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<?dctm xml_app='ignore'?><QuestionsPublieesAS xmlns:esy="http://www.dila.premier-ministre.gouv.fr/stila/jold" xmlns:atict="http://www.arbortext.com/namespace/atict" xmlns:xi="http://www.w3.org/2001/XInclude" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" DateJO="2020-03-17" NumJO="20200011" Source="AN" xsi:noNamespaceSchemaLocation="JORedif.xsd"><Section part="QOSD"><question><idQuestion><numeroQuestion>987</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2028</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Coquerel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Blocus américain à Cuba
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        987. — 17 mars 2020. — M. Éric Coquerel alerte M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur le blocus américain sur Cuba, ses conséquences pour les habitants ainsi que sur les investissements français sur l’île.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>988</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2028</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mathilde Panot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Interdiction des coupes rases dans les forêts publiques et privées
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        988. — 17 mars 2020. — Mme Mathilde Panot alerte Mme la ministre de la transition écologique et solidaire sur la question des coupes rases dans les forêts publiques et privées. Que ce soit sur le plateau de Millevaches, dans le Morvan, dans la forêt de Mormal, forestiers, citoyens, membres d’association s’élèvent contre la pratique des coupes rases. Celles-ci tassent les sols et provoquent leur érosion, libèrent du carbone stocké dans les sols, détruisent la biodiversité et délogent les animaux et les mammifères. Elles appauvrissent les sols et empêchent une régénération naturelle de la station forestière. Les territoires évoqués désignent des sites classés en parcs naturels régionaux, c’est-à-dire des sites dont le patrimoine naturel et culturel est censé être protégé et valorisé. Pourtant, le modèle « coupe rase, plantation, monoculture » industriel s’y répand sans obstacle. Dans le Morvan, 50 % des forêts de feuillues ont été remplacées par des plantations de résineux. Ce modèle est contraire à des principes écologiques qui voudraient que la forêt soit un bien commun à protéger. Il maltraite les femmes et les hommes qui travaillent en forêt, et plus particulièrement celles et ceux qui assurent le service public forestier. Combien de forestiers de l’ONF sont accablés par la pression économique et la demande croissante de bois à court terme alors que leurs missions étaient initialement d’intérêt général ? Les forêts françaises ne sont pas de simples gisements de bois. Elles sont indispensables pour lutter contre le réchauffement climatique. Il faut mettre fin à cette pratique qui consiste à convertir des forêts de feuillus, diversifiées, plus résilientes au changement climatique, en monoculture de résineux, vulnérables aux incendies, aux maladies, aux aléas climatiques et exclusivement destinées à l’industrie. D’autres pays l’ont fait avant la France : la Suisse a interdit les coupes rases en 1876. En Allemagne, l’ensemble des Länder a voté des législations restrictives sur la surface maximale des coupes. En Autriche, toute coupe de plus de 2 hectares est interdite, et celles inférieures à 0,5 hectares doivent faire l’objet d’une autorisation spéciale. En France, aucun seuil de surface maximale de coupes rases n’est défini dans la loi. Les plans simples de gestion des forêts privées sont agréés par le centre national de la propriété forestière, dont les effectifs fondent comme peau de chagrin. Les seuils de coupe définis par les départements peuvent être enjambés par une simple demande d’autorisation. La seule contrainte qui pèse sur les propriétaires forestiers est d’assurer la régénération de leur parcelle dans les 5 ans qui suivent la coupe rase. La France doit définir une législation claire et des interdictions. Sinon, les forêts et les générations futures seront léguées au marché et à l’industrie. Elle souhaite l’interroger sur la mise en place d’une interdiction des coupes rases sauf en cas d’impasse sanitaire avérée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>989</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2028</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Adrien Quatennens</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><Objet>Demande d’une concertation dans le dossier Cargill d’Haubourdin
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        989. — 17 mars 2020. — M. Adrien Quatennens rappelle à M. le ministre de l’économie et des finances sa demande d’une concertation dans le dossier Cargill d’Haubourdin. Dans un courrier daté du 27 novembre 2019, M. le député lui a fait part de la situation initiale de l’usine Cargill d’Haubourdin (Nord). Il y mentionnait notamment la brutale annonce de la suppression prochaine de 183 postes sur les 328 que compte le site, sous couvert d’un « repositionnement » de l’activité de l’usine par le géant américain. L’activité y est pourtant déjà viable. Il faisait alors écho à la crainte justifiée des salariés que cette « réorientation » ne soit en définitive qu’un projet déguisé de fermeture. En effet, le groupe Cargill concentre ses investissements en Amérique du Sud et a d’ores et déjà délocalisé en Europe de l’Est nombre d’activités auparavant installées en France. Dans sa réponse datée du 31 janvier 2020, M. le ministre assurait avoir transmis ce dossier aux services du ministère du travail afin de garantir les meilleures conditions de départ possibles pour les salariés concernés. Pourtant, compte tenu du manque de préparation du plan de sauvegarde de l’emploi, sa période de consultation a dû être repoussée de quatre semaines, jusqu’au 26 mars 2020. Par ailleurs, le mardi 11 février 2020, alors même qu’un référé était examiné au tribunal de grande instance de Lille, la direction du site a présenté un nouveau projet de réorganisation interne de l’usine sans apporter de précision sur le nombre et la nature des postes menacés. Les salariés du site sont donc plongés dans une situation d’insécurité insupportable. Comme il l’a déjà écrit à M. le ministre, M. le député estime que la France a besoin de son industrie, et que l’on devrait avoir le souci de la protéger, autant que celles et ceux qui la font vivre. Le groupe Cargill ne semble pas partager ces motivations : alors qu’il supprime de l’activité en France, il a bénéficié depuis 2013 de plus de deux millions d’euros de crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi et continue à bénéficier d’allégements de cotisations patronales. Ce mépris pour les responsables politiques et les salariés n’est pas admissible d’autant plus que le 25 février 2020 la direction du site d’Haubourdin a prononcé le licenciement de Grégory, salarié du site, dans ce qui n’est autre qu’une tentative d’intimidation adressée à tous les salariés mobilisés contre les suppressions de postes. C’est pourquoi il lui renouvelle aujourd’hui sa demande du 18 février 2020 d’organiser au nom du Gouvernement une concertation, avec les représentants des salariés, les élus locaux, la région Hauts-de-France, ainsi que les parlementaires impliqués dans le dossier, afin de permettre la pérennisation de l’activité du site d’Haubourdin et de faire respecter les droits des salariés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>990</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2029</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabien Roussel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Situation des manipulateurs en électroradiologie médicale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        990. — 17 mars 2020. — M. Fabien Roussel interroge M. le ministre des solidarités et de la santé sur la situation des manipulateurs en électroradiologie médicale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>991</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2029</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alain Bruneel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><Objet>Situation de Renault Douai
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        991. — 17 mars 2020. — M. Alain Bruneel attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur la situation de Renault Douai.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>992</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2029</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Belkhir Belhaddad</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères (M. le SE auprès du ministre)</ministreJO><Objet>Fiscalité et souveraineté dans les relations bilatérales avec le Grand-Duché
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        992. — 17 mars 2020. — M. Belkhir Belhaddad attire l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, sur la fiscalité et la souveraineté, dans les relations bilatérales avec un État voisin : le Grand-Duché de Luxembourg. Cette situation est connue : 200 000 travailleurs frontaliers, dont 104 000 Français ; 57 % d’entrepreneurs installés au Luxembourg qui sont des frontaliers ; très faibles flux inverses, du Luxembourg vers la France, l’Allemagne ou la Belgique. Aujourd’hui, il y a un actif résident pour un actif frontalier. Demain, ce rapport va s’inverser et le pays accueillera deux actifs frontaliers pour un seul actif résident. Cela peut être vu de façon positive : il y a de l’emploi, des salaires tendanciellement plus élevés et un certain dynamisme dans les zones transfrontalières. Mais la réalité qui en découle, c’est aussi un appauvrissement des ressources fiscales et des capacités de décision et d’organisation du territoire. C’est bien une question de souveraineté. Les collectivités locales sont mises à contribution, pour offrir un haut niveau de service, en termes de transports, de garde d’enfants, de soins, de formation, sans la moindre compensation fiscale. Le tissu économique des territoires se dégrade, en raison du transfert massif d’entreprises. Et donc, les ressources fiscales aussi. L’offre de service public se dégrade, car les ressources humaines s’assèchent. Et donc, les ressources propres aussi. L’offre de transports se dégrade, car les besoins croissants d’acheminer les frontaliers vers leur lieu de travail nécessitent des investissements lourds et longs. Et donc, la qualité de vie aussi. L’Europe constitue un cadre, au sein duquel ce type de problématique se résout. Pas un cadre au sein duquel il se creuse, jusqu’à atteindre un point de non-retour et d’exaspération de tous. Ces questions se règlent généralement par conventions bilatérales, selon des principes de responsabilité partagée et de réciprocité. Les autorités locales, en France, en Allemagne, le réclament avec force. Aussi, sur les fondements du rapport Lambertz pour le Conseil de l’Europe, il lui demande à quelle échéance et selon quelles modalités la République française envisage d’ouvrir des négociations avec le Grand-Duché de Luxembourg, concernant la mise en œuvre de compensations fiscales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>993</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2030</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Provendier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des sports</ministreQuestion><ministreJO>Sports</ministreJO><Objet>Impact du label « Terre de Jeux 2024 » pour les communes labellisées</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        993. — 17 mars 2020. — Mme Florence Provendier interroge Mme la ministre des sports sur l’impact du label « Terre de Jeux 2024 » pour les villes qui ont été sélectionnées. Les villes de la circonscription dont elle est élue, Issy-les-Moulineaux, Boulogne et Vanves, ont été labélisées « Terre de Jeux 2024 » fin décembre 2019. Une nouvelle qu’elles ont accueillie avec joie. Ce label consacre l’engagement de chaque ville labélisée en faveur du sport et permettra jusqu’en 2024 de faire vivre les valeurs olympiques. C’est une opportunité pour chacun de contribuer, à son échelle, à trois grands objectifs : la célébration, pour faire vivre à tous les émotions des jeux, l’héritage, pour changer le quotidien des Français grâce au sport, et l’engagement, pour que le projet profite au plus grand nombre. En Île-de-France, seulement une personne sur deux pratique une activité physique et sportive chaque semaine. Les jeux Olympiques et Paralympiques de 2024 doivent être l’occasion d’inciter un maximum de personnes à faire du sport. Dès maintenant, à Issy-les-Moulineaux, des initiatives ont émergé comme l’expérience sport-santé qui vise à ramener vers le sport les publics les plus éloignés en leur proposant un bilan de santé et un accompagnement sportif et sanitaire gratuit. Au-delà du sport pour tous, les jeux sont un moment de fêtes et d’émotions dans lequel les valeurs du sport s’incarnent. La proximité avec des sportifs olympiques, grâce à l’accueil de délégations françaises ou étrangères dans les villes labélisées, sera à n’en pas douter une source d’inspiration pour les plus jeunes. On doit saisir la balle au bond et faire perdurer l’héritage des jeux. Il s’agit là d’un défi collectif pour tous les acteurs, qu’ils soient publics ou privés, associatifs ou professionnels du sport, afin de donner goût au sport à toutes et à tous. Elle souhaiterait savoir comment vont se coordonner le ministère, le comité d’organisation des JOP et les collectivités locales labélisées pour saisir cette opportunité unique de mettre toute une nation au sport.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>994</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2030</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marion Lenne</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics (M. le SE auprès du ministre)</ministreJO><Objet>Vie chère en Haute-Savoie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        994. — 17 mars 2020. — Mme Marion Lenne appelle l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’action et des comptes publics, sur la vie chère en Haute-Savoie, plus particulièrement sur le territoire de la zone frontalière avec la Suisse. Si la cherté de la vie est un enjeu partagé par plusieurs territoires en France, cette situation est encore plus prégnante aux abords de la Suisse voisine, une zone aussi attractive qu’inégalitaire. À mesure où la population s’accroît (+ 11 000 nouveaux habitants par an), la pression immobilière se renforce, contraignant fortement l’installation dans ce département désigné comme le plus attractif de France métropolitaine. Malgré une indemnité de résidence allouée aux fonctionnaires, cette indemnité reste aujourd’hui insuffisante pour absorber le surcoût et mériterait une revalorisation significative. Offrir un service public de qualité, tout en fidélisant les agents publics face à une Suisse voisine attirante financièrement, implique une réforme du dispositif de l’indemnité de résidence, d’autant plus sur un territoire déjà reconnu « zone tendue ». Ainsi, en accord avec la prochaine différenciation territoriale relative à la réforme constitutionnelle à venir et dans un contexte de dialogue social accru, elle l’interroge sur les avancées du chantier sur la structuration de la rémunération des agents publics, plus précisément sur le reclassement des communes de la Haute-Savoie en zone 1 (actuellement en zone 3) permettant ainsi de se voir acquérir l’indemnité de résidence, et plus largement sur les perspectives pour aboutir à une situation plus acceptable pour tous.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>995</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2030</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Carole Bureau-Bonnard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Effectifs de police - indemnité de fidélisation en secteur difficile dans l’Oise
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        995. — 17 mars 2020. — Mme Carole Bureau-Bonnard interroge M. le ministre de l’intérieur sur les effectifs de police nationale et l’indemnité de fidélisation en secteur difficile dans le département de l’Oise et plus précisément au sein du commissariat de Compiègne. Alors même que les chiffres de la délinquance dans le département de l’Oise sont, de manière générale, en baisse - attaques à main armée mises à part, en recrudescence par rapport aux autres types de délinquances - ce dont il faut se féliciter, le manque de moyens humain dans certains commissariats du département, et en particulier celui de Compiègne se fait ressentir. En effet, les effectifs de police étant principalement concentrés dans les zones tendues du département que sont les villes de Beauvais et de Creil, des zones qui rencontrent les mêmes problématiques que les départements voisins d’Île-de-France, et par conséquent, qui bénéficient des mêmes dispositifs d’incitation que ces derniers, notamment l’indemnité de fidélisation en secteur difficile, leurs collègues dans d’autres commissariats du département pâtissent du manque de moyens humains à leur disposition alors qu’ils doivent également faire face la plupart du temps au mêmes enjeux de sécurité publique que dans les villes de Creil et de Beauvais. C’est donc particulièrement le cas du commissariat de Compiègne, dans la sixième circonscription de l’Oise, où les policiers sont confrontés aux mêmes difficultés rencontrées dans les villes précédemment citées du département, avec notamment la gestion de quartiers difficiles, où la délinquance de toute sorte est concentrée, et alors que les fonctionnaires affectés à cette zone ne bénéficient pas de l’indemnité de fidélisation en secteur difficile, quand bien même ils officient dans des secteurs objectivement difficiles. À ce titre, elle lui demande si un élargissement à la ville de Compiègne du champ d’application territorial de l’indemnité de fidélisation est envisageable compte tenu des situations similaires rencontrées par les fonctionnaires de police nationale dans les villes de Beauvais, Creil, Compiègne et dans les départements limitrophes d’Île-de-France pour lesquels l’ensemble du territoire est concerné par cette indemnité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>996</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2031</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Labaronne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale et jeunesse</ministreJO><Objet>Conditions d’étude et d’examen pour les élèves en situation de handicap
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        996. — 17 mars 2020. — M. Daniel Labaronne attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse sur les disparités relevées dans la mise en place des plans d’accompagnement personnalisés (PAP) et des aménagements aux examens pour les élèves en situation de handicap d’une académie à l’autre. Ainsi, si certaines académies se réfèrent, pour la mise en place du PAP, à la circulaire n° 2015-016 du 22 janvier 2015, d’autres académies ont rédigé leur propre circulaire, ce qui entraîne d’importantes différences d’une région à l’autre et des inégalités entre les élèves. Ceci concerne d’abord le constat des troubles, qui d’après la circulaire du 22 janvier 2015 « est fait par le médecin de l’éducation nationale ou par le médecin qui suit l’enfant ». Dans certaines régions, suite à des circulaires internes, il n’est plus fait mention du médecin traitant, et les familles sont renvoyées obligatoirement vers un médecin scolaire, qui n’existe parfois pas. De même la liste des pièces nécessaires à la constitution d’un dossier fait l’objet de variations importantes selon les régions. Les bilans psychologiques et paramédicaux d’optionnels deviennent obligatoires dans certaines académies, alors que le coût lié à ces tests décourage certaines familles de les passer et que le temps d’attente des résultats ralentit d’autant la mise en place du PAP. Les mêmes dysfonctionnements se retrouvent dans les formulaires de demande d’aménagement aux examens pour la session 2020. Pour les troubles dyslexiques en particulier, la fédération ANAPEDYS fait état de plusieurs remontées de ses associations membres qui signalent que certaines académies interdisent l’utilisation de l’ordinateur personnel et imposent celle de l’ordinateur du centre. Or les logiciels qu’ils utilisent en classe sont parfois longs à installer sur un ordinateur du rectorat et un logiciel installé à la hâte sans avoir été testé dans toutes ces fonctionnalités peut présenter des dysfonctionnements lors de l’examen. Pour le logiciel Dragon, le transfert des voix peut être plus ou moins bien réalisé, ce qui générera des problèmes au candidat si sa voix n’est pas reconnue. Les élèves ont aussi l’habitude d’utiliser des raccourcis clavier spécifiques créés par leur ergothérapeute, raccourcis qu’ils ne retrouveront pas sur l’ordinateur du centre. Dernier élément, le stress important généré par l’examen pour des élèves en situation de handicap peut être augmenté par la découverte, le jour des épreuves, d’un ordinateur différent du leur qu’ils risquent de ne pas maîtriser. Il semble que sur ces points, il soit préférable que les rectorats appliquent strictement la circulaire n° 2015-016 du 22 janvier 2015 sans chercher à la préciser et sans modifications. Il souhaite donc savoir s’il partage ce constat d’une différence d’application entre les académies et, le cas échéant, s’il envisage des mesures pour s’assurer que la circulaire de janvier 2015 est bien prise en compte et respectée dans les établissements.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>997</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2031</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Haury</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Santé - Création de SOS Médecins dans le Sud-Loire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        997. — 17 mars 2020. — M. Yannick Haury attire l’attention de M. le ministre des solidarités et de la santé sur le territoire du pays de Retz en Loire-Atlantique. Dans le département, il n’existe que deux secteurs pris en charge et couverts par SOS Médecins : à Nantes et à Saint-Nazaire. Mais aucune couverture n’existe pour le Sud-Loire, alors que la population et les besoins doublent durant la période estivale. La présence de SOS Médecins sur le territoire du pays de Retz permettrait également de soulager les urgences de l’hôpital de Saint-Nazaire qui sont saturées. Aussi, il souhaite l’alerter sur ces disparités dans le territoire et sur les attentes de la population quant à la création d’un service de SOS Médecins dans le Sud-Loire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>998</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2032</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Testé</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, chargé de la ville et du logement</ministreQuestion><ministreJO>Ville et logement</ministreJO><Objet>Lutte contre les punaises de lit
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        998. — 17 mars 2020. — M. Stéphane Testé attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, chargé de la ville et du logement, sur le problème de santé publique majeur que constituent les punaises de lit. Alors qu’elle avait presque disparu des foyers depuis les années 1950, la punaise de lit connaît une recrudescence depuis quelques années. Lors de la journée de mobilisation organisée contre ce fléau, l’association Droit au logement a ainsi communiqué le nombre de 400 000 logements infestés en 2019 contre 200 000 en 2017 : une propagation exponentielle corroborée par la chambre syndicale de désinfection, désinsectisation et dératisation qui estime pour sa part qu’elles ont augmenté de 165 % entre 2014 et 2016. Si les punaises de lit ne présentent pas de risque de transmission vectorielle d’agents infectieux, leurs piqûres provoquent des démangeaisons et un envahissement tels qu’ils handicapent au quotidien ceux qui en pâtissent, en grande majorité les plus mal logés. En effet, une étude publiée en 2012 dans le British Medical Journal au Québec a démontré qu’une infestation de punaises affectait fortement la santé mentale. Les victimes présentant jusqu’à cinq fois plus de symptômes d’anxiété et de trouble du sommeil. L’infestation par les punaises de lit constitue donc un enjeu réel de santé publique. Or ce phénomène ne semble pas ralentir et s’accélère même notamment en Seine-Saint-Denis. Bien que des mesures de sensibilisation aient été prises par le Gouvernement, la prévention n’est pas suffisante si elle ne s’accompagne pas d’une véritable politique d’éradication. En effet, les punaises ont développé une forte résistance aux insecticides conventionnels et ne peuvent être éliminées qu’en ayant recours à des services professionnels. Or le traitement d’un logement infesté coûte entre 300 et 350 euros et les foyers concernés sont souvent ceux des plus démunis. Le traitement ne saurait par ailleurs être efficace s’il ne concerne qu’un seul foyer quand tout un bâtiment est concerné. Qui plus est, la lutte chimique contre les punaises de lit, via des sociétés professionnelles, est très onéreuse pour les habitants et nocive pour la santé et pour l’environnement. La lutte mécanique et thermique semble bien plus efficace mais hélas compliquée à mettre en œuvre pour les habitants faute d’information, de moyens et de mode d’emploi. Pour lutter efficacement contre la prolifération des punaises de lit, le Gouvernement a lancé récemment une campagne d’information, avec un numéro (0-806-706-806) et un site (stop-punaises.gouv.fr) dédiés et une mission à l’Assemblée nationale pour étudier d’éventuelles évolutions législatives vient d’être annoncée. Certaines villes mettent également en place des actions complémentaires telles que le prêt gratuit de kits de lutte contre les punaises ou encore des ateliers de sensibilisation et de formation pour éviter de ramener des punaises chez soi et permettre à chacun de mettre en œuvre la lutte mécanique de façon autonome. Face à l’urgence de cette problématique de santé publique, il souhaite savoir quelles solutions concrètes sont envisagées par le Gouvernement pour éradiquer durablement ce phénomène. D’autre part, il lui demande si le Gouvernement envisage d’aider financièrement les habitants dans leurs démarches.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>999</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2032</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Buchou</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Dons aux bibliothèques médiathèques publiques - Lutte contre le gaspillage
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        999. — 17 mars 2020. — M. Stéphane Buchou interroge M. le ministre de la culture sur l’impossibilité pour les bibliothèques médiathèques publiques d’accepter des dons de particuliers constitués de DVD ou de CD. Des limitations sont imposées à leur usage par les lois qui protègent les droits d’auteur, ceux des compositeurs, des interprètes, ce que chacun comprend. Toutefois, l’ouverture d’une telle possibilité constituerait une réponse pertinente sous de multiples aspects : l’enrichissement sans coût initial des fonds de médiathèques intercommunales, notamment rurales, aux ressources limitées ; ces dons émanent de personnes d’un certain âge, sans succession, ou motivées par un geste désintéressé pour leur collectivité, ses habitants, ses enfants. C’est alors pour elles un crève-cœur de devoir se « débarrasser à la déchetterie » de DVD ou CD, supports d’œuvres artistiques qui ont accompagné leur vie. Geste qui d’une certaine manière évoque les sinistres autodafés qui ont émaillé l’histoire ; geste qui en outre, à l’époque où le développement durable devient un impératif catégorique, va à l’encontre des évolutions amorcées : limitation du gaspillage des plastiques (emballages, bouteilles à usage unique…), bannissement de l’obsolescence programmée, préférence aux produits réparables, valorisation de l’économie circulaire. Se séparer de DVD et de CD en bon état s’apparente alors à un énorme gâchis matériel. Dans ces conditions, il lui demande si on ne peut pas imaginer un mécanisme simple et peu onéreux pour les collectivités qui, tout en préservant les droits d’auteur, permettrait aux médiathèques d’enrichir leur fonds et permettrait aux citoyens de se conformer aux nouveaux standards de la consommation rejetant le gaspillage.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1000</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2033</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yves Daniel</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès de la ministre de la transition écologique et solidaire, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Répercussions du décret no 2019‑850 du 20 août 2019 - TUS</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1000. — 17 mars 2020. — M. Yves Daniel interroge M. le secrétaire d’État, auprès de la ministre de la transition écologique et solidaire, chargé des transports, sur les répercussions du décret n° 2019-850 du 20 août 2019 relatif aux services de transport d’utilité sociale (TUS). Entré en vigueur le 23 août 2019, ce décret vient compléter la partie réglementaire du code des transports par cinq articles qui précisent les modalités de fonctionnement de ces services assurés par des associations. Il indique notamment les prestations sociales y ouvrant droit et fixe un cadre légal aux initiatives qui se sont multipliées dans les territoires, principalement ruraux, pour lutter contre l’isolement des personnes qui ne disposent pas d’un moyen de déplacement personnel. En conditionnant l’accès des personnes à ces services de transports, une grande partie d’entre eux s’en voit privée, contribuant ainsi à créer de nouvelles injustices. En effet, les nouvelles dispositions conditionnent l’accès au service de transport solidaire selon son lieu de résidence et ses ressources. On peut citer la limitation des déplacements dans un périmètre inférieur à 12 000 habitants ; l’obligation de rejoindre un pôle d’échange multimodal pour une unité urbaine voisine de plus de 12 000 habitants ; les véhicules doivent appartenir à l’association organisatrice ou mis à sa disposition à titre non lucratif ; être bénéficiaire d’une couverture maladie universelle complémentaire ou au moins d’un autre minima social si la personne réside dans une unité territoriale de plus de 12 000 habitants ou encore l’instauration d’un minium de revenu inférieur ou égal à 746 euros pour une personne seule et 1 119 euros pour un couple. Cependant, selon plusieurs associations (évoqué lors de leur congrès à Nantes en 2019), le motif médical représente près de 50 % des demandes. Dans les zones rurales, il est rare qu’un établissement médical se trouve au sein d’un périmètre de 12 000 habitants. Les personnes concernées doivent donc majoritairement rejoindre la métropole la plus proche où se trouvent tous les services de santé. En limitant le lieu de destination au pôle multimodal de ces grandes unités urbaines, il en résulte une totale abstraction de ces personnes qui souffrent d’une mobilité réduite et qui sont en incapacité de prendre les transports en commun seules. Il y a également le problème de la non prise en compte des inégalités urbaines des territoires ruraux intermétropolitains où la présence de pôle multimodal n’est pas systématique. Par ailleurs, en instaurant un minimum de revenu inférieur ou égal à 746 euros pour une personne seule et 1 119 euros pour un couple, cela exclut de facto ceux qui perçoivent un revenu inférieur au seuil de pauvreté (1 041 euros) et qui sont confrontés chaque jour à des problèmes de mobilité, particulièrement en milieu rural. Alors que la solidarité et la mobilité sont des causes nationales, ce décret va justement à l’encontre même de la volonté de transformer en profondeur la politique des mobilités. Il lui demande donc quelles actions seront mises en place par le Gouvernement pour remédier à ces situations.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1001</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2033</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Aude Bono-Vandorme</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail</ministreQuestion><ministreJO>Travail</ministreJO><Objet>Condition d’attribution de la prime exceptionnelle
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1001. — 17 mars 2020. — Mme Aude Bono-Vandorme appelle l’attention de Mme la ministre du travail sur les difficultés rencontrées par les dirigeants de petites et moyennes entreprises (PME) et les très petites entreprises (TPE) concernant la reconduction de la prime exceptionnelle de pouvoir d’achat exonérée d’impôt, dite « Macron », pouvant aller jusqu’à 1 000 euros selon les nouvelles dispositions de la loi de finances 2020. Cette prime s’adressait à des salariés dont la rémunération en 2018 était inférieure à trois SMIC, soit 3 600 euros par mois. En effet, son succès fut indéniable tant pour les salariés que pour les employeurs. La raison essentielle tenait à son attractivité quant à l’exonération fiscale et sociale d’une part, et à la simplification administrative liée à son versement d’autre part. Annoncée en décembre 2018 par le Président de la République pour répondre à la colère des gilets jaunes, la prime exceptionnelle exonérée d’impôt sur le revenu, de cotisations sociales patronales et salariales et de prélèvements sociaux a été versée par 408 000 entreprises entre fin 2018 et début 2019. Au total, 2,2 milliards d’euros de primes ont été versés à 5,5 millions de salariés pour un gain moyen de pouvoir d’achat de 400 euros, 30 % des salariés touchant le maximum autorisé, à savoir 1 000 euros. Le Premier ministre a précisé que cette mesure « a eu un impact direct sur le pouvoir d’achat des français ». Le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2020 reconduit ce dispositif. Il existe toutefois une nouvelle condition pour bénéficier de l’exonération, notamment l’existence ou la mise en place d’un accord d’intéressement dans l’entreprise. Plusieurs dirigeants de TPE et de PME lui ont fait part de leur impossibilité de verser cette prime cette année car ils éprouvent de grandes difficultés à mettre en place un accord d’intéressement. Dans le domaine agricole, ceci est impossible car incompatible avec la profession et ses aléas. Mme la députée tient à rappeler qu’un accord d’intéressement existe dans 57,5 % des entreprises de 1 000 salariés et plus, 19,9 % de celles de 50 à 99 salariés et 9,3 % seulement dans les entreprises de 10 à 49 salariés. Cette nouvelle obligation est vécue comme un obstacle et beaucoup de dirigeants d’entreprise ne se lanceront pas dans cette procédure trop lourde, d’une part en raison des frais juridiques qu’il faut mettre en œuvre (rédaction de l’accord par un avocat) et d’autre part en raison des délais de dépôts des accords d’intéressement (délai de six mois pour la prise en compte de l’accord). Malgré les mesures de facilitation que Mme la ministre a mises en place, telles que la signature d’un accord d’intéressement pour un an au lieu de 3 ans, une simplification de l’accord disponible sur internet, etc., seulement 29 % des entreprises verseraient une prime en 2020 selon un sondage du cabinet en ressources humaines « Mercer ». Elle lui demande de lui indiquer si elle envisage la possibilité d’exclure les entreprises de moins de onze salariés de ces nouvelles conditions d’attribution en leur donnant la possibilité de verser les primes sans mettre en place un accord d’intéressement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1002</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2034</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Beauvais</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>CHU Reims - Réhabilitation
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1002. — 17 mars 2020. — Mme Valérie Beauvais attire l’attention de M. le ministre des solidarités et de la santé sur le projet de réhabilitation du centre hospitalier universitaire de Reims. Actée en 2015, ladite réhabilitation confortait la perspective de doter la Marne d’un établissement de qualité répondant aux attentes et aux besoins des patients et des praticiens hospitaliers. Dans ces circonstances, il est particulièrement regrettable que le Premier ministre ait annoncé une réduction de la capacité d’une quarantaine de lits dans le cadre de la phase 2 du projet de réhabilitation du CHU de Reims. Cette décision apparaît d’autant moins opportune que l’on mesure combien les besoins hospitaliers sont indispensables pour gérer les crises sanitaires telles que celle que le pays connaît avec le coronavirus et que le vieillissement de la population, acté par tous, emporte entre autres conséquences un nombre croissant d’hospitalisations au détriment de l’ambulatoire. En conséquence, elle lui demande de bien vouloir confirmer l’offre de soins définie par le comité interministériel de performance et de modernisation de l’offre de soins à hauteur de 472 lits.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1003</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2034</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Louis Thiériot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Détection incendie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1003. — 17 mars 2020. — M. Jean-Louis Thiériot attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique et solidaire sur l’application de la loi du 9 mars 2010 relative à l’équipement en détecteurs de fumée. Lutter contre les tragédies causées par le feu, c’est une mission des pompiers, une de leur raison d’être. Sauver c’est bien, prévenir c’est mieux. Il l’interroge sur les leçons à tirer de la loi du 9 mars 2010 visant à rendre obligatoire l’installation de détecteurs de fumée dans tous les lieux d’habitation, entrée en vigueur depuis le 8 mars 2015. L’article 5 de la loi précitée prévoit qu’un « rapport sur l’application et sur l’évaluation de ces dispositions est transmis au Parlement à l’issue de ce délai de cinq ans ». A ce jour, au-delà de l’enquête menée en 2017 par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes qui indique notamment que « dix millions de détecteurs autonomes avertisseurs de fumée auraient été installés en 2015 », et que « des anomalies et une hétérogénéité des performances des produits, qui avaient déjà été mises en lumière par les enquêtes réalisées depuis 2012, persistent », il semble que ce rapport sur l’application et l’évaluation des dispositions issues de la loi du 9 mars 2010 n’ait toujours pas été établi ou du moins produit. M. le député tient à lui rappeler que la presse se fait pourtant régulièrement l’écho de l’utilité des détecteurs autonomes avertisseurs de fumée lesquels permettent, grâce à leur alarme sonore, de réveiller les occupants endormis dans un logement confronté à un incendie nocturne. L’actualité récente a malheureusement rappelé la dangerosité de ces incendies. Il est regrettable qu’un tel rapport n’ait pas été rédigé. Il permettrait de mettre en évidence à quel point il est indispensable de disposer d’un détecteur autonome avertisseur de fumée dans les parties privatives des habitations. Il l’interroge sur les raisons de la non élaboration de ce rapport. Il lui demande dans quel délai elle a prévu de le faire réaliser afin d’éviter de nouvelles tragédies et ce qu’elle compte faire pour s’assurer que des détecteurs soient effectivement mis en place.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1004</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2034</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Maxime Minot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Lutte contre la délinquance dans l’Oise
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1004. — 17 mars 2020. — M. Maxime Minot appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la délinquance dans l’Oise. Si elle a baissé de 2 % de manière générale, certains faits sont à la hausse, comme les atteintes à l’intégrité physique et les escroqueries. Face à la recrudescence de certaines formes de délinquances, certains maires ont pris des mesures comme à Pont-Sainte-Maxence où un couvre-feu a été mis en place pour les mineurs. De même, l’accélération de la mise en place de la vidéoprotection semble nécessaire alors que le conseil départemental de l’Oise aide activement les communes à s’équiper. Enfin, l’augmentation du nombre de mineurs étrangers isolés dans le sud du département ne serait pas insensible à une augmentation de la délinquance dans cette partie du territoire. Si les brigades de contact sont une première réponse, il lui demande ce qu’il entend mettre en place pour renforcer la sécurité des Oisiens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1005</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2035</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Xavier Breton</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Incendie de l’église de Saint-Trivier-de-Courtes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1005. — 17 mars 2020. — M. Xavier Breton alerte M. le ministre de la culture sur les conséquences de l’incendie de l’église de Saint-Trivier-de-Courtes. Dans la soirée du dimanche 1er mars 2020, un incendie impressionnant s’est déclaré dans cette église inscrite aux Monuments historiques, provoquant des dégâts importants, notamment l’effondrement du clocher. En dévastant un édifice marquant du patrimoine local, ce sinistre a suscité une vive émotion dans la commune de Saint-Trivier-de-Courtes, et plus largement dans toute la Bresse et dans tout le département de l’Ain. Il faut souligner la réactivité du maire et des élus et services municipaux, ainsi que la mobilisation des services d’incendie et de secours qui ont lutté contre cet incendie avec détermination et avec efficacité et dont l’intervention a permis d’éviter des dégâts encore plus conséquents. La commune se trouve aujourd’hui confrontée à des difficultés importantes pour assurer la sauvegarde de l’édifice et pour engager les travaux de reconstruction. Aussi, il lui demande ce que prévoit l’État, aux côtés des collectivités territoriales, pour apporter son soutien à la commune de Saint-Trivier-de-Courtes, tant au niveau administratif que financier.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1006</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2035</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Descoeur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale et jeunesse</ministreJO><Objet>Baisse des dotations horaires dans l’enseignement à la rentrée 2020
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1006. — 17 mars 2020. — M. Vincent Descoeur attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse sur les fortes inquiétudes exprimées par les enseignants et parents d’élèves suite à la notification aux établissements d’enseignement du second degré de leurs dotations horaires globales (DHG) prévisionnelles pour la rentrée 2020. Ces baisses de dotations, qui s’accompagnent de suppressions de postes et de fermetures de classes, vont entraîner une augmentation des effectifs par classe, la perte d’heures dédoublées et de soutien, voire mettre en péril un certain nombre de spécialités ou options mises en place dans le cadre de la réforme du baccalauréat. Les grilles de calcul des dotations horaires, qui s’appliquent de manière uniforme au niveau national, s’avèrent en réalité pénalisantes pour les établissements d’enseignement en milieu rural, qui n’ont pas une taille suffisante pour absorber ces réductions de moyens et n’ont pas les mêmes possibilités de mutualisation qu’en milieu urbain. Cela peut les conduire à renoncer à proposer certains enseignements (sections sportives, classes bilangues…) ou spécialités, ce qui nuit à leur attractivité. C’est pourquoi il lui demande quelles réponses le Gouvernement entend apporter à ces enseignants et établissements, en particulier les collèges et lycées situés en milieu rural, qui s’inquiètent des conséquences des baisses des dotations horaires globales annoncées à la rentrée 2020.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1007</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2035</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Bérengère Poletti</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><Objet>Zones de non traitement - ZNT
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1007. — 17 mars 2020. — Mme Bérengère Poletti attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur le nouveau cadre règlementaire pour l’utilisation de certains produits phytosanitaires et des distances de sécurité au voisinage des zones d’habitations instauré fin 2019 et qui suscite aujourd’hui stupéfaction et interrogations chez les agriculteurs, déjà lourdement fragilisés par les sècheresses 2018 et 2019 et par des crises sectorielles. Elle se demande pourquoi choisir un tel durcissement, alors que l’utilisation des produits phytosanitaires était déjà très encadrée et qu’une « charte de bon voisinage » est en cours de rédaction entre les représentants des agriculteurs, les élus locaux et les habitants, document qui devait, bien évidemment, traiter de l’utilisation des produits de santé végétale. Elle se demande pourquoi choisir un dispositif encore à sens unique, sans compensation du manque à gagner pour les agriculteurs, ni même réciprocité dans les mesures prévues pour la protection des zones d’habitation du côté des constructeurs et des bailleurs. Alors que viennent d’être mises en place des cellules destinées à mesurer et lutter contre les phénomènes liés à l’ agribashing dans tous les départements, l’application des décrets et arrêtés du 27 décembre 2019 ne risque-t-elle pas d’accentuer ce phénomène, tant leurs imprécisions peuvent induire en erreur les habitants proches de parcelles d’exploitation ? Elle lui demande de clarifier ces mesures.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1008</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2036</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gérard Menuel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Projet de création d’une chaine nationale pour les productions locales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1008. — 17 mars 2020. — M. Gérard Menuel attire l’attention de M. le ministre de la culture sur le projet de création d’une chaîne de télévision nationale dédiée aux productions locales. Les chaînes locales sont d’une grande importance dans les territoires, notamment ruraux. Elles créent du lien social, informent les gens et participent à la vie locale. À ce jour, elles produisent plus de 34 000 heures de programmes par an, démontrant leur capacité d’action. Plusieurs de ces chaînes portent un projet de création d’une chaîne nationale qui leur serait dédiée. Celui-ci, s’il aboutit, serait un signal fort en direction des territoires et du travail de ces centaines de journalistes et de techniciens qui œuvrent tous les jours à une information locale et de qualité. Il demande au Gouvernement s’il entend soutenir ce projet et si oui, à quelle échéance il pourrait voir le jour.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1009</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2036</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François-Michel Lambert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Cadre juridique s’appliquant aux gardes particuliers assermentés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1009. — 17 mars 2020. — M. François-Michel Lambert alerte Mme la ministre de la transition écologique et solidaire sur les conséquences environnementales du cadre juridique inapproprié entourant les gardes particuliers assermentés. Les gardes particuliers assermentés sont des agents chargés de missions de police judiciaire surveillant des propriétés privées comme publiques, parmi lesquelles des routes et des voiries des forêts et des bois du territoire français. Leurs fonctions et leurs lieux d’activité font d’eux des acteurs importants de la protection de l’environnement, qu’il n’est plus possible de reléguer aux rangs inférieurs des priorités politiques. Pourtant, le cadre juridique les entourant joue en leur défaveur : celui-ci ne leur permet pas d’agir comme ils devraient pouvoir agir au nom de la défense de l’environnement et implique des diminutions importantes d’effectifs. Les gardes-chasse et les gardes-pêche ne sont pas autorisés à verbaliser les coupables de dépôts sauvages, ni à veiller à ce que l’interdiction de circuler en forêt soit respectée quand celle-ci est en vigueur, alors même qu’ils constatent régulièrement ces infractions du fait de leur environnement de travail. Par ailleurs, dans le cadre de leur mission de surveillance de propriétés, les gardes particuliers ne peuvent pas constater ni verbaliser les atteintes à l’environnement, mais seulement les atteintes à la propriété en tant que telle, comme la dégradation de biens ou des vols. Il n’est plus utile de rappeler, pourtant, que la protection de la biodiversité est un enjeu majeur pour le futur des sociétés. Par ailleurs, les différents textes les concernant adoptés depuis 2006 leur ont fait perdre des prérogatives, de l’autonomie et de la crédibilité, mais ont également renforcé l’insécurité de leur activité. L’interdiction du port d’arme et de procéder à des recherches d’infractions, l’impossibilité pour certains gardes particuliers de relever l’identité des contrevenants ou encore le raccourcissement du délai de transmission des procès-verbaux ont affecté les conditions de travail des gardes particuliers, qui, de fait, sont nombreux à abandonner leurs fonctions, et ce, au détriment de la protection des populations et de l’environnement. Les gardes particuliers pourraient toutefois apporter une aide non négligeable aux inspecteurs de l’environnement ; en tant que premiers acteurs de la police rurale de proximité, ils sont les premiers à constater des infractions environnementales. Il lui demande alors comment elle compte renforcer et harmoniser le cadre juridique qui s’applique aux gardes particuliers assermentés, notamment dans l’optique de réduire les conséquences environnementales qui en découlent.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1010</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2036</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marguerite Deprez-Audebert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales</ministreQuestion><ministreJO>Cohésion des territoires et relations avec les collectivités territoriales</ministreJO><Objet>Délocalisation des sièges des entreprises industrielles au profit des métropoles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1010. — 17 mars 2020. — Mme Marguerite Deprez-Audebert interroge Mme la ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales sur les délocalisations des sièges des entreprises industrielles au profit des métropoles. A Lestrem, commune de sa circonscription dans le Pas-de-Calais, à 25 km de Lille, est implantée depuis 1933, l’entreprise Roquette. Cette entreprise longtemps familiale est devenue l’un des cinq leaders mondiaux de l’industrie de l’amidon. Désormais présente dans plus de 100 pays, 2 700 des 8 000 salariés sont localisés à Lestrem. Jusqu’en 2015 le siège était au cœur du site. La tête et le corps de l’entreprise ne faisaient qu’un. Avec un nouveau management a été décidé un transfert de la direction générale (environ 75 personnes) puis du siège social en 2017 à La Madeleine, plus près de Lille, plus attractive car plus près de l’aéroport, des gares, des écoles, des talents, donnant corps à l’effet d’aspiration d’une métropole qui assèche son territoire au lieu de l’irriguer et prenant le risque de faire perdre à l’entreprise son âme. Roquette n’est pas la première entreprise à séparer sa tête de son corps, Dans ce département il y a eu le précédent d’Arques, de Bridgestone. Autant d’entreprises qui ont été aidées par de l’argent public ! La pérennité économique de certaines entreprises industrielles nécessite certes parfois une réorganisation spatiale communément appelée délocalisation, surtout pour des motifs de compétitivité. Ce n’est pas le cas ici. On sait que Roquette réalise de très bons résultats comptables et financiers. L’objectif du groupe, en franchissant cette nouvelle étape, est de réduire Lestrem à un site uniquement de production industrielle. Ainsi, il a été proposé à 115 salariés (2/3 de femmes) aux fonctions administratives de quitter le site historique pour rejoindre le siège métropolitain. Autant de personnes qui devraient rejoindre la cohorte des navetteurs qui embolisent le périphérique de Lille. Au-delà du non-sens écologique, des impacts pour le tissu local et à l’heure où la RSE est mise en avant dans l’économie française, il y a lieu de s’interroger sur le sens et les conséquences à long terme d’une telle mesure. Certes la direction va mettre en place des mesures d’accompagnement « pour toutes les personnes concernées par ce déménagement afin de ne pas initier de licenciements » mais qu’en est-il de l’écosystème ? Alors que l’on souhaite revitaliser les villes et villages, il apparaît que ce type de mesure de transfert va à l’encontre des intérêts des salariés visés mais aussi de l’aménagement du territoire et du développement durable. Elle contribue à accentuer les fractures que l’on s’attache à réduire. Elle lui demande si elle partage ces préoccupations et comment éviter ces prises de décision préjudiciables pour les territoires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1011</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2037</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Baudu</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><Objet>Indemnisation exceptionnelle des victimes de la sécheresse 2018
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1011. — 17 mars 2020. — M. Stéphane Baudu appelle l’attention de M. le ministre de l’action et des comptes publics sur l’indemnisation de l’épisode de sécheresse-réhydratation survenu en 2018. Ce phénomène particulier concerne près de 70 % du territoire métropolitain et de nombreux sinistrés n’ont pas obtenu d’indemnisation en raison d’une absence de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle. Afin de remédier à ces situations humaines dramatiques, une enveloppe exceptionnelle de 10 millions d’euros a été votée par le Parlement, par un amendement du Gouvernement, dans le projet de loi de finances pour l’année 2020, au sein du programme 135 « Urbanisme, territoires et amélioration de l’Habitat ». M. le ministre a indiqué que ces fonds devront fournir une aide aux sinistrés les plus modestes et les plus affectés par le phénomène. Il a notamment précisé que cette aide concernera les sinistrés qui n’ont bénéficié d’aucun concours public et dont le bâtiment fragilisé est à usage principal d’habitation. Ce fonds constitue un signal positif pour ces sinistrés qui avaient été jusqu’alors trop peu soutenus. Cependant, sa mise en œuvre soulève plusieurs interrogations. Tout d’abord, la sécheresse de 2018 concerne de larges pans du territoire national, cela appelle une répartition territoriale homogène et équitable. Comment cette affectation sur les territoires sera-t-elle effectuée ? Ensuite, quelles seront les modalités précises de versement de cette aide ? Comment les potentiels bénéficiaires seront-ils informés de leur éligibilité ? Comment pourront-ils solliciter cette aide financière ? Quels seront les critères d’attribution ? Enfin, au regard du nombre de foyers concernés sur le territoire, il paraît difficile d’assurer une indemnisation suffisante pour tous les sinistrés, lorsque l’on sait que les indemnisations relatives à l’état de catastrophe naturelle, pour le volet sécheresse, s’élèvent chaque année à plusieurs centaines de millions d’euros. Par conséquent, il lui demande si le Gouvernement entend débloquer d’autres fonds à destination des victimes de la sécheresse et quelles sont les pistes pour répondre plus durablement aux conséquences de phénomènes dont la fréquence d’occurrence ne cesse d’augmenter.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1012</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2037</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Bolo</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale et jeunesse</ministreJO><Objet>Politique de lutte contre l’illettrisme adaptée à la diversité des bénéficiaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1012. — 17 mars 2020. — M. Philippe Bolo interroge M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse sur les dispositifs de formation visant à renforcer la lutte contre l’illettrisme. Les statistiques chiffrent en effet à deux millions cinq cent mille le nombre de citoyens français souffrant d’illettrisme. Or, une grande partie de ces citoyens ne se résignent pas à cette condition et souhaitent rompre l’isolement induit par cette situation, en étant appuyés par des politiques publiques adaptées. Pourtant, plusieurs constats révèlent des points faibles du système actuel de lutte contre l’illettrisme. En premier lieu, le statut de la personne apparaît comme le critère d’accès à la formation : les formations ciblant les demandeurs d’emploi, les salariés, les allophones alors que cette prédominance du statut est inappropriée et sélective dans la mesure où elle écarte ceux qui sont dans d’autres situations à l’instar des femmes au foyer ou des retraités. En second lieu, la facilité d’accès aux formations diffère sensiblement d’un territoire à l’autre : inexistante dans certains territoires, ruraux notamment, elle impose une mobilité qui peut s’avérer complexe et coûteuse. En troisième lieu, le format des formations présente lui aussi des imperfections avec des volumes horaires insuffisants ou des méthodes pédagogiques inadaptées aux situations individuelles alors que celles-ci sont porteuses d’un niveau et d’une adaptation particulières à l’illettrisme qui rendent certains cadres de formation actuels insuffisants. Aussi, au regard de ces insuffisances identifiées, il l’interroge sur ses ambitions quant aux cadre, méthodes, partenaires et moyens qui permettraient de généraliser les formations adaptées à la situation propre de chacun et les rendraient accessibles en tout point du territoire national.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1013</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2038</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Pires Beaune</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Effectifs du commisariat de police de Riom
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1013. — 17 mars 2020. — Mme Christine Pires Beaune attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le manque criant de moyens affectés au commissariat de police de Riom. L’effectif de fonctionnement annuel est fixé à 54 agents. Or, le sous-effectif est flagrant puisqu’ils ne sont que 50 agents et bientôt 48 en raison de deux départs programmés. A cela s’ajoutent également les nombreuses missions exercées par les agents de ce commissariat auprès du centre pénitentiaire et de la cour d’appel de Riom, ou encore le nombre considérable de tâches administratives et procédurales qui réduisent à portion congrue le nombre d’agents sur le terrain. Cela étant, ils ne peuvent exercer pleinement et efficacement leurs missions et lutter contre les trafics de stupéfiants. Ils ne peuvent pas non plus répondre à l’ensemble des sollicitations des administrés s’agissant notamment des incivilités et des nuisances. Ce sous-effectif a également abouti au démantèlement de la brigade VTT seulement trois mois après sa création alors que les retours de la population à son égard étaient largement positifs. Les réponses aujourd’hui proposées pour répondre à cette situation sont insuffisantes, en particulier s’agissant de l’idée de compenser les carences de la police nationale et de l’État par la police municipale et les communes. Pour toutes ces raisons, non exhaustives, la sécurité intérieure ne peut plus être convenablement assurée dans le ressort de ce commissariat. Aussi, elle lui demande de bien vouloir indiquer quels moyens souhaite déployer le Gouvernement afin de permettre aux agents de police d’exercer convenablement et efficacement leurs missions, à savoir assurer la défense des institutions et des intérêts nationaux, le maintien de la paix et de l’ordre public ainsi que la protection des personnes et des biens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1014</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2038</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marietta Karamanli</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><Objet>Attractivité des villes - FISAC
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1014. — 17 mars 2020. — Mme Marietta Karamanli attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur la situation du département de la Sarthe et de la ville du Mans au regard des enjeux de rénovation des centres villes et bourgs et de l’attractivité de leurs commerces et de leurs artisans. La décision d’éteindre le fonds d’intervention pour la sauvegarde de l’artisanat et du commerce (FISAC), à compter de janvier 2020, continue d’interroger élus, commerçants et citoyens. Parmi les objets de ce fonds figuraient les opérations éligibles de création, de maintien, de modernisation, d’adaptation, en particulier pour les travaux de mise aux normes des établissements recevant du public (ERP), ou encore de sûreté, de transmission des entreprises de proximité, en faveur du commerce sédentaire et non sédentaire, et ce, en milieu rural, dans les zones de montagne, dans les halles et marchés ou dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville. Le dernier appel à projet date du 30 mai 2018. Les crédits dédiés à la valorisation du patrimoine artisanal y compris à caractère culturel qui en faisaient partie sont aussi mis en cause. Ainsi au Mans, les efforts pour mettre en valeur le savoir-faire autour des instruments de musique, de la couture, du design ou de la restauration des bâtiments ou des vitraux peuvent être fragilisés alors qu’il s’agit d’une ressource en savoir-faire, patrimoine et tourisme. Seuls des crédits des programmes d’investissement d’avenir porteraient ponctuellement des actions de valorisation. De nombreux commerçants et élus locaux s’interrogent et s’inquiètent des effets de la disparition de ces crédits d’intervention pour la revitalisation des centres villes et des centres bourgs. Les communes devront poursuivre en 2020 les actions pour lesquelles elles ont engagé des crédits, même si l’État n’est plus à leurs côtés. Elle souhaite connaître l’analyse faite par les services de l’État du bilan établi des dernières opérations, de l’absence désormais de moyens d’intervention propres aux objectifs rappelés (ci-dessus), et que lui soient indiquées les mesures s’y substituant ou appelées à s’y substituer. Elle espère une action nouvelle et ambitieuse de l’État pour le patrimoine culturel des commerçants et artisans, dans les villes et communes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1015</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2038</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Tolmont</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Réforme du régime de catastrophe naturelle
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1015. — 17 mars 2020. — Mme Sylvie Tolmont interroge M. le ministre de l’intérieur sur les intentions du Gouvernement quant à la nécessaire réforme du régime de catastrophe naturelle. Le Préambule de la Constitution de 1946 a consacré, en son article 12, les principes de solidarité et d’égalité de tous les citoyens devant les charges qui résultent des calamités nationales. Comme cela a justement été rappelé dans une récente mission d’information du Sénat, la France, compte tenu de sa situation géographique et du changement climatique, est particulièrement exposée à ces catastrophes naturelles, constituant autant de risques pour les personnes et les biens. Or, face à ces catastrophes, le régime d’indemnisation se révèle inadapté. En effet, sa procédure, laquelle gravite autour d’une commission interministérielle dont la composition ainsi que les critères d’appréciation apparaissent particulièrement obscures, n’assure pas suffisamment d’équité, d’efficacité, ni de transparence. Comme ailleurs, de nombreuses communes de sa circonscription ont durement été touchées par la canicule et la sécheresse mais n’ont toutefois pas été reconnues en état de catastrophe naturelle, privant, de fait, de nombreux concitoyens de toute possibilité d’indemnisation par leur assurance. C’est pourquoi elle a été à leur côté et a relayé des demandes effectuées, à titre gracieux, tant par des sinistrés que par des élus de territoire. Force est de constater aujourd’hui qu’une modification législative s’impose et l’opportunité en est donnée avec la proposition de loi adoptée en première lecture au Sénat le 15 janvier 2020. Celle-ci apporte des modifications bienvenues et pourrait utilement être complétée, notamment, pour prendre en compte des phénomènes spécifiques tel la sécheresse-réhydratation des sols dont les effets ont la particularité de ne pouvoir être immédiatement perceptibles ni directement imputables à un phénomène climatique. Aussi, elle souhaite savoir si le Gouvernement est favorable à une telle modification législative et s’il acceptera d’inscrire la proposition de loi précitée à l’agenda de l’Assemblée nationale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1016</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2039</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Patricia Lemoine</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><Objet>Dépenses fiscales en matière de logement
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1016. — 17 mars 2020. — Mme Patricia Lemoine interroge M. le ministre de l’action et des comptes publics sur les dépenses fiscales de l’État en matière de logement. L’économie de la France se porte de mieux en mieux, en témoigne notamment l’importante baisse du chômage. Pour autant, le résultat n’est pas parfait, puisque la Cour des comptes, dans son rapport public annuel, constate que « le redressement des finances publiques, déjà très graduel au cours des dernières années, est aujourd’hui quasiment à l’arrêt ». Le bât blesse tout particulièrement s’agissant des dépenses fiscales en matière de logement. Lors de l’examen du projet de loi de finances pour 2020, cette problématique était déjà portée à l’attention du Gouvernement par le biais de plusieurs amendements du groupe UDI, Agir et Indépendants. Avoisinant un montant total de 18 milliards d’euros en 2018, soit près de 20 % de l’ensemble des dépenses fiscales annuelles de l’État, la politique fiscale en matière de logement souffre de nombreuses incohérences selon le rapport de la Cour des comptes de mars 2019. Premièrement, les 66 mesures fiscales en la matière ne résultent pas d’une stratégie globale, mais d’un amoncellement de mesures pensées individuellement. Des situations ubuesques sont alors constatées, où les mesures prises sont en contradiction avec les objectifs affichés, car souvent territorialement mal ciblées et génératrices d’effets d’aubaine. Se pose donc la question du pilotage contractuel de ces opérations. Ensuite, le chiffrage précis de l’ensemble de ces dépenses fiscales demeure particulièrement complexe, notamment en raison des conditions de mobilisation des informations nécessaires, à tel point que 17 de ces mesures n’étaient même pas chiffrées dans la loi de finances de 2019. De même, le contrôle des contreparties de ces dépenses est très difficile, compte tenu de leur nombre et de leur dispersion. Enfin, aucune véritable évaluation de l’efficience de ces mesures, dont l’obligation est pourtant inscrite dans la LOLF, n’a été réalisée à ce jour. Si, depuis 2008, un rapport en la matière est annexé chaque année au projet de loi de finances, il n’en demeure pas moins qu’il reste particulièrement sommaire et insuffisant au regard de l’enjeu. Dès lors, Mme la députée souhaiterait connaître l’état de sa réflexion sur la situation de la politique fiscale en matière de logement. En particulier, elle souhaiterait savoir si, comme le recommande la Cour des comptes, une évaluation globale de toutes ces dépenses sera effectuée et si un bornage, voire une suppression, des dispositifs peu efficients sont prévus prochainement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1017</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2039</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laure de La Raudière</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées</ministreQuestion><ministreJO>Personnes handicapées</ministreJO><Objet>Enfant handicapé - Prise en charge AESH pendant la cantine
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1017. — 17 mars 2020. — Mme Laure de La Raudière interroge Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées, sur la question du financement des AESH durant la pause méridienne. En effet, alors que les maisons du handicap prescrivent dans certains cas la présence de cet accompagnement pour des enfants en situation de handicap afin qu’ils puissent déjeuner à la cantine, l’éducation nationale refuse encore trop souvent de le financer, arguant qu’il ne s’agit pas d’un temps scolaire. Dans deux décisions de 2001 (Commune de Plabennec), le Conseil d’État pose le principe selon lequel « la prise en charge par l’État du financement des emplois des assistants d’éducation qu’il recrute pour l’aide à l’accueil et à l’intégration scolaires des enfants handicapés en milieu ordinaire n’est pas limitée aux interventions pendant le temps scolaire ». Dans une réponse à une question écrite n° 14831, la secrétaire d’État cite ces jurisprudences, en rappelant qu’« à ce titre, les personnels chargés de l’aide humaine individualisée ou mutualisée pendant les temps scolaires peuvent accompagner les élèves en situation de handicap pendant la pause méridienne dès lors que cet accompagnement a été notifié par une décision de la CDAPH », réaffirmant ainsi la prise en charge par l’éducation nationale. L’accès à la cantine pour des enfants handicapés n’est pas un luxe, mais fait bien partie de l’intégration scolaire des enfants handicapés en milieu ordinaire. Comment imaginer qu’il puisse en être autrement si les parents travaillent tous les deux et ne peuvent pas venir chercher leur enfant pour le faire déjeuner ? Alors, dans le droit fil des décisions du conseil d’État, l’aide prescrit par la maison du handicap pour l’accompagnement à la cantine semble donc devoir être prise en charge par l’éducation nationale. Aussi, afin d’établir clairement les responsabilités sur le financement de l’accompagnement pendant la pause méridienne, elle souhaiterait savoir si le Gouvernement entend prochainement publier une directive sur ce point, afin de clarifier les choses et réaffirmer la prise en charge par l’éducation nationale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1018</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2040</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. José Evrard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><Objet>Fessenheim et l’industrie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1018. — 17 mars 2020. — M. José Evrard alerte M. le ministre de l’économie et des finances sur la fermeture du réacteur de Fessenheim. Tout a été dit à propos de la décision de l’ancien Président de la République, François Hollande, de fermer 18 réacteurs nucléaires augurée par celui de Fessenheim fin février 2020. C’est un non-sens au plan industriel, écologique, social, économique et financier. Il n’est pas d’observateurs sérieux qui n’a pas souligné l’aberration dans laquelle s’enferre aujourd’hui un gouvernement, bien seul, dans ce choix. Il n’est pas de technicien, d’ingénieur, de physicien, de chercheur à ne pas être consterné par cette décision. Il n’est pas de citoyen à s’interroger sur le pourquoi de cette mesure qui apparaît incohérente au regard des enjeux de toute nature qui lui sont présentés. Cependant, on ne peut en rester au seul constat d’une sorte de dérèglement schizophrène, car il y a un choix, celui du pouvoir qui va au-delà de ces considérations. Ce choix aboutit à faire décliner un peu plus le pays dont il a la charge, pour faire simple de ruiner la France. La fermeture de 18 réacteurs correspond à 10 milliards d’euros de manque à gagner pour EDF auxquels il faut ajouter le substitut, ou l’ersatz, en éoliennes et ce qui accompagne nécessairement le fonctionnement et le raccordement de celles-ci. En gros 20 milliards annuels au total de dépenses supplémentaires, en l’occurrence de pertes, sur la facture énergétique. Il ne faut pas s’y tromper ! Ce n’est qu’une partie visible de l’iceberg. La partie cachée est celle de la réduction de production électrique et du renchérissement de l’énergie. Le rapport Gallois de novembre 2012 « Pacte pour la compétitivité des entreprises » était formel. « Le faible coût de l’énergie, comparé aux autres pays européens, est un atout pour l’industrie française. Il fait partie des éléments qui soutiennent la marge des entreprises et donc leur capacité à investir ». Ce diagnostic n’est plus d’actualité. Le coût de l’énergie est plombé par l’éolien. L’industrie française est en voie de disparition. Il souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1019</numeroQuestion><type>QOSD</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2040</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Dupont-Aignan</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Gestion du coronavirus
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1019. — 17 mars 2020. — M. Nicolas Dupont-Aignan interroge M. le ministre des solidarités et de la santé sur la gestion de l’épidémie de coronavirus par le Gouvernement. La France se vante, à juste titre d’ailleurs, d’avoir le meilleur système de santé du monde ; système qui fonctionne sur les deux jambes de la médecine publique et de la médecine libérale privée. La France n’a, de l’aveu même du Président de la République, pas encore affronté le pire de l’épidémie. Aussi, il n’est pas illégitime de se demander pourquoi le Gouvernement refuse systématiquement de prendre les mesures nécessaires pour protéger la population et le personnel soignant qui en a la charge. Nombreux sont les professionnels de santé à se demander pourquoi les médecins et les soignants libéraux n’ont pas reçu les mêmes protections que lors de l’épidémie de H1N1, à savoir des masques (de type FFP2) et lunettes de protection, des blouses et des solutions désinfectantes ? On peut en effet s’interroger sur la décision du Gouvernement de ne pas suivre l’avis de référence du 1er juillet 2011 du Haut Conseil pour la santé publique (HCSP), à savoir le déploiement d’une stratégie concernant le stock d’État de masques respiratoires, qui aurait permis d’anticiper et de prévenir toute propagation d’une telle épidémie. Selon les propres chiffres du Gouvernement, le stock d’État disponible ne serait que de 87 millions de masques et aucun FFP2…Or, en 2009-2010, étaient disposnibles selon un rapport sénatorial 1 milliard de masques chirurgicaux (destinés aux seuls malades) et 700 millions de masques FFP2 en stock. Ces ordres de grandeur ont été confirmés par un rapport de la Cour des comptes du 1er septembre 2010. Pourtant, d’après l’avis précité du HCSP, il faut prévoir des stocks, puis une fourniture de masques chirurgicaux et de masques FFP2 pour toutes les populations ciblées, avec une juste estimation des consommations journalières (un masque ne fonctionne que 2 à 3 heures) pour au moins trois mois. Avec près de 2 millions de professionnels de santé en France, on comprend alors que les 10 à 20 millions de masques que le Gouvernement a débloqués sont dérisoires au regard de l’ampleur de l’épidémie. M. le ministre a confirmé les allégations du rapport sénatorial du 15 juillet 2015 selon lequel l’État aurait volontairement cessé de maintenir un stock de masques FFP2 pour les professionnels soignants pour des raisons financières, laissant à la charge des employeurs, et des fournisseurs privés, la gestion de leurs stocks. Peut-il indiquer précisément qui a pris cette décision contraire à l’avis du HSCP ? M. le ministre a affirmé, lors des questions au Gouvernement à l’Assemblée nationale, que personne n’avait prévu la combinaison d’une crise sanitaire et d’une crise sanitaire, ce qui est complétement faux. Selon le rapport sénatorial du 15 juillet 2015, il existait au contraire un consensus pour maintenir l’ensemble des stocks de produits stables, dont les masques chirurgicaux et les FFP2. Enfin, s’il n’existait aucun stock stratégique massif, pourquoi n’avoir pas passé immédiatement les commandes suffisantes ? Pourquoi aucun moyen de production extraordinaire n’est-il mis en place ? Pourquoi une entreprise française, Valmy, a-t-elle été autorisée à exporter des masques en Grande Bretagne ? Comment se fait-il, également, que l’État ait envoyé un fret de solidarité de 17 tonnes [comprenant] notamment des combinaisons médicales de protection, des masques, des gants et des produits désinfectants à la Chine, ainsi que des usines mobiles de décontamination dont la France ne dispose pourtant pas encore ? M. le député rappelle, pour conclure, que plusieurs responsables politiques ont réclamé, dès le début de la crise, un contrôle des frontières, non pas une fermeture, mais un filtrage permettant d’éviter l’entrée de personnes contaminées sur notre sol. Or, encore aujourd’hui, des centaines d’avions arrivent chaque jour à l’aéroport Roissy-Charles De Gaulle en provenance du monde entier, sans que les passagers ne soient contrôlés sur leur température ou leur provenance. Il lui demande pourquoi ne pas avoir, dès le départ, fait montre d’une telle précaution qui n’aurait certes pas épargné le pays, mais lui aurait tout du moins évité une telle propagation.]]></texteQuestion></question></Section><Section part="QE"><question><idQuestion><numeroQuestion>27524</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2059</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jacques Marilossian</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><Objet>Création d’un institut national pour l’éducation civique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27524. — 17 mars 2020. — M. Jacques Marilossian appelle l’attention de M. le Premier ministre sur la création d’un Institut national pour l’éducation civique. Dans un contexte de densification de l’information ainsi que de fake news véhiculées à travers les nouvelles technologies de l’information et de communication (NTIC) et constatant le besoin d’un débat sociétal éclairé, comme l’a montré le Grand débat national, il semble judicieux de renforcer les moyens de l’État concernant l’éducation civique et l’initiation à la culture politique. M. le député interpelle donc le Gouvernement sur le double besoin de la France par rapport aux outils d’éducation civique et politique. D’un côté, un besoin d’approfondissement, cet enseignement n’occupant qu’une place marginale à l’école, le plus souvent inséré dans les cours d’histoire-géographie. De l’autre autre, un besoin d’élargissement, le rôle de « l’État-éducateur » se limitant aujourd’hui au domaine scolaire. Or, face aux problèmes mentionnés dans le paragraphe précédent, ce rôle d’éducateur ne peut plus se limiter au simple périmètre de l’éducation nationale. La possibilité d’accéder à des ressources fiables sur les différentes thématiques de la vie publique doit exister pour tout citoyen. Une source d’inspiration pourrait être la Centrale fédérale allemande pour l’éducation politique (Bundeszentrale für politische Bildung, BPB), dont la vocation est « la promotion de la conscience démocratique et de la participation politique », grâce à une large offre, comprenant la republication de livres à bas coût, l’édition de magazines et autres publications, la production de contenus audiovisuels et en ligne ou encore l’organisation d’évènements (conférences, colloques, salons, voyages d’études…). Un comité scientifique pilote les projets, épaulé par un conseil d’administration, composé de membres du parlement allemand issus des groupes à la proportionnelle, qui s’assure de la représentativité du travail de la BPB. Un Institut national pour l’éducation civique pourrait donc s’inspirer de ce type de modèle. Il souhaite ainsi connaître les intentions du Gouvernement en matière de renforcement de l’éducation civique pour tous afin de consolider la démocratie et les moyens qu’il pourrait mettre en œuvre afin d’y parvenir.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27569</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2059</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Ruffin</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><Objet>Empoisonnement des salariés et riverains à l’usine Sanofi de Mourenx
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27569. — 17 mars 2020. — M. François Ruffin interpelle M. le Premier ministre : après cent vingt jours de grève à l’usine Sanofi de Mourenx, que signifie son silence ? Depuis plus de cent-vingt jours, 80 % des ouvriers de production de l’usine Sanofi-Mourenx, près de Pau, sont en grève. Pour quelle raison ? Pour leur santé. En effet, des analyses effectuées sur plusieurs d’entre eux ont révélé dans leur sang la présence de Dépakine, le médicament qu’ils fabriquent sur leur site. Une substance qu’ils n’ont jamais ingérée, mais qui se retrouve pourtant aujourd’hui dans leur organisme. Les salariés protestent, en particulier, contre le silence et le manque de réaction de leur direction face à leur inquiétude. Les riverains du site eux-mêmes ne sont pas à l’abri, avec des rejets massifs dans l’environnement, jusqu’à 190 000 fois supérieurs aux normes autorisées, de bromopropane et de valproate de sodium, des substances cancérigènes et mutagènes qui entrent dans la composition de la Dépakine. Des rejets qui, d’après la préfecture, durent depuis des décennies, sans doute quarante ans. En mars 2019, la direction régionale de l’environnement exige de Sanofi des informations complètes. Comment réagit Sanofi ? Par le silence. En mai 2019, l’inspection du travail se fend d’une lettre à Sanofi, pour condamner, sévèrement, une « mise aux normes » qui « ne permet donc pas de s’assurer de la conformité des installations ». Comment réagit Sanofi ? Par le silence. En octobre 2019, un nouveau rapport tombe, qui indique que les ventilations et aspirations d’air de l’atelier sont « non satisfaisantes ». Comment réagit Sanofi ? Par le silence. Plusieurs structures syndicales portent alors plainte contre X pour faire la lumière sur les responsabilités et les risques pris dans cette affaire. Comment réagit Sanofi ? En offrant d’avancer les départs en retraite de quinze jours ! Mais comme le réclame un responsable syndical : « Il faut maîtriser le mal à la source, aussi bien pour les salariés que pour les riverains et l’environnement. » A ce jour, en effet, les seules expertises sur la dangerosité de l’exposition aux produits de l’industrie pharmaceutique résultent des tests et essais médicaux effectués par les entreprises pharmaceutiques elles-mêmes. Cette industrie fournit ses propres résultats sur la dangerosité de ses produits, sans expertise par un tiers. Elle fixe elle-même les seuils d’exposition ou de dangerosité. Alors même que le code du travail impose à une société de garantir la santé de ses salariés, il n’est pas acceptable que les entreprises de fabrication de principes actifs médicamenteux ne suivent que leurs propres règles. Or durant tous ces mois, a-t-on entendu le ministère de la santé ? De l’environnement ? Le Premier ministre ? Le Gouvernement ? Non. Leur silence épouse celui de Sanofi, complice. Complice, comme lorsque le Premier ministre déclarait qu’on « ne doit pas dénigrer une entreprise française qui fonctionne bien », ou que l’ancien porte-parole du Gouvernement et actuel ministre de l’intérieur assurait qu’« on ne doit pas critiquer des entreprises qui réussissent, comme Sanofi ». Mais avec des rejets de substances toxiques 190 000 fois supérieurs aux normes autorisées, et qui perdurent depuis des décennies, il lui demande s’il faut vraiment croire à l’autorégulation des industriels des médicaments. Depuis tout ce temps, M. le Premier ministre se tait. Ainsi il lui demande ce que signifie son silence.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27585</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2060</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Molac</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><Objet>Médecines non conventionnelles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27585. — 17 mars 2020. — M. Paul Molac interroge M. le Premier ministre sur le suivi des cinq propositions issues de la note d’analyse n° 290 publiée en octobre 2012 par le centre d’analyse stratégique, relative à l’engouement des Français pour les médecines non conventionnelles. Les approches complémentaires en santé sont aujourd’hui en plein essor en France et le phénomène a pris de l’ampleur en Europe et dans le monde. Ainsi, le développement d’une coopération encadrée entre médecine académique et médecines non conventionnelles (MNC) s’inscrit progressivement dans le parcours de soins, et plus largement, le parcours d’une santé intégrative. Dès 2012, une réponse des pouvoirs publics à l’attrait et au choix des Français pour les médecines complémentaires et alternatives (MAC), ainsi que pour les interventions non médicamenteuses (INM) était dressée notamment en termes de bénéfice-risque, de coût-efficacité, de reconnaissance et d’encadrement des pratiques. Dans la continuité, un rapport parlementaire du Sénat (n° 480, 2012-2013), des travaux d’expertises, des études et recherches ont prolongé ce premier bilan (prévention des influences sectaires, évaluation de pratiques, accompagnement des patients…). Néanmoins, il convient de constater que l’administration n’a pas pleinement mené l’évaluation d’impact des orientations qui furent préconisées. De même, l’état des lieux actualisé d’une approche intégrative dans le système de santé français n’a pas été établi. Malgré l’encouragement de l’OMS à l’adresse de ses États membres, un questionnaire pour obtenir une image adaptée de l’évolution de l’association de la médecine scientifique et des médecines complémentaires et traditionnelles n’a pas été renseigné par la France, aucune donnée n’ayant été fournie ni en 2012 ni en 2018, contrairement à certains États de l’Union européenne. Parallèlement, l’Académie nationale de médecine, le ministère chargé de la santé, ou encore l’Assemblée nationale ont accueilli en 2019 colloques et conférences. Courant 2020, se tiendront à la chambre basse les premières rencontres parlementaires sur ce thème. Ces échanges et débats portent un regard ouvert et croisé sur la place des médecines complémentaires et alternatives en écho au Plan stratégique adopté par l’OMS pour 2013-2024. A l’heure où les décideurs publics sont interpellés sur ce sujet par l’appel de Montpellier du 28 mars 2019 et la déclinaison française (29 mars 2019) de l’engagement de Berlin pour une médecine intégrative (5 avril 2017), il semblerait donc pertinent de prolonger utilement l’analyse précédente. Celle-ci pourrait être élaborée en complémentarité du programme pluriannuel d’évaluation des pratiques de soins non conventionnelles (PSNC) et de la politique d’information du public menés par le ministère des solidarités et de la santé. Il lui demande donc s’il compte poursuivre l’initiative réalisée en 2012 et ainsi approfondir une analyse ajustée, prospective et stratégique de la problématique, à la fois en termes de santé publique et d’orientations médico-économique, sociale et environnementale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27538</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2061</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Denis Sommer</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><Objet>Modalités de communication aux particuliers de la taxe d’aménagement
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27538. — 17 mars 2020. — M. Denis Sommer attire l’attention de M. le ministre de l’action et des comptes publics sur les modalités de communication aux particuliers de la taxe d’aménagement. Depuis 2015, et la loi Alur, l’information relative à la taxe d’aménagement dépend de la DDT pour les collectivités n’ayant pas d’autorisation d’urbanisme et celles qui sont intégrées dans un EPCI de moins de 10 000 habitants. Dans les autres cas, cette information dépend des collectivités elles-mêmes, qui doivent ainsi disposer d’outils d’instruction et communiquer ces éléments à la DDT (ou prochainement, à la DDFIP). Deux difficultés impactant les particuliers peuvent être relevées. Premièrement, le fort degré d’imprévisibilité du montant de la taxe d’aménagement, dû à d’importantes variations entre les communes et à une formule de calcul difficilement compréhensible. Deuxièmement, le long délai, parfois observé, entre la diffusion du permis de construire et la notification du montant de la taxe d’aménagement par l’administration fiscale, ce qui ne permet pas toujours aux particuliers de prévoir cette taxe dans leur plan de financement. Ces difficultés ont d’autant plus de poids que dans certains territoires, la taxe d’aménagement a considérablement augmenté. Fort de ce constat il l’interroge sur la possibilité de rendre obligatoire la communication par le service instructeur (collectivité ou service de l’État en fonction), dans un délai d’un mois suivant la date de dépôt du permis de construire, une estimation fiable de la taxe d’aménagement qui sera demandée au contribuable.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27595</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2061</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pascal Brindeau</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><Objet>Situation fiscale des praticiens médicaux ayant des collaborateurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27595. — 17 mars 2020. — M. Pascal Brindeau attire l’attention de M. le ministre de l’action et des comptes publics sur la situation fiscale des praticiens médicaux ayant des collaborateurs ou des remplaçants. Un ostéopathe pratiquant dans plusieurs structures réparties sur trois départements, dont le Loir-et-Cher, fait état d’une verbalisation de la part de l’administration fiscale. En effet, considérant que les remplaçants et collaborateurs de ce praticien louent les locaux meublés de celui-ci, il est considéré redevable de la TVA au titre de cette location. Cette application des règles fiscales équivaut indirectement à assujettir à la TVA des actes médicaux, pourtant non assujettis à la TVA. Dans des territoires ruraux très durement touchés par la désertification médicale, de telles mesures représentent une grave menace pour la pérennité de l’activité médicale. Si les jeunes praticiens collaborateurs ou remplaçants représentent une charge fiscale supplémentaire pour les praticiens qui les recrutent, les perspectives de redensifier l’offre de santé en milieu rural deviennent presque nulles. Aussi, il lui demande si des ajustements peuvent être envisagés pour empêcher ce type de situations et alléger la charge fiscale sur les praticiens faisant appel à des collaborateurs ou remplaçants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27531</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2061</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Pierre Cubertafon</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics (M. le SE auprès du ministre)</ministreJO><Objet>Conditions d’attribution de la nouvelle bonification indiciaire (NBI)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27531. — 17 mars 2020. — M. Jean-Pierre Cubertafon appelle à nouveau l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’action et des comptes publics, sur les conditions d’attribution de la nouvelle bonification indiciaire (NBI). Cette bonification est attachée à certains emplois de la fonction publique impliquant l’exercice d’une responsabilité ou la mise en œuvre d’une technicité particulière. Elle est notamment versée à certains aides-soignants, notamment à ceux qui travaillent soit en EHPAD ou en USLD (unité de soins de longue durée), au contact de personnes âgées n’ayant pas leur autonomie. Mais les aides-soignants qui travaillent en SSR (service de soins et de réadaptation) ne la perçoivent pas, alors que dans ces services, il y a également des personnes âgées n’ayant pas leur autonomie. Pour beaucoup d’agents, cette situation apparaît comme injuste. Dans sa réponse à une précédente question n° 13294 du 18 décembre 2018, M. le secrétaire d’État avait mentionné que « la question de l’élargissement du périmètre des bénéficiaires de cette NBI aux aides-soignants travaillant en soins de suite et de réadaptation (SSR) sera examinée prochainement dans le cadre des réflexions sur l’évolution du métier d’aide-soignant ». Aussi, il souhaiterait connaitre l’état d’avancement de cette réflexion sachant que dans sa réponse du 18 décembre 2018, il était notamment mentionné que des mesures devraient entrer en application en 2019.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27609</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2062</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Trompille</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics (M. le SE auprès du ministre)</ministreJO><Objet>Don de jours de congés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27609. — 17 mars 2020. — M. Stéphane Trompille attire l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’action et des comptes publics, au sujet du don de jours de congés. Il a été interpellé par une habitante de son département, cadre A de la fonction publique. Cette personne aurait souhaité faire un acte de générosité, évidemment volontaire et gratuit, en cédant une partie de ses jours de congés pour aider une jeune femme travaillant dans le privé et nécessitant du temps pour accompagner un parent qui allait être hospitalisé, pour une longue durée, suite à un tragique accident. Ces jours auraient pu être pris soit sur son compte de congés annuels soit sur celui de jours RTT. Actuellement l’agent donateur et l’agent bénéficiaire doivent relever du même employeur. De plus, la passerelle entre public et privé n’existe pas pour ce cas de figure. Cette problématique intervient dans un contexte où l’esprit de solidarité est de plus en plus prégnant dans la société et qu’il mériterait d’être encouragé et rendu possible par la loi. Il lui demande quelles pourraient être les pistes d’évolution législative afin que cet acte de don de jours de congés, sans contrepartie, soit possible, dans le public entre les agents de différentes administrations, dans le privé entre les salariés ayant différents employeurs ainsi qu’entre les agents publics et les salariés du privé car on tend vers l’universalité de cet acte.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27441</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2062</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Lasserre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><Objet>Critères d’éligibilité des surfaces pastorales aux aides de la PAC post-2020
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27441. — 17 mars 2020. — Mme Florence Lasserre appelle l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur les critères d’éligibilité des surfaces pastorales aux aides de la PAC. Les surfaces pastorales permettent une valorisation de terres agricoles sur des territoires difficiles pouvant présenter un enherbement des parcelles inférieur à 50 %. Il s’agit donc de terrains où, généralement, aucune autre production n’est possible, et qui se situent souvent dans des territoires qui font face à une déprise agricole importante. Malheureusement, et bien que ce mode d’élevage soit important dans de nombreuses régions françaises, les surfaces pastorales, du fait de leur hétérogénéité, ne sont pas prises en compte à leur juste valeur dans la mise en œuvre de la politique agricole commune européenne. Entre les règles actuelles, issues de la PAC, relatives à l’évaluation et au contrôle de l’éligibilité de ces terres, et l’utilisation du logiciel LIDAR qui systématise la reconnaissance des surfaces pastorales et ne tient donc pas compte des spécificités de chaque ferme, nombre de surfaces pastorales sont aujourd’hui exclues du bénéfice des aides agricoles européennes. Au cours des négociations sur le prochain budget de la PAC, il paraît important que la France pèse de tout son poids afin que, d’une part, l’éligibilité des surfaces pastorales soit pérennisée, mais aussi que les critères d’éligibilité soient repensés afin que les exploitations pastorales, de toutes les tailles, puissent bénéficier des aides de manière équitable. Dans cette optique un groupe de travail spécifique sur les surfaces pastorales a été créé, au niveau du ministère de l’agriculture, en juin 2019 et associant tous les acteurs concernés. Elle souhaiterait savoir à quelle fréquence ce groupe de travail est amené à se réunir. Elle souhaiterait également connaître les ambitions du Gouvernement concernant l’amélioration des critères d’éligibilité des surfaces pastorales dans le cadre des discussions de la PAC post-2020.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27442</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2062</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandra Marsaud</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><Objet>Cuivre et ZNT
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27442. — 17 mars 2020. — Mme Sandra Marsaud attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur l’incertitude juridique relative à l’inclusion du cuivre dans les zones de non-traitement (ZNT) qui a fait suite à l’arrêté du 27 décembre 2019 relatif aux mesures de protection des personnes lors de l’utilisation de produits phytosanitaires. Le cuivre n’est ni un produit de biocontrôle ni un produit figurant sur la liste des substances à faible risque du règlement UE n° 1107/2009, qui sont les seuls produits indiqués dans l’arrêté précité comme exemptés de la distance de sécurité minimale. Il ressort donc à sa lecture que le cuivre fait partie des produits soumis aux zones de non-traitement. Une instruction technique est venue préciser que les produits autorisés dans le cadre de l’agriculture biologique (produits listés dans le « guide des produits de protection des cultures utilisables en agriculture biologique » de l’INAO) ne comportent pas de distance de sécurité. C’est un soulagement pour le milieu agricole et viticole d’avoir la confirmation que le cuivre n’est pas soumis aux ZNT. Toutefois, il apparaît qu’apporter une réelle portée juridique à cette position plutôt qu’une simple instruction technique pourrait être opportun et elle lui demande s’il est envisageable que cette modification soit effectuée dans les douze prochains mois.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27443</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2063</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Christophe</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><Objet>Définition du biocontrôle
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27443. — 17 mars 2020. — M. Paul Christophe appelle l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur la nécessité de trouver une définition réaliste du biocontrôle. Le biocontrôle comprend un panel de solutions alternatives pour la protection des végétaux basé sur l’utilisation de mécanismes naturels. Son développement rapide est aujourd’hui considéré comme l’une des conditions du succès de la transition écologique en offrant de nouvelles perspectives aux agriculteurs désireux d’utiliser des produits naturels et efficaces. Le Gouvernement a fait du développement du biocontrôle un pilier de sa stratégie pour la transition écologique qui vise notamment à réduire progressivement l’utilisation de pesticides de synthèse. Cependant, la France, bien que pionnière dans le domaine, a développé une définition qui ne peut pas intégrer toutes les technologies et innovations d’origine naturelle ayant émergé depuis sa rédaction. Ainsi, malgré une volonté affichée des pouvoirs publics de faire du biocontrôle une alternative voire une substitution aux produits phytosanitaires conventionnels, il semble, en amont, impératif d’établir une définition équilibrée pour pouvoir ensuite y développer un environnement viable et prospère. Or la définition actuelle ne permet pas d’inclure les substances d’origine naturelle ayant subi une très légère modification moléculaire pour protéger le principe actif durant le stockage et améliorer son efficacité. En effet, certaines substances naturelles doivent impérativement être « stabilisées » afin de pouvoir être stockées avant d’être appliquées au champ. La définition semble donc inachevée et, en conséquence, exclut un pan entier de solutions alternatives efficaces d’origine naturelle. En ce sens, l’article L. 253-6 du code rural liste des produits utilisables dans le cadre du biocontrôle, classés en quatre catégories. D’après l’énoncé de l’article, elles seraient a priori non-exhaustives. Or, dans les faits, elles le sont car les seuls produits phytopharmaceutiques de biocontrôle reconnus par les autorités sont des produits ne contenant que des substances rentrant dans ces quatre catégories. Il est donc important de développer une approche pragmatique de ces produits de biocontrôle. En effet, afin d’assurer la stabilité des substances naturelles et de leur action, les produits de biocontrôle devraient pouvoir faire l’objet de modifications marginales et encadrées tout en restant sûrs pour l’environnement et la santé humaine. Il demande donc s’il entend élargir l’interprétation de l’article L. 253-6 du code rural pour mieux prendre en considération les avancées scientifiques dans le domaine du biocontrôle et, ainsi, tenter d’appréhender les objectifs français en matière de transition écologique et de réduction des produits phytosanitaires conventionnels.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27444</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2063</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Lasserre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><Objet>Mise en œuvre effective de l’article 44 de la loi EGalim
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27444. — 17 mars 2020. — Mme Florence Lasserre interroge M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur la mise en œuvre de l’interdiction des importations de denrées alimentaires qui ne correspondent pas aux normes de production européennes concernant l’utilisation de produits phytopharmaceutiques et vétérinaires, pas plus qu’aux exigences d’identification et de traçabilité. Les représentants du monde agricole s’inquiètent que l’article L. 236-1 A du code rural, dans sa rédaction issue de l’article 44 de la loi dite « EGalim » qui prévoit cette interdiction, n’ait pas encore trouvé d’application concrète. Elle souhaiterait connaître les raisons qui expliquent le retard de l’entrée en vigueur effective de cette interdiction ainsi que les mesures envisagées par le Gouvernement pour donner toute leur portée aux dispositions de l’article L. 236-1 A du code rural qui a été pensé pour apporter une garantie pour les consommateurs quant à leur santé et pour que les agriculteurs français ne subissent pas une concurrence déloyale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27446</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2063</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Lagleize</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><Objet>Protection des zones intermédiaires agricoles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27446. — 17 mars 2020. — M. Jean-Luc Lagleize attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur la nécessité de mieux protéger les zones intermédiaires agricoles et sur l’éventuel classement de la Haute-Garonne en tant que zone intermédiaire. En janvier 2018, le ministère de l’agriculture et de l’alimentation et la profession agricole se sont préoccupés de la mise à jour des « zones défavorisées ». Cette préoccupation conduisait à s’interroger sur l’existence de « zones intermédiaires » (ZI), alors que celles-ci ne font pas l’objet d’une définition précise et partagée. Au sens strict, cette notion correspond à des caractéristiques agro-pédologiques spécifiques de certains territoires, ayant conduit à la mise en place d’une mesure agro-environnementale « système grandes cultures adapté pour les zones intermédiaires » couvrant dans leur presque totalité 21 départements. Au sens large, elle recouvre un environnement agricole et socio-économique particulier. Souhaitant clarifier cette notion, le Gouvernement a confié au conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER) le soin de mieux appréhender ces zones dans leur diversité, leurs caractéristiques, leurs modèles et d’y envisager les mesures appropriées. Cette mission avait pour objectif d’appréhender ces zones, d’en caractériser les forces et faiblesses et de tenir compte des aspirations de chaque région. La mission a identifié des risques d’impasse agronomique et économique si le modèle d’exploitation agricole dominant de ces territoires devait ne pas évoluer dans ses pratiques et ses débouchés notamment. Elle préconise d’ailleurs une évolution de ce modèle. Un plus grand partage des pratiques agricoles et une diversification des productions et des métiers figurent parmi les solutions pour maintenir une agriculture viable, dans des territoires qui subissent plus brutalement que d’autres les effets cumulés de la politique agricole commune (PAC), de l’évolution démographique et du climat. Au final la mission formule plusieurs recommandations, parmi lesquelles l’accompagnement des audits globaux d’exploitations de zones intermédiaires ou encore l’émergence de projets de stockage de l’eau adaptés. La mise en œuvre de ces recommandations semble particulièrement pertinente pour un département comme la Haute-Garonne, sensible aux changements climatiques et à leurs conséquences économiques sur les exploitations. Il l’interroge donc sur les intentions du Gouvernement pour mieux protéger les zones intermédiaires agricoles et sur l’éventuel classement de la Haute-Garonne en tant que zone intermédiaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27447</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2064</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Molac</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><Objet>Reconnaissance des surfaces pastorales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27447. — 17 mars 2020. — M. Paul Molac interroge M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur les surfaces pastorales qui, pouvant avoir moins de 50 % d’herbe, sont néanmoins des terres agricoles ayant une valeur agricole et sociétale très importante. Les surfaces pastorales garantissent une ressource alimentaire résiliente en cas de sécheresse, et ceci est d’autant plus vrai dans le contexte actuel de changement climatique. Elles permettent une valorisation de terres agricoles sur des territoires difficiles, ainsi qu’une valorisation des surfaces agricoles sur lesquelles aucune autre production n’est possible, souvent dans un contexte local de déprise agricole. La reconnaissance de ces surfaces est nécessaire au maintien de l’activité pastorale sur les territoires, à la préservation de la biodiversité, à l’ouverture des milieux, à la lutte contre les incendies, à l’entretien et à la vie des territoires. Pourtant, ces pratiques et ces surfaces, du fait de leur hétérogénéité, ne sont pas reconnues à leur juste valeur par la politique agricole commune. Sur la base des règles actuelles de la PAC, l’évaluation de l’éligibilité de ces surfaces et la manière de les contrôler est rendue difficile, très subjective voire excluante. Les petites fermes ont vu leurs aides baisser alors que les plus grandes ont vu leurs aides exploser faute de plafonnement des aides. Avec la PAC post-2020, la France pourrait avoir plus de marge de manœuvre pour reconnaître les surfaces pastorales et mettre fin aux rentes de situation en plafonnant les aides à l’actif. Le ministère a mis en place un premier groupe de travail sur le sujet le 19 juin 2019 et n’y a pas donné suite. Des réflexions auraient pourtant lieu sur un logiciel (LIDAR) sans associer tous les acteurs concernés. La France n’a pas, non plus, avancé de position déterminée en faveur du maintien de l’activité pastorale sur son territoire. Il lui demande de bien vouloir lui garantir que le Gouvernement mettra en œuvre, dans la prochaine PAC, l’éligibilité des surfaces pastorales, au titre des aides du premier pilier de la PAC, avec un système plus juste et plus simple.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27448</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2064</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Josiane Corneloup</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><Objet>Taxes vins américains
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27448. — 17 mars 2020. — Mme Josiane Corneloup attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur les conséquences de la mise en place de la taxation américaine exorbitante sur les produits vitivinicoles français. En effet, il semblerait que, en représailles aux subventions accordées à Airbus par plusieurs pays européens, une majorité des vins français soit taxée à hauteur de 25 % supplémentaires par les États-Unis. C’est un véritable coup de massue : cette taxe vient s’ajouter à un contexte international globalement tendu avec le Brexit, les manifestations à Hong Kong, sans oublier les craintes pour contrer la taxation des GAFA. Les viticulteurs de Saône-et-Loire sont très inquiets et les pertes financières sont importantes, les tensions économiques touchent de plein fouet cette filière. En conséquence, elle lui demande s’il compte créer un fond de solidarité afin de soutenir la filière vitivinicole ; elle le prie également de bien vouloir l’informer des actions que le Gouvernement mettra en œuvre afin de protéger les emplois des viticulteurs de la Saône-et-Loire touchés par cette taxation excessive.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27501</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2065</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Félix Acquaviva</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><Objet>Fièvre catarrhale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27501. — 17 mars 2020. — M. Jean-Félix Acquaviva interroge M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur la fièvre catarrhale ovine. Après vingt années de campagne de vaccination, cette maladie virale, appelée aussi maladie de la langue bleue, présente encore un risque élevé pour le cheptel corse, sans compter les sacrifices pour les éleveurs et les pertes de bêtes, puisque, pour ne pas propager la maladie, la Corse a été quelque peu mise sous cloche jusqu’en 2008. En effet, les observations des éleveurs font état d’un risque fort d’arrivée en septembre prochain du sérotype 3, via la Sardaigne voisine, engendrant des conséquences gravissimes et irréversibles pour le secteur de l’élevage en Corse. Face à cette situation de risque sanitaire urgent, de dimension européenne, il lui demande, en collaboration avec la Collectivité de Corse et les îles de Méditerranée, dont en premier lieu la Sardaigne, s’il est envisagé de créer, le plus rapidement possible, un arc de vigilance sanitaire en Méditerranée, afin d’apporter enfin une réelle protection contre ces maladies virales et leurs mutations dévastatrices.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27502</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2065</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Graziella Melchior</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><Objet>Influence des champs électromagnétiques sur la santé des animaux d’élevage
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27502. — 17 mars 2020. — Mme Graziella Melchior attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur le manque de reconnaissance de l’influence des champs électromagnétiques sur la santé des animaux d’élevage. Le problème des nuisances électromagnétiques a été observé sur le territoire national dans le secteur de l’élevage : vaches laitières, chèvres, bovins viande, volailles, lapins. Les troubles sont liés aux ondes électromagnétiques émises par des lignes haute tension, transformateurs électriques, antennes relais, éoliennes, ligne grande vitesse installés près des élevages. Les éleveurs notent une surmortalité importante du cheptel, des pathologies entraînant des baisses de production, des malformations sans explication. Cela peut entraîner une détresse humaine face aux conséquences économiques. Pour faire reconnaître leurs droits, des éleveurs assignent au tribunal les opérateurs de l’électricité et des télécommunications pour « trouble anormal du voisinage ». Certains éleveurs, qui ont leur cheptel impacté par les ondes électromagnétiques, sont poursuivis devant les tribunaux pour mauvais traitement envers leurs animaux par certaines associations en lien avec la défense du bien_être animal. Le Groupement permanent de sécurité électrique, créé en 1999 par son ministère et Électricité de France, intervient à la demande d’agriculteurs rencontrant des problèmes qu’ils soupçonnent liés à des courants électriques. Les rapports d’expertise produits par ce groupement pour connaître de façon transparence le bilan des actions et des résultats obtenus sur le terrain ne sont pas publiés ou mis à la disposition des agriculteurs. Elle désire connaître les mesures que compte prendre le Gouvernement pour protéger les animaux d’élevage des dangers d’une exposition excessive aux ondes et si la publication des rapports du GPSE est envisagée pour déterminer l’impact des champs électromagnétiques sur la santé des animaux d’élevage, en complément de l’étude déjà réalisée par l’Anses.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27503</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2065</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Xavier Batut</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><Objet>Soin des animaux d’élevage par plantes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27503. — 17 mars 2020. — M. Xavier Batut attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur l’usage généralisé des antibiotiques pour soigner les animaux d’élevage. Plus précisément, chaque année plus de 150 000 citoyens développent une infection liée à une bactérie multirésistante, dont 12 500 en meurent, en partie à cause de la consommation de viande traitée aux antibiotiques. Pour pallier l’usage excessif d’antibiotiques, la pratique du soin par plantes se développe de plus en plus chez les éleveurs, conventionnels ou bio. Cette technique, issue des traditions paysannes, permettrait de lutter activement contre l’antibiorésistance. Ainsi, selon l’Institut technique de l’agriculture biologique (Itab), ce sont entre 70 et 80 % d’éleveurs bio qui utilisent ces thérapies officieusement. Néanmoins, ces modes de soins n’obtiennent que très rarement une autorisation de mise sur le marché (AMM). À ce titre, une part grandissante d’éleveurs utilisant cette alternative se mettent hors la loi comme l’ont expliqué 1 052 agriculteurs cosignataires du manifeste paru le 16 octobre 2019 dans le journal « Le Parisien ». Aussi, il souhaite connaître les intentions du Gouvernement concernant un éventuel assouplissement de la législation sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27514</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2066</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Peu</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><Objet>Risque de fermeture du lycée du Paysage et de l’Environnement de Vaujours
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27514. — 17 mars 2020. — M. Stéphane Peu interroge M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur le risque de fermeture qui pèse sur le lycée du Paysage et de l’Environnement implanté au sein de l’établissement privé, sous contrat avec l’État, Fénelon à Vaujours et de son internat également ouvert à toute l’école. L’enseignement agricole dispensé dans ce lycée vise à proposer des formations ouvrant aux métiers de la nature et des territoires ruraux. Des formations quasiment inexistantes en Seine-Saint-Denis et plus généralement dans l’académie de Créteil. En effet, seuls deux lycées dispenseraient de tels enseignements, dont le lycée du Paysage et de l’Environnement de Vaujours. Cet établissement est, compte tenu de la spécificité de ces enseignements, rattaché au ministère de l’agriculture et ses enseignants sont des agents contractuels de droit public. Sollicité par certains des enseignants inquiets, M. le député a été informé de la menace de fermeture qui pèse sur ce lycée en raison de problèmes financiers importants. Cette fermeture, si elle venait à se confirmer, concernerait les 160 collégiens et lycéens qui fréquentent actuellement l’établissement et répartis sur des classes de quatrième et troisième de l’enseignement agricole, une classe de seconde générale avec une option spécifique, des sections de bac professionnel « aménagements paysagers » et d’une autre section « gestion des milieux naturels et de la faune », d’une filière de bac technologique STAV (sciences et technologies de l’agronomie et du vivant), d’une section de BTS « Aménagements paysagers », et 20 enseignants. Il est évident que cette fermeture impacterait davantage les étudiants de première année qui seront contraints de trouver un autre établissement pouvant les accueillir, voire de se réorienter au regard de la rareté de cet enseignement en région parisienne. Le service régional de la formation et du développement, qui a en charge l’enseignement agricole, récemment alerté par le délégué syndical de l’établissement n’aurait, semble-t-il, pas encore connaissance de cette décision. Néanmoins, celle-ci serait bien prise et devrait être rendue publique prochainement. La fermeture de ce lycée n’est évidemment pas approuvée par les élèves, leurs parents ni même par les enseignants, dont les emplois sont menacés après près de vingt-cinq ans de bons et loyaux services pour leur grande majorité. De manière générale, maintenir un enseignement où les étudiants et les professionnels travaillent main dans la main est absolument nécessaire. S’agissant plus spécifiquement de l’enseignement agricole, il permet à des élèves dont l’affection pour le système scolaire classique peut souvent laisser à désirer de regagner en confiance et d’envisager aisément des filières d’excellence. A l’heure où le développement de l’agriculture urbaine n’a jamais été aussi plébiscité par les concitoyennes et les concitoyens, il serait tout simplement incompréhensible qu’une telle filière disparaisse notamment en Seine-Saint-Denis. Un département qui compte aujourd’hui près de 300 lieux d’agriculture urbaine et qui a, pour la première fois de son histoire, tenu un stand au salon de l’agriculture. Il souhaiterait donc connaître ses intentions sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27610</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2066</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Ledoux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture et alimentation</ministreJO><Objet>Réforme de la politique agricole commune
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27610. — 17 mars 2020. — M. Vincent Ledoux appelle l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de l’alimentation sur la réforme de la politique agricole commune (PAC) après 2020. Mise en place en 1962 par une Communauté européenne qui comptait alors six pays membres, la PAC est la plus ancienne des politiques communautaires, dont l’objectif était, à sa création, d’atteindre une certaine autosuffisance alimentaire pour les principaux produits de consommation (viande, lait, céréales), tout en assurant aux agriculteurs une parité de revenus avec le reste de la population et une modernisation de l’agriculture. Alors que la prochaine PAC se prépare, plus de 3 600 scientifiques internationaux s’inquiètent de la proposition de la Commission européenne qui, selon eux, n’intègre pas suffisamment les questions environnementales et « finance des pratiques qui détruisent la biodiversité à grande échelle ». Outre l’enjeu agricole en tant que tel, les scientifiques soulignent que le modèle soutenu aujourd’hui par l’Europe « conduit à des pertes directes en biodiversité, à la pollution de l’air et des eaux, et contribue à la crise climatique. L’UE a perdu 57 % de ses oiseaux de milieu agricole depuis 1980. Papillons, abeilles et autres insectes volants connaissent également un grave déclin. » Ils recommandent ainsi dix actions urgentes pour préserver la nature en Europe, comme l’arrêt du financement des pratiques destructrices au profit du soutien à la transition des agriculteurs vers une agriculture respectueuse de la nature et la mise en place de fonds spécifiques réservés aux activités de protection de la nature. Il l’interroge donc pour connaître l’action de la France pour intégrer davantage les questions environnementales à la PAC.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27449</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2067</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Corinne Vignon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><Objet>Suppression de la CCSCEN
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27449. — 17 mars 2020. — Mme Corinne Vignon attire l’attention de Mme la ministre des armées sur le projet de loi d’accélération et de simplification de l’action publique. En effet, dans son article 13, ledit projet prévoit de supprimer la Commission consultative de suivi des conséquences des essais nucléaires (CCSCEN). Or, celle-ci n’a pas terminé ses travaux car la dernière réunion du 11 février 2019 prévoyait notamment le rajout des cancers du pharynx et du pancréas à la liste des maladies. En conséquence, elle souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement compte mettre en place afin que la CCSCEN puisse concrétiser ses activités en cours d’une part, et que le dialogue avec les associations de vétérans des essais nucléaires soit maintenu d’autre part.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27451</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2067</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Jeanine Dubié</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><Objet>Accès aux documents classifiés versés dans les archives
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27451. — 17 mars 2020. — Mme Jeanine Dubié interroge Mme la ministre des armées sur la restriction de l’accès des chercheurs aux archives du service historique de la défense. En effet, depuis le 1er janvier 2020, le service historique de la défense restreint la communication de documents sous le motif d’absence d’une mesure de déclassification. Cette nouvelle politique est justifiée par l’application de l’instruction générale interministérielle 1300 (IGI 1300), datant de 2011, rendue nécessaire par les modifications issues de la loi n° 2009-928 du 29 juillet 2009 relative à la programmation militaire pour les années 2009 à 2014 et portant diverses dispositions relatives à la défense et du décret n° 2010-678 du 21 juin 2010 relatif à la protection du secret de la défense nationale. L’IGI 1300 impose en particulier la mise en œuvre d’une procédure de déclassification préalable à toute communication au public. De fait, l’application de l’IGI 1300 s’avère très difficile à mettre en œuvre pour les archivistes comme pour les autorités émettrices des documents, posant des problèmes de responsabilités et de moyens humains à mettre en œuvre pour déclassifier les documents. Cela se traduit par des délais souvent très longs de mise à disposition aux chercheurs, voire à son impossibilité. Comme l’écrit un collectif d’historiens dans le journal Le Monde du 13 février 2020 : « ces mesures portent un coup d’arrêt brutal à la recherche sur des sujets essentiels pour la connaissance historique et le débat public dans notre démocratie », elles représentent « une atteinte très sérieuse à la réputation internationale de la France dans le domaine de la recherche historique ». De plus, l’IGI 1300 entre en contradiction avec les dispositions du code du patrimoine qui - depuis la loi du 15 juillet 2008 relative aux archives - imposent le libre accès à tout documents relatif à des faits de plus de cinquante ans. Cela pose de nombreux problèmes, notamment vis-à-vis des chercheurs ayant exploité des documents antérieurement communiqués - sans application de l’IGI 1300 - et qui ont déjà donné lieu à des publications. Aussi, elle lui demande de lui indiquer quelles mesures sont prévues pour articuler l’application du code de la défense avec celle du code pénal et du code du patrimoine - s’agissant du secret de la défense nationale - afin de rendre le travail des archivistes et des historiens possible.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27490</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2067</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Pascale Boyer</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><Objet>Plan famille et caserne du 4ème régiment de chasseurs de Gap
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27490. — 17 mars 2020. — Mme Pascale Boyer attire l’attention de Mme la Secrétaire d’Etat auprès de Mme la ministre des armées sur le plan famille et la caserne du 4ème régiment de chasseurs de Gap. Le régiment des chasseurs de Gap de 1 200 militaires fait partie intégrante de la 27ème brigade d’infanterie de montagne, qui est, il faut le rappeler, l’unité de l’armée française la plus sollicitée. Dans un territoire de montagne comme celui des Hautes-Alpes, la mobilisation des troupes est constante, et les conditions d’accueil des familles sont primordiales. Malheureusement, le régiment déplore des situations dramatiques d’accident, et il doit, pour assurer pleinement l’accueil des familles, et en particulier des familles des blessés, bénéficier d’une capacité d’accueil de qualité. Cet hiver encore, quatre décès ont été déplorés au sein de ce régiment au cours de l’opération Barkhane. Le plan famille du ministère de la défense, appliqué à ce régiment de montagne, permettrait de mieux concilier un engagement exigeant avec une vie familiale épanouie en aidant d’abord les plus fragiles et en se penchant sur les questions de la disponibilité et de la mobilité. Ancrer la garnison au cœur de la vie familiale et sociale est en effet une priorité de ce plan, et des solutions sont déjà prêtes, en attendant l’engagement du ministère. En effet, un bâtiment existe et est disponible celui de la caserne Reynier. Des hébergements de type studios ou T1 pourraient aussi être aménagés au sein de ce bâtiment pour la réception des enfants des familles monoparentales le week-end. Pour ces différentes raisons, elle lui demande quelles sont les mesures qu’elle compte prendre sur le plan financier pour l’accueil des soldats et de leurs familles à Gap.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27491</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2068</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-France Lorho</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><Objet>Rachat d’un fleuron de haute technologie française par un fonds d’investissement
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27491. — 17 mars 2020. — Mme Marie-France Lorho interroge Mme la ministre des armées sur le rachat par une société californienne de Photonis, société de haute technologie jusqu’alors aux mains du fonds Ardian. Le 3 mars 2020, on apprenait l’acquisition probable de Photonis par l’Américain Teledyne, pour près de 500 millions d’euros. Cet acteur majeur dans le bon développement des opérations de terrain nocturne ne peut passer entre des mains étrangères, au risque de voir les matériels de l’armée française devenir dépendants de puissances tierces. Par ailleurs, avec près de 60 acquisitions de technologies d’imagerie, d’infrarouges, de rayons X…, cet investisseur, qui a par ailleurs fait l’objet de sanction de la part de l’OFAC pour des exportations au Soudan, risque de s’octroyer un monopole éminemment malsain pour l’indépendance de ce marché. Il reviendra à Bercy de décider de l’opération de la cession ou non ; la décision du ministère, à laquelle M. le ministre de l’économie ne semble pas défavorable, n’est contrebalancée que par la demande pressante faite aux industriels de réagir. Il ne revient pas aux industriels mais bien au Gouvernement de protéger ce champion de la vision nocturne. Elle lui demande quelle position le ministère des armées va prendre pour protéger un fleuron de l’industrie technologique française, si essentielle aux opérations de terrain des armées françaises.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27492</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2068</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bastien Lachaud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des armées</ministreQuestion><ministreJO>Armées</ministreJO><Objet>Vulnérabilité des forces de présence et de souveraineté de la France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27492. — 17 mars 2020. — M. Bastien Lachaud interroge Mme la ministre des armées sur la vulnérabilité des forces de présence et de souveraineté de la France. La France dispose avec son système de forces de présence et de souveraineté d’un outil militaire global unique au monde participant à son influence mondiale. Le prépositionnement de ces forces est un atout pour la France dans la mesure où il permet une réaction rapide en cas de menace pour les intérêts de la France. Cependant, cet atout est aujourd’hui menacé. Comme l’a relevé un rapport de l’IFRI publié en février 2020, les bases françaises en outre-mer et dans les pays étrangers souffrent d’un manque criant de moyens en termes d’effectifs comme de matériel opérationnel. Pourtant les menaces potentielles augmentent à mesure que les tensions économiques, environnementales et démographiques s’exacerbent. Et les forces françaises de présence et de souveraineté sont en première ligne face à ces risques. Or, la réponse apportée par le Gouvernement se résume au maintien d’un système de forces taillé « au plus juste », c’est-à-dire réduit au strict minimum, et à l’emploi des militaires déployés dans les territoires d’outre-mer à des fins autres que militaires. Cette situation ne peut plus durer. On ne peut exiger des forces armées françaises des sacrifices exorbitants sans leur donner les moyens des ambitions portées par le Gouvernement. Comme l’affirmait le Général Lecointre, chef d’état-major des armées, devant le Sénat le 16 octobre 2019, l’armée est « au bout de ses capacités ». Les forces de présence et de souveraineté pâtissent du dogme de l’austérité budgétaire et de la réduction constante des effectifs de la fonction publique. Il en résulte un double phénomène de précarisation des effectifs et de diminution de la disponibilité opérationnelle des équipements. L’impact de la baisse des effectifs des armées s’est manifesté sur les forces de présence et de souveraineté par une diminution considérable du nombre de militaires envoyés pour des missions de longue durée et la multiplication des postes dits tournants ou de courte durée. Envoyés sans leur famille afin de tenir des postes techniques ou à intensité opérationnelle élevée, les militaires en MCD travaillent sur le rythme intensif des opérations extérieures. Cependant, ils ne bénéficient pas des avantages professionnels et financiers attachés aux opérations extérieures. Il en résulte une perte d’attractivité de ces missions et donc un taux de turn-over important portant atteinte aux objectifs assignés à ces forces que sont l’établissement d’un lien social et une meilleure connaissance du terrain. La réduction de la disponibilité opérationnelle des équipements constitue également une problématique pour l’ensemble des forces armées, particulièrement l’armée de l’air. Cependant, elle est accentuée dans le cas des forces de présence et de souveraineté. Dans ces bases, la composante aérienne est anémiée. Le taux de disponibilité avoisine les 50 % pour les Puma par exemple et l’ensemble des engins est vieillissant, si ce n’est suranné. En cas d’intervention, les forces armées françaises ne pourraient intervenir dans les délais prévus par le contrat opérationnel sans un renfort venu de métropole. La composante navale est également au bord de la rupture. La disponibilité opérationnelle des patrouilleurs P400, âgés de 35 ans en moyenne, avoisine les 60 % et est inférieure à 45 % pour les hélicoptères Alouette III. Or, le plan de remplacement BATSIMAR est insuffisant. Il prévoit le remplacement des cinq bâtiments de transport léger par seulement quatre bâtiments ne disposant pas de système amphibie et des mêmes moyens de tirs. De plus, leur volume de charge est largement inférieur à celui des anciens bâtiments. Enfin, la composante terrestre est à juste suffisance. Déjà touchée par la réduction des effectifs, elle ne bénéficiera d’un renouvellement des équipements qu’après la mise à niveau des moyens opérationnels des forces engagées dans les opérations extérieures ainsi que celles présentes en métropole. Or, les poids lourds TRM2000 indispensables aux transports de matériel et de personnel sont vieillissants et doivent être remplacés rapidement. Il résulte de l’ensemble de ces constats que les prétentions opérationnelles de la France au titre des forces de présence et de souveraineté ne peuvent être assurées. Il ne peut être exigé des forces françaises de remplir leurs missions sans leur donner les moyens des ambitions de la France. De plus, le Gouvernement ne peut continuer de traiter ces forces de souveraineté positionnées dans les territoires d’outre-mer comme des supplétifs aux carences de l’État. La réduction drastique des services publics, l’absence de politique économique et sociale ambitieuse et les inégalités dont souffrent les citoyens ultra-marins ne sont pas du ressort de l’armée. Le service militaire adapté ne peut constituer la seule perspective d’avenir de la jeunesse d’outre-mer. D’autant plus que le délabrement des infrastructures et équipements des forces de souveraineté a considérablement obéré l’attractivité de l’armée dans ces territoires. L’État ne peut s’appuyer sur l’armée pour compenser son absence dans ces territoires. Ce manque de considération des gouvernements successifs pour l’outre-mer s’agissant des citoyens comme des forces de souveraineté, est intolérable. Aussi il souhaite connaître les mesures que le Gouvernement compte prendre pour renforcer les capacités opérationnelles des forces de présence et de souveraineté afin d’assurer la réactivité de l’armée en cas de menace pour les intérêts de la France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27484</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2069</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Gisèle Biémouret</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales</ministreQuestion><ministreJO>Cohésion des territoires et relations avec les collectivités territoriales</ministreJO><Objet>Conditions d’emprunt pour les collectivités territoriales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27484. — 17 mars 2020. — Mme Gisèle Biémouret attire l’attention de Mme la ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales relativement au taux d’emprunt des collectivités territoriales. Une récente tribune, publiée dans Le Monde le 14 février 2020, affirme que, selon une étude menée par des chercheurs et enseignants chercheurs, le taux auquel empruntent les entités publiques est supérieur de 2 % au taux accordé à l’État français. Or, les collectivités territoriales et les établissements publics ne présentent pas plus de risque pour leurs créanciers que l’État ; au contraire, notamment en ce qu’ils sont assujettis à un certain nombre de règles limitant les risques. Les collectivités doivent notamment respecter la règle dite de l’équilibre réel, les obligeant à emprunter uniquement pour investir et non pour financer des dépenses de fonctionnement. Aussi, elles sont obligées d’épargner la somme nécessaire pour amortir le capital des emprunts. Plus encore, les établissements publics comme les collectivités territoriales sont exclus des procédures de faillite de droit commun. Enfin, dans le cas où ils ne seraient pas en mesure de rembourser un emprunt, ce dernier serait alors placé sous la tutelle du préfet. Il s’agit là d’une question importante, l’emprunt bancaire des collectivités territoriales représentant 29 % du crédit bancaire français. Pourtant, alors qu’ils représentent le même risque que l’État pour les créanciers, les collectivités territoriales et les établissements publics empruntent à des conditions bien moins favorables. Aussi, elle lui demande de bien vouloir lui indiquer les raisons et les motivations expliquant cette différence de traitement et de préciser quelles actions souhaite mettre en œuvre le Gouvernement afin que, à risque égal, le taux d’emprunt soit équivalent pour les collectivités comme pour l’État.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27581</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2070</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Dassault</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales</ministreQuestion><ministreJO>Cohésion des territoires et relations avec les collectivités territoriales</ministreJO><Objet>Définition des espaces ruraux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27581. — 17 mars 2020. — M. Olivier Dassault attire l’attention de Mme la ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales sur le groupe de travail mis en place entre son ministère et l’Insee sur la nouvelle définition des espaces ruraux. Les conclusions dans le cadre de l’agenda rural seront connues à la fin du premier trimestre 2020. Or, le Parlement a été totalement exclu des travaux sur la nouvelle définition des espaces ruraux. Cette pratique montre le peu de considération de l’exécutif envers la représentation nationale. Les orientations politiques devraient avoir lieu avant les échanges techniques et non pas l’inverse. Il souhaite savoir si l’exécutif compte rapidement et avant les conclusions associer l’Assemblée nationale et le Sénat aux travaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27452</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2070</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Rabault</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Commandes de l’État pour la création musicale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27452. — 17 mars 2020. — Mme Valérie Rabault sollicite M. le ministre de la culture à propos des commandes de l’État pour la création musicale. Elle souhaiterait qu’il puisse lui transmettre les données et informations suivantes : 1) l’évolution depuis 2010 des crédits exécutés du ministère de la culture alloués à la commande publique d’œuvres musicales ; 2) l’évolution depuis 2010 du nombre de dossiers déposés pour pouvoir bénéficier d’un soutien de l’État à la création d’œuvres musicales ; 3) l’évolution depuis 2010 du nombre d’œuvres musicales créées avec le soutien du ministère de la culture via des aides financières ; 4) la liste des compositeurs qui ont bénéficié depuis 2010 de crédits du ministère de la culture pour leurs créations ; 5) l’évolution des critères retenus par les jurys pour sélectionner les œuvres qui bénéficient des crédits du ministère de la culture au titre de la commande publique ; 6) la liste des festivals qui passent des commandes d’œuvres musicales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27454</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2070</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Caroline Fiat</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Mesures pour les intermittents du spectacle dans le contexte d’épidémie Covid-19
