<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<?dctm xml_app='ignore'?><QuestionsPublieesAS xmlns:esy="http://www.dila.premier-ministre.gouv.fr/stila/jold" xmlns:atict="http://www.arbortext.com/namespace/atict" xmlns:xi="http://www.w3.org/2001/XInclude" xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" DateJO="2024-10-01" NumJO="20240025" Source="AN" xsi:noNamespaceSchemaLocation="JORedif.xsd"><Section part="QE"><question><idQuestion><numeroQuestion>36</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4998</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Pirès Beaune</parlementaire><ministreQuestion>M. le Premier ministre</ministreQuestion><ministreJO>Premier ministre</ministreJO><Objet>Dépenses personnelles du chef de l’État
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        36. — 1 octobre 2024. — Mme Christine Pirès Beaune interroge M. le Premier ministre sur les dépenses personnelles du Président de la République. L’état exhaustif des remboursements des dépenses personnelles du chef de l’État fait l’objet d’une transmission aux magistrats de la Cour des comptes lors du contrôle annuel de la présidence de la République. Elle lui demande de communiquer cet état exhaustif à la représentation nationale.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>2</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4998</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Hélène Laporte</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Indemnité de solidarité nationale - conditions de bénéfice
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        2. — 1 octobre 2024. — Mme Hélène Laporte attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les conditions de bénéfice de l’indemnité de solidarité nationale. Instituée par la loi n° 2022-298 du 2 mars 2022 d’orientation relative à une meilleure diffusion de l’assurance récolte en agriculture et portant réforme des outils de gestion des risques climatiques en agriculture, l’indemnité de solidarité nationale (ISN) permet, en complément des contrats d’assurance récolte souscrits par les exploitants, une prise en charge par l’État des risques climatiques d’une ampleur exceptionnelle. Inscrit à l’article L. 361-4-2 du code rural et de la pêche maritime, le dispositif comprend plusieurs niveaux d’indemnisation selon l’ampleur du dommage subi par l’exploitant et le fait pour lui d’avoir souscrit ou non un contrat d’assurance satisfaisant aux conditions de l’article L. 361-4 du même code. Ainsi, en viticulture, le seuil de déclenchement de l’ISN est de 50 % et l’exploitation doit de plus être couverte par un contrat d’assurance dont le seuil de déclenchement doit être compris entre 20 % et 40 % afin de bénéficier du taux plein de 90 %, l’indemnité étant limitée à 45 % pour 2023, 40 % pour 2024 et 35 % pour 2025 dans le cas contraire. Alors que le vignoble lot-et-garonnais a dû faire face à une succession d’aléas climatiques d’une ampleur exceptionnelle (sécheresse de l’été 2022 et 2023, épidémie de mildiou en 2023, violents épisodes de grêle au cours de l’été 2024), de nombreux viticulteurs se heurtent à la grande complexité d’un dispositif d’indemnisation dont ils se retrouvent parfois exclus pour des motifs qu’ils estiment incompréhensibles. Ils dénoncent en particulier comme une profonde injustice le fait d’être soumis à des conditions d’indemnisation plus restrictives que les exploitants d’autres cultures. Aussi, elle l’appelle à jeter les bases d’une réforme en profondeur du dispositif d’indemnisation publique du risque climatique, afin de rendre les conditions de son application claires et de placer les exploitants des différentes filières sur un pied d’égalité, pour une meilleure résilience de l’agriculture nationale dans le contexte du défi posé par le dérèglement climatique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>3</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4998</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marine Hamelet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Interdiction des emballages plastiques pour le raisin de table Chasselas
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        3. — 1 octobre 2024. — Mme Marine Hamelet interroge Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur les conditions d’application de l’article 77 de la loi n° 2020-105 du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire dite « loi AGEC », qui interdit les emballages plastiques, y compris pour le raisin de table, en particulier l’appellation d’origine protégée (AOP) « Chasselas de Moissac ». Ces conditions d’application posent depuis le début un problème pratique dans le cas du raisin de table qui n’est pas inscrit sur la liste des « fruits mûrs à point » dans le décret du 8 octobre 2021. Dans ces conditions, les producteurs s’inquiètent, car le raisin de table, en particulier l’AOP « Chasselas de Moissac », doit être présenté dans un emballage composé de plastique pour ne pas subir de dégradations lors de son transport et pour se démarquer sur les étals des produits étrangers de moindre qualité. Elle souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>4</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4999</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Guibert</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>La situation préoccupante des exploitations agricoles et l’audit annoncé
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        4. — 1 octobre 2024. — M. Julien Guibert appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la situation préoccupante des exploitations agricoles. La situation des exploitations agricoles du pays, et plus particulièrement celles de la Nièvre, soulève aujourd’hui de vives préoccupations. Les prévisions pour l’année en cours annoncent une « année noire » pour l’ensemble du secteur céréalier, mais aussi pour d’autres cultures. Ces sombres perspectives sont le reflet de multiples défis auxquels les agriculteurs doivent faire face : les aléas climatiques de plus en plus fréquents et intenses ; les fluctuations des marchés internationaux ; et les charges économiques et administratives toujours plus lourdes. En tant que député de la Nièvre, il souhaite connaître l’état d’avancement de l’audit annoncé par le ministère chargé de l’agriculture. Il est crucial pour évaluer avec précision l’ampleur des difficultés actuelles et donc pour être en capacité d’estimer la perte pour les exploitations. M. le député demande à Mme le ministre si elle pourrait lui fournir des informations détaillées sur l’audit en cours. À quel stade en est-il ? Quels premiers constats peuvent-en être tirés ? Il devrait permettre d’identifier les leviers d’action nécessaires pour apporter une aide concrète et efficace aux exploitations en difficulté. Il est impératif d’être informés de la méthodologie employée, des critères d’évaluation retenus, ainsi que du calendrier prévu pour la publication des résultats. Par ailleurs, il est indispensable d’envisager des mesures d’urgence pour soutenir les agriculteurs en détresse. Quelles actions immédiates Mme la ministre compte-t-elle mettre en œuvre pour pallier les effets désastreux de cette « année noire » ? Envisage-t-elle de mobiliser des aides financières directes, des allégements fiscaux ou des dispositifs de soutien à la trésorerie des exploitations agricoles ? Quelles mesures spécifiques seront prises pour assurer la pérennité de la production céréalière française et plus largement du secteur agricole ? Les exploitants agricoles de la Nièvre, ainsi que leurs collègues de tout le territoire national, attendent des réponses claires, des actions concrètes et directes. Il est crucial de leur redonner confiance et de leur permettre de surmonter cette période de grandes difficultés et de savoir que l’État est à leurs côtés pour la pérennité de leurs activités. En conclusion, il réitère sa demande de transparence et d’efficacité quant à l’audit en cours sur la situation des exploitations agricoles et souhaite savoir quels sont les premiers résultats de cet audit et quelles seront les mesures urgentes prises pour soutenir les agriculteurs en difficulté.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>5</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4999</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Dutremble</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Les agriculteurs attendent d’urgence des réponses et des actions efficaces
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        5. — 1 octobre 2024. — M. Aurélien Dutremble alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la situation agricole après les moissons catastrophiques de l’été 2024. En effet, la France fait face à l’une des plus faibles récoltes de blé des 40 dernières années et la vendange est en baisse dans presque tous les bassins viticoles. Des manques à gagner de plusieurs dizaines de milliers d’euros sont attendus et le désarroi s’aggrave y compris chez les éleveurs qui connaissent le développement inquiétant de la fièvre catarrhale ovine (FCO) qui fait déjà des dégâts importants dans les troupeaux. C’est une année noire pour l’agriculture française alors même que la légitime mobilisation de l’ensemble de la profession débutée cet hiver n’a toujours pas reçu de réponses satisfaisantes à ses légitimes revendications. Face à une situation d’urgence et après 9 mois d’absence de prise en compte réelle de la crise agricole, M. le député alerte Mme la ministre. Il l’appelle à reprendre le contrôle de la politique agricole commune (PAC), lui demande également une augmentation des revenus des agriculteurs pour qu’enfin ils puissent tous vivre de leur travail et insiste sur la nécessité de lancer une véritable simplification des normes administratives qui pèsent lourdement sur la profession. Ces mesures sont essentielles pour apaiser l’exaspération du monde agricole. Il lui demande ses intentions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>6</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>4999</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Grangier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Gestion des loups dans les territoires agricoles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        6. — 1 octobre 2024. — Mme Géraldine Grangier alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la problématique persistante et de plus en plus critique liée à la gestion des loups en France, particulièrement dans les zones rurales où les éleveurs subissent d’importants dommages dus aux attaques de ces prédateurs sur leurs troupeaux. Alors que le Gouvernement vient de dévoiler le nouveau plan national d’actions 2024-2029 pour la gestion du loup, il est évident que les mesures actuelles et à venir ne parviennent toujours pas à garantir la protection efficace des agriculteurs et plus précisément des éleveurs. Ces derniers sont en première ligne et voient leur travail et leurs moyens de subsistance menacés, ce qui crée un climat de tension et d’incompréhension vis-à-vis de la gestion de cette situation. Ces dernières semaines, plusieurs évènements tragiques ont exacerbé les craintes des agriculteurs. Deux tirs létaux ont récemment été autorisés dans les Vosges après des attaques répétées de loups sur des troupeaux. Les défenseurs du loup, ainsi que certains écologistes, dénoncent ce qu’ils perçoivent comme une « volonté d’éradication » de l’espèce, mais il est crucial de rappeler que la réalité sur le terrain est bien différente. Les éleveurs font face à une pression croissante. Malgré la mise en place de mesures de protection, comme les chiens de berger, les clôtures électriques ou encore les dispositifs de surveillance renforcée, ces moyens sont souvent insuffisants face à des attaques répétées et de plus en plus audacieuses. La présence croissante des loups, notamment dans des zones où ils étaient absents depuis des décennies, représente une menace directe pour l’activité pastorale. Les éleveurs, qui travaillent jour et nuit pour protéger et entretenir leurs troupeaux, se sentent abandonnés et démunis. Les pertes économiques sont considérables et souvent irrémédiables. Les indemnisations, bien qu’existantes, ne compensent ni la souffrance des animaux, ni l’épuisement moral et physique des agriculteurs. Le nouveau plan national d’actions (PNA) pour la gestion du loup 2024-2029 propose une série de mesures visant à encadrer les tirs de défense et à renforcer les dispositifs de protection des troupeaux. Cependant, force est de constater que les éleveurs continuent de voir leurs animaux massacrés, même dans des zones dites « protégées ». Ce plan semble ainsi déconnecté des réalités du terrain. Certes, l’accent est mis sur la cohabitation, avec une limitation des tirs et un accompagnement renforcé pour la protection des élevages. Toutefois, les récents évènements dans les Vosges démontrent que ces dispositifs sont inopérants ou mal adaptés. De plus, l’insistance sur la nécessité de prouver que les dispositifs de protection étaient insuffisants avant de procéder à des tirs de défense ajoute une contrainte administrative supplémentaire aux éleveurs, déjà submergés par les démarches. Les restrictions imposées aux éleveurs pour légitimer les tirs sont souvent vécues comme une énième attaque contre leur métier. L’impression que la préservation du loup prime sur la protection des troupeaux est de plus en plus prégnante chez ces professionnels. Plus préoccupant encore, les récents propos du préfet du Doubs, affirmant qu’« on ne supprimera pas le loup dans le Doubs » malgré les attaques de Montbéliardes, illustrent l’écart grandissant entre les réalités vécues par les éleveurs et les décisions administratives. Cette déclaration alimente l’inquiétude grandissante des agriculteurs, qui ont l’impression d’être abandonnés par les autorités dans leur combat quotidien pour protéger leur travail et leurs moyens de subsistance. Mme la ministre, il est urgent de réévaluer la situation et d’adopter une approche plus équilibrée. Si la protection des espèces menacées, comme le loup, est une noble cause, elle ne doit pas se faire au détriment des agriculteurs et éleveurs, qui sont les garants de la souveraineté alimentaire française et du maintien des paysages ruraux. La population de loups est en constante augmentation, avec plus de 1 104 individus recensés en 2023. Les objectifs de conservation sont largement atteints et dépassés. Dans ce contexte, les éleveurs, qui sont au cœur du patrimoine agricole, ont le droit d’exiger des mesures de protection plus adaptées et plus rapides. L’extension des tirs de défense, lorsqu’aucune autre solution ne fonctionne, devrait être envisagée de manière plus souple, sans passer par des contraintes administratives lourdes et décourageantes. Il est inacceptable que des éleveurs doivent attendre des semaines pour obtenir une autorisation de tir, alors que leurs troupeaux continuent d’être décimés. Il est également primordial de souligner les répercussions psychologiques que ces attaques répétées ont sur les éleveurs. Vivre sous la menace constante des attaques de loups génère un stress quotidien. Certains d’entre eux ont déjà été contraints d’abandonner leur métier ou de réduire leurs activités face à la multiplication des pertes. Cette situation est d’autant plus dramatique dans un contexte où la profession agricole connaît déjà des difficultés structurelles, avec un renouvellement insuffisant et des conditions de travail extrêmement dures. L’élevage pastoral, souvent pratiqué dans des zones de montagne, fait partie intégrante de la culture et de l’économie françaises. Il est inacceptable que des familles entières se retrouvent en détresse face à des décisions qui, de leur point de vue, favorisent davantage le loup que les humains. La protection de la biodiversité et la préservation des espèces sont des objectifs importants. Cependant, cette protection ne peut et ne doit pas se faire au détriment de l’agriculture, pilier essentiel de la société. Il est impératif de trouver un juste équilibre entre la sauvegarde des espèces sauvages et la survie économique et morale des agriculteurs. Elle souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>7</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5000</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Vincent Rolland</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Prolifération des chats errants
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        7. — 1 octobre 2024. — M. Vincent Rolland appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la lutte contre la prolifération des chats errants. En effet, la surpopulation des chats est nocive à la fois pour eux, mais aussi pour l’écosystème. Cette surpopulation est due à une très forte fécondité qui, non contrôlée, suit naturellement une courbe exponentielle. Les habitants subissent aussi les nuisances de cette surpopulation, avec des chats qui entrent dans les maisons pour voler de la nourriture ou faire leurs besoins. Les habitants de certains quartiers sont contraints de vivre les fenêtres fermées en permanence. Afin de lutter contre la prolifération des chats errants, l’organisation de campagnes de stérilisation pourrait représenter une solution concrète afin de freiner ce phénomène. Néanmoins, celles-ci représentent un coût important, dont le financement repose actuellement sur les mairies et les associations de protection animale, dans des proportions variées. Malgré les enveloppes allouées par le Gouvernement ces dernières années, fort est de constater que le problème n’est toujours pas résolu sur le terrain. Aussi, il lui demande des informations sur les dispositions envisagées afin de soutenir les élus locaux et les associations dans les campagnes de stérilisation des chats errants.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>22</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5001</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Monnet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Autopsies des animaux d’élevage au sein des clos d’équarrissage
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        22. — 1 octobre 2024. — M. Yannick Monnet alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur l’absence d’obligation faite aux sociétés d’équarrissage privées de permettre aux vétérinaires d’effectuer des autopsies, sur site, dans de bonnes conditions. Le secteur de l’équarrissage est marqué, ces dernières années, par une concentration importante au profit de grandes entreprises et par la disparition du tissu de sociétés d’équarrissage qui maillait autrefois les territoires ruraux, avec des pratiques plus souples et des habitudes de travail plus étroites avec les vétérinaires locaux. Dans ce contexte, il semble que certaines sociétés d’équarrissage ne considèrent plus, aujourd’hui, les activités d’autopsie comme relevant de leur responsabilité et de leurs missions d’entreprise privée. Dans l’état actuel de la législation, aucune contrainte ne leur est imposée pour laisser la possibilité aux vétérinaires ruraux de réaliser ces autopsies dans le clos d’équarrissage, dans des conditions techniques et sanitaires appropriées. Il en va pourtant du bon fonctionnement de l’ensemble de la filière, notamment au plan sanitaire et du maintien d’un « écosystème » favorable aux activités d’élevage aujourd’hui déjà lourdement pénalisées par la disparition de nombreux services de proximité, la fermeture des abattoirs locaux et les difficultés économiques du secteur. Dans la mesure où les sociétés d’équarrissage exercent une véritable mission d’utilité publique, il y a sans doute là une lacune au plan réglementaire qu’il convient de combler. Il lui demande quelles évolutions législatives ou réglementaires sont envisageables afin de remédier à ce problème rendu aujourd’hui d’autant plus aigu par la concentration du secteur de l’équarrissage et par la hausse des préoccupations sanitaires dans les élevages français.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>23</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5001</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Charles Sitzenstuhl</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Fièvre catarrhale ovine
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        23. — 1 octobre 2024. — M. Charles Sitzenstuhl appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt sur la fièvre catarrhale ovine qui impacte actuellement le pays. Il souhaite connaître l’action de l’État pour protéger les éleveurs et les dédommager.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>24</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5001</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Goulet</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Pertes ovines liées à la fièvre catarrhale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        24. — 1 octobre 2024. — Mme Florence Goulet alerte Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt au sujet des pertes ovines liées à la fièvre catarrhale. Depuis la fin de l’année 2023, cette épidémie sévit en Europe. Survenu d’abord aux Pays-Bas, le virus, transmis par un insecte, s’est propagé en Belgique avant d’atteindre la France au cours de l’été 2024. Ce virus, en plus de conduire généralement au décès des animaux, est source de diverses séquelles (avortement, stérilité, pertes de croissance, malformation à la naissance, etc.), ce qui engendre pour les agriculteurs des pertes et charges difficiles à supporter dans un contexte économique agricole déjà très tendu. Faisant fi des alertes, le Gouvernement semble avoir ignoré les risques de propagation du virus et n’a pas mis en œuvre à temps la politique publique de vaccination prophylactique attendue. Il a ainsi fallu attendre la fin du mois d’août 2024 pour que le Gouvernement double ses commandes de vaccins et étende la zone de vaccination volontaire. En conséquence de cette épidémie, plus de soixante foyers infectieux étaient déjà détectés dans le seul territoire meusien. Depuis, la situation s’est encore aggravée. Les éleveurs subissent ainsi des pertes importantes, dans un contexte économique déjà très préoccupant. Alors que le précédent gouvernement n’avait pas mis en place de vaccination préventive, elle lui demande quels dispositifs sont susceptibles d’être mis en œuvre pour à l’avenir faire preuve de réactivité et quelles mesures d’urgence sont envisagées pour soutenir les agriculteurs français, notamment des indemnités aux éleveurs ayant subi des pertes liées à cette crise.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>25</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5002</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Limongi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Prolongation de l’accord de financement de l’ovosexage
