours au total a été proposée aux maîtres des classes dédoublées avec l’accompagnement de l’université Descartes de Paris. En outre, tous les maîtres en éducation prioritaire bénéficient de 10 journées de formation par an. Ces mesures s‘appliqueront aux communes de Beauvais, Creil, Compiègne et Montataire pour les écoles classées en REP et en REP+ mais aussi de Nogent-sur-Oise, Méru et Noyon pour les écoles classées en REP. Ces créations ont été rendues possibles par une baisse démographique importante dans le département (- 1 200 élèves sur 2 ans) et par des dotations ministérielles favorables (+ 50 emplois en 2017 et + 56 emplois à la rentrée 2018). Cet effort au bénéfice de l’éducation prioritaire ne se fait pas au détriment des écoles rurales du département dont les taux d’encadrement s’améliorent. En effet, le nombre de postes pour 100 élèves a régulièrement augmenté pour le département de l’Oise : il est passé de 5,40 en 2016, 5,50 en 2017 avec une prévision de 5,61 pour 2018. Il demeure supérieur aux moyennes nationales qui sont respectivement de 5,36, 5,46 et 5,55.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3329</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8817</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrice Perrot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Traités commerciaux différents investisseurs États</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3329. — 28 novembre 2017. — M. Patrice Perrot appelle l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères le mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et États. De nombreux gouvernements estiment aujourd’hui qu’une réforme du régime des accords internationaux d’investissement, qui s’appuie sur des mécanismes de règlement des différends entre investisseurs et États (RDIE) devant des tribunaux d’arbitrage internationaux, est devenue indispensable. La conférence des Nations unies sur le commerce et de développement a organisé en octobre 2017 une réunion d’experts à Genève dans le but d’étudier les options en vue d’une telle réforme, dont la renégociation ou l’abandon de quelques 3 000 traités obsolètes, à commencer par le traité sur la charte de l’énergie (TCE), seul pacte mondial sur l’investissement spécifiquement consacré à l’énergie. Le ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, a d’ailleurs annoncé que la France avait l’intention de mettre en place un « veto climatique » au CETA précisant qu’elle ne ratifierait cet accord qu’avec l’assurance que « ses propres engagements climatiques ne puissent en aucun cas, et notamment dans le cadre des tribunaux d’arbitrage, être attaquées par un investisseur ». Le Président de la République a quant à lui appelé, lors du dernier Conseil européen, à une « réforme de la politique commerciale européenne », basée sur les principes d’« équité et de réciprocité ». Dans la perspective de cette réforme, la Commission européenne propose de créer une cour permanente d’arbitrage. Les ONG suivent cette évolution avec scepticisme car elle ne remettrait pas en cause le principe même d’une justice privée. Tout comme de nombreuses autres voix critiques, elles préconisent ainsi plutôt une suppression pure et simple du RDIE pour rétablir l’autorité des tribunaux nationaux. Aussi il lui demande quelle position la France entend défendre, dans le cadre des discussions avec les États membres de l’Europe, en vue d’accroître la transparence des négociations commerciales et de renforcer l’exigence et le respect des clauses sociales, environnementales et de sécurité alimentaire des traités commerciaux.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8817</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans le cadre des accords commerciaux actuellement négociés par l’Union européenne, les dispositions relatives à la protection de l’investissement reflètent le nouveau modèle européen, appelé "Investment Court System" (ICS), que la France a largement contribué à façonner. Ce modèle consacre plusieurs innovations importantes en matière de règlement des différends entre investisseurs et Etat. Tout d’abord, le droit à réguler des États est explicitement réaffirmé, grâce à l’insertion d’une clause spécifique applicable à l’ensemble des dispositions relatives à la protection des investissements, de sorte que les Etats conservent le pouvoir d’adopter les mesures législatives ou réglementaires nécessaires à la poursuite d’objectifs légitimes liés à l’intérêt général, tels que la protection de la santé, de l’environnement, des consommateurs ou de la diversité culturelle et linguistique. En outre, s’agissant du mode de règlement des différends, les litiges ne seront plus tranchés par des arbitres choisis librement par les Parties, mais par des juges permanents préalablement désignés, sur la base de critères de sélection similaires à ceux qui prévalent au sein de la Cour internationale de justice ou de l’Organe d’appel de l’Organisation mondiale du commerce. Pour garantir leur indépendance, ces juges seront rémunérés de manière contrôlée et devront, pendant toute la durée de leur mandat, se conformer à des règles éthiques strictes, qui leur interdiront notamment d’exercer des fonctions de conseil. Par ailleurs, ce modèle prévoit également un double degré de juridiction, une transparence renforcée des procédures. Elle clarifie la place des juridictions nationales et dote les Etats de plusieurs outils pour se prémunir contre les plaintes multiples et abusives. Ainsi, cette nouvelle approche de l’Union européenne entend répondre aux préoccupations légitimes exprimées par l’opinion publique en introduisant certains principes essentiels des juridictions nationales et internationales dans les procédures et en garantissant pleinement le droit des Etats à réguler. Ce dispositif sera prochainement instauré par les accords récemment conclus par l’Union européenne avec le Canada, Singapour et le Mexique. Dans cet esprit, la France et l’Union européenne, aidées par le Canada, ont demandé à la CNUDCI d’engager une réflexion sur l’avenir de ces modes de règlement des différends et ont obtenu la création d’un groupe de travail afin d’instaurer à terme une cour multilatérale permanente dédiée aux litiges en matière d’investissement. Enfin, la France continue à œuvrer dans toutes les négociations en faveur d’une politique commerciale progressiste, qui assure le respect de standards élevés européens en matière environnemental, sanitaire ou alimentaire. La position du gouvernement est que les accords commerciaux négociés par l’Union européenne doivent contribuer à promouvoir des normes et des règles de production exigeantes, qui garantissent la protection et la sécurité de nos consommateurs, et contribuent à assurer une concurrence équitable avec nos partenaires. A ce titre, il peut notamment être relevé que la France a porté au niveau européen l’insertion dans les accords commerciaux que négociera prochainement l’Union européenne d’une clause visant à conditionner la conclusion de tels accords au respect de l’Accord de Paris.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5013</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8818</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Jumel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Conservation du droit de vote au Parlement européen pour le Royaume-Uni</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5013. — 30 janvier 2018. — M. Sébastien Jumel attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur les dysfonctionnements démocratiques résultant du processus de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. En effet, jusqu’au terme de ce processus, en mars 2019, le Royaume-Uni et ses députés au sein du Parlement européen conservent leur droit de vote au sein des diverses institutions de l’UE. On constate ainsi que les modalités de sortie d’un État membre font l’objet, dans les traités, d’un traitement lapidaire qui s’avère insatisfaisant. En effet, le maintien du droit de vote pour les représentants d’un État qui a choisi de quitter l’UE aboutit à des situations choquantes du point de vue de la démocratie. C’est ainsi, par exemple, que le vote du Royaume-Uni a permis la décision d’autoriser récemment l’usage du glyphosate pour cinq ans encore, c’est-à-dire pour une période de plus de trois ans après que le Royaume-Uni aura lui-même quitté l’UE. Ces situations baroques et incompréhensibles pour les citoyens, sont appelées à se multiplier si l’on n’y remédie pas rapidement. Il lui demande en conséquence quelles initiatives elle envisage pour que soit retiré dans les meilleurs délais, le droit de vote des représentants du Royaume-Uni dans les institutions européennes ou, a minima, pour le limiter aux affaires courantes n’engageant pas l’avenir au-delà de mars 2019.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8818</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article 50 du Traité sur l’Union européenne, qui fixe les modalités de retrait d’un État membre de l’Union européenne, prévoit que "les traités cessent d’être applicables à l’État concerné à partir de la date d’entrée en vigueur de l’accord de retrait ou, à défaut, deux ans après la notification (…), sauf si le Conseil européen, en accord avec l’État membre concerné, décide à l’unanimité de proroger ce délai". Il en résulte, comme le soulignent les orientations adoptées par le Conseil européen le 29 avril 2017, que le Royaume-Uni demeure, jusqu’à son retrait effectif, un État membre à part entière de l’Union européenne, et qu’il conserve donc ses droits en matière de participation au processus décisionnel de l’Union. Toutefois, pour les questions relatives au retrait britannique, le Traité prévoit explicitement que " (…) le membre du Conseil européen et du Conseil représentant l’État membre qui se retire ne participe ni aux délibérations ni aux décisions du Conseil européen et du Conseil qui le concernent" : le Conseil européen et le Conseil se sont ainsi réunis à de multiples reprises depuis juin 2016 sans le Royaume-Uni, en format dit "article 50", pour évoquer le retrait britannique. En outre, en ce qui concerne les questions relatives à la situation postérieure au retrait du Royaume-Uni, le principe de coopération loyale prévu par les traités continue à s’appliquer au Royaume-Uni jusqu’à son retrait effectif : cela implique, comme le rappellent les orientations du Conseil européen du 29 avril 2017, que "l’Union attend du Royaume-Uni qu’il reconnaisse que les 27 États membres ont besoin de se réunir et de discuter de questions relatives à la situation qui prévaudra après son retrait".]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>8343</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8818</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Muriel Ressiguier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Lutte contre la malnutrition et sécurité alimentaire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            8343. — 15 mai 2018. — Mme Muriel Ressiguier appelle l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur le relevé de décision du dernier comité interministériel de la coopération internationale et du développement (CICID). Le décret n° 98-66 du 4 février 1998, a créé le CICID, qui vise, entre autres, à fixer les orientations relatives aux objectifs et aux modalités de la politique de coopération internationale et d’aide au développement. Hors, la lutte contre la sous-nutrition ne fait l’objet d’aucun engagement financier, dans le relevé de décision du dernier CICID du 8 février 2018. Le Sahel, par exemple, semble être la priorité géographique de la politique de développement du Gouvernement. Au sein des pays de l’alliance Sahel, 11,4 millions de personnes sont sous-alimentées (32 % dans des pays comme le Tchad) et plus de 8 millions de femmes souffrent encore d’anémie. Il semble évident que ce développement, ainsi que toute promesse de stabilité dans la région, ne seront tenables que si la situation nutritionnelle s’améliore ; et dans cette situation, la politique française de développement au Sahel devrait prioriser et financer la lutte contre la faim mais ce n’est pas le cas. La courbe de la faim remonte pour la première fois depuis 10 ans et elle concerne 11 % de la population mondiale, d’après les chiffres de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture. 2017 a été marquée par 4 crises alimentaires alarmantes au Yémen, au Nigéria, au Sud-Soudan et en Somalie. 6 900 enfants décèdent chaque jour de causes liées à la sous-nutrition, soit 5 enfants chaque minute. Or en 2015, la France ne consacrait que 25 millions d’euros de son APD à la nutrition alors que la Grande-Bretagne allouait, elle, 700 millions d’euros. Elle lui demande donc si le Gouvernement a pris conscience du fait que la lutte contre la malnutrition et la sécurité alimentaire sont des priorités. Elle lui demande également quels engagements concrets et chiffrés va prendre la France pour améliorer au plus vite cette situation.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8819</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La France a défini la nutrition comme une priorité de son aide au développement en 2014 dans le cadre de la loi d’orientation et de programmation relative à la politique de développement et de solidarité internationale (LOP-DSI). Pour traduire cet engagement, une feuille de route pour l’action de la France en nutrition à l’international a été développée. Elle vise à renforcer la prise en compte de la nutrition dans les programmes et stratégies humanitaires et de développement à l’horizon 2020. Elaborée selon un processus consultatif et inclusif dans le cadre du sous-groupe nutrition du groupe interministériel sur la sécurité alimentaire (GISA), elle identifie des axes d’interventions clairs permettant de guider les efforts des acteurs de l’aide publique au développement française dans l’atteinte de cet objectif. La feuille de route concentre d’abord son action sur huit pays prioritaires : Burkina Faso, Cameroun, Laos, Madagascar, Mali, Niger, République centrafricaine, et Tchad. La Feuille de route a été approuvée par le comité interministériel de la coopération internationale et du développement (CICID) fin 2016. Sa mise en œuvre est en cours. Elle se décline de plusieurs manières. 1) D’abord, par un effort renouvelé pour s’attaquer aux causes multisectorielles de la malnutrition (santé, agriculture, éducation) afin d’obtenir des résultats durables. Les projets ayant un impact sur les causes de la malnutrition (dits "projets sensibles à la nutrition") représentent environ 84 % du volume global des projets nutrition financés par la France. 2) Le ministère de l’Europe et des affaires étrangères travaille ensuite à promouvoir une collaboration accrue et une meilleure prise en compte de la nutrition par les différents acteurs français et internationaux et se mobilise sur le sujet dans les enceintes multilatérales à travers différentes actions (G7/G20, Nations unies, Comité pour la sécurité alimentaire, OCDE etc.). 3) Le ministère de l’Europe et des affaires étrangères œuvre également pour favoriser l’intégration de la nutrition dans les politiques des pays cibles de la Feuille de route, principalement à travers un engagement soutenu au mouvement Scaling Up Nutrition à travers notamment le réseau des bailleurs. La mise en œuvre, engagée depuis 2016, fera l’objet d’un premier rapport public de redevabilité en 2018. Le comité interministériel de la coopération internationale et du développement du 8 février a de plus clairement réitéré l’importance de la mise en œuvre de la Feuille de route. Pour 2018, entres autres actions, il est prévu d’allouer la moitié de l’aide alimentaire programmée (AAP) à des projets ayant un impact sur la nutrition. La France renforce également cette année son action sur la nutrition à travers les actions de santé (fonds Muskoka notamment). L’Agence française de développement (AFD) démarre par ailleurs un projet d’ampleur multi pays sur la lutte contre la malnutrition dans la zone du Sahel, particulièrement touchée. Ces efforts se traduisent également dans les niveaux d’investissements : en 2016, les dépenses d’APD française engagées dans des projets nutrition s’élèvent à près de 34 millions d’euros. Concernant ces 4 pays touchés en 2017 par des famines ou pré-famines, la France apporte une réponse plurielle : l’action française s’organise autour de plusieurs canaux, selon le continuum urgence-développement. La France apporte une réponse d’urgence, notamment à travers les organisations internationales et les programmes de l’Union européenne. A titre bilatéral, sur le court et moyen terme, la France mobilise l’AAP pour renforcer la résilience des populations et lutter contre la malnutrition. Le CICID a acté une augmentation de l’aide humanitaire française pour atteindre le montant de 500 millions d’euros à l’horizon 2022. Ce montant permettra de renforcer encore l’appui aux populations touchées par les crises alimentaires et nutritionnelles.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>9282</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8820</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Lagleize</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Comité interministériel de la coopération internationale et du développement</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            9282. — 12 juin 2018. — M. Jean-Luc Lagleize appelle l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur le relevé de décision du comité interministériel de la coopération internationale et du développement (CICID) du jeudi 8 février 2018 et sur la nécessité d’augmenter l’aide publique au développement de la France en faveur de la lutte contre la malnutrition et la sécurité alimentaire. Le comité interministériel de la coopération internationale et du développement (CICID), créé par le décret n° 98-66 du 4 février 1998, a pour objectif de définir les orientations de la politique de coopération internationale et de l’aide publique au développement. Dans le relevé de décision du CICID du jeudi 8 février 2018, la lutte contre l’insécurité alimentaire et la sous-nutrition dans le monde ne fait toutefois l’objet d’aucun engagement financier, malgré le fait que ce soit une priorité sur la scène internationale, notamment à travers l’objectif de développement durable n° 2 qui vise, d’ici 2030, à « éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l’agriculture durable ». Aujourd’hui, 795 millions de personnes souffrent de faim chronique dans le monde. Cela représente une personne sur neuf qui ne mange pas à sa faim et ne reçoit pas la nourriture dont elle a besoin pour mener une vie saine et active. L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Programme alimentaire mondial des Nations unies (PAM) ont alerté l’opinion internationale en 2017 quant à la première recrudescence de l’insécurité alimentaire depuis 10 ans. Malgré ces statistiques alarmantes, la France ne consacre qu’une faible part de son aide publique au développement à la lutte contre l’insécurité alimentaire et la sous-nutrition, contrairement à d’autres bailleurs de fonds européens comme l’Allemagne ou le Royaume-Uni. La sécurité alimentaire et nutritionnelle est un pilier majeur en vue de contribuer à la stabilité et la paix dans certaines régions du monde. Alors qu’il y a 10 ans débutait la crise alimentaire mondiale et que 2017 a été marquée par quatre crises alimentaires alarmantes au Yémen, au Nigéria, au Sud-Soudan et en Somalie, il lui demande des éclaircissements sur le relevé de décision du comité interministériel de la coopération internationale et du développement (CICID) du jeudi 8 février 2018 et sur les engagements concrets et chiffrés de la France en matière de lutte contre la faim dans le monde.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8820</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le comité interministériel de la coopération internationale et du développement (CICID) prévoit un renforcement de l’approche globale française des crises et des fragilités. Il se décline d’une part par un renforcement des moyens alloués à la réponse humanitaire, et d’autre part par un travail sur l’efficacité et l’efficience de l’aide. La France axe notamment ses efforts sur la promotion des liens entre humanitaire et développement et de la résilience afin de favoriser les approches permettant de sortir des cycles de crises qui frappent certaines régions. L’action de la France de lutte contre l’insécurité alimentaire s’inscrit dans ce contexte global et s’organise autour de plusieurs canaux, selon le continuum urgence-développement. A titre bilatéral, sur le court et moyen terme, la France mobilise l’Aide alimentaire programmée (AAP), pour renforcer la résilience des populations et lutter contre la malnutrition. Son montant s’élève à 34 millions d’euros par an. L’AAP permet à la France de déployer des appuis en faveur de la résilience des populations, que ce soit dans des contextes d’urgence ou d’insécurité alimentaire chronique (régions fortement touchées par les aléas climatiques, comme le Sahel ou la Corne de l’Afrique, ou encore dans des contextes de crises prolongée, par exemple dans les pays riverains de la Syrie). Sur le moyen et long terme, l’appui politique à la résolution des conflits, auquel la France prend toute sa part, constitue une composante essentielle pour le retour à la sécurité alimentaire. Par ailleurs, l’Agence française de développement (AFD) intervient dans les pays prioritaires de la France pour proposer des programmes visant à renforcer la résilience des communautés accueillant des populations déplacées et subvenir aux besoins alimentaires des populations. L’AFD a par exemple lancé deux initiatives favorisant une approche multi-sectorielle, l’une sur le Sahel, l’autre sur le lac Tchad. Le portefeuille de projets et concours AFD pour la sécurité alimentaire en Afrique sub-saharienne a par ailleurs atteint 563 millions d’euros en 2017, avec une concentration de l’action sur l’irrigation, les approches territoriales et l’appui aux politiques agricoles. Ces actions contribuent fortement à la sécurité alimentaire. La France soutient également les réponses d’urgence, notamment à travers les organisations internationales (Programme alimentaire mondial) et à travers le programme ECHO de l’Union européenne. Le CICID a acté une augmentation de l’aide humanitaire française pour atteindre le montant de 500 millions d’euros à l’horizon 2022. Ce montant permettra de renforcer l’appui aux populations touchées par les crises alimentaires et nutritionnelles.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>10145</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8821</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Amélia Lakrafi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Certificat de vie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            10145. — 3 juillet 2018. — Mme Amélia Lakrafi attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation des Français retraités vivant hors de France. Ceux-ci, afin de continuer à obtenir leurs pensions de retraite, doivent fournir une preuve de vie chaque année. Le versement de leurs droits est conditionné par la réception de cette preuve par la caisse nationale d’assurance vieillesse. Cela a pour effet de suspendre le versement de la pension de retraite tant que le dossier du justificatif n’a pas été traité. Or de nombreux témoignages font part d’un allongement du temps de traitement de ces dossiers et donc d’un règlement plus tardif de la retraite qui met les citoyens français retraités vivant hors de France avec des petites retraites en difficulté. De plus, de nombreux citoyens vivant dans des régions peu desservies, notamment dans certains pays du continent africain, doivent utiliser des services postaux souvent peu fiables. Les services consulaires envoient de manière courtoise les justificatifs de vie par valise diplomatique mais cela n’est pas systématique car non obligatoire. Elle souhaite donc connaître les moyens qui peuvent être mis en place pour permettre un versement des retraites à l’étranger rationalisé et efficace pour permettre à chacun de recevoir ses droits à la retraite dans un calendrier précis. Elle lui demande aussi si une centralisation et un envoi groupé des justificatifs de vie des retraités vivant hors de France par les services consulaires de manière systématique, avec les frais attachés à ce nouveau service, ne pourrait pas être une piste pour permettre une amélioration des délais et un traitement rationnel de cette démarche administrative indispensable qui touche directement les revenus des citoyens.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8821</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le développement d’outils de dématérialisation et de mutualisation des certificats d’existence est une démarche engagée sous l’égide du GIP Union retraite, organisme chargé de la coordination des chantiers inter-régimes. La direction de la sécurité sociale (DSS) encourage et pilote ce processus. A la connaissance du ministère de l’Europe et des affaires étrangères (MEAE), le conseil d’administration du GIP Union retraite a validé, en octobre 2017, une solution qui combine mutualisation et dématérialisation de la réception, de l’envoi et de la vérification des certificats d’existence. Les assurés qui le souhaitent pourront ainsi télécharger leur certificat d’existence depuis leur compte personnel retraite et le charger sur la même plateforme une fois celui-ci signé par une autorité locale. Ce projet devrait être opérationnel courant 2019 et permettra d’offrir des simplifications substantielles aux pensionnés d’un régime français résidant à l’étranger. Cette possibilité de transmission du certificat d’existence par voie dématérialisée offrira aux assurés une plus grande souplesse, quel que soit leur lieu de résidence (elle limitera notamment les problèmes de délais postaux). Elle reposera également sur un service unifié à l’échelle de l’ensemble des régimes de retraite, afin qu’un même assuré puisse en une seule démarche transmettre son certificat à l’ensemble de ses caisses. A ce jour toutefois, les pensionnés (de nationalité française ou non, et pour les Français, anciens fonctionnaires ou non) doivent donc toujours faire parvenir leur certificat de vie par courrier. Sur ce dernier point, le MEAE souhaiterait rappeler qu’il n’appartient pas au réseau consulaire de se substituer aux pensionnés et d’assumer la charge de l’envoi de leurs certificats. Il convient également de rappeler que le MEAE n’est pas en charge de la tutelle des régimes de retraite et n’a pas d’influence sur les processus de ces dernières - l’autorité de tutelle des caisses de retraite françaises est la DSS et les questions relatives aux attestations d’existence relèvent en conséquence de cette direction (bureau 3A) et plus généralement du ministère des affaires sociales.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>10146</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8821</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Amélia Lakrafi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Droits à la retraite des agents français de recrutement local en ambassades</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            10146. — 3 juillet 2018. — Mme Amélia Lakrafi attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation au regard du droit à la retraite des agents français recrutés localement dans les postes diplomatiques et consulaires français. Nombreux sont ceux qui optent pour une affiliation au régime de protection sociale français tout en demeurant assujettis au droit appliqué dans leur pays de résidence en matière notamment d’âge légal de départ, fixé dans certains États à 55 ans pour les femmes et 60 ans pour les hommes. La double application du droit français d’une part et de la législation locale d’autre part, est - selon les témoignages portés à sa connaissance - de nature à produire des effets très pénalisants pour les intéressés. Contraints de partir à la retraite une fois l’âge légal local atteint, ils se voient dans l’obligation d’attendre d’avoir l’âge légal de départ fixé par la loi française pour faire valoir leur droit à pension de manière effective. Les femmes sont tout particulièrement touchées par ces effets, se retrouvant dans les cas les plus critiques à devoir attendre plus de cinq années pour toucher leur pension, ce qui les place dans une extrême précarité. Des aides financières ponctuelles et ciblées visant à atténuer l’impact financier de ce phénomène ont été mises en place à compter de 2015 sur décision du ministère des Affaires étrangères, en particulier en Tunisie. Ce « coup de pouce » a été unanimement salué par les agents de recrutement local. Elle souhaiterait ainsi savoir si la mise en place d’un mécanisme de compensation général et applicable à l’ensemble des agents touchés par ces effets pénalisants pourrait être envisagée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8822</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Lorsque des accords de sécurité sociale existant entre la France et le pays concerné le prévoient, les agents de droit local de nationalité française peuvent opter s’ils le souhaitent pour l’affiliation au régime français de sécurité sociale. Pour mémoire, ce droit d’option est une dérogation au principe selon lequel tout salarié de droit local est affilié au régime de protection sociale du pays dans lequel il exerce. Ces conventions de sécurité sociale ont pour objet d’organiser et articuler les prestations sociales entre les deux pays et ne se substituent pas aux dispositions du droit du travail local qui demeure la loi des parties. Les agents de droit local ayant exercé l’option ci-dessus demeurent donc soumis à celui-ci, notamment en ce qui concerne l’âge de départ en retraite. Le choix par les agents d’exercer ce type d’option doit résulter d’une réflexion de leur part sur la carrière qui a été la leur et les règles auxquelles ils souhaitent être soumis afin de déterminer le régime auquel ils décident de s’affilier. Lorsque cela est possible d’après le droit local, et que les nécessités du service le permettent, les postes diplomatiques et consulaires favorisent le maintien en activité des employés concernés (ayant opté pour le régime français de sécurité sociale) qui le demandent, afin de faciliter les conditions de leur départ à la retraite. S’agissant en particulier de la Tunisie, le dispositif d’aide complémentaire évoqué a en fait été mis en place en 2015 en faveur des agents qui cotisent dans le régime local. Pour ceux qui ont opté pour le régime français, le maintien en activité est autorisé, à titre exceptionnel, jusqu’à 62 ans bien que l’âge légal de départ à la retraite en Tunisie soit fixé à 60 ans. Pour des raisons budgétaires, le ministère de l’Europe et des affaires étrangères n’est malheureusement pas en mesure d’envisager la généralisation d’un dispositif financier complémentaire aux agents de droit local de nationalité française.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>10530</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8822</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Bru</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Aide au développement</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            10530. — 10 juillet 2018. — M. Vincent Bru attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur les conséquences et alternatives d’une réduction de l’aide au développement. Fin 2017, une annonce d’une coupe budgétaire de 4,5 milliards d’euros des dotations ministérielles, toutes confondues, a été réalisée afin de passer sous la barre des 3 % de déficit public, demandé par l’Union européenne. Ainsi c’est près de 282 millions d’euros d’économie qui sont prévues pour le ministère des affaires étrangères dont la moitié sera la baisse de l’aide publique au développement, soit environ 141 millions en moins. Il s’agit d’une coupe budgétaire conséquente pour l’aide au développement pourvue par la France. Cette aide normalement voulue par l’ONU à 0,7 % passe à 0,28 %. La mesure est grandement décriée par de nombreuses ONG et associations, comme une mesure anti-sociale, anti-humanitaire et ne permettant pas de lutter contre le réchauffement climatique. Ainsi, il aimerait lui demander les alternatives que celui-ci envisage pour combler ce manquement, mais surtout, dans un contexte aussi difficile, quel est le futur de l’aide au développement.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8822</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Président de la République s’est engagé lors de la campagne présidentielle sur un objectif d’aide publique au développement (APD) représentant 0,55 % du RNB en 2022. Cet engagement a été confirmé lors du Comité interministériel de la coopération internationale et du développement (CICID) du 8 février dernier, présidé par le Premier ministre, qui a fixé les étapes intermédiaires de la trajectoire d’aide publique au développement. Afin de parvenir au taux de 0,55 % d’ici 2022, le gouvernement envisage une augmentation graduelle de l’APD : 0,44 % en 2018 ; 0,44 % en 2019 ; 0,47 % en 2020 ; 0,51 % en 2021 ; puis 0,55 % en 2022. Selon les données préliminaires du Comité d’aide au développement de l’OCDE, l’aide publique au développement de la France en 2017 s’est élevée à 10,1 Mds €, soit 0,43 % du RNB, ce qui place la France en bonne position pour réaliser l’objectif de croissance de l’APD. Il s’agit d’un niveau historiquement inégalé, l’APD française n’ayant jamais dépassé en euros courants un volume de 10 milliards d’euros. Par ailleurs, le CICID du 8 février dernier, a mis en avant des priorités sectorielles de l’APD française d’ici 2022 : la santé, l’éducation, l’égalité hommes/femmes, le climat et la réponse aux crises et aux fragilités. En matière de lutte contre le changement climatique, de biodiversité et d’accès aux énergies durables, la France s’engage avec détermination en faveur de la mise en œuvre irréversible de l’Accord de Paris et le rehaussement de l’ambition dès 2020, qui est au cœur de son action. La France portera par ailleurs le projet de Pacte mondial pour l’environnement dans le cadre des Nations unies. A titre d’exemples, les volumes de financement à co-bénéfice "climat"continueront à représenter au minimum 50 % des engagements de l’AFD. Au sein de cet objectif, les financements pour l’adaptation seront renforcés pour atteindre 1,5 Md€ par an d’ici 2020, avec une priorité en Afrique et dans les pays les moins avancés (PMA) et les plus vulnérables au changement climatique, notamment dans le secteur agricole. Le groupe AFD, assurera en outre une activité"100 % compatible avec l’Accord de Paris".  Concernant le caractère social et humanitaire de l’APD française, le gouvernement doublera les montants alloués à la facilité d’atténuation des vulnérabilités, pour atteindre 200 M€ par an d’ici 2020, dont une partie significative sera consacrée au Sahel. De même, une nouvelle stratégie humanitaire a été adoptée lors de la Conférence nationale humanitaire du 22 mars 2018. Enfin, la France contribuera à la mise en œuvre du nexus humanitaire-développement, réformera son dispositif conformément aux orientations du "Grand Bargain" et prendra sa part dans l’augmentation mondiale des financements destinés à l’action d’urgence humanitaire et de stabilisation en sortie de crise à laquelle ce processus doit aboutir. Elle consacrera en 2022 une contribution bilatérale et multilatérale qui s’élèvera à 500 M€, transitant notamment par le Fonds humanitaire d’urgence, les agences humanitaires de l’ONU et les engagements bilatéraux tels l’aide alimentaire programmée. Enfin, s’agissant des ONG et de la société civile, le gouvernement s’est engagé à ce que le fonds transitant par les organisations de la société civile augmente en vue de doubler entre 2017 et 2022, afin de se rapprocher à terme de la moyenne de l’OCDE en la matière. Tous les efforts sont donc mis en œuvre et toutes les compétences mobilisées, pour établir une trajectoire d’APD viable de hausse de l’aide publique au développement et répondre ainsi aux fortes attentes à l’égard de la France comme partenaire du développement.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>11013</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8823</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Petit</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Modalités de vote par correspondance pour les Français établis hors de France</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            11013. — 24 juillet 2018. — M. Frédéric Petit attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la simplification des démarches de vote par correspondance, notamment au vu des difficultés éprouvées par les Français établis hors de France. Le vote par correspondance est un moyen électoral particulièrement adapté pour les Français de l’étranger résidant loin des consulats, il devrait donc être une démarche électorale rapide, simple et facile. Or le manque d’information des ambassades lors des dernières élections législatives, le retard dans l’envoi du matériel de vote et la procédure compliquée de signature et de renvoi ont desservi ce moyen de vote. Aussi peut-on se demander pourquoi le vote par correspondance n’est pas ouvert aux électeurs résidant sur le territoire français. En Allemagne, la procédure de vote par correspondance simplifiée a permis à près d’un quart des électeurs d’exprimer leur choix par ce moyen aux dernières élections législatives. C’est un moyen moins onéreux et moins risqué que le vote électronique. Il permet de lutter efficacement contre l’abstention et de donner un accès simple à l’exercice fondamental de la démocratie. Il lui demande si des mesures de simplifications de la procédure de vote par correspondance sont envisagées.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8823</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Il convient tout d’abord de rappeler que le vote par correspondance sous pli fermé a été supprimé en France en 1975 pour des raisons de fraude. Mis en place depuis 2009 dans le cadre de l’élection des députés représentant les Français établis hors de France, le vote par correspondance est exposé à de nombreuses causes de nullité, liées notamment au non-respect par l’électeur de la procédure d’envoi de son vote. Cette dernière est en effet très complexe afin d’en garantir la sécurité : conformément aux articles R. 176-4-1, 1er alinéa, R. 176-4-2, R. 176-4-3 du code électoral, le bulletin de vote doit être introduit dans une enveloppe de scrutin, elle-même placée dans une enveloppe d’identification qui doit être complétée, cachetée et comprendre un justificatif d’identité, elle-même adressée dans une enveloppe d’expédition. Qui plus est, la régularité de cet envoi est soumise à l’appréciation des bureaux de vote, dont il n’est pas possible de s’assurer qu’ils auront tous la même interprétation. Il en résulte un taux élevé de votes nuls, sources de contestations et de contentieux électoraux. En dépit des nombreuses améliorations apportées au traitement du vote par correspondance, l’expérience a montré qu’il n’est pas possible d’anticiper toutes les anomalies susceptibles d’entacher la procédure, laquelle repose pour une large part sur l’électeur et le soin avec lequel il respectera la procédure de vote par correspondance sous pli fermé. Outre la complexité de la procédure pour l’électeur, il faut également souligner les difficultés logistiques et matérielles dans la mise en œuvre du vote par correspondance. Le processus implique en effet une multitude d’acteurs (ministère, candidats, imprimeurs, transporteurs, prestataire de mise sous pli, La Poste, transporteurs aériens, postes locales, électeurs) et des délais d’expédition des plis très contraints. Par exemple, pour les élections législatives de 2017, l’acheminement de la propagande et l’envoi du matériel de vote par correspondance a nécessité l’impression, le transport, le pliage et l’envoi dans le monde entier de 68 millions de documents en moins de 15 jours pour le premier tour, et en moins de 10 jours pour le second tour. Outre les défaillances de certains systèmes postaux étrangers qui créent une inégalité d’acheminement, le matériel électoral n’est pas prioritaire dans le transport aérien. Ce sont deux éléments sur lesquels le ministère de l’Europe et des affaires étrangères n’a absolument aucune maîtrise. Force est de constater que l’électeur a, dans le meilleur des cas, un délai réduit pour faire parvenir son vote au poste consulaire, surtout pour le second tour de l’élection, et que de nombreux électeurs n’ont donc pas pu renvoyer leur vote dans les délais légaux fixés par l’article R. 176-4-2 du code électoral. Ainsi, l’ensemble de ces délais -de la date limite de dépôt du matériel électoral par les candidats à la date limite de réception du vote par correspondance par les postes diplomatiques et consulaires- ne tiennent pas compte des difficultés locales, mais sont imposés par le code électoral. Dans son référé n° S2016-3241, la Cour des comptes a recommandé de supprimer le vote par correspondance sous pli fermé après avoir démontré que son coût était aberrant pour une participation minime. De surcroît, la majorité des électeurs inscrits ayant choisi le vote par correspondance habitent à moins de 15 km d’un bureau de vote, et pourraient donc aller voter à l’urne, comme en métropole. Lorsque l’on compare les taux de participation des Français établis hors de France aux différents scrutins électoraux, on constate que la modalité de vote n’est pas un facteur d’augmentation du taux de participation. En effet, les Français de l’étranger se sont davantage mobilisés pour l’élection présidentielle de 2017 (44,28 % au premier tour et 45,84 % au second tour, alors que le vote par correspondance ne fait pas partie des modalités de vote autorisées pour ce scrutin) que pour les élections législatives de 2017 (16,60 % au premier tour et 19,15 % au second tour). Pour l’ensemble de ces raisons, le vote par correspondance postale apparaît comme un moyen électoral qui n’est pas adapté aux Français établis hors de France. Dans le cadre du projet de loi « Pour une démocratie plus représentative, responsable et efficace » enregistré à la présidence de l’Assemblée nationale le 23 mai 2018, il est prévu que le recours au vote par correspondance sous pli fermé ne soit plus possible le jour où les conditions de mise en œuvre du vote par internet permettront de garantir le secret du vote et la sincérité du scrutin. Le respect de ces conditions sera matérialisé par la décision d’homologation, par le ministre des affaires étrangères, du système d’information du vote électronique (article 4 du projet de loi, Chapitre Ier). Le ministère de l’Europe et des affaires étrangères met ainsi tout en œuvre, sur les plans techniques, budgétaires et humains, afin que le vote électronique puisse être rapidement opérationnel et fiable, et remplace le vote par correspondance postale. Ce vote électronique sera alors une solution pour pallier les difficultés d’accès au suffrage auxquelles sont confrontés les Français établis hors de France.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>11134</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8824</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. José Evrard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Immigration et coopération</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            11134. — 24 juillet 2018. — M. José Evrard attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la coopération avec les pays d’émigration. Face à la vague d’immigration africaine en Europe, il est souvent préconisé de favoriser des coopérations avec les pays pourvoyeurs de migrants pour neutraliser les velléités de départs. C’est le rôle qui revient à l’aide publique au développement, APD. Cependant, d’après plusieurs démographes, et non des moindres, les aides au développement n’endiguent en rien l’immigration mais la favorisent dans la mesure où ces aides apportent des compléments en relations et en capacités financières pour les individus candidats. L’aide au développement ne peut constituer la panacée contre le « déferlement » migratoire. Il lui demande quelles autres mesures peuvent être envisagées pour endiguer ces départs du continent africain et mettre un terme à cet exode de population du sud.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8824</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La France promeut une politique équilibrée sur les migrations, une responsabilité partagée entre pays d’origine, de transit et de destination, ainsi que le lien migration-développement. En ce qui concerne particulièrement les migrations irrégulières, la France entend concrètement, à la fois agir sur les causes profondes de la celles-ci (notamment par le développement économique et social des pays d’origine), assurer le retour, la réadmission et la réintégration des migrants irréguliers dans leur pays d’origine, lutter contre les atteintes aux droits de l’Homme dont les migrants sont victimes et les filières responsables, sans pour autant compromettre sa politique en faveur des migrations légales, le renforcement de la protection des demandeurs d’asile ainsi que le soutien et la valorisation des apports de la migration régulière au développement durable et à la croissance (rôle des diasporas, premier acteur mondial de solidarité avant l’aide publique au développement : 450 milliards de dollars par an, selon la Banque mondiale). S’agissant de l’aide publique au développement (APD), celle-ci participe à la lutte contre les "causes profondes"de la migration irrégulière. Ces dernières sont multiples et complexes puisqu’elles recouvrent aussi bien les conflits, la pauvreté, la mauvaise gouvernance que l’insécurité. Si des études universitaires tendent à démontrer que plus un pays à faible revenu se développe, plus la migration s’accroît, elles soulignent aussi que ce phénomène ne vaudrait que dans un premier temps. En effet, si l’aide publique au développement n’a que peu d’impact sur l’endiguement des mouvements migratoires à court terme, elle demeure cependant indispensable pour asseoir les conditions de la limitation des flux à moyen et long termes, répondant aux causes profondes des décisions de migrer. Ainsi, ce n’est qu’après un certain temps que le développement, en rendant"acceptable"l’option de rester chez soi, est susceptible d’entraîner un plafonnement de l’émigration, puis sa diminution et son éventuelle disparition. La relation entre développement et migrations internationales pourrait ainsi être schématisée par une courbe en cloche. L’utilisation de l’APD pour faire face à l’enjeu migratoire doit donc se faire avec mesure et être adaptée au contexte, notamment par une politique de développement axée sur la création d’emploi et l’inclusion de la jeunesse. Il est toutefois évident que l’APD ne saurait constituer à elle seule la réponse à un défi multi-causal et en aucun cas suffire à"fixer" les populations sur place, mais à offrir un environnement davantage propice au développement. Selon les estimations des Nations unies, le nombre de migrants internationaux (244 millions de personnes) et de déplacés forcés (65 millions de personnes) a atteint un seuil record en 2016. L’afflux de réfugiés a mécaniquement augmenté les dépenses en faveur de ce poste dans plusieurs pays européens. Dans le cas de la France, la part des coûts liés à l’accueil des réfugiés dans l’APD est passée de 4 % (2015) à 4,8 % (2016) et 5 % en 2017 (données préliminaires), restant toutefois en dessous de la moyenne des pays du CAD de l’OCDE (11 % en 2017). La France a également renforcé les partenariats et augmenté ses contributions en faveur des organisations multilatérales œuvrant dans le domaine du soutien des réfugiés et des déplacés internes, telles que le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR : 38,5 millions d’euros en 2016), qui assure un soutien indéfectible aux Etats, aux communautés hôtes et aux personnes contraintes à l’exil, et le Programme alimentaire mondial (PAM : 26,3 millions d’euros en 2016). Elle a également contribué et appuyé la création de facilités spécifiques dédiées aux pays en développement les plus touchés par l’afflux des réfugiés, couvrant la Turquie, la Jordanie et le Liban. En 2016, la France a alloué la majorité de son aide humanitaire à la Facilité de l’Union européenne en faveur des réfugiés en Turquie (98,2 millions d’euros, soit 97 % de son aide multilatérale humanitaire et 64 % de son aide humanitaire totale). C’est dans cet esprit que le 25 avril 2018, à l’occasion de la conférence de Bruxelles II, la France a annoncé le renforcement de l’effort financier en faveur du peuple syrien et des communautés hôtes, qui devrait s’élever à plus d’un milliard d’euros pour les années 2018-2020. Parallèlement, la France participe activement au Fonds Fiduciaire d’urgence (FFU) créé à la suite du Sommet euro-africain de La Valette en 2015. Ce fonds constitue le principal outil financier de l’UE en matière de dimension extérieure des migrations. Phénomène transnational, la migration appelle, au total, à une responsabilité partagée entre pays d’origine, de transit et de destination et exige une coopération et une coordination dans la formulation de réponses à long terme. La France prend part de manière responsable à cet objectif, par des engagements sur ces trois niveaux.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>11324</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8825</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. M’jid El Guerrab</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Alléger l’inscription consulaire des Français de l’étranger</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            11324. — 31 juillet 2018. — M. M’jid El Guerrab attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation de nombreux Français résidant hors de France qui n’ont pas effectué leur inscription consulaire. Au 31 décembre 2017, 1 821 519 Français figurent sur le registre des Français de l’étranger mais les autorités s’accordent à penser que ce nombre est assez éloigné de la réalité. Ainsi l’INSEE estimait-il, en 2015, à 3,4 millions le nombre de Français résidant hors du pays. L’inscription sur les registres consulaires, qui n’est ni automatique ni obligatoire, revêt pourtant une importance pratique certaine pour les Français qui peuvent, de la sorte, se voir octroyer plus facilement leurs documents d’identité ou bourse d’étude, par exemple. Mais cet enregistrement permet aussi aux services consulaires français de prévenir les Français en cas de menaces sérieuses pouvant les mettre directement en danger. C’est, par exemple, sur ces listes qu’est fondé le système d’ilotage dont l’utilité n’est plus à démontrer. Ce découpage par secteurs de chaque État étranger avec la désignation, pour chaque entité, d’un chef d’îlot bénévole responsable des Français vivant sur le territoire dont il a la charge, permet, en cas de crise, de faciliter le regroupement et la communication entre chaque acteur concerné. Grâce à ce dispositif d’urgence, permettant de transmettre efficacement et rapidement les consignes des autorités consulaires, la sécurisation des Français de l’étranger est optimisée. Or, plusieurs milliers de Français, faute de s’être inscrits sur les registres consulaires, ne peuvent bénéficier de ce dispositif. Cette situation existe notamment dans la 9e circonscription des Français de l’étranger qui comprend quelques zones d’instabilité, notamment politique, et qui va voir plusieurs élections se dérouler prochainement. Nombreux sont les Français établis à l’étranger qui renoncent à s’inscrire sur les listes consulaires en raison de la lourdeur de la procédure. Celle-ci exige, notamment de disposer d’un scanner pour numériser ses documents officiels et demande la fourniture de justificatifs en bonne et due forme, difficilement accessibles dans certains pays. Dans ce contexte, il souhaiterait l’interroger sur la faisabilité de la mise en place d’un second niveau d’enregistrement auprès des autorités consulaires dont les modalités d’inscription seraient allégées, à l’image de ce qui se pratique déjà dans le cadre du dispositif Ariane et dont l’usage serait réservé à la diffusion d’informations relatives à la sécurité.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8825</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’inscription des Français au Registre est une formalité facultative, qui laisse toute liberté aux Français. Il revient ainsi à chacun de nos compatriotes de décider de s’inscrire et de bénéficier des services rendus par les représentations consulaires à travers le monde ou de ne pas se manifester, pour quelque raison que ce soit, auprès des services consulaires. Le ministère de l’Europe et des affaires étrangères a été particulièrement proactif en matière d’inscription au Registre et n’a pas ménagé ses efforts afin d’inciter les Français à s’y inscrire. De nombreuses campagnes de communication ont été menées tant sur les réseaux sociaux que via les médias plus traditionnels afin d’informer les communautés françaises installées à l’étranger des avantages de ce dispositif. Ainsi, cette inscription permet notamment aux Français de bénéficier de tarifs minorés pour certaines démarches administratives, d’informations sécuritaires, et constitue un prérequis à l’obtention éventuelle de bourses scolaires ou d’aides sociales. Depuis de la mise en place du Registre en ligne, le 13 juin 2016, cette inscription est entièrement dématérialisée. Il suffit aujourd’hui, non pas d’un scanner, mais d’un simple téléphone portable permettant de prendre ses documents en photo et de les transmettre, via un compte service public, à l’administration consulaire concernée. Tout a été mis en œuvre afin que cette procédure soit minimale, intuitive et rapide. Actuellement, il n’est nécessaire de présenter que trois justificatifs, permettant de prouver la nationalité, l’identité et la résidence du demandeur. Conformément aux dispositions du décret n° 2003-1377 du 31 décembre 2003 relatif à l’inscription au Registre des Français établis hors de France et de la circulaire qui en porte application, les justificatifs de résidence peuvent être ceux-ci : " 65. La preuve de la résidence habituelle à l’étranger résulte : - soit du titre de séjour délivré par les autorités du pays d’accueil ; - soit d’une ou plusieurs pièces dont la liste est fixée par le chef de poste consulaire. 68. A défaut de présentation d’un titre de séjour, soit que les autorités locales n’en délivrent pas, soit qu’un tel document ne soit pas présenté, le Français peut néanmoins prouver sa résidence habituelle dans la circonscription en produisant une pièce, ou plusieurs si nécessaire, figurant sur une liste fixée par le chef de poste consulaire attestant que s’y trouve le centre de ses intérêts économiques et familiaux (art. 10)." Le ministère de l’Europe et des affaires étrangères a fait preuve de souplesse administrative en prenant en compte des situations locales effectivement diverses, tout en se conformant aux textes législatifs qui régissent ces procédures. En l’état, pour s’inscrire au Registre des Français de l’étranger, l’usager a donc le choix : - de se présenter en personne au consulat avec ses justificatifs (sans avoir besoin de les scanner), - de transmettre tous ses documents de manière dématérialisée sans avoir à se déplacer, - de transmettre son dossier par voie postale. Les mesures nécessaires ont donc été prises afin que l’inscription au Registre soit à la fois simple, accessible au plus grand nombre et sécurisée. Par ailleurs, l’application Ariane permet d’ores et déjà aux Français de passage de se signaler auprès des services consulaires français sans avoir besoin de s’inscrire au Registre des Français de l’étranger. La mise en place d’un enregistrement "allégé réservé à la diffusion d’informations relatives à la sécurité" lié au Registre des Français de l’étranger nécessiterait, dans tous les cas, la vérification par les services consulaires des trois critères demandés pour l’inscription au Registre, qui sont incompressibles et ferait doublon avec le système déjà existant. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>11328</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8826</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. M’jid El Guerrab</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>L’inscription sur les listes électorales des Français de l’étranger</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            11328. — 31 juillet 2018. — M. M’jid El Guerrab* attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur une disposition qui doit entrer en vigueur en 2019, concernant les modalités d’inscription sur les listes électorales des Français de l’étranger. La loi ordinaire et la loi organique du 25 avril 2016 de modernisation des règles applicables aux élections et à l’élection présidentielle ont mis fin à la possibilité de s’inscrire à la fois sur une liste électorale consulaire et sur une liste électorale dans une commune française avec une entrée en vigueur prévue en 2019. Les Français qui sont actuellement inscrits sur deux listes devront donc choisir sur laquelle ils se maintiennent en 2019. Ils ne pourront plus voter qu’à un seul endroit pour tous les scrutins, qu’ils soient nationaux ou locaux. S’ils souhaitent voter en France, ils devront obligatoirement demander leur radiation de la liste électorale consulaire. Par défaut, les Français résidant à l’étranger inscrits à la fois sur une liste en France et sur une liste électorale consulaire seront maintenus sur la liste électorale consulaire et radiés de la liste de leur commune en France. Ils voteront, donc, à l’étranger pour tous les scrutins. Ainsi, les personnes qui auront fait le choix d’une inscription sur les listes consulaires ne pourront plus voter aux élections municipales et départementales, alors même qu’elles continuent pour certaines d’être contribuables et de payer une taxe foncière. Par conséquent, si les Français résidant à l’étranger souhaitent continuer à voter aux élections locales, ils devront demander leur radiation de la liste consulaire et leur inscription sur la liste de leur commune en France. Mais, du fait de l’éloignement, il leur sera bien difficile de voter pour l’ensemble des élections. Il lui demande si le Gouvernement envisage une modification de cette disposition afin que les contribuables Français de l’étranger puissent à nouveau faire usage de leur droit de vote aux élections locales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>11329</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8827</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bertrand Sorre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Modalités d’inscription sur les listes électorales des Français de l’étranger</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            11329. — 31 juillet 2018. — M. Bertrand Sorre* attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur une disposition qui doit entrer en vigueur en 2019, concernant les modalités d’inscription sur les listes électorales des Français de l’étranger. La loi ordinaire et la loi organique du 25 avril 2016 de modernisation des règles applicables aux élections et à l’élection présidentielle ont mis fin à la possibilité de s’inscrire à la fois sur une liste électorale consulaire et sur une liste électorale dans une commune française avec une entrée en vigueur prévue en 2019. Les Français qui sont actuellement inscrits sur deux listes devront donc choisir sur laquelle ils se maintiennent en 2019. Ils ne pourront plus voter qu’à un seul endroit pour tous les scrutins, qu’ils soient nationaux ou locaux. S’ils souhaitent voter en France, ils devront obligatoirement demander leur radiation de la liste électorale consulaire. Par défaut, les Français résidant à l’étranger inscrits à la fois sur une liste en France et sur une liste électorale consulaire seront maintenus sur la liste électorale consulaire et radiés de la liste de leur commune en France. Ils voteront donc à l’étranger pour tous les scrutins. Ainsi, les personnes qui auront fait le choix d’une inscription sur les listes consulaires ne pourront plus voter aux élections municipales et départementales alors même qu’elles continuent pour certaines d’être contribuables et de payer une taxe foncière. Par conséquent, si les Français résidant à l’étranger souhaitent continuer à voter aux élections locales, ils devront demander leur radiation de la liste consulaire et leur inscription sur la liste de leur commune en France. Mais du fait de l’éloignement, il leur sera bien difficile de voter pour l’ensemble des élections. Il lui demande si le Gouvernement envisage une modification de cette disposition afin que les contribuables Français de l’étranger puissent à nouveau faire usage de leur droit de vote aux élections locales.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8827</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En vertu de l’article L. 10 du code électoral, nul électeur français ne peut, en principe, être inscrit sur plusieurs listes électorales. Un électeur français établi hors de France constitue néanmoins un cas particulier et dérogatoire, puisqu’il a actuellement la possibilité d’être inscrit à la fois sur une liste électorale consulaire (LEC) et sur une liste électorale communale. On parle dans ce cas précis de "double inscription". Cette procédure dérogatoire du droit électoral présente de nombreux risques. Le double vote, notamment par procuration, en constitue un premier. Il y a également le risque de voir un électeur se présenter, le jour du scrutin, au bureau de vote d’une commune ou d’un poste consulaire sans qu’il soit inscrit sur la liste électorale correspondante pour ces élections. Lors des élections présidentielles de 2007, 2012 et 2017, des procédures d’urgence avaient ainsi été exceptionnellement mises en place afin d’inscrire des citoyens sur la base de simples déclarations sur l’honneur. Le conseil constitutionnel a de longue date recommandé fortement de faire cesser cette particularité du droit électoral qui a pour effet principal de créer de la confusion. L’objectif de la réforme électorale, telle qu’inscrite dans la loi organique n° 2016-1047 du 1er août 2016 rénovant les modalités d’inscription sur les listes électorales des Français établis hors de France est de : - supprimer la possibilité de "double inscription" et les risques précédemment énoncés, en modifiant la loi organique n° 76-97 du 31 janvier 1976 relative aux listes électorales consulaires et au vote des Français établis hors de France pour l’élection du Président de la République ; - adapter le futur répertoire électoral unique (REU) géré par l’INSEE (loi n° 2016-1048 du 1er août 2016 rénovant les modalités d’inscription sur les listes électorales) aux Français établis hors de France. Actuellement, les Français de l’étranger ont jusqu’au 31 décembre pour s’inscrire sur une liste électorale et voter aux éventuels scrutins organisés l’année suivante. Grâce à cette réforme électorale, il leur sera désormais possible de s’inscrire sur une liste électorale, qu’elle soit communale ou consulaire, jusqu’au sixième vendredi précédant la date d’un scrutin. Les Français établis hors de France qui avaient choisi de voter à l’étranger pour les scrutins nationaux et en France pour les scrutins locaux ne pourront certes plus être en même temps inscrits sur les deux listes à la fois. Ils devront d’ailleurs exprimer leur préférence courant 2018 et, en tout état de cause, avant la fin de la période dérogatoire fixée 31 mars 2019 ; à défaut de le faire, ils seront radiés de la liste communale et maintenus sur la liste électorale consulaire (LEC) - une campagne personnalisée d’information par voie électronique a débuté en mai 2018 et se prolongera jusqu’au début de l’année 2019. Elle est complétée par l’envoi de courriers postaux aux usagers qui n’ont pas donné d’adresse électronique lors de leur inscription et à ceux dont l’adresse courriel est erronée. Toutefois, les électeurs pourront dans tous les cas exercer leur droit de vote pour les scrutins locaux en France puisqu’ils auront, même après avoir choisi de rester inscrits sur la LEC, la possibilité de s’en radier et de s’inscrire sur une liste électorale communale en France jusqu’à six semaines avant un scrutin local (régional, départemental et municipal) - dès lors qu’ils ont une raison leur permettant de demander leur inscription sur cette liste communale. L’inscription en ligne ouverte sur service-public.fr fait de cette formalité une procédure simple. Quant aux Français établis hors de France, au demeurant assez peu nombreux, qui avaient choisi de voter pour l’ensemble des scrutins nationaux et locaux en France mais qui étaient inscrits sur la LEC pour la seule élection des conseillers consulaires, ils auront également à exprimer un choix et pourront, de la même manière, choisir de voter en France ou à l’étranger en fonction de leur préférence. Cette souplesse leur permettra même en 2020 de s’inscrire en France pour désigner l’équipe municipale de leur choix sans renoncer, par une réinscription sur la LEC quelques semaines plus tard, à participer aux élections consulaires. Ainsi, de la même manière qu’un électeur résidant sur le territoire national, un Français établi hors de France pourra participer aux élections locales, qu’il soit contribuable et paye une taxe foncière en France ou non. Il pourra de surcroit participer à l’élection des conseillers consulaires à l’étranger, alors même qu’un compatriote résidant en France ne peut voter dans plusieurs communes, quand bien même il y possèderait plusieurs résidences. En outre, les Français établis hors de France qui ne pourront pas se déplacer en métropole pour voter à l’urne pourront continuer d’établir des procurations afin d’exercer leur droit de vote. La procédure sera la même que celle actuellement existante (formulaire Cerfa envoyé aux mairies par les postes consulaires). Cette réforme électorale ne porte en conséquence aucune atteinte au droit de vote des Français établis hors de France. Au contraire, elle leur apporte de la souplesse et en les amenant à choisir, en fonction de leur lieu de résidence - principale ou secondaire - et de leurs intérêts familiaux, sur quelle liste électorale ils préfèrent être inscrits avant un scrutin donné ; elle clarifie les situations : au total, le répertoire électoral unique et la fin de la double inscription permettront de fiabiliser et d’actualiser plus facilement les listes électorales.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>11331</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8828</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. M’jid El Guerrab</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Prérogatives des conseillers consulaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            11331. — 31 juillet 2018. — M. M’jid El Guerrab attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères au sujet des prérogatives des conseillers consulaires. La loi n° 2013-659 du 22 juillet 2013 et le décret n° 2014-144 du 18 février 2014 encadrent la représentation des Français établis hors de France. Mais ces textes abordent le rôle du conseil consulaire mais pas de ses membres élus et sont marqués par l’absence d’une circulaire aux postes diplomatiques pour préciser le rôle et les prérogatives des conseillers, à l’instar de la circulaire « Fonctions et prérogatives des conseillers » du 5 avril 2006, ce qui a été préjudiciable aux élus. Il lui demande donc si une circulaire sera prise pour définir le rôle des conseillers consulaires et quelles prérogatives pourraient se voir attribuer les élus des Français établis hors de France.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8828</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères a lancé, en début d’année, une large consultation auprès des élus de la République (députés, sénateurs, conseillers des Français de l’étranger) ainsi que des deux associations représentant les Français de l’étranger, sur la représentation politique des Français de l’étranger. Cette réflexion est en cours. Le projet de réforme de la représentation non-parlementaire des Français de l’étranger donnera l’occasion de mieux définir le rôle et les prérogatives des conseillers consulaires.