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27454. — 17 mars 2020. — Mme Caroline Fiat interroge M. le ministre de la culture sur les conséquences de l’épidémie de coronavirus Covid-19 sur les intermittents du spectacle. Depuis le 5 mars 2020, les rassemblements de plus de 5 000 personnes en milieu clos sont interdits et depuis le 8 mars, ceux de plus de 1 000 personnes dits « non indispensables à la continuité de la vie de la Nation ». Partout en France, de nombreux spectacles, salons et concerts sont annulés. Le monde de la culture est en souffrance et tout particulièrement ses membres les plus précaires. Les intermittents du spectacle sont ainsi touchés de plein fouet. Les annulations et les reports en cascade menacent nombre d’entre eux de perdre leur statut. M. le ministre de l’économie et des finances a annoncé des mesures pour les entreprises qui rencontreraient des difficultés sérieuses. Elle lui demande ce qu’il entend faire pour les intermittents du spectacle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27477</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2070</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Xavier Paluszkiewicz</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Régime de sécurité sociale des artistes-auteurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27477. — 17 mars 2020. — M. Xavier Paluszkiewicz attire l’attention de M. le ministre de la culture sur le régime de sécurité sociale des artistes auteurs et plus particulièrement sur la transition entre l’Association pour la gestion de la sécurité sociale des auteurs (AGESSA), la Maison des artistes (MDA) et l’Union de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d’allocations familiales (URSSAF). Suite au rapport de M. Bruno Racine qui détaille un certain nombre de recommandations pour améliorer la situation des artistes-auteurs ainsi que des auteurs de bande dessinée, il en ressort toujours la même problématique de gestion de ce régime. En effet, le rapport de l’IGAS et l’IGAC daté de 2013 appelait déjà à l’unification des organismes de sécurité sociale des artistes-auteurs et soulignait que la gestion unique par une caisse mais soumise à trois régimes distincts entraînait des situations ubuesques : « L’articulation entre les régimes de base gérés par l’AGESSA et la MDA, d’une part, et les régimes complémentaires gérés par l’IRCEC, d’autre part, est aujourd’hui très lacunaire et mériterait d’être renforcée afin de mieux connaître la population, qui plus est relativement faible, qu’ils couvrent. » La création de la caisse unique devait contribuer à régler les problèmes d’articulation du régime de base et des régimes complémentaires. À ce jour, ces cotisants du régime ne peuvent plus attendre que le dispositif devienne efficient. Dès lors, il le sollicite pour connaître les perspectives de rationalisation des dispositifs existants afin d’en optimiser la gestion administrative pour qu’elle devienne enfin efficiente.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27555</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2071</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Henriet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Politique tarifaire des musées et établissements culturels visiteurs handicapés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27555. — 17 mars 2020. — M. Pierre Henriet attire l’attention de M. le ministre de la culture sur la politique tarifaire des musées et établissements culturels nationaux à l’égard des personnes en situation de handicap. En effet ces établissements soumettent l’accès gratuit pour les personnes handicapées à la présentation d’un justificatif matérialisé par une carte invalidité. Or l’octroi d’une carte invalidité par la maison départementale des personnes handicapées suppose un taux reconnu de handicap au moins égal à 80 %. En conséquence, les personnes présentant un taux de handicap entre 50 et 79 %, qualifié de « troubles importants entraînant une gêne notable entravant effectivement la vie sociale de la personne », ou un taux de handicap inférieur ne bénéficient donc pas de la gratuité, bien qu’elles soient susceptibles de recevoir l’allocation adulte handicapé. Cette différenciation opérée selon le degré de handicap n’est pas justifiée et prive de nombreux adultes souffrant souvent de difficultés d’insertion d’une possibilité d’accès à la culture. Conformément à la politique d’inclusion souhaitée par le Gouvernement, la gratuité dans les musées et établissements culturels devrait être ouverte à l’ensemble des personnes en situation de handicap sans discrimination. Ainsi, il souhaiterait connaître sa position et solliciter une adaptation de la politique tarifaire des musées et établissements culturels nationaux afin d’ouvrir la gratuité à l’ensemble des adultes en situation de handicap.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27480</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2071</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Blanchet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><Objet>Garantie décennale face aux vices cachés et à la mérule
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27480. — 17 mars 2020. — M. Christophe Blanchet interroge M. le ministre de l’économie et des finances sur la garantie décennale concernant les malfaçons. De nombreux Français rencontrent, parfois fortuitement, des malfaçons parfois vingt ou trente ans après l’acquisition d’un bien. Or, dans le domaine des assurances, seule la garantie décennale s’applique. Pourtant, dans le droit anglo-saxon, par exemple, il n’y a pas de limite de temps pour intervenir sur les vices cachés. Il lui demande si le Gouvernement entend réformer le droit en ce sens et forcer les assurances à assurer, par exemple, le risque causé par la mérule.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27485</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2071</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marianne Dubois</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><Objet>Commerce non sédentaire et vide-greniers brocantes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27485. — 17 mars 2020. — Mme Marianne Dubois interroge M. le ministre de l’économie et des finances sur les conditions d’exercice de leur profession par les commerçants non sédentaires sur les manifestations de type vide-greniers et brocantes. En effet ceux-ci se voient régulièrement interdits d’accès à ces manifestations par les organisateurs ou assujettis à des droits d’emplacement différenciés des particuliers. Le principe de la liberté du commerce et de l’industrie se heurte en pratique aux contraintes des organisateurs de limiter les accès à leur manifestation, d’une part pour pouvoir offrir au public un large panel de produits et d’autre part pour ne pas apporter une concurrence au commerce de proximité sédentaire. La réglementation en vigueur place clairement ces organisateurs en infraction. Toutefois, elle ne répond pas aux attentes pour la bonne tenue de ces manifestations, la défense du commerce de proximité et aux usages très largement répandus. Ainsi elle demande quelles évolutions le Gouvernement compte mettre en place pour adapter cette réglementation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27508</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2072</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marianne Dubois</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><Objet>Quasi monopole des entreprises locales de distribution d’électricité
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27508. — 17 mars 2020. — Mme Marianne Dubois interroge M. le ministre de l’économie et des finances sur le quasi-monopole des entreprises locales de distribution d’électricité (ELD) malgré l’ouverture à la concurrence du marché de fourniture d’électricité. En effet, selon le Médiateur de l’énergie, les fournisseurs alternatifs n’ont que rarement investi les zones couvertes par les entreprises locales pour proposer aux particuliers des offres de marché, estimant l’opération peu rentable en raison des coûts nécessaires pour adapter leur système d’information. Dans le secteur du Pithiverais, dans le Loiret, la Société coopérative d’intérêt collectif agricole de la région de Pithiviers (SICAP) se situe de fait en situation de monopole et les habitants de ce territoire ne peuvent bénéficier de l’ouverture du marché à la concurrence. Ainsi, si la Commission de régulation de l’énergie a demandé, notamment dans son rapport publié le 30 novembre 2015, aux entreprises locales de distribution à ce qu’elles facilitent l’entrée des fournisseurs alternatifs sur leurs réseaux, elle demande quelles mesures le Gouvernement compte mettre en place pour permettre à chacun de pouvoir bénéficier effectivement de l’ouverture du marché de fourniture de l’électricité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27518</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2072</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Virginie Duby-Muller</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><Objet>Conséquences catastrophiques du coronavirus pour les entreprises françaises
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27518. — 17 mars 2020. — Mme Virginie Duby-Muller interroge M. le ministre de l’économie et des finances sur les conséquences catastrophiques du coronavirus pour les entreprises françaises. Beaucoup de chefs d’entreprises, notamment dans le secteur du tourisme, de la restauration, de l’hôtellerie, dénoncent des perspectives économiques assombries. Aussi, elle souhaite connaître ce que le Gouvernement compte mettre en œuvre pour accompagnement les entreprises, et notamment les TPE, PME et ETI qui seront durement impactées par cette épidémie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27519</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2072</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrick Hetzel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><Objet>Conséquences coravavirus et contrats courts pour les traiteurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27519. — 17 mars 2020. — M. Patrick Hetzel attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur deux conséquences pénalisantes pour les entreprises de l’évènementiel, en particulier pour les traiteurs. Deux facteurs se télescopent, remettant en cause l’économie des entreprises : les annulations dues au coronavirus et la taxation des contrats courts. Elles enregistrent une succession d’annulations de congrès, séminaires, foires et salons, réceptions, ce qui est l’essence même de leur profession et qui fait vivre leurs salariés en CDI. Les annulations concernent des prestations qui ont été anticipées et organisées. Le personnel avait été sélectionné pour la production, les achats effectués pour la plupart. Le niveau de chiffre d’affaires prévisionnel leur permettait d’assurer toutes leurs charges. Ces annulations ne sont pas prises en compte par les compagnies d’assurance. Les cas de force majeure ne correspondent qu’à des arrêtés préfectoraux (stades, loges VIP etc.). Le Gouvernement vient d’annoncer des mesures pour un recours au chômage partiel. Ces solutions ne sont que temporaires. Aussi les traiteurs de France veulent savoir ce qui est envisageable pour une prise en compte d’un préjudice à durée indéterminée. Ils demandent s’il peut y avoir un appel citoyen à maintenir toutes les opérations qui n’ont pas de risque pour la santé publique. Ils appellent de leurs vœux un plan de sauvegarde de leurs activités avec un fonds d’indemnisation spécifique pour les traiteurs organisateurs de réceptions (TOR). Ils souhaitent savoir s’il pouvait être prévu un encadrement juridique des conditions d’annulation et de cas de force majeure. Ils soulèvent la difficulté supplémentaire du fait de la taxation des contrats courts (article 51 de la loi de finances). Ils demandent une exonération de cette taxation ou à tout le moins un report pour étudier un vrai contrat de travail spécifique à ce métier. La survie de ce secteur est engagée. Aussi, il souhaite savoir ce que prévoit le Gouvernement face à cette situation inédite.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27520</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2072</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Dassault</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><Objet>Entreprises de l’Oise
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27520. — 17 mars 2020. — M. Olivier Dassault attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur la situation des entreprises de l’Oise. L’épidémie du Covid-19 et les mesures restrictives prises dans le but d’en freiner la propagation ont de graves incidences sur la pérennité des entreprises, notamment les TPE. Des pans entiers de l’économie locale souffrent d’un très fort ralentissement, voire d’un arrêt total de l’activité. Au regard de cette situation, les organisations patronales et professionnelles sollicitent le soutien et des aides exceptionnelles parmi lesquels : le gel temporaire des charges sociales, patronales et fiscales, le gel du versement de l’IS sur les bénéfices 2019 et la régulation selon les bénéfices ou pertes de l’exercice 2020, la prise en charge de l’activité partielle, l’assouplissement et la prise en charge des arrêts de travail (pour les salariés gardant un enfant de moins de 16 ans concerné par une mesure de fermeture de son établissement scolaire et des salariés placés en quarantaine), la mise en place d’un crédit d’impôt Covid-19 et l’augmentation du seuil pour les rassemblements à 50 personnes. Il souhaite connaître les intentions du Gouvernement à ce sujet et s’il compte soutenir l’Oise, particulièrement stigmatisée par la situation sanitaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27521</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2073</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Claude Bouchet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><Objet>Mesures - secteur traiteurs - évenementiel
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27521. — 17 mars 2020. — M. Jean-Claude Bouchet alerte M. le ministre de l’économie et des finances sur la situation particulièrement alarmante de la profession de traiteurs, organisateurs d’événements de son département, qui comme l’ensemble des entreprises de ce secteur en France, en raison de la crise sanitaire sans précédent du coronavirus, subit des répercussions économiques majeures, en raison d’une succession d’annulations de congrès, de séminaires, de foires et salons, de réceptions, etc. Déjà très éprouvé par les conséquences de la crise des mouvements sociaux des gilets jaunes et par la fin de non-recevoir du Gouvernement de répondre favorablement à la demande légitime de ce secteur qui souhaitait obtenir l’exonération de la taxe forfaitaire sur les contrats à durée déterminée dits d’usage, introduite dans la loi de finance 2019 ou, au moins d’obtenir le report d’un an de celle-ci, ces entreprises sont aujourd’hui dans une position d’extrême fragilité, avec le risque de nombreuses fermetures parmi elles et de pertes d’emplois. Face à l’ampleur de la crise sanitaire, les mesures annoncées le 9 mars 2020 par le Gouvernement répondent en partie à l’urgence mais il souhaiterait savoir si le Gouvernement est prêt à soutenir plus durablement les attentes de la profession avec des mesures très spécifiques et pérennes, ce qui permettrait de relancer sur le long terme toutes les activités liées à l’évènementiel.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27564</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2073</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Maxime Minot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><Objet>Impact économique du coronavirus dans l’Oise
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27564. — 17 mars 2020. — M. Maxime Minot appelle l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur l’impact économique de l’épidémie du coronavirus pour le département de l’Oise. En effet, les dispositions de confinement mises en œuvre ont des conséquences importantes pour de très nombreuses entreprises de ce territoire, notamment les petites et les moyennes structures et dans des secteurs particuliers comme celui du tourisme. Ainsi, il lui demande s’il entend mettre en place des mesures spécifiques de soutien, telles que le report d’échéances sociales et/ou fiscales ou encore l’accompagnement par un prêt pour faire face au manque de trésorerie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27565</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2073</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Charles Taugourdeau</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><Objet>Situation économique des ports français
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27565. — 17 mars 2020. — M. Jean-Charles Taugourdeau attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur les ports français. Outre les préconisations de santé publique, il est clair que le Covid-19 aura une forte implication économique sur les importations et donc sur les trafics portuaires. Pour exemple, la Chine représente pas moins de 20 % des exportations pour le port de Saint-Nazaire, avec l’Amérique du Sud, continent qui commence lui aussi à être touché par l’épidémie. Plus largement, ce sont donc plusieurs continents et notamment le continent asiatique qui sont fortement touchés par le Covid-19. C’est donc toute une chaine logistique qui est menacée par le virus. S’il est encore tôt pour chiffrer les pertes, il parait clair que celles-ci seront importantes, alors même que l’on ignore la durée de l’épidémie. Au-delà des pertes purement pécuniaires, il semble envisageables des difficultés d’acheminement de certains produits importés. Dès lors, il lui demande si le Gouvernement envisage une étude précise et rigoureuse afin d’évaluer concrètement les pertes subies par les ports français et s’il envisage un plan d’aide pour maintenir la compétitivité des ports français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27606</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2073</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Pascale Boyer</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><Objet>La situation financière des transporteurs routiers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27606. — 17 mars 2020. — Mme Pascale Boyer attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur la situation financière des transporteurs routiers. Face à l’ampleur de la crise sanitaire, les transporteurs routiers de voyageurs lancent un signal d’alerte quant à leur situation financière. La quasi-totalité des réservations est annulée alors que le plus fort de l’activité annuelle allait débuter, annulations dues principalement aux faits que les voyages scolaires et les voyages d’adultes sont pour la plupart décommandés, sans aucun report possible, avec obligation de rembourser totalement les voyages qui étaient réservés et prépayés. De plus, dans certains départements l’arrêt des transports scolaires du fait de la fermeture des établissements scolaires rajoute une perte de recettes supplémentaire. Ces entreprises, pour la plupart TPE ou PME, devront, malgré l’absence de recettes, assumer le paiement de charges qui s’avèrent importantes : assurances, loyer des locaux, remboursements d’emprunts, frais publicitaires, masse salariale. Mme la députée salue la réactivité du Gouvernement pour la mise en place de mesures de soutien aux entreprises. Cependant, afin d’assurer la viabilité de ces entreprises, qui apportent un service à la population notamment en assurant le ramassage scolaire et les transports publics dans les territoires ruraux, elle lui demande s’il envisage de mettre en place un fonds de garantie pour prévenir les faillites des entreprises, demande exprimée également par la fédération nationale des transports de voyageurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27607</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2074</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Peu</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances</ministreJO><Objet>Compatibilité entre la loi de finance de 2020 et le contrat de plan État-Région
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27607. — 17 mars 2020. — M. Stéphane Peu interroge M. le ministre de l’économie et des finances sur la compatibilité de ses engagements contractuels avec la région Île-de-France après l’adoption de la loi de finances pour 2020. En effet, le plan État-Région conclu pour la période 2015-2020 prévoit notamment le financement de projets pour améliorer le quotidien de millions de franciliens tels que la modernisation des RER ou la construction de lignes de tramway. Pour ce faire un financement de 7,330 milliards d’euros était prévu. Dès lors, pour respecter ses obligations contractuelles, l’État était tenu de mobiliser 400 millions d’euros en 2020. Or, à la lecture de la loi de finances pour 2020 force est de constater que cet engagement est menacé. Pire encore, la loi d’orientation sur les mobilités, publiée au Journal officiel le 26 décembre 2019 prévoit de dégager 190 millions d’euros par an, seulement, pour l’Île-de-France. Si ce désengagement de l’État venait à se confirmer, il signerait une atteinte grave au plan État-Région et mettrait de manière certaine de nombreux projets en péril alors même que la région Île-de-France, en dépit de ses difficultés financières, a quant à elle toujours tenu ses engagements et concédé à l’État des avances de crédits en 2017 et en 2018 (50 millions d’euros et 23 millions d’euros). Une situation que rien ne justifie et est d’autant plus incompréhensible que le réseau Île-de-France concentre à lui seul près de 70 % du trafic national de la SNCF et qu’il a connu une croissance de 15 % du nombre de déplacements en transports en commun par jour entre 2010 et 2018, atteignant désormais 9,5 millions de voyageurs. Il l’interroge sur les mesures qu’il entend mettre en œuvre pour que les engagements de l’État inscrits dans le plan État-Région Île-de-France soient tenus et assurer ainsi l’avenir du service public des transports en commun en Île-de-France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27453</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2074</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Benoit Potterie</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances (Mme la SE auprès du ministre)</ministreJO><Objet>Coronavirus - difficultés des entreprises du secteur de l’événementiel
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27453. — 17 mars 2020. — M. Benoit Potterie alerte Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie et des finances au sujet des difficultés des entreprises de l’événementiel et du spectacle, durement affectées par l’épidémie de coronavirus. L’abaissement du seuil d’interdiction de rassemblement de 5 000 à 1 000 personnes porte un coup dur à ce secteur déjà fragile. Ces difficultés sont particulièrement importantes pour les petites entreprises du secteur, lesquelles ne sont pas en mesure de faire face au raz-de-marée des annulations et reports d’événements. Un certain nombre d’entre elles risquent la faillite, ce qui aurait des conséquences dommageables sur les moyen et long termes. C’est la raison pour laquelle il l’interroge sur les dispositifs mis en place pour soutenir ces entreprises face à cette situation exceptionnelle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27597</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2074</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Benoit Potterie</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Économie et finances (Mme la SE auprès du ministre)</ministreJO><Objet>Coronavirus - Difficultés des agences de voyages
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27597. — 17 mars 2020. — M. Benoit Potterie alerte Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie et des finances au sujet des difficultés des agences de voyage. L’épidémie du coronavirus porte un coup dur à ce secteur déjà fragile. Ces difficultés sont particulièrement importantes pour les petites entreprises du secteur, lesquelles ne sont pas en mesure de faire face au raz-de-marée des annulations et reports de voyages ou encore de la mise en confinement des voyageurs à destination. Un certain nombre d’entre elles risquent la faillite, ce qui aurait des conséquences dommageables sur le moyen et long termes. C’est la raison pour laquelle il l’interroge sur les dispositifs mis en place pour soutenir les entreprises de ce secteur face à cette situation exceptionnelle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27450</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2075</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bernard Perrut</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale et jeunesse</ministreJO><Objet>Sensibiliser les enfants à leur responsabilité envers les animaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27450. — 17 mars 2020. — M. Bernard Perrut attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse sur la possibilité de sensibiliser les enfants à leur responsabilité envers les animaux dans les programmes scolaires, notamment en primaire. Ces dernières années, la cause animale semble prendre de plus en plus de place dans l’opinion publique, et le respect des animaux doit se développer dès le plus jeune âge. Chats et chiens sont deux des espèces qui cohabitent le plus universellement avec l’homme, dans des centaines de millions de foyers à travers le monde. Pourtant, sur tous les continents et dans toutes les cultures, les chiens et les chats sont encore victimes de négligence ou de traitements cruels et inhumains. Or, un nombre croissant de chercheurs établit un lien entre la violence envers l’animal et la violence envers l’humain. Aussi, face aux évolutions de la place des animaux dans la société, il lui demande ses intentions pour qu’un enseignement favorisant une meilleure connaissance et une bonne compréhension des animaux soit donné par l’école, et pour que cette éducation serve aussi de base au développement d’une sensibilité et d’une responsabilité des futurs citoyens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27512</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2075</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Cornut-Gentille</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale et jeunesse</ministreJO><Objet>Enseignant référent - statistiques 2010 2019</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27512. — 17 mars 2020. — M. François Cornut-Gentille interroge M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse sur les enseignants référents. Acteur central des actions conduites par l’éducation nationale en direction des élèves handicapés, l’enseignant référent est l’interlocuteur privilégié des parents ou des représentants légaux de chaque élève handicapé fréquentant dans son secteur d’intervention un établissement scolaire ou une unité d’enseignement définie par l’article D. 351-17 du code de l’éducation, ou suivant une scolarité à domicile dans le même secteur, ou suivant une scolarité en milieu hospitalier. Il lui demande de préciser par département le nombre d’enseignants référents en 2010 et en 2019, complété, pour chaque année demandée, par le nombre total d’élèves scolarisés dans le département et le nombre moyen de dossiers concernant des élèves handicapés ayant fait l’objet d’une décision pendant les trois années précédentes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27513</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2075</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Dassault</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale et jeunesse</ministreJO><Objet>Retraite des enseignants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27513. — 17 mars 2020. — M. Olivier Dassault attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse sur la réforme de la retraite des enseignants. Les enseignants craignent que leur pension soit baissée. Leur estimation est de l’ordre de 15 à 30 %. Or, leur traitement est déjà tout particulièrement faible si on le compare à celui en vigueur dans les pays voisins. La revalorisation salariale est donc le cœur du sujet pour attirer aussi de nouveaux professeurs. Lors des questions d’actualité, le Premier ministre a annoncé que le Gouvernement veillera « à ce que le niveau des pensions des enseignants soit garanti et comparable à celui des cadres de catégorie A de la fonction publique ». Il souhaite connaître les moyens mis à disposition pour appliquer cette politique. Il souhaite également avoir connaissance des critères appliqués à la revalorisation des salaires des enseignants également promise.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27537</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2076</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Christophe</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale et jeunesse</ministreJO><Objet>Harcèlement scolaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27537. — 17 mars 2020. — M. Paul Christophe appelle l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse sur le harcèlement scolaire. Selon les chiffres du ministère de l’éducation nationale, un enfant sur dix serait victime de violences d’autres élèves lors de sa scolarité. Pour certains de ces élèves, les conséquences de ces agissements sont dramatiques : troubles anxieux, déscolarisation, mutilations pouvant aller jusqu’à la tentative de suicide. Il est urgent et vital que la société s’empare de ce problème pour éviter ces effets délétères. Le ministère de l’éducation nationale a un rôle primordial dans la lutte contre ces pratiques car il est le premier témoin de ces conduites destructrices et peut, en conséquence, agir en amont du processus. En effet, le harcèlement commence le plus couvent à l’école mais son existence ne concerne pas uniquement les enfants. Ces méthodes d’intimidation peuvent aussi, dans l’avenir, se déporter dans le milieu professionnel et engendrer de terribles répercussions dans notre société. De prime abord, la notion de harcèlement semble dépendre du champ lexical militaire. En effet, selon la définition du dictionnaire Larousse, le verbe harceler signifie soumettre quelqu’un, à groupe, à d’incessantes petites attaques ou à de continuelles pressions, sollicitations. C’est donc un véritable engrenage destructif qui se met en place, enfermant la victime dans le mutisme et la culpabilité. Le harcèlement scolaire ne s’étend pas uniquement au lieu de l’établissement scolaire. Avec l’avènement d’internet et des réseaux sociaux, les intimidations progressent nuit et jour, à l’école comme à la maison. La victime a l’impression de ne pas pouvoir sortir de cette spirale infernale. Elle ne peut en parler à des adultes référents car sa vie sociale auprès de ses camarades de classe en sera fortement endommagée. Les leviers d’action contre ces attaques résident avant tout dans la prévention. Le plan présenté en juin 2019 par le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse prévoit un enseignement de dix heures autour du harcèlement et de ses dangers, du CP à la troisième, à partir de la rentrée 2020, assorti de campagnes de prévention dans les établissements. C’est une réelle avancée qui permet une véritable introduction à ces enjeux, sans toutefois permettre de totalement éradiquer le problème. Il semble ainsi nécessaire d’aller plus loin en changeant de paradigme sur l’appréhension du harcèlement. En ce sens, la méthode Pikas, inventée par le psychologue suédois Anatol Pikas, semble avoir conquis de nombreux pays. Le dispositif se concentre sur les élèves « intimidateurs » et la sanction n’est jamais la seule réponse. En effet, dans la plupart des cas, la sanction ne fonctionne pas car elle a plutôt tendance à fédérer le groupe contre la victime. La logique est donc d’amener les élèves harceleurs à prendre conscience des conséquences de leurs actes et à les faire trouver d’eux-mêmes une solution pour cesser leurs agissements. L’objectif est également de briser l’effet de groupe. Cette méthode enseignerait l’empathie, nécessaire pour désamorcer ces conflits. L’instruction, par l’école, de ce savoir-être pourrait être une solution viable et bénéfique pour la collectivité. Les psychologues s’accordent à dire que l’environnement familial est primordial dans le développement d’un être humain. L’environnement scolaire l’est tout autant en raison du temps important passé par les élèves dans ces structures. Les épisodes de harcèlement restent gravés à vie dans la mémoire des victimes et engendrent des répercussions importantes pour leur avenir. Loin d’être une simple « histoire d’enfants », ces brimades doivent être reconnues, appréhendées et traitées au plus tôt afin d’éviter les conséquences dramatiques sur le développement de l’enfant et, plus globalement, sur le vivre ensemble. Il souhaiterait donc connaitre sa position sur cette méthode et sur les dispositions qu’il entend mettre en place pour lutter contre l’accentuation de ces conduites abusives.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27544</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2076</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Claude Bouchet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale et jeunesse</ministreJO><Objet>Écoles et prévention de la crise sanitaire
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27544. — 17 mars 2020. — M. Jean-Claude Bouchet appelle l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse sur les très vives inquiétudes de nombreux parents d’élèves et d’enseignants qui réclament impérativement la mise en place de distributeurs de savon liquide et d’essuie-mains jetables à usage unique dans les sanitaires de tous les établissements scolaires. Ce contexte de crise sanitaire sans précèdent révéle que les scolaires devraient pouvoir bénéficier d’un cadre de prévention et d’éducation à l’hygiène tout au long de l’année. Aussi, face à l’urgence de limiter au maximum la propagation de l’épidémie, il souhaite savoir pourquoi cette consigne relevant du Gouvernement n’a pas été plus anticipée et appliquée pour que la distribution de produits d’hygiène et que le rappel des bons gestes soient obligatoires dans l’ensemble des écoles, collèges et lycées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27548</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2077</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Philippe Nilor</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale et jeunesse</ministreJO><Objet>Les effets de la grève des enseignants en Martinique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27548. — 17 mars 2020. — M. Jean-Philippe Nilor alerte M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse sur les effets de la mobilisation des enseignants martiniquais. Depuis le 5 décembre 2019, le projet de réforme des retraites mobilise des enseignants martiniquais, plus que jamais déterminés à faire entendre leurs doléances. En première ligne dans les mouvements sociaux qui ébranlent tous les territoires, ils n’ont cessé de s’opposer à ce projet qui, non seulement, amputera considérablement leur pension mais aggravera aussi les inégalités et les difficultés liées à l’exercice de leur profession. Dévalorisation, manque de moyens, détérioration de leurs conditions de travail, perte de sens de leur mission ont exposé nombre d’eux au burn out, quand ce n’est pas au suicide. C’est dans ce contexte général, extrêmement dégradé, qu’ils réclament des moyens nécessaires à l’accomplissement de leur mission. Outre leur ferme opposition à cette réforme, ils refusent les suppressions de postes qui affecteront particulièrement ce territoire. En leur proposant de passer d’une prévision de 76 suppressions de poste à 40 et en brandissant le 49.3 pour faire passer cette très impopulaire réforme des retraites, le Gouvernement a créé les conditions d’un enlisement de ce conflit et d’une radicalisation des grévistes qui paralyse la communauté scolaire et accentue le clivage entre grévistes et non-grévistes ainsi que de nombreux débordements. Une fois de plus, ce sont les élèves et les familles martiniquaises qui en pâtissent. À croire qu’ils sont considérés comme des variables d’ajustement d’une politique discriminatoire qui, privilégiant une logique purement comptable, ne prend nullement en compte les besoins de ce territoire, dans ce domaine comme dans bien d’autres. À l’approche des examens scolaires, c’est la question du droit à l’instruction et de l’exercice de la mission régalienne de l’État qui se pose. Il est inconcevable que le déploiement des moyens nécessaires à la réussite des jeunes martiniquais soit entravé, pour quelque motif que ce soit. Ainsi, au-delà de la question des retraites, cette mobilisation met en lumière une discrimination territoriale avérée qui prive la Martinique des moyens requis pour la prise en charge éducative de ses populations. En dépit de ses conséquences regrettables qui risquent de laisser des cicatrices au sein de la communauté scolaire, la légitimité de ce mouvement ne fait aucun doute. La tentation de jouer son pourrissement ne serait ni responsable ni acceptable. Il lui demande quand il va entreprendre de vraies négociations avec les représentants des enseignants pour favoriser la compréhension de leurs attentes, répondre à leurs besoins et permettre la reprise des cours dans les écoles de la Martinique, le plus rapidement possible.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27488</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2077</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Travert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations</ministreQuestion><ministreJO>Égalité femmes hommes et lutte contre les discriminations</ministreJO><Objet>Délai de prescription
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27488. — 17 mars 2020. — M. Stéphane Travert attire l’attention de Mme la secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, sur les délais de prescription en matière de crimes et de délits à caractère sexuel. La loi promulguée le 6 août 2018 renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes a porté à 30 ans le délai de prescription, à compter de la majorité de la victime, pour le crime de viol commis sur un mineur. Mais ne faut-il pas aller plus loin ? Les traces laissées par les crimes ou délits sexuels sont indélébiles et les faits révélés il y a quelques semaines par une championne de patinage artistique ont relancé le débat, puisque ces faits sont prescrits. Il lui demande si l’imprescriptibilité de l’ensemble des délits et crimes à caractère sexuel, ou pour le moins les crimes sexuels sur mineur, ne serait pas une solution efficace pour enrayer ce fléau.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27612</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2077</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bernard Perrut</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations</ministreQuestion><ministreJO>Égalité femmes hommes et lutte contre les discriminations</ministreJO><Objet>Victimes de violences des prestataires des sociétés ubérisées
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27612. — 17 mars 2020. — M. Bernard Perrut interroge Mme la secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, sur la difficulté de protéger les victimes de violences des prestataires des sociétés ubérisées. Si l’arsenal législatif actuellement en place permet en théorie de poursuivre les auteurs des faits, il existe une problématique dans le cadre de la protection des victimes vis-à-vis de ces entrepreneurs, mais également de mise en cause de la responsabilité des sociétés mères qui mettent en lien ces entrepreneurs avec leurs clients. En effet, la particularité des prestataires ubérisés (chauffeurs, livreurs, dépanneurs…) réside dans le fait qu’ils sont indépendants, mais avec un accès aux données personnelles des utilisateurs de l’application. Les victimes de violences sexuelles ne peuvent ainsi pas être assurées de l’identité de leurs prestataires ; il y a donc à la fois un risque a priori dans le choix du prestataire (l’usager choisit le prestataire en fonction d’une note, or il est possible qu’il ne s’agisse pas de la note attribuée à la bonne identité) et un risque a posteriori dans les poursuites engagées envers un agresseur. De plus, dans le cas des sociétés ubérisées, aucun contrat de travail ne lie l’auteur des faits et la victime à la société mère. Le code du travail ne s’appliquant pas, la législation sur la prévention et les sanctions de l’employeur non plus. De fait, cette nouvelle forme d’emploi par les sociétés ubérisées apparaît comme un obstacle dans la lutte contre les violences sexuelles en ne protégeant pas assez efficacement les victimes des prestataires auteurs des violences et en ne permettant pas une mise en œuvre du code du travail à l’égard de la société ubérisée. C’est pourquoi il souhaiterait connaître les mesures qu’elle souhaite proposer pour améliorer la situation actuelle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27515</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2078</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Lise Magnier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur, recherche et innovation</ministreJO><Objet>Fonctionnement des CROUS
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27515. — 17 mars 2020. — Mme Lise Magnier attire l’attention de Mme la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation sur le fonctionnement des centres régionaux des œuvres universitaires et scolaires (CROUS) et le délai de réponse aux usagers pour certains centres qui semblent saturés. En effet, elle a été alertée à plusieurs reprises sur l’absence de réponse aux courriels envoyés. Si le professionnalisme du personnel des CROUS n’est absolument pas remis en question, elle souhaite interroger l’organisation des centres. Elle propose la création d’une plateforme d’assistance téléphonique, notamment pour le traitement des recours liés à l’attribution des bourses. Telles que celles créées pour la caisse d’assurance maladie, ces plateformes permettent de confier les questions complexes à des agents spécialisés dans le traitement de ces dossiers, permettant aux agents des CROUS de poursuivre leur mission au service du quotidien des étudiants. Aussi, elle lui demande si cette solution existe déjà et, dans le cas contraire, si elle peut constituer une piste de réflexion visant l’amélioration des services rendus aux étudiants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27516</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2078</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Henriet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur, recherche et innovation</ministreJO><Objet>Gratuité du numéro d’appel pour les étudiants précaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27516. — 17 mars 2020. — M. Pierre Henriet interroge Mme la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation sur l’absence de gratuité du numéro d’appel d’urgence destiné aux étudiants précaires. Mis en place depuis le vendredi 10 janvier 2020, le numéro 0 806 000 278 est destiné à aider les étudiants précaires et à les informer sur les aides d’urgence et les démarches à effectuer pour en faire la demande. Or ce numéro n’est pas totalement gratuit. Certes, il est au prix d’un appel local non surtaxé, c’est-à-dire qu’il est facturé comme l’appel d’un numéro fixe géographique et est donc inclus dans les forfaits illimités. Toutefois, un étudiant qui ne possède pas un forfait illimité aura à payer une communication. C’est la raison pour laquelle il lui demande de bien vouloir prendre les dispositions nécessaires à transformer ce numéro en numéro vert, c’est-à-dire totalement gratuit.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27517</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2078</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvia Pinel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur, recherche et innovation</ministreJO><Objet>Manque de transparence de Parcoursup
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27517. — 17 mars 2020. — Mme Sylvia Pinel interroge Mme la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, sur la transparence et le fonctionnement du système d’admission en enseignement supérieur : Parcoursup. Après les mises en garde de l’ensemble des syndicats du supérieur et du Défenseur des droits, la Cour des comptes tire également la sonnette d’alarme. Dans un récent rapport, la Cour dénonce l’opacité des algorithmes d’admission, des procédures locales d’examen de plus en plus automatisées (sans lecture des lettres de motivation), la prise en compte du critère du lycée d’origine (20 % des filières non sélectives les plus en tension l’ont utilisé en 2019) ainsi que la problématique récurrente des étudiants sans affectation (58 724 en juillet 2019 à l’issue de la phase principale). Alors que les quelques 700 000 lycéens de terminale doivent soumettre le 12 mars 2020 leurs vœux définitifs sur la plateforme, il est urgent d’apporter des réponses aux inquiétudes légitimes des élèves et de leurs familles. Faute de connaître la méthode de sélection, les étudiants multiplient leurs choix au détriment de la fluidité et de l’efficacité de la plateforme. Aussi, elle souhaite savoir si le Gouvernement entend adopter une réelle démarche de transparence en rendant publics les algorithmes locaux utilisés par l’ensemble des établissements de l’enseignement supérieur et comment il entend veiller à ce que les critères retenus soient objectifs afin de garantir à tous une équité d’accès à l’enseignement supérieur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27522</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2079</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Charles Taugourdeau</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation</ministreQuestion><ministreJO>Enseignement supérieur, recherche et innovation</ministreJO><Objet>Développement de l’industrie spatiale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27522. — 17 mars 2020. — M. Jean-Charles Taugourdeau attire l’attention de Mme la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, sur le développement de l’industrie spatiale. Des projets commerciaux voient fréquemment le jour à travers le monde, venant d’opérateurs privés comme SpaceX ou encore par l’impulsion publique comme l’agence spatiale chinoise. Il apparaît ainsi clair que l’espace est donc un domaine économique avec un fort potentiel. Avec le problème des zones blanches dans les territoires ruraux du pays, ainsi que le développement de la 5G au cœur de l’Union européenne, l’espace pourrait être une solution pour pallier les besoins des populations. De même, le secteur spatial pourrait être une opportunité pour les industriels français et européens, à condition de viser l’excellence en terme de savoir-faire. C’est pourquoi, il semblerait nécessaire de revoir les politiques de financement, que ce soit pour l’Agence spatiale européenne ou pour le Centre national d’études spatiales français. Aussi, il lui demande si le Gouvernement envisage d’investir de manière conséquente dans une politique ambitieuse dans ce secteur porteur d’avenir.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27486</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2079</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Blanchet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Promotion de la lutte contre la contrefaçon - négociations internationales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27486. — 17 mars 2020. — M. Christophe Blanchet alerte M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la faiblesse des normes contraignantes concernant la protection de la propriété intellectuelle au niveau multilatéral. Ces normes sont totalement absentes de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) et les seules initiatives ont été prises dans le cadre de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). La Cour des comptes a récemment publié un rapport sur les contrefaçons, faisant de nombreux constats et portant plusieurs propositions. Parmi ces constats, la Cour souligne le manque de volontarisme des initiatives visant à lutter contre la contrefaçon. Or, dans un contexte de libéralisation de l’économie et de mondialisation des échanges, couplé à un développement croissant du commerce électronique, il n’y a pas eu de réel progrès depuis l’avancée qu’a constituée l’Accord sur les aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce (dits ADPIC) en 1994. C’est-à-dire il y a plus d’un quart de siècle. L’action de l’OMC est désormais marquée par un contexte géopolitique tendu, dominé par le différend commercial entre les États-Unis et la Chine discuté dans un cadre purement bilatéral, qui entrave toute discussion au sein de l’organisation sur les sujets de propriété intellectuelle. La protection des droits, contrepartie nécessaire de l’ouverture des marchés, s’en trouve fortement affectée. Dans leur déclaration du 26 août 2019, à l’issue du sommet de Biarritz, les chefs d’État et de gouvernements du G7 ont néanmoins insisté sur la nécessité de réformer en profondeur l’OMC « afin d’être plus efficace dans la protection de la propriété intellectuelle ». Les autorités françaises devraient profiter de cette dynamique et agir notamment au sein du G7 et du Conseil européen pour faire de la lutte contre la production et le commerce de contrefaçons un axe de négociation en vue d’une réforme de l’OMC. Compte tenu du contexte complexe de ces discussions, il importe également que les traités bilatéraux négociés par l’Union européenne comportent des clauses relatives à la lutte contre les contrefaçons. Il lui demande si le Gouvernement entend prendre des dispositions en ce sens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27536</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2079</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Amélia Lakrafi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Déploiement des DAE dans les emprises françaises à l’étranger
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27536. — 17 mars 2020. — Mme Amélia Lakrafi interroge M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur les modalités d’application de la loi n° 2018-527 du 28 juin 2018 renforçant le cadre législatif et réglementaire concernant l’installation des défibrillateurs automatisés externes (DAE) au sein des établissements recevant du public (ERP). Cette loi, votée à la quasi-unanimité, permettra de lutter contre la mort subite par arrêt cardiaque en donnant au Français l’accès à des DAE à proximité de tous lieux publics. En effet, selon les données fournis par le ministère des solidarités et de la santé, 40 000 à 50 000 Français meurent chaque année d’un arrêt cardiaque inopiné, faute d’avoir été pris en charge rapidement par des gestes simples de premier secours dont l’administration d’un choc électrique par un DAE, en attendant les équipes de secours et d’aides médicale d’urgence. Ainsi, le décret n° 2018-1186 du 19 décembre 2018, pris en application de la présente loi n° 2018-528 du 28 juin 2018 impose à tout ERP de s’équiper d’un DAE d’ici 2022 selon leur catégorie. Or à l’étranger, le ministère de l’Europe et des affaires étrangères (MEAE) est utilisateur d’infrastructures, telles que les ambassades, les consulats, les instituts culturels voire les établissements scolaires à gestion directe, pouvant être assimilées à des établissements recevant du public (ERP). Ces établissements reçoivent quotidiennement des agents des affaires étrangères ainsi que la communauté française établie hors de France en leur sein. Dans certains pays d’Afrique, certains DAE ont été installés dans des écoles françaises ou des instituts français à l’initiative des médecins des centres médico-sociaux (CMS), prodiguant une médecine française aux ressortissants français dans des pays à risque sanitaire élevé. Elle souhaite ainsi connaître la déclinaison de cette nouvelle législation à l’étranger au sein des établissements précités, en particulier dans certains pays défavorisés avec une présence française pour permettre un déploiement dans toutes les emprises françaises dans le monde et ce dans une volonté de prévenir des morts évitables et de répondre au principe constitutionnel d’égalité entre tous les citoyens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27566</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2080</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Clémentine Autain</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Ouïghours : l’impérative défense des droits humains</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27566. — 17 mars 2020. — Mme Clémentine Autain appelle l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la persécution des Ouïghours par le gouvernement chinois, et sur la logique concentrationnaire dont ils sont victimes. Entre 2017 et 2019, ils auraient été plus de 80 000 prisonniers à avoir été transférés dans des usines qui appartiennent aux chaînes d’approvisionnement de quatre-vingt-trois grandes multinationales pour y travailler de force. Le rapport de l’Aspi qui documente cette exploitation de masse cite par exemple des marques telles qu’Apple, Sony ou Nike. Alors que Pékin dénonce cette enquête en évoquant des « centres de formation professionnelle » ou encore des politiques de « rééducation par le travail », les marques concernées se défaussent sur la responsabilité de leurs sous-traitants. Cette exploitation intervient dans le contexte plus général d’un internement de masse de près de deux millions de Ouïghours dans la région autonome du Xinjiang : stérilisations et avortements forcés, scènes de tortures, rétentions arbitraires, lavages de cerveau. En agitant la menace terroriste, le gouvernement chinois tente d’endoctriner toute une population musulmane par l’internement concentrationnaire et la répression. Elle l’interpelle donc sur la faiblesse de la voix française pour condamner ces agissements qui foulent du pied les droits humains les plus élémentaires ; le silence du Président de la République à ce sujet, lors de sa visite en Chine début novembre 2019, est le signe d’une diplomatie diminuée qui n’a plus que la signature de contrats pour boussole.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27567</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2080</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Isabelle Rauch</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Situation politique au Royaume de Bahreïn
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27567. — 17 mars 2020. — Mme Isabelle Rauch appelle l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation politique au Royaume de Bahreïn. Depuis l’arrêt du processus d’ouverture démocratique en 2014, l’opposition n’est plus représentée. Pire, depuis 2016, les déchéances de nationalité et les condamnations à mort se sont multipliées. La principale force d’opposition du pays, Al Wefaq, a été dissoute en juillet 2016 et plusieurs opposants, dont Nabil Rajab, récemment condamné à une nouvelle peine de cinq ans, et Cheikh Ali Salman, sont emprisonnés. L’opposition n’a pas pu participer aux élections législatives de juin 2018. Bien que la contribution du royaume de Bahreïn à la sécurité régionale soit à souligner, notamment à travers le Manama Dialogue, il semble que les atteintes répétées aux droits de l’homme et au fonctionnement démocratique ne soient pas compatibles avec les valeurs portées par la République française. Aussi, elle souhaite connaître la position portée par la France, dans ses relations diplomatiques avec le Royaume du Bahreïn, ainsi que l’avis du Gouvernement sur l’opportunité d’une résolution au Conseil des droits de l’homme des Nations unies.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27568</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2080</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Clémentine Autain</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Yémen et prison secrète
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27568. — 17 mars 2020. — Mme Clémentine Autain interroge M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur l’occupation par les Émirats arabes unis et par une milice armée d’une partie d’un site gazier au Yémen. Ce site est exploité par Yémen LNG, un consortium mené par Total qui en possède 39,6 % des parts. Plusieurs ONG (l’Observatoire des armements, SumOfUs et Les Amis de la Terre) ont enquêté et publié un rapport selon lequel la France serait très impliquée dans l’installation des infrastructures du site, tant par son soutien financier, diplomatique que stratégique. La réquisition depuis 2017 d’un tel site par les Émirats arabes unis pour en faire une base militaire, ainsi qu’une prison secrète où se dérouleraient arrestations arbitraires, actes de torture voire exécutions sommaires, pose de multiples questions sur une éventuelle responsabilité française. Le ministère des armées ayant répondu à une question précédente de Mme la députée en expliquant qu’il ne dispose « d’aucun élément confirmant ou infirmant les informations recueillies par les organisations non gouvernementales », elle l’interpelle à ce sujet ; il serait inquiétant que la France ne sache pas précisément ce qui se déroule au sein d’un site si hautement stratégique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27576</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2081</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Clémentine Autain</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Accueil des réfugiés et défense du droit d’asile
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27576. — 17 mars 2020. — Mme Clémentine Autain interroge M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la prise en charge et l’accueil des réfugiés qui se présentent aux portes de l’Union européenne. M. le ministre, dans ses déclarations récentes, a affirmé qu’il n’était pas question d’ouvrir la frontière gréco-turque et que l’essentiel de l’effort européen serait destiné à la sécuriser, notamment via l’intervention de Frontex. Mme la députée, si elle est consciente de la stratégie turque qui orchestre cette arrivée de réfugiés, interpelle le ministre sur certains agissements des autorités grecques. Des garde-côtes ont cherché à faire chavirer un bateau de migrants à la dérive, et des associations commencent à recenser des pratiques qui sont intolérables (vols, coups, tirs de balles réelles). Elle attire également l’attention de M. le ministre sur la décision prise par la Grèce de suspendre sa procédure de demande d’asile pour un mois, ce qui contrevient totalement aux principes fondamentaux du droit d’asile. Elle souhaite donc savoir si cette rupture unilatérale de l’accord de 2016 (qui visait à externaliser les frontières européennes pour confier à la Turquie la gestion de l’arrivée des migrants), va se traduire par une responsabilisation de l’Union européenne ; elle rappelle à ce titre que l’exigence de solidarité appelle le respect des droits fondamentaux des migrants, droits bafoués par l’accord susmentionné.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27596</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2081</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Bérengère Poletti</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Coopération antiterroriste
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27596. — 17 mars 2020. — Mme Bérengère Poletti interroge M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la coopération antiterroriste. Alors que Daech dispose toujours d’un trésor de guerre estimé entre 30 et 45 millions de dollars selon un rapport onusien, alors que les djihadistes africains se financeraient par le trafic de faux médicaments, alors que la Russie arme les forces aériennes maliennes et alors que le secrétaire d’État américain a exprimé sa volonté de développer de nouveaux accords de coopération antiterroriste avec le Maroc, elle souhaiterait connaître les intentions de la France pour continuer d’assurer une lutte efficace contre le terrorisme et les perspectives européennes en matière sécuritaire à l’heure du Brexit.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27439</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2081</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Borowczyk</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Dématérialisation des titres de séjour
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27439. — 17 mars 2020. — M. Julien Borowczyk alerte M. le ministre de l’intérieur sur les difficultés auxquelles sont confrontés les administrés suite à la mise en place des procédures dématérialisées pour les titres de séjour. En effet, l’ensemble des demandes devant désormais être formulées en ligne, le site semble ne pas pouvoir répondre à toutes les connexions, et ne parvient donc pas à charger les pages demandées, rendant donc l’accès au service impossible. Cette large affluence a pour conséquence un retard dans le traitement des dossiers, et certaines personnes voient leur délai d’attente pour un renouvellement de titre de séjour considérablement allongé, au-delà du délai légal de deux mois. Celles-ci peuvent ainsi se retrouver dans une situation d’irrégularité, bien qu’elles aient effectué les démarches nécessaires en temps voulu. Il souhaiterait donc porter à sa connaissance les problématiques rencontrées par la dématérialisation, et souhaiterait savoir si des solutions sont envisagées afin de répondre aux besoins et si des solutions provisoires transitoires sont envisagées pour pallier les possibles retards de traitement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27440</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2082</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Blanchet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Justificatif de domiciliation
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27440. — 17 mars 2020. — M. Christophe Blanchet interroge M. le ministre de l’intérieur sur la pertinence des textes et décrets ministériels arrêtant la liste des pièces recevables à justifier de la domiciliation de quelqu’un. Il s’avère qu’aujourd’hui encore, en 2020, l’administration semble incapable de s’adapter à l’air du temps et continue à exiger des pièces que les citoyens français ont parfois le plus grand mal à produire. Encore récemment, à Caen, un agent administratif a refusé une « attestation de contrat EDF » au motif qu’il ne s’agissait pas d’une facture de moins de trois mois. L’individu concerné, propriétaire, ne peut fournir de quittance de loyer, ni de facture d’eau puisque celle-ci est incluse dans les charges de son immeuble. Il lui reste la facture de son fournisseur d’accès internet (FAI), heureusement recevable depuis quelques années, mais comment feront les Français si les FAI décident demain de ne plus éditer de facture mensuelle ? Il demande si le Gouvernement entend modifier les textes pour permettre à plus de documents d’être recevables, ou, à tout le moins, porter à la connaissance de tous que les attestations de contrat de fournisseur d’énergie, précisément mises en place en ce sens, sont recevables pour attester de la domiciliation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27445</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2082</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Gisèle Biémouret</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Pertinence dénomination cellule Déméter
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27445. — 17 mars 2020. — Mme Gisèle Biémouret interroge M. le ministre de l’intérieur sur la création de la cellule de renseignement Déméter. En décembre dernier, M. le ministre de l’intérieur présentait officiellement la « cellule nationale de suivi des atteintes au monde agricole » au sein de la gendarmerie nationale, baptisée Déméter, destinée à apporter une réponse à l’ensemble des problématiques de sécurité touchant le monde agricole afin de détecter des menaces et autres infractions visant des exploitations. À cet égard, Mme la députée souhaite faire remonter la désapprobation du nom retenu par les représentants et les adhérents des 19 associations nationales Déméter, de l’association Demeter-International ainsi que de l’IBDA ( International Biodynamic Association ) jugeant le détournement de cette dénomination illégitime et inapproprié. Elle signale la confusion créée vis-à-vis de la marque créée en 1932 par des agriculteurs allemands souhaitant identifier, valoriser et surtout protéger leur pratique de l’agriculture biodynamique. Aujourd’hui, cette dénomination est une marque représentée dans 62 pays, avec une notoriété forte dans plusieurs pays et un nombre d’adhérents en constante augmentation. Elle regroupe près d’un millier d’adhérents en France cultivant en biodynamie. Une demande amiable de retrait de cette dénomination litigieuse a été transmise au ministère de l’intérieur sans aucune réponse apportée à ce jour. Considérant le préjudice porté par ce choix vis-à-vis de la réputation des agriculteurs en biodynamie et la confiance des consommateurs, elle lui demande d’indiquer ses intentions afin de remédier à ce choix inadapté d’appellation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27497</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2082</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Séverine Gipson</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Digitalisation du processus de vote par procuration
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27497. — 17 mars 2020. — Mme Séverine Gipson attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la nécessité de digitaliser le processus de vote par procuration. En effet, le fonctionnement par papier et l’envoi postal des documents implique des délais incompressibles, tout comme de nombreux moyens des services de police, de gendarmerie et des mairies. Ce temps et ces moyens alloués peuvent être considérablement réduits par des mécanismes de télétransmission. Dès lors, elle lui demande quelles actions il envisage pour rendre ces procédures plus efficientes en coûts et en durée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27498</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2082</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bernard Perrut</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Parité des têtes de liste aux municipales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27498. — 17 mars 2020. — M. Bernard Perrut attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les données des candidats aux élections municipales où, même avec les règles paritaires qui obligent les candidats à placer autant de femmes que d’hommes sur les listes, les têtes de liste restent très majoritairement des hommes. En effet, si sur l’ensemble de ces candidats, environ 55 % sont des hommes et 45 % des femmes, 4 800 femmes seulement sont tête de liste contre 16 000 hommes. Le ratio monte ainsi jusqu’à 62 % d’hommes pour 38 % de femmes dans les communes de moins de 1 000 habitants, où aucune règle paritaire n’est pas appliquée. C’est pourquoi il souhaite l’interroger sur ses intentions pour remédier à cette situation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27499</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2083</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Huyghe</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Radiation des listes électorales de candidats aux élections municipales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27499. — 17 mars 2020. — M. Sébastien Huyghe appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la révision des listes électorales. Lors de la révision intervenue en prévision des élections municipales de mars 2020, il est apparu que des électeurs, par ailleurs candidats, ont été radiés des listes électorales de leurs communes par la commission de contrôle des listes électorales prévue à l’article L. 19 du code électoral, alors même que leur candidature avait déjà été validée par les services de la préfecture. Les candidats concernés ont donc dû entamer un recours sur le fondement de l’article L. 20 du même code, parallèlement à la campagne officielle. Il lui demande donc si les décisions de radiations définitives intervenues moins de vingt-et-un jours avant le scrutin doivent être prises en compte, même si la commission de contrôle a sollicité l’électeur afin qu’il démontre ses attaches avec la commune avant ce délai. Il lui demande par ailleurs si la préfecture doit dès lors et dans ces circonstances revenir sur la confirmation de cette candidature et, en conséquence, annuler la candidature de l’ensemble de la liste. Il lui demande enfin si le Gouvernement entend mieux encadrer les travaux de la commission de contrôle dans les semaines précédant les scrutins afin d’éviter de semer le trouble et l’incertitude dans les campagnes électorales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27500</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2083</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Huyghe</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Révision des listes électorales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27500. — 17 mars 2020. — M. Sébastien Huyghe appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la révision des listes électorales. L’article L. 19 du code électoral dispose que la commission de contrôle des listes électorales « peut, à la majorité de ses membres, au plus tard le vingt-et-unième jour avant chaque scrutin, réformer les décisions prévues au II de l’article L. 18 ou procéder à l’inscription ou à la radiation d’un électeur omis ou indûment inscrit. Lorsqu’elle radie un électeur, sa décision est soumise à une procédure contradictoire ». Ainsi qu’en dispose le III de l’article L. 19 du code électoral, ces commissions se sont réunies entre le vingt-quatrième et le vingt-et-unième jour précédant le premier tour des élections municipales de mars 2020. Cependant, un doute est apparu sur le caractère définitif des décisions de radiations prises à l’occasion de ces réunions, dès lors qu’une seconde réunion visant à contrôler les éléments apportés par les électeurs radiés ne pouvait être organisée dans le délai imparti. L’article L. 19 laisse en effet entendre que la commission n’est plus compétente dans les trois semaines précédant le scrutin. Par ailleurs, il a été constaté que certains services municipaux ont tardé à communiquer aux électeurs concernés la décision de la commission, rendant de facto impossible une seconde réunion dans le délai imparti. Il lui demande donc si les décisions de radiations prises lors de la réunion prévue au III de l’article L. 19 du code électoral ne peuvent être contestées que dans le cadre d’un recours contentieux examiné dans les conditions prévues aux deux derniers alinéas du I de l’article L. 20 du même code, dès lors qu’une seconde réunion de la commission de contrôle n’est pas organisée avant le vingt-et-unième jour précédant le scrutin. Il lui demande également si chaque membre de la commission de contrôle est en mesure de contester l’absence de convocation visant à examiner les éléments apportés par les électeurs.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27504</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2083</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Duvergé</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Dérogation au logement de fonction pour les chefs d’établissement élus locaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27504. — 17 mars 2020. — M. Bruno Duvergé attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les dérogations à l’obligation d’occuper effectivement un logement de fonction pour certains chefs d’établissement. En effet, selon les textes de références (articles R. 216-4 à R. 216-19 du code de l’éducation, article R. 2124-78 du code général de la propriété des personnes publiques, article 34 du décret n° 2001-1174 du 11 décembre 2000, article 3-1 du décret n° 2011-1317 du 17 octobre 2011), les personnels de direction, d’administration, de gestion et d’éducation des EPLE ainsi que les personnels de santé qui bénéficient d’un logement de fonction attribuée par nécessité absolue de service doivent occuper ces logements de façon effective. Les dérogations à l’obligation de loger ne sont accordées qu’à titre exceptionnel et par année scolaire, à condition qu’elles soient motivées par des arguments fondés. Elles font l’objet d’une information des collectivités territoriales. Une reconduction ne peut découler que d’une décision expresse de l’autorité académique. Les motifs couramment évoqués de dérogation à l’obligation de loger dans l’appartement de fonction sont la vétusté du logement, son insalubrité, sa réhabilitation ou son inadaptation en termes d’aménagements pour quelqu’un en situation de handicap. Les autres situations permettant une dérogation sont l’obligation pour le conjoint de loger dans un autre lieu par nécessité absolue de service. Alerté par un cas concret, il lui demande si une telle dérogation ne pourrait pas être envisageable pour des élus locaux (maires ou maires-adjoints) chefs d’établissement scolaire, afin qu’ils puissent assumer pleinement leur mandat électoral quand leur mandat ne s’exerce pas dans la même commune que dans celle où ils sont chefs d’établissement scolaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27525</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2084</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. André Chassaigne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Conséquences de la diversité d’états civils figurant sur les documents officiels
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27525. — 17 mars 2020. — M. André Chassaigne interroge M. le ministre de l’intérieur sur les conséquences de la diversité des états civils figurant sur les documents officiels. L’article L. 111-3 du code des relations entre le public et les administrations, créé par l’ordonnance n° 2015-1341 du 23 octobre 2015, précise que « les correspondances de l’administration sont adressées aux personnes concernées sous leur nom de famille, sauf demande expresse de ces dernières de voir figurer leur nom d’usage sur les correspondances qui leur sont adressées ». Ce choix se fait par le renseignement de la feuille de déclaration des revenus et impacte l’ensemble des courriers émanant des services fiscaux. Il peut entraîner la disparition du nom patronymique des extraits de matrice cadastrale, ce qui n’est pas sans poser de problèmes, notamment lors des recherches cadastrales. Un autre effet est l’établissement de cartes d’électeurs ne correspondant pas à la carte d’identité. Ainsi, lors de la signature de la pétition en faveur de la proposition de loi référendaire sur la privatisation des Aéroports de Paris, de nombreuses signatures ont été rejetées si l’état civil renseigné n’était pas exactement celui de la carte électorale. Cette exigence est indéniablement un obstacle au bon déroulement d’un référendum d’initiative partagée. Au regard de ces arguments, il lui demande si une unicité de l’état civil est envisageable afin que, sur l’ensemble des documents officiels, figure le même état civil.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27535</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2084</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Labaronne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Durée d’affectation des préfets
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27535. — 17 mars 2020. — M. Daniel Labaronne interroge M. le ministre de l’intérieur sur la durée d’affectation des préfets. Dans son référé du 9 juillet 2014 relatif à la gestion des préfets, la Cour des comptes a relevé que si l’alternance des préfets répond à des besoins comme le respect du principe de neutralité, d’autant plus difficile que l’affectation territoriale est longue, une instabilité excessive « nuit à la continuité des politiques publiques et donc à leur efficacité, complexifie le partenariat entre État et collectivités territoriales, effrite la légitimité des préfets auprès de leurs équipes et des élus locaux ». Elle va en outre « à l’encontre d’une évaluation sereine et objective des résultats obtenus par les intéressés ». Les principales causes de ce turn-over important, mises en avant par la Cour des comptes, sont le resserrement du calendrier électoral et la fréquence des remaniements gouvernementaux, les choix de l’exécutif et les méthodes de gestion des affectations de préfets. Ce roulement est particulièrement marqué en région Centre-Val de Loire. Si la moyenne nationale dépasse les deux ans, les préfets du Loiret sont par exemple en moyenne restés en poste seulement vingt mois au cours des quinze dernières années. Or la Cour des comptes proposait de fixer comme objectif une durée minimale de trois ans pour les préfets de département et de quatre ans pour les préfets de région (ce qu’est le préfet d’Orléans) ; et de contrer l’effet domino d’une affectation en faisant en sorte que les nominations et les mouvements qu’elles entraînent soient davantage regroupés dans le temps. Le décret du 15 mai 2015 a représenté une tentative de réformer le statut des préfets, sans convaincre le Sénat qui a évoqué une « évolution en trompe-l’œil de la gestion du corps préfectoral » dans son rapport législatif sur le projet de loi de finances pour 2016. La circulaire du Premier ministre du 12 juin 2019 relative à la mise en œuvre de la réforme de l’organisation territoriale de l’État fixe quatre objectifs : clarifier la répartition des compétences entre l’État et les collectivités territoriales, réorganiser les services déconcentrés, gagner en efficience et donner plus de pouvoirs de gestion aux responsables déconcentrés. Elle réaffirme l’importance du préfet comme « garant de la cohérence de l’action de l’État au profit des territoires ». À l’occasion de la présentation de l’agenda rural du Gouvernement, devant le congrès de l’Association des maires ruraux de France le 20 septembre 2019, le Premier ministre a déclaré que « l’acte II du quinquennat est celui des territoires ». Dans ce contexte, il souhaite connaître ses intentions sur la durée d’affectation des préfets et les mesures envisagées pour stabiliser les postes à la tête des services de l’État, de sorte à accompagner efficacement cette ambition.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27547</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2084</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Clémentine Autain</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Violences policières lors de la manifestation 7 mars 2020
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27547. — 17 mars 2020. — Mme Clémentine Autain interroge M. le ministre de l’intérieur sur la répression policière qui a été constatée lors de la manifestation du samedi 7 mars 2020 au soir. Comme M. le ministre le sait, la manifestation organisée samedi 7 mars au soir, à la veille de la journée internationale des droits des femmes, a été émaillée de violences policières particulièrement choquantes. Il s’agissait en l’occurrence d’une manifestation de femmes visant à démontrer la liberté d’occupation de l’espace public de jour comme de nuit, de rappeler que la rue appartient à toutes et tous. Cette manifestation était déclarée et s’est déroulée sans heurts jusqu’à sa fin annoncée, place de la République. Le ministre a annoncé dans la journée suivant cette manifestation avoir demandé aux services de la préfecture de police de Paris un rapport permettant de faire la lumière sur les événements. À cette heure, ce rapport n’a pas été transmis et ses conclusions restent à déterminer. Pourtant, M. le ministre de l’intérieur ainsi que Mme la secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes n’ont pas manqué d’expliquer sur les plateaux de télévision que ces violences étaient les réponses légitimes aux agissements des manifestantes. Cette doctrine de justification de la violence policière est intolérable. Ni le retard d’une manifestation, ni l’ajustement de son tracé, encore moins la multiplication des manifestations des dernières semaines ne peuvent prétendre justifier les images qui ont circulé sur les réseaux sociaux durant tout le week-end. Une fois de plus, Mme la députée déplore que les méthodes récurrentes de gestion et de dissolution des manifestations soient devenues des moments de violences de la part de certains policiers. La manifestation féministe qui s’est tenue samedi 7 mars 2020 au soir devait être la démonstration d’une liberté de circuler, de s’exprimer et d’exister. Elle a été violemment réprimée par des forces de l’ordre sous l’autorité du préfet de police de Paris, particulièrement mis en cause ces derniers jours. Mme la députée appelle M. le ministre de l’intérieur à plus de transparence et d’esprit républicain dans la doctrine qu’il est demandé aux forces de l’ordre de mettre en œuvre. Couvrir ces agissements de violences disproportionnées et laisser l’impunité de mise est grave du point de vue démocratique. C’est aussi mettre potentiellement en danger l’ensemble des policiers. Elle lui demande quelles mesures il envisage de prendre pour que la liberté d’expression et de manifestation soit garantie dans les faits.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27562</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2085</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ian Boucard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Malaise policier
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27562. — 17 mars 2020. — M. Ian Boucard attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur concernant le malaise vécu par les policiers qui sont constamment stigmatisés dans l’exercice de leurs fonctions. En effet, passées de figure héroïque contre la menace terroriste lors des attentats à l’encontre de Charlie Hebdo à cible privilégiée des black blocs et des casseurs durant les récents conflits sociaux, les forces de l’ordre sont aujourd’hui prises à partie par une frange de la population. Des conflits qui les placent d’ailleurs en première ligne et où leurs interventions sont passées au crible sur les réseaux sociaux. Des vidéos virales, totalement sorties de leur contexte, montrant des policiers intervenir de manière musclée et qui amènent à relancer le débat sur les violences policières. À ce titre et concernant le seul mouvement des gilets jaunes, l’IGPN a été saisie de 334 enquêtes judiciaires à l’encontre des forces de l’ordre. Or, si les policiers coupables de violences à l’égard de citoyens doivent être sévèrement punis, ce chiffre doit être remis en perspective car dans la plupart des cas, les faits de violences présumés n’ont pas entraîné de poursuites judiciaires. Cependant, cela donne une image négative des policiers alors même que ces derniers subissent beaucoup de violences. Ainsi, ces derniers mois, on déplore 574 blessés et 38 519 plaintes déposées pour violences par les forces de l’ordre, soit une augmentation de 18 %. Un constat chiffré qui renforce le sentiment de manque de reconnaissance dont souffrent celles et ceux qui protègent et servent les Français et auquel vient s’ajouter la dureté du métier. Effectivement, la pénibilité du travail de nuit et des horaires décalés mais aussi l’enchaînement des missions sans possibilité de repos régulier ainsi que la forte pression hiérarchique entraînent une grande lassitude chez les forces de l’ordre. Par ailleurs, le fait d’être constamment confronté à la misère sociale renforce ce mal être qui peut conduire au suicide. Là également, les chiffres sont criants, puisqu’en 2019, le nombre de passages à l’acte chez les forces de l’ordre a atteint un palier important avec 59 suicides, soit un taux supérieur de 36 % à celui de la population générale. Cet état de fait est particulièrement préoccupant et interroge sur les conditions dans lesquelles les policiers exercent leurs missions. Il est donc urgent d’intervenir en faveur des forces de l’ordre afin de leur montrer tout l’attachement et la reconnaissance qu’elles méritent et ainsi éviter une crise de la vocation de gendarmes et de policiers qui conduirait à des problèmes d’effectifs. Bien qu’il y ait eu certaines mesures mise en place avec notamment l’apparition d’une ligne d’écoute et de soutien psychologique, cela reste insuffisant et il faut aller beaucoup plus loin. C’est pourquoi il lui demande ce qu’il compte faire pour lutter contre la stigmatisation des forces de l’ordre afin de les préserver dans l’exercice de leur mission et ainsi redorer leur image auprès des Français qu’ils servent et défendent.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27563</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2086</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexis Corbière</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Répression policière de la manifestation pour les droits des femmes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27563. — 17 mars 2020. — M. Alexis Corbière attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le dispositif policier déployé le samedi 7 mars 2020 à la veille de la journée internationale des droits des femmes. À l’appel de collectifs et d’associations féministes, plusieurs milliers de personnes ont participé samedi 7 mars 2020 à une marche nocturne à la veille de la journée internationale des droits des femmes. Réunies aux abords de la place de la République, dans le calme et sans provoquer de troubles visibles à l’ordre public, plusieurs centaines de militantes féministes ont fait l’objet d’une répression sans retenue de la force. Venues pour dénoncer les violences sexuelles et sexistes, les militantes présentes se sont retrouvées dans une nouvelle spirale de violences. Chargées violemment, traînées par les cheveux et violentées tout au long de l’opération, les images circulant sur les réseaux sociaux attestent du désordre provoqué par la gestion calamiteuse des manifestations ordonnée par le préfet de police. Cet épisode en rappelle bien d’autres, tous placés sous le signe de la disproportion et de la violence. Il remet à l’ordre du jour les mêmes déboires intolérables ayant rythmé les manifestations gilets jaunes ou les marches pour le climat et bien d’autres contestations aux revendications légitimes. Face à cela, les réactions de l’exécutif sont à géométrie variable. Après s’être émue de ces événements, Mme la secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes les a ainsi relativisés en indiquant que « le tracé de la manifestation n’aurait pas été respecté ». Encore une fois, ces pratiques interrogent la chaîne de commandement, censée permettre un encadrement pacifique des manifestations. Or les ordres donnés sont de fait à l’opposé de l’objectif d’apaisement et du respect des droits, notamment celui de la liberté fondamentale de manifester. Le sentiment de défiance de la population envers les forces de l’ordre n’en ressort que grandi dans un climat déjà largement émaillé de tensions. Il lui demande donc s’il entend faire toute la lumière sur ces pratiques policières et engager une réelle inflexion dans la gestion du maintien de l’ordre.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27577</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2086</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Questel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Difficultés rencontrées par les bénéficiaires de l’ADA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27577. — 17 mars 2020. — M. Bruno Questel attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les difficultés rencontrées par un grand nombre de bénéficiaires de l’allocation pour demandeurs d’asile (ADA). En effet, l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) a instauré un nouveau système par lequel ces personnes se retrouvent détentrices d’une carte de paiement avec laquelle il est désormais impossible de réaliser le moindre retrait d’espèces. Cette disposition les empêche de pouvoir effectuer les dépenses les plus courantes, souvent alimentaires, les commerçants exigeant souvent un montant minimum d’achat pour régler avec une carte bancaire. Si l’OFII préconise le cash back, les commerçants refusent souvent cette transaction consistant à mettre à disposition des espèces contre paiement. Ces dispositions contraignent encore davantage ces personnes, souvent en situation de grande précarité, qui ne peuvent disposer librement du peu d’argent qu’ils perçoivent. De surcroît, les associations à vocation sociale sont également pénalisées lorsqu’elles doivent s’équiper de terminaux de paiement électronique et de supporter les coûts de transactions pour rendre possible la participation solidaire de leurs bénéficiaires, pour permettre à ces derniers d’être de réelles parties prenantes de la solidarité et échapper à toute logique d’assistanat. C’est pourquoi il souhaiterait savoir si des aménagements à ce dispositif sont envisagés, pour respecter le libre-arbitre de ces allocataires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27589</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2086</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Paul Dufrègne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Généralisation du 112
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27589. — 17 mars 2020. — M. Jean-Paul Dufrègne attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la généralisation d’un numéro d’appel d’urgence unique, le 112. En effet, en France, contrairement à certains pays européens, le 112 n’est pas mis en avant auprès du grand public. Aujourd’hui, la population française dispose de treize numéros d’appels d’urgence mis en service successivement lors de la structuration des services chargés d’intervenir sur des situations : sapeurs-pompiers, gendarmerie, police puis SMUR et SAMU social. Il en résulte un manque de lisibilité pour les concitoyens et nombre d’appels reçus au 15 ou au 18 ne relèvent pas d’une situation d’urgence immédiate. Partant de ce constat, le 6 octobre 2017, le Président de la République a exprimé la volonté de disposer en France d’un numéro d’appel unique, à savoir le 112. Dans le même sens, la fédération nationale des sapeurs-pompiers propose d’harmoniser le système en le ramenant à deux numéros : le 112 pour répondre sans délai à tous les appels d’urgence et le 116 117 pour traiter les demandes de soins non programmés ne relevant pas d’urgence immédiate. Il lui demande si le Gouvernement compte statuer rapidement sur la création d’un numéro d’appel d’urgence unique afin de favoriser une meilleure articulation des demandes et permettre à chaque acteur de recevoir les appels de son ressort pour le bon exercice de sa mission.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27590</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2087</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Lagleize</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Numéro d’appel d’urgence unique en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27590. — 17 mars 2020. — M. Jean-Luc Lagleize interroge M. le ministre de l’intérieur sur la mise en place d’un numéro d’appel d’urgence unique en France. Les numéros d’appel d’urgence permettent de joindre gratuitement les secours 24h sur 24. Toutefois, les différents services d’urgence font face à deux défis majeurs. D’une part, trop d’abus ou d’appels mal orientés surchargent encore inutilement les lignes téléphoniques. À titre d’exemple, chaque année, près de 4 300 000 interventions sont réalisées par les sapeurs-pompiers, soit 11 700 interventions par jour. Quant au Service d’aide médicale urgente (SAMU), il reçoit près de 2 500 appels par jour. Ce nombre d’appels reçus ne correspond cependant pas forcément à des situations d’urgence, puisque dans plus de 30 % des cas, la réponse apportée consiste seulement en une information ou un conseil médical. D’autre part, de nombreux citoyens sont mal informés sur ces numéros d’appel d’urgence en raison de leur multiplicité. Or, un citoyen mieux informé aide les secours à intervenir dans de meilleures conditions et le plus rapidement possible. En France, outre les numéros spécifiques qui peuvent être mis à la disposition de la population par les pouvoirs publics en cas de crise pour obtenir des informations comportementales personnalisées sur la crise en cours, il n’existe pas moins de 13 numéros d’appel d’urgence. Le 112 est le numéro d’appel d’urgence européen unique, disponible gratuitement partout dans l’Union européenne. Le Danemark, la Finlande, les Pays-Bas, le Portugal, la Suède et la Roumanie ont choisi le 112 comme principal numéro d’urgence national. Le 112 existe également dans certains pays en dehors de l’Union européenne (comme la Suisse et l’Afrique du Sud) et il est disponible dans le monde entier sur les réseaux mobiles de GSM. Le 15 permet de contacter le Service d’aide médicale urgente (SAMU) pour obtenir l’intervention d’une équipe médicale lors d’une situation de détresse vitale (besoin médical urgent, malaise, coma, hémorragie, douleur thoracique, difficultés respiratoires, intoxication, etc.) ainsi que pour être redirigé vers un organisme de permanence de soins (médecine générale, transport ambulancier, etc.). Le 17 permet de joindre la police nationale ou la gendarmerie nationale en cas de danger (violences, agression, vol, cambriolage, etc.), qui peuvent envoyer sur place la patrouille la plus proche et adaptée à l’urgence. Le 18 permet de joindre les sapeurs-pompiers pour signaler une situation de péril ou un accident concernant des biens ou des personnes (incendie, fuite de gaz, risque d’effondrement, ensevelissement, brûlures, électrocution, accident de la route, etc.) et obtenir leur intervention rapide. Le 196 permet de joindre les secours en mer, afin d’être mis directement en relation avec le Centre opérationnel de surveillance et de sauvetage en mer (CROSS), seul organisme d’État compétent pour coordonner des moyens d’intervention pour la sauvegarde de la vie humaine en mer (détresse ou urgence en mer, etc.). Le 191 permet de joindre l’urgence aéronautique, utilisable par tout usager en situation de détresse, par tout témoin direct d’un accident d’aéronef, ou par toute personne inquiète de la disparition d’un aéronef et de ses occupants. Il est destiné exclusivement au traitement des appels d’urgence aéronautique et permet aux centres de coordination de sauvetage aéronautiques de métropole et d’outre-mer de déclencher les opérations de recherche et de sauvetage des occupants des aéronefs en détresse ou présumés comme tels. Le 114 est le numéro d’urgence pour les personnes sourdes et malentendantes. Ce numéro d’urgence national unique est accessible, dans un premier temps, par fax ou SMS. Il ne reçoit pas les appels vocaux téléphoniques. Les fax et SMS émis vers le 114 arrivent au centre relais national implanté au Centre hospitalier universitaire de Grenoble. Les professionnels sourds et entendants spécifiquement formés traitent ensuite ces messages et contactent les services d’urgence compétents, si la situation nécessite leur intervention. Toute personne sourde ou malentendante, victime ou témoin d’une situation d’urgence qui nécessite l’intervention des services de secours, peut ainsi composer le 114. Les autres numéros d’appel d’urgence les plus courants sont le 115 (urgences sociales), le 116 000 (enfants disparus), le 116 111 (enfance en danger), le 116 117 (permanence des soins ambulatoires), le 119 (enfance maltraitée) et le 197 (alerte attentat-alerte enlèvement). Face à cette prolifération de numéros d’appel d’urgence, il semblerait plus efficace et efficient de mettre en place un numéro d’appel d’urgence unique en France. Cela permettrait de faciliter l’accès aux secours, le traitement des appels d’urgence et la mobilisation des services pour sauver des vies. Ainsi, il l’interroge sur les intentions du Gouvernement concernant la mise en place d’un numéro d’appel d’urgence unique en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27591</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2088</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Emmanuelle Ménard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Numéro unique d’appel d’urgence
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27591. — 17 mars 2020. — Mme Emmanuelle Ménard attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la préconisation de la mission de préfiguration du service d’accès aux soins (SAS) de créer un numéro d’appel 113, mesure phare du « pacte de refondation des urgences » qui a été remise en décembre 2019 à Mme la ministre des solidarités et de la santé. En effet, si l’ensemble des acteurs du secours et de la santé ont salué la volonté de mettre en place un accès unifié aux demandes de soins non programmés, la création de ce nouveau numéro d’appel 113 ne répond guère aux attentes des services opérationnels. D’une part, il risque d’introduire une analogie avec le numéro d’urgence 112 et d’autre part, il pourrait entraîner une surcharge de travail aux SAMU alors qu’ils connaissent déjà des difficultés majeures à répondre aujourd’hui aux sollicitations, tout cela sans aucune prévision de budgétisation de ces probables nouvelles dépenses. Or le système actuel des numéros d’urgence en France manque cruellement de visibilité avec la juxtaposition de treize numéros d’appels d’urgence (18, 17, 15, 112, 115). À cet égard, la volonté exprimée, le 6 octobre 2017, par le Président de la République de mettre en place, en France, un numéro d’appel d’urgence unique avait été particulièrement bien accueillie par les services de secours. Un numéro unique permettrait une meilleure lisibilité et une efficacité accrue des interventions. Les sapeurs-pompiers comme certains syndicats de médecins généralistes demandent déjà que le numéro 112 puisse répondre dans les meilleurs délais à tous les « appels aux secours » ; un système qui permettrait d’être en capacité de répondre en quelques secondes et d’engager sans délai les ressources opérationnelles correspondant à la requête. Or le 112 n’est pas mis en avant auprès du grand public et a longtemps été considéré comme anecdotique par les acteurs du secteur. Pourtant, de nombreux usagers ont toujours du mal à faire le discernement entre, notamment, le 15 et 18. À titre d’exemple, seuls 2 % environ des appels reçus au 15 entraînent l’intervention d’une unité mobile hospitalière (SMUR) du fait de nombreuses communications ne relevant pas de sa compétence, ce qui nuit à son efficacité et empêche d’apporter une réponse rapide aux situations d’urgence immédiate. Plusieurs professionnels du secteur s’inquiètent donc de cette possibilité de créer un numéro 113 juxtaposé à un 112 en manque de visibilité et qui perdrait en outre sa vocation universelle et ne ferait que recréer le modèle actuel du 15/18 qui ne répond plus aux besoins des usagers. Par ailleurs, il apparaît nécessaire de poursuivre le développement des plateformes interservices entre police nationale, gendarmerie ou sapeurs-pompiers afin d’améliorer la réponse opérationnelle mais également de mutualiser les moyens. Plusieurs acteurs du secteur préconisent un maillage départemental pour ce type de plateformes. Dans l’Hérault, les sapeurs-pompiers disposent dorénavant d’un centre d’appel commun avec le SAMU vers lequel transitent tous les appels 18, 15 et 112. En revanche, si les appels au 17 (police-secours) sont également départementalisés, ils restent séparés entre les zones police et gendarmerie. D’ailleurs, régulièrement, les nombreux appels au 17, qui sont essentiellement émis via les réseaux de téléphonie mobile, n’arrivent pas dans le bon service d’urgence car orientés vers la police nationale ou la gendarmerie en fonction de l’implantation de l’antenne relais de connexion et non de l’adresse réelle des faits. Ainsi, et même s’il existe une liaison entre ces centres d’appels, la perte en efficacité est réelle et particulièrement préjudiciable aux secours apportés. Elle lui demande donc quelles suites il entend donner à cette préconisation de création du numéro 113 et s’il compte poursuivre la réforme nécessaire des appels d’urgence afin de répondre aux attentes des professionnels du secours.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27438</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2088</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Falorni</parlementaire><ministreQuestion>Mme la garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Accès aux documents
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27438. — 17 mars 2020. — M. Olivier Falorni attire l’attention de Mme la garde des sceaux, ministre de la justice, sur le projet de loi pour une nouvelle justice environnementale. Ce projet de loi, présenté le 30 janvier 2020, comporte de nombreuses avancées en matière de justice environnementale, trop longtemps délaissée par les acteurs institutionnels. Cependant, il apparaît que l’un des chapitres essentiels concernant le droit à l’information pour les citoyens ne contient aucune disposition précise. Pourtant, dans le rapport préalable à l’écriture du texte, il est écrit que l’accès à l’information est un facteur essentiel de transparence, ainsi que l’accès et la mise à disposition des bases de données publiques. En effet, il est essentiel que l’information sur les atteintes à l’environnement soit aisément accessible aux citoyens pour assurer l’effectivité du droit de chacun à vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé, ainsi que le mentionne l’article L. 311-1 du code des relations entre le public et l’administration. Lesquelles, sous quelques réserves bien précises, sont tenues de publier en ligne ou de communiquer les documents administratifs qu’elles détiennent aux personnes qui en font la demande. Il s’étonne que la CADA, qui semble être un bon début de l’accessibilité des documents, ne soit pas mentionnée dans les dispositions concernant l’information aux citoyens. Aussi, il souhaiterait connaître son sentiment sur ce sujet afin que des règles plus strictes en matière de refus de communication de documents soient établies, avec un encadrement des délais de réponse plus précis.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27588</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2089</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François-Michel Lambert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Cadre juridique s’appliquant aux gardes particuliers assermentés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27588. — 17 mars 2020. — M. François-Michel Lambert alerte Mme la garde des sceaux, ministre de la justice, sur la diminution importante des effectifs de gardes particuliers assermentés, qui jouent un rôle crucial pour la protection de la population et celle de l’environnement. Les gardes particuliers assermentés voient en effet leurs conditions de travail se dégrader au fil des textes de loi. Autrefois considérés comme des Officiers de police judiciaire, ils n’ont plus cette qualité aujourd’hui et se retrouvent régulièrement en difficulté du fait des pouvoirs perdus ou inexistants. Depuis 2013, aucune des catégories de gardes particuliers ne peut, par exemple, procéder à la recherche d’infractions, mais seulement procéder à leur constatation. Ni les gardes-chasse, ni les gardes-pêche ne sont autorisés à relever l’identité des contrevenants (seul le garde particulier des bois et forêts le peut). Le garde-chasse ne peut saisir aucune arme de chasse, alors que le garde-pêche dispose de ce droit. Ce dernier peut également requérir les forces de l’ordre, alors que toutes les autres catégories de gardes particuliers n’ont pas cette possibilité. Par ailleurs, les gardes particuliers ne peuvent porter aucune arme de défense depuis 2006, et ce, malgré les situations à risques auxquelles ils sont parfois confrontés (alors même que les lieutenants de louveterie ont été réarmés). Le cadre juridique les entourant actuellement leur ont fait perdre des prérogatives, mais également de l’autonomie et de la crédibilité. Il introduit, de plus, des disparités claires entre les différentes catégories de gardes particuliers en matière de droits et de compétences. Dans de telles circonstances, un grand nombre de gardes particuliers ont décidé de quitter leur fonction, laissant des postes vacants et augmentant les risques d’infraction, voire d’accidents. Ce sont les gardes-chasse qui sécurisent les terrains de chasse ou qui interpellent les chasseurs exerçant leur activité dans des espaces interdits. Ce sont les gardes des fonds et les gardes des bois et forêts qui veillent à ce que les coupables de dépôts sauvages soient verbalisés. Ce sont ces mêmes gardes des bois et forêts qui veillent à ce que l’interdiction de circuler en forêt soit respectée quand celle-ci est en vigueur. Il apparait, de ce fait, nécessaire de mettre fin à l’importante et préjudiciable diminution de gardes particuliers assermentés en France. Il lui demande alors comment elle compte renforcer et harmoniser le cadre juridique qui s’applique aux gardes particuliers assermentés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27599</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2089</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Huyghe</parlementaire><ministreQuestion>Mme la garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Enfants binationaux franco-japonais à la suite d’une procédure de divorce
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27599. — 17 mars 2020. — M. Sébastien Huyghe appelle l’attention de Mme la garde des sceaux, ministre de la justice, sur la situation des enfants de couples franco-japonais à la suite d’une procédure de divorce. De récents cas d’enfants soustraits à la garde de leur père ou de leur mère français et confiés à la garde exclusive de leur parent japonais à la suite d’une décision de justice japonaise ont mis en lumière la détresse de citoyens français privés de tout contact avec leur enfant. La justice japonaise organise de facto la rupture de liens entre des enfants binationaux et leur père ou mère français, en accordant une garde exclusive au parent japonais, tout en conditionnant l’octroi d’un permis de séjour à l’autorité parentale. En conséquence, ceux des Français qui se trouvent concernés par une telle situation ne peuvent plus résider au Japon dès le prononcé du divorce. Malgré cette situation, qui conduit à la soustraction définitive de ces enfants jusqu’à leur majorité, qui est de 20 ans au Japon, les juridictions françaises semblent faire primer le renvoi au Japon dès lors qu’une décision de justice japonaise a été transmise, se fondant sur l’intérêt supérieur de l’enfant. Il lui demande donc si le Gouvernement entend veiller à ce que de telles ruptures de liens ne puissent plus se produire. Il lui demande par ailleurs de lui indiquer la position du Gouvernement sur cette situation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27546</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2090</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Jacqueline Maquet</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie et des finances et du ministre de l’action et des comptes publics, chargé du numérique</ministreQuestion><ministreJO>Numérique</ministreJO><Objet>Accès à la fibre optique des PME françaises
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27546. — 17 mars 2020. — Mme Jacqueline Maquet attire l’attention de M. le secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie et des finances et du ministre de l’action et des comptes publics, chargé du numérique, sur l’accès très insuffisant des petites entreprises à la fibre optique. Comme le décrit le rapport publié par le Sénat, intitulé « Accès des PME à la fibre : non-assistance à la concurrence en danger ? », la situation est particulièrement problématique dans ce domaine. M. Sébastien Soriano, président de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), auditionné le mercredi 12 février 2020 par la commission des affaires économiques, a évoqué la responsabilité de certaines entreprises historiques lors d’un entretien au journal Les Échos. Ainsi, elle aimerait obtenir quelques explications sur les mesures envisagées pour instaurer une concurrence bénéfique dans le domaine de la fibre. De même, elle souhaiterait connaître les éventuelles actions dédiées à la numérisation des PME que le Gouvernement pourrait mettre en place.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27464</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2090</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Molac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées</ministreQuestion><ministreJO>Personnes handicapées</ministreJO><Objet>Invalidité, prévoyance et possibilités de cotisations retraite
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27464. — 17 mars 2020. — M. Paul Molac appelle l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées, sur les très faibles capacités financières des personnes ayant été en longue période d’invalidité une fois qu’elles se retrouvent à la retraite. En effet, les personnes reconnues en invalidité du fait d’une maladie ou d’un accident non professionnel, qui ont vu leur temps de travail fortement réduit (catégorie 1) ou réduit à néant puisque déclarées inaptes à exercer une activité professionnelle (catégories 2 et 3), n’ont pas été en mesure, parce qu’elles touchaient une pension invalidité, de cotiser pour la retraite mais seulement de valider leurs trimestres, et cela sous certaines conditions. Destinée à compenser l’absence de revenus du travail, la pension invalidité, qui se veut être une aide financière périodiquement versée par l’assurance maladie aux personnes dans l’incapacité d’effectuer un travail rémunéré en raison de l’état de leur santé, cesse effectivement d’être versée dès que les bénéficiaires ont atteint l’âge requis pour demander le versement de leur pension de retraite. Résultat : à défaut d’avoir pu pleinement cotiser pour leur retraite, ces personnes se retrouvent avec de très faibles revenus débouchant sur des situations de vie précaires. Elles n’ont alors d’autres choix que de faire une demande d’allocation de solidarité aux personnes âgées. Or il serait possible d’améliorer le niveau de pensions de retraite d’une partie des personnes préalablement reconnues en invalidité. En effet, lorsque l’employeur a souscrit un contrat de prévoyance collective avec garantie invalidité, le salarié peut percevoir, en complément de sa pension invalidité, une rente d’invalidité lui permettant de pallier la perte de revenus jusqu’à sa retraite. Son montant dépend du contrat proposé par l’entreprise. Dans certains cas, cette garantie prévoyance est telle qu’il serait possible pour son bénéficiaire de faire l’objet de cotisations retraite. C’est pourquoi il propose que les personnes en invalidité, bénéficiant, en plus de leur pension invalidité, d’une prévoyance leur permettant de disposer de revenus supérieurs au revenu minimum (salaire minimum interprofessionnel de croissance ou SMIC), puissent être en mesure de se faire prélever des cotisations retraite, en vue d’améliorer leur pension vieillesse lorsqu’elles auront atteint l’âge légal de la retraite. Il souhaiterait connaître sa position sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27467</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2090</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Cendra Motin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées</ministreQuestion><ministreJO>Personnes handicapées</ministreJO><Objet>Amélioration conditions d’accès dispositifs médicaux personnes amputées
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27467. — 17 mars 2020. — Mme Cendra Motin interroge Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées, sur l’amélioration des conditions d’accès aux dispositifs médicaux des personnes handicapées amputées. Une enquête réalisée par l’Association de défense et d’étude des personnes amputées montre l’existence de disparités importantes dans le renouvellement et la prise en charge des dispositifs médicaux. Ces disparités contreviennent aux dispositions de l’article 114-1 du code de l’action sociale et des familles qui garantit l’égalité de traitement des personnes handicapées. Par ailleurs, les règles actuelles empêchent la prescription de deux prothèses différentes. Néanmoins, la prescription de deux prothèses différentes donnerait plus de souplesse à la personne amputée dans la construction de son projet de vie. Elle pourrait par exemple opter pour une seconde prothèse adaptée aux zones humides qui faciliterait de nombreuses tâches quotidiennes. Dans ce contexte, elle lui demande quelles dispositions sont prises pour limiter les disparités de traitement identifiées et si certains aménagements sont envisageables pour faciliter la construction des projets de vie des personnes amputées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27472</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2091</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bernard Perrut</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées</ministreQuestion><ministreJO>Personnes handicapées</ministreJO><Objet>Égalité de traitement des personnes amputées
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27472. — 17 mars 2020. — M. Bernard Perrut alerte Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées sur le principe d’égalité de traitement des personnes amputées, sur le territoire national. Avec l’inéluctable hausse des dépenses liées à l’appareillage orthopédique du fait du vieillissement de la population et de la prise en charge de nouvelles pathologies, tout retrait de dispositifs de la liste des produits et prestations entraîne une perte de chance pour tous les patients qui utilisent des éléments de prothèses au quotidien. Cette injustice s’ajoute aux disparités territoriales de traitement constatées dans une enquête menée par l’association de défense et d’étude des personnes amputées et qui révèle en effet de graves différences en termes de critères temporels de renouvellement appliqués par les organismes de prise en charge d’un département ou d’une région à l’autre. Quinze ans après la promulgation de la loi pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, il souhaite aujourd’hui comprendre comment elle compte lever ces freins aux projets de vie de ces personnes handicapées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27550</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2091</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Francis Vercamer</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées</ministreQuestion><ministreJO>Personnes handicapées</ministreJO><Objet>Aide à l’aménagement d’un véhicule adapté à une personne handicapée
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27550. — 17 mars 2020. — M. Francis Vercamer attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées, sur le reste à charge que supportent les personnes en manque d’autonomie dans le cadre de l’aménagement d’un véhicule pour se déplacer. En effet, le coût du matériel et de l’aménagement lui-même des véhicules adaptés aux personnes en situation de handicap peut s’avérer très onéreux. Cette situation conduit beaucoup de personnes en situation de handicap à renoncer à l’achat d’un véhicule adapté ou à aménager leur propre véhicule. Les conditions de remboursement de la MDPH et des mutuelles laissent un reste à charge aux personnes en invalidité, parfois si conséquent qu’il les conduit à une grande précarité. Or une personne véhiculée peut travailler et préserver les liens essentiels que permet de nouer toute vie sociale. Le handicap étant une grande cause de ce quinquennat, il lui demande quelles mesures le Gouvernement est prêt à mettre en œuvre afin d’offrir une véritable aide financière pour faciliter l’aménagement d’un véhicule adapté.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27551</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2091</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Demilly</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées</ministreQuestion><ministreJO>Personnes handicapées</ministreJO><Objet>Conditions d’emploi des travailleurs en situation de handicap en ESAT
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27551. — 17 mars 2020. — M. Stéphane Demilly interroge Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées, sur les conditions d’emploi des travailleurs en situation de handicap en établissements et services d’aide par le travail (ESAT). Aujourd’hui, en ce qui concerne ces établissements, les réflexions et travaux en cours visent à rendre le travail protégé plus inclusif. Toutefois, s’il convient de développer l’inclusion professionnelle des travailleurs handicapés en milieu ordinaire, des responsables d’établissements en charge de l’emploi durable des personnes en situation de handicap en France souhaiteraient pouvoir innover et à défaut, bénéficier d’une certaine souplesse d’adaptation du cadre réglementaire en lien avec les institutions concernées. En particulier, il lui demande donc s’il est envisageable que, dans le cadre de l’inclusion sociale et professionnelle, un travailleur en situation de handicap en ESAT, orienté par la maison départementale des personnes handicapées (MDPH), puisse cumuler deux temps partiels : un en milieu ordinaire et l’autre au sein du secteur du travail protégé. Par ailleurs, si un tel cas était envisageable, il souhaiterait savoir si les droits actuels notifiés par la MDPH pourraient être maintenus et renouvelés à des fins de sécurisation du parcours.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27554</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2091</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Trompille</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées</ministreQuestion><ministreJO>Personnes handicapées</ministreJO><Objet>Meilleure prise en charge pour les personnes handicapées
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27554. — 17 mars 2020. — M. Stéphane Trompille attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées, sur une évolution du système de santé pour les personnes handicapées. La liste des produits et prestations (LPP) définit les dispositifs remboursables par la sécurité sociale. Des économies sont effectuées par le Comité économique des produits de Santé (CEPS). Ainsi une baisse des tarifs est automatiquement faite lorsqu’un secteur de la LPP augmente ses dépenses et que celles-ci dépassent le taux de l’objectif national de dépenses d’assurance maladie (ONDAM). Cependant, en raison du vieillissement de la population, il risque d’y avoir une augmentation mécanique des grands appareillages orthopédiques externes (Titre II- Chapitre 7 de la LPP). Par conséquent, si une perte de remboursement pour un appareillage du quotidien peut à terme exister pour des personnes en situation de handicap, il est clair que cela serait un frein à leur épanouissement social et personnel ainsi qu’une perte de chance pour une insertion professionnelle. Actuellement, les personnes touchées par une amputation ont droit à deux prothèses complètes. Il s’agit de deux prescriptions identiques. Aussi, les deux prothèses ne peuvent servir que pour une seule et même activité. À titre d’exemple, il n’est pas possible pour le patient de recevoir une seconde prothèse comme celles conçues pour les zones humides, autrement dit un appareillage permettant à la personne de faire sa toilette quotidienne dans les meilleures conditions. Il lui demande quels sont les moyens qui seront mis en œuvre pour éviter de pénaliser des patients qui risquent de voir une disparition de leur remboursement et les possibles actions pour supprimer de la meilleure des façons certains freins au projet de vie des personnes amputées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27556</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2092</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Damien Abad</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées</ministreQuestion><ministreJO>Personnes handicapées</ministreJO><Objet>Revalorisation de la pension d’invalidité
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27556. — 17 mars 2020. — M. Damien Abad attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées, sur la revalorisation de la pension d’invalidité. Cette pension peut être perçue par des personnes considérées comme invalides, sous certaines conditions. En effet, pour déterminer le montant de la pension, les personnes invalides sont classées par la sécurité sociale en trois catégories, en fonction de leur situation. Pour les personnes appartenant à la catégorie 2, exercer une activité professionnelle en complément de ce versement n’est pas toujours possible. Elles dépendent donc principalement de cette allocation comme source de revenu. Dans certains cas, la personne n’est pas éligible à l’allocation aux adultes handicapés (AAH) et ne peut donc pas cumuler l’AAH et la pension d’invalidité. Même si cette dernière est revalorisée tous les ans, son indexation sur l’inflation reste faible. En avril 2019, elle a été réévaluée à 0,3 % alors que l’inflation des prix se situait à 1,3 %, impactant le pouvoir d’achat des individus concernés. Aussi, il souhaiterait savoir si une augmentation de la pension d’invalidité est prévue pour permettre aux personnes concernées de conserver leur pouvoir d’achat.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27557</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2092</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Dassault</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées</ministreQuestion><ministreJO>Personnes handicapées</ministreJO><Objet>Situation des familles de jeunes enfants en situation de handicap
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27557. — 17 mars 2020. — M. Olivier Dassault attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées, sur la situation des familles de jeunes enfants en situation de handicap. Compte tenu du manque d’accueil en structure collective, ces enfants sont souvent gardés chez des nourrices agréées. Certaines familles les déclarent sur Pajeemploi. Or, à partir de l’âge de 6 ans, il n’existe plus de déductibilité fiscale possible au niveau des impôts sur le revenu. Pourtant, le coût important persiste et les enfants sont loins d’être autonomes. Il souhaiterait savoir si le Gouvernement envisage de supprimer la limite d’âge pour les enfants en situation de handicap.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27558</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2092</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie Guévenoux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées</ministreQuestion><ministreJO>Personnes handicapées</ministreJO><Objet>Versement de l’AAH aux retraités
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27558. — 17 mars 2020. — Mme Marie Guévenoux appelle l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées sur l’attribution de l’AAH aux retraités. Un décret récent permet à ces personnes dont le taux d’invalidité est de 80 % ou plus de continuer à percevoir cette allocation, ce dont il convient de se féliciter. Mais celles et ceux dont le taux d’invalidité est compris entre 50 et 80 % ne perçoivent plus cette allocation, ce qui représente pour certains une baisse de revenus importante. Elle lui demande si des modifications pourraient être apportées pour corriger ou atténuer les effets de ce dispositif.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27580</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2093</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Xavier Paluszkiewicz</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État auprès du ministre des solidarités et de la santé, chargé des retraites</ministreQuestion><ministreJO>Retraites</ministreJO><Objet>Revalorisation des retraites des mineurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27580. — 17 mars 2020. — M. Xavier Paluszkiewicz appelle l’attention de M. le secrétaire d’État auprès du ministre des solidarités et de la santé, chargé des retraites, sur la nécessité de mettre un terme aux discriminations qui perdurent entre les anciennes et nouvelles pensions de retraite minière. Depuis le dispositif mis en place en 2001, l’inégalité de traitement perdure entre les retraités d’un même régime à cause du système de rattrapage différencié établi selon l’année de départ à la retraite. La revalorisation de la retraite des anciens mineurs partis avant 1987, soit 80 % des pensionnés, était de 1,50 % alors que ceux partis après 1987 furent rattrapés de 18,50 %. Bien que cela ait été une avancée qu’il faut saluer, il ne faut pas moins considérer l’ensemble des retraités de ce régime et plus particulièrement celui des aînés qui ont contribué au prix de leur santé, parfois de leur vie, à faire de la France un grand pays industriel. Il est donc essentiel de mettre fin aux discriminations qui persistent entre les anciens et les nouveaux retraités de ce régime pour que la justice sociale soit la même pour toutes et tous. Dès lors, il le sollicite pour rétablir l’équité et la solidarité d’une revalorisation des retraites des mineurs les plus âgés et donc d’une majoration du taux de réversion qui leur est attribué.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27455</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2093</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Virginie Duby-Muller</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Difficultés des opticiens avec le dispositif 100 % santé