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        25. — 1 octobre 2024. — M. Julien Limongi appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt, sur la fin de l’accord de financement du sexage des poussins dans l’œuf. Cet accord, conclu entre les professionnels de la filière avicole et les fédérations de la grande distribution, avait pour objectif de mettre un terme à l’euthanasie systématique des poussins mâles en introduisant la technique du sexage dans l’œuf. La fin de l’euthanasie systématique des poussins mâles a été imposée aux éleveurs français et allemands depuis le 1er janvier 2023. Cependant, cette méthode, bien que plus éthique, engendre un surcoût annuel de 40 millions d’euros, un fardeau financier que les éleveurs de poules pondeuses ne peuvent assumer seuls. C’est pourquoi cet accord avait été mis en place, au bénéfice de toutes les parties concernées. Toutefois, cet accord interprofessionnel, permettant de financer l’ovosexage, est aujourd’hui remis en cause par certaines filières de la grande distribution, qui refusent de le prolonger au-delà de son échéance, fixée au 30 novembre 2024. Les éleveurs ne peuvent supporter seuls le poids de cette mesure, pourtant souhaitée par les consommateurs et les organisations non gouvernementales (ONG) engagées dans la défense du bien-être animal. Il demande donc si le ministère compte intervenir dans les négociations afin d’inciter, voire contraindre, les filières de la grande distribution à reconduire cet accord.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>26</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5002</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Charles Alloncle</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt</ministreQuestion><ministreJO>Agriculture, souveraineté alimentaire et forêt</ministreJO><Objet>Propagation du virus West Nile (« fièvre du Nil »)</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        26. — 1 octobre 2024. — M. Charles Alloncle appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et de la forêt, sur la propagation extrêmement préoccupante du virus West Nile (« fièvre du Nil ») dans les élevages équins de Camargue. Ce virus, transmis par les moustiques qui se contaminent en piquant des oiseaux sauvages infectés, est la plupart du temps bénin pour l’homme mais a déjà entraîné plusieurs décès d’équidés notamment dans les élevages de la Petite Camargue (Hérault). Les éleveurs camarguais sont très inquiets et alertent sur l’urgence de la situation. Ils font état de l’absence de campagnes d’ampleur de démoustication en dépit des demandes régulières auprès des autorités compétentes. Ils réclament notamment et à ce titre, une campagne de démoustication d’urgence, la communication élémentaire d’informations quant à la propagation du virus et les mesures de prévention à prendre par les éleveurs et directeurs de centres équestre, la mise en place d’un service de garde 7J/7 des laboratoires, une procédure d’indemnisation ainsi que la mise en place d’un stock stratégique de vaccins. Dans ce contexte, il lui demande quelles sont les mesures d’urgence qu’elle compte prendre afin d’éviter un nouveau désastre sanitaire et économique pour les éleveurs équins de Camargue, près de vingt ans après une première épidémie dont les leçons n’ont, semble-t-il, pas été retenues.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>15</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5002</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Luc Warsmann</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Récupération TVA
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        15. — 1 octobre 2024. — M. Jean-Luc Warsmann appelle l’attention de M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics sur le délai de récupération de la TVA. M. le député souhaiterait savoir si une mesure visant à accorder le bénéfice du FCTVA l’année de l’investissement pour les communes les plus petites, par exemple d’une population inférieure à 1 500 habitants, pourrait être mise en place, ainsi que l’impact financier que cela représenterait. Il souhaite connaître les intentions du Gouvernement sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>42</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5002</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Estelle Mercier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Baisse des commandes sur le marché Formation civique du CIR dans le Grand Est
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        42. — 1 octobre 2024. — Mme Estelle Mercier alerte M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur la situation des prestataires de service de l’OFII dans le cadre de la baisse des commandes sur le marché Formation civique du contrat d’intégration républicaine du Grand Est. Ces prestataires de services, qui proposent des formations linguistiques et civiques dans le cadre du contrat d’intégration républicaine des nouveaux arrivants en France, sont aujourd’hui affectés par une baisse de 80 % de la commande publique dans la région Grand Est, sans avoir pu l’anticiper. Cette baisse de commande affecte fortement leur situation financière, puisqu’ils dépendent en grande partie de leur marché avec l’OFII. Ils sont donc contraints de mettre en place des mesures de chômage partiel pour la quasi-totalité de leur personnel et se posent légitimement des questions sur l’avenir de leur activité, de leurs locaux et de leur matériel. Ces pertes de contrats ont également un impact non négligeable sur le parcours d’intégration des bénéficiaires qui ne peuvent plus suivre, dans les délais impartis, les formations demandées dans le cadre du CIR. Cela représente près de 10 000 bénéficiaires dans le Grand Est, qui, en plus de ne pouvoir terminer leur parcours d’intégration, ne peuvent pas s’insérer dans le monde du travail, faute de titre de séjour. Mme la députée demande donc au Gouvernement une réévaluation des crédits alloués à l’action 11 du programme 104, qui permettraient de garantir la qualité des services d’intégration et le maintien des emplois des prestataires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>45</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5003</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sacha Houlié</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics</ministreQuestion><ministreJO>Budget et comptes publics</ministreJO><Objet>Exonération de la taxe d’habitation pour les maisons d’assistantes maternelles
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        45. — 1 octobre 2024. — M. Sacha Houlié interroge M. le ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics, sur la question de la taxe d’habitation applicable aux maisons d’assistantes maternelles (MAM) considérées comme des résidences secondaires. Alors que d’autres établissements du même type bénéficient d’exonérations fiscales, les MAM sont toujours assujettis au paiement de la taxe d’habitation. Cette charge financière supplémentaire compromet leur capacité à fournir un service de qualité. Ces établissements offrent une solution de garde - et facilitent donc l’accès des parents à l’emploi - tout en participant au développement des enfants. Bien qu’étant des établissements privés, ils remplissent une mission de service public. Leur fonctionnement repose exclusivement sur les revenus des assistantes maternelles qui les composent. L’assujettissement à la taxe d’habitation est d’autant plus difficile à comprendre que c’est le rattachement de leurs locaux à la catégorie des résidences secondaires qui les rend passibles de cette charge. Par ailleurs, les assistantes maternelles qui exercent à domicile ne sont, elles, pas assujetties à la taxe d’habitation au titre de la résidence principale. Il lui demande donc si, dans une logique de traitement équitable des MAM et afin de protéger ces lieux dans un contexte de relance de la natalité, le Gouvernement envisage de faire évoluer la législation dans le but d’exonérer les MAM de la taxe d’habitation.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>60</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5003</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sophie Taillé-Polian</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la culture</ministreQuestion><ministreJO>Culture</ministreJO><Objet>Situation critique de la presse et de la liberté d’informer en Palestine
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        60. — 1 octobre 2024. — Mme Sophie Taillé-Polian alerte Mme la ministre de la culture sur la situation critique de la presse et de la liberté d’informer en Palestine. La fermeture du bureau d’ Al Jazeera à Ramallah le 22 septembre 2024 par les forces armées israéliennes est une énième entrave au travail des journalistes en Palestine. En Cisjordanie, depuis des années, les professionnels des médias sont empêchés d’exercer leur métier en sécurité, pris pour cible par les forces armées israéliennes. La Palestine est un des dix derniers pays où les journalistes sont le moins en sécurité pour exercer leur métier. Les violations contre la liberté de la presse commises par les forces israéliennes ne sont pas nouvelles, comme en témoigne l’assassinat de la journaliste Shireen Abu Akleh en 2022 en plein reportage. Ces pressions et ces entraves au journalisme sont accentuées depuis le 7 octobre dans les territoires palestiniens occupés comme à Gaza. En effet, Israël cible les journalistes dans l’enclave palestinienne : les bombardements ont causé la mort de près de 150 journalistes. Plusieurs d’entre elles et eux estiment avoir été ciblés spécifiquement alors qu’ils et elles portaient des gilets bleus « Press« identifiables dans le cadre de l’exercice de leurs missions sur le terrain, dans des camps de réfugiés, dans des hôpitaux mais également à leur domicile et dans leurs voitures. Ainsi, la Cour pénale internationale inclue dans son enquête les crimes commis contre les journalistes à Gaza. Gaza continue d’être fermée aux médias internationaux malgré les appels de Reporters sans frontières à ouvrir les frontières aux journalistes qui souhaitent y entrer mais également en sortir. Plusieurs journalistes, syndicats et collectifs ont dénoncé dans plusieurs tribunes le climat de terreur qui règne sur les journalistes palestiniens et palestiniennes et ont rappelé que le ciblage des journalistes constitue un crime de guerre. Ces attaques meurtrières et plus largement ces restrictions portent atteinte à grande échelle à la liberté de la presse et d’expression. Ce schéma d’impunité doit cesser de toute urgence. Ainsi Mme la députée souhaite savoir dans quelle mesure la France compte agir après bientôt un an de massacres pour faire respecter le droit international, garantir une information indépendante et pluraliste sur les évolutions du conflit, empêcher ces crimes de guerre et garantir une mise à l’abri sûre et immédiate pour les journalistes palestiniens et palestiniennes et leurs familles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>12</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5004</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Eva Sas</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>EcoPTZ mobilités, un dispositif fantôme ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        12. — 1 octobre 2024. — Mme Eva Sas appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur le prêt à taux zéro « mobilité » (PTZ-m), supposé financer l’acquisition de véhicules peu polluants. La loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 « climat et résilience » prévoit dans son article 107 que les établissements de crédit et les sociétés de financement puissent consentir un prêt à taux zéro (PTZ) à titre expérimental afin de financer l’acquisition d’un véhicule peu émetteur, depuis le 1er janvier 2023. Cette expérimentation a été étendue par l’article 42 de la loi de finances pour 2024 jusqu’au 31 décembre 2025. Pourtant, il semble qu’aucun établissement de crédit ou qu’aucune société de financement n’ait consenti à signer une convention avec la Société de gestion des financements et de la garantie de l’accession sociale à la propriété (SGFGAS), représentant l’État. Alors que l’expérimentation doit s’achever par un rapport d’évaluation du dispositif, Mme la députée demande à M. le ministre s’il attend d’y voir figurer « dispositif fantôme » pour agir, ou si l’abandon des métropolitains à faible revenu fait partie de son projet politique. Elle demande donc à M. le ministre d’œuvrer afin de permettre réellement de soutenir la transition écologique des habitants des zones à faible émissions ayant un faible pouvoir d’achat. Alors que les prêts à taux zéro existent pour le logement et sont acceptés par le secteur bancaire, il paraît incompréhensible que la mobilité des Françaises et Français ne puisse, elle, bénéficier des mêmes outils de financement, pourtant prévus par la loi.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>14</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5004</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. René Lioret</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Inéligibilité au FCTVA des maisons de santé
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        14. — 1 octobre 2024. — M. René Lioret attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur l’inéligibilité au Fonds de compensation de la taxe sur la valeur ajoutée (FCTVA) pour la construction ou la réhabilitation des maisons de santé. En effet, l’alinéa 4 de l’article L. 1511-8 du code général des collectivités territoriales (CGCT) prévoit que les investissements immobiliers réalisés par les communes et leurs groupements et destinés à l’installation des professionnels de santé sont éligibles au FCTVA, sous réserve de respecter un certain nombre de conditions cumulatives, dont notamment d’être situés dans des « zones France ruralités revitalisation ou les territoires ruraux de développement prioritaire ». Or cette éligibilité au FCTVA se voit annulée par l’arrêté ministériel du 30 décembre 2020 fixant la liste des comptes éligibles au FCTVA. En effet, cet arrêté rend les dépenses du compte 2132 « Immeubles de rapport » inéligibles à ce fonds en vertu de leur caractère locatif. Ainsi, les maisons de santé se retrouvent éligibles par nature au FCTVA, mais inéligible par dépit en vertu des règles relevant du compte budgétaire. Le problème est majeur car les plans de financement des projets immobiliers de maisons de santé portés par les communes ont été bâtis en intégrant le FCTVA, qui constituait jusqu’à ce jour, l’un des principaux fonds permettant l’équilibre des opérations portées par les collectivités. En perdant cette ressource financière les collectivités se retrouvent dans une impasse budgétaire. Alors que le Gouvernement a annoncé en juin 2023 un plan d’action pour atteindre un objectif de 4 000 maisons de santé pluriprofessionnelles (MSP) en France d’ici 2027 et que la lutte contre les déserts médicaux se doit d’être une priorité ; on ne peut que constater la contradiction entre les priorités nationales et les dispositions réglementaires appliquées. L’État ne peut réaliser ainsi des économies au détriment des collectivités. C’est pourquoi il lui demande de revenir sur cette inéligibilité au FCTVA et de présenter un plan de soutien aux communes ayant d’ores et déjà engagé des dépenses visant à la construction ou à la réhabilitation de maisons de santé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>37</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5004</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Plassard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>Coût de la dissolution pour l’État et les collectivités locales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        37. — 1 octobre 2024. — M. Christophe Plassard interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur le coût de la dissolution de l’Assemblée nationale pour l’État et les collectivités locales. Alors que la France sortait à peine d’une campagne électorale nationale, la dissolution de l’Assemblée nationale décidée par le Président de la République a surpris l’ensemble des services de l’État, des préfectures chargées de la coordination des opérations électorales et de campagne, aux services des mairies chargées de mettre en œuvre ces opérations sur les plans matériels et humains, notamment pour les agents municipaux devant travailler deux dimanches supplémentaires. Ainsi, M. le député demande au ministre de l’Économie et des Finances de lui communiquer l’ensemble des coûts induits par la dissolution de l’Assemblée nationale, pour l’État comme pour les collectivités locales, en raison de l’organisation des campagnes législatives en un mois seulement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>79</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5005</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Véronique Louwagie</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Économie, finances et industrie</ministreJO><Objet>TVA - régularisations annuelles de TVA - immeubles immobilisés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        79. — 1 octobre 2024. — Mme Véronique Louwagie appelle l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie sur les régularisations annuelles de TVA prévues à l’article 207, II de l’annexe II au code général des impôts s’agissant des immeubles immobilisés. Aux termes de cet article, « 1. Pour les biens immobilisés, une régularisation de la taxe initialement déduite est opérée chaque année pendant cinq ans, dont celle au cours de laquelle ils ont été acquis, importés, achevés, utilisés pour la première fois ou transférés entre secteurs d’activité constitués en application de l’article 209. 2. Chaque année, la régularisation est égale au cinquième du produit de la taxe initiale par la différence entre le coefficient de déduction de l’année et le coefficient de déduction de référence mentionné au 2 du V. Elle prend la forme d’une déduction complémentaire si cette différence est positive, d’un reversement dans le cas contraire. 3. Par dérogation à la durée mentionnée au 1 et à la fraction mentionnée au 2, cette régularisation s’opère pour les immeubles immobilisés par vingtième pendant vingt années ». Ces dispositions soulèvent des difficultés d’interprétation en cas de changement de méthode de déduction de TVA entre l’année de détermination du coefficient de taxation de référence et une année postérieure. Par exemple, application des règles de l’affectation pour le coefficient de taxation de référence et application d’un coefficient de taxation unique au titre d’une année postérieure. Dans ce contexte, elle lui demande de bien vouloir préciser les conséquences de ce changement au titre des régularisations annuelles de TVA. À cet égard, elle lui demande de bien vouloir préciser si ces conséquences sont identiques lorsque le coefficient de référence a été déterminé en application de la tolérance administrative prévue au § 160 du BOI-TVA-CHAMP-50-10 ou du § 30 du BOI-TVA-IMM-10-30.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>28</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5005</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pascal Jenft</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Article 49 de la loi no 2021‑1109 et instruction à domicile</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        28. — 1 octobre 2024. — M. Pascal Jenft alerte Mme la ministre de l’éducation nationale sur les conséquences préoccupantes de l’article 49 de la loi n° 2021-1109 du 24 aout 2021 confortant le respect des principes de la République. Cette dernière dispose que l’instruction à domicile, dite l’école à la maison, ne serait accordée qu’à la suite de l’étude d’un dossier de demande d’autorisation, là ou précédemment, il suffisait d’une déclaration soumise à un contrôle régulier. Si des dérogations ont été mises en place entre 2022 et 2024, les demandes pour l’année scolaire 2024-2025, invoquant l’alinéa 4 de l’article L. 131-5 du code de l’éducation, se voient pour la plupart refusées au motif que l’enfant en question ne présente pas une spécificité incompatible avec une scolarisation classique et que le programme serait insuffisant. Cela même pour des familles fortes d’une expérience de plusieurs années et dont les contrôles sont irréprochables, tant sur le niveau scolaire que sur les moyens mis en place. Au-delà de la remise en question de la liberté de choisir l’éducation et la scolarité de leurs enfants, les familles se heurtent à des décisions arbitraires et inégalitaires suivant les directeurs académiques de l’éducation nationale. En plus d’une rupture d’égalité, il semble paradoxal d’interdire la scolarisation à domicile pour des familles en capacité de le faire alors que plus de 3 500 postes d’enseignants sont vacants pour la rentrée 2024. Sans compter que la scolarisation à domicile représente pour l’État une économie de plus de 500 millions d’euros sur une année. L’alinéa 4 de l’article L.131-5 du code de l’éducation étant large d’interprétation, met en danger la liberté et le choix des parents. Poussés dans leurs retranchements, certains pourraient être tenté par la désobéissance civile. Il lui demande de prendre en considération cette problématique afin de proposer une solution viable, respectueuse du choix des familles et de la qualité de l’enseignement des écoliers.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>29</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5005</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marie-France Lorho</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Incidence de la surexposition des élèves aux écrans sur les résultats scolaires.