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>11637</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8828</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Alauzet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Prélèvements illicites d’organes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            11637. — 7 août 2018. — M. Éric Alauzet attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur les soupçons de trafic d’organes prélevés sur des prisonniers de conscience en Chine, notamment sur les pratiquants de Falun Gong, mais également sur des groupes minoritaires politiques ou ethniques, qui serviraient à alimenter un tourisme de transplantation d’organes. Plusieurs demandeurs de greffe en France auraient d’ailleurs disparus de la liste des demandeurs d’organes répertoriés sur le site de l’agence de Biomédecine, sans pour autant être décédés. Cela soulève la question de l’existence d’une filière illicite de dons d’organes. Le 12 décembre 2013, le Parlement européen a adopté une résolution sur les prélèvements d’organes en Chine, recommandant aux États membres de condamner publiquement les abus en matière de prélèvement d’organes. De plus, la Convention du Conseil de l’Europe contre le trafic d’organes humains est entrée en vigueur depuis le 1er mars 2018 et invite les gouvernements à ériger en infraction pénale le prélèvement illicite d’organes humains de donneurs vivants ou décédées. Cette Convention n’a, à ce jour, pas été ratifiée par la France. La Chine a officiellement interdit en 2015 le prélèvement des organes des condamnés à mort sans l’accord préalable de ceux-ci, mais des interrogations subsistent quant à la réalité des chiffres de transplantations annoncés par le régime chinois, qui masquerait la poursuite d’opérations clandestines à partir de donneurs non consentants. En conséquence, et dans un contexte de révision des lois de bioéthique, il souhaite savoir comment il s’assure de la réalité de l’interruption de cette pratique.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8828</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La lutte contre la traite des êtres humains est une priorité de la France qui entend favoriser une approche multidisciplinaire (justice, forces de police et de gendarmerie, services sociaux et société civile). L’approche française s’appuie sur quatre volets, tels que définis par son plan d’action national et par le plan d’action mondial contre la traite des êtres humains adopté en 2010 par l’Assemblée générale des Nations unies : prévenir, protéger, poursuivre et promouvoir les partenariats de coopération. La Chine a rendu illégal le trafic d’organes en 2007 et a officiellement mis fin aux prélèvements d’organes sur des prisonniers exécutés en 2015. La réforme a permis des avancées positives. Aujourd’hui, le système de transplantation est basé sur des dons d’organes. L’enjeu pour la Chine demeure à présent la pleine mise en œuvre de la loi. La France et la Chine sont parties à la convention des Nations unies contre la criminalité transnationale organisée, dite convention de Palerme et à son protocole additionnel visant à prévenir, réprimer et punir la traite des personnes, en particulier des femmes et des enfants. Lors de la 8ème conférence des Etats parties de la convention de Palerme à Vienne en octobre 2016, la France et l’Italie ont présenté et fait adopter une résolution qui a permis de jeter les bases d’un futur mécanisme d’examen de l’application de la convention et de ses protocoles, afin de garantir la mise en œuvre de leurs dispositions par tous les Etats membres. La définition internationalement agréée de la traite des êtres humains contenue dans le Protocole à la Convention de Palerme comprend explicitement le prélèvement d’organes qui doit donc être réprimé par tous les Etats parties. Il en est d’ailleurs de même pour la Convention du Conseil de l’Europe contre la traite des êtres humains à laquelle est partie la France. Au sein de l’Union européenne, la traite des êtres humains, qui intègre la question de la traite aux fins du prélèvement d’organe, fait partie d’une des 13 priorités retenues du cycle politique européen de lutte contre la criminalité organisée (2014-2017), identifiées par EUROPOL. Cette priorité devrait être maintenue dans le prochain cycle (2018-2021). La problématique du prélèvement d’organes et la dimension externe de la traite des êtres humains sont également abordées dans la stratégie de l’UE en vue de l’éradication de la traite des êtres humains 2012-2016, actuellement en cours de révision au sein de la Commission européenne. La France a par ailleurs coparrainé en septembre 2017 une résolution portée par l’Espagne et le Guatemala sur l’adoption de mesures efficaces, le renforcement et la promotion de la coopération internationale concernant le don et la transplantation d’organes pour prévenir et combattre la traite des personnes à des fins de prélèvement d’organes et de trafic d’organes humains. S’agissant de la Convention contre le trafic d’organes humains, la procédure de signature et de ratification de la Convention a en effet été lancée. Elle est actuellement au stade de la consultation interministérielle (précédant la première phase de signature de la Convention), afin de vérifier qu’aucun ministère concerné ne s’oppose à la signature et ratification de la Convention et de savoir si des réserves ou déclarations doivent être formulées. Sans porter d’appréciation sur la nature du mouvement Falun Gong, la France entend continuer ses efforts en faveur du respect, par la Chine, de la liberté de religion ou de conviction. Elle souhaite, à ce titre, la libération des prisonniers de conscience. De manière générale, la France évoque régulièrement la question des droits de l’Homme en Chine lors des entretiens bilatéraux de haut niveau. Elle exprime ses préoccupations publiquement au Conseil des droits de l’Homme.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>11769</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8829</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Panonacle</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Pavoisement permanent des édifices publics avec le drapeau européen</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            11769. — 14 août 2018. — Mme Sophie Panonacle attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur l’utilisation du drapeau européen sur les façades des bâtiments publics. La France s’est engagée à ratifier la déclaration n° 52 du traité de Lisbonne, relative aux symboles de l’Union européenne. Par ailleurs, le 27 novembre 2017, les députés ont adopté une résolution visant à promouvoir les symboles de l’Union européenne qui rappelle, notamment leur attachement à la présence du drapeau européen dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale. Le drapeau européen est reconnu comme l’emblème officiel de l’Union européenne depuis 1985. Lors des cérémonies officielles, les bâtiments publics sont autorisés à arborer les couleurs de l’Europe, à la condition que celles-ci soient associées au drapeau français et placées à la droite de ce dernier. Néanmoins, aucune règle n’impose aujourd’hui un pavoisement permanent des édifices publics avec le drapeau européen. Or, plus qu’un symbole, sa présence souligne et rappelle l’appartenance commune des citoyens français à l’Union européenne. Elle lui demande de bien vouloir lui confirmer la signature de la déclaration n° 52 et de lui préciser si le Gouvernement entend encourager ou rendre obligatoire le pavoisement permanent des bâtiments publics avec le drapeau européen, en complément des symboles nationaux qui rappellent l’attachement à la République.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8829</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Conformément à l’engagement pris par le Président de la République au Conseil européen du 19 octobre 2017 rappelant l’attachement de la France aux symboles européens : le drapeau européen, l’hymne tiré de "l’Ode à la joie", la devise "Unie dans la diversité", l’euro et la journée de l’Europe le 9 mai, la France a rejoint la déclaration n° 52 du Traité de Lisbonne relative aux symboles de l’UE, signée par 16 États membres en 2007. Cette décision relaie le message d’engagement et de mobilisation pour l’Europe que portent les autorités françaises. Aucun texte législatif ou réglementaire ne fixe les règles de pavoisement en France, qu’il s’agisse du drapeau français ou du drapeau européen. A l’occasion des cérémonies commémoratives officielles, les communes sont invitées par le préfet, sur instruction du Premier ministre, à procéder au pavoisement des édifices publics aux couleurs du drapeau tricolore, qui est le seul emblème national, conformément aux dispositions de l’article 2 de la Constitution de 1958. Le pavoisement des édifices publics aux couleurs de l’Europe est également possible à condition que le drapeau utilisé soit celui adopté en 1955 par le comité des ministres du Conseil de l’Europe, c’est-à-dire douze étoiles dorées sur champ d’azur, qu’il soit hissé en association avec le drapeau français et sous réserve qu’il soit placé à droite de celui-ci, et donc vu à gauche de ce dernier en regardant l’édifice public. Dans ces conditions, le gouvernement n’envisage pas de réglementer le pavoisement permanent des bâtiments et édifices publics.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>11881</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8830</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Straumann</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Moyens affectés et indemnité de résidence du consul général de Los Angeles</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            11881. — 4 septembre 2018. — M. Éric Straumann interroge M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur le coût annuel de fonctionnement du consulat général de Los Angeles aux États-Unis d’Amérique. Il souhaite également connaître les moyens mis à la disposition du consul général pour exercer sa mission, la nature de sa résidence ainsi que le montant exact de l’indemnité de résidence attachée à ce poste.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8830</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le budget annuel de fonctionnement du consulat général de France à Los Angeles est de 188.000 euros, crédits inscrits au programme 105 "Action de la France en Europe et dans le monde", relevant de la mission "Action extérieure de l’État". Parmi les dix consulats français présents sur le territoire américain, il s’agit du deuxième en termes de moyens de fonctionnement, derrière le consulat général de France à New York. Cette enveloppe correspond à 3 % du budget de fonctionnement du réseau diplomatique et consulaire français aux Etats-Unis. Le coût de la location des locaux consulaires, en outre, s’élève cette année à 578.000 euros (chiffre évoluant avec le taux de change euro/dollar). L’Etat est propriétaire depuis 1993 de la résidence consulaire, sise 813 North Camden Drive. La résidence comprend une surface de réception de 374 m2 et une surface privée de 277 m2. Un bâtiment annexe de 115 m2 permet d’accueillir des invités. Il dispose également d’une enveloppe de crédits relevant du programme 151 "Français à l’étranger et affaires consulaires" dédiée à la gestion des activités consulaires et au soutien à nos compatriotes résidents ou de passage dans la circonscription consulaire, notamment les bourses scolaires. Ce budget est de 113.800 euros en 2018. Le consulat général de France à Los Angeles bénéficie également de ressources issues de financements extérieurs, tel le mécénat, ce qui lui permet de financer l’organisation de certains événements, comme la réception du 14 juillet. Tout comme les autres consulats français aux Etats-Unis, le Consulat général de France à Los Angeles bénéficie d’une dotation issue de la fondation Wildenstein permettant de financer l’organisation de cérémonies de décoration à destination des vétérans de la seconde guerre mondiale. L’équipe du consulat est composée de 12 agents expatriés (y compris le consul général) et de 15 agents de droit local. Enfin il n’existe pas de montant précis d’indemnité de résidence pour un poste donné, mais un niveau d’indemnisation dépendant du grade du fonctionnaire occupant l’emploi. Dans le cas du recrutement d’un agent contractuel, c’est sur la base du niveau de formation et de l’expérience professionnelle qu’est établie une équivalence à un grade de la fonction publique qui détermine le niveau de l’indemnité. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>157</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8830</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Charles de la Verpillière</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Vents cycloniques - reconnaissance - catastrophe naturelle</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            157. — 25 juillet 2017. — M. Charles de la Verpillière appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’impossibilité pour les communes du département de l’Ain d’obtenir la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle lorsque des vents cycloniques sont à l’origine de la catastrophe. Récemment, la tempête Zeus a touché une commune du département, Jassans-Riottier. D’importants dégâts ont été constatés : des tombes ont été détériorées par la chute d’un cèdre et une toiture s’est envolée. Cependant, l’état de catastrophe naturelle ne peut pas être reconnu en raison de l’exclusion des vents cycloniques dans cette procédure pour le département de l’Ain. Aussi, et s’étonnant de cette discrimination à l’égard du département de l’Ain, il lui demande quelles sont les intentions du Gouvernement en la matière.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8830</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La garantie catastrophe naturelle prévue par les articles L. 125-1 et suivants du code des assurances vise à couvrir les dommages matériels provoqués par les évènements naturels non-assurables. C’est le cas des dégâts provoqués par les vents cycloniques, caractérisés par une intensité exceptionnelle, qui entrent dans le champ de cette garantie lorsqu’ils réunissent les caractéristiques fixées par l’article L. 122-7 du code des assurances, c’est-à-dire lorsque les vents maximaux de surface enregistrés ou estimés sur la zone sinistrée ont atteint ou dépassé 145 km/h en moyenne sur dix minutes ou 215 km/h en rafales. Par définition, ces critères limitent le champ de cette garantie aux seuls effets des vents cycloniques qui frappent les départements et collectivités d’outre-mer exposés à ce risque. En revanche, les effets des vents violents provoqués par les tempêtes qui ne réunissent pas les critères fixés par l’article L. 122-7 précité sont assurables et pris en compte par les contrats d’assurance garantissant les dommages d’incendie ou tout autre dommage à des biens situés en France (immeubles, véhicules, etc.). Cette garantie « tempête, neige et grêle » (dénommée TNG) est obligatoire dans les contrats d’assurance aux biens. Les assurés dont les biens ont été endommagés par les effets du vent (tuiles arrachées, façades abîmées par la chute d’un arbre., etc.) sont en conséquence indemnisés dans les conditions prévues dans leur contrat d’assurance. Les dommages causés par les effets d’une tempête sont donc indemnisés par les assureurs sans qu’une reconnaissance préalable de l’état de catastrophe naturelle de la commune concernée ne soit nécessaire. Le dispositif actuel permet donc une indemnisation rapide et efficace des sinistrés dont les biens assurés ont été endommagés par le vent.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1006</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8831</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Emmanuel Maquet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Prise en charge des mineurs étrangers non accompagnés</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1006. — 12 septembre 2017. — M. Emmanuel Maquet attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la situation des mineurs étrangers non accompagnés. D’après la mission « mineurs non accompagnés » placée auprès du garde des sceaux, les personnes déclarées mineurs non accompagnés sont de plus en plus nombreuses ces dernières années, ayant notamment connu une augmentation de 34 % entre 2015 et 2016. Majoritairement issus de pays en paix, leur prise en charge par les départements mobilise une part toujours croissante de fonds publics. Dans son discours du 5 septembre 2017 devant le corps préfectoral, M. le président de la République a indiqué avoir pleinement conscience de leur situation et a souhaité « revoir complètement l’accueil et l’accompagnement des mineurs étrangers isolés ». Si la vulnérabilité de ces personnes nécessite une protection adaptée par l’État et les départements, leur situation d’exil et d’isolement est souvent provoquée par des filières organisées qui capitalisent sur leur ignorance. Il semble que beaucoup de drames pourraient être évités si la prévention, en coopération avec les pays d’origine, permettait de lutter efficacement contre ces réseaux. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui donner plus de détails sur les mesures qui sont envisagées dans ce domaine précis. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8831</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’augmentation du nombre et les conditions d’accueil des mineurs non accompagnés (MNA) constituent une préoccupation majeure du Gouvernement. Le nombre de ces mineurs a presque triplé en trois ans, avec près de 14 000 étrangers qui ont été reconnus mineurs en 2017, contre 5 000 en 2014. Cette augmentation a entraîné des difficultés pour les dispositifs gérés par les conseils départementaux. Des mesures ont été prises dès 2017, avec un abondement budgétaire de 6,5 millions d’euros pour le remboursement par l’Etat aux départements de la période d’évaluation et l’augmentation de 30 % par rapport à l’année 2016 de la contribution de l’Etat à la prise en charge par l’aide sociale à l’enfance (ASE) des MNA. Les crédits sont passés de 20 M€ en 2017 à 132 M€ en 2018, intégrant un financement exceptionnel de l’Etat au profit des départements, au titre de la prise en charge partielle des dépenses d’aide sociale à l’enfance liées au nombre de mineurs supplémentaires présents dans chaque département au 31 décembre 2017 par rapport au 31 décembre 2016. Ce financement exceptionnel correspond à 12 000 € par MNA supplémentaire pris en charge par les départements entre le 31 décembre 2016 et le 31 décembre 2017, soit 30 % du coût moyen par MNA. En outre, le Gouvernement et l’Assemblée des départements de France (ADF) ont diligenté en octobre 2017 une mission bipartite sur les MNA. L’ADF a accepté la proposition du Gouvernement visant à attribuer une aide concentrée sur la phase d’accueil et d’évaluation, d’un montant de 500 euros par jeune à évaluer plus 90 euros par jour pour l’hébergement pendant 14 jours puis de 20 euros du 15ème au 23ème jour. Enfin, les dépenses liées aux MNA seront prises en compte, dans certaines conditions, pour l’évaluation des dépenses dans le cadre des contrats de confiance prévus par la loi de programmation des dépenses publiques. Au titre de l’année 2019, l’aide exceptionnelle sera reconduite, mais dans des conditions qui diffèrent de celles de 2018. En effet, l’ADF a accepté une participation des dépenses de l’Etat de 15 %, soit 6 000 € par MNA supplémentaire pris en charge entre le 31 décembre 2017 et le 31 décembre 2018. Le montant total prévu au projet de loi de finances pour 2019 est de 171 M€. Ce montant prend en compte la forte évolution du nombre de remboursements d’évaluation de jeunes se déclarant MNA auprès des départements. En sus de son engagement financier, l’Etat, dans le cadre de ses compétences, aide à l’évaluation des situations des jeunes se déclarant mineurs non accompagnés, en appui des départements qui demeurent compétents sur le sujet au titre de la protection de l’enfance.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1316</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8832</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Danièle Obono</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Prise en charge par l’État des mineur-e-s étranger-e-s non-accompagné-e-s</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1316. — 26 septembre 2017. — Mme Danièle Obono interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la prise en charge par l’État des mineur-e-s étranger-e-s non accompagné-e-s. Selon un récent rapport de la commission des affaires sociales du Sénat, ce sont près de 13 000 mineur-e-s non-accompagné-e-s (MNA) qui sont actuellement pris-e-s en charge par les conseils départementaux. Mais le dispositif de répartition des MNA entre départements, mis en place depuis 2013, ne soulage que partiellement les départements les plus concernés par l’arrivée de jeunes migrant-e-s. Les coûts imposés pour ces départements lors de la phase d’évaluation de la minorité sont très supérieurs à la compensation accordée par l’État. Par ailleurs, la coordination de tous les acteurs et actrices concerné-e-s par la prise en charge des MNA montre souvent des lacunes préjudiciables à ces publics. À Paris, depuis le début de l’année 2017, ce sont plus d’une centaine de mineur-e-s étranger-e-s qui se sont ainsi retrouvé-e-s à la rue, livré-e-s à eux-mêmes pendant des semaines, dans le quartier de la Goutte d’Or et de La Chapelle du 18e arrondissement mais aussi dans les 10e et 19e arrondissements. S’il faut saluer l’action des habitant-e-s, des associations et des services sociaux qui se sont aussitôt mobilisés pour leur apporter une aide d’urgence, la situation est loin d’être réglée du fait notamment du manque de moyens humains, matériels et financiers qui permettraient d’assurer leur prise en charge globale et durable. C’est pourquoi elle l’interpelle solennellement sur la situation des jeunes migrant-e-s non accompagné-e-s. Elle souhaite connaître les mesures, urgentes et pérennes, que le Gouvernement envisage de prendre à court et à moyen termes pour accueillir dignement ces parfois très jeunes enfants en grande précarité. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8832</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’augmentation du nombre et les conditions d’accueil des mineurs non accompagnés (MNA) constituent une préoccupation majeure du Gouvernement. Le nombre de ces mineurs a presque triplé en trois ans, avec près de 14 000 étrangers qui ont été reconnus mineurs en 2017, contre 5 000 en 2014. Cette augmentation a entraîné des difficultés pour les dispositifs gérés par les conseils départementaux. Des mesures ont été prises dès 2017, avec un abondement budgétaire de 6,5 millions d’euros pour le remboursement par l’Etat aux départements de la période d’évaluation et l’augmentation de 30 % par rapport à l’année 2016 de la contribution de l’Etat à la prise en charge par l’aide sociale à l’enfance (ASE) des MNA. Les crédits sont passés de 20 M€ en 2017 à 132 M€ en 2018, intégrant un financement exceptionnel de l’Etat au profit des départements, au titre de la prise en charge partielle des dépenses d’aide sociale à l’enfance liées au nombre de mineurs supplémentaires présents dans chaque département au 31 décembre 2017 par rapport au 31 décembre 2016. Ce financement exceptionnel correspond à 12 000 € par MNA supplémentaire pris en charge par les départements entre le 31 décembre 2016 et le 31 décembre 2017, soit 30 % du coût moyen par MNA. En outre, le Gouvernement et l’Assemblée des départements de France (ADF) ont diligenté en octobre 2017 une mission bipartite sur les MNA. L’ADF a accepté la proposition du Gouvernement visant à attribuer une aide concentrée sur la phase d’accueil et d’évaluation, d’un montant de 500 euros par jeune à évaluer plus 90 euros par jour pour l’hébergement pendant 14 jours puis de 20 euros du 15ème au 23ème jour. Enfin, les dépenses liées aux MNA seront prises en compte, dans certaines conditions, pour l’évaluation des dépenses dans le cadre des contrats de confiance prévus par la loi de programmation des dépenses publiques. Au titre de l’année 2019, l’aide exceptionnelle sera reconduite, mais dans des conditions qui diffèrent de celles de 2018. En effet, l’ADF a accepté une participation des dépenses de l’Etat de 15 %, soit 6 000 € par MNA supplémentaire pris en charge entre le 31 décembre 2017 et le 31 décembre 2018. Le montant total prévu au projet de loi de finances pour 2019 est de 171 M€. Ce montant prend en compte la forte évolution du nombre de remboursements d’évaluation de jeunes se déclarant MNA auprès des départements. En sus de son engagement financier, l’Etat, dans le cadre de ses compétences, aide à l’évaluation des situations des jeunes se déclarant mineurs non accompagnés, en appui des départements qui demeurent compétents sur le sujet au titre de la protection de l’enfance. Par ailleurs, les autorités françaises et marocaines unissent actuellement leurs efforts pour traiter la situation des mineurs non-accompagnés marocains présents sur Paris et plus particulièrement dans le 18ème arrondissement. Des travaux autour de l’identification de ces jeunes (minorité, nationalité) et de la recherche de leurs familles au Maroc sont en cours. Au cas par cas, des solutions seront apportées dans leur intérêt et le respect de leurs droits. Dans ce cadre, les juges pour enfant décideront de toute mesure adéquate à la situation des mineurs concernés. L’objectif est de sortir ces mineurs des rues, de les protéger et de les inscrire dans un projet de réinsertion durable, familial et/ou institutionnel, tenant compte de leurs besoins fondamentaux (santé physique et psychique) et de leurs perspectives d’avenir (scolarité, apprentissage). L’ensemble des acteurs compétents, français comme marocains, est fortement mobilisé en ce sens, dans le strict respect de la législation applicable.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>1589</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8833</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Denis Masséglia</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Prise en charge des mineurs non accompagnés en Maine-et-Loire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            1589. — 3 octobre 2017. — M. Denis Masséglia attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur la situation critique dans laquelle se trouvent bon nombre de départements et, en particulier, dans le Maine-et-Loire. Depuis plusieurs mois en effet, ils sont confrontés à un afflux de plus en plus important de jeunes migrants qui se présentent auprès des services d’aide sociale à l’enfance pour obtenir une prise en charge. Depuis le début de l’année 2017, ce sont près de 435 mineurs non accompagnés (MNA) qui ont été pris en charge contre 269 en 2016. Le nécessaire effort de solidarité ne doit pas se traduire par un effondrement des structures dédiées, justement, à la solidarité. Sans un réel accompagnement financier de l’État aux collectivités et sans une politique efficace et suivie de gestion des flux migratoires, les départements ne pourront bientôt plus s’engager à prendre en charge de nouveaux demandeurs. C’est pourquoi il lui demande quelles mesures il compte mettre en œuvre pour assurer à la fois la nécessaire solidarité nationale envers des populations fuyant la guerre et les persécutions, et la survie financière des collectivités locales en charge de leur accueil. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8833</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’augmentation du nombre et les conditions d’accueil des mineurs non accompagnés (MNA) constituent une préoccupation majeure du Gouvernement. Le nombre de ces mineurs a presque triplé en trois ans, avec près de 14 000 étrangers qui ont été reconnus mineurs en 2017, contre 5 000 en 2014. Cette augmentation a entraîné des difficultés pour les dispositifs gérés par les conseils départementaux. Des mesures ont été prises dès 2017, avec un abondement budgétaire de 6,5 millions d’euros pour le remboursement par l’Etat aux départements de la période d’évaluation et l’augmentation de 30 % par rapport à l’année 2016 de la contribution de l’Etat à la prise en charge par l’aide sociale à l’enfance (ASE) des MNA. Les crédits sont passés de 20 M€ en 2017 à 132 M€ en 2018, intégrant un financement exceptionnel de l’Etat au profit des départements, au titre de la prise en charge partielle des dépenses d’aide sociale à l’enfance liées au nombre de mineurs supplémentaires présents dans chaque département au 31 décembre 2017 par rapport au 31 décembre 2016. Ce financement exceptionnel correspond à 12 000 € par MNA supplémentaire pris en charge par les départements entre le 31 décembre 2016 et le 31 décembre 2017, soit 30 % du coût moyen par MNA. En outre, le Gouvernement et l’Assemblée des départements de France (ADF) ont diligenté en octobre 2017 une mission bipartite sur les MNA. L’ADF a accepté la proposition du Gouvernement visant à attribuer une aide concentrée sur la phase d’accueil et d’évaluation, d’un montant de 500 euros par jeune à évaluer plus 90 euros par jour pour l’hébergement pendant 14 jours puis de 20 euros du 15ème au 23ème jour. Enfin, les dépenses liées aux MNA seront prises en compte, dans certaines conditions, pour l’évaluation des dépenses dans le cadre des contrats de confiance prévus par la loi de programmation des dépenses publiques. Au titre de l’année 2019, l’aide exceptionnelle sera reconduite, mais dans des conditions qui diffèrent de celles de 2018. En effet, l’ADF a accepté une participation des dépenses de l’Etat de 15 %, soit 6 000 € par MNA supplémentaire pris en charge entre le 31 décembre 2017 et le 31 décembre 2018. Le montant total prévu au projet de loi de finances pour 2019 est de 171 M€. Ce montant prend en compte la forte évolution du nombre de remboursements d’évaluation de jeunes se déclarant MNA auprès des départements. En sus de son engagement financier, l’Etat, dans le cadre de ses compétences, aide à l’évaluation des situations des jeunes se déclarant mineurs non accompagnés, en appui des départements qui demeurent compétents sur le sujet au titre de la protection de l’enfance.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>3831</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8833</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Adrien Taquet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Exploitants d’auto-école face à des dysfonctionnements administratifs</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            3831. — 12 décembre 2017. — M. Adrien Taquet interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les incertitudes rencontrées par les exploitants d’auto-école dans l’exercice de leur profession et par voie de conséquence sur leurs incidences en matière de sécurité routière. Les professionnels disposant de l’agrément préfectoral « auto-école » expriment depuis plusieurs mois leurs inquiétudes face aux difficultés posées par la dématérialisation des inscriptions au permis de conduire depuis le lancement du plan « préfecture nouvelle génération » ayant pour conséquence le développement de la numérisation et des téléprocédures. En effet, depuis la mise en place de cette procédure, le 6 novembre 2017, le site de l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) gérant cette procédure connaît de nombreux dysfonctionnements qui sont extrêmement pénalisants tant pour les professionnels du secteur que pour les citoyens. Ainsi, plusieurs tentatives sont nécessaires pour pouvoir compléter un dossier et le chargement des documents numérisés est difficile voire parfois impossible. Et même de nombreux professionnels se plaignent de n’avoir reçu aucun numéro d’inscription au permis de conduire depuis plusieurs semaines. Ces incertitudes participent malheureusement à la pratique de la conduite sans permis et donc renforcent l’insécurité sécurité. Par-delà ce blocage technique, il faut relever qu’à ce jour aucun bilan n’a été dressé en matière d’opérations de contrôle d’enseignement de la conduite contrairement à ce qui est prévu dans l’instruction ministérielle prise dans ce domaine le 6 mai 2017. Si ce travail avait été effectué il aurait notamment permis de mesurer l’ampleur de la pratique consistant pour des sociétés de location de voitures à double commande n’ayant pas d’agrément auto-école de proposer également le service de moniteur agréé créant par la même une confusion, préjudiciable aux établissements agréés, vis-à-vis de leurs clients. Et il aurait permis aussi de prendre conscience de l’importance de la notion de périmètre géographique lors de l’octroi de l’agrément « auto-école » ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Il lui demande donc ce qu’il compte faire afin de rétablir le bon fonctionnement du site d’inscription dématérialisée à l’examen du permis de conduire et de faire respecter les dispositions de l’instruction ministérielle du 6 mai 2017.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8834</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le « plan préfecture nouvelle génération » (PPNG) a conduit à rendre obligatoire l’usage des téléprocédures pour toute demande de permis de conduire à compter du 6 novembre 2017. Depuis cette date, plus de deux millions de demandes en ligne ont été traitées démontrant que la dématérialisation des demandes de permis est pleinement opérationnelle. En outre, une demande dématérialisée de permis de conduire s’avère plus rapide et plus simple qu’une demande en mode matérialisé qui exigeait un déplacement physique auprès des guichets des préfectures. Si des dysfonctionnements ont pu être constatés lors du déploiement du dispositif dans les départements pilotes (Creuse, Val-d’Oise, Haut-Rhin et Vendée de mai à novembre 2017), le ministère de l’intérieur et l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) se sont pleinement mobilisés pour les corriger rapidement afin de limiter les conséquences pour les usagers. C’est ainsi que des évolutions ont été régulièrement apportées au site avec un accompagnement particulier des écoles de conduite. Celles-ci conservent en effet un rôle important pour accompagner leurs élèves en réalisant ces démarches administratives pour leur compte. Ce rôle a été rappelé dans la communication qui a accompagné ce plan. En outre, des réunions d’information à l’attention des écoles de conduite ont été organisées dans tous les départements par les services en charge localement de l’organisation des examens du permis de conduire et un guide pratique leur a été diffusé. D’autres actions ont été entreprises pour aider les écoles de conduite et faciliter l’enregistrement des demandes sur le site de l’ANTS, notamment à la demande de leurs organisations professionnelles, telle que la mise en place d’un numéro d’appel spécifique (coût d’un appel local), la possibilité de s’adosser à un mandat « papier » signé de l’élève pour autoriser son école de conduite à valider les démarches en son nom et la validation par l’usager de la création de son compte ANTS portée de 24h à 7 jours. Une foire aux questions (FAQ) a été diffusée. À ce jour, la quasi-totalité des écoles de conduite disposent d’un compte professionnel auprès de l’ANTS. Par ailleurs, des points numériques ont été mis à disposition des usagers dans les préfectures, sous-préfectures et seront étendus prochainement aux maisons de service public, pour les aider à faire leurs démarches en ligne. Les usagers disposent également de la possibilité de contacter un serveur vocal interactif (34 00) qui rappelle les différentes téléprocédures et permet d’être mis en relation avec un téléopérateur si nécessaire. Enfin, le site service-public.fr est régulièrement mis à jour pour renseigner au mieux les usagers et les écoles de conduite.  S’agissant des conducteurs routiers professionnels, le traitement de leurs demandes est priorisé et des consignes claires ont été rappelées aux agents instructeurs dès la mise en œuvre des centres d’expertise et ressources titres (CERT) permis de conduire. Enfin, le ministère de l’intérieur reste très attentif à l’amélioration des démarches en ligne en prenant en compte les remontées faites par les écoles de conduite et les usagers. C’est ainsi que plusieurs évolutions ont été réalisées ou sont attendues en 2018 pour compléter et perfectionner les téléprocédures permis de conduire. S’agissant de l’enseignement à titre onéreux de la conduite des véhicules à moteur, il ne peut être organisé que « dans le cadre d’un établissement agréé » (article L. 213-1 du code de la route), l’école de conduite. Cet agrément est délivré par le préfet de département du lieu d’établissement. Au sein de cet établissement, l’enseignement est dispensé par un enseignant titulaire d’une autorisation délivrée également par le préfet de département. L’article R. 212-1 précise que cette autorisation d’enseigner est valable sur l’ensemble du territoire national. L’établissement est défini par l’arrêté du 8 janvier 2001 comme étant constitué par deux éléments : un exploitant et un local. Jusqu’à l’adoption de la loi n° 2015-990 du 6 août 2015 pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques, l’inscription au permis de conduire ne pouvait se faire que dans le local, ce qui interdisait la conclusion des contrats en ligne. Cette obligation de s’inscrire dans le local qui était également inscrite dans l’arrêté du 8 janvier 2001, n’existe plus depuis la loi du 6 août 2015 précitée qui a inscrit dans l’article L. 213-2 du code de la route la possibilité de conclure des contrats à distance. Ainsi, sous la seule réserve qu’une évaluation préalable ait été réalisée dans le local ou dans le véhicule, un établissement agréé peut proposer la vente à distance de prestations de formation à la conduite. Par ailleurs, les nouveaux acteurs de l’enseignement de la conduite se distinguent également des établissements traditionnels en ne présentant pas leurs candidats à l’examen. Leurs élèves sont des candidats libres, qui accomplissent eux-mêmes leurs démarches de demande de places d’examen auprès de la préfecture (bureau en charge des examens) de leur lieu de résidence. En outre, les enseignants attachés à l’établissement travaillent en général sous couvert d’un contrat de prestation de services et peuvent donc être basés dans un autre département. Ainsi, en l’état actuel du droit, très récemment précisé par la jurisprudence, rien ne s’oppose à ce qu’un établissement agréé dans un département dispense des cours sur tout ou partie du territoire national. La réglementation du code de la route ne doit pas être un obstacle à l’émergence de nouveaux modèles économiques, dès lors que l’enseignement dispensé permet aux apprentis conducteurs d’apprendre à conduire en toute sécurité et de se présenter avec les meilleures chances de réussite à l’examen. Toutefois, le gouvernement est très attentif à l’amélioration de la transparence et au respect des autres règles fixées dans le code de la route mais aussi en matière de concurrence et de droit du travail. L’exercice illégal de l’enseignement de la conduite en dehors d’un établissement agréé constitue un délit. A ce titre, deux instructions ont été adressées le 25 mars 2016 et le 6 mai 2017 aux préfets afin que soient diligentées des opérations de contrôles en s’appuyant sur le comité opérationnel départemental anti-fraude (CODAF) présidé conjointement par le préfet et le procureur de la République. Ces dernières rappellent notamment la nature des sanctions administratives et pénales au titre des infractions prévues par le code de la route mais également au regard du droit du travail. Ainsi, les services déconcentrés de l’Etat ont conduit des opérations de contrôle des moyens utilisés pour l’enseignement de la conduite, notamment les véhicules d’apprentissage qui doivent obligatoirement appartenir à l’établissement agréé, ou être loués par lui ou faire l’objet d’une mise en commun avec un autre établissement agréé. Les contrôles ont également porté sur l’enseignement devant être dispensé par un enseignant de la conduite et de la sécurité routière titulaire d’une autorisation d’enseigner délivrée par le préfet de département. A l’issue de ces campagnes de contrôles, certains préfets ont saisi le procureur de la République conformément aux dispositions de l’article 40 du code de procédure pénale afin de l’aviser de certaines pratiques frauduleuses. Enfin, la mise en œuvre du label « qualité des formations au sein des écoles de conduite », qui est entré en vigueur le 2 mars 2018, redonnera notamment toute son importance à un enseignement théorique collectif de qualité, ce qui n’exclut en rien l’utilisation de moyens modernes de simulation et de mise en situation. En outre, le Gouvernement a souhaité engager une réflexion sur l’éducation routière en France afin de dresser le bilan des réformes mises en place et d’examiner les évolutions envisageables. Dans ce cadre, Madame Françoise DUMAS, députée du Gard et Monsieur Stanislas GUERINI, député de Paris, ont été nommés, par le Premier ministre, parlementaires en mission auprès du ministre d’Etat, ministre de l’intérieur et du ministre de l’économie et des finances pour mener, d’ici la fin de l’année, cette réflexion avec l’ensemble des acteurs de l’éducation routière. La mission parlementaire formulera des propositions permettant de garantir, dans le temps et en tout point du territoire, une formation de qualité au permis de conduire tout en assurant son accessibilité et celle des examens en termes de délais et de prix.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5494</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8835</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Danielle Brulebois</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>GPS poids lourds</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5494. — 13 février 2018. — Mme Danielle Brulebois alerte Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports, sur les équipements GPS des poids lourds. De nombreux villages sont traversés par des poids lourds équipés d’un GPS véhicule léger car leurs employeurs refusent l’achat d’un GPS poids lourds. Le résultat est que ces gros véhicules transitent par les villages sans tenir compte du tonnage autorisé, et parfois se retrouvent coincés dans de petites ruelles, créant des problèmes de circulations là où on ne les attend pas. Ce constat est corroboré par le commissariat de police de l’agglomération lédonienne suite à des contrôles effectués sur le transit des poids lourds. Elle lui demande les mesures que le Gouvernement entend prendre pour faire cesser cette situation qui n’est acceptable ni pour les villages, ni pour les chauffeurs routiers et qui est source de dangers. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8835</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les règles relatives aux pouvoirs de police de la circulation routière dévolus au maire de la commune sont fixées par les articles L. 2213-1 à L 2213-6 du code général des collectivités territoriales et reprises dans l’article L. 411-1 du Code de la Route. Le maire a notamment le pouvoir d’interdire, sur les portions de routes où il exerce son pouvoir de police de la circulation routière, l’accès de certaines voiries aux véhicules dont la circulation sur ces voies entraînerait des problèmes de circulation. Ces mesures de restriction de la circulation doivent faire l’objet d’un arrêté et de la mise en place de la signalisation adaptée, non seulement au niveau du lieu concerné, mais aussi au niveau du dernier point de choix en amont de l’interdiction. D’une manière générale, le conducteur doit suivre les prescriptions et les indications portées par la signalisation routière. Celles-ci prévalent sur les informations fournies par les outils d’aide à la navigation. De plus, les services de l’État n’exercent aucun contrôle des données cartographiques produites par les sociétés commercialisant ces outils. En revanche, de nombreux échanges existent pour fiabiliser ces données. Par exemple, chaque année, l’État met à disposition gratuitement les données géographiques relatives aux passages à niveau. Enfin, le projet de loi d’orientation sur les mobilités comporte des dispositions permettant d’assurer la publication sous forme numérique des arrêtés de circulation, d’interdiction, ou de limitation concernant particulièrement les véhicules lourds de transport de marchandises, afin de faciliter notamment leur prise en compte automatique par les calculateurs d’itinéraires. L’objectif est de fournir aux usagers des informations pour qu’ils puissent préparer leur itinéraire en tenant compte des restrictions de circulation en vigueur.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6141</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8836</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hubert Wulfranc</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Article 44 code nationalité française et procédure article 21‑13‑2 code civil</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6141. — 6 mars 2018. — M. Hubert Wulfranc interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’application de la procédure d’acquisition de la nationalité française par déclaration de nationalité prévue à l’article 21-13-2 du code civil qui dispose que « peuvent réclamer la nationalité française à leur majorité, par déclaration souscrite auprès de l’autorité administrative en application des articles 26 à 26-5, les personnes qui résident habituellement sur le territoire français depuis l’âge de six ans, si elles ont suivi leur scolarité obligatoire en France dans des établissements d’enseignement soumis au contrôle de l’État, lorsqu’elles ont un frère ou une sœur ayant acquis la nationalité française en application des articles 21-7 ou 21-11 ». Des administrés de la circonscription du député ont été déboutés récemment de leurs demandes d’acquisition de la nationalité française par la direction de l’accueil, de l’accompagnement des étrangers et de la nationalité, sur le fondement de cet article, au seul motif que leurs frères ou sœurs, nés en France, ont acquis la nationalité sur le fondement de l’article 44 du code de la nationalité française abrogé en 1993, suite à son introduction dans le code civil, et non sur le fondement de l’article 21-7 du code civil. Or l’article 21-7 du code civil reprenait, mot à mot, jusqu’à sa modification opérée par la loi n° 98-170 du 16 mars 1998, l’ensemble des termes de l’ancien article 44 du code la nationalité française. Il est précisé que la loi n° 98-170 a assoupli depuis les règles d’acquisition de la nationalité française pour les personnes nées de parents étrangers sur le territoire national. En effet, celle-ci a supprimé l’obligation, pour le bénéficiaire de la mesure, de manifester expressément sa volonté d’acquérir la nationalité française. De plus, cette même loi a assoupli la condition de justification d’une résidence habituelle en France, pendant les cinq années qui précédaient la demande d’acquisition de la nationalité, en y substituant une condition de résidence habituelle en France pendant une période continue, ou discontinue, d’au moins 5 ans depuis l’âge de 11 ans. Aussi, il lui demande de préciser si la procédure d’acquisition de la nationalité française prévue par déclaration de nationalité à l’article 21-13-2 du code civil, s’applique également aux personnes demanderesses dont l’un, ou plusieurs membres de la fratrie, ont acquis la nationalité française sur le fondement de l’article 44 du code de la nationalité recodifié en 1993 à l’article 21-7 du code civil et assoupli en 1998. Dans l’affirmative, il lui demande de bien vouloir signifier aux services instructeurs concernés que les acquisitions de nationalité de frère ou sœur obtenues au titre de l’article 44 du code la nationalité française sont recevables pour les dossiers de demande d’acquisition de la nationalité formulés au titre de l’article 21-13-2 du code civil. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8836</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Issu de l’article 59 de la loi n° 2016-274 du 7 mars 2016 relative au droit des étrangers en France, l’article 21-13-2 du code civil a créé une nouvelle voie d’accès à la nationalité française, par déclaration, au profit des personnes qui résident habituellement sur le territoire français depuis l’âge de six ans, qui ont suivi leur scolarité obligatoire en France dans des établissements d’enseignement soumis au contrôle de l’État et qui ont un frère ou une sœur ayant acquis la nationalité française en application des articles 21-7 ou 21-11 du code civil. La création de cette nouvelle déclaration a répondu au souhait du législateur de faciliter l’accès à la nationalité française pour certains enfants nés à l’étranger mais arrivés très jeunes sur le territoire et qui ne pouvaient, contrairement à leurs frères ou sœurs plus jeunes nés en France, ni acquérir durant leur minorité la nationalité française en souscrivant une déclaration au titre de l’article 21-11 du code civil, ni bénéficier à leur majorité de l’acquisition automatique prévue par l’article 21-7 du même code ni, le cas échéant, bénéficier de l’effet collectif attaché à la naturalisation de leurs parents s’ils étaient devenus majeurs entretemps. L’article 21-13-2 leur reconnaît désormais un droit à devenir français qu’ils peuvent exercer en souscrivant une déclaration à leur majorité, dès lors qu’ils ont un frère ou une sœur qui a acquis la nationalité française en application des articles 21-7 ou 21-11. Par cette nouvelle procédure déclarative, le législateur a entendu mettre fin à une différence de traitement entre les enfants d’une même famille en permettant à des personnes encore jeunes d’acquérir la nationalité française, à l’instar de leur frère ou sœur devenu français au plus tard à sa majorité. C’est à dessein que le législateur a précisément circonscrit le mode d’acquisition de la qualité de Français par le frère ou la sœur du déclarant aux articles 21-7 ou 21-11 du code civil. En effet, le législateur a tout d’abord voulu favoriser l’accès à la nationalité française à des personnes jeunes, nées à l’étranger, et à qui leur parcours scolaire effectué en France dès leur plus jeune âge a conféré un degré d’assimilation équivalant à un enfant né en France de parents étrangers. Etendre cette procédure déclarative à des individus dont le frère ou la sœur aurait acquis la nationalité française sur le fondement des dispositions de l’article 44 du code de la nationalité, abrogé par la loi n° 93-933 du 22 juillet 1993, signifierait a contrario envisager d’accorder la nationalité à des déclarants bien plus âgés. En effet, dans un tel cas de figure, la personne qui souhaiterait obtenir la nationalité française serait ainsi l’ainée d’un membre de la fratrie devenu français, majeur depuis au moins 1993, et aujourd’hui âgé de 43 ans a minima. Les termes de l’article 21-7 du code civil et de l’ancien article 44 du code de la nationalité ne sont par ailleurs pas identiques s’agissant du point de départ du décompte de la durée de résidence en France de l’étranger souhaitant acquérir la nationalité française. Alors que l’article 21-7 du code civil retient l’âge de onze ans, l’article 44 du code de la nationalité, dans ses versions successives, retenait l’âge de seize ans, puis l’âge de treize ans. Il y a également lieu de relever que l’article 21-7 du code civil exige une résidence habituelle en France, tandis que l’article 44 du code de la nationalité se réfère à une résidence en France ou dans les territoires ou pays pour lesquels l’attribution ou l’acquisition de la nationalité française est, ou était, lors de cette résidence, régie par des dispositions spéciales. Aucune comparaison ne peut enfin être utilement faite entre l’article 21-7 du code civil, dans sa version en vigueur du 1er janvier 1994 au 1er septembre 1998, et l’article 44 du code de la nationalité, dans sa dernière version résultant de l’article 11 de la loi n° 93-933 du 22 juillet 1993, dans la mesure où l’entrée en vigueur de ce même article 44, reportée au 1er janvier 1994, a coïncidé avec une abrogation du code de la nationalité. Les dispositions de l’article 21-13-2 du code civil ne méconnaissent donc pas le principe d’égalité puisqu’elles ne traitent pas différemment des personnes dans la même situation mais établissent des distinctions objectives selon le mode d’acquisition de la nationalité française par les frères ou sœurs du déclarant.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6833</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8837</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Pauget</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Mineurs non accompagnés - Pour une véritable gestion des flux migratoires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6833. — 27 mars 2018. — M. Éric Pauget appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les difficultés que génèrent les arrivées massives de mineurs non accompagnés (MNA) en France. Le département des Alpes-Maritimes est illustratif de ce phénomène préoccupant. En effet, 791 MNA y ont été accueillis en 2017 (contre 390 en 2016) et, au 1er janvier 2018, on y comptait 235 MNA hébergés en structures d’accueil, soit 14 % du nombre de mineurs confiés au département dans le cadre de la protection de l’enfance. Or les départements ne disposent d’aucune marge de manœuvre pour réguler en amont ces flux, le contrôle des frontières relevant de la compétence de l’État qui est manifestement dépassé par l’ampleur de ce phénomène migratoire. Ces collectivités supportent les lourdes conséquences financières, sanitaires et de surpopulation et partant, éprouvent les plus grandes difficultés à accueillir dans de bonnes conditions les MNA. Ainsi, toujours dans les Alpes-Maritimes, 800 places d’hébergement (pérennes et temporaires) ont été mobilisées et financés en 2017 par le département. Aussi, dans ce contexte préoccupant, il souhaite savoir si l’État envisage d’accompagner les départements quant au nombre de ces mineurs et quant à leur hébergement. Au-delà de cette prise en charge, il souhaite connaître les mesures que le Gouvernement entend prendre pour endiguer les flux migratoires de ces mineurs non accompagnés. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8837</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le sujet des mineurs non accompagnés est complexe et comporte de multiples dimensions dans lesquelles l’action du Gouvernement est guidée par les orientations suivantes : garantir la prise en charge des mineurs non accompagnés sur notre territoire et, dans le même temps, prendre en compte l’augmentation incontestable du nombre de jeunes étrangers majeurs, qui se déclarent mineurs. Depuis 2013, l’État organise une répartition sur le territoire national des étrangers reconnus mineurs et apporte un financement complémentaire, dans le respect de la politique décentralisée de protection de l’enfance, afin que la charge correspondant aux mineurs non accompagnés soit répartie sur tout le territoire. Le flux de personnes se déclarant mineurs non accompagnés (MNA) a fortement augmenté ces trois dernières années. Le nombre de personnes reconnues MNA est en effet passé de 5 590 en 2014 à 8 054 en 2016 et 14 908 en 2017, soit 85 % d’augmentation pour la seule dernière année. De nombreux départements font part de la saturation de leurs dispositifs d’évaluation et de prise en charge, avec des conséquences à la fois sur la qualité du service rendu, sur les équipes des services de la protection de l’enfance et sur les finances des départements. Alerté des difficultés engendrées par l’augmentation du flux de MNA, le Premier ministre a confirmé le 20 octobre 2017 que l’État assumerait l’évaluation de l’âge et la mise à l’abri des personnes se déclarant MNA jusqu’à ce que leur minorité soit confirmée. Une mission bipartite composée de représentants des corps d’inspection de l’État et de conseils départementaux a rendu le 15 février 2018 un rapport étayé. Sur cette base, un accord est intervenu le 17 mai 2018 entre l’État et l’association des départements de France. Outre des efforts de régulation des flux (démantèlement des filières, fichier national, etc.), l’Etat a proposé une aide concentrée sur la phase d’accueil et d’évaluation, avec 500 euros par jeune à évaluer, auxquels s’ajoutent 90 euros par jour pour l’hébergement pendant 14 jours puis 20 euros du 15ème au 23ème jour. L’État mène les actions nécessaires pour traiter la problématique de manière globale, de la lutte contre les filières à l’admission au séjour des jeunes qui ont été pris en charge. Du point de vue de la lutte contre l’immigration irrégulière, en 2017, 6 filières spécialisées dans l’introduction en France des mineurs non accompagnés ont été démantelées. Le développement de modalités plus rapides et plus fiables d’évaluation est un élément important pour réduire l’attractivité de notre territoire liée à la vulnérabilité de nos procédures à l’égard des demandes injustifiées. Le Gouvernement travaille, à cet égard, conformément à l’accord intervenu avec l’Assemblée des départements de France, à des modifications réglementaires. Enfin, le Gouvernement s’attache à travailler sur les flux en amont de l’entrée sur le territoire français, non seulement dans le cadre de la lutte contre les filières mais aussi pour dissuader les départs de jeunes étrangers, parfois des mineurs, mis en danger sur les routes migratoires. Il s’agit donc aussi d’un sujet inscrit dans le cadre du dialogue diplomatique avec les pays d’origine et de transit.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>7193</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8838</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Fugit</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Attribution de compensation</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            7193. — 10 avril 2018. — M. Jean-Luc Fugit attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les modalités de révision de l’attribution de compensation. En effet, le 1° bis du V de l’article 1609  nonies C du code général des impôts prévoit que le montant de l’attribution de compensation et les conditions de sa révision peuvent être librement fixés par délibérations concordantes du conseil communautaire, statuant à la majorité des deux tiers, et des conseils municipaux des communes membres intéressées, en tenant compte du rapport de la commission locale d’évaluation des transferts de charges. Néanmoins, une fois la délibération adoptée et malgré les règles de majorité fixées par l’article précité, il peut être très difficile pour certaines communes de faire valoir l’iniquité dans la répartition de l’attribution de compensation, qui peut notamment survenir au fil du temps. Aussi, il lui demande si l’introduction d’un cas de révision obligatoire de l’attribution de compensation tous les six ans (par exemple un an après les élections municipales) est envisagée afin de contourner cette difficulté.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8838</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Lorsqu’ils l’estiment nécessaire, un établissement public de coopération intercommunal (EPCI) et ses communes membres peuvent s’entendre sur une révision libre qui permet de fixer ou de modifier le montant de l’attribution de compensation. Trois conditions sont nécessaires afin de mettre en œuvre une fixation libre ou une révision libre : une délibération à la majorité des deux-tiers du conseil communautaire, une délibération à la majorité simple de chaque commune intéressée et l’obligation pour ces délibérations de tenir compte de l’évaluation expresse élaborée par la commission locale d’évaluation des charges transférées (CLECT). Dans le cadre de la révision libre, la commune intéressée doit donc donner son accord pour accepter la fixation ou la révision de son montant d’attribution de compensation. En outre, tous les cinq ans, le président de l’EPCI est tenu de présenter un rapport sur l’évolution du montant des attributions de compensation au regard des dépenses liées à l’exercice des compétences transférées à l’EPCI. Le président de l’EPCI peut s’appuyer sur la CLECT afin de préparer ce rapport. Ce rapport, dont la forme est libre, fait l’objet d’un débat au sein de l’EPCI et d’une délibération spécifique. Il est ensuite obligatoirement transmis aux communes membres de l’EPCI. Dès lors, si malgré la possibilité de révision libre, une ou plusieurs communes estiment qu’il y a une iniquité dans les montants d’attribution de compensation, le rapport quinquennal du président de l’EPCI peut permettre d’engager un dialogue sur une révision éventuelle afin de remédier à cette situation. Cependant, il n’apparaît pas nécessaire de rendre obligatoire une réévaluation des montants d’attribution de compensation tous les six ans. En effet, une telle mesure serait susceptible d’accroître les contentieux entre les EPCI et leurs communes membres en cas de désaccord sur les modalités de révision de l’attribution de compensation. Elle ne répondrait pas aux difficultés évoquées car une commune ne saurait l’imposer à son EPCI de rattachement.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>7742</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8838</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Belkhir Belhaddad</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Conditions d’hébergement des couples de demandeurs d’asile homosexuels</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            7742. — 24 avril 2018. — M. Belkhir Belhaddad attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les conditions d’hébergement de couples de demandeurs d’asile homosexuels. Ces derniers sollicitent souvent la protection de la France, à raison des persécutions et oppressions qu’ils subissent dans leur pays de provenance. Or dès leur accueil en France, ils sont hébergés, dans l’attente de la décision concernant leur demande, dans des centres exclusivement occupés par des hommes, majoritairement homophobes, où ils subissent des brimades, des pressions, voire sont exposés à des sévices. C’est notamment le cas de deux individus actuellement hébergés dans un centre temporaire, à Metz. Aussi, il lui demande si, à l’instar des pratiques à l’œuvre en Allemagne, des structures d’hébergement dédiées à l’accueil de demandeurs et demandeuses d’asile LGBT, localisés dans les principales métropoles concernées ou à leur périphérie, seraient envisageables et à quel terme.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8838</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Assurer l’effectivité du droit d’asile est l’une des priorités du plan pour garantir le droit d’asile et mieux maîtriser les flux migratoires annoncées par le Premier ministre le 12 juillet 2017. Améliorer le traitement des demandes et les conditions d’accueil permet de redonner sa pleine portée au droit d’asile. A cet égard, les demandeurs d’asiles lesbiens, gays, bisexuels ou transsexuels (LGBT) contraints de quitter leur pays pour ce motif doivent faire l’objet d’une prise en charge prenant en compte leur vulnérabilité. Dans ce contexte, trois orientations sont poursuivies : mieux protéger les personnes vulnérables par ce motif, identifier de façon plus précoce les vulnérabilités spécifiques et assurer un hébergement adapté. En premier lieu, plusieurs dispositions de la loi n° 2018-778 du 10 septembre 2018 pour une immigration maîtrisée, un droit d’asile effectif et une intégration réussie, renforcent explicitement la prise en compte, par le droit d’asile, des problématiques spécifiques aux personnes LGBT. En second lieu, lors de l’enregistrement d’une demande d’asile, l’Office français de l’immigration et de l’intégration effectue un entretien qui est l’occasion de détecter les vulnérabilités des personnes afin de les rendre en compte pour les orienter vers des hébergements adaptés. Lors de cet entretien, les personnes peuvent également faire état spontanément de vulnérabilités spécifiques qui seront également prises en compte pour une orientation vers un hébergement adapté. En troisième lieu, afin de poursuivre la mise à niveau de notre dispositif d’accueil dédié aux demandeurs d’asile, 4 000 places supplémentaires seront créées en 2018 dans le dispositif national d’accueil et 3 500 en 2019. Dans ce cadre, il est prévu de renforcer la logique d’orientation des demandeurs d’asile vulnérables vers les structures les plus adaptées. Afin de répondre aux besoins de sécurité des demandeurs d’asile LGBT, le Gouvernement réfléchit à la spécialisation de structures d’hébergement d’ici 2019. Dans ces centres, une prise en charge renforcée avec notamment un accompagnement psychologique, serait mise en place. Le même dispositif sera également proposé aux femmes victimes de violences spécifiques ou de traite. Ainsi l’article 5 de la loi modifie l’article L. 722-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), afin de prendre en compte toutes les orientations sexuelles, s’agissant de l’absence de persécution, de torture, de peines ou traitements dégradants, ainsi que de violences résultant d’un conflit armé, pour la détermination de pays sûrs. La protection des personnes vulnérables s’en trouve donc considérablement renforcée au regard du droit d’asile. De même, l’article L. 723-6 a été modifié de sorte à reconnaître l’identité de genre, outre l’orientation sexuelle, pour déterminer les associations habilitées à accompagner les demandeurs d’asile lors de l’entretien complémentaire pouvant être demandé par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides pour des raisons médicales. Cette disposition permet une plus grande implication de la société civile tout au long des procédures administratives que les demandeurs d’asile sont amenés à effectuer.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>8593</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8839</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Oppelt</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Accès du SDIS aux habitations collectives</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            8593. — 22 mai 2018. — Mme Valérie Oppelt appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les conditions d’accès des services de secours en situation d’urgence aux immeubles d’habitation collective. En effet, la multiplicité des contrôles d’accès de nombreux immeubles complique l’intervention justifiée des services de secours, ce qui engendre une perte précieuse de temps, un dérangement de tierces personnes de l’immeuble concerné avec parfois l’obligation pour les équipes de secours de pénétrer sur les lieux au moyen d’outils de forcement, avec pour conséquence la destruction de portes et fenêtres d’immeubles entraînant des coûts exorbitants pris en charge par les assureurs du SDIS. En outre, les immeubles nouvellement construits sont de plus en plus équipés d’une double sécurité d’accès au moyen de deux portes et d’une cour, interdisant de fait l’accès aux pompiers. La mise au point par La Poste du système électronique Vigik dont une expérimentation a pu être mise en place avec le service départemental d’incendie et de secours (SDIS) d’Ille-et-Vilaine a été concluante. Ce système de clé électronique a permis aux équipes de secours sur une période donnée, d’intervenir plus rapidement et discrètement sur les lieux. Le SDIS de Loire-Atlantique a également mené des études et des expérimentations en 2014 dans ce domaine en lien avec les bailleurs sociaux locaux. Aujourd’hui face à la prise en charge financière des équipements et les frais de gestion d’un tel dispositif, force est de constater qu’une démarche partenariale des bailleurs sociaux avec les centres d’incendie et de secours demeure difficile à mettre en place alors que les expérimentations ont fait leur preuves. Aussi elle lui demande si des moyens réglementaires et financiers pourraient être envisagés pour que les SDIS puissent accéder via le dispositif Vigik aux parties communes d’habitations collectives.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8839</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La multiplication des systèmes de sécurité à l’entrée des immeubles d’habitation collective (digicodes, badges, interphones, etc.) peut parfois rendre plus difficiles les interventions des secours, et notamment des sapeurs-pompiers. Cette difficulté d’accès aux immeubles d’habitation ne concerne pas les immeubles de grande hauteur d’habitation (IGH A), pour lesquels il existe une obligation de gardiennage. L’article GH A 6 de l’arrêté du 30 décembre 2011 portant règlement de sécurité pour la construction des immeubles de grande hauteur et leur protection contre les risques d’incendie et de panique, précise qu’en application de l’article GH 62, « l’effectif du service de sécurité incendie et d’assistance à personnes permet de faire assurer la permanence au poste central de sécurité incendie par un agent de sécurité au moins qualifié S.S.I.A.P.2. ». Dès lors, un accès permanent à ces IGH à usage d’habitation est déjà prévu par la réglementation en cas de sinistre. En revanche, pour les autres immeubles d’habitation, cet article GH A 6 ne s’applique pas. Ils sont soumis à l’arrêté du 31 janvier 1986 relatif à la protection contre l’incendie des bâtiments d’habitation (bâtiments de la 2ème à la 3ème famille), dont le pilotage est assuré par le ministère de la transition écologique et solidaire (direction de l’habitat, de l’urbanisme et des paysages). Le système électronique Vigik n’est pas exclusif. Il existe en effet de nombreux dispositifs d’accès sécurisé sur l’ensemble du territoire. Aussi, la copropriété ou l’exploitant doit mettre en place les moyens permettant d’assurer aux secours l’accès aux bâtiments dès leur arrivée, sans matériel particulier. Les opérateurs prenant en charge les appels d’urgence demandent aux requérants toutes les informations susceptibles de faciliter l’accès aux immeubles (codes, interphone, etc.). Enfin, imposer aux seuls bailleurs sociaux la mise à disposition de badges d’accès aux bâtiments, pose la question de l’égalité de l’accès des secours à l’ensemble des bâtiments d’habitation collective (tous ne sont pas exploités par des bailleurs sociaux).