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27455. — 17 mars 2020. — Mme Virginie Duby-Muller alerte M. le ministre des solidarités et de la santé sur les difficultés rencontrées par les opticiens dans le cadre du déploiement du dispositif 100 % santé. En effet, entamée en 2019, la réforme 100 % santé prévoit un reste à charge zéro pour les patients sur les soins optiques, dentaires et auditifs progressivement jusqu’en 2021. Ainsi, depuis le 1er janvier 2020, le panier 100 % santé en optique (monture et verres) est garanti sans reste à charge. Toutefois, des difficultés administratives entre les opticiens et les mutuelles rendent compliqué le déploiement du dispositif, occasionnant des retards dans les remboursements pour les patients. La loi prévoit en effet que les codes LPP, nomenclature permettant d’identifier les verres et les montures, ne doivent plus être transmis par les opticiens aux mutuelles, de même que les ordonnances. Ces codes LPP sont remplacés par des codes de regroupement qui permettent une plus grande confidentialité dans la transmission des données optiques. Il apparaît toutefois que les mutuelles refusent encore les dossiers avec les codes de regroupement et exigent les anciens codes ainsi que l’ordonnance. Sans transmission par les patients, ces derniers ne sont pas remboursés. Les délais de remboursement ainsi que de livraison des dispositifs de correction visuelle s’en trouvent par conséquent ralentis, alors que les plateformes de tiers payants ne sont toujours pas mises à jour au 15 janvier 2020. Les retards accumulés dans la gestion des dossiers, le blocage des organismes complémentaires d’assurance maladie, l’impossibilité de tiers-payant sur les 15 derniers jours de décembre 2019 se traduisent pour les opticiens par une baisse de chiffre d’affaires de plus de 30 % en ce début d’année 2020. Aussi, elle souhaite connaître les garanties obtenues pas le Gouvernement pour le respect de la réforme.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27456</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2093</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Benoit</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>État d’avancement de la réforme du « 100 % santé » dans le secteur optique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27456. — 17 mars 2020. — M. Thierry Benoit interroge M. le ministre des solidarités et de la santé sur l’état d’avancement de la réforme du « 100 % santé », notamment dans le secteur optique. Depuis le 1er janvier 2020, cette réforme permettant de réduire le reste à charge a franchi une étape majeure : les lunettes et certaines prothèses dentaires sont désormais remboursées intégralement par la sécurité sociale et les complémentaires santé. L’objectif de cette réforme est louable : améliorer l’accès à des soins de qualité et renforcer la prévention. En effet, plus d’un Français sur dix renonce à s’équiper de lunettes de vue pour des raisons financières. Pour les 20 % de Français ayant les revenus les plus faibles, ce taux est encore plus élevé, puisqu’il concerne 17 % d’entre eux. Cependant, il semble que la mise en œuvre de la réforme soulève des difficultés, notamment auprès des professionnels. L’opacité persistante sur certaines questions ainsi que le calendrier d’application et ses répercussions financières sont notamment mis en cause. Les opticiens ont en effet consenti de nombreux efforts pour s’adapter à ces nouvelles exigences : mise en place, dans des délais très courts, de nouvelles références et lignes de codes, adaptation des matériels informatiques. Le 2 janvier 2020, les plateformes de gestion du tiers-payant n’étaient pas opérationnelles tandis que, à cette date, aucune prise en charge n’était acceptée sans communication de l’ordonnance et des codes de remboursement sécurité sociale. Ces demandes posent problème dans la mesure où le code de la sécurité sociale, le code de la santé publique et la loi informatique et libertés encadrent strictement la transmission de données personnelles. Ces dysfonctionnements retardent le traitement des dossiers mais imposent aussi de nouvelles difficultés pour la filière optique. Aussi, il demande au Gouvernement quelles garanties peuvent être proposées à la filière optique pour garantir la réussite de cette réforme et s’assurer que les professionnels ne soient pas soumis à des contraintes administratives et financières dommageables pour leur activité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27457</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2094</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Damien Pichereau</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Mise en place du 100 % santé dans l’optique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27457. — 17 mars 2020. — M. Damien Pichereau attire l’attention de M. le ministre des solidarités et de la santé sur la mise en place de la réforme du 100 % santé dans le secteur de l’optique. Un comité de suivi a eu lieu le 9 février 2020, sous l’égide de Mme Mathilde Lignot-Leloup, directrice de la sécurité sociale, en présence des parties prenantes (représentants des opticiens, des ophtalmologues, des organismes complémentaires d’assurance maladie, ainsi que la Caisse nationale d’assurance maladie et les administrations impliquées), afin de faire le point sur le démarrage de la réforme dans ce secteur. Dans sa circonscription, M. le député a été sollicité par des professionnels de l’optique qui l’informent de nombreux dysfonctionnements, notamment l’impossibilité d’accéder à la plateforme de gestion du tiers-payant. Dans le même temps, les opticiens lui rapportent également une double demande formulée par les organismes complémentaires d’assurance maladie (communication de l’ordonnance et des codes de remboursement de sécurité sociale détaillés). Tous ces dysfonctionnements et surcharges administratives retarderaient le règlement des dossiers par les organismes complémentaires d’assurance maladie et nuiraient ainsi à la bonne efficience de la réforme votée par la majorité. Aussi, il souhaite avoir l’avis du Gouvernement sur la mise en place de cette réforme, et savoir comment il compte s’assurer de la bonne mise en œuvre, par tous les acteurs, de cette avancée majeure pour la santé des Français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27458</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2094</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jacques Marilossian</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Mise en place du 100 % santé en optique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27458. — 17 mars 2020. — M. Jacques Marilossian attire l’attention de M. le ministre des solidarités et de la santé sur la mise en place de la réforme du « 100 % santé », dite « reste à charge zéro » dans le domaine de l’optique. En effet, les opticiens ont préparé cette réforme en révisant leurs logiciels, en mettant à jour leurs stocks en montures « 100 % santé » et leurs stocks de verres. Cependant, au 15 février 2020, les organismes complémentaires d’assurance maladie n’acceptaient pas de demande de prise en charge sans communication de l’ordonnance et des codes des remboursement sécurité sociale détaillés alors que la transmission de ces données personnelles de santé est interdite. Les opticiens sont ainsi confrontés à des difficultés légales vis-à-vis des complémentaires santé ainsi qu’à des dysfonctionnements techniques. Le chiffre d’affaires de la profession serait impacté de plus de 30 % en ce début d’année. Il souhaite donc savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour régler cette situation entre opticiens et organismes complémentaires d’assurance maladie dans l’intérêt des Français, de leur santé optique et de leur pouvoir d’achat.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27459</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2094</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Martial Saddier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Mise en œuvre de la réforme « 100 % santé » en optique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27459. — 17 mars 2020. — M. Martial Saddier attire l’attention de M. le ministre des solidarités et de la santé sur la mise en œuvre de la réforme du « 100 % santé » en optique. Depuis le 1er janvier 2020, la prise en charge de certaines montures et de certains verres est intégralement garantie sans reste à charge pour tous les Français. Toutefois, en pratique, l’application de cette mesure n’est pas sans difficulté pour les opticiens. Pour prendre en charge un dossier, les organismes complémentaires d’assurance maladie exigent l’ordonnance et les codes de remboursement sécurité sociale détaillés, ce qui est contraire à la loi. De plus, la fermeture, dès le 15 décembre 2019, de l’accès au tiers-payant par les organismes complémentaires, pour préparer leur système informatique, continue de générer des retards dans la gestion des dossiers, ce qui est fortement pénalisant pour les patients qui ne peuvent ainsi pas être remboursés. Aussi, il souhaite connaître la position du Gouvernement sur cette situation et les mesures qu’il envisage pour permettre une meilleure mise en œuvre de la réforme « 100 % santé » en optique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27460</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2095</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Peu</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Modalités d’application de l’article L. 141‑4 du code des assurances
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27460. — 17 mars 2020. — M. Stéphane Peu appelle l’attention de M. le ministre des solidarités et de la santé sur les modalités d’application de l’article L. 141-4 du code des assurances. Ce dernier prévoit que, en cas de résiliation du contrat de prévoyance, l’employeur a la charge d’en avertir le salarié. Après avoir été alerté par les partenaires sociaux sur divers cas de non-application de cet article au sein de plusieurs entreprises, M. le député a décidé de se saisir de la question. Dans les cas qui lui ont été rapportés, les salariés continuaient à cotiser via des retenues sur salaire alors même que leurs employeurs étaient placés en liquidation judiciaire. Ils rencontrent de multiples difficultés quant à l’obtention d’une potentielle réparation du préjudice causé. Ces asymétries d’informations indésirables peuvent être induites par de nombreux facteurs. C’est pourquoi, dans le monde syndical, des voix s’élèvent contre l’absence de règlementation régissant les rapports entre salariés et assureurs. Ainsi, il souhaite savoir s’il serait favorable à l’entrée d’une disposition dans l’article précité donnant l’obligation aux assureurs de prévenir le salarié assuré en cas de résiliation du contrat de prévoyance ou de mutuelle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27461</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2095</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Beauvais</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Opticiens - dispositif 100 % santé
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27461. — 17 mars 2020. — Mme Valérie Beauvais attire l’attention de M. le ministre des solidarités et de la santé sur les graves difficultés rencontrées par les opticiens dans le cadre du déploiement du dispositif « 100 % santé » qui, depuis le 1er janvier 2020, prévoit un panier de soins optiques garanti sans reste à charge. La nomenclature a d’abord dû évoluer pour tenir compte de la réforme. Si les opticiens se sont préparés, tel n’est pas le cas de la sécurité sociale et des Ocam. Le Gouvernement ayant tardé à communiquer son cahier des charges, la mise au point des logiciels avec la nouvelle nomenclature n’a pu être réalisée à temps. En conséquence, les opticiens doivent bien souvent réaliser les dossiers de remboursement manuellement afin de permettre à la réforme de réellement voir le jour. De grandes difficultés administratives entre les opticiens et les mutuelles rendent le déploiement du dispositif compliqué et occasionnent des retards dans les remboursements pour les patients. Par ailleurs, les plateformes de tiers payant ne sont toujours pas mises à jour. Ces dysfonctionnements empêchent ainsi la mise en place du tiers payant pour le panier A, pourtant promise par le Gouvernement. Il s’ensuit que les assurés doivent réaliser l’avance de frais, à rebours de l’objectif poursuivi par la réforme. Les opticiens se retrouvent avec de nombreux dossiers en attente qu’ils ne peuvent facturer, avec toutes les incidences que cela peut avoir sur leur chiffre d’affaires. Les opticiens font pourtant vivre le commerce de proximité et sont reconnus pour l’excellence de leur savoir-faire. Ces mauvaises conditions de mise en œuvre s’ajoutent à la crainte d’une perte de qualité des interventions des opticiens. Les entreprises françaises de l’optique, réputées pour leur excellence, craignent également de ne pouvoir résister à la concurrence étrangère de produits low cost. C’est l’ensemble de la filière optique française qui est ainsi déstabilisée par la réforme. En conséquence, elle lui demande de lui indiquer, d’une part, quelles mesures le Gouvernement entend mettre en œuvre pour mettre fin à ces dysfonctionnements dans l’application de la réforme, afin de ne pas léser les patients et les opticiens et, d’autre part, quelles garanties il entend apporter à la filière optique française pour le maintien de son dynamisme.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27462</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2095</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Molac</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Prise en charge de la complémentaire santé dans le domaine public
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27462. — 17 mars 2020. — M. Paul Molac attire l’attention de M. le ministre des solidarités et de la santé sur l’absence d’obligation par les employeurs du secteur public de prendre à leur charge la moitié a minima du coût de la complémentaire santé souscrite par leurs employés. Depuis le 1er janvier 2016, la loi a imposé cette obligation à toutes les entreprises de droit privé, sans que cette disposition ne soit applicable aux 5,4 millions de fonctionnaires. Cette situation entraîne une disparité de traitement entre les salariés du privé et les agents de la fonction publique. Le taux de renonciation pour les agents publics serait de 41 % contre 25 à 30 % de moyenne nationale. La question même de l’équité vis-à-vis de la protection de la santé se pose. Ainsi, il souhaite connaître les projets du Gouvernement sur cette question de la participation des employeurs publics au financement des mutuelles des agents et si le Gouvernement entend aligner les droits des salariés du secteur privé sur ceux des agents du service public dans le cadre des projets menés avec CAP 2022.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27463</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2096</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Ledoux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>100 % santé : contrôle du devoir d’information des spécialistes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27463. — 17 mars 2020. — M. Vincent Ledoux attire l’attention de M. le ministre des solidarités et de la santé sur le principe de la réforme du 100 % santé qui propose à tous les bénéficiaires d’une complémentaire santé ou de la CMU-c, afin d’améliorer l’accès à des soins de qualité, une prise en charge à 100 % des équipements en optique, en prothèses dentaires ou encore dans le domaine de l’audiologie. Si, d’après un test sur les audioprothèses de l’association de consommateurs UFC-Que Choisir, la qualité des prestations est équivalente aux modèles les plus chers, le succès de cette réforme repose grandement sur les professionnels de santé dont le rôle d’information est prépondérant. En effet, pour la réussite du 100 % santé, les opticiens, dentistes ou autres audioprothésistes se doivent de présenter et soutenir ces offres intégralement remboursées auprès de leurs patients et non de se contenter d’indiquer leur existence sans les pratiquer. Aussi, il souhaite connaître les dispositions que compte prendre le Gouvernement afin de s’assurer que le devoir de conseil des médecins et spécialistes vis-à-vis de leurs patients prévaut, tout en veillant, dans l’attente de l’application de la résiliation à tout moment des contrats santé, à ce que cela n’entraîne pas une augmentation des cotisations.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27465</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2096</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Didier Le Gac</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Situation de veuves de marins exposés à l’amiante
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27465. — 17 mars 2020. — M. Didier Le Gac attire l’attention de M. le ministre des solidarités et de la santé sur la situation de certaines veuves de marins décédés d’une pathologie professionnelle asbestosique, provoquée par l’exposition à l’amiante, et qui ne peuvent aujourd’hui bénéficier du droit d’option entre la pension de retraite anticipée (PRA) et la pension d’invalidité maladie professionnelle (PIMP) versée à leur mari. Initialement, le cumul de ces pensions était interdit par l’article 18 alinéa 1 du décret du 17 juin 1938 relatif à la réorganisation et à l’unification du régime d’assurance des marins, qui pose en principe que « la pension pour accident professionnel peut se cumuler avec une pension de vieillesse sur la caisse de retraite des marins, mais non avec une pension anticipée ou proportionnelle d’invalidité sur cette caisse, non plus qu’avec la pension d’invalidité prévue par l’article 48 du présent décret ». Ainsi, en pratique, le marin titulaire d’une PRA qui développait par la suite une pathologie professionnelle asbestosique se voyait notifier une prise en charge de sa maladie et la mention de l’impossibilité du versement d’une PIMP du fait de l’octroi antérieur d’une PRA. Pour remédier à cette situation, le décret n° 2016-116 du 4 février 2016 est venu modifier l’article 21-4 du décret de 1938, en disposant que, par exception au principe, « lorsque, après l’octroi de la pension anticipée prévue à l’article L. 5552-7 du code des transports, une maladie professionnelle à évolution lente se déclare et ouvre droit à une pension d’invalidité pour maladie professionnelle, le bénéficiaire doit opter définitivement entre la pension anticipée et la pension d’invalidité pour maladie professionnelle ». Il s’agit d’un progrès pour les marins victimes de ces pathologies à évolution lente qui, bien souvent, ont développé après leur départ en PRA une maladie directement due aux conditions de travail qui ont justifié leur incapacité de naviguer. Cette possibilité est d’une grande importance pour les veuves de ces marins qui, suite au décès de ces derniers, se verront verser la pension de réversion correspondant au choix effectué. Néanmoins, à l’occasion de la demande de mise en œuvre de ce droit d’option, certaines veuves de marins décédés d’une pathologie professionnelle se sont vu refuser par l’ENIM le bénéfice de cette option au motif qu’elle n’appartiendrait qu’au seul marin titulaire d’une PRA, et que sa veuve ne peut s’en prévaloir dès lors que son mari décède avant l’entrée en vigueur du décret du 4 février 2016. Or c’est bien en tant qu’ayant-droit bénéficiaire de la PRA de leur mari décédé que certaines veuves demandent à l’ENIM d’opter pour une PIMP. Cette situation peut apparaître d’autant plus injuste que l’article 62 du décret du 17 juin 1938 avait également été modifié par un décret du 28 août 2001 et permettait alors aux ayants droit d’un marin décédé avant le 1er juillet 1999 des suites d’une maladie ayant son origine dans un risque professionnel de bénéficier, à leur demande, des dispositions du décret, même s’ils avaient lors du décès de l’assuré opté pour une pension sur la caisse de retraites des marins. Il en résulte que les veuves des marins décédés entre le 1er juillet 1999 et le 4 février 2016 se retrouvent privées de ce droit d’option concernant la pension de réversion dont elles bénéficient. C’est pourquoi il lui demande quelles sont les intentions du Gouvernement pour accueillir les demandes de ces veuves, au nombre de huit aujourd’hui, ou encore si l’article 21-4 du décret de 1938 pourrait être modifié en accordant également, et expressément, ce droit d’option aux ayants droit des bénéficiaires ayant déclaré leur maladie après le 1er juillet 1999.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27466</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2097</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bernard Perrut</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Accident du travail des indépendants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27466. — 17 mars 2020. — M. Bernard Perrut interroge M. le ministre des solidarités et de la santé sur le cas d’indépendants qui, suite à un accident dans le cadre de leur vie professionnelle, se verraient refuser la prise en charge de leurs frais médiaux par la CPAM. Les travailleurs indépendants, qui ont intégré le régime général au 1er janvier 2020, n’ayant pas l’obligation de cotiser à la branche accident du travail et maladies professionnelles de la sécurité sociale, ne peuvent pas bénéficier de prestations spécifiques en cas d’accident du travail. Pour autant, comme toute personne travaillant ou résidant en France de manière stable et régulière, ils ont le droit à la prise en charge par la sécurité sociale de leurs frais de santé tout au long de leur vie (article L. 160-1 du code de la sécurité sociale). Si la souscription volontaire d’une assurance maladie AT - MP peut s’avérer utile pour le remboursement des soins, il est important de rappeler qu’elle n’est pas indispensable pour bénéficier des prestations de base de l’assurance maladie et cela que la maladie ou l’incapacité soit liée à la vie professionnelle ou non. Cette difficulté que rencontrent les indépendants résulte du fait qu’en remplissant le formulaire de soins, les médecins cochent la case « accident du travail » et envoient de fait la demande de remboursement à ce service qui n’assure pas les indépendants. Une simple réorientation au service compétent pour les prestations obligatoires de base permettrait d’éviter ces situations. C’est pourquoi il souhaite aujourd’hui savoir si une communication précise de l’assurance maladie auprès des praticiens, des travailleurs indépendants et de ses services sur les droits des assurés et le respect des circuits de remboursement est prévue pour résoudre ces erreurs qui nuisent aux droits des travailleurs indépendants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27468</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2097</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yves Daniel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Analyse budgétaire déremboursement de l’homéopathie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27468. — 17 mars 2020. — M. Yves Daniel appelle l’attention de M. le ministre des solidarités et de la santé sur l’évolution de la prise en charge des médicaments homéopathiques et son coût pour la sécurité sociale. Avant le 1er janvier 2020, les produits homéopathiques étaient remboursés à hauteur de 30 % par l’assurance maladie. D’après les données de la CNAM pour 2018, le coût réel des remboursements de médicaments homéopathiques s’élève à 0,29 % du budget total de la sécurité sociale. Depuis le 1er janvier 2020, avec le passage à un remboursement à 15 %, ce coût sera encore plus faible. On peut même supposer qu’il tendra vers 0 puisque la franchise de 50 centimes par boîte de médicaments devrait être supérieure dans bien des cas au remboursement dû par la sécurité sociale. Il souhaite donc une analyse détaillée du coût réel de la prise en charge des traitements homéopathiques sur les trois ou six premiers mois de l’année 2020. Il souhaiterait aussi connaître son appréciation sur la nécessité de poursuivre le déremboursement alors que le transfert vers le non remboursé occasionnera une hausse du coût des produits, une difficulté d’accès à ces thérapies pour les plus modestes et des transferts de prescriptions coûteux et souvent non souhaitables.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27469</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2097</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Straumann</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Avenir des maisons de naissance
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27469. — 17 mars 2020. — M. Éric Straumann interroge M. le ministre des solidarités et de la santé sur la pérennisation du financement des maisons de naissance. Huit structures existent actuellement en France, dont Manala, Maison de naissance Alsace, implantée à Sélestat. Ces maisons de naissance ont été mises en place dans le cadre d’une expérimentation lancée le 23 novembre 2015 par le Gouvernement. Cette expérimentation prend fin en novembre 2020. Ce type de structure permet d’élargir l’offre de soins autour de la naissance. En comparaison avec nos voisins européens, il existe aujourd’hui 169 lieux de ce type au Royaume-Uni, une centaine en Allemagne ou encore 25 en Suisse. Ces structures, souvent portées par une association, cogérées par des sages-femmes et des parents, sont toujours situées à proximité immédiate de maternités car c’est l’une des conditions de leur agrément d’ouverture. Elles s’adressent à des femmes présentant des grossesses à bas risques, souhaitant un accouchement physiologique sécurisé et un retour rapide à domicile, quelques heures après la naissance. Une étude réalisée par un groupe de recherche indépendant vient d’être publiée et ses conclusions ont été présentées à la fin du mois de novembre 2019. Ce rapport, le premier sur le sujet, souligne que les huit maisons de naissance ouvertes en France depuis 2016 offrent « un niveau de sécurité satisfaisant » et « ont des résultats comparables » à ceux des autres pays à niveau de vie élevé, avec notamment « des complications maternelles peu voire très peu fréquentes » et « une très faible fréquence d’interventions » au cours du travail. La loi n° 2013-1118 du 6 décembre 2013 dispose que le Gouvernement adresse au Parlement une évaluation du dispositif avant la fin novembre 2019. Cette évaluation n’a, à ce jour, pas été transmise au Parlement. Alors que les études et la pratique démontrent la pertinence des maisons de naissance, ces dernières risquent de disparaître du fait de la suppression de financements à la fin de l’année 2020. Il souhaite connaître le sort qui sera réservé par le Gouvernement à ces maisons de naissance.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27470</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2098</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Caroline Janvier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Congé de paternité en cas d’hospitalisation à domicile d’un nouveau-né prématuré
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27470. — 17 mars 2020. — Mme Caroline Janvier interroge M. le ministre des solidarités et de la santé sur le congé parental prévu en cas d’hospitalisation à domicile d’un bébé prématuré. Grâce à un décret publié le 25 juin 2019 et entré en vigueur le 1er juillet 2019, le congé de paternité est désormais allongé lorsque l’enfant né prématurément est hospitalisé dans une unité de soins de néonatalogie ou de réanimation néonatale, et peut se prolonger jusqu’à trente jours après la naissance de l’enfant. Près de soixante mille bébés prématurés sont ainsi hospitalisés dès leur naissance tous les ans en France. Cette mesure, visant à permettre au père de l’enfant prématuré de l’accompagner lors de son séjour à l’hôpital à sa naissance, aux côtés de la mère, permet de renforcer les droits parentaux des Français. Néanmoins, ce décret n’inclut pas l’hospitalisation à domicile parmi les formes d’hospitalisation permettant au père de bénéficier de ce congé spécifique supplémentaire. Cette hospitalisation à domicile répond pourtant aux mêmes exigences que l’hospitalisation en unité médicale et c’est l’une des raisons pour lesquelles 245 bébés prématurés furent hospitalisés à domicile en 2017. Elle l’interroge ainsi sur l’éventualité d’une extension de ce congé de paternité en cas de naissance prématurée d’un enfant aux situations où ce dernier fait l’objet d’une hospitalisation à domicile.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27471</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2098</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Catherine Osson</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Défaut de prise en charge de thérapies des maladies neurodégénératives
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27471. — 17 mars 2020. — Mme Catherine Osson appelle l’attention de M. le ministre des solidarités et de la santé sur l’existence de thérapies des maladies neuromusculaires, dont les effets positifs sur la santé des patients semblent avérés, mais dont la prise en charge n’est pas assurée en France. En effet, nombre de ces maladies ont une origine génétique, rendant leur évolution et la dégénérescence inévitables. Cependant, il ressort de témoignages de patients que deux procédures, l’une pratiquée en Espagne (la myoténofasciotomie), l’autre en France proposée par des kinésithérapeutes intervenant dans un cadre associatif (le biofeedback ), permettraient de soulager les personnes atteintes de maladies neurodégénératives. La première paraît controversée, mais attire, ainsi qu’en témoignent les articles publiés dans diverses revues, ou encore une étude de l’INSERM publiée en 2018, cristallisant les attentions autour d’un médecin, Igor Nazarov (praticien de référence sur la question), et suscitant donc des mobilisations de parents d’enfants malades, qui décident d’avoir recours à la technique. La seconde est pour sa part proposée en France mais n’est pas prise en charge financièrement dans le cadre des traitements pouvant être prescrits. Les familles des enfants bénéficiant de ces procédures ne sont pas en mesure, d’une part, de savoir si elles sont réellement bénéfiques, et, d’autre part, de les prendre en charge systématiquement. Au regard de l’engouement qui se développe autour de ces pratiques en France, elle attire l’attention du Gouvernement, afin que des études puisse être menées tant sur leur bienfondé que sur l’éventualité de l’organisation d’une prise en charge en qualité de frais médicaux entrant dans les nomenclatures.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27473</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2098</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Pascale Fontenel-Personne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Facturation des Smur
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27473. — 17 mars 2020. — Mme Pascale Fontenel-Personne attire l’attention de M. le ministre des solidarités et de la santé sur les conditions de prise en charge des transports Smur (structure mobile d’urgence et de réanimation). Ces transports correspondent à l’exercice de la mission de service public d’aide médicale urgente. Ils sont ainsi financés par l’enveloppe « Mission d’intérêt général » de l’établissement gestionnaire de la Smur. Cependant, lors de transports Smur primaires, c’est-à-dire du lieu de prise en charge (voie publique, domicile) au lieu d’hospitalisation, certains établissements sollicitent la participation financière du patient ou de sa mutuelle via la facturation d’un ticket modérateur. Sans que leur légalité ne soit assurée, des factures de 500 à 750 euros en moyenne sont ainsi recouvrées auprès des patients. Dans un contexte d’attention accrue du reste à charge des patients et de lutte contre les inégalités d’accès aux soins, elle l’interroge sur les dispositions juridiques précises qu’il souhaiterait prendre afin de préciser les conditions de facturation et de prise en charge des transports Smur sur l’ensemble du territoire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27474</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2099</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Justine Benin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Prise en charge des dispositifs orthopédiques pour les personnes amputées
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27474. — 17 mars 2020. — Mme Justine Benin attire l’attention de M. le ministre des solidarités et de la santé sur la prise en charge par l’assurance maladie des dispositifs de grand appareillage orthopédique pour les personnes amputées. Le Comité économique des produits de santé (CEPS) a pour directive d’appliquer automatiquement des baisses de tarifs lorsque l’évolution des dépenses d’un secteur de la liste des produits et prestations dépasse la progression du taux de l’objectif national de dépenses d’assurance maladie (Ondam). Or, la hausse des dépenses liées au grand appareillage orthopédique semble inéluctable, compte tenu du vieillissement de la population, de la croissance des pathologies chroniques et de la mise sur le marché de dispositifs de plus en plus innovants et à forte valeur ajoutée pour les patients. Il s’agit généralement de prothèses utilisées au quotidien, permettant aux patients de vivre plus facilement avec leur handicap, et qui influent directement sur leurs capacités de mobilité. À ce titre, d’ailleurs, le guide-barème pour l’attribution d’un taux d’invalidité tient compte aujourd’hui de ces avancées technologiques en modulant les taux accordés. Il est ainsi essentiel de maintenir des niveaux de remboursement exigeants pour ces appareils médicaux « afin qu’ils profitent à tous », ce qui n’est pas le cas aujourd’hui puisqu’à titre d’exemple, un pied à restitution d’énergie a été retiré de la liste des produits et prestations. Par ailleurs, certaines associations de personnes amputées et appareillées déplorent les disparités observées entre les territoires, notamment en termes de critères temporels de renouvellement appliqués par les organismes de prise en charge d’un département ou d’une région à l’autre. Aussi, elle souhaite savoir quelles mesures il entend mettre en œuvre pour améliorer l’accès aux dispositifs médicaux des personnes en situation de handicap lié à une amputation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27475</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2099</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laurence Dumont</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Prise en charge des transports Smur
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27475. — 17 mars 2020. — Mme Laurence Dumont attire l’attention de M. le ministre des solidarités et de la santé sur les conditions de prise en charge des transports Smur (structure mobile d’urgence et de réanimation). Ces transports correspondent à l’exercice de la mission de service public d’aide médicale urgente. Ils sont aussi financés par l’enveloppe mission d’intérêt général (MIG) de l’établissement gestionnaire de la Smur. Cependant, lors de transports Smur primaires - du lieu de prise en charge (voie publique, domicile…) au lieu d’hospitalisation - certains établissements sollicitent la participation financière du patient via la facturation d’un ticket modérateur. Des factures de 500 à 750 euros en moyenne sont ainsi recouvrées de façon hétérogène auprès des patients entraînant des effets délétères et une rupture d’égalité. Cette situation, qui serait due à l’insuffisance de dotation du MIG, entraîne une augmentation du reste à charge des patients et des inégalités d’accès aux soins. Aussi, elle souhaite connaître sa position sur ces pratiques et les mesures qu’il entend mettre en œuvre, tant sur le stock que sur le flux des factures.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27476</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2099</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Damien Pichereau</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Prise en charge du transport bariatrique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27476. — 17 mars 2020. — M. Damien Pichereau interroge M. le ministre des solidarités et de la santé sur la réponse qu’il a apportée à sa précédente question écrite sur la prise en charge du transport bariatrique (question n° 27060 en date du 3 mars 2020) qui appelle de sa part plusieurs questions supplémentaires. Pour commencer, en ce qui concerne la prise en charge financière et les négociations conventionnelles, il aimerait connaître le calendrier de ces négociations et le cadre qui sera fixé par le Gouvernement. Dans un second temps, même si l’équipement des centres spécialisés de l’obésité (CSO) est une avancée certaine, la prise en charge de certaines pathologies peut se faire au sein d’autres établissements, hors CSO. Il souhaiterait donc également connaître les intentions du Gouvernement au regard de l’équipement et la prise en charge du transport bariatrique dans ces cas de figure.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27478</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2099</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Agnès Firmin Le Bodo</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Règles de financement du Smur
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27478. — 17 mars 2020. — Mme Agnès Firmin Le Bodo attire l’attention de M. le ministre des solidarités et de la santé sur les conditions de prise en charge des transports Smur (structure mobile d’urgence et de réanimation). Ces transports relèvent de l’exercice de la mission de service public d’aide médicale urgente. Aussi sont-ils financés par l’enveloppe « mission d’intérêt général » de l’établissement gestionnaire de la Smur. Il semble que lors de transports Smur primaires, certains établissements sollicitent la participation financière des patients par paiement d’un ticket modérateur pouvant aller jusqu’à 700 euros. Madame le Député s’interroge sur la légalité de telles pratiques. Aussi il lui serait agréable de connaître la règle à appliquer, tant pour les factures existantes que celles à venir et ceci dans un contexte d’attention aiguë portée au reste à charge des patients, notamment les plus fragiles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27479</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2100</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alain Perea</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Sécurité sociale - ALD - Encouragement au maintien en activité
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27479. — 17 mars 2020. — M. Alain Perea attire l’attention de M. le ministre des solidarités et de la santé sur la difficulté rencontrée par les personnes en affectation longue durée (ALD) qui souhaitent poursuivre leur activité malgré la nécessité de courts arrêts de travail périodiques pour la poursuite des soins ou en raison de la manifestation des symptômes. En l’état actuel du droit, une personne en ALD dont la maladie nécessite des arrêts de travail de courte durée mais périodiques ne peut bénéficier de la solidarité nationale et du versement d’indemnités journalières que sur une période de trois ans. En effet, suite aux premiers arrêts de travail justifiés par une ALD, s’ouvre pour le salarié une période de trois ans durant laquelle la sécurité sociale peut être amenée à verser des indemnités journalières. Après cette période de trois ans, quel que soit le nombre d’indemnités journalières effectivement versées, le salarié ne peut plus prétendre à ce dispositif de solidarité. Le dispositif ne fait aucune distinction entre une personne ayant bénéficié durant cette période d’un arrêt maladie continu de trois ans et celle qui aurait dans cette période bénéficié d’un arrêt maladie « fractionné », alternant phase de travail et phase d’arrêt. Il est à noter que, en théorie, une période d’un an sans arrêt maladie lié à l’ALD permet de « recharger » cette période triennale. Dans la pratique, cette situation est impossible pour des personnes dont la pathologie de type chronique ne connaît pas de répit d’un an ! Ainsi, cette situation juridique aboutit à pénaliser et rendre impossible financièrement le maintien en activité d’une personne qui, bien que souffrant d’une ALD, souhaite poursuivre son travail malgré la nécessité récurrente de courts arrêts de travail pour la poursuite de ses soins ou en raison de la manifestation de ses symptômes. Aussi, afin de rétablir la solidarité au profit de ces personnes, il lui demande si une modification du dispositif est envisagée pour permettre le versement d’indemnités journalières au-delà du délai de trois ans dès lors que le nombre maximal de journées donnant lieu au versement d’indemnités journalières n’a pas été atteint par l’assuré affecté par une ALD.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27489</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2100</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Cécile Untermaier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Fin gestion opérations mandataires judiciaires comptables publics
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27489. — 17 mars 2020. — Mme Cécile Untermaier attire l’attention de M. le ministre des solidarités et de la santé sur la fin de la gestion par les comptables publics des opérations des hébergés relevant d’un mandataire judiciaire à la protection des majeurs. Prévue par l’article 9 de la loi n° 2019-222 du 23 mars 2019 de programmation 2018-2022 et de réforme pour la justice, cette disposition suscite d’importantes difficultés. En effet, cet article renvoie la responsabilité de la gestion des opérations sur les familles et les tuteurs. Mais ces derniers gèrent déjà de très nombreux dossiers et n’ont pas la disponibilité suffisante pour satisfaire cette prestation et les familles sont parfois absentes ou trop éloignées et ne peuvent donc participer à ces petites dépenses du quotidien. Les personnels des établissements publics sanitaires et médico-sociaux concernés font valoir les difficultés ainsi rencontrées d’un point de vue organisationnel, puisque c’est l’ensemble des flux d’argent au sein de ces établissements, pour des populations particulièrement fragiles, qu’il faut revoir. Le manque de temps et de personnel ne facilite pas une telle démarche. Aussi, elle lui demande si le Gouvernement envisage des mesures d’assouplissement de ce dispositif.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27511</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2100</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Brahim Hammouche</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Suspicion de maltraitance pour les enfants SED
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27511. — 17 mars 2020. — M. Brahim Hammouche attire l’attention de M. le ministre des solidarités et de la santé sur les accusations d’actes de violence dont peuvent faire l’objet les parents qui ont des enfants qui souffrent du syndrome d’Elhers Danlos (SED). Ces derniers sont accusés à tort de maltraitance sur leurs enfants en raison d’une méconnaissance des manifestations cliniques de cette maladie par une grande partie du corps médical et social. La découverte d’ecchymoses, de fractures ou d’un hématome intracérébral, chez un nourrisson ou un jeune enfant, peut entraîner une telle suspicion de la part des professionnels de santé que des poursuites judiciaires sont engagées contre les parents et que les enfants sont même parfois retirés aux parents et placés sous la responsabilité de l’État. Or l’on sait que lorsqu’un enfant est atteint par cette maladie héréditaire, c’est que l’un des deux parents est nécessairement atteint également. Au regard de ces éléments, il lui demande si des mesures d’information et de sensibilisation auprès du corps médical et social pourraient être mises en place en insistant, entre autres, sur la nécessité de vérifier de manière systématique l’existence ou non d’une maladie d’Ehlers Danlos dans la famille, notamment devant une suspicion de « syndrome du bébé secoué » et à chaque fois qu’une violence sur enfant est envisagée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27523</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2101</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Gisèle Biémouret</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Gouvernance GHT élus locaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27523. — 17 mars 2020. — Mme Gisèle Biémouret attire l’attention de M. le ministre des solidarités et de la santé sur la mise en œuvre de la réforme des groupements hospitaliers de territoires (GHT). L’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) vient de rendre public le bilan d’étape sur l’application de la réforme de l’organisation du système hospitalier et la création de 135 GHT concernant 850 établissements. Dans l’ensemble, le rapport dresse un bilan plutôt positif de leur mise en place et qualifie le modèle comme prometteur. Il se montre plutôt positif sur les instances de gouvernance des GHT à une exception près. En revanche, il admet l’échec du comité territorial des élus locaux en reconnaissant que « le comité territorial des élus locaux (CTEL) reste, sauf exception, peu actif et globalement limité à une instance de partage d’informations ». Prévisible, cette situation résulte de la place insuffisante accordée aux élus dans ce dispositif. A juste raison, l’Igas estime que « les élus doivent donc être davantage associés pour partager les enjeux sensibles du GHT, notamment la recomposition de l’offre de soins, qui nécessite une pédagogie active et impose de les consulter ». Dans ces conditions, elle souhaiterait connaître les intentions du Gouvernement afin de remédier à ce manque et si le prochain examen de la loi dite « 3D » permettra éventuellement d’apporter des modifications entraînant une meilleure implication des élus locaux dans la gouvernance des regroupements hospitaliers.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27526</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2101</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Xavier Breton</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Mise en oeuvre d’un nouveau Plan national des soins palliatifs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27526. — 17 mars 2020. — M. Xavier Breton attire l’attention de M. le ministre des solidarités et de la santé sur l’urgence à adopter et à mettre en œuvre un nouveau plan national des soins palliatifs. En effet, le plan couvrant la période 2015-2018, doté d’un budget de 190 millions d’euros, est achevé depuis plus d’un an. Le rapport d’évaluation de ce dernier plan a été remis par l’Inspection générale des affaires sociales en juillet 2019 mais n’a été rendu public que le 12 février 2020. Dans sa conférence de presse du 10 février 2020, la précédente ministre annonçait que deux personnalités qualifiées seraient prochainement désignées pour construire le prochain plan de développement des soins palliatifs et d’accompagnement de la fin de vie. Devant un tel déroulement des faits, il lui demande donc de bien vouloir lui indiquer d’une part les raisons pour lesquelles l’année 2019 a été une année perdue pour l’extension des soins palliatifs en France et, d’autre part, s’il entend tout mettre en œuvre pour qu’un nouveau plan national pluriannuel des soins palliatifs entre en application dès le premier semestre 2020, selon quelles orientations, et si les moyens financiers alloués seront significativement revalorisés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27527</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2101</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bernard Perrut</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Nouveau plan national des soins palliatifs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27527. — 17 mars 2020. — M. Bernard Perrut alerte M. le ministre des solidarités et de la santé sur l’urgence à adopter et à mettre en œuvre un nouveau plan national des soins palliatifs. Face aux inégalités d’accès aux soins palliatifs, le précédent plan national pour le développement des soins palliatifs et l’accompagnement en fin de vie avait pour ambition de répondre à deux priorités : placer le patient au cœur des décisions qui le concernent et développer les prises en charge au domicile. Le budget alloué à la mise en œuvre de ce plan s’élevait à 190 millions d’euros. Couvrant la période 2015-2018, ce plan est achevé depuis un an et le rapport d’évaluation de ce dernier plan a été remis par l’Inspection générale des affaires sociales en juillet 2019, même s’il n’a été rendu public que le 12 février 2020. A cette publication tardive s’ajoute un bilan mitigé dressé dans ce rapport qui met en avant un impact « modeste » du plan notamment dû à sa « construction imparfaite ». Si, dans sa conférence de presse du 10 février 2020, la précédente ministre annonçait que deux personnalités qualifiées seraient prochainement désignées pour construire le prochain plan, cette année 2019 « blanche » interroge grandement les personnels de santé et leurs patients. C’est pourquoi il souhaite aujourd’hui savoir quand la mise en œuvre du nouveau plan national pluriannuel des soins palliatifs interviendra, selon quelles orientations, et si les moyens financiers alloués seront significativement revalorisés ; il est en effet urgent de mettre en place un nouveau plan afin que l’offre de soins palliatifs progresse véritablement et qu’ils soient mieux insérés dans l’organisation globale des soins.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27528</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2102</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Nicolas Meizonnet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Soins paliatifs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27528. — 17 mars 2020. — M. Nicolas Meizonnet attire l’attention de M. le ministre des solidarités et de la santé sur l’urgence à adopter et à mettre en œuvre un nouveau plan national des soins palliatifs. En effet, le plan couvrant la période 2015-2018, doté d’un budget de 190 millions d’euros, est achevé depuis plus d’un an. Le rapport d’évaluation de ce dernier plan a été remis par l’Inspection générale des affaires sociales en juillet 2019 mais n’a été rendu public que le 12 février 2020. Dans sa conférence de presse du 10 février 2020, la précédente ministre annonçait que deux personnalités qualifiées seraient prochainement désignées pour construire le prochain plan de développement des soins palliatifs et d’accompagnement de la fin de vie. Devant un tel déroulement des faits, il lui demande donc de bien vouloir lui indiquer d’une part les raisons pour lesquelles l’année 2019 a été une année perdue pour l’extension des soins palliatifs en France et, d’autre part, s’il entend tout mettre en œuvre pour qu’un nouveau plan national pluriannuel des soins palliatifs entre en application dès le premier semestre 2020, selon quelles orientations, et si les moyens financiers alloués seront significativement revalorisés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27529</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2102</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Charles de la Verpillière</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Soins palliatifs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27529. — 17 mars 2020. — M. Charles de la Verpillière appelle l’attention de M. le ministre des solidarités et de la santé sur la question des soins palliatifs. L’inspection générale des affaires sociales (IGAS) a rendu public le 12 février 2020 le rapport d’évaluation du plan national des soins palliatifs couvrant la période 2015-2018. Suite à cette publication, l’inspection générale des affaires sociales (IGAS) a préconisé le lancement d’un nouveau plan national triennal des soins palliatifs. De son côté, la prédécesseure de M. le ministre avait annoncé le 10 février 2020 que deux personnalités qualifiées seraient désignées pour construire le prochain plan de développement des soins palliatifs, avec une finalisation des travaux avant la fin du premier semestre 2020. Aussi, il lui demande un point précis sur la mise en œuvre de ces annonces et s’il est prévu une revalorisation des moyens financiers utiles au développement de cette stratégie palliative, attendue avec impatience par les personnels soignants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27530</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2102</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Dassault</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Soins palliatifs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27530. — 17 mars 2020. — M. Olivier Dassault attire l’attention de M. le ministre des solidarités et de la santé sur l’urgence à adopter et à mettre en œuvre un nouveau plan national des soins palliatifs. En effet, le plan couvrant la période 2015-2018, et doté d’un budget de 190 millions d’euros, est achevé depuis plus d’un an. Le rapport d’évaluation de ce dernier plan a été remis par l’Inspection générale des affaires sociales en juillet 2019, mais n’a été rendu public que le 12 février 2020. Dans sa conférence de presse du 10 février 2020, la précédente ministre annonçait que deux personnalités qualifiées seraient prochainement désignées pour construire le prochain plan de développement des soins palliatifs et d’accompagnement de la fin de vie. Devant un tel déroulement des faits, il lui demande donc de bien vouloir lui indiquer d’une part les raisons pour lesquelles l’année 2019 a été une année perdue pour l’extension des soins palliatifs en France et, d’autre part, s’il entend tout mettre en œuvre pour qu’un nouveau plan national pluriannuel des soins palliatifs entre en application dès le premier semestre 2020, selon quelles orientations, et si les moyens financiers alloués seront significativement revalorisés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27532</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2102</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandra Marsaud</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Manipulateurs en électroradiologie médicale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27532. — 17 mars 2020. — Mme Sandra Marsaud attire l’attention de M. le ministre des solidarités et de la santé sur le besoin de reconnaissance et de revalorisation des conditions salariales des manipulateurs en électroradiologie médicale. Le manipulateur en électroradiologie médicale est le seul professionnel paramédical autorisé à utiliser les rayonnements ionisants. Il est un maillon central dans la chaîne de soins des patients, avec l’utilisation accrue des technologies d’imagerie médicale et son rôle dans les diagnostics et thérapies. Ce métier semble mal identifié et ne bénéficierait pas d’une reconnaissance de la pénibilité et des risques inhérents à la profession, liés à l’exposition aux rayonnements ionisants. Elle alerte également M. le ministre sur leur rémunération : un manipulateur débute dans le secteur public à 1 350 euros nets par mois et atteint en moyenne 1 700 euros nets au bout de dix ans. Aussi, elle souhaiterait connaître les mesures que le Gouvernement compte prendre afin que les conditions salariales et la reconnaissance du métier correspondent au niveau de formation et aux conditions quotidiennes d’exercice de ces professionnels.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27533</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2103</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Barbara Pompili</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Reconnaissance des Ibode
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27533. — 17 mars 2020. — Mme Barbara Pompili attire l’attention de M. le ministre des solidarités et de la santé sur la situation des infirmiers de bloc opératoire diplômés d’État (Ibode). Tandis que le décret n° 2015-74 leur attribue de nouveaux actes exclusifs, les Ibode ne bénéficient pas de la nouvelle bonification indiciaire (NBI) mise en place par le décret n° 2017-1527, ce dernier ne concernant que les infirmiers et infirmiers anesthésistes. Dans un contexte de tensions des services hospitaliers et au vu des missions qu’ils exercent, les Ibode demandent une meilleure reconnaissance de leurs compétences et une revalorisation, qui passerait notamment par le bénéfice de la NBI. Elle l’interroge donc sur les réponses que le Gouvernement entend réserver aux demandes des Ibode pour améliorer leur situation et redonner de l’attractivité à cette fonction.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27534</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2103</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Paul Lecoq</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Situation des sages-femmes du groupe hospitalier du Havre
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27534. — 17 mars 2020. — M. Jean-Paul Lecoq interroge M. le ministre des solidarités et de la santé sur la situation des sages-femmes du groupe hospitalier du Havre, qui exercent dans la plus grande maternité de niveau 3 de Normandie. Alors que l’activité a augmenté en 2019, ce personnel médical et paramédical a connu une nouvelle réorganisation. Cette réorganisation a conduit à la suppression de 15 postes et la fermeture virtuelle de 6 lits, écourtant encore la durée des séjours. Formés à la bienveillance, à la bientraitance, à l’empathie et à la qualité des soins, ces personnels mettent en exergue des dangers tant pour eux que pour les patientes. Cette maternité pratique et suit des grossesses ainsi que des accouchements de toute sorte, y compris de lourdes pathologies maternelles et fœtales. D’ailleurs, en cas de complications sur d’autres établissements hospitaliers du bassin de santé, les futures mères et les bébés y sont transférés. La population fait confiance à cette maternité qui doit faire toujours plus avec moins de moyens. Les chiffres sont alarmants, notamment le fait que deux professionnels peuvent être amenés à prendre en charge 32 patients (mère-enfant). Est imposée à ces professionnels une course à la rentabilité du fait de la tarification à l’activité dans laquelle seuls les actes techniques sont facturés. Or l’observation de la tétée au sein ou au biberon, pour le bain enveloppé, pour le massage, l’écoute et l’accompagnement ne sont pas pris en compte dans le temps de travail. Pourtant, sans ce travail, la qualité de la prise en charge des patientes est dégradée. Passionné par leur métier qui exige de la bienveillance, le personnel du service des urgences gynéco-obstétriques semble être aussi les grands oubliés de l’hôpital public avec la non-attribution de la prime « dite des urgences ». Il l’interroge donc sur les futures dispositions prises concernant les sages-femmes, notamment au Havre.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27543</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2103</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marietta Karamanli</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Coronavirus - Mesures à prendre
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27543. — 17 mars 2020. — Mme Marietta Karamanli attire l’attention de M. le ministre des solidarités et de la santé sur l’écart entre les consignes données par l’État au niveau central en matière de prévention et de limitation de la transmission du coronavirus et l’accès effectif, au plan local, des Français aux dispositifs leur permettant de se prémunir de cette même transmission. Alors même que les recommandations visent à utiliser du gel hydro-alcoolique hors de chez soi, en l’absence de point d’eau et de savon, à utiliser des masques en cas de suspicion d’être porteur du virus, ou simplement pour les praticiens médicaux, l’accès effectif aux dits gels et masques est en l’état impossible. Dans le même ordre d’idées, de nombreuses personnes fragiles, pour raisons de santé immunodéficiente et ayant des affections invalidantes, ne savent pas quelle conduite adopter face aux risques que comporte la fréquentation au quotidien de leurs proches eux-mêmes fréquentant des collectivités où des porteurs sains asymptotiques peuvent semble-t-il être assez nombreux. Elle lui demande les mesures que le Gouvernement entend concrètement prendre dans les plus brefs délais pour combler ces insuffisances, rassurer les Français de façon rationnelle et raisonnable et leur permettre de suivre des recommandations pour une part inapplicables.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27552</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2104</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Michèle Tabarot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Déremboursement de prothèses
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27552. — 17 mars 2020. — Mme Michèle Tabarot appelle l’attention de M. le ministre des solidarités et de la santé sur les risques de déremboursements de matériel équipant les prothèses des membres inférieurs. Ces craintes font suite à des radiations récemment intervenues dans la liste des produits remboursables au titre de la sécurité sociale s’agissant notamment de pieds à restitution d’énergie. Ces prothèses permettent aux personnes amputées d’atténuer les contraintes liées à leur amputation et ainsi, facilitent la réinsertion sociale de ces personnes. Or le déremboursement du matériel équipant les prothèses mènerait indubitablement à des difficultés pour les personnes. Ainsi, elle souhaiterait qu’il puisse préciser les actions spécifiques qu’il entend engager pour répondre aux difficultés liées à ce déremboursement mais aussi qu’il puisse préciser si une généralisation de ces déremboursements est prévue.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27559</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2104</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Cordier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Délivrance de médicaments prescrits par des médecins belges en ZOAST
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27559. — 17 mars 2020. — M. Pierre Cordier appelle l’attention de M. le ministre des solidarités et de la santé sur les difficultés rencontrées par les patients frontaliers pour se faire délivrer en pharmacie en France certains médicaments prescrits par des médecins belges. Dans le cadre de la zone organisée d’accès aux soins transfrontaliers (ZOAST) des Ardennes, pour garantir un parcours de soin facilité aux patients français, de nombreux patients se dirigent vers la Belgique pour consulter des spécialistes. Les pharmaciens proches des frontières rencontrent des difficultés pour assurer la continuité des soins car la présentation d’une ordonnance belge rédigée par un médecin spécialiste n’est pas conforme à la législation française. Cela concerne de nombreux médicaments nécessitant une ordonnance sécurisée pour les stupéfiants ou assimilés (ex : Skénan Ritaline, Rivotril), une prescription initiale annuelle hospitalière ou d’un spécialiste (ex : Rivotril, Ritaline), ou encore une ordonnance d’exception à délivrance particulière (ex : Clozapine). Les pharmaciens ne peuvent donc que refuser la délivrance de ces médicaments et mettre les patients dans une situation qui peut être dangereuse, ou se mettre dans l’illégalité, sachant que la plupart de ces médicaments ne peuvent même pas être re-prescrits par les médecins traitant généralistes, ce qui pose le problème de la continuité des soins des patients. Il souhaite par conséquence connaître les mesures envisagées par le Gouvernement afin de permettre à ces pharmaciens frontaliers de délivrer les médicaments nécessaires aux patients pour maintenir un parcours de soin simple et cohérent dans le cadre de la ZOAST.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27560</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2104</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dominique Potier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Libéralisation de la vente en ligne des médicaments
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27560. — 17 mars 2020. — M. Dominique Potier attire l’attention de M. le ministre des solidarités et de la santé sur la libéralisation de la vente en ligne des médicaments prévue par le projet de loi d’accélération et de simplification de l’action publique (ASAP). En leur qualité de professionnel de santé, les pharmaciens s’inscrivent dans un parcours de soins des patients, assurent le maillage territorial des soins de santé et garantissent le bon usage et la sécurité du médicament. En conséquent, les médicaments ne sont pas des biens de consommation ordinaires. Dans cette optique, l’ordonnance n° 2012-1427 du 9 décembre 2012 encadre et régule très strictement la vente en ligne des médicaments pour éviter la marchandisation du médicament. L’ordonnance réserve la vente en ligne aux pharmaciens titulaires d’une officine et aux pharmaciens gérants d’une pharmacie mutualiste, c’est-à-dire aux pharmaciens ayant obtenu une licence pour créer une officine de pharmacie physique (art. L. 5125-33 du code de la santé publique). Elle soumet en outre la création d’un site internet de commerce électronique de médicaments à l’autorisation du directeur général de l’agence régionale de santé (art. L. 5125-36 du code de la santé publique). Or l’article 34 du projet de loi ASAP prévoit d’assouplir considérablement la réglementation de la vente en ligne à travers plusieurs dispositions. L’immense majorité de la profession est très critique envers ces différentes dispositions : création de plateformes de vente en ligne détachées des officines, remplacement de l’autorisation nécessaire de l’agence régionale de santé pour la vente en ligne par une simple déclaration préalable, réalisation d’une activité pharmaceutique dans des locaux extérieurs à l’officine. Les pharmaciens craignent que cette loi ne signifie l’entrée sur le marché pharmaceutique des géants du numérique, ce qui mettrait en péril la pharmacie de proximité et la sécurité des patients. Il lui demande donc s’il envisage de revenir sur l’article 34 du projet de loi afin de garantir la sécurité des patients et le maintien du maillage officinal sur les territoires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27561</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2105</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Cécile Untermaier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Pénurie de médicaments anti-cancéreux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27561. — 17 mars 2020. — Mme Cécile Untermaier attire l’attention de M. le ministre des solidarités et de la santé sur la pénurie du médicament anti-cancéreux BCG Medac, pour le traitement d’immunothérapie du cancer non invasif de la vessie. Les patients atteints d’un cancer non-invasif de la vessie doivent bien souvent suivre un traitement post-opératoire via le médicament BCG Médac. Ce dernier est toutefois soumis à un quota qui provoquerait des ruptures de stock. Sans ce traitement, les risques létaux de récidive des tumeurs et d’ablation de la vessie seraient considérablement accrus. Aussi, elle lui demande comment il entend remédier à cette situation que dénoncent avec force et inquiétude, les urologues, soucieux bien évidemment de garantir de tels soins ainsi que les patients.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27570</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2105</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Dassault</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Convention assurance maladie - infirmiers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27570. — 17 mars 2020. — M. Olivier Dassault attire l’attention de M. le ministre des solidarités et de la santé sur l’avenant n° 6 entre l’assurance maladie et les syndicats représentatifs des infirmiers. Deux points de cette convention semblent faire débat au sein de la profession et inquiètent autant certains professionnels que leurs patients. Ainsi, la réforme du bilan des soins infirmiers (BSI) met en place une nouvelle tarification qui se répartit en trois niveaux : léger, intermédiaire et lourd. Bien que le forfait lourd soit le plus souvent appliqué dans des régions majoritairement rurales et montagneuses, ce forfait lourd ne s’élève qu’à 28,70 euros par jour contre 31,80 euros par jour pour la part maximale du forfait d’actes de soins infirmiers (AIS), alors même que ce dernier n’a pas été revalorisé depuis plus de 10 ans en dépit de l’augmentation des charges. Cet écart de rémunération de 3,10 euros par jour et par patient combiné à la limitation du nombre de kilomètres facturables risque d’aboutir à une baisse des revenus des infirmiers libéraux, y compris dans des territoires où leur activité est rendue plus difficile du fait du relief, des distances, des infrastructures de transport et en proie à la désertification médicale et à la solitude des personnes âgées. Cela n’est pas sans conséquence pour ces professionnels de santé qui vont subir de plein fouet la réforme des retraites. Ce n’est pas non plus sans conséquence pour les patients, puisque certains infirmiers ont peur de devoir diminuer le temps qu’ils accordent à chacun d’entre eux car le temps nécessaire pour réaliser l’acte n’est plus pris en compte. En outre, la limitation de l’indemnité kilométrique inquiète une partie de la profession en particulier dans les zones rurales peu denses et mal desservies. Les infirmières et infirmiers, en particulier libéraux, sont au cœur du système de santé français, souvent au plus près des patients. Ce sont même aujourd’hui parmi les seuls professionnels de santé à se rendre encore au domicile des patients. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui préciser les mécanismes envisagés afin de prendre en compte les spécificités des territoires ruraux et de clarifier les modalités de la réforme du BSI et du remboursement des indemnités kilométriques afin de rassurer tant ces professionnels que leurs patients.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27571</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2105</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Arend</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Covid-19 - chirurgiens-dentistes et prévention
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27571. — 17 mars 2020. — M. Christophe Arend alerte M. le ministre des solidarités et de la santé sur l’absence de moyens de prévention octroyés aux chirurgiens-dentistes dans le cadre de la propagation du coronavirus, ou Covid-19. Les masques chirurgicaux utilisés par les chirurgiens-dentistes quotidiennement dans les cabinets dentaires ne leur permettent pas de se prémunir contre le Covid-19. Seuls les masques FFP2 sont efficaces et, aujourd’hui, ils n’en disposent pas, mettant ainsi en danger leur santé et celle de leurs patients. Par ailleurs, des informations contradictoires avec la profession même de chirurgien-dentiste leur sont communiquées, comme le fait de ne pas soigner des patients présentant une rhinite, une personne ayant la toux ou encore le fait de devoir réaliser une sorte d’interrogatoire pour connaître la provenance du patient. Ce dernier point est particulièrement chronophage et ne permet absolument pas de savoir si le patient est contaminé ou non. De plus, malgré les consignes communiquées par le Gouvernement (appeler le 15 si des symptômes laissent présumer une contagion), les patients réagissent souvent par des gestes de panique ou nient les faits. Ainsi, ils vont ainsi consulter directement les professionnels, ne respectant pas les mesures de prévention et contaminant à la fois les autres patients ainsi que les professionnels de santé. Enfin, les dentistes réalisent des actes totalement incompatibles avec les mesures de précaution demandées par le Gouvernement. En effet, ils sont obligés de réaliser des actes invasifs, à savoir dans la cavité buccale, afin de soigner les patients. Si les mesures étaient strictement respectées et en l’absence de masques protégeant réellement du virus, les dentistes se verraient dans l’obligation de fermer leurs cabinets engendrant des conséquences économiques majeures pour la profession, mais également l’aggravation des risques médicaux chez les patients qui ne pourraient plus être soignés et engorgeraient alors les urgences déjà débordées. Face à cette situation ubuesque, il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre rapidement pour que les chirurgiens-dentistes puissent exercer leur métier en toute sécurité pour eux et pour les patients.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27572</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2106</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Bouillon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Manipulateur radio et brancardiers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27572. — 17 mars 2020. — M. Christophe Bouillon attire l’attention de M. le ministre des solidarités et de la santé sur les conditions de travail des manipulateurs radios et brancardiers. Pour ce qui concerne les manipulateurs radios, leur formation nécessite 3 ans d’études paramédicales. A l’issue de cette formation, ils disposent d’un domaine de compétences large tel que l’imagerie médicale en réalisant les actes de radiographie, IRM, scanner et aide opératoire en radiologie interventionnelle. Mais ils sont aussi présents dans les traitements de radiothérapie et les examens de scintigraphie en médecine nucléaire. Ces métiers sont indispensables aux diagnostics, aux suivis et aux traitements des patients, et occupe une place prépondérante dans le parcours de soin des malades. Les brancardiers travaillent dans des établissements de soins ou dans des centres hospitaliers. Ils accompagnent les malades à l’intérieur d’un établissement hospitalier, doivent connaître les gestes de premiers secours et assurer la sécurité du patient, mais aussi les techniques de manutention. Ils assurent également la transmission du dossier médical, transportent aussi des prélèvements entre les services et les laboratoires d’analyses et travaillent donc en étroite collaboration avec les différentes équipes médicales. Ces professions, pourtant indispensables au bon fonctionnement du parcours de soins, se considèrent comme oubliées des mesures « Investir pour l’hôpital » arguant du fait que la reconnaissance de leur profession respective n’apparait pas de façon évidente dans ces annonces. Revalorisation salariale, suppression des tâches chronophages telles que le secrétariat pour les manipulateurs notamment, renforcement des moyens financiers, réévaluation de la pénibilité du travail, telles sont entre autre les revendications de ces professions. Il lui demande donc quelles dispositions sont envisagées pour améliorer les conditions de travail de ces professions en tenant compte de ces remarques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27573</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2106</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. André Chassaigne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Modalités application décret 2020‑66 fixant les modalités d’octroi de la prime
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27573. — 17 mars 2020. — M. André Chassaigne interroge M. le ministre des solidarités et de la santé sur les modalités d’application du décret n° 2020-66, fixant les modalités d’octroi de la prime « Grand âge ». Le décret n° 2020-66 du 30 janvier 2020 fixe les conditions d’octroi de la prime « Grand âge » pour les personnels exerçant des missions d’aides-soignants. Cette prime, dont le montant reste au demeurant modeste, instaure une certaine reconnaissance pour des personnels dont les conditions de travail ne cessent de se dégrader. Les publics concernés sont les agents titulaires et stagiaires de la fonction publique hospitalière relevant des grades d’aides-soignants, ainsi que les agents contractuels exerçant les mêmes fonctions. Les personnels relevant d’autres statuts, mais exerçant toutefois les mêmes fonctions, se retrouvent ainsi exclus de ce dispositif. Aussi, près des deux tiers des personnels aides-soignants ne peuvent prétendre à cette indemnisation supplémentaire. Or, les conditions de travail ne divergent pas en fonction du milieu dans lesquelles elles sont exercées, que ce soit en établissements privés, relevant de la fonction publique territoriale, sous statut associatif ou relevant de la fonction publique hospitalière. Cette discrimination, si elle devait se maintenir, pourrait avoir des effets de siphonage des aides-soignants en direction de la fonction publique hospitalière et au détriment des secteurs non concernés par cette prime. Au regard de ces arguments, il lui demande si un élargissement du champ d’application de la prime « Grand âge » est prévu en direction des personnels exerçant des missions d’aides-soignants dans un secteur autre que la fonction publique hospitalière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27574</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2106</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Caroline Fiat</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Consignes et mesures prises pour les assistantes maternelles - Coronavirus
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27574. — 17 mars 2020. — Mme Caroline Fiat interroge M. le ministre des solidarités et de la santé sur les consignes à suivre et les mesures prises pour les assistantes maternelles dans le cadre de l’épidémie de Coronavirus. La plupart des assistantes maternelles qui travaillent à leur domicile continuent d’accueillir des enfants. Néanmoins, plusieurs parents ayant pu obtenir un arrêt pour leur enfant, certaines assistantes maternelles voient les effectifs d’enfants dont elles s’occupent diminuer. A l’inverse, avec la fermeture des crèches et établissements scolaires à venir, elles risquent d’être sur-sollicitées. Aussi, certaines assistantes maternelles, se sentant particulièrement exposées et par crainte de contribuer à la propagation de l’épidémie, ont d’ores et déjà préféré arrêter de travailler. Les consignes adressées par les ARS aux assistantes maternelles sont parfois confuses et contradictoires. Elle se fait donc le relais de leurs inquiétudes et lui demande des éclaircissements sur les consignes à suivre et les mesures qu’il entend mettre en œuvre pour les aider à faire face à ces aléas : information, indemnisation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27582</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2107</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Graziella Melchior</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Autorisations de mises sur le marché français des médicaments dérivés du sang
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27582. — 17 mars 2020. — Mme Graziella Melchior attire l’attention de M. le ministre des solidarités et de la santé sur les autorisations de mises sur le marché français des médicaments dérivés du sang. Le don du sang en France s’effectue par les donneurs de sang (sang total, plasma et plaquettes) qui font cette démarche sur la base du volontariat, de façon bénévole et non rémunérée. L’Établissement français du sang vend le plasma collecté au Laboratoire français du fractionnement des biotechnologies. Ce laboratoire spécifique fractionne le plasma sanguin pour fabriquer les médicaments dérivés du sang utilisés dans le traitement de déficits immunitaires, les troubles de la coagulation et en réanimation. L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé alerte les pouvoirs publics sur les risques de difficultés d’approvisionnement qui peuvent avoir des conséquences sur l’accès des patients aux traitements dérivés du plasma. Comme tout médicament, ils sont soumis à une autorisation de mise sur le marché. Ils ne peuvent être utilisés qu’après évaluation de leur qualité, de leur sécurité et de leur efficacité par l’Agence nationale de sécurité du médicament. L’accès à ces traitements en France peut faire l’objet de deux procédures distinctes : une autorisation de mise sur le marché centralisée, délivrée par les autorités européennes pour cinq ans, sans que le caractère compensé ou non compensé des dons soit un critère de délivrance ; une autorisation de mise sur le marché dérogatoire délivrée par l’Agence nationale de sécurité du médicament à titre dérogatoire pour une durée de deux ans, et renouvelable sous conditions. La suppression de ces autorisations de mises sur le marché dérogatoires fait peser une incertitude sur la prescription des traitements et notamment pour les patients qui risquent de voir leur traitement interrompu dans le cas d’un non renouvellement. Par ailleurs, cette suppression permettrait aux médicaments dérivés du plasma d’origine étrangère d’être soumis comme les médicaments d’origine française aux mêmes règles d’accès au marché français. Mme la députée désire interroger le Gouvernement sur les mesures qu’il compte prendre pour garantir aux patients un accès aux médicaments dérivés du sang quel que soit leur origine. Elle désire également connaître sa position concernant la demande de suppression des autorisations de mise sur le marché dérogatoires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27583</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2107</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Straumann</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Effets confinement travailleurs frontaliers haut-rhinois exerçant en Allemagne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27583. — 17 mars 2020. — M. Éric Straumann interroge M. le ministre des solidarités et de la santé sur les conséquences la décision prise par les autorités allemandes de la région de Fribourg-en-Brisgau, qui considèrent le sud de l’Alsace comme une zone à risques de l’épidémie du coronavirus. Toute personne qui se serait rendue dans le sud de l’Alsace (le Haut-Rhin) doit rester confinée chez elle pendant 14 jours. Il souhaite savoir comment seront indemnisés les salariés frontaliers qui ne peuvent plus travailler chez leur employeur allemand, s’ils devront subir une baisse de rémunération et, dans ce cas, s’ils seront indemnisés par la caisse d’assurance maladie allemande ou à défaut par la caisse française.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27584</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2107</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Orphelin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Etude et contrôle de l’électro convulsivothérapie en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27584. — 17 mars 2020. — M. Matthieu Orphelin interroge M. le ministre des solidarités et de la santé sur l’utilisation de l’électroconvulsivothérapie (ECT), également appelée sismothérapie, en France. Utilisée dans le traitement de phase aiguë de certaines pathologies mentales, l’ECT n’est pas sans conséquence sur la santé des patients. Les effets indésirables après interventions étant des mots de tête, nausées, raideurs musculaires et, plus grave, des troubles de la mémoire allant, dans de rares cas, jusqu’à l’effacement total d’un souvenir. Le nombre d’actes d’ECT en France est en augmentation ces dernières années, plus 5 % entre 2015 et 2017. Compte tenu de ces éléments, il souhaiterait savoir sur quelles études scientifiques précises les autorités de santé se sont basées pour autoriser l’ECT en France, connaître le nombre d’établissements hospitaliers français habilités à en délivrer ainsi que les mesures de contrôle auxquelles ils sont soumis.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27586</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2108</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guy Teissier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Numéros d’urgence - SAMU - Coronavirus
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27586. — 17 mars 2020. — M. Guy Teissier interroge M. le ministre des solidarités et de la santé sur la mise en place d’un numéro spécifique ou d’une ligne dédiée au sein du Samu suite à l’épidémie de covid-19. Depuis plusieurs semaines l’épidémie de coronavirus s’étend, ainsi que l’inquiétude de la population ; cela provoque l’augmentation des appels téléphoniques d’urgences. L’épidémie de covid-19 a conduit à une saturation des communications et une forte sollicitation des agents au 15 et au 18. Aujourd’hui, la plateforme téléphonique du SAMU est saturée et il n’existe pas de ligne dédiée, ou de chemin spécifique une fois la connexion au 15 établie, pour traiter plus spécifiquement des appels des personnes concernant le coronavirus. Les temps de réponses par un agent sont anormalement longs, pouvant atteindre jusqu’à 1h30 par endroit. Ce traitement des appels regroupant l’ensemble des flux vers le 15 engendre un vrai risque pour les personnes appelant pour de véritables situations d’urgences. Compte tenu de la situation suite à l’épidémie de cornavirus, il apparaîtrait sensé de créer un numéro dédié ou une ligne spécifique à l’intérieur même du 15 afin d’éviter l’engorgement actuel et éviter ainsi des incidents graves. C’est pourquoi face à ce phénomène, il demande quand sera mis en place une solution alternative qui permettra de désengorger la plateforme du 15 qui doit rester réactive pour les cas d’urgences vitales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27587</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2108</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Amélia Lakrafi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Situation des centres médico-sociaux à l’étranger
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27587. — 17 mars 2020. — Mme Amélia Lakrafi attire l’attention de M. le ministre des solidarités et de la santé sur la situation des centres médico-sociaux (CMS), équivalent des dispensaires français, dans les pays à risque sanitaire élevé. En effet, au titre du programme 151 « Français à l’étranger et affaires consulaires » qui a pour objet de fournir aux Français établis ou de passage hors de France des services essentiels, un fonds de près de 200 000 euros a été inscrit en loi de finance pour 2018 à destination des CMS par le ministère de l’Europe et des affaires étrangères. Ces crédits et subventions accordés sont principalement employés à l’achat de petit matériel médical ou de médicaments voir pour l’acquisition d’équipements médicaux lourds. Or, le MEAE, dans un contexte de restriction budgétaire ne peut freiner, à lui seul, la tendance de fermeture des CMS ni aider et répondre au mieux aux sollicitations des médecins chefs en matériel ou en besoin de personnel. Ces CMS, dont les actions se justifient dans des pays à risque sanitaire élevé, sont les garants de la protection sanitaire des ressortissants français à l’étranger, participant activement à leur suivi et à la prévention de toutes complications pouvant nécessiter un rapatriement coûteux en Métropole. Dans une volonté d’aider les CMS et d’impliquer le ministère des solidarités et de la santé dans l’aide des médecins et infirmiers français à l’étranger, la question d’une collaboration entre les agences régionales de santé (ARS) et les 9 CMS restants en lien avec le MEAE se pose. En effet, depuis le 1er mars 2012, a été créé, en application de l’article 65 de la loi de financement de la sécurité sociale, le fonds d’intervention régional (FIR). Ce FIR répond à plusieurs objectifs majeurs pour les régions allant de la promotion de la santé et actions de prévention, à l’aide aux structures sanitaires en matériel jusqu’à l’aide à l’amélioration des conditions de travail et d’accompagnement social, de la modernisation et des ressources humaines. Ces différents objectifs, au titre du FIR, ne sont pas pris en compte pour les CMS restant et leurs applications s’avèreront majeures pour leur renforcement. Elle souhaite donc savoir s’il est possible de créer une coopération financière entre les CMS et les ARS ainsi qu’un dialogue sur ce sujet entre le MEAE et le ministère de la santé en vue de renforcer le réseau sanitaire français, reconnu à l’étranger et ce, dans un contexte d’épidémie amenant à se questionner et à renforcer les antennes sanitaires à l’international au bénéfice des citoyens français et de l’exportation du modèle français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27592</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2108</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Warsmann</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Numéro unique d’appel d’urgence
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27592. — 17 mars 2020. — M. Jean-Luc Warsmann appelle l’attention de M. le ministre des solidarités et de la santé sur le témoignage de l’Union départementale des sapeurs-pompiers des Ardennes quant à la mise en place d’un numéro d’appel d’urgence unique. Le modèle actuel est fragilisé par la conjugaison de deux phénomènes qui rendent nécessaire sa modernisation. D’abord, les appels reçus au 15 et au 18 ne correspondent plus majoritairement à des situations relevant de l’intervention des services receveurs. Ensuite, un nombre croissant d’appels reçus au 18 ne concerne pas une situation relevant du secours d’urgence mais plutôt d’une demande d’assistance ou de soins non programmés. L’Union départementale des sapeurs-pompiers lui indique qu’à son sens le 112 doit rester le numéro d’appel « au secours ». Les demandes de soins non programmées doivent, quant à elles, trouver une réponse au 116 117, numéro européen d’assistance médicale. Ils ont souhaité alerter le Gouvernement quant à cette perspective. Il remercie le Gouvernement des éléments de réponse qui pourront lui être apportés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27510</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2109</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Provendier</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État auprès du ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé (M. Taquet)</ministreJO><Objet>Lutte contre la prostitution des mineurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27510. — 17 mars 2020. — Mme Florence Provendier interroge M. le secrétaire d’État auprès du ministre des solidarités et de la santé sur la prostitution des mineurs. La Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE), dont la France est signataire, engage les États dans son article 34 à protéger les enfants contre toutes les formes d’exploitations sexuelles et de violences sexuelles. Pourtant, on évalue à près de 5 000 et 8 000 cas de prostitution d’enfants âgés de 13 à 16 ans sur le territoire français. Le développement des réseaux sociaux et la facilité d’accès aux sites pornographiques par les mineurs amplifient le phénomène en permettant aisément la mise en contact avec les proxénètes. Dans 50 % des cas, les victimes ont été approchées par les réseaux sociaux. Le sujet est tabou et les données fiables manquent pour évaluer l’ampleur du phénomène. Il y a aujourd’hui un flagrant déni des institutions et de nombreuses carences dans la protection de l’enfance. Pour preuve, aucun ministère ne s’est pour l’heure saisi du problème. La prostitution est rarement étudiée sous l’angle des mineurs ; cela crée une méconnaissance totale du fonctionnement, de l’organisation, du recrutement et des causes de cette prostitution infantile. Elle a plusieurs visages et se répand chez des adolescentes nées en France, de tout milieu social. On assiste à une banalisation d’une pratique violente, illégale et aliénante. La responsabilité est collective face à cette enfance en danger. Elle souhaiterait connaître les mesures mises en place par le ministère pour mettre fin à ce drame, prévenir et protéger ces enfants victimes d’exploitation sexuelle.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27593</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2109</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Adrien Morenas</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des sports</ministreQuestion><ministreJO>Sports</ministreJO><Objet>Baisse des subventions et crise du bénévolat dans le sport
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27593. — 17 mars 2020. — M. Adrien Morenas attire l’attention de Mme la ministre des sports au sujet de la baisse significative des subventions de l’Agence nationale du sport (ANS) aux associations sportives. Les crédits spécifiques au sport ont baissé de 11 % entre 2017 et 2020, sans tenir compte du programme dédié aux jeux Olympiques et Paralympiques, ni du transfert des crédits relatifs aux CTS. Une baisse des crédits qui devrait se poursuivre ces prochaines années. A cela s’ajoute la crise du bénévolat, souvent répandue dans les petites structures, surtout en milieu rural. A échéance de Paris 2024 et donc de la préparation des jeux Olympiques et Paralympiques, l’action des bénévoles dans les clubs est déterminante. Il lui demande quelles solutions pourraient être engagées pour remédier à cette situation urgente.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27594</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2109</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. David Lorion</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des sports</ministreQuestion><ministreJO>Sports</ministreJO><Objet>Réglementation des prestations d’accompagnement en montagne à La Réunion
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27594. — 17 mars 2020. — M. David Lorion attire l’attention de Mme la ministre des sports sur la réglementation des prestations d’accompagnement sur les sentiers de montagne à La Réunion. Dans le cadre de vente de randonnée, encadrée et payante, en zone montagne fixée par l’article 4 de la loi montagne à 500 mètres d’altitude, la présence d’un accompagnateur de moyenne montagne (AMM) diplômé est obligatoire. En effet, ces pratiques sont strictement encadrées par la loi dans le cas d’une prestation contre rémunération conformément à l’article L. 212-1 du code du sport. Celui-ci dispose que l’enseignement, l’animation ou l’encadrement contre rémunération d’une activité physique ou sportive nécessite la possession d’un diplôme à finalité professionnelle ou certificat de qualification, garantissant la compétence de son titulaire en matière de sécurité des pratiquants et des tiers dans l’activité considérée, et enregistré au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP). À La Réunion, il existe certains sites culturels et naturels dont l’accès est aisé pour des visites. Or, la législation actuelle empêche les guides-accompagnateurs touristiques ou les guides-conférenciers de pratiquer leur métier dans ces zones s’ils ne sont pas encadrés par un accompagnateur de moyenne montagne. Dans la continuité des dérogations déjà accordées par le code du sport et qui octroient certaines prérogatives selon le diplôme délivré par l’État (AMM, aspirant-guide, guide de haute-montagne, BAPAAT), il serait souhaitable que les « Guides Péi » aient l’autorisation d’exercer leurs activités rémunérées sur des sentiers de montagnes facilement accessibles. Ils pourraient ainsi proposer des prestations sur des parcours préalablement identifiés et limités garantissant toute la sécurité, avec des durées réduites à deux heures au maximum. Il lui demande de bien vouloir modifier la réglementation en ce sens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27481</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2110</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Laurent Garcia</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Prime à la conversion des véhicules
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27481. — 17 mars 2020. — M. Laurent Garcia attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique et solidaire sur la prime à la conversion des véhicules (ancienne prime à la casse). Issu de la loi sur la transition énergétique et de la loi de finances 2018, ce nouveau dispositif entend accélérer le renouvellement du parc automobile ancien et polluant en aidant les Français à acheter un véhicule neuf ou d’occasion plus propre en échange de la mise au rebut d’un vieux véhicule. Celui-ci doit impérativement être mis au rebut dans un centre agréé VHU (véhicules hors d’usage) qui se chargera de recycler le véhicule. Il lui demande si la destruction de ces vieux véhicules est réellement effective et comment elle est contrôlée par les autorités afin d’éviter qu’ils ne soient remis en circulation par des personnes peu scrupuleuses ; pour mémoire, certains concitoyens critiquent les conditions d’obtention de la prime qui, en établissant des critères sur l’impact environnemental des nouveaux véhicules acquis, pénalisent les personnes les plus modestes qui peuvent moins facilement acquérir un véhicule d’occasion plus récent.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27482</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2110</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Demilly</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Suppression de bornes de recharge rapide - Véhicules électriques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27482. — 17 mars 2020. — M. Stéphane Demilly alerte Mme la ministre de la transition écologique et solidaire sur l’annonce faite récemment par une filiale d’EDF de fermer définitivement 189 des 217 bornes de recharge rapide, sur les autoroutes du réseau Corri-Door, pour les véhicules électriques. Si les questions de sécurité qui ont présidé à cette décision se justifient, la volonté de ne conserver finalement qu’un quart du réseau existant va à l’encontre des objectifs affichés par le Gouvernement. En effet, à l’heure où les pouvoirs publics soutiennent le renforcement des réseaux de borne de recharge et où les constructeurs automobiles sont encouragés à investir dans la mobilité électrique, cette décision envoie un mauvais signal. Par ailleurs, les détenteurs de véhicules électriques rencontreront désormais de grandes difficultés à maintenir l’autonomie de leur véhicule lors de longs trajets. Il lui demande comment le Gouvernement entend réagir à cette annonce et les mesures envisagées pour ne pas décourager les propriétaires de véhicules électriques.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27493</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2110</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Claude Bouchet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Filières fruits et légumes - matériaux recyclables
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27493. — 17 mars 2020. — M. Jean-Claude Bouchet appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique et solidaire sur la diminution du recours au plastique imposée à la filière fruits et légumes frais, faisant suite à l’application de la loi sur la lutte contre le gaspillage et l’économie circulaire qui a été récemment adoptée. Les opérateurs de la filière de Vaucluse, bien qu’ils en comprennent les considérations environnementales et sociétales, s’inquiètent d’une disposition qui doit s’appliquer au 1er janvier 2022 car ils n’ont que peu de temps pour trouver des matériaux de substitution qui soient des alternatives satisfaisantes aux emballages plastiques. En effet, dans son article 10, le Gouvernement demande que « tout commerce de détail exposant à la vente des fruits et légumes frais non transformés est tenu de les exposer sans conditionnement composé pour tout ou partie de matière plastique ». Cependant, les matériaux biosourcés ne présentent pas tous la certitude d’être totalement recyclables, ils nécessitent de plus des adaptations, voire des changements de chaîne et ils ne sont pas sans risque de faire peser sur les épaules de cette filière des coûts non négligeables. Aussi, il souhaite savoir si un allongement du délai d’application peut être envisagé compte tenu de l’impact économique, et si le Gouvernement entend accompagner les nombreuses exploitations fruitières et légumières françaises à l’usage de matériaux à 100 % recyclables afin d’éviter une répercussion sur les prix dans un contexte de forte concurrence de produits étrangers à bas coûts.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27494</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2111</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Girardin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Fin de l’exploration et l’exploitation du pétrole en France et dans la Marne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27494. — 17 mars 2020. — M. Éric Girardin appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique et solidaire sur les conséquences de la loi n° 2017-1839 du 30 décembre 2017 mettant fin à la recherche ainsi qu’à l’exploitation des hydrocarbures. Cette loi porte diverses dispositions relatives à l’énergie et à l’environnement et s’inscrit dans la volonté de la France d’être à l’avant-garde de la lutte contre le changement climatique et d’accélérer la transition écologique pour les territoires, en cohérence avec les engagements de la France dans le cadre de l’accord de Paris de décembre 2015. La troisième circonscription de la Marne est fortement impactée par l’interdiction programmée d’exploitation des hydrocarbures et de leur prospection, en particulier le territoire de Montmirail où plus de 150 personnes travaillent directement dans ce domaine. Cette activité économique conduit à générer pour la collectivité 2 millions d’euros de ressources. La nécessité de cette loi n’est plus à prouver. Mais elle a néanmoins un impact fort sur l’emploi à court et moyen terme. Les contrats de transition écologique ont démontré toute leur pertinence et leur capacité à porter la transition écologique comme moteur de l’économie locale. Un CTE sur ce territoire permettra de lancer une dynamique écologique tout en mobilisant les acteurs socio-économiques via la création de nouvelles filières économiques vertueuses. Aussi, il lui demande si elle envisage la mise en place d’un contrat de transition écologique (CTE) dans ce territoire du sud-ouest marnais.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27496</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2111</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Daniel Labaronne</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Préservation des jeunes arbres et jardins remarquables en cas de sécheresse
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27496. — 17 mars 2020. — M. Daniel Labaronne appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique et solidaire sur certaines conséquences des arrêtés préfectoraux de restriction ou d’interdiction des usages de l’eau en période de sécheresse. La stratégie nationale bas-carbone (SNBC) est la feuille de route dont s’est dotée la France pour lutter contre le changement climatique. Elle fixe des objectifs, oriente un grand nombre de politiques publiques et détermine par voie de conséquence les conditions d’exercice de pratiques individuelles et collectives au plus près du terrain. Dans ce contexte qui s’impose à tous, des dispositions législatives et réglementaires ont pour objet de limiter l’impact de phénomènes météorologiques extrêmes et d’épisodes critiques dont la fréquence est appelée à croître, selon le consensus de la communauté scientifique. Les arrêtés préfectoraux de restriction ou d’interdiction des usages de l’eau en période de sécheresse en sont un exemple déjà ancien. En application de ces arrêtés, les particuliers, les entreprises, les exploitations agricoles, les établissements publics et les collectivités adaptent leurs pratiques, le plus souvent avec un grand sens des responsabilités. À défaut, ils s’exposent à des amendes. Au milieu du mois de juillet 2019, 64 départements de France métropolitaine étaient concernés par des arrêtés de restriction d’eau dont 21 départements placés en zone rouge. Ce niveau d’alerte prévoit l’arrêt des prélèvements non prioritaires y compris à des fins agricoles ; seuls les prélèvements en relation avec la santé, la sécurité civile, l’eau potable ou encore la salubrité étant autorisés. La totalité des six départements de la région Centre-Val de Loire étaient concernés par ce niveau d’alerte. Dans ce contexte, deux situations ont été portées à la connaissance de M. le député : celle des jeunes arbres en milieu urbain et celle des parcs et jardins labellisés par le ministère de la culture. En ce qui concerne la première de ces situations, les travaux d’expérimentation et de modélisation entrepris depuis une vingtaine d’années ont permis de quantifier le potentiel d’action des arbres sur la chaleur en milieu urbain, notamment par effet d’ombrage du sol et des bâtiments. La compréhension de ce mécanisme a permis aux chercheurs de l’INRA d’identifier les conditions nécessaires à cette régulation thermique : l’accès à l’eau est primordial. De plus, la reprise des jeunes plantations d’arbres requiert un minimum d’arrosage pendant les premières années. Quant à la seconde situation, la région Centre-Val de Loire compte 31 parcs et jardins labellisés « jardin remarquable ». Ce label du ministère de la culture distingue des jardins et des parcs présentant un intérêt culturel, esthétique, historique ou botanique, qu’ils soient publics ou privés (435 sites en France métropolitaine). Véritables cartes de visite de la région, ces parcs et jardins constituent à la fois une expression du savoir-faire de la filière horticole française et une source d’attractivité touristique. Il lui demande si ces deux situations peuvent être prises en compte dans le cadre des arrêtés de restriction ou d’interdiction des usages de l’eau en période de sécheresse, ou, à défaut, si une réflexion peut être conduite pour les prendre en compte.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27505</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2112</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Girardin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Bornes de rechargement pour les véhicules électriques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27505. — 17 mars 2020. — M. Éric Girardin alerte Mme la ministre de la transition écologique et solidaire sur les bornes de rechargement pour les véhicules électriques et, plus particulièrement, sur les bornes dont dispose la société IZIVIA, filiale d’EDF, sous la forme du réseau Corri-door. Ces bornes ont la particularité de fonctionner en charge rapide avec des prises compatibles avec tous les modèles de véhicules électriques. Le département de la Marne, contrairement aux départements limitrophes, n’a engagé aucun investissement pour développer un réseau de bornes de rechargement. Ce réseau Corri-door apparaît donc comme une bouée de sauvetage dans ce département pour tous les utilisateurs de véhicules électriques, même s’il n’y a que deux bornes dont l’implantation est réellement pertinente (Somessous et Champfleury). Or, dernièrement, IZIVIA a mis à l’arrêt total les 189 bornes réparties sur le territoire français pour des raisons de sécurité, sans aucune perspective de remise en service. Aujourd’hui, la seule recharge rapide subsistant dans tout le département est celle mise à disposition gracieusement par Ikea, à Thillois, et seulement pendant les horaires d’ouverture du magasin. Aussi, il lui demande si l’État a pris la mesure de ce que représente la fermeture du réseau Corri-door et quelles solutions pourraient être apportées afin de développer l’utilisation du véhicule électrique en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27506</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2112</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Lagleize</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Développement de l’énergie éolienne en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27506. — 17 mars 2020. — M. Jean-Luc Lagleize attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique et solidaire sur le développement de l’énergie éolienne en France. La France s’est dotée ces dernières années d’un cadre législatif et réglementaire pour développer un nouveau modèle énergétique. Dans ce nouveau modèle énergétique, il convient d’assurer une visibilité à court, moyen et long terme pour les énergies renouvelables, dont l’éolien doit faire partie intégrante. En effet, le développement de l’énergie éolienne participe à l’augmentation de l’indépendance énergétique de notre pays, à la valorisation des ressources de nos territoires, à la diversification de notre mix énergétique et à la création d’emplois durables. Pour exploiter au maximum l’important potentiel de développement de l’énergie éolienne et pour accélérer la structuration industrielle de la filière, il convient de simplifier certaines procédures administratives et d’assurer une stabilité économique et fiscale à cette filière renouvelable. Par ailleurs, alors que l’énergie éolienne terrestre fait face au défi majeur de l’acceptabilité sociale et territoriale qu’il convient de relever, l’énergie éolienne en mer semble obtenir un consensus plus large qu’il convient d’exploiter. Dans ce contexte, M. Jean-Luc Lagleize l’interroge donc sur les intentions du Gouvernement pour développer considérablement l’énergie éolienne en France, notamment en mer.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27507</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2112</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Molac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Développement du photovoltaïque agricole
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27507. — 17 mars 2020. — M. Paul Molac attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique et solidaire sur les freins au développement du photovoltaïque agricole dans un contexte où le Gouvernement affirme pourtant vouloir miser sur les énergies renouvelables afin d’accélérer la transition énergétique du pays. En effet, les projets en solaire photovoltaïque, notamment ceux situés au nord de la Loire, peinent à émerger tant les tarifs de rachat de l’électricité, particulièrement bas, remettent en cause leur rentabilité. Lors du salon de l’agriculture, fin février, il a été annoncé le relèvement du seuil au delà duquel il faut procéder à un appel d’offres pour monter un projet de panneaux photovoltaïques. Passant de 100 à 300 kWc, ce nouveau seuil se donne pour objectif de permettre le développement de projets agricoles jusqu’alors restés à l’arrêt à cause des contraintes administratives et réglementaires. Mais, cette décision ne satisfait en réalité qu’une partie de la profession, à savoir ceux qui peuvent valoriser de grands bâtiments, pour la plupart là encore situés au sud de la Loire. Or il paraît primordial de rappeler l’intérêt d’œuvrer en faveur d’un mix énergétique intégrant le photovoltaïque à l’échelle du territoire national, pour un meilleur équilibre du réseau d’électricité d’abord, mais également pour limiter le transport sur longue distance, cela sans oublier l’intérêt systémique pour un grand nombre potentiel d’exploitations agricoles. Les disparités nord-sud sont réelles et les récentes évolutions dans le domaine du photovoltaïque, comme la récente augmentation du plafond des tarifs règlementés, contribueront à les accentuer. Des simulations de rentabilité sur vingt ans l’ont d’ailleurs démontré : la même installation photovoltaïque de 99 kWc génère un solde financier trois plus important à l’extrémité sud qu’au nord de la France. C’est pourquoi, dans ce contexte d’inégalité vis-à-vis de l’énergie solaire, il demande que les tarifs de rachat de l’électricité puissent être définis selon les régions ou les départements. L’arrêté du 12 janvier 2010 mentionne un coefficient R départemental ; les valeurs du coefficient R ont été calculées en fonction du rayonnement annuel moyen (kWh/m2) dans chaque département. Cette méthode permettrait d’harmoniser le flux financier entre tous les acteurs sur le territoire. En outre, M. le député sollicite le Gouvernement pour que les contrats d’autoconsommation, moins développés, deviennent plus incitatifs en faisant en sorte que, en lien avec le mode de calcul départemental du tarif, la vente en surplus se fasse sur la base du tarif réglementé des contrats en vente totale, à savoir : au minimum 12,07 centimes jusqu’à 36 kWc et 10,51 centimes au delà de 36 kWc. Il pourrait également, par souci de simplification, être envisagé d’augmenter le plafond des contrats de vente d’électricité en surplus de 9 kWc jusqu’à 36 kWc ou 99 kWc pour une rémunération de l’électricité à 10 centimes par kWh. Enfin, dans l’optique d’élargir les possibilités d’autoconsommer, il revendique la possibilité d’installer des petites centrales au sol, jusqu’à 100 kWc, aux mêmes conditions que citées précédemment. Cette possibilité de centrale photovoltaïque au sol se ferait alors exclusivement dans des cours de fermes ou sols déclassés et n’empièterait en aucune façon sur des terres agricoles qui seraient déjà répertoriées dans la déclaration PAC. Cette évolution des tarifs d’achat serait de nature à assurer davantage d’équité territoriale et de solidarité nationale avec les agriculteurs, tout en restant simple d’application. Il souhaiterait connaître sa position sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27601</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2113</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabrice Brun</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Conséquences écologiques de la règle d’attribution des créneaux de décollages
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27601. — 17 mars 2020. — M. Fabrice Brun attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique et solidaire sur les conséquences écologiques de l’application de la règle européenne d’attribution des créneaux de décollages et d’atterrissages d’aéronefs, dite règle des « 80-20 ». En vertu de la réglementation européenne, les compagnies aériennes doivent, si elles souhaitent pouvoir conserver leurs quotas annuels de créneaux de décollages et d’atterrissages, rendre effectifs au moins 80 % de leurs vols. Il en résulte que, même dans les circonstances exceptionnelles de crise sanitaire telles que celle du Covid-19, les transporteurs aériens sont contraints pour respecter cette exigence d’opérer des vols dont le taux de remplissage devient chaque jour plus faible, voire de faire voler des aéronefs vides. Ce sont ainsi des milliers de litres de kérosène et de tonnes de CO2 qui sont consommés et rejetés, au détriment de l’environnement. C’est pourquoi il conviendrait, dans un premier temps, et en urgence, de mettre en œuvre un moratoire sur l’application de cette règle jusqu’à la fin de l’épidémie de Covid-19 comme cela avait été fait après les événements du 11 septembre 2001, lors de l’épidémie de SRAS en 2003 et après la crise économique de 2008. Par ailleurs, dans une perspective à moyen terme, afin d’anticiper de nouveaux évènements sanitaires comparables, ou des évènements liés à la menace sur la sécurité du continent, il conviendrait de modifier la règle des « 80-20 », en introduisant une clause dérogatoire en cas de circonstances exceptionnelles. En conséquence, il lui demande de lui indiquer quelle initiative politique entend prendre la France en ce sens au sein des instances européennes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27603</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2113</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Pascale Boyer</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Contractualisation entre la SNCF et les autocaristes Haut-Alpins
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27603. — 17 mars 2020. — Mme Pascale Boyer attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique et solidaire sur la possibilité de contractualiser la mise en place d’un service de bus de substitution, en priorité, avec les autocaristes Haut-Alpins, lors des périodes de fermetures des lignes Valence-Veynes et Grenoble-Veynes et durant les travaux de réhabilitation de ces deux lignes. Les entreprises de transports de voyageurs par autocars des Hautes-Alpes sont pour la plupart fortement atteintes par les annulations de voyages programmés et notamment les voyages scolaires, à cause de la maladie du Coronavirus. En effet, le département des Hautes-Alpes étant transfrontalier avec l’Italie, un nombre important de voyages scolaires sont programmés vers ce pays. L’Italie a, de son côté, mise en place des mesures extrêmement restrictive au niveau des déplacements, avec notamment le confinement de toute la région de Lombardie et les provinces de Modène, Parme, Piacenza, Reggio Emilia, Rimini, Pesaro et Urbino, Alessandria, Asti, Novara, Verbano-Cusio-Ossola, Vercelli, Padoue, Trévise, et Venise. Pour les habitants et touristes, il est donc en ce moment impossible d’entrer ou de sortir de ces régions. Malgré les efforts et les mesures prises par le Gouvernement pour mettre en place des aides financières, l’impact économique risque d’être néfaste pour certaines entreprises locales. Afin de compenser les pertes économiques subies par les autocaristes Haut-Alpins, à l’image de nombreuses TPE ou PME impactées, il est souhaitable de mettre en avant ces entreprises dans le cadre de la mise en place d’un service de bus de substitution durant la fermeture des deux lignes ferroviaires. Elle lui demande donc quelles sont les décisions qu’elle compte prendre en ce sens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27604</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2114</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Patricia Mirallès</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Covid-19, Mesures de compensation pour les transports scolaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27604. — 17 mars 2020. — Mme Patricia Mirallès interroge Mme la ministre de la transition écologique et solidaire sur les mesures de compensation liées à la perte d’activité des transporteurs scolaires dans le cadre de l’épidémie de Covid-19. Les professionnels du secteur, au même titre que de nombreuses autres professions sont en effet touchés de plein fouet par la fermeture des établissements scolaires annoncée par le Président de la République. S’il convient en effet de prendre toutes les mesures afin de freiner la propagation de cette épidémie, il est cependant nécessaire de veiller à ce que l’économie ne pâtisse pas des externalités négatives de ces dispositifs de précaution. A ce titre, elle souhaite connaitre les modalités précises des soutiens que l’Etat va apporter aux employés du secteur des transports scolaires, en matière de chômage partiel, durant la crise, et concernant le plan de relance évoqué par le Président de la République, à l’issue de cette crise sanitaire. Elle souhaite également prendre connaissance d’une éventuelle exonération des charges sociales et fiscales de ces entreprises, compte tenu du préjudice économique auquel ils consentent.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27605</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2114</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Emmanuelle Ménard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Entretien des abords des routes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27605. — 17 mars 2020. — Mme Emmanuelle Ménard attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique et solidaire sur l’entretien et la propreté des abords du réseau national non concédé. L’entretien courant des chaussées du réseau routier doit être une préoccupation constante des services routiers de l’État. Mme la députée est régulièrement interpelée par des habitants de son département sur la présence régulière de nombreux déchets sur les abords des routes. Dans l’Hérault, département emprunté par plusieurs axes routiers majeurs non concédés comme l’A75, les routes nationales 9 de Pézenas à Béziers, 109 et 113, cette situation est d’autant plus préoccupante que les flux de circulation augmentent particulièrement en période estivale. L’incivilité des usagers de la route est la première cause de cette situation et il est évident que, bien souvent, les opérations de nettoyage menées par les services de l’État sont rapidement réduites à néant par cette attitude. Elle lui demande quelles dispositions elle compte prendre pour lutter contre cette situation et si une sensibilisation des usagers au respect de la propreté de la route est envisagée au niveau national.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27611</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2114</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Raphaël Schellenberger</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Objectifs de performance énergétique et environnementale des bâtiments
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27611. — 17 mars 2020. — M. Raphaël Schellenberger appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique et solidaire sur l’application de l’article 47 de la loi du 8 novembre 2019 relative à l’énergie et au climat. Ce texte porte création de l’article L. 111-18-1 du code de l’urbanisme imposant aux constructions et installations dont l’emprise au sol est supérieure à 1 000 mètres carrés d’intégrer divers dispositifs énergétiques dans le respect des objectifs généraux de performance énergétique et environnementale des bâtiments énoncés à l’article L. 111-9 du code de la construction et de l’habitation. Dans le cadre de la bonne application du code de l’urbanisme ainsi modifié et au regard de l’anticipation nécessaire à ce type de projets d’aménagements, il demande au Gouvernement de préciser le champ d’application détaillé de ces obligations afin de déterminer si elles s’appliquent à tous les bâtiments commerciaux, artisanaux et industriels dès que la surface de plancher dépasse 1 000m2 ou bien uniquement aux bâtiments faisant l’objet d’une exploitation commerciale, et, le cas échéant, d’expliciter la notion d’exploitation commerciale ici applicable.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27495</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2114</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Jacqueline Maquet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès de la ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire (Mme Poirson, SE auprès de la ministre)</ministreJO><Objet>Interdiction de la vente de légumes en sachets plastiques de moins de 1,5 kg
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27495. — 17 mars 2020. — Mme Jacqueline Maquet attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès de la ministre de la transition écologique et solidaire sur l’interdiction de la vente des fruits et légumes dans des sachets plastiques d’un poids inférieur à 1,5 kg. Cette disposition de la loi relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire devrait prendre effet à compter du 1er janvier 2022. Dans la région des Hauts-de-France, elle inquiète tout particulièrement les producteurs d’endives. Or, les endives se vendent aujourd’hui à 85 % en sachets conditionnés par 4 à 6 endives, avec un poids allant de 500 grammes à 1 kg. L’emballage plastique a un rôle protecteur, mais constitue également un avantage au vu des habitudes de consommations des foyers. Mme la députée entend également les inquiétudes des producteurs d’endives. Ces derniers craignent qu’un changement trop rapide des conditions de vente de leurs produits soit nuisible à leur secteur d’activité, qui se relève à peine de nombreuses années difficiles sur le plan économique. Mme la députée soutient qu’il semble nécessaire de placer l’endive sur la liste des produits présentant un risque de détérioration lors de la vente en vrac et qui feront alors l’objet d’une exception. Elle souhaiterait connaître les mesures alternatives proposées par le Gouvernement pour la vente des endives.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27487</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2115</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrice Perrot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès de la ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire (Mme Wargon, SE auprès de la ministre)</ministreJO><Objet>Arrêté de prescriptions techniques applicables aux plans d’eau
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27487. — 17 mars 2020. — M. Patrice Perrot interroge Mme la secrétaire d’État, auprès de la ministre de la transition écologique et solidaire, sur le projet d’arrêté de prescriptions générales pour les plans d’eau et leurs vidanges, qui a récemment fait l’objet d’une consultation publique. Regroupant deux arrêtés de prescriptions qui régissaient, d’un côté la création de plans d’eau et de l’autre leur vidange, il s’inscrit dans la révision de la nomenclature relative aux installations, ouvrages, travaux et activités (IOTA) ayant une incidence sur l’eau ou le fonctionnement des écosystèmes aquatiques. S’il a été précisé, au vu des premiers commentaires recensés dans le cadre de ladite consultation, que le projet d’arrêté ne visait pas à réglementer les plans d’eau naturels ni les zones humides mais bien à établir des prescriptions relatives à la construction de nouveaux plans d’eau artificiels, soumis à la loi sur l’eau et à leur exploitation, certaines dispositions spécifiques pouvant s’appliquer aux plans d’eau artificiels existants selon les enjeux et des échéances de mise aux normes adaptées, notamment en ce qui concerne leur vidange, lorsqu’elle est nécessaire, et la qualité des eaux restituées à la sortie de ces plans d’eau, il suscite cependant des interrogations voire des inquiétudes. Ainsi, l’organisation représentative des propriétaires et gestionnaires d’étangs a-t-elle formulé un certain nombre d’observations. Ainsi, les prescriptions minimales visant à assurer la sécurité des digues retenant l’eau au-dessus du terrain naturel, si elles étaient relevées à 40 cm comme précisé à l’article 7, pourraient contribuer au développement des dégâts occasionnés sur celles-ci par les ragondins. L’interdiction de vidange du 1er novembre au 31 mars sur cours d’eau des bassins versants de première catégorie, qui est actuellement fixée du 1er décembre au 31 mars, interroge les propriétaires et gestionnaires d’étangs sur leur capacité à réaliser ces vidanges à l’automne dès lors que les épisodes de sécheresse se font de plus en plus fréquents et que les arrêtés de restriction couvrent des périodes de plus en plus longues, y compris jusqu’au mois de novembre. Autre remarque soulevée par ces derniers, celle relative à une meilleure prise en compte de la diversité des plans d’eau selon par exemple leur mode d’alimentation, leur localisation géographique ou leur destination. Ainsi, il l’interroge sur les conditions dans lesquelles ces points, ainsi que ceux qui lui ont été exposés directement par cette organisation représentative, seront pris en compte dans le cadre du travail de rédaction du futur arrêté de prescriptions générales pour les plans d’eau et leurs vidanges et selon quelles motivations.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27600</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2115</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Mazars</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès de la ministre de la transition écologique et solidaire, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Mesures de soutien en faveur des entreprises organisatrices de voyages scolaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27600. — 17 mars 2020. — M. Stéphane Mazars alerte M. le secrétaire d’État, auprès de la ministre de la transition écologique et solidaire, chargé des transports, sur la crise sans précédent que traversent les entreprises organisatrices de voyages, et tout particulièrement de voyages scolaires, depuis l’apparition de l’épidémie de Covid-19 en France. En effet, suite à la recommandation faite par le ministère de l’éducation nationale et de la jeunesse de « suspendre jusqu’à nouvel ordre les voyages scolaires à l’étranger et dans les deux principaux foyers identifiés sur le territoire national », les entreprises spécialisées, comme les chefs d’établissements scolaires, dénoncent l’impossibilité d’avoir une résolution totale du contrat et les frais de franchise restent dès lors à leur charge. Une situation économique intenable pour ces entreprises qui dans son département emploient 250 salariés et génèrent un chiffre d’affaires annuel de près de 100 millions d’euros. A circonstances exceptionnelles, mesures exceptionnelles. Devant la gravité de la crise qui frappe durement ce secteur économique et touristique, en Aveyron comme sur l’ensemble du territoire national, il l’alerte sur la nécessité de mettre en place des mesures de soutien spécifiques, à commencer par la création d’un fonds exceptionnel de solidarité. Ce fonds d’État qui s’appuie sur un mécanisme de compensation, soutenu par l’ensemble de la profession, s’avère indispensable pour permettre aux entreprises organisatrices de voyages de faire face aux charges de leurs structures. Il lui demande donc de bien vouloir lui faire connaître les intentions du Gouvernement à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27602</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2116</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Lagleize</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès de la ministre de la transition écologique et solidaire, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Transparence et atténuation des nuisances aériennes et aéroportuaires à Toulouse
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27602. — 17 mars 2020. — M. Jean-Luc Lagleize interroge M. le secrétaire d’État, auprès de la ministre de la transition écologique et solidaire, chargé des transports, sur les actions mises en œuvre par le Gouvernement pour surveiller les nuisances sonores générées par le trafic aérien de l’aéroport de Toulouse-Blagnac, pour les maîtriser et les atténuer. L’aéroport de Toulouse-Blagnac est le sixième aéroport de France en terme de fréquentation, avec près de 10 millions de voyageurs en 2019, et connaît une augmentation constante de sa fréquentation. Or, depuis quelques mois, la modification de couloirs aériens qui est expérimentée à Toulouse impacte de nouvelles populations, aussi bien au nord de Toulouse qu’à l’ouest et au sud, où les riverains multiplient les plaintes et manifestations contre les nuisances sonores aériennes et aéroportuaires. C’est ainsi que plusieurs dizaines de milliers de plaintes ont été déposées dans l’agglomération de Toulouse. Lors de sa session de novembre 2019, le collège de l’Autorité de contrôle des nuisances aéroportuaires (ACNUSA), saisi pour avis après les expérimentations relatives à de nouvelles procédures opérationnelles au départ de l’aéroport de Toulouse-Blagnac, s’est exprimé favorablement sur les nouvelles procédures satellitaires FISTO et LACOU 5Q pour les départs en piste 32 vers le nord. L’autorité de contrôle a demandé néanmoins que l’ensemble des procédures de départ vers le nord soit encadré par des « volumes de protection environnementale » (VPE) permettant de réduire la dispersion actuelle des trajectoires, notamment pour réduire les nuisances au-dessus de la commune de Daux. Elle a demandé que les procédures remplacées par les procédures satellitaires soient mises en voie d’extinction. L’Autorité a rappelé que les VPE ont fait leurs preuves sur Paris- Orly et Paris-Charles de Gaulle, permettant de fixer les tolérances de déviation par rapport aux trajectoires nominales et donc de réduire les survols des zones d’habitations. Le collège s’est exprimé défavorablement sur les projets FISTO et LACOU 5R pour les départs en piste 14 vers le sud. L’Autorité de contrôle a estimé que les éléments présentés à ce stade étaient insuffisants pour réduire l’impact environnemental identifié et a recommandé que soient entrepris des travaux dans le cadre d’études dites d’approche équilibrée, rendues obligatoires par le règlement n ° 598/2014 du Parlement européen et du Conseil du 16 avril 2014 relatif à l’établissement de règles et de procédures concernant l’introduction de restrictions d’exploitation liées au bruit dans les aéroports de l’Union, dans le cadre d’une approche équilibrée, et abrogeant la directive 2002/30/CE pour les aéroports ayant un trafic annuel supérieur à 50 000 mouvements d’aéronefs et pour lesquels la problématique « bruit » est bien identifiée. L’Autorité de contrôle des nuisances aéroportuaires (ACNUSA) a par ailleurs souligné que Toulouse, capitale européenne de l’aéronautique et de l’espace, disposait de toutes les ressources humaines et technologiques pour mettre en place une approche équilibrée exemplaire de son développement économique et social. Elle a donc appelé toute la communauté aéroportuaire à œuvrer en ce sens. Dans ce contexte, il semble indispensable que toute évolution des trajectoires fasse l’objet d’une information préalable de tous les élus locaux concernés et de la population, et que les effets soient mesurés et partagés en toute transparence. Il l’interroge donc sur sa position sur l’avis rendu par l’Autorité de contrôle des nuisances aéroportuaires (ACNUSA) et sur les intentions du Gouvernement à la fois pour surveiller les nuisances sonores générées par le trafic aérien de l’aéroport de Toulouse-Blagnac, mais également pour les maîtriser et les atténuer.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27483</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2116</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-George Buffet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail</ministreQuestion><ministreJO>Travail</ministreJO><Objet>Inadéquation de la réforme de l’assurance-chômage
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27483. — 17 mars 2020. — Mme Marie-George Buffet interroge Mme la ministre du travail sur l’inadéquation de la réforme de l’assurance-chômage qui, par ses effets, accentue la précarité des « permittents ». Les modalités nouvelles de détermination du salaire de référence et l’allongement du seuil minimum pour le rechargement des droits au chômage sont mécaniquement des facteurs de précarité supplémentaires pour ces travailleurs qui alternent entre contrats courts et périodes de chômage. Il convient de rappeler que l’assurance chômage protège, depuis 1958, tous les salariés du privé et certains du secteur public des aléas du marché du travail. Une mesure de solidarité qui mutualise les risques par l’impôt et compense la perte d’un bas salaire mieux que celle d’un haut revenu. Or, ceux-là sont précisément fragilisés par le régime nouveau. Quoique la réforme ambitionne de lutter contre les embauches de courte durée, elle impacte d’ores et déjà les demandeurs d’emploi qui ont un rythme de travail fractionné, en effet touchés par une baisse importante de leur allocation chômage. Selon une étude de l’Unédic, 1,7 million de personnes travaillent chaque mois en activité réduite et, parmi elles, 865 000 cumulent les allocations chômage en plus de leur salaire, celui-ci étant trop faible. Par la réforme, 850 000 allocataires voient le montant mensuel de leur indemnisation baisser de 22 % pour passer de 905 à 708 euros. Le nouveau mode de calcul de l’allocation chômage pose un enjeu d’inégalité difficilement supportable pour les salariés sans cesse embauchés sur des missions censément isolées mais en réalité permanentes, dont on requalifie rarement le contrat vers un poste stable, et qui, à durée de cotisation égale, ne perçoivent pas les mêmes indemnités. À cet effet, ce n’est pas l’allongement de la durée d’indemnité qu’il faut prendre en compte, mais bien le montant de celle-ci. Ainsi, elle l’interroge afin de savoir quelles sont les mesures que compte prendre le Gouvernement pour pallier les conséquences de cette réforme.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27509</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2117</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Oppelt</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail</ministreQuestion><ministreJO>Travail</ministreJO><Objet>Défiscalisation CESU pendant la période du Covid-19
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27509. — 17 mars 2020. — Mme Valérie Oppelt interroge Mme la ministre du travail sur l’élargissement de l’utilisation du CESU pendant la période de fermeture des établissements scolaires, secondaires et universitaires due à l’épidémie de COVID-19. Plusieurs milliers de nos concitoyens sont actuellement touchés par ce virus dont il faut se protéger en faisant usage de prévention et de précaution. Ainsi, les mesures annoncées jeudi 12 mars 2020 par le Président de la République vont entraîner chez les travailleurs les plus précaires des difficultés dans la gestion de leurs obligations professionnelles et familiales relatives à la garde de leurs enfants. La poursuite de ces différents objectifs nécessite de pouvoir adapter rapidement les outils déjà existants. Ainsi, Mme la députée a trois interrogations. En premier lieu, elle souhaite savoir s’il est possible de défiscaliser et de supprimer les charges relatives aux CESU (chèques emploi service universel) temporairement afin que les étudiants, n’ayant plus cours, puissent proposer leurs services de garde d’enfants à domicile ou d’aide aux devoirs. En deuxième lieu, elle souhaite savoir s’il est possible de fixer un prix défini pendant une certaine durée. Enfin, elle alerte sur l’impossibilité pour certaines professions d’exercer du télétravail et souhaite savoir quelles sont les solutions préconisées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27545</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2117</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Noëlle Battistel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail</ministreQuestion><ministreJO>Travail</ministreJO><Objet>Conséquence de la réforme de l’assurance chômage sur les territoires de montagne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27545. — 17 mars 2020. — Mme Marie-Noëlle Battistel attire l’attention de Mme la ministre du travail sur les conséquences de la réforme de l’assurance chômage pour les territoires de montagne. La réforme de l’assurance chômage a deux impacts spécifiques pour les territoires de montagne. Premièrement, le malus applicable aux entreprises de plus de onze salariés crée d’importantes inquiétudes dans la branche des remontées mécaniques et domaines skiables. La quasi-totalité des entreprises de ce secteur devraient être concernées par ce malus ; pourtant leurs représentants contestent que ces entreprises soient dans une stratégie de contournement du CDI. Elles s’inscrivent simplement avec leurs salariés dans le rythme normal imposé par les saisons. Cette taxe représentant 1 % de la masse salariale risque d’avoir un impact très important sur les entreprises les plus fragiles du secteur. Deuxièmement, les conditions de création de droit, de rechargement et de calcul de l’indemnisation des salariés posent également question. Avec la réforme, des saisonniers effectuant une première saison de quatre mois ne bénéficient d’aucun droit à l’issue de celle-ci alors que des saisonniers effectuant quatre mois d’hiver et trois d’été cotiseront en permanence pour ces droits sans avoir l’usage de droits plus longs. Cette situation démontre une mauvaise prise en compte de la saisonnalité dans la réforme de l’assurance chômage. Elle lui demande donc de bien vouloir lui indiquer ce que le Gouvernement compte faire pour tenir compte de la spécificité des emplois saisonniers dans le cadre de la réforme de l’assurance chômage.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27549</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2118</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Philippe Nilor</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail</ministreQuestion><ministreJO>Travail</ministreJO><Objet>Sur l’urgence d’une politique de l’emploi adaptée aux besoins de la Martinique.