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        29. — 1 octobre 2024. — Mme Marie-France Lorho appelle l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur l’incidence de la surexposition des élèves aux écrans sur les résultats scolaires. À l’occasion d’une étude Opinionway effectuée en juillet 2024, parents et enseignants ont fait part de leur perception sur les performances scolaires des élèves français. Sur le total des personnes interrogées, 85 % des enseignants et 70 % des parents indiquent percevoir une baisse de niveau. La part de ceux qui estiment que la baisse du niveau scolaire est due à la surexposition aux écrans atteint 84 % chez les parents et 96 % chez les enseignants. Pour les professeurs, il s’agit du premier facteur expliquant cette baisse ; pour les parents d’élèves, ce facteur arrive en deuxième position, après le « manque de discipline en classe ». Cette surexposition des enfants aux écrans a été démontrée par l’étude du 12 avril 2023 de santé publique France, qui constate que les temps d’écran moyens des enfants « excèdent les recommandations (pas d’écran avant 2 ou 3 ans, maximum 1 h ensuite) et une part non négligeable (de 11 à 26 % selon l’âge) des enfants passe plus de 2 h par jour devant ». Or ces temps « augmente [nt] régulièrement avec l’âge, avec une persistance importante du comportement chez chaque enfant, confortant la nécessité d’une prévention précoce », indiquait encore santé publique France. La surexposition des enfants aux écrans aurait une incidence sur différents aspects du développement de l’enfants : le surpoids et l’obésité, le développement du langage et le développement cognitif en feraient partie. Elle demande à Mme la ministre quels dispositifs de prévention elle entend mettre en œuvre pour réduire le temps d’exposition des enfants aux écrans, qui porte préjudice sur leurs performances scolaires comme leur développement physique et psychique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>30</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5006</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Abdelkader Lahmar</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Les fermetures de classes, symbole d’une jeunesse sacrifiée !</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        30. — 1 octobre 2024. — M. Abdelkader Lahmar alerte Mme la ministre de l’éducation nationale sur les suppressions de classes constatées, une fois de plus en cette rentrée, dans les écoles de tout le territoire. Dans la 7e circonscription du Rhône, ce ne sont pas moins de 12 fermetures nettes de classes qui sont à déplorer. Les perspectives d’avenir de la jeunesse et l’avenir du pays sont donc sacrifiés sur l’autel de l’austérité budgétaire dans une optique comptable à courte vue. Alors que le nombre d’élèves par classe reste plus élevé en France que dans le reste de l’Union européenne - 22 contre 19 en 2022 -, une telle politique est absurde. La situation est encore pire dans l’académie de Lyon, avec des effectifs plus lourds qu’au niveau national. Les études universitaires comme les remontées de terrain des professeurs montrent bien que des classes surchargées dégradent considérablement les conditions d’apprentissage des élèves et les conditions de travail des enseignants. Les gouvernements successifs ont justifié les réductions de postes et les fermetures de classes par la baisse du nombre d’élève scolarisés. Cette baisse était pourtant l’occasion de ramener la France au niveau des meilleurs systèmes scolaires mondiaux en matière de nombre d’élèves par classe. L’occasion est manquée ! Le redressement de l’éducation nationale a été déclarée priorité politique cardinale en aout 2023. Force est de constater que cette promesse n’a pas été suivie d’actions concrètes. Les solutions sont pourtant connues et documentées. Il est urgent de rouvrir des classes et des écoles sur tout le territoire pour faire baisser les effectifs par division. Une réelle priorité donnée à l’éducation passe par un effort budgétaire conséquent, notamment en matière de rémunération des enseignants pour rendre aux concours leur attractivité. Le point d’indice doit donc immédiatement être revalorisé de 10 %. De telles mesures ne doivent pas être vues comme un coût mais comme un investissement dans l’avenir car le savoir est le premier bien commun de la Nation. Il lui demande quelles perspectives elle se donne pour avancer vers ces objectifs dans la période budgétaire qui s’ouvre actuellement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>31</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5006</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Idir Boumertit</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Manque de moyens financiers et humains pour les lycées des quartiers populaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        31. — 1 octobre 2024. — M. Idir Boumertit alerte Mme la ministre de l’éducation nationale Mme Anne Genetet, sur les graves carences en moyens financiers et humains dans les lycées des quartiers populaires. À la suite de la grève du jeudi 26 septembre 2024 dans les lycées Jacques Brel, Marcel Sembat (Vénissieux), Robert Doisneau (Vaulx-en-Velin), Faÿs, Brossolette (Villeurbanne) et Camus-Sermenaz (Rillieux), M. le député demande quelles mesures le ministère compte prendre pour remédier à ces déficits criants, non seulement dans ces établissements, mais également à l’échelle nationale. En cette rentrée, plusieurs postes d’enseignants demeurent vacants, laissant de nombreuses classes sans cours. De plus, des fonctions essentielles comme celles des infirmiers, assistants sociales et AESH, sont largement sous-dotées. Ces lacunes empêchent un fonctionnement optimal des établissements et pénalisent lourdement les élèves. Les personnels éducatifs travaillent depuis des années dans des conditions dégradées, sans bénéficier du soutien ou de la reconnaissance qu’ils méritent. La perte du statut d’« éducation prioritaire » depuis plus de dix ans a encore aggravé la situation, privant ces lycées de ressources indispensables. M. le député soutient pleinement les revendications des personnels éducatifs en grève, qui, malgré leurs demandes répétées auprès du rectorat du Rhône, n’ont vu aucune amélioration. Il demande quand le ministère prévoit de rétablir le dispositif « Je réussis au lycée » et de fournir des HSE en nombre suffisant pour pérenniser les projets et dispositifs menacés. M. le député interroge également sur les actions envisagées pour pourvoir les postes vacants dans les services médico-sociaux, la vie scolaire, ainsi que dans les séries technologiques comme la STI2D. Il souhaite savoir quand Mme la ministre envisage de rétablir une allocation progressive des moyens, portée à au moins 50 heures, comme c’était encore le cas dans les lycées lycées Jacques Brel, Marcel Sembat (Vénissieux), Robert Doisneau (Vaulx-en-Velin), Faÿs, Brossolette (Villeurbanne) et Camus-Sermenaz (Rillieux) il y a trois ans. M. le député souhaite également savoir quand Mme la ministre compte fixer des seuils d’effectifs par classe, mesure indispensable pour améliorer les conditions de travail des personnels éducatifs, le climat scolaire et l’apprentissage des élèves. Il souhaite savoir quand elle va enfin garantir une réelle reconnaissance des personnels de l’éducation nationale exerçant dans les quartiers populaires, notamment par des bonifications pour les mutations, un avancement plus rapide et une pondération des heures travaillées. Ces problèmes soulèvent une question fondamentale : les élèves des quartiers populaires n’ont-ils plus droit à la réussite ? Alors que les inégalités sociales s’aggravent, l’éducation nationale doit rester un pilier pour assurer l’égalité des chances. M. le député réitère son soutien inconditionnel aux personnels éducatifs en grève, soulignant l’importance cruciale de leur mission dans la transmission des valeurs républicaines et dans la construction de l’avenir de la jeunesse française.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>32</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5007</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Virginie Duby-Muller</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Revalorisation de la profession d’enseignant
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        32. — 1 octobre 2024. — Mme Virginie Duby-Muller interroge Mme la ministre de l’éducation nationale sur la possibilité d’autoriser les enseignants à mi-temps d’exercer une profession libérale. Le métier d’enseignant aujourd’hui souffre d’un manque d’attractivité certain. On assiste depuis une quinzaine d’année à un phénomène qui s’amplifie : il s’agit du départ volontaire des enseignants de l’éducation nationale. Si cela reste marginal, 2 836 enseignants ont quitté leur poste sur l’année scolaire 2021-2022, cela n’en reste pas moins particulièrement préoccupant, puisqu’ils étaient « seulement » 364 dans ce cas lors de l’année scolaire 2008-2009, soit une augmentation de 679 %, selon les chiffres du rapport du sénateur Olivier Paccaud sur l’enseignement scolaire dans le cadre du projet de loi de finances pour 2024. Si la revalorisation du salaire des enseignants est une réponse nécessaire, cela ne peut pas être la seule. Face également à la dégradation de la santé mentale et du bien-être des enseignants, certains enseignants réduisent leur temps de travail pour travailler à temps partiel. C’est parfois la dernière étape avant qu’ils ne quittent l’éducation nationale. Ainsi, une solution pourrait être envisagée en autorisant ces enseignants à temps partiel à avoir une activité libérale de cours particuliers à domicile. Cette mesure, qui devrait être encadrée, peut être une solution supplémentaire pour maintenir l’attractivité du métier d’enseignant. Par conséquent, elle souhaite savoir si le Gouvernement pourrait envisager d’autoriser les enseignants à mi-temps d’exercer une profession libérale compatible avec leur fonction.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>33</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5007</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Manon Bouquin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Recours aux professeurs contractuels et liste complémentaire du CRPE
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        33. — 1 octobre 2024. — Mme Manon Bouquin appelle l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur la situation des candidats admis sur liste complémentaire au concours de professeur des écoles (CRPE) 2024 dans l’académie de Montpellier. Lors du CRPE 2024, une liste complémentaire de 75 candidats a été établie pour combler les postes potentiellement vacants de l’académie. Cependant, à ce jour, seulement 37 postes de professeurs des écoles stagiaires ont été proposés aux candidats sur la liste complémentaire. Suite à 13 désistements, 25 candidats restent toujours en attente d’un recrutement. La situation est d’autant plus préoccupante que les besoins en personnel enseignant dans l’académie de Montpellier sont manifestes. Dès la rentrée, les autorités académiques ont dû recourir à des enseignants contractuels pour combler les manques, avec le recrutement de 81 contractuels dans les différents départements. Les candidats de la liste complémentaire éprouvent une certaine amertume face à cette situation. Sans présumer des qualifications des enseignants contractuels recrutés en renfort dans les établissements de l’académie de Montpellier, on peut s’interroger sur l’inemploi des candidats de la liste complémentaire, pourtant formés à cet effet et qui devraient donc être mobilisés en priorité. L’ouverture même des listes complémentaires le laisserait pourtant naturellement penser. Face à cette situation, elle demande à Mme la ministre des éclaircissements sur le recours aux contractuels alors que des candidats déjà formés attendent toujours d’être appelés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>34</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5008</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marietta Karamanli</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Mise en place de groupes de niveaux au collège
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        34. — 1 octobre 2024. — Mme Marietta Karamanli appelle l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur la mise en place de groupes de niveaux et non de besoins. M. Attal, alors ministre de l’éducation, a décidé fin 2023 la mise en place de tels groupes. La pertinence de cette décision est remise en cause par de nombreux travaux de la recherche en éducation qui mettent en évidence une absence d’effet bénéfique significatif. Par ailleurs, ces mêmes études mettent en évidence un phénomène d’intériorisation de l’échec, les enfants classés comme fragiles ne progressant peu ou pas. La mise en œuvre des groupes de besoins requiert aussi dans tous les cas une approche souple de la part des enseignants, qui doivent réorganiser les groupes régulièrement à partir d’évaluations fréquentes des élèves. Tous les établissements et enseignants rencontrés par Mme la députée mettent en évidence la complexité de l’organisation née de cette mesure consommatrice de moyens et inatteignable en l’état (insuffisance du nombre de professeurs des disciplines concernées, volumes d’heures supplémentaires insuffisants, abandon de projets pédagogiques déjà financés et qui marchent…). De nombreux établissements et enseignants font valoir à l’inverse la nécessité d’un effort en matière de formation professionnelle et continue, ainsi que le recours à des outils pédagogiques et numériques adaptés. En l’état, il semble que les crédits de la formation aient diminué. Dans ces conditions, elle lui demande si elle compte mettre en place une nouvelle mesure objectivée, axée sur les besoins et comprenant des moyens en adéquation avec les progrès souhaités de tous les élèves.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>46</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5008</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Arnaud Saint-Martin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Service national universel (SNU) : à quand sa suppression ?</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        46. — 1 octobre 2024. — M. Arnaud Saint-Martin interpelle Mme la ministre de l’éducation nationale sur le Service national universel (SNU) et ses dysfonctionnements. Dans son rapport du 13 septembre 2024, la Cour des comptes a pointé les nombreux dysfonctionnements et le coût exorbitant du Service national universel. En effet, le rapport est accablant et vient confirmer ce que dénonce le groupe parlementaire de la France Insoumise depuis la création du dispositif. Alors qu’Emmanuel Macron vantait un dispositif favorisant la mixité sociale, force est de constater qu’aujourd’hui les objectifs ne sont pas remplis : les élèves dont les parents ont servi dans les corps en uniforme et les catégories professionnelles les plus favorisées sont surreprésentés, tandis que les classes populaires sont sous-représentées (20 % des participants). Par ailleurs, de nombreux dysfonctionnements ont été relevés, notamment en matière de transports (l’acheminement des jeunes vers les centres de séjour est un casse-tête pour les collectivités et s’avère de plus en plus complexe), d’hébergement (il n’y a pas assez de place dans le bâti pour l’ensemble des jeunes à héberger), ou encore en matière de disponibilité et de rémunération des encadrants. En effet, les encadrants manquent cruellement, ce qui s’explique par la situation plus que précaire du monde de l’animation et la surmobilisation des associations, notamment d’éducation populaire, pour répondre aux lacunes d’organisation. Parallèlement et même si des efforts ont été réalisés, les encadrants manquent de formation. Le SNU a été le réceptacle d’une libération de la parole de jeunes concernant des violences psychologiques, sexistes, ou sexuelles subies. Mais aujourd’hui, les encadrants ne sont pas habilités à recevoir la parole des jeunes et chaque centre de séjour ne dispose pas toujours d’un psychologue. De nombreux scandales sont venus témoigner de la mauvaise gestion du Service national universel : sanctions collectives, malaises à répétition, agressions sexistes ou sexuelles et injures et traitements racistes passés sous silence. Face à la gestion catastrophique du dispositif, le Gouvernement commet une double faute. Sur le budget d’abord, alors que le Gouvernement évalue le coût du SNU à 2 milliards d’euros, en ne prenant en compte que la phase 1 du dispositif, la Cour des comptes estime son coût réel entre 3,5 et 5 milliards minimum et jusqu’à 10 milliards en intégrant les coûts pour les autres acteurs tels que les collectivités territoriales. Par ailleurs, deuxième faute et énième preuve de la gestion autoritaire et antidémocratique des gouvernements successifs : depuis la création du dispositif, le Parlement n’a pas été consulté. Les missions d’informations successives des deux chambres ont pourtant longuement prouvé l’imposture et l’inutilité du dispositif. Emmanuel Macron a annoncé vouloir généraliser le SNU à l’ensemble d’une classe d’âge (850 000 jeunes) dès 2026. Il devra pour ça, passer par une révision constitutionnelle. Le Service national universel doit être supprimé. Il est inutile, coûteux et est une insulte faite à la jeunesse et au personnel éducatif, alors que le budget de l’éducation nationale diminue d’année en année et devrait, au mieux, stagner dans le projet de loi de finances pour 2025. La jeunesse française mérite mieux, l’école mérite plus. Ainsi, M. le député souhaite savoir si Mme la ministre va enfin consulter le Parlement concernant la poursuite ou la généralisation du Service national universel. Enfin, il lui demande si elle va prendre en compte l’ensemble des problématiques soulevées et décider une bonne fois pour toutes de supprimer ce dispositif onéreux et inutile.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>54</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5009</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Max Mathiasin</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de l’éducation nationale</ministreQuestion><ministreJO>Éducation nationale</ministreJO><Objet>Allocation de rentrée scolaire et prise en charge de l’uniforme en Guadeloupe
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        54. — 1 octobre 2024. — M. Max Mathiasin appelle l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale sur le montant de l’allocation de rentrée scolaire et le financement de l’uniforme qui révèlent une inégalité territoriale entre l’Hexagone et la Guadeloupe. En effet, contrairement à l’Hexagone où le coût de la rentrée est en baisse, le coût de la rentrée scolaire en Guadeloupe est en augmentation de 2,8 % par rapport à 2023, selon les bénévoles de la Confédération syndicale des familles. Ils ont relevé le prix de 47 références scolaires (fournitures, articles de sport…), faisant état d’une augmentation de plus de 50 euros au lycée où la calculatrice affiche 473 euros. À ces coûts, les familles doivent ajouter le prix du transport, de la cantine, ainsi que de l’uniforme qui est à leur charge exclusive, soit un coût supplémentaire global de 12 %. Il s’agit là d’une inégalité notable vis-à-vis des familles de l’Hexagone. Il lui demande s’il envisage de tenir compte de la vie chère dans les outre-mer, et singulièrement en Guadeloupe, pour adapter le montant de l’allocation de rentrée scolaire dans les territoires ultramarins où le coût de la vie est plus élevé que dans l’Hexagone. De plus, alors qu’est lancée, en cette rentrée 2024, l’expérimentation d’une « tenue vestimentaire commune » financée par l’État et les collectivités territoriales dans une centaine d’établissements volontaires de France hexagonale, il lui demande si en Guadeloupe, où l’uniforme est entièrement payé par les familles, une prise en charge par l’État est prévue.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>59</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5009</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aurélien Saintoul</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères</ministreQuestion><ministreJO>Europe et affaires étrangères</ministreJO><Objet>Silence de la France face aux dérives de la junte guinéenne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        59. — 1 octobre 2024. — M. Aurélien Saintoul alerte M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation particulièrement préoccupante des opposants au régime guinéen, MM. Oumar Sylla, dit Foniké Menguè et Mamadou Billo Bah. Depuis le coup d’État du 5 septembre 2021 et le renversement du président Alpha Condé, la Guinée est sous le contrôle du général Mamadi Doumbouya qui avait alors initialement promis une transition démocratique de trois ans, avec l’engagement qu’il quitterait le pouvoir au plus tard en janvier 2025. Depuis, non seulement la junte militaire est revenue sur cette promesse mais les progrès vers une transition démocratique réelle sont extrêmement limités. Les autorités de transition semblent en réalité peu enclines à s’effacer en faveur d’un régime démocratique durable, comme en témoignent les nombreuses violations des droits humains observées sur place. En effet, les dérives de ce Gouvernement se multiplient : interdiction des manifestations en juin 2022, fermeture de médias d’opposition en mai 2024 ou encore suspension de la délivrance des agréments aux associations et aux organisations non gouvernementales en septembre 2024 au motif que seraient menées des « actions de trouble à l’ordre public menées sur le terrain par plusieurs ONG et mouvements associatifs ». Amnesty international rapporte que les répressions systématiques des manifestations ont causé la mort d’au moins 47 personnes entre septembre 2021 et avril 2024 tandis que les arrestations arbitraires et emprisonnements d’opposants sont aujourd’hui la norme. L’ancien numéro 2 de la transition, le général Koulibaly, est d’ailleurs décédé lors d’une incarcération. Pourtant, depuis mars 2022, la France a repris une coopération sécuritaire avec le pouvoir guinéen, dont la nature exacte reste floue et opaque. Il semblerait que Paris cherche à soutenir la junte, notamment par le détachement de fonctionnaires français auprès du ministère de la justice guinéen. Une enquête menée par Thomas Dietrich pour le journal Marianne et publiée en août 2024 souligne également la présence de coopérants militaires français au sein des forces de l’ordre et de l’armée guinéenne. De plus, cette enquête affirme que des forces françaises sont présentes dans l’est du pays, dans le camp militaire de Soronkoni, afin de former les forces spéciales du président Doumbouya, notamment le GFIR censé empêcher toute intrusion terroriste, mais qui s’est en réalité surtout fait connaître pour avoir réprimé des manifestations civiles et pacifiques. Lors de son audition à l’Assemblée nationale le 25 septembre 2024, le chef d’état-major des armées, le général Thierry Burkhard a par ailleurs confirmé qu’il pouvait y avoir des « détachements opérationnels » en Guinée. Dernier évènement en date, l’Organisation internationale de la francophonie a levé, le mardi 24 septembre 2024, la suspension de la Guinée prévu début octobre en France. C’est dans ce contexte particulièrement inquiétant que la gendarmerie guinéenne aurait procédé à l’enlèvement de deux opposants politiques majeurs, Oumar Sylla, dit Foniké Menguè et Mamadou Billo Bah, le 9 juillet 2024. Ces deux responsables du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) sont aujourd’hui toujours portés disparus tandis que les autorités du pays nient toute implication. Fait rare dans le domaine, les États-Unis d’Amérique ont indiqué être « préoccupés par [leur] disparition et [leur] bien-être ». La France, elle, est restée étonnamment silencieuse, d’autant plus que le général Balla Samoura, suspecté d’avoir orchestré cet enlèvement, est conseillé par un gendarme français. Aussi, monsieur le député souhaite savoir pourquoi l’exécutif reste silencieux devant ces enlèvements et pour quelles raisons il apporte un total soutien à la junte que peu de choses distinguent d’autres semblables dans la région. Il lui demande également quels intérêts supérieurs justifient que le Gouvernement ferme les yeux sur de si inquiétantes dérives.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>27</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5010</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-René Cazeneuve</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance</ministreQuestion><ministreJO>Famille et petite enfance</ministreJO><Objet>Taux d’encadrement dans les MECS