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>9326</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8840</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guillaume Kasbarian</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Utilisation d’effets lumineux</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            9326. — 12 juin 2018. — M. Guillaume Kasbarian attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’utilisation des appareils à lasers de classe 3 et 4, utilisables exclusivement en plein air. En effet, les appareils à lasers de classe 3 et 4, utilisables exclusivement en plein air, sont mis en œuvre par un technicien compétent et formé aux risques spécifiques qu’ils supposent. Ils sont accompagnés d’une notice, conformément à l’article 4 de l’arrêté du 11 décembre 2009 dit instruction technique relative à l’utilisation d’installations particulières. Depuis une dizaine d’années, de nombreuses productions françaises ont multiplié les recours à l’utilisation de rayons lasers de classe 3 et 4 en intérieur. Seuls ceux-ci sont assez puissants pour créer des rayons capables de produire des effets d’écriture et de volumétrie de dimensions compatibles avec leurs spectacles. La réglementation actuelle incite à dissimuler leur utilisation voire même à annuler des passages en France de tournées européennes et internationales. L’instruction technique relative à l’utilisation des rayons lasers de classes 3 et 4 est inspirée par les normes CEI TR 60825-1 et CEI TR 60825-3 qui n’excluent nullement leur utilisation en intérieur. Enfin, depuis la non-reconduction de la Commission centrale de sécurité, il n’existe plus d’interlocuteur avec lequel échanger sur l’évolution de la réglementation. Aussi, il lui demande s’il est possible de faire évoluer la réglementation vers une approche plus pragmatique en autorisant un usage contrôlé en intérieur des classes dangereuses d’effets lumineux, notamment en soumettant leur utilisation à une formation stricte, comme cela est le cas pour les artifices de divertissement. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8840</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’instruction technique du 11 décembre 2009, issue du règlement de sécurité contre les risques d’incendie et de panique dans les établissements recevant du public (ERP), interdit les lasers de classes 3 et 4 à l’intérieur d’un ERP, en raison du danger de ces appareils pour le public, notamment sur le plan oculaire. L’évolution de l’instruction technique du 11 décembre 2009 n’est pas envisagée. Les sociétés qui souhaitent utiliser un laser de classe 3 ou 4, peuvent obtenir, après avis de la commission consultative départementale de sécurité et d’accessibilité, une autorisation couvrant une ou plusieurs utilisations de cet appareil, dans les conditions particulières fixées par l’autorité de police. La commission centrale de sécurité, présidée par le ministre d’Etat, ministre de l’intérieur ou un de ses représentants, était appelée à donner son avis sur toutes les questions relatives à la protection contre l’incendie et la panique dans un établissement recevant du public (article R. 123.30 et R. 123.31 abrogés du code de la construction et de l’habitation). La non-reconduction de cette commission s’inscrit dans la politique gouvernementale de simplification et de réduction du nombre de commissions consultatives. Le ministère de l’intérieur reste toutefois l’interlocuteur unique et peut être saisi de toutes questions relatives à l’appréciation du règlement de sécurité contre l’incendie dans les établissements recevant du public.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>10818</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8840</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Cordier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Évolution des effectifs des forces de l’ordre dans le département des Ardennes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            10818. — 17 juillet 2018. — M. Pierre Cordier demande à M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, de bien vouloir lui communiquer, sous forme de tableau, l’évolution des effectifs de forces de l’ordre, police et gendarmerie, dans le département des Ardennes, depuis 2012.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8840</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[S’agissant de la gendarmerie nationale, les effectifs depuis 2012 dans le département des Ardennes s’établissent comme suit :<div align="center"><center><table border="1"><tr><th><br>Années</br></th><th><br>2012</br></th><th><br>2013</br></th><th><br>2014</br></th><th><br>2015</br></th><th><br>2016</br></th><th><br>2017</br></th></tr><tr><td><br>Effectifs</br></td><td valign="middle"><br>516</br></td><td valign="middle"><br>506</br></td><td valign="middle"><br>505</br></td><td valign="middle"><br>507</br></td><td valign="middle"><br>509</br></td><td valign="middle"><br>517</br></td></tr></table></center></div> Observations : - En 2013 : Réorganisation des ateliers automobiles désormais rattachés à l’échelon régional. Le niveau de services pour les unités de gendarmerie des Ardennes, ainsi que le positionnement physique des personnels de ces ateliers n’ont pas varié ; - En 2014 : Transfert d’un effectif en vue de la création d’un groupe d’observation et de surveillance (GOS) à la section de recherches (SR) de Reims, qui est également compétente sur le département des Ardennes ; - En 2015 : Renforcement d’effectifs dans le cadre des plans gouvernementaux de lutte contre le terrorisme ; - En 2016 : Mise en place de l’antenne de renseignement territoriale de Revin ; - En 2017 : Renforcement des unités spécialisées de Chooz et du peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (PSIG) Sabre de Vireux-Wallerand. S’agissant de la police nationale, les effectifs (tous corps et tous services confondus) depuis 2012 s’établissent comme suit :<div align="center"><center><table border="1"><tr><th><br>Années</br></th><th><br>2012</br></th><th><br>2013</br></th><th><br>2014</br></th><th><br>2015</br></th><th><br>2016</br></th><th><br>2017</br></th></tr><tr><td><br>Effectifs</br></td><td valign="middle"><br>392</br></td><td valign="middle"><br>380</br></td><td valign="middle"><br>375</br></td><td valign="middle"><br>373</br></td><td valign="middle"><br>371</br></td><td valign="middle"><br>380</br></td></tr></table></center></div> Au 31 juillet 2018, la police nationale disposait dans ce département de 368 agents. A ce stade des prévisions, elle devrait compter 370 agents fin janvier 2019. S’agissant des seuls effectifs de la sécurité publique, qui sont les principaux policiers intervenant sur la voie publique, ils sont au nombre de 205 fin juillet 2018 et devraient enregistrer un gain de + 4 d’ici fin janvier 2019, pour atteindre un effectif de 209. En tout état de cause, ce département compte un nombre de gradés et de gardiens de la paix conforme et même légèrement supérieur à son effectif de référence. S’y ajoutent les effectifs de la compagnie républicaine de sécurité (CRS) implantée dans le département, qui n’a toutefois pas de compétence départementale spécifique.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>10904</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8841</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Loïc Kervran</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>État d’avancement du projet NexSis</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            10904. — 17 juillet 2018. — M. Loïc Kervran* interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’état d’avancement du projet NexSis de système commun d’alerte et de gestion des secours. Annoncé en avril 2017 par le précédent gouvernement avec un objectif de déploiement pour 2020, ce futur système unifié de gestion des appels, alertes et opérations est appelé à remplacer les différents outils actuellement utilisés par les services départementaux d’incendie et de secours (SDIS) pour gérer les moyens de secours et favoriser le partage d’informations entre les différents services (urgences médicales, police, pompiers) lors d’interventions communes. Si le projet NexSis soutenu par le ministère de l’intérieur présente de nombreux avantages parmi lesquels une meilleure interopérabilité entre les acteurs, l’amélioration des capacités techniques du système avec des applications prenant en compte les possibilités offertes par le numérique (nouveaux dispositifs d’alerte des secours adaptés aux populations, traitement de la donnée via l’intelligence artificielle, inclusion de technologies de communication d’images, etc.) et des perspectives d’économie, il convient également de rester attentif à ce que le déploiement de ce projet de grande ampleur se fasse avec l’ensemble des parties prenantes pour respecter les spécificités des territoires et à un rythme d’implémentation des nouveaux systèmes d’information maîtrisé. Or il existe actuellement des incertitudes à différents niveaux. Ainsi, le décret de création d’un établissement public administratif (EPA) qui assurera la maîtrise d’ouvrage et le financement (contributions des SIS et subventions de l’Etat) du système n’a, à ce jour, pas été publié. Dans l’attente d’un calendrier fiable de déploiement de NexSis, les SDIS manquent de visibilité pour enclencher ou non les investissements sur leurs réseaux actuels. À ce titre, il souhaite connaître l’état d’avancement de ce projet y compris la date de publication du décret de l’EPA, le calendrier prévisionnel de déploiement, les arbitrages rendus concernant les numéros inclus dans le futur plateau commun (lignes 15, 17, 18 et 112).]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>11688</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8841</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laurence Trastour-Isnart</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Adoption d’un numéro unique pour les appels d’urgence</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            11688. — 7 août 2018. — Mme Laurence Trastour-Isnart* attire M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur les doléances des sapeurs-pompiers qui souhaitent que le 112 devienne le numéro d’appel unique en cas d’urgence. Si depuis plusieurs années, l’État a engagé des réflexions et des expérimentations portant sur l’unification des plateformes de réception des appels d’urgence, différentes associations de sapeurs-pompiers déplorent que l’on apprenne toujours aux personnes suivant les actions de sensibilisation aux gestes qui sauvent la palanquée de tous les numéros d’appel des secours : 15, 17, 18, 112, 114, et caetera. Or un appel au mauvais service de secours lors d’une urgence rallonge la durée de l’appel et sollicite plusieurs opérateurs répétant une même question, ce qui engendre une perte de temps inutile, voire grave. C’est pourquoi, elle souhaite connaître les mesures envisagées par le Gouvernement pour imposer le 112 comme numéro unique aux institutions publiques, associatives et lors des actions de sensibilisation aux gestes salvateurs.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8842</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le projet de système d’information unifié des services d’incendie et de secours (SIS) et de la sécurité civile, nommé NexSIS 18-112, est conduit depuis avril 2017 par une équipe de préfiguration, placée sous l’autorité du directeur général de la sécurité civile et de la gestion des crises, pour assurer la création de l’établissement public administratif porteur du programme, proposer la cible fonctionnelle de la solution, compléter l’analyse des choix technologiques, garantir l’interopérabilité des systèmes et proposer la stratégie industrielle adaptée. Un an après le début des travaux de cette mission de préfiguration, toutes les spécifications techniques et fonctionnelles de NexSIS ont été rédigées et synthétisées dans un plan projet, qui permettra l’engagement d’un processus de développement dans le cadre d’une méthode souple et fera l’objet d’échanges avec la gouvernance des SIS en septembre 2018. La mission de préfiguration a par ailleurs pris une part active aux travaux engagés par le ministère de l’intérieur en collaboration avec le ministère des solidarités et de la santé, afin de définir le cadre d’interopérabilité des situations d’urgence, de prévoir son implémentation pour répondre aux besoins de partage de données avec les systèmes d’information opérationnel des autres services d’urgence. Répondant aux caractéristiques des grands projets informatiques, conformément à l’article 3 du décret n° 2014-879 du 1er août 2014 relatif au système d’information et de communication de l’État, NexSIS fait actuellement l’objet d’un avis conforme de la direction interministérielle du numérique et des systèmes d’information et de communication de l’État. Le déploiement de NexSIS est envisagé de manière progressive de 2021 à 2025, en cohérence avec les besoins des SIS, la fin des amortissements financiers des systèmes actuellement en service et de leurs obsolescences effectives. Une version prototype de NexSIS, attendue fin 2019-début 2020, sera déployée en phase de test dans le SDIS 77. Cette version évoluera courant 2020, afin d’intégrer toutes les fonctionnalités attendues en version initiale, et effectuera l’ensemble des tests de qualification. La version opérationnelle sera généralisée, fin 2020, pour l’ensemble des SDIS qui migreront vers NexSIS, dès l’année 2021. En plein accord avec l’assemblée des départements de France et l’association des maires de France et présidents d’intercommunalités, il a été choisi de laisser à chaque SIS le libre choix de migration vers le futur système unifié. S’agissant de l’établissement public administratif à gouvernance partagée entre l’État et les SIS, après avoir reçu un avis favorable, une fois l’ensemble des consultations préliminaires terminées, le projet de décret portant création de l’agence du numérique de la sécurité civile est actuellement en cours d’étude au sein de la section de l’intérieur du Conseil d’État. Sa publication est attendue pour l’automne 2018. Enfin, pour faire suite à la déclaration du Président de la République du 6 octobre 2017, d’étudier la création des plates-formes uniques de réception des appels d’urgence et la mise en place du numéro unique d’appel d’urgence européen, une mission conjointe d’évaluation de l’Inspection générale de l’administration et de l’inspection générale des affaires sociales a été diligentée le 5 janvier 2018 par les ministres de l’intérieur et de la santé. Les conclusions de cette mission conjointe, qui permettra au gouvernement de conduire les arbitrages dans le domaine des numéros d’urgence (112, 15, 17 et 18), sont attendues pour l’automne 2018.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>10996</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8842</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Louis Masson</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la cohésion des territoires</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Organisation de l’État et décentralisation</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            10996. — 24 juillet 2018. — M. Jean-Louis Masson attire l’attention de M. le ministre de la cohésion des territoires sur l’organisation de l’État dans le cadre de la décentralisation. En effet, force est de constater que, malgré les vagues de décentralisation, l’État a tendance à ne jamais véritablement abandonner une compétence. La conséquence de cette fâcheuse habitude est l’existence de doublons entre l’administration centrale et les collectivités territoriales. Ce manque de clarté dans la répartition des missions engendre des surcoûts et affecte l’efficacité de l’action publique. Cette confusion des rôles crée aussi une perte de sens chez les agents de l’État. Le récent rapport Cap 2022 commandé par le Gouvernement préconise d’achever la décentralisation des compétences qui incombent d’ores et déjà aux collectivités territoriales. Il suggère de supprimer les directions départementales de la cohésion sociale ou encore de transférer l’orientation scolaire aux régions. Il recommande aussi d’accroître les prérogatives des régions notamment dans les domaines du transport ferroviaire, du logement et de l’énergie. C’est pourquoi il lui demande de bien vouloir lui préciser l’analyse qu’il fait de la situation actuelle et s’il entend suivre les recommandations du rapport Cap 2022. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8842</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La démarche Action Publique 2022, dont les travaux ont été lancés par le Premier ministre à l’automne dernier, vise à transformer l’administration. En interrogeant les missions exercées par la puissance publique dans un contexte marqué par l’essor du numérique, le nécessaire effort de réduction des dépenses publiques et l’évolution des compétences entre l’Etat et les collectivités territoriales, il s’agit de mieux répondre aux attentes des citoyens et des agents publics et de consolider la qualité des services publics. Le récent rapport du comité Action Publique 2022 (CAP 2022) remis au Premier ministre préconise, dans sa proposition n° 18, de « supprimer les doublons et d’améliorer le partenariat entre l’Etat et les collectivités territoriales ». Par circulaire du Premier ministre du 27 juillet dernier, celui-ci a demandé aux préfets d’engager avec les directeurs et chefs de services déconcentrés un examen approfondi des missions exercées par l’Etat. Pour certaines d’entre elles, le rôle de l’Etat devra être réaffirmé, il s’agit notamment des missions régaliennes ou de celles relatives à l’environnement, au logement et à l’hébergement d’urgence ou à l’égalité entre les femmes et les hommes par exemple, tandis que pour d’autres, le périmètre de l’action étatique devra continuer à être adapté compte tenu des compétences dévolues aux collectivités territoriales. Il s’agit à cet égard de poursuivre un nécessaire effort de rationalisation et d’articulation dans la répartition des compétences, en s’appuyant sur ce qui fonctionne et en améliorant ce qui doit l’être. Les administrations centrales y prendront toute leur part, pour faire évoluer leur organisation le cas échéant, et amplifier la logique de la déconcentration. Plusieurs principes directeurs forts irriguent la démarche parmi lesquels le maintien des services publics au plus près des usagers, la réaffirmation de l’importance de l’échelon départemental, l’ouverture à davantage de modularité dans l’organisation de l’administration territoriale de l’Etat, le développement des coopérations départementales et la poursuite des mutualisations dès lors qu’elles permettent de générer des économies sur le fonctionnement et des gains d’efficience. Sans anticiper sur l’avenir, les décisions qui seront prises par le Gouvernement, dans le cadre d’une large concertation interministérielle, viseront à gagner en clarté, en efficacité et en cohérence dans la répartition des rôles respectifs de l’Etat et de ses opérateurs et des collectivités territoriales.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>11862</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8843</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Émilie Guerel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Présence des MNS-CRS sur les plages françaises en 2019</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            11862. — 28 août 2018. — Mme Émilie Guerel* attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur l’inquiétude des maitres-nageurs sauveteurs des compagnies républicaines de sécurité (CRS) qui assurent durant l’été la sécurité des plages du littoral, en particulier des plages varoises. Ces derniers craignent la remise en cause de leur affectation pour la saison 2019, alors que le risque terroriste est toujours aussi présent et que le besoin de sécurité est grandissant. Selon eux, cette décision de non reconduction, à l’initiative du ministère, ne serait motivée que par des raisons comptables. Pour rappel, la mission de surveillance des plages et des baignades, définie par l’article L. 2213-23 du code général des collectivités territoriales, est de la responsabilité des maires, et si le rôle premier de nos sauveteurs policiers est bien le secours aux personnes, leur mission de sécurité sur les plages s’est depuis quelques années amplifiée et concrétisée par de nombreuses arrestations pour des faits délictuels ou criminels. Depuis la mise en place du dispositif en 1958, les MNS-CRS ont donc acquis un rôle indispensable pour la surveillance des plages. Interventions de sauvetage, interpellations, formation de jeunes sauveteurs, ils contribuent aujourd’hui, par leur expérience unique et précieuse, à garantir un service public de qualité pour la sécurité des plages. C’est pourquoi, elle souhaite connaître les intentions du Gouvernement concernant la présence des MNS-CRS sur nos plages l’année prochaine, et aimerait savoir si des actions concrètes sont prévues à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>11959</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8843</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Agnès Firmin Le Bodo</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Surveilllance plage CRS</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            11959. — 4 septembre 2018. — Mme Agnès Firmin Le Bodo* attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur la surveillance des plages en été par les CRS Le littoral de France est un atout majeur pour notre pays : atout économique, atout touristique, atout environnemental. Il est aussi un enjeu majeur en termes de sécurité, compétence régalienne s’il en est. Aussi, les CRS surveillent durant la période estivale de nombreuses plages françaises. Les élus du littoral sont inquiets quant au devenir de cette surveillance par les forces de police. En effet, leur mission répond à un double enjeu de prévention des risques de la baignade mais aussi de dissuasion contre les auteurs de larcins, agressions ou même de potentiels terroristes. C’est d’ailleurs pourquoi depuis les attentats de Souss en Tunisie, les CRS surveillant les plages sont désormais armés. De même ils concourent à la sécurité des usagers et en paient parfois le prix comme au Havre où durant l’été 2016 des fonctionnaires ont été agressés durant leur vacation de surveillance de baignade. 62 communes, dont Le Havre, bénéficient de la présence des CRS sauveteurs, et participent d’ailleurs au coût de ce dispositif. Elles souhaitent dès lors conserver ce mode de surveillance. Elle s’interroge sur l’évolution prévue par le Gouvernement de ce dispositif.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12088</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8844</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gilles Lurton</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Présence des MNS-CRS sur le littoral en juillet et août</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            12088. — 11 septembre 2018. — M. Gilles Lurton* appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur l’importance des renforts de sécurité publique, MNS-CRS sur les plages du littoral français pendant les périodes estivales. Depuis la mise en place, en 1958, du dispositif des MNS-CRS sur les plages pendant les périodes estivales, en soixante ans, ce sont des milliers d’interventions de sauvetage, des milliers de vies sauvées, des milliers d’interventions de police, et des milliers de jeunes sauveteurs qui ont été formés permettant ainsi aujourd’hui de compléter l’apport indispensable que constituent, la présence de ces policiers sur les plages. Mais, au-delà, plus que tout autre, les MNS-CRS représentent l’autorité et assurent, de ce fait, le respect des règles nécessaires à la bonne conduite des citoyens, à leur tranquillité pendant ces périodes de congés. Ensuite, parce que la menace terroriste qui perdure dans en France nécessite la présence des MNS-CRS et justifie pleinement l’autorisation qui leur a été faite depuis la saison 2016, de porter leur arme individuelle pendant leur service sur les plages du littoral. Enfin, M. le député apprécie grandement le professionnalisme des MNS-CRS lorsqu’ils accomplissent cette mission de surveillance des plages. Si la mission de surveillance des plages et des baignades reste de la responsabilité des maires, l’assistance qui leur est offerte par la présence des MNS-CRS ne lui paraît pas devoir être remise en question même si les maires complètent cette présence de policiers sur les plages par des renforts de secouristes formés pour cela. Cependant rien ne saurait remplacer la présence des MNS-CRS dont la mission est, bien entendu, le secours aux personnes mais aussi une mission de sécurité qui s’est amplifiée et concrétisée par l’arrestation et la mise à disposition de la justice de nombreux individus pour des faits délictuels ou même criminels. De plus, aujourd’hui, tous les MNS-CRS sont formés au premier niveau du « S.O.C » (Secours opérationnel CRS), permettant d’assurer les premiers secours aux blessés graves lors de tuerie de masse. Ces MNS-CRS représentent chaque saison 300 professionnels de la police et donnent à ce métier qui continue de connaître des difficultés de recrutement, une image très positive susceptible d’attirer de nombreux jeunes vers ce type de carrière dans la police. Pour toutes ces raisons, il se permet d’insister auprès de M. le ministre pour que ce dispositif des MNS-CRS sur les plages du littoral français ne soit pas remis en cause lors de la saison estivale 2019 ni d’ailleurs pendant les suivantes. Il en va de la sécurité des citoyens, de tous ceux qui, pendant quelques semaines de l’année aspirent à un répit mérité en toute tranquillité, en toute sécurité. C’est cela aussi la mission des forces de police dans leur rôle de protection des Françaises et des Français. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui faire connaître ses intentions sur le maintien de la présence des MNS-CRS sur les plages du littoral français pendant les périodes de congés d’été, c’est-à-dire pendant les mois de juillet et août.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12287</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8844</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Fasquelle</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Remise en cause de la surveillance des plages par les nageurs-sauveteurs CRS</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            12287. — 18 septembre 2018. — M. Daniel Fasquelle* interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur la réduction progressive du nombre des nageurs-sauveteurs des compagnies républicaines de sécurité (CRS) sur les plages. Depuis 60 ans, les nageurs sauveteurs des CRS sont déployés sur le littoral français chaque été pour assurer la surveillance et la sécurité des vacanciers. Il s’inquiète qu’une telle « tradition » semble remise en question aujourd’hui alors que ce dispositif, qui a toujours fait ses preuves, est particulièrement adapté en ces temps de fortes menaces terroristes. Il lui rappelle l’attaque terroriste islamiste du 26 juin 2015 en Tunisie, sur la plage de Sousse, au moyen d’armes à feu ayant fait trente-cinq morts et trente-neuf blessés ; une attaque qui démontre que ces lieux touristiques sont de véritables cibles potentielles. Il rappelle également que la sécurité des biens et des personnes, a fortiori la gestion de la menace terroriste, relève des missions régaliennes de l’État et de ses obligations légales. Dans l’actuel contexte de forte menace terroriste, il l’appelle donc à reconsidérer sa politique de réduction progressive des nageurs-sauveteurs des CSR engagée depuis 2008 et ce d’autant plus que le motif financier invoqué pour cette diminution semble bien peu crédible dans la mesure où le Gouvernement s’orienterait vers des prestataires privés pour les remplacer.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8844</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministère de l’intérieur, est particulièrement attentif à la sécurité dans les lieux de vacances connaissant une forte affluence estivale. Chaque année, des « renforts saisonniers » de gendarmes et de policiers sont déployés dans les secteurs les plus touristiques, pour renforcer les effectifs locaux des forces de l’ordre et répondre aux besoins accrus de sécurité. Il n’est pas question de revenir sur le principe de ces renforts, extrêmement important pour les communes touristiques. En revanche, s’agissant de la surveillance des plages, le code général des collectivités territoriales prévoit que c’est le maire qui exerce la police des baignades et des activités nautiques. Cette surveillance peut d’ailleurs être assurée par tout titulaire d’un brevet national de sécurité et de sauvetage aquatique. Si des nageurs-sauveteurs des compagnies républicaines de sécurité (CRS) participent, historiquement, à ce dispositif, il ne s’agit pas d’une mission propre des CRS. Ce dispositif soulève également des questions juridiques et budgétaires que la Cour des comptes a déjà relevées, s’agissant de la mise à disposition des communes, par l’Etat, de personnels dont elles n’assument qu’une part réduite des charges. C’est ainsi que le nombre de CRS affectés à la surveillance des plages a progressivement été diminué depuis 2008. Il atteint aujourd’hui 297, soit moitié moins que ce qui prévalait en 2008. Ce nombre est stable depuis 3 ans : le ministre d’Etat, ministre de l’intérieur, n’a pas souhaité diminuer le dispositif, ni à l’été 2017, ni à l’été 2018. Il l’a au contraire reconduit à l’identique. Pour autant, toute réflexion sur l’avenir du dispositif ne doit pas être interdite par principe, avec un seul objectif : maximiser la présence des policiers et des gendarmes là où ils sont nécessaires et les recentrer sur leur cœur de métier. Cette réflexion sera conduite le moment venu et fera l’objet d’échanges entre le ministre d’Etat, ministre de l’intérieur, et l’ensemble des acteurs concernés.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>11928</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8845</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mansour Kamardine</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des outre-mer</ministreQuestion><ministreJO>Relations avec le Parlement</ministreJO><Objet>Date de ratification de l’ordonnance no 2017‑1491 - Code du travail - Mayotte</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            11928. — 4 septembre 2018. — M. Mansour Kamardine interroge Mme la ministre des outre-mer sur la mise en œuvre de l’ordonnance n° 2017-1491 du 25 octobre 2017 portant extension et adaptation de la partie législative du code du travail, et de diverses dispositions relatives au travail, à l’emploi et à la formation professionnelle à Mayotte. Après une entrée en vigueur de l’ordonnance susvisée le 1er janvier 2018, le projet de loi ratifiant de cette ordonnance a été présenté en conseil des ministres le 12 janvier 2018, déposé le même jour à la présidence de l’Assemblée nationale et enregistré sous le numéro 549. Plus de sept mois après son dépôt, le projet de loi n° 549 ratifiant l’ordonnance 2017-1491 n’est toujours pas inscrit à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale. Or la ratification de l’ordonnance est nécessaire à la sécurité juridique des dispositions qu’elle met en œuvre. Elle est nécessaire pour éviter que des normes intervenues depuis le 1er janvier 2018 dans le domaine législatif puissent être remises en cause. C’est pourquoi il lui demande de lui préciser les délais d’inscription à l’ordre du jour de l’examen du projet de loi n° 549. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8845</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[M. le Secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement, confirme à M. le Député qu’en l’absence d’adoption du projet de loi de ratification de l’ordonnance n° 2017-1491 du 25 octobre 2017 portant extension et adaptation de la partie législative du code du travail, et de diverses dispositions relatives au travail, à l’emploi et à la formation professionnelle à Mayotte, celle-ci conserve un caractère règlementaire et est donc susceptible de faire l’objet de recours devant la juridiction administrative. La ratification de l’ordonnance lui confèrera valeur législative, de manière rétroactive à compter de sa signature. Cette ratification pourrait intervenir à la suite de l’adoption du projet de loi, dont le dépôt était en tout état de cause nécessaire, dans les délais impartis par l’habilitation, afin de prévenir la caducité de l’ordonnance. Elle pourrait également résulter de l’adoption d’un amendement gouvernemental ou d’une initiative parlementaire.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>12226</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8845</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrick Hetzel</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Relations avec le Parlement</ministreJO><Objet>Retard dans les réponses aux questions écrites des parlementaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            12226. — 18 septembre 2018. — M. Patrick Hetzel alerte M. le Premier ministre sur le gigantesque retard pris par le Gouvernement dans le traitement des questions écrites posées par les parlementaires. Ainsi, on peut s’interroger du peu de considération du Gouvernement pour le Parlement. En effet, lors de la précédente législature, le Parlement avait accepté de limiter le droit des parlementaires à poser des questions écrites en prévoyant un maximum de 52 questions écrites par parlementaire et par an. Le corollaire de cette restriction des prérogatives des parlementaires dans le contrôle de l’action gouvernementale était de garantir une réponse à chaque question posée par un parlementaire dans un délai maximum de deux mois. Force est de constater que nous sommes très loin du compte. Cumulées sur dix mois, les questions écrites de la part des députés furent au nombre de 10 078 et seulement 5 905 ont obtenu une réponse au 1er août 2018, soit un taux de réponse inférieur à 50 %, ce qui est d’autant plus problématique que ce sont souvent les questions les plus importantes qui restent sans réponse gouvernementale. Par ailleurs, Patrick Hetzel signale spécifiquement au Premier ministre le cas de l’une de ses questions écrites posée au ministre des comptes publics et qui est très illustratif du problème. Il s’agit de la question n° 4532 parue au Journal officiel (JO) en date du 16 janvier 2018 et qui a été signalée au JO en date du 17 juillet 2018. Or, à ce jour, M. le député n’a toujours pas de réponse, soit plus de huit mois après avoir posé la question et presque deux mois après avoir signalé la question. Tout ceci est de nature à gravement nuire au rôle de contrôle qu’assigne la Constitution au Parlement. Il lui demande ce qu’il compte faire pour que son Gouvernement réponde enfin aux questions légitimement posées par les parlementaires et assigne un véritable devoir d’exemplarité à ses ministres. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8846</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[M. le Secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement, indique à M. le Député qu’il partage son constat sur l’importance qui s’attache à ce que les questions écrites posées par les parlementaires puissent recevoir une réponse dans les délais prévus par les Règlements des assemblées. M. le Secrétaire d’État précise que le Gouvernement a répondu, au 24 septembre 2018, à 60 % des quelques 12181 questions posées par les députés, alors que ce taux s’élevait à 26 % au début de la législature. Si des efforts ont donc été fournis ces derniers mois par les ministères, il n’en reste pas moins que cette situation n’est pas satisfaisante. M. le Secrétaire d’État a encore rappelé encore très récemment à ses collègues la nécessité de répondre aux questions écrites des députés dans le délai prévu par le sixième alinéa de l’article 135 du Règlement de l’Assemblée nationale. Par ailleurs, M. le Secrétaire d’État a interpellé par courrier le ministre auquel a été attribuée la question écrite n° 4532. Ce dernier recevra copie de ce courrier dans les jours à venir. Le Gouvernement entend maintenir ses efforts pour que l’amélioration du taux de réponse aux questions écrites se poursuive et que les délais de réponse fixés par le Règlement de l’Assemblée nationale soient mieux observés.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>2767</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8846</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gilles Lurton</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Accès aux soins en matière d’optique et d’audio</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2767. — 14 novembre 2017. — M. Gilles Lurton* appelle l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l’accès aux soins et plus précisément sur les questions d’accès aux soins en matière d’optique et d’audio. En effet, un quart des Français renonce toujours à se faire soigner faute de moyens suffisants. Entre un reste à charge souvent trop élevé et une avance de frais parfois impossible, de nombreux citoyens sont dans l’incapacité de s’équiper en optique et en audioprothèse. Ces difficultés ont été à maintes reprises évoquées dans le cadre de l’examen du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2018 ces dernières semaines à l’Assemblée nationale et il a bien entendu la volonté du Gouvernement de trouver les meilleures solutions pour parvenir à une meilleure prise en charge de ces soins, voir un remboursement total. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui préciser ses intentions dans le domaine de l’accès aux soins et notamment pour toutes les questions d’accès aux soins liées à l’optique et à l’audio. Il lui demande aussi dans quels délais les Françaises et les Français pourront espérer une meilleure prise en charge de ces soins liés à l’optique et à l’audio.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2770</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8846</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Grégory Besson-Moreau</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Santé - Prise en charge soins auditifs, lunettes et prothèses dentaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            2770. — 14 novembre 2017. — M. Grégory Besson-Moreau* interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la prise en charge à 100 % des soins audio, des lunettes et des prothèses dentaires d’ici 2022. En effet, le vieillissement a toujours existé. La révolution silencieuse que nous vivons, c’est la longévité. Mais il ne suffit pas d’ajouter des années à la vie. Pour que ce progrès en soit vraiment un, il faut surtout ajouter de la vie aux années. C’est-à-dire qu’il faut permettre aux personnes âgées de vivre pleinement ; il faut leur permettre de continuer à tisser des relations avec les autres ; il faut leur permettre de s’engager quand elles le souhaitent, de circuler quand elles le veulent, d’être entourées par leurs proches ; il ne faut pas que la fin de la vie active soit le début de la vie sans activité. Cela passe en partie par les soins et pour que chacun puisse bénéficier des soins appropriés, il faut qu’il y ait une prise en charge significative. Il aimerait connaître l’état des avancées concernant la prise en charge à 100 % des lunettes, des prothèses dentaires et de l’audition, sans augmenter le prix des mutuelles. Il aimerait aussi connaître les conclusions de la concertation lancée fin octobre 2017 pour aboutir à un reste à charge zéro dans les domaines de l’optique et des audioprothèses, en sus des négociations entamées mi-septembre dans le secteur dentaire, entre les syndicats de dentistes et l’assurance maladie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8655</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8847</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Émilie Guerel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Reste à charge 0</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            8655. — 29 mai 2018. — Mme Émilie Guerel* attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la réforme du « reste à charge 0 » (RAC 0) prévu pour les équipements optiques et audio. Constatant les difficultés d’un grand nombre de Français à pouvoir s’équiper, en raison du reste à charge subi lié à l’acquisition de lunettes et de prothèses auditives, le Gouvernement souhaite effectivement faire de cette problématique une priorité. En ce sens, la mesure RAC 0 est très attendue par les citoyens : 3 Français sur 4 considèrent en moyenne que les soins optiques, auditifs et dentaires sont mal remboursés, contraignant 60 % d’entre eux à renoncer ou différer l’acquisition de leur équipement. La direction de la sécurité sociale a engagé un travail de concertation dont les dernières conclusions inquiètent les acteurs : opticiens, distributeurs, fabricants, complémentaires santé et leurs réseaux de soins. Ces derniers redoutent une baisse de la qualité des équipements proposés aux Français, induite par une réglementation trop éloignée des réalités médicales. Cette question est en effet essentielle : 73 % des personnes interrogées redoutent une qualité moindre des équipements proposés dans les offres sans reste à charge. C’est pourquoi elle souhaite connaître les actions que le Gouvernement entend mettre en œuvre afin de garantir un niveau de qualité élevé concernant les équipements optiques et auditifs proposés dans le cadre des offres « reste à charge zéro ».]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>10038</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8847</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Fannette Charvier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Qualité des équipements proposés avec le reste à charge zéro</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            10038. — 3 juillet 2018. — Mme Fannette Charvier* attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la réforme du « reste à charge 0 » prévu pour les équipements optiques et audio. Constatant les difficultés d’un grand nombre de Français à pouvoir s’équiper en raison de reste à charge subi lié à l’acquisition de lunettes et de prothèses auditives, la ministre a fait de cette question une priorité et souhaite que l’offre soit effective et qu’au moins 20 % des équipements vendus le soient dans le cadre de cette offre. Sous son impulsion, la direction de la sécurité sociale a engagé un travail de concertation dont les dernières conclusions inquiètent les acteurs : opticiens, distributeurs, fabricants, complémentaires santé et leurs réseaux de soins. Ils redoutent une baisse de la qualité des équipements proposés aux Français induite par une réglementation trop éloignée des réalités médicales et des attentes des Français. En effet, cette question est essentielle : 73 % des personnes interrogées redoutent une baisse de la qualité des équipements proposés dans les offres sans reste à charge. Or ces équipements ne seront réellement proposés et le reste à charge subi réduit que si les français ont confiance dans les équipements vendus. Aussi, elle souhaite savoir quelles actions le Gouvernement va engager pour assurer la qualité des équipements optiques et auditifs proposés dans le cadre des offres « reste à charge zéro ».]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>10980</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8847</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Michel Clément</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Reste à charge zéro</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            10980. — 24 juillet 2018. — M. Jean-Michel Clément* attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la réforme du « reste à charge 0 » (RAC 0) prévu pour les équipements optiques et audio. Constatant les difficultés d’un grand nombre de Français à pouvoir s’équiper en raison de reste à charge subi lié à l’acquisition de lunettes et de prothèses auditives, Mme la ministre a fait de cette question une priorité et elle souhaite que l’offre soit effective et qu’au moins 20 % des équipements vendus le soient dans le cadre de cette offre. Cette mesure est très attendue par les citoyens, comme l’atteste le sondage réalisé par Carte Blanche Partenaires et Odoxa : 3 Français sur 4 considéraient que les soins optiques, auditifs et dentaires sont mal remboursés, contraignant 60 % d’entre eux à renoncer ou différer leur équipement. Sous l’impulsion de Mme la ministre, la direction de la sécurité sociale a engagé un travail de concertation dont les dernières conclusions inquiètent les acteurs : opticiens, distributeurs, fabricants, complémentaires santé et leurs réseaux de soins. Ils redoutent une baisse de la qualité des équipements proposés aux Français induite par une réglementation trop éloignée des réalités médicales et des attentes des Français. En effet, cette question est essentielle : 73 % des personnes interrogées redoutent une baisse de la qualité des équipements proposés dans les offres sans reste à charge. Or ces équipements ne seront réellement proposés et le reste à charge subi réduit que si les Français ont confiance dans les équipements vendus. Aussi, il souhaite savoir quelles actions le Gouvernement va engager pour assurer la qualité des équipements optiques et auditifs proposés dans le cadre des offres « reste à charge zéro ».]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8847</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Président de la République a annoncé le 13 juin 2018, lors du Congrès de la Mutualité Française à Montpellier, la concrétisation du reste à charge zéro dans les domaines de l’optique, de l’audioprothèse et des soins dentaires. L’objectif est de diminuer le taux de renoncement aux soins pour des raisons financières. Dans le secteur de l’optique, ce taux s’établit à 10,1% en moyenne. Il s’élève à 17% pour les 20 % des Français aux revenus les plus modestes. Le Gouvernement a privilégié une large concertation avec les acteurs concernés : les fabricants et distributeurs de dispositifs médicaux, les professionnels de santé, les organismes complémentaires santé et les représentants des patients. Ces concertations ont abouti à la signature du projet de convention dentaire par deux des trois syndicats de chirurgiens-dentistes le 21 juin 2018, ainsi que, pour les secteurs de l’optique et de l’audiologie, à la signature des protocoles d’accord par deux des trois syndicats d’opticiens et par l’intégralité des syndicats du secteur de l’aide auditive le 13 juin 2018. La réforme « 100% santé » s’appliquera à des paniers de soins nécessaires et de qualité dans les trois secteurs, c’est à dire que les dispositifs de ces paniers permettront de répondre de façon médicalement pertinente aux besoins de santé et dans des conditions correspondant à une attente sociale légitime, par exemple en matière d’amincissement des verres pour les personnes très myopes ou de qualité esthétique des prothèses dentaires prises en charge selon la localisation de la dent. Cette qualité sera assurée tant au regard des performances techniques des dispositifs médicaux, que de leur qualité esthétique ou encore des garanties qui leurs sont associées. Pour en attester, la Haute Autorité de Santé a été saisie sur les avis de projets de nomenclature et rendra prochainement ses conclusions. De plus, les offres de soins proposées seront amenées à évoluer pour s’adapter aux nouvelles techniques et aux besoins de santé des Français. Enfin, une évaluation régulière de la satisfaction des assurés, sur la base d’enquêtes réalisées auprès des patients en optique et en audiologie, permettra de garantir une qualité constante de ces équipements.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5041</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8848</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Boris Vallaud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Prise en charge d’un traitement du cancer de la prostate</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5041. — 6 février 2018. — M. Boris Vallaud* attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la prise en charge par la protection sociale d’un traitement du cancer de la prostate. Le cancer de la prostate est la troisième cause de décès par cancer chez l’homme, on déplore près de 9 000 victimes et 50 000 nouveaux malades chaque année en France. Le RADIUM 223 ( xofigo ), médicament remboursé dans 23 pays européens, est reconnu pour améliorer la qualité de vie des malades, pour prolonger de manière significative l’espérance de vie et a prouvé son efficacité sur des personnes atteintes de la forme agressive de cette maladie (cancer avec métastases osseuses). Objet d’une surveillance renforcée de la part de l’ANSM, ce médicament très peu prescrit en France, n’est pas pris en charge par la sécurité sociale et renforce les inégalités en matière d’accès aux soins. En conséquence, il lui demande quelles sont les dispositions que le Gouvernement entend mettre en œuvre afin de mener une véritable politique de prévention du cancer de la prostate et de lutte contre les inégalités d’accès aux soins.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5534</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8848</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Dassault</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Remboursement du traitement radium 223</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5534. — 20 février 2018. — M. Olivier Dassault* attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la prise en charge par la protection sociale du traitement radium 223. Alors que ce traitement est disponible et remboursé dans 23 États membres de l’Union européenne, la Haute autorité de santé n’a pas estimé que les bénéfices étaient suffisants pour les malades d’un cancer de la prostate. Pourtant, ce traitement, qui dispose d’une mise sur le marché européen depuis 2013, a déjà montré son efficacité pour lutter contre les douleurs générées par les métastases et offre un allongement de l’espérance de vie non négligeable. Il souhaite savoir si le Gouvernement compte permettre la délivrance et le remboursement par la sécurité sociale de ce traitement radium 223.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5924</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8848</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Joël Giraud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Traitement du cancer de la prostate</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5924. — 27 février 2018. — M. Joël Giraud* attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur le traitement du cancer de la prostate. Chaque année en France, environ 9 000 hommes décèdent d’un cancer de la prostate. S’il s’agit d’une maladie touchant principalement les hommes âgés, généralement autour de 70 ans, elle touche également des plus jeunes et, pour les uns comme pour les autres, il reste important d’augmenter leurs chances de vivre. Pour ce cas bien précis, et selon des études et les meilleurs experts, il existe un traitement : le dichlorure de radium 223, commercialisé en France sous le nom de Xofigo. Efficace sur les malades d’un cancer de la prostate à un stade avancé, il permet de gagner du temps, d’allonger la durée de vie et d’améliorer la qualité de vie en diminuant les douleurs. Autorisé sur le marché européen depuis 2013, le dichlorure de radium 223 est toujours quasi-inaccessible en France. À titre de comparaison, il a depuis été prescrit 64 fois dans l’Hexagone, contre plus de 3 000 fois en Allemagne. En effet, ce traitement a un coût prohibitif (entre 4 000 et 5 000 euros l’injection) et n’est à ce jour pas remboursé par la sécurité sociale française alors qu’il semble l’être dans 23 des 28 pays de l’Union européenne. Une lettre datée de décembre 2017 adressée aux professionnels de santé par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) met en garde les praticiens de ne pas traiter les patients ayant un cancer de la prostate résistant à la castration métastatique par le dichlorure de radium 223 en association avec l’acétate d’abiratérone et la prednisone/prednisolone jusqu’à ce que l’analyse complète des résultats soit terminée. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui faire savoir dans quel délai il sera possible d’avoir les conclusions de cette étude afin d’avancer sur ce dossier et d’apporter une réponse à des patients en souffrance et en attente d’un avenir meilleur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7791</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8849</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Barbier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Remboursement du traitement radium 233 pour le cancer de la prostate</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            7791. — 24 avril 2018. — M. Frédéric Barbier* interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur le remboursement du traitement radium 233 pour le cancer de la prostate. Avec plus de 54 000 nouveaux cas chaque année, le cancer de la prostate est le premier cancer masculin et représente la troisième cause de mortalité chez l’homme. Il est ainsi responsable d’environ 9 000 décès par an, mais nous en parlons encore très peu. Et si des traitements reconnus existent, ils ne sont pas pris en charge. Depuis 2013, le radium a obtenu une autorisation de mise sur le marché européen. Or, ce traitement qui coûte cher (environ 5 000 euros l’injection, sachant qu’il en faut en moyenne six) n’est pas remboursé. Les patients n’y ont donc pas accès. Il est pourtant pris en charge dans vingt-trois pays européens. Il a même été prescrit 3 600 fois en Allemagne depuis 2013, contre seulement 64 en France. L’ANSM n’est pas compétente pour décider de la prise en charge ou non du traitement. Il revient donc au ministère des solidarités et de la santé, en appui avec la direction générale de la santé (DGS) d’acter cette décision. Il lui demande dans quelle mesure elle peut lancer une campagne de prévention et plus généralement les moyens qu’elle entend mettre en œuvre pour alerter sur les cancers masculins. Il lui demande également si le remboursement du dichlorure de radium 233 pourrait être pris en charge.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8729</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8849</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Pierre Door</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Cancer de la prostate avec métastases osseuses</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            8729. — 29 mai 2018. — M. Jean-Pierre Door* attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur le cancer de la prostate avec métastases osseuses. Le cancer de la prostate se situe au premier rang des cancers chez l’homme et représente la troisième cause de décès par tumeurs chez l’homme en France. Il tue en France plus de 8 300 malades par an, dont 2 600 sont atteints de métastases osseuses, soit plus de 50 morts par semaine ! Or une solution existe mais n’est toujours pas proposée aux malades français, tandis que c’est le cas dans le reste de l’Europe depuis 2013. En effet, le dichlorure de radium 223 (connu sous le nom de Xovigo) est le premier émetteur de particules alfa qui ciblent les métastases osseuses. À l’heure actuelle, Xovigo est prescrit et pris en charge dans 27 pays dont 23 en Europe. En Allemagne, il a bénéficié à 3 641 patients depuis 2013 (soit, en 216, 1 313 patients). En Angleterre en 2016, c’étaient 988 patients, 327 en Espagne, 356 aux Pays-Bas ou encore 456 en Italie qui ont été soignés. En France, seuls 64 patients ont pu bénéficier de ce traitement. Il lui demande en conséquence quelles sont les mesures que le Gouvernement compte prendre afin d’autoriser de toute urgence la pris en charge de ce traitement en France. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>11961</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8849</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sacha Houlié</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Prise en charge du traitement au radium 223</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            11961. — 4 septembre 2018. — M. Sacha Houlié* appelle l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur le traitement au radium 223 destiné aux malades souffrant de cancers de la prostate avec métastases osseuses. Avec 50 000 nouveaux cas chaque année, le cancer de la prostate est le premier cancer masculin et représente la troisième cause de mortalité chez l’homme. Dans le cadre de la lutte contre le cancer de la prostate, le traitement au radium 223 dispose, depuis 2013, d’une autorisation de mise sur le marché. Cependant, en dépit d’une efficacité certaine, notamment en matière d’amélioration de la qualité de vie, ce traitement ne serait toutefois pas remboursé. Dans ces circonstances, le coût du traitement à la charge des malades, qui serait d’environ 5 000 euros par injection, constitue un frein majeur à son déploiement en France. Ainsi, alors que ce traitement est pris en charge dans 23 pays d’Europe, les médecins estiment à 9 000 le nombre de morts du cancer de la prostate par an en France n’ayant pas l’opportunité d’en bénéficier. En conséquence, il lui demande si le Gouvernement envisage de réexaminer la situation de ce traitement en vue d’en ouvrir, y compris à titre expérimental, sa prise en charge pour les patients y ayant recours sur prescription.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8850</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La spécialité à laquelle il est fait référence : xofigo® (dichlorure de radium) est prise en charge par l’assurance maladie depuis 2014. Les établissements de santé peuvent donc se procurer et utiliser ce produit qui est financé sur les tarifs des prestations d’hospitalisation. En revanche, ce produit n’est pas remboursé comme les produits inscrits sur la liste des spécialités facturables en sus des prestations d’hospitalisation (« liste en sus ») réservée aux médicaments innovants et onéreux. En effet, la Haute autorité de santé, chargée de l’évaluation des médicaments, a considéré dans ses avis du 2 avril 2014 et du 22 juin 2016, que ce produit n’apporte qu’une amélioration du service médical rendu mineure et que les médicaments avec lesquels ce produit peut être comparé ne sont pas inscrits sur la liste en sus. Depuis cette date, il n’y a pas d’élément nouveau pouvant justifier une modification de la décision de non inscription sur la liste en sus. Il existe néanmoins des alternatives thérapeutiques à la spécialité xofigo® comme notamment la spécialité xtandi®.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5166</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8850</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Straumann</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Situation difficile dans les EHPAD</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5166. — 6 février 2018. — M. Éric Straumann attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la situation difficile des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) en France. Une organisation syndicale a réuni 350 délégués de différents établissements français, le 28 novembre 2017, dans le cadre d’une conférence nationale. La conclusion de ses travaux a permis de dégager deux pistes pour apporter une réponse aux graves difficultés rencontrées par ces établissements. En premier lieu l’application du principe prévu par le Plan solidarité grand âges, à savoir le ratio 1 agent pour 1 résident. En second lieu l’arrêt des baisses des dotations directes ou indirectes affectant les EHPAD, conséquences par exemple de la baisse de dotations aux conseils départementaux ou la suppression des emplois aidés. Plus généralement se pose aujourd’hui la question du financement du cinquième risque qui semble ne plus être à l’ordre du jour. Il lui demande quelle est la position du Gouvernement sur cette question.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8850</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Face au malaise exprimé par les professionnels du secteur de la prise en charge des personnes âgées, et notamment de ceux exerçant dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), la feuille de route "Grand âge et autonomie", présentée le 30 mai 2018, prévoit plusieurs mesures d’urgence pour améliorer la qualité des soins et des accompagnements en établissement. Ainsi, le ministère des solidarités et de la santé s’est engagé à ce que les ressources des EHPAD ne diminuent pas en 2018 et 2019. Cette mesure sera mise en oeuvre par les Agences régionales de santé en lien avec les conseils départementaux grâce à une enveloppe de 47 M€. Parallèlement des travaux seront engagés avec les fédérations des EHPAD et l’Assemblée des départements de France pour fixer un tarif dépendance plus adapté aux besoins des établissements. Pour augmenter le nombre de soignants auprès des résidents, la montée en charge de la réforme de la tarification des soins dans les EHPAD sera accélérée, permettant de renforcer plus rapidement la présence du personnel soignant. D’autres actions sont également déployées pour améliorer la qualité de vie au travail et accompagner les organisations pour répondre aux besoins nouveaux. Au-delà de la situation des EHPAD, la qualité de vie des personnes âgées, l’accompagnement de la perte d’autonomie et son financement sont des sujets structurants qui engagent l’avenir. C’est pourquoi, le lancement d’un débat associant les acteurs et les citoyens a été annoncé à partir d’octobre 2018. Ce débat et les réflexions qui y seront associées, viseront à définir quelles sont les priorités, le socle de biens et de services qui doivent être à l’avenir accessibles à toutes les personnes âgées pour accompagner le vieillissement et la perte d’autonomie. Il s’agit également de proposer des scenarios de répartition des contributions de chaque acteur en matière de financement durable de la perte d’autonomie et dessiner les évolutions de la gouvernance qui en découlent. Il s’agit d’aboutir à des propositions pour le début de l’année 2019 qui devront répondre aux enjeux et besoins identifiés.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6859</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8850</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Véronique Riotton</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Hausse de la CSG pour les dirigeants assimilés salariés</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6859. — 27 mars 2018. — Mme Véronique Riotton interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les mesures compensatoires envisagées par le Gouvernement pour les dirigeants assimilés salariés suite à la hausse de la CSG mise en œuvre par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2018. En effet, l’augmentation de 1,7 point de la CSG a été compensée par une réduction d’autres cotisations sociales pour les salariés, en particulier les cotisations maladie et chômage. D’autres mesures compensatoires ont été prévues pour certaines catégories de personnes ne cotisant pas au régime de l’assurance chômage. Cela n’est pas le cas pour les dirigeants assimilés salarié. Pour ces derniers la hausse de la CSG n’est que partiellement compensée par la suppression de la cotisation d’assurance maladie, et entraîne donc une perte de pouvoir d’achat. Elle souhaite donc connaître les mesures compensatoires envisagées par le Gouvernement pour assurer le même traitement aux dirigeants assimilés salariés. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8851</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Conformément aux engagements du Président de la République et du Gouvernement, les lois financières pour 2018 comportaient un ensemble de mesures destinées à soutenir le pouvoir d’achat des actifs, indépendants comme salariés, par la suppression progressive de cotisations personnelles. Afin de garantir le financement de cet effort sans précédent de redistribution en faveur des actifs, le taux de la contribution sociale généralisée (CSG) a augmenté de 1,7 point au 1er janvier 2018 sur l’ensemble des revenus, c’est-à-dire les revenus d’activité, de remplacement et du capital, à l’exception des allocations chômage et des indemnités journalières. Les dirigeants assimilés salariés ont supporté dans les mêmes conditions que l’ensemble des actifs la hausse du taux de la CSG. Celle-ci a eu pour contrepartie la suppression de leur cotisation salariale d’assurance maladie. En revanche, dans la mesure où ils ne sont pas affiliés à l’assurance chômage, les dirigeants assimilés salariés ne bénéficient pas de la suppression des contributions salariales d’assurance chômage. Ce résultat est cohérent avec une situation de départ différente pour cette population assujettie aux cotisations salariales dans des conditions particulières. Si des mesures de compensation par des baisses de cotisations ne peuvent être prévues pour cette population, il leur est néanmoins possible de moduler leur rémunération versée afin de neutraliser tout ou partie de l’impact de la hausse de CSG sur leur pouvoir d’achat. Le Gouvernement est attaché aux principes d’universalité et de solidarité qui régissent le système de sécurité sociale en France. Ces principes impliquent que tous les bénéficiaires des prestations universelles de sécurité sociale concourent au financement de la protection sociale. Tous les assurés sont ainsi redevables de la CSG, qui est un impôt universel, efficace et redistributif pour financer les prestations de sécurité sociale à caractère universel, notamment les dépenses d’assurance maladie au titre des remboursements des médicaments, de la médecine de ville et des frais d’hospitalisation.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6868</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8851</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hugues Renson</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Accessibilité et promotion du traitement post-exposition VIH</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6868. — 27 mars 2018. — M. Hugues Renson attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l’accessibilité du traitement post-exposition au VIH, qui est un des outils pour éradiquer l’épidémie du VIH/Sida en France. Ce traitement, pris dans les heures qui suivent une prise de risque, réduit de façon importante le risque de contamination par le virus. Or deux jeunes sur trois ne connaissent pas ce recours possible après un risque. En plus de ce problème de connaissance, la difficulté d’accès à ce traitement est un autre frein à son utilisation. En effet, les personnes qui ont un accident d’exposition ne peuvent que s’adresser aux services d’accueil et d’urgence des hôpitaux. Ceci est vécu comme un obstacle, en raison des délais d’attente aux urgences, les services des urgences devant gérer un flux de patients, en traitant les urgences vitales puis fonctionnelles, alors que l’accident d’exposition sexuel n’est pas considéré comme une urgence vitale et donc positionné en bas d’une hiérarchie des urgences. En outre, le manque de discrétion et le jugement porté sur ces patients nuisent à l’accueil des utilisateurs. Enfin, dans certaines zones rurales, l’éloignement géographique des services d’urgence des hôpitaux constitue un frein additionnel à la prise du traitement qui doit être débutée le plus vite possible après l’exposition au risque. Ainsi, il lui demande si une modification réglementaire est envisagée pour que le traitement soit accessible dans les pharmacies ou par prescription de médecins généralistes, afin d’accroître la prise du traitement post-exposition en France. Il lui demande également s’il est envisagé de mettre en place une plus grande formation des acteurs qui accueillent les utilisateurs. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8851</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le traitement post-exposition (TPE) est un traitement antirétroviral administré à une personne séronégative après un risque de transmission du VIH. Il permet de réduire fortement les risques de transmission du VIH/sida après une exposition à risque. L’ensemble des acteurs, que ce soient Santé publique France, les associations, les comités de coordination régionaux de la lutte contre les infections sexuellement transmissibles et le virus de l’immunodéficience (COREVIH), les centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic (CeGIDD), se mobilisent au quotidien pour informer les jeunes sur la santé sexuelle, et les recours en cas de prises de risque. La stratégie nationale de santé sexuelle a été déclinée en 26 actions pour les trois prochaines années. Plusieurs actions répondent à l’objectif d’investir dans la promotion en santé sexuelle en particulier en direction des jeunes dans une approche globale et positive. Les personnes qui souhaitent consulter suite à une prise de risque disposent d’un panel de structures en capacité de les accueillir, que ce soient les services d’accueil des urgences (SAU) ou les CeGIDD. La révision de la circulaire interministérielle du 13 mars 2008 relative aux recommandations de prise en charge des personnes exposées à un risque de transmission du VIH prévoit la prescription médicale du traitement post exposition qui pourra permettre d’offrir un accès plus large au traitement post exposition en étant ainsi initiée par un médecin de CeGIDD en plus des services hospitaliers. Elle ne prévoit pas l’autorisation pour les médecins généralistes d’initier le traitement post exposition au VIH, disposition qui impliquerait, de facto, d’autoriser la primo prescription de l’ensemble des anti-rétroviraux pour le traitement de l’infection à VIH, une consultation spécialisée hospitalière en l’occurrence reste indispensable. Le renforcement des formations et leur renouvellement permettant une actualisation des connaissances est prévue. Les personnels exerçant dans les services d’accueil des urgences sont formés spécifiquement à l’accueil, la bienveillance, à l’évaluation du degré d’urgence des patients qui se présentent. Ils ont à cœur de respecter les délais recommandés actuellement de prise en charge dans les premières heures suivant l’exposition au risque et d’orienter rapidement le patient vers une consultation adaptée. Cela concourt à répondre aux besoins spécifiques des populations les plus vulnérables. Dans les zones rurales, le point d’entrée pourra être le médecin généraliste qui orientera le patient vers la structure la plus adaptée à la situation clinique de la personne qui consulte. Des campagnes d’information dans le domaine de la santé sexuelle sont organisées par Santé publique France, qui soutient également les dispositifs de services de prévention et d’aide à distance en santé (écoute téléphonique et site internet) ou des informations sur le traitement post-exposition peuvent être données : Fil santé jeunes, Sida Info Service.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6900</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8852</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Audrey Dufeu Schubert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Obligations des laboratoires pharmaceutiques suite aux incidents sanitaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6900. — 27 mars 2018. — Mme Audrey Dufeu Schubert interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les obligations des laboratoires pharmaceutiques suite aux incidents sanitaires engendrés par certains médicaments. Un lien a récemment été établi entre un neuroleptique utilisé dans la régulation de l’épilepsie et d’importants problèmes de santé de nouveau-nés ont été avérés. La notice d’utilisation ne contre-indiquait pas ce neuroleptique pour les femmes enceintes. Un fonds de dédommagement de l’État est en place depuis 2017 et a d’ailleurs été reconduit pour 2018 dans le projet de loi de finances pour 2018. Une commission de l’Office nationale d’indemnisation des accidents médicaux (ONIAM) a été mise en place, elle se veut paritaire et les laboratoires sont invités à y participer. Une association a alerté Mme la députée sur le manque de participation de ces laboratoires à ces commissions. Elle souhaite savoir si un taux de participation des acteurs à l’ONIAM est suivi et contrôlé. Enfin, les femmes épileptiques en projet et désir de grossesse doivent être mieux informées afin de participer avec leur médecin au choix du traitement le plus adapté pour elle. Chaque patient doit être acteur de sa prise en charge. Une graduation du risque de toxicité de chaque neuroleptique contribuerait à un choix éclairé tant pour les médecins que pour les patients. Elle souhaite aussi attirer l’attention sur la transparence nécessaire du taux de toxicité des neuroleptiques afin de mieux informer des dangers et de leurs effets d’utilisation. Elle lui demande quelle est la position du Gouvernement sur ces différentes questions. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8852</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le dispositif d’indemnisation des victimes du valproate de sodium est conduit par les présidents du collège d’experts et du comité d’indemnisation, adossé à l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux. Les experts composant les collèges d’experts et le comité d’indemnisation sont en partie nommés sur proposition de différents acteurs, dont les exploitants de médicaments à base de valproate de sodium. A la suite de la démission du seul expert nommé par l’exploitant principal, Sanofi-Aventis France a très récemment été invité à réitérer ses efforts pour désigner des experts susceptibles de faire l’objet d’une nomination prochaine au sein des deux instances. Il convient de noter que si l’absence d’experts proposés par les exploitants est regrettable, cela n’empêche cependant pas le dispositif de fonctionner. Concernant l’amélioration de l’information sur les antiépileptiques, des femmes ayant un désir de grossesse, des mesures ont été mise en place directement auprès d’elles mais aussi auprès des professionnels de santé pour qu’ils puissent à leur tour les informer. L’agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a renforcé l’information sur les risques de ces traitements, par la publication sur son site, d’une brochure d’information destinée au public et d’un guide pour les professionnels de santé. L’ANSM a également, en lien avec la caisse nationale d’assurance maladie, adressé des courriers aux femmes en âge de procréer ou enceintes ayant été traitées par valproate en 2016, pour les inciter à consulter et à leur rappeler les risques des traitements et les conditions de prescription et de délivrance. Est préconisée une consultation, au moins annuelle, de la patiente chez un médecin spécialiste afin que celui-ci réévalue la pertinence de la prescription en fonction du désir de grossesse de celle-ci et l’informe des risques de ces traitements notamment au moment de la signature de l’accord de soins qui reprend l’ensemble de ces risques pour l’enfant à naître. Des pictogrammes d’alerte sur les boites des médicaments concernés ont été apposés pour alerter les patientes qui ne l’auraient pas été. L’amélioration de l’information des patientes sur les médicaments est une préoccupation majeure de la ministre des solidarités et de la santé. C’est pourquoi elle a souhaité qu’une mission y soit consacrée afin qu’un état des lieux de la situation soit réalisé et que des solutions permettant de développer des moyens innovants d’information lui soient proposées. La mission « Information et Médicaments », a remis son rapport le 3 septembre 2018. Des mesures destinées à améliorer l’information des patients seront mises en œuvre, notamment la centralisation de toute l’information sur le médicament au sein du service public d’information en santé, disponible sur sante.fr, et la modernisation de la base de données publiques des médicaments pour permettre des recherches par pathologie et classe thérapeutique.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6993</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8853</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrick Mignola</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Reste à charge zéro - Optique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6993. — 3 avril 2018. — M. Patrick Mignola* interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la réforme du « reste à charge 0 » en optique. Les derniers échanges entre les fédérations représentatives des opticiens-lunetiers et les administrations compétentes font apparaître que le cœur du dispositif (contenu du panier de soin entièrement pris en charge, modalités de cette prise en charge, conditions de renouvellement des lunettes,) sera fixé prochainement par voie réglementaire. La réforme du « reste à charge 0 » en optique ne serait donc pas soumise à l’examen des parlementaires, dans le cadre du PLFSS notamment, contrairement à ce qui avait été annoncé par la ministre de la santé. Cette méthode reviendrait à remettre en cause la démarche de concertation avec l’ensemble des acteurs (économiques, de santé mais aussi politiques) que le Gouvernement avait déclaré vouloir privilégier. En conséquence, il lui demande que la réforme du « reste à charge 0 » soit débattue dans son ensemble au sein des instances parlementaires, au préalable de toute décision administrative, notamment sur la nomenclature des actes et le contenu du panier de soins.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8651</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8853</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Josette Manin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Réforme du « reste à charge 0 » en optique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            8651. — 29 mai 2018. — Mme Josette Manin* interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la réforme du « reste à charge 0 » en optique. En effet, des professionnels du milieu font part de leurs inquiétudes sur deux niveaux. Au niveau sanitaire, le texte prévoit que le renouvellement des équipements visuels ne serait pris en charge qu’à partir du moment où il y aurait des baisses d’acuité visuelle très significatives (supérieure à 0,5 dioptrie). Le risque serait de voir des milliers de patients équipés de lunettes inadaptées à leurs besoins durant plusieurs mois. Au niveau économique, les tarifs qui pourraient être fixés pour les verres intégrés dans l’offre « reste à charge 0 » sont insuffisants. Du fait de la qualité exigée, les coûts générés pourraient être bien supérieurs et avec la baisse des plafonds des contrats responsables, les répercussions seraient vraisemblablement négatives pour la filière. Par ailleurs, il semble que « la réforme du reste à charge 0 en optique » pourrait être fixée par voie réglementaire plutôt que par voie législative. Dans ce cadre, il y aurait une remise en cause du rôle de la représentation nationale et des parlementaires. Elle lui demande si elle peut confirmer ou infirmer ces inquiétudes et quelles actions pourraient être menées pour y répondre.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8856</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8853</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Lacroute</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Inquiétudes sur la réforme du reste à charge zéro</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            8856. — 5 juin 2018. — Mme Valérie Lacroute* attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l’évolution du projet de réforme du « reste à charge zéro » (RAC 0), en matière optique. Cette réforme est une promesse du candidat Macron. Il s’agit d’un projet ambitieux attendu par les opticiens et les patients. En effet, le prix moyen d’un achat optique est de 425 euros, la part prise en charge par l’assurance maladie s’élève à 4 %, les assureurs complémentaires prennent en charge 74 % du remboursement. Ce qui laisse une prise en charge moyenne de 22 % pour les assurés. Par ailleurs 46 % des Français qui ont déjà renoncé à se soigner l’ont fait principalement à cause du coût de la consultation trop élevée. Cependant des préoccupations subsistent sur l’impact de la réforme, sur l’accès aux soins et sur le dynamisme de la filière. Le texte proposé par le Gouvernement prévoit notamment que le renouvellement des équipements visuels ne sera pris en charge que pour des baisses d’acuité visuelle très significatives (0,5 dioptrie). Les professionnels craignent également des offres en reste à charge 0 de médiocre qualité et ils regrettent qu’aucune proposition ne soit faite concernant la prévention. La mise en place du futur label « Opticien R » obligatoire pour fournir le paquet RAC 0 les inquiète également, cela pourrait conduire à une augmentation des contraintes administratives et un coût financier supplémentaire. En cas de problème de non-labellisation les opticiens pourraient voir une baisse de 30 % de la prise en charge des équipements par les mutuelles pour un même montant de cotisation ce qui pourraient conduire à la fermeture d’un certain nombre de points de vente. Ce coût financier est considérable puisque pour éviter cette perte de labélisation, un quart des ventes des opticiens doivent obligatoirement correspondre aux équipements du reste à charge zéro. Le déremboursement potentiel des patients qui ne choisiraient pas le reste à charge zéro et le passage de la prise en charge par les complémentaires santé tous les trois ans au lieu de deux actuellement les inquiètent également. En outre, ils craignent que l’ensemble des mesures se prenne par la voie réglementaire, sans concertation et sans prise en compte de leurs propositions dans les négociations. C’est pourquoi elle lui demande comment le Gouvernement compte associer les professionnels de l’optique à cette réforme afin de garantir la pérennité de la filière, et d’assurer l’amélioration de l’accès et de la qualité des soins.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8857</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8854</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Boyer</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Le « RAC 0 »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            8857. — 5 juin 2018. — Mme Valérie Boyer* attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la volonté de mettre obligatoirement en place le reste à charge zéro (RAC 0) en optique. Le système institutionnel proposé va dans le bon sens, s’il est appliqué avec un remboursement qui ne deviendra possible qu’au bout de 3 ans pour renouveler son optique. Actuellement, le remboursement a lieu tous les 2 ans. L’augmentation du seuil est donc nécessaire pour que la mesure soit adaptée à la réalité du terrain. Ce dispositif serait alors imposé à tout le monde, et ce, même à ceux qui jusqu’à maintenant acceptent de payer des cotisations plus importantes à leur mutuelle afin d’obtenir de meilleurs remboursements. Dans un département comme la Haute-Loire, un nombre important d’opticiens indépendants sont inquiets d’une telle évolution qui ne correspond pas à la réalité du terrain. Ici, les opticiens sont titulaires de diplômes d’État et sont même appelés à renouveler les prescriptions à des patients qui ne sont pas obligés d’aller voir un médecin ophtalmologiste. En ce sens, il faudrait prendre en compte les réalités de terrain, au même titre que l’exercice de la profession d’opticien et de ne pas prendre de décision hâtives qui ne permettraient plus, dans un département comme la Haute-Loire, aux patients de bénéficier de la proximité du réseau des opticiens. Aussi, elle lui demande comment elle compte agir positivement et promptement à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8858</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8854</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Haury</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Le reste à charge zéro dans la filière optique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            8858. — 5 juin 2018. — M. Yannick Haury* interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur le projet de reste à charge zéro dans la filière optique. Le Président de la République avait fait du remboursement intégral des lunettes et des appareils auditifs une promesse de campagne forte. Aujourd’hui, la filière optique est inquiète de cette mise en œuvre du reste à charge zéro. Les opticiens soulignent notamment un espacement du renouvellement des lunettes plus long. Les opticiens craignent aussi que cette mise en place du reste à charge zéro ne puisse répondre aux besoins de la population et qu’elle mette en danger l’avenir de leur profession. Il lui demande donc sa position sur le sujet et sur la façon dont il souhaite faire évoluer les négociations avec la filière optique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8861</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8854</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bertrand Pancher</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Optique - Reste à charge</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            8861. — 5 juin 2018. — M. Bertrand Pancher* appelle l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les dispositions du projet de loi en cours d’élaboration sur l’optique qui vise notamment à mettre en place une offre reste à charge 0 (RAC 0) en optique et à repousser le renouvellement d’un an. Il est à craindre que cette loi entraîne une offre de santé à deux vitesses contraignant les Français à faibles revenus à accepter l’offre RAC 0 avec un équipement bas de gamme auprès d’un opticien labellisé, et permettant aux plus aisés d’accéder à une offre de qualité auprès de l’opticien de leur choix mais sans prise en charge de la sécurité sociale et de la mutuelle. Par ailleurs, le renouvellement porté à 3 ans risque de fragiliser l’activité des opticiens, et le fait de pouvoir anticiper le renouvellement uniquement pour les verres en cas d’évolution de la vue au-delà d’un certain degré ne peut que dégrader la qualité des soins apportés actuellement en matière d’optique. Ces dispositions vont à l’encontre de la santé visuelle et du confort des patients. Elles mettent également en péril l’activité des opticiens-lunetiers qui maillent aujourd’hui le territoire. Dans un territoire rural tel que la Meuse, où l’offre de santé, notamment dans le domaine de l’ophtalmologie est faible, les opticiens apparaissent comme des partenaires de la santé visuelle qui pourraient être davantage sollicités pour les contrôles visuels afin de libérer du temps médical aux ophtalmologistes. Aussi il souhaite savoir comment le Gouvernement compte pallier cette santé à deux vitesses afin que tous les Français puissent bénéficier d’une offre de soins optiques accessibles et de qualité, et de quelle manière il compte s’appuyer sur l’atout que représentent les opticiens pour participer au renforcement de l’offre de soins de la vue en milieu rural.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8862</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8855</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bernard Brochand</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Optique « reste à charge 0 »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            8862. — 5 juin 2018. — M. Bernard Brochand* attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l’évolution du projet de réforme du « reste à charge zéro » (RAC 0) en matière d’optique, priorité du Gouvernement en matière de santé. Pour les opticiens, cette réforme, promise comme particulièrement ambitieuse en terme d’accès aux soins, ne semble pas à la hauteur de ses objectifs, et suscite de nombreuses inquiétudes dans la profession. Au plan sanitaire, le texte proposé par le Gouvernement prévoit notamment que le renouvellement des équipements visuels ne sera pris en charge que pour des baisses d’acuité visuelle très significatives (supérieure à 0,5 dioptrie). Pour des dégradations de la vue inférieures à ce seuil, le renouvellement ne sera pas couvert. Ainsi le patient risque d’être équipé de lunettes inadaptées à ses besoins durant plusieurs mois. Cette réforme ne répondra donc pas aux difficultés des dizaines de millions de Français souffrant de problèmes de vue. De plus, aucune disposition n’est prévue sur le plan de la prévention. Au plan économique, les tarifs que le Gouvernement souhaite fixer pour les verres intégrés dans l’offre « reste à charge 0 » sont insuffisants au regard de la qualité exigée, qui génère des coûts de production bien supérieurs. Enfin sur la forme, il semble que le Gouvernement envisage de procéder par voie réglementaire sur le cœur du dispositif (contenu du panier de soins, modalités de prise en charge, conditions de renouvellement des lunettes). Un sujet de santé publique de cette importance exige qu’il y ait un débat au Parlement. Aussi il souhaiterait qu’elle lui apporte des précisions sur ces questions qui font débat au sein des professionnels de l’optique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8863</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8855</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Michèle Victory</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Réforme du « reste à charge 0 » en optique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            8863. — 5 juin 2018. — Mme Michèle Victory* attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la réforme du « reste à charge 0 » en optique. Sur la forme, cette réforme ne sera pas soumise à l’examen des parlementaires, dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale, contrairement à ce qui avait été annoncé par la ministre de la santé. En privilégiant le réglementaire au détriment du législatif, cette méthode remet en cause la démarche de concertation avec l’ensemble des acteurs que le Gouvernement déclare vouloir privilégier et le rôle des parlementaires. Sur le fond, les professionnels de l’optique craignent que cette réforme, en n’abordant pas les questions liées à la place des complémentaires santé dans la prise en charge, à la nécessaire réforme des coopérations interprofessionnelles en santé visuelle ou encore aux délais d’accès aux ophtalmologistes, ne répondra pas aux difficultés des dizaines de millions de Français souffrant de problème de vue. Elle lui demande que la réforme du « reste à charge 0 » soit examinée et débattue dans son ensemble au sein des instances parlementaires, au préalable de toute décision administrative, notamment sur la nomenclature des actes et le contenu du panier de soins.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8864</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8855</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Agnès Thill</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Réforme du reste à charge zéro en optique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            8864. — 5 juin 2018. — Mme Agnès Thill* attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la réforme du « reste à charge 0 » (RAC 0) en optique. Alors que le projet, ambitieux et louable, prévoyait le remboursement intégral d’un panier de soins de qualité, il semble que les discussions actuellement en cours entre les professionnels du secteur et les services du ministère de la santé créent des inquiétudes chez les opticiens. Ils mettent en avant un renouvellement des équipements visuels qui ne serait pris en charge que pour des baisses d’acuité visuelle très significatives (supérieure à 0,5 dioptrie). Pour des dégradations de la vue inférieures à ce seuil, le renouvellement ne serait alors pas couvert. Ils s’inquiètent également des répercussions des tarifs envisagés pour les verres intégrés dans l’offre « reste à charge 0 » sur la santé économique de la filière de santé visuelle. En effet, jugés insuffisants au regard de la qualité exigée, ces tarifs pourraient générer des coûts de production bien supérieurs, ceci couplés à la baisse des plafonds des contrats responsables. Aussi, elle lui demande de bien vouloir lui indiquer les orientations prises par le Gouvernement afin de mener à bien cette réforme, et ce qu’elle entend répondre aux professionnels du secteur, notamment sur le déroulement des négociations qui restent à venir.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8866</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8856</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvia Pinel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Reste à charge 0 en optique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            8866. — 5 juin 2018. — Mme Sylvia Pinel* attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la réforme du « reste à charge 0 » en optique. Bien qu’ambitieuse et de justice sociale cette dernière suscite néanmoins, tant sur le fond que sur la forme, quelques questionnements et inquiétudes auprès des opticiens. En effet, sur le plan sanitaire le texte prévoit une prise en charge du renouvellement des équipements pour des baisses d’acuité très significatives, supérieures à 0,5 dioptrie, ce qui laissera durant plusieurs mois certains patients, les moins aisés, en difficulté avec un appareillage inadapté. Le renoncement aux soins, pointé du doigt dans le rapport de la commission des comptes de la santé de 2017, sera malheureusement toujours d’actualité pour cette partie de la population. Sur un plan plus économique, les inquiétudes des opticiens se portent sur les coûts de production des lunettes qui seront bien supérieurs aux tarifs fixés pour l’offre sans reste à charge. Ces exigences de qualité ont un coût et les répercussions pourraient être néfastes pour l’ensemble des acteurs de la filière de santé visuelle. Par ailleurs, sur la forme il est à regretter le choix du Gouvernement qui semble vouloir privilégier la voie réglementaire au détriment du législatif. Aussi, elle souhaiterait connaître les orientations du Gouvernement sur ces questions essentielles pour l’accès aux soins des citoyens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9135</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8856</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Jacques Gaultier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Reste à charge zéro en optique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            9135. — 12 juin 2018. — M. Jean-Jacques Gaultier* attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l’évolution du projet de réforme du « zéro reste à charge en optique » (RAC 0). Cette réforme attendue par les opticiens et les patients, ne semble pas être satisfaisante tant sur l’accès aux soins que sur le dynamisme de la filière. Le texte proposé en l’état prévoit en effet que le renouvellement anticipé des équipements visuels ne sera pris en charge que pour des baisses d’acuité visuelle très significatives et supérieures à 0,5 dioptrie, ce qui n’est pas satisfaisant sur le plan médical. Aucune proposition n’est faite en matière de prévention. Sur le plan économique, les tarifs proposés pour les verres « reste à charge zéro » semblent irréalistes au regard de la qualité exigée qui génère des coûts de production bien supérieurs. Enfin sur la forme, il semble que le Gouvernement envisage de procéder par voie réglementaire sur le dispositif (contenu du panier de soins, modalités de prise en charge, conditions de renouvellement des lunettes). Un sujet de santé public de cette importance aurait bien mérité un débat au Parlement. Pour ces raisons, il souhaiterait qu’elle lui apporte des précisions sur ces questions qui inquiètent la profession et les patients.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9395</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8856</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dimitri Houbron</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Conséquences du « reste à charge zéro » en optique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            9395. — 19 juin 2018. — M. Dimitri Houbron* interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la question du « reste à charge zéro » en optique. Les représentants de la profession d’opticien semblent redouter, tout d’abord, un déséquilibre des remboursements entre tarifs libres et reste à charge zéro. En effet, le « reste à charge zéro » entrainera une augmentation des dépenses de la sécurité sociale, d’où la crainte des opticiens qu’elle soit compensée par une moindre prise en charge des lunettes en tarifs libres. De plus, les opticiens expriment une préoccupation forte quant au fait que le remboursement « reste à charge zéro » ne soit pas à la hauteur des coûts qu’ils auraient à supporter. Le « reste à charge zéro » prévoirait un plafonnement des prix à 70 euros pour les lunettes à verres unifocaux, 140 euros en multifocal et 170 euros pour les verres progressifs, insuffisant selon eux pour assurer une prise en charge complète du matériel de qualité qui entraine un coût supérieur. Enfin, les opticiens regrettent que les renouvellements des équipements ne soit pris en charge que pour les baisses d’acuité visuelles très significatives - supérieure à 0.5 dioptrie -, considérant que la moindre prise en charge des patients souffrant de dégradations de vue inférieures à ce seuil les obligera à porter des lunettes inadaptées à leurs disfonctionnements visuels, et limitant selon eux, toute prévention en matière optique. Il lui demande donc de bien vouloir lui faire connaitre son avis sur ces questions ainsi que les mesures envisagées par le Gouvernement pour répondre aux inquiétudes des opticiens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9398</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8856</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Corinne Vignon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Le reste à charge zéro pour les verres optiques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            9398. — 19 juin 2018. — Mme Corinne Vignon* attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur le reste à charge zéro pour les verres optiques. L’engagement du projet de « reste à charge zéro » pour les équipements d’optique, de prothèse auditive et de prothèse dentaire satisfait l’ambition d’une amélioration des soins pour les citoyens. En termes de vision, il est essentiel que les équipements correspondent aux besoins de chaque patient. Cependant, le projet actuel de « reste à charge zéro » prévoit la possibilité de changer de verres avec remboursement pour un changement d’acuité visuelle supérieure ou égale à 0,5 dioptrie. Il s’agit d’une évolution jugée trop importante pour les opticiens. En effet, ces derniers préconisent un écart de 0,25 dioptrie. Aussi, elle aimerait savoir si, comme le préconisent les opticiens, le Gouvernement entend arrêter ce nouveau delta.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9402</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8857</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Chalumeau</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Réforme du reste à charge zéro en optique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            9402. — 19 juin 2018. — M. Philippe Chalumeau* appelle l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur le projet de réforme du reste à charge zéro en optique. L’accès aux soins visuels constitue un enjeu de santé publique et de justice sociale. En France, cet accès se complexifie puisque sur les 10 millions de Français atteints de troubles de la vue, 10,1 % en moyenne renonceraient aux soins en optique. Les professionnels de l’optique, acteurs de proximité majeurs dans la qualité de la prise en charge des patients, avaient salué l’ambition présidentielle de permettre à tous les Français d’avoir accès à des équipements sans reste à charge. Présentée en janvier 2018, cette réforme projetait des objectifs ambitieux en termes de lutte contre le renoncement aux soins pour raisons financières, développement de la prévention, et réorganisation du système de soins visuels. Le 28 avril 2018, la direction de la sécurité sociale a publié un avis de projet ne correspondant pas aux annonces du Gouvernement. Selon le syndicat Rassemblement des Opticiens de France, ce projet, qui vise à réduire la prise en charge financière des équipements correcteurs, détériorera la santé visuelle des Français et n’améliorera pas leur accès aux soins. Malgré plusieurs modifications obtenues, telle que la réduction du délai de la prise en charge du renouvellement des équipements visuels (de trois à deux ans), d’autres dispositions demeurent problématiques aux yeux de ce syndicat, notamment la fixation d’un seuil élevé d’évolution de la vue pour bénéficier de la prise en charge dans le cadre d’un renouvellement anticipé, qui risque de constituer un recul sanitaire (le projet prévoit qu’un adulte myope pourra bénéficier d’une prise en charge anticipée uniquement si la baisse d’acuité visuelle est supérieure à 5/10ème. Cette mesure pourrait empêcher les patients de bénéficier des équipements adaptés en cas d’évolution de leur vue et risque d’entraîner de graves préjudices pour certaines populations, comme les policiers ou chauffeurs, dont l’acuité visuelle minimale pour exercer leur profession est réglementée) Ensuite, pose problème la pertinence des tarifs proposés pour les verres « reste à charge 0 » au regard de la qualité exigée pour des verres anti rayures, anti reflets et amincis (les équipements 100 % remboursés seront ainsi des lunettes directement fabriquées à l’étranger, sans intervention technique de l’opticien français, avec des composants de faible qualité, alors que la France a la capacité de délivrer des équipements de haute technologie). Pose également question la possibilité pour le porteur de composer son équipement de verres RAC 0 et des montures avec reste à charge (les porteurs continueront donc à acquérir des équipements avec du reste à charge, contrairement ce qui était initialement prévu. C’est pourquoi les offres RAC 0 doivent être « fermées », sans possibilité de composer). Il s’inquiète aussi de l’augmentation de la cotisation annuelle (le plafond de remboursement complémentaire des montures et les planchers de prise en charge des verres et des montures dans les contrats responsables (95 % des assurés couverts) vont diminuer dans des proportions importantes : de 150 à 85 euros pour le plafond de la monture et de 200 à 160 euros pour le plancher des verres progressifs). De plus, on peut craindre les conséquences d’un affaiblissement du marché de l’optique français sur la hausse des inégalités territoriales d’accès aux soins (le réseau de distribution est réparti sur l’ensemble du territoire répondant ainsi aux besoins en santé visuelle de proximité des Français. Or la réforme du RAC 0 dans ses moutures actuelles conduira à la fermeture des magasins situés avant tout en zones rurales, en périphérie des zones urbaines et dans les quartiers populaires, faisant perdre aux Français leur premier recours d’accès aux soins). Enfin, il est à craindre la non-amélioration des délais et les possibilités d’accès aux ophtalmologistes, qui est la première cause aujourd’hui du renoncement aux soins visuels (contrairement aux engagements initiaux, le projet ne comporte aucune mesure sur la prévention ou l’accès aux professionnels de santé). Face aux inquiétudes des opticiens et sa volonté réelle que la concertation trouvera une issue positive pour les Français, il sollicite ses éclaircissements et ses intentions sur ces points précis, afin de permettre une réforme du RAC zéro de qualité pour tous, pour toutes les corrections, dans tous les magasins, amenant une amélioration significative de l’accès pour les Français aux soins visuels.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9404</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8858</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Alexandra Valetta Ardisson</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Reste charge zéro pour les équipements optiques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            9404. — 19 juin 2018. — Mme Alexandra Valetta Ardisson* attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les modalités de mise en œuvre du reste charge zéro pour les équipements optiques. Lors des premières discussions avec les partenaires, il avait été envisagé de passer d’un remboursement tous les deux ans à un remboursement tous les trois ans pour les plus de 16 ans. Or, lors des annonces faites par le ministère en avril dernier, la fréquence du renouvellement des équipements optiques serait maintenu à tous les deux ans pour les adultes et à tous les ans pour les enfants de moins de 16 ans. Concernant les enfants, il est important qu’ils puissent avoir un équipement adapté à leur vue et à leur morphologie qui évoluent beaucoup plus vite que celles des adultes. Aussi, elle lui demande de bien vouloir lui confirmer les périodes de renouvellement des équipements optiques pour les adultes et les enfants et de lui préciser les modalités et les motifs qui permettront un changement d’équipements avant les délais de renouvellement actuellement en cours de négociation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9663</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8858</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anissa Khedher</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Modalités de la réforme du reste à charge zéro en optique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            9663. — 19 juin 2018. — Mme Anissa Khedher* attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la réforme du « reste à charge zéro » en optique, l’une des priorités du quinquennat en matière de santé. Le projet de réforme suscite actuellement dans sa circonscription de nombreuses inquiétudes, sur les plans sanitaire et économique. Sur le plan sanitaire, une des pistes que le Gouvernement a choisi semble prévoir notamment que le renouvellement des équipements visuels ne sera pris en charge que pour des baisses d’acuité visuelle très significatives (supérieure à 0,5 dioptrie). Pour des dégradations de la vue inférieures à ce seuil, le renouvellement ne serait pas couvert. De plus, il ne serait possible d’obtenir une nouvelle ordonnance pour des lunettes de vue permettant le « reste à charge 0 » qu’à la fin de la durée de validité de 3 ans. Dès lors, il devrait être compliqué pour un patient de remplir les conditions du « reste à charge zéro ». Sur le plan économique, les tarifs que le Gouvernement semble vouloir fixer pour les verres intégrés dans l’offre « reste à charge zéro » sont insuffisants au regard de la qualité exigée, qui génère des coûts de production bien supérieurs. Couplés à la baisse des plafonds des contrats responsables, ces mesures auront des répercussions fortes pour l’ensemble des acteurs de la filière de santé visuelle aux dépens de l’industrie française qui produit des montures de qualité plus chères que nos concurrents étrangers Elle lui demande de lui apporter des précisions sur cette réforme emblématique du Gouvernement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>10039</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8858</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabien Di Filippo</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Reste à charge zero en matière optique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            10039. — 3 juillet 2018. — M. Fabien Di Filippo* attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la réforme du reste à charge zéro en matière optique. L’accès aux soins visuels représente un enjeu de santé publique et de justice sociale. Il est déplorable que celui-ci soit de plus en plus restrictif et nombreux sont ceux qui renoncent aux soins optiques en France. De vives inquiétudes existent quant à l’amélioration de la qualité de vie des personnes concernées. Le projet prévoit que la prise en charge se fera tous les deux ans ou de manière anticipée chez les plus de 16 ans, uniquement lorsque l’on constatera une évolution importante de la vue chez le patient. Ainsi, la prise en charge sera autorisée seulement si l’acuité visuelle baisse de 0,25 dioptrie. Cette réforme est donc dangereuse, elle aura pour conséquence d’empêcher les patients, notamment les séniors connaissant des modifications de vue rapides, de bénéficier des équipements adaptés. Cette disposition pourra également avoir des conséquences auprès des lycéens et étudiants en terme d’échec scolaire et d’égalité des chances. Il lui demande donc de bien vouloir apporter des modifications sur la réforme du reste à charge zéro, en retrouvant un seuil plus convenable de baisse de l’acuité visuelle de 0,25 dioptrie pour la prise en charge d’un renouvellement anticipé, afin de garantir une meilleure protection en terme de santé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>10375</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8858</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Emmanuelle Anthoine</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Optique - Reste à charge zéro</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            10375. — 10 juillet 2018. — Mme Emmanuelle Anthoine* attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les nombreux inconvénients relatifs à la mise en place du « reste à charge zéro » dans le domaine de l’optique. En effet, sous prétexte de rembourser plus largement les dispositifs de correction visuelle, cette mesure pénalise les assurés et creuse les inégalités. C’est ainsi que n’est intégralement prise en charge que l’offre de base, sans aucune personnalisation de traitement ou options (verres amincis, anti-reflets). De nombreuses questions se posent aux professionnels notamment sur le fait d’imposer certains amincissements qui induisent une baisse de qualité visuelle sachant qu’ils ne sont parfois pas nécessaires si la monture est bien choisie, ou encore l’imposition de la matière polycarbonate, qui est un dérivé du bisphénol A, perturbateur endocrinien. De même, les professionnels s’interrogent sur le durcissement des conditions de renouvellement anticipé avec un changement de correction de 0,50 dioptries alors que cela pourrait rendre « hors la loi » des citoyens déjà pénalisés par une faible vision, et que la plupart des professionnels de santé recommandent de faire ajuter sa correction visuelle tous les ans. Outre les assurés, les opticiens sont aussi touchés par cette réforme visant à rendre obligatoire une certification pour les distributeurs d’équipements « reste à charge zéro ». Quel sera l’impact sur l’emploi de la filière optique, en plus de ceux déjà attendus pour les opticiens, si les fabricants et fournisseurs français sont délaissés au profit de produits à bas coût étrangers ? Cette mesure tend à faire disparaître toute une catégorie de professionnels de santé qualifiés au profit de simple exécutants. La qualité des conseils et du service rendu ne peut en être qu’altérée. Aussi, elle souhaiterait avoir l’avis du Gouvernement sur cette situation et lui demande quelles sont les mesures envisagées afin de maintenir, en France, un secteur optique performant, juste et adapté aux besoins des patients.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>10376</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8859</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Gaillard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Zéro reste à charge dans l’optique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            10376. — 10 juillet 2018. — M. Olivier Gaillard* attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur le reste à charge zéro optique qui devrait entrer en application à partir du 1er janvier 2020. Des avis de projet concernant le volet tarifaire de cette réforme ont été publiés jeudi 21 juin 2018 au Journal officiel (JO). L’avis de projet de modification des modalités de prise en charge des dispositifs médicaux prévoit de compléter l’article L. 165-1 (LPP) du code de la sécurité sociale pour introduire dans la nouvelle nomenclature : la prestation d’adaptation de la prescription médicale de verre correcteur, après réalisation d’un examen de la réfraction, et les prestations d’appairages pour des verres d’indice de réfraction différents. Les tarifs et prix limites de vente au public (PLV) en optique font l’objet de 2 autres avis de projet. Les montures concernées par le RAC 0 pourront toutes être proposées dans trois couleurs différentes, soit au minimum, 72 modèles. Chez les petits opticiens qui ne proposent que 200 à 300 modèles, cela pourrait représenter une partie non négligeable de l’offre, alors que les plus grosses enseignes peuvent proposer jusqu’à plusieurs milliers de lunettes. Les équipements qui seront remboursés totalement devront respecter un plafond fixé à 100 euros. De fait, les fabricants français, dont les prix des produits tels que les montures dépassent le plafond, craignent pour leur viabilité économique sur le marché. C’est aussi la qualité des verres qui pose question, dans une moindre mesure pour les verres les plus simples, mais surtout les verres complexes de type progressif, soit 40 % des ventes. Les opticiens ne pourront pas fournir les verres dernière génération, les plus performants, au prix du reste à charge zéro. Il lui demande, d’une part, dans quelle mesure les critères de renouvellement établis répondent aux besoins sanitaires identifiés et d’autre part, les réponses et explications que son ministère est en mesure d’apporter aux préoccupations relatives à la qualité des équipements optiques proposés dans le cadre des offres « reste à charge zéro », et au risque invoqué par un certain nombre de professionnels selon lesquels se profilerait une offre à deux vitesses : minimale pour ceux qui comptent sur la prise en charge, maximale pour ceux qui peuvent s’affranchir du remboursement. Il lui demande enfin si les conséquences en termes d’évolution du prix des mutuelles ont été suffisamment mesurées et prises en compte. En effet, des montants conséquents d’équipements seront à rembourser dans le cadre du « reste à charge zéro ». Cela peut induire une augmentation des tarifs de cotisations.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>10668</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8859</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sira Sylla</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Réforme du reste à charge zéro dans le secteur de l’optique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            10668. — 17 juillet 2018. — Mme Sira Sylla* attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la réforme du reste à charge zéro dans le secteur de l’optique. Comme l’a rappelé le Gouvernement et le Président de la République plus spécifiquement lors du 42ème Congrès de la Mutualité à la mi-juin 2018, le domaine de la santé est l’une des priorités phares du quinquennat 2017-2022. Mme la députée a été sollicitée à ce sujet par les opticiens de sa circonscription inquiets de voir leur domaine médical subir une baisse des subventions par la diminution des prises en charge des remboursements des frais optiques par les mutuelles de santé. En l’état actuel, le panier du reste à charge zéro représenterait autour de 20 % des achats de lunettes. En comparaison avec le reste à charge zéro pour les audioprothèses - soit 65 % des volumes - ou des soins dentaires - 46 % -, le panier optique n’est pas assez élevé. Le reste du marché, soit 80 % des ventes de lunettes, serait donc à tarifs libres. De plus, la réforme du reste à charge zéro prévoit la prise en charge des équipements visuels seulement sous le plafond de cinq dixième d’acuité visuelle. Au-dessus, la prise en charge ne serait plus effective car le besoin d’un équipement visuel relèverait du domaine de l’esthétisme. Un changement de paire de lunettes ne sera ainsi possible que tous les trois ans dans le cas d’une considération esthétique, tandis que sous ordonnance et en-deçà d’une acuité visuelle de cinq dixième, le remboursement pourra être effectif tous les ans. Or cet axe de la réforme comporte deux risques majeurs selon les opticiens rencontrés par Mme la députée qui souhaiterait ainsi connaître l’avis de Mme la ministre : le manque à gagner des opticiens et une baisse du pouvoir d’achat dans ce secteur ; l’importation de matériaux liée à la création de paires de lunettes dans des pays proposant des offres de production à bas coût. Ces deux conséquences de la réforme risqueraient d’engendrer à long terme une perte de l’effectif des professionnels de ce secteur. Mme la députée souhaiterait ainsi connaître les solutions apportées par les études et les concertations du ministère de la santé avec les professionnels en vue de répondre aux écueils perpétrés par le manque à gagner pour les opticiens. La voie réglementaire annoncée en mai 2018 pour légiférer sur cette réforme faisant craindre un manque de discussion au sein du Parlement, Elle souhaiterait qu’elle rassure et éclaire les patients, les opticiens et les parlementaires sur l’état de la discussion. Aussi, pour ce qui est de l’offre zéro, plus elle sera importante et l’offre libre mal remboursée, plus les patients se dirigeront vers le panier gratuit. L’assurance maladie pourrait ainsi passer d’un taux de prise en charge de 4 % du prix de l’équipement visuel à 10 à 15 % dans le cadre du reste à charge zéro. En parallèle, elle ne rembourserait plus que quelques centimes, donc une part infime du prix de l’équipement à tarif libre. Quant aux complémentaires, leurs plafonds de remboursement chuteraient de 30 % sur cette classe de produits. Ainsi, elle souhaiterait connaître l’avancée des travaux depuis que les échanges techniques avec les professionnels du secteur optique ont débuté en novembre 2017 et depuis qu’elle a annoncé le 23 janvier 2018 une phase de concertation sur la réforme du reste à charge zéro.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>10669</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8860</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Becht</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Réforme reste à charge zéro</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            10669. — 17 juillet 2018. — M. Olivier Becht* attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la réforme du « reste à charge zéro » en optique (RAC 0). Cette réforme dont l’objectif initial était de proposer des produits de qualité, dispensés par des professionnels mieux formés, assumant un rôle de dépistage des pathologies oculaires avait été accueillie dans un premier temps de façon favorable. Les récentes propositions de ce projet de loi ont suscité de nombreuses inquiétudes, notamment concernant le renouvellement anticipé des équipements visuels qui ne sera pris en charge que pour des baisses d’acuité visuelle très significatives et supérieures à 0,5 dioptrie, ce qui n’est pas satisfaisant sur le plan médical. En outre, les opticiens devront répondre aux exigences d’une certification de type AFNOR pour pouvoir délivrer ces équipements sans reste à charge alors même qu’ils sont titulaires d’un diplôme autorisant l’exercice de leur profession. Il lui demande donc de bien vouloir l’informer de ses intentions à ce sujet afin de rassurer la profession et les patients.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>10981</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8860</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Claude Bouchet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Reste à charge zéro - opticiens</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            10981. — 24 juillet 2018. — M. Jean-Claude Bouchet* attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la mise en place du « reste à charge zéro en optique » qui pénalise les assurés et creuse des inégalités, ne semblant pas être satisfaisante tant sur l’accès aux soins que pour l’activité économique de la filière. La réforme prévoit en effet une prise en charge du renouvellement anticipé des équipements visuels seulement pour des baisses d’acuité visuelle très significatives et supérieures à 0,5 dioptrie. Ce dispositif n’est donc pas satisfaisant sur le plan médical alors que par ailleurs, aucune mesure en matière de prévention n’accompagne cette réforme. Sur le fond, d’un point de vue économique, les tarifs proposés pour les verres « reste à charge zéro » semblent irréalistes puisque la qualité exigée entraîne des coûts de production bien supérieurs. Enfin, sur la forme, il regrette que la démarche de concertation avec l’ensemble des acteurs ne soit pas retenue, et que le Parlement ne soit pas saisi de ce sujet de santé publique dans le cadre du PLFSS, le Gouvernement lui préférant la voie réglementaire pour fixer les dispositifs (contenu du panier de soins, modalités de prise en charge, conditions de renouvellement des lunettes). Aussi, il lui demande de lui apporter toutes les précisions sur ces questions qui inquiètent, à juste titre, les professionnels du secteur de l’optique et les patients.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>11790</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8860</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Régis Juanico</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Réforme du « reste à charge zéro » en optique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            11790. — 28 août 2018. — M. Régis Juanico* interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la mise en œuvre de la réforme du « reste à charge zéro » en optique. La signature le 13 juin dernier d’un protocole d’accord avec deux des trois syndicats du secteur de l’optique est venue conclure la concertation ouverte le 23 janvier 2018. Ainsi, au 1er janvier 2020, une offre sans reste à charge devra être proposée aux patients par les professionnels de l’optique. Un certain nombre d’inquiétudes demeurent, notamment au regard des disparités géographiques, d’une éventuelle limitation du bénéfice du dispositif aux seuls patients présentant une forte baisse de l’acuité visuelle ou encore du tarif consenti pour les verres qui serait insuffisant pour assurer des prestations de qualité. Pour les usagers du système de santé, se pose la question du financement de cette réforme et du risque qu’elle se fasse au prix d’une augmentation des cotisations aux complémentaires santé et de nouveaux déremboursements de médicaments par l’assurance maladie. Le choix de la voix réglementaire pour asseoir cette réforme, et notamment le contenu du panier de soin, au détriment du débat parlementaire inquiète tout particulièrement. Aussi, il lui demande les intentions du Gouvernement quant à l’organisation d’un vrai débat autour de cette réforme importante dans le cadre de l’examen du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS).]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8861</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Président de la République a annoncé le 13 juin 2018, lors du Congrès de la Mutualité Française à Montpellier, la concrétisation du reste à charge zéro dans les domaines de l’optique, de l’audioprothèse et des soins dentaires. L’objectif est de diminuer le taux de renoncement aux soins pour des raisons financières. Dans le secteur de l’optique, ce taux s’établit à 10,1% en moyenne. Il s’élève à 17% pour les 20 % des Français aux revenus les plus modestes. L’offre « 100% santé » sera proposée par tous les opticiens à partir du 1er janvier 2020. La réforme doit permettre un accès à des équipements d’optique de qualité tant par leur esthétique (verres fins ou amincissement des verres) que par leur performance technique (verres anti-rayures, verres antireflets) avec un reste à charge nul. Pour attester de cette qualité, la Haute Autorité de Santé a été saisie sur les avis de projets de nomenclature et rendra prochainement ses conclusions. Les offres de soins proposées seront amenées à évoluer pour s’adapter aux nouvelles techniques et aux besoins de santé des Français. En outre, une évaluation régulière de la satisfaction des assurés, sur la base d’enquêtes réalisées auprès des patients, permettra de garantir une qualité constante de ces équipements. La liberté de choisir et de proposer sera préservée : le patient pourra ainsi panacher des verres sans reste à charge et une monture de marque, remboursée par sa complémentaire dans les conditions de droit commun. Il s’agit de passer du reste à charge subi au reste à charge choisi. Enfin, la mise en œuvre de cette réforme sera assurée en liaison étroite avec l’ensemble des représentants de la filière optique.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>7291</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8861</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Graziella Melchior</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Allocation spécifique de solidarité aux personnes âgées</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            7291. — 10 avril 2018. — Mme Graziella Melchior attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l’application du décret du 29 décembre 2016 concernant l’allocation spécifique de solidarité aux personnes âgées (ASPA). Elle veut porter son attention sur les rapports entre l’ASPA et l’AAH appliqués aux handicapés de plus de 80 % ayant pris leur retraite entre la sortie de l’ASPA et l’application de ce décret. Ce décret précise que l’obligation de demande d’ASPA ne s’applique pas aux handicapés de plus de 80 % et qu’ils sont en droit de conserver leur AAH. La question se pose pour les bénéficiaires qui se situent entre la sortie de l’ASPA et la conservation de l’AAH. Elle se demande s’il ne faudrait pas rendre ce décret applicable, non pas au 1er décembre 2017, mais dès la sortie de l’ASPA pour régler ce problème juridique. Cela engendre des procès dans toute la France contre certaines caisses d’allocations familiales qui mettent une pression sur les bénéficiaires pour choisir l’ASPA et qui leur refusent le versement de l’AAH. Cela génère aussi des différences au niveau des successions. Elle lui demande quels engagements compte prendre le Gouvernement pour intégrer ces bénéficiaires et répondre à leurs interrogations.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8861</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le huitième alinéa de l’article L. 821-1 du code de la sécurité sociale permet aux bénéficiaires de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) atteignant l’âge légal de la retraite et présentant un taux d’incapacité permanente égal ou supérieur à 80% de bénéficier ou de continuer à bénéficier de l’AAH sans avoir à liquider leurs droits à l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA). Cette faculté a été introduite par le VI de l’article 87 de la loi n° 2016-1917 du 29 décembre 2016 de finances pour 2017 qui précise en son C que seules les personnes atteignant l’âge légal de la retraite à compter du 1er janvier 2017 sont concernées par cette évolution. Par conséquent, les bénéficiaires de l’AAH présentant un taux d’incapacité permanente égal ou supérieur à 80% ayant atteint l’âge légal de la retraite avant le 1er janvier 2017 ont toujours l’obligation de faire liquider leurs droits à l’ASPA avant de percevoir l’AAH. Afin d’assurer l’application uniforme de cette disposition, une nouvelle instruction relative à cette évolution législative a été transmise récemment par la caisse nationale des allocations familiales à son réseau.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>7576</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8862</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. André Chassaigne</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Situation et conditions salariales des auxiliares de vie à domicile</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            7576. — 17 avril 2018. — M. André Chassaigne* interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la situation et les conditions salariales des auxiliaires de vie à domicile. En effet, les auxiliaires de vie à domicile, qui assurent le service aux personnes en situation de perte d’autonomie et de dépendance, assument des missions essentielles au maintien de l’autonomie et du confort de vie, permettant d’éviter l’admission en établissement de soins ou d’hébergement. Leur rôle de soutien matériel, psychologique, de santé et d’hygiène est aujourd’hui indispensable pour des centaines de milliers de personnes, notamment en zone rurale. Or les auxiliaires de vie et leurs représentants n’ont de cesse de souligner la pénibilité de leur travail, avec toutes les contraintes liées à un travail seul et souvent sans assistante mécanique ou aide au domicile des personnes dépendantes. Par ailleurs, les augmentations de salaires non indexées sur le SMIC mais sur la convention collective nationale de la branche de l’aide, de l’accompagnement, des soins et des services à domicile, tout comme la faiblesse de la prise en compte de l’ancienneté, ne sont plus en lien avec la professionnalisation de ce métier, qui doit s’accompagner de garanties d’un revenu et d’un statut décents pour favoriser l’emploi et le maintien dans l’emploi dans ce secteur. Une des premières demandes des auxiliaires de vie est celle de l’obtention d’une prime de fin d’année afin de compenser a minima la faiblesse des augmentations salariales annuelles. Aussi, il lui demande si elle compte assurer le bénéfice d’une prime de fin d’année pour tous les auxiliaires de vie à domicile relevant des entreprises et organismes employeurs privés à but non lucratif. Au-delà, il souhaiterait connaître les mesures envisagés en faveur de l’amélioration du statut et des conditions de travail de ces personnels.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9666</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8862</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Paul Dufrègne</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Problématique des indemnités kilométriques dans les services d’aide à domicile</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            9666. — 19 juin 2018. — M. Jean-Paul Dufrègne* attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les difficultés financières supplémentaires rencontrées par les services d’aide à domicile avec la hausse des carburants. Cette problématique est accrue en milieu rural puisque les aides à domicile sont amenées à intervenir sur plusieurs communes, parfois distantes, afin de réaliser un nombre d’heures suffisant pour accéder à un salaire acceptable. Les administrateurs des organismes employeurs craignent fortement pour l’organisation de l’activité des services puisque des salariés commencent de refuser d’assurer des prestations nécessitant des déplacements importants, donc trop onéreux et certains vont même jusqu’à démissionner. En effet, la Convention collective nationale de la branche de l’aide, de l’accompagnement, des soins et des services à domicile du 21 mai 2010 fixe l’indemnité kilométrique à 0.35 euros par kilomètre. Les structures d’aide à domicile ont bien sûr la possibilité de défrayer au-delà de ce minima mais elles sont tenues par les contrats pluriannuels d’objectifs et de moyens (CPOM) depuis l’application de la loi d’adaptation de la société au vieillissement (ASV) du 28 décembre 2015. Par ailleurs, les structures implantées sur des territoires ruraux, comme c’est le cas sur sa circonscription, interviennent auprès de populations à faibles ressources et ne peuvent donc pas répercuter les surcoûts sur le taux horaire facturé aux bénéficiaires. Il lui demande que des moyens nécessaires à la prise en charge des surcoûts liés à l’augmentation des prix du carburant soient alloués aux structures d’aide à domicile.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8862</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les établissements et services d’aide à domicile sont au cœur de la prise en charge des personnes dépendantes et notamment des personnes âgées et le Gouvernement est très attentif aux difficultés de recrutement de personnels intervenant à domicile. La ministre des solidarités et de la santé, consciente que l’un des freins à l’attractivité de ces métiers réside en partie dans les difficultés d’exercice, a missionné la direction générale de la cohésion sociale pour définir et mettre en œuvre des actions concrètes améliorant la qualité de vie au travail des professionnels du secteur médico-social travaillant en établissement ou à domicile. Une commission "qualité de vie au travail dans les établissements et services médico-sociaux" installée fin 2017 a proposé un plan d’actions pour améliorer la qualité de vie au travail des professionnels en établissements pour personnes âgées dépendantes et personnes handicapées. Les travaux de cette commission vont se poursuivre dès l’automne 2018 par une démarche similaire pour les professionnels intervenant à domicile. La ministre a également installé, le 2 juillet 2018, l’observatoire national de la qualité de vie au travail des professionnels de santé qui intègre les professionnels du secteur médico-social. Celui-ci permettra de développer une connaissance opérationnelle sur ces questions. En ce qui concerne les rémunérations, la ministre a procédé à l’agrément par arrêté du 4 juin 2018 de l’avenant 36-2017 à la convention collective de la branche de l’aide à domicile afin de mieux prendre en compte et rémunérer les temps et frais de déplacement des personnels effectuant des interventions occasionnant des interruptions d’horaire et des déplacements au cours de la journée. Cet accord aura un impact positif sur la rémunération des professionnels de cette branche. Des actions ont également été entreprises pour professionnaliser ces salariés et leur permettre d’avoir un parcours qualifiant, notamment avec la création du nouveau diplôme d’Etat d’accompagnant éducatif et social. Par ailleurs, le Gouvernement entend mener une action en profondeur afin de résoudre les difficultés structurelles des services d’aide et d’accompagnement à domicile et permettre la modernisation de ce secteur. Un travail a donc été engagé pour rénover le mode de financement de ces services afin d’apporter une réponse pérenne à ces difficultés. La mise en place de ce nouveau modèle de financement sera accompagnée d’une enveloppe de soutien de 100 millions d’euros pour les années 2019 et 2020 afin d’améliorer la qualité des services, les rendre accessibles à tous et recruter du personnel. En lien avec la feuille de route « grand âge et autonomie », une réflexion plus globale sera conduite sur les modes d’organisation permettant de répondre au besoin accru de maintien à domicile et de coordination des acteurs.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>8702</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8863</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Di Pompeo</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>La situation des EHPAD</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            8702. — 29 mai 2018. — M. Christophe Di Pompeo* attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la situation des EHPAD. La situation des EHPAD dans le pays est plus que préoccupante et était prévisible. Le mal être légitime du personnel soignant est la résultante de plusieurs facteurs : l’allongement de la durée de vie, le maintien à domicile plus long et la diminution des lits DUSLD. En clair, il est demandé au personnel soignant de faire plus, mieux avec moins. Les maisons de retraite devenues EHPAD accueillaient une population âgée de 60 à 80 ans, aujourd’hui la moyenne d’âge est passée à 85 ans ! Au cœur de cette population, nous trouvons des résidents de plus en plus dépendants, atteint de poly pathologies et de troubles du comportement de plus en plus lourds. En grande partie, les soins d’hygiène sont entièrement prodigués par les soignants, la mise en bouche et la gestion d’incontinence. Évidemment, l’accompagnement des malades atteints d’Alzheimer devient chronophage : le temps d’un soin est multiplié par 4 avec les mêmes effectifs. Cela entraîne par voie de conséquence de l’épuisement, de la frustration, un manque d’attention et une montée du mal être et de l’absentéisme. Malgré lui, le soignant ne peut éviter de mal soigné le résident, les protocoles mis à disposition par les directions ne sont plus appliqués et la nuit, aucun infirmier ne peut pallier aux besoins et les urgences sont encore une fois sollicitées en dernier ressort. Les EHPAD possèdent aujourd’hui la plus grande capacité d’accueil pour la tranche d’âge la plus élevée des résidents mais manquent cruellement de personnel qualifié. Alors, comment faire face à l’augmentation de la charge de travail et répondre aux attentes toujours croissantes des résidents et de leur famille ? Il souhaite connaître la position du Gouvernement sur ces questions.