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27549. — 17 mars 2020. — M. Jean-Philippe Nilor appelle l’attention de Mme la ministre du travail sur l’urgence d’une politique de l’emploi adaptée aux besoins de la Martinique. Lors de ses dernières questions au Gouvernement, il a attiré l’attention sur l’inadéquation de la politique de l’emploi aux réalités économiques de ce territoire et, plus généralement, dans les outre-mer. Explicitement, il a demandé un changement de paradigme ainsi que la mise en œuvre de mesures fortes, concrètes et efficaces pour, à la fois, sanctuariser les entreprises locales et les protéger des liquidations judiciaires, souvent abusives. Depuis le début de l’année, l’actualité macroéconomique accentue le caractère urgent d’une autre action gouvernementale en faveur de l’emploi, dans ce territoire et plus généralement en outre-mer. Par ailleurs, elle nuance les derniers chiffres du taux de chômage qui indiquent une baisse sensible de celui-ci tant au niveau national que local, soit 8 % en métropole et plus de 18 % en Martinique, selon le dernier rapport de l’INSEE. Or la réalité du terrain semble indiquer le contraire. En effet, après la liquidation de France-Antilles, le 30 janvier dernier, qui a laissé 235 salariés au milieu du gué, c’est au tour du groupe Ho Hio Hen, 19 sociétés, de se retrouver dans la tourmente avec une menace de chômage, à très court terme, pour 650 salariés, dans les 3 départements dont 400 en Martinique. À ce rythme, et bien que les créations d’entreprises aient bondi de 46 % au dernier trimestre 2018, faisant de la Martinique le territoire le plus dynamique de France en matière d’entrepreneuriat, le nombre de créations ne compense pas le nombre d’emplois détruits, soit 635 sur deux mois. Car la majorité de ces créations sont des microentreprises ou des entreprises individuelles, respectivement + 39 % et + 27 %, au total près de 480 sur un trimestre. Ces exemples montrent donc une tendance lourde à la destruction des emplois dans les PME et invitent à une nécessaire prise en compte des caractéristiques du tissu économique, composé très majoritairement de TPE et de travailleurs indépendants (près de 90 %), sur le développement de la Martinique. Aujourd’hui, cette dégradation soudaine et accélérée de la situation de l’emploi exige une redéfinition de la politique publique, dans ce domaine. En outre, confrontée à double problématique d’attractivité et de démographie se traduisant par une baisse annuelle de 0,8 %, soit 15 827 habitants de moins qu’en 2011, la Martinique sera le plus vieux département de France à l’horizon 2030-2040. Dans ce contexte, la situation économique requiert plus que jamais un plan d’action incisif en matière de politique de l’emploi. M. le député réaffirme que les solutions novatrices qu’il a proposées sont de nature à répondre aux besoins des populations et aux vrais enjeux sociaux, démographiques et économiques de ce territoire, par exemple l’extension à la Martinique du dispositif expérimental de médiation des entreprises jusqu’ici réservé aux régions Centre-Val de Loire, Grand-Est, Normandie et PACA, la création d’un passeport mobilité coopération économique pour dynamiser le marché économique, la mise en place d’une nouvelle nomenclature dédiée aux TPE locales pour prendre en compte le poids des contraintes insulaires sur leur pérennité, le report de la procédure de dématérialisation des déclarations et paiement des cotisations pour limiter les conséquences des retards de paiement des collectivités et des zones blanche. Ces propositions méritent donc une attention particulière parce qu’il s’agit de mettre enfin en œuvre un modèle économique adapté aux réalités territoriales. Il lui demande si elle compte s’engager dans ce chantier de développement économique qu’il est urgent d’entreprendre au profit des populations en donnant une suite favorable à ces propositions concrètes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27553</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2118</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Girardin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail</ministreQuestion><ministreJO>Travail</ministreJO><Objet>Financement différé du FSE
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27553. — 17 mars 2020. — M. Éric Girardin appelle l’attention de Mme la ministre du travail sur la situation de Papillons blancs de Champagne. Papillons blancs de Champagne est un service marnais dont la vocation est l’accompagnement vers l’emploi de personnes handicapées, avec un accompagnement tant sur les aspects classiques de la recherche d’emploi, de l’intégration dans les entreprises que sur l’aspect social voire médico-social de ces personnes. Cela permet un accompagnement particulièrement complet de toutes les problématiques que rencontrent ces publics dans leur parcours d’insertion en milieu ordinaire. En cela, la démarche est assez rare (voire inédite) et surtout, très efficace. En raison de la spécificité de la démarche, Papillons blancs de Champagne bénéficie d’un financement multiple (dont la sécurité sociale). Le FSE représente un apport de 200 000 euros par an. Le programme 2014-2020 pour lequel il avait contractualisé arrive à son terme. Une carence de quelques mois entre deux programmes a toujours été présente. Mais ce qui est nouveau, c’est que cette carence est poussée à un an de manière systématique. Pour Papillons blancs de Champagne, absorber une légère perte de financement, aujourd’hui, serait extrêmement difficile. En effet, cette mesure administrative concerne tous les sujets, de très nombreuses structures financées par du FSE ne pourront supporter un tel délai. Passé le délai d’un an, nombre d’acteurs ne seront plus présents pour signer une nouvelle convention. Dans le cas de Papillons blancs de Champagne, ils devront redéployer leurs effectifs mais surtout diminuer drastiquement le nombre d’accompagnements. Cela soulève la question des personnes qui sont accompagnées par ce dispositif. Par ailleurs, la baisse significative de l’activité va avoir un impact non négligeable sur la qualité de l’animation des réseaux et des relations partenariales. Aussi, il lui demande quelles mesures pourraient être mises en place pour faire évoluer ou assouplir ces règles existantes et éviter que cette carence financière entre deux programmes soit repoussée à un an de manière systématique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27575</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2119</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Maxime Minot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail</ministreQuestion><ministreJO>Travail</ministreJO><Objet>Mesures contre le Covid-19 et assistantes maternelles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27575. — 17 mars 2020. — M. Maxime Minot appelle l’attention de Mme la ministre du travail sur la situation des assistantes maternelles travaillant dans le département de l’Oise. En effet, la décision du Gouvernement de fermer les établissements scolaires et les crèches a exclu l’activité des assistantes maternelles exerçant en dehors des structures collectives. Cela conduit donc à une incompréhension de la part de ces dernières et de certaines familles. En outre, leur statut spécifique de salarié de particuliers employeurs peut apparaître moins protecteur dans le contexte sanitaire actuel. Ainsi certaines d’entre elles font face à une situation d’inactivité totale, d’autres d’inactivité partielle lorsqu’elles doivent garder leurs propres enfants voire de congés maladie pour celles qui souhaitent se consacrer uniquement à la garde de leurs enfants. Or, face à cette situation, la réponse de l’État quant à leur indemnisation compte tenu de la perte financière n’est pas claire. Pourtant, il apparaît nécessaire à court terme qu’elles puissent bénéficier des mêmes modalités d’indemnisation que les autres salariés et, à long terme, d’envisager d’aligner leur statut sur celui des assistantes de crèches. Ainsi il lui demande ce qu’elle entend faire pour répondre à cette problématique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27578</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2119</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Straumann</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail</ministreQuestion><ministreJO>Travail</ministreJO><Objet>Retraites de certaines professions de l’enseignement
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27578. — 17 mars 2020. — M. Éric Straumann attire l’attention de Mme la ministre du travail sur les carrières enseignants, CPE et PsyEN, au vu du projet de loi de réforme des retraites en cours de discussion au Parlement. Sans une revalorisation conséquente, ces professions seraient très largement impactées par un système qui calculerait leurs retraites à partir des rémunérations de toute la carrière. Ces projections sont révélatrices de carrières faiblement rémunérées jusqu’à ce que leurs personnels accèdent aux dernières étapes, qui arrivent très tardivement. La dépréciation de ces carrières est le fruit d’un mouvement de plusieurs décennies qui s’est produit alors que ces métiers devenaient pourtant de plus en plus difficiles. L’engagement de revalorisation suscite dans ces professions de très forts doutes et inquiétudes. Les personnels concernés ont du mal à croire à des progrès à venir alors que les décisions imposées depuis plusieurs années sont venues s’ajouter aux difficultés professionnelles rencontrées face aux multiples défis posés à l’école. Ils craignent que la revalorisation annoncée ne soit pas au rendez-vous mais qu’une redéfinition de leur métier vienne encore détériorer leurs conditions d’exercice. Il lui demande ainsi de veiller aux dispositions garantissant le maintien de leur niveau de retraite et de soutenir la revalorisation nécessaire et légitime de leur rémunération sans contrepartie. Il est primordial de défendre l’école de la Nation et reconnaître ceux qui la font vivre.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27579</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2119</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Danielle Brulebois</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail</ministreQuestion><ministreJO>Travail</ministreJO><Objet>Cumul emploi-retraite
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27579. — 17 mars 2020. — Mme Danielle Brulebois attire l’attention de Mme la ministre du travail sur le dispositif cumul emploi-retraite. Le cumul emploi-retraite constitue l’une des principales modalités de souplesse dans la transition entre l’activité et la retraite. Or, ce dispositif est peu mobilisé : en 2017, 3,3 % des retraités de 55 ans ou plus exercent une activité professionnelle et les taux d’emploi des personnes de 65 ans et plus sont nettement plus faibles en France que dans la moyenne de l’Union européenne (UE). Concernant plus spécifiquement la détermination des plafonds pour les personnes ne remplissant pas les conditions pour cumuler entièrement les revenus d’activité avec une retraite, les plafonds sont relativement bas en particulier pour ceux qui perçoivent de petites retraites. Par exemple, la CNRACL applique la règle de cumul suivante : le revenu brut de la nouvelle activité ne doit pas dépasser annuellement un tiers du montant annuel de la pension majoré d’une somme fixée pour l’année 2019 à 7 024,91 euros. Elle souhaiterait donc savoir si le Gouvernement va modifier ces plafonds dans le cadre du projet de loi instituant un système universel de retraite en prenant en compte la situation des retraités les plus modestes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27598</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2120</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bernard Brochand</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail</ministreQuestion><ministreJO>Travail</ministreJO><Objet>Guides interprètes et nouvelle directive de Pôle emploi
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27598. — 17 mars 2020. — M. Bernard Brochand appelle l’attention de Mme la ministre du travail sur la dernière directive de Pôle emploi concernant les guides-interprètes qui doit entrer en vigueur au 1er avril 2020. La Fédération des guides-interprètes de la région PACA (Provence-Alpes-Côte d’Azur) qui se fait le porte-parole de tous les guides-conférenciers de France, craint que ce nouveau dispositif réduise à néant les allocations Pôle emploi qui permettaient jusqu’à présent aux professionnels de ce secteur de survivre en basse saison, période de travail non rémunérée. Cette nouvelle directive change la règle de calcul du montant des allocations journalières perçues par le « permittent », en divisant sa rémunération par le nombre de jours calendaires et non plus par le nombre de jours travaillés, ce qui semble supposer qu’il travaille 365 jours sur 365 jours. A cela s’ajoute le fait qu’en saison, les « permittents » du tourisme sont amenés à travailler sept jours sur sept et parfois en journée et en soirée. Avec la nouvelle directive les heures travaillées au-delà de 8 heures par jour ne seront plus prises en compte. La Fédération des guides-interprètes estime que si cette directive est maintenue, leur métier risque de disparaître tout simplement. Aussi il aimerait savoir quelles mesures elle entend prendre afin de ne pas aggraver la précarité de ces professionnels du tourisme.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27608</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2120</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Xavier Roseren</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail</ministreQuestion><ministreJO>Travail</ministreJO><Objet>Coronavirus - Emploi saisonnier - Rupture contrat
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27608. — 17 mars 2020. — M. Xavier Roseren attire l’attention de Mme la ministre du travail sur les conséquences du coronavirus sur les entreprises saisonnières. La propagation du virus a des effets sur la croissance économique de la France. Les territoires de montagne ne sont pas épargnés puisque la baisse de la fréquentation touristique a un impact majeur sur les activités saisonnières de ces territoires. Afin de pallier les difficultés économiques engendrées par cette épidémie, le Gouvernement a pris plusieurs mesures à destination des entreprises. Parmi elles, la crise sanitaire a été reconnue comme un cas de force majeure pouvant être invoqué au titre des contrats souscrits. L’article L. 1243-4 du code du travail reconnaît la possibilité pour l’employeur de rompre le contrat de travail à durée déterminée pour cas de force majeure. Il précise que, dans ce cas, le salarié n’a pas droit au versement de dommage et intérêt, sauf lorsque la rupture est due à un sinistre relevant de cas de force majeure. Dès lors, il lui demande de bien vouloir détailler les aides mises en place à destination des entreprises ayant une activité saisonnière et de préciser la possibilité d’avoir recours au cas de force majeur pour cause de rupture des contrats de travail.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27539</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2120</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Peu</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, chargé de la ville et du logement</ministreQuestion><ministreJO>Ville et logement</ministreJO><Objet>Instauration d’un fichier recensant les locataires « mauvais payeurs »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27539. — 17 mars 2020. — M. Stéphane Peu interroge M. le ministre auprès de la ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, chargé de la ville et du logement, sur le projet de mise en place par la Fédération nationale de l’immobilier (FNAIM) d’un fichier, baptisé Arthel, recensant les locataires en défaut de paiement. Ce fichier, selon les nombreuses déclarations du président de la FNAIM sur le sujet, serait alimenté et consulté par les acteurs de l’immobilier. Ainsi, il ambitionnerait de recenser toutes les personnes ayant rencontré des incidents de paiement quel qu’en soit le motif, quelle qu’en soit la manière et la durée, en y faisant figurer entre autres les noms du locataire, le type de bail, le montant de l’impayé. Si ce projet de fichier venait à se concrétiser, il s’agirait ni plus ni moins d’une « liste noire des locataires » comportant un risque sérieux d’atteinte à la vie privée des personnes concernées faisant de surcroît courir un risque manifeste de discrimination et de stigmatisation. En effet, au regard des multiples difficultés que rencontrent déjà les concitoyennes et les concitoyens pour se loger dignement, ce fichier constituerait un obstacle supplémentaire dans l’application réelle de leur droit au logement. Certes l’initiative a été reportée à la suite de l’examen par la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), mais elle inquiète toujours autant les locataires et les associations œuvrant pour le droit au logement car ce fichier reviendra à l’ordre du jour dans quelques mois après une consolidation des garanties relatives au traitement des données. Alors, si les initiateurs de ce projet le justifient par la nécessité de renforcer les liens de confiance entre les propriétaires et les locataires, il est important de rappeler que le taux moyen d’impayé dans le parc privé est estimé à 2 % (soit un taux dérisoire) dont la cause principale réside dans les montants très élevés des loyers qu’il conviendrait de réguler. Dans l’attente, il souhaiterait que soit portée à sa connaissance sa position et celle du Gouvernement quant à l’instauration d’un tel fichier.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27540</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2121</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Frédérique Lardet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, chargé de la ville et du logement</ministreQuestion><ministreJO>Ville et logement</ministreJO><Objet>Limitation du nombre de résidences secondaires dans les zones tendues
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27540. — 17 mars 2020. — Mme Frédérique Lardet attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, chargé de la ville et du logement, sur la limitation du nombre de résidences secondaires dans les zones dites « tendues ». En zone tendue, les logements sous-occupés sont soumis à deux régimes d’imposition distincts : la « surtaxe » d’habitation sur les résidences secondaires et la taxe annuelle sur les logements vacants. Malgré leurs objectifs - favoriser la mise sur le marché des logements vacants et favoriser l’affectation à la résidence principale de logements - ce sont 25 communes (de plus de 2 500 habitants) qui ressortent avec un taux de résidence secondaire supérieur à 70 %. Outre les aspects économiques bien connus du trop grand développement des résidences secondaires, les inconvénients peuvent également revêtir des aspects sociaux et environnementaux : déséquilibre accru entre l’offre et la demande de logements, tensions sur les prix des loyers et sur les prix d’acquisition, mitage des paysages, etc. Face aux limites des dispositifs existants, Mme la députée souhaite interroger M. le ministre sur l’éventuelle mise en place d’une limitation du nombre de résidences secondaires dans les zones dites « tendues ». Pour exemple, afin de freiner la spéculation immobilière et baisser les prix des logements, la Suisse a limité à 20 % du parc des logements et de la surface brute au sol habitable, le nombre accepté de résidences secondaires pour chaque commune. Aussi, les communes ayant dépassé le quota de 20 % n’ont plus la possibilité d’autoriser toute nouvelle résidence secondaire sauf si celles-ci sont utilisées comme logements affectés à l’hébergement touristique. Elle souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27541</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2121</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Jacqueline Maquet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, chargé de la ville et du logement</ministreQuestion><ministreJO>Ville et logement</ministreJO><Objet>Lutte contre les logements vacants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27541. — 17 mars 2020. — Mme Jacqueline Maquet attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, chargé de la ville et du logement sur la problématique des logements vacants. Dans un premier temps, des dispositifs ont été mis en place pour inciter les propriétaires à relouer leurs logements inoccupés. Or cela risque de ne pas suffire pour mobiliser l’ensemble des propriétaires. Il semblerait que des réquisitions soient nécessaires, y compris parmi les biens des particuliers. Face aux multiples difficultés rencontrées par certains citoyens français pour se loger, Mme la députée se réjouit du développement d’un plan de lutte contre les logements vacants et des annonces qui ont été faites au cours de ces derniers mois. Cependant, elle aimerait savoir quand elles seront mises en application et souhaiterait connaître la forme exacte que prendra l’action du Gouvernement sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27542</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2121</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Lise Magnier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, chargé de la ville et du logement</ministreQuestion><ministreJO>Ville et logement</ministreJO><Objet>Pannes d’ascenseurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27542. — 17 mars 2020. — Mme Lise Magnier appelle l’attention de M. le ministre auprès de la ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, chargé de la ville et du logement, sur la gestion des pannes d’ascenseurs. Le parc d’ascenseurs en France est vieillissant. La vétusté des appareils conduit à l’augmentation de la fréquence mais aussi de la durée des pannes. Si la réglementation s’est adaptée afin de fixer des mesures spécifiques pour améliorer la sécurité des appareils existants, les pannes demeurent une problématique réelle puisqu’elles peuvent avoir des conséquences désastreuses d’isolement voire de mise en danger pour les personnes privées de ce transport. Aussi, elle souhaiterait savoir si des évolutions de la réglementation sont programmées afin de fixer des obligations de remise en service plus contraignantes.]]></texteQuestion></question></Section><Section part="REP"><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>16303</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2136</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Régis Juanico</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><Objet>Dépenses de fonctionnement du cabinet du Premier ministre</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            16303. — 29 janvier 2019. — M. Régis Juanico interroge M. le Premier ministre sur les dépenses de fonctionnement de son cabinet ministériel. Un avis de la CADA (avis n° 20132470 du 23 mai 2013) puis un arrêt du tribunal de Paris (TA, n° 1312624/5-2, 16 décembre 2014) ont reconnu que les dépenses de fonctionnement des cabinets ministériels étaient des documents communicables. Aussi, il lui demande de lui indiquer l’ensemble des dépenses de fonctionnement de son cabinet, hors dépenses de personnels (qui figurent dans le jaune budgétaire annuel annexé au PLF), pour l’année 2018. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2136</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les dépenses de fonctionnement comprennent les frais informatiques et de télécommunications, les frais de déplacements, les frais de représentation, les dépenses automobiles et les dépenses à caractère logistique (hors dépenses immobilières). Elles sont prises en charge sous la responsabilité des différents ministères dans le cadre de la règlementation budgétaire et comptable de l’Etat, et font l’objet d’une attention particulière des services ordonnateurs dans les différents ministères, comme du contrôleur budgétaire et comptable ministériel. Pour autant, il n’existe pas de document établissant l’ensemble des dépenses de fonctionnement des cabinets et les fonctionnalités qu’offre le logiciel CHORUS ne permettent pas de les obtenir selon un traitement automatisé d’usage courant. En effet, les dépenses de fonctionnement imputées sur le programme font généralement l’objet d’une mutualisation entre services et ne sont, sauf exceptions, pas distinctement affectées à l’administration centrale ou au ministre et son cabinet.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>22739</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2136</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Jolivet</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><Objet>Frais de représentation du Premier ministre</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            22739. — 10 septembre 2019. — M. François Jolivet interroge M. le Premier ministre sur l’utilisation de sa dotation annuelle au titre des frais de représentation. Il souhaiterait connaître pour l’année 2018, la ventilation de cette dotation selon la nature des dépenses : frais de restauration, cocktails, frais de réceptions, conférences de presse, accueils d’évènements, dépenses liées aux déplacements, achat de matériels, fleurs, abonnements aux médias, présents.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2136</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les dépenses de représentation sont directement liées à l’exercice des fonctions ministérielles. A cet effet, une dotation de frais de représentation est allouée à chaque membre du Gouvernement par le cabinet du Premier ministre. Son montant est, en année pleine, de 100 000 euros pour un secrétaire d’Etat, 120 000 euros pour un ministre placé auprès d’un ministre et 150 000 euros pour un ministre. La dotation est prise en charge sous la responsabilité de chaque ministre dans le cadre de la règlementation budgétaire et comptable de l’Etat et fait l’objet d’une attention particulière des services ordonnateurs dans les différents ministères, comme du contrôleur budgétaire et comptable ministériel. Pour autant, il n’existe pas de document établissant les détails d’utilisation de la dotation de frais de représentation et les fonctionnalités qu’offre le logiciel CHORUS ne permettent pas de les obtenir selon un traitement automatisé d’usage courant. En effet, d’une part, les données disponibles immédiatement ou par un traitement automatisé d’usage courant ne permettent pas d’isoler, parmi l’ensemble des dépenses du programme portant les fonctions transversales et le secrétariat général de chaque ministère, celles qui relèvent de la catégorie des frais de représentation. D’autre part, les dépenses imputées sur le programme ne sont, sauf exceptions, pas distinctement affectées à l’administration centrale ou au ministre et son cabinet.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>24461</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2136</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guy Teissier</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><Objet>Suppression de l’INHESJ et l’ONDRP</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            24461. — 12 novembre 2019. — M. Guy Teissier interroge M. le Premier ministre sur la suppression annoncée de l’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ) et les conséquences de cette suppression. L’INHESJ est un établissement public à caractère administratif placé sous sa tutelle, au titre de la circulaire du 5 juin 2019 relative à la transformation des administrations centrales et aux nouvelles méthodes de travail. Créé sous le nom d’Institut des hautes études de la sécurité intérieure (IHESI) en 1989, il est devenu Institut national des hautes études de sécurité (INHES) en 2004, avant se voir conforter dans sa mission par le décret n° 2009-1321 du 28 octobre 2009 lui adjoignant le champ des questions de justice. Cet établissement a fortement contribué à la formation, de haut niveau, des cadres des différentes administrations et des acteurs de la société civile sur les différentes politiques publiques en matière de justice et de sécurité, notamment cyber, d’intelligence et de sécurité économique, ou encore de gestion des risques et des crises. Par ailleurs, la suppression de l’INHESJ entraînera de facto suppression de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), dont l’activité principale est la production et l’étude des évolutions statistiques sur la criminalité et la délinquance. Cette structure a réussi au fur et à mesure des années à concevoir des enquêtes annuelles de plus en plus précises, de manière indépendante et complète. Aussi, à l’heure où la sécurité est devenue un enjeu prioritaire pour la Nation, et à la suite de l’appel du Président de la République à construire « une société de vigilance » contre le terrorisme islamiste, il apparaît totalement incohérent que l’INHESJ soit supprimée à la fin de l’année 2020. Aussi, il lui demande quelles sont les raisons qui ont amené à une telle décision et si une nouvelle structure sera créée afin de garantir la formation commune de tous les acteurs dans les domaines traités jusqu’à présent au sein des l’INHESJ et des organismes qui en dépendent.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2137</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Par lettre circulaire du 24 juillet 2018, le Premier ministre a prié les membres du Gouvernement de lui soumettre des propositions visant notamment à repenser l’organisation et le fonctionnement des administrations centrales. À l’issue de ce travail, sept axes de réforme ont été définis par une nouvelle circulaire, datée du 5 juin 2019 : renforcer l’efficacité des administrations centrales ; simplifier le paysage administratif par la réduction du nombre d’instances et de commissions rattachées aux administrations centrales ; rapprocher les administrations des citoyens et des territoires ; aller le plus loin possible en matière de déconcentration ; améliorer le fonctionnement du travail interministériel ; encadrer et revoir l’usage des circulaires ; mieux suivre l’impact des réformes. C’est donc dans un objectif global d’amélioration du fonctionnement de l’État et de simplification des structures administratives que se comprend la décision de supprimer l’établissement public administratif Institut national des hautes études de sécurité et de justice. Créé le 28 octobre 2009, l’Institut national de la sécurité et de la justice a succédé à l’Institut des hautes études de sécurité, fondé en 2004, qui avait lui-même succédé à l’Institut des hautes études de la sécurité intérieure, créé en 1989. La décision de suppression de l’établissement public administratif placé depuis 2009 au sein des services du Premier ministre n’implique pas une disparition de toutes les missions qu’il exerçait ou des expertises qu’il concentrait, dans les domaines de la formation, de la recherche et de l’éclairage des politiques publiques. Elle permet en revanche de repositionner ces missions et expertises dans les ministères au sein desquels elles sont les plus utiles, tout en permettant des économies de coûts de structure. Ainsi, sous l’égide du cabinet du Premier ministre, un travail est en cours afin d’identifier les solutions de reprise des principales activités de l’institut. Il s’étend naturellement aux missions actuellement remplies par l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP). L’effort des ministères devrait permettre la reprise d’un nombre significatif des agents de l’INHESJ. Pour les autres, les services du Premier ministre sont mobilisés pour leur assurer un accompagnement vers un nouvel emploi, au sein ou hors de l’administration.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>24525</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2137</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bastien Lachaud</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><Objet>Avenir de l’IHEDN après la fermeture de l’INHESJ</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            24525. — 19 novembre 2019. — M. Bastien Lachaud interroge M. le Premier ministre sur l’avenir de l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN). En effet, la presse a fait savoir que l’IHEDN risquait à moyen terme de connaître le même sort que son alter ego, l’Institut national des hautes études de sécurité et de justice (INHESJ) dont la fermeture a été confirmée par le Premier ministre le 8 octobre 2019. La fermeture de cet établissement créé en 1989 suscite une vive désapprobation, partagée par M. le député. Elle témoigne d’un profond mépris pour le débat intellectuel et sa capacité à nourrir la décision publique. Le moment de crise que l’on traverse en matière de sécurité publique et de maintien de l’ordre aurait pourtant dû inciter à préserver et même encourager le développement de l’INHESJ. La répression exercée à l’encontre des gilets jaunes a notamment prouvé l’insuffisance des doctrines aujourd’hui mises en œuvre par les autorités. Cette fermeture fait donc naturellement craindre pour l’avenir de l’IHEDN. Cet établissement contribue grandement aux échanges intellectuels entre monde civil et monde militaire. Il participe au renouveau et au rayonnement de la réflexion stratégique française. La transformation du contexte géopolitique et des menaces, la « révolution dans les affaires militaires » que certains observent, tout concourt à rendre nécessaire une institution où l’échange libre et la production d’idées nouvelles sont encouragés. Il en va de la capacité d’adaptation de la défense nationale mais aussi de la bonne compréhension entre citoyens, militaires et autorités civiles qui est, à vrai dire, une condition de l’équilibre et du bon fonctionnement d’institutions démocratiques. C’est pourquoi il souhaite savoir si le Premier ministre peut prendre l’engagement que l’existence de l’IHEDN dans sa forme actuelle ne sera pas remise en cause.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2138</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Par lettre circulaire du 24 juillet 2018, le Premier ministre a prié les membres du Gouvernement de lui soumettre des propositions visant notamment à repenser l’organisation et le fonctionnement des administrations centrales. À l’issue de ce travail, sept axes de réforme ont été définis par une nouvelle circulaire, datée du 5 juin 2019 : renforcer l’efficacité des administrations centrales ; simplifier le paysage administratif par la réduction du nombre d’instances et de commissions rattachées aux administrations centrales ; rapprocher les administrations des citoyens et des territoires ; aller le plus loin possible en matière de déconcentration ; améliorer le fonctionnement du travail interministériel ; encadrer et revoir l’usage des circulaires ; mieux suivre l’impact des réformes. C’est donc dans un objectif global d’amélioration du fonctionnement de l’État et de simplification des structures administratives que se comprend la décision de supprimer l’établissement public administratif Institut national des hautes études de sécurité et de justice. La décision de suppression de l’établissement public administratif placé depuis 2009 au sein des services du Premier ministre n’implique pas une disparition des missions qu’il exerçait ou des expertises qu’il concentrait, dans les domaines de la formation, de la recherche et de l’éclairage des politiques publiques. Par ailleurs, il n’existe aucun projet de suppression de l’Institut national des hautes études de la défense nationale, qui mène une ambitieuse transformation de structure depuis la fin de l’année 2017 et qui prépare un important projet de rénovation pédagogique.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>24829</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2138</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Agnès Thill</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><Objet>Suppression de l’INHESJ</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            24829. — 26 novembre 2019. — Mme Agnès Thill interroge M. le Premier ministre sur la suppression de l’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice. Cet institut, placé sous la tutelle directe du Premier ministre par l’article R. 123-1, « consacre l’articulation des domaines de compétences des ministères de l’intérieur et de la justice. Ce faisant, il érige l’institut en opérateur de veille, d’études, de recherche, de formation et de diffusion des connaissances dans les domaines de la sécurité et de la justice » selon son propre rapport stratégique 2018-2021. Ces travaux de formation, de recherches et de statistiques sont un outil essentiel pour le Gouvernement comme pour les magistrats, députés, forces de l’ordre sur des sujets régaliens de toute première importance pour l’État : lutte contre le terrorisme, gestion pénitentiaire, politique pénale, cybersécurité… Elle lui demande les raisons de la suppression d’un institut d’une telle importance pour l’État et pour le Premier ministre lui-même, et les alternatives qui seront proposées suite à ce manque.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2138</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Par lettre circulaire du 24 juillet 2018, le Premier ministre a prié les membres du Gouvernement de lui soumettre des propositions visant notamment à repenser l’organisation et le fonctionnement des administrations centrales. À l’issue de ce travail, sept axes de réforme ont été définis par une nouvelle circulaire, datée du 5 juin 2019 : renforcer l’efficacité des administrations centrales ; simplifier le paysage administratif par la réduction du nombre d’instances et de commissions rattachées aux administrations centrales ; rapprocher les administrations des citoyens et des territoires ; aller le plus loin possible en matière de déconcentration ; améliorer le fonctionnement du travail interministériel ; encadrer et revoir l’usage des circulaires ; mieux suivre l’impact des réformes. C’est donc dans un objectif global d’amélioration du fonctionnement de l’État et de simplification des structures administratives que se comprend la décision de supprimer l’établissement public administratif Institut national des hautes études de sécurité et de justice. Créé le 28 octobre 2009, l’Institut national de la sécurité et de la justice a succédé à l’Institut des hautes études de sécurité, fondé en 2004, qui avait lui-même succédé à l’Institut des hautes études de la sécurité intérieure, créé en 1989. La décision de suppression de l’établissement public administratif placé depuis 2009 au sein des services du Premier ministre n’implique pas une disparition de toutes les missions qu’il exerçait ou des expertises qu’il concentrait, dans les domaines de la formation, de la recherche et de l’éclairage des politiques publiques. Elle permet en revanche de repositionner ces missions et expertises dans les ministères au sein desquels elles sont les plus utiles, tout en permettant des économies de coûts de structure.Ainsi, sous l’égide du cabinet du Premier ministre, un travail est en cours afin d’identifier les solutions de reprise des principales activités de l’institut. Il s’étend naturellement aux missions actuellement remplies par l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP). L’effort des ministères devrait permettre la reprise d’un nombre significatif des agents de l’INHESJ. Pour les autres, les services du Premier ministre sont mobilisés pour leur assurer un accompagnement vers un nouvel emploi, au sein ou hors de l’administration.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>25328</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2139</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marianne Dubois</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><Objet>Fermeture de l’Institut national des hautes études de sécurité et de justice</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            25328. — 17 décembre 2019. — Mme Marianne Dubois attire l’attention de M. le Premier ministre sur la prochaine fermeture de l’Institut national des hautes études de sécurité et de justice, décision qu’il a prise le 4 octobre 2019. L’INHESJ et l’IHEDN fonctionnent sur le même principe. Créé en 1989 sous le nom de IHESI, il s’était ensuite élargi à la justice. L’INHESJ assurait notamment des formations de haut niveau pour les cadres de la sécurité, en lien avec des acteurs de la société civile. C’était l’un des rares lieux où des personnels avaient l’occasion de débattre des questions de sécurité intérieure dans une grande liberté et de manière transversale. L’INHESJ publiait également des travaux d’études et de recherches. Il abritait l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), qui fermera également ses portes. L’INHESJ qui dépendait du Premier ministre, n’a pas été défendu ni par le ministère de l’intérieur, ni par celui de la justice. Cette fermeture est motivée par des soucis d’économies budgétaires. Alors que les questions de sécurité intérieure restent essentielles, comme on le voit avec le terrorisme par exemple, elle lui demande si se priver d’un tel lieu de réflexion et d’échange est bien opportun et si toutes les conséquences de cette disparition ont bien été prises en compte.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2139</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Par lettre circulaire du 24 juillet 2018, le Premier ministre a prié les membres du Gouvernement de lui soumettre des propositions visant notamment à repenser l’organisation et le fonctionnement des administrations centrales. À l’issue de ce travail, sept axes de réforme ont été définis par une nouvelle circulaire, datée du 5 juin 2019 : renforcer l’efficacité des administrations centrales ; simplifier le paysage administratif par la réduction du nombre d’instances et de commissions rattachées aux administrations centrales ; rapprocher les administrations des citoyens et des territoires ; aller le plus loin possible en matière de déconcentration ; améliorer le fonctionnement du travail interministériel ; encadrer et revoir l’usage des circulaires ; mieux suivre l’impact des réformes. C’est donc dans un objectif global d’amélioration du fonctionnement de l’État et de simplification des structures administratives que se comprend la décision de supprimer l’établissement public administratif Institut national des hautes études de sécurité et de justice.Créé le 28 octobre 2009, l’Institut national de la sécurité et de la justice a succédé à l’Institut des hautes études de sécurité, fondé en 2004, qui avait lui-même succédé à l’Institut des hautes études de la sécurité intérieure, créé en 1989. La décision de suppression de l’établissement public administratif placé depuis 2009 au sein des services du Premier ministre n’implique pas une disparition de toutes les missions qu’il exerçait ou des expertises qu’il concentrait, dans les domaines de la formation, de la recherche et de l’éclairage des politiques publiques. Elle permet en revanche de repositionner ces missions et expertises dans les ministères au sein desquels elles sont les plus utiles, tout en permettant des économies de coûts de structure.Ainsi, sous l’égide du cabinet du Premier ministre, un travail est en cours afin d’identifier les solutions de reprise des principales activités de l’institut. Il s’étend naturellement aux missions actuellement remplies par l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP). L’effort des ministères devrait permettre la reprise d’un nombre significatif des agents de l’INHESJ. Pour les autres, les services du Premier ministre sont mobilisés pour leur assurer un accompagnement vers un nouvel emploi, au sein ou hors de l’administration.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>26367</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2139</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-Pierre Rixain</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><Objet>Miviludes - lutte contre les dérives sectaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            26367. — 4 février 2020. — Mme Marie-Pierre Rixain attire l’attention de M. le Premier ministre sur le rattachement de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) au ministère de l’intérieur. Depuis sa création, la Miviludes a joué un rôle moteur dans la détection et la lutte contre les différentes formes d’emprise et de manipulation. Son caractère interministériel, lui permettant de coordonner les actions des pouvoirs publics dans la lutte contre les dérives sectaires, semblait très adapté aux formes variées de ces dérives. La dimension sécuritaire qu’implique le ministère de l’intérieur, et, plus particulièrement, le Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (SG-CIPDR), semble plus réduite que l’impulsion jusqu’ici donnée par un service en capacité d’agir sur de multiples thématiques. Par exemple, la Miviludes joue un rôle crucial dans la lutte contre les violences faites aux femmes en alertant sur les dérives sectaires où de nombreuses violences sexuelles sont constatées, mais également en étant vigilante sur la prise en charge hasardeuse des victimes de violences sexuelles. La Miviludes, telle qu’elle existe, a prouvé son efficacité avec un budget pourtant limité et des ressources humaines peu étoffées. En 2018, ce sont 3 000 signalements de mouvements sectaires qui ont été recensés, soit 23 % de plus qu’en 2017 ; la Miviludes semble plus indispensable que jamais. Aussi, elle l’interroge sur les raisons de ce rattachement qui semble entraîner une restriction du champ d’action de la Miviludes, et souhaite obtenir des garanties quant aux moyens qui lui seront affectés afin qu’aucune victime de dérive sectaire ne soit laissée-pour-compte.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2139</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Depuis 2002, la MIVILUDES joue un rôle essentiel d’analyse des phénomènes sectaires et de coordination de l’action préventive et répressive face aux dérives sectaires. Ce rôle est essentiel et le Gouvernement entend le confirmer. Le Gouvernement confirme l’importance accordée à la prévention et à la lutte contre les dérives sectaires, sous toutes leurs formes, et dans les différents secteurs d’activité et de la vie sociale au sein desquels celles-ci peuvent aujourd’hui se manifester : certaines formes religieuses mais aussi, par exemple, des dérives dans les domaines de la santé, de la formation, du développement personnel, etc. Il est possible, à la fois de garder un degré d’ambition inchangé en la matière, et de moderniser l’organisation administrative pour tenir compte des évolutions récentes. Une part de l’activité de la MIVILUDES pose aujourd’hui des questions de synergies et de partage de compétences avec d’autres organismes qui n’existaient pas en 2002, comme par exemple le secrétariat général du comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (SG CIPDR). Par ailleurs, la Cour des comptes avait formulé en 2017 des observations sur l’organisation et le fonctionnement de la MIVILUDES. Elle suggérait déjà que le rattachement au ministère de l’intérieur permettrait d’en renforcer le caractère opérationnel. Dans ce contexte, le Gouvernement a décidé de rattacher la MIVILUDES au ministère de l’intérieur. Cette nouvelle organisation est envisagée pour le début de l’année 2020. Ce nouveau rattachement s’explique par 3 raisons principales : - rattachée au ministère de l’intérieur, la MIVILUDES pourra exercer ses missions en pleine articulation avec le SG CIPDR : les champs d’intervention de ces deux organismes ne se recouvrent pas totalement mais ils ont pour important point commun la lutte contre les nouvelles formes de radicalité et certains phénomènes d’emprise et d’enfermement ; - le ministère de l’intérieur a, traditionnellement, une vocation d’animation interministérielle dans ses champs de compétences ; cette nouvelle organisation ne compromet pas, au contraire, la bonne prise en compte de la variété des problématiques liées aux dérives sectaires ; - il est de bonne administration que l’action publique relève des ministères : cela permet au Premier ministre et à ses services de se concentrer sur leur rôle d’impulsion, de coordination et d’arbitrage. La nouvelle organisation est donc respectueuse de la répartition des rôles au sein du Gouvernement. Cette nouvelle organisation entrera concrètement en vigueur à la fin du premier trimestre 2020. Sur ce sujet, le Gouvernement considère évidemment qu’il n’est pas question de laisser se perdre un bilan de 20 ans d’action publique contre les dérives sectaires : la MIVILUDES continuera d’assurer son travail de recueil des signalements et d’identification de réponses appropriées. La nouvelle organisation préservera la bonne prise en compte de la spécificité des phénomènes sectaires.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>24848</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2140</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Paul Dufrègne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><Objet>Avenir de la douane</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            24848. — 3 décembre 2019. — M. Jean-Paul Dufrègne alerte M. le ministre de l’économie et des finances sur les conséquences du processus de démantèlement de la direction générale des douanes et droits indirects (DGDDI) dans lequel l’État s’est engagé. Dans le cadre de la loi de finances 2020 et de l’application des préconisations du Comité Action Publique 2022 (CAP 2022), la DGDDI, communément appelée la douane, devrait être amputée de la quasi-totalité de ses missions fiscales (11 taxes sur 14) d’ici fin 2024. En réalité, c’est la dimension « Droits indirects » de la DGDDI qui est vouée à une quasi-disparition. Pour mémoire, les contributions indirectes (CI) ont été rattachées à la direction générale des douanes en 1993. Il s’agissait alors de confier la fiscalisation des marchandises sensibles à la seule administration capable d’effectuer des contrôles sur l’ensemble du territoire. Selon l’intersyndicale des douanes, la disparition partielle de ces missions remet en cause la qualité du service public fiscal et l’efficacité de la lutte contre la fraude, notamment celle à la TVA intra-communautaire. Par ailleurs, ce sont des dizaines d’emplois qui vont disparaître des territoires comme c’est le cas dans l’Allier où les services départementaux des douanes ont été réduits à un seul agent. Il lui demande quels éléments le Gouvernement est en capacité d’apporter pour répondre aux inquiétudes des fonctionnaires de la DGDDI. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2140</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’objectif d’unification du recouvrement fiscal poursuivi par le Gouvernement passe par un transfert d’une partie des missions fiscales de la direction générale des douanes et droits indirects (DGDDI) à la direction générale des finances publiques (DGFiP). La rationalisation des réseaux du recouvrement va conduire à concentrer progressivement l’essentiel du recouvrement des prélèvements obligatoires de nature fiscale et assimilée à la seule DGFiP – qui recouvre déjà 80 % de ces prélèvements en montant. Dans le prolongement de la LFI pour 2019, l’article 184 de la loi de finances pour 2020 prévoit le transfert du recouvrement de plusieurs taxes. Ces transferts concerneront a minima le recouvrement, avec une exploitation partagée des déclarations, voire un partage des contrôles de fiabilisation et de cohérence. Compte tenu des missions particulières de la Douane en matière de surveillance des flux économiques, de son expertise et de son organisation, les contrôles physiques de ces prélèvements, désormais partagés avec la DGFiP, seraient maintenus pour l’essentiel à la DGDDI, tant pour leur ciblage, leur programmation que pour leur réalisation et le traitement du contentieux (hormis, naturellement, celui lié au recouvrement). Afin de déterminer le périmètre précis des opérations transférées pour chacune des taxes, une expertise coordonnée par la mission « France Recouvrement » est conduite en concertation avec les administrations concernées. Cette méthode de travail a pour objectif de garantir l’efficacité de l’action de lutte contre les fraudes et de maintenir la performance actuelle de contrôle et de recouvrement, étant donné les enjeux qu’ils revêtent pour les finances publiques.  Le transfert de ces missions ne remet donc aucunement en cause la mission de lutte contre la fraude de la DGDDI et notamment les fraudes à la valeur ajoutée, qui constitue l’une des priorités de la douane et de ses agents. De même, la douane poursuivra sa mission d’action économique, au plus près des territoires, auprès des opérateurs du commerce extérieur et pétroliers comme de la filière viticulture et des débitants de tabac. Par ailleurs, l’article 181 de la loi de finances pour 2020 prévoit également la généralisation du dispositif d’autoliquidation de la TVA à l’importation auprès de la DGFiP (dispositif sur option depuis 2015), renforçant encore sa technicité et son efficacité dans la lutte contre la fraude en matière de TVA. Ainsi, les opérations de contrôle et de recouvrement, tant en matière de fraude à la TVA que dans les autres domaines de la lutte contre la fraude, font et continueront ainsi de faire l’objet d’une attention toute particulière dans le travail mené par les deux directions. Ces transferts auront des conséquences pour les missions de la douane, mais également pour ses personnels, qui sont prises en compte. Aussi, les conditions de travail et l’accompagnement des agents concernés feront l’objet d’un examen attentif afin de répondre au mieux aux situations individuelles et professionnelles. Des travaux associant les représentants des personnels sont organisés depuis septembre 2019 pour préciser les modalités de transfert.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>25170</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2141</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Causse</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><Objet>PLF pour  2020 - Transfert des droits indirects</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            25170. — 17 décembre 2019. — M. Lionel Causse attire l’attention de M. le ministre de l’action et des comptes publics sur le transfert d’une partie des missions dites des « droits indirects » de la Direction générale des douanes et des droits indirect (DGDDI) prévu dans le projet de loi de finances pour 2020. En effet, ce texte décline le transfert de 11 taxes sur 14 en direction de la Direction générale des finances publiques se privant notamment des compétences spécifiques de l’administration douanière. En effet, la mise en œuvre de la perception de ces taxes est aujourd’hui assurée par les branches « opérations commerciales » (qui gère les redevables et effectue les contrôles de leurs installations) et « surveillance » (qui effectue les contrôles sur la route). Ces dernières se verront, à l’avenir, amputées d’une grande partie de leurs missions laissant planer un doute sur la pérennité de leur action. Aussi, il souhaiterait connaître les justifications avancées dans le cadre de ce transfert, et les perspectives dressées par le Gouvernement concernant le devenir de la DGDDI.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2141</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’objectif d’unification du recouvrement fiscal poursuivi par le Gouvernement passe par un transfert d’une partie des missions fiscales de la direction générale des douanes et droits indirects (DGDDI) à la direction générale des finances publiques (DGFiP). La rationalisation des réseaux du recouvrement va conduire à concentrer progressivement l’essentiel du recouvrement des prélèvements obligatoires de nature fiscale et assimilée à la seule DGFiP – qui recouvre déjà 80 % de ces prélèvements en montant. Dans le prolongement de la LFI pour 2019, l’article 184 de la loi de finances pour 2020 prévoit le transfert du recouvrement de plusieurs taxes. Ces transferts concerneront a minima le recouvrement, avec une exploitation partagée des déclarations, voire un partage des contrôles de fiabilisation et de cohérence. Compte tenu des missions particulières de la Douane en matière de surveillance des flux économiques, de son expertise et de son organisation, les contrôles physiques de ces prélèvements, désormais partagés avec la DGFiP, seraient maintenus pour l’essentiel à la DGDDI, tant pour leur ciblage, leur programmation que pour leur réalisation et le traitement du contentieux (hormis, naturellement, celui lié au recouvrement). Afin de déterminer le périmètre précis des opérations transférées pour chacune des taxes, une expertise coordonnée par la mission « France Recouvrement » est conduite en concertation avec les administrations concernées. Cette méthode de travail a pour objectif de garantir l’efficacité de l’action de lutte contre les fraudes et de maintenir la performance actuelle de contrôle et de recouvrement, étant donné les enjeux qu’ils revêtent pour les finances publiques.  Le transfert de ces missions ne remet donc aucunement en cause la mission de lutte contre la fraude de la DGDDI et notamment les fraudes à la valeur ajoutée, qui constitue l’une des priorités de la douane et de ses agents. De même, la douane poursuivra sa mission d’action économique, au plus près des territoires, auprès des opérateurs du commerce extérieur et pétroliers comme de la filière viticulture et des débitants de tabac. Par ailleurs, l’article 181 de la loi de finances pour 2020 prévoit également la généralisation du dispositif d’autoliquidation de la TVA à l’importation auprès de la DGFiP (dispositif sur option depuis 2015), renforçant encore sa technicité et son efficacité dans la lutte contre la fraude en matière de TVA. Ainsi, les opérations de contrôle et de recouvrement, tant en matière de fraude à la TVA que dans les autres domaines de la lutte contre la fraude, font et continueront ainsi de faire l’objet d’une attention toute particulière dans le travail mené par les deux directions. Ces transferts auront des conséquences pour les missions de la douane, mais également pour ses personnels, qui sont prises en compte. Aussi, les conditions de travail et l’accompagnement des agents concernés feront l’objet d’un examen attentif afin de répondre au mieux aux situations individuelles et professionnelles. Des travaux associant les représentants des personnels sont organisés depuis septembre 2019 pour préciser les modalités de transfert.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>7473</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2142</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dimitri Houbron</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics (M. le SE auprès du ministre)</ministreJO><Objet>Alourdissement des calendriers par les nouvelles instances paritaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            7473. — 17 avril 2018. — M. Dimitri Houbron attire l’attention de Mme la ministre du travail sur la nouvelle instance paritaire créée récemment via la commission consultative paritaire pour les agents contractuels. Quoiqu’il eût paru nécessaire qu’une instance paritaire traite les questions relatives aux contractuels, il s’interroge sur la pertinence de la création d’une nouvelle agence, venant alourdir le calendrier et le travail administratif. N’aurait-il pas été plus efficace d’utiliser les commissions existantes et d’étendre les compétences des CAP actuelles aux agents contractuels ? Ainsi, il la prie de bien vouloir porter à sa connaissance son avis sur la question. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2142</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Jusqu’à l’adoption du décret n° 2007-338 du 12 mars 2007, la concertation avec les organisations sociales sur les questions individuelles des agents contractuels de l’État s’était développée à travers la mise en place de commissions consultatives paritaires (CCP), sans toutefois qu’une base législative ou réglementaire n’impose leur création. Le fonctionnement dans la fonction publique de l’État des CCP est ancien et n’apparait pas particulièrement problématique. Quant aux commissions administratives paritaires (CAP), elles font actuellement l’objet d’une réforme introduite par la loi du 6 août 2019 de transformation de la fonction publique. Le Gouvernement a choisi de procéder en deux temps, par une réforme des compétences en 2020-2021 et une réforme de l’architecture en 2022. S’agissant des compétences, il convient de rappeler que dans la fonction publique de l’État, les CCP sont entièrement régies par le pouvoir règlementaire, à l’inverse des CAP qui ont été réformées par la loi de transformation de la fonction publique. Afin de tenir compte de la loi, le décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, qui régit les agents contractuels de l’État, sera modifié au cours de l’année 2020 pour recentrer les compétences des CCP, en cohérence avec la réforme des CAP. Néanmoins, les compétences actuelles des CCP sont beaucoup plus restreintes que ne le sont celles des CAP. En effet, le statut des fonctionnaires leur garantit un déroulé de carrière, ce qui n’est pas le cas des agents contractuels. Par ailleurs, s’agissant de leur architecture et de leur fonctionnement, les CAP ne seront entièrement réformées dans la fonction publique de l’État qu’en 2022. La loi prévoit en effet l’instauration de CAP par catégories (fonctionnaires de catégorie A, de catégorie B et de catégorie C) et non plus par corps de fonctionnaires. Les CCP, contrairement aux CAP, peuvent déjà se constituer sans référence à des catégories d’agents. La réforme de simplification de l’architecture et du fonctionnement des CAP, qui a également des implications en matière de désignation des représentants, est très complexe à mettre en place. Aussi, une fusion des CAP et des CCP serait largement prématurée, alors que s’engage un travail d’évaluation des conséquences d’un point de vue organisationnel et de rapprochement des CAP.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>11901</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2142</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Jennifer De Temmerman</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics (M. le SE auprès du ministre)</ministreJO><Objet>Respect des conditions matérielles d’exercice des mandats locaux</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            11901. — 4 septembre 2018. — Mme Jennifer De Temmerman attire l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’action et des comptes publics, sur le respect des conditions matérielles d’exercice des mandats locaux et garanties accordées dans l’exercice d’une activité professionnelle relevant notamment de la fonction publique. Aujourd’hui, l’engagement des citoyens dans la vie politique n’apparaît plus aussi importante qu’auparavant. Le poids des responsabilités et le temps consacré aux fonctions n’ont que peu évolué, mais ces contraintes s’équilibraient avec la valorisation du rôle de l’élu comme moteur de l’action collective et par la reconnaissance de son engagement. La société actuelle, de plus en plus exigeante avec ses élus, semble considérer l’ensemble de leurs activités comme normales, voire comme un devoir. Nombres d’employeurs voient également dans les fonctions électives de leurs salariés uniquement une contrainte liée à la gestion de leur organisation. De sorte que les conditions matérielles d’exercice des mandats locaux ne sont pas toujours respectées, parfois même dans le cas d’un employeur public. Elle lui demande de rappeler par note ministérielle à l’ensemble des établissements publics, les règles inhérentes aux garanties accordées aux élus dans l’exercice de leur activité professionnelle.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2143</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les élus locaux qui souhaitent poursuivre leur activité professionnelle doivent pouvoir concilier l’exercice de cette activité avec le mandat que leur ont confié les citoyens, qu’ils soient salariés des entreprises ou agents publics. La loi a fixé certaines garanties, visant notamment à permettre à l’élu de pouvoir consacrer le temps nécessaire au service de sa collectivité. En application de l’article 11 bis de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, les élus locaux, par ailleurs agents publics, bénéficient des mêmes droits et garanties que ceux offerts aux élus exerçant une activité salariée de droit privé. Le Gouvernement est ainsi attaché à l’équilibre actuel qui prévoit que les fonctionnaires peuvent soit suspendre leur activité pour la durée du mandat, soit l’aménager. Ainsi, les fonctionnaires peuvent être détachés à leur demande dès lors qu’ils exercent des fonctions exécutives (maires, adjoints, présidents ou vice-présidents). Ils peuvent en outre bénéficier d’une disponibilité de droit pour l’exercice de tout mandat électif, quel qu’il soit, y compris non exécutif. A l’issue de leur mandat, ils bénéficient d’un droit à la réintégration dans leur précédent emploi, assorti d’un droit à la formation en cas d’évolution des conditions d’exercice de cet emploi. Alternativement, différents dispositifs d’aménagement sont applicables à tous les élus locaux, qu’ils soient fonctionnaires ou non. Ainsi, ils peuvent bénéficier d’autorisations d’absence pour se rendre aux séances plénières de leur conseil, aux réunions des commissions dont ils sont membres (instituées par délibération), aux réunions des assemblées délibérantes et des bureaux des organismes où ils ont été désignés pour représenter leur collectivité (articles L. 2123-1, L. 3123-1 et L. 4135-1 du Code général des collectivités territoriales – CGCT). Les élus municipaux, départementaux et régionaux disposent également de droit, sur demande, d’un crédit d’heures, forfaitaire et trimestriel, pour participer à l’administration de leur collectivité (L. 2123-2, L. 3123-2 et L. 4135-2 du CGCT). Le montant de ces crédits d’heures a été revalorisé par l’article 87 de la loi n° 2019-1461 du 27 décembre 2019 relative à l’engagement dans la vie locale et à la proximité de l’action publique. Ces dispositions sont rappelées par la circulaire n° 2446 du 13 janvier 2005 relative aux facilités en temps bénéficiant aux fonctionnaires titulaires de mandats municipaux. De même, les articles L.3142-79 et suivants du code du travail prévoient les autorisations d’absences accordées de droit pour les candidats à une fonction publique élective. Ce dispositif a également été étendu à toutes les communes, sans condition de population, par l’article 85 de la loi du 27 décembre 2019 précitée. Ces dispositions sont rappelées par la circulaire du 18 janvier 2005 relative à la situation des fonctionnaires et agents civils de l’Etat candidats à une fonction publique élective. Le Gouvernement demeure attaché à veiller à l’effectivité de ces droits et garanties permettant de concilier l’exercice d’une activité et d’un mandat électif.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>11914</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2143</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean Lassalle</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics (M. le SE auprès du ministre)</ministreJO><Objet>Gestion des dossiers administratifs des agents publics</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            11914. — 4 septembre 2018. — M. Jean Lassalle attire l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’action et des comptes publics, sur la réglementation concernant la gestion des dossiers administratifs des agents publics. Le dossier administratif d’un agent de la fonction publique est un document obligatoire que le service du personnel de chaque établissement se doit de tenir à jour conservant les documents relatifs à la carrière des agents publics dans un dossier administratif conformément à l’article 18 de loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires. Ce dossier constitue un document de référence très important et c’est la seule source d’information des agents fonctionnaires. Toutes les catégories d’agents, titulaires, contractuels, auxiliaires, vacataires, quelle que soit leur nationalité, bénéficient de ces dispositions. Depuis le décret n° 2011-675 du 15 juin 2011, elle se fait sur papier ou sur support électronique. Cette gestion ne constitue pas une obligation et sa mise en œuvre n’est possible qu’après avis du comité technique compétent. La liste des documents et les catégories de personnels concernés ainsi que le calendrier de la mise en œuvre de cette gestion sont fixés par un arrêté. Il fixe notamment une date à compter de laquelle toute nouvelle pièce versée au dossier ne peut l’être que sous format électronique. Ce décret possède l’intérêt d’apporter des précisions sur les dossiers lorsqu’ils sont dématérialisés. En effet, dans son article 13, des possibilités de demandes de retraits et de corrections sont explicitement proposées à l’agent lorsque cela permet l’adéquation des documents conservés et la destination initiale d’un dossier administratif. L’article 13 de la loi n° 2011-675 correspond en cela à l’article 6 de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés (modifié par la loi n° 2016-41 du 26 janvier 2016 - art. 193). En l’occurrence, pour les agents dont les dossiers restent toujours au format papier, le traitement consistant à corriger, ajouter ou retirer certaines informations du dossier est régulièrement refusé. Certaines administrations se refusent à faire droit aux demandes des agents sous prétexte que la jurisprudence les autorise à les conserver toutes sauf exceptions prévues par la loi de 1983 (mention d’appartenance syndicale, philosophique ou religieuse). Les agents concernés par ce refus, dans l’attente d’une dématérialisation des dossiers qui touche progressivement les différentes administrations et leurs services, demandent dans un esprit d’égalité de traitement au sein de la fonction publique, à expurger dès à présent les documents faux ou non corrigés qui ne seront plus présents qu’après la procédure de numérisation. En conséquence, il lui demande quelles mesures il compte prendre pour éviter que perdurent deux régimes distincts, offrant des garanties à certains agents de la fonction publique de l’État et l’interdisant aux autres.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2144</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article 18 du titre Ier du statut général des fonctionnaires prévoit que « Le dossier du fonctionnaire doit comporter toutes les pièces intéressant la situation administrative de l’intéressé, enregistrées, numérotées et classées sans discontinuité. Il ne peut être fait état dans le dossier d’un fonctionnaire, de même que dans tout document administratif, des opinions ou des activités politiques, syndicales, religieuses ou philosophiques de l’intéressé. Tout fonctionnaire a accès à son dossier individuel dans les conditions définies par la loi. » En instituant l’obligation pour les administrations de tenir un dossier individuel et en permettant aux agents publics d’y accéder librement, le législateur a entendu donner aux fonctionnaires une garantie juridique d’impartialité dans la gestion de leurs carrières. Le titulaire du droit d’accès peut exiger que soient rectifiées, complétées, clarifiées, mises à jour ou effacées les informations le concernant qui sont inexactes, incomplètes, équivoques ou périmées (CE 17 avril 1992, n° 115688). La circonstance que le dossier soit dématérialisé n’affecte pas l’égalité des droits des agents quant au libre accès à leurs données et au droit à rectification. Les articles 11 et 13 du décret n° 2011-675 du 15 juin 2011 relatif au dossier individuel des agents publics et à sa gestion sur support électronique rappellent d’ailleurs la similitude des garanties notamment quant au droit à rectification au bénéfice des agents dont le dossier est dématérialisé, qui sont les mêmes s’agissant du dossier sous format papier. Les opérations de modifications du dossier auxquelles les gestionnaires doivent se plier ne sont toutefois pas aisées. La tenue du dossier est une formalité complexe : la bonne gestion du dossier, son unicité, sa neutralité, sa liberté d’accès et sa confidentialité constituent autant d’exigences que les administrations ne doivent pas méconnaitre. Ainsi, les gestionnaires doivent apprécier au cas par cas les documents qu’il convient de supprimer ou non. Cette complexité peut engendrer des erreurs d’appréciation que les administrations doivent s’efforcer au maximum de limiter. Si malgré la vigilance des administrations gestionnaires, subsistent au dossier des documents faux ou non corrigés en méconnaissance des dispositions légales ou jurisprudentielles, il appartient à tout agent de faire connaitre cette situation auprès de l’autorité gestionnaire et faire valoir son droit à la rectification. L’autorité compétente doit faire droit aux demandes fondées de rectification et de mise à jour (CE, 30 mars 2016, n° 395119). En application du décret n° 2011-675 du 15 juin 2011, les administrations dématérialisent progressivement les dossiers individuels des agents. Un certain nombre de ministères sont notamment impliqués dans le projet DIAdem (dossier individuel de l’agent dématérialisé), avec un déploiement sur l’année 2020. Ce projet, qui s’inscrit dans le cadre du projet général de modernisation de l’administration par le recours aux technologies numériques, a pour objectif de dématérialiser l’ensemble des documents RH, dont les actes administratifs, d’optimiser la tenue du dossier individuel de l’agent, de fiabiliser et fluidifier les flux RH et paye, d’assurer l’archivage des dossiers électroniques des agents ainsi que leur portabilité, afin de faciliter les mobilités. Afin d’optimiser la tenue des dossiers, l’arrêté du 21 décembre 2012 relatif à la composition du dossier individuel des agents publics géré sur support électronique prévoit notamment la nomenclature des documents pouvant figurer au dossier individuel géré sur support électronique.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>23687</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2144</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Josiane Corneloup</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics (M. le SE auprès du ministre)</ministreJO><Objet>Fonctionnaires - Demandes des traitements supérieurs au Président</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            23687. — 15 octobre 2019. — Mme Josiane Corneloup* demande à M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’action et des comptes publics de bien vouloir lui préciser la liste, par ordre décroissant, des postes de fonctionnaires et des traitements correspondants supérieurs à la rémunération du Président de la République.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>23688</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2144</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Bérengère Poletti</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics (M. le SE auprès du ministre)</ministreJO><Objet>Hauts fonctionnaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            23688. — 15 octobre 2019. — Mme Bérengère Poletti* interroge M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’action et des comptes publics sur la liste, par ordre décroissant, des postes de fonctionnaires et des traitements correspondants supérieurs à la rémunération du Président de la République qu’elle lui demande de bien vouloir lui préciser.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>23689</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2145</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrick Hetzel</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics (M. le SE auprès du ministre)</ministreJO><Objet>Rémunération des fonctionnaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            23689. — 15 octobre 2019. — M. Patrick Hetzel* demande à M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’action et des comptes publics, de bien vouloir lui préciser la liste, par ordre décroissant, des postes de fonctionnaires et des traitements correspondants supérieurs à la rémunération du Président de la République.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>23690</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2145</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Dino Cinieri</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics (M. le SE auprès du ministre)</ministreJO><Objet>Rémunération des hauts fonctionnaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            23690. — 15 octobre 2019. — M. Dino Cinieri* demande à M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’action et des comptes publics de bien vouloir lui préciser la liste, par ordre décroissant, des postes de fonctionnaires et des traitements correspondants supérieurs ou égaux à la rémunération du Président de la République.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>23691</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2145</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guy Bricout</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><Objet>Rémunération des hauts fonctionnaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            23691. — 15 octobre 2019. — M. Guy Bricout* interroge M. le ministre de l’action et des comptes publics sur la rémunération des hauts fonctionnaires et souhaiterait que puisse lui être communiqué la liste, par ordre décroissant, des postes de fonctionnaires et des traitements correspondants supérieurs à la rémunération du Président de la République. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>23692</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2145</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laurence Trastour-Isnart</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics (M. le SE auprès du ministre)</ministreJO><Objet>Rémunération des hauts fonctionnaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            23692. — 15 octobre 2019. — Mme Laurence Trastour-Isnart* demande à M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’action et des comptes publics, de bien vouloir lui préciser la liste, par ordre décroissant, des postes de fonctionnaires et des traitements correspondants supérieurs à la rémunération du Président de la République.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>23694</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2145</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrice Verchère</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics (M. le SE auprès du ministre)</ministreJO><Objet>Salaire des hauts fonctionnaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            23694. — 15 octobre 2019. — M. Patrice Verchère* demande à M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’action et des comptes publics de bien vouloir lui préciser la liste, par ordre décroissant, des postes de fonctionnaires et des traitements correspondants supérieurs à la rémunération du Président de la République.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>23695</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2145</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Constance Le Grip</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics</ministreJO><Objet>Traitements des fonctionnaires supérieurs à la rémunération du Président</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            23695. — 15 octobre 2019. — Mme Constance Le Grip* demande à M. le ministre de l’action et des comptes publics de bien vouloir lui préciser la liste, par ordre décroissant, des postes de fonctionnaires et des traitements correspondants supérieurs à la rémunération du Président de la République. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>24739</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2145</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guillaume Peltier</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics (M. le SE auprès du ministre)</ministreJO><Objet>Liste postes de fonctionnaires et rémunérations supérieures à celle du Président</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            24739. — 26 novembre 2019. — M. Guillaume Peltier* demande à M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’action et des comptes publics, de bien vouloir lui préciser la liste, par ordre décroissant, des postes de fonctionnaires et des traitements correspondants supérieurs à la rémunération du Président de la République.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2145</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le traitement du Président de la République est calculé selon les dispositions du décret n° 2012-983 du 23 août 2012. Ce décret prévoit que le traitement brut mensuel du Président de la République est au plus égal au double de la moyenne du traitement le plus bas et du traitement le plus élevé de la catégorie dite « hors échelle », qui constitue la grille de rémunération des fonctionnaires occupant les emplois les plus importants de l’Etat. Ce traitement est complété par une indemnité de résidence égale à 3 % de son montant et par une indemnité de fonction égale à 25 % de la somme du traitement brut et de l’indemnité de résidence. L’ensemble est majoré de 5 %. Ces règles de calcul excluent donc la possibilité pour un fonctionnaire de percevoir un traitement supérieur à celui du chef de l’Etat. Seules les primes et indemnités correspondant aux responsabilités exercées et aux résultats individuels permettent, dans certains cas, de dépasser ce niveau. Cependant, la comparaison entre la rémunération du Président de la République, indemnisé dans le cadre d’un mandat électif, et celle des plus hauts dirigeants de l’administration, rémunérés au titre de leur activité professionnelle, doit être effectuée avec précaution. S’agissant des hauts fonctionnaires les mieux rémunérés, ce niveau de rémunération se justifie par le niveau de responsabilité et les sujétions inhérentes aux fonctions exercées. Par ailleurs, toutes les primes et indemnités perçues par ces hauts fonctionnaires sont précisées et encadrées par des textes réglementaires publiés au Journal officiel. Par ailleurs, de nombreuses informations statistiques sur la rémunération des agents publics sont accessibles au grand public, y compris s’agissant des plus hautes rémunérations. Le rapport annuel sur l’état de la fonction publique détaille les mécanismes de rémunération dans la fonction publique ainsi que des informations statistiques sur les salaires versés. Cette transparence a récemment été renforcée par la loi n° 2019-828 du 6 août 2019 de transformation de la fonction publique qui prévoit que le Gouvernement remet au parlement des rapports comprenant les montants des rémunérations au dernier centile ainsi que les rémunérations des membres nommés au sein du conseil constitutionnel, des autorités administratives et publiques indépendantes et des agences de l’Etat. La première version de ces rapports, qui seront améliorés lors des prochaines éditions du rapport annuel sur l’état de la fonction publique est déjà disponible. Pour des agents publics ayant des niveaux de responsabilités élevés, leur rémunération se justifie, outre par les sujétions inhérentes aux fonctions exercées, par le souci de maintenir l’attractivité de la fonction publique par rapport au secteur privé. L’amplitude des salaires versés dans la fonction publique est globalement moindre que dans le secteur privé. En conséquence, les hautes rémunérations restent significativement moins élevées dans la fonction publique que dans le secteur privé. Ainsi, les 1% de salariés les mieux rémunérés du secteur privé (dernier centile) perçoivent plus de 8 280 euros nets par mois contre 6 500 euros nets par mois dans la fonction publique, soit 27 % de plus que dans la fonction publique.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>23869</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2146</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Marie Sermier</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics (M. le SE auprès du ministre)</ministreJO><Objet>Rémunération des hauts fonctionnaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            23869. — 22 octobre 2019. — M. Jean-Marie Sermier* interroge M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’action et des comptes publics, sur les rémunérations des hauts fonctionnaires français. Il lui demande de bien vouloir lui préciser la liste, par ordre décroissant, des postes de fonctionnaires et des traitements correspondants supérieurs à la rémunération du Président de la République.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>23872</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2146</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Herbillon</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics (M. le SE auprès du ministre)</ministreJO><Objet>Traitement hauts fonctionniares</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            23872. — 22 octobre 2019. — M. Michel Herbillon* interroge M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’action et des comptes publics, sur le traitement des fonctionnaires supérieurs à la rémunération du Président de la République. Il souhaiterait connaître la liste, par ordre décroissant, des postes de fonctionnaires et des traitements correspondants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>23873</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2146</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bernard Brochand</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics (M. le SE auprès du ministre)</ministreJO><Objet>Traitements hauts fonctionnaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            23873. — 22 octobre 2019. — M. Bernard Brochand* appelle l’attention de M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’action et des comptes publics, sur les rémunérations perçues par les hauts fonctionnaires. En effet ces dernières années le salaire du Président de la République a subi de nombreuses modifications. En 2007, fixé par la loi et aligné sur celui du Premier ministre, (21 300 euros mensuels), il a été abaissé en 2012 à 14 910 euros mensuels. Depuis 2017 la totalité de cette rémunération est désormais imposable. Or la rémunération des hauts fonctionnaires est pour le moins opaque : combien gagnent-ils, combien d’entre eux perçoivent une rémunération supérieure à celle du chef de l’État ? Aussi, il lui demande de bien vouloir lui préciser la liste des postes de fonctionnaires par ordre décroissant ainsi que les traitements correspondants supérieurs à la rémunération du Président de la République.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>23874</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2147</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Aubert</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics (M. le SE auprès du ministre)</ministreJO><Objet>Traitements supérieurs à la rémunération du Président de la République</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            23874. — 22 octobre 2019. — M. Julien Aubert* demande à M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’action et des comptes publics, de bien vouloir lui préciser la liste, par ordre décroissant, des postes de fonctionnaires et des traitements correspondants supérieurs à la rémunération du Président de la République.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>24058</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2147</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Zumkeller</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics (M. le SE auprès du ministre)</ministreJO><Objet>Rémunération des hauts fonctionnaires : pour une plus grande transparence</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            24058. — 29 octobre 2019. — M. Michel Zumkeller* demande à M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’action et des comptes publics, de bien vouloir lui préciser la liste, par ordre décroissant, des postes de fonctionnaires et des traitements correspondants supérieurs à la rémunération du Président de la République.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2147</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le traitement du Président de la République est calculé selon les dispositions du décret n° 2012-983 du 23 août 2012. Ce décret prévoit que le traitement brut mensuel du Président de la République est au plus égal au double de la moyenne du traitement le plus bas et du traitement le plus élevé de la catégorie dite « hors échelle », qui constitue la grille de rémunération des fonctionnaires occupant les emplois les plus importants de l’Etat. Ce traitement est complété par une indemnité de résidence égale à 3 % de son montant et par une indemnité de fonction égale à 25 % de la somme du traitement brut et de l’indemnité de résidence. L’ensemble est majoré de 5 %. Ces règles de calcul excluent donc la possibilité pour un fonctionnaire de percevoir un traitement supérieur à celui du chef de l’Etat. Seules les primes et indemnités correspondant aux responsabilités exercées et aux résultats individuels permettent, dans certains cas, de dépasser ce niveau. Cependant, la comparaison entre la rémunération du Président de la République, indemnisé dans le cadre d’un mandat électif, et celle des plus hauts dirigeants de l’administration, rémunérés au titre de leur activité professionnelle, doit être effectuée avec précaution. S’agissant des hauts fonctionnaires les mieux rémunérés, ce niveau de rémunération se justifie par le niveau de responsabilité et les sujétions inhérentes aux fonctions exercées. Par ailleurs, toutes les primes et indemnités perçues par ces hauts fonctionnaires sont précisées et encadrées par des textes réglementaires publiés au Journal officiel. Par ailleurs, de nombreuses informations statistiques sur la rémunération des agents publics sont accessibles au grand public, y compris s’agissant des plus hautes rémunérations. Le rapport annuel sur l’état de la fonction publique détaille les mécanismes de rémunération dans la fonction publique ainsi que des informations statistiques sur les salaires versés. Cette transparence a récemment été renforcée par la loi n° 2019-828 du 6 août 2019 de transformation de la fonction publique qui prévoit que le Gouvernement remet au parlement des rapports comprenant les montants des rémunérations au dernier centile ainsi que les rémunérations des membres nommés au sein du conseil constitutionnel, des autorités administratives et publiques indépendantes et des agences de l’Etat. La première version de ces rapports, qui seront améliorés lors des prochaines éditions du rapport annuel sur l’état de la fonction publique est déjà disponible. Pour des agents publics ayant des niveaux de responsabilités élevés, leur rémunération se justifie, outre par les sujétions inhérentes aux fonctions exercées, par le souci de maintenir l’attractivité de la fonction publique par rapport au secteur privé. L’amplitude des salaires versés dans la fonction publique est globalement moindre que dans le secteur privé. En conséquence, les hautes rémunérations restent significativement moins élevées dans la fonction publique que dans le secteur privé. Ainsi, les 1% de salariés les mieux rémunérés du secteur privé (dernier centile) perçoivent plus de 8 280 euros nets par mois contre 6 500 euros nets par mois dans la fonction publique, soit 27 % de plus que dans la fonction publique.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>26605</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2147</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guy Teissier</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics (M. le SE auprès du ministre)</ministreJO><Objet>Nouveaux réseaux de proximité - Services fiscaux - Marseille</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            26605. — 11 février 2020. — M. Guy Teissier alerte M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’action et des comptes publics, sur la nouvelle politique visant à mettre en place un « nouveau réseau de proximité » des directions des finances publiques. Le service gestionnaire des impôts des entreprises des 9e et 10e arrondissements de Marseille est actuellement installé rue Borde dans le 8e arrondissement de Marseille. Ce service est compétent sur l’ensemble du dossier fiscal des entreprises. Qu’il s’agisse d’un artisan, d’une commerçante, ou d’une personne mandatée, le service est en capacité de répondre immédiatement à toute demande d’information ou de sollicitation. Au motif de la mise en place du « nouveau réseau de proximité » et de la « démétropolisation » des emplois, la direction régionale des finances publiques des Bouches-du-Rhône entend délocaliser dans un premier temps la gestion des professionnels de ces arrondissements sur deux sites marseillais : Saint-Barnabé en 2021 et Sadi Carnot en 2022. Dans le même temps, la gestion des impôts des professionnels des 1er, 8e, 5e et 6e arrondissements de Marseille serait transférée pour partie à La Ciotat et pour partie à Marignane. De fait, les entreprises commerciales et artisanales qui structurent l’activité et la vie des 9e et 10e arrondissements vont perdre un service de proximité et de pleine compétence. La DRFIP13 indique vouloir laisser sur place des guichets polycompétents qui recevront le public pour l’orienter vers les bons services, voire le mettre en relation avec Marignane ou La Ciotat. Cette forme de permanence ne peut être pérenne et n’est généralement que transitoire, très rapidement tout gérant devra se rendre à Marignane ou La Ciotat ou ailleurs pour rencontrer un agent qui suit son dossier. Au regard de la réalité territoriale, cette décision impacterait fortement les entreprises des 9e et 10e arrondissements. Aussi, il lui demande s’il envisage d’abandonner cette réforme qui accentuerait l’éloignement des services fiscaux avec les entreprises installées dans les quartiers sud de Marseille.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2148</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La démarche de construction du nouveau réseau de proximité des finances publiques initiée le 6 juin dernier par le ministre de l’action et des comptes publics vise à augmenter d’au moins 30 % le nombre de points de contact entre cette administration et les usagers, qu’il s’agisse des particuliers, des entreprises, des hôpitaux ou des collectivités territoriales. La finalité n’est en aucun cas de fermer des services publics. Le projet de nouveau réseau de proximité élaboré par le directeur régional des finances publiques des Bouches-du-Rhône en concertation avec le préfet ne constituait qu’une base de départ pour nourrir la concertation qui est toujours en cours. Celle-ci doit permettre aux élus locaux et nationaux, aux agents des finances publiques et aux usagers d’exprimer leurs souhaits et leur vision pour l’implantation de ces services publics dans les territoires à l’horizon 2023. Le projet initial a d’ores et déjà évolué dans le sens d’un maillage territorial renforcé de direction générale des finances publiques (DGFiP). La signature d’une charte départementale a été proposée aux grands élus. Cette démarche vise à rompre avec les pratiques précédentes, où les évolutions ne consistaient qu’en des fermetures de services publics, décidées annuellement, le plus souvent depuis Paris, sans visibilité territoriale d’ensemble et sans que les élus, la population et les agents ne soient véritablement associés, ni même parfois bien informés en amont. Le projet de nouveau réseau du département des Bouches-du-Rhône s’intègre dans les orientations gouvernementales visant à mieux équilibrer l’emploi public sur les territoires en réduisant la concentration des services dans les grandes métropoles. Ce projet prévoit une présence de la DGFiP dans 31 communes, soit 9 de plus qu’actuellement. S’agissant du domaine de la fiscalité des entreprises, le développement des téléprocédures (télédéclarations et télépaiement) sur internet réduit considérablement les besoins des usagers professionnels de se rendre physiquement dans un service des impôts des entreprises (SIE), qui, par ailleurs, assure un accueil téléphonique apprécié. Concernant plus particulièrement la commune de Marseille, le projet de nouveau réseau de proximité prévoit le passage de trois à deux SIE qui seraient en capacité de répondre aux attentes et aux besoins des usagers tout en préservant les conditions de travail des agents de la DGFiP. Ainsi, le SIE assurant la gestion des 7ème, 9ème et 10ème arrondissements de Marseille, actuellement implanté 22, rue Borde, serait scindé et ses missions reprises par les SIE implantés Place Sadi Carnot et à Saint Barnabé. Les usagers professionnels relevant de ces arrondissements seraient donc suivis par des services implantés sur Marseille tant en gestion qu’en accueil. Pour les SIE assurant la gestion, d’une part des 1er et 8ème arrondissements, et d’autre part des 5ème et 6ème arrondissements, leurs missions seraient transférées respectivement au SIE de Marignane et au SIE de La Ciotat. Ce transfert serait transparent pour les usagers qui, pour la grande majorité d’entre eux, n’ont de contacts avec leur service gestionnaire qu’au travers des dispositifs de téléprocédures, d’échanges de courriels ou téléphoniques. Pour les usagers professionnels de ces quatre arrondissements qui auraient besoin d’un contact physique, ils pourront se rendre dans les SIE de Sadi Carnot et Saint Barnabé pour une prise en charge directe de leurs questions simples et généralistes. L’organisation mise en place visera à permettre d’éviter au maximum tout déplacement des usagers. Pour les questions plus complexes, dans les cas peu nombreux, où un entretien physique serait nécessaire, il pourrait être organisé sur un site marseillais de la direction régionale des finances publiques avec des représentants du SIE gestionnaire, évitant ainsi aux usagers professionnels de se déplacer hors de Marseille.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>26853</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2148</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Lagleize</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’action et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Action et comptes publics (M. le SE auprès du ministre)</ministreJO><Objet>Réforme de la protection sociale complémentaire par ordonnances</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            26853. — 25 février 2020. — M. Jean-Luc Lagleize interroge M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de l’action et des comptes publics sur la réforme de la protection sociale complémentaire. Le I de l’article 40 de la loi n° 2019-828 du 6 août 2019 de transformation de la fonction publique habilite le Gouvernement à prendre par ordonnances toute mesure relevant du domaine de la loi visant à redéfinir la participation des employeurs publics au financement des garanties de protection sociale complémentaire de leurs personnels, ainsi que les conditions d’adhésion ou de souscription de ces derniers. La protection sociale complémentaire est de plus en plus indispensable pour garantir l’accès aux soins et maintenir le niveau de vie des agents. Cependant, moins d’un agent territorial sur deux bénéficient d’une couverture en prévoyance, s’exposant au risque de ne plus percevoir que 50 % de son traitement après trois mois d’arrêt maladie. Par ailleurs, si la loi n° 2013-504 du 14 juin 2013 relative à la sécurisation de l’emploi a introduit une participation financière obligatoire à hauteur de 50 % minimum de l’employeur à la complémentaire santé de leurs salariés, la participation financière des employeurs publics est restée facultative, pénalisant de fait la protection sociale des agents publics. La réforme de la fonction publique apporte une avancée avec la mise en place d’un rapport social unique dans l’ensemble des collectivités qui intègre les questions de santé au travail et les enjeux liés à la protection sociale complémentaire des agents. Ce nouvel outil de bilan permet aux employeurs territoriaux d’appréhender plus facilement le pilotage de leurs politiques de ressources humaines pour y apporter les réponses les mieux adaptées. Toutefois, l’amélioration de la santé et du mieux-être au travail des agents doit se poursuivre, car elle est un puissant levier pour faire progresser la gestion du service public local. A cet égard, le Gouvernement a demandé à l’inspection générale des finances (IGF), à l’inspection générale de l’administration (IGA) et à l’inspection générale des affaires sociales (IGAS) de lui remettre un rapport sur la protection sociale complémentaire des agents publics, devant servir de base aux discussions visant à élaborer les ordonnances pour la fonction publique. Ces conclusions ont été présentées aux partenaires sociaux le 18 juillet 2019 mais n’ont pas encore été transmises aux parlementaires, qui avaient pourtant démontré un vif intérêt pour ces enjeux lors de la discussion du projet de loi de transformation de la fonction publique. Aussi, il souhaiterait connaître la date à laquelle le rapport des inspections générales relatif à la protection sociale complémentaire dans la fonction publique sera remis aux parlementaires. Par ailleurs, si le Gouvernement est en charge de l’élaboration de ces ordonnances, en lien avec les employeurs et les représentants des agents, l’implication de parlementaires sensibles à ces enjeux lui semble indispensable pour enrichir ces travaux. C’est pourquoi il souhaiterait savoir quelles dispositions le Gouvernement envisage de mettre en place pour associer les parlementaires à ce débat.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2149</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article 40 de la loi de transformation de la fonction publique habilite le Gouvernement à prendre par ordonnance toute mesure relevant de la loi visant notamment à « redéfinir la participation des employeurs mentionnés à l’article 2 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires au financement des garanties de protection sociale complémentaire de leurs personnels ainsi que les conditions d’adhésion ou de souscription de ces derniers, pour favoriser leur couverture sociale complémentaire ». Le délai d’habilitation est de quinze mois à compter du 7 août 2019, date de la publication de la loi de transformation de la fonction publique. Pour autant, le Gouvernement n’a pas l’intention d’avancer seul sur cette question. D’une part, une concertation est ouverte sur cette thématique dans le cadre de l’agenda social de la fonction publique tant auprès des représentants des organisations syndicales représentatives des personnels que des représentants des employeurs publics. Ainsi, lors du groupe de travail du 18 juillet 2019, les inspecteurs généraux ont présenté leur analyse de la situation de la protection sociale complémentaire (PSC) des agents publics dans les trois versants de la fonction publique. Cette concertation est prolongée dans le cadre de l’agenda social 2020. D’autre part, le secrétaire d’état auprès du ministre de l’action et des comptes publics s’est engagé lors des débats parlementaires, tant en commission qu’en séance publique portant sur le projet de loi de transformation de la fonction publique, à ce que des discussions aient lieu avec les parlementaires lors de la loi de ratification de l’ordonnance relative à la protection sociale complémentaire des agents publics.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>25641</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2149</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Rémy Rebeyrotte</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales</ministreQuestion><ministreJO>Cohésion des territoires et relations avec les collectivités territoriales</ministreJO><Objet>Financement des fonds d’obsèques pour les indigents</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            25641. — 31 décembre 2019. — M. Rémy Rebeyrotte appelle l’attention de Mme la ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales sur une proposition de financement des fonds d’obsèques pour les indigents. Plusieurs maires de petites et moyennes villes lui ont fait part du fait qu’ils ont de plus en plus de prises en charge de frais d’obsèques pour des indigents ou pour des personnes pour lesquelles les obligés sont injoignables ou refusent de payer avant procédure. Pour certaines communes et certains centres communaux d’action sociale (CCAS) ou centres intercommunaux d’action sociale (CIAS), cela commence à représenter des sommes non négligeables. Parallèlement, les métaux récupérés dans les crématoriums font l’objet d’une vente dont le montant revient aujourd’hui au privé. Il souhaite savoir si ces fonds ne pourraient pas venir alimenter un fonds commun permettant de prendre en charge les frais d’obsèques des indigents (définitivement) et autres (temporairement en principe). – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2149</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En application des articles L. 2213-7 et L. 2223-27 du code général des collectivités territoriales (CGCT), la commune a l’obligation de procéder directement ou, lorsqu’elle n’assure pas elle-même ce service, d’organiser  et de prendre en charge dans les meilleurs délais les frais d’obsèques des « personnes dépourvues de ressources suffisantes » et ce, quitte à opérer ensuite, si cela s’avère opportun, une action récursoire contre les personnes qui auraient dû prendre en charge ces frais. Les héritiers du défunt, même lorsqu’ils renoncent à la succession, restent en effet tenus à l’obligation alimentaire de leurs ascendants (1ère chbre civ. de la Cour de Cass, 14 mai 1992). Par ailleurs, en vertu des dispositions de l’article L. 2223-22 du CGCT « Les convois, les inhumations et les crémations peuvent donner lieu à la perception de taxes dont les tarifs sont votés par le conseil municipal. […]  », les communes peuvent ainsi générer des recettes permettant, notamment, de financer les dépenses engagées pour l’inhumation des « personnes dépourvues de ressources suffisantes  ». En outre, le code de l’action sociale et des familles (CASF) prévoit la possibilité d’intégrer aux recettes d’exploitation et de fonctionnement des centres d’action sociale «  Le tiers du produit des concessions de terrains dans les cimetières accordées en vertu des articles L. 2223-14 et L. 2223-15 du code général des collectivités territoriales  » (8° de l’article R123-25 du CASF). Cette source de financement peut ainsi être envisagée par les collectivités dont les centres communaux d’action sociale sont impliqués dans la procédure de prise en charge des obsèques de « personnes dépourvues de ressources suffisantes ». Concernant les métaux issus de la crémation, une étude juridique est actuellement en cours, en lien avec les membres du conseil national des opérations funéraires, visant à préciser le statut juridique de ces métaux, leur devenir et la destination de l’éventuel produit de leurs vente, en cohérence avec le droit des familles et le respect dû aux défunts. Les réponses et solutions à apporter à ce sujet complexe sont attendues pour le second semestre 2020 et feront alors l’objet d’une proposition d’information adaptée et systématique aux familles.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>538</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2150</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guillaume Peltier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Suppression des enseignements de langues et cultures d’origine (ELCO)</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            538. — 8 août 2017. — M. Guillaume Peltier* interroge M. le ministre de l’éducation nationale sur la nécessité de supprimer les enseignements de langues et cultures d’origine (ELCO). Il souhaite tout d’abord savoir le nombre d’élèves concernés, l’évaluation de la réussite scolaire de ceux-ci, le coût de ce dispositif pour l’éducation nationale, le profil des enseignants et leur intégration à la communauté éducative. Par ailleurs, comme le souhaitait notamment le Haut conseil à l’intégration, il est demandé si ces dispositifs seront bien supprimés afin de lutter contre le communautarisme, le repli identitaire alors que l’école de la République est là pour assurer et renforcer l’unité de la Nation. C’est l’enseignement du français qui doit être développé, en s’appuyant notamment, comme semble le vouloir le ministre de l’éducation nationale, sur l’apprentissage du latin et du grec qui structurent notre langue ainsi que sur les dispositifs et méthodes efficaces qui permettent l’apprentissage des savoirs fondamentaux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>23666</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2150</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guy Teissier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale et jeunesse</ministreJO><Objet>ELCO - Apprentissage des langues et cultures</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            23666. — 15 octobre 2019. — M. Guy Teissier* interroge M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse sur les enseignements de langue et de culture d’origine (ELCO). Ils sont mis en œuvre sur la base d’accords bilatéraux prenant appui sur une directive européenne du 25 juillet 1977 visant à la scolarisation des enfants des travailleurs migrants. Ces enseignements concernent les ressortissants de 9 pays : l’Algérie, la Croatie, l’Espagne, l’Italie, le Maroc, le Portugal, la Serbie, la Tunisie et la Turquie. Le principe de ces enseignements est que la maîtrise de la langue maternelle est un préalable nécessaire à la réussite de l’apprentissage d’une autre langue. Or la société française a évolué depuis les années 70 et c’est l’enseignement du français qui doit être développé, en s’appuyant sur des dispositifs et méthodes efficaces qui permettent l’apprentissage des savoirs fondamentaux. Aujourd’hui, le niveau des élèves en français n’a jamais été aussi bas selon des études internationales. Par ailleurs, le Haut conseil à l’intégration, avait demandé si ces dispositifs seraient bien supprimés afin de lutter contre le communautarisme, le repli identitaire alors que l’école de la République est là pour assurer et renforcer l’unité de la Nation. Aussi, il lui demande quand il sera mis un terme à l’enseignement des langues et cultures d’origine afin de lutter contre le communautarisme et pouvoir ainsi renforcer l’apprentissage des fondamentaux.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2150</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les cours d’enseignement des langues et cultures d’origine (ELCO) sont des enseignements optionnels de langue vivante, créés à partir des années 1970 et proposés aux enfants des travailleurs migrants de 9 pays (Algérie, Croatie, Espagne - jusqu’en 2016-2017, Italie, Maroc, Portugal, Serbie, Tunisie, Turquie). Ils sont adossés à des conventions bilatérales et multilatérales. Ils respectent notamment la directive européenne 77/486/CEE relative à la scolarisation des enfants des travailleurs migrants. Ils sont facultatifs et dispensés par des enseignants mis à disposition par les pays partenaires et supervisés par les corps d’inspection du ministère de l’éducation nationale. Dans le cadre du plan interministériel « La République en actes », adopté en mars 2015, il a été décidé de transformer les ELCO en enseignements internationaux de langues étrangères (EILE). Un courrier a ainsi été adressé dès janvier 2016 aux ministres de l’éducation algérien, italien, marocain, portugais, tunisien et turc, afin de leur proposer de travailler conjointement à l’évolution des ELCO vers ces nouveaux dispositifs d’enseignement. L’esprit et la philosophie des EILE sont fondamentalement différents de ceux des ELCO. Tout d’abord, les EILE sont ouverts à tous les élèves, sans considération de nationalité ou d’origine. Ensuite, les EILE sont limités à 1h30 hebdomadaire. Par ailleurs, alors que les ELCO accordent une place importante à la culture du pays d’origine, le contenu des EILE tend à se rapprocher du programme des langues vivantes obligatoires à l’école élémentaire. Les compétences linguistiques sont ainsi adossées au cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL) et le niveau à atteindre au bout de quatre années est le niveau A1. En outre, le suivi et le contrôle pédagogique des enseignements par les corps d’inspection concernés sont renforcés. Enfin, les enseignants intervenants doivent maîtriser le français (niveau B2). Le ministère de l’éducation nationale et de la jeunesse poursuit le travail engagé pour faire évoluer les ELCO. Suite à la signature de nouveaux accords bilatéraux, le Portugal est entré dans le dispositif EILE lors de la rentrée 2017 et la Tunisie lors de la rentrée 2018. Si les autres pays sont encore en phase de négociation, à des stades divers, les ELCO auront été supprimés à la rentrée 2020. Cette évolution vers l’EILE permettra de valoriser l’apprentissage des langues concernées. Elle s’inscrit dans le cadre d’une politique linguistique cohérente et diversifiée mise en œuvre dans les cartes académiques des langues et initié par le rapport établi par Chantal Manès et Alex Taylor « Propositions pour une meilleure maîtrise des langues vivantes étrangères, oser dire le monde » remis au ministre en septembre 2018.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>17655</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2151</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale et jeunesse</ministreJO><Objet>Prise en compte des élèves inscrits dans les classes bilingues</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            17655. — 12 mars 2019. — M. Marc Le Fur attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse sur les modalités de prise en compte des élèves pour les déterminations d’ouverture et de fermeture de classes dans l’enseignement public. Une ouverture ou une fermeture de classe est une mesure dite de « carte scolaire ». La carte scolaire repose sur une analyse des effectifs des élèves, à partir de laquelle sont répartis les postes d’enseignant. Or il apparaît que dans ce calcul les élèves inscrits dans les classes bilingues en langue régionales dans les écoles publiques ne sont pas pris en compte dans la détermination de l’effectif, alors qu’ils le sont pour le calcul de la décharge des directeurs d’école. Il en résulte que des écoles à classes bilingues en langue régionales sont victimes de décision de fermeture et ce alors qu’elles accueillent un nombre importants d’élèves, notamment en Bretagne. C’est pourquoi il lui demande si le Gouvernement serait disposé à revoir les modalités de prise en compte des élèves pour les déterminations d’ouverture et de fermeture de classes afin de prendre en compte les élèves inscrits dans les classes bilingues en langue régionales dans les écoles publiques.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2151</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La circulaire n° 2003-104 du 3 juillet 2003 relative à la préparation de la carte scolaire du premier degré précise les conditions de la préparation de la rentrée dans le premier degré public. Dans le cadre de l’élaboration d’une carte scolaire, les décisions d’ouvertures ou de fermetures de classes s’appuient sur des éléments d’appréciation portant notamment sur l’évolution des effectifs, les taux d’encadrement, les contraintes liées à la ruralité. Ces décisions font l’objet d’échanges entre tous les acteurs concernés. Elles s’appuient sur une vision prospective de l’école tenant compte des évolutions passées. Les mesures de carte scolaire se traduisent par des ouvertures et des fermetures de classes qui ont un impact sur l’affectation des personnels enseignants. S’agissant des classes bilingues en français et en breton, une attention toute particulière est apportée à la détermination des effectifs, afin de prendre en compte la spécificité de l’enseignement du breton nécessitant l’affectation d’un enseignant dûment habilité. Aussi, les ouvertures ou les fermetures de classe se font au regard de l’évolution des effectifs constatés à la rentrée, avec un traitement différencié pour les effectifs relevant du bilinguisme breton.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>17660</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2151</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Borowczyk</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale et jeunesse</ministreJO><Objet>Santé scolaire dans les territoires ruraux</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            17660. — 12 mars 2019. — M. Julien Borowczyk attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse sur le sujet de la santé scolaire dans les territoires ruraux. Les réformes entamées depuis le début du quinquennat 2017-2022 sont en faveur de l’atteinte d’un objectif de réussite et d’égalité des chances des élèves. L’accent a été mis sur l’école primaire notamment avec un budget de l’éducation nationale revalorisé de 850 millions d’euros en 2019. En effet, le maintien d’un réseau rural à haut niveau de densité, notamment avec la création de pôles scolaires, permet d’assurer une meilleure continuité organisationnelle et pédagogique afin d’améliorer la qualité de l’offre éducative du milieu rural. Ce regroupement d’établissements école-collège semble être une réponse favorable au regain d’attractivité au niveau rural. Les instituteurs, mobiles, pourront continuer de dispenser un enseignement de qualité dans des conditions optimales. Ce regroupement permettra une augmentation des moyens, notamment alloués à l’utilisation massive du numérique dans les classes. Aussi, un travail conséquent pour un accès généralisé à la fibre sur l’ensemble du territoire a été entamé. Ce chantier nécessaire est cohérent avec les transformations technologiques de ces dernières années, et souligne l’importance de maîtriser aujourd’hui les outils numériques dans la sphère publique comme dans la sphère privée, notamment pour les démarches administratives dématérialisées. Ainsi, avec une utilisation du numérique en classe comme nouvel outil pédagogique, les enfants seront amenés à maîtriser cette innovation dès le plus jeune âge et à s’en saisir pleinement. L’école étant le lieu de l’apprentissage d’un socle de compétences communes, les enseignants auront un rôle important à jouer en œuvrant à son utilisation à bon escient ainsi que dans la mise en garde des dérives potentielles du numérique dans la sphère privée particulièrement. Un meilleur accès à la fibre ainsi que l’entrée du numérique à l’école sont autant de facteurs qui revalorisent les territoires ruraux, augmentant leur attractivité et l’on s’en réjouit. C’est la promesse de l’inscription d’une jeunesse dans un écosystème vertueux, en lien direct avec les enjeux de notre société, et facilitant leur entrée dans la vie professionnelle et leur participation citoyenne. De fait, pour poursuivre dans ce sens et pérenniser cette situation d’attractivité, il souhaiterait inclure le sujet de la santé scolaire dans l’innovation sur ces territoires et propose de travailler à l’élaboration d’un schéma d’installation des médecins scolaires. Le but étant de favoriser les liens entre la santé, l’école et la citoyenneté, en s’assurant d’un maillage territorial optimal de la santé scolaire. Il l’interroge sur sa position à ce sujet. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2152</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Pour répondre aux enjeux de santé publique et d’éducation du futur citoyen, la promotion de la santé se déploie à l’école, de la maternelle au lycée en application de l’article L. 541-1 du code de l’éducation. Les élèves bénéficient, au cours de leur scolarité, d’actions d’éducation à la santé, de prévention et de protection dont des visites médicales et de dépistage obligatoires, qui constituent leur parcours de santé dans le système scolaire. Ces actions favorisent leur réussite scolaire et la réduction des inégalités en matière de santé.  À l’échelle nationale, une convention cadre de partenariat entre les ministères chargés de l’éducation nationale, des solidarités et de la santé, signée en novembre 2016, définit le programme commun d’actions au niveau national comme régional. Ce partenariat doit permettre de répondre aux besoins locaux dans une approche globale des questions de santé portant sur les dimensions éducatives, sociales et sanitaires, y compris pour les jeunes porteurs de maladies chroniques, en situation de handicap ou les plus vulnérables sur le plan social. Dans le plan national de santé publique (PNSP), outil opérationnel de la stratégie nationale de santé (SNS) 2018-2022, il est prévu trois mesures phares relatives à la promotion de la santé à l’école : - l’école promotrice de santé : Il s’agit d’une démarche visant à développer des écoles, collèges et lycées promoteurs de santé, intégrant systématiquement un plan pour la santé et le bien-être des élèves et des personnels afin de favoriser un environnement bienveillant, un climat de confiance et de réussite et de développer les compétences psychosociales de chacun lui permettant de faire des choix éclairés en matière de santé et d’avoir confiance en sa capacité à réussir et à progresser. - les ambassadeurs-élèves de prévention : Dans le cadre de l’école promotrice de santé et dans le but de favoriser l’implication citoyenne des élèves, les ambassadeurs-élèves de prévention partagent les messages de prévention auprès des autres élèves. Disposant d’une mallette pédagogique regroupant différents outils de prévention (tabac, alcool, nutrition, activité physique, environnement), l’élève est formé et suivi par la communauté éducative tout en étant associé aux interventions des étudiants en santé accomplissant leur service sanitaire. - Enfin,  un parcours de coordination renforcée 0-6 ans santé-accueil-éducation : Les données disponibles montrent que les inégalités de santé sont déjà installées avant l’âge de 6 ans, voire dès l’âge de 3 ans, au regard de déterminants tels que la surcharge pondérale, l’exposition au tabac, l’exposition aux écrans ou à un environnement défavorable (offre langagière, maltraitance…). Sans une action précoce dès les premières années de vie, ces inégalités de santé persistent et nuisent à la réussite scolaire des enfants. Le déploiement de ce parcours doit se faire en appui sur les conventions agences régionales de santé (ARS) -rectorats renouvelées, qui devront donner la priorité à ce parcours en tenant compte des particularités locales des territoires. Le travail partagé et coordonné entre la médecine scolaire, la protection maternelle et infantile (PMI) et les autres professionnels de santé est développé, au profit de la détection et de la prise en charge de troubles ou maladies risquant d’affecter l’adaptation en milieu scolaire et les apprentissages des enfants. Plusieurs mesures ont été mises en œuvre pour renforcer l’attractivité de la profession de médecin scolaire : - le régime indemnitaire des médecins de l’éducation nationale a été amélioré en 2015 dans le cadre du passage au régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l’expérience et de l’engagement professionnel (RIFSEEP) ; - les médecins de l’éducation nationale, conseillers techniques ont également bénéficié d’une revalorisation et d’une harmonisation des niveaux indemnitaires au sein des groupes de fonctions ; - le déroulement de carrière a été amélioré grâce à l’augmentation du nombre de médecins de l’éducation nationale pouvant accéder à la première classe du corps ; - des instructions ont été données aux académies afin de relever le niveau de salaire de primo-recrutement des médecins contractuels jusqu’à l’indice majoré minimum de 582, soit une hausse de plus de 4 700 € par an. L’accueil et le tutorat d’internes en médecine dans les services de médecine scolaire a été également amélioré, de manière à permettre la découverte d’un exercice professionnel au plus près des territoires et à augmenter le vivier de candidats aux concours. Les médecins tuteurs des internes sont désormais rémunérés à hauteur de 600 € par an et par interne encadré. En outre, afin de renforcer l’attractivité de la profession, une formation spécialisée transversale (FST) médecine scolaire a été créée en avril 2017, lors de la réforme du troisième cycle des études de médecine. Cette FST, prochainement mise en oeuvre, sera rendue accessible aux étudiants en troisième cycle des études de médecine en spécialité de pédiatrie, de médecine générale et de santé publique. Cet enseignement universitaire permettra de mieux faire connaître cette profession aux étudiants, ainsi que l’importance de la prise en compte de la santé à l’école. Le service sanitaire, déployé depuis la rentrée 2018, permet également aux étudiants en santé de découvrir cette profession. Par ailleurs, le ministère vient d’équiper les médecins d’une nouvelle application numérique nommée Esculape qui supporte le nouveau dossier médical scolaire. Cette modernisation vise à améliorer le suivi des élèves et à faciliter le travail de ces professionnels. Toutes ces mesures concourent à un meilleur maillage territorial de la santé scolaire.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>20323</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2153</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Gabriel Serville</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale et jeunesse</ministreJO><Objet>L’indemnité de sujétion géographique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            20323. — 11 juin 2019. — M. Gabriel Serville attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse sur la situation de jeunes enseignants titulaires affectés dans l’académie de Guyane auxquels est refusé le paiement de l’indemnité de sujétion géographique (ISG) instituée par le décret 2013-314 du 15 avril 2013. En effet, depuis la rentrée scolaire 2013-2014, le rectorat de Guyane refuse de verser cette prime aux néo-titulaires ne justifiant pas d’une affectation d’une durée minimale de deux ans hors du territoire avant leur affection en Guyane. Or, l’ISG ayant été instaurée pour compenser le manque d’attractivité du territoire, ce changement de doctrine a des conséquences désastreuses très concrètes avec la défection de nombreux candidats et des classes qui se retrouvent sans enseignants pour assurer les cours. Aussi il lui demande de lui apporter des éléments de contexte et de le rassurer quant à la volonté du Gouvernement de mettre un terme à cette double discrimination faites aux néo-titulaires affectés en Guyane et permettre aux élèves guyanais de d’envisager leur scolarité dans les meilleures conditions.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2153</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le décret n° 2013-314 du 15 avril 2013 instaure l’indemnité de sujétion géographique au profit des fonctionnaires de l’État et des magistrats affectés en Guyane, à Saint-Martin, à Saint-Pierre-et-Miquelon, à Saint-Barthélemy ou à Mayotte et dont la précédente résidence administrative était située hors de ces territoires durant une période minimale de deux ans. S’agissant des fonctionnaires stagiaires, le décret a prévu que ceux-ci pouvaient bénéficier de l’indemnité de sujétion géographique, à la condition de ne pas demeurer, à la veille de leur nomination en qualité de fonctionnaire stagiaire, dans une collectivité ouvrant droit à l’indemnité considérée. En l’état actuel de la réglementation, les fonctionnaires titularisés après une année de stage, ou néo-titulaires, ne répondent pas aux conditions d’éligibilité de l’indemnité de sujétion géographique car ils ne disposent plus de la qualité de fonctionnaire stagiaire et n’ont pas été affectés deux années dans une résidence administrative située hors d’un territoire ouvrant droit à cette indemnité. Ne remplissant pas les conditions d’ouverture de droit, ils sont exclus du bénéfice de l’indemnité de sujétion géographique. Comme il s’agit d’une réglementation interministérielle, l’attention du ministre de l’action et des comptes publics a été appelée sur cette situation des fonctionnaires néo-titulaires qui reçoivent une première affectation dans l’un des cinq territoires ouvrant droit à cette indemnité. Une évolution de la réglementation doit prochainement intervenir.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>20994</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2153</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Anne Blanc</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale et jeunesse</ministreJO><Objet>Réseau d’éducation prioritaire Decazeville</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            20994. — 2 juillet 2019. — Mme Anne Blanc appelle l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse sur le classement en réseau d’éducation prioritaire (REP) dont bénéficie le territoire du bassin de Decazeville. Ce classement concerne plusieurs établissements, à savoir le collège Jean Jaurès de Cransac et le collège Paul Ramadier de Decazeville ainsi que les 14 écoles du secteur. Ce classement en zone d’éducation prioritaire revêt un caractère primordial pour le territoire, seule zone d’éducation prioritaire sur le département de l’Aveyron, qui connaît une grande concentration de difficultés sociales ayant des incidences fortes sur les apprentissages et la réussite scolaire des élèves issus des milieux populaires. Ce territoire est de plus en plus confronté à des situations de grande précarité sociale et économique, les établissements du secteur accueillant près de 60 % d’élèves d’origine sociale défavorisée. Si les choix du ministère concernant l’évolution de la carte actuelle de l’éducation prioritaire ne sont pas connus à ce jour, certaines pistes esquissées sont source d’inquiétudes au sein des territoires. Ainsi, il serait notamment question de faire dépendre le classement REP, non plus d’un arrêté ministériel, mais d’un arrêté rectoral, qui pourrait aisément conduire dans le cadre de budgets académiques contraints à la sortie du périmètre de l’éducation prioritaire d’un certain nombre d’établissements. Par ailleurs, 80 quartiers classés en politique de la ville viennent d’être déclarés éligibles au label « Cités éducatives ». Si les contours de ce label restent encore flous quant à l’organisation, au fonctionnement et aux ressources qui y seront déployés, la cohabitation de ce label avec celui de l’éducation prioritaire soulève un certain nombre d’interrogations et d’incertitudes. Aussi, face à ces préoccupations partagées par l’ensemble des acteurs locaux qu’ils soient élus, membres du corps enseignant ou parents d’élèves, elle lui demande de bien vouloir l’éclairer sur l’avenir du REP decazevillois et plus largement sur la politique d’éducation prioritaire telle qu’elle se dessine dans les mois à venir, notamment au cœur des territoires ruraux.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2154</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La carte actuelle des réseaux d’éducation prioritaire REP et REP+ est l’aboutissement d’une révision qui a permis une meilleure adaptation de la géographie prioritaire à l’évolution des difficultés socio-économiques des territoires dans le cadre de la refondation de la politique d’éducation prioritaire. Avant d’entreprendre toute révision de la carte de l’éducation prioritaire, le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse a confié à Mme Ariane Azéma, inspectrice générale de l’éducation, du sport et de la recherche, et M. Pierre Mathiot, professeur des universités, une mission ayant pour objectif d’apporter une vision globale de ce que peut être la politique territoriale de l’éducation nationale. Il s’agit en effet dans un double objectif d’élévation générale du niveau des élèves et de justice sociale, d’éviter les effets de seuil en développant notamment le principe de l’allocation progressive des moyens permettant de mieux répondre à la spécificité de tous les territoires. Les conclusions de la mission et les éléments de réflexion tant quantitatifs que qualitatifs ont été remises au Ministre de l’Education nationale et de la jeunesse. Elles nourriront les concertations qui vont avoir lieu avec les organisations syndicales.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>21242</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2154</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Michel Mis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale et jeunesse</ministreJO><Objet>Financement de l’instruction obligatoire des enfants à 3 ans</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            21242. — 9 juillet 2019. — M. Jean-Michel Mis attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse sur la question du financement de l’instruction obligatoire des enfants à 3 ans. En effet, cette mesure qui sera effective dès la rentrée de septembre 2019, génère aujourd’hui une vive inquiétude de nombreuses communes qui contribuent déjà, partiellement via un accord local au financement des écoles maternelles privées sous contrat. Si cette disposition est légitime puisqu’elle s’inscrit notamment dans les objectifs du plan de lutte contre la pauvreté, elle va engendrer des dépenses nouvelles pour les communes, responsables du financement des écoles publiques et de certaines maternelles privées sous contrat. Une étude d’impact a évalué ce surcoût à 100 millions d’euros. Lors de l’examen de ce projet de loi, l’Assemblée nationale a adopté le principe d’une compensation financière des dépenses supplémentaires qui devront être engagées. L’article 4 du projet de loi pour une école de la confiance prévoit ainsi que l’État attribuera des ressources aux communes qui enregistreraient, durant l’année scolaire 2019-2020 et du fait de cette seule extension de compétence, une augmentation de leurs dépenses obligatoires par rapport à celles qu’elles ont exposées au titre de l’année scolaire 2018-2019. Aujourd’hui, les communes sont dans l’attente du décret du Conseil d’État qui doit déterminer les modalités d’application de ce dispositif d’accompagnement. Toutefois, devant les montants annoncés, les communes ne peuvent pas attendre le futur décret d’application pour avoir des certitudes sur le versement d’une aide. Afin de mettre un terme aux inquiétudes des élus locaux sur la question du financement de cette nouvelle décision, il lui demande de bien vouloir lui confirmer si l’État maintient son engagement en vue de l’accompagnement financier des collectivités dans la mise en œuvre de l’instruction obligatoire des enfants à 3 ans.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2154</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[A l’occasion des assises de la maternelle du 27 mars 2018, le Président de la République a annoncé l’abaissement de l’âge de l’instruction obligatoire à trois ans à compter de la rentrée 2019. Cette mesure a été introduite par l’article 11 de la loi n° 2019-791 « pour une école de la confiance » du 26 juillet 2019. Elle constitue un moment historique pour tous les enfants. En effet, après l’instauration de la scolarité obligatoire par la loi du 28 mars 1882, seulement deux aménagements ont été pris, en 1936 et 1959. L’extension de l’instruction obligatoire à 3 ans aura un impact sociétal essentiel et favorisera la réussite de tous les enfants. Comme le Gouvernement s’y était engagé, l’article 17 de la même loi prévoit que l’État attribuera des ressources pérennes aux communes qui enregistreraient, durant l’année scolaire 2019-2020, une augmentation de leurs dépenses obligatoires pour leurs écoles par rapport à celles qu’elles ont engagées au titre de l’année scolaire 2018-2019 du fait de l’extension de l’instruction obligatoire aux enfants de 3 à 5 ans. L’augmentation des dépenses obligatoires qui résulte directement de l’abaissement de l’âge de l’instruction obligatoire sera donc de nature à ouvrir un droit à un accompagnement financier. Le décret n° 2019-1555 du 30 décembre 2019 relatif aux modalités d’attribution des ressources dues aux communes au titre de l’abaissement de l’âge de l’instruction obligatoire et l’arrêté du 30 décembre 2019 pris pour l’application de l’article 2 du décret n° 2019-1555 du 30 décembre 2019 relatif aux modalités d’attribution des ressources dues aux communes au titre de l’abaissement de l’âge de l’instruction obligatoire, précisent les modalités des demandes d’accompagnement financier par les communes aux services de l’État. Le décret adapte également l’article R. 442-44 du code de l’éducation qui prévoit que le versement du forfait communal est conditionné à l’accord de la commune pour la mise sous contrat d’association des classes préélémentaires privées. Avec l’abaissement de l’âge de l’instruction obligatoire, cet accord ne sera désormais requis que pour les classes privées sous contrat qui accueillent des élèves de moins de trois ans. Conformément aux dispositions de l’article L.442-5 et de l’article R.442-44 du code de l’éducation, les communes sont en effet tenues de prendre en charge les dépenses des classes des écoles privées sous contrat dans les mêmes conditions que les classes correspondantes de l’enseignement public. Toute augmentation des dépenses obligatoires des communes du fait de l’abaissement de l’âge de l’instruction obligatoire qui ne sera pas absorbée par la baisse démographique que l’on va connaitre dans le premier degré les prochaines années, ouvre droit aux communes à demander l’attribution de ressources. Cela concerne naturellement les écoles publiques mais également les écoles privées sous contrat pour lesquelles la commune avait ou non donné son accord au contrat d’association avec l’État. Inscrit dans la loi, cet accompagnement financier est pris en compte dans la trajectoire pluriannuelle du budget du ministère de l’éducation nationale et de la jeunesse, à compter de 2021. Une circulaire très précise va être prochainement publiée.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>22682</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2155</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Laurence Vanceunebrock</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale et jeunesse</ministreJO><Objet>Fête des mères et fête des pères à l’école</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            22682. — 10 septembre 2019. — Mme Laurence Vanceunebrock -Mialon appelle l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse sur la fête des mères et la fête des pères à l’école. Chaque année, les instituteurs et institutrices font réaliser aux enfants de petits travaux à cette occasion. Or, les enfants n’ont pas tous la même situation familiale. En effet, certains d’entre eux peuvent être issus d’une famille homoparentale, monoparentale, voire avoir perdu récemment l’un de leurs parents, même si ces cas demeurent une minorité. Dans ces situations, il peut être particulièrement difficile pour un enfant de se trouver mis à l’écart dans sa classe, qui doit pourtant être un lieu de confiance pour chacun. Par souci d’égalité entre tous les enfants, elle souhaiterait remplacer ces moments par « la fête de la famille » avec la possibilité d’offrir un ou plusieurs présents aux membres de la famille choisis par l’enfant, voire simplement supprimer cette pratique. Certaines écoles ont déjà mis en place de telles mesures mais celles-ci demeurent exceptionnelles. Si le ministère n’a pas compétence en la matière et que ces événements sont le produit de décisions prises à l’échelle de l’école, une uniformisation de la formation des enseignants à ces pratiques serait souhaitable. Les professeurs des écoles n’ayant pas reçu de formation à ce sujet peuvent se trouver en situation de conflit avec les familles, voire peiner les enfants sans avoir conscience parfois des conséquences de leur attitude. Elle lui demande quelles mesures sont envisagées par son ministère pour soutenir le personnel éducatif dans ses missions et lui permettre d’éviter la stigmatisation des enfants n’ayant pas, ou plus, un père et une mère.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2155</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[« Pour garantir la réussite de tous, l’école se construit avec la participation des parents, quelle que soit leur origine sociale. Elle s’enrichit et se conforte par le dialogue et la coopération entre tous les acteurs de la communauté éducative » article L. 111-1 du code de l’éducation. Le référentiel de compétences professionnelles des métiers du professorat et de l’éducation (arrêté du 1er juillet 2013) forme les enseignants et les personnels d’éducation à la construction d’une relation de confiance avec la famille de l’élève. Ainsi, un dialogue est renforcé avec le/les parents, particulièrement dans les situations familiales vulnérables. L’affirmation de la place du dialogue avec les parents se retrouve tant dans la formation initiale, en instituts nationaux supérieurs du professorat et de l’éducation, et continue dans les plans académiques de formation que dans le plan national de formation des enseignants et personnels d’éducation, mais aussi des directeurs d’école et chefs d’établissement. Des actions dédiées aux parents sont développées au sein de l’école afin de consolider la relation de confiance entre les familles et les équipes pédagogiques et éducatives. D’une part, la « Mallette des parents » est destinée à améliorer le dialogue entre les parents d’élèves et l’école. Elle contient des outils que les équipes éducatives utilisent pour animer la discussion avec les familles lors des rencontres. C’est aussi un site de ressources destinées aux familles et aux professionnels de l’éducation pour accompagner ensemble les enfants vers la réussite. D’autre part, le développement des espaces parents doit permettre d’instaurer de nouveaux liens avec les familles tout au long du parcours scolaire de l’élève et accroître une qualité de relation. Ce sont des lieux principalement dédiés aux rencontres individuelles ou collectives selon des modalités diverses ayant pour objectif l’amélioration des relations entre les professionnels et les familles. Ces rencontres sont organisées avec l’aide de l’établissement, à l’initiative des parents ou de leurs représentants. La célébration de la fête des pères/mères peut faire l’objet d’un dialogue au sein des espaces parents, de par l’implication directe des parents dans le suivi de la scolarité de leur enfant ainsi que dans le fonctionnement de l’établissement.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>22684</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2156</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Cormier-Bouligeon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale et jeunesse</ministreJO><Objet>Surpoids chez les jeunes et apprentissage des activités physiques et sportives</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            22684. — 10 septembre 2019. — M. François Cormier-Bouligeon attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse sur l’augmentation du surpoids chez les jeunes. En effet, une étude de la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques publiée le 28 août 2019 recense, en 2017, 18,2 % d’adolescents en surcharge pondérale, dont plus d’un quart (5,2 %) en situation d’obésité. Le principal facteur de cette évolution est un niveau de sédentarité accru chez les adolescents, notamment lié au temps passé devant les écrans de jeux vidéo ou de smartphones. Il y a une corrélation entre le temps passé devant les écrans et la prise de poids. Dans son rapport pour faire de la France une vraie nation sportive, remis au Premier ministre en février 2019, il préconise que l’école devienne le lieu universel pour faire du sport et des activités physiques et sportives un habitus. Il constate cependant un certain nombre de freins. Des enseignants du premier degré insuffisamment formés, un mode d’apprentissage trop cloisonné, un manque de passerelles entre le sport scolaire et le sport fédéral. En novembre 2018, France stratégie indiquait aussi que l’apprentissage de l’EPS de manière trop contraignante peut entraîner un phénomène de rejet à long terme par ceux qui initialement ne sont pas attirés ou n’ont pas les facilités pour les activités physiques et sportives. Les modes d’apprentissage n’apparaissent pas correspondre toujours aux attentes et motivations des jeunes, ni intégrer une dimension ludique et de plaisir. Il lui demande donc si le Gouvernement entend mettre en œuvre ses préconisations pour lutter contre la sédentarité chez les jeunes, notamment pour revoir en profondeur la conception de l’enseignement des activités physiques et sportives dans le système scolaire dès le premier degré, pour améliorer la formation initiale et continue des professeurs des écoles sur l’enseignement de l’éducation physique et sportive à l’école tout en renforçant dans ce cadre les synergies avec le mouvement sportif, ou encore renforcer les passerelles en permettant aux enseignants d’éducation physique et sportive d’intervenir dans le premier degré, en augmentant les moyens dont dispose l’USEP, et en généralisant l’intervention d’éducateurs sportifs diplômés dans les établissements scolaires du premier et deuxième degré.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2156</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La prévention du surpoids et de l’obésité, la lutte contre les conduites à risque, comme la surexposition aux écrans, et l’équilibre alimentaire des élèves sont des enjeux de santé publique auxquels le ministère de l’éducation nationale et de la jeunesse répond en renforçant la promotion de la santé de la maternelle à la terminale par l’impulsion de l’école promotrice de santé, mesure prévue par la stratégie nationale de santé (SNS, 2018-2022) et le plan national de santé publique (PNSP, 2018-2022). Elle consiste à inscrire dans le projet d’école ou d’établissement la promotion de la santé afin de renforcer les liens entre apprentissages fondamentaux, programmes de renforcement des compétences psychosociales et éducations transversales au service de la réussite des élèves. Elle est mise en œuvre par l’ensemble de la communauté éducative, dans un continuum éducatif et à partir d’un diagnostic local établi en conseil d’école dans le premier degré ou en comité d’éducation à la santé et à la citoyenneté (CESC) dans le second degré. En envisageant la santé de manière globale et positive, l’école promotrice de santé permet de coordonner les éducations transversales prévues par le code de l’éducation telles que l’éducation à l’alimentation correspondant aux orientations du programme national pour l’alimentation (PNA), du programme national nutrition santé (PNNS), la promotion de l’activité physique et sportive (EPS) ainsi que la prévention des conduites à risque. Pour les enfants et les adolescents, la pratique d’activités physiques, sportives et artistiques à l’école est un vecteur pour renforcer les compétences psychosociales. Si la promotion de l’activité physique et la lutte contre la sédentarité sont portées en premier lieu par l’enseignement de l’éducation physique et sportive (EPS), discipline d’enseignement obligatoire à l’école qui s’adresse à tous les élèves, elles trouvent également leur place dans l’élaboration de projets pédagogiques ou d’actions éducatives plus larges. Ainsi, en complément des enseignements d’EPS, le sport scolaire offre aux élèves volontaires la possibilité de pratiquer des activités physiques et sportives dans le cadre de l’association sportive de leur école ou de leur établissement scolaire. L’union sportive de l’enseignement du premier degré (USEP) et l’union nationale du sport scolaire (UNSS) animent ce réseau d’associations et organisent des rencontres et des compétitions. En outre, dans le cadre du renforcement de l’éducation à l’alimentation et au goût en milieu scolaire, des dispositifs et programmes de promotion de l’activité physique et sportive et de lutte contre la sédentarité sont mis à disposition de la communauté éducative. À titre d’exemple, le programme « interventions auprès des collégiens centrées sur l’activité physique et la sédentarité » (ICAPS) développé, par Santé publique France à destination, entre autres, des équipes éducatives, vise à promouvoir l’activité physique en changeant les attitudes des élèves vis-à-vis de cette pratique par des actions de sensibilisation et par l’accès à de nouvelles activités physique attrayantes, variées et conviviales. Par ailleurs, le ministère de l’éducation nationale et de la jeunesse est particulièrement attentif à la question de la surexposition aux écrans qui constitue un facteur de risque pour la santé des élèves (troubles du sommeil et de l’attention, sédentarité). L’éducation aux médias et à l’information (EMI) ainsi que les programmes de développement de compétences psychosociales (https://eduscol.education.fr/cid46870/la-prevention-des-conduites-addictives-milieu-scolaire.html) tels que "Good behavior game" dans le premier degré et "Unplugged" dans le second degré, sont deux leviers que les équipes éducatives peuvent mobiliser afin d’accompagner les élèves vers une utilisation autonome, raisonnée et responsable des outils et contenus numériques. Enfin, dans le contexte de la désignation de Paris comme ville hôte des Jeux olympiques et paralympiques de 2024 (JOP 2024), le ministère de l’éducation nationale et de la jeunesse en lien avec le ministère des sports, le Comité d’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques (COJOP) et le mouvement sportif déploient plusieurs actions comme la « semaine olympique et paralympique », organisée chaque année en février jusqu’en 2024. De plus, les mesures retenues dans le Plan d’héritage pour les JOP 2024 « Faire mieux grâce aux Jeux » présenté le 4 novembre 2019 par le Premier ministre, il est prévu d’optimiser et rénover l’apprentissage de la natation pour lutter contre le phénomène des noyades ; de renforcer les liens entre l’institution scolaire et le monde du sport en déployant le label « Génération 2024 » auprès de 20 % des écoles et établissements scolaires ; d’offrir aux élèves une plus grande diversité dans les modalités de pratique sportive au sein des écoles et établissements scolaires du second degré avec un plan ambitieux de développement de l’enseignement de l’EPS au premier degré ainsi que la création d’associations sportives USEP, la création à l’horizon 2024 de 1 000 sections sportives scolaires, et l’extension de l’appel à projets « Cours le matin, EPS et sport l’après-midi » pour organiser le temps scolaire de manière à favoriser les pratiques sportives.