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        27. — 1 octobre 2024. — M. Jean-René Cazeneuve appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée de la famille et de la petite enfance, sur la mise en application de la loi n° 2022-140 du 7 février 2022 relative à la protection des enfants qui constitue le volet législatif de la stratégie de prévention et de protection de l’enfance, initiée par le secrétaire d’État en charge de l’enfance et des familles, Adrien Taquet en 2019 et déployée sur le territoire, via une contractualisation entre l’État et les départements. D’après le baromètre de l’application des lois de l’Assemblée nationale, 70 % des décrets nécessaires sont actuellement publiés. Cette loi prévoit notamment l’instauration, par voie réglementaire, d’un niveau minimal d’encadrement et de suivi des mineurs, ainsi que les qualifications requises pour les encadrants, qui s’investissent pleinement dans leur mission. Le nombre d’enfants ayant bénéficié d’une mesure de protection ne cesse de progresser. Les maisons d’enfants à caractère social (MECS) du département du Gers réalisent un travail d’une très grande qualité auprès de ces populations, mais il plane au-dessus d’eux cette attente réglementaire en matière de taux et normes d’encadrement pour leur structure. Par ailleurs, le secteur de la protection de l’enfance souffre d’un déficit d’attractivité, qu’il est urgent de combler. Cela passera par une mobilisation de tous, un soutien plein et entier et une reconnaissance des efforts fournis. Ainsi, il lui demande si elle peut lui indiquer l’avancée des travaux préparatoires concernant ce décret et la temporalité de publication, avec pour objectif de donner davantage de visibilité aux différentes structures.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>38</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5010</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Michel Guiniot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique</ministreQuestion><ministreJO>Fonction publique, simplification et transformation de l’action publique</ministreJO><Objet>Circulaire du 2 août 2023 - Chèques vacances
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        38. — 1 octobre 2024. — M. Michel Guiniot appelle l’attention de M. le ministre de la fonction publique, de la simplification et de la transformation de l’action publique sur les effets de la circulaire du 2 août 2023 relative au chèque-vacances au bénéfice des agents de l’État. En effet, la circulaire du 2 août 2023, entrée en vigueur le 1er octobre 2023 et dont la pleine effectivité commencera au 1er octobre 2024, pénalise des milliers de retraités de la fonction publique. La suppression des chèques-vacances, dont les retraités de la fonction publique pouvaient jusqu’alors bénéficier, représentera une économie minime de 10 millions d’euros, qui n’est rien comparée aux aides apportées aux retraités qui en ont le plus besoin. Il l’interroge donc pour savoir si le nouveau Gouvernement à l’intention de faire maintenir cette circulaire.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>16</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5010</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Bothorel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie</ministreJO><Objet>Chargeur usb-c et secteur du reconditionné
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        16. — 1 octobre 2024. — M. Éric Bothorel interroge M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie, sur le décret n° 2023-1271 du 27 décembre 2023 et son arrêté d’application, qui transposent en droit français la réglementation européenne RED ( Renewable Energy Directive ) imposant un chargeur universel usb-c. Conformément à la directive, le décret établit qu’à partir du 28 décembre 2024, les équipements radioélectriques mentionnés dans le présent décret mis sur le marché européen à compter de cette date seront soumis à l’obligation du chargeur usb-c. La rédaction actuelle du décret assujettit l’ensemble des appareils mis pour la première fois sur le marché européen. Or de nombreux équipements reconditionnés sont importés de l’étranger et ne sont donc pas nécessairement équipés de port usb-c : pour certains reconditionneurs, cela concerne plus de 60 % des appareils commercialisés dans l’Union européenne. Par conséquent, ces nouvelles règles entraveront considérablement la viabilité économique des reconditionneurs, alors que le secteur du reconditionné devrait plutôt être soutenu, pour des raisons à la fois économiques et écologiques. Au-delà, pour les consommateurs, la baisse de l’offre d’appareils reconditionnés qui résultera de l’application de la directive risque mécaniquement de faire augmenter les prix desdits appareils, alors même que le facteur prix est essentiel à l’attractivité du reconditionné. Aussi, il souhaiterait connaître sa position sur ce sujet ainsi que les solutions possibles pour introduire de la souplesse et accompagner au mieux le secteur du reconditionné, tout en respectant l’esprit de la directive. Au-delà, il souhaiterait être éclairé sur la position de la France au niveau européen et la possibilité à l’avenir de mieux prendre en compte les spécificités du secteur.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>58</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5011</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Loir</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie</ministreJO><Objet>Doliprane et souveraineté industrielle
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        58. — 1 octobre 2024. — Mme Christine Loir appelle l’attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie, sur la cession, par Sanofi, de sa filiale Opella, qui abrite le Doliprane, un médicament incontournable et l’un des plus vendus en France. Une opération financière estimée à plus de 15 milliards d’euros, qui aura des conséquences évidentes sur la souveraineté industrielle en matière de médicaments, mais aussi sur les emplois en France. Pour rappel, en 2022, près de 424 millions de boîtes de Doliprane ont été produites et livrées sur le territoire national. Cette production, réalisée notamment dans l’usine Sanofi du Calvados, est cruciale pour répondre aux besoins de millions de Français. Alors que cette cession commerciale soulève des questions légitimes concernant le maintien de la souveraineté industrielle française sur un médicament autant consommé, il est important de rappeler que des tensions d’approvisionnement ont déjà été observées, même lorsque la production était pleinement réalisée en France. Des pénuries se sont fait sentir à l’échelle nationale, dans de nombreuses pharmacies. Une telle vente et demain un transfert éventuel de la production sous contrôle étranger, pourrait non seulement aggraver ces risques de pénurie, mais aussi conduire à une hausse des prix, menaçant ainsi l’accès à ce médicament essentiel pour des millions de Français. La France dépend à hauteur de 60 % à 80 % des importations, en particulier de la Chine, pour la production de médicaments dits « matures ». Le Président de la République avait souligné l’importance stratégique du secteur pharmaceutique, notamment depuis la crise sanitaire liée au covid-19. En juin 2023, il avait exprimé la volonté de sécuriser 450 médicaments, dont le paracétamol, un antalgique essentiel que l’on retrouve dans les milliers de boîtes de Doliprane. Cette future vente soulève des questions majeures concernant la souveraineté industrielle française en matière de médicaments. Au-delà de l’enjeu de la vente, se pose la problématique de l’implantation économique de Sanofi. Dans la région Normandie, c’est un acteur industriel de premier plan. Ses trois sites normands, situés à Val-de-Reuil (Eure), Le Trait (Seine-Maritime) et Lisieux (Calvados), emploient plus de 3 500 personnes. Le site de Lisieux est, par ailleurs, l’unité de production de ce paracétamol si stratégique. Avec une telle vente, quelles garanties seront données pour le maintien des emplois dans la région ? Mme la députée demande donc à M. le ministre quelles actions concrètes le Gouvernement envisage de prendre pour empêcher que ce fleuron de l’industrie pharmaceutique française ne quitte le territoire, afin de garantir les emplois et l’indépendance médicamenteuse française.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>62</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5011</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Bénédicte Auzanot</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie</ministreQuestion><ministreJO>Industrie</ministreJO><Objet>Cause de la baisse des émissions de GES
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        62. — 1 octobre 2024. — Mme Bénédicte Auzanot interroge M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie, sur la baisse de 3,6 % des émissions de gaz à effet de serre en France sur le premier semestre 2024, selon des chiffres publiés par le Centre interprofessionnel technique d’études de la pollution atmosphérique (Citepa). Le Citepa indique, secteur par secteur, les baisses d’émissions mais n’en donne pas les causes. Mme la députée lui demande donc quelle est la part de la désindustrialisation dans cette baisse et, si cette part est inconnue, pourquoi elle n’est pas calculée afin de mieux éclairer le débat.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>19</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5011</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Karen Erodi</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Agression homophobe à Mazamet
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        19. — 1 octobre 2024. — Mme Karen Erodi alerte M. le ministre de l’intérieur sur l’attaque homophobe dont a été victime Paul, un jeune garçon de 17 ans dans le Tarn. Cette agression d’une violence sans précédent soulève de vives préoccupations quant à la sécurité des jeunes LGBTQI+ dans le Tarn et en France. Pour contextualiser, l’agression a eu lieu jeudi 19 septembre 2024 à proximité de la gare de Mazamet alors que celui-ci souhaitait prendre un train pour revenir chez lui en compagnie de son amie Emma. Paul s’est retrouvé agressé par une dizaine de jeunes individus âgée de 13 à 20 ans qui l’ont violemment frappé après qu’il a répondu à la question posée sur son orientation sexuelle, soulignant le caractère prémédité de cette agression. Mme la députée rappelle que la lutte contre les discriminations et les violences homophobes doit être une priorité nationale, conformément aux principes de la République française qui prônent l’égalité et le respect de la dignité de chaque individu. Elle s’inquiète du climat d’insécurité que ressentent de nombreux jeunes LGBTQI+, en particulier depuis la dissolution de l’Assemblée nationale et la montée de la pensée d’extrême droite en France. Alors que M. le ministre s’est publiquement opposé à la légalisation du mariage homosexuel et et a voté contre la proposition de loi interdisant les pratiques visant à modifier l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d’une personne, Mme la députée demande à M. le ministre de prendre position publiquement pour dénoncer l’attaque dont a été victime Paul dans le Tarn. Par ailleurs, elle lui demande de bien vouloir préciser les moyens concrets et les actions mises en œuvre par son ministère pour lutter et prévenir l’homophobie. Elle souhaite connaître les mesures spécifiques envisagées pour prévenir de telles agressions, protéger les victimes, améliorer les programmes de sensibilisation pour prévenir les risques de violences homophobes et plus globalement pour agir en faveur de l’inclusion des personnes LGBTQI+.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>20</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5012</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Yannick Chenevard</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Date des prochaines élections municipales de 2026
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        20. — 1 octobre 2024. — M. Yannick Chenevard appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la question de la date des prochaines élections municipales de 2026. En effet, en raison de la crise sanitaire liée à la covid-19, le décret n° 2020-571 du 14 mai 2020 pris en application de la loi n° 2020-290 du 23 mars 2020 avait fixé au 18 mai 2020 la date d’entrée en fonction des conseils municipaux et communautaires des communes dont le conseil municipal avait été entièrement renouvelé dès le premier tour des élections municipales du 15 mars 2020. En outre, pour le renouvellement des autres conseils municipaux et communautaires, la date du second tour avait été fixée par le décret n° 2020-642 au 28 juin 2020. L’installation de ces derniers avait eu lieu au début du mois de juillet. L’article L. 227 du code électoral dispose que « les conseillers municipaux sont élus pour six ans ». Ce même article dispose que « lors même qu’ils ont été élus dans l’intervalle, ils sont renouvelés intégralement au mois de mars ». On pourrait toutefois faire face à une situation où une très grande partie des conseillers municipaux du pays auraient été élus pour moins de six ans si les élections municipales de 2026 étaient convoquées en mars. Aussi, il l’interroge afin de savoir si les élections municipales de 2026 auront lieu au mois de mars, si elles seront différenciées selon les dates d’installation des conseils municipaux de 2020 ou si elles auront lieu pour toutes les communes en juin 2026.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>21</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5012</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Arnaud Simion</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Obsolescence des taux de remboursement des dépenses électorale.
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        21. — 1 octobre 2024. — M. Arnaud Simion attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur l’obsolescence des taux de remboursement des dépenses électorales engagées par les collectivités locales. Suite à la décision du Président de la République de dissoudre l’Assemblée nationale le 9 juin 2024, les collectivités locales ont dû engager de lourdes dépenses afin que les élections législatives anticipées des 30 juin et 7 juillet 2024 se déroulent dans des conditions optimales. Comme M. le ministre le sait, les conditions budgétaires dans lesquelles opèrent les communes - perte de leviers de financements et compensation insuffisante de la dotation globale de fonctionnement (DGF) - sont extrêmement délicates et, dans ces conditions, il paraît irresponsable au regard du respect des équilibres financiers de maintenir les forfaits établis en 2006. En 2015, le rapport d’information n° 123 (2015-2016) piloté par M. le sénateur Hervé Marseille alertait déjà sur le trop faible taux de remboursement des dépenses engagées (15 % en moyenne selon l’Association des maires de France (AMF) ), dans un contexte où l’inflation était moins forte qu’aujourd’hui et bien avant les conséquences sur le budget des communes de l’épidémie de la covid-19. L’exemple de la commune de Pibrac dans la 6e circonscription de Haute-Garonne est frappant. Cette commune de 9 000 habitants a dû faire un effort exceptionnel de 18 762 euros et recevra 1 070 euros de remboursement. Ce montant correspond à l’ensemble des achats de livres de sa médiathèque pour une année ou encore à près de la moitié des fournitures scolaires nécessaires pour une année donnée. Il lui demande quelles solutions il compte apporter aux communes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>41</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5013</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Edwige Diaz</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Effectifs de gendarmerie en Gironde
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        41. — 1 octobre 2024. — Mme Edwige Diaz interroge M. le ministre de l’intérieur sur les effectifs de la gendarmerie nationale en Gironde et leur évolution annuelle depuis 2017. Elle lui demande de bien vouloir lui communiquer le nombre de gendarmes affectés en Gironde en 2017 jusqu’à nos jours, ainsi que le détail par spécialité et grades.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>43</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5013</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Julien Gokel</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Crise migratoire sur le littoral dunkerquois
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        43. — 1 octobre 2024. — M. Julien Gokel appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les incidents graves survenus à Grand-Fort-Philippe (59) le mercredi 4 septembre 2024, en lien avec un campement éphémère de réfugiés installé dans le parc de l’Estran. Des affrontements violents entre une partie de ces populations réfugiées et les forces de l’ordre ont impliqué des jets de pierres et des incendies, causant des blessures parmi les forces de l’ordre et des dégradations importantes au niveau du parc. Ces évènements, particulièrement inquiétants, marquent une escalade préoccupante des tensions sur le littoral dunkerquois. Ces incidents s’inscrivent dans un contexte de tensions qui affectent également les communes de Grande-Synthe, Gravelines et leurs environs, où les campements de migrants se multiplient face à l’absence de solutions pérennes. Ce climat d’insécurité instaure un sentiment de peur parmi les habitants et l’exaspération croissante des élus locaux, qui doivent faire face aux conséquences sécuritaires et humanitaires dramatiques de la crise migratoire. Ces derniers déplorent l’absence de réponses et de moyens suffisants pour gérer cette crise qui dépasse leurs capacités d’intervention. Aujourd’hui, l’État doit impérativement apporter des réponses à cette situation. Sur le plan sécuritaire d’abord, il est essentiel de renforcer la lutte contre les réseaux de passeurs qui exploitent la détresse des réfugiés. Il est également nécessaire de renforcer les effectifs de police avec des brigades dédiées au maintien de la sécurité publique sur le Dunkerquois. Sur le plan humanitaire ensuite, il est crucial de proposer un accueil digne et respectueux à ces réfugiés, qui vivent aujourd’hui sans accès aux vivres ou aux soins. Enfin, sur le plan diplomatique, une action doit être engagée pour adapter les accords du Touquet de 2004 aux réalités d’aujourd’hui. M. le député lui demande quelle réponse globale, à la fois sécuritaire, humanitaire et diplomatique il entend apporter à la crise migratoire qui frappe le littoral dunkerquois depuis de nombreuses années. Il appelle de ses vœux une action rapide et déterminée de l’État, à la hauteur des enjeux et des attentes des populations locales, tout en respectant les valeurs de solidarité et d’humanité dont nous devons faire preuve à l’égard des réfugiés.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>44</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5013</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Lottiaux</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Simplification des démarches en ligne - visas court séjour des Britanniques
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        44. — 1 octobre 2024. — M. Philippe Lottiaux appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le statut des citoyens britanniques propriétaires d’un bien immobilier en France, à la suite de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Depuis le 1er janvier 2021, ces derniers sont soumis aux règles fixées par l’espace Schengen. Ils ne peuvent pas dépasser 90 jours de présence cumulée sur un total de 180 jours. De nombreux citoyens britanniques possédant des résidences secondaires en France considèrent cette mesure comme injuste au regard de leur participation fiscale et financière au dynamisme des communes où ils résident temporairement. L’article 16 de la loi pour contrôler l’immigration, améliorer l’intégration devait permettre d’instaurer un visa long séjour de plein droit pour les ressortissants britanniques propriétaires d’une résidence secondaire en France. Hélas, cet article a été censuré par la décision du Conseil constitutionnel du 25 janvier 2024. Le problème reste donc entier pour ces ressortissants car, à l’heure où la simplification est à l’ordre du jour, la procédure actuelle est inutilement lourde et complexe. Ses questions écrites n° 15114 du 13 février 2024 et n° 18105 du 28 mai 2024 n’ayant pas reçu de réponse à ce jour, il souhaite toujours savoir si le Gouvernement envisage de supprimer cette procédure de court séjour. Si telle n’était pas son intention, il souhaite savoir si, a minima, il envisage de l’améliorer et de la simplifier au regard d’un certain nombre de problèmes techniques récurrents auxquels sont confrontés les Britanniques. Il apparaît en effet que le système TLScontact connaît nombre de perturbations, que ce soit dans l’attribution du mot de passe à usage unique OTP, dans les délais de prise de rendez-vous auprès des autorités consulaires - contraignant parfois les demandeurs à recommencer l’ensemble du processus -, ou encore dans l’absence d’assistance téléphonique en fin de semaine. Ces incidents ne sont pas des cas isolés mais semblent concerner de très nombreux ressortissants britanniques confrontés à la demande de visa en ligne, alors que le système numérique devrait être facteur de simplification et d’efficacité. Il souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>61</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5014</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Guillaume Gouffier Valente</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Intervenants sociaux en commissariats de police et unités de gendarmerie (ISCG)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        61. — 1 octobre 2024. — M. Guillaume Gouffier Valente interroge M. le ministre de l’intérieur et des outre-mer sur la pérennisation du dispositif d’implantation des intervenants sociaux en commissariats de police et unités de gendarmeries (ISCG). À l’interface entre l’action policière et la prise en charge sociale, les intervenants sociaux positionnés au sein des commissariats et des unités de gendarmerie (ISCG) jouent un rôle fondamental d’évaluation et de repérage des situations sociales dégradées. Au cœur d’un dispositif centré sur la personne, les intervenants sociaux en commissariats et unités de gendarmerie apportent un accompagnement psychologique, social et juridique et orientent les publics vers les services sociaux adéquats. Qualifié d’« urgentiste social », l’ISCG réalise l’intervention de proximité et permet d’assurer une prise en charge sociale de la personne en faisant connaître aux services sociaux de secteur un public non encore identifié. Encadrés juridiquement par la loi de prévention de la délinquance du 5 mars 2007 et par deux circulaires interministérielles des 1er août et 21 décembre 2006 relatives à l’extension des intervenants sociaux dans les services de police et de gendarmerie, ils jouent un rôle dont l’efficacité est largement partagée aux niveaux local et national. Les pouvoirs publics ont donc encouragé et favorisé leur déploiement à une plus large échelle. À la suite du Grenelle des violences conjugales, la mission des ISCG est renforcée pour intervenir prioritairement dans le domaine des violences intrafamiliales et sexuelles. En effet, la profession, féminisée à plus de 90 %, est désormais ciblée sur les violences physiques, psychologiques ou sexuelles et les problèmes familiaux et conjugaux, en lien avec ce public féminin majoritaire. Au regard de la nécessité d’accompagner au mieux les familles en situations de détresse sociale, la création de postes supplémentaires d’ISCG est actée dans le cadre de la stratégie nationale de prévention de la délinquance 2020/2024. Ainsi, au 19 avril 2023, il existe 450 postes d’ISCG sur le territoire, d’après les chiffres de l’Association nationale de l’intervention sociale en commissariat et en gendarmerie. L’ISCG peut être employé par diverses institutions, comme les communes, les établissements publics de coopération intercommunale, conseils départementaux, associations, etc. Le financement du poste est assuré par le biais du fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD) géré par le SG-CIPDR (secrétariat général du comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation). Les conditions de mise en œuvre et de financement du dispositif sont organisées dans le cadre d’une convention entre l’État, via le FIPD et les collectivités territoriales contractantes. Toutefois, un rapport de l’inspection générale de l’administration sur l’évaluation du dispositif des ISCG montre que le caractère normalement triennal des conventions communes n’est pas suffisamment respecté, créant par voie de conséquence une fragilité du dispositif et une incertitude quant à sa pérennisation. Le rapport relève aussi, que le principe de dégressivité du financement de l’État constitue un frein à la mise en place d’ISCG sur les territoires. La situation est d’autant plus regrettable que les collectivités territoriales peuvent, si elles ne trouvent pas de financements locaux, se désengager et cesser elles aussi de financer le dispositif, et ce dès la troisième année. Cette situation induit aujourd’hui des incertitudes sur le maintien des postes, sur l’extension du dispositif et sur sa pérennisation et la recherche permanente de financement fragilise les conditions d’emploi des ISCG avec des recrutements précaires. M. le député interroge alors M. le ministre afin d’obtenir des informations sur les conventions de partenariat pour la mise en place des ISCG et souhaite savoir s’il est envisageable de revoir les conditions de contractualisation, afin de donner une vision pluriannuelle sur les financements. Par cette question, M. le député rappelle le caractère fondamental de ce dispositif, dont l’objectif de pérennisation et d’augmentation des postes est inscrit dans la stratégie de