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8703</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8863</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laetitia Saint-Paul</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Situation des EHPAD</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            8703. — 29 mai 2018. — Mme Laetitia Saint-Paul* alerte Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la dégradation de la situation des établissements d’hébergement pour les personnes âgées dépendantes (EHPAD), publics comme privés. Malgré les nombreux plans lancés au cours des dernières années, ces établissements manquent de moyens, tant financiers qu’humains. Ces carences pèsent sur les personnels de soins. Une pénurie d’offres d’hébergements impacte également la plupart des territoires, entraînant des délais de prise en charge toujours plus longs. La création de 4 525 places d’accueil supplémentaires prévue au sein de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2018 a permis de désengorger certaines zones, sans pour autant régler la situation. Dans un rapport rendu le 14 mars 2018 sur la situation des EHPAD, les députées Caroline Fiat et Monique Iborra ont établi 31 propositions. Celles-ci pourraient être appliquées en deux temps, une partie dans l’urgence, et une partie plus à long terme, avec l’objectif de repenser l’ensemble du modèle. Ces propositions vont de l’ouverture de nouvelles places d’accueil de jour et de la création de maisons dédiées spécifiquement à la prise en charge de la maladie d’Alzheimer à la réforme de l’aide sociale à l’hébergement et l’augmentation du nombre d’équivalent temps plein à 60 ETP pour 100 résidents sous 4 ans, soit un doublement du taux d’encadrement actuel. Un engagement fort est essentiel au regard des prévisions de vieillissement de la population. En 2040, selon un rapport du Haut conseil du financement de la protection sociale, la France devrait compter entre 1,7 et 2,2 millions de personnes âgées dépendantes. Ceci correspondrait à une augmentation de près de 50 % des besoins en matière de dépendance. Aussi, elle l’interroge sur les mesures qui pourraient être décidées prochainement, qu’elles se fondent sur le rapport rendu par les parlementaires précitées ou non. Elle l’interroge particulièrement sur la proposition de lancement d’un débat national sur les nouvelles ressources du financement de la politique de l’autonomie des personnes âgées, tel que le recommande la 29e proposition du rapport.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9002</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8864</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Rolland</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            9002. — 5 juin 2018. — M. Vincent Rolland* appelle l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les établissements d’hébergements pour personnes âgées dépendantes et le personnel qui y travaille. Tous les acteurs s’accordent à dénoncer les risques générés par les conditions de travail physiques et psychologiques des personnels en EHPAD. En sous-effectif face à des résidents de plus en plus âgés et dépendants, souvent atteint de multi-pathologies, ils remplissent aujourd’hui un rôle essentiel, de plus en plus difficile, mais manquent pourtant de moyens. Avec les résidents, ce sont les premières victimes d’une situation qui a évolué au fil des années, sans que la mesure de la problématique soit correctement appréhendée. Nos aînés entrent en établissements de plus en plus tard, avec des pathologies lourdes, les rendant fortement dépendants. Les moyens humains doivent être adaptés en conséquence, que ce soit par la revalorisation du statut professionnel des EHPAD mais nécessite aussi une réflexion plus globale sur la prise en charge du « grand âge ». Par conséquent, il alerte de nouveau le Gouvernement et lui demande quelles mesures seront prises pour améliorer les conditions de travail en établissements, mais aussi la qualité de vie des résidents.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9003</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8864</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabien Di Filippo</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Financement des EHPAD publics</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            9003. — 5 juin 2018. — M. Fabien Di Filippo* attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la pérennité du financement des EHPAD publics. Le développement des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), organismes médicalisés accueillant les personnes âgées en perte d’autonomie qui nécessitent une assistance quotidienne, répond à une demande, toujours plus importante, de la population. Il y en a actuellement près de 7 400 en France, représentant environ 600 000 places. L’espérance de vie, qui est aujourd’hui de 78,4 ans pour les hommes et de 84,8 ans pour les femmes, ne cesse d’augmenter et devrait atteindre, selon une étude de l’INSEE, respectivement 86 et 91,1 ans d’ici à 2060. Cet allongement de la durée de vie s’accompagne inévitablement d’un accroissement des situations de dépendance. Le nombre de personnes dépendantes est estimé à 1,4 millions aujourd’hui et devrait passer à près de 5 millions en 2060. Ces personnes rentrent aussi de plus en plus tard en EHPAD avec des degrés de dépendance accrus. L’instauration d’une journée de solidarité des travailleurs au profit du financement de la dépendance en 2004 par l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin n’a pas du tout résolu la question de la pérennité du financement des EPHAD. Le manque d’investissement dans les établissements publics est flagrant et se traduit par une insuffisance de personnels, qui doivent s’occuper des pensionnaires à une cadence effrénée. Ainsi, des mesures comme le renforcement des équipes, des propositions immédiates du Gouvernement sur le financement de la dépendance ou la défiscalisation des heures supplémentaires apparaissent urgentes et indispensables. Il s’agit d’offrir aux aînés la dignité qu’ils méritent et aux personnels les moyens de travailler sereinement ainsi que la reconnaissance de leur engagement. Il lui demande donc de quelle manière le Gouvernement entend soutenir financièrement nos EHPAD publics et financer la dépendance qui est aujourd’hui un sujet absolument majeur.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8864</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La feuille de route Grand âge et autonomie présentée le 30 mai 2018 comporte plusieurs mesures de court terme pour améliorer la qualité des soins et des accompagnements en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD). Ainsi, la montée en charge de la réforme de la tarification des soins dans les EHPAD sera accelérée pour renforcer plus rapidement la présence de personnel soignant,  grâce à un effort supplémentaire de 143 millions d’euros qui s’ajoutent aux 217 millions d’euros, déjà prévus sur le période 2019-2021, destinés au recrutement de personnels soignants dans les EHPAD. Par ailleurs, 16 millions d’euros de crédits seront consacrés au financement d’actions pour améliorer la qualité de vie au travail des personnels. Cette démarche s’articulera avec les actions de la Caisse nationale d’assurance-maladie pour accompagner 500 EHPAD dans la réduction des risques de troubles musculo-squelettiques et des risques psycho-sociaux. Des actions seront également menées pour mieux former les professionnels exerçant auprès des personnes âgées, notamment par la révision des référentiels d’activités, de compétences et de formation des aides-soignants d’ici mars 2019. Au delà de la situation des EHPAD, la qualité de vie des personnes âgées, l’accompagnement de la perte d’autonomie et son financement sont des sujets qui engagent l’avenir. C’est pourquoi, à l’occasion de la présentation de la feuille de route "Grand âge et automomie", le lancement d’un débat associant l’ensemble des acteurs et des citoyens a été annoncé à partir du mois d’octobre. Ce débat, qui s’ouvrira dans les prochaines semaines, et les réflexions qui y seront associées, viseront à définir quelles sont les priorités, le socle de biens et de services qui doivent à l’avenir être accessibles à toutes les personnes âgées pour accompagner le vieillissement et la perte d’autonomie. Il s’agit également de proposer des grands scenarios de répartition des contributions de chaque acteur en matière de financement durable de la perte d’autonomie et dessiner les évolutions de la gouvernance qui en découlent.  Cette concertation devra déboucher sur des propositions en vue de la préparation d’un projet de loi sur le financement de la perte d’autonomie, comme l’a annoncé le président de la République.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>9012</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8865</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Zumkeller</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Les risques de l’ouverture du monopole officinal des pharmacies</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            9012. — 5 juin 2018. — M. Michel Zumkeller attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les risques de l’ouverture du monopole officinal qui menaceraient à terme la fermeture de la moitié des pharmacies d’officine en France. L’ouverture du monopole officinal aux grandes et moyennes surfaces, ainsi que l’autorisation de la vente de médicaments en ligne, vont créer des conditions de concurrence déséquilibrée et surtout un risque sanitaire bien réel pour les consommateurs. La vente d’alcool aux mineurs est déjà malheureusement trop peu respectée et en plus ils auraient accès aux médicaments en libre-service. La sécurité de la santé des patients se doit de rester la priorité du Gouvernement. Il souhaite donc savoir si elle entend garantir le monopole de la délivrance des médicaments pour préserver l’intérêt de tous. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8865</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Depuis plusieurs années, le monopole officinal est contesté, par les grandes et moyennes surfaces, qui revendiquent le droit de commercialiser des médicaments à prescription médicale facultative sous réserve d’une présence pharmaceutique. Or, la vente de médicaments en grande surface, même sous le contrôle d’un pharmacien, contribuerait à positionner le médicament comme un bien de consommation. Ce serait oublier l’ambivalence propre à la nature même du médicament dont l’utilisation, bien qu’étant destinée à traiter les patients, présente de nombreux risques. En effet, les médicaments peuvent avoir des effets indésirables, des contre-indications, et induire des interactions médicamenteuses. Afin d’éviter les risques de mésusage et de iatrogénie médicamenteuse, il est donc essentiel qu’ils ne soient pas considérés par la population comme un bien de consommation courante. Au sein d’une officine de pharmacie, les demandes de médicaments à prescription médicale facultative sont le plus souvent adressées à un pharmacien qui connait déjà le patient et ses éventuelles contre-indications, comme les allergies, ou autres traitements en cours. À cet égard le lien social créé par les officines sur les territoires est essentiel pour certaines populations (personnes fragiles, seules, invalides et/ou dépendantes). Par ailleurs l’ouverture du monopole officinal aux grandes ou moyennes surfaces pourrait fragiliser l’économie de certaines officines dans des territoires où elles sont indispensables, notamment les territoires présentant une faible densité médicale. Pour toutes ces raisons, le Gouvernement est soucieux de préserver le modèle actuel.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>9263</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8865</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sylvain Brial</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Epidémie de dengue à Wallis-et-Futuna</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            9263. — 12 juin 2018. — M. Sylvain Brial alerte Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l’épidémie de dengue qui se développe sur le territoire des îles de Wallis-et-Futuna. Il rappelle à Mme la ministre que c’est à l’État que revient la responsabilité de la santé publique sur le territoire. Aujourd’hui c’est presque 200 malades qui sont touchés par l’épidémie sur Wallis et c’est plus de 10 qui le sont sur Futuna. La situation est donc particulièrement grave d’autant que les services de santé ne disposent que de moyens très limités pour répondre à l’épidémie. À Futuna particulièrement le corps médical est très inquiet. Deux facteurs aggravants sont à prendre en compte : l’âge des populations (et le sort des personnes âgées fait l’objet d’une attention particulière) et la période des congés qui augmentent les déplacements et donc les risques de contamination. À cette date aucune mesure spécifique, hormis un relevé de température à la descente de l’avion n’est prise. Il lui demande un bilan précis de la situation et les moyens matériels et humains que le Gouvernement va mettre en place pour faire face à cette menace. Il lui assure qu’il est urgent de prendre des mesures concrètes pour que la dengue n’ait pas d’effets dramatiques sur le territoire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8865</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministère chargé de la santé assure un suivi rapproché de l’épidémie de dengue qui touche le territoire de Wallis-et-Futuna depuis la fin de l’année 2017. Au 5 septembre 2018, pour les années 2017 et 2018, 204 cas de dengue probables ou confirmés ont été diagnostiqués à Wallis (190 cas autochtones, 13 cas importés de Nouvelle-Calédonie et 1 du Vanuatu) et 14 à Futuna (4 cas autochtones, 8 cas importés de Wallis et 2 de Nouvelle-Calédonie). Le pic épidémique a été dépassé au début du mois de juin 2018 et depuis la semaine du 23 juillet 2018, un cas est rapporté en moyenne par semaine. Depuis le début de l’épidémie, des échanges réguliers ont lieu entre l’agence de santé de Wallis-et-Futuna, la direction générale des outre-mer, les agences sanitaires nationales (programme national de biosurveillance et agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) et les différents services impliqués du ministère chargé de la santé. Une attention particulière a été portée aux capacités de diagnostic du laboratoire de l’agence de santé et à l’offre de soins disponible pour les personnes malades. Aucune difficulté n’a été rapportée à ce jour. Les moyens de lutte nécessaires au contrôle de l’épidémie ont également été évalués, en lien avec l’agence de santé et le service de l’environnement de la Préfecture qui assure les missions de lutte anti-vectorielle. Le service de l’environnement intervient autour de chaque cas probable ou confirmé de dengue pour détruire les gites larvaires et mener des actions de lutte chimique dans le quartier autour du domicile du cas précité dans un rayon de 300 mètres. De vastes opérations de nettoyage et d’enlèvement de carcasses de véhicules ont été réalisées par les services de l’Etat et des collectivités. Des répulsifs sont également distribués aux personnes concernées, à leurs familles, aux femmes enceintes et au personnel hospitalier. Des actions de sensibilisation de la population à l’importance de la destruction des gites larvaires sont menées en parallèle, en lien avec les chefs coutumiers. L’agence de santé a également mené des actions de communication à la télévision et à la radio. Pour renforcer ce dispositif de lutte, des renforts matériels et humains à court et à moyen terme pourraient être apportés dès 2019. Une mission d’inspection se rend sur le territoire en octobre prochain. Elle évaluera à cette occasion la pertinence des besoins humains et matériels envisagés pour pérenniser les actions de lutte anti-vectorielle.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>9355</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8866</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Didier Le Gac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Faute inexcusable de l’employeur et régime de sécurité sociale des marins</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            9355. — 19 juin 2018. — M. Didier Le Gac attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les mesures dérogatoires à mettre en œuvre relatives à l’action en reconnaissance de la faute inexcusable de l’employeur dans le cadre du régime spécial de sécurité sociale des marins. Il a, en effet, été alerté de cette situation par des représentants de marins et des associations de victimes de l’amiante des conséquences des arrêts de la Cour de cassation des 12 octobre 2017 et 4 avril 2018. Jusqu’en 2011, les marins ne disposaient d’aucune action en reconnaissance de la faute inexcusable de leur employeur. C’est ce qui résultait, de fait, de la jurisprudence de la Cour de cassation, qui considérait que seules les dispositions du régime spécial des marins leur étaient applicables, lesquelles ne prévoyaient aucun recours contre l’armateur quelle que soit la gravité de la faute commise dans la survenue d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle. La Cour de cassation a par la suite systématiquement réitéré cette interprétation du régime spécial des marins. Par un arrêt du 6 mai 2011, le Conseil constitutionnel a validé la constitutionnalité du régime de sécurité sociale des marins à la condition qu’il permette, au nom du principe de responsabilité, la reconnaissance du droit à l’indemnisation en présence d’une faute inexcusable de l’employeur. Par cette décision, le Conseil constitutionnel remettait ainsi en cause la jurisprudence constante de la Cour de cassation et énonçait en ce sens : « qu’en posant une question prioritaire de constitutionnalité, tout justiciable a le droit de contester la constitutionnalité de la portée effective qu’une interprétation jurisprudentielle constante confère à la disposition législative contestée ». Le Conseil constitutionnel reconnaissait ainsi que les gens de mer et leurs ayants droit avaient été privés de leur droit d’agir, en particulier des victimes de l’amiante, car induits en erreur pendant 32 ans quant à l’étendue de leurs droits à réparation. À ceci s’ajoute que le législateur, pourtant désireux de tirer les conséquences de la décision du Conseil constitutionnel du 6 mai 2011, n’en a en réalité pas mesuré toute la portée. En effet, malgré la transposition de cette dernière dans le régime social des marins, la loi du 23 décembre 2013 et son décret d’application n° 2015-356 du 27 mars 2015 se sont avérés insuffisants, comme en attestent les arrêts de la Cour de cassation des 12 octobre 2017 et 4 avril 2018, pour rouvrir les droits des marins lésés pendant des années par une justice défaillante. C’est pourquoi il souhaite savoir quelles dispositions le Gouvernement entend prendre pour réparer les injustices causées non seulement par l’interprétation erronée de la Cour de cassation pendant 32 ans, mais également par l’absence de lucidité du législateur qui en adaptant le régime social des marins en 2013, puis 2015, n’a pas tiré toutes les conséquences de la décision du Conseil constitutionnel pour garantir aux marins, en particulier ceux exposés à l’amiante, l’accès à un recours juridictionnel effectif en présence d’une faute inexcusable de leur employeur. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8866</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La Cour de cassation a cassé, par six arrêts du 12 octobre 2017 et du 4 avril 2018, des arrêts de cour d’appel ayant ordonné l’octroi d’une majoration de rente à des victimes de l’amiante ou leurs ayants droit relevant de l’Etablissement national des invalides de la marine (ENIM), alors que ces personnes s’étaient vu reconnaitre la qualité de victime d’une faute inexcusable de l’employeur. Ces arrêts de cour d’appel faisaient suite à la décision du 6 mai 2011 du Conseil constitutionnel qui avait estimé que, quand bien même les textes applicables aux marins ne prévoyaient pas le cas de la faute inexcusable de l’employeur lorsque l’accident du travail ou la maladie professionnelle était survenu en mer, les salariés étaient en mesure d’obtenir reconnaissance de cette faute et indemnisation complémentaire. Les textes applicables prévoyaient certes comme délai de prescription la date de reconnaissance de la maladie professionnelle, mais les marins concernés n’ayant pu se savoir concernés qu’à compter de la décision du Conseil constitutionnel, les cours d’appel ont jugé que le point de départ du délai des prescriptions était cette décision du 6 mai 2011. La Cour de cassation a jugé dans un autre sens, en considérant que l’ensemble des actions tendant à faire reconnaître une faute inexcusable de l’employeur était prescrit. Elle a considéré que les marins n’étaient pas dans l’impossibilité d’invoquer la faute inexcusable de leur employeur avant la décision du Conseil constitutionnel. Concrètement, même en l’absence de texte le prévoyant, les marins auraient dû demander la reconnaissance de la faute inexcusable de leur employeur, comme n’importe quel salarié, dans les conditions et délais de droit commun. Pour autant, la Cour de cassation avait rejeté par le passé le droit à indemnisation des marins en cas de faute inexcusable de l’employeur, les textes ne le prévoyant pas. Les assurés se trouvaient donc dans la situation où ils n’auraient pas pu obtenir gain de cause s’ils avaient engagé l’action dans le délai de prescription retenu par la Cour de cassation. Cette interprétation très restrictive de la Cour de cassation n’avait pas été envisagée lorsque le Conseil constitutionnel avait rendu sa propre décision. La loi du 23 décembre 2013 de financement de la sécurité sociale pour 2014 et son décret d’application devaient en effet permettre aux marins concernés, de bénéficier de la reconnaissance de la faute inexcusable de l’employeur à compter de l’entrée en vigueur de cette loi. L’autorité de la chose jugée s’impose au Gouvernement et à l’ENIM. Toutefois, compte tenu de la situation particulièrement dramatique des marins exposés à l’amiante, le Gouvernement entend œuvrer à ce que leur situation soit traitée le plus équitablement possible. Des travaux sont engagés pour étudier, en lien avec l’ENIM, la solution la plus adéquate permettant le maintien et la poursuite du versement du montant de la majoration de rente dont bénéficiaient les marins concernés à la suite de leur reconnaissance par les juges du fond de la faute inexcusable de leur employeur à la suite de la décision du Conseil constitutionnel.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>9569</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8867</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Jerretie</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Accueillants familiaux</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            9569. — 19 juin 2018. — M. Christophe Jerretie attire l’attention de Mme la ministre du travail sur la situation des accueillants familiaux de personnes handicapées et/ou âgées. Les accueillants familiaux s’occupent des nombreuses personnes en manque d’autonomie, pour qui la voie d’autres organismes d’accueil tels que les EHPAD s’est fermée en raison d’insuffisance de places ou par manque de ressources financières. Pour autant, leur travail s’est dernièrement vu imposé des barrières, avec la nouvelle réglementation de l’accueil familial datant du 1er janvier 2016 qui a considérablement diminué les indemnités perçues par ces accueillants. Les tarifs de frais de transport sont passés de 0,54 euro/km à 0,32 euro/km (avec déclenchement à partir du 51ème km contre 26 km auparavant), quand la rémunération du travail le week-end a diminué pour égaler celle du travail en semaine. De plus, leur statut est précaire et ne leur permet pas de jouir d’un contrat de travail mais seulement d’un contrat d’accueil, ce qui implique pour eux un manque de droits aux allocations chômage. Aussi, il lui demande de lui indiquer quelles mesures le Gouvernement compte prendre afin d’assurer aux accueillants familiaux la reconnaissance économique, sociale et juridique de leur travail. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8867</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’accueil familial est une solution intermédiaire entre le maintien à domicile d’une personne en perte d’autonomie, et l’hébergement collectif en établissement mais permet également de répondre à des situations nécessitant une prise en charge temporaire. Aussi, le Gouvernement soutient ce dispositif qui répond à une attente forte des personnes accueillies et de leur famille. Ce mécanisme d’accueil solidaire, dont la souplesse est un de ses avantages, obéit néanmoins à des règles particulières garantissant les droits des accueillants familiaux. Ainsi, lorsque les accueillants familiaux sont salariés d’une personne morale ayant obtenu l’accord du président du conseil départemental, ils bénéficient dans ce cadre de l’ensemble des droits sociaux attachés au salariat, qu’il s’agisse de la protection sociale, du droit à l’indemnisation du chômage ou du droit à congés. Les accueillants familiaux exerçant leur activité dans le cadre d’une relation directe avec les personnes qu’ils accueillent (accueillants familiaux dits « de gré à gré ») n’ont en revanche pas le statut de salarié au sens du droit du travail, du fait notamment de l’absence d’un lien de subordination tangible. A ce titre, les accueillants familiaux de gré à gré ne peuvent bénéficier des dispositions de l’article L. 5422-1 du code du travail, qui établit le droit à l’assurance chômage pour les travailleurs salariés. Toutefois, les dispositions du code de l’action sociale et des familles garantissent aux accueillants familiaux de gré à gré des droits en matière de rémunération, de congés payés et de couverture sociale. Ils bénéficient ainsi d’une rémunération pour services rendus, d’une indemnité de congés et d’une indemnité de sujétions particulières indexée sur l’évolution du SMIC. Ils bénéficient également d’une indemnité d’entretien indexée sur l’évolution du minimum garanti et d’une indemnité de logement évoluant en fonction de l’indice de référence des loyers. La revalorisation régulière de leur rémunération est ainsi garantie. Ces modalités de rémunération n’ont pas été modifiées par les récentes évolutions réglementaires, exception faite de l’indexation sur le SMIC de l’indemnité de sujétions particulières, qui permet désormais une revalorisation plus importante de cette indemnité au bénéfice des accueillants familiaux. Par ailleurs, l’ensemble des accueillants familiaux sont affiliés aux assurances sociales du régime général de la sécurité sociale ou, le cas échéant, au régime de la mutualité sociale agricole et bénéficient de la protection relative aux accidents du travail et aux maladies professionnelles. Enfin, la loi du 28 décembre 2015 relative à l’adaptation de la société au vieillissement a permis des avancées notables pour ce qui concerne l’accueil familial et le statut des accueillants familiaux, notamment par la mise en place d’un référentiel d’agrément et le renforcement de la formation des accueillants familiaux. Elle a également renforcé les droits des accueillants familiaux en cas de non renouvellement d’agrément et a rendu possible l’utilisation du chèque emploi service universel pour la déclaration et la rémunération des accueillants familiaux. Ces mesures ont sans conteste permis de consolider l’accueil familial comme une réelle solution parmi les offres de services développés à l’attention des personnes âgées et des personnes en situation de handicap.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>9960</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8868</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Constance Le Grip</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Baisse du financement de l’imagerie médicale</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            9960. — 26 juin 2018. — Mme Constance Le Grip appelle l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la baisse de financements pour l’imagerie médicale annoncée par l’Union nationale des caisses d’assurance maladie (UNCAM). Depuis des années, l’imagerie médicale est affectée par des baisses continues des tarifs des actes de radiologie, d’échographie, de mammographie, de Doppler, de scanner et d’IRM ce qui a provoqué la fermeture de cabinets et la réduction des capacités d’investissements pour les cabinets et les services hospitaliers d’imagerie. Elle souhaite connaître ce que le Gouvernement entend mettre en œuvre pour trouver, en concertation avec le secteur de l’imagerie médicale, une solution permettant aux professionnels de poursuivre la modernisation de leurs équipements, de garantir un maillage territorial équilibré, et d’assurer ainsi une santé de qualité pour tous les Français. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8868</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les dépenses dans le secteur de l’imagerie médicale, qui représente près de 6 Md€, augmentent en moyenne de 6 % par an depuis cinq ans, soit davantage que l’évolution prévue par l’objectif national de dépenses d’assurance maladie (2,3 % en 2018), malgré les baisses tarifaires. Cette tendance s’explique par une hausse importante du nombre d’actes et en particulier les plus techniques et les plus coûteux (scanographie, imagerie par résonnance magnétique, scintigraphie). Ainsi, les baisses de tarifs n’ont pas conduit à une baisse des financements de l’assurance maladie pour ce secteur mais à réduire le tendanciel d’évolution qui est passé d’une moyenne de 8 % par an à 6 % par an. Par ailleurs, ces économies sont essentiellement constituées d’actions de maîtrise médicalisée, de façon à accompagner l’évolution de la profession dans une démarche de pertinence des examens d’imagerie médicale et d’amélioration de la qualité des soins. Dans cette dynamique, un nouveau protocole d’accord portant sur les années 2018-2020 a été signé le 11 avril 2018 entre la Fédération nationale des médecins radiologues et l’Union nationale des caisses d’assurance maladie. Ce protocole permet de renouer la contractualisation avec les représentants de ce secteur qui avait été interrompue depuis 2015 en prévoyant des baisses tarifaires ciblées et ainsi anticipées par les professionnels et en donnant la priorité aux actions de pertinence sur la base d’un constat partagé entre les professionnels de santé et l’assurance maladie.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>10589</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8868</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Élodie Jacquier-Laforge</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Antibiorésistance</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            10589. — 10 juillet 2018. — Mme Élodie Jacquier-Laforge interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les dangers relatifs à l’antibiorésistance. Les premiers résultats des travaux du GLASS, programme international de surveillance de la résistance aux antibactériens, auxquels participent une cinquantaine de pays dont la France ne fait pas partie et qui porte sur 22 pays, sont inquiétants. Les bactéries résistantes les plus souvent signalées sont Escherichia coli, Klebsiella pneumoniae, Staphylococcus aureus et Streptococcus pneumoniae, suivies de Salmonella spp. Certaines des infections les plus courantes et potentiellement les plus dangereuses sont résistantes aux médicaments. « Les taux de résistance à la pénicilline, médicament utilisé depuis des décennies pour traiter la pneumonie partout dans le monde, vont de 0 % à 51 % dans les pays ayant notifié des données », alors que son inventeur alertait sur ce danger dès 1945 et prônait une utilisation raisonnable et en dernier recours des antibiotiques. Dans les cas où une infection par Escherichia coli est identifiée, « entre 8 % et 65 % des bactéries présentent une résistance à la ciprofloxacine, un antibiotique couramment utilisé contre ces infections », ce qui est d’autant plus inquiétant qu’aujourd’hui les agents pathogènes franchissent les frontières. La tuberculose est étudiée à part depuis 1994 et les résultats la concernant ne sont pas plus rassurants. La tuberculose « pharmacorésistante » fait déjà 250 000 morts par an. En France, près de 160 000 patients développent chaque année des infections dues à des bactéries multi résistantes aux antibiotiques et près de 13 000 en meurent (rapport du 23 septembre 2015, commandé par le ministère de la santé). La trop grande prescription d’antibiotiques est la résultante de ces chiffres. La France en consomme 30 % de plus que ces voisins européens. Le nombre insuffisant de nouveaux antibiotiques découverts et mis sur le marché est également l’un des problèmes. Face à cet enjeu mondial de santé publique, elle lui demande ce que le Gouvernement compte mettre en œuvre afin de favoriser le développement de nouveaux traitements et de responsabiliser les pratiques de prescriptions et de consommation d’antibiotiques.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8869</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Depuis le début des années 2000, la France mène une politique de maîtrise de l’antibiorésistance. Plusieurs plans antibiotiques ont été mis en œuvre en santé humaine, animale et dans l’environnement et ces actions ont été accentuées à partir de 2015. Depuis 2018, la France participe au nouveau Système mondial OMS de surveillance de la résistance aux antimicrobiens (connu sous le sigle GLASS).  Si l’antibiorésistance s’est hissée au rang des priorités parmi les menaces sanitaires au niveau mondial, elle demeure cependant un danger sous-évalué par le grand public et les professionnels eux-mêmes (médecins, professionnels de santé, vétérinaires, éleveurs, agronomes, écologues, évolutionnistes, hydrologues, …). Le phénomène reste encore peu visible, alors que l’image traditionnelle de « toute puissance » des antibiotiques perdure. En conséquence, les antimicrobiens sont encore insuffisamment perçus comme un bien commun, fragile et menacé, qu’il faut préserver. Pour ces raisons, à la demande du Premier ministre, le premier Comité Interministériel pour la Santé (CIS) a été consacré à la préparation et à l’adoption, en novembre 2016, d’une feuille de route interministérielle visant à maîtriser l’antibiorésistance, construite sur les bases du rapport Carlet-Le Coz. Celle-ci se compose de 40 actions réparties en 13 mesures phare, regroupées en 5 axes. Elle a pour objectif de réduire l’antibiorésistance et ses conséquences sanitaires, notamment en diminuant la consommation d’antibiotiques de 25 % d’ici 2020. Pour orchestrer l’élaboration et la mise en œuvre de cette feuille de route, un délégué ministériel a été placé sous l’autorité de la ministre chargée de la santé. La ministre en charge de la santé reconnait l’importance d’actions conjointes entre santé humaine, animale et environnementale pour maitriser le problème. De fait, la feuille de route est interministérielle et aborde des actions aussi bien en santé humaine, en santé animale et en santé des écosystèmes. Elle intègre les plans sectoriels spécifiques à savoir le programme national d’actions de prévention des infections associées aux soins (Propias) et le plan EcoAntibio2 consacré à l’utilisation des antibiotiques dans le secteur vétérinaire. Son suivi est assuré par un comité interministériel. Concrètement, il s’agit de mettre en œuvre des actions de : - sensibilisation et de communication auprès du grand public et des professionnels de santé : lancement d’un programme de sensibilisation à la prévention de l’antibiorésistance. A ce jour, une identité visuelle interministérielle est en cours de préparation. L’accent est notamment porté sur l’éducation pour la santé des jeunes et l’information des propriétaires d’animaux via par exemple des logiciels éducatifs ; - formation des professionnels de santé et d’incitations au bon usage des antibiotiques en médecine humaine et vétérinaire : amélioration de la formation des professionnels de santé au bon usage des anti-infectieux ; renforcement de l’encadrement de la prescription des antibiotiques lié à l’évolution des logiciels d’aide à la prescription ; amélioration de la pertinence des traitements, notamment grâce à l’usage accru des tests rapides d’orientation diagnostique ; modification des conditionnements de certains antibiotiques afin de mieux les adapter aux durées de traitement ; développement des mesures de prévention, en particulier la vaccination ; - recherche et d’innovation en matière de maîtrise de l’antibiorésistance : structuration et coordination des efforts de recherche, de développement et d’innovation sur l’antibiorésistance et ses conséquences ; mise en œuvre d’une politique proactive de partenariats public-privé et d’accompagnement de l’innovation ; valorisation et préservation des produits contribuant à la maîtrise de l’antibiorésistance. Dans ce cadre, plusieurs projets relatifs à la lutte contre l’antibiorésistance ont été sélectionnés par la banque publique d’investissements lors du récent concours national à l’innovation ; - mesure et de surveillance de l’antibiorésistance : renforcement de la surveillance de l’antibiorésistance et de la consommation d’antibiotiques ; diffusion plus large et plus accessible des données de surveillance avec une publication annuelle des résultats synthétiques. Développement au niveau européen et national de nouveaux indicateurs (globaux et spécifiques) visant à mesurer l’antibiorésistance et l’exposition aux antibiotiques conjointement chez l’homme, l’animal et dans l’environnement, travail dont une partie est en cours de réalisation dans le cadre de l’action conjointe Européenne sur la résistance aux antibiotiques et les infections associées aux soins (EU-JAMRA), lancée en septembre 2017 et que la France coordonne. Parallèlement, les positions de la France seront portées au niveau européen et international par le ministère en charge des affaires étrangères, afin notamment d’interdire universellement l’usage des antibiotiques en tant que promoteurs de croissance en élevage, et de porter au niveau européen un projet de mécanisme d’encadrement spécifique, associé à un modèle économique soutenable, pour permettre le développement de nouveaux produits ainsi que la préservation des anciens antibiotiques qu’il est indispensable de maintenir disponibles dans l’arsenal thérapeutique. En santé animale, les résultats des actions menées notamment au cours du plan Ecoantibio ont été très positifs : sur les cinq dernières années, l’exposition globale des animaux aux antibiotiques a ainsi diminué de 36,6 %. Le recours aux antibiotiques dits « critiques » a également baissé. Ces bons résultats témoignent d’un engagement efficace de toutes les parties prenantes qui doivent rester mobilisées, et poursuivre les efforts pour préserver l’efficacité des antibiotiques, en améliorant notamment la biosécurité en élevage et en favorisant les alternatives aux antibiotiques et la vaccination. Un engagement similaire en santé humaine est attendu afin d’atteindre notamment l’objectif partagé visant à réduire les prescriptions superflues d’antibiotiques, qui représentent encore une part trop importante de la consommation globale d’antibiotiques, et ainsi réduire les résistances.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>10808</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8870</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Auconie</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Égal accès aux centres de dépistage et de prévention en milieu rural</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            10808. — 17 juillet 2018. — Mme Sophie Auconie attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur le manque de centres de dépistage et de prévention dans le milieu rural. Dans la région Centre-Val de Loire, 101 personnes ont été dépistées comme étant séropositives durant l’année 2017, ce qui en fait la deuxième région française où l’on détecte le plus de nouveaux cas de VIH. Le sida reste une préoccupation importante dans notre société, d’où l’intérêt d’accentuer le dépistage et la prévention, d’autant plus que de nombreux cas sont encore non découverts selon les professionnels. Il apparaît donc comme nécessaire d’installer des centres de dépistage au plus près des citoyens, et notamment dans le milieu rural. En Touraine un centre de dépistage anonyme se situe à Chinon, alors qu’en situation comparable il n’y en a pas à Loches, territoire à l’opposé du département. Le droit à un accès facile aux centres de dépistage et de prévention doit pouvoir être assuré à tous les citoyens, qu’ils soient en milieu rural ou urbain, et ce dans le but de lutter au mieux contre le virus du sida. Elle lui demande quelle politique elle entend mettre en œuvre en termes de prévention et de dépistage dans le milieu rural.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8870</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La France comporte une large offre de dépistage et de prévention du VIH, des hépatites virales et des autres infections sexuellement transmissibles (IST) : les systèmes de soins publics et privés, la médecine libérale, les laboratoires d’analyses médicales, les centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic des infections sexuellement transmissibles (CeGIDD), les associations habilitées à réaliser des tests rapides d’orientation diagnostique pour le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) et l’hépatite C, les autotests VIH… Les CeGIDD ont été mis en place le 1er janvier 2016, en remplacement des deux structures : les centres de dépistage anonyme et gratuit et les centres d’information, de dépistage et de diagnostic des infections sexuellement transmissibles. La réforme des CeGIDD ne se limitait pas à une simple fusion administrative ou une reconduite des structures existantes mais préconisait une nouvelle organisation du dispositif de dépistage et de diagnostic du VIH, des hépatites virales et des IST, notamment dans l’objectif d’accroître l’accessibilité et la qualité de l’offre et de faciliter le pilotage et le suivi par l’agence régionale de santé (ARS). Ainsi, l’organisation des CeGIDD a nécessité au préalable une programmation stratégique de la part des ARS, qui a consisté dans un premier temps à réaliser un état des lieux permettant d’obtenir une vue complète et détaillée de la situation épidémiologique de la région et des besoins de la population, et dans un second temps à organiser les implantations des CeGIDD pour qu’ils constituent une réponse optimale à ces besoins identifiés. Par conséquent, pour répondre à de tels enjeux de santé publique, il s’est avéré nécessaire pour les ARS de faire certains choix dans les implantations des CeGIDD, le plus souvent sur des considérations épidémiologiques et non sur des distinctions territoriales (rurales ou urbaines), afin d’obtenir une meilleure efficience du dispositif à l’échelle régionale voire départementale. Cependant, malgré la diversité des outils et des moyens mis en place, le nombre de découvertes de séropositivité pour le VIH reste stable en France depuis 2007 (6000 en 2016). Dans ce cadre, la Stratégie nationale de santé sexuelle 2017-2030 préconise plusieurs axes de prévention et de dépistage des infections sexuellement transmissibles dont le VIH : - multiplier les campagnes de prévention ciblées sur les populations les plus à risque ; - continuer à promouvoir comme outil de base les préservatifs et leurs usages ; - évaluer et rendre disponibles les nouveaux outils de dépistage des IST comme les tests TROD, les prélèvements sur buvards… et promouvoir les dépistages répétés des autres IST ; - mettre en place le dépistage communautaire des autres IST par des non professionnels de santé, après le VIH et l’hépatite C. Concernant la situation particulière de la région Centre-Val de Loire, elle représente en 2016 la 9ème région la plus touchée par l’infection à VIH (les données 2017 n’étant pas encore disponibles au niveau de Santé publique France). La région abrite 16 CeGIDD (6 CeGIDD sites principaux et 10 antennes de CeGIDD) qui mettent en œuvre des activités dans leurs locaux ainsi que des actions « hors les murs » vers les populations les plus vulnérables. Le projet régional de santé du Centre-Val de Loire, arrêté le 25 juin 2018, valide ces orientations et stratégies innovantes des CeGIDD qui tendent à optimiser le dépistage et la prévention des IST. Sur le plan budgétaire, l’ARS consacre une part très importante de son budget de prévention aux CeGIDD. Ainsi, entre 2016 et 2017, le budget spécifique régional est passé de 2 068 000 euros à 2 421 000 euros, soit 21,80% du budget total dévolu à la prévention et à la promotion de la santé et constitue à ce titre l’axe de dépense le plus important. Au niveau du département d’Indre et Loire, le CeGIDD porté par le CHU de Tours a ouvert une antenne à Chinon qui est opérationnelle depuis 2017. Toutefois, les responsables du CeGIDD reconnaissent que l’activité de l’antenne de Chinon est relativement faible. Les raisons restent à analyser mais le fait d’être en zone rurale avec des personnes isolées, et le fait de proposer peu de créneaux d’ouverture hebdomadaires, expliquent sans doute cette situation. Enfin, pour répondre à l’objectif d’une meilleure couverture territoriale des besoins, l’ARS a demandé au CeGIDD d’Indre-et-Loire, en lien avec la coordination régionale de lutte contre le VIH (COREVIH), de définir les moyens à mettre en œuvre et les partenariats à mobiliser pour proposer une offre de dépistage plus adaptée aux territoires et aux populations. L’ARS restera attentive aux solutions proposées pour le territoire lochois qui pourraient s’appuyer sur des partenariats avec le Centre de planification ou d’éducation familiale et le Centre périnatal de proximité de Loches, voire avec d’autres acteurs de la prévention.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>10828</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8871</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Marie Fiévet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Besoins en personnel en EHPAD</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            10828. — 17 juillet 2018. — M. Jean-Marie Fiévet interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les besoins en personnels dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes. Les EHPAD rencontrent de nombreuses difficultés à recruter, ne permettant pas de répondre de manière sereine aux besoins à venir liés au vieillissement de la population. Le ratio de 1 pour 1 n’étant pas atteint, et pas uniquement pour des raisons budgétaires, les structures d’accueil se retrouvent en incapacité de répondre à l’activité qui se présente à elles. Il lui demande ce qui peut être mis en place pour être en mesure d’accompagner le défi du recrutement dans les EHPAD.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8871</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La feuille de route "Grand âge et autonomie" présentée le 30 mai 2018 comporte plusieurs mesures de court terme pour améliorer la qualité des soins et des accompagnements en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD). Ainsi, les ressources financières des EHPAD seront maintenues au minimum à leur niveau actuel en 2018 et 2019 pour neutraliser les effets de la réforme de la tarification. En outre, la montée en charge de la tarification des soins sera accélérée pour renforcer plus rapidement la présence de personnel soignant en EHPAD, grâce à un effort supplémentaire de 143 M€ qui s’ajoute aux 217 M€ déjà prévus sur la période, soit au total 360 M€ de ressources financières supplémentaires de 2019 à 2021. Par ailleurs, 16 millions d’euros de crédits seront consacrés au financement d’actions pour améliorer la qualité de vie au travail des personnels. Cette démarche s’articulera avec les actions de la Caisse nationale d’assurance-maladie pour accompagner 500 EHPAD dans la réduction des risques de troubles musculo-squelettiques et des risques psycho-sociaux. Des actions seront également menées pour mieux former les professionnels exerçant auprès des personnes âgées, notamment par la révision des référentiels d’activités, de compétences et de formation des aides-soignants d’ici mars 2019. Plus généralement, des actions sont actuellement en cours d’examen pour mettre en place un véritable plan métiers et compétences pour le personnel exerçant auprès des personnes âgées. Au-delà de ces mesures, la qualité de vie des personnes âgées, l’accompagnement de la perte d’autonomie et son financement sont des sujets qui engagent l’avenir. C’est pourquoi, à l’occasion de la présentation de la feuille de route "Grand âge et autonomie", le lancement d’un débat associant l’ensemble des acteurs et des citoyens a été annoncé. Ce débat, qui s’ouvrira au mois d’octobre, et les réflexions qui y seront associées, viseront à définir quelles sont les priorités, le socle de biens et de services qui doivent à l’avenir être accessibles à toutes les personnes âgées pour accompagner le vieillissement et la perte d’autonomie. Il s’agit également de proposer des grands scenarios de répartition des contributions de chaque acteur en matière de financement durable de la perte d’autonomie et dessiner les évolutions de la gouvernance qui en découlent. Cette concertation devra déboucher sur des propositions en vue de la préparation d’un projet de loi sur le financement de la perte d’autonomie, comme l’a annoncé le Président de la République.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>11187</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8871</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Mélenchon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Réglementation des défibrillateurs</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            11187. — 24 juillet 2018. — M. Jean-Luc Mélenchon attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur le manque de réglementation inhérent à l’installation de défibrillateurs externes automatisés (DAE). Aux États-Unis, le taux de réanimation dans les zones équipées de ces dispositifs de défibrillation cardiaque passe à 40 % alors même qu’il n’est que de 4 % en France. Les DAE sont donc des équipements à même d’augmenter les chances de survie des victimes d’arrêts cardiaques. En effet, les chances de survie diminuent de 10 % à 12 % chaque minute. Parallèlement, on constate que les délais d’intervention des secours, et notamment des sapeurs-pompiers, est très variable. Ce délai est en moyenne de treize minutes, et varie entre huit et vingt-cinq minutes selon les villes et départements. Les chances de survie des victimes d’arrêt cardiaque sont donc très inégales selon la région d’occurrence de l’arrêt cardiaque. Or la législation actuelle concernant les DAE est imprécise. Seuls les établissements recevant du public (ERP) de catégorie 1 et 2, c’est-à-dire ayant une capacité d’accueil supérieure à 701 personnes, sont dans l’obligation de se voir équiper de DAE. Cette situation tend vers l’absurde. Cela revient à considérer que les accidents cardiaques ne surviennent que dans les lieux densément fréquentés alors même qu’il s’agit des zones bénéficiant logiquement des délais d’interventions les moins longs. À l’inverse, que ce soit dans les communes ou dans les entreprises, aucune disposition législative ne prévoit l’obligation de mise à disposition d’un DAE. Qu’ils s’agissent des maires de communes, avec l’alinéa 5 de l’article L. 2212-2 du code des collectivités territoriales, ou des chefs d’entreprises, avec l’alinéa 1 de l’article L. 4121-3, les acquisitions de ces dispositifs vitaux sont soumises à leur simple appréciation. Afin de garantir une prise en charge optimale des risques, il lui demande s’il est prévu de généraliser l’acquisition obligatoire de DAE dans les communes et entreprises afin de pallier les délais inégaux de prise en charge des victimes d’arrêt cardiaque.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8872</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’accès rapide pour toute personne à un défibrillateur automatisé externe (DAE) est une préoccupation constante du ministère des solidarités et de la santé. À ce titre, le décret n° 2007-705 du 4 mai 2007 relatif à l’utilisation des DAE par des personnes non médecins et modifiant le code de la santé publique a largement contribué à la diffusion d’un parc de DAE « grand public » en permettant à toute personne, même non médecin, d’utiliser un DAE pour une victime d’un arrêt cardiaque. Il convient désormais d’encourager leur installation dans les lieux recevant du public en établissant une obligation d’installation d’un DAE pour certains établissements recevant du public (ERP), sans préjudice de la décision individuelle d’installation par toute personne le jugeant opportun. Par ailleurs, les DAE sont des dispositifs médicaux dont il convient d’assurer la maintenance mais aussi d’être en mesure de les géolocaliser afin de faciliter leur utilisation en constituant une base nationale de données relatives aux lieux d’implantation. La loi n° 2018-527 du 28 juin 2018 relative au défibrillateur cardiaque dispose qu’un décret en Conseil d’État détermine les types et catégories d’établissement recevant du public qui sont tenus de s’équiper d’un DAE visible et facile d’accès, ainsi que les modalités d’application de cette obligation. Ce décret en cours d’élaboration, s’appuiera notamment sur les recommandations de l’Académie nationale de médecine relative à la prise en charge extrahospitalière de l’arrêt cardio-circulatoire et du Conseil Français de Réanimation Cardio-pulmonaire pour déterminer les types et catégories d’établissement recevant du public tenus de s’équiper d’un défibrillateur automatisé.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>11365</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8872</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Bérengère Poletti</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Recrudescence des infections sexuellement transmissibles</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            11365. — 31 juillet 2018. — Mme Bérengère Poletti appelle l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la recrudescence des infections sexuellement transmissibles. Pour l’année 2016, les laboratoires de biologie médicale de métropole et d’outre-mer ont diagnostiqué près de 268 000 cas d’infections à chlamydia chez les plus de 15 ans, contre 77 000 en 2012, et près de 50 000 infections à gonocoque, contre 15 000 en 2012. Ainsi, en seulement quatre ans, le nombre de ces IST a plus que triplé alors même que ces chiffres sont très certainement sous-évalués en raison de l’insuffisance du dépistage. Malgré les campagnes de prévention, il en va de même pour le VIH avec en 2016, 6 003 nouveaux cas de séropositifs. Si les incidences de ces IST varient, cette recrudescence interroge l’efficacité du plan de prévention. Dernièrement, sont visibles dans les réseaux de transport en commun, des affiches de promotion pour la PrEP. Ce médicament qui s’adresse aux personnes qui n’ont pas le VIH et dont la prise intervient en amont, la PrEP - prescrit par un médecin, contribue à éviter la contamination. Considéré comme une avancée majeure pour les personnes les plus exposées aux risques, il serait regrettable que ce comprimé fasse office de remplacement et que ces campagnes participent au mouvement de déresponsabilisation des jeunes. Le premier réflexe contre n’importe quelle IST reste le préservatif. La démocratisation de la PrEP au détriment du port du préservatif, ne semble donc pas la meilleure solution pour limiter la transmission des IST. En effet, les spécialistes indiquent que cette explosion de cas d’IST résulte pour partie d’une utilisation insuffisante du préservatif, notamment chez les populations les plus vulnérables. Ainsi, elle souhaiterait lui faire part de son inquiétude et connaître la position du Gouvernement à ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8872</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La surveillance des infections sexuellement transmissibles (IST) a souligné une recrudescence de l’ensemble des IST bactériennes ces dernières années. En 2016, le nombre d’infections à gonocoques a continué à augmenter, alors que le nombre de syphilis récentes (contaminations datant de moins de 1 an) et d’infections uro-génitales à Chlamydia trachomatis se stabilise. Ceci semble être en lien avec une utilisation insuffisante du préservatif qui est le seul moyen de prévention protégeant à la fois du VIH et de ces autres IST. Pour les publics concernés, notamment les jeunes de 15 à 24 ans, il est devenu indispensable de mobiliser l’ensemble des outils de prévention, dans une logique de prévention combinée, tout en continuant à promouvoir l’utilisation du préservatif, dont le préservatif féminin. Dans ce cadre, la feuille de route santé sexuelle 2018 -2020 mise en place par le ministère des solidarités et de la santé prévoit des actions de prévention et de dépistage de ces autres IST : - continuer à promouvoir comme outil de base les préservatifs et leurs usages ; - promouvoir les dépistages répétés des IST ; - renforcer le dépistage communautaire des autres IST par des non professionnels de santé, après le VIH et l’hépatite C ; - améliorer l’impact des informations en santé sexuelle. Des mesures spécifiques pour les jeunes, sont prévues par la feuille de route précitée notamment : - l’expérimentation du « PASS préservatif » pour les moins de 25 ans permettant d’obtenir des préservatifs à titre gratuit autour d’un programme d’information et de prévention (mesure phare du plan priorité de prévention) ; - l’éducation dès le plus jeune âge à la vie relationnelle et sexuelle dans le respect des droits humains ; - le renforcement de la formation en santé sexuelle des professionnels de santé et médico-sociaux et du secteur éducatif et judiciaire. Enfin, de nouvelles recommandations sur les stratégies de dépistage des infections sexuellement transmissibles les plus fréquentes et les plus à risque de complications (l’infection à chlamydia, la syphilis) sont attendues de la Haute autorité de santé en 2019.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>11387</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8873</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Fasquelle</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Composition des tampons et serviettes hygiéniques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            11387. — 31 juillet 2018. — M. Daniel Fasquelle* attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l’absence de mention de la composition des tampons et serviettes hygiéniques. Il est important de prévenir les consommateurs sur les composants utilisés par les industries fabriquant lesdits tampons et serviettes hygiéniques. La transparence est nécessaire concernant ce sujet qui touche tout le pays. En effet, si les risques de syndrome du choc toxique (SCT) sont le plus souvent mentionnés, les composants, qui en sont le plus souvent la cause, ne le sont presque jamais. Ainsi est-il important de faire savoir, de manière exhaustive, la composition du produit sur les boîtes de tampons et serviettes hygiéniques. Si les fabricants peuvent en avoir l’initiative, les listes que l’on trouve sur les sites internet des différentes marques de produits hygiéniques sont succinctes et ne citent absolument pas les différents parfums, encres, colorants et additifs qui sont souvent utilisés. C’est pourquoi il souhaiterait connaître les mesures que la Mme la ministre compte prendre en la matière afin d’éclairer les consommateurs et ainsi de les protéger.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>11389</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8873</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Bérangère Couillard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Substances toxiques dans les protections intimes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            11389. — 31 juillet 2018. — Mme Bérangère Couillard* interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la présence de substances toxiques dans les tampons et les serviettes hygiéniques. Effectivement un rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), publié le jeudi 19 juillet 2018, fait état de la présence de substances chimiques jugées « préoccupantes » dans des protections intimes. Dans cette liste, le rapport relève la présence de glyphosate mais aussi de lindane ainsi que de quintozène dont l’usage est désormais interdit en Europe depuis 2000. Outre des pesticides, il est également indiqué la présence de nombreux hydrocarbures aromatiques ou de phtalates dans les protections internes, de dioxines et furanes ainsi que de DnOP dans les tampons, ces substances étant considérées comme ayant des effets cancérogènes ou comme étant des perturbateurs endocriniens. C’est pourquoi, face aux graves conséquences que peut avoir l’utilisation de ces protections intimes, elle lui demande comment ces substances toxiques peuvent être présentes dans ces produits. Elle lui demande également quelles sont les mesures qu’elle compte mettre en œuvre afin de répondre à cette problématique et donc d’améliorer la qualité de ces produits.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8873</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Saisie en avril 2016 par la direction générale de la santé (DGS) et la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), l’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) a publié en juillet 2018 son évaluation de la sécurité des produits d’hygiène féminine (tampons, serviettes hygiéniques, coupes menstruelles et protège-slips). Cette expertise porte sur les risques d’infection, d’allergie ou d’intolérance liés à l’action des substances chimiques identifiées dans ces produits. L’ANSES conclut à une absence de risque chimique lié à l’usage de ces produits.  Toutefois, compte tenu du nombre de substances chimiques identifiées dans ces produits d’hygiène bien qu’en très faibles concentrations, il est recommandé que l’exposition des femmes à ces substances soit réduite. À cet effet, la DGCCRF se rapprochera des fabricants, dont certains ont déjà pris des engagements de transparence sur la composition de leurs produits, pour identifier les voies d’amélioration possibles concernant les trois sources de contamination identifiées lors d’investigations menées en 2017 : matières premières, procédés de fabrication, blanchiment. Le rapport met par ailleurs en évidence un risque de syndrome de choc toxique (SCT) menstruel lié à une insuffisance de mesures de précaution lors de l’utilisation de protections intimes. Dans ce contexte, l’information des femmes sur le SCT menstruel et les bonnes pratiques d’hygiène à suivre devra être renforcée ainsi que l’information des professionnels de santé sur le diagnostic et la prise en charge du SCT. La DGS et la DGCCRF appellent également à la plus grande clarté des notices d’utilisation des produits d’hygiène féminine et recommandent aux utilisatrices d’être attentives à ces informations. La DGCCRF veillera, par ses contrôles, à ce que celles-ci soient visibles, explicites et loyales.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>11598</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8874</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne-Laure Cattelot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Centres spécialisés maladies vectorielles à tiques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            11598. — 7 août 2018. — Mme Anne-Laure Cattelot interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur le dépistage et la prise en charge de la maladie de Lyme en France. Cette maladie, dont souffre un nombre croissant de concitoyens, est difficilement identifiée comme telle. En effet, il n’y a pas de consensus entre les professionnels de santé concernant son diagnostic ainsi que son traitement, en témoignent les diverses publications scientifiques sur le syndrome post-traitement de la maladie de Lyme. Le territoire de la députée est particulièrement touché, étant assis sur la plus grande forêt domaniale au nord de Paris et des pâtures où les tiques prolifèrent. Le 20 juin 2018, la Haute autorité de santé a dévoilé le Protocole national de diagnostic et de soins (PNDS) de la maladie de Lyme élaboré durant près de deux ans. Ce protocole prévoit la création de centres spécialisés maladies vectorielles à tiques afin d’améliorer la recherche et la prise en charge des cas médicaux les plus complexes. Ces établissements suscitent beaucoup d’attentes et d’espoirs parmi les citoyens atteints par la bactérie borrelia et ayant présentés une sérologie négative à la suite des tests « Élisa » ou « Western Blot », amenant patients et proches en errance médicale. Près d’un mois après la publication du PNDS, elle souhaite savoir comment est envisagé le déploiement de ces centres au niveau national et si une campagne de communication est en cours, que ce soit à destination des citoyens comme des professionnels de santé. En conséquence, et au regard de l’errance médicale que vivent les patients atteints de cette maladie, elle la sollicite afin d’obtenir toutes les informations disponibles quant à la localisation et la mise en place des centres spécialisés maladies vectorielles à tiques qui permettront d’établir un diagnostic médical et les traitements adaptés à la réalité de cette maladie.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8874</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le déploiement du plan de lutte contre la maladie de Lyme et autres pathogènes transmissibles par les tiques, lancé en 2017, se poursuit. Ce plan a pour objectifs de renforcer la prévention, d’améliorer et d’uniformiser la prise en charge des patients par la mise à jour des recommandations, et d’organiser des consultations spécialisées pour les patients atteints de maladies transmissibles par les tiques. En application de ce plan, la direction générale de la santé travaille, en lien avec les agences régionales de santé, à l’identification de services hospitaliers compétents dans la prise en charge des maladies vectorielles à tiques. Le premier interlocuteur des patients demeure bien sûr le médecin traitant qui aura recours, si besoin, à un de ces centres spécialisés. La liste des centres retenus sera publiée dans les meilleurs délais ; cette publication sera accompagnée d’une campagne de communication destinée aux professionnels de santé.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>12003</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8874</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dimitri Houbron</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Absence d’avis de l’Anses sur la présence d’ions perchlorates dans les EDCH</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            12003. — 11 septembre 2018. — M. Dimitri Houbron alerte Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l’absence de l’avis de l’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) relatif à une réévaluation des risques sanitaires liés à la présence d’ions perchlorates dans les eaux destinées à la consommation humaine (EDCH). Il rappelle qu’il avait interrogé le ministère, dans une question écrite publiée au Journal officiel le 21 novembre 2017, à propos de la présence d’ions perchlorates dans le réseau d’eau potable du territoire du Douaisis, afin de demander que l’État puisse prendre la responsabilité de dépolluer les sites bombardés durant la Première Guerre mondiale afin d’éliminer notamment les munitions et engins explosifs résiduels qui sont de nature à provoquer encore très longtemps ce type de pollution sur le territoire. Il note la réponse du ministère à cette question, publiée le 26 décembre 2017 au Journal officiel, qui indiquait, tout d’abord, que le dernier avis de l’Anses sur ce sujet remontait à l’année 2014 ; ensuite, que le ministère avait sollicité l’Anses pour lui demander si une réévaluation des risques sanitaires liés à la présence d’ions perchlorate dans l’EDCH paraissait pertinente ; enfin, qu’à l’appui de cet avis de l’Anses, il cite « les modalités de gestion des situations de présence d’ions perchlorate dans l’EDCH pourraient être adaptées à moyen terme en fonction des conclusions de ces travaux d’évaluation du risque ». Il constate, pourtant, que l’avis de l’Anses qui, selon la réponse du ministère précitée, « est attendu au début de l’année 2018 », n’est toujours pas publié à ce jour. Il rappelle que la nocivité et la toxicité du perchlorate ne fait pas l’unanimité alors qu’une partie de la communauté scientifique le range dans la catégorie des perturbateurs endocriniens (PE) et qu’il serait de nature à altérer le processus d’incorporation de l’iode par la thyroïde. Il rappelle que, selon les recommandations européennes, la limite de quantification du perchlorate dans l’alimentation donne une « tolerable daily intake of 0.3g/kg body weight per day » selon l’avis de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA). Il précise que cette analyse traduit, concrètement, une limite de l’ordre de 1,5 à 3 ug/l dans l’eau pour un enfant de 10 kg. Il ajoute que cette limite est, de ce fait, plus restrictive que celle fixée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ; et que ces avis européens doivent, de ce fait, être pris en compte par l’Anses. Il s’inquiète sur le fait qu’aucun règlement ou norme n’existe en France sur ce problème structurel relatif au perchlorate ; et sur le fait que l’Anses déclarait, dans son avis du 18 juillet 2011, l’eau non potable pour l’ensemble de la population après un taux de 15 ug/l, avant de supprimer cette valeur haute dans son avis du 20 juillet 2012. Il lui demande donc de bien vouloir lui indiquer quand sera publié l’avis de l’Anses, relatif à une réévaluation des risques sanitaires liés à la présence d’ions perchlorate dans les EDCH, et s’il intègrera les interrogations et problématiques, précédemment citées, dans la présente question.