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>22743</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2157</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mansour Kamardine</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale et jeunesse</ministreJO><Objet>Mayotte - militantisme d’agents de l’éducation nationale</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            22743. — 10 septembre 2019. — M. Mansour Kamardine alerte M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse sur les pratiques discutables d’agents de l’éducation nationale qui suscitent un très vif émoi à Mayotte et sont susceptibles d’entrainer des troubles à l’ordre public. En effet, sous couvert d’un programme pédagogique en classe de terminale au lycée de Mamoudzou Nord, une production audiovisuelle fabriquée par des élèves d’origine étrangère sous la responsabilité et la direction d’agents de l’éducation nationale stigmatise les Mahorais en les dépeignant comme des bourreaux des immigrés clandestins, des êtres grossiers, libidineux, profiteurs et sans compassion. S’exprimant publiquement dans les médias locaux, le responsable pédagogique du projet affirme que les situations mises en scène sont « du vécu », « une réalité », du « concret », ce qui balaie l’hypothèse d’un exercice fictionnel. S’ajoute à cela, les déclarations publiques de l’enseignant concernant les élèves d’origine étrangère selon lesquelles « une bonne partie ont vécu ça », « leurs amis ont vécu ça », « elles sont en train de vivre ça », ce qui généralise la stigmatisation des Mahorais et soulève l’hypothèse d’un programme plus idéologique que pédagogique. Il est utile de rappeler que les habitants de Mayotte ne sont pas des bourreaux mais sont bel et bien les victimes de l’immigration clandestine, que nul part ailleurs sur le territoire français l’éducation nationale n’est aussi déplorable qu’à Mayotte en raison de la scolarisation massive des enfants des immigrés clandestins, que le système de santé n’est autant défaillant dans un département français qu’à Mayotte en raison de la générosité nationale vis à vis des patients étrangers. C’est pourquoi il lui demande quelles mesures il entend prendre et quelles instructions il entend donner aux agents de l’éducation nationale en poste à Mayotte pour garantir la neutralité idéologique et politique dans l’enceinte des établissements scolaires et s’assurer que les Mahorais qui sont victimes d’une pression migratoire subie ne soient pas en plus stigmatisés par des enseignants de passage mais respectés.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2157</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Il y a lieu de préciser que la production audioviduelle en cause a été réalisée dans le cadre de l’option cinéma du baccalauréat général série littéraire du lycée de Mamoudzou Nord. Il s’agit, par conséquent, du travail d’un élève choisi librement par celui-ci et dont le résultat n’avait pas vocation à être diffusé sur une chaine de télévision locale. Ce film, ainsi diffusé sans l’autorisation du vice-recteur sur la chaîne Mayotte 1ère, vise à évoquer le décalage pouvant exister entre les aspirations des immigrés à une vie meilleure et les conditions de vie souvent précaires auxquelles ils sont confrontés lorsqu’ils arrivent à Mayotte. Pour regrettable que soit la diffusion de ce travail, ni l’élève, ni le professeur qui l’encadrait, n’ont eu l’intention de susciter une controverse ou de dénigrer les Mahorais en leur prêtant un comportement hostile aux immigrés. Il est à noter, par ailleurs, que cette classe à option cinéma est la seule classe des Outre-mer qui a été retenue dans le cadre du "césar des lycéens" créé en 2018. Elle s’est d’ailleurs rendue à Paris pour la remise des prix, événement qui a été une grande fierté pour l’île de Mayotte. Ce n’est donc pas une atteinte au principe de neutralité de l’enseignement ou un manquement à l’obligation de neutralité à laquelle est, en tout état de cause,  tenu le personnel de l’éducation nationale qui est en cause dans les faits évoqués, mais la diffusion irrégulière d’un travail d’élève sur une chaîne de télévision locale. C’est pourquoi le vice-recteur de Mayotte a rappelé à tous les chefs d’établissement que les travaux des élèves ne pouvaient être l’objet d’une publication ou d’une diffusion dans les médias, ces travaux restant des objets pédagogiques. Il leur a été également indiqué qu’ils devaient recueillir l’autorisation du vice-recteur avant de communiquer avec la presse. Le proviseur du lycée de Mamoudzou Nord et le professeur concerné ont été reçus par le vice-recteur qui leur a rappelé ces obligations.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>22849</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2158</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Muriel Ressiguier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale et jeunesse</ministreJO><Objet>Rentrée des classes : trop d’élèves laissés pour compte !</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            22849. — 17 septembre 2019. — Mme Muriel Ressiguier interroge M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse sur la rentrée scolaire. Les acteurs de l’éducation - communauté enseignante, parents d’élèves, organisations syndicales - font remonter des dysfonctionnements dans plusieurs domaines : le manque de créations de postes pour faire face au dédoublement des classes de CP-CE1, les insuffisances sévères de l’inclusion des élèves en situation de handicap, l’absence de scolarisation des enfants sans domicile fixe, les biais sociaux-géographiques de Parcoursup ainsi que les conséquences dramatiques de la réforme du baccalauréat. La mise en place du dédoublement des classes de CP-CE1 et l’extension aux grandes sections de maternelle d’ici la fin du quinquennat 2017-2022 promise par le Gouvernement nécessiterait des créations de postes pour ne pas aggraver les sureffectifs dans les autres classes. Pourtant, les effectifs insuffisants sont régulièrement pointés par les organisations syndicales. Ainsi dans le département de l’Hérault, les syndicats pointent l’insuffisance des créations de postes : aux 49 postes créés devraient selon eux s’ajouter au moins 30 postes supplémentaires pour faire face à la croissance des effectifs d’élèves et au dédoublement des classes de CP et de CE1. Concernant l’inclusion des élèves en situation de handicap, la réponse à l’augmentation du nombre d’enfants en situation de handicap scolarisés est encore insuffisante. Alors que le nombre d’élèves en situation de handicap a triplé entre 2006 et 2018, seule un peu plus de la moitié de ces élèves sont accompagnés par une aide. Alors qu’on compte 86 000 accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) en France, le recrutement de 6 000 personnes entre 2017 et 2019 est malheureusement insuffisant. De plus, l’absence d’un statut qui puisse rendre leur profession plus stable contribue à une précarisation de ces personnels. La situation de l’inclusion des élèves en situation de handicap est particulièrement dramatique dans la Drôme, où 240 enfants handicapés mentaux n’ont pu être accueillis dans les instituts médico-éducatifs (IME) du département. L’association départementale de parents et amis de personnes handicapées mentales (Adapei) estime qu’il faudrait que les effectifs soient doublés pour pouvoir accueillir tous les élèves. Ainsi que le demande M. Luc Gateau, président de l’Union nationale des associations de parents, de personnes handicapées mentales, et de leurs amis (Unapei), dans un communiqué du 27 août 2019 : « Pouvons-nous continuer à passer sous silence le scandale de milliers d’élèves en situation de handicap qui sont sans solution adaptée à leurs besoins ? » Une plateforme marentree.org a été lancée par cette structure, où les témoignages de parents d’enfants en situation de handicap affluent pour expliquer toutes les difficultés à scolariser leurs enfants. Par ailleurs, des milliers d’enfants n’ont pas pu faire leur rentrée parce qu’ils ne pouvaient pas être inscrits pour des raisons administratives : n’ayant pas d’hébergement fixe, vivant dans des squats ou des hébergements d’urgence, dans des familles expulsées de leur logement, ils ne peuvent pas aller à l’école comme les autres, accumulant ainsi du retard dans leur instruction. La Défenseure des enfants est aujourd’hui saisie de plus en plus de dossiers sur ce problème. À l’insuffisante inclusion des enfants handicapés ou mal-logés à l’école s’ajoute l’angoisse des familles par rapport à l’orientation des lycéens. 2 600 candidats sur la plateforme Parcoursup sont encore sans affectation au 10 septembre 2019. De nombreux acteurs se posent la question du rôle de la plateforme dans l’aggravation des inégalités, en faisant un tri géographique. Dans la dernière version du site, le lycée d’origine est inscrit dans le dossier des candidats. Certains acteurs pointent le fait que les lycéens des quartiers populaires sont plus touchés par les refus ou par les mises en attente. Le manque de transparence dans la sélection des établissements est également à mettre en cause. La réforme du baccalauréat conduit aujourd’hui les nouveaux entrants en première à composer pour la première fois eux-mêmes leurs parcours, sans les filières classiques S, ES et L désormais supprimées. Les enseignants s’inquiètent d’un possible creusement de fossé entre les lycées. De plus, le nouveau système de notes du baccalauréat, avec 40 % de contrôle continu, est très inquiétant car il signifie la fin de l’égalité des diplômes sur le territoire national, certains lycées étant plus réputés que d’autres. L’école de la République a pour vocation d’inclure tous les enfants en leur garantissant une formation universelle, la plus égalitaire possible, en s’adaptant aux élèves en situation de handicap. C’est sous ces auspices qu’elle remplira sa mission d’éducation à la citoyenneté et d’émancipation des individus. Il est essentiel de mettre des moyens humains et financiers suffisants afin que l’éducation puisse se dérouler dans de bonnes conditions. Il est également primordial qu’aucun enfant ne soit laissé sur le bord de la route. Dans ces conditions, elle lui demande ce qu’il compte faire pour scolariser les enfants en situation de handicap ou sans domicile dont le nombre est alarmant. Elle lui demande également quand le ministère mettra des moyens supplémentaires pour créer des postes d’enseignants, d’AESH en nombre suffisant, et mettre en place pour ces derniers un véritable statut. Enfin, elle l’interpelle sur la réforme du baccalauréat et du post-baccalauréat, en lui demandant s’il a conscience de la rupture de l’égalité du diplôme du baccalauréat qu’elle implique, et comment il compte enrayer les biais sociaux-géographiques de la plateforme Parcoursup, et la sélection qu’ils entraînent de fait.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2159</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Cette année encore, la Nation se donne les moyens de faire de l’école un levier de réussite pour tous les élèves en augmentant le budget du ministère de l’éducation nationale et de la jeunesse (MENJ) d’1 Md €. Plus que jamais, l’éducation nationale est le premier budget de l’État, en hausse de 2 % par rapport à 2019, et le premier employeur public avec presque 1,2 million de personnels qui œuvrent à la réussite de 13 millions d’élèves. La sanctuarisation du nombre d’emplois du ministère permet de renforcer l’école primaire, qui demeure la première des priorités, et de mieux accueillir les élèves en situation de handicap. Un soutien budgétaire incontestable en faveur du premier degré est à constater depuis la rentrée 2013. Alors que la baisse démographique a été de 56 064 élèves de moins dans le premier degré, dans le même temps (entre les rentrées 2012 et 2019), 22 442 emplois de professeurs des écoles ont été créés. Le Gouvernement a souhaité dès la rentrée 2017, combattre les difficultés scolaires, en agissant à la racine. Le choix a ainsi été fait de desserrer les effectifs de manière significative, avec le dédoublement des classes de CP et de CE1 en éducation prioritaire, avec un objectif de 12 élèves par classe. Le dédoublement des classes de CP et CE1 améliore le taux d’encadrement des élèves et donc leur accompagnement pour leur réussite scolaire. Depuis la rentrée 2017, 10 517 postes ont été créés, dans le contexte d’une accélération de la baisse des effectifs d’élèves (- 107 924). Ces moyens ont permis d’implanter 9 518 emplois supplémentaires pour dédoubler les classes de CP-CE1 de l’éducation prioritaire. Si la baisse démographique avait été appliquée strictement, 5 780 postes auraient été supprimés. Cet effort budgétaire se traduit concrètement par un meilleur taux d’encadrement sur l’ensemble du territoire dans le premier degré. Le ratio « nombre de professeurs pour 100 élèves » est de 5,64 à la rentrée 2019 contre 5,36 à la rentrée 2016. Pour mémoire, il était de 5,20 à la rentrée 2012 et de 5,46 à la rentrée 2017. Dans l’enseignement scolaire public du second degré, le volume d’enseignement sera maintenu en 2020. La compensation de la diminution des moyens d’enseignement en emplois sera assurée par l’augmentation du volume des heures supplémentaires. Les heures supplémentaires ainsi créées, permettent d’apporter une réponse souple aux besoins réels des établissements, tout en améliorant la rémunération individuelle des professeurs. Le budget 2020 prévoit un renforcement très significatif des moyens en faveur d’une école inclusive, permettant d’engager une transformation de l’organisation de l’accompagnement des élèves en situation de handicap, en parallèle d’une amélioration significative des conditions d’emploi, de formation et de travail de leurs accompagnants. La généralisation progressive des pôles inclusifs d’accompagnement localisé (Pial) s’accompagne, depuis la rentrée 2019, de la création d’un service de gestion dédié aux accompagnants dans les directions départementales des services de l’éducation nationale (DSDEN) et les rectorats. Le MENJ veille à l’équité des dotations d’enseignement scolaire public du second degré, qu’il répartit entre académies. L’analyse des moyens tient compte notamment du poids de l’académie, des disparités géographiques et sociales, et de la démographie des élèves. La répartition des moyens entre établissements relève des autorités académiques, qui s’attachent naturellement à assurer la plus grande équité au profit de la réussite des élèves. Les mesures d’aménagement de la carte des formations et du réseau scolaire sont soumises à l’avis des instances consultatives locales.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>23028</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2159</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Caroline Fiat</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale et jeunesse</ministreJO><Objet>Redoublants du bac avant 2021</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            23028. — 24 septembre 2019. — Mme Caroline Fiat interroge M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse sur la réforme du baccalauréat dont les premiers candidats impactés passeront les épreuves à la fin de l’année scolaire 2021. Cette réforme modifie le parcours de formation. Les filières sélectionnées jusqu’alors par les élèves lors de leurs passages en classes de première et de terminale sont remplacées par des parcours. Ce nouveau dispositif modifie également les modalités de l’examen du baccalauréat. La prise en compte du contrôle continu et l’inscription d’une épreuve orale lors de l’année de terminale confèrent de nouvelles dynamiques et de nouveaux objectifs à l’examen. Enfin, la plateforme d’orientation aux études supérieures Parcoursup prend en compte les nouveaux choix des élèves, autrefois sélectionnés selon leurs spécialités, désormais catégorisés selon la combinaison de leurs parcours sélectionnés. Quel que soit l’avis du législateur et du corps enseignant sur cette réforme, des questions subsistent, notamment concernant les élèves actuellement en classes de Terminale durant l’année scolaire 2019-2020. L’échéance du premier examen de la réforme du baccalauréat s’achèvera en 2021 et concerne alors les élèves actuellement en classe de première. Néanmoins, des inquiétudes commencent à être ressenties par les élèves actuellement en classes de terminale. En cas de redoublement, ils craignent d’être au cœur d’un entre-deux législatif pénalisant leur reconduite à l’examen et leur situation sur la plateforme d’orientation Parcoursup. Face à cette situation, son ministère évoque des dispositions transitoires à destination de ces élèves afin de les accompagner dans la particularité de leur parcours. Néanmoins, ces dispositions ne sont pas encore formalisées, du moins dans la communication aux professeurs, notamment aux professeurs principaux, devant répondre aux craintes et interrogations de leurs élèves. Elle lui demande s’il pourrait expliciter le parcours en terminale lors de l’année scolaire 2020-2021 d’un élève redoublant, notamment au sujet de son nouvel essai au baccalauréat, général ou technologique, ainsi que concernant son profil sur Parcoursup. Elle lui demande également s’il peut assurer à ces élèves qu’ils ne seront pas pénalisés par l’algorithme et qu’ils conserveront des chances équivalentes à la préparation de leur examen.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2160</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’arrêté du 29 avril 2019 paru au JORF du 18 juillet 2019 relatif aux dispositions transitoires liées à la réforme du lycée, prévoit des mesures transitoires pour les élèves qui échoueraient à l’examen avant la session 2021 du nouveau baccalauréat. Ce texte réglementaire établit notamment des correspondances entre les enseignements des anciennes séries générales et les spécialités de la voie générale issues de la réforme en cas de redoublement de l’élève au cours de l’année scolaire 2020-2021. La même démarche s’applique aux spécialités des séries de la voie technologique. Des conservations de notes obtenues à la session 2020 sont donc possibles, notamment en ce qui concerne l’épreuve de français (écrite et orale), l’épreuve de philosophie ainsi que l’épreuve d’histoire-géographie et les épreuves de langues vivantes A et B. Dans ces trois derniers cas, la note est conservée et l’élève est dispensé, s’il le souhaite, des épreuves communes de contrôle continu dans ces disciplines. Ces dispositions visent à garantir que les élèves redoublants ne soient en aucun cas pénalisés. S’agissant de leur parcours, il convient de rappeler que c’est l’élève qui décide ou non de conserver éventuellement ses notes de l’année précédente dans les conditions décrites précédemment et d’ajuster éventuellement sa formation tant aux conditions nouvelles de l’examen que dans la perspective d’études supérieures. En tout état de cause, le suivi d’une spécialité particulière en classe de terminale ne pourra pas être considéré comme une condition exclusive de l’accès dans une formation de l’enseignement supérieur.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>23029</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2160</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Arnaud Viala</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale et jeunesse</ministreJO><Objet>Situation de l’enseignement de l’Occitan</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            23029. — 24 septembre 2019. — M. Arnaud Viala alerte M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse sur la situation actuelle de l’enseignement de l’Occitan dans les établissements scolaires de la région. Le fléchage des blocs horaires a été accompagné par une note de la directrice académique des services de l’éducation nationale incitant les chefs d’établissement à mettre à disposition les moyens nécessaires pour la langue occitane. M. le député déplore qu’il n’y ait pas de caractère obligatoire à cette mise à disposition. En effet, en se limitant à une simple proposition, les chefs d’établissement en ont fait autrement, ce qui est particulièrement regrettable. L’UNESCO a jugé préoccupante la disparition de cette langue. L’apprentissage de l’occitan doit être encouragé, faciliter et revaloriser. En effet, lorsque des chefs d’établissement sont favorables à l’enseignement en tant que langue B, le programme informatique du rectorat ne le permet pas. La spécialité a été autorisée mais ce n’est pas suffisant pour inciter les élèves. Afin de stimuler l’enseignement de cette langue régionale, il serait souhaitable de l’aligner sur les langues de l’Antiquité pour qu’elle puisse bénéficier du même traitement avantageux, notamment à l’occasion des épreuves du baccalauréat. Ainsi, il lui demande ce qu’il compte faire pour que les chefs d’établissements mettent vraiment les moyens à disposition pour l’enseignement de l’occitan. Il lui demande également de préciser sa position sur la possibilité d’aligner l’enseignement de l’occitan avec les langues de l’Antiquité et ainsi enrayer la discrimination dont sont victimes les langues régionales.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2160</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministère de l’éducation nationale et de la jeunesse est attaché à la préservation et à la transmission des diverses formes du patrimoine linguistique et culturel des régions françaises : la circulaire n° 2017-072 du 12 avril 2017 a ainsi rappelé d’une part cet attachement, d’autre part le cadre du développement progressif de l’enseignement des langues et cultures régionales. La marge d’autonomie d’un établissement n’est pas flêchée. Cela est vrai pour l’ensemble des dispositifs et des disciplines. C’est pourquoi la directrice académique recommande le développement de l’occitan par le dialogue. Plus spécifiquement, les objectifs de l’enseignement de la langue régionale occitan-langue d’oc sont prises en compte dans le cadre de la convention-cadre signée par le ministère de l’éducation nationale en janvier 2017 et applicable jusqu’au 31 décembre 2022 dans les deux régions Nouvelle Aquitaine et Occitanie. La réforme du baccalauréat et du lycée, entrant en vigueur pour les élèves de première depuis la rentrée 2019 et pour les élèves de terminale à partir de la rentrée 2020, conforte le poids des langues régionales dans l’examen. Pour le baccalauréat général, il est toujours possible pour le candidat de choisir une langue vivante régionale (LVR), dont l’occitan-langue d’oc, en tant qu’enseignement commun au titre de la langue vivante B, et également en tant qu’enseignement optionnel, au titre de la langue vivante C. La langue vivante régionale (LVR) choisie au titre de la langue vivante B, dont l’occitan-langue d’oc, constitue l’un des six enseignements communs ayant exactement le même poids dans l’examen. Par ailleurs, une langue vivante régionale peut désormais être choisie comme enseignement de spécialité de Langues, littératures, cultures étrangères et régionales (LLCER), à l’instar des langues vivantes étrangères, à hauteur de 4 heures hebdomadaires en première et 6 heures en classe de terminale. Les langues régionales concernées sont les suivantes : basque, breton, catalan, corse, créole, occitan-langue d’Oc ou tahitien. Cela est possible dès lors que l’élève suit par ailleurs un enseignement dans cette langue régionale en langue vivante A, B ou C. Il s’agit d’un vecteur important en vue de favoriser l’essor et l’approfondissement des langues régionales et en particulier de l’occitan-langue d’oc. En ce qui concerne la voie technologique, dans toutes les séries, le choix d’une langue vivante régionale, dont l’occitan-langue d’oc, demeure possible au titre de la langue vivante B dans les enseignements communs. Dans la voie générale, du fait notamment de ces nouvelles dispositions en faveur des langues vivantes régionales, il n’est actuellement pas envisagé de les aligner sur les langues et cultures de l’Antiquité en ce qui concerne la prise en compte de l’enseignement optionnel. Pour l’enseignement optionnel de la voie technologique, le choix d’une langue vivante régionale dont l’occitan-langue d’oc est toujours proposé dans la série « sciences et technologies de l’hôtellerie et de la restauration » (STHR), en raison de l’intérêt que comporte un tel enseignement pour des élèves se destinant à des carrières où l’accueil du public est primordial. La réforme du baccalauréat conforte par ailleurs le poids des langues régionales dans l’examen. La langue vivante régionale (LVR) choisie au titre de la langue vivante B, a un poids plus important en termes de coefficient dans l’examen qu’avant la réforme. En effet, en y incluant les notes de bulletin, la note de langue régionale compte pour environ 6 % de la note finale. S’agissant de la LVR choisie au titre d’enseignement optionnel comme langue vivante C, tous les enseignements optionnels ont exactement le même poids et les notes de bulletins de tous les enseignements comptent dans leur ensemble à hauteur de 10 % de la note finale de l’examen. Enfin, la valorisation des LVR est renforcée par de nouvelles dispositions et l’accent mis par la réforme sur l’enseignement des disciplines non linguistiques en langue vivante, et notamment régionale. L’arrêté du 20 décembre 2018 relatif aux conditions d’attribution de l’indication section européenne ou section de langue orientale (SELO) et de l’indication discipline non linguistique ayant fait l’objet d’un enseignement en langue vivante (DNL) sur les diplômes du baccalauréat général et du baccalauréat technologique, prévoit ainsi que, hors des sections européennes ou de langue orientale, les disciplines autres que linguistiques (DNL) peuvent être dispensées en partie en langue vivante, donc en langue régionale, conformément aux horaires et aux programmes en vigueur dans les classes considérées. Par exemple, sur 3 heures d’histoire-géographie, 1 heure peut être dispensée en langue vivante régionale. Dans ce cas, et il s’agit également d’une nouveauté, le diplôme du baccalauréat général et du baccalauréat technologique comporte l’indication de la discipline non linguistique ayant fait l’objet d’un enseignement en langue vivante étrangère ou régionale, suivie de la désignation de la langue concernée, si le candidat a obtenu une note égale ou supérieure à 10 sur 20 à une évaluation spécifique de contrôle continu visant à apprécier le niveau de maîtrise de la langue qu’il a acquis. Dans toutes les grandes villes de l’académie de Toulouse, au moins un lycée offre une section de LVB ou LVC d’occitan-langue d’oc, tout en conservant une certaine souplesse dans l’implantation des sections, en lien avec la demande des familles et des élèves. En vue de l’inscription des élèves à l’examen du baccalauréat général et technologique, les logiciels de l’éducation nationale sont paramétrés afin d’intégrer les langues vivantes régionales, dont l’occitan-langue d’oc, au titre de la langue vivante B. Ces nouvelles dispositions, organisation des enseignements, valorisation pour l’obtention du diplôme et carte des formations, concourent à la diffusion et à l’apprentissage de l’occitan-langue d’oc pour les élèves du lycée général et technologique.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>23297</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2161</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hubert Wulfranc</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale et jeunesse</ministreJO><Objet>Non prise en compte des élèves ULIS dans les effectifs moyens des classes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            23297. — 1 octobre 2019. — M. Hubert Wulfranc interroge M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse sur les modalités de comptage des élèves scolarisés en unité localisée pour l’inclusion scolaire (ULIS) dans le premier et le second degré. La circulaire du ministère de l’éducation nationale n° 2015-129 du 21 août 2015 relative à la « scolarisation des élèves en situation de handicap » précise que l’effectif des ULIS école est comptabilisé séparément des autres élèves de l’école pour les opérations de la carte scolaire. L’effectif ULIS est limité à 12 élèves par établissement d’enseignement primaire. Concernant les élèves du second degré, la circulaire ministérielle se contente d’indiquer que le nombre d’élèves qui bénéficient du dispositif au titre d’une ULIS collège, ou lycée, ne dépasse pas dix sans préciser si ces élèves sont comptabilisés dans les effectifs moyens des classes au même titre que leurs camarades d’établissement. Si répartir les ULIS entre les écoles et les établissements d’enseignement du second degré afin d’assurer une inclusion optimale dans un milieu d’apprentissage normal est légitime, leur non-comptage dans les effectifs totaux est injustifié. Des classes se retrouvent ainsi supprimées ou des ouvertures de classes refusées sur la base de ce système de comptage à part. Or, ce qui serait un contingent « normal » d’élèves pour des classes sans élève d’ULIS, devient un effectif « surchargé » pour les classes qui accueillent ces élèves à besoins particuliers qui nécessitent plus de temps et de moyens. De même, ce comptage différencié de celui des autres élèves n’est pas sans provoquer un effet psychologique sur les élèves et leurs parents du fait de leur non prise en compte dans les effectifs normaux. Concrètement, ce refus d’intégrer les élèves d’ULIS dans les effectifs moyens des classes permet aujourd’hui à des services académiques de refuser des créations de classe au sein de collèges relevant de l’éducation prioritaire qui affichent des effectifs moyens de 27 à 28 élèves par classe sur l’unique motif non avoué, que les élèves d’ULIS ne sont pas toujours présents en classe. Par conséquent il lui demande s’il a l’intention de modifier la réglementation actuellement en vigueur afin de supprimer ces effets injustes.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2162</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Dans le premier degré, le système d’information, dénommé « Outil numérique pour la direction d’école (« ONDE ») mis en œuvre dans les écoles maternelles, élémentaires et primaires publiques et privées assure la gestion administrative et pédagogique des élèves de l’inscription à l’affectation dans les classes. Il permet notamment la gestion administrative de la scolarité des élèves relevant du dispositif ULIS, telle que fixée par la circulaire n° 2015-129 du 21 août 2015 relative aux unités localisées pour l’inclusion scolaire (Ulis). Elle renforce l’inclusion des élèves en situation de handicap, en fonctions de leurs besoins, au sein des classes ordinaires. L’article 25 de la loi n° 2019-791 du 26 juillet 2019 pour une école de la confiance a modifié l’article L. 351-1 du code de l’éducation afin que les élèves accompagnés dans le cadre de ces dispositifs soient comptabilisés dans les effectifs scolaires. Dans le système d’information, les élèves relevant du dispositif ULIS sont répartis dans la classe correspondant approximativement à leur classe d’âge, conformément à leur projet personnalisé (PPS). Par ailleurs, la création de regroupement ULIS permet de retranscrire les temps d’apprentissage avec le coordonnateur. Ce système d’information est également un outil pour l’élaboration de la révision de la carte scolaire, Il permet aux autorités académiques, compte tenu des impératifs pédagogiques et des moyens dont elles disposent, d’effectuer la répartition de leur dotation en emplois en fonction des besoins de l’ensemble des structures scolaires. Par ailleurs, dans les opérations de carte scolaire, le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse demande aux inspecteurs d’académie – directeurs académiques des services de l’éducation nationale (IA-DASEN), de porter une attention particulière aux écoles dans lesquelles sont implantés des dispositifs ULIS. Dans le second degré de l’enseignement scolaire public, les élèves relevant du dispositif ULIS sont comptabilisés dans les effectifs. Ce nombre d’élèves est passé de 33 884 à la rentrée 2017 à 40 169 à la rentrée 2019, soit une augmentation de 18,5 %. Ces élèves représentent 0,9 % de l’effectif total de l’enseignement public du second degré. 4 038 élèves, soit 10 % d’entre eux, sont des lycéens. Les élèves des ULIS bénéficient de temps de regroupement d’enseignement adapté assuré par un enseignant spécialisé, avec le cas échéant, un personnel assurant les missions d’auxiliaire de vie scolaire collectif. La circulaire du 21 août 2015 précitée indique que le nombre d’élèves qui bénéficient du dispositif au titre d’une ULIS collège ou lycée ne dépasse pas 10 ; l’IA-DASEN peut réduire ce nombre s’il l’estime nécessaire. Outre la prise en compte des effectifs des ULIS à tous les niveaux d’enseignement, le besoin éducatif particulier des collégiens scolarisés en ULIS est intégré dans le modèle national de répartition entre les académies des moyens votés en loi de finances.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>23468</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2162</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Lagleize</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale et jeunesse</ministreJO><Objet>Lutte contre le harcèlement scolaire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            23468. — 8 octobre 2019. — M. Jean-Luc Lagleize appelle l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse sur le sujet du harcèlement scolaire. Le harcèlement se définit comme une violence répétée qui peut être verbale, physique ou psychologique. Cette violence se retrouve aussi au sein de l’école. Elle est le fait d’un ou de plusieurs élèves à l’encontre d’une victime qui ne peut se défendre. Lorsqu’un enfant ou un adolescent est insulté, menacé, battu, bousculé ou reçoit des messages injurieux à répétition, on parle donc de harcèlement. Avec l’utilisation permanente des nouvelles technologies de communication (téléphones, réseaux sociaux numériques), le harcèlement entre élèves se poursuit de manière croissante en dehors de l’enceinte des établissements scolaires. Ce cyber-harcèlement est défini comme un acte agressif, intentionnel perpétré par un individu ou un groupe d’individus au moyen de formes de communication électroniques, de façon répétée à l’encontre d’une victime qui ne peut facilement se défendre seule. Insidieusement, ces agressions répétées impactent sensiblement l’enfance et l’adolescence de près de 700 000 élèves environ, toutes catégories sociales confondues, soit 5 % à 6 % du total des élèves. Au-delà de la journée nationale de lutte contre le harcèlement, créée en 2015 et qui se déroule chaque année le premier jeudi du mois de novembre, il convient de prévenir et de lutter plus efficacement contre le harcèlement scolaire. En effet, les enseignants, les psychologues scolaires et les parents d’élèves sont souvent dépassés et démunis devant ce phénomène et les sanctions ne sont pas toujours adaptées ni éducatives. Ainsi, il l’interroge sur le sujet du harcèlement scolaire et sur les mesures concrètes que le Gouvernement a l’intention de mettre en place pour lutter contre le harcèlement scolaire et pour offrir un cadre d’études idéal aux enfants et aux adolescents.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2163</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le harcèlement est un phénomène qui affecte un grand nombre d’enfants et d’adolescents dans notre pays, même si, comme l’ont montré les dernières enquêtes nationales de climat scolaire et de victimisation de la DEPP, le nombre d’élèves déclarant un nombre d’atteintes pouvant s’apparenter à du harcèlement est en légère baisse. Depuis les assises sur le harcèlement de 2011, le ministère de l’éducation nationale et de la jeunesse a développé une politique en quatre axes : - informer pour alerter et mobiliser les personnels, les élèves et l’ensemble des partenaires ; - prévenir par les apprentissages ; - former les personnels et les élèves pour mieux les prendre en charge ; - prendre en charge plus efficacement par une professionnalisation des acteurs. La question spécifique du harcèlement et du cyberharcèlement est portée quotidiennement par 310 référents académiques et départementaux. Ces derniers sont des interlocuteurs essentiels pour les équipes de direction des établissements, les professionnels mais aussi pour les élèves victimes de harcèlement et leurs familles. Des plans de prévention de la violence intégrant un volet spécifiquement dédié au harcèlement sont formalisés dans les écoles, les collèges et les lycées, conformément au code de l’éducation (articles R. 421-20 et D. 411-2). Les professionnels de l’éducation nationale disposent d’un ensemble d’outils et de ressources de prévention que le ministère élabore pour leur permettre de conduire des actions en classe ou dans l’établissement et de concevoir les plans de prévention et les protocoles de prise en charge des situations. Dix nouvelles mesures ont été annoncées le 3 juin 2019 pour agir plus efficacement encore dans la lutte contre ce fléau. Elles traduisent l’ambition du ministère de l’éducation nationale et de la jeunesse de garantir pour chaque élève une scolarité sans harcèlement, de mieux former les élèves et les personnels, d’apporter une expertise et un soutien aux équipes face aux situations les plus complexes, d’améliorer l’accueil et l’écoute téléphonique des victimes et de leurs familles. Une attention particulière sera accordée au premier degré où les phénomènes de harcèlement naissent et se développent. L’accompagnement de ces nouvelles orientations passera par la création d’un label et par l’inscription des indicateurs relatifs au climat scolaire et au harcèlement dans les futurs protocoles d’évaluation des établissements. La politique publique engagée depuis 2011, dont les résultats encourageants se lisent dans les dernières enquêtes de victimation, et les nouvelles mesures annoncées témoignent de l’engagement déterminé du ministère et de sa volonté de mobiliser l’ensemble des membres de la communauté scolaire.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>23663</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2163</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bernard Perrut</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale et jeunesse</ministreJO><Objet>Accès à la pornographie chez les enfants et adolescents</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            23663. — 15 octobre 2019. — M. Bernard Perrut attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse sur l’accès à la pornographie chez les enfants et adolescents. Selon une étude remise aux parlementaires en 2018, 21 % des jeunes de 14 à 24 ans visionnent des vidéos pornographiques une fois par semaine. Tablette, portable, téléphone, plus les supports se multiplient, moins les interdits existent. Le tout dans un environnement totalement dérégulé où la sexualité est banalisée. Ainsi, à l’ère du selfie et des vidéos, de plus en plus de jeunes pensent que se filmer dans l’intimité et filmer celle des autres pour la mettre en ligne sur les réseaux sociaux est une pratique sans conséquence. L’explosion de la téléphonie mobile adossée à celle de la pornographie toujours plus accessible et visible gratuitement transforme le rapport des enfants avec la sexualité. Souvent la famille ne joue plus son rôle d’information sur ce sujet qui reste encore tabou dans le milieu scolaire, pourtant de plus en plus confronté à des « scandales sexuels » entre élèves toujours plus jeunes. Aussi, il lui demande les intentions du Gouvernement afin de mieux encadrer l’accès à la pornographie, de mieux sensibiliser et alerter à la fois les parents et les enfants sur les dangers de celle-ci, et de mieux accompagner les jeunes dans leur éducation sexuelle.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2163</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministère de l’éducation nationale et de la jeunesse (MENJ) est particulièrement engagé dans une politique de prévention de l’exposition des mineurs à la pornographie, et notamment par l’éducation à la sexualité. En effet, depuis 2001 l’éducation à la sexualité se met en œuvre au travers de séances obligatoires et ce, aux trois niveaux de scolarité : école, collège et lycée mais également au sein de l’ensemble des enseignements (articles L. 121-1 et L. 312-16 du code de l’éducation). Elle se doit de présenter une vision égalitaire et s’inscrit dans une approche globale de la sexualité qui intègre toutes les dimensions : biomédicale (anatomie, reproduction, puberté, contraception, IVG, etc.), psychoémotionnelle (estime de soi, relation aux autres, émotions, orientation sexuelle, etc.) et juridico-sociale (lois, normes sociales, stéréotypes de sexe, etc.). Cette approche a été rappelée par la circulaire n° 111-2018 du 12 septembre 2018 qui prend en compte les nouveaux enjeux sociétaux : la prévention de l’exposition des mineurs à la pornographie, le cybersexisme, le sexting  non consenti, le phénomène de revenge porn, etc. Dans ce cadre, les séances obligatoires sont un temps privilégié pour accompagner les élèves dans une réflexion sur la pornographie et favoriser leur analyse critique sur les stéréotypes sexistes et les violences sexuelles que ce média peut véhiculer. Cette éducation est complétée par une formation à l’utilisation responsable des outils et des ressources numériques mise en œuvre au travers de l’éducation aux médias et à l’information. L’objectif est de former les élèves à l’usage du numérique, leur transmettre les compétences nécessaires à leur future vie professionnelle, de développer leur esprit critique et leur donner les codes nécessaires pour maîtriser les nouveaux modes de communication et utiliser de manière responsable les médias, dont Internet. Par ailleurs, afin de réduire l’exposition des élèves aux sites pornographiques et les pratiques de sexting non consenti ou encore de revenge porn , l’éducation nationale a interdit, depuis la rentrée scolaire 2018, l’utilisation du téléphone portable et de tout autre équipement terminal de communications électroniques au sein des écoles et des collèges (hors usage pédagogique). Un vademecum, disponible sur le site Eduscol, est proposé pour accompagner l’application de ce principe. https://cache.media.eduscol.education.fr/file/Vie_des_ecoles_et_des_ets/60/8/Vademecum_inderdiction-portable-ecole-college_03092018_992608.pdf Enfin, pour renforcer son action relative à la lutte contre l’exposition des mineurs à la pornographie, le MENJ a entrepris récemment les actions suivantes : - la signature prochaine d’une charte d’engagements pour la prévention de l’exposition des mineurs aux contenus pornographiques en ligne, élaborée avec le ministère des solidarités et de la santé ; - l’enrichissement en 2019 du portail « éducation à la sexualité » du MENJ par une ressource thématique « Adolescents et pornographie » à destination des équipes éducatives.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>23858</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2164</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Emmanuelle Ménard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale et jeunesse</ministreJO><Objet>Conditions de travail des enseignants et élèves au lycée Jean Moulin à Béziers</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            23858. — 22 octobre 2019. — Mme Emmanuelle Ménard attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse sur les conditions de travail des enseignants et des élèves au lycée Jean Moulin à Béziers. Cet établissement, construit en 1965, présente depuis plusieurs années des signes de vétusté alarmants. Une fenêtre est tombée sur le bureau d’un élève en 2014, une plaque de placo-plâtre, gorgée d’eau, s’est effondrée sur un enseignant en 2017. Le 16 octobre 2018, une cinquantaine de professeurs avaient d’ailleurs fait valoir leur droit de retrait lorsqu’une trentaine de classes étaient devenues impraticables après un épisode pluvieux. Ils avaient alors déclaré que les locaux étaient « un danger pour les élèves et les professeurs ». Le 18 octobre 2018, Mme la députée avait déjà alerté la présidente de la région Occitanie sur la nécessité d’entreprendre, de toute urgence, des travaux pour mettre en sécurité personnel et élèves. Le programme de rénovation des bâtiments a enfin été entrepris depuis quelques semaines et devrait durer sur les trois prochaines années scolaires. Or, depuis la rentrée de septembre 2019, les enseignants dénoncent l’impact de ce chantier sur le bon fonctionnement des cours. La presse s’est fait l’écho de plusieurs témoignages d’enseignants déclarant être dans « l’incapacité de répondre à (leur) mission » avec des « salles trop petites et impossibles à aérer, un manque de chaises ou de tables, du matériel informatique insuffisant ». En outre, la situation actuelle ne permet pas aux professeurs de mettre en place la réforme du baccalauréat prévue pour 2021. Les enseignements de spécialités sur les nouvelles technologies ne sont pas en adéquation avec des locaux ne disposant ni d’un câblage réseau ni d’ordinateurs fonctionnant correctement. Selon des enseignants toujours, ce lycée est « l’un des établissements de l’Académie (de Montpellier) où les élèves sont les plus défavorisés ». Si le rectorat et la région ont indiqué « suivre avec attention ce lycée », il est urgent que des mesures soient prises pour améliorer les conditions d’enseignement en allouant des moyens supplémentaires en personnel enseignant et administratif et des moyens horaires supplémentaires. Elle lui demande donc quelles mesures concrètes il entend prendre pour permettre aux enseignants d’exercer dans des conditions convenables leur mission mais également aux élèves d’avoir les mêmes chances de réussite que tous les lycéens français. Enfin, elle souhaite savoir s’il envisage un nouveau dispositif pour les lycées initialement classés en ZEP qui pourrait permettre aux établissements concernés de bénéficier de classes avec moins d’élèves, d’un soutien spécifique pour ceux qui se trouvent en difficulté et des financements spécifiques comme cela est le cas pour les écoles et collèges en REP et REP +.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2164</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le lycée Jean Moulin de Béziers scolarise, à la rentrée 2019, 2 435 élèves en enseignement général, technologique, professionnel et post baccalauréat. L’établissement dispose d’un internat occupé par 123 élèves et étudiants. Le service de restauration compte 971 demi-pensionnaires. La collectivité régionale, qui a la tutelle sur les bâtiments,  a engagé la restructuration complète des bâtiments en octobre 2019 pour une durée de 3 ans. La nature des travaux entrepris dès cette année (désamiantage, isolation thermique, étanchéité notamment) a nécessité la fermeture d’un bâtiment (numéro 1) jusqu’à la rentrée 2021. Une seconde tranche de travaux, sur un deuxième bâtiment, s’effectuera durant l’année scolaire 2021-2022. L’investissement de 12 millions d’euros de la Région Occitanie vise à permettre aux élèves de Béziers d’améliorer significativement leurs conditions d’apprentissage mais aussi à permettre le dimensionnement des salles de classe aux besoins actuels dans un patrimoine immobilier datant de 1965 et nécessitant des opérations de sécurisation importantes. L’organisation des enseignements durant la mise en œuvre de cette réhabilitation a nécessité des modifications d’utilisation des salles disponibles dans un établissement ayant compté jusqu’à 4 000 élèves. Les conditions matérielles d’enseignement (mobilier, postes informatiques) ont fait l’objet d’ajustement en début d’année et ne sont pas de nature à empêcher le déroulement des cours dans de bonnes conditions. Il convient d’ailleurs de souligner la prise en compte de ces contraintes par l’ensemble des acteurs, illustrée par le lancement de travaux d’isolation acoustique jusqu’à mi-décembre dans une partie des salles du bâtiment ayant accueilli le transfert de classes des locaux en cours de réhabilitation. Par ailleurs, depuis la refondation de l’éducation prioritaire en 2014, les lycées ne sont plus classés en éducation prioritaire. En revanche, au regard du contexte social du public accueilli au sein du lycée Jean Moulin, mais aussi pour tenir compte des contraintes liées au déroulement des travaux de restructuration sur site occupé, l’académie porte une attention particulière aux moyens alloués à l’établissement dont les indicateurs sont proches de ceux de l’éducation prioritaire. C’est pourquoi, afin de favoriser l’ambition scolaire des élèves dans la construction de leur parcours post baccalauréat, la carte des enseignements de spécialité (EDS) offerte aux élèves de première en cette rentrée a été enrichie, au-delà des 7 EDS du socle, par 3 EDS très attractifs : sciences de l’ingénieur, numérique et sciences informatiques, arts plastiques. En outre, il convient de noter la diversité de l’offre optionnelle de seconde dans l’établissement (latin, EPS, arts plastiques, management et gestion, sciences de laboratoire, santé social, sciences de l’ingénieur, innovation et création technologique). Cette offre de formation a été accompagnée par la mobilisation de moyens horaires dans l’établissement dont l’indice de position sociale est le deuxième plus faible de l’académie. A ce dernier titre, l’académie a mobilisé plus de 2,5 équivalents temps plein (ETP) auxquels s’ajoutent 0,75 ETP visant à soutenir une politique d’accès et d’ouverture artistique et culturelle aux élèves qui en sont socialement les plus éloignés. Au total, l’établissement présente un taux d’encadrement de 1,50 heures/élève tandis que le niveau académique s’établit à 1,39. En dehors des moyens d’enseignement, l’action académique porte également sur les moyens de vie scolaire et d’accompagnement des élèves. Le lycée Jean Moulin de Béziers dispose de près de 8 ETP au-delà des modèles académiques d’allocation en termes d’assistants d’éducation, de conseillers principaux d’éducation et d’infirmière scolaire. Enfin, les orientations pédagogiques préconisées dans le "référentiel de l’éducation prioritaire" peuvent également être mises en oeuvre par les équipes pédagogiques dans tout établissement où cela semble utile compte tenu de la situation sociale, afin de mieux répondre aux besoins des enfants dont l’origine sociale est un facteur défavorable à la réussite scolaire.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>24366</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2165</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Stéphanie Atger</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale et jeunesse</ministreJO><Objet>Prise en charge des enfants irruptifs à l’école.</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            24366. — 12 novembre 2019. — Mme Stéphanie Atger alerte Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées, sur la situation des enfants dits « irruptifs » et leur prise en charge scolaire. Depuis de longues années, l’éducation nationale œuvre pour gérer au mieux les différents troubles qui peuvent survenir chez les adolescents, notamment en ce qui concerne les violences, qu’elles soient exercées envers les autres élèves ou envers les personnels. Toutefois, ces faits de violence incontrôlable, même s’ils sont rares, peuvent survenir à un âge beaucoup moins avancé, que ce soit à l’école primaire voire à l’école maternelle. Ainsi, en 2016, le cas d’un petit garçon de 3 ans, suspendu de son école maternelle de l’Aude en raison de son comportement dit « irruptif », a été largement relayé dans la presse. Les enfants irruptifs font preuve d’une très grande violence et d’un comportement perturbateur, qui nuit au bon déroulement de la vie scolaire. Contrairement au second degré, il n’existe pas, pour les enfants, de sanction disciplinaire. Aussi, quand la communauté éducative n’a plus d’autre choix pour garantir la sécurité à la fois des autres enfants mais aussi parfois des personnels, des suspensions temporaires sont mises en place, le temps qu’une solution puisse être trouvée. Cela se conclut, la plupart du temps, par un changement d’établissement et les crises de violence continuent. Ces enfants qui sont en grande souffrance, sont ainsi ballottés d’école en école, sans qu’aucune solution réelle ne soit trouvée. De plus, à l’heure d’internet, des réseaux sociaux et des pétitions en ligne, mobiliser la quasi-totalité des parents d’un établissement scolaire peut se faire de façon très rapide. Aussi, il est devenu très simple de mettre au ban un enfant et ses parents, engendrant ainsi des rancœurs et accentuant des situations déjà très difficiles. Certains de ces enfants, comme c’était le cas en 2013 à l’école Les Pyramides de Champs-sur-Marne, bénéficient pourtant d’une auxiliaire de vie scolaire. D’autres, comme à Jossigny, sont inscrits à la maison départementale des personnes handicapées (MDPH). Mais face à des situations de violence extrême, ces accompagnements ne suffisent pas. Quelles mesures sont envisagées pour proposer une meilleure formation des personnels afin de mieux appréhender les enfants dits « irruptifs » ? Comment mieux accompagner les familles, qui vivent, dans la plupart des cas, dans une situation sociale précaire ou instable ? Enfin, comment mieux assurer le suivi psychiatrique de ces enfants, afin de leur venir en aide du mieux possible ? Enfin, elle lui demande s’il est envisageable, dans ces cas extrêmes, qu’il puisse être passé outre la volonté des parents de s’opposer à des soins psychiatriques recommandés par des praticiens. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2166</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Permettre à l’Ecole de la République d’être pleinement inclusive est une ambition forte du Gouvernement qui a fait du handicap une priorité du quinquennat. Conformément à l’article L. 111-1 du code de l’éducation, le service public de l’éducation veille à l’inclusion scolaire de tous les enfants, sans aucune distinction. Les élèves atteints de certains troubles, comme les enfants hautement perturbateurs, ont des besoins éducatifs particuliers qui nécessitent des adaptations pédagogiques ou des aménagements de la scolarité. En ce qui concerne la formation des enseignants, la loi n° 2019-791 du 26 juillet 2019 pour une école de la confiance consacre son chapitre IV à l’école inclusive et l’article 46 du chapitre II indique qu’un cahier des charges précisera par arrêté la formation initiale spécifique concernant la scolarisation des enfants en situation de handicap. Ce changement s’inscrit dans le cadre d’une réforme globale de la formation initiale, dont l’objet est notamment de renforcer considérablement la formation relative à la scolarisation et à l’adaptation des contenus pédagogiques aux besoins des élèves en situation de handicap. Depuis la rentrée scolaire 2019, le nouveau référentiel de formation intitulé "Former l’enseignant du XXIe siècle" des futurs professeurs des premier et second degrés est mis en œuvre. Il définit le contenu de la formation délivrée au sein des instituts nationaux supérieurs du professorat et de l’éducation (INSPE). L’inclusion des élèves devient un axe de formation à part entière pour les enseignants du premier et du second degré. Par ailleurs, l’Ecole dispose de professionnels (médecins, infirmiers, assistants de service social, psychologues et enseignants spécialisés) en capacité d’analyser ces besoins et de proposer les dispositifs appropriés permettant d’y répondre au mieux, comme le projet d’accueil individualisé (PAI) ou le plan d’accompagnement personnalisé (PAP). Si ces dispositifs de première intention ne suffisent pas, les inspecteurs d’académie – directeurs académiques des services de l’éducation nationale (IA-DASEN) peuvent réunir une commission départementale associant leurs conseillers techniques et les partenaires institutionnels, pour étudier les points de tension qui leur seraient soumis par les membres de la communauté éducative, et envisager les mesures les plus adaptées. Il s’agit d’apporter des réponses rapides et coordonnées aux situations de crise les plus vives que peuvent connaître certains élèves en grande difficulté. De plus, la circulaire du 31 juillet 2019 adressée par la direction générale de la santé (DGS) aux agences régionales de santé (ARS), précise que pour les élèves hautement perturbateurs scolarisés en milieu ordinaire, il est possible dans certaines situations de faire appel à des professionnels de santé spécialisés (professionnels sanitaires et/ou médico-sociaux). Il revient aux ARS de constituer, en lien avec les acteurs concernés du territoire, lorsque le besoin en est exprimé par les inspections académiques ou le rectorat, une équipe pluridisciplinaire mobile associant des personnels éducatifs, sanitaires et médico-sociaux :  - ayant vocation à intervenir directement dans l’établissement scolaire à la demande de l’inspecteur de l’Education nationale, du chef d’établissement et bien évidemment après accord du directeur académique, sur des situations de crise liées au comportement très perturbateur d’un élève âgé de 3 à 16 ans ; - développant des prestations d’expertise des situations individuelles, de soutien et d’accompagnement de l’équipe pédagogique et d’appui aux familles, pour une durée limitée, dans un cadre contractuel associant l’établissement, la famille et l’équipe du dispositif d’appui ; - faisant le lien avec l’accompagnement médico-psychologique dont bénéficient les enfants concernés, le cas échéant, en dehors de l’école. Pour mieux accompagner les familles et si l’équipe éducative d’une école ou d’un établissement scolaire souhaite qu’un projet personnalisé de scolarisation (PPS) soit élaboré pour un élève, le directeur de l’école ou le chef d’établissement en informe les parents ou le représentant légal, pour qu’ils en fassent la demande auprès de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH). L’équipe pluridisciplinaire d’évaluation étudie alors le dossier et formalise un PPS. La commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) détermine ensuite les droits de l’élève du fait de ses besoins particuliers et détermine les modalités de scolarisation en milieu ordinaire, ou dans un établissement, ou dans un service médico-social. S’il n’est pas donné suite à cette proposition dans un délai de quatre mois, le directeur académique des services de l’éducation nationale (DASEN) agissant sur délégation du recteur d’académie, informe de la situation de l’élève la maison départementale des personnes handicapées, qui prend toutes mesures utiles pour engager un dialogue avec l’élève, ou ses parents ou son représentant légal. Pour finir, titulaires de l’autorité parentale, les parents utilisent leurs droits et accomplissent leurs devoirs pour décider au lieu et place de leur enfant mineur avec pour objectif de le protéger dans sa sécurité, sa santé et sa moralité, assurer son éducation et permettre son développement. En cas de manquement l’article 375 du code civil précise : « Si la santé, la sécurité ou la moralité d’un mineur non émancipé sont en danger, ou si les conditions de son éducation ou de son développement physique, affectif, intellectuel et social sont gravement compromises, des mesures d’assistance éducative peuvent être ordonnées par justice à la requête des père et mère conjointement, ou de l’un d’eux, de la personne ou du service à qui l’enfant a été confié ou du tuteur, du mineur lui-même ou du ministère public ».]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>24957</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2167</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Hugues Ratenon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale et jeunesse</ministreJO><Objet>Pérennisation des emplois d’accompagnants d’élèves en situation de handicap</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            24957. — 3 décembre 2019. — M. Jean-Hugues Ratenon interroge M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse sur la situation des AESH (accompagnants d’élèves en situation de handicap). Dans une « école de la confiance », les AESH ont de grandes difficultés à avoir confiance en leur avenir professionnel. En effet souvent, trop souvent, ils sont employés sur des contrats précaires (CUI, PEC) à plein temps ou à temps partiel, et en sous-effectif au regard de la demande. Ces personnels sont reconnus indispensables auprès des enseignants, de par leur compétence dans l’accompagnement d’élèves en situation de handicap. Le handicap revêt de multiples formes, cécité, dys, autiste, trouble de l’attention, physique etc. Il nécessite un accompagnement qui demande du temps, pour obtenir la confiance de l’élève, parfois pour l’aider à manger, aller aux toilettes, s’occuper de ses affaires personnelles, tout en s’adaptant à leur rythme pour parvenir à les rendre autonomes. Dans certains cas, cet accompagnement est nécessaire tout au long de la scolarité. Les AESH sont des personnels formés et diplômés qui s’investissent au profit du bien-être des élèves, pour un salaire mensuel ne dépassant que très rarement les 900 euros et des heures supplémentaires rarement prises en compte. Suite à la visite de M. le ministre à La Réunion, accompagné de Mme la secrétaire d’État chargée des personnes handicapées, il lui demande si ces personnes au service des handicapés et de l’éducation nationale ne méritent pas un statut de la fonction publique à la hauteur de leur engagement et une pérennisation de l’emploi.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2167</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les personnels chargés de l’accompagnement des élèves en situation de handicap ont pour mission de favoriser l’autonomie de l’élève, qu’ils interviennent au titre de l’aide humaine individuelle, de l’aide humaine mutualisée ou de l’accompagnement collectif. L’article L. 917-1 du code de l’éducation a créé le statut d’accompagnant des élèves en situation de handicap, afin de garantir au mieux l’accompagnement des élèves en situation de handicap (AESH) qui leur permet d’accéder à un contrat à durée indéterminée (CDI) de droit public après six ans de service dans ces fonctions. Le passage en CDI se traduit par le classement supérieur à celui qui était détenu au titre du CDD précédent. La rémunération de l’AESH fait l’objet d’un réexamen triennal au regard des résultats des entretiens permettant d’apprécier sa valeur professionnelle et sa manière de servir. Les AESH bénéficient ainsi d’une véritable carrière, avec prise en compte de l’ancienneté, encadrée par une grille indiciaire actualisée chaque année selon l’évolution du salaire minimum interprofessionnel de croissance. De plus, le ministère chargé de l’éducation nationale et de la jeunesse propose une formation d’adaptation à l’emploi de 60 heures à tous les personnels recrutés pour l’accompagnement des élèves en situation de handicap. Ces formations d’adaptation à l’emploi sont mises en place dès le début du contrat et doivent être obligatoirement suivies au cours de la première année d’exercice. À la rentrée 2019, 4 500 emplois nouveaux d’AESH ont été créés, en sus des 16 571 issus de la transformation des derniers CUI-PEC,  portant à 66 600 ETP le nombre d’accompagnants sur les missions d’aide individuelle et mutualisée,  ou d’accompagnement collectif dans les unités localisées d’inclusion scolaire (ULIS). D’ici la fin de l’année scolaire 2019-2020, tous les accompagnants auront désormais un statut d’AESH, qui correspondra à un contrat de trois ans, renouvelable une fois avant qu’il puisse être proposé un CDI. Par ailleurs, l’examen des conditions d’emploi des AESH qui est inscrit à l’agenda social du ministère de l’éducation nationale et de la jeunesse pour 2019, a donné lieu à l’établissement d’un cadre de gestion désormais prévu par la circulaire n° 2019-090 du 5 juin 2019. Les AESH disposent désormais d’un interlocuteur RH dédié qui est précisément défini dans le cadre de l’organisation académique. Pleinement intégrés à la communauté éducative, les AESH peuvent participer à toutes les réunions des équipes pédagogiques et des équipes de suivi de scolarisation, ainsi qu’aux échanges entre les enseignants et les familles des élèves bénéficiant de l’accompagnement. Les AESH contribuent également au suivi et à la mise en oeuvre du projet personnalisé de scolarisation des élèves concernés. Pour prendre en compte ces activités préparatoires connexes, qui s’ajoutent aux formations suivies et au temps consacré à l’accompagnement des élèves, la circulaire du 5 juin 2019 précitée définit un temps de service réparti sur 41 semaines minimum, au lieu de 39 semaines précédemment, soit au moins 12 % de temps de service rémunéré au-delà des 36 semaines d’accompagnement des élèves. Dès lors que l’AESH est amené à suivre des formations longues en dehors de la période scolaire, il est préconisé que l’employeur prévoit dans le contrat, pour la période concernée, un nombre de semaines supérieur à 41, dans la limite de 45 semaines. D’autre part, les services départementaux, en lien avec les services académiques, peuvent identifier au sein de chaque département un ou plusieurs AESH référents dont la mission consiste à apporter un appui méthodologique aux AESH du territoire. Par ailleurs, une campagne de recrutement sur le site « www.education.gouv.fr/deveniraccompagnant » a été lancée par le ministère de l’éducation nationale et de la jeunesse et informe les candidats sur les particularités du métier. Enfin,  sur le plan organisationnel, depuis la rentrée scolaire 2018, des pôles inclusifs d’accompagnement localisés (PIAL) ont été expérimentés dans des circonscriptions du premier degré et des établissements scolaires du second degré, afin de réduire les délais de prise en charge des élèves bénéficiant d’un accompagnement. Les PIAL améliorent l’accompagnement des élèves au plus près de leurs besoins et du développement de leur autonomie, en fonction des enseignements et des projets.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>25023</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2168</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Xavier Paluszkiewicz</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale et jeunesse</ministreJO><Objet>Bilan social du ministère de l’éducation nationale et de la jeunesse</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            25023. — 10 décembre 2019. — M. Xavier Paluszkiewicz interroge M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse sur le parcours professionnel, de carrières des agents de l’éducation nationale. Le bilan social du ministère de l’éducation nationale et de la Jeunesse établi par la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) n’indique ni de statistiques, ni de valorisation des parcours professionnels des agents de son administration centrale d’origine sociale modeste issus de la méritocratie de l’école républicaine, c’est-à-dire des agents totalisant plus de 30 années d’ancienneté, ayant gravi tous les corps et tous les grades de la fonction publique d’État grâce à leur travail acharné et à la réussite de tous les concours administratifs. Il lui demande de lui indiquer la possibilité de renseigner lesdites statistiques sur les parcours professionnels de ses agents dans le prochain bilan social du ministère de l’éducation nationale et de la jeunesse.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2168</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La question des parcours des personnes est une question complexe, qui requiert des études poussées et ne peut être traitée en quelques tableaux statistiques. En effet, il n’y a pas de parcours types, mais de nombreuses situations variées, y compris dans des carrières fortement ascendantes. La question de l’origine sociale des agents de l’éducation nationale est une question importante, mais le ministère de l’éducation nationale et de la jeunesse ne dispose pas de l’origine sociale de ses agents, car c’est une donnée non nécessaire à leur gestion. C’est pourquoi la direction de l’évaluation, de la performance et de la prospective (DEPP) du ministère a demandé, et obtenu, la base de données de l’Insee appelée « échantillon démographique permanent », permettant avec la compilation des données du recensement sur de nombreuses années de suivre l’origine sociale et la trajectoire professionnelle des personnes habitant en France. En collaboration avec un chercheur, la DEPP a ainsi commencé des travaux sur l’origine sociale des enseignants, dont nous espérons pouvoir faire aboutir les premiers résultats en 2020. D’autre part, la question des parcours étant elle aussi une question importante, la DEPP a mis en place un panel des personnels de l’éducation nationale, pour pouvoir suivre les trajectoires des personnels. Pour le moment, nous disposons de 10 à 15 ans de rétrospective, selon les corps, et nous ne pouvons donc malheureusement retracer la carrière sur 30 ans, et renseigner des statistiques sur la proportion de personnes ayant gravi tous les échelons au sein de l’éducation nationale.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>25095</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2168</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Hugues Ratenon</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale et jeunesse</ministreJO><Objet>Le harcèlement scolaire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            25095. — 10 décembre 2019. — M. Jean-Hugues Ratenon interroge M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse sur le harcèlement scolaire. Selon les chiffres de l’éducation nationale (en 2015), un enfant sur huit est victime de harcèlement scolaire à La Réunion contre un sur dix en métropole. Les élèves de l’école primaire et du collège sont les plus touchés par ce phénomène que le lycée. En effet, sur l’ensemble de la France, 12 % des élèves d’école primaire sont victimes de harcèlement scolaire dont 5 % « de manière sévère », 10 % au collège et 5 % au lycée. Cela commence par de simples blagues qui peuvent ensuite dériver vers le harcèlement. Ces élèves ne comprennent pas forcément que les petits mots peuvent se transformer en gros mots. Les raisons de ces débuts de harcèlement sont divers : apparence physique, genre, handicap, centres d’intérêts différents. Le harcèlement scolaire peut avoir de graves conséquences sociales, physiques et psychologiques à long terme. Absentéisme et décrochage scolaire, troubles de la mémoire et de la concentration et des difficultés de raisonnement. Ce rajoute à cela le « cyber harcèlement » qui fait beaucoup de victimes : isolement, dépression, suicide. À La Réunion, ces chiffres sont plus élevés qu’en métropole, sans que l’on puisse réellement l’expliquer. Des associations interviennent dans les écoles afin de sensibiliser ce jeune public sur les conséquences du harcèlement scolaire. Mais cela ne suffit pas. Le PEC (passeport éducatif du collégien), dispositif du département, intègre des ateliers individualisés pour aider l’élève à se développer et s’épanouir à l’école. Mais cela ne suffit pas. Comme toutes les autres formes d’harcèlement, le harcèlement scolaire reste un sujet tabou. Des mesures plus concrètes doivent être mises en place. Non seulement la victime doit être suivie psychologiquement mais « le harceleur » aussi doit être aidé afin qu’il prenne conscience de son acte, pour lui éviter de récidiver. Il lui demande ce qu’il prévoit de faire pour lutter contre ce phénomène qui touche des dizaines de milliers de jeunes.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2169</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La politique publique de la lutte contre toutes les formes de harcèlement (y compris le cyber) est, pour l’éducation nationale, une priorité de tous les jours. L’école doit être avant tout le lieu de la confiance, du respect d’autrui et du bien-être. Depuis les assises sur le harcèlement de 2011, le ministère de l’éducation nationale et de la jeunesse (MENJ) s’est mobilisé et a mobilisé les académies, les territoires, les écoles et les établissements contre ce phénomène qui rejoint celui, plus large, de la lutte contre les micro-violences du quotidien. Le MENJ renforce son action en matière de lutte contre le harcèlement entre élèves en annonçant, le 3 juin 2019, un plan d’action ambitieux reposant sur dix nouvelles mesures. De plus, cet engagement politique se traduit par l’inscription, dans la loi n° 2019-791 du 26 juillet 2019 pour une école de la confiance, d’un droit à une scolarité sans harcèlement dans le code de l’éducation. Cela implique la structuration des actions de prévention au sein des écoles et des établissements par la formalisation des plans de prévention des violences et du harcèlement et par leur effectivité. Le ministère expérimente dans six académies, depuis la rentrée 2019, un programme clé en main à destination des écoles et des établissements scolaires. Ce nouveau programme doit faciliter le travail des écoles grâce à la mise à disposition des équipes d’un plan de prévention structuré, cohérent et efficace sur lequel elles peuvent immédiatement s’appuyer. Il combinera plusieurs actions et dispositifs incluant un large éventail d’outils variés et concrets. Les établissements qui auront mis en œuvre les différents dispositifs prévus par le programme et respecté les différents critères préalablement fixés pourront prétendre au « label non au harcèlement (NAH) ». Il s’agit donc d’une nouvelle étape destinée à mieux structurer encore l’action publique en matière de lutte contre toutes les formes de harcèlement, et de cyber harcèlement. Dans la continuité de cette politique nationale, l’académie de La Réunion décline son action territoriale volontariste en matière de lutte contre le harcèlement entre élèves, avec la mise en œuvre de différents dispositifs. Dans les collèges, une des priorités inscrites dans le projet académique santé /social concerne la lutte contre le harcèlement entre élèves : en effet, les assistants de service social, depuis trois années scolaires, interviennent dans toutes les classes de 6ème afin de sensibiliser les nouveaux arrivants sur le sujet du harcèlement. En 2018/19, 89 % des élèves de sixième ont bénéficié de ces interventions dans les 21 réseaux d’éducation prioritaire. Depuis la rentrée 2018, le recteur de l’académie de La Réunion a désigné les assistants de service social comme « référents harcèlement » dans chaque établissement public local d’enseignement (EPLE), à charge pour les personnels de direction de constituer un groupe de pilotage (conseillers principaux d’éducation, infirmières, assistants de service social, psychologues de l’éducation nationale) qui se réunit pour le traitement et le suivi des situations dans les établissements publics locaux d’enseignement. Depuis 3 ans, l’académie de La Réunion a multiplié les formations à l’attention des directeurs d’école et personnels enseignants afin que les situations soient identifiées le plus tôt possible, que la souffrance des élèves soit entendue, et que les équipes pédagogiques soient renforcées et soutenues par des professionnels compétents. Dans les établissements scolaires, les délégués de classe élus par leurs pairs bénéficient, pendant leur formation, d’une intervention d’un binôme santé/social sur le thème du harcèlement (approche théorique, jeux de rôle). Chaque délégué doit être en mesure d’accompagner un camarade victime ou témoin vers un professionnel de l’établissement public local d’enseignement qui se saisira de la situation. De plus, un partenariat fort existe avec le département. En effet, dans le cadre du conseil départemental des jeunes, chaque année, la lutte contre le harcèlement entre élèves fait partie des actions phares sur lesquels les jeunes élus travaillent. Enfin, une collaboration existe avec le CHU, plus précisément avec le service victimologie, auquel sont adressés les élèves victimes pour une prise en charge et un suivi global, et avec lequel le MENJ collabore pour la rescolarisation des élèves (éducateurs, psychologues). Cette déclinaison de la politique nationale au niveau académique génère des résultats encourageants qui sont le fruit de la mise en synergie du travail des personnels de l’éducation nationale, des victimes et de leurs familles et de l’ensemble des partenaires de l’école. Ils justifient de maintenir les efforts et les actions de sensibilisation, de formation, de prévention et de prise en charge sans jamais baisser la garde.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>25215</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2169</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Bazin-Malgras</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale et jeunesse</ministreJO><Objet>Lutte contre la consommation de stupéfiants chez les jeunes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            25215. — 17 décembre 2019. — Mme Valérie Bazin-Malgras attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse sur l’impérieuse nécessité de mobiliser davantage l’entourage des jeunes face aux dangers de la consommation de stupéfiants. En effet, le niveau de consommation de stupéfiants par les jeunes en France est l’un des plus élevés d’Europe. En termes de prévention comme en termes de signalement, de prise en charge et d’aide, les familles mais aussi les enseignants, la médecine scolaire et les directions d’établissements scolaires, dans la mesure où ils les côtoient au quotidien et sont en mesure de détecter des comportements à risque, doivent accompagner et soutenir au quotidien les adolescents les plus fragiles. La consommation de drogue chez les jeunes ne doit pas être banalisée. Il est urgent d’intervenir pour enrayer ce phénomène. Pour cela, au-delà des dispositions du plan national de mobilisation contre les addictions 2018-2022, il est indispensable que le Gouvernement joue un rôle moteur dans la coordination des actions de lutte contre la drogue chez les jeunes. C’est pourquoi elle l’interroge sur les actions que le Gouvernement compte mener aux côtés des familles, des enseignants, de la médecine scolaire et des directions d’établissements scolaires afin de lutter contre la consommation de stupéfiants chez les jeunes.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2170</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les mesures mises en œuvre par le ministère de l’éducation nationale et de la jeunesse s’inscrivent dans le cadre des orientations prévues par la stratégie nationale de santé 2018-2022 et le plan interministériel de mobilisation contre les addictions 2018-2022. A travers la prévention des conduites addictives, il relève pleinement des missions de l’école de faire acquérir à chaque élève les connaissances, les compétences et la culture lui permettant de prendre en charge sa propre santé de façon autonome et responsable. Ce sujet est abordé dans les programmes d’enseignement moral et civique à l’école et au collège ainsi qu’en sciences de la vie et de la terre au collège. Au lycée, le programme de l’enseignement de spécialité de sciences de la vie et de la terre en classe terminale de la voie générale, qui entrera en vigueur à la rentrée 2020, aborde la notion d’addiction dans la partie « comportements, mouvement et système nerveux » du thème « le corps humain et la santé ». L’élève est amené à comprendre que la prise de substances exogènes, parmi lesquelles l’alcool, peut entraîner la perturbation des messages nerveux et provoquer des comportements addictifs. Dans la voie professionnelle, l’enseignement de « prévention santé environnement » vise à former des individus responsables, sensibilisés à la prévention. Un module du programme des classes préparant au certificat d’aptitude professionnelle (CAP) est consacré aux addictions. L’étude des effets des substances comme l’alcool permet aux élèves d’en comprendre la dangerosité. La connaissance du cadre réglementaire de la prévention et de la répression conforte aussi chez eux une attitude éclairée. Dans cet enseignement, les élèves sont amenés à repérer les facteurs de risque pouvant conduire à une addiction comportementale et/ou à un produit et à expliquer le mécanisme de l’addiction sur le cerveau. Au-delà des programmes d’enseignement, la prévention des conduites addictives en milieu scolaire s’inscrit dans une démarche globale de promotion de la santé visant, dans une continuité éducative, le développement des compétences psychosociales qui permettent à l’élève de construire sa personnalité et d’acquérir un sens de la responsabilité aussi bien individuelle que collective. Les actions de promotion de la santé des élèves sont prises en charge par tous les personnels, dans le respect des missions de chacun, en associant les parents et les partenaires institutionnels et associatifs agréés, suivant une démarche globale et positive. Ces actions sont formalisées dans le projet d’école et le projet d’établissement. Enfin, elles sont coordonnées par les comités d’éducation à la santé et à la citoyenneté, aux niveaux de l’établissement, du département, de l’académie. À titre d’exemple, le programme de développement des compétences psychosociales Unplugged est mis en place à titre expérimental depuis juin 2018 dans le cadre d’un partenariat avec la fédération addictions et l’institut national du cancer (INCa). Il met particulièrement l’accent sur l’alcool, le tabac, le cannabis et les écrans. Il est destiné aux adolescents de 12 à 14 ans, et favorise les aptitudes intra-personnelles des collégiens (confiance en soi, expression de soi, respect des autres). Il invite également à décrypter les attitudes positives et négatives à l’égard des produits, les influences et attentes du groupe, les croyances sur les produits et leurs effets. Il encourage enfin le développement des habiletés interpersonnelles de communication, d’affirmation et de conciliation. Il comprend 12 séances interactives d’une heure (plus deux séances avec les parents), menées en co-animation par un enseignant et un professionnel de la prévention, ayant chacun reçu une formation adaptée. En mai 2019, les résultats d’une évaluation menée par Santé Publique France et la Mildeca sur ce programme déployé dans le Loiret ont confirmé son efficience. Le programme a un effet bénéfique sur les indicateurs de consommation récente et diminue la probabilité, lors du suivi à 8 mois, d’avoir consommé une cigarette, d’avoir été ivre ou d’avoir consommé du cannabis dans les 30 derniers jours. Le programme diminue également la probabilité d’avoir expérimenté chacun des comportements de consommation. Il diminue l’attitude positive à l’égard des drogues illicites, augmente la résistance à la pression des pairs, augmente les compétences psychosociales et augmente la connaissance sur l’effet des produits. Il améliore également le climat scolaire perçu. D’autres programmes de développement des compétences psychosociales sont également mis en œuvre dans les écoles et les établissements adaptés au niveau de classe et à l’âge des élèves : « jouer à débattre sur les addictions », MAAD et MAAD Digital, TABADO, Good Behaviour Game (GBG). Des informations sur ces programmes et des ressources pédagogiques et éducatives sont mises à disposition sur le site Eduscol : https://eduscol.education.fr/cid46870/la-prevention-des-conduites-addictives-milieu-scolaire.html]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>25228</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2171</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Élodie Jacquier-Laforge</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale et jeunesse</ministreJO><Objet>Lutter contre les inégalités à l’école</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            25228. — 17 décembre 2019. — Mme Élodie Jacquier-Laforge interroge M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse sur les dernières conclusions de la dernière enquête du Programme international pour le suivi des acquis (Pisa). De nouveau, la France n’a pas des résultats à la hauteur de ses engagements politiques et financiers. Si elle se trouve dans la moyenne des pays de l’OCDE, elle est l’un des pays où les inégalités, liées au milieu social des élèves, sont les plus grandes. Alors que la France est l’un des pays de l’OCDE qui investit le plus par élève, les résultats ne sont pas là. On investit beaucoup, mais mal, car malgré la détermination on ne parvient pas à améliorer la situation, alors que l’on pourrait fonctionner autrement et emmener tous les élèves vers le chemin de la réussite, pour que l’école de la République ne laisse aucun enfant sur le bord de la route. Dès l’école maternelle les difficultés sont là, certaines créées directement par l’école qui ne respecte pas le fonctionnement biologique et psychique de l’enfant par rapport à son âge. C’est pourquoi elle lui demande ce que le Gouvernent compte mettre en œuvre, en plus de ce qui a déjà été fait, pour réformer en profondeur le système éducatif français.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2171</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Après un fort décrochage entre 2000 et 2006, on ne peut que se réjouir du fait que la France stabilise au-dessus de la moyenne des pays de l’OCDE ses résultats PISA 2018. Le poids des déterminismes socio-économiques est encore très fort mais ne s’accroit plus, et l’écart de résultats entre filles et garçons, plus faible que la moyenne, tend à se réduire. L’enquête internationale souligne que les pays qui ont le plus progressé ont agi à la fois sur l’organisation de leur système scolaire et sur les méthodes pédagogiques. Les méthodes explicites, systématiques et dont les résultats sont mesurés par des évaluations sont les leviers essentiels des progrès des systèmes éducatifs. Ces constats viennent conforter le diagnostic posé il y a deux ans et demi, à l’origine de la politique d’élévation du niveau et de justice sociale déployée par le Gouvernement. Afin d’attaquer à la racine la difficulté scolaire, la priorité a été mise sur l’école élémentaire : dédoublement des classes de CP et de CE1 en zones d’éducation prioritaire, au profit de 300 000 élèves (8 000 postes créés depuis 2017), évaluations nationales de début d’année scolaire pour permettre aux professeurs de mieux répondre aux besoins des élèves en CP et CE1, renforcement des méthodes de lecture et de mathématiques, transformation de la formation continue des professeurs. Cet engagement fort en faveur de l’école primaire traduit la volonté de l’éducation nationale d’assurer la maîtrise des savoirs fondamentaux par tous les élèves et de permettre la réussite des élèves de tous les territoires. Cette recherche d’élévation du niveau scolaire global et de plus grande justice sociale a présidé au choix d’abaisser, depuis la rentrée 2019, l’instruction obligatoire de 6 à 3 ans. Elle oriente l’impulsion pédagogique donnée à l’école maternelle, où les enseignants et les cadres pédagogiques sont sensibilisés et attentifs à ce que les modalités de la scolarisation des élèves soient les plus appropriées pour favoriser la réussite de chacun, tout particulièrement pour les enfants les plus fragiles. Professeurs, formateurs et inspecteurs œuvrent pour que l’école maternelle devienne encore plus l’école du langage et de la bienveillance. Face à des besoins pédagogiques ou psychologiques spécifiques, l’enseignement y est adapté aux possibilités de l’élève, pour créer les meilleures conditions d’apprentissage et prévenir les difficultés ultérieures. A la rentrée 2020, l’éducation nationale va poursuivre son engagement en faveur de l’enseignement primaire en amorçant le dédoublement des classes de Grande Section des écoles maternelles situées en secteur d’éducation prioritaire. Grâce à cette mesure, les élèves les plus fragiles bénéficieront eux aussi d’un encadrement pédagogique renforcé. Progressivement, ce sont aussi toutes les autres classes de Grande Section, de CP et de CE1 qui verront leurs effectifs limités à 24 élèves. Ces mesures faciliteront la mise en œuvre d’une action pédagogique différenciée chaque fois que nécessaire. Enfin, la prévention des difficultés scolaires passe aussi par un renforcement de la formation didactique et pédagogique des professeurs. Des guides de références, des recommandations et des repères de progression ont été mis à leur disposition pour guider leur action pédagogique dans les classes et permettre une réponse personnalisée. D’autres documents de référence, appuyés sur les acquis de la recherche, les compléteront autant que nécessaire pour soutenir l’action des professeurs dans leur classe et ne laisser aucun enfant au bord du chemin.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>25393</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2171</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bertrand Sorre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale et jeunesse</ministreJO><Objet>Modalités financement des communes - Scolarisation obligatoire à 3 ans</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            25393. — 24 décembre 2019. — M. Bertrand Sorre attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse sur les modalités d’application, pour les communes, de la scolarité obligatoire à 3 ans. Même si cette décision est sans incidence pour 97 % des enfants de 3 ans qui sont déjà scolarisés, elle pose actuellement des questions quant au coût qu’impliquerait cette mesure pour les collectivités locales. En effet, à l’heure actuelle et ce pour la commune de Granville, dans sa circonscription, aucun retour n’a été fait sur le financement des écoles maternelles sous contrat d’association avec l’État. Aussi, il souhaiterait savoir quels sont les critères retenus pour percevoir une aide financière de l’État en compensation du financement apporté par les collectivités territoriales au financement des écoles maternelles sous contrat.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2172</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[A l’occasion des assises de la maternelle, le Président de la République a annoncé l’abaissement de l’âge de l’instruction obligatoire à trois ans à compter de la rentrée 2019. Rendre l’instruction obligatoire à 3 ans constitue un moment historique, pour tous les enfants. En effet, après l’instauration de la scolarité obligatoire par la loi du 28 mars 1882, seulement deux aménagements ont été pris, en 1936 et en 1959. Cet engagement du Président de la République a été traduit dans la loi n° 2019-791 pour une école de la confiance du 26 juillet 2019 dont l’article 11 instaure l’instruction obligatoire pour les enfants de 3 à 5 ans. Cette mesure constitue pour les communes une extension de compétences qui, en application de l’article 72-2 de la Constitution, doit donner lieu à un accompagnement financier de la part de l’État. L’article 17 de la loi précitée prévoit à cette fin une attribution de ressources aux communes qui enregistreraient, durant l’année scolaire 2019-2020, une augmentation de leurs dépenses obligatoires par rapport à celles qu’elles ont engagées au titre de l’année scolaire 2018-2019 du fait de l’extension de l’instruction obligatoire à trois ans. Le décret n° 2019-1555 du 30 décembre 2019 et l’arrêté du 30 décembre 2019 pris en application de l’article 2 de ce même décret précisent les modalités d’attribution de ces ressources. Les dépenses éligibles sont les dépenses de fonctionnement nouvelles qui résultent directement de l’extension de l’instruction obligatoire. Le Conseil Constitutionnel a validé cette modalité d’accompagnement dans sa décision n° 2019-787 DC du 25 juillet 2019. La commune pourra ainsi adresser une demande d’accompagnement financier à l’État si elle justifie d’une augmentation globale de ses dépenses de fonctionnement pour ses classes élémentaires et préélémentaires au titre de l’année scolaire 2019-2020 par rapport à l’année scolaire 2018-2019. La part d’augmentation résultant directement de l’abaissement à trois ans de l’âge de l’instruction obligatoire fera l’objet d’une attribution de ressources de l’État. En ce qui concerne les écoles maternelles privées sous contrat d’association, les communes qui enregistrent une augmentation des dépenses de fonctionnement des écoles dans ces conditions et qui n’ont pas donné leur accord au contrat d’association avec l’État pourront bénéficier d’un accompagnement financier de l’État. Les communes qui avaient donné leur accord au contrat d’association pourront également bénéficier d’une attribution de ressources de la part de l’État notamment si la mesure d’abaissement d’âge a entrainé pour ces communes une hausse des dépenses liée à une hausse des effectifs scolarisés en maternelle. En pratique les communes qui souhaitent bénéficier d’un accompagnement financier devront adresser leur demande d’attribution de ressources au service académique. Cette demande devra être adressée avant le 30 septembre suivant l’année scolaire au titre de laquelle la commune sollicite cette attribution de ressources, après approbation des comptes financiers correspondants soit pour l’année scolaire 2019-2020, avant le 30 septembre 2021. La demande introduite à l’aide du formulaire annexé à l’arrêté du 30 décembre 2019 dûment complété permettra à la commune de démontrer qu’elle a enregistré une hausse de ses dépenses de fonctionnement pour les écoles maternelles publiques et privées sous contrat entre les années scolaires 2018-2019 et 2019-2020 qui n’est pas absorbée par la baisse démographique dans le premier degré. Lorsque la compétence en matière de dépenses de fonctionnement des écoles a été transférée à un établissement public de coopération intercommunale (EPCI), il appartient à ce dernier d’adresser la demande dans les mêmes conditions que celles applicables aux communes. Les ressources attribuées seront alors versées à cet établissement. Les services académiques seront appelés à échanger si nécessaire avec les communes ou les EPCI afin d’identifier, au regard de leur situation particulière, les dépenses éligibles à une attribution de ressources de la part de l’État et d’évaluer le montant de l’accompagnement financier qui pourra leur être versé. Dans le cadre de ces échanges, les services académiques pourront solliciter le cas échéant de la part des communes ou des EPCI diverses pièces justificatives (budgétaires ou comptables par exemple). Une réévaluation de l’accompagnement financier pourra être demandée par les communes ou les EPCI au titre des années scolaires 2020-2021 et 2021-2022. La procédure de présentation de la demande de réévaluation sera identique à celle prévue pour la demande initiale d’allocation de ressources.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>25428</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2172</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sonia Krimi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale et jeunesse</ministreJO><Objet>Les stages des lycéens</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            25428. — 24 décembre 2019. — Mme Sonia Krimi appelle l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse sur les difficultés que rencontrent les élèves de l’enseignement secondaire pour effectuer un stage d’observation en entreprise hors période scolaire. Ces stages sont prévus par l’article L. 332-3-1 du code de l’éducation modifié par la loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel et le décret du 24 juin 2019 qui a modifié l’article D. 331-6 du code de l’éducation relatif aux séquences d’observation afin de permettre aux élèves scolarisés en classes de quatrième et de troisième et au lycée d’effectuer des séquences d’observation en milieu professionnel, sans limite d’âge, dans le respect des conditions fixées aux articles D. 331-3, D. 331-8 et D. 331-9 du code de l’éducation. Ces stages ont une durée maximale d’une semaine seulement, et cette semaine sera proposée pendant les vacances scolaires aux élèves de lycées en vue de l’élaboration de leur projet d’orientation professionnelle. Or cette seule semaine ne peut suffire à la découverte du monde professionnel pour beaucoup de lycéens. L’ouverture vers l’entreprise est une des clés de la réussite des lycéens surtout dans les territoires éloignés des très grandes métropoles. Les difficultés de recrutement de certaines filières ou de certains territoires pourraient être compensées par plus d’adaptation de la règle en matière de stage. Elle lui demande quelles mesures il pourrait mettre en œuvre pour répondre à cette attente forte des lycéens.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2173</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse est particulièrement attentif à la construction progressive du projet d’orientation des élèves. La réforme du lycée et du baccalauréat 2021 est organisée de manière à accompagner l’élève dans son choix d’orientation, notamment dans la perspective d’une poursuite d’études. La réforme du lycée et du baccalauréat 2021 est organisée de manière à préparer progressivement à une spécialisation, notamment dans une perspective de poursuite d’études. La suppression des trois séries générales (S, ES et L) dans la voie générale, remplacées par le choix de trois enseignements de spécialité par l’élève, répond à cet objectif de spécialisation progressive. Dès la classe de seconde générale et technologique et jusqu’à la fin du cycle terminal, les élèves bénéficient d’un accompagnement au choix à l’orientation d’un volume horaire indicatif de 54 heures annuelles. Ces heures sont utilisées selon les besoins des élèves et les modalités d’accompagnement à l’orientation mises en place dans les établissements. Par ailleurs, l’arrêté du 1er juillet 2015 relatif au parcours avenir, prévoit la possibilité d’organiser diverses actions, dès la classe de cinquième et jusqu’en classe de terminale en partenariat avec les entreprises pour contribuer à une meilleure connaissance du monde professionnel. Cette aide à l’orientation peut être complétée par des stages en milieu professionnel prévus par l’article L. 332-3-1 du code de l’éducation modifié par la loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel. Un décret du 24 juin 2019 a ainsi modifié l’article D. 331-6 du code de l’éducation relatif aux séquences d’observation pour prévoir que désormais les élèves scolarisés en classes de quatrième et de troisième et au lycée peuvent effectuer des séquences d’observation en milieu professionnel, sans limite d’âge, dans le respect des conditions fixées aux articles D. 331-3, D. 331-8 et D. 331-9 du code de l’éducation. Ainsi, des périodes d’observation en milieu professionnel, dans une entreprise, une administration ou une association, d’une durée maximale d’une semaine peuvent être proposées durant les vacances scolaires aux élèves des deux derniers niveaux de l’enseignement des collèges ou aux élèves des lycées, en vue de l’élaboration de leur projet d’orientation professionnelle. Elles doivent obligatoirement être prévues par le projet d’établissement et faire l’objet d’une convention signée entre l’établissement d’enseignement et l’établissement professionnel, conformément au modèle proposé par la circulaire n° 2003-134 du 8 septembre 2003. Cette convention prévoit notamment les objectifs pédagogiques de la séquence d’observation ; les modalités d’organisation : calendrier, horaires des élèves, conditions d’encadrement, activités proposées, suivi, évaluation le cas échéant ; la nature des tâches confiées à l’élève ; les clauses par lesquelles le chef d’entreprise s’engage à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité des élèves ; éventuellement les modalités de prise en charge des frais d’hébergement, de restauration, de transport et les modalités d’assurances. Par ailleurs, à leur demande et sous réserve de l’accord du chef d’établissement, ces mêmes élèves peuvent effectuer une période d’observation en milieu professionnel, d’une durée maximale d’une journée par an, sur leur temps scolaire.  Le site de l’ONISEP consacre un page dédiée aux stages en entreprise : http://www.onisep.fr/Cap-vers-l-emploi/Stages-en-entreprises. Plus de 60 conventions ont été signées par le ministère avec des partenaires du monde économique (Organismes paritaires collecteurs agréés, entreprises, associations…) s’engageant à accueillir des élèves dans le cadre de séquences d’observation.  Ces dispositions permettent de donner à chaque élève les moyens de construire de manière progressive et réfléchie son parcours individuel d’information, d’orientation et de découverte du monde économique et professionnel.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>25779</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2173</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Jacqueline Maquet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale et jeunesse</ministreJO><Objet>Suppression de postes dans l’académie de Lille</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            25779. — 14 janvier 2020. — Mme Jacqueline Maquet interroge M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse sur les suppressions de postes d’enseignants prévues pour la rentrée 2020. Alors qu’au niveau national, 440 postes devraient être créés dans le premier degré, l’académie de Lille pourrait être touchée par la suppression de 83 postes. Cela semble être en contradiction avec la colère manifestée par les directeurs d’école depuis le début de l’année scolaire en cours. Par ailleurs, la situation est davantage préoccupante dans le secondaire. De nombreux postes vont être supprimés, tant au niveau national qu’au niveau local. L’académie de Lille sera une nouvelle fois la plus touchée avec une perte de 105 postes, et ce malgré une hausse des effectifs dans les collèges et les lycées. De plus, ces suppressions de postes interviennent alors que la réforme du lycée se met en place. Elle souhaite donc connaître la position du Gouvernement sur cette question ainsi que les mesures correctives prévues pour cette région qui a tant besoin d’une action majeure de la puissance publique en matière d’éducation.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2174</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Cette année encore, la Nation se donne les moyens de faire de l’école un levier de réussite pour tous les élèves en augmentant le budget du ministère de l’éducation nationale et de la jeunesse d’1 Md €. Plus que jamais, l’éducation nationale est le premier budget de l’État, en hausse de 2 % par rapport à 2019, et le premier employeur public avec presque 1,2 million de personnels qui œuvrent à la réussite de 13 millions d’élèves. La sanctuarisation du nombre d’emplois du ministère permet de renforcer l’école primaire, qui demeure la première des priorités, et de mieux accueillir les élèves en situation de handicap. Dans le premier degré public, dans la continuité de la priorité donnée au premier degré depuis 2017, 440 postes seront créés au niveau national pour la rentrée 2020, dans un contexte de baisse démographique de 42 500 élèves. En effet, cette baisse d’effectifs, appliquée au taux d’encadrement (nombre de postes d’enseignants pour 100 élèves) constaté à la rentrée 2019 de 5,64 aurait théoriquement eu pour effet un retrait de 2 400 postes sur le premier degré. Cet effort budgétaire se traduit concrètement par un meilleur taux d’encadrement sur tout le territoire. Pour l’académie de Lille, avec une baisse anticipée de 5 700 élèves à la rentrée 2020 par rapport aux 358 800 élèves à la rentrée 2019, le maintien du taux d’encadrement de 5,83 constaté à la rentrée 2019 aurait eu pour effet le retrait de 330 postes. Depuis la rentrée 2017, l’académie, en forte baisse démographique avec 15 200 élèves de moins sur la période, a bénéficié de la création de 678 emplois. Il en résulte une amélioration sensible du taux d’encadrement de cette académie. Ainsi, le nombre de postes pour 100 élèves de 5,21 à la rentrée 2012 proche de la moyenne nationale de 5,20 est passé à 5,40 à la rentrée 2016, légèrement au-dessus de la moyenne nationale de 5,36. Il devrait être proche de 5,90 à la rentrée 2020, avec un écart plus marqué par rapport à la moyenne nationale de 5,69 traduisant la prise en compte des spécificités du territoire. Dans l’enseignement scolaire public du second degré, le volume d’enseignement sera maintenu en 2020. La compensation de la diminution des moyens d’enseignement sera assurée par l’augmentation du volume des heures supplémentaires. Les heures supplémentaires ainsi créées, permettent d’apporter une réponse souple aux besoins réels des établissements, tout en améliorant la rémunération individuelle des professeurs les assurant. Le ministère de l’éducation nationale et de la jeunesse veille à l’équité des dotations d’enseignement scolaire public du second degré, qu’il répartit entre académies. L’analyse des moyens tient compte notamment du poids de l’académie, des disparités géographiques et sociales, et de la démographie des élèves. L’académie de Lille connaît actuellement une certaine stabilité démographique, avec 323 élèves en moins à la rentrée 2019 et une prévision de + 0,1 %, soit 156 élèves, pour la rentrée 2020. Le nombre moyen d’élèves par division (E/D) dans l’académie tous niveaux d’enseignement confondus, est plus favorable que le E/D France métropolitaine + DOM (23,8 à comparer à 25,1). De plus, le nombre moyen d’heures par élève (H/E), tous niveaux d’enseignement confondus, est lui aussi plus favorable que le H/E moyen France métropolitaine + DOM (1,43 à comparer à 1,37). Au vu de ces éléments, la dotation de l’académie de Lille évolue de - 84 équivalents temps plein (ETP) d’enseignement en 2020. La répartition des moyens entre établissements relève des autorités académiques, qui s’attachent naturellement à assurer la plus grande équité au profit de la réussite des élèves. Les mesures d’aménagement de la carte des formations et du réseau scolaire sont soumises à l’avis des instances consultatives locales.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>25931</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2174</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Ruffin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale et jeunesse</ministreJO><Objet>Faut-il abandonner les livres et le réseau Canopé ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            25931. — 21 janvier 2020. — M. François Ruffin* interpelle M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse : faut-il abandonner les livres et le réseau Canopé ? « AESH et enseignants : collaborer dans une école inclusive », « Autisme et scolarité : des outils pour comprendre et agir », « La famille Tout-Écran », « Dis-nous Latifa, c’est quoi la tolérance ? ». Ces livres aidaient les enseignants à traiter du handicap à l’école, de la radicalité religieuse, de la laïcité. Ces ouvrages participaient à leur formation, initiale et continue. Il en parle au passé. Car son ministère a décidé d’abandonner le réseau Canopé, et en particulier toute publication. Ce qui, dans la novlangue, donne : « Ce recentrage s’accompagne d’une modification du périmètre des missions et notamment l’abandon progressif de l’édition papier ». Mais où va-t-on ? Où va-t-on si l’éducation nationale elle-même délaisse le livre ? Si, se « recentrant » sur le numérique, elle rejoint à son tour « la famille Tout-Ecran » ? Car ces ouvrages, de niche, destinés non au grand public mais aux seuls professeurs, fatalement non rentables, vendus au mieux à mille ou deux mille exemplaires, n’intéresseront jamais les Hachette, Hatier et compagnie. Au-delà de l’édition, c’est tout le réseau Canopé qui va y passer, les vidéos, les jeux, les ateliers… Les 1 531 salariés l’ont appris par un courriel de leur directeur général, M. Jean-Marie Panazol, le 19 décembre 2019. Lui-même regrettait la nouvelle et mesurait « les inquiétudes personnelles et le sentiment d’inachevé que certains peuvent ressentir ». Le 9 janvier 2020, M. Panazol annonçait sa démission. Et pourtant. Et pourtant, la Cour des comptes souligne, dans un rapport de juillet 2019, que « Canopé est un acteur clé du service public numérique éducatif » et « a retrouvé son public qui reconnaît l’utilité de ses productions ». Et pourtant, la commission des finances du Sénat parle, en novembre 2019, d’un « opérateur qu’il importe de pérenniser », appelle à ne pas « remettre en cause les moyens accordés au réseau Canopé » mais que « au contraire, il semble préférable de renforcer cet opérateur pivot ». Canopé est un bon élève, donc. Il faut dire que ce service a déjà connu une cure drastique depuis 2014, après la fusion du Centre national de document pédagogique (CNDP) et de ses déclinaisons locales (CRDP, CDDP, CLDP). Depuis, le « mammouth » a été dégraissé d’environ trois cents emplois, et son budget amputé de 12 % en cinq ans. Dans son département, la Somme, les antennes d’Abbeville et de Péronne ont disparu. Et voilà donc qu’Amiens devrait suivre : restera-t-il un lieu d’accueil ? De rencontre avec les enseignants ? Ou seulement du « distanciel » ? C’est le grand flou. « Ça fait 32 ans que je travaille ici, témoigne Aline. Des restructurations, j’en ai connues. Mais celle-ci, c’est de loin la plus violente. On ne sait pas ce qu’on va devenir ». Alors, M. le ministre peut-il répondre à Floriane, Dimitri, Jeanne, Mohammed, Aline, Paolo, Aurélie, Sébastien, Karine, Olivier, Christophe, etc., professeurs détachés, fonctionnaires ou contractuels en CDD, salariés de Canopé Amiens ? Que vont-ils devenir ? Surtout, que va devenir leur mission ? En ces temps où « l’inclusion scolaire » a la côte dans les discours de M. le ministre, par exemple, qui publiera un « Guide pour les accompagnants d’enfants souffrant d’autisme » ? Il souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>25933</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2175</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Tolmont</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale et jeunesse</ministreJO><Objet>Réorganisation du réseau Canopé</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            25933. — 21 janvier 2020. — Mme Sylvie Tolmont* appelle l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse sur la réorganisation du réseau Canopé. Le 18 décembre 2019, dans le cadre de son conseil d’administration, la direction générale de l’enseignement scolaire (DGESCO) annonçait une restructuration brutale du réseau Canopé, éditeur pédagogique historique de l’éducation nationale. Cette annonce, qui intervenait peu de temps après le coup de massue porté à cet établissement public par la baisse de son budget de 3,28 millions d’euros pour 2020, est perçue comme un démantèlement inavoué par les personnels et l’intersyndicale de cet acteur éminent de la communauté éducative. Proposant des outils pédagogiques à destination des professeurs dans des domaines aussi différents que l’art, la culture ou la communication, accompagnant les enseignants à travers des ateliers régionaux, le réseau Canopé est également devenu un éminent conseil pour les collectivités locales. Lors du quinquennat 2012-2017, le gouvernement, face à l’éclatement des acteurs du service public numérique de l’éducation, avait restructuré Canopé en impulsant une logique de réseau, permettant à l’opérateur public de réussir son passage au numérique. Dès lors, le démembrement du réseau auquel s’attelle le Gouvernement actuel apparaît tout à fait incompréhensible. Coupe budgétaire pour 2020 entraînant la réduction de 56 emplois temps plein, projet de restructuration brutale, transfert des directions régionales aux recteurs, les conséquences des choix opérés par le ministère de l’éducation inquiètent les acteurs du système éducatif. Aussi, elle souhaite connaître les intentions du Gouvernement afin de clarifier la stratégie numérique de l’État dans ce secteur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>26114</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2175</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Jeanine Dubié</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale et jeunesse</ministreJO><Objet>Enseignement - Réorganisation de Réseau Canopé</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            26114. — 28 janvier 2020. — Mme Jeanine Dubié* attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse sur l’avenir du réseau Canopé. Le réseau Canopé est un opérateur public placé sous la tutelle du ministère de l’éducation nationale. Il exerce une mission d’édition, de production, de développement et de mise à disposition de ressources pédagogiques à destination des communautés éducatives. En outre, il participe à la formation continue des enseignants et à la mise en œuvre du service public du numérique éducatif. Or les acteurs du système éducatif sont aujourd’hui inquiets pour l’avenir de cet établissement. En effet, le 18 décembre 2019, dans le cadre de son conseil d’administration, la direction générale de l’enseignement scolaire (DGESCO) a annoncé une restructuration du réseau Canopé avec en particulier un transfert des directions régionales aux rectorats et des baisses d’effectifs, semant le trouble sur l’avenir des 1 400 salariés, fonctionnaires ou contractuels, travaillant sur plus de 100 sites répartis en métropole comme en outre-mer. Ces choix remettent en question l’avenir du réseau lui-même et des missions assurées par cet opérateur que la Cour des comptes a reconnu - dans son rapport thématique de juillet 2019 - comme étant « un acteur clé du service numérique éducatif ». La loi de finances pour 2020 prévoit déjà une baisse de 3,28 millions d’euros de la subvention pour charges de service public qui doit se traduire par la diminution du plafond d’emplois de 56 ETPT (emplois temps plein travaillé). Pourtant, dans son rapport pour le PLFSS 2020 - déposé le 21 novembre 2019 - le rapporteur de la mission « enseignement scolaire » à la commission des finances du Sénat appelle à ne pas « remettre en cause les moyens accordés au réseau Canopé » qu’« il semble préférable de renforcer », rappelant que « davantage qu’une réduction des moyens du réseau Canopé, c’est une clarification de la stratégie numérique de l’État dans le secteur éducatif qui semble nécessaire ». C’est pourquoi elle souhaite connaître les intentions du Gouvernement concernant l’avenir des salariés du réseau Canopé et des missions qu’ils assurent, notamment la mise en œuvre du service public du numérique éducatif.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>26270</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2176</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Gosselin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale et jeunesse</ministreJO><Objet>Démantèlement du réseau Canopé</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            26270. — 4 février 2020. — M. Philippe Gosselin* attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse sur le démantèlement programmé du réseau Canopé. Fort de 100 points d’accueil (1 400 personnes) sur le territoire national, il tient à rappeler que l’atelier Canopé est un outil formidable au service de la communauté éducative, des centres de loisirs, des espaces parents et de tous les acteurs de l’éducation. Si effectivement des difficultés financières ont été rencontrées ces dernières années, de nombreux efforts ont été réalisés afin de garantir une stabilité financière au réseau. La Cour des comptes, elle-même, souligne, dans un rapport de novembre 2019, que « Canopé est un acteur clé du service public numérique éducatif ». Pour le département de la Manche, il est important de préciser que la totalité des lycées et des collèges sont adhérents au réseau Canopé, preuve de son implication territoriale. Il a également tissé de nombreux partenariats avec les services départementaux de la CAF, CPAM mais également les archives départementales ou la CAUE. Cette ressource ne peut pas disparaître sur l’autel de restrictions budgétaires et ainsi sacrifier les ressources pédagogiques destinées aux enfants. Il l’invite donc à revoir cette décision et lui demande comment le Gouvernement compte-t-il prendre en considération l’importance de ce réseau pour les départements ruraux.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>26481</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2176</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Peu</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale et jeunesse</ministreJO><Objet>Avenir du réseau Canopé</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            26481. — 11 février 2020. — M. Stéphane Peu* interroge M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse sur la pertinence de la restructuration du réseau Canopé. Véritable atout pédagogique pour les équipes enseignantes, ce centre de documentation unique en son genre accompagne au quotidien le travail éducatif des personnels sur le terrain. Saluée de toutes parts par la communauté éducative, la qualité du travail des agents du réseau Canopé s’explique en partie par le maillage territorial des 101 ateliers répartis partout en France. Outre ses missions d’appui auprès des services de l’éducation nationale, il guide aussi les collectivités locales en accompagnant l’évolution des méthodes pédagogiques. Il apporte notamment une précieuse aide en matière de transition vers une école numérique. Il se trouve que son ministère, institution de tutelle du réseau Canopé a annoncé son souhait de mener une restructuration de ce dernier. Présenté lors de son conseil d’administration le 18 décembre 2019, le nouveau contrat d’objectifs prévoit de recentrer ses missions autour de la formation continue des enseignants au détriment, semble-t-il, des prérogatives précitées qui lui incombent aujourd’hui. De plus, les centres locaux seront rattachés aux rectorats respectifs. C’est là son principal atout, son ancrage dans les territoires, qui disparaîtrait. Ce projet hérisse les partenaires sociaux du réseau qui rappellent qu’une lourde réorganisation a déjà été menée en 2015. Inquiets pour le devenir de ce service public essentiel, les salariés de l’opérateur ont exercé leur droit de grève à plusieurs reprises. Il souhaite connaître ses réponses aux multiples interpellations syndicales.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>26903</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2176</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hervé Saulignac</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale et jeunesse</ministreJO><Objet>Avenir du réseau de création et d’accompagnement pédagogique (Canopé)</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            26903. — 25 février 2020. — M. Hervé Saulignac* appelle l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse sur l’avenir du réseau de création et d’accompagnement pédagogique (Canopé). Véritable partenaire pédagogique pour les équipes enseignantes, ce centre de documentation exerce une mission d’édition, de production, de développement et de mise à disposition de ressources et de services éducatifs. Saluée de toutes parts par la communauté éducative, la qualité du travail des agents du réseau Canopé s’explique en partie par le maillage territorial des 101 ateliers répartis partout en France. En septembre 2019, les personnes du réseau apprennent de manière détournée que leur établissement était appelé à modifier en profondeur son orientation et son organisation, au prétexte de servir désormais exclusivement la formation continue en ligne des enseignants. Cette restructuration a été officialisée, en décembre 2019, par la direction générale de l’enseignement scolaire (DGESCO). Pourtant, la Cour des comptes indiquait, en juillet 2019, que la stratégie numérique de l’État dans le secteur éducatif « ne justifie pas, a priori, de remettre en cause les moyens accordés au réseau Canopé. Au contraire, il semble préférable de renforcer cet opérateur pivot ». Dès lors, le démembrement du réseau auquel s’attelle le Gouvernement apparaît tout à fait incompréhensible. Coupe budgétaire pour 2020 entraînant la réduction de 55 emplois temps plein, projet de restructuration brutale, transfert des directions régionales aux recteurs, etc. Les conséquences des choix opérés par son ministère inquiètent légitimement les acteurs du système éducatif. Aussi, il souhaite savoir quelles mesures sont prévues par le Gouvernement afin de garantir au réseau Canopé les moyens financiers, humains et institutionnels de continuer à remplir au mieux ses missions de service public.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>26908</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2177</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Adrien Quatennens</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale et jeunesse</ministreJO><Objet>Sauvegarder le réseau Canopé, réseau de diffusion des ressources pédagogiques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            26908. — 25 février 2020. — M. Adrien Quatennens* appelle l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse sur le démantèlement du réseau Canopé, le centre de ressources pédagogiques de l’éducation nationale. Depuis 2015, le réseau Canopé est un acteur clé de la production et de la diffusion de ressources pédagogiques à usage des enseignants et de toute la communauté éducative. Ce réseau est présent dans toute la France, divisé en 101 ateliers. Il y a quelques semaines, le rattachement de ces ateliers aux rectorats a été annoncé dans l’objectif de faire des économies. Cette décision s’inscrit dans la droite ligne du projet de loi de finances pour 2020 qui prévoit la baisse des subventions à ces ateliers de 3 millions d’euros. Conséquence directe : la suppression de 55 équivalents temps plein dès cette année. Déjà mobilisés pour la sauvegarde des dotations publiques les personnels de l’éducation nationale se mobilisent contre cette nouvelle décision inexpliquée, prise sans concertation. Ils pointent notamment les risques que ne surgissent de fortes disparités régionales. Ils ont donc lancé une pétition réclamant un moratoire et une vraie concertation. Il s’agirait d’une rupture avec la méthode brutale du ministre depuis sa prise de fonction. Il lui demande donc de bien vouloir donner suite à la demande des personnels de l’éducation nationale de suspendre sa décision et d’engager de vraies discussions avec leurs représentants du personnel.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2177</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Réseau Canopé est un opérateur aux missions diversifiées. Dans le cadre de la mise en œuvre du schéma directeur de la formation continue, le ministère de l’éducation nationale et de la jeunesse et Réseau Canopé ont engagé en 2019 un travail prospectif pour asseoir le rôle de l’opérateur en matière de formation continue en ligne. Le ministère souhaite en effet affirmer l’identité de Réseau Canopé autour de missions pérennes et lui confier un rôle central dans la stratégie ministérielle de renforcement de la formation des personnels, en s’appuyant sur une offre de services de haute qualité en matière de formation à distance et de numérique éducatif. Cette ambition renouvelée quant à la participation de Réseau Canopé à la mise en œuvre des priorités ministérielles a conduit à ouvrir, dès le mois de janvier 2020, une concertation avec les représentants syndicaux de l’établissement portant principalement sur le recentrage des missions de Réseau Canopé d’une part, et sur l’organisation territoriale de la formation continue d’autre part. Le premier axe de la concertation permet d’expertiser avec les représentants de l’opérateur les implications d’un repositionnement de Réseau Canopé comme opérateur national de la formation continue à distance des personnels, qui conduirait à privilégier les missions suivantes : - produire des parcours de formation d’excellence pour tous les personnels, et plus particulièrement les enseignants, les formateurs, les contractuels…¿ ; le numérique éducatif constituerait une dimension essentielle de l’offre ainsi produite, visant une formation de 100% des enseignants aux nouveaux usages pédagogiques permis par le numérique éducatif ; - assurer la maîtrise d’œuvre de la production de services et de ressources numériques pour la formation, en veillant à diversifier les formats et à les mettre au niveau des meilleurs standards de la formation en ligne¿ ; - développer et animer une plateforme de ressources pédagogiques de haute qualité produites par les enseignants eux-mêmes et validées par un processus de démarche qualité¿ ; - renforcer les coopérations avec les académies pour diffuser le numérique éducatif et l’innovation via la formation continue en ligne et les services d’ingénierie de formation¿ ; - animer un réseau social professionnel des professeurs via un outil numérique étroitement articulé à M@gistère (constitution et entretien d’une communauté éducative apprenante). Il s’agit pour Réseau Canopé d’aider les enseignants à s’approprier un environnement professionnel profondément transformé. Les missions liées au service public du numérique éducatif doivent être renforcées principalement à travers l’objectif de formation de tous les enseignants au numérique et par le numérique, avec également la valorisation des ressources produites par les enseignants eux-mêmes. Le deuxième axe de la concertation vise à optimiser l’articulation territoriale de la formation continue actuellement éclatée, notamment   entre les services académiques, les instituts nationaux   supérieurs du professorat et de l’éducation et le réseau territorial de Canopé, afin de permettre aux recteurs de disposer des leviers nécessaires à un pilotage académique de proximité de la formation continue. Sont ainsi abordées la question du rattachement de tout ou partie du réseau territorial de Canopé aux rectorats, ainsi que la question des modalités de ce rattachement, selon une démarche préservant la logique de tiers-lieux et de maillage territorial qui fait la force des ateliers de Réseau Canopé. La concertation engagée devrait permettre d’élaborer une feuille de route d’ici à la fin du premier semestre 2020, pour une mise en œuvre à compter de 2021. Si une série de mesures a dû être prise pour rationaliser les dépenses de l’opérateur, il y a lieu de souligner que la volonté de faire de Poitiers, la « capitale de l’éducation nationale » confirme le rôle et la place de Réseau Canopé parmi les grands acteurs de la politique éducative ministérielle. La volonté du gouvernement n’est donc pas de conduire à la disparition de l’opérateur mais au contraire d’assurer sa viabilité au service de tous les élèves.  ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>26334</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2178</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bernard Brochand</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale et jeunesse</ministreJO><Objet>Situation des AESH</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            26334. — 4 février 2020. — M. Bernard Brochand appelle l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse sur la situation des accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH). Ces personnels au nombre de 72 000 pour l’année 2018, accompagnent quotidiennement en classe les enfants en situation de handicap ou présentant un trouble de santé invalidant et favorisent leur inclusion. Ces accompagnants se plaignent du traitement qui leur est réservé : salaire insuffisant, affectations sur plusieurs écoles lors de la semaine, statut précaire, désorganisation de leur fonction. Certains d’entre eux à la rentrée 2019-2020 n’avaient aucune affectation ou étaient affectés dans des établissements où il n’y avait pas d’élèves à accompagner. La détresse de ces AESH n’a d’équivalent que celle des parents d’enfants handicapés pour lesquels la présence d’un accompagnant est indispensable. Aussi il souhaiterait savoir si le Gouvernement entend prendre des mesures afin de répondre aux attentes de ces accompagnants en leur permettant d’être reconnus et de vivre dignement de leur travail.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2178</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les personnels chargés de l’accompagnement des élèves en situation de handicap ont pour mission de favoriser l’autonomie de l’élève, qu’ils interviennent au titre de l’aide humaine individuelle, de l’aide humaine mutualisée ou de l’accompagnement collectif. L’article L. 917-1 du code de l’éducation a créé le statut d’accompagnant des élèves en situation de handicap (AESH), qui leur permet d’accéder à un contrat à durée indéterminée (CDI) de droit public après six ans de service dans ces fonctions. Le passage en CDI se traduit par le classement supérieur à celui qui était détenu au titre du CDD précédent. La rémunération de l’AESH fait l’objet d’un réexamen triennal au regard des résultats des entretiens permettant d’apprécier sa valeur professionnelle et sa manière de servir. Les AESH bénéficient ainsi d’une véritable carrière, avec prise en compte de l’ancienneté, encadrée par une grille indiciaire actualisée chaque année selon l’évolution du salaire minimum interprofessionnel de croissance. L’article 25 de la loi n° 2019-791 pour une école de la confiance, promulguée le 28 juillet 2019, précise que les AESH sont désormais recrutés par contrat à durée déterminée de trois ans, renouvelable une fois avant transformation en contrat à durée indéterminée.  Cet article permet également à l’éducation nationale et aux collectivités territoriales de s’associer par convention en vue d’un recrutement commun d’accompagnants. Cette généralisation du principe du "second employeur" permettra aux accompagnants qui le souhaitent d’augmenter leur temps de travail moyen et garantira aux élèves une meilleure continuité de leur accompagnement entre les temps scolaire et périscolaire. Une formation initiale d’adaptation à l’emploi de 60 heures est garantie pour tous les accompagnants d’élèves en situation de handicap. Ladite loi prévoit également que la formation professionnelle continue est fixée sur la base d’un référentiel national et adaptée à la diversité des situations des élèves accueillis à l’école.  Par ailleurs, l’examen des conditions d’emploi des AESH,  inscrit à l’agenda social du ministère de l’éducation nationale et de la jeunesse pour 2019, a donné lieu à l’établissement d’un cadre de gestion désormais prévu par la circulaire n° 2019-090 du 5 juin 2019. Les AESH disposent désormais d’un interlocuteur RH dédié qui est précisément défini dans le cadre de l’organisation académique. Pleinement intégrés à la communauté éducative, les AESH peuvent participer à toutes les réunions des équipes pédagogiques et des équipes de suivi de scolarisation, ainsi qu’aux échanges entre les enseignants et les familles des élèves bénéficiant de l’accompagnement. Les AESH contribuent également au suivi et à la mise en oeuvre du projet personnalisé de scolarisation des élèves concernés. Pour prendre en compte ces activités préparatoires connexes, qui s’ajoutent aux formations suivies et au temps consacré à l’accompagnement des élèves, la circulaire précitée définit un temps de service réparti sur 41 semaines minimum, au lieu de 39 semaines précédemment. D’autre part, les services départementaux, en lien avec les services académiques, peuvent identifier au sein de chaque département un ou plusieurs AESH référents dont la mission consiste à apporter un appui méthodologique aux AESH du territoire. A la rentrée 2019, des difficultés techniques ont pu entraîner quelques dysfonctionnements ponctuels dans l’application de ces mesures. Mais, ceux-ci ont rapidement été régularisés dans les premières semaines suivant le début de l’année scolaire.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>14946</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2179</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Patricia Mirallès</parlementaire><ministreQuestion>M. le secrétaire d’État auprès du ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale et jeunesse (M. le SE auprès du ministre)</ministreJO><Objet>Portail unique association</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            14946. — 11 décembre 2018. — Mme Patricia Mirallès attire l’attention de M. le secrétaire d’État auprès du ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse sur le compte asso et la mise en place d’un guichet véritablement unique pour celles et ceux souhaitant créer une association. Le compte asso constitue un portail regroupant les principales informations à destination du monde associatif et plus particulièrement de celles et ceux qui souhaitent fonder une association. Toutefois, les liens pour effectuer des démarches en ligne sont peu clairs, la question du financement n’est qu’indirectement traitée et le fonds d’aide pour le développement de la vie associative peu exploitable. M. le ministre a récemment évoqué la création d’une plateforme unique dans le cadre de laquelle l’ensemble des démarches pourront être dématérialisées. Elle lui demande à quelle échéance ce portail unique pourra être mis à disposition de celles et ceux qui souhaitent s’engager et comment il compte les associer à l’élaboration de celui-ci. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2179</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le compte asso est un outil numérique conç pour les associations afin de simplifier leurs démarches administratives. Il s’appuie pour cela sur plusieurs principes : - regrouper un maximum de procédures administratives et de services numériques au sein du même portail ; - éviter aux associer de saisir plusieurs fois les mêmes informations administratives (principe du « Dites-le nous une fois ») ; - faciliter l’accès aux demandes de subvention et simplifier leur saisie et leur suivi jusqu’à la mise en paiement ; - offrir aux acteurs de la vie associative (dirigeants notamment pour le moment) des informations utiles et pratiques pour faciliter leurs démarches administratives (chatbot). Le calendrier de déploiement est le suivant :<div align="center"><center><table border="1"><tr><th><br>Fonctionnalité</br></th><th><br>Etat/échéance</br></th><th><br>Contraintes/limites</br></th></tr><tr><td><br>Prise de connaissance par les associations des informations dont l’administration dispose et qu’elle n’a plus besoin de saisir une nouvelle fois (issues des bases référentielles RNA et Sirene)</br></td><td align="center" valign="middle"><br>Début 2018</br></td><td align="center" valign="middle"><br>En partenariat avec le ministère de l’Intérieur (RNA) et l’Insee (répertoire Sirene)</br></td></tr><tr><td><br>Demande de subvention pour les dispositifs ;</br><br> - FDVA</br><br> - Partenariat JEP</br><br> - CNDS</br><br> - Protection de l’environnement (DREAL PACA)</br><br> 50 000 dossiers déposés par an.</br></td><td align="center" valign="middle"><br>Début 2018</br></td><td align="center" valign="middle"><br>Ouverture progressive aux autres services de l’État et collectivités</br></td></tr><tr><td><br>Validation des heures de bénévolat dans le cadre du Compte d’Engagement Citoyen (CEC), en interface avec le compte bénévole</br></td><td align="center" valign="middle"><br>Janvier 2019</br></td><td align="center" valign="middle"/></tr><tr><td><br>Demande d’attribution d’un n° SIRET à l’Insee</br></td><td align="center" valign="middle"><br>2ème semestre 2019</br></td><td align="center" valign="middle"><br>En partenariat avec l’Insee</br></td></tr><tr><td><br>Dématérialisation des comptes-rendus financiers (évaluation des demandes de subvention)</br></td><td align="center" valign="middle"><br>fin 2019</br></td><td align="center" valign="middle"/></tr><tr><td><br>Expérimentation de la co-instruction de demandes de subvention avec plusieurs services instructeurs</br></td><td align="center" valign="middle"><br>Début 2020</br></td><td align="center" valign="middle"><br>En partenariat avec des conseils régionaux, départementaux, CAF…</br></td></tr><tr><td><br>Généralisation de la demande d’attribution d’un n° SIRET aux autres Centres de Formalités des Entreprises (CFE) et déclaration de modification à tous les CFE</br></td><td align="center" valign="middle"><br>Courant 2020</br></td><td align="center" valign="middle"><br>En partenariat avec l’Insee et les autres CFE (URSSAF, infogreffe notamment)</br></td></tr><tr><td><br>Demande de création d’association</br></td><td align="center" valign="middle"><br>Courant 2020</br></td><td align="center" valign="middle"><br>En partenariat avec le ministère de l’intérieur, télé-procédure reprise de service-public-asso</br></td></tr><tr><td><br>Unification des déclarations de changement de situation d’une association (au greffe des asscoiations et à l’Insee/CFE)</br></td><td align="center" valign="middle"><br>Fin 2020</br></td><td align="center" valign="middle"><br>En partenariat avec le ministère de l’intérieur, l’Insee et les CFE. Une part de la télé-procédure doit être reprise de service-public-asso</br></td></tr><tr><td><br>Répertoire généralisé des subventions en faveur des associations</br></td><td align="center" valign="middle"><br>En cours d’expertise</br></td><td align="center" valign="middle"/></tr><tr><td><br>Déclaration des appels à la générosité publique</br></td><td align="center" valign="middle"><br>En cours d’expertise</br></td><td align="center" valign="middle"><br>En partenariat avec le ministère de l’intérieur</br></td></tr><tr><td><br>Publication des comptes au JO + télépaiement</br></td><td align="center" valign="middle"><br>En cours d’expertise</br></td><td align="center" valign="middle"><br>En partenariat avec la DILA (JO)</br></td></tr></table></center></div> Le compte asso est l’interface d’un projet plus vaste visant à développer des services numériques pour simpliifier la vie des associations : le projet SIVA (systèmes d’information pour la vie associative). Outre le compte asso, ce projet contient également les services numériques suivants : - le compte bénévole qui permet à un bénévole de déclarer ses activités de bénévolat dans le cadre du Compte d’engagement citoyen ; - le compte mission-CEC, qui permet aux administrations responsables d’une mission éligible au Compte d’engagement citoyen de déposer les fichiers de ses bénéficiaires ; - DataAsso, un site grand public dont la vocation est de valoriser les activités des associations, et qui va se développer prochainement en permettant aux associations qui le souhaitent de déclarer leurs activités et leurs lieux d’activités. Le projet SIVA s’appuie sur une gouvernance qui réunit de nombreux acteurs du monde associatif, les administrations partenaires, des éditeurs logiciels. Ensemble, nous agissons pour simplifier les démarches des associations et leur permettre de se développer.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>17974</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2180</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Régis Juanico</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Rapatriement des enfants français détenus au Kurdistan syrien</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            17974. — 19 mars 2019. — M. Régis Juanico attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation des enfants actuellement détenus dans des camps au Kurdistan syrien. Ces enfants, dont plus des deux tiers ont moins de six ans, ne sont coupables de rien, et surtout pas d’être nés ou d’avoir été emmenés en Syrie. Leurs conditions de vie dans ces camps les exposent directement à un risque de mort : 29 enfants sont morts de froid en moins de deux mois. Aucune ONG n’est présente sur zone. L’OMS et l’UNICEF ont publiquement fait part de leur particulière inquiétude quant au devenir à court et à moyen terme de ces enfants, dont certains sont des nouveau-nés. À ce jour et depuis le début de la guerre, 84 enfants accompagnés de leurs mères ont réussi à rejoindre la France, en dehors de tous rapatriements organisés par la France. Toutes ces mères ont été judiciarisées en France, et tous ces enfants ont été pris en charge par l’aide sociale à l’enfance de Seine-Saint-Denis. Leur prise en charge se passe sereinement et ils parviennent, petit à petit, grâce au travail des éducateurs, pédopsychiatres et familles d’accueil, à se reconstruire. Surtout, ils ont retrouvé leurs grands-parents, leurs oncles, leurs tantes, et leurs foyers. Soixante-dix enfants devaient être rapatriés au tout début du mois de février 2019. Finalement, le Président de la République et le Gouvernement ont fait marche arrière sans explication aucune. La situation ne cesse d’empirer, notamment au camp Al-Hol. Les femmes qui veulent rentrer en France avec leurs enfants pour y être judiciarisées et pour sauver leurs enfants de la faim, du froid, et de la maladie, sont victimes de violences de la part de celles qui défendent toujours Daech. Aussi, il lui demande quelles sont les intentions du Gouvernement en vue de rapatrier ces enfants en France dans les meilleurs délais. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2180</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La France suit avec la plus grande attention la situation des ressortissants français qui se trouvent dans les camps au Kurdistan syrien. La priorité du gouvernement a toujours été d’assurer la sécurité de nos citoyens dans le respect de nos principes et de nos valeurs. Les personnes adultes dont nous parlons, des hommes et des femmes, ont pris la décision de rejoindre Daech et de se battre dans une zone de guerre. Ces hommes et ces femmes ne se sont pas retrouvés en détention dans le nord-est syrien par hasard. Ils doivent être poursuivis au plus près du lieu où ils ont commis leurs crimes. Notre priorité a toujours été d’assurer la lutte contre l’impunité des crimes commis par ces combattants de Daech. C’est une question de sécurité ; c’est aussi une question de justice à l’égard des victimes. A la différence de leurs parents, les enfants n’ont pas choisi de rejoindre l’Irak et la Syrie. Ils n’ont pas choisi de rejoindre la cause d’une organisation terroriste. Et c’est la raison pour laquelle le gouvernement a considéré que les mineurs, notamment les orphelins et isolés les plus vulnérables devaient être rapatriés, dès lors que les conditions le permettaient. Deux opérations successives ont été conduites à cet effet. Mais la France n’assure pas le contrôle effectif de ces territoires et les opérations qu’elle a pu mener, dans une zone de guerre, n’ont pu l’être qu’après négociation avec les forces locales. Là également, la situation de trouble régional actuelle rend plus difficiles de telles opérations de rapatriement, mais il n’y a aucun changement dans la volonté du gouvernement de les mener. Sa détermination et ses efforts restent intacts.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>25243</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2180</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Pauget</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Pour une meilleure reconnaissance du droit d’état civil des pieds-noirs</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            25243. — 17 décembre 2019. — M. Éric Pauget, appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le cas particulier qui entoure les procédures d’accès aux documents d’état civil, pour la communauté des pieds-noirs français. L’accession de l’Algérie à l’indépendance, a engendré, la nationalisation algérienne des registres de l’état civil français qui sont restés sur place. Ces documents de la République sont alors devenus des registres étrangers. Que la procédure de délivrance des actes d’état civil des personnes nées en France, relève, de documents devenus algériens, qu’ils proviennent des microfilms français de ces registres ou de documents français, en réalité l’origine du papier ne doit primer sur l’origine de la nationalité. Actuellement la délivrance des copies ou extraits d’acte d’état civil de l’étranger dépend du service central d’État civil du ministère des affaires étrangères situé à Nantes. Cette spécificité administrative conduit les Français, à s’adresser au ministère des affaires étrangères, concernant les éléments d’état civil détenu par une autorité étrangère. Cette démarche, différente des Français qui s’adressent aux mairies et au ministère de l’intérieur dans l’accomplissement des formalités d’état civil, alimente ce sentiment blessant qui appelle à une réponse acceptable, que des millions de pieds-noirs attendent. En ce sens il souhaiterait connaître la position du Gouvernement sur le sujet évoqué visant à permettre aux Français, nés en France, d’initier leurs démarches d’état civil auprès du ministère de l’intérieur, et non plus auprès du ministère des affaires étrangères. Voici une position de forme, qui ne change pas le fond du traitement des requêtes. Elle engage plutôt, la reconnaissance de la patrie, envers ceux qui, Français nés en France, ne doivent plus être considérés comme cette part de la France qui n’existe plus. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2181</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En raison de la nécessité de rendre un service public de qualité aux Français nés en Algérie ou dans les Etats anciennement sous souveraineté française, la mission de conserver les registres d’état civil établis dans ces territoires avant leur indépendance a été confiée au service central d’état civil (SCEC) dès 1965. C’est un décret du 1er juin 1965 qui a créé ce service dans le but de répondre à l’exigence de centralisation en un lieu unique des registres d’état civil établis avant l’indépendance de l’Algérie et des Etats anciennement sous souveraineté française, et conservés jusque-là par plusieurs administrations (affaires étrangères, santé publique, affaires culturelles, service de la France d’outre-mer, etc.). Cette centralisation permet, en faveur de nos compatriotes, un accès plus aisé aux documents d’état civil les concernant. L’article 2 du décret du 1er juin 1965 précise : "Le service central d’état civil reçoit en dépôt : les registres de l’état civil consulaire et les autres registres d’état civil tenus au ministère des affaires étrangères ; les registres datant de moins de cent ans établis dans les territoires des Etats antérieurement placés sous la souveraineté ou l’autorité de la France, détenus par le ministre chargé des affaires culturelles (dépôt des papiers publics d’outre-mer) ; les registres de l’état civil dressés en Algérie antérieurement à l’accession de cet Etat à l’indépendance ou établis par reconstitution desdits registres ; les registres d’état civil établis en application de l’ordonnance n° 59-68 du 7 janvier 1959 pour les français par acquisition nés à l’étranger." Le service central d’état civil ne détient donc pas uniquement des actes concernant des événements d’état civil survenus à l’étranger. Depuis lors, le service central d’état civil est devenu un service à compétence nationale du ministère de l’Europe et des affaires étrangères. Il centralise, conserve, met à jour et exploite les quelques 15 millions d’actes dont il est dépositaire, répartis en trois grands ensembles : l’état civil consulaire, l’état civil de nos ressortissants établi par les autorités françaises en Algérie et dans des pays anciennement sous souveraineté française et l’état civil des personnes acquérant la nationalité française quand elles sont nées à l’étranger. Il est compétent pour délivrer des copies et des extraits d’actes de naissance, de mariage et de décès et mettre à jour ces mêmes actes par l’apposition des mentions. Il met également à jour les livrets de famille. Sur le territoire national, ce sont les maires qui établissent les actes de l’état civil pour tous les événements d’état civil survenus dans leur commune, que ces événements concernent des ressortissants français ou des ressortissants étrangers. Ainsi, une personne née en France ne peut obtenir une copie de son acte de naissance qu’auprès de la mairie de son lieu de naissance et un compatriote né en Algérie antérieurement à l’accession de cet Etat à l’indépendance, dans les Etats anciennement sous souveraineté française ou à l’étranger s’adresse à un service unique, le SCEC. L’existence du SCEC assure donc une parfaite cohérence dans l’organisation de l’état civil et une parfaite égalité de traitement entre les citoyens français, quel que soit leur lieu de naissance. Le ministère de l’Intérieur, en revanche, n’a pas de compétence en matière d’état civil et ne détient aucun registre d’état civil, ni pour des Français ou des étrangers nés en France, ni pour des Français nés dans des territoires anciennement français, ni pour des Français nés à l’étranger.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>25368</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2181</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Pires Beaune</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Statut, rémunérations et moyens des ambassadeurs thématiques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            25368. — 24 décembre 2019. — Mme Christine Pires Beaune interroge M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères à propos du statut, de la rémunération et des moyens matériels mis à la disposition des ambassadeurs thématiques. D’abord, l’article 13 alinéa 3 de la Constitution prévoit que les ambassadeurs sont nommés dans le cadre d’une simple note de service, sans mention de cette nomination au Journal officiel. Ensuite, en 2013, le sénateur Richard Yung avait obtenu de la part du MEAE, la communication d’un certain nombre de données concernant les émoluments et les frais de fonction des ambassadeurs thématiques (https://www.senat.fr/commission/fin/pjlf2013/np/np01/np012.html). Ainsi, elle lui demande de l’informer sur le statut juridique exact des ambassadeurs thématiques et de lui préciser quelles sont les modalités de leur nomination. Aussi, elle lui demande de lui communiquer la liste des ambassadeurs thématiques actuellement en fonction ainsi que le tableau mis à jour des rémunérations, de frais de mission et des frais de représentation qui avait été adressé au sénateur Yung.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2182</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[On compte, à la date du 24 janvier 2020, 20 ambassadeurs thématiques. La décision de créer de nouveaux postes d’ambassadeurs thématiques est prise lorsque des sujets d’actualité ou des problématiques prenant une ampleur particulière nécessitent qu’une personne soit clairement identifiée pour mener un plaidoyer spécifique ou pour coordonner une action transversale, ou interministérielle. Les autres grandes diplomaties occidentales disposent de postes équivalents. Le nombre de ces postes varie au gré des priorités du moment. A titre d’exemple : - un poste d’ambassadeur, coordonnateur de la taskforce interministérielle Ebola, a été créé en novembre 2014 et supprimé fin 2015 ; - un ambassadeur thématique en charge de la présidence française du G7 a été nommé en janvier 2018 ; - le représentant spécial pour le numérique s’est vu reconnaître le statut d’ambassadeur thématique en 2018 compte tenu de l’ampleur prise par cette question ; - les conférences Pékin + 25 et le sommet Afrique-France organisées en 2020 nécessitent, comme certaines conférences dont l’organisation est confiée au ministère de l’Europe et des affaires étrangères (MEAE), une personnalité dédiée. Dix d’entre eux sont issus des corps administratifs du MEAE et ont des rémunérations qui correspondent à leur emploi et à leur grade. Deux d’entre eux ne font pas l’objet d’une rémunération pour cette fonction d’ambassadeur thématique : - le président du Conseil d’administration de l’Institut français porte également le titre d’ambassadeur, chargé de mission pour l’action culturelle extérieure de la France ; - la déléguée pour l’action extérieure des collectivités est également ambassadrice pour l’action extérieure des collectivités. Deux ambassadeurs thématiques ne sont pas issus du MEAE et ne sont pas rémunérés pour leur fonction d’ambassadeur thématique mais au titre d’une autre fonction : - Mme Catherine Bréchignac, directrice de recherche au CNRS et secrétaire perpétuelle honoraire de l’Académie des sciences, nommée ambassadrice pour la science et la technologie ; - M. Pascal Cagni, président du conseil d’administration de Business France, nommé ambassadeur pour les investissements internationaux. Huit ambassadeurs thématiques ne sont pas issus de la fonction publique ou du MEAE : Jean-Bernard Nilam, ambassadeur délégué à la coopération régionale dans la zone Antilles-Guyane ; Stéphanie Seydoux, ambassadrice pour la santé mondiale ; Yann Wehrling, ambassadeur délégué à l’environnement ; Pierre Duquesne, ambassadeur, délégué interministériel à la Méditerranée ; Henri Verdier, ambassadeur pour le numérique ; Laurence Fischer, ambassadrice pour le sport ; Stéphanie Rivoal, ambassadrice, secrétaire générale du sommet Afrique - France et Delphine O, ambassadrice, secrétaire générale de la Conférence mondiale de l’ONU sur les femmes (Pékin + 25). Le montant total consacré à leur rémunération s’est élevé en 2019 à 1.010.137 euros, y compris les versements au compte d’affectation spéciale pour les pensions et à 943.751 euros pour le montant versant hors compte d’affectation spéciale pour les pensions. Les frais de missions qui sont répartis entre ces ambassadeurs thématiques et leurs collaborateurs directs, le cas échéant, se sont élevés en 2019 au montant de 260.242 euros. Les frais de représentation qui ont été alloués aux ambassadeurs thématiques se sont élevés en 2019 à 71.600 euros.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>25605</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2182</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Charles de Courson</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Rémunérations et moyens matériels  des ambassadeurs thématiques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            25605. — 31 décembre 2019. — M. Charles de Courson interroge M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères à propos de la rémunération et des moyens matériels mis à la disposition des ambassadeurs thématiques. En 2013, le sénateur Richard Yung avait obtenu de la part du MEAE la communication d’un certain nombre de données concernant les émoluments et les frais de fonction des AT (https://www.senat.fr/commission/fin/pjlf2013/np/np01/np012.html). Il lui demande de lui communiquer la liste des ambassadeurs thématiques actuellement en fonction ainsi que le tableau mise à jour des rémunérations, de frais de de mission et des frais de représentation qui avait été adressé au sénateur Yung.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2182</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les ambassadeurs thématiques sont, comme tous les ambassadeurs, nommés en conseil des ministres en vertu de l’article 13, alinéa 3 de la Constitution. La liste des ambassadeurs thématiques est régulièrement actualisée et disponible sur le site du ministère de l’Europe et des affaires étrangères (MEAE) sur le lien suivant https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/le-ministere-et-son-reseau/annuaires-du-ministere-de-l-europe-et-des-affaires-etrangeres/ambassadeurs-et-ambassadrices/. La décision de créer de nouveaux postes d’ambassadeurs thématiques est prise lorsque des sujets d’actualité ou des problématiques prenant une ampleur particulière nécessitent qu’une personne soit clairement identifiée pour mener un plaidoyer spécifique ou pour coordonner une action transversale, ou interministérielle. Les autres grandes diplomaties occidentales disposent de postes équivalents. Le nombre de ces postes varie au gré des priorités du moment. A titre d’exemple : - un poste d’ambassadeur, coordonnateur de la taskforce interministérielle Ebola, a été créé en novembre 2014 et supprimé fin 2015 ; - un ambassadeur thématique en charge de la présidence française du G7 a été nommé en janvier 2018 ; - le représentant spécial pour le numérique s’est vu reconnaître le statut d’ambassadeur thématique en 2018 compte tenu de l’ampleur prise par cette question ; - les conférences Pékin + 25 et le sommet Afrique-France organisées en 2020 nécessitent, comme certaines conférences dont l’organisation est confiée au MEAE, une personnalité dédiée. On compte, à la date du 24 janvier 2020, 20 ambassadeurs thématiques. Dix d’entre eux sont issus des corps administratifs du MEAE et ont des rémunérations qui correspondent à leur emploi et à leur grade. Deux d’entre eux ne font pas l’objet d’une rémunération pour cette fonction d’ambassadeur thématique : - le président du Conseil d’administration de l’Institut français porte également le titre d’ambassadeur, chargé de mission pour l’action culturelle extérieure de la France ; - la déléguée pour l’action extérieure des collectivités est également ambassadrice pour l’action extérieure des collectivités. Deux ambassadeurs thématiques ne sont pas issus du MEAE et ne sont pas rémunérés pour leur fonction d’ambassadeur thématique mais au titre d’une autre fonction : - Mme Catherine Bréchignac, directrice de recherche au CNRS et secrétaire perpétuelle honoraire de l’Académie des sciences, nommée ambassadrice pour la science et la technologie - M. Pascal Cagni, président du conseil d’administration de Business France, nommé ambassadeur pour les investissements internationaux Huit ambassadeurs thématiques ne sont pas issus de la fonction publique ou du MEAE : Jean-Bernard Nilam, ambassadeur délégué à la coopération régionale dans la zone Antilles-Guyane ; Stéphanie Seydoux, ambassadrice pour la santé mondiale ; Yann Wehrling, ambassadeur délégué à l’environnement ; Pierre Duquesne, ambassadeur, délégué interministériel à la Méditerranée ; Henri Verdier, ambassadeur pour le numérique ; Laurence Fischer, ambassadrice pour le sport ; Stéphanie Rivoal, ambassadrice, secrétaire générale du sommet Afrique - France et Delphine O, ambassadrice, secrétaire générale de la Conférence mondiale de l’ONU sur les femmes (Pékin + 25). Le montant total consacré à leur rémunération s’est élevé en 2019 à 1.010.137 euros, y compris les versements au compte d’affectation spéciale pour les pensions et à 943.751 euros pour le montant versant hors compte d’affectation spéciale pour les pensions. Les frais de missions qui sont répartis entre ces ambassadeurs thématiques et leurs collaborateurs directs, le cas échéant, se sont élevés en 2019 au montant de 260.242 euros. Les frais de représentation qui ont été alloués aux ambassadeurs thématiques se sont élevés en 2019 à 71.600 euros.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>25955</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2183</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Samantha Cazebonne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Aides sociales pour les Français établis à l’étranger</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            25955. — 21 janvier 2020. — Mme Samantha Cazebonne interroge M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur les moyens de diffusion déployés pour informer les Français établis à l’étranger de la possibilité de maintenir ou d’obtenir des aides sociales à travers les comités consulaires pour la protection et l’action sociale. En effet, de nombreux Français reçoivent des informations contradictoires à ce sujet et certains d’entre ceux qui y auraient droit ne les demandent pas car les CAF françaises, si elles leur précisent à juste titre que les aides versées par la CAF ne le seront plus en cas d’installation à l’étranger, ne mentionnent pas ce dispositif consulaire. Les aides concernées, comme l’allocation adulte handicapé, l’allocation enfant handicapé, le secours mensuel spécifique à l’enfant et la prestation d’assistance consulaire sont pourtant essentielles pour accompagner des situations de vulnérabilité. Elle souhaiterait donc connaître ses intentions sur cette question.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2183</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les différentes aides mises en place en faveur de nos compatriotes en difficulté installés hors de France par le ministère de l’Europe et des affaires étrangères (MEAE), en particulier les personnes âgées ou handicapées, relèvent de crédits d’assistance votés chaque année par le Parlement à cette fin. Elles ne peuvent être versées que sous conditions et en tenant compte de la situation économique et sociale du pays de résidence. A cet égard, l’arrêt Benasla rendu par le Conseil d’Etat le 18 décembre 2009 (Conseil d’État n° 324381) a établi qu’une décision d’allocation (en l’occurrence adulte handicapé), prise en vertu d’une instruction ministérielle sur l’aide sociale aux Français résidant à l’étranger qui ne trouve de fondement dans aucun texte législatif ou réglementaire, ne peut conférer aucun droit au bénéfice des mesures qu’elle prévoit. Aussi, compte tenu de ce régime particulier de secours au caractère dérogatoire et exceptionnel des décisions d’octroi des différentes aides et allocations par les services consulaires du MEAE, elles font l’objet d’une communication ciblée par les agents des services sociaux au sein des consulats, qui en informent les Français établis hors de France et sur la base des instructions préparées à cet effet par les services du MEAE. L’attribution de ces aides sociales est validée localement par les conseils consulaires, puis au niveau central par la commission pour la protection sociale des Français de l’étranger, deux instances auxquelles participent les élus des Français de l’étranger. Nos compatriotes souhaitant s’expatrier peuvent par ailleurs trouver les renseignements nécessaires concernant les conditions d’installation et, le cas échéant, les différentes aides sociales disponibles localement sur le site France Diplomatie. Celui-ci assure un relais vers le site du Centre des liaisons européennes et internationales de sécurité sociale (CLEISS) où est présenté, de manière détaillée et précise, l’ensemble des systèmes nationaux de sécurité sociale.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>26174</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2184</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Lagleize</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Encadrer l’usage d’armes explosives à large rayon d’impact en zones peuplées</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            26174. — 28 janvier 2020. — M. Jean-Luc Lagleize alerte M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la position de la France vis-à-vis du processus diplomatique en cours qui visera à encadrer l’usage d’armes explosives à large rayon d’impact en zones peuplées. Les 1er et 2 octobre 2019 à Vienne, en Autriche, s’est tenue une première conférence internationale sur la protection des civils dans les conflits urbains. La présence exceptionnelle de 133 États lors de cette conférence a démontré l’intérêt majeur portée par la communauté internationale sur ce sujet. Lors de ces discussions, plus de 84 États se sont positionnés en faveur d’une déclaration politique internationale pour mettre un terme aux souffrances causées aux civils. Pour la première fois, la France s’est officiellement déclarée « favorable à travailler à une déclaration politique » sur le sujet. Il s’agit d’une première étape majeure qu’il convient de saluer. Toutefois, le Réseau international sur les armes explosives a exprimé sa plus vive préoccupation suite aux propositions de la France, recensées dans un document conjoint avec la Grande-Bretagne et l’Allemagne durant le premier cycle de négociations à Genève le 18 novembre 2019 aux Nations Unies. En effet, les propositions françaises ont vocation à renforcer la protection des civils en conflits urbains, mais semblent éluder l’enjeu spécifique de l’encadrement des armes explosives à large rayon d’impact en zones peuplées, enjeu pourtant au cœur de ce processus diplomatique. Pour la huitième année consécutive, lorsque des armes explosives à large rayon d’impact (obus, roquettes, artilleries, etc.) ont été utilisées en zones peuplées, plus de 90 % des victimes furent des civils. L’emploi d’armes explosives en zones peuplées entraîne également toute une série d’effets indirects : logements détruits, infrastructures vitales rasées, régions contaminées par des armes n’ayant pas explosé à l’impact, provoquant le déplacement forcé de millions d’individus. C’est pour cette raison qu’il est impératif que l’enjeu humanitaire causé par l’usage d’armes explosives à large rayon d’impact en zones peuplées soit inclus dans la future déclaration politique, ainsi que la nécessité d’une assistance aux victimes d’armes explosives via une aide humanitaire adéquate, sur le court et long-terme (réadaptation, soins de santé), au-delà de l’angle « stabilisation et reconstruction ». Alors que les discussions sur le fond d’une déclaration politique ambitieuse se poursuivent, il semble impératif de veiller à ce que la recherche de consensus n’amenuise pas la portée historique de cette déclaration. Il l’interroge donc sur la position de la France vis-à-vis du processus diplomatique en cours qui visera à encadrer l’usage d’armes explosives à large rayon d’impact en zones peuplées.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2184</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La France reconnaît les graves préoccupations humanitaires liées à l’emploi excessif et indiscriminé d’armes explosives dans les zones où les civils sont présents en grand nombre. Un usage disproportionné ou indiscriminé d’armes explosives est, en effet, de nature à provoquer des victimes civiles et la destruction d’infrastructures essentielles, empêchant durablement le retour des populations déplacées et le rétablissement de conditions de vie normales. La France salue la mobilisation de la communauté internationale visant à renforcer la protection des civils lors de conflits armés en zones habitées. Elle a activement participé aux premières consultations relatives à la "protection des populations civiles lors d’opérations militaires en milieu urbain" qui se sont ouvertes à Vienne en octobre dernier et qui se sont poursuivies à Genève en novembre 2019 et février 2020. Comme elle l’a annoncé lors de la conférence de Vienne, la France entend participer à l’élaboration d’une déclaration politique qui permette d’améliorer réellement la protection des civils. A cette fin, elle formule des propositions concrètes, ancrées notamment dans l’expérience opérationnelle de ses forces armées, pour concourir à une application plus effective des principes du droit international humanitaire, tout en tenant compte des défis inhérents à la conduite d’opérations militaires en milieu urbain. Il faut réaffirmer avec force les principes fondamentaux du droit international humanitaire qui prohibe – quelle que soit la munition utilisée et quel que soit le milieu d’intervention – les attaques contre la population civile, les personnes civiles et les biens de caractère civil et qui impose l’application des principes de distinction, de précaution et de proportionnalité dans la conduite des hostilités. Ces principes, s’ils étaient universellement respectés par toutes les parties au conflit, Etats mais également acteurs non-étatiques, limiteraient efficacement et durablement les pertes, les dommages et incidents causés par les conflits armés en zone urbaine et permettraient, ainsi, de réduire les souffrances civiles.  C’est dans cet esprit que, lors des consultations organisées par l’Irlande en novembre dernier, la France a diffusé un document conjoint avec ses partenaires allemand et britannique, et prononcé à titre national une intervention qui appelle à la mise en œuvre par les Etats de mesures concrètes concourant à un emploi maîtrisé de la force - en matière d’organisation de la chaîne de commandement, de règles d’engagement, de ciblage, de formation des forces armées - et visant à protéger les populations civiles et leur cadre de vie. Enfin, cette déclaration politique doit ouvrir la voie à un renforcement de la coopération - dont la formation et l’échange de savoir-faire techniques et tactiques - entre les Etats et les forces armées. La mise en œuvre, la promotion et le partage des meilleures pratiques dans ces domaines contribueront à mieux traduire les principes du droit international humanitaire sur le terrain, dans la réalité des opérations militaires et à répondre aux préoccupations humanitaires que nous observons sur le terrain.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>26293</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2185</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Mireille Clapot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Droits sexuels et reproductifs dans la feuille de route de l’Alliance Sahel</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            26293. — 4 février 2020. — Mme Mireille Clapot attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur l’inclusion des droits sexuels et reproductifs dans la feuille de route de l’Alliance Sahel. À l’initiative de la France s’est tenue le 5 juillet 2019 à Paris une conférence sur l’éducation des filles en Afrique, en lien avec l’Alliance Sahel. Cependant, la question des droits sexuels et reproductifs, pourtant primordiale pour le développement de la région, n’est pas toujours prise en compte dans les objectifs définis dans la feuille de route de l’Alliance Sahel. À l’instar des propositions contenues dans le rapport dont elle a été corapporteure (n° 844 - avril 2018), elle lui demande donc s’il est envisagé d’inciter les membres de l’Alliance Sahel à inclure dans leur stratégie la question des droits sexuels et reproductifs.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2185</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Lancée le 13 juillet 2017, l’Alliance Sahel dont la première assemblée générale a été présidée par le ministre de l’Europe et des affaires étrangères à Nouakchott le 25 février 2020, a pour ambition de rassembler les acteurs du développement présents dans la région pour répondre de manière coordonnée et plus rapide aux besoins prioritaires des populations vulnérables. Elle s’est structurée en groupes de bailleurs chargés d’améliorer la coordination et l’efficacité des appuis. Plusieurs groupes sont directement concernés par la question des droits sexuels et reproductifs : - le groupe "Education", disposant d’engagements à hauteur de 670M€ et qui est animé par l’Agence française de développement (AFD), a pour objectif le développement des compétences de base des jeunes en assurant leur scolarisation complète dans un enseignement fondamental de qualité, notamment en matière d’éducation sexuelle ; - le groupe "Décentralisation et services de base" coordonné par l’Allemagne et fort d’engagements cumulés de 3,7Mds€ vise à améliorer l’accès des populations aux services de base, notamment l’accès à l’eau, aux soins de santé primaire et à la protection sociale ; - enfin les groupes "Genre"conduit par le Royaume-Uni (DFID - Department for International Development) ou"Jeunesse" dirigé par le Danemark sont également fortement investis sur ces questions.  En outre, le portefeuille de l’Alliance Sahel compte plusieurs projets traitant directement des droits sexuels et reproductifs : - le projet "Education à la santé sexuelle et accès à la planification familiale des populations des quartiers périphériques de Ouagadougou" au Burkina Faso financé par l’AFD pour 300 000€ ; - le projet "Santé sexuelle et reproductive dans la Wilaya du Brakna" en Mauritanie par l’AECID (Agence espagnole pour la coopération internationale au développement) pour 350 000€ ; - le projet "Education sexuelle complète au niveau scolaire » au Mali appuyé par les Pays-Bas pour 9M€ ; - le projet "Planification familiale et sensibilisation, phase I" au Niger soutenu par la KfW – coopération financière allemande pour 12M€ ; - le projet "Autonomisation, accès à la santé sexuelle et reproductive et meilleure implication des femmes et jeunes vulnérables dans la protection de l’environnement et la prévention et gestion de conflits" au Burkina Faso financé par le Luxembourg pour 5M€. Au niveau bilatéral, la France est particulièrement investie sur ces questions au Sahel et notamment l’AFD met ainsi en œuvre plusieurs projets et programmes : - le partenariat de Ouagadougou, lancé en 2011 entre neuf pays d’Afrique de l’Ouest dont le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et plusieurs partenaires au développement. Il a pour objectif de venir en aide à 2,2 millions de femmes en proposant des méthodes modernes de contraception entre 2016 et 2020 ; - le projet "Genre, Population et Développement" au Niger d’un montant de 10M€ qui vise à accompagner la transition démographique en améliorant l’accès, la qualité et l’utilisation des services de santé et de la reproduction pour les adolescentes et les femmes ; - le projet "Démographie et Santé" (10M€ sur 4 ans) dont l’objectif est de renforcer les missions de l’Organisation Ouest-Africaine de Santé en matière de santé sexuelle et reproductive dans les pays de la CEDEAO (notamment pour le Mali, Niger, Burkina Faso). Par ailleurs, à l’occasion de la présidence française du G7, a été lancée en juillet dernier l’initiative "Priorité à l’égalité". Elle propose aux pays en développement qui le souhaitent, de les appuyer pour renforcer l’égalité filles-garçons dans leurs systèmes éducatifs. 8 pays pilotes ont ainsi été identifiés et, parmi eux, ceux du G5 Sahel, le Sierra Leone, le Nigéria et le Mozambique. Il s’agit notamment de réformer les programmes scolaires pour supprimer les stéréotypes de genre, de recruter plus de femmes professeurs, d’intégrer la question de l’égalité dans les modules de formation des enseignants, d’améliorer les infrastructures scolaires notamment les sanitaires pour les filles, d’allouer des bourses, de prévoir des cantines gratuites pour faciliter l’accès des filles à l’école. A ce jour, les bailleurs sont : la France (2,5 M€), la Commission européenne (1 M€), l’Allemagne (1,3 M€) et le Royaume-Uni (1,6 MUSD) autant d’acteurs qui se retrouvent dans l’Alliance Sahel.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>24132</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2186</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Michel Mis</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Délais d’attente pour l’épreuve du permis de conduire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            24132. — 29 octobre 2019. — M. Jean-Michel Mis attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les délais de convocation à l’épreuve pratique de l’examen du permis de conduire. Aujourd’hui, les candidats sont malheureusement obligés d’attendre plus de 6 mois avant de pouvoir passer leur permis. Au mois d’octobre 2019, les délais de convocation étaient supérieurs ou égaux à 6 mois dans les départements suivants : Sarthe, Paris, Seine-et Marne, Hauts-de-Seine, Seine Saint-Denis, Val de Marne, Val d’Oise. Il apparaît évident que l’objectif de 45 jours inscrit au projet annuel de performances 2017 n’est toujours pas atteint. Dans le cadre de la loi d’orientation des mobilités, il a été décidé de mettre en place à titre expérimental une nouvelle modalité d’accès à l’examen du permis de conduire afin de permettre aux écoles de conduite et aux candidats libres de réserver leurs places sur une plateforme dédiée. C’est une mesure qui va dans le bon sens, néanmoins les auto-écoles et les candidats ont besoin de mesures urgentes pour réduire ces délais d’attente. C’est pourquoi il lui demande de bien vouloir lui indiquer les mesures qu’il compte mettre en œuvre à court terme pour raccourcir les délais d’attente pour l’épreuve du permis de conduire. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2186</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article L. 221-5 du code de la route fixe à 45 jours le délai médian d’attente d’un candidat entre deux présentations à l’épreuve pratique de la catégorie B de l’examen du permis de conduire. Le délai médian était au niveau national de 42 jours en 2018. Les services du ministère de l’intérieur suivent attentivement l’évolution des délais pour le second passage de l’épreuve pratique du permis de conduire de la catégorie B dans chaque département afin d’adapter l’attribution de la réserve nationale des inspecteurs du permis de conduire et de la sécurité routière (IPCSR) aux résultats constatés. A cet égard, les départements dont le délai excède le délai médian ont pu bénéficier du dispositif de la réserve nationale. Cette réserve est octroyée au regard de la situation de chaque département, des charges prévisionnelles et des délais d’attente. Ainsi les formations des IPCSR sont bien prises en considération pour l’octroi de renforts. Toutefois, la situation dans laquelle se trouvent certains départements oblige la direction de la sécurité routière à fixer des priorités dans l’attribution de cette réserve. Par ailleurs, en 2019, une enveloppe de 20 000 examens supplémentaires par les examinateurs volontaires a été octroyée par la direction des ressources humaines. Au 30 novembre 2019, 8 692 examens supplémentaires avaient été organisés en Île-de-France, permettant une baisse du délai médian régional de 64,5 jours à 60,25 jours. Suite aux conclusions du rapport Dumas, le Gouvernement s’est engagé le 2 mai 2019 sur dix mesures pour un meilleur accès à un permis de conduire moins cher. Cette réforme, qui s’articule autour de dix mesures, vise à moderniser l’apprentissage de la conduite (abaissement de l’âge pour passer le permis dans le cadre de l’apprentissage anticipé de la conduite, développement de l’usage des simulateurs, de l’apprentissage sur boîte automatique, etc.), à permettre un passage plus simple et rapide du permis de conduire (modernisation de l’inscription à l’examen, mise en place d’une plate-forme gouvernementale dédiée au choix de son auto-école, création d’un livret numérique de suivi de la formation), à favoriser de nouveaux modes d’apprentissage de la conduite (développement de la conduite encadrée, favoriser l’accès à la conduite supervisée, adaptation des questions du code de la route). Enfin, dans le cadre du service national universel, les jeunes recrues bénéficieront d’une formation gratuite au code de la route et de la gratuité du premier passage à l’examen théorique général. De nouvelles modalités d’inscription à l’examen seront testées à compter du 1er mars 2020 dans cinq départements de la région Occitanie (Aude, la Haute-Garonne, le Gers, le Gard et l’Hérault) pour une durée de huit mois. Une plateforme de réservation permettra : – aux écoles de conduite de réserver des places d’examen groupées et nominatives pour le compte de leurs élèves ; – aux élèves, sous mandat auto-école, d’être informés des démarches réalisées pour leur compte par leur auto-école, d’annuler une réservation, de changer d’auto-école, ou de choisir le statut candidat libre pour réserver une place d’examen (mesure 6) ; – aux élèves qui ont choisi le statut « candidat libre » de réserver, modifier, annuler une place d’examen, ou de choisir de changer de statut pour passer sous mandat d’une école de conduite. Cette expérimentation doit permettre aux candidats de bénéficier de délais maîtrisés, d’une date d’examen choisie à l’avance et ainsi d’augmenter leurs chances de réussite.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>8542</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2187</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Nadot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées</ministreQuestion><ministreJO>Personnes handicapées</ministreJO><Objet>Transports d’enfants handicapés vers des structures non conventionnées</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            8542. — 22 mai 2018. — M. Sébastien Nadot* attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées, sur les contraintes de transports auxquelles sont confrontées de nombreux parents d’enfant handicapé et tout particulièrement d’enfant autiste. Le manque de places en institution médico-sociale et sanitaire (CMP, CMPP) implique une réelle précarité pour ces familles et les oblige souvent à se tourner vers des professionnels ou des associations du secteur libéral. Les contraintes des transports s’ajoutent alors à la gestion déjà complexe d’un quotidien marqué par des professionnels qui peuvent se trouver éloignés du domicile, une prise en charge pluridisciplinaire qui nécessite de multiples déplacements et des heures d’attente lourdes de conséquences pour les parents. Afin de pouvoir offrir à leur enfant la prise en charge dont ils ont grandement besoin, des familles se tournent vers des transporteurs privés dont la prise en charge par l’assurance maladie est refusée au motif que leur enfant n’est pas suivi en structure d’accueil conventionnée mais dans le secteur libéral. Ce refus est particulièrement mal vécu par de nombreuses familles d’enfant handicapé et peut conduire à une absence de soins. Il lui demande quelles mesures elle entend prendre afin de permettre à chaque famille d’enfant porteur d’un handicap de bénéficier d’une prise en charge des transports de son enfant quels que soient la modalité d’accompagnement et le lieu de résidence.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8748</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2187</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Cécile Rilhac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées</ministreQuestion><ministreJO>Personnes handicapées</ministreJO><Objet>Prise en charge du transport des enfants autistes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            8748. — 29 mai 2018. — Mme Cécile Rilhac* attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées, sur les contraintes de transports auxquelles sont confrontées de nombreux parents d’enfant handicapé et tout particulièrement d’enfant autiste. Le manque de place en institution médico-sociale et sanitaire (CMP, CMPP) implique une réelle précarité pour ces familles et les oblige souvent à se tourner vers des professionnels ou des associations du secteur libéral. Les contraintes des transports s’ajoutent alors à la gestion déjà complexe d’un quotidien marqué par des professionnels qui peuvent se trouver éloignés du domicile, une prise en charge pluridisciplinaire qui nécessite de multiples déplacements et des heures d’attente lourdes de conséquences pour les parents. Afin de pouvoir offrir à leur enfant la prise en charge dont ils ont grandement besoin, des familles se tournent vers des transporteurs privés dont la prise en charge par l’assurance maladie est refusée au motif que leur enfant n’est pas suivi en structure d’accueil conventionné mais dans le secteur libéral. Un refus particulièrement mal vécu par de nombreuses familles d’enfant handicapé et qui peut conduire à une absence de soins. Elle lui demande quelles mesures elle entend prendre afin de permettre à chaque famille d’enfant porteur d’un handicap de bénéficier d’une prise en charge des transports de son enfant quelle que soit la modalité d’accompagnement et de lieu de résidence.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2187</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le déploiement de la stratégie nationale pour l’autisme au sein des troubles du neuro-développement est une des priorités du Gouvernement. Sa mise en œuvre nécessite une mobilisation forte de l’ensemble des ministères, directions d’administration centrales et services déconcentrés ainsi que leurs opérateurs mais aussi des collectivités territoriales qui sont des partenaires essentiels dans la réussite de cette stratégie. Le Gouvernement s’appuie sur ces différents partenaires pour adopter des mesures concrètes d’application et atteindre les objectifs fixés dans la stratégie. La stratégie est dotée d’un plan de financement s’élevant à 344 M€ de crédits nouveaux. Les mesures médico-sociales et sanitaires à mettre en œuvre par les ARS représentent un financement de 180.7 M€, dont 75.9M€ de mesures médico-sociales « enfants ». L’ONDAM de ville sera également mobilisé pour le parcours de bilan et d’intervention précoce, à hauteur de 90M€. Ce plan de financement accompagnera la mise en œuvre d’un certain de mesures en faveur de l’accompagnement des enfants et notamment : - Le déploiement d’un parcours de bilan et d’intervention précoce TND, mis en œuvre par des plateformes de coordination et d’intervention, afin d’accélérer l’accès à un diagnostic, favoriser des interventions précoces, et ainsi répondre aux problèmes d’errance diagnostique et réduire les sur-handicaps conformément aux recommandations de bonnes pratiques professionnelles de la Haute Autorité de Santé (HAS). Ce parcours permet notamment la rémunération des professionnels libéraux suivants contribuant au diagnostic fonctionnel et nosographique selon l’âge de l’enfant : ergothérapeute, psychologue et psychomotricien. La stratégie prévoit la création d’une plateforme par département d’ici 2022. - L’appui à la scolarisation des enfants autistes avec le déploiement de différentes modalités de scolarisation et en particulier l’ouverture de 180 unités d’enseignement autisme en école maternelle (UEMA) de 45 unités d’enseignement autisme en école élémentaire (UEEA) d’ici à 2022, ainsi que la création d’ULIS en collège et lycées appuyées par des SESSAD. Les modalités de prise en charge des frais de transport sont tributaires des modalités d’accompagnement. - dans les établissements d’accueil et d’accompagnement les transports sont pris en charge par le budget de l’établissement, - dans les services, les transports sont pris en charge par le budget de la structure au titre du regroupement, - pour les CAMSP et les CMPP, les transports sont pris en charge dans les conditions de droit commun par l’enveloppe de ville. La thématique générale des transports des personnes handicapées est enfin bien identifiée dans le cadre, notamment, de l’évolution de la tarification des structures médico-sociales et de nombreuses contributions ont été apportées sur ce sujet, qui renvoie à des questionnements multiples, liés au périmètre de prise en charge par les budgets des établissements médico-sociaux, aux implications des attentes des personnes handicapées et de leurs familles d’une inclusion toujours plus avancée, ou d’un choix de modalités d’accompagnement qui ne cadrent pas avec les règles actuelles de prise en charge des transports. Une étude de la Cour des Comptes est actuellement menée sur la thématique des transports dans le secteur médico-social et sanitaire ; elle permettra d’apporter des éléments d’analyse et de recommandations autour de cette problématique.   ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>12796</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2188</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Véronique Riotton</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Personnes handicapées</ministreJO><Objet>Handicap invisible</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            12796. — 2 octobre 2018. — Mme Véronique Riotton appelle l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la situation des personnes dont le handicap n’est pas visible. C’est le cas des victimes d’une lésion cérébrale dont le handicap entraîne des déficiences de la mémoire, de l’attention, des repères temporaux et spatiaux, ou parfois certains troubles du comportement. L’absence de manifestation physique de leur handicap facilement identifiable rend la prise en compte de leurs situations personnelles plus difficile. Elle souhaite donc connaître les actions que le Gouvernement souhaite prendre pour permettre de garantir pleinement les droits (allocation aux adultes handicapés, prestation de compensation du handicap, accompagnement à l’emploi, logement) des personnes cérébro-lésée. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2188</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La définition du handicap issue de la loi du 11 février 2005 est fondée non pas sur le diagnostic mais sur l’interaction entre la personne et son environnement et les difficultés d’insertion engendrées par ses déficiences. Les personnes cérébro-lésées relèvent sans conteste du champ du handicap si l’évaluation individuelle réalisée par l’équipe pluridisciplinaire de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) permet d’établir que leurs troubles engendrent une limitation d’activité ou une restriction de participation à la vie en société. La refonte récente du certificat médical à joindre aux demandes déposées auprès de la MDPH permet une évaluation plus rapide, précise et exhaustive de l’ensemble des situations, dont celles des personnes cérébro-lésées. Ce certificat médical rénové a été déployé suite à la publication de l’arrêté du 5 mai 2017 relatif au modèle de formulaire de certificat médical pour une demande auprès des MDPH. Les évolutions apportées au certificat médical, qui est par ailleurs complété de deux formulaires annexes pour les situations d’atteintes sensorielles, permettent de faciliter et de mieux guider le remplissage mais également de décrire plus aisément et clairement le retentissement fonctionnel. Des travaux, pilotés par la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) sont en cours afin d’élaborer un troisième formulaire annexe pour ces troubles des fonctions supérieures (troubles mentaux, cognitifs, psychiques), ces travaux associent tant des associations représentatives des personnes handicapées que des MDPH et des médecins spécialisés dans les troubles des fonctions supérieures (dont notamment les lésions cérébrales). Ce formulaire qui fera l’objet d’une expérimentation sur plusieurs départements avant une généralisation et un déploiement sur l’ensemble du territoire national permettra une prise en compte plus fine des situations concernées, dont celles des personnes cérébro-lésées. S’agissant des mesures destinées spécifiquement aux personnes traumatisées crâniennes et aux blessés médullaires, le ministère des solidarités et de la santé est pleinement mobilisé pour leur garantir un accompagnement de qualité, adapté, coordonné et continu entre les secteurs sanitaire, social et médico-social. Les politiques mises en œuvre doivent contribuer notamment à sécuriser et accompagner le retour et le maintien en milieu de vie ordinaire des personnes. A cet égard, les unités d’évaluation, de réentraînement et d’orientation sociale et socioprofessionnelle (UEROS) présentes sur l’ensemble du territoire métropolitain jouent un rôle majeur en termes de soutien et de coordination des différents acteurs du soin, médico-sociaux et de l’insertion. Elles évaluent notamment les possibilités de réinsertion sociale et professionnelle, identifient les champs professionnels potentiels et apprécient en situation réelle les possibilités d’adaptation. La mise en place depuis quelques années de nombreux groupes d’entraide mutuelle (505 GEM recensés fin 2018) qui sont des structures de prévention et de compensation de la restriction de participation à la vie en société doit contribuer également à favoriser l’autonomie et l’insertion sociale des personnes traumatisées crâniennes en permettant aux personnes qui les fréquentent, avec l’aide d’animateurs, de s’entraider entre pairs par des activités diverses et de rompre leur isolement. De manière plus générale, le comité interministériel du handicap (CIH) du 25 octobre 2018 s’est fixé cinq priorités parmi lesquelles figurent notamment l’accès aux soins et la simplification des démarches administratives de toutes les personnes handicapées, quels que soient leurs troubles ou leur type de handicap. S’agissant à l’accès à la santé, plusieurs mesures déjà adoptées visent ainsi à lever les obstacles financiers notamment pour les plus précaires. Ainsi la fusion de l’aide au paiement de la couverture complémentaire santé (ACS) et de la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) sous le nom de « complémentaire solidaire nationale », effective depuis le 1er novembre 2019, permet la prise en charge complémentaire de la totalité des frais sur un très large panier de soins, avec interdiction pour les professionnels de santé de pratiquer des dépassements d’honoraires et tarifaires. Cette réforme concernera largement les bénéficiaires de l’AAH qui se voient désormais ouvrir le droit à une prise en charge intégrale des dispositifs médicaux pris en charge par la CMU-C (fauteuils roulants, sondes, pansements par exemple) aujourd’hui non intégralement couverts par l’ACS. Le Gouvernement soutient également résolument l’autonomie dans le logement des personnes en situation de handicap de nombreuses manières. Les textes règlementaires publiés en juin 2019 ont permis de sécuriser juridiquement le dispositif tout en laissant une marge de manœuvre conséquente pour les porteurs de projet. Ces dispositifs sont également sécurisés sur le plan financier avec la création du forfait pour l’habitat inclusif, qui permet désormais le financement de l’animation du projet de vie sociale et partagée, pour les structures porteuses de projets.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>13970</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2189</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabien Lainé</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées</ministreQuestion><ministreJO>Personnes handicapées</ministreJO><Objet>Mise en situation professionnelle</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            13970. — 6 novembre 2018. — M. Fabien Lainé* interroge Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées, sur les difficultés des salariés embauchés en contrat à durée déterminée d’insertion (CDDI) bénéficiant d’une reconnaissance de travailleur handicapé, dans la mise en œuvre du parcours vers l’emploi. Une mise en situation professionnelle doit être accomplie afin de valider son projet d’intégrer un établissement de service d’aide par le travail (ESAT). Pour cela, il est préconisé une période de 10 jours de mise en situation en milieu professionnel en ESAT (MISPE). La mise en situation en milieu professionnel permet de valider, modifier ou affiner un projet professionnel. Cependant, elle est inégalitaire puisque « rémunérée », en milieu ordinaire, le bénéficiaire conservant son régime de rémunération antérieur. A contrario, pour les MISPE il n’est prévu aucune rémunération durant cette période, qui peut être effectuée sur le temps de congé. Il souhaite connaître la position du Gouvernement sur ce sujet pour garantir l’égalité des chances d’accès à l’emploi pour tous. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>14182</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2189</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Lionel Causse</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées</ministreQuestion><ministreJO>Personnes handicapées</ministreJO><Objet>Entreprise d’insertion - Parcours vers l’emploi des personnes handicapées</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            14182. — 13 novembre 2018. — M. Lionel Causse* attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées sur les difficultés rencontrées par les entreprises d’insertion concernant la mise en œuvre du parcours vers l’emploi de leurs salariés handicapés. En effet, les contrats à durée déterminée d’insertion (CDDI) doivent permettre aux salariés d’élaborer leur projet professionnel et d’activer les leviers de sa mise en œuvre. À cette occasion, la circulaire DGEFP 01/2015 du 14 Janvier 2015 leur permet de bénéficier de périodes de mise en situation en milieu professionnelle (PMSMP) au sein d’établissements privés ou de collectivités. Ces temps à l’extérieur de l’entreprise d’origine du salarié ne suspendent ni les contrats de travail, ni les rémunérations. En vertu de l’arrêté du 28 mars 2017, les salariés bénéficiant d’une reconnaissance de travailleur handicapé et d’une orientation dans un Établissement et service d’aide par le travail (ESAT) se voient généralement préconisés des mises en situation en milieu professionnel en ESAT (MISPE). L’entreprise d’insertion n’est alors ni signataire, ni prescriptrice de la MISPE, contrairement à la PMSMP. Par ailleurs, il n’est prévu aucune rémunération durant cette période qui peut aussi être effectuée sur des temps de congés. Dans ce contexte qui génère une inégalité des chances d’accès à l’emploi entre les salariés orientés en milieu ordinaire et ceux orientés en milieu spécialisé, il souhaiterait connaître les intentions du Gouvernement afin de remédier à cette situation et ainsi améliorer la capacité de retour à l’emploi de l’ensemble des Français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>14980</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2189</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Boris Vallaud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail</ministreQuestion><ministreJO>Travail</ministreJO><Objet>Modalités des mises en situations professionnelles</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            14980. — 11 décembre 2018. — M. Boris Vallaud* attire l’attention de Mme la ministre du travail sur les modalités de mises en situations professionnelles pour les salariés en contrat à durée déterminée d’insertion (CDDI). Contrat de travail à destination des personnes en recherche d’emploi, rencontrant des difficultés sociales et professionnelles, le CDDI a pour objectif de proposer un cadre d’emploi pour des salariés embauchés par des structures d’insertion par l’activité économique. En cours d’insertion, les salariés, peuvent bénéficier d’une période de mise en situation professionnelle (PMSP) chez un autre employeur que la structure d’insertion, dans le but de développer leurs expériences et leurs compétences, de découvrir un nouveau métier ou un autre secteur d’activité ou confirmer un projet professionnel dans un secteur donné de métier. Les modalités d’une PMSP répondent à un cadre, avec des prescripteurs de plein droit ; le salarié conserve son contrat de travail et sa rémunération durant une période définie. S’agissant des personnes en situation de handicap, bénéficiaires de la reconnaissance de qualité de travailleur handicapé, la mise en situation en milieu professionnel (MISPE) fixe un cadre juridique unique et sécurisé aux périodes d’immersion, dont les objectifs s’inscrivent dans le cadre des compétences exercées par les MDPH en matière d’orientation professionnelle. Prescrites par les directeurs des MDPH sur proposition du coordonnateur de l’équipe pluridisciplinaire, vers des établissements ou services d’aide par le travail, les MISPES, proposent aux salariés en immersion de conditions et avantages différents qu’aux salariés en insertion accueillis en PMSP quant à la durée de la période, l’absence de rémunération et la finalité et le suivi de l’outil notamment. En conséquence, il lui demande quelles sont les mesures que le Gouvernement compte adopter, visant à réduire les inégalités dans les conditions de mise en œuvre entre une orientation en milieu ordinaire ou en milieu spécialisé afin de valoriser le parcours d’insertion professionnelle et faciliter l’accès à l’emploi pour le plus grand nombre. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2190</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La mise en situation en milieu professionnel en ESAT (MISPE) fixe un cadre juridique unique et sécurisé aux périodes d¿immersion des personnes handicapées en milieu protégé. Elle constitue ainsi le pendant de la période de mise en situation en milieu professionnel (PMSMP), prévue par la loi du 5 mars 2014 relative à la formation professionnelle, à l’¿emploi et à la démocratie sociale, qui ne peut intervenir qu¿’en milieu ordinaire de travail. En application de l’¿article R. 146-31-1 du code de l’action sociale et des familles (CASF), la MISPE a pour objet, en fonction du projet de vie du bénéficiaire : soit de compléter ou de confirmer l¿’évaluation faite par l’équipe pluridisciplinaire ; soit de mettre en oeuvre les décisions d’¿orientation professionnelle prises par la commission des droits et de l¿’autonomie des personnes handicapées (CDAPH). Elles se différencient toutefois des périodes de mise en situation en milieu professionnel (PMSMP), qui permettent des immersions dans des structures d’¿accueil en milieu ordinaire de travail (ne relevant pas d’¿un milieu de travail protégé), par : une couverture du risque AT-MP par l’¿ESAT avec un taux de risque différent ; une durée plus courte d¿immersion ; un conventionnement bipartite (ESAT d’¿accueil et bénéficiaire) ; une finalité des outils propres aux problématiques d’¿insertion du bénéficiaire. Il convient de rappeler que la MISPE n¿’est pas un moyen de faire exécuter au bénéficiaire une tâche régulière correspondant à un contrat d’¿aide et de soutien par le travail permanent, à un accroissement temporaire d¿’activité, à une activité saisonnière ou au remplacement d’¿un travailleur en cas d’¿absence. La courte période d’immersion représente à ce titre une protection vis à vis de telles pratiques. La MISPE constitue avant tout un outil d’évaluation de l’équipe pluridisciplinaire et un moyen pour un éventuel usager de découvrir ce qu’est un ESAT. C’est la raison pour laquelle elle ne donne lieu à aucune rémunération.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>16863</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2190</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Berta</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées</ministreQuestion><ministreJO>Personnes handicapées</ministreJO><Objet>Scolarisation des enfants autistes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            16863. — 12 février 2019. — M. Philippe Berta interroge Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées, sur le calendrier des mesures visant à rattraper le retard en matière de scolarisation des enfants souffrant d’un trouble du spectre de l’autisme (TSA). La stratégie nationale 2018-2022 prévoit, en effet, de tripler le nombre d’unités d’enseignement maternel autisme (UEMa), de créer des unités d’enseignement en élémentaire dédiés à la scolarisation de jeunes élèves avec TSA et de permettre à un nombre croissant d’enfants autistes de bénéficier d’un accompagnement de personnes sous statut d’AESH. Une récente visite d’unités d’enseignement en maternelle pour enfants avec autisme renforce la conviction de M. le député de l’urgence de la mise en œuvre de ces mesures. Le travail effectué entre 3 et 11 ans, les neurobiologistes l’attestent, est effectivement des plus cruciaux. De plus, les acteurs de terrain soulignent la nécessité de permettre une double inscription unité d’enseignement-école classique pour favoriser des temps passerelle entre les deux types de structure avec un accompagnement AESH. En conséquence, il lui demande de bien vouloir lui préciser le calendrier de mise en œuvre de ces mesures, ainsi que les modalités prévues pour favoriser un accompagnement AESH lors des heures que les élèves en unités d’enseignement maternel et élémentaire passeront en milieu scolaire classique. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2190</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La construction de l’école inclusive pour l’ensemble des élèves en situation de handicap doit garantir la scolarisation de tous les élèves présentant des troubles du spectre de l’autisme (TSA). Dans le cadre de la stratégie nationale pour l’autisme au sein des troubles neuro-développement (TND) 2018-2022, le ministère de l’éducation nationale et de la jeunesse s’est engagé à : - faciliter la scolarisation à l’école maternelle ordinaire, en faisant intervenir en classe des équipes médico-sociales ou libérales, en soutien aux équipes pédagogiques ; - tripler le nombre d’unités d’enseignement maternel autisme (UEMa) afin de scolariser tous les enfants à 3 ans y compris ceux présentant des troubles plus sévères. La création de 180 UEMA supplémentaires (dont 30 ouvertes à la rentrée 2019) et de 45 unités d’enseignement en élémentaire – UEEA (dont 10 ouvertes à la rentrée 2019) sont ainsi prévues à l’horizon 2022 ; - poursuivre l’implantation des unités localisées pour l’inclusion scolaire (ULIS) dans les écoles et dans les établissements scolaires. 250 ULIS généralistes ont été créées en 2018 et 30 ULIS TSA sont prévues en lycée professionnel ; - recruter 100 enseignants spécialisés sur l’autisme pour renforcer les équipes ressources départementales (un par département). Ces professeurs spécialisés interviendront sur place, auprès des équipes pédagogiques et des enseignants accueillant dans leurs classes des enfants avec TSA et 50 d’entre eux seront en poste dès la rentrée 2019, puis 50 de plus à la rentrée 2020. Ces mesures permettent d’améliorer progressivement le repérage précoce de ces élèves, notamment par le renforcement de la présence des médecins scolaires et des psychologues au sein de l’Ecole. De plus, la loi pour une Ecole de la confiance du 26 juillet 2019 étend l’obligation d’instruction à 3 ans. Elle permet une meilleure scolarisation de tous les jeunes enfants avec TSA et elle favorise la mise en place d’un premier repérage au plus tôt dans la vie de chaque élève. Un bilan de santé pour les enfants âgés de trois à quatre ans (article L.2112-2 du code de la santé publique) sera organisé à l’Ecole avec les dépistages correspondants. Des actions d’information et de sensibilisation sont développées à destination des professionnels intervenant dans le parcours scolaire de l’élève avec TSA (accompagnants, enseignants et enseignants spécialisés, médecins et psychologues scolaires…). La plateforme « Cap école inclusive », déployée à partir de la rentrée 2019, s’inscrira dans cette même dynamique pour apporter des réponses concrètes à tous les enseignants qui accueillent des enfants avec TSA dans leurs classes. Enfin, les Centres ressources autisme (CRA) et les plateformes intervention précoce, au fur et à mesure de leur déploiement, vont organiser des formations au repérage précoce des troubles neuro-développementaux aux professionnels de la petite enfance afin qu’ils adressent l’enfant vers le médecin généraliste ou le pédiatre dès les premiers signaux d’alerte.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>18905</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2191</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Claude de Ganay</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées</ministreQuestion><ministreJO>Personnes handicapées</ministreJO><Objet>Stratégie pour l’autisme</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            18905. — 16 avril 2019. — M. Claude de Ganay interroge Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées, sur le budget et la mise en œuvre du plan pour l’autisme 2018-2022. Deux ambitions principales ressortent de cette stratégie nationale : un diagnostic et une prise en charge précoce ainsi qu’une meilleure inclusion dans la scolarisation et la société. Si ces objectifs sont louables, sinon nécessaires depuis des années, deux questions persistent : celle du montant du budget et celle de la mise en œuvre. D’une part, de nombreuses associations ont malheureusement relevé le fait que la somme des 397 millions d’euros prévus est dérisoire au regard du retard immense de la France en matière de politique pour l’autisme Comment le Gouvernement compte-t-il réaliser les objectifs de cette stratégie nationale avec ce budget restreint ? D’autre part, ce plan d’action autisme semblait plein de bonne volonté, mais sa mise en œuvre tarde. Alors qu’il a été dévoilé en avril 2018, c’est seulement en janvier 2019 et uniquement le décret n° 2018-1297 du 28 décembre 2018 relatif au parcours et à l’intervention précoce pour déceler l’autisme et les troubles du neuro-développement qui a été publié. Qu’en est-il des autres mesures annoncées par le Gouvernement ? Il lui demande si elle a prévu de légiférer, ou du moins d’annoncer de nouvelles dispositions en faveur de la spécialisation et la formation des enseignants, de l’inclusion à l’école des enfants, de la création de logement et de l’insertion professionnelle des adultes ? Enfin, il lui demande où sont les mesures concrètes d’application de cette stratégie nationale.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2191</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le déploiement de la stratégie nationale pour l’autisme au sein des troubles du neuro-développement est une des priorités du Gouvernement. Sa mise en oeuvre nécessite une mobilisation forte de l’ensemble des ministères, directions d’administration centrale et services déconcentrés ainsi que de leurs opérateurs mais aussi des collectivités territoriales qui sont des partenaires essentiels dans la réussite de cette stratégie. Le Gouvernement s’appuie sur ces différents partenaires pour adopter des mesures concrètes d’application et atteindre les objectifs fixés dans la stratégie. Au-delà des mesures déjà déployées et financés dans le cadre des plans précédents, la stratégie est dotée d’un plan de financement s’élevant à 344 M€ de crédits nouveaux répartis sur les cinq engagements qui la composent : - Remettre la science au coeur de la politique publique de l’autisme en dotant la France d’une recherche d’excellence ; - Intervenir précocement auprès des enfants présentant des différences de développement, afin de limiter le sur-handicap ; - Rattraper le retard en matière de scolarisation ; - Soutenir la pleine citoyenneté des adultes ; - Soutenir les familles et reconnaitre leur expertise. Les mesures médico-sociales et sanitaires à mettre en oeuvre par les ARS représentent un financement de 180,7 M€. L’ONDAM de ville sera également mobilisé pour le parcours de bilan et d’intervention précoce, à hauteur de 90 M€. Ce plan de financement accompagnera la mise en oeuvre progressive des 101 mesures de la stratégie. Un certain nombre de mesures emblématiques de la stratégie sont déjà largement déployées dans les différents territoires et notamment : - Le parcours de bilan et d’intervention précoce TND. Le Gouvernement a fixé comme objectif la mise en place d’un parcours coordonné de bilan et d’intervention précoce pour les TND d’un an pour les enfants de 0 à 6 ans inclus, afin d’accélérer l’accès à un diagnostic, favoriser des interventions précoces, et ainsi répondre aux problèmes d’errance diagnostique et réduire les sur-handicaps, conformément aux recommandations de bonnes pratiques professionnelles de la Haute Autorité de Santé (HAS). Ainsi, la loi de financement de la sécurité sociale pour 2019 et son décret d’application n° 2018-1297 du 28 novembre 2018 prévoient d’une part, la construction d’un parcours coordonné par des plateformes d’orientation et de coordination, sécurisé et fluide, respectueux de la situation et des souhaits des familles, dès le repérage d’un développement inhabituel (article L. 2135-1 du code de la santé publique) et d’autre part, la rémunération des professionnels libéraux suivants contribuant au diagnostic fonctionnel et nosographique selon l’âge de l’enfant : ergothérapeute, psychologue et psychomotricien (article L. 174-17 du code de la sécurité sociale). L’arrêté du 16 avril 2019 relatif au contrat type pour les professionnels de santé mentionnés aux articles L. 4331-1 et L. 4332-1 du code de la santé publique et les psychologues pris en application de l’article L. 2135-1 du code de la santé publique, la circulaire N° SG/2018/256 du 22 novembre 2018 et l’instruction interministérielle n° DGCS/SD3B/DGOS/DSS/DIA/2019/179 du 19 juillet 2019 viennent compléter les dispositions législatives relatives à la mise en place des plateformes de coordination et d’orientation dans le cadre du parcours de bilan et d’intervention précoce pour les enfants avec des troubles du neuro-développement. Un total de 25plateformes de coordination et d’intervention précoce ont été installées au 15 janvier 2020. - Les mesures favorisant la scolarisation des enfants autistes. Un des engagements forts pris par le Gouvernement dans le cadre de la stratégie nationale pour l’autisme au sein des TND vise à « rattraper notre retard en matière de scolarisation ». A cette fin, la stratégie nationale prévoit le développement de différentes modalités de scolarisation des enfants autistes, qui nécessitent une coopération renforcée entre l’école et le secteur médico-social, en particulier l’ouverture de 180 unités d’enseignement autisme en école maternelle (UEMA), de 45 unités d’enseignement autisme en école élémentaire (UEEA) d’ici à 2022, ainsi que la création d’ULIS en collèges et lycées appuyées par des SESSAD. Une lettre conjointe du ministre de l’Education nationale et de la jeunesse et de la secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées a été adressée aux recteurs et directeurs généraux d’ARS afin d’organiser une programmation conjointe d’ouverture des unités d’enseignements et classes prévus par la stratégie, permettant de répondre aux besoins identifiés et d’utiliser efficacement les moyens médico-sociaux mobilisés pour accompagner la scolarisation en école ordinaire. 30 UEMA seront installées pour la rentrée 2019 sur la base du cahier des charges établi dans le cadre du 3ème plan autisme et 15 UEEA seront également installées à la rentrée 2019 sur la base d’un nouveau cahier des charges élaboré dans le cadre d’un groupe de travail national pluridisciplinaire et diffusé dans le cadre d’une instruction en date du 5 juillet 2019. - Les mesures favorisant la pleine citoyenneté des adultes autistes. Dans le cadre de son engagement n° 3 « Soutenir la pleine citoyenneté des adultes », la stratégie nationale autisme prévoit, notamment, le déploiement de groupes d’entraide mutuelle (GEM) autisme. Introduits par la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, les GEM sont un outil d’insertion dans la cité et de prévention de l’exclusion sociale de personnes en grande fragilité qui n’étaient jusque là dédiés qu’aux personnes présentant un handicap résultant de troubles psychiques, d’un traumatisme crânien ou de toute autre lésion cérébrale acquise. La stratégie nationale pour l’autisme prévoit l’ouverture d’un GEM autisme par département d’ici 2022. Afin de répondre à cet objectif, un groupe de travail national, piloté par la CNSA et un auto-représentant, réunissant les acteurs concernés, s’est réuni en 2019 et a travaillé à la révision du cahier des charges des GEM fixé par arrêté. Il s’agissait, non pas de créer un cahier des charges spécifique pour les « GEM autisme », mais d’adapter le cahier des charges préexistant pour s’assurer que d’éventuelles spécificités liées à l’autisme soient bien prises en considération. Le nouveau cahier des charges des GEM a été fixé par un arrêté en date du 27 juin 2019. Afin d’accompagner sa diffusion auprès des ARS, l’instruction n° DGCS/SD3B/CNSA/2019/174 du 19 juillet 2019 en précise les modalités de pilotage. En 2019, 26 GEM devraient être financés dans le cadre du FIR sur le territoire national. En ce qui concerne le logement, la loi ELAN publiée le 23 novembre 2018 introduit les évolutions législatives proposées dans le cadre des mesures relatives au logement de la stratégie nationale pour l’autisme. Ainsi, l’article 129 de la loi ELAN ouvre un titre VIII au livre II du code de l’action sociale et des familles relatif à l’habitat inclusif pour les personnes handicapées et les personnes âgées qui définit la notion d’habitat inclusif et crée un forfait pour l’habitat inclusif. Par ailleurs, l’article 128 généralise la possibilité de colocation dans le parc social, qui peut, notamment, profiter aux personnes autistes. Au total, sur l’ensemble de la stratégie, 6 M€ sont prévus pour le développement de l’habitat inclusif pour les personnes autistes, dont 2 M€ en 2019. Un référentiel d’aménagements pour l’habitat des personnes autistes a été rédigé, il sera prochainement diffusé aux préfets dans le cadre d’une lettre les informant des différentes démarches en faveur du logement des personnes autistes. Par ailleurs, le Gouvernement soutient l’insertion dans l’emploi des personnes autistes. En effet, ce soutien est enrichi depuis 2018 avec le dispositif d’emploi accompagné. Le financement de l’Etat est inscrit en loi de finance initiale (LFI) à hauteur de 7 M€ en 2019. Il atteindra 17 M€ en 2020, soit un doublement des crédits avec 5 M€ de crédits nouveaux par rapport à 2018. Dans le même temps, l’Association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des handicapés (AGEFIPH) portera son financement de 2 M€ à 4,4 M€ en 2019, puis à 6 M€ en 2020, tandis que le fonds pour l’insertion des personnes en situation de handicap dans la fonction publique (FIPHFP) mobilisera un financement de 1,1 M€ à compter de 2019 (0,6 M€ en 2018). - Les mesures favorisant la diffusion des connaissances. S’adressant aux professionnels du travail social, un décret définissant le contenu du certificat national d’intervention en autisme, conçu avec les associations, a été publié en juin 2019. Les établissements de formation pourront ensuite délivrer ce diplôme qui sanctionne une formation de 175 heures de cours théoriques et 140 heures de formation pratique (stage). Les premières habilitation des organismes de formations pour la délivrance du certificat national devrait intervenir au cours du premier semestre 2020. Un kit pédagogique est en cours d’élaboration qui comportera un volet dédié à l’autisme. Les organismes de formation seront tenus de dispenser des formations conformes à l’état des connaissances et aux recommandations de bonnes pratiques professionnelles. L’information, la sensibilisation et la formation des enseignants accueillant des élèves autistes a démarré, ainsi que la formation des 50 premiers enseignants ressources. Enfin, la plateforme « Cap école inclusive » a été déployée à la rentrée 2019 pour apporter des réponses concrètes à tous les enseignants qui accueillent des enfants autistes ou souffrants de TND dans leurs classes.   ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>19755</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2193</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvia Pinel</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Personnes handicapées</ministreJO><Objet>Prises en charges liées au troubles autistiques.</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            19755. — 21 mai 2019. — Mme Sylvia Pinel attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la question de la prise en charge des personnes présentant des troubles autistiques. En France, environ 650 000 personnes sont touchées et malgré les différents dispositifs mis en place, beaucoup de choses restent à faire. Pour favoriser l’inclusion sociale et éducative, des places en milieu scolaire avec présence d’auxiliaires de vie scolaires et en institutions médico-sociales de type SESSAD, avec une répartition géographique cohérente, manquent sur le territoire français. Les familles, pourtant au cœur du repérage des besoins, sont en difficultés et font part de leur désarroi. Elles effectuent cependant un accompagnement au quotidien au détriment souvent de leur vie professionnelle, ce qui engendre des pertes de salaire qui, malgré les aides de la MDPH laissent un reste à charge élevé. Aussi, elle souhaite savoir si les besoins humains et matériels seront suffisamment pris en compte au regard du dernier plan autisme 2018-2022. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2193</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Une des ambitions de la stratégie nationale pour l’autisme au sein des troubles du neuro-développement est la construction d’une société inclusive pour toutes les personnes autistes à tous les âges de leur vie. La construction de cette société inclusive passe par le déploiement d’accompagnements requis vis-à-vis des personnes, des familles et des aidants. Des actions d’ampleur seront mises en œuvre, pour mettre fin à l’errance des familles faute de services adaptés, avec la construction de services nouveaux, en particulier dans deux grands domaines : la scolarisation des enfants et le repérage précoce des TND et leur prise en charge Dans le domaine de la scolarisation des enfants, afin de répondre aux enjeux d’une école pleinement inclusive, la stratégie nationale pour l’autisme au sein des TND prévoit différentes mesures favorisant la scolarisation des enfants autistes et notamment : - La création de 180 unités d’enseignement maternelle autisme (UEMA) sur la durée de la stratégie. Les UEMA constituent un dispositif de scolarisation médico-social en milieu scolaire porté par des instituts médico-éducatifs (IME) ou des services d’éducation et de soins à domicile (SESSAD). Près de 50,5 M€ de crédits médico-sociaux seront mobilisés pour accompagner le déploiement de ces unités ; - La création de 45 unités d’enseignement élémentaire autisme (UEEA) d’ici 2022. Les UEEA sont des dispositifs de scolarisation adaptés, portés par l’éducation nationale et bénéficiant d’un appui du secteur médico-social. Afin d’accompagner le déploiement de ces unités, 5,4 M€ de crédits médico-sociaux seront progressivement délégués aux agences régionales de santé ; - L’ouverture de nouvelles ULIS en collèges et lycées, qui sont des dispositifs collectifs de scolarisation de l’Education nationale. Ces classes pourront bénéficier d’un appui médico-social, et dans cette perspective, plus de 11 M€ de crédits médico-sociaux seront mobilisés, afin de renforcer l’offre de SESSAD. Outre ces mesures dédiées à la scolarisation des enfants autistes, la politique du Gouvernement porte une ambition inédite d’amélioration de la scolarisation des enfants en situation de handicap, au plus près de leur lieu de vie et en privilégiant la scolarisation au sein des écoles de la République. La loi pour une école de la confiance constitue le cadre de la mobilisation du Gouvernement pour offrir aux enfants en situation de handicap une école plus inclusive, bénéficiant de l’expertise du secteur médico-social, et favoriser la coopération entre les intervenants médico-sociaux et l’école, avec notamment la mise en place : - de cellules départementales « d’écoute et de réponse aux parents » au sein des directions des services départementaux de l’éducation nationale ; - des pôles inclusifs d’accompagnement localisés (PIAL) au niveau des établissements scolaires, - d’équipes d’appui médico-social aux établissements scolaires pour la scolarisation des enfants en situation de handicap. Le déploiement d’un parcours de bilan et d’intervention précoce TND, mis en œuvre par des plateformes de coordination et d’intervention, afin d’accélérer l’accès à un diagnostic, favoriser des interventions précoces, et ainsi répondre aux problèmes d’errance diagnostique et réduire les sur-handicaps conformément aux recommandations de bonnes pratiques professionnelles de la Haute Autorité de Santé (HAS). Ce parcours permet notamment la rémunération des professionnels libéraux suivants contribuant au diagnostic fonctionnel et nosographique selon l’âge de l’enfant : ergothérapeute, psychologue et psychomotricien. La stratégie prévoit la création d’une plateforme par département d’ici 2022.   ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>20332</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2194</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nadia Ramassamy</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées</ministreQuestion><ministreJO>Personnes handicapées</ministreJO><Objet>Bilan de la stratégie autisme</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            20332. — 11 juin 2019. — Mme Nadia Ramassamy interroge Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées, sur le bilan de la stratégie « autisme » du Gouvernement, un an après son lancement. Le 6 avril 2018, le Premier ministre lançait son plan d’action « autisme » au sein des troubles du neuro-développement avec un budget de 350 millions d’euros, cinq promesses et une série de vingt mesures. Or aujourd’hui c’est la déception qui domine auprès des familles concernées et le sentiment de régression chez les associations. En effet, le forfait pour l’intervention précoce des enfants de 0 à 6 ans visant à rendre solvable les bilans diagnostiques et les interventions n’est toujours pas opérationnel. En outre, il est constaté que les médecins, missionnés dans l’orientation des familles vers les plateformes de diagnostiques et d’interventions restent encore faiblement sensibilisés et formés à cette tâche alors que les consultations sont majorées dans le repérage des troubles relatifs à l’autisme. Ensuite, le triplement annoncé des Unités d’enseignement en maternelle autisme (UEMA), soit 180 unités supplémentaires, ne sera pas effectif à la rentrée prochaine alors qu’en septembre 2019 s’appliquera l’instruction obligatoire des enfants dès l’âge de 3 ans. Alors que 6 000 enfants naissent autistes chaque année en France, il est dénombré plus de 600 000 personnes atteintes par l’autisme, dont seulement 75 000 diagnostiquées et parmi ces derniers 20 % sont lourdement handicapées où le logement partagé et l’emploi accompagné sont impossibles. Enfin, elle rappelle que la France a été épinglée en mars 2019 par la rapporteuse spéciale des Nations unies sur les droits des personnes handicapés en soulignant l’absence d’informations relatives à l’autisme et ses conséquences dans le manque de mesures adaptées à leurs droits. Ainsi, elle lui demande comment le Gouvernement compte accélérer la mise en place de son plan « autisme ».]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2194</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le déploiement de la stratégie nationale pour l’autisme au sein des troubles du neuro-développement est une des priorités du Gouvernement. Sa mise en oeuvre nécessite une mobilisation forte de l’ensemble des ministères, directions d’administration centrale et services déconcentrés ainsi que de leurs opérateurs mais aussi des collectivités territoriales qui sont des partenaires essentiels dans la réussite de cette stratégie. Le Gouvernement s’appuie sur ces différents partenaires pour adopter des mesures concrètes d’application et atteindre les objectifs fixés dans la stratégie. Au-delà des mesures déjà déployées et financés dans le cadre des plans précédents, la stratégie est dotée d’un plan de financement s’élevant à 344 M€ de crédits nouveaux répartis sur les cinq engagements qui la composent : - Remettre la science au coeur de la politique publique de l’autisme en dotant la France d’une recherche d’excellence ; - Intervenir précocement auprès des enfants présentant des différences de développement, afin de limiter le sur-handicap ; - Rattraper le retard en matière de scolarisation ; - Soutenir la pleine citoyenneté des adultes ; - Soutenir les familles et reconnaitre leur expertise. Les mesures médico-sociales et sanitaires à mettre en oeuvre par les ARS représentent un financement de 180,7 M€. L’ONDAM de ville sera également mobilisé pour le parcours de bilan et d’intervention précoce, à hauteur de 90 M€. Ce plan de financement accompagnera la mise en oeuvre progressive des 101 mesures de la stratégie. Un certain nombre de mesures emblématiques de la stratégie sont déjà largement déployées dans les différents territoires et notamment : - Le parcours de bilan et d’intervention précoce TND. Le Gouvernement a fixé comme objectif la mise en place d’un parcours coordonné de bilan et d’intervention précoce pour les TND d’un an pour les enfants de 0 à 6 ans inclus, afin d’accélérer l’accès à un diagnostic, favoriser des interventions précoces, et ainsi répondre aux problèmes d’errance diagnostique et réduire les sur-handicaps, conformément aux recommandations de bonnes pratiques professionnelles de la Haute Autorité de Santé (HAS). Ainsi, la loi de financement de la sécurité sociale pour 2019 et son décret d’application n° 2018-1297 du 28 novembre 2018 prévoient d’une part, la construction d’un parcours coordonné par des plateformes d’orientation et de coordination, sécurisé et fluide, respectueux de la situation et des souhaits des familles, dès le repérage d’un développement inhabituel (article L. 2135-1 du code de la santé publique) et d’autre part, la rémunération des professionnels libéraux suivants contribuant au diagnostic fonctionnel et nosographique selon l’âge de l’enfant : ergothérapeute, psychologue et psychomotricien (article L. 174-17 du code de la sécurité sociale). L’arrêté du 16 avril 2019 relatif au contrat type pour les professionnels de santé mentionnés aux articles L. 4331-1 et L. 4332-1 du code de la santé publique et les psychologues pris en application de l’article L. 2135-1 du code de la santé publique, la circulaire N° SG/2018/256 du 22 novembre 2018 et l’instruction interministérielle n° DGCS/SD3B/DGOS/DSS/DIA/2019/179 du 19 juillet 2019 viennent compléter les dispositions législatives relatives à la mise en place des plateformes de coordination et d’orientation dans le cadre du parcours de bilan et d’intervention précoce pour les enfants avec des troubles du neuro-développement. Un total de 25plateformes de coordination et d’intervention précoce ont été installées au 15 janvier 2020. - Les mesures favorisant la scolarisation des enfants autistes. Un des engagements forts pris par le Gouvernement dans le cadre de la stratégie nationale pour l’autisme au sein des TND vise à « rattraper notre retard en matière de scolarisation ». A cette fin, la stratégie nationale prévoit le développement de différentes modalités de scolarisation des enfants autistes, qui nécessitent une coopération renforcée entre l’école et le secteur médico-social, en particulier l’ouverture de 180 unités d’enseignement autisme en école maternelle (UEMA), de 45 unités d’enseignement autisme en école élémentaire (UEEA) d’ici à 2022, ainsi que la création d’ULIS en collèges et lycées appuyées par des SESSAD. Une lettre conjointe du ministre de l’Education nationale et de la jeunesse et de la secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées a été adressée aux recteurs et directeurs généraux d’ARS afin d’organiser une programmation conjointe d’ouverture des unités d’enseignements et classes prévus par la stratégie, permettant de répondre aux besoins identifiés et d’utiliser efficacement les moyens médico-sociaux mobilisés pour accompagner la scolarisation en école ordinaire. 30 UEMA seront installées pour la rentrée 2019 sur la base du cahier des charges établi dans le cadre du 3ème plan autisme et 15 UEEA seront également installées à la rentrée 2019 sur la base d’un nouveau cahier des charges élaboré dans le cadre d’un groupe de travail national pluridisciplinaire et diffusé dans le cadre d’une instruction en date du 5 juillet 2019. - Les mesures favorisant la pleine citoyenneté des adultes autistes. Dans le cadre de son engagement n° 3 « Soutenir la pleine citoyenneté des adultes », la stratégie nationale autisme prévoit, notamment, le déploiement de groupes d’entraide mutuelle (GEM) autisme. Introduits par la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, les GEM sont un outil d’insertion dans la cité et de prévention de l’exclusion sociale de personnes en grande fragilité qui n’étaient jusque là dédiés qu’aux personnes présentant un handicap résultant de troubles psychiques, d’un traumatisme crânien ou de toute autre lésion cérébrale acquise. La stratégie nationale pour l’autisme prévoit l’ouverture d’un GEM autisme par département d’ici 2022. Afin de répondre à cet objectif, un groupe de travail national, piloté par la CNSA et un auto-représentant, réunissant les acteurs concernés, s’est réuni en 2019 et a travaillé à la révision du cahier des charges des GEM fixé par arrêté. Il s’agissait, non pas de créer un cahier des charges spécifique pour les « GEM autisme », mais d’adapter le cahier des charges préexistant pour s’assurer que d’éventuelles spécificités liées à l’autisme soient bien prises en considération. Le nouveau cahier des charges des GEM a été fixé par un arrêté en date du 27 juin 2019. Afin d’accompagner sa diffusion auprès des ARS, l’instruction n° DGCS/SD3B/CNSA/2019/174 du 19 juillet 2019 en précise les modalités de pilotage. En 2019, 26 GEM devraient être financés dans le cadre du FIR sur le territoire national. En ce qui concerne le logement, la loi ELAN publiée le 23 novembre 2018 introduit les évolutions législatives proposées dans le cadre des mesures relatives au logement de la stratégie nationale pour l’autisme. Ainsi, l’article 129 de la loi ELAN ouvre un titre VIII au livre II du code de l’action sociale et des familles relatif à l’habitat inclusif pour les personnes handicapées et les personnes âgées qui définit la notion d’habitat inclusif et crée un forfait pour l’habitat inclusif. Par ailleurs, l’article 128 généralise la possibilité de colocation dans le parc social, qui peut, notamment, profiter aux personnes autistes. Au total, sur l’ensemble de la stratégie, 6 M€ sont prévus pour le développement de l’habitat inclusif pour les personnes autistes, dont 2 M€ en 2019. Un référentiel d’aménagements pour l’habitat des personnes autistes a été rédigé, il sera prochainement diffusé aux préfets dans le cadre d’une lettre les informant des différentes démarches en faveur du logement des personnes autistes. Par ailleurs, le Gouvernement soutient l’insertion dans l’emploi des personnes autistes. En effet, ce soutien est enrichi depuis 2018 avec le dispositif d’emploi accompagné. Le financement de l’Etat est inscrit en loi de finance initiale (LFI) à hauteur de 7 M€ en 2019. Il atteindra 17 M€ en 2020, soit un doublement des crédits avec 5 M€ de crédits nouveaux par rapport à 2018. Dans le même temps, l’Association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des handicapés (AGEFIPH) portera son financement de 2 M€ à 4,4 M€ en 2019, puis à 6 M€ en 2020, tandis que le fonds pour l’insertion des personnes en situation de handicap dans la fonction publique (FIPHFP) mobilisera un financement de 1,1 M€ à compter de 2019 (0,6 M€ en 2018). - Les mesures favorisant la diffusion des connaissances. S’adressant aux professionnels du travail social, un décret définissant le contenu du certificat national d’intervention en autisme, conçu avec les associations, a été publié en juin 2019. Les établissements de formation pourront ensuite délivrer ce diplôme qui sanctionne une formation de 175 heures de cours théoriques et 140 heures de formation pratique (stage). Les premières habilitation des organismes de formations pour la délivrance du certificat national devrait intervenir au cours du premier semestre 2020. Un kit pédagogique est en cours d’élaboration qui comportera un volet dédié à l’autisme. Les organismes de formation seront tenus de dispenser des formations conformes à l’état des connaissances et aux recommandations de bonnes pratiques professionnelles. L’information, la sensibilisation et la formation des enseignants accueillant des élèves autistes a démarré, ainsi que la formation des 50 premiers enseignants ressources. Enfin, la plateforme « Cap école inclusive » a été déployée à la rentrée 2019 pour apporter des réponses concrètes à tous les enseignants qui accueillent des enfants autistes ou souffrants de TND dans leurs classes.   ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>21322</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2196</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Huyghe</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées</ministreQuestion><ministreJO>Personnes handicapées</ministreJO><Objet>Accueil des autistes adultes en centres spécialisés</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            21322. — 9 juillet 2019. — M. Sébastien Huyghe appelle l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées, sur l’application de l’article 22 de la loi n° 89-18 du 13 janvier 1989, disposition connue sous le nom « d’amendement Creton ». Ce texte permet le maintien d’adolescents et de jeunes adultes dans leur établissement médico-social dans l’attente de l’intervention d’une solution adaptée. Toutefois, le manque de structures d’accueil limite la portée de cette disposition, la plupart des maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) étant submergées par les demandes. Par ailleurs, la disposition précitée ne résout pas la question de l’après, considérant que le nombre limité de structures permettant l’accueil des adultes. Il résulte de cette situation le désarroi de familles contraintes d’accueillir leur enfant en permanence à domicile ce qui, pour certains, est synonyme d’investissement personnel à temps complet remettant en cause l’activité professionnelle, voire l’équilibre familial. Dans les zones frontalières, ce désarroi est accru par le refus des MDPH d’accompagner les personnes concernées dans des établissements étrangers pourtant en capacité de les accueillir. Il lui demande donc de lui préciser les mesures que le Gouvernement entend mettre en œuvre afin de garantir l’application pleine et entière de « l’amendement Creton ». Il lui demande également si le Gouvernement entend répondre à la demande criante de structures d’accueil pour adultes. Il l’interroge ensuite sur la position du Gouvernement relativement à l’accompagnement financier de l’accueil de ces personnes par des établissements spécialisés étrangers. Il lui demande enfin de lui préciser les intentions du Gouvernement à l’égard des adultes lourdement handicapés dans le cadre de sa stratégie pour l’autisme.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2196</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La stratégie nationale pour l’autisme au sein des troubles du neuro-développement prévoit un certain nombre de mesures afin de développer l’offre d’accompagnement des enfants et des adultes autistes. Ces mesures s’accompagnent d’un plan de financement à hauteur de 180 M€, dont 75,9 M€ de mesures médico-sociales « enfants » et 63,38 M€ de mesures médico-sociales adultes. Le développement d’une large palette d’offre médico-sociale pour adultes est l’un des enjeux primordiaux de la stratégie nationale pour l’autisme avec la création de réponses nouvelles, diversifiées et de proximité. Dans cette perspective seront délégués aux agences régionales de santé un montant de 40,4 M€ pour compléter cette palette d’offre de services pour adultes autistes, 6,06 M€ pour financer le forfait habitat inclusif pour adultes autistes, 7,87 M€ pour le déploiement d’un GEM autisme par département et l’emploi accompagné sera financé à hauteur de 17 M€ en 2020. Outre la création d’une nouvelle offre de services, la stratégie nationale pour l’autisme comporte des mesures permettant d’adapter l’offre existante, avec notamment l’engagement d’un plan national de repérage et de diagnostic des adultes et la formation des professionnels et acteurs concourant à l’accompagnement des adultes avec autisme. Le décret relatif au certificat d’intervention en autisme en est l’un des leviers ; les premiers organismes habilités devraient être désignés au cours du premier semestre 2020. Le développement d’une offre de proximité permettant aux adultes autistes de bénéficier d’une réponse adaptée sur le territoire national est ainsi une priorité majeure de la stratégie autisme. En outre, afin de répondre au mieux aux besoins des personnes en situation de handicap présentes sur le territoire français, le plan de prévention des départs non souhaités vers la Belgique se poursuit avec la mobilisation de 20 M€ supplémentaires en 2020. Ce plan a fait l’objet d’un groupe de travail spécifique dans le cadre de la préparation de la prochaine Conférence nationale du handicap qui devrait se tenir à l’automne et pourrait conduire à une mesure, dans le cadre du PLFSS pour 2020, concernant l’accueil en Belgique des personnes handicapées adultes. Il faut ajouter à cet ensemble des mesures dédiées au renforcement des compétences des professionnels de santé pour la prise en charge des adultes. Le ministère de la santé, a défini plusieurs orientations prioritaires pluriannuelles de Développement Professionnel Continu pour les années 2020 à 2022 : une orientation prioritaire relative au diagnostic et à l’évaluation des personnes adultes présentant des TSA (arrêté du 31 juillet 2019) ; une orientation prioritaire 134 « Troubles neuro-développementaux chez l’adulte » inscrite pour les médecins spécialisés en psychiatrie ; une orientation prioritaire nationale 37 relative à la prise en compte des spécificités de prise en charge des patients en situation de handicap (non spécifique TSA /TND) qui cible davantage les soins somatiques.  ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>21334</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2197</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ian Boucard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées</ministreQuestion><ministreJO>Personnes handicapées</ministreJO><Objet>Récupération des aides versées aux personnes handicapées</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            21334. — 9 juillet 2019. — M. Ian Boucard attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées, sur l’injustice que peut générer le principe de récupération des aides versées aux personnes handicapées. En effet, l’article L. 132-8 du code de l’action sociale et des familles prévoit que certaines des prestations de l’aide sociale peuvent avoir le caractère d’avances récupérables. Or ce dispositif ne tient pas compte aujourd’hui de l’évolution de l’aide aux personnes handicapées qui va dans le sens d’une meilleure prise en compte de ces personnes qui aspirent à la dignité et à une plus grande autonomie. De fait, le « droit au patrimoine » des personnes en situation de handicap devrait être davantage protégé afin de permettre que les actions de solidarité ne soient plus limitées par la crainte de récupération. Il est souvent impossible à une personne handicapée d’hériter de ses parents sans que l’héritage, même modeste, ne soit repris. Cette situation perçue comme une injustice par les personnes en situation de handicap et les personnes ayant assumé de façon effective et constante la charge de la personne handicapée, montre qu’il existe encore de réels freins à la lutte contre la dépendance ou le développement de l’autonomie. Par ailleurs, les principales prestations récupérables par le département (allocation de solidarité aux personnes âgées, allocation supplémentaire d’invalidité, aides à domicile) peuvent être prises sur l’héritage du bénéficiaire décédé au détriment des aidants familiaux qui l’ont accompagné toute sa vie. Les aidants familiaux peuvent consacrer jusqu’à 40 heures par semaine dans cet accompagnement, qui au même titre que le handicap, n’est pas un choix. En effet, ces recours sont effectués afin de récupérer les sommes versées au titre de l’aide sociale sur l’actif de la succession laissée en héritage. Ceux-ci sont perçus comme une double peine par les héritiers qui ont déjà sacrifié beaucoup dans la prise en charge de la personne en situation de handicap. Dans ce contexte, il souhaite connaître les mesures qui peuvent être envisagées en vue de retirer le caractère récupérable de certaines aides sociales permettant une meilleure autonomie des personnes en situation de handicap et une plus grande justice par rapport aux autres aides qui ne sont pas récupérables.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2197</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Certaines allocations destinées à aider les personnes les plus démunies et fondées sur la solidarité nationale doivent, dans certains cas, être remboursées, soit par les bénéficiaires eux-mêmes, lorsqu’ils ont vu leur niveau de vie augmenter, soit, après leur décès, par leurs héritiers ou encore leurs donataires. La récupération sur succession est mise en oeuvre, afin de permettre aux personnes qui disposent de faibles ressources, mais qui possèdent un patrimoine conséquent, de pouvoir disposer d’aides sociales, à titre d’avance, plutôt que de devoir le réduire ou le céder. La récupération sur succession est toutefois encadrée par des règles précises, ce qui permet d’agir sur le non-recours aux aides sociales. Ainsi, seules sont concernées les personnes qui possèdent un actif successoral conséquent (de plusieurs dizaines de milliers d’euros) ; les sommes recouvrées ne peuvent, en outre, pas excéder un plafond. Le recouvrement sur succession est donc uniquement mis en en oeuvre, lorsque la personne possède un patrimoine important. Il est sous-tendu par un objectif d’équité : les prestations sociales non contributives sont destinées aux personnes qui en ont le plus besoin. Toutefois, certaines prestations, notamment, celles spécifiquement dédiées aux personnes en situation de handicap, ne sont pas récupérables sur succession. C’est, notamment, le cas de la prestation de compensation du handicap et de l’allocation aux adultes handicapés (AAH). Enfin, l’existence du recouvrement sur succession ne fait pas obstacle à la constitution d’un patrimoine pour les personnes en situation de handicap. En effet, à titre d’illustration, en cas de constitution par la personne en situation de handicap d’un contrat épargne handicap, les arrérages de rentes viagères ne sont pas pris en compte dans le calcul de l’AAH.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>21569</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2197</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Damien Pichereau</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées</ministreQuestion><ministreJO>Personnes handicapées</ministreJO><Objet>Hausse de l’AAH et conséquences sur le quotient familial</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            21569. — 16 juillet 2019. — M. Damien Pichereau attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées, sur les répercussions de la hausse de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) sur le calcul du quotient familial. L’allocation aux adultes handicapés aura augmenté de 90 euros à la fin de l’année 2019, et c’est résolument un marqueur fort de l’engagement du Gouvernement envers les personnes en situation de handicap. Cependant, l’AAH étant prise en compte dans le calcul du quotient familial, cette hausse peut parfois avoir des effets indésirables, se traduisant pour certains par une diminution de certaines aides sociales, telle que l’aide aux frais de crèche ou à la cantine, ou pour d’autres par une fin de droits à la couverture maladie universelle (CMU). Aussi, il souhaiterait savoir si des dispositions permettant de corriger ces effets pervers sont à l’étude.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2198</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’allocation aux adultes handicapés (AAH) est une prestation sociale destinée à assurer des conditions de vie dignes aux personnes dont les ressources sont les plus faibles, du fait de leur handicap. Comme l’ensemble des minima sociaux, l’AAH est versée sous condition de ressources et financée par la solidarité nationale qui doit s’exercer prioritairement au profit de ceux qui en ont le plus besoin. Conformément aux engagements présidentiels,  l’AAH a fait l’objet d’une revalorisation exceptionnelle en deux temps. Son montant a été porté à 860 euros par mois en novembre 2018, puis à 900 euros par mois à compter de novembre 2019. Plus d’un million de personnes disposeront à plein de cette mesure de revalorisation. Cette mesure représente une augmentation du montant de l’AAH par rapport à 2017 de 11%, ce qui est l’équivalent d’un treizième mois pour les allocataires. Il s’agit d’un engagement sans précédent en faveur de la lutte contre la pauvreté subie des personnes du fait de leur handicap d’environ deux milliards d’euros sur le quinquennat. Le bénéfice de l’allocation aux adultes handicapés peut ouvrir droit à des prestations et droits connexes, tels que l’aide aux services ménagers, des exonérations fiscales, l’accès à une complémentaire santé solidaire, etc. ou encore des droits locaux. L’ensemble de ces droits, dont certains sont délivrés par les collectivités territoriales,  répondent à des conditions, notamment de ressources, qui leurs sont propres ce qui rend complexe leur articulation. Cet objectif est au coeur de l’action du Gouvernement. Il a, à titre illustratif, fait évoluer depuis le 1er novembre 2019 le droit relatif à la couverture maladie universelle complémentaire (CMU) afin, notamment, de permettre aux bénéficiaires de l’AAH qui n’y étaient pour la grande majorité d’entre eux pas éligibles, en raison du plafond de ressources, de disposer de la nouvelle complémentaire santé solidaire, le cas échéant, en acquittant une faible contribution financière.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>22123</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2198</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Josiane Corneloup</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées</ministreQuestion><ministreJO>Personnes handicapées</ministreJO><Objet>Reconnaissance de la langue des signes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            22123. — 30 juillet 2019. — Mme Josiane Corneloup attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées, sur l’injustice qui est faite aux sourds de France. En effet, la non-reconnaissance de la langue des signes française (LSF) est une véritable discrimination à leur encontre. L’inscription de la langue des signes française dans la Constitution permettrait d’instaurer une réelle égalité des chances entre tous les Français, et ainsi permettre aux sourds d’avoir accès aux mêmes services publics que leurs concitoyens : l’accessibilité dans les administrations ou encore la possibilité de choisir d’utiliser la LSF dans leur vie quotidienne. Cette inscription constitutionnelle est une recommandation de l’ONU et de l’Union européenne. Plusieurs pays sont déjà précurseurs, par exemple le Portugal et la Finlande. La Constitution assure l’égalité devant la loi des citoyens sans distinction, et cette égalité ne peut être effective sans la reconnaissance constitutionnelle de la langue des signes française. Elle lui demande donc de clarifier ses intentions concernant la l’inscription de la langue des signes française dans la Constitution lors de la prochaine révision constitutionnelle.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2198</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La France dispose d un patrimoine linguistique d une grande richesse. À côté du français, langue nationale, dont le caractère officiel est inscrit depuis 1992 dans la Constitution, les langues de France participent de l’identité culturelle et contribuent à la créativité de notre pays et à son rayonnement culturel. La délégation générale à la langue française et aux langues de France définit ces dernières comme étant les langues régionales, ou minoritaires, ou sans lien avec une aire géographique particulière, parlées par des citoyens français sur le territoire de la République depuis assez longtemps pour faire partie du patrimoine culturel national et qui ne sont langue officielle d’aucun État. Ainsi, la langue des signes française (LSF) est aussi considérée comme une langue de France. Chacun sait maintenant que la LSF est une langue à part entière, avec le même degré de complexité et les mêmes performances qu’une langue orale. Depuis 1991 et sa reconnaissance officielle comme langue d’enseignement, la place de la langue des signes française s’est progressivement développée dans l’éducation des enfants sourds. La loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées a traduit cette évolution ; elle reconnaît que la LSF comme « une langue à part entière » ; les parents d’enfants sourds peuvent choisir entre une éducation avec une communication bilingue (LSF et langue française) ou en langue française (éventuellement rendue plus accessible par le langage parlé complété - LPC). La loi du 11 février 2005 a conduit à mettre en place de nombreuses actions dans le domaine de l’enseignement : l’élaboration de programmes de LSF, la création du certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement du second degré (CAPES) en LSF, la mise en place d’une option au baccalauréat, la refonte du certificat d’aptitude professionnelle aux pratiques de l’éducation inclusive (CAPPEI) et du certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement des jeunes sourds (CAPEJS). L’obligation de respecter le projet linguistique du jeune sourd est inscrit dans les règles de scolarisation du jeune sourd, quel que soit son mode de scolarisation, milieu ordinaire, ULIS, ou unité d’enseignement. L’enseignement de la LSF ainsi organisé permet de conforter sa position de langue de France, qui se traduit également aussi bien par le nouveau service de téléphonie dédié lancé par les opérateurs français de télécommunications le 8 octobre 2018, par les engagements pris en matière de traduction d émissions télévisées nationales, par l’organisation d’accueil en LSF dans les établissements de santé ou encore par les travaux linguistiques universitaires sur la LSF. Dans ces conditions, la LSF est bien une langue de France à part entière et l inscription dans la Constitution ne serait pas de nature à apporter davantage à l usage et au développement de cette langue.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>22601</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2199</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Élisabeth Toutut-Picard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées</ministreQuestion><ministreJO>Personnes handicapées</ministreJO><Objet>Dispositif d’alerte enlèvement pour les personnes handicapées</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            22601. — 3 septembre 2019. — Mme Élisabeth Toutut-Picard attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées, sur le dispositif d’alerte enlèvement concernant les personnes handicapées. Aujourd’hui ce dispositif ne peut être déclenché qu’à partir de 72 heures en cas de disparition et dans les 24 heures en cas d’enlèvement. Cependant, des cas de disparitions de personnes handicapées auraient possiblement pu être recherchées plus efficacement, voire sauvées si, compte tenu de leur état de handicap, un dispositif d’alerte de leur disparition avait été déclenché plus tôt. Mme la députée propose donc la création d’un dispositif d’alerte disparition pour personne handicapées, vulnérables et dépendantes, avec une mise en place dès les premières 24 heures. Aussi, elle souhaiterait savoir quelle est la position du Gouvernement concernant cette proposition.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2199</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Une rencontre s’est tenue le 17 juin dernier entre le Collectif des associations de familles représenté par Madame Laetitia ARCHIKIAN-DURAND, Monsieur Laurent NUNEZ, Secrétaire d’État auprès du Ministre de l’Intérieur et Madame Claire COMPAGNON, Déléguée interministérielle à la stratégie autisme et troubles du neuro-développement. Pour rappel, le dispositif Alerte enlèvement est un outil spécifique comportant 4 critères de déclenchement : enlèvement avéré, intégrité physique ou vie de la personne en danger, éléments d’informations permettant de localiser l’enfant ou le suspect, victime mineure. Il ne répond donc pas de façon systématique à nos besoins. Par ailleurs, la réunion de ces critères n’entraine pas obligatoirement le déclenchement du plan par le Procureur de la République.  Ainsi, le plan Alerte enlèvement est efficace du fait de sa rareté d’usage. Etendre sa portée pourrait avoir des conséquences inverses aux intentions du gouvernement. Pour autant, la disparition des personnes autistes étant une préoccupation forte et partagée, plusieurs initiatives ont été lancées en vue de rendre les recherches plus rapides et plus efficaces.  C’est pourquoi, un processus de collaboration avec les médias locaux est à l’étude. L’enjeu est qu’ils puissent relayer rapidement le signalement de la personne disparue. Ce processus s’appuierait sur le réseau des 25 Comités territoriaux et audiovisuel du CSA (avec une couverture territoriale complète : métropole et ultra marin). Des échanges sont en cours avec la Chancellerie, afin d’approfondir la coopération entre les services de police et de gendarmerie et les procureurs de la République, pour que la circulation de l’information soit, entre eux, la plus rapide possible. Par ailleurs, une démarche de sensibilisation des forces de l’ordre à l’autisme est en projet. Elle permettrait à chaque personnel de connaitre les signes de détresse et la façon de prendre en charge une personne autiste. Cette démarche de sensibilisation pourrait être conduite via des référents locaux (brigades de protection des familles et des mineurs, services de police et de gendarmerie) et dispensée par les associations de familles/personnes autistes au niveau local. La création d’une liste d’associations qualifiées est en constitution par le Groupement National des Centres Ressources Autisme, GNCRA. De leur côté, il semble que certaines associations travaillent à la mise en place de signes distinctifs qui seraient portés par les personnes handicapées, vulnérables et/ou dépendantes (badge, bracelet, puce de localisation) et qui permettraient de les identifier et localiser plus rapidement. Enfin, dans l’attente de la formalisation et mise en place de ces suggestions, une instruction sera transmise aux préfets, afin de leur rappeler l’importance de réagir vite et de s’assurer de la bonne diffusion des avis de recherche.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>24248</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2199</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Jeanine Dubié</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées</ministreQuestion><ministreJO>Personnes handicapées</ministreJO><Objet>Handicap - Fusion AAH dans le futur RUA</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            24248. — 5 novembre 2019. — Mme Jeanine Dubié interroge Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées, sur la potentielle intégration de l’allocation adulte handicapé (AAH) au revenu universel d’activité (RUA), pour lequel elle a récemment mis en place un comité national. La fusion de cette allocation spécifique au handicap au sein du futur RUA provoque une véritable inquiétude de la part des associations qui défendent les droits des personnes en situation de handicap et de nombreux bénéficiaires de l’allocation aux adultes handicapés (AAH). L’allocation aux adultes handicapés (AAH) est une aide financière qui permet d’assurer un minimum de ressources à des personnes atteintes d’un taux d’incapacité d’au minimum 80 %, ou compris entre 50 et 79 % et connaître une restriction substantielle et durable d’accès à un emploi reconnue par la CDAPH. C’est pourquoi fusionner cette allocation avec le RUA, dont le nom laisse présupposer qu’il aura un rapport avec l’activité de la personne, pose un vrai problème en ce qu’il semble ignorer la spécificité du handicap. Il parait important de souligner que l’AAH ne peut être considérée comme un minima social. Elle a été créée en 1974 pour garantir l’autonomie des personnes en situation de handicap. La loi de 2005 réaffirme les principes d’une obligation nationale de solidarité en faveur de ces personnes et d’un droit à compensation des conséquences du handicap. La solidarité nationale doit ainsi être garantie sans devoir assorti. C’est pourquoi elle lui demande où en sont les avancées de ce projet et si le Gouvernement prévoit effectivement une inclusion de l’AAH dans le revenu universel d’activité.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2200</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le revenu universel d’activité, dont la création a été annoncée par le Président de la République le 13 septembre 2018, a pour objectif de simplifier le système de prestations sociales existant afin de le rendre plus transparent et équitable pour nos concitoyens. Il vise également à procurer un gain à la reprise d’un emploi pour encourager le retour à l’activité. L’impératif de dignité est le premier que le Gouvernement s’est fixé dans le cadrage de la réflexion : cette future prestation n’aura de sens que si elle permet de réduire la pauvreté et elle ne saurait pénaliser les plus vulnérables. Les travaux en cours reposent, notamment, sur une concertation institutionnelle organisée par le biais de trois collèges représentant les associations, les partenaires sociaux et les territoires, ainsi que de trois sous-collèges dédiés au logement, aux jeunes et aux personnes en situation de handicap. La secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre chargée des personnes handicapées, a lancé, le 4 juillet 2019, les travaux du sous-collège dédié aux "personnes handicapées", le sujet des personnes en situation de handicap étant au cœur des préoccupations du Gouvernement. Une concertation citoyenne est également lancée dans le même temps afin de permettre le concours de tous, dans un cadre de confiance, afin de faire aboutir ce chantier ambitieux. L’objectif du futur revenu universel d’activité étant de lutter contre la pauvreté, elle n’a aucunement vocation à précariser les personnes en incapacité de travailler. A l’occasion de la Conférence Nationale du Handicap qui s’est tenue le 11 février au Palais de l’Elysée, le Président de la République a annoncé de manière claire la non dilution de l’AAH dans le futur revenu universel d’activité. Le revenu universel d’activité concernant également des personnes en situation de handicap n’étant pas bénéficiaires de l’AAH, il apparaît important que l’ensemble des acteurs du champ du handicap prennent part aux discussions entamées en juin 2019.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>24600</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2200</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Agnès Firmin Le Bodo</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées</ministreQuestion><ministreJO>Personnes handicapées</ministreJO><Objet>Allocation adulte handicapé (AAH) et revenu universel d’activité (RUA)</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            24600. — 19 novembre 2019. — Mme Agnès Firmin Le Bodo attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées, sur le futur RUA (revenu universel d’activité) et des réflexions engagées sur la possibilité d’y inclure les minima sociaux et plus particulièrement l’allocation adulte handicapé (AAH). Les associations œuvrant dans le domaine du handicap sont nombreuses à alerter sur le risque de remise en cause des acquis fondamentaux des lois handicap de 1975 et 2005 qui ont créé l’AAH qui permet d’assurer un revenu d’existence à une personne en situation de handicap ne pouvant pas exercer une activité professionnelle suffisante. Cette allocation perçue par plus d’un million de bénéficiaires ne doit pas se fondre dans un revenu qui ignorera la spécificité du handicap et les réalités vécues par les personnes. De même, afin de respecter l’autonomie de la personne et ses choix de vie, il faudra s’acheminer rapidement vers la suppression de la prise en compte des revenus du conjoint. Par ailleurs, l’AAH est une allocation lisible et avec peu de non-recours car elle ne dépend que de critères objectifs (taux d’incapacité et restriction durable d’accès à l’emploi) ; il ne faudrait pas en incluant l’AAH dans le RUA complexifier la vie des allocataires et conditionner l’allocation a une recherche d’emploi dont on sait qu’elle sera vaine. Ce n’est pas parce que leur allocation serait supprimée qu’ils retrouveraient du travail pour autant. Par ailleurs, fondre ces deux allocations serait méconnaître la situation particulière des bénéficiaires de l’AAH comparée à celle des bénéficiaires des autres minima sociaux. L’équité qui a présidé à la création de l’AAH passe aussi par un traitement différent de ces deux populations ayant chacune leurs spécificités. Par ailleurs, la logique droits et devoirs qui prévaudra pour le RUA ne peut s’appliquer de manière équivalente aux personnes porteuses de handicap. La solidarité nationale doit leur garantir un niveau de revenu sans devoir assorti, tant exiger une contrepartie est en totale contradiction avec les fondements et vocation de l’AAH. La transition inclusive nécessite de tenir compte des singularités de ces personnes au risque d’être maltraitante. C’est pourquoi elle lui demande de rassurer les associations sur les intentions du Gouvernement à cet égard.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2200</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le revenu universel d’activité, dont la création a été annoncée par le Président de la République le 13 septembre 2018, a pour objectif de simplifier le système de prestations sociales existant afin de le rendre plus transparent et équitable pour nos concitoyens. Il vise également à procurer un gain à la reprise d’un emploi pour encourager le retour à l’activité. L’impératif de dignité est le premier que le Gouvernement s’est fixé dans le cadrage de la réflexion : cette future prestation n’aura de sens que si elle permet de réduire la pauvreté et elle ne saurait pénaliser les plus vulnérables. Les travaux en cours reposent, notamment, sur une concertation institutionnelle organisée par le biais de trois collèges représentant les associations, les partenaires sociaux et les territoires, ainsi que de trois sous-collèges dédiés au logement, aux jeunes et aux personnes en situation de handicap. La secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre chargée des personnes handicapées, a lancé, le 4 juillet 2019, les travaux du sous-collège dédié aux "personnes handicapées", le sujet des personnes en situation de handicap étant au cœur des préoccupations du Gouvernement. Une concertation citoyenne est également lancée dans le même temps afin de permettre le concours de tous, dans un cadre de confiance, afin de faire aboutir ce chantier ambitieux. L’objectif du futur revenu universel d’activité étant de lutter contre la pauvreté, elle n’a aucunement vocation à précariser les personnes en incapacité de travailler. A l’occasion de la Conférence Nationale du Handicap qui s’est tenue le 11 février au Palais de l’Elysée, le Président de la République a annoncé de manière claire la non dilution de l’AAH dans le futur revenu universel d’activité. Le revenu universel d’activité concernant également des personnes en situation de handicap n’étant pas bénéficiaires de l’AAH, il apparaît important que l’ensemble des acteurs du champ du handicap prennent part aux discussions entamées en juin 2019.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>24601</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2201</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Claude de Ganay</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées</ministreQuestion><ministreJO>Personnes handicapées</ministreJO><Objet>Allocation adulte handicapé et revenu universel d’activité</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            24601. — 19 novembre 2019. — M. Claude de Ganay interroge Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées, sur la création du revenu universel d’activité (RUA) susceptible d’intégrer l’allocation adulte handicapé (AAH). La création d’une allocation unique est effectivement souhaitable mais l’AAH est une allocation spécifique qui ne peut disparaitre au profit d’un revenu universel. En outre, l’un des objectifs du RUA est de permettre d’être accompagné vers l’activité. La majorité des allocataires de l’AAH, au contraire, ne pourront jamais travailler à 100 %. L’AAH doit tenir compte des singularités du handicap. Il lui demande alors s’il est vraiment souhaitable de fusionner le RUA et le AAH ou si elle compte revenir sur cette proposition.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2201</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le revenu universel d’activité, dont la création a été annoncée par le Président de la République le 13 septembre 2018, a pour objectif de simplifier le système de prestations sociales existant afin de le rendre plus transparent et équitable pour nos concitoyens. Il vise également à procurer un gain à la reprise d’un emploi pour encourager le retour à l’activité. L’impératif de dignité est le premier que le Gouvernement s’est fixé dans le cadrage de la réflexion : cette future prestation n’aura de sens que si elle permet de réduire la pauvreté et elle ne saurait pénaliser les plus vulnérables. Les travaux en cours reposent, notamment, sur une concertation institutionnelle organisée par le biais de trois collèges représentant les associations, les partenaires sociaux et les territoires, ainsi que de trois sous-collèges dédiés au logement, aux jeunes et aux personnes en situation de handicap. La secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre chargée des personnes handicapées, a lancé, le 4 juillet 2019, les travaux du sous-collège dédié aux "personnes handicapées", le sujet des personnes en situation de handicap étant au cœur des préoccupations du Gouvernement. Une concertation citoyenne est également lancée dans le même temps afin de permettre le concours de tous, dans un cadre de confiance, afin de faire aboutir ce chantier ambitieux. L’objectif du futur revenu universel d’activité étant de lutter contre la pauvreté, elle n’a aucunement vocation à précariser les personnes en incapacité de travailler. A l’occasion de la Conférence Nationale du Handicap qui s’est tenue le 11 février au Palais de l’Elysée, le Président de la République a annoncé de manière claire la non dilution de l’AAH dans le futur revenu universel d’activité. Le revenu universel d’activité concernant également des personnes en situation de handicap n’étant pas bénéficiaires de l’AAH, il apparaît important que l’ensemble des acteurs du champ du handicap prennent part aux discussions entamées en juin 2019.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>24602</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2201</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Berta</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées</ministreQuestion><ministreJO>Personnes handicapées</ministreJO><Objet>Allocation adulte handicapés et revenu universel d’activité</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            24602. — 19 novembre 2019. — M. Philippe Berta attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées, sur l’inquiétude exprimée par les associations quant à la possible intégration de l’allocation adulte handicapés (AAH) dans le périmètre du futur revenu universel d’activité (RUA). Ces associations redoutent que la spécificité du handicap, telle que reconnue dans la loi n° 75-534 du 30 juin 1975 d’orientation en faveur des personnes handicapées et la loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, soit gommée par une intégration de l’allocation dédiée dans un mécanisme global. Il lui demande par conséquent de lui préciser les intentions du Gouvernement sur ce dossier.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2202</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le revenu universel d’activité, dont la création a été annoncée par le Président de la République le 13 septembre 2018, a pour objectif de simplifier le système de prestations sociales existant afin de le rendre plus transparent et équitable pour nos concitoyens. Il vise également à procurer un gain à la reprise d’un emploi pour encourager le retour à l’activité. L’impératif de dignité est le premier que le Gouvernement s’est fixé dans le cadrage de la réflexion : cette future prestation n’aura de sens que si elle permet de réduire la pauvreté et elle ne saurait pénaliser les plus vulnérables. Les travaux en cours reposent, notamment, sur une concertation institutionnelle organisée par le biais de trois collèges représentant les associations, les partenaires sociaux et les territoires, ainsi que de trois sous-collèges dédiés au logement, aux jeunes et aux personnes en situation de handicap. La secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre chargée des personnes handicapées, a lancé, le 4 juillet 2019, les travaux du sous-collège dédié aux "personnes handicapées", le sujet des personnes en situation de handicap étant au cœur des préoccupations du Gouvernement. Une concertation citoyenne est également lancée dans le même temps afin de permettre le concours de tous, dans un cadre de confiance, afin de faire aboutir ce chantier ambitieux. L’objectif du futur revenu universel d’activité étant de lutter contre la pauvreté, elle n’a aucunement vocation à précariser les personnes en incapacité de travailler. A l’occasion de la Conférence Nationale du Handicap qui s’est tenue le 11 février au Palais de l’Elysée, le Président de la République a annoncé de manière claire la non dilution de l’AAH dans le futur revenu universel d’activité. Le revenu universel d’activité concernant également des personnes en situation de handicap n’étant pas bénéficiaires de l’AAH, il apparaît important que l’ensemble des acteurs du champ du handicap prennent part aux discussions entamées en juin 2019.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>24608</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2202</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Françoise Dumas</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées</ministreQuestion><ministreJO>Personnes handicapées</ministreJO><Objet>Reconnaissance de la langue des signes française</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            24608. — 19 novembre 2019. — Mme Françoise Dumas interroge Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées, sur la question de la reconnaissance légale de la langue des signes française comme langue officielle de l’État français. Le code de l’éducation, en son article L. 312-9-1 indique que « la langue des signes française est reconnue comme une langue à part entière » et qu’elle constitue donc une langue de France. Mais encore aujourd’hui, les personnes malentendantes signantes rencontrent incontestablement de trop nombreux obstacles dans leur quotidien, que ce soit sur l’insuffisance du nombre de traducteurs, que dans la communication au sens large. Elle souhaiterait ainsi connaître les mesures que le Gouvernement compte mettre en œuvre pour favoriser le développement et la reconnaissance de cette langue ainsi que les actions qui pourraient être engagées en faveur d’une reconnaissance réelle de la langue des signes dans la société.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2202</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La langue des signes française (LSF) est considérée comme une langue de France et est une langue à part entière, avec le même degré de complexité et les mêmes performances qu’une langue orale. Depuis 1991 et sa reconnaissance officielle comme langue d’enseignement, la place de la langue des signes française s’est progressivement développée dans l’éducation des enfants sourds. La loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées a traduit cette évolution ; elle reconnaît la LSF comme « une langue à part entière » ; les parents d’enfants sourds peuvent choisir entre une éducation avec une communication bilingue (LSF et langue française) ou en langue française (éventuellement rendue plus accessible par le langage parlé complété - LPC). La loi du 11 février 2005 a conduit à mettre en place de nombreuses actions dans le domaine de l’enseignement : l’élaboration de programmes de LSF, la création du certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement du second degré (CAPES) en LSF, la mise en place d’une option au baccalauréat, la refonte du certificat d’aptitude professionnelle aux pratiques de l’éducation inclusive (CAPPEI) et du certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement des jeunes sourds (CAPEJS). Récemment l’arrêté du 9 avril 2019 a modifié les arrêtés relatifs aux organisations et volumes horaires de la classe de seconde générale et technologique, du cycle terminal de la voie générale et du cycle terminal de la voie technologique pour ajouter l’enseignement optionnel de langue des signes française. L’obligation de respecter le projet linguistique du jeune sourd est inscrit dans les règles de scolarisation du jeune sourd, quel que soit son mode de scolarisation, milieu ordinaire, ULIS, ou unité d’enseignement. Les problématiques spécifiques à l’enseignement des jeunes sourds ont bien été identifiées dans le cadre de la concertation nationale autour de l’école inclusive et seront prises en compte dans la mise en œuvre de la loi pour une école de la confiance. L’enseignement ainsi organisé de la LSF permet de conforter sa position de langue de France, qui se traduit également aussi bien par le nouveau service de téléphonie dédié lancé par les opérateurs français de télécommunications en octobre 2018, par les engagements pris en matière de traduction d’émissions télévisées nationales, par l’organisation d’accueil en LSF dans les établissements de santé, par les travaux linguistiques universitaires sur la LSF ou encore par le développement de solutions numériques permettant l’accès à des traductions ou transcriptions simultanées.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>24778</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2203</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Agnès Firmin Le Bodo</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées</ministreQuestion><ministreJO>Personnes handicapées</ministreJO><Objet>Fusion allocation aux adultes handicapés et revenu universel d’activité</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            24778. — 26 novembre 2019. — Mme Agnès Firmin Le Bodo attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées, sur le futur RUA (revenu universel d’activité) et des réflexions engagées sur la possibilité d’y inclure les minima sociaux et plus particulièrement l’allocation adulte handicapé (AAH) Les associations œuvrant dans le domaine du handicap sont nombreuses à alerter sur le risque de remise en cause les acquis fondamentaux des lois handicap de 1975 et 2005 qui ont créée l’AAH qui permet d’assurer un revenu d’existence à une personne en situation de handicap ne pouvant pas exercer une activité professionnelle suffisante. Cette allocation perçue par plus d’un million de bénéficiaires ne doit pas se fondre dans un revenu qui ignorera la spécificité du handicap et les réalités vécues par les personnes. De même, afin de respecter l’autonomie de la personne et ses choix de vie, il faudra s’acheminer rapidement vers la suppression de la prise en compte des revenus du conjoint. Par ailleurs, l’AAH est une allocation lisible et avec peu de non-recours car elle ne dépend que de critères objectifs (taux d’incapacité et restriction durable d’accès à l’emploi) ; il ne faudrait pas en incluant l’AAH dans le RUA complexifier la vie des allocataires et conditionner l’allocation a une recherche d’emploi dont on sait qu’elle sera vaine. Ce n’est pas parce que leur allocation serait supprimée qu’ils retrouveraient du travail pour autant. Par ailleurs fondre ces deux allocations serait méconnaître la situation particulière des bénéficiaires de l’AAH comparée à celle des bénéficiaires des autres minima sociaux. L’équité qui a présidé à la création de l’AAH passe aussi par un traitement différent de ces deux populations ayant chacune leurs spécificités. Par ailleurs, la logique droits-devoirs qui prévaudra pour le RUA ne peut s’appliquer de manière équivalente aux personnes porteuses de handicap. La solidarité nationale doit leur garantir un niveau de revenu sans devoir assorti, tant exiger une contrepartie est en totale contradiction avec les fondements et vocation de l’AAH. La transition inclusive nécessite de tenir compte des singularités de ces personnes au risque d’être maltraitante. C’est pourquoi elle lui demande de rassurer les associations sur les intentions du Gouvernement à cet égard.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2203</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le revenu universel d’activité, dont la création a été annoncée par le Président de la République le 13 septembre 2018, a pour objectif de simplifier le système de prestations sociales existant afin de le rendre plus transparent et équitable pour nos concitoyens. Il vise également à procurer un gain à la reprise d’un emploi pour encourager le retour à l’activité. L’impératif de dignité est le premier que le Gouvernement s’est fixé dans le cadrage de la réflexion : cette future prestation n’aura de sens que si elle permet de réduire la pauvreté et elle ne saurait pénaliser les plus vulnérables. Les travaux en cours reposent, notamment, sur une concertation institutionnelle organisée par le biais de trois collèges représentant les associations, les partenaires sociaux et les territoires, ainsi que de trois sous-collèges dédiés au logement, aux jeunes et aux personnes en situation de handicap. La secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre chargée des personnes handicapées, a lancé, le 4 juillet 2019, les travaux du sous-collège dédié aux "personnes handicapées", le sujet des personnes en situation de handicap étant au cœur des préoccupations du Gouvernement. Une concertation citoyenne est également lancée dans le même temps afin de permettre le concours de tous, dans un cadre de confiance, afin de faire aboutir ce chantier ambitieux. L’objectif du futur revenu universel d’activité étant de lutter contre la pauvreté, elle n’a aucunement vocation à précariser les personnes en incapacité de travailler. A l’occasion de la Conférence Nationale du Handicap qui s’est tenue le 11 février au Palais de l’Elysée, le Président de la République a annoncé de manière claire la non dilution de l’AAH dans le futur revenu universel d’activité. Le revenu universel d’activité concernant également des personnes en situation de handicap n’étant pas bénéficiaires de l’AAH, il apparaît important que l’ensemble des acteurs du champ du handicap prennent part aux discussions entamées en juin 2019.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>24779</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2203</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Zumkeller</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées</ministreQuestion><ministreJO>Personnes handicapées</ministreJO><Objet>Inquiétudes fusion AAH/RUA</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            24779. — 26 novembre 2019. — M. Michel Zumkeller interroge Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées, sur les récentes réflexions engagées par le Gouvernement autour du revenu universel d’activité (RUA). La fusion de cette allocation spécifique au handicap au sein du futur RUA provoque une véritable inquiétude de la part des associations qui défendent les droits des personnes en situation de handicap et surtout les bénéficiaires de l’allocation aux adultes handicapés (AAH). L’allocation aux adultes handicapés (AAH) est une aide financière qui permet d’assurer un revenu d’existence à une personne en situation de handicap ne pouvant pas exercer une activité professionnelle suffisante. Cette allocation ne doit donc pas se fondre dans un revenu qui ignorera la spécificité du handicap et les réalités vécues par les personnes. C’est pourquoi fusionner cette allocation avec le RUA pose un vrai problème. En effet, il paraît important de souligner que l’AAH ne peut être considérée comme un minima social. L’AAH a été créée en 1975 pour garantir l’autonomie des personnes en situation de handicap. Pour toutes ces raisons, il demande donc au Gouvernement de renoncer définitivement à inclure l’AAH et son financement au sein du futur RUA, qui à terme viendrait fragiliser les droits des personnes en situation de handicap.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2204</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le revenu universel d’activité, dont la création a été annoncée par le Président de la République le 13 septembre 2018, a pour objectif de simplifier le système de prestations sociales existant afin de le rendre plus transparent et équitable pour nos concitoyens. Il vise également à procurer un gain à la reprise d’un emploi pour encourager le retour à l’activité. L’impératif de dignité est le premier que le Gouvernement s’est fixé dans le cadrage de la réflexion : cette future prestation n’aura de sens que si elle permet de réduire la pauvreté et elle ne saurait pénaliser les plus vulnérables. Les travaux en cours reposent, notamment, sur une concertation institutionnelle organisée par le biais de trois collèges représentant les associations, les partenaires sociaux et les territoires, ainsi que de trois sous-collèges dédiés au logement, aux jeunes et aux personnes en situation de handicap. La secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre chargée des personnes handicapées, a lancé, le 4 juillet 2019, les travaux du sous-collège dédié aux "personnes handicapées", le sujet des personnes en situation de handicap étant au cœur des préoccupations du Gouvernement. Une concertation citoyenne est également lancée dans le même temps afin de permettre le concours de tous, dans un cadre de confiance, afin de faire aboutir ce chantier ambitieux. L’objectif du futur revenu universel d’activité étant de lutter contre la pauvreté, elle n’a aucunement vocation à précariser les personnes en incapacité de travailler. A l’occasion de la Conférence Nationale du Handicap qui s’est tenue le 11 février au Palais de l’Elysée, le Président de la République a annoncé de manière claire la non dilution de l’AAH dans le futur revenu universel d’activité. Le revenu universel d’activité concernant également des personnes en situation de handicap n’étant pas bénéficiaires de l’AAH, il apparaît important que l’ensemble des acteurs du champ du handicap prennent part aux discussions entamées en juin 2019.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>24781</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2204</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Cazenove</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées</ministreQuestion><ministreJO>Personnes handicapées</ministreJO><Objet>L’inclusion de l’AAH dans le revenu universel d’activité (RUA)</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            24781. — 26 novembre 2019. — M. Sébastien Cazenove interroge Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées, sur l’éventualité d’une fusion de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) avec d’autres allocations dans le futur revenu universel d’activité (RUA). La création du RUA annoncée par le Président de la République le 13 septembre 2018, a pour objectif de simplifier le système de prestations sociales existant afin de le rendre plus transparent et équitable pour les citoyens. Cette création est étudiée avec la possibilité d’inclusion de l’AAH, créé en 1975 spécifiquement pour les personnes handicapées. Cette allocation bénéficie aujourd’hui à environ 1 100 000 personnes. Avec un nombre d’allocataires ayant doublé entre 1990 et 2017, le système d’accès actuel de l’allocation est reconnu comme simple. En effet, le droit à l’AAH est ouvert par les maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) sur la base de critères objectifs de taux d’incapacité et dont les organismes payeurs (CAF ou MSA) examinent ensuite les conditions de versement. Les associations représentatives de personnes handicapées s’inquiètent de son intégration dans le RUA qui complexifierait alors son accès pour les personnes en situation de handicap. Aussi, il souhaiterait savoir ce qu’envisage le Gouvernement concernant l’intégration de cette allocation dans le futur revenu d’activité universel.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2204</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le revenu universel d’activité, dont la création a été annoncée par le Président de la République le 13 septembre 2018, a pour objectif de simplifier le système de prestations sociales existant afin de le rendre plus transparent et équitable pour nos concitoyens. Il vise également à procurer un gain à la reprise d’un emploi pour encourager le retour à l’activité. L’impératif de dignité est le premier que le Gouvernement s’est fixé dans le cadrage de la réflexion : cette future prestation n’aura de sens que si elle permet de réduire la pauvreté et elle ne saurait pénaliser les plus vulnérables. Les travaux en cours reposent, notamment, sur une concertation institutionnelle organisée par le biais de trois collèges représentant les associations, les partenaires sociaux et les territoires, ainsi que de trois sous-collèges dédiés au logement, aux jeunes et aux personnes en situation de handicap. La secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre chargée des personnes handicapées, a lancé, le 4 juillet 2019, les travaux du sous-collège dédié aux "personnes handicapées", le sujet des personnes en situation de handicap étant au cœur des préoccupations du Gouvernement. Une concertation citoyenne est également lancée dans le même temps afin de permettre le concours de tous, dans un cadre de confiance, afin de faire aboutir ce chantier ambitieux. L’objectif du futur revenu universel d’activité étant de lutter contre la pauvreté, elle n’a aucunement vocation à précariser les personnes en incapacité de travailler. A l’occasion de la Conférence Nationale du Handicap qui s’est tenue le 11 février au Palais de l’Elysée, le Président de la République a annoncé de manière claire la non dilution de l’AAH dans le futur revenu universel d’activité. Le revenu universel d’activité concernant également des personnes en situation de handicap n’étant pas bénéficiaires de l’AAH, il apparaît important que l’ensemble des acteurs du champ du handicap prennent part aux discussions entamées en juin 2019.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>24955</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2205</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ludovic Pajot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées</ministreQuestion><ministreJO>Personnes handicapées</ministreJO><Objet>Insertion des personnes handicapées sur le marché de l’emploi</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            24955. — 3 décembre 2019. — M. Ludovic Pajot* attire l’attention de Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées, sur l’insertion des personnes handicapées sur le marché de l’emploi. Il est un constat dramatique : plus de 500 000 personnes en situation de handicap sont en recherche d’emploi en France, avec un taux de chômage de 19 %, soit un taux deux fois plus élevé que celui de la moyenne nationale. Cette précarité touche par ailleurs davantage les femmes, qui ne sont par exemple que 1 % à pouvoir accéder au statut de cadre contre 14 % pour les hommes. Cette difficulté d’accès au marché de l’emploi se retrouve même au sein des entreprises adaptées où elles ne sont qu’un tiers des effectifs. La première des difficultés pour les personnes handicapées réside dans la difficulté à accéder à l’information concernant les organismes qui les concernent. Mais la complexité des démarches administratives relatives à l’emploi d’une personne handicapée par une entreprise aggrave encore la situation. Il lui demande donc de bien vouloir lui dresser un état des lieux de la situation des personnes handicapées au regard du marché de l’emploi ainsi que de lui préciser les dispositifs qui peuvent être mis en œuvre pour faciliter une meilleure insertion dans les entreprises.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>25115</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2205</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrick Vignal</parlementaire><ministreQuestion>Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées</ministreQuestion><ministreJO>Personnes handicapées</ministreJO><Objet>Emploi des personnes handicapées</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            25115. — 10 décembre 2019. — M. Patrick Vignal* interroge Mme la secrétaire d’État, auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées, sur la question de l’emploi des personnes en situation de handicap. À la fin du mois de novembre 2019, se tenait la Semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapées. Actuellement, « toute personne handicapée a droit à la solidarité de l’ensemble de la collectivité nationale, qui lui garantit, en vertu de cette obligation, l’accès aux droits fondamentaux reconnus de tous les citoyens ainsi que le plein exercice de sa citoyenneté ». Depuis une dizaine d’années, l’Union nationale des entreprises adaptées (UNEA) œuvre et les entreprises adaptées se sont mobilisées et emploient à ce jour plus de 25 000 personnes en situation de handicap. Pour autant, le taux demandeurs d’emploi est double chez les personnes avec un handicap. Ces personnes doivent faire face à des périodes de chômage deux fois plus longues que les personnes valides. Aussi, il lui demande quelles mesures le Gouvernement souhaite prendre afin de favoriser l’emploi des personnes en situation de handicap.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2205</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Rédacteur : Marine NEUVILLE Le gouvernement a fait de la politique du handicap et de la construction d’une société inclusive une priorité du quinquennat. Aujourd’hui, le taux de chômage des personnes handicapées, qui s’élève à 19 %, est deux fois supérieur à la moyenne nationale. Les demandeurs d’emploi handicapés sont par ailleurs plus âgés que la moyenne des demandeurs d’emploi (50 % ont 50 ans ou plus contre 26 % pour l’ensemble des demandeurs d’emploi) et moins qualifiés (27 % seulement ont un niveau d’études supérieur ou égal au bac contre 46 % pour l’ensemble des demandeurs d’emploi). Dans l’objectif de réduire cet écart et de permettre à chacun d’accéder à l’emploi, le gouvernement veut mobiliser fortement l’ensemble des dispositifs de droit commun, notamment l’ensemble des politiques de l’emploi et de la formation professionnelle. Les personnes en situation de handicap peu qualifiées bénéficieront ainsi pleinement de la réforme de l’apprentissage et du plan d’investissement dans les compétences, qui cible les publics peu ou pas qualifiés, pour être formées et accompagnées vers l’emploi. Ainsi, depuis le 1er janvier 2019, un référent handicap est nommé dans chaque CFA et un budget de 20 M€ par an est prévu pour majorer le niveau de prise en charge des contrats d’apprentissages pour les personnes handicapées. Par ailleurs, les salariés handicapés bénéficient d’une majoration de leur compte personnel de formation à hauteur de 800 € par an avec un plafond fixé à 8 000 €, contre 500 € avec un plafond fixé à 5 000 € pour les autres salariés. Afin d’accompagner et de sécuriser les parcours professionnels des personnes handicapées, l’offre de service des opérateurs de placement spécialisés a été étendue depuis le 1er janvier 2018 pour assurer, au-delà des missions d’insertion professionnelle, des missions de maintien dans l’emploi des personnes handicapées. Il existe ainsi désormais un guichet unique, pour les bénéficiaires et pour les employeurs, spécialisé dans le champ du handicap, aux côtés de Pôle emploi et des missions locales, là où deux réseaux distincts coexistaient auparavant (Cap emploi et SAMETH). De plus, le dispositif de l’emploi accompagné, qui s’inscrit dans le cadre d’une démarche d’accompagnement global et associe les acteurs de l’éducation, du secteur médico-social et de l’insertion professionnelle, est opérationnel dans toutes les régions et plus de 2 000 personnes handicapées en bénéficient désormais. Et pour améliorer l’accompagnement des demandeurs d’emploi, suite à des travaux menés fin 2018-début 2019 par Pôle emploi et les Cap emploi, il a été décidé de mettre en oeuvre un « lieu unique d’accompagnement » pour les demandeurs d’emploi handicapés. 