prévention de la délinquance 2020/2024 et réaffirmé par la loi dite « LOPMI » de 2022 qui prévoit le déploiement de 200 nouveaux postes sur 5 ans, pour obtenir 600 ISCG au total d’ici à 2025. Il souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>69</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5014</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sylvie Bonnet</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Bonification de trimestres de retraite pour les sapeurs-pompiers volontaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        69. — 1 octobre 2024. — Mme Sylvie Bonnet appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le projet de décret visant à décliner l’article 24 de la loi n° 2023-270 du 14 avril 2023 de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023 qui accorde, au titre de la solidarité nationale, le droit à des trimestres de retraite supplémentaires aux assurés ayant accompli au moins dix années d’engagement, continues ou non, en qualité de sapeur-pompier volontaire. Répondant à la question d’actualité du député de la Loire Dino Cinieri le 21 novembre 2023, le précédent ministre de l’intérieur s’était engagé à ce que le décret soit pris avant le 31 décembre 2023. Malheureusement, le projet de décret qui a circulé depuis limiterait le bénéfice de cette mesure de reconnaissance (trois trimestres après dix années d’engagement plus un trimestre supplémentaire tous les cinq ans) aux seuls sapeurs-pompiers volontaires ne bénéficiant pas de l’ensemble des trimestres de cotisation retraite sur leur carrière (périodes d’inactivité ou de chômage non indemnisé par exemple). Or la très grande majorité des 197 800 hommes et femmes engagés comme sapeurs-pompiers volontaires concilient cette activité altruiste au service du public avec une activité professionnelle. Par conséquent, le nombre de bénéficiaires effectifs de cette bonification serait insignifiant et cela irait totalement à l’encontre de la volonté des parlementaires de promouvoir par cette mesure une société du travail et de l’engagement. En l’état, ce projet de décret entraînerait une rupture d’égalité entre les sapeurs-pompiers volontaires selon qu’ils exercent ou non une activité professionnelle, indépendamment de leur engagement au service de la protection des populations. C’est pourquoi elle lui demande s’il va modifier ce projet de décret afin que tous les sapeurs-pompiers volontaires puissent bénéficier des trimestres de retraite supplémentaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>70</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5015</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Pierre Cordier</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Bonification de trimestres de retraite pour les sapeurs-pompiers volontaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        70. — 1 octobre 2024. — M. Pierre Cordier appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le projet de décret en préparation visant à décliner l’article 24 de la loi n° 2023-270 du 14 avril 2023 de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023 qui accorde, au titre de la solidarité nationale, le droit à des trimestres de retraite supplémentaires aux assurés ayant accompli au moins dix années d’engagement, continues ou non, en qualité de sapeur-pompier volontaire. La volonté du législateur était de « valoriser l’engagement des sapeurs-pompiers pour leur retraite » et « de prévoir plus de mesures incitatives pour motiver les vocations ». Pourtant, le projet de décret d’application prévu par le précédent ministre limiterait, dans sa rédaction actuelle, le bénéfice de cette mesure de reconnaissance (trois trimestres après dix années d’engagement plus un trimestre supplémentaire tous les cinq ans) aux seuls sapeurs-pompiers volontaires ne bénéficiant pas de l’ensemble des trimestres de cotisation retraite sur leur carrière (périodes d’inactivité ou de chômage non indemnisé par exemple). Or la très grande majorité des 197 800 hommes et femmes engagés comme sapeurs-pompiers volontaires concilient cette activité altruiste au service du public avec une activité professionnelle. Par conséquent, le nombre de bénéficiaires effectifs de cette bonification serait insignifiant et cela irait totalement à l’encontre de la volonté des parlementaires de promouvoir par cette mesure une société du travail et de l’engagement. En l’état, ce projet de décret entraînerait une rupture d’égalité entre les sapeurs-pompiers volontaires selon qu’ils exercent ou non une activité professionnelle, indépendamment de leur engagement au service de la protection des populations. Il suscite enfin un fort mouvement de déception et de démotivation chez les sapeurs-pompiers volontaires, alors que cette disposition devrait constituer au contraire l’opportunité d’améliorer leur fidélisation et leur reconnaissance. Il lui demande par conséquent s’il compte revoir la rédaction de ce projet de décret afin de respecter la volonté du législateur et les attentes légitimes des sapeurs-pompiers volontaires.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>76</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5015</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sylvain Carrière</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre de l’intérieur</ministreQuestion><ministreJO>Intérieur</ministreJO><Objet>Exposition aux risques des sapeurs-pompiers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        76. — 1 octobre 2024. — M. Sylvain Carrière attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la nécessité de prendre en compte et reconnaître l’exposition aux risques des sapeurs-pompiers. Les pompiers, dans leurs activités, sont exposés à de nombreuses substances toxiques pour l’organisme. C’est le cas de la suie composée, entre autres, d’hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) cancérigènes. C’est le cas des déblais qui entraînent une concentration en particules fines jusqu’à 400 fois plus importante qu’à l’air ambiant. C’est le cas des fumées irritant la peau et pénétrant dans les voies respiratoires, dont la toxicité est accrue par l’usage de nouveaux matériaux synthétiques comme le plastique, les composites, le bois traité ou encore les nanoparticules. C’est le cas de la mousse anti-incendie composée essentiellement de per et polyfluoroalkylées (PFAS). En 2010, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a conclu que l’exposition professionnelle en tant que pompier est « possiblement cancérogène pour l’humain ». L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a reconnu en 2022 la surexposition des pompiers à nombre de maladies et d’infections chroniques. Par rapport au reste de la population, c’est +58 % de risque de contracter un mésothéliome, +16 % de contracter un cancer de la vessie. Sans compter nombre de cancers et autres maladies chroniques directement causées par l’activité de pompier dont la surexposition n’a pas pu être chiffrée. De nombreux pays comme le Canada, les États-Unis d’Amérique et la Belgique, ont reconnu la causalité de ces maladies dans l’exercice des fonctions des sapeurs-pompiers. En conséquence, ils ont mis en place une protection générale digne de ce nom. En France il n’en est rien, alors même que c’est le pays qui expose le plus les pompiers à ces risques. Pourtant, le 24 octobre 2023, devant l’Assemblée nationale, M. le ministre de l’intérieur annonçait que les pompiers « sont amenés à contracter des maladies très graves, notamment des cancers ». Il s’agit donc d’agir en conséquence. Le 3 octobre 2023, le Parlement européen a adopté une résolution législative sur l’exposition à l’amiante, depuis traduite en directive, dont le point 28 qualifie les pompiers de « personnels à protéger ». Mais les exigences des pompiers vont plus loin que le seul champ de l’exposition à l’amiante. Ils veulent enfin que soient intégrés les « cancérigènes, reprogènes et reprotoxiques » (CMR) ainsi que les HAP. Dès lors, il s’agit de mettre en place une règle générale de protection des sapeurs-pompiers et des personnels administratifs qui participent aux missions de secours. Il est également urgent de reconnaître enfin ces maladies comme professionnelles et de les prévenir en séparant les filières au sein des SDIS afin de limiter l’exposition. Comme le rappellent les membres de la Fédération autonome des sapeurs-pompiers professionnels et des personnels administratifs et techniques spécialisés, « les pompiers ne sont pas des héros qui peuvent impunément exposer leurs vies. Ce sont des femmes et des hommes ordinaires qui gèrent des situations exceptionnelles de crises et de détresse auxquels leurs concitoyens sont inlassablement confrontés ». Il lui demande donc quelles mesures il compte prendre afin de mieux protéger les 250 000 pompiers du pays.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>1</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5016</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Antoine Villedieu</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Assermentation des gardes particuliers
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        1. — 1 octobre 2024. — M. Antoine Villedieu attire l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur les assermentations des gardes particuliers. En 2020, dans le cadre de la refonte de la justice, l’article 29-1 du code de procédure pénale avait été modifié. À cette époque, le ministère de la justice avait déjà été interpellé sur cette demande de précision. Sa réponse affirmait que tous les gardes particuliers n’avaient plus besoin de repasser leur assermentation en cas de renouvellement ou pour un nouveau territoire ou une nouvelle spécificité. Or la réalité concrète sur le terrain est tout autre puisque les tribunaux continuent à faire passer celles-ci et les préfectures interprètent dans le même sens lorsqu’elles sont interrogées par les personnes et les instances concernées. M. le député demande donc que soit résumé plus clairement au sein de l’article R. 15-33-29 du code de procédure pénale, le fait de ne plus avoir à repasser des assermentations sauf la première fois, pour tous les gardes particuliers définis comme chargés de certaines missions de police judiciaire et qu’ils ne soient plus obligés, en cas de renouvellement, de passer auprès des greffes des tribunaux sauf pour y apposer une date et un cachet confirmant l’assermentation sur la carte prévue dans le décret, arrêté, annexes du 31 août 2006 et circulaire d’application du 9 janvier 2007. Enfin, il lui demande également que lors d’un dossier de demande d’un renouvellement ou d’un autre agrément, une copie de l’assermentation actuelle y soit jointe et que la préfecture annote obligatoirement sur la nouvelle carte, la date.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>48</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5016</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Andrée Taurinya</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Entrave au droit de visite parlementaire des établissements pénitentiaires
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        48. — 1 octobre 2024. — Mme Andrée Taurinya interpelle M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur les contours du droit de visite des établissements pénitentiaires par les parlementaires, les journalistes, les accompagnants et les bâtonniers ou leur délégué spécialement désigné au sein du conseil de l’ordre. Le 16 juillet 2024, date à laquelle M. Gabriel Attal a présenté la démission de son Gouvernement au Président de la République, la direction de l’administration pénitentiaire a émis une note NOR : JUSK2422170N visant à réduire l’exercice du droit de visite parlementaire dans les établissements pénitentiaires consacré par la loi. Cette note venait abroger et remplacer la note NOR JUSK2323136N du 24 août 2023 qui précisait également la doctrine de l’administration pénitentiaire sur l’exercice de ce droit de visite. Cette nouvelle note interprétative précise son « 2) Les modalités de la visite » par une formule laconique : « Au cours de la visite, les parlementaires, le bâtonnier ou son délégué spécialement désigné au sein du conseil de l’ordre peuvent s’entretenir avec des personnes détenues ». La version antérieure de ce document publié le 24 août 2023 donne une tout autre interprétation du droit de visite lorsqu’on s’y réfère : « Au cours de sa visite, les parlementaires, le bâtonnier ou son délégué spécialement désigné au sein du conseil de l’ordre peuvent s’entretenir individuellement avec des personnes détenues, le cas échéant, hors la présence du cadre pénitentiaire en charge de l’accompagnement de la visite ». Force est de constater que la note du 16 juillet 2024 a manifestement fait disparaître la mention de la confidentialité de l’entretien que le titulaire du droit de visite peut conduire avec des personnes détenues rencontrées à cette occasion. La nouvelle rédaction ne semble pas interdire explicitement au titulaire de ce droit d’exiger que le cadre pénitentiaire en charge de l’accompagnement de la visite quitte la pièce avant ce type d’entretien. La confidentialité de l’entretien est en effet précieuse pour créer un climat de confiance entre le titulaire du droit de visite et la personne détenue. Elle doit pouvoir s’exprimer librement sur ses conditions de détention, sans subir la moindre forme de pression qui la conduirait à s’autocensurer par crainte d’éventuelles représailles. Si la note du 16 juillet 2024 avait pour effet d’interdire la confidentialité des entretiens entre le titulaire du droit de visite et les détenus rencontrés à cette occasion, elle reviendrait à réduire l’exercice d’un droit pourtant consacré par le code de procédure pénale et dont l’esprit dicte à son titulaire de contrôler sans entrave le respect des droits fondamentaux des personnes privées de liberté. Cette note contiendrait dès lors un caractère impératif ayant un effet notable sur les droits ou la situation des administrés qui pourrait sans aucun doute possible conduire à un contentieux devant le juge de l’excès de pouvoir ou bien celui des référés. Mme la députée rappelle à ce titre que le juge des référés du Conseil d’État a reconnu que « la liberté d’expression et le libre exercice du mandat parlementaire constituent des libertés fondamentales au sens [de l’article 521-2 du code de justice administrative]. Découle de ce dernier notamment le droit des députés et des sénateurs de visiter les établissements pénitentiaires, prévu à l’article 719 du code de procédure pénale, qui a pour objet de permettre aux élus de la Nation de vérifier que les conditions de détention répondent à l’exigence du respect de la dignité de la personne » (CE, Juge des référés, 2 juin 2020, M. Bernalicis, n° 440787). Elle lui demande donc de bien vouloir : confirmer que la note n’a pas eu pour effet d’interdire la confidentialité des entretiens réalisés par les titulaires du droit de visite avec les personnes détenues rencontrées à cette occasion ; le cas échéant, rectifier la note NOR : JUSK2422170N du 16 juillet 2024 pour y faire réapparaître la possibilité de cet entretien confidentiel afin d’éclairer l’administration pénitentiaire et lever toute ambiguïté sur les contours du droit de visite ; le cas échéant, préciser dans quel délai il prendrait les mesures nécessaires pour réviser la note susmentionnée et ainsi clarifier la doctrine suivie par son administration.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>49</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5017</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Michèle Martinez</parlementaire><ministreQuestion>M. le garde des sceaux, ministre de la justice</ministreQuestion><ministreJO>Justice</ministreJO><Objet>Surpopulation carcérale des établissements pénitentiaires d’Occitanie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        49. — 1 octobre 2024. — Mme Michèle Martinez appelle l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur la surpopulation carcérale dans la région Occitanie et, plus particulièrement, au centre pénitentiaire de Perpignan, qui présente un taux de surpopulation de plus de 250 % pour les hommes et de 236 % pour les femmes. La colère monte chez les surveillants pénitentiaires et ce, à juste titre. Ces derniers voient leurs conditions de travail se dégrader de manière considérable. La population carcérale ne cesse de croître, avec plus de 850 matelas au sol dans la région Occitanie, dont 110 à Perpignan. Malgré la construction d’un nouveau centre de détention à Rivesaltes prévue pour 2027, ils ne peuvent pas attendre plus longtemps, car chaque jour qui passe, la situation s’aggrave. Cette situation dramatique est exacerbée par un sous-effectif du personnel, lequel fait face à des risques accrus pour leur intégrité physique et mentale au quotidien. Les agents pénitentiaires, épuisés et démotivés, demandent des mesures concrètes et rapides. Il est donc urgent de mettre fin aux conditions de travail délétères dans les prisons d’Occitanie en plaçant la sécurité au centre des préoccupations. Une demande de renforcement des effectifs en personnel pénitentiaire est urgente, ainsi qu’une demande de transferts massifs et rapides des détenus sans liens familiaux, sous obligation de quitter le territoire français (OQTF) ou interdits de territoire, vers des directions interrégionales moins surchargées. Ainsi, elle demande quelles mesures le ministère compte prendre à ce sujet pour les établissements pénitentiaires d’Occitanie.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>13</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5017</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Jean-Michel Jacques</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Protection des locataires contre les retenues abusives sur dépôts de garantie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        13. — 1 octobre 2024. — M. Jean-Michel Jacques interroge Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur le renforcement de la protection des locataires contre les retenues abusives sur les dépôts de garantie. Un nombre croissant de locataires se trouvent confrontés à des difficultés concernant les retenues sur les dépôts de garantie à la fin de leur bail. En effet, il semble que certains bailleurs se contentent de fournir des devis non détaillés ou des factures peu précises pour justifier des retenues, sans preuve que les travaux ou services concernés ont effectivement été réalisés. Dans de nombreux cas, seul un recours devant le juge permet de contester la légitimité de ces retenues, ce qui engendre des coûts et des démarches lourdes pour les locataires, souvent pour des sommes relativement modestes. Par ailleurs, il est apparu que cette situation peut encourager des pratiques abusives de la part de certains bailleurs, qui utilisent cette faille pour imputer aux locataires des frais injustifiés ou excessifs. Aussi, il souhaite savoir si le Gouvernement envisage de modifier la législation en vigueur afin de renforcer la protection des locataires contre ces abus et, notamment, s’il serait envisageable d’introduire l’obligation pour les bailleurs de fournir des factures détaillées et vérifiables pour toute retenue effectuée sur le dépôt de garantie, accompagnées de preuves de la réalisation des travaux ou services invoqués.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>51</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5018</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Anthony Brosse</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine</ministreQuestion><ministreJO>Logement et rénovation urbaine</ministreJO><Objet>Sécurité des matériaux lors de la rénovation de logements
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        51. — 1 octobre 2024. — M. Anthony Brosse attire l’attention de Mme la ministre du logement et de la rénovation urbaine sur l’actuel risque de se voir opposer un abaissement du niveau de sécurité des matériaux lors de la rénovation d’un bâtiment. Une recommandation du ministère de l’urbanisme et du logement, publié au Journal officiel le 28 janvier 1983, précise que les travaux ne doivent pas avoir pour effet de diminuer le niveau de sécurité antérieur dans le cadre de la sécurité des personnes contre l’incendie. Une telle disposition prohibe la rénovation des bâtiments par des éléments en bois si l’ouvrage n’en disposait pas à l’origine. Pourtant, le bois constitue une source d’approvisionnement locale et biosourcée pour la rénovation des bâtiments, en plus d’avoir de nombreux avantages thermiques. Le bois, dont la résistance n’est plus à prouver, n’est pas plus sujet à l’incendie qu’un autre matériau comme le béton ou la brique. Ainsi, il aimerait savoir si des évolutions réglementaires sont envisagées afin que le bois puisse être utilisé dans le cadre de la rénovation de bâtiments habitables.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>56</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5018</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Loïc Prud’homme</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap</ministreQuestion><ministreJO>Personnes en situation de handicap</ministreJO><Objet>Déficit notoriété no d’urgence 114 réservé aux personnes sourdes/malentendantes</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        56. — 1 octobre 2024. — M. Loïc Prud’homme alerte Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap, sur le déficit de notoriété du numéro d’urgence 114 réservé aux personnes sourdes, sourdaveugles, malentendantes et aphasiques. Le numéro d’urgence 114 a été créé en septembre 2011 dans l’objectif de répondre à l’obligation légale d’assurer l’accessibilité des services publics d’urgence à l’ensemble des citoyens dans le cadre de la loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. Sous l’égide des ministères de la santé et de l’intérieur et piloté par le CHU Alpes-Grenoble, le numéro d’urgence 114 traite près de 28 000 appels par an et assure l’interface avec les services du service d’aide médicale urgente (SAMU), de la police, de la gendarmerie et des pompiers. Cependant, malgré les campagnes d’information et le dévouement de l’unique unité de régulation d’urgence du 114 située au centre hospitalier universitaire (CHU) de Grenoble, ce service connaît encore un important déficit de notoriété. Plus de dix ans après sa création, les résultats du baromètre Viavoice de janvier 2024 montre que seulement 6 % des personnes sourdes et malentendantes en France connaissent ce numéro d’urgence. La méconnaissance de ce service peut entraîner de graves conséquences pour les personnes sourdes et malentendantes qui risquent d’être confrontées à des retards ou à des défauts de prise en charge dans des situations d’urgence pour leur santé ou leur sécurité. Il apparaît donc nécessaire de prendre des mesures pour renforcer la notoriété de ce service, en investissant des moyens supplémentaires afin d’améliorer notamment les campagnes d’information et d’affichage dans les établissements recevant du public. L’intervention de l’État doit également permettre de développer les initiatives mises en œuvre en faveur de la formation des agents de police et de secours en lien avec le personnel de régulation d’urgence du 114. Les professionnels du secteur insistent enfin sur la nécessité de renforcer l’accessibilité de la formation d’assistant de régulation médicale pour les personnes sourdes et malentendantes afin de leur permettre de bénéficier d’une meilleure reconnaissance de leurs qualifications et compétences. Il l’interroge donc sur les mesures qu’elle entend mettre en œuvre afin d’assurer la promotion de l’outil indispensable que représente le numéro d’urgence 114 dans l’objectif de garantir l’effectivité du principe d’égalité des droits et de favoriser une meilleure inclusion des personnes sourdes et malentendantes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>57</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5018</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. José Beaurain</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap</ministreQuestion><ministreJO>Personnes en situation de handicap</ministreJO><Objet>Manque d’AESH et de places dans les Ulis dans le département de l’Aisne
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        57. — 1 octobre 2024. — M. José Beaurain appelle l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes, chargée des personnes en situation de handicap, sur la situation alarmante concernant le manque d’accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) et l’insuffisance de places dans les unités localisées pour l’inclusion scolaire (Ulis) dans le département de l’Aisne. En effet, de nombreux élèves en situation de handicap dans ce département ne bénéficient toujours pas d’un accompagnement par un AESH pour l’année scolaire en cours, malgré les notifications émises par la maison départementale des personnes handicapées (MDPH). Par ailleurs, plusieurs établissements font état d’une saturation des classes Ulis, obligeant de nombreux élèves à suivre une scolarité sans l’accompagnement adapté à leurs besoins. Cette situation est d’autant plus préoccupante que le nombre d’élèves concernés par les dispositifs d’inclusion scolaire a fortement augmenté ces dernières années, accentuant les tensions sur les moyens humains et matériels. Face à cette situation, les familles et les équipes éducatives expriment un sentiment d’abandon et craignent que ces manquements ne compromettent durablement la réussite scolaire et l’inclusion sociale de ces enfants. Il souhaiterait savoir quelles mesures elle compte prendre pour remédier rapidement à ce déficit d’AESH et à l’insuffisance des places en Ulis dans le département de l’Aisne, afin de garantir à tous les élèves en situation de handicap les conditions optimales pour leur scolarisation, conformément aux engagements de la loi du 11 février 2005 et au principe d’égalité des chances.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>9</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5019</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Béatrice Roullaud</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Délais d’obtention du numéro FINESS auprès de la CRAMIF