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8875</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En complément des informations indiquées dans la réponse à la question écrite n° 3014 publiée au Journal officiel du 26 décembre 2017, la ministre des solidarités et de la santé précise que la date à laquelle sera rendu l’avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail relatif à une réévaluation des risques sanitaires liés à la présence d’ions perchlorate dans l’eau destinée à la consommation humaine (EDCH), a été reportée à la fin de l’année 2018. En fonction de son contenu, les modalités de gestion des situations de présence d’ions perchlorate dans l’EDCH pourraient être adaptées en 2019 si nécessaire.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>12046</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8875</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Brahim Hammouche</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Enjeux liés au dépistage du glaucome</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            12046. — 11 septembre 2018. — M. Brahim Hammouche attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur le dépistage du glaucome et des enjeux s’y afférant. En effet, cette neuropathie optique chronique, longtemps asymptomatique qui s’accompagne d’une perte progressive du champ visuel et qui aboutit à terme à la cécité, est la seconde cause de cécité en France et dans le monde : 800 000 patients sont traités pour cette pathologie et environ 400 000 ne savent pas qu’elles en sont atteintes. À ce jour, les personnes qui souffrent d’un glaucome sont très vite confrontées aux difficultés liées au manque d’autonomie puisqu’aucun traitement ne permet de restaurer la vision quand le nerf optique est touché. Bien que certaines techniques chirurgicales innovantes soient préconisées par la Société française du glaucome dans ses recommandations de 2014 pour la prise en charge du glaucome primitif à angle ouvert, telles que les chirurgies filtrantes ab externo avec et sans bulle de filtration antérieure, les techniques alternatives appelées Micro invasive glaucoma surgery (MIGS) ou la chirurgie combinée cataracte-glaucome, les résultats restent encore trop incertains pour l’instant. Aussi, il semblerait opportun que la prévention et la prise en charge du glaucome soient inscrites au cœur des politiques publiques en matière de déficiences visuelles, ce qui n’est pas le cas actuellement. Les derniers travaux de la Haute autorité de santé remontent à 2006 alors que les connaissances sur cette maladie ont énormément évolué et que de nouvelles technologies apportent une véritable innovation dans la prise en charge des patients. Il lui demande donc si des mesures spécifiques seront prises par le Gouvernement afin de pallier cet état de fait.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8875</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La Haute autorité de santé a publié en novembre 2006 un rapport sur les enjeux et les perspectives du dépistage et du diagnostic précoce du glaucome. Ce rapport concluait à l’absence de pertinence de la mise en œuvre d’un programme national de dépistage systématique du glaucome, au vu notamment de l’absence de test diagnostic spécifique à un stade précoce et de la nécessité d’utiliser une association de plusieurs tests. Il manquait en outre des données épidémiologiques (prévalence et facteurs de risque) ainsi que la standardisation de la stratégie diagnostique et de prise en charge. Les connaissances ont évolué et de nouvelles technologies se sont développées depuis, de même que les coopérations entre professionnels, permettant d’envisager de nouvelles formes de prise en charge. Aussi, la ministre chargée de la santé a saisi la Haute autorité de santé en vue de l’établissement de recommandations à ce sujet comme mentionné dans le Plan « priorité prévention ».]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>12322</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8875</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Moratoire de la mise en place du « reste à charge zéro » en dentaire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            12322. — 25 septembre 2018. — M. Marc Le Fur attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur traçabilité et la facturation des prothèses dentaires. Les Français sont en effet favorables à la mise en place du « reste à charge zéro ». Cependant, ils craignent que la qualité des équipements diminue. Après les dernières négociations sur la valorisation des soins en contrepoids du plafonnement des honoraire prothétiques, les chirurgiens-dentistes sont mécontents. La convention établie par le précédent gouvernement ne prend pas en compte les réalités du terrain. Par le plafonnement des honoraires, il serait impossible de répondre au patient par un traitement personnel, car il ne serait pas pris en compte dans les honoraires, étant un tout nouveau soin. Elle empêcherait même l’adaptation de la médecine bucco-dentaire aux avancées de la science et de la technique. La convention établie pour les dentistes sur les « reste à charge zéro » n’est donc, en l’état, pas favorable aux médecins et au prothésistes. Avec ce plafonnement, ces derniers se trouvent confrontés à une plus grande concurrence des pays extra-européens dont les produits ne répondent pas aux mêmes normes de qualité. Selon les professionnels de santé, la vraie question est celle de la prévention et de la réalisation des soins primaires qui devraient se voir reconnaître une véritable place dans le cadre d’une convention adaptée. Dans cette attente, il lui demande si le Gouvernement serait favorable à un moratoire de la mise en place du « reste à charge zéro ».]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8876</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Après huit mois de négociation, la Confédération nationale des syndicats dentaires (CNSD) et l’Union dentaire (UD), qui représentent plus de 60 % des chirurgiens-dentistes, ont approuvé le projet d’une nouvelle convention avec l’assurance maladie, en donnant la priorité à la prévention, en ouvrant la possibilité à chaque assuré d’accéder à une offre de soins dentaires prothétiques intégralement remboursés par l’assurance maladie obligatoire et les organismes complémentaires, sans aucun reste à charge. Cet accord constitue la première étape de la mise en œuvre du dispositif de « reste à charge zéro » que le Président de la République a annoncé le 13 juin 2018 au congrès de la Mutualité française. Le « reste à charge zéro » s’appliquera à un panier de prestations de qualité de façon à répondre de façon médicalement pertinente aux besoins de santé et dans des conditions qui correspondent à une attente sociale légitime des patients. La mise en place de l’offre sans reste à charge sera progressive dès 2019 ; elle sera totalement accessible pour l’ensemble des actes concernés au 1er janvier 2021. L’objectif est de développer l’accès régulier de tous aux soins dentaires et plus largement de réorienter durablement le cadre d’exercice des chirurgiens-dentistes dans le sens d’une médecine bucco-dentaire plus préventive et conservatrice en programmant un effort sans précédent de revalorisation des soins courants.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>12414</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8876</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Corinne Vignon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Maladie du glaucome</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            12414. — 25 septembre 2018. — Mme Corinne Vignon attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur le glaucome qui est la seconde cause de cécité en France. En effet, cette maladie touche plus d’1,2 million de personnes, dont un tiers de patients qui s’ignorent. Elle peut aboutir à la cécité complète, en raison des lésions irréversibles du nerf optique qu’il provoque. Cette maladie asymptomatique, indolore et invisible et bien souvent diagnostiquée trop tard. Les patients se retrouvent alors avec une qualité de vie fortement détériorée, voire rapidement en situation de handicap et de dépendance. Selon les projections, en 2025 plus de 2 millions de personnes en France pourraient être atteintes par cette maladie. Ainsi, il est majeur que la prévention et la prise en charge du glaucome soient inscrites au cœur des politiques publiques en matière de déficiences visuelles. Ce constat est partagé par l’ensemble des acteurs investis sur cette maladie, dont notamment l’Union nationale des aveugles et déficients visuels (UNADEV) qui accompagne les déficients visuels dans leur quotidien et les accompagne dans la gestion de leur maladie afin de favoriser leur retour à l’autonomie. Aussi, elle souhaiterait savoir ce que compte faire le Gouvernement à ce sujet.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8876</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La haute autorité de santé (HAS) a publié en novembre 2006 un rapport sur les enjeux et les perspectives du dépistage et du diagnostic précoce du glaucome. Ce rapport concluait à l’absence de pertinence de la mise en œuvre d’un programme national de dépistage systématique du glaucome, au vu notamment de l’absence de test diagnostic spécifique à un stade précoce et de la nécessité d’utiliser une association de plusieurs tests. Il manquait en outre des données épidémiologiques (prévalence et facteurs de risque) ainsi que la standardisation de la stratégie diagnostique et de prise en charge. Les connaissances ont évolué et de nouvelles technologies se sont développées depuis, de même que les coopérations entre professionnels, permettant d’envisager de nouvelles formes de prise en charge. La ministre des solidarités et de la santé a saisi la HAS en vue de l’établissement de recommandations à ce sujet comme cela a été mentionné dans le Plan « priorité prévention » présenté au mois de mars 2018.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>12417</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8876</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrick Hetzel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Prise en charge médicaments pour traiter la maladie d’Alzheimer</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            12417. — 25 septembre 2018. — M. Patrick Hetzel interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la prise en charge des traitements liés à la maladie d’Alzheimer. En effet, depuis le 1er août 2018 les médicaments prescrits pour la maladie d’Alzheimer ne sont plus pris en charge par l’assurance maladie. Cette décision suscite chez les patients et leurs proches une vive émotion et une incompréhension majeure. Depuis l’annonce officielle par son ministère, des millions de familles touchées par la maladie se mobilisent pour dénoncer cette mesure. Les plus grandes sociétés savantes, et France-Alzheimer et maladies apparentées ont même déposé un recours devant le Conseil d’État. La France compte 1,1 million de personnes vivant avec cette maladie et ce chiffre pourrait s’élever à 2 millions en 2040. La prise en charge de cette pathologie est donc un enjeu majeur de santé publique et solidarité. Il souhaite donc savoir ce que le Gouvernement compte entreprendre afin de trouver de véritables solutions pour venir en aide efficacement aux malades et à leurs familles.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8877</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La commission de la transparence composée d’experts indépendants de la Haute autorité de santé (HAS) a récemment réévalué le service médical rendu par les médicaments prescrits contre la maladie d’Alzheimer, à savoir le donépézil, la galantamine, la rivastigmine et la mémantine. A partir de l’ensemble des données médicales et scientifiques disponibles, elle a mis en évidence que ces médicaments présentent une efficacité faible, ainsi que des effets indésirables digestifs, cardiovasculaires et neuropsychiatriques pouvant être graves et nécessiter l’arrêt définitif du traitement (jusqu’à 30 % d’arrêt dans les études cliniques). L’évaluation scientifique indépendante de la HAS a conclu que l’intérêt clinique de ces produits était insuffisant pour justifier leur prise en charge par l’assurance maladie. Les ministres en charge de la santé et de la sécurité sociale ont tiré les conséquences de ces recommandations de la HAS en publiant un arrêté qui prévoit que, à compter du 1er août 2018, l’achat des médicaments contre la maladie d’Alzheimer ne fera plus l’objet d’un remboursement par l’assurance maladie. Il s’agit d’une mesure prise dans l’intérêt de la santé des citoyens et qui permettra de renforcer les investissements financiers dans la prise en charge coordonnée des patients concernés. Les soins dans le cadre de la maladie d’Alzheimer reposent avant tout sur une prise en charge pluridisciplinaire adaptée. A ce titre, la HAS a émis des recommandations pour que le parcours de soin de tous les patients soit personnalisé, à chaque étape de leur maladie. Grâce à l’action coordonnée des professionnels de santé, l’objectif est de maintenir la meilleure autonomie possible des patients. Un guide et des fiches pratiques pour "mettre en place un parcours de soins et d’accompagnement adapté" pour les patients souffrant de la maladie d’Alzheimer et apparentée ont ainsi été publiés par la HAS le 25 mai 2018. Pour améliorer la prise en charge des patients, le rôle des médecins généralistes dans le dépistage et l’accompagnement des personnes malades a été récemment renforcé. Ils disposent de plus nombreuses possibilités d’effectuer des consultations longues au domicile des patients, pour faire le point sur la maladie et s’assurer d’une prise en charge de qualité. L’accompagnement des aidants de personnes malades, dont le rôle est essentiel au quotidien, a en outre été renforcé par une augmentation continue du nombre de plateformes d’accompagnement et de répit qui leur apportent conseils et soutiens. Les équipes spécialisées Alzheimer, qui permettent une prise en charge des patients à des moments clés de leur maladie, se développent par ailleurs sur l’ensemble du territoire. Tous ces éléments sont de nature à renforcer la qualité de la prise en charge dans toutes ses dimensions. En 2018, des moyens complémentaires ont été délégués aux agences régionales de santé (ARS) pour permettre la création au sein des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes d’unités adaptées à la prise en charge de ces malades (Unités d’hébergement renforcé, Pôles d’activités et de soins adaptés notamment). Dans le même temps, les ARS poursuivent la déclinaison régionale du plan national maladies neurodégénératives notamment par le déploiement de programmes d’éducation thérapeutique, des formations des professionnels, l’expérimentation d’interventions de psychologues dans les services de soins infirmiers à domicile. Pour l’avenir, la recherche de traitements efficaces pour lutter contre la maladie d’Alzheimer reste un enjeu majeur. La France se mobilise pleinement sur ces travaux et consacre chaque année des ressources importantes aux recherches sur les maladies neurodégénératives.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>12449</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8877</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Xavier Roseren</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Arrêté - Orthopédiste-orthésiste</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            12449. — 25 septembre 2018. — M. Xavier Roseren* attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l’inquiétude des orthopédistes-orthésistes à l’égard d’un éventuel projet de publication d’un arrêté, selon lequel des employés prestataires de matériel médical pourraient être habilités à délivrer les appareillages malgré l’absence de diplôme et alors qu’ils ne suivraient qu’une formation de quelques heures. Alors que la loi actuellement en vigueur, impose une formation de 2 300 heures sanctionnée par un diplôme pour exercer le métier d’orthopédiste-orthésiste et pour délivrer des appareillages de série et sur mesure, les professionnels font valoir que ce projet risquerait de bouleverser la profession d’orthopédiste-orthésiste. En effet, la mise en œuvre de ce texte aurait de nombreuses conséquences : la mise en danger des patients, la mise en péril de la profession d’orthopédiste-orthésiste et de son économie, la mise en danger des écoles qui forment ces professionnels de santé, sans oublier l’impact sur le budget de la sécurité sociale, en raison de mésusages et effets secondaires indésirables liés à une mauvaise prise en charge ou à une mauvaise délivrance de l’appareillage. Aussi, il lui demande quelle est la position du Gouvernement sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12450</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8878</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Cordier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Délivrance d’appareillages sans diplôme d’orthopédiste-orthésiste</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            12450. — 25 septembre 2018. — M. Pierre Cordier* appelle l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l’inquiétude des orthopédistes-orthésistes concernant un projet d’arrêté qui permettrait à des employés prestataires de matériel médical d’être habilités à délivrer les appareillages malgré l’absence de diplôme et alors qu’ils ne suivraient qu’une formation de quelques heures. La loi actuellement en vigueur impose une formation de 2 300 heures sanctionnée par un diplôme pour exercer le métier d’orthopédiste-orthésiste permettant de délivrer des appareillages de série et sur mesure. Leur champ de compétences est encadré par le code de la santé publique. Ce projet d’arrêté, s’il aboutissait, aurait de nombreuses conséquences négatives : la mise en danger des patients par une inaptitude à une prise en charge globale, la mise en péril de la profession d’orthopédiste-orthésiste et de son économie, la mise en danger des écoles qui forment ces professionnels de santé dans les règles de l’art, sur la base d’un référentiel inscrit au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) de niveau III, sans oublier l’impact sur le budget de la sécurité sociale, en raison de mésusages et effets secondaires indésirables, liés à une mauvaise prise en charge ou à une mauvaise délivrance de l’appareillage. Il souhaite par conséquent connaître les intentions sur Gouvernement en la matière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12451</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8878</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Annie Genevard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Délivrance des appareillages destinés aux soins prodigués par les orthopédistes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            12451. — 25 septembre 2018. — Mme Annie Genevard* attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les conditions de délivrance des appareillages destinés aux soins prodigués par les orthopédistes-orthésistes. Actuellement, la délivrance de ce matériel destiné aux soins des patients est conditionnée à l’exercice du métier d’orthopédiste-orthésiste, et donc, l’obtention d’un diplôme attestant des compétences de ces professionnels. Or cette condition tend à disparaître, ce qui permettrait à des employés de prestataires de matériel médical d’obtenir une habilitation à la délivrance desdits appareillages. Cette mesure met à mal la profession des orthopédistes-orthésistes et les écoles qui forment ces professionnels puisque les patients n’auront plus besoin des soins prodigués par ces derniers et pourront se tourner directement vers des prestataires de matériel médical, c’est-à-dire des commerciaux. Outre la mise en péril de ces professionnels médicaux, cela créera un risque pour les patients qui accéderont à du matériel destiné à les soigner sans que les personnes qui les délivrent n’aient réellement connaissance des besoins précis attachés à leurs conditions physiques. Aussi, elle souhaite connaître sa position sur la délivrance de ces appareillages par des non-professionnels de santé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12452</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8878</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sabine Rubin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Dérégulation de la profession d’ortopédiste-orthésiste</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            12452. — 25 septembre 2018. — Mme Sabine Rubin* alerte Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l’inquiétude des orthopédistes-orthésistes à l’égard d’un futur projet de publication d’un arrêté, selon lequel des employés prestataires de matériel médical pourraient être habilités à délivrer les appareillages malgré l’absence de diplôme et alors qu’ils ne suivraient qu’une formation de quelques heures. La loi actuellement en vigueur, impose une formation de 2 300 heures sanctionnée par un diplôme pour exercer le métier d’orthopédiste-orthésiste et pour délivrer des appareillages de série et sur mesure. Leur champ de compétences est encadré par le code de la santé publique. Ce projet s’il aboutissait, risquerait de bouleverser la profession d’orthopédiste-orthésiste et la mise en œuvre de ce texte aurait de nombreuses conséquences : la mise en danger des patients par une inaptitude à une prise en charge globale, la mise en péril de la profession d’orthopédiste-orthésiste et de son économie, la mise en danger des écoles qui forment ces professionnels de santé dans les règles de l’art, sur la base d’un référentiel inscrit au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) de niveau III, sans oublier l’impact sur le budget de la sécurité sociale, en raison de mésusages et effets secondaires indésirables, liés à une mauvaise prise en charge ou à une mauvaise délivrance de l’appareillage. Aussi, elle souhaite connaître la position du Gouvernement sur ce sujet pour garantir notamment une situation de sécurité aux patients.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12455</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8879</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Joël Giraud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Métier d’orthopédiste-orthésiste</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            12455. — 25 septembre 2018. — M. Joël Giraud* attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l’inquiétude des orthopédistes-orthésistes face à un projet de publication d’un arrêté, qui autoriserait des employés prestataires de matériel médical, non-professionnels de santé, non diplômés à délivrer les appareillages simplement après avoir suivi une formation de quelques heures. La loi actuellement en vigueur stipule qu’il est nécessaire d’être diplômé pour exercer le métier d’orthopédiste-orthésiste et délivrer des appareillages. Le champ de compétences de ce secteur est encadré par le code de la santé publique. Les professionnels sont inquiets sur les conséquences négatives qui pourraient découler de la publication de cet arrêté : mise en danger des patients par une inaptitude à une prise en charge globale, mise en péril de la profession d’orthopédiste-orthésiste et de son économie, mise en danger des écoles de formation, impact sur le budget de la sécurité sociale. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui faire connaître la position du Gouvernement sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12456</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8879</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Testé</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Modalités de délivrance des appareillages de série</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            12456. — 25 septembre 2018. — M. Stéphane Testé* interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l’inquiétude des orthopédistes-orthésistes à l’égard d’un futur projet de publication d’un arrêté, selon lequel des employés prestataires de matériel médical pourraient être habilités à délivrer les appareillages malgré l’absence de diplôme et alors qu’ils ne suivraient qu’une formation de quelques heures. La loi actuellement en vigueur, impose une formation de 2 300 heures sanctionnée par un diplôme pour exercer le métier d’orthopédiste-orthésiste et pour délivrer des appareillages de série et sur mesure. Leur champ de compétences est encadré par le code de la santé publique. Ce projet, s’il aboutissait, risquerait de bouleverser la profession d’orthopédiste-orthésiste et la mise en œuvre de ce texte aurait de nombreuses conséquences : la mise en danger des patients par une inaptitude à une prise en charge globale, la mise en péril de la profession d’orthopédiste-orthésiste et de son économie, la mise en danger des écoles qui forment ces professionnels de santé dans les règles de l’art, sur la base d’un référentiel inscrit au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) de niveau III, sans oublier l’impact sur le budget de la sécurité sociale, en raison de mésusages et effets secondaires indésirables, liés à une mauvaise prise en charge ou à une mauvaise délivrance de l’appareillage. Aussi, il souhaite connaître la position du Gouvernement sur ce sujet pour garantir, notamment, une situation de sécurité aux patients.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12457</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8879</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Pierre Pont</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Modalités de délivrance des appareillages de série</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            12457. — 25 septembre 2018. — M. Jean-Pierre Pont* attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l’inquiétude des orthopédistes-orthésistes à l’égard d’un futur projet, selon lequel des employés prestataires de matériel médical pourraient être habilités à délivrer des appareillages malgré l’absence de diplôme et alors qu’ils n’auraient suivi qu’une formation de quelques heures. La loi actuellement en vigueur, impose une formation de 2 300 heures sanctionnée par un diplôme pour exercer le métier d’orthopédiste-orthésiste et pour délivrer des appareillages de série et sur mesure. Leur champ de compétences est encadré par le code de la santé publique. Ce projet risquerait de bouleverser la profession d’orthopédiste-orthésiste. La mise en œuvre de ce texte aurait de nombreuses conséquences : la mise en danger des patients par une inaptitude à une prise en charge globale, la mise en péril de la profession d’orthopédiste-orthésiste et de son économie, la mise en danger des écoles qui forment ces professionnels de santé dans les règles de l’art, sur la base d’un référentiel inscrit au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) de niveau III, sans oublier l’impact sur le budget de la sécurité sociale, conséquence d’une mauvaise prise en charge ou d’une mauvaise délivrance de l’appareillage. Le Gouvernement envisage-t-il de modifier le statut actuel de la profession ? Il lui demande quelle est la position du Gouvernement à ce sujet pour garantir notamment une situation de sécurité aux patients.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12458</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8879</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Christine Dalloz</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Modalités de délivrance des appareillages de série</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            12458. — 25 septembre 2018. — Mme Marie-Christine Dalloz* attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l’inquiétude des orthopédistes-orthésistes à propos de la prochaine publication d’un arrêté relatif à l’habilitation des employés prestataires de matériel médical à délivrer des appareillages malgré l’absence de diplôme et de qualification. La loi actuellement en vigueur impose une formation de 2 300 heures sanctionnées par un diplôme pour exercer le métier d’orthopédistes-orthésistes pour délivrer ce type d’appareillage. Cet arrêté risquerait de provoquer un véritable bouleversement dans l’ensemble de la profession et emporterait de nombreuses conséquences : la mise en danger des patients par une inaptitude à une prise en charge globale ainsi que la mise en péril de tout un secteur économique (professionnels et écoles de formation). Sans oublier l’impact sur le budget de la sécurité sociale, en raison de mésusages et effets secondaires indésirables, liés à une prise en charge de moins bonne qualité. Elle lui demande donc de préciser la position du Gouvernement sur ce sujet, pour garantir notamment la sécurité des patients.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12459</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8880</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Naegelen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Modalités de délivrance des appareillages de série</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            12459. — 25 septembre 2018. — M. Christophe Naegelen* interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l’inquiétude des orthopédistes-orthésistes à l’égard d’un futur projet de publication d’un arrêté, selon lequel des employés prestataires de matériel médical pourraient être habilités à délivrer les appareillages malgré l’absence de diplôme et alors qu’ils ne suivraient qu’une formation de quelques heures. La loi actuellement en vigueur impose une formation de 2 300 heures sanctionnée par un diplôme pour exercer le métier d’orthopédiste-orthésiste et pour délivrer des appareillages de série et sur mesure. Leur champ de compétences est encadré par le code de la santé publique. Ce projet, s’il aboutissait, risquerait de bouleverser la profession d’orthopédiste-orthésiste et la mise en œuvre de ce texte aurait de nombreuses conséquences : la mise en danger des patients par une inaptitude à une prise en charge globale, la mise en péril de la profession d’orthopédiste-orthésiste et de son économie, la mise en danger des écoles qui forment ces professionnels de santé dans les règles de l’art, sur la base d’un référentiel inscrit au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) de niveau III, sans oublier l’impact sur le budget de la sécurité sociale, en raison de mésusages et effets secondaires indésirables, liés à une mauvaise prise en charge ou à une mauvaise délivrance de l’appareillage. Aussi, il souhaite connaître la position du Gouvernement sur ce sujet afin de garantir notamment la sécurité des patients et une prise en charge de qualité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12462</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8880</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Patricia Mirallès</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Orthopédiste et habilitation à délivrer de l’appareillage</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            12462. — 25 septembre 2018. — Mme Patricia Mirallès* attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé l’inquiétude des orthopédistes-orthésistes à l’égard d’un futur projet de publication d’un arrêté, selon lequel des employés prestataires de matériel médical pourraient être habilités à délivrer les appareillages malgré l’absence de diplôme et alors qu’ils ne suivraient qu’une formation de quelques heures. La loi actuellement en vigueur impose une formation de 2 300 heures sanctionnée par un diplôme pour exercer le métier d’orthopédiste-orthésiste et pour délivrer des appareillages de série et sur mesure. Leur champ de compétences est encadré par le code de la santé publique. Ce projet s’il aboutissait, risquerait de bouleverser la profession d’orthopédiste-orthésiste et la mise en œuvre de ce texte aurait de nombreuses conséquences : la mise en danger des patients par une inaptitude à une prise en charge globale, la mise en péril de la profession d’orthopédiste-orthésiste et de son économie, la mise en danger des écoles qui forment ces professionnels de santé dans les règles de l’art, sur la base d’un référentiel inscrit au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) de niveau III, sans oublier l’impact sur le budget de la sécurité sociale, en raison de mésusages et effets secondaires indésirables, liés à une mauvaise prise en charge ou à une mauvaise délivrance de l’appareillage. Aussi, il souhaite connaître la position du Gouvernement sur ce sujet pour garantir notamment une situation de sécurité aux patients.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8880</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Sur la base de l’arrêté du 1er février 2011 relatif aux professions de prothésiste et orthésiste pour l’appareillage des personnes handicapées, un courrier du ministère chargé de la santé a été adressé au président du syndicat national de l’orthopédie française, le 6 décembre 2016 afin de confirmer que « les prestataires de services et distributeurs de matériel peuvent vendre des orthèses de série seulement s’ils emploient un professionnel de santé autorisé à en délivrer. Il peut s’agir, par exemple, d’un orthopédiste-orthésiste, d’un orthoprothésiste ou d’un pharmacien diplômé ». Néanmoins, face aux difficultés d’application de cette réglementation, l’Assurance maladie a instauré, depuis une dizaine d’années, un moratoire afin de rembourser les orthèses de série vendues par d’autres professionnels intervenant dans le champ de la santé. Des travaux ont été engagés avec l’ensemble des professionnels concernés, les services de l’Assurance maladie, le Comité économique des produits de santé et le ministère, depuis plusieurs mois, pour rechercher un consensus en vue de mettre fin au moratoire mis en place. Les discussions sont actuellement encore en cours entre les partenaires concernés afin de parvenir à un accord.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4373</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8881</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Panonacle</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Ecosystèmes aquatiques en danger</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4373. — 2 janvier 2018. — Mme Sophie Panonacle alerte M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur la situation des écosystèmes aquatiques en danger. Il n’est plus possible d’ignorer, aujourd’hui, le problème des taux excessifs de nitrate en bord de fleuves et en bord des côtes. Phénomène dont les conséquences sont accentuées par le réchauffement climatique. On ne peut pas non plus ignorer la prolifération d’algues due à un excès d’azote et de phosphore qui est le signe d’un appauvrissement du milieu en oxygène. À terme, les êtres vivants aquatiques sont condamnés à mort. Face à la recrudescence des épisodes d’eutrophisation, elle lui demande quelles sont les dispositions que le Gouvernement entend prendre pour encourager le passage à l’agro-écologie.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8881</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les phénomènes d’eutrophisation des milieux sont liés à des apports excessifs d’azote et de phosphore en provenance des bassins versants, ayant pour origine principalement les activités agricoles ainsi que les rejets urbains dans une moindre mesure. Au niveau national, un socle réglementaire a été mis en place dès les années 90 en application de la directive nitrates pour encadrer les pratiques agricoles en vue de réduire la pollution des eaux par les nitrates d’origine agricole. Cette réglementation a, en particulier, été renforcée depuis pour mieux prendre en compte la question de l’eutrophisation. En complément de ces mesures réglementaires, des actions spécifiques sont également mises en place au niveau de certains territoires pour lutter contre l’eutrophisation des milieux, en application de la directive cadre sur l’eau. En particulier, on peut citer l’exemple du plan algues vertes en Bretagne, mis en place dès 2010 et reconduit en 2017, qui a conduit à la mise en place de chartes au niveau des baies concernées afin d’engager des évolutions des pratiques agricoles sur ces territoires, en complément des actions réglementaires. L’ensemble de ces actions a permis des améliorations significatives de la qualité de l’eau sur les baies concernées. Une expertise scientifique collective sur l’eutrophisation réalisée à la demande des ministères en charge de l’écologie et de l’agriculture a permis d’établir un bilan des connaissances scientifiques sur les causes et conséquences des phénomènes d’eutrophisation. Ce bilan devra permettre d’orienter les politiques publiques à l’avenir pour améliorer leur efficacité dans la protection des milieux contre l’eutrophisation. Par ailleurs, la mise en œuvre du plan agro-écologique en 2013 a permis une sensibilisation croissante du monde agricole à l’agro-écologie. Les expériences de terrain se multiplient et démontrent que les systèmes agro-écologiques ont très peu recours aux intrants et préservent l’environnement, tout en maintenant des performances économiques élevées. Ils créent davantage de valeur ajoutée par actif agricole et produisent des effets positifs induits à l’échelle de l’économie et de l’environnement des territoires. Ces initiatives doivent être démultipliées et accompagnées par les politiques publiques. Toutefois, les défis à relever pour opérer la transition écologique de l’agriculture restent conséquents en termes d’accompagnement des agriculteurs, d’émergence d’initiatives collectives territoriales, de valorisation par les filières agro-alimentaires de pratiques respectueuses de l’environnement et de réorientation des soutiens publics à l’agriculture. Les états généraux de l’alimentation ont permis de définir des objectifs partagés en matière de développement de l’agriculture biologique et de se doter de principes d’action pour accélérer la transition écologique de l’agriculture. Dans son prolongement, le ministère de l’agriculture a lancé le plan ambition bio, qui permettra d’accompagner le changement d’échelle des productions biologiques sur la période 2018-2022. Le projet de loi sur l’équilibre des relations commerciale permettra de développer l’approvisionnement de la restauration collective en produits issus de l’agriculture biologique, bénéficiant de signes de qualité ou à moindre impact environnemental. La restauration collective constitue un levier important pour accélérer la conversion vers des modes de production agro-écologiques. Parmi les 90 mesures du plan biodiversité, 150 M€ seront mobilisés d’ici 2021 pour rémunérer les agriculteurs pour la mise en place d’action de protection de la biodiversité (couverture de sols, plantation de haies, préservation des prairies et des zones humides…). La politique agricole commune (PAC) demeure enfin un formidable levier de structuration du secteur agricole que les autorités françaises souhaitent mobiliser au bénéfice du développement de l’agro-écologie dans la perspective de la programmation post-2020. Le Gouvernement a ainsi défendu dès l’automne dernier la nécessité d’un renfort de l’ambition environnementale de la PAC, en faveur de la transition agro-écologique des systèmes de production, par la reconnaissance des pratiques agricoles bénéfiques à l’environnement et l’incitation à la performance environnementale des exploitations. Cette prise de position s’est traduite opportunément dans le projet de règlement sur la PAC post-2020 publié le 1er juin dernier par la Commission en cours de discussion par l’introduction au sein du premier pilier de la PAC d’un nouvel outil de rémunération incitative de ces pratiques obligatoire pour tous les États membres, dit « ECO scheme », dont les autorités françaises s’assureront désormais du contenu environnemental comme du caractère commun pour accompagner le développement de l’agro-écologie et faire de l’agro-écologie et de l’agriculture biologique des standards de production à l’échelle européenne. La mesure n° 24 du plan biodiversité relative à la mise en place d’un paiement pour service environnemental en France en anticipation de la prochaine PAC s’inscrit dans cette perspective.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4461</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8882</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Adrien Quatennens</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Pollutions des installations non-ICPE</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4461. — 9 janvier 2018. — M. Adrien Quatennens interroge M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur la réduction et le contrôle des pollutions émanant d’installations non-ICPE. Il est sollicité par différents riverains de sa circonscription, habitant à proximité directe de carrosseries insérées dans le tissu urbain de la métropole lilloise. Ces habitants sont confrontés à des émanations de solvants. Des composés organiques volatils identiques à ceux utilisés dans les carrosseries voisines ont par ailleurs été retrouvés en quantité anormalement élevée au sein de leur domicile. La règlementation des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) a été allégée en 2006, si bien que les carrosseries en question ne répondent plus aux critères règlementés précédemment. L’INERIS a produit en 2006 une première étude visant à identifier les activités non soumises à autorisation au titre de la réglementation des ICPE afin de mettre en relief les secteurs à étudier de manière plus approfondie. Ces carrosseries et ateliers de peinture font partie des activités à suivre de près et elles sont citées à ce titre dans le plan interministériel sur la qualité de l’air intérieur (PQAI) publié en octobre 2013. Il n’existe néanmoins à ce jour aucune obligation ni incitation pour ces entreprises à contenir les émissions de produits toxiques à la source, ce qui génère toutes les nuisances olfactives et sanitaires que l’on peut imaginer pour un grand nombre de concitoyens, habitant à proximité de structures telles que ces carrosseries. Il est donc interrogé sur les solutions qu’il entend mettre en place pour prendre en considération la nécessité de réduction et de contrôle à la source de pollutions émanant d’installations non-ICPE.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8882</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La prévention de la pollution liée aux composés organiques volatils fait l’objet d’une attention particulière des pouvoirs publics. Les exploitants d’atelier d’entretien et de réparation automobile doivent mettre en œuvre des mesures de prévention environnementale efficace. Il est nécessaire qu’ils veillent à réduire les pollutions imputables à leur activité et à mettre en place une gestion efficace des déchets, afin de favoriser leur valorisation ou leur élimination dans les meilleures conditions possibles d’un point de vue environnemental. La réduction des pollutions s’entend par la limitation des pollutions continues envers l’atmosphère, l’eau et les sols, mais aussi par la prévention des pollutions occasionnelles. Les ateliers de réparation et d’entretien de véhicules à moteurs sont inscrits dans la nomenclature des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE), au sein de la rubrique 2930. Il existe en conséquence trois types de garages, d’un point de vue du droit des ICPE : - les garages soumis au régime de l’autorisation (ceux ayant une surface d’atelier supérieure à 5000 mètres carrés ou ceux dont la quantité maximale de produits susceptibles d’être utilisés est supérieure à 100 kilogrammes par jour), - les garages soumis au régime de la déclaration (ceux dont la surface d’atelier est supérieure à 2000 mètres carrés, mais inférieure à 5000 ou ceux dont la quantité maximale de produits susceptible d’être utilisés est supérieure à 10 kilogrammes par jour ou si la quantité annuelle de solvants contenus dans les produits susceptible d’être utilisée est supérieure à 0,5 tonne, sans que la quantité maximale de produits susceptible d’être utilisée dépasse 100 kilogramme par jour), - et enfin ceux qui ne sont soumis à aucun de ces deux régimes et qui ne sont donc pas régis par la législation des ICPE. En premier lieu le décret n° 2006-678 du 8 juin 2006 modifiant la nomenclature des installations classées a modifié la rubrique 2930 des installations classées relative aux ateliers de réparation et d’entretien de véhicules et engins à moteur, y compris les activités de carrosserie et de tôlerie. Pour l’application, la cuisson et le séchage sur véhicules et engins à moteur de vernis, peintures et apprêts, lesquels sont susceptibles de dégager des émanations polluantes, la réglementation s’applique dès que la quantité maximale de produits susceptible d’être utilisée est supérieure à 10 kg/j ou si la quantité annuelle de solvants contenus dans les produits susceptibles d’être utilisés est supérieure à 0,5 tonne. Un contrôle périodique par organismes agréés a par ailleurs été institué en 2006 afin de vérifier la correcte application des dispositions s’appliquant à ces installations. Ces dispositions concernent notamment les valeurs limites d’émission pour les polluants émis et des analyses régulières de ces émissions. En second lieu, la réglementation permet également de limiter les pollutions liées aux produits et notamment aux peintures utilisées, quelle que soit la taille des installations. Ainsi, la directive 2004/42/CE du 21 avril 2004 relative à la réduction des émissions de composés organiques volatils dues à l’utilisation de solvants organiques dans certains vernis et peintures et dans les produits de retouche des véhicules, et modifiant la directive 1999/13/CE, a été intégralement transposée dans le code de l’environnement aux articles R. 224-48 à R. 224-59. Enfin il ressort de ces textes que les peintures et les produits de retouche des véhicules ne peuvent être mis sur le marché que si leur concentration en composés organiques volatils ne dépasse pas les valeurs limites fixées par un arrêté du 29 mai 2006. Les petits ateliers de carrosserie sont concernés par ces dispositions, de même que les particuliers. Au regard de ces deux niveaux d’actions, la transposition des textes européens et la mise en œuvre du contrôle périodique au niveau national, les cas des petits ateliers de carrossage sont suffisamment réglementés pour prévenir de façon efficace la pollution par les composés organiques volatils.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>4641</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8883</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Cécile Untermaier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Risques sanitaires - installation compteurs intelligents</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            4641. — 23 janvier 2018. — Mme Cécile Untermaier attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur les risques sanitaires relatifs à l’installation des compteurs Linky dans l’ensemble des foyers français. Depuis décembre 2015, des compteurs dits « intelligents » sont installés par Enedis sur toute la France, et devraient concerner à terme 35 millions d’habitations, bâtiments publics, commerces et entreprises, cliniques et hôpitaux, hôtels et restaurants, crèches et écoles, collèges et lycées. Ces nouveaux compteurs enverront en permanence des informations par courants porteurs en ligne. Les fréquences engendrées par le compteur Linky ont été classées en 2011 « cancérogènes possibles » par le Centre international de la recherche sur le cancer. Par ailleurs, il est constaté depuis plusieurs années, que plus en plus de personnes sont électrosensibles. Ces dernières s’inquiètent de cette nouvelle installation et des conséquences sur leur santé. Les personnes souffrant d’hypersensibilité aux ondes électromagnétiques devraient avoir la possibilité de refuser l’installation obligatoire de ce compteur chez elles. Aussi, elle souhaite obtenir des précisions sur les mesures prévues pour pallier les risques pour le consommateur sur le plan sanitaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8883</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La directive de 2009 sur le marché intérieur de l’électricité fixe des objectifs ambitieux de déploiement de compteurs communicants, visant à équiper 80 % des foyers de tels dispositifs d’ici à 2020. À la suite d’une phase d’expérimentation portant sur le déploiement de 300 000 compteurs dans les régions de Tours et de Lyon, la Commission de régulation de l’énergie a procédé en 2011 à une évaluation favorable du dispositif. Les pouvoirs publics ont donc décidé de procéder à la généralisation du déploiement des compteurs communicants sur l’ensemble du territoire national avec le déploiement de 36 millions de compteurs prévu entre 2016 et 2021. Plus de 11 millions de compteurs étaient installés mi-2018, soit environ un tiers du programme et environ 30 000 compteurs sont installés chaque jour. Concernant les effets sanitaires, plusieurs études ont été réalisées par l’Agence nationale des fréquences (ANFR) et l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) et montrent que les niveaux d’exposition sont très inférieurs aux normes réglementaires. Des campagnes de mesures de l’exposition aux ondes électromagnétiques ont en effet été menées en 2016 et 2017 par l’INERIS, le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) et l’ANFR sur des compteurs en laboratoire et installés dans des logements. Ces mesures ont montré que les compteurs produisent un champ électromagnétique faible et très inférieur aux valeurs limites réglementaires. De plus, le niveau d’exposition décroît très rapidement avec la distance au compteur ou le long du circuit électrique à l’intérieur d’une habitation. Les mesures en laboratoire réalisées par l’ANFR montrent que le champ magnétique à 30 cm du compteur Linky est du même ordre de grandeur que celui d’un chargeur d’ordinateur et près de trois fois inférieur à celui d’un écran TV. Le champ électrique à 30 cm du compteur Linky est similaire à celui des anciens compteurs, comparable à celui d’un écran TV et dix fois moindre que celui d’une lampe fluo compacte. En juin 2017, l’Anses a rendu public son rapport d’expertise sur l’exposition de la population aux champs électromagnétiques émis par les "compteurs communicants". Les principaux enseignements de cet avis sont :- que les niveaux d’exposition générés par les compteurs communicants sont très faibles par rapport aux valeurs réglementaires, et sont comparables à ceux émis par les dispositifs électriques ou électroniques domestiques (écrans TV, perceuse électrique sans fil…) ; - qu’il est peu probable que l’exposition aux ondes émises puisse engendrer des effets sanitaires à court ou long terme. Le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, a néanmoins demandé à ENEDIS d’être particulièrement attentif aux personnes électrosensibles. Depuis le 6 juin, le dispositif national de surveillance et de mesure des ondes géré par l’ANFR a évolué et permet à tout citoyen de faire gratuitement mesurer son exposition associée à des objets communicants fixes comme le compteur Linky. L’Anses poursuivra ses études sur les évolutions à venir du compteur afin de continuer à mesurer ses impacts sur les utilisateurs.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>7021</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8883</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Émilie Guerel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Protection des sources d’eau potable menacées de fermeture</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            7021. — 3 avril 2018. — Mme Émilie Guerel* attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur l’absence d’information concernant la protection des sources d’eau potable menacées de fermeture du fait des pollutions en pesticides, en nitrates ou de l’épuisement de la ressource. Alors que les fleuves et nappes phréatiques sont de plus en plus pollués par les rejets agricoles ou voient une diminution dramatique de leurs niveaux pendant l’été, la mobilisation de la société civile en 2007 à l’occasion du Grenelle de l’environnement, puis en 2013 lors de la deuxième conférence environnementale pour la transition écologique, a permis d’identifier à travers toute la France un millier de sources et de captages destinés à la production d’eau potable, plus particulièrement concernés par ces menaces et dont la protection a été jugée prioritaire. Sur ce millier de sources prioritaires, 29 % sont menacées de fermeture du fait des pollutions en pesticides, 10 % du fait des pollutions en nitrates et 42 % du fait des pollutions cumulées en pesticides et en nitrates. Les mesures de protection contre ces risques prévues par la loi consistent à développer à proximité des sources les modes de production les plus respectueux de l’environnement tels que l’agriculture biologique ou, dans le cas d’un maintien de l’agriculture conventionnelle, à encadrer très strictement, voire interdire, l’usage des pesticides et des engrais. Mais alors que les lois issues du Grenelle de l’environnement prévoyaient une protection effective de ces sources en 2012, force est de constater à ce jour l’absence d’information précise (au niveau national comme au niveau local) sur la mise en œuvre des mesures de protection, six ans après ce délai. Les consommateurs qui financent à travers leurs factures d’eau, les organismes chargés de la protection des ressources d’eau potable, attendent de ces structures qu’elles mettent en œuvre les mesures de protection exigées par la loi et informent sur la progression de la qualité de la ressource. Dans l’attente du plan sécheresse annoncé l’été 2017, elle l’alerte sur la nécessité de remettre à l’agenda des pouvoirs publics la protection des ressources aquatiques. En ce sens, la députée préconise, de la part du ministère, la publication d’un bilan détaillé des mesures de protection et de leur impact sur la protection des captages prioritaires. Elle recommande également l’introduction, dans le plan sécheresse à venir, de la sécurisation renforcée des approvisionnements en eau potable. Face à cette urgence écologique et à ces préconisations, elle souhaite connaître les dispositions que le Gouvernement entend prendre pour protéger les sources d’eau potable menacées de fermeture.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8894</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8884</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Ledoux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Pollutions des sources d’eau potable</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            8894. — 5 juin 2018. — M. Vincent Ledoux* interroge M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur les mesures que le Gouvernement entend mettre en œuvre pour protéger les sources d’eau potable prioritaires menacées de fermeture du fait des pollutions en pesticides, en nitrates ou de l’épuisement de la ressource. Le nombre de consommateurs français desservis par une eau contaminée par ces polluants est estimé à 2 millions. Les mesures de protection contre ces risques prévues par la loi consistent à développer à proximité des sources les modes de production les plus respectueux de l’environnement tels que l’agriculture biologique ou, dans le cas d’un maintien de l’agriculture conventionnelle, à encadrer très strictement, voire interdire, l’usage des pesticides et des engrais. Quant aux sources concernées par une diminution du débit, les mesures à mettre en place consistent à limiter fortement les utilisations agricoles ou industrielles afin de pérenniser l’utilisation pour la production d’eau potable. Il souhaiterait connaître l’évaluation des lois issues du Grenelle de l’environnement qui prévoyaient une protection effective de ces sources en 2012, le bilan détaillé des mesures de protection et de leur impact sur la protection des captages prioritaires. Par ailleurs, il le remercie de bien vouloir lui faire connaître l’état l’élaboration du Plan sécheresse qui devrait permettre de mieux sécuriser les approvisionnements en eau potable.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8884</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Conformément aux conclusions du Grenelle de l’environnement et des conférences environnementales de 2013 et 2016, 1 109 captages dégradés par des pollutions diffuses (nitrates, pesticides) ou à risque de l’être ont été désignés comme devant être protégés en priorité et identifiés au sein des schémas directeurs d’aménagement et de gestion des eaux 2016-2021 (SDAGE). Cette action est reprise dans le plan national micropolluants 2016-2021, ainsi que dans le 3ème plan national santé environnement (2015-2019). Faisant suite à la désignation des captages prioritaires, le ministère de la transition écologique et solidaire (MTES) a conduit une démarche participative et innovante avec les différents acteurs impliqués dans la protection de la ressource en eau afin d’identifier les mesures les plus efficaces, à court, moyen et long termes, pour renforcer cette politique de protection. Sur cette base, une instruction du Gouvernement sera adressée aux différents services de l’État lors de la deuxième séquence des assises de l’eau afin de remobiliser l’ensemble des acteurs concernés à l’échelle des territoires, au premier rang desquels les collectivités, et de promouvoir les mesures adaptées mises en avant dans le cadre de cette démarche. Par ailleurs, il est prévu que les agences de l’eau continuent d’accompagner la mise en œuvre de la politique de protection des ressources en eau contre les pollutions diffuses dans le cadre de leurs 11èmes programmes d’interventions 2019-2024. Concernant la mise à disposition d’informations sur cette politique, l’agence française pour la biodiversité a mis en place en 2016 un centre de ressources dédié à la protection des captages contre les pollutions diffuses. Ce centre de ressources vise à favoriser les échanges entre les acteurs concernés et à mettre à leur disposition les informations disponibles sur ce sujet. Dans ce cadre, le site internet https://aires-captages.fr/aires-alimentation-captages/carte-des-aac permet d’accéder aux informations relatives à l’avancement de la protection des 1 000 captages prioritaires sur la base des informations saisies par les services déconcentrés de l’État (directions départementales des territoires, directions départementales des territoires et de la mer, directions de l’environnement, de l’aménagement et du logement). Sur les 1 109 captages prioritaires, l’aire d’alimentation de captage a été délimitée dans 60 % des cas et 521 captages (46 %) sont dotés d’un plan d’actions et/ou d’un programme d’actions arrêté par les préfets. En complément de la protection des captages prioritaires, les SDAGE 2016-2021 prévoient l’identification des ressources en eau stratégique pour le futur et la mise en œuvre de mesure pour assurer la protection qualitative et quantitative de ces ressources, qu’elles soient actuellement exploitées ou qu’elles soient réservées à l’alimentation future des populations. Les six préfets de bassins métropolitains ont également adopté ou sont en cours de rédaction de plans/stratégies d’adaptation au changement climatique intégrant des orientations sur la gestion équilibrée de la ressource en eau. S’agissant de la gestion quantitative de l’eau, suite à l’important épisode de sécheresse ayant touché de nombreux départements lors de l’été 2017, des actions concrètes ont été présentées en conseil des ministres le 9 août 2017 par le ministre de l’agriculture et de l’alimentation et par le MTES. La politique de gestion quantitative de la ressource en eau s’inscrit désormais dans le cadre de cette communication et s’articule autour de deux objectifs : encourager la sobriété des usages et réguler en amont la ressource, grâce notamment à l’innovation, et faire émerger, dans l’ensemble des territoires, des solutions adaptées aux besoins et aux contextes locaux. Sous l’impulsion du MTES, une « banque » nationale des prélèvements quantitatifs en eau (BNPE) a été développée (http://www.bnpe.eaufrance.fr/presentation). Il s’agit d’un outil national dédié au suivi et à la diffusion des prélèvements sur la ressource en eau, pour la France métropolitaine et les départements d’outre-mer. Il permet d’acquérir une meilleure connaissance des pressions s’exerçant sur la ressource en eau et participe donc à la mise en œuvre de mesures adaptées à la protection de la ressource. Enfin, il convient de noter que le MTES, via les agences de l’eau, favorise la sécurisation de l’alimentation des populations en accompagnant financièrement les travaux d’interconnexion des réseaux d’eau potable, et a engagé une politique ambitieuse de réduction des fuites dans les canalisations d’eau potable qui a été réaffirmée lors de la première séquence des assises de l’eau. Dans une logique d’économie circulaire, le MTES cherche également avec les autres ministères concernés à développer la réutilisation des eaux dites non conventionnelles tout en assurant la protection de l’environnement et les personnes en contact direct et indirect avec ces « eaux ».]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>7218</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8885</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Ange Magne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Compteurs Linky et collecte des données personnelles</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            7218. — 10 avril 2018. — Mme Marie-Ange Magne attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur le problème de la collecte des données personnelles par les compteurs Linky. Ce dispositif, décrié pour de nombreux problèmes techniques, défauts d’informations du consommateur ou d’inutilité quant à la maîtrise de sa consommation d’énergie, a encore fait parler de lui le 27 mars 2018. En effet, la CNIL a mis en demeure le fournisseur d’électricité Direct Énergie en raison d’une absence de consentement à la collecte des données de consommation issues du compteur communiquant Linky. Ce consentement, dans nombre de contrats d’abonnement, se résume souvent à une petite ligne dont une case est à cocher si l’on ne souhaite pas que ses données soient réutilisées. Parfois, comme dans le cas présent, l’information n’est que signalée sans possibilité de refus. Aussi, à l’heure où la gestion des données devient un enjeu de société, elle lui demande quelles mesures il envisage de prendre pour améliorer l’information des utilisateurs et la possibilité pour ces derniers de refuser la collecte de leurs données personnelles voire de refuser l’installation du compteur Linky.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8885</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La directive de 2009 sur le marché intérieur de l’électricité fixe des objectifs ambitieux de déploiement de compteurs communicants, visant à équiper 80 % des foyers de tels dispositifs d’ici à 2020. À la suite d’une phase d’expérimentation portant sur le déploiement de 300 000 compteurs dans les régions de Tours et de Lyon, la Commission de régulation de l’énergie a procédé en 2011 à une évaluation favorable du dispositif. Les pouvoirs publics ont donc décidé de procéder à la généralisation du déploiement des compteurs communicants sur l’ensemble du territoire national. Concernant la protection des données, toutes les dispositions réglementaires sont en place pour garantir la confidentialité des données de tous les utilisateurs. L’accord du consommateur est ainsi une condition préalable à toute collecte par le gestionnaire de réseau ou à toute transmission à des tiers. Les conditions ne sont cependant pas toujours claires pour les consommateurs qui ne savent pas à quoi ils s’engagent. Le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, a demandé, lors d’une réunion avec l’ensemble des parties prenantes, le 26 juin dernier, aux fournisseurs et à ENEDIS de revoir leur communication sur le sujet, afin de faire preuve de la plus grande transparence et de plus de pédagogie. La Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) a effectivement mis en demeure Direct Energie de se conformer à la loi, la CNIL ayant constaté un manquement concernant le consentement à la collecte des données. Direct Energie avait trois mois pour se conformer à la réglementation, ce qu’il s’est bien évidemment engagé à faire.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>7700</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8886</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alain David</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Compteur Linky - coût</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            7700. — 24 avril 2018. — M. Alain David attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur le coût de l’installation du nouveau compteur Linky. Dans son rapport annuel, la Cour des comptes se montre très critique sur ce dispositif jugé coûteux pour le consommateur mais avantageux pour Enedis. En effet, si le coût effectif total de la mise en œuvre des compteurs, 5,7 milliards d’euros, se fait dans des conditions avantageuses pour Enedis, qui assure l’avance des frais d’installation, le financement est assuré par les usagers qui verront leurs factures augmenter à compter de 2021, ce qui devrait dans la durée provoquer un surcoût de 500 millions d’euros à la charge des usagers. Il lui demande dans quelle mesure le Gouvernement entend revoir les conditions de rémunération d’Enedis, jugées trop généreuses par la Cour des comptes et trop coûteuses pour les consommateurs. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8886</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La directive de 2009 sur le marché intérieur de l’électricité fixe des objectifs ambitieux de déploiement de compteurs communicants, visant à équiper 80 % des foyers de tels dispositifs d’ici à 2020. À la suite d’une phase d’expérimentation portant sur le déploiement de 300 000 compteurs dans les régions de Tours et de Lyon, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) a procédé en 2011 à une évaluation favorable du dispositif. Les pouvoirs publics ont donc décidé de procéder à la généralisation du déploiement des compteurs communicants sur l’ensemble du territoire national. Concernant le financement, qui a été critiqué par un rapport de la Cour des comptes, le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, a souhaité qu’un travail soit engagé avec la CRE et ENEDIS pour envisager les possibilités d’évolution des modalités de rémunération de l’opérateur,  en particulier de celles liées à l’avance de trésorerie consentie par ENEDIS au regard de l’évolution des taux d’intérêt. Il est de la responsabilité des pouvoirs publics de rémunérer au juste niveau ENEDIS pour ce déploiement industriel de grande ampleur, tout en garantissant les intérêts du consommateur.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>7958</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8886</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Grégory Galbadon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Arnaques photovoltaïque</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            7958. — 1 mai 2018. — M. Grégory Galbadon attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur les pratiques douteuses d’un certain nombre d’installateurs de panneaux solaires. Certains professionnels surestiment la capacité de production d’énergie des panneaux solaires et couplent leur proposition d’installation à des offres de crédit peu transparentes laissant croire au consommateur que son investissement sera totalement transparent puisque totalement compensé par la revente d’électricité ce qui se révèle mensonger et entraîne des difficultés de remboursement de prêt pouvant amener à des situations d’endettement graves. Il lui demande donc ce qu’il entend faire pour à la fois venir en aide à ces victimes d’escroquerie, pallier ce problème et ainsi soutenir le secteur des énergies propres qui, avec de telles pratiques, peut souffrir d’un manque de confiance auprès du grand public alors qu’il présente des solutions d’avenir.