19 sites pilote vont être lancés début 2020, pour une généralisation prévue en 2021 : les conseillers Cap emploi seront présents dans les agences Pôle emploi et utiliseront le même système d’informations que les conseillers Pôle emploi. Pourra ainsi être proposé une offre d’accompagnement personnalisée et un parcours beaucoup plus fluide au demandeur d’emploi handicapé Il est également essentiel de mobiliser tous les employeurs pour développer l’emploi des personnes handicapées. Depuis le 1er janvier 2019, dans toute entreprise employant au moins deux cent cinquante salariés est désigné un référent chargé d’orienter, d’informer et d’accompagner les personnes en situation de handicap. Une réforme a aussi été engagée le 1er janvier 2019 pour rénover et accompagner le changement d’échelle du secteur adapté, en développant des expérimentations facilitant les passerelles entre entreprise adapté et autres employeurs. Cette réforme s’appuie sur l’engagement national « Cap vers l’entreprise inclusive 2018-2022 » signé le jeudi 12 juillet 2018 par Muriel Pénicaud, Ministère du Travail, et Sophie Cluzel, Secrétaire d’état aux personnes handicapées, avec l’UNEA, APF handicap et l’Unapei. Les signataires se sont engagés à créer 40 000 emplois supplémentaires en entreprises adaptées pour les personnes en situation de handicap et à porter les aides publiques au secteur adapté à 500 millions d’euros par an d’ici 2022. Fin 2019, près de 25% des entreprises adaptées se sont engagées dans l’expérimentation CDD-Tremplin, qui permet à une personne handicapée de bénéficier du savoir-faire d’une entreprise adaptée pour être formée et accompagnée dans son projet professionnel en vue de trouver un emploi durable chez un autre employeur. Par ailleurs, la réforme de l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés, qui sera mise en œuvre à compter du 1er janvier 2020, vise à inciter les entreprises à employer davantage de personnes handicapées en les responsabilisant, en redynamisant le dialogue sociale et en cassant les stéréotypes en vue d’un emploi durable. Désormais, toutes les entreprises, y compris celles comptant moins de 20 salariés, déclareront leur effort en faveur de l’emploi des personnes handicapées. Et tous les types d’emploi seront pris en compte de la décompte des bénéficiaires de l’obligation d’emploi, afin d’encourage l’emploi sous toutes ses formes (stagiaires, périodes de mise en situation en milieu professionnel, intérimaire, titulaires de contrats aidés, alternants…). Ce réforme de l’obligation d’emploi vise également à faciliter les démarches des employeurs grâce à la simplification du dispositif d’obligation d’emploi, qui résulte de la suppression de certaines déductions et minorations, à la suppression de la déclaration spécifique pour le calcul de l’obligation d’emploi, qui s’effectuera via la déclaration sociale nominative, et à la mise en place d’un interlocuteur unique pour la déclaration, le recouvrement et le calcul de la contribution due au titre de l’obligation d’emploi : les URSSAF ou les caisses de la mutualité sociale agricole Enfin, le 18 novembre 2019, Muriel PENICAUD, ministre du Travail, Sophie CLUZEL, secrétaire d’État chargée des Personnes handicapées et Olivier DUSSOPT, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Action et des Comptes publics ont installé le Comité national de suivi et d’évaluation de la politique d’emploi des personnes handicapées et ont présenté la stratégie 2019-2022 pour l’emploi des personnes en situation de handicap. Cette stratégie, issue de 18 mois de concertation avec les partenaires sociaux, les associations représentatives des personnes handicapées, le Conseil national consultatif des personnes handicapées, l’AGEFIPH, le FIPHFP, les branches professionnelles, les acteurs du service public de l’emploi, du secteur adapté et du médico-social, et des chefs d’entreprises, est construite autour de 3 grandes orientations : le développement et la valorisation des compétences des personnes en situation de handicap, la simplification des démarches pour les personnes handicapées et pour les employeurs, et l’accompagnement des choix et des parcours professionnels dans toute leur diversité. L’ensemble des travaux engagés permettra de renouveler profondément les politiques de l’emploi en faveur des personnes handicapées afin de leur donner toutes les chances d’accès à l’emploi et d’améliorer leur accompagnement tout au long de leur parcours d’insertion professionnelle, comme s’y est engagé le Gouvernement lors du dernier Comité interministériel du handicap organisé le 3 décembre 2019.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>26106</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2207</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Lagleize</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement</ministreQuestion><ministreJO>Relations avec le Parlement</ministreJO><Objet>Moyens à disposition des parlementaires en mission auprès du Gouvernement</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            26106. — 28 janvier 2020. — M. Jean-Luc Lagleize appelle l’attention de M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement, sur la clarification des moyens à disposition des parlementaires en mission auprès du Gouvernement. Après avoir expérimenté le statut de parlementaire en mission sur la thématique de la maîtrise des coûts du foncier dans les opérations de constructions et avoir constaté tout l’intérêt et l’utilité de ces missions parlementaires, il convient de souligner que ce statut demeure peu encadré. L’article L.O. 144 du code électoral précise que « Les personnes chargées par le gouvernement d’une mission temporaire peuvent cumuler l’exercice de cette mission avec leur mandat de député pendant une durée n’excédant pas six mois » et que « L’exercice de cette mission ne peut donner lieu au versement d’aucune rémunération, gratification ou indemnité. ». Cet article ne mentionne toutefois pas d’éventuels remboursements de frais de mission et de transports lorsque la mission temporaire exige des déplacements sur le terrain. Il l’interroge donc sur les intentions du Gouvernement pour clarifier par voie réglementaire le statut et les moyens des parlementaires en mission auprès du Gouvernement.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2207</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Monsieur le Ministre, auprès du Premier ministre, chargé des Relations avec le Parlement indique à Monsieur le Député que les moyens alloués à un parlementaire relèvent d’un cadre juridique clair. Aux termes de l’article LO. 144 du code électoral, un parlementaire peut être chargé par le Gouvernement d’une mission temporaire que celui-ci peut cumuler avec son mandat, pendant une durée n’excédant pas six mois. Cette mission est exercée au profit et sous l’autorité du Gouvernement. Le second alinéa de cet article du code électoral précise que l’exercice de cette mission « ne peut donner lieu au versement d’aucune rémunération, gratification ou indemnité ». De plus, le Conseil constitutionnel a jugé, dans une décision n° 89-262 DC du 7 novembre 1989, que « la mission qu’exerce un député ou un sénateur à la demande du Gouvernement ne s’inscrit pas dans l’exercice de sa fonction de parlementaire ; que d’ailleurs une telle mission peut être confiée à une personne qui n’est pas membre du Parlement ; qu’ainsi le rapport établi par un parlementaire, lorsqu’il exerce une mission dans conditions définies à l’article LO. 144 du code électoral, ne saurait être regardé comme un acte accompli par lui dans "l’exercice de ses fonctions"au sens du premier alinéa de l’article 26 de la Constitution ». Il découle de cette jurisprudence que la situation d’un parlementaire en mission ne doit pas s’appréhender différemment de celle des autres personnes chargées de l’élaboration d’un rapport administratif. Cela signifie que le parlementaire en mission peut disposer des moyens matériels mis à sa disposition par le ministère auprès duquel il exerce sa mission afin notamment de couvrir d’éventuels frais de déplacement. Ces moyens sont naturellement alloués dans le respect des règles budgétaires et comptables par le membre du Gouvernement auprès duquel le parlementaire est placé.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>26330</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2207</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie Tamarelle-Verhaeghe</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement</ministreQuestion><ministreJO>Relations avec le Parlement</ministreJO><Objet>Examen du projet de loi constitutionnelle</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            26330. — 4 février 2020. — Mme Marie Tamarelle-Verhaeghe interroge M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement, sur le report de l’examen du projet de loi constitutionnelle. Le projet de loi constitutionnelle devait initialement être discuté en séance par l’Assemblée nationale à partir du 10 juillet 2018, mais son examen avait été interrompu en raison de l’affaire Benalla. À la suite du grand débat national, le Gouvernement a souhaité compléter le texte initial avec deux projets de loi organique et ordinaire intitulés « pour un renouveau de la vie démocratique ». Ces textes ont été présentés en conseil des ministres le 28 août 2019 par la garde des sceaux, sans qu’aucun calendrier législatif ne soit avancé. Elle souhaiterait donc savoir quel agenda est envisagé par le Gouvernement en vue de l’examen de ces textes.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2207</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Monsieur le Ministre, auprès du Premier ministre, chargé des Relations avec le Parlement indique à Madame la Députée que l’ambition d’une réforme des institutions ne doit pas être abandonnée mais qu’elle ne saurait être soumise à l’Assemblée nationale et au Sénat sans perspective crédible d’adoption par le Parlement. Les projets de loi constitutionnelle, organique et ordinaire pour un renouveau de la vie démocratique ont été déposés sur le bureau de l’Assemblée nationale le 29 août 2019 en remplacement des projets de loi pour une démocratie plus représentative, responsable et efficace, afin de tenir compte des revendications exprimées lors du Grand débat national. Comme l’a indiqué Monsieur le Premier ministre dans son discours de politique générale le 12 juin dernier, le Gouvernement maintient ouvert le dialogue avec le Sénat pour qu’un examen constructif de ces projets de loi puisse avoir lieu. Un accord préalable avec ce dernier est une condition sine qua non avant tout inscription de ces projets de loi à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale. Une révision de la Constitution suppose en effet l’adoption en termes identiques d’un projet constitutionnelle. Il en va de même pour des dispositions organiques relatives au Sénat. Le calendrier législatif des prochains mois étant particulièrement contraint, il ne serait pas raisonnable d’entreprendre un examen parlementaire de ces projets de loi si celui-ci devait finalement se heurter au désaccord du Sénat.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>5529</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2208</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Carles Grelier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Convention nationale thermale</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            5529. — 20 février 2018. — M. Jean-Carles Grelier* attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la situation préoccupante mise en avant par la Fédération française des curistes médicalisés (FFCM) et le Groupe inter associatif du thermalisme (GIATh). En effet, dès 2018, la nouvelle mouture de l’article 12 de la Convention nationale thermale, autorise les établissements thermaux à abaisser la dotation de linge conventionnelle non plus à ce qui est nécessaire et suffisant à une cure de qualité accessible à tous, mais à la réduire en tout et pour tout : par une simple serviette (dimensions et qualité non précisées) pour l’orientation voies respiratoires (voie ORL) alors que les forfaits peuvent comprendre des soins mouillants ; et une serviette et un drap de bain (dimensions qualité non précisées) ou une serviette et un peignoir et pour les autres forfaits de soins qui peuvent cumuler de 4 à 8 soins mouillants. Cette disposition aboutit à une dégradation des conditions de soins et porte atteinte à la dignité des patients curistes. Les peignoirs cachent l’anatomie des patients, préservant ainsi leur pudeur car les services de soins sont mixtes et peuvent accueillir des mineurs. En outre, ils permettent aux curistes de se protéger des changements de température lors du passage d’un soin à un autre, ou durant les périodes d’attente entre les soins ou de repos. Cette situation engendre de plus une discrimination fondée sur l’argent, poussant les patients à acheter des suppléments pour le linge ou à passer en service de première classe bien plus coûteux. Il lui demande donc de bien vouloir indiquer les intentions du Gouvernement par rapport à cette situation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8410</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2208</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Patrick Vignal</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Curistes - Serviettes et peignoirs en cure</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            8410. — 22 mai 2018. — M. Patrick Vignal* attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la situation préoccupante mise en avant par la Fédération française des curistes médicalisés (FFCM) et le groupe inter associatif du thermalisme (GIATh). L’article 12 de la convention nationale thermale autorise, depuis le début de l’année 2018, les établissements thermaux à abaisser la dotation de linge conventionnelle. Cette disposition constitue une dégradation des conditions de soins et porte atteinte à la dignité des patients curistes, outre une aggravation des inégalités et discriminations fondées sur l’argent. Actuellement une large majorité des patients reçoit 4 à 8 soins mouillants par jour (bains, douches, piscine, vapeurs, aérosols chauds ou froids, bain de boue). Chacun de ces soins implique nécessairement un séchage, tandis que les patients doivent également faire face aux changements de température lors du passage d’un poste à un autre et durant les périodes d’attente ou de repos entre les soins. Dès lors, une dotation de linge inadaptée représente un risque sérieux pour la santé et la qualité globale des soins suivis par les curistes. Les curistes bénéficiaient jusqu’alors de peignoirs préservant d’une part leur intimité, et les protégeant de changements de température lors du passage d’un soin à un autre, ou au repos, d’autre part. Aujourd’hui des curistes sont contraints de payer un supplément linge ou de passer en service de première classe beaucoup plus coûteux (mais avec dotation systématique de peignoirs). Il lui demande de bien vouloir lui indiquer ce que le Gouvernement entend mettre en place pour mettre fin à cette situation engendrée par l’article 12 de la CNT.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>10664</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2208</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Faure</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Convention nationale thermale</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            10664. — 17 juillet 2018. — M. Olivier Faure* interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur une inquiétude soulevée par la Fédération française des curistes médicalisés (FFCM). La convention nationale thermale régira les relations entre l’Assurance maladie et les établissements thermaux entre 2018 et 2022. Or elle autorise ces derniers à ne fournir aux curistes qu’une serviette et un peignoir (ou drap de bain) pour tout le séjour. Cette mesure constitue une dégradation des conditions de soins étant donné qu’une majorité des patients reçoit 4 à 8 soins mouillants par jour. Un renouvellement sans charge supplémentaire des serviettes et peignoirs tout au long du séjour n’est pas un luxe mais la condition d’une bonne prise en charge des curistes. Il lui demande de bien vouloir lui indiquer ce que le Gouvernement entend répondre à cette situation.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2209</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les cures thermales peuvent faire l’objet d’une prise en charge par l’assurance maladie obligatoire lorsqu’elles sont prescrites par un médecin et qu’elles entrent dans le traitement de pathologies données. La convention nationale thermale, signée le 8 novembre 2017 entre l’assurance maladie et le Conseil national des établissements thermaux (CNETh), vise notamment à garantir aux assurés l’accès à un thermalisme de qualité, et à renforcer l’efficacité thérapeutique des traitements thermaux. Cette convention précise le nombre maximal d’applications de boue et de cataplasmes sur chaque segment corporel, prescrit par le médecin. Cette mesure vise à donner des recommandations sur le nombre maximal d’applications à apporter, qui ont fait l’objet d’un consensus entre l’assurance maladie et les représentants des établissements thermaux. La convention introduit aussi l’obligation de fournir à chaque curiste chaque jour une serviette lorsque les soins s’appliquent uniquement à la sphère oto-rhino-laryngologiste (ORL), et une serviette et un peignoir ou une serviette et un drap de bain, dans les autres cas. La composition du paquet de linge remis aux curistes reste donc adaptable par chaque établissement. De plus, il n’est pas prouvé que la substitution de serviettes aux peignoirs puisse causer une dégradation des conditions de soins des curistes.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>8592</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2209</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Brahim Hammouche</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>La prévention des « Spina Bifida »</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            8592. — 22 mai 2018. — M. Brahim Hammouche attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l’importance de promouvoir la prévention des « Spina Bifada », pathologie très lourde de la moelle épinière et des nerfs qui en sont issus et qui sont moins ou non fonctionnels. Cette pathologie se traduit par un polyhandicap avec, dans le pire des cas, une paraplégie (paralysie des deux jambes) et de façon constante une atteinte des sphincters (nécessitant jusqu’à 6 sondages par jour) et la gestion de la constipation par des grands lavements (1 à 2 fois par semaine). De très nombreuses interventions chirurgicales sont nécessaires chez ces patients tout au long de leur vie (scoliose, hydrocéphalie, viscérales, urologiques mais aussi au niveau des hanches, des genoux et des pieds). Ces personnes atteintes par un Spina Bifida sont hydrocéphales pour environ 80 % d’entre elles, ce qui implique très souvent également des interventions neurochirurgicales itératives. On note également une surmortalité de ces personnes par rapport à la population générale, tant dans l’enfance qu’à l’âge adulte. Selon des statistiques récentes, la situation est la suivante : 1 fœtus sur 1 000 sera porteur d’un « défaut de fermeture du tube neural » (DFTN) dont la forme la plus grave est le spina bifida. Il s’agit de la deuxième anomalie congénitale la plus fréquente après les cardiopathies. Or une prévention est possible par supplémentation maternelle en acide folique avant la conception, prévention à poursuivre dans les deux premiers mois de grossesse. Il s’agit de la prise de comprimés par la bouche en une prise journalière (Spéciafoldine par exemple), avec un dosage différent selon que la femme ait ou non des facteurs de risque d’avoir un fœtus atteint de ce type de malformation. En France, au moins une grossesse sur trois débute sans supplémentation en acide folique. Il me semblerait donc pertinent de mettre en œuvre des mesures facilitant la prévention de cette pathologie de manière systématique sur plusieurs supports utilisés par un grand nombre de Françaises, tels que par exemple les plaquettes de pilules contraceptives qui pourraient contenir sur leur emballage un message préventif sur cette pathologie. En effet, l’arrêt de la contraception signifiant dans la très grande majorité des cas un désir de grossesse, cette prévention toucherait un nombre très élevé de femmes, femmes qui sont actuellement exclues de cette prévention. Aussi, il lui demande si le Gouvernement envisage de mettre en œuvre de telles mesures visant à promouvoir la prévention des « Spina Bifada » dans les prochains mois.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2209</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La réduction de l’incidence des anomalies de fermeture du tube neural nécessite en effet une amélioration du statut en folates chez les femmes avant et au début de la grossesse. Une prescription systématique de folates, en une prise quotidienne de 400 microgrammes et ce jusqu’à la 12ème semaine d’aménorrhée est recommandée (HAS, 2009), dès que la femme a un souhait de grossesse, par exemple, lors d’une consultation avant la grossesse. En France, d’après les données de l’étude ESTEBAN réalisée par Santé publique France, la prévalence du risque de déficit en folates sériques était quasi-nulle chez les adolescentes (15-17 ans), mais elle a quasiment doublé ces 10 dernières années chez les femmes adultes en âge de procréer (18-49 ans non ménopausées) passant de 7 % en 2006 à 13% en 2015. Cette augmentation touche toutes les classes d’âge et est plus particulièrement marquée chez les femmes les moins diplômées. Les résultats de l’enquête nationale périnatale de 2016 réalisée par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale et la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques montrent que la proportion de femmes ayant commencé à prendre de l’acide folique avant leur grossesse a augmenté entre 2010 et 2016, passant de 14,8 % à 23,2 % mais elle reste limitée. Améliorer le statut en folates des femmes en âge de procréer est l’un des objectifs clefs du programme national nutrition santé (PNNS) depuis 2001. Le PNNS a mis en place notamment des stratégies d’information et d’éducation. Des outils spécifiques à destination des femmes avant et pendant la grossesse ont été élaborés. Un dépliant destiné aux femmes, « Vous avez un projet de grossesse ? Pensez à la vitamine B9 » élaboré par Santé publique France est diffusé depuis 2013 à plus de 400 000 exemplaires. Une affiche a été diffusée auprès des professionnels de santé en 2013 à plus de 130 000 exemplaires afin d’inciter les femmes à parler aux médecins du désir de grossesse. Un document destiné aux professionnels de santé : « Folates et désir de grossesse : informer et prescrire au bon moment » (coll. Les Essentiels de l’INPES) a fait l’objet d’une communication médias en 2013 dans une sélection de titres de la presse médicale. Ces outils sont disponibles sur le site de Santé publique France et sur www.mangerbouger.fr. Une alimentation conforme aux repères du PNNS, notamment suffisamment riche en fruits et légumes pourrait suffire à couvrir les besoins. Cependant ces recommandations ne sont pas suivies par toute la population. L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail a publié son avis sur l’actualisation des repères alimentaires pour les femmes enceintes et allaitantes en juin 2019. L’avis du Haut Conseil de la santé publique est prévu en juin 2020. Ces avis permettront à Santé publique France d’actualiser les repères du PNNS existants pour les femmes enceintes. Par ailleurs, le PNNS 4 lancé le 20 septembre 2019 par le ministère chargé de la santé, prévoit d’ici 2023 de redéployer les stratégies de communication et d’information sur la promotion de cette supplémentation en acide folique chez des femmes en désir de grossesse en direction des professionnels de santé (notamment médecins généralistes, pharmaciens, sages-femmes, gynécologues obstétriciens) ainsi qu’auprès des femmes.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>10588</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2210</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Carles Grelier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Répartition des greffons rénaux</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            10588. — 10 juillet 2018. — M. Jean-Carles Grelier* attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la question de la répartition des greffons rénaux en France. En effet, le système du rein local consiste à garder un des deux reins prélevés pour effectuer une greffe dans son hôpital, sans tenir compte des priorités nationales. Il crée de fortes disparités entre les régions. Aujourd’hui, 46 % des reins sont attribués localement. Avec un rein sur deux placés en commun au niveau national, les 14 291 personnes inscrites sur les listes au 1er janvier 2018 devront attendre entre 1 et 5 ans selon leur région. Cette attente impacte les chances de réussite de la greffe, et donc la survie du patient à l’opération. De plus, la qualité de vie des patients se dégrade à cause de traitements lourds comme la dialyse qu’ils reçoivent jusqu’à la greffe. Il lui demande donc quelles sont les solutions prévues pour mettre en place une égalité nationale à l’accès aux greffons.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>10894</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2210</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Haury</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Les inégalités territoriales des greffes de rein</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            10894. — 17 juillet 2018. — M. Yannick Haury* appelle l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les disparités territoriales en ce qui concerne les greffes de rein. En effet, selon les régions, les délais sont plus ou moins longs. Il faut compter en moyenne 24,7 mois pour les hôpitaux de Nantes, 13 mois pour Caen ou encore 45 mois pour Nancy. Cette situation entraîne de profondes inégalités entre les patients de différents territoires. Aussi, il la prie de bien vouloir lui indiquer les intentions du Gouvernement pour remédier à ces disparités.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2210</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le prélèvement et la greffe d’organes constituent une priorité nationale, ce principe est inscrit dans la loi. C’est par l’action conjuguée de tous les acteurs que l’accès à la greffe pourra être améliorée, et réduire les inégalités territoriales. Le principe d’équité est présent au niveau législatif, il s’applique à la définition des règles de répartition et d’attribution des greffons. Le modèle mis en place repose sur des "scores" dont l’objet est de réduire les inégalités. Les scores ont été conçus pour garantir la meilleure équité possible notamment en fonction des données d’urgence, de compatibilité et d’âge, tout en tenant compte des contraintes pesant sur le prélèvement, le transport et les temps d’ischémie, et ce pour préserver la qualité des greffons dans l’intérêt des patients. Ce principe d’équité s’applique ainsi, de par la loi, à tous les échelons local, régional et bien évidemment également national. Ces scores sont déterminés en concertation avec les professionnels et les associations sur la base de critères objectifs. Ils sont par ailleurs soumis au conseil d’orientation de l’Agence de la biomédecine, instance éthique au sein de laquelle sont représentées les associations. Les règles sont ensuite rendues publiques sous la forme d’un arrêté et sont donc accessibles à tous. Elles sont régulièrement révisées pour s’adapter aux évolutions des prises en charge. L’Agence de la biomédecine quant à elle, dans le cadre du réseau REIN, produit chaque année un rapport extrêmement complet sur les traitements de l’insuffisance rénale chronique terminale. Et pour renforcer l’accès du grand public à ces informations, elle a pris l’initiative d’établir en lien avec les associations de patients une synthèse "par et pour les patients et leurs proches". Elle poursuivra cet effort car c’est indispensable pour développer la connaissance et entretenir la confiance dans le système d’attribution des greffons. Le Plan 2017-2021 pour la greffe d’organes et de tissus fixe un objectif ambitieux de 7 800 greffes d’organes annuelle en 2021 dont 1 000 à partir d’un donneur vivant, soit un objectif de progression du nombre de greffe de 7% par an. L’atteinte de ces objectifs suppose d’augmenter et de diversifier le prélèvement à partir de donneurs décédés et de renforcer le prélèvement et la greffe à partir de donneurs vivants. Grâce à la mobilisation de tous les acteurs, une progression remarquable de près de 20% a été enregistrée entre 2013 et 2017 plaçant la France à la 3ème place en Europe, et même à la 2ème pour la transplantation rénale. En 2017, le cap des 6.000 greffes a ainsi été dépassé pour la première fois. Concernant la piste de l’élargissement à plusieurs paires de « donneurs-receveurs » dans le recours au don croisé d’organes, l’extension a été proposée par le Gouvernement dans le projet de loi bioéthique qui est actuellement examiné par le Parlement.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>20814</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2211</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexis Corbière</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Pour la reconnaissance de l’hypersensibilité chimique et électromagnétique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            20814. — 25 juin 2019. — M. Alexis Corbière attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les risques en termes de santé publique de l’hypersensibilité chimique et électromagnétique. Ces pathologies, peu connues du grand public, pourraient concerner jusqu’à 10 % de la population française. Elles se caractérisent par des symptômes tels que la nausée, la fatigue chronique, les vertiges, les migraines mais aussi des gênes respiratoires et des inflammations de la peau. L’apparition de ces affections provient de l’exposition à des produits chimiques et aux ondes, très présents dans la vie quotidienne. Peuvent notamment être concernés les produits du nettoyage, les cosmétiques et les ondes WIFI ou émanant d’autres appareils ménagers et réseaux de téléphonie. Depuis mars 2012, le Parlement européen a reconnu l’hypersensibilité chimique et électromagnétique en recommandant aux États membres d’inclure ces maladies dans leurs propres classifications statistiques ainsi que dans leurs listes de maladies professionnelles. Il n’existe pourtant aucune reconnaissance officielle de ces pathologies en France. Les patients touchés sont aujourd’hui considérés comme dépressifs, sans qu’aucune prise en charge ni aucun accompagnement ne leur soient proposés. La vie quotidienne des patients atteints s’en trouve largement bouleversée. À cause des maux de tête insupportables, de l’intolérance aux ondes issues du wifi, et des insomnies qui accompagnent ces douleurs, ces personnes malades ne peuvent ni exercer une activité professionnelle normale, ni-même mener une vie sociale épanouissante. L’isolement pour mieux se protéger des ondes et des produits est bien souvent la seule solution adoptée, faute de prise en charge. La reconnaissance de ces maladies est donc un levier indispensable pour mieux les diagnostiquer et mieux les soigner. Il lui demande donc de dévoiler ses intentions sur ce sujet, en vue d’améliorer le quotidien des personnes souffrant d’hypersensibilité chimique ou électromagnétique.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2211</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la sensibilité chimique multiple (SCM) présente des analogies avec l’hypersensibilité électromagnétique (HSM), un autre trouble associé à des expositions environnementales. L’OMS propose de les regrouper sous le terme d’intolérance environnementale idiopathique (IEI). L’OMS précise que l’IEI est un descripteur n’impliquant aucune étiologie chimique ou aucune sensibilité de type immunologique ou électromagnétique. Il regroupe des troubles ayant en commun des symptômes non spécifiques similaires, qui restent non expliqués sur le plan médical et dont les effets sont préjudiciables pour la santé des personnes. Aussi, la classification internationale des maladies actuelle (CIM-10) et prévisionnelle (CIM-11) qui entrera en vigueur au 1er Janvier 2022, établie par l’OMS, n’individualise pas l’IEI-CEM comme entité nosographique à part entière. En France, le rapport et l’avis de l’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) relatifs à l’expertise sur « l’hypersensibilité électromagnétique (EHS) ou intolérance environnementale idiopathique attribuée aux champs électromagnétiques (IEI-CEM) » ont été publiés le 26 mars 2018. L’agence conclut que « Au final, en l’état actuel des connaissances, il n’existe pas de preuve expérimentale solide permettant d’établir un lien de causalité entre l’exposition aux champs électromagnétiques et les symptômes décrits par les personnes se déclarant électro-hypersensibles. » Pour autant, comme le souligne l’agence dans les conclusions de son expertise, les symptômes ressentis par les personnes, ainsi que l’isolement psycho-social subi par certaines d’entre elles, nécessitent et justifient une prise en charge adaptée par les acteurs des domaines sanitaire et social s’inscrivant dans leur parcours de santé coordonné. Conformément à l’article 8 de la loi n° 2015-136 du 9 février 2015 relative à la sobriété, à la transparence, à l’information et à la concertation en matière d’exposition aux ondes électromagnétiques, le Gouvernement a examiné les suites à donner à ces recommandations et a remis au Parlement, en décembre 2019, un rapport sur l’électro-hypersensibilité qui précise les mesures à mettre en oeuvre concernant la prise en charge des personnes indiquant être hypersensibles aux ondes électromagnétiques. Il s’agit en particulier de s’engager dans une démarche d’élaboration d’outils destinés aux professionnels de santé permettant de limiter l’errance médicale de ces personnes, et d’améliorer leur prise en charge. A cet effet, le ministère des solidarités et de la santé a saisi la société française de médecine du travail afin d’élaborer un guide de bonnes pratiques à destination des professionnels de santé. Les conclusions de ses travaux sont attendus pour la fin 2020. Enfin, en termes de reconnaissance, la définition du handicap posée par la loi 2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, permet, au vu de l’évaluation du désavantage subi et des besoins de compensation établie par l’équipe pluridisciplinaire des Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH), de prendre en compte les conséquences de l’état de santé d’une personne sur ses activités habituelles et sa participation à la vie sociale indépendamment de l’étiquette diagnostique.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>22096</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2212</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Damien Abad</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Paralysie supranucléaire progressive (PSP)</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            22096. — 30 juillet 2019. — M. Damien Abad attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la paralysie supranucléaire progressive (PSP). En effet, cette maladie neurodégénérative provoque des lésions du tronc cérébral affectant progressivement l’équilibre, la vue, la mobilité, la déglutition et la parole. En France, le nombre de personnes atteintes serait estimé à environ 3 000. La PSP demeure toutefois méconnue, il se passerait en moyenne entre 3 et 4 ans dès l’apparition des premiers symptômes au diagnostic et seulement 10 % des cas seraient correctement diagnostiqués. Cette maladie rare et orpheline n’a, à ce jour, aucun médicament qui n’a pu démontrer une efficacité thérapeutique avérée dans le traitement de la PSP. Cette absence de traitement spécifiquement adapté à sa pathologie est, pour le malade et sa famille, la source de bien des désarrois, nécessitant également une prise en charge de celui ou celle qui accompagne et aide le malade au quotidien. Aussi, il lui demande les mesures qu’entend prendre le Gouvernement afin de permettre un diagnostic plus précoce et une meilleure prise en charge de la PSP.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2212</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La maladie neurodégénérative rare de type Paralysie Supranucléaire Progressive (PSP) fait partie du groupe des maladies neurologiques rares et plus particulièrement des maladies avec « dégénérescence fronto-temporale avec démence ». C’est une maladie à début tardif, caractérisée par une atteinte oculomotrice supranucléaire et une instabilité posturale, puis une rigidité progressive et un déclin cognitif discret. Le diagnostic repose sur le tableau clinique et le bilan neuropsychologique, la prévalence est classiquement estimée à environ 1/16600 personnes. Le troisième Plan National Maladies Rares (PNMR3), porté par le ministère des solidarités et de la santé et le ministère de la recherche et de l’innovation, a pour objectif de renforcer les recommandations de bonnes pratiques de diagnostic et de soins avec une harmonisation des définitions et des modalités d’examens qui doivent être pratiquées de façon identique. Le parcours de soin doit être le même pour tous afin d’optimiser les ressources et améliorer les pratiques pour la personne malade. C’est l’objectif premier des réseaux des centres de référence maladies rares qui visent à assurer une équité de prise en charge des malades quel que soit leur lieu de vie. C’est un engagement fort du gouvernement à travers ce PNMR3 afin de ne laisser aucun malade isolé dans son parcours de soin. S’agissant de la prise en charge médicale des patients atteints de la PSP, tous les centres de référence et de compétence des « démences rares ou précoces » de la Filière de Santé Maladie Rare (FSMR) BRAIN TEAM sont en capacité de suivre ces patients. D’après le portail Orphanet, cette filière comprend 1 centre de référence coordonnateur et 17 centres de compétence répartis sur l’ensemble du territoire national permettant un accès de proximité aux soins et aux conseils pour les patients et leurs familles. Les 20 centres de référence et compétence « maladies rares à expression psychiatrique » de la filière de santé maladie rare DEFISCIENCE et les 23 centres de référence de neurogénétique de la filière BRAIN TEAM peuvent également prendre en charge les patients atteints de ce groupe de maladies. Ces centres, comme l’ensemble des centres de référence pour les maladies rares ont été relabellisés pour la période 2017-2022 et sont présents dans toute la France hexagonale et, pour certains, en Outre-Mer. Plusieurs projets de recherches français sont actuellement en cours dans toute la France tels que : « Approche diagnostique et thérapeutique des maladies neurodégénératives avec taupathie ou synucléopathie : paralysie supranucléaire progressive, dégénérescence fronto-temporale » à Lille, « STaHR : Stimulation de la Recombinaison Homologue pour la Thérapie Génique » à Paris et « FROGH : Etude Génétique de la Population Française » à Nantes Un essai clinique nommé « RIVA-PSP : Etude randomisée, en double aveugle VS placebo de l’efficacité de la RIVAstigmine sur les troubles moteurs et cognitivo-comportementaux dans la PSP » est également en cours à Marseille. Enfin, plusieurs associations françaises de malades sont spécialisées dans cette maladie comme par exemple l’Association Paralysie Supranucléaire Progressive et l’Association Retina France. S’agissant de la prise en charge médico-sociale des patients atteints de maladies neurodégénératives rares de type PSP, Orphanet a conçu un cahier nommé « Vivre avec une maladie rare en France : aides et prestations pour les personnes atteintes de maladies rares et leurs proches » avec l’aide d’un comité éditorial multidisciplinaire composé de représentants issus de tout horizon. Ce cahier permet à ces personnes de bénéficier d’un accompagnement et de s’inscrire dans la société au même titre que les personnes valides. Ce document est mis à jour annuellement sur le site : https://www.orpha.net/orphacom/cahiers/docs/FR/Vivre_avec_une_maladie_rare_en_France.pdf.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>22520</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2213</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Marc Zulesi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Maladies neurodégénératives rares</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            22520. — 27 août 2019. — M. Jean-Marc Zulesi attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les maladies neurodégénératives rares de type DFT (dégénérescences fronto-temporales), PSP (paralysie supra nucléaire progressive) ou encore DCB (dégénérescence cortico-basale) et leurs prises en charge actuelles et futures. Contrairement à d’autres maladies neurodégénératives type Alzheimer ou Parkinson, ces pathologies classées maladies rares et orphelines, dont le diagnostic est souvent retardé car complexe, atteignent des patients plus jeunes. Malgré la recherche scientifique aucun traitement médicamenteux spécifique ne leur est actuellement proposé. Ces malades présentant des troubles du comportement sont souvent placés, quand ils y sont acceptés, dans des EHPAD n’offrant pas les soins et l’accompagnement adaptés à leur état et ils s’y retrouvent avec des personnes beaucoup plus âgées. La création de centres adaptés indépendants ou l’aménagement des structures actuelles avec un personnel formé et sensibilisé pouvant offrir un lieu de vie encadré, des soins, des thérapies non médicamenteuses (réhabilitation cognitive, orthophonie, kinésithérapie, ergothérapie, neuropsychologie) et des accompagnements nécessaires pour maintenir au mieux les capacités d’autonomie et d’intégration sociale, apparaît comme une nécessité pour ces personnes. Ainsi, il souhaiterait savoir si le Gouvernement compte parmi ses objectifs la mise en place de centres spécialisés ou l’adaptation des structures existantes pour les personnes atteintes par ces pathologies neurodégénératives orphelines afin d’aider et d’accompagner ces patients mais aussi soulager et rassurer leurs aidants.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2213</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les maladies neurodégénératives rares de type Démence Fronto-Temporale (DFT), Paralysie Supranucléaire Progressive (PSP) et Syndrome Cortico-Basal (SCB) font partie du groupe des maladies neurologiques rares et plus particulièrement des maladies « dégénérescence fronto-temporale avec démence ». La Démence Fronto-Temporale (DFT) comprend un grand nombre de troubles neurodégénératifs caractérisés par des changements progressifs du comportement, une dysfonction exécutive et un trouble du langage résultant de la dégénérescence du cortex médian préfrontal et fronto-insulaire. La paralysie supranucléaire progressive (PSP), quant à elle, est une maladie neurodégénérative rare à début tardif, caractérisée par une atteinte oculomotrice supranucléaire et une instabilité posturale, puis une rigidité progressive et un déclin cognitif discret. Le diagnostic repose sur le tableau clinique et le bilan neuropsychologique. Enfin, le Syndrome Cortico Basal (SCB) est une maladie neurodégénérative rare mais de plus en plus fréquemment décrite, touchant principalement les régions cérébrales sous-corticales, puis corticales et les noyaux gris centraux. Les patients atteints présentent typiquement un dysfonctionnement moteur asymétrique ainsi que des troubles cognitifs. Le diagnostic clinique est difficile à cause de la variabilité des symptômes. Le troisième Plan National Maladies Rares (PNMR3), porté par le ministère des solidarités et de la santé et le ministère de la recherche et de l’innovation, a pour objectif de renforcer les recommandations de bonnes pratiques de diagnostic et de soins avec une harmonisation des définitions et des modalités d’examens qui doivent être pratiquées de façon identique. Le parcours de soin doit être le même pour tous afin d’optimiser les ressources et améliorer les pratiques pour la personne malade. C’est l’objectif premier des réseaux des centres de référence maladies rares qui visent à assurer une équité de prise en charge des malades quel que soit leur lieu de vie. C’est un engagement fort du gouvernement à travers ce PNMR3 afin de ne laisser aucun malade isolé dans son parcours de soin. S’agissant de la prise en charge médicale des patients atteints du groupe de maladies « dégénérescence fronto-temporale avec démence », tous les centres de référence et de compétence des « démences rares ou précoces »de la Filière de Santé Maladie Rare (FSMR) BRAIN TEAM sont en capacité de suivre ces patients. D’après le portail Orphanet, cette filière comprend 1 centre de référence coordonnateur et 17 centres de compétence répartis sur l’ensemble du territoire national permettant un accès de proximité aux soins et aux conseils pour les patients et leurs familles. Les 20 centres de référence et compétence « maladies rares à expression psychiatrique » de la filière de santé maladie rare DEFISCIENCE et les 23 centres de référence de neurogénétique de la filière BRAIN TEAM peuvent également prendre en charge les patients atteints de ce groupe de maladies. Ces centres, comme l’ensemble des centres de référence pour les maladies rares ont été relabellisés pour la période 2017-2022. Plusieurs projets de recherches français sont actuellement en cours dans toute la France tels que : « Approche diagnostique et thérapeutique des maladies neurodégénératives avec taupathie ou synucléopathie : paralysie supranucléaire progressive, dégénérescence fronto-temporale » à Lille, « STaHR : Stimulation de la Recombinaison Homologue pour la Thérapie Génique » à Paris, « FROGH : Etude Génétique de la Population Française » à Nantes, « DEMENTIA : De l’utilisation de biomarqueurs de maladies neurodégénératives pour le développement de tests de diagnostic et de nouvelles stratégies thérapeutiques » à Dijon, « DFT-MND : démence fronto-temporale associée à une maladie du motoneurone. » à Paris. S’agissant des structures pouvant accueillir les personnes touchées par ces maladies rares, la prise en charge en proximité des patients est le support indispensable pour la qualité de vie et d’accompagnement. L’enjeu consiste donc à mettre en œuvre une organisation territoriale qui trouve l’équilibre entre proximité de l’offre et technicité requise pour accompagner ces personnes. Le déploiement d’une organisation en dispositif intégré constitue à ce jour la réponse la plus pertinente à ce défi. Cette méthode permet l’intégration des ressources et l’innovation dans leurs modes d’organisation en vue d’améliorer la qualité de vie et la participation des personnes en situation de handicap rare à tous les âges de la vie. C’est notamment l’une des missions des Equipes Relais Handicaps Rares, à savoir mieux répondre aux besoins des personnes atteintes par des maladies rares en mobilisant les ressources susceptibles de contribuer à une fluidité des parcours (et accompagnements) complexes. La mission d’appui peut ainsi intervenir pour : soutenir en termes d’expertise les professionnels dans la pratique de l’évaluation fonctionnelle, dans l’élaboration de plans d’intervention complexes, dans la mise en place d’outils spécifiques, ou encore dans l’accès aux soins spécifiques et favoriser le partage de connaissances et savoir-faire sur les spécificités de l’accompagnement notamment en apports ponctuels de conseils, interventions directes, tutorat, développement d’actions collectives (information, sensibilisation, formation, partages d’expériences et de pratiques). Enfin, plusieurs associations françaises de malades sont spécialisées dans chaque maladie comme par exemple, l’Association France Dégénérescences Fronto-Temporales (DFT), l’Association Paralysie Supranucléaire Progressive, l’Association Retina France. Concernant la prise en charge médico-sociale des patients atteints de maladies neurodégénératives rares de type DFT, PSP et DCB, Orphanet a conçu un cahier nommé « Vivre avec une maladie rare en France : aides et prestations pour les personnes atteintes de maladies rares et leurs proches » avec l’aide d’un comité éditorial multidisciplinaire composé de représentants issus de tout horizon. Ce cahier permet à ces personnes de bénéficier d’un accompagnement et de s’inscrire dans la société au même titre que les personnes valides. Ce document est mis à jour annuellement sur le site : https://www.orpha.net/orphacom/cahiers/docs/FR/Vivre_avec_une_maladie_rare_en_France.pdf.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>22627</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2214</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Lejeune</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Encadrement de la pratique de la cryothérapie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            22627. — 3 septembre 2019. — M. Christophe Lejeune* alerte Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l’absence d’encadrement de la cryothérapie. Alors que les centres proposant des solutions fondées sur les vertus du froid extrême se développent rapidement en France, le rôle des autorités sanitaires dans le contrôle de cette pratique est encore flou. La cryothérapie propose de faciliter la récupération sportive, de soulager les douleurs chroniques, de lutter contre le stress, d’affiner la silhouette ou encore d’améliorer le sommeil : de telles revendications relèvent du domaine médical et des effets indésirables peuvent affecter la santé des utilisateurs. En théorie, ce choc thermique déclencherait des réactions physiologiques de défense et conduirait le cerveau à secréter diverses substances anti-inflammatoires. Même si la littérature ouvre des pistes prometteuses, on se fonde pour l’heure plus sur des constats cliniques que véritablement scientifiques. Par exemple, dans le domaine du sport, l’organisme Cochrane a conclu en 2015 que les preuves, « de qualité très faible », ne permettaient pas d’appuyer l’utilisation de la cryothérapie dans la prévention et le traitement des courbatures. Dans les autres domaines d’ordre médical, les études sont également peu solides car elles portent souvent sur un nombre limité de sujets et mesurent seulement des critères biologiques contestables et variés, rendant ainsi la synthèse très difficile. Personne n’est capable à l’heure actuelle de déterminer réellement l’impact de la cryothérapie sur l’organisme. Pire, des effets secondaires ont été constatés à de nombreuses reprises, l’Académie américaine de dermatologie a à ce propos récemment tiré le signal d’alarme après avoir recensé les cas de brûlures et de panniculite. L’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes s’inquiète de son côté qu’on laisse cette technique aux mains d’individus qui ne sont pas compétents en matière de santé et réclame qu’elle soit réservée aux professionnels de santé eu égard aux risques sanitaires potentiels. Il lui demande donc à quelle échéance un encadrement de la technique sera mis en œuvre ainsi que le contrôle des machines par les autorités sanitaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>23111</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2215</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Caroline Janvier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Encadrement et analyses de la cryothérapie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            23111. — 24 septembre 2019. — Mme Caroline Janvier* interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la pratique de la cryothérapie à laquelle ont recours un nombre croissant de Français. La technique de la cryothérapie consiste à exposer le corps, en entier ou non, durant une période de deux à quatre minutes à une température comprise entre -110°C et -170°C. Utilisée initialement à des visées de traitement de douleurs rhumatiques puis visant les sportifs de haut niveau, cette pratique fit l’objet d’un rapport réalisé en juin 2019 par l’Inserm dans le cadre d’une convention avec le ministère de la santé, qui conclut à la quasi-inexistence de preuves fiables appuyant les arguments avancés en faveur d’un tel traitement thermique, y compris à des fins de guérison de pathologies sévères. À l’inverse, furent observées des conséquences négatives telles que de l’urticaire, des douleurs, des brûlures ou encore une dissection d’aorte. En outre, nulle formation ni prérequis ne sont exigés de la part des personnes physiques ou morales proposant le recours à une cryothérapie. L’Inserm ayant conclu en faveur d’études approfondies sur les bénéfices et les dangers de cette thérapie ainsi que sur un encadrement de sa pratique, elle l’interroge donc sur les mesures envisagées par le Gouvernement afin de répondre au rapport de l’institut.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>23579</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2215</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Ian Boucard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Cryothérapie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            23579. — 8 octobre 2019. — M. Ian Boucard* attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé concernant les risques qu’engendre la dispense de séance de cryothérapie par des centres sans personnel agréé ni suivi médical pour les consommateurs. En effet, apparue en France à l’INSEP (Institut national du sport, de l’expertise et de la performance) en 2009, cette innovation japonaise n’a cessé de se développer sur tout le territoire. Aujourd’hui, on dénombre plus de 300 centres de cryothérapie qui proposent ce genre de séance. Cependant, cet essor relativement rapide pose question dans le sens où de nombreux centres n’offrent pas de sécurité ni de suivi médicale du fait qu’aucune réglementation n’est en vigueur. On distingue donc deux types de structures qui proposent des séances de cryothérapie : d’une part les institutions sportives et médicales qui établissent un protocole et un suivi précis au cas par cas et d’autres parts, les structures telles que les instituts de beauté et les salles de sport, dont le but est commercial et qui ne disposent d’aucune équipe médicale. Or il existe des risques bien réels pour la santé des utilisateurs et les bienfaits de ces séances n’ont, à l’heure actuelle, jamais été prouvés et avérés scientifiquement. On constate que des incidents ont déjà été relatés suite à des séances réalisées dans des complexes à visée commerciale. Une situation qui n’est pas surprenante lorsque l’on sait que cette technique, si elle n’est pas suivie et maitrisée, amène des effets indésirables provisoires, tels que les brûlures, les ecchymoses, l’engourdissement, l’hyperpigmentation ou encore l’affection de nerfs moteurs et sensitifs, voir irréversible comme des hernies inguinales ou les hyperplasies paradoxales. Enfin, avec cet effet de mode, l’usage de la cryothérapie est détourné de son but principal. En effet, utilisée pour prévenir d’éventuelles blessures musculaires ou pour la récupération sportive, cette technique est aujourd’hui plébiscitée par les complexes privés pour la perte de poids. Pourtant là encore aucun avis scientifique n’a confirmé les bienfaits de cette utilisation. C’est pourquoi, au regard de ces différents éléments, il lui demande ce qu’elle pense du fait que cette pratique puisse être dispensée sans suivi ni présence médicale, et souhaite savoir ce qui peut être mis en place pour la réglementer afin d’éviter les accidents qui en découlent.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>26013</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2215</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thibault Bazin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Cryothérapie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            26013. — 21 janvier 2020. — M. Thibault Bazin* attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur le nécessaire encadrement de la cryothérapie, technique exposant l’organisme pendant 2 à 3 minutes à un froid intense allant de -110 à -170° C. A l’origine destinée aux sportifs de haut niveau, afin de prévenir ou traiter les douleurs musculaires après l’exercice, cette pratique est désormais proposée dans le cadre de maladies inflammatoires ou neurologiques, voire en dehors de tout contexte pathologique. C’est ainsi qu’actuellement plus de 300 centres se sont développés dans toute la France, avec une publicité offensive. Or un rapport, rendu par l’INSERM en 2019, conclut que les résultats en faveur d’un effet positif de la cryothérapie sont modestes et mesurés et uniquement à très court terme et que cette pratique pose par ailleurs d’authentiques problèmes de sécurité. Des effets secondaires bien réels ont été rapportés (brûlures, maux de tête, urticaire chronique au froid). Il vient lui demander ce que le Gouvernement compte faire pour mieux étudier et évaluer la cryothérapie du corps entier, mieux réglementer cette pratique pour en restreindre la commercialisation d’équipements et l’utilisation à des professionnels agréés en la matière.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2216</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le développement de la cryothérapie est utilisé à des fins thérapeutiques, esthétiques et de bien-être. Les cabines de cryothérapie corps entier sont des dispositifs médicaux et répondent aux exigences de la directive 93/42/CEE, et à partir du 26 mai 2020 à celles du règlement européen pour les dispositifs médicaux 2017/745. La direction générale de la santé a confié à l’institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) en 2018 l’étude de la revue de la littérature scientifique sur la cryothérapie corps entier. Dans son rapport de juillet 2019, l’INSERM précise que celle-ci pose de réels problèmes de sécurité qui nécessitent de la réserver aux professionnels de santé pour des indications médicales qui tiennent compte des risques que peut présenter son utilisation. D’ores et déjà, le code de la santé publique limite aux seuls médecins et masseurs-kinésithérapeutes, dans leur exercice et donc dûment inscrits à leurs ordres respectifs, l’utilisation de cette technique. Toute utilisation par d’autres personnes à des fins médicales est constitutive d’un exercice illégal de la médecine ou de la masso-kinésithérapie.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>22915</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2216</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Christophe Lagarde</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Cumul emploi-retraite dans les zones déficitaires en médecins</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            22915. — 17 septembre 2019. — M. Jean-Christophe Lagarde* interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les conditions de cumul emploi-retraite des médecins libéraux dans les zones déficitaires en médecins. En effet, alors que certains territoires connaissent de sérieuses difficultés dans le maintien d’une offre médicale, de nombreux médecins libéraux, après avoir fait valoir leur droit à la retraite, souhaitent poursuivre une activité professionnelle. Or il apparaît que pour certains d’entre eux les cotisations sociales versées à l’URSSAF et à la Caisse autonome de retraite des médecins de France dépassent le montant de leur retraite. Ainsi, il a été demandé à un médecin, exerçant dans le département la Seine-Saint-Denis et ayant opté pour le cumul emploi-retraite depuis 2017, de payer 30 251 euros de cotisations sociales annuelles (12 214 euros à l’URSSAF et 18 037 euros à la CARFM), pour une retraite de 28 111 euros, soit une différence de 2 140 euros. Même si à compter du 1er janvier 2020 le seuil d’affiliation des médecins libéraux en cumul emploi-retraite au régime des prestations complémentaires de vieillesse sera relevé, cette part ne représente, dans un tel cas, que 2 799 euros sur les 18 037 euros de cotisation à la CARMF. Ainsi, pour un médecin aimant profondément son métier et faisant l’objet de multiples sollicitations, notamment de la part de services d’urgence, cette différence entre les cotisations sociales versées et le montant de la retraite peut inciter à mettre un terme à l’activité. Aussi, il lui demande de détailler l’ensemble des mesures que compte prendre le Gouvernement pour inciter le cumul emploi-retraite dans les zones déficitaires en médecins. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>23334</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2216</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Zumkeller</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Difficultés des médecin en cumul emploi-retraite dans les zones déficitaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            23334. — 1 octobre 2019. — M. Michel Zumkeller* interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les conditions de cumul emploi-retraite des médecins libéraux dans les zones déficitaires en médecins. En effet, alors que certains territoires connaissent de sérieuses difficultés dans le maintien d’une offre médicale, de nombreux médecins libéraux, après avoir fait valoir leur droit à la retraite, souhaitent poursuivre une activité professionnelle. Or il apparaît que pour certains d’entre eux les cotisations sociales versées à l’URSSAF et à la Caisse autonome de retraite des médecins de France dépassent le montant de leur retraite. Ainsi, il a été demandé à un médecin, exerçant dans le département la Seine-Saint-Denis et ayant opté pour le cumul emploi-retraite depuis 2017, de payer 30 251 euros de cotisations sociales annuelles (12 214 euros à l’URSSAF et 18 037 euros à la CARFM), pour une retraite de 28 111 euros, soit une différence de 2 140 euros. Même si à compter du 1er janvier 2020 le seuil d’affiliation des médecins libéraux en cumul emploi-retraite au régime des prestations complémentaires de vieillesse sera relevé, cette part ne représente, dans un tel cas, que 2 799 euros sur les 18 037 euros de cotisation à la CARMF. Ainsi, pour un médecin aimant profondément son métier et faisant l’objet de multiples sollicitations, notamment de la part de services d’urgence, cette différence entre les cotisations sociales versées et le montant de la retraite peut inciter à mettre un terme à l’activité. Aussi, il lui demande de détailler l’ensemble des mesures que compte prendre le Gouvernement pour inciter le cumul emploi-retraite dans les zones déficitaires en médecins. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2216</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les revenus issus de l’activité des retraités en cumul emploi-retraite sont soumis aux cotisations sociales et à l’impôt sur le revenu. Pour les retraités exerçant en cumul emploi-retraite, y compris les médecins libéraux, les cotisations d’assurance vieillesse dues au titre des régimes de retraite dont la pension a déjà été liquidée ne permettent pas d’ouvrir de nouveaux droits et participent donc au financement solidaire du système de retraite. Le cumul emploi-retraite prend aujourd’hui deux formes : - le cumul emploi-retraite libéralisé permet de cumuler intégralement les revenus des pensions et de l’activité. L’assuré doit avoir atteint l’âge légal (62 ans), disposer du taux plein pour le régime de base et avoir liquidé l’ensemble de ses pensions légalement obligatoires ; - le cumul emploi retraite plafonné : dans le cas où l’affilié ne remplit pas les conditions précitées, l’affilié qui liquide sa pension peut toutefois cumuler cette pension avec les revenus issus d’une activité dans la limite d’un plafond. En cas de dépassement de ce plafond, ses pensions sont écrêtées. Les règles de cotisation d’assurance vieillesse applicables aux médecins en cumul emploi-retraite sont plus favorables que celles applicables aux médecins encore en activité. La cotisation forfaitaire au régime de prestations complémentaires vieillesse (PCV) est remplacée par une cotisation proportionnelle au revenu pour les médecins en cumul emploi-retraite. Ainsi, jusqu’à 55 000 € de revenus par an, l’exercice de la médecine libérale en cumul emploi-retraite est plus avantageux que son exercice classique (au-delà de ce seuil, c’est la cotisation forfaitaire qui s’applique comme pour les autres médecins). A compter du 1er janvier 2020, les médecins exerçant en cumul emploi retraite en zone sous-dense sont exonérés de cotisation au régime PCV, dès lors que leur revenu d’activité est inférieur au seuil de 80 000 € (contre 40 000 € auparavant). De plus, en dessous de 12 500 € de revenus par an, les médecins peuvent demander à ne pas payer une grande partie des cotisations dues à la caisse autonome de retraite des médecins de France (CARMF). Si cette dispense est applicable à l’ensemble des médecins, elle bénéficie surtout aux médecins en cumul emploi-retraite du fait de leur activité réduite. Les médecins en cumul emploi-retraite continuent aussi de bénéficier de la prise en charge de leurs cotisations par l’assurance maladie, soit une prise en charge totale correspondant à 10 à 12 points de cotisations (pour une partie des cotisations vieillesse et famille et la totalité des cotisations d’assurance maladie). En outre, les médecins libéraux en cumul emploi-retraite qui souhaitent exercer une activité libérale à titre de remplacement et dont les revenus n’excèdent pas 19 000 € brut par an peuvent bénéficier d’un dispositif simplifié optionnel. Ainsi, le médecin devra verser une cotisation unique au taux de 13,3 % prenant en compte une dispense de cotisation PCV, une dispense de 75 % des cotisations de retraite complémentaire et les prises en charge de cotisations par l’assurance maladie. Le dispositif du cumul emploi-retraite, tel que calibré pour les médecins libéraux, semble attractif puisqu’en 2018 plus de 12 000 médecins à la retraite continuent d’exercer une activité libérale, selon les chiffres de la CARMF. Ce chiffre est en constante augmentation depuis 2004. Le projet de loi instituant un système universel de retraite prévoit de simplifier le dispositif de cumul d’une retraite avec une activité professionnelle tout en le rendant plus attractif : dès 2022, les assurés en retraite pourront s’ouvrir de nouveaux droits en cas de cumul emploi-retraite, dès lors qu’ils ont atteint l’âge du taux plein, soit par la durée d’assurance, soit par l’âge.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>23817</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2217</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Albane Gaillot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Prise en charge du dépistage du cancer du col de l’utérus</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            23817. — 22 octobre 2019. — Mme Albane Gaillot attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les insuffisances de la prise en charge du dépistage du cancer du col de l’utérus. Près de 3 000 cas de cancers du col utérin sont diagnostiqués chaque année. Beaucoup de femmes ne bénéficient actuellement pas de ce dépistage, principalement dans les populations les plus vulnérables. En mai 2018, le Gouvernement a annoncé la mise en place d’un programme national de dépistage organisé du cancer du col de l’utérus et entre autres, la prise en charge à 100 % du prélèvement cervico-utérin. Toutefois, le dépistage du cancer du col de l’utérus ne se limite pas à ce prélèvement. En cas de frottis anormal, il est nécessaire de réaliser une colposcopie puis une biopsie si les cellules prélevées s’avèrent anormales. La Fédération des Médecins de France a alerté les pouvoirs publics le 11 mai 2019 sur la modification de la facturation des actes médicaux du dépistage du cancer du col de l’utérus, compliquant ainsi leur prise en charge par la sécurité sociale. Ainsi, la biopsie n’est plus remboursée aux patientes. Cette anomalie constitue un frein financier, pour les professionnels de santé, comme pour les patientes, qu’il est urgent de lever pour garantir une équité d’accès au dépistage du cancer du col de l’utérus. Au regard de ces éléments, elle lui demande l’état de ses réflexions sur les mesures concrètes qui peuvent permettre le plus rapidement possible la prise en charge intégrale du dépistage du cancer du col de l’utérus.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2217</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le cancer du col de l’utérus est le plus souvent consécutif à une infection par voie sexuelle par le papillomavirus humain (HPV). Cette infection très fréquente persiste dans 10 % des cas et entraîne des lésions précancéreuses du col qui peuvent évoluer vers un cancer 10 à 15 ans après l’infection. Le dépistage organisé du cancer du col de l’utérus, première action du plan cancer 2014-2019, a été généralisé par un arrêté du ministère chargé de la santé du 4 mai 2018. Les femmes entre 25 et 65 ans qui n’ont pas réalisé de frottis cervico utérin depuis 3 ans commencent à être invitées à faire pratiquer ce dépistage gratuitement. Pour ces femmes, l’examen cytopathologique de dépistage de prélèvement du col de l’utérus fait l’objet d’une prise en charge intégrale par l’Assurance maladie sans avance des frais, sur présentation du courrier d’invitation au programme. Depuis 2005, pour la tarification, les deux associations d’actes, d’une part, colposcopie et biopsie du col de l’utérus, d’autre part, colposcopie et prélèvement cervico-vaginal, ne sont pas autorisées par la liste des actes et prestations pris en charge par l’Assurance maladie. En concertation avec les représentants syndicaux des médecins, ces deux associations non autorisées en tarification sont bloquées à la facturation dans le système informationnel depuis le 11 mai 2019. Cependant, la biopsie seule, ou la colposcopie ou le prélèvement cervico-vaginal sont toujours remboursés. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>24113</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2218</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Le Fur</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Régularisation de la situation des optométristes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            24113. — 29 octobre 2019. — M. Marc Le Fur attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la nécessaire régularisation de la situation des optométristes. Cette profession, assurant la santé de l’œil et du système oculaire, reconnue par l’OMS comme une discipline de santé indépendante, n’est pas réglementée en France, bien qu’il existe des diplômes d’État et des diplômes reconnus dans l’ensemble de l’Europe. Pourtant, de nombreux optométristes exercent déjà leur profession sur le territoire français hors d’un cadre formel, et participent aux soins oculaires de la population. L’absence de réglementation rend difficile l’exercice de cette profession de santé, en posant des difficultés pour déterminer le nombre réel de ses membres. Ce problème est source d’incompréhension pour la population et pour les acteurs de la filière. Il serait souhaitable que la France, comme de nombreux pays européens, légifère et régularise la situation des optométristes. C’est pourquoi il lui demande si le Gouvernement serait disposé à déposer un texte ou à soutenir une proposition de loi précisant le diplôme nécessaire pour se déclarer optométriste. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2218</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La profession d’optométriste n’est pas reconnue en France par le Code de la santé publique. Néanmoins, des formations d’optométriste existent et répondent le plus souvent à une logique de spécialisation d’opticiens-lunetiers. Le Gouvernement n’envisage pas de reconnaître la profession d’optométriste en tant que nouvel acteur de la filière visuelle. Les modèles des pays étrangers dans lesquels les optométristes sont reconnus ne sont pas transposables en France car le positionnement d’une nouvelle profession au sein de la filière visuelle poserait des difficultés d’organisation au système de santé et de lisibilité pour les patients. Deux professions de santé interviennent d’ores et déjà dans le champ de la prise en charge visuelle de la population en complément des ophtalmologistes : les opticiens-lunetiers et les orthoptistes dont le périmètre de compétence est en évolution. L’article 33 de la loi n° 2019-774 du 24 juillet 2019 relative à l’organisation et à la transformation du système de santé permet à l’orthoptiste, sauf opposition du médecin, d’adapter les prescriptions médicales initiales des verres correcteurs et des lentilles de contact oculaire. Dans un contexte de déploiement de la réforme « 100% santé », le Gouvernement souhaite faire évoluer les règles d’exercice de ces professionnels de la filière visuelle, dans le sens notamment d’un développement de la coopération interprofessionnelle et d’une meilleure information de la population sur les compétences de chacun de ces professionnels.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>24960</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2218</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Brigitte Liso</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Effets préoccupants des nouveaux honoraires de dispensation</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            24960. — 3 décembre 2019. — Mme Brigitte Liso alerte Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les effets très préoccupants des nouveaux honoraires de dispensations imposés en pharmacie. Depuis le 1er janvier 2019, trois nouveaux honoraires de dispensation sont effectifs et s’appliquent aux médicaments remboursables ou non : honoraire de dispensation à l’ordonnance de 0,50 euros hors taxes (HT) lorsque celle-ci contient au moins un médicament remboursable ; honoraire lié à l’âge de 0,50 euros HT pour les personnes de moins de 3 ans et plus de 70 ans et honoraire de dispensation des médicaments spécifiques de 2 euros HT. Ceux-ci sont remboursés à 70 % par l’assurance maladie et 30 % sont censés être pris en charge par les mutuelles. Depuis 2015, ces honoraires se sont multipliés et n’ont cessé d’augmenter. Au quotidien, ces mesures impactent le budget des plus vulnérables. Beaucoup doivent même payer de leur poche puisque certaines mutuelles ne remboursent pas la part de 30 %. De nombreuses personnes se voient dans l’obligation de régler des montants de 2, 4 voire 6 euros par boîte de médicaments. D’autre part, le statut ALD ne permet pas toujours de bénéficier d’une exonération à 100 %. Par ailleurs, ces honoraires pèsent nécessairement sur le budget de l’assurance maladie. Un rapport de la Cour des comptes sur le coût des médicaments en 2017 en atteste : « Ce mécanisme, introduit pour encourager la diffusion des génériques, est particulièrement coûteux pour l’assurance maladie (…). La CNAMTS estime à 280 millions d’euros le coût complet des mesures de l’avenant n° 11, dont la montée en charge s’étalera entre 2018 et 2020, soit 161 millions d’euros à la charge de l’assurance maladie obligatoire et 119 millions d’euros à celle des assurances maladie complémentaires ». Ainsi, elle souhaiterait recueillir son éclairage sur plusieurs sujets. Que prévoit le Gouvernement pour améliorer la transparence sur le prix des médicaments qui est encore aujourd’hui complexe et souvent trop opaque ? Peut-elle nous indiquer si les tarifs actuellement en vigueur sont amenés à diminuer après 2020 ? Enfin, elle lui demande comment elle compte garantir le remboursement total et effectif pour les personnes les plus vulnérables sous statut ALD, au même titre que pour ceux sous statut CMU ou AME. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2219</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’introduction d’honoraires de dispensation en plus du prix public de vente de la boîte de médicament délivré s’inscrit dans le cadre d’une réforme du mode de rémunération des pharmaciens d’officine pour désensibiliser progressivement la rémunération des pharmaciens du prix des médicaments remboursables qui représentaient la composante principale de leurs chiffres d’affaires. Cette réforme a été engagée le 1er janvier 2015 avec la mise en place d’un honoraire au conditionnement et d’un honoraire pour ordonnance dite complexe, facturé dès lors que les pharmaciens exécutent une prescription comportant au moins 5 lignes de médicaments différents remboursables, facturés à l’assurance maladie. Cette première étape a été financée par un transfert de marge de l’ordre de 50% vers la création de ces deux premiers honoraires. Une seconde étape a été franchie avec l’avenant n° 11 à la convention nationale organisant les rapports entre les pharmaciens titulaires d’officine et l’assurance maladie signé le 20 juillet 2017 et approuvé par l’arrêté du 14 décembre 2017 publié au Journal Officiel du 16 décembre 2017. Au 1er janvier 2020, le montant de l’honoraire de dispensation pour ordonnance dite complexe qui devait être revalorisé pour un montant de 1,02 euro TTC a été baissé à 0,30 euro dans le cadre d’une mesure de rééquilibrage de l’économie officinale négociée dans l’avenant n° 19 signé en novembre 2019. Pour les patients « en ALD », les médicaments en rapport avec l’ALD prescrits dans la partie haute de l’ordonnance bizone sont pris en charge par l’assurance maladie obligatoire avec exonération du ticket modérateur. Cela vaut aussi pour les honoraires de dispensation afférents. En revanche, pour les médicaments liés aux autres maladies que celles de l’ALD prescrits dans la partie basse de l’ordonnance bizone, la prise en charge du médicament et des honoraires associés répond à l’article 4 de l’avenant n° 11. L’assurance maladie complémentaire (AMC), deuxième étage de couverture après l‘assurance maladie obligatoire (AMO), vient compléter la prise en charge de l’AMO en couvrant tout ou partie du reste laissé à la charge de l’assuré. Plus de 95 % des assurés sociaux ont adhéré à un contrat de complémentaire santé. Les contrats responsables, qui représentent la très grande majorité des contrats de complémentaire santé offerts sur le marché (d’après une enquête de la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) – de 2019 sur la complémentaire santé auprès des organismes de complémentaire santé, 98% des bénéficiaires des contrats collectés sont couverts par un contrat responsable), doivent obligatoirement couvrir certains frais de santé. Aussi, ces contrats garantissent notamment la prise en charge de l’intégralité de la participation des assurés, à l’exception des frais en lien avec les médicaments à service médical rendu modéré et faible, les cures thermales et les spécialités homéopathiques dont la couverture reste au choix de l’organisme de complémentaire santé, ainsi que des offres 100% santé. Toutefois, pour les médicaments à SMR modéré et faible, le ticket modérateur et les honoraires de dispensation qui y sont attachés, sont généralement couverts en pratique. En effet, selon le panorama 2019 de la DREES sur la complémentaire santé, la part de contrats tant collectifs qu’individuels prenant en charge le ticket modérateur pour les médicaments à SMR faible varie de 68 à 89 % selon la classe du contrat (de 1 à 3) et pour les médicaments à SMR modéré, cette part varie de 96 à 100 %. Par ailleurs, s’agissant des nouveaux honoraires de dispensation attachés à l’exécution d’une ordonnance par le pharmacien, les contrats responsables prennent obligatoirement en charge le ticket modérateur, y compris lorsque la prescription est composée exclusivement de médicaments n’étant pas obligatoirement pris en charge par le contrat complémentaire santé responsable de l’assuré. S’agissant de l’amélioration de l’information des citoyens, de nombreuses initiatives ont été prises et aujourd’hui de multiples sources d’information sont publiques : - les prix sont publiés au Journal officiel et sont également disponibles sur le site Internet de la base de données publique des médicaments à l’adresse suivante : http://base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr ; - les données mensuelles et annuelles sur les médicaments remboursés par l’Assurance maladie sont disponibles en ligne ; - les montants des produits de santé à l’achat par les hôpitaux sont accessibles sur le site de l’ATIH (scan santé) ; - le rapport d’activité, public, du Comité économique des produits de santé (CEPS) informe sur le suivi annuel des remises. Actuellement, des réflexions liées au prochain accord-cadre entre le CEPS et les industriels sont en cours pour aller plus loin sur cette transparence et le partage des données liées aux remises. Enfin, un arrêté du ministère de l’économie et de l’industrie et du numérique, datant du 28 novembre 2014 et publié le 4 février 2015 fixe les modalités d’information sur les prix des médicaments et les honoraires de dispensation dans les officines de pharmacie. Ce texte sera mis à jour courant 2020 pour notamment intégrer les nouveaux honoraires de dispensation mis en place depuis le 1er janvier 2019.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>25148</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2220</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Loïc Dombreval</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Apparition de cas de cryptosporidiose</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            25148. — 10 décembre 2019. — M. Loïc Dombreval* alerte Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l’inquiétante et brutale apparition de 110 cas de cryptosporidiose dans le Var et l’ouest des Alpes-Maritimes entre le 7 octobre et le 2 décembre 2019. 110 cas que l’Agence régionale de santé Provence-Alpes-Côte-d’Azur a d’ailleurs reconnus avoir bien identifiés comme tels. Le premier cas s’est déclaré à Grasse, commune située sur sa circonscription. Puis de nouveaux cas sont apparus à Roquefort-les-Pins et à Bar-sur-Loup. Les habitants ont suspecté un lien de causalité entre la survenance de ces nombreuses parasitoses et la qualité de l’eau du robinet, en lien avec l’épisode de fortes précipitations et de ravinements intervenus de façon très rapprochée. Le maire de Grasse a rapidement communiqué, pour rassurer ses administrés, sur le fait que la production et la distribution d’eau potable était sous surveillance et contrôle permanents. Depuis, deux contrôles se sont révélés positifs dans un poteau d’incendie à Grasse et, plus inquiétant, dans le réservoir de la Sarrée sur la commune du Bar-sur-Loup. Il souhaite donc savoir si elle peut garantir une mobilisation de l’ensemble des services de l’État aux fins de diligenter toutes les investigations utiles pour trouver l’origine exacte de ces infections parasitaires et prévenir sa propagation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>25216</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2220</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Pauget</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Alerte sur l’eau contaminée à la cryptosporidiose dans les Alpes-Maritimes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            25216. — 17 décembre 2019. — M. Éric Pauget* alerte Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la situation sanitaire particulièrement préoccupante, qui entoure la distribution d’une eau potable localement contaminée dans les Alpes-Maritimes. Depuis près de trois semaines, les réseaux d’eau potable de nombreuses communes des Alpes-Maritimes dont certaines de sa circonscription, font l’objet d’alertes répétées à la cryptosporidiose qui a déjà conduit à la contamination de 143 personnes. Les résultats des dernières analyses sanitaires de l’Agence régionale de santé ont débouché sur des communications variées de la part des services de la préfecture, suscitant l’inquiétude des populations quant à l’utilisation d’une eau, potentiellement impropre à la consommation. Par ailleurs, les récentes inondations qui ont durement frappé les territoires, conjuguées à la présence de ce parasite dans les réseaux d’eau potable, renforcent son interrogation et les craintes des administrés concernant la qualité de l’eau qui leur est distribuée. À cet effet, il souhaiterait connaître l’étendue de cette contamination et la portée des vérifications diligentées par les services de l’État afin de clarifier cette situation inquiétante pour les usagers.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2220</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Des cas de cryptosporidiose ont été identifiés, depuis le 7 octobre 2019, dans l’ouest des Alpes-Maritimes. Les investigations menées par l’agence régionale de santé (ARS) Provence-Alpes-Côte d’Azur et Santé publique France ont conduit à suspecter une contamination de l’eau distribuée sur le secteur de Grasse, alimenté en eau par le canal du Foulon. Pour répondre à cette situation épidémique, des investigations complémentaires et des mesures de gestion appropriées ont ainsi été mises en oeuvre avec le Syndicat intercommunal des eaux du Foulon (SIEF) en relation avec les différents exploitants de service public de l’eau des différentes communes. Dans l’attente de la sécurisation de la ressource, du traitement de l’eau et de la fin des purges, le Préfet des Alpes-Maritimes, sur proposition de l’ARS, a pris un arrêté règlementant la consommation de l’eau du robinet pour les communes concernées. Les actions mises en oeuvre depuis le début de l’épisode par les personnes responsables de la production et de la distribution de l’eau vont permettre, à court terme, la sortie du dispositif de près des deux tiers des personnes initialement impactées. Des travaux ont également été engagés par la sous-préfecture de Grasse, notamment avec les représentants de la profession agricole, pour préciser les origines de la contamination de l’eau et prévenir toute récidive. Le nombre de nouveaux cas n’a pas augmenté du fait du respect par la population des recommandations d’usage de l’eau de l’ARS Provence-Alpes-Côte d’Azur. Au niveau local, l’ensemble des parties prenantes sont donc mobilisées pour mener les investigations, sanitaires et environnementales, nécessaires et mettre en place les mesures correctives adaptées pour rétablir la situation dans les meilleurs délais. Un appui technique national a été sollicité par l’ARS en novembre 2019. Dès lors, les services de la direction générale de la santé suivent ce dossier local avec attention, en lien avec l’ARS.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>25274</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2220</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bruno Joncour</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Reconnaissance de la fibromyalgie comme maladie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            25274. — 17 décembre 2019. — M. Bruno Joncour attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la reconnaissance et la prise en charge de la fibromyalgie. Considérée par l’OMS comme une maladie rhumatismale depuis 1992, elle reste un syndrome en France, avec des causes mal identifiées. Caractérisée par des douleurs chroniques et persistantes, associée à d’autres symptômes tels que l’asthénie, la fibromyalgie peut devenir très invalidante avec de graves conséquences sur l’activité professionnelle et la qualité de vie des personnes qui en souffrent. Encore sous diagnostiquée, la reconnaissance de cette maladie permettrait aux médecins de mettre en place des parcours de soins adaptés, et aux patients d’obtenir une meilleure prise en charge par l’assurance maladie. Les malades, dont en majorité des femmes, sont aujourd’hui dans l’attente des recommandations de la Haute autorité de santé (HAS). Aussi, il souhaiterait savoir si la fibromyalgie sera officiellement reconnue comme maladie, et sous quelle échéance.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2221</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Une expertise collective a été confiée par le ministère chargé de la santé à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) afin d’avoir des connaissances actualisées issues des recherches internationales et pluridisciplinaires sur la fibromyalgie. Cette expertise devrait permettre d’actualiser les recommandations professionnelles faites en 2010 par la Haute autorité de santé (HAS) et donc de mieux faire connaitre la fibromyalgie au sein du corps médical. Les cinq axes principaux de cette expertise sont : - les enjeux sociétaux, économiques et individuels en France et à l’étranger, - les connaissances médicales actuelles, - la physiopathologie de la fibromyalgie, - la prise en charge médicale de la douleur chronique, - la problématique spécifique en pédiatrie. Les associations de patients ont été associées à ce travail et auditionnées par les experts du groupe de travail piloté par l’INSERM. Ces travaux, en cours de finalisation, ont demandé la constitution d’un fonds documentaire particulièrement riche et complexe en raison de la multidisciplinarité des travaux publiés, ainsi que la création d’un groupe d’experts dans de nombreux domaines médicaux. Le ministère chargé de la santé est en attente de la transmission du rapport définitif de l’INSERM. Par ailleurs, la Haute autorité de santé (HAS) a inscrit dans son programme de travail 2019 des recommandations de bonnes pratiques sur « le parcours du patient douloureux chronique » qui bénéficieront aux patients atteints de fibromyalgie. Ces travaux ont débuté. Ces étapes sont indispensables à la structuration du parcours de santé des personnes souffrant de fibromyalgie et à la réflexion sur une éventuelle reconnaissance de la fibromyalgie. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>25630</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2221</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Jacqueline Dubois</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Risque sanitaire sur les conduites d’eau potable</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            25630. — 31 décembre 2019. — Mme Jacqueline Dubois alerte Mme la ministre des solidarités et de la santé sur un risque de santé publique potentiel lié aux réseaux d’adduction en eau potable réalisés en polychlorure de vinyle (PVC) jusque dans les années 1980. Ces canalisations sont susceptibles de libérer des particules de chlorure de vinyle monomère en cas de faible tirage sur les portions de réseaux en bout de ligne ou desservant des maisons excentrées, isolées ou des zones de résidences secondaires habitées de façon intermittentes. Cette molécule de chlorure de vinyle monomère étant classée cancérigène, chaque dépassement des normes fixées est donc à considérer et à traiter. Les Agences régionales de santé (ARS) ont lancé des enquêtes voici plusieurs années pour identifier les zones concernées et proposer aux exploitants des réseaux ou aux collectivités des procédures pour éliminer les risques éventuels que représenterait une consommation d’eau sur ces portions de réseaux. Pour autant, l’inventaire des points sensibles est encore loin d’être exhaustif et doit notablement être complété. Il semble indispensable que les citoyens concernés soient informés rapidement et que des mesures soient prises pour remédier à cette situation. En conséquence, elle lui demande si une stratégie nationale est en cours d’élaboration pour mener des études de diagnostic des réseaux concernés et garantir une totale sécurité sanitaire des eaux potables sur l’ensemble des réseaux.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2221</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Depuis la publication de l’instruction de la direction générale de la santé du 18 octobre 2012, les Agences régionales de santé (ARS) ont mis en place des recherches du chlorure de vinyle monomère (CVM) résiduel dans les eaux destinées à la consommation humaine (EDCH), en lien avec les personnes responsables de la production et de la distribution de l’eau (PRPDE). Ainsi, ce sont plus de 127 000 analyses de CVM qui ont été réalisées sur le réseau de distribution d’eau depuis octobre 2012 avec un taux de conformité supérieur à 97%. L’instruction du 18 octobre 2012 a défini les modalités de repérage des canalisations en PVC susceptibles de contenir du CVM résiduel risquant de migrer vers l’eau destinée à la consommation humaine ainsi que les modalités de gestion des risques sanitaires en cas de dépassement de la limite de qualité des eaux destinées à la consommation humaine pour le CVM en application des articles R.1321-26 à R.1321-36 du code de la santé publique. Les retours d’expérience des ARS et des PRPDE ont mis en évidence la nécessité de bien étudier et cibler les zones de distribution d’eau concernées par les dépassements de la limite de qualité du CVM avant de lancer des travaux de renouvellement des canalisations. Par ailleurs, l’Agence nationale de santé publique - Santé publique France a conduit entre 2013 et 2016 une surveillance épidémiologique ciblée des cas d’angiosarcomes du foie à l’échelle nationale afin d’identifier les facteurs de risques environnementaux et professionnels, par le repérage précoce des cas d’angiosarcomes et le recueil d’informations sur l’historique professionnel et résidentiel des cas recensés. Du fait du faible nombre de cas recensés, la portée des informations issues de la recherche des expositions environnementales provenant de l’ingestion de l’eau du robinet s’avère limitée. En sa qualité de maître d’ouvrage, la personne responsable de la production et de la distribution d’eau a la connaissance du réseau de distribution de l’eau potable et doit surveiller en permanence la qualité de celle-ci, au travers d’un programme de tests et d’analyses effectués en des points déterminés en fonction des dangers identifiés (article R.1321-13 du code de la santé publique). Les délais de mise en œuvre des mesures correctives permettant un retour à la normale sont adaptés en tenant compte des retours d’expérience des ARS et des personnes responsables de la production et de la distribution de l’eau, ainsi que de la chronicité du risque lié à la présence de CVM. Ces délais sont gradués en fonction des concentrations en CVM mesurées. Enfin, dans le cadre de leur 11ème programme d’intervention, pour la période 2019-2024, les agences de l’eau peuvent accorder, sous conditions d’éligibilité, des aides pour la réalisation des diagnostics des réseaux d’alimentation en eau potable (étude patrimoniale de l’ensemble des ouvrages d’eau potable par exemple), pour la restructuration des systèmes d’eau potable (interconnexion) ou pour le renouvellement de canalisations. Les mesures retenues à l’issue de la 1ère séquence des Assises de l’eau consacrée aux services d’eau et d’assainissement devraient permettre d’accélérer le renouvellement des réseaux d’eau en divisant par deux la durée du cycle de renouvellement des canalisations (https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/assises-leau-17-mesures-relancer-linvestissement-dans-reseaux-deau-et-dassainissement). Dans cet objectif, différentes mesures visent la relance des investissements, notamment par l’augmentation de 50 % des aides des agences de l’eau pour les territoires ruraux qui font face à un mur d’investissement pour renouveler leurs installations. Ces aides soutiendront le renouvellement des canalisations et des usines de traitement et d’assainissement (mesure 1) par l’amélioration des conditions d’emprunt des collectivités en créant de nouvelles offres spécifiques aux besoins du secteur de l’eau (mesure 2) et par la mobilisation de 50 millions d’euros sur la période 2019 2024 pour aider les collectivités à disposer d’une meilleure connaissance de leur patrimoine d’eau et d’assainissement. Cette enveloppe permettra à l’État de disposer d’un diagnostic complet de l’état des installations (mesure 6). ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>25868</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2222</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guillaume Gouffier-Cha</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Possibles impacts sanitaires de la 5G</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            25868. — 14 janvier 2020. — M. Guillaume Gouffier-Cha* interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur le déploiement de la 5G et les possibles impacts sanitaires de cette nouvelle technologie. Lors de son audition publique à l’Assemblée nationale en décembre 2018, l’ANSES avait déclaré avoir besoin de données précises de la part des opérateurs et des constructeurs d’antennes sur l’exposition, la durée d’exposition et les technologies des antennes 5G pour évaluer les possibles impacts sanitaires. Il lui demande si l’ANSES a reçu la communication de ces données et si des risques sanitaires ressortent de ces données.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>26384</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2222</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bernard Perrut</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Impact de la 5G sur la santé</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            26384. — 4 février 2020. — M. Bernard Perrut* attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur le manque de données scientifiques sur les effets sanitaires de l’exposition à certaines fréquences d’ondes électromagnétiques comme les ondes 5G. Permettant de transmettre beaucoup plus rapidement que la téléphonie mobile actuelle de très grandes quantités de données, le déploiement de la 5G promet le développement de nouvelles technologies dont l’impact sur la santé n’est toujours pas connu selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). L’Agence évoque à ce titre des effets physiologiques (troubles musculosquelettiques liés à une moindre activité physique), des effets cognitifs et développementaux (impact des écrans sur l’apprentissage des enfants) ou encore psychosociaux (relations aux autres). Alors que plusieurs ONG réfléchissent à un recours en justice pour demander l’annulation de l’appel à candidatures lancé en décembre 2019 pour l’attribution des fréquences, il souhaite connaître les intentions du Gouvernement pour réévaluer dès maintenant les valeurs limites d’exposition pour toutes les fréquences, et examiner tous les impacts potentiels sur la santé de cette technologie qui promet une société hyperconnectée.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27226</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2223</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Carles Grelier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Incertitudes sanitaires entourant le déploiement à venir de la 5G en France</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            27226. — 3 mars 2020. — M. Jean-Carles Grelier* attire l’attention de M. le ministre des solidarités et de la santé sur les incertitudes sanitaires entourant le déploiement à venir de la 5G en France. En effet, dans un rapport préliminaire publié le 27 janvier 2020, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) déplore le manque d’études scientifiques sur les risques sanitaires liés à l’exposition aux futures fréquences d’ondes électromagnétiques de la 5G. S’il s’agit indéniablement d’une avancée scientifique importante qui permettra le développement de nouvelles technologies comme la télémédecine ou la maison connectée, il n’en demeure pas moins que les préoccupations sont réelles car cela signifie aussi encore plus d’ondes dans l’environnement et, potentiellement, de risques supplémentaires pour la santé. Ainsi, l’ANSES affirme que « ces évolutions technologiques vont modifier les modalités d’exposition de la population, et nécessiteront d’adapter les méthodes de mesure et d’évaluation ». Par ailleurs, fin 2017, les scientifiques d’une trentaine de pays ont demandé un moratoire sur le déploiement de la 5G afin d’obtenir les résultats des premières études. Mais celles-ci prennent du temps et les autorités n’ont pas l’intention de ralentir la mise en place de la 5G. Des ONG ont également déposé des recours en justice pour faire annuler l’appel à candidatures lancé en décembre 2019 pour l’attribution des fréquences. Il apparaît donc prématuré de délivrer les attributions qui seront faites aux opérateurs français avant fin juin 2020 alors même qu’on ne dispose pas des études d’impact sur la santé. Aussi, il lui serait reconnaissant de bien vouloir lui indiquer les mesures que le Gouvernement entend prendre afin de concilier avancées technologiques et protection sanitaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27421</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2223</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul Molac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Conséquences de la 5G et plus glabalement des ondes électromagnétiques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            27421. — 10 mars 2020. — M. Paul Molac* alerte Mme la ministre de la transition écologique et solidaire sur les conséquences que pourrait entraîner le déploiement de la 5G (cinquième génération de téléphonie mobile) et plus globalement sur les risques pour la santé et l’environnement que pourraient avoir les ondes électromagnétiques. En effet, en septembre 2017, plus de 170 scientifiques et médecins de 37 pays ont demandé un moratoire sur le déploiement de la 5G jusqu’à ce que des études d’impact sanitaires et environnementales sérieuses et indépendantes puissent être réalisées préalablement à toute mise sur le marché. Alors que ces travaux scientifiques n’ont toujours pas été conduits et que les impacts sur la santé et sur l’environnement des ondes électromagnétiques n’ont donc pas été évalués, l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) a délivré des autorisations permettant d’expérimenter l’utilisation de fréquences dans les bandes de fréquence pressenties pour la 5G. Si la cinquième génération de communications mobiles (5G) est présentée comme la « génération de rupture », qui devrait représenter « un bond technologique » ouvrant la porte à une variété de nouveaux usages numériques, aussi bien pour le grand public (démocratisation du streaming vidéo 3D, etc.) que pour les entreprises (développement d’applications de rupture dans tous les secteurs industriels), qu’en est-il des possibles conséquences sur des sujets majeurs tels que la santé et l’environnement ? Si aucune étude n’a été réalisée sur la possible dangerosité de la 5G, des travaux mettant en avant les effets néfastes des ondes 3G sur la santé ont déjà été publiés. Selon l’ International appeal Stop 5G on Earth and in Space (appel international pour stopper la 5G sur terre et dans l’espace), « les données cliniques, les preuves expérimentales et les données épidémiologiques accumulées sur des personnes malades ou ayant des troubles de santé tendent à démontrer que les maladies de la civilisation moderne telles que le cancer, les maladies du cœur ou le diabète pourraient être provoquées par la pollution électromagnétique ». Ces recherches ont prouvé que les dommages du rayonnement de radiofréquences causés à la santé humaine pourraient prendre diverses formes, comme des palpitations cardiaques, une altération de l’expression génétique et des lésions de l’ADN, une altération du métabolisme, des déficiences cognitives, des difficultés d’apprentissage et des pertes de mémoire, des incidences sur le bien-être, des cas d’infertilité, des dommages neurologiques, des cas d’obésité et de diabète. L’étude du National Toxicology Program (NTP) publiée en novembre 2018 est elle aussi très révélatrice des risques liés à l’utilisation des smartphones. Pendant plus de dix ans, les chercheurs se sont intéressés aux effets des radiofréquences utilisées dans les téléphones portables 2G et 3G sur les rats. Ils ont observé une recrudescence de cas de tumeurs au cœur, au cerveau et dans les glandes surrénales, ce qui pourrait prouver que les effets des ondes sont néfastes sur potentiellement tous les organes. Il est en outre rappelé que les enfants sont particulièrement sensibles à ces risques de cancer liés à l’exposition aux ondes, leurs cerveaux absorbant entre 1,6 et 3,1 fois plus de rayonnements électromagnétiques. À ce titre, bon nombre de scientifiques demandent aujourd’hui à ce que les ondes soient classées « cancérogènes de classe 1 » et non plus seulement « cancérogènes possibles » par l’OMS. En outre, une étude de 2018 publiée dans Scientific Report avance que les nouvelles gammes de fréquences de la 5G (qui passeront de 6GHz à 120 GHz ou plus à terme) pourraient s’avérer dangereusement déstabilisatrices pour les insectes. En effet, des simulations menées par les chercheurs montrent que l’absorption de ces ondes provoquerait des hausses de la température corporelle de certains insectes, avec à la clef des changements dans leur comportement, physiologie ou morphologie… Alors qu’une analyse d’avril 2019 montre que 40 % des espèces d’insectes sont d’ores et déjà menacées d’extinction, l’expérimentation grandeur nature que constitue le déploiement de la 5G pourrait s’avérer une étape supplémentaire tragique pour les écosystèmes. C’est pourquoi, sachant que les fréquences du réseau 5G, ajoutées à celles déjà déployées par les autres générations de couverture mobile, pourraient considérablement augmenter l’exposition aux rayonnements de radiofréquences des humains, des animaux et des plantes, il demande s’il est envisageable qu’une étude épidémiologique scientifique, complète et indépendante, soit réalisée avant tout déploiement officiel de la 5G. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2224</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La 5G est la 5ème génération de réseau mobile. Cette nouvelle technologie offre une augmentation des débits et ouvre également des perspectives sur de nouveaux usages. Ainsi, les communications téléphoniques et l’accès à internet seront-ils complétés par d’autres usages liés aux objets connectés. La 5G s’appuie sur de nouvelles fréquences plus élevées que celles utilisées actuellement pour la 4G, la 3G et la 2G, en particulier les fréquences entre 3,4 et 3,8 GHz, mais aussi les bandes millimétriques (au-dessus de 24 GHz) pour répondre à des besoins croissants de capacité et de faible latence. L’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) a ouvert, en janvier 2018, un guichet « pilotes 5G », qui met à disposition des opérateurs des bandes de fréquence pour tester le déploiement grandeur nature de pilotes 5G. Dans ce cadre, des fréquences de la bande 3,5 GHz sont d’ores et déjà mises à disposition notamment dans de grandes agglomérations et des expérimentations ont eu lieu ou sont en cours. L’Agence nationale des fréquences (ANFR) publie, sur son site internet, les expérimentations en cours menées par les opérateurs et auxquelles l’agence est associée. Les valeurs limites d’exposition du public aux champs électromagnétiques, fixées par le cadre réglementaire, s’appliquent indépendamment de la technologie (2G, 3G, 4G ou 5G). Ainsi, les réseaux 5G qui seront déployés par les opérateurs devront respecter ces valeurs limites tout autant que les technologies utilisées aujourd’hui. Ces valeurs limites sont fondées sur les lignes directrices de la Commission internationale de protection contre les radiations non ionisantes, organisation internationale reconnue par l’Organisation Mondiale de la Santé qui rassemble des experts scientifiques indépendants. Elles ont été reprises en 1999 dans la recommandation de l’Union européenne (1999/519/CE) relative à la limitation de l’exposition du public aux champs électromagnétiques. Le contrôle du respect de ces valeurs limites d’exposition au public est assuré par l’ANFR, laquelle s’est vue confier de nouvelles missions en la matière par la loi n° 2015-136 du 9 février 2015 relative à la sobriété, à la transparence, à l’information et à la concertation en matière d’exposition aux ondes électromagnétiques. Ainsi l’agence procède-t-elle également au recensement des points dits « atypiques », c’est-à-dire des lieux dans lesquels le niveau d’exposition aux champs électromagnétiques dépasse celui généralement observé à l’échelle nationale, afin d’en réduire le niveau de champs. Cette approche s’insère dans une démarche environnementale transparente pour les élus et la population. L’ANFR met en effet à disposition sur internet une carte des antennes relais installées sur leur commune et permet d’accéder aux mesures d’exposition réalisées via le site internet cartoradio.fr. Le dispositif de surveillance et de mesure de l’exposition du public aux ondes électromagnétiques donne également la possibilité à chacun de solliciter gratuitement une mesure de son exposition aux ondes électromagnétiques, tant dans les locaux d’habitation que dans des lieux accessibles au public. Les documents techniques, le protocole de mesure, les lignes directrices sur la présentation des résultats de simulation de l’exposition ont été actualisés pour prendre en compte le déploiement de la 5G. Le Gouvernement a sollicité l’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) afin qu’elle s’associe avec l’ANFR pour évaluer d’une part l’exposition aux ondes électromagnétiques et d’autre part l’impact sanitaire éventuel de ces nouveaux développements technologiques, dès la phase des expérimentations. En janvier 2020, l’agence a publié un rapport préliminaire qui détermine les bases de ses travaux d’expertise. Elle y présente notamment un recensement des études scientifiques disponibles et identifie les axes principaux d’évaluation des risques. Elle a mis en évidence un manque de données scientifiques sur les effets biologiques et sanitaires potentiels liés à l’exposition aux fréquences autour de 3,5 GHz. L’expertise finale de l’ANSES sur la 5G, attendue au premier trimestre 2021, devra déterminer s’il est possible ou non de prendre en compte les résultats des études obtenus dans les autres bandes de fréquences ou dans des bandes proches de celles utilisées par la nouvelle technologie (autour de 3,5 GHz ; autour de 26 GHz) et s’il est possible d’extrapoler les résultats obtenus sur d’autres bandes de fréquences. L’ensemble de ces travaux feront l’objet d’échanges avec les parties prenantes dans le cadre des comités de dialogue mis en place par l’ANFR et l’ANSES. Composé d’associations, d’opérateurs, de constructeurs, de collectivités et des services de l’Etat, la mission du comité national de dialogue de l’ANFR est en effet de permettre un échange sur toute question liée à l’exposition aux ondes engendrée par les antennes dont le déploiement de la 5G.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>25916</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2225</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. José Evrard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Santé publique et usage du cannabis</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            25916. — 21 janvier 2020. — M. José Evrard attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la banalisation du cannabis. Les propositions du Conseil d’analyse économique relatives à la reprise du contrôle du cannabis, l’autorisation de l’expérimentation du cannabis thérapeutique, la prise en compte de la valeur du cannabis dans la comptabilité nationale, comme le climat général de tolérance visant à banaliser l’usage de cette drogue doivent alerter les pouvoirs publics dont la mission est de prévenir des menaces sur la santé des Français. La connaissance générale quant à la dangerosité du cannabis n’est plus à démontrer. Les dégâts physiques sur les usagers de cette drogue sont connus. La démarche mentale qui pousse ces mêmes usagers à consommer des drogues plus destructrices est aussi dénoncée par quantités de médecins et d’experts. La jeunesse, cible privilégiée des pourvoyeurs de cannabis, ne fait pas l’objet d’une protection particulière alors qu’elle constitue une clientèle potentielle. Le mise en place d’informations conséquentes, du même type de celles mises en place contre le tabac et l’alcool par exemple, est une priorité qui permettra rapidement une baisse de consommation de drogues par les jeunes. Il a été vérifié que si un enfant est informé assez tôt sur les dangers des drogues, il n’en consommera pas. Si un jeune arrive à 21 ans sans avoir consommé de drogue, on peut dire avec certitude que sa vie est sauvée et son avenir assuré. Telle est l’enjeu qui s’impose au pouvoir public. Il lui demande quelles dispositions elle entend mettre en place pour contrer ce fléau.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2225</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les nombreuses données scientifiques confirment le caractère nocif du cannabis pour la santé humaine. Comme pour toute substance psychoactive, les effets sur la santé varient selon l’intensité de la consommation (dose, fréquence, durée), la concentration du produit et les vulnérabilités individuelles (âge, pathologies associées notamment psychiatriques…). Ainsi, la consommation chronique et importante de cannabis peut être source de dépendance psychologique et peut altérer le fonctionnement cérébral (perturbation de la mémoire, du sommeil, troubles de la concentration…). En outre, sous forme de résine ou d’herbe, il est souvent utilisé avec du tabac induisant ainsi les risques majeurs liés à ce mode de consommation, contre lesquels le Gouvernement est particulièrement mobilisé. Plus généralement, fumer du cannabis, quelle que soit sa forme, peut générer des maladies de l’appareil respiratoire. Les effets sur l’enfant en cas de consommation au cours de la grossesse sont également de plus en plus documentés. Il existe enfin un risque avéré en matière de sécurité routière. La dangerosité du produit est accrue pour les jeunes, dans la mesure où le cannabis risque de perturber des zones cérébrales essentielles à leur développement psychique, intellectuel et relationnel. Il peut également être à l’origine d’épisodes psychotiques. Une étude récente de l’institut national de la santé et de la recherche médicale met en évidence un impact confirmé sur la réussite scolaire ainsi que sur les trajectoires d’insertion sociale et professionnelle ultérieures, mesurées à Bac +3. Le Gouvernement est pleinement mobilisé pour réduire les problèmes sanitaires et sociaux causés par l’usage de cannabis, et des actions spécifiques visent à protéger les jeunes, qui sont particulièrement exposés aux risques de l’usage de cannabis. Les réponses à apporter reposent sur une approche combinant la prévention, le repérage précoce des usages à risque, la prise en charge et la réduction des risques et des dommages liés à la consommation. Le développement continu des Consultations Jeunes Consommateurs (CJC) permet de repérer et prendre en charge de façon précoce les jeunes en difficulté avec le cannabis, et en matière d’information, le site drogues-info-service.fr délivre aux jeunes et à leurs proches des informations de référence. Le plan priorité prévention présenté en mars 2018 et complété chaque année, met l’accent sur l’ensemble des comportements bénéfiques à la santé, dont la prévention des addictions, notamment grâce au soutien apporté à des programmes de développement des compétences psychosociales. L’ensemble du Gouvernement, et notamment le ministère de l’éducation nationale dans le cadre de l’école promotrice de santé contribue à cette priorité de santé publique.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>26102</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2225</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Lise Magnier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Actes de prévention contre la consommation de drogues chez les jeunes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            26102. — 28 janvier 2020. — Mme Lise Magnier attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la dépénalisation et la légalisation du cannabis. De nombreuses études ont montré les dégâts de la drogue, et notamment du cannabis, au sein de la jeunesse à court terme ou à long terme : effets cancérigènes supérieurs à ceux du tabac, problèmes cardiaques, problèmes vasculaires entre autres. S’il apparaît évident que la légalisation du cannabis rapporterait des milliards d’euros de recettes fiscales, le coût sanitaire de cette légalisation ne semble pas avoir été évalué. L’impact sanitaire ne toucherait pas uniquement les générations actuelles mais aussi les générations futures. L’impact sécuritaire serait tout aussi important avec des problèmes de sécurité routière, des accidents et une hausse de la criminalité. Face à l’ampleur des désastres de la drogue chez les jeunes, il est impératif de renforcer la prévention et l’éducation des jeunes. Si un enfant a été informé assez tôt sur les dangers de la drogue, les risques qu’il en consomme diminuent. Aussi, elle lui demande quels actes de prévention elle compte mettre en place pour lutter contre la consommation de drogue chez les jeunes.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2226</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les nombreuses données scientifiques confirment le caractère nocif du cannabis pour la santé humaine. Comme pour toute substance psychoactive, les effets sur la santé varient selon l’intensité de la consommation (dose, fréquence, durée), la concentration du produit et les vulnérabilités individuelles (âge, pathologies associées notamment psychiatriques…). Ainsi, la consommation chronique et importante de cannabis peut être source de dépendance psychologique et peut altérer le fonctionnement cérébral (perturbation de la mémoire, du sommeil, troubles de la concentration…). En outre, sous forme de résine ou d’herbe, il est souvent utilisé avec du tabac induisant ainsi les risques majeurs liés à ce mode de consommation, contre lesquels le Gouvernement est particulièrement mobilisé. Plus généralement, fumer du cannabis, quelle que soit sa forme, peut générer des maladies de l’appareil respiratoire. Les effets sur l’enfant en cas de consommation au cours de la grossesse sont également de plus en plus documentés. Il existe enfin un risque avéré en matière de sécurité routière. La dangerosité du produit est accrue pour les jeunes, dans la mesure où le cannabis risque de perturber des zones cérébrales essentielles à leur développement psychique, intellectuel et relationnel. Il peut également être à l’origine d’épisodes psychotiques. Le Gouvernement est pleinement mobilisé pour réduire les problèmes sanitaires et sociaux causés par l’usage de cannabis, et des actions spécifiques visent à protéger les jeunes, qui sont particulièrement exposés aux risques de l’usage de cannabis. Le développement continu des Consultations Jeunes Consommateurs (CJC) permet de repérer et prendre en charge de façon précoce les jeunes en difficulté avec le cannabis, et en matière d’information, le site drogues-info-service.fr délivre aux jeunes et à leurs proches des informations de référence. Le plan priorité prévention présenté en mars 2018 et complété chaque année,  met l’accent sur l’ensemble des comportements bénéfiques à la santé, dont la prévention des addictions, notamment grâce au soutien à des programmes de développement des compétences psychosociales. L’ensemble du Gouvernement, et notamment le ministère de l’éducation nationale dans le cadre de l’école promotrice de santé contribue à cette priorité de santé publique.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>26170</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2226</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Joël Giraud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Ruptures de fabrication et d’approvisionnement des médicaments</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            26170. — 28 janvier 2020. — M. Joël Giraud attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les problèmes de rupture de fabrication et d’approvisionnement de certains médicaments y compris de première nécessité. Les origines de ce phénomène de rupture et d’approvisionnement peuvent être liées aux matières premières ou à un rappel de lots sur vigilance pharmaceutique. Ce dernier point fait partie de la sécurité du système de dispensation. Toutefois il semble que différents laboratoires pharmaceutiques préfèrent favoriser l’exportation vers d’autres pays communautaires où le prix consenti pour ces produits est plus élevé. Considérant cette situation il souhaite connaître sa position sur les évolutions à apporter afin que la France reste à la pointe de la médicamentation.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2226</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[D’une façon générale, les ruptures de stock de médicaments ainsi que les tensions d’approvisionnement ont des origines multifactorielles susceptibles d’intervenir tout au long de la chaîne de production et de distribution. Dans ce cadre, les laboratoires pharmaceutiques sont tenus de prévenir et de gérer les ruptures de stock des médicaments et des vaccins qu’ils commercialisent. Ils doivent assurer un approvisionnement approprié et continu du marché national et prendre toute mesure utile pour prévenir et pallier toute difficulté d’approvisionnement. L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) est également mobilisée afin d’assurer la continuité de l’accès aux médicaments pour les patients et les professionnels de santé. Pour autant, compte tenu de l’augmentation des signalements de ruptures et risques de ruptures de stock constatée ces dernières années, différents textes sont venus encadrer la gestion de ces ruptures. Dans un premier temps, la loi du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé et son décret d’application du 20 juillet 2016 relatif à la lutte contre les ruptures d’approvisionnement de médicaments a introduit des mesures de prévention et de gestion des ruptures de stock au niveau national afin de redéfinir les instruments à la disposition des pouvoirs publics et de renforcer les obligations qui pèsent sur les acteurs du circuit de fabrication et de distribution. En ce sens, les laboratoires pharmaceutiques sont tenus d’informer sans délai l’ANSM de toute rupture ou risque de rupture de stock sur ces médicaments en précisant les délais de survenue, les stocks disponibles, les modalités de disponibilité et les délais prévisionnels de remise à disposition et l’identification de spécialités pouvant se substituer à la spécialité pharmaceutique en défaut. En outre, les entreprises exploitant ces médicaments sont contraintes d’élaborer et de mettre en œuvre des plans de gestion des pénuries (PGP) dont l’objet est de prévenir et de pallier toute rupture de stock de médicaments d’intérêt thérapeutique majeur (MITM) mentionnés à l’article L. 5111-4 du code de la santé publique. Par ailleurs, l’ANSM est tenue de publier, sur son site internet (www.ansm.sante.fr), la liste des MITM ne disposant pas d’alternatives thérapeutiques appropriées ou disponibles en quantité suffisante pour lesquels une rupture ou un risque de rupture de stock est mis en évidence. Cette liste est accompagnée d’un certain nombre de documents d’information à l’attention des professionnels de santé et des patients, sur la situation relative à l’approvisionnement de la spécialité concernée ainsi que sur les mesures mises en œuvre pour assurer le traitement des patients. Enfin, le fait pour un laboratoire pharmaceutique de ne pas respecter ses obligations l’expose à des sanctions financières prononcées par l’ANSM. Dans le même sens, la méconnaissance pour un grossiste-répartiteur de ses obligations de service public vis-à-vis des patients français est également passible de sanction financière. Dans un deuxième temps, la loi n° 2019-774 du 24 juillet 2019 relative à l’organisation et à la transformation du système de santé a rendu possible le remplacement de médicaments par les pharmaciens d’officine en cas de rupture d’un MITM, facilitant ainsi la continuité du traitement des patients. Dans le prolongement de cette loi, le ministère des solidarités et de la santé a élaboré une feuille de route 2019-2022 pour lutter contre les pénuries et améliorer la disponibilité des médicaments en France. Cette feuille de route prévoit tout d’abord la diffusion d’une information adaptée sur la disponibilité des médicaments, des fournisseurs jusqu’aux pharmaciens et vers les patients. Elle prévoit également la mise en œuvre de mesures visant à relocaliser les fabricants de matières premières et de médicaments en Europe et en France. A cette fin, des actions seront menées pour améliorer l’attractivité financière de la France et du territoire européen. Le phénomène n’étant pas limité au seul territoire français, une meilleure coopération européenne doit être mise en place. Il est ainsi prévu d’expérimenter l’achat groupé de vaccins au niveau européen et de mettre en place un partage d’informations sur les causes et les conséquences des pénuries en Europe. Parmi les autres actions prévues figurent également des mesures visant à sécuriser les approvisionnements des établissements de santé, à renforcer les obligations des industriels en matière de PGP et à faciliter les échanges d’informations entre les acteurs de la chaîne de distribution du médicament. A cet égard, la loi de financement de la sécurité sociale pour 2020 a considérablement renforcé la lutte contre les ruptures d’approvisionnement de médicaments. En effet, elle a introduit l’obligation pour les industriels de constituer un stock de sécurité pour le marché français pour l’ensemble des médicaments. Les modalités de mise en place du stock de sécurité seront prochainement précisées par décret en Conseil d’Etat. L’obligation d’instaurer un PGP a également été élargie. De plus, le directeur général de l’ANSM pourra désormais faire procéder à l’importation de toute alternative médicamenteuse. Enfin, des sanctions financières relatives à ces nouvelles obligations pourront être prononcées par l’ANSM.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>26286</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2227</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Gisèle Biémouret</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Répartition aide investissement pour les hôpitaux</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            26286. — 4 février 2020. — Mme Gisèle Biémouret interroge Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la répartition de la première aide à l’investissement allouée aux hôpitaux du Gers. En effet, suite aux annonces contenues dans le volet « Ma santé 2022 - investir pour l’hôpital 2019 », une enveloppe de 1,550 million d’euros est prévue pour les neuf hôpitaux du département. Elle souhaiterait savoir comment la répartition a été effectuée par établissement et connaître les modalités de son application durant l’année 2020.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2227</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les critères d’attribution entre établissements publics de santé de l’aide octroyée pour la région Occitanie se sont appliqués moyennant une modulation effectuée par l’agence régionale de santé tenant compte de la situation financière de l’établissement, de la vétusté de ses équipements et de sa taille (4 tailles définies avec un montant minimum alloué de 50.000 euros). L’agence régionale de santé Occitanie a souhaité compléter grâce à son Fonds d’Intervention Régionale (FIR) l’enveloppe de 11,5 millions d’euros attribuée pour la région,  afin de la porter à 19 millions d’euros. Ainsi, les établissements du Groupement hospitalier de territoire du Gers ont reçu une dotation pour un total de 1,55 million d’euros, supérieure à la moyenne allouée dans la région par Groupement hospitalier de territoire (1,4 million d’euros).]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>26549</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2227</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Ledoux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Cancer : prise en charge des patients souffrant de troubles mentaux</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            26549. — 11 février 2020. — M. Vincent Ledoux alerte Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la différence de prise en charge des patients lorsqu’ils entrent en phase terminale de cancer selon leur état de santé mentale. Une étude publiée dans le Journal of Affective Disorders affirmerait en effet que la prise en charge oncologique des patients souffrant de troubles mentaux, tels que la schizophrénie, voire de formes sévères et chroniques de dépressions, serait moins bonne que celle des autres patients et impacterait négativement la durée moyenne de vie de ces derniers qui décèderaient en moyenne trois ans plus tôt. Les auteurs de cette étude ont passé au crible les données relatives à plus de 4 000 patients souffrant de maladies mentales, les comparant à celles des 22 000 patients non dépressifs décédés par cancer entre 2013 et 2016 en France et auraient constaté que les patients souffarnt de maladie mentale recevraient moins de chirurgie, de chimiothérapie et d’actes d’imagerie que les autres malades sans trouble mental et seraient adressés plus rapidement en soins palliatifs. Il lui serait par conséquent reconnaissant de bien vouloir lui indiquer les actions menées par le Gouvernement pour corriger cet état de fait qui, s’il s’avère vrai, est parfaitement scandaleux.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2228</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’article du « Journal of Affective Disorders », publié en décembre 2019 montre en fait que la fin de vie des personnes ayant un trouble dépressif sévère et un cancer serait de meilleure qualité par rapport aux personnes sans trouble dépressif. Les personnes dépressives et cancéreuses en fin de vie ont tendance à recevoir des soins palliatifs plus précocement, moins de soins invasifs, et donc à bénéficier d’une fin de vie plus paisible et bien accompagnée. Les auteurs ne savent pas si cela est dû à une volonté des personnes ou de leur famille, ou bien à l’attitude des médecins, peut-être moins enclins à intervenir activement. Pour autant, les personnes vivant avec des troubles psychiques sévères ont un taux de mortalité deux fois plus élevé que la population générale, et plusieurs études ont souligné une réduction de leur espérance de vie de 15 voire 30 ans par rapport à la population générale. En dehors des suicides, la principale cause de surmortalité est en lien avec des événements cardiovasculaires précoces, en partie iatrogènes. Ces patients ont généralement un suivi somatique et une observance plus aléatoires ; ils bénéficient de moins de prévention et de moins de dépistage, ce qui les expose à développer des cancers qui seront repérés plus tardivement. Ces faits sont bien connus mais n’en sont pas moins inacceptables, et l’amélioration de la prise en charge somatique des personnes vivant avec des troubles psychiques est une priorité de santé publique. Il faut également lutter contre la stigmatisation attachée à ces personnes, stigmatisation qui n’épargne pas le milieu médical ou hospitalier. L’auto-stigmatisation de ces personnes, également fréquente, peut être la cause d’un recours aux soins plus tardif. En juin 2018, la ministre des solidarités et de la santé a présenté une feuille de route « Santé mentale et psychiatrie » construite autour de trois axes : Promouvoir le bien être mental, prévenir et repérer précocement la souffrance psychique et prévenir le suicide ; Garantir des parcours de soins coordonnés et soutenus par une offre en psychiatrie accessible, diversifiée et de qualité ; Améliorer les conditions de vie et d’inclusion sociale et la citoyenneté des personnes en situation de handicap psychique. Dans l’axe 2 de cette feuille de route, plusieurs actions sont consacrées spécifiquement à la prise en charge somatique des personnes vivant avec des troubles psychiques : Actions n° 11, 14 et 15 : Mieux prendre en charge la santé somatique des personnes vivant avec des troubles psychiques, ce qui inclut : - inciter les personnes vivant avec des troubles psychiques à avoir un médecin traitant ; - soutenir des actions d’éducation thérapeutique, visant à promouvoir une meilleure hygiène de vie et le dépistage des maladies chroniques ; - développer les partenariats entre secteurs de psychiatrie, équipes de soins primaires, communautés professionnelles territoriales de santé, plates-formes territoriales d’appui et établissements sociaux et médico-sociaux, en vue de l’accès aux soins somatiques et aux mesures de prévention des personnes présentant des troubles psychiques ; - développer les consultations en soins somatiques dédiées pour les personnes en situation de handicap psychique. Ces mesures contribueront à améliorer l’état de santé des personnes vivant avec des troubles psychiques, ainsi que leur accès à la prévention et au dépistage. En parallèle, la lutte contre la stigmatisation fait l’objet de l’action n° 3 de l’axe 1 de la feuille de route « Santé mentale et psychiatrie ».]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>27165</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2228</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Panonacle</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Intégration de l’AAH dans le futur RUA</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            27165. — 3 mars 2020. — Mme Sophie Panonacle attire l’attention de M. le ministre des solidarités et de la santé sur l’intégration de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) dans la future prestation unique du revenu universel d’activité (RUA). Ce revenu est prévu pour être un dispositif d’aide aux personnes aux faibles ressources en vue de les inciter à trouver un emploi ou une activité. Pour autant, il ne répond pas à la situation particulière des personnes handicapées, notamment lorsqu’elles ont un handicap psychique qui les éloigne durablement de l’emploi. L’AAH s’inscrit dans le cadre de la convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées, dont la France est signataire. Ce n’est pas un minimum social mais une prestation de solidarité nationale dont l’accès est uniquement conditionné à la situation de handicap. Elle lui demande de bien vouloir lui indiquer la position du Gouvernement en la matière.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2228</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le revenu universel d’activité, dont la création a été annoncée par le Président de la République le 13 septembre 2018, a pour objectif de simplifier le système de prestations sociales existant, afin de le rendre plus transparent et équitable pour nos concitoyens. Il vise également à procurer un gain à la reprise d’un emploi pour encourager le retour à l’activité. L’impératif de dignité est le premier que le Gouvernement s’est fixé dans le cadrage de la réflexion : cette future prestation n’aura de sens que si elle permet de réduire la pauvreté et elle ne saurait pénaliser les plus vulnérables. Les travaux en cours reposent, notamment, sur une concertation institutionnelle organisée par le biais de trois collèges représentant les associations, les partenaires sociaux et les territoires, ainsi que de trois sous-collèges dédiés au logement, aux jeunes et aux personnes en situation de handicap. La secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre chargée des personnes handicapées, a lancé, le 4 juillet 2019, les travaux du sous-collège dédié aux "personnes handicapées", qui ont permis un partage de qualité sur les enjeux attachés à notre système de prestation. A l’occasion de la Conférence Nationale du Handicap qui s’est tenue le 11 février 2020 au Palais de l’Elysée, le Président de la République a affirmé que l’allocation aux adultes handicapés (AAH) ne serait pas diluée dans le futur revenu universel d’activité. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>27266</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2229</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Emmanuelle Anthoine</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Déremboursement de l’homéopathie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            27266. — 10 mars 2020. — Mme Emmanuelle Anthoine interroge M. le ministre des solidarités et de la santé sur le déremboursement de l’homéopathie. Le 9 juillet 2019, la ministre décidait de mettre fin au remboursement de l’homéopathie par l’assurance maladie. L’homéopathie est pourtant une pratique de soin ancrée dans les pratiques des Français et il n’existe aucune étude scientifique prouvant l’inefficacité de celle-ci. Le taux de remboursement est ainsi passé de 30 % à 15 % au 1er janvier 2020 avant que celui-ci ne passe à 0 % au 1er janvier 2021. Pour autant, l’Allemagne, après avoir décidé de ne plus rembourser l’homéopathie, la rembourse de nouveau depuis le mois de septembre 2019. La mesure n’avait eu aucun effet sur la baisse des dépenses d’assurance maladie et s’était faite principalement au détriment du consommateur. Il est effectivement estimé qu’un consommateur moyen payera un supplément de 25 euros par mois. La décision de ne plus rembourser l’homéopathie s’accompagne par ailleurs de graves conséquences. Dans un premier temps, cette décision menace plus de 1 000 emplois en France et déstabilise une entreprise française, leader mondial dans le domaine. Outre le risque de perte de savoir-faire que cette décision pourrait entraîner, le remboursement est nécessaire pour assurer la reconnaissance de ces savoir-faire. Les formations en homéopathie sont ainsi fortement menacées. En outre, suite à la décision de mettre fin au remboursement de l’homéopathie, l’ordre national des médecins a décidé, dans l’attente d’une clarification, d’interdire l’apposition de plaques par les praticiens de la médecine homéopathique. Dans ces conditions, une pétition contre le déremboursement de l’homéopathie a recueilli plus de 1,3 million de signatures. Aussi, elle lui demande si le Gouvernement envisage de faire évoluer sa position afin de maintenir le taux de remboursement à 15 %, lequel ne s’accompagnerait d’aucune perte pour la sécurité sociale puisqu’il serait entièrement compensé par la franchise de 50 centimes par flacon homéopathique.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2229</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En France, le bien-fondé du remboursement des médicaments par l’assurance maladie est évalué par la Haute autorité de santé (HAS) afin de s’assurer qu’ils présentent un intérêt thérapeutique suffisamment important. La ministre des solidarités et de la santé a souhaité recueillir l’avis de la Commission de la transparence de la HAS, composée d’experts indépendants, sur le bien-fondé des conditions de la prise en charge et du remboursement des médicaments homéopathiques. A partir de l’ensemble des données médicales et scientifiques disponibles, elle a mis en évidence que ces médicaments n’avaient ni démontré leur efficacité dans les affections pour lesquelles des données sont disponibles, ni démontré leur intérêt pour la santé publique notamment pour réduire la consommation d’autres médicaments. Au vu des conclusions de cette évaluation scientifique remettant en cause l’intérêt clinique de ces produits et conformément à mes engagements, la ministre a souhaité suivre l’avis de la HAS et a initié la procédure visant à radier, à compter du 1er janvier 2021, les médicaments homéopathiques de la liste des médicaments pris en charge par l’assurance maladie. Une étape intermédiaire a été prévue. Le déremboursement sera effectif après cette période de transition pour laisser le temps de la pédagogie, accompagner les patients et permettre aux prescripteurs et aux industriels concernés de s’adapter progressivement au déremboursement total de ces produits. Ainsi, le taux de remboursement est passé de 30% à 15% le 1er janvier 2020. En outre, cette décision ne remet pas en cause la commercialisation de l’homéopathie et la liberté pour les patients d’y avoir recours.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>27268</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2229</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-George Buffet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>La prise en charge des frais de transports en ambulance bariatrique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            27268. — 10 mars 2020. — Mme Marie-George Buffet* interroge M. le ministre des solidarités et de la santé sur la prise en charge des frais de transports en ambulance bariatrique pour les patients atteints d’obésité. Mme la députée a bien pris acte de la réponse du ministère à ce sujet le 18 février 2020. Pour autant, certaines questions restent en suspens. Le ministère affirme, d’une part, que les trente-sept centres spécialisés obésité (CSO) sont équipés d’ambulances bariatriques. Cependant, et après recherches, il apparaît que tous ces centres ne sont pas pourvus de ces ambulances. L’accès aux soins des personnes atteintes d’obésité est une véritable question de santé publique et nécessite des actes politiques forts. En ce sens, rendre véritablement effective la mise à disposition permanente d’ambulances bariatriques dans les CSO semble être un minimum. D’autre part, la réponse du ministère des solidarités et de la santé évoque des négociations conventionnelles entre les transporteurs et l’assurance maladie qui auront lieu prochainement sur la prise en charge des frais de transports en ambulance bariatrique. Pourtant aucune date n’a été avancée et les acteurs eux-mêmes n’apparaissent pas informés de ces négociations. Ainsi, elle l’interroge sur les moyens qu’il compte mettre en œuvre pour que tous les centres spécialisés obésité disposent d’ambulances bariatriques, et quand précisément auront lieu les négociations conventionnelles visant à réduire le coût de ces transports pour les personnes atteintes d’obésité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27271</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2230</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Pascale Fontenel-Personne</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Prise en charge des frais de transports en ambulance bariatrique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            27271. — 10 mars 2020. — Mme Pascale Fontenel-Personne* attire l’attention de M. le ministre des solidarités et de la santé sur la prise en charge des frais de transports des ambulances bariatriques. Ce transport du fait de ses spécificités, comme la nécessité de matériel adapté, ou d’un équipage plus nombreux permet une prise en charge optimale et sécuritaire pour le patient. Il facilite l’accès à un établissement de soins aux personnes souffrant d’obésité, dans les conditions correspondant à leurs besoins. Mais l’assurance maladie rembourse les frais de transport bariatrique en se basant sur le coût d’un transport en ambulance classique. Cette tarification ne couvre pas l’ensemble des frais de transports bariatriques. Le reste à charge pour le patient peut donc s’élever à plusieurs centaines d’euros, voir plus pour les patients des zones rurales qui sont éloignés d’un centre de soins. En effet, le tarif du transport en ambulance bariatrique dépend aussi de la distance parcourue. Ce reste à charge est donc conséquent, et il est difficilement supportable pour les personnes concernées notamment lorsque leurs déplacements sont fréquents. En effet, ces patients souffrent souvent de nombreuses pathologies qui nécessitent un suivi médical régulier, les obligeant à se rendre régulièrement dans des établissements hospitaliers. Dans un contexte de lutte contre les inégalités d’accès aux soins, elle lui demande quelles sont les dispositions qu’elle souhaiterait prendre pour que les patients nécessitant une ambulance bariatrique lors de leurs déplacements vers les établissements de soins n’aient à supporter une telle charge financière.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27273</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2230</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Cazenove</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Prise en charge du transport en ambulance bariatrique</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            27273. — 10 mars 2020. — M. Sébastien Cazenove* attire l’attention de M. le ministre des solidarités et de la santé sur le remboursement des frais de transport en ambulance bariatrique et, par là même, sur la difficulté d’accès aux soins pour les personnes souffrant d’obésité. En effet, en vertu des dispositions du code de la sécurité sociale, l’assurance maladie prend en charge, sur prescription médicale, les frais de transport des personnes nécessitant de recevoir des soins, de faire pratiquer des examens médicaux ou de répondre à une convocation pour un contrôle réglementaire. Toutefois, alors que les personnes souffrant d’obésité nécessitent un moyen de transport adapté pour accéder aux soins en ambulance bariatrique, l’assurance maladie ne rembourse les frais que sur la base d’un transport en ambulance conventionnelle, laissant un reste à charge important pour le malade souffrant d’obésité. Aussi, bien que la volonté de l’amélioration de prise en charge de ces patients ait été réaffirmée dans la feuille de route obésité « 2019-2022 », il souhaiterait savoir ce qu’envisage le Gouvernement pour faciliter l’accès aux soins des personnes souffrant d’obésité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27274</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2230</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Lagleize</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Prise en charge du transport en ambulance bariatrique par l’assurance maladie</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            27274. — 10 mars 2020. — M. Jean-Luc Lagleize* interroge M. le ministre des solidarités et de la santé sur la prise en charge du transport en ambulance bariatrique par l’assurance maladie. L’ambulance bariatrique est adaptée aux patients atteints d’obésité ou ayant un poids supérieur à 180 kg. Ce véhicule polyvalent plus grand qu’une ambulance conventionnelle est le seul qui puisse effectuer le transport sanitaire et médical de ces populations fragiles, mal repérées et mal soignées, dans des conditions optimales et sécuritaires, avec le concours d’un nombre plus important d’ambulanciers que le transport sanitaire classique. De même, ce véhicule contient du matériel médical adapté aux patients atteints d’obésité ou en surcharge pondérale. Pourtant, il s’avère que l’assurance maladie ne prend pas en charge le transport en ambulance bariatrique au delà du seuil correspondant à un transport sanitaire en ambulance classique, pénalisant ainsi les patients atteints d’obésité et en surcharge pondérale et les éloignant potentiellement des soins dont ils auraient besoin. Il l’interroge sur les intentions du Gouvernement pour adapter et améliorer la prise en charge du transport en ambulance bariatrique par l’assurance maladie.