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        9. — 1 octobre 2024. — Mme Béatrice Roullaud appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les délais extrêmement longs auxquels se heurtent les professionnels en audioprothèse pour obtenir leur numéro d’identification auprès de la caisse régionale d’assurance maladie d’Île-de-France (CRAMIF). Cette immatriculation du fichier national des établissements sanitaires et sociaux (FINESS), répertoire national géré par l’agence du numérique en santé, est indispensable pour pouvoir procéder à la facturation de leurs clients. Alors que le délai moyen de traitement d’une demande d’attribution est annoncé de deux mois sur le site de la CRAMIF, une audioprothésiste installée dans une commune de sa circonscription attend désespérément depuis trois mois ce numéro FINESS et aucun gestionnaire ne la recontacte malgré de nombreux échanges de mails. Cette jeune professionnelle indépendante qui n’est rattachée à aucun des trois grands groupes leaders sur le marché, s’est fortement endettée afin de pouvoir investir dans l’acquisition du matériel auditif et doit faire face une baisse inquiétante de sa trésorerie sans pouvoir se faire rembourser. Sans une réponse rapide, elle envisage de devoir arrêter son activité. Alors que le Gouvernement met l’accent sur l’importance de soutenir l’entreprenariat et la nécessité de simplifier la vie des entreprises, notamment les démarches administratives, il est fort regrettable de constater que sur le terrain la réalité est toute autre. Elle lui demande en conséquence quelles mesures elle envisage de mettre en place pour faciliter et accélérer l’obtention de ce numéro d’immatriculation indispensable aux professionnels en audioprothèse pour pouvoir exercer leur métier sereinement.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>10</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5019</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Fabien Di Filippo</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Lutte contre les arrêts maladie abusifs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        10. — 1 octobre 2024. — M. Fabien Di Filippo alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la nécessité d’évaluer l’efficacité des mesures prises dans le cadre de la loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) pour 2024 pour renforcer la lutte contre les arrêts maladie de complaisance, qui pèsent sur les finances publiques. Les arrêts maladies ont coûté 16 milliards d’euros à la sécurité sociale en 2022, un coût en hausse de 60 % par rapport à 2010 et de 6 % par rapport à 2019, avant covid. Selon le directeur général de la Caisse nationale de l’assurance maladie, il devrait atteindre 16,6 milliards d’euros, pour 2024. Les dépenses d’indemnités journalières augmentent à un rythme annuel moyen de de 3,8 % depuis 2010, une hausse que ni la croissance démographique, ni la hausse des salaires ne suffisent à expliquer complètement. Selon le Gouvernement, les arrêts maladie auraient augmenté de 7,9 % en un an et de 30 % entre 2012 et 2022, passant de 6,4 millions arrêts prescrits en 2012 à 8,8 millions désormais. Le baromètre d’Apicil indique qu’en 2022, 35 % des salariés français ont déposé un arrêt maladie, avec une durée moyenne de 22,13 jours. Les motifs sont majoritairement le covid (1,6 million), les syndromes dépressifs (1,52 million), la gastro-entérite (874 000), les lombalgies (787 000) et les « sciatiques » (479 000). Afin de lutter contre cette croissance des arrêts maladie, insoutenable au regard du budget de la sécurité sociale, le Gouvernement a mis en œuvre plusieurs mesures contre les prescriptions abusives dans le cadre de la LFSS 2024 : il a notamment lancé une campagne pour contrôler les médecins prescrivant 5 à 10 fois plus d’arrêts maladie que leurs confrères, avec la mise en place d’une procédure de « mise sous objectifs » les enjoignant à baisser et à justifier leurs arrêts de travail délivrés sous peine de sanctions financières et a également instauré la limitation des arrêts maladie obtenus par téléconsultation à trois jours maximum. Le Conseil constitutionnel a en revanche censuré une disposition visant à confier aux entreprises le pouvoir de mandater un médecin contrôleur chargé de vérifier le caractère justifié des arrêts maladie de leurs salariés. Le versement des indemnités journalières aurait été suspendu automatiquement en cas de non-justification. Cette censure est fort dommageable car cette mesure pouvait constituer un garde-fou intéressant et objectif pour limiter les abus et concentrer les moyens de l’assurance-maladie sur des besoins légitimes. Alors que le déficit de la sécurité sociale s’élève en 2023 à 10,8 milliards d’euros et pourrait s’élever à 17,2 milliards en 2027, les effets des mesures qui ont déjà été prises doivent être évalués et communiqués au plus vite, afin de constater leur efficacité et l’éventuelle nécessité de les renforcer pour mieux lutter contre le déficit public, mais aussi mieux valoriser l’effort et le mérite. Dans son rapport de mai 2024 sur la situation des finances sociales, la Cour des comptes dresse une série de propositions pour enrayer « l’insoutenable » trajectoire de la dette sociale et notamment pour diminuer les dépenses d’indemnisation des arrêts de travail « qui ont augmenté de plus de 50 % entre 2017 et 2022 pour atteindre 12 milliards d’euros dans le régime général ». Parmi « les mesures possibles », la Cour évoque la réduction de la durée maximale d’indemnisation de trois à deux ans associée à une meilleure prise en charge des pathologies chroniques, ou encore une révision du délai de carence et de la prise en charge des arrêts courts. À l’approche de la rentrée parlementaire et de l’examen du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2025 par la Commission des affaires sociales, il lui demande que soient communiqués de manière urgente par l’assurance maladie ou par son ministère les bilans chiffrés des mesures prises pour mieux lutter contre les arrêts maladie de complaisance et les éventuelles nouvelles mesures envisagées pour les renforcer.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>35</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5020</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Matthieu Marchio</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Situation des EHPAD-Grand âge
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        35. — 1 octobre 2024. — M. Matthieu Marchio appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation critique que traversent actuellement les EHPAD en France. Deux établissements sur trois connaissent des difficultés financières selon les acteurs du secteur. Le modèle de financement des EHPAD semble à bout de souffle et les causes de cette crise sont multiples. La situation s’est considérablement détériorée pour nombre d’établissements, affectant directement la qualité de la prise en charge des résidents. La désaffection des familles, en partie liée à la crise sanitaire de la covid-19, les révélations de maltraitance dans certaines structures et la mauvaise image véhiculée par le livre « Les Fossoyeurs » ont engendré une baisse de fréquentation des chambres, aggravant la situation économique de nombreux EHPAD. De plus, la hausse des charges salariales, en partie due aux accords du Ségur de la santé, et l’inflation du coût de l’énergie et des denrées alimentaires continuent de creuser les déficits. Certaines structures ont dû fermer, faute de moyens financiers suffisants. Le cercle de réflexion « Matières grises » a alerté également sur l’incapacité croissante des établissements à financer les investissements nécessaires pour répondre aux défis démographiques et épidémiologiques futurs. Certaines maisons de retraite retardent désormais des travaux essentiels ou se voient dans l’obligation de réduire leur personnel qualifié. Bien que des fonds d’urgence aient été alloués par l’État ces dernières années, y compris une enveloppe de 100 millions d’euros débloquée en juillet 2023, ces mesures demeurent insuffisantes pour répondre à l’ampleur de la crise. La promesse de compenser les hausses de salaire liées aux accords du Ségur n’a pas été entièrement tenue. Il est donc impératif de s’assurer que les prochaines réformes, notamment la loi sur le « bien vieillir » qui doit entrer en vigueur en janvier 2025, n’auront pas pour conséquence une discrimination tarifaire entre résidents aux revenus différents, ce qui de fait exclura les familles les plus modestes. Face à cette situation, il lui demande quelles actions concrètes le Gouvernement entend entreprendre pour réformer de manière structurelle le financement des EHPAD, assurer leur viabilité financière à long terme et améliorer la prise en charge des résidents dans un contexte de vieillissement de la population. Il souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement envisage de mettre en œuvre pour garantir une gestion financière durable des EHPAD et si une révision des mécanismes de financement est prévue afin de soulager les établissements en difficulté et améliorer la qualité de vie des personnes âgées.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>52</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5020</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Aly Diouara</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Mise en place d’une stratégie nationale de lutte contre la drépanocytose
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        52. — 1 octobre 2024. — M. Aly Diouara attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la nécessité de la mise en place d’une stratégie nationale de lutte contre la drépanocytose, qui constitue un important sujet de santé publique. Cette maladie du sang, bien que peu médiatisée, est la première maladie génétique en France et dans le monde. Selon les données nationales disponibles, près de 30 000 personnes sont touchées. Avec plus de 500 nouveaux cas enregistrés en France chaque année, soit une augmentation de 44 % de la prévalence de cette maladie au cours de la dernière décennie, la drépanocytose est la seule affection génétique en progression dans le pays. L’Île-de-France et les départements d’outre-mer sont particulièrement touchés et concentrent la majorité des cas. La drépanocytose se manifeste par des symptômes lourds qui handicapent et pèsent dès le plus jeune âge sur l’espérance de vie et le quotidien des porteurs de cette pathologie. L’amélioration de la prise en charge des malades passe notamment par une détection précoce systématique et généralisée qui, aussi bien par souci d’efficacité dans la détection des cas que de lutte contre les discriminations, se doit de mettre fin au ciblage ethnique. En dépit de la gravité de cette maladie et de chiffres qui doivent alerter, la prise en charge de la drépanocytose demeure défaillante en France. La drépanocytose ne fait toujours pas l’objet d’un enseignement systématique dans le cursus des professionnels de santé. Cette situation entraîne de fortes disparités dans la prise en charge de cette maladie selon l’hôpital ou la région de prise en charge du patient et contraint la plupart du temps les malades à se rendre aux urgences, sollicitant des professionnels de santé souvent non-formés et démunis face à cette pathologie. Pour toutes ces raisons, la drépanocytose constitue un exemple parmi d’autres des inégalités devant la santé auxquelles sont confrontées de nombreux citoyens. Pour répondre à ces manques et au-delà des enjeux sociaux et territoriaux que la prise en charge de cette maladie pose, il apparaît comme primordial d’instaurer une stratégie nationale ambitieuse de lutte contre la drépanocytose telle que réclamée par les associations de patients et les professionnels depuis de longues années. Cette stratégie doit viser en particulier à la généralisation du dépistage prénatal, au renforcement de la prévention, ainsi qu’à l’amélioration de la recherche et de la formation des professionnels de santé autour de cette maladie pour garantir une meilleure prise en charge et ainsi mieux accompagner les personnes porteuses. En tant que député de la Seine-Saint-Denis, territoire particulièrement concerné par cette maladie, il s’associe aux nombreuses initiatives des associations de patients et des acteurs de la santé, portées à la connaissance des prédécesseurs de Mme la ministre (dont un « Livre blanc pour une stratégie nationale dédiée à la drépanocytose » rédigé en 2023), qui se battent pour sortir cette maladie de l’ombre. Il convient également de rappeler le chef de l’État à ses promesses de campagne de 2022, qui évoquaient notamment la mise en place d’un plan de détection et de prévention relatif à la drépanocytose afin que ce dernier se matérialise concrètement et ne reste lettre morte. Fort de ce constat, M. le député se tient à la disposition de Mme la ministre pour travailler ensemble à l’amélioration de la prise en charge de cette maladie dans le pays. Il souhaite connaître sa position sur le sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>53</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5021</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Josiane Corneloup</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Menace de disparition d’une partie importante du réseau de biologie médicale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        53. — 1 octobre 2024. — Mme Josiane Corneloup attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la menace de disparition d’une partie importante du réseau de biologie médicale en France. Force est de constater que le pays connaît une désertification médicale croissante et une pénurie inquiétante des médicaments courants. Dans ce contexte, la Caisse nationale de l’assurance maladie (CNAM) a annoncé en juin 2024 aux représentants du secteur de biologie médicale libéraux et hospitaliers que l’accord triennal 2024-2026 signé l’année dernière avait été construit sur des données erronées pour les dépenses 2023 et les prévisions de croissance 2024. Pensant agir dans une relation de confiance avec les pouvoirs publics, les syndicats ont accepté des conditions financières déjà très contraignantes sur les 3 ans, avec une réduction de l’enveloppe budgétaire dédiée à la prise en charge des examens réalisés par la profession de 185 millions d’euros en 2023 puis 138 millions d’euros à partir du 1er janvier 2024. Ce plan de rigueur est de loin le plus drastique des professions de santé, accepté en responsabilité vis-à-vis de la situation générale tendue des comptes publics. La nouvelle baisse de 360 millions d’euros est le coup de grâce après les 323 millions d’économie consentis par la profession et représenterait une rupture de confiance définitive pour l’avenir. De nombreuses sociétés de biologie médicale présentaient déjà des déficits financiers en 2023, avant la baisse de 2024. Les laboratoires hospitaliers manquent de moyens et sont également impactés par ces baisses de tarifs. Le secteur de la biologie médicale ne dispose d’aucune marge de manœuvre supplémentaire de gain de productivité par la concentration. Dans ces conditions, la dégradation du maillage en biologie médicale va se produire en l’absence de mesures fortes de la CNAM pour corriger les impacts négatifs de sa décision. Cette mesure aura en effet, à très court terme, les conséquences suivantes : fermeture des sites les plus fragiles, réduction des horaires et jours d’ouverture, réduction du personnel administratif et paramédical, etc. Cette décision prise par la CNAM risque d’aboutir à la disparition de la biologie médicale en France. La disparition de ce service de proximité est un désastre sanitaire avec des conséquences immédiates sur la santé publique, une rupture de l’égalité de la qualité des soins, principe constitutionnel intangible. Certes, des sites se sont ouverts depuis 2 ans dans les zones urbaines, conséquences d’une concurrence privée entre réseaux et groupes de laboratoires, mais le drame concerne les zones rurales, les petits villages où les Français devront payer cher leur essence pour se déplacer au laboratoire. Compte tenu de la gravité de la situation, Mme la députée souhaiterait savoir si le Gouvernement entend renégocier l’accord sur des bases réalistes et l’enrichir dans un esprit de responsabilité et de bien commun. Aussi, elle lui demande la suspension de l’accord triennal afin d’engager des concertations avec les syndicats.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>55</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5022</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Maillot</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Pénurie de lait lyophilisé à La Réunion
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        55. — 1 octobre 2024. — M. Frédéric Maillot alerte Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la pénurie de lait maternel à La Réunion. Au mois de février 2024, M. le député a alerté par voie postale et orale, lors des questions au Gouvernement, M. le ministre délégué chargé de la santé et de la prévention que les unités de néonatologie de La Réunion courent un risque de pénurie relatif au manque de lait lyophilisé. Cette situation, causée par le déménagement du lactarium de Marmande à Bordeaux pose un risque sanitaire dans un territoire où naissent deux fois plus de bébés de manière prématurée que dans l’hexagone soit 9 % des naissances en 2020. M. le député est conscient de l’appel à la mobilisation nationale lancé par l’Association des lactariums de France et qui a été relayé par les autorités sanitaires. Toutefois, presque six mois après la mise en alerte, trois mois après la dissolution et la demande de réflexion sur un lactarium pour le bassin Océan indien, aucune réponse n’a été formulée et aucune discussion engagée. Il souhaiterait donc connaître ses ambitions concernant les besoins des services de néonatologie de La Réunion et plus largement s’agissant de l’opportunité de créer un lactarium dans le bassin Océan indien.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>63</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5022</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Alexandre Sabatou</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Coût de l’accroissement du nombre de médecins remplaçants dans les hôpitaux
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        63. — 1 octobre 2024. — M. Alexandre Sabatou appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le coût de l’accroissement du nombre de médecins remplaçants dans les hôpitaux. Selon le rapport de la Cour des comptes (S2024-0749 « Intérim médical et permanence des soins dans les hôpitaux publics », du 23 juillet 2024), le recours aux médecins contractuels dans les hôpitaux a augmenté de 41 % en 2022. Or cette augmentation amène les hôpitaux en situation de faiblesse face à la demande croissante, à accepter des conditions salariales au-delà des plafonds réglementaires. Cette situation est exacerbée par une pénurie structurelle de praticiens, entraînant une « surrémunération » allant de 48 % à 61 % en cinq ans et une concurrence déloyale entre les hôpitaux. Dans l’Oise, les hôpitaux sont confrontés à une pénurie significative de personnel, notamment le CHU de Clermont dans lequel 30 médecins et 66 infirmiers manquent. C’est pourquoi il lui demande ce que le Gouvernement et son ministère comptent mettre en œuvre pour faire face à l’embauche de plus en plus onéreuse de médecins contractuels.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>64</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5022</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Sandrine Dogor-Such</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Délais d’obtention d’un rendez-vous pour une mammographie
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        64. — 1 octobre 2024. — Mme Sandrine Dogor-Such appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le dépistage de l’un des cancers qui représente la première cause de mortalité chez la femme, le cancer du sein. Les statistiques publiées par l’Institut Curie montrent qu’une femme sur huit sera atteinte d’un cancer du sein au cours de sa vie. La prévention est donc essentielle. Dans les Pyrénées-Orientales, les délais pour l’obtention d’un rendez-vous pour une mammographie s’allongent et deviennent anormalement longs. Et c’est également le cas lorsqu’il s’agit d’examens de contrôle et de suivi après un traitement de cancer. Elle l’interroge donc sur les solutions qu’elle entend mettre en place afin de pallier cette situation qui devient dramatique.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>65</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5022</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Valérie Bazin-Malgras</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Désertification médicale et accès aux soins dans l’Aube
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        65. — 1 octobre 2024. — Mme Valérie Bazin-Malgras appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur le manque de professionnels de santé dans le département de l’Aube, qui constitue une priorité absolue pour l’ensemble de ses habitants. Selon les données figurant sur le site Cartosanté, le nombre de médecins généralistes dans le département de l’Aube était de 7,7 pour 10 000 habitants il y a 10 ans, contre 6,4 en 2023. Ce chiffre en constante baisse reste inférieur à la moyenne nationale. En 2023, la France comptait 8,2 médecins généralistes pour 10 000 habitants. Les politiques publiques de suppression du numerus clausus, de création du métier d’assistant médical ou des maisons de santé se sont révélées peu fructueuses, car elles ne permettent pas de répondre à l’urgence en dotant rapidement les territoires ruraux en médecins. Mme la députée interroge donc Mme la ministre pour savoir quand le Gouvernement compte mettre en place des mesures d’urgence pour répondre aux besoins immédiats de santé et d’accès aux soins dans les territoires de la République, en particulier dans l’Aube, durement touchée par cette pénurie de professionnels de santé. Mme la députée rappelle à cette occasion une solution qu’elle avait proposée dans sa proposition de loi déposée en novembre 2022 visant à lutter contre les déserts médicaux, laquelle suggérait de rendre obligatoire, pour les étudiants en première année d’internat, la réalisation d’une partie de leur cursus dans un centre de santé, un pôle de santé ou une maison médicale. Elle l’interroge également sur les mesures de long terme qui pourraient être envisagées pour traiter ce problème en profondeur, notamment en réformant la loi du 27 décembre 2023 visant à améliorer l’accès aux soins par l’engagement territorial des professionnels de santé, qui demeure, à ce jour, insuffisamment dotée de moyens.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>66</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5023</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Thierry Frappé</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Grève des laboratoires d’analyses médicales
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        66. — 1 octobre 2024. — M. Thierry Frappé appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la grève massive des laboratoires d’analyses médicales. Cette mobilisation fait suite à la décision unilatérale de la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) de réduire de 9 % les tarifs de certains actes, selon le Syndicat national des biologistes, et 3,1 %, selon la CNAM, et ce malgré l’existence d’un accord conventionnel triennal en vigueur jusqu’en 2026. Cette mesure a été prise à un moment où le pays était dépourvu de ministre de la santé, ce qui renforce l’incompréhension générale dans le secteur. Il appelle donc son attention afin de connaître sa position sur cette décision.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>67</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5023</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Hervé Saulignac</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Organisation des oraux des examens cliniques objectifs et structurés