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8886</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les fraudes liées aux conditions de commercialisation et de financement de l’installation de panneaux photovoltaïques sont le fait d’une minorité d’entreprises mais placent des ménages parfois modestes dans des situations financières difficiles. Les services du ministère de la transition écologique et solidaire (MTES) travaillent activement avec la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) pour enrayer ces pratiques. Pour mettre fin à ces comportements qui nuisent aux intérêts économiques des consommateurs et aux objectifs de développement durable, des enquêtes régulières sont menées par la DGCCRF dans ce secteur. L’enquête réalisée en 2016 par la DGCCRF dans le secteur des énergies renouvelables (EnR) et de la rénovation thermique a conduit à contrôler 362 établissements (distributeurs, démarcheurs, sous-traitants, établissements de crédit). Elle a donné lieu à 1164 actions de contrôle, 61 avertissements, 63 injonctions, 75 procès-verbaux. Par ailleurs, des actions de prévention sont menées par l’autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) auprès des organismes de crédit qui proposent des prêts à la consommation aux particuliers pour des équipements EnR. Les services du MTES recommandent aux consommateurs abusés de porter systématiquement plainte auprès des directions départementales de protection des populations (DDPP) de manière à améliorer notre connaissance du phénomène et d’engager des poursuites. Cette démarche est gratuite. Par ailleurs, plusieurs dispositions protectrices des consommateurs, inscrites dans le code de la consommation s’appliquent également à ces ventes. En particulier, à l’occasion de celles-ci, les consommateurs, notamment les plus vulnérables, sont protégés contre les méthodes utilisées par certains vendeurs au titre des dispositions du code de la consommation interdisant l’abus de faiblesse ou d’ignorance (articles L. 122-8 et suivants du code de la consommation) ou les pratiques commerciales agressives, qui se caractérisent par le recours au harcèlement, voire à l’exercice d’une contrainte physique ou morale (L. 122-11 et suivants du code de la consommation). En outre, les informations fausses ou mensongères délivrées au consommateur pour l’inciter à souscrire un engagement constituent des pratiques commerciales trompeuses prohibées par l’article L. 121-1 du code de la consommation. De tels agissements, constitutifs de délits, sont sanctionnés pénalement par des peines d’emprisonnement et des amendes.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>8269</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8887</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dominique Potier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Réemploi des pneumatiques usagés</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            8269. — 15 mai 2018. — M. Dominique Potier appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur la valorisation des pneumatiques usagés et notamment sur la voie du réemploi qui concerne environ 15 % du volume, majoritairement affecté à l’export. Cette option constitue évidemment le mode de valorisation le plus efficace tant en termes de consommation de matière que de revenu pour les entreprises de collecte. Or le réemploi est actuellement pénalisé, précisément à l’export, par le statut de déchet du pneumatique usagé. Sensibilisés à la question par les acteurs de la filière, les pouvoirs publics ont initié en 2015 un projet d’arrêté visant à fixer des critères de sortie du statut de déchets pour certaines catégories de produits. Aujourd’hui, alors que la publication de ce texte reste en suspens, les entreprises du secteur constatent un renforcement des contraintes à l’export, notamment de la part des services douaniers, fragilisant ainsi un secteur où la position concurrentielle française était historiquement forte, compte tenu de la qualité des produits remis sur le marché. Cette double peine se traduit manifestement chez les professionnels de la collecte par une profonde incompréhension de voir pénalisé le mode de valorisation le plus vertueux, tout en fragilisant les infrastructures logistiques au risque de désorganiser durablement les réseaux d’approvisionnement et de réexpédition au profit d’opérateurs étrangers. Il souhaiterait savoir quelles sont les dispositions envisagées pour éviter cette perte de compétitivité pour les entreprises françaises et notamment si l’arrêté relatif à la sortie du statut de déchet pour les produits candidats au réemploi est susceptible d’être publié à courte échéance.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8887</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les pneumatiques usagés ont actuellement le statut de déchets, ce qui implique le respect de dispositions administratives particulières notamment lorsque les pneumatiques sont exportés. Pour autant, la réutilisation de ces pneumatiques dans certaines conditions peut s’opérer de manière totalement satisfaisante sur le plan de la sécurité routière, environnemental et sanitaire. Le ministère de la transition écologique et solidaire s’est donc auto-saisi dès 2015, d’un projet d’arrêté ministériel visant à sortir du statut de déchets des objets faisant l’objet d’une réutilisation, après des opérations de contrôle, de nettoyage voire de réparation. Différents types d’objets sont concernés par ce projet tels que les cartouches d’imprimante, certains emballages, les pneus ou certains déchets d’équipement électrique et électronique. Au regard de la diversité des flux envisagés, l’élaboration de ce projet n’a pas été simple et a fait l’objet de nombreux débats. Son adoption est maintenant imminente et devrait intervenir dans les semaines à venir. Elle permettra aux entreprises valorisant des pneumatiques usagés à l’export, de bénéficier de modalités administratives simplifiées.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>8838</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8887</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Liliana Tanguy</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Sur le non-respect de la directive nitrate par les Pays-Bas</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            8838. — 5 juin 2018. — Mme Liliana Tanguy attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur le non-respect des plafonds d’épandage contenus dans directive Nitrate (91/676/CEE) entraînant des conséquences environnementales et une déstabilisation du marché laitier européen. Depuis 2005, une dérogation au plafond d’épandage est obtenue par certains États membres dont les Pays-Bas. Cette dérogation est conditionnée au respect d’un plafond de phosphate, soit de 172,9 millions de kg incluant un plafond de cheptel laitier de 84,9 millions de kg. Ces dernières années, la politique néerlandaise de gestion des effluents d’élevage a été confrontée à de nombreux problèmes. Début 2018, un système de fraude a ainsi été dévoilé impliquant la falsification, par de nombreux agriculteurs, du nombre de vaches ayant mis bas, des volumes de lisier épandues, mais également des déclarations de surfaces d’exploitation supérieures à la réalité. Ces constats vont à l’encontre des engagements environnementaux souscrits par les Pays-Bas et contribuent, en raison d’une surproduction illégale de lait, à déstabiliser le marché laitier européen. Les agriculteurs français s’inquiètent de ce non-respect des règles européennes, engendrant une distorsion de concurrence et une rupture d’égalité entre agriculteurs. Des négociations concernant la prolongation de la dérogation néerlandaise à la directive Nitrate sont en cours. L’adoption de la décision sur un éventuel renouvellement, par la Commission européenne, devait être rendue publique le jeudi 31 mai 2018. Il semblerait qu’un compromis ait été trouvé sur un renouvellement de la dérogation pour une durée de deux ans, conditionné à la mise en place d’une « stratégie de mise en application renforcée » de contrôle. Elle l’interroge sur la position défendue par la France dans le cadre de ces négociations.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8888</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La Commission européenne a adopté la décision d’exécution (UE) 2018/820 le 31 mai 2018, accordant aux Pays-Bas une dérogation au plafond d’épandage fixé par la directive 91/676/CEE du Conseil concernant la protection des eaux contre la pollution par les nitrates à partir de sources agricoles. Cette procédure de dérogation permet d’accorder davantage de souplesse aux États membres de l’Union européenne dans la gestion des effluents d’élevage pour prendre en compte le contexte pédoclimatique du territoire, tout en permettant à la Commission européenne d’encadrer fortement ces pratiques dérogatoires en s’assurant qu’elles n’aient pas d’impact négatif sur la qualité des eaux. Faisant suite aux non-conformités constatées récemment dans la mise en œuvre de leurs obligations précédentes, les conditions d’octroi de cette dérogation aux Pays-Bas ont été renforcées par rapport aux dérogations accordées antérieurement. En particulier, ils sont tenus de limiter leur production d’effluents d’élevage à leur niveau de 2002, à la fois en termes de production d’azote et de phosphore, ce qui induit une diminution des cheptels. De plus, les obligations de contrôle et de suivi des exploitations ont été largement renforcées. Enfin, la dérogation n’est accordée que pour une durée de 2 ans, contre 4 ans habituellement pour ce type de dérogation, ce qui implique un réexamen rapide de la situation néerlandaise. Au travers des présentations effectuées par les représentants des Pays-Bas au sein du comité nitrates, ces derniers ont démontré que la qualité de l’eau, notamment souterraine, dans les zones concernées n’est pas affectée par l’augmentation du plafond d’épandage permise dans le cadre de la dérogation. Par ailleurs, ce relèvement du plafond d’épandage favorise le recours aux engrais issus d’effluents d’élevage, renouvelables, au détriment des engrais chimiques de synthèse, dans une logique d’économie circulaire. Compte tenu de ces éléments, la France a ainsi voté favorablement à la proposition de le Commission européenne de renouvellement de la dérogation néerlandaise comportant des obligations renforcées et pour une durée de 2 ans.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>8902</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8888</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Zumkeller</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Conséquences de la forte hausse du gazole pour le pouvoir d’achat des ménages</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            8902. — 5 juin 2018. — M. Michel Zumkeller interroge M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur les conséquences de la forte hausse du gazole pour le pouvoir d’achat des ménages. Cette flambée des prix est due principalement à l’augmentation des marges des distributeurs et des taxes de l’État. L’association nationale de défenses des consommateurs et des usagers a estimé que ce surplus de dépense représentera pour 2018 une dépense supplémentaire comprise entre 100 et 225 euros pour les ménages. Il lui demande donc d’interrompre sa politique d’augmentation des taxes sur le carburant et incite le Gouvernement à exiger des professionnels à modérer leur marge de distribution. En effet, il souhaite rappeler que cette hausse va à l’encontre de la politique du Gouvernement à savoir redonner du pouvoir d’achat aux Français.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8888</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les taxes sur les carburants marquent notamment la volonté du Gouvernement de faire porter la fiscalité sur les énergies fossiles et carbonées, afin de contribuer à la lutte contre le changement climatique et la pollution atmosphérique. Depuis 2014, ces taxes tiennent compte des émissions de carbone liées à la combustion des différents produits énergétiques. Cette mesure doit contribuer à l’atteinte des objectifs que la France s’est fixée en termes de réduction des émissions de gaz à effet de serre, en particulier l’objectif de neutralité carbone d’ici 2050. Pour y parvenir, le plan Climat prévoit une augmentation accélérée, lisible et durable du prix du carbone sur 5 ans. Elle doit permettre d’influencer les choix des acteurs économiques et de favoriser l’innovation verte, notamment en développant l’utilisation de produits énergétiques moins carbonés. Le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire est particulièrement attentif à ce que cette évolution ne pénalise pas les plus modestes. Le Gouvernement a donc pris des mesures renforcées pour les plus modestes en parallèle de l’augmentation accélérée, lisible et durable du prix du carbone sur 5 ans au travers de la fiscalité sur les énergies fossiles et carbonées qui est nécessaire pour influencer les choix des acteurs économiques en faveur de la transition énergétique et climatique notamment en développant l’utilisation de produits énergétiques moins carbonés. Pour permettre la transformation du parc automobile français à grande échelle, le Gouvernement a souhaité l’ouverture à la prime à la conversion des vieux véhicules à tous les Français, sans conditions de ressources, et le doublement de la prime pour les ménages non imposables. Le bonus écologique et la prime à la conversion sont des aides à l’acquisition des véhicules les moins polluants. Le bonus écologique vise essentiellement, en 2018, à favoriser le véhicule électrique. En revanche, la prime à la conversion pour les véhicules thermiques (diesel et essence) a été considérablement renforcée depuis le 1er janvier 2018. Elle s’appuie sur les émissions de CO2 ainsi que les certificats Crit’air. Ainsi, un particulier peut bénéficier d’une prime allant jusqu’à 1 000 € (2 000 € s’il est non imposable, ce doublement pour les ménages non imposables étant une nouveauté introduite par le Gouvernement en 2018) s’il met au rebut un véhicule essence immatriculé avant le 1er janvier 1997 (nouveauté 2018) ou diesel immatriculé avant le 1er janvier 2001 (1er janvier 2006 s’il est non imposable) et acquiert un véhicule essence immatriculé après le 1er janvier 2006 ou diesel immatriculé après le 1er janvier 2011 (en 2017, seul l’achat d’une voiture particulière essence immatriculé après le 1er janvier 2011 par un ménage non imposable ouvrait droit à une prime). Cette mesure encourage l’évolution du parc des véhicules immatriculés vers les véhicules les moins polluants. À mi-septembre plus de 170 000 personnes ont déposé une demande pour bénéficier de la prime à la conversion qui s’avère être un vrai succès.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>9054</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8889</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bernard Brochand</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Rétablir les pré-enseignes dérogatoires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            9054. — 5 juin 2018. — M. Bernard Brochand attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur les conséquences du retrait des pré-enseignes dérogatoires pour les professionnels de la restauration situés en zone rurale. Une pré-enseigne dérogatoire était un panneau de signalisation situé aux abords des agglomérations à destination des usagers de la route dont le principal atout était d’informer sur la présence des professionnels de la restauration en zone rurale. La pollution visuelle engendrée par les panneaux aux entrées de villes est à l’origine de la loi n° 2010-788 du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l’environnement qui a supprimé toutes les pré-enseignes auparavant autorisées. Depuis le 13 juillet 2015, les préenseignes dérogatoires sont interdites hors agglomérations et dans les agglomérations de moins de 10 000 habitants. Cette disposition est lourde de conséquences pour les restaurateurs et hôteliers de ces communes. L’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH) et la Fédération internationale des logis (FIL) estiment une perte de chiffre d’affaires de l’ordre de 25 % pour ces établissements. Alors que la revalorisation de la ruralité et le désenclavement des territoires sont à l’ordre du jour, il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour rétablir les pré-enseignes dérogatoires indispensables aux professionnels de la restauration car « s’afficher, c’est exister ».]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8889</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement a bien pris la mesure de l’impact de ce changement de réglementation sur les différentes activités ne pouvant plus bénéficier de préenseignes dérogatoires depuis le 13 juillet 2015. Cette question a été débattue et votée conforme par les deux assemblées en juillet 2018 dans le cadre du projet de loi portant évolution du logement, de l’aménagement et du numérique (Elan). Les deux assemblées ont choisi de revenir sur la suppression des préenseignes dérogatoires pour les restaurants.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>9466</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8889</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Françoise Dumas</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Aides des agences de l’eau aux projets de réhabilitation des dispositifs ANC</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            9466. — 19 juin 2018. — Mme Françoise Dumas attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire sur la limitation voire l’arrêt des dispositifs d’aides des agences de l’eau aux projets de réhabilitation des systèmes d’assainissement non collectifs qui seront programmés pour l’année 2018. L’augmentation de la contribution des agences de l’eau au budgets d’autres opérateurs dans le domaine de l’environnement et la réduction des redevances nettes disponibles prévues pour l’année 2018 et les suivantes, contraingnent ces dernières à revoir, dès 2018, par anticipation, leur dispositif d’aides. Dans ce contexte, le rôle des SPANC se voit « réduit » au contrôle de la conformité des dispositifs ANC sans la possibilité de proposer un accompagnement technico-financier auprès des particuliers concernés par un dispositif non conforme. Aussi, privés de l’aide à la réhabilitation, les particuliers auront probablement des difficultés financières à assumer les travaux de mise en conformité de leurs installations dont le montant peut être conséquent. L’inquiétude est grandissante quant au financement de la réhabilitation des assainissements non collectifs, prioritaire dans la lutte contre la pollution. Aussi, elle lui demande de bien vouloir lui indiquer son sentiment sur cette question et les mesures susceptibles d’être envisagées.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8889</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les agences de l’eau constituent un outil précieux au service des politiques de l’eau, mais également de la biodiversité et de l’adaptation au changement climatique, dont la gouvernance par bassin a du sens et doit être préservée. C’est pourquoi la préparation des 11 programmes d’intervention des agences de l’eau constitue une véritable opportunité pour fixer à ces établissements publics des objectifs ambitieux et partagés dans les territoires sur la période 2019-2024. Cette programmation doit s’inscrire dans le plafond de recettes des agences de l’eau qui a été fixé à 12,63 milliards sur 6 ans, afin que les agences participent à l’objectif de maîtrise des dépenses publiques et de limitation de la pression fiscale qui pèsent sur les Français et les entreprises. Par courrier en date du 26 novembre 2017 adressé aux présidents de comités de bassin, le ministre d’État a indiqué les orientations des 11 programmes d’intervention des agences de l’eau. S’agissant des priorités d’intervention, celles-ci poursuivent l’objectif de reconquête du bon état des eaux, fondement des textes communautaires relatifs à la politique de l’eau. Le ministre de la transition écologique et solidaire a fixé comme priorités les mesures contribuant à l’adaptation au changement climatique, à la lutte contre l’érosion de la biodiversité, à la prévention des impacts de l’environnement sur la santé, et à rendre la politique de l’eau et de l’assainissement plus solidaire envers les territoires. Ainsi, des réductions et des rationalisations seront opérées sur les aides aux mesures qui répondent à des obligations réglementaires, recentrant ainsi les financements sur les actions portant sur des changements de pratiques favorisant la prévention des pollutions et leur résorption à la source. En raison de leur faible efficience au regard des enjeux environnementaux, l’assainissement non collectif ne sera plus subventionné par les agences de l’eau sur la période 2019-2024. L’assainissement non collectif étant adapté aux zones à très faible densité de population, la suppression de ces aides ne devrait en effet pas entraîner de surcoût majeur pour l’usager comparativement au coût engendré par un raccordement au réseau collectif.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>9476</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8890</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Michèle Peyron</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Compteur Linky</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            9476. — 19 juin 2018. — Mme Michèle Peyron appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur le déploiement des compteurs Linky. En 2012, une directive européenne relative à l’efficacité énergétique encourageant la mise en place de « smart grids » a été adoptée. Il s’agit de réseaux électriques intelligents interconnectés au niveau européen, qui permettent d’optimiser la production, l’acheminement, la distribution et la consommation de l’électricité, par le biais de données générées par les systèmes informatiques. Depuis 2015 et jusqu’en 2021, Enedis effectue donc progressivement le déploiement du nouveau compteur Linky, dit « intelligent », sur le territoire français. Ce compteur doit permettre de faciliter les démarches des usagers en communicant directement les données de consommation. De plus il est capable de s’auto-paramétrer afin d’éviter le déplacement des agents techniques dans un certain nombre de situations. Le compteur Linky a également une visée écologique en permettant de faciliter l’insertion des énergies renouvelables dans chaque territoire. Enfin, il doit permettre aux consommateurs de prendre des initiatives pour réduire leur consommation grâce à une meilleure information. Pourtant, beaucoup de critiques se font entendre, qu’elles viennent de citoyens sceptiques ou de groupes « anti-Linky » plus radicaux, et se concentrent à la fois sur les inquiétudes de mise en péril de la vie privée des usagers, ainsi que sur les risques pour la santé, du fait d’ondes électromagnétiques, ou du risque d’incendie. Par ailleurs, l’aspect écologique est remis en question et les bénéfices économiques d’Enedis sont pointés du doigt. Aussi, elle lui demande quelles mesures le Gouvernement compte prendre pour apaiser la situation et répondre aux critiques et aux inquiétudes de la population.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8890</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La directive de 2009 sur le marché intérieur de l’électricité fixe des objectifs ambitieux de déploiement de compteurs communicants, visant à équiper 80 % des foyers de tels dispositifs d’ici à 2020. À la suite d’une phase d’expérimentation portant sur le déploiement de 300 000 compteurs dans les régions de Tours et de Lyon, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) a procédé en 2011 à une évaluation favorable du dispositif. Les pouvoirs publics ont donc décidé de procéder à la généralisation du déploiement des compteurs communicants sur l’ensemble du territoire national. Concernant les effets sanitaires, plusieurs études ont été réalisées par l’Agence nationale des fréquences (ANFR) et l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) et montrent que les niveaux d’exposition sont très inférieurs aux normes réglementaires. Des campagnes de mesures de l’exposition aux ondes électromagnétiques ont en effet été menées en 2016 et 2017 par l’INERIS, le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) et l’ANFR sur des compteurs en laboratoire et installés dans des logements. Ces mesures ont montré que les compteurs produisent un champ électromagnétique faible et très inférieur aux valeurs limites réglementaires. De plus, le niveau d’exposition décroît très rapidement avec la distance au compteur ou le long du circuit électrique à l’intérieur d’une habitation. Les mesures en laboratoire réalisées par l’ANFR montrent que le champ magnétique à 30 cm du compteur Linky est du même ordre de grandeur que celui d’un chargeur d’ordinateur et près de trois fois inférieur à celui d’un écran TV. Le champ électrique à 30 cm du compteur Linky est similaire à celui des anciens compteurs, comparable à celui d’un écran TV et dix fois moindre que celui d’une lampe fluo compacte. En juin 2017, l’ANSES a rendu public son rapport d’expertise sur l’exposition de la population aux champs électromagnétiques émis par les "compteurs communicants". Les principaux enseignements de cet avis sont : - que les niveaux d’exposition générés par les compteurs communicants sont très faibles par rapport aux valeurs réglementaires, et sont comparables à ceux émis par les dispositifs électriques ou électroniques domestiques (écrans TV, perceuse électrique sans fil…) ; - qu’il est peu probable que l’exposition aux ondes émises puisse engendrer des effets sanitaires à court ou long terme. Le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, a néanmoins demandé à ENEDIS d’être particulièrement attentif aux personnes électrosensibles. Depuis le 6 juin 2018, le dispositif national de surveillance et de mesure des ondes géré par l’ANFR a évolué et permet à tout citoyen de faire gratuitement mesurer son exposition associée à des objets communicants fixes comme le compteur Linky. L’ANSES poursuivra ses études sur les évolutions à venir du compteur afin de continuer à mesurer ses impacts sur les utilisateurs. L’analyse des cas d’incendie que le ministre a demandée à ENEDIS montre que le risque d’incendie est indépendant de la nature du compteur (électromécanique, compteur bleu, Linky). Sur les incendies signalés auprès d’ENEDIS en 2017, aucun n’implique le compteur lui-même selon les rapports des experts d’assurance. Le ministre a demandé à ENEDIS qu’il veille attentivement à la bonne réalisation des travaux d’installation pour limiter le risque d’incendie. Concernant le financement, qui a été critiqué par un rapport de la Cour des comptes, le ministre a souhaité qu’un travail soit engagé avec la CRE et ENEDIS pour envisager les possibilités d’évolution des modalités de rémunération de l’opérateur, en particulier de celles liées à l’avance de trésorerie consentie par ENEDIS au regard de l’évolution des taux d’intérêt. Il est de la responsabilité des pouvoirs publics de rémunérer au juste niveau ENEDIS pour ce déploiement industriel de grande ampleur, tout en garantissant les intérêts du consommateur.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>9477</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8891</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Alexandra Louis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Déploiement des compteurs Linky</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            9477. — 19 juin 2018. — Mme Alexandra Louis attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur le manque d’information dans le processus d’installation des compteurs Linky et sur les éventuels risques sanitaires de ces derniers. Depuis la loi du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte, des compteurs dits « intelligents » sont installés sur le territoire national. Certains usagers font part de leur étonnement du manque voire de l’absence d’informations de la part des agents mandatés par Enedis s’agissant des conditions et des modalités dans la pose des compteurs. Par ailleurs, le déploiement de ces nouveaux compteurs suscite aussi de nombreuses interrogations notamment en termes de santé publique par l’émission des ondes électromagnétiques. De ce fait, elle souhaite obtenir des précisions sur les mesures envisagées pour améliorer la transmission d’informations envers les usagers ; mais aussi dans l’optique de diminuer les risques sanitaires, elle souhaiterait savoir si l’État envisage de commander de nouvelles études à des laboratoires indépendants en complément de l’avis rendu en juin 2017 par l’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation de l’environnement et du travail (ANSES).]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8891</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La directive de 2009 sur le marché intérieur de l’électricité fixe des objectifs ambitieux de déploiement de compteurs communicants, visant à équiper 80 % des foyers de tels dispositifs d’ici à 2020. À la suite d’une phase d’expérimentation portant sur le déploiement de 300 000 compteurs dans les régions de Tours et de Lyon, la Commission de régulation de l’énergie a procédé en 2011 à une évaluation favorable du dispositif. Les pouvoirs publics ont donc décidé de procéder à la généralisation du déploiement des compteurs communicants sur l’ensemble du territoire national. Des campagnes de mesures de l’exposition aux ondes électromagnétiques ont en effet été menées en 2016 et 2017 par l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (INERIS), le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) et l’agence nationale des fréquences (ANFR) sur des compteurs en laboratoire et installés dans des logements. Ces mesures ont montré que les compteurs produisent un champ électromagnétique faible et très inférieur aux valeurs limites réglementaires. De plus, le niveau d’exposition décroît très rapidement avec la distance au compteur ou le long du circuit électrique à l’intérieur d’une habitation. Les mesures en laboratoire réalisées par l’ANFR montrent que le champ magnétique à 30 cm du compteur Linky est du même ordre de grandeur que celui d’un chargeur d’ordinateur et près de trois fois inférieur à celui d’un écran TV. Le champ électrique à 30 cm du compteur Linky est similaire à celui des anciens compteurs, comparable à celui d’un écran TV et dix fois moindre que celui d’une lampe fluorescente compacte. En juin 2017, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a rendu public son rapport d’expertise sur l’exposition de la population aux champs électromagnétiques émis par les compteurs communicants. Les principaux enseignements de cet avis sont : - que les niveaux d’exposition générés par les compteurs communicants sont très faibles par rapport aux valeurs réglementaires, et sont comparables à ceux émis par les dispositifs électriques ou électroniques domestiques (écrans TV, perceuse électrique sans fil…) ; - qu’il est peu probable que l’exposition aux ondes émises puisse engendrer des effets sanitaires à court ou long terme. Le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, a néanmoins demandé à ENEDIS d’être particulièrement attentif aux personnes électrosensibles. Depuis le 6 juin 2018, le dispositif national de surveillance et de mesure des ondes géré par l’ANFR a évolué et permet à tout citoyen de faire gratuitement mesurer son exposition associée à des objets communicants fixes comme le compteur Linky. L’ANSES poursuivra ses études sur les évolutions à venir du compteur afin de continuer à mesurer ses impacts sur les utilisateurs. À l’occasion de la réunion du comité de suivi du déploiement du compteur Linky, le ministre a demandé à Enedis d’accroître ses efforts de communication envers les élus et les citoyens afin d’apaiser ce déploiement.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>9606</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8892</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Louis Masson</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Feuille de route qualité de l’air pour le Var</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            9606. — 19 juin 2018. — M. Jean-Louis Masson attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur la feuille de route pour la qualité de l’air adressée à la métropole toulonnaise. En effet, structurée autour de sept axes totalisant une cinquantaine de propositions, la feuille de route pour le Var vise à renforcer la mobilisation de l’ensemble des acteurs locaux pour une amélioration durable de la qualité de l’air dans le département. Cette feuille de route sera examinée par le comité de suivi annuel du plan de protection de l’atmosphère du Var-Agglomération de Toulon et sera, par la suite, intégrée au Plan de protection de l’atmosphère. Or, à la lecture de ce document, force est de constater que certaines des propositions qui y figurent sont extrêmement floues et que d’autres suggèrent des dispositifs qui sont déjà en place dans la métropole toulonnaise. En fait, cette feuille de route se révèle être très insuffisante et devrait être complétée par des actions précises et planifiées dans le temps. C’est pourquoi il lui demande de bien vouloir lui indiquer la valeur susceptible d’être attribuée à ce document pour la qualité de l’air dans le Var.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8892</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La pollution atmosphérique est un enjeu majeur de santé publique, c’est la troisième cause de mortalité derrière le tabac et l’alcool et première cause de mortalité subie, avec une perte d’espérance de vie pouvant aller jusqu’à deux ans. L’État a engagé des actions structurantes pour améliorer la qualité de l’air, en particulier avec le Plan national de réduction des émissions de polluants atmosphériques et le Plan climat adoptés récemment. En 2018, des feuilles de route ont été élaborées pour chaque territoire pollué, notamment en région Provence-Alpes-Côte d’Azur et le département du Var, en étroite collaboration avec les parties prenantes (collectivités territoriales, entreprises et organisations non gouvernementales). Les feuilles de route visent à permettre de réduire à court terme la pollution atmosphérique, avec des actions portant : - sur les trajets du quotidien (soutien aux mobilités actives, aux transports en commun, au covoiturage, zones apaisées réduisant la place de la voiture en ville, accompagnement des plans de mobilité, facilitation du télétravail…) ; - sur le déploiement et le renforcement des zones à circulation restreinte ; - sur l’accélération du renouvellement du parc automobile, l’équipement exemplaire des flottes publiques et le contrôle de l’absence de désactivation des systèmes de dépollution, - sur le renforcement des chartes concernant le fret et la logistique avec les professionnels ; - sur l’aérien, le fluvial et le maritime, avec par exemple la restriction de l’usage des moteurs auxiliaires, le développement de l’accès en transports en commun des aéroports ou encore le renouvellement des bateaux touristiques ; - sur le résidentiel avec des aides au renouvellement des appareils de chauffage les plus polluants ; - sur l’industrie, par exemple avec l’expérimentation d’un fonds « air-industrie » ; - sur des actions de communication partenariales sur les bonnes pratiques. Les feuilles de route s’inscrivent dans la durée et feront l’objet d’un suivi régulier et d’une évaluation. Elles prolongent et complètent les plans de protection de l’atmosphère. Le plan de protection de l’atmosphère de l’agglomération toulonnaise sera révisé prochainement. Il permettra de poursuivre et de préciser les démarches lancées par la feuille de route. Enfin, pour accompagner la mise en œuvre des feuilles de route, les territoires concernés pourront bénéficier d’un soutien de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) dans le cadre du fonds « air-mobilité », avec un cofinancement des actions prévues jusqu’à 2 millions d’euros, voire 3 millions d’euros pour les feuilles de route des territoires concernés également par le dépassement régulier des normes relatives aux particules fines.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>10425</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8892</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-France Lorho</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Mensonges et nuisances de l’éolien industriel</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            10425. — 10 juillet 2018. — Mme Marie-France Lorho interroge M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur les mensonges et nuisances de l’éolien industriel. L’éolien industriel est présenté comme une solution dans le cadre de la loi sur la transition énergétique de 2015. Or l’éolien industriel est porteur de nombreuses problématiques. D’abord, ses nuisances et retombées sur l’environnement constituent une menace pour les habitants des campagnes. En effet, les éoliennes sont une atteinte à l’harmonie de la perspective, non seulement des paysages, mais aussi du patrimoine culturel et architectural des campagnes françaises. Le socle de béton de 15 000 tonnes nécessaire pour chaque parc éolien, qui restera enfoui à jamais, est aussi une aberration environnementale. Ensuite, il est financièrement incompatible avec l’intérêt général et le bien commun : les matières premières constitutives d’une éolienne sont toutes issues des exportations, pesant ainsi sur la balance commerciale française. Il faut aussi noter que le coût de l’électricité issu de l’éolien a longtemps été soutenu par des subventions, à l’heure ou ces dernières doivent s’arrêter, c’est une hausse astronomique du prix pour le consommateur qui est à prévoir. De plus, les propriétaires de terrain encaissent en moyenne, au titre du bail qu’ils signent, entre 5 et 10 000 euros par an et par éolienne. Alors que ces propriétaires sont souvent des agriculteurs qui ont beaucoup de difficultés à boucler les fins de mois, la seule solution qu’on leur laisse est de brader leurs terres, par la suite irrécupérable avec le béton. L’éolien industriel, à l’image des objectifs de la loi de transition énergétique, est donc utopique et destructeur. En réalité, l’éolien industriel n’apporte pas une réelle solution au problème énergétique mais constitue un poids trop important. Elle lui demande donc ce que le Gouvernement compte mettre en œuvre pour mettre fin à cette hypocrisie.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8893</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[De par notamment ses caractéristiques techniques et le gisement identifié sur le territoire, l’éolien constitue un des piliers de la stratégie de transition énergétique française. Couplé à l’hydroélectricité et au solaire photovoltaïque, il permettra la diversification du mix électrique décarboné et renouvelable dont la France a choisi de se doter à l’horizon 2030. En ce qui concerne les impacts, dans le souci d’assurer une prise en compte nécessaire des enjeux et une protection optimale des riverains, les éoliennes sont inscrites depuis 2011 à la nomenclature des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE). La construction d’une installation est donc soumise à la délivrance d’une autorisation par le préfet. À partir de l’étude d’impact fournie par le pétitionnaire, il appartient au préfet de délivrer ou non cette autorisation. L’autorisation donnée par le préfet prend notamment en compte l’enjeu de protection et de préservation des paysages et du patrimoine, de la biodiversité et des populations. À ce titre et pour chaque parc éolien, l’intégration paysagère est étudiée, mais également la proximité avec des sites remarquables (Unesco, classés ou autre) et l’impact visuel de l’installation sur ces sites. Ces divers critères peuvent tout à fait mener à un refus d’autorisation ou à des demandes d’adaptations du projet. Concernant le développement économique, l’éolien terrestre comme les autres filières renouvelables constitue une opportunité pour la France en termes d’emploi ou de création de valeur. Concomitamment au développement des capacités s’est structurée une filière éolienne française importante qui représentait en 2017, selon l’association France énergie éolienne (FEE), près de 800 entreprises et 15 870 emplois directs, soit une augmentation de près de 10 % en un an. L’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) estime à 56 % la part française dans le marché éolien terrestre domestique. Concernant le soutien à la filière, la France a mis en place depuis les années 2000 des dispositifs de soutien aux filières électriques renouvelables comme l’éolien ou le photovoltaïque afin de permettre leur émergence. Les arrêtés tarifaires prévoient une diminution progressive des tarifs et la mise en place d’appels d’offres a permis d’accélérer la baisse du soutien. La première période d’appel d’offres a permis de constater une différence moyenne d’environ 9 % entre le niveau de tarif fixé par arrêté et celui retenu en moyenne à l’appel d’offres. Enfin en ce qui concerne le démantèlement, des opérations minimales de démantèlement et de remise en état des parcs éoliens sont fixées par un arrêté ministériel du 26 août 2011. Cet arrêté impose le démantèlement des éoliennes, des postes de livraison ainsi que des câbles dans un rayon de 10 mètres autour des aérogénérateurs et des postes de livraison. Il prévoit également l’excavation des fondations et le remplacement par des terres de caractéristiques comparables aux terres en place à proximité de l’installation, sur une profondeur minimale de 1 mètre dans le cas de terres agricoles, ainsi que la remise en état des aires de grutage et des chemins d’accès sauf si le propriétaire du terrain sur lequel est sise l’installation souhaite conserver ces aires et/ou chemins. Afin de répondre aux objectifs de la loi et d’assurer le succès de la transition énergétique française, le Gouvernement soutient le développement éolien qui est donc appelé à s’accélérer fortement dans les années à venir. La révision de la programmations pluriannuelles de l’énergie (PPE) qui a lieu en ce moment même confirmera les ambitions de la France en la matière et permettra une visibilité à long terme (2028) pour les acteurs de la filière]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>10729</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8893</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabien Matras</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Protection de la santé et déploiment des compteurs Linky</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            10729. — 17 juillet 2018. — M. Fabien Matras interroge M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur sur les conditions de déploiement des compteurs Linky. Afin de mieux maîtriser la consommation et de lutter contre la précarité énergétique, la majorité précédente a adopté la loi n° 2015-992 du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte qui prévoit l’installation des compteurs communicants d’ici à 2021. Ce déploiement généralisé des compteurs Linky est source de nombreuses inquiétudes pour les usagers. Dans son avis de décembre 2016 révisé en juin 2017, l’ANSES affirme que les taux d’ondes émises par les compteurs Linky sont inférieurs aux seuils prévus par les normes sanitaires européennes et françaises. Néanmoins, elle met en garde contre la multiplication du nombre d’objets connectés. En effet, l’exposition d’un seul objet communicant est très faible mais elle se cumule avec ceux déjà présents dans le logement, et dont le taux est amené à croître dans le cadre de la mise en place de la numérisation des services et infrastructures, ainsi que des smart cities. Les incertitudes entourant ces questions prennent un relief particulier alors que les mesures jusque-là effectuées dans les domiciles des particuliers sont basées sur des compteurs de type G1, alors que ceux déployés depuis 2017 sont de type G3. À cet égard, l’ANSES recommande la possibilité d’installer des filtres pour éviter la propagation des signaux CPL à l’intérieur des maisons. Il lui demande donc si le Gouvernement a prévu d’étudier cette possibilité d’une part, et s’il compte mettre en place une mission d’information ou, une fois le déploiement terminé, un rapport quant aux risques évoqués d’autre part.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8894</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La directive de 2009 sur le marché intérieur de l’électricité fixe des objectifs ambitieux de déploiement de compteurs communicants, visant à équiper 80 % des foyers de tels dispositifs d’ici à 2020. À la suite d’une phase d’expérimentation portant sur le déploiement de 300 000 compteurs dans les régions de Tours et de Lyon, la Commission de régulation de l’énergie a procédé en 2011 à une évaluation favorable du dispositif. Les pouvoirs publics ont donc décidé de procéder à la généralisation du déploiement des compteurs communicants sur l’ensemble du territoire national. Concernant les effets sanitaires, plusieurs études ont été réalisées par l’Agence nationale des fréquences (ANFR) et l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) et montrent que les niveaux d’exposition sont très inférieurs aux normes réglementaires. Des campagnes de mesures de l’exposition aux ondes électromagnétiques ont en effet été menées en 2016 et 2017 par l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (INERIS), le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) et l’ANFR sur des compteurs en laboratoire et installés dans des logements. Ces mesures ont montré que les compteurs produisent un champ électromagnétique faible et très inférieur aux valeurs limites réglementaires. De plus, le niveau d’exposition décroît très rapidement avec la distance au compteur ou le long du circuit électrique à l’intérieur d’une habitation. Les mesures en laboratoire réalisées par l’ANFR montrent que le champ magnétique à 30 cm du compteur Linky est du même ordre de grandeur que celui d’un chargeur d’ordinateur et près de trois fois inférieur à celui d’un écran TV. Le champ électrique à 30 cm du compteur Linky est similaire à celui des anciens compteurs, comparable à celui d’un écran TV et dix fois moindre que celui d’une lampe fluorescente compacte. En juin 2017, l’Anses a rendu public son rapport d’expertise sur l’exposition de la population aux champs électromagnétiques émis par les compteurs communicants. Les principaux enseignements de cet avis sont : - que les niveaux d’exposition générés par les compteurs communicants sont très faibles par rapport aux valeurs réglementaires, et sont comparables à ceux émis par les dispositifs électriques ou électroniques domestiques (écrans TV, perceuse électrique sans fil…) ; - qu’il est peu probable que l’exposition aux ondes émises puisse engendrer des effets sanitaires à court ou long terme. Le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire a néanmoins demandé à ENEDIS d’être particulièrement attentif aux personnes électrosensibles. Depuis le 6 juin 2018, le dispositif national de surveillance et de mesure des ondes géré par l’ANFR a évolué et permet à tout citoyen de faire gratuitement mesurer son exposition associée à des objets communicants fixes comme le compteur Linky. L’ANSES poursuivra ses études sur les évolutions à venir du compteur afin de continuer à mesurer ses impacts sur les utilisateurs.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>11283</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8894</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Vatin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Déploiement de l’énergie solaire dans toutes les régions</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            11283. — 31 juillet 2018. — M. Pierre Vatin appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur le déploiement de panneaux photovoltaïques en France. Le jeudi 28 juin 2018, M. le secrétaire d’État auprès de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, a présenté le plan « Place au soleil » destiné à inciter les investissements et le déploiement de l’énergie solaire thermique et photovoltaïque en France. S’il existe de réelles intentions pour promouvoir l’énergie solaire par des incitations fiscales, des facilités d’installation ou par l’implication de l’État lui-même, il n’y a rien d’incitatif pour les régions du nord de la France. Il lui demande comment les entreprises du Nord peuvent répondre à un appel d’offres national et être compétitives lorsque le nombre d’heures d’ensoleillement moyen est de 1 700 heures dans le nord contre 2 700 heures dans le sud. Il lui semble que pour un déploiement national, le Gouvernement pourrait lancer des appels d’offres photovoltaïques pluriannuels régionalisés, à l’instar de ce qui est prévu pour les zones non interconnectées. Cela permettrait d’occuper des terrains et friches libres de régions bénéficiant d’un ensoleillement plus faible que celles du sud de la France. D’une part, cela limiterait les spéculations foncières dans le Sud et d’autre part, soutiendrait les investissements rendus nécessaires, visant à renforcer le réseau électrique du sud risquant très vite la surcharge. Dès lors, il lui demande quelles mesures il entend prendre afin de rendre le déploiement de l’énergie solaire équitable et proportionné entre les régions françaises.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8894</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La France dispose du 5ème gisement d’énergie solaire européen. L’énergie solaire contribue à l’efficacité énergétique et à la maîtrise des consommations d’énergie. Le photovoltaïque permet aux citoyens de participer directement à la production d’énergie renouvelable et à l’atteinte des objectifs nationaux dans ce domaine. En accord avec les objectifs de la loi pour la transition énergétique, à savoir porter la part des énergies renouvelables à 32 % de la consommation finale brute d’énergie en 2030, le Gouvernement développe un plan de soutien aux acteurs de la filière photovoltaïque à travers des appels à projets et mobilise l’ensemble des acteurs de la filière pour accélérer le déploiement de projets partout en France, aussi bien en métropole que dans les territoires ultra-marins. Si le parc de production d’électricité solaire se classe derrière l’éolien, son coût de production est maintenant le plus compétitif de tous. L’objectif est celui d’un quasi-doublement des appels d’offres sur le solaire en portant le volume annuel d’appels à projets de 1,45 gigawatt à 2,45 GW, comme annoncé lors du One Planet Summit par le Gouvernement. Lors des travaux du groupe de travail lancé par M. le secrétaire d’État auprès de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, la régionalisation des dispositifs de soutien au solaire a fait l’objet de nombreux débats. Cette solution n’a pu être retenue car un tel dispositif d’appels d’offres ne serait pas validé par la Commission européenne, qui souhaite au contraire des dispositifs de soutien sur des territoires les plus larges possible, et idéalement à l’échelle de plusieurs États membres. Par ailleurs, le cadre actuel de soutien aux énergies renouvelables permet d’ores-et-déjà l’émergence de projets dans la moitié nord de la France. Ainsi, lors de la seconde période de l’appel d’offres pour centrales au sol, la région Grand Est a été la 3ème région la plus représentée avec 74 MW de volume attribué. De même, lors de la troisième période du même appel d’offres, la région Hauts-de-France a été la 4ème région la plus représentée avec 61 MW de projets attribués. Les régions de la moitié nord de la France représentaient 35 % du volume de projets à la dernière période de cet appel d’offres, avec notamment environ 85 MW de projets en région Centre-Val de Loire et 77 MW de projets en région Hauts-de-France (4ème et 5ème régions les plus représentées). L’enjeu est bien une répartition équilibrée des équipements de production entre tous les territoires. Les collectivités territoriales disposent de nombreux leviers pour faciliter le développement de projets photovoltaïques sur leurs territoires. Selon leur degré d’implication, elles peuvent agir à plusieurs niveaux : créer un cadre favorable au développement de projets, apporter des financements adéquats, accompagner les porteurs de projets, voire participer au montage de projets. Les collectivités ont également un rôle majeur à jouer à l’échelle de leur territoire en tant qu’autorité décisionnaire en matière d’urbanisme et d’aménagement. Une des mesures du Groupe de travail sur le solaire est d’ailleurs la création d’un label « Villes et départements solaires » afin de valoriser l’engagement des collectivités locales dans le déploiement de l’énergie solaire, et d’un réseau d’aide aux collectivités locales, à l’image du réseau Éolien, afin d’aider les collectivités locales à porter leurs projets solaires.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>11474</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8895</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. José Evrard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Location d’animaux sauvages</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            11474. — 7 août 2018. — M. José Evrard appelle l’attention de M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur la location d’animaux sauvages, spécialement de félins, en violation de la réglementation. Selon France info, dans un article du 6 novembre 2017, ces locations illégales seraient notamment le fait de certains membres des professions circassiennes et donneraient lieu à des règlements en espèces, le mépris de la loi fiscale s’ajoutant à celui de la réglementation animalière. Il lui demande, en conséquence, s’il n’y aurait pas lieu de durcir les conditions posées par l’arrêté du 18 mars 2011 relatif à la détention et à l’utilisation des animaux sauvages dans les établissements de spectacles itinérants et, particulièrement, s’il ne serait pas nécessaire d’interdire la reproduction de ces animaux en captivité afin de limiter de semblables trafics.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8895</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La location d’animaux sauvages, spécialement des félins, reste une activité légale dans la mesure où les propriétaires des félins concernés possèdent bien la double autorisation que sont à la fois le certificat de capacité et l’autorisation préfectorale d’ouverture, conformément aux articles L. 413-2 et L. 413-3 du code de l’environnement, les félins étant des espèces considérées comme dangereuses et inscrites à l’annexe 2 de l’arrêté ministériel du 10 août 2004 fixant les conditions d’autorisation de détention d’animaux de certaines espèces non domestiques dans les établissements d’élevage, de vente, de location, de transit ou de présentation au public d’animaux d’espèces non domestiques. Ces mêmes établissements d’élevage peuvent alors louer leurs animaux à des structures de spectacles diverses, comme des tournages ou des numéros de cirque, à la condition qu’une personne responsable et titulaire également des deux autorisations précitées soit bien présente sur le site d’activité et ce, afin d’assurer justement une utilisation des animaux qui soit conforme d’une part, à leur bien-être en captivité, et, d’autre part, aux règles de sécurité publique. Dans le cadre de ce type de location, la réglementation actuelle, et notamment l’arrêté du 25 octobre 1995 relatif à la mise en œuvre du contrôle des établissements détenant des animaux d’espèces non domestiques, exige également que la traçabilité des spécimens de félins utilisés soit parfaitement tenue à jour, afin justement d’en vérifier la détention légale dans l’établissement d’origine. Toutefois, cette question pourra être discutée au sein de la commission nationale des professions foraines et circassiennes, commission qui a été créée fin 2017 pour appréhender dans leur globalité toutes les problématiques rencontrées par la profession circassienne. Enfin, au regard de la préoccupation croissante sur la place des animaux dans les cirques, il est souhaitable d’engager une réflexion avec tous les acteurs concernés pour examiner les évolutions envisageables qui tiennent compte à la fois du nécessaire bien-être des animaux et de la situation sociale et économique des professionnels du cirque.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6202</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8896</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Naïma Moutchou</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Nuisances aériennes pour les riverains de l’aéroport CDG dans le Val-d’Oise</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6202. — 6 mars 2018. — Mme Naïma Moutchou attire l’attention de Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports, sur les conséquences dramatiques en matière de santé publique du développement exponentiel du trafic aérien en Île-de-France. Alors que la décision de mettre fin définitivement au projet de construction d’un aéroport à Notre-Dame-des-Landes s’entend tout à fait, tant du point de vue environnemental, de la pertinence économique que de son acceptation sociétale, la question du désengorgement du trafic aérien en Île-de-France, dans un contexte d’augmentation constante et rapide des flux, demeure entière. En 2017, le trafic aérien a atteint 69,5 millions de passagers à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle dans le Val-d’Oise, dont Mme Naïma Moutchou est l’élue, ce qui représente une augmentation de 5,4 % par rapport à 2016. Une dynamique qui n’est pas prête de se tarir puisque l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle prévoit de nombreux travaux en 2018-2019 destinés à accueillir davantage et dans de meilleures conditions les passagers, en construisant notamment une aérogare dont la capacité d’accueil sera d’environ 35 millions de passagers. En Île-de-France, des millions de Franciliens sont survolés chaque jour à moins de 3 000 mètres d’altitude. La proximité de l’activité aérienne et son développement continu engendrent pour les riverains de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle de nombreuses nuisances aériennes (pollution, nuisances sonores) ce qui entraîne une dégradation inquiétante de leur santé (tant physique que psychique) et de leur cadre de vie. À plusieurs reprises, Mme Naïma Moutchou a été interpellée par les administrés qui voient les nuisances aériennes s’amplifier d’année en année sans qu’aucune mesure satisfaisante n’ait été prise. Elle souhaiterait connaître les solutions envisagées pour mieux répartir le trafic aérien sur le territoire français et compenser les préjudices subis par les riverains de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8896</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[De par son intérêt politique, économique et touristique, Paris demeure l’une des villes les plus attractives du monde ; il est difficile de détourner les vols dont le but est d’amener des passagers à destination de Paris sur d’autres parties du territoire. De plus, l’aérodrome de Paris-Charles-de-Gaulle est un hub européen ; c’est un lieu de passage privilégié pour canaliser les vols long-courriers et les répartir ensuite sur le territoire de l’Union européenne. Néanmoins, certains aérodromes de province sont aussi des portes d’entrée sur le territoire français pour les destinations plus proches (l’Europe, le bassin méditerranéen…). Mais la densité de population de la capitale entraîne inévitablement une plus grande fréquentation des plateformes aéroportuaires parisiennes. Le trafic de passagers a certes augmenté de 5,4 % entre 2016 et 2017, augmentation qui justifie le projet de nouvelle aérogare à Paris-Charles-de-Gaulle. Mais cet accroissement du nombre de passagers s’est traduit par une augmentation moindre du nombre de mouvements (nombre d’arrivées et de départs) de 0,67 %. Les différences d’évolution entre le trafic de passagers et le trafic en termes de mouvements s’expliquent par l’augmentation du nombre de passagers transportés par vol. Cette tendance s’inscrit dans le long terme. Ainsi, sur les 5 dernières années, le nombre de passagers de Paris-Charles-de-Gaulle a augmenté de 12,8 % alors que le nombre de mouvements a diminué de 3,2 %. Dans ce contexte, les indicateurs de bruit habituellement utilisés ne font pas apparaître une augmentation de l’exposition au bruit. Ainsi, l’indicateur global mesuré pondéré (IGMP), qui exprime l’énergie sonore engendrée par l’activité aérienne de l’aérodrome de Paris-Charles-de-Gaulle, connaît une baisse continue depuis 2008. Par ailleurs, les mesures de bruit effectuées en permanence sur le terrain par Bruitparif et Groupe ADP confirment la pertinence de la modélisation du bruit aérien telle qu’elle se traduit par le plan de gêne sonore (PGS) et le plan d’exposition au bruit (PEB) de l’aérodrome. Pour autant, la question des nuisances aéroportuaires, notamment du bruit, constitue une préoccupation constante du Gouvernement. Ainsi, le principal système de compensation des nuisances sonores est le dispositif d’aide financière à l’insonorisation, qui assure la prise en charge entre 80 % et 100 % du coût des travaux d’insonorisation des logements des riverains, dans les zones définies par le PGS de l’aérodrome de Paris-Charles-de-Gaulle. Les Assises nationales du transport aérien, qui se déroulent de mars à octobre 2018, sont d’ailleurs l’occasion de rechercher l’amélioration du dispositif d’aide à l’insonorisation au plan national. Ce dispositif, qui concerne les 11 principaux aérodromes français, est financé par la taxe sur les nuisances sonores aériennes (TNSA), taxe affectée payée par les compagnies aériennes fréquentant ces plateformes selon le principe pollueur-payeur : pour chaque départ réalisé sur une de ces plateformes, la compagnie aérienne est soumise à cette taxe, dont le montant varie selon les performances acoustiques de l’aéronef utilisé pour le vol ou de l’heure du décollage. Par ailleurs, des fonds de compensation des nuisances sonores aéroportuaires (FCNA) sont en vigueur concernant les aérodromes de Paris-Orly et Paris-Charles-de-Gaulle depuis 1999. Ces fonds, alimentés par une contribution volontaire du groupe ADP et une dotation de l’État, sont ensuite redistribués aux communes dont la population est incluse dans le PGS de l’aérodrome concerné, sous le pilotage du préfet de la région Île-de-France. Les communes peuvent disposer de cette ressource comme elles le souhaitent. À titre indicatif, le montant versé au FCNA de Paris-Charles-de-Gaulle a été de 9 millions d’euros en 2017. La lutte contre les nuisances sonores aériennes s’inscrit dans une démarche dite « d’approche équilibrée » définie par l’organisation de l’aviation civile internationale (OACI) autour des quatre « piliers » suivants : réduction du bruit à la source, gestion des territoires autour des aérodromes, procédures opérationnelles d’atténuation du bruit et, en dernier ressort, restrictions d’exploitation. C’est ainsi que les trois principaux aérodromes franciliens (Paris-Orly, Paris-Charles-de-Gaulle et Paris-Le Bourget) sont tous dotés d’un PEB (permettant de limiter le nombre des personnes exposées) et d’un PGS (à l’intérieur duquel les habitants peuvent bénéficier d’une aide financière à l’insonorisation), qu’ils font l’objet de procédures de navigation aérienne à moindre bruit (relèvement des altitudes d’interception de la pente d’atterrissage, atterrissages dits en « descente continue », etc.) et qu’ils connaissent des restrictions d’exploitation (limitation du trafic de nuit à Paris-Charles-de-Gaulle, restrictions basées sur les performances acoustiques des aéronefs sur les trois plateformes, etc.). Il paraît également opportun de souligner les différents points suivants : - la direction générale de l’aviation civile (DGAC) soutient des programmes de recherche sur la réduction du bruit à la source ; - elle intervient également dans la mise en œuvre de la réglementation internationale et locale visant la protection environnementale, ainsi que dans la mise en œuvre des sanctions aux infractions en la matière ; - la question des vols de nuit à Paris-Charles-de-Gaulle fait l’objet depuis plusieurs années de réflexions continues partagées entre l’ensemble des parties prenantes ; elles ont notamment permis la mise en place en 2016 de procédures de navigation aérienne très favorables à une réduction de l’exposition au bruit ; ces travaux vont se poursuivre dans le cadre du comité permanent de la commission consultative de l’environnement (CCE) de l’aérodrome. Enfin, la DGAC vise à favoriser le dialogue entre les différentes parties prenantes dans différentes instances telles que la CCE de l’aérodrome de Paris-Charles-de-Gaulle, ou sa commission consultative d’aide aux riverains, qui se réunissent chacune deux fois par an.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6206</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8897</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Naegelen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Réforme de la SNCF et lignes ferroviaires dans les Vosges</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6206. — 6 mars 2018. — M. Christophe Naegelen interroge Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports, sur la concertation sur la réforme de la SNCF qui vient d’être lancée par le Gouvernement, quelques jours après la publication du rapport sur l’avenir du transport ferroviaire, dit « rapport Spinetta ». Ce rapport préconise notamment un audit des petites lignes, en vue de la fermeture de certaines d’entre elles. Cette proposition inquiète beaucoup les collectivités territoriales, notamment rurales, à juste titre. En effet, la fermeture de milliers de kilomètres de lignes secondaires et le désengagement de l’État au profit des régions feraient courir un risque de fracture territoriale et de rupture d’égalité entre les citoyens dont les zones rurales seraient les premières à pâtir, une fois de plus. De même, le « rapport Spinetta » suggère que l’État ne doit plus consacrer « aucun crédit aux lignes dont l’intérêt socio-économique n’est pas démontré ». Toutefois, le mardi 20 février 2018, la ministre des transports s’est engagée devant la représentation nationale à consacrer dans les contrats de plan 1,5 milliard d’euros aux petites lignes, qui sont selon ses dires « essentielles pour beaucoup de Français ». En outre, elle a déclaré que l’objectif du Gouvernement est « d’améliorer la mobilité de tous les Français, sur tous les territoires, en luttant contre l’assignation à résidence et la fracture territoriale ». Le lundi 26 février 2018, le Premier ministre a quant à lui affirmé qu’il écartait la proposition du « rapport Spinetta » de fermeture des petites lignes déficitaires. Certes cela va dans le bon sens, mais les Français demeurent inquiets de voir le réseau ferroviaire de proximité menacé. Concrètement, dans les Vosges, la ligne TGV Est relie Paris à Remiremont par deux trains directs quotidiens dans chaque sens, soit quatre trajets directs par jour. Ces liaisons directes sont indispensables pour la cohésion des territoires et pour le développement économique, touristique et culturel des vallées vosgiennes. Les propos de la ministre des transports et du Premier ministre constituent un engagement de la part de l’exécutif de maintenir les petites lignes ferroviaires. Il la remercie donc de bien vouloir lui confirmer que cet engagement fort et indispensable pour les zones rurales sera tenu en ce qui concerne d’une part les petites lignes vosgiennes, mais aussi la desserte de la gare de Remiremont en TGV directs en provenance de Paris d’autre part.