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2231</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le ministère des solidarités et de la santé est attentif à l’accès aux soins de l’ensemble des assurés dont l’une des conditions est de pouvoir se rendre sur le lieu où sont dispensés ses soins. La prise en charge des patients obèses a connu de grandes évolutions grâce aux plans obésité mis en place ces dernières années. Dès 2013, les 37 centres spécialisés de l’obésité ont été équipés d’une ambulance bariatrique pouvant alors transporter les patients avec les besoins spécifiques liés à cette pathologie. La volonté d’améliorer la prise en charge de ces patients a été réaffirmée dans la feuille de route obésité « 2019-2022 » qui prévoit de renforcer la structure et la lisibilité de l’offre de ces transports dans chaque région. Le Gouvernement est conscient de l’insuffisance de l’offre actuelle et des difficultés d’accès à ces prestations, notamment en raison des suppléments tarifaires facturés aux patients lorsqu’ils doivent faire appel à des transporteurs privés et non remboursés par l’assurance maladie. Pour assurer une prise en charge pérenne et adaptée sur l’ensemble du territoire, le Gouvernement souhaite que cette problématique soit prise en compte dans les négociations conventionnelles qui s’ouvrent entre les transporteurs et l’assurance maladie.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>27272</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2231</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Paul Lecoq</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Prise en charge des transports du SMUR</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            27272. — 10 mars 2020. — M. Jean-Paul Lecoq interroge M. le ministre des solidarités et de la santé sur les conflits entre les établissements de santé, mutuelles et patients concernant l’existence d’un ticket modérateur en cas de transport des services mobiles d’urgence et de réanimation (SMUR). Des pratiques hétérogènes des établissements existeraient et seraient à l’origine d’inégalités sur le reste à charge hospitalier. Ces transports correspondent à l’exercice de la mission de service public d’aide médicale urgente et sont financés par l’enveloppe « mission d’intérêt général » de l’établissement gestionnaire du SMUR. Cependant, lors de transports primaires (du lieu de prise en charge au lieu d’hospitalisation) certains établissements solliciteraient la participation financière du patient via la facturation d’un ticket modérateur. Ainsi, des factures de 500 euros à 750 euros seraient, en moyenne, recouvrées auprès des patients. La raison invoquée serait une insuffisance de la dotation « mission d’intérêt général ». Dans un contexte d’attention accrue du reste à charge des patients et de lutte contre les inégalités d’accès aux soins, il l’interroge sur les futures dispositions afin d’aboutir à des règles de financement des SMUR partagées par l’ensemble des acteurs.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2231</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Il existe dans certains établissements de santé une pratique ancienne de facturation aux patients usagers de SMUR des tickets modérateurs. Ils se fondent sur la lecture combinée de deux textes : - le décret du 23 février 2009 relatif aux objectifs de dépenses de l’assurance maladie (articles 4 et 5), qui prévoit l’élaboration d’un tarif de prestations pour les interventions SMUR et précise des modalités de calcul ; - l’article R. 160-5 du code de la santé publique qui dispose (en son 9°) que le taux de participation de l’assuré aux frais de transports, lorsqu’il se trouve dans l’obligation de se déplacer pour recevoir les soins ou subir les examens appropriés à son état, est de 30 à 40 %. Les pratiques en la matière sont dans leur ensemble variables. De nombreux établissements ne facturent aucun ticket modérateur à l’occasion des interventions des structure mobile d’urgence et de réanimation (SMUR). À l’inverse, certains demandent au patient pour chaque intervention une participation, pour des montants parfois très élevés. Plusieurs caisses d’assurance maladie et organismes complémentaires refusent aujourd’hui la prise en charge de cette participation, considérant que l’intégralité des dépenses engagées par les SMUR ont vocation à être couvertes par la dotation MIG correspondante. Ces pratiques hétérogènes créent des inégalités du point de vue du patient. Pour le petit nombre d’assurés sociaux non couverts par une complémentaire santé ou lorsque l’assurance complémentaire refuse de le rembourser, le coût du ticket modérateur s’impose au patient. La situation actuelle appelle donc une clarification qui doit être menée à bien cette année. Le retour à une situation harmonisée devra assurer à la fois la modération et l’équité entre les patients dans la participation financière qui peut leur être demandée, le maintien d’un niveau de financement suffisant pour l’activité SMUR, ainsi que la préservation de l’équilibre entre les financeurs (assurance maladie obligatoire et complémentaire). Cette question sera examinée dans le cadre de la réforme du mode de financement des structures des urgences et des SMUR, au sein du pacte de refondation des urgences (mesure n° 10). Les principes de cette réforme ont été fixés par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2020 (article 36). Des travaux démarrent pour en définir finement les modalités d’application. Ils devront notamment apporter toutes les précisions nécessaires sur les restes à charge liés aux interventions SMUR, en cohérence avec la réforme sur le reste à charge hospitalier d’ores et déjà engagée. Ces nouvelles dispositions se traduiront dans les faits dès janvier 2021.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>27373</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2232</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Paul-André Colombani</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Pénurie de solutions hydro-alcooliques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            27373. — 10 mars 2020. — M. Paul-André Colombani* alerte Mme la ministre de la transition écologique et solidaire sur la nécessité de saisir au plus vite l’ANSES au sujet d’une dérogation permettant une mise sur le marché de solutions hydro-alcooliques préparées en pharmacie, selon la formule préconisée par l’OMS. En effet, les solutions hydro-alcooliques sont des produits biocides désinfectants de type TP1 destinés à l’hygiène humaine au sens du règlement européen (UE) n° 528/2012, dont l’autorisation de mise sur le marché est délivrée par l’ANSES. Or, afin de faire face efficacement à la pénurie actuelle de ces solutions hydro-alcooliques et à la situation de spéculation qu’elle engendre, il est urgent de faciliter l’autorisation de mise sur le marché de ces produits dont l’efficacité et la praticité ne sont plus à démontrer et qui sont des alliés précieux et complémentaires au savon dans le cadre de la prévention de la propagation du coronavirus Covid-19. Ainsi, autoriser les pharmaciens à produire et commercialiser ces solutions hydro-alcooliques peu onéreuses et facilement réalisables en pharmacie, comme le réclame notamment la Fédération des syndicats pharmaceutiques, permettrait indéniablement d’aider à la reconstitution des stocks nécessaires à une campagne de prévention de propagation du virus de grande ampleur et ce alors que les laboratoires font déjà tourner leur production de solutions hydro-alcooliques à plein régime. Il l’interroge donc sur les modalités que son ministère peut déployer afin de faciliter la mise sur le marché de ces produits. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27375</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2232</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Naegelen</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités et de la santé</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités et santé</ministreJO><Objet>Stock de gel hydroalcoolique - ruptures - OMS - pharmacies</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            27375. — 10 mars 2020. — M. Christophe Naegelen* interroge M. le ministre des solidarités et de la santé sur l’éventuelle pénurie de gel hydroalcoolique. Malgré un plan d’approvisionnement renforcé pour la distribution des gels hydroalcooliques, face aux inquiétudes des Français, le marché du gel hydroalcoolique est sous haute tension. La peur de pandémie du covid19 et les recommandations du Gouvernement pour l’endiguer, comme se laver les mains toutes les heures, créent une demande supérieure à l’offre. Pour mettre fin aux abus et aux prix de vente excessifs allant jusqu’à une hausse de 700 %, un décret a été pris mercredi 4 mars 2020 afin d’encadrer les prix. Comme le Président de la République l’a annoncé, cette période en stade 2 de l’organisation sanitaire risque de durer des semaines. Ainsi, à ce stade, la question de la gestion des stocks de gel hydroalcoolique interroge. En réponse, l’Organisation mondiale de la santé met à disposition une formule pour la production de ce gel. Celle-ci contient notamment de l’éthanol à 96 %. Pourtant, il semblerait que les officines ne soient pas autorisées à produire un gel contenant de l’éthanol à 96 %, contrairement aux magasins de bricolage où l’on peut s’en procurer. Dès lors, les pharmacies ne semblent pas être en mesure ni autorisées à vendre leur propre production de gel hydroalcoolique. Face à la menace du stade 3 et des conséquences que celle-ci engendrerait, il souhaiterait savoir dans quelle mesure les pharmacies pourraient être autorisées à vendre leur production de gel hydroalcoolique, fabriqué grâce à la formule distribuée par l’Organisation mondiale de la santé.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2232</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les produits hydro-alcooliques font partie des solutions les plus efficaces pour l’inactivation rapide et efficace d’un large éventail de micro-organismes qui peuvent être présents sur les mains. En raison de la situation sanitaire, par arrêté du 6 mars 2020 portant diverses mesures relatives à la lutte contre la propagation du virus covid-19, les solutions hydro-alcooliques destinées à l’hygiène humaine peuvent être préparées, en cas de rupture de leur approvisionnement, par les pharmacies d’officine et les pharmacies à usage intérieur mentionnées aux articles L. 5125-1 et L.5126-1 du code de la santé publique. Cette décision va permettre de répondre à une demande forte de la population et aux besoins internes des établissements de santé et médico-sociaux, l’encadrement de la pratique par des professionnels de santé formés va également permettre de sécuriser l’accès à ce geste de prévention indispensable. Les solutions hydro-alcooliques sont préparées dans les conditions recommandées par l’Organisation mondiale de la santé.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>25341</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2233</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Cazenove</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre des sports</ministreQuestion><ministreJO>Sports</ministreJO><Objet>La difficulté de recrutement des moniteurs de plongée</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            25341. — 17 décembre 2019. — M. Sébastien Cazenove attire l’attention de Mme la ministre des sports sur la formation des moniteurs de plongée encadrant les activités de plongées de loisirs. En France, seuls les moniteurs diplômés d’État peuvent dispenser l’enseignement de la plongée sous-marine contre rémunération. La réglementation impose ainsi l’obtention d’un diplôme d’État supérieur de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport (DEJEPS), d’un brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport (BPJEPS) ou d’un brevet d’État d’éducateur sportif (BEES) pour qu’un moniteur puisse exercer de manière rémunérée sur le territoire. Toutefois, les coûts et parcours de ces formations, organisées par des organismes régionaux supervisés par son ministère, les centres de ressources, d’expertise et de performance sportive (CREPS), apparaissent contraignants relativement à d’autres certifications comme les formations PADI, principale organisation de formations de plongeurs au monde, autorisées en France, reconnues par les normes européennes et permettant aux certifiés de travailler partout dans le monde sauf en France. Il existe également, en France, une filière de formations de moniteurs fédéraux dont les niveaux techniques sont reconnus par le code du sport avec les mêmes prérogatives d’encadrement et de sécurité que les diplômes d’État. Toutefois, les détenteurs de ces diplômes fédéraux peuvent enseigner contre rémunération dans d’autres pays de l’UE mais pas en France. Une étude de la CCI du département des Pyrénées-Orientales, dénombrant 17 structures professionnelles de plongée, pointe la réelle difficulté de recrutement et de formation du personnel pour les gérants. Alors que la circulaire du 12 juin 2019 relative à la mise en œuvre de la réforme de l’organisation territoriale de l’État mentionne, pour le domaine du sport, un transfert de la mission « formation certification » à l’éducation nationale, il souhaiterait savoir ce qu’envisage le Gouvernement pour faciliter la formation des moniteurs de plongée et répondre aux difficultés de recrutement du personnel dans les structures professionnelles de plongée. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2233</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[En France, la profession d’éducateur sportif est une profession règlementée en application de l’article L. 212-1 du code du sport. Dans le domaine de la plongée subaquatique, situé en environnement spécifique impliquant des mesures particulières, le professionnel doit détenir un diplôme d’Etat pour l’encadrement et l’animation des activités de plongée subaquatique de loisir. Cet encadrement particulier est justifié au regard de l’accidentalité mesurée dans cette discipline. Le système d’observation de la sécurité des activités nautiques (SNOSAN) a recensé près de 900 accidents de plongée ayant nécessité l’intervention des services de secours depuis 2013. Parmi ces accidents, en moyenne une vingtaine par an sont mortels. On peut toutefois constater une baisse du nombre de décès ces dernières années en raison de consignes de sécurité de mieux en mieux appliquées notamment : la systématisation de la présence d’un personnel en sécurité de surface, la sollicitation des services de secours dès les premiers symptômes d’un accident chez un plongeur et l’équipement en matériel d’oxygénothérapie des établissements de plongée. Les données à la disposition du ministère des sports montrent que 788 professionnels actuellement en activité et titulaires d’une carte professionnelle ont été formés ces 5 dernières années. Le ministère des sports rappelle qu’environ 3 000 éducateurs sportifs professionnels disposent d’un diplôme permettant d’enseigner la plongée. Le brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport (BPJEPS) spécialité « éducateur sportif » mention plongée subaquatique est le premier niveau de qualification requis pour exercer la profession d’éducateur sportif rémunéré. Les travaux de rénovation des diplômes d’Etat ont abouti en 2016 à une réécriture du BPJEPS plongée subaquatique répondant aux besoins exprimés par les représentants des professionnels employeurs et salariés présents lors des travaux. Un des points majeurs de cette rénovation a été de prévoir les évolutions du métier afin d’en améliorer l’employabilité. Aussi, la formation au BPJEPS spécialité « éducateur sportif » mention « plongée subaquatique » prévoit dans son règlement de nombreuses dispenses et équivalences avec la filière des moniteurs fédéraux qui permettent de prendre en compte les parcours individualisés des candidats et les compétences déjà acquises. Ainsi les moniteurs fédéraux peuvent obtenir par équivalence jusqu’à trois des quatre unités capitalisable composant le BPJEPS. Toutefois, les titulaires de ce BPJEPS n’acquièrent pas la qualité de directeur plongée. Cette fonction, essentielle et obligatoire pour les plongées en milieu naturel, pourrait s’acquérir par l’obtention d’un certificat de spécialisation ou un certificat complémentaire adossé à ce BPJEPS. Cela permettrait à près de professionnels d’acquérir une certification plus polyvalente et d’améliorer l’employabilité tout en garantissant un niveau de sécurité adéquat. Un travail en ce sens sera engagé afin de permettre à près de 300 professionnels d’en bénéficier. Le professionnel européen titulaire de certifications PADI peut également bénéficier de la reconnaissance de ses qualifications au titre du libre établissement ou de la libre prestation de service en application de la directive 2005/36 UE dont les dispositions ont été transposées dans le code du sport dans sa partie consacrée aux ressortissants des membres d’un Etat de l’Union européenne souhaitant s’établir ou prester un service en France et au moyen d’une application dématérialisée mise en place par les services du ministère des sports (ARQUEDI : application pour la reconnaissance des qualifications professionnelles communautaires et équivalences de diplômes). Aussi, le ministère des sports met d’ores et déjà en œuvre des mesures permettant de faciliter l’acquisition de diplômes d’Etat aux titulaires de brevets fédéraux, formations elles-mêmes adaptées à chaque profil de candidat. Concernant une activité qui doit être encadrée avec un même niveau de qualité dans le secteur associatif et le secteur professionnel, le rapprochement des contenus de formation des diplômes fédéraux sur ceux des diplômes professionnels serait une avancée. Il en est de même de l’uniformisation de l’application de la réglementation relative à la sécurité de surface qui ne s’impose qu’aux structures, associatives ou commerciales, qui emploient des éducateurs sportifs salariés. Enfin, vous vous inquiétez du transfert de la mission « formation certification » à l’éducation nationale dans le cadre de la réforme de l’Organisation territoriale de l’Etat. Cette mission sera effectivement confiée aux recteurs de région académique, qui s’appuieront sur les délégations régionales académiques à la jeunesse, à l’engagement et aux sports dans lesquelles les compétences métier seront préservées. Les textes réglementaires régissant les certifications professionnelles et l’organisation des formations au sein des établissements publics n’en seront pas modifiés pour autant.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>20109</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2234</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bernard Reynès</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Disparition du polystyrène expansé</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            20109. — 4 juin 2019. — M. Bernard Reynès alerte M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur le risque de disparition rapide de 260 emplois de l’entreprise SIRAP France, entreprise spécialisée dans la fabrication d’emballages plastiques suite aux initiatives lancées dans le cadre de la feuille de route de l’économie circulaire et les engagements pris par le Gouvernement consistant à déclarer comme problématiques et inutiles les produits à base de polystyrène expansé que cette entreprise fabrique. Sirap France est une entreprise leader sur le marché de l’emballage alimentaire en France, active depuis 1994 avec trois usines de production (Noves, Remoulins, Tarascon), un chiffre d’affaires de 60 millions d’euros et 260 employés. Elle fait partie d’un groupe, Sirap, créé en 1960 qui est aujourd’hui l’un des producteurs d’emballages pour produits frais les plus reconnus d’Europe (avec 13 usines, en Italie, en France, en Espagne, en Allemagne, en Grande-Bretagne, en Pologne et en Hongrie), avec un chiffre d’affaires de 275 millions d’euros. Le polystyrène expansé est la solution d’emballage la plus légère disponible sur le marché, composée de 95 % d’air et de 5 % de polymère. Dans le secteur de l’emballage alimentaire, cela se traduit également par une réduction du coût du produit au profit du consommateur final. Comme le démontrent également des applications dans des secteurs de hautes performances tels que les applications militaires, nautiques, aéronautiques ou éoliennes, l’expansion garantit, outre la légèreté, des performances mécaniques et d’isolation élevées. Le polystyrène expansé permet d’obtenir des résultats inégalés dans le domaine de la préservation de la qualité de la nourriture et de la lutte contre le gaspillage alimentaire. Tous les résidus de production (20 % à 35 % du produit semi-fini) sont régulièrement recyclés dans le même processus de production, démontrant ainsi que cette opération est techniquement réalisable. Les efforts d’amélioration sont aujourd’hui concentrés sur l’amélioration de la disponibilité du polystyrène recyclé post-consommation pour les applications alimentaires, disponibilité encore insuffisante. C’est pourquoi Sirap et l’ensemble de sa chaîne logistique se sont lancés dans l’étude de solutions de recyclage mécanique en boucle fermée. Des projets de développements conduits par des acteurs comme Total, Ineos, dans le domaine du recyclage chimique sont en cours, et vont permettre de récupérer le polystyrène pour le ramener à l’état assimilable de matière première vierge dans les années qui viennent dans des conditions économiques acceptables. Il lui demande de reconsidérer les qualités environnementales des solutions en polystyrène expansé au regard de l’activité de Sirap France situé dans le pays et employant 260 personnes et de donner la possibilité à cette entreprise de pouvoir explorer avec les acteurs institutionnels des voies capables de soutenir la recherche permettant la préservation des emplois actuellement menacés. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2234</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Une grande partie du plastique produit est conçue pour être jetée après une seule utilisation. Ainsi, les emballages en plastique représentent, notamment dans la vente de repas ou sandwiches à emporter, environ la moitié des déchets plastiques dans le monde. La plupart de ces déchets finissent dans les décharges ou dans le milieu naturel où ils ont été abandonnés. En conséquence, environ 13 millions de tonnes de plastiques se retrouvent chaque année dans les océans, occasionnant des dommages graves à la biodiversité. La Directive (UE) 2019/904 du Parlement Européen et du Conseil du 5 juin 2019 relative à la réduction de l’incidence de certains produits en plastique sur l’environnement prévoit que seront interdits, à compter de 2021, les contenants utilisés pour contenir des aliments destinés à être consommés immédiatement, sur place ou à emporter, ainsi que les récipients et gobelets pour boissons, y compris leurs bouchons, moyens de fermeture et couvercles, dès lors qu’ils seront en polystyrène expansé. Ces emplois du polystyrène expansé peuvent être substitués par des matériaux alternatifs tel que le carton pour lesquels les filières de recyclage sont matures.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>22889</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2235</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Manuéla Kéclard-Mondésir</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>« Fonds Barnier » et politique de prévention des risques aux Antilles</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            22889. — 17 septembre 2019. — Mme Manuéla Kéclard-Mondésir attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique et solidaire sur le « fonds Barnier ». Créé par la loi du 2 février 1995, le Fonds de prévention des risques naturels majeurs était initialement destiné à financer le déplacement des populations exposées à des risques naturels majeurs. Il est actuellement déterminé par l’article L. 562-3 du code de l’environnement et par les dispositions permanentes de plusieurs lois de finances. Un taux maximal de subvention ou d’indemnité est fixé pour la plupart des mesures, certaines étant soumises à un plafond annuel de dépenses. C’est à travers cette mesure que sont financés les confortements parasismiques ou reconstruction d’établissements scolaires aux Antilles dans le cadre du plan séisme Antilles (PSA) ou les études et travaux de réduction de la vulnérabilité dans le cadre des programmes d’actions de prévention des inondations (PAPI). elle lui demande que l’intégralité des « fonds Barnier » collectés puissent être effectivement consacrés de manière directe à la prévention des risques naturels majeurs aux Antilles, d’une part, et d’autre part, que le montant du plafond des ressources du « fonds Barnier » à fixer pour toute année à venir soit égal à celui du montant intégral collecté à son profit. En effet, compte tenu du retard pris et pour soutenir mieux les acteurs de terrain, il apparaît nécessaire qu’une part substantielle de ces fonds puisse de manière permanente être consacrée aux actions immatérielles d’information préventive au profit des populations antillaises. Plus fondamentalement, elle lui demande si elle va accélérer la mise en œuvre souhaitable du plan séisme Antilles et si elle ne serait pas favorable à l’instauration d’un plan ouragan majeur Antilles (POMA) de toute urgence. Pour ce faire, elle lui demande enfin s’il ne serait pas opportun d’associer les « fonds Barnier », les fonds européens, la contribution de l’agence française de développement (AFD), les collectivités régionale ou territoriale d’outre-mer et les autres financeurs potentiels, en les réunissant autour d’une table pour concevoir les modalités d’un programme plus efficace et plus global de financement de la prévention des risques majeurs.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2235</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le fonds de prévention des risques naturels majeurs (FPRNM dit fonds Barnier) est alimenté par un prélèvement effectué sur les primes d’assurances sur l’intégralité du territoire national. Il permet, grâce à cette solidarité nationale, de financer la politique de prévention des risques naturels menée par les collectivités territoriales et par l’État. Si les Antilles sont une région particulièrement exposée aux risques naturels, notamment aux risques cycloniques et sismiques, le reste du territoire national est également exposé. Les inondations de la Seine de 2016 et 2018, les conséquences du passage de la tempête Xynthia ou encore les récentes crues dans l’arc méditerranéen nous l’ont rappelé. Il serait donc impossible de réserver les financements du fonds Barnier à une région particulière. Concernant les ressources et le plafonnement des recettes du fonds Barnier, il a été acté lors du Conseil de défense écologique du 12 février dernier, que les capacités du fonds seraient garanties pour lui permettre de couvrir les besoins de financement des actions de prévention nécessaires. Il est également essentiel de mobiliser les autres types de crédits disponibles pour financer les actions relatives à la prévention des risques naturels. C’est notamment le travail qui a été mené par les collectivités ultramarines et l’État dans le cadre de l’élaboration des contrats de convergence 2019-2022. Les Antilles doivent effectivement se préparer à un séisme majeur et c’est l’objet du plan séisme Antilles lancé en 2007. Face au taux actuel de confortement des bâtiments publics, notamment scolaires, et à la sous-utilisation des crédits disponibles, le Président de la République, lors de l’annonce du livre bleu outre-mer, a annoncé une redynamisation du plan séisme Antilles. La nomination d’un délégué interministériel aux risques majeurs outre-mer ainsi que la tenue d’un premier comité de pilotage aux Antilles le 8 octobre 2019, a permis d’acter une nouvelle gouvernance associant au plus près les élus locaux. L’objectif est de favoriser la mise en sécurité des établissements scolaires, des logements sociaux et des établissements de gestion de crise. La loi de finances pour 2019 a également renforcé la mobilisation du fonds Barnier dans le cadre du plan séisme Antilles en créant une nouvelle mesure permettant de financer à 50 % les études et travaux de prévention du risque sismique pour les immeubles domaniaux utiles à la gestion de crise pendant une période de cinq ans. En sus du travail de baisse de la vulnérabilité des bâtiments, l’amélioration de la culture du risque de la population antillaise est un levier majeur de la prévention des risques. Des actions d’information préventive peuvent être d’ores-et-déjà financées par le fonds Barnier sur l’ensemble du territoire national. À titre d’exemple, la préfecture de Guadeloupe a organisé les 3 et 4 juin 2019 la première édition des « journées japonaises » : deux jours de sensibilisation du grand public et de concertation entre acteurs de la gestion de crises face aux risques telluriques (séisme, tsunami, volcan). Concernant le risque cyclonique, dans le cadre du projet de loi sur les risques majeurs outre-mer annoncé par le président de la République, à la suite du passage de l’ouragan Irma, une consultation a été effectuée dans les territoires ultramarins sur les mesures à mettre en place. Ce projet de loi proposera des améliorations de la prévention du risque cyclonique.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>23545</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2236</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Mélenchon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Interdictions des pesticides dans les zones habitées</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            23545. — 8 octobre 2019. — M. Jean-Luc Mélenchon attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique et solidaire sur l’épandage de pesticides à proximité des habitations. En août 2019, M. Daniel Cueff, maire de Langouët en Ille-et-Vilaine a été renvoyé devant le tribunal administratif après avoir pris un arrêté municipal interdisant la pulvérisation de pesticides à moins de 150 mètres des habitations et des locaux professionnels sur le territoire de sa commune. De nombreux maires, aux étiquettes partisanes diverses, l’ont depuis imité en solidarité avec sa démarche. C’est le cas par exemple du maire de Saou, dans la Drôme, Daniel Gilles. Celui-ci a appris sa convocation devant le tribunal administratif le 30 septembre 2019. Le président Emmanuel Macron a déclaré « soutenir dans ses intentions » M. Cueff. Pourtant, en octobre 2018, les députés de sa majorité ont rejeté un amendement instaurant des zones tampons entre les lieux d’habitations et les pesticides. Les promesses de Mme la ministre sur le sujet n’ont quant à elles toujours pas fait évoluer la situation. A ce jour, les intérêts des lobbies sont toujours mieux protégés que la santé des habitants des communes rurales. Selon les recherches, ces produits seraient responsables de malformations du système nerveux, de cancers, de problèmes respiratoires ou de la maladie de Parkinson. Depuis une dizaine d’années, la règlementation européenne prévoit que « l’utilisation des pesticides proche des habitations soit restreinte ou interdite dans les zones utilités par le grand public ou par des groupes vulnérables ». La transposition de cette réglementation ne s’est faite qu’à minima dans le code rural en 2011. La décision d’interdire ou non l’épandage de pesticides près des personnes vulnérables est un choix qui revient aux préfets qui ne placent pas toujours tous la santé au premier rang des préoccupations. M. le député interpelle donc Mme la ministre afin de lui demander quand le Gouvernement compte prendre des mesures légales pour interdire l’usage des pesticides à proximité des habitations et ainsi protéger la santé des citoyens français. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2236</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le Gouvernement propose un renforcement du dispositif de protection des riverains et du dialogue entre riverains, agriculteurs et élus locaux dans le cadre de l’application de la loi EGALIM et de la mise en œuvre du plan d’action sur les produits phytopharmaceutiques et une agriculture moins dépendante aux pesticides. Ce dispositif s’articule autour d’un arrêté fixant des mesures minimales à respecter au niveau national et d’un décret instaurant des chartes départementales permettant d’adapter ces exigences au contexte local en concertation avec toutes les parties prenantes. Ces textes s’appuient sur les recommandations du rapport des inspections (Conseil général de l’environnement et du développement durable, Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux, Inspection générale des affaires sociales) de mars 2019, ainsi qu’un avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) de juin 2019. Ils permettent également de donner suite à l’avis du Conseil d’État du 26 juin 2019 sur la nécessité de renforcer les mesures de protection des riverains de zones agricoles. Par ailleurs, le Gouvernement est déterminé à accompagner les agriculteurs dans la mise en œuvre de ces mesures, notamment à travers la valorisation des zones de non-traitement, qui ne doivent pas être synonymes de perte de surface agricole utile. Les produits à faible risque, utilisables en agriculture biologique, tels que les produits de biocontrôle, restent utilisables. Il s’agit d’une opportunité d’accélérer la transition vers l’agroécologie déjà impulsée à travers les plans nationaux (Ecophyto, sortie du glyphosate, réduction de la dépendance aux pesticides) et les positions portées au niveau européen, notamment l’opposition systématique au renouvellement de l’approbation des substances les plus préoccupantes. Ce sera également l’occasion de mettre en avant les progrès réalisés par les agriculteurs pionniers dans la réduction voire l’abandon des produits phytopharmaceutiques et de diffuser leurs succès en s’appuyant sur les relais locaux.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>23661</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2236</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. José Evrard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Économie circulaire et industrie nucléaire</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            23661. — 15 octobre 2019. — M. José Evrard interroge Mme la ministre de la transition écologique et solidaire sur le non-recyclage des déchets des centrales nucléaires classiques. Dans le vade mecum du ministère de la transition énergétique et solidaire relatif à l’économie circulaire, il est indiqué que celle-ci désigne un modèle économique dont l’objectif est de produire des biens et des services de manière durable, en limitant la consommation et les gaspillages de ressources (matières premières, eau, énergie) ainsi que la production des déchets. Il s’agit de rompre avec le modèle de l’économie linéaire (extraire, fabriquer, consommer, jeter). Cela n’étant que la traduction de la loi de transition citée ici : « La transition vers une économie circulaire vise à dépasser le modèle économique linéaire consistant à extraire, fabriquer, consommer et jeter en appelant à une consommation sobre et responsable des ressources naturelles et des matières premières primaires ainsi que, par ordre de priorité, à la prévention de la production de déchets, notamment par le réemploi des produits, et, suivant la hiérarchie des modes de traitement des déchets, à une réutilisation, à un recyclage ou, à défaut, à une valorisation des déchets ». Pour simplifier, l’économie circulaire dans son optimum transforme les déchets en matière première, ce qui lui permet de fermer et d’ouvrir le cycle. Ce vade mecum, issu de la loi de transition énergétique, se décline en nouvelles contraintes qui vont s’imposer aux entreprises de production, à l’industrie déjà bien bousculées par une profusion de normes. Or il est un domaine qui ne semble pas concerné par la modèle de l’économie circulaire, c’est celui de la production d’électricité d’origine nucléaire. Les centrales classiques, dites à eau pressurisée, sont effectivement productrices de déchets en grande quantité. Déchets dangereux qui nécessitent un traitement et un stockage spécifique. Ces déchets, cela est bien connu en France, bien avant la réalisation concrète de Phénix à Marcoule en 1973, sont les matières premières d’un réacteur nucléaire à neutrons rapides : le surgénérateur. Cet équipement, devenu Superphénix avec une puissance de 1 200 mégawatts, qui devait fonctionner industriellement au siècle passé a été arrêté en pleine construction par le ministre de l’écologie de l’époque et ses équipes dissoutes. Certainement que les difficultés pour réaliser les EPR ont aussi leurs sources dans ce qui constitue, sans le dire, un démantèlement de la filière nucléaire. Un projet plus modeste, d’une puissance de 600 mégawatts, en cours de construction par le CEA, inclus dans le projet public Astrid, va connaître le même sort que Superphénix. Il est stoppé au motif que le prix de l’uranium baissant, il n’est plus utile de travailler la surgénération. Les déchets ne seront pas traités, l’économie circulaire a subi son premier revers, et de taille : le marché a eu raison du surgénérateur. Il lui demande quelles sont les raisons profondes qui empêchent de mettre en œuvre les principes de l’économie circulaire dans l’industrie nucléaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2237</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La stratégie de monorecyclage du combustible usé à base d’uranium naturel enrichi (UNE) actuellement mise en œuvre en France s’inscrit dans une logique de réutilisation des matières issues des activités électro-nucléaires. Cette stratégie de traitement-recyclage des combustibles usés a été réaffirmée par le Gouvernement dans le cadre de la Programmation pluriannuelle de l’énergie pour la période 2019-2028 (PPE). Elle sera maintenue au moins jusqu’à l’horizon des années 2040, où une grande partie des installations et des ateliers de l’usine de la Hague arrivera en fin de vie. Dans le cadre de cette stratégie, un projet de construction d’un démonstrateur industriel de ce type de réacteurs, appelé Advanced Sodium Technological Reactor for Industrial Demonstration (ASTRID), se déroulant dans le cadre d’une convention Etat-CEA, a démarré en 2010. En 2019, le projet est arrivé à la fin de la phase d’avant-projet détaillé (APD). Au regard des perspectives très éloignées de déploiement à large échelle de réacteurs de ce type, l’Etat a décidé de ne pas poursuivre le projet au-delà de cette phase. Cette décision ne remet toutefois pas en question le choix de la France de rester engagée dans la politique de fermeture complète du cycle du combustible. Le Gouvernement a ainsi demandé aux industriels d’engager les actions de R et D nécessaires avec le CEA pour approfondir la faisabilité industrielle des solutions de multi-recyclage du combustible dans les réacteurs de troisième génération, solution qui permettra de stabiliser les stocks de plutonium dans le cycle ainsi que les stocks de combustibles usés, tout en contribuant à la recherche sur la 4 ème génération dans la mesure où une partie des sujets à explorer sont communs. Les travaux de R et D se poursuivront en parallèle sur les technologies de 4 ème génération pour la fermeture du cycle et s’appuieront à la fois sur la simulation et sur des expérimentations. Les études menées sur le projet ASTRID demeureront utiles pour permettre la construction éventuelle d’un démonstrateur, à plus long terme. Enfin, s’agissant de la gestion des déchets, il convient de rappeler que la recherche réalisée depuis plus de 20 ans dans le cadre de la loi de 1991, puis de celle de 2006, a démontré que les réacteurs de 4ème génération ne permettraient pas de modifier totalement la gestion des déchets radioactifs de haute activité à vie longue et, par conséquent, ne supprimeraient pas le besoin d’une solution de stockage de ces déchets.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>23662</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2237</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Rémi Delatte</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Sauvegarde des ouvrages hydrauliques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            23662. — 15 octobre 2019. — M. Rémi Delatte appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique et solidaire sur l’urgence de protéger les ouvrages créant une retenue de l’eau au fil de l’an. Présentant un fort potentiel de développement, dans les années à venir, de l’hydroélectrique, ils sont aussi un moyen particulièrement pertinent dans la gestion de l’eau. Alors que les territoires subissent depuis plusieurs mois les affres d’une sècheresse amenée à être de plus en plus récurrente, il nous faut d’ores et déjà en anticiper les prochains épisodes. En créant des retenues d’eau, les ouvrages que sont les biefs, moulins mais aussi lacs et étangs participent à la réglementation des nappes. De surcroît, ils permettraient, au cours de l’hiver, de gérer le surplus d’eau et limiter les dégâts de crues et inondations. Aussi, il souhaite qu’elle déclare un moratoire urgent sur la destruction des ouvrages hydrauliques permettant le stockage de l’eau et le lancement d’une grande consultation sur la politique de protection de ceux-ci.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2238</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les ouvrages créant des retenues au fil de l’eau tels que les moulins ou la petite hydroélectricité peuvent contribuer, à leur échelle, au potentiel hydroélectrique et patrimonial de la France. Pour autant, ils ne constituent pas des solutions pour la prévention des inondations et la disponibilité de la ressource en eau. Leur capacité de stockage est limitée à quelques centaines ou dizaines de milliers de m3 qui se réduisent fortement l’été par évaporation et ils sont déjà remplis lorsque survient une crue potentiellement dommageable. En outre, ils peuvent générer des impacts sur la biodiversité et la qualité de l’eau. En effet, les seuils et barrages sur les cours d’eau introduisent des ruptures dans la continuité écologique des cours d’eau, c’est-à-dire qu’ils empêchent plus ou moins fortement le déplacement des poissons vers leurs habitats, refuges et frayères et entravent le mouvement des sédiments. Les retenues à l’amont des seuils génèrent des phénomènes de réchauffement et d’eutrophisation qui réduisent l’oxygénation de l’eau et impactent la qualité physico-chimique du milieu. Or la température, le niveau d’oxygène dissous ainsi que la libre circulation des poissons et des sédiments sont des composantes essentielles du bon état des eaux que la France s’est engagé à atteindre au plus tard en 2027 en application de la directive cadre sur l’eau (https://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=CELEX:32000L0060:FR:HTML). Pour anticiper les effets du changement climatique et notamment les prochains épisodes de sécheresse, la deuxième séquence des assises de l’eau a été dédiée à l’enjeu de l’adaptation des territoires au changement climatique et au grand cycle de l’eau. Le 1er juillet 2019, les conclusions de ces assises ont permis de faire émerger trois objectifs prioritaires : protéger les captages d’eau potable, économiser et mieux partager l’eau, et enfin préserver nos rivières et nos milieux humides. Pour répondre à ces objectifs, le Gouvernement a souhaité donner davantage de moyens aux collectivités locales, développer des outils de gestion de l’eau sur l’ensemble du territoire, et favoriser les changements de comportement par une communication adaptée. Dans le cadre d’une démarche de concertation appelée « projet de territoire pour la gestion de l’eau », les territoires seront amenés à conduire une réflexion sur les ressources et les besoins en eau qui doit mener à des actions concrètes après l’examen de divers scenarii intégrant des économies d’eau possibles et le développement de solutions fondées sur la nature. Ces actions pourront aussi comprendre des stockages d’eau là où ils sont utiles et durables, en évitant si possible l’installation des ouvrages en lit mineur de cours d’eau.  ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>24193</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2238</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Thiébaut</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Alignement des plafonds du photovoltaïque sur les autres filières électriques</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            24193. — 5 novembre 2019. — M. Vincent Thiébaut attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique et solidaire sur le plafond de puissance pour l’accès à l’obligation d’achat limité à 100 kilowatts pour le photovoltaïque. En application des lignes directrices de la Commission européenne sur les aides d’État à la protection de l’environnement et à l’énergie publiée en 2014, le plafond de puissance pour l’accès à l’obligation d’achat est fixé dans le code de l’énergie à 500 kilowatts pour toutes les filières renouvelables de production d’électricité, à l’exception du photovoltaïque. Issue de la période post-moratoire de 2011 avec pour objectif de contenir l’augmentation des coûts pour la CSPE due aux tarifs d’achat notoirement trop élevés mis en place en 2006, cette disposition est aujourd’hui remise en cause compte tenu de la poursuite de la baisse des coûts des systèmes photovoltaïques durant les dernières années On observe par ailleurs que le segment de puissance de 100 à 500 kilowatts (soit 700 à 3 500 mètres carrés de panneaux) qui englobe notamment les grandes toitures et les ombrières de parking de moyenne puissance est celui qui se développe le moins alors qu’il représente un gisement important en volume, intéressant en termes de coût du fait des économies d’échelle en comparaison des puissances moins élevées, exempt de tout conflit d’usage des sols et accessible aux acteurs locaux tels que les collectivités locales, les PME, les agriculteurs ou les collectifs citoyens. Il souhaite donc l’interroger sur la pertinence de cette limitation et la possibilité d’aligner le plafond du photovoltaïque sur celui des autres filières électriques et en libérant ainsi un potentiel essentiel à l’atteinte des objectifs de la PPE. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2238</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le plafond de puissance pour l’accès à l’obligation d’achat pour l’électricité produite par les installations photovoltaïques sur bâtiments est de 100 kWc. Au-delà de ce plafond, la filière photovoltaïque est soutenue dans le cadre d’un dispositif d’appels d’offres pluriannuels, mis en place de manière à soutenir les installations au meilleur coût pour la collectivité. Au total, 900 MW sont alloués chaque année aux installations photovoltaïques sur bâtiments. Le projet de programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), mis en consultation en janvier 2020, prévoit le doublement de ces volumes sur les prochaines années. Depuis le lancement de ces appels d’offres, les projets sur bâtiments agricoles représentent 61 % des lauréats : 60 % pour les petites installations (100 – 500 kWc) et 40 % pour les grandes (inférieur à 8 MWc). Nombre de projets sur bâtiments agricoles sont donc soutenus dans le cadre de cet appel d’offres. Toutefois, la dynamique des projets sur grandes et très grandes toitures mérite d’être d’accélérée pour atteindre les objectifs de la nouvelle Programmation pluriannuelle de l’énergie. Le seuil de 100 kWc sera réhaussé à 300 kWc dans le cadre du guichet ouvert dans le courant de l’année 2020.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>24197</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2239</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Rémy Rebeyrotte</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Nécessité de faciliter le développement du photovoltaïque - Filière agricole</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            24197. — 5 novembre 2019. — M. Rémy Rebeyrotte interroge Mme la ministre de la transition écologique et solidaire sur une question réglementaire limitant le développement du photovoltaïque dans la filière agricole. L’électricité photovoltaïque est une technologie qui permet de transformer le rayonnement lumineux en électricité. Son recours permet à la fois d’améliorer le bilan carbone des exploitations et de procurer un revenu complémentaire en fournissant de l’énergie à des tiers. En ce qui concerne, les projets inférieurs à 100 kw/h, la procédure d’appel d’offres n’est pas obligatoire et au-delà elle le devient ce qui complexifie considérablement le dossier et en change les équilibres financiers. Les agriculteurs et leurs représentants souhaiteraient que la procédure d’appel d’offres ne soit obligatoire qu’à partir d’un seuil de 250 kw/h. Il souhaiterait savoir si ce seuil de 250 kw/h pouvait être retenu.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2239</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le plafond de puissance pour l’accès à l’obligation d’achat pour l’électricité produite par les installations photovoltaïques sur bâtiments est de 100 kWc. Au-delà de ce plafond, la filière photovoltaïque est soutenue dans le cadre d’un dispositif d’appels d’offres pluriannuels, mis en place de manière à soutenir les installations au meilleur coût pour la collectivité. Au total, 900 MW sont alloués chaque année aux installations photovoltaïques sur bâtiments. Le projet de programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), mis en consultation en janvier 2020, prévoit le doublement de ces volumes sur les prochaines années. Depuis le lancement de ces appels d’offres, les projets sur bâtiments agricoles représentent 61 % des lauréats : 60 % pour les petites installations (100 – 500 kWc) et 40 % pour les grandes (inférieue à 8 MWc). Nombre de projets sur bâtiments agricoles sont donc soutenus dans le cadre de cet appel d’offres. Toutefois, la dynamique des projets sur grandes et très grandes toitures mérite d’être d’accélérée pour atteindre les objectifs de la nouvelle Programmation pluriannuelle de l’énergie. Le seuil de 100 kWc sera rehaussé à 300 kWc dans le cadre du guichet ouvert dans le courant de l’année 2020.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>24529</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2239</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Barbier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Développement du photovoltaïque sur les bâtiments agricoles</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            24529. — 19 novembre 2019. — M. Frédéric Barbier attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique et solidaire concernant le développement du photovoltaïque sur les bâtiments agricoles. Alors que le Gouvernement souhaite faire de l’énergie solaire un des piliers du système électrique français, des régions ont déjà engagé, avec la profession agricole, des réflexions d’atténuation et d’adaptation au changement climatique. C’est le cas de la Bourgogne Franche-Comté. Aux termes des consultations qui y ont été menées, la production d’énergie solaire photovoltaïque sur les toitures des bâtiments agricoles apparaît comme la plus pertinente et la plus facile à mettre en œuvre, avec un complément de revenu non négligeable pour les exploitants agricoles. Pour autant, de nombreux obstacles entravent encore le recours à ce système vertueux et plébiscité. C’est le cas du seuil de puissance. En effet, au-delà du seuil de 100kWc de puissance, les projets solaires sont soumis à appels d’offre nationaux de la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Les démarches induites sont centralisées, longues, complexes et peu accessibles aux exploitants agricoles, notamment aux éleveurs. Ainsi, seuls les grands groupes sont armés pour répondre à ces exigences, ce qui va l’encontre des préconisations du Gouvernement. Il lui demande donc que le relèvement à 250kWc du seuil d’appel d’offre solaire en toiture soit envisagé, et qu’un tarif d’achat identique à celui en vigueur pour les projets de 36 à 100 kWc soit fixé.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2239</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Le plafond de puissance pour l’accès à l’obligation d’achat pour l’électricité produite par les installations photovoltaïques sur bâtiments est effectivement de 100 kWc. Au-delà de ce plafond, la filière photovoltaïque est soutenue dans le cadre d’un dispositif d’appels d’offres pluriannuels, mis en place de manière à soutenir les installations au meilleur coût pour la collectivité. Au total, 900 MW sont alloués chaque année aux installations photovoltaïques sur bâtiments. Le projet de programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), mis en consultation en janvier 2020, prévoit le doublement de ces volumes sur les prochaines années. Depuis le lancement de ces appels d’offres, les projets sur bâtiments agricoles représentent 61 % des lauréats : 60% pour les petites installations (100 – 500 kWc) et 40 % pour les grandes (inférieur à 8 MWc). Nombre de projets sur bâtiments agricoles sont donc soutenus dans le cadre de cet appel d’offres. Toutefois, la dynamique des projets sur grandes et très grandes toitures mérite d’être d’accélérée pour atteindre les objectifs de la nouvelle Programmation pluriannuelle de l’énergie. Le seuil de 100kWc sera rehaussé à 300 kWc dans le cadre du guichet ouvert dans le courant de l’année 2020.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>25032</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2240</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexis Corbière</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Glyphosate - le plan de sortie promis par Emmanuel Macron ne se concrétise pas</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            25032. — 10 décembre 2019. — M. Alexis Corbière interroge M. le Premier ministre sur le projet du Gouvernement pour abandonner l’utilisation du glyphosate d’ici 2021. En novembre 2017, l’Union européenne a décidé de renouveler l’autorisation d’utiliser le glyphosate pour cinq ans. En France, plusieurs associations et collectifs citoyens, soutenus par de nombreux parlementaires et élus locaux, ont obtenu d’Emmanuel Macron que celui-ci s’engage à interdire ce pesticide d’ici 2021. Depuis, des députés dont ceux du groupe La France insoumise ont proposé des amendements visant à inscrire cet engagement dans la loi. Le Gouvernement et la majorité parlementaire s’y sont toujours opposés, mettant en avant « la méthode » et jugeant nécessaire de construire le plan de sortie du glyphosate avec les agriculteurs. Aujourd’hui, ce plan pourtant prévu il y a deux ans est toujours au point mort. Aucune annonce concrète n’a été faite et ni les agriculteurs, ni les usagers, ne savent à quoi s’attendre. Dans le même temps, des milliers d’abeilles continuent de mourir, et le potentiel cancérigène du glyphosate demeure. Dans toute la France, ONG et associations organisent des campagnes visant à mesurer le taux de glyphosate dans l’organisme des Français. Les résultats sont inquiétants. M. le député s’alarme donc de cette situation, qualifiée de « scandale humanitaire » par de nombreux experts. Les cas de cancer et les mutations génétiques induites par ce pesticide sur de nombreuses espèces végétales et animales pourraient avoir des conséquences dramatiques. Il lui demande donc de dévoiler les intentions concrètes du Gouvernement pour sortir du glyphosate, tout en annonçant un calendrier précis. Enfin, il demande à ce que le Gouvernement indique la quantité de glyphosate utilisée en France en 2018. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2240</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Conformément aux engagements du Président de la République, le Gouvernement a lancé en juin 2018 un plan d’action visant à mettre fin aux principaux usages du glyphosate d’ici fin 2020 lorsque des alternatives existent, et avant 2023 pour l’ensemble des usages. Ce plan s’inscrit dans l’objectif national de diminuer de 50 % d’ici 2025 l’utilisation des produits phytopharmaceutiques. Dans un contexte marqué par une demande sociétale forte, le Gouvernement souhaite à travers ce plan accélérer la transition agro-écologique et généraliser les alternatives à l’usage des pesticides, à travers un accompagnement des agriculteurs pour les aider à changer leurs pratiques. Pour une mobilisation coordonnée de tous les acteurs, le pilotage du plan a été confié à une force opérationnelle (Task Force), animée par le Préfet Pierre-Etienne Bisch, réunissant autour des ministères, de l’Institut national de la recherche agronomique (INRAE), des Instituts techniques agricoles (ACTA) des Chambres d’agriculture françaises (APCA), les ONG et les organisations professionnelles impliquées dans des actions opérationnelles relatives à l’abandon du glyphosate. Pour ce qui concerne l’agriculture, le principal défi est d’identifier et de généraliser des alternatives au glyphosate, acceptables économiquement et techniquement performantes. L’année 2019 a ainsi permis d’avancer en ce sens : mise en ligne d’un centre de ressources sur le glyphosate, création d’une start-up visant à proposer un outil numérique d’appui aux agriculteurs dans leurs pratiques, lancement de nombreux projets de recherche (15 millions d’euros cumulés mobilisés en 2018 et 2019, dont 1 million d’euros dans le cadre de l’appel à projets national 2018 priorisant les situations d’impasses techniques), valorisation et diffusion de solutions innovantes dans le cadre de dynamiques collectives promouvant des pratiques économes en intrants (3 000 fermes pilotes DEPHY (https://agriculture.gouv.fr/fermes-dephy), 383 groupes constitués depuis 2016 réunissant 5 325 agriculteurs engagés dans la transition vers des systèmes agro-écologiques à faible dépendance en produits phytopharmaceutiques et 151 groupes émergents en 2019). Après le secteur de la viticulture pour lequel des alternatives d’usage courant sont identifiées, des études de l’INRAE se poursuivent sur les grandes cultures et l’arboriculture. Elles alimentent utilement les travaux d’évaluation comparative des produits contenant du glyphosate conduits par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), qui permettront de retirer la plupart des usages d’ici fin 2020. Dans le domaine sanitaire également, le Gouvernement est fortement impliqué pour réduire les risques et les impacts. À la suite de la saisine des ministres de la Transition écologique et solidaire, de la Santé et de l’Agriculture, un cahier des charges pour la réalisation d’une étude expérimentale sur la cancérogénicité du glyphosate a été élaboré par l’Anses en 2019. Ce cahier des charges a conduit à un appel d’offre lancé par l’Anses pour la réalisation d’études, dont les résultats sont attendus en 2021. Le Gouvernement tient enfin à rappeler que les travaux liés à l’engagement de sortie du glyphosate sont menés de manière résolument transparente et font l’objet de communications accessibles en ligne au grand public (sur le site glyphosate.gouv.fr lancé en 2018, rapport semestriel du Préfet Bisch, …). Un état d’avancement du plan est en outre régulièrement présenté aux parlementaires dans le cadre de la mission d’information dédiée au sujet dont les auditions sont ouvertes à la presse et mises en ligne.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>25138</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2241</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Olivier Gaillard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Pré-enseignes et ruralité</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            25138. — 10 décembre 2019. — M. Olivier Gaillard attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique et solidaire sur les conséquences du retrait des pré-enseignes dérogatoires pour les professionnels du commerce, mais également sur les professionnels de la communication. Une pré-enseigne dérogatoire était un panneau de signalisation situé aux abords ou à l’écart des agglomérations à destination des usagers de la route et stratégique pour la survie de ces commerces en zones rurales. Au motif de la pollution visuelle causée par les pré-enseignes, ces dernières ont été supprimées par la loi n° 2010-788 du 12 juillet 2010. Les pré-enseignes dérogatoires ont été interdites hors agglomérations depuis le 13 juillet 2015. Le règlement local de publicité peut, soit assouplir, soit rendre plus restrictives les dispositions nationales. S’agissant des assouplissements possibles hors agglomération, les marges de manœuvre sont insuffisantes, inadaptées aux zones rurales et au tourisme. Il en va de même de la signalisation d’information locale standardisée et moins visible. En effet, les zones rurales se caractérisent par une répartition plus éparse des activités économiques, commerciales et artisanales. Ces dernières sont dès lors moins visibles. Hors agglomération, les activités économiques sont beaucoup moins concentrées, a fortiori à l’écart des aires urbaines, et connaissent souvent un certain isolement longtemps compensé par des pré-enseignes. Si l’on ajoute à ces caractéristiques les qualités paysagères reconnues, les acteurs locaux parviennent de moins en moins à informer le public ou à attirer son attention, ce qui les décourage de plus en plus à pérenniser leur activité dans des secteurs déjà fragilisés du fait de la polarisation croissante des activités autour des métropoles. De plus, la législation actuelle impacte notoirement les centres bourgs des communes de moins de 10 000 habitants où toute pré-enseigne fixée au sol est interdite. Seuls les commerces aux abords des voies passantes voient leur visibilité et leur attractivité épargnées. La situation actuelle appelle une solution plus équilibrée entre les objectifs de visibilité et de développement économique et la préservation des paysage, sans pour autant permettre à nouveau une prolifération anarchique des panneaux publicitaires qui fut largement imputable à la grande distribution. Il lui demande par conséquent si le Gouvernement envisage d’autoriser un certain nombre de secteurs d’activité, autres que ceux actuellement autorisés, à recourir aux pré-enseignes, notamment dans les zones qui peinent à être attractives économiquement et qui se précarisent. Il lui demande également des précisions sur la responsabilité reposant sur le professionnel de la communication, et sur les moyens dont dispose ce dernier pour se sécuriser juridiquement vis-à-vis des prestations de conception et de pose d’enseignes et de pré enseignes. Cette question se pose compte tenu du constat selon lequel ce sont ces professionnels qui sont entendus et débiteurs des obligations de régularisation et de dépose (de panneau posés avant ou après l’entrée en vigueur de la législation).]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2241</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La signalisation des commerces en milieu rural a fait l’objet de discussions dans le cadre de la loi n° 2018-1021 du 23 novembre 2018 portant évolution du logement, de l’aménagement et du numérique (ELAN). Plusieurs amendements avaient été déposés afin de réintroduire pour de nombreuses activités les pré-enseignes dérogatoires interdites depuis 2015. Le Parlement avait réservé aux seuls restaurants la possibilité de se signaler à nouveau, hors agglomération, par des pré-enseignes dérogatoires. Le Conseil Constitutionnel a invalidé l’article 161 de la loi ELAN rétablissant cette possibilité pour les restaurants en le qualifiant de cavalier législatif. Si l’attractivité des territoires supporte mal la profusion de pré-enseignes hors agglomération et dans les petites agglomérations, le Gouvernement a bien entendu, au travers des débats parlementaires, le besoin des professionnels de renforcer la visibilité de la signalisation des petits restaurants situés en milieu rural. Cette question a vocation à être traitée dans le cadre de la proposition de loi déposée par le député Richard Ramos et débattue à l’Assemblée nationale en mai 2019 qui contient un article unique visant à réintroduire cette possibilité pour les restaurants. La rédaction telle qu’issue de l’examen à l’assemblée nationale ouvre la possibilité de recourir aux pré-enseignes dérogatoires hors agglomération pour "les restaurants qui proposent des plats bénéficiant de la mention « fait maison » au sens de l’article L. 122-19 du Code de la consommation". Cette question doit donc désormais être portée devant le Sénat. Pour ce qui concerne la régularisation et la dépose d’une enseigne ou d’une pré-enseigne irrégulière au regard de la législation relative à l’affichage publicitaire, l’article L. 581-27 du Code de l’environnement prévoit qu’en cas de constatation d’une enseigne ou d’une pré-enseigne irrégulière, l’arrêté de mise en demeure ordonnant sa suppression ou sa mise en conformité est notifié à la personne qui a apposé, fait apposer ou maintenu après mise en demeure l’enseigne ou la pré-enseigne irrégulière. Ce n’est que lorsque cette personne n’est pas connue que l’arrêté est notifié à la personne pour le compte de laquelle cette enseigne ou pré-enseigne a été réalisée. Les professionnels de l’affichage, sont donc les principaux concernés par ces procédures administratives lorsqu’ils ont procédé à l’installation d’enseignes ou de pré-enseignes irrégulières.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>25398</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2242</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Testé</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique et solidaire</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Régularisation des factures d’électricité et de gaz</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            25398. — 24 décembre 2019. — M. Stéphane Testé attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique et solidaire sur le fait que les fournisseurs d’énergie ne respectent toujours pas l’interdiction des rattrapages de facturation au-delà de quatorze mois. La loi n° 2015-992 du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte prévoit pourtant que la régularisation d’une facture de gaz ou d’électricité ne peut être demandée par les fournisseurs que sur une période maximale de 14 mois. L’article L. 224-11 du code de la consommation précise qu’« aucune consommation d’électricité ou de gaz naturel antérieure de plus de quatorze mois au dernier relevé ou autorelevé ne peut être facturée, sauf en cas de défaut d’accès au compteur, d’absence de transmission par le consommateur d’un index relatif à sa consommation réelle, après un courrier adressé au client par le gestionnaire de réseau par lettre recommandée avec demande d’avis de réception, ou de fraude ». Pourtant, d’après le Médiateur de l’énergie, les fournisseurs d’énergie continuent de réclamer indûment des sommes pouvant atteindre plusieurs milliers d’euros à certains clients, au titre du rattrapage de factures très anciennes. Il lui demande de bien vouloir lui indiquer les mesures envisagées par le Gouvernement pour mettre un terme à cette pratique illégale.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2242</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La loi n° 2015-992 relative à la transition énergétique pour la croissance verte a introduit à l’article L. 224-11 du code de la consommation l’interdiction du rattrapage de facturation au-delà de 14 mois pour les consommations d’électricité et de gaz naturel. Cette disposition, entrée en vigueur le 17 aout 2016, prévoit des dérogations : défaut d’accès au compteur, absence de transmission par le consommateur d’un index relatif à sa consommation réelle, après un courrier adressé au client par le gestionnaire de réseau par lettre recommandée avec demande d’avis de réception, ou de fraude. Le non-respect des dispositions de l’article L. 224-11 du code de la consommation est puni de la sanction prévue à l’article R.242-12 du même code, soit une contravention de 5ème classe, soit 1 500 € d’amende (3 000 € en cas de récidive). La direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), chargée de la protection économique des consommateurs, réalise régulièrement des investigations en ce qui concerne la bonne application du droit de la consommation dans le secteur de l’énergie, et reste attentive à la loyauté des pratiques des opérateurs. Elle prend les mesures appropriées lorsque des abus sont identifiés, notamment dans le domaine de la facturation.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>25703</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2242</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Cazenove</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie et des finances</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique et solidaire</ministreJO><Objet>Les craintes des régies électriques municipales</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            25703. — 7 janvier 2020. — M. Sébastien Cazenove attire l’attention de M. le ministre de l’économie et des finances sur les inquiétudes des régies électriques municipales à l’approche des nouvelles conditions d’accès aux tarifs réglementés qu’elles proposent. Actuellement 162 entreprises locales de distribution électrique (ELD), assurent l’entretien et la gestion des réseaux de distribution d’électricité tout en fournissant environ 7 millions de consommateurs, soit 5 % de la population totale, aux tarifs réglementés par l’État. Une directive européenne sur les règles communes pour le marché intérieur de l’électricité, adoptée le 26 mars 2019, engage la révision du mode de calcul du tarif réglementé et limite ce tarif aux clients particuliers et aux professionnels n’employant pas plus de 10 personnes et ne dépassant pas le seuil de chiffre d’affaires de 2 millions d’euros annuels. La loi « Énergie Climat » ayant transposé cette mesure en droit français, les entreprises, dépassant ces seuils ne pourront plus souscrire aux tarifs réglementés proposés par EDF et les ELD et devront alors passer en offre de marché au 1er janvier 2021. Aussi, les régies électriques municipales craignent une perte de clients à venir, en plus de celle déjà connue depuis le 1er janvier 2016 en raison de la suppression des tarifs réglementés de vente (TRV) pour les consommateurs ayant souscrits des puissances strictement supérieures à 36 kVA. Il souhaiterait savoir ce qu’envisage le Gouvernement pour accompagner financièrement ces régies municipales qui malgré le bénéficie d’aides pour l’électrification rurale (le Facé), craignent de ne pas pouvoir absorber une perte de clients supplémentaire. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2242</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Depuis l’ouverture totale du marché de la fourniture d’électricité à la concurrence en 2007, les consommateurs ont le choix pour leur contrat de fourniture d’électricité entre les tarifs réglementés de vente et les offres de marché. En application de la directive du 5 juin 2019 sur les règles communes pour le marché intérieur de l’électricité et de la loi énergie-climat du 8 novembre 2019, les tarifs réglementés de vente de l’électricité seront réservés aux consommateurs résidentiels et aux consommateurs non résidentiels qui emploient moins de 10 personnes, et dont le chiffre d’affaires, les recettes, ou le bilan annuel sont inférieurs à 2 millions d’euros à compter du 1er janvier 2021. Les fédérations représentatives des entreprises locales de distribution ont été associées à l’élaboration des dispositions de transposition. Les entreprises locales de distribution conservent leur mission de distribution de l’électricité. Elles conservent également la pleine capacité de développer la commercialisation d’offres de marché, comme tout fournisseur autorisé, y compris pour le segment de marché des consommateurs qui ne seront plus éligibles aux tarifs réglementés au 1er janvier 2021. Il appartient ainsi aux entreprises locales de distribution de commercialiser de telles offres si elles le souhaitent.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>6065</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2243</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabien Di Filippo</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail</ministreQuestion><ministreJO>Travail</ministreJO><Objet>Réduction de l’aide aux postes et inquiétude des associations intermédiaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            6065. — 6 mars 2018. — M. Fabien Di Filippo appelle l’attention de Mme la ministre du travail sur l’inquiétude dans laquelle se trouvent de nombreuses associations intermédiaires suite à la réduction de l’enveloppe budgétaire allouée à l’aide aux postes dans le projet de loi de finances 2018. Acteurs centraux de l’insertion professionnelle et du retour à l’emploi, elles jouent un rôle essentiel auprès de publics particulièrement fragilisés, notamment les jeunes de moins de 26 ans en grande difficulté, les bénéficiaires de minima sociaux (revenu de solidarité active (RSA), allocation de solidarité spécifique (ASS) ), les demandeurs d’emploi de longue durée, et les travailleurs reconnus handicapés par la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH). Dans le projet de loi finances 2018, le Gouvernement a choisi d’instaurer de nouvelles modalités de financement de l’aide aux postes, qui restreindront drastiquement le nombre de salariés en insertion pris en compte pour le financement de l’accompagnement social et professionnel. Selon la DIRECCTE régionale du Grand Est, seuls les salariés actifs depuis moins de 60 mois et les bénéficiaires d’un accompagnement et d’un suivi socio-professionnel devraient être intégrés dans le calcul de ces subventions. Les salariés bénéficiaires d’un régime de retraite, les jeunes en chantier éducatif et les salariés ayant travaillé depuis plus de 1 607 heures dans l’année ne devraient plus quant à eux en bénéficier, alors qu’ils sont les premiers acteurs de ces structures intermédiaires. M. le député souligne le risque sur le long terme pour la pérennité des associations intermédiaires, qui ont aujourd’hui le sentiment de servir de variable d’ajustement budgétaire. Il lui demande par conséquent quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour que ces associations intermédiaires ne soient pas mises en péril par les nouvelles modalités de financement de l’aide aux postes et puissent continuer à rendre les services qu’elles rendent en matière d’emploi et d’insertion professionnelle sur des territoires qui en ont réellement besoin.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2243</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les associations intermédiaires, comme l’ensemble des structures d’insertion par l’activité économique, ont pour objet, en application de l’article L. 5132-7 du code du travail, de permettre à des personnes sans emploi, rencontrant des difficultés sociales et professionnelles particulières, de bénéficier de contrats de travail en vue de faciliter leur insertion sociale et de rechercher les conditions d’une insertion professionnelle durable. Elles assurent l’accueil des personnes ainsi que le suivi et l’accompagnement de leurs salariés. Les associations intermédiaires accueillent plus de 40 % de l’effectif des salariés en insertion, elles constituent un outil majeur de l’inclusion dans l’emploi et leur développement doit être particulièrement encouragé et soutenu. Les salariés en insertion peuvent être recrutés par une association intermédiaire via l’un des trois types de contrats de travail suivants : contrat à durée déterminée d’insertion, contrat à durée déterminée d’usage ou contrat à durée indéterminée à temps partiel relevant respectivement des articles L.1242-3, D.1242-1, 12°, et L.3123-6 du code du travail. L’article L.5132-11-1 du code du travail prévoit que les contrats des salariés en AI peuvent être renouvelés dans la limite d’une durée totale de 24 mois. A titre dérogatoire, ils peuvent être renouvelés au-delà de la durée maximale prévue en vue de permettre d’achever une action de formation professionnelle en cours de réalisation à l’échéance du contrat. La durée de ce renouvellement ne peut excéder le terme de l’action concernée. A titre exceptionnel, lorsque des salariés âgés de cinquante ans et plus ou des personnes reconnues travailleurs handicapés rencontrent des difficultés particulières qui font obstacle à leur insertion durable dans l’emploi, ce contrat de travail peut être prolongé au-delà de la durée maximale prévue, pour une durée totale de cinq ans. Les salariés âgés de cinquante-huit ans ou plus peuvent être autorisés à prolonger leurs contrats jusqu’à la date à laquelle ils peuvent faire valoir leurs droits à la retraite. Cette prolongation peut être accordée par Pôle emploi après examen de la situation du salarié au regard de l’emploi, de la capacité contributive de l’employeur et des actions d’accompagnement et de formation conduites dans le cadre de la durée initialement prévue du contrat. En outre, le Gouvernement soutient la mobilisation des associations intermédiaires pour favoriser le retour à l’emploi durable des personnes qui en sont éloignées et pour contribuer au développement des territoires sur lesquelles ces structures sont implantées. Ainsi, dans le cadre de la Stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté, le Gouvernement a annoncé un effort sans précédent dans le secteur de l’insertion par l’activité économique (IAE) avec un objectif de 100 000 bénéficiaires supplémentaires de l’IAE d’ici 2022. Le budget est ainsi porté à plus d’un milliard d’euros dès 2020, permettant l’accompagnement de 83 221 ETP dans les structures de l’IAE, soit 10 000 ETP de plus qu’en 2019. L’année 2020 doit donc marquer une nouvelle étape dans la croissance de l’IAE, qui a été consolidée et amplifiée au cours des dernières années (65 000 ETP en 2016 ; 67 000 ETP en 2017 ; 69 000 ETP en 2018 et 72 000 ETP pour 2019). Cette croissance sera en outre facilitée par le Pacte d’ambition pour l’IAE, fruit d’une concertation de six mois avec l’ensemble des acteurs de l’inclusion portée par le ministère du travail et le Conseil de l’inclusion dans l’emploi. Présenté au Président de la République le 10 septembre 2019 à Bonneuil sur Marne, ce Pacte repose sur cinq engagements qui seront progressivement mis en œuvre : - accompagner chaque personne selon ses besoins ; - innover et libérer le potentiel de création d’emplois des entreprises sociales inclusives ; - rallier toutes les entreprises et tous les acteurs publics à la cause de l’inclusion ; - agir ensemble sur tous les territoires ; - simplifier, digitaliser et co-construire en confiance. Une trajectoire de croissance de 13 % du nombre d’ETP dans les associations intermédiaires pour 2020 a été déterminée au niveau national et pourra être dépassée localement en fonction des différents types de structures de l’IAE présentes sur le territoire. Dans ce cadre, hors cas exceptionnel, le plafonnement du volume d’ETP par structure effectué par les directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi sera levé a priori et ce volume sera soumis à une évaluation des résultats en matière d’insertion a posteriori. En outre, les dispositions relatives au plafonnement de 480 h sur deux ans de la durée totale des mises à disposition d’un salarié auprès d’employeurs de droit privé feront l’objet d’un assouplissement au cours de l’année dans le cadre de la mise en œuvre du pacte d’ambition.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>9473</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2244</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Kerlogot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail</ministreQuestion><ministreJO>Travail</ministreJO><Objet>Durée des parcours d’insertion proposés par les associations intermédiaires</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            9473. — 19 juin 2018. — M. Yannick Kerlogot attire l’attention de Mme la ministre du travail sur le manque d’harmonisation nationale de la durée des parcours d’insertion proposés par les associations intermédiaires. Au quotidien, sur le territoire, les associations intermédiaires dédiées aux services à la personne permettent à des centaines de milliers d’individus fragilisés et désocialisés de retrouver confiance en eux en travaillant quelques heures pour des collectivités, des entreprises ou chez des particuliers. Au vu de la nature des missions proposées, il est de coutume pour ces associations de recruter ces salariés en insertion par contrat à durée déterminée d’usage (CDD d’usage). Selon l’instruction DGEFP n° 2005-37 du 11 octobre 2005 relative aux associations intermédiaires et aux modalités de gestion de l’aide à l’accompagnement, il est précisé que : « La vocation d’insertion professionnelle des associations intermédiaires impose de circonscrire la durée du parcours dans la structure à une durée raisonnable au regard de l’objet de celle-ci ». Or la notion de « durée raisonnable » laisse aux directions des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (DIRECCTE) et leurs unités départementales la liberté de préciser cette durée raisonnable afin de prendre en compte cette exigence. De ce fait, il est constaté des disparités de durée des parcours d’insertion via les CDD d’usage entre les départements : alors que dans les Côtes-d’Armor, cette durée est limitée à 3 ans par la DIRECCTE 22, celle-ci peut atteindre 5 ans dans d’autres départements du territoire national. Par ailleurs, cette limitation dans la durée est parfois un véritable obstacle à l’insertion des personnes fragiles de plus de 50 ans. Celles-ci rencontrant, en effet, de grandes difficultés à retrouver un emploi durable en dehors de ce type de dispositif. Il lui demande donc ce qu’elle compte faire pour corriger ces différences de durée selon les départements, vécues comme une iniquité, et s’il est envisageable de ne pas limiter la durée des parcours d’insertion via CDD d’usage des personnes fragiles âgées de plus de 50 ans.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2244</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les associations intermédiaires, comme l’ensemble des structures d’insertion par l’activité économique (SIAE), ont pour objet, en application de l’article L. 5132-7 du code du travail, de permettre à des personnes sans emploi, rencontrant des difficultés sociales et professionnelles particulières, de bénéficier de contrats de travail en vue de faciliter leur insertion sociale et de rechercher les conditions d’une insertion professionnelle durable. Elles assurent l’accueil des personnes ainsi que le suivi et l’accompagnement de leurs salariés. Les salariés en insertion peuvent être recrutés par une association intermédiaire via l’un des trois types de contrats de travail suivants : contrat à durée déterminée d’insertion, contrat à durée déterminée d’usage ou contrat à durée indéterminée à temps partiel relevant respectivement des articles L.1242-3, D.1242-1, 12°, et L.3123-6 du code du travail. Quel que soit le type de contrat, seules les mises à disposition d’une durée supérieure à 16 heures en entreprise sont soumises à l’obligation d’agrément des publics. Toutefois, cette dispense d’agrément pour les autres cas de mises à disposition n’a pas pour objet de dispenser les associations intermédiaires de respecter le critère de publics prioritaires pour le recrutement de candidats. L’article L. 5132-11-1 du code du travail prévoit que les contrats des salariés en associations intermédiaires peuvent être renouvelés dans la limite d’une durée totale de 24 mois. A titre dérogatoire, ils peuvent être renouvelés au-delà de la durée maximale en vue de permettre d’achever une action de formation professionnelle en cours de réalisation à l’échéance du contrat. La durée de ce renouvellement ne peut excéder le terme de l’action concernée. En fonction des caractéristiques des publics, lorsque des salariés âgés de cinquante ans et plus ou des personnes reconnues travailleurs handicapés rencontrent des difficultés particulières qui font obstacle à leur insertion durable dans l’emploi, ce contrat de travail peut être prolongé au-delà de la durée maximale prévue. Cette prolongation peut être accordée par Pôle emploi après examen de la situation du salarié au regard de l’emploi, de la capacité contributive de l’employeur et des actions d’accompagnement et de formation conduites dans le cadre de la durée initialement prévue du contrat. En 2018, la durée moyenne des parcours des salariés en associations intermédiaires était de 15 mois, ce qui est supérieur à la durée moyenne des parcours, toutes catégories de SIAE, qui est inférieure à 12 mois. Près de 16% des salariés étaient présents depuis plus de 24 mois dans les associations intermédiaires, contre environ 12 % en moyenne dans les autres types de structures. Au-delà de la durée des contrats, la qualité de la construction de parcours de qualité devrait se renforcer grâce : - à de nouvelles opportunités de formation via la mise en œuvre de l’accord-cadre du plan d’investissement dans les compétences (PIC-IAE) permettant de mobiliser pour la période 2018-2022, 200 millions d’euros au bénéfice de la formation des salariés de l’insertion par l’activité économique pour favoriser leur insertion dans l’emploi durable ; - au Pacte d’ambition pour l’IAE, fruit d’une concertation de 6 mois avec l’ensemble des acteurs de l’inclusion portée par le ministère du travail et le Conseil de l’inclusion dans l’emploi, portant sur cinq engagements qui seront progressivement mis en œuvre : ° accompagner chaque personne selon ses besoins. Des travaux sont notamment en cours pour mobiliser tous les formats de parcours pour les adapter aux besoins des personnes. ° innover et libérer le potentiel de création d’emplois des entreprises sociales inclusives ° rallier toutes les entreprises et tous les acteurs publics à la cause de l’inclusion ° agir ensemble sur tous les territoires ° simplifier, digitaliser et co-construire en confiance.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>10860</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2245</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Barbara Pompili</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail</ministreQuestion><ministreJO>Travail</ministreJO><Objet>Impact de la réforme de l’insertion par l’activité économique (IAE)</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            10860. — 17 juillet 2018. — Mme Barbara Pompili appelle l’attention de Mme la ministre du travail sur l’impact de la réforme de l’insertion par l’activité économique (IAE) sur les structures proposant des ateliers et chantiers d’insertion (ACI). Depuis 2014, les bénéficiaires des chantiers d’insertion, sous statut de CDDI, sont comptabilisés dans les effectifs des structures associatives qui mettent en œuvre ce type de dispositif. Si le principe ne pose pas de difficulté sur le fond, il amène certains problèmes dans la pratique. C’est notamment le cas lorsque ce nouveau calcul des effectifs entraîne un franchissement de seuil et que l’association se retrouve avec des charges et cotisations supplémentaires ou encore des élections au sein du comité social et économique qui ont également un impact financier. Les associations intervenant dans le domaine de l’insertion sont le plus souvent improductives et ne fonctionnent qu’avec des subventions publiques. Malgré une masse salariale et un fonctionnement identiques, elles doivent faire face à de nouvelles obligations qui ont un impact sur leur modèle économique, sans que leurs subventions n’augmentent en conséquence. Le fait de les assimiler à des entreprises classiques dans un tel fonctionnement ne paraît pas adapté aux spécificités de ce secteur. D’ailleurs, les conséquences sont d’autant plus néfastes que l’association accueille un nombre important de bénéficiaires, ce qui est pourtant le signe d’un territoire en difficulté, et peut également avoir un effet dissuasif sur le développement éventuel de certaines. Elle l’interroge donc sur la possibilité de faire évoluer la législation afin de donner un cadre plus souple aux associations œuvrant dans le champ de l’IAE.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2245</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Maillon essentiel de la politique de lutte contre les exclusions, outil privilégié de la politique de l’emploi, l’insertion par l’activité économique a pour objet de permettre à des personnes sans emploi, rencontrant des difficultés sociales et professionnelles particulières, de bénéficier de contrats de travail en vue de faciliter leur insertion professionnelle. Elle met en œuvre des modalités spécifiques d’accueil et d’accompagnement. Les ateliers et chantiers d’insertion (ACI), quel que soit leur statut juridique, peuvent conclure avec des personnes sans emploi rencontrant des difficultés sociales et professionnelles particulières des contrats à durée déterminée d’insertion (CDDI) en application de l’article L. 1242-3 du code du travail. Les salariés titulaires d’un contrat à durée déterminée sont effectivement pris en compte dans le calcul des effectifs de la structure au prorata de leur temps de présence au cours des 12 mois précédents (article L.1111-2 du code du travail) – en application du droit commun. Cela résulte de la réforme entreprise en 2014 qui a permis de consolider et de pérenniser le financement des structures d’insertion par l’activité économique (SIAE) en général et des ACI en particulier. Le financement de ces derniers, qui reposait jusqu’alors sur les contrats aidés, s’appuie désormais sur une aide au poste associée aux recrutements des salariés en CDDI. En 2020, cette aide s’élève, pour les ACI, à 20 441 € par équivalent temps plein – montant socle auquel s’ajoute une part modulée de 0 à 10 %. En outre, ces embauches donnent lieu, pendant la durée d’attribution de cette aide, sur la part de la rémunération inférieure ou égale au SMIC, à diverses exonérations (cotisations à la charge de l’employeur au titre des assurances sociales et des allocations familiales, taxe sur les salaires, taxe d’apprentissage et participations dues au titre de l’effort de construction). Dans ce cadre, si le franchissement de seuils d’effectif peut, de fait, créer de nouvelles obligations pour les ACI, ces derniers bénéficient d’un soutien public très important qui doit leur permettre d’assurer leurs missions d’insertion professionnelle et de se conformer aux règles de droit commun des entreprises et des associations. Enfin, l’application du droit commun au SIAE en matière de calcul des effectifs permet de considérer les salariés en insertion comme des travailleurs à part entière bénéficiant des droits à l’information et à la représentation, conformément à l’article 3§1 de la directive 2002/14/CE relative à l’information et la consultation des travailleurs dans les entreprises. En outre, dans le cadre de la Stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté, le Gouvernement a annoncé un effort sans précédent dans le secteur de l’insertion par l’activité économique (IAE) avec un objectif de 100 000 bénéficiaires supplémentaires de l’IAE d’ici 2022. Le budget est ainsi porté à plus d (un milliard d’euros dès 2020, permettant l’accompagnement de 83 221 ETP dans les structures de l’IAE, soit 10 000 ETP de plus qu’en 2019. L’année 2020 doit donc marquer une nouvelle étape dans la croissance de l’IAE, qui a été consolidée et amplifiée au cours des dernières années (65 000 ETP en 2016 ; 67 000 ETP en 2017 ; 69 000 ETP en 2018 et 72 000 ETP pour 2019). Cette croissance sera en outre facilitée par le Pacte d’ambition pour l’IAE, fruit d’une concertation de 6 mois avec l’ensemble des acteurs de l’inclusion portée par le ministère du travail et le Conseil de l’inclusion dans l’emploi. Présenté au Président de la République le 10 septembre 2019 à Bonneuil sur Marne, ce Pacte repose sur cinq engagements qui seront progressivement mis en œuvre : - accompagner chaque personne selon ses besoins - innover et libérer le potentiel de création d’emplois des entreprises sociales inclusives - rallier toutes les entreprises et tous les acteurs publics à la cause de l’inclusion - agir ensemble sur tous les territoires - simplifier, digitaliser et co-construire en confiance.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>19506</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2246</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Marc Delatte</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail</ministreQuestion><ministreJO>Travail</ministreJO><Objet>Gouvernance des Missions locales</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            19506. — 14 mai 2019. — M. Marc Delatte interroge Mme la ministre du travail sur la gouvernance des Missions locales. Au nombre de 450 sur tout le territoire français, les Missions locales sont des acteurs clé pour l’accompagnement des jeunes vers le marché de l’emploi. Dans le cadre d’une profonde refonte du système d’accompagnement, il semble toutefois intéressant de se poser la question des profondes disparités existantes entre les différentes Missions locales. En effet, si certaines Missions locales possèdent une organisation qui leur permet d’accéder à l’ensemble des financements à leur disposition (notamment avec le Fonds social européen), d’autres n’ont pas la structure nécessaire pour en tirer pleinement profit. Par ailleurs, les constatations sur le terrain tendent à prouver que la qualité de service des Missions locales diverge d’une Mission locale à l’autre, constituant ainsi une importante source d’inégalités pour les jeunes accompagnés. La nécessité de réformer l’organisation des Missions locales, notamment en renforçant le rôle des Associations régionales des Missions locales (ARML), a déjà été soulignée par de nombreux rapports (rapport d’information n° 575 des Sénateurs MM. François Patriat et Jean-Claude Requier, rapport n° 2016-061R de l’IGAS). Il a ainsi été évoqué la possibilité de centraliser des fonctions support (comptabilité, demandes de financements) au sein de ces ARML afin de réaliser d’importantes économies et de libérer du précieux temps d’accompagnement pour le personnel des missions locales. Dans un contexte de baisse des moyens financiers et humains, une telle évolution pourrait revitaliser considérablement l’action des Missions locales. Il pourrait même être envisagé d’aller au-delà de ces propositions en fusionnant les Missions locales au sein d’entités territoriales plus larges (au niveau départemental ou régional). Ainsi, les Missions locales telles qu’elles sont définies actuellement deviendraient des antennes locales de ces nouvelles entités. L’intérêt d’une telle démarche serait de réaliser des économies d’échelle tout en multipliant les coopérations entre missions locales. Cela pourrait également permettre de faciliter les connexions avec les autres organismes de l’accompagnement et de la formation professionnels. Il l’interroge donc sur les modalités d’une éventuelle évolution des Missions locales. Il lui demande si le transfert de compétences, voire la fusion des Missions locales au sein d’entités territoriales plus larges, sont des options envisagées par le Gouvernement.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2246</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les missions locales sont un maillon essentiel du service public de l’emploi, pour repérer, accueillir, orienter et accompagner les jeunes en difficultés. Elles sont en première ligne dans le plan massif d’investissement dans les compétences auquel le Gouvernement consacre 15 milliards d’euros, notamment à travers la Garantie jeunes qui a été portée à 100 000 entrées par an. Dans ce contexte, l’Etat a alloué aux missions locales en 2019 une subvention exceptionnelle au titre de la Garantie jeunes, pour accompagner la mise en place de la globalisation des crédits versés aux missions locales. L’instruction du 16 mai 2019 relative à la stratégie pluriannuelle de performance des missions locales pour la période 2019-2022 a posé les attentes de l’Etat à destination du réseau à travers les enjeux de coordination renforcée des financeurs, d’offres de service à destination des jeunes et des entreprises et de présence et de coordination territoriales en lien avec les autres acteurs du service public de l’emploi. La stratégie pluriannuelle encourage également la structuration du réseau en s’appuyant notamment sur les Associations régionales des missions locales (ARML). Les travaux pour le renouvellement des conventions pluriannuelles des objectifs des ARML pour la période 2021-2024 seront l’occasion d’analyser la place et le rôle occupés par les ARML et d’envisager un renforcement de leurs activités. Par ailleurs, un accord-cadre signé le 25 septembre 2019 entre la délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle et l’union nationale des missions locales (UNML) vise à renforcer l’animation opérationnelle du réseau. Cette animation s’appuiera utilement sur le cadre commun de référence, construit par l’UNML et établissant un premier niveau de qualité de services partagés au sein du réseau. Enfin, le ministère du travail sera attentif aux résultats de l’expérimentation, sur le territoire de Val-de-Marque, de rapprochement entre mission locale et Pôle emploi autour des quatre axes de collaboration suivants : « Mieux faire bénéficier les jeunes du territoire des opportunités de recrutement », « Agir sur les difficultés de recrutement des entreprises du territoire », « Accompagner l’accès à la formation des jeunes » et « Garantir l’accompagnement vers l’emploi et le suivi dans l’emploi ».]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>20299</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2247</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Annie Genevard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse</ministreQuestion><ministreJO>Travail</ministreJO><Objet>Réforme de l’apprentissage - Domaine agricole</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            20299. — 11 juin 2019. — Mme Annie Genevard attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse quant aux conséquences de la réforme de l’apprentissage. La loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » entrée en vigueur au 1er janvier 2019 a profondément modifié les règles en matière d’apprentissage. Les compétences des régions en la matière se sont vues réduites drastiquement. Les modes de financement des contrats d’apprentissage ont également été modifiés. Dans le domaine agricole, on trouve quelque 34 000 apprentis dont plus de 10 000 dans l’enseignement supérieur. Par ailleurs, le nombre d’apprentis dans l’enseignement supérieur a progressé de 45 % ces dernières années. Or depuis le 1er janvier 2019, il n’existe désormais plus qu’une aide unique. Elle s’adresse aux employeurs de moins de 250 salariés ayant conclu un contrat d’apprentissage à compter du 1er janvier 2019, mais ne concerne plus les BTS agricoles, licences pro et plus. Considérant que le salaire d’un apprenti de plus de 18 ans s’élève à 700 euros minimum par mois, les exploitations agricoles familiales, de petite taille, comme celles présentes en zone rurale et de montagne, ne pourront pas supporter un tel coût. Aussi, pour assurer une formation de niveau BTS, voire niveau IV ou V, indispensable à la reprise d’une structure agricole, elle souhaiterait connaître les propositions du Gouvernement en la matière. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2247</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Avec la loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel, entrée en vigueur au 1er janvier 2019, les compétences en matière de financement ont été transférées des régions vers les opérateurs de compétences, notamment pour associer une logique « métier » aux besoins du territoire. Cette orientation est partie d’un double constat : d’une part, les apprentis ne trouvent pas toujours des entreprises où travailler et, plus largement, les formations ne sont pas toujours adaptées aux besoins du marché du travail. Les opérateurs de compétences ont d’ailleurs dans leurs nouvelles missions celle d’accompagner et de conseiller les entreprises dans leur politique de recrutement d’apprentis. Bien que la réforme ait conféré plus de pouvoir aux branches, les régions disposent cependant d’enveloppes budgétaires - dont la répartition a été récemment actée - pour aider les centres de formation des apprentis (CFA) dans leurs dépenses de fonctionnement mais aussi d’investissement. Les régions ont donc encore un rôle à jouer, et peuvent pour des besoins de développement économique ou d’aménagement du territoire, contribuer au développement de l’apprentissage, en complément des aides attribuées par l’Etat ou aux financements assurés par les opérateurs de compétences. Concernant l’aide unique aux employeurs d’apprentis (AUEA), ce nouveau dispositif mis en place depuis le 1er janvier 2019 a volontairement ciblé les entreprises qui recrutent des apprentis visant un niveau diplôme inférieur ou égal au baccalauréat. Le gouvernement a en effet souhaité porter ses efforts vers les premiers niveaux de qualification, afin d’aider les jeunes dont le bagage scolaire est aujourd’hui le plus faible, les encourager à ne pas décrocher du système scolaire et enfin faciliter leur insertion dans l’emploi. Les chiffres les plus récents montrent que l’axe choisi a bénéficié à l’ensemble des secteurs et des niveaux de formation. L’augmentation des entrées en apprentissage est ainsi de 23 % pour les niveaux III (ancienne nomenclature) et de 3 % dans les secteurs de l’agriculture, de la sylviculture et de la pèche. Au regard de ces résultats encourageants, le Gouvernement reste vigilant aux évolutions, par secteur et niveau mais n’envisage pas pour l’instant de modifier les règles d’attribution et d’éligibilité de l’aide unique. Celle-ci a permis justement de simplifier et d’uniformiser le circuit, les démarches ainsi que les modalités d’obtention.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>25251</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2248</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Typhanie Degois</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail</ministreQuestion><ministreJO>Travail</ministreJO><Objet>Conséquences de la loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            25251. — 17 décembre 2019. — Mme Typhanie Degois alerte Mme la ministre du travail sur les conséquences de la mise en oeuvre de la loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel, notamment en matière de prise en charge des frais de transport des apprentis. Auparavant compétentes en matière d’apprentissage, les régions pouvaient librement mettre en place des dispositifs de soutien financier afin d’accompagner les établissements de formation souhaitant développer des offres de transport pour leurs apprentis. Poursuivant cet objectif, la région Auvergne-Rhône-Alpes (AuRA) avait ainsi instauré une aide intitulée « Transport, restauration, hébergement ». Toutefois, au titre de l’article 18 de la loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel, les régions se voient retirer la compétence apprentissage à compter du 1er janvier 2020. Dès lors, la région AuRA ne prendra plus en charge les frais de transports des apprentis se rendant depuis les pôles d’échanges sur leurs lieux de formation, et se désengagera de ce dispositif nécessaire aux établissements de formation. Le transfert de la compétence apprentissage pose ainsi de vraies difficultés au sein des établissements de formation qui s’alarment de la disparition des financements en faveur de la mobilité des apprentis. Aussi, elle l’interroge sur les missions et responsabilités de chaque acteur en matière de mobilité des apprentis à compter du 1er janvier 2020, et souhaite connaître les modalités prévues par la nouvelle gouvernance de la formation professionnelle afin que les établissements de formation puissent maintenir des solutions de transport pour leurs apprenants.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2248</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La réforme de l’apprentissage vise à développer et favoriser l’apprentissage en agissant tant sur les entreprises employant des apprentis, sur les jeunes choisissant cette voie de formation et d’insertion professionnelle et sur l’offre de formation et les Centres de formation des apprentis (CFA). La mise en œuvre de la réforme de l’apprentissage par la loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel, propose en premier lieu de rénover profondément le système de financement de l’apprentissage pour que le rendre plus simple, plus transparent et plus incitatif. Ainsi les CFA voient désormais leur financement dépendre du nombre de contrats signés. Les branches se voient confier le rôle de détermination du niveau de prise en charge du contrat, au plus près des réalités socio-économiques des métiers. Si les Régions perdent la compétence générale pour l’organisation et le financement de l’apprentissage, elles se voient confier la garantie de l’égal accès à l’apprentissage sur leur territoire ainsi que la nouvelle compétence de l’orientation professionnelle et de l’information sur les métiers. Ainsi, les régions conservent une place dans la gestion de l’apprentissage et disposeront d’un financement pour le fonctionnement ou l’investissement des CFA, en réponse à des besoins de développement économique ou d’aménagement du territoire. Elles percevront également une compensation pour la perte de leur compétence générale sur l’apprentissage. Au titre de l’année 2020, c’est près de 590 millions d’euros qui seront versés aux Régions pour soutenir l’apprentissage. Il en résulte que les financements en faveur de la mobilité des apprentis pourront être maintenus par les Régions qui en font le choix, dans le cadre de la libre affectation des ressources qui leurs sont allouées. Elles pourront ainsi orienter une part des financements des CFA sur l’aide que ces derniers verser pour la mobilité de leurs apprentis. Elles peuvent également financer le transport des apprentis, comme elles le font pour les étudiants ou les élèves, dans le cadre des financements qu’elles perçoivent notamment pour leur compétence en matière de transport. Enfin, il convient de rappeler que l’aide aux transports des salariés, notamment apprentis, est également financée directement par l’employeur.  ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>26257</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2248</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Peu</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Travail</ministreJO><Objet>Lutte contre les discriminations dans l’accès à l’emploi</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            26257. — 4 février 2020. — M. Stéphane Peu interroge M. le Premier ministre sur les résultats inquiétants de l’enquête menée entre octobre 2018 et janvier 2019, à la demande du Gouvernement et du Président de la République, par une équipe de chercheurs des universités Paris-Est Marne-la-Vallée et Paris-Est Créteil. Ces résultats, correspondants à 17 163 demandes émanant de candidats fictifs envoyées à 103 grandes entreprises françaises, sont connus du Gouvernement depuis plus de huit mois. Passés sous silence, ils ont finalement été rendus publics par l’équipe de chercheurs, elle-même, au début du mois de janvier 2020. Sans surprise, hélas, cette étude menée selon la méthode du test, en combinant des candidatures et des demandes d’information, à la fois en réponse à des offres d’emploi publiées ou de façon spontanée, met notamment en évidence et sans équivoque une discrimination significative et robuste selon le critère de l’origine, à l’encontre du candidat français présumé maghrébin, dans tous les territoires testés, et également une discrimination selon le lieu de résidence notamment dans l’industrie et à Paris. Cette étude rigoureuse scientifiquement devrait permettre d’accomplir un engagement fort du Président de la République à savoir lutter fermement contre ce fléau que constitue précisément la discrimination à l’embauche. Il convient ici de se rappeler les paroles fortes du Président de la République prononcées le 14 novembre 2017 à Roubaix-Tourcoing à l’occasion d’un discours sur la politique de la Ville. Il déclarait alors vouloir poursuivre les « opérations de testing » ainsi que de « pénaliser les discriminations à l’embauche et à rendre publics les noms des entreprises les plus délinquantes en la matière ». Il l’interroge donc sur les suites immédiates qu’il compte donner à cette étude et s’il envisage de se conformer à la parole présidentielle en rendant publique la liste des entreprises testées dans cette étude et opérant de la discrimination à l’embauche. – Question ayant fait l’objet d’un changement d’attributaire.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2249</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La question porte sur les suites envisagées à l’opération nationale de testing à l’embauche sur la base du critère de l’origine et du lieu de résidence, commandée par l’Etat et menée fin 2018-début 2019 par une équipe de recherche de l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée et Paris- Est Créteil.  Dans ce cadre, 40 grandes entreprises membres du SBF 120 ont fait l’objet d’envoi de candidatures spontanées et/ou de réponses fictives à des offres d’emploi publiées et/ou de demandes d’information spontanées associées, selon la méthode du test de correspondance par paire. L’exploitation des résultats met en évidence une discrimination significative et robuste selon le critère de l’origine à l’encontre du candidat présumé maghrébin dans presque tous les territoires de test. Une discrimination plus faiblement significative a également été révélée selon le lieu de résidence. Les limites méthodologiques de ce type de testing, soulignées par les chercheurs eux-mêmes et lors des échanges avec les entreprises, ne peuvent occulter la conclusion générale de l’étude : les discriminations, volontaires ou non, peuvent exister dans notre pays, y compris au sein des plus grandes entreprises. Conformément à l’engagement de transparence du président de la République lors de son discours sur la politique de la ville à Roubaix- Tourcoing le 14 novembre 2017, le ministère du travail et le ministère de la ville et du logement ont mis en ligne l’intégralité de l’étude. La liste des entreprises ayant fait l’objet du testing y figure ainsi que le score qui leur est attaché. Les entreprises dont les pratiques sont présumées discriminantes sur le critère de l’origine y sont nommément désignées. Elles ont été contactées pour échanger sur l’étude – ses résultats et ses limites - et travailler au développement de nouvelles actions dans le cadre de leur politique politiques RH en matière de lutte contre les discriminations. Enfin, concernant les suites judiciaires, il est à noter que la méthode scientifique retenue, reposant sur des candidatures fictives, ne peut servir ni à caractériser des infractions pénales ni à fonder des sanctions administratives. Soucieux de poursuivre le travail engagé, le gouvernement relancera une seconde vague de testing qui permettra de consolider les résultats et d’étudier les marges de progrès réalisés depuis par les entreprises. Elle couvrira l’ensemble des entreprises du SBF 120 sur 2 ans. Le cahier des charges du testing sera élaboré et corrigera les limites méthodologiques identifiées lors de la première étude, en concertation avec des associations engagées sur le sujet. Les résultats seront communiqués à l’automne dès que les analyses auront été produites par l’équipe en charge de les réaliser.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>26305</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2249</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Testé</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail</ministreQuestion><ministreJO>Travail</ministreJO><Objet>Droits en matière de formation</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            26305. — 4 février 2020. — M. Stéphane Testé attire l’attention de Mme la ministre du travail sur les résultats d’une récente enquête montrant que les Français ne connaissent pas bien leurs droits en matière de formation. L’enquête menée, début janvier 2020 auprès d’un échantillon représentatif de 1000 actifs français, par l’institut de sondage BVA à la demande de l’organisme de formation Visiplus, révèle qu’un salarié sur deux ne connaît pas ses droits en matière de formation. Pour exemple, la connaissance et l’usage du compte personnel de formation demeurent encore limités : plus de la moitié des actifs (52 %) déclare ne disposer d’aucune information sur son utilisation. C’est plus particulièrement le cas des demandeurs d’emploi (67 %) et des actifs qui travaillent dans les TPE (64 %). De plus, 62 % des actifs déclarent ne pas avoir suivi de formation au cours de ces 12 derniers mois et pour 2020, 62 % des actifs indiquent ne pas avoir entrepris de démarches en matière de formation. L’enquête met également en lumière des difficultés importantes pour s’informer sur les dispositifs de formation : en effet, 52 % des actifs ont le sentiment d’être mal informés ; un sentiment plus fort parmi les demandeurs d’emploi (68 %). Enfin, malgré la réforme, l’entreprise reste le moyen premier d’information des salariés sur les projets de formation (63 %). Par conséquent, il lui demande quelles actions sont envisagées par le Gouvernement afin de mieux communiquer auprès des salariés notamment dans les TPE sur leurs droits en matière de formation.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2249</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Lancée le 21 novembre 2019, l’application "mon compte formation" a déjà donné lieu à 180 000 dossiers acceptés (52 % de femme pour 48 % d’homme), dont les deux tiers par des ouvriers (15 %) et des employés (52 %). Plus de 56 % des personnes sont soit sans qualification ou avec un faible niveau de qualification. L’application, dont l’objectif est de permettre à chacun de s’inscrire à une formation sans intermédiaire, a été téléchargée plus d’un million de fois depuis son lancement. Aujourd’hui, plus de six millions de visiteurs uniques ont été enregistrés sur le site Mon Compte Formation et l’appli CPF, soit plus d’un salarié sur quatre. De plus, et comme prévu par la loi du 5 septembre 2018, les salariés non qualifiés et les moins qualifiés seront crédités de 800 euros dès le mois d’avril prochain. Pour compléter le CPF, le conseil en évolution professionnelle vient constituer un processus d’appui à tout actif pour faire le point sur sa situation professionnelle, et, le cas échéant, élaborer, formaliser et mettre en œuvre une stratégie visant l’évolution professionnelle Il prend la forme d’une offre de service gratuite, accessible à tout actif, indépendamment de son âge, de son secteur d’activité, de son statut et de sa qualification. Ce conseil est délivré par les opérateurs désignés par la loi d’une part (Pôle emploi, l’APEC, les missions locales, les Cap emploi) et, pour les actifs occupés (hors agents publics) par les opérateurs régionaux sélectionnés et financés par France compétences d’autre part. Enfin, l’abondement du CPF par Pôle emploi directement via l’application mobile ou le site internet sera possible à compter du 1er avril 2020 et que les demandeurs d’emploi seront informés par cette procédure nouvelle. A partir du mois de juin, seront opérant les abondements des entreprises, et une campagne de communication est en cours de préparation afin de mieux informer les demandeurs d’emplois, les salariés et leurs employeurs, en prenant en compte, bien entendu, des spécificités et besoin d’accompagnement de chacun d’entre eux.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>26393</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2250</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sylvain Waserman</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail</ministreQuestion><ministreJO>Travail</ministreJO><Objet>Application de l’article L.6323‑13 du code du travail aux entreprises de portage</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            26393. — 4 février 2020. — M. Sylvain Waserman interroge Mme la ministre du travail sur la spécificité des entreprises de portage concernant les obligations relatives à l’application de l’article L. 6323-13 du code du travail suite à une rencontre avec une entreprise alsacienne de portage. En effet, cet article prévoit que lorsque le salarié n’a pas bénéficié, durant les six ans précédant l’entretien mentionné au II de l’article L. 6315-1, des entretiens prévus au même article L. 6315-1 et d’au moins une formation autre que celle mentionnée à l’article L. 6321-2, l’entreprise est tenue de réaliser un versement de 3 000 euros (article R. 6323-3 du code du travail) pour abonder le compte professionnel du salarié. Cependant certaines entreprises, notamment celles dont les salariés travaillent pour l’essentiel hors site et moins de deux heures par jour en raison de la spécificité de leur métier, n’ont que peu de retours sur les convocations aux entretiens individuels et ont fréquemment des refus. Ces entreprises, bien qu’organisant des formations sous forme de e-learning ne parviennent pas à inscrire l’ensemble de leurs salariés dans des formations. Les potentielles sanctions qui pèsent sur elles sont importantes et pourraient les empêcher de continuer leurs activités les obligeant à déposer le bilan. Il l’interroge donc sur les modalités de mise en œuvre et l’appréciation des moyens déployés par ce type d’entreprises par rapport aux obligations de l’article L. 6323-13 du code du travail dans le cadre des contrôles qui seront organisés par l’inspection du travail et l’URSSAF et plus particulièrement si la preuve de la demande formelle faite au salarié de venir à un entretien ou de participer à une formation (avec le refus du salarié ou la non réponse) peut affranchir l’entreprise de la pénalité.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2250</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’entretien professionnel, prévu à l’article L. 6315-1 du code du travail, est une obligation de l’employeur à l’égard du salarié. Il permet, tous les deux ans, d’accompagner le salarié dans ses perspectives d’évolution professionnelle et d’identifier ses besoins en formation. Tous les six ans de présence du salarié dans l’entreprise, l’entretien professionnel comporte un objectif spécifique : élaborer un état des lieux récapitulatif du parcours professionnel du salarié. Conformément à l’article L.6323-13 du code du travail, lorsque le salarié n’a pas bénéficié, durant les six ans précédant cet état des lieux récapitulatif, des entretiens prévus et d’au moins une formation autre que celle mentionnée à l’article L. 6321-2, un abondement d’un montant de 3 000€ est spontanément inscrit à son compte personnel de formation par l’employeur qui verse ce montant à la Caisse des dépôts dans le cadre de ses contributions à la formation professionnelle. Le salarié est informé de ce versement. Les conditions de mise en œuvre de cette obligation ont été prévues de manière suffisamment larges pour que chaque entreprise soit en mesure d’y répondre. Ainsi, s’agissant de l’obligation de formation, sont éligibles toutes les actions qui concourent au développement des compétences des salariés en dehors de celles qui sont à la charge des employeurs en vertu d’une disposition légale ou réglementaire ou d’une convention internationale. Il n’y a pas de durée minimum exigée pour la réalisation de ces actions de formation. Elles peuvent être réalisées en tout ou partie à distance et peuvent également se dérouler en situation de travail. Cette définition large de l’action de formation permet aux entreprises de choisir librement les modalités qui sont les plus adaptées à leurs salariés en fonction notamment du secteur d’activité et de la taille de l’entreprise. Dans cette logique d’appropriation du dispositif par les entreprises, la loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel a instauré la possibilité de prévoir, par un accord d’entreprise, une périodicité des entretiens professionnels différente des deux ans prévus par l’article L. 6315-1. Elle permet, par la négociation collective, d’adapter l’obligation en matière d’entretiens professionnels aux spécificités des entreprises. L’appréciation des moyens déployés par l’employeur relève des agents en charge du contrôle mentionnés à l’article L. 6323-13 du code du travail et en dernier ressort du juge.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>26470</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2251</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Robin Reda</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail</ministreQuestion><ministreJO>Travail</ministreJO><Objet>Les inégalités salariales entre les femmes et les hommes.</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            26470. — 11 février 2020. — M. Robin Reda interroge Mme la ministre du travail sur les inégalités salariales entre les femmes et les hommes. En effet, selon l’Insee, cet écart atteint actuellement 23,7 % et est de 9 % à travail égal et compétence égale. Plus une femme est diplômée ou occupe un poste qualifié et plus cet écart se creuse. Après la naissance du premier enfant, le salaire de la mère diminue quand celui du père augmente. Ces chiffres sont malheureusement le reflet des inégalités plus profondes que subissent encore les femmes en France en 2020. La précarité dans laquelle elles se retrouvent parfois, elles qui occupent 80 % des emplois à mi-temps, est souvent la conséquence de ces disparités salariales. Il lui demande donc les mesures que le Gouvernement entend prendre pour mettre fin à ces inégalités salariales injustifiées.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2251</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’égalité de rémunération entre les femmes et les hommes est inscrite dans la loi depuis 1972. Pourtant, à travail de valeur égale, le salaire des femmes reste inférieur de 9 % à celui des hommes. Cet écart s’élève à 25 % tout poste confondu et à 37 % au moment du départ à la retraite. Ce constat est socialement inacceptable, dans un pays qui a placé l’égalité au cœur du pacte républicain. C’est économiquement absurde, car la discrimination fondée sur le genre nuit à la performance économique des entreprises. C’est pour mettre un terme à cette situation que le Président de la République a fait de l’égalité entre les femmes et les hommes la grande cause de son quinquennat. Dans ce contexte, la loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel a créé un Index de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes qui met en place une obligation de transparence, à travers la publication de la note obtenue sur le site internet de l’entreprise, et une obligation de résultats, à savoir l’obtention d’un Index supérieur ou égal à 75 points dans un délai maximum de trois ans. Toutes les entreprises qui n’auraient pas atteint l’objectif seront passibles de pénalités financières, jusqu’à 1 % de la masse salariale. La ministre du travail a d’ailleurs fait de l’égalité salariale femmes-hommes l’une des quatre priorités de l’inspection du travail, avec la santé et conditions de travail, la fraude au travail détaché et le travail illégal. Les entreprises d’au moins 50 salariés doivent désormais procéder tous les ans au calcul et à la publication de leur Index de l’égalité entre les femmes et les hommes. Celui-ci est composé de quatre ou cinq indicateurs en fonction de l’effectif de l’entreprise (écarts de rémunération, de taux d’augmentations et de promotions, retour de congé maternité, top 10 des rémunérations), aboutissant à une note globale sur cent points. L’Index permet ainsi, à travers ces différents critères, de mesurer les écarts de situation entre les femmes et les hommes dans l’entreprise, et de mettre en exergue les points de progression sur lesquels agir. En parallèle de la publication de la note globale, les résultats obtenus doivent être transmis à l’administration via le site internet du ministère du travail et communiqués au comité social et économique via la base de données économiques et sociales. Les nouvelles obligations liées à l’Index ont ainsi vocation à replacer la question de l’égalité professionnelle au centre du dialogue social dans l’entreprise, en donnant de la visibilité à cette thématique et en renvoyant, le cas échéant, aux partenaires sociaux la définition de mesures de correction adéquates et pertinentes, dès lors que la note globale obtenue est inférieure à 75 points. L’Index, en tant que révélateur des situations d’inégalités, est un outil dont les partenaires sociaux doivent s’emparer afin de faire progresser l’égalité professionnelle. Afin d’accompagner les entreprises dans la mise en œuvre de cette nouvelle obligation, le ministère du travail est pleinement mobilisé : - Plus de cent-dix référents ont été désignés pour répondre aux questions des entreprises, les aider dans leur calcul et définir des mesures correctives adéquates et pertinentes. - Un simulateur permet de calculer son Index en moins de 10 minutes ; - des formations en présentiel au niveau départemental ou en ligne afin de se former au calcul de l’Index et à la définition de mesures correctives si un minimum de 75 points n’est pas obtenu ; - une assistance téléphonique pour apporter un premier niveau de réponse. Pour la première année de mise en œuvre de l’Index, une entrée en vigueur différée a été prévue en fonction de la taille des entreprises : les entreprises de plus de 1 000 salariés étaient assujetties à l’obligation de publier leur Index au 1er mars 2019, celles de plus de 250 à 1 000 salariés au 1er septembre 2019. Cette mise en place échelonnée avait d’ores et déjà permis de tirer plusieurs enseignements. Tout d’abord, ces entreprises ont des efforts à faire, car rares sont celles qui affichent un score de 99 ou 100 qui doit être l’objectif vers lequel tendre. En outre, 17 % des entreprises ont obtenu un Index inférieur à 75 points, et sont donc en alerte rouge. Elles doivent prendre sans délai des mesures pour corriger les inégalités criantes ainsi mises au jour. Depuis le 1er mars 2020, l’Index est également déployé pour toutes les entreprises d’au moins 50 salariés. Il couvre désormais 9 millions de salariés, dont plus de 4 millions de femmes dont la situation s’en trouvera ainsi améliorée, en termes de perspectives de carrière et de salaire. Les résultats 2020 montrent que les entreprises, grandes ou petites, se sont emparées de l’index puisque deux tiers des 40 000 entreprises en France ont déjà publié leur index en 2020.81 % des entreprises de plus de 1 000 salariés71 % des entreprises de 250 à 1 00049 % des entreprises de 50 à 250 L’édition 2020 révèle que la note moyenne est de :87 pour les entreprises de plus de 1 000 salariés contre 83 en 2019) ;85 pour celles de 250 à 1 000 (contre 82 en 2019) ;83 pour les entreprises de 50 à 250 salariés montrant ainsi que les petites entreprises ne sont pas moins inégalitaires. L’index a déjà produit en un an des améliorations concrètes pour les femmes dans les entreprises. Par exemple : en 2019, une entreprise sur trois n’augmentait pas toutes les femmes après un congé de maternité. Il n’y en a plus qu’une sur dix en 2019.  En revanche, l’index montre qu’il y a encore des progrès à faire notamment sur le plafond de verre : dans une 1 grande entreprise sur 2, dans les 10 plus hautes rémunérations il y a au moins 9 hommes. L’Index de chacune des entreprises de plus de 1 000 salariés a été publié sur le site internet du ministère du travail (https://travail-emploi.gouv.fr/). Cette exigence de transparence constitue la garantie que l’index fera bouger les lignes. ]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>21793</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2252</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Virginie Duby-Muller</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, chargé de la ville et du logement</ministreQuestion><ministreJO>Ville et logement</ministreJO><Objet>Situations de précarité très particulières rencontrées par les étudiants</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            21793. — 23 juillet 2019. — Mme Virginie Duby-Muller interroge M. le ministre auprès de la ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, chargé de la ville et du logement, sur des situations de précarité très particulières rencontrées par les étudiants. Elle a été alertée par une habitante de sa circonscription, étudiante en fin de cursus (diplômée dans l’été 2019), locataire d’un appartement. Le propriétaire de l’appartement souhaite le récupérer pour la rentrée, ce qui est évidemment son droit. Cependant, la situation suscite des inquiétudes pour sa locataire, qui va se retrouver à la recherche d’un emploi à la rentrée 2019-2020, débutant sa vie professionnelle, et sans appartement. Elle ne pourra justifier d’un contrat de travail pour rouvrir un dossier de location. Ces situations sont difficiles et laissent les étudiants en fin de scolarité dans l’embarras. Sans revenir sur la capacité des propriétaires à disposer de leurs biens, elle souhaite connaître son analyse sur cette problématique. Elle souhaite savoir si des solutions temporaires existent, ou sont envisagées par le Gouvernement.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2252</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[L’accès des jeunes au logement, notamment en fin d’études, est un enjeu majeur, face auquel le Gouvernement a entrepris plusieurs actions destinées à faciliter leur autonomie et leur mobilité. Au stade de la candidature, si le futur locataire, ancien étudiant, ne dispose pas, à titre personnel et immédiatement, de ressources propres, l’accès au logement peut, néanmoins, lui être facilité dès lors qu’il présente au bailleur des garanties lui permettant d’attester de sa solvabilité, tels que le cautionnement d’une personne physique ou d’une personne morale comme Visale. En effet, l’apport d’une caution constitue un engagement à payer les dettes locatives en cas de non-paiement du loyer ou d’insolvabilité du locataire. Afin de faciliter davantage encore l’accès à la location des jeunes, et en lien avec Action logement, le Gouvernement a permis l’extension des garanties liées au cautionnement Visale aux dégradations locatives. Par ailleurs, la loi n° 2018-1021 du 23 novembre 2018 portant évolution du logement, de l’aménagement et du numérique (ELAN) a créé un nouveau type de bail dans la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 tendant à améliorer les rapports locatifs et portant modification de la loi n° 86-1290 du 23 décembre 1986. Afin de faciliter l’accès au logement aux personnes en formation professionnelle, en études supérieures, en contrat d’apprentissage, en stage, en service civique ou en mission temporaire dans le cadre d’une activité professionnelle, il est possible de conclure un bail mobilité, également couvert par le cautionnement Visale, dont le formalisme et le régime juridique sont simplifiés. Ce contrat de bail mobilité, d’une durée comprise entre un et dix mois maximum non renouvelable et sans dépôt de garantie, devrait bénéficier principalement aux jeunes. La loi ELAN précitée prévoit également d’agréer des opérations dans parc locatif social dédiées à un public jeune, âgé de moins de trente ans, avec des contrats de location d’un an maximum et renouvelables tant que cette condition d’âge est remplie. Ces dispositifs s’ajoutent aux structures déjà existantes destinées aux jeunes, comme les foyers jeunes travailleurs ou les résidences sociales étudiantes, ainsi qu’aux autres alternatives comme les possibilités de colocation par exemple (avec des aides financières de la Caisse d’allocations familiales), qui se sont fortement développées depuis quelques années.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>23366</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2252</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Michèle Tabarot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, chargé de la ville et du logement</ministreQuestion><ministreJO>Ville et logement</ministreJO><Objet>Droits de préemption sur les fonds de commerce - Modalités de mise en œuvre</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            23366. — 1 octobre 2019. — Mme Michèle Tabarot appelle l’attention de M. le ministre auprès de la ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, chargé de la ville et du logement, sur les modalités de mise en œuvre du droit de préemption des communes sur les fonds artisanaux, les fonds de commerce, les baux commerciaux et les terrains faisant l’objet de projets d’aménagement commercial. L’article L. 214-1 du code de l’urbanisme permet en effet au conseil municipal de prendre une délibération afin de délimiter un périmètre de sauvegarde à l’intérieur duquel sont soumises à un droit de préemption les cessions à titre onéreux de fonds artisanaux, de fonds de commerce ou de baux commerciaux ainsi que, dans certaines conditions, de terrains destinés à porter des commerces. Le cédant concerné doit alors transmettre à la mairie une déclaration préalable et l’administration dispose d’un délai de deux mois pour lui apporter une réponse. Ce dispositif rappelle celui existant pour le droit de préemption urbain (DPU) qui est défini à l’article L. 213-2 du code de l’urbanisme. Mais, contrairement à ce dernier, le droit de préemption sur les cessions de fonds et les baux commerciaux offre moins de latitude aux collectivités. Par exemple, à la différence du DPU, la possibilité de solliciter des pièces complémentaires, qui entraîne une suspension du délai de réponse, n’est ainsi pas ouverte. Ainsi, alors que dans le cadre du DPU un ensemble de pièces et d’intermédiaires permettent d’acquérir la certitude de la réalité d’une intention d’aliéner, tel n’est pas le cas pour les déclarations préalables de cessions de fonds de commerce. Aussi, afin d’éviter tout risque de détournement de ce droit de préemption, elle souhaiterait qu’il puisse lui confirmer cette analyse et lui faire savoir si un droit à la communication de documents complémentaires, incluant la possibilité de demander tout acte permettant d’authentifier le projet d’acquisition, pourrait être prévue s’agissant des cessions de fonds de commerces et de baux commerciaux dans les périmètres de sauvegarde.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2253</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Selon le premier alinéa de l’article L. 213-2 du Code de l’urbanisme : « le titulaire du droit de préemption peut, dans le délai de deux mois prévu au troisième alinéa du présent article, adresser au propriétaire une demande unique de communication des documents permettant d’apprécier la consistance et l’état de l’immeuble, ainsi que, le cas échéant, la situation sociale, financière et patrimoniale de la société civile immobilière. La liste des documents susceptibles d’être demandés est fixée limitativement par décret en Conseil d’Etat ». Ces documents sont énumérés à l’article R. 213-7 du même code. Cette disposition, introduite par la loi pour l’accès au logement et un urbanisme rénové (ALUR) n° 2014-366 du 24 mars 2014, a pour objet de sécuriser les décisions prises par les bénéficiaires du droit de préemption urbain. Dès lors que le droit de préemption urbain est exercé en vue de la réalisation, dans l’intérêt général, des actions ou opérations répondant aux objets définis à l’article L. 300-1 et dès lors qu’il peut porter aussi bien sur les terrains de toute nature, sur des maisons individuelles, des immeubles en copropriété, des appartements que sur des parts et actions de société comme les parts de sociétés civiles (sous certaines conditions), de sociétés d’attribution et de sociétés coopératives de construction, il est apparu nécessaire que le titulaire de ce droit dispose de compléments d’information préalablement à ce qu’une décision d’acquisition n’intervienne. Tel n’est pas le cas du droit de préemption des communes sur les fonds artisanaux, les fonds de commerce, les baux commerciaux et les terrains faisant l’objet de projets d’aménagement commercial défini aux articles L. 214-1 et suivants du même code. En effet, d’une part, seules les aliénations à titre onéreux de fonds artisanaux, de fonds de commerce ou de baux commerciaux et les aliénations à titre onéreux de terrains portant ou destinés à porter des commerces d’une surface de vente comprise entre 300 et 1 000 mètres carrés sont soumises à ce droit. D’autre part, ce droit est exercé uniquement en vue d’une rétrocession du fonds artisanal, du fonds de commerce, du bail commercial ou du terrain à une entreprise immatriculée au registre du commerce et des sociétés ou au répertoire des métiers, pour permettre une exploitation destinée à préserver la diversité et à promouvoir le développement de l’activité commerciale et artisanale dans le périmètre concerné. Cette rétrocession doit intervenir dans un délai de deux ou trois ans selon le cas, à compter de la prise d’effet de l’aliénation. Par ailleurs, il convient de souligner que toute déclaration d’intention d’aliéner portant sur un fonds artisanal, un fonds de commerce, un bail commercial, ou un terrain portant ou destiné à porter des commerces d’une surface de vente comprise entre 300 et 1 000 mètres carrés précise non seulement le prix de la cession, mais aussi l’activité de l’acquéreur pressenti, le nombre de salariés du cédant, la nature de leur contrat de travail et les conditions de la cession. Elle comporte également le bail commercial, le cas échéant, et précise le chiffre d’affaires lorsque la cession porte sur un bail commercial ou un fonds artisanal ou commercial. Ainsi, l’authenticité de l’aliénation peut tout à fait être établie grâce à ces différents indicateurs, prévus à l’article L. 214-1 du Code de l’urbanisme. En conséquence, il n’y a pas lieu d’étendre les dispositions du premier alinéa de l’article L. 213-2 du Code de l’urbanisme au droit de préemption des communes sur les fonds artisanaux, les fonds de commerce, les baux commerciaux et les terrains faisant l’objet de projets d’aménagement commercial.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>23715</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2253</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guy Teissier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, chargé de la ville et du logement</ministreQuestion><ministreJO>Ville et logement</ministreJO><Objet>OPH - Opportunités de contact d’entreprises privées</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            23715. — 15 octobre 2019. — M. Guy Teissier attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, chargé de la ville et du logement, sur le fait que certaines entreprises de bâtiments proposent spontanément à des organismes publics de réaliser des travaux d’économie d’énergie sur leur patrimoine, à titre gratuit ou à l’euro symbolique et dont le financement est assuré intégralement par la valorisation des certificats d’économie d’énergie (CEE) procurés par les travaux. Or les travaux que l’entreprise propose sont effectués pour répondre à un besoin de la collectivité. L’abandon de recettes que constituent les CEE confère en effet au contrat un caractère onéreux. Ils répondent donc à la définition d’un marché public de travaux et doivent être soumis aux règles de la commande publique. Il n’est donc pas possible pour un OPH de contracter directement avec une entreprise pour la réalisation de travaux d’économie d’énergie sans publicité et ni mise en concurrence, y compris lorsque cette relation contractuelle naît d’une offre spontanée présentée par un opérateur économique. Les travaux doivent faire l’objet d’un marché public de travaux. Aussi, il aimerait bien savoir quelles sont les intentions du Gouvernement pour réaliser les OPH éligibles à ces dispositifs très intéressants pour l’amélioration de la qualité de vie des locataires. – Question signalée.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2254</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Les Offices publics de l’habitat (OPH) sont éligibles à la délivrance de certificats d’économie d’énergie (CEE) conformément à l’article L221-7 du code de l’énergie. Ils peuvent à ce titre demander les CEE pour des travaux éligibles sur leur patrimoine et récupérer les recettes liées à la vente des CEE. Depuis le 1er janvier 2018, plus de 12 térawattheures cumulés (TWhc) de CEE ont ainsi été directement délivrés à des bailleurs sociaux. Le produit de cession des CEE par les organismes d’habitations à loyer modéré (HLM) est exonéré d’impôt sur les sociétés en application de l’article 207, paragraphe 4 du code général des impôts. Les OPH peuvent également bénéficier d’incitations financières dans le cadre du dispositif des CEE, pour réaliser de tels travaux éligibles, de la part d’autres organismes éligibles à la délivrance de CEE pour leur rôle actif et incitatif au déclenchement d’opérations d’économies d’énergie. Les bailleurs sociaux représentent une part importante des CEE délivrés aux obligés et délégataires CEE pour la rénovation énergétique des bâtiments. Le Conseil d’Etat s’est déjà prononcé sur la nature des contrats d’incitation financière pour les organismes publics (Conseil d’Etat, 7 juin 2018, n° 416664). Les OPH peuvent donc pleinement bénéficier du dispositif des CEE, quelle que soit la modalité choisie. Dans les deux cas, les marchés de travaux doivent respecter les règles de la commande publique. Cela permet au demeurant de comparer ces offres, dont le nombre augmente sur le marché, et de sélectionner celle qui paraît la plus pertinente en termes de qualité de la prestation mais aussi de coût. En effet, selon que les organismes éligibles valorisent plus ou moins efficacement les CEE issus des travaux qu’ils font réaliser, la prime consentie au bailleur social peut être plus ou moins forte.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>25269</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2254</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Jolivet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, chargé de la ville et du logement</ministreQuestion><ministreJO>Ville et logement</ministreJO><Objet>Règles de comptabilisation du seuil des 12 000 logements dans la loi ELAN</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            25269. — 17 décembre 2019. — M. François Jolivet attire l’attention de M. le ministre auprès de la ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, chargé de la ville et du logement, sur l’application concrète de la loi ELAN et des règles de comptabilisation du seuil des 12 000 logements sociaux en vue de leur regroupement. En effet, il lui demande l’état du droit quant à la prise en compte des logements-foyers conventionnés faisant partie du patrimoine des bailleurs sociaux, dans le calcul du seuil minimal des 12 000 logements par organisme de logement social. La loi fait mention des logements gérés par l’organisme de logement social mais ne prévoit a priori pas le cas de figure des logements-foyers possédés. Les règles du décompte de logements-foyers gagneraient donc à être explicitées. Il lui demande en ce sens des éléments de réponse précis.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2254</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[La loi n° 2018-1021 du 23 novembre 2018 portant évolution du logement, de l’aménagement et du numérique (ELAN) institue une obligation de gestion de 12 000 logements sociaux, sauf exceptions prévues par la loi. Conformément au décret n° 2019-634 du 24 juin 2019 portant diverses dispositions relatives aux organismes d’habitations à loyer modéré et aux sociétés d’économie mixte de construction et de gestion de logements sociaux, les logements gérés par l’organisme pris en compte sont les logements suivants : les logements faisant l’objet de conventions conclues en application des 2°, 3° et 5° de l’article L. 351-2 du Code de la construction et de l’habitation ; les logements appartenant aux organismes d’habitations à loyer modéré ou aux sociétés mixtes agréées et construits, ou acquis et améliorés avant le 5 janvier 1977. Ainsi, les logements-foyers sont bien pris en compte. Cependant, que ce soient des logements sociaux dits « ordinaires » ou des logements-foyers, ne peuvent être comptabilisés que ceux qui sont effectivement gérés par l’organisme, la propriété n’étant pas un des critères. Ainsi, lorsque un bailleur social délègue la gestion de logements, notamment de logements-foyers, par convention prévue à l’article R. 353-159 du Code de la construction et de l’habitation, ces derniers ne peuvent être comptabilisés en tant que logements gérés au titre du seuil des 12 000 logements.]]></texteReponse></reponse></questionReponse><questionReponse><question><idQuestion><numeroQuestion>25477</numeroQuestion><type>REP</type><legislature>15</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>2254</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Dive</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès de la ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, chargé de la ville et du logement</ministreQuestion><ministreJO>Ville et logement</ministreJO><Objet>Le mal logement des personnes âgées aux revenus modestes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	            25477. — 24 décembre 2019. — M. Julien Dive alerte M. le ministre auprès de la ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, chargé de la ville et du logement, sur la question du mal-logement des personnes âgées aux revenus modestes. Outre la problématique liée à un secteur immobilier particulièrement tendu, les personnes retraitées qui disposent de revenus modestes mais supérieurs aux minimums sociaux connaissent des difficultés pour se reloger. En effet, malgré leur solvabilité, il leur est difficile d’accéder au parc locatif privé géré par les agences immobilières. Ce phénomène s’explique par une impossibilité pour eux à produire des garanties suffisantes pour que leur candidature soit acceptée en fournissant une caution ou en disposant d’un revenu mensuel couvrant trois fois le montant du loyer mensuel demandé. Ni le dispositif Visale d’Action logement, ni l’ALS ne permettent l’exonération des personnes âgées de la production d’une caution solidaire. En conséquence, il lui demande de prendre des mesures fortes pour modifier la législation et permettre aux personnes retraitées d’être relogées dans un parc privé décent, il s’agit d’une question de solidarité et de justice sociale.]]></texteQuestion></question><reponse><referencePublication><pageJO>2255</pageJO><datePublication>2020-03-17</datePublication><noPublication>20200011</noPublication></referencePublication><texteReponse><![CDATA[Lorsqu’il prétend à un logement, le candidat à la location fournit usuellement au bailleur des garanties permettant de justifier de sa solvabilité et donc de disposer de ressources lui permettant de payer le loyer, obligation principale du locataire et réciproque de son droit de jouissance du logement. Le bailleur, quant à lui, pour permettre l’accès au logement et se prémunir du risque d’impayé de loyer, a la possibilité de recourir à différents outils comme le cautionnement ou l’assurance. Ainsi, en application de l’article 22-1 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 tendant à améliorer les rapports locatifs et portant modification de la loi n° 86-1290 du 23 décembre 1986, le bailleur peut demander le cautionnement par une personne physique ou morale qui s’engage à payer les dettes locatives, en cas de non-paiement du loyer par le locataire et, le cas échéant, d’insolvabilité de ce dernier. En l’absence de cautionnement, le bailleur a la possibilité de recourir à un mécanisme assurantiel de garantie des loyers impayés dès lors que le locataire remplit certaines conditions de solvabilité. La législation relative aux rapports locatifs ne prévoit pas d’application différenciée en fonction de l’âge ou des ressources des locataires en matière de caution ou de garantie locative. Une mesure consistant à exclure l’application de la caution pour les locataires âgées risquerait, au contraire, d’entraîner un effet d’éviction de ces catégories de personnes, qui ne pourront pas justifier d’une garantie, et d’être ainsi contre-productive par rapport à l’objectif recherché. Conscient néanmoins des difficultés que continuent de rencontrer certaines personnes âgées pour accéder à une offre de logement adapté à leurs besoins et à leur budget particulièrement dans les zones de tensions locatives, le Gouvernement poursuit le développement de l’offre de logements sociaux et, dans le parc locatif privé, d’un segment à vocation sociale avec le conventionnement de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) et le dispositif dit "Denormandie dans l’ancien".]]></texteReponse></reponse></questionReponse></Section></QuestionsPublieesAS>