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        67. — 1 octobre 2024. — M. Hervé Saulignac appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’organisation des oraux des examens cliniques objectifs et structurés (ECOS) organisés en mai 2024. La loi n° 2019-774 du 24 juillet 2019 relative à l’organisation et à la transformation du système de santé, complétée par l’arrêté du 21 décembre 2021 relatif à l’organisation des épreuves nationales donnant accès au troisième cycle des études de médecine, a profondément réformé l’accès au 3e cycle d’études de médecine. Cette réforme s’est notamment traduite par une baisse drastique du nombre de candidats à l’internat et, en conséquence à une baisse du nombre de postes d’internes ouverts à la rentrée 2024 (7 974 contre 9 484 en 2023). Si les étudiants concernés ont largement boudé cette épreuve, craignant des restrictions au nombre de places dans les différentes spécialités, de nombreux étudiants y ayant participé ont fait état de graves dysfonctionnements. 350 étudiants ayant présenté l’examen ont été invalidés (62 aux oraux et 280 aux écrits) à quelques dixièmes voire centièmes de points. Parmi ces étudiants, nombreux sont ceux qui ont fait état de situations de rupture d’égalité, notamment à l’occasion de l’épreuve orale. L’Association nationale des étudiants de médecine de France a engagé un appel à témoignages qui s’est soldé par la participation de 872 étudiants, soit 12 % des inscrits. Ceux-ci font état de diverses entorses au règlement de l’examen : échange de sujets entre étudiants convoqués le matin ou l’après-midi, comportement inapproprié de certains examinateurs, comportement des patients standardisés, etc. La baisse du nombre de candidats (et donc de reçus), conjuguée aux déceptions d’affectations de certains lauréats qui pourraient refuser leur spécialité, laisse craindre un manque criant d’internes dans les services de santé dès la rentrée. Dans ce contexte, le ministère a déjà annoncé son intention d’un recours accru aux médecins étrangers FFI pour compenser le manque d’internes attendu, alors même que de nombreux étudiants recalés de peu lors des ECOS auraient pu être mobilisés plutôt que d’être contraints d’attendre un an avant de repasser l’examen. Dès lors, il lui demande quelles mesures elle entend prendre pour répondre aux dysfonctionnements observés lors des ECOS et si elle envisage un assouplissement des règles encadrant la validation de la session 2024 de l’examen afin de ne pas risquer de perdre des étudiants formés ayant échoué à l’examen et qui pourraient être tentés de poursuivre leurs études à l’étranger.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>68</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5023</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Pauget</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Prothèses étrangères et prothésistes dentaires français
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        68. — 1 octobre 2024. — M. Éric Pauget appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la situation de concurrence déloyale dont sont victimes les prothésistes dentaires français. M. le député rappelle que ces professionnels font face au choix assumé de certains chirurgiens-dentistes, centres dentaires et cabinets mutualistes de passer commande auprès d’importateurs de prothèses dentaires fabriquées en Chine, en Turquie ou à Madagascar. Cependant ils ne peuvent rivaliser avec les fabricants de produits à bas coût situés hors Union européenne, compte tenu des disparités salariales et des conditions de travail existantes. Conséquence directe de cette concurrence déloyale, de nombreux prothésistes dentaires français sont désormais contraints de cesser leur activité, alors même que cette profession tellement attractive pour les jeunes pourrait être vectrice de milliers d’emplois sur le territoire français. Malheureusement, le choix opéré par certains professionnels de santé accélère la marchandisation et la financiarisation de la santé dentaire en France au bénéfice d’acteurs économiques privés dont l’objectif est de maximiser leurs profits et d’accroître la part de marché qu’ils détiennent dans le pays. De plus, il est fréquent que les devis prothétiques et les certificats de conformité ne permettent pas aux patients de connaître précisément l’origine des dispositifs médicaux qui leur sont proposés et de bénéficier de la traçabilité indispensable dans le cadre de vigilance sanitaire liée à ces dispositifs étrangers destinés à la France. Alors que le Gouvernement incite à la relocalisation d’activités pour assurer la souveraineté du pays, il lui demande quelles mesures il compte prendre afin d’endiguer la perte de savoir-faire en matière de prothèses dentaires et surtout comment le Gouvernement compte assurer aux patients un meilleur contrôle et une totale transparence des coûts et de la qualité des prothèses d’origine étrangère.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>72</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5024</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Lise Magnier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Difficultés rencontrées en matière de tranfusion sanguine
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        72. — 1 octobre 2024. — Mme Lise Magnier attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les difficultés rencontrées en matière de transfusion sanguine. Depuis plus de 70 ans, la France est autosuffisante en produits sanguins mais il semblerait que la quantité nécessaire devienne de plus en plus difficile à atteindre. Cette difficulté à atteindre un niveau de stocks raisonnables de produits sanguins crée des tensions sur l’approvisionnement en médicaments dérivés du sang pour les malades. En parallèle, il semblerait que les établissements français du sang ne soient plus en capacité d’assurer tous les prélèvements en raison du manque de personnels. Alors que le Président de la République prône la nécessité pour la France d’être autosuffisante sur un certain nombre de secteurs, celui des produits sanguins semble être une priorité absolue. Aussi, elle lui demande quelles actions il compte mettre en œuvre pour que l’Établissement français du sang ait les moyens de recruter et d’investir afin d’assurer la collecte et la distribution des produits sanguins indispensables aux malades.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>73</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5024</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Karl Olive</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Lutte contre les addictions à la nicotine chez les jeunes
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        73. — 1 octobre 2024. — M. Karl Olive appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur les conséquences de la consommation de nicotine chez les jeunes et les moyens d’accompagner les adolescents dans le sevrage de la nicotine. Depuis plusieurs années, les industriels du tabac se tournent vers de nouveaux produits à base de nicotine, rendant les nouveaux utilisateurs dépendants de cette molécule et ouvrant la porte aux addictions aux produits du tabac. Ainsi, après les puffs, de nouveaux marchés ont vu le jour, comme les sachets de nicotine. Ces différents produits entraînent des conséquences sur la santé des jeunes. Comme évoqué par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) : la majorité des personnes intoxiquées suite à la consommation de sachets de nicotine ou de snus étaient âgées de 12 à 17 ans. Cette consommation était intentionnelle. D’après les signalements reçus par les centres antipoison, la consommation de ces produits entraîne des syndromes nicotiniques parfois sévères, comme des « vomissements prolongés avec risque de déshydratation, convulsions, troubles de la conscience, hypotension ayant nécessité un remplissage vasculaire ». Il est également à noter que les molécules déployées dans ces nouveaux produits addictifs, que sont les puffs et les sachets de nicotine, peuvent être plus problématiques, notamment via les sels de nicotine, qui interagissent avec le cerveau de manière plus profonde et plus forte. Pour ces raisons, les risques que font courir ces produits, en matière d’addiction forte et problématique à la nicotine chez les adolescents, posent problème. Aussi, M. le député souhaite connaître les propositions de Mme la ministre pour favoriser le sevrage de ces adolescents pris dans l’engrenage de la nicotine. Il souhaite savoir notamment si des messages de santé publique à destination des adolescents sur ces dangers sont prévus. Enfin, il l’interroge sur l’ambition du Gouvernement dans la lutte contre toutes les addictions à la nicotine chez les jeunes ; pour conclure, il rappelle que la nicotine est considérée comme une des drogues les plus addictives qui existent.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>74</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5025</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Maud Petit</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Prise en charge des aidants dans le cadre d’une cure thermale
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        74. — 1 octobre 2024. — Mme Maud Petit interroge Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur la prise en charge des aidants dans le cadre d’une cure thermale. Depuis l’Antiquité, les vertus de l’eau thermale sur la santé ne sont plus à démontrer. La cure thermale ne constitue pas un confort, elle est un maillon essentiel dans le parcours de soins des personnes souffrant de pathologies souvent lourdes ou de maladies chroniques. Ses bienfaits durables ont été prouvés scientifiquement et sont multiples : soulagement des douleurs physiques, augmentation des capacités fonctionnelles, stimulation de la circulation sanguine, désinfection et décongestion de la sphère ORL, etc. Des effets bénéfiques pour le patient qui sont source d’une amélioration importante de sa qualité de vie mais aussi pour les comptes de l’assurance maladie. La cure thermale entraîne, de facto, une prise médicamenteuse moindre de la personne qui en a suivi une et notamment des biothérapies dont le coût pour l’assurance maladie est souvent conséquent. Mme la députée s’inquiète cependant de voir de nombreux malades renoncer à ces cures thermales pour des questions de prise en charge. C’est plus particulièrement le cas pour ceux qui, du fait de la lourdeur de leur pathologie, ne peuvent se rendre à une cure thermale sans la présence d’un aidant. Elle l’interroge sur la possibilité que les frais incombant aux aidants (hébergement, transports…) soient totalement pris en charge lorsqu’ils accompagnent une personne en cure thermale et ce, sans conditions de ressources.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>75</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5025</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Théo Bernhardt</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins</ministreQuestion><ministreJO>Santé et accès aux soins</ministreJO><Objet>Surveillance microbiologique du MPox en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        75. — 1 octobre 2024. — M. Théo Bernhardt appelle l’attention de Mme la ministre de la santé et de l’accès aux soins sur l’utilisation de la surveillance microbiologique des eaux usées comme outil de prévention contre une potentielle épidémie de MPox en France. L’épidémie de variole du singe (MPox) en 2022 a touché plusieurs pays, dont la France, avec 3 789 cas confirmés. Un nouveau clade, plus infectieux, le clade Ib, a été détecté en 2024. Ce dernier circule actuellement dans certaines régions d’Afrique et un premier cas européen a été détecté en Suède. Bien que le Gouvernement ait pris des mesures pour limiter la propagation, notamment par la vaccination et l’analyse génétique des cas détectés, il semble pertinent d’explorer des approches supplémentaires pour mieux anticiper une éventuelle résurgence. Le dispositif SUM’EAU, piloté par Santé publique France, surveille la présence de pathogènes tels que le SARS-CoV-2 dans les eaux usées, permettant ainsi une détection précoce des vagues épidémiques. De plus, une étude française de 2022 a démontré la possibilité de retrouver du matériel génétique du virus MPox dans les eaux usées, suggérant que la surveillance de ce virus via les eaux usées pourrait constituer un outil efficace pour anticiper la propagation du virus. Face à ces éléments, M. le député souhaite savoir si le Gouvernement prévoit d’intégrer la surveillance du MPox dans le dispositif SUM’EAU ou un autre système de surveillance des eaux usées, notamment en lien avec le réseau OBEPINE, qui couvre déjà 40 % du territoire national pour la surveillance de la covid-19. Ce type de surveillance permettrait d’identifier rapidement les clusters et les zones géographiques à risque, facilitant ainsi la mise en œuvre de mesures ciblées, telles que la mobilisation de personnel médical ou l’intensification de la campagne vaccinale dans les régions les plus touchées. Par ailleurs, il aimerait obtenir des précisions sur les recherches en cours visant à améliorer la sensibilité de détection du virus MPox dans les eaux usées, notamment en ce qui concerne la résistance du génome viral et sa conservation dans ce type d’environnement. Enfin, il l’interroge sur les actions prévues pour renforcer les outils de veille épidémiologique et soutenir le financement de projets comme OBEPINE+ dans le cadre du plan France 2030, pour faire face aux risques accrus de maladies émergentes et de pathogènes à haut risque.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>84</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5025</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Mathieu Lefèvre</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes</ministreQuestion><ministreJO>Solidarités, autonomie et égalité entre femmes et hommes</ministreJO><Objet>Cumul emploi-retraite des autoentrepreneurs
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        84. — 1 octobre 2024. — M. Mathieu Lefèvre interroge M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et de l’égalité entre les femmes et les hommes sur les cotisations sociales versées par les retraités. En effet, les auto-entrepreneurs déjà retraités ne bénéficient pas du fruit de leurs cotisations alors même que leur taux global a récemment été revu à la hausse par le décret n° 2024-484 du 30 mai 2024 modifiant les taux globaux de cotisations et contributions de certains travailleurs indépendants exerçant dans le cadre de la microentreprise. M. le député demande à M. le ministre si le Gouvernement envisage de revenir sur les cotisations sociales pour les auto-entrepreneurs qui sont à la retraite afin de remédier à cette situation inéquitable. De surcroît, la loi n° 2023-270 du 14 avril 2023 de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023 permet depuis le 1er septembre 2023 d’acquérir de nouveaux droits à la retraite pour les retraités choisissant de cumuler emploi et retraite. Il l’interroge sur la possibilité d’alléger les cotisations versées par les retraités s’inscrivant dans ce dispositif et notamment dans le cas d’un cumul partiel qui ne leur permet pas d’acquérir ces nouveaux droits, afin qu’ils ne cotisent pas à fonds perdus.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>78</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5026</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. François Ruffin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative</ministreQuestion><ministreJO>Sports, jeunesse et vie associative</ministreJO><Objet>Le foot, c’est le week-end
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        78. — 1 octobre 2024. — M. François Ruffin interroge M. le ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative sur le calendrier des matchs de ligue 2 et voudrait savoir si M. le ministre souhaite vider les stades de Ligue 2 pour enrichir BeIn Sports. « Le foot, c’est le week-end » Des banderoles reprenant ce slogan fleurissent dans tous les stades de Ligue 2 depuis le début de saison. Les supporters de plusieurs clubs rendent visible leur colère contre la programmation de sept matchs le vendredi et un match le lundi. Soit huit matchs sur neuf en semaine. Comment leur donner tort ? Leurs arguments sont ceux du bon sens : « La semaine, les gens travaillent. Programmer les matchs le vendredi ou le lundi, cela revient à vider les stades, fragiliser l’ambiance ». Surtout, ils s’élèvent contre un retour en arrière par rapport aux promesses faites par la Ligue de football professionnel (LFP) de programmer les matchs de Ligue 2 le week-end : « Des supporters qui ont cru que les matchs auraient lieu le week-end se sont abonnés, ce qui peut revenir cher. Et à la veille de la reprise, ils apprennent que finalement non, ce sera en semaine. C’est inadmissible. Nous ne sommes ni une variable d’ajustement, ni des sous-citoyens dont les droits peuvent être ainsi bafoués. », s’insurgent par exemple les membres de la tribune nord d’Amiens. Depuis le début de leur « grève », les supporters ont remporté une première victoire : la LFP a annoncé qu’un match serait déplacé du vendredi au samedi à partir de début octobre 2024. Mais l’Association nationale des supporters qui se félicite de ce « petit pas » estime que « ces propositions, pour bienvenues et constructives soient-elles, sont très insuffisantes ». Dès lors, M. le ministre peut-il, en tant que tutelle de la Ligue de football professionnel, expliquer cette décision ? À l’heure où les jeux Olympiques ont montré l’envie des Français d’aller au stade, pourquoi prendre une direction opposée ? S’agit-il simplement de faire plaisir au diffuseur BeIn Sports et son abonnement à 15 euros par mois pour suivre « la Ligue 2 en exclusivité » ? Il souhaite avoir des précisions à ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>8</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5026</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Sébastien Delogu</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Stop à la stérilisation chirurgicale des pigeons : des alternatives existent !</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        8. — 1 octobre 2024. — M. Sébastien Delogu interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur la stérilisation chirurgicale des pigeons. Pour limiter les populations de pigeons, des entreprises proposent aux collectivités la stérilisation chirurgicale. Après avoir été capturés (par lance-filets ou cages), les oiseaux sont opérés. Cette opération chirurgicale consiste à retirer les gonades (testicules ou ovaires) des animaux. La principale entreprise qui propose ce service à grande échelle en France, indique sur son site, anesthésier les pigeons pour l’opération puis leur donner des antibiotiques en post-opératoire pendant 48 heures. Malgré la lourdeur de l’opération, les animaux ne se voient donc pas octroyer de soulagement à la douleur après la chirurgie. L’entreprise précise que le taux de mortalité lié à l’opération est inférieur à 5 %. Par comparaison, le risque létal associé à l’anesthésie est de 0,1 % chez les chats et de 0,05 % chez les chiens. De plus, ce chiffre est nécessairement sous-estimé car la surveillance des pigeons s’arrête au bout de 48 heures ou 72 heures. Ceux qui meurent au-delà de ce délai ne sont donc pas comptabilisés. Enfin, l’entreprise procède à une sélection avant l’opération : les oiseaux jugés « non sains » sont tués en amont et ne sont pas pris en compte dans le calcul du taux de mortalité. Pour des raisons de souffrance animale, la stérilisation chirurgicale des pigeons est interdite en Belgique depuis 2001. Pour limiter les populations de pigeons, les Belges peuvent compter sur d’autres méthodes éthiques, qui sont d’ailleurs également disponibles en France : les pigeonniers contraceptifs et le maïs contraceptif (sans hormones). Il lui demande quand elle prendra des mesures pour interdire la stérilisation chirurgicale des pigeons au regard de la souffrance animale et du taux de mortalité élevé engendrés par cette pratique et considérant les alternatives éthiques disponibles.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>11</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5027</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Frédéric Falcon</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Instauration d’un décret de malus écologique pour les pick-up 4 places
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        11. — 1 octobre 2024. — M. Frédéric Falcon interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur l’instauration par décret d’un malus écologique pour les pick-up 4 places. En effet, les pick-up 4 places sont aujourd’hui considérés comme des utilitaires échappant à tout malus de quelque nature que ce soit. Cependant, dans le cadre de la loi de finances pour 2024, le Gouvernement prévoyait d’instaurer un malus écologique sur les pick-up 4 places. Un décret d’application prévoyait de supprimer cet avantage, en obligeant les acquéreurs de modèles « double cabine » à acquitter à la fois un malus monstrueux de 60 000 euros et une taxe au poids de plusieurs milliers d’euros, lorsque celui-ci dépasse les 1 600 kg. Toutefois, ce décret de ce nouveau calcul n’a jamais été publié. Néanmoins, au terme d’une réunion au ministère de l’environnement en date du jeudi 23 mai 2024, Hervé Vallet, dirigeant d’American Car City, a révélé sur Sud Radio qu’il aurait finalement été décidé que ce décret ne sera pas publié avant la fin de l’année, l’État s’étant en effet rendu compte que cette mesure pénaliserait aussi des administrations ou des entreprises qui ont un besoin vital de ce type d’engins, comme les pompiers. En effet, pour beaucoup de comités communaux feux de forêt ou réserves communales de sécurité civile, se substituant à l’État dans sa mission de prévention des feux de forêt et d’intervention sur les feux naissants, ce décret est démoralisant et certaines communes hésitent à investir sur des véhicules 4x4 pickup par crainte de payer le malus écologique. Dès lors, il demande en sus si un projet de loi, proposant sans ambiguïté une exonération de tout malus pour les comités communaux feux de forêt ou réserves communales de sécurité civile détenant un pick-up 4 places, sera prochainement déposé.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>17</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5027</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Situation préoccupante des moulins à eau en France
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        17. — 1 octobre 2024. — Mme Nathalie Da Conceicao Carvalho appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur la situation préoccupante des moulins à eau en France. En effet, les propriétaires de vieux moulins à eau présents depuis des siècles dans le paysage et le patrimoine français sont inquiets. Ils se battent pour la préservation de leurs édifices que la continuation de la politique environnementale actuelle risque de mettre à mal. Le sujet de tension porte sur « l’obligation de remise en état de la continuité écologique des cours d’eau ». Effectivement, cette politique mise en œuvre sans réelle concertation avec les premiers intéressés va priver d’eau les pieds des moulins qui risquent de se fissurer puis de s’effondrer comme d’ailleurs nombre d’édifices anciens construits près des marais. Les rivières et marais ont été aménagés et entretenus pendant 10 siècles avec sagesse pour le bien de tous. Or en continuant aveuglément cette politique de restauration des cours d’eau depuis Paris sans prendre en compte les réalités environnementales et historiques du terrain, une partie du patrimoine bâti du pays qui régule les rivières peut disparaître à jamais. Pourtant, les propriétaires de ces moulins à eau pensent pouvoir jouer un rôle dans la transition écologique, notamment, en réhabilitant les ouvrages qui ont survécu afin de fournir de l’électricité. Cela serait d’autant judicieux que ces ouvrages existants pourraient fournir une énergie renouvelable, continue et peu onéreuse, contrairement aux éoliennes qui fournissent une énergie intermittente pour des coûts plus élevés et nécessitent de trouver de nouveaux emplacements pour les construire. Aussi, elle lui demande si le Gouvernement entend abandonner le projet actuel manifestement mal engagé et ouvrir une véritable négociation regroupant l’ensemble des intervenants et plus particulièrement les propriétaires de moulins à eau, afin d’établir un projet raisonnable incluant à la fois les nécessités écologiques des cours d’eau français, ainsi que les apports et préoccupations légitimes des riverains de ces mêmes cours d’eau.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>47</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5027</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Marine Le Pen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Metaleurop - demande de retrait du pourvoi en cassation formulé par l’État
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        47. — 1 octobre 2024. — Mme Marine Le Pen interroge Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques, sur le pourvoi en cassation formulé par l’État antérieurement à sa prise de fonction contre les 51 décisions rendues par la cour administrative d’appel de Douai le 23 mai 2024. Mme la députée rappelle que les décisions rendues par la cour administrative d’appel sont favorables aux riverains du site de Metaleurop lourdement affectés par la pollution que l’exploitation de l’usine éponyme a générée. Elle demande à Mme la ministre si celle-ci consent à retirer ce pourvoi ubuesque qui pourrait priver les riverains lésés d’une indemnisation juste par rapport au préjudice qui court pourtant depuis des années. Elle rappelle à ce titre que, depuis maintenant près de 30 ans, les riverains se battent pour que ce préjudice sanitaire, économique et moral qu’ils subissent soit enfin reconnu par l’État qui n’a eu cesse de fuir ses responsabilités.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>50</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5028</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Éric Michoux</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques</ministreQuestion><ministreJO>Transition écologique, énergie, climat et prévention des risques</ministreJO><Objet>Diagnostic de performance énergétique