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8898</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’ambition que porte aujourd’hui le Gouvernement est celle d’une réforme du système ferroviaire visant à remettre ce mode de transport au centre de la mobilité des Français. C’est dans cette optique qu’une mission a été confiée en octobre 2017 à M. Spinetta afin de dresser un diagnostic global de la situation du système ferroviaire national. Le Gouvernement n’a pas souhaité mettre en œuvre l’ensemble des recommandations formulées dans le rapport Spinetta, notamment en ce qui concerne les lignes les moins circulées du réseau ferré national, dont M. Spinetta interroge la pertinence en proposant que l’État n’y investisse plus dès lors que le bilan socio-économique de l’opération serait jugé insuffisant. Toutefois, ces lignes s’inscrivent bien aujourd’hui dans le panel des solutions de transports du quotidien de très nombreux Français. Elles desservent des territoires très divers, y compris des zones rurales souvent défavorisées en matière d’offres de transport et au bénéfice desquelles le Gouvernement est particulièrement engagé dans le cadre de son action en faveur de la mobilité pour tous. C’est pourquoi la volonté de l’État d’investir pour la remise à niveau de ces lignes dans le cadre des contrats de plan État-régions reste entière. Par ailleurs, il convient de rappeler que SNCF Mobilités dispose pour son activité grande vitesse d’une autonomie de gestion. Il lui appartient en conséquence de décider des dessertes TGV qu’elle met en place, au regard des contraintes techniques, économiques et commerciales auxquelles elle est confrontée. Concernant la desserte TGV de la gare de Remiremont, aucune évolution n’interviendra en 2019, l’offre actuelle avec Paris sera maintenue (2 allers-retours quotidiens directs). De plus, l’État est attentif à ce que l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire national de voyageurs et, en particulier, l’extension de l’accès au réseau à toutes les entreprises ferroviaires (« open access ») ne doit pas conduire à remettre en cause le principe d’une desserte équilibrée du territoire. Face à cet enjeu, la réponse apportée par le Gouvernement à travers la loi pour un nouveau pacte ferroviaire consiste à permettre une péréquation en modulant le niveau des péages en fonction des capacités contributives de chaque desserte. Il s’agit de réexaminer, en particulier, la tarification sur les dessertes les plus fragiles, pour tenir compte de leur moindre rentabilité d’exploitation par un opérateur. Cette meilleure répartition du poids des péages, sous le contrôle du régulateur, doit permettre de diminuer substantiellement le nombre de dessertes non rentables. Cette solution a pour objectif de maximiser la pérennité du plan de dessertes TGV. Si toutefois cette modulation s’avérait insuffisante, il serait alors possible pour les régions de passer un contrat de service public avec un opérateur pour la réalisation d’obligations de service public, comme cela est déjà fait aujourd’hui par les régions Bretagne et Hauts-de-France. Avec ce dispositif, l’État donne les moyens d’assurer la pérennité des liaisons d’aménagement des territoires et de la desserte des villes moyennes, c’est à dire la pérennité du modèle de desserte actuel du TGV en France dans un système ouvert à la concurrence.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6457</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8898</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Dive</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Maintien des petites lignes SNCF</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6457. — 13 mars 2018. — M. Julien Dive interroge Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports, sur la réforme du transport ferroviaire et le maintien des petites lignes gérées par la SNCF. Il attire plus particulièrement son attention sur le devenir de la ligne reliant Laon à Hirson, qui est aujourd’hui le principal outil de désenclavement de la Thiérache, territoire rural fragilisé où le taux de chômage est de 15 %. Le rapport rendu par M. Jean-Cyril Spinetta sur l’avenir du transport ferroviaire, dans lequel est préconisée la suppression des petites lignes pour cause de rentabilité, n’a pas manqué d’alerter les usagers comme les élus. Le Gouvernement a tenté de calmer le jeu en annonçant que ce volet du rapport ne serait pas repris dans la réforme à venir, affirmant que cette décision ne serait pas prise à Paris, mais tranchée au niveau des territoires. Il tient à réaffirmer que le rôle de l’État est de maintenir l’égalité sociale sur son sol, cette égalité sociale passant par la mobilité de tous, y compris dans les territoires les plus enclavés. Dès lors, il lui demande de rester attentif aux décisions qui pourront être prises en matière de maintien des petites lignes ferroviaires, essentielles aux populations et territoires trop souvent oubliés par la République.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8898</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’état préoccupant des petites lignes de la région Hauts-de-France est représentatif du retard d’entretien et de régénération du réseau ferré national, et plus particulièrement des lignes de desserte fine du territoire. Les moyens financiers à mobiliser pour leur remise à niveau s’élèvent à plusieurs milliards d’euros pour les 10 prochaines années à l’échelle nationale, et peuvent être évalués à plus de 500 M€ pour la seule région Hauts-de-France. La ligne Crépy-en-Valois-Laon-Hirson fait partie de ces lignes dont l’état nécessitera des travaux importants. Faute de cela, une fermeture préventive de la circulation pourrait intervenir à l’horizon 2022-2023 entre Laon et Hirson, et à l’horizon 2024 entre Crépy-en-Valois et Laon. Aussi, l’État et la région Hauts-de-France lancent dès 2018 une étude préliminaire qui permettra d’évaluer les conditions de pérennisation de ces deux lignes dont la régénération représente un investissement de plus de 200 M€, dont 55 M€ sur Laon-Hirson. Le Gouvernement, qui a pleinement conscience de l’importance de ces lignes pour la vitalité des territoires traversés, notamment pour les zones rurales souvent défavorisées en matière d’offres de mobilité, s’est engagé à poursuivre les investissements sur ces lignes et est déterminé à accompagner les régions pour assurer leur pérennité. En tout état de cause, les éventuelles évolutions ne pourront en aucun cas intervenir de manière unilatérale et ne pourront s’inscrire que dans un partenariat avec les régions, cofinanceuses des contrats de plan État-région (CPER) et autorités organisatrices des services ferroviaires régionaux.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>7144</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8899</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Maxime Minot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Grève SNCF</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            7144. — 3 avril 2018. — M. Maxime Minot appelle l’attention de Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports, sur la situation des abonnés TGV Max. L’intersyndicale des cheminots a annoncé une grève de « deux jours sur cinq » du 3 avril au 28 juin 2018. En tout, la grève s’étalera ainsi sur 36 jours, y compris les vacances de printemps et les différents ponts du mois de mai. SUD Rail a quant à elle décidé de consulter les grévistes le 4 avril 2018 sur une grève reconductible chaque jour. La SNCF a annoncé que les usagers des TGV, OUIGO et TER seront dédommagés en cas de train annulé en raison de la grève, que le billet ait été acheté en « Prem’s » ou qu’il soit « non échangeable non remboursable ». Or la SNCF omet une partie de ses utilisateurs, les abonnés « TGV Max », directement impactés par la grève. Lancée par la SNCF en janvier 2017, l’offre TGV Max était alléchante : 79 euros par mois pour des voyages illimités pour les 16-27 ans ; L’abonnement prévoit pourtant, pour 79 euros par mois, « des trajets illimités », sur « 100 % des destinations TGV », avec « la possibilité de voyager tous les jours ». Beaucoup de promesses qui ne seront pas tenues lors de ces 36 jours. Il lui demande à ce que les centaines de milliers de jeunes ne se fasse pas duper alors que la SNCF ne respectera plus ses engagements à leur égard.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8899</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’abonnement TGV Max permet aux jeunes voyageurs de circuler de manière illimitée sur l’ensemble des TGV, tous les jours. Conformément à l’article L. 1222-12 du code des transports, en cas de perturbations prévisibles, l’usager qui n’a pas pu utiliser le moyen de transport pour lequel il a contracté un abonnement a droit à une compensation pour une durée équivalente à la période d’utilisation dont il a été privé. S’agissant d’une offre commerciale proposée par SNCF Mobilités, tout acte de remboursement relatif à l’abonnement TGV Max relève de cet opérateur. Les difficultés de circulation entrainées par les grèves du printemps 2018 relèvent de ces dispositions. Pour ce qui concerne le mois d’avril, SNCF Mobilités a fait le choix, en amont des épisodes de grève, de ne pas mettre à disposition dans ses TGV des places dédiées aux abonnés TGV Max, et ce sur l’ensemble des liaisons. En conséquence, SNCF n’a effectué aucun prélèvement pour ce mois-ci. À partir du 30 avril, des places dédiées aux abonnés ont à nouveau été mises à disposition par SNCF Mobilités. Les jours hors grève, des places étaient disponibles conformément aux conditions générales de vente de l’abonnement TGV Max. Les jours de grève, SNCF Mobilités a défini des places réservées aux abonnés dans les TGV au départ du jour, avec une visibilité à partir de 6 heures du matin. Un système de notification d’alerte a été mis en place par OUI.SNCF afin de faciliter la réservation par les abonnés. SNCF Mobilités a constaté que pour le mois de mai, les abonnés TGV Max ont pu réserver leurs places sans rencontrer de réelles difficultés, ce qui a amené l’opérateur à rétablir le prélèvement mensuel à partir du mois de mai.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>7146</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8899</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Delphine Bagarry</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Situation gare de La Brillanne</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            7146. — 3 avril 2018. — Mme Delphine Bagarry interroge Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports, sur la situation de la gare de La Brillanne, dans les Alpes de Haute-Provence. Depuis le début de l’année 2018, celle-ci est partiellement fermée avec notamment par la fermeture du seul guichet qui assurait un échange entre les usagers et les gestionnaires du train. Pour autant cette gare, ouverte en 1872, est loin d’être sous-dense, desservant un bassin de population de 20 000 personnes et disposant d’une fréquentation passagère en hausse. Elle dispose également d’un projet de développement ambitieux qui se traduit par un projet de gare multimodale. Alors que la volonté du Gouvernement est d’améliorer les transports du quotidien, ce territoire attend un geste fort afin de conserver ce service qui est un accès à la grande métropole Marseille-Aix qui est en train de se constituer. Cette décision relève de la SNCF, dans le cadre d’une délégation de service public, mais la région et l’État sont également des acteurs concernés puisque le projet de gare multimodale de La Brillanne, et son développement, est dans le contrat de plan État-région (CPER) qui prévoit 1,8 milliards d’euros d’investissement en 5 ans en PACA. Elle lui demande donc ce que le Gouvernement entend faire pour assurer à la fois la mobilité durable dans ce territoire et assurer un bon accès à la métropole Marseille-Aix et ensuite faire en sorte que l’État, conformément à ses engagements du CPER, participe au développement de la gare de La Brillanne.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8900</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La politique d’ouverture des guichets des gares régionales, comme celle de La Brillanne-Oraison, relève des régions en tant qu’autorités organisatrices des services ferroviaires régionaux, dans la mesure où ce sont elles qui en supportent le coût. En l’occurrence, le guichet de cette gare est ouvert tous les après-midis de 13h30 à 20h50, l’agent de circulation assurant à la fois le croisement des trains qui a lieu une fois par jour, le soir, et la vente des billets. Dans le contexte actuel de maîtrise de la dépense publique, il est nécessaire de veiller à un équilibre satisfaisant entre l’intérêt du service offert aux voyageurs et son coût pour les collectivités publiques. L’État, en application du principe de libre administration des collectivités territoriales, n’intervient pas dans ces choix. Par ailleurs, le contrat de plan État-région (CPER) 2015-2020 ne prévoit pas d’investissement spécifique sur la gare de La Brillanne. Il prévoit uniquement, pour la ligne Aix-La Brillanne, d’une part, d’augmenter la capacité pour permettre une desserte doublée par rapport à la desserte actuelle d’un TER par heure et par sens vers La Brillanne-Oraison et un TER par heure et par sens vers Pertuis et, d’autre part, d’ouvrir deux nouvelles haltes (La Calade et Venelles). Le calendrier prévoit une réalisation à horizon 2020, les études d’opportunité sont en cours. De plus, l’augmentation de capacité de la ligne est coordonnée avec les travaux de modernisation qui ont commencé sur le tronçon Marseille-Aix et sont cofinancés majoritairement par l’État et la région. Il s’agit en particulier de la modernisation des installations ferroviaires de la gare d’Aix-en-Provence et du doublement de la voie entre Luynes et Gardanne. L’achèvement des travaux est prévu pour fin 2021 excepté la création d’une nouvelle halte ferroviaire qui sera réalisée ultérieurement.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>7346</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8900</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Annaïg Le Meur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Attribution d’une citation à l’ordre national du mérite des sauveteurs en mer</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            7346. — 10 avril 2018. — Mme Annaïg Le Meur attire l’attention de Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports, sur la situation des sauveteurs en mer en cas de décès dans l’exercice de leurs fonctions. La SNSM, association à but non lucratif, constitue un maillon essentiel pour la sécurité des usagers de la mer. Avec 4 400 sauveteurs embarqués bénévoles, la SNSM assure la sécurité des plaisanciers sur le littoral en France métropolitaine et en outre-mer. Dans le cadre de cette mission de service public, les sauveteurs ont secouru 5 987 personnes en mer en 2016. Comme la société, la SNSM évolue. Ses sauveteurs sont désormais plus jeunes et exercent moins de métiers liés à la mer. La part des retraités diminue pour être progressivement remplacée par des trentenaires, souvent en charge d’une famille. La qualité de la formation des personnels et la modernisation progressive des équipements et de la flotte de canot de sauvetage ont permis de réduire considérablement les risques pour les bénévoles. Le dernier accident en mer d’une mission de sauvetage, impliquant la disparition de membres de la SNSM, a eu lieu en 1986. Pour autant, les membres de la SNSM continuent de prendre des risques considérables afin de sauver des vies. Face au risque hypothétique de périr en mer, elle souhaite connaître la position du Gouvernement sur la possibilité, en cas du décès d’un membre de la SNSM au cours de sa mission de sauvetage, qu’il soit cité à l’ordre national du mérite, et que ses enfants puissent bénéficier du statut de pupille de la Nation.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8900</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La SNSM est un acteur majeur de l’organisation nationale du sauvetage en mer. L’engagement permanent des bénévoles qui composent cette association reconnue d’utilité publique contribue directement à la sécurité de l’ensemble des usagers de la mer sur le littoral de métropole et d’outre-mer. En 2017, les 4 400 sauveteurs embarqués et 1 300 nageurs-sauveteurs de la SNSM sont ainsi intervenus près de 6 000 fois le long de nos côtes pour secourir les personnes en détresse en mer. Conscient du rôle majeur de la SNSM dans l’exercice de la mission de sauvetage en mer, l’État reconnaît régulièrement les mérites et la valeur de l’engagement bénévole des sauveteurs en leur décernant les plus hautes distinctions républicaines. L’année 2017 aura ainsi permis de récompenser les services rendus par la SNSM en décernant à 6 reprises la médaille du Mérite maritime à des membres de l’association. La survenance du décès d’un bénévole en cours d’opération ne peut être écartée malgré l’ensemble des mesures de sécurité mises en œuvre par la SNSM. Dans ce contexte, l’article R. 26 du code de la légion d’honneur et de la médaille militaire, rendu applicable à l’ordre national du Mérite en vertu de l’article 23 du décret du 3 décembre 1963, permet de nommer dans l’ordre « les personnes tuées ou blessées dans l’accomplissement de leur devoir et qui sont reconnues dignes de recevoir cette distinction ». Sous réserve d’une analyse particulière et du respect des conditions de dépôt de candidature, cette possibilité peut donc s’appliquer aux sauveteurs de la SNSM décédés dans l’exercice de leur mission. Par ailleurs, concernant la reconnaissance de la qualité de pupille de la Nation aux enfants des sauveteurs de la SNSM décédés dans l’exercice de leurs missions : les dispositions relatives au statut de pupille de la Nation relèvent de la compétence de l’office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG), organisme placé auprès du ministère des armées. Au-delà du soutien financier apporté à la SNSM dans le cadre de sa modernisation, les pouvoirs publics s’efforcent de distinguer le plus efficacement possible le très haut niveau d’engagement des bénévoles de la SNSM.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>7615</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8901</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sarah El Haïry</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Avenir des concessions de barrières de péage</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            7615. — 17 avril 2018. — Mme Sarah El Haïry attire l’attention de Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports, sur l’avenir des concessions des barrières de péage. Le péage de Vieilleville est une barrière de péage située sur la commune de Carquefou, mise en service depuis 1993 et contestée depuis autant de temps. Il a pour signe distinctif d’être l’un des rares, si ce n’est l’unique, péage urbain de France. Situé sur une proportion d’autoroute et fusionné avec le périphérique nantais, chaque passage coûte 0,60 centimes d’euros et pénalise l’ensemble des habitants du nord-est de la métropole. Sous concession privée jusqu’en 2031 et exploité par Cofiroute-Vinci, une étude a été réalisée en 2004 par ce dernier, en collaboration avec le préfet de région de l’époque afin d’envisager un possible rachat par l’État. Il en résultait qu’une telle solution serait trop coûteuse en termes d’indemnisation de l’exploitant, et conseillait un abonnement à tarif préférentiel. Depuis ce jour, aucun autre élément d’étude n’a été transféré. Depuis 1955, la concession était le système privilégié par l’État pour la construction, l’entretien et l’exploitation des autoroutes françaises. Ces concessions qui étaient de base des sociétés d’économie mixte, ont été privatisées petit à petit pour une durée de plus ou moins 25 ans. Si au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, cette délégation de construction des infrastructures autoroutière était compréhensible, l’État ne pouvant assumer seul le financement de ces infrastructures, de nos jours, elle n’a plus lieu d’être. Depuis 2007, l’inflation des prix au péage constitue une augmentation de 22 % alors que les chantiers d’aménagement du réseau autoroutier sont désormais terminés. Avec cette inflation, l’autorité de la concurrence estime que la marge nette des sociétés d’autoroute tourne autour de 20 à 24 %. L’entretien de la voirie ne justifie pas une telle augmentation, d’autant plus que, rappelons-le, les péages étaient censés être amenés à disparaitre, une fois les structures construites et amorties. Elle l’interroge donc sur les possibilités de rachat des barrières de péages par l’État à la fin des contrats de concession.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8901</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En premier lieu, il est nécessaire de rappeler qu’un contrat de concession autoroutière est un contrat par le biais duquel le concédant, en l’occurrence l’État, confie à une société les missions de financer, de concevoir, de construire, d’entretenir et d’exploiter un ouvrage. Les seules ressources de cette société sont constituées par les recettes des péages et éventuellement par des contributions publiques qui s’avéreraient nécessaires pour assurer l’équilibre économique de la concession. La société concessionnaire recourt à des emprunts pour financer les travaux de construction des ouvrages et mobilise également des capitaux propres qui sont apportés par ses actionnaires. Les ressources de la société, en particulier les recettes de péages sur la durée de la concession, sont donc utilisées non seulement pour assurer les frais d’entretien et d’exploitation qui apparaissent à la mise en service des ouvrages, mais également pour rembourser intégralement les emprunts, les capitaux propres et leur rémunération liés à la construction de l’infrastructure. De la même manière, la réalisation de tout nouvel aménagement sur le réseau en service d’une concession, dès lors qu’elle n’est pas prévue dans le contrat liant la société concessionnaire d’autoroutes et l’État, doit lui être compensée afin de maintenir l’équilibre contractuel et financier de la concession. L’augmentation du péage ne se limite donc pas à compenser l’entretien et l’exploitation de la voirie. À la fin des concessions, il peut s’avérer nécessaire de continuer à aménager le réseau autoroutier pour les besoins de l’usager, au-delà de son entretien et de son exploitation. En second lieu, pour ce qui concerne une éventuelle résiliation des contrats en vue d’anticiper la fin des concessions, il est utile de rappeler qu’un groupe de travail constitué de parlementaires avait été mandaté fin 2014 par le Premier ministre pour examiner la situation des concessions et proposer des solutions aux conditions, jugées trop favorables par l’autorité de la concurrence, dont bénéficieraient les sociétés concessionnaires. Il est notamment apparu au groupe de travail, qui a rendu son rapport en février 2015, que l’évaluation de la rentabilité des concessions était un exercice délicat et que les sociétés concessionnaires ne réalisaient pas des « surprofits » exceptionnels, au regard de la dette qu’elles doivent rembourser. Le groupe de travail a également conclu à ne pas retenir l’option de résiliation des concessions, dont le montant de l’indemnité évalué à plusieurs dizaines de milliards d’euros était difficilement supportable pour les finances publiques. Cela demeure le cas aujourd’hui. Enfin, pour ce qui concerne plus particulièrement le péage de Vieilleville, il est à noter que l’agglomération nantaise bénéficie d’ores et déjà d’un système de péage dit ouvert, qui permet des échanges libres de péage au niveau du périphérique nantais et donc une meilleure fluidité du trafic urbain et périurbain. S’agissant du tarif appliqué au péage de Vieilleville sur le diffuseur situé à hauteur de la commune de Carquefou, il est très modéré puisqu’il correspond à un taux kilométrique largement en-deçà de celui observé sur le reste du réseau. Par ailleurs, les conclusions de l’étude sur la suppression du péage de Vieilleville restent d’actualité. En effet, dans la mesure où toute suppression de péage impliquerait un dédommagement d’un montant significatif de la société concessionnaire par les collectivités qui en font la demande, il s’avère plus intéressant pour les collectivités concernées de négocier avec la société Cofiroute, dans le cadre de la politique commerciale de cette dernière, une formule d’abonnement au bénéfice des seuls usagers locaux. Ces formules permettent de réduire de manière proportionnée le montant du péage acquitté par les usagers, sans faire porter le coût de l’indemnité exigible par le concessionnaire pour les contribuables.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>7892</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8902</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Cécile Rilhac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Transports</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            7892. — 24 avril 2018. — Mme Cécile Rilhac attire l’attention de Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports, sur la ligne J du Transilien dans la circonscription du Val-d’Oise dont elle est l’élue (La Frette-sur-Seine, Cormeilles-en-Parisis et Herblay). En effet, la ligne J du réseau SNCF Transilien connaît depuis plusieurs mois des difficultés durables qui affectent la ponctualité et la qualité de service. Sur la portion de la ligne J qui traverse cette partie du Val-d’Oise, la SNCF n’a pas prévu de travaux de dédoublement de voies possible. Cependant, la rénovation du réseau entraîne déjà de fortes perturbations du flux. Demain, avec le développement du fret ferroviaire, ces bouleversements risquent d’aggraver les difficultés pratiques d’accès à la mobilité avec : des trains retardés (c’est déjà souvent le cas aujourd’hui) ; des trains supprimés en heures de pointe (comme par exemple à la gare de la Frette-Montigny) ; une augmentation des nuisances sonores liées à la densification du trafic. Une telle diminution du service du transport public des voyageurs renforce le sentiment d’abandon, d’isolement ou même d’exclusion des usagers, qui voient l’accessibilité territoriale à nombre d’autres services publics se limiter. Plus généralement, ce sont les transports en commun de qualité, et l’équité entre tous les Français, quel que soit leur lieu de résidence, qui pose question. Aussi, plus de trente ans après la loi d’orientation des transports intérieurs (LOTI), elle lui demande comment elle envisage de prendre en compte concrètement les problèmes de cette ligne indispensable pour des milliers d’habitants souhaitant se rendre à leur travail et de manière générale les problèmes que posent le transport quotidien, à l’heure du renforcement de la transition énergétique. Le Président de la République a annoncé une loi d’orientation sur les mobilités pour cette année 2018. Elle souhaite savoir si le Gouvernement prendra en compte la situation spécifique des territoires ruraux et urbains comme il en est dans cette circonscription.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8902</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La ligne J du Transilien est une bonne illustration des enjeux liés aux transports du quotidien. 247 000 voyageurs empruntent quotidiennement cette ligne. Elle permet d’assurer le lien entre l’agglomération parisienne et de nombreuses zones périurbaines au croisement de l’Île-de-France, des Hauts-de-France et de la Normandie. Parce que c’est un réseau important qui nécessite d’être modernisé, des travaux de renouvellement des voies sont menés depuis 2014, qui impliquent parfois des interruptions de circulation. Pour pallier ces désagréments, une nouvelle offre de desserte a été mise en place le 10 décembre 2017. Elle doit s’accompagner entre 2018 et mi-2020 du déploiement de nouvelles rames, financées par Île-de-France Mobilités, l’autorité organisatrice, qui nécessiteront l’adaptation de certaines gares. La régularité sur la ligne J dans son ensemble est de 89,8 % au cours des 12 derniers mois. Ce chiffre cache par ailleurs de fortes disparités en fonction de l’heure à laquelle le train est pris ou bien encore selon la branche sur laquelle se situe le voyageur. La régularité du service n’est donc pas encore satisfaisante. Les travaux de régénération et les investissements évoqués ci-dessus devraient conduire à une amélioration de la ponctualité dans les années à venir. Concernant la prise en compte des besoins spécifiques des territoires, le Gouvernement porte l’ambition de renforcer la consultation des usagers et citoyens dans la construction et l’évolution des politiques de mobilité. Une disposition a ainsi été introduite dans la loi pour un nouveau pacte ferroviaire afin que les associations d’usagers et les élus des collectivités territoriales soient plus systématiquement consultés par les autorités organisatrices sur les évolutions d’offres au travers des comités de desserte.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>8155</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8902</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Damien Pichereau</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Extension bonus écologique - Catégorie M2 et N2</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            8155. — 8 mai 2018. — M. Damien Pichereau alerte M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur le décret n° 2017-1851 du 29 décembre 2017 relatif aux aides à l’acquisition ou location des véhicules peu polluants mettant ainsi en application la loi de finances pour 2018. Ce dispositif dit bonus écologique vise, d’une part, à stimuler la technologie et pousser les constructeurs à innover vers des véhicules plus respectueux de l’environnement et, d’autre part, à influer le choix du véhicule à l’achat ou à la location. Cependant, les véhicules électriques des catégories internationales M2 et N2 bénéficiant de la dérogation de poids prévue au IV de l’article R. 312-4 du code de la route et d’un poids total autorisé en charge inférieur ou égal à 3 500 kilogrammes, semblent être oubliés du dispositif ainsi rédigé par le décret précité. Or ces véhicules apportent des solutions de mobilités propres particulièrement adaptées pour le transport de personnes à mobilité réduite, les minicars ou encore le transport scolaire. Leurs fonctionnalités sont également très appropriées pour la livraison urbaine propre et durable. Aussi, il souhaiterait savoir si cette situation a été prise en compte, et si le Gouvernement compte y remédier en permettant ainsi d’étendre le dispositif de ce bonus à ces véhicules électriques dans un souci constant de baisse des émissions polluantes. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8903</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le dispositif d’aides à l’acquisition des véhicules propres est défini par les articles D. 251-1 et suivants du code de l’énergie. Le a) du 1° de l’article D. 251-1 prévoit qu’une aide, dite bonus écologique, est attribuée pour l’acquisition d’un véhicule appartenant à la catégorie des voitures particulières ou des camionnettes au sens de l’article R. 311-1 du code de la route ou à une catégorie de véhicules faisant l’objet d’une mesure des émissions de dioxyde de carbone en application du règlement (CE) n° 715/2007 du Parlement européen et du Conseil du 20 juin 2007. Les véhicules de catégorie M2 et N2 bénéficiant de la dérogation de poids prévue au IV de l’article R. 312-4 du code de la route et d’un poids total autorisé en charge (PTAC) inférieur ou égal à 3,5 tonnes ne sont pas considérés comme appartenant à la catégorie des voitures particulières ou des camionnettes au sens de l’article R. 311-1 du code de la route. Toutefois, si ces véhicules ont fait l’objet d’une homologation de leur niveau d’émissions/consommation selon le règlement (CE) n° 715/2007 du Parlement européen et du Conseil du 20 juin 2007, alors ils peuvent être éligibles au bonus écologique. Le dispositif sera évalué fin 2018 afin de déterminer les dispositions applicables en 2019. Dans ce cadre, le cas des véhicules mentionnés ci-dessus sera examiné. Le cas échéant, le code de l’énergie sera modifié en vue de les rendre éligibles au bonus écologique. S’agissant du mécanisme de suramortissement, en application de l’article 39 decies A du code général des impôts, les véhicules éligibles relèvent des catégories de véhicules dont le PTAC est supérieur ou égal à 3,5 tonnes qui utilisent exclusivement comme énergie le gaz naturel et le biométhane carburant, ou le carburant ED95 composé d’un minimum de 90,0 % d’alcool éthylique d’origine agricole. Cet avantage fiscal ne s’applique pas aux véhicules équipés d’une motorisation électrique ou à pile à hydrogène. Il ne s’applique pas non plus aux véhicules de la catégorie N2 dont le PTAC est inférieur à 3,5 tonnes. Le Gouvernement examine les possibilités d’élargissement du mécanisme de suramortissement aux véhicules lourds zéro émission d’une part, et aux véhicules bénéficiant de la dérogation de poids citée infra et d’un PTAC inférieur ou égal à 3,5 tonnes.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>8231</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8903</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Caroline Janvier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Modernisation de l’environnement fiscal du transport aérien français</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            8231. — 8 mai 2018. — Mme Caroline Janvier alerte Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports, sur la nécessité de moderniser l’environnement fiscal du transport aérien français. Si la situation des compagnies aériennes françaises est aujourd’hui meilleure qu’il y a quelques années, la plupart étant financièrement dans le vert, à l’image d’Air France qui a dégagé 588 millions d’euros de résultat d’exploitation en 2017, la situation est, au regard de l’étranger et des enjeux futurs, inquiétante. Ces résultats sont en effet très inférieurs à ceux de British Airways, de Lufthansa ou de KLM, filiale d’Air France-KLM, qui a un résultat d’exploitation de 910 millions d’euros. De plus, ils proviennent surtout de la reprise économique et du niveau relativement faible du prix du baril de pétrole que de mesures structurelles. Dans un environnement ultra concurrentiel - le prix des billets étant constamment à la baisse sous la pression des compagnies low cost - et qui est appelé à un fort développement avec un doublement du trafic prévu d’ici 20 ans, les compagnies françaises voient leurs parts de marché diminuer à cause de leur déficit de compétitivité. Celles-ci ont baissé de 0,8 point en 2017, ne représentant plus que 42,1 % contre 60 % en 2000. Selon la Fédération nationale de l’aviation marchande (FNAM), elles risquent de tomber à 35 % en 2022. Le secteur du transport aérien représente près de 100 000 emplois directs et 2,4 % du PIB français selon le Syndicat des compagnies aériennes autonomes, et la FNAM annonce une perte potentielle de 16 000 emplois en cinq ans si aucun plan n’est préparé, après les 11 000 suppressions recensées ces cinq dernières années. Une des causes de la faible compétitivité est la charge fiscale qui pèse sur les compagnies françaises. Effectivement, l’augmentation des taxes payées par ces compagnies en quinze ans, qui sont ainsi les seules en Europe à financer en quasi-totalité les contrôles de sécurité, dont les frais ont bondi de 500 % depuis 2001, aurait ainsi atteint 123 %. Le Gouvernement est pleinement conscient de ces difficultés qui sont évoquées lors des Assises du transport aérien lancées fin mars 2018 et qui se dérouleront jusqu’à l’automne 2018. Elle souhaiterait ainsi savoir ce qui peut être entrepris pour garantir une dynamique d’avenir aux compagnies aériennes françaises, dans un contexte budgétaire contraint pour les finances publiques.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8904</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La compétitivité du transport aérien français fait partie des problématiques abordées dans le cadre des Assises nationales du transport aérien lancés par la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports, le 20 mars dernier. Cet exercice inédit doit permettre d’établir un état des lieux partagé et d’aboutir à la construction d’une stratégie nationale du transport aérien. Le thème de la « performance collective » au service du transport aérien est le fil rouge de ces assises, qui ont été organisées autour de 5 axes : la performance économique, la performance au service des territoires, la performance environnementale, la performance et l’innovation au service du passager et la performance sociale. S’agissant de la performance économique, un groupe de travail portant spécifiquement sur la fiscalité a été créé dans le but d’examiner les pistes d’allègement des charges. Ce groupe de travail, composé des principales parties prenantes du transport aérien national (compagnies aériennes et aéroports) ainsi que des représentants des administrations concernées, traitera notamment des sujets relatifs à la taxe de solidarité sur les billets d’avion. Il examinera également les problématiques associées à la taxe d’aéroport (TAP), qui sert à financer les dépenses de sûreté et certaines dépenses de sécurité telles que le service de sauvetage et de lutte contre l’incendie des aéronefs (SSLIA). Les échanges qui se déroulent lors de ces assises permettent de formuler des propositions et recommandations qui ont vocation à alimenter la future stratégie nationale du transport aérien.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>9091</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8904</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jacques Marilossian</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Distinction entre drone civil et modèle réduit de loisir</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            9091. — 5 juin 2018. — M. Jacques Marilossian interroge Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports, sur la distinction entre le drone civil et le modèle réduit de loisir. La loi n° 2016-1428 du 24 octobre 2016 relative au renforcement de la sécurité de l’usage des drones civils assimile l’usage du modèle réduit de loisir à celui du drone civil. Ce dispositif pose des contraintes sécuritaires lourdes sur une activité pratiquée par des clubs amateurs et des passionnés d’aéromodélisme. Pour rappel, le drone civil est un aéronef non habité. Il est piloté par gyroscope ou GPS pour des vols automatique ou programmés, potentiellement hors de vue du pilote. Son usage peut entraîner des risques en cas de survol de sites stratégiques sur le territoire national. Quant au modèle réduit de loisir, il se définit comme un aéronef non habité, piloté manuellement à vue (planeur, avion, hélicoptère, montgolfière, etc.), dépourvu de vol automatique ou programmé. De même, l’activité du modèle réduit de loisir nécessite des heures de formation et une maîtrise « à l’œil », en particulier dans l’appréciation de l’atterrissage de l’aéronef. Par contre, un drone civil peut être utilisé par n’importe qui, ce qui peut entraîner dérives comme des menaces sur des sites stratégiques relevant de l’intérêt national. Aux États-Unis, l’utilisation du modèle réduit de loisir ne relève pas des dispositions relatives à la sécurité intérieure et aux contraintes spécifiques à l’aviation civile. Dans cette démarche de distinguer l’utilisation du modèle réduit de loisir de celle des drones civils, il souhaite savoir si le Gouvernement en tiendra compte dans la rédaction du prochain décret relatif à la loi du 24 octobre 2016.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8904</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La préoccupation des pratiquants historiques de l’activité sportive et récréative de pilotage de modèles réduits a été prise en compte par les parlementaires lors de l’élaboration de la loi n° 2016-1428 du 24 octobre 2016 relative au renforcement de la sécurité de l’usage des drones civils. Les services de l’État en charge de la définition de ses dispositions d’application partagent également l’objectif que cette activité puisse continuer à être pratiquée sans contraintes excessives. Ainsi le législateur a voulu exempter de toutes les dispositions relatives à l’emport obligatoire d’équipements de signalement et de limitation de capacités les aéromodèles opérés dans un cadre agréé et dans des zones identifiées. Cette disposition d’exemption permettra la poursuite de l’activité d’aéromodélisme, sans contraintes nouvelles sur les machines, au sein des structures associatives affiliées aux fédérations agréées dans les localisations d’activités d’aéromodélisme reconnues. Dans ce cadre, seules des dispositions nouvelles en matière d’enregistrement et de formation s’appliqueront aux aéromodèles de plus de 800 grammes. Ils devront faire l’objet d’un enregistrement simple, dématérialisé et gratuit. L’obligation de formation pourra être satisfaite soit par le suivi d’un didacticiel en ligne, également gratuit, sensibilisant les télépilotes à la réglementation et aux risques liés à la pratique de l’aéromodélisme et développé par la direction générale de l’aviation civile, soit par le suivi des formations mises en place par les clubs affiliés aux fédérations agréées dont la formation sera reconnue comme équivalente, ce qui préservera leurs pratiquants de toute exigence supplémentaire en la matière. En dehors des sites déclarés pour l’aéromodélisme, dont le nombre en France avoisine aujourd’hui 800, la pratique du pilotage des modèles réduits traditionnels dépourvus de pilote automatique ne sera pas soumise à l’obligation d’emport d’un dispositif actif de limitation de capacité. En effet, les services de l’État ont veillé à ce que les aéromodèles dépourvus de capteurs et de calculateur de vol, de sorte qu’ils nécessitent pour voler un contrôle constant exercé par le télépilote par le biais de commandes, soient réputés satisfaire à l’obligation de dispositif de limitation de capacité requise par la loi et s’appliquant aux aéromodèles de plus de 800 grammes. La pratique en tout lieu de l’aéromodélisme traditionnel n’est donc pas compromise. Les modèles de plus de 800 grammes resteront toutefois soumis à l’obligation d’emport d’un dispositif de signalement électronique ou numérique ; les projets de décret et d’arrêté d’application sur cette obligation ont fait l’objet d’une consultation publique récente par le ministère de l’économie et des finances. Dans un contexte d’évolution de la menace, cette disposition constitue en effet un élément essentiel des propositions du rapport du Gouvernement au Parlement d’octobre 2015 intitulé « L’essor des drones aériens civils en France : enjeux et réponses possibles de l’État », élément repris dans la loi du 24 octobre 2016. Le Gouvernement travaille à la définition de normes et à l’émergence de solutions techniques pour le signalement électronique et numérique, dont le prix et le poids seront très faibles, aisément intégrables sur les aéromodèles par les pratiquants de cette activité. Ainsi, les services de l’État ont veillé, dans l’élaboration des projets de texte d’application de la loi relative au renforcement de la sécurité des drones civils, à prendre le meilleur compte des attentes des usagers de l’aéromodélisme.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>9343</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8905</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Lagleize</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Initiative internationale « Airport Carbon Accreditation »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            9343. — 12 juin 2018. — M. Jean-Luc Lagleize attire l’attention de Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports sur la nécessité d’encourager la totalité des aéroports français à rejoindre l’initiative internationale « Airport Carbon Accreditation ». L’initiative « Airport Carbon Accreditation » a été développée et lancée en 2009 par le Conseil international des aéroports (Airports Council International - ACI), la principale organisation professionnelle fédérant les équipements aéroportuaires dans le monde. Elle est aujourd’hui la seule norme mondiale de gestion du carbone pour les aéroports. Cette initiative vise à réduire les émissions de carbone et à partager les meilleures pratiques en matière de gestion du carbone émis par les opérations entièrement contrôlées par les aéroports, avec pour objectif ultime pour les aéroports de devenir neutres en carbone. Les aéroports rejoignant cette initiative dans l’objectif d’être accrédités à l’un des quatre niveaux de certifications (cartographie, réduction, optimisation et neutralité) doivent faire vérifier leur empreinte carbone de manière indépendante conformément à la norme ISO14064 (comptabilité et vérification des gaz à effet de serre). Ainsi, cette initiative encourage les aéroports volontaires à devenir plus propres et efficaces en diminuant leurs émissions de gaz à effet de serre de diverses manières : amélioration de l’isolation et de l’efficacité énergétique, passage aux énergies renouvelables, investissement dans des véhicules hybrides ou électriques, optimisation des transports publics et de la gestion du trafic aérien, etc. Actuellement, 37 aéroports à travers le monde ont été accrédités par l’initiative comme neutres en carbone, dont seulement deux en France (les aéroports de Lyon-Saint Exupéry et de Nice-Côte d’Azur). Pour cela, ces aéroports qui représentent 8,1 % du trafic mondial de passagers aériens ont activement réduit leur empreinte carbone et ont mis en place des mécanismes de compensation des émissions de gaz à effet de serre résiduelles sous leur contrôle direct. Les Assises nationales du transport aérien ont pour objectif d’améliorer la performance environnementale du secteur. Le transport aérien devra en effet son développement futur à l’intégration de nouvelles normes environnementales, toujours plus ambitieuses. Pour cela, quatre priorités sont étudiées : replacer l’aviation dans son domaine de pertinence, lutter contre le changement climatique, réduire les nuisances (qualité de l’air et bruit) et protéger la biodiversité. Alors que les aéroports souhaitent de manière croissante mettre en œuvre des mesures volontaires pour réduire leurs empreintes carbone, il attire son attention sur la nécessité d’encourager la totalité des aéroports français à rejoindre l’initiative internationale « Airport Carbon Accreditation ».]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8905</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[À l’échelle mondiale, le transport aérien représente environ 2 % des émissions de gaz à effet de serre mais, compte tenu de sa croissance, l’ensemble du secteur se mobilise et apporte sa contribution à la lutte contre le changement climatique. Les aéroports français s’efforcent de réduire leur empreinte carbone en suivant notamment le programme « Airport Carbon Accreditation » de l’Airport Council International et en mettant en œuvre les actions adéquates leur permettant de respecter, à terme, les objectifs fixés par l’article 45 de la loi de transition énergétique pour la croissance verte. La France est l’un des pays les plus engagés dans le programme « Airport Carbon Accreditation ». En effet, à ce jour, 38 aéroports français ont adhéré à cette démarche. Parmi ceux-ci, 29 ont atteint le niveau 1 consistant à cartographier les émissions de gaz à effet de serre produits sur la plateforme, 2 ont été labellisés au niveau 2 (réduction), 5 au niveau 3 (optimisation) et les aéroports de Nice-Côte d’Azur et Lyon-Saint Exupéry peuvent être félicités pour avoir atteint le niveau 3+ (neutralité). Plusieurs aéroports ambitionnent dans les prochaines années d’atteindre le niveau 3+ dont ceux notamment appartenant aux groupes Vinci et ADP. La direction générale de l’aviation civile tout comme l’Union des Aéroports Français soutient et encourage dans cette démarche volontaire les aéroports qui souhaitent s’impliquer. Cependant, celle-ci reste limitée aux aéroports commerciaux et suppose que l’aéroport dispose de structures et de moyens lui permettant de mener à bien ce programme, contingences qui restreignent le nombre de plateformes pouvant adhérer à ce programme. Au niveau national, les principaux aéroports doivent également réduire l’intensité des émissions de gaz à effet de serre et de polluants atmosphériques de 10 % au moins en 2020 et de 20 % au moins en 2025 par rapport aux intensités constatées en 2010. Cette obligation leur a été fixée par les dispositions de l’article 45 de la loi de transition énergétique pour la croissance verte du 17 août 2015. Les aéroports ont communiqué à l’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) des plans d’actions de réduction de leurs émissions à la fin de l’année 2017. Pour l’Ademe, les mesures prises par les plateformes paraissent suffisantes pour atteindre les objectifs fixés par la loi, tant pour la qualité de l’air que pour les émissions de gaz à effet de serre (GES). Il est à noter que les démarches visant à réduire l’empreinte carbone des aéroports permettent également de réduire les sources d’émissions des polluants locaux. Enfin, la réduction des émissions de GES des aéroports est un sujet de travail dans le cadre des Assises du transport aérien qui ont débuté au printemps 2018.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>9344</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8906</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Liliana Tanguy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Mise en œuvre d’une stratégie nationale de délestage aéroportuaire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            9344. — 12 juin 2018. — Mme Liliana Tanguy attire l’attention de Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports, sur la saturation du trafic aéroportuaire et l’opportunité de la mise en œuvre d’une stratégie nationale de délestage aéroportuaire. Le secteur stratégique du transport aérien contribue fortement à l’attractivité économique et touristique de la France. La progression rapide du transport aérien de passagers en France et dans l’UE est, d’ailleurs, l’une des caractéristiques les plus marquantes du développement du secteur des transports de ces dernières années. Le trafic devrait ainsi atteindre 14,4 millions de vols en 2035 en Europe, soit 50 % de plus qu’en 2012 et compter plus de 145,9 millions de passagers aériens en France en 2016 contre 103 millions en 2004. Cette croissance génère une surconcentration et une saturation des principales plates-formes aéroportuaires françaises et par conséquent, une mauvaise qualité d’accueil dans les aéroports. L’aéroport de Paris-Charles de Gaulle (128ème dans le classement ; 138ème pour Orly) est ainsi le second aéroport le plus fréquenté d’Europe et la région d’Île-de-France a enregistré, avec celle du Grand Londres, le plus grand nombre de passagers de l’Union européenne en 2015. Ces évolutions n’ont fait qu’accentuer les problèmes liés à la pollution, aux nuisances sonores et à l’accès aux infrastructures. Elle l’alerte sur la politique actuelle se limitant à renforcer des sites aéroportuaires existants et attire son attention sur l’opportunité de la mise en œuvre d’une stratégie nationale complémentaire de délestage aéroportuaire. Une telle stratégie permettrait le transfert des flux de passagers sur des aéroports de délestage (pré) existants (Colmar, Châteaudun, Carcassonne, Angers), généralement sous-utilisées et porteurs de développement économique local dans les différents territoires français. En segmentant la demande, la France pourrait, à l’image d’autres pays européens (Allemagne, Suisse, Belgique, Royaume-Uni), renforcer son maillage aéroportuaire et son acceptabilité environnementale tout en équilibrant les flux touristiques et soutenant le développement et le désenclavement des territoires au moment où ils en ont le plus besoin. Consciente que l’enjeu des assises du transport aérien est de conduire une réflexion en profondeur sur l’ensemble de ces sujets, elle insiste sur l’intérêt d’une politique nationale de délestage aéroportuaire nationale en vue d’une croissance forte de passagers à l’horizon des jeux Olympiques 2024. Elle souhaiterait donc connaître ses intentions sur cette question. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8906</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le maillage aéroportuaire français est dense. Ramené aux aéroports ayant eu une activité de transport commercial de passagers au cours des vingt dernières années, il se concentre sur 120 plateformes en métropole. 55 d’entre elles offrent des services aériens réguliers en accueillant plus de 10 000 passagers par an. En deux décennies, le trafic de passagers en France métropolitaine a presque doublé, profitant à l’ensemble des régions mais dans des proportions différentes. Ainsi, l’Ile-de-France est largement bénéficiaire, puis la région PACA et, dans des proportions voisines, l’Occitanie, l’Auvergne-Rhône-Alpes, le Grand Est et la Nouvelle Aquitaine. La part des aéroports régionaux dans la croissance du trafic aérien a augmenté sensiblement, permettant une desserte équilibrée du territoire national en complément des plateformes franciliennes. En effet, les aéroports de Paris-Charles de Gaulle et Paris-Orly, ainsi qu’une dizaine de grands aéroports de province qui relèvent essentiellement de l’État, sont particulièrement dynamiques. Ces aéroports sont en capacité de répondre aux évolutions prévisibles du transport aérien à court, moyen et long termes par l’engagement des investissements nécessaires au rythme de l’augmentation du trafic. Ainsi, la répartition du trafic entre les aéroports parisiens et ceux de province bénéficie-t-elle d’un rééquilibrage, les aéroports de province proposant une offre croissante de lignes directes, y compris à l’international, sans nécessiter de correspondance par un aéroport parisien. Quant aux aéroports parisiens, ils seront en mesure de répondre à la demande de trafic annoncée, dans le respect des contraintes environnementales encadrant leur activité. Les services aériens étant libéralisés au sein de l’Union européenne, et même au-delà vers de nombreux pays, les compagnies aériennes européennes peuvent choisir librement les plateformes aéroportuaires qu’elles souhaitent desservir. Toutefois, conscient de l’importance d’accompagner le développement économique des territoires et d’œuvrer à leur désenclavement, l’État a décidé d’engager avec les collectivités une réflexion sur les enjeux et les contraintes en matière de lignes aériennes d’aménagement du territoire, en vue d’esquisser collectivement une nouvelle politique en la matière. L’ensemble de ces problématiques sera abordé lors du colloque Aéroports et territoires qui sera organisé en octobre prochain, dans le cadre des Assises du transport aérien.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5651</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8907</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Michel Mis</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail</ministreQuestion><ministreJO>Travail</ministreJO><Objet>Formation professionnelle</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5651. — 20 février 2018. — M. Jean-Michel Mis attire l’attention de Mme la ministre du travail sur les inégalités qui existent entre le secteur public et le secteur privé dans l’accès à la formation professionnelle. Le compte personnel de formation (CPF) permet à toute personne, salariée ou demandeur d’emploi, de suivre, à son initiative, une action de formation. Il accompagne son titulaire dès l’entrée dans la vie professionnelle, tout au long de sa carrière jusqu’au départ en retraite. Conformément à la loi du 5 mars 2014 relative à la formation professionnelle, à l’emploi et à la démocratie sociale, le compte personnel de formation s’est substitué au droit individuel à la formation (DIF) et constitue une avancée majeure dans l’acquisition et la mobilisation des droits à formation tout au long de la vie professionnelle et la sécurisation des parcours professionnels. Depuis janvier 2017, les agents publics bénéficient d’un CPA qui s’articule autour du compte personnel de formation et du compte d’engagement citoyen (CEC). Si toute action de formation proposée par un employeur public ou un organisme de formation agréé est éligible au CPF, il n’en va pas de même pour les salariés du secteur privé. Contrairement au secteur privé, la formation des agents publics ne doit pas nécessairement être diplômante ou certifiante. La réforme de la formation devrait cependant élargir le CPF à toute formation entrant dans un projet d’évolution professionnel. Aussi, il lui demande ce que prévoit le Gouvernement pour rétablir un équilibre dans l’accès à la formation professionnelle.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8907</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le compte personnel d’activité (CPA), lequel comprend le compte personnel de formation (CPF), s’applique aux fonctionnaires et agents contractuels de la fonction publique depuis le 1er janvier 2017 conformément aux dispositions de l’article 22 ter de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, tel que modifié par l’ordonnance n° 2017-53 du 19 janvier 2017. Le déploiement dans la fonction publique du compte personnel de formation dans son volet technique a débuté après la signature, le 2 octobre 2017, d’une convention entre la Direction générale de l’administration et de la fonction publique, la Délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle et la Caisse des dépôts et consignations. Les agents publics peuvent donc depuis le 15 juin 2018, consulter leur compte personnel de formation sur l’espace moncompteactivité.gouv.fr. Les employeurs pourront à compter du 15 octobre 2018 décrémenter ces comptes des droits utilisés pour obtenir le financement d’une formation. Le vote récent de la loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel, adoptée définitivement par le Parlement le 1er août 2018, amène aujourd’hui le Gouvernement à engager des réflexions sur l’évolution du compte personnel de formation applicable aux agents publics. Les principes de l’universalité et de la portabilité des droits amèneront probablement le Gouvernement à effectuer dans le cadre d’une loi applicable à la fonction publique des ajustements quant aux modalités de gestion des droits relevant du compte personnel de formation, dans l’objectif d’accroître l’attractivité de ce dispositif ainsi que sa lisibilité. Il apparaît néanmoins délicat d’envisager un compte personnel de formation géré de manière unique pour les salariés et les agents publics, ce pour plusieurs raisons : La mise en place d’une désintermédiation permettant de gérer en totale autonomie le dossier de prise en charge de l’inscription au paiement de l’organisme de formation choisi au moyen de l’espace moncompteactivite.gouv.fr sera effective dès 2019 pour les salariés. Elle apparaît difficile à atteindre dans la fonction publique, car le financement du compte personnel de formation ne repose pas sur une contribution unique versée par les employeurs, mais sur la capacité de financement de chaque employeur. En effet, les modes de gestion et de financement de la formation divergent en fonction des versants de la fonction publique. La fonction publique hospitalière est le seul versant qui dispose d’un organisme paritaire collecteur agréé (OPCA), l’Association nationale pour la formation permanente du personnel hospitalier ou ANFH, 95% des employeurs de ce secteur étant adhérents à cet organisme. La fonction publique territoriale s’appuie certes pour la conception et la mise en œuvre de ses politiques de formation sur le Centre national de la fonction publique territoriale, mais cet établissement n’est pas un OPCA et les employeurs territoriaux déploient en complément leurs propres plans de formation. Quant à la fonction publique de l’Etat, les plans de formation sont principalement élaborés et financés par les acteurs ministériels ; Les critères d’éligibilité au compte personnel de formation ne peuvent en l’état être identiques entre le secteur privé et le secteur public, l’offre de formations inscrites au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) ou à l’inventaire ou conçues comme validant un bloc de compétences (critères d’éligibilité applicables aux salariés tels qu’ils résultent de la réforme en cours) étant encore très insuffisamment développée dans la fonction publique. La mise en place d’un CPF national unique ne pouvant aucunement s’envisager sans une réforme structurelle des dispositifs de formation dans les trois versants de la fonction publique, c’est notamment un changement culturel dans l’approche des politiques de formation qui est attendu du compte personnel de formation. L’objectif est de faire évoluer les politiques menées par les employeurs publics afin de développer une offre de formation qui accompagne davantage les mobilités et les transitions professionnelle. Une telle évolution suppose l’identification de parcours de formation lisibles pour les agents, inscrits à moyen et long terme pour une large partie d’entre eux au RNCP ou à l’inventaire. Elle implique également le développement en parallèle de formes d’accompagnement personnalisé permettant de faire le point sur les compétences acquises et celles susceptibles d’être développées au moyen de la formation, ainsi qu’un engagement de l’encadrement pour que l’accès à la formation soit appréhendé non plus uniquement pour mieux exercer les fonctions occupées, mais aussi pour préparer l’avenir professionnel de chaque agent. Ces objectifs se situent au cœur du schéma directeur de la formation professionnelle tout au long de la vie des agents de l’Etat 2018/2020, qui comprend plusieurs actions s’inscrivant dans cette perspective. Les politiques menées dans la fonction publique territoriale et la fonction publique hospitalière les prennent également en compte, tout en s’adaptant aux spécificités de ces deux versants. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>8711</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8908</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Garcia</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail</ministreQuestion><ministreJO>Travail</ministreJO><Objet>Évolution du compte d’engagement citoyen</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            8711. — 29 mai 2018. — M. Laurent Garcia attire l’attention de Mme la ministre du travail sur le compte d’engagement citoyen. En vigueur depuis le 1er janvier 2017, le compte d’engagement citoyen (CEC), créé par la loi « travail » du 8 août 2016, est une composante du compte personnel d’activité instauré par la même loi. Le CEC recense les activités bénévoles ou de volontariat et permet d’acquérir à ce titre des heures de formation inscrites sur son compte personnel de formation. Chaque activité citoyenne donne droit à 20 heures de formation par an, dans la limite d’un plafond de 60 heures. Le CEC concerne toutes les personnes, de plus de 16 ans (dès 15 ans pour les jeunes ayant signé un contrat d’apprentissage), mais sachant que les jeunes ont des besoins de formation plus importants dont les coûts peuvent être très élevés, il lui demande s’il est possible de mettre en place un dispositif permettant aux personnes qui le souhaitent de céder leurs heures de formation acquises à des jeunes en demande, à titre de solidarité intergénérationnelle.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8908</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le compte d’engagement citoyen, mais également le compte personnel de formation sont créées, alimentés et consommés intuitu personae. Leur financement repose sur un principe de mutualisation qui suppose qu’en pratique, chaque individu n’exerce pas la totalité de ses droits de la même manière ou dans la même temporalité. Les droits non utilisés par un bénéficiaire potentiel ont donc vocation à alimenter l’ensemble du financement dédié au compte d’engagement citoyen et/ou au compte personnel de formation, notamment celui des salariés les moins qualifiés afin de permettre au plus grand nombre d’acquérir et de développer des qualifications professionnelles. Pour faire face à des besoins en formation plus importants, la loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel, adoptée le 1er août 2018, ouvre désormais la possibilité, pour tout titulaire du compte personnel de formation de bénéficier d’une alimentation supplémentaire de son compte, au-delà des droits acquis chaque année par l’exercice de son activité professionnelle. (Article L.6323-4 III. du code du travail). Cela permettra, par exemple d’abonder les comptes d’une catégorie de publics dont les besoins sont avérés. Les conditions de mise en œuvre seront précisées par décret.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>11767</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>8908</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alain David</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre, auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargée des affaires européennes</ministreQuestion><ministreJO>Travail</ministreJO><Objet>Mise en oeuvre FSE</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            11767. — 14 août 2018. — M. Alain David attire l’attention de Mme la ministre, auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargée des affaires européennes, sur la mise en œuvre des Fonds structurels européens (FSE) en France et, plus particulièrement, du Fonds social européen pour la période de programmation 2014-2020. Nombre d’organismes intermédiaires et de porteurs de projets évoquent la multiplicité des contrôles et audits de tous ordres, opérés par les différentes instances habilitées (Commission européenne, CICC, DGEFP, DRFIP, Autorité de gestion déléguée). Au-delà du caractère nécessaire, mais parfois excessif, que peuvent représenter ces contrôles et audits au regard des sommes engagées, les bénéficiaires de FSE sont confrontés à des règles de dépenses éligibles à géométrie variable, en fonction de l’auditeur. Par exemple, comme c’est le cas pour le Plan local d’insertion et d’emploi (PLIE) des Hauts-de-Garonne, membre de l’organisme intermédiaire pivot AG3PLIE et alors que le décret d’éligibilité des dépenses du 8 mars 2016 et son annexe précisent le cadre d’éligibilité des dépenses aux programmes FESI, ces bénéficiaires FSE se voient redresser pour des dépenses de personnel liées à des absences légales (maintien de salaires en cas d’arrêt maladie, congés exceptionnels prévus par les conventions collectives des bénéficiaires et donc, au sens du décret, éligibles) et cela, sur la base d’un simple formulaire « questions/réponses » de la DGEFP n° 7 non daté qui n’a, jusqu’à preuve du contraire, aucun fondement juridique. Pire, des différences d’interprétations notoires existent entre les différentes instances d’audits et de contrôle, insécurisant financièrement et juridiquement les bénéficiaires du FSE. À l’heure où il est souhaitable de donner une image positive de l’Europe, cette différence d’appréciation de la règlementation est un bien mauvais signe adressé aux porteurs de projets européens. De par ses écarts d’interprétation importants, l’État renforce l’idée d’un positionnement arbitraire, jusqu’à contrevenir parfois aux actes juridiques signés des parties. Ainsi, afin de servir au mieux les intérêts de la France dans la programmation de ces fonds européens et de veiller à une égalité de traitement des porteurs de projets, il lui demande de bien vouloir permettre une stabilisation des règles, qu’elles soient claires, connues et fondées juridiquement pour l’ensemble des acteurs. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>8909</pageJO><datePublication>2018-10-02</datePublication><noPublication>20180039</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La ministre du travail partage le constat d’un nombre très élevé d’audits et de contrôles réalisés sur les financements accordés par l’Union européenne. Ces contrôles sont institués par le règlement (UE) n° 1303/2013 portant dispositions communes aux différents fonds européens structurels et d’investissement : - contrôles réalisés par les autorités de gestion désignées afin de s’assurer de la conformité des dépenses déclarées à la Commission européenne en vue de leur remboursement sur le budget européen ; - contrôles réalisés par les autorités de certification, en l’occurrence les services de la direction générale des finances publiques, pour assurer la qualité des vérifications menées par les autorités de gestion ; - contrôles et des audits menés par l’autorité nationale d’audit afin de déterminer le niveau d’assurance globale du système de gestion mis en place pour chaque programme opérationnel européen ; - contrôles à l’initiative des services de la Commission européenne afin de valider également le bon fonctionnement du système de gestion et de contrôle. A ces contrôles s’ajoutent les vérifications qui peuvent être menées par les services de la Cour des comptes européenne dans le cadre de ses prérogatives propres prévues par les traités. Le cas porté à la connaissance de la ministre est symptomatique des difficultés rencontrées par les parties prenantes de la gestion du Fonds social européen. L’objectif de la délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle en tant qu’Autorité de gestion est, dans son activité d’interprétation des normes applicables, de simplifier le traitement des dossiers et de sécuriser les financements autant que possible, malgré le haut niveau de complexité Or, il se peut qu’un audit réalisé a posteriori sur les opérations conteste ces interprétations. Une sécurité juridique accrue pour les bénéficiaires du FSE est effectivement hautement souhaitable. Le Groupe de haut niveau chargé du suivi de la simplification pour les bénéficiaires des FESI, mis en place par la Commission européenne, avait recommandé en 2016 que soient édictées pour la prochaine période de programmation des fonds européens des dispositions juridiques claires garantissant une non-rétroactivité des contrôles et audits. Or, les propositions de règlement de la Commission européenne pour 2021-2027 n’ont pas mis en œuvre cette recommandation. Alors que la simplification des règles de gestion des fonds européens représente pour la France une priorité, la ministre compte porter auprès des autres membres du Gouvernement chargés de la négociation au Conseil une évolution en ce sens.]]></texteReponse></reponse></questionReponse></Section></QuestionsPublieesAS>