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        50. — 1 octobre 2024. — M. Éric Michoux appelle l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de l’énergie, du climat et de la prévention des risques sur les difficultés rencontrées par les propriétaires dans le cadre de la vente ou de la location d’un bien. Le diagnostic de performance énergétique (DPE) fournit une estimation de la consommation d’énergie et des émissions de gaz à effet de serre d’un logement et évalue la performance énergétique du logement à travers un classement DPE, allant de A (très économe) à G (énergivore). En 2025, il ne sera plus possible de mettre en location un logement classé G. À l’horizon 2028, ce sera au tour des logements classés F d’être concernés par l’interdiction. Malgré le souhait de propriétaires de mettre leur appartement aux normes en rénovant et isolant, beaucoup d’entre eux obtiennent des étiquettes E ou F. Ces situations sont d’autant plus incompréhensibles que ces évaluations peuvent varier d’un diagnostiqueur à l’autre. En Saône-et-Loire, il semblerait qu’un tiers des logements soient dans le bas du classement, soit étiquettes E, F ou G. Il s’interroge donc sur la fiabilité des diagnostics étant donné les écarts constatés sur un même logement. Cette situation est loin d’être négligeable tant l’impact des résultats peut être important sur leur bien, y compris en cas de vente. Il souhaite savoir si le Gouvernement compte suspendre l’interdiction de location en fonction des diagnostics DPE, soumis trop souvent à caution, afin d’éviter un retrait massif de logements du parc locatif, avec des tensions sur les prix qui en résulteraient.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>18</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5028</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Florence Herouin-Léautey</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Effectivité de la mise en œuvre du plan vélo national
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        18. — 1 octobre 2024. — Mme Florence Herouin-Léautey attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur l’effectivité de la mise en œuvre du plan vélo national, notamment dans son volet financement des collectivités territoriales. En effet, les collectivités sont en première ligne pour créer les infrastructures nécessaires au développement de la pratique du vélo. Ce sont 1,25 milliard d’euros qui ont été budgétisés pour la période 2023-2027, dont 250 millions d’euros déjà engagés en 2023 : 125 millions d’euros au titre de l’appel à projets « aménagements cyclables » et 125 millions d’euros au titre de l’appel à « territoires cyclables ». Or, en 2024, seul l’appel à projets « aménagement cyclables » a été relancé à hauteur de 125 millions d’euros, sans qu’à ce jour les lauréats, attendus pour juillet ne soient connus. Par ailleurs malgré l’engagement des ministres Clément Beaune et Christophe Béchu, l’appel aux territoires n’a pas été relancé, ce qui représente un manque en investissement de 125 millions d’euros pour l’année 2024. Ces inconnues font légitimement craindre une suppression des crédits pour l’année 2024, ce qui serait une première depuis 2018. Pire, elle n’augure rien de bon pour le futur du plan vélo, qui est pourtant doublement nécessaire : à la fois pour atteindre les objectifs de report modal, mais également au titre de la santé publique en renforçant la pratique du vélo. Elle souhaite donc savoir si les 250 millions d’euros prévus pour l’année 2024 seront réellement mis à disposition des collectivités territoriales dans le cadre des appels à projets précités et quelle est aujourd’hui réellement l’ambition du Gouvernement pour le renforcement de la pratique du vélo en France.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>80</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5028</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Stéphane Rambaud</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Gestion des transports express régionaux (TER)
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        80. — 1 octobre 2024. — M. Stéphane Rambaud attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur les difficultés auxquelles doivent faire face les clients des transports express régionaux (TER). En effet, alors que la fréquentation des transports express régionaux, qui englobe les trains et les autocars, est en croissance forte depuis la sortie de la crise sanitaire du covid-19 : le nombre de voyageurs par kilomètre a augmenté de près de 30 % depuis 2019, tout comme le nombre de passagers pris en charge, qui s’est accru de 25 % sur la même période, passant de 303,2 millions à 378,1 millions d’utilisateurs, la Cour des comptes dans un récent rapport consacré aux TER juge que la qualité du service rendu aux usagers n’est pas à la hauteur des financements qui lui sont accordés par les régions. Elle constate que le taux de remplissage moyen des TER recouvre des situations contrastées, certaines lignes pouvant être saturées. Elle relève surtout que la proportion des trains déprogrammés ou annulés, ainsi que la ponctualité, se situent à des niveaux extrêmement préoccupants. C’est ainsi que le taux de trains en retard de cinq minutes ou plus à l’arrivée est passé de 9,7 % en 2019 à 11,2 % en 2023. La Cour conclut qu’un tel niveau d’aléas limite forcément le développement de la fréquentation des TER et donc l’impact des 5,5 milliards d’euros (en progression de 22,2 % depuis 2019) de fonds publics régionaux qui y sont investis, parce qu’il handicape le train dans la concurrence avec les autres modes de transport. Cette situation est d’autant plus préoccupante à l’heure où la SNCF doit faire face à un début d’ouverture à la concurrence dans certaines régions de l’Hexagone. C’est pourquoi il lui demande de bien vouloir lui indiquer les mesures fortes qu’il entend initier afin d’inciter les régions à mieux faire respecter les engagements pris par la SNCF lors de la signature des contrats de service public les concernant ; il souhaite aussi qu’il intervienne auprès des opérateurs de transports SNCF Voyageurs et SNCF Réseau afin qu’ils puissent offrir aux clients-usagers des conditions de transport de bonnes qualités qui respectent, c’est un minimum, la ponctualité.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>81</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5029</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Philippe Gosselin</parlementaire><ministreQuestion>M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports</ministreQuestion><ministreJO>Transports</ministreJO><Objet>Autoroute sans péage
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        81. — 1 octobre 2024. — M. Philippe Gosselin attire l’attention de M. le ministre délégué auprès de la ministre du partenariat avec les territoires et de la décentralisation, chargé des transports, sur les difficultés liées à la mise en place d’autoroutes à flux libre. Ce système de « péages sans barrière » a commencé à être déployé. Après une phase de test, notamment sur l’A79, il a été récemment déployé sur l’autoroute A13. La promesse est attrayante : grâce à un système d’identification des plaques d’immatriculation, les automobilistes n’ont plus besoin de s’arrêter aux péages, ce qui fluidifierait le trafic. Mais son déploiement provoque nombre de problèmes. Les conducteurs ne sont pas forcément informés en amont de la présence de ce système et surtout du prix qu’ils seront amenés à payer, entraînant un manque de transparence. Pour celles et ceux qui n’ont pas de badge de télépéage ou qui n’ont pas lié leurs coordonnées bancaires à leur plaque d’immatriculation en ligne, reste la possibilité de payer en ligne ou sur des bornes de paiement physiques sur des aires de repos. Mais encore faut-il savoir que l’on a quelque chose à régler et comment le faire. À défaut de paiement dans les trois jours, l’automobiliste doit payer 90 euros d’amende. Cela a amené à majorer dans des proportions démesurées les factures de conducteurs mal informés, ou pour qui le paiement numérique est difficile. Un an après la mise en place du service, 5 % des utilisateurs de l’autoroute A79 avaient été concernés par des impayés et 80 000 dossiers de pénalité étaient en cours. La « transition numérique » et la dématérialisation ne doivent pas amener à pénaliser abusivement des conducteurs mal informés de ces changements par les sociétés d’autoroute, ou qui connaissent des difficultés à utiliser les outils numériques. La bonne information des automobilistes quant à ce dispositif n’est pas optimale. C’est pourquoi il lui demande comment le Gouvernement aborde cette période de l’année et si une indulgence au regard de la nouveauté du dispositif pourrait être pratiquée durant un certain laps de temps.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>39</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5029</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Christine Arrighi</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Mise en danger du modèle économique des Geiq
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        39. — 1 octobre 2024. — Mme Christine Arrighi appelle l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la mise en danger du modèle économique des Geiq (Groupement d’employeur pour l’insertion et la qualification). Le 1er mai 2024, les Geiq ont subi la conséquence directe de la suppression de l’aide au contrat de professionnalisation. Deux mois plus tard, c’est la parution du décret n° 2024-764 relatif au financement de l’alternance par France compétences, en date du 8 juillet 2024, qui vient une nouvelle fois impacter directement les Geiq. Ce décret relatif à la prise en charge du financement de l’alternance par France compétences revoie à la baisse le montant maximum que les opérateurs de compétences peuvent consacrer aux emplois dits non éligibles à la péréquation (formation des tuteurs, accompagnement professionnel des alternants en entreprise…). Cette décision conduit les opérateur de compétences (OPCO) à réduire les budgets prévus sur ces thématiques. Si les différents OPCO ne se sont pas encore prononcés sur la mise en application de ce décret, l’OPCO 2i a annoncé, aux lendemains de sa parution, ne plus prendre en charge l’exercice de la fonction tutorale. En 2023, cette aide représentait 93 898 euros pour le Geiq Industrie Gard, Delta et Vallée du Rhône et 40 710 euros pour le Geiq des Industries d’Oc alors qu’ils avaient respectivement accompagnés 55 et 26 équivalents temps plein (ETP). À ce jour, il n’est pas exclu que d’autres OPCO soient contraints de prendre position en ce sens et par conséquent, que d’autres Geiq soient également impactés. La mission des Geiq est de construire des parcours d’insertion et de qualification en s’appuyant sur des contrats en alternance adaptés aux besoins et aux profils des candidats issus d’un public éloigné de l’emploi. Cette perte va, non seulement, limiter leur capacité d’action au bénéfice des publics les plus fragiles, mais, également, contribuer à accroitre les difficultés de recrutement dans les secteurs en tension sur lesquels les Geiq interviennent. Les diverses coupes budgétaires prises dans le champ de la formation - entre autres - ne visent pas nécessairement et volontairement les Geiq, mais les impactent directement sans aucun doute. Mme la députée souhaite donc alerter Mme la ministre sur l’impact collatéral subi par les Geiq du fait de ces mesures restrictives prises successivement et, ce, sans délai de prévenance. Elles viennent mettre en péril la capacité des Geiq à agir en faveur de la qualification et de l’insertion durable des demandeurs d’emploi, par exemple dans la région Occitanie. Les Geiq agissent en faveur de la lutte contre la pénurie de main d’œuvre, en faveur du développement économique des entreprises et associations sur les territoires, en faveur de publics éloignés de l’emploi quel que soit leur âge ou leur parcours. Il apparaît urgent de préserver les outils économiques que sont les GEIQ dans le respect de l’arrêté du 17 août 2015 relatif aux modalités de reconnaissance des groupements d’employeurs pour l’insertion et la qualification. Parce que les Geiq doivent être considérés comme des outils incontournables et doivent être protégés lorsque de telles mesures sont décidées, plusieurs pistes vous ont été proposées par l’intermédiaire d’un courrier adressé le 3 mai 2024 par la Fédération française des Geiq. Le premier souhait est que soit pris en compte pour ces structures, les entreprises et publics éloignés de l’emploi, cet impact direct pour les Geiq et que soient recherchées dans les plus brefs délais des solutions pérennes pour permettre le maintien de l’activité des Geiq ou leur laisser la possibilité de s’adapter à d’éventuelles nouvelles orientations de la formation professionnelle. Beaucoup de Geiq prévoient d’ores et déjà de subir des pertes d’exploitations sur leurs prochains exercices. Mme la députée insiste donc sur l’urgence de la situation. L’avenir des Geiq est, dans un contexte budgétaire contraint, plus que jamais soumis aux multiples décisions qui pourraient être prises en matière de réduction des financements des dépenses publiques alors que ces Geiq sont plus que jamais confrontés à des tensions de recrutement sur leurs métiers. C’est pourquoi elle lui demande les mesures qu’elle entend prendre pour soutenir les Geiq, tenir compte de leur spécificité dans les réformes mises en place afin de préserver leur modèle économique et donc leur existence.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>40</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5030</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Christophe Naegelen</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Usages de certains organismes de compétences - Certification Qualiopi
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        40. — 1 octobre 2024. — M. Christophe Naegelen appelle l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur une problématique liée aux obligations de certification Qualiopi et les usages de certains organismes de compétences. En effet, certains organismes de compétences, comme les organismes de compétences interindustriel OPCO 2i, ne référencent pas toutes les entreprises dans leur guide, alors même que ces entreprises sont certifiées. Ce choix de référencer une entreprise certifiée plutôt qu’une autre n’est pas juste, d’autant plus s’il n’est pas justifié par des critères. Ainsi, il souhaiterait savoir dans un premier temps si les OPCO ont le droit de choisir et d’imposer à leurs adhérents l’entreprise de leur choix et sur quels critères ils se basent. Dans un second temps, il souhaiterait savoir ce que le Gouvernement compte faire pour permettre plus de justice dans le libre choix de ces organismes.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>71</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5030</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Édouard Bénard</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Valider les trimestres TUC pour le dispositif départ en retraite carrière longue
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        71. — 1 octobre 2024. — M. Édouard Bénard interroge Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la reconnaissance des travaux d’utilité collective (TUC) et dispositifs assimilés pour la prise en compte du dispositif carrière longue. Si la loi du 14 avril 2023 de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023, imposée par le Gouvernement sans vote du Parlement, a eu pour conséquence de durcir les conditions d’accès au droit à la retraite, celle-ci a néanmoins ouvert la faculté d’intégrer des trimestres effectués au titre des TUC dans le calcul des droits à la retraite. Les textes réglementaires, adoptés en août 2023 en application de l’article ouvrant droit aux trimestres pour les dispositifs susmentionnés, précisent que les trimestres TUC sont dorénavant comptés comme assimilés. Si cette disposition constitue un premier pas portant reconnaissance des périodes de travail effectuées au titre des TUC pour prétendre à une pension retraite à l’âge de 64 ans, elle ne permet pas d’ouvrir droit à une retraite anticipée pour carrière longue. En l’état des dernières dispositions réglementaires, les trimestres TUC sont comptés comme assimilés et non cotisés. Le dispositif de départ en retraite pour carrière longue nécessite d’avoir cotisé 172 trimestres. Cette disposition pénalise grandement les personnes ayant assuré des TUC. En effet, 70 % d’entre eux pourraient potentiellement bénéficier du dispositif de départ en retraite pour carrière longue puisque les contrats TUC ciblaient en premier lieu les chercheurs d’emploi âgés de 16 à 21 ans. Cette exclusion des TUC du dispositif carrière longue n’a jamais été mentionnée par le Gouvernement à l’occasion des travaux préparatoires au projet de loi ainsi que lors des débats parlementaires comme une hypothèse envisagée pour les décrets d’application. Au contraire, le Parlement a manifesté à plusieurs reprises une intention claire à ce sujet en indiquant que les trimestres TUC doivent être considérés cotisés et pas seulement assimilés. Cela apparaît notamment dans l’exposé des motifs de la proposition de loi des co-auteurs de la mission flash dédiée des députés Arthur Delaporte et Paul Christophe ainsi que dans le rapport sur le projet de loi de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023, dans lequel la rapporteure générale de la commission des affaires sociales précisait qu’il était « nécessaire que ces périodes soient bien « réputées cotisées » pour ouvrir droit au dispositif de départ anticipé pour carrières longues » (extrait disponible à la page 222 du rapport). En conséquence, M. le député attire l’attention de Mme la ministre sur l’urgence à corriger le dispositif pour que ces trimestres soient réputés cotisés, à l’instar d’autres dispositifs (périodes de chômage indemnisés, maladie, etc.). Il est important que la réparation de cette injustice n’ouvre pas d’autres injustices pour ces femmes et ces hommes ayant participé à ces dispositifs et qui sont aujourd’hui lourdement pénalisés, une fois encore. Il souhaite connaître sa position sur ce sujet.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>77</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5031</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Géraldine Bannier</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Aide au financement du permis de conduire B des apprentis de 17 ans
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        77. — 1 octobre 2024. — Mme Géraldine Bannier attire l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur l’extension aux apprentis de 17 ans de l’aide au financement du permis de conduire. Depuis le 1er janvier 2024 en effet, grâce au décret n° 2023-1214 qui met en œuvre l’une des mesures du « Plan interministériel sur la jeunesse », l’âge de l’obtention de la catégorie B du permis de conduire a été abaissé de 18 à 17 ans. Actuellement, pour faciliter l’insertion professionnelle des jeunes et leur mobilité, une aide de l’État d’un montant de 500 euros est destinée au financement du permis de conduire de tous les apprentis d’au moins 18 ans en contrat d’apprentissage. Toutefois, ce dispositif ne s’applique pas, aujourd’hui, aux apprentis âgés de 17 ans. Or dans la plupart des territoires ruraux et semi-ruraux, souvent mal desservis par les transports publics, la conduite automobile est indispensable pour les jeunes apprentis qui doivent effectuer des déplacements entre leur domicile, leur centre de formation d’apprentis et le lieu professionnel où ils effectuent leur apprentissage. C’est pourquoi elle lui demande quand et comment le Gouvernement entend modifier les critères d’obtention de cette aide au financement du permis de conduire afin qu’elle soit également attribuée aux jeunes apprentis de 17 ans.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>82</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5031</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>M. Bastien Marchive</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Invisibilisation du CV sur la plateforme France Travail
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        82. — 1 octobre 2024. — M. Bastien Marchive appelle l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la possibilité qu’ont les personnes en recherche d’emploi d’invisibiliser leur CV sur la plateforme France Travail et ses conséquences sur la lutte contre le chômage. Si le taux de chômage en France a baissé de plus de deux points depuis 2017 (de 9,4 % en 2017 à 7,3 % en 2023), au dernier trimestre 2023 plus de 5 millions de Français demeurent inscrits sur les registres de France Travail. La poursuite de l’objectif national d’atteinte du plein emploi demeure donc indispensable pour permettre aux Français de vivre dignement de leur travail et d’assurer la pérennité du système social. Malgré l’ampleur des réformes menées ces dernières années et les résultats obtenus, force est de constater que des freins continuent de complexifier, voire d’empêcher le recrutement des personnes en recherche d’emploi. L’un de ces freins réside dans la possibilité qu’ont les demandeurs d’invisibiliser leur CV sur la plateforme France Travail, empêchant ainsi tout travail de prospection de la part des employeurs pour pourvoir à leurs besoins de recrutement. S’il est légitime et parfois nécessaire de pouvoir anonymiser son CV, son invisibilisation semble ainsi un contresens au regard de la contrepartie au versement de l’allocation chômage qu’est la recherche active d’un emploi. Lever cette incohérence serait au contraire l’opportunité de rendre plus accessibles les profils des personnes en recherche d’emploi et par conséquent de simplifier leur retour sur le marché du travail. Il lui demande donc si des changements sont prévus afin de corriger cette anomalie et de permettre une plus grande visibilité des demandeurs d’emploi auprès des recruteurs, dans l’objectif de garantir une meilleure employabilité globale des bénéficiaires de France Travail.]]></texteQuestion></question><question><idQuestion><numeroQuestion>83</numeroQuestion><type>QE</type><legislature>17</legislature><source>AN</source></idQuestion><referencePublication><pageJO>5032</pageJO><datePublication>2024-10-01</datePublication><noPublication>20240025</noPublication></referencePublication><parlementaire>Mme Zahia Hamdane</parlementaire><ministreQuestion>Mme la ministre du travail et de l’emploi</ministreQuestion><ministreJO>Travail et emploi</ministreJO><Objet>Situation urgente des employés de Milee non payés depuis l’été 2024
</Objet><texteQuestion><![CDATA[
	        83. — 1 octobre 2024. — Mme Zahia Hamdane appelle l’attention de Mme la ministre du travail et de l’emploi sur la situation des salariés de l’entreprise Milee, ex-Adrexo, en grande difficulté suite à la liquidation judiciaire de l’entreprise prononcée le 9 septembre 2024. Depuis cette date, plusieurs milliers d’employés n’ont toujours pas reçu leur salaire du mois d’août, alors même que la liquidation de l’entreprise a entraîné la fin de leur contrat de travail sans notification officielle de licenciement. Cela empêche ces salariés de prétendre à leurs droits au chômage, aggravant ainsi une situation déjà critique pour de nombreuses familles qui se retrouvent sans ressources pour subvenir à leurs besoins élémentaires. Plusieurs témoignages font état de difficultés pour payer les charges courantes, voire de découvert bancaire pour certains salariés, dans un contexte où aucune solution immédiate ne leur est proposée. Ces salariés, souvent en situation de précarité ou en emploi à temps partiel, dépendent entièrement de ces revenus. Or malgré les promesses d’une indemnisation rapide via les mécanismes d’assurance garantie des salaires (AGS), la réalité est que nombre d’entre eux attendent toujours leur salaire ainsi que leur solde de tout compte. Cette situation insoutenable provoque une détresse économique et psychologique importante au sein de ces ménages. Mme la députée souhaiterait donc savoir quelles mesures urgentes le Gouvernement entend mettre en place pour garantir le versement des salaires dus aux salariés de Milee, ainsi que pour accélérer l’envoi des lettres de licenciement afin que ces derniers puissent bénéficier de leurs droits à l’assurance chômage dans les plus brefs délais. Elle lui demande également si des aides spécifiques sont envisagées pour soutenir les familles qui se retrouvent dans l’incapacité de subvenir à leurs besoins essentiels en attendant la résolution complète de ce dossier.]]></texteQuestion></question></Section></